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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Politique
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1999-03-31, Collections de BAnQ.

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[" B Montréal, mercredi 31 mars 1999 Politique c EDITORIAL / OPINIONS / C YBERPRES SE Québec convie Ottewe à le négocietion Dans une lettre à Lloyd Axworthy, Louise Beaudoin demande officiellement à Ottawa d'engager des pourparlers sur la place du Québec dans les forums internationaux VINCENT MARISSAL du bureau de La Presse, OTTAWA Le gouvernement du Québec est passé de la parole au geste en demandant formellement au gouvernement fédéral d'entamer des négociations sur la place du Québec dans les forums internationaux.La ministre des Relations extérieures, Louise Beaudoin, a envoyé vendredi dernier une lettre en ce sens au ministre fédéral des Affaires étrangères, Lloyd Axworthy, a appris La Presse.Donnant suite à une déclaration de son gouvernement adoptée la semaine dernière, Mme Beaudoin réclame du gouvernement fédéral qu'il revoie la place du Québec dans les organismes internationaux, l'UNESCO notamment.Selon des sources fédérales proches du dossier, elle s'en tient, dans sa demande, aux secteurs traditionnels de revendication du Québec, soit la culture, la langue et l'éducation.La stratégie du gouvernement Bouchard semble avoir déstabilisé Ottawa, qui analyse en ce moment la requête de Louise Beaudoin.Rejeter la demande pourrait être mal perçu au Québec et donner des armes aux souverainistes.D'un autre côté, le fait d'accepter de négocier serait immanquablement dénoncé dans le reste du Canada.Par ailleurs, les acteurs fédéraux s'expliquent mal pourquoi Mme Beaudoin limite sa demande à la culture, la langue et l'éducation alors que Lucien Bouchard lui-même affirmait la semaine dernière que les revendications du Québec s'étendraient jusqu'aux forums économiques, notamment l'Organisation mondiale du commerce.Au centre du débat depuis trois semaines, la ministre du Patrimoine, Sheila Copps, s'apprêtait à intervenir, mais elle rencontrera d'abord son collègue Axworthy pour évaluer la situation.À première vue, il semble qu'Ottawa pourrait effectivement revoir son mode de fonctionnement avec Québec en ce qui à trait à sa place et sa visibilité dans les organismes internationaux.Mme Copps pourrait toutefois demander aux ministres des pays étrangers membres du réseau de la culture s'ils acceptent d'accueillir en leur sein un « gouvernement de niveau inférieur », une province, par exemple.Ottawa demanderait donc à d'autres pays, dont la France, de jouer le rôle d'arbitre et de déterminer la place qui revient à un gouvernement provincial, à côté des gouvernements de pays souverains.C'est justement une invitation de la ministre française de la Culture, Catherine Trautman, à son homologue du Québec, Agnès Maltais, qui a mis le feu aux poudres il y a quelques semaines.Ottawa avait très mal pris que la France contourne le gouvernement canadien, le seul interlocuteur des gouvernements étrangers, ont affirmé Jean Chrétien, Sheila Copps, Lloyd Axworthy et Stéphane Dion.Dans les jours qui ont suivi, le premier ministre Lucien Bouchard, en visite en Espagne et en France, avait relancé le débat en affirmant qu'Ottawa ne pouvait défendre adéquatement les intérêts du Québec dans les forums internationaux.Puis, la semaine dernière, le gouvernement Bouchard a adopté une déclaration selon laquelle le Québec parlera en son nom propre dans les forums culturels.« Le gouvernement du Québec déclare que dans tous les forums internationaux traitant d'éducation, de langue, de culture et d'identité, il est fondamental que le gouvernement du Québec s'exprime de sa propre voix au nom du peuple québécois », a décrété le gouvernement Bouchard.PHOTOTHEQUE LaPresseO Louise Beaudoin un ombudsman i Construction : Lucien Bouchard fait financier Presse Canadienne OTTAWA Les consommateurs pourraient bientôt avoir quelqu'un qui défendra leurs intérêts lorsqu'ils auront à se plaindre de banques, de compagnies d'assurances ou de fiducies.Des sources gouvernementales affirment que le ministère des Finances songe à créer un poste d'ombudsman des services financiers.Un document d'orientation à cet effet sera rendu public à la fin de l'actuelle session.Refusant d'être identifiées, ces sources disent que le ministre des Finances, Paul Martin, doit encore donner son accord au contenu du document.Mais la création d'un poste d'ombudsman fédéral pour les institutions relevant du gouvernement fédéral est une quasi-certitude, disent ces fonctionnaires.L'Association des banquiers canadiens finance présentement un poste d'ombudsman chargé d'entendre les plaintes des consommateurs.Mais les fonctionnaires sont d'accord avec les conclusions d'un groupe de travail fédéral qui recommandait l'institution d'un poste d'ombudsman indépendant.Tout le monde y trouve son compte du bureau de La Presse QUÉBEC Comme toujours quand tout le monde y trouve son profit, les trois partes présents à l'Assemblée nationale se sont vite entendus pour adopter en cachette un projet de loi où il y en a pour tout le monde.La loi 11, adoptée dès le lendemain de son dépôt, répond à une inquiétude du gouvernement Bouchard et du vice-président de l'Assemblée, Raymond Brouillet.On y précise qu'en aucun cas le nouveau vice-président libéral, Michel Bissonnet, ne pourrait remplacer le président, Jean-Pierre Charbonneau, en cas d'incapacité subite de ce dernier.La loyale opposition de sa Majesté trouvait aussi son profit dans l'adoption rapide de ce projet de loi: le poste de président du caucus, occupé actuellement par Jacques Chagnon, justifiera une prime salariale de 22,5% \u2014 juste un peu moins que le président du caucus gouvernemental qui obtient 25% d'indemnité.Finalement, l'ADQ de Mario Dumont ne sera pas laissée pour compte.La loi adoptée en une seule journée prévoit une bonification des avantages sociaux pour son personnel.une ultime tentative auprès d'Harris PHOTOPC Lucien Bouchard avait « une idée » à soumettre à Mike Harris.K ATI A GAGNON du bureau de La Presse, QUÉBEC Alors que la ministre Diane Le-mieux accuse les Ontariens d'être de mauvaise foi dans les négociations qui s'étirent depuis plusieurs mois sur l'industrie de la construction, le premier ministre Bouchard a tenté hier un dernier appel auprès de son homologue ontarien, dans l'espoir de prévenir une guerre commerciale entre les deux provinces.Le premier ministre a en effet appelé M.Harris hier afin de lui soumettre « une idée » \u2014 dont il a cependant refusé de dévoiler la nature \u2014 qui pourrait, selon lui, permettre de régler le conflit qui risque d'éclater demain, date butoir fixée depuis des mois par les Ontariens.« Il y a là un casse-tête que nous sommes en train de résoudre et que nous résoudrons », a tranché le premier ministre en Chambre.Depuis plusieurs mois, l'Ontario accuse le Québec de « surréglementer » le secteur de la construction, ce qui empêcherait les travailleurs ontariens d'avoir un libre accès au marché québécois, comme le prévoit une entente signée en 1996 par les deux provinces.Si rien n'est réglé demain, l'Ontario menace de sévir contre les 6000 travailleurs québécois qui oeuvrent quotidiennement en Ontario.En contrepartie, seuls 1000 travailleurs ontariens travaillent en sol québécois.« Le Québec a mis beaucoup d'énergie, beaucoup de bonne foi et je veux m'assurer qu'il y a de la bonne foi aussi de l'autre côté.On a aussi des problèmes d'obstacles de notre côté et on nous oppose à chaque fois une fin de non-rece-voir.Il va falloir qu'ils lâchent leurs morceaux.Une négociation, ça marche des deux côtés et actuellement, je pense qu'il y a un sens unique », croit la ministre du Tra?vail, Diane Lemieux.Mme Lemieux accuse notamment l'Ontario de tenter d'introduire dans ces négociations des éléments qui concernent l'industrie du camionnage, qui ne fait pas partie de l'entente signée en 1996.Elle estime aussi que certaines demandes des Ontariens pourraient mettre en péril le régime de qualifica-tions des travailleurs de la construction dont s'est doté le Québec.« Il n'est pas question qu'on coupe à blanc ce système-là.» De son côté, le premier ministre a catégoriquement rejeté l'idée de créer une zone d'exception dans la région limitrophe de l'Outaouais, où se pose la majorité des problè?mes.« Je ne vois pas comment une partie du territoire québécois pourrait être assujetti à un régime différent », lance M.Bouchard.Le chef libéral, Jean Charest, croit, lui, que le premier ministre devrait examiner cette possibilité avant de la rejeter du revers de la main.Les libéraux ont d'ailleurs ridiculisé, en Chambre, les travaux d'un comité formé par la ministre Lemieux qui devait trouver des pistes de compromis.Seion ie député de Papineau, Norm McMillan, ce « comité bidon » ne s'est pas réuni une seule fois depuis décembre.Mme Lemieux rétorque que le comité a eu au moins deux ou trois rencontres par mois.