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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Politique
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1999-03-23, Collections de BAnQ.

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[" B Montréal, mardi 23 mars 1999 ?Politiaue EDITORIAL / OPINIONS / ARTS ET SPECTACLES / C YBERPRE S SE / MONDE Ottawa force ses cols le travail VINCENT MARISSAL du bureau de La Presse, OTTAWA \u2022 Exaspéré par les aéroports bloqués, les déclarations d'impôt qui s'accumulent à Revenu Canada et les chargements de blé qui pourrissent dans des bateaux immobilisés au port, le gouvernement Chrétien a décidé de prendre les grands moyens pour forcer ses 14 000 cols bleus à reprendre le travail.PHOTOPC «Il commençait à y avoir des pertes importantes dans l'économie de l'Ouest, les retards s'accumulent à Revenu Canada et on commençait à avoir des incidents de violence sur les lignes de piquetage, a énuméré M.Massé.Il ne semble plus possible d'en arriver à un accord, alors il est temps d'avoir une loi de retour au travail.» Un projet de loi d'exception à cet effet a été déposé hier aux Communes et devrait être adopté d'ici vendredi, a indiqué le leader en Chambre, Don Boudria.En plus des 14 000 cols bleus, les gardiens de prison devront, aussi se plier à la loi d'exception, qui prévoit des amendes de 1000 $ par jour pour les employés qui défient l'ordre de retour au travail et de 100 000 $ par jour pour leur syndicat.Le gouvernement n'a pas obtenu la collaboration des partis d'opposition, ce qui retarde de quelques jours l'adoption du projet de loi.Bien décidé à faire cesser les grèves tournantes des cols bleus, le gouvernement Chrétien pourrait même, ultimement, imposer une motion de clôture ( le bâillon ) pour adopter sa loi.L'autre scénario est de rappeler la Chambre la semaine prochaine en pleine semaine de relâche, scénario qui ne plaît guère aux députés qui ont prévu de quitter la capitale fédérale pour le long congé de Pâques.De toute évidence, les moyens de pression des 14 000 cols bleus ont porté leurs fruits.Mais, au lieu de forcer la reprise des négociations, les syndiqués de l'Alliance de la fonction publique du Canada ont d'abord réussi à épuiser la patience de leur patron, le président du Conseil du Trésor, Marcel Massé.À Revenu Canada, par exemple, on a déjà accumulé un retard de quelque 1,2 million de rapports d'impôts qui attendent d'être traités.A l'approche du mois d'avril, la période la plus occupée à Revenu Canada, le gouvernement craint que les retards ne deviennent vite insurmontables.De plus, a justifié le ministre du Revenu, Herb Dhalivval, les grèves sporadiques ont jusqu'à maintenant fait perdre 10 millions en journées non travaillées par les fonctionnaires.Dans l'immédiat, c'est l'Ouest canadien qui souffre le plus de la grève des cols bleus, le transport des céréales étant paralysé par les moyens de pression des manutentionnaires.« Il commençait à y avoir des pertes importantes dans l'économie de l'Ouest, les retards s'accumulent à Revenu Canada et on commençait à avoir/ des incidents de violence sur les lignes de piquetage, a énuméré M.Massé.Il ne semble plus possible d'en arriver à un accord, alors il est temps d'avoir une loi de retour au travail.» Le projet de loi vise aussi les gardiens de prison de façon préventive, puisque environ 600 d'entre eux auront droit de grève vendredi.Selon Marcel Massé, la présence des gardiens de prison est essentielle au maintien de l'ordre et la loi d'exception corrigera un trou dans la convention collective qui permet à quelques centaines d'entre eux de déclencher une grève.Le propriétaire de l'hôtel réagit aux dénonciations Presse Canadienne SHAWINIGAN L'homme d'affaires shawiniganàis Pierre Thibault a réagi hier à l'article du quotidien torontois The National Post du 22 mars dans lequel