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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Politique
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1999-04-01, Collections de BAnQ.

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[" Montréal, jeudi i« avril (999 Politiqu La Presse EDITORIAL / OPINIONS / CYBERPRESSE Les parents sur le pied de guerre MARC THIBODEAU La Fédération des comités de parents de la province de Québec, qui affirme regrouper « tous les parents engagés dans la cause scolaire au Québec », est sur le pied de guerre à la suite du dépôt du rapport Proulx sur la place de la religion à l'école.Son président, Gary Stronach, promet de s'opposer « vigoureusement » à ce rapport, qui, esti-me-t-il, ne reconnaît pas le droit des parents de choisir le statut de l'école « qui correspond le mieux à leurs valeurs ».« Même si 100 % des parents d'une école étaient catholiques et voulaient que leur établissement ait un statut confessionnel correspondant, ils ne pourraient le faire.C'est absurde », dit M.Stronach.Ses 40 000 membres, de diverses allégeances religieuses, réclameront, dit-il, le maintien du libre choix en matière confessionnelle.Jocelyne Saint-Cyr, présidente de l'Association des parents catholiques du Québec, qui dit regrouper 15 000 familles membres, promet aussi de livrer bataille.Mme Saint-Cyr estime que les parents qui tiennent à l'enseignement religieux vont être « brimés » si les recommandations sont retenues.L'Association mise sur l'appui de l'Assemblée des évêques du Québec, qui doit commenter le rapport sous peu.L'archevêché de Montréal, qui envisageait déjà il y a quelques semaines de réactiver un comité pour la défense du libre choix, doit réagir aujourd'hui ou demain.Le rapport Proulx, parallèlement, risque de faire moins de vagues du côté protestant.L'Eglise anglicane se dit par exemple à l'aise avec l'idée d'une école laïque ouverte qui tient compte du phénomène religieux.Monseigneur Bruce Stavert, évêque du diocèse anglican de Québec, estime que bien des écoles à statut confessionnel protestant offrent déjà un enseignement religieux « ouvert » qui est similaire à celui préconisé par le groupe de travail.Les syndicats ont réagi pour leur part avec satisfaction au contenu du rapport Proulx.La Confédération des syndicats nationaux ( CSN ) « entérine » l'orientation générale du document, qui devrait permettre, indiquent ses dirigeants, de faire en sorte « que le système éducatif soit fondé sur l'égalité pour tous, quelle que soit leur dénomination religieuse ».La Centrale de l'enseignement du Québec ( CEQ ) estime que le rapport, dont elle approuve également le contenu, constitue « une contribution majeure » au débat sur la place de la religion à l'école.La Coalition pour la déconfes-sionnalisation du système scolaire, un organisme regroupant surtout des organisations syndicales, incluant la CEQ, approuve aussi les conclusions du groupe de travail.La Fédération des commissions scolaires du Québec, qui regroupe les commissions scolaires francophones de la province, a réagi avec réserve hier en indiquant qu'elle entendait consulter ses membres pour apporter une « contribution éclairée » au débat.Ann Cumyn, présidente de l'Association québécoise des commissions scolaires, qui regroupe les commissions scolaires anglophones, entend aussi consulter ses membres avant de prendre position.La présidente de la Commission scolaire de Montréal ( CSDM ), Diane De Courcy, a salué pour sa part le rapport, qui s'inscrit en droite ligne avec l'approche que préconise son parti, le Mouvement pour une école moderne et ouverte ( MEMO ).Elle entend mener une vaste consultation à l'interne à ce sujet.Michel Pallascio, président du Regroupement scolaire confessionnel, qui forme l'opposition à la CSDM, ne s'étonne pas outre mesure des conclusions du groupe de travail.« C'était prévisible, dit-il, puisque M.Proulx a déjà répété à plusieurs reprises par le passé qu'il était pour la déconfessionnalisat ion des écoles.» Le Congrès juif canadien» loul comme l'imam Salam Elme-nyavvi, du Centre islamique du Québec, se réjouissent que le rapport traite toutes les religions égalei lient.L'Ontario passe aux acte Queen 's Park ferme la porte aux constructeurs québécois, mais Harris et Bouchard nommeront chacun un représentant pour tenter de régler le litige DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC Le premier ministre Lucien Bouchard et son homologue ontarien, Mike Harris, nommeront chacun un représentant pour tenter de dénouer rapidement l'impasse dans les négociations touchant l'industrie de la construction à la frontière de l'Ou-taouais.Mais sans attendre le dénouement d'un sprint de discussions, l'Ontario est passé aux actes, hier.À compter d'aujourd'hui, aucune compagnie québécoise ne pourra soumissionner sur des contrats de construction proposés par le gouvernement ontarien.Elles obtenaient 96 millions de contrats chaque année, représentant 8,7 % des contrats gouvernementaux.En outre, l'Ontario renforcera les lois sur la sécurité du travail pour faire en sorte qu'il soit impossible à une entreprise d'y faire affaire, à moins de se conformer aux lois et à la fiscalité ontarien nés.Finalement, le premier ministre Harris, qui devrait déclencher des élections avant l'été, promet que quand la législature ontarienne sera réunie, dans quelques jours, un projet de loi très contraignant sera déposé pour décréter des restrictions à l'endroit des employés de la construction des compagnies des provinces qui ne traitent pas équitablement les travailleurs onta-riens.Devant la déclaration de guerre hier, le vice-premier ministre Bernard Landry a voulu éviter la surenchère.PHOTOPC Le premier ministre de l'Ontario, Mike Harris ( à droite ), et le ministre du Travail, Jim Flaherty, avaient mis leur casque de sécurité et sorti les affiches publicitaires, hier, pour marquer la décision de la province de fermer aux entreprises québécoises la porte des contrats gouvernementaux de l'Ontario.« Des représailles seraient la pire chose à faire pour le Québec comme pour l'Ontario », a tranché M.Landry, après que sa collègue au Travail, Diane Lemieux, eut soutenu « qu'on ne se laissera pas faire ».Pas question de se lancer dans une escalade des représailles, souli- gne-t-il, rappelant que la balance commerciale de l'Ontario avec le Québec était de 5 milliards favorable à nos voisins.En revanche, Québec n'a pas de chiffres sur la valeur des marchés publics décrochés par des entreprises ontarien-nes.Avec le libre-échange et la libé- .\u2022¦'\u2014¦.¦¦\" ¦'.' PHOTO REUTER L'artiste inuit Inuk Charlîe présente fièrement le bâton et le support qu'il a fabriqués pour la législature du nouvel État du Nunavut9 à Iqaluit.« Les Inuits attendaient ce jour depuis des années» Les gens du Nunavut célèbrent leur nouveau territoire Presse Canadienne IQALUIT, Nunavut Les résidants de la portion orientale des Territoires du Nord-Ouest ont commencé hier à célébrer la naissance de leur propre territoire, le Nunavut, qui devient réalité à compter d'aujourd'hui.« Que le reste du monde sache que nous avons notre propre culture, et ils vont apprendre à nous connaître », a lancé Siia Kelly, radieuse, alors que la fête commençait.À Iqaluit, capitale du Nunavut, qui ne compte normalement que 4500 habitants, mais est présentement envahie par quelque 1200 visiteurs, 150 personnes ont fait fi d'un vent mordant ayant fait chuter le mercure à moins 42 degrés Celsius, se rassemblant à l'extérieur afin de se prêter à divers jeux nordiques traditionnels, notamment le lancer du harpon et le nusuuraut, sorte de jcii de traction à la corde.Les sourires étaient peut-être un brin forcés, alors que les rafales soufflaient jusqu'à 60 km / h.Mais il n'y avait rien d'affecté dans la joie pouvant se lire sur chacun des visages.« Je crois que notre culture et notre langue vont en être renforcées », a déclaré Ruth Kadlutsiak, qui avait à l'esprit ses trois enfants et la prochaine génération d'Inuits.« Ça va leur permettre de développer leur estime personnelle, a-t-elle ajouté.Tout le monde est tellement fier de ce qui a été accompli ici.» Joelie Sanguya, qui a fait le trajet à Iqaluit depuis l'île de Baffin, plus au nord, afin de prendre part aux célébrations, a indiqué que les Inuits attendaient ce jour depuis des années.