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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1999-04-13, Collections de BAnQ.

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[" Le plus grand quotidien français d'Amérique Montréal, mardi 13 avril 1999 115c année No 170 64 pages, 4 cahiers taxes en sus Iles - de - la - madeleine 1 $ floride 1,75 $ u.s.ttes'vous fait pour,Volkswagen?* 1 mm _ REAL m 5441, St-Hubcrt Mtl.274-5471 httpi//lapre88e.infinit.net Télévision Un Fort Boyard québécois tourné en train dans Charlevoix page B4 Cyberpresse De bons outils à moindre coût page A19 Actualités Le DG de la Ville de Montréal remercié de ses services page A6 Affaires urbaines Le Tat's abandonne son projet d'hôtel, rue Sherbrooke page A3 pression sur L'Alliance cherche à relancer le rôle de l'ONU dans le règlement du conflit d'après AFP, AP et PC BRUXELLES Réunis à Bruxelles, les 19 pays de l'OTAN ont cherché hier à envoyer au président yougoslave Slobodan Milosevic un message de détermination et d'unité dans la stratégie des bombardements pour régler le conflit au Kosovo, sans y parvenir tout à fait.« L'action de l'OTAN continuera jusqu'à ce que Milosevic accède aux demandes de la communauté internatio-nale », ont affirmé les ministres des Affaires étrangères dans une déclaration commune à l'issue de leur rencontre.Cinq conditions ont été fixées pour la fin des frappes : l'arrêt vé-rifiable de toute offensive et de toute répression, le retrait des troupes militaires, paramilitaires et de police serbes du Kosovo, la mise en oeuvre immédiate du droit au retour des réfugiés, la mise en place d'un cadre politique fondé sur les accords de Rambouillet, et le déploiement d'une Voir L'OTAN en A2 PHOTO REUTERS O Un des wagons du train de passagers atteint hier par un missile de l'OTAN continue de brûler dans le canyon de Grdelicka, au sud de la Serbie.Au moins dix passagers ont été tués et 16 autres blessés par l'explosion qui a coupé le train en deux alors qu'il passait sur un pont.Chrétien promet un débat sur l'envoi de fantassins au Kosovo GILLES TOUPIN du bureau de La Presse, OTTAWA Harcelé par l'opposition qui voulait savoir si le Canada avait des plans pour envoyer des troupes terrestres au Kosovo, le premier ministre Jean Chrétien a répondu hier par un cri du coeur.« La dernière chose que nous voulons être obligés de faire, a-t-il lancé, est d'envoyer des troupes de combat là-bas ! » Lors d'un débat commencé hier, dès le retour du congé pascal, et qui se termine normalement à 8 h ce matin, et devant l'hypothèse de plus en plus crédible aux yeux des partis d'opposition d'une intervention terrestre pour repousser les forces de Milosevic hors du Kosovo et assurer le retour des réfugiés dans leurs foyers, M.Chrétien a dû promettre aux élus que rien ne se ferait sans un autre débat au Parlement.Le premier ministre a cependant refusé de promettre immédiatement aux partis d'opposition d'appeler la Chambre à se prononcer sur cette question par un vote.« Il s'agit d'une question hypothétique.Voir CHRÉTIEN m A2 ¦ Autres textes: pages A14 à A16 Performance remarquable de la Caisse de dépôt Le rendement sur ses placements négociés a été de 27,8 pour cent en 1998 MIVILLE TREMBLAY 6,9 milliards, soit 10 % de l'actif net de la soigneusement sélectionnées.« En étant par- du rendement obtenu par 1 \u2022 _ \u2022___»___*__________1.1 _ _______J.- \u2022 I i , - ._ - \u2022___ 1 m 1 , -___\u2022 _ Le rendement obtenu par la Caisse de dépôt et placement du Québec sur ses placements négociés a été de 27,8 % en 1998.Pour les seules actions canadiennes, la performance a atteint un spectaculaire 36,0 %.Hier, le gestionnaire de fonds publics a dévoilé les résultats du Groupe Participations Caisse, qui comprend les placements négociés directement avec les entreprises.Ce portefeuille compte 491 placements et pèse 6,9 milliards, soit 10 % de l'actif net de la Caisse.Les résultats de l'ensemble seront divulgués demain.Les filiales du Groupe Participations « contribuent à faire de Montréal un des chefs de file mondiaux du placement négocié », a déclaré le président et directeur général de l'institution, Jean-Claude Scraire.La Caisse s'inspire ici du style de Warren Buffet, le célèbre investisseur américain connu pour patiemment investir de gros montants dans un petit nombre de sociétés soigneusement sélectionnées.« En étant partenaires de l'entrepreneur, nous obtenons des rendements supérieurs », a dit le premier vice-président Michel Nadeau.Les participations prennent la forme d'actions ou d'instruments de dette acquis directement de l'entreprise, souvent avant le premier appel public à l'épargne.La Caisse prend parfois des profits une fois les titres cotés en Bourse.Ainsi, la vente à Loblaw du bloc détenu dans Provigo a donné un profit de 100 % qui explique à lui seul de 2 à 3 % du rendement obtenu par le Groupe Participations l'an dernier.Environ la moitié des ions détenues par le Groupe sont cotées.En 1998, le TSE 300 a donné un rendement négatif de 1,6 %.Les 36 % dégagés par les participations s'expliquent par la montée en puissance d'une dizaine de valeurs dont Provigo, Téléglobe, Québécor, Vidéotron, CGI, Coscient et BiochemPharma.M.Scraire souligne le caractère anormal Voir PERFORMANCE en A2 Première femme noire nommée juge au Québec PHOfOPCO Juanita Westmoreland-Traoré GÉRALD LEBLANC Juanita Westmoreland-Traoré revient dans son Québec natal comme première femme noire à occuper un poste de magistrat.Elle a été nommée juge à la Cour du Québec, digne couronnement d'une brillante carrière.Cette fille d'immigrants guyanais, née à Verdun en 1942, entrera en fonction dès le 21 avril.Diplômée en droit de l'Université de Montréal, admise au barreau en 1967, Mme Westmoreland-Traoré détient un doctorat en droit administratif de la Sorbonne à Paris.Elle était, depuis trois ans, doyenne à la faculté de droit de l'Université de Windsor, en Ontario, mais elle avait aussi enseigné le droit à l'UQAM avant de devenir la première présidente du Conseil des communautés culturelles du Québec.Il est intéressant de rappeler qu'après son mandat de cinq ans à la tête du Conseil, certains avaient suggéré au gouvernement Bourassa d'en faire la première femme noire à siéger sur le banc d'une cour québécoise.Les nominations ne venant pas, c'est plutôt vers l'Ontario qu'est alors partie Mme Westmoreland-Traoré pour mettre sur pied la com- mission qui devait implanter et gérer les programmes d'équité de l'emploi mis sur pied par le gouvernement néo-démocrate de Bob Rae.Ce sont les libéraux qui avaient alors reproché à Bob Rae d'avoir nommé une Québécoise et ce sont finalement les conservateurs de Mike Harris qui l'ont renvoyé sur les bancs d'université en abolissant la commission d'équité.Si Mme Westmoreland-Traoré a connu une carrière mouvementée, ce n'est pas en raison de ses propres inclinations.Non qu'elle ne fût capable de détermination et d'engagement \u2014 elle avait appris de Bernard Mergler, son parrain en début de carrière, à ne jamais lâcher prise peu importe la taille de l'obstacle \u2014 surtout dans la défense des droits des minorités à laquelle elle a consacré sa vie, mais elle n'aimait guère les manifestations trop bruyantes.Elle n'a jamais voulu, par exemple, jeter de l'huile sur le feu des relations entre anglophones et francophones, dont elle comprenait non seulement les langues mais aussi les aspirations légitimes.Imposante de stature, physique et morale, la nouvelle juge aime parler lentement et fermement Voir PREMIÈRE en A2 263 JOURS AVANT L'AN 2000 INDEX Petites annonces \u2022 affaires C2 Bandes dessinées Cl5 Feuilleton C17 Opinions Index C14 Arts et spectacles B4àB7 Bridge C20 Horoscope C18 Politique A24.B1 immobilier CM.Cl5 - horaire spectacles_B6 Décès marchandises C16 \u2022 horaire télévision B6 Économie C19 Le monde A14ÉA16 Tabtokj Sports C1ÉC13 Loteries \u2022 emplois C16 -télévision B4 éditorial A2.A20 ¦ Réjean Tremblay S5 automobile C16 à C18 - musique B4 Êtes-vous observateur Mot mystère ?Mots croisée C16.S10 C17 ÉDITORIAL Le déficit démocratique - Agnès Gruda page B2 MÉTÉO Ciel variable Max.10, min.-1 Cahier Sports, page 16 lX) Transport et préparation (850 S), taxes, immatriculation et assurance en sus.Tous KS détails chez votre concessionnaire Honda.» Seulement 16900* \u2022Air climatisé «Serrures électriques \u2022Déverrouillage sans clé \u2022Poignées de portières harmonisées \u2022Et bien plus. A2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 13 AVRIL 1999 Suites de la une L'OTAN maintient la pression sur Belgrade L'OTAN / Suite de la page A 1 force de sécurité internationale.Confrontés au durcissement de la Russie, les États-Unis et leurs alliés commencent à minimiser le rôle de l'OTAN dans la future force qui doit être déployée au Kosovo, ont noté des analystes.« Ils essayent de faire revenir la Russie », a affirmé à Washington Stanley Sloane, expert de l'OTAN.« C'est le facteur principal, el ils essayent d'obtenir un soutien accru pour aller au Kosovo ».Le passage rubtil de l'expression « force dirigée par l'OTAN » à celle plus anodine de « force internationale » est devenu frappant après la mise en garde du président russe Boris Eltsine sur les risques d'une guerre européenne, voire mondiale, en cas d'envoi de troupes sur le sol du Kosovo.Or une intervention terrestre est exclue et toute solution devra être acceptée par les deux parties, pas imposée, a affirmé hier le chef de la diplomatie italienne, Lamberto Dini, à Bruxelles.