La presse, 9 mars 1999, Cahier A
[" / e plus Ljminl (jiioliilit'ii frciiiûiis J'Amcriciuc Montréal/ mardi 9 mars 1999 115* année No 137 68 pages, 4 cahiers 60 Association puhlicitaiie des côncesstonfi.mes Chrysler me.(HKYSLER K approuve JEAN-FRANÇOIS BÉGIN La petite pilule bleue a franchi le dernier obstacle qui la séparait de son arrivée dans les pharmacies canadiennes : homologué hier par Santé Canada, le Viagra devrait être disponible sur ordonnance d'ici la fin du mois.Selon ce qu'a appris La Presse, le fabricant du Viagra, Pfizer Canada, doit annoncer la nouvelle ce matin en conférence de presse à Montréal.Hier, le porte-parole de Pfizer, Don Sancton, a refusé de confirmer ou d'infirmer l'information, se contentant d'indiquer que la compagnie « ferait de la publicité aussi tôt que possible après avoir reçu l'autorisation de Santé Canada ».M.Sancton a précisé que les premiers comprimés seraient disponibles environ trois semaines après l'obtention de l'aval du ministère fédéral.Le médicament sera fabriqué dans une usine française de Pfizer, mais sera emballé à Arn-prior, à l'ouest d'Ottawa.L'homologation du Viagra, le premier comprimé disponible pour traiter l'impuissance, n'est pas une surprise, le comité médical de Santé Canada lui ayant donné sa bénédiction le mois dernier.Les étapes suivantes, soit l'examen par un comité pharmaceutique et la vérification du respect des directives d'étiquetage, étaient considérées comme des formalités.Le Canada n'aura certes pas été un pionnier dans l'acceptation de ce nouveau traitement de la dys-fonction érectile, disponible depuis près d'un an aux États-Unis et déjà approuvé dans 70 pays, dont l'ensemble des pays de l'Union européenne, le Japon, le Brésil et l'Australie.Aux États-Unis, le Viagra a suscité une ruée sans précédent, devenant le plus grand succès commercial de l'histoire de l'industrie pharmaceutique.Depuis le lancement du médicament, quelque huit millions de prescriptions ont été ordonnées à plus de quatre millions d'hommes.Le médicament n'est pourtant pas donné : il en coûte pas moins de 10 $ US ( 15 $ CAN ) par comprimé.loto-québec Tirage du 99-03-08 13 J21 26 27 28 30 32 33 36 40 42^46 48 52 54 55 58 61 62 64 Tirage du 99-03-08 3 4 433 3574 Tlrago du 99-03-08 NUMÉRO: 076881 T V A.t l- RFSBÀ'U OFS TIRAGE ?Le 6 modalités tfericaJft&ament om Mats aegnanti parateetot au verso dos biiiats.En cas te dispariià entre cette bk) et la listo offctote.cette dernière a priorité.Collection Hiver 75 De rabais Seulement chez LES sous m S1LXS Uà.iltU 1195 STE-CATHERINE 0.Vente effectuée par Mteyi|jMrifr CAMELOTS, ADOLESCENTS ET ADULTES demandés, à temps partiel, pour la_ livraison de L«i Presse a ûômiuiit» (Avec ou sans voiture) Dans les secteurs suivants : \u2022 Dorion \u2022 Vaudreuil \u2022 île Perrot Responsabilités \u2022 Livraison de La Presse devant être effectuée avant 6 h 30.le matin, du lundi au vendredi et avant 8 heures, le week-end.\u2022 Perception des abonnés.\u2022 À commission.Pour rejoindre l'entrepreneur de votre région, composez le : (514)285-6911 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 9 MARS 1999 A5 De tout, mais surtout de rien \u2022 ta Avec un à-propos dont il faut les féliciter, les Forces armées canadiennes ont attendu la journée de la femme pour annoncer qu'elles envisageaient de doter les femmes militaires d'un soutien-gorge de combat, qu'il reste toutefois à concevoir (La Presse d'hier, page 21 ).Les soutiens-gorge dits « sportifs » compriment trop les seins.Les soutiens-gorge athlétiques à courroies renforcées sont inconfortables, bref les couturiers militaires sont à leur table à desseins.En attendant, les imbéciles ne manqueront évidemment pas de faire des farces plates, et des jeux de mots idiots.Pourtant, quoi de plus normal qu'un soutien-gorge de combat pour un fantassein ?S'cusez.Ayant donc parlé de la femme hier, et se gardant le budget pour demain, le chroniqueur se disait que c'était une bien belle journée pour vous annoncer l'arrivée du printemps en la personne d'un carouge à épaulet-tes sur un piquet de clôture juste devant ma fenêtre.Moins quinze ! Il avait l'air de regretter d'être remonté si tôt ( les carouges passent l'hiver en Virginie ), mais c'est quand même le printemps que nous annonçait remplumé en se gelant cucu dans son tutu.Allô, oui ?Une expérience sur le sommeil ?Qui parle ?C'était le département de psychiatrie de l'Université McGill.Un farceur a laissé mon nom au centre de recherche qui recrute des sujets de 25 à 65 ans pour des études sur le sommeil.Les candidats doivent avoir vécu des expériences inhabituelles, telles que recevoir des messages d'extraterrestres, ou d'appareils électriques.Ce n'est pas une blague.L'annonce a semble-t-il été publiée dans Le Devoir.Un farceur, se faisant passer pour moi, a prétendu que je recevais des signaux de mon toaster.C'est faux donc.Par contre, j'ai parfois l'impression d'écrire cette chronique pour une bande de moules à gaufres.Eh oui.je parle de vous, amis lecteurs.Je viens de passer la fin de semaine à lire les textes que vous m'avez envoyés pour le projet de livre fin de siècle et, mon Dieu, mon Dieu, me voilà bien embêté.Vous relisant, je fais trois piles.La pile oui.La pile non.La pile « on va voir ».Pour l'instant la pile « on va voir » et la pile non sont à peu près égales.Et les oui font un tas tout petit tout petit.C'est pas les chars, comme on dit.De l'opinion, de l'éditorial, du jugement global sur le siècle, du fond de tiroir, du vieux souvenir, du regard nostalgique.L'exercice de style pullule avec des bonheurs forcément divers et inégaux.C'est très embêtant.Je ne vous voulais pas écrivain.Je vous voulais journaliste.Je vous voulais en train de vivre cette fin de siècle.Pas en train de l'écrire avec des effets de plume.Mais pour être tout à fait franc, ce qui me décourage plus encore, c'est Internet.J'ai découvert sur Internet \u2014 je n'étais pas branché quand j'ai lancé le projet \u2014 des dizaines de lieux où les gens témoignent du moment présent , dans des journaux personnels, exactement comme je souhaitais que ce livre le fasse.Cette fin de siècle s'écrit sur des babillards virtuels et je suis en train de me demander pourquoi je devrais la recopier sur du papier.Alors ?Alors je ne sais pas mon vieux.Je finis de monter mes trois piles et je vous en reparle.LA MÉCANIQUE DE LA COMMUNICATION \u2014 Rien à voir avec ce qui précède.Depuis longtemps, je veux vous toucher un mot de vos lettres anonymes.Je ne vous ferai pas le coup « du courage de ses opinions » et même, je vais vous dire un truc, que vous si- Pierre FOGLIA gniez ou pas une lettre d'insultes ne fait aucune différence.Mais c'est quand vous élaborez un commentaire et que vous terminez votre lettre par : « Vous comprendrez que je ne m'identifie pas.» Non, je ne comprends pas.Vous ne souhaitez pas vous retrouver dans le journal ?C'est tout simple : spécifiez que votre lettre est confidentielle.Ça finit là.Des fois, j'ai très envie de vous appeler juste pour comprendre comment la communication ne s'est pas faite ou s'est mal faite.C'est mon métier, la communication.Comment ça marche, les pannes, les distorsions.Si je réparais des ordinateurs, j'irais voir dedans, je dirais ah tiens c'est ce circuit-là qu'est brûlé.Mais je ne répare pas des ordinateurs, je parle à du monde.Fait que laissez-moi une adresse que je puisse aller voir quel fil est fucké dans votre petite tête de vache.Marci bien.BÉBÉS LALA \u2014 C'est pas pour me plaindre de la langue que l'on parle et que l'on écrit.C'est pas pour déplorer que les gens parlent mal.Et de un, je me fous de comment les gens parlent.Et de deux, le niveau monte quoi qu'on en dise, on écrit et parle bien mieux qu'il y a vingt ans.Et de trois, les pions de la langue m'ennuient, tout ce qu'ils savent faire avec la langue c'est des règles, lécher le cul des timbres et parfois écrire des chansons assommantes.N'empêche que ÇA LA PAS d'allure.Je parle de cette fixation du langage, de ce « LA » superfétatoire, de ce phonème parasite qui fait actuellement « lalayer » toute la province.Ça LA pris du temps.Ça LA eu comme effet.Ça LA cassé ici.Ça L'existé.Ça LA pas fonctionné.Ça LA rien donné.Ça LA pu d'allure, à la fin ! Je n'en fais pas une susceptibilité grammaticale, mais un suprême agacement d'oreille.Il y a de la fixation infantile et du « parler bébé » dans cette molle linguale : lalalala.Cessez de vagir, vous être grands maintenant.ENCORE UN PETIT COUP DE LANGUE \u2014 Doit-on dire la date butoir ou la date boutoir?1- < J'en parlais dimanche matin avec mon ami et collègue Robert Duguay.De retour de Terre-Neuve où il a couvert les Jeux du Canada, à peine ses valises posées, Robert m'a appelé de toute urgence pour avoir des nouvelles des Expos.\u2014 Sais-tu si on a décidé d'une nouvelle date butoir ?\u2014 Je crois qu'il faut dire boutoir mon vieux Bob, et non butoir.Boutoir comme dans « Y'a tout de même bien un boutt ! » \u2014 Non non, insista mon collègue, il faut dire butoir comme dans but.Que serait l'Homme sans but, Foglia, je te le demande ?\u2014 Je te renvoie la question : que serait l'Homme sans boutte ?Nous brisâmes là.Je partais pour la messe.Il allait promener son chien.Mais la question reste entière, et je vous la pose, ami lecteur dont je sais la grande sagesse : Est-ce le boutte ou le but qui confronte l'Homme à ce qu'il est ?Ah.0) Par exemple en anglais, www.opendiary.com En français.Le cercle des jours écrits et imagés, www.colba.net/~micheles/cercle i ¦ Le silence des agneaux Agence France-Presse ACCRA La police ghanéenne qui traquait une bande de malfaiteurs est restée bouche bée lorsqu'elle a découvert 36 moutons et chèvres que leurs ravisseurs avaient empêchés de bêler en leur enduisant les mâchoires de colle forte instantanée.Selon une source du quartier général de la police à Accra, qui a révélé l'affaire, les trois malfrats, Kwabena Ye-boah, Akwasi John et Ibrahim Banda, avaient stocké leurs prises dans un véhicule volé et étaient également en possession d'un pistolet de fabrication locale et de munitions.L'affaire s'est déroulée dans la région de Brong Ahafo, à 300 km au nord de la capitale, où les bandits, après avoir dérobé un taxi et un minibus, ont commencé à faire le tour de la ville pour voler moutons et chèvres.Ces animaux commencent à faire l'objet de spéculations à l'approche de la fête traditionnelle de la Tabaski, la fête du Sacrifice, dans moins de trois semaines.Le doigt coincé dans un distributeur de préservatifs Agence France-Presse COPENHAGUE Un Danois de 20 ans a eu, samedi soir, son doigt coincé pendant plus de deux heures dans un distributeur de préservatifs d'un bar de Thisted avant d'être libéré par les services de dépannage de la Ville.ïl avait voulu, vers 3 h, prendre un condom dans l'un des tiroirs du distributeur automatique qui s'était refermé soudainement sur son doigt.Des consommateurs ont tenté en vain de l'aider à se libérer.Il a fallu finalement transporter le jeune homme avec son doigt pris dans le distributeur au centre de secours et de dépannage pour parvenir à séparer l'infortuné de la machine.Le doigt n'a pas trop souffert de cet incident.\u2022 \u2022 L'odeur du fric Agence France-Presse HANOVRE, Allemagne L'argent n'a pas d'odeur, mais les policiers de Hanovre ont pu, grâce à leur flair, mettre la main sur quelque 20 000 dollars en liquide qu'un passager avait négligemment laissé partir par la cuvette des WC du train Hanovre-Brunswick.Les billets, minutieusement empaquetés dans du papier cellophane, ont été découverts sur la voie et rendus à leur propriétaire, a indiqué la police de Hanovre.Le passager distrait, un homme de 36 ans qui voulait s'acheter une voiture, avait cru bon, par peur des pickpockets, de voyager avec les liasses dissimulées dans son caleçon.Toutefois, ayant oublié son stratagème lors d'un petit tour aux toilettes, il avait laissé sa fortune partir par la trappe grande ouverte de la cuvette.En Formule Mike, les trucs pour aller plus vite sont tous permis.\\- y X Y ~ \u2022 %Ç Passez voir un détaillant Mike près de chez vous: Fabrevilîe SRAD Communications Inc.340, boul.Curé-Labelle (450)622-1748 Laval Digital Radiocommunication Inc.1811, boul.Curé-Labelle (450) 973-3443 Raytech Electronique Inc.1451, boul.des Laurentides (450)975-1015 D.L Communications 1521, Autoroute 440 Ouest (450) 682-3888 Montréal Action Télécom 1531, Notre-Dame Ouest (514)989-9952 Radio Service LCT Inc.7537, Henri-Bourassa Est (514)953-4864 Boutique Cleamet 950, Ste-Catherine Ouest (514)871-1414 Instant Page 3962, Ontario (514)527-2550 St-Hyacinthe Darsigny Communication 892, Des Cascades (450)773-1988 St-Laurent Centre de communications d'affaires Cleamet 440, rue Isabey (514)344-4200 CCEB INC.7955, Trans-Canadienne (514) 745-5555 St-Lazare Les Services Technologiques D AT.T.2774 E, ch.St-Charles (450) 458-7158 \u2022 i Pendant que votre concurrent parle encore à des boîtes vocales, vous êtes depuis longtemps en Contact Direct avec la personne qu'il faut.\u2022 Contact Direct\"'; 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PHOTOS J0CEIYN BERNIER, cdbbonfon spéciale Claude Bonnelly, directeur de la bibliothèque de l'Université Laval, a dû annuler 2800 abonnements de périodiques depuis deux ans.Étudiant en philosophie à Laval, David Carrier s'inquiète de Timpact des compressions sur les bibliothèques : « En philosophie, on a réduit Tachât de livres pour pouvoir conserver les abonnements aux périodiques.» Même scénario à l'UQAM, où le directeur général des bibliothèques convient cependant que les titres annulés étaient rarement consultés.a Nous avons annulé les cas pathologiques.Mais ça pourrait devenir catastrophique si nous sommes forcés d'annuler les abonnements à des périodiques consultés des dizaines ou des centaines de fois par an », dit Jean-Pierre Côté.Malgré les annulations, les pé- riodiques grugent une part de plus en plus grande des budgets d'acquisition.« À l'UQAM, il y a six ou sept ans' explique M.Côté, 55 % du budget était consacré aux abonnements.Aujourd'hui, c'est 82 %.» Ce qui veut dire moins d'argent pour les livres.Une situation que déplore, parmi plusieurs autres, le linguiste Paul Pupier : « Les étudiants doivent avoir accès à des écrits qui ont eu le temps de mûrir, comme les monographies.» D'ailleurs, il se publie toujours plus de livres.Une étude de rUNESCO a estimé que durant la seule année 1994, 800 000 livres avaient été publiés.« Nous en avons peut-être acheté 30 000 cette année-là », estime la bibliothécaire en chef de McGill, Frances Groen.À l'Université du Québec à Trois-Rivières, c'était moins de 7000.Autrement dit, les universités québécoises possèdent d'année en année une proportion toujours plus faible des publications scientifiques disponibles.« Ce n'est peut-être pas le Tiers-Monde, mais si ça continue.», laisse tomber Michel Jacob, de 1TJQTR.Si ça continue, il arrivera de plus en plus souvent aux professeurs et aux étudiants de ne pas trouver à la bibliothèque le livre ou l'article qu'ils cherchent.