La presse, 17 février 1999, Cahier A
[" 'I Le sixième des huit fascicules de La Presse No 6 s Les meilleurs fonds commis Montréal, + mercredi 17 février 1999 115* année No 117 88 pages, 6 cahiers 60 t TAXES EN SUS ILES-DE-LA-MADELEINE 1 $ FLORIDB 1,75 $ U.S.BOUCLES DvOREflLLES À DIAMANTS 10K/1 Opts total 119$ 14K/25pts total 319$ 14K/50pts total Choix de 2028 paires de boucles d'oreilles Le plus civcvui qwtiafâtfw www.bijouterieleroy.com Une seule adresse 7139,rue ST-HUBERT (coin Jean-Talon) (514)277-3127 \t\t \tLe budget 1999-2000\t/ ¦ K / Impôts Abolition de la surtaxe de 3 % Transferts aux provinces 11,5 milliards sur 5 ans pour la santé Santé 1,4 milliard pour la recherche et les nouvelles technologies Innovation 1,8 milliard sur trois ans pour la productivité Défense 325 millions pour hausser les revenus des militaires 11,5 milliards aux provinces pour ranimer le système de santé GILLES TOUPIN bureau de La Presse, OTTAWA Le gouvernement fédéral a joué tantôt à l'oncle riche tantôt à l'oncle Picsou hier en dévoilant son plan budgétaire 1999-2000 qui redonnera aux provinces les moyens de ranimer un système de santé décrié et anémique, mais aussi aux contribuables, qu'ils soient riches ou pauvres, un mince répit fiscal attendu depuis fort longtemps.Dans ce budget, qui pourrait être le dernier du millénaire, les Canadiens apprennent qu'ils paieront un milliard et demi de dollars de moins en impôts en 1999-2000, 2,8 milliards de moins l'année suivante et 3,4 milliards de moins en 2001-2002.En tout, ces allégements fiscaux totalisent 7,7 milliards pour ces trois exercices financiers.Les réductions d'impôt pour 1995.sont quand même bien en deçà des attentes des Canadiens.mdis le lïuiïisue des Finances avait visiblement décidé de ne pas mettre la majorité de ses oeufs dans ce panier, les mesures d'allégements fiscaux de tout genre annoncées hier ne représentant que 25% de l'ensemble des nouvelles mesures de dépenses et des mesures fiscales des trois prochaines années qui totalisent 35,25 milliards de dollars.C'est du côté des dépenses de programmes, dont évidemment la santé, que la majorité des fonds gouvernementaux seront dirigés.Les 14 milliards de dépenses annoncées hier, étalés sur trois ans, représentent quelque 40% de la cagnotte budgétaire.Sur ces 14 milliards, 6,5 milliards iront aux provinces et 7,5 milliards aux programmes fédéraux.Le ministre Martin a également prévu 12,3 milliards de dollars pour le remboursement de la dette, soit 35% des surplus anticipés des trois prochaines années, poussant encore Voir UN BUDGET en A2 8 pages sur le budget Martin 1999-2000 «Un budget politique» \u2014Alain Dubuc «Nouvelle pomme de discorde» \u2014 Philippe Dubuisson page B2 PHOTOPC Radieux après la lecture de son budget, le ministre des Finances, Paul Martin, a levé le pouce en signe de victoire en direction de gens massés sur la galerie de la Chambre des communes, à Ottawa.Claude Picher Mince soulagement '\"W™*^^ epuis qu'il est mi- nistre des Finances, ¦ M Paul Martin se con- II tu tente d'annoncer fièrement, budget après budget, qu'il épargne les contribuables en évitant de hausser les taxes et les impôts.En réalité, du simple fait de la non-indexation des tables et des cnMïts d'impôt, le fardeau fiscal des Canadiens continue de s'alourdir.En cinq ans, les recettes budgétaires provenant de l'impôt sur ie revenu des particuliers ont augmenté de 40 %.Le ministre essaie d'expliquer cela en invoquant la « croissance économique », mais l'argument ne trompe personne.L'essentiel de l'augmentation provient de la non-indexation.Autrement dit, de hausses d'impôts déguisées.L'an dernier, M.Martin a annoncé quelques mesures pour soulager les contribuables, mais il s'agissait surtout de s'adresser aux ménages à faibles revenus.Pour la majorité des contribuables à revenus moyens ou élevés, le budget de 1998 ne contenait que des baisses d'impôts symboliques, pour ne pas Voir MINCE en A2 ~ Sauvée des eaux Vingt-quatre heures après que son bateau eut chaviré dans une tempête, Isabelle Autissier a été recueillie saine et sauve hier par le navigateur italien Giovanni Sol-dini dans les eaux agitées et glaciales du Pacifique Sud.Tous deux ont fêté cet heureux sauvetage en ouvrant une bouteille de vin, accom- Sagnée de fromage, lire en page S9 Réforme majeure proposée chez Desjardins Ml VILLE TREMBLAY Les dirigeants du Mouvement Desjardins recommandent aux caisses d'accepter le principe d'une fusion de la Confédération et des 11 fédérations régionales en une fédération unique, d'ici trois à cinq ans.Ce projet de transformation radicale vise à réduire les coûts.Il sera soumis aux 4 000 délégués des caisses réunis en congrès à Montréal le 19 mars prochain.La proposition émane du conseil d'administration de la Confédération et recueille l'appui des 11 fédérations régionales.Une dissidente : la Fédération des caisses d'économie, organisée en fonction du milieu de travail et non d'une 318 JOURS AVANT L'AN 2000 INDEX Petites annonces\t\u2022 affaires D2\tCyberpresse\tB7\tHoroscope\tD20\tMot mystère\tE5 \u2022index D19\tArts et spectacles E1 à E4\tDécès\tE6.E7\tLoteries\tA2.A11\tOpinions\tB3 \u2022immobilier D19 a D21\t\u2022horaire spectacles E3\tÉconomie\tDlàD18\tMarketing\tD24\tPolitique\tB6.B8 .mArrhxndbuHi D21\t- hnraim tAlAuklnn\t\tP5\tMode\tC1 a 05\tTabloïd Sports\t \u2022 emplois D21 à D23\tBandes dessinées D22\tÈtes-vous observateur\t\tMonde\tC6àC8\t\u2022 Richard Hétu\tS5 -automobile D23.E5.E7\tBridge E7\t\tDI9\tMots croisés\tD23.S10\t\t\u2022 région.« Si on ne fait pas de changement majeur, on ne sera plus une alternative valable aux banques », a déclaré le président de la Confédération, Claude Béland, lors d'une rencontre de presse.La productivité du réseau coopératif est de 20 % inférieure à celle des banques canadiennes: il en coûte 75 $ à Desjardins pour dégager 100$ de revenu, alors que le chiffre est de 63 $ dans le cas des banques.Cette productivité plus faible met à risque la cote de crédit du Mouvement.De fait, les congressistes auront trois choix : le statu quo, la fédération unique ou un nombre réduit de fédérations, mais toujours chapeautées par la confédération.La première option n'est pas Voir RÉFORME en A2 ¦ Nos informations en page Dl ÉDITORIAL Un budget politique - Alain Dubuc MÉTÉO Nuageux avec neige Max.-1, min.-4 Cahier Sports, page 16 c8 S3 A2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 17 FÉVRIER 1999 Suites de la une UN BUDGET / Suite de la page A 1_ vers le bas le ratio dette-PIB, qui devrait se situer à 65,3% en 1998-99 pour passer à un peu moins de 62% d'ici l'an 2000-2001.Rappelons que dans son livre rouge de 1997, le gouvernement Chrétien avait promis de consacrer 50% des excédents budgétaires au paiement de la dette, 25% aux réductions d'impôts et 25% aux programmes, mais cela pendant son mandat.Tel que prévu, le budget 1999 s'assure surtout et avant tout de donner au système canadien de la santé un financement suffisant pour les cinq prochaines années.Pour réduire les listes d'attente, l'engorgement des salles d'urgence et améliorer les services de diagnostic, le ministre Paul Martin a annoncé hier qu'il allait verser aux provinces, dans le cadre des paiements de transferts, 11,5 milliards en cinq ans.Un budget santé De cette somme, 3,5 milliards sont récupérés des crédits disponibles du présent exercice et investis immédiatement.Le budget total des soins de santé augmentera donc de 2 milliards en 1999-2000, de 2 milliards l'année suivante et de 2,5 milliards à chacune des trois années subséquentes.Qui plus est, les provinces pourront, si elles le désirent, engager dès la première année leur part des 3,5 milliards tirée de l'excédent de l'année fiscale qui s'achève ( 1998-99 ).Le budget renforce aussi la contribution du gouvernement fédéral au système de santé en investissant un autre montant de 1,4 milliard d'ici la fin de l'exercice et pendant trois ans pour l'information, la prévention, la santé des [nuits, la recherche et l'innovation.Le ministre Martin a par ailleurs annoncé hier qu'il allait éliminer complètement les disparités d'ici trois ans dans les transferts aux provinces.Par exemple, le Québec qui reçoit à l'heure actuelle 939 $ par habitant contre 800$ pour l'Alberta, verra sa part progresser à 960 $ par habitant en 2001-2002.Mais, comme cette part sera la même désormais pour toutes les provinces, l'augmentation qu'il recevra ( 21 $ ) par habitant sera beaucoup moindre que celle que recevra l'Alberta ( 160 $ ).En revanche, le ministre des Finances a annoncé une hausse marquée de la péréquation de 2,2 milliards de plus que prévu dans le budget de 1998.Pour le Québec, cela signifie 1,4 milliard de plus de manne inespérée dans ses coffres.Pour réduire l'impôt des particuliers, Paul Martin a choisi hier d'éliminer entièrement la surtaxe de 3% qui frappait totalement les salariés de plus de 65 000 dollars et en partie ceux de plus de 50 000 dollars.Il a cependant maintenu la surtaxe de 5%.Il a aussi Mince soulagement haussé le revenu en franchise d'impôt de 175 $ pour l'ensemble des contribuables.Il a de plus ajouté 300 millions à la Prestation fiscale pour enfants destinée aux familles à faibles revenus.Le développement et la recherche ont également fait l'objet de mesures diverses totalisant 1,8 milliard pour le reste de l'exercice et les trois années à venir.C'est notamment sous cet item que l'Agence spatiale canadienne se voit accorder des crédits supplémentaires de 430 millions pour trois ans.Enfin, au chapitre des autres initiatives annoncées hier dans le cadre des nouvelles mesures de dépenses, totalisant 2,3 milliards, le ministre des Finances a fait part de l'augmentation des fonds pour les autochtones, de la prévention de la criminalité, de la coopération internationale et de l'amélioration des conditions de vie des militaires.MINCE / Suite de la page A1 dire insignifiantes.Cette fois-ci, c'est différent.Pour la première fois en six budgets, le ministre annonce de véritables baisses d'impôts, pour tous les contribuables, peu importe leur niveau de revenu.Comme ses prédécesseurs Michael Wilson et Don Mazankowski n'ont fait aucun cadeau de leur côté, on peut ajouter que c'est la première fois depuis le milieu des années 80 que les contribuables pourront respirer un peu plus à l'aise.Mais le soulagement, compte tenu des sacrifices énormes qui leur ont été imposés depuis quelques années, est mince.M.Martin baisse les impôts de deux façons: ¦ Il supprime la surtaxe de 3 % qui frappe l'impôt sur le revenu des particuliers.Cette surtaxe avait été introduite par M.Wilson comme mesure temporaire de lutte contre le déficit.Maintenant que le gouvernement dégage des surplus, il n'y a plus de raison pour la maintenir.Notons cependant qu'une deuxième surtaxe « temporaire » de 5 %, touchant les revenus élevés, demeure en place.¦ Il augmente le seuil de revenu au delà duquel les contribuables ne paient pas d'impôt.Ce sont évidemment les ménages à faible revenu qui en profiteront le plus, mais comme la mesure est maintenant offerte à tout le monde, même les contribuables à revenus élevés épargneront un peu d'impôt de cette façon.Ces deux mesures entreront en vigueur le 1er juillet.C'est donc dire que pour l'année ri'lrr%r*r*c-ltînrt 1 OOO loc rnnlriKnahloc r»*» r»rr*« « < ¦ i \u2022 i j / v \u2022 .