« La population inuite était mise à l'écart et le gouvernement s'occupait de tout, a-t-elle dit.Dans un tel contexte, les Inuits auront leur mot à dire.Je me réjouis de voir cela.» Le Nunavut est né d'une entente paraphée en 1992, en vertu de laquelle les Inuits acceptaient de renoncer à toute éventuelle revendication territoriale en échange du droit à gouverner leur propre territoire.La partie occidentale de l'ancien territoire continuera d'être connue sous le nom de Territoires-du-Nord-Ouest.Le Nunavut s'étend sur plus de deux millions de kilomètres carrés de toundra et de glace, à l'extrême nord du pays.Il compte 25 000 personnes, dont 85 pour cent d'Inuits.Plus de 90 pour cent de son budget de 620 millions proviendra d'Ottawa.Le Parlement du Nunavut comptera 19 membres - parmi î*.^-quels le premier ministre Paul Okalik \u2014 qui ne seront apparentés à aucune formation politique.ralisation des marchés, il est inexplicable que deux provinces voisines ne puissent régler leurs différends.« On aurait des guerres dans le même pays juridique alors que la France et l'Angleterre ont réglé leurs problèmes », lance-t-il.Le Québec a aussi des griefs.Les Ontarien rendent la vie impossible aux microbrasseries québécoises, dit-il par exemple.Refusant de douter de la bonne foi de M.Harris, M.Landry n'a pas manqué de souligner l'imminence du rendez-vous électoral en Ontario, ce qui raviveu les tendances protectionnistes des politiciens.En Chambre, le chef libéral, Jean Charest, a déploré le peu de cas que faisait le premier ministre Bouchard du sort des 6000 familles de l'Outaouais dont le gagne-pain se trouve sur un chantier de construction ontarien.M.Bouchard était à Terre-Neuve pour une cérémonie sur l'entrée de l'île dans la Confédération, un gala auquel le premier ministre Tobin n'avait même pas le temps d'assister, a dit M.Charest.« C'est pour vendre ses salades référendaires », a-t-il renchéri.Selon Diane Lemieux, l'Ontario prend prétexte du dossier de la construction pour soulever d'autres litiges, sur le transport en vrac qui devait être libéralisé au début de l'an 2000, par exemple.Pour le député libéral de l'Outaouais, Norm McMillan, Québec devrait agir immédiatement en donnant des cartes de compétences aux employés québécois qui sont susceptibles d'être privés de travail en Ontario.La solution passe aussi selon lui par la désignation d'une zone spéciale tout le long de l'Outaouais.Importante chaise musicale de sous-ministres, à Québec DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC Le premier ministre Bouchard a planté hier un dernier clou dans'le cercueil de la politique de décentralisation du ministère de la Santé, dans le cadre d'une importante chaise musicale des sous-ministres.Lise Denis, sous-ministre de la Santé appelée par Jean Rochon sera déplacée à la présidence d'un organisme gouvernemental, le Conseil de la santé et du bien-être, qu'a laissé vacant l'ancien syndicaliste Norbert Rodrigue.Mme Denis qui, dans le passé, était directrice générale de la Conférence des régies régionales, incarnait les orientations de décentralisation à la Santé, mises de l'avant par M.Rochon.Douce ironie, en colligeant ses informations La Presse a appris que le premier ministre Bouchard avait donné à ses ministres, hier matin, la consigne d'être d'une discrétion absolue sur cette liste de nominations sanctionnées hier pour publication cet après-midi.Pour remplacer Mme Denis, la ministre Pauline Marois est allée chercher un comptable, Pierre Roy, le secrétaire du Conseil du Trésor, qu'elle avait connu lors de son passage à ce ministère.Surprise de taille, pour remplacer M.Roy au Conseil du Trésor, on ira chercher un candidat au profil plus juridique, Michel Boivin, un jeune loup de la fonction publique, actuellement sous-ministre en titre aux Relations intergouvemementales canadiennes.\u2022 \u2022 * Autre déplacement imprévisible, Marcel Leblanc, sous-ministre associé aux Finances depuis des années, spécialiste du financement, ira remplacer, comme sous-ministre en titre, M.Boivin aux Affaires intergouvernementales canadiennes.M.Leblanc aspirait depuis des années à devenir sous-ministre et avait été coiffé de peu aux Finances par son collègue Gilles Godbout, il y a trois ans.Une promotion latérale pour Martine Tremblay, la sous-ministre de la Culture et des Communications qui ira rejoindre son ancienne patronne, Louise Beaudoin, aux Af-laires internationales.Mme Tremblay, qui se trouvait déjà dans les officines péqufolcs sous René Lc-vesque, y remplacera Michèle Bus-sières dont le point de chute demeurai1 hier soir inconnu. B2 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 1\" AVRIL 1999 Editorial La Presse André Desmarais président du conseil d'administration Roger D.Landry président et éditeur Claude Màsson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef Alain Dubuc arfubuc@lapresse.ca L'oeuf et la poule Après deux ans d'efforts, Montréal International, l'organisme chargé de vendre Montréal partout dans le monde, n'arrive toujours pas à rallier toutes les forces vives de la région métropolitaine.Laval et la Communauté urbaine de Montréal refusent toujours d'adhérer à un projet auquel se sont ralliés la ville de Montréal, le gouvernement du Québec, le monde des affaires, et les municipalités limitrophes de la Rive-Sud.mgmeHBraHBBM II y a quelque chose de désolant à voir l'incapacité de la région métropolitaine de parler d'une seule voix à l'étranger, surtout dans cette période où la mondialisation a accru l'intensité de la concurrence entre les grands centres urbains de la planète.Mais ce qui est encore plus désespérant, c'est de constater que les déboires de Montréal International sont le symptôme d'un mal beaucoup plus profond : l'absence de cohésion régionale de Montréal, ses divisions, ses guerres de clocher.C'est l'oeuf et la poule.Comment espérer que la région puisse se doter d'un organisme unique à travers le monde quand les diverses entités qui la composet s'entre-déchirent ?Montréal ne peut pas parler d'une seule voix à l'étranger parce que celte voix unique n'a jamais existé.Il est illusoire de croire que la région pourra se doter de l'outil de promotion internationale dont elle rêve tant qu'elle n'aura pas résolu ses problèmes existentiels.Par contre, ce processus de construction d'une identité montréalaise risque d'être long et laborieux.Or, Montréal ne peut pas se permettre d'attendre.Voilà pourquoi, si on veut que Montréal International puisse décoller, il faudra faire preuve de réalisme.Ne pas chercher à bâtir ce dont Montréal rêve, mais plus simplement ce dont elle est capable.Ce pragmatisme doit d'abord s'exprimer par un peu plus de modestie dans le mandat.Une étude, commandée par Montréal International, dont La Presse faisait état hier, reproche à l'organisme de disperser ses efforts.En plus de faire la promotion de Montréal et la prospection d'investissements, l'organisme attire des événements sportifs et culturels, veut développer Montréal comme cité internationale, fait la promotion des exportations.C'est trop.Le pragmatisme, c'est aussi de repenser le leadership de Montréal International.Puisque trois ans d'efforts n'ont pas réussi à dénouer l'impasse, puisque les tensions entre protagonistes sont grandes, il faut se demander si le déblocage n'exige pas un changement de garde.Ce n'est pas là une critique du PDG de l'organisme, M.Jacques Girard, mais le rappel d'une donnée fondamentale des rapports interpersonnels.On peut se demander également si M.Girard, qui en a plein les bras avec la fusion du CHUM, dont il préside le conseil, dispose du temps voulu.Le pragmatisme, c'est aussi de traiter au cas par cas le dossier des deux entités récalcitrantes, Laval et la CUM.Les réticences de Laval, que le maire Gilles Vaillancourt exprime dans la page ci-contre, sont compréhensibles : elles reflètent sans doute la crainte que l'île-banlieue soit marginalisée dans un organisme proche de l'establishment montréalais.Ces craintes méritent d'être entendues.Les réticences de la CUM, qui ne veut pas laisser aller son Office de développement économique, pour des raisons qui semblent relever de considérations politico-bureaucratiques, sont par contre inacceptables et incompréhensibles.L'idée que la CUM, qui représente l'île, n'embarque pas dans un projet montréalais est un non-sens.Le pragmatisme, c'est enfin d'accepter que Montréal n'est pas capable de résoudre seule ses problèmes et donc que l'intervention de Québec est, hélas ! nécessaire.Nous disons hélas ! parce que, souvent par le passé, les gestes posés par Québec n'ont pas été dans l'intérêt des Montréalais.Mais espérons que la ministre des Affaires municipales, Louise Harel, profondément montréalaise, dont cela sera un des premiers défis, fera une différence.y Y DROITS RÉSERVÉS seise.cfaapleau@Iapresse.ca Un net pro Aussi bien se résigner : on n'a pas fini d'en entendre des vertes et des pas mûres au sujet des augmentations de salaire que Québec s'apprête à accorder aux juges relevant de sa juridiction.S'inclinant devant les recommandations du comité Bisson chargé de le conseiller sur ce sujet délicat, le gouvernement a décidé d'augmenter de 113 000$ à 134 640$ le salaire des magistrats nommés par lui.Une hausse de 17 % qui avait été suggérée en août dernier mais qu'on n'avait pas alors jugé pertinent d'avaliser à cause du lancement imminent de la campagne électorale.