on laisse entendre qu'il aurait bénéficié d'une aide gouvernementale de l'ordre de 1,5 million pour la construction de l'Auberge Gouverneur, malgré des démêlés avec la justice en Belgique.Dans son article, le journaliste du National Post rapporte que M.Thibault aurait obtenu l'aide fédérale à la suite de plusieurs rencontres avec le premier ministre Jean Chrétien, député de Saint-Maurice.Le président et directeur général de l'Auberge Gouverneur précise qu'il n'y a jamais eu de rencontre privée avec M.Chrétien.M.Thibault reconnaît avoir rencontré le député fédéral en décembre 1996, mais en compagnie d'un représentant de la compagnie hôtelière Choice Canada, pour déposer le plan d'affaires et discuter du sérieux du projet.Une démarche qui avait été faite auprès du député provincial également ( une garantie de prêt de 200 000 S assortie d'un congé d'intérêt pour une durée de trois ans avait été accordée par le Québec ).Outre cette rencontre, M.Thibault dit n'avoir vu M.Chrétien qu'à l'occasion d'événements publics tels des conférences de presse ou des cérémonies d'inauguration.Pour M.Thibault, il était normal d'aller rencontrer M.Chrétien, qui est député de Saint-Maurice et non exclusivement le premier ministre du Canada.J e deuxième élément que Pierre Thibault voulait éclaircir concerne l'enquête criminelle pour détournement de fonds en Belgique, citée dans l'article du National Post.« C'est une dispute entre actionnaires dans une compagnie privée qui n'a jamais fait appel à l'épargne publique.C'est une poursuite réciproque sensiblement du même montant entre mes associés et moi », explique le copropriétaire de l'Auberge Gouverneur, en soulignant qu'il s'agit d'un différend traité en cour civile et qui remonte à 1995.Pierre Thibault qualifie la situation qu'il vit de « vraiment malheureuse ».« C'est M.Chrétien qui est visé, mais on s'en prend à des petits intervenants touristiques qui essaient de développer la région.L'avenir de la région est dans le développement touristique.C'est dommage qu'on s'attaque à ça », commente-t-il.1 .\u2022 \u2022\u2022 .\u2022 \u2022 7 > \u2022 .* - \u2022 PHOTOPC Preston Manning Herb Gray PHOTOPC Le député péquiste de Saint-Maurice vient au secours de Jean Chrétien GILLES T0UPIN du bureau de La Presse, OTTAWA Le gouvernement libéral a eu l'aide inespérée hier du Parti québécois pour repousser les accusations de conflit d'intérêts lancées par les réformistes et les conservateurs contre le premier ministre Jean Chrétien.Le député péquiste de la circonscription de M.Chrétien, Claude Pinard, a en effet soutenu qu'il n'y avait rien d'illégal dans tout le processus qui a entouré la vente de l'Auberge Grand-Mère \u2014 dont M.Chrétien était actionnaire \u2014 à l'homme d'affaire Yvon Du-haime, même si ce dernier a obtenu par la suite, grâce à l'intervention personnelle du député de Saint-Maurice ( Jean Chrétien ), une subvention du ministère des Ressources humaines.« Non, non, non, il ne peut y avoir de favoritisme, a déclaré hier matin Claude Pinard.Il a fait comme moi, c'est-à-dire qu'il a pris nos programmes normes ( sic ), les programmes normaux du gouvernement, et on a été chercher notre juste part pour notre comté.» Depuis deux semaines, l'opposition demande au premier ministre d'expliquer comment il se fait que Yvon Duhaime, l'acheteur de l'Auberge Grand-Mère dont M.Chrétien détenait 25% des parts, ait pu bénéficier d'une subvention fédérale de 164 000 dollars du Fonds transitoire pour la création d'emplois.Preston Manning a demandé au gouvernement hier pourquoi Yvon Duhaime, qui possède un casier judiciaire, avait reçu « des centaines de milliers de dollars du gouvernement anrès qu'il eut fait l'acquisition du premier ministre d'un hôtel non rentable ».L'opposition réformiste a également demandé au premier ministre pourquoi il était intervenu personnellement par lettre, par