> » i « » i « « A * * * f » v.r Wât U « MMW * f » » w fiteront qu'à moitié de leur cadeau.En outre, pour les ménages avec enfants, le ministre annonce une bonification de la prestation fiscale pour enfants, à compter de juillet de l'an prochain.Voyons, concrètement, comment ces mesu- rcs toucheront votre portefeuille lorsqu'elles seront pleinement en vigueur.Les chiffres qui suivent tiennent compte des baisses annoncées en 1998 et en 1999.Un célibataire dont le revenu total est de 25 000 S épargnera 202 $ en impôts, une baisse de 7,5 % ; à un niveau de revenu de 50 000 S, l'épargne atteint 379 $, ou 4,2 %; pour ceux qui gagnent 75 000 $, la baisse d'impôt sera de 595 $, ou 3,6 % ; enfin, si votre revenu est de 100 000 $, vous épargnerez 813 $, ou 3,3 %.Pour un ménage de quatre personnes, avec les deux parents qui travaillent, l'épargne sera de 507 S, en baisse de 38,7 %, si le revenu combiné du ménage se situe à 40 000 $.Avec un revenu de 60 000 S, l'épargne est de 620 S, ou 9,7 %; enfin, à un niveau de revenu de 100 000 $, l'épargne se situe à 711 $, ou 4,3 %.Pour une famille monoparentale avec un enfant, l'impôt disparaît complètement si le revenu est inférieur à 30 000 $.Même si elles ne contribueront pas beaucoup à améliorer la compétitivité du régime fiscal canadien, ces baisses n'en demeurent pas moins suffisamment significatives pour que l'on puisse parler d'un authentique répit.Mais attention : le ministre refuse toujours l'indexation complète du régime fiscal.Autrement dit, il est vrai que les cadeaux annoncés hier réduiront la facture, mais pour des milliers de contribuables, ces gains seront en partie annulés par la non-indexation.Il ne manquera certainement pas de gens pour critiquer les baisses d'impôts, surtout en ce qui concerne les « nantis ».l c'est-à-dire ceux dont les revenus dépassent 50 000 $.Avant de crier au meurtre, il faut se rappeler que ie ministre a dû tenir compte de piu-sieurs choses.Ce sont les contribuables à revenus moyens et élevés qui, depuis le début des années 90, ont supporté le gros de l'effort d'assainissement des finances publiques.Tous les sondages montrent que leur niveau maj e11 RÉFORME / Suite de la page A1 réaliste, pense M.Béland, tandis que la dernière ouvre un panier de crabes, à savoir qui doit fusionner avec qui ?La fédération uni- que ménage les susceptibilités régionales, d'autant plus qu'on prévoit maintenir des structures régionales \u2014 des bureaux \u2014 qui serviront de courroie à la démocratie coopérative, mais qui seront dépourvus de responsabilité administrative.II BUDGET FÉDÉRAL î \u2022 9 é \u2022 9 ce lomie d'impôt Incidence de l'abolition de la surtaxe de 3 % et de la hausse de l'exemption personnelle de base.Revenu total\tCélibataire\t¦ Quatre personnes -1 revenu\tQuatre personnes -deux revenus\tMonoparental + un enfant \u2014MMÉWM\u2014\u2014MMÉMÉÉ\u2014\u2014fcl\u2014\u2014-îfAj+t- \t\t\t\u2022\u2022 ¦¦¦ M¦¦ .\tEKK .s v.-.>.| ¦ |.¦.M ¦ M 20 000 $\t-85\t-801\t-778\t-476 25 000 $\t-115\t-856\t-805\t-506 30 000 $\t-115\t-353\t-849\t-586 35 000 $\t-115\t-387\t-459\t-315 40 000 $\t-115\t-414\t-346\t-322 45 000 $\t-115\t-414\t-360\t-322 50 000 $\t-160\t-414\t-373\t-322 55 000 $\t-277\t-494\t-387\t-322 60 000 $\t-397\t-613\t-401\t-425 65 000 $\t-508\t-744\t-414\t-547 75 000 $\t-595\t-688\t-325\t-653 100 000$\t-813\t-906\t-512\t-871 - .- ¦ Source: Ministère fédéral des Finances d'écoeurement atteint de telles proportions qu'il contribue à encourager le travail au noir et i'évasion fiscaie, alimenter i'exode des cerveaux et démotiver les travailleurs.D'une façon ou de l'autre, M.Martin se devait de leur envoyer le signal qu'il ne les avait pas complètement oubliés.D'autre part, les baisses annoncées hier respectent la progressivité du régime fiscal Michèle Lecavalier - (PC) canadien.Les exemples que nous venons de voir montrent que plus on monte dans i'écheiie des revenus, moins ia réduction d'impôt est proportionnellement importante.Pour employer un cliché, les baisses annoncées hier, si minimes soient-elles, représentent un pas dans la bonne direction.Mais il reste encore beaucoup, beaucoup de chemin à parcourir.po c D Si une majorité de délégués appuie le principe de la fédération unique, on procédera à l'étude détaillée des coûts et des avantages, et on préparera un projet concret qui devra être formellement approuvé par les fédérations d'ici la fin de 1999.Près de 4 500 employés travaillent dans les fédérations et à la Confédération.M.Béland ne veut pas dire combien de postes disparaîtront, ni le montant des économies qui en résultera avant la fin des études.Pas question non plus de spéculer sur le lieu du siège social.Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 '.es petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lwidi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 \u2022 - .* - Décès, remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : (514) 285-6931 National, TéléPlus : (514) 285-7306 Carrières et professions.Nominations : (514) 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : (514) 285-6892 Les petites annonces : (514) 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse, Ltée, % rue Saint-Jacques.Montreal H2Y 1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser lés informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne -Contrat de vente numéro 0531650» Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 8-5-1 à quatre chiffres : 0-2-8-5 COLLECTES DE SANG ¦ à Cap-de-la-Madeleine : en collaboration avec les Chevaliers de Colomb, conseil 2669, Les Galeries du Cap ( entrée du Maxi ) 300, rue Barkoff, de 13 h à 20 h 30.Objectif : 225 donneurs ; ¦ à Montréal : CHUM, campus Saint-Luc, auditorium, 1112, rue Sanguinet ( angle René-Lévesque Est ), de 9f h à 16 h.Objectif : 100 donneurs ; ¦ à Valleyfield : Collège Valleyfield, Café Chez Rose, 169, rue Champlain, de 10 h 30 à 17 h.Objectif : 150 donneurs ; ¦ à Saint-Jean-sur-Richelieu : Cégep Saint-Jean-sur-Richelieu en collaboration avec l'Association étudiante, 30, du Séminaire Nord, de 10 h à 16 h 30.Objectif : 100 donneurs ; ¦ à Sainte-Catherine : organisée par le club Optimiste en collaboration avec la Caisse populaire Kateri et la Ville de Sainte-Catherine, Centre communautaire, 5365, boul.Saint-Laurent, de 14 h à 20 h.Objectif : 225 donneurs.DEMAIN DANS LA PRESSE Danse au menu ¦ Vous aimez danser, mais ne pouvez supporter la musique forte et les éclairages agressifs des discothèques.Alors, l'atmosphère chaleureuse, parfois exotique, des soupers dansants fera peut-être votre bonheur.Plusieurs restaurants proposent de telles soirées à Montréal.Demain, dans le cahier Sortir, notre collaborateur Christophe Bergeron vous invite à danser le baladi, la salsa, la valse ou le merengue dans des endroits fort sympathiques.QUESTION DU JOUR Liaison Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour.Pour faire connaître votre opinion, composez le (514) 285-7333; au son de la voix, faites le 1.Le budget du ministre Paul Martin vous satisfait-il?_ Croyez-vous que le budget fédéral du ministre Paul Martin aidera à alléger le fardeau des provinces dans le domaine de la santé?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 78 % Non: 22 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n 'a aucune prétention scientifique.SALON NATIONAL DE L'HABITATION et SALON DE L'AMÉNAGEMENT EXTÉRIEUR ou 26 février au 7 mars 1999, Stade Olympique, Montréal Un cahier spécial à ne pas manquer samedi dans La Presse REPORTAGE PUBLICITAIRE w LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 17 FÉVRIER 1999 A3 Le budget Martin 1999-2000 de i,3 milliards VINCENT MARISSAL OTTAWA Faisant de la santé la priorité du budget 1999-2000, le ministre des Finances, Paul Martin, a annoncé hier des transferts de 11,5 milliards sur cinq ans aux provinces en plus de lancer une série de nouveaux programmes de 1,4 milliard au cours des trois prochaines années.Les provinces réclamaient le rétablissement des 6,2 milliards retranchés dans les transferts depuis 1994 et l'assurance d'un financement stable pour les prochaines années.Elles ont finalement obtenu une augmentation des transferts destinés à la santé de 2,5 milliards pour les cinq prochaines années.Il s'agit de l'investissement le plus important, en un domaine, en une seule fois, du gouvernement Chrétien à ce jour, insistent les libéraux.« Cela permettra aux provinces et aux territoires de faire des prévisions plus fiables », affirme Paul Martin.Le ministre s'est gardé le beau rôle en augmentant les transferts dans le domaine le plus névralgique de la société canadienne, mais il a aussi passé le relais à son collègue de la Santé, Allan Rock.Celui-ci n'aura pas trop de la prochaine année pour expliquer aux Canadiens comment il compte utiliser les 1,4 milliard dégagés pour des nouveaux programmes en santé.Les mots recherches, information et reddition de comptes entreront dans le vocabulaire quotidien du ministre de la Santé, qui devra convaincre les provinces de l'utilité et de la légitimité de ses nouveaux programmes.Ainsi, Ottawa investira 550 millions au cours des trois prochaines années dans la recherche et l'innovation en santé, notamment par la création des Instituts canadiens de recherche en santé.Ces instituts, au nombre de 10 ou 15, centraliseront les efforts des chercheurs au pays en plus de déterminer les priorités des prochaines années.À ce chapitre, Québec a déjà laissé voir son agacement, affirmant qu'Ottawa s'apprête à refaire dans la santé le coup des bourses du millénaire dans l'Education.Le gouvernement fédéral consacrera aussi 328 millions au cours des trois prochaines années au secteur relativement nouveau de l'échange d'information.Cette initiative découle directement de l'entente cadre sur l'union sociale signée il y a deux semaines 1 «m»*.\\ 11 BUDGET FÉDÉRAL 1 £»\u2022$>\u2022 û Initiatives fédérales en santé Au cours des cinq prochaines années, les provinces et territoires toucheront 11 f5 milliards $ de plus pour la santé.Toutes les provinces recevront le même montant de droits par habitant.\t99-00\t00-01\t01-02\t02-03\t03-04\t5 ans I Total (millions $)\t2 000\t2 000\t2 500\t2 500\t2 500\t11 500 I Montant par année par\t\t\t\t\t\t 1 habitant ($)\t65 65\t\t80\t79\t78\t (millions $)\tm mpp\u2022 n.-.*-.^.- - .\t\t\t\t\t | Terre-Neuve\t35\t35\t42\t42\t41\t195 Ile-du-Prince-Édouard\t9\t9\t11\t11\t11\t51 Nouvelle-Ecosse\t61\t61\t76\t75\t75\t348 Nouveau-Brunswick\t49\t49\t61\t60\t59\t278 Québec\t482\t479\t596\t592\t589\t2 738 Ontario\t755\t757\t949\t953\t956\t4 370 I Manitoba\t75\t74\t92\t92\t91\t425 Saskatchewan\t67\t67\t83\t82\t81\t379 Alberta\t192\t192\t241\t241\t241\t1 107 Colombie-Britannique\t268\t270\t341\t344\t347\t1 570 I Yukon\t2\t2\t3\t3\t3\t12 1 Territoires du Nord-Ouest\t3\t3\t3\t3\t3\t16 | Nunavut\t2\t2\t2\t2\t2\t10 Source: Ministère fédéral des Finances par toutes les provinces, à l'exception du Québec.« La nouvelle entente cadre sur l'union sociale prescrit aux gouver- Michôle Lecavalier \u2014 PC nements de surveiller et de mesurer les résultats des programmes sociaux et de rendre compte régulièrement de leur rendement », in- dique le ministre des Finances dans son budget.À première vue, les intentions du gouvernement fédéral semblent ouvrir toute grand la porte à une guerre d'interprétation entre Ottawa et Québec.Par ailleurs, Ottawa investit dans les nouvelles technologies.Le budget annonce 118 millions sur trois ans pour deux nouveaux domaines : la « télésanté » et les « télésoins ».La télésanté permet l'échange d'information, partout au pays, entre professionnels de la santé.Quant aux télésoins, « ils viennent en aide aux malades confinés chez eux et au personnel chargé de leurs soins en leur donnant accès aux technologies les plus récentes pour communiquer, entre la résidence du malade et les établissements de soins, l'information nécessaire au diagnostic et au traitement », explique les documents du ministère des Finances.* \u2022 Par ailleurs, le gouvernement Chrétien prévoit 287 millions pour' l'amélioration de la nutrition prénatale, de la salubrité des aliments et du contrôle des substances toxiques.Cette somme servira aussi à combattre le diabète.Enfin, Ottawa consacrera 190 millions d'ici 2002 à la santé des autochtones, une compétence exclusive du gouvernement fédéral.PHOTOPC Le ministre de la Santé, Allan Rock, n'aura pas trop de la prochaine année pour expliquer aux Canadiens comment il compte utiliser les 1,4 milliard dégagés pour des nouveaux programmes en santé.Les ptwinces les mieux nanties recevront la part du lion PHILIPPE DUBUISS0N Les provinces recevront une part importante des excédents budgétaires fédéraux prévus au cours des trois prochains exercices.Cependant, en raison de changements à la formule de répartition des transferts, les provinces les mieux nanties recevront la part du lion de la manne fédérale en santé.Dans le budget déposé hier, Ottawa s'engage à accroître les transferts de 11,5 milliards sur cinq ans, montant qui devra nécessairement être alloué à la santé.Ottawa accroît de 1 milliard les transferts en espèce en 2000-2001, puis de 2 milliards en 2001-2002 et enfin de 2,5 milliards pour les deux exercices financiers suivants, pour un total de 8 milliards.De plus, Ottawa met immédiatement à la disposition des provinces un montant de 3,5 milliards, tiré des surplus réalisés au cours de l'exercice 1998-99, qui prend fin le 31 mars prochain.Ce sont toutefois les provinces les mieux nanties qui bénéficieront le plus de la hausse des crédits destinés au Transfert social canadien ( TSC ), qui regroupe les transferts pour la santé, l'éducation post-secondaire et l'aide sociale.Ottawa annonce en effet dans ce budget que ces transferts seront, au terme d'une période de transition de trois ans, réparties entre les provinces sur la base d'un montant égal par habitant.Aussi, l'Ontario, la Colombie-Britannique et I'Alberta toucheront 9,8 milliards des 11,5 milliards supplémentaires en santé.Les sept autres