La presse, 16 mai 1999, B. Zap
[" Cahier B, Montréal, dimanche 16 mai 1999 k disques 9 1 aurait été impensable de confier l'élaboration de la trame musicale du nouvel épisode de La Guerre des étoiles à un autre compositeur que John Williams.Plus de vingt ans après avoir musicalement enrobé la «force» une première fois, et marqué l'ensemble de son empreinte, Williams a repris la ;r.; baguette pour diriger lui-mê l'Orchestre Symphonique d Londïes.Notre collaborateur e cinéma Marc-André Lusse a tendu l'oreille à cet environnement sonore et il en a profité pour écouter quelques autres productions que Star Wars a inspirées,.La culture a la maison ci* cinéma J maison Deux arnaques Still Breathing est un film tout à fait charmant qu'une lourde trame sonore écrase sous son poids.Mais cette histoire de fille et d'arnaque vaut quand même le détour, juge Sonia Sarfatl, qui n'a pas autant de bons mots pour une autre histoire de petits acteurs fraudeurs qui semblent le pendant contemporain des Laurel et Hardy d'antan dans The Impostors.JACQUES FOLCH-RIBAS ; - - -.M ¦ page B3 télévision Les chaussures de Louise La réalisatrice Louise Leroux part du talon haut pour analyser les rapports entres les hommes et les femmes.Un film fascinant, écrit Suzanne Colpron, qui va changer votre façon de voir cette chaussure.page B2 Aujeu! Voilà près d'un mois maintenant que la saison du baseball majeur bat son plein.Si vous êtes un amateur de jeux et un fan de ce sport, le printemps marque également l'arrivée des jeux de baseball pour ordinateurs et consoles.Pour notre chroniqueur André Mondoux, l'occasion est belle de devenir plus qu'un simple gérant d'estrade en endossant son uniforme virtuel pour propulser les balles au-delà de la clôture du champ centre.page B3 Cmj est Tan 201.0 qui s'en £r vient.Avez-vous prévu cela?Où serez-vous, où irez-vous ?Mon ami Michel, savantissime professeur à l'Université, a déjà acheté son Champagne.Jean-Louis veut aller fêter cela à Paris.Les hôtels de New York, au centre, près de l'horloge de Times Square, sont tous retenus.Tous ces gens-là ont tort, nous le savons bien.Le siècle ne commencera pas le 1er janvier 2000.C'est une erreur, à peine funeste, disons regrettable.Cette erreur vient de très loin, aussi loin que l'Egypte ancienne.Pour s'en convaincre, lire, contempler, étudier au besoin deux livres qui se consacrent au temps.La formidable aventure de la mesure du temps.Le premier s'intitule Le temps compté, le temps conté.Compter le temps qui passe, et qui va passer, c'est évidemment vieux comme le monde.Les Mésopotamiens et les Égyptiens dont je parlais tout à l'heure s'y sont essayés.Puis les Arabes, fins mathématiciens qui semblent avoir inventé le bouton à quatre trous : le zéro.Je dis : semblent.À ce qu'on sait.Sans zéro, comment voulez-vous compter ! Le zéro, c'est la roue des matheux.Et les calendriers, que tout ce beau monde se mit à confectionner.La plus grande confusion s'installa, dès le début des temps.On va se baser sur la lune, dirent certains.En 4241 avant J.-C, les Égyptiens instaurent un calendrier : l'année compte 365 jours 1/4.Pas mal, n'est-ce pas ?Les Chinois se basent sur les saisons.354 jours par année.Zut, ça ne marche pas, il fout ajouter des journées pour bien s'aligner sur le printemps.Les Hébreux, les Grecs, les Romains, font des approximations semblables, avec journées intercalaires.Arrive César, Jules.On va se baser sur le soleil, dit-il.Le nouveau calendrier, dit Julien, commencera le premier janvier de l'année 45 avant J.-C.