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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Monde
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1999-06-04, Collections de BAnQ.

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[" B Montréal, vendredi 4 juin 1999 ?ÉDITORIAL / OPINIONS / POLITIQUE / ARTS ET SPECTACLES / PETITES ANNONCES j * « « i La Pishina Les Serbes ultra-nationalistes » infernale ! dénoncent le plan de paix GILLES PAQUIN envoyé spécial, TIRANA, Albanie out le monde ici connaît la Pishina, mais les images que ce nom évoque sont tout à fait différentes pour les Albanais de Tirana et leurs cousins du Kosovo.Pour les citoyens de cette ville, la Pishina est l'équivalent de la plage de l'île Notre-Dame à Montréal.Un heureux souvenir d'enfance, un coin de fraîcheur pendant les chaleurs de l'été.Ceux qui viennent du Kosovo ne savent rien de tout cela.La Pishina n'est pour eux qu'un infernal camp de réfugiés où s'entassent environ 5000 personnes.L'immense parc est recouvert de tentes et de cabanes préfabriquées, les deux piscines sont vides.Hier, lors de notre visite, il faisait 37 degrés.Les tentes et les cabanes étaient devenues des fours surchauffés, les sièges en métal brûlaient la peau, tous avaient l'air écrasés par la chaleur.Seulement quelques enfants jouaient au ballon.Des hommes masqués à l'air méchant.« Nous avons vidé les piscines par mesure de sécurité.Nous avons été obligés d'enlever les clôtures pour mettre des tentes, alors il était quasiment impossible de surveiller les enfants », a dit un des responsables du camp.Fil lore m Hasan i, 12 ans, est arrivée ici avec sa famille il y a trois semaines.Avant, elle a séjourné un mois dans un camp, à Kukès, près de la frontière nord du pays.Les yeux coquins, le sourire timide, elle raconte avec force détails comment tout le monde à Randobrava, au Kosovo, a été chassé du village par « des hommes masqués qui avaient l'air méchant ».Son père était rentré d'Allemagne, où il travaillait depuis sept ans, quelques semaines avant le début de la guerre.Aujourd'hui, il est avec le siens, mais tout ce qu'il avait accumulé pendant ses années d'exil a été détruit.« Quand nous avons traversé la frontière, les policiers criaient : plus vite, plus vite, allez-y dans votre pays et ne revenez pas », raconte la fillette.Son histoire ressemble à celle de tous ceux que nous avons interrogés ici.Certains, comme Elmi Popaj, 33 ans, bénévole préposé aux rations, ont vécu des événements encore plus tragiques.Son village de Bellacrka a été entouré par des soldats qui leur ont ordonné de partir.Environ 300 personnes ont refusé de quitter leur foyer.Le lendemain, l'armée est revenue et le village a été bombardé.Près de 80 personnes ont été tuées, dont 13 membres de sa famille.Popaj a fait le voyage vers Kukès, avec sa femme et ses deux enfants, quelques jours plus tard.Il vit à la Pishina depuis un peu plus de deux mois et rêve toujours de rentrer au Kosovo.« Nous ne pouvons pas passer l'hiver dans des tentes, ça serait trop difficile.J'espère que l'OTAN va être encore plus dure avec les Serbes pour en finir au plus vite », dit-il.600 000 réfugiés On dit qu'il y a plus de 60 000 réfugiés du Kosovo à Tirana ; la majorité logent dans des familles d'accueil presque aussi démunies qu'eux.« Dans toute l'Albanie, il y environ 600 000 réfugiés, c'est très lourd à porter pour un pays aussi pauvre que le nôtre », dit le professeur Bujar Sykja, de l'Académie des arts de Tirana.Selon lui, c'est un geste de solidarité que ses compatriotes ont fait spontanément pour leurs cousins du Kosovo.Il souhaite néanmoins que cela amène le monde occidental à changer sa vision de l'Albanie.Après avoir tant donné aux réfugiés, il espère que les organismes internationaux aideront ensuite les Albanais à reconstruire leur pays dévasté par trois décennies d'obscurantisme politique.! \u2014\u2014 Autres informations en page B4 d'après AP et AFP BELGRADE L'adoption, hier, par le Parlement serbe du plan de paix pour le Kosovo a été saluée par les dirigeants des partis politiques à Belgrade, à l'exception du leader ultra-nationaliste Vojislav Seselj, qui a menacé de quitter le gouvernement.Chef du Parti radical (SRS) et vice-premier ministre, M.Seselj a indiqué que les représentants de son parti quitteraient le gouvernement en cas de déploiement de forces de l'OTAN au Kosovo.« Nous n'attendrons pas au sein du gouvernement un éventuel déploiement au Kosovo de forces de l'agresseur de l'OTAN », a déclaré M.Seselj.Le SRS, deuxième formation parlementaire avec 82 sièges (sur 250), a voté contre ce plan.M.Seselj a dit « constater avec regret que les députés du Parti socialiste (SPS, du président yougoslave Slobodan Milosevic) ont voté pour ce plan qui, a-t-il estimé, « annule les principes pour lesquels nous nous sommes battus ».Les autres formations se sont au contraire félicité de l'obtention d'un accord négocié et approuvé, quoique parfois avec des réserves, le texte suivant : « Afin de progresser vers un règlement de la crise du Kosovo, un ac- cord doit être conclu sur les principes suivants : 1) La fin imminente et verifiable de la violence et de la répression au Kosovo.2) Le retrait verifiable du Kosovo des forces militaires, de police et paramilitaires suivant un calendrier rapide.3) Le déploiement au Kosovo, sous l'égide des Nations unies, de présences internationales civiles et de sécurité efficaces, qui agiraient conformément au chapitre 7 de la Charte des Nations unies et seraient capables de garantir l'accomplissement des objectifs définis.4) Une présence internationale de sécurité, avec une participation essentielle de l'OTAN, doit être déployée sous un contrôle et un commandement unifiés et autorisée à garantir un environnement sûr pour tous les habitants du Kosovo, et permettre le retour en toute sécurité des personnes déplacées et réfugiés chez eux.5) L'établissement d'une administration intérimaire pour le Kosovo (.) qui sera décidée par le Conseil de sécurité des Nations unies et sous laquelle le peuple du Kosovo jouira d'une autonomie substantielle au sein de la République fédérale de Yougoslavie.L'administration intérimaire assurera pendant cette période la transition vers les institutions démocratiques et gouvernementales, et créera les conditions d'une vie pacifique et normale pour tous les citoyens du Kosovo.6) Après le retrait, un nombre à déterminer de Serbes seront autorisés à retourner (au Kosovo) pour accomplir les fonctions suivantes : liaison avec la mission civile internationale et la présence internationale de sécurité, marquage des champs de mines, maintien d'une présence sur des lieux de l'héritage serbe, maintien d'une présence aux principaux points de passage frontaliers.7) Le retour libre et en sécurité de tous les réfugiés et des personnes déplacées, sous la supervision du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, et l'accès sans entraves au Kosovo pour les organisations humanitaires.8) Un processus politique destiné à conclure un accord politique intérimaire qui accorderait une autonomie substantielle au Kosovo, en prenant en compte l'accord de Rambouillet, les principes de souveraineté et d'intégrité territoriale de la République fédérale de Yougoslavie et des autres États de la région, ainsi que la démilitarisation de l'Aimée de libération du Kosovo.Les discussions entre les parties sur la solution ne devraient pas retarder ou perturber l'établisse- ph0t0 Reufrs Le vieil homme et sa maison Pendant que les députés yougoslaves approuvaient le plan de paix des pays du G8 à Belgrade, à une soixantaine de kilomètres de la capitale, à Smederevo, ce vieil homme n'a pu que constater les dégâts causés à sa maison par les bombes de TOT AN.Vivement la paix ! semble-t-il souhaiter.ment des institutions démocratiques de gouvernement autonome.9) Une approche générale de l'évolution économique dans la région, qui incluerait la mise en oeuvre d'un pacte de stabilité pour l'Europe du Sud-Est, une large participation internationale afin de faire progresser la démocratie, la prospérité économique, ainsi que la stabilité et la coopération régionale.10) La fin des activités militaires dépendra de l'acceptation des principes énoncés et d'un accord simultané sur les autres éléments précédemment identifiés et rappelés dans la note ci-dessous.Sera alors conclu un accord militaro-techni-que, qui précisera notamment les modalités additionnelles, dont le rôle et la fonction des personnels yougoslaves, c'est-à-dire serbes, au Kosovo.11) Le processus de retrait prévoit un calendrier progressif et détaillé et l'établissement d'une zone tampon en Serbie, derrière laquelle l£s troupes se retireront.12) S'agissant des personnels retournant au Kosovo, il faudra déterminer leur équipement, l'étendue de leurs responsabilités, le calendrier pour leur retour, les zones géographiques où ils agiront, les règles guidant leurs relations avec la présence internationale de sécurité et la mission internationale civile.Prudence, dit Chrétien Presse Canadienne OTTAWA Qualifiant l'acceptation du plan de paix de l'OTAN par le Parlement serbe et le président Slobodan Milosevic de « déblocage », le premier ministre Jean Chrétien a déclaré hier qu'il valait mieux en vérifier la mise en vigueur avant de cesser les bombardements.C'est avec un grand soupir de soulagement que le Parlement canadien a appris que le président Milosevic avait donné son aval au plan de paix du G-8, le groupe des huit pays industrialisés plus la Russie.Mis au fait de ce revirement, les députés de tous les partis ont salué cette nouvelle par une salve d'applaudissements aux Communes.Les néo-démocrates et les bloquis-tes estiment par contre que les bombardements de l'OTAN devraient cesser.Mais, selon M.Chrétien, la prudence est toujours de mise.Il a indiqué qu'il souhaitait que les « bombardements se terminent dans les plus brefs délais ».« L'expérience que nous avons eue avec le président Milosevic, c'est que très souvent il ne respecte pas la parole donnée.C'est pourquoi nous démontrons de la prudence.«< Tant que le texte n'aura pas été clairement approuvé et que le processus d'arrêt des bombardements et du retrait des militaires n'aura pas été engagé d'une façon définitive, nous ne prendrons rien pour acquis.» REPERES/SLOBODAN MILOSEVIC Bilan désastreux XAVIER BARON Agence France-Presse, PARIS Le bilan apparaît, à première vue, désastreux pour Sloboban Milosevic, président d'un pays ruiné par dix semaines de bombardements, contraint d'accepter un accord pour l'autonomie du Kosovo dans des conditions bien plus défavorables qu'à Rambouillet.En annonçant, hier, que la République Fédérale de Yougoslavie (RFY) acceptait le plan de paix pour le Kosovo, la présidence yougoslave a estimé que ce document « confirme la souveraineté et l'intégrité territoriale de la RFY et le rôle des Nations unies ».En réalité, cet accord ressemble à un diktat imposé à un adversaire défait contraint d'accepter aujourd'hui ce qu'il refusait, à la table de négociations, il y a deux mois.Au nom de la souveraineté nationale, le refus adressé par le pré- sident Milosevic à la conférence de Rambouillet, en février dernier, portait en particulier sur deux points : le retrait progressif de toutes les forces serbes du Kosovo et l'entrée de troupes étrangères.Après dix semaines de bombardements, Slobodan Milosevic a accepté hier de retirer en quelques jours la totalité de ses forces du Kosovo, dont un nombre apparemment symbolique pourra être admis à revenir pour faire acte de « présence », selon le texte serbe de l'accord, obtenu à Belgrade.De plus, le président yougoslave doit accepter l'entrée au Kosovo de troupes de l'OTAN, organisation qui vient de bombarder jour et nuit son pays pour le faire plier, et qui devrait détenir la réalité du commandement dans cette province serbe à majorité musulmane.La stratégie suivie par Slobodan Milosevic a conduit ainsi la Yougoslavie, exsangue à accepter plus que ce qu'elle avait refusé autour de la table de négociations.« Toutes les cartes jouées par Slobodan Milosevic ont échoué, les unes après les autres », a estimé hier une source diplomatique à Paris.Dès le début de la guerre, il est apparu que Moscou n'allait pas rompre avec l'Occident pour venir au secours de Belgrade, au grand déplaisir du président Milosevic.Le président Boris Eltsine a été clair, le 30 mars, en déclarant que la Russie « ne se laisserait pas entraîner dans le conflit » du Kosovo, et ne souhaitait pas une « crise de longue durée » avec Washington.Autre tentative infructueuse de Slobodan Milosevic, faire entrer son pays dans l'union russo-béla-russe, mais là encore Boris Eltsine a pris ses distances en affirmant qu'il excluait que cette idée puisse progresser « pour l'instant ».L'espoir d'un éclatement du consensus au sein de l'OTAN a également été une déception pour Belgrade : le vieux réflexe anti-OTAN de la France ne s'est pas réveillé, la Grèce et l'Italie ont parfois traîné des pieds, mais ont tenu bon, et la coalition malaisée au pouvoir en Allemagne n'a pas craqué.I Autre cane défaillante dans le jeu de Slobodan Milosevic, celle d'Ibrahim Rugova, chef modéré ko-sovar, qui s'est trouvé, un temps, en son pouvoir au début de la guerre.Le président yougoslave a misé en vain sur le dirigeant des Albanais du Kosovo pour faire avancer le processus de paix, installer un gouvernement provisoire dans la province et favoriser le retour des réfugiés.Ces échecs ont eu un coût dramatique : la Yougoslavie est dévastée par la guerre, son économie est en ruines et sa population épuisée.Quant aux Kosovars, dont près d'un million sont aujourd'hui dans les camps de réfugiés, ils vont peut-être obtenir finalement leur autonomie, mais au prix de souffrances et de tourments \u2014 comme le « nettoyage ethnique » \u2014 qui pourraient conduire Slobodan Milosevic devant le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavic.qui l'a inculpé le 27 mai pour cri mes de guerre et crimes contre l'humanité au Kosovo.4. 5LP0201B0604 b2-vendredi-edito 5LP0201B0604 ZALLCALL 67 00:45:31 06/04/99 B B 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 4 JUIN 1999 Editorial ANDRÉDESMARAIS PRÉSIDENT DU CONSEIL D\u2019ADMINISTRATION ROGER D.LANDRY PRÉSIDENT ET ÉDITEUR CLAUDEMASSON ÉDITEUR ADJOINT MARCELDESJARDINS DIRECTEUR DE L\u2019INFORMATION ALAINDUBUC ÉDITORIALISTE EN CHEF Paix et balkanisation En votant pour le plan de paix présenté par l\u2019Union européenne et la Russie, le Parlement yougoslave a capitulé et accepté tout ce qu\u2019il avait rejeté dans l\u2019accord de Rambouillet.Le retour des réfugiés kosovars sera surveillé par une présence civile sous l\u2019égide de l\u2019ONU et d\u2019une force militaire, composée de troupes de l\u2019OTAN, de Russes et de neutres.Frédéric Wagnière fwagnier@lapresse.ca Tout a été prévu pour permettre aux réfugiés de rentrer rapidement chez eux et pour vider les camps qui étaient un tel fardeau pour la Macédoine, l\u2019Albanie et le Monténégro.L\u2019Union européenne a aussi convoqué une conférence « visant à assurer à long terme la stabilisation, la sécurité, la démocratisation, ainsi que la reconstruction et le développement économique » de l\u2019Europe du Sud- Est.Tout semblerait rentrer dans l\u2019ordre et la région pourrait enfin participer au développement que le reste de l\u2019Europe a connu.Mais n\u2019oublions pas qu\u2019il s\u2019agit des Balkans, une région tourmentée par le brassage des populations depuis l\u2019Antiquité.L\u2019accord respecte une des constantes de la politique des grandes puissances à l\u2019égard de l\u2019Europe de l\u2019Est en maintenant les frontières des États, établies à la fin de la Seconde Guerre mondiale.Mais comme l\u2019accord de Dayton, qui a mis fin à la guerre en Bosnie, celui sur le Kosovo ouvre la possibilité d\u2019une partition de facto de la province et, éventuellement de la Serbie elle-même.Il est ironique que la menace d\u2019une partition du Kosovo soit le résultat de la politique de Moscou, qui craint tout précédent d\u2019un changement de frontière dans les Balkans, parce que les frontières russes pourraient aussi être contestées par des minorités ethniques.Les Russes ont, en effet, insisté sur la participation de troupes russes dans la force de sécurité, tout en refusant de les mettre sous le commandement de l\u2019OTAN.Il y aura donc deux forces militaires dont les activités seront coordonnées par l\u2019ONU, mais pas nécessairement au niveau opérationnel.Il serait normal et même souhaitable que les troupes russes soient stationnées dans les régions à majorité serbe et les autres troupes dans celles où vit la majorité de souche albanaise.Cela encouragerait le rapatriement des réfugiés qui se sentiront plus en sécurité, si celle-ci n\u2019est pas assurée par les alliés traditionnels des Serbes.Quant aux Serbes, ils pourraient à leur tour prendre le chemin de l\u2019exil si leur région était « occupée » par l\u2019OTAN.Étant donné que toute l\u2019intervention concernait le sort des réfugiés, il est normal de rechercher une solution qui en diminue le nombre le plus possible.Cela créerait, en quelque sorte, deux Kosovo avec deux langues, deux cultures, deux systèmes scolaires et deux économies, l\u2019une tournée davantage vers la Serbie et l\u2019autre vers la Macédoine et la Turquie.Même s\u2019il y a un pouvoir central, la tendance centrifuge des peuples balkaniques créerait une situation semblable à celle qui existe en Bosnie, dont les deux parties communiquent peu entre elles.Tôt ou tard, cette situation aboutirait au rattachement de la partie serbe du Kosovo à la Serbie propre et à la séparation du Kosovo d\u2019expression albanaise de la Serbie.La question qu\u2019il faut se poser est de savoir si ces changements de frontières seraient nécessairement la catastrophe que l\u2019on a toujours prédite.N\u2019est-ce pas une folie de vouloir obliger deux peuples, qui viennent de se faire la guerre, à vivre ensemble et à partager les mêmes institutions.Après tout, un État moderne exige beaucoup de confiance des citoyens dans leurs institutions.On peut même se demander si l\u2019insistance du Parti communiste yougoslave et des alliés, à la fin de la guerre, de recréer la Yougoslavie, n\u2019est pas à l\u2019origine du drame qui dure depuis huit ans.La séparation des Serbes et des Croates aurait probablement respecté les droits démocratiques de tous.On craint le foisonnement de mini-États, comme le Kosovo ou la Tchétchénie, devenant toujours plus pauvres et plus arriérés et posant d\u2019énormes problèmes pour leur voisins.Au XXIe siècle, les petits États ne seront peut-être pas désavantagés par rapport aux grands, pour autant qu\u2019ils soient assez avancés pour participer à la mondialisation.Le problème des Balkans est vraisemblablement plus une question de pauvreté et de sous-développement, avec le manque de démocratie que cela entraîne, que de haines viscérales ou d\u2019une mentalité spéciale et insondable.La paix et la stabilité au Kosovo, comme en Bosnie et en Macédoine, dépendent sans doute plus du développement économique que de jongleries avec les structures de l\u2019État et d\u2019un équilibre ethnique instable.L\u2019atrophie démographique Bien que les projections démographiques sur un horizon de cent ans soient par définition incertaines, la tendance n\u2019en est pas moins claire : le poids du Québec à l\u2019intérieur du Canada s\u2019atrophie.