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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Politique
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1999-06-17, Collections de BAnQ.

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[" 4LP0101B0617 B1 jeudi 3LP0101B0617 ZALLCALL 67 01:03:12 06/17/99 B B Montréal, jeudi 17 juin 1999 Politique 2758042 ÉDITORIAL / OPINIONS / CYBERPRESSE Les Balkans: au moins 700 millions Ces coûts seront absorbés par le surplus budgétaire plutôt que par la Défense GILLES TOUPIN du bureau de La Presse, OTTAWA La campagne militaire canadienne dans les Balkans et l\u2019effort de reconstruction au Kosovo affecteront les dépenses fédérales et entameront d\u2019au moins 700 millions de dollars l\u2019excédent budgétaire de l\u2019année en cours, estimé à sept milliards de dollars par le ministre des Finances, Paul Martin.Le premier ministre Jean Chrétien et M.Martin ont en effet confirmé séparément que les coûts de l\u2019ensemble des opérations en Macédoine et au Kosovo ne seront pas épongés par le ministère de la Défense, mais bien par une partie des surplus budgétaires.M.Chrétien a affirmé à Vienne avant-hier que le Canada respecterait ses engagements internationaux et qu\u2019il contribuerait à la reconstruction au Kosovo, alors que M.Martin, qui rencontrait avant-hier une vingtaine d\u2019économistes à Ottawa, précisait de son côté que le financement de la mission militaire canadienne et d\u2019une partie de l\u2019effort de reconstruction serait tiré des excédents de l\u2019année financière qui se termine le 31 mars prochain.Non seulement le ministre des Finances prévoyait-il un surplus de sept milliards pour l\u2019année en cours, mais il estimait également les surplus annuels des prochaines années à quelque 15 milliards de dollars.Hier, les Forces armées canadiennes ont fait un premier bilan de leur participation aux opérations aériennes dans les Balkans, estimant provisoirement à 28 millions de dollars les coûts de l\u2019engagement de nos chasseurs CF-18 dans la campagne aérienne menée par l\u2019OTAN.Soulignons que le personnel militaire canadien, basé à Aviano en Italie, demeure en alerte puisque les bombardements contre la Yougoslavie n\u2019ont été que « suspendus » le 10 juin.Il faut ajouter à cela la présence au sol dans la région de quelque 800 militaires canadiens, l\u2019arrivée prochaine de 500 autres, les contributions humanitaires du Canada sur place ainsi que l\u2019aide aux 5000 réfugiés qui ont trouvé un asile temporaire au Canada.Toutes ces opérations ont coûté à ce jour environ 50 millions de dollars et les projections des militaires portent la facture finale à près de 500 millions de dollars, sans compter ce qu\u2019il en coûtera, soit 200 millions, pour maintenir 1300 hommes au Kosovo au cours des 18 prochains mois.Du 24 mars au 10 juin, affirmaient hier le lieutenant-colonel et chef d\u2019état-major adjoint Ray Henault, les CF-18 canadiens ont effectué 678 sorties individuelles au dessus de la Yougoslavie pour un total de 2547 heures de vol.Des 28 millions de dollars que ces opérations ont coûté, il est à souligner que le seul coût des missiles et des bombes s\u2019élève à 18 millions.Le lieutenant-colonel Henault a souligné hier que le Canada a ainsi participé à 10 % des missions de l\u2019OTAN, ce que les Forces canadiennes considèrent comme « une marque de confiance » et « une source de fierté ».En ce qui concerne l\u2019aide humanitaire, pas moins de 20 Hercules C-130 ont transporté 284 000 livres de matériel en Macédoine et en Albanie.Eggleton limite le mandat de l\u2019ombudsman de la Défense André Marin est contraint d\u2019abandonner la moitié des dossiers déjà ouverts GILLES TOUPIN du bureau de La Presse, OTTAWA Le ministre de la Défense, Art Eggleton, a formulé des directives qui contraignent le nouvel ombudsman de la Défense nationale et des Forces armées canadiennes, André Marin, à abandonner plusieurs enquêtes qu\u2019il avait entreprises depuis un an à la suite de diverses plaintes reçues du personnel militaire.En rendant publiques hier, en présence de M.Marin lui-même, et après une année de tiraillements et de surplace, les directives qui précisent la nature du mandat de l\u2019ombudsman, le ministre limitait la portée du travail de ce dernier aux plaintes reçues après le 15 juin 1998, date à laquelle M.Marin avait été nommé à son poste.L\u2019ombudsman a affirmé hier qu\u2019il n\u2019était pas encore en mesure de chiffrer le nombre de plaintes qu\u2019il devrait rejeter, mais il a néanmoins estimé qu\u2019il devrait abandonner près de la moitié des 350 dossiers actuellement sur son bureau.Nommé à ce poste avec fanfares et trompettes dans la foulée du scandale qui avait éclaté au sein des Forces armées lors de la mission en Somalie en 1992-93, André Marin, un avocat qui enquêtait pour le gouvernement de l\u2019Ontario sur les abus de la police, avait exigé à l\u2019époque des pouvoirs étendus en promettant qu\u2019il ne laisserait personne se mettre en travers de sa route lorsqu\u2019il s\u2019agirait de mener des enquêtes.La semaine dernière, après une année en poste, après avoir engagé 16 personnes et dépensé 1,4 million de dollars du Trésor public, André Marin convoquait une conférence de presse pour faire état de sa frustration de n\u2019avoir pu résoudre un seul des 350 cas signalés par des soldats, des marins et des aviateurs.M.Marin reprochait aux militaires de bloquer inutilement les négociations sur la nature de son mandat.Le ministre Eggleton est alors intervenu personnellement dans les discussions.« L\u2019objectif du bureau de l\u2019ombudsman, a déclaré Art Eggleton hier, est d\u2019examiner les plaintes actuelles de la Défense nationale et des Forces armées.Revenir en arrière sur ce qui s\u2019est passé dans les années 90, 80 ou 70, ou même lors de la Seconde Guerre mondiale, ce n\u2019est pas nécessairement une chose très productive.» André Marin a refusé hier de commenter ces contraintes.« J\u2019ai déjà fait connaître mon point de vue là-dessus, a-t-il dit froidement.Je n\u2019ai pas l\u2019intention en ce moment de revenir là-dessus.» Les directives rendues publiques hier par le ministre des Finances insistaient davantage sur ce que ne pouvait faire l\u2019ombudsman plutôt que sur ce qui lui était permis d\u2019accomplir.Ce dernier ne pourra, par exemple, enquêter sur aucune allégation d\u2019activités criminelles.Le ministre Eggleton a expliqué que le travail de l\u2019ombudsman était dans son esprit « une manière informelle pour l\u2019armée de résoudre des problèmes internes », qu\u2019il ne s\u2019agissait pas d\u2019un « ombudsman institutionnel » comme il en existe pour les provinces.Le ministre s\u2019est par ailleurs engagé à revoir dans six mois le mandat de l\u2019ombudsman s\u2019il y avait nécessité de corriger certaines lacunes.Le colonel à la retraite, Michel Drapeau, critique assidu des Forces armées, s\u2019est dit déçu du peu de pouvoir laissé à André Marin.