provinces, qui recevaient un montant par habitant supérieur à la moyenne canadienne selon la formule de répartition en vigueur, bénéficieront d'une hausse moins importante des transferts fédéraux au cours des prochaines années.Elles se partageront un montant de 1,7 milliard.Sur une période de cinq ans, Québec recevra un montant net de 1,05 milliard.La nouvelle formule de répartition des transferts fédéraux lui fera perdre 1,65 milliard, ce qui réduit sensiblement la part qui lui est destinée de la hausse des transferts en santé, soit 2,7 milliards.Par comparaison, l'Ontario recevra un montant supplémentaire de 5,33 milliards, soit cinq lois plus que le Québec.L'Ontario recevra 4,37 milliards de plus en raison de la hausse des transferts fédéraux et 962 millions supplémentaires en raison de la modification de la formule de répartition des sur- plus.C'est le précédent gouvernement conservateur, dans sa lutte contre le déficit, qui avait introduit des mesures pénalisant les provinces nanties.II avait notamment plafonné a 5 % la croissance annuelle des transferts au titre de l'aide sociale dans le cas de trois provinces: l'Ontario, PAlberta et la Colombie-Britannique.Avec le temps, cette mesure a eu pour effet de réduire les transferts fédéraux par habitant de ces trois provinces.Péréquation Le Québec sera toutefois largement compensé par la hausse des paiements de péréquation.Québec recevra un montant supplémentaire imprévu de 1,4 milliard pour l'exercice 1998-99.Le programme de péréquation permet aux provinces dont la capacité fiscale est inférieure à la moyenne canadienne de recevoir des transferts fédéraux supplémentaires.Ces transferts, tirés des revenus consolidés du gouvernement fédéral, ont pour objectif de réduire les disparités entre les régions canadiennes.En raison de la forte croissance économique en Ontario, qui a pour effet de hausser la moyenne canadienne, et en raison de modifications techniques au programme de péréquation, il est prévu que les droits de péréquation du Québec passeront de 3,95 milliards en 1998-99 à 5,4 milliards en 2003-2004.Au total, les transferts fédéraux au Québec augmenteront progressivement pour passer de 11 milliards en 1999-2000 à 12,1 milliards en 2003-2004.Lorsqu'on tient compte de l'ensemble des transferts fédéraux, le Québec continuera de recevoir une part supérieur à son poids démogaphique.Ainsi, Québec recevra 28,6 % des transferts fédéraux alors que sa part de la population canadienne est de 23,8 %.Pour les trois prochaines années, les provinces récoltent ainsi près de 20 % de la marge de manoeuvre financière cumulative de 35 milliards que le gouvernement fédéral prévoit dégager jusqu'au terme de l'exercice financier 2000 2001.Le reste des surplus anticipés sont répartis dans les proportions suivantes : 20 % aux autres initiatives de dépense, 25 % aux réductions d'impôts, et 35 % au remboursement de la dette.« Un bon premier pas », selon l'Institut d'information sur la santé Presse Canadienne Heureux de constater que le ministre fédéral des Finances, Paul Martin, ait annoncé un investissement de 3,5 milliards dans la santé, l'Institut canadien d'information sur la santé croit que cette somme permettra d'optimiser le système des soins médicaux au pays.« C'est un bon premier pas », a affirmé le président de l'ICJS, Serge Taillon.« Ça rencontre nos espérances dans la mesure où l'information pour nous est un outil nécessaire pour prendre les décisions qui s'imposent et éclairées dans le domaine de la santé.» « C'est un investissement que les Canadiens désiraient voir, et ça nous permettra de générer de l'information aux consommateurs, aux prestataires et aux gestionnaires pour rendre le réseau de la santé plus performant », a ajouté M.Taillon.Des 3,5 milliards additionnels dans la santé, 95 millions devraient aboutir dans les coffres de l'ICIS sur une période de trois ou quatre ans et permettra entre autres, indique M.Taillon, de remédier à certaines carences dans la transmission de l'information entre les divers secteurs d'activité de la santé.Employant 120 personnes dans quatre bureaux à travers le pays, l'ICIS est l'organisme à but non lucratif chargé par les ministres provinciaux de la Santé de coordonner ie développement et l'entretien d'un système national d'information sur la santé. A4* LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 17 FÉVRIER 1999 Le budget Martin 1999-2000 Economie du savoir : 1,9 milliard en quatre ans MIVILLE TREMBLAY OTTAWA Le gouvernement alloue 1,9 milliard de fonds additionnels, répartis sur quatre exercices budgétaires, au développement d'une économie du savoir et de l'innovation.De cette somme, 795 millions ou 42 % vont à des programmes de soutien à l'emploi, répartis entre la Stratégie emploi-jeunesse et le Fonds canadien pour la création d'emploi.Une partie du « surplus » de l'exercice qui s'achève, soit 166 millions, sera dépensé avant le 31 mars.Pour le prochain exercice ( 1999-2000 ), le budget atteint 463 millions.Des 200 millions versés à la Fondation canadienne pour l'innova- tion ( ce qui porte sa dotation à 1 milliard ), la moitié est allouée à l'économie du savoir et à l'innovation, l'autre moitié au secteur de la santé.La Fondation finance des infrastructures de recherche.Le ministre Paul Martin a expliqué que sa stratégie compte trois volets : « la création du savoir, la diffusion et le partage du savoir et, afin de mettre les idées sur le marché, l'application et la commercialisation du savoir.» Pour l'essentiel, le gouverne- ment ne crée pas de nouveaux programmes, mais bonifie ceux mis en place.Toutefois, deux nouvelles initiatives sont à signaler : 60 millions ( en quatre exercices ) pour les Collectivités ingénieuses, un projet pour relier par Internet des organismes engagés dans le développement économique communautaire ; et 60 millions en cinq ans pour GéoConnexions, un projet Internet touchant la cartographie.La Stratégie emploi jeunesse aura des crédits de 50 % plus élevés, soit un ajout de 155 millions par année.Elle financera des emplois d'été, des stages et des services d'information sur le marché du travail.Le Fonds canadien pour la création d'emplois recevra 110 millions par an, consacrés aux emplois durables dans les régions affligées par un taux de chômage élevé.Ce programme annoncé en décembre dernier par le ministre Pierre Petti-grew remplace un programme semblable.Le financement de l'Agence spatiale canadienne avait dramatiquement chuté ces dernières années.Jadis alloué sur une base de projet, il sera dorénavant établi sur une base annuelle ascendante : respectivement de 41 millions, 152 millions et 237 millions pour les trois prochains exercices financiers.Les organismes subventionnaires de la recherche fondamentale ( Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie, le Conseil de recherches médicales et le Conseil de recherches en sciences humai- nes ) obtiennent respectivement 15, 31 et 55 millions supplémentaires, répartis sur trois ans.En outre, Ottawa alloue au cours de la même période 55 millions pour renforcer les investissements fédéraux en biotechnologie.Un budget annuel de 30 millions est ajouté aux Réseaux de centres d'excellence, afin de créer huit nouveaux réseaux.On ajoute aussi 50 millions pour le Partenariat technologique, un programme qui vise à aider la commercialisation de produits novateurs.Enfin, le gouvernement investit 50 millions dans le capital de la Banque de développement du Canada pour qu'elle puisse mieux appuyer les entreprises axées sur le savoir et les exportations.PHOTOPC Salve d'applaudissements Comme le veut la coutume, le premier ministre du Canada, Jean Chrétien, le vice-premier ministre.Herb Gray, et les autres membres du caucus libéral ont applaudi le ministre des Finances Paul Martin peu avant qu'il prononce son discours sur le budget, hier à Ottawa.Précisions sur les bourses du millénaire VINCENT MAR ISS AL du bureau de La Presse, OTTAWA « Vedette » du précédent budget Martin, la Fondation des bourses du millénaire occupe encore cette année une place importante dans la stratégie fédérale auprès des jeunes Canadiens.Le budget déposé hier apporte quelques précisions quant au projet honni par Québec.Les premières bourses, qui devraient être accordées dans les trois premiers mois de 2000, seront réservées aux étudiants de familles à revenu faible ou moyen, apprend-on dans le budget Martin.Il était question, depuis un an, d'accorder ses bourses selon le revenu et le mérite des étudiants.De plus, un même étudiant pourra recevoir 15 000$ de bourse du millénaire sur une période de quatre ans ou plus menant à un diplôme de premier cycle.Ces précisions arrivent alors que le conseil d'administration de la Fondation présidé par le patron de BCE, Jean Monty, est encore à élaborer le fonctionnement du nouvel organisme.La Fondation, qui est au centre d'une profonde querelle entre Québec et Ottawa, doit, dès l'an 2000, distribuer 100 000 bourses de jxjkjxj 4> y ai eu xi ice, ci Ce, jjuui ica uia piuLiiai- nes années.Des petites douceurs aux militaires VINCENT MARISSAL du bureau de La Presse, OTTAWA Les récents rapports alarmants qui ont décrit les conditions lamentables dans lesquelles vivent et travaillent les militaires canadiens ne resteront pas lettre morte : le gouvernement Chrétien augmentera de 325 millions le budget des Forces armées canadiennes dès cette année.Jugeant, semble-t-il, que les Forces armées ont assez souffert depuis 1993, le gouvernement libéral annule d'abord une compression prévue de 150 millions.De plus, Ottawa ajoute 175 millions à chacune des trois prochaines années pour améliorer les conditions de vie et de travail des militaires.Le ministre des Finances a levé son chapeau aux militaires canadiens, notamment pour leurs interventions lors des inondations du Saguenay, en 1996, et de la rivière Rouge ( Manitoba ), en 1997.Le ministre s'est toutefois montré avare de détails sur le niveau des hausses de salaire ou sur les « avantages » consentis aux membres des Forces armées.Il n'est pas question non plus d'une possible réduction des effectifs, une hypothèse soulevée au cours des dernières semaines.« Nous améliorons les indemnités et les autres avantages des femmes et des hommes des Forces armées, qui mettent leur vie en péril chaque jour dans le monde et qui se sont dévoués sans compter, ici même au pays, pour aider leurs concitoyens à composer avec plus d'un désastre naturel », a indiqué Paul Martin.Au cours de la dernière année, un comité parlementaire a permis de mettre en lumière les conditions peu enviables dans lesquelles vivent les familles de militaires à travers le pays : logements insalubres, environnement de vie familiale lugubre sur les bases, équipement inadéquat, salaire trop bas et régimes d'avantages sociaux trop peu généreux.Le rapport des parlementaires faisant état des problèmes familiaux comme l'alcoolisme et la violence conjugale, qui sévissent dans les bases militaires.On relevait aussi le très haut niveau de stress relié aux mauvaises conditions de travail des militaires en mission à l'étranger.,* T *>c 17S millions rw*rmt*ttrrir\\t ait mînictrp Eggleton de répondre aux recommandations du rapport sur la qualité de vie des membres des Forces armées », espère-t-on à la Défense nationale.Art Eggleton >.\u2022 .Mr m LES FAITS SAILLANTS Vos impôts - * .¦ Abolition complète de la surtaxe de 3 % sur le revenu des particuliers.¦ La surtaxe de 5 % touchant les revenus élevés demeure en place.¦ Hausse du seuil à partir duquel les revenus sont imposables.L'an dernier, cette mesure avait été limitée aux contribuables à faible revenus.Le budget l'étend à tout le monde.¦ Le ministre refuse toujours l'indexation complète du régime fiscal.A NOTER m Ces mesures entrent en vigueur le 1er juillet 1999.Pour l'année 1999, les contribuables n'auront donc droit qu'à la moitié de leur cadeau.Prestation pour enfants ¦ À l'heure actuelle, les familles dont le revenu est inférieur à 25 921 $ ont droit au plein montant de la prestation.Au delà de ce seuil, la prestation diminue progressivement.¦ Ce seuil sera porté à 29 590 $.¦ L'an prochain, la prestation maximale sera de 1975 $ pour le premier enfant, et de 1775 $ pour les autres.