La presse, 25 avril 1999, C. Santé
[" Montréal, dimanche 25 avril 1999 Santé La Presse Tr»ftem«* médical d« 286*9381 ; , GUYCOLPRON.MO A Associés PETITES ANNONCES / DECES / SCIENCES EMMANUELLE TASSÉ collaboration spéciale Dans une province comme la nôtre, les chiffres qui témoignent de la fréquence des agressions sexuelles sur enfant et du nombre de cas d'inceste font l'effet d'une petite mort.Filles et garçons confondus, une personne sur cinq au Québec a vécu au moins une agression sexuelle, durant l'enfance ou l'adolescence et par un agresseur connu dans l'immense majorité des cas.Selon la Direction de la protection de la jeunesse, seulement 20 % des victimes sont déclarées.Le silence entourant ce problème de société jure atrocement avec l'importance des conséquences psychologiques dont souffrent les personnes touchées par l'agression sexuelle.Les ravages sont encore plus grands lorsque le problème est soulevé au sein de la famille.En 1997, les membres de la section des agressions sexuelles de la police de la Communauté urbaine de Montréal ont pris connaissance de 76 dossiers impliquant un membre de la famille (surtout le père), en plus des 48 cas mettant en cause le beau-père.Les victimes appartiennent à tous les milieux sociaux, peu importe la religion, la culture ou la situation financière des familles.Par contre, selon une étude canadienne datée de 1991, les enfants handicapés courent 50 % plus de risques d'être exploités sexuellement.Un enfant qu'on a agressé se dissociera rapidement de son corps et de ses émotions pour fonctionner à peu près normalement malgré les atteintes répétées à son intégrité physique, un réflexe de survie qu'il gardera une fois adulte.C'est aussi dans cette optique de défense qu'une victime va nier ou minimiser ce qui s'est passé, provoquant même une amnésie totale ou partielle de cette période de vie.Voir LA DOULEUR en C2 3 LIGNES, 7 JOURS, PLUS UNE VIDANGE D'HUILE GRATUITE POUR SEULEMENT 29,19$ Jusqu'au 30 avril, annoncez votre auto dans les petites annonces 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confiance qu'il a dans ses capacités à régler un problème, qu'il s'agisse d'agression physique ou de quelque situation désagréable que ce soit.« Aller chercher de l'aide est un acte de courage el non de faiblesse.Il faut s'entourer.Et si la première personne à qui tu te confies ne fait rien, va en chercher une autre », n'hésitent pas à dire aux enfants les animateurs des groupes Espace.Ce programme s'adresse aussi aux adultes de manière à créer un réseau de gens informés et prêts à s'entraider.L'enfant ne devrait pas, par exemple, se sentir obligé d'embrasser systématiquement toutes les grandes personnes qui le lui demandent s'il n'en a pas envie.Le parent, de son côté, devra respecter ce refus, signe d'affirmation de soi.Il s'agit d'accompagner le jeune dans sa démarche de défense.Encore aujourd'hui, plusieurs facteurs rendent la prévention difficile.Nombreux sont ceux qui pensent qu'un enfant ne comprendra pas de quoi on lui parle en matière d'agression sexuelle, d'autres ne veulent pas l'effrayer.« L'enfant comprend toujours, dans une certaine mesure.Il intègre peu à peu des réflexes.Quant à ce qui fait réellement peur, ce n'est pas la connaissance, c'est l'ignorance : c'est de se retrouver en mauvaise posture sans outil pour réagir », soutient Barbara Aberman, animatrice et coordonnatrice du groupe Espace en Montérégie.Un autre argument qui gêne les intervenants en prévention tient au fait que certains personnes craignent que des enfants par trop informés des questions relatives à la sexualité entreprennent de fabuler sur ces questions et portent de fausses accusations contre d'autres adultes.Des cas isolés, assure Mme Aberman, qui en a croisé deux en 12 ans ans de métier : « Si un enfant se voit entraîné pour rien dans l'enfer de l'appareil judiciaire, il s'en retirera rapidement tout seul ».Prévenir concrètement Voici quelques principes inculqués aux enfants par les groupes Espace : ¦ Un secret peut être agréable à garder pour soi, mais lorsqu'il est trop lourd, il vaut mieux le confier, même si quelqu'un qu'on aime (éventuellement l'agresseur) nous le demande.