La presse, 22 avril 1999, C. Actualités
[" Montréal jeudi 22 avril 1999 ?Ac tualité s PETITES ANNONCES La colère de Bo Baribeau I - t Richard Hétu collaboration spéciale LITTLETON, Colorado o Baribeau, 15 ans, ne retournera jamais plus dans les murs du Columbine High School.« Mes parents n'y pourront rien.En tant qu'adultes, ils ne savent pas ce que j'ai vécu.Je ne veux plus marcher là où j'ai dû enjamber des amis morts ou blessés.» Les tueurs étaient bardés d'armes Agence France-Presse LITTLETON Les deux jeunes qui ont ouvert le feu au Columbine High School, Eric Harris et Dylan Klcbold, étaient entrés dans l'établissement avec au moins cinq armes et plus de trente bombes artisanales, a indiqué hier le shérif John Stone.Une arme semi-automatique de 9mm, deux carabines et un pistolet ont été retrouvés dans l'école.Les enquêteurs ont également trouvé plus de trente bombes, dont certaines à retardement, a indiqué le shérif lors d'une conférence de presse.L'une d'elles a explosé mardi soir plus de quatre heures après la fin de la tuerie, a-t-il ajouté.Les autorités ignorent encore comment les deux adolescents qui ont perpétré la tuerie ont pu introduire leur arsenal à l'intérieur de l'école.Elles pensent qu'ils ont pu le faire progressivement, conservant une partie de leurs engins explosifs à l'intérieur de leurs casiers individuels.Les démineurs continuaient hier matin de fouiller l'intérieur de l'école, le campus, ainsi que les véhicules des élèves garés sur le parking adjacent.Les maisons des deux meurtriers font l'objet de perquisitions et plusieurs bombes ainsi que les éléments nécessaires à leur confection ont été retrouvés au domicile d'Eric Harris.Eric Harris Dyian Klebold Comme tous les survivants de la tuerie de mardi, Bo est sous le choc.À midi hier, il s'est vidé le coeur devant un journaliste étranger.« Je sens de la colère, a-t-il dit, serrant la main de sa blonde silencieuse.Ça ne m'est pas encore rentré dans la tête.Je ne peux pas croire que c'est arrivé.Je voudrais juste être à la place d'une victime pour ne plus avoir à y penser.» Bo porte une casquette de baseball à l'envers.C'est un sportif.Il est un des « jocks » que ciblaient les étudiants Eric Harris, 18 ans, et Dylan Klebold, 17 ans, les auteurs du massacre.Bo ne veut plus remettre les pieds dans le Columbine High School, mais il était aux abords de l'école, hier, dans un parc grouillant de journalistes, de policiers, de curieux et d'une centaine de camarades de classe, certains accompagnés de leurs parents.Dans le stationnement de l'école.ils ont recouvert de fleurs la voiture d'une des 15 victimes, dont le corps se trouvait encore à cette heure dans l'école.Au pied d'un arbre, ils ont déposé d'autres fleurs, des poèmes et des messages déchirants.L'un d'eux disait : « Ces fleurs et ces prières sont offertes aux victimes innocentes et à leurs familles, pas aux deux monstres qui ont commis des actes violents et égoïstes.» En se retrouvant, 24 heures après les bombes et les balles destructrices, les étudiants se donnaient l'accolade et, parfois, éclataient en sanglots.Très peu ont refusé de parler aux journalistes, venus d'aussi loin que le Japon, le Brésil, l'Allemagne, pour témoigner d'une autre tuerie dans une école américaine, encore plus mortelle que les autres.La grande majorité des étudiants semblaient avoir besoin de raconter la tragédie qui a fracassé la banalité de leur vie dans une ville-dortoir de 35 000 habitants, très majoritai- rement blanche et relativement aisée.Dans Littleton, d'où l'on voit les cîmes enneigées des Rocheuses, on retrouve quelques-unes de ces communautés privées au sein desquelles des familles américaines se retranchent pour se protéger contre les maux de la société.« Je pensais que nous vivions à Pleasantville », a déclaré Josiah Pena, âgé de 18 ans, membre de l'équipe de football de Columbine.Rien n'arrive jamais ici.Notre école se classe toujours numéro un dans les concours.Sarah Dubor, 16 ans, mangeait ses nachos dans la cafétéria quand la tuerie a commencé.Quelques jours auparavant, elle avait échangé quelques mots avec un des tueurs, Dylan Klebold.« Dylan a tiré dans ma direction, a dit Sarah.Je pense qu'il ne m'a pas vu.» Un préposé à l'entretien a crié aux étudiants de se réfugier sous les tables de la cafétéria.Et lié deux tueurs, revêtus de leuri trench-coats, ont continué à ttrej dans le tas en ricanant.L'un d'eux a dit : « Ne vous en faites pas, voç allez mourir dans quelques tes.» « Je tremblais de tous mes bres, a déclaré Sarah.Je ne pensaii pas que nous allions survivre.>C Bo Baribeau était égalent^ dans la cafétéria.