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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1999-05-27, Collections de BAnQ.

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[" Le plus grand quotidien J)\\uiùiis d'Amérique Montréal, jeudi 27 mai 1999 115e année No 213 80 pages, 6 cahiers taxes en sus îles - de - la - madeleine 1 $ NOUS FABRIQUONS g^^tUuc LE MEILLEUR ^ MATELAS AU MONDE (Serta; 27 (514) 255- 5244 6955, rue Jean-Talon Est Tout près du boul Les Galènes d'Anjou http://lapresse.2nflnit.net -~ HH5l-.\u2014, f yBrrpt t*ssr Hockey Planifiez votre voyage avec Internet page DIS page S2 Baseball 5 ^ 2 page S6 margarine va rester blanche YVES BOISVERT Interdire de colorer la margarine revient peut-être à prendre les Québécois pour des imbéciles, mais ce n'est pas illégal.Voilà en substance ce qu'a conclu le juge Derek Guthrie, de la Cour supérieure, en rejetant hier à Montréal les arguments de la multinationale Unilever, qui se bat pour pouvoir vendre de la margarine couleur de beurre au Québec.Le Québec est en effet le seul endroit au monde où la couleur de la margarine est con- trôlée par règlement.Unilever estime que cette interdiction lui coûte 100 000 $ par mois en entreposage.Elle l'estime déraisonnable et inconstitutionnelle.Les rapports conflictuels du Québec avec la margarine remontent à l'ère Duplessis.Pour préserver l'industrie laitière nécessaire, disait-on, à la « prospérité nationale et économique », le gouvernement a carrément banni la margarine du Québec en 1949.On en a permis la vente en 1961, mais en contrôlant sévèrement sa coloration pour qu'elle ne ressemble pas trop au beurre.Les restrictions quant à la couleur sont tombées en 1972.pour être réintroduites en 1987.Elle est depuis blanchâtre.UL Canada, filiale du géant mondial Uni-lever, a vendu de la margarine « couleur beurre » dans un magasin d'Alma le 24 novembre 1997.Le jour même, deux inspecteurs du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation saisissaient les 384 contenants de margarine Country Crock « jaune ».Cela permettait à UL d'attaquer la constitutionnalité du règlement sur les succédanés de produits laitiers.UL plaidait que sa liberté d'expression est violée par cette interdiction.Le but de la coloration est uniquement de faire vendre plus de margarine, observe le juge.On peut bien considérer cela comme une « expression », mais l'empêchement de le faire n'est pas une interdiction de participer au « marché des idées », de s'épanouir au plan artistique ou spirituel, types d'expressions que vise à protéger la Charte.Choisir la couleur de ce produit n'est pas protégé par la Charte.Voir LA MARGARINE en A2 Le tribunal de La Haye accuse Milosevic d'après AFP et AP LA HAYE Le président yougoslave Slobodan Milosevic devrait être officiellement inculpé aujourd'hui par le Tribunal pénal international ( TPI ) pour l'ex-Yougoslavie, et un mandat d'arrêt délivré à son encontre, a-t-on appris de sources convergentes.Aucun détail n'a pu être obtenu sur la nature de l'acte d'accusation retenu contre M.Milosevic: crimes de guerre, crimes contre l'humanité ou génocide.La procureure du TPI, la Franco-Ontarienne Louise Ar-bour, doit tenir une conférence de presse à midi, au cours de laquelle elle fera « une annonce importante », a indiqué le tribunal dans un communiqué publié hier soir.La mise en accusation du président yougoslave, une fois officialisée, serait la première jamais prononcée par une juridiction internationale contre un chef d'État en exercice, pour des crimes commis dans le cadre d'un conflit armé.L'inculpation de M.Milosevic devrait marquer le point culminant du bras de fer qui oppose le TPI à Belgrade pratiquement depuis sa création en 1993.Voir LE TRIBUNAL en A2 RECHERCHE ï.11 PHOTO REUTERS Le Tribunal international pénal sur Tex-Yougoslavie doit inculper le président serbe Slobodan Milosevic pour crimes de guerre.Le mandat d'arrestation est déjà signé.\u2014\u2022 \u2014~ \u2014' \u2014 Une coalition serbe presse l'ONU d'agir GILLES PAQUIN envoyé spécial, BELGRADE Le gouvernement yougoslave pratique une discrimination systématique envers les Albanais au Kosovo et interdit même aux organismes humanitaires de leur venir en aide, accuse une coalition de 40 organisations et syndicats serbes.Dans une déclaration commune qui sera rendue publique aujourd'hui à Belgrade, la coalition demande à l'ONU et aux autres orga-nisations internationales d'intervenir auprès du gouvernement Milosevic pour que cesse cette pratique.« Nous voulons que l'État élimine toute forme de discrimination dans la distribution de l'aide humanitaire au Kosovo.Nous demandons aussi qu'il ouvre ce territoire aux organisations internationales disposées à venir en aide aux dizaines de milliers de familles déplacées », a confié à La Presse le porte-parole de la coalition, Dusan Janjic.Voir UNE COALITION e?i A2 3/ 2 MAOTNEAU sien @ Les Automobiles Popular DETAIL LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 27 MAI 1999 A 3 île de Montréal Une île, une ville», clame Bourque haut et fort # # ¦ Le maire de Montréal prononçait hier un discours en guise de réponse au rapport Bédard PAUL ROY Il y a deux ans, Pierre Bour-que avait resservi en catimini \u2014 et sans succès \u2014 au premier ministre le vieux projet de faire une seule ville de 1,8 million d'habitants de toute l'île de Montréal.Hier, il est revenu à la charge, mais au grand jour, devant 700 personnes et une forêt de caméras.En gros, le maire de Montréal propose : ¦ de créer une seule ville qui regrouperait les 29 municipalités de l'île de Montréal (incluant l'île-Bi-zard) : ¦ d'élargir la Communauté urbaine de Montréal (CUM) aux 111 municipalités de la région métropolitaine : de Saint-Jérôme à Saint-Mathieu, en passant par Vaudreuil-Dorion, Contrecoeur, Repentigny, Laval, Longueuil et Brossard ; ¦ de réduire a huit ou dix le nombre de villes de la région à l'extérieur de l'île de Montréal (plus de 80 actuellement), suivant en cela les recommandations de la Commission nationale sur les finances et la fiscalité locales (commission Bédard).M.Bourque n'avait pas encore réagi officiellement aux recommandations de la commission Bédard, qui proposait il y a un mois de fusionner les 29 municipalités de l'île de Montréal pour n'en faire que trois ou cinq.Il avait promis de le faire lors d'un discours qu'il devait prononcer le 26 mai \u2014c'était hier\u2014 devant la chambre de commerce du Montréal métropolitain.Il rejette donc l'idée de faire trois ou cinq villes dans l'île.« La richesse serait concentrée à l'ouest et ia pauvreté au centre », a-t-il expliqué lors d'un point de presse, après son discours.Il rejette également le nouvel ordre supramunicipal préconisé dans le rapport Bédard, prétextant! qu'on est déjà « surgouvernés ».PHOTO ALAIN R08ERGE.La Presse Invité par la chambre de commerce du Montréal métropolitain, le maire Pierre Bourque a prononcé hier un discours attendu devant quelque 700 personnes.Mais il retient l'idée de réduire le nombre de municipalités.Pour Montréal, cette idée s'appelle « une île, une ville ».« Pour que Montréal renoue avec sa longue tradition de développement et mise à fond sur ses progrès récents, une nouvelle étape s'impose, a dit hier M.Bourque : celle de la mise en commun des ressources et des efforts au sein d'une ville de près de deux millions d'habitants couvrant l'ensemble du territoire de l'île.» Pour que cela arrive toutefois, le maire précise que Montréal devra vivre « des relations de travail adaptées à la réalité ».« À l'heure actuelle, les municipalités du territoire de l'île de Montréal regroupent plus de 21 500 salariés régis par près de 88 conventions collectives.C'est-à-dire que la fusion laisse entrevoir des difficultés réelles, mais non insurmontables.» Il suggère donc au gouvernement de préciser, dans un décret de regroupement, un modèle régissant les relations de travail dans l'éventuelle municipalité unifiée.Il réitère en outre sa demande que les municipalités puissent recourir à la sous-traitance et à l'exercice du lock-out, et que soit amélioré le processus d'arbitrage qui encadre présentement les négociations avec les policiers et pompiers.Accueil réservé Même s'il dit « interpeller la société québécoise dans son ensemble » \u2014 il s'est à cet effet exprime en français, en anglais, en italien et en espagnol \u2014, M.Bourque admet que c'est le gouvernement du Que-bec et son premier ministre qu'il vise avant tout à convaincre.Chose certaine, il risque d'avoir de la difficulté à convaincre les élus et les résidants des villes qu'il veut voir annexées à la sienne, si on en juge par la réaction du maire de Dorval, Peter Yeomans, qui assistait à sa conférence hier.