¦ On a parfois le droit de désobéir et de dire non quand on se sent menacé.Toutes les défenses sont bonnes, ce n'est plus une question d'impolitesse (cracher au visage, crier, fuir).¦ Il ne faut pas céder au chantage (une personne essai d'obtenir ce qu'elle veut d'une autre en lui faisant des promesses et des cadeaux, ou alors en la menaçant).¦ Il ne faut pas confondre la responsabilité d'un adulte et celle d'un enfant.Quand un adulte abuse de son pouvoir sur un plus jeune que lui, il est le seul fautif.II faut parler avec l'enfant : ¦ de la différence entte les; touchers qu'on aime et ceux qui mettent mal à Taise et aussi de sexualité.Définir ce qu'est la sécurité et l'insécurité ; ¦ des gens vers qui se tourner en cas de problème ; ¦ des différents cas d'espèce qui pourraient mal tourner et des réactions à avoir ; ¦ de la confiance que vous avez en lui quoi qu'il arrive (ou qui est déjà arrivé) ou quoi qu'il dise.Comme Ta écrit un ancien pédophile dans un document anonyme, « insistez bien sur le fait que Tabu-seur est souvent quelqu'un que Tcnfant connaît très bien et en qui il a confiance.En conséquence, vérifiez bien à qui vous confiez vos enfants, écoutez vos doutes, même s'ils visent votre conjoint ».« Ça arrive aussi aux garçons » Les effets immédiats « ¦ ¦ » » D'après le rapport Badgley publié en 1984, un garçon sur sept (soit 14 % de la population masculine) a déclaré avoir subi au moins un attouchement sexuel importun.Michel Dorais, travailleur social et sociologue, estime qu'on peut même parler d'un garçon sur six.Cette enquête canadienne sur les infractions sexuelles à l'égard des enfants avait, certes, provoqué une prise de conscience du problème en général, mais la question de l'agression sexuelle au masculin demeure un tabou.Sur 50 dossiers communiqués à la Direction de la protection de la jeunesse, cinq seulement concernent un jeune garçon, estime Alain Trudel, intervenant spécialisé dans les cas d'agression sexuelle.À vrai dire, le tabou est triple : à une vulnérabilité masculine difficilement acceptable s'ajoute la honte de l'homosexualité et celle de l'agression sur un mineur par un membre de la famille.C'est ce que Michel Dorais a tenté de faire éclater publiquement en publiant en 1997, après six ans de recherches, son ouvrage intitulé Ça arrive aussi aux garçons.C'était la première fois qu'on donnait la parole à des victimes de sexe masculin.Cinq mille exemplaires ont été vendus, de bouche à oreille, sans susciter de remous.Les médias, mal à Taise, n'y ont fait aucun écho, à la plus grande déception de l'auteur : « Ce n'était jamais le temps d'en parler, ni le matin, ni le soir, ni la semaine, ni le dimanche.N'ayant pas été agressé moi-même, je n'étais pas un bon coup médiatique.» On comprend, à la lecture de cet ouvrage, que les hommes n'acceptent qu'au prix de difficultés énormes d'être perçus comme victimes potentielles.La majorité des 70 vic-times consultées n'avaient jamais été écoutées ou crues auparavant.«< On m'a accusé de voyeurisme à cause des récits de vie intégrés au texte, mais sans eux, on m'aurait accusé de fabulation », se défend-t-il encore aujourd'hui.En plus des séquelles communes à l'ensemble des victimes de viol et d'inceste, on décèle chez les garçons des conséquences psychologiques qui leurs sont propres.L'agressé s'identifiera facilement à l'agresseur quand viendra le temps de l'agression PHOTO JOSÉE LAMBERT, cototoCËùon spéaato La majorité des garçons agressés ne sont pas écoutés ou crus.de vivre sa propre sexualité et reproduira le rapport de domination.Plus du tiers des hommes, dans les recherches de Michel Dorais, ont songé à se suicider.Selon une étude américaine, 60 % des hommes en cure de désintoxication auraient été sexuellement violentés.Les garçons agressés présentent quatre fois plus de risques d'utiliser des drogues injectables, ont trois fois plus de rapports sexuels non protégés et contractent deux fois plus souvent des MTS, affirment les auteurs d'une étude québécoise publiée en 1995.À la suite de rapports sexuels précoces avec un homme, les fantasmes homosexuels sont récur- rents chez plusieurs qui persistent à douter de leur propre orientation sexuelle.Ce qui, selon Michel Dorais, amène certaines victimes à jouer les durs afin de masquer cette insécurité.Certains ressentiront une grande timidité, un complexe face aux femmes.La pulsion homosexuelle sera alors refoulée et méprisée à la fois.Pour Michel Dorais, la souffrance des hommes agressés sexuellement reste muette puisque inacceptée socialement, et le bilan n'en est que plus lourd.