« Ce que nous avons vu aujourd\u2019hui, a commenté Michel Drapeau, c\u2019est un petit chaton battu, docile et domestiqué avec très peu de pouvoirs pour faire enquête lorsque cela s\u2019imposera.» PHOTO PC Le premier ministre Jean Chrétien a rencontré, hier, le chasseur de nazis Simon Wiesenthal.L\u2019effort d\u2019après-guerre: le Canada s\u2019engage dans l\u2019inconnu VINCENT MARISSAL envoyé spécial, VIENNE À 48 heures du début de la conférence du G8, où seront dessinées les grandes lignes du plan de reconstruction du Kosovo, le Canada n\u2019a aucun projet précis quant à son rôle et aucune idée de ce qui lui en coûtera.Les premiers jours de l\u2019intervention de la KFOR au Kosovo ont fait éclater au grand jour de graves problèmes de coordination entre les forces des différents pays, notamment la Russie dont le rôle n\u2019est pas encore clairement défini.La question de la répartition des rôles entre les pays et de leurs zones respectives d\u2019intervention occupera toute la place au sommet du G8, cette fin de semaine à Cologne.Il semble, à entendre le premier ministre Jean Chrétien, que le Canada attendra qu\u2019on lui assigne un rôle pour ses 1300 soldats.Quant au coût de l\u2019effort d\u2019après-guerre, M.Chrétien s\u2019apprête à engager le Canada dans une aventure dont personne ne semble connaître le prix.« Nous ne savons pas quel sera notre rôle, a indiqué hier matin M.Chrétien, qui était reçu par le chancelier autrichien, Viktor Klima, à l\u2019abbaye de Melk située à une heure à l\u2019ouest de Vienne.Nous sommes impliqués depuis un bout de temps dans la reconstruction de la Bosnie et je présume que notre participation (au Kosovo) sera proportionnellement la même.» Impossible d\u2019en savoir plus, sinon que la participation du Canada en Bosnie, selon le cabinet du premier ministre, a été d\u2019environ 100 millions.De toute évidence, le coût du retour et du maintien de la paix, puis de la reconstruction du Kosovo et de la Yougoslavie sera beaucoup plus élevé.À lui seul, le programme d\u2019urgence d\u2019accueil des réfugiés est évalué à plus de 100 millions.Il faudra attendre pour avoir une idée de la part du Canada.« Je ne peux pas leur dire combien ça va coûter, nous ne le savons pas nous-mêmes, lance M.Chrétien.Alors, nous aurons les débats normaux, comme nous en avons eu au sujet de la Bosnie.Je ne pense pas que nous aurons plus de problème là que nous en avons eu en Bosnie.« Je n\u2019ai pas d\u2019estimation, a-t-il poursuivi.Les bombardements nous coûtaient un million par jour.Nous avons 1300 soldats là-bas, alors ça nous coûtera un certain montant.» Il faudra, avant d\u2019avoir une idée des coûts, que les organisations internationales, telles la Banque de reconstruction européenne et le Banque mondiale, défrichent le terrain, soutient M.Chrétien.« Ces organisations devront peut-être changer leurs priorités », avance-t-il.Le chancelier autrichien croit quant à lui que les gouvernements impliqués dans la reconstruction du Kosovo et de la Yougoslavie devront tenter de convaincre les entreprises privées d\u2019investir dans la région.Pour ce qui est du rôle des Russes, le Canada s\u2019en remet essentiellement aux États-Unis et n\u2019amènera donc pas de proposition quant à la répartition du territoire au sein de la KFOR.« Il y a des négociations pour savoir quel sera le rôle exact de chaque pays, y compris la Russie, a expliqué M.Chrétien.Je pense que les ministres de la Défense des États-Unis et de la Russie doivent se rencontrer aujourd\u2019hui (hier).Nous sommes confiants que l\u2019on pourra trouver une solution.Laquelle ?Je ne sais pas, mais si on peut s\u2019entendre, tant mieux.» Chose certaine, il n\u2019est pas question que le Canada paie un sou pour aider les Russes à déployer leurs troupes.« Les Russes doivent payer pour les Russes, comme les Canadiens payent pour les Canadiens », tranchent-ils.C\u2019est parce que « la paix est arrivée rapidement », affirme M.Chrétien, que l\u2019OTAN n\u2019a pas eu le temps de planifier tous les scénarios.« Mais je suis confiant que ce sont des problèmes que l\u2019on peut gérer », dit-il.La découverte des premiers charniers et des villages dévastés justifie plus que jamais l\u2019initiative de l\u2019OTAN, affirment par ailleurs MM.Chrétien et Klima.« C\u2019est vraiment une tragédie que l\u2019Europe, après ses expériences dans les années trente et quarante, soit confrontée à cette nouvelle tragédie, a commenté le chancelier Klima.Nous devons affirmer que le nettoyage ethnique ne peut jamais être un instrument politique dans le futur.» Même s\u2019il ne fait pas de lien entre l\u2019Holocauste et l\u2019épuration ethnique dans les Balkans, le chasseur de nazis Simon Wiesenthal estime que les atrocités qui se sont produites au Kosovo sont la preuve que le monde a vite oublié les atrocités de la Deuxième Guerre mondiale.« C\u2019est un miracle que nous n\u2019ayons pas eu plus de Kososo depuis la fin de la guerre », a-t-il dit après une rencontre avec Jean Chrétien.Ralenti par son grand âge \u2014 il a aujourd\u2019hui 91 ans \u2014 M.Wiesenthal poursuit ses enquêtes, notamment au Canada où, estime-t-il, plus de 200 nazis auraient trouvé refuge après 1945.Le gouvernement canadien a, à ce jour, retracé 91 de ces criminels de guerre ; 15 ont été jugés, dont trois d\u2019entre eux déportés et deux autres qui ont quitté volontairement le Canada après avoir perdu leur citoyenneté.PHOTO PC Le ministre Art Eggleton (à l\u2019arrière-plan), a dévoilé, hier, les directives qui précisent la nature du mandat de l\u2019ombudsman de la Défense, M.André Marin.Arrivée à maturité - elle a 20 ans - la société internationale d\u2019experts-conseils Groupe LGS inc.met son expertise de pointe en technologies de l\u2019information et du management au service des grandes entreprises.Qu\u2019il s\u2019agisse de commerce électronique, d\u2019environnement informationnel, de gestion du travail, de grande distribution, de santé, les clients de LGS ont doit à un savoirfaire qui est déjà du 21e siècle.2755813 Ne manquez pas ce cahier spécial samedi dans 4LP0201B0617 b2-jeudi-edito 4LP0201B0617 ZALLCALL 67 01:03:02 06/17/99 B B 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 17 JUIN 1999 Editorial ANDRÉDESMARAIS PRÉSIDENT DU CONSEIL D\u2019ADMINISTRATION ROGER D.LANDRY PRÉSIDENT ET ÉDITEUR CLAUDEMASSON ÉDITEUR ADJOINT MARCELDESJARDINS DIRECTEUR DE L\u2019INFORMATION ALAINDUBUC ÉDITORIALISTE EN CHEF Une grève de trop Les grèves dans le système de santé ne sont jamais acceptables.Jamais.Peu importe qui les déclenche, peu importe les raisons qui les motivent.Parce qu\u2019ils perturbent gravement une population par définition vulnérable, ces moyens de pression sont toujours odieux.Cette position, que nous avons exprimée à l\u2019égard des médecins généralistes, des gynécologues, des employés CSN des hôpitaux, vaut tout aussi bien pour les infirmières.Le fait qu\u2019elles jouissent d\u2019un fort courant de sympathie, tout à fait mérité, et qu\u2019elles aient été lourdement affectées par les compressions en santé ne rend pas leur grève illégale plus tolérable.Alain Dubuc adubuc@lapresse.ca Non seulement ce moyen d\u2019action est-il difficilement compatible avec les valeurs de compassion qu\u2019incarnent les infirmières mais, derrière leur cri du coeur, se profile une autre réalité.Individuellement, les infirmières sont très clairement des victimes du système et de ses virages.Mais collectivement, elles forment l\u2019un des cartels corporatistes qui étouffent le monde de la santé.Collectivement, elles font donc aussi partie du problème.Et cela, on le voit à la stratégie syndicale de débrayage, pas différente de celles de cols bleus, et à la nature des demandes de leur syndicat, la