« On ne parle plus d'opération terrestre », a-t-il déclaré au cours d'une conférence de presse à l'issue de la réunion.« Il n'y a aucune nécessité de reconsidérer le problème », a-t-il ajouté, refusant toute question sur ce point.Confirmant la volonté de l'OTAN d'associer la Russie à la sortie de crise, le secrétaire d'État Madeleine Albright a estimé hier « qu'il faut trouver un moyen pour que la Russie participe à une solution » au Kosovo, à la veille d'une rencontre à Oslo avec son homologue russe, Igor Ivanov.Le président français Jacques Chirac a eu hier une conversation téléphonique sur le Kosovo avec son homologue russe Boris Eltsine jugée « positive et utile ».Un règlement peut passer par une forme de tutelle interna- tionale, selon le chef de la diplomatie française Hubert Védrine.L'idée d'un « protectorat » ou d'une « confédération », mais pas d'une partition, a été discutée, a dit le ministre belge Erik Derycke.Les responsables occidentaux cherchent aussi à relancer le rôle de l'ONU dans un règlement du conflit.Le secrétaire général Kofi Annan a indiqué hier à Madrid qu'il « n'hésiterait pas à parler » avec le président Milosevic pour trouver une issue.Sur le terrain : recrudescence des combats hier à la frontière entre l'Albanie et la Yougoslavie, et autre bavure de l'OTAN.Au moins 150 membres de l'Armée de libération du Kosovo ( UCK ) ont été « liquidés » par l'armée yougoslave, selon l'agence Tanjug.Plus de 3000 Kosovars établis en Europe sont arrivés en Albanie pour se porter volontaires, a dit un responsable albanais.L'OTAN a admis entre-temps qu'un pont a été bombardé au passage d'un train à Grde-licka Klisura, à 300 km de Belgrade.Les dégâts sont en train d'être évalués, a affirmé le Pentagone.Selon un bilan hospitalier local, le raid a fait 10 morts et 16 blessés.Le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés ( HCR ) a dit hier avoir reçu des informations « très alarmantes » sur la poursuite de violences contre des Albanais au Kosovo.Mme Albright a rendu les autorités serbes responsables du sort de 700 000 Albanais du Kosovo déplacés à ^intérieur de la province et menacés de pénurie alimentaire.Des réfugiés affluaient hier soir au poste frontière de Morina, dans le nord de l'Albanie.En 90 minutes, un millier de personnes ont été enregistrées à bord d'une file ininterrompue de voitures et de camions tirant remorques.Selon les premiers, des milliers de personnes attendent derrière et la file d'attente s'allongeait sur plusieurs kilomètres.Chrétien promet un débat sur l'envoi de fantassins au Kosovo CHRÉTIEN / Suite de la page A 1 a dit Jean Chrétien, et si je suis confronté à cette réalité, j'examinerai alors avec une attitude positive cette possibilité.» Plus tôt dans la journée, le ministre des Affaires étrangères, Lloyd Axworthy, affirmait de Bruxelles, lors d'une conférence de presse téléphonique, que l'OTAN demeurait unifiée autour de son scénario des frappes aériennes et qu'elle n'avait pas de « plans immédiats » pour envoyer des troupes sur le terrain.Le ministre venait de participer à une réunion des ministres des Affaires étrangères de tous les membres de l'Alliance.Le premier ministre a de son côté repoussé une demande du chef du NPD, Alexa McDo-nough, qui souhaitait que le Canada fasse une offre diplomatique au président serbe Milosevic, celle de suspendre les frappes aériennes en échange de la cessation des tueries et du nettoyage ethnique et d'un retour à la table des négociations.« Je suis d'accord avec l'accélération des bombardements qui ont commencé il y a quelques jours », a dit Jean Chrétien.Dans son discours en Chambre, le premier ministre a rappelé ce que le gouvernement de Belgrade devait faire pour que cessent les bombardements : « arrêter de tuer et d'expulser les Kosovars, retirer son armée et ses forces de sécurité du Kosovo, faire en sorte que les réfugiés puissent rentrer chez eux en toute sécurité, permettre la présence d'une force internationale pour assurer la sécurité des Kosovars à leur retour et signer un accord de paix vérifiable qui l'engage à respecter les principes des négociations de Rambouillet ».Le premier ministre a profité de l'occasion pour faire le procès du régime Milosevic.« J'éprouve de la colère et une rage profonde à l'égard des actions du président Milosevic et de son régime, a-t-il dit, qui ont provoqué toute cette crise, qui continuent de mener une campagne de terreur et de destruction parmi les innocents civils du Kosovo, hommes, femmes et enfants.Et qui ne se soucient pas le moindrement du coût ni des conséquences de leurs actes pour leur propre peuple.» « À l'heure qu'il est, a ajouté plus tard M.Chrétien, ceux qui conservent des illusions au sujet du régime du président Milosevic ne doivent plus être très nombreux.» Par ailleurs, interrogé par le chef de l'opposition officielle, Preston Manning, pour savoir s'il était prêt à négocier avec un homme qualifié par le gouvernement américain de criminel de guerre, M.Chrétien a ré- pondu que le gouvernement de Belgrade était pour l'instant dirigé par Milosevic.« C'est le gouvernement de ce pays en ce moment, a-t-il affirmé.Et s'il veut signer un accord de paix, même si c'est Milosevic, nous devrions l'accepter.S'il est un criminel de guerre, il doit faire face aux conséquences de ses actions devant un tribunal international.» Au cours des premières heures du débat aux Communes, les conservateurs et les blo-quistes ont reproché au gouvernement de livrer aux Canadiens au compte-gouttes l'information sur le conflit.« Le gouvernement doit informer les Canadiens de toutes les dimensions du conflit et de toutes les possibilités qui peuvent surgir en Yougoslavie, a affirmé le chef conservateur Joe Clark.M.Chrétien a prononcé un discours qui n'a rien dit.C'est une insulte aux parlementaires et aux Canadiens.» Performance remarquable de la Caisse de dépôt PERFORMANCE / Suite de la page A1_ du rendement obtenu l'an dernier et met en gardé contre la plus grande volatilité de ce portefeuille.Selon lui, il est plus juste de mesurer la performance à moyen terme, mais les comparaisons restent élogieuses.Ainsi, ces actions ont donné au cours des trois dernières années un rendement annuel moyen de 30,2 % ( contre 13,2 % pour le TSE ) et de 20,5 %.( 10,7 % pour le TSE ) au cours des cinq dernières années.M.Scraire a indiqué qu'il voulait graduellement porter à 15 % de l'actif la partie consacrée aux participations, à raison d'une augmentation de un milliard par année.En 1996, les participations représentaient 7 % de l'ensemble.Les participations gérées par des filiales spécialisées font boule de neige, dit-il, car le développement d'expertises pointues dans certains secteurs attirent les occasions d'affaires.La gestion des participations coûte plus cher, soit environ 0,35 % de l'actif, par rapport à 0,12 ou 0,15 % pour la gestion de portefeuille traditionnelle.La Caisse est cependant capable d'exiger des honoraires qui effacent cet écart.Les filiales Capital CDPQ et Accès Capital, qui se spécialisent dans les PME, ont donné un rendement de 5,5 % en 1998.Capital d'Amérique CDPQ, qui se concentre dans les grandes sociétés, a dégagé 21,1 %.Capital Communications CPDQ a obtenu 46,4 %.Sofinov, qui cible les sociétés de haute technologie, affiche 28,8 %.Service financiers CDPQ, nouvellement créée, a donné 2,4 %.Capital International CDPQ a généré 17,6 %.Première femme noire nommée juge au Québec LAVAL M1DI-QUARANTE Précision Contrairement à ce que nous laissions entendre en page A8 de notre numério d'hier, l'organisme sans but lucratif de Laval Midi-Quarante, au service des gens de 40 ans et plus qui veulent se trouver un emploi, vit non seulement de subventions d'Emploi Québec, mais aussi grâce à des dons d'organismes et entreprises privés.On peut le joindre au (450) 664-0711.PREMIÈRE / Suite de la page Al comme pour laisser pénétrer un message qu'elle a longuement mûri.Des attributs qui ne manqueront pas de lui venir en aide dans cette carrière où encore une fois elle sera la première femme noire à ouvrir le chemin.« C'est la plus grande dame que j'ai rencontrée dans le monde du droit.Elle n'a jamais utilisé ses statuts de noire ou de femme comme base de revendication.Solide et ne faisant jamais de compromis sur les princi- pes, sa vie quotidienne se déroulait en conformité avec ses convictions profondes », se souvient le professeur Georges Lebel, qui l'a côtoyé sur les bancs de l'Université de Montréal, au barreau, au cabinet de Bernard Mer-gler et à la faculté de l'UQAM.« Mme Westmoreland-Traoré est une personne très compétente et une juriste de haut calibre.Sa nomination a une portée significative car elle est représentative du Québec d'aujourd'hui », a dit le ministre des relations avec les Citoyens, Robert Perreault, qui l'a bien connue alors qu'il était conseiller municipal à Montréal.II a ajouté que cette nomination devrait servir de signal pour accélérer la nomination de femmes et de membres des communautés culturelles dans la fonction publique du Québec.Le président de Ligue des Noirs, Dan Phillips, s'est de son côté réjoui de la nomination de sa compatriote.