¦ nBiwym Résultat : parce qu'on a alors craint de heurter l'opinion publique, ceux-ci ne pourront toucher leur nouvelle rémunération qu'au début de juillet.Ils auront donc attendu onze mois un geste qui, au dire de ceux qui ont analysé froidement ce dossier, s'imposait depuis un bon moment.Ce qui sans doute n'empêchera pas des critiques de s'élever ni, probablement, les démagogues de se déchaîner.On imagine d'ici les hurlements des syndiqués de la fonction publique qui ne vont pas manquer de comparer le sort enviable des juges avec le piteux un pour cent d'augmentation de salaire qui leur est offert.Sans parler des protestations indignées qu'on a déjà entendues de la part des dirigeants de l'Union des municipalités régionales de comté devant l'autre volet de cette décision portant, lui, sur les juges municipaux qui profiteront, eux aussi, d'une importante hausse de traitement.Du moins en théorie puisque, pour la plupart d'entre eux, il s'agit d'un travail à temps partiel et que seule une petite minorité, dans les grandes villes, profitera de cette me- Pierre Gravel p3ravel@lapresse.ca ci » ru En marge de ce tintamarre, on peut cependant déjà applaudir devant l'attitude sereine qu'on perçoit à Québec.Pas seulement du côté du gouvernement mais également de l'opposition officielle qui a heureusement refusé de céder à la démagogie facile et s'est même engagée à ne pas faire obstacle à l'adoption de cette mesure.Si ces bonnes dispositions survivent à la tentation toujours présente de se faire du capital politique avec n'importe quoi, ce climat positif donnera encore plus de poids et d'efficacité à la commission parlementaire qui sera convoquée pour faire comprendre les motifs de cette démarche.Cette commission \u2014 qu'on décrit comme un exercice pédagogique \u2014 ne sera pas inutile, au contraire, pour rappeler à ceux qui sont encore capables de bonne foi dans ce dossier les grands arguments militant en faveur de cette décision : nécessaire indépendance de la magistrature ; difficulté de recrutement d'avocats de pratique privée apportant une expertise précieuse mais peu enclins à voir leur salaire diminuer radicalement en montant sur le banc ; équité de traitement tenant compte des contraintes et des conditions en vigueur ailleurs pour un travail comparable, etc.On y comprendra aussi sans doute mieux la satisfaction mitigée des juges québécois dont le salaire demeurera nettement inférieur à celui de leurs collègues de juridiction fédérale qui, eux, ont droit à 175 800 $.Sans compter que, dans le cas des magistrats du Québec, la tâche est pratiquement comparable à celle des juges nommés par Ottawa.Et que leurs responsabilités y sont beaucoup plus vastes que dans toutes les autres provinces à l'exception de la Colombie-Britannique.Même si leur frustration a quelque fondement, on doit pourtant espérer que les premiers intéressés reconnaîtront qu'ils ont fait au moins un important pas en avant.Pas uniquement sur le plan de leur salaire.Mais aussi dans la mise en force d'une formule qui consacre leur statut spécial interdisant au gouvernement de les traiter comme des fonctionnaires en tentant de négocier avec eux.Dorénavant, ii devra prendre ses responsabilités à ce sujet et en supporter ensuite les conséquences devant l'opinion publique.LA BOÎTE AUX LETTRES edito@lapressc.on Violence syndicale ¦ Le syndicat des cols bleus de Montréal a une longue tradition de violence, de vandalisme, d'intimidation et j'en passse.Ces actes criminels restent trop souvent impunis.La population de Montréal a longtemps été victime des grèves sauvages qui, malheureusement, sont très rentables pour les syndiqués.Avec ces moyens de pression « musclés », les cols bleus ont réussi à arracher à l'administration de la ville des conditions de travail trop généreuses : plancher d'emploi ridiculement élevé, salaire horaire princier et semaine de travail de quatre jours.La ville pourrait recourir à un moyen très simple pour en finir avec cette violence : l'adoption d'un règlement qui ferait en sorte qu'un employé ( y compris les dirigeants syndicaux ) accusé et condamné pour vandalisme, violence ou tout autre geste criminel soit congédié automatiquement et ce, sans appel possible.Avec un tel règlement, les « têtes brûlées » de la mafia syndicale des cols bleus y penseraient à deux fois avant de poser des gestes criminels.9 Jean-Claude BOIVIN Des priorités à revoir ¦ Aujourd'hui et jeudi prochain, 8 avril, je devrai garder mes enfants à la maison en raison d'un débrayage dans toutes les garderies syndiquées du Québec.Les éducatrices de garderies vivent une situation difficile : en plus d'une tâche ardue, elles doivent composer avec une rémunération médiocre.À l'heure où le gouvernement Bouchard, nonobstant ses déclarations précédentes, s'apprête à « donner » des fonds publics aux Expos, je serai à la maison avec mes deux enfants parce que les éducatrices de la garderie, qui gagnent environ 17 000$ par année, tentent d'obtenir un meilleur sort.Le gouvernement devrait revoir ses priorités.René VILLEMURE Montréal Du vrai James Bond ¦ Je ne comprends pas que, dans une société aussi revendicatrice que la nôtre, aucune voix ne se soit élevée pour dénoncer avec vigueur la folie des chasses à l'homme.On a aboli, à toutes fins pratiques, la peine de mort pour un meurtre gratuit et crapuleux et on prend toujours le risque de tuer pour un vol.Comment justifier et motiver un geste aussi téméraire que la poursuite pour récupérer une voiture volée, alors que la course se termine souvent par la perte et de l'un et de l'autre.Sans compter les risques encourus par les autres personnes innocentes.A-t-on déjà mesuré le bien fondé d'un tel geste ?Est-ce que le vol est un crime si grave que l'on doive le payer de sa vie ?Ne vous méprenez pas : loin de moi l'idée de banaliser le vol ou de le disculper.Mais, de là à utiliser des moyens qui menacent la vie des gens.Je suis contre le crime.Mais comment peut-on être pour des méthodes qui s'inscrivent dans la lignée de mesures démesurées.Yves DESLAURIERS Lafontaine Rebaptiser le fleuve St-Laurent?¦ Lorsque René Lévesque est décédé, nos souverainistes étaient prêts à rebaptiser une centaine de lacs et de places publiques du nom de l'ancien premier ministre, pé-quiste bien sûr.Lorsque Gérald Gouin est décédé, c'est un parc public de Trois-Rivières, le parc Victoria ( quel nom affreux, n'est-ce pas ) qui a failli perdre son nom au bénéfice de ce vaillant politicien, péquiste bien sûr.Maintenant, le tour de M.Camille Lau-rin est arrivé ; et, cette fois, on n'y Camille Laurin va pas de main morte.« Son nom doit traverser les siècles », écrit M.J.L.Dion dans La Presse du 19 mars et « toutes les villes devraient donner son nom à l'une de leurs rues principales ou places publiques ».Tout le monde souffre de nombrilisme sévère dans ce parti, fcst-ii possible que des gens sérieux écrivent des choseï semblables.Que proposeront-ils lorsque des bons indépendantistes comme M.Parizeau ou Gilles Rheaume disparaîtront.Si « la rue Peel ne rappelle rien à personne », ils suggéreront peut-être de rebaptiser le fleuve St-Laurent ou, pourquoi pas, l'océan Atlantique pour honorer leurs petits copains.Claude PAQUETTE Trois-Rivières Des jeux, des jeux.