£ « S'ils m'avaient vu avec ma caç qiiette, ils m'auraient probable* ment tiré », a-t-il dit.Mais Bo n'est pas sûr s'il doit se réjouir d'être encore en vie.Il aurait voulu faire plus pour ses camarades.Devant le mal, il a été impuissant, comme tous les autres.« Ces gars-là étaient en mission suicidaire, a dit Bo en parlant des tueurs.C'était des maniaques de la Seconde Guerre mondiale.Ils voulaient imiter Hitler.« Je me demande quelle sorte de parents ils ont eus.» PHOTO AP Le deuil Justin Boggus (à d.), Craig Ason (de dos) et Crystal Woodman étaient hier parmi les élèves qui sont venus toute la journé près de l'école secondaire pour pleurer les disparus.On déplorait hier la mort de quinze personnes, dont quatorze élèves.Vingt-deux autres élèves ont été blessés.Seize restaient hospitalisés hier soir, dont six dans un état critique.Les tueurs gothiques RICHARD HÉTU collaboration spéciale, LITTLETON Avec l'explosion d'Oklahoma City, en avril 1995, les Américains ont découvert le phénomène des formations paramilitaires d'extrême droite.Quatre ans plus tard, avec la tuerie de Littleton, ils font connaissance avec la culture gothique.Eric Harris et Dylan Klebold, les deux tueurs du Columbine High School, faisaient partie de cette culture dont les adeptes les plus extrémistes carburent au satanisme, au vampirisme, à la morbidité et, dans le cas des deux étudiants de Littleton, au nazisme.Les goths sont facilement reconnaissables.Ils s'habillent en noir, se chaussent de Doc Mar-tens et portent souvent le trench-coat, l'équivalent moderne de la cape du sorcier.Certains d'entre eux écoutent Marilyn Manson, le chanteur androgyne qui fait peur aux parents d'adolescents en célébrant la drogue et la mort.D'autres affectionnent les jeux vidéos gothiques, dont Doom, où il faut tuer pour gagner dans un univers de donjons maléfiques.Cette culture gothique se résume souvent à un look, souvent découragé dans les écoles américaines.« Quand nous voyons un jeune avec un chandail de Marilyn Manson, nous lui demandons de le mettre à l'envers », a dit une enseignante à l'élémentaire de Littleton, hier.« C'est très dur, a ajouté Marti Stocker, 52 ans.On ne sait pas si le look gothique est seulement une expression théâtrale ou le signe de quelque chose de plus troublant.Au High School, les professeurs ne disent rien parce que les élèves sont plus âgés, » Les deux tueurs du Columbine High School appartenaient à un groupe appelé « The Trench Coat Mafia », comptant une dizaine de membres.Parfois, ils se présentaient à l'école le visage couvert de maquillage blanc, les lèvres peintes en noir, les yeux cerclés de noir.Ils étaient souvent la cible de quolibets.« Tout le monde se moquait d'eux, a dit Ja-son Baer, un élève de 16 ans.Us détestaient la vie.Ils en avaient assez.» « Ce n'est pas comme s'ils étaient persécu- .tés, a rétorqué Josiah Pena, un élève de 18 ans.C'était comme ça dans le temps de mes parents.Et il n'y avait pas de massacre.» À la suite de la tuerie de Littleton, la culture .gothique ne doit pas servir de bouc émissaire, disent aujourd'hui ses adeptes.Mais ce n'est pas la seule culture qui sera montrée du doigt.Dans le film Basketball Diaries, l'acteur Leonardo DiCaprio arrive dans sa classe armé d'un fusi! automatique et vêtu d'un trench-coat.La scène est un rêve, mais on voit très bien DiCaprio sur le grand écran mitraillant ses camarades de classe qui ne l'ont pas respecté.Littleton, une ville tellement américaine Associated Press, LITTLETON Ce qui est particulièrement inquiétant pour les Américains c'est que Littleton, c'est un peu « Anytown, USA » (« N'importe où » aux États-Unis).On pourrait même ajouter n'importe quand.« Si cela peut se passer ici, les gens reconnaîtront sûrement que cela peut arriver dans chaque localité en Amérique, et cela nous aidera peut-être à ce que cela ne se reproduise plus », a affirmé le président américain Bill Clinton, quelques heures seulement après le drame.Littleton, au coeur d'une riche région agricole irriguée, est une petite ville de 35 000 habitants de la banlieue de Denver.Plus de la moitié des adultes qui y vivent ont un diplôme de l'enseignement supérieur.La vigueur économique de la ville, notamment dans le domaine des technologies de pointe, a fait oublier la campagne environnante.Les cultures alentour ne seront plus bientôt qu'un souvenir, remplacées par h s maisons et les terrains de sport.Basîîon républicain, c'est pouriani là que Bill Clinton avait ouvert le sommet du G-8 en 1997, au Centre national de télévision numérique, une unité de recherches de l'industrie des télécommunications.Paradoxalement, Littleton peut légitimement se revendiquer comme l'une des plus vieilles « communautés » d'Amérique du Nord.