« C'est le genre d'événement qui contribue à modifier les choses.» Et le Québec pourra tourner la page du millénaire avec au moins une juge noire à son bord.Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : (514) 285-6931 National, TéléPlus : (514) 285-7306 Carrières et professions.Nominations : (514) 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : (514) 285-6892 Les petites annonces : (514) 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse.Liée.7, rue Saint-Jacques.Montréal H2Y 1K9.http://lapresse.infinit.net Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne -Contrat de vente numéro 0531650» Port de retour garanti.(USPS003692) rh.mphînMV 12919*1518- LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 0-4-1 à quatre chiffres : 9-3-7-7 COLLECTES DE SANG ¦ à Saint-Jean-sur-Richelieu : collecte du maire et des membres du conseil de la Ville de Saint-Jean-sur-Richelieu, poste de police et incendie, 525, rue Saint-Jacques ( entrée rue Caldwell ), de 13 h 30 à 20 h 30.Objectif : 350 donneurs ; ¦ à Montréal : Banque Nationale du Canada, cafétéria ( 2e étage ), 600, rue de La Gauchetière Ouest, de 8 h 30 à 16 h.Objectif : 200 donneurs ; ¦ à Saint-Jean-Baptiste : Club Optimiste Saint-Jean-Baptiste-de-Rouville en collaboration avec le Service des incendies, salle municipale, 3100, rue Principale, de 14 h 30 à 20 h 30.Objectif : 100 donneurs ; ¦ à Berthierville : Club Optimiste de Berthierville avec la collaboration de l'Association des pompiers volontaires, centre Gilles-Villeneuve, 880, boul.Giroux, de 15 h à 20 h 30.Objectif : 150 donneurs.DEMAIN DANS LA PRESSE Vive la mariée ! ¦ Oubliez la robe de mariée à froufrous inondés de perles et de pierreries de toutes sortes ! Oubliez également la traîne de princesse de 16 pieds de longueur et la couronne de fleurs trois couleurs assortie au gâteau de noces: la mariée des années 2000 fait désormais dans la sobriété ! À lire demain dans le cahier Mode sous la plume de Viviane Roy.QUESTION DU JOUR ¦ La Presse mSuSS^ia^son Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour.Pour faire connaître votre opinion, composez le (514) 285-7333; au son de la voix, faites le L Êtes-vous d'accord avec les opposants au projet de construction, rue Sherbrooke, d'un hôtel de 24 étages, Le Tat's?_ Êtes-vous favorable à une intervention terrestre des troupes de l'OTAN au Kosovo?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 53 % Non: 47 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n'a aucune prétention scietUifique.neonr Trois petits tours et puis s'en vont.Les Neon 1999 sont présentement offertes à des prix très très bas.Mais ça ne durera pas.Seulement chez votre concessionnaire Chrysler.Dacige (ommDodgs RYSLER THymoutô Jeep i Association publicitaire des concessionnaires Chrysler inc.www.chryslercanada.ca LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 13 AVRIL 1999 A 3 Act lalités L'EXPRE S S DU MATIN Accusé de multiples agressions sexuelles ¦ Jean-Claude Séguin, 41 ans, a été accusé hier d'agressions sexuelles à l'endroit de 18 adolescents de Saint-Hubert, âgés de 12 à 16 ans.Selon le lieutenant Arthur Cloutier, de la police municipale, les agressions vont de la masturbation à la fellation.Cuisinier dans des casse-croûte, Séguin aurait attiré ses présumées victimes en leur offrant des joints de marijuana.Les rencontres sexuelles au- Jean-Claude Séguin raient eu lieu entre octobre 96 et avril 98.L'homme a comparu au palais de justice de Longueuil pour répondre à 62 chefs d'accusation et son enquête préliminaire a été fixée pour la forme au 5 mai.Détenu au Québec, Séguin fait également face à des accusations similaires à Toronto et à Kingston.La justice ontarienne a accepté qu'il soit transféré ici temporairement afin de se présenter devant le tribunal.D'après M.Cloutier, Séguin est un récidiviste connu qui possède des antécédents d'agressions sexuelles.La police de Saint-Hubert a mené son enquête à la suite d'une plainte portée par les parents d'un garçon.« Nous avons retracé d'autres adolescents qui se connaissaient et fréquentaient Séguin », dit-il.M.Cloutier ajoute qu'il n'écarte pas la possibilité que Séguin ait pu avoir des contacts avec des jeunes dans d'autres villes.Si tel est le cas, ils sont invités à communiquer avec le service de police de Saint-Hubert au numéro 445-7711.Circulation perturbée ¦ La circulation a été fortement perturbée, hier, dans le rond point de la 640 et du boulevard Arthur-Sauvé, à Saint-Eustache, après que des ouvriers eurent perforé un tuyau de six pouces du réseau de Gaz métropolitain.Dès que la fuite de gaz a été rapportée, la police municipale a procédé à l'évacuation d'une vingtaine de logements situés du côté sud-est.Selon un porte-parole de la police locale, le tuyau a été crevé par des employés affectés à la réfection de la chaussée.Il n'y a eu aucun blessé, mais par prévention plusieurs ambulances ont été dépêchées dans les environs.Le tuyau a été perforé vers 14 h 15 et la circulation a été rétablie vers 19 h.Élection à la Chambre des notaires ¦ Me Denis Marsolais a été réélu président de la Chambre des notaires du Québec pour un deuxième mandat consécutif de trois ans.Fort de l'appui de plus de 85 % du vote exprimé, le notaire Marsolais est optimiste face aux défis que l'an 2000 pose au notariat.Au cours de son prochain mandat, le président de la Chambre des notaires veut poursuivre la recherche de solutions pour répondre aux besoins de la population qui souhaite une justice plus humaine, plus simple et plus accessible.C'est pourquoi il souhaite notamment que le gouvernement accepte de réviser la Loi sur le notariat pour permettre une meilleure utilisation des nouvelles technologies dans la pratique quotidienne du droit notarial.Dons aux Kosovars ¦ La Croix-Rouge poursuit son travail d'approvisionnement dans la région des Balkans.En Macédoine, 6000 couvertures, 24 tonnes métriques de biscuits à haute teneur en protéine et quatre tonnes métriques de nourriture viennent d'être livrées par avion.Mais la réunification des familles reste une priorité majeure, puisqu'un grand nombre d'entre elles ont été séparées durant leur exode du Kosovo.Depuis le 2 avril, les dons recueillis au Canada s'élèvent à 1,6 million, dont 533 000$ au Québec.Pour faire un don, composez le l 800 592-7649 ( 1-800-jycroix ) ou libellez votre chèque à la Croix-Rouge, Opération Balkans, et adressez-le au 6, Place du Commerce, ïle-des-Soeurs, Verdun H3E 1P4.du Tat's 9 GILLES GAUTHIER Invoquant « le climat défavorable créé par un groupe d'intérêts », le promoteur qui voulait construire un hôtel « haut de gamme » de 24 étages, rue Sherbrooke, près du Musée des beaux-arts, a retiré son projet hier.L'investissement devait s'élever à 70 millions et l'établissement devait porter le nom de Tat's, d'après le nom du promoteur d'origine turque, Mustafa Tatlici.Confirmant la nouvelle en marge de l'assemblée du conseil municipal hier soir, le responsable du développement économique au comité exécutif, Saulie Zajdel, a déploré le fait que les investisseurs se soient retirés aussi rapidement.Les médias avaient fait connaître l'existence du projet au cours de la semaine du 21 mars et plusieurs étapes devaient encore être franchies avant qu'il ne soit entériné.« Nous avons essayé de le con- vaincre d'attendre, mais sa décision était prise », a déclaré M.Zajdel, qui a ajouté qu'il aurait été possible d'apporter des changements importants aux plans.Le maire Pierre Bourque s'est borné à dire que « le promoteur a décidé de retirer son projet.Je ne peux rien ajouter.C'est sa décision ».Joint hier soir, un des principaux opposants, l'architecte Jean-Claude Marsan, pense que ce projet n'était peut-être qu'un ballon d'essai lancé par des spéculateurs.Il a expliqué que le zonage prévoit une hauteur maximale de dix étages dans ce secteur, que le promoteur avait payé le terrain ( 1,6 million ) en fonction de ce règlement d'urbanisme et qu'il aurait pu réaliser un profit intéressant s'il avait pu faire accepter un bâtiment de 24 étages.Il ajoute que les plans, qu'il a examinés, avaient été préparés « sur un coin de table » et dit douter de l'existence de la chaîne internationale d'hôtels Tat's dont parlait le promoteur.M.Marsan et d'autres demeurent sur leurs gardes parce que « d'autres projets aussi extravagants s'en viennent sur la rue Sherbrooke ».Héritage Montréal et des résidants du quartier, qui avaient créé récemment un nouvel organisme.la Société pour la sauvegarde de la rue Sherbrooke, figuraient également parmi les opposants.Dans un communiqué émis par une firme de communications, le promoteur affirme que son entreprise avait « bénéficié d'appuis généralisés tels ceux de la Ville de Montréal, des marchands du quartier et de ce qu'on croyait être un large segment de la population ».Il cherchera « des occasions d'investissement ailleurs », a-t-il également fait savoir.Les citoyens avaient jusqu'au 20 avril pour faire leurs commentaires sur le projet qui devait être présenté à la Commission Jacques-Vi-ger le 16 avril.Le comité exécutif s'en serait par la suite saisi et l'aurait inscrit à l'ordre du jour de la Commission du développement urbain du conseil municipal.Le projet avait été présenté à la Ville en novembre 1998.maison HUGO DUMAS Amélie Hudon, âgée de 10 ans, a bien pris soin de tout préparer pour le retour de son grand frère Pascal à Otterburn Park, sur la Rive-Sud : elle a passé l'aspirateur dans les moindres recoins de sa chambre, elle a refait son lit et elle a aussi épingle une banderole colorée sur sa porte qui indiquait « Rebienvenue Pascal ».Car vers 21 h hier, Pascal Hudon et son compagnon de voyage, Louis-Philippe Séguin, ont pratiquement été accueillis comme des vedettes à l'aéroport de Dorval, par leurs familles, amis et une imposante troupe de journalistes.Pascal, 20 ans, a passé les trois derniers mois dans un pénitencier bondé de Tuxtla Gutierrez, capitale du Chiapas, pour avoir eu illégalement en sa possession huit petites \u2014mais précieuses \u2014 figurines mayas.