À moins d\u2019une improbable fièvre procréatrice, le Québec risque de peser de moins en moins lourd sur la balance canadienne.La démographie n\u2019est pas le seul facteur d\u2019influence politique.Mais c\u2019est un facteur déterminant.À long terme, l\u2019érosion démographique risque d\u2019entraîner une marginalisation du Québec au sein du Canada.Agnès Gruda agruda@lapresse.ca Cette perspective, remise à l\u2019ordre du jour par un reportage de Radio- Canada, n\u2019est pas nouvelle.Que Québec s\u2019en inquiète, rien de plus normal.Mais qu\u2019il y voie un argument en faveur de l\u2019indépendance, c\u2019est une autre paire de manches.Le ministre Robert Perreault prétend que la seule manière d\u2019éviter une marginalisation du Québec, c\u2019est la souveraineté.Mathématiquement, c\u2019est imbattable : les Québécois seraient majoritaires à l\u2019intérieur de leurs frontières.Mais ils seraient aussi à peine plus nombreux que la population du Honduras.À l\u2019échelle du continent, là où se jouent les enjeux économiques les plus cruciaux, le Québec ne serait plus qu\u2019un joueur mineur.Et infiniment minoritaire.M.Perreault dit aussi qu\u2019un Québec souverain aurait les moyens de poursuivre une politique de population plus efficace.Pourtant, ce n\u2019est pas la faute d\u2019Ottawa si les politiques natalistes ont peu d\u2019effet.Et rien n\u2019empêche le Québec d\u2019accueillir autant d\u2019immigrants indépendants qu\u2019il veut \u2014 il a les mains libres à cet égard, en vertu d\u2019ententes signées dans le passé avec Ottawa.C\u2019est le Québec qui détermine les critères d\u2019admission des futurs Néo-Québécois \u2014 à l\u2019exception des réfugiés politiques et des personnes parrainées par leur famille, sélectionnés par le gouvernement fédéral.Et c\u2019est le Québec qui détermine le nombre d\u2019immigrants qu\u2019il souhaite accueillir chaque année.Au début des années 80, la crainte du glissement démographique avait incité Québec à ouvrir les portes à 40 000 immigrants par an.Ce « quota » a été révisé en cours de route et s\u2019est stabilisé autour de 27 000.Il y a deux ans, Québec s\u2019est doté d\u2019une nouvelle politique d\u2019immigration, un brin plus accueillante \u2014 mais pas trop.Le ministre André Boisclair s\u2019était alors fixé comme objectif d\u2019aller chercher plus d\u2019immigrants indépendants.Et surtout, davantage de francophones.Le Québec a haussé effectivement sa part de tous les nouveaux arrivants qui débarquent au Canada.Mais pas assez pour freiner sa « minorisation ».Et pas parce qu\u2019il a reçu plus d\u2019immigrants : au contraire, il y en a eu un peu moins en 1998 qu\u2019en 1997.Seulement, la baisse canadienne a été encore plus grande.Pourquoi n\u2019a-t-on pas ouvert davantage les valves ?Parce que, dixit la politique de M.Boisclair, il fallait tenir compte de la « capacité d\u2019accueil » de la société québécoise, c\u2019est-à-dire, entre autres, du marché de l\u2019emploi.Il est difficile à concevoir que dans un Québec souverain, du jour au lendemain, la « capacité d\u2019accueil » deviendrait élastique à l\u2019infini.On peut évidemment amoindrir le choc culturel de l\u2019immigration en recrutant uniquement des immigrants francophones.Mais on risque de manquer de candidats.Autre facteur d\u2019atrophie démographique, le Québec est déficitaire dans ses échanges avec les autres provinces.C\u2019est dommage.Mais il est bien illusoire de croire que l\u2019abandon de liens fédéraux stopperait magiquement ce phénomène.Au contraire, le déséquilibre ne pourrait que s\u2019accentuer.À moins, bien sûr, que le Québec ne ferme hermétiquement ses frontières.Le réflexe qui a porté le ministre Perreault à puiser dans la boîte magique de la souveraineté pour soigner le mal démographique n\u2019est finalement que ça : un simple réflexe, faisant abstraction des faits.DROITS RÉSERVÉS serge.chapleau@lapresse.ca LA BOÎTE AUX LETTRES edito@lapresse.ca Autant d\u2019argent dans les airs n Depuis plusieurs jours, les médias autant écrits qu\u2019électroniques font une large place à la personnalité intéressante et aux exploits « cosmiques » de Julie Payette.On a eu « Julie Payette avant sa mission »; nous avons maintenant « Julie Payette pendant sa mission ».Nous aurons certainement droit à une « Julie Payette après sa mission ».Loin de moi l\u2019idée de ne pas croire tout ce que les commentateurs (pour une fois d\u2019accord) disent de bien et de beau sur cette charmante « première de classe ».Mais j\u2019ai trouvé, tout à fait par hasard, un petit texte de Julien Green, dans le tome de son fameux Journal couvrant la période 1984-1990, où il réfléchit, le 26 janvier Julie Payette 1986, sur je ne sais plus quelle navette spatiale envoyée dans les environs de Neptune.Ce qu\u2019il écrivait alors me semble si juste que je ne ferai que transcrire ses quelques phrases afin d\u2019exprimer mon propre sentiment sur ces expéditions et expériences spatiales.« J\u2019admire profondément ce triomphe de la science, mais je crois que tous ces efforts du génie humain devraient d\u2019abord se tourner vers notre pauvre Terre et travailler à la disparition des fléaux dont nous sommes les victimes (.) : le sida et la politique.Déjà l\u2019homme se croit dieu et il se sent devenir de plus en plus dieu, un jour il risquera la majuscule et ce sera la fin.Mais ces explorations de l\u2019espace permettent, paraît-il, à la science de trouver les moyens de combattre sur Terre les maladies, les famines et autres cauchemars.C\u2019est une explication que je crois intéressée.» Julien Green, L\u2019Expatrié, Journal 1984-1990, Éditions du Seuil, Paris, 1990, p.173.Il ne faut d\u2019ailleurs pas oublier que la communauté scientifique est fort divisée sur la pertinence de dépenser tant de milliards pour permettre à des hommes et des femmes de tourner autour de la planète et de construire, entre ciel et lune, un laboratoire hypersophistiqué, alors que des robots téléguidés pourraient obtenir des résultats aussi valables à une fraction des coûts actuellement engagés.François McCAULEY Sherbrooke Impression inexacte n La manchette en page trois de votre journal de ce matin, « Cinq villes d\u2019irréductibles anglos défient la loi 101 », laisse planer une impression qui est des plus inexactes et des plus trompeuses : elle laisse croire que dans les cinq villes en question l\u2019unilinguisme anglais mur-à-mur est à l\u2019ordre du jour.Or, rien n\u2019est plus faux.Pour ce qui en est de Côte-Saint-Luc, non seulement sommes-nous fiers d\u2019être ville bilingue, mais nous nous assurons scrupuleusement que notre affichage municipal, aussi bien que tous nos services, de la bibliothèque à la voirie et des loisirs à la trésorerie, sont offerts à nos citoyens en français aussi bien qu\u2019en anglais.Sans exagérer, nous nous offrons en exemple aux autres villes du Québec \u2014 et nous mettons nos villes soeurs au défi à ce chapitre.Qu\u2019il y ait un dossier où la ville et l\u2019Office de la langue française ne sont pas d\u2019accord, soit.Quand les représentants de l\u2019Office voudront bien nous contacter pour en parler à nouveau, nous les accueillerons \u2014 dans la langue de leur choix.Robert LIBMAN maire de Côte-Saint-Luc Ce que les enfants n\u2019apprendront pas n À Dakar, au Senégal, et dans plusieurs autres villes d\u2019Afrique, d\u2019Asie et d\u2019Amérique latine, des dizaines de millions d\u2019enfants doivent consacrer tout leur temps à mendier simplement pour répondre à leurs besoins les plus élémentaires.N\u2019ayant ni le temps ni les moyens de fréquenter l\u2019école, ils sont ainsi privés de l\u2019éducation même la plus rudimentaire.Si elle consacrait une part prépondérante de son budget d\u2019aide étrangère à l\u2019élimination de la pauvreté, l\u2019Agence canadienne de développement international pourrait aider à placer ces enfants sur des banquettes d\u2019écoliers pour qu\u2019eux aussi puissent apprendre ce que les enfants canadiens apprennent à leur âge.Les finances canadiennes se portent bien et, dans son dernier budget, le ministre des Finances, Paul Martin, attribuait des enveloppes supplémentaires pour l\u2019éducation et la santé au Canada.Dans ce même contexte de croissance économique, le ministre décidait pourtant de couper l\u2019aide étrangère de 200 millions, d\u2019ici 2001.Et pourtant, les Canadiens et les Canadiennes sont à l\u2019écoute des besoins des pays moins bien nantis.Ils contribuent largement lorsqu\u2019une catastrophe ou une guerre frappe, oubliant parfois leurs propres besoins pour partager ce qu\u2019ils ont avec les victimes et les réfugiés.Il y a là modèle à suivre pour nos dirigeants.Richard CHARETTE 5LP0301B0604 b3-vendredi-edito 5LP0301B0604 ZALLCALL 67 00:45:52 06/04/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 4 JUIN 1999 B 3 Opinions Une opération sans précédent de dénigrement contre Radio-Canada Pourtant, les diffuseurs privés ne se sont jamais si bien portés GUYLAINE SAUCIER L\u2019auteure est présidente du conseil d\u2019administration de la Société Radio- Canada.Les audiences du CRTC sur le renouvellement des licences de Radio-Canada donnent lieu à un défoulement sans précédent des télédiffuseurs privés qui accusent Radio-Canada de tous les maux.Ce déchaînement a de quoi laisser songeur.surtout quand on sait que les principaux accusateurs font des profits records.Depuis la présentation du cahier de charge d\u2019une télévision publique idéale par TVA, au déjeunercauserie de séduction de TQS, en passant par la lettre ouverte d\u2019une coalition patronale, nous assistons à une opération concertée et coordonnée de dénigrement de Radio- Canada.À entendre parler nos concurrents, c\u2019est comme si Radio- Canada constituait une menace à leur survie.C\u2019est trop gros ! TVA, pour ne nommer que celui-là, ne s\u2019est jamais si bien porté ! Radio-Canada est présente dans le marché publicitaire depuis des lustres.Pourquoi cette concurrence qui a toujours existé et qui n\u2019a jamais empêché la croissance des diffuseurs privés, serait-elle subitement devenue déloyale à quelques semaines du début des audiences ?Mais que veut-on au juste ?Radio- Canada n\u2019est pas une télévision éducative, mais une télévision généraliste, une télévision rassembleuse.Son mandat, sa raison d\u2019être, c\u2019est de rejoindre tous les Canadiens, jusque dans les régions les plus éloignées du pays, avec une programmation de qualité recoupant les grands centres d\u2019intérêt de la population.Et cela inclut des émissions de divertissement et des grands rendez-vous populaires.Oui, il y a Quatre et demi, mais il y a aussi Zone libre ; il y a La Petite vie, mais il y a aussi La vie d\u2019artiste, et ainsi de suite.Dans leur indignation, les diffuseurs privés se sont bien gardés de reconnaître la contribution fondamentale de Radio-Canada à l\u2019émergence d\u2019une des meilleures industries télévisuelles au monde.Radio-Canada a été la première chaîne à investir dans des téléséries d\u2019ici, à reconnaître le talent de nos auteurs.Ce n\u2019est qu\u2019une fois que le genre a été éprouvé que les diffuseurs privés ont suivi.Et les exemples de cette nature sont légion.Qui pourrait nier que Radio- Canada a défini les standards en matière de télévision au Canada et particulièrement au Québec ?Pourriez-vous imaginer votre télévision sans Radio-Canada ?Moi non plus.La présence et le leadership de Radio-Canada constituent un levier en faveur de la qualité de l\u2019ensemble de l\u2019offre télévisuelle.La présence de Radio-Canada dans le marché publicitaire constitue par ailleurs une jauge permanente de notre habileté à répondre aux intérêts des Canadiens.Ce financement mixte est une obligation de pertinence et ce n\u2019est surtout pas une concurrence déloyale.Radio-Canada est toujours le seul réseau à présenter des grandes oeuvres culturelles en heure de grande écoute, à compter sur un réseau de correspondants à l\u2019étranger, à offrir une large représentation régionale et à offrir autant de contenu canadien.La programmation de Radio-Canada est distinctive parce qu\u2019elle est la plus canadienne de toutes ; elle est la plus représentative de notre réalité.Au milieu des années 90, le budget de Radio-Canada a été amputé de 25 %.Nous avons réussi à passer au travers et à nous réinventer grâce à l\u2019implication de tous nos employés, artistes, artisans et collaborateurs.Radio-Canada est aujourd\u2019hui un modèle d\u2019efficacité et de dynamisme parmi les sociétés de la Couronne.Nous gérons les fonds publics avec une très grande rigueur.Les diffuseurs privés ne peuvent pas à la fois réclamer qu\u2019on coupe les vivres à Radio-Canada et citer la BBC, le coûteux diffuseur public britannique, en exemple.Il faut donner à Radio-Canada les moyens correspondant aux attentes que l\u2019on place en elle.Si le CRTC et le gouvernement se rangent à l\u2019opinion des diffuseurs privés et restreignent ses revenus publicitaires sans compensation, cela entraînera inévitablement son affaiblissement.Les diffuseurs privés ont tout à gagner d\u2019obtenir du CRTC qu\u2019il limite les revenus publicitaires de Radio-Canada et qu\u2019il confine Radio- Canada à faire tout ce qui ne les intéresse pas.Ils ont un intérêt monétaire direct à le faire : toute diminution des revenus publicitaires de Radio-Canada, toute marginalisation de Radio-Canada, se traduirait par une augmentation de leurs propres revenus.Dans les présentes audiences, aucun regroupement de consommateurs, aucune association de citoyens bref, aucun représentant du grand public n\u2019est venu se plaindre de la publicité à Radio-Canada.Ne doit-on pas s\u2019étonner que les seuls à s\u2019en plaindre soient les seuls à tirer profit de l\u2019affaiblissement de Radio-Canada ?PHOTOTHÈQUE, La Presse Guy Bouthillier Une île, une ville?un débat hypothéqué GUY BOUTHILLIER L\u2019auteur est président de la Société Saint- Jean-Baptiste de Montréal.Au Canada, la langue française est minoritaire.Elle le sera toujours \u2014 et chaque année un peu plus : c\u2019est une loi fondamentale de la politique au Canada .Et parce qu\u2019elle est minoritaire, il lui manque \u2014 et lui manquera toujours tant que le Québec restera dans le Canada \u2014 les moyens de droit et de prestige pour en faire une vraie langue nationale \u2014 c\u2019està- dire la langue qui attire à elle tout ce qui vit et bouge sur le territoire.Et parce que ces moyens lui manquent, son avenir reste incertain \u2014 et d\u2019abord, bien entendu, à Montréal.Cela laisse des traces sur les mentalités et les comportements : à Montréal, les gens qui la parlent ne sont pas sûrs de l\u2019avenir, même s\u2019ils y dépassent largement, dit-on, les fameux 50 % plus 1 (62 % dans la ville, 55 % dans l\u2019île).Et ils ont bien raison d\u2019être inquiets : minoritaires dans le pays, de quoi auraient-ils l\u2019air s\u2019ils devenaient aussi minoritaires au coeur de la région métropolitaine ! Cette inquiétude légitime hypothèque le débat qui a actuellement cours, sur la réorganisation des structures municipales à Montréal et sur l\u2019île.Elle obstrue la réflexion.Une île, une ville.Est-ce une bonne idée ?Peut-être.Peut-être pas.Une chose est certaine : la réponse que les citoyens donneront à cette question aurait plus de chance d\u2019être la bonne si elle s\u2019appuyait sur des considérations propres à la sociologie et à l\u2019économie.Malheureusement, il n\u2019en sera pas ainsi, et c\u2019est sur des considérations tirées de l\u2019ethnologie et de la démolinguistique que nous allons fonder notre décision.Encore une fois, c\u2019est l\u2019inquiétude pour la langue qui aura le dernier mot.Et il en sera ainsi tant que le Québec restera dans un pays qui fait du français une langue minoritaire, parlée par moins de 25 % de la population.Faisons un rêve ! Un pays existe parmi les pays de la terre.Ce pays s\u2019appelle le Québec.Dans ce pays, une langue est naturelle.C\u2019est elle que l\u2019on voit partout, elle que l\u2019on entend partout.C\u2019est elle que réclament à cor et à cri ceux qui viennent de partout vivre ici.Une langue incontestable et incontestée.Sûre de son bon droit.Et de son avenir : d\u2019aussi loin que l\u2019on porte le regard, c\u2019est elle que l\u2019on voit.Elle ne cesse même de grandir en force, en prestige, en nombre de ceux qui la parlent.Placée là où elle est, elle a cessé depuis belle lurette d\u2019obséder les esprits et d\u2019obstruer la vue dans tout et pour tout.Dans ce pays, comme dans tout pays, des problèmes se posent à la Cité.Des solutions y sont apportées.Parfois elles sont bonnes, parfois elles le sont moins.Mais quelle que soit la justesse de la solution, la langue reste toujours intacte, parce qu\u2019elle est au-dessus de la mêlée, et non plus objet de la mêlée.Elle est toujours forte, sûre d\u2019elle, gagnante.Et le Québec avec elle.Dans certains milieux actuellement bien-pensants, on voudrait faire croire que l\u2019idée