À quelques kilomètres du lycée où s'est produit la fusillade, des archéologues s'efforcent d'empêcher les bulldozers de détruire l'empreinte laissée par un des tout premiers sites d'occupation humaine du continent, Lamb Spring.Littleton s'est développé à la faveur de la ruée vers l'or de 1859.Un jeune ingénieur du New Hampshire, Richard Sullivan Little, y faisait creuser des canaux d'irriguation pour détourner vers Denver les eaux de la rivière South Platte.À la fin des années 50, le Pentagone construit, dans un canyon isolé, une usine de missiles intercontinentaux.Aujourd'hui propriété de Lockheed Mon in, elle emploie plus de 10 000 personnes.Elle a conservé sa spécificité militaire, mais fabrique aussi des satellites de télécommunications.PM0T0 REUTÇRS L'école secondaire Columbine trône au sommet d'une colline, au coeur de Littleton. C2* LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 22 AVRIL 1999 La tuerie de Littleton \"i^M te i Les élèves éplorés du Columbine High School, rassemblés hier près de l'école, ont été la cible de photographes du monde entier.La violence ronge les jeunes Américains PHOTOS AP .\\gence France-Presse WASHINGTON La fusillade de Littleton marque une montée de la violence chez les jeunes aux États-Unis dans une société en pleine révolution médiatique.« Les statistiques montrent que depuis le début des années 1990 les actes de violence causés par les jeunes ont atteint un niveau exceptionnel dans la société américaine », reconnaît l'Association américaine de psychologie (APA).\u2022 » Selon TAPA, un élevé du secondaire sur 12 aux États-Unis est menacé ou 1 ilessé avec une arme chaque année.Et 48 personnes ont été tuées par arme à feu dans les écoles en 1997-98.Mais pour l'association, « il n'existe pas une seule explication à cette montée de la violence chez les jeunes ».À l'heure actuelle, a souligné dans un entretien téléphonique Melissa Jon-son-Reid, professeure à l'Université Washington à St.Louis (Missouri), « l'attention se porte beaucoup plus qu'autrefois sur la violence dans notre culture ».Les médias, que ce soit la télévision, la presse écrite ou les jeux vidéos, « sont obsédés par ces faits », a-t-elle noté, et les jeunes peuvent être plus ou moins influencés par ce qu'ils voient.Parmi les principales raisons expliquant la violence, TAPA cite le fait d'être confronté à la violence, physiquement ou dans les médias, une enfance malheureuse, le besoin d'être reconnu, l'accès facile aux armes.\u2022 < Aucun facteur n'est responsable par lui-même », il s'agit toujours d'une combinaison », a estimé dans un entretien le psychologue Peter Sheras, professeur à l'Université de Virginie.Mais, selon lui, les médias donnent peut-être une trop grande importance à ces actes de violence et les jeunes peuvent avoir envie de « tenter d'attirer sur eux ce type d'attention ».Ce fait, conjugué à l'urbanisation et à la déstructuration des familles, qui limite les échanges entre jeunes et parents, serait un des nouveaux éléments de la culture américaine provoquant la montée de l'agressivité chez les adolescents, selon les psychologues.Ce type de violence n'existait pas autrefois.Or, il y a une vingtaine d'années, tous les enfants de la région de Littleton possédaient chez eux des armes qu'ils utilisaient pour tirer sur des cibles ou chasser, se souvient un ancien élève de l'école Columbine, où le drame s'est produit.Certaines écoles organisaient même des stages d'apprentissage du maniement des armes.Mais les deux auteurs de la tragédie, Eric Marris et Dylan Klebold, appartenaient, selon des témoignages, à la « mafia en trench-coat », un groupuscule de jeunes passionnés par tout ce qui touche à l'armée.Ses membres s'isolaient, ne parlaient à personne.Tous signes souvent précurseurs d'un acte violent, souligne l'APA.PHOTO AP Deux élèves du High School Columbine s'étreignent dans le parc Clément.Hier, plusieurs personnes ont déposé des fleurs en mémoire des victimes de la tuerie de Littleton dans ce parc situé tout près de l'école.Le Québec n'est pas à l'abri, mais peut-être mieux protégé ISABELLE HACHEY Les Américains sont sous le choc au lendemain d'une autre fusillade meurtrière, mardi, dans une école du Colorado.Une telle tragédie pourrait-elle se produire de ce côté-ci de la frontière ?Personne ne peut réellement y répondre, mais la culture américaine est beaucoup plus propice à ce genre de folie meurtrière, estime Pierre Poupart, coordonnâtes de l'Institut universitaire des centres jeunesse de Montréal.« L'idéologie répressive américaine, la libre circulation des armes et la culture de v iolence cinématographique sont des facteurs de risque importants aux Étais-Unis », explique-t-il.Par contre, le Québec n'est pas à l'abri de la violence.