À NOTER ¦ Après l'application complète des mesures du budget 1999, le nombre de familles canadiennes bénéficiant de la prestation passera de 1,4 à 3,3 millions.Transferts aux provinces ¦ Les transferts seront désormais calculés par habitant.Au terme d'une période de transition de trois ans, chaque province recevra le même montant par habitant.B Le Québec a droit à un montant de 2,7 milliards.Mais la nouvelle formule de répartition le prive d'un montant de 1,65 milliard.Au net, Québec recevra 1,05 milliard sur cinq ans.A NOTER ¦ Ces paiements en espèces ne compensent pas entièrement les compressions des dernières années.Toutefois, si on tient compte des transferts en points d'impôts, les transferts fédéraux auront rejoint en 2001-002 leur niveau d'avant les compressions.Péréquation ¦ Les paiements de péréquation sont basés sur la capacité de chaque province de générer des revenus fiscaux.¦ La forte croissance de l'économie onta-rienne a pour effet d'augmenter les paiements aux provinces bénéficiaires.¦ Pour le Québec, cela se traduit par une hausse de 700 millions pour 1997-98 et autant pour 1998-99.C'est donc un montant de 1,4 milliard qui sera remis au ministre Bernard Landry, ce qui lui permettra d'équilibrer son budget.À NOTER m Les paiements de péréquation sont inconditionnels, c'est-à-dire que les provinces qui en reçoivent peuvent les utiliser comme bon leur semble. LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 17 FÉVRIER 1999 A5 Le budget Martin 1999-2000 \u2014 T.r r liiPn 'îfi 300 millions pour les families à revenu modeste et moyen JEAN ROY Presse Canadienne, OTTAWA Le gouvernement fédéral allouera des fonds additionnels de 300 millions pour les familles à revenu moyen et modeste.Dans son discours sur le budget, le ministre des Finances Paul Mar- tin a annoncé que le seuil des prestations de base au programme de prestation fiscale canadienne pour enfants passera de 25 921 $ à 29 590 $.Cette mesure permettra à deux millions de familles à revenu moyen et modeste de toucher des prestations plus élevées.Ainsi, les PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, La Presse® Sur la photo, au premier plan, Mme Florence Sallenave, M.Leopold Gagné et Mme Natalie Sears ; à .'arrière-plan, MM.Bernard Gagné et Marc Beaudet.prestations maximales dans le cadre de ce programme atteindront 1975 $ pour le premier enfant et 1775 $ pour chaque autre enfant.Ainsi, une famille type ayant deux enfants et dont le revenu s'élève à 20 000 $ recevra 3750 $ de prestations, alors qu'une famille ayant un revenu de 50 000 $ ob- tiendra 1020 $ en comparaison de 836 $ en 1998.Le ministre Martin a aussi introduit d'autres mesures visant à alléger le fardeau fiscal des contribuables, particulièrement les familles monoparentales et les personnes handicapées.Trois cent mille familles mono- parentales ayant des revenus inférieurs à 12 000$ profiteront donc de 20 millions supplémentaires à la suite de modifications au montant maximal du crédit pour la TPS.Le ministre des Finances a aussi décidé d'élargir la liste des dépenses donnant droit au crédit pour frais médicaux à l'intention des personnes handicapées.Pas de quoi sabler le champa Les milliards de surplus budgétaire se traduisent trop peu en diminutions d'impôt des particuliers, disent les contribuables invités de La Presse * LUCIE LAVIGNE « Je suis déçue.Si Paul Martin avait abaissé la TPS, c'aurait été beaucoup plus concret et tout le monde, sans exception, en aurait profité ! » soupire Florence Sallenave, coordonnatrice de projets chez Transaction pour l'emploi, une corporation de développement économique et communautaire.Mme Sallenave fait partie des cinq personnes invitées à commenter, à titre de contribuables, le sixième budget Martin.Malgré les nombreux sourires radieux du ministre des Finances, Marc Beaudet, informaticien, Leopold Gagné, banquier retraité, Natalie Sears, représentante pour le courtier Lévesque Beaubien Geoffrion et Bernard Gagné, directeur de produits en commerce électronique, n'avaient pas le coeur à sabler le champagne.«Tous ces discours de surplus budgétaire ( deuxième année consécutive ) ont probablement créé trop d'attentes chez les contribuables », interprète Marc Beaudet.« Personnellement, je préfère quand même voir un ministre des Finances prudent plutôt que trop dépensier.J'apprécie son comportement.Par contre, si je ne vois pas de baisses d'impôt plus significatives dans un an ou deux, là, je serai déçue », tempère Natalie Sears.« C'est vrai que notre économie est encore fragile, qu'on a beaucoup de dettes et un taux de chômage encore trop élevé.Je pense comme Natalie, reconnaît Florence Salle- nave.Je crois que M.Martin nous réserve de meilleures nouvelles l'an prochain.» Un sentiment général chez les cinq contribuables réunis autour du téléviseur s'est toutefois dégagé : « Nous sentons que les surplus ont été redistribués d'une manière très globale plutôt qu'individuelle ».En clair, la question que se posent les contribuables à l'égard de ce budget dit généreux se résume à deux mots : « Et nous ?» « Avec l'abolition de la surtaxe de 3 % pour tous ceux qui gagnent plus de 50 000 $, les contribuables à haut revenu bénéficient peut-être d'une baisse appréciable, mais, à mon avis, c'est sûr que ce budget est plus avantageux pour les provinces que pour le simple citoyen.Dire que c'est nous qui le méritions le plus.», laisse tomber Marc Beaudet.La date du 1« juillet 1999, date à laquelle entreront en vigueur les mesures de baisse d'impôt, a fait sursauter plusieurs des invités.« Le 30 avril, date limite d'envoi du rapport d'impôt, n'aurait-elle pas été plus appropriée ?» rétorquent-ils, sarcastiques.Bien sûr, au moment de l'annonce d'une hausse de 3,5 milliards $ aux provinces dans le domaine de la santé, un cri de soulagement est sorti à l'unisson : « Bravo ! C'était le temps ou jamais ! » Les manifestations de joie se sont par contre atténuées au mo- ment du dévoilement de quelques cas illustrant les économies d'irtt pôt.Du côté des exemples de baisses d'impôt des ménages, Bernard Gai gné, père d'une famille reconstfjf tuée de cinq ados, se questionne^ « Compte tenu des augmentations de taxes directes et indirectes des dernières années, je m'attendais 5 une baisse d'impôt plus considéraj ble.Histoire de compenser les derj niers sacrifices.Où est le retour du balancier ?» * Quant à la hausse de 1,8 milliard $ des fonds consacrés à la recherche, à l'innovation et au sou* tien à l'emploi, Marc Beaudet, ex?dirigeant d'une PME déclare : « Lé problème avec ces fonds, c'est qu'on ne sait jamais en quoi ils consistent vraiment.Ni comment on peut y accéder facilement.» « I] faut que les employeurs soient irÇ formés de ces plans de relance* Malheureusement, ils sont peu au fait des programmes d'aide », rétorj que Florence Sallenave.« Et les retraités ?» interrompt Leopold Gagné.\u2022< Il n'y a rien pour eux ! Le montant d'exemption dè$ contribuables de 65 ans et plus atç rait pu être augmenté.Je me sens oublié », commente l'ex-banquiër de 73 ans.; : ?« Ça fait cinq ans qu'on nous parle de baisse d'impôt et ça fâiy cinq ans qu'on nous offre que! dés peanuts et moi, le sentiment que mè laisse ce budget est : « meilleure chance la prochaine fois ! », conclut, Marc Beaudet.206 missions à la sécurité publiaue VINCENT MARISSAL du bureau de La Presse, OTTAWA Réponse directe aux préoccupations des Canadiens attirés par les idées réformistes de « loi et de l'ordre », le gouvernement libéral a consacré un chapitre important de son budget 1999-2000 à la sécurité publique, dégageant notamment 206 millions au cours des trois prochaines années pour la réforme de la loi sur les jeunes contrevenants.Annoncée en 1998 par la ministre fédérale de la Justice Anne McLellan, la réforme en profondeur de la loi sur les jeunes contrevenants n'avait pas les moyens financiers de ses ambitions.Le ministre des Finances ouvre la voie à sa collègue de la Justice en ajoutant, dès l'an prochain, 43 millions au seul chapitre de la loi sur les jeunes contrevenants.Par la suite, Ottawa prévoit 68 millions en 2000-2001 et 95 millions en 2001-2002.De ces fonds, 75 % ( plus de 150 millions sur trois ans ) ira aux provinces, chargées de l'application de la loi.Une fois l'argent avancé, il restera à Mme McLellan à convaincre les provinces du bien- fondé de sa réforme envisagée, ce qui s'est déjà avéré très difficile au Québec.Ottawa veut notamment abaisser de 16 à 14 ans l'âge limite pour être passible d'une peine « adulte » pour les jeunes criminels récidivistes ou les auteurs de crimes violents.Pour les jeunes criminels non violents, Mme McLellan veut encourager les provinces à recourir moins souvent à l'incarcération au profit de la réhabilitation communautaire.Québec, qui contrairement aux autres provinces, a pris le virage communautaire il y a près d'une décennie, conteste la méthode de calcul de versement aux provinces.Comme les programmes de réinsertion sociale coûtent moins cher que la prison, Québec reçoit chaque année moins en proportion que les autres provinces, d'où un manque à gagner de 80 millions, selon le gouvernement Bouchard.Outre la loi sur les jeunes contrevenants, le budget Martin prévoit aussi ajouter 176 millions au cours des prochaines années au volet « prévention du crime ».Pour les détails, il faudra toutefois repasser, le ministre Martin se contentant de vagues généralités.Un secret bien oardé nar 8a GRC VINCENT MARISSAL du bureau de La Presse, OTTAWA Le secret entourant les budgets se perd depuis quelques années, paraît-il.C'est peut-être vrai pour les médias, mais certainement pas pour les agents de la GRC, qui ne lésinent pas sur les moyens pour faire respecter le silence jusqu'à la publication officielle des chiffres par le ministre des Finances.Littéralement enfermés de llh à 16h dans une salle du centre-ville d'Ottawa, les dizaines de journalistes, les techniciens des médias électroniques et les fonctionnaires ne peuvent sortir avant que le ministre Paul Martin ne se lève pour prendre la parole aux Communes.Seuls les nombreux attachés de presse, les responsables des communications et autres « spin doctors » du gouvernement sont autorisés à aller et venir à leur guise.Pour tous les autres, les portes sont fermées ou gardées par des gardiens de sécurité.À l'entrée, les journalistes sont invités à laisser leur téléphone cellulaire au vestiaire, comme les cow-boys devaient, jadis, laisser leur Coït à l'entrée du saloon Pour plus de sécurité, le gouvernement assigne quelques agents de la GRC, chargés de garder secrets les chiffres du budget.Armés de balayeurs d'ondes et de jumelles, ils étaient juchés hier dans des loges vitrés surplombant la salle où fourmillaient les membres des médias.Soudain, peu après midi, ils ont poussé le bouton d'alarme après avoir intercepté une entrevue d'un journaliste télé de là chaîne anglophone OnTV avec un fiscaliste dont les propos se baladaient librement dans les airs à cause d'un micro sans fil.La GRC et les fonctionnaires des Finances ont fait éteindre le micro et se sont asstir rés qu'aucun secret d'État n'était sorti de la pièce.Il s'en est fallu du très peu que Paul Martin soit obligé de lire son budget trois heures plus tôt que prévu.M m>.Dette et surplus ¦ ¦ Le ratio de la dette fédérale au PIB devrait être de 65,3 % en 1998-99, pour passer à un peu moins de 62 % d'ici 2000-2001.Il était à 71,2% en 1995-96.¦ Pour les trois prochains exercices, Ottawa prévoit un budget équilibré, mais aussi une réserve pour éventualités de trois milliards par année, allouée au remboursement de la dette si non utilisée.¦ En tenant compte des provinces, l'ensemble du secteur public canadien affichait un solde légèrement excédentaire en 1998-99.Le Canada demeure néanmoins le pays du G 7 le plus endetté après l'Italie.A NOTER Au cours des deux derniers exercices financiers, Ottawa a remboursé 20 milliards de sa dette contractée sur les marchés financiers.LES FAITS SAILLANTS Recherche i xv.:.¦ Ottawa octroie 200 millions de plus à la Fondation canadienne pour l'innovation, ce qui porte sa dotation à un milliard.Cet argent servira à des infrastructures de recherche en santé, en environnement, en science et en génie.¦ Sur trois ans, on ajoutera également 90 millions pour de nouveaux centres d'excellence et 150 millions pour le programme de Partenariat technologique, un programme qui vise à commercialiser des produits novateurs.A NOTER Une forte proportion de l'industrie biomédicale canadienne est concentrée au Québec.Le budget demeure muet sur le projet de création d'un centre de recherche en aérospatiale au Québec, souhaité par l'industrie.Santé ¦ Augmentation de 11,5 milliards sur cinq ans des transferts aux provinces pour la santé, dont 3,5 milliards immédiatement et deux milliards en 1999-2000.H 1,4 milliard au cours des trois prochaines années pour des nouveaux programmes d'échange d'information, de développement des nouvelles technologies et de recherche en santé.A NOTER ¦ Le Québec, en raison d'une nouvelle répartition des transferts fédéraux, recevra 1,05 milliard sur cinq ans pour la santé.Autres dépenses ¦ 206 millions au cours des trois prochaines années pour la réforme de la loi sur les jeunes contrevenants.