- mais il y aura un décalage de 80 jours avec les anciens calendriers, disent les conseillers du Patron - où sont-ils donc passés, dit César.On va page B7 ___j « if \u2022 appeler cette année 45 l'année du désordre : 445 jours.L'horreur, mais on aura enfin un bon calendrier.C'est faux.Voilà un pape, Grégoire XIII, qui s'en mêle.Calendrier grégorien en 1582.Adopté un peu partout, peu à peu, jusqu'en Chine en 1949.Pendant ce temps-là, inutile de dire que les Américains précolombiens qui ne sont pas au courant, calculent comme des fous ( sans .zéro ) et adoptent leurs propres mesures du temps.Voir SIÈCLE en B2 Mais de quelle année 2000 s* m IrHp:// laprerre*inf inh.Lui Presse et Videotron présentent le site Inteifiei de Lu Presse, le complément Idéal de votre quotidien préféré Retrouves l'actualité résumée ainsi que vies dossiers spéciaux et des chroniques pratiques sur l'ctonnmic.le spon.les spectacles, le cinéma.bref, un contenu qui vous réserve plein de surprises.Ni tout à fait pareil, ni tout à fait différent.tn Ptesse du portail I B 2 LA PRESSE.MONTRÉAL, DIMANCHE 16 MAI 1999 -télévision) La fin du siècle MÉTIS / Suite de la page Bl_ L'année 2000 comptera exactement 365 jours, 5 heures, 48 minutes, 45 secondes.Oui mais, à partir de quand ?Vous trouverez tout cela, avec les aventures et les anecdotes les plus savoureuses, dans Le temps comte, te temps conté.Si bien que, si vous êtes capable de nous dire à quel moment précis mon ami Michel doit déboucher son Champagne.n'hésitez pas, merci pour lui.Il faudrait que vous consultiez également l'album excellent, et très bellement illustré, et très mathématiquement fourni, écrit par Jean Lefort, professeur de mathématiques, intitulé La saga des calendriers ou le frisson millétia-riste.Là, vous aurez de quoi vous amuser avec les origines de la recherche, les calendriers lunaires, solaires et luni-solaires, l'établissement des dates comme celle de Pâques (qui ne fut pas un cadeau, semble-t-il), et surtout avec les systèmes qu'on appelle « exotiques », ceux des Mayas, passionnants, des Aztèques, mystérieux, et même des Gaulois (pas si drôles que cela).Avec la liste de toutes les fêtes, religieuse ou profanes, dans laquelle vous verrez que rien n'est simple, si tout est passionnant.Je vous rappelle tout de même que l'an 2000, c'est 6236 pour l'ancien calendrier égyptien (voyez cela avec vos amis du Caire), 5760 pour l'hébraïque, 2753 d'après l'ancien calendrier romain, 2544 pour le bouddhiste (le Dalai Lama est au courant), 1420 pour le mahométan, 5119 pour le maya.et l'année du Dragon pour le calendrier chinois.À vous de choisir.LE TEMPS COMPTE, LE TEMPS CONTE David Ewing Duncan Nil éditions, 344 pages LA SAGA DES CALENDRIERS, OU LE FRISSON MILLENARISTE Jean Lefort Bibliothèque pour la Science, album illustré, 1919 pages Stiletto, un film sur les talents hauts.et la liberté des femmes.Les chaussures de Louise SUZANNE C0LPR0N tiletto.Ne cherchez pas dans le dictionnaire, ce mot n'y figure pas.Pourtant, il coiffe le premier film de Louise Leroux présenté mardi, à 21 h, à Radio-Ca- nada.Stiletto, c'est le nom donné au talon haut, cet objet sensuel, ce piédestal du désir (!), ce symbole ultime de la féminité.On peut être pour ou contre.N'empêche, il existe depuis des centaines d'années.Des Chinoises se bandaient les pieds, il y a 1000 ans, pour en stopper la croissance, et portaient de minuscules chaussures grimpées sur des talons.Mais le film de Louise Leroux ne porte pas tant sur le talon haut que sur la liberté des femmes et les rapports entre les sexes.Elle explique : « Le talon haut n'est qu'un prétexte.Un beau prétexte cinématographique, empreint d'une riche symbolique sexuelle, qui nous permet d'aborder la question