« Il y a ici des gangs de rue, violents, qui ont des signes, des comportements ou des costumes distinctifs », tout comme les imperméables noirs auxquels s'identifiaient les deux jeunes tueurs du Colorado.Au Québec comme aux États-Unis, le désespoir des jeunes et leur sentiment de i'ijwi làvC dUX ùliiua miiiî uC» siyffipftG- mes » potentiellement dangereux, poursuit M.Poupart.Néanmoins, la société québécoise se préoccupe davantage de prévention, ce qui constitue selon lui un \u2022 Licteur de protection ».Plutôt que d'installer des caméras de surveillance ou des detemurs de métal, on préfère implanter dis programmes de prévention de la violence dans les écoles québécoises, plus proiitahles à long tenue.Ainsi, le centre MarieUourg, un organisme communautaire qui oeuvre auprès des jeunes de Montréal a élaboré un programme original de résolution de ton ilits.Vers le fHK\\fu\\ue.Depuis un an seulement, 93 écoles primaires et secondaires du Québec y ont adhéré.Unique au Québec, le programme invite 1rs c niants à résoudre eux-mêmes les conflits de leurs camarades.Dans les « ours de récréation, ces jeunes deviennent de véritables petits m casques bleus »>, explique le directeur général du centre Ma-licHntirg, Claude Moreau.«Certains jeunes sont insémines.Plus ils fout peur, plus ils se font respecter et m si nu m valorisés.On leur apprend simplement à se valoriser autrement », dit PHOTO PIERRE CÔTfc.Là Claude Moreau, directeur général du centre MarieBourg, et Janick Audet, directrice du programme de résolution de conflits, Vers le pacifique.Janick Audet, directrice du programme.« C'est très efficace, on note une diminution de la violence et les jeunes développent un véritable sentiment d'appartenance », affirme France Laurent, psychoéducatrice à l'école Saint-Pierre-Claver, à Montréal.M.Moreau admet toute-lois qu'aucun [irogramme de prévention ne peut mettre es enfants à l'abri d'un tueur fou.h 11 faut prendre conscience que- ça nous est déjà arrivé, avec le drame de l'École polytechnique.La grande question, c'est de savoir si nous sommes prêts à réagir.» Sans aucun doute, répondent en choeur les responsables d'Urgences Santé, du SPCUM et de la régie régionale de Montréal-Centre.Blâmée pour leur lenteur », a-t-il ajouté.d'après AFP GRANDE-BRETAGNE Appui populaire ¦ La campagne de bombardement de l'OTAN en Yougoslavie obtient un large soutien de l'opinion publique des pays membres de l'Alliance atlantique, selon un sondage du groupe Angus Reid réalisé pour le magazine britannique The Eco-nomist qui sera publié demain.Soixante et un pour cent des personnes interrogées se sont prononcées en faveur des frappes de l'OTAN, contre 31 % qui y sont opposées.Le sondage a été réalisé dans 11 pays membres de l'OTAN et dans six pays non membres, dont la Russie.Au Canada, 64 % des répondants étaient favorables et 33 % contre.d'après AFP YOUGOSLAVIE Route du retour ¦ Selon un haut responsable du ministère yougoslave des Affaires étrangères, 22 00 réfugiés albanais du Kosovo sont retournés récemment chez eux dans la région de Podujevo, au nord du chef-lieu de la province Pristina.Le ministre délégué susse A_ffa\\r, » c étrangères, Nebojsa Vujovic, a par ailleurs démenti hier que l'indépendantiste kosovar modéré Ibrahim Rugova soit l'otage des autorités serbes, assurant qu'il était « un homme libre » qui a choisi de rester au Kosovo.d'après AP ITALIE Sommet ¦ Six Prix Nobel de la Paix ont participé hier à Rome à un sommet symbolique au cours duquel ils ont appelé à la fin du conflit en Yougoslavie.« Nous voudrions, à Rome, voir se construire une route vers la paix », a déclaré l'hôte de cette conférence de deux jours, le maire de la capitale italienne, Francesco Rutelli.Tout en appelant à la paix, les Nobel présents ont paru diverger sur les voies à emprunter.d'après AP ALLEMAGNE Journaliste captif ¦ Le ministère des Affaires étrangères à Bonn a déclaré hier que les autorités yougoslaves détenaient un journaliste allemand porté disparu depuis la semaine dernière.Hans-Peter « Pit » Schnitzler « va bien compte tenu des circonstances >?, a déclaré le porte-parole du ministère, Andréas Michaelis.d'après AP PHOTO AFP Vu du parc Kalemegdan, le quartier général du parti socialiste de Slobodan Milosevic en flammes.de Milosevic bombardé d'après AP et AFP BELGRADE/BRUXELLES L'OTAN a doublé le nombre de ses raids contre la Yougoslavie, mais rien n'y a fait : après 29 jours de bombardements intensifs, le président yougoslave Slobodan Milosevic ne donnait hier aucun signe de fléchissement.Au contraire.La purification ethnique semble se poursuivre, alors que la haut-commissaire des Nations unies pour réfugiés, Sadako Ogata, s'attend « à ce que la barre des 900 000 réfugiés soit franchie ».Mm« Ogata s'est déclarée « ex-trêmement inquiète » sur l'avenir du conflit et le sort des réfugiés.Plusieurs milliers de réfugiés koso- var* *»mrp ^OOO et 7000, sont encore arrivés ces dernières heures à Milana, un village isolé proche de la frontière macédonienne.Pendant ce temps, l'OTAN poursuivait ses frappes.Grâce au déploiement de dizaines d'appareils additionnels, «< le nombre de cibles que nous frappons désormais, même avec de mauvaises conditions météo, est multiplié par deux par rapport aux deux premières semaines de la campagne », a affirmé le porte-parole de l'OTAN, Jamie Shea.Au cours de la nuit et dans la journée d'hier, l'Alliance a encore bombardé une trentaine de cibles, dont « le coeur de la machine de propagande » yougoslave, à savoir un bâtiment abritant des bureaux du Parti socialiste serbe de Slobodan Milosevic, ainsi que trois chaînes de radio-télévision dont au moins deux sont contrôlées par l'épouse et la fille de M.Milosevic.« Nous frappons désormais le coeur du régime tâché de sang » de M.Milosevic et « nous le ferons encore et encore », a martelé hier le ministre britannique de la Défense, George Robertson.Les six premiers hélicoptères Apache, dits « tueurs de chars », sont arrivés en Albanie.PHOTO AFP De la nourriture pour les réfugiés.Le dernier pont reliant Novi Sad, le chef-lieu de la Voivodine, sur la rive droite du Danube a été détruit.La raffinerie de la ville a également été bombardée et un important incendie s'y est déclaré, selon la télévision serbe.Des sources serbes ont accusé l'OTAN d'avoir fait de nouvelles victimes civiles.Quatre personnes ont été tuées et 20 blessées par des frappes aériennes sur un camp de réfugiés serbes au Kosovo, selon la police locale et des témoins qui ont vu trois cadavres et des bâtiments détruits.L'agence officielle Tanjug a avancé un bilan d'au moins 10 morts et 16 blessés.Ces attaques ne semblent toutefois pas entamer la détermination de Slobodan Milosevic, alors que le conflit menace désormais de s'étendre aux régions voisines, et avant tout à la petite république yougoslave du Monténégro.L'armée fédérale yougoslave a démenti hier les accusations du gouvernement monténégrin selon lesquelles elle aurait tué des réfugiés koso-vars dans plusieurs villages du nord de la république.Mais ces accusations et le relus du président monténégrin Milo Djukanovic de placer sa police sous les ordres de l'armée fédérale ne font rien pour apaiser les tensions entre Belgrade et Podgorica, capitale du Monténégro.Quelque 2000 réfugiés ont fui cette république pour passer en Albanie hier.Alors que les affrontements sont désormais quotidiens entre forces serbes et combattants de l'UCK à la frontière albanaise, la Croatie, elle, s'est dit prête à défendre ses frontières, après l'invasion mardi par des forces yougoslaves de la zone démilitarisée de Prevlaka.C'est donc dans un climat de grande incertitude que l'OTAN fêtera à partir de demain son cinquantenaire à Washington.La Russie a annoncé qu'elle ne participerait pas à ces célébrations.Toute lois.Moscou enverra aujourd'hui à Belgrade son émissaire spécial pour les Balkans, l'ex-premicr ministre ViktorTchernomyrdinc.Chrétien préfère l'intensification des bombardements à l'engagement au sol \u2022m é * * f I J : 9 I 1 GILLES T0UPIN du bureau de La Presse, OTTAWA Le Canada ne s'attend pas à ce que le sommet du 50* anniversaire de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN), qui commence demain à Washington, soit celui de l'engagement de l'organisation dans une guerre au sol au Kosovo.Selon des hauts responsables du gouvernement, qui ont tenu hier une séance d'information préparatoire à la participation du premier ministre Jean Chrétien à cette rencontre de trois jours, il est bien évident que le scénario de l'envoi de troupes terrestres au Kosovo sera discuté « dans les couloirs et les corridors ainsi qu'à la table de travail ».« Mais nous ne nous attendons pas à une décision ce week-end », a affirmé l'un de ces responsables canadiens.Ottawa n'a reçu aucune indication qu'un autre membre de l'Alliance ait l'intention de faire une proposition formelle en ce sens.Et la direction politique de l'OTAN n'a donné aucune instruction à la direction militaire pour préparer d'autres scénarios de guerre.Le gouvernement fédéral affirme qu'il y a consensus au sein de l'organisation pour poursuivre et intensifier la campagne de bombardements en Yougoslavie, malgré la constatation que les troupes serbes continuent de vider le Kosovo de ses habitants d'origine albanaise, malgré la multiplication des critiques sur la stratégie de l'OTAN.Ottawa se range à