« Nous avons une grande bibliothèque, mais ils prennent leur temps pour commander les nouveautés que nous suggèrent nos professeurs », se plaint Caroline Martel, étudiante en science politique à l'Université de Montréal.« La bibliothèque a de moins en moins de livres, et les collections de certains périodiques s'arrêtent à telle ou telle année », déplore Marc Bellemarre, étudiant en économie à l'UdeM.« Il y a quelqu'un ?» En général, cependant, les étudiants que La Presse a rencontrés sur les campus au cours des dernières semaines ne se plaignent pas trop.Ni de la présumée pénurie de livres, ni des baisses de personnel.Le nombre de cadres, le nombre de bibliothécaires et surtout le nombre de commis a pourtant beaucoup diminué depuis quelques années.Certains services ont été abolis.À l'UQAM, le Centre de documents en sciences humaines n'existe plus.À McGill, le nombre de bibliothèques est passé de 24 à 16.À Laval, les heures d'ouverture ont été réduites pendant l'été.Là encore, comme le dit Michel Jacob de 1TJQTR, ce n'est pas le Tiers-Monde.Les problèmes des bibliothèques universitaires québécoises sont relatifs.« Le budget d'acquisition de l'Université de Toronto est de 15 millions », affirme Claude Bonnelly, de Laval.Quinze millions, c'est l'équivalent des budgets de McGill, Montréal et Laval combinés ! Et la situation s'aggrave.À Laval, M.Bonnelly doit maintenant songer à fermer la bibliothèque la fin de semaine, bien qu'on enregistre 65 000 entrées les samedis et dimanches de l'année académique.Tous pour un Pour pallier les trous dans leurs collections, les bibliothèques des universités ont entrepris il y a quelques années de coordonner leurs achats.Ainsi, un étudiant ne trouvant pas tel ouvrage dans son université peut toujours le faire venir par le prêt interbibliothèque.Cependant, cela exige quelques jours d'attente.En espérant que le volume en question n'ait pas déjà été emprunté.Dans la région de Montréal, les étudiants peuvent se rendre dans une autre université de la métropole.Mais ce n'est pas une situation idéale, affirme l'historien Paul-André Linteau : « C'est une question d'accessibilité rapide.Si un livre n'est pas à l'UQAM, je peux aller à McGill.Mais je perds deux heures pour me rendre là alors que j'aurais pu simplement prendre l'ascenseur.Une fois, ce n'est pas grave, mais si je fais ça toute la session.» En outre, ce « système D » sera lui-même menacé si les compressions se poursuivent, soutiennent les bibliothécaires.Dans la mesure où les ressources sont rares, les bibliothèques tendront toutes à n'acheter que les titres importants.Il y aura alors homogénéisation des collections, et moins de partage possible.Entre Gutenberg et Gates ANDRÉ PRATTE Inaugurée l'automne dernier, la superbe bibliothèque Nahum Gelber de la Faculté de droit de l'Université McGill a un côté schizophrène qu'illustre bien sa salie des livres anciens.« Même la salle la plus conservatrice de la bibliothèque est équipée des prises permettant de brancher un ordinateur personnel sur l'Internet ! » souligne le bibliothécaire.Bob Clarke.C'est qu'en concevant la bibliothèque, les responsables ne savaient trop jusqu'où ils devaient s'aventurer dans le futur, c'est-à-dire dans le monde de la bibliothèque virtuelle.Fallait-il réduire l'espace attribué aux rayons, sachant que, d'ici quelques années, la plupart des périodiques seront disponibles sur le Web ?Deux écoles de pensée se sont affrontées, et la bibliothèque de rue Peel est le fruit d'un compromis.Le chercheur qui dispose de son ordinateur portable peut s'installer à n'importe quelle table de travail, se brancher sur Internet et consulter l'une des nombreuses publications électroniques auxquelles la bibliothèque est abonnée.De son côté, le nostalgique pourra continuer pendant encore plusieurs années à feuilleter les revues, les dernières parutions et les grands livres de loi des siècles passés.« Nous croyons que dans 25 ans, la majeure partie de notre collection sera toujours constituée de livres, explique M.Clarke.Par contre, il est fort possible que nous disposions d'un moins grand nombre de bouquins qu'actuellement.C'est pourquoi nous avons demandé aux architectes de concevoir un bâtiment le plus polyvalent possible.» Un exemple parmi tant d'autres : une partie de l'éclairage est fixé aux rayons plutôt qu'au plafond.« Le jour où nous voudrons enlever les rayons, nous n'aurons pas à refaire tout l'éclairage », dit le bibliothécaire.Cette incertitude quant à l'avenir, M.Clarke la partage avec tous les responsables des bibliothèques universitaires du Québec.En pleine période de compressions budgétaires, ils ont dû prévoir des investissements substantiels dans les nouvelles technologies.Dans les bibliothèques visitées par La Presse, le système informatique a été changé fout récemment, des PC branchés à l'Internet remplaçant les vieux terminaux.Des salles de cours permettant aux étudiants de se familiariser avec les nouveaux outils de recherche ont été aménagées, équipées des modèles d'ordinateurs les plus récents.La révolution WWW nécessite l'embauche ou la formation de personnel spécialisé, au moment même où on se remet à peine de dizaines de mises à pied.« Il est beaucoup plus facile de trouver une revue dans les rayons que d'y accéder sur l'Internet », souligne la bibliothécaire en chef de McGill, Frances Groen.Nouvelles avenues, nouveaux coûts On serait porté à croire que l'avènement de l'Internet arrive au meilleur moment pour les bibliothèques.Alors qu'elles doivent annuler des centaines d'abonnements aux revues savantes, voilà qu'elles peuvent y accéder par le Web.Alors qu'elles doivent réduire le personnel, il est plus facile que jamais pour les étudiants de trouver eux-mêmes les ouvrages qu'ils cherchent.Si l'on en croit les bibliothécaires, les choses ne sont pas si simples.Prenons les périodiques.Plusieurs éditeurs lient les abonnements papier aux abonnements électroniques.Autrement dit, pour avoir accès au texte électronique, il faut être abonné à la revue papier.Un éditeur important a déjà proposé aux universités québécoises un abonnement à la version électronique de toutes ses publications pour 3 800 000 $, 800 000 $ de plus que ce qu'elles paient présentement pour la version papier d'une partie de ces périodiques.Les bibliothèques y gagnaient quand au nombre de périodiques disponibles, mais n'économisaient pas un sou.« Mais surtout, poursuit M™ Groen, beaucoup de questions restent ssms réponse.Par exemple, si nous prenons un abonnement électronique à un périodique et l'annulons au bout de dix ans.De ces dix années d'abonnement, il ne nous reste absolument rien ! » .Mme Groen aime bien citer cette phrase, tirée d'un magazine scientifique américain : « Comme des plaques tectoniques se dirigeant l'une vers l'autre, le monde des revues savantes se dirige vers un séisme qui résultera nécessairement en des modifications importantes du paysage.» Les bibliothèques universitaires cherchent donc à définir leur place dans le monde de Bill Gates sans trahir le gigantesque héritage Gutenberg.Lorsqu'on les visite, elles n'ont pas l'air si mal en point.Certaines sont toutes neuves, comme celle de M.Clarke, financée entièrement par des fonds privés, et celles des HEC et du pavillon des sciences de l'UQAM.Des édifices vastes, confortables, à la fine pointe de la technologie.« On peut avoir une très belle bibliothèque, mais des collections qui diminuent, nous rappelle cependant le patron des bibliothèques de l'UQAM, Jean-Pierre Côté.La vraie bibliothèque, ce n'est pas un édifice, c'est d'abord le personnel et la documentation.» PHOTO J0CELYN BERNIER, œUtxxiton spéciale Valérie Garant corneille l'étudiant Tyouss Assou dans la salle multimédia de la bibliothèque de l'Université Laval.PHOTO ROBERT MAILL0UX.Là La nouvelle bibliothèque de la faculté de droit de l'Université McGill : des prises Internet à chaque table et une précieuse collection de livres anciens.> t LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 9 MARS 1999 Dossier Les universités, c'est aussi du béton ANDRÉ PRATTE Encore une fois, un tuyau du système de chauffage de l'Université de Montréal a crevé.Une fois la fuite localisée, une excava-trice a creusé un grand trou derrière le pavillon principal, et le tuyau a été réparé.« Il faudrait tout refaire, ça brise à tout coup », affirme le directeur général des immeubles à iTJdeM, Russell Adams.Tout refaire le système d'alimentation en eau chaude, qui est vieux de 25 ans, ça coûterait 22 millions.Comme l'Université n'a pas une telle somme dans ses coffres, elle répare les fuites à mesure qu'elles se produisent.« C'est de l'argent perdu ! » lance M.Adams.Universités Les universités, on a tendance à l'oublier, ce sont aussi d'immenses infrastructures.Des infrastructures qui, dans beaucoup de cas, vieillissent.Or, au cours des années, le vieillissement a pris le dessus sur les investissements, pourtant importants, consentis sur les campus par le gouvernement du Québec.À l'Université de Montréal, outre le système de chauffage qui fuit, l'entretien des routes pose un problème particulier.Les caissons de béton qui soutiennent le chemin passant entre le pavillon principal et l'École polytechnique se désagrègent tranquillement.« On peut vivre encore quelques années sans danger, mais il faudrait intervenir », affirme Russell Adams.Le pavillon de l'administration, construit comme édifice temporaire il y a plusieurs années, est toujours là.Sur le point de s'effondrer, l'escalier menant à la porte d'entrée a dû être renforcé par des piliers de fer et de bois.Le terrain de football du CEPSUM n'est plus utilisé depuis cinq ans, le tapis étant dans un tel état de détérioration qu'il y a risque de blessures.Enfin, d'importants ouvrages de maçonnerie seraient à faire au pavillon principal.Il y a quelques années, l'Université avait évalué les travaux de restauration nécessaires à 225 millions.Depuis, Québec lui a versé 35 millions pour mener à bien divers travaux.Un montant qui reste, selon M.Adams, nettement insuffisant.« Nous avons pris beaucoup de retard », insiste-t-il.L'automne dernier, l'UdeM a remis aux fonctionnaires du ministère un catalogue de photos épais comme un bot-tin téléphonique, catalogue que le recteur Robert Lacroix a baptisé « le livre des horreurs ».Les problèmes sont aussi graves, probablement plus, à l'Université McGill, où plusieurs bâtiments L'autre URGENCE sont centenaires.« Il faudrait un investissement gigantesque, mais nous n'en avons pas les moyens, dit le principal, Bernard Shapiro.Nous savons que le problème est là.Certains bâtiments sont littéralement en train de tomber en morceaux.» Littéralement.L'automne dernier, le doyen de la faculté de génie, John Dealy, a apporté à une réunion du conseil des gouverneurs de McGill des morceaux de pierre qui s'étaient _ détachés de la façade du pavillon McDonald.« Je voulais leur montrer ce qui est en train d'arriver, a expliqué M.Dealy à La Presse.Les problèmes d'entretien, c'est caché, vous pouvez toujours continuer.Mais vous ne pouvez pas les négliger éternellement.Nous approchons du point où certains bâtiments seront trop dangereux.» Présentement, les responsables des immeubles de McGill courent au plus pressant.Il leur a fallu attendre des années avant de réparer la toiture de la principale bibliothèque du campus, la Bibliothèque McLennan, qui coulait chaque fois qu'il pleuvait.Tous les usagers se souviennent d'avoir dû contourner les seaux qui étaient placés ces jours-là aux endroits stratégiques.Seulement pour rendre les plus vieux édifices conformes aux nouvelles normes imposées par le Service de prévention des incendies, il faudrait investir 27 millions.« On ne voudrait pas qu'un malheur arrive, qu'un petit incendie provoque une perte de vie », souligne le responsable des immeubles, Réal Tes-sier.En réalité, à l'Université McGill, un malheur est déjà arrivé.Le gérant du Faculty Club est mort l'été dernier lorsque le balcon de l'édifice s'est affaissé sous ses pieds.McGill a reçu 14,7 millions sur deux ans pour procéder à diverses réparations.« Ce n'est pas des pea-mits, mais c'est comme lancer un verre d'eau dans l'océan, vous ne monterez pas le niveau de l'océan avec ça », lance M.Tessier.La valse des millions Les problèmes sont donc nombreux.Pourtant, le gouvernement investit bon an mal an des millions de dollars dans les rénovations, réparations et réaménagements des infrastructures universitaires.En 1997-98 et 1998-99, les universités ont reçu 57 millions pour des réparations majeures, au-delà des 60 millions qu'elles reçoivent chaque année pour l'entretien habituel de leurs bâtiments., D'ailleurs, lorsque La Presse a visité le vieux campus Loyola de l'Université Concordia, les respon- PH0T0 MARTIN CHAMBERLAND.La Presse Au campus Loyola de l'Université Concordia, des éléments décoratifs de maçonnerie ont dû être enlevés parce qu'ils menaçaient de se détacher.sables ont consacré plus de temps à nous montrer les travaux de réparation récents que les travaux encore à faire.Certes, l'aréna est vieillot.mais le système d'éclairage vient d'être remis à neuf.La maçonnerie a vieilli.mais de grandes surfaces ont été refaites au cours des derniers mois.Le pavillon des sciences est isolé à l'amiante et chaque réparation coûte une fortune.mais Concordia est à préparer des plans d'édifices tout neufs au centre-ville.Depuis 1994, Québec a aussi investi presque 300 millions pour des ajouts d'espace.C'est un des paradoxes de la crise actuelle : tandis que les réparations tardent pour certains vieux bâtiments, tandis qu'on pousse des centaines de professeurs à la retraite, de nouveaux pavillons ne cessent de sortir de terre.Encore le mois dernier, l'UQAM inaugurait en grande pompe le su- perbe pavillon J.A.DeSève, qui a coûté 48 millions.L'an dernier, le complexe des Sciences ouvrait ses portes, rue Président-Kennedy.L'Université de Montréal a son nouveau pavillon André-Ai-senstadt.LTJQTR vient d'inaugurer 1000 mètres carrés de nouveaux espaces qui sont venus remplacer des locaux préfabriqués.« C'est trompeur de voir les nouveaux pavillons, estime la rectrice de l'UQAM, Paule Leduc.En même temps, nos laboratoires sont équipés avec des ordinateurs obsolètes et certains départements se vident de leurs professeurs ! » Il faut dire que la plupart des nouvelles constructions remplacent des édifices loués, des loyers qui coûtaient des millions au gouvernement, année après année.Problème d'image Il reste qu'il y a là, pour les uni- PH0T0 ROBERT MA1LL0UX.La Presse Un ouvrier s'affaire à colmater une fuite dans le système de chauffage de l'Université de Montréal.La remise à neuf du système coûterait 22 millions.versités, un problème d'image.