télécopieur et par l'intermédiaire de l'un de ses assistants pour que Yvon Duhaime obtienne une subvention gouvernementale.En l'absence de M.Chrétien, le vice-premier ministre Herb Gray a répondu que le projet dans le comté du premier ministre avait été largement appuyé par la communauté locale, par le gouvernement provincial et « par le député local de l'Assemblée nationale, qui n'est pas un ami du premier ministre ou du Parti libéral ».M.Gray a soutenu hier qu'il était parfaitement normal que, dans ce genre de situation, les élus locaux travaillent à l'amélioration économique de leur localité.« Le premier ministre, a dit Herb Gray, n'a jamais tenu secret son engagement dans cette affaire, pas plus que le maire ou le conseil de la ville de Shawinigan, pas plus que le membre de l'Assemblée nationale.Ce projet a fortement été appuyé par le gouvernement provincial.» Les réformistes ont par la suite reproché au premier ministre d'avoir aidé personnellement un autre homme d'affaires, le comptable Pierre Thibault, à obtenir des prêts de 1,5 milliard auprès du gouvernement fédéral pour construire l'Auberge des Gouverneurs, à Shawinigan.M.Thibault, selon un quotidien anglophone, fait présentement l'objet d'une enquête criminelle en Belgique pour s'être approprié des fonds d'un million de dollars d'une compagnie de fabrication de cheminées à laquelle il était associé.Encore là, le vice-premier ministre a soutenu que M.Chrétien avait fait son travail de député de Saint-Maurice en répondant aux demandes de sa communauté.Il a estimé de plus que même si M.Thibault faisait l'objet de poursuites judiciaires en Belgique, cela ne voulait pas dire qu'il était coupable des méfaits qu'on lui reproche.Le conseiller en éthique du gouvernement fédéral, Howard Wil-son, pourrait éventuellement mener une enquête sur toute cette affaire s'il acquiesce à une demande en ce sens qui lui a été adressée par le député néo-démocrate Lorne Nystrom.% â A 1 » i I t Le projet de loi n'est pas la seule arme du gouvernement, qui de?mande aussi une injonction pouf interdire le piquetage devant les bureaux de Revenu Canada.La décision du gouvernement est venue envenimer des relations déjà très tendues avec ses employés.Tout en affirmant être disposé à ref prendre les négociations, l'Alliance de la fonction publique promet de poursuivre la lutte.Les fonctionnaires se battront sur deux fronts : ils poursuivront leurs moyens de pression tant qu'il n'y aura ni injonction ni loi d'exception, et ils travailleront avec l'opposition pour essayer de faire amender la loi de retour au travail.« Nous ne sommes pas si éloignés l'un de l'autre dans nos demandes salariales, affirme.Nycole Turmel, vice-présidente à rAlliance de la fonction publique.Les cols bleus dont on parle gagnent en moyenne 14 $ de l'heure, ce ne sont pas des hauts salariés.» Le syndicat demande des augmentations de 2,75 % pour chacune des deux prochaines années ; le gouvernement offre 2,5 %, 2 % et 1 % sur 30 mois.Axworthy se défend if avoir fait du favoritisme GILLES T0UPIN du bureau de La Presse, OTTAWA Le ministre des Affaires étrangères, Lloyd Axworthy, a rejeté hier les accusations de favoritisme lancées par le Bloc québécois à propos de l'attribution de la construction de la nouvelle ambassade du Canada à Berlin.