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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Zap
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1999-04-25, Collections de BAnQ.

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[" Cahier B, Montréal, dimanche 25 avril 1999 disques livres vidéos jeux télévision Montignac nouveau ontignac nouveau débarque: cette nouvelle chose s'intitule Je mange, je maigris et je reste mince!, et il s'agit en fait d'une version «revue et augmentée» du livre de base.Je mange donc je maigris.Au surplus, la nouveauté est présentée comme une version québécoise de la célèbre méthode Montignac, laquelle a fait quantité d'adeptes de par le monde - et fournit un sujet inépuisable pour les conversations de salon.«Maintenant, je fais prendre conscience au lecteur que le poids est le symptôme de mauvaises habitudes alimentaires, qu'il lui faut effectuer un recentrage.Ma philosophie, c'est celle de la santé globale», confie à Paul Roy le gourou de la minceur.MONTIGNAC page La culture à la maison (W cinéma J Des effets spéciaux Sonia SarfatJ a vu cette semaine des films dont on retiendra les effets spéciaux.Les cochons, les chiens, les chats, les souris, les singes.jusqu'au moindre poisson rouge qui, dans Un cochon dans la ville, parlent comme si c'était la chose la plus naturelle au monde.Au point de faire oublier que, justement, ce ne l'est pas.Et Une vie de bestiole, une aventure entièrement réalisée sur ordinateur qui séduit par ses couleurs éclatantes, sa lumière chaude et radieuse, -rcMaal la «tridi-mention nalité» de ses personnages et l'efficacité de son scénario.page B3 élévision ) Une trouvaille Qui est Judith Merril?Avant de voir le portrait qu'on en a fait pour la télévision, Suzanne Culpron ne savait absolument rien sur cette auteure de science-fiction.«J'ai découvert un personnage extraordinaire», dit-elle, par le biais d'un documentaire d'une rare efficacité diffusé dans la série Toute une vie, qui propose des portraits de personnalités du monde culturel.I pageB2 c jeux ) Une suite pour Divilization Les amateurs de jeux de stratégies attendaient avec impatience la suite au célèbre jeu Civilization de Sid Meier.La commande était de taille: que peut-on faire pour renouveler un jeu que beaucoup d'amateurs et observateurs considèrent connue le meilleur de tous les temps dans sa catégorie?Bonne nouvelle, écrit André Mondoux: la plupart des modifications apportées sont judicieuses et les fans pourront continuer à refaire le monde à leur goût.virtuellement.À X page B3 JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE ncore une entrevue, encore un journaliste.Éric Lapointe a beau dire qu'il se sent plus à l'aise avec les médias écrits que devant les caméras, le problème reste le même: parler d'un nouveau disque n'a jamais été son sport préféré.Celui-ci en particulier, ajoute-t-il.«Je ne veux pas faire de thérapie.Expliquer le pourquoi du comment, je trouve ça ben difficile.Ce que j'avais à exprimer de toute façon est sur l'album.» Il faut dire qu' A l'ombre de l'ange est, selon les critères de Lapointe, un disque beaucoup moins down qu' Imitez les vautours, et qu'il est évidemment toujours plus difficile de parler de ce qui va bien que de ce qui va mal.Ce disque-là, dit-il, s'est fait dans des conditions idéales, avec la £ang de chums, Roger Tabra aux textes, Stéphane Dufour à la musique et à la réalisation.Personne pour contrôler la production et surtout, pas de gros bordel juridique pour venir gâcher le party, comme ce tut le cas sur le disque précédent.Depuis qu'il a résilié son contrat chez Star, Lapointe goûte au plaisir de l'autonomie.Il a sa maison de disques (YFB), sa petite équipe, et la machine roule mieux que jamais.«Pour la première fois avec cet album, on est rentrés dans notre échéancier.On a même eu le temps de se faire faire une belle pochette.» Laquelle, sojt dit en passant, est l'oeuvre de Sébastien Toupin, aussi concepteur des pochettes pour Kevin Parent.Si Invitez les vautours était le disque de la déprime et du défoulement, À l'ombre de l'ange serait plutôt celui de l'introspection, croit Lapointe.Résultat, dit-il, de son étroite collaboration avec Tabra, qui prête sa plume à pratiquement toutes les chansons et avec qui il partage cette même fascination pour l'univers des piliers de bars, des sinistrés de l'amour et des oiseaux de nuit.C'est le «mélange des deux mémoires et des deux générations», lance Lapointe.«On a deux manières d'écrire différentes, mais en même temps, on est tous les deux en période de réflexion.Lui vient d'avoir un kid à 50 ans.Moi je m'enligne sur la trentaine, je vis une relation stable depuis quatre ans.J'ai moins l'impression de tourner en rond.Et je suis plus conscient de ce qui se passe autour de moi.» Lapointe insiste: ce disque s'est fait à trois.Si Tabra a fait planer son ombre sur les paroles, Stéphane Dufour, a passé des heures à la console, à essayer de faire sonner ses grosses guitares baveuses.«Ce disque leur appartient autant qu'à moi», souligne-t-il, et particulièrement Stéphane, parce qu'il s'est donné corps et âme comme si c'était son disque.Et qu'il a supporté mes doutes et mes insécurités.Heureusement qu'on se connaît, parce que je ne suis pas le champion de la motivation.»» Ses angoisses, Lapointe les porte aussi en dehors du studio.Même s'il a vendu 250 000 exemplaires de ses deux disques précédents, notre rockeur national persiste à croire que la partie est loin d'être gagnée.D'où l'importance, dit-il, de revenir au front avec un disque plus mûr, différent sans être totalement dénaturé, qui serait un virage sans être une cassure.Bref, «évoluer sans perdre le public qui est là.» «Ce disque-là me fait peut-être encore plus peur, ajoute Lapointe.Le deuxième, je m'en sacrais, je m'étais défoulé dedans.Mais le troisième.On dit qu'un bon auteur-compositeur est mûr à trente ans.Alors un troisième disque, me semble que c'est celui qui établit si t'as fait ton trou ou si i es juste de passage.» ¦ Un disque de convictions, page B7 Ptîoto Aiain Roberpe, La PressO % Pierre Légaré ^îruis loups Mo*»» et» \u20224 Gagnant de trois Olivier : \u2022 Scripteur de Tannée \u2022 Meilleur monologue \u2022 Meilleur spectacle d'humour Stanké nationale Alain Stanké 615.boul.René-Lt jsque Ouest, bureau 1100, Montréal .'3B 1P5 (514) 396-5151 «éditions'?anke.com LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 25 AVRIL 1999 télévision) De Judith Merril à Geneviève Brouillette SUZANNE COLPRON Qui est Judith Merril ?Personnellement, je n'en avais pas la moindre idée avant de visionner Si jamais.un portrait de Judith Merril, présenté mercredi, à 21h30, à Télé-Québec dans le cadre d'une série documentaire.J'ai découvert un personnage extraordinaire, l'un des plus importants auteurs de science-fiction des années 40 et 50.La tête grise, les cheveux longs, en bataille, elle raconte sa vie à travers des témoignages d'amis et des extraits de films futuristes en noir et blanc.Judith Merril est morte quelques semaines seulement après avoir accorde cette entrevue, à l'âge de 74 ans.Née aux États-Unis, elle était arrivée au Canada en 1968 et elle est décédée à Toronto en 1997.Déjà, dans les années 60, sa réputation dépassait les frontières, nous dit-on.Elle était passionnée et en avance sur son temps.« J'étais plutôt snob en matière de goûts littéraires, raconte-t-elle.Mais un jour j'ai ouvert une de ces choses dégue lasses, une revue de science-fiction, et je me suis mise à lire.Mon univers s'est transformé.J'ai compris que les choses pouvaient être différentes.Les auteurs de science-fiction avaient vraiment l'intention de changer le monde.» Elle aussi.Judith Merril, dont les mémoires ont déjà été publiées, fréquentait les jeunesses trotskystes et militait en faveur d'un partage plus juste des richesses sur terre.Pour elle, la science-fiction était un lieu d'échanges d'idées politiques.On apprend également qu'elle a écrit sous un pseudonyme dans les revues de science-fiction, pendant des années.Elle se faisait passer pour un homme \u2014 L.P.Holmes \u2014 et mettait en scène des personnages La tête grise, les cheveux longs, en bataille, Judith Merril raconte sa vie à travers des d'amis et des extraits de films futuristes en noir et blanc.exclusivement masculins.Elle a aussi écrit de nombreux livres dont certains ont été portés à l'écran.Le futur ?Elle le voyait très noir.Aussi noir qu'un film de Mad Max.Produit au Québec par Richard Elson de la maison Imagerie P.B.ce documentaire, doublé et sous-titré, a gagné le prix du meilleur portrait au Festival des films sur l'art, présenté cette année.Il est diffusé dans la série Toute une vie, qui propose les mercredis soirs une galerie de portraits de grandes personnalités du monde du cinéma, de la danse, de la musique, de la science, du sport et de l'an.Télé-Québec présente des documentaires depuis 30 ans et compte bien continuer à le faire.Peu importe la décision du CRTC sur les demandes de chaînes spécialisées.« On essaie d'être dans tous les secteurs, scientifique, culturel, animalier, explique Mario Clément, le directeur des programmes.L'idéal serait d'avoir une case pour chaque genre de documentaires, mais on n'est pas capable d'y arriver.On n'a pas assez d'argent.» D'autant plus que le Fonds canadien de télévision \u2014 un organisme fédéral de financement \u2014 exige maintenant de la part des télédiffu- seurs un investissement plus élevé dans le financement des documentaires.Résultat : il y en aura moins, croit M.Clément.Cette année, Télé-Québec devrait pouvoir financer une vingtaine de documentaires comparativement à 30, il y a quelques années.« Pourtant, le documentaire est essentiel à la survie de l'industrie du cinéma, dit le directeur de la programmation.On considère qu'il faut continuer à faire la promotion de ce genre-là.Et ce n'est pas parce qu'une chaîne spécialisée en histoire va ouvrir (si le CRTC lui ac- corde un permis) qu'on va arrêter d'en faire.Ça fait partie de notre mandat.» M.Clément continue de croire que le CRTC ne devrait pas accorder de permis à des chaînes dont l'offre télévisuelle recoupe celle des réseaux existants.