FIIQ, qui n\u2019ont pas grand chose à voir avec le cri du coeur de leurs membres.n n n Il est vrai que les infirmières ont des griefs légitimes.Elles occupent des fonctions qui se sont alourdies, leur profession, comme celle de combien de femmes, est insuffisamment valorisée.Ces réalités justifient pleinement le fait que le gouvernement accepte de négocier avec elles une revalorisation salariale et qu\u2019il fasse tout en son pouvoir pour mettre fin à une organisation du travail qui force nombre d\u2019entre elles à la précarité et qui en traite d\u2019autres comme des pions que l\u2019on déplace de façon insensible.Mais ce n\u2019est pas là dessus que se bat la FIIQ dans le cadre de son débrayage illégal.Essentiellement, le syndicat réclame plutôt une énorme hausse salariale.D\u2019abord une revalorisation du salaire de 10 %, calculée de très étrange façon; dans un premier temps, la reclassification des 5581 infirmières bachelières, qui ont un diplôme universitaire, pour les amener au même niveau que les travailleurs sociaux; dans un second temps, une hausse pour des 29 833 autres, qui n\u2019ont qu\u2019un diplôme de cégep, dont le salaire serait établi à 85 % de celui des bachelières.Pourquoi 85 % ?À cette hausse de 10 % s\u2019ajouterait un rattrapage de 15 %.Pour un total de 1,3 milliard en trois ans.n n n C\u2019est beaucoup d\u2019argent.Et cela suggère une première interrogation.Quand les citoyens souhaitent que l\u2019État réinjecte des fonds en santé, est-ce pour enrichir les artisans du réseau ou pour avoir droit à des services additionnels ?Si une meilleure rémunération améliorera le moral des troupes et donc, indirectement, la qualité de leur prestation, cela ne résoudra certainement pas les problèmes d\u2019accessibilité dont souffrent les citoyens.Mais les demandes des infirmières posent un problème plus troublant.Ces revendications coûteuses ne résoudraient pas non plus les problèmes dont se plaignent les infirmières.Pourquoi sont-elles sur le trottoir ?« On n\u2019en peut plus de tenir les morceaux », disait l\u2019une des grévistes d\u2019un jour.Cet appel au secours, on le comprend.Mais ce n\u2019est pas une plus grosse paye qui le résoudra.Un coûteux rattrapage salarial ne résoudra ni la précarité, (35 % des infirmières sont à temps partiel, 30 % des effectifs sur des listes de rappel), ni la surcharge de travail, ni l\u2019instabilité de la pratique.Au contraire, si des sommes énormes vont en salaires, ce seront des ressources de moins pour l\u2019embauche et pour mettre en oeuvre les solutions qui humaniseraient la pratique infirmière.La palette de solutions se trouve plutôt du côté d\u2019une nouvelle organisation du travail, qui donnerait un rôle accru aux infirmières, qui redéfinirait les équipes de travail dans le monde de la santé, qui s\u2019affranchirait du modèle institutionnel des hôpitaux, qui tiendrait compte de la culture de changement permanent qui doit être celle du monde de la santé, qui intégrerait une culture de la souplesse et se préparerait à la multiplication des lieux de pratique.Mais la Fédération des infirmiers et des infirmières est à mille lieues de se préparer à ce monde en changement.Ses demandes, classiques, perpétuent le cadre rigide dont souffrent ses membres.Un système d\u2019affichage absurde qui peut imposer des délais d\u2019un ou deux ans avant de combler un poste, (il y a encore 250 infirmières qui ne font rien chez elles).Le refus de décentraliser les négociations, quand la qualité de vie des infirmières et des patients dépendra souvent d\u2019aménagements sur le terrain.Le réflexe de plaquer aux CLSC des approches hospitalières, comme le fait de réclamer des équipes volantes dans les CLSC comme on veut le faire pour les hôpitaux.Nous sommes en présence d\u2019un double discours.D\u2019un côté, la colère et l\u2019épuisement des infirmières, au bout du rouleau, dont la noblesse de la cause inspire une sympathie naturelle chez les citoyens.Et, de l\u2019autre, la récupération de cette sympathie par une machine syndicale traditionnelle, qui tente de s\u2019en servir pour faire passer des revendications moins nobles.Et qui déclenche une grève non pas parce que tous les moyens de négociation ont été épuisés, mais parce que le timing est bon pour arracher le morceau au gouvernement, grâce à l\u2019appui de l\u2019opinion publique et avant que les autres syndicats ne passent à table.La cause des infirmières mérite toute notre sympathie.Mais pas ce débrayage qui repose sur un calcul cynique et qui perturbera, de façon souvent profonde, la vie de milliers et de milliers de citoyens, que ce soit des personnes âgées, vulnérables, qui seront privées de soins à domiciles, ou tous ces patients, en attente d\u2019une intervention chirurgicale, qui devront encore attendre des semaines ou des mois.DROITS RÉSERVÉS serge.chapleau@lapresse.ca LA BOÎTE AUX LETTRES edito@lapresse.ca Nos intouchables cowboys policiers n Ily a de quoi avoir honte ! Je n\u2019ai aucun respect pour ces voyous déguisés en « gardiens de la paix » à qui on a remis des armes, des menottes, des walkies- talkies, des bâtons, des canettes de gaz au poivre de Cayenne, des cellulaires, des ordinateurs, et quoi encore pour ne pas qu\u2019ils aient à mettre leur vie en danger.Armés comme des Robocop, ces valeureux n\u2019hésitent pas, quand ils le peuvent sans se faire prendre, à taper sur tous ceux qu\u2019ils nomment les « crottés » ou les « pourris »; tous ceux qui ne sont pas de leur « culture »! Et voici que le procureur hésite à les poursuivre.Quel saloperie ! Nous avons tous vu ce policier frapper un prévenu sur la tête avec son pied.Seule la présence des caméras a mis un frein à son ardeur au travail.Nos enfants aussi regardent la télévision, et ils ont aussi vu ce rustre aidé par sa « gang de rue » frapper un homme sans défense.Demandons-nous quel message ils ont compris ?Poser la question, c\u2019est y répondre.Devons-nous être surpris du phénomène des gangs de rue ?Si nous ne pouvons pas prendre le dessus sur nos corps policiers, nous deviendrons un État policier, à la merci de tous les Milosevic de ce monde.Jacques PILON Saint-Lambert Laissez la nature tranquille Monsieur Dubuc, n Je viens tout juste de lire votre éditorial intitulé « Le monstre de Charlevoix » (La Presse, 12 juin).Je retiens d\u2019abord que ce n\u2019est pas nécessairement la géomorphologie qui est en cause ici, mais bien la sécurité de certains types de véhicules de transport.Pourtant, comme vous le mentionnez, le gouvernement est prêt à « déplacer des montagnes » afin de supposément régler le problème.Vous laissez donc clairement entendre, et avec raison, que l\u2019on ne s\u2019attaque pas au vrai problème.Peut-être qu\u2019une grande partie du 50 millions de dollars que coûtera le projet pourrait servir à mettre en place des mesures afin de resserrer le contrôle des véhicules.Le gouvernement du Québec souhaite modifier le tracé de la grande côte des Éboulements notamment dans le but d\u2019adoucir les pentes qui, soit dit en passant, ne sont pas fortes dans toute la longueur de la côte.Les pentes se concentrent surtout dans sa partie inférieure qui correspond à une zone où une terrasse argileuse se termine d\u2019une façon particulièrement abrupte.Si l\u2019on se fie à certains faits historiques, la côte est constituée de sections souvent instables.En