« Sans regroupement, sans reconnaissance, sans thérapeute ni confident le plus souvent, ces hommes partent rapidement à la dérive », constate-t-il.Tous les enfants ne réagissent pas de la même façon à l'agression, selon leur âge, leur sexe, leur personnalité, l'éducation reçue, le type d'agression vécu ou sa gravité.Certains se confieront facilement, d'autres garderont le silence, par peur de ne pas être crus, par crainte de représailles, par sentiment de culpabilité.Un enfant qui n'est pas en âge de parler au moment de l'agression pourra dévoiler des mois voire des années plus tard ce qui s'est passé.Des comportements inhabituels et soudains révèlent que quelque chose ne va pas chez un enfant, mais reste à déterminer si c'est la conséquence d'un moment difficile (divorce, déménagement, naissance d'un autre enfant, entrée à l'école) ou s'il est question d'agression.Le dialogue demeure le meilleur moyen de vérifier ses doutes.Le milieu scolaire est propice au dépistage.Ce sont très souvent les enseignants qui ont droit aux confidences de l'enfant.Le mauvais rendement, les absences répétées, les problèmes manifestes de malnutrition, l'agressivité, la tristesse ou le repli sur soi peuvent être des indices, tout comme peuvent l'être de faibles capacités de concentration ou des facultés d'imagination et d'élaboration perturbées.À la maison, un enfant victime d'agression peut par exemple éviter une personne en particulier, refuser de dormir seul, souffrir d'énurésie chronique (faire pipi au lit) ou encore éprouver un dégoût alimentaire persistant.Un enfant dont les connaissances sexuelles ne correspondent pas à son âge (vocabulaire trop précis, attitude séductrice, contact physique « orienté » avec les hommes) doit susciter le questionnement dans son entourage.Bien que les marques physiques ne soient pas forcément visibles sur un corps dont on a abusé, les rougeurs et les déchirures anales ou vaginales peuvent constituer des indices inquiétants.Autre signe : l'enfant se trouve en possession de sommes d'argent ou de biens matériels dont la provenance s'explique mal.Certains abuseurs ont en effet recours à ce type de séduction.Le manque d'assurance de celui qui pense ne pas être cru caracté- rise également l'enfant ou l'adolescent qui subit une agression sexuelle.Quelles seront les conséquences pour ma famille si j'en parle ?Mon père va-t-il s'en aller ?Ma mère va-t-elle encore me parler ?Ces questions freinent celui ou celle qui aimerait livrer son secret.Malheureusement, il arrive que la victime se retrouve punie après dénonciation de l'agresseur: déni ou rejet de la part de la famille, et parfois placement du jeune en foyer d'accueil.« Les notions d'affection et de sexualité sont très confuses chez ces jeunes-là : ils pensent souvent qu'une faveur sexuelle est synonyme d'affection, que c'est la seule manière d'être aimé d'un adulte », explique Alain Trudel, agent de la protection de la jeunesse spécialisé en agressions sexuelles.Cette résignation amène l'enfant à intégrer une certaine impuissance.Il s'habitue à être dominé, à subir les événements au lieu de les maîtriser.Les notions de danger et de risque sont également floues dans son esprit puisque, lors des abus, les barrières ont été transgressées sous couvert de normalité.Les enfant violentés s'identifient rapidement à un objet sexuel et ont le sentiment d'avoir été jetés après usage.La trahison de la pan de l'agresseur bouleverse la perception que l'enfant a de ceux qui disent le protéger ou vouloir son bien.Cette confusion des rôles s'étend à tout son entourage et la confiance ne peut plus s'établir complètement avec un adulte.Malgré tout ce que les spécialistes peuvent déceler habituellement, il arrive qu'une victime se fasse une carapace suffisamment épaisse pour qu'aucun symptôme ne soit perceptible, ou même n'existe.Ce cas est particulièrement dramatique car, malgré le caractère irréversible des traumatismes, plus l'intervention est rapide, mieux on peut remédier à la détresse d'un enfant écouté et cru.