de l\u2019indépendance obstrue l\u2019avenir, retarde l\u2019élan.Mais c\u2019est l\u2019exact contraire qui est vrai : c\u2019est la lenteur qu\u2019on met à atteindre l\u2019objectif qui nous fait perdre notre temps.Si nous avions réglé la question de l\u2019indépendance en 1995 \u2014 ou mieux encore en 1976 ou en 1980 \u2014, il y a belle lurette qu\u2019on ne s\u2019inquiéterait plus pour le français, belle lurette qu\u2019on aurait laissé aux seuls et tristes démolinguistes le soin de s\u2019intéresser aux équilibres linguistiques.Parce que le Québec serait un pays \u2014 et aurait les moyens qui vont avec : c\u2019est-à-dire le pouvoir et le prestige \u2014 de placer le français au-dessus de la mêlée.Quand on y pense, il n\u2019y a rien de plus réaliste que le rêve.PHOTOTHÉQUE, La Presse Dans les présentes audiences, aucun regroupement de consommateurs, aucune association de citoyens bref, aucun représentant du grand public n\u2019est venu se plaindre de la publicité à Radio-Canada.Ne doit-on pas s\u2019étonner que les seuls à s\u2019en plaindre soient les seuls à tirer profit de l\u2019affaiblissement de Radio- Canada ?plaide Guylaine Saucier.La Grande Bibliothèque: beaucoup de questions sans réponse CAROLE URBAIN L\u2019auteure est présidente de l\u2019Assocation pour l\u2019avancement des sciences et des techniques de la documentation (ASTED).Madame Lise Bissonnette a livré une communication à l\u2019occasion du 30e congrès annuel de la Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec dressant, d\u2019une part, le tableau des travaux réalisés par la GBQ à ce jour et, d\u2019autre part, de manière plus ambitieuse et éclatée la description des perspectives d\u2019avenir de cette Grande Bibliothèque.La communication de madame Bissonnette n\u2019a toutefois pas répondu à une série d\u2019interrogations que j\u2019exposais récemment dans la dernière livraison du bulletin Nouvelles de l\u2019ASTED.La présente a pour but de relancer le débat public, de façon saine et ouverte, sur l\u2019avenir de cet important équipement culturel intiment lié au développement de la lecture au Québec.L\u2019ASTED est une association professionnelle du milieu documentaire et de l\u2019information qui regroupe des spécialistes et des institutions de la francophonie canadienne.Soucieuse de voir se réaliser ce projet de la GBQ en partenariat avec le milieu, l\u2019ASTED avance une série de préoccupations qui, malgré les explications de la présidente-directrice générale, sont demeurées toutefois sans réponse.Donnant suite aux principales recommandations contenues dans le rapport du comité présidé par monsieur Clément Richard, Une Grande Bibliothèque pour le Québec, publié le 24 juin 1997 et des travaux de la Commission parlementaire qui a examiné ce document, au cours de l\u2019automne 1997, la ministre de la Culture et des Communications du Québec de l\u2019époque, madame Louise Beaudoin, déposait à l\u2019Assemblée nationale du Québec le projet de loi 403 sur la Grande Bibliothèque du Québec (GBQ).Cette Grande Bibliothèque a pour mission d\u2019offrir un accès démocratique à la culture et au savoir et d\u2019agir à cet égard comme bibliothèque ressource auprès des institutions documentaires québécoises.Selon la proposition du gouvernement, la GBQ offrira à l\u2019ensemble des Québécois un accès à une collection universelle couvrant tous les champs de la connaissance, réunira sous un même toit et mettra en valeur la collection universelle de la Bibliothèque centrale de la Ville de Montréal et la collection patrimoniale de la Bibliothèque nationale du Québec composée du deuxième exemplaire du dépôt légal des documents publiés, viendra compléter les services offerts par les bibliothèques actuelles, deviendra l\u2019un des principaux lieux de promotion de la lecture et de l\u2019édition québécoise, et jouera le rôle de bibliothèque ressource au niveau local pour les bibliothèques de la Ville de Montréal et au niveau provincial pour l\u2019ensemble des bibliothèques québécoises qui en manifesteront le besoin.L\u2019ensemble de la proposition semble fort emballante et suppose une concertation du milieu documentaire québécois.À la suite des audiences publiques tenues en novembre 1997 par la Commission de la culture, Le Devoir rapportait que les trois quarts des intervenants avaient accordé leur soutien à la création de la GBQ.Les deux principaux partenaires, soit la Ville de Montréal et la Bibliothèque nationale du Québec, ont clairement exprimé leur appui au projet.Le Programme des activités et des espaces, développé en concertation dans le cadre des travaux du Comité Richard, est alors déposé en mai 1998.Un mois plus tard, la ministre de la Culture, madame Beaudoin, annonce successivement la création de la GBQ, à la suite de la sanction de la Loi sur la Grande Bibliothèque du Québec, et la localisation de cette nouvelle institution documentaire qui aura été dét e r m i n é e à p a r t i r d e s recommandations issues d\u2019une consultation publique.En août 1998, madame Lise Bissonnette devient la présidente et directrice générale de la GBQ.Actuellement, le projet suscite toujours beaucoup d\u2019intérêt.Récemment, le directeur de l\u2019École de bibliothéconomie et des sciences de l\u2019information (EBSI) indiquait, à l\u2019issue d\u2019une conférence prononcée le 9 mars dernier par madame Bissonnette, qu\u2019il s\u2019agit du « projet de toute la profession, un projet comme on n\u2019en voit pas souvent dans le milieu et dont il faut savoir tirer les avantages.» De son côté, la présidente et directrice générale de la GBQ a récemment entrepris une tournée dans les municipalités du Québec pour apporter des précisions quant au projet, pour dissiper les malentendus et pour connaître les attentes de certains intervenants du milieu documentaire, dont les bibliothèques publiques, les sociétés d\u2019histoire et de généalogie, les bibliothèques scolaires, les librairies, les municipalités, les maires et les conseillers.Alors que tout porte à croire que le mouvement en faveur de la création de cette nouvelle institution se poursuit et même s\u2019accentue, des indices rappellent également que plus le temps passe, plus les attentes se multiplient, plus les inquiétudes prennent de l\u2019importance et plus la confusion s\u2019installe.En effet, où en sont les membres de la direction de la GBQ quant à la définition du concept de Grande Bibliothèque du Québec ?Ce concept s\u2019apparentera- t-il à une bibliothèque publique, à une bibliothèque de recherche ou à une nouvelle génération ou catégorisation de bibliothèques ?Quelles sont les démarches déjà entreprises pour mettre en oeuvre le concours international d\u2019architecture et pour s\u2019assurer, comme l\u2019exprimait madame Bissonnette en février 1999, que l\u2019architecte soit choisi d\u2019ici la fin de 1999 ?Qui complétera l\u2019équipe de direction de la GBQ ?Où en sont les échanges avec les deux principaux partenaires, soit la Ville de Montréal et la Bibliothèque nationale du Québec, sur les questions à la fois complexes et délicates entourant, entre autres, les ressources humaines, les ressources financières, le prêt des collections, le développement des services à offrir à la clientèle, plus particulièrement aux Montréalais, les liens à tisser avec les bibliothèques de quartier et l\u2019avenir du bâtiment de la Bibliothèque centrale ?Qu\u2019adviendra-t-il du réseau actuel des bibliothèques publiques québécoises ?Comment la GBQ entend-elle concrètement jouer son rôle de soutien et d\u2019expertise-conseil à l\u2019endroit de l\u2019ensemble des bibliothèques québécoises ?Quelle place compte-t-elle occuper et quelles actions seront menées au chapitre de l\u2019animation et de la promotion de la lecture et du livre ?Nul doute qu\u2019avec le temps, les questions deviennent plus nombreuses, plus insistantes et plus compromettantes.Le peu d\u2019information diffusée, pour ne pas dire le silence entourant la définition même du concept et l\u2019état d\u2019avancement des travaux, ne parviendra qu\u2019à entretenir un degré élevé d\u2019incertitude chez les partenaires et à provoquer un désengagement progressif des troupes.Il serait regrettable que cette pratique de mener discrètement les activités de la GBQ associée à la définition plutôt imprécise du concept, du plan d\u2019action et de l\u2019échéancier viennent menacer un projet d\u2019une aussi grande importance pour le milieu documentaire, tant par son envergure que par ses retombées sur les autres bibliothèques du Québec.La Grande Bibliothèque du Québec deviendra réalité qu\u2019au moment où elle trouvera sa spécificité.Elle jouera pleinement son rôle de pivot et acquerra ses lettres de noblesse que si elle assure les services d\u2019une bibliothèque centrale pour la Ville de Montréal, qu\u2019elle se développe en respectant la mission de la Bibliothèque nationale du Québec, qu\u2019elle reconnaisse l\u2019expertise développée et acquise par les divers intervenants du milieu documentaire et qu\u2019elle démontre une réelle volonté de travailler en harmonie avec eux.Quant au concept, les avenues retenues jusqu\u2019à présent par la direction de la GBQ s\u2019inspirent largement du programme des besoins déposé par le Comité Richard.Si ce concept répond aux attentes exprimées jusqu\u2019à maintenant par la plupart des intervenants, dont les deux principaux partenaires, qu\u2019attendons-nous pour l\u2019adopter et pour passer à l\u2019action ?L\u2019ASTED appuie donc toute initiative qui permettra de mettre en oeuvre un projet de Grande Bibliothèque québécoise qui sera à caractère public, dont les services permettront une plus grande accessibilité aux importantes collections de la Bibliothèque centrale de Montréal et de la Bibliothèque nationale du Québec et qui agira comme bibliothèque ressource auprès des institutions documentaires québécoises.L\u2019ASTED souhaite prendre part à l\u2019émergence de cette Grande Bibliothèque qui offrira un lieu unique au Québec pour accéder à la culture et à l\u2019information documentaire.Plus le temps passe, plus les attentes se multiplient, plus les inquiétudes prennent de l\u2019importance et plus la confusion s\u2019installe. 5LP0401B0604 b04 vendredi04 5LP0401B0604 ZALLCALL 67 00:39:54 06/04/99 B B 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 4 JUIN 1999 Monde L\u2019EXPRESS INTERNATIONAL PALESTINE Jour de colère n Des militaires israéliens ont tué un Palestinien et blessé plus de 20 autres hier lors de manifestations palestiniennes contre la colonisation, conçues comme un « premier avertissement » adressé au premier ministre élu Ehud Barak.Plusieurs milliers de Palestiniens au total ont participé à une « Journée de la Colère » en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, pour exprimer leur fureur contre la poursuite des saisies de terre par les colons juifs encouragés par le gouvernement sortant de Benjamin Netanyahu.L\u2019Autorité palestinienne espère que M.Barak décrètera un gel de la colonisation dans l\u2019attente de négociations sur un règlement de paix définitif.d\u2019après AFP KURDISTAN Appel à la paix n Le chef rebelle kurde Abdullah Ocalan a pressé hier l\u2019État turc de répondre à son « appel pour la paix » et d\u2019ouvrir un dialogue avec son parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), au quatrième jour de son procès, dans l\u2019île prison d\u2019Imrali.Cet appel n\u2019a toutefois aucune chance d\u2019être entendu par Ankara, qui a toujours refusé de discuter avec une organisation séparatiste qu\u2019elle considère comme « terroriste et criminelle ».Ocalan, 50 ans, se présente depuis l\u2019ouverture de son procès en agent de paix indispensable au règlement de la question kurde, après avoir mis en garde contre les conséquences de son éventuelle pendaison.Il est jugé pour trahison et séparatisme et encourt la peine de mort.d\u2019après AFP MEXIQUE Corruption : jamais ! n Le parti au pouvoir au Mexique, le PRI, a démenti hier que la campagne du président Ernesto Zedillo, en 1994, avait été financée de façon illicite.L\u2019opposition n\u2019en croit toutefois toujours rien, et a demandé la désignation d\u2019un procureur indépendant pour éclaircir cette affaire qui envenime le climat politique.Elle affirme qu\u2019un banquier véreux, Carlos Cabal Peniche, a donné 25 millions de dollars au Parti révolutionnaire institutionnel lors de diverses campagnes électorales, dont celle de 1994.Le PRI, au pouvoir depuis 70 ans, a souvent été accusé de corruption et de malversations dans le passé.d\u2019après AFP CHINE Privilèges américains n Les milieux d\u2019affaires américains redoublent d\u2019efforts pour s\u2019assurer que le Congrès reconduise les privilèges commerciaux à la Chine.Les marchés chinois, existants et potentiels, en font un partenaire économique incontournable des États- Unis, plaident-ils.Ils concèdent que les accusations d\u2019espionnage portées contre Pékin compliquent les choses, mais pensent que le Congrès finira, comme les années précédentes, à « faire la part des choses et voter pour préserver les intérêts des États- Unis » en reconduisant le statut commercial privilégié accordé à Pékin.d\u2019après AFP LIBYE Reprise des vols n British Airways (BA) a repris hier ses vols vers Tripoli, dans la foulée de la levée des sanctions de l\u2019ONU frappant la Libye.La compagnie avait suspendu sa desserte de Tripoli en 1992, après l\u2019imposition par les Nations unies de sanctions destinées à faire pression sur le colonel Kadhafi pour qu\u2019il livre les deux suspects de l\u2019attentat de Lockerbie (Écosse) contre un avion de la PanAM, qui avait fait 270 morts en décembre 1988.Les deux Libyens, Al- Amine Khalifa Fhimah et Abdel Basset Ali al-Megrahi, se trouvent depuis avril aux Pays-Bas où ils doivent être jugés par un tribunal écossais.d\u2019après AFP PHOTO AFP Le président de l\u2019ANC, Thabo Mbeki, deviendra le deuxième président de l\u2019Afrique du Sud de l\u2019après apartheid.Son parti a remporté les élections tenues mercredi.L\u2019ANC l\u2019emporte haut la main d\u2019après AP et AFP JOHANNESBURG L\u2019ANC a remporté à une écrasante majorité les élections générales en Afrique du Sud, selon les résultats partiels communiqués hier.Thabo Mbeki, qui deviendra le 16 juin le premier président de l\u2019ère post- Mandela, a promis de gouverner « avec humilité » et d\u2019accélérer les réformes en faveur des plus démunis.Le Congrès national africain (ANC) était bien placé pour remporter son pari de décrocher une majorité des deux-tiers, qui lui permettrait de changer unilatéralement la Constitution.Après le dépouillement de 65 % des bureaux de vote, la formation était créditée de 65 % des voix, soit trois points de mieux que lors des premières élections démocratiques de 1994.Le Nouveau Parti national \u2014 héritier du Parti national qui a administré le régime de l\u2019apartheid pendant 46 ans \u2014 était en passe de perdre son rang de chef de file de l\u2019opposition, avec seulement 7 % des voix.Une contre-performance dont profitait le Parti démocrate (blanc, progressiste) pointé à la deuxième place avec 10 %.Selon les derniers résultats, le parti de la liberté Inkhata (nationaliste zoulou) n\u2019obtenait que 8 %, une dizaine de petits partis se partageant le reste des suffrages.« Par millions et sans équivoque, sans hésitation, le peuple d\u2019Afrique du Sud a renouvelé le mandat de l\u2019ANC pour gouverner notre pays », s\u2019est félicité Thabo Mbeki devant des militants en liesse.Durant la campagne, l\u2019opposition blanche avait mis en garde contre une victoire écrasante de l\u2019ANC, dénonçant le risque d\u2019une domination hégémonique.M.Mbeki a cherché à apaiser ces craintes.« L\u2019ANC abordera l\u2019exercice du pouvoir sans aucune arrogance, avec humilité, avec un sens profond de la responsabilité », a-t-il déclaré, assurant vouloir construire une Afrique du Sud « qui appartienne à tous ceux qui y vivent, Noirs et Blancs ».M.Mbeki, 56 ans, qui cumule les fonctions de chef de l\u2019ANC et pour quelques jours encore de viceprésident, n\u2019a pas oublié les classes populaires noires, où l\u2019ANC puise l\u2019essentiel de son électorat.« Le peuple nous a intimé d\u2019accélérer notre programme de reconstruction et de développement afin que le but d\u2019une vie meilleure pour tous puisse être atteint plus tôt », a-t-il dit.La démocratie sud-africaine sort renforcée de ces deuxièmes élections multiraciales et démocratiques.Des électeurs ont fait la queue parfois pendant sept heures pour accomplir leur devoir de citoyen, et aucun incident sérieux n\u2019a été déploré, même dans les zones qui avaient été ensanglantées par la violence il y a cinq ans.On se retrouve ainsi avec une nouvelle donne qui devrait ancrer l\u2019Afrique du Sud comme un des principaux partenaires des États- Unis sur le continent africain.Ces élections ont du reste été saluées comme « un pas historique et réussi dans la consolidation de la démocratie » par le porte-parole du département d\u2019État.Les sanctions contre l\u2019Irak, une arme qui tue massivement Paix durable en Algérie ?JOONEED KHAN Les médias ne pourront pas ignorer ou banaliser encore longtemps, sans que cela nuise à nos propres valeurs humaines et juridiques, la destruction de pays entiers comme l\u2019Irak ou la Yougoslavie par les bombes et les sanctions.C\u2019est en substance l\u2019opinion du Dr Allan Connolly, un psychiatre de Vancouver de retour d\u2019une deuxième tournée d\u2019information en Irak où il a constaté les ravages des sanctions, sur les enfants surtout.Avec Mme Rania Masri, des États-Unis, il rendait visite hier à La Presse, avant une conférence à l\u2019UQAM sur le thème « Les sanctions contre l\u2019Irak : un crime contre l\u2019humanité », où les deux devaient prendre la parole.Le vieux mouvement pacifiste en Amérique du Nord a disparu en 1991, après l\u2019écrasement de l\u2019Irak, mais de nouvelles forces émergent et convergent au sein de la société civile, autour de thèmes qui dépassent le vieux pacifisme pour englober l\u2019état de droit, les droits humains et sociaux, la démocratie, l\u2019écologie, le développement, disent- ils.