¦ Je n'arrive pas à le croire.Après quatre années de compressions, de sacrifices imposés à la population, après quatre années de l'étemelle chanson sur l'air du déficit zéro, de l'absence de marge de manoeuvre, voilà que le gouvernement trouve 7 à 8 « petits » millions par année afin de permettre à un club de multimillionnaires américains de se construire un stade.Nous leur en avons déjà donné un qui nous a coûté des milliards et que nous n'avons pas fini de payer.Que cet argent soit pris dans un poste budgétaire nommé « développement touristique » ou ailleurs, ça reste l'argent des contribuables.Allez donc faire avaler ça aux infirmières essoufflées, aux étudiants égorgés par leurs dettes d'études, aux pauvres en nombre croissant qui se retrouvent de plus en pius à ia rue.Tout ceia pour gaver des richards étrangers contre la promesse qu'ils vont rester ici pendant 20 ans.Au prix qu'ils nous coûtent, qu'ils s'en aillent ! En prétendant négocier avec un gros bâton enrubané, les Expos ont obtenu exactement ce qu'ils voulaient.Et nos politiciens chéris n'ont rien vu venir.Je ne peux pas croire que le gouvernement qui nous représente en soit rendu à de telles bassesses.C'est humiliant.Franclne VACHON LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 1\" AVRIL 1999 B3 Nos Expos, nos amours Les Expos nous auront eus à l'usure.Le premier ministre Bouchard a cédé : Québec se prépare à investir de sept à huit millions par année dans ce club de multimillionnaires.Combien d'emplois d'infirmières, combien de places en garderie, combien de bibliothèques scolaires peut-on créer avec huit millions par année ?Ah ! Mais les Expos avaient des moyens.Leur lobbying a été constant, intense et mul-tidimensionnel.Ils ont utilisé le chantage, la flatterie, les pressions occultes et le battage publicitaire.Ils ont enrôlé les chroniqueurs sportifs, et Dieu sait qu'il y en a.Ils ont enrôlé quelques commentateurs influents, dont deux ou trois dans mon propre journal, Ian McDonald à la Gazette ( l'ami Ian a « poussé » leur dossier au rythme de deux ou trois papiers par mois ), et Dieu sait combien d'autres.Ils ont même mis la main sur une recrue de choix, l'économiste Pierre Fortin.Comme l'économie passe pour une science exacte ( ce qu'elle n'est aucunement ), et comme il a des contacts à gauche et à droite, M.Fortin s'est acquis une belle réputation de sage.Il a récemment découvert la potion magique qui permettrait à Québec d'allonger quelques millions aux Expos sans mourir de honte.Écoutons ça : M.Fortin a découvert que le départ des Expos ferait fuir les touristes et que les pertes seraient d'environ onze millions.Où M.Fortin est-il allé chercher ce chiffre-là ?Dans une étude commandée par.les Expos à une économiste du Michigan ! Selon M.Fortin, qui prend cette étude au sérieux, c'est là le prix que le gouvernement devrait dépenser en publicité touristique pour compenser le départ des Expos.( Soit dit en passant, la majorité des économistes montréalais ne partagent pas du tout son opinion.Comme le signalait récem- ment mon collègue André Noël, il n'y a pas un économiste de l'Université de Montréal qui considère que le départ des Expos aura un impact sérieux sur l'économie montréalaise.) Mais M.Fortin ne recule devant rien quand il s'agit de défendre les intérêts de Ses Amours les Expos.Il en a même rajouté, en inventant une curieuse théorie sociolo- Lysiane GAGNON Ils vont nous faire pleurer sur le sort des joueurs obligés d'aller gagner leur croûte aux États-Unis pour faire manger leurs enfants.Et que dire des génies du gouret qui refuseront de venir à Montréal à cause des salaires de famine versés par le Canadien ! BRAIN DRAIN : S'il y a un « brain drain » qu'il gique.Le baseball, dit-il, a « une valeur de rassemblement ».qu'il évalue à cinq millions par année.« Pour un total, donc, d'environ 16 millions », conclut-il sans rire.Tiens, tiens.Les valeurs se monnaient, maintenant ?Et combien vaut l'intégrité scientifique, monsieur Fortin ?Quoi qu'il en soit, M.Fortin a pavé le terrain pour que le gouvernement Bouchard double sa mise.Et le fédéral en fera autant.J'espère que les Expos vont lui donner une loge, à Pierre Fortin.C'est bien le moins qu'il mérite pour ses bons et loyaux services.Et ça ne sera même pas fini, car qui voit-on se pointer dans l'embrasure de cette porte ouverte ?Une autre bande de pauvres en quête de fonds publics : la Ligue Nationale de Hockey.Les grands bonzes de l'organisation, encouragés par le succès des Expos, réclament des privilèges fiscaux.« C'est terrible, on va perdre nos clubs de hockey », me disait l'autre jour un collègue des pages sportives, «4 nos salaires ne sont pas concurrentiels, nos taxes sont trop élevées ».Ça recommence.Après le rouleau compresseur des Expos, ce sera celui de la LNH.faudrait empêcher, ce n'est pas celui des vedettes du sport.C'est celui des médecins spécialistes qui sont de plus en plus nombreux à quitter le Québec, non pas seulement parce qu'iis sont les plus mal rémunérés au Canada, mais parce que les conditions de pratique y sont devenues insupportables \u2014 particulièrement au CHUM, dont les hôpitaux étaient l'un des plus beaux fleurons de la médecine québécoise.mais c'était avant que Jean Rochon entre dans le décor.SAGES-FEMMES : Ainsi donc, les sages-femmes seront formées à l'Université du Québec à Trois-Rivières.La caractéristique de PUQTR est de ne pas avoir de faculté de médecine.C'est exactement ce que souhaitaient les sages-femmes, dont l'hostilité à l'égard des obstétriciens est proportionnelle aux dangers qu'elles font courir aux femmes et aux bébés impliqués dans des accouchements problématiques.C'est aussi ce que souhaitait le ministère de la Santé, qui n'aime pas avoir les médecins dans les jambes quand il s'agit de régir les soins médicaux.Interviewé par Michelle Coudé-Lord, du Journal de Montréal, le président de la Société canadienne d'obstétrique et de gynécologie, le Dr Robert Gauthier, ne cache pas son in- .quiétude : « Cette décision exprime le dérapage continuel dans le dossier des sages-femmes ».La faculté de médecine de l'Université de Montréal, de concert avec le département des sciences infirmières, avait présenté un projet de formation qui « comportait des stages dans les hôpitaux et une collaboration avec tous les groupes de professionnels.Mais encore une fois, le groupe des sages-femmes voulait faire cavalier seul et il a gagné.À Trois-Rivières, les sages-femmes seront isolées, et aucun hôpital ne participera à ce projet de formation.Cela compliquera l'intégration des sages-femmes en milieu hospitalier.» Les universités Laval et McGill avaient elles aussi présenté des projets sérieux.Avec la bénédiction d'un ministère censé veiller sur la santé des Québécoises, les sages-femmes seront donc formées en vase clos.C'est la formule du ghetto, sans l'encadrement médical qu'on avait promis.et avec les conséquences que l'on devine.RADIO-CANADA : À la suite de mes chroniques de samedi et de mardi sur la difficulté qu'ont nombre de gens à capter la nouvelle fréquence FM de Radio-Canada, j'ai reçu beaucoup d'appels d'auditeurs frustrés, pour ne pas dire enragés, et qui me disent : « Continuez, ne lâchez pas.» \\ -\u2022\u2022**¦ Il y a erreur sur la personne, chers lecK*-teurs.J'ai fait ma part.Je lâche.Je ne reviendrai pas sur le sujet à moins qu'il se passe quelque chose de nouveau.C'est à vous de vous occuper de vos intérêts, en adressant vos plaintes à la SRC, par téléphone, par fax ou par écrit.: 4 »»~» Opinions Montréal International : Laval attend des propositions concrètes GILLES VAILLANCOURT L'auteur est maire de Lavai Au cours des derniers mois et plus particulièrement depuis quelques semaines, certains propos discordants ont été véhiculés quant à l'avenir de Montréal International, l'organisme chargé par un ensemble d'intervenants de la région métropolitaine de faire la promotion du Grand Montréal à l'étranger.La promotion à l'échelle internationale de la grande région de Montréal gagne évidemment à être confiée à un seul organisme.Pour ne donner qu'un exemple, il est évident qu'à des foires européennes ou asiatiques, des représentants de Laval ou de Longueuil doivent d'abord préciser que ces villes font partie du Grand Montréal et rappeler à leurs interlocuteurs les grandes lignes de force de la région, que ce soit au plan culturel ou économique.