\u2022 Le Bloc a reproché au ministre d'avoir passé outre au rapport majoritaire du jury international appelé à choisir la firme d'architecte pour réaliser le projet.Six membres contre un de ce jury avaient en effet approuvé le projet présenté par le consortium formé des firmes Saucier-Perrotte, de Montréal, et Dunlop, Farrow, de Toronto.Le ministère n'a pas retenu-ce choix au profit du groupe torontois Kuwabara Payne McKenna Blum-berg et de leurs associés de Winni-peg et Québec, Smith Carter et Ga-gnon Letellier Cyr.Gille Duceppe, le chef du Bloc, a demandé en Chambre au minisire d'expliquer comment il se faisait que le seul membre du jury d'experts qui ait voté en faveur du design proposé par la firme de Win-nipeg était justement de Winnipeg.Il a également demandé comment il se faisait que le ministre, lui aussi de Winnipeg, ait décidé de favoriser une firme de son comté au détriment de la recommandation presque unanime du jury, recommandation appuyée par l'ambassadeur lui-même et un haut fonctionnaire de son ministère.M.Axworthy a rétorqué que le critère du dessin architectural n'était qu'un critère parmi quatre autres.Il a expliqué qu'il avait dû considérer également le caractère fonctionnel du bâtiment, son aspect sécuritaire, le coût d'ensemble de sa construction et la capacité du nouveau bâtiment à remplir son rôle d'ambassade.« J'aimerais souligner, a ajouté le ministre à \"l'intention de Gilles Duceppe, qu'tfyj une firme montréalaise qui fait partie du consortium choisi.» Le leader en Chambre du Bloc, Michel Gauthier, a lancé à Lloyd Axworthy qu'il se défendait très mal.« C'est une firme de Winnipeg qui a été privilégiée, comme par hasard de son comté, et nous nous inquiétons de cela », a-t-il ajouté.! LE FESTIVAL DE LA SANTÉ \tsports experts\t \t\t Inscrivez-vous à votre activité favorite Patin à roues alignées \u2022 Vélo \u2022 Marche \u2022 Course Les formulaires d'inscription sont disponiblos chez Sports Experts.Bénévoles demandé(e)s - chaque bénévole recevra un T-shirt.1H* i.ut m.£BBh INFORMATION : (514) 879-1027 CITE CKAC730 t 4 4 DIMANCHE 16 MAI 1999 B 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 23 MARS 1999 Editorial André Desmarais président du conseil d'administration Roger D.Landry président et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef L'homme et l'oeuvre Agnès Gruda a3mda@lapresse.ca e que j'ai fait était juste, mais était-ce bien ?» Le réalisateur Elia Kazan, que l'Académie américaine du cinéma vient d'honorer pour l'ensemble de sa carrière, n'est pas sorti indemne de sa comparution devant le tristement célèbre Comité du Congrès sur les activités antiaméricaines.Dans son autobiographie, il raconte le cheminement tortueux qui l'a amené à dénoncer huit de ses amis, « coupables » d'appartenir au Parti communiste, et les dilemmes moraux avec lesquels il s'est débattu avant de réussir à apaiser sa conscience.nmsHHBHBMnB Elia Kazan avait brièvement appartenu au Parti communiste dans les années trente.Après deux ans, il a claqué la porte, ce qui ne l'a pas empêché d'entretenir longtemps une image d'homme de gauche.Sous la pression du maccarthysme, alors qu'il se trouvait confronté à un dilemme cornélien \u2014 la loyauté ou le cinéma\u2014, Kazan s'est peu à peu forgé une rhétorique qui lui a permis de faire le choix le plus opportun pour sa carrière.Les pages qu'il consacre à ce sujet dans son livre méritent de figurer dans une anthologie de l'autojustification.Kazan raconte comment il a « découvert » à quel point, 17 ans après sa rupture avec le parti, il continuait à préserver son image de bien-pensant.Peu à peu, il se convainc que les communistes qui oeuvrent en secret à Hollywood représentent un danger pour l'Art.« Je n'avais jamais osé penser comme cela avant, j'avais censuré ma pensée.» La collaboration avec le Comité devient alors un acte d'affranchissement.Mais la libération aura un prix : pendant longtemps, Kazan est torturé par une angoissante question : et s'il avait agi surtout pour ne pas perdre ce qu'il avait de plus cher au monde : le cinéma ?Il lui faudra du temps pour se convaincre qu'il avait eu raison.Elia Kazan méritait-il l'absolution ?Ses défenseurs font valoir, archives soviétiques à l'appui, que le PC américain, manipulé par Moscou, n'était pas si innocent que ça.N'empêche que les artistes qui y adhéraient étaient animés par de nobles \u2014 et naïfs \u2014 idéaux.Et qu'ils n'étaient que de tout