« L\u2019Irak continue d\u2019être bombardé, mais la vraie menace, c\u2019est les sanctions, qui tuent 250 petits Irakiens chaque jour », dit Mme Masri, coordonnatrice de multiples réseaux américains qui ont pour noms Education for Peace in Iraq Center (EPIC), Iraq Action Coalition (IAC), Fellowship for Reconciliation (FOR).Sans oublier Voices in the Wilderness, condamné à une amende de 120 000 $ US pour avoir expédié des médicaments et des jouets en Irak.Ou le International Action Center, qui organise désormais jusqu\u2019à une quarantaine de manifs chaque semaine aux États-Unis.« Ça bouge au Canada aussi », dit le Dr Connolly, qui parle d\u2019une manif contre la destruction de l\u2019Irak et de la Serbie ayant réuni 15 000 personnes à Vancouver il y a trois semaines.La conférence d\u2019hier soir à l\u2019UQAM, présidée par la photographe- reporter Josée Lambert, Artiste pour la Paix 1998, était organisée par Objection de conscience (ODC), un nouveau groupe de volontaires montréalais.« Nous voulons rassembler les militants dispersés, conscientiser le public quant à l\u2019impact des bombes et des sanctions, presser le gouvernement canadien à renoncer à sa complicité, et aider les citoyens à défier l\u2019embargo par une assistance concrète au peuple irakien », a dit Amir Khadir, de l\u2019ODC, qui était accompagné de Raymond Legault, d\u2019Alternatives.« Le vieux prétexte de lutter contre Saddam Hussein et Slobodan Milosevic ne passe plus », dit Connolly.« La destruction de l\u2019Irak et de la Serbie ne fait que renforcer les régimes, et c\u2019est le peuple tout entier qui est sacrifié, c\u2019est une forme de punition collective qui viole toutes les conventions internationales ».Soulignant l\u2019étendue de la dérive illégale et inhumaine de la politique des gouvernements occidentaux contre l\u2019Irak, Mme Masri cite cet échange entre la journaliste Lesley Stahl et Madeleine Albright, alors ambassadeur américain à l\u2019ONU, à l\u2019émission 60 Minutes de CBS : Q :« On dit qu\u2019un demi-million d\u2019enfants sont morts.Je veux dire, c\u2019est plus d\u2019enfants morts qu\u2019à Hiroshima.Cela vaut-il un tel prix ?» R : « Je pense que le choix est très difficile, mais le prix.nous pensons que ça vaut le prix ».Les médias américains n\u2019auraient jamais laissé passer une telle horreur dans la bouche d\u2019un adversaire.Pour Mme Albright, c\u2019est le silence.Tout comme pour Scott Ritter : il a démissionné de l\u2019UNSCOM en lui reprochant d\u2019être mou avec Bagdad, et il s\u2019est ensuite retourné pour accuser l\u2019UNSCOM d\u2019espionner l\u2019Irak pour les Américano- anglais, mais il reste le chouchou des médias, dit le Dr Connolly.« Alors que ces médias ignorent Denis Halliday, vétéran de 34 ans à l\u2019ONU, qui a démissionné en novembre 1998 comme coordonnateur du Programme humanitaire de l\u2019ONU en Irak pour protester contre l\u2019impact pervers des sanctions : il refusait de servir d\u2019alibi humanitaire à une politique de destruction collective de tout un peuple », renchérit- il.« Avons-nous oublié la voie vers la paix ?» demandait l\u2019ancien président américain Jimmy Carter dans le New York Times de jeudi dernier, où il dénonçait le bombardement de la Serbie par l\u2019OTAN.Il n\u2019est sûrement pas seul à soulever la question.Les réseaux se multipliant contre l\u2019embargo irakien et les bombes de l\u2019OTAN.Associated Press ALGER La chaîne de télévision publique algérienne ENTV et l\u2019agence officielle APS ont diffusé hier soir une lettre du chef de l\u2019Armée islamique du salut (AIS, bras armé du FIS), Madani Mezrag, proposant un « arrêt définitif des combats ».Dans sa lettre, Madani Mezrag demande au président Abdelaziz Bouteflika de respecter ses engagements électoraux concernant la « réconciliation nationale ».La diffusion de la lettre par ces médias officiels était accompagnée de commentaires autorisés rendant hommage au courage de son auteur et annonçant que le chef de l\u2019État algérien est décidé à honorer ses engagements.L\u2019AIS avait décrété le 1er octobre 1997 une trêve unilatérale qu\u2019elle dit avoir respecté malgré le blocage de certains cercles du pouvoir, selon la lettre de M.Mezrag.PHOTO PIERRE McCANN, La Presse© Le Dr Allan Connolly.Pilote indien libéré Agence France-Presse ISLAMABAD Le Pakistan a remis hier soir au Comité international de la Croix Rouge (CICR) le pilote indien capturé il y a une semaine quand son avion de chasse a été abattu par les forces pakistanaises au-dessus du Cachemire, a annoncé la télévision pakistanaise.Un peu plus tôt le premier ministre Nawaz Sharif avait fait état de cette libération en précisant qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un « geste de bonne volonté » pris au « regard des traditions islamiques ».La tension entre le Pakistan et l\u2019Inde est montée à des niveaux jamais atteints depuis de nombreuses années depuis le 9 mai en raison des duels intenses entre leurs deux artilleries. 5LP0501B0604 B5 vendredi 5LP0501B0604 ZALLCALL 67 00:43:49 06/04/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 4 JUIN 1999 B 5 Politique Québec impose le bâillon pour modifier la loi sur la confidentialité des renseignements DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC Le gouvernement Bouchard a eu recours au bâillon hier pour obtenir l\u2019adoption du projet de loi 63 permettant au ministère du Revenu de transmettre des renseignements confidentiels à des firmes externes.Pour le vice-premier ministre Bernard Landry, responsable du Revenu, l\u2019adoption immédiate du projet de loi était nécessaire pour que Québec puisse retourner comme prévu, en août, environ 300 millions de trop-perçus en taxes de vente, à des contribuables moins fortunés.Une revue en profondeur des règles du ministère du Revenu sur la confidentialité des renseignements peut attendre l\u2019automne, estime M.Landry.Le débat s\u2019est prolongé tard hier à l\u2019Assemblée nationale, et le projet de loi devait normalement être adopté en toute fin de soirée.Pour le chef libéral, Jean Charest, l\u2019utilisation du bâillon \u2014 le gouvernement restreint la durée du débat à quelques heures avant de procéder au vote \u2014 est un précédent dangereux.« C\u2019est une journée qui passera à l\u2019histoire comme l\u2019une des plus tristes pour notre démocratie », affirme-t-il.Jamais en 200 ans d\u2019histoire, le gouvernement n\u2019aura suspendu les règles pour un projet de loi qui n\u2019aura fait l\u2019objet d\u2019aucun débat en Chambre.Bernard Landry Le ministre Landry a toutefois rappelé que dans un passé récent, au début des années quatrevingt- dix, le gouvernement Bourassa avait fait adopter en vrac pas moins de 28 projets de loi, dans le cadre d\u2019une seule motion de suspension des règles.Lors du dépôt de lois d\u2019exception, la motion de suspension des règles est déposée en même temps, rappellent aussi les vétérans du Parlement.Les travaux à l\u2019Assemblée nationale pourraient se terminer aussi tôt que la semaine prochaine, bien que le règlement permette d\u2019aller jusqu\u2019au 22 juin.Les députés Thomas Mulcair et Pierre Paradis ont soutenu que ce projet de loi était avant tout une manoeuvre de diversion pour « sauver la peau » du ministre Landry.En 1996, quand M.Landry était ministre responsable du Revenu, de tels contrats avaient été conclus avec des firmes informatiques et les raisons qui ont forcé Rita Dionne- Marsolais à démissionner devraient aussi s\u2019appliquer pour M.Landry, souligne M.Mulcair.Le recours au bâillon hier est, selon eux une conséquence directe du dépôt à l\u2019Assemblée nationale d\u2019un avis juridique de Me Yves Ouellette, ancien doyen de la faculté de droit de l\u2019Université de Montréal.Ce dernier contredit l\u2019opinion du ministère de la Justice pour qui Rita Dionne-Marsolais n\u2019a pas transgressé la loi en autorisant le transfert de données confidentielles à une firme de sondage.Citant Me Ouellette, M.Paradis a relevé que le gouvernement avait « banalisé le secret fiscal ».Pour Me Ouellette, la loi n\u2019autorisait pas clairement le ministre du Revenu à divulguer de tels renseignements à des contractuels qu\u2019on ne peut raisonnablement assimiler à des fonctionnaires.Selon les libéraux, le gouvernement devrait rendre public l\u2019avis que lui ont préparé les fonctionnaires de la Justice, un geste qui serait contraire aux règles, réplique le gouvernement.Pour le premier ministre Bouchard, toutefois, l\u2019avis de Me Ouellette souligne aussi qu\u2019il faudrait clarifier la loi et adopter des amendements pour assurer la confidentialité des données, ce à quoi le gouvernement s\u2019est déjà engagé.Un an et demi de prison pour Claude Lafrance du bureau de La Presse, QUÉBEC Claude Lafrance, l\u2019homme d\u2019affaires qui avait profité des contrats accordés par le ministère de la Restructuration sous le gouvernement Parizeau, a écopé hier d\u2019une sentence de 18 mois de prison ferme.En outre, le juge Yvon Mercier, de la Cour du Québec, a aussi imposé une amende de 10 000 $ à être payée d\u2019ici trois ans.M.Lafrance avait déjà interjeté appel de son verdict de culpabilité tombé début mai.Il avait été reconnu coupable de fraude et d\u2019abus de confiance aux dépens du gouvernement du Québec pour un montant de 337 660 $.M.Lafrance était au centre d\u2019un réseau de quatre firmes d\u2019experts qui avaient toutes obtenu des contrats pour la réalisations d\u2019études sur les changements à apporter aux institutions dans un Québec souverain.Par cette sentence exemplaire, il s\u2019agit de prison ferme qui ne peut être transformée en travaux communautaires, le juge Mercier n\u2019a pas tenu compte des arguments de l\u2019ancien ministre Jean Campeau, venu plaider pour que le tribunal soit clément avec M.Lafrance qu\u2019il avait croisé dans des déjeuners de la prière au Club Saint-Denis.Le juge Mercier n\u2019a pas été tendre avec l\u2019ancien chef de cabinet du ministre Richard Le Hir, Pierre Campeau, qui était un ami de M.Lafrance.Quand à l\u2019ancien ministre Le Hir, il aurait été simplement berné dans cette affaire, toujours selon le juge Mercier.PHOTO PC Une école de Sherwood Park, en Alberta, a réuni quelque 500 enseignants, élèves et parents pour former un énorme drapeau humain aux couleurs du Canada.Le Québec devrait dépolitiser sa fête nationale comme le fait le Canada, estime Serge Savard Le PLQ double son effectif du bureau de La Presse, QUÉBEC Année électorale oblige, les principaux partis politiques ont augmenté leurs effectifs l\u2019an dernier.Mais avec en plus l\u2019arrivée d\u2019un nouveau chef, le Parti libéral a plus que doublé le nombre de ses membres en 1998.C\u2019est ce qui ressort du rapport annuel sur les finances des partis politiques déposé hier par le directeur des élections, Jean Jolin, qui occupe le poste par intérim à la suite du décès de Me Jacques Girard.En 1997, le PLQ avait amassé 298 000 $ pour des adhésions et disposait donc d\u2019un peu moins de 60 000 membres.Fin 1998, l\u2019effectif était de 146 000 avec 731 000 $ recueillis au titre des adhésions.Le Parti québécois a lui aussi augmenté le nombre de ses membres, mais dans une moindre proportion.Des 95 000 membres de 1997, le parti de Lucien Bouchard était passé à 116 000 membres à la fin de 1998.L\u2019Action démocratique de Mario Dumont est passée de 2000 à 2500 membres environ.Les années électorales sont toujours propices au recrutement pour les partis politiques, parce que les aspirants candidats dans les comtés tentent de trouver des nouveaux membres susceptibles de les appuyer aux investitures.Pour cette même année, le Parti québécois a amassé davantage que le PLQ, avec 6,6 millions de contributions contre 6,2 millions pour le PLQ.Pour la tenue des élections, comme prévu par la loi, l\u2019État a accordé une contribution financière importante aux partis, un remboursement de dépenses électorales au prorata du vote exprimé, de 2,3 millions au PLQ et de 2,2 millions au PQ.ROLLANDE PARENT Presse Canadienne Le président pour le Québec des célébrations de la fête du Canada, Serge Savard, croit que le Québec devrait s\u2019inspirer de l\u2019organisation de la fête du Canada et dépolitiser sa fête nationale pour la redonner à l\u2019ensemble du peuple québécois.« Je pense que les célébrations de la fête du Canada appartiennent aux gens et n\u2019appartiennent pas à un parti politique », a dit M.Savard, hier.« Nous voulons tenir la fête loin de la politique.Nous voulons que se soit un jour pour tous les Canadiens, pas seulement pour les partisans du parti libéral ou conservateur », a-t-il ajouté.« La fête de la Saint-Jean Baptiste est supposée être une fête et un rassemblement pour les Québécois.Je crois qu\u2019elle appartient au Parti québécois et qu\u2019elle ne m\u2019appartient pas », a-t-il poursuivi.« Si on retourne aux années 60, par exemple en 68, Pierre-Elliott Trudeau participait à la fête de la Saint-Jean Baptiste.Je ne pense pas que vous verrez personne de la scène fédérale à la Saint-Jean Baptiste maintenant.« J\u2019espère qu\u2019ils feront ce que nous faisons », a-t-il conclu.Ces propos de M.Savard ont suscité les applaudissements nourris de la cinquantaine d\u2019artistes présents.M.Savard a émis ces commentaires après avoir dévoilé les principaux éléments de la fête du Canada qui s\u2019étendra sur trois jours dans le Vieux-Port de Montréal, les 29, 30 juin et 1er juillet.Sur les 3 millions fournis par le gouvernement fédéral, la moitié est utilisée pour les fêtes montréalaises, l\u2019autre partie servant à soutenir les 200 événements organisés dans autant de municipalités québécoises, incluant le défilé à Montréal.Les organisateurs ont prévu des activités susceptibles d\u2019intéresser les familles, les jeunes et les adultes, dont trois spectacles de soirée et trois feux d\u2019artifice.Pour bien marquer la fin du millénaire, est prévue une exposition des photos de 100 Québécois ayant marqué le siècle et de Québécois comptant 100 ans ou plus.Les amateurs de voitures, jouets et vêtements anciens seront également servis.Le premier grand spectacle, le 29 juin en soirée, réunira Charlie Biddle et plusieurs membres de sa famille, Vic Vogel, Joe Bocan, Ranee Lee, Jean-Guy Moreau, Nanette Workman et Colin James.La soirée du 30 juin a été confiée à l\u2019Orchestre métropolitain et à Robert Marien, Geneviève Charest Jorane Peltier et Corey Hart.Le grand spectacle du 1er juillet réunira Tom Cochrane, Les Fabuleux Elégants, Crash Test Dummies, Michel Pagliaro et Benoît Paquette.« Mon souhait le plus cher est que les célébrations de la fête du Canada deviennent au Québec, comme ailleurs, un événement rassembleur », a conclu M.Savard.L\u2019an dernier, les fêtes du Canada à Montréal avaient attiré quelque 500 000 personnes pour un total de 1,5 million dans l\u2019ensemble du Québec.Le temps n\u2019était pas favorable, ont souligné les organisateurs.Clauses discriminatoires: les non-syndiqués seront aussi protégés DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC Tous les futurs salariés québécois, et non seulement les syndiqués, seront couverts par les amendements à la Loi sur les normes du travail que déposera ce matin le gouvernement Bouchard afin éliminer les clauses d\u2019exclusion frappant les jeunes employés.La ministre du Travail, Diane Lemieux, dépose finalement son projet de loi sur les « disparités de traitement » qui amendera la Loi sur les normes du travail.Selon les informations rassemblées par La Presse, le projet de loi devrait satisfaire les groupes de jeunes car il reprend l\u2019essentiel des dispositions qui avaient circulé il y a deux semaines.En revanche, la coalition patronale, qui estimait que tout projet de loi dans ce domaine était prématuré, devrait exprimer sa déception.Les employeurs ne pourront, sur la seule base de la date d\u2019embauche, consentir aux nouveaux employés des conditions moins avantageuses que celles accordées aux autres employés.La seule exception possible sera d\u2019ajouter des échelons salariaux vers le bas, une possibilité qui, d\u2019ailleurs, avait eu l\u2019aval des groupes de jeunes.Les conventions en cours ne devront pas être changées ; le projet de loi prévoit un délai de trois ou cinq ans avant que toutes ces clauses aient disparu.En revanche, dès l\u2019adoption de la loi, probablement à l\u2019automne, toutes les nouvelles conventions signées ne devront pas comporter de telles clauses.Comme l\u2019avaient réclamé les centrales syndicales, la FTQ notamment, le projet de loi s\u2019appliquera à l\u2019ensemble des travailleurs, et non aux seuls syndiqués.Les conditions de travail autres que celles couvertes par la loi sur les normes, les régimes de retraite par exemple, ne sont pas couvert par la loi contrant les clauses discriminatoires.Des sources proches du débat interne au sein du gouvernement indiquent que le débat n\u2019a pas été si difficile au sein du Conseil des ministres.Même si le lobby patronal a marqué des points, l\u2019engagement clair du premier ministre Bouchard à ce qu\u2019un projet de loi soit déposé avant l\u2019été a tout de suite orienté le débat à la réunion du Conseil des ministres. 