du rapport de force entre l'homme et la femme.Un prétexte sensuel, rythmique, musical, coloré qui a l'avantage de plaire aux femmes et de subjuguer les hommes.Un prétexte bien à nous.Occiden- taux, qui semblons ne déceler aucune anomalie dans nos chaussures, alors qu'on hurle si facilement au scandale devant des hidjabs exotiques.» Mais au fait, pourquoi les femmes portent-elles des talons hauts si ces chaussures les font souffrir ?Louise Leroux interroge plusieurs hommes dans son documentaire \u2014 manufacturiers, designers de mode, historiens, podiatres \u2014 mais, curieusement, elle ne pose à peu près jamais la question aux femmes.Construit autour de sa quête personnelle, Stiletto est un réquisitoire contre l'exploitation « podiatri- que » des femmes par les hommes.Les talons hauts y font figure de chaînes, de ceintures de chasteté ou de camisoles de force-Les images, très belles, sont de Bernard Couture.Aube Foglia signe le montage.Sylvain et Dominique Grand, de l'Onde de Choc, réalisent la musique.Produit par Éric Michel de l'ONF, ce film amusant et d'une facture très personnelle est la première réalisation de Louise Leroux.Il est présenté dans le cadre de l'émission Coup d'oeil, en primeur, à Radio-Canada.Après l'avoir vu, vous ne verrez plus jamais les chaussures de la même façon.Les choix de Suzanne VOILÀ CANNES Tous les jours, 19 h 30, TV5 ¦ À l'occasion du 52e Festival international du film de Cannes, TV5 propose une programmation spéciale jusqu'au 23 mai.Voilà Cannes présente un bilan de la journée : de l'officiel à l'officieux, de l'incontournable à l'anecdote.Au programme : des extraits du film du jour, la montée des marches et des reportages sur le marché de Cannes.Voilà Paris spécial Cannes, à 18 h, et Signé Croisette, à 23 h, s'intéressent aussi à l'événement.PLANÈTE PUB Samedi, 16 h3 0, TQS ¦ Vous aimeriez revoir la publicité des enfants Simard ou celle de Dodo en bikini ?Planète Pub présente cette semaine une rétrospective des pubs qui ont le plus marqué le Québec au cours des 40 dernières années.Pour l'occasion, l'animatrice Emmanuelle Garnaud reçoit le comédien Pierre Curzi.Les commentaires laissent parfois à désirer mais les extraits valent le détour.En reprise, dimanche prochain, à 16 h 30.TEMPS PRÉSENT FÊTE SES 30 ANS Mardi, 21 h 40, TV5 ¦ Pour fêter ses 30 ans.Temps Présent présente une émission spéciale sur le thème de l'eau.Deux reportages sont notamment diffusés : À qui profite l'eau ?et Bangladesh : l'eau qui tue.Pompée en profondeur et con- sommée depuis une vingtaine d'années par plus des deux tiers de la population, l'eau du Bangladesh est aujourd'hui l'ennemi numéro un.Elle contient de l'arsenic dans des proportions 40 fois plus élevées que les normes admises.LA FEMME DU BOULANGER Jeudi, SE, 21 h 10 ¦ Dans la foulée de Cannes, Super Écran présente son Festival du film français.À l'affiche : Le Bossu de Philippe de Broca, Ma vie en rose, La vérité si je mens !, une comédie dramatique avec Richard Bohringer et Richard Anconina, Rien ne va plus de Claude Chabrol et, pour la première fois à la télé québécoise, La femme du boulanger, une production canadienne tournée l'an dernier en Provence, avec Roger Hanin.Marins et Jeanette est présenté vendredi.Nous avons aimé Passionnément + + it 1t + ?Un peu Pas du tout *jç Beaucoup Juste assez VOTRE SOIREE DE TELEVISION par Louise Cousineau 8:00 CEE - Grand Prix de Monaco Si vous ne voulez pas rater le départ, mettez votre réveil.Le beau Jacques, par contre, risque encore de rater le sien.20:00 O - Emma Pas le meilleur personnage créé par Jane Austen.Emma est une fille qui essaie de trouver