effet, n\u2019est-il pas vrai que le village de Saint-Joseph-de-la-Rive, qui s\u2019appelait autrefois Les-Éboulements- d\u2019en-Bas, est construit sur des dépôts provenant d\u2019une partie de cette terrasse argileuse qui aurait glissé dans le fleuve ?Si cela est vrai, pourquoi propose-t-on, selon vous, de stabiliser le secteur « en lui arrachant 50 000 camions de glaise et le blocage de deux rivières.» Est-ce que ces actions n\u2019auront pas un effet contraire en détruisant ainsi le mur de protection naturel dans le talus de cette terrasse ?On a déjà dit du Québec que c\u2019est un « géant aux pieds d\u2019argile ».Je me rappelle bien de la première fois que les politiciens et les journalistes avaient utilisé cette expression très imagée.C\u2019était lors du glissement de terrain de Saint-Jean-Vianney, en mai 1971.Il aura fallu plus d\u2019une trentaine de morts pour comprendre qu\u2019il ne faut pas provoquer la nature.Pour Saint-Joseph, je me demande si, du fait qu\u2019il y a un décret, l\u2019étude est suffisamment poussée pour s\u2019assurer hors de tout doute que c\u2019est la bonne solution, si solution il y a ! Personnellement, je ne peux dire qu\u2019une chose aux décideurs politiques : laissez la nature tranquille.Elle est belle, intelligente et ne réagit négativement que lorsqu\u2019elle est provoquée.Attaquez vous aux vrais problèmes et vous les connaissez très bien.Des côtes, il y en a partout au Québec.des véhicules lourds défectueux aussi.Robert DESJARDINS géographe, Beloeil Des sportifs agressifs n Je suis une résidante du Plateau Mont-Royal.J\u2019en ai ras le bol des soitdisants sportifs cyclistes qui pullulent dans mon quartier.À tous les matins et à tous les soirs, tous les jours même les week-ends, je ferais fortune si j\u2019étais chargée de distribuer des contraventions à tous ceux qui brûlent les feux rouges et qui circulent sur les trottoirs à une vitesse folle et en sens contraire du trafic (même avec des bébés à l\u2019arrière).Le maire Bourque rate une belle occasion de faire de l\u2019argent en ne donnant pas de contraventions à ces irrespectueux et souvent agressifs sportifs.De telles contraventions rapporteraient assez d\u2019argent à la CUM pour qu\u2019elle puisse embaucher des gardiens pour faire respecter la loi.Dire qu\u2019on donne à ces « sportifs » des pistes cyclables (là encore, il faut se surveiller, car ils passent sur les feux rouges et les piétons doivent faire bien attention pour ne pas se faire frapper par ces dangereux cyclistes).Je veux vous souligner ici que je n\u2019ai pas de véhicule automobile et que je prends le transport en commun.Mon sport favori est la marche.Mais c\u2019est devenu un sport hasardeux.Andrée CAMPEAU Montréal Qui tire profit d\u2019un tel spectacle?n Je suis impliqué dans l\u2019accueil des réfugies, à titre de bénévole, depuis quelques années.Le 9 juin dernier, je participais à l\u2019accueil des Kosovars, à la maison de la culture de Gatineau.Quelle ne fut pas ma surprise de me retrouver dans un battage médiatique sans précédent ! Dégueulasse ! Les petits technocrates avaient orchestré un spectacle à saveur politique.La presse à sensation y trouvait son compte, à la grande joie de ces technocrates du ministère de la Citoyenneté et de l\u2019Immigration.Ainsi, un accueil qui se voulait humanitaire est devenu un spectacle éhonté, de très mauvais goût, avec sa meute de journalistes à la chasse au scoop.Ces politiciens n\u2019en finiront jamais de nous étonner.Ils font bonnes dents des réfugiés.Une activité humanitaire leur sert de plate-forme politique pour dorer leur blason personnel.Ils tournent la misère humaine en capital politique.Une immense illusion est servie à ces gens.On fait d\u2019eux un groupe de réfugiés à statut privilégié.Pourquoi toute cette splendeur d\u2019accueil ?Pourquoi ces tapis rouges, alors que l\u2019immigrant ne demande que la paix et le repos ?Bouffe, journalistes, politiciens, discours pompeux, etc.Pourquoi un tel battage publicitaire si différent des procédures d\u2019accueils habituelless ?Qui tire profit d\u2019un tel spectacle ?Gilles LACASSE Hull PHOTOTHÈQUE, La Presse Sur cette photo, on voit la ministre Lucienne Robillard qui accueillait des réfugiés à l\u2019aéroport Pearson de Toronto le 27 avril dernier. _LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 17 JUIN 1999 B 3 Opinions Urbanisme: où s'arrêtera le dérapage de Tadministration Bourque?GÉRARD DEAUDET L'auteur est professeur à l'Institut d'urbanisme.L'urbanisme montréalais est en état de crise.L'administration Bourque a imposé, depuis bientôt cinq ans, des règles procédurales qui constituent rien de moins qu'un déni de démocratie.Les Montréalais savent dorénavant que l'avenir de leur ville ne les regarde plus et qu'au mieux, on les informera, après le fait, des intentions des promoteurs qui, eux, ont un accès privilégié à l'hôtel de ville.Les faits dévoilés ces derniers jours en ce qui concerne l'implantation d'une grande surface alimentaire sur le terrain de la gare Jean-Talon montrent que l'impunité dont a bénéficié l'administration ces dernières années aura constitué un incitatif à raffermir l'emprise des promoteurs sur la Ville.Non seulement l'administration accepte d'emblée n'importe quel projet, à tout prix et quels qu'en soient les coûts collectifs, mais on passe désormais outre aux rares conditions imposées au moment de l'approbation.Un promoteur peut maintenant construire en contravention de son permis et négocier des ententes avec des locataires pour des usages non autorisés, apparemment au vu et au su de l'exécutif, qui s'engage à avaliser la chose après la tenue d'une séance d'information tenue par la Commission de développement urbain.Le dossier du réaménagement de la cour de triage Papineau et des emplacements avoisinants confirme, en ce domaine, que la Ville a décidé de soustraire encore davantage les projets des promoteurs à toute forme d'examen public.La Commission de développement urbain n'a en effet pas pour mandat d'évaluer la pertinence d'une proposition de réaménagement qui contrevient au plan et à la réglementation d'urbanisme, mais simplement d'entendre les avis de la population sur un changement de zonage, qu'au demeurant personne ne pourra formellement contester.Une fois le changement de zonage approuvé \u2014 une simple formalité à la Ville de Montréal \u2014 on approuvera officiellement un projet de réaménagement officieusement avalisé depuis belle lurette.C'est là le résultat inévitable de la culture de la connivence qui s'est installée PHOTOTHEQUE.La Presse Pierre Sc«rq«c à l'hôtel de ville.La Ville perd ainsi toute capacité de négociation.Elle est à la solde des développeurs.Cette manière de passer outre aux règles les plus élémentaires en matière de transparence et de rigueur a par ailleurs été facilitée par la fusion des services du développement économique, de l'urbanisme et des permis et inspections.L'urbanisme est désormais totalement inféodé au développement économique.Un statut confirmé par la nomination du nouveau directeur du Service du développement économique et urbain.Ce dernier affirme en effet, dans une entrevue publiée dans le numéro de mai de Montréalités (journal destiné aux employés de la Ville de Montréal) que les éléments les plus stimulants de son mandat sont « la réingénierie des processus, la mise en place d'une culture axée sur les services