5LP0601B0604 B6 vendredi 5LP0601B0604 ZALLCALL 67 00:40:18 06/04/99 B B 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 4 JUIN 1999 Politique Bourses du millénaire: encore un os Les négociations s\u2019enlisent de nouveau dans un profond désaccord VINCENT MARISSAL du bureau de La Presse, OTTAWA Arrivées tout près du but il y a une semaine, les négociations Québec-Ottawa sur les bourses du millénaire se sont enlisées dans un profond désaccord, repoussant de nouveau la conclusion d\u2019une entente.Selon les informations recueillies par La Presse auprès de diverses sources, le litige porte principalement sur l\u2019accessibilité des étudiants à l\u2019aide financière.Le gouvernement fédéral, qui négocie pour la Fondation des bourses du millénaire, veut que les étudiants démontrent de la persévérance avant d\u2019avoir droit à une bourse alors que Québec accorde une aide dès que l\u2019étudiant s\u2019inscrit.Le négociateur fédéral insiste pour que les étudiants n\u2019aient droit à une bourse qu\u2019après avoir terminé au moins une première session.Ainsi, un étudiant qui s\u2019inscrit en septembre ne recevrait sa bourse qu\u2019en janvier.Québec ne veut rien savoir, affirmant que cette règle va à l\u2019encontre du principe d\u2019accessibilité du régime d\u2019aide financière.Contrairement à ce qu\u2019il affirmait vendredi dernier, le ministre de l\u2019Éducation, François Legault, ne convoquera pas dans les prochains jours le ministre fédéral Pierre Pettigrew pour signer une entente.Le fruit n\u2019est pas mûr, loin s\u2019en faut, même si le ministre Pettigrew continue de dire que M.Legault et lui sont sur la même longueur d\u2019onde.Malgré tout, Québec croit que « ces détails » peuvent se régler assez facilement.MM.Legault et Pettigrew se sont parlé au téléphone mercredi et les deux négociateurs poursuivent leurs échanges d\u2019information.Tenus à l\u2019écart des négociations « politiques », les dirigeants de la Fondation craignent de ne pas retrouver dans l\u2019entente les éléments auxquels ils tiennent.Selon eux, on ne pourra plus parler d\u2019un programme national si Québec arrache toutes les concessions qu\u2019il réclame.La Fondation a une autre raison de s\u2019inquiéter.Toutes les ententes signées avec les autres provinces à ce jour stipulent qu\u2019elles peuvent obtenir les mêmes conditions accordées à une autre province si elles les jugent plus avantageuses.Élément primordial pour la Fondation : la mobilité des étudiants entre les provinces.En tant qu\u2019organisme fédéral, la Fondation veut que les étudiants puissent librement choisir d\u2019aller étudier partout au pays.Le ministère de l\u2019Éducation accorde des bourses pour étudier dans une autre province seulement si le programme d\u2019étude n\u2019est pas disponible au Québec.La Fondation s\u2019inquiète aussi de ce que Québec fera de l\u2019argent économisé grâce aux bourses du millénaire, un aspect sur lequel elle n\u2019a toutefois aucun contrôle.Idéalement, tout l\u2019argent \u2014 70 millions pour Québec \u2014 devrait retourner à l\u2019aide aux étudiants, plaide la Fondation.L\u2019intention de M.Legault de remettre 35 millions à l\u2019aide aux étudiants ne satisfait la Fondation qu\u2019à moitié.« Le PQ a promis d\u2019augmenter l\u2019aide aux étudiants pendant la campagne électorale, rappelle une source fédérale.Ça ne lui coûtera pas cher de le faire avec l\u2019argent de la Fondation.» Signalisation routière: Mme Beaudoin menace les irréductibles de poursuites L\u2019EXPRESS POLITIQUE MARTIN PELCHAT du bureau de La Presse, QUÉBEC La ministre responsable de la Charte de la langue française, Louise Beaudoin, commence à être à bout de patience devant le retard que mettent cinq municipalités de l\u2019ouest de l\u2019île de Montréal à se conformer à la loi en matière de signalisation routière et elle promet que des poursuites seront entreprises si aucun progrès n\u2019est bientôt réalisé.Pointe-Claire, Beaconsfield, Hampstead, Côte-Saint-Luc et Montréal-Ouest ont été sommées il y a deux ans par l\u2019Office de la langue française de respecter la loi, mais leur cas demeure aujourd\u2019hui sous enquête à la Commission de la protection de la langue française.« Je trouve que c\u2019est long, a dit hier la ministre.Je trouve qu\u2019on est patients.Qu\u2019on est très très très patients.Mais éventuellement, il faudra conclure.» Et le délai va, selon elle, bientôt expirer.« Que ce soit dans deux jours, deux semaines ou deux mois, quelque chose doit être fait, c\u2019est certain.» La CPLF est toutefois autonome, note-t-elle, et c\u2019est à elle de décider quand les négociations ne seront plus utiles.La Commission avait en outre reçu un mot d\u2019ordre de patience.En lançant une offensive de francisation dans 11 villes de l\u2019Ouestde- l\u2019Île, l\u2019Office avait expliqué en 1997 que les problèmes y étaient plus évidents.Depuis, six municipalités, dont Dorval, sont convenues de modifier progressivement leurs panneaux de rue, qui souvent ne portent pas le générique français (Maple au lieu de rue Maple, Maple St.) Selon Mme Beaudoin, 42 municipalités au Québec se sont conformées depuis quelques années, comme Lac-Brome, en Montérégie, ou Pontiac, dans l\u2019Outaouais.« Si jamais, contrairement aux 42 autres, les cinq récalcitrantes ne se conforment pas à la loi, il est évident que la CPLF va faire suivre les dossiers au procureur général.» « Tout le monde devra se conformer à la loi.Pour moi c\u2019est une évidence incontournable.Il n\u2019y aura pas deux poids deux mesures puisqu\u2019il y en a 42 qui ont accepté.» Mme Beaudoin refuse qu\u2019on lui serve l\u2019excuse des coûts de remplacement des panneaux.« C\u2019est un peu drôle.On ne parle pas de millions de dollars et ce n\u2019est pas quelque chose d\u2019impossible, parce que 42 l\u2019ont fait.» Et lorsque le maire de Côte- Saint-Luc, Robert Libman, déclare que sa ville n\u2019a pas l\u2019intention de se conformer, la ministre réplique que ce sera au procureur général de faire ce qu\u2019il a à faire.Le député libéral de Jacques- Cartier, Geoffrey Kelly, dont le comté traverse Pointe-Claire, appelle la ministre à être « clémente ».Cette ville va se conformer, dit-il, mais ne pourra le faire dans les délais exigés par la CPLF.« Changer les affiches en six mois, je trouve ça exagéré.» Depuis quelques années, ajoute le député, Pointe-Claire a commencé à modifier ses panneaux (comme Bord du Lac, Lakeshore), mais elle a aussi travaillé avec la Commission de toponymie pour déterminer les génériques agréés.La Commission a par exemple refusé la route du centre « civique » et exigé centre « municipal ».« Il faut décider comment on va appeler les rues avant de changer les pancartes, dit M.Kelly.C\u2019est un processus de bonne foi qui ne s\u2019est terminé qu\u2019à la fin de l\u2019année passée.La main droite devrait peutêtre échanger avec la gauche.» Landry réplique à Charest n Le vice-premier ministre et ministre d\u2019État à l\u2019Économie et aux Finances, Bernard Landry, a trouvé absurde la thèse défendue par le chef de l\u2019opposition, Jean Charest, voulant que le fardeau fiscal incite les jeunes à quitter le Québec et explique, entre autres, le repli démographique appréhendé par des spécialistes.« Le repli démographique, a dit le ministre, il date depuis 1867.Le chef de l\u2019opposition s\u2019est discrédité par ses propos devant tous les démographes et analystes sérieux.» Selon M.Landry, il est peu probable que des jeunes Québécois quittent le Québec pour aller s\u2019établir à Toronto, où des analystes, tenant compte du seul facteur immobilier, ont établi l\u2019année dernière « qu\u2019il en coûtait entre 2400 $ et 7200 $ de plus par année pour vivre dans le Grand Toronto, même en calculant les économies d\u2019impôts ».Les Algonquins disent non à Chevrette n Les chefs des communautés algonquines de l\u2019Abitibi-Témiscamingue ont unanimement rejeté la proposition du ministre délégué aux Affaires autochtones du Québec, Guy Chevrette, dans le dossier de la gestion des ressources forestières.Réunis mercredi au Lac Simon, près de Val d\u2019Or, les dirigeants autocthones ont mis sur pied un groupe de travail qui se réunira les 10 et 11 juin prochain afin de préparer une contre-proposition.Le ministre Chevrette s\u2019engageait à « entreprendre un processus visant à établir les données de base et un cadre en vue d\u2019éventuelles négociations territoriales globales avec la nation algonquine du Québec.» Les chefs autochtones expliquent avoir rejeté cette proposition entre autres parce que les politiques actuelles du gouvernement québécois ne répondent pas à leurs aspirations.Dans une lettre adressée au ministre, les chefs rappellent que les Algonquins revendiquent toujours la propriété du territoire qu\u2019ils occupaient bien avant l\u2019arrivée des blancs puisqu\u2019ils ne l\u2019ont jamais cédé par voie de traité ou autrement.Chrétien ne répliquera pas à Mulroney n Le premier ministre Jean Chrétien n\u2019a pas l\u2019intention de se lancer dans une joute verbale avec son prédécesseur Brian Mulroney, qui l\u2019accuse d\u2019avoir instauré un système de favoritisme politique sans précédent.« Je n\u2019ai pas de réactions.Que voulez-vous, il est sorti de la politique et je réponds aux questions des politiciens à la Chambre des communes », a souligné M.Chrétien, hier.En entrevue sur les ondes de CBC, mercredi soir, M.Mulroney a affirmé que le premier ministre Chrétien avait dupé tout le monde, y compris les médias, avec son image d\u2019intégrité.» Il aurait, soutient-il, mis en place un système de favoritisme unique dans l\u2019histoire du Canada en multipliant les nominations partisanes.« N\u2019importe quel étudiant en histoire vous dira que ni M.Trudeau ni moi nous nous comparons avec ce qui se passe actuellement », a dit M.Mulroney.PHOTOTHÈQUE, La Presse© Louise Beaudoin Entente Canada-États-Unis sur le saumon du Pacifique Presse Canadienne VANCOUVER Le Canada et les États-Unis se sont entendus sur le partage du saumon du Pacifique, une entente qui amènera « une nouvelle ère de conservation efficace » de la ressource, a déclaré hier le ministre fédéral des Pêches et Océans, David Anderson.L\u2019entente d\u2019une durée de 10 ans prévoit que le Canada aura accès à davantage de poisson et est basée sur la quantité de saumon qui peut être pêché par les chalutiers des deux pays.Elle établit en outre deux fonds pour la conservation de la ressource, qui s\u2019élèvent au total à 140 millions US.« C\u2019est une bonne entente parce que la conservation veut dire davantage de poisson pour l\u2019avenir », affirme M.Anderson.L\u2019entente limite les prises américaines à 16,5 pour cent dans la rivière Fraser, soit moins que la moyenne historique d\u2019environ 20 pour cent.Elles étaient d\u2019environ 25 pour cent l\u2019année dernière.Les pêcheurs seront par ailleurs limités dans leurs prises par la quantité de poissons disponibles.Auparavant, le traité canado-américain sur la pêche au saumon du Pacifique était fondé sur un système de quotas et on ne tenait aucunement compte de la santé des stocks.« Ce qui a contribué au déclin de l\u2019espèce des deux côtés de la frontière », soutient M.Anderson, qui ajoute que pour cette raison, le Canada a dû augmenter ses efforts de conservation.Pour les autres espèces de saumons, comme le sockeye ou le rose, qui ne sont pas en danger, l\u2019entente prévoit une diminution des prises américaines et une augmentation de celles du Canada.Les stocks canadiens de chinook et de coho, des espèces plus fragiles, seront davantage protégés et, pour la première fois, l\u2019Alaska a accepté d\u2019interrompre la pêche lorsque les quantités de saumon coho seront visiblement trop basses.L\u2019entente permettra par ailleurs d\u2019assurer une plus grande sécurité d\u2019emploi pour les pêcheurs, estime le ministre Anderson.« Elle mettra fin aux inquiétudes et aux incertitudes qui précédaient chaque saison de pêche au cours des dernières années, à cause de l\u2019absence d\u2019une entente.» Le premier Traité sur le saumon du Pacifique, conclu en 1985, avait pour but de départager les prises de saumons entre les pêcheurs canadiens et américains selon la quantité de poissons nés dans chaque pays.Toutefois, les annexes qui stipulaient les critères de partage sont venus à échéance en 1992.Depuis, toutes les négociations pour en arriver à une nouvelle entente avaient échoué.Le Canada accusait les pêcheurs américains, et en particulier ceux de l\u2019Alaska, de prendre trop de poissons canadiens, alors que les Américains qualifiaient de fautives les méthodes canadiennes de calcul.PHOTO AP Le Canada et les États-Unis viennent de conclure une entente de dix ans sur le partage et l\u2019exploitation du saumon du Pacifique.Pauline Marois corrigera l\u2019assurance médicaments MICHEL HEBERT Presse Canadienne, QUÉBEC Les personnes souffrant de problèmes de santé mentale et certaines personnes agées pourront bientôt obtenir gratuitement leurs médicaments.La ministre de la Santé, Pauline Marois, a indiqué hier qu\u2019elle recommandera au gouvernement d\u2019ici deux semaines des mesures de correction au régime actuel pour que ces personnes aient accès gratuitement à leurs médicaments.« Nous corrigerons là où il y a des difficultés certaines pour des malades qui recevront ainsi un meilleur service.D\u2019ici la fin de la session parlementaire, j\u2019aurai pris une décision sur ces questions, et immédiatement par la suite, nous mettrons en place les mesures pour que les personnes aient accès au régime », a-t-elle dit au chef libéral, Jean Charest, qui la pressait d\u2019agir.Selon lui, le gouvernement se traîne les pieds dans ce dossier.Il a rappelé que deux rapports lui ont été transmis au cours des récents mois précisant les problèmes causés par l\u2019assurance médicaments pour les plus démunis de la société.Il a accusé le gouvernement de faire preuve de « cruauté inadmissible » en reportant les inévitables changements.Mme Marois a fait comprendre qu\u2019il fallait agir prudemment afin d\u2019éviter des effets négatifs sur la clientèle visée, encline à la surconsommation.D\u2019autre part, la ministre Marois a indiqué hier qu\u2019elle menait des consultations auprès du Collège des médecins et des fédérations de spécialistes afin d\u2019éviter la pénurie dans toutes les spécialités, en chimiothérapie comme ailleurs.Le Québec compte le nombre de médecins par habitant le plus élevé au Canada.« Cependant, a concédé Mme Marois, les modifications dans le mode de pratique (des médecins), l\u2019étendue du territoire à couvrir, font en sorte que nous avons, dans certains cas, des pénuries réelles.» 5LP0701B0604 B 7 Vendredi Arts 5LP0701B0604 ZALLCALL 67 00:41:27 06/04/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 4 JUIN 1999 B 7 Napoléon à la conquête de l\u2019écran Jules Verne à Dimension SF Dans les bons coups de Dimension SF, le premier grand festival de cinéma de science-fiction, l\u2019un sera visible ce soir sur l\u2019écran du cinéma Impérial, pour l\u2019ouverture de l\u2019événement.Deux épisodes de la série télévisée The Secret Adventures of Jules Verne seront projetés ce soir à 19 h (et deux autres épisodes mardi), en première nord-américaine.Cette production met notamment en scène Michel Courtemanche, qui joue le rôle de Passe- Partout, le valet de Phileas Fogg.Point de départ de cette série : Jules Verne aurait réellement vécu ses romans (Vingt Mille Lieues sous les mers, Voyage au centre de la terre, etc).C\u2019est donc un prétexte pour visiter l\u2019univers de Verne, avec moult effets spéciaux.Qui sont paraît-il impressionnants.Il faut dire que cette série télé a bénéficié d\u2019un budget royal : 35 millions de dollars ! Réalisée dans les anciens studios Angus cette année, elle a été entièrement tournée en vidéo haute définition, la même technique qu\u2019a utilisée George Lucas pour les effets spéciaux dans le dernier Star Wars (il a d\u2019ailleurs annoncé que pour le prochain épisode, il n\u2019utiliserait que cette caméra numérique).Cinéma Impérial, 1430, rue Bleury.Billet : 5 $.Info : 514 848-0300 JEAN BEAUNOYER La Cinémathèque québécoise profite de l\u2019engouement créé par l\u2019exposition Napoléon.à l\u2019île Sainte- Hélène, pour présenter Napoléon à l\u2019écran, une série de 21 films sur les quelque 600 répertoriés de par le monde, dans lesquels apparaît le personnage de Napoléon ou qui relatent les combats de ses armées et la portée de ses manoeuvres politiques.Jusqu\u2019au 20 juin, Napoléon sera vu et revu dans la salle Claude-Jutra de la Cinémathèque québécoise, alors que de grands cinéastes de toutes les époques nous le raconteront et tenteront d\u2019expliquer ce phénomène, cet énigme que demeure Napoléon, chacun à sa manière.On devait nous présenter, lors d\u2019un visionnement de presse, Le Destin fabuleux de Désirée Clary de Sacha Guitry, à la première journée de cette série Napoléon à l\u2019écran.Le film ayant été retenu pour inspection aux douanes canadiennes, nous avons eu droit en guise de remplacement, à la projection de Napoléon Bonaparte d\u2019Abel Gance.Personne ne s\u2019en plaindra puisqu\u2019il s\u2019agit d\u2019un film étonnant d\u2019authenticité, de vitalité et de rigueur.Abel Gance verse dans l\u2019épopée, dans le grandiloquent parfois mais l\u2019intention n\u2019était rien de moins que de bâtir une cathédrale autour de la personne de Napoléon.On ne pouvait choisir à mon sens, une meilleure oeuvre pour nous faire pénétrer dans le monde étrange qu\u2019était celui de Napoléon Bonaparte, un jeune militaire gonflé de tous les espoirs et de toutes les ambitions.Parce qu\u2019il s\u2019agit de la première étape de la carrière de Napoléon, celle de l\u2019idéaliste qui s\u2019apprête à sauver la France et à y mettre de l\u2019ordre.Napoléon Bonaparte veut réunir tous les pays d\u2019Europe et puis tous les pays de la terre.Ce film tourné en 1926 puis postsyncronisé une première fois en 1935, a été retravaillé sans cesse par Abel Gance jusqu\u2019en 1971.Albert Dieudonné interprète Napoléon dans ce film (présenté dimanche 13 juin, à 19 h) et ce rôle a marqué toute sa vie.La Destin fabuleux de Désirée Clary de Sacha Guitry qui sera présenté aujourd\u2019hui à 17 heures et samedi 12 juin à 19 heures, a été tourné à la manière de Sacha Guitry (en 1942).C\u2019est Guitry qui raconte Napoléon, qui interprète Napoléon à la fin de sa vie alors que Jean- Louis Barrault campe le personnage du jeune Napoléon Bonaparte.Beaucoup de mots d\u2019esprit, de citations célèbres et une belle histoire d\u2019amour avec une certaine amertume.à la manière de Guitry.Abel Gance et Sacha Guitry ont tourné plusieurs films sur Napoléon.On pourra voir également Austerlitz d\u2019Abel Gance, le 12 juin à 21h et le 13 juin à 14h, Le diable boiteux de Guitry, le 20 juin à 14h mais aussi Love and death avec Woody Allen, le 17 juin à à 19h, et Adieu Bonaparte de Youssef Chahine, le 9 juin à 17h.Les détails des 21 films programmés sont disponibles dans La Revue de la Cinémathèque québécoise.Projeté par un canon au milieu de l\u2019état-major de l\u2019empereur, Woody Allen (à gauche) est bientôt pris pour l\u2019assassin du sosie de Napoléon.Love and Death, le jeudi 17 juin à 19 h.EN PRIMEUR Souvenirs de Marilyn et Elvis aux enchères ASTÉRIX ET OBÉLIX CONTRE CÉSAR Film franco-germano-italien (1999) de Claude Zidi.Scénario : C.Zidi,Gérard Lauzier, d\u2019après la bande dessinée de René Gosciny et Albert Uderzo.Images : Tony Pierce-Roberts.Montage : Nicole Saunier.Musique : Jean-Jacques Goldman et Roland Romanelli.Avec Christian Clavier, Gérard Depardieu, Roberto Benigni, Michel Galabru, Claude Piéplu, Daniel Prévost.105 min.