À peine débarqués de l'avion qui assurait le liaison Mexico-Montréal, les deux jeunes voyageurs, sacs au dos et coiffés de larges bérets en tricot, se sont immédiatement jetés dans les bras de leurs familles respectives, où les rires et les pleurs se sont entremêlés.Vêtu de sandales, d'un jean et d'un t-shirt, Pascal Hudon a tout d'abord tenu à remercier sa famille ainsi que « tous ceux qui l'ont supporté et encouragé » pendant sa mésaventure.« C'est sûr que ça été extrêmement difficile, mais je ne vois quand même pas ça comme une mauvaise expérience.Ma vie va être beaucoup plus facile maintenant, puis les problèmes auxquels je devrai faire face vont être beaucoup plus petits », constate le jeune Hudon, qui n'a pas l'intention de remettre les pieds au Mexique.Pascal Hudon a été arrêté le 1er janvier, à Palenque, puis condamné pour possession illégale de pièces archéologiques.Il a écopé un an de prison, un mois de travaux communautaires ainsi qu'une amende de 72 000 S, qu'il aurait dû verser à l'Institut national d'archéologie et d'histoire pour avoir endommagé les artefacts en les nettoyant.En appel, l'amende de 72 000 $ est tombée.Et les parents de Pascal, Richard Hudon et Jocelyne Dion, PHOTO DENIS COURVILLE.La Presse 1 Les quatre membres de la famille Hudon ont finalement pu être réunis, hier soir, à l'aéroport de Dorval, alors que Pascal est revenu au pays après avoir passé les trois derniers mois dans une prison mexicaine.On le voit avec sa soeur Amélie, sa mère Jocelyne Dion, et son père Richard.ont finalement pu verser une somme de 2700 S pour obtenir la libération de leur fils.« Je crois que je n'ai rien fait de mal, je crois m'être comporté correctement », soutient Pascal Hudon, qualifiant ses péripéties mexicaines de « gros malentendu ».« C'est sûr que je n'ai pas volé ces objets-là, je les ai trouvés.Pour eux ( les autorités mexicaines ), je les avais volés, dit le jeune voyageur.Il y a bien du monde qui en trouvent des pièces ( archéologiques ).Je ne suis pas allé au Mexique pour ramasser des pièces.» Ce week-end, le correspondant de l'agence mexicaine Notimex à Montréal, Alberto Rabilotta, repro- chait aux journalistes québécois, par le biais d'une lettre ouverte publiée dans les quotidiens, d'avoir manqué de rigueur dans le traitement de « l'affaire Hudon ».Selon les déclarations que Pascal Hudon a faites devant le tribunal, il se serait introduit dans la zone archéologique de Palenque par la porte arrière d'un restaurant, il aurait fouillé du côté de diverses cavernes, grottes et chutes et aurait déterré les fameuses huit pièces, rapporte M.Rabilotta.« On appelle ça une fausse déclaration.Quand on m'a arrêté, je ne parlais pratiquement pas espagnol », souligne le jeune voyageur, qui affirme ne pas être « barré du Mexique » pour autant.« Et il a fait sa déposition sans interprète », dit Richard Hudon.Et le couple Hudon-Dion estime qu'ils ont dû débourser environ 15 000 $ en frais divers pour sortir Pascal du Mexique.Leur fils caresse maintenant l'idée de retourner planter des arbres en Colombie-Britannique afin de rembourser ses dettes.Il a dû abandonner sa voiture au Mexique.« On a retrouvé notre fils et on rentre à la maison contents, très contents.C'est la fin de trois mois d'angoisse, d'anxiété et de peur », ajoute Jocelyne Dion, avant de quitter l'aéroport de Dorval avec tous les membres de sa famille.Une femme au coeur des négos à la SQ < » MARTIN PELCHAT du bureau de La Presse, QUÉBEC C'est à une ancienne présidente d'une commission scolaire de Laval, Diane Latour-Gadbois, que le ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard, va confier la présidence du « comité paritaire et conjoint », pivot des négociations patronales-syndicales à la Sûreté du Québec, dont le fonctionnement a été critiqué par la commission Poitras.Mme Latour-Gadbois, dont la nomination doit être confirmée sous peu par le ministre et député de Laval-des-Rapides, a présidé pendant plusieurs années la Commission scolaire Les Écores, à Laval.Elle avait tenté en vain, en juin dernier, de se faire élire à la présidence de la nouvelle commission scolaire issue de la fusion des cinq commissions de l'île Jésus.Sympathisante péquiste, Mme Latour-Gadbois a aussi été vice-présidente pour Laval et la couronne nord d'une des commissions de Jacques Parizeau sur l'avenir du Québec.Elle s'est également engagée dans la campagne contre l'accord de Charlottetown.La commission Poitras, qui a enquêté sur la SQ et recommandé d'abroger la loi sur le régime syndical de la Sûreté pour l'assujettir au Code du travail, a consacré quelques pages au singulier système de relations de travail de ce corps de police.Le comité paritaire et conjoint que doit présider Mme Latour-Gadbois est le pivot de ces relations, en ce qui concerne le renouvellement du contrat de travail et son interprétation.Il appert toutefois, selon la commission, qu'il fonctionnait jusqu'à maintenant en vase clos, grâce à l'indifférence du gouvernement.La Loi sur le régime syndical de la SQ prévoit que le comité est composé d'un président nommé par le gouvernement et de huit autres membres désignés à parts égales par le ministre et par l'Association des policiers provinciaux \u2014 il s'agit d'officiers de la SQ et de policiers.La commission Poitras a toutefois découvert avec étonnement que le président \u2014 à l'époque Mc René Doucet\u2014 n'était plus convoqué aux réunions du comité depuis plusieurs années.« Pas nécessaire », a expliqué à la commission le directeur des ressources humaines de la SQ.Ce président devrait pourtant représenter et informer le ministre.La commission constate aussi que les membres patronaux du comité, censés être nommés par le ministre, paraissent avoir plutôt été choisis par la SQ elle-même.La commission déplore enfin que ce comité ne semble pas capable de produire un compte rendu de réunion qui soit commun aux deux parties à la table.« II va sans dire qu'il est difficile dans de telles circonstances de connaître la teneur véritable des discussions qui y ont cours et des déci- > sionsqui y sont prises », lit-on dans le rapport.Début des négociations Les pourparlers pour le renouvellement de la convention collective des 3750 agents de la SQ commencent.Ces derniers revendiquent la parité avec leurs collègues de la CUM, ce qui implique une hausse de salaire de 6,9 %.( Pendant ce temps, les policiers de la CUM réclament eux-mêmes une hausse de 5 % pour rejoindre Baie-Comeau au sommet de l'échelle salariale.) Le ministre Ménard, qui n'a toujours pas annoncé s'il donnerait suite aux recommandations de la commission Poitras sur le régime de relations de travail, a offert à Mtf Mario Létourneau le poste de procureur patronal dans les négociations, en remplacement de M* Gilles Filion.Cette nomination serait en voie d'être finalisée.Pendant une trentaine d'années.Me Létourneau s'est fait connaître en défendant en déontologie des policiers de la CUM, et parfois de la SQ.Il a aussi négocie pour le compte de la Fraternité des policiers de la CUM.La SQ a d'autre part confié de façon intérimaire à un ancien du cabinet de relations publiques National, Michel Capistran, le poste de directeur des relations publiques, que l'inspecteur Denis Fiset a laissé pour suivre des cours à l'université.En tant que conseiller en relations publiques, M.Capistran a notamment travaille pour la Ville de Laval et le président des Expos, Claude Brochu. A4 LA PRUSSE, MONTRÉAL, MARDI 1 3 AVRIL 1999 Ils sont encor rain de manger » Les présumés complices de Rochon étaient agités le soir du meurtre, selon un témoin BEI » 's PHOTO R05ERT MA1LLOUX.L3 Presse 3 Mario Bernard a témoigné, hier, de l'agitation qui régnait au garage Bonneville le soir du meurtre de l'homme d'affaires Donald Duval.YVES BOISVERT Pendant que l'homme d'affaires Donald Duval prenait son dernier repas avec Louis-Philippe Rochon dans un restaurant, le soir du 9 octobre 1996, deux hommes s'agitaient au garage Bonneville, dans l'est de Montréal, à quelques minutes de là.L'un d'eux est André Vincent.Il va et vient sans cesse à l'intérieur et à l'extérieur du garage.Gaston Saint-Pierre, un employé de Rochon, semble l'attendre à l'extérieur.Saint-Pierre a des conversations sur son téléphone cellulaire.Vers 