¦ 176 millions pour la « prévention du crime ».¦ 325 millions de plus pour les Forces armées : 175 millions pour les salaires des militaires et annulation d'une nouvelle coupe de 150 millions ¦ Ottawa veut resserrer la loi pour les jeunes criminels violents en abaissant de 16 h 14 ans l'âge limite pour recevoir une peine d'adulte.Les provinces, qui sont responsa»-bles de l'application de la loi, recevront 75 % des 206 millions.¦ Les hausses de salaire et d'« avantages » consenties aux membres des Forces armées ne sont pas dévoilés dans le budget.Aucune précision quant à une possible réduction des effectifs. A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 17 FÉVRIER 1999 Le budget Martin 1999-2000 stes Les budgets ne sont plus des événements pleins de surprises Ml VILLE TREMBLAY OTTAWA Les économistes des institutions financières ont une opinion mitigée du sixième budget Martin : discret sur le plan économique, mais bavard sur la politique du gouvernement.Pour l'exercice qui débute, on retrouve les hypothèses économiques conservatrices habituelles et un déficit théoriquement à zéro, mais avec un coussin de trois milliards qui sera consacré au remboursement de la dette.Pour l'exercice qui s'achève, plutôt que d'enregistrer un surplus de 8,7 milliards, le ministre a limité le surplus à 3,5 milliards ( versé à la dette ) et engagé depuis son budget de l'an dernier des initiatives totalisant 5,6 milliards.Ce sont toutes des dépenses, hormis 300 millions en réduction des cotisations au régime d'assurance-emploi.Mais une bonne partie de ces dépenses comptabilisées dans l'exercice de cette année seront en fait déboursées au cours du prochain exercice, notamment 3.5 milliards pour le transfert de santé aux provinces.M.Robert Normand, économiste en chef du courtier Lévesque Beau-bien Geoffrion, constate que les budgets fédéraux ne sont plus des événements pleins de surprises, mais un processus qui évolue graduellement.Les éléments fondamentaux du budget sont sains, ju-ge-t-il, mais « le gouvernement cache son jeu ; on ne sait pas où il veut aller ».Selon Mme Dominique Vachon, économiste en chef de la Banque Nationale, « il n'y a pas de direction claire dans ce budget : on ne sait pas si la priorité est la réduction de la dette, les provinces ou la baisse des impôts ».Le budget est plus un document politique qu'économique.M.Gilles Soucy, économiste en chef du Mouvement Desjardins, voit au contraire un budget ciblé sur deux priorités : améliorer le transfert aux provinces pour la santé et amorcer une réduction du fardeau fiscal, qui est « non négligeable ».Il déplore cependant que M.Martin n'ait pas indexé les tables d'impôt, les exemptions et les crédits.Il souligne en outre que Québec recevra avant le 31 mars un chèque de 1,4 milliard au chapitre de la péréquation.« C'est une excellente nouvelle pour le ministre Bernard Landry », qui n'avait pas prévu ce montant additionnel dans son dernier budget.M.John McCallum, économiste en chef de la Banque Royale, juge appropriée la prudence habituelle du ministre Martin et estime que l'argent consacré à la santé correspond à « une priorité chez la plupart des Canadiens ».Il constate qu'au cours des deux dernières années, Ottawa a remboursé 20 milliards de dette contractée sur les marchés financiers, une performance remarquable.Bien sûr, ajoute M.McCallum, il ne reste plus grand chose pour abaisser les impôts personnels : deux pour cent cette année ( sur six mois à compter de juillet ) et quatre pour cent l'an prochain.Les réductions plus importantes suivront au cours des prochaines années.Trop faible réduction du fardeau fiscal M.Tim O'Neil, économiste en chef de la Banque de Montréal, estime que M.Martin a présenté un budget « sûr au plan politique » et sans effet sur les marchés finan- ciers, déjà bien informés des grandes initiatives.« Les dépenses sont un peu plus élevées que certains le souhaiteraient, mais pas de manière téméraire.» Il pense que M.Martin eût mieux fait de consacrer à la réduction du fardeau fiscal le 1,8 milliard de budget alloué à l'industrie du savoir.Le Canada est déjà très généreux en matière de R&D et une baisse d'impôt favoriserait davantage la productivité.Mme Sherry Cooper, économiste en chef chez Nesbitt Burns, se dit « très désolée que le gouvernement ait raté une occasion en or de baisser les taxes de manière importante ; on va le regretter plusieurs années.» Ce geste n'aurait pas eu de conséquence inflationniste dans le contexte actuel et aurait stimulé assez de croissance pour ensuite dégager des revenus pour la santé.Dans son discours, M.Martin a souligné que les dépenses de programme ( qui excluent le service de la dette ) représenteront 12,6 % du PIB au cours du prochain exercice et atteindront 12 % d'ici 2000-2001, soit leur niveau le plus faible en 50 ans.La dette du gouvernement fédéral a reculé de 70,3 % à 66,9 % du PIB au cours de la dernière année, soit la plus forte chute ponctuelle en 40 ans.M.Martin prévoit glisser sous les 62 % d'ici 2000-2001.Pour préparer son budget, M.Martin a fait l'hypothèse que le PIB connaîtra une croissance nominale ( et non réelle ) de 2,5 % en 1999 et de 3,3 % en 2000, contre 2,7 % et 3,9 % pour le consensus parmi les économistes du secteur privé.Il prévoit l'an prochain des bons du Trésor à 5,2 % et des obligations à 10 ans à 5,9 %, contre 4,5 % et 5,4 % chez les prévisionnistes professionnels.PHOTO pc Le premier ministre Jean Chrétien accompagne son ministre des Finances, Paul Martin, à la Chambre des communes pour la lecture de son sixième budget.La dette du Canada Année fiscale se terminant le 31 mars A I P.~ I 1 \\ La dette du Canada demeurera à 579,7 milliards $ pour les trois prochaines années.BUDGET FÉDÉRAL î y© -9>9 600 (en milliards $) 500- 1980-81 1985-86 1990-91 1995-96 2000-01 Les coûts de la dette passeront de 41,4 milliards $ wk* en 1998\"1999 à 42>5 milliards $ en 1999-2000 et à ¦ww* 43,3 milliards $ en 2000-20001.PC»®» 50 (en milliards $) 1980-81 1985-86 1990-91 1995-96 2000-01 Source: Ministère fédéral des Finances \u2014 PC BUDGET FÉDÉRAL 1 3 \u2022 9 \u2022 9 Evolution w du budget Année fiscale terminée le 31 mars Revenus Hi Dépenses 'estimé (milliards $) Déficit/ Surplus m.¦ 119,3 1991-92 EL.122,0 -34,4 1992-93 ~~j 121,4 161,9 ¦ -40,4 1993-94 F-1: 11fiO 158,0 -42,0 1994-95 123,3 160,7 -37,5 1995-96 130,3 158,9 -28,6 1996-97 Q;J-û::.,1 135,5 154,5 -19,0 ! m } 153 2 gZRfzm- ¦* Ar\\ ~j 1997-98 S +3,5 1998-99 J 156,5 ÉlIÉELlL- 156,5 0,0 99-2000* 156,7 156,7 0,0 2000-01* !.J 159,5 yttaatmamùjf»! liantfVfiiff*V*4; ' w i ^\" 0,0 Source: Ministère fédéral des Finances \u2014 PC Déficits et surplus Année fiscale se terminant le 31 mars_ Des budgets équilibrés ou avec surplus sont prévus pour 1998-99,1999-2000 et 2000-01.budget FÉDÉRAL 1 \u2022 9'9 ¦ 9 20 \u2014 10 0 1969-70 Surplus de 139 millions $ Budgets équilibrés prévus 1993-94 Déficit de 42 milliards $ I t I l_I_I-1-!-1-1-1-1-L J_I-1-1-1-1_I_l ¦ | 1969-70 1979-80 1989-90 2000-01 Source: Ministère fédéral des Finances \u2014 PC Un pour l'aide internationale Zj 'effort est Quand même nioindvc en rcciutd du PNB GILLES TOUPIN du bureau de La Presse OTTAWA Signe des temps, le budget fédérai confirme l'optimisme récemment affiché par la ministre du Développement international, Diane Mar-leau, à propos de l'accroissement de l'aide publique au développement.La ministre avait affirmé voici deux semaines que le temps des coupes dans les programmes d'aide à l'étranger était révolu.Le budget Martin a non seulement mis un terme aux massacres à la scie perpétrés depuis des années dans l'enveloppe de l'aide internationale, mais il a bonifié cette aide de 50 millions de dollars en 1999-2000 et de 75 millions « par après ».Ottawa a même procédé à des ajustements ponctuels pour l'année fis- cale en cours ( 1998-1999 ) de quelque 237 millions supplémentaires, dont 66 millions ont servi à l'aide humanitaire ( ouragan Mitch, etc.) et 121 millions à des remboursements d'obligations.Mme Marleau avait qualifié de « tragédie » la baisse de la contribution canadienne à l'aide publique au développement des dernières années, ramenant la part du produit national brut ( PNB ) con- sacrée au développement au taux de 0,34 %.On sait que la cible adoptée par le Canada et suggérée par l'ONU est de 0,7 % du PNB.Or, malgré la bonne nouvelle d'hier, c'est-à-dire une augmentation réelle en dollars du budget de l'aide publique au développement ( APD ), les organismes non gouvernementaux et tous les acteurs de l'aide internationale accueilleront ce « premier pas » avec beaucoup de scepticisme.Ils constateront que la courbe du ratio APD-PNB ne suit pas une trajectoire ascendante, s'éloignant même encore plus de sa cible.De 0,34 % en 1997, les projections l'amène à 0,29 % en 1997-98, à 0,28 % en 1998-99 et à 0,26 % en 1999-2000.La croissance de l'enveloppe canadienne de l'aide internationale est donc loin d'être proportionnelle à celle du PNB. LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 17 FÉVRIER 1999 A 7 Le budget Martin 1999-2000 -ÏV détournement Martin creuse Vécart entre le Québec et VOntario, dit Landry EN BREF DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC Véritable « attaque sociale et économique » contre le gouvernement Bouchard, le dernier budget Martin creusera l'écart entre les économies de l'Ontario et du Québec, a lancé le ministre québécois des Finances, Bernard Landry.Visiblement pris de court par les décisions annoncées hier par son homologue fédéral, M.Landry a dénoncé, avec une virulence peu coutumière, le budget Martin, « une ignominie ».« C'est proprement scandaleux, un détournement de fonds doublé d'une perversion du régime fédéral », a-t-il lancé.Expliquant sa « profonde indignation », il a soutenu que le budget en disait long sur la tendance « centralisatrice » du gouvernement Chrétien.C'est qu'au chapitre du transfert fédéral pour la santé et les programmes sociaux, Ottawa a revu ses règles de calcul.En adoptant sur trois ans une formule par habitant pour l'allocation des transferts, Ottawa crée de profondes disparités dans la distribution entre les provinces des 11,5 milliards supplémentaires annoncés hier à ce chapitre.Ainsi, des deux milliards supplémentaires alloués cette année, Québec obtiendra seulement 149 millions, comparativement à 948 millions pour l'Ontario, soit 7,5 % au Québec contre 47 % pour l'Ontario, a tout de suite relevé M.Landry.Quand en 2003-2004, Ottawa terminera de verser les 11,5 milliards supplémentaires annoncés hier, le Québec aura reçu un total de 950 millions, soit 8,3 %, alors que l'Ontario en aura happé 47 %.Pris de court Dans l'ensemble des transferts sociaux, le Québec obtient grosso PHOTOTHÈQUE La Presse \u20ac> Le ministre Bernard Landry a paru pris de court par les annonces fédérales d'hier, mais il n'en a pas moins mené une charge particulièrement virulente contre Ottawa.modo 25 % ( sa part de la population ), soit un peu plus de 1,5 milliard.Québec est clairement pris de court ; on s'attendait aux Finances à récupérer 390 millions de plus en santé, soit grosso modo le quart des 1,5 milliards supplémentaires attendus cette année.« Toute la population du Québec doit méditer sur ces chiffres », lance M.Landry.L'Ontario qui jouit d'une économie forte a déjà pu baisser ses impôts.« Il y a un écart difficilement soutenable entre les fiscalités québécoise et onta-rienne, et le fédéral va leur envoyer cinq milliards pour nous concurrencer davantage », tonne M.Landry.À chacun ses inquiétudes : la néo-démocrate Alexa McDonough craint pour le réseau de la santé, alors que le bloquiste Gilles Duceppe a peur de la pieuvre fédérale.ifion remet les chiffres en doute HUGUETTE YOUNG Presse Canadienne, OTTAWA Le budget de Paul Martin manque de vision et n'est pas crédible, ont dénoncé à l'unisson les partis d'opposition à la Chambre des communes.Pour le chef de l'opposition, Preston Manning, les contribuables sont encore perdants dans ce budget, a-t-il dénoncé hier.Les réductions d'impôt sont beaucoup trop modestes d'autant plus que la hausse des cotisations au Régime de pension du Canada effacera à peu près tous les gains, selon lui.Aux yeux de M.Manning, cela n'est que de la frime.Selon lui, l'augmentation des crédits à la santé de 11,5 milliards sur cinq ans ne pourra compenser les coupes effectuées de près de 20 milliards sur quatre ans.Selon lui, les chiffres avancés par M.Martin ne sont pas crédibles.