« On a trop souvent l'image de mères lâches face à l'abus, mais une majorité d'entre elles réagissent.Certaines ne veulent pas le croire ou ne voient réellement pas ce qui se passe.Beaucoup ont elles-mêmes été violentées et font preuve, inconsciemment, d'une haute tolérance à la violence », explique Denise Côté, psychothérapeute au Mouvement contre le viol et l'Inceste.La douleur tabou LA DOULEUR / Suite de la page Cl_ « Les femmes que nous voyons en arrivent à douter de tout ce qu'elles ressentent, de mut ce qu'elles croient avoir vécu : l'estime de soi est au plus bas », rapporte Denise Côté, psychothérapeute et andragogue (format ion aux adultes) dans un centre qui vient en aide aux victimes d'inceste.Elle se souvient de l'une d'entre elles qui, après s'être acheté des souliers, n'était plus certaine d'avoir fait cet achat elle-même.Le plaisir éventuellement ressenti au cours des abus esl a l'origine de ce brouillage des perceptions, de cette difficulté à tracer des limites* Car la majorité des agressions n'en n'ont pas l'air aux yeux de l'enfant, aussi perturbantes soient-elles.Souvent perpétrées par un adulte aimant, elles s'accompagnent de douceur et d'affection.Le plaisir ressenti sème le trouble : «site qu'on m'agresse?Suis-jc consentant même si j'aime ça ?Était-ce de la souffrance ou dll plaisir?Une fois adultes, les victimes ne tiennent pas compte de leur vulnérabilité en tant qu'enfant et ne font pas la différence entre leur responsabilité et celle de l'agresseur.Ce qui explique qu'elles soient, toute leur vie a la merci des prédateurs: elles n'ont j.imais été capables d'identifier les gestes d'une agression* Cette protection de soi, qui S'intègre jeune, leur est étrangère.Elles souflrent d'un grand manque de sécurité tant physique qu'émotif, donc d'une forte dépendance affective ou sexuelle.La blessure psychique est telle que seul le « gel » du corps peut rendre cette enveloppe supportable ; l'alcool et la drogue semblent être les solutions les plus courantes.L'auto-mutilation (« report » de cette blessure intérieure sur le corps dont un perçage corporel excessif peut faire partie) et le désordre alimentaire (tentative de contrôle du corps par la boulimie ou l'anorexie) sont également caractéristiques.On peut dresser une liste de symptômes récurrents chez les victimes d'abus : insomnie, cauchemars, paranoïa, angoisses persistantes, retours en arrière éprouvants, dégoût de la sexualité ou au contraire sexualité compulsive, hyperconscience de l'apparence physique et du regard des autres, agoraphobie.Évolutions possibles On observe deux grands modes de réaction chez les victimes.La stratégie de vengeance anime plus facilement les victimes de sexe masculin (il existe des femmes victimes qui agressent a leur tour, mais elles sont plus rares).Selon les sources, 50 à 85 % des agresseurs ont été agressés eux-mêmes.\" L'ancienne victime entraine un enfant pour lui faire vivre ce qu'il a vécu.Vivre activement l'abus autrefois vécu passivement permet de S'Identifiera l'agresseur et non a la victime.L'absence, «d'empathie pour sa vic- time vient du fait que l'agresseur cherche à fuir cette position depuis sa propre agression », explique Michel Dorais, travailleur social et professeur de sociologie à l'Université Laval.Ce dernier soutient également que le traumatisme intégré peut faire figure d'apprentissage sexuel dès l'adolescence.La victime gardera alors une attirance irrémédiable pour ce qu'elle a appris : le plaisir à avoir des relations sexuelles clandestines ou devant témoin, tentation d'être surpris en situa-lion d'illégalité (masturbation dans les parcs ou les toilettes publiques, photo erotique, danse nu).La seconde, plus féminine, correspond à un processus de victimisation.C'est-à-dire que l'enfant devenu adulte optera pour un univers déjà connu, celui de la dépendance, de l'humiliation, de l'agression subie et de la relation affective dominée.D'où une incroyable proportion de victimes travaillant dans le monde du sexe.Une enquête canadienne menée en 1984 concluait que 70 à 90% des prostitués auraient été exploités sexuellement pendant leur enfance, pour la plupart par un membre de leur famille.