« Une seule ville, je n'en vois pas la nécessité, ça va donner quoi ?» a-t-il répondu aux journalisiez après le discours de M.Bourque.Et de signaler que le gouvernement du Québec n'avait pas de mandat pour forcer la fusion de municipalités, n'en ayant pas indiqué son intention avant les élections.Le président de la chambre de-commerce du Montréal métropolitain, David McAusland, n'a pas paru lui non plus très chaud à l'idée du maire de Montréal.H a indiqué que son organisme a formé un comité pour étudier la question et proposer des solutions.« Il y a une variété de solutions possibles, a-t-il précisé, mais une île, une ville, on n'est pas rendu là.» Il dit tout de même « apprécier l'analyse » du maire, selon laquelle Montréal doit supporter des charges pour toute la région, « ce qui est injuste ».Les contribuables des autres villes de l'île verront-ils leurs comptes de taxes augmenter si le projet du maire Bourque se concrétise ?Non, a répondu celui-ci lors de son point de presse.Il évoque une période de transition de cinq ans, prévue lors de fusions de municipalités, au cours de laquelle Québec, à l'aide de subventions, évite que les contribuables les moins taxés en fassent les frais.Mais après les cinq ans ?Il évoque les économies d'échelle et autres rationalisations pour conclure qu'il y aurait « plus de richesse » à Montréal et, conséquemment.moins de taxes.Plusieurs convives se sont levés pour applaudir le maire de Montréal après son discours.Il faut dire que son frère, André Bourque, qui est membre de la chambre de commerce du Montréal métropolitain, avait acheté 150 billets qu'il avait revendus à des amis et des membres d'Équipe Bourque/Vision Montréal.« Comme membre, ces billets me coûtaient 60 $ plus taxes ; pour un non-membre, c'est 100 S.» \u2014 Vous avez agi comme scalper ?s'est-il fait demander.\u2014 En quelque sorte, a-t-il répondu en souriant.e me fais plaisir r PHOTO PIERRE CÔTÉ.La Presse Le défilé de la fête de la Saint-Jean, à cheval, à pied et en char allégorique, aura lieu la nuit pour la première fois.Le cortège partira de la rue McGill, dans l'ouest de Montréal, pour se terminer sur l'avenue Papineau.Un défilé nocturne donnera le coup d'envoi de la Saint-Jean CÉCILE VANDAELE Cette année, la célébration de la Fête nationale sera marquée par d'importants changements.Pour la dernière Saint-Jean du siècle, en effet, la fête dont le thème est Québec au coeur du momie se fera durant deux jours, les mer-credi 23 et jeudi 24 juin.Le coup d'envoi sera donné des le 23, à 21 h 15, avec le défile qui, pour la première fois, aura lieu la nuit.Cela ravit Guy Bou-thillier, le président du comité organisateur, .immatriculation et assurance en sus.Offres dune durée limitée.Photos à titre indicatif.Tous les détails chez votre concessionnaire Honda.L'ÉVÉNEMENT GAGNANT SUR TOUTE IA LIGNE VOS CONCESSIONNAIRES HONDA DU QUÉBEC Conçues et construites sans concession s ; LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 27 MAI 1999 a 5 Les maîtres de l'univers des jeux vidéo sont québécois MARIE-ANDRÉE AMIOT Grande nouvelle dans le merveilleux monde des jeux vidéo.Le week-end dernier, les Québécois Guillaume X'Ds-Grrrr Patry, 16 ans, et Bon Kuin Danan, 23 ans, onl éle proclamés meilleurs joueurs de jeux vidéo en Amérique du Nord.Les deux jeunes hommes ont participe au tournoi de la Profes-sional Gamers' League, à New York, et ont reçu chacun une bourse de ÎOOOOSUS et environ 4000 S US en prix de toutes sortes, dont un ordinateur qui file plus \\iie que le vent, un AMD K6-2 cadence a 450 MHz.Guillaume, qui vit a Bcauport, esl arrive bon premier a Starcralt, tandis que Bon, du quartier Notre-Dame-de-Grâce, à Montréal, a ga-gne dans la catégorie Quake IL Ces jeux de stratégie, bien connus des initiés dans le monde entier, se pratiquent sur Internet.On peut jouer contre plusieurs personnes a la lois et les concurrents se connaissent uniquement par leur surnom.Celui de Guillaume est X'Ds-Grrrr tandis que celui de Bon est Kuin.\u2014 Pourquoi Kuin ?\u2014 Pour rien, parce tous les autres surnoms étaient déjà pris.Guillaume, élève de cinquième secondaire à Beauport, ira au cégep St.Lawrence l'an prochain en sciences pures.Bon, pour sa part, vient de terminer ses études au collège CDI et veut devenir concepteur de jeux video.Pour obtenir une place au tournoi, il leur a fallu remporter le plus grand nombre de points possible et éliminer tous les adversaires.Mais surtout, il a fallu qu'ils s'entraînent beaucoup, beaucoup, beaucoup.Bon pianote à son clavier jusqu'à quatre heures par jour la semaine, mais le week-end, il laisse l'ordinateur pour s'occuper de choses plus domestiques comme l'entretien de sa maison et sa copine Pa-mela.(Pas dans cet ordre, prend-il le soin de préciser.) Guillaume joue une dizaine d'heures par fin de semaine et une à deux heures chaque soir.Au grand désespoir de ses parents, du moins au début.Maintenant, Claire Guay et Réjean Patry trouvent que leur fils est pas mal bon.« Au début, il m'inquiétait un peu, reconnaît Mme Guay.Il ne se baignait pas, avait abandonné le ski de compétition et passait beaucoup de temps à son ordinateur.» \u2014 Et maintenant ?\u2014 On est bien fier de lui.Mon mari m'a appelé de New York en lin de semaine et me tenait au courant.C'était excitant ! Chose exceptionnelle, chaque garc,on avait déjà obtenu une place à cette compétition prestigieuse l'an dernier et y avait même gagné des bourses : 7000 S pour Guillaume et 8000 S pour Bon.Si Guillaume souhaite encore participer à ce genre de tournoi.Bon est moins sûr.« Il faut que je me trouve un emploi, je n'aurai pas le temps déjouer tellement.» Malgré Quake II qui lui prend beaucoup de temps, Bon Danan trouve le temps de s'amuser hors ligne.On le voit ici en compagnie de sa copine, Pamela Cabrera.63 voitures et camions, non réclamés vendus à prix de sacrifice.Tous les détails, à la page A-14 ^£.62'8 Avocat cnmmaliste spécifiquement en mauùie de capacités affaiblies  VOTRE DEFENSE Serge Beausoleit, avocat 1 888 824-3533 SONY»» CPolaroid VOUS INVITENT Venez voir les dernières nouveautés numériques \u2022 Caméra vidéo digitale 8 i \u2022 Appareils photos numériques Sony \u2022 Imprimante Polaroid | \u2022 Papiers d'imprimante Polaroid qualité photo Profitez-en aussi pour apporter votre équipement photographique pour une vérification par un technicien sur place.¦ I I .Date : samedi 29 mai 1999 de 10 h à 16 h 2755261 photo A.Laplante foto source™ 350, boul.des Laurentides, Laval Pour plus de renseignements c (450) 660-0305 Faites confiance a Château d'Ivoire pour prendre soin de votre rolex.Nous sommes fiers de pouvoir vous offrir un service après-vente Roi ex de première qualité.DATEJUST en acier et or 18 carats k k \u2022 \u2022 \u2022 a « Vente et service ~ CHATEAU D IVOIRE après-vente Rolex ROLEX Depo.» 1978 lilNEVI 2020 rue de la Montagne, juste au nord de Maisonneuve \u2022 845-4651 Des mesures de sécurité qui réduisent les autres à des 3 xli x 4.?LA CLASSE M.À PARTIR DE 47550$.' au < mus de 7 détennles, Mercedes-Ben/ n «t cessé de faire franchir des étapes majeures à l.i sé< urité automobile : zones à absorption denençie, < oussin gonflable, freina IBS, et maintenant, la Classe ML t'n véritable catalogue des innovations que l'on trouve sur ci* 4x4 en matière de sêi urité automobile, de contrôle, de < onfort et de tenue de route.?In véritable Men edes, ses nonnes de sécurité sont en avance de plusieurs années sur < e que la loi exige.Un châssis «les plus rigides soutenant un svstème d'éléments qui se déforment pour aider M f\\ f\\ /h à gérer les c onséquen-LLvJVJ kj) ces d'un impact, le _' *_* Programme de stabilité Lïie Valeur électronique (ESP).Les équitable quatre coussins gon fiables à lavant.le freinage d'urgenu assisté qui permet de réduire les dis tances d'arrêt en cas d'urgenc e.?En tant que seul 4\\4 a svstème de traction électronique aux 4 roues et suspension à 4 roues indépendantes, la supériorité de la Mercedes de (lasse M se manifeste par une tenue de route et une stabilité exemplaires, sans rien sa( ritiet au niveau du < Onfolt ?Cbaque 4x4 (voudrait» pouvoir en dire autant.Ou mériter le prix de «Voiture mondiale i décerné au Salon de l'automobile de (ieueve, pai un jurv de 22 journalistes automobile intenta tionaux, à la voiture qui convient le mieux à la conduite sur les cinq continents habités, tne seule peut v prétendre : la Men edes de C lasse M.?Poui foire l'essai d'une ( lasse M de valeur équitable, compose/ au plus vite le I 800 387-0100.Ou visitez notre* site web à www merc odes benz.c a Men edes Ben/ I avenir de l'automobile : CN»/ tus Ct/y*ss>onrre«» pamc-pants aautement CNtbu tMMM «ut un ban da 36 mon à facto iu»om*n*y».avec valeur da rapt»» ta», pour une ML320 Etogance un tau* cf l» 65 at un coût tfanqu\u2014cm da 53 500 $ t'ampu* non A6 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 27 MAI 1999 Un autre Canadien jouera un rôle important pour la mission spatial MARIE TISON Presse Canadienne, CAP CANAVERAL Un autre Canadien jouera un rôle central dans la mission STS-96.Chris Hadfield, de Sarnia, en Ontario, sera Capcom principal tout au long de la mission.Le Capcom (ou Capsule Communicator) assure les communications entre l'équipage en orbite et l'équipe au sol.