des maris à ses amis, souvent pour leur plus grand malheur.Gwyneth Paltrow dans le rôle.20:00 CD - Le Plaisir croît avec l'image Si vous aviez raté cette aubade à Guy A.Lepage, vous apprécierez.Et vous verrez son fils, qui a l'air d'un garçon déluré.20:00 63- Opération Tango Troisième épisode de cette série qui évoque les aléas de la vie militaire canadienne lors d'une mission de paix en Bosnie.Avec Mario Saint-Amand et Jean-François Casabonne.20:30 fEB- Bouillon de culture Balzac en discussion.21:00 Bl-The X-Fi les Avant-dernier épisode de la saison.21:00 CED- Joan of Arc Le réalisateur québécois Christian Duguay a dirigé cette minisérie de 20 millions US sur la pucelle d'Orléans.Leelee Sobieski dans le rôle-titre.Suite et fin mardi.CANAUX 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 23 h 30 CF o\t\tCE)\tDe soir\tDécouverte / La Mission de Julie Payette\t\tLa Vie d'artiste\tCinéma /EMMA (4) avec Gwyneth Paitrow.Jeremy Northam\t\t\t\tLe Téléjournal 22 05)\tSport (22 40)\tCinéma/LES RÈGlESOUJEUH) avec M Parôly, M.Daso tfiûS)\t\t4\t4 o a\t\t\tLe TVA\tLa vie est un sport dangereux\tFort Boyard / Rachel Fontaine.Robert Brouillette\t\tCméma / UNE FAMILLE 0E FLICS (5) avec Charles Bronson, Angeto featherstone\t\t\t\tLe TVA.édition réseau\tSports (22.25) / Loteries (2244)\tvins et Fromages i22 5i)\tÉvangélisation (23 21)\t7\t7 \t24\tCD 45\tPignon sur rue\tSkippy\tD./ Le Mmimalisme\tîles d'inspiration\tLe plaisir croît avec l'usage./ Guy A.Lepage\t\t\tLes 100 Photos du siècle\t\tCinéma / LE BALLON BLANC (3) avec Aida Mohammadknani Mohsen KaMi\t\t\t8\t8 | \t1\t\tLa Porte des étoiles\t\tCatastrophes\t\tMinisérie / Opération Tango avec Mario Saint-Amand (3/5)\t\tC.nema / LE PASSÉ REVIENT +) ^-3003 s r.I p/ki *U ire {cru/nu^ /Uns des jnrduis jmHu^s, «Us sxlles tU iftctyuXti.tUi Urmirus, tUsjeiUrbCS £fvrir, «Us cwwvu et À4i A,«i I T\\» i h».CanadS Cm» ni consj il roftv* MtAJmtTfHutrrws ou Quitte an*.\"»»»»» se remet d'un triple pontage coronarien.Cette opération m'a fait découvrir ma fragilité, et ce d'une manière urgente.» Il y avait tant de choses qu'il voulait encore écrire : rendre hommage à sa mère, parler de son père, de son enfance, « comment, dans la rue, j'ai appris l'importance du verbe et de l'écrit ».« Ne pouvant manifestement mettre des souvenirs aussi personnels dans la bouche de personnages fictifs, je me suis donc introduit comme acteur dans le récit.» Ruse de créateur qui comble aussi ce désir « d'action par procuration » qui sommeille en chacun de nous depuis l'enfance, et qui lui permet de coucher avec son héroïne Orit (« elle me plaisait tellement ; je me suis dit qu'il fallait que j'intervienne aussi !).Procédé littéraire qui permet enfin d'écrire et de réfléchir, sur Jérusalem qu'il aime tant.« Pourquoi cette 'ville de la paix', trois fois sacrée, où Dieu a choisi sa demeure, suscite tant de haines entre les enfants qui devraient se mettre d'accord pour vivre en paix dans l'ombre du père ?» À cette interrogation douloureuse et toujours d'actualité, on peut répondre, en se référant à Oscar Wilde, que « l'homme tue ce qu'il aime le plus, donc son père ».Marek Halter, lui, constate que pour les trois grandes religions monothéistes, Jérusalem est « un rêve, un rêve dangereux, parce qu'absolu » qu'on ne peut, ni ne veut dès lors partager.Il voit avec inquiétude la montée de l'intégrisme juif à Jérusalem, « un» danger bien plus grand pour Israël que la création d'un État palestinien.» « Il faudrait pouvoir sortir Dieu de Jérusalem pour que l'enjeu change et que le compromis devienne possible.» D'où l'hypothèse explosive développée dans le roman d'un manuscrit de Damas donnant aux religions juive, chrétienne et musulmane une source unique dans la Mésopotamie du VK siècle avant J.