« La petite fille qui a été contrôlée par sa sexualité va vouloir prendre ce contrôle en étant payée pour ses faveurs sexuelles.Ces filles n'ont souvent d'autres choix professionnels vu leurs problèmes d'adaptation en milieu scolaire et leur décrochage précoce », résume Denise Côté.Par ailleurs, nombreuses sonu les victimes qui optent pour des métiers qui permettent d'aider voire de sauver de nouvelles victimes (psychothérapeute, psychologue, sexologue, etc).Derrière une agression sexuelle, il y a souvent d'autres problèmes insoupçonnés.D'après la Ligue pour le bien-être de l'enfance du Canada, 53 % des femmes en prison ont été agressées sexuellement durant l'enfance, tout comme les fugueurs, dans une proportion de 85 %.Ces enfants sont, toujours selon la Ligue, dix fois plus exposés au suicide et risquent davantage d'être aux prises avec des problèmes de chômage, de santé mentale ou physique, de commettre des crimes ou d'abandonner les études.« La volonté politique de remédier à ce fléau n'est pas là, sinon on mettrait en place des moyens efficaces.D'ailleurs, beaucoup d'intervenants n'ont pas l'expertise nécessaire et doivent référer les victimes à des organismes spécialisés eux-mêmes débordés », constate Denise Côté.Il n'existe que trois centres à Montréal qui viennent en aide aux victimes d'agression.Le Mouvement contre le viol et l'inceste doit déjà composer avec une liste d'attente de deux ans.Même si les victimes doivent toujours garder l'espoir de s'en sortir en demandant de l'aide, l'effet domino d'une agression sexuelle est beaucoup plus dévastateur qu'on ne le pense et ses conséquences sont à l'origine de nombreux dérapages sociaux. LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 25 AVRIL 1999 LE COLLEGE DES MÉDECINS VOUS INFORME Santé \u2022 os allergies en respect espoir est tout à fait permis aux victimes des allergies saisonnières et annuelles.En effet, si ces dernières, appelées « rhini-tes allergiques », sont parfois très incommodantes, il existe plusieurs moyens de les contrôler.La première étape, pour les vaincre ou les atténuer, est de les identifier comme telles, car leurs symptômes ressemblent à ceux du rhume et sont souvent confondus avec eux.« Plusieurs personnes ignorent qu'elles souffrent de rhinite allergique », note le Dr Manon Proulx, médecin de famille au Centre de santé Rigaud et membre du Collège québécois des médecins de famille du Canada, en énonçant quelques critères susceptibles d'aider à distinguer cette affection du rhume.La rhinite allergique peut amener des éternuements, de la congestion et de la toux, et s'accompagner d'une difficulté à respirer qui s'apparente à l'asthme.Elle a aussi quelques traits caractéristiques : elle dure beaucoup plus longtemps que le rhume, entraîne un écoulement nasal transparent et liquide, peut rendre les yeux larmoyants, rouges et enflés, et varie parfois en intensité selon le lieu où on se trouve.On peut aussi la démasquer en notant à quel moment et dans quel contexte ces symptômes se manifestent, car ils apparaissent à chaque contact avec les substances al-lergènes.Ces dernières varient d'une personne à l'autre.Les gens qui réagissent au pollen des arbres sont incommodées de la fin d'avril à la fin de mai, tandis que celles qui sont allergiques au gazon présentent des symptômes en juin et en juillet ; les malaises des gens sensibles à l'herbe à poux s'étendent pour leur part de la mi-août aux premières gelées ; quant aux allergies causées par les moisissures, elles se font surtout sentir au début du printemps et après les .pluies.Les animaux domestiques entraînent aussi des réactions allergiques chez les humains.Les chats sont le plus souvent en cause, mais les chiens peuvent l'être également et, contrairement à la croyance populaire, il n'existe pas de bête « non allergène ».On peut se départir de son animal pour vérifier si on y est allergique, mais on ne sera alors fixé qu'après un certain temps, car on retrouve encore les poils du chat domestique dans une résidence six mois après le départ de ce dernier.Une fois la cause du mal identifiée, on peut utiliser des mesures de prévention, susceptibles de rendre les symptômes beaucoup moins pénibles, voire de les éviter.Dans le cas des réactions à des végétaux, il est parfois possible d'éliminer la source du problème.L'arrachement de l'herbe à poux avant qu'il ne florisse, et émette ainsi des substances allergènes, est ainsi fortement conseillé.Lorsqu'on ne peut supprimer les végétaux qui font problème, on doit bien sûr éviter tout contact direct avec eux.On doit aussi diminuer l'importance des contacts indirects : il est bon de fermer les fenêtres de la maison, quitte à utiliser un système d'air climatisé.