à la clientèle et la conciliation des objectifs politiques et administratifs ».Quant aux grands enjeux urbains qui ont été soulevés, ces dernières années, par la manière forte privilégiée par la Ville, il n'en est aucunement question.Au contraire, le nouveau directeur mentionne qu'il est confiant de pouvoir réaliser le mandat qui lui a été confié en regard de « la volonté noliti- O JE que d'accélérer le processus de prise de décision », un processus, est-il nécessaire de le souligner, parmi les plus expéditifs sur le continent dans le cas des villes de la taille de Montréal ! Pas étonnant, en cette circonstance, que le nouvel arrivé se perçoive comme un gestionnaire déterminé à assurer l'efficacité d'une entreprise essentiellement au service de sa clientèle, c'est-à-dire des citoyens qui ont besoin d'un permis ou des promoteurs qui veulent réaliser un projet (sic).Quant au citoyen qui se préoccupe de l'avenir de sa ville, de son quartier ou de son bout de rue, il devra se contenter des retombées promises par les créateurs de richesse.Or, la manière dont l'administration a traité les dossiers de la Ferme sous les Noyers, de la construction d'un hôtel de 25 étages rue Sherbrooke (un projet abandonné à la suite des pressions des citoyens) et de |a gare Jean-Talon montre que |a seule richesse qui fait actuellement le poids est celle qui se traduit en espèces sonnantes et trébuchantes dans les coffres de la Ville.Pour ce qui est du patrimoine et des espaces présentant d'une manière ou d'une autre un intérêt public, ori repassera.L'accélération du dérapage de la ville en matière d'urbanisme au moment même de l'entrée en fohc: tion du nouveau directeur du Service du développement économique et urbain, est peut-être une coïncidence.La politique méthodique des petits pas à laquelle nous a habitués l'administration Bourque justifie toutefois que nous nous inquiétions des derniers rebondissements dans les dossiers d'urbanisme.Pourquoi le maire s'arrêterait-il en si bon chemin ?N'est-il pas désormais entouré de fidèles serviteurs ?L'enseignement de l'anglais au primaire n'est quand même pas si désespérant que ça ! enseignants manquent de temps pour respirer et les IC1I113 manquent de temps pour apprendre.MICHÈLE LANGLOISNETHERSOLE L'auteure est présidente de la SPEAQ (Société pour la promotion de l'enseignement de l'anglais, langue seconde au Québec).Les titres « chocs » des articles de journaux visent bien sûr à attirer l'attention.C'est ainsi qu'on pouvait lire à la une de La Presse du 4 juin dernier : « L'enseignement de l'anglais au primaire voué à l'échec » et en sous-titre : « Les professeurs n'ont pas la compétence, prétend le linguiste Gilles Bibeau.» Une telle introduction amène à penser que, dans toutes les écoles primaires, partout au Québec, (cela fait beaucoup, beaucoup d'écoles), l'enseignement de l'anglais, langue seconde, ne donne rien et ne pourra jamais rien donner.Et que dire de l'affirmation selon laquelle « les professeurs n'ont pas la compétence » ?Les professeurs ?Tous les professeurs du primaire ?Pas des professeurs, ou quelques professeurs mais les professeurs ! On semble balayer du revers de la main tout ce qui se fait de bien, d'exceptionnel dans l'enseignement de l'anglais, langue seconde, - ins les écoles primaires du Québec.Le programme d'anglais, langue seconde actuellement en vigueur en quatrième, cinquième et sixième années du primaire prévoit deux heures d'anglais par semaine.Malheureusement, environ 30 % seulement des écoles primaires au Québec accordent à l'anglais le temps recommandé.Ceci engendre des situations difficiles dans lesquelles des enseignants spécialisés doivent se rendre dans plusieurs écoles et rencontrer au-delà de 16 groupes par semaine pour avoir une charge de travail à temps plein.Les enseignants manquent de temps pour respirer et les enfants manquent de temps pour apprendre.Cependant, dans beaucoup d'endroits, des moyens tous plus inventifs les uns que les autres, (par exemple, l'enseignement intensif mentionné par M.Bibeau), ont été mis sur pied par les directions d'école, les enseignants et les parents soucieux d'assurer aux enfants un enseignement de qualité.Le nouveau programme d'anglais, qui débute en troisième année du primaire, prévoit une heure de base par semaine avec possibilité d'une heure supplémentaire d'approfondissement.Si on s'en tient à une heure par semaine, nous pourrons sans doute dire, un peu comme M.Bibeau, que l'enseigne- ment de l'anglais deviendra très ardu.Il appartiendra donc aux conseils d'établissements de s'assurer qu'un temps adéquat soit alloué à l'apprentissage de la langue seconde.Nous sommes plutôt optimistes à cet égard, les contacts que nous avons avec les parents nous permettent de croire qu'ils sont très conscients de l'importance de l'enjeu.Les jeunes qui débutent l'apprentissage d'une langue seconde sont, en général, très motivés.En grande majorité ils ont soif d'apprendre.Encore faut-il leur en accorder le temps.Et que dire de la compétence des enseignants ?Parmi les enseignants qui ont déjà enseigné d'autres matières avant d'enseigner l'anglais, nombreux sont ceux qui ont profité de la formation offerte par leurs commissions scolaires pour maximiser leurs compétences.Et, denuis quelques années, avec les départs à la retraite, de plus en plus déjeunes enseignants sont entrés dans le système.Ces jeunes sont des spécialistes, des gens formés pour l'enseignement de la langue seconde.Nous voyons là des raisons d'espérer et non pas de désespérer.Pour sa part, le ministère de l'Éducation fait des efforts louables pour préparer de nouveaux programmes dynamiques en anglais, langue seconde.11 prévoit aussi de la formation continue pour les enseignants déjà sur place en vue de les préparer à bien rendre ces programmes en classe.De nombreuses associations Au Québec, il y a également de nombreuses associations qui se dévouent à l'amélioration de l'enseignement de l'anglais, langue seconde.La SPEAQ (Société pour la Promotion de l'Enseignement de l'anglais, langue seconde au Québec), l'association PPAALS (Parents pour la Promotion de l'apprentissage de L'anglais» langue seconde) le RREALS (Regroupement des responsables de l'enseignement de l'anglais, langue se-COnde et le RCCPALS (Regroupement des conseillers et conseillères pédagogiques en anglais, langue seconde) travaillent d'arrache-pied pour que nos jeunes bénéficient de la meilleure formation possible en langue seconde.En considérant tous les efforts et la bonne volonté de tous les intervenants, nous osons croire que tout est possible, que tout est réalisable.Comme le disait une personne sage : « Quand vous êtes occupés à dire que quelque chose n'est pas réalisable, ne dérangez pas ceux qui sont en train de le réaliser.