« Je représente l'équipage au sol, a spécifié M.Hadfield, au cours d'une entrevue avec la Presse Canadienne hier matin.S'il y a quelque chose qui préoccupe les astronautes, ils comptent sur vous pour travailler à résoudre le problème.» Pour cette raison, le Capcom doit avoir déjà effectué un vol à bord de la navette spatiale.Chris Hadfield a ainsi participé à une mission à bord d'Atlantis en novembre 1995.L'astronaute a indiqué qu'il y a une bonne cinquantaine de gens extrêmement brillants au centre de contrôle de la mission à Houston, qui supervisent la mission.Toutefois, la cacophonie régnerait s'il fallait permettre à tous ces gens de parler directement avec les astronautes à bord de la navette.« De toute cette encyclopédie d'information, il faut se concentrer sur ce qui importe vraiment à l'équipage, dans des termes qu'ils peuvent comprendre, au moment approprié », a-t-il raconte.Le Capcom joue aussi un rôle de soutien psychologique, et de tampon entre des équipes qui travaillent pendant de longues heures et connaissent diverses frustrations.Station spatiale Ce soutien psychologique sera particulièrement important lorsque la station spatiale recevra ses premiers occupants permanents, des janvier prochain.La station ne sera complétée qu'en 2004, mais des équipages prendront place dans les modules présents en or- bite bien avant cette date pour poursuivre l'assemblage.Les astronautes demeureront sur place plusieurs mois, ce qui nécessitera un soutien un peu différent.Il y aura plus de temps pour régler certains problèmes, mais en même temps, l'isolation et la vie en petit groupe pourra créer d'autres types de problèmes.Il faut donc former des Capcoms de façon particulière pour la station spatiale.L'un d'eux entrera d'ailleurs en scène à l'occasion de la mission STS-96, étant donné que les astronautes, dont Julie Payette, pénétreront à l'intérieur de la station spatiale.La station compte actuellement deux modules, le module américain Unity et le module russe Zarya.D'ailleurs, un Capcom russe entrera aussi dans la danse lors de la mission depuis Moscou.« Nous nous dirigeons tranquillement vers cette nouvelle ère, a déclaré M.Hadfield.Nous allons apprendre tout au long de ces vols d'assemblage.« L'astronaute ontarien a dit espérer avoir la chance de jouer un jour le rôle de Capcom pour la station spatiale.Il est déjà fort expérimenté en fait de Capcom pour la navette, avec 19 missions à son actif.Chris Hadfield doit également s'entraîner pour sa prochaine mission à bord de la navette spatiale, prévue pour juillet 2000.À cette occasion, l'astronaute aura l'occasion de procéder à une première pour un Canadien : une marche dans l'espace.Et plutôt trois fois qu'une : ses trois sorties, pour déployer et raccorder les câbles du télémanipulateur canadien, représenteront en tout 18 heures.« C'est quelque chose dont j'ai toujours rêvé, a-t-il déclaré.C'est un sentiment très fort que de n'avoir rien entre soit et l'univers, que mon casque et un peu de tissu.» Déverrouillez et gagnez un prix La fameuse porte rouge, symbole de la maison Elizabeth Arden, sera chez Eaton Centre-ville les 27,28 et 29 mai 1999,11 h à 16 h Passez au comptoir Elizabeth Arden chez Eaton Centre-ville à l'occasion de l'événement maquillage «Déverrouillez la porte rouge» et l'on vous remettra une clé; si cette clé déverrouille notre porte rouge, vous recevrez, au choix et en format régulier, un duo d'ombres à paupières, un fard à joues ou une poudre pressée (une valeur au détail de 28 $).Pour plus de détails ou pour tenter votre chance, passez au comptoir Elizabeth Arden chez Eaton Centre-ville.Elizabeth Arden Le fond de teint Custom Color Notre ordinateur Custom Color fait une lecture de votre peau puis reproduit, avec une remarquable exactitude et en quelques minutes à peine, la teinte exacte de votre peau.Il peut ainsi reproduire plus de 45 milliards de combinaisons ! 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vitesse à laquelle les galaxies s'éloignaient les unes des autres.Le calcul de cette « constante de Hubble » est un indicateur important pour déterminer l'âge de l'univers.Les astronomes ont réalisé leurs mesures grâce au télescope spatial Hubble.Selon Mme Freedman, la constante du même nom a été déterminée avec une marge d'erreur de 10 %.Combinée avec d'autres mesures, elle a permis d'estimer l'âge de l'univers à 12 milliards d'années-lumière.Ce chiffre est susceptible d'être revu à la hausse, à peut-être 13,5 milliards d'années-lumière, les connaissances actuelles sur la quantité de matière estimée de l'univers étant susceptibles d'évoluer.La découverte a été rapidement dénoncée par Allan Sandage, émi-nent astronome, qui étudie la constante de Hubble depuis 1968.« Si la NASA donne l'impression que la question est résolue, nous la contredirons », a-t-il déclaré lors d'un entretien par téléphone.L'agence spatiale « a annoncé un chiffre qui n'est pas correct ».Les astronomes tentent de résoudre l'énigme de la constante depuis que l'astronome Edwin Hubble a découvert en 1929 que les galaxies lointaines s'éloignaient plus rapidement de la Terre que celles qui sont plus proches.L'équation consiste à calculer le taux d'accélération des galaxies par tranche de 3,26 milliards d'années-lumière.Les nouvelles mesures de la NASA permettent d'évaluer le taux d'accélération à 70 kilomètres par seconde.Ainsi à chaque 3,26 milliards d'années-lumière de distance, une galaxie se déplacerait 257 000 km/h plus vite.Mais selon M.Sandage, les estimations de la NASA sont trop élevées.« Nous disons depuis toujours que le chiffre correct tourne autour de 55 kilomètres par seconde », ce qui donnerait à l'univers un âge vénérable de 14 à 18 milliards d'années-lumière, selon la quantité de matière retenue.L'expansion de l'univers conforte la théorie selon laquelle tout est parti d'une formidable explosion, un « Big Bang » (« gros boum« ) de toute la matière concentrée.Des études récentes montrent que l'univers continuera probablement à s'étendre à l'infini.Certaines estiment même que cette expansion s'accélère en raison d'une force, dont l'existence reste toutefois controversée.Selon Mme Freedman, l'âge de l'univers sera définitivement établi lorsqu'on aura déterminé avec précision sa masse et l'effet de cette force mystérieuse.Pour faire le points sur l'actualité LISEZ LE CAHIER Plus CHAQUE SAMEDI DANS La LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 27 MAI 1999 A 7 Enfi voir la Terre MATHIEU PERREAULT envoyé spécial CAP CANAVERAL, Floride Un peu avant 8 h ce matin, Julie Payette montera sur le pont supérieur de la navette spatiale et se payera un petit caprice : admirer « cette petite bille de marbre qui brille sur un fond d'infini ».Sans vice connu, tempérée au point de refuser de préciser laquelle de ses tâches est la plus importante, l'astronaute montréalaise de 35 ans s'est permis une rare indiscrétion sur ses désirs : « J'ai haie de voir notre magnifique planète », a-t-elle confié dans une entrevue à Pierre Maisonneuve diffusée hier soir à Radio-Canada.Comme elle assistera sa collègue Tamara Jerni-gan dans l'ouverture des portes de Discovery, en surveillant par le hublot que tout se passe bien, elle sera aux premières loges.Julie Payette n'a pas peur et n'est pas excitée \u2014 pas le temps d'y penser \u2014, et n'estime même pas que la mission constitue le rêve de sa vie : « C'était un rêve à 10 ans », disait-elle ce matin à Bernard Derome, dans une entrevue enregistrée au début mai.Le jour où son patron lui a annoncé qu'elle partirait sur Discovery, elle croyait qu'il voulait la gronder pour un excès de vitesse au Centre spatial Johnson, se rappelle-t-elle dans une entrevue à la NASA.« Je n'ai pas le temps de penser au passé ou à l'avenir, seulement à maintenant », a-t-elle dit à Bernard Derome.Un discours de circonstance, une semaine après la sortie du nouveau Star Wars, dont les Jedis prônent la même concentration sur l'instant présent.La petite fille d'Ahuntsic était d'ailleurs une fan déclarée du premier Star Wars de 1977.