« Tout ce que ça va faire, dit-il, c'est de créer une demande pour des produits étrangers et de faire monter les prix un peu partout.Si on se met à faire de la concurrence dans des catégories sous-représen-tées, il y a quelque chose qui ne va pas.» La Griffe d'or Avez-vous vu La Griffe d'or, présentée à TVA, dimanche soir dernier ?Pas terrible.Sérieusement, c'était plutôt rate.On se serait cru dans une salle de réunion éclairée au néon.Les chorégraphies étaient mauvaises et l'animatrice, Geneviève Brouillette, avait autant de naturel que Sylvie Fréchette en entrevue.Quelle est l'idée de faire jouer des chansons tristes sur des défilés de mode ?De la musique techno n'aurait-elle pas été plus appropriée ?Je n'ai rien contre Luce Du-fault.Renée Claude, Diane Du-fresne ou Marie Carmen, mais je me demande encore ce qu'elles venaient faire dans un show de mode.On aurait dit des chansons choisies pour une assemblée du Bloc québécois.Est-ce Paul Piché qui a fait le choix musical ?Je pose la question parce que c'est à sa blonde, Audrey Benoît, une ancienne mannequin, qui joue dans Caserne 24 à Radio-Canada, que TVA avait confié la direction artistique du spectacle.La meilleure phrase de la soirer revient à Dan Bigras.Moulé dans son t-shirt noir, l'air penaud, il a dit : « Oui, oui, je sais, qu'est-ce que je fais là ?» TOUTE UNE ÉPOQUE.VUE PAR L'ON F Ce soir, 18 h, RDI ¦ Bernard Derome présente ce soir le premier d'une série de 40 documentaires remarquables sortis de l'ONF depuis 1939 et rassemblés autour d'une quinzaine de thèmes: santé, travail, courants sociaux.Gagnant du premier prix de sa catégorie au festival de Cannes, en 1957, Capitale de l'or raconte l'histoire du Klondyke et Dawson City, de ces milliers de personnages qui ont poursuivi leurs rêves de fortune au Yukon.Les choix de Suzanne RIOPELLE\u2014SANS TITRE LA 50* AVENUE Ce soir, 21 h, SRC ¦ Après avoir réalisé Omertà I et II, Pierre Houle signe ici un magnifique documentaire sur la vie du peintre Jean-Paul Riopelle, cet artiste de renommée mondiale, considéré comme l'un des plus grands artistes de ce siècle.Houle y a consacré plus de six mois de recherche et 50 heures d'entrevues, sans parler des nombreux jours de montage.Lundi, 18 h 30, TV5 ¦ Près de 25 ans après l'Année de la femme et la remise en question des rôles traditionnels, Madeleine Poulin se demande se qu'est devenu le féminisme.Est-il mort ?Ou, au contraire, s'exprime-t-il sous d'autres formes ?Elle en discute entre autres avec Françoise Guénette, une des fondatrices du magazine La vie en rose.ENVOYÉ SPÉCIAL Mercredi, 19 h 30, TV5 ¦ Encore un portrait de Céline Dion! Eh oui, mais celui-ci est réalisé par nos cousins français.Il dure plus de 80 minutes et se compose d'archives inédites, d'incursion dans les coulisses du monde du show-business, d'extraits de concerts et de confidences de Céline Dion.Un portrait qui nous la présente sous un jour nouveau.Est-ce possible ?Jean-Paul Riopelle PHOTOTHÈQUE.LaPnsse VOTRE SOIREE DE TELEVISION PHOTOTHEQUE.Là Chrlstopher Reeve Louise Cousineau - v 18:00 EUH - Toute une époque.vue par l'ONF Bernard Derome présente des documentaires qui évoquent des pans de notre histoire.La première offre une oeuvre de Pierre Berton sur la ruée vers l'or et un documentaire de propagande pour nous inciter à l'effort de guerre.20:00 CD - Insoupçonnable Christopher Reeve.dans un fauteuil roulant, est soupçonné d'être impliqué dans une affaire de meurtre 20:30 ŒB- Bouillon de culture Un sujet qui intéresse bien du monde: télévision et internet: liberté ou tyrannie?21:00 O- Riopelle, sans titre, 1999, collage Un documentaire fascinant fait par le réalisateur d'Omertà 1 et 2, Pierre Houle, sur le peintre québécois Jean-Paul Riopelle.une force de la nature qui séduira tout le monde.21:00 E3 Filière D Un homme de parole, excellent documentaire d'Alain Chartrand sur son père, le fougueux syndicaliste et défenseur des droits humains Michel.21:30 CD - Les 100 photos du siècle Une série qui n'a nen de statique et qui raconte l'histoire via des photos célèbres l I canaux 3: 18 h 00 18 h 30 | 19 h 00 | 19 h 30 | 20 h 00 | 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 | 22 h 30 | 23 h 00 23 h 30 | CF | VD Ce soir Le TVA 15117 Pi rue La Porte des étoiles cbc abc \u20acB cbs (33 NBCCE) a* e bravo cable 9 v.canal d CNN disc.family cm.fox GLOBAL history life MM MP nw rdi rds showcase télétoon tlc TSN TV, vie YTV canaux ignon sur Découverte / Chlamydia et crises cardiaques La Vie d'artiste La vie est un sport dangereux Skippy Puise Travel, Travel News Planète en folie / Gaston L'Heureux.JiCi Lauzon.Yves P.Pelleter D./ Le Sexe Iles d inspiration Catastrophes Felicity Les Beaux Dimanches / Paul Piché.20 ans plus tard Les Beaux Dimanches / RtopeUe-Sans titre.1999.collage Cinéma / INSOUPÇONNABLE (5) avec Christopher Reeve.Joe Maiitegna Le plaisir croît avec I usage./ Yves P.Pelletier Le Téléjouma! Le TVA.édition réseau Les 100 Photos du siècle Ctnéma / SUR LES TRACES 0E L'ENNEMI (5) avec Bruce Willis Sarah Jesstca Parker Le Grand Journal Sport (22.33) Sports (22 25)/ Loteries (2234) Cinemi/BEAUCOUP DE BRUIT POUR RiEN (3) avec L Thompson Vins et Fromages (23-01) Évangélisation 2000(2331) Cméma / LA PREUVE (3) avec Hugo Weaving.Russell Crowe Planète Pub Touched by an Angel Charmad Cinéma / 0URANG0 avec Matt Keeslar, Patrick Bergin Cinéma osao) World News Mmm Hockey / Séries éliminatoires: Sabres - Sénateurs M'A'S'H Friends Cméma / EDDIE {6) avec Whoopi Goldber g.Frank Langella 60 Minutes Basketball / Magic - 76ers (17 00) Seven Crows a Secret World News Naturescene Touched by an Angel Dateline NBC Alien Empire: Voyagers Box Office CTV News Cinéma / SEPT ANS\u201e (3)____ Puise / Sports News Hockey / Sénés éliminatoires: Stars \u2022 Oilers 20720 Sunday The Practice Onéma / DURANG0 avec Matt Keeslar.Patrick Bergin Cinéma / DEVIL !N THE BLUE DRESS (4) avec Dereel Washington Masterpiece Théâtre / Frenchman s Creek Access Hollywood News News (23:10) ER Viper (23 40) Mystery! A Certain Justice (2/3) Religion.Ettiics Mountain Lake Collection / Encan Cinéma / BULLiTT »3) avec St*a McOueen.Robert Vaughn rt7 ») E.Hemingway ItsyourMoney Lenny Bruce Municipal Art hroniques de l'Amazonie.WorldView Moneyweek Arts & Minds [Cinéma / PICTURE OF LIGHT (4) Onema/ HQ8AT10 HOfflBlOWER THE W30MS WAR avec I.Gruffudd jCinéma / H0RAT10 HORNBLOWER: THE WRONG WAR Controversy Pl.publique 99 Cooking.Kim Hors série / Les Monstres et les Extraterrestres d'Hollywood The Professionalf Franklin For your Love tvtyst Island Historyland TV Guide.LiWe Lulu Show Zoe.Duncan.Taïking Heads A Scattenng.Real Famihes MuchMegaHits 0.Box-Ottice Sports Tonight World Today «ftdiscovery.ca Clanssa Believe it or not The World s Funniest 60 Minutes The Canadians Trendspotting Foodessence CombdtZune Fax - Édition Cool 80 Rythmes du monde World News Money Show Toute une époque.vue par L'ONF Sports 30 Mao On me Une wrth Patrick Conton Monde ce soir La Facture Perspectives / Kosovo Cinéma / PLAY IT AGAJN SAM (4) avec Woody Allen, Diane Keaton Controverse Parole et Vie Fière D / UN HOMME DE PAROLE (4) Documentaire World Today Pinnacle NewsStand / CNN & Time Discovery's Sunday Snowcase: Titanic / Inside the Titanic Dumbo TheSimpsons Family Guy History of Warfare Weddings Weird Homes Cinéma / CASABLANCA (3) ttttti L'Ombudsman Cinéma / QUELQUES.(4) Sports Tonight Week in me NBA \u2022âdiscovery.ca Cinéma / NATIONAL VELVET (4) avec Efeabetn Taylor.M«*ey Roonevtfit», The X-Files The X-Files The Practice Sharpe The Child that You Do Have MuchMusic Countdown Fax Concert Plus / Madonna - Blond Ambition Ed Sullivan Pamela Wallin Ils ont assassiné Jaurès - Nehru Les Événements / Zachary Richard Sunday Report Le Journal RDI Hockey / Séries éliminatoires Sabres - Sénateurs Prime Suspect Tom et Jerry Les Graflitos Forces of Nature Cnàiu / LOVE AN0 HATE' S TORY 0F OÛLM AN0 J0ANN THATCHER Fifi Bnndacier Robin des bois Hov/d they do that?/ imax Ride Hockey midget / Finale 06 30) Haroun Tazietf raconte sa terre La Ouète / Bali la danse de la vie Chartie Brown 18 h 00 tassie 18 h 30 Journal FR2 Sportsdesk Vivement dim Trauma MyHometown Shirtey Holmes Ned et son tnton Drôle de voyou Mvst of Mage /.Dcfywg Feats Schlesmger Scully RDI Trendspotting Pop up Video Weddings RapCity Cinéma pua) 8 11 45 13 22 21 23 20 24 38 34 31 36 37 Seventti Heaven / Début The Adventures of Sinbad History of Warfare Greenthumbs Foodessence MuchEast Clips Cool 80 Louisiana Blues Musicographie /John Lee Hooker The Passionate Eve Sunday Showcase Antiques.Point de presse Second Regard Formule 1 Due South Les Simpson Anunania Myst of Maçic/Masters of Mystery Sports 30 Mag Cracker Blake.Mortimci South Park Myst of Magic/The Impose**.Baseball / Cardinals - Dodgers G Gourmands Bouillon de culture / Télévision et Internet liberté Hôpital Chicago Hope .i?0 19 h 00 19 h 30 20 h 00 System Crash 20 h 30 Diagnostic / Coeur-poumcn M0EC Flipper 21 h 00 Faxcult (2145) Bébé arrive Jouni.ll belge Portraits de notre temps/Alys Robi Hockey midget / Finale Cinéma / SCAN0ÀL (4) (23:03) Les Simpson Capitaine Star Myst of Magic / Defymg Feats Sportsdesk Au nom de tous les dieux Vie en vrac / Nature des sexes 21 h 30 .lake & the Kid 22 h 00 Dunk Street Copines d'abord 68 46 47 4 m 7 B 8 11 58 13 22 21 23' 20 24 47 48 Dnpwater ES** 22 h 30 | 23 h 00 23 h 30 CABLE: A&Ez ARTS AND ENTERTAINMENT - CÂBLE 9 V.« CÂBLE 9 VDÉOTRON - CNN a NOUVELLES \u2022 DISC.= DISCOVERY - MM » MUCH MUStC - MP » MUSIQUE PUIS - MMAX « MUSJMAX NW ¦ NEWSWORLD - RDI ¦ RÉSEAU DE L'INFORMATION RDS « RÉSEAU DES SPORTS -TLC «THE LEARNNG CHANNEL -TSN «THE SPORT NETWORK - TV5 «TÉLÉVBtON INTERNATIONALE - YTV =YOUTHTV - LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 25 AVRIL 1999 cinéma maison ^) Des animaux, des hommes et des effets spéciaux SONIA SARFATI II fut un temps où l'on s'extasiait devant les prouesses de Skippy le kangourou qui gambadait et s'exprimait à coups d'onomatopées que seul comprenait son ami.comment s'appelait-il, déjà ?Enfin, on s'en fiche : c'est Skippy qui comptait.Et puis, on rêvait en compagnie de Flipper, de Rintintin et autres Lassie.Tous aussi héroïques.Et tous aussi incompréhensibles pour l'humain moyen.Mais ça, c'était dans le bon vieux temps.L'enfant d'aujourd'hui sait que le français est à la portée du moindre cochon et que les fourmis s'expriment couramment dans la langue de Molière.À preuve, les Flick et Atta de ce monde (personnages centraux d'Une vie de bestiole), et un certain cochon nommé Babe \u2014 célèbre même s'il n'a jamais manifesté sur l'autoroute 40, il arrivera en ville le 4 mai dans sa deuxième aventure.Un cochon dans la ville.Des films dont on retiendra les effets spéciaux.En fait, d'Un cochon dans la ville, on retiendra surtout cela.Les cochons, les chiens, les chats, les souris, les singes.jusqu'au moindre poisson rouge qui parlent comme Si c'était la chose la plus naturelle au monde.Au point de faire oublier que, justement, ce ne l'est pas.Sidérant.Mais le récit est quant à lui si sombre et déprimant qu'il est non seulement conseillé, mais hautement recommandé de ne pas installer un bambin seul devant cette oeuvre \u2014 en tout cas, pour un premier visionnement.Garanti, il faudra le rassurer quand le fermier Hoggett fait une chute incroyable dans un puits (« Ne t'inquiètes pas, il est juste (!) blessé.») ; quand l'horrible roquet blanc pelé se pend (« Non, non, il ne va pas mourir ! ») ; quand l'hôpital pour enfants prend en feu (« Ecoute les sirènes ! Les pompiers arrivent et vont sauver tout le monde.») ; quand le poisson rouge suffoque sur le tapis (« Regarde, Babe va le jeter dans l'eau ! ») ; et ça continue allègrement ainsi.À qui la faute ?