« Ça a été des négociations intensives », dit-elle.L'Ontario entend sévir rapidement MARTIN VALLIÈRES du bureau de La Presse, TORONTO Le litige de la construction qui oppose les gouvernements de l'Ontario et du Québec, surtout dans la grande région d'Ottawa-Hull, apparaît se diriger tout droit vers un échauffement significatif, à moins de compromis de toute dernière heure.Le ministre ontarien du Travail, Jim Flaherty, a « refusé fermement » la demande de délai additionnel d'un mois de son homologue québécoise, Diane Lemieux, en regard de la date butoir fixée à demain pour que le Québec libéralise les normes d'accès à ses chantiers de construction pour les travailleurs ontariens.Même que le premier ministre ontarien Mike Harris, en quasi campagne préélectorale, devrait annoncer en personne ce midi à Ottawa les mesures de représailles qu'entend prendre son gouvernement.Au ministère ontarien du Travail à Toronto, on indiquait hier que ces mesures seraient « sévères et appliquées dès les prochains jours », vraisemblablement à l'endroit des entrepreneurs québécois de l'Outaouais qui sont plus nombreux à travailler sur les chantiers du côté de l'Ontario.Pour l'essentiel, le gouvernement Harris réclame la libéralisation par Québec de l'accès aux chantiers québécois pour les travailleurs et les camionneurs en vrac de l'Ontario.Il prétend que les entrepreneurs québécois profitent déjà d'un tel accès sur les chantiers ontariens.Chaque fois que le gouvernement Harris s'est exprimé récemment sur ce litige avec le Québec depuis décembre, il a fait état de la possibilité d'imposer aux travailleurs québécois sur les chantiers ontariens les même mesures dites « restrictives » de l'industrie québécoise de la construction.Les représentants des travailleurs de la construction dans l'est de l'Ontario ont déjà menacé de bloquer les ponts entre le Québec et l'Ontario dès le 1er avril.Le gouvernement Harris se réclame d'ailleurs du plein appui des travailleurs de la construction et des politiciens locaux dans la grande région d'Ottawa dans ce dossier.Et dans le contexte préélectoral qui s'amplifie de jour en jour en Ontario, « c'est assez évi- dent qu'un dossier comme celui-là a des chances de s'échauffer », a commenté à La Presse un observateur aguerri de la politique provinciale à la législature provinciale de Queen's Park à Toronto.Dans sa lettre de refus à la demande écrite de délai de Québec, le ministre ontarien du Travail, Jim Flaherty, a écrit : « En décembre dernier, nous avons clairement indiqué que le but de l'Ontario était rien de moins que d'obtenir au 1« avril 1999 l'égalité d'accès ( aux chantiers québécois ) des entrepreneurs, des travailleurs et des camionneurs en vrac de l'Ontario.Je suis déçu que le Québec continue de refuser de garantir cet accès libre et complet, en dépit de trois mois de discussions.» L'AIDE AUDITIVE Des milliers de malentendants ont retrouvé leurs activités grâce à l'aide auditive.Elle est si petite et se gîisse confortablement dans Tore il le.*Le modèle illustré n'est pas couvert par le RAMQ Une prothèse auditive SANS FRAIS ET S Laflamme & Associés (514) 849-4500 1 800 4226181 Audioprothésistes MONTRÉAL-1 TT.\u2014LONGUEUIL 525.rue Sherbrooke Est #1 99.place CharJes-lcmoyne.bureau 102 BELOEIL 365.boul.Laurier, bureau 101 _ ST-JEAN U5Q1 349-121 900.bouldu Séminaire, bureau 140 LAVAL 1435.boul.St-Martin Ouest, bureau 300 GRANBY C450J 378- 320.boul Lecîerc Ouest, bureau 8 B 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 31 MARS 1999 Editorial André Desmarais président du conseil d'administration Roger D.Landry président et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef La barbarie Agnès Gruda agrttda@lapresse.ca e ne sais pas ce qui va advenir de mes voisins.Je sais, en revanche, que si l'OTAN continue ses bombardements sans envoyer de soldats pour nous protéger, il n'y aura plus un Albanais au Kosovo avant la fin de la semaine.» Ce terrible pronostic d'un réfugié koso-var, cité hier par Libération, exprime toute l'horreur et l'impuissance que l'on ressent, jour après jour, devant la tragédie du Kosovo \u2014 ce minuscule territoire de la Serbie méridionale, habité par une population très majoritairement albanaise, mais revendiqué par les Serbes à titre de « berceau national ».BOBMHnDBHn Sans médias ni observateurs étrangers, il est difficile de savoir avec exactitude ce qui se passe au Kosovo depuis le début des frappes de l'OTAN.Mais les témoignages des dizaines de milliers de gens qui fuient des villes et des villages mis à feu et à sang concordent suffisamment pour qu'on saisisse l'essentiel : nous sommes en présence d'un carnage.Des villes entières, à commencer par Pristina, la capitale, puis Pec ( 90 000 habitants ), Mitrovica ( 60 000 ), et sans doute plusieurs autres que la barbarie tirera bientôt de l'anonymat, sont vidées de leur population.Comme en Bosnie, l'armée yougoslave travaille conjointement avec des milices masquées.Même le terrible Arkan, repris de justice yougos- Les effets secondaires Des gens vulnérables, assistés sociaux et personnes âgées, ont vécu un véritable drame lorsqu'ils ont réduit leur consommation de médicaments essentiels lorsque ceux-ci ont cessé d'être gratuits.Ce problème grave était non seulement prévisible.Avec un minimum de compassion et une planification intelligente, il aurait pu être évité.nHDmHBBBSBB Ce problème, on s'en souvient, a fait l'objet de manchettes lors de la campagne électorale québécoise de novembre dernier, à la faveur de la fuite d'une étude réalisée par des chercheurs de McGill pour le ministère de la Santé et des Services sociaux.La version finale de l'étude, rendue publique la semaine dernière, confirme le pire.L'étude montre que, pendant les dix premiers mois de l'implantation du régime d'assurance-médicaments, les personnes âgées et les assistés sociaux ont réduit leur consommation de médicaments essentiels de façon significative.Le fait qu'ils se privent ainsi de médicaments a engendré d'importants coûts humains, sociaux et économiques.La baisse de la consommation a ainsi entraîné 12 991 visites de plus aux urgences, 16 092 visites de plus en cabinet médical, et a provoqué des nombreux cas d'effets indésirables, hospitalisation, institutionnalisation et aussi, des décès.On se souvient que c'est l'élimination de la gratuité absolue pour les assistés sociaux et les personnes âgées qui a rendu possible l'instauration de l'assurance-médicaments.Ce sont les économies ainsi réalisées qui ont financé le régime et permis d'offrir une protection aux 1,2 million de Québécois qui n'en avaient pas.Cela a aussi permis à Québec de réduire ses dépenses en santé dans le cadre de la lutte contre le déficit.La stratégie a enfin aidé à résoudre un réel problème de santé publique, la surconsommation de médicaments que la gratuité encourageait.Ces acquis sont indéniables.Mais il ne faut pas en conclure que, pour atteindre ces objectifs souhaitables, il fallait traiter les assistés sociaux et les personnes âgées comme on l'a fait.Nous ne sommes pas en présence d'une conséquence inévitable, mais d'un travail mal fait, du mariage de l'aveuglement politique et de la bêtise bureaucratique.Le risque que des citoyens vulnérables, privés de la gratuité, réduisent leur consommation de façon non souhaitable, avait été évoqué dès le début par le protecteur du citoyen et par l'Ordre des pharmaciens.Et le régime, complètement informatisé dès le départ, aurait permis une approche moins brutale.Sans retomber dans la gratuité totale, avec ses effets indésirables, il est possible de rendre gratuits les médicaments essentiels pour les personnes qui n'ont pas les moyens.L'étude de McGill identifie les cas où cela s'impose : assistés sociaux atteints de maladie mentale, ou oersonnes âgées souffrant de maladies cardiaques, d'asthme, de diabète.L'informatique permet cette approche plus fine, qui ne coûterait pas une fortune.C'est la voie que la ministre Mai ois devra suivre.Mais cela ne permet pas de comprendre pourquoi cela est arrivé, pourquoi on a soumis des populations vulnérables à un traitement inhumain.À notre connaissance, économiser sur le dos de gens pauvres jusqu'à compromettre leur santé, sinon leur vie, ne fait pas partie de contrat so-Jal québécois.On ne comprend pas non plus la lenteur du gouvernement Bouchard dans ce dossier.Le ministre Rochon a été ilerté de ce drame en août, il y a huit mois.La fuite de l'étude, en pleine campagne électorale, a forcé le premier ninistre Bouchard à promettre une action rapide.C'était I y a quatre mois.Fallait-il attendre la version finale de étude, avant de commencer à bouger?La ministre Ma-ois a en mains la version finale de l'étude depuis bientôt rois semaines.Toujours rien.Pourquoi ?r * lave qui a connu ses heures de gloire en Bosnie et en Croatie, a repris du service.Les réfugiés parlent de rues jonchés de cadavres, d'exécutions sommaires, de rues incendiées, de milliers de personnes poussées vers l'exil.Avant de franchir la frontière de la Macédoine ou de l'Albanie, les réfugiés se font confisquer leurs documents \u2014 façon de leur couper le chemin du retour.En plus de ce nettoyage à grande échelle, les forces serbes ont des cibles plus précises : l'élite modérée albanaise.Selon les dernières informations, un proche collaborateur du président Ibrahim Rugova, un autonomiste pacifiste, et le rédacteur en chef du principal journal koso-var, auraient été assassinés.C'est clair : l'armée yougoslave et les milices qui l'aident à faire son sale boulot sont déterminées à régler une fois pour toutes la « question albanaise ».Les raids de l'OTAN ont propulsé les Serbes vers une sorte de fuite en avant et les atrocités se multiplient sous les bombes.Après une semaine de bombardements, l'intervention militaire contre la Yougoslavie soulève de nombreuses critiques.C'est compréhensible.Mais avant de conclure à une erreur fatale, il vaut la peine de rappeler quelques faits.