19 h, Vincent parait enragé et entre dans le garage en disant : « On ne peut pas y aller tout de suite, ils sont encore en train de manger ».Le témoin de cette scène est un ami d'André Vincent, Mario Bernard, un garagiste de 29 ans qui témoignait hier au procès pour meurtre et complot de Rochon, un homme d'affaires de 51 ans endetté de près d'un demi-million envers M.Duval.Pour l'avocat Frédéric Perron, de la Couronne, ces paroles de Vincent sont une preuve du fait que Saint-Pierre et Vincent attendaient le signal de Rochon pour aller cueillir Donald Duval et l'assassiner.De fait, M.Duval a terminé son repas d'« affaires » avec Rochon vers 21 h 15 et s'est fait dire de quitter le restaurant par Rochon.On a retrouvé le corps de M.Duval vers 23 h, en bordure de la piste cyclable tout à l'est de l'île de Montréal.La mort de son créancier devait rapporter à Rochon 1,1 million en assurances ( il serait de pratique courante dans le commerce de protéger une créance par une assurance-vie ).Mario Bernard, un Acadien du Nouveau-Brunswick qui est retourné y vivre après avoir travaillé une dizaine d'années dans des garages de l'Est, a expliqué au jury qu'il vivait seul ici au milieu des années 90 et qu'il allait souvent passer ses soirées chez les frères Marcel et André Vincent, au garage Bonneville, après les heures d'ouverture.Les trois faisaient leurs affaires « régulières » le jour, mais surtout André et Mario arrondissaient leurs fins de mois en achetant des autos volées qu'ils démontaient par les soirs et revendaient en pièces détachées.Alors, ce 9 octobre 1996, après sa journée de travail chez Pièces Nord-Sud, Bernard va traîner au garage des frères Vincent, comme d'habitude.André paraît pressé, mais « il l'était tout le temps », dit Bernard.\u2014As-tu un char à quatre portes ?demande André Vincent.Bernard conduit un deux portes et n'a accès à aucun quatre portes à son garage.Plus tard, André va chercher les clés d'un client.Saint-Pierre, lui, arrive vers 19 h, 19 h 30.Il n'entre pas.Bernard le voit parler une ou deux fois 15 à 20 secondes, mais n'entend pas ce qu'il dit.C'est peu de temps après qu'André prononce cette fameuse phrase disant qu'ils ne peuvent « pas y aller » tout de suite, devant Marcel et Mario Bernard.Ce dernier ignore de quoi il parle.André Vincent finit par sortir.Saint-Pierre aussi disparaît, vers 19 h 30, peut-être 20 h.Bernard revoit André Vincent et Saint-Pierre au garage Bonneville vers 22 h 30, 23 h.Il ne voit pas dans quel véhicule ils arrivent.Saint-Pierre repart aussitôt.André reste pour « jaser » avec Marcel et Mario Bernard.Il se lave les mains en arrivant et en revenant, sort une grosse bague en or ornée d'un diamant.Il la donne à Bernard, qui la vendra pour 1200 S à un bijoutier.M.Duval s'est fait enlever ses bijoux par ses meurtriers.Mme Duval a identifié comme « semblable » une bague déposée en preuve et qu'a reconnu de la même façon Bernard, hier, devant le jury.Le lendemain, Mario Bernard revoit André Vincent au garage Bonneville.Vincent tente frénétiquement de joindre au téléphone Gaston Saint-Pierre, sans succès.« Il était enragé de ne pas pouvoir le joindre.» Un ou deux jours plus tard, André Saint-Pierre et Mario Bernard se rendent à la Brasserie Côte-de-Boeuf, dans l'Est.André reconnaît la Ford Escort de Saint-Pierre.11 descend de la voiture, entre dans la brasserie et ressort peu de temps après.Mario Bernard le voit alors compter une pile de deux à trois centimètres d'épais de billets de banque.Vincent lui dit plus tard avoir fait des achats pour plus de 2000 $.En contre-interrogatoire, l'avocat de Rochon, Me Guy Poupart, a insisté sur le fait que Bernard avait des activités criminelles dont il n'a jamais parlé à la police.« J'aimais mieux attendre de me faire poigner », a-t-il dit candidement.Le mois dernier, Bernard a été condamné à 5000 $ d'amende pour recel de cinq voitures volées.Me Poupart a également fait ressortir certaines imprécisions et contradictions entre les différents témoignages de Bernard.Me Poupart a également fait ressortir qu'un certain Tony Fortugno, décrit comme un « gérant de banque » d'une succursale de la banque Toronto Dominion, a participé à un faux vol au garage Bonneville pour aider Marcel Vincent à toucher des assurances, ainsi qu'à un vol de viande.Interrogé s'il trouvait cela étonnant de voir un « gérant » de banque agir ainsi, Bernard a déclaré : « On voit pas ça par chez nous, mais il était tout le temps là ( au garage Bonne-ville ) ».Il ajoute que Fortugno avait autorisé des prêts trop élevés à Marcel Vincent et que celui-ci n'arrivait pas à s'en sortir.Fortugno l'aidait donc.Selon la preuve, c'est la fourgonnette de Fortugno qui aurait été empruntée par Saint-Pierre et Vincent le soir du meurtre.48 mois TERCEEL \u2022 COROLLA \u2022 CAMRY AVALOSU \u2022 RAV4 \u2022 TACOMA \u2022 PASEO rp^niT I Programmes de location au détail de Toyota Canada !nc sur approbation de crédit par Crédit Toyota.Immatriculation, assurances et taxes en TOYOTA I sus-1Qtîre nfobte sur les modèles Camry BG22KP-BA neufs en inventaire.Premier versement ue 413 62S et dépôt de garantie de 425$ exigibles ¦nman au moment de la 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Toyota 687-2634 laval Vimont Lexus Toyota 668-2710 LONGUEUIL Longueuii Toyota 674-7474 MONT-LAURIER Claude Auto 623-3511 MONTRÉAL A-'ik Toyota 376-9191 MONTRÉAL Cnassé Toyota 527-3411 MONTRÉAL Houle Toyota 351-5010 MONTREAL Lexus Toyota Gatnel 748-7777 MONTRÉAL Toyota Centre-Ville 9i5-6354 MONTRÉAL Toyota Pie IX 3290909 POINTE-CLAIRE Fairview Toyota 694-1510 REPENTIGNY Repenîigny Toyota 581-3540 steustache Toyota St-Eustacrte 473-1872 st-hyacinthe Anqers Toyota 774-9191 stjean Déry Toycia 359-9000 st-jérôme Toyota St-Jérûme 438 1255 st-léonaro SRCorwd Toyota 252-1373 ste-agathe Toyota A Sti.'-Agatt e 326-1044 ste-thérése 6'j nville Toyota 435-3685 shawinigan Maur-cie Toyota 530-8393 sorel Automobile Pierre Lelcbvre 742-4596 terrebonne AutomotM'es L G.Lta.ll* 471-4117 thurs0 Auger & Frères 985 2218 troishivïéres Trois-Rivtères Toyota 374-5323 valleyfiel0 G Couit'a'd Automobiles 373 C850 verdun Woodland Toyota 761-3444 PEtt mjuoxjH in DCT1A ATTINTM www.toyota.ca LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 13 AVRIL 1999 Deux messagers liés au gang La mairesse casse la glace de narcotrafic Morris Mayers à l'enquête du coroner sur condamnés à la prison l'avalanche de Kangiqsualujjuak Une trentaine de personnes doivent témoigner ANDRÉ CÉDILOT Deux messagers liés à l'organisation d'Irwin Lev, responsable des importations de haschisch pour le gang Morris Mayers, ont été condamnés à la prison, hier, pour leur participation à un trafic de 400 kilos en provenance du Pakistan.L'un d'eux, Wayne Ely, 37 ans, condamné à neuf reprises dans le passé, a écopé d'un an d'emprisonnement, tandis que son comparse, Antonio Mariani, du même âge, s'en est tiré avec une peine de six mois et une amende de 10 000 $.Entérinant une suggestion commune des avocats, le juge Jean-Pierre Bonin, de la Cour du Québec, s'est montré plus indulgent envers Mariani parce que ce dernier en est à ses premiers démêlés avec la justice.Dans ses représentations.M* Thierry Na-don, du ministère fédéral de la Justice, a fait valoir que les deux hommes étaient apparus à la toute fin de ce complot international qui a duré neuf mois, de juin 1995 à mars 1996.Le rôle d'Ely était de quérir les 400 kilos de haschisch dissimulés dans une cargaison de ballons d'exercice utilisés en médecine.Le 20 mars 1996, à bord d'un camion loué, il s'est présenté à l'aéroport de Mirabel avec un document de dédouanement portant de fausses estampilles de la compagnie aé- rienne Lufthansa et du transitaire Excel Cargo.Ignorant que le chargement avait été saisi huit jours plus tôt, à la demande de la GRC, à Doubaï, dans les Émirats arabes unis, Ely est rentré bredouille à Montréal.En compagnie d'un autre complice qui effectuait de la contre-filature, il a vite rejoint Mariani dans le stationnement du Marché central.Les trois hommes sont alors montés dans deux voitures pour se rendre près d'un restaurant du boulevard Décarie, où Mariani a annoncé la mauvaise nouvelle à un certain John Trimarchi, décrit par la Couronne comme le coresponsable de l'importation du cannabis avec Irwin Lev.Jusqu'à leur arrestation en juin 1997, pourchassés par leur fournisseur du Pakistan, Lev et ses acolytes ont multiplié les démarches auprès de la Lufthansa et d'Excel Cargo pour tenter d'obtenir des documents attestant que le chargement de.ballons thérapeutiques ne leur était jamais parvenu.Le 26 septembre 1996, un émissaire pakistanais, Mahmood Hassan, a même fait un voyage blanc à Montréal dans le but de collecter l'argent.Hassan est emprisonné au Pakistan depuis le 27 mai 1997, jour de la rafle qui a permis à la GRC d'arrêter Morris Mayers et une vingtaine de membres de son gang au Canada, en Europe et ailleurs dans le monde.R0LLANDE PARENT Presse Canadienne La première séance de l'enquête du coroner Jacques Bérubé sur l'avalanche survenue dans la nuit du 31 décembre à Kangiqsualujjuak n'a pas attiré grand monde, a indiqué hier le porte-parole du coroner.