À Babe.Pauvre cochon ! Il se met les sabots dans les plats comme c'est à peine permis.On est transformé en saucisses et en jambon pour moins que ça ! À son retour du concours de J chien de berger, il cause de graves blessures à son fermier bien-aimé (James Cromwell, toujours excellent).L'homme ne peut plus travailler et des huissiers rapaces se jettent sur sa ferme.Pour sauver le domaine familial, Mme Hoggett (Magda Szubanski), amène le co- chon à la ville pour le faire participer à un nouveau concours.Avec gros prix à la clé.Sauf que rien ne se passe comme prévu.La femme et l'animal se retrouvent dans un hôtel habité par une famille de singes, une meute de chiens sans collier, une chorale de chats.Et en avant la musique.On est loin de la fable poignante, tantôt bucolique tantôt dure, qu'était le film original (inspiré par le beau roman de Dick King-Smith).Mais l'aventure finira bien.Heureusement ! Beaucoup plus serein.Une vie de bestiole.L'autre film de fourmis, quoi î S'adressant davantage aux tout-petits que Antz, il est le fruit du travail de l'équipe qui, en 1995, avait révolutionné le monde de l'animation par ordinateur grâce à Histoire de jouets.John Lasseter et ses troupes de Pixar se sont attelés à la tâche pour une nouvelle aventure dont chaque image a demandé 100 heures de travail.Le film dure 95 minutes, faites le compte \u2014 ou essayez de.Le malheur arrive ici à cause de Flik, fourmi ingénieuse mais maladroite.À cause d'elle \u2014 enfin, de lui.\u2014, le tribut que la colonie a amassé pour ces paresseuses que sont les sauterelles (salut.Monsieur de Lafontaine !) est perdu.Les grosses méchantes bêtes acculent les gentilles petites bestioles au pied de la fourmilière : vous nous donnez deux fois plus de nourriture avant que la bise ne soit venue, sinon gare à vous.Pour sauver les siens, Flik engagera une troupe de mercenaires \u2014 qui sont en fait des oiseaux de cirque.Une chenille, une veuve noire, un scarabée, une coccinelle.tout ce beau monde unira ses efforts pour repousser l'ennemi.La princesse Atta elle-même mettra la main à la pâte.Et fera les yeux doux à on devine qui.Une aventure à mi-chemin entre Microcosmos et Histoire de jouets (la poursuite finale, les amis !), qui séduit par ses couleurs éclatantes, sa lumière chaude et radieuse, la « tri-dimensionnalité » de ses personnages et l'efficacité de son scénario \u2014 les faux bloopers insérés dans le générique sont ir-ré-sis-ti-bles.Bref, un grand film.Même s'il se déroule à ras les pâquerettes.?BABE \u2014 PIG IN THE CITY (V.F.: BABE \u2014 UN COCHON DANS LA VILLE) Film de George Miller.Sortie : 4 mal (VHS et DVD) STEPMOM (V.F.: LA BLONDE DE MON PÈRE) Drame de Chris Columbus.Avec Susan S.n.union.Julia Ro-berts, Ed Harris, Jena Malone, Liam Aiken.Sortie : 27 avril (VHS et DVD) Il vous restait un fond de larmes après avoir vu One True Thing.Eh bien, c'est chose du passé ! Vous êtes à sec depuis votre rencontre avec Stepmom.Oui, c'est prévisible.Oui, d'une certaine manière, ça va bien finir.Oui, les bons sentiments sont au garde-à-vous.Mais il est efficace en diable, ce (mélo)drame de Chris Columbus où une femme divorcée apprend qu'elle va bientôt mourir du cancer et que, dans ce cas, celle qui est le plus prête à prendre la relève auprès de ses enfants.est la blonde de son mari.Susan Sarandon et Julia Roberts sont extrêmement convaincantes dans leurs rôles respectifs.Ed Harris, lui, paraît par contre très terne à leurs côtés.Il est simplement absent.Comme père, comme ex, comme amant.Et comme acteur.Dommage, surtout que vous avez encore en tête sa performance (très paternelle) dans The Truman Show ! A BUG'S LIFE (V.F.: UNE VIE DE BESTIOLE) Film d'animation de John Lassete et Andrew Sun ion.(VHS) ELIZABETH (V.F.: ELIZABETH) Drame historique de Shekhar Kapur.Avec Cale Blanchett, Geoffrey Rush, Joseph Fiennes, Richard Attenborough.Sortie: 27 avril (VHS) Somptueux.Impossible de résumer autrement Eliza-beth.Le film du réalisateur indien Shekhar Kapur, mettant en vedette les acteurs australiens Cate Blanchett et Geoffrey Rush, allume en effet l'oeil et l'esprit.Difficile, après ce « spectacle » de deux heures, de ne pas souhaiter en savoir plus sur le destin de la Reine Vierge \u2014 qui ne l'était pas tant que ça.si l'on se fie au présent récit.Les Anglais auraient d'ailleurs été choqués de celte interprétation de l'histoire.Il demeure que cette oeuvre est grande.Et belle.Les interprètes, jusqu'au moindre rôle secondaire, sont superbes.Les ambiances \u2014 tant physiques (de l'humidité des cachots à celle des châteaux) que psychologiques (de la frivolité des amants à la trahison des plus aimés) \u2014 sont extrêmement bien rendues.Et les dernières images sont percutantes.Un véritable coup de massue \u2014 ou de sceptre.?**l/2 HIGH ART (V.F.: L'ART INTERDIT) Drame de Lisa Cholodenko.Avec Ally Sheedy, Radha Mit-chell, Gabriel Mann.Patricia Clarkson.Sorti en version originale anglaise en janvier, le Iilui vient d'arriver en version Irançaise dans les clubs v Idéo.Un film qui pose non seulement un oeil assassin sur le monde des arts visuels, mais qui révèle le talent et l'intelligence de Lisa Cholodenko, dont c'est le premier long métrage.Une belle surprise.L'intrigue ?Syd (Radha Mitchell), directrice artistique d'un prestigieux magasine de photographie, découvre par hasard que sa voisine, Lucy, est une photographe géniale (Ally Sheedy, aussi géniale que son personnage) qui a connu son heure de gloire avant de tout laisser tomber pour le désabusement et la drogue.Syd tentera de remettre Lucy sur les rails.Mais c'est elle qui va dérailler.C'est du moins ce que lui diront ses patrons (savoureux de suffisance et d'incompétence) et son petit ami \u2014 qui voit d'un mauvais oeil sa copine prendre son pied dans les bras de Lucy.Un scénario qui ne semble pas des plus originaux mais qui, filmé sur le mode langueur et torpeur, se fait réellement envoûtant.A NIGHT AT THE ROXBURY Comédie de John Fortenberry.Avec Will Ferrell, Chris Kat-tan, Molly Shannon, Dan Hedaya.VHS et DVD Assez nuls merci, les deux protagonistes de A Night At The Roxbury \u2014 version rigolo-débile de 54 et autres The Last Days of Disco.En fait, les amateurs de Saturday Night Live les connaissent déjà, les ineffables frères Butabi, Steve et Doug, qui passent leurs soirées à écumer les discothèques branchées en marquant le rythme de What is Love de la tête (laquelle ne semble servir à rien d'autre).Bref, ici, les deux cloches tentent vainement de se faire admettre dans les hauts lieux des plaisirs nocturnes jusqu'à ce qu'ils parviennent \u2014par accident \u2014 à mettre les pieds dans le « branchissime » Roxbury.Là, ils rencontreront le grand patron et partageront avec lui leurs idées.Voilà pour l'intrigue.C'est tout ?Ben.oui.Heureusement, la bande sonore branchera (!) ceux qui ont, un jour, été atteint de la fièvre du samedi soir.(sorties DVD du 27 avril) AN AMERICAN IN PARIS, de Vincente Minnelli (1951).Gene Kelly fait de l'oeil à Leslie Caron, à Paris.GIGI, de Vincente Minnelli (1958).Cette fois-ci, Leslie Caron fait battre le coeur de Maurice Chevalier et de Louis Jourdan.H AIR, de Milos Forman (1979).Les années 60, les hippies, les cheveux longs, l'amour et non la guerre.Sur le tout, ne planait qu'une ombre.Celle du service militaire.SEVEN BRIDES FOR SEVEN BROTHERS, de Stanley Donen (1954).Sept montagnards enlèvent, en musique, sept filles du village voisin.Et chacun trouve sa chacune dans le lot.Arrangé avec le gars des vues ?Ben oui ! Pis ?Sonia Sarfati jeux) Amélioration réelle des civilisations virtuelles Avec Call to Power, Activision a réussi son pari de renouveler le classique du genre ANDRÉ M0ND0UX ^ collaboration spéciale Tous les amateurs de jeux de stratégie attendaient avec impatience ce qu'Activision allait proposer comme suite au célèbre jeu Civiliza-tion, de Sid Meier.La commande était de taille : que peut-; on faire pour renouveler un jeu que -beaucoup d'amateurs et observateurs considèrent comme le meilleur de tous les temps dans sa catégorie ?Si les résultats ne sont pas aussi -spectaculaires qu'anticipés (et quel-les attentes nous avions tous.), il ;faut par contre louanger Activision pour avoir osé s'attaquer au remodelage d'à peu près tous les aspects du jeu.Bonne nouvelle : la plupart des modifications se sont avérées judicieuses* Toutes les armes sont bonnes Civilization : Call to Power propose aux joueurs d'ériger un empire en l'an 400 avant le Christ pour le mener à terme (si tout va bien.) en l'an 3000 de notre ère.Vous débuterez modestement votre empire avec une bande de mukluks incultes pour graduellement découvrir de nouvelles technologies (plus de 90 au total) qui permettront \u2014 nouveauté avec cette version \u2014 d'établir des bases sous-marines (oui !) OU des stations orbitales à partir desquelles vous pourrez zapper vos ennemis (Eh eh eh.) Call to Power propose également île nouvelles imites comme des ar- chers à cheval (puissance et mobilité), des samouraïs (offensive à coups de sabre), des mousquetaires (défensive fortifiée), des cyberninja (espions très furtifs), des bureaux affiliés (arme économique permettant de siphonner la production d'une ville).et même des avocats (ralentir la production par des poursuites et des injonctions).Il faut cependant signaler la présence de super unités très dévastatrices, comme les éco-terroristes (niveler tous les bâtiments d'une ville), les agents d'infection (créer un virus qui rend les citoyens malheureux et qui se propagera à toute ville qui a établi des routes de commerce avec la ville infectée), les esclavagistes (kidnapper les colons pour les faire travailler \u2014à rabais ! \u2014 dans une ville ennemie) et les télévangelisus (détourner les fonds de commerce produits par la ville).Le principal irritant avec ces unités est qu'elles peuvent dévaster un empire en un rien de temps (je parle d'expérience !).Ceci force les joueurs à rapidement produire des unités pour contrecarrer ces terribles menaces et de ce fait impose donc un style de jeu défensif qui ne plaira pas n et essai rement à tous les joueurs.Une interface au goût du jour Sur le plan de l'interface, Activision a su rehausser la qualité visuelle du jeu aux normes en vigueur.Après le succès remporte par Ag\u20ac cf Empire, de Microsoft* même les jeux de stratégie doiveni désormais offrir un emballage graphique attirant.Sur ce plan, (ail to Power ne décevra pas.Les cartes et les unités sont en haute résolution 16 bits et le résultat est spectaculaire.et bienvenu ! Autre innovation : les unités sont désormais animée s et se déplacent avec un son approprie, ce qui ajoute à la vraisemblance du jeu.Afin de favoriser le déplacement des imites, Call to Power propose une approche intéressante.Lorsqu'une unité est sélectionnée, on peut pointer sur la carte a l'endroit on l'on désire qu'elle 5C rende : on von alors apparaître le trajet qu'effectuera l'unité et en Combien de coups elle arrivera a destination.Une lois la destination Choisie, l'unité se déplacera auto- matiquement vers celle-ci à chaque tour.Par contre, il peut vous arriver de vouloir cliquer sur un point vide de la carte, en ne vous apercevant pas qu'une unité est déjà activée, et ainsi commander l'envoi d'une unité a Tombouctou-les- BatalSi OC qui lait perdre un précieux tour, au moins.L'empire avant tout La nouvelle Interface de gestion offre des nouveautés Intéressantes* Ainsi, le joueur est automatique ment averti pai un icône lorsqu'une ville a termine la mise en place du projet de l'heure (res source, bâtiment unité militaire cm civile).