¦ Les bombes de l'OTAN font sûrement quelques victimes.Mais ce ne sont pas elles qui font fuir des centaines de milliers de Kosovars, mais bien les soldats de Slobodan Milosevic et les Tigres sanguinaires d'Arkan qui tuent et pourchassent la population albanaise du Kosovo.¦ Les frappes ont accéléré le processus ?Manifestement, Alain Dubuc adiibuc@lapresse.ca oui.Mais celui-ci était déjà bien engagé avant que l'OTAN ne lance ses premiers missiles.À preuve : la tuerie de Rakac, début janvier.Intervention de l'OTAN ou pas, d'autres tueries auraient eu lieu.Reprocher à l'OTAN les victimes des Serbes, c'est comme si l'on avait reproché aux Alliés d'avoir incité les nazis à accélérer la « liquidi-tation » des camps d'extermination en se battant contre l'armée du 3e Reich.C'est absurde.¦ L'OTAN a créé un précédent en attaquant un pays souverain sans mandat de l'ONU ?Vrai.Mais ce pays lui-même a créé un tas de précédents, entre autres en refoulant tous les observateurs étrangers, y compris la procu-reure Louise Arbour, qui voulaient enquêter sur le massacre de Rakac en janvier.C'était un défi flagrant à l'ONU et aux engagements que Belgrade a pris à son égard.Comme quoi, pour ce qui est du respect des règles internationales, la Yougoslavie n'a de leçons à donner à personne .Le temps presse.Il est probable que sans une intervention au sol, qui répugne à tous les pays membres de l'OTAN, les puissances occidentales ne parviendront pas à endiguer le massacre.Mais l'intransigeance des Serbes permet de penser que si l'on avait rien fait, on ne l'aurait pas endigué non plus.De plus en plus de voix réclament un engagement terrestre, y compris parmi d'anciens généraux qui ont dirigé les Casques bleus en Bosnie.Il est possible que leurs voix soient finalement entendues.Il est possible que, devant cette perspective, et sous la pression de nouvelles initiatives diplomatiques, Milosevic finira par céder.Aucune guerre n'est gagnée d'avance.Quelle que soit l'issue de celle-ci, au moins, le monde aura essayé de faire quelque chose, au lieu d'attendre en se croisant les bras.\t\t DROITS RÉSERVÉS\t\tserge.chapleau@lapresse.ca \tLA BOÎTE AUX LETTRES\t* editoQlapresse.ca Comme en Abitsbi Mme Gagnon, m J'ai lu votre chronique dans laquelle vous déplorez le fait de ne pas avoir accès à la première chaîne de Radio-Canada, celle qui jadis était tout simplement logée sur la bande AM.Sachez que c'est le sort de tous en Abitibi.En effet, sans le câble, nous ne pouvons avoir accès à aucun poste de Radio-Canada, première chaîne ou chaîne culturelle.Pourtant nous aussi sommes des contribuables au même titre que tous les autres citoyens canadiens.Il est déplorable que ce service de base ne puisse être offert d'un océan à l'autre.J'espère que vous allez entreprendre un mission auprès des instances gouvernementales à ce sujet.Je suis prête à vous appuyer de quelque façon que ce soit, car il est inacceptable que nous acceptions cette situation.Marie-France BEAUDOIN Val-d'Or Le critique critiqué Monsieur Stanké, ¦ En écoutant, durant l'émission C'est bien meilleur le matin, à CBF, la critique du Barbier de Séville par M.Robert Lé-vesque, j'ai ressenti le même haut-le-coeur que vous.On juge un arbre à ses fruits.Quand ces derniers ne sont que négativisme, mépris et pédanterie, j'en conclus que l'arbre est pourri et qu'il faut le couper.Un dicton veut que « la culture, c'est comme les confitures : moins on en a, plus on ('étend ».Il s'applique en tous points à ce personnage.Tout comme vous, je lui concède le droit d'exprimer son opinion.C'est à peu près la seule chose qu'il sache faire, d'ailleurs.Mais, comme cette opinion penche toujours vers le bas, je m'accorde le droit de m'en prémunir, de m'en débarrasser.Je trouve affligeant qu'on se serve d'une tribune publique pour régler, sur le dos des artistes, des interprètes et des créateurs, des problèmes inavoués d'image de soi.C'est à partir de ce moment-là que j'ai complètement décroché de cette émission matinale.Je trouvais qu'elle ressemblait de plus en plus à Pimettt Fort, avec ses railleries de mauvais goût et son bavardage tapageur.Je vous félicite d'avoir pris le temps d'écrire votre opinion dans La Presse.En la lisant, je me suis senti moins seul dans mon appréciation de la situation.Bernard HOULE Saint-Hubert Un drôle de Gala de l'humour ¦ Dans Le Petit Robert, on dit de l'humour : « Forme d'esprit qui consiste à présenter la réalité de manière à en dégager les aspects plaisants et insolites.».C'est plutôt de la vulgarité qu'on nous a présenté au Gala de l'humour, le dimanche 21 mars dernier.\\ Lorsque l'animatrice dit « Va chler I » ou encore « Christ ! » en pleine télé, on se pose des questions.De plus, certains sketchs étaient grossiers.Alors, on s'empresse de « zapper ».Cependant, on revient par curiosité ou pour savoir s'il y a eu amélioration.Et on trouve des urinoirs sur scène et tout ce qui se dira tout autour.Comme la caméra se baladait dans l'assistance, on a pu voir, à l'expression de certaines personnes, qu'il y avait un malaise.Pauvre télé ! C'est bien dommage pour les gens du milieu et pour certains bons humoristes qui ne méritaient sûrement pas le sort qu'on leur a réservé.Marguerite JACOB Longueuil L'éducation : un investissement ¦ Je désire commenter les diverses manifestations étudiantes qui ont eu lieu le 24 mars dernier.Le système d'éducation ne doit pas être géré comme une entreprise et c'est ce que, malheureusement, le gouvernement péquiste se plaît à penser.Je ne peux admettre que l'avenir de notre jeunesse soit calculé selon une échelle de profits.Le capitalisme occidental a touché et contaminé non seulement les entreprises et les hommes d'affaires, mais aussi notre gouvernement qui gère les fonds publics en visant à tout prix une rentabilité à court terme.Agir en analysant le bien-fondé de tout geste posé devrait être la mission du gouvernement Bouchard et du gouvernement fédéral.À force de chercher à plaire aux mieux nantis de notre société, le gouvernement Bouchard en vient à se détourner des intérêts du peuple, de son bien-être.Et on se plaît à se voir comme la fine fleur de la démocratie.C'est une vision fort restrictive qu'adoptent les élus au pouvoir.L'éducation ne doit pas être vue comme une dépense futile.C'est un investissement et une preuve de confiance en l'avenir.Mélanie LACHAPELLE Terrebonne 1 » LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 31 MARS 1999 Opinions POUR UNE NOUVELLE REVOLUTION TRANQUILLE ( 2 ) Un discours social-démocrate usé, vieilli et dépassé MARCEL BOYER L'auteur est président-directeur général du Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations (CIRANO), titulaire de la Chaire Jarislowsky, à l'École polytechnique de Montréal et professeur de science économique à l'Université de Montréal.Nous publions aujourd'hui la deuxième et dernière partie de l'opinion qu 'il nous a fait parvenir.Nous avons vu dans l'article d'hier que la performance économique du Québec traînait dangereusement derrière celle du reste du Canada ( ROC ) et derrière celle des États-Unis et ce, depuis près de vingt ans.De plus, l'écart de performance se creuse d'année en année : le taux de croissance du PIB réel du Québec est de 1,2 % par an en moyenne depuis le début des années 90 comparativement à 2,1 % pour le ROC, une situation aux conséquences désastreuses.La création d'emplois est relativement anémique au Québec, depuis plus de 15 ans, et davantage encore depuis le début des années 90 : de 1990 à 1998 ( 9 ans ), le Québec n'a créé que 8,1 % des emplois à temps plein au Canada, alors qu'il représente 24,6 % de la population.Le taux d'emploi est nettement inférieur au Québec par rapport au ROC et aux États-Unis, en particulier chez les hommes de 55-64 ans et le taux de chômage relatif au Québec est nettement et dangereusement sous-estimé.Pourquoi une telle situation et comment y remédier?Au premier chef, il faut mentionner que la sous-performance économique du Québec est le résultat d'un manque généralisé d'incitations à la performance et à l'augmentation de la productivité, d'une part, et du vieillissement des mécanismes publics de coordination et d'affectation des ressources, d'autre part.Bref, elle résulte de la sous-performance de nos institutions, organisations et entreprises tant à assurer l'utilisation et le développement optimaux des ressources ( les bonnes ressources aux bons endroits aux bons moments pour la production des bons produits et services ) qu'à motiver les individus à se prendre en charge et à intensifier leurs contributions à l'économie et au mieux-être de la société.