À peine une vingtaine d'Inuits se sont déplacés pour venir entendre, hier après-midi, le premier témoin, la mairesse de ce village de quelque 700 personnes, Maggie Emud-luk, qui a cassé la glace, non sans émotions.Dans sa langue maternelle, l'inuktitut, cette femme de 38 ans a raconté toutes ces années passées à cet endroit et les moments terribles qui ont suivi l'avalanche au cours duquel neuf des membres de cette communauté ont perdu la vie.Pour le bénéfice des avocats des compagnies d'assurances, commissions scolaires, des familles des défunts et de l'administration régionale et de l'équipe du coroner, on fournissait la traduction simultanée en anglais et en français.La mairesse a été remplacée à la barre des témoins par son père Willie, membre du conseil et considéré comme un sage par la communauté de l'endroit.Son témoignage se poursuivra aujourd'hui.« Je n'ai aucune idée de la durée de l'enquête.Nous avons une trentaine de témoins à entendre », a indiqué le porte-parole de l'équipe du coroner, M.Clément Tremblay, rejoint au téléphone.« On aura fini quand tout le monde qui a quelque chose à dire l'aura dit dans le calme et la sérénité », a ajouté celui qui a travaillé dans ce coin du territoire québécois pendant des années.Généralement les séances de travail se tiendront de 9h à 17h00.Elles se poursuivront en soirée si les Inuits le souhaitent.L'enquête du coroner se tient dans un bâtiment neuf, le temple religieux inauguré dimanche dernier pouvant accueillir 200 personnes.L'église de l'endroit n'a pas été touchée par l'avalanche mais elle est située dans une zone considérée dangereuse.Tout au long de son enquête, le coroner Bérubé cherchera à connaître les raisons qui ont incité l'ancienne commission scolaire, chapeautée par la province, à autoriser la construction d'une école à 15 mètres d'un flanc de montagne.Il tentera aussi de découvrir s'il y a un lien entre les coups de feu tirés à minuit en guise de célébration et l'avalanche survenue à lh30 du matin.Le coroner voudra également s'expliquer pourquoi un rapport recommandant la mise en place d'une barrière de sécurité, en 1995, n'a pas été retenu.Hier matin à Kangiqsualujjuak, le thermomètre se trouvait sous le zéro.Il y avait un vent du nord, mais c'était ensoleillé.SOLDE DE TISSUS JUSQU'À o ¦Si 50 % DE RABAIS Tissus Elégance, un magasin de tissus européens célèbre dans le monde entier, sera à Montréal pour une journée seulement, soit le samedi 17 avril prochain.Plus de 1 000 coupons des plus beaux tissus de laine, de soie, de coton et de lin européens.En vedette : les couturiers Armani, Ungaro, Valentino et Versace UNE JOURNÉE SEULEMENT LE SAMEDI 17 AVRIL DE 9 h À16 h HOLIDAYINN MONTRÉAL POINTE-CLAIRE 6700, ROUTE TRANSCANADIENNE (40) À L'ANGLE DU BOULEVARD ST-JEAN (EN FACE DU CENTRE FAIRVIEW) MODALITÉS DE PAIEMENT : COMPTANT.VISA .MASTERCARD Tissus Elégance VANCOUVER .TORONTO .LOS ANGELES D £ P : U 19 8 CUIR N°l Cuir pleine épaisseur (1é8/2mm}> \u2022 Miw^piwr.?Couivres til contrasté ou ion sur ton.*> Confort ferme ou souple.*Repose-tète te 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MONTRÉAL, MARDI I 3 AVRIL 1999 île de Montréal Débordement des urgences de Notre-Dame et Maisonneuve- Rosemont HUGO DUMAS Les urgences de l'hôpital Maisonneuve-Rose-mont ainsi que celles du pavillon Notre-Dame du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM) ont de nouveau connu des débordements hier.À Maisonneuve-Rosemont, 68 patients s'entassaient au cours de la matinée dans les urgences de l'hôpital alors que la capacité officielle est de 34 places.Et quatre personnes y attendaient depuis plus de 48 heures.Au pavillon Notre-Dame du CHUM, on comptait 68 patients sur des civières, pour une capacité permise de 30 places, avec 16 personnes qui patientaient depuis plus de 48 heures.Selon Gérard Cellier, porte-parole du CHUM, cet engorgement s'explique par la fermeture des 15 lits de transition qui avaient été ajoutés cet hiver avec l'argent frais de la ministre Pauline Marois, de même que par le test de dépistage de l'entérocoque résistant à la vancomy-dne (ERV) que doivent subir tous les patients qui ont été hospitalisés à Notre-Dame depuis le i« septembre 1998.« On connaît habituellement cette situation en hiver.Il y a eu une certaine accalmie, mais depuis Pâques, il y a un retour aux urgences.C'est surprenant pour cette période de l'année et nous n'avons pas vraiment d'explications », note la porte-parole de l'hôpital Maisonneuve-Rosemont, Suzie-Jacynthe Grave!.La régie régionale a signalé que le taux d'occupation des 17 urgences des hôpitaux de l'île de Montréal atteignait hier 161 %.« À cette période de l'année, c'est ce qu'on observe normalement », indique une porte-parole de la régie.Chantai Daniel.Montréal International reporte sine die son assemblée MARTIN PELCHAT du bureau de La Presse, QUÉBEC Incapable jusqu'à maintenant de convaincre ses partenaires de la CUM et de Laval de lui céder la responsabilité de la prospection d'investissements étrangers, Montréal International reporte sine die la tenue de son assemblée générale annuelle, qui était prévue pour le 20 avril.Le conseil d'administration de l'organisme a décidé de ce report jeudi dernier afin de laisser le temps à un nouveau comité restreint de sortir de l'impasse.Le PDG de Montréal International, Jacques Girard, a confirmé le report hier, mais n'a pas voulu élaborer quant au mandat du comité.Les statuts de Montréal International prévoient que cette assemblée doit être tenue dans les 120 jours suivant la fin de l'année financière, au 31 décembre.Aucune date de remplacement n'a été avancée pour l'instant.Depuis six mois, M.Girard tente en vain de convaincre la CUM et Laval de céder à Montréal International la responsabilité de leurs activités de prospection d'investissements étrangers, présentement confiées à l'Office de développement de la CUM et à Laval Technopôle.Cette intégration, réclamée par les gens d'affaires membres du conseil d'administration de Montréal International et appuyée par la Ville de Montréal et le gouvernement Bouchard, devait être réalisée pour la fin de 1998.Divay est couvert d'éloges.et limogé GILLES GAUTHIER C'est en le couvrant d'éloges que l'administration Bourque-Fortier a annoncé hier que le directeur général de la Ville de Montréal, Gérard Divay, était limogé.Son contrat est prolongé jusqu'au 19 septembre prochain, après quoi il « contribuera au développement de l'Institut international de gestion des grandes métropoles ».Son salaire, qui sera alors de 118 440 S par année, sera payé par la Ville de Montréal.« M.Divay a fait un excellent travail parce que le contexte budgétaire était difficile, a déclaré le président du comité exécutif, Jean For-tier.Il a beaucoup contribué au succès des négociations qu'on a eues avec Québec.C'est un homme qui connaît très bien ses dossiers, qui a beaucoup d'expérience, qui a pu prendre la relève à pied levé.Il a fait un travail considérable au chapitre des relations de travail.» Mais, a-t-il ajouté, il appartient au comité exécutif « de faire le choix qui nous apparaît le meilleur pour le poste de directeur général ».Le maire Bourque, qui avait embauché M.Divay pour quatre ans en septembre 1997, était d.ms ses petits souliers et tout indique que c'est M.Fortier qui a obtenu la tête du haut fonctionnaire.« Le directeur général doit avoir des atomes crochus » avec les responsables politiques, a dit M.Bourque.Le contrat allait jusqu'au 19 avril 2001, mais sous les pressions de l'opposition alors majoritaire, l'administration avait accepté en 1997 qu'on ne garantirait à M.Divay qu'il occuperait le poste de directeur général que jusqu'au 19 avril 1999.« Je vais devoir songer à des défis qui sont dans la suite logique de ma carrière autant d'universitaire que de gestionnaire public », déclarait hier soir M.Divay.Il avait préparé en novembre 1998 un rapport dévastateur pour l'administration.Tant M.Bourque que M.Fortier ont nié que ce document soit la principale cause de son renvoi.PHOTO PC Ci Piquetage des téléphonistes Des téléphonistes et techniciens de Bell, en grève depuis vendredi, ont fait du piquetage hier pendant une bonne partie de la journée devant le siège social de leur employeur, rue de la Gauchetiere Ouest, au centre-ville de Montréal.La police de la Communauté urbaine de Montréal ne rapporte toutefois aucun incident ni arrestation.Hier matin, les employés cadres ont cependant dû être escortés par la police afin d'entrer au travail.Et vers 16 h, ils étaient toujours une centaine de grévistes à guetter la sortie des cadres de l'entreprise.PHOTO ROBERT MAILL0UX.Lâ Press* O Gérard Divay Affaire Lavergne : Québec en appelle YVES B0ISVERT La saga de l'éditeur Claude Lavergne n'est pas terminée.Québec a en effet décidé d'en appeler du jugement de la Cour supérieure condamnant le gouvernement à verser 433 200 $, plus des intérêts à peu près aussi considérables, à M.Lavergne, qui avait été victime des pratiques du ministère du Tourisme à la fin des années 80.La juge Ginette Piché avait conclu le mois dernier que des fonctionnaires du ministère avaient fait preuve de négligence et de mauvaise foi dans leurs relations avec M.Lavergne, qui avait un contrat pour imprimer des brochures touristiques pour le gouvernement du Québec.Le gouvernement n'ayant