-C.Apôtre du dialogue israélo-palestinien dès les années soixante, Marek Halter s'accroche fermement au « fol espoir de la paix » et, conscient du chemin énorme déjà parcouru, échafaude avec conviction des solutions confédérées pour les pays de la région.Espérons que « Marek-quivfa-conte-des-histoires » saura les charmer et les convaincre.« L'enjeu', té-pète-t-il, n'est pas de preridrc'la place du père, comme dirait Ffelîd, mais de réaliser le rêve commun qui était représenté par le père'; la paix et la justice universelles.Tout est possible si les gens se.parlent.Je l'ai appris très jeune dans ma bande de voleurs : la violence commence là où se tait la parole.» 1/2 LES MYSTÈRES DE JÉRUSALEM \u2022 Marek Halter Robert Laffont, 443 pages Renaud-Bray Livres - Musique - Jeux - Vidéo - Papeterie PALMARES de nos cinq succursales Ventes du 6 mai au 12 mai 1999 i nombre oe semaines depuis leur mHunow 1 i ROMAN\t\tUne veuve de papier\t2 i John Irvfn\t\tSeuH 2\tBOGRAPH\tLa prisonnière\t3\tM.Oufkir\tGrasset 3\tROMAN a\tLa petite fille qui aimait trop les allumettes 9\t29\tGaétan Soucy\tBoréal 4\tSANTÉ\tJe mange, je maigris et Je reste mince!\t5\tMMontignac\tFlammarion 5\tROMAN\tLa maladie de Sachs 9\t16\tM.Winckler\tPOL 6\tSANTÉ\tRecettes et menus santé\t30\tM.Montignac\tTrustar 7\tTHRILLER\tL'associé\t2\tJohn Grisham\tR.Laffont 8\tROMAN Q.\tLe pari 9 \"\t13\tD.De m ers\t?.-Amérique 9\tROMAN\tGeisha\t13\tA.Golden\tLattes 10\tROMAN\tManuel de chasse et de pèche à l'usage des filles\t13\tMelissa Bank\tRivages 11\tESSAI\tL'ingratitude v\t9\tRnkielkraut\tQ.-Amérique \t\tRita Lafontaine : comment dire.\t22\tR.Lafontaine\t7 Jours 13 14 15 CUISINE ROMAN Q.ESSAI Q.16 ESSAI Q.ESSAI Q.ROMAN Pinardises : recettes & propos La cérémonie des anges 9 400 capsules linguistiques Passage oblige Les bœufs sont lents mais la terre est patiente 99 D.Pinard Boréal 25 M.La berge Boréal Le diamant noir ESSAI THRILLER ROMAN Et Dieu créa les français T.02 Babylon babies SPIRITU.ROMAN Aux fruits de la passion Conversation avec Dieu T.01 SPIRITU.ROMAN Q.Les particules élémentaires Le travail à la vitesse de la pensée L'art du bonheur 14 99 34 G.Bertrand Siroh» P.Falardeau P.Mayle Lanctôt Homme VLB Nil L-B Robitailte Robert Daviee M.G.Oantec I Gallimard D.Pennac N.Walsch M.HoucBebccq 4 Bill Gates Taxi pour la liberté 8 Dalai-Lama G.Gougeon Gallimard Ariane Rammaribn R.Laffont R.Laffont Libre Expr.\u20221 Lqs gens fidèles ne font pas les nouvelles ROMAN Sous le soleil de Toscane 9 H.Bismuth ROMAN CUISINE THRILLER ROMAN ROMAN Q.PSYCHO.Sole 9 La cuisine de Marguerite Agrippine et l'ancêtre Le complot des Matarese L'empreinte de lange On dirait ma femme.En mieux GUIDE GUIDE L'ogre Intérieur Escapades d'un jour : Montréal Guide Voir de Paris 38 99 6 10 46 F.Mayes A Baricco Boréal Quai Voltaire A.Michel M.Duras Benoît Jacob C.Bretechcr R.Ludlum Bretechcr Nancy Huston Grasset 13 151 C.Olivier LernoacM-Sud Stanké Fayard 51 Leit Montln B.D.39 ROMAN Q.40 41 42 PSYCHO.PSYCHO.PSYCHO.43 44 45 ROMAN ROMAN Q.ROMAN Faites place à Hyperman ! Calvin #16 Mettre Eckhart La force du désir L'intelligence émotionnelle T.02 Ne vous noyez pas dans un verre d'eau L'équilibre du monde Les trois premiers coups Océan mer 9 99 50 13 8 50 14 62 Collectif B Watterson J.Bedard W Paslnl 0.Goleman S.D.F.Libre Expr Hors CoJlec Stock O.Jacob R Carlson R.Mlstry P.Légare A Baricco R.Laffont Al.Michel Stanko Al.Michel : Coups de cofur Renaud Hray : I (ne semaine sur notre liste \u2022 q y .