« Ces nouvelles constructions donnent de l'extérieur une impression d'abondance relative, convient le recteur sortant de l'UQTR, Jacques Plamondon.Nos nouveaux locaux sont magnifiques ! Mais ce qui est autorisé au niveau des constructions et la situation de nos budgets de fonctionnement, ce sont deux réalités bien différentes.Ce ne sont pas des vases communicants.» Ça, c'est une question de comptabilité dont n'ont que faire bien des professeurs et étudiants, qui se demandent si ces millions sont investis à bon escient.Un scepticisme que résume bien Jean-not Fillion, étudiant en philosophie à l'Université Laval : « On voit de la construction un peu partout.Est-ce qu'on est en train de couper les professeurs et de mettre de l'argent dans les infrastructures ?Il y a peut-être une contradiction.» Des universités en région, pour quoi faire?ANDRÉ PRATTE Un ressentiment frémit à la surface du milieu universitaire.Un ressentiment qu'on n'ose exprimer publiquement, mais qui se traduit par des expressions comme « la gang de l'Université du Québec ».Bien des universitaires, en particulier à Montréal, croient en leur for intérieur qu'il y aurait beaucoup d'économies à faire en fermant certaines des cinq constituantes régionales de l'Université du Québec.Ou, à tout le moins, en les limitant aux cours de baccalauréat.Pourtant, il suffit de visiter le campus d,e l'Université du Québec en Abitibi-Témisca-mingue ( UQAT ) pour se convaincre du dynamisme particulier de ces établissements, et surtout de leur importance pour leur région respective.Nadia Gauthier, étudiante en comptabilité à Rouyn-Noranda, a beaucoup hésité avant d'entreprendre des études universitaires.« S'il n'y avait pas eu d'université ici, je me serais posé de sérieuses questions », confiait-elle à La Pressé ïcCcFiuïïcîu.C'est pour les milliers de Nadia Gauthier du Québec que les universités régionales ont été créées, dans la foulée du rapport Parent.Il s'agissah d'encourager les jeunes des régions à faire des études supérieures.Dans quelle mesure cet objectif a-t-il été atteint ?Les statistiques ne fournissent pas de réponse.La proportion de diplômés universitaires a sensiblement augmenté dans toutes les régions concernées, mais elle a aussi augmenté à Montréal, de sorte que l'écart historique entre les régions et la métropole existe toujours.Montréal fait peur Même si les statistiques ne nous disent pas grand-chose, il est facile de supposer que bon nombre des 17 000 étudiants qu'accueillent aujourd'hui ces cinq universités auraient préféré le marché du travail à l'expatriation à Montréal ou à Québec.« Montréal me faisait peur, nous a dit Annie Joyal, originaire de Drummondville et étudiante à l'Université du Québec à Trois-Rivières.S'il y avait eu une université à Drummondville, je serais restée chez nous.Aller à l'université, ça fait assez de changements comme ça.» PHOTO UQAT Bon nombre des 2300 étudiants de l'Université du Québec en Abftibi-Témiscaminque auraient préféré le marché du travail à des études universitaires à Montréal ou à Québec.Par ailleurs, l'expérience montre que les jeunes qui se seraient expatriés ne seraient pas revenus.Le recteur de l'UQAT, Jules Ar-senault, cite une recherche selon laquelle sur 100 jeunes qui quittent l'Abitibi pour étudier à l'extérieur, seulement 15 reviennent dans la région.À l'inverse, sur 100 jeunes formés à l'UQAT, 85 restent dans la région après leurs études.« Quelle serait la logique pour une région de se priver de sa plus grande richesse, de ses jeunes les mieux formés?demande M.Arsenault.À la limite, fermons ça, l'Abitibi-Témiscamingue l » Les études qui ont tenté de mesurer l'impact économique des universités régionales sont rares.Un chercheur de l'Université du Québec à Rimouski a calculé que l'établissement amenait un revenu de 45 millions et plus de 700 emplois à l'économie de cette ville.Économiste de l'éducation à l'UQAM, Clément Lemelln reste sceptique à cet égard : « Vous avez deux universités bien établies à Sherbrooke et à Trois-Rivières, et on ne peut pas dire que ces deux régions sont des exemples à donner au point de vue du développement régional ! D'un point de vue global, l'établissement d'une université est-il le meilleur moyen de développer les régions ?» Mais, disions-nous, il suffit de visiter l'UQAT pour se convaincre.De constater que le baccalauréat en génie électromécanique forme les ingénieurs que réclamaient depuis des années les entreprises du coin.« Elles faisaient venir des gens de l'extérieur, il y avait un taux de roulement très élevé et ça leur coûtait très cher », soutient le responsable du programme, François Godard.Il suffit de discuter avec Serge Marchand, qui a mis sur pied à Rouyn-Noranda un centre de recherche sur la douleur.« J'ai eu une offre pour un poste à temps plein à McGill, ça ne m'intéresse pas du tout ! affirme M.Marchand, un neurophysiologistc qui se plaît dans ce milieu petit et dynamique.Si jç veux tester un médicament à Montréal, ça va prendre six mois.Ici, je peux le faire en moins d'un mois parce qu'on n'en a pas 500 par jour.» Il suffit de visiter les installations de l'Unité de recherche en technologie minérale, qui mène de nombreux projets avec les entreprises minières de la région et a établi des collaborations avec des chercheurs de la Bolivie et du Burkina.« Nous voulons faire de l'UQAT le MIT du nord ! » rigolent les chercheurs.N'empêche que chaque chercheur de l'UQAT va chercher en moyenne 90 000 $ par année en subventions et en contrats.Là pour rester Les composantes de l'Université du Québec ne font pas que former les jeunes de leur région.Elles ont développé des axes de recherche qui n'auraient pas vu le jour ailleurs : les pâtes et papier à Trois-Rivières, les minéraux à Rouyn-Noranda, la mer à Rimouski.Vrai, ces cinq universités coûtent quelque 110 millions en subventions au gouvernement du Québec.Ces sommes seraient-elles mieux investies à Montréal ?La question est devenue théorique, car ces établissements sont là pour rester.« Politiquement, Québec ne pourrait pas toucher à ça », fait remarquer le recteur d'une université montréalaise.D'ailleurs, n'en déplaise à leurs détracteurs, les constituantes régionales ont clairement manifesté l'intention de poursuivre leur développement.Partout, de nouveaux programmes voient le jour, que ce soit le baccalauréat en sciences humaines à i'UQTR ou le bac en génie informatique à Hull.« Une fois que tu as mis la main dans l'engrenage, que tu as mis des universités en région, il y a une logique interne qui pousse les professeurs et les administrateurs vers le développement.Et les élites régionales aussi vont porter cette logique-là », constate Mario Carrier, directeur de la chaire Desjardins en développement des petites collectivités, à l'UQAT.Une chaire de recherche sur les petites collectivités ?Ce n'est pas à Montréal qu'on aurait pensé à ça ! DEMAIN Ordinateurs : miracle ou mirage ?y 4 1 A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 9 MARS 1999 Faculté de l'éducation permanente Il est encore temps ! Université de Montréal Commencez votre certificat dès le printemps Communication appliquée Créativité : applications professionnelles Criminologie Droit Gérontologie Gestion des services de santé Gestion appliquée à la police et à la sécurité Inhalothérapie Intervention auprès des jeunes Intervention dans les groupes et les organisations Intervention en milieu multiethnique Journalisme Maintien à domicile .~.Micro-informatique Petite enfance et famille Publicité Rédaction Relations industrielles Relations publiques Santé communautaire Santé et sécurité du travail Santé mentale : fondements et pratiques d'intervention Toxicomanies : prévention et réadaptation Traduction I et II Violence et société Certificat d'études individualisées Ce certificat, unique au Québec, vous permet de construire vous-même votre programme selon vos objectifs de formation professionnelle et vos attentes personnelles.Il s'élabore avec le responsable du programme.Prenez rendez-vous avant de déposer votre demande d'admission au Certificat d'études individualisées au 343-6111 poste 2916.Conseil en formation (sur rendez-vous, sans frais) Téléphonez maintenant ! (514) 343-6 f acuité d'évohi ¦ info@fep.umontreal.ca http://www.fep.umontreal.ca 1 Gérald Ponton PHOTOTHÈQUE.La Presse O PHOTOTHEQUE, La Presse O Michel Audet Les gens d'affaires réclament de l'argent pour les universités LIA LÉVESQUE Presse Canadienne, MONTRÉAL Le milieu des affaires a lancé un cri d'alarme hier, plaidant en faveur d'un réinvestissement dans les universités, particulièrement dans les programmes scientifiques et technologiques.Et si l'on discute du financement des universités, il faut accepter de revoir le gel des frais de scolarité, croit le monde des affaires.Les grandes associations \u2014 l'Alliance des manufacturiers et des exportateurs du Québec, la Chambre de commerce du Québec, la chambre de commerce du Montréal métropolitain et le Conseil du patronat \u2014 ont adopté une résolution en faveur d'un réinvestissement gouvernemental dans les universités, en plus d'adresser une lettre au ministre de l'Éducation François Le-gault.Après des années de compressions budgétaires, jumelées à un gel des frais de scolarité, « la marge de manoeuvre ( des universités ) est pratiquement nulle », déplorait M.Michel Audet, président de la Chambre de commerce du Québec.Les universités manquent d'argent pour investir dans les programmes où il y a des emplois à combler, comme l'informatique, le génie et les technologies du savoir.Ce sont ces secteurs qu'il faut développer, puisque le Québec y a déjà développé une expertise et qu'on y manque de diplômés.« Montréal est à l'ensemble du Canada ce que Boston est aux États-Unis: la capitale de la matière gçise », a lancé Jacques Gi- rard, président-directeur général de Montréal International, dont le mandat est justement d'attirer à Montréal des entreprises de pointe.Les quatre se défendent de demander qu'on retire de l'argent aux sciences humaines pour en donner davantage aux sciences et technologies.Toutefois, M.Girard affirme du même souffle « qu'on ne peut pas tout faire à la fois » et qu'« il faut faire des choix ».« Ces choix-là doivent être faits par les universités, avec les entreprises, particulièrement les entreprises du savoir.» ?Aussi, le PDG de l'Alliance des manufacturiers, Gérald Ponton, es-4 time personnellement qu'il ne faut peut-être même pas plus de subventions dans les universités, mais « une réorganisation » du financement.« Il faut faire différemment.Part des entreprises Les entreprises seraient prêtes à investir elles-mêmes à l'université,, dépendamment de « la rentabilité, de l'argent qu'on va y consentir », affirmait M.Ponton.De façon générale, les entreprises seraient prê-.tes à faire des dons aux universités, « dans la mesure où des crédits fiscaux pourraient adoucir la pilule », précisait-il.Aussi, les entreprises voudraient que soit facilité le partenariat avec les centres de recherche universi-taire, lorsque ceux-ci sont accrédités.De même, elles souhaiteraient que soit raccourci le délai précé-.dant la commercialisation d'une recherche.- _ Evitez de perdre des plumes.Dispositif antivol PASSLock, sacs gonflables de nouvelle génération côtés conducteur et passager.« Edition spéciale 99 » Régulateur de vitesse, verrouillage des portes à commande électrique et pare-boue, plus radiocassette AM/FM stéréo.\\1 ' t.IflAll r» A 'i \u2022 un A linnA il A ll*M»MA# iuuui pvui un* iviliit u« uuyuyw.Siège arrière à dossier rabatiable multipliant l'espace cargo.lin Mit\\: Àà mniiK rtir m* vu t/vnw UV m v m* *Wi l»# Freins anliblocage m 4 roues permettant de contrôler vos freinages sur chaussée humide.Un moteur qui (ait le poids.Moteur 2,2 L ce 115 chevaux, boite manuelle à 5 vitesses.11 Comptant\tMensualité 0$ 1211S 2 261 S\t243$ 208 S 178$ f Parce que l'hiver est déjà assez lourd comme ça, nous avons doté la Cavalier berline de plus d'équipements de série que n'importe quelle autre voiture de sa catégorie pour que vous puissiez traverser la saison sans tracas.Maintenant offerte à un prix qui ne fait pas osciller la balance.L'Association marketing des 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donner. \u2014 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 9 MARS 1999 Québec compensera la victime d'une arrestation abusive La vie de Vhomme d'affaires a été bouleversée à cause de la haine que lui vouait un policier YVES BOISVERT Le procureur général du Québec devra verser 38 800 $ à un homme d'affaires de Dorion dont la vie et le commerce ont été fortement bouleversés par une arrestation abusive.I La juge Nicole Duval Hesler, de la Cour supérieure, vient de conclure qu'un policier (maintenant mort ) de Pincourt a agi de mauvaise foi pour faire arrêter un « ennemi d'enfance ».Wayne Quane a été arrêté devant sa fillette, le 16 août 1991, en arrivant à son commerce de voitures usagées.Les policiers de la Sûreté du Québec lui passent les menottes et l'interrogent pendant 12 heures.II comparaît le lendemain à Valley-field pour trafic de stupéfiants et est mis en liberté sous conditions.Après plusieurs remises, la Couronne déclare finalement qu'elle n'a aucune preuve contre lui et il est libéré.* Les médias font état de son arrestation, mais jamais de sa libération.Il perd son commerce et passe les années suivantes à honorer ses dettes.Le problème de M.Quane était double : il était associé dans ce commerce avec son frère Willard, qui lui était vraiment trafiquant.Puis, l'enquête de la SQ était fondée sur les renseignements d'un policier de Pincourt ( municipalité voisine de Dorion ), le défunt agent Claude Rodrigue.Or, Rodrigue cultivait une vieille rancune envers les Quane.Et sans aucune preuve, il a conclu que Wayne trafiquait tout comme son frère.Il a harcelé et nargué Quane dans les semaines suivant l'arrestation.Ici, de dire la juge, l'agent de la SQ n'est pas à blâmer, car il a cru Rodrigue et d'autres informateurs.Il avait aussi assisté à une livraison de drogue au commerce, alors que Wayne était absent.Il y a eu écoute électronique, mais sauf deux phrases ambiguës, elles confirment plutôt que Wayne Quane refusait fermement de faire du trafic.L'enquête de Rodrigue n'était de toute évidence pas suffisante.« Les citoyens ont droit à une enquête raisonnable », rappelle la juge Duval Hesler.Sa responsabilité est donc retenue.Mais ses gestes sont survenus hors de Pincourt, ce qui exclut la responsabilité de la ville, tranche la juge.Par contre, par la loi, le procureur général est responsable des actes des policiers muni- cipaux agissant hors des limites de leur ville.La juge observe que même si la SQ avait de bons motifs d'arrêter Quane, il a été humilié lors de l'interrogatoire.Sa fille de 16 ans venait de mourir et le policier lui a demandé si c'était à cause d'une « overdose ».On l'a privé de nourriture pendant de longues heures, également.On l'a fouillé à nu sans raison.Cela est inacceptable, dit la juge.La preuve contre Quane est « inexistante ».Certes, il s'est tenu avec certains individus, comme son frère, qui trafiquaient, mais c'est son seul tort.« Une personne placée dans une telle situation ( travailler avec une personne qui trafique ) n'est pas tenue de changer d'emploi ou de rompre ses relations avec ses coéquipiers et/ou ses proches afin de se mettre à l'abri de tout soupçon.