pas rempli ses obligations, M.Lavergne a fini par tout perdre, son entreprise étant dépendante du contrat avec le gouvernement.L'attitude des fonctionnaires, dont un, Michel Carpentier, est de-; venu le plus haut fonctionnaire au, Québec ( mais est devenu invalide après un très grave accident de la route ), avait eu des conséquences désastreuses sur les affaires de M.Lavergne, a conclu la juge Piché.La réputation de M.Lavergne aurait même été salie considérablement à cause de déclarations des fonctionnaires, qui ne cherchaient de fait qu'à « couvrir » leur incurie, a tranché la juge.Le Bureau de la procureure géné-4 raie attaque ce jugement, y décelant: 42 « erreurs déterminantes », en particulier une interprétation erronée des témoignages qui aurait amené la juge à tirer des conclusions déraisonnables.La poursuite de M.Lavergne a été déposée en 1989 mais a dû être retardée à cause de la dépression qu'il a faite à la suite de sa déconfiture professionnelle.Le jugement arrive donc dix ans plus tard.Vu les délais pour les affaires « ordinaires », il pourrait s'écouler plusieurs années avant que la Cour d'appel ne tranche l'affaire.Têtes d'affiche ¦ Dimanche, le lieutenant-gouverneur Lise Thibault, inaugurera la Semaine nationale de sensibilisation au don d'organes et de tissus à l'occasion d'un petit-déjeuner organise par la Fondation canadienne du rein.Elle sera entourée de personnalités du monde artistique pour inviter la population a signer une carte de don d'organes.Le tout aura lieu au complexe Desjardins, de 9 h à 14 h.Renseignements : 938-5518, poste 225.¦ Dans le cadre de la cérémonie de remise des diplômes île l'Ordre des compta* b I e s en management accrédités ( CM A ), le prix Fernand-Cloutier, créé pour souligner la meilleure performance au programme professionnel CMA, a été décerné «î Daniel Morin, de Papiers Domtar.L'Ordre a également remis son prix Management ( bourse de 1000 $ ) à Roland Bélanger, de CDM papiers décors.Nicolas Julien ( Université de Sherbrooke ) a reçu le Prix de l'Ordre pour s'être classé premier à i examen national d'admission.CMA Canada a profité de l'occasion pour décerner le titre de « fel-low * .i Daniel Dubé ( Samson et associés ).Vvan Duch.irme ( Rolland ) et Gérald Janneteau ( Reseau Daniel Morin des sports ), alors que Claude Gaf-fiero recevait le Mérite du Conseil interprofessionnel du Québec.¦ C'est sous la coprésidence d'honneur de Serge Godin, président et chef de la direction du groupe CGI, et de la rectrice de l'Université du Québec à Montréal, Paule Leduc, que tiendra le on zieme gala d l'Administrateur de l'Ordre des administrateurs agréés, le vendredi 21 mai, à l'hôtel Reine Eli/abeth.Les profits de la soirée seront versés intégralement au Fonds de la chaire de développement et de relève de la PME.Renseignements: 499-0880 ou 1-800-465-0880, poste 226.Paule Leduc se e ¦ Les librairies Champigny ( rue Saint-Denis, Carrefour Angrignon et Centre Laval ) s'associent à la cause de la maison pour femmes Le Chaînon et recueilleront les dons de disques ( CD et cassettes ) y ajoutant un don de même valeur, en prévision de la vente de disques ( bazar ) du Coffret aux trésors du Chaînon ( 50, avenue du Mont-Royal Ouest ), des 30 avril, 1er et 2 mai.Ces dons et reventes de disques permettront de maintenir les services d'accueil, d'écoute et d'hébergement pour les femmes en détresse.Gilles Proulx ¦ L'anima te tir de radio ( CKAC ) Gilles Proulx, passionné d'histoire et reporter photographe dans l'âme, vient de faire don à la Fondation canadienne du rein, de la centaine de photos ( portraits et paysages tirés de voyages au Maroc, en Allemagne, aux États-Unis, etc.) qui composent l'exposition présentée dans la galerie virtuelle Planète Que-bec ( http ://planete.qc.ca/proulx ).Ces photos seront vendues aux enchères le 18 avril, au complexe Desjardins.¦ L'Association québécoise de l'cncéphalomyé-lite myalgique ( syndrome de fatigue chronique ) tiendra un premier tournoi de golf, le samedi 22 mai.Placé sous la présidence d'honneur du Dr Denis Phaneuf, micro- Françoise Graton biologiste à l'Hôtel-Dieu de Montréal.Le tournoi se déroulera au club de golf Piémont.Soulignons par ailleurs que la comédienne Françoise Graton a accepté d'être la porte-parole de cette activité.cSùi : 125 S.Renseignements: 251-4653 ou 336-4081.¦ Appel de candidatures d'enseignants des sciences humaines, pour le Prix du gouverneur général pour l'excellence en enseignement de l'histoire canadienne.Les candidats ( individus ou équipes ) ont jusqu'au 30 avril pour présenter leur dossier.Renseignements : 1-800-861-1008.¦ Le neuvième tournoi de golf de l'Association pulmonaire du Québec se déroulera sous la présidence d'honneur de Pierre Patry, président du conseil d'administration de la firme d'ingénierie Dessau Soprin.Les profits de cette activité permettront de venir en aide aux enfants asthmatique.C'est pour le 25 mai, au club de golf Hillsdale, à Mirabel.Coût : 225 $ ( 100 $ pour le souper seule-ment ).Renseignements : 596-0805, poste 228 ou 1-800-295-81 11, poste 228.¦ L'hôpital du Sacré-Coeur de; Montréal figure en page couverture?du magazine de l'American Society' of Heating, Refrigerating and Air-Conditionning Engineers ( ASH-^ RAE ), ayant remporté le prix d'in-J novation technologique dans la ca-; tégorie des établissements de santér C'est le projet de rénovation de s*-centrale thermique, réalisé en collaboration avec les ingénieurs-con-: seils de Dessau Soprin, et qui per£ mettrait des économies annuelle^ de 300 000 $ depuis six ans ( pour une dépense de 1 350 000 $ ), qui a-valu ce prix à l'hôpital du Sacré-Coeur.Cette innovation technologique est aujourd'hui utilisée dans d'autres établissements hospitaliers du Québec.¦ La cinquième soirée « ball-room » de la fondation Cité de la.santé (au profit de l'hôpital du! même nom ) se tiendra cette année' sous la présidence d'honneur de Richard Légaré, directeur régional; pour Laval et la région nord, à la Banque Royale.Le tout aura lieu le 30 avril, à la salle Le Parc, 1950, rue Notre-Dame de Fatima, à Laval.Coût : 25 $.Renseignements : ( 450 ) 975-5365.ut Adressez vos communiqués à: Têtes d'affiche La Presse.7, rue S/-Jacques Montréal H2Y 1K9 Denis LAVOIE 1 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 13 AVRIL 1999 île de Montréal L'Université de Montréal passe pour un modèle d'efficacité RECHERCHE UNIVERSITAIRE ANDRÉ PRATTE Université de Montréal est un modèle d'efficacité et plusieurs universités canadiennes pourraient s'en inspirer pour mieux gérer leurs ressources, indique une étude produite par deux économistes de l'Université de l'Alberta.« Montréal ressort comme un exemple à suivre pour plusieurs universités de recherche avec faculté de médecine », a confirmé à La Presse le professeur Melville McMillan, principal auteur de l'étude publiée récemment.( i > Selon les calculs réalisés par M.McMillan et par un de ses étudiants de maîtrise, l'Université de Montréal obtient une cote d'efficacité parfaite de 1,0 , et ce quel que soit l'éventail de variables utilisées.Des universités comme Laval, Queen's, l'Université de Calgary et l'Université du Manitoba, qui obtiennent des cotes un peu plus basses, auraient avantage à voir quelles leçons elles peuvent tirer du fonctionnement de l'UdeM, estime l'économiste.La méthode employée pour mesurer l'efficacité des universités, baptisée « data envelopment analy-sis » ( DEA ), est relativement complexe.Il s'agit de construire un indice jaugeant la quantité relative de ressources dépensées ( intrants ) par un établissement pour produire une certaine quantité de « biens » ( extrants ).La DEA a été notamment utilisée par les économistes Pierre Ouellette et Pierre-Yves Cré-mieux, de l'UQAM, pour évaluer la performance relative des hôpitaux du Québec.Dans le cas présent, les intrants sont : le nombre de professeurs à temps plein, le nombre de professeurs en sciences, le nombre de professeurs en sciences sociales, les dépenses excluant les salaires du personnel enseignant, les dépenses de fonctionnement et les dépenses de recherche.Les « biens » produits par les universités sont mesurés à l'aide d'une dizaine de variables, dont le nombre d'étudiants inscrits à chaque niveau, les dépenses de recherche et la proportion des professeurs bénéficiant de subventions de recherche.En gros, il s'agit de voir combien les universités dépensent pour « produire » les diplômés et la recherche que la société attend d'elles.En combinant les variables de différentes façons, les chercheurs sont arrivés à neuf mesures plus ou moins fines de l'efficacité des universités canadiennes.Ces indicateurs sont relatifs, et non absolus.Cela signifie qu'une université obtenant une note parfaite de 1,0 ( ou 100 % ) est la plus efficace parmi les universités partageant les mêmes caractéristiques qu'elle.Dans l'absolu, cependant, cette univer- ph0t0theoue La Presse L'Université de Montréal ressort comme un exemple à suivre pour plusieurs universités de recherche avec faculté de médecine, selon l'étude réalisée par Melville McMillan, professeur d'économie de l'Université d'Alberta.site peurrait peut-être être encore plus efficace qu'elle ne l'est.Selon les données recueillies pour l'année 1992-93 ( et M.McMillan admet que les choses peuvent avoir change depuis ), les 45 universités canadiennes étudiées obtiennent un score moyen de 93 % aux neuf mesures utilisées.