petits pions qui ne représentaient aucune menace pour personne, exception faite de leurs rivaux professionnels.Elia Kazan le savait.Et ses justifications ne changent rien au fait qu'il a trahi ses amis pour sauver ses fesses.Cela le rend assez antipathique.Mais il reste un grand réalisateur.Et ses oeuvres ont probablement été nourries par sa connaissance intime des zones d'ombre de l'âme humaine.Combien d'autres grands créateurs ont-ils été de tout petits hommes ?Faut-il renier la mémoire de George Orwell, parce qu'il a fourni une liste de « cryptocommunistes » au gouvernement britannique ?Répudier Aragon qui a chanté la gloire du stalinisme ?Et combien d'autres, qui ont réussi à transcender leurs bassesses dans leurs oeuvres ?Et puis, n'oublions pas que si la saison de chasse aux sorcières a pu faire autant de ravages à Hollywood, c'est parce que l'industrie cinématographique américaine y a collaboré avec zèle.Si Paramount, Fox, Univer-sal et les autres n'avaient pas plié devant la pression politique, les scénaristes et réalisateurs bannis auraient pu continuer à travailler.La délation serait devenue inutile.Et les délateurs, bien inoffensifs.N'est-il pas un peu hypocrite de faire porter le poids de l'abjection à un seul homme ?Ne devrait-on pas dénoncer aussi tout un système qui l'a rendue possible ?Évidemment, quand on veut continuer à faire des films.Pierre Le gâchis a commence bien mal.Si on en juge par l'allure que prend le conflit opposant présentement les gardiens du centre de détention de Rivière-des-Prairies et le ministère de la Sécurité publique, le climat est loin d'être propice à des négociations à peu près sereines, cette année, entre le gouvernement et les syndiqués de la Fonction publique.«¦m Et le pire, c'est que, dans ce cas précis, on ne parle pas des sujets complexes comme les salaires, les fonds de pension, l'accès à la retraite, etc.Il n'est même pas question d'enjeux globaux comme le plancher d'emplois ou la définition et l'ampleur des tâches à effectuer.En fait, le point de départ de ce qui aurait dû n'être qu'une escarmouche \u2014 mais qui a vite dégénéré en affrontement sans doute parce qu'il s'agissait de la goutte qui a fait déborder le vase\u2014 ne portait que sur le nombre de gardiens devant être au poste.entre neuf et onze heures, le samedi et le dimanche ! Faute d'un accord sur ce point limité, on a eu droit à rien de moins qu'un débrayage illégal, à un accrochage assez peu édifiant entre.des agents de la paix ( sic ) et des policiers et enfin au congédiement radical de trente-deux gardiens ayant participé à ce rassemblement.Tout ça pour treize postes abolis et deux pauvres petites heures ! Si, du côté syndical ( des gardiens de prison dont le rôle est précisément de surveiller des criminels ayant enfreint la loi ) on est prêt à basculer aussi spontanément dans l'illégalité, on n'a pas fini d'en voir de toutes les couleurs.Et si, dans le camp du gouvernement, on tombe dans le piège de la provocation et on perd toute mesure parce qu'on confond fermeté avec réaction excessive, on fait mieux de se préparer au pire.Et se dire que le plus ardu de ce qui nous attend ne sera pas tellement la discussion sur des enjeux fondamentaux dont on débattra bientôt, Mais bien plutôt de trouver la bonne façon d'éviter de provoquer des gâchis inutiles et difficilement irréparables créés par l'impatience ou le manque de jugement.Gravel p9ravel@lapresse.ca ïhk k&ZAP REÇOIT OU OSCACR \\ DROITS RÉSERVÉS seige.diapleau@lapresse.ca LA BOITE AUX LETTRES edifto@lapresse.ca Une vie féconde ¦ Gratien Gélinas s'est éteint après avoir rempli son existence entière à faire de belles et grandes choses.Toutefois, il n'est pas mort tout entier, car son oeuvre lui survivra.Non, la mort ne l'a pas anéanti, car il n'y a que les méchants et les inutiles qui meurent complètement.Il est juste que celui qui