(.) Un discours usé Le Québec souffre d'un discours social-démocrate usé, vieilli et dépassé.Ce qu'il faut instaurer, c'est une social-démocratie moderne, innovante et responsable.La différence entre les deux concepts n'est pas négligeable.La première est une social-démocratie orientée vers les moyens, la préservation des droits acquis, la protection des rentes et intérêts corporatistes, la sauvegarde des vaches sacrées, ie tout enrobé dans une langue de bois où la forme et le contenant dominent le réel et le contenu, bref une société figée, enfermée dans son passé et tolérante de la médiocrité.La seconde est une social-démocratie orientée vers les fins et objectifs ( à atteindre par les moyens les plus efficaces et économiques possibles ), ouverte et favorable aux changements technologiques et organisationnels, favorisant l'émergence et le pouvoir de la compétence dans tous les milieux et dans toutes les sphères d'activités, et réaffirmant continuellement et de manière crédible la volonté de reconnaître les contributions réelles et tangibles au mieux-être de la société, bref une société flexible, entreprenante et hostile à la médiocrité.De manière plus concrète, il faut favoriser Je développement et le maintien de compétences clés bien définies dans les secteurs publics et privés, le recours systématique aux mécanismes de marchés concurrentiels ouverts et transparents et ce, non seulement dans les sphères traditionnelles du privé mais aussi dans toutes les sphères possibles du secteur public.Seuls ces mécanismes concurrentiels, ouverts et transparents ( faisant un usage optimisé des nouvelles technologies de communications ) peuvent garantir l'émergence d'une société où les intérêts des citoyens prédominent, où les choix de production, de consommation et d'investissements tant publics que privés sont faits de manière efficace sur la base des meilleures informations disponibles, des meilleures compétences disponibles, et des meilleures perspectives de développement, et où le réel et le contenu dominent les clichés et le contenant.Dans un tel contexte, il faut favoriser la formation, la libéralisation, la dissémination et la compréhension des informations, développements et rouages économiques.Il faut s'abstenir de manipuler indûment les signaux de rareté ( valeur ) relative que sont les prix concurrentiels des biens et services tant publics que privés.Il faut réduire le coût, en particulier la taxation, des embauches et des congédiements et augmenter la rentabilité relative du travail ( en diminuant entre autres les taux marginaux de taxation des chômeurs et assistés sociaux et les taux marginaux de taxation des hauts salariés ) et ce, afin de dynamiser les marchés du travail, de favoriser la création d'emplois de haute qualité, et de favoriser la réinsertion sociale.Le rôle des gouvernements et des administrations publiques, à tous les niveaux, doit d'abord et avant tout être celui d'identifier les besoins de leurs citoyens en biens et services sociaux, tant en qualité qu'en quantité, de faire les arbitrages nécessaires, et de gérer les contrats et partenariats public / privé de production et de distribution de ces biens et services au meilleur coût possible.C'est en assumant efficacement ces compétences clés que les administrations publiques, motivées par la contrainte électorale, contribueront au maximum au mieux-être des citoyens.Ces administrations ne doivent pas se substituer au secteur privé dont les compétences clés sont ou doivent être au premier chef de produire efficacement les biens et services privés, sociaux et publics, en utilisant les meilleures ressources humaines et matérielles possibles, motivé comme il se doit par la recherche d'un profit concurrentiel.L'entrepreneurship public et privé est une ressource trop importante pour l'avenir du Québec pour que l'on se mette à le gaspiller en confondant les rôles.La création d'emplois est relativement anémique au Québec depuis plus de 15 ans.Capital humain Dans un contexte de globalisation des marchés, la croissance économique et l'avantage concurrentiel relatifs des sociétés reposeront de plus en plus sur leur capital humain respectif, et donc sur la qualité de leurs ressources humaines, plutôt que sur leurs technologies spécifiques ou leurs dotations en ressources matérielles et naturelles.Cette globalisation permet et permettra d'accéder à des marchés gigantesques dans lesquels la compétence dominera.Il est crucial pour la société du Québec de pouvoir compter sur des entreprises capables d'affronter cette concurrence basée sur la compétence et de bien s'en sortir.D'où l'importance des mécanismes incitatifs à la performance dans le développement et la mise à jour continuelle des compétences.Il faut favoriser la prise en charge par chaque individu du développement et du maintien de son capital humain, de sa base de compétences.Il faut soumettre les institutions de formation des compétences scientifiques et professionnelles ( écoles, collèges et universités ) à des mécanismes d'incitations puissants et crédibles, et donc revoir de fond en comble les mécanismes actuels de financement public ( et privé ) des institutions d'enseignement pour mettre l'accent sur l'efficacité et la compétence avec laquelle elles s'acquittent de leur mission de formation des compétences dont l'économie et la société ont et auront besoin.Il faut plus généralement libéraliser les prix des biens et services sociaux, de santé, d'éducation ou autres, pour éviter le gaspillage et favoriser l'émergence de solutions innovantes aux multiples problèmes et défis qui se posent.Pour concilier les besoins d'incitations à la performance, de flexibilité sur les marchés du travail, d'efficacité dans l'utilisation de nos ressources et donc de vérité dans les prix ( concurrentiels ) tout en assurant à chaque individu et à chaque ménage un niveau de vie décent, nous devrons procéder à une réingénierie profonde des mécanismes de support aux faibles revenus.Ces mécanismes devront d'abord être incitatifs pour les individus et les ménages et incitatifs également pour les entreprises privées et les administrations publiques.Une réforme majeure de la taxation des individus ( en particulier pour les plus faibles revenus et les plus hauts revenus ) et des entreprises s'impose afin de substituer aux manipulations plus ou moins paternalistes des prix un programme de redistribution directe des revenus.C'est donc une véritable nouvelle révolution socio-économique que nous devons entreprendre.Et ie temps presse.Le Québec ne peut plus se satisfaire des demi-vérités et de la langue de bois dont on l'afflige quotidiennement sous le couvert de grands et nobles sentiments.Il doit faire face à sa dure réalité actuelle et aux années exigeantes qui s'en viennent.Son retard est considérable.Atermoiements et palabres au sommet ne rejouant que les mêmes rengaines usées et dépassées ou n'apportant que des palliatifs marginaux ne feraient qu'empirer son évolution et le report de décisions encore plus douloureuses.\u2014FIN \u2014 Le Nunavik rend hommage au Nunavut PITA A AT AMI L'auteur est président de la SociétéMakivik.La Société Makivik est l'entreprise inuite de développement économique créée dans le sillage de la Convention de la Baie-James et du Nord québécois ( CBJNQ j.Elle est chargée de veiller à l'application de cette entente et d'administrer les sommes versées aux Inuits en vertu de cet accord.La Société Makivik investit dans les obligations, les actions et les marchés monétaires ; elle crée des filiales régionales et représente les 8970 Inuits du Nunavik sur le plan politique.La carte du Canada changera radicalement, demain, lors de l'adjonction du Territoire du Nunavut à la confédération canadienne.Les Inuits qui habitent au Nouveau-Québec, dans la région du Nunavik ( lieu d'établissement ), félicitent de tout coeur les Inuits du Nunavut ( notre pays ).Votre réussite est un peu la nôtre aussi, puisque nous avons progressé de concert au fil des ans.Lorsque nous avons signé la Convention de la Baie James et du Nord québécois ( CBJNQ ), en novembre 1975, le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest venait de quitter Ottawa pour s'établir à Yel-lowknife.Malgré ce déménagement, le ministère des Affaires indiennes jouait toujours un rôle important dans l'administration des T.N.