À partir d'une seule interface à plusieurs onglets, il est désormais possible de gérer les divers aspects des villes et de l'empire.Une grande différence entre CM-lization 11 et Call to Power est que ce dernier met l'empire avant les villes individuelles.C'est ainsi que les unités ne sont plus soutenues par une ville, mais bien par l'ensemble de l'empire.Toutes les améliorations apportées aux villes sont prises en charge par l'empire.Et, bien que les villes puissent être gerces individuellement, elles doivent l'être selon les paramètres fiscaux et sociaux en vigueur dans l'empire.Enfin, et il s'agit ici d'une amélioration appréciée, il est désormais possible de programmer à l'avance la production des villes.Les ressources, unités ou bâtiments sont ajoutes un a un a une liste qui cm automatiquement exécutée (s il n'y a plus de commande de production, un icône apparaîtra pour avertir le joueur).Malheureusement, et cela constitue un irritant, on ne peut insérer une commande de production au milieu de la liste (il tant alors effacer les entrées et les ajouter une à une).Call to Power tombe parfois dans une surabondance qui peut donner au joueur l'impression qu'il ne pourra pas maitriseï tons les as pccls iln jeu.Cela dit, il offre néanmoins une bonne expérience de Jeu.?Civilization : Call to Power Activision Windows I LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 25 AVRIL 1999 W livres ) Nous-mêmes dans les yeux étrangers RÉGINALD MARTEL Les petits peuples sont ainsi.Plutôt que de tendre vers une représentation d'eux-mêmes issue de leur propre désir, ils préfèrent les images que produisent des yeux étrangers.Les Québécois n'y échappent pas, qui sont plus curieux d'apprécier la réception de leurs oeuvres à l'étranger que la valeur même de ces oeuvres.L'exercice ne serait pas vain, s'il nous menait à l'autocritique ou, mieux encore, à l'autodérision, quand le miroir paraît nous trahir.Or, il trahit presque toujours.Quand on lit la passionnante anthologie de Luc Bureau, Pays et Mensonges, deux constantes apparaissent.Ou bien les auteurs étrangers écrivent ce qu'ils pensent que nous voulons entendre, ou bien ils se servent de nous pour célébrer ou fustiger leur propre pays.La première attitude se comprend aisément.La plupart des auteurs, français surtout, qui sont venus nous visiter, depuis 1850 et pendant les cent ans qui ont suivi, étaient reçus par un establishment clérical et politique qui prenait bien soin de faire voir et entendre un peuple parfaitement heureux de sa soumission.Pour une Sarah Bernhardt ou un prince Napoléon, que nos seigneurs les évêques n'avaient évidemment pas invités et dont les propos ne sont pas très amènes, que de thuriféraires de l'Ancien Régime, qui feignent de trouver ici bien vivante une France morte qui les a laissés inconsolables.Les Anglais et les Américains, pour la plupart, ont des propos plus sereins.Leurs révolutions sont déjà anciennes.Ils ne cherchent donc pas à conforter leurs compatriotes dans une vision du Québec nostalgique, ou idyllique, qui montrerait la route à suivre, à reculons bien sûr, pour se remettre à la hauteur de l'Histoire.Luc Bureau n'impose aucune interprétation générale des textes qu'il a choisis, non plus que de leur ordonnancement.Il suggère tout au plus quelques pistes de lecture, davantage ouvert à son propre plaisir, et à celui qu'il nous promet, qu'à une prétention taxinomique dont nous n'aurions que faire.L'anthologiste est géographe \u2014 c'est une variété de poètes \u2014, ce qui l'a rendu sensible aux textes habités de paysages, naturels ou de l'âme.Il a retenu trente-quatre auteurs seulement, nous assurant que son coeur a saigné.Il les présente par ordre à peu près alphabétique, jusqu'à Alfred de Vigny en commençant par Alphonse Allais.Alphonse Allais ?Ben oui.On se dit qu'il n'est pas nécessaire de venir au Québec pour en parler ; on apprend qu'Allais est pourtant venu ici, après un voyage aux États-Unis (si les États-Unis n'avaient pas existé, les touristes eussent été moins nombreux chez nous !) ; on apprend aussi que le célèbre Captain Cap avait des ori- gines québécoises.Dans les extraits cités, ledit capitaine raconte aux Français des choses pour nous presque banales, par exemple l'existence de nos carrières de charcuterie, résultat du désastre naturel que l'on sait.Non content de nous réjouir, M.Bureau nous instruit.Tantôt en rappelant l'existence d'écrivains justement ou injustement oubliés, tels René Bazin dont la prose, trop généreuse pour nous, ne manque pas d'élégance, tantôt en donnant à lire un écrivain qui fut de tous les (mauvais) combats, Maurice Barrés, qui dans un texte d'une parfaite platitude, préface au récit de voyage d'un prince lorrain, a plus à dire sur la France que sur le Canada, qui lui inspire n'importe quoi : « Notre (sic) Canada possède une littérature complète, pourvue de tous ses organes.» Le nombre de sottises, comme il convient, est inversement proportionnel à la durée du séjour chez nous des auteurs, quand séjour il y a eu.Un certain Louis Arnould, de l'Académie française, a passé deux ans ici et nous a trouvé l'âme triple, ou trine : anglaise, américaine et française, formant l'hybride appelé âme canadienne-française.Les ob- servations paraissent justes, mais le discours d Arnould est d'un professeur passablement ennuyeux.Au moins y entend-on quelque chose, même aujourd'hui, ce qui tendrait à démontrer que le point de vue, repris par d'autres auteurs de 'anthologie, était assez vrai en 1913 pour le rester longtemps.Il est plus malaisé de suivre dans leurs élucubrations un Paul Claudel qui croit voir venir en son pays un renouveau catholique, ou une Sarah Bernhardt qui s'invente, semble-t-it un petit naufrage dans les eaux glacées du Saint-Laurent.La divine comédienne a été, selon ses dires, fort bien reçue par le bon peuple québécois.Et par Louis Fréchette, qui lui a fait un de ces poèmes à faire enfler la tête de quiconque.Par la presse catholique, beaucoup moins.La Vérité écrit : « La comédienne juive Sarah Bernhardt vient de faire une tournée au Canada.Nous regrettons de le dire, trop de Canadiens français oubliant ce qu'exige la dignité chrétienne et les simples convenances se sont traînés aux pieds de cette femme qui, si la bêtise mondaine ne l'eût décorée du titre d'artiste, porterait un tout autre nom que la pudeur défend d'écrire.» Heureusement d'éminents visiteurs ont pris la peine de dénoncer la sujétion dans laquelle les chefs religieux tenaient les Canadiens français.Pierre de Coubertin, qui admirait les sportifs plus encore qu'il méprisait les Noirs, écrit, dans la sécurité de son pays retrouvé, que les « Canadiens sont les humbles esclaves de leur clergé et de leurs congrégations », qui « enchaînent les esprits en prétendant les guider ».Pour donner une idée du florilège qu'a composé Luc Bureau, il faudrait tout citer.De l'ensemble, on retient que beaucoup de visiteurs, les humoristes mis à part, se sont servis du Canada et du Québec comme champs de bataille où transporter leur idéologie.Tout n'est pas périmé, il s'en faut de beaucoup.Le p'tit prof Stéphane Dion pourrait bien s'inspirer d'un mot de Pierre de Coubertin \u2014 encore lui \u2014 dans une prochaine semonce destinée à Lucien Bouchard.À propos des Canadiens français il écrit : « Le gouvernement fédéral répand sur eux ses bienfaits.» *?*?PAYS ET MENSONGES Le Québec sous la plume d'écrivains et de penseurs étrangers Luc Bureau Boréal, 404 pages i Elena Botchorichvili \u2022HT 1 I Une atmosph en somme re, DOMINIQUE PAUPARDIN collaboration spéciale Par une curiosité de l'histoire, Grand-Père, Père et Fils portent tous le même prénom, Guiorgui.Ces descendants mâles de la famille princière Are-chidzé habitent en Géorgie, cette ancienne république de la fédération soviétique, à Tbilissi, la capitale, ou à Soukhoumi, la principale ville de la république autonome d'Abkhazie.Ils évoluent dans un siècle troublé, entourés d'un apanage de femmes, des personnages fantomatiques, crucifiés ou ennoblis, évoluant à mille lieux du féminisme à l'occidentale.Margarita, Deuxième Femme, Troisième Femme, Mère et Lali forment décidément une conscience à part, un monde à l'opposé de celui des hommes.Elles sont d'un autre sang, explique cliniquement le narrateur de Le Tiroir au papillon, qui raconte la vie de cette énigmatique famille dont la grandeur et les misères sont indissociables des événements politiques et sociaux qui bouleversent leur peuple comme leur destinée individuelle : les deux guerres mondiales, la Révolution bolchevique ou les conflits armés qui ont mis le pays à feu et à sang au début des années 90.Maître d'oeuvre de ce roman dont l'esprit mélancolique n'est pas incompatible avec l'ironie et la critique, Elena Botchorichvili alimente l'équivoque en jonglant de manière elliptique avec le temps et l'histoire, le réalisme et la fantaisie.Ses courtes phrases ciselées, froides et tranchantes comme la lame d'un couteau, sans mots inutiles, créent un patchwork d'impressions fortes.Une atmosphère, en somme.Nouvelle venue dans notre paysage littéraire, Elena Botchorichvili est née en Géorgie, un pays de cinfl millions d'habitants.Diplômée de l'Université de Tbilissi, elle a été la première journaliste d'Union soviétique à qui le Sovietski Sport a confié la couverture du baseball, un sport capitaliste par excellence qui avait été proscrit dans l'ancienne URSS jusqu'en 1988.\\ Il y a six ans, son journal l'envoyait au Québec où elle a finalement pris mari et pays.On reconnaît chez elle la plume aguerrie die la journaliste qui veut nommer, vite et bien, avec en plus ce supplément d'âme qui dit la fragilité des êtres et des choses et secoue le lecteur.