\u2014Complexe Desjardins, Lasalle, Langelier, Des Sources, Taschereau, Pont-Viau, Spheretech Ville St-Laurent.n Comédie fantaisiste.Les Romains ont envahi la Gaule.Mais devant les imposantes légions de César se dresse un village gaulois qui semble avoir une arme secrète.Détritus, le gouverneur romain de la région, a découvert que ces irréductibles Gaulois profitent d\u2019une potion magique qui leur confère une force surhumaine.Il décide donc de faire kidnapper Panoramix, le druide qui fabrique cette potion et de le soumettre à la torture pour qu\u2019il révèle son secret.Mais Astérix et Obélix, deux sympathiques villageois qui aiment la bagarre et l\u2019aventure, vont se porter au secours de leur ami.INSTINCT Film américain (1999) de Jon Turteltaub.Scénario ; Gerald Di Pego, d\u2019après le roman « Ishmael » de Daniel Quinn.Images : Philippe Rousselot.Montage : Richard Francis-Bruce.Musique : Danny Elfman.Avec Anthony Hopkins, Cuba Gooding Jr., Donald Sutherland, Maura Tierney, George Dzundza, John Ashton.120 min.\u2014V.O.: Loews, Carrefour Angrignon, Dorval, Famous Pointe-Claire, Famous Grenfield, Cinémas Laval, Plaza Côte des Neiges, Lacordaire, Spheretech Ville St- Laurent.\u2014V.F.: Le Parisien, Carrefour Angrignon, Versailles, Taschereau.n Drame psychologique.L\u2019éminent anthropologue américain Ethan Powell a passé deux ans à étudier les moeurs des gorilles dans la jungle du Rwanda.Un jour, dans un excès de rage apparemment inexplicable, le scientifique a battu mortellement deux hommes avec un bâton.Emprisonné en Afrique pendant quelques mois, Powell est rapatrié aux États-Unis où le jeune psychologue Theo Caulder est chargé d\u2019évaluer son état psychologique.Powell accepte de s\u2019ouvrir progressivement au jeune et ambitieux médecin.Mais c\u2019est pour mieux le manipuler.Agence France-Presse NEW YORK Plusieurs milliers d\u2019objets ayant appartenu ou liés à Marilyn Monroe et Elvis Presley vont être dispersés dans deux énormes ventes distinctes.Ana Strasberg, veuve de Lee Strasberg, un professeur d\u2019art dramatique qui fut l\u2019ami et le seul héritier de Marilyn, va vendre chez Christie\u2019s les 27 et 28 octobre à New York un millier de lots de souvenirs de la star, dont la robe qu\u2019elle portait en 1962 pour souhaiter à John F.Kennedy : « Happy Birthday, Mr.President ».Cette robe pailletée couleur chair, créée pour l\u2019occasion par le couturier français Jean Louis, avait coûté 12 000 $ en 1962.« Elle devrait partir pour une somme à six chiffres » (en dollars), a indiqué Vredy Lytsman, une porte-parole de Christie\u2019s.Christie\u2019s doit aussi disperser la bague que Joe DiMaggio lui avait mise au doigt lors de leur mariage le 14 janvier 1954 (entre 30 000 $ et 50 000 $).« Aucune estimation globale n\u2019est possible à l\u2019heure actuelle, a indiqué Mme Lytsman, précisant que la liste complète des lots n\u2019était pas achevée.La vente comportera également des lots de livres, de lettres et d\u2019objets variés ayant décoré ses domiciles de Los Angeles et New York.Les livres seront vendus au profit d\u2019une organisation luttant contre l\u2019illettrisme.Les bébelles du King Par ailleurs, la petite maison Guernsey\u2019s va mettre aux enchères en octobre à Las Vegas quelque 2000 objets entreposés à « Graceland », la maison du King à Memphis.« La vente pourrait rapporter plusieurs millions de dollars », a indiqué à l\u2019AFP Arlan Ettinger, président de Guernsey\u2019s, sans vouloir être plus précis.Les enchères sont organisées par Elvis Presley Enterprise (EPE), société qui gère l\u2019héritage du King, et environ un million de dollars de son produit doit aller à la création d\u2019un centre d\u2019hébergement pour personnes en difficultés temporaires à Memphis.Parmi les lots vedettes figurent un carnet d\u2019adresses personnel d\u2019Elvis, des originaux de contrats de disques, de la correspondance ou des cartes de crédit de la star.PHOTO REUTERS La célèbre robe qu\u2019a portée Marilyn pour JFK.Projection numérique historique pour La Menace fantôme Agence France-Presse LOS ANGELES Le nouvel épisode de la Guerre des Étoiles, La Menace Fantôme, va devenir le premier film diffusé dans des salles de cinéma avec des systèmes de projection numérique.« C\u2019est une date dans l\u2019histoire du cinéma », a déclaré Rick McCallum, producteur du film mis en scène par George Lucas.« Comme avec l\u2019introduction du son et de la couleur, ces projections numériques marquent le début d\u2019une nouvelle ère dans la présenation des films ».La Guerre des étoiles : Épisode I - La Menace fantôme va être projeté numériquement à partir du 18 juin dans quatre cinémas, deux près de Los Angeles et deux autres près de New York.Deux systèmes de projection concurrents seront utilisés, l\u2019un mis au point par Texas Instruments et le second par CineComm Digital Cinema.La projection de la Guerre des Étoiles pourrait aider à déterminer quel sera le système standard de l\u2019industrie.La projection numérique est censée offrir des images plus nettes et évite l\u2019usure que les pellicules traditionnelles subissent avec le temps.Jusqu\u2019à maintenant les seules projections numériques ont été organisées pour de brèves démonstrations, notamment à l\u2019occasion de conventions professionnelles.George Lucas a fait un usage massif de l\u2019informatique pour les effets spéciaux de La Menace fantôme.Il espère que le prochain épisode de sa saga sera non seulement projeté mais aussi tourné de façon entièrement numérique.PHOTO DENIS COURVILLE, La Presse Pour le doublage québécois Les membres de l\u2019Union des artistes ont manifesté devant le cinéma Quartier Latin, rue Émery, où un film doublé au Québec, Instinct vient de prendre l\u2019affiche.Sous le thème «On veut s\u2019entendre», l\u2019UDA mène une campagne en faveur du doublage au Québec des films étrangers.Sur notre photo, JiCi Lauzon, Chantal Fontaine, Pierre Curzi, Martin Larocque et Ghyslain Taschereau.2756265 5LP0801B0604 B 8 Vendredi Arts 5LP0801B0604 ZALLCALL 67 00:43:41 06/04/99 B B 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 4 JUIN 1999 Ex-Centris: du jamais vu, même à Cannes! La Main est en effervescence cette semaine à Montréal.Le nouveau complexe cinématographique Ex-Centris semble encore plus avant-gardiste au milieu de la pacotille et des restes de stock des marchands du boulevard Saint-Laurent qui s\u2019étalent sur les trottoirs.Champagne et Coca Cola faisaient toutefois bon ménage lors de la spectaculaire inauguration du nouvel édifice, un party comme on n\u2019en avait jamais vu, même pas au Festival de Cannes ! Quel coup d\u2019envoi ! Sans oublier la généreuse programmation gratuite que Daniel Langlois offre aux cinéphiles pour célébrer dignement la naissance de son nouveau rejeton ! Il y avait tellement de monde que j\u2019ai failli rater la première du nouveau Kusturica, Chat noir, chat blanc, une comédie gitanesque des plus jouissives, même vue du dernier fauteuil à droite dans la deuxième rangée de la salle Cassavetes.Aucune distorsion, le meilleur son « surround », pas de torticolis, le confort.Jouissive aussi l\u2019idée de projeter en plein air le très urbain Cours Lola, cours, un film allemand au rythme trépidant, présenté en primeur devant une foule compacte massée en silence dans la rue.Je me suis fait refouler à la salle Fellini, qui affichait complet.Tant pis, je suis allée manger des spaghettis au Buona Notte à côté, mais je vais réessayer.Vedette incognito n Incroyable : les Portugais n\u2019en croyaient pas leurs yeux en voyant apparaître leur chanteur vedette favori Antonio Pinto-Bastos, mardi soir, au petit restaurant Solmar dans le Vieux-Montréal.M.Diaz sourit et explique le petit miracle : « Antonio est un ami.Au Portugal, il remplit les grandes salles, c\u2019est une star.Il est en tournée nordaméricaine, mais pas au Québec malheureusement, et comme il avait une soirée libre, je lui ai demandé de venir chanter chez nous à Montréal avec ses musiciens.Je les ramène dès demain matin.» Le bel Antonio a fait chavirer bien des coeurs pendant le dîner.Il possède un charme fou, une voix de miel et un sourire ravageur.Nous avons terminé la soirée en beauté avec la chanteuse portugaise de Montréal Saô, que vous retrouverez bientôt au Festival de jazz et au Festival d\u2019été de Québec.Les rendez-vous du Grand Prix n Le champagne des vainqueurs coulera à flots dès lundi Chez Alexandre et fils, rue Peel.Le grand café d\u2019Alain Creton (et fils) sera, comme d\u2019habitude, le rendezvous des sportifs dans le cadre du Grand Prix de Formule 1.L\u2019équipe Renault sera à l\u2019honneur lundi ; l\u2019équipe de BAR, dont Jacques Villeneuve et, attention les filles, peut-être son ami le beau Roch Voisine ; on pourra voir de près les Ferrari jeudi à 17 h pendant que Michael Schumacher signera des autographes à ses fans à côté dans la boutique L\u2019Uomo (sur réservation) ; le vendredi 11 juin, il y aura exposition de Lamborghini à 17 h et rencontre avec Olivier Panis que l\u2019on retrouvera sans doute avec tous les coureurs le soir même au bal du Grand Prix à la gare Windsor, etc.Le Moët et Chandon coulera jusqu\u2019aux adieux le lundi 14, Chez Alexandre et fils.Un grand chef invité n Je n\u2019ai jamais eu la chance d\u2019aller manger au grand restaurant Jules Verne, situé à 123 mètres du sol, au deuxième étage de la tour Eiffel.Je n\u2019aurai sans doute jamais les moyens de dîner au restaurant du chef Alain Reix, avec Paris à mes pieds, mais voilà que Reix est l\u2019invité du Beaver Club de l\u2019hôtel Reine Élizabeth ! C\u2019est pour nous une occasion unique de découvrir, sinon son décor, du moins sa cuisine inventive et raffinée.Il nous offre une quinzaine gastronomique « Au sommet de la gourmandise » avec ses spécialités, dont une étonnante entrée de coquilles Saint-Jacques aux tomates tièdes et vinaigrette à la bière, et un succulent filet de Saint-Pierre en raviole de moelle (inoubliable), du mardi au samedi soir jusqu\u2019au 19 juin.Encan pour l\u2019INIS n Le 7e tournoi annuel de golf de l\u2019Académie canadienne du cinéma et de la télévision affichait complet hier alors le soleil s\u2019est aussi mis de la partie.Le gratin du cinéma et de la télévision s\u2019est ensuite retrouvé pour dîner et aussi pour participer à l\u2019encan animé par le comédien Louis-Georges Girard.Parmi les dons, on retrouvait un gant de golf porté par Céline Dion et dans ce gant, une paire de billets pour son show du 31 décembre 1999 au centre Molson ; la caricature originale de Chapleau sur les bourses du millénaire ; le costume d\u2019Elvis Gratton ! La moitié des profits de cette journée de tournoi ira en bourses d\u2019études aux étudiants de l\u2019INIS (Institut national de l\u2019image et du son).Vedettes discrètes n Quelques vedettes bien discrètes : Bruce Willis est en tournage dans l\u2019ouest de la ville, vous le rencontrerez peut-être au Planet Hollywood un de ces soirs, et John Turturro est encore en ville jusqu\u2019à lundi pour jouer au paléontologiste affligé d\u2019un mal incurable dans Two Thousand & None, un film québécois d\u2019Arto Paragamian produit par Galafilm et avec des acteurs anglophones montréalais.Tournage discret aussi de L\u2019Invention de l\u2019amour, premier long métrage que réalise le producteur Claude Demers.Un vieux rêve.Il s\u2019agit d\u2019un conte urbain où chacun est amoureux de quelqu\u2019un qui en aime un(e) autre.La confusion des sentiments et des désirs avec le beau David La Haye au coeur de l\u2019action.Il joue un écrivain en peine d\u2019amour.Il va vivre d\u2019autres passions, en l\u2019occurrence avec une prostituée, incarnée par Delphine Brodeur, puis avec une femme mariée et heureuse de l\u2019être, je vous le donne en mille, c\u2019est un rôle interprété à fleur de peau par la bouillante Pascale Montpetit ! En tournage jusqu\u2019au 19 juin.EN VADROUILLE Francine Grimaldi Photothèque DENIS COURVILLE, La Presse © Ex-Centris a ouvert ses portes mardi avec un fête mémorable.Pascale Montpetit Pub et nouvelle grille pour raviver la Chaîne culturelle SUZANNE COLPRON Radio-Canada a entrepris une vaste campagne de publicité pour relancer sa Chaîne culturelle (100,7 FM), sortie affaiblie de la guerre des cotes d\u2019écoute contre la Radio- Classique de Jean-Pierre Coallier.Selon les derniers sondages BBM, la Chaîne culturelle n\u2019attire plus que 134 000 auditeurs par semaine, dans la région de Montréal, comparativement à 528 000 pour CJPX FM.Et elle se classe au dernier rang en termes d\u2019écoute parmi les stations francophones.« Il fallait s\u2019inquiéter de cette situation », a dit hier Yvan Asselin, le directeur des programmes du service public.« On aurait été inconscient si on n\u2019avait pas fait cet examen.» La campagne de publicité, conçue par Radio- Canada au coût de 200 000 $ et diffusée dans les grands journaux, s\u2019accompagne d\u2019une grille de programmation simplifiée, dont on a déjà eu l\u2019occasion de parler dans ces pages.Son lancement aura lieu le 21 juin, dans le cadre d\u2019un émission spéciale sur Nancy Houston, marquant la Journée mondiale des peuples autochtones.« On veut briser certains mythes de la Chaîne culturelle », explique André Beaudet, le nouveau directeur des communications, engagé il y a deux mois, pour s\u2019occuper spécifiquement de la radio de la SRC.« Les gens croient à tort que cette chaîne est inaccessible.» Plusieurs des nouvelles émissions resteront à l\u2019antenne à l\u2019automne.La nouvelle grille fait une plus grande place à la musique le matin, mais respecte les proportions actuelles de contenu verbal (20 %) et musical (80 %) de la programmation quotidienne.« On ne veut pas trahir notre raison d\u2019être ni trahir notre différence », précise André Girard, la directrice des émissions de la Chaîne culturelle.Voici, en gros, les changements : Dans le cadre de l\u2019émission Concerts d\u2019été, diffusée à 13h30, on présentera du lundi au vendredi 55 concerts provenant de 10 festivals du Québec et de l\u2019Est du Canada.Le jazz occupera aussi une bonne place sur les ondes.Chaque semaine de l\u2019été, le cool et le hot du jazz se rencontreront une peu partout dans la programmation et prendront toute la place les samedis soirs.Le dimanche matin, l\u2019émission Rencontre en musique donnera la parole à des personnalités de différents milieux qui ont envie de partager leur passion pour la musique, comme Jocelyne Montpetit, Gregory Charles, Henri Brassard et François Chartier.Le dimanche toujours, l\u2019animateur Gilles Poulin viendra faire parler les artistes sur l\u2019oeuvre de Glenn Gould.Une nouvelle Plage culture fera son apparition sur l\u2019heure du midi et restera à l\u2019antenne en septembre.Présentée du lundi au vendredi, cette émission permettra aux auditeurs d\u2019être directement branchés sur l\u2019actualité culturelle et musicale de l\u2019été.On pourra entendre des reportages exclusifs, dont une série sur l\u2019histoire du tourisme et une autre sur l\u2019histoire du Barreau.« C\u2019est une renouvellement de la grille, ce n\u2019est pas une révolution, dit André Girard.On veut faire en sorte que notre radio soit accessible au plus large auditoire.» La programmation d\u2019été sera distribuée gratuitement en fin de semaine dans les quatre quotidiens suivants : La Presse, Le Soleil, L\u2019Acadie Nouvelle, Le Droit.VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION MM CNN CÂBLE 9 V.LIFE HISTORY MP 11 11 45 58 13 13 22 22 21 21 23 23 20 20 24 24 CBC 5 VIE CANAL D GLOBAL DISC.FOX TÉLÉTOON TLC 19 h 30 20 h 00 4 4 7 7 8 8 5 5 1 8 < SRC SRC TVA TQc TQS 3 7 t 6 9 > @ G \\ ?M R ; ABCE 7 CBS 2 NBC 4 P h TV5 RDI RDS TSN NW YTV BRAVO A & E PBS CTV CTV TQS TQc TVA CANAUX CF CF VD CANAUX VD 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 23 h 30 18 h 00 18 h 30 19 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 23 h 30 CÂBLE: A & E = ARTS AND ENTERTAINMENT - CÂBLE 9 V.= CÂBLE 9 VIDÉOTRON - CNN = NOUVELLES - DISC.= DISCOVERY - MM = MUCH MUSIC - MP = MUSIQUE PLUS - MMAX = MUSIMAX NW = NEWSWORLD - RDI = RÉSEAU DE L\u2019INFORMATION RDS = RÉSEAU DES SPORTS - TLC = THE LEARNING CHANNEL - TSN = THE SPORT NETWORK - TV5 = TÉLÉVISION INTERNATIONALE - YTV = YOUTH TV PBS MMAX SHOWCASE FAMILY CH.CÂBLE 34 9 38 48 31 31 36 39 37 37 68 46 3 3 47 49 29 35 30 30 48 32 25 25 19 19 33 33 40 40 34 27 27 28 28 15 15 44 35 18 18 50 36 47 CÂBLE Ce soir Kamikazes Partis pour la gloire Le Phénomène Hip Hop Zone libre / Portrait d\u2019avocats criminalistes Le Téléjournal/Le Point Nouvelles du sport Cinéma (23:28) Le TVA Piment fort / Dany Turcotte J.E./ Terrain au plomb; une fraude de 2 000 000$ Cinéma / GENTLEMAN ET CAMBRIOLEUR (5) avec Bruce Willis, Andie MacDowell Le TVA Le Poing J TVA Sports / Loteries (23:52) La Maison de Ouimzie Bons Baisers d'Amérique Théâtre en jeu Les Francstireurs Droit de parole aux réfugiés Ciel! Mon Pinard / Le Lapin Absolutely Fabulous Théâtre en jeu Cinéma / JOURNAL INTIME (3) avec Nanni Moretti Pas de vacances.Les Indices pensables Partis pour l'été Scènes de crime Métier Policier Alfred Hitchcock Le Monde de Stephen King Pas de vacances pour les idoles Le Grand Journal 110% Cinéma / BRILLANTINE Pulse Acc.Hollywood Life as a Dog Kids Say.Candid Camera Stargate SG-1 Total Recall 2070 CTV News Pulse / Sports News Wheel of.Jeopardy Earth: Final Conflict Melanie Doane Special Cold Squad News Newswatch Hockey / Séries éliminatoires: Avalanche - Stars The National / CBC News National Update M*A*S*H World News M*A*S*H Frasier Two of a Kind Boy Meets.Sabrina.Witch Brother's Keeper 20/20 Friday News/Access H.Nightline (23:35) News CBS News E.T.Kids Say.Candid Camera Unsolved Mysteries Nash Bridges News Late.