À peine évoque-t-elle un besoin de se reposer, de « retrouver ses activités ordinaires » après les journées chargées de l'entraînement.La quarantaine qui a permis aux six astronautes et au cosmonaute russe de se mettre à l'heure de Moscou, d'où est contrôlé l'embryon de la Station spatiale internationale, a donné l'occasion à Julie Payette de se remettre de l'excitation des dernières simulations, selon l'astronaute canadien Chris Hadfield.« Elle semble très entière.Les gens l'ont beaucoup accaparée durant l'entraînement; elle n'avait pas le temps de ramasser ses pensées.» Sa promenade en avion T-38, mardi, participe de ce besoin de se recomposer, selon le militaire qui sera l'interlocuteur principal de Discovery à Houston.Dimanche soir, Hadfield et Payette ont volé de la - base d'Ellington, en Californie, ensemble sur un T-38.L'équipage de la navette a fait le trajet au-dessus du golfe du Mexique à bord de cinq T-38.« C'était beau, les étoiles, la Voie lactée, les satellites, et un passage au-dessus de Discovery en formation.J'ai rencontré Julie à la sélection des astronautes ; ça fait sept ans cette semaine.La navette, c'est un plaisir pour qui aime voler.» La Montréalaise savoure en silence les derniers moments avant le grand jour ; Chris Hadfield ne se souvient pas d'une phrase mémorable.« Hier, elle m'a appelé après la réception de l'Agence spatiale canadienne pour savoir ce que ses proches avaient dit.Elle veut s'assurer qu'ils font un bon séjour.» Mais, pour bien marquer le moment dimanche soir, les deux compères se sont offert une série de couchers de soleil en reprenant de l'altitude à quelques reprises.PAYETTE dans l'espace EN BREF PHOTO REUTEH Comme Hiroshima Les trois moteurs et les deux fusées de Discovery développent près de 68 millions de chevaux-vapeur, l'équivalent d'une trentaine de 747 ou de 280 000 Corvettes.Les rampes de lancements du Centre spatial Kennedy ont été conçues en fonction d'une explosion de 20 kilotonnes, autant qu'une petite bombe atomique ; le quartier industriel est ainsi distant de huit kilomètres.Selon le guide qui faisait visiter les lieux aux médias, l'énergie que serait libérée n'atteindrait vraisemblablement pas cette puissance.Les deux fusées sont remplies d'un carburant solide de la texture d'une gomme à effacer, qui brûle mais n'explose pas.Seuls les 1,5 million de litres d'hydrogène du réservoir extérieur posent un danger.Pas à Cap Canaveral ¦ La télévision conclut souvent ses reportages du Centre spatial Kennedy par « en direct de Cap Canaveral ».Or, cette presqu'île reliée au continent par des ponts n'a servi que pour les premiers programmes de la NASA, Gemini ou Mercury par exemple.Des fusées Atlas et Centaur y sont toujours lancées pour les militaires ou des firmes privées, mais les quatre navettes prennent l'air dans l'île de Merritt.La ville de Cap Canaveral.quant à elle, est plus au sud des aires de lancement.Friands de chiffres ¦ Les habitués des grandes manoeuvres spatiales sont friands de chiffres.Ils ont toujours une statistique dans leur manche.Alain Du-beau, l'ingénieur responsable du système d'entretien de la station spatiale à l'Agence spatiale canadienne, raconte ainsi que « l'histoire se répète ».« Le Canada a été le troisième pays dans l'espace, STS-96 est la troisième mission vers la Station spatiale internationale, nous sommes le troisième pays à participer à son assemblage et nous serons le troisième pays a y livrer un élément.» Un angle embêtant ¦ La fenêtre de tir de la navette n'est que de dix minutes ce matin.C'est que Discovery doit former un angle prononcé avec l'Equateur, une cinquantaine de degrés.Les missions ordinaires se contentent de la latitude 28,5 degrés, où se trouve le Centre spatial Kennedy, mais la Station spatiale se trouve a la hauteur du Québec, pour que les Russes puissent y envoyer facilement leurs fusées Proton.La navette ne peut donc profiter à plein de la vitesse de rotation de la Terre.1800km/h, pour atteindre sa vitesse de croisière de 28 000km/h.Le chargement doit être réduit d'un bon tiers, ce qui ne pose pas de problème pour la mission de Julie Payette, mais a obligé les Européens, par exemple, à réviser a la baisse les gadgets de leur laboratoire « Colombus ».Mathieu Perreault La navette n'échappe pas au vent de privatisation MATHIEU PERREAULT CAP CANAVERAL La NASA n'échappe pas au vent des privatisations.Depuis trois ans,.United Space Alliance (USA), une firme privée, se charge progressivement de la préparation et des missions des quatre navettes spatiales.En 2002, les patrons de la NASA ne se chargeront plus que du choix du chargement et de la décision d'autoriser le lancement dans le dernier droit du compte à rebours.USA a réduit du tiers, à 5000, le nombre d'employés au Centre spatial Kennedy, et en emploie 4000 autres à Houston.Les économies sur le contrat de sept milliards de dollars américains pour six ans friseront le milliard, promet le rela-tionniste Dave King, de USA.Son logo remplace progressivement celui de la NASA, parfois grossièrement gommé, dans les hangars de préparation de la navette.« La NASA considérait la navette comme un appareil assez au point pour qu'elle se retire des opérations quotidiennes et se concentre sur la recherche et la science, explique Jim Vevera, directeur chez USA.Avant, Lockheed avait le contrat de préparation et Rockwell, constructeur de la navette, en avait la responsabilité.Après une première phase de transition, nous avons pris le contrôle de la préparation des fusées et du réservoir extérieur ; nous nous dirigeons vers la prise en charge des reacteurs principaux et des moteurs des fusées.» L'assemblage de la Station spatiale internationale est à peine entamé que des voix s'élèvent déjà pour qu'elle soit gérée par une firme privée, par exemple un organisme non gouvernemental.Les exemples de USA ou de Spacehab, une compagnie californienne qui a proposé avec succès un module habitable pour la soute de la navette et en est à sa deuxième version, apportent de l'eau au moulin des partisans de la privatisation de l'espace.USA doit aussi améliorer les navettes quand elles se rendem .i l'inspection générale, tous les trois ans en Californie.« Par exemple, Atlantis a été équipée voilà six mois d'un nouveau pare-brise qui lait aussi office d'écran \u2014 un « cockpit de verre » comme en est doté le Boeing 777, indique M.Vevera.La navette a un design de 1972 et a été construite en tant que véhicule militaire ; les panneaux de contrôle devaient résister aux balles.Mais les instruments analogues ne sont pas aussi performants que le numérique aujourd'hui.Avec les nouveaux pare-brise, l'équipage a accès à une gamme plus étendue d'informations.» Le poids des tuiles a été réduit et celui du réservoir extérieur aussi, de 80 000 à 60 000 kg ; la poussée des trois moteurs est à 104 % de ce qu'elle était en 1981.« Nous avons étudié les données des vols et nous sommes rendus compte que certaines régions du nez et des ailes n'affrontaient pas une chaleur maximale, dit M.Vevera.On a donc pu les remplacer par des couvertures, plus légères.À l'origine, la protection thermale de Cohtmbia pesait 15 tonnes et à la dernière révision de Discovery, on a enlevé 360 kg.» Une navette pèse aujourd'hui 79 tonnes.Les nettoyeurs de la navette spatiale sont méticuleux.« En apesanteur, une poussière se rend partout, dit M.Vevera.Quand on entre dans les quartiers de l'équipage durant l'assemblage, il faut donc porter une combinaison, passer sous une douche d'air et marcher sur un plancher adhésif auquel adhèrent tous les débris sous les semelles.Avant le lancement, des échantillons microbiens sont pris.Et la cabine ne doit même pas respecter les normes les plus strictes de pureté de l'air : pour le lancement de l'observatoire Chandra, au cours de la prochaine mission, le degré sera plus élevé.» Dès l'atterrissage, soute et cabine sont nettoyées, certaines régions avec des solvants particuliers, d'autres « avec du simple alcool isopropylique ».Quant .» l'aspirateur, il est, « très puissant ».¦ MHMHMHMHMHHHMMMMn LE TRENTE ET ON Le blouson cycliste Un poids léger, nylon mat coupe-vent, doublure filet alvéolé offrant une meilleure aération, capuchon dans le col, grandes poches à rabat protecteur.Rouge, noir, mais, mahne.P.m.g.tg.Rég.59.95* mm 95 La chemise imprimé hawaïen 34.L'imprimé de l'été en version paysage paradisiaque de mer, fleurs et palmiers aux colons dominants de rouge, ciel et sable.C'est la chemise manches courtes pure mode! 