« C'est ainsi que Fils a commencé à écrire.Les phrases, une fois couchées sur le papier, ne faisaient plus de vacarme dans sa tête.Silencieuses, elles restaient accrochées à sa mémoire.Il en exprimait l'essentiel.Les mots qui ne passaient pas à travers le filtre mouraient.Pour se rappeler un visage.Fils se le décrivait.En très peu de mots, sans répétitions.Ces exercices étaient pénibles.Ils exigeaient des années de travail.» Une auteure à surveiller.LE TIROIR AU PAPILLON Elena Botchorichvili Boréal, 91 pages r i r « i- «-i i i i i i i i Requiem pour un espion Dès le très beau titre inspiré de Pavese (« La mort viendra et elle aura tes yeux »), on sait que ce roman d'espionnage ne ressemblera pas aux autres, dont il emprunte les conventions pour mieux les subvenir.Il suffit d'un coup de fil en pleine nuit pour replacer David, le narrateur, face à un passé violent qu'il a tenté pendant neuf ans d'oublier auprès d'une femme et d'exorciser par la sculpture.Ancien tueur d'élite de la CIA, il doit maintenant traquer un collègue de la guerre froide qui a pété les plombs.Dans la course-poursuite aux quatre coins de l'Amérique qui suit, l'essentiel n'est pas tant dans l'action fulgurante que dans les moments creux où, avec fatalisme, le héros rumine une vie passée au service de la mort.Bourrée de références littéraires, cette étrange intrigue aux cercles concentriques est servie de plus par une prose superbe, alliant économie et poésie.Vraiment un oiseau rare.Gilbert Grand ***l/2 LA MORT AURA TES YEUX James Sallis La Noire/Gallimard, 218 pages Demain, Solidarité Les amis de le XXF siècle avec l'enfance Dale Carnegie Il n'y a pas si longtemps, le 21e siècle représentait quelque chose de mystérieux, forcément de très lointain, qui excitait les auteurs et les lecteurs de science-fiction.Mais aujourd'hui, le 21* siècle, c'est dans quelques mois à peine.Et les romans qui semblent futuristes aujourd'hui constitueront bien souvent, demain, la réalité.Jules Verne ne l'a-1-il pas déjà prouvé ?Quoiqu'il en soit, Kim Stanley Robinson écrit des romans qui se déroulent dans un futur si proche qu'on pourrait bien, en se réveillant demain, se trouver en train de les vivre.Avec lui, on entre de plein pied dans le 21* siècle.Qui sait en effet, si dans un monde où les richesses naturelles s'épuisent à vue d'oeil, l'Antarctique ne sera pas la planche de salut ?Aujourd'hui, le suspense scientifique, qui permet aux chercheurs, investisseurs, politiciens, écologistes et terroristes de s'affronter, fait partie de nos moeurs.Un genre auquel Tom Clancy et consorts nous ont habitués.Pierre Vennat S.O.S.ANTARCTICA Kim Stanley Robinson, Éditions Libre Expression, 523 pages L'association Solidarité Enfants Sida, qui se nomme très musicalement SOL EN SI, a demandé à plusieurs écrivains (pas des moindres) d'écrire un petit conte d'enfance, qui mettrait en valeur les qualités et les vertus des enfants.Ils sont dix-sept, ces écrivains, et de tous genres.Il y a des drôles comme Daniel Picouly ou Alexandre Jardin, il y a des sérieux (qui perdent leur sérieux comme ils perdirent l'enfance), je ne les nomme pas.Il y a même un Académicien fort connu et prolixe, et plusieurs soi-disant penseurs.Ces gens-là^ tous, retrouvent leurs racines, leur jardin secret, leur enfance pour ne pas le dire, et se laissent porter par ce qu'ils ont de meilleur :leur écriture.On peut éventuel-lemnt connaître de ces écrivains ce que l'on ignorait, et se faire une idée.On peut se distraire avec ce livre.Et il s'agit d'une oeuvre humanitaire à laquelle seront versés tous les droits.Jacques Folch-Ribas HISTOIRES D'ENFANCE collectif d'écrivains Robert Laffont, 275 pages \\ O I I ; m En 1936, il y a plus de 60 ans, Dale Carnegie, fondateur d'une des plus importantes sociétés d'éducation permanente aux États-Unis, spécialisée dans la communication, le leadership et les relations humaines, lançait un best-seller mondial intitulé Comment se faire \"~~w des amis et influencer les autres, la bible dans le domaine des relations humaines.L'ouvrage a été traduit en 37 langues et s'est vendu à plus de 40 millions d'exemplaires.Depuis, bien sûr, bien d'autres ouvrages traitant de la même problématique ont été rédigés, mais celui de Carnegie continue d'intéresser les connaisseurs et certains le trouvent non seulement encore d'actualité mais ne jurent toujours que par lui.Québécor a donc décidé de le rééditer, même si le thème est un peu usé.Pierre Vennat *?COMMENT SE FAIRE DES AMIS ET INFLUENCER LES AUTRES Dale Carnegie Éditions Québécor, 202 pages ROBERT CHARLEB0IS ON DIRAIT MA FEMME .EN MIEUX « Les romans pornos sont tristes par définition.Celui-ci est drôle du début à la fin.C'est donc tout sauf un roman porno! » Willi Passini Fondateur de la Fédération européenne de sexologie Best-seller au Québec comme en France! Stenké Les Editions internationales Alain Stanké 615, boul.René-Lévesque Ouest, bureau 1100, Montréal H3B 1P5 (514) 396-5151 « editionsCftstanke.com LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 25 AVRIL 1999 y livres) y Un autre Montignac ! Il s'agit cette fois d'une version « revue et augmentée », adaptée au Québec PAUL ROY En achetant le dernier Montignac, vous vous étiez pourtant juré : « Celui-là, c'est le dernier ! » Vous aviez déjà Je mange, donc je maigris, Comment maigrir en faisant des repas d'affaires, La méthode Montignac \u2014 spécial femme.Restez jeune en mangeant mieux, Mettez un turbo dans votre assiette.Une dizaine de livres en tout.Et vous étiez en train de chercher des espaces libres sur les tablettes de votre bibliothèque quand vous est parvenue la rumeur que le grand prêtre de la rectitude pondérale venait de sévir de nouveau ! La nouvelle chose s'appelle Je mange, je maigris et je reste mince ! Mince alors ! Il s'agit en fait d'une version « revue et augmentée » du livre de base (Je mange donc je maigris).Et d'une « édition québécoise », dans laquelle Michel Montignac remplace des termes français comme chewing gum par des termes québécois comme gomme à mâcher, etc.Pourquoi acheter ce nouveau Montignac ?Le HvTe de base n'est-il plus valide ?Nous avons posé ces questions à Michel Montignac lors de sa plus récente tournée de promotion au Québec.Le livre de base est encore valide « sur le plan de l'application des principes », répond-il.Mais il a 12 ans.Et depuis, « plusieurs études scientifiques sont venues consolider et valider ma méthode ».« Dans le premier livre, j'avais formulé un certain nombre d'hypothèses sans avoir la capacité de les justifier sur le plan scientifique.Et je n'avais pas cette expérience de millions de lecteurs et de milliers de médecins qui prescrivent désormais ma méthode et qui m'ont permis d'y apporter des ajustements.» La préface de Je mange, je maigris et je reste mince est d'ailleurs signée par le Dr Jean G.Dumesnil, cardiologue et professeur à l'université Laval, qui se décrit « en pleine forme » et plus mince de 21 kilos après deux ans de méthode Montignac.Michel Montignac explique que Michel Montignac « le danger du premier livre », c'est qu'on pouvait être porté à l'utiliser comme un « gadget » : « Je fais le régime, je perds mes kilos et je reviens à mon régime habituel.» « Maintenant, je fais prendre conscience au lecteur que le poids est le symptôme de mauvaises habitudes alimentaires, qu'il lui faut se recentrer.Ma philosophie, c'est celle de la santé globale.» Il y a 12 ans, Montignac identifiait l'hyperinsulinisme (anomalie dans la sécrétion de l'insuline) comme « la cause de la prise de poids ».« Mais j'ignorais que cela avait aussi une incidence sur le diabète et les maladies cardiovasculai-res.» Il blâme d'ailleurs en bonne partie l'alimentation moderne, majoritairement composée de glucides à index glycémique élevé (céréales raffinées, pommes de terre, sucres.) pour un hyperinsulinisme de plus en plus prévalent.Dans son nouveau livre, il abandonne également la théorie des combinaisons alimentaires, qui interdisait de mêler glucides (légumes, féculents.) et lipides (vian-des, poisson.).« Les combinaisons alimentaires, c'était un subterfuge, admet-il aujourd'hui.Je voulais simplifier les choses.Ça marchait mais ça donnait des contraintes inutiles.» Cette fois, Montignac s'en tient essentiellement à l'index glycémique des aliments.« Il y a des glucides à index glycémique très bas (légumes verts, lentilles.) que vous pouvez manger avec de la viande ou du poisson.Ça apporte-plus de souplesse.» \u2014 Et que diriez-vous au lecteur qui ne veut pas acheter votre dernier livre ?\u2014 Qu'il peut lire le résumé cks principes à la fin.\u2014 Et s'il se contentait de copier le tableau des index glycémiques (pages 54 et 55) et ne consommait que les aliments à faible index glycémique ?^ \u2014 C'est la méthode MontigrwLsc si vous mangez à droite (la colonne de droite énumère les aliments a index glycémique bas), vous allez maigrir.Mais si vous voulez comprendre pourquoi, lisez le livre.JE MANGE, JE MAIGRIS ET JE RESTE MINCE Michel Montignac Flammarion Québec, 319 pages B oucq : la bande dessinée, un art ancestral ALEKSI K.LEPAGE collaboration spéciale Est-il besoin de présenter François Boucq, le très génial et très belge auteur de bande dessinée ?Il semble bien que oui.Ce n'est pas qu'il soit tout à fait inconnu par chez nous, mais assez étrangement, on ne sait pas grand-chose ici de la popularité dont il jouit là-bas, dans l'Europe francophone, où il a tout ce qu'il faut de fan clubs et de sites Internet pour qu'on en parle comme d'un bédéiste à succès.Graphiste hors-pair aux idées folles.Grand prix d'Angoulême (1998) pour l'ensemble de son oeuvre, Boucq donne surtout dans l'humour, l'absurde avec le grand A.Mais son immense talent de dessinateur lui permettrait de s'adapter à n'importe quel genre de récit.Il a d'ailleurs co-réalisé avec Jodorowsky (le Castaneda de la BD) quelques ouvrages (les deux Face de lune) au ton plus sérieux, mais non moins fous.Le Boucq, donc, de passage au Salon du livre de Québec, a trouvé quelques heures à perdre au chic café Cherrier de Montréal, avec quelques journalistes qui faisaient la queue, avant de reprendre l'avion.Une toute petite demi-heure d'entretien qui a paru durer vingt secondes ! Fatigué mais volubile, il répond presque d'avance, ayant prévu le coup, à la question d'usage cent fois posée : Y a-t-il encore, en cette ère de haute technologie, de l'avenir pour la bande dessinée ?« On ne s'en rend pas toujours compte, mais la bande dessinée est un art ancestral.Prenez les hiéroglyphes, qu'est-ce que c'est si ce n'est pas littéralement de la BD ?» Boucq, sans une once de prétention, n'hésite pas à vanter les mérites du dessin, l'un des grands arts : « Le dessin précède le langage.Tous les enfants, partout dans le monde, dessinent.Chaque enfant commence par le dessin.C'est très profondément ancré.» Quant aux moyens technologiques, dont il use mais n'abuse point, il les conçoit justement comme des moyens, comme des outils au service du dessin : « Celui qui sait dessiner par ordinateur doit tout de même savoir dessiner.La machine ne donne pas le génie.» Ces dernières paroles, venues de la bouche d'un autodidacte aussi talentueux que Boucq, prennent vraiment tout leur sens.S'il se dit lui-même cinéphile, « cinéphile ordinaire », il n'est pas dans son ambition de transposer ses oeuvres au grand écran, ni même de participer d'une façon ou d'une autre à quelque film que ce soit, « à moins évidemment d'une offre exceptionnelle, parce qu'avec le dessin je suis plus libre, je peux faire à peu près tout ce que je veux.» Il est vrai que le gros Titanic de James Cameron aurait l'air d'une série B canadienne comparé à un Boucq en film.L'artiste travaille surtout et préfère travailler en toute solitude, bien qu'à propos de Jodorowsky il n'ait que des éloges à faire : « Mes relations avec lui ont été très fructueuses.Jodorowsky est un inspirateur, il donnerait à n'importe qui l'envie de créer.» Le dernier Boucq, Le Péril pied-de-poule, reprend les aventures insolites du valeureux Jérôme Moucherot (le « tigre du Gengale ») là où il les avait laissées, à savoir quelque part entre dix mondes, ici et là, n'importe où et à côté, dans des jungles obscures où les voitures pleurent et où les nuages posent des questions.Et où le motif pied-de-poule fait partie intégrante de la nature.II y a un peu de Fred chez Boucq, et aussi du F'murr, dans l'esprit, mais en plus techno, disons.Il y a aussi du Monty Python, donc du Terry Gil-liam, et même un soupçon de Boby Lapointe, pour les calambours d'un drôle de goût.Et c'est tout cela qui fait de Boucq l'un des deux ou trois dessinateurs de BD les plus inspirés des vingt dernières années.?LE PÉRIL PIED-DE-POULE François Boucq Casterman, 64 pages L'élégance.sans griffe ! Il LE ERCREDI dans > I dans ^^tfik.