(23:35) News NBC News Jeopardy Wheel of.Dateline NBC Basketball / Séries éliminatoires: Spurs - Trail Blazers News (23:35) Newshour Business Rep.VT this Week Wash.Week Wall $treet Suze Orman: The Courage to be Rich Theatre / Goodnight Mr.Tom BBC News Nightly Business Newshour Treasures.Scully: World Mystery! The Sculptress (1/2) Lost Squadron World News Charlie Rose Simon & Simon Law & Order Biography / George Jones Biography / Tammy Wynette Cracker Law & Order Jazz Renaissance Bravo! Videos MovieTelevision Cinéma / MOSCOW DOES NOT BELIEVE IN TEARS (4) avec Vera Alentova, Alexei Batalov NYPD Blue Express.Downtown Exp.Controversy Le Guide de l'auto Clé de contact Express.Tour de table Action Emploi À la une Contact Animal Le Corps: journal / L'Asthme Les Châteaux / Grandes Stations Biographies / Debbie Reynolds Rivalités / Douglas MacArthur.Bonanza CNN WorldView Moneyline News Hour, Lou Dobbs Crossfire Celebrate the Century / 1946-1954 Larry King Live Legacy of Tiananmen Square Sports Tonight Moneyline Power Hour: Flightpath - Air Strike @discovery.ca Wild Discovery Wild Discovery The Ultimate Guide / Horses Disc.Canada / Last Chance Creek @discovery.ca Cinéma / ANGELS IN.(5) (17:00) The Lion King's Dinosaurs Dumbo Jonny Lang in Concert (21:05) Blossom Muppets Cinéma / PIRATES OF PENZANCE NewsRadio Cheers Home Improv.Real TV World\u2019s Funniest Mad TV Charmed NewsRadio Hard Copy Global News News Ready or Not E.T.Sliders Brimstone 20/20 Friday PSI Factor Way We Were The Rat Patrol Spies It Seems Like.Destination Hist.Destination Hist.Cinéma / THE MAN WHO WOULD BE KING (3) avec Sean Connery, Michael Caine Dealing, Dogs Pet Project Real Families TV Guide.Walk on the Wildside Martha Stewart TV Guide.Urban Peasant .for Dinner?Eros Countd.(17:00) CombatZone MuchMusic Countdown Electric Circus Beavis &.R U Receiving Interfax Cool 80 Platine Clip Le Décompte MusiquePlus Bouge Cool 80 Motown Live Ed Sullivan Pop up vidéo Musicographie / Elton John.Les Grands Événements / Elton John Musicographie / Elton John.World News Cdn Investor Newsworld Reports The Passionate / Chris Patten The National Pamela Wallin & Co Newsworld Reports Euronews Capital Actions Le Monde / .Tiananmen: porte de la paix céleste Le Journal RDI Scully RDI Branché Le Canada aujourd'hui Monde du sport Sports 30 Mag Hockey / Séries éliminatoires: Avalanche - Stars Sports 30 Mag La Lutte WCW Madison Twisted Counterstrike Friday the 13th: The Series The Hitchhiker Strangers Oz Cinéma / IN PRAISE.(23:09) Yogi l'ours Rocko & Co.Les Graffitos Drôle de voyou Animania Splat! Les Simpson Rocko & Co.Yogi l'ours South Park Les Simpson Animania Bob Vila's Home again You're so Vain Paramedics / Knights of Newark Skypower / Fighter 2000 G-Force to Oblivion Paramedics / Knights of Newark Off the Record Sportsdesk Baseball / Expos - Blue Jays That's Hockey Sportsdesk Voilà Paris Les Arts.Journal FR2 Thalassa / Du rififi à Venise Faut pas rêver La Télé des FrancoFolies Journal belge Au delà des apparences Bébé arrive Copines d'abord Êtes-vous libre?Sortie gaie Trauma / Trauma de l'Ohio Éros et Cie / Des échangistes.La Vie en vrac / L'Église et le Sexe Qui êtes-vous?Copines d'abord Uh Oh! Animorphs Daria Worst Witch Shadow Raiders Beasties YTV's Hit List Breaker High Student Bodies Ocean Girl Are You Afraid Wingfield Clips.Monde ce soir Louise Cousineau 18:00 K - Pas de vacances pour les idoles André Montmorency fête ses 60 ans dans son beau jardin.19:00 r - J.E.Un comptable qui est parti avec 2 millions.Il sait compter, le mec.19:30 a - Partis pour la gloire Josée Cardinal était diététiste à Montréal.La voilà banquière à Paris, même vice-présidente.Une demiheure fascinante à ne pas manquer.20:00 a - Le Phénomène Hip Hop Documentaire sur la musique rap et ceux qui la font chez nous.Intéressant, mais hélas les chansons ne sont pas assez expliquées.20:00 X - Musicographie Biographie du prolifique Elton John, un auteur de chansons extraordinaires et un showman de premier ordre.Suivi d\u2019un concert du même Elton.21:00 a - Zone libre Portraits d\u2019avocats criminalistes que leurs mauvaises fréquentations finissent par perdre parfois.21:30 P La Télé des Francofolies La fête à Jean Lapointe, un spectacle enregistré en 97 au Casino de Montréal animé par Gregory Charles.Avec Raymond Devos, Richard Séguin, Charles Dumont et Edith Butler.00:00 h - The Piano L\u2019extraordinaire film de Jane Campion qui raconte les passions provoquées par une pianiste muette.Avec Holly Hunter, Harvey Keitel et Anna Paquin.André Montmorency LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 4 JUIN 1999 Le Festival de jazz veut une injonction contre la Guilde des musiciens YVESBOISVERT Le Festival international de jazz de Montréal inc., présentement boycotté par la Guilde des musiciens du Québec, a déposé hier avec l'ADISQ une demande d'injonction pour empêcher le syndicat des 3000 musiciens québécois de faire ce genre de pression contre le festival.La guilde reproche au festival de s'être déclaré « diffuseur » plutôt que « producteur », cette année, dans le but de cesser la perception des cotisations syndicales de 7 % à la source.Le festival a décidé de passer cette responsabilité à chaque ensemble qui doit se produire dans les quelque 400 spectacles du festival.La guilde craint que cette décision ne l'empêche de percevoir les cotisations syndicales et c'est pourquoi elle a placé le festival sur sa « liste des interdits » ou « liste noire » il y a deux semaines.Cette décision a pour effet d'interdire à tous les membres de la guilde ou à ses affiliés américains et du reste du Canada de se produire en spectacle pour la 20« édition du Festival de jazz.Cela empêche virtuellement la tenue de l'événement.Selon le festival et l'ADISQ, ces moyens de pression sont illégaux car les parties ont soumis toutes les questions relatives aux conditions d'embauché des musiciens à un arbitre.Tant que cet arbitrage n'est pas terminé, il serait illégal pour la guilde de prendre des « moyens concertés » similaires à une grève pour faire pression sur le festival, qu'on le considère comme « diffuseur » ou comme « producteur ».Les gestes de la guilde menacent gravement le festival et portent atteinte à sa réputation internationale, disent les demandeurs.Cela porte même atteinte aux droits des musiciens,, locaux et étrangers, engagés pour jouer, plaident le festival et l'ADISQ.Même la série de spectacle « Invitation », où se retrouvent tous les gros noms internationaux, est menacée, de dire le festival.Les producteurs étrangers s'inquiètent et écrivent au festival pour poser des questions.Les commanditaires également sont nerveux.Vu l'achalandage que le FDM évalue à 1,5 million de personnes et les retombées économiques de 80 millions par année à Montréal, plus tous les inconvénients que risque le festival, le FIJM et l'ADISQ demandent qu'une injonction vienne de toute urgence retirer le festival de la liste noire de la guilde et pour que cesse toute démarche risquant de nuire au festival.Le FIJM a embauché l'an dernier près de 1500 personnes et quelque 2000 artistes « surtout des musiciens » ont été engagés à l'occasion du spectacle.Près de deux millions ont été versés en cachets, dit le festival, pour qui le risque financier est considérable.Un juge entendra l'affaire mardi au palais de justice de Montréal.EN BREF » Timbrer dans les règles ¦ Un timbre à l'effigie de Freddy Mercury, mis en vente mardi, a suscité une polémique, certains critiques estimant déplacé un tel hommage au chanteur du groupe rock Queen.Le Daily Mail a jugé « vulgaire » cet hommage à une star « dont les moeurs de dégénéré l'ont conduit à mourir du sida, malheureusement trop tôt ».Pour d'autres, le coin de vignette montrant le batteur Roger Taylor viole une tradition postale anglaise, voulant que seuls les membres de la famille royale soient visibles sur un timbre de leur vivant.« Chaque timbre est approuvé par la reine, y compris celui-là qui a reçu aussi l'accord de la famille de Freddy Mercury et de M.Taylor », réplique un communiqué des Postes.Alfredo Kraus hospitalisé ¦ Le ténor espagnol Alfredo Kraus est hospitalisé depuis plusieurs jours dans une clinique de Madrid dans un état grave pour une maladie, a-t-on appris hier de source hospitalière.Aucune précision n'a été fournie par la famille concernant la maladie dont souffre le ténor, âgé de 72 ans et considéré comme un des meilleurs de sa génération dans les répertoires italien, français et espagnol.Alfredo Kraus s'est produit pour la dernière fois le 5 janvier au cours d'un gala au Théâtre royal de Madrid, aux côtés de Montserrat Caballé.Il a dernièrement annulé plusieurs spectacles, notamment une représentation de Werther de Massenet le 9 juillet prochain à Madrid.Alfredo Kraus avait été victime il y a deux ans d'une grave dépression nerveuse à la suite du décès de son épouse, ce qui l'avait tenu éloigné de la scène pendant de longs mois.-\u2014 D lV\\oore/^ |] N E T O 13 C B £ Du 2 au 13 juin Encore plus de raisons de choisir Benjamin Moore.De 3 $ à 4 $ de rabais1 sur le contenant de 3,79 litres de peinture.MOORGARD Latex pour l'extérieur Lustre doux et protection MOORGLO Latex acrylique pour 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Tapis Nadon Inc.568, boul.Lionel-Boulet Varennes (450) 652-3595 Décor Marc 3105, route Marie-Victorin Tracy (450) 742-4245 Peint-O-Théque Inc.4841.boul.Arthur-Sauve Laval Ouest (450) 627-3474 Dunnigan Décor Inc.169, rue Saint-Georges Saint-Jérôme (450) 438-8818 Centre de Peinture Mario M «lançon 7, rue Baby Joliette (450) 753-9311 Peinture Le Corbusier Inc.1808.boul.Le Corbusier Laval (450) 688-8050 Ortm détsJsnti ne sont pas ouverts W dh\u2014fcÉi *1 m H M i: présente Une semaine de célébration du VSlO et de la vie urbaine Un Tour ia Nuft De 21h à minuit Une grande première.Du parc Jos.-Montferrand (situé au coin des rues Maisonneuve et Frontenac) jusqu'au Musée Stewart de l'île Sainte-Hélène, 3 000 noctambules découvriront une Montréal toute en ombres et en lumières.PARCOURS UN TOUR LA NUIT m Piste cyclable Rue 5 JUIN \u2014Balisage de l'Épreuve du mont Royal, à 13 h, en face du CEPSUM 6 JUIN \u2014Le Tour de l'île de Montréal / Départ et arrivée au parc Jeanne-Mance.Réservez votre siège pour un Tour la Nuit et le Tour de llle, à la Maison des cyclistes située au 1251, rue Rachel Est à Montréal ou en téléphonant à: fTbUfHell\t -52 \u2022 -TOUR\t MONtrtaL sabenaO 30 MAI AU 6 JUIN 5LP1001B0604 B 10 Vendredi Arts 5LP1001B0604 ZALLCALL 67 00:42:58 06/04/99 B B 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 4 JUIN 1999 2759189 Pas de salut sans pub pour la SRC, dit Beatty JULES RICHER Presse Canadienne, OTTAWA En réplique à ses concurrents du secteur privé, le PDG de Radio-Canada, Perrin Beatty, s\u2019est lancé, hier, dans un plaidoyer en faveur de la publicité sur les ondes de la télévision de la société d\u2019État.Il soutient que la survie de la société passe par les revenus de la publicité.Leur disparition entraînerait une « pénurie fatale », a-t-il dit, qui empêcherait Radio-Canada « d\u2019offrir les services attendus en matière de radiodiffusion ».« Pour que Radio-Canada continue d\u2019exister, il faut nous permettre de croître aux côtés de nos concurrents du secteur privé (.) Et, à moins d\u2019une augmentation du financement gouvernemental, nous serons obligés de continuer à recourir aux recettes publicitaires », a affirmé M.Beatty devant le Cercle national des journalistes.Il profitait ainsi de la même tribune que le président et chef de la direction de Quebecor, Pierre Karl Péladeau, dont la société contrôle Télévision Quatre-Saisons, a employée plus tôt cette semaine.M.Péladeau y faisait valoir que Radio- Canada coupe l\u2019herbe sous le pied des diffuseurs privés en les concurrençant sur le marché de la publicité.Le CRTC tient actuellement des audiences sur le renouvellement des licences de la société d\u2019État.Les diffuseurs privés ont utilisé cette occasion pour lancer une série d\u2019attaques contre Radio-Canada.Selon M.Beatty, la situation de Radio-Canada n\u2019a rien d\u2019exceptionnel.« Parmi les 23 radiodiffuseurs publics au monde, a-t-il expliqué, 17 tirent une partie de leur financement des recettes publicitaires.De ces 17 entreprises, Radio-Canada est l\u2019une de celles qui dépendent le moins de tels revenus.» Le tiers du budget annuel de la société d\u2019État provient de la publicité, soit environ 350 millions.M.Beatty soutient que, si on devait, par exemple, réduire le temps d\u2019antenne des annonces de 12 à huit minutes par heure, la société perdrait 110 millions.Fonds publics à sec À son avis, il ne faut pas compter sur le gouvernement fédéral pour combler la différence.« Nous n\u2019avons aucun espoir de voir le gouvernement ramener son financement aux niveaux que nous avons connus par le passé, même si nous devions réduire ou abandonner complètement les recettes publicitaires.» Par ailleurs, M.Beatty a souligné que les diffuseurs privés font également fausse route lorsqu\u2019ils demandent que Radio- Canada revienne à son mandat d\u2019origine, c\u2019est-à-dire en remettant l\u2019accent sur la culture.« Nous pourrions certainement devenir le PBS (la chaîne publique américaine) du Nord en acceptant la commandite privée et en offrant une programmation peu intéressante parce que trop coûteuse pour le secteur privé.Mais, dans ce cas, nous devrions nous résigner à offrir un service élitiste réservé à une minuscule tranche de la population canadienne.» Selon M.Beatty, la population canadienne ne veut pas de ce modèle.À preuve, mentionne-t-il, plusieurs sondages révèlent que les Canadiens sont satisfaits de la programmation actuelle de Radio-Canada.« Non seulement sont-ils satisfaits, mais ils en redemandent », ajoute-t-il.«Parmi les 23 radiodiffuseurs publics au monde 17 tirent une partie de leur financement des recettes publicitaires.» EN BREF Affront pour affront n Alors qu\u2019il dédicaçait des exemplaires de son livre I Ain\u2019t Got Time to Bleed, Jesse Ventura a rendu un affront que lui avait fait le provocateur radiophonique Howard Stern.L\u2019ancien lutteur devenu gouverneur du Minnesota a rejeté une invitation de M.Stern, qui l\u2019avait fait attendre 20 minutes au téléphone, pour finalement lui faire savoir que le temps de l\u2019émission était écoulé.Une fuite au Prado n Les pluies torrentielles sur Madrid se sont infiltrées au travers du nouveau toit du musée du Prado, non loin de certaines des oeuvres les plus célèbres de Diego de Velazquez, a annoncé mercredi une porte-parole du musée.La fuite de mardi a pour l\u2019instant épargné les toiles du maître espagnol du XVIIe siècle.Celles qui se trouvaient le plus près de la fuite étaient Les Ivrognes, ainsi que Les Ménines.2759219 5LP1101B0604 B 11 vendredi Arts 5LP1101B0604 ZALLCALL 67 00:42:50 06/04/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 4 JUIN 1999 B 11 2759216 Rêves de Wajdi Mouawad, à l\u2019Agora de la danse jusqu\u2019au 6 juin.Rêves : démesure du verbe MANON RICHARD collaboration spéciale Le Festival de théâtre des Amériques nous a lancés sur une fausse piste en déclarant que la pièce de Wajdi Mouawad s\u2019inscrivait, comme celle de Paula de Vasconcelos et celle d\u2019Alain Platel, dans un nouveau voisinage entre la danse et le théâtre.La nouvelle oeuvre de Mouawad, Rêves, est strictement théâtrale.D\u2019ailleurs le metteur en scène s\u2019était empressé de nous prévenir avant la présentation de sa pièce.Néanmoins, on s\u2019attendait à plus.Quand un auteur prend la peine de faire appel à un chorégraphe comme Jean Grand-Maître, on est en droit de vouloir se mettre quelque chose de substantiel sous la dent.Or, il n\u2019en est rien.Le solo d\u2019Estelle Clareton, bien qu\u2019émouvant, nous offre si peu que l\u2019on a peine à parler de danse.Ce constat est d\u2019autant plus troublant que la pièce est présentée.à l\u2019Agora de la danse.Cela dit, les Rêves du metteur en scène sont fort mouvementés, mais pour d\u2019autres raisons.Mouawad nous fait pénétrer dans la chambre d\u2019un petit hôtel où s\u2019est enfermé un auteur, l\u2019espace d\u2019une nuit, pour écrire.Dans ce petit réduit notre homme est, comme il se doit, confronté à l\u2019angoisse de la page blanche et à tous les fantômes qui valsent autour de lui avant de se fixer dans l\u2019encre pour de bon.Dans ce huis clos terrifiant, une femme, l\u2019hôtelière, jouera un rôle clé qui fera basculer l\u2019intrigue de manière bouleversante à la fin de la pièce, une fin qui prendra près de deux heures et demie à arriver.Trop long.Et c\u2019est là que le bât blesse, dans la longueur et dans le verbe.Les textes du metteur en scène, bien qu\u2019extrêmement intenses et riches, sont beaucoup trop denses pour qu\u2019un spectateur normalement constitué puisse les apprécier à leur juste valeur.La pétarade de déclamations qui s\u2019étirent en dix tableaux, le metteur en scène parle de dix hurlements, a tôt fait de nous étourdir et de nous perdre, complètement.D\u2019ailleurs plusieurs spectateurs ont déclaré forfait bien avant la fin et se sont dirigés, vite fait, vers la sortie.Conclusion : pour rendre justice à sa verve, Mouawad aurait avantage à la traduire en livre, à moins d\u2019ajuster son texte au « médium » de la scène.Cette démesure verbale est d\u2019autant plus dommage que la pièce de Mouawad est, à bien des égards, fascinante et bouleversante.Ces fantômes-parasites qui grignotent l\u2019auteur comme s\u2019il était leur proie et cette montée passionnée qui a tout d\u2019un chemin de croix cristallisent le savoir-faire et l\u2019humanité de l\u2019auteur.Idem pour l\u2019histoire de l\u2019hôtelière, merveilleusement interprétée par Hélène Loiselle, son drame vous tord l\u2019intérieur jusqu\u2019à faire jaillir les larmes.Ce sont des images fortes comme celle-là qui resteront de cette oeuvre.Le désespoir de cette femme, son besoin de comprendre.Celui de cet homme, son besoin de trouver.Deux êtres, deux combats et au bout, l\u2019espoir d\u2019une réponse.comme d\u2019une rédemption qui ne viendra pas.RÊVES.Metteur en scène : Wajdi Mouawad.Chorégraphie : Jean Grand-Maître.Distribution : Steve Laplante, Éric Bernier, Hélène Loiselle, Pascal Contamine, Marie- Claude Langlois, Manon Brunelle, Louise Turcot, Claude Despins, Pierre Collin, Isabelle Leblanc, Pierre Bernard, Michel F.Côté, Estelle Clareton.Scénographie : Michèle Laliberté.Lumière : Éric Champoux.Costumes : Charlotte Rouleau.Musique originale.Michel F.Côté.