« Ça peut faire une différence énorme », assure le Dr Proulx.Durant les périodes critiques de l'année, on se trouvera moins incommodé en réduisant le nombre d'activités extérieures le matin.En effet, les particules aller-gènes sont plus nombreuses dans l'air à ce moment de la journée.Hormis les animaux, diverses substances allergènes, dont on peut diminuer la quantité, se retrouvent souvent dans les maisons.On empêche les moisissures de proliférer en contrôlant l'humidité chez soi : un intérieur bien éclairé et dont l'humidité ne dépasse pas les 50 %, contribuera à les tenir en respect.Les déshurnidificateurs peuvent, à cette fin, être également utiles.La poussière entraîne aussi chez certains des rhinites allergiques, et des recherches ont prouvé que l'entretien d'une chambre à coucher peut réduire les réactions apparentées à l'asthme.Les personnes allergiques à la poussière ont donc intérêt à ne pas la laisser s'accumuler chez elles.Les animaux en peluche, véritables réservoirs de poussière, doivent aussi être retirés de la chambre des enfants qui y sont allergiques.Enfin, les acariens, ces micro-organismes qui se retrouvent dans la literie, sont à l'origine de certains cas de rhinite allergique.Pour limiter leur multiplication, on peut insérer le matelas et les oreillers dans une enveloppe de vinyle, s'assurer de laver les draps à l'eau chaude tous les 7 à 10 jours, et les sécher à la sécheuse.Les tapis des chambres à coucher augmentent aussi l'exposition aux acariens, et il est souhaitable d'éviter d'en poser.Il existe aussi des solutions médicamenteuses.Les anti-histamini-ques, plus efficaces lorsqu'on peut les prendre avant le début de la réaction allergique, sont à choisir avec l'aide du médecin ou du pharmacien.Les plus récents soulagent les symptômes sans entraîner de somnolence.Ils entraînent peu d'effets secondaires, mais certains interragissent avec d'autres médicaments.Quand la réaction allergique est très localisée, par exemple au niveau du nez ou des yeux, on peut se contenter de pompes nasales, de gouttes ou de substances topiques.Les décongestionnants peuvent aussi soulager, mais il est déconseillé de les utiliser sous forme de vaporisateur.« Ils entraînent alors un effet de rebond, une accoutumance, et à la longue, une perte de l'odorat », explique le Dr Proulx.Dans les cas plus sévères, le médecin peut prescrire des stéroïdes.Enfin, si tous les traitements mentionnés ci-haut s'avèrent inefficaces ou que la rhinite est permanente, des injections d'hyposensibilisa-tion étalées sur une période de 1 à 3 ans peuvent être tentées.Elles améliorent le cas de 75 % des patients, et en guérissent complètement 25 %, rapporte Manon Proulx.Bref, un diagnostic juste, des mesures de contrôle de l'environnement et le traitement des symptômes ont de bonnes chances de permettre aux victimes d'allergies une meilleure qualité de vie.COLLÈGE DES MÉDECINS DU QUÉBEC Cette chronique qui paraît toutes les deux semaines est préparée par le Collège des médecins du Québec, en collaboration avec le Collège québécois des médecins de famille et avec le Conseil des directeurs de santé publique de la Conférence des régies régionales.PHOTO PIERRE McCANN.La Press* Pour combattre les allergies, les médicaments les plus fréquemment employés sont les collyres béta-bloquants.Ils agissent en diminuant la sécrétion d'humeur aqueuse.Efficaces, ils sont particulièrement bien tolérés sur le plan oculaire.Même s'il existe quelques contre-indications (asthme, pouls lent).Psoriasis Dans le cadre d'un projet de recherche, nous étudions l'efficacité d'une nouvelle pommade dans le traitement du psoriasis.Si vous avez 18 ans ou plus et êtes aptes à consentir.Si vous avez des plaques de psoriasis au corps ou aux membres.Communiquez avec Madame Nicole Roy au (514) 281-6000, poste 8033.Centre de recherche du CHUM Campus Notre-Dame 2747378 Santé-Beauté! 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