*NvN DANS LE CAHIER Mode Palestine ma déchirure L'incroyable saga de Sameeha Khalil racontée par la journaliste Michelle Parent Stankç Les Éditions internationales Alain Stanké 615, boul.René-Lévesque Ouest, bureau 1100.Montréal H3B 1P5 (514) 396-5151 _ editions@stanke.com \t \tud-Bray Livres - Musique -\tJeux - Vidéo - Papeterie NOMBRE DE SEMAINES DEPUIS LEUR PARUTTCN I PALMARES de nos cinq succursales Ventes du 14 au 20 avril 1999 © 1\t3\tESSAI\tPassage obligé\tC.Sirois\tHomme 2\tas\tROMAN Q.\tLa petite fille qui aimait trop les allumettes 9\tG.Soucy\tBoréal 3\t13\tROMAN\tLa maladie de Sachs 9\tM.Winckler\tPOL 4\t2\tSANTÉ\tJe mange, Je maigris et je reste mince!\tM.Montignac\tFlammartoc* 5\t6\tESSAI\tL'ingratitude 9\tFink:çlkraut\tQ.-Amérique' 6\t16\tPSYCHO.\tL'ogre intérieur\tC.Olivier\tFayard 7\t27\tSANTÉ\tRecettes et menus santé\tM.Montignac\tTrusta r 8\t3\tESSAI\tLes bceufs sont lents mais la terre est patiente\tP.FartarOeau\tVLB 1 9\t10\tROMAN\tGeisha\tA.Golden\tLattes 10\t3\tROMAN Q.\tLes bourgeois de Minerve\tM.Rouy\tQ -Amérique 11\t10\tROMAN Q.\tLe pari 9\tO.Demera\tQ-Amérique 12\t9\tROMAN Q.\tTaxi pour la liberté\tG.Gougeon\tLibre Expr.13\t5\tROMAN\tSi ce livre pouvait me rapprocher de toi\tJ-P Dubois\tOlivier 14\t11\tSPIRITU.\tConversation avec Dieu T.01 9\tN.Walsch\tAriane 15\t11\tROMAN\tAux fruits de la passion\tD.Pennac\tGallimard.16\t3\tB.D.\tFaites place à Hyperman ! Calvin #16\tB.Watteraon\tHors Collée.17\t;\t\tBabylon babies\tM.G.Dantac\tGallimard 18\t5\tspiRrru.\tL'art du bonheur\tDalai-Lama\tR.La/font 19\t4\tESSAI\tÉtatlsme et déclin du Québec\tJ-L.Migue\tVaria 20\t17\tCUISINE\tLa cuisine d'aujourd'hui 9\tDonna Hay\tKonemann 91 21\t6\tESSAI Q.\t400 capsules linguistiques\tG.Bertrand\tLandôt 22\t1\tBI0GRAPR\tQuelque chose de moi\t1.Rossellini\tNil 23\t4\tESSAI\tNation Québécoise au futur et au passé\tG.Bouchard\tVLB 24\t35\tROMAN\tSous le soleil de Toscane 9\tF.May es\tQuai Voltaire 25\t1\tROMAN\tLe diamant noir\tP.May le\tNil 26\t10\tGUIDE\tGîtes du passant du Québec '99\tCollectif\tUlysse 27\t13\tB.D.\tTintin au pays de soviets\tHerge\tCasterman 28\t6\tTHRILLER\tLe complot des Matarèse\tR.Ludlum\tGrasset 29\t22\tROMAN Q.\tLa cérémonie des anges 9\tM.La berge\tBoréal 30\t3\tROMAN\tAimez-moi les uns les autres\tD.Bombardai\tSeuil 31\t59\tROMAN\tOcéan mer 9\tA.Baricco\tAl.MtansÇ 32\t10\tPSYCHO.\tLa force du désir\tW.PaaJni\tO.Jacob ï 33\t99\tGUIDE\tGuide Voir de Paris\tCollectif\tA.Libre Expt> 34\t99\tPSYCHO.\tLes hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus V\tJ.Gray\tLogiques \u201e ¦> 35\t7\tB.D.\tAgrippine et l'ancêtre\tC.Bretecner\tBretecher 36\t4\tFLORE\tJardins d'ombre et de lumière 9\tA.Mondor\tHomme 37\t11\tSPIRITU.\tConversation avec Dieu T.03\tN.Walsch\tAriane 38\t4\tROMAN\tLa courte pailla\tF.Dorin\tPion 39\t5\tPSYCHO.\tL'intelligence émotionnelle T.02\tD.Goleman\tR.Laffont 40\t32\tSCIENCE\tOiseaux, merveilleux oiseaux\tH.neevea\tSeuil 41\t20\tSPIRITU.\tManuel du Guerrier de la lumière\tP.Coelho\tCarriers 42\t31\tROMAN\tLes particules élémentaires\tMJtouafebecq\tFlammarion 43\t3\tCUISINE\tLa cuisine de Marguerite 9\tM Duras\tDonon uacoo 44\t99\tCUISINE\tPinardises : recettes & propos 9\tD.Pinard\tBoréal 45\t99\tGESTION\tLm sept habitudes de ceux qui réalisent 9 tout ce qu'ils entreprennent\tS.R.Covey\t- i » First Coups de coeur Renaud-Bm\\ : / ère semaine sur notre liste NOUS EXPÉDIONS RAPIDEMENT PAR POSTE OU MESSAGERIE Montréal (514) 342-2815 Extérieur 1-888-746-2283 www.renaud-bray.com 1 * Av.Parc 1 276-7651 C-d-Netges \u2022 Ste-Cath.\u2022 St-DenLs .Brassard 342-1515 \u2022 876-9119 \u2022 499-3656 .443-5350 uvert 7 jours jusqu a minuit * Roman Marle Uber9e - .AhAAAie La Cérémonie des anges queoecois émons du aoréa/ aires «Si ^^^^ Roman étranger 1 Nancy Huston L'Empreinte de l'ange Éditions Actes Sud/Leméac 77 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 25 AVRIL 1999 livres) Au coeur de l'Amérique urbaine GILBERT GRAND Silhouette spectrale dans la chaude nuit de juin, indifférente aux appels pressants des dealers noirs, une jeune femme blanche remonte d'un pas raide la rue de Darktown (la bien nommée) pour couper ensuite à travers les terrains de sport déserts vers le centre médical.Plus encore que son regard fixe, ce sont ses mains ensanglantées qui attirent puis repoussent les curieux.Après une brève hésitation, elle entre aux Urgences où de manière confuse, hachée, elle raconte à un médecin puis à un policier qu'elle a été agressée par un Noir costaud qui s'est enfui avec sa voiture.et son fils de quatre ans qui dormait sur la banquette arrière.Attention ! Cette intrigue qui démarre sur les chapeaux de roue comme tout bon thriller révèle au bout de quelques pages sa vraie nature : celle d'un roman total englobant en une fresque aussi monumentale que contrastée cette Amérique urbaine malade de la violence, de la haine raciale et de l'indifférence.Aux commandes de la formidable machine romanesque qu'est Ville noire, ville blanche (Free-domland, 1988), faut-il s'en étonner, on retrouve Richard Price.Cet auteur parcimonieux, à qui l'on doit déjà l'excellent Clockers ainsi que quelques scénarios de films à succès (Color of Money, Sea of have, Ransom), est sans doute l'un de ceux qui ont le mieux digéré les leçons de Tom Wolfe.Rappelons qu'en 1988, l'auteur du Bûcher des vanités sommait les écrivains américains de cesser de contempler leur nombril et plutôt, tel « un bataillon, une brigade de Zolas », de se précipiter « dans ce pays sauvage, bizarre, imprévisible qui est le nôtre pour se le réapproprier sous forme littéraire ».Richard Price n'avait certes pas attendu cette philippique pour se salir les mains dans le réel : son premier roman, The Wanderers (1974), décrivait déjà la guerre des gangs de rue dans le Bronx, et son second, Bloodbrothers (1976), le dur quotidien d'une famille ouvrière.Mais c'est vraiment avec Clockers (1992), plongée hyperréaliste dans les banlieues noires minées par le crack, que la critique a salué la naissance d'une forme de « thriller urbain néo-naturaliste », du « Zola OU du Dickens à la sauce biphop et soul », quoi ! Six ans plus tard avec Freedom-laini (titre original à l'ironie cinglante), Price reprend le décor urbain imaginé pour Clockers , champ de bataille emblématique où, à quelques milles de New York, s'affrontent deux Amériques : la blanche, barricadée dans la banlieue cossue de Gannon, et la noire, enfermée dans les tours minables de Dempsy.Entre ces deux solitudes, un no man's land comprenant un parc et une allée centrale, dite « des Martyrs ».C'est là que Price y met en scène une version habilement romancée de l'affaire Susan Smith, cette jeune iemme de Caroline du Sud qui, en 1994, accusa un Noir de l'enlèvement de ses deux fils et qui, par la suite, dut avouer les avoir assassinés.Enquêtant sur le terrain, le romancier avait été fasciné par ce fait divers où s'entrecroisaient « paranoïa raciale, frénésie médiatique et tragédie personnelle ».Autant de composantes que Price recrée et développe avec maestria dans sa fiction où alternent trois voix différentes.D'abord celle de Lorenzo Council, l'énorme et asma-thique inspecteur noir de Dempsy, véritable patriarche et voix de la raison pour sa communauté, qui mène son enquête envers et contre tous.Celle de Jesse Haus, ensuite, jeune journaliste blanche aux dents longues mais au coeur fragile.Celle de Brenda Martin, enfin, par qui le drame arrive, mère éploréee néanmoins suspecte qui tarde à livrer sa vérité, mais quelle vérité ! Reconstituant avec patience toutes les zones grises, Price n'hésite pas à montrer ses personnages dans toute leur complexité, leur imprévisibilité, leurs faiblessses et leurs ambiguïtés morales.Cette minutie documentaire n'affaiblit pourtant en rien la tension qui monte inéluctablement avec le bouclage de la cité noire par les policiers blancs venus de Gannon ; la révolte dans le ghetto attisée par la couverture médiatique ; les manoeuvres de récupération politique menées dans les deux camps ; la découverte de la vérité, trop tardive pour empêcher l'embrasement final.L'année de Sollers Le temps qu'il fait la couleur du ciel le fond de l'air.JACQUES FOLCHRIBAS collaboration spéciale Un éditeur j demandé à dix écrivains de tenir un journal durant une année chacun, les dix années du siècle finissant.De 1991 à l'an 2000.Dans ce journal a la fois intime, littéraire et public l'auteur sera tout à fait libre de noter les événements publics ou privés de sa vie, de donner à ce texte toute forme qui lui conviendra, de vaticiner, de se délecter, de s'amuser, de s'indigner.Bref, ce sera un « Journal de la fin du siècle », en dix volumes.Bonne idée, si bonne que tout le monde aurait dû l'avoir.Il est vrai que naguère, quelqu'un comme Jean-Guy Pilon lorsqu'il dirigeait les émissions culturelles de feue Radio-Canada, avait eu une idée semblable.Plusieurs écrivains d'ici tinrent leur journal, un mois, deux mois, et celui-ci fut donné à la radio par un lecteur professionnel.Cette fois, le lecteur c'est nous, et les dix journaux sont écrits par Michel Winock (1991), Jean-Noël Jeanneney (1992), Françoise Gi-roud (1993), Edgar Mo-rin (1994), Jacques Juillard (1995), Bertrand Poirot-Delpech (1997).il m'en manque un, celui de 1996, mystère.Voici celui de 1998, tenu par Philippe Sollers et intitulé L'Année du tigre .C'est de l'horoscope chinois, et ce fut bien une année de tigre.Acérée, mordante, tachée, rayée, féline.Bref: sollerienne au possible.plus talentueux et anticonformistes qui soient.Mais ce journal contient des choses plus passionnantes .D'abord, détail infime autant qu'important, Sollers prendra soin, chaque jour qu'il écrit, de noter le temps qu'il fait, la couleur du ciel, le fond de l'air, et cela ne nous est pas indifférent.Nous nous accoutumons très vite à ce qui peut sembler un procédé, c'en est un, qui nous fait entrer dans une « atmosphère », c'est ici le Philippe Sollers VILLE NOIRE, VILLE BLANCHE Richard Price Presses de la Cité, 621 pages C'est bien difficile de rendre compte d'un pareil journal.Depuis l'ouverture à Saint-Germain-des-Prés d'un grand magasin d'Armani, en janvier \u2014ce qui après tout ne peut nous intéresser que moyennement \u2014 jusqu'à un lâcher de ballons bleus à Bruxelles pour fêter la naissance de l'euro, en décembre.pas passionnant non plus, n'est-ce pas ?