\u2022 t±LJ NOUS EXPEDIONS RAPIDEMENT PAR QPSTE OU MESSAGERIE Extérieur 1-888-746-2285 Montréal (514) 342-2815 www.renaud-bray.com Av.Parc \u2022 Gd-Noges \u2022 Ste-Cath.\u2022 St-Denis \u2022 Brassard 276-7651 \u2022 342-1515 \u2022 876-9119 \u2022 499-3656 \u2022 443-5350 Ouvert 7 jours jusqu'à minuit LA PRESSE, MONTRE:AL, DIMANCHE.16 MAI 1999 livres L'existence des « sans domicile fixe » traduit une faille dans le système de la solidarité et donc un dysfonctionnement social.La difficile histoire du vagabondage JEAN-PIERRE BONHOMME Les vagabonds (ceux qui vont « de ci, de là ») font peur.La collectivité, la société, la ville, l'État n'aiment pas, mais pas du tout que leurs membres sortent des cadres institutionnels.Il faut que l'Ordre, la Loi, régnent, n'est-ce pas ! La répression des marginaux trop « libres » est tentante pour les puissances.Un ouvrage.L'histoire du vagabondage, écrit par l'historien José Cu-bero, établit justement que, depuis le Moyen Âge jusqu'à nos jours, les errants sont « une constante dérangeante de l'histoire ».Depuis le Moyen Âge, en effet, la réaction des « bons citoyens » au sujet des « sans domicile fixe » balance entre la compassion et^ la peur.C'est depuis le Moyen Âge que les décrets gouvernementaux ou royaux font une distinction futile entre les « bons » mendiants, les « bons » pauvres et les « mauvais ».M.Cubero, dans sa conclusion, ne néglige pas de dire que le vagabond d'aujourd'hui, tout autant que celui du passé, est le « désaffilié par excellence », l'exclu.Et que, tout comme auparavant, la grande question est de savoir comment inclure « dans le jeu social » les victimes des crises et des mutations.Le tout passant par l'établissement de « politiques sociales de réinsertion ».La politique répressive de l'État royal établie en 1764 et créant les « dépôts de mendicité » (des maisons de force) ; et la criminalisa-tion, après la Révolution, de la mendicité et du vagabondage, montrent que la peur Ta emporté.Mais cela est-il si différent de l'enfermement massif actuel dans les prisons américaines ?Songeons qu'en France le délit de mendicité ne disparaît du code pénal qu'en 1994 ! Et si la Révolution, explique l'auteur, « s'efforce de jeter les bases d'un premier État-providence, le XIXe siècle, lui, c'est à dire la bourgeoisie, criminalise les classes laborieuses ».Elle voit volontiers en elles « de nouveaux barbares », une « tourbe » de nomades, qui, déracinés, échappent au contrôle social.La projection du mal vers les pauvres par les riches, dirait Cari Jung ! Les diverses tentatives de renfer- mement des errants, aux XV le et XVI le siècles ont donné naissance, pour des motifs de charité, à l'institution de l'hôpital général d'État, il est vrai.Mais, souligne M.Cubero, le pouvoir « a (ensuite) basculé dans une attitude de plus en plus répressive à l'égard de tout ce qui bouge ».Non seulement l'État et sa politique de renfermement ne parvient-il pas à éradiquer la mendicité, mais (sa répression) génère elle-même l'errance ».Ces péripéties historiques font penser que certains de nos ancêtres ont dû trouver dans la vallée du Saint-Laurent et jusqu'au pied des Rocheuses, une échappatoire au dur carcan institutionnel de l'ancienne France.Aujourd'hui, en tout cas, il faut dire, avec l'auteur, que l'existence de « sans domicile fixe », de vagabonds, squeegees ou non, de mal assistés de toutes sortes, « traduit une faille dans le système de la solidarité et donc un dysfonctionnement social ».HISTOIRE DU VAGABONDAGE DU MOYEN ÂGE À NOS JOURS José Cubero Éditions Imago, 290 pages - Elvis Presley : la fin des illusions JEAN BEAUNOYER Près de 22 ans après