(.) Par contre, il est plus difficile à une personne ainsi placée de se plaindre lorsque les policiers la ciblent dans leur enquête.» Ici, M.Quane a apparemment voulu faire confiance à son frère et « ne pas voir tout ce qu'il y avait à voir ».Quane réclamait 400 000$ de dédommagement.La juge estime que ses pertes commerciales ne sont pas toutes imputables à la police : trois concurrents ont ouvert leurs portes.Elle accorde tout de même 16 000 $ de perte de profits personnels pour deux ans ( les concurrents ont ouvert en 1993 ).Elle condamne également le procureur général à verser 6000 $ en guise de dommages exemplaires pour atteinte intentionnelle à ses droits, à cause de la fouille à nu, 3000 $ de dommages moraux, 3800 $ de frais d'avocat ( au criminel ), et 10 000 $ pour autres pertes.Les parents spirituels de Johnny Farago condamnés à payer sa dette Presse Canadienne QUÉBEC Un couple de Lac-Beauport, qui s'était engagé comme caution, est condamné à rembourser un prêt contracté par le défunt Johnny Farago, son « fils spirituel ».En 1991, le chanteur avait emprunté l'argent de son cousin, un comptable agréé qui pratiquait à Mont-Laurier.Cet hiver-là, Johnny Farago ( Jean-Yves de son véritable prénom ) et sa conjointe partagent un logement en Floride avec Phébée Béland et Ma-rius Barette.Ceux-ci étaient devenus en quelque sorte les parents spirituels de Farago à la suite du décès de son père et de sa mère lorsqu'il était adolescent.En février, le chanteur informe son cousin, Robert Béland, qu'il a un urgent besoin de 35 000 $.« On va me casser les deux jambes si je ne rembourse pas 35 000 $ », dit Johnny Farago au comptable de Mont-Laurier.Ce dernier indique qu'il peut trouver l'argent mais qu'il faudra une caution.La garantie consistera en une hypothèque de premier rang sur la propriété de l'oncle Marius Barette, à Lac-Beauport, quoique, dans les faits, l'hypothèque n'est jamais obtenue.En avril 1992, Farago informe le prêteur qu'il lui est impossible de rembourser le plein montant du capital.Les parties s'entendent alors sur des versements mensuels durant une période additionnelle de trois ans.L'année suivante, toutefois, le chanteur accuse de sérieux retards dans le remboursement de sa dette.D'après la preuve entendue par le juge Michael Sheehan, Farago déclare à son cousin qu'à titre d'imitateur d'Elvis Presley, il a beaucoup de contrats devant lui à l'occasion du 20e anniversaire de la mort du King.Malheureusement, le 31 juillet 1997, Farago lui-même décède, note le juge Sheehan.Par la suite, une mise en demeure à la succession est demeurée vaine.D'où la poursuite contre le couple de Lac-Beauport.Or, l'homme et la femme prétendent qu'au moment du contrat, ils n'étaient pas aptes à s'obliger.Ils soutiennent que Mme Barette était sous les soins d'une psychologue et prenait des médicaments, tandis que M.Barette était sourd et sans prothèses.Ils prétendent en outre que le cautionnement s'est éteint lorsqu'une nouvelle entente a été négociée/ en avril 1992.Le juge Sheehan ne retient aucune de leurs prétentions : « Ils comprenaient la nature de leur engagement, l'objet de leur engagement ainsi que chacun des éléments essentiels de leur engagement, Le document signé est facile à lire et ne comprend aucune ambiguïté.» D'autre part, le tribunal considère qu'il n'y a pas eu de nouvelle entente, en avril 1992.Le prêteur a tout simplement accordé une prorogation du terme accordé à l'origine et ceci n'a pas pour effet de décharger la caution.Nouvelles Obligations d'épargne du Canada Placement sûr et garanti.En vente maintenant.OBLIGATIONS D'ÉPARGNE DU CANADA Émission 59 3,85% AN 1 OBLIGATIONS À PRIME DU CANADA Émission 8 4,50% 4,75% 5,25% AN 1 AN 2 AN 3 Taux d'intérêt annuel composé de 4,83 % pour les obligations «C» détenues pendant 3 ans.NOUVELLES OBLIGATIONS D'EPARGNE OU CANADA- BÂTISSEZ SUR OU SOLIDE.Canada Les émissions 59 et 8 sont en vente jusqu'au 1\" avril à votre établissement bancaire ou financier.duVieux-Québec HÔTEL 12 ans pour avoir agressé des escortes YVES BOISVERT Stanley S an on, un homme de 28 ans déclaré coupable d'agression sexuelle aux dépens de huit « escortes », a été condamné hier à une peine de 12 ans de pénitencier.Au printemps de 1997, San on appelait des agences d'escortes et donnait rendez-vous aux jeunes filles dans une chambre de motel.Il les attendait là avec un faux revolver et les agressait sexuellement.Quatre fois, il les a volées en plus.La juge Rolande Matte, de la Cour du Québec, a noté que les agressions ont été « nombreuses, répétées et graves ».L'accusé, a-t-elle ajouté, n'a manifesté aucun remords.Bien au contraire, il a tenté de tromper !a cour au moyen d'un faux document.« Son attitude a rendu impossible toute évaluation psychologique », malgré l'ordonnance de la cour.Tout cela fait en sorte qu'« il n'y a aucun doute qu'une longue période d'incarcération est nécessaire », conclut-elle.La juge Matte^ a .tenu compte des 22 mois purgés par Sanon depuis son arrestation.Sanon a insisté pour parler à la juge Matte avant la sentence.Il a v « i v Vf va it \u2022 \u2022 »-\u2022» f - \u2022 \u2014r^* » \" m prétendu être victime d'une sorte de complot.Par ailleurs, Sanon subit un procès qui reprend vendredi au palais de justice de Montréal pour deux autres agressions du même genre.la meilleure \u2022 1 nuit à l'hôtel pour 2 personnes \u2022 2 billets de ski pour une Journée à Stoneham \u202220% de rabais sur le total de la fecture de votre dîner du soir à «LaTable du Manoir» « Accès à îapisdne Intérieure/sauna et dub santé \u2022 FcrfeJt le Masslfi A partir de 129$ \u2022 Ferai* Moat*SalDte-Aimt A partir de 139$ R ê i Une / - v o \\ \\ s\u2022\u2022 s 111 no v .ni 11ès for f,ûts Vie anoir ctoria [FORFAITS DISPONIBLES EN1 Ciimnc*î5~g AMJia* I U.Côte du Paàfa.Vtaxx-Qutteç (Qotà^ G1R4H3 WL: (418) jW-1030raéc: 692-3822 www^iwdlr-MctortSLQcm âdrnkT$rnanofî-v1ctoriâ.ccro I «SO.0-463-6.2SJ S,UPAR8J , / La voiture qui impressionne ceux que la voiture n'impressionne plus, \u2022 Paiements mensuels basés sur un bail ri» 4ft mnkL Qnfrmrfc I mvv (RW1 ) \u2022 versement initial de 2795 $ ou échange équivalent.Allocation de 20 000 km par année; 8 c du km excédentaire.Immatriculation, assurances et taxes en sus.L'offre se termine le 31 mars 1099.Sous réserve d'approbation de crédit.Le modèle illustré peut différer du modèle offert.Voyez voire concessionnaire participant pour obtenir tous les détails.www.subaru.ca n l i n a m : a a mm» ojii \u2014 ouDnnu nuiu i/cn ine Montréal (514) 937-4235 JULIETTE SUBARU Joliette (450) 755-1055 CONCEPT AUTOMOBILES Granby (450) 372-2007 dUDJUUJ LUItUUCUIL Longueuil (450) 677-6361 LACHUTE SUBARU Brownsburg (450) 562-0262 SUBARU SAINT-HYACINTHE Saint-Hyacinthe (450) 773-5262 oudrhu ncrcnnuNT Repentigny (450) 585-9950 JOHN SC0TT1 SUBARU Saint-Léonard (514) 725-9394 ADM AUTOMOBILE Subaru de Laval (450) 668-6041 tAnncrjuri auaAnu au i u Sainte-Rose.Laval (450) 625-1114 SUBARU SAINTE-AGATHE Sainte-Agathe \u2022 Le médiateur Fernand Matteau a interprété la position de la Ville comme un rejet de son rapport lors d'une rencontre avec la partie syndicale le 27 février.' Par la suite, le syndicat a demandé une rencontre avec les représentants de la partie patronale pour obtenir des explications sur le refus de la Ville d'accepter le protocole de retour au travail et d'obtenir des éclaircissements sur la mobilité de la main-d'oeuvre proposée par le médiateur.#i.- Or, la Ville a exigé comme préalable le rejet du protocole de retour au travail avant d'entamer des discussions.À la connaissance du syndicat, la Ville n'a entamé qu'une seule poursuite contre le syndicat depuis le début de la grève : l'installation sans permis d'un abri de grève devant le garage municipal.Cependant, il soupçonne Verdun de vouloir poursuivre certains cols bleus, car elle a installé des caméras vidéo un peu partout près des immeubles de la Ville.Le directeur général de la ville, Gaétan Laberge, soutient que Verdun a déposé 60 avis d'outrage au tribunal pour ne pas avoir obéi à une ordonnance du Conseil des services essentiels.De plus, il signale que d'autres poursuites pour vandalisme pourraient éventuellement être intentées.M.Hétu a indiqué que le SCFP entend intensifier les moyens de pression et les étendre aux autres municipalités.Ainsi, Il annonce que des piquets de grève seront installés à tour de rôle devant les hôtels de ville des autres municipalités afin de sensibiliser les autres travailleurs municipaux.De plus, toutes les sections locales du SCFP du Québec et du Canada seront mises à contribution afin d'aider les 134 employés en grève à recevoir de meilleures allocations de grève, 250 $ au lieu de 200 $ par semaine.PHOTO ALAIN R0BERGE.Lâ Pressa La neige tassée, quelle saleté ! Lorsqu'il tombe moins de dix centimètres de neige, comme ce fut le cas samedi, la Ville de Montréal ne ramasse pas la neige, elle la tasse.Résultat : les rues de Montréal sont bordées de cordons de neige sale qui rendent la vie dure aux automobilistes.Ici, un bel exemple de neige tassée, rue Berri, entre Roy et Cherrier.Le tassement de la neige coûte un million, alors que le chargement, avec souffleuses et camions, va chercher entre cinq et sept millions.Têtes d'affiche .¦ Monique Leroux, première vice-présidente et directrice générale pour le Québec de la Banque Royale, est aujourd'hui la conférencière du déjeuner-causerie de l'Association des professionnels et gens d'affaires italo-canadiens.En ce lendemain de la Journée de la femme, elle traitera de l'émergence des femmes entrepreneurs.Le tout a lieu ce midi, au Holliday Inn du centre-ville (420, rue Sherbrooke Ouest).Coût: 40$.Renseignements : 254-4929.sales ) recueillis seront remis à la fondation Charles-Bruneau quilutte contre le cancer chez les enfants.¦ Souper offert par le restaurant Piazza Romana ( 339, Lakeshore, Pointe-Claire ), le lundi 22 mars, au profit de l'Hôpital Général du Lakeshore.Renseignements : 697-3594.Marcel Lanoue ¦ La fondation Richelieu international vient de remettre 25 000 $ à l'oeuvre du père Em-mett Johns, Le Bon Dieu dans la rue, qui vient en aide aux jeunes sans-abri.C'est Marcel Lanoue, président de la fondation, qui a remis le don en compagnie de René Pitre, Claude Poirier et Yvon Fortin, administrateurs de cette oeuvre.¦ Aujourd'hui, les clients de la rôtisserie Saint-Hubert du 2901, rue Sherbrooke Est, seront accueillis par Guy Mongrain, porte-parole de la campagne de financement qui se déroulera toute la journée dans l'ensemble des rôtisseries Saint-Hubert.Pierre Bruneau sera sur place.Les fonds ( 1 $ pour chaque repas vendu dans toutes les suceur ¦ Citoyens et autorités municipales de Saint-Laurent ont con-tribué pour ?-»-\\ r- « X -.-.1 V3 J ~J O UllV.uui\" lecte pour les sinistrés de l'ouragan Mltch.Ce sont le maire de Saint-Laurent, Bernard Paquet, et le conseiller Maurice Cohen, qui ont remis le don à Thérèse Dro-let de la Croix-Rouge, en présence des consuls Sofia Cerna, du Honduras, et Noël Lacaya, du Nicaragua.ments :( 450 ) 628-1160, poste 3131, ou (450) 628-7231.¦ Le Conseil des relations internationales de Montréal reçoit à sa tribune l'ambassadeur d'Indonésie, Budiman Darmosutanto.Il traitera, en anglais, des meilleures occasions d'affaires qui s'offrent malgré la crise majeure que traverse l'Indonésie.Le tout a lieu demain à midi, à l'hôtel Omni ( 1050, rue Sherbrooke Ouest).Coût: 60$.Renseignements : 340-9622.Tony BaBini Mario-Nlcoto Lomiotix ¦ La concentration musique de l'école Curé-Antoine-Labelle, en collaboration avec l'organisme Amitié Québec-Cuba, organise un souper-bénéfice pour financer les frais de voyage et de séjour dans une école cubaine, de 50 élèves-musiciens, à la fin du mois.Le souper-bénéfice sera servi à l'école (216, boulevard Marc-Aurèle-For-tin ), ce samedi.Renseigne ¦ Le 12e gala du Cercle des 100 associés, qui s'est tenu sous la présidence d'honneur de Guy Dufresne (compagnie minière Québec Cartier ), a permis de distribuer 12 000 $ en bourses à de jeunes artistes lyriques montréalais.Le grand prix (6000$) est allé à Marie-Nicole Lemieux, du Conservatoire de musique, les 2e et 3e prix ont été remis respectivement à Christ i ;î«i Tannons et Kimy McLaren ( également du conservatoire ), ainsi que, ex aequo, à Caroline Ménard, de la faculté de musique de l'Université de Montréal.Le Cercle des 100 associés est un regroupement de gens d'affaires formé par Kuno Fasel, alors qu'il dirigeait l'hôtel Mont- Royal (Westin) devenu l'hôtel Omni.¦ Le directeur de la région Montréal centre-ouest du Trust Royal, Tony Bellini, a remis un don de 2500$ à l'Alliance pour les malades mentaux, un organisme de soutien des parents et amis de personnes mentalement handicapées.Le Trust Royal est particulièrement sensible à cette nruvrr humanitaire, ayant ™Jb!ié un guide financier pour les parents d'enfants mentalement handicapés, guide offert gratuitement.Renseignements: 1-800-668-1990.¦ Gala de la Fondation du centre hospitalier Fleury, sous la présidence d'honneur de Joe Silla ( G.H.communications ), le vendredi 30 avril, au buffet Durante.Coût : 60 $.Ren-seignements : 383-5083.Les fonds amassés serviront à l'achat d'équipements médicaux.Adressez vos communiqués à: Têtes d'affiche La Presse, 7, rue St-Jacques Montréal H2Y 1K9 y 1 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 9 MARS 1999 A 13 île de Montréal Montréal, capitale de la gastronomie au Canada Dans tout le pays, le Mobil Travel Guide n 'accorde cinq étoiles qu 'à deux restaurants montréalais = Presse Canadienne Parmi toutes les villes canadiennes, c'est à Montréal qu'un repas au restaurant risque le plus de se transformer en expérience gastronomique.La métropole du Québec est en fait la capitale gastronomique du Canada, selon le Mobil Travel Guide.De tous les restaurants recensés dans ce guide, à travers le pays, deux seulement ont réussi à décrocher cinq étoiles, soit la plus haute cote.Et les deux sont situés à Montréal.Il s'agit du Beaver Club, le restaurant de l'Hôtel Reine-Elizabeth, et d'un des restaurants du Casino de Montréal, Nuances, qui reçoivent cet honneur pour la quatrième année consécutive.« Les cinq étoiles sont pratiquement impossibles à obtenir », a déclaré un porte-parole de Mobil, Mark Jacobson, pour montrer à quel point ces restaurants se démarquent des autres.Comme à chaque année, une équipe d'inspecteurs a ratissé quelque 22 000 établissements de toute l'Amérique du Nord pour en venir à la conclusion que seulement 18 restaurants et 26 hôtels pouvaient faire partie du club très sélect des cinq étoiles.Mais aucun hôtel situé au Canada n'a réussi à faire partie de cette classe à part.