l'avis de la direction militaire de l'OTAN, qui affirme qu'il reste encore beaucoup de cibles à détruire en Yougoslavie, que les frappes commencent véritablement à se faire sentir sur le terrain, et qu'on ne peut évaluer la nécessité de changer de scénario tant que le travail de destruction en Yougoslavie ne sera pas terminé.La rencontre de Washington, qui rassemblera dès demain matin les 19 chefs de gouvernement de l'Alliance \u2014 dont les trois nouveaux venus que sont la Pologne, la République tchèque et la Hongrie \u2014 devait à l'origine être une célébration.La crise du Kosovo l'a complètement détournée de son but d'origine et occupera le centre de la scène pendant trois jours.Les grands dîners d'apparat et les réceptions ont été annulés.Dès demain matin, une réunion non prévue sur le Kosovo rassemblera les ri i : PHOTO AFP Regard de réfugiée.19 chefs de gouvernement de l'Alliance.Le premier ministre Jean Chrétien s'y présentera avec l'intention d'endosser la continuation des.frappes aériennes tout en tentant d'activer vivement le front diplomatique.Cette position de M.Chrétien *t sur la poursuite des bombardements a toutefois été dénoncée par l'opposition hier aux Communes.Le premier ministre a notamment été qualifié de « suiveux » par le chef du Nouveau Parti démocratique, Alexa McDonough.« Le Canada n'a pas besoin d'un suiveux, a-t-elle lancé en Chambre, il a besoin d'un leader.» \u2022 La veille, le premier ministre avait déclaré, pour la première fois, sur les ondes de Radio-Canada,.Si que si tout le monde à l'OTAN était d'accord pour passer à l'offensive terrestre au Kosovo, il ne serait « pas le seul à ne pas être d'accord ».L'opposition estime que c'est au Canada que la position canadienne sur l'envoi de fantassins doit être prise et non une fois rendu à Washington.« Le premier ministre croit-il qu'il est une sorte de roi qui peut simplement envoyer ses paysans à la guerre », a demandé en Chambre le réformiste Bob Mills, sous les huées des libéraux.« Croit-il qu'il puisse prendre ses décisions autour de cocktails à Washington au lieu de consulter ce Parlement ?» Pour assurer une position de force au Canada, l'opposition demande en effet que la décision d'envoyer des Canadiens se battre au sol soit soumise à un vote de la Chambre, ce sur quoi le gouvernement refuse de s'engager.De hauts responsables fédéraux j rétorquent à cela que l'OTAN fonctionne par consensus, par décision 3 collective, qu'il s'agit d'« une dynamique » et que les chefs de gouvernement des pays membres doi- .vent d'abord comparer ensemble « leurs évaluations de la situation!! 2 avant de prendre des décisions.« Il y aura encore beaucoup de discussions au sommet sur la campagne aérienne, affirme un haut responsable, sur les sanctions économiques, sur l'embargo pétro- > lier ».Si une décision est arrêtée à Washington sur l'envoi de fantas- , sins au Kosovo, rappelle ce responsable, le premier ministre consultera le Parlement par le moyen i d'un débat.c Le discours peu i___i~___j_ n».i.:.uruiuuuAC ut; uictanimi.VICTORIA STCGIC de l'AFP, BELGRADE Vuk Draskovic, ancienne figure de proue de l'opposition aujourd'hui réconcilié avec Slobodan Milosevic, n'hésite pas à s'afficher comme un homme de compromis, tout en H /> n n n r i n t a l'anrpccinn H *» l'OTAN » et en s'opposant à un déploiement de troupes internationales au Kosovo.Au lendemain des premières frappes aériennes le 24 mars, le vice-premier ministre Draskovic n'avait pas eu de mots assez durs pour dénoncer les « fascistes », la « politique nazie » et « les criminels » de l'OTAN.Mardi, il a été le premier homme politique serbe a souligner la nécessité d'enquêter à la fin de la guerre sur d'éventuels crimes commis au Kosovo.Il a aussi accusé la télévision officielle serbe RTS de « cacher la vérité » sur les bombardements de l'OTAN et souhaité que les « passions nationalistes » cessent.La RTS « affirme que les conséquences des bombardements sont minimes, alors que les dégâts sont énormes, que plusieurs centaines de milliers d'ouvriers sont restes sans travail, sans parler des ponts et des écoles détruits, des civils et soldat tués », a-t-il dit.Ces propos ont été jugés hier « encourageants » par le porte-parole de l'OTAN, Jamie Shea.Chargé des relations internationales depuis le début de l'année, Draskovic multiplie les interventions mesurées, à l'opposé des « faucons » incarnés par l'ultranationaliste Vojislav Seselj, chef du Parti radical (SRS) et vice-premier ministre serbe.le « L'heure est au compromis », avait-il lancé le 13 avril, au 2l-ème jour des frappes, estimant que la communauté internationale n'exigeait plus la venue de troupes de l'OTAN au Kosovo, ni « un statut