passe sur la terre sans avoir rien fait pour ses concitoyens tombe dans l'oubli, que son souvenir, comme son corps, rentre dans le néant.Mais il faut garder la mémoire de ceux dont la vie a été remplie et féconde.Et celui à qui nous adressons l'adieu suprême était de ceux-là.Déplorons sa perte et honorons sa mémoire., Bernard CAOUETTE Ville-Marie Petite précision ¦ Je tiens à remercier Gérald LeBlanc pour le très compétent article qu'il a écrit à mon sujet ( Plus, 13 mars 1999 ).J'aimerais quand même préciser un petit détail ayant trait à l'adhésion des membres à Alliance Québec, un sujet très significatif dans les circonstances actuelles.En 1998, l'organisation comptait à peu près 3 000 membres.Bill Johnson y a amené avec lui quelque 1 500 nouveaux membres, quand il a présenté sa candidature à la présidence de l'organisme, l'année dernière.On prétend que beaucoup de ces nouveaux membres avaient un lien avec le Parti égalité.Ensuite, M.Johnson a promis de faire une campagne d'adhésion pour attirer 20 000 membres de plus.Cette mobilisation n'a pas eu lieu.Aujourd'hui, les départs semblent être équivalents aux arrivées et le nombre de membres reste stationnaire à 4 500.John TRENT Université d'Ottawa Une taxe déguisée ¦ Le vendredi 12 mars dernier, j'ai fait l'inscription de mon fils de 6 ans à la session estivale de soccer de Laval.Le coût de l'inscription est de 75 $.Cependant, cette année, on oblige le jeune qui s'inscrit à détenir la carte Avantages Laval au coût de 10 $.Des représentantes de la Ville étaient présentes pour recueillir le précieux 10 $.Plusieurs parents ont été scandalisés par cette façon de nous passer cette taxe déguisée.Je suis convaincu que nos petits politiciens municipaux nous vanteront bientôt le succès et la popularité de la carte en question.Daniel JACQUES Laval Sommeil de 50 ans ¦ Le rapport accablant du Curateur public sur le traitement de ses protégés inaptes à l'hôpital Rivière-des-Prairies a été rendu public avec grand éclat.Le réveil de l'organisme public responsable de la protection des personnes vulnérables se fait attendre depuis longtemps.Après un sommeil de cinquante ans, son nouvel intérêt pour les soins de ses protégés sans défense est bien accueilli.Cependant, aussi révoltantes que soient les divulgations, ces problèmes ne sont pas nouveaux pour ceux qui s'intéressent à la question.Il y a 13 ans, le rapport Shadley avait alerté le public, mais le Curateur n'avait pas réagi le moindrement.Les parents des protégés et les associations communautaires impliquées soulèvent depuis longtemps les mêmes déficiences de surdosage, de contraintes physiques et de contention injustifiée, mais le Curateur public ne les a jamais écoutés.Soudainement, il essaie de prendre le crédit de toute l'histoire.Pourquoi à ce moment-ci ?Le rapport du Vérificateur général sur la progression du re- dressement des déficiences du Curateur public est attendu en mai et quelques actions positives s'imposent entre temps.Mais, comment est-ce que cette situation lamentable s'est produite ?Ce n'est pas toute la faute de l'hôpital Rivière-des-Prairies, comme on le laisse entendre.Les protégés se sont retrouvés dans ce dilemne parce qu'ils sont placés sous la protection du Curateur public.Une fois qu'ils en sont prisonniers, ils sont laissés pour compte dans des institutions sans surveillance et sans suivi.En plus de pointer du doigt les établissements de santé, le Curateur public doit se regarder en face.Tant qu'il s'isolera des familles et de la communauté et maintiendra son indépendance et la confidentialité de ses activités, ces scandales se répéteront.Ura GREENBAUM directeur général Association pour la défense des personnes et des biens sous curatelle publique Des erreurs regrettables ¦ Il est généralement accepté qu'un quotidien laisse passer quelques.coquilles ou perles ; elles n'en sont pas