\u2014 toutes sortes d'événements français et mondiaux décencheront l'ire et la moquerie d'un des écrivains les mot, intimiste.Puis, ce journal est écrit dans différents lieux qui tout naturellement en infléchissent le ton.Lorsque Sollers écrit à Paris, c'est d'un parisien à la fois agaçant et risible.Un peu plus tard, il s'en va travailler dans sa maison de l'île de Ré, tout au bord des vagues et là, cela devient très prenant.Mouettes et cris, vents d'Ouest et embruns, repas frugaux de rougets et de purée d'épinards (considérations sur la frugalité, voire l'ascèse de l'écrivain), et écriture.Sollers commente.Il a entrepris un roman, dont on ne saura pas grand'chose, et termine son Casanova (considérations sur ce fichu métier d'écrivain, qui n'en est pas un).Tout cela est extrêmement vivant et ne cesse de faire appel à notre intelligence, dont nous ne savions pas qu'elle était si acérée.Ce doit être l'année du tigre.Et les plongées dans la musi- que.Continuelles.La musique accompagne les journées de Sollers.Un opéra, un concerto, Bach, Mozart, captés à la radio.Il nous fait sentir en quelques mots combien cette écoute passionnée peut embellir les heures.Retour à Paris.Lectures de Claudel, qu'il admire et dont il explique l'illumination, non pas celle du pilier célèbre de Notre-Dame où Claudel fut ébloui, mais paradoxalement celle de la lecture de Rimbaud, qui le laissa marqué pour la vie.Tant d'autres lectures : Nietsche, Nabokov, Mallarmé, surgissant comme des flammèches dans ces notes de chaque jour.Lectures de « conditionnement » : nous serons bercés par cette gymnastique de la lecture dont chaque geste en appelle un autre et dont le plaisir et le désir sont infinis.Il commente bien sûr les événements de l'année.Il y en eut, et des piquants.Le Pape et Hussein (je résume, je résume), la Russie qui s'effondre et, tout cela mêlé, l'incroyable aventure de Monica la stagiaire agenouillée devant Jésus Clinton (désopilant autant que navrant).L'apparition du Viagra et la coupe du monde de football.L'année de n'importe quoi, et l'année du tigre.Séjour à Venise.De la fenêtre, on voit les bateaux qui entrent et sortent du port, en même temps que l'on note le temps qu'il fait, les brumes, les soleils, les pluies, les vents sur la Sérénis-sime.La musique toujours et encore.La peinture, celle de Picasso, surgissant à l'improviste comme une révélation brusque de ce qu'est la force de l'art.Par-dessus tout cela, qui est passionnant, le syle de Sollers, aigu, sec, jamais redondant, toujours métaphorique, percutant , soutenu.C'est d'un extrême intérêt.Le lecteur non plus ne faiblit jamais, il s'arrête très souvent, presque à chaque phrase, pour réfléchir.Sollers, le miroir de l'année, le miroir de lui-même, et le nôtre.L'ANNÉE DU TIGRE Philippe Sollers Seuil, 330 pages La suDeii du mois La P Expiixion vous présentent la Supergrille du mois d' à 100 gagnants mériteront le livre des Grands Maîtres de la peinture et le fameux t-shirt J'ai réussi ATTENTION ! aujourd'hui, L'esprit d'une époque RÉGINALD MARTEL Après un silence de près d'un demi-si è c e, Simone Bus-sières revient au roman.Silence qui ne l'a pas empêchée de consacrer ses talents d'animatrice et d'éditrice à la littérature des autres.D'aussi bonnes fréquentations ont certainement aidé l'écrivain, qui vient d'entrer dans sa neuvième décennie, à garder à son style une jeunesse certaine.La Pyramide des morts est bien ce qu'on devine.Le temps a passé, emportant ceux et celles qu'on a aimés ou pas et qui ensemble forment cette pyramide sur laquelle on a bâti sa vie.Du temps qui reste, Judith Boucher, octogénaire, entend faire bon usage.Elle écrit l'histoire de ses morts, ceux qui vraiment ont compté pour elle.Il y a urgence : le médecin lui a appris qu'elle est « condamnée ».Beaucoup de vieilles personnes racontent leurs souvenirs, qui sont parfois drôles et parfois touchants, toujours utiles à la suite du monde.Il importe peu de savoir si les morts de Judith Boucher ressemblent à ceux de Simone Bussières.L'essentiel, c'est un soir i d'accrocher les lecteurs qui leur épargne les lourdeurs du « vécu » ; c'est l'ab- sence de digressions interminables ; c'est un style simple et efficace ; bref, c'est la maîtrise du récit.Judith a pu naître dans les années quinze, vingt.Elle n'est pas de celles qui regrettent le temps où les femmes étaient soumises à leur mari et à leur curé.Elle tient encore, presque au bout de son âge, un discours féministe qui l'autorise à célébrer celles qui ont été les premières à briser le carcan.Sans trop d'agressivité pourtant, car si la vie ne l'a pas rendue plus sage, elle l'a rendue plus tolérante.On voit défiler les morts aimés, parfois trop, ou détestés, parfois trop aussi et c'est tant pis pour eux.Les amies et les amis, les amants (eh oui !), les enfants et la parentèle, les simples connaissances qui ont vécu des aventures exceptionnelles, tout ce monde de morts, et de vivants aussi, forme une galerie de personnages intéressante, à travers laquelle s'exprime l'esprit d'une société et d'une époque.?LA PYRAMIDE DES MORTS Simone Bussières Septentrion, 156 pages Sortez.de _.l'ordinaire AVEC LE CAHIER Sortir DU JEUDI DAN La Presse LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 25 AVRIL 1999 Duke Ellington aurait eu cent ans ALAIN BRUNET Edward Kennedy « Duke » Ellington aurait eu 100 ans le 29 avril.De qui se souvient-on, au juste?D'un grand chef de big band, d'un Afro-Américain tiré à quatre épingles, d'un artiste de variétés.Voilà une vision bien partielle du mythe.À quelques jours de son anniversaire qui coïncide avec la tenue d'un concert commémoratif livré au Spectrum par l'Orchestre de jazz de l'Union européenne de radio-télévision (UER) sous la direction de l'« ellingtonologue » montréalais Andrew Homzy, remettons les pendules à l'heure.Duke Ellington, en fait, fut beaucoup plus qu'un marchand de tubes jazzy célébré à l'échelle planétaire.Il fut le premier musicien afro-américain à faire la transition entre musique populaire et musique sérieuse.Celui-là même qui a précisé l'esthétique du grand orchestre de jazz au XXe siècle, celui-là même qui a transcendé le swing pour produire une musique beaucoup plus sophistiquée.En un demi-siècle, la musique d'El- lington a effectué un parcours que la musique classique a dû réaliser en un demi-millénaire.Bien sûr, ses harmonisations les plus modernes (au sens blanc du terme) se limitaient aux réformes de l'im-pressionisme français (Debussy, Ravel, Satie), mais elles ouvraient la voie à la fusion ultime de l'art afro-américain et de la musique dite sérieuse de souche européenne.« En Amérique, déplore André Homzy, le public l'a davantage connu dans des contextes de variétés alors que les Européens ont été exposés à ses oeuvres plus complexes.Ce qui explique la méconnaissance des Nord-Américains face à l'ensemble de son oeuvre.» Professeur à l'Université Concordia, Andrew Homzy s'applique à décortiquer le jazz orchestral aux aspirants musiciens : Tad Dameron, Oliver Nelson, George Russell, font partie de son corpus mais il a un faible pour Ellington, dont il est sans contredit le spécialiste le plus compétent sur cette île.Homzy est la personne toute désignée pour diriger l'Orchestre de jazz de TUER, qui regroupe des musiciens sélectionnés sur tout le vieux continent.Des musiciens québécois tels le tromboniste Jacques Bourget, le trompettiste Charles Ellison et le saxophoniste (alto) Dave Turner ont été aussi recrutés pour le concert de jeudi.Et le programme ?« Daniel Vachon, qui réalise la dimension radiophonique de l'émission, a fait pression pour que je choisisse définitivement les oeuvres du programme de 90 minutes.Je n'arrivais pas à choisir parmi les six heures de musique que j'avais présélectionnée ! » relate Andrew Homzy en riant.Chose certaine, notre homme se refuse à consacrer tout le programme aux tubes du Duke, préférant les réunir dans le cadre d'un pot-pourri.Homzy misera plutôt sur des oeuvres moins connues comme Togo Brava composée pour célébrer l'indépendance du Togo, Cop Out (réalisée en 1957), Afro-Bossa (1963) ou La Plus Belle Africaine (1966).« Je n'ai pas le désir de recréer le son d'Ellington, insiste l'interviewé, mais bien de présenter une vision de lui à travers les musiciens de l'UER.» On le comprendra.Le concert commémoratif du 100* anniversaire de Duke Ellington aura lieu le 29 avril au Spectrum.Au prix de 15 S, + taxes et services, les billets seront mis en vente le 27 avril.La Chaîne culturelle de Radio-Canada et le Festival international de jazz de Montréal coproduisent cet évéttement.s PH0T0TE0UE Lm Presse Duke Ellington fut le premier musicien afro-américain à faire la transition entre musique populaire et musique sérieuse.Celui-là même qui a précisé l'esthétique du grand orchestre de jazz au XX» siècle.En un demi-siècle, la musique d'Ellington a effectué un parcours que la musique classique a dû réaliser en un demi-millénaire.Un cheminement en quatre phases Généralement, les spécialistes de Duke Ellington délimitent son cheminement créatif en quatre grandes phases.L'émergence de son art orchestral fut caractérisé par le style jungle, à l'époque de ses embauches au fameux Cotton Club de Harlem.Fraîchement débarqué de Washington D.C.dont il était issu, le jeune Duke exploitait alors les sourdines en caoutchouc pour feutrer le son des cuivres de l'orchestre, les voix féminines (Adelaide Hall, Ivie Ander-son.) flirtaient parfois avec une certaine rudesse, ce qui tranchait avec le style des orchestres de la côte Est.C'était l'époque de Black and Tan Fantasy (1927), Créole Love Call (1927), Ring Dent Bells (1930), Sophisticated Lady (1933), Prélude to A Kiss (1938).Une première génération de solistes s'imposait alors : les trompettistes Cootie Williams, Rex Stewart et Bubber Miley, les trombonistes Tricky Sam Nanton et Juan Tizol, le clarinettiste Barney Bigard, etc.Déjà, Duke Ellington avait saisi que son orchestre trouverait sa singularité non seulement dans son approche de la composition, mais aussi dans la personnalité de ses interprètes et improvisateurs.Déjà, Ellington jouait de l'orchestre.Le seconde période couvre la Seconde Guerre mondiale.L'arrivée de Billy Stray-horn, qui écrivait et arrangeait de façon à peu près similaire à celle de son patron, avait relancé l'orchestre.Le style jungle s'était alors assoupli en s'adaptant au swing alors dominant \u2014 et de ses fameux riffs, improvisations harmonisées par chacune des sections de l'orchestre, une pratique mise au point d'abord par les orchestres de Kansas City \u2014 dont celui de Count Basie.De cette période, on se rappellera Concerto for Cootie (1940), Cotton Tail (1940), Take The A Train (1941), Black Brown and Beige (1944), qui marquent la transition entre la variété et la dimension plus sérieuse de son oeuvre.Les solistes les plus marquants de cette pré-diode furent le génial contrebassiste Jimmy Blanton, le trompettiste-violoniste Ray Nance, le trompettiste Cat Anderson, le saxophoniste Ben Webster.Le reste de la trajectoire d'Ellington se divise en deux grandes périodes concomitantes.Déjà, le musicien avait fait la démonstration de son raffinement sans délaisser l'inspiration venant de la rue.Ne restait qu'à affirmer tout le sérieux de son art.De 1955 à 1974, c'est l'ère de la pleine maturité, celle de ses grandes fresques orchestrales telles la Perfume Suite (1945), la Liberian Suite (1947) ou la Controversial Suite (1951).Ses collaborateurs les plus précieux de cette période furent entre autres le trompettiste Clark Terry, les saxophonistes Willie Smith et Paul Gon-salves.Au cours des années soixante, les tournées internationales et la recherche fondamentale se succéderont en alternance.Il arrivera au Duke de se produire (en tant que pianiste) dans de plus petits ensembles, notamment avec les avrnt-gardistes John Coltrane et Charles Mingus \u2014 ce qui en dit long sur son ouverture d'esprit.Son travail orchestral variera alors entre l'inspiration du sacré et les dernières retouches faites à un style de composition si singulier.Des exemples ?Dintni-nuendo and Crescendo in Bitte (1956), Queen's Suite (1959), Non Violent Intégration (1963).Voici les gagnants PHOTO SYLVAIN RYAN coiabaiùon spooêie Sacrifier une nuit pour un bon billet Pour être certains de mettre la main sur de bons billets, certains fervents de Topera Notre-Dame de Paris sont allés jusqu'à passer la frisquette nuit de samedi à la belle étoile devant le théâtre Saint-Denis.Au moment de la mise en vente des billets, hier, à dix heures, plusieurs centaines de personnes faisaient le pied de grue.La prochaine série de spectacles aura lieu à l'automne.Du vrai Woody Allen.Associated Press NEW YORK Bien loin des très chics Sotheby's et Chris-tie's, on se serait plutôt cru dans un classique marché aux puces new-yorkais.Pas un gramme de glamour dans ce poussiéreux entrepôt du Queens, mais du culte, à l'occasion samedi de la vente aux enchères des costumes et décors de dix ans de films « made in Woody Allen ».