À l\u2019Agora de la danse, le 5 juin à 20h, le 6 juin à 15h.2759188 5LP1201B0604 B 12 vendredi 5LP1201B0604 ZALLCALL 67 00:42:28 06/04/99 B B 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 4 JUIN 1999 Avec Freeman, IAM étend sa toile 2759513 NORA BEN SAÂDOUNE collaboration spéciale Appelez cela une constellation, une école, une araignée.Dans tous les cas, le système IAM paraît sans faille, et n\u2019en finit pas d\u2019envoyer un par un ses « soldats du hip-hop » au front.Freeman, danseur du groupe depuis les débuts et maintenant rappeur à part entière.« Pris dans un engouement, dans un cercle de MC », comme il dit, il a commencé par poser des rimes il y a deux ans, puis par se consacrer sérieusement à l\u2019écriture avec K.Rhyme le roi, lui aussi danseur reconverti, qui a été invité à participer à la quasi-totalité de l\u2019album.Ce soir, sur la scène du Spectrum, ils défendront ensemble L\u2019Palais de justice, qui sort ces jours-ci.C\u2019est même leur première performance sur scène avec ce disque ! Montréal ville-test pour Marseille ?Pourquoi pas, si on a droit à un vrai show.Avis aux fans d\u2019IAM : Akhenaton, Shurik\u2019n, DJ Kheops, bref des membres éminents de la famille, seront sur scène pour soutenir le protégé, et prendre le relais au micro ; ils devraient être à la fête puisque L\u2019école du micro d\u2019argent est disque d\u2019or (c\u2019est le premier disque de rap français à avoir vendu 50 000 copies au pays).Le protégé en question n\u2019a d\u2019ailleurs rien du « nouveau- né » (dixit la pub) qu\u2019il faut dorloter.Si l\u2019album est inévitablement calibré au son IAM (violons, basses prenantes, samples ethniques), Freeman (Malek) et K.Rhyme le roi (Karim) réussissent à imposer leur personnalité.Les textes se tiennent, et les thèmes abordés sont bien les leurs, notamment ceux marquant leur identité arabe.Dans le hall de l\u2019hôtel où se passe l\u2019entrevue, Freeman, le cheveu ras et le bouc peroxydé, fait tourner des boules de longévité chinoises dans la paume de sa main.Allégeance ostensible à la sagesse orientale pour un musulman revendiqué (non pratiquant) : ce genre de combinaison est courant dans la constellation IAM.Alors, en quoi sont-ils différents ?« De par nos origines, notre vécu, explique Freeman, qui se dit Algérien et Marseillais.On a grandi entre deux cultures, et on a tous les deux grandi sans père ; notre mère est illettrée, on l\u2019a vu trimer du matin jusqu\u2019au soir.On est passé de l\u2019enfance à l\u2019âge adulte, à 14 ans il fallait qu\u2019on se débrouille tout seul.» Un des morceaux les plus originaux de l\u2019album, Le voile du silence (écrit par K.Rhyme) parle des filles algériennes, de leur désir de liberté qui se heurte à la répression familiale.Un ton assez nouveau dans le hiphop, qui vénère les mères mais moins leurs filles.« C\u2019est un hommage à la femme avec un grand F, affirme Freeman.Les filles partent parce qu\u2019on les prive de liberté, c\u2019est une des principales causes de la division des familles ».Sur la situation des Algériens (et des Maghrébins) en France, on leur fait observer que les « beurs » ont l\u2019air à la mode en ce moment avec Zidane, Roschdy Zem, Taha, Faudel, eux-mêmes.Ils reconnaissent le fait, ajoutant que le mouvement va aller en profondeur : « Dans les universités, donne Freeman en exemple, il y a plein de Maghrébins, ils vont bien se retrouver quelque part, prendre leur place ».Mais de nuancer aussitôt : « Il y a des portes qui s\u2019ouvrent, mais derrière les portes, il y a des gardiens.» Mais qui dit gardiens dit soldats pour les combattre.Au moins avec le verbe.FREEMAN ET K-RHYME LE ROI au Spectrum, 318, rue Ste-Catherine O.le 4 juin à 20h, avec The Allions, Turntable Dra-gunz et des membres d\u2019IAM.Billets : 20 $ Info : 514 861-5851 Freeman sera au Spectrum ce soir 2759217 2759176 5LP1301B0604 B 13 vendredi Arts 5LP1301B0604 ZALLCALL 67 00:45:05 06/04/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 4 JUIN 1999 B 13 2758968 SPECTACLES Salles de répertoire BATAILLE D\u2019AUSTERLITZ, 1805 (LA) Cinémathèque québécoise (salle Fernand-Séguin): 20h.BAPTÊME DE FEU Goethe-Institut: 18h30.DESTIN FABULEUX DE DÉSIRÉE CLARY (LE) Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 17h.DEUXIÈME SOUFFLE Cinéma ONF: 19h30.EXISTENZ Cinéma du Parc (2): 19h15, 23h30.LOCK, STOCK AND TWO SMOKING BARRELS Cinéma du Parc (2): 17h, 21h15.LOVE IS THE DEVIL Cinéma du Parc 93): 17h, 19h30, 21h30.ROAD WARRIOR (THE) Cinéma Impérial: 23h30.SECRET ADVENTURES OF JULES VERNE (THE) Cinéma Impérial: 19h.SPARTACUS Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 21h.TOL\u2019 ABLE DAVID Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 19h.WAR OF THE WORLDS Cinéma Impérial: 21h.WORLD\u2019S BEST COMMERCIALS Cinéma du Parc (1): 17h, 19h15, 21h15.Danse PLACE DES ARTS (salle Maisonneuve) Les Grands Ballets Canadiens.Thème et variations, de George Balanchine, Pillar of Fire, d\u2019Anthony Tudor, et Before Nightfall, de Nils Christe: 20h.TANGENTE (840, Cherrier E.) Je pense à autre chose, d\u2019Estelle Clareton, et Bêtes de foire, d\u2019Alain Francoeur: 22h.Musique CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR Prix d\u2019Europe: Marie-André Chevrette, violoniste, et proclamation des gagnants: 18h.SALLE PIERRE-MERCURE Journées du clavecin: concours de clavecin: 10h30; Les Voix Humaines (violes de gambe): Couperin, Lebèque, Sainte-Colombe, Marais: 17h; conférence de Jean-Pierre Pinet: la flûte traversière: 18h30; Luc Beauséjour, Margaret Irwin-Brandon, Jan Willem Jansen, Hank Knox, Catherine Perrin et Geneviève Soly, clavecinistes: marathon: 20h30.UNIVERSITÉ McGILL (Redpath Hall) Isabelle Desrochers, soprano, et ensemble instrumental.Concert spirituel de nuit: musique de Henri Dumont.Journée du clavecin: 23h30.THÉÂTRE DE LA VILLE (Longueuil) Les Cloches de Corneville (Planquette).Théâtre Lyrique de la Montérégie: 20h.Théâtre THÉÂTRE DU RIDEAU VERT (4664, St-Denis) Deux Pianos, Quatre Mains, de Ted Dykstra et Richard Greenblatt.Trad.de Danièle Lorain.Mise en scène de Denise Filiatrault.Avec Gregory Charles et Jean Marchand.Du mar.au ven., 20h; sam., 15h et 20h.THÉÂTRE D\u2019AUJOURD\u2019HUI (3900, St-Denis) Le Soldat de bois, d\u2019Olivier Choinière.Mise en scène de Jean-Claude Côté.Avec Paul Doucet, Claude Lemieux, Pascal McDuff, Marie-Chantal Perron et Brigitte Saint- Aubin.Présentation du Théâtre de la Récidive: 20h.Jusqu\u2019au 11 juin.THÉÂTRE LA CHAPELLE (3700, St-Dominique) Human Collision/Atomic Reaction.Mise en scène de Stacey Christodoulou.Avec Irene Alby, Jean Boilard, Philippe Ducros, Joseph Khaiata, Marina Lapina et France Rolland: 20h.Jusqu\u2019au 6 juin.USINE C (1345, av.Lalonde) Exécuteur 14, de Adel Hakim.Mise en scène de Leo Argüello et Peter Batakliev.Avec Peter Batakliev: 16h.Pour enfants LA MAISON THÉÂTRE (245, Ontario E.) Un Éléphant dans le coeur, de Jean-Frédéric Messier.Avec Marie-France Duquette et Pierre-François Legendre.Production du Théâtre des Confettis.Sam., 13h; dim., 13h et 15h (6 à 10 ans) Variétés THÉÂTRE ST-DENIS Notre-Dame-de-Paris, de Luc Plamondon et Richard Cocciante.Mise en scène de Gilles Maheu: 20h.Jusqu\u2019au 5 juin.8400 (2ième av., sous le chapiteau bleu et jaune) Le Cirque du Soleil.Dralion: 17h30 et 21h30.SPECTRUM (318, Ste-Catherine O.) Freeman: 20h30.LE MEDLEY (1170, St-Denis) Hommage à Bob Dylan, avec Knockin\u2019 on Dylan\u2019s door: 22h30.CLUB SODA (5240, av.du Parc) Dirty Boogie: 21h30.CAFÉ CAMPUS (57, Prince-Arthur EA.) Slot Machine: 20h30.L\u2019AIR DU TEMPS (191, St-Paul O.) Via Brasil - Paulo Ramos: 22h.L\u2019OURS QUI FUME (2019, St-Denis) Dean Cotrill: 22h30.BISTRO À JOJO (1627, St-Denis) Billy Charcoal: dès 21h.CAFÉ CHAOS (1637, St-Denis) DJ Fitzeman et Groove Universel: 21h.ZEST (2100, Bennett) Finissant (e)s de l\u2019École nationale de l\u2019humour: 19h30.LA PLACE À CÔTÉ (4571, Papineau) Richard Eusanio et le Rock\u2019n roll Party: 21h.CONCORDE (2045, Bishop) Trio Alex Côté: 20h30.UPSTAIRS (1254, Mackay) Trio Benoit Charest: dès 21h.LE SWIMMING (3643, St-Laurent) Her Favorite Things: dès 21h30.O\u2019BLUES (7567, Taschereau, Brossard) Smokin\u2019 Guns: dès 21h.SCOTYZ (3979, Taschereau, St-Hubert) Freddie James et Fusion 3: dès 21h.BOURBON STREET (2045, route 117, Ste-Adèle) Les Grandes Gueules: dès 21h.LE VIEUX CLOCHER DE MAGOG (64, Merry N., Magog) Jean-Michel Anctil: 20h30.LE VIEUX CLOCHER DE SHERBROOKE (1590, Galt O., Sherbrooke) Dominic et Martin: 20h30.2759213 2759177 2759187 2759221 2759218 2757935 5LP1402B0604 B 14 Vendredi Arts 5LP1402B0604 ZALLCALL 67 00:39:21 06/04/99 B B 14 R LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 4 JUIN 1999 Geneviève Soly: l\u2019art de faire aimer la musique ancienne 2759179 CLAUDE GINGRAS La musique ancienne, comme du reste la musique contemporaine, n\u2019est pas encore un « produit » accepté par le grand nombre.Celuici, c\u2019est un fait, va davantage au romantique et à l\u2019opéra.Je souhaiterais simplement à la musique contemporaine d\u2019avoir une apôtre comme Geneviève Soly, l\u2019animatrice des Idées Heureuses et organisatrice des Journées du clavecin qui s\u2019ouvraient hier, salle Pierre- Mercure.Comme on le sait, chaque concert de saison des Idées Heureuses est précédé d\u2019explications sur le programme, données par Mme Soly.Celle-ci continue de prendre du métier en tant que commentatrice, comme on l\u2019a constaté hier, où elle reprenait la même formule au premier grand concert du soir du petit festival de quatre jours.Ses explications fouillées, toujours claires, sans prétention et même teintées d\u2019humour, préparaient bien l\u2019auditeur à ce qu\u2019il allait entendre et créaient dans la salle un climat on ne peut plus sympathique.Son mérite est d\u2019autant plus grand qu\u2019elle était privée de micro et qu\u2019elle dut parler pendant qu\u2019on déplaçait des chaises sur le plateau ou que des musiciens accordaient leurs instruments à l\u2019arrière-scène.Je dirais même que, visiblement inspirés par son enthousiasme, la dizaine de musiciens de l\u2019Ensemble \u2014 à géométrie variable \u2014 des Idées Heureuses joua avec un engagement qui faisait passer la rampe à des oeuvres de spécialistes et plutôt ésotériques.Impossible d\u2019entrer dans les détails du programme, celui-ci ayant subi quelques modifications et allant d\u2019ailleurs dépasser la durée normale d\u2019un concert.Mais impossible, aussi, de ne pas mentionner le relief que prenaient les deux violons parfaitement synchronisés de Chantal Rémillard et Olivier Brault, les deux flûtes traversières de Jean-Pierre Pinet (également invité comme conférencier) et Claire Guimond, et même la basse de viole de Margaret Little, le clavecin de la petite Dorothéa Ventura et le théorbe de Richard Stone, lequel fait partie, avec Pinet, des musiciens étrangers participant aux Journées du clavecin.Leur exécution pleine de verve correspondait tout à fait à la description de « petit opéra instrumental » choisie par Mme Soly pour L\u2019Apothéose de Lully, de Couperin, dont on entendit un condensé de douze minutes.Le soprano Isabelle Desrochers, soliste de la cantate L\u2019Isle de Délos, d\u2019Élisabeth- Claude Jacquet de La Guerre, montra un style impeccable affecté ici et là d\u2019une diction imprécise (« tranquilles jeux » prononcé comme « tranquil-les-jeux »).Un téléphone cellulaire, se mêlant aux flûtes de la Simphonie de rossignol, nous ramena hélas ! à la réalité environnante.Réalité qui d\u2019ailleurs affecta le programme de début de journée.Kenneth Gilbert ayant été retenu à Paris par la grève que l\u2019on sait, sa conférence de l\u2019après-midi fut remplacée par celle de François Filiatrault.M.Gilbert était attendu hier soir et devrait donc siéger, comme prévu, sur le jury du Concours de clavecin, qui débute ce matin à 10 h 30.Les six concurrents retardés en début de semaine par d\u2019autres problèmes sont enfin là et se joignent donc aux quatre autres aujourd\u2019hui et demain.EN BREF Glickman lauréate n La poète et critique Susan Glickman, de Toronto, a remporté le prix Gabrielle Roy pour son livre The Picturesque and the Sublime: a Poetics of the Canadian Landscape.Cette récompense annuelle est attribuée pour un ouvrage traitant de littérature canadienne-anglaise.Le jury était formé de Frank Davey, Stan Dragland et Susan Rudy.Mme Glickman a reçu son prix au cours d\u2019une cérémonie à l\u2019université Bishop.Prix hispanique à Grass n Le romancier Günter Grass vient de recevoir le prix Prince des Asturies.Il est le premier auteur n\u2019écrivant pas en espagnol à remporter ce prix littéraire.Le jury du prix, doté par une fondation d\u2019une bourse valant environ 46 000$, a tenu à saluer la conscience sociale du lauréat.Né à Dantzig en 1927, Grass a écrit Le Tambour (1959) et Le Turbot (1977).Il milite notamment pour le droit à la citoyenneté des immigrants en Allemagne et il dénonce les ventes des marchands d\u2019armes à la Turquie, où le régime oppresse la minorité kurde.Enfant illégitime déboutée n Un tribunal de l\u2019Alabama vient de débouter Jett Williams, qui réclamait un héritage de 12 millions$ US à titre de fille naturelle de Hank Williams.Née cinq jours après la mort du chanteur, en 1953, la requérante faisait valoir que l\u2019avocat de Hank Williams et sa tante à elle avaient comploté pour cacher le fait qu\u2019elle était une enfant illégitime de la star.2759186 2756111 5LP1601B0604 B-16 VENDREDI 5LP1601B0604 ZALLCALL 67 00:41:08 06/04/99 B B 16 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 4 JUIN 1999 Le trafic du métro parisien revient à la normale Agence France-Presse PARIS Le trafic du métro parisien devrait revenir à la normale aujourd\u2019hui après deux jours de grève surprise qui ont plongé la capitale française dans le chaos, a indiqué hier la Régie autonome des transports parisiens (RATP).La RATP prévoit pour aujourd\u2019hui un « trafic normal sur les réseaux métro et RER » (Réseau express régional, qui dessert la banlieue), tandis que le trafic des bus ne devrait revenir normal que dans l\u2019après-midi.Une soudaine grève mercredi pour protester contre l\u2019agression la veille d\u2019un agent du métro a plongé Paris dans le chaos.La victime Éric Douet, un agent du métro de 39 ans, est décédé après une intervention contre deux vendeurs indiens de fruits à la sauvette au métro Barbès- Rochechouart, dans le 18e arrondissement, dans le nord de Paris.Le réseau RATP (métro, autobus, RER) sera par ailleurs fermé lundi entre 13h30 et 16h30 pour permettre aux salariés d\u2019assister aux obsèques d\u2019Éric Douet.La direction et les syndicats ont décidé cet arrêt momentané « pour montrer un signe de solidarité fort » et ont confirmé l\u2019organisation d\u2019une campagne de sensibilisation du public contre la violence.Le trafic des bus et du métro de Marseille (sud), également en grève par solidarité leurs collègues parisiens, devrait également reprendre normalement vendredi, a indiqué la direction de la compagnie de transports marseillaise.PHOTO AFP La grève surprise du métro de Paris a plongé la capitale française dans le chaos, entraînant des embouteillages monstres sur les périphériques.Accident d\u2019avion en Arkansas: l\u2019équipage savait qu\u2019un orage sévissait 2756084 Agence France-Presse LITTLE ROCK, Arkansas L\u2019équipage du McDonnel Douglas de la compagnie American Airlines qui s\u2019est écrasé à l\u2019atterrissage dans la nuit de mardi à mercredi à Little Rock (Arkansas) faisant neuf morts, avait été averti au préalable des très mauvaises conditions météo, ont indiqué hier les autorités, précisant que l\u2019enquête pourrait durer un an.Au lendemain de la tragédie, les enquêteurs passaient toujours au peigne fin la carlingue de l\u2019appareil accidenté, alors que le mauvais temps et la fatigue de l\u2019équipage étaient cités parmi les causes les plus probables de l\u2019accident.Le pilote de l\u2019avion, Richard Buschmann, un vétéran de la compagnie aérienne, est mort, ainsi que huit passagers, alors qu\u2019il tentait d\u2019atterrir sur l\u2019aéroport de Little Rock par un temps très orageux, avec des vents violents.L\u2019appareil transportait 139 passagers et six membres d\u2019équipage.Plus de 80 personnes ont été blessées.Parmi les questions posées, figurait notamment celle de savoir si le pilote était bien informé des conditions météo qui ont prévalues le soir de l\u2019accident, selon les autorités.Mais selon les communications radio enregistrées depuis la tour de contrôle, l\u2019équipage « a été informé à intervalles réguliers des conditions météo », a indiqué George Black, responsable au Bureau national pour la sécurité dans les transports (NTSB), en charge de l\u2019enquête.Les contrôleurs aériens avaient également alerté le pilote de changements brutaux dans la direction et la vitesse des vents, a-t-il dit lors d\u2019une conférence de presse.« La décision (d\u2019atterrir) appartient in fine au pilote.Mais il doit baser cette décision sur les informations en sa possession », avait-il indiqué un peu plus tôt.Les enquêteurs ont poursuivi hier l\u2019examen des deux boîtes noires du McDonnell Douglas qui après avoir atterri était sorti de piste et avait pris feu, semant la panique parmi les passagers.Ils ont également élaboré une reconstitution de l\u2019emploi du temps des membres de l\u2019équipage qui, selon la compagnie aérienne, avaient déjà volé près de 13 heures d\u2019affilée.I Avec ou sans voiture I À commission Dans les secteurs suivants : I Île Perrot I Pincourt I Vaudreuil-Dorion Responsabilités I Livraison de La Presse devant être effectuée avant 6 h 30 le matin, du lundi au vendredi, et avant 8 h 00, le week-end.I Perception des abonnés.Pour joindre l\u2019entrepreneur de votre région, M.Richard Clermont composez le 1-877-242-1318 2756247 "]
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