« Nous continuons à chercher un hôtel de catégorie cinq étoiles au Canada, mais aucun jusqu'à maintenant n'a pu répondre à nos critères », a ajouté M.Jacobson.Cependant, 13 hôtels et cinq restaurants du pays, des établissements « qui valent le détour », sont quand même parvenus à voir qua- PH0T0SPC Le chef Jean-Pierre Curtat au restaurant Nuances, situé dans le Casino de Montréal.Aperçu du Beaver Club, le restaurant de Fhôtel Reine-Elizabeth qui a aussi décroché cinq étoiles.tre étoiles inscrites à côté de leur nom dans le guide.De ces 13 hôtels quatre étoiles, Montréal en abrite deux : le Ritz-Carlton et le Loews Vogue.Et la métropole possède aussi un des restos quatre étoiles du pays: Là Marée.Le restaurant Beaver Club du Reine-Elizabeth, dont le chef est Alain Pignard, est considéré par les auteurs du guide comme « Tune des plus inhabituelles et des meilleures tables de toute l'Amérique du Nord ».Les inspecteurs du guide ont été impressionnés par la grande cuisine de facture classique du Beaver Club, et par sa cave à vins «extraordinaire ».Au 19e siècle, le Beaver Club était un club social pour l'élite montréalaise.C'est devenu en 1958 un restaurant haut de gamine, dont les murs sont tapissés de peaux d'ours, de castors et de bisons.Les amateurs de fine gastronomie y apprécient le foie gras de canard, le homard des îles-de-la-M^-deleine ou la côte de boeuf.Un plat principal peut coûter entre 19 $ et 32$.Quant au restaurant Nuances, situé au 5e étage du Casino de Montréal, il est l'un des meilleurs restaurants de la ville, selon les auteurs du guide.* La cuisine française, la liste des vins, le service impeccable, le tout dans une salle à manger élégante aux plafonds hauts qui offre une vue spectaculaire, voilà qui a cou?quis les inspecteurs du Mobil Trav& Guide.Le chef de Nuances, Jean-Pierre Curtat, a déclaré que la cote « cinq étoiles » tenait à « quelques détails ».Les clients de l'établisse-ment peuvent s'y régaler de rôti de chevreuil, de mérou poché ou de foie gras de canard.L'addition pour un plat principal atteindra un maximum de 39,75 $, et une table d'hôte peut coûter moins de 50 $.Les victimes de la pyrite dans l'est de Montréal se regroupent MARTHA GAGNON \u2022f Après la Rive-Sud, les victimes de la pyrite de Pointe-aux-Trembles et de Rivière-des-Prairies se regroupent à leur tour pour s'en-traider et mieux s'informer.Suzanne Tremblay, dont la résidence de Pointe-aux-Trembles est grandement affectée par le gonflement de la pyrite, explique que les victimes de ces quartiers de Montréal se sentent isolées et délaissées.«< On croit, à tort, que le problème existe uniquement sur la Rive-Sud, alors qu'il y a plusieurs cas dans notre secteur, dit-elle.Il faut absolument se regrouper pour réveiller le gouvernement et lui faire savoir que le problème s'étend aussi à Montréal.» Le regroupement espère pouvoir tenir prochainement une assemblée d'information grâce à l'appui de l'Association des consommateurs pour la qualité dans la construction.Mme Tremblay invite d'ailleurs les citoyens ayant des problèmes de pyrite à contacter l'ACQC ( 514-384-2013 ) qui tente de répertorier les cas pour évaluer l'ampleur du problème.« Nous allons inviter le maire de Montréal et les députés à assister à cette assemblée », précise Mme Tremblay.Martine Bossé et son mari, propriétaires d'une maison à Pointe-aux-Trembles construite en 1982, font partie des victimes qui croient en la nécessité d'un regroupement.« C'est tellement démoralisant, expli- que-t-elle.On a besoin d'être bien conseillé et supporté.En juin 97, le couple a dépensé 8000 $ pour refaire le garage à cause de la présence de pyrite et c'est maintenant le sous-sol de la maison qui nécessite des travaux majeurs de plus de 20 000 $.« Nous qui rêvions d'une retraite paisible, c'est un gros trou dans notre budget », dit Mme Bossé.À son avis, il y a encore plusieurs personnes qui ignorent ce qu'est la pyrite.« Plus il y aura de regroupements de victimes et plus le problème sera connu », pen-se-t-elle.Comme d'autres, elle espère que le gouvernement mettra sur pied un programme de compensation.« Je ne crois pas aux recours judiciaires, mais davantage en l'ACQC qui peut exercer des pressions auprès des autorités concernées, ajoute-t-clle.Car il faut prendre tous les moyens pour protéger les nouvelles constructions et éviter que le problème ne se répète.» L'ACQC a déjà demandé au gouverne- «On croit, à tort, que le problème existe uniquement sur la Rive-Sud.Il faut absolument se regrouper pour réveiller le gouvernement et lui faire savoir que le problème s'étend aussi à Montréal.» ment d'instaurer un programme d'aide financière semblable à celui établi dans le cas des maisons lézardées en raison de l'argile et de la sécheresse.La pyrite est ce minéral présent dans les remblais granulaires qui, dans certaines conditions, peut provoquer des gonflements de la dalle du garage et du sous-sol.Volte-face et règlement à l'usine d'Easterntube CLÀUDE-V.MARS0LAIS La Chambre immobilière du Grand Montréal, en collaboration avec la firme LVM-Fondatec, l'ACQC et l'Association des courtiers et agents immobiliers du Québec organise le 17 mai une séance d'information qui aura lieu, de 10 h à midi, à la Place Desaulniers ( salle Lafayette ), à Longueuil.Chacun donnera son point de vue et précisera les étapes à suivre lors d'une expertise sur un bâtiment dans le cadre d'une transaction immobilière.Plusieurs laboratoires d'analyse des matériaux procèdent actuellement à des essais pour évaluer la norme provisoire qui sera mise en vigueur bientôt afin de déterminer le potentiel de gonflement de la pyrite dans la pierre granulaire.La liste des laboratoires reconnus pour effectuer les tests devrait être disponible à partir du 15 avril.Après avoir fermé en sourdine son usine de Pointe-aux-Trembles au cours du week-end du 27 février et avoir déménagé ses équipements de production à Fort Frances, en Ontario, la compagnie Les Produits Easterntube a « retourné sa chemise » en quelque sorte en négociant les 6 et 7 mars une première convention collective avec la section locale 106 du Syndicat des Teamsters.Le règlement qui a été entériné par les 20 employés de l'usine permettra la reprise des opérations lundi prochain, une fois que les équipements auront été remis en place.Les employés recevront des hausses de salaire variant de 2 $ à 5 $ l'heure pour les trois années du contrat, une amélioration des conditions de travail et divers avantages sociaux.Les échelles salariales des employés varieront de 11,50 $ à 16,50 $ l'heure.André Faquin, conseiller syndical des Teamsters, croit que la compagnie avait déménagé sa machinerie en Ontario afin de contourner la loi anti-briseurs de grève du Québec Selon lui, le changement d'attitude de la compagnie peut s'expliquer par le fait que ses clients industriels ont craint une pénurie de tubes en carton et qu'ils ont fait des pressions pour une reprise des opérations à Pointe-aux-Trembles.ii \u2022i ! - \u2022A ' \u2022 .» P'.R.O G R A M M E QUEBEC (VIO N D.E Vous voulez demeurer dans la course.Maintenu vôtre lonp.uem d'avmu.o.Vous êtes à l'affût de nouvelles façons de taire.A la recherche » ler'che de moyens novateurs pour conquérir bes marches cibles.\" Québec Monde vous'propose de niiser sut Iaudace.' le dynamisme et In dclciininatieii.Mise/ sut un runiwMti diplôme.qu\"il soit déjà à votre emploi ou non ! - t *.\".-.\"\u2022'*' ê .* \"\u2022 ¦ \u2022.' \" .\u2022 * ' Y .* ¦ *.\".\u2022 * «\".\u2022'.\u2022\" * \u2022 \u2022 \u2022\u2022 '\u2022 ¦ \u2022»\u2022\u2022\u2022', .\u2022.\"¦\u2022#¦*_\u2022 \u2022 \u2022¦ , \u2022 \u2022Poui t.'ii savoir plus ail sujet çUi |n.,».&i &i I h \\Ù il i me >f\\i ii.n ét^rié^fSgifprine Vôtre j :-MM; ;t V'f:: M V 7/t j1; dtf*.vous ' \".' /.On farter buàprKîlo^MlOLis s.n.v; Uai^:; £ .7 .J 1 800 588-5689 www.,iimfunds c:a Invest with DISCIPLINE AIM Des renseignements importants sur les fonds communs AIM, y compris les frais, les dépenses et les risques associés au placement, sont contenus \u2022 ?oH pceec™s,s.,mpll,f ,é iue ^0US P°uvez vous Procurer auprès de votre conseiller financier ou auprès de Gestion de Fonds AIM Inc.en composant tel 8°0 588-5689 Usez-le attentivement avant d'investir.La valeur des actions et le rendement des placements sont appelés à fluctuer.Actif au 31 décembre 1998.MD/MC marque déposée et marque de commerce de Groupe de gestion AIM Inc.*Fait partie du Fonds canadien AIM GT Inc.Les offres de Bell soumises à un vote Ottawa force la main au syndicat des téléphonistes et des techniciens Le Conseil canadien des relations industrielles ( CCRI ) a ordonné hier au Syndicat des communications, de l'énergie et du papier ( SCBP ), qui représente les téléphonistes et les techniciens de Bell Canada, de tenir un vote sur les dernières offres de la compagnie déposées le 1er mars.Jeudi dernier, le caucus des sections locales représentant les téléphonistes et les techniciens avait décidé de ne pas procéder au vote, ce qui avait provoqué les protestations de nombreux employés mécontents et amené Bell à s'adresser au Conseil canadien des relations industrielles.Selon les informations qui circulent au sein du SCBP, ce sont les sections locales ontariennes qui seraient à l'origine du refus d'organiser le vote, car elles estimaient que les offres de la compagnie étaient insuffisantes.Le nombre de techniciens et de téléphonistes s'élèvent à 6000 en Ontario alors qu'on en dénombre 4000 au Québec.Selon René Roy, secrétaire de la FTQ et ex-directeur du SCBP-FTQ, le Conseil a décidé qu'il n'y aurait qu'un seul vote pour les deux unités d'accréditation, de sorte qu'une pluralité de voix en faveur de l'entente scellera en quelque sorte le sort des 2300 téléphonistes.Toutefois, le Conseil s'est engagé à organiser des auditions accélérées afin de reconnaître le nouveau syndicat chez NEWCO, l'entreprise formé par Bell et Excel! Global Services où oeuvreront les téléphonistes.Les résultats du vote devraient être connus au plus tard le 6 avril.Dans son offre, Bell prévoit garder 900 téléphonistes à son service pour une période de cinq ans en maintenant leurs salaires et leurs conditions de travail actuels.D'autre part, 875 autres téléphonistes sont éligi-bles à la préretraite.Une personne qui a 19 ans de service recevra le 1er avril 2000 une indemnité de départ de 41 000 $, plus une compensation de 22 000 $ d'id la fin de 2001 si elle décide de joindre la nouvelle compagnie.L'offre de Bell à ses techniciens comprend une hausse du taux horaire de 12,6 % ( techniciens de classe I ) sur cinq ans, le reclassement de 600 techniciens classe II à une désignation d'emploi commandant un salaire plus élevé et une prime de 5500 $ par année pour 5 % des techniciens de classe I qui terminent un certificat dans un domaine de haute technologie.Au SCEP-FTQ, on se dit peu enclin à prédire l'issue du vote car les employés ontariens sont nettement défavorables à l'entente.« Il y a une nette division entre le Québec et l'Ontario comme s'il s'agissait de deux pays différents », souligne René Roy.I l Escort SE 99 berline ou familiale O 13 J E C T I F 6000 VÉHICULES EN mois LOCATION 36 MOIS ' TRANSPORT INCLUS AUCUN DÉPÔT DE SÉCURITÉ REQUIS 100 VÉHICULES PAR JOUR ! 6000 EN 60 JOURS ! 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policière menée à cet endroit le 1er septembre 1994, tenteront de s'entendre à l'amiable avec les plaignants au cours des 26 séances de conciliation prévues ce printemps.i Ces séances dirigées par Me Serge Fortin, du bureau du Commissaire à la déontologie policière, se tiendront à Montréal du 19 avril au 28 mai, à huis clos.Le nombre élevé de policiers de la SQ s'explique par le fait que les policiers de Chambly ont visé dans leurs plaintes non seulement les policiers exécutants mais également les décideurs à l'origine de leur arrestation, fouille et détention.Parmi les 76 policiers de la SQ, les plus connus sont sans contredit le président de l'Association des policiers provinciaux du Québec, Antonio Cannavino, et Jean Bourdeau, directeur général adjoint aux enquêtes criminelles depuis mars 1998.Si le conciliateur n'arrive pas à une entente, le dossier retournera à un comité de déontologie, dont les audiences sont publiques.Il y a fort à parier que d'importants efforts seront faits du côté de la SQ pour éviter cette situation.Il importe de savoir que non seulement le processus de conciliation est confidentiel mais également le résultat.S'il y a entente, le dossier personnel des policiers demeurera vierge car ni la plan, l- ni les termes du règlement n'y figureront.Ce sont les syndicats représentant les policiers de Chambly et ceux de la SQ qui ont demandé en septembre dernier, au moment où devait s'amorcer l'audition des plaintes déontologiques devant un comité de discipline, de suspendre ces audiences publiques afin de donner une chance à la conciliation.Il a été impossible de savoir si les dirigeants de la Fédération des policiers du Québec, qui représente les policiers de Chambly, ont eu du mal ou non à convaincre ceux-ci d'accepter individuellement la conciliation.À plusieurs reprises, la fédération a reproché à la SQ d'avoir mis le corps de police de Chambly en tutelle.La SQ soupçonnait que des policiers municipaux s'adonnaient au trafic de la drogue.Après enquête et mises en accusation, un seul policier a été reconnu coupable d'avoir eu en sa possession des amphétamines.Mandaté par le ministre de la Sécurité publique, le juge Verdon avait mené une enquête.Il avait conclu que la décision des policiers de la SQ d'intervenir à Chambly comme ils l'ont fait n'était pas justifiée et que les informations transmises à cette occasion aux journalistes cherchaient à aviver la réprobation publique à l'endroit des policiers de Chambly.Les grandes villes canadiennes sont plus sûres que les petites Presse Canadienne TORONTO Les grandes villes canadiennes sont, per capita, plus sûres que les petites, principalement parce qu'il s'y produit moins de morts accidentelles, démontre une étude publiée ce mois-ci dans la version anglaise du magazine Châtelaine.Toronto, Ottawa, Montréal et Halifax se classent parmi les villes les plus sûres \"quand on mesure le taux per capita des morts non naturelles \u2014 intentionnelles ou accidentelles \u2014 survenues entre 1994 et 1996 dans 24 centres urbains.La ville canadienne la plus sûre entre toutes est Saint-Jean, Terre-Neuve.Elle arrive au premier rang pour son plus bas taux annuel de morts accidentelles, soit huit par 100 000 habitants.Toronto arrive en deuxième place, suivie de Kitche-ner ( Ontario ), Ottawa, Halifax et Montréal ( 6e ).Cal-gary se classe neuvième, Vancouver 11* tandis qu'Edmonton vient au 19e rang.La dernière place revient à la ville ontarienne de Sudbury, en raison de son haut taux d'accidents de la circulation.Selon l'auteure de l'étude, le Dr Evelyn Vingilis, de l'Université Western, en Ontario, ce sont les accidents d'automobiles et non les crimes qui mettent le plus la vie des Canadiens en danger.Mme Vingilis a en outre signalé que le nombre de crimes per capita est en baisse depuis un bon moment au pays.Certaines villes qui se retrouvent aux derniers rangs le sont, notamment, parce que le taux de suicides est y particulièrement élevé.C'est le cas des villes de Trois-Rivières et de Chicoutimi-Jonquière, signale l'étude.Au total l'an dernier, dans l'ensemble du Canada, 500 homicides ont été enregistrés, un nombre moindre que celui observé dans certaines villes américaines.Varennes retire un règlement d'emprunt contesté > MARTHA GAGN0N Le conseil municipal de Varennes a finalement décidé de retirer le règlement d'emprunt de 455 000$ pour des travaux d'infrastructures qui avait suscité l'opposition de 800 citoyens en janvier.