de troisième république pour cette province serbe peuplée en majorité d'Albanais.Quelques jours plus tard, il avertissait toutefois qu'un déploiement d'une force Internationale au Kosovo conduirait à un « incroyable bain de sang, car tous les Serbes se battraient pour défendre le Kosovo ».C'est Vuk Draskovic qui tentera le premier d'apaiser la colcr«* t»ené-rale en appelant la population à ne pas s'en prendre aux étrangers et à leurs représentations, notamment a Belgrade, où les centres culturels français, britannique, américain et allemand ont été saccages. MONICA Même à jeun, Paula raconte n'importe quoi, à n'importe qui.Et, le lendemain, le contraire.Elle est incapable de garder un secret, contrairement à Steve qui les collectionne, qui en fabrique, qui se donne l'air d'en posséder des tas, des secrets rares et lourds, terribles, dont il parle sans jamais les découvrir.Un jour de cuite, ils ont imaginé ensemble le vol d'une caisse populaire.Ils se sont fait un plan, ont préparé un horaire, sont même allés visiter les lieux.Le lendemain, Paula parlait à tout le monde de leur projet, qu'il fallut abandonner.Elle a des versions contradictoires des grands événements qui ont marqué la famille.Sur le feu, par exemple, qu'il y a eu chez eux le 3 février 1958 et dans lequel elle prétend qu'elle est morte, comme sa mère, comme trois de ses petits frères et une de ses sœurs.«Ce n'était pas un accident, ce feu-là, dit-elle un jour.Ce n'est pas la fournaise qui a explosé, comme on a écrit dans les journaux.La veille, mon père avait nettoyé le carburateur.De l'huile s'était répandue sur le plancher.Et il avait mal épongé, parce qu'il était négligent.Et qu'il était pressé de s'en aller < lie/ sa maîtresse.Pendant la nuit, l'huile qu'il avait répandue sur le plancher a pris leu.» Un autre jour, elle dit : «Ce !eu-là, ce n\"était pas un accident (/est un gars qui s'appHlc Hugues |< n saivplus-qui qui 1*1 paru expies p» aux États-Unis.« Il n'y a simplement pas d'autres produits de consommation avec lesquels des jeunes peuvent entrer dans une école et faire autant de mal », dit-il à l'AFP.« Si les gens ont une arme chez eux, ils ont la responsabilité de faire en sorte que personne ne soit blessé dans leur communauté et il faut faire beaucoup plus pour que ces armes ne tombent pas entre les mains d'enfants », ajoute-t-il.La tuerie de Littleion intervient alors que l'État du Colorado est en train d'exarniner trois projets de loi favorables aux armes a feu.« Us ne passeront pas », pr£-dit M.Riley, qui estime que l'opinion publique, seqsi: bilisée par les tueries répétées dans les écoles, est en train de changer aux É|a|s-Unis, où le nombre de jeunes tués par armes à feu a augmenté de 153 % entre 1985 et 1995.Au niveau national plusieurs projets de loi contre le fléau des armes à feu, proposant notamment l'augmentation de sanctions pénales pour toute vente d'une arme à un mineur, ainsi que des amendes pouvant aller jusqu'à 10 000 dollars au propriétaire d'une arme chargée tombée entre les mains d'un mineur, ont été présentés récemment au Congrès.Selon une étude récente réalisée pour le compte de Handgun Controj Inc., association prônant un meilleur contrôle des armes à feu, 43 % des foyers américains avec un enfant disposent d'une arme.Il y a une arme chargée dans un foyer ayant des enfants sur dix.Les États-Unis arrivent en tête des pays industrialisés dans ce domaine.Selon Handgun Control Inc., pour l'année 1995, dix-neuf jeunes gens âgés de moins de 19 ans sont morts sous les balles en Grande-Bretagne.57 en Allemagne, 109 en France, 153 au Canada et 5285 aux Etats-Unis.Selon les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC, Atlanta), 4463 enfants et adolescents ont été tués par arme a feu aux États-Unis en 1996, dont 2836 homicides et 1309 suicides.Série noire dans les écoles américaines A$soaju\\i Press NEW YORK ~ £ Voici la liste des récentes fusillades dans des écoles américaines : Si 21 mai 1998 : un élève de 15 ans exclu provisoirement de l'école secondaire Thurston de Springfield (Oregon) ouvre le feu avec une carabine 22 LR dans la cafétéria de l'établissement, tuant deux adolescents et blessant 23 autres de ses camarades.Il avait auparavant assassiné ses parents.