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connus comme de petits revendeurs de drogue, ont été atteints de plusieurs projectiles d'arme à feu, hier matin, à l'intérieur du 1675, rue Sainte-Catherine Est.Un résidant du quartier a appelé le 911 pour dire qu'il venait d'entendre des coups de feu, vers 9 h.Des policiers du poste de quartier 22 dépêchés à l'adresse indiquée, une maison de chambres située au-dessus de la taverne Chez Rocky, y ont découvert un homme blessé par balles, assis au bord du trottoir.Toujours conscient, l'homme a dit aux policiers d'aller porter secours à son ami, lui aussi atteint de projectiles et affaissé au pied de l'escalier intérieur.Des techniciens d'Urgences Santé ont immédiatement amorcé des manoeuvres de réanimation sur cet homme en arrêt respiratoire pour ensuite transporter les deux blessés à l'Hôpital général de Montréal.Les enquêteurs ont retrouvé une arme de poing dans le corridor du premier étage de la maison de chambres, tout près de l'endroit où les deux victimes ont été atteintes de plusieurs balles tirées à courte distance.Cette maison de chambres est reconnue depuis fort longtemps comme un point de vente de stupé- \u2014 I mmm m CHEZ RDCKY TAVERNE ENR PHOTO ANDRE FORGET.La Pressée Des coups de feu ont été entendus hier matin par des voisins de la maison de chambres de la rue Sainte-Catherine.Un homme est mort, un autre a été blessé.fiants contrôlé par les Hells Angels.D'ailleurs, les policiers de la section des stupéfiants de la CUM ont déjà effectué plusieurs perquisitions à cet endroit, dont la plus récente remonte à un mois à peine.« On ne connaît pas encore tous les dessous de ce règlement de comptes, à part que les deux victi- mes étaient de petits revendeurs de drogues », a indiqué hier le lieutenant-détective Jean-François Martin, responsable de la section des homicides.Il s'agit du 22e meurtre, comparativement à 11 pour la même période en 1998, commis cette année dans l'île de Montréal.Policier agressé par un automobiliste armé mécontent MARCEL LAROCHE Surpris par des policiers de la SQ qui voulaient le soumettre à un test de dépistage d'alcool, un automobiliste s'est soudainement rebiffé, frappant un agent d'un coup de pied au bras pour ensuite se réfugier dans sa camionnette en verrouillant toutes les portières.Après avoir fracassé une vitre du véhicule, les policiers ont réalisé avec stupéfaction que le jeune homme de 22 ans, un proche du club de motards Death Riders, un club école des Hells Angels, dissimulait dans un sac accroché à sa ceinture un pistolet 380 chargé à bloc.L'incident s'est produit vers 3 h 40 dans la nuit de mardi à mercredi.Des policiers de la SQ du poste autoroutier Montréal-Laval ont été avisés de la présence d'un individu assoupi derrière le volant d'une luxueuse camionnette Chevrolet Tahoe immobilisée autoroute 15 Nord, près du boulevard Dagenais, à Laval.À leur arrivée, les policiers ont vu le conducteur qui était descendu de son véhicule pour prendre un peu d'air frais.Il ne s'est pas objecté à produire ses papiers d'identité, mais a vivement réagi lorsque les agents de police lui ont demande un échantillon d'haleine.En l'espace d'une seconde, le jeune homme a administré un solide coup de pied au bras d'un policier, a feint de mettre la main dans un sac attaché à sa taille pour ensuite s'enfermer dans sa camionnette.Les policiers ont finalement brisé une vitre pour procéder à son arrestation.C'est en fouillant le sac attaché à sa ceinture que les agents ont trouvé le pistolet.Le jeune homme sera accusé aujourd'hui, au palais de justice de Laval, de possession d'arme à autorisation restreinte, voies de fait, entrave au travail policier et refus de fournir un échantillon d'haleine.Le cadavre sans mains, une énigme pour la SQ MARCEL LAROCHE Le cadavre d'un homme dont les mains ont été sectionnées pour ralentir le processus d'identification constitue toujours une énigme pour les policiers de la SQ.Depuis cette macabre découverte faite mardi matin en bordure du rang 2 à Morin-Heights, dans les Laurent ides, les enquêteurs de l'escouade des crimes contre la personne de la SQ nagent en plein mystère.Les premiers éléments de l'enquête semblent indiquer que la victime, d'âge inconnu, n'aurait pas été tuée à l'endroit où son corps a été trouvé par un automobiliste qui passait par là par hasard.Aucune arme n'a été découverte près du cadavre, qui ne portait aucun papier d'identité.L'autopsie pratiquée hier au Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale de Montréal pourrait apporter certains éclaircissements quant à l'identité et la cause exacte de la mort de cet individu.La victime portait un jeans bleu, un chandail jaune, des bottes brunes et un manteau sport bleu marine.Toute information susceptible de faire progresser l'enquête peut être transmise en toute confidentialité au (514) 598-4043, ou au superviseur, à 598-4242.MÊME NUES VOS FENÊTRES NE VOUS ATTIRENT PLUS?Jusqu'à dimanche DE RABAIS!* SUR TOUS LES VOILAGES UNIS ET IMPRIMÉS 150 et 300 cm 4 jours 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Du 27 au 30 mai n outioir 1% prit réruBcr %\u2022 p«»it fin JtiiUi k mu autre affr* ww%» .b« iu cJ » i r.onm MINOLTA PILE ET ÉTUI IWCLUS FREEDOM SUPREME 115EX \u2022 Zoom de haute qualité 38-115mm \u2022 Sélection de programmes : macro, portrait portrait de nuit mesure spot \u2022 Avance en continu \u2022 Gestion du film automatique \u2022 Coupure automatique de l'alimentation \u2022 Retardateur \u2022 Réduction des yeux rouges 3> boîtier noir J7i//rrou//0 la place QOIMTE-CLAIREP 2355.rte Transcanadienne (5*4) 428-1616 (MICA mai t.pr+t ttu bé d*t SoutmJ LA PLACE Une division de èViimOii/iil LA PLACE CENTRE-VILLE \u2022 GRAND CHOIX 2050, boul.St Laurent (514) 288-7755 0i/moi////r la PLACft 6S70.rue Jean-Talon Est S (SU) 255-5577 (tntf lamjrher ê Gêhi\u2014t d'An fou) R I Julie Payett À TVA, aujourd'hui, c'est le i A6h , toute l'équipe de SfllUt, BOnfOUi1 ! accompagne folle Payette peur sa mission.Vivez en direct les dernières minutes des préparatifs do décollage.orbite A18 h, le TVA, Édition 18 heures est prolongé de trente minutes alors ou* Pierre Brnneao vous présente une revue des événements.I ¦ I *\u2022' s * à A \\ '¦ .v,V A 22 h, au TVA, Édition réseau Simon Durlvage présente de nouvelles Images de la mission et les reportages do nos journalistes en poste à l'Agence spatiale canadienne.7756401 i 73 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 27 MAI 1999 Avortement d'un procès pour meurtre La Couronne a été négligente dans la communication de la preuve Un policier de Mascouche suspendu ROLLANDE PARENT Presse Canadienne Un policier municipal de Mascouche, Gaétan Dutil, comptant 27 années d'expérience, est suspendu de ses fonctions pendant 20 jours pour ses agissements liés à l'acquisition d'une excava-trice saisie par ses soins.Le policier a reconnu ne pas avoir agi avec désintéressement et impartialité dans le cadre de l'ac-quistion auprès d'un assureur d'une mini-excavatrice saisie par ses soins et d'avoir omis d'informer le citoyen à qui il l'avait saisie des développements de son enquête pour recel.Les événements en question remontent à juillet 1997.Au cours d'une enquête, le policier Dutil s'est intéressé à une mini-excavatrice à des fins personnelles.Une vérification faite dans une banque de données policières lui ont appris que celle-ci avait été volée et qu'elle appartenait maintenant à une compagnie d'assurances.11 a saisi l'appareil en question et a recommandé dans un rapport que des accusations de recel soient portées contre le citoyen chez qui il l'avait trouvé.Comme les preuves de recel ont été considérées comme insuffisantes par le procureur saisi du dossier, aucune plainte n'a jamais été déposée.Le policier toujours intéressé par la mini-excavatrice a contacté la compagnie d'assurance et l'a achetée pour 10 000 S.Jamais le citoyen soupçonné de recel n'a été averti de la tournure des événements.« En se comportant comme il l'a fait à l'égard du citoyen, l'agent Dutil a terni de façon importante l'image du policier en se plaçant de façon évidente en conflit d'inte rets », tranche Me Jean-Marie Biais, du comité de déontologie policière.Parce qu'il a reconnu sa faute et que son dossier déontologique était vierge, le policier Dutil s'en tire avec un congé forcé sans salaire d'une durée de 20 jours.Policiers de la CUM Par ailleurs, un citoyen a obtenu qu'une des deux plaintes portées contre des policiers de la Communauté urbaine de Montréal (CUM) fasse l'objet d'un supplément d'enquête de la part du Commissaire à la déontologie policière du Québec.Selon la version fournie par celui-ci, six policiers se seraient pro sentes chez lui, l'auraient arrête sans motif, l'auraient sorti de force de son logement, entre autres.Dans un premier temps, le Commissaire avait rejeté cette plainte.Le citoyen en a appelé.Le président du comité de déontologie accueille sa demande de ré\\ ision.Dans sa décision.Me Gilles Mi-gnault note qu'il n'y a pas eu rapport d'événement rédige .i la suite de cette intervention.