« Lorsqu'ils étaient en position de déficit, ils avaient gonflé les revenus pour faire à croire que le déficit était plus petit.Maintenant, ils sous-évaluent les recettes pour faire croire que les surplus sont moins élevés.» Le chef réformiste se console à l'idée que le gouvernement fédéral aura au moins compris le message qu'il était important de faire des baisses d'impôt pour stimuler l'emploi.Pour sa part, le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, craint de nouvelles intrusions dans des champs de compétence provinciale.« On parle d'un Institut sur la recherche, de formation des professionnels, de vérification des soins à domicile, de reddition de comptes.C'est inquiétant lorsqu'on voit le fédéral intervenir dans ce domaine, parler de l'union sociale comme si le Québec l'avait signée.» 1 Il trouve que le ministre Martin a fait fausse route en éliminant la surtaxe de 3 % au lieu d'indexer les tables d'impôt.Le gouvernement aurait dû remettre de l'argent dans les poches des chômeurs et de la classe moyenne au lieu de piger dans la caisse d'assurance-emploi pour juguler son déficit, a fait remarquer M.Duceppe.Dans ce même ordre d'idées, le critique bloquiste en matière de Finances, Yvan Loubier, estime que les réductions d'impôt profiteront davantage aux riches qu'à la classe moyenne.« Le surplus pour l'année 1998-99 va dépasser les 12 milliards et en 1999-2000, il va dépasser les 20 milliards.Ouvrez le budget de M.Martin et il a marqué 0 et 0 pour les deux années.C'est ignoble de faire des choses comme ça, c'est inacceptable.» Davantage d'assurance-emploi Selon M.Loubier, le gouvernement Chrétien avait les moyens de remettre de l'argent aux chômeurs et d'élargir les critères d'admissibilité à l'assurance-emploi.Il trouve regrettable que le budget parle de l'entente sur l'union sociale comme si le Québec en était signataire.Même son de cloche de la part du chef conservateur, Joe Clark.Pour lui, le budget de M.Martin n'est tout simplement « pas crédible ».Il aurait aimé voir un plan de réduction de la dette.De plus, le gouvernement aurait dû exercer un « leadership » pour assurer l'intégrité du système de santé.Enfin, la chef néo-démocrate, Alexa McDonough, estime que le remède prescrit par Paul Martin ne guérira pas le système de santé.Elle trouve décevant que le budget passe sous silence la création d'un programme de soins à domicile et d'un système d'assurance-médicaments.À ses côtés, la titulaire de la Santé, Pauline Marois, soutient qu'Ottawa « ajoute l'insulte à l'injure » en injectant en quatre ans 1,4 milliard pour améliorer l'information sur la santé.Ottawa met le pied encore une fois dans une compétence québécoise, accuse-t-elle : « On paie pour surveiller la santé, pas pour offrir plus de services.» La critique libérale en matière de Finances, Monique Jérome-Forget, estime, quant à elle, que c'est 500 millions et non 150 millions que le Québec reçoit de plus en transfert social.Elle s'est dite heureuse des baisses d'impôts : l'abolition de la surprime de 3 % qui perdurait pour les hauts salariés freinera l'exode des cerveaux, croit-elle.En revanche, elle est déçue qu'Ottawa n'ait pas touché aux cotisations à l'assurance-emploi, dont l'effet est dévastateur.Elle déplore aussi l'intrusion d'Ottawa en santé.Mario Dumont de l'ADQ ne voit pas de raisons de se réjouir du 1,4 milliard supplémentaire en péréquation.« C'est comme si on était content d'avoir un panier de Noël, j'aimerais mieux être dans une famille qui donne.C'est une prime à l'incompétence du Parti québécois à stimuler notre économie », lance M.Dumont.« BS pour État » Bernard Landry ne pavoise pas non plus devant la péréquation reçue en plus, un rattrapage non récurrent des trois dernières années.« C'est un écran de fumée, c'est l'aide sociale au niveau étatique, une sorte de « BS » pour État sous-national », clame-t-il.Il relève qu'au chapitre des achats, des subventions aux entreprises et des immobilisations d'Ottawa, « à ces trois postes d'injustices », le Québec a moins que sa part.Cette entrée imprévue pour la péréquation sera intégrée dans le budget québécois, mais M.Landry ne semble guère tenté de presser le pas dans la voie du déficit zéro.M.Landry se refuse toutefois à qualifier les éléments décevants du budget de représailles fédérales à l'endroit d'une province qui a refusé d'adhérer au projet d'union sociale piloté par Ottawa : il ne veut pas « prêter des intentions ».Pour M.Landry, le choix par Ottawa de la règle par habitant sur trois ans ne se justifie pas.Durant les années soixante-dix, le Québec s'est doté d'un réseau étendu de soins de santé, quand Ottawa remboursait les dépenses à 50 %.Ce réseau de services est demeuré, mais Ottawa s'est constamment retiré du financement.« Les besoins sont à Québec et l'argent est à Ottawa.Le fédéral garde l'argent », résume le ministre, qui estime que, sans les compressions imposées par Ottawa au cours des dernières années, le Québec aurait droit à quatre milliards de plus en transferts pour la prochaine année financière.«Voleurs comme Â8 Danone» Presse Canadienne « Ils sont riches comme Crésus, mais voleurs comme Al Capone », a dit le président de la CSN, Gérald Larose, pour décrire le budget.Les dirigeants syndicaux ont certes dénoncé le gouvernement fédéral sur l'admissibilité amoindrie à l'assurance-chômage, mais ils ont aussi réclamé des baisses d'impôts plus substantielles.Dans un monde idéal, selon M.Larose,« ça prendrait un relèvement de l'exemption personnelle de base », et « l'indexation complète ».La CEQ est aussi déçue.Lorraine Page a indiqué que les sommes investies dans la santé étaient bien accueillies, mais que « nettement en deçà des besoins ».Le président de la FTQ, Henri Massé, a commenté que ces cotisations au programme d'assurance-emploi étaient encore beaucoup trop élevées.« Il aurait au moins fallu élargir les conditions.» Pour le directeur québécois du syndicat des Travailleurs de l'automobile ( TCA ), Luc Desnoyers, le surplus de 11 milliards démontre que le gouvernement a trop coupé, trop taxé les classes moyennes et pauvres et pas assez redistribué la richesse depuis six ans.Selon le Congrès du Travail, les baisses d'impôts bénéficieront davantage aux riches.PHOTOS PC Place au maquillage Le ministre Paul Martin s'est livré à la maquilleuse avant une apparition à la télé, après son discours du budget d'hier.Trop d'impôts pour les patrons Les différents organismes patro- »-.-»»\u2022«< , I.»-v 1 * >.\u2014.¦ I >>.-»«\u2022.\\ i , « IICIUA Ulll viv.(,iwiv IU iiiinviiiv vu.baisses d'impôts.Au Conseil du patronat du Québec, on aurait souhaité moins de fardeau fiscal pour les particuliers.« Cela nous aurait mis dans une situation comparable aux autres pays industrialisés, notamment les États-Unis», a déclaré hier le président du CPQ, Gilles Tail Ion.De son côté, l'Ordre des comptables agréés du Québec a déploré l'absence d'une baisse d'impôts pour les entreprises.À la Caisse de dépôt cl place- ment du Québec, Jean-Claude S era ire, a constaté que les réductions d'impôts aux particuliers n'est « même pas le dixième » de ce que la Caisse proposait.Par ailleurs, le président de la Chambre de commerce du Québec, Michel Audet, a affirmé que le budget répondait à ses attentes : abolir la surtaxe et augmenter les crédits.Une déception : peu d'ef-furls sur la dette.Finalement, la chambre de commerce du Montréal métropolitain est « déçue de la faible réduction des impôts ».- \u2022\u2022\u2022\u2022 -\u2014 3 Un sparadrap ¦ Selon le président de l'Association médicale canadienne, Hugh Scully, le ministre des Finances n'a fait que poser un sparadrap sur un problème aux dimensions gigantesques.Selon lui, le budget ne tient pas compte de l'accroissement et du vieillissement de la population et du développement de la technologie.« Dans cinq ans, nous ferons encore face à une situation d'urgence.Avis divergents ¦ Déçue, la présidente de l'As- \".sociation canadienne des soins de santé, Sharon Sholzberg-Gray, s'attendait à plus d'argent -pour la santé.Pour sa part, la directrice générale de la Fédéra- .tion canadienne des infirmières, Mary Ellen Jeans, prévoit que i de nouveaux fonds seront déblo-qués pour embaucher des infirmières.La ministre de la Santé de la Colombie-Britannique, Joy MacPhail, estime que les transferts serviront à réduire les listes d'attente dans les salles d'opération.De son côté, le premier mi- ^ nistre albertain Ralph Klein s'at- ; 5.tendait à moins.Par contre, son y; collègue de l'Ontario, Mike Harris, doutait que les nouvelles sommes soient suffisantes pour absorber les coûts croissants des soins de santé.À Terre-Neuve, le ministre des Finances, Paul Dicks, aurait aimé avoir davantage.Universités heureuses V ?i.¦ La recherche universitaire est encore cette année une gagnante du budget fédéral.« Nous som-mes heureux que le gouvernement ait fait du savoir et de Pin-novation une priorité clé pour l'avenir », dit Robert Giroux, PDG de l'Association des universités et collèges du Canada.« Les instituts canadiens de recherche en santé sont une nouvelle initiative audacieuse.» \u2014 FEUQ et recherche ¦ Le vice-président de la Fédé- ï*l ration étudiante universitaire dit Québec, Daniel Baril,constate les\" rjgg sommes astronomiques investies dans la recherche, mais se désole .** du fait qu'elles n'aillent que dans deux principaux secteurs, »3 soit l'aérospatiale et la biotechnologie.« Ce budget révèle que gj c'est Ottawa qui décidera où ira gj l'argent destiné à l'enseignement l5 supérieur.» S Cégeps et bourses ¦ Profitant du budget d'hier, la Fédération des cégeps réitère qu'il est indispensable que le 2 gouvernement fédéral et le gou- £ vernement québécois reprennent très rapidement leurs discus- j?j sions au sujet des bourses du millénaire.Cohérence pour les jeunes r \u2022 ¦ Le Conseil permanent de la jeunesse déplore l'attitude du gouvernement fédéral, qui a confirmé le renouvellement de ~£ sa Stratégie emploi jeunesse,^ H forte de 465 millions sur trois '** ans.« Cette stratégie vient dé-doubler certaines actions menées au Québec et empêche d'établir £5 une cohérence dans les mesures qui visent les jeunes », a dit la présidente Clairandrée Cauchy.£\u2022 La Fédération étudiante collé- ^ giale du Québec réclame aussi ce rapatriement, sur le modèle de l'accord sur la main-d'oeuvre.Dette ou filet -.: - - -2 D « Le budget Martin, consacré Z à la santé, cache la priorité réelle /£ du gouvernement : accélérer le .remboursement de la dette, aux gj dépens d'une revitalisation réelle des services publics et du filet de sécurité sociale canadien.§5 Ceci est inacceptable », a déclaré Jacqueline Hekpazo, porte-pa-.\u2022 ^ role de la coalition Solidarité Populaire Québec, dénonçant la ^ « vision médico-comptable » de la santé.Chômeurs fâchés ¦ « On l'a écouté, le budget, et puis pas une seule phrase n'a évoqué la baisse des cotisations à l'assurance-emploi », s'est indigné Pierre Céré, porte-parole du Réseau national des sans-emploi.