-O., et les Inuits commençaient à prendre goût aux postes de leadership auxquels ils étaient élus.Très vite, vous avez négocié une entente globale sur les revendications territoriales et bien qu'il vous ait fallu plus de temps pour en arriver à un accord que dans le cas de la Convention de la Baie James, vous avez eu la prévoyance de lier le projet d'autonomie gouvernementale à l'accord final signé le 26 mars 1993, à Iqaluit.Vous avez, pour ainsi dire, fait d'une pierre deux coups en réglant les revendications territoriales et en obtenant l'autonomie gouvernementale.Pita Aatami Une fois la loi adoptée à la Chambre des communes, le processus était enclenché pour créer le territoire du Nunavut.La Commission d'établissement du Nunavut avait le temps et les ressources nécessaires pour décider du genre de gouvernement, combien de sièges il comprendrait et où serait située l'assemblée législative.Vous avez fait un référendum sur l'égalité des sexes qui a attiré l'attention du monde entier par sa nouveauté.Bien que le principe n'ait pas été adopté, le désir de voir un nombre égal de représentants de sexe masculin et féminin démontre bien le désir d'équité du nouveau territoire.Le Nunavut établit une nouvelle norme pour l'autonomie gouvernementale dans l'Arctique ; celle-ci se traduit par une assemblée législative, le pouvoir de légiférer et l'autonomie.C'est une norme de comparaison à laquelle se mesureront les autres juridictions nordiques.Au Nunavik, nous travaillons à l'autonomie du territoire depuis le début des années 1970.Bien que notre gouvernement autonome ne soit pas encore une réalité, nous oeuvrons de bonne foi avec les gouvernements du Québec et du Canada afin d'atteindre ce but un jour.Cela permettra de rapprocher l'exercice du pouvoir des gens.Nous voyons combien les Inuits du Nunavut ont progressé en rapprochant ainsi le gouvernement.Celui-ci est passé d'Ottawa, à Yel-lowknife pour se fixer dans la capitale, Iqaluit.Nous sommes heureux que le Canada ait reconnu que les Inuits pouvaient se gouverner eux-mêmes, comme ils le faisaient autrefois.Il est temps maintenant que les communautés inuites des autres régions du Canada progressent dans la même voie.Depuis la signature de la Convention de la Baie James et du Nord québécois en 1975, nous avons prouvé que nous sommes de bons gestionnaires.Le fonds compensatoire, d'une valeur originale de 90 millions, vaut maintenant plus de 157 millions.La Société Makivik et la Société des Inuits du Nord québécois, avant elle, ont distribué plus de 50 millions depuis 1975.En ajoutant les* filiales, telles qu'Air Inuit et First Air, nous avons contribué de façon marquée au développement du Nunavik et à celui du Nunavut, au cours des 20 dernières années.(.) Toutes nos félicitations au nouveau Territoire du Nunavut.Mais une question demeure : le premier Inuk à faire partie de la Ligue nationale de hockey vicndra-t-il du Nunavut ou du Nunavik ?Seule l'expérience le dira.Louise Harel Les effets pervers du gel des rôles d'évaluation de la CUM LOUISE SAVOIE L'auteurc est présidente de l'Ordre des évaluateurs agréés.Madame Louise Harel, Nous avons appris avec consternation que votre ministère envisage de geler pour une autre année les rôles d'évaluation de la CUM.En effet, tant les évaluateurs municipaux que les membres de l'Ordre qui oeuvrent en contestation municipale ont, d'un commun accord, dénoncé cette intention gouvernementale.Nous avons sensibilisé à plusieurs reprises vos prédécesseurs aux effets pervers d'une telle mesure.Le dernier de ceux-ci, M.Rémy Trudel, nous assurait il y a deux ans qu'il reconduisait pour une dernière fois et à cause d'une conjoncture économique exceptionnelle certains rôles d'évaluation de la CUM, nous assurant du même coup qu'une réforme majeure de la fiscalité municipale permettrait de régler les iniquités et difficultés vécues par certaines administrations municipales.L'an dernier, on a bien compris que les autorités politiques « achetaient leur paix » avec la CUM, en particulier la Ville de Montréal, en reconduisant les rôles d'évaluation, une autre fois et malgré l'avis des intervenants spécialisés.Cette année, qu'est-ce qu'on achète ?Puisque \u2014 de toute évidence \u2014, il faut encore une fois reprendre la réflexion à zéro, permettez-nous de vous rappeler en quoi un tel gel de rôles constitue une injustice manifeste et outrancière.Les contribuables sont taxés sur des valeurs qui datent de 1993 ; dans certains cas, pour le seul secteur résidentiel, l'écart de valeur peut atteindre les 20 %.Ces mêmes valeurs servent souvent de références pour d'autres transactions : calcul du gain en capital, liquidation de succession, financement hypothécaire, etc.La Société canadienne d'hypothèques et de logement ( SCHL ), par exemple, l'utilise carrément dans sa banque de données à partir de laquelle sont assurés ( avec l'argent des contribuables ) des prêts à 95 % de la valeur ! Un autre exemple : les taxes scolaires sont calculées à partir de ces valeurs rendues artificielles faisant ainsi assumer aux seuls contribuables l'ensemble des coûts qui auraient normalement dû être partagés avec le gouvernement provincial, sous forme de péréquation.Sur ces mêmes valeurs périmées depuis longtemps, lors d'achats de propriétés, les municipalités empochent des droits de mutation trop élevés puisque calculés sur la plus haute valeur entre celle de la transaction et celle de l'évaluation municipale.Maintenir de telles iniquités apporterait une sanction étatique à un acte d'extorsion.Que dire des édifices à bureaux et autres commerces dont la valeur a chuté dramatiquement et dont les propriétaires continuent à payer des taxes comme au bon temps de la croissance économique, en plus de devoir supporter des taux de vacance exhorbitants et des loyers à des prix indécents : la santé économique de la CUM sera-t-elle mieux servie par leur déménagement ?Auparavant, le dépôt des rôles se faisait annuellement, permettant ainsi aux contribuables de faire réviser leur évaluation à chaque année.La mise en place des rôles triennaux a réduit à une fois par trois ans ce droit de plainte.Dans le cas de la Communauté urbaine de Montréal, l'impossibilité pour les contribuables de revoir la valeur de leur propriété en fonction du marché, et ce depuis près de six ans, constitue un déni de justice inacceptable.Si ces propriétaires avaient su qu'ils « signaient un contrat » d'au moins six ans, ils auraient peut-être été plus avisés à l'égard de la valeur déposée en 1994.Nous craignons fort, lors d'un prochain dépôt de rôle, la réaction des contribuables échaudés qui vont contester leur valeur de façon massive pour ne pas « se faire avoir » une deuxième fois.En sabordant ainsi la crédibilité du système d'évaluation pour satisfaire encore une fois l'administration montréalaise, ce sont toutes les régions du Québec qui risquent d'être affectées à plus ou moins long terme.Le discours politiquement rentable de ceux qui disent vouloir éviter un transfert du fardeau fiscal du commercial au résidentiel cache en réalité un manque de courage à l'égard d'un réajustement incontournable de la gestion financière des municipalités : il faut vivre selon ses moyens ou trouver plus de revenus.Ça, vos contribuables le savent, eux qui paient des taxes annuellement sur le revenu de la même année.Le ministre des Finances permettrait-il que les contribuables cotisent en fonction de leurs revenus d'il y a six ans ?Madame la ministre, le système d'évaluation québécois est un modèle reconnu à l'échelle mondiale.Nous vous exhortons à cesser de le corrompre par des mesure palliatives.(.) 1 B4 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 31 MARS 1999 Politique Les gardiens rentrent au travail Presse Canadienne OTTAWA Après seulement quatre jours sur les piquets de grève, les gardiens de pénitenciers en grève ont reçu l'ordre de rentrer au travail, hier matin.Malgré sa brièveté, cette première grève légale d'agents des services correctionnels fédéraux a été présentée comme un succès par les dirigeants syndicaux, parce qu'elle a attiré l'attention de l'opinion publique sur leurs revendications salariales.Mais les quelque 700 grévistes \u2014environ le cinquième des 5100 gardiens d'institutions pénitentiaires au Canada\u2014 sont loin d'avoir obtenu ce qu'ils voulaient.Ottawa a imposé à tous les gardiens fédéraux des augmentations salariales de 2,5 %, 2 % et 2 % pour trois ans.L'Union des employés du Solliciteur général revendiquait des augmentations rétroactives de 17 % et 19 %, afin d'atteindre la parité salariale avec les agents de la GRC.Les leaders syndicaux ont condamné Ottawa pour avoir forcé leurs membres à rentrer au travail aussi rapidement.« Imposer la fin d'une grève légale est un abus de pouvoir de la part du gouvernement Chrétien », a déclaré Daryl Bean, président de l'Alliance de la Fonction publique, qui englobe le syndicat des gardiens.Protection de la faune : les |-0 menacent le Canada de sanctions Presse Canadienne CALGARY Estimant que le Canada n'a pas su protéger ses espèces menacées comme le font les États-Unis depuis 25 ans, un regroupement américain de défenseurs de la faune réclame des sanctions commerciales.Le groupe « Defenders of Wildlife », de Washington, a fait signer une pétition en vertu de laquelle l'administration américaine est légalement tenue de scruter les réalisations du Canada en matière de protection de la faune.Les résultats de l'enquête seront soumis au président Clinton, qui décidera de la nécessité ou non d'imposer des sanctions.« Vous devez faire quelque chose au Canada, a soutenu hier Bill Snape, directeur juridique de « Defenders of Wildlife ».C'est vraiment le temps d'agir ou alors le président des États-Unis sera en droit de vous imposer des sanctions commerciales.» La ministre fédérale de l'Environnement, Christine Stewart, a laissé entendre hier qu'il s'agit là d'un moyen « pratique » de la part des Américains pour justifier l'érection de barrières commerciales.