« Comme il n'était pas question d'aller en référendum et encore moins de retarder le développement, la Ville a décidé de retirer le règlement.À la demande des citoyens, nous allons donc changer nos façons de faire et appliquer entièrement le principe de l'utilisateur-payeur », a expliqué hier le maire, Jean Robert.Ainsi, le règlement d'emprunt sera scindé en deux.Au lieu d'être imposé à l'ensemble des contribuables, le coût des travaux de réhabilitation de l'égout sanitaire du boulevard industriel Lionel-Boulet évalués à 200 000$, sera payé grâce à la taxe de mutation provenant de la vente d'une entreprise.relatifs au déplacement d'un cours d'eau, au surdimensionnement de l'égout pluvial et à l'aménagement d'un bassin de rétention dans un secteur résidentiel en développement, ils seront entièrement à la charge des futurs résidants.Rémi Bergeron, l'ex-candidat à la mairie à l'origine du mouvement de contestation, est évidemment satisfait que le règlement d'emprunt ait été retiré.Selon lui, « la population n'a pas à payer pour les promoteurs immobiliers et les propriétaires de terrains industriels, surtout avec une augmentation de la taxe foncière de 15% ».M.Bergeron considérait ce règlement comme une « subvention déguisée tout à fait inacceptable ».Le maire précise, pour sa part, que le conseil municipal s'était donné comme orientation, au cours des dernières années, de faire payer à l'ensemble des contribuables certains travaux d'infrastructures qui bénéficiaient à plus d'un secteur.Quant aux autres travaux de 255 000$ « On pensait qu'il valait mieux appli- quer progressivement le principe de l'utilisateur-payeur, explique M.Robert.Dans le Vieux-Varennes, on a, par exemple, construit deux ponceaux et la facture de 300 000$ a été payée par tous.La même chose s'est produite pour l'aménagement de la rue Quévillon dans le secteur de la nouvelle école.Le partage représente une façon de vivre en communauté.J'espère que les citoyens sont conscients que la bouchée sera désormais difficile à avaler dans certains cas.» Le maire ajoute que la Ville croyait que les travaux du développement résidentiel du secteur Ouest pouvaient être payés à même le fonds général payee qu'ils bénéficient à un ensemble de'citoyens plus grand, dont les résidants âes premières phases, ainsi que les zones agricoles et industrielles longeant : le boulevard Lionel-Boulet.M.Robert affirme, par ail leurs, que la contestation entourant ce règlement a permis à certains de «jouer une petite game politique ».C'est fou! C'est «cool»! C'est complètement sauté!!!.L'été est déjà commencé ! Venez vous «saucer» dans notre piscine extérieure et courez la chance de ner une Ce matin, entre 6 h 30 et 9h 30; venez nous rejoindre avec votre maillot, moUillez-vous et devenez admissibles au tirage le jour même! Nous serons aujourd'hui au 8705, boul.Taschereau, Brossard Un endroit différent à chaque matin! 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LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 9 MARS 1999 A 17 Windows 98 peut vous retrouver MARIE-ANDRÉE AMIOT Les consommateurs qui ont Windows 98 dans leur ordinateur ne le savent peut-être pas, mais le jour où ils l'ont installé, ils ont déclenché un processus complexe permettant à Microsoft de ramasser une foule d'informations sur le contenu de leur ordinateur.Le bogue \u2014 c'est ainsi que l'entreprise nomme le rtouveau problème \u2014 est plutôt un mouchard ou un délateur, selon Robert M.Smith, un programmeur de Cambridge au Massachusetts qui a découvert le problème et qui en a avisé Microsoft vendredi.Quand l'utilisateur inscrit son système d'exploitation auprès de Microsoft, Windows 98 génère, à son insu, un numéro d'identification personnel qui s'installe sur le disque dur.Cela fait partie du processus d'installation obligatoire.En principe, seuls les utilisateurs qui choisissent de dévoiler le contenu matériel de leur ordinateur lors de l'inscription devraient faire parvenir ce numéro aux techniciens du support technique.Le numéro accompagne toutes les descriptions des accessoires matériels tels les cartes de son, les cartes vidéo, le type d'écran, etc.Ceci, afin qu'un technicien au soutien technique qui reçoit un appel de la part du consommateur puisse identifier l'ordinateur et les travaux qui ont été effectués antérieurement.Certains utilisateurs préfèrent garder cette information confidentielle.Or, avec Windows 98, qu'ils le choisissent ou non, tous envoient leur numéro d'identification à leur insu.Selon M.Smith, le logiciel crée une empreinte digitale numérique qui pourrait être utilisée pour relier l'information obtenue à un document généré par un traitement de texte ou par un tableur.Cela signifie que des pirates ou autres personnes mal intentionnées pourraient repérer des utilisateurs ainsi que leurs travaux.Microsoft a commencé par défendre sa position en alléguant que cette empreinte servait au service de soutien technique à distance.« Nous sommes très sensibles à toutes les questions reliées à la vie privée, a dit Robert Bennett au New York Times.Le logiciel n'était pas conçu pour envoyer des informations à moins que l'utilisateur ne coche une option spécifique.» Neil Fraggatt, directeur des produits Windows pour Microsoft Canada, a déclaré à La Presse que cette option avait été ajoutée pour permettre aux techniciens en soutien technique d'aider plus efficacement les consommateurs à diagnostiquer les problèmes.« Cette fonction n'a jamais été conçue pour retracer les consommateurs et leurs habitudes.On n'a jamais eu l'intention de tracer leur profil ou le vendre au meilleur acheteur ! » Mais les associations de protection de la vie privée sont sceptiques.À la suite du tollé soulevé récemment par des associations de protection de la vie privée contre les numéros d'identification placés sur les processeurs Intel des Pentium III, Microsoft a réagi rapidement.Pour montrer sa bonne foi, l'entreprise a immédiatement annoncé qu'elle remédiait à la situation et a accepté de changer son processus d'identification.« Nous travaillons déjà sur une rustine, a confirmé Neil Fraggatt.Elle devrait être disponible d'ici deux semaines sur le site Web de l'entreprise.À l'été, nous lancerons une seconde version de Windows 98 qui ne contiendra plus cette option.» Microsoft a promis d'explorer tous les moyens afin d'extirper et de détruire les informations recueillies dans les premières versions.La rustine permettra d'éliminer le numéro d'identification personnel qui fait partie de la mémoire liée à la configuration de l'appareil.Lors du lancement du Pentium III, le groupe Intel avait modifié son mouchard qui se déclenchait automatiquement et à l'insu de l'utilisateur.Les groupes de protection de la vie privée avaient mené une campagne de boycottage des produits Intel et le fabricant de puces avait reculé.Maintenant, l'acti-vation du code d'identification se fait par l'utilisateur.Pour une consultation GRATUITE te .T-œ±m& NE MANQUEZ PAS LE Santé CHAQUE DIMANCHE DANS UN PAR UN demain VOTRE FAMILLE Pile, le mariage, ses règles de validité, ses différents contrats.Face, la séparation, son partage du patrimoine familial et sa garde des enfants.Sans oublier les droits et les obligations des parents envers les enfants, et l'adoption.Bref, tout ce qu'il faut pour vivre heureux en famille.\u2014P samedi VOS OBLIGATIONS Vous saurez tout sur les fondements de fa responsabilité, les nombreux contrats qui régissent plusieurs aspects de votre vie, vos engagements en cas d'accident., sans oublier les documents liés aux achats importants.Tout ce qu'il faut pour éviter les mauvaises surprises.¦ IHi>t>Haw*MI j LES FASC.CULES «J'AI LE DROIT ! » La Presse vous présente sa nouvelle série de guides pratiques sur le droit.Huit fascicules pour vous aider à régler les problèmes juridiques que vous pourriez rencontrer au quotidien.les quantités étant femtées.composez le (514) 285-6911 pour vous abonne* ou réserve* dès maintenant votre exemplaire j de La Presse auprès de votre marchand de journaux C'est gratuit dans La Presse j les samedis et mercredis jusqu'au 31 mars.en collaboration avec le o i\\ Barreau du Québec Les parents de Pascal apprennent que leur bell&filie s'appelle.Bernard ! Denis peut-il se passer de sexe pendant une S@ITi£3ÎB1@ ?uifTAiocf r\\r; rn i n m n i IVI/M [ ce soir 20 h ce soir 20 h 30 TVA Le réseau d'Ici 1 i A 18 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 9 MARS 1999 Journée internationale des femmes EN BREF H 1 I m-7 Les Chinoises après Mao ¦ Les Chinoises, propulsées au statut de « moitié du ciel » par Mao Tsé-toung, paient aujourd'hui un lourd tribut aux réformes économiques de ses successeurs, avec un taux de chômage nettement supérieur à celui des hommes et des difficultés plus grandes pour retrouver un emploi.Les femmes représentent actuellement 65 % des ouvriers licenciés.Selon une étude, 71,6 % des dirigeants d'entreprises n'engageraient pas une femme, même si elle était plus qualifiée qu'un homme pour un emploi donné.Alors que les filles sont déjà majoritaires aujourd'hui dans bon nombre d'universités, la plupart d'entre elles ont du mal à trouver des emplois à la sortie.La politique d'un enfant par famille suivie depuis une vingtaine d'années, est venue aggraver la préférence traditionnelle pour les garçons, avec un déséquilibre des naissances de plus en plus marqué au détriment des filles ( 118 garçons nés contre 100 filles ).Elles votent enfin ! ¦ Les femmes ont voté pour la première fois lundi au Qatar pour élire un conseil municipal où six candidates briguent des sièges, alors que peu d'entre elles conduisent une voiture ou se découvrent le visage en public dans ce petit émirat du Golfe.« Nous sommes dans une société misogyne jusqu'à la moelle », a affirmé Mouza al-Malki, candidate.Pour la première fois, des photos de candidates, portant le voile mais le visage découvert, ont paru dans les journaux à la faveur de la « noce électorale », comme la presse appelle le scrutin.Selon plusieurs, même si le nombre d'élues devait être peu élevé, la participation au scrutin est en soi une victoire.« Cette expérience est à ses débuts.Il est encore difficile de porter un jugement », a souligné ' devant une délégation de parlementaires l'épouse de l'émir du Qatar, cheikha Mouza Al-Mesned, qui prône une large participation des femmes à la vie politique.La fête tourne mal a Une violente polémique a éclaté lundi au Parlement israélien lors d'une réunion spéciale consacrée à la Journée mondiale des femmes.Le premier ministre Benjamin Ne-tanyahu venait juste de quitter la rencontre après avoir adressé quelques mots aux femmes présentes lorsqu'une adversaire politique, Yaël Dayan, fille du célèbre Moshé Dayan, s'en est pris à lui, l'accusant de ne pas vouloir écouter ce que les femmes avaient à lui dire.Des femmes proches du Likoud, le parti du premier ministre ont accusé bruyamment Mme Dayan de parti-sanerie.« Vous avez gâché la fête en provoquant délibérément un scandale », a lancé une députée.« Ceux qui pensent que la lutte des femmes pour obtenir des droits égaux n'est pas politique se font des illusions », a répliqué Mme Dayan.Le nouveau Portugal ¦ La place de la femme dans la société portugaise a évolué très rapidement depuis le début de la décennie, indique, unanime, la presse portugaise.Des indices : les femmes n'hésitent plus à déposer plainte en cas de violence familiale; depuis 1990, trois fois plus de femmes que d'hommes ont été diplômées; les hommes occupent toujours les principaux postes dans la hiérarchie sociale, mais la différence tend à s'atténuer.Cependant, cette amélioration n'est pas accompagnée par une reconnaissance salariale et le chômage chez les femmes reste encore plus élevé que chez les hommes.Dans leur vie personnelle, les Portugaises s'émancipent également : le pourcentage de femmes divorcées a presque doublé en 1997 et le mariage est célébré de plus en plus tardivement.Les femmes retardent leur grossesse et contrôlent le nombre d'enfants.Les roses de la solidarité La lutte des femmes se poursuit aussi dans les garderies et les hôpitaux, les caisses et les banques, et chez Bell LIUANNE LACROIX Profitant de la journée internationale des femmes, des responsables de la CSN ont organisé, en compagnie de féministes connues pour leur implication dans la lutte menée par les femmes, une tournée pour encourager des travailleuses éprouvant des problèmes particuliers et dénoncer des situations jugées inacceptables : travailleuses de garderies sous-payées, professionnelles de la santé surmenées, téléphonistes de Bell « vendues » aux Américains, employées de la Banque Nationale qui éprouvent des difficultés à se syndiquer ou des caisses pop menacées par la restructuration, toutes ont reçu une rose rouge remise en signe de solidarité.Accompagnée de la comédienne Sylvie Le-gault, d'Hélène David, professeure à l'Université de Montréal et première présidente, en 1973, du Comité national de la condition féminine de la CSN, et de Lise Moisan, membre fondatrice et journaliste à la revue féministe La Vie en Rose durant ses sept ans d'existence, la vice-présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, a rappelé que l'égalité n'était pas encore chose faite pour toutes.« Malgré une scolarité de niveau collégial et plus, les femmes travaillant en garderie gagnent moins de 20 000 $ par année.En fin de semaine dernière, un vote de grève a été pris à 90 % par les syndiquées des garderies pour forcer le gouvernement à réagir.C'en est assez de faire voeu de pauvreté pour permettre à d'autres femmes d'aller travailler », a souligné Mme Carbonneau.Bas salaires, précarité des emplois, surmenage, les difficultés sont multiples.« Dans le réseau de la santé, 54 % des emplois sont précaires.Ça fait dix ans que les salaires stagnent et on a même fait face à des diminutions.On se la violence ¦ Le ministre brésilien de la Justice a annoncé la création d'un comité technique destiné à élaborer des peines plus sévères pour punir ies cas de violence contre les féminines.Au Brésil, où une femme est battue toutes les deux minutes, la violence contre les femmes est considérée comme un délit de lésion corporelle pour lequel l'homme est rarement condamné à des peines de prison.L'élaboration d'une loi punissant la violence contre les femmes par des peines plus sévères est une façon de tenter de la réduire d'ici l'an 2000.Par ailleurs, la première dame du Brésil, l'anthropologue Ruth Cardoso, a critiqué les salaires payés aux femmes brésiliennes, souvent la moitié de ceux versés aux hommes pour le même travail.Selon elle, il existe une m tolérance énorme » de la société brésilienne par rapport à la violence contre les femmes.