sa mort, on raconte encore Elvis Presley.Il semble que le citron ne soit pas encore totalement pressé et qu'il y ait encore matière à vendre des millions d'exemplaires d'une autre « bible » sur le King.C'est du moins ce que nous impose Peter Gurlanick avec ses 800 pages d'une biographie assommante de détails rarement captivants.Intitulée Careless Love, The Un ma-king of Elvis Presley, cette biographie retrace la deuxième partie de la vie d'Elvis.Gurlamck qui s'est particulièrement étendu sur son sujet, avait déjà écrit Last train ta Memphis, en 1994, une autre brique de plus de 500 pages pour un total de 1300.Qui dit mieux?Napoléon?Jésus-Christ ?Georges Simenon ?Et pourtant Elvis n'était pas un dieu, ni un saint, s'il faut en croire ses biographes, même autorisés.Elvis aimait la bonne chair fraîche autant à table qu'au lit où il a vécu une bonne partie de sa vie.Gurlanick s'y attarde beaucoup moins qu'Albert Goldman qui avait rédigé l'autre « bible » d'Elvis en 1981.À l'époque, on avait pourfendu Goldman pour ses indiscrétions, pour ses révélations choquantes à propos de la vie intime d'Elvis et on avait même interprété son oeuvre comme une destruction magistrale d'un mythe.C'était bien mal connaître la triste fin du King qui lui-même s'acharnait à détruire son mythe par d'odieux spectacles sur Scène et c'était ignorer également que deux anciens gardes du corps (Red et Sonny West) du célèbre chanteur avait publié du vivant de celui-ci une oeuvre dévastatrice intitulée Elvis : what Happened, en 1977 (vendue à trois millions d'exemplaires).Goldman avait interprété Elvis.Il lui avait donné des couleurs alors que Gurlanick rapporte les fait et gestes du personnage avec autant de rigueur (qu'il pousse jusqu'à la sécheresse), que de pudeur.L'auteur a choisi de ne pas intervenir, de ne pas s'interroger, de ne pas suggérer une interprétation.Ce que Goldman avait osé très clairement en questionnant l'homosexualité latente d'Elvis, son étange rapport mère-enfant avec les femmes et sur sa lâcheté et sa cruauté avec ses amis.Il avait également cité de nombreux paradoxes dans les comportements de la star et les avait analysés.Gurlanick se refuse à cet exercice.Il peut raconter tout ce qu'a vécu Elvis, la journée du 6 septembre 1961 à l'heure et la minute près et la liste de toutes les personnes qu'il a rencontrées ce jour-là.Rien de très important mais tout y est.Il faut parcourir de nombreuses journées insignifiantes pour apprendre par exemple qu'Elvis maîtrisait sa carrière beaucoup plus qu'il n'y paraissait, choisissant lui-même les chansons qu'il enregistrait.On apprend également qu'aorès son séjour dans l'armée, il voulait élargir son répertoire en empruntant le style de Bing Crosby et de Mario Lanza, ses idoles.Il s'éloignait volontairement du rock'n'roll.On connaît la misérable carrière qu'a vécue Elvis au cinéma.Gural-nick ne nous en éparagne aucun détail, je vous jure.Tout y passe : le budget de chacun de ces navets, la démarche du colonel Parker (gérant beaucoup plus sympathique dans le livre de Guralnick) qui vend du cinéma comme des légumes et l'humeur du chanteur qui va en dé-croissant.Le déclin d'Elvis, tel que rapporté par Guralnick est pénible à suivre.La misère physique, la misère financière, les amis qui le laissent seul pour célébrer son 41e anniversaire.À la dernière page, il ne me restait plus aucune illusion.Elvis ne voulait même plus chanter.Il s'en foutait éperdument.?