À ce stade, il est très rare que d'éventuels partenaires étrangers soient prêts à « choisir » quelque région que ce soit.Ils sont plutôt encore au stade du magasinage, et sont à la recherche d'occasions d'investir qui peuvent leur procurer l'accès à un large marché, à de bonnes infrastructures de transport, à une région métropolitaine dotée d'excellents centres de recherche, etc.À titre de membre du conseil d'administration de cet organisme, je suis en mesure d'affirmer qu'en aucun temps, la question de l'élargissement du mandat initial de Montréal International, lequel porte uniquement sur la promotion du Grand Montréal comme place d'affaires, pour en venir à englober la prospection de firmes étrangères intéressées à s'établir ici, n'a fait l'objet d'une proposition complète, qui assurerait à chaque partena ;e impliqué un minimum d'assurances quant à la façon dont ce nouveau mandat serait rempli par l'organisme.Il est important de préciser que Laval a été une des premières villes à accepter de se joindre à ce nouvel organisme.Il est donc tout à fait faux d'affirmer que Laval refuse de se joindre au reste de la grande région et je réfuie catégoriquement pareille affirmation.Semblable procès d'intention ne peut raisonnablement être fait à l'égard de la communauté urbaine de Montréal, elle aussi sollicitée par Montréal International pour lui déléguer le mandat de prospection à l'étranger, actuellement assumé par l'Office de développement économique de la CUM.À cette étape du dossier, la position de la CUM me semble assez proche de celle de Laval.Pour bien fonctionner, Montréal International compte sur la bonne collaboration de nombreux partenaires : les chambres de commerce, les grandes entreprises privées qui ont pignon sur rue à Montréal, les gouvernements du Canada et du Québec, les nombreuses villes de la région qui sont actives en matière de soutien au développement économique de leur territoire.Si Montréal International veut maintenir et élargir le mandat original qui lui a été confié, l'organisme doit proposer à ses partenaires des arrangements administratifs dignes de ce nom.À mon avis, la confusion actuelle résulte en bonne partie de l'improvisation qui a marqué la volonté de Montréal International d'élargir son mandat initial pour englober non seulement la promotion internationale des nombreux avantages qu'offre la région métropolitaine auprès des entreprises étrangères, mais également tout le volet de la prospection internationale.La promotion et la prospection internationales, bien que faisant partie d'un tout qui regroupe un ensemble d'efforts de positionnement d'une région à l'échelle internationale pour y attirer une part du développement économique, nir rJ*»o c«mnpl4>jl*/.l \u2022 hAAil *J ., , ., , ., ., .\u2022 »V> )l> VSV» 1W Découvrez tous les côtés de Sears MU LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 1\" AVRIL 1999 Politique B 7 Un candidat « modéré » contre William Johnson Presse Canadienne Se décrivant comme un modéré, John Trent, un professeur à l'Université d'Ottawa, se présentera contre William Johnson à la présidence d'Alliance Québec.Il a l'appui, pour ce faire, de l'ancien chef libéral Claude Ryan.M.Ryan était présent à la conférence de presse de M.Trent, hier, avec le politologue Charles Taylor et l'ex-députée libérale Joan Dougherty.Bien qu'il se présente comme un candidat plus modéré que William Johnson pour représenter la communauté anglophone, M.Trent n'en réclame pas moins d'importantes modifications de fond à la loi 101.Il a dit souhaiter « qu'on arrête l'utilisation de petits règlements pour harceler la communauté anglophone ».Il veut aussi élargir l'accès à l'école anglaise à tous ceux qui ont étudié en anglais dans un pays « anglophone », et non seulement au Canada.Il désire en outre que les commissions scolaires travaillent ensemble « pour améliorer les compétences linguistiques » des francophones et anglophones.Assurance-médicaments : Mme Marais agira d'ici quelques semaines MARTIN PELCHAT du bureau de La Presse, QUÉBEC La ministre de la Santé, Pauline Marois, s'engage à corriger d'ici quelques semaines les impacts négatifs de l'implantation du régime d'assurance-médicaments et n'écarte pas le retour à la gratuité pour les assistés sociaux souffrant de maladies mentales chroniques.Commentant pour la première fois les conclusions du rapport Tamblyn, la ministre a indiqué qu'elle explorerait d'ici quelques semaines « toutes les hypothèses de correction qu'( elles pourraient ) apporter quant à l'accessibilité aux médicaments pour certaines personnes où il y a un problème réel ».Le rapport rendu public vendredi dernier amène deux de ses auteurs à conclure à la nécessité de revenir à la gratuité pour les milliers d'assistés sociaux souffrant de maladie mentale chronique, qui depuis l'implantation du régime se rendent jusqu'à cinq fois plus chez le médecin ou aux urgences.« C'est vrai qu'il y a des situations pénibles et difficiles et on va se hâter de les corriger et je vais venir rapidement avec des mesures correctrices », a déclaré Mme Marois hier lorsqu'interrogée à l'Assemblée nationale par le chef libéral, Jean Charest.Le rapport établit que les personnes âgées également se retrouvent parmi les groupes vulnérables, mais Mme Marois souligne que les chercheurs constatent chez eux une baisse de la consommation de médicaments moins essentiels et une réduction des visites médicales.« Ce qui veut dire que des personnes âgées se son trouvées avec une meilleure qualité de vie », note-t-elle.Jean Charest a accusé la ministre de faire preuve d'« arrogance » en soutenant qu'un « petit nombre » de personnes souffrant de problèmes de santé mentale étaient affectées par les nouveaux coûts des médicaments, soit 825 sur les 450 000 sujets de l'étude.« Une couple de mille morts ! » à lancé un autre député de l'opposition, faisant sans doute allusion aux 2000 décès, hospitalisations et institutionnalisations que le nouveau régime a entraînés en 10 mois chez les plus démunis, selon ce que concluent les chercheurs.« C'est vrai que le nombre de personnes est un petit nombre parce qu'on ne peut pas faire dire n'importe quoi ; aux chiffres qui sont là, a répliqué Pauline Marois.Cependant, dans chacun des cas, cela peut être dramatique et c'est pour ça qu'on va s'en occuper et rapidement.» L'affaire de la fuite au Revenu : le juge Jean Moisan prendra la relève de la CAI Linda Goupil PHOTOTHÈQUE.UPnxse?DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC C'est un juge à la retraite de la Cour supérieure, Jean Moisan, qui sera chargé de reprendre l'enquête de la Commission d'accès à l'information sur les fuites de renseignements personnels au ministère du Revenu, dans lesquelles seraient impliqués d'anciens employés politiques du premier ministre Bouchard.Hier la ministre de la Justice Linda Goupil a aussi précisé que l'ancien juge Moisan \u2014 un ex-bâtonnier du Québec \u2014 aurait jusqu'en septembre prochain pour produire son rapport.L'enquête entreprise depuis 18 mois par la Commission d'accès à l'information a avorté il y a deux semaines.Exaspéré, le président de la CAI, Paul-André Comeau, a tiré un trait sur cette investigation qui l'a publiquement opposé à l'un de ses employés, le procureur Marc Bergeron.Contrairement à Lucien Bouchard qui ne laissait pas planer de doutes sur le caractère public de l'enquête du commissaire Moisan, Mme Goupil a soutenu hier qu'il lui appartiendra de décider s'il tiendra des audiences publiques.Il peut avoir accès à tous les témoignages accumulés par la CAI et convoquer d'autres témoins s'il le juge nécessaire.L'enquête a été déclenchée après que l'ancien chef de cabinet du chef du Bloc québécois, André Néron, eut soutenu qu'un collaborateur de M.Bouchard, Me Charles Chevrette, avait refilé au cabinet du chef du Bloc québécois des informations touchant le dossier fiscal du député bloquiste de Chambly, Jean-Guy Lebel.Linda Goupil confirme l'augmentation pour les juges «Il y a un rattrapage important à faire », plaide la ministre DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC Le gouvernement Bouchard va déposer un projet de loi pour hausser le salaire des juges de près de 20 %, a confirmé hier la ministre de la Justice, Linda Goupil, écartant la tenue d'une commission parlementaire sur cette question.Hier, Mme Goupil a confirmé que Québec appliquerait le rapport Bisson qui recommandait de faire passer de 113 000 $ à 134 000 $ le salaire des magistrats.