> Pour une Bourse du Québec à Montréal Nous possédons les institutions pour nous doter rapidement d'une bourse branchée en Amérique CLAUDE BARITEAU Lauteur est professeur d'anthropologue à l'Université Laval.En février 1999, dans l'un de ses derniers articles.Rosaire Morin traçait les grandes lignes de l'histoire récente de la Bourse de Montréal.Inquiet, il invitait le ministre des Finances du Québec à travailler à la création d'un centre financier montréalais.Depuis, il y a eu la signature d'un protocole entre les dirigeants des quatre bourses canadiennes.Ce protocole stipule que la Bourse de Toronto occupera dorénavant le champ des actions des grandes corporations, celle d'Alberta-Van-couver, bourse issue d'une fusion, celui de la petite capitalisation et celle de Montréal, celui des contrats à terme et des options sur les produits dérivés.Comment en est-on arrivé là ?Il y a plusieurs facteurs en cause.Deux me semblent plus importants : l'un concerne la mondialisation en cours ; l'autre, les ajustements faits au Canada en vue de renforcer la place financière toron-toise et de spécialiser celle de Montréal.La mondialisation concerne surtout les échanges de capitaux.Les places boursières des principaux centres économiques s'agitent dans un univers où se transigent des sommes phénoménales à un rythme endiablé.Il en résulte des pressions sur toutes les bourses nationales.Certains pays, dotés d'une bourse nationale, ont choisi de concentrer leurs activités boursières sur des produits qui les particularisent et de s'associer à d'autres bourses pour participer au flux des échanges internationaux.D'autres, qui aspirent à créer une grande institution boursière, consolident leurs boni ses.C'est la voie choisie au Canada.La Bourse de Toronto a été ciblée pour devenir la principale bourse canadienne.Ce choix découle de changements antérieurs.Au Canada, le marché financier s'est transforme peu après les débuts de la Révolution tranquille.Puis, avec les lois fédérales de 1985 et de 1992, il y a eu rapidement une mainmise des banques sur les maisons canadiennes et québécoises de courtage.Cela a eu un impact sur la Bourse de Montréal.Au début des années 1990, celle-ci ne réalisait que 20 % des transactions canadiennes.Aujourd'hui, c'est 10 %.En dix ans, la concentration des activités boursières s'est faite à la Bourse de Toronto, alors que celle de Montréal se spécialisait en produits dérivés.Il en a découlé une î PHOTOTHÈQUE.Le Gérald-A.Lacoste canalisation de nos épargnes hors Québec.Somme toute, les milieux financiers canadiens, notamment les banques, ont mis notre épargne à leur service et la Bourse de Montréal, au leur.Point à retenir : ces transformations se sont accentuées après le refus des propriétaires de la Bourse de Montréal \u2014 ce sont des firmes de courtage dirigées pour la plupart de Toronto \u2014 d'endosser un projet de développement conçu, dans les années 1990, par le président d'alors, Bruno Rive-rin.Ce projet envisageait rétablissement de liens électroniques entre la Bourse de Montréal, la Bourse Nasdaq, aux États-Unis, et celle de Toronto.En remplaçant Bruno Riverain en 1994, Gérald-A.Lacoste s'est retrouvé avec une bourse dont le niveau des transactions était en chute libre.Il se devait de corriger le tir car la Bourse de Montréal devenait de plus en plus « a vestige of a vanished past », comme l'a décrite le professeur Paul Ke-drosky.Gérald-A.Lacoste a tenté d'associer la Bourse de Montréal à celles de New York et de Mexico.Sans succès.L'idée d'être en lien avec une simple bourse régionale ne faisait pas partie des visées de ces institutions.Il s'est alors impliqué à réorganiser le système boursier canadien.Les bourses canadiennes ont endossé son projet dans un protocole.Le gouvernement du Québec, Hydro-Québec et la Caisse de dépôt utilisent les produits dérivés.Des caisses de retraite aussi.Des spéculateurs, petits et grands, y ont recours.Mais, les principaux usagers sont les banques canadiennes.Ces dernières ont d'ailleurs garanti à la Bourse de Montréal qu'elles utiliseront ses services pour au moins dix ans.Au Québec, un comité préside par Jean Turmcl, de la Banque Nationale du Canada, en recommande l'adhésion à certaines.Trois membres sont dissidents.Ils acceptent que la Bourse de Montréal se départisse des actions des grandes corporations mais veulent, en retour, un monopole sur tous les produits dérivés et le maintien à Montréal des actions des entreprises de petite et moyenne capitalisation.Ces recommandations comme la position du gouvernement du Québec n'auront guère d'écho.Le protocole prévoit déjà qu'à défaut d'un accord, par exemple celui du Québec, le projet de réorganisation sera quand même mis en branle.L'article 6.2 est limpide.En l'absence « d'une approbation ou d'une autorisation (.), les Bourses visées concluront un contrat de mandat ou d'autres arrangements qui leur permettront de réaliser le programme ».En clair, cela signifie que le Québec a été piégé par les dirigeants de la Bourse de Montréal.Et ces derniers osent prétendre que leur projet serait la seule façon de sauver cette institution, voire d'en faire une des grandes bourses en Amérique du Nord.Que le Québec le veuille ou non, ils procéderont.Que de mépris ! La réorganisation proposée aura des effets structurants.Avec ce projet, la principale activité de la Bourse de Montréal dépendra des banques canadiennes et le Québec en formera les spécialistes en produits dérivés.Par ailleurs, les entreprises minières, les entreprises de petite capitalisation et celles de la nouvelle économie devront s'arranger avec la nouvelle Bourse Alberta-Vancouver.Quant aux firmes de courtage du Québec, leur avenir sera derrière elles.Il en sera de même de l'expertise financière québécoise.En prenant en compte ces effets, peut-on sérieusement avancer que l'économie du Québec en sortira avantagée ?Dire oui, c'est rêver en couleur et ce, quel que soit le futur statut du Québec.Pour contrer ce piège et la dérive qu'il engendrera, créer une Bourse du Quebec à Montréal est un détour tout aussi urgent qu'incontournable., Une telle bourse intégrerait sûrement les activités financières des marches suivants : 1) celui des actions de grandes corporations ciblés en fonction de leur presence au Québec; 2) celui des obligations, en particulier celles émises au Québec; 3) celui des entreprises de petite et moyenne capitalisation ; 4) celui des mines ; 5) celui des entreprises de la nouvelle économie ; et 6) celui des produits dérivés.(.) Au Québec, nous avons les institutions pour nous doter rapidement d'une bourse branchée en Amérique et enracinée dans le vécu du Quebec.Une coordination politique s'impose.Au Canada, les milieux politiques et financiers ont fait leur lit à Toronto.Osons faire le nôtre à Montreal.Surtout, cessons d'être des témoins passils muselés. 4LP0401B0617 b04 jeudi17juin 4LP0401B0617 ZALLCALL 67 01:00:37 06/17/99 B B 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 17 JUIN 1999 Monde L\u2019EXPRESS INTERNATIONAL Amnistie internationale organise un sommet parallèle de la francophonie Les droits humains sont violés aussi en français.JOONEED KHAN Le Rapport 1999 d\u2019Amnistie internationale (AI) rendu public hier relance la campagne pour l\u2019abolition de la peine de mort dans le monde, mais la Section canadienne francophone de l\u2019organisation a isolé un autre thème : les violations des droits fondamentaux dans les pays de la francophonie.« On torture, on exécute et on emprisonne en français », dénonce un texte distribué hier en conférence de presse à Montréal, où la SCF rendait public le rapport annuel de l\u2019organisation humanitaire indépendante, et Prix Nobel de la paix, basée à Londres.Ce rapport a recensé en 1998 les violations commises tant par les États que par les opposants armés dans 142 pays et territoires.« Mais ce qui retient notre attention, c\u2019est la présence de 32 pays membres de la francophonie », a souligné Anne Sainte-Marie, responsable des communications de l\u2019AISCF.