¦ 18 mai 1998 : trois jours avant la fin de l'année scolaire, un elèye de 18 ans ouvre le feu sur le parking du école secondaire Lincoln County à Fayetteville (Tennessee), tuant un camarade qui sortait avec son ancienne petite amie.a 28 avril 1998: deux adolescents sont abattus et un troisième est blessé par balles, alors qu'ils jouaient au basketball après les cours dans une école élémentaire de Pomona (Californie).Un garçon de 14 ans a été inculpé.Le drame est imputé à une rivalité entre bandes.Si 24 avril 1998 : un professeur de sciences de 48 ans est abattu devant ses étudiants lors d'une fête du collège James W.Parker à Edinboro (Pennsylvanie).Un collégien de 14 ans est inculpé.M 24 mars 1998 : quatre jeunes filles et un enseignant sont abattus, tandis que dix autres personnes sont blessées lors d'une fausse alerte au feu au collège Westside à Jonesboro (Arkansas).Deux garçons âgés de 11 et 13 ans sont accusés d'avoir déclenché l'alarme et d'avoir ouvert le feu sur les écoliers à l'aide de trois fusils et sept armes de poing.¦ l*r décembre 1997 : trois élèves sont tués et cinq autres sont blessés à l'intérieur de l'école secondaire de Heath à West Paducah (Kentucky).Un élève de 14 ans décrit comme immature est arrêté.L'une des jeunes filles blessées reste paralysée.SB 10 octobre 1997 : un ancien élève de l'école secondaire Lew Wallace à Gary (Indiana) fait irruption lors d'un match de football.Il abat une adolescente de is ans et blesse deux autres élèves.¦ 1\" octobre 1997 : un garçon de 16 ans est accuse d'avoir tué au couteau sa mère à Pearl (Mississippi), avant de tirer ensuite au fusil sur neuf élèves de l'école secondaire de la ville.Deux d'entre eux meurent, dont l'ancienne petite amie du suspect.Les autorités accusent ensuite six amis du tueur présumés de complicité, affirmant que le groupe s'adonnait au satanisme.Ml 1 Cl fAt.wl.l\u2014 lfim \u2022 \u2022 a M ÂlXi.n 1 4- MM OWSft mi IV iniui ts't » un v u »v viv SU un.t Itlll U3(l^i KJ v son fusil à pompe dans l'école secondaire de Bethel (Alaska), tuant le proviseur et un élève.Deux autres élèves sont blessés.Les autorités accusent ensuite deux élèves d'avoir été au courant des intentions d'Evan Ramsey.Ce dernier a été condamné à une double peine de 99 ans de prison.¦ 2 février 1996 : un élève de 14 ans sort un fusil d'as saut en classe d'algèbre, tue deux camarades et le pro-fesseur de l'école secondaire Frontier Junior à Moses Lake (État de Washington).Barry Loukaitis est condamné à une double réclusion criminelle à perpétuité.¦ 18 janvier 1993 : un adolescent de 17 ans fait irruption en classe d'anglais dans l'école secondaire Last Carier à Grayson (Kentucky) et abat une jeune fille d'une halle dans la tète.Il blesse ensuite à l'abdomen le concierge.Scott Pennington est condamné à la réclusion à perpétuité sans libération avant 25 ans.¦ 1\" mai 1992 : un jeune homme de 20 ans retranche dans son ancienne école secondaire à Olivehust (Californie) abat quatre personnes et en blesse dix autres.Selon la justice, il voulait se venger d'avoir échoue a m s examens.Eric Houston a ete condamne a mort.¦ 17 janvier 1989 : Patrick Purdy.un vagabond de 24 ans.se met a tuer avec une Kalachnikov dans la cour île récréation de l'école maternelle Clevelaïul a Stock ton (Californie).Cinq cnlants sont tues ci 2*> autres blesses, ainsi qu'un enseignant.Le jeune homme u tourne ensuite son ai nie contre lui. C8# LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 22 AVRIL 1999 La tuerie de Littleton Appels à la bombe dans une école près d'Ottawa Les canulars Canadienne RggKLAND Un adolescent de Rockland a provoqué de vives inquiétudes, hier, au lendemain de la tragédie dS£%olorado, en menaçant de faire exploser 15539e secondaire L'Escale.Prétendant agir au rioax du gang de rue Ace Crew, l'adolescent a fatTÎTois appels a la bombe en moins de dix mi-II menaçait de tuer des centaines d'élèves lisant sauter une bombe de forte puissance à 13 h 15 précises.Les 450 élèves et le personnel de l'école l'Escale ont été évacués, vers 12 h 20, quelques minutes après qu'une secrétaire ait répondu aux trois appels.Les artificiers de la Police régionale d'Ottawa-Carleton ont fouillé l'école de fond en comble pendant deux heures mais n'ont rien trouvé d'anormal.« C'est une plaisanterie de bien mauvais goût », a déclaré l'agent Diana Hampson, de la Police provinciale de l'Ontario (PPO).« Compte tenu du massacre survenu au Colorado la veille, nous avons pris cette affaire très au sérieux.Nous savons que les jeunes sont influençables et que certains pourraient être inspirés par des événements dramatiques comme celui-là », a ajouté Mme Hampson.« Nous croyons que le jeune de Rockland voulait profiter de la situation pour faire peur aux gens et donner un journée de congé à ses amis », a indiqué l'agent Hampson.LE PONT DE LA CONCORDE DIRECTION CASINO DE MONTRÉAL Les meilleur* prix ,I!k:Ih:«, sur lOUS nos volnculrs W !?vnl,,?vHm:U,c Un essai routier inoubliable sur le cirant Gilles Wlferiêiive du fcarc des lies * Voir détails stri placé te |>l;nsi! rh: rop.ntir immrdi.itnn
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.