« Il y a un rattrapage important à faire, les autres fonctionnaires ont eu des aug- mentations, les juges n'en ont pas eu depuis 1992 », a déclaré Mme Goupil.Ce rapport fait suite à un arrêt de la Cour suprême qui soulignait que les juges ne devaient pas avoir à négocier leur traitement avec l'État-empIoyeur.« C'est pour s'assurer de maintenir l'indépendance judiciaire », a expliqué la ministre, se disant déçue de voir que l'opposition libérale s'opposait à la tenue d'une commission parlementaire.Selon le député libéral François Oui-met, les libéraux ne sont pas contre la tenue d'une commission parlementaire, mais comme la ministre indiquait qu'il s'agissait d'une opération simplement « pédagogique » il y avait lieu de se poser des questions sur l'utilité d'une commission quand la décision est déjà prise.« Tout le monde peut bien comprendre quand on leur explique par quel processus on est arrivé à cette décision », a dit Mme Goupil, dans une allusion à la critique de M.Ouimet.Ce dernier, favorable à la hausse, avait soutenu que « M.Tout-le-Monde aura des problèmes à comprendre qu'on augmente les juges de 17 % quand on offre cinq pour cent pour trois ans aux employés du secteur public ».Vous n'avez maintenant qu'à trouver de quoi remplir votre week-end.Hertz loue des Ford et d'autres grandes marques.Membres du GAA 99,°°$ 1a* week-end de jour» comprvnd le premier plein a*66M nce.rEPD cl le kilométrage illimité.Vbiture compacte l portes Mentionnes le code tarifaire \u2022< 1AA4U» Non-membres du CAA 109,\"$ l.c week end de jour* comprend le premier plein d'essence, l*EPD et le kilométrage illimité.Voiture compacte 4 portes Mentionnez le code uihfaire «DKAL» Louez une voiture compacte 4 portes pour un week-end de 3 jours et le premier plein d'essence est inclus.(g)n commençant votre week end chez Hertz, il y a gros à parier qu'il sera bien rempli.n effet, lorsque vous louez une voiture compacte 4 portes pour un week-end de 3 jours, le premier plein d'essence est présentement inclus.L'offre comprend également le kilométrage illimité, l'exonération en cas de perte ou dommages (EPD) et, bien sûr, une voiture fringante a seulement 109,w t> pour 3 jours.(Si vous être membre du (jffi), vous économiserez encore plus.) (J)ous pouvez donc en profiter pour voir du pays, comme bon vous semble, et passer un week-end bien rempli.Au retour, laissez-nous le soin de refaire le plein de la voiture.(J)our réserver, appelez votre agent de voyages ou un des bureaux Hertz indiqués ci-contre, ou encore téléphonez-nous directement au 1 N00 2(kV0(>78, et mentionnez le code tarifaire approprié.Vous pouvez aussi le faire sur notre site, a www.hcrtz.com.Des tarifs spéciaux de week end de 3 jours sont également offerts pour d'autres catégories de voitures.m CENTRE-VILLE I 175, rue Aylmcr Montréal 842-8537 CENTRE-VILLE 1073, rue Drummond (Êdifiœ IBM) Montréal V3S 1717 SNOWDON 5885, boni.Décarie Montréal 342-8813 OUEST DE L'ILE 40.boni.îles Sources Dollard dès-Ormeaux 695-05SO Il faut ri'm/rwr .\\ l'axanee en mentionnant le code tarifaire ¦ppTOpric indiqua ei iles\\uv L'offre cM \\nlaMc ponr l.i location d'une toiture compacte \\ |h»rti\\ neml.iiit jour* du uwk nul minimum maximum.vm> réserve des dispoiiii>ilius aux Initiaux île location p.irtieip.mts ni « '.in.ul.i.t »n jhmiI prendre povsevsion de l.i voiture des le jeudi .1 midi ou en tout t.\u2022\u2022\u2022\u2022»«.1.,.u.ii Qcs périodes d'interdiction peuvent l'appltywr.LVrfTrt iK p*«ï ôtic hintcKw .« micun autre rabafai oh tant ipe&al m a aucune autre promotion.Iji voMniv doit eux* o rendue an bureau de location d'origine, \\jC% taxe* lOnt en sus.I.cs critère* de Hertz relativement A l'Age, aux conducteur! et au crédit en xigneur au moment et au lieu de location Ç l'appliquent.I,c* membres du CAA doivent présenter leur carte de membre du t'AA ou leur carte rak-m de membre de Ilot/.L'offre est en x joueur du 1 H fexrur m -H juin 1*'***'.£ loto-québec .Tirage du 99-03-31 10 lots de 1 million $ (numéros décomposâmes) 1121838 1200527 1291123 1490212 2059918 2086593 2320889 2424928 2508242 2524832 Pour chacun au on 10 numéros gagnant*: 6demerscriffrus 20000$ Sdyrïerscngkos 2000$ 4 dwniâra cMMM 200$ 3 deniers criflras 50$ 2 derniers crtftBB 25$ 10 lOtS de 100 000$ (numéros non déœmposabies) 1186410 1341462 1595080 2021750 2447394 1316068 1571806 1598083 2128117 2491577 Prochain tirage le mercredi 30 juin 1999 Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.\u2022'.En cas de disparité entre cetic liste ci la liste officielle, cette dernière\" a priorité.La Presse vous offre la chance de gagner le livre Jardins d'ombre et de lumière d'Albert Mondor, publié par m les Editions de L'HOMME Grâce aux conseils d'Albert Mondor, faites de votre jardin un oasis de rêve avec votre touche toute personnelle.(^itoTmés-, ~ regardez (S* jusqu'au 4 avril 1999, nous publierons quotidiennement les noms de 10 gagnants abonnés à La Presse.Ces personnes recevront automatiquement leur prix par la poste dans un délai de 4 semaines.La valeur totale des prix offerts est de 1 198 $.Les règlements du concours sont disponibles à La Presse.Les gagnants devront répondre a une question d'habileté mathématique pour mériter leur prix.Abonnez-vous et vous pourriez être aussi parmi les chanceux du jour.voici les chanceux d'aujourd'hui Mme Marin de Chomedev Mme J.Goulet de Montréal Mme Beaulieu de St- Lambert Mme Constance Ryan de Lavai-des-Rapjdes M.Genest de Duvemay M.Héon de Victonaville Mme Van Sterthem de Beaconsfield M.René Dei Tigîi de Vimont M.Michel Ewert d'Outremont Mme Planet de Montréal 27401» B8 LA PRUSSE, MONTRÉAL, JEUDI L« AVRIL 1999 Monde Liban: tirs israéliens et magouilles budgétaires d'après AP et AFP TYR, Liban Des appareils de l'aviation israélienne ont bombardé hier des positions présumées de la milice proiranienne du Hezbollah, dans le sud du Liban, ont annoncé des responsables de la sécurité libanaise.Aucun bilan d'éventuelles victimes n'a été communiqué.Les avions ont tiré sur un missile air-sol dans une vallée située près de Shaaytiyeh, à six kilomètres au sud-est du village de Yater, ont précisé ces responsables sous le couvert de Panonymat.Cinq heures plus tard, des appareils israéliens ont tiré deux roquettes sur des cibles à Jebal al-Butom, dans la même région.Yajer.et Jebal al-Butom sont à une vingtaine de kilomètres au sud-est de la ville cô-tière de Tyr.La région est souvent utilisée par le Hezbollah pour lancer des attaques contre les troupes israéliennes et leurs alliés de l'Armée du Liban-Sud ( ALS ) dans une zone occupée par Israël dans le sud du pays.À Beyrouth, c'est une autre sorte de bombe qui a éclaté alors que le conseil des ministres a décidé de saisir la justice d'« irrégularités » dans les dépenses budgétaires, mettant notamment en cause l'ancien pre- mier ministre Rafic Hariri, a-t-on appris de source gouvernementale.La décision a été prise lors d'une réunion du cabinet qui a examiné un rapport de 157 pages de la Cour des comptes portant sur l'utilisation de plus de 500 millions de dollars dûs à la Caisse autonome des municipalités.MM.Hariri, qui a assumé la charge de ministre des Finances, Fouad Saniora qui lui a succédé à ce poste, Hagop Demerdjian et Bassem Sabeh, qui ont été tous deux ministres des Municipalités, sont mis nommément en cause dans ce rapport.« Le Conseil des ministres a constaté l'existence d'irrégularités et de certaines actions relevant du pouvoir judiciaire et a décidé de soumettre ce rapport à la justice », a annoncé à l'issue de la réunion du gouvernement le ministre de l'Information Anwar al-Khalil, sans autre précision.M.Al-Khalil a en outre indiqué que le gouvernement avait demandé à la Cour des comptes une expertise sur les contrats conclus au cours des trois dernières années par sept offices autonomes de l'État dirigés par des proches de M.Hariri, notamment le Conseil du développement et de la reconstruction ( CDR ).Le ministre du pétrole du cabinet Hariri, M.Chahé Barsoumian, inculpé pour « malversations, corruption, faux et usage de faux, et trafic d'influence », est en prison depuis le 4 mars.Il n'y aura pas de collecte sélective à Montréal le vendredi 2 avril et le lundi 5 avril en raison des congés du Vendredi saint et du lundi de Pâques.La Ville de Montréal fait appel à la collaboration des citoyens et leur demande de ne pas sortir les bacs verts durant ces jours fériés.