« Le fait surprend, d'autant plus qu'il y a eu arrestation et détention », écrit-il.Presse Canadienne Jacques Silahian et Yves Bit-chouka, tous les deux âgés de 21 ans, ont été accusés hier au Palais de justice de Montréal du meurtre non-prémédité de Liviu Barna, 28 ans.M.Barna a été battu à coups de bâton de baseball, le 20 mai dernier, après avoir été impliqué dans une altercation devant un ministère public a l'obligation de fournir à la défense toute sa preuve à l'avance, y compris des informations dont l'accusation ne se servira pas, mais qui pourraient être utiles à la préparation de la défense.On reprochait surtout à la Couronne d'avoir attendu huit mois après l'enquête préliminaire pour dévoiler à la défense qu'un témoin à charge capital, Mario Bernard, était la « source codée » de la police mentionnée dans certains documents.Bernard l'ignorait et a nié l'être lorsque interrogé là-dessus par la défense, à l'enquête préliminaire.La police savait que Bernard « se trompait » et ne l'a pas dit tout de suite, laissant supposer à la défense l'existence d'un autre informateur.qui n'existait pas.Autre problème : la police a laissé détruire la voiture dans laquelle M.Duval a été étranglé.Cette voiture, dont le moteur était « brûlé », était destinée à la ferraille et la police l'a fait expertiser juste avant, sans rien trouver de significatif.Au lieu de conserver la voiture, qui était la scène de crime, ils l'ont laissée se faire démolir.La dépanneur de Montréal.Une banale histoire de stationnement serait à l'origine de cette affaire.Barna est mort deux jours plus tard à l'hôpital du Sacré-Coeur.Les deux accusés, qui habitent à Montréal, ont été arrêtés mardi sur la Rive-Sud.Ils reviennent en cour ce matin pour que soit fixée la date de leur enquête pour remise en liberté.défense s'en plaignait, ne pouvant faire faire de contre-expertise.Le juge Réjean Paul, de la Cour supérieure, a vertement critiqué la police et la Couronne, mais a estimé qu'il n'y avait pas lieu de mettre fin au processus judiciaire \u2014 un remède extrême.Il a ordonné la tenue de trois procès séparés.Lors du deuxième, donc, celui de St-Pierre, après audition de dix témoins, la défense découvre le 17 mai une série d'appels faits du cellulaire de St-Pierre à la maison de M.Duval.Jusque-là, on savait qu'il y avait eu quatre appels du cellulaire de St-Pierre à M.Duval entre le 22 et le 30 août 1996.La Couronne y voyait les balbutiements du complot pour meurtre.Mais voilà qu'on découvre 37 autres appels du cellulaire de l'accusé à M.Duval dans le mois et demi précédent.Une preuve « foudroyante » qui va au coeur du complot pour meurtre, de dire le juge Barrette-Joncas.Aucun des avocats au dossier n'en avait eu connaissance.En fait, la Couronne, même si elle l'avait en sa possession depuis un an, n'a découvert cette preuve que le 28 avril en préparant le procès de St-Pierre : ces appels étaient faits juste avant le début « officiel » du complot et n'avaient même pas été examinés dans les documents saisis chez Cantel.Me Dubé s'est fait transmettre la preuve le 29 avril, mais ne l'a aperçue que le 17 mai.Cela venait changer tout le portrait.La défense d'alibi de St-Pierre devait peut-être se présenter autrement.Les contre-interrogatoires auraient été orientés autrement.Il fallait faire arrêter le procès, d'autant plus qu'on a dit au jury qu'il allait durer trois semaines en tout.Le juge a estimé que la Couronne n'a pas délibérément caché l'information : s'il l'avait trouvée avant.Me Perron l'aurait utilisée contre Rochon au premier procès.St-Pierre connaîtra la date de son nouveau procès le 25 août.Entre-temps, il demandera d'être mis en liberté, car son procès a été repoussé de plus de six mois à cause de manquements de la poursuite.Cela sera décidé mercredi prochain.Le procès de Vincent, lui, aura également lieu cet automne.YVES B0ISVERT À cause d'une preuve révélée trop tardivement à la défense, le procès pour meurtre de Gaston St-Pierre, accusé d'avoir assassiné l'homme d'affaires Donald Duval, a avorté hier matin au palais de justice de Montréal.La juge Claire Barrette-Joncas, de la Cour supérieure, a par ailleurs refusé de décréter un arrêt complet du processus judiciaire, comme le demandait la défense, car l'accroc aux règles de divulgation était le fruit d'une négligence et non de la mauvaise foi de l'avocat de In Couronne, Frédéric Perron, a-t-elle conclu.Le juge a aussi estimé que l'avocat de la défense, Richard Dubé, avait tardé à soulever le problème.Le procès reprendra à l'automne avec un nouveau jury.Mais ce problème de communication de la preuve de la Couronne s'ajoute à d'autres depuis le début de cette affaire et qui ont déjà provoqué la colère du juge Réjean Paul lors d'un procès précédent.M.Duval, 67 ans, a été assassiné en sortant d'un dîner d'affaires dans la soirée du 9 octobre 1996.L'homme avec qui il a pris son dernier repas, Louis-Philippe Rochon, 51 ans, a été déclaré coupable le mois dernier de meurtre au premier degré pour avoir commandé ce meurtre.Rochon était endetté de 485 000 $ envers M.Duval et se trouvait à toucher 1,1 million en assurances advenant sa mort.Selon la Couronne, les deux exécutants de Rochon sont Gaston St-Pierre, 48 ans, assistant de Rochon au Centre du camion et ressorts Charland, et un garagiste nommé André Vincent.Les trois devaient subir leur procès conjointement.Mais au mois de février, leurs avocats ont présenté une requête pour faire carrément arrêter le processus judiciaire contre eux, vu plusieurs accrocs sérieux à la divulgation.Depuis plusieurs années déjà, le Deux hommes accusés du meurtre de Liviu Barna MÊME NUES VOS FENÊTRES NE Jusqu'à dimanche VOUS ATTIRENT PLUS?\u2014.- DE RABAIS! 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Deuxième : souffle ¦ Le cinéma ON F présente depuis hier et jusqu'au 9 juin le plus ré- - cent film de la Montréalaise Tahani Rached, un documentaire percutant ! sur la vie des infirmières québécoi-; ses.Tourné cet hiver aux urgences tic l'hôpital Picrrc-Lîoucher.à I.on- gueuil, le long métrage Urgence ! Deuxième souffle s'intéresse au travail T«-*l'une dizaine d'infirmières de ; l'équipe de soir des urgences, et 11-; \"-lustre éloquemment les difficultés ; \u2014pénurie de personnel, compressions budgétaires, etc.\u2014 auxquelles est confronté le personnel hospitalier.: Neurotraumatologie ¦ Un nouveau guide pour comprendre et prévenir les neurotrau- .,-matismes chez les enfants et les adolescents sera en circulation des \u2022 le 2 juin.Intitulé Comprendre les neu-rotraumatismes chez les enfants et les adolescents, le guide a été rédigé par deux spécialistes de l'Hôpital de Montréal pour enfants.Conçu pour les proches des enfants et des adolescents ayant subi des traumatis-mes crâniens et de la moelle épi-nière, le guide traite des principales causes de blessures, de la prévention, de l'approche initiale avec le patient, du processus de guérison et du rôle des spécialistes.Une session éducative sur la prévention des heurotraumatismes est offerte au public mercredi prochain, à l'amphithéâtre de l'Hôpital de Montréal pour enfants.Une présentation sera donnée à 19 h en français et à 20 h en anglais.Circulation perturbée ¦ La Ville de Montréal a rouvert hier un tronçon du boulevard Saint-Michel en direction sud entre 'les rues Bêlair et Bélanger.La rue ' Bélanger entre la 1(K Avenue et le boulevard Saint-Michel sera ou- \u2022 verte à la circulation dans les deux (\u2022directions, en soirée aujourd'hui.,,Les travaux de reconstruction des chaussées et des trottoirs, a la suite du bris majeur de la conduite d'eau survenu le 26 avril dans cette inter- section, sont termines.Premier camion ¦ Le premier camion de la nouvelle usine d'assemblage Paccar, de Sainte-Thérèse, sortira le 23 août.Depuis avril, une soixantaine d'employés \u2014en congé forcé depuis la grève de la Kenvvorth en 1995\u2014 ont été rappelés au travail .et reçoivent une formation afin d'assembler les nouveaux camions.Selon le directeur général de \u2022 l'usine.Gilles Gervais, environ 350 \u2022 employés seront de retour au tra-vail d'ici la fin de l'année, et la grande majorité des 800 employés ; auront retrouvé leur emploi d'ici la fin de l'an 2000.PHOTO ANDRE FORGET La Presse Les projets d'affichage d'un diffuseur de cinéma sur la façade de l'édifice abritant le magasin Simons, à l'angle des rues Sainte-Catherine et Mansfield, dans le centre-ville de Montréal, inquiètent sérieusement Héritage-Montréal.Pour l'organisme, cela démontre que la métropole n'a aucune véritable politique de préservation de son patrimoine urbain.Héritage-Montréal