« Cela indique que nos universités sont des établissements plutôt efficaces, estime l'économiste.Ce n'est pas surprenant.Les attentes des politiciens, celles des étudiants et la concurrence entre les universités poussent les universités vers l'efficacité.» Notes parfaites Treize universités obtiennent un note parfaite peu importe la combinaison de variables utilisées, ce qui indique « qu'elles jouent très bien leurs cartes ».Parmi elles, trois universités québécoises : l'Université de Montréal, l'UQAM et Bis-hop's.Les autres universités du Québec obtiennent des notes fort acceptables, mais un peu plus faibles.Ri-mouski frôle la note parfaite avec 99,9 %.Suivent McGill, Concordia et Trois-Rivières avec 97 %, Laval avec 94 %, et Sherbrooke à 91 %.Sous la barre des 90 %, on trouve Hull à 87 % et Chicoutimi à 86 %.Le modèle permet d'identifier quelles universités efficaces pourraient servir d'exemples à celles qui le sont moins, compte tenu des caractéristiques de chaque établissement.C'est là que l'Université de Montréal se distingue du lot.L'UQAM, qui a aussi une note parfaite, ressort moins souvent, probablement parce que peu d'universités canadiennes partagent ses particularités de jeune université urbaine.Le professeur McMillan convient que les indicateurs employés restent relativement frustes, qu'il n'est pas facile de jauger l'efficacité d'institutions aussi complexes à l'aide de simples statistiques.« Mais les mesures existantes utilisées par les gouvernements pour comparer les universités entre elles sont également très limitées puisqu'elles sont basées sur deux ou trois variables », souligne-t-il.« Si j'étais un administrateur dans une université, poursuit McMillan, je voudrais voir où se situent les institutions comparables à la mienne, et chercher ce que je peux apprendre des universités efficaces.Il peut y avoir des explications parfaitement logiques ( à la moins bonne performance de certains établissements ).Par exemple, les universités en région ont peut-être des obligations coûteuses que n'ont pas les universités centrales.» L'économiste cite le cas de l'Université de Sherbrooke, qui obtient une note parfaite selon certaines échelles, mais dont le score chute lorsqu'on ne retient que les variables financières : « Ils devraient se demander si cela est dû au fait que leur éventail de programmes est coûteux en soi, simplement en raison de la nature de ces programmes, ou bien s'ils dépensent trop pour les services fournis.» Les bienfaits de la concurrence Sherbrooke, indiquent les données, pourrait jeter un coup d'oeil vers les universités Wilfrid-Laurier et Brock, et vers l'Université de Montréal.Laval, pour sa part, pourrait apparemment tirer des leçons de Windsor, Toronto, de l'UQAM et de l'UdeM.Les analyses des chercheurs révèlent aussi que les universités qui sont en concurrence avec d'autres établissements situés à proximité sont plus efficaces.De plus, les universités auraient avantage à se spécialiser : « La diversité des programmes implique des coûts.» Enfin, une université qui compte un plus grand nombre d'étudiants tend à être plus efficace, ce qui révèle probablement l'existence d'économies d'échelle.( 1 ) McMillan, M.d Datta, D.« The Relative Ejfîcieficies ofCanadian Universities », Analyse de politiques, vol.XXIV, no.4, 1998.Si vous n'avez pas pensé au Rodeo, permettez-nous de vous indiquer ce que vous êtes en 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à l'épanouissement de la foi de chacun, particulièrement dans les milieux défavorisés.Une Église dont l'ambition est de servir non seulement les croyants et les croyantes mais aussi l'ensemble de la société.Cette Église nous a été léguée comme une oeuvre en chantier que je continue chaque jour, grâce à Dieu et à votre générosité.+ Jean-Claude Cardina! Turcotte Archevêque de Montréal Les oeuvres de l'Église catholique de Montréal.Du 11 au 30 avril 1999. LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 13 AVRIL 1999 Un cri du coeur presque unanime : les clauses discriminatoires doivent disparaître ! PHOTO ALAIN ROBERGE.La Presse C Présentant les arguments du patronat désireux d'éviter un projet de loi bannissant les clauses discriminatoires, l'avocate Manon Savard devait se sentir bien isolée dans la rencontre d'hier.ULIANNE LACROIX « On donne des milliards pour la formation des jeunes et quand ils entrent sur le marché du travail, on leur donne le salaire minimum.Les clauses discriminatoires doivent disparaître pour que les jeunes et les surnuméraires puissent retrouver une place dans la société comme citoyens à part entière.» Comme un point d'exclamation au Fo-.rum organisé hier par la Commission des droits de la personne et des droits de la v jeunesse sur le thème: «L'équité entre générations et les clauses orphelin (discriminatoires) : des droits à défendre », l'intervention de Jules Théorêt, conseiller syndical CSN, a condensé dans un cri du .coeur l'essentiel du message des confé-' renclers.Double échelle où les nouveaux employés doivent occuper des échelons inférieurs créés à leur intention, périodes de probation allongées, gels d'échelons, conditions de travail à la baisse pour les travailleurs surnuméraires ou à temps par-.tiel.François Rebello, président de , Force Jeunesse, croit que ce concept est inacceptable pour des syndicats qui ont le devoir de représenter équitablement tous leurs membres.Selon l'Association du Barreau canadien, on peut qualifier de clauses discri-ihinatoires celles qui ont pour effet de soumettre, selon la date d'entrée chez l'employeur, un ou plusieurs salariés à des conditions de travail moindres pour un travail équivalent.Attention toutefois, soulignent les participants au forum, il n'est pas question d'attaquer le principe de l'ancienneté ou la rémunération selon l'expérience dont les avantages peuvent être appliqués à tous les employés également.« Il est toujours bien tentant de sacrifier les intérêts de ceux qui ne sont pas encore là au profit de droits acquis, admet Me Marie-France Bich, professeur à la faculté de droit de l'Université de Montréal, mais c'est une façon assez peu élégante de brader les intérêts d'une minorité.Cela viole les principes d'équité et de solidarité qui doivent guider les syndicats.» Au-delà des tensions entre les travailleurs, les clauses discriminatoires créent chez les nouveaux travailleurs, souvent des jeunes, le sentiment d'être des citoyens de deuxième classe.Présentant les arguments du patronat désireux d'éviter un projet de loi bannissant les clauses discriminatoires, Mc Manon Savard, associée chez Ogilvy Renault, devait se sentir bien isolée dans cette assemblée qui militait majoritairement dans l'autre camp.« Les lois et la charte des droits permettent déjà de contrer la discrimination, dit-elle.En adoptant une telle législation, on n'affronte pas les vrais problèmes et on empêche les patrons de faire face à la concurrence, à la réalité différente du marché du travail, à une période économique difficile, à des changements législatifs potentiels, sans compter qu'on entrave le droit de négocier, une des pierres angulaires de notre système.Cela irait directement à rencontre de la tendance à déréglementer dans un contexte de mondialisation des marchés.» Elle a ajouté qu'aucune autre province ni État n'interdit les clauses discriminatoires.À titre d'exemple d'effet pervers d'une éventuelle législation, Mc Savard rappelait que lors de l'ouverture élargie de certains commerces, on a pu permettre aux anciens employés de conserver leur droit acquis à un congé dominical.« Une telle entente ne serait plus possible », dit-elle.La Commission, qui a présenté en août un mémoire lors d'audiences publiques sur cette question, a réitéré sa position dans son document d'introduction au colloque : « Le cri d'alarme est lancé : il faut stopper cette prolifération qui accroît sans cesse l'iniquité intergénérationnelle.» Le président de la Commission, Mc Claude Filion, n'a pas caché son intention « de secouer le pommier », alors que l'on attend prochainement un projet de loi révisant la question.Si les clauses à double palier ne touchent que 6,3 % des conventions, elles se répandent, souligne M* Michel Coutu, conseiller juridique à la Commission, et atteignent des proportions importantes dans certains domaines (37 % dans le commerce, 17,2 % dans l'administration publique).¦Jsn»A.* tri! ¦>UlluH-h'''!,.lJAH:HU-IHiU:i .EH ;.mi wSffî mm if USisiMh fit SX I ai ilm \u2022 '-'1 ittilM- lu i m A - , /w.i'' f*1 y .* .» *^ FREINS GARANTIS À VIE À partir de un prix sans mauvaise surprise Freins (avant) : * Plaquettes et segments garantis à vie.Pièces et main-d'œuvre garanties un an.Remplacement des plaquettes avant par des garnitures AC Delco.Vérification des étriers, des capteurs ABS, du maître-cylindre et des freins arrière.Ajustement du niveau d'huile.A INSPECTION EN 15 POINTS ET CHANGEMENT D'HUILE GARANTIS EN 29 MINUTES 26 95$ ^ans rendez-vous un prix sans mauvaise surprise CHEVROLET OLûSMoeni PONT1AC UIIICK t.n
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