« Le scandale se poursuit.Le ministre des Finances continue de piger dans la caisse d'assurance-emploi pour équilibrer son budget.» « Les critères sont tellement restrictifs qu'on revient progressivement aux années 1940 et 1950.» Laval interpelle Québec ¦ Le maire de Laval, Gilles Vail-lancourt, a indique que le gouvernement du Québec pourra maintenant re non cor aux ponctions fiscales imposées aux villes.Le maire Vaillancourt a déploré l'absence d'un nouveau programme national de réfection des infrastructures urbaines, tel que réclamé par les municipalités.y LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 17 FÉVRIER 1999 Ernst & Youn budget analyse 1999 11 V Il ; il * Ottawa, le 16 février 1999 - Cet après-midi, l'honorable Paul Martin, ministre des Finances, a présenté son sixième buduet a la Chambre des communes.Grâce à la vigueur soutenue de l'économie canadienne, combinée aux effets durables des mesures des budgets antérieurs visant à accroître les recettes et à contrôler les dépenses.M.Martin prévoit un budget équilibré ou excédentaire pour une deuxième année consecutive.Ce serait la première lois en près de 50 ans.Le budget d'aujourd'hui propose des augmentations considerables de dépenses, particulièrement au chapitre des transferts aux provinces pour la santé, l'agriculture et la pèche.De plus, il prévoit un allégement fiscal très modeste pour les particuliers, prolongeant ainsi en grande partie les mesures du budget de l'année dernière.Finalement, le budget équilibré de M.Martin tient compte d'une réserve de 3 milliards de dollars pour des éventualités, montant à porter en réduction de la dette s'il n'a pas été utilisé a la fin de 1*exercice.Selon les prévisions de M.Martin, le maintien de la croissance économique, les taux d'intérêt peu élevés et ies effets des mesures budgétaires antérieures sur la structure des recettes et des dépenses donneront heu à un budget équilibré tant en 1999-2000 qu'en 2000-2001.Le rapport dette-PIB fédéral devrait reculer à 61.7% par rapport à son haut niveau de 1995-1996 de 71.2 %.Ces dernières années, ies finances fédérales du Canada se sont redressées de façon remarquable.Le déficit record de 42 milliards de dollars dont le gouvernement avait hérite en prenant le pouvoir - a! ors le problème économique le plus pressant du Canada - s'est transformé en excédent.Le gouvernement a pu ainsi commencer à réduire l'encours de la dette.La nouvelle priorité.Pour le reste de son mandat, le gouvernement s'est engagé à se concentrer sur le problème actuellement le plus criant de la nation : redresser le niveau de vie des Canadiens qui ne cesse de .se détériorer.Des perspectives financières favorables lui offrent la possibilité de renverser la vapeur en une génération.La baisse du niveau de vie au Canada, en chiffres absolus comme en chiffres relatifs, a été marquée.Le revenu après impôt réel par habitant est de 7 % inférieur à son sommet de 1989.La valeur du dollar canadien par rapport au dollar américain, indicateur clé de notre pouvoir d'achat international, a reculé du tiers au cours des 25 dernières années.Le PIB réel par habitant a chuté au-dessous de la moyenne des pays de l'OCDE.La capacité de l'économie canadienne à produire de la richesse est le défi premier du Ministre.La diminution de notre niveau de vie reflète la croissance très insuffisante de la productivité de l'économie canadienne, tant en chiffres absolus que par rapport aux réalisations de nos* principaux partenaires commerciaux, surtout les États-Unis.Le Canada doit briser le cercle vicieux qui a causé sa piètre tenue de la productivité.Des impôts trop élevés inhibent les nouveaux investissements et font fuir les travailleurs hautement qualifiés et très mobiles.nuisant ainsi à l'amélioration de la productivité et ralentissant la production et la croissance du revenu.Par conséquent, une dette élevée ou des taux d imposition supérieurs deviennent nécessaires pour compenser l'insuffisance du rendement du régime fiscal pour le gouvernement qui ne peut appuyer V infrastructure économique et sociale désirée.Pour revigorer la croissance de la productivité, qui est la base de la création de la richesse, il faut réduire le fardeau de la dette du Canada, améliorer la compétitivité de notre régime fiscal et.au besom, investir dans T infrastructure de notre économie, dont la santé, l'éducation et la formation.Pour réussir, les trois éléments de solution doivent concourir à l'objectif.Mais il y a une condition-essentielle : trouver la bonne combinaison.Besoin d'estimations budeétaires plus réalistes Avant de décider d'une stratégie pour répartir les efforts entre ces trois éléments, les Canadiens demandent une évaluation plus réaliste des perspectives financières actuelles, car celles-ci indiquent les moyens que nous avons à notre disposition pour relever ce défi.Dans ies budgets antérieurs, ies previsions prudentes de M.Martin en matière ae deficit font bien servi pour éliminer le cynisme rattaché à des perspectives beaucoup trop brillantes des ministres des Finances précédents.Mais c'est maintenant chose faite, et il est allé trop loin dans la direction opposée.Tout comme l'an dernier.les estimations de recettes présentées par le Ministre semblent minimisées, et les frais de la dette publique, gonflés par cies voies trop pessimistes à l'égard des taux d'intérêt L'excédent sous-jacent reel (c.-à-d.l'excédent en l'absence des nouvelles initiatives annoncées, dont les éventualités) pourrait s'approcher de 10 milliards de dollars en 1999-2000.voire dépasser ce montant au cours des exercices ultérieurs.Les perspectives financières sont meilleures et procurent maintenant la souplesse nécessaire pour essayer de nouvelles façons de redresser le niveau de vie.Mais une vue plus réaliste de notre situation financière s'impose pour favoriser la répartition la plus réaliste de nos efforts entre les solutions possibles.De plus, une sous-csumation excessive de l'excédent sous-jacent permet plus facilement au Ministre de dépasser ses prévisions de dépenses et de réaliser tout de même son excédent visé.Et cela parce que des recettes supérieures «imprévues» ou des frais de la.dette publique inférieurs aux prévisions compensent la hausse des dépenses (c'est ce qui est arrivé en 1997-1998.lorsque les dépenses de programmes ont dépassé le budget de près de 2.8 milliards de dollars, et pourtant en bout de ligne l'excédent a été supéneur aux prévisions).Cette façon de faire pourrait favoriser un contrôle moins efficace des dépensés de programmes et de la reddition des comptes publics, ce qui est loin d'être souhaitable.Des dépenses judicieuses! De nouvelles dépenses bien ciblées peuvent s'imposer pour améliorer notre efficacité à suivre révolution de l'économie.des données démographiques et des conditions sociales.Cependant.pareil investissement ciblé dans l'infrastructure de l'économie, y compris la santé, l'éducation et la formation, n'a pas à se traduire par un accroissement net du total des dépenses de programmes.M.Martin prévoit maintenant que les dépenses de programmes de l'exercice courant seront de 112,1 milliards de dollars, une majoration de 7.6 milliards de dollars par rapport aux estimations du budget de l'an dernier.Il aurait dû annoncer de nouvelles diminutions dans d'autres aspects des programmes, plus particulièrement les subventions, afin d'aider à financer ces nouvelles importantes dépenses, ce qui lui aurait donné toute la latitude pour réduire davantage la dette et les impôts.Et le remboursement de la dette! En visant un budget équilibré.M.Martin relègue la diminution de la dette au rang des objectifs après coup, retenant seulement la réserve oour éventualités de 3 milliards de dollars à porter en réduction de la dette si elle est inutilisée à la fin de l'exercice.Le Ministre n'est pas allé assez loin dans la réduction de la dette.Le remboursement pius rapide de la dette permet d'économiser des frais d'intérêt et stimule la progression des investissements, de la productivité et de la croissance en favorisant des taux d'intérêt et des taux d'imposition peu élevés.De plus, il augmente la souplesse financière en cas de ralentissement et assure une plus grande éauite entre les uenérations en allégeant le poids de la dette qui pèsera sur la prochaine génération de travailleurs.Un objectif d'excédent beaucoup pius adéquat pour chacun des trois prochains exercices serait de 6 milliards de dollars (dont la réserve pour éventualités de 3 milliards de dollars).Un tel excédent pourrait être affecté automatiquement à la réduction de la dette fédérale.Si la croissance annuelle du PIB gravitait en moyenne autour de 3.5 % à 4 % tous les ans.ce qui semble réalisable, le gouvernement pourrait ramener le rapport dette-PIB à environ 55 % en 2001-2002.niveau qui correspond en gros à celui du milieu des années 1980 et qui traduirait clairement aux marchés des capitaux la nature de notre engagement continu et le sérieux de nos progrès à ce chapitre.Réduction des impôts! Enfin, dans son souci d'allégements fiscaux et d'amélioration de l'équité fiscale.M.Martin propose aujourd'hui les mesures suivantes : \u2022 Hausse du revenu en franchise d'impôt - A compter du 1erjuillet 1999.le montant personnel de base passera à 6 794 S (7 131 S en 2000), et le montant pour conjoint et son équivalent, à 5 718 S (6 055 S en 2000).\u2022 Elimination de la surtaxe de 3 % pour tous les contribuables à compter du 1er juillet 1999 - Pour l'année civile 1999.les particuliers dont le revenu imposable est supérieur à 02 340 S verront leur taux d'impôt marginal le plus élevé baisser d'à peine 0,44 % (0.87 % en 2000).\u2022 Augmentation des prestations fiscales pour enfants pour les familles à revenu modeste ou moyen.\u2022 Correction envisagée des lacunes et de l'érosion correspondante de l'assiette fiscale canadienne en matière de placements à l'étranger au moyen de fiducies non-résidentes et de fonds de placement étrangers.\u2022 Imposition de deux nouvelles amendes aux tiers qui font de fausses déclarations ou des omissions en matière fiscale dans le cadre de la production de déclarations de revenus.\u2022 Incitation à ne pas fractionner le revenu avec des enfants mineurs, comme les dividendes imposables sur actions non cotées de sociétés canadiennes et le revenu provenant d'une société de personnes ou d'une fiducie lorsque cette société ou fiducie a tiré ie revenu de biens ou de services fournis à une entreprise exploitée par un parent de l'enfant ou dont le parent est actionnaire.Cependant, les initiatives fiscales présentées aujourd'hui par M.Martin sont trop timides et ne répondent pas au besoin urgent de baisser considérablement les impôts des particuliers comme des sociétés.Au Canada, le fardeau fiscal, tant pour les particuliers que pour ies sociétés, est bien supérieur à celui aux États-Unis, notre principal concurrent.Faute d'être concurrentiel, le régime fiscal canadien nuit à la productivité.Les investisseurs étraneers sont moms facilement attirés au Canada, préférant d'autres compétences territoriales offrant de meilleurs rendements après impôts.Les mesures de réduction d'impôt annoncées aujourd'hui n'amélioreront aucunement la croissance de la productivité et ne freineront pas l'exode des travailleurs hautement qualifiés, très mobiles et de plus en plus rares, qui émigrent en nombre grandissant vers les États-Unis.La vmueur de la situation financière fédérale laisse une plus grande marge de manoeuvre pour une * stratégie-globale de réduction des impôts, qui devrait comprendre ie rétablissement graduel de la pleine indexation de l'ensemble des tranches d'imposition et des crédits d'impôt, l'élimination des surtaxes fédérales, la réduction du taux marginal d'impôt des particuliers le plus élevé, ainsi qu'un relèvement du seuil auquel s'applique le taux marginal d'impôt le plus élevé.La stratégie devrait également prévoir un alignement plus étroit des taux d'impôt des sociétés sur les taux en vigueur aux États-Unis, comme le laissait entendre le rapport 1998 du Comité technique sur ia fiscalité des entreprises nommé par le Ministre.Une éclaircie à l'horizon.Moyennant les bonnes initiatives, notre économie peut redevenir plus productive et plus concurrentielle, haussant ainsi le niveau de vie des Canadiens.Mais pour y parvenir, il faut faire un usage plus audacieux de notre nouvelle souplesse fiscale.Et surtout, il faut beaucoup plus contrôler les dépenses et réduire davantage la dette et les impôts que dans le budget de cette année.Il y a toujours l'année prochaine.Vous pouvez vous procurer cette anaivse sur Internet : www.evcan.com i & yuuncj LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 17 FÉVRIER 1999 Le projet du Groupe Lépine divise l'administration Deux services condamnent le chantier résidentiel proposé GILLES GAUTHIER Deux services de la Ville de Montréal, celui de l'urbanisme et celui des parcs, jardins et espaces verts, ainsi que la Commission Jacques-Viger voient d'un mauvais oeil la construction de 69 maisons par le Groupe Lépine sur un terrain largement boisé situé dans le site du patrimoine du mont Royal.L'administration Bourque-Fortier propose l'adoption du projet, qui sera étudié mardi prochain par la Commission du développement urbain ( CDU ) du conseil municipal.Le dossier rendu public hier fait état des réticences et des recommandations.