« Ça, c'est de la vraie Amérique » : Murray Schnitzer, concierge à Manhattan, achetait 47 paires de chaussures féminines (« Harry dans tous ses états» ) tandis que le métro aérien faisait trembler l'immeuble en briques rouges éclaire au néon.« Je n'ai pas de place.Je ne sais pas du tout où je vais les caser.Mais c'est du Woody Allen », expliquait un artiste du Queens, repartant avec deux meubles de radio lc>*0 (« Radio Days« ), pour 25 dollars.Du vrai Woody Allen, quoi.Perche sur une échelle jaune, sous les tuyaux apparents de l'entrepôt, le commis-vaire-priseur ne faisait pas semblant d'avoir l'accent new-yorkais : « Cette lampe ?Un dollar, quelqu'un ?Deux ?Non ?OK, OK, je vous DONNE un dollar î ».Du Woodv Alleu, donc Parmi ces 4 M lots, dont aucun n'était es- timé au départ, on trouvait des enseignes de vieux dancings, des ballons de plage dégonfles, une paire de canapés rouge et or (« Cii-mes et Délits » et « Coups de feu sur Broadway »), une machine à vagues bleues célèbre pour avoir assisté sur un bureau aux galipettes de Joe Mantegna et Judy Davis (« Cele-brity »).Ou encore un distributeur de Coca qui s'est vendu 800 dollars.Le tout venu du vrai entrepôt cinéma de Woody Allen.Un autre canapé est parti à 10 dollars.« C'est confortable, pas cher.On a tout dépense pour acheter la maison, on a besoin de meubles.Je m'en fiche que ce soit Woody Allen », lance Gabriella Blanco, directrice de l'orchestre Concordia de New York.« On n'avait plus de place pour tout garder, même si beaucoup de choses peuvent resservir dans d'autres films », expliquait Richard Brick, coproducteur de plusieurs films de Woody Allen.Les bénéfices de la vente, dont le chiffre final ne devrait pas être rendu publh.iront à des organisations de lutte contre le cancer du sein et contre le sida.Dans cet entrepôt du Queens, on trouvait le passe, mais aussi l'avenir : un panneau Mobil (d'époque) qui Joue dans le prochain Woody, aux côtés de Scan Penn et Unu Thurman.C'est d'ailleurs lui qui a battu le record de œttC vente aux allures de vide-greniers : 1200 $.qui ont mérité le livre « Guide du savoir écrire » et le fameux t-shirt « J'ai réussi » pour la Supergrille du 28 mars dernier.M.ANDRE AUCOIN LAVAL MME SYLVIE AUDEÏÏE LAVAL M.GUY AUÏÏXIER SAINT LAURENT MME MARGOT BEAUCHESNE VlCTORtAVIlLE MME FRANCINE BEAU DRY SAINT-LAMBERT MUE MAIS Mlftf G lEAUlEOttO ROUGEMONT MME CATHERINE BÉLANGER SAINT-LAURENT MME MADELEINE BÉLEC CANTLEY MME DIANE BEUEROSE LONGUEUIL MME FLORENCE BELVAL MONTREAL MME MARIE PAULE BERTRAND L'EPIPHANIE M.PIERRE BÉRUBE VICTORIAVILLE MME MONIQUE BOISCIAIR LE G ARDEUR M.NORMAND BOISVERT FLEURIMONT M DENIS BOLDUC MONTREAL MME DOMINIQUE lÛMIAIDItl SAINT-LAZARE M PARNELL BONTEMPS MONTREAL MME GEMMA BOUCHARD MONTREAL M.ALAIN BOUCHER SAINT-GLORGB DE CHAMPlAiN M.GAETAN BOYER TERRASSEVAUDREUIl MME LUCIE BOYER-MIGNAUIT ANJOU M ROBERT BROCHU NICOLET MME MARCELLE BROSSLAU REPENTIGNY \"4* \u2022.\u2022.#77 du mois mars Ne manquez pas notre prochaine Supergrille aujourd'hui même dans le cahier des sports.MME HELENE BROSSARD ROSEMERE MME LOUISE CADIEUX.SAINIFAUSTIN-LAC-CARRE MME DOMINIQUE CARDER MONTREAL M.MARK) C CHAREST BELODL MME IRÈNE CHARTIER REPENTIGNY MME MADELEINE CHEYREFILS SAINTE-MARTINE MME THÉRÈSE CHIASSON LE GARDEUR M.ANDRÉ CORRIVEAU LONGUEUIL MME HUGUETTE COUTU SAINTE-THERESE MME MARiaiE L COUTURE LAVAL M RENÉ CRÈTE LORRAINE M.PIERRE CR01SCTIERE TROIS RIVIÈRES MME EVELTNE 0AÎ6LI SOiOUTH REPENTIGNY M EUE DANEAU MONTREAL M JOHN DARCOVICH MONTROYAL M GRACIA DESMARAIS DRUMMONDVULE M FRANÇOIS DBROSIERS RAWDON M MICHEL Dl GENOVA MONTREAL M.DANY DU6È MONTREAL M.J.G.DUCHARME JULIETTE MME LOUISE DUCHARME SAINT-HUBERT MME YOLANDE DUSSAULI LAVAL MME LISE FAY SAINT-JEAN-Sl'RRKHEUEU MME ANDREE FERLAND LACHENAIE MME DIANE FULHAM B0IS6RIAND MME LOUISE GAGNE SAINT-JEAN PORT-JOLI M LUCIEN GAMACHE LAVAL MME THÉRÈSE GAUDET GATINEAU M MAURICE GINGRAS VICTORIAVILLE MME JOHANNE GRENIER QUEBEC CARMEL GRONDIN LAVAL MME MONIQUE GRONDIN!S MONTREAL MME MONIQUE HAMEUN MONTREAL M MICHEL HUPPE TRACY MME JEANNE D'ARC ISAIEL VAL BELAIR M ANDRE JOBIN FRELIGHS8URG M PIERRE LA PORTE LAVAL M.NORMAND LAVAUEE SOkEL M PIERRE LEBLANC ACTON VAU M.AURELE LEDUC MONTREAL M YVAN LEROUX MONTREAL M.RAYMOND LESSARD MONTREAL M PIERRE L0NGT1N LORRAINE MME LOUISE MAINVILLE LAPRAIRIE MME MIREILLE MARCHAND REPENTIGNY M.PA.MARTINEAU LAVAL MME CECILE MARQUIS SOREL MME UNA MASSE MONTREAL MME LUCE MICHAUD OUTREMONT M.MILOT SHERBROOKE M GUY NADON TERREBONNE M.PAUL NOËL REPENTIGNY MME EMJLY PACKWOOD MONTREAL MME ANNA PELLETIER BROSSARD MME AURORE PELLETIER LAVAL M PIERRE PELLETIER MONTREAL MME NATHALIE PHANEUF MONTREAL M PIERRE PLOURDE VALLEYFJELD MME SUZANNE POIRIER REPENTIGNY MME JOSEE PROVENCHER CAP-DE-LA-MADELEiNE MME JEANNE RATTIE MONTREAL MME SUZANNE ROBIN REPENTIGNY M ROLAND ROCHETTE SAINT-BRUNO MME LILIANE ROY LAVAL M NICOLAS SAMAAN MONTREAL M.RAYMOND SCULLION KIRKLAND MME MARTINE SURPRENANT LAPRAIRIE MME GISÈLE SWEENEY SAINT-JEAN-SUR-RICHELIEU MME MONIQUE TALBOT MONTREAL MME YVETTE TAliGUAT PIQUETTE SAINT JEAN SUR-RICHEL1EJ MME ANNETTE TARDIF COWANSVILLE MME GHISLAINE THERIAULT SAINT-LEONARD MME CELINE THIBOUTOT SAINT REDEMPTEUR M CLAUDE VALLEE MONTREAL M JEAN VEILLEUX MONTREAL MME CAROLE F VERENKA SAINT-LUC MME CARMEN WILLIS LASALLE « Merci à tous ceux et celles qui ont participé.» Prévoyez un délai de 4 à 6 semaines pour la réception de votre prix.Ce concours est une collaboration de : La Presse 1 *\u2022 * Wo\\\\< ) les editions de L'HOMME B8 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 25 AVRIL 1999 disques La profondeur.en surface EAN-CHRISTOPHE LAURENCE Lancé en grande pompe cette semaine au Centre Molson, Chaque feu.marque le retour de Roch Voisine dans la langue de Molière, lui qui n'avait pas fait le disque en français depuis Coup de He il y a cinq ans.Fidèle à lui-nême, le beau Roch continue de chanter l'amour d'un ton romanti-iue léger, dans un emballage pop idulte formaté pour les radios FM concernées.Rien de nouveau, si ce n'est que !es sérénades pour adolescentes ont ait place à des sérénades pour jeu- îes femmes (Je resterai là.Doucement) 21 à des textes un peu mieux ciselés \\Et si.Chaque feu.); qu'Hclenc a été emplacée par Obia, femme-mirage venue des pays chauds et que *och, dans un rare moment de con- ïdence, offre une chanson à la mémoire de Paul Vincent, son ami- nanager décédé il y a un an (Les Lys >lancs).On y croirait peut-être si cette profondeur n'était à ce point trai-ée.en surface.Aussi lisse que le visage de Roch est photogénique, la production de Chaque feu.a les défauts de sa perfection: émotions en mélamine, sentimentalisme de papier glacé, histoires de coeur désincarnées et arrangements cosmétiques signés Éric Benzi.Trop retenu pour être passionné (passionnant?).Chaque feu.donne l'impresssion de ne jamais aller au bout de lui-même et c'est en vain qu'on cherche la goutte de sueur, l'excès ou la faille humaine qui nous convaincraient du contraire.Quant à la présence de Jacques Villeneuve (!?) aux claviers sur Juste pour soi, elle n'y changera pas grand-chose.Reste à voir si ce retour en sera vraiment un.Le paysage de la va-rlété francophone a changé et les têtes de série se sont renouvelées.Entre Lara Fabian et Bruno Pelletier, l'ami Roch nous va devoir pédaler fort s'il veut gagner la course.**l/2 CHAQUE FEU.Roch Voisine RV/Musicor MENOTTI ÏHC CONSUL lit**?e m ¦p d'opéras made CLAUDE GINGRAS En l'espace de quelques jours, l'Opéra de Montréal propose Su-sannah, de Carlisle Floyd (dernière demain soir), et The Consul, de Menotti (pré-mère lundi soir prochain).Une sorte de petit festival d'opéras américains contemporains qui s'étend îu domaine du disque avec plusieurs parutions récentes du même répertoire.Au total: cinq opéras, ous en anglais, bien sûr, englobant plus de 60 ans de théâtre lyrique made in USA.Procédons par ordre chronologique.Naxos, dans sa série d'enregistrements provenant des radiodiffusions du Metropolitan, permet d'entendre la création mondiale, en 1934, de Merry Mount.de Howard Hanson, l'un des premiers compositeurs américains à avoir écrit un opéra de quelque importance.L'action très confuse se déroule en 1625 en Nouvelle-Angleterre puritaine et concerne un prêcheur très rigoriste qui pourtant succombe aux tentations de la chair et devient même victime d'hallucinations.Les choeurs, très importants, semblent tout droit sortis de Boris Godounov et l'illustre Lawrence Tibbett, en justicier, a l'exact ton qui convient.Dans la distribution: le ténor canadien Edward Johnson, futur directeur général de la maison.Au pupitre: nul autre que Tullio Serafin, /chef invité au «Met» à ce moment-là.La valeur du document fait oublier un son bien ancien.Un an après Merry Mount, Boston assistait à la création de Porgy and Bess, qui allait devenir l'opéra américain le plus célèbre à travers le monde.RCA vient d'en rééditer les principaux extraits enregistrés en 1963 par deux Noirs, comme chez Gershwin: Leontyne Price, aussi vraie qu'en Aida, et son mari à l'époque, William Warfield.Choeurs et orchestre très vivants, tomme en spectacle.The Consul, venu en 1950, suit de près l'opéra de Gershwin au plan du rayonnement international.Véritable roman policier mis en musique \u2014 ce consul dont on parle sans cesse sans jamais le voir ajoute au >uspense \u2014, l'opéra de Menotti avait été gravé par les créateurs en 33-tours non encore réédités.En attendant, on sera parfaitement satisfait de la version (d'ailleurs la seule usuellement au catalogue) réalisée rte dernier chez Menotti, en spectacle, à son Festival de Spoleto.En pauvre femme brisée par la ma-hine bureaucratique, Susan Bul-» des Stones ne parvient pas à se classer dans les 10 meilleures ventes de disques des deux côtés de l'Atlantique.« Je l'ai écouté deux fois, déclare Jagger, te ne vais pas le réentendre une troisième fois alors tjue^ je le joue chaque soir sur scène.>r "]
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