« La tenue du Sommet de la francophonie à Moncton, en septembre prochain, nous incite à nous pencher sur les violations commises par nos hôtes et à nous interroger sur la place qui sera faite aux droits fondamentaux lors de cet événement », a-t-elle déclaré.AI y veillera de près, par l\u2019entremise de la SCF, justement, au sein d\u2019un « sommet parallèle », et avec une coalition d\u2019organismes.Ce « sommet parallèle » en préparation, qui comportera ateliers et conférences, s\u2019adressera tant aux délégations officielles qu\u2019aux jeunes de la francophonie pour les sensibiliser au respect des droits fondamentaux, au besoin de justice pour les victimes de violations, à la condamnation de l\u2019impunité et de la torture.Les zones de guerre comme les Grands lacs africains (RDC-Congo, Rwanda, Burundi) continuent « d\u2019être le théâtre de violations généralisées des droits humains », note AI.Le Togo, le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, le Tchad, la Côte d\u2019Ivoire, le Sénégal, la Mauritanie, et les Guinées en Afrique, mais aussi l\u2019Égypte, le Maroc, la Tunisie dans le monde arabe, la Roumanie en Europe, Haïti dans les Caraïbes, et le Vietnam, le Laos et le Cambodge en Asie sont parmi ces 32 pays francophones cités, qui pour « exécutions extrajudiciaires », qui pour tortures et mauvais traitements, qui pour détentions sans jugement, détenus morts en prison et défenseurs de droits et adeptes religieux emprisonnés pour activités non-violentes.La SCF relève aussi l\u2019assassinat du journaliste Norbert Zongo, au Burkina Faso, et l\u2019arrestation de journalistes au Cameroun, au Togo, au Tchad et au Niger.Le Canada, qui a aboli l\u2019an dernier la peine capitale pour tous les crimes, échappe cette année au blâme d\u2019Aministie.Le rapport 1999 épingle toutefois la France, la Belgique et la Suisse pour mauvais traitements infligés par des agents de la force publique à des victimes qui sont « souvent membres de minorités ethniques ou demandeurs d\u2019asile ».« S\u2019intéressera-t-on, lors du Sommet (de Moncton), au devoir d\u2019accueil des réfugiés et aux moyens à mettre en oeuvre pour prévenir ou du moins pour ne pas alimenter les crises qui provoquent l\u2019afflux de demandeurs d\u2019asile ?», interpelle la SCF.« Parlera-t-on du transfert d\u2019équipements militaires et de la formation offerte à des pays qui violent systématiquement les droits fondamentaux ?, poursuit Mme Sainte-Marie.Un rayon d\u2019espoir : le Sénégal est l\u2019unique pays au monde à avoir ratifié le traité de Rome créant une Cour pénale internationale.Et une inquiétante première : le Togo est devenu le premier État à arrêter et à torturer des militants d\u2019AI sur son territoire, et même à vouloir poursuivre Amnistie en justice pour un rapport intitulé État de terreur publié le mois dernier.« Nous accueillons l\u2019affrontement juridique promis et attendons la convocation », a dit Anne Sainte- Marie, ajoutant que, venu au Togo rencontrer le général-président Eyadema, Pierre Sané, secrétaire général d\u2019AI, avait été arrêté et refoulé.Gilles Sabourin, coordonnateur de la SCF pour l\u2019abolition de la peine de mort, a souligné pour sa part que Douglas Christopher Thomas devait être exécuté hier en Virginie et le Canadien Joseph Stanley Faulder ce soir au Texas, devenant ainsi, si les appels de dernière heure sont rejetés, les 551e et 552e suppliciés aux États-Unis depuis 1977.Selon AI, 90 pays n\u2019ont pas encore aboli légalement ou de facto la peine capitale pour tous les crimes.Mais cinq pays ( USA, Chine, RDC-Congo, Iran et Irak) sont responsables de 80 % des exécutions recensées en 1998.Les USA détiennent aussi le record d\u2019exécutions de jeunes délinquants, souvent de race noire.Selon Pierre Sané, « accepter les exécutions, c\u2019est se condamner à vivre dans un monde où les assassins donnent le ton en matière de morale, et où la brutalité est officiellement approuvée ».Pour marquer le passage à l\u2019an 2000, AI exhorte dans son Rapport 1999 toutes les nations du monde à mettre un terme aux exécutions et à oeuvrer pour l\u2019abolition universelle de la peine de mort.FINLANDE Négos difficiles n Les négociations sur la place des troupes au Kosovo menées entre les ministres russe et américain de la Défense Igor Sergueïev et William Cohen, à Helsinki, ont été interrompues pour la nuit hier sans avoir abouti.S\u2019adressant à la presse en soirée, les deux hommes se sont montrés satisfaits des progrès enregistrés et ont indiqué que les entretiens reprendraient ce matin.« Il est trop tôt pour parler de résultats concrets », a déclaré M.Sergueïev.« Nous n\u2019avons pas perdu notre temps, ces problèmes sont très complexes et il n\u2019est pas possible de les régler à la va-vite », a t-il ajouté.d\u2019après AFP ISRAEL Blâme n Israël est responsable « au premier chef » du ralentissement du processus de paix au Proche- Orient en 1998, année caractérisée dans la région par la violence et les affrontements, estime l\u2019Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI).La coalition du premier ministre sortant Benjamin Netanyahu a « gravement porté atteinte » au processus de paix qui, même s\u2019il a fait quelques progrès, « n\u2019a pas mis oeuvre le calendrier prévu par les accords d\u2019Oslo », constate le SIPRI.d\u2019après AFP BALKANS Dix ans de travaux n La reconstruction économique des Balkans prendra au moins dix ans, compte tenu des dégâts occasionnés par le conflit au Kosovo et des retards accumulés auparavant par les pays de la région, a estimé hier à Londres une commission de l\u2019ONU.« Dix ans constitue une évaluation optimiste », a souligné le responsable de la Commission économique pour l\u2019Europe (ECE), un organisme de l\u2019ONU basé à Genève et chargé de l\u2019aide au développement économique sur le continent.« La situation dans les Balkans était déjà difficile avant le conflit (au Kosovo), la guerre n\u2019a fait que l\u2019aggraver », a relevé Yves Berthelot.L\u2019Union européenne a estimé les coûts à trois milliards de dollars pour le Kosovo.d\u2019aprèsAFP AZERBAÏDJAN Appel à l\u2019OTAN n Le ministre azerbaïdjanais de la Défense, Safar Abiyev, a appelé à une intervention « pacifique » de l\u2019OTAN dans le conflit du Nagorny-Karabakh, ont indiqué hier des sources ministérielles.« Le 14 juin, les forces arméniennes ont tenté à trois reprises d\u2019attaquer nos positions », a affirmé M.Abiyev au cours d\u2019une réunion avec l\u2019ambassadeur d\u2019Italie, Alessandro Fallavollita.