\u2022 ni IIISUriVGi-VUUS ! Vous avez cru en vos rêves et vous vous êtes engagé dans votre milieu pour défendre et promouvoir vos idées, ou vous participez à un projet dont les retombées - \u2022* \u2022 ont une incidence significative dans votre communauté.Vous êtes étudiant de premier cycle universitaire.Vous êtes un candidat idéal pour le Gala des Forces AVENIR! Procurez-vous votre guide de mise en candidature au bureau de la vie étudiante de votre université ou de votre association étudiante.Période d'inscription Du 22 février au 12 avriJ 1999 12 prix seront remis : 7 projets, 4 personnalités et l'AVENIR par excellence 105 000$ en bourses www.forcesavenir.qc.ca Partenaires officiels : Gouvernement du Québec Ministère de l'Éducation GROUPE FINANCIER BANQUE ROYALE' BOMBARDIER bombardier En collaboration avec : Imasco ii un et l'ensemble des universités québécoises I photo reuters Le premier ministre chinois Zhu Rongji accueille le président Jiang Zemin, à droite, de retour d'une tournée européenne.La Chine cogne à la porte de l'OMC Washington n 'est pas pressé de Vouvrir Agence France-Presse WASHINGTON Le secrétaire américain au Commerce, William Daley, a estimé hier encore « incertain » un accord de principe entre Washington et Pékin sur l'accession de la Chine à l'Organisation Mondiale du Commerce ( OMC ) lors de la visite, début avril, du premier ministre chinois Zhu Rongji.« Je pense que les attentes selon lesquelles ( un accord permettrait ) l'entrée de la Chine à l'OMC ont peut-être été un peu trop élevées », a-t-il déclaré lors d'une téléconférence de presse depuis la Chine où il conduit une mission d'hommes d'affaires.« Le fossé a été grandement comblé au cours des dernières semaines mais de sérieux désaccords subsistent sur tout un ensemble de questions », a-t-il lancé.« Il serait de ce fait un peu irréaliste » d'attendre la conclusion d'un accord ( sur la Chine à l'OMC ) avant ou pendant la visite de M.Zhu à Washington qui est attendu le 8 avril, a mis en garde M.Daley.La veille à Pékin, la représentante américaine pour le Commerce Charlene Barshefsky avait déclaré que des « divergences majeures » subsistaient entre Pékin et Washington sur l'adhésion de la Chine à l'OMC.« Des divergences majeures subsistent dans certains secteurs commerciaux critiques et des problèmes complexes restent à régler », avait-elle précisé à l'issue de ses discussions à Pékin avec le premier ministre chinois Zhu Rongji et la conseillère d'État Wu Yi.Dans son communiqué, elle avait toutefois reconnu que « d'importants progrès » avaient été réalisés au cours de sa visite impromptue de 24 heures dans la capitale chinoise.Elle a ajouté que de nouvelles négociations auraient lieu parmi les experts.« Les États-Unis ne vont pas fixer des dates limites artificielles dans ces négociations.Le progrès ne peut venir que du contenu », a-t-elle encore indiqué.Faisant écho aux propos de Mme Barshefsky, M.Daley a aussi insisté sur le fait que l'accession de la Chine à l'OMC ne pouvait se faire que sur la base de critères commerciaux viables et non pas sur celle de considérations politiques.Il a également relevé, au cours de ses entretiens avec les responsables chinois ces derniers jours, que ces derniers s'étaient déclarés très préoccupés par le sentiment antichinois aux États-Unis.«2 le www.nortelnetworlcs.coTn/Tapide et 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CAiNh LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 1\" AVRIL 1999 B9 l technologie® lapresse.ca .«M .1 Office 2000 et Mélisse Bruno Guglielminetti collaboration spéciale Jf ai entendu dire que Mi-* crosoft est en train de préparer une nouvelle version de sa trousse Office.Avez-vous des informations sur le sujet?Est-ce que Von doit quand même acheter Office 97 ou est-ce que c'est mieux d'attendre la nouvelle version?Daniel Hémond Effectivement, vos informations sont bonnes, Microsoft prépare la sortie de sa nouvelle suite de logiciel Office 2000.Et vous n'aurez pas à attendre bien longtemps, car la compagnie annonce la sortie de sa trousse pour le mois de juin.En fait, si vous êtes membre du réseau de clients d'entreprise de Microsoft, le responsable de votre système informatique a de bonnes chances de recevoir une copie de la trousse dès la fin du mois.Pour monsieur et madame Tout-le-Monde, il faudra patienter jusqu'au 10 juin avant de trouver Office 2000 sur les tablettes des magasins.Mais certains d'entre vous ont sûrement déjà vu une version du logiciel ou encore, entendu parler d'un ami ou collègue qui avait déjà une version installée sur son ordinateur.La raison est simple, en novembre dernier, Microsoft a envoyé 700 000 copies de sa version test à qui voulait bien s'enregistrer à ce qui allait devenir le plus grand test de Beta testeur de son histoire.Les méchantes langues vous diront que Microsoft nous avait déjà fait le coup avec sa version régulière de Windows 95, mais ça , c'est une autre histoire! Office 2000 au bureau et Office 97 à la maison en attendant une version moins gourmande en espace disque.Alors qu'est-ce que vous allez trouver au juste dans cette version de Office 2000?Eh bien, ce seront de toutes nouvelles versions de la plupart des best-sellers de la compagnie.Et attention à l'achat du logiciel en magasin: plusieurs combinaisons seront offertes.Si ma mémoire est bonne, on parle d'au moins quatre à cinq options différentes selon le nombre de logiciels que compte la trousse.Dans le modèle haut de gamme, le Office 2000 Premium comprendra Word 2000, Microsoft Excel 2000, FrontPage 2000 pour créer des sites Web, PhotoDraw 2000 pour faire du gra- phisme.Outlook 2000 pour votre courrier électronique, PowerPoint 2000 pour vos présentations, Microsoft Access 2000 et Publisher 2000.Difficile de faire plus complet.Maintenant, faut-il installer Office 97 ou attendre Office 2000?Tout dépend de vos besoins.Si vous cherchez une suite de bureautique pour votre demeure, pour travailler à la maison ou faire des travaux pour l'école, installez Office 97 et vous serez très heureux pour encore plusieurs années à venir.Si vous cherchez quelque chose pour une petite, moyenne ou grosse entreprise, alors là je vous recommande d'attendre et de vous procurer la trousse Office 2000.Celle-ci est justement conçue à l'intention des entreprises, petites ou grandes qui veulent créer un véritable intranet à même le réseau de l'entreprise.Et ça, sans parler évidemment des dernières versions des logiciels.Si vous bénéficiez d'un branchement permanent à l'Internet (modem-câble, branchement réseau ou ADSL), vous serez bien placé pour apprécier la nouvelle version de Office qui devient en quelque sorte un grand logiciel multifonctions branché sur votre ordinateur, celui de vos collègues et les ressources de votre choix sur Internet.C'est une superbe trousse de logiciels que je souhaite voir un jour arriver en version légère pour le consommateur.Car pour le moment, cette version vous mange beaucoup, beaucoup trop d'espace sur un disque dur.C'est quelque chose de très déraisonnable, même avec autant de fonctions.Bref, si je me résume, pour aujourd'hui, Office 2000 au bureau et Office 97 à la maison en attendant une version moins gourmande en espace disque.J'ai entendu parler du virus Métissa.Est-ce que tout ça est vrai et que dois-je faire pour me protéger du virus?Nathalie Tanguay Oui, Melissa, ou encore Mailissa, n'est pas une légende du Web, c'est bel et bien un virus qui existe.Un virus qui vous arrive par courrier électronique caché dans un document Word.Comment ça marche?La victime reçoit un courrier électronique avec comme texte dans la ligne du sujet: Important Message from.Le courriel contient le message suivant: Here is that document you asked for.don't show anyonc else ;-) (voici le document que vous avez demandé.ne le montrez à personne) et un document Word y est joint.