moins regrettables.Mais surtout lorsqu'il est question de « langue », la moindre faute est gênante.Ce fut le cas dans La Presse du 4 mars, sous le titre : « Le chef adjoint de la police d'Ottawa échoue ses examens de français.» Et de nouveau, au troisième paragraphe : «.M.Bevan a échoué un examen.» On échoue à un examen ! De même qu'on écope d'une sentence.autre erreur souvent vue dans vos pages.Nous devons tous faire notre part pour une amélioration sensible de la qualité de la langue, n'est-ce pas.Danielle NICOLOPOULOS Montréal Donnez-moi des cornes ou un groin! ¦ Compressions, rationalisations, amputations, pertes d'emploi.Les années quatre-vingt, c'était l'excellence à toutes les sauces ; les années quatre-vingt-dix, c'est la décadence à tous les niveaux ! Les unes préparaient sans doute les autres.Ce préambule pour vous raconter le métro.Une pure horreur.J'ai quitté ma banlieue, il y a trois ans, et vendu ma moiture pour m'installer à Montréal, profiter des services, des transports en commun, etc.Je commence à en avoir de sacrés regrets, car les services se dégradent à la vitesse grand V.Le transport en commun, entre autres, devient un pur cauchemar.Sans vous parler de ces stupides autobus à plancher bas, inconfortables, et qu'on doit retirer de la circulation durant les journées les plus froides de l'hiver.De façon générale, le métro est devenu une foire d'empoigne chaque jour.Ce matin, j'ai dû laisser passer quatre « voyages » sur la ligne orange et je n'ai jamais pu monter dans une rame de la ligne verte à Berri ! Avec cynisme, je dirais que la STCUM a sans doute beaucoup appris en regardant des films d'archives sur les convois de train organisés par les nazis durant la dernière guerre f Le transport en commun est-il en train de devenir un pur cauchemar pour les Montréalais ?.Les vaches ont au moins des cornes pour se tailler un minimum d'espace vital entre l'haleine fétide d'un vieux fumeur et la parfum bon marché d'une gentille dame qui fait tout ce qu'elle peut elle-même pour survivre au voyage.Les cochons ont un groin pour ricaner à l'oreille du voisin ou se fâcher lorsqu'on lui écrase méchamment le pied.Depuis quelques semaines, je me surprends à regarder des publicités sur les voitures, alors que je n'en voulais vraiment plus ! Marie-Claude HANSENNE LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 23 MARS 1999 B3 There's no business like show-business i a veuve H#» C?-mi!!e Lsurin pn- Lblie une lettre que lui a écrit son mari après avoir appris qu'il était condamné.Il y est question de sa foi et de leur amour.On comprend bien qu'en rendant cette lettre publique, Mme Lau-rin a voulu rendre hommage a son mari, mais on reste un peu perplexe devant cet étalage de sentiments si personnels.Prenant la parole aux funérailles de son père, l'un des fils de Gratien Gélinas déclare que ce dernier « avait la porte du coeur barrée à double tour » et qu'il a négligé ses enfants.L'été dernier, j'assistais à une cérémonie, laïque celle-là, à la mémoire d'une amie décédée.Son fils s'amène sur scène : « On ne peut pas dire que K.( il l'appelle par son prénom ) était une mère idéale, mais.» Arrive ensuite sa fille qui évoque longuement les tensions qui existaient entre elle et sa mère.Notons bien que tous ces « enfants » qui viennent gratter leurs petits bobos sur la tombe de leurs parents, sont des adultes.On a envie de leur dire : « Get a life ! ».Traduction : « Reviens-en 1 » Depuis une quinzaine d'années, j'ai vu pas mal de funérailles se dérouler sur le thème du déballage.Déballage de linge sale, déballage de l'intimité la plus profonde.On hésite à commenter ce genre de comportement, qui est le fait de gens en deuil, dont le chagrin est très certainement sincère.Mais enfin, quand on déballe sa vie intérieure devant le monde entier, peut-on se plaindre d'être observé ?Le problème dépasse les personnes.Il s'agit ici d'une tendance de fond, d'un très fort courant social qui est peut-être dû soit au narcissisme effréné de la génération des baby-boomers, soit à toutes ces abominables émissions où l'on se confie et se confesse devant un million de spectateurs, quémandant de l'attention, exigeant réparation.En tout cas, ce qui est clair, c'est que la C\u2014 ^ \u2022 \u2022 .