craint l'affichage sur l'édifice du magasin Simons Le groupe de protection du patrimoine Héritage-Montréal s'inquiète des projets d'affichage d'un diffuseur de cinéma sur la façade en pierre de l'ancien édifice de Simpson's maintenant occupé par le magasin Simons, rue Sainte-Catherine au coin de Mansfield.Selon Dinu Bumbaru, d'Héritage-Montréal, l'affichage « gigantesque » approuvé par la Commission de développement urbain de Montréal, sur le mur de façade de ce bâtiment de style Art déco construit en 1929, montre que la Ville de Montréal n'a toujours aucune vraie politique de préservation du patrimoine urbain.Cet affichage annoncera les films présentés par les Cinémas Famous Players-Imax aux étages supérieurs de l'édifice appartenant à la compagnie Industrielle Alliance.De plus, de dire M.Bumbaru, ces cinémas vont « tuer » le ci- néma Loews situé en face dans un autre bel édifice patrimonial.L'installation des salles de cinéma au-dessus du magasin Simons a nécessité l'ajout de deux étages sous forme d'une « boîte » de métal, ce qui a détruit la ligne du toit qui présentait un beau découpage Art déco, a encore dit le porte-parole d'Héritage-Montréal.L'ajout en tôle aurait pu être placé en retrait de façon à minimiser son effet, selon M.Bumbaru.Il Pas de système de répartition par satellite pour Taxi COOP MARIE-CLAUDE MALBOEUF La Cour supérieure vient d'interdire à Taxi COOP d'implanter son système de répartition et positionnement par satellite (GPS) parce qu'il contrevient au Code de la sécurité routière.C'est un groupe de chauffeurs qui a obtenu une injonction contre la coopérative montréalaise, fâchés qu'elle veuille augmenter leur cotisation mensuelle et les obliger à acheter des parts privilégiées afin de financer le nouveau système.Il faut dire qu'opter pour le GPS coûterait cher, puisque cela suppose l'installation d'un écran à cristaux liquides dans chacune des 300 voitures du parc.Ces écrans permettent aux répartiteurs de savoir où les taxis se dirigent et de recevoir leurs appels de détresse.Pour leur part, les chauffeurs y voient apparaître le nom et l'adresse de leurs clients.Une so- lution de rechange aux continuels \u2014 et agaçants \u2014 « grichements » des ondes radio.Le hic, c'est que le Code ne permet pas d'avoir un tel écran à portée de vue, sauf dans les voitures de police et les ambulances.Et même si la Société d'assurance automobile du Québec (SAAQ) a promis de fermer les yeux dans une « lettre de tolérance », cela n'a pas impressionné le tribunal.«Une telle lettre n'a pas force de loi, la SAAQ n'ayant pas le pouvoir d'exempter qui que ce soit de l'application de la loi », écrit le juge Perry Meyer dans sa décision du 7 mai.« (Elle) a créé un comité pour étudier le problème et pour proposer d'éventuels amendements à l'article 439, mais on ne sait pas exactement ce qui va se passer ni quand.» La cour estime par ailleurs que le plan de financement du système n'a pas été adopté dans les règles.Une majorité de chauffeurs l'a approuvé en mars et en novembre 1998.Mais il aurait fallu obtenir les deux tiers des voix.Les chauffeurs qui étaient en faveur du projet devront donc se résoudre à endurer leurs irritantes ondes radio pour plusieurs mois encore.« Ce n'est pas en disant : « On change la loi ! » que tout est réglé.C'est un processus très long.Pour adopter les dernières modifications, ça a pris presque trois ans », souligne le porte-parole de la SAAQ, Roch Côté.À l'extérieur des voitures et camions, le système de repérage GPS demeure toutefois tout à fait légal.Mis au point par l'armée américaine, il est d'ailleurs de plus en plus utilisé dans l'aviation et la marine marchande.Les amateurs de plein air se servent aussi de modèles de poche comme boussoles.concède toutefois que les concepteurs y ont apporté « un certain soin » par rapport à ce qui se faisait dans les années soixante-dix, quand plusieurs édifices du centre-ville ont été couverts de « hangars de parc industriel ».Le revêtement métallique de cet ajout a quand même une « belle texture », a commenté M.Bumbaru en précisant que sa présence massive pourrait être atténuée par des couleurs plus pâles.Un contenant d'alcool leur saute au visage HUGO DUMAS Deux employés d'un garage de Boucherville ont été gravement brûlés au visage, hier après-midi, quand un contenant d'alcool méthylique a explosé pour une raison encore inconnue.L'accident de travail s'est produit vers 15 h au commerce du Docteur du pare-brise, au 661, chemin du Lac.Les deux hommes, dans la lin de la vingtaine, travaillaient sur une voiture au moment où le contenant d'une capacité de deux litres a pris feu.ils ont subi des blessures au visage, au cou et aux mains, selon le sergent Palmerino Troilo, de la police de Boucherville.Ils ont été transportés à l'hôpital Pierre-Boucher, de Longueuil.Leur vie n'est pas en danger.t t i § $ $ » » » 4 « 9 r i $ $ \u2022 0 » - Têtes d'affiche ¦ Comble d'honneur pour la Fondation québécoise pour l'alphabétisation, dont la directrice générale, Sophie Labrecque, remportait le Prix du gestionnaire de l'année de f'APGP (Association professionnelle des gestionnaires en philanthropie), le lendemain même ou la fondation venait de remporter un Coq de bronze du Publicité club.\u2022 COI 30 ¦ Le mini-gala Juste pour rire destiné à recueillir des fonds pour la londation Marie-Vincent (contre l'abus et la violence laits aux enfants), qui s'est tenu sous la présidence d'honneur d'André Tremblay, président et chef la direction de Microcell tele-ii.a permis de recueillir 000 S.André Tremblay ¦ Toutes les personnes el orga-msmes intéressés à faire oeuvre philanthropique ou à entreprendre une action bénévole sont invites a ¦Millier un groupe pour réaliser un projet qui sera inscrit dans le grand livre Notre millénaire.Initié par les fondations communautaires du Canada, en collaboration avec la Fédération des centres d'action bénévole, le programme vise à constituer un registre national de projets (gestes bénévoles ou philanthropiques) réalisés d'ici le 31 décembre 2000 en guise d'héritage pour les générations à venir.Pour u'iix qui sont à court d'idées, un analogue d'une centaine de projets exemplaires est offert.Renseignements : dans les centres d'action bénévole ou au 843-6312, et hors Montréal au 1-800-715-7515.¦ Un groupe de huit femmes présidé par Michèle Dionne-Charest, s'est associé aux Partenaires contre la violence et la faim, une des trois oeuvres locales du cardinal Paul-Émile Léger, et a participé a la remise de six chèques de 5000 $ à des organismes venant en aide a la petite enlance.Michèle Dionne-Charest ¦ La cérémonie de collation des grades de 429 récipiendaires en sciences de la santé de l'Université McGill, cette semaine, a été l'occasion de décerner des doctorats honorifiques au Dr Lello Orci et à Marjorie Bronfman, en plus d'attribuer le titre de professeur émérite aux docteurs Carroll Laurin, Joseph Millic-Emili et Peter Mack-lem.¦ Le club Richelieu Montréal reçoit le lieutenant-gouverneur Lise Thibault à son dîner-causerie d'aujourd'hui.Celle-ci traitera de l'engagement du monde des affaires en faveur de la jeunesse défavorisée en démontrant comment s'est effectué un transfert de responsabilité depuis les communautés religieuses jusqu'au monde des affaires, en passant par le gouvernement.Le tout a lieu ce midi, au club si.James.Renseignements : 287-9085.¦ L'Ordre des ergotherapeutes vient d'honorer deux de ses membres.C'est ainsi que la Mention spéciale dorénavant appelée prix Ni-cole-l bachei en mémoire d'une ergo- thérapeuie décédée qui a fait sa marque sur le plan professionnel (un prix reconnaissant l'engage- ment bénévole dans les activités de l'Ordre), a été remis à Micheline Marazzani, de l'Université de Montréal.Par ailleurs, la bourse de recherche Anne Lang-Étienne a été décernée à Annie Rochette, étudiante à l'Université de Sherbrooke.¦ Grâce à l'appui d'Imasco et Cel-lanese, ainsi que des compagnies pharmaceutiques Eli Lilly, Hoechst Marion Roussel et Merck Frosst, le concert-bénéfice d'Ostéoporose Québec a récolté 8000 $.r i m Au nom de son entreprise, Norman Morris-son (président et chef de la direction d'Albums DF), a présenté aux représentants de la Fondation du centre hospitalier Pierre-Boucher, un chèque de 30 000 $, rappelant la participation de l'entreprise a la campagne de souscription de la fondation hospitalière longueuil-loise.i Norman Morrisson Serge Savard fils ¦ Le 21c tournoi de golf Au départ c'est une question de coeur, de la Fondation des maladies du coeur, aura lieti cette année sous la présidence d'honneur de Serge Savard fils, directeur gênerai du Rocket de Montréal.Le tournoi aura lieu le lundi 23 août, au club de golf Hillsdale.Coût : 250 $.Renseignements : 878-1175.