¦ no 1 au Québec et ho 6 au Canada I ^1 ous somimes fiers de rendre hommage à nos meilleurs agents immobiliers qui ont aidé des milliers de personnes à acheter ou à vendre des maisons dans le marché actuel.Nous lès félicitons pour leur travail acharné/ leur dévouement et le service hors pair qu'ils ont fourni à notre clientèle.Dix premiers agents de Royal LePage au Québec, par gains 1.Marie-Yvonne Paint Westmount (514) 934-1818 Natter A t tara Westmount (514) 934-1 SI 8 Daniel Bellehumeur Ou ta ouais (819) 770-9221 Alexandre Chaya Westmount (514)934-1818 Daniel Leblanc' Magog-Orford (819) «68-5000 2.Fernande Marquis-Sirois Outaouais (819) 770-9221 3.Raymond Tsim Brossard (450) 672-6450 4.David S.Lenkorn Westmount (514) 934-1818 5.Maureen Bfosseau Westmount (514) 934-1818 RECIPIENDAIRES DE L'ATTESTATION PLATINE DU DIRECTEUR 1998 m Edith Ann Barman Westmont (514) 934-1818 Kelth S.Bertola Beaconsfleld (514)697-9181 Marie-Paule Boucher Brossard (450) 672-6450 Libby Broady Beaconsfleld (514) 697-9181 Jacynthe Dube Sherbrooke (819) 564-5000 Janet EUerbeck Hudson (450) 458-5365 Serge Gabriel Centre-ouest (514)481-0241 Denis Gauvln Saint-Hubert (450) 656-9000 **', s ' \u2022 .Philip LeMay Outaouais (819) 770-9221 LucUe Mercier Outremont (514)271-4820 Richard Néron Boucherville (450) 449-4499 Susan O'Brlcn Westmount (514)934-1818 Cette^dësignàtioiî représente le premier 5 % de l'ensemble des agents immobiliers de Royal LePage au Québec, par gains.A- 1 k M June M.Buchanan D.D.O.(514) 684-1141 Brigitte I.Burdman Westmount (514) 934-1818 Michel Caron Ville Mont-Royal (514) 735-2281 Patricia M.Chang Westmount (514) 934-1818 Louise Chartrand Brossard (450) 672-6450 Lois llardacker Cowansville (450)266-7711 Paul Harrison Westmount (514)934-1818 Pearl Kezele Beaconsfleld (514) 697-9181 Yelena Krupnlk Centre-ouest (514) 481-0241 Pierrette Pcllerin Ville Mont-Royal (514) 735-2281 Marie Pcrreault Laval/Rive-Nord (450) 687-1840 M as ha Rclch Westmount (514) 934-1818 Hclcn Rlchardson Lavcrgne Beaconsfleld (514) 697-9181 Karen Kurtz-Chabot Saint-Lambert (450) 672-0321 Joanne Wiison Beaconsfleld (514) 697-9181 Ghislaine d Westmount (514)934-1818 * RenéAmar Centre-ou est (514)481-0241 RECIPIENDAIRES DE LA PALME D'OR DU PRÉSIDENT 1998 Renée Azoulay Ville Mont-Royal (514) 735-2281 Marie Beauregard Saint-Lambert (450) 672-0321 Dan lelle Béland Outaouais (819) 770-9221 Francine Bénard Saint-Bruno (450) 653-2496 Berthe B.Bernard Saint-Hubert (450) 656-9000 Bernard Dernier Outaouais (819)770-9221 Michèle D.Blron Saint-Laurent (514) 744-0575 James Boyce Kirkland (514) 697-4460 mm Cette désignation représente le premier 10 % de l'ensemble des agents immobiliers au Québec, par gains.Astrld T.Alix Outremont (514)271-4820 Denis Bureau Place Versailles (514) 353-8770 JE?:-.?Betty Cabrai D.D.O.(514)684-1141 Chanta] Caron Kirkland (514) 697-4460 Jeanne CarpenUer Saint-Laurent (514) 744-0575 Paul Carrière Outaouais (819) 770-9221 Claudette C ChénJer Outre mont (514) 271-4820 Lise Cossette Beaconsfleld (514) 697-9181 LUI D aigle Place Versailles (514)353-8770 Gordon C J.De Jonge Beaconsfleld (514) 697-9181 Carole Delaney Westmount (514) 934-1818 Peter Després Outaouais (819) 770-9221 Louise L.Desrosiers Brossard (450) 672-6450 Jackie Gilbert Grcen Centre-ouest (514) 481-0241 Haagen Klerulf Westmount (514)934-1818 Louise d'Orsonnens Brossard (450) 672-6450 Simone Gosselin Laval/Rive-Nord (450) 687-1840 BerdJ Kokortan iu> o.(514) 684-1141 Dankllc Drolet Brossard (450) 672-6450 Georgctte Dnimmond Westmount (514) 934-1818 Muriel Fabien Outre mont (514)271-4820 Louise GucseUn Outaouais (819) 770-9221 Briant Grant Westmount (514)934-1818 Sylvain Krief Saint-Lambert (450)672-0321 Marjorfe Kyle Beacorofleld (514) 697-9181 llllllllllllllllllll ROYAL LEPAGE llllllllllllllllllll COURTIER IMMOBILIER AGRÉÉ www.roy a I lepage.ca Y von I^egros Outaoualt (819) 770-9221 Ginette Greensldes Beaconsfleld (514)697-9181 Maryse La belle VUle Mont-Royal (514) 735-2281 Robert Llndfors I I M,l '.ull (450) 458-5365 Françoise Falardeau Saint-Bruno (450) 653-2496 1 Michel lue Cuértn Saint-Bruno (450) 653-2496 I Sophie I ,:if renlcrv Saint-Lambert (450) 672-0321 Johannah Lloyd Beacunsfleld (514) 697-9181 David I\".Farhn Kirkland (514)697-4460 Nicole Harvey Kirkland (514) 697-4460 I Margaret Lagimodlère Hudson (450)458-5365 Gerald Maagrndans Hudson (450) 458-5365 JoccJyne Freeman D.D.O.(514)684-1141 PhyllJs Hoffer Westmount (514) 934-1818 MkhaeJ Lally Westmount (514)934-1818 Hélène Mal»er Kirkland (514) 697-4460 Jaclyne Gagné Luval/RIve-Nord (450) 687-1840 Patricia J.Homa Westmount (514) 934-1818 Denis LecJalr Saint-Lambert (450) 672-0321 Sandra Mallloux Kelghtley D.D.O.(514)^84-1141 Louise Gervals D.D.O.(514)684-1141 David Hughes D.D.O.(514) 684-1141 Françoise Legault Beaconsfleld (514) 697-9181 Nicole Major l w«il Westmount (514)934-1818 ¦273M12 _LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 31 MARS 1999_B_5 Politique Hépatite C : les victimes n'ont pas l'assurance d'être dédommagées Presse Canadienne OTTAWA Les victimes de l'hépatite C qui accepteront une offre de compensation gouvernementale devront assumer le risque que le fonds de 1,1 milliard ne contienne pas assez d'argent pour livrer la marchandise promise.Les personnes qui endosseront l'offre fédérale-provinciale devront aussi renoncer à leurs droits d'intenter des poursuites même si le fonds se vide avant qu'elles ne parviennent à la phase aiguë de leur maladie.Une disposition de l'accord-cadre, dont la Presse Canadienne a pu prendre connais- sance, se lit ainsi : « Les membres du recours collectif ( les personnes infectées par du sang contaminé entre 1986 et 1990 ) assument le risque de toute insuffisance du fonds ».Les victimes renonceraient « entièrement et pour toujours » à toute réclamation contre les gouvernements pour « toute blessure, perte ou tout dommage non connus ou anticipés, mais susceptibles de se développer ou d'être découverts plus tard ».L'hépatite est une maladie qui se développe graduellement, et peut entraîner de graves problèmes de santé 20 ou même 30 ans après la date d'infection.Les principaux éléments de l'accord-cadre, daté du 17 décembre dernier, ont fait l'objet d'une fuite dans les médias, en décembre.Mais le document tout entier, y compris la clause relative au risque d'insuffisance de fonds, n'avait pas été rendu public.L'offre, qui est limitée aux personnes infectées par du sang contaminé entre 1986 et 1990, permettrait d'offrir des compensations selon une échelle variable, en fonction de la gravité de la maladie.Ainsi, les personnes chez qui on diagnostique l'hépatite C mais qui ne manifestent aucun symptôme de la maladie recevraient 10 000 $.Celles qui sont atteintes de cirrhose du foie toucheraient 65 000 $ de plus, et les victimes de défaillance ou de cancer du foie, 100 000 $ additionnels.Jeremy Beaty, le président de la Société de l'hépatite C du Canada, affirme qu'il est impossible de savoir si les 1,1 milliard suffiront à combler les besoins futurs des victimes.Dans une lettre aux ministres de la Santé, M.Beaty note que le fonds servira à autre chose que la compensation des victimes, notamment les décisions finales dans des pour-* suites connexes, des coûts administratifs, des frais de publicité et d'avocat.Le montant net n'a pas été divulgué.Or les victimes, qui n'ont aucun contrôle sur ces coûts, doivent assumer le fardeau du risque que les engagements en matière de paiements futurs ne puissent être respectés, dé-plore-t-il.1 Dix premiers agents de Royal LePage au Québec, par gains m 6.Joan Prévost Westmount (514) 934-1818 J.R.Aurèle Lacroix Outremont (514) 271-4820 8.James Davidson Kirkland (514) 697-4460 9.Suzanne Havard Grisé Saint-Bruno (450) 653-2496 10.Doreen Kirkwood Brossard (450) 672-6450 Dcnyse Marchand Laval/Rive-Nord (450) 687-1840 ¦ Josée Robson Laval/Rive-Nord (450) 687-1840 Pierrette G.Taschereau Outrcmont (514)271-4820 j Michel Asselln Outauuols (819) 770-9221 m Lorraine Bucfc-Forgct Saint-Bruno (450) 653-2496 Jacques Girard Ou tao liais (819) 770-9221 Carol Lappin BeacoasHcld (514)697-9181 Rolande Provençal Saint-Bruno (450) 653-2496 r Rosemarie Martin Westmount (514)934-1818 Suzanne Martineau % Cowansville (450)266-7711 Roger Mondoux Outaouals (819) 770-9221 Nicole Ross Out.iimais (819) 770-9221 Marlènc Rubin Westmount (514)934-1818 Maria Santinl Westmount (514)934-1818 Roxane Moquin Saint-Lambert (450) 672-0321 Fa lima Simocs Brossard (450) 672-6450 Anna-Marie Mûller Kirkland (514) 697-4460 Fcdeie Paciflco Place Versailles (514) 353-8770 Pierrette Papas Beaconsfieid (514) 697-9181 Betsy Starr Dolber Beaconsfieid (514) 697-9181 Myrtle Stark Centre-ouest (514) 481-0241 Betty Tabah VDIe Mont-Royal (514)735-2281 Micheline Thalmann Beaconsfieid (514) 697-9181 Sylvain Thibault BouchervIUc (450) 449-4499 James Thomas Westmount (514)934-1818 Sharyl Thompson Knowiton (450) 242-2000 Patricia Tremblay Outaouals (819) 770-9221 Martha Tsadilas Westmount (514) 934-1818 Renate Van der G ri end Beaconsfieid (514)697-9181 RECIPIENDAIRES DE L'ATTESTATION Cette désignation représente le premier 20 % de MAITRE-VENDEUR 1 998 l'ensemble des agents immobiliers au Québec, par gains.Monique Campeau Hudson (450) 458-5365 _jàJm Gérard Carrière Place Versailles (514) 353-8770 Josianne Côté Cowansville (450) 266-7711 Nadine Couture Saint-Bruno (450) 653-2496 Vera Gulddal Centre-ouest (514)481-0241 Hélène Hébert Magog-Orford (819) 868-5000 Dolly HcfTcz Ville Mont-Royal (514)735-2281 Fariba Janfaza D.D.O.