« La conservation de cette propriété comme espace vert serait fort souhaitable considérant ses caractéristiques, son histoire, sa valeur écologique, sa topographie, son couvert végétal et son appartenance au flanc sud du mont Royal », écrit le Service de l'ur-.banisme.Le Service des parcs, jardins et espaces verts émet un avis carrément défavorable et qualifie d'inacceptable le développement résidentiel proposé.Il met en relief « le nombre et la richesse exceptionnelle des îlots institutionnels, à flanc de montagne, dans la partie ouest du centre-ville.Le site de l'ancienne Ferme des Sulpiciens et son traitement paysager en paliers successifs constitue un élément majeur de ce « patrimoine vert » à préserver ».Le manège Le Moyne-d'Iberville est le seul bâtiment sur la propriété, qui a été vendue par le ministère de la Défense au Groupe Lépine et où oh trouve 215 arbres ayant un diamètre supérieur à 10 centimètres ( entre 40 et 45 centiipètres en moyenne ), dont 128 seront abattus.La Commission Jacques-Viger, dont les membres ( des spécialistes de l'urbanisme, de l'aménagement, de l'architecture du paysage, etc.) sont nommés par le conseil municipal sur recommandation du comité exécutif, « croit que la conservation de la propriété comme espace vert serait la meilleure manière de préserver les qualités paysagères du site et de mettre en valeur le bâtiment de la ferme ».Le Comité consultatif de Montréal sur la protection des biens culturels ne s'oppose pas à un projet résidentiel, mais demande des études plus approfondies de la végétation et du bâtiment patrimonial et fait des propositions visant à améliorer le projet.Tout en souhaitant le statu quo, le Service de l'urbanisme, qui sera amalgamé à celui du développement économique, baisse les bras en expliquant d'une part que la propriété a perdu son caractère institutionnel à la suite de la décision du fédéral de s'en départir et, de l'autre, que le Groupe Lépine a décidé de l'acquérir pour y construire des habitations.Le terrain est situé à l'ouest de l'avenue Atwater, au nord de Sherbrooke et à la limite de Montréal et, des 163 citoyens qui ont fait parvenir leurs commentaires après l'annonce du projet, 53 % étaient des Westmountais.Sept organismes se sont aussi prononcés.Au total, 96 % des signataires s'opposaient à la perte de l'espace vert et 76 % à la trop forte densité de l'occupation du sol par les maisons.Elle ne serait pas « en harmonie avec le quartier ».Le terrain donne sur le centre-ville.Rapport accablant du Curateur public sur Rivière-des-Prairies JEAN-FRANÇOIS BÉGIN Le Curateur public dépose ce matin un rapport dans lequel il demande que le Collège des médecins et l'Ordre des pharmaciens procèdent à une inspection professionnelle de l'hôpital psychiatrique Rivière-des-Prairies.Ce rapport, qualifié par plusieurs sources de « dévastateur », d'« accablant » et de « percutant », fait suite aux travaux d'un groupe d'experts dépêchés à l'hôpital en novembre afin de réviser les dossiers des quelque 400 patients sous curatelle publique de l'institution, sur un total d'environ 500.Selon nos informations, le rapport remet en question plusieurs pratiques médicales ayant cours à Rivière-des-Prairies \u2014 notamment au sujet de l'utilisation des médicaments\u2014> de même que le recours exagéré aux contentions physiques.Dirigé par un médecin du Curateur public, Michelle Montplaisir, le groupe d'experts comprenait aussi quatre consultants externes.Sa constitution avait été une des premières décisions du nouveau Curateur public, Pierre Gabrièle, après son entrée en fonction à la mi-octobre.Le mois dernier, M.Gabrièle avait indiqué à La Presse que de telles visites seraient désormais effectuées tous les ans dans les établissements psychiatriques et les centres d'hébergement où le nombre de ses pupilles le justifie.Le rapport déposé aujourd'hui ne sera pas le premier à faire état de situations déplorables à Rivière-des-Prairies.En 1985, une commission d'enquête dirigée par Me Richard Shadley avait mis au jour plusieurs pratiques abusives dans cet établissement.Plein la vue ! 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A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 17 FÉVRIER 1999 \tin\triiiipii \t\t Faites-vous plaisir.Sur toute la ligne.«i EL Edition Spéciale 1 Radio AM/FM avec lecteur CD $f Croupe électrique 3f Régulateur de vitesse sf Puissant moteur VTEC Système d'entrée sans clef té Deux coussins gonflables (SRS) cf Climatiseur et tellement plus.r ¦ I ¦ tf Voyez la nouvelle Acura 3.2TI 1999 35:000$' Voyez la nouvelle Integra 1999 1 / rrwiirt* 288$/mois One vision qui inspire un élan île passion, acura \u2022Ortrt* de locatlon-hail d'une durée limitée, par l'entreraite de Honda Canada Finance Inc.S.A.C Tariff mensuel* de location-bail d'une durée de 48 mol», établi* pour le» Acura 1.6EL (nsodrle MB454X) rt Inleffrn (modèle D0434X) 1999.Total de» paiement» : 138\"J4 $/ 15 744 $ pour la 1.6EL et 13 81i4 S pour Cintrera, l'n acompte de 1740S/0S pour 1a I.M I.et de 3995$ pour l'Interfra, un dépôt de «eeurité et un premier vertement -ont requis.Le* modèle* offert* peuvent différer de l'illiMlration.Allocation de 24 (KM) km par année (frai» de 0.10 S par km »upplcmrntaJre).Taxe».Inunatrirulnlion et «attirance en au».A Ja fin du bail, voua pouvez retourner le véhicule au ronceasionnalre ou l'acheter pour une valeur rrwiduellc prédéterminée.TDSF de 19 800 S |k>ur la 1.6KI.et de .HT» WK» $ pour la 3.2TL 1999.Transport et prêparatioii (850 $), frai» d'immatriculation, OMuraneca et utxea en au».Le concessionnaire peut veudre à prix moindre.Garantie Acura limitée de 5 on»/100 000 km.Voyez votre conceMionnaire pour plu» de détail».Le* deux premier» aerrieea d'entretien «ont compris.Afiatance routière 24 heures Acura.Acura les concessionnaires fiables ® ACURA PLUS 255, botlL do la Seigneurie Blain ville GALERIES ACURA 7100, boul.Métropolitain Est Anjou ACURA DE LAVAL 2500, boul.Chomedey Laval ACURA GABRIEL 4648, boul.Saint-Jean DolUfd-dès-Ormeaux LUCIANI ACURA 4040, rue Jean-Talon Ouest Montréal ACURA BROSSARD 9100, boul.Taschereau Bros sard Serge Brousseau Le tueur du métro s'avoue coupable La victime avait agressé une de ses connaissances Martin Lamoureux, qui a tué un homme à coups de marteau dans la station de métro Pie-IX, le 18 novembre 1997, s'est avoué coupable d'homicide involontaire, hier, à la veille de son procès pour meurtre.Devant le juge Fraser Martin, de la Cour supérieure, les avocats ont suggéré une peine de 16 ans d'emprisonnement, moins les 15 mois déjà purgés préventivement, qui comptent double selon une certaine tradition judiciaire.La peine totale suggérée serait de 13 ans et demi à compter de maintenant.Le juge Martin rendra sa décision le 25 février.La victime, Serge Brousseau, 50 .ans, avait vécu dans l'entourage de .Lamoureux, il y a une dizaine d'années.Et Lamoureux, maintenant j âgé de 21 ans, s'est souvenu cet automne-là que Brousseau avait agressé sexuellement un enfant de son entourage.Brousseau a d'ailleurs été condamné à 45 fins de semaine de prison en 1992 pour agression sexuelle sur cet enfant.C'est pour venger cela, apparemment, que Lamoureux a attaqué Brousseau.Le meurtre avait eu lieu dans un wagon plein de passagers, vers 22 h 45.Lamoureux s'était jeté sur Brousseau avec un marteau à dé-bosselage et l'avait frappé à plusieurs reprises, semant l'effroi parmi les passagers.a ¦ \u2022 ft i > \u2014» \u2022 \u2022 Des idées intelligentes.Freins antiblocage aux quatre roues pour plus de contrôle sur la chaussée glissante et dispositif antivol PASSLock.Des idées qui font du bruit.Radiocassette AM/FH el insonorisation supérieure de l'habitacle.qui Mise au point tous les 160 000 kilomètres.Des idées pratiques.Volant inclinable et porte-gobelet placé ù la gauche du volant spécifiquement pour le conducteur.Comptant\tMensualité OS 1414$ 2 747 S\t308$ 268$ 228$ 22 irlV /mois location 36 mois Les meilleures idées sont souvent les plus simples.La Ma I ibu en est un bon exemple, sa conception de qualité refoule d'ingéniosité ce qui agrémente vos déplacements.Et quand on regarde son prix, on se demande pourquoi on se priverait d'autant de bonnes idées.L'Association marketing des concessionnaires Chevrolet Oldsmoblle du Québec suggère aux consommateurs de lire ce qui suit.Offres d'une durée limitée, réservées aux particuliers, l'appliquant aux véhicule* neuf* 1999 en stock, comportant I ensemble ries équipements décrits ci-dessus.Photo a titre indicatif 'Poiements mensuels boses sur un bel avec versement initial (ou échonge équivalent) (voir lobleou) Trompait et preparation indus.Immatriculation, assurante et taies en sus.Depot de sécurité d'au plus 37 S S et premiere mensualité exigés a la trvroison.Sujet o (approbation du credit.Fran de 12c du km opres60 000km.Une commande (ouéchange) de véhicule peut être requise.Pour plus d'information, voyez votre concessionnaire portxipont ou miter www grmonoda corn* ¦\u2022i .* la MalifiôTCônnue ppnj en prendre.Reconnue pour en donner._ « _ , ,__ LA PRESSE MONTRÉAL, MERCREDI 17 FÉVRIER 1999 A 11 Affaire Barrière: un témoin réapparaît.mais reste muet YVESBOISVERT L'ex-détenu Denis Filion, qui est poursuivi avec le magazine Frank et CKVL pour diffamation par le juge Jules Barrière, est finalement apparu à son procès.mais a décidé de se taire.Filion, 41 ans, devait témoigner pour sa défense lundi dans ce procès civil présidé par le juge Claude Tellier, à Montréal.Mais il ne s'est présenté ni lundi ni hier matin, et ! il n'avait laissé aucun message à son avocat.Comme il n'a pas d'adresse connue, son avocat est incapable de le joindre.Le juge Barrière a alors présenté une brève contre-preuve.Il a appelé deux procureurs de la Cou- ronne impliqués dans le premier procès pour meurtre de Filion, en 1986-87, et deux policiers de Hull qui ont dit n'avoir subi aucune influence ni reçu aucun ordre du juge Barrière concernant le dossier Filion.C'est que Filion, condamné en 1987 puis acquitté lors d'un deuxième procès en 1994, poursuit la police de Hull, le procureur général et le juge Barrière pour 6,5 millions.Le juge Barrière n'a rien eu à voir avec son procès, mais il a rencontré le témoin à charge le matin de l'enquête préliminaire de Filion, en 1986.Ce témoin, une exprostituée nommée Denise Labelle, est une vieille connaissance du juge Barrière, qui l'a conseillée au fil des ans alors qu'il était avocat à l'aide juridique.Elle a voulu rencontrer le juge pour se rassurer quant à sa sécurité.Cette rencontre, critiquée comme inappropriée par le juge Réjean Paul lors du deuxième procès Filion, a servi à ce dernier pour affirmer que le juge s'était ingéré dans son dossier et lui avait causé le plus grand tort.Les deux policiers et les ex-avo- cats de la Couronne ont dit n'avoir reçu aucun commentaire relatif au procès de la part du juge.À un avocat de la Couronne, Georges Benoit, qu'il a rencontré par hasard, le juge Barrière a fait part des inquiétudes de Labelle, mais sans plus, a-t-il dit.Vers 15 h, la preuve était complétée et, sans nouvelle de Filion, le juge a ajourné l'affaire à jeudi.Tout le monde avait plié bagage.quand Filion surgit ! On rappelle le juge Tellier.L'avocat de Filion demande alors la permission de rouvrir l'enquête, pour faire entendre le témoignage « essentiel » de Filion.Le juge décide d'abord d'entendre les explications du défendeur.Filion, quelque peu fébrile, raconte qu'il a eu un accident près d'Ottawa dimanche soir et n'a pu se présenter.Le juge sourcille mais accepte de l'entendre.Une pause est décrétée et en revenant, l'avocat annonce au juge qu'il ne fera pas entendre son client.Personne n'est donc venu contredire le juge Barrière et Denise Labelle, qui affirment ne s'être jamais rencontrés dans un hôtel, comme l'a prétendu Filion \u2014affirmation diffusée à CKVL et rapportée dans Frank, à l'origine de cette poursuite d'un million.Les avocats plaideront demain.I \u2022 I * ¦» J I w ft -.fx * \u2022i r * M * - ANGLAIS COURS AXES SUR LA CONVERSATION Petits groupes : 3 à 7 personnes; admission continue COURS INTENSIFS & jour, 25 11/semaine 135$/semaine* àtemos partieletsemi-lntenslfs matin.après-midi.solf.samedi 1à7fois/sem.*190$/30h* école de langues postmoderne accréditée par Emploi-Québec (SQDM) 5268, av.du Parc www.co nverlang.com\t278-5309 * t\t loto-quéte££&\t Tirage du 99-02-16 J__2 HJ4 21 26.28 29 30 31 35 38 40 44 48 50 52 60 64 67\tTirage du 99-02-16 3 4 851 0285 \tïgtra Tirage du 99-02-16 NUMÉRO: 647514 { T V A, 1 f HFvHAU f)FS TlHAC.rs\t Let mocaJ liés tfencafcaemant dit Mtoti oag nanta paratoaam au verso dee billets.En cas de d tepartà entre côte liste et la liste offideft», cette derrière a priorité.\t La P requiert les services de CAMELOTS, ADOLESCENTS ET ADULTES (avec ou sans voiture) dans les secteurs suivants: \u2022 SAINT-BRUNO \u2022 CHAMBLY \u2022 RICHELIEU Travail à temps partiel \u2022 Livraison de La Presse devant être effectuée avant 6 h 30, le matin, du lundi au vendredi et avant 8 h, le week-end.\u2022 Responsable de la perception des abonnés.Rémunération À commission Téléphonez à: (514)285-6911 CM e \\.- ' lit ^S^Q^fJAIN T0URB1LL0N> «s* tKTAURANTS LASSAQ 1£ê EXERCICES.F0RFA.IL à partir 'gêm par personne _J> an occupation double \u2022 Chambres de catégorie supérieure incluant 1, 2 ou 3 repas \u2022 Stationnement intérieur h titre gracieux \u2022 Salle de réunions \u2022 2 pauses-café par jour \u2022 Équipement audiovisuel de base \u2022 Frais de service Aussi disponible: Autres forfaits animation pour groupe \u2022 service de secrétariat r fi * I i HÔTEL / Ma noir SSaint-auveur www manotr-samt-sauveur com 1 800 361 -0505 T Evénement Profitez d'offres avantageuses pour vos tout-petits ! 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