« Nous souhaiterions que l\u2019OTAN s\u2019engage rapidement à régler pacifiquement le conflit entre l\u2019Arménie et l\u2019Azerbaïdjan », a-t-il dit.Une guerre a opposé pendant six ans l\u2019Azerbaïdjan à l\u2019Arménie à propos du Nagorny-Karabakh, un territoire peuplé en majorité d\u2019Arméniens et qui était administré par l\u2019Azerbaïdjan avant ce conflit.Un cessez-le-feu est en vigueur depuis 1994.d\u2019après AFP CONGO Dénonciation n Les habitants de Lusambo (Kasaï oriental), récemment tombée aux mains de la rébellion congolaise, ont dénoncé les exactions de l\u2019armée gouvernementale, accusée de s\u2019être livrée à des pillages et à des viols.Le comportement des soldats des Forces armées congolaises (FAC, gouvernementales) contrastait avec celui des soldats zimbabwéens et namibiens, alliés au président Kabila, également présents à Lusambo avant sa chute aux mains de la rébellion.Située au centre du Congo (RDC), à 220 km de Mbuji Mayi, capitale du diamant congolais, Lusambo est tombée aux mains des rebelles et de leurs alliés rwandais le 8 juin après 10 jours de combats.d\u2019après AFP Embouteillages vers le Kosovo Agence France-Presse MORINA Des milliers de réfugiés rentrent d\u2019Albanie vers le Kosovo, créant de gigantesques embouteillages sur la route menant de Kukes (Albanie) à Prizren (sud du Kosovo).Camions, tracteurs et charettes, engins agricoles de toute sorte, mini-cars ou voiture se sont succédé sur la route toute la journée hier et en soirée, une file continue encombrait toujours les 55 km de route menant de Kukes à Prizren.Kukes est le point de passage obligé des quelque 440 000 Kosovars ayant trouvé refuge en Albanie.La ville elle-même, à 30 km de la frontière, accueillait encore près de 130 000 réfugiés en début de semaine.Dans un sens, on venait chercher sa famille après avoir vérifié qu\u2019on serait en sécurité au Kosovo, que la KFOR était réellement présente et que les forces yougoslaves avaient quitté le sud de la province, dans l\u2019autre on quittait l\u2019exil et les tentes inconfortables des camps pour retourner chez soi.Le flux était tel qu\u2019il fallait en milieu de journée près de 7 heures pour faire le trajet.La route sinueuse qui monte sur les pentes montagneuses albanaises vers le poste-frontière de Morina est par endroit si étroite que deux véhicules ne peuvent s\u2019y croiser.Parfois, un pneu éclate, un tracteur tombe en panne, et la route est totalement bloquée.Mais les réfugiés, entassés à 15 ou 20 dans des véhicules surchargés de matelas, couvertures et paquetages divers, gardaient le sourire.« Tout va bien, on rentre chez nous », crie Arietta en couvrant le bruit du camion.Le Haut-Commissariat pour les réfugiés poursuivait au milieu de la nuit le pointage des personnes quittant l\u2019Albanie au petit poste de Morina : « Combien êtes-vous dans le véhicule ?Tous des réfugiés de retour ?» Mardi, ils étaient 5800 à avoir franchi la frontière albanaise.Le chiffre pour hier sera bien supérieur.PHOTO Reuters Des adolescents kosovars doivent, comme des milliers d\u2019adultes, prendre leur mal en patience, coincés dans de longs embouteillages avant de regagner leur village natal au Kosovo.Les guerres (pas toutes oubliées) de 1998 Agence France-Presse STOCKHOLM Vingt-sept conflits armés majeurs avaient cours dans 26 pays en 1998, soit deux de plus qu\u2019en 1997, selon le dernier rapport annuel de l\u2019Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI) publié hier dans la capitale suédoise.Onze de ces conflits se déroulaient en Afrique, neuf en Asie, quatre au Proche-Orient, deux en Amérique latine et un en Europe.L\u2019intervention de l\u2019OTAN en Yougoslavie démontre que « les guerres à venir, même si elles sont lancées à grande échelle, ne ressembleront pas à celles du passé », dit le rapport.Ces nouveaux conflits résulteront de « la violation massive des droits de l\u2019homme et des minorités, et de l\u2019épuration ethnique commises par des politiques nationalistes agressives », explique le SIPRI.« La communauté internationale ne saurait tolérer ces violations, mais la question de savoir qui doit être autorisé à contraindre un État à respecter des droits ayant été violés, y compris ceux de ses propres citoyens, reste ouverte », ajoute-til.Tout en soulignant que l\u2019intégrité des États devait constituer le fondement du droit international, le SIPRI estime que leur souveraineté n\u2019est pas pour autant « absolue ».« En exerçant cette souveraineté contre leurs nationaux, les États sont en même temps dans l\u2019obligation de respecter leurs engagements internationaux », selon lui.Parallèlement, aucun État n\u2019a le monopole de la mise en oeuvre du droit international et il appartient au Conseil de sécurité des Nations unies de décider des mesures à prendre à cette fin, estime l\u2019institut dans une allusion à l\u2019OTAN qui est intervenue en Yougoslavie sans mandat de l\u2019ONU.« L\u2019histoire récente du conflit au Kosovo a un goût amer », peut-on lire dans le rapport.« La communauté internationale n\u2019a prêté que peu d\u2019attention aux Kosovars qui tentaient de s\u2019opposer pacifiquement aux exactions des Serbes et c\u2019est seulement dans l\u2019escalade que le conflit a reçu une audience internationale », souligne le document.Six nouveaux conflits ont éclaté l\u2019an dernier, en Angola, en Éthiopie et en Érythrée, en Guinée-Bissau, en République démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre) et en Yougoslavie.Pour le SIPRI trois autres se sont terminés en Irlande du Nord, au Congo-Brazzaville et au Bangladesh.Les deux conflits entre États recensés l\u2019an dernier opposaient l\u2019Inde et le Pakistan sur la question du Cachemire, et l\u2019Éthiopie et l\u2019Érythrée sur leur frontière commune.Tous les autres conflits étaient internes bien que des interventions extérieures aient été effectuées en RDC, en Guinée-Bissau et en Sierra Leone.Tout en rappelant qu\u2019en 1989, 36 conflits majeurs (plus de 1000 morts) avaient été recensés dans 32 pays, soit neuf de plus que l\u2019an dernier, le SIPRI a estimé que la sécurité globale n\u2019avait « pas fait de progrès significatifs en dix ans ».En Afrique, « la conjugaison d\u2019États aux institutions faibles et des ressources naturelles se trouvant sur place a contribué à créer un environnement dangereux attisant les conflit dans l\u2019ensemble du sous-continent », a estimé le SIPRI.En Asie, l\u2019Inde et le Pakistan ont continué à déstabiliser la région en poursuivant leur querelle sur le Cachemire.« Un nouveau conflit pourrait opposer prochainement les deux pays », a prévenu le SIPRI plusieurs mois avant l\u2019offensive lancée, début mai, par les troupes indiennes contre des guérilleros islamistes venus du Pakistan.Des troubles civils violents ont également été constatés en Indonésie, « où la répression a été particulièrement brutale », selon le SIPRI.Au Proche-Orient, le conflit entre Turcs et Kurdes a été envenimé par des incursions de l\u2019armée turque en Irak où se trouvent des camps de séparatistes kurdes. 4LP0501B0617 b05 jeudi17juin 4LP0501B0617 ZALLCALL 67 01:05:23 06/17/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 17 JUIN 1999 B 5 Monde Guerre terrestre et guerre de chiffres en Érythrée Agence France-Presse ADDIS ABEBA Plus de 21 000 soldats érythréens ont été tués, blessés ou capturés par l\u2019armée éthiopienne en une semaine de combats, a affirmé hier le bureau du porte-parole du gouvernement éthiopien.Les combats se poursuivaient sur le front ouest de la frontière entre les deux pays, a ajouté le bureau du porte-parole dans un communiqué.Au cours de ces combats, qui ont débuté le 9 juin, « l\u2019aviation éthiopienne a pénétré au-delà des lignes ennemies, infligeant de lourdes pertes humaines et matérielles à l\u2019armée érythréenne », indique le communiqué.Selon Addis Abeba, l\u2019aviation a attaqué un détachement érythréen qui se dirigeait en renfort depuis le front central vers le front occidental.Un centre logistique érythréen contenant armes et munitions a également été touché et des positions d\u2019artillerie lourde sur la rivière Mereb ont été attaquées, ajoute le communiqué