Évidemment, la victime va ouvrir le document Word et par ce geste, déclencher l'infection de son ordinateur.En quelques secondes le virus s'installe et commence son travail.Si la victime utilise le logiciel de courrier Outlook, le virus ira automatiquement envoyer un courrier électronique aux cinquante premiers contacts qu'il trouvera dans le carnet d'adresse du logiciel de courrier.Ceux-ci recevront à leur tour le virus dans un.courriel qui aura comme titre: Important Àf es-sage from avec le nom de la'victime, et le virus cherchera encore une fois à proliférer.Dans le cas où la victime n'utilise pas Outlook, le virus'dormira en attendant que le logiciel soit installé un jour, ou encore, il ira infecter les documents Word, qui seront générés dans le futur, par cet ordinateur et chaque fois par une disquette ou par transfert Internet, il ira faire son petit boulot sur un autre ordinateur.Quoi faire pour vous protéger?Installez un logiciel antivirus sur votre ordinateur et si vous avez déjà un logiciel du genre, passez rapidement télécharger la mise à jour la plus récente de l'antivirus sur le site Web du fabricant.Se-cundo, envoyez systématiquement tout message avec un tel message commençant par le sujet «Important Message from» à la poubelle et videz votre poubelle rapidement.\u2022.- \u2022 « Pour communiquer avec Bruno Guglielminetti: question^guglielminetti.com - ; PHOTO ROBERT MAIUjOUX.Ui Pressa C Éric Maillard ( à gauche ) est le second rebelle du tandem Rebelles.com.Alain Richard est président et premier rebelle.lliances européennes dans les services de référencement MARIE-ANDRÉE AMI0T Rebelles.com, une entreprise de marketing numérique de Montréal, a choisi une façon de plus en plus courante de faire des affaires.Plutôt que de monter un service complet pour le référencement de sites Web, la petite maison a décidé de tendre la main à une société française et d'échanger des expertises réciproques.Ces dernières semaines, au moins trois maisons montréalaises ont annoncé des alliances avec des sociétés européennes.La pratique, pour le moment, semble faire des heureux des deux côtés de l'Atlantique.L'entreprise française se nomme Sam International et est une division d'Acorus, une société qui fait du développement informatique et du commerce électronique.Le référencement est un service relativement nouveau offert aux éditeurs de sites Web qui permet de faire la promotion de leur site en le rendant le plus visible possible sur les engins de recherche.Le service comprend une gamme complète d'outils qui rendront le site immédiatement apparent aux engins le plus souvent utilisés par les internautes.Car, selon Alain Richard, président de Rebelles.com, si un site n'est pas immédiatement reconnu et qu'il ne figure pas parmi les deux premières pages affichées par l'engin, il risque de sombrer dans l'oubli.« Peu importe le prix qu'il a coûté, un site où personne ne va est un gaspillage.Les sites abondent et même s'ils sont de grande qualité, les gens ne s'y rendront nns s'ils ne savent pas qu'ils existent.Il faut prendre tous les moyens pour le rendre reconnaissa|>le à partir de n'importe quel engin de recherche.» Le leitmotiv de Sam International est simple : le Web est un pré avec plusieurs centaines de milliers de fleurs et la question est de savoir comment arriver à ce que les abeilles se posent dessus ! Ici, le service est appelé Sam Canada.Les deux associés, Alain Richard et Éric Maillard ne promettent pas que le site d'un client se retrouvera parmi les 20 premiers, mais ils assurent qu'il sera plus visible grâce à une savante et longue grille d'évaluation qui fera le tour de la question.« En cinq phases, on évalue la visibilité et l'efficacité du site, lance M.Richard, président et premier rebelle.D'abord, on l'analyse, puis on le référence.Ensuite, on en fait la promotion, le contrôle et on offre un compte rendu.Finalement, on s'assure que les mises à jour sont effectuées régulièrement.» Les clients doivent répondre à une série de questions.Les réponses indiquent les forces et les faiblesses et permettent d'apporter des améliorations pour assurer une meilleure commercialisation du site.Rebelles.com, depuis sa création en mai dernier, s'est fait connaître par des initiatives remarquées.L'entreprise a d'abord créé une liste de contacts regroupant en quelques semaines quelque 3500 communicateurs.Selon son président, « La Toile des communicateurs » constitue un annuaire pour les artisans en marketing, en publicité et dans les médias.Quelque 80 % des noms trouvés viennent du Québec tandis que les autres sont en France, en Belgique ou en Suisse.L'inscription est gratuite et seules les coordonnées postales et téléphoniques sont indiquées.« Pour éviter les polluriels ( spam ) », précise Éric Maillard, second rebelle.Puis, quelques mois plus tard.Rebelles en a remis avec la création de la Cinémathèque virtuelle des publicitaires du Québec.On y trouve plusieurs milliers de messages publicitaires conçus et produits au Québec depuis 40 ans.Vous cherchez les pubs de bière conçus par Cossette?L'engin vous les trouvera toutes.En plus des services de référencement, Sam Canada propose deux autres services : des conférences virtuelles offertes aux clients et journalistes, ainsi que Docteur Sam, une grille pour diagnostiquer les problèmes d'un site.Les services de référencement peuvent coûter très cher, mais Sam Canada promet de se montrer raisonnable exigeant quelques centaines de dollars pour ses services.Toile des communicateurs www.communijob.com Cinémathèque virtuelle des publicitaires du Québec www.communijob.com/ cinémathèque Sam Canada www.canada.qc.ca NOUVELLES DU BOGUE Pas de basket bail ¦ À New York, la ligue de basket-ball ( NBA ) prend ses marques et compte se faufiler au travers du « bogue » de l'an 2000 : a priori, les Américains devraient être privés de rencontres de basket pendant les jours fatidiques du 31 décembre 1999, du le janvier 2000, voire du 2 janvier.Moscou et le nucléaire ¦ Le ministère russe de l'Énergie nucléaire affirme avoir dès à présent paré aux éventualités les plus graves pour le passage à l'an 2000 : les systèmes informatiques gérant les principales opérations de sa vieillissante industrie nucléaire ont été configurés pour éviter le « bogue ».En revanche, les Russes, dont les coffres sont vides, se disent disposés à subir d'autres « inconvénients mineurs ».Êtes-vous rassuré ?'> \u2022 En retard et heureux ¦ Pour les responsables grecs,' le fait que l'informatisation du-pays soit toute récente et parfois même encore balbutiante se transforme en atout à la veille du passage à l'an 2000.C'est donc toute guillerette que cette terre d'antique - civilisation passera dans l'an 2000.cm AVIS PUBLIC Canada Avis public CRTC 1999-45.Le CRTC a été saisi des demandes suivantes: 1.L'ENSEMBLE DU CANADA.Demande présentée par TELE-TOON CANADA INC.en vue de modifier sa licence afin d'exploiter une entreprise nationale de programmation d'émissions spécialisées de langues française et anglaise en suspendant l'application des conditions de licence relatives aux stéréotypes sexuels et à la violence à la télévision tant que la titulaire est membre en règle du Conseil canadien des normes de la radiotélévision (CCNR).EXAMEN DE LA DEMANDE: Place BCE.181.rue Bay.Toronto (Ont.).2.et 3.L'ENSEMBLE DU CANADA.Demandes présentées par BELL SERVICES SATELLITE INC., faisant affaires sous la raison sociale Bell ExpressVu, en vue de modifier la licence visant l'exploitation d'une entreprise nationale de distribution par satellite de radiodiffusion directe en vue d'ajouter une condition de licence permettant à la titulaire de distribuer WNYO-TV (IND/Wamer Brothers) BuffaJo (N.Y.) à titre facultatif, et en étant relevée de l'obligation que lui impose la condition de licence no 7.Pour de plus amples renseignements veuillez consulter l'avis public.EXAMEN DES DEMANDES: 105, rue Hôtel-de-ville, 5e étage, Hull (Qc).Cette demande est disponible au CRTC à Hull, (819) 997-2429; ou à notre bureau de Montréal: (514) 283-6607.Cet avis est disponible, sur demande en média substitut.Si vous voulez vous opposer à une demande ou l'appuyer, vous pouvez écrire au Secrétaire général, CRTC, Ottawa (Ont.) K1A 0N2 au plus tard le 12 avril 1909.et joindre à votre lettre une preuve que vous en avez envoyé une copie au requérant.Vous pouvez également soumettre vos interventions par courrier électronique au: publi-que.radiodiffusion6crtc.gc.ca.Pour plus d'information, communiquez avec la groupe d«s Sarvicas n la rJientala du CRTC à Hull par îéléohone au (819) 997-0313, fax (819) 994-0218, ATS (819) 994-0423.Internet: http://www.crtc.gc.ca.ou au 1-677-249-CRTC (sans frais).¦?I Conte* de la radkxjtffuson et des NiécornrnunicalSons ceriedtorviM Canatfan Radiotélévision and Telecomnxrtcattons Cotrrresscn cm -Mt jm t \u2022 « i i n*.me ' à*» m' WÊÊÊi \u2022 - le plus abordable
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