« \u2014.i ^ \u2022\u2022s«« .IIUIIIIWIV vniiv » n «IV.J-rti blique et la vie privée est de plus en plus ténue, et que cela n'est plus seulement le fait des habitués d'Oprah Winfrey et des « docteurs à l'écoute » de CKVL, mais que cela se passe aussi dans les meilleures familles.Lysiane Dans le chic Globe and Mail, l'une des chroniques les plus populaires est celle où des gens viennent raconter leurs petites affaires intimes.L'autre jour, c'était une réalisatrice de la CBC qui confiait à un demi-million de lecteurs le mépris qu'elle éprouve pour ses parents et ses frères ( sous son vrai nom par-dessus le marché ) ; tantôt c'est une femme qui parle de sa fille toxicomane ; tantôt c'est un homme qui décrit sa femme « alz-heimer » avec une orgie de détails, à peu près comme Simone de Beauvoir l'a fait dans les pages qu'elle a consacrées à la déchéance physique et mentale de Sartre ( vengeance tardive sous le couvert de la tendresse ).D'autres règlent leurs comptes avec leurs ex-conjoints, racontent leurs arrangements maritaux, leurs problèmes d'érection, etc.Il n'y a plus rien de sacré, plus rien de privé.Notons que ces récits sont signés et situés, et les détails abondants ; c'est l'intimité de familles entières qui vole en éclats.Au Québec, l'érosion du concept de vie privée est moins avancée, mais la tendance est là \u2014 pour l'instant concentrée dans des lieux que l'on devrait pourtant, indépendamment de ses croyances personnelles, considérer comme un peu sacrés, surtout quand on y pleure une mort.Mais les églises où se déroulent ces funérailles bavardes sont-elles encore des églises ?Chanteurs pop, caméras ( voir les funérailles télévisées de Marie-Soleil Tougas ), harangues politiques.Aux funérailles de Gérald Godin, Jacques GAGNON t-»__s-î.r_ï»- i niiadii UVUU tail |'iv.mv- de plus de retenue que le curé de l'église.C'est tout dire.Le premier avait sobrement rendu hommage à son « vieux camarade » ; le second s'était lancé dans un discours partisan enflammé.Aux funérailles du député Yves Biais, l'automne dernier, le curé portait une étole bleu-drapeau ornée de fleurs de lys : « J'espère qu'au ciel, dit-il dans son sermon, la souveraineté est déjà faite.» Et tout le monde trouve cela normal.Il fut pourtant un temps où l'on se scandalisait quand les curés, pour la plupart sympathisants de l'Union Nationale, disaient en chaire : « L'enfer est rouge, le ciel est bleu.» Ces funérailles transformées en shows, en séances de défoulement personnel ou en assemblées politiques, m'apparaissent comme une terrible banalisation de la mort.Ah ! mais qu'est-ce que les curés ne feraient pas pour remplir leurs églises ! Il ne manque plus que les entarteurs pour venir mettre un peu de pep dans la cérémonie des adieux.LES OSCARS \u2014 Parlant de showbiz ( le vrai ), avez-vous regardé les oscars ?Moi si, quoique j'aie souvent mis la télé au « mute » pour éviter l'insupportable Whoopi Gold-berg.Comme d'habitude, j'ai « perdu » mes oscars.J'aurais voté pour Elizabetlt, le splendide film de Shekhar Kapur, et choisi l'éblouissante Cate Blanchett plutôt que l'insignifiante Gwyneth Paltrow.Contrairement à la plupart de mes amis, je n'ai pas beaucoup aimé Shakespeare in love, mais quand même un peu plus que Saving Private Ryan, ce scénario d'intérêt limité qui n'a carburé qu'à la mousse produite par la machine Spielberg.t,«: jl*____i______ * - » »\u2022 ¦ ¦ ».j ui awuicIgÇC V|UC JUU YIC CM l'L
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