* CARELOSS LOVE THE UNMAKING OF ELVIS PRESLEY Peter Guralnick Little Brown, 766 pages Le dernier Tom Wolfe débarque en français MARIO ROY Dans des délais spectaculairement brefs, débarque dans les points de vente québécois la traduction française du monumental A Man In Full, de Tom Wolfe, qui a déferlé dans le monde anglo-saxon il y a moins de six mois \u2014 voir le dossier publié à ce sujet dans La Presse du 5 décembre 1998.Un homme, un irai, rappelons-le, est la deuxième grande saga de Wolfe qui, en 1987, a appliqué ses immenses talents de journaliste au genre romanesque avec son fameux Bûcher des vanités (The Bonfire of the Vanities).Ce récit new-yorkais devait se constituer en icône de l'Amérique des années 80, mais a cependant donné l'une des adaptations cinématographiques les plus formidablement ratées de l'histoire d'Hollywood.P e u t - o n prédire que Un homme, un vrai sera vu à son tour comme l'ultime révélateur de la décennie 90 ?Il n'y a pas grand risque à parier là-dessus.Il y a douze ans, dans Le Bûcher, un jeune courtier en valeurs mobilières perché au haut d'une tour de Ma- hattan était, dans un monde malade de fric, le « Maître de l'Univers » ; il allait déchoir, bien entendu, entraîné par les contradictions de ce monde et par ses propres faiblesses.Aujourd'hui, le naufrage d'Un homme est celui de Charlie Croker, un riche promoteur immobilier d'Atlanta, patrie de Coca-Cola et de CNN.Un homme presque vieux dont le physique en impose pourtant encore ; un monument à la Virilité confronté à l'humiliation et à l'impuissance ; un homme à femmes remarié à une jeune et svelte beauté (un « garçon avec des seins ».) qui lui est, au fond, totalement étrangère ; surtout, un homme fort soudain Tom Wolfe perclus de doutes et qui cherche une bouée morale à laquelle s'agripper.Autour de lui, une incroyable faune s'agite dans une gamme d'univers si dissemblables les uns des autres qu'on a d'abord peine à imaginer qu'ils se rencontreront.Mentionnons, à l'autre extrémité de l'échelle sociale, le cas de Conrad Hensley, un prolétaire de 23 ans qui empoche 14$ l'heure pour se faire mourir à petit feu dans un congélateur industriel, i'« unité Congélation Suicide », en attendant de connaître pire encore.Au total, on ne résume pas cette histoire-là, pas plus qu'on ne pouvait enfermer Le Bûcher dans un synopsis purement factuel.Reste le dernier point, crucial dans un cas comme celui-ci : la traduction.Soulagement : elle est potable.Étonnamment inventive, même, à certains moments.Le traducteur.Benjamin Le-grand (un spécialiste de Wolfe), n'hésite pas à torturer la langue française pour lui faire emprunter ces raccourcis ful-gurants que Wolfe a inventés dans une langue, qui, il est vrai, se prête mieux aux ellipses et autres contorsions de sens.Des rimes iL^F rap du premier chapitre aux scènes de prison que l'on aborde plus tard, Legrand n'a pas réussi l'impossible, certes, mais, comme dans Embuscade à Fort Bragg, le dernier ouvrage de Wolfe à avoir été traduit, il a su rendre l'esprit de l'auteur et de ses personnages, ce qui est après tout l'essentiel.Maintenant, la petite musique, elle, n'y est pas, ni le degré d'urgence que l'anglais rend dramatiquement dans A Man In Full \u2014 mais pouvait-il en être autrement ?A tous égards, pour ceux qui se passionnent pour Wolfe, il vaut définitivement mieux lire son deuxième roman dans sa version originale.1/2 UN HOMME, UN VRAI Tom Wolfe Robert Lai tout, 798 pages Votre Site ^ culturel LE CAHIER TOUS LES DIMANCHES DANS L'Equipe SfKMïhi |)I0S(MUO êon Leloup un véritable p\"1 ¦/ lomll,u.a.^ .- \u2014v- COMPLET CE SOIR ! suppc RN1ÈRE m_ SAMEDI PROCHAIN i w l C 1 roui \\uu:>.f N VÎ1NTI AU M'f< TKIIM 4*7 ( III jLAilM'lSMON I 1 Ml 790 IMV ' i t.iu-% ?»! lr.»;\\
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