(514) 684-1141 Robert F.I^educ Outaouals (819) 770-9221 Mireille Lemaîlre Knowiton (450) 242-2000 Annettc Marceau Saint-Bruno (450)653-2496 .Diane M et \\v en Hudson (450)458-5365 Lody Saccal Saint-Laurent (514)744-0575 ' Elizabeth Solck Saint-Lambert (450) 672-0321 Yolande St-Aubin Saint-Laurent (514)744-0575 Raymond St-Jean Laval/Rive-Nord (450) 687-1840 Rosarlo Crivello Place Versailles (514) 353-8770 Carlo De Casuis Kirkland (514) 697-4460 Mike De Castris Kirkland (514) 697-4460 Véronique Jodoin Saint-Bruno (450) 653-2496 lania Kelecheff Westmount (514) 934-1818 Diana R.Lac ha pelle Beaconsfleki (514) 697-9181 Micheline Montagne Saint-Bruno (450) 653-2496 Jeanne Morand Saint-Lambert (450) 6724)321 Idèle Morln Outaouals (819) 770-9221 Eric laranow ski Kirkland (514) 697-4460 Claire lassé Outaouals (819) 770-9221 Louise Valois Ville Mont-Royal (514)735-2281 Ivan Fiché Outaouals (819) 770-9221 Guy Richard Saint-Hubert (450) 656-9000 Rachcl Taillon Saint-Bruno (450) 653-2496 Nancy Tang Saint-Laurent (514)744-0575 A manda J.YYaliter Kirkland (514) 697-4460 Homa Walter Beaconsfieid (514) 697-9181 Claude Outaouals Peggy Drennan Westmount (514) 934-1818 Lisette Lajoie Saint-Lambert (450) 6724)321 Daniel K.Morton Kirkland (514) 697-4460 Claire R.Wlnyard BeacoasfleJd (514) 697-9181 Vera P.Bird Beaconsfieid (514)697-«jl81 Miette Driver Kirkland (514) 697-4460 Sonia Lan g Ville Mont-Royal (514) 735-2281 Norman Plotnick Westmount (514) 934-1818 Edward Wrobci Beaconsfieid (514)697-9181 Slgrld Alfers Beaconsfieid (514)697-9181 Jaffa Bar-D'Or D.D.O.(514)684-1141 Michel Dupont Place Versailles (514)353-8770 Géraldine Kerr Beaconsfu'ld (514)697-9181 7 Franco Potnpillo Kirkland (514)697-4460 ÉGI DE L'ATTESTATION ¦ , Cette désignation représente le premier 25 % de \u2022 - i END EUR ÉMÉRITE 1 998 l'ensemble des agents immobiliers au Québec, par gains.Vivian Beer Saint-Laurent (514) 744-0575 Camille Dupuls Brossard (450) 672-6450 Kéjane Lacoste Place Versailles (514)353-8770 3to Liane R*ddlng Ville Mont-Royal (514)735-2281 Claire Bernicr Saint-Lambert (450) 67243321 Josée Elle Lange vin Ville Mont-Royal (514)735-2281 lluguctte Kamirandc Outaouals (819) 770-9221 Sylvie Romeo Pince Versailles (514)35341770 ¦ Diane Black bu rn Outaouals (819)770-9221 Ha>a Fishcr Centre-ouest (514)481-0241 France 1-ane D.D.O.(514)684-1141 Angèlc Saleh Centre-ouest (514)481-0241 RJta Boucher Outaouals (819)770-9221 Gérard Friess Outreuiont (514)271-4820 Dolorès Lemay Saint-Bruno (450) 653-2496 Jacqueline Séguin VUlc Mont-Royal (514)735-2281 Fred Brayton Kirkland (514) 697-4460 Ili-ldl Gclger Kirk!and (514) 697-4460 A mira Lévy Saint-Laurent (514) 744-0575 Vlcky S hem le Ville Mont-Roval (514) 735-2281 Dorothy Chant- Ilannah Beaconsfieid (514) 697-9181 Jean-Mare Corbell Laval/RKe-Nord (450) 687-1840 ïa4 i à Marjolaine G Ingras Laval/Rlvc-Nord (450) 687-1840 Via leur Grondin Laval/Rlvc-Nord (450) 687-1840 Andrée Lee Mardi Westmount (514)934-1818 lluguette Martineau Saint-Lambert (450) 67241321 l-éonard Smith Beaconsneld (514)697-9181 Anne Taranowskl Kirkland (514) 697-4460 Steve Anderson Hudson (450) 458-5365 France Coniveau Place Versailles (514) 353-8770 Victoria lfsleh D.D.O.(514)684-1141 jior Frandne Morln BouchervUle (450) 449-4499 %1 tué A Genoveva Tbmova VUle Mont-Ro\\al (514)735-2281 Jocdyne Audet Thompson Beaconsfieid (514)697-9181 Louise Deguire Outremont (514) 271-4820 RI ta M.Kayem VUle Mont-Royal (514)735-2281 Marilyn Partridge lluntlngdon (450) 264-4798 B6 3 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 31 MARS 1999 CyBerpresse technologie@lapresse.ca Illl rr-»ï- Melissa a fait suer bien du mon Marie-Andrée Amiot La plupart des administrateurs de réseaux et des responsables de l'information ont trouvé les deux derniers jours bien longs.Le virus Melissa a fait de tels ravages depuis qu'il a été découvert vendredi que bien peu d'entreprises peuvent se vanter d'avoir échappé tout à fait à la crise.Louise Pothier, l'administratrice du réseau de Ericsson à Montréal, a passé les deux derniers jours à repousser les effets de Melissa.« Quand je suis arrivée à mon bureau lundi matin, le virus s'était répandu comme une traînée de poudre dans tous nos bureaux, de la Suède au Texas.On a passé des heures à reprendre le contrôle.» Comme bien d'autres, Louise Pothier avait entendu parler de Melissa durant le week-end.« Je ne connaissais évidemment pas l'ampleur du problème, mais je savais que cette fois, nous étions cuits.» Des centaines de milliers d'ordi- nateurs à travers le monde ont été touchés par le virus, ce qui a eu pour effet de retarder considérablement le transfert d'information.Chez Microsoft, on a même refusé l'accès à tout courrier électronique de sortie.Les 60 000 employés ont dû se priver d'envoyer des courriels.Network Associates, un autre éditeur de logiciels antivirus, raconte que 80 % de ses clients ont été infectés.Dans un seul cas, le virus a touché 60 000 ordinateurs, Rappelons que Melissa est un virus de type macro qui se transmet par la voie d'un message de courrier électronique.Dans le message, se trouve un fichier de 40 Ko écrit en format Word nommé list.doc qui contient une commande macro.Il touche les traitements de texte Word 97 ou 2000.L'internaute qui ne fait que lire les informations ne court aucun risque.S'il ouvre le fichier, il déclenche le virus qui cherche les 50 premières adresses de courrier électronique inscrites dans le carnet d'adresses du répertoire Outlook ( mais les autres logiciels de courriers électroniques ne sont pas à l'abri ).Le virus envoie le message infecté à toutes ces adresses.Souvent, ces adresses comportent des noms de personnes faisant partie de listes de discussion ou de distribution.Par exemple, la première adresse peut contenir des centaines de noms.Cela multiplie les envois et cause des embouteillages monstres sur les serveurs.Mais, même si les messages n'agissent pas comme PHOTO.AP Richard Smith, président de Phar Lap Software, de Cambridge ( Mass.), dit avoir fourni la preuve au FBI que celui qui a introduit Melissa est le même qui avait créé un autre virus il y a deux ans.bouchons, ce sont les filtres installés sur les serveurs pour dépister et enrayer le problème qui freinent le trafic.Et, si les experts s'entendent aujourd'hui pour dire que la propagation du virus est endiguée, les responsables de la sécurité informatique craignent les retombées ; d'abord, la prolifération d'imita- teurs, puis, des relents qui, cette fois, s'attaqueront aux ordinateurs personnels.Multimédia bien fragile Depuis l'avènement du World Wide Web, le multimédia n'est plus que l'affaire des cédéroms et des disquettes.Le réseau des ré- seaux affiche assez de contenu multimédia pour faire baver d'envie le plus prolifique des éditeurs.Mais, à l'inverse des publications sur supports numériques, le net est plus vulnérable aux attaques.L'offensive vient de pirates qui s'acharnent à ébranler le nouveau média.A-t-on affaire à des pionniers de la première heure désillusionnés par le tir du Net ?À des pirates qui cherchent le vedettariat ?À des entreprises spécialisées en édition de logiciels antivirus ?En tout cas, les auteurs auront réussi à faire parler d'eux en choisissant la partie du réseau la plus chère aux internautes, le courrier électronique.Les événements de cette semaine ne font que confirmer la fragilité du réseau.Surtout que le virus ne visait pas les ordinateurs personnels, mais ceux des entreprises qui se disent blindées et à l'abri des attaques.« On sent une volonté de ralentir, sinon de freiner le réseau au complet », opine Chris Monctte, directeur général de Symantec, une des maisons qui édite des logiciels antivirus et qui se vante d'avoir développé une rustine moins d'une heure après l'avertissement émis par le centre CERT de l'institut de génie logiciel de l'Université Carnegie Mellon.« On a affaire ici à un pirate particulièrement Imaginatif ! » Ou à un petit vite qui enverra demain, à tous les ordinateurs de la planète, un joyeux poisson d'avril ! Ping et Papa ¦ i MARIE-ANDRÉE AMIOT Les entreprises qui viennent à peine de se remettre du choc du virus Melissa doivent déjà faire face à deux nouvelles menaces.La première.Papa, a été aperçue lundi après-midi.La seconde.Ping, est entrée timidement en fin de journée hier.Papa est un virus de type macro qui utilise les fonctions des logiciels Excel 97 et 2000 de Microsoft.Comme Melissa, il est transmis par courrier électronique et cherche les 60 premières adresses de courrier électronique inscrites dans le carnet Outlook de l'utilisateur.Le hic pour les auteurs de ce virus est que les codes ont flanché.Le virus est donc resté bloqué dès les premières heures, selon Chris Murphy de la maison Symantec, un éditeur de logiciels antivirus.En revanche.Ping, semble causer de réels problèmes.« Celui-là semble fonctionner, poursuit M.Murphy.Contrairement aux deux autres, il n'utilise pas le courrier électronique, mais le protocole Internet TCPIP.Le programme effectue des vérifications périodiques pour déterminer si tout fonctionne.» De tels programmes sont utilisés par des gestionnaires de réseaux aux fins de contrôle.Les contrôles se font périodiquement et n'enraient pas le fonctionnement de l'ordinateur ou du réseau.« Le vi- rus Ping, toutefois, pose des questions à tout moment, auxquelles l'ordinateur doit répondre.Cela ralentit considérablement les opérations.» Ces virus ne sont pas uniques.On affiche entre 20 et 30 virus par semaine sur des sites de recherche et de surveillance.Mais la plupart du temps, ils sont assez inoffensifs.Melissa a frappé l'imaginaire par la rapidité avec laquelle il s'est transmis.En moins de quelques heures, il avait fait le tour du monde et infecté des milliers d'ordinateurs.