« Si nous percevons des salaires inférieurs et de surcroît, sommes victimes de la violence, nous ne sommes pas égales aux hommes », a déploré Mme Cardoso qui a défendu l'élaboration de politiques publiques bénéficiant aux femmes.PHOTO LA PRESSE, RobertNêdonO Jacqueline Hekpazo a déploré que la tâche des travailleuses en garderie ne soit pas reconnue à sa pleine valeur.rapproche de plus en plus du modèle MacDo-nald », rappelle Mme Carbonneau.À Sainte-Justine, l'infirmière qui devait prendre la parole au nom de ses consoeurs et confrères du secteur public n'était pas au rendez-vous.En raison des besoins pressants, sa présence avait été requise de toute urgence et son congé syndical annulé.« Dans un milieu où l'empathie est de rigueur, les travailleurs sont à bout de souffle », souligne Mme Carbonneau.Aux Caisses populaires Desjardins, où bien peu de femmes ont jamais atteint les sommets.près du tiers des emplois sont menacés par la réorganisation et les fusions, sont venues rappeler deux employées, Sylvie Janson et Sylvie La-brie.Le jardin n'est guère plus vert du côté des banques.À preuve l'expérience des travailleuses de télécommercialisation, de recouvrement et de téléphonie qui luttent pour le droit d'association et de négociation.C'est avec des yeux ahuris qu'elles voyaient la troupe de féministes débarquer dans les bureaux de la Tour du centre-ville, panier de roses au bras.Sur le trottoir d'en face, des téléphonistes de Bell, syndiquées FTQ et à l'emploi de la compagnie dans bien des cas depuis plus de 20.ans, étaient toujours aussi outrées de l'attitude de l'employeur.« Ils vont seulement en garder 700 sur 2700.Les autres se voient offrir un emploi à 10 $ l'heure dans la nouvelle compagnie », soulignait l'une d'entre elles.Elles exigent de la ministre du Travail, Diane Lemieux, une modification à la loi pour forcer leur nouvel employeur à respecter leur convention.Toutes se sont ensuite massées devant le palais de justice pour dénoncer la pauvreté et la violence faite aux femmes.Tombant au beau milieu d'une manifestation de Kurdes réclamant justice et paix pour les leurs, les femmes ont toutefois dû attendre une bonne demi-heure pour s'exprimer.« Malgré nos luttes, les inégalités entre hommes et femmes persistent et s'aggravent, nous sommes ici pour témoigner de l'urgence de corriger ces inégalités », disait notamment le manifeste lu par la comédienne et chanteuse France Castel.À Montréal seulement, les femmes ne touchent que 64 % du revenu moyen des hommes.Les deux tiers de celles qui travaillent occupent un emploi à temps partiel.Petites et grandes, toutes chez le PM PHOTO ROBERT MAILL0UX.La Esmé Tardif, cinq ans, et Catherine Dea, trois ans, étaient au nombre des filles, grandes et petites, à avoir rendu visite au premier ministre Lucien Bouchard, hier, fleurs à la main.LIA LÉVESQUE Presse Canadienne Ce 8 mars.Journée internationale des femmes, a été l'occasion au Québec d'aborder différentes revendications des femmes, touchant entre autres les garderies, l'équité salariale et la pauvreté.Partout au Québec, surtout devant les centres de décisions politiques et juridiques, ont eu lieu des marches et des rassemblements.Nombreuses aussi sont celles qui ont choisi la voie de causeries, de spectacles, de gestes symboliques destinés à souligner un aspect particulier des besoins des femmes en 1999.Le bureau du premier ministre Lucien Bouchard, à Montréal, a reçu la visite de quelques mères et fillettes, venues lui porter des roses.Ces roses sont devenues le symbole, avec le pain, des revendications des femmes ; les roses signifiant la non-violence et le pain, le partage de la richesse.C'est une employée du bureau du premier ministre qui est venue cueillir l'énorme bouquet et entendre les revendications touchant les garderies.Au nom de cette petite coalition de parents et professionnels, Mme Teresa Kozina a demandé plus d'espace dans les garderies, un nombre d'enfants moindre pour chaque travailleuse et des normes limitant le bruit.Lucien Bouchard Depuis Québec, le premier ministre Lucien Bouchard a transmis son traditionnel message, rappelant aussi qu'il n'y a jamais eu autant de femmes élues à l'Assemblée nationale, soit 29 sur 125 députés.« La place occupée par les femmes dans les domaines sociaux, économiques, culturels et politiques, aujourd'hui, constitue une force exceptionnelle pour le modèle québécois.La présence de celles-ci au centre des décisions est un apport incontestable à la qualité des débats qui façonnent l'avenir du Québec », a déclaré le premier ministre du Québec.La ministre responsable de la Condition féminine au Québec, Linda Goupil, juge « impératif » que des ponts soient établis entre les générations afin de créer la solidarité nécessaire à l'avènement d'une plus grande justice sociale et de l'égalité entre les femmes et les hommes.Programme de promotion La ministre Goupil a profité de la Journée du 8 mars pour annoncer qu'elle implanterait, dès avril prochain, un programme visant à promouvoir la présence des femmes à des postes décisionnels aux paliers local et régional.Intitulé « A égalité pour décider », ce programme d'aide financière sera doté d'un budget de 1 million de dollars par année.Il permettra de soutenir, dans toutes les régions du Québec, des projets encourageant les candidatures féminines à des postes décisionnels.Centrales syndicales Du côté des centrales syndicales, les dirigeants ont rappelé les principales luttes d'actualité des travailleuses, notamment celle sur l'équité salariale, celle des téléphonistes de Bell Canada et des travailleuses en garderie.À la CEQ, la présidente.Lorraine Page, a plaidé en faveur de l'équité salariale, autant pour le personnel féminin de la fonction publique fédérale et provinciale que pour les femmes qui travaillent dans l'entreprise privée et les travailleuses en garderie.Les professeurs de la CEQ, majoritairement des femmes, négocient présentement l'équité salariale avec le gouvernement Bouchard.A la CSN, la première vice-présidente, Claudette Carbonneau, a noté que « des milliers de travailleuses sont à nouveau au front cette année, reprenant le flambeau de celles qui, avant elles, l'ont fait pour la reconnaissance de la valeur du travail des femmes ».C'est au tour des hommes d'agir PHOTO.AP Bianca Jagger était au nombre des militantes féministes et des célébrités à avoir accepté de participer à la vidéoconférence organisée par l'ONU.Associated Press NATIONS UNIES À l'occasion de la Journée internationale des femmes, une vidéoconférence organisée par l'ONU a réuni pendant trois heures des victimes, des militantes, des responsables politiques et des célébrités comme Julie Andrews et Bianca Jagger.Tous les intervenants ont tenté d'imaginer un monde délivré de la violence contre les femmes, que le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan a qualifiée de « violation la plus honteuse des droits de l'homme ».Même si les participants, qui s'exprimaient depuis New York, Nairobi, New Delhi et Strasbourg, ont reconnu que des progrès avalent été constatés ces dernières années, ils ont été unanimes pour estimer que beaucoup reste à faire, en particulier par les hommes.« La pandémie de violence contre les femmes et les filles ne pourra pas être arrêtée sans un activisme concentré et déterminé de la part des hommes », a souligné Noeleen Heyzer, directeur exécutif du Fonds de développement des Na- tions unies pour les femmes, organisateur de la vidéoconférence.Selon une étude de la Banque mondiale, entre un quart et la moitié des femmes ont déjà été battues par leur partenaire.Aux États-Unis, une femme est victime de la violence conjugale toutes les 15 secondes, selon les chiffres du FBI.Exemple des souffrances endurées par les femmes, Athanasie, une Rwandaise mère de quatre enfants, a raconté qu'elle avait été violée tous les jours pendant des mois par des miliciens hutus pendant le génocide de 1994.« Ma plus grande souffrance était d'entendre les pleurs de ma fille de 12 ans quand elle était violée derrière notre maison », a-t-elle expliqué.D'autres intervenantes ont délivré un message d'espoir.Alpana Chandola, une jeune Indienne, a été privée de nourriture, violée et reje-tée du domicile de son mari parce que sa famille ne pouvait pas financer sa dot.Malgré les menaces, elle poursuit ses bourreaux en justice.« Mon conseil aux jeunes filles est de rester financièrement indépendantes », a souligné Alpana Chandola. LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 9 MARS 1999 Arts et spectacles Des Jutra qui ne feront pas vendre le cinéma québécois TELEVISION a.' Louise Cousineau U n gala télévisé passe mieux quand la remise de prix est enrobée d'une fête pour le public.Les Jutra, qui ont fait leur entrée dimanche soir à TVA, n'avaient pas grand \"chose de la fête.Sauf pour François Girard qui en est reparti couvert de prix pour Le Violon rouge.II y avait un problème de concept et d'animation.Or, Rémy Girard était aux deux postes.Un excellent acteur qu'on a toujours vu bien jouer, même dans des textes imbuvables comme Maman chérie.Mais comme animateur de gala et concepteur \u2014 il partageait la tâche avec Josée Fortier\u2014 il faudra repasser.Pour son numéro du début, on a manifestement plus travaillé sur le costume représentant tous les films que sur les textes.Le reste des enchaînements a été quelconque : on voulait nous faire connaître la tyrannie des différents corps de métier du cinéma.Ce fut très ordinaire.Il y a une vieille inimitié chez nous entre le cinéma et la télévision, le premier méprisant la seconde.Si on veut continuer à nous offrir des galas de cinéma, qu'on laisse donc les gens de télévision faire l'organisation et le concept du spectacle.Depuis le temps qu'elle en diffuse, notre télé commence à savoir faire des galas qui se tiennent.À part le discours de remerciement de Marcel Sabourin, à qui on a rendu hommage, on n'a ressenti aucun plaisir particulier à regarder cette longue émission.Les Césars français samedi soir avaient beaucoup plus d'allure et d'esprit.L'animateur, Antoine de Caunes, qui était eti nomination comme meilleur acteur, a livré quand même le discours qu'il avait préparé même s'il n'a pas gagné.Et les robes des femmes étaient nettement plus belles.Jacques Villeret, par contre, aurait eu avantage à avoir un « infirmier » comme Robert Charlebois pour lui aider à monter les marches.Bref, les Jutra ont du chemin à faire pour nous persuader que notre cinéma vaut la peine d'être fréquenté.En bout de ligne, c'est de cela qu'il s'agit.Autrement, on va se remettre à penser que le cinéma québécois est infréquentable.La France s'intéresse au J< lui le François Pérusse L'humoriste François Pérusse a une marque de commerce : il parle plus vite que tout le monde depuis neuf ans.Voilà que depuis le 8 février, sa nouvelle série Le JourNul qui passe quotidiennement à TVA, est le dessin animé le plus rapide au monde.Une première dans le monde de la télé.Une minute d'animation révolutionnaire.Ses textes partent à minuit de Saint-Bruno via l'ordinateur.Le CD des voix aussi.À 4 h, le réalisateur Normand Rompre commence à penser à son scénario.À 8 h, chez KliK Animation, une équipe d'une quinzaine de jeunes cracks de l'ordinateur sont à l'oeuvre.La capsule d'une minute est livrée en après-midi à TVA, qui la diffusera à 18 h 29 après le 18 heures.Avec reprises après le 22 h et le lendemain à LCN.La rapidité d'exécution, c'est grâce à un acteur, que vous ne verrez jamais en ondes.Karl-Patrice Dupuis \u2014 il a fait des publicités, notamment celle des préhistoriques qui découvrent le fromage \u2014 fait les mouvements des trois journalistes du JourNul.Il a 17 sen-seurs sur lui et plein de fils qui captent ses gestes de la tête et des bras.Plus besoin de dessiner chaque mouvement, ce qui prendrait une semaine.Us sont filmés et les cracks de l'ordinateur feront le reste, depuis les expressions des visages jusqu'aux vêtements, en insérant en plus des photos des vedettes de l'actualité.Et en synchronisant le son de François Pérusse.K1 iK, qui a développé le procédé, a pour président Yves St-Gelais, qui fut, il y a quelques années, l'homme en jaune et à grosses moustaches qui animait SOS Télé à TQS.Une sorte de bon samaritain qui dépannait les gens en difficulté.François Pérusse, 37 ans, est un drôle de numéro.Après avoir triomphé ici avec son invention radiopho-nique Les Deux minutes du peuple, il fait depuis deux ans carrière à la radio en France et en Belgique.Tout ça depuis Saint-Bruno.Le JourNul met en scène trois personnages : le lecteur de nouvelles Sébastien Tobin, le correspondant toujours perdu Tristan Direct et le chroniqueur sportif Oscar Aubut.L'actualité quotidienne est la source d'inspiration, depuis le Brochu de Notre-Dame jusqu'aux lamentables performances du Canadien.Sans oublier les faits et gestes de nos politiciens.Pas de gros mots.Pas de vulgarité.Mais un regard incisif et plein de jeux de mots.L'humour radiophonique de Pérusse s'étant magnifiquement exporté, on peut supposer que le JourNul le sera aussi.Hier, son agent Pierre Dumont confirmait f que la France est intéressée et que plein de pays ont l'oeil sur la nouvelle technologie.François Pérusse, qui travaille déjà très fort, pourrait François Pérusse et son lecteur de nouvelles Sébastien Tobin.peut-être faire une édition française.Le contrat avec TVA va jusqu'en juin.Coûts et profits?Grand silence.François Pérusse, qui a décidé d'essayer la télévision pour retrouver l'excitation de ses débuts à la radio, finit par admettre que ses radios en Europe sont plus payantes que ses télés ici.Pour l'instant.PHOTO DENIS COURViLLE.La Presse Le président de PANEL, Pascal Assathiany, et la ministre des Relations internationales du Québec, Louise Beaudoin, assistaient hier soir au lancement de l'expédition culturelle en terre française.Salon du livre de Paris: pas sorti du bois.MARIO ROY Les Français y tenaient absolument : une reconstitution de.forêt québécoise accueillera les 220 000 visiteurs attendus au Salon du livre de Paris, la semaine prochaine, où le Québec est l'invité d'honneur.Cette forêt sera garnie d'orignaux et de castors empaillés \u2014on a cependant échappé, sans doute de justesse, à la shed en bois rond ! Dans la même veine, les éditeurs d'ici ont cru bon de publier un Petit lexique d'expressions québécoises ( 54 pages ), sans doute destiné à leurs interlocuteurs parisiens, à l'aide duquel ceux-là pourront justement informer ceux-ci que « Tsu vâ toute trouver ça dans' shède » signifie : « Tu vas trouver tout ce qu'il te faut dans la remise.» Ces initiatives, disons.folkloriques, présentent un étonnant contraste avec le design nettement plus moderne des deux stands que le Québec occupera au Salon.Les maquettes de ces stands ont été présentées, hier, lors d'un événement destiné à lancer officiellement cette exceptionnelle expédition culturelle en terre française, en présence d'une bonne partie des quelque 400 personnes, surtout éditeurs et auteurs, qui seront du voyage.Le stand thématique, en particulier, haut en couleurs, meuble un espace de 250 mètres carrés de présentoirs, de murs à projection et de bornes interactives \u2014 ayant plus ou moins la forme de pylônes, une autre de nos spécialités ! \u2014 destinées à présenter la culture, la géographie, l'histoire, la technologie et la so- ciété québécoises.Le stand librairie occupe quant à lui 300 mètres carrés et offrira 4000 titres aux visiteurs.La ministre française de la Culture, Catherine Trautman, ainsi que le président du Syndical national de l'édition, Serge Eyrolles, se sont adressés à l'assemblée par la voie d'un enregistrement magnétoscopique.Le président de l'Association nationale des éditeurs de livres ( ANEL ), Pascal Assathiany, a pour sa part, rappelé qu'il serait nécessaire, à Paris, de sensibiliser les éditeurs français à la question des droits territoriaux, le milieu local du livre se sentant parfois envahi par la puissante machine de l'édition hexagonale.En terme de ventes, on sait que le Québec compte à plus ou moins long terme doubler ses exportations en France, qui ne sont actuellement que de 11 millions annuellement ( par rapport à des importations de près de 80 millions ).Enfin, la ministre des Relations internationales du Québec ( et ex-ministre de la Culture ), Louise Beaudoin, a dit estimer que l'un des principaux mandats qui lui échoit dans ses nouvelles fonctions est précisément de promouvoir la culture à l'étranger.Si cette présence au Salon parisien s'avère fructueuse, comme on peut le prévoir, « nous penserons à récidiver dans d'autres pays amis, peut-être même au Canada, sait-on jamais.» Stanley Kubrick est mort de cause naturelle, selon l'autopsie Agence France-Presse LONDRES L'autopsie du corps du réalisateur américain Stanley Kubrick, décédé dimanche en Angleterre à l'âge de 70 ans, a révélé une mort de cause naturelle, a indiqué hier la police britannique.Aucune autre précision n'a toutefois été apportée sur les raisons du décès.La décision de pratiquer une autopsie répondait à une pro- cédure de routine dans les cas de mort subite.