¦ La Société de l'autisme et des TEC (troubles envahissants du développement) de Laval, et sa société les Services du Chat Botte, viennent d'inaugurer leur nouvelle colonie de vacances, située à Saint-Calixte et pouvant accueillir une quinzaine de vacanciers à la lois.Adressez VOl communiques ./ Têtes d affiche La Presse, 7, rue St-Jacques Montréal H2Y 1K9 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 27 MAI 1999 A 11 île de Montréal Un gros chantier éloigne les clients Les commerçants de la rue Notre-Dame sont en colère PHOTO ANDRÉ FOftGET.UPrum Michel Bitton, propriétaire du café Folie Baguette, devant le trou qui effraie sa clientèle, rue Notre-Dame Ouest.« Les gens de la Ville se moquent de nous.Nous sommes pris en otage », fustige Éric Luksen-berg, président du Regroupement des commerçants du Vieux-Montréal, qui rassemble environ 400 boutiques, magasins et restaurants.Les travaux accusent deux semaines de retard et devaient initialement être terminés au 14 mai.« Mais nous avons pris des mesures exceptionnelles : nous avons installé des passerelles, des barricades.Nous avons mis le paquet », dit M.Dubé.Dan Onona, de la boutique de vêtements Kendo, rue Notre-Dame Ouest, se demande s'il pourra accumuler assez d'argent pour traverser les pénibles mois d'hiver, une saison où les touristes désertent le Vieux-Montréal.Même son de cloche à la boutique Souvenirs des Amériques, quelques mètres plus loin : « Nous avons à peine quatre mois pour amasser notre argent.Et un samedi il n'y a pas longtemps, je n'ai fait que 24 $ », constate Bernard Smith.Les travaux de la CSE terminés, la Ville de Montréal devait ensuite s'attaquer à la réfection des trot- de crimes sur le territoire toirs.« Je comprends que les commerçants soient fâchés, mais il n'y a pas grand-chose que la Ville puisse faire.Pour épargner la saison touristique, nous avons décidé de ne pas procéder à la réfection des trottoirs tout de suite, mais plutôt d'attendre en septembre », explique Noushig Eloyan, responsable des travaux publics au comité exécutif de la Ville de Montréal.La criminalité sur le territoire de la Communauté urbaine de Montréal (CUM) a chuté, l'année dernière, de 5 % comparativement à 1997 et de 29 % par rapport à 1991, mais de nombreux Montréalais craignent toujours pour leur propre sécurité.HUGO DUMAS Les affaires de Michel Bit-ton ne roulent plus aussi bien.Il estime que 70 % de sa clientèle a déserté son petit café de la rue Notre-Dame Ouest depuis que des travaux d'enfouissement et de réparation de câbles ont été entrepris, au début d'avril, à l'ouest du boulevard Saint-Laurent.« Les clients ne peuvent plus stationner devant mon commerce.Le matin, c'est désert.Et quand les touristes voient ce gros trou, ils changent tout simplement de côté de rue », remarque M.Bitton, qui exploite le café Folie Baguette depuis huit ans.Cette grogne est d'ailleurs palpable chez plusieurs commerçants et boutiquiers du secteur.Depuis la mi-mai, deux mises en demeure ont été envoyées à la Commission des services électriques (CSE) afin qu'elle fasse disparaître toute trace de chantier avant l'arrivée massive des touristes, contraints de zigzaguer dans la rue pour éviter les brèches.La CSE a déjà excavé certaines portions du trottoir de la rue Notre-Dame, entre le boulevard Saint-Laurent et la rue Saint-Sulpice, afin de refaire le système électrique et le réseau de télécommunications.« Nous ne sommes par contre ces travaux.Bien au contraire.Ils n'auraient cependant pas dû les faire pendant la saison touristique », déplore M.Bitton, Du côté de la CSE, on plaide l'urgence.« Le réseau souterrain est désuet.Nous avons réparé des puits d'accès qui n'avaient pas été touchés depuis 1915.Quand les travaux seront complétés, vers le 11 juin, nous n'aurons probablement plus à intervenir dans ce secteur avant 80 ans », soutient un chef de division à la CSE, Pierre Dubé.Moins HUGO DUMAS « Il y a encore du travail à faire au niveau de la perception, d'où l'implantation de la police de quartier.Il faut rassurer les gens, les informer, leur parler.C'est un peu comme le métro : on a beau dire qu'il est sécuritaire, beaucoup de personnes ont peur de le prendre le soir », explique le directeur du Service de police de la CUM (SPCUM), Michel Sarrazin.Le SPCUM a remis hier soir, à la Commission de la sécurité publique de la CUM, son bilan annuel, un document révélant que le volume de criminalité enregistré en 1998 est le plus faible depuis 1979.Quarante et un homicides ont été perpétrés sur le territoire de la CUM, comparativement à 49 en 1997.Une baisse de près de 16 %.Mais, depuis le début de l'année, on dénombre déjà 22 meurtres dans l'île de Montréal.Est-ce une augmentation alarmante ?« C'est une statistique qui évolue beaucoup selon les circonstances.Il faut plutôt examiner la situation sur une période de dix ans.Il ne faut pas oublier que dans 78 % des cas, il y avait une relation entre la victime et son agresseur », soutient le directeur Sarrazin.Les drames familiaux ont causé près de 34 % du de total des homicides en 1998, suivi des règlements de comptes liés au trafic de la drogue (27 %).Les voies de fait graves ont connu une hausse de 18 % et les vols qualifiés ont augmenté de 2 %.Les voleurs ont dérobé un total de 19 869 véhicules sur le territoire de la CUM, comparativement à 21 621 en 1997.Quatorze policiers ont dégainé leurs armes et tiré un total de 30 balles lors de 12 événements différents l'an dernier.L'utilisation du Magnum était justifiée dans sept cas.À trois reprises, des agents du SPCUM n'auraient pas dû enfoncer la gâchette.Des mesures discipli- la CUM naires ont alors été prises contre les policiers fautifs.Pour les deux autres occasions, les policiers ont fait feu accidentellement.Deux suspects ont été mortellement atteints par des projectiles tirés par des policiers de la CUM, alors que deux autres suspects ont été blessés par balles.Les policiers ont également sorti leurs aérosols de poivre à 394 reprises, dont 374 ont été justifiées.Finalement, le Commissaire à la déontologie policière a reçu un total de 572 plaintes à l'endroit de policiers de la CUM et 68 ont été retenues pour citation au comité.63 voitures et camions, non réclamés vendus à prix de sacrifice.Tous les détails, à la page A-14 2756220 Q Le cœur au féminin faut remettre nos pendules à l'heure.Les maladies du cœur et les artères bloquées ne concernent pas seulement les hommes.Les statistiques démontrent que les femmes sont tout autant menacées.En effet, les maladies cardiovasculaires et les accidents vasculaires cérébraux représentent 40 % des décès chez les Québécoises.FONDATION DCS MALADIES DU COEUR DU QUÉBEC Pour connaître les facteurs de risques, communiquez avec nous.Tél.-.(514)871-1551 1800 567-8563 Au sœur de /* çcluttctcl MÊME NUES VOS FENÊTRES NE VOUS ATTIRENT PLUS?Jusqu'à dimanche DE RABAIS ! SUR TOUS LES VOILAGES UNIS ET IMPRIMÉS 150 et 300 cm 4 jours seulement! Du 27 au 30 mai iciir Peter Golctbeig, Propriétaire de BouChiii * Du prix régulier.Ne peut être jumelée à aucune autre offre www.bouclair.com £3 m% L'arbre et les Un cahier spécial à ne pas manquer samedi dans au coeur de nos vies ! Québecss A 12 ?LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 27 MAI 1999 Les règles sur l'atterrissage par mauvais temps révisées L'écrasement du vol 646 d'Air Canada à Fredericton en 1997force le gouvernement à agir presse Canadienne FREDERICTON C'est un mélange de réglementation déficiente, de faiblesses liu-inaines et de mauvaises conditions climatiques qui est à l'origine de l'écrasement du vol 646 d'Air Canada, le 16 décembre 1997, à Fredericton.Et le fait que tous les 42 passagers de l'avion aient survécu tient du miracle, affirme le Bureau de la sécurité dans les transports (BST), dans le rapport qu'il a rendu public hier sur l'accident.« La température, un plafond nuageux bas et la mauvaise visibilité causée par le brouillard ont été les principaux facteurs déclencheurs de la chaîne d'événements qui ont conduit à l'accident, a déclaré le président du BST, Benoit Bouchard.Toutes les décisions de l'équipage \u2014du pilote et du copilote \u2014 ont été prises selon les règles en vigueur et l'entraînement qu'ils ont reçu.>» L'appareil de 50 places s'est écrasé à l'aéroport de Fredericton alors qu'il tentait d'atterrir dans un épais brouillard, tout juste avant minuit, le 16 décembre 1997.Le copilote, qui était alors aux commandes, a interrompu la manoeuvre d'atterrissage alors que l'avion n'était plus qu'à dix mètres MÊME NUES VOS FENÊTRES NE VOUS ATTIRENT PLUS?Jusqu'à dimanche 1)1 s RABAIS!' 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