« Même si ces virus ne causent pas de vrais dommages aux fichiers, ils causent toutes sortes de problèmes, dit Louise Pothier, gestionnaire de réseaux chez Ericsson.Des conseils pratiques M Les internautes ne devraient jamais ouvrir des fichiers joints même s'ils viennent de personnes connues.¦ On doit se munir d'un logiciel antivirus mis à jour régulièrement.La plupart des virus sont inoffensifs et les gens ne se rendent même pas compte qu'ils sont infectés.Mais d'autres sont insidieux et peuvent causer des dommages considérables.Les rustines sont accessibles sur Internet.¦ Finalement, chaque semaine apporte son lot de « courriels importants » envoyés par un ami « qui vous veut du bien », concernant tel ou tel virus « dangereux ».La plupart du temps, ces messages sont des canulars.Les personnes bien intentionnées croient bien faire en avisant tous leurs amis du danger.Ces messages prennent des proportions énormes et font souvent le tour de la planète.Pour connaître les véritables menaces, il faut visiter les sites qui trient le bon grain de l'ivraie.Adresses utiles Institut de flétrie logiciel de l'Université Carnegie Mellon www.cert.org Sites de logiciels antivirus www.megagiciel.com.117.html Site de Bob Rosenberger sur les mythes de virus fictifs tels « Good Times » et « Budweiser Bud Frogs » www.kumite.com/myths âYQS A T@yi NOS CIL tilles li liiif p se ndre note bureaux fermés le edi Saint: (2 avril) nsi cjixe le Agence France-Presse WASHINGTON (5 avri » 2 Dans la guerre qui fait rage au Kosovo, quelques courriers électroniques ont réussi à passer, porteurs des angoisses d'une population apparemment désespérée.« Nous sommes tous en grand danger », a écrit un médecin de la banlieue de Pristina à un collègue américain.« Il y a beaucoup d'exécutions en cours, je n'ai pas réussi à faire fuir ma famille et suis très inquiet », a-t-il ajouté.« Je me bats pour ma propre survie.J'essaie de rester vivant et d'agir aussi normalement que possible, mais c'est difficile », a écrit lundi un journaliste koso-var depuis Pristina, en racontant qu'il a cru dimanche soir sa dernière heure arrivée, après avoir entendu un lourd bruit de bottes dans l'escalier de son immeuble.Il ne dort plus chez lui.« Quand je rentre le matin, le sol est couvert de sang, il est impossible de savoir qui a été blessé ou tué durant la nuit », avait-il écrit dimanche.À la demande du premier, son message en anglais, reçu en fin de semaine dernière, a été relayé à des médecins aux États-Unis, ainsi qu'à certaines organisations humanitaires.Le deuxième envoie ses courriers électroniques à l'Institute of war and Peace reporting ( IWPR ), à Lon- dres, lequel les relaie via l'Internet.Son nom est, pour des raisons de sécurité, tenu secret.Ailleurs, c'est le message d'une Kosovar à une coi-respondante américaine du Massachusetts, décrivant les premières bombes tombant sur Pristina.« Elles ressemblaient à des flammes et des étoiles filantes », a écrit cette femme, dont le message est publié par le Washington Post.Comme d'autres, elle décrit plusieurs meurtres par des « paramilitaires serbes » et de « nombreuses arrestations ».Mais de jour en jour, les messages se font de plus en plus rares.« C'est très difficile, parce que l'électricité à été coupée à Pristina.Ils bougent tout le temps, ils doivent trouver de l'électricité et un téléphone, nous ne savons jamais quand la prochaine chronique va arriver », expliquait hier Tony Borden de 1TWPR.« Nous n'avons aucun moyen de les contacter », ajoutait-il.Le médecin de la banlieue de Pristina qui avait envoyé son message désespéré à un collègue américain n'a depuis plus donné signe de vie.Jennifer Leaning, un médecin de l'organisation « Physicians for human rights », rentrée le 20 mars d'une mission au Kosovo, n'a, elle, reçu aucun courrier électronique cette semaine.Les contacts téléphoniques, toujours possibles hier entre les États-Unis et Pristina, se font aussi de plus en plus rares.SPÉCIAL * VOTRE CHOIX NUMÉR01 EN INFORMATIQUE SPÉCIAL PUISSANCE (PENTIUM II 350MHZ ÉCRAN 17\" .28 512K CACHE MM 100 MHx MEMOIRE (MU DE STEREO i HAUT DISQUE DUR 6.4 GIG UDMA VRAI CHIPSET INTELBX CD ROM 44X VIDÉO AGP 4 Mo FAX MODEM 56 K V.fO VOIX BOÎTIER ATX 2 P0tT$ lie» PUISSANCE PENTIUM II 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Consultation et implantation - Linux \u2022 Apple - NT LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 31 MARS 1999 EATON Péquistes et libéraux se chicanent sur la fête des Terre-Neuviens DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC Profitant du cinquantième anniversaire de l'entrée de Terre-Neuve dans la Confédération, le premier ministre Bouchard a tenté d'obtenir, hier, que l'Assemblée nationale se prononce une fois de plus sur la règle de la majorité simple à un référendum pour sceller l'avenir constitutionnel du Québec.Mais la motion de félicitations aux Terre-Neuviens a vite tourné à l'eau de vaisselle.Jugeant la manoeuvre trop clairement partisane, les libéraux de Jean Charest ont refusé leur consentement à cette motion non annoncée.Pour Jean Charest, M.Bouchard cherchait uniquement « à ajouter une condition gagnante » en « faisant déborder le débat ».M.Charest, qui avait déjà formellement souscrit à la règle de la majorité simple quand il était chef conservateur, était plus équivoque hier.« Le 50 plus un est associé à une question claire.Il y a toutes sortes de conditions qui entourent des référendums, incluant la clarté des questions et la façon dont on aborde le référendum », a observé le chef libéral.Terre-Neuve, par son référendum de 1949, n'avait pas décidé de briser les liens avec la Grande-Bretagne, mais bien choisi d'adhérer au Canada.« Les gens de Terre-Neuve qui fêtent aujourd'hui ne méritent pas que l'on tente de les utiliser à ses propres fins », a dit M.Charest.La motion de félicitations était toute une volte-face pour un Lucien Bouchard qui, quand il était membre du gouvernement fédéral, avait causé une commotion à Ottawa en soutenant que le Canada aurait à choisir « entre le Québec et Terre-Neuve » \u2014 c'était à la fin des années 1980 alors que le premier ministre Clyde Wells était l'un des plus ardents adversaires de l'accord du lac Meech.« Tout cela fait partie de l'Histoire », a répliqué hier M.Bouchard rappelant l'attitude rébarbative de Terre-Neuve relativement à l'entente du lac Meech.M.Bouchard voulait surtout insister sur le fait qu'en 1949, les Terre-Neuviens avaient « adopté la règle démocratique, celle du 50 % plus un » pour décider de l'avenir constitutionnel de leur province.Terre-Neuve avait voté à 52 % de « rompre avec la Grande-Bretagne et se joindre au Canada », a-t-il lancé.Le premier ministre fédéral, Mackenzie King, avait alors salué comme « une nette majorité et un résultat clair au-delà de toute possibilité de malentendu » le verdict des Terre-Neuviens.« Ce que nous célébrons aujourd'hui, c'est l'anniversaire de la règle démocratique et du bon sens.Une décision historique où les citoyens ont choisi leur destin à 50 % », a lancé M.Bouchard.Cette stratégie, suggérée par le conseiller Jean-François Lisée, indiquait-on, visait à colmater une brèche au moment où des sondages ( dont un récent CROP commandité par le groupe de l'avocat Guy Bertrand ) ont tendance à faire grimper le seuil nécessaire pour qu'un référendum sur la souveraineté soit déterminant \u2014 on y parlait de 58 %.M.Bouchard participera aujourd'hui aux cérémonies soulignant l'entrée de Terre-Neuve dans la Confédération.Alors que Terre-Neuve le confirmait depuis le début de la semaine, ce n'est qu'à la toute dernière minute hier que le cabinet de M.Bouchard admettait qu'une rencontre était planifiée entre le premier ministre québécois et son homologue Brian Tobin, « pour faire le point » sur le dossier de Churchill Falls.Il s'agira d'un survol, car une réunion beaucoup plus « significative » se tiendra demain à Montréal, mettant face à face les deux gouvernements et les représentants des Innus du Québec et du Labrador.Depuis un an, les discussions entre les deux provinces ont progressé sur Churchill Falls, convient M.Bouchard.CIRQUE DU SOLEIL Dès le 22 avril \u2022 8400,2° Avenue \u2022M| .'.(514) 790-1245 1 800 361-4595 \u2022 www.reseauad'mis ' M AlR CANADA \u2022 SWAROVSKI www.cirquedusoleil.com E AT < UJhippet Ickôïl ¦m-j.w Dans son numéro annuel des 10 meilleures voitures, le magazine Car and Driver a honoré - pour la troisième année d'affilée - notre BMW Série 5.Maintenant offerte à un taux de location de 3,9 %.Acclamée de toutes parts, la Série 5 incame le mariage ultime de la performance et du luxe distînetif.Parmi ses attributs : le programme de visites d'entretien sans frais, pendant 3 ans ou 60 000 km.Pas étonnant qu'elle suscite autant d'enthousiasme.Le plaisir de conduire.**0 Taux do location 3,9 % BMWSérioS \u2022 Las taux do bcatonsort ceuxoflertswcxisrvornort par InsGorvcosfinanciersQMW.rt sont dfcponOosaurxtcdoscorxTCrJonneJrosperlopvt:;conrftKT»tf**8merrtAr approbationdocmdr! 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