« Les circonstances ne sont pas suspectes et il n'y aura pas d'enquête », a précisé le porte-parole de la police.La famille de l'auteur de 2001, l'Odyssée de l'espace et d'Orange mécanique, avait annoncé le décès brutal du réalisateur à son domicile an-» glais du Hertfordshire, au nord de Londres, sans préciser les circonstances de sa mort.Lifschitz et Niquet, en attendant Manon MUSIQUE Claude Gingras J Orchestre Symphoni- L, que de Montréal ne donne pas de concerts cette semaine.Il ré-â pète Manon, de Mas-¦ senet, qui prend l'affiche de l'Opéra de Montréal samedi soir, 20 h, salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.L'ouvrage le plus célèbre de Massenet sera présenté dans une nouvelle production \u2014scénographie de Michel Beaulac et Bernard Uzan, mise en scène de Bernard Uzan \u2014 dévoilée en avril dernier à Détroit mais non encore vue à Montréal.I r Deux chanteurs français dans la distribution : Maria d'Aragnès en frivole Manon et Didier Henry en Lescaut, son cousin et complice.En chevalier des Grieux, l'amant de Manon, on retrouvera le ténor mexicain Fernando de la Mora, qui était Alfredo dans La Traviata plus tôt cette saison.L'OSM accompagnera le spectacle, sous la direction de David Agler, dont on se rappelle la participation à Jenufa, de Jana-cek.L'OSM reprend ses concerts mardi et mercredi prochains, avec Dos Lied von der Erde, de Mahler.Le mardi, l'Opéra de Montréal annoncera la programmation de sa prochaine saison, qui sera sa 20e.Le lendemain, ce sera au tour de l'OSM de dévoiler les détails de sa saison 1999-2000 ainsi que le nom du nouveau « commanditaire en titre » de l'orchestre.k Concours de composition ¦ La finale du 13e Concours national des Jeunes Compositeurs, organisé par Radio-Canada, se déroule demain et jeudi soir, 20 h, à la salle Pi erre-Mercure, et sera diffusée en direct les deux soirs aux réseaux français et anglais.Yannick Plamondon et Ana Soko- Programme : Messes BWV 234 et lovic.236 et Cantate no 73.Constantin Lifschitz en récital vendredi soir.Le programme de demain soir est consacré à l'électroacoustique et groupera des travaux de Hugo Ar-senault, Gordon Fitzell et Pierre Alexandre Tremblay.Le programme de jeudi réunit six oeuvres de musique de chambre jouées par l'Ensemble de la Société de Musique contemporaine du Québec, dir.Walter Boudreau.Les auteurs : Scott Edward Godin, J.Peter Koene, Éric Morin, Justin Mariner, Lifschitz et Niquet vendredi ¦ Retour du jeune pianiste russe Constantin Lifschitz vendredi soir, 20 h, salle Pierre-Mercure.Et, comme lors de son précédent récital, en 1997, enregistrement de l'événement par la marque Palexa, qui en tirera un disque: Le programme: Concerto italien de Bach, Rondos op.51 et Sonate op.28 ( Pastorale ) de Beethoven, Carnaval de Schumann et groupe d'oeuvres de William Byrd.Les Russes semblent donner dans la musique ancienne depuis quelque temps.Grigory Sokolov, qui jouera au LMMC le 21 mars, a aussi inscrit du Byrd à son programme.Vendredi soir également, 20 h, ainsi que le lendemain, même heure, à Redpath Hall, et dimanche, 14 h, au Centre canadien d'Architecture, l'Ensemble Arion augmenté d'instrumentistes et de chanteurs présente un programme Bach dirigé par Hervé Niquet, le chef du Concert Spirituel, de Paris.t Départ de Vernon ¦ Timothy Vernon prendra un rnnoj' H'un nn He «;on nosîe He rhpf -C?\u2014- «~-\u2014- *T**T\"* de l'Orchestre symphonique des étudiants de McGill.Son concert de départ aura lieu le jeudi 8 avril, à l'église Saint-Jean-Baptiste, et comprendra la quatrième Symphonie de Mahler et, de Richard Strauss, les Vier letzte Lieder et le deuxième Concerto pour cor.Solistes : les sopranos Leslie Michaels ( Mahler ) et Ann Rowe ( Strauss ) et le corniste Louis-Philippe Mar-solais.Le « Met » à la radio ¦ Klwvanchtchina, de Moussorgsky, est l'opéra à l'affiche de la radiodiffusion en direct du Metropolitan de New York samedi, 13 h 30, CBF-FM.Dans les principaux rôles : Paata Burchuladze, Dolora Zajick, Vladimir Bogachov et Nikolai Puti-lin.Au pupitre : Louis Bilodeau et jeu-questionnaire.t A 20 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 9 MARS 1999 SPECTACLES Salles de répertoire APRIL Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra) I9n.COULEURS DE L'AMOUR (LES) Cinémathèque québécoise (salle Femand-Ségutfi): 20h ENNEMI DE L'ETAT Collège Eoouard-Montpetrt (180.de Gentilly E.Longueuil): 20h.ERREUR BORÉALE (V) Cinéma ONF: 18h30.21h.HUMILIATED (THE) Cinéma Parallèle: 17h25.IDIOTS (LES) Cméma Parallèle: I5h.19h05.21h30.LONG VOYAGE HOME (THE) Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 17h.MA 6-T VA CRACKER Cinéma Impérial: 15h.17h.19h15.21h30.PAS VU PAS PRIS Cméma Parallèle: 13h.SAMSON Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 21 h.SITCOM Centre d'essai (6ième étage, pavillon J.-A.DeSève.2332.Edouard-Montpetit): 17h.19h.21 h.IMAX_ IMAX (Vieux-Port) SUR LA PISTE DES ELEPHANTS D'AFRIQUE - L'AUTRE DIMENSION: 10M5.12h15.16h15.21h15 (version française): 14h15 (version originale anglaise) IMAX (Les Ailes, 2153, bout.Laplnière.Bros sa rd) BALEINES EN IMAX: Du lun.au dim.: 13h.15h.17h.19h.21h.T-REX LE RETOUR AU CRÉTACÉ EN IMAX 3D/PSE: Du lun.au dim.: 12h.14h.16h.18h.20h.22h.Danse PISCINE-THÉÂTRE DU DÉPARTEMENT DE DANSE DE L'UQAM (840, Chômer E.) Mardi Gras, de Marie-Julie Asselin, French Kiss.d'Isabelle Chevrier.et Aide-mémoire pour le prochain millénaire, de Dave St-Pierre.Mer., jeu., ven.19h.Musique CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR Ensemble du Conservatoire: 20h.PLACE DES ARTS (Cinquième salle) L'Asile, de Dominic Champagne.Avec Monique Mercure.Marie Brassard.Julie Castonguay.André Bamard: 2Oh.THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE (84, Stc-Catherine O.) Le Barbier de Séville, de Beaumarchais.Mise en scène de René Richard Cyr.Avec Normand Lévesque.Pascale Desrochers, hrançois Papineau.Benoît Brière.Roger La Rue.Marc Legautt.Jean-Pierre Chartrand.Stefan Perreault et Joël Marin.Du mar.au ven., 20h; sam.16h et 21 h.THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE (Place des Arts) Bluff (Dealers Choice) de Patrick Marber.mise en scène et trad.de Claude Maher.Avec Raymond Bouchard.Normand D'Amour.Sebastier Delorme.Luc Guérin.Claude\" Michaud et Widemir Normil.Mar.au ven.; 20h.Sam.: 16h et 20h30.Jusqu'au 27 mars.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT (4664.St-Denis) Le vrai monde?, de Michel Tremblay.Mise en scène de Martin Beaulne.Svec Henri Chassé, Linda Sorgini, Raymond Legauft, Christiane Pasquier, Isabel Richer, Serge Mandeville et Maude Guérin.Du mar.au ven., 20h; sam., I5h et 20h:dim.15h.LA PETITE LICORNE (4559, Papineau) Çà.Mise en lecture par Jean-Stéphane Roy.Avec Steve Gagné.Sophie La belle.Fanie Lavigne.Marie-Claude Marteau.Louis-David Morasse et Jean-Stéphane Roy.Du mer.au sam.22h.ESPACE GO (4890, St-Laurenl) Couteau (sept façons originales de tuer quelqu'un avec un.), textes d'Isabelle Hubert.Production du Théâtre Petit-à-petit, mise en scène de Jean-Philippe Monette.Avec Paul-Patrick Charbonneau.Nathalie Claude.Guy Jodoin, Catherine La Haye.Daniel Parent: 20h.Jusqu'au 20 mars.MONUMENT-NATIONAL (Théâtre du Maurier, 1182, St-Laurent) L'Année du Big Mac, de Marc Prescott.Mise en scène de Jean-Stéphane Roy: 20h30.1680 (Ontario E., au dessus du Lien d'Or) La nuit juste avant les forêts, de Bernard-Marie Koltès.Mise en scène de Brigitte Haentjens.Avec James Hyndman: 20h.Jusqu'au 20 mars.THÉÂTRE DES VARIÉTÉS (4530, Papineau) Le Système Ribadier, de Georges Feydeau.Mise en scène de Janine Sutto.Avec Dorothée Berryman.Vincent Bilodeau.Gilles Latulippe, Jean-Guy Viau.Yvan Benoit et Manon Miclette.Du mer.au sam., 20h;dim., 14h.THÉÂTRE DE LA VILLE (180, de Gentilly E., Longueuil) Madame Blavatsky, spirite.de Jovette Marchessault.Avec Catherine Bégin, Anouk Simard, Robert Lavoie, Paul Dion et Michel-André Cardin.Ou mer.au sam., 20h.Pour Enfants LA MAISON THÉÂTRE (245, Ontario E.) Le Jardin des Songes, de Serge Marois.Avec Julie Beauchemin.Philippe Ducros, Valérie Le Maire, Marcel Pomerlo ou Denis Lavalou.Sam., dim.15h.THÉÂTRE DE L'ESQUISSE (1650, Marie-Anne) L'Enfant des Étoiles, d'Antoine de Saint-Exupéry.Mise en scène de Gerardo Sanchez.Avec Sylvi Belleau.Mireille Lévesque et Serge Pilotte.Sam., dim., 14h.LA LICORNE (4559, Papineau) Gérard Potier, comédien -conteur, et Gérard Baraton, accordéoniste.Du mar.au sam., 20h; mer., 19h.CABARET (2111, St-Laureni) Sebadoh: dès 21 h.CAFÉ SARAJEVO (2080, Clark) Thomas Hellman et Nolund: 20h.FOLIES SARAJEVO (2074, Clark) Swing OurSoul: 21 h.CAFÉ CHAOS (1637, St-Denis) DJX.Caféine: 22h.KOJI'S KAIZEN (4120, Ste-Catherine O.) Greg Clayton et Glenn Bradley: dès 21h.WAX (3481, St-Laurent) Vincent Potel: 22h.A L'ÉCART (245, St-Jean, Longueuil) Eva: 20h.Montréal Polychrome : nos musiques du monde passées en revue ALAIN BRUNET Yves Bernard récidive avec Montréal Polychrome.Le pionnier montréalais des émissions radiophoniques consacrées aux musiques du monde termine le millénaire en proposant 50 épisodes traitant des musiques d'ici.Celles issues de l'immigration.Celles qui battent quotidiennement sur cette île.« Une compilation des musiques du monde vécues à Montréal, ça ne s'est jamais fait.Pour la dernière année du siècle et du millénaire, je croyais que c'était une bonne occasion de mener à bien ce projet », fait remarquer l'animateur, non sans fierté.Yves Bernard a amorcé cette série d'émission dans les studios de CIBL ( 101,5 FM ) pour ensuite se déplacer au Zest, au 2100 de la rue Bennett.Chaque mardi, un thème y est abordé devant public, des musiciens s'y produisent, des personnes ressources s'y prononcent et on diffuse le contenu de Montréal Polychrome le dimanche suivant sur les ondes de CIBL \u2014 de 19 h à 20 h 30.Ces émissions seront éventuellement offertes pour diffusion dans les radios communautaires et alternatives de toute la francophonie.« J'ai amorcé Montréal Polychrome par un panoramna rétrospectif des influences qui ont marqué la musique québécoise depuis les débuts de la colonisation.Je me suis ensuite rapproché de la période actuelle », explique Bernard.« Ce soir, on mettra en valeur la musique celtique d'ici.Les invités seront le chanteur et guitariste Kirk MacGeachy, la harpiste Johanne Saint-Laurent, AIIan Jones à la cornemuse.Stéphanie Shine, qui anime elle-même une émission celtique à la station universitaire CKUT, sera invitée comme personne ressource.Montréal Polychrome est un projet parrainé conjointement par CIBL et l'organisme Faites de la musique, à qui l'on doit notamment les Francouvertes et Forum des musiques amplifiées.\u20acr\u20acrCT\u20acf\u20acf\u20act Concert .en note En collaboration avec 10 mars 1999 BRETT POLEGATO » baryton et MICHAEL MCMAHON j piano Mélodies de Poulenc, Vaughan Williams, John Ireland, Debussy et Britten SALLE POLLACK -19 h 30 555, rue Sherbrooke Ouest (métro McGill) 15 $ / 10 $ (étudiants et aînés) Billetterie : (514) 398-4547 _ 10 et 11 mars 1999 SMCQ - 13e concours national des jeunes compositeurs de Radio-Canada Lise Beauchamp, hautbois, Marc Couroux, piano L'Ensemble de la SMCQ direction, Walter Boudreau Les 9 finalistes : H.Arsenault, S.E.Godin, J.P.Koene, G.Fitzell,E.Mariner, É.Morin, Y.Piamondon, A.Sokolovic et P.A.Tremblay Hors concours : Gonneville, Oesterte et Pennycook SALLE PIERRE-MERCURE, 20 h Métro Berri-UQAM \u2014 Rens.: (514) 843-9305 Samedi 13 mars CONCERT FAMILIAL DE L'OSCM directeur artistique : Daniel Constantineau La Symphonie des Jouets de Léopold Mozart L'histoire de Babar de Francis Poulnec Narration par : Kim Yaroshevskaya / Parade de Eric Satie La victoire de Wellington de Ludwig Beethoven SALLE CLAUDE CHAMPAGNE, 15 h 200, av.Vincent-d'lndy, Outremont 15 $ adultes 7 $ enfants (514) 990-OSCM Prenez bonne note ! Réservé aux membres du CONSEIL QUÉBÉCOIS DE LA MUSIQUE Dates de parution : tous les mardis Réservations d'espace : le jeudi précédent, avant 12 h par télécopieur au : (514) 845-5830 g Pour plus de renseignements sur les tarifs s Suzanne Charron (514) 285-6998 Toutes les 7minutes, quelqu'un meurt d'une maladie cardiovasçuluire ou d'h /i a cciden t vascu la ire cérébra /.'(514) S7Î4551 ou 1 S00 567-S563 FONDATION DES MALADIES DUCOtUR CRISTAUX ^ PARANORMAL 'fijj^ CMIROLOGIE \u2022CLAIRVOYANCE PSYCHISME r.TorrATioN ' NUMÉROLOGIE RFINCARNATION LIVRES MEDIUMS , ASTROLOGIE \u202225 Anniversaire 29E SALON INTERNATIONAL DE lÉSOTÉRISME DE MONTRÉAL Prix d'entrée : 12 mars 16h-23h Adultes : 7.50 $ 13 mars 11h-22h Aîné(e)s : 5,50 S 14 mars 11h-19h (Taxés incluses)' \u2022 Conférences et démonstrations continues \u2022 r PLACE BON AVENTURE | BorÂÎreTJÛ^ÂlM 1 Mars !c5Sch5tahd \"C-t\" vendredi & samedi) SAN1É HEALING AURAS Mard[ir& Mercredi s5 \u2022l kAi r, i« m», f ii r, \u2022 il II MA't.t\\ Il « | III A I I \" I I.Il If MA 11 l'Ai/AI >!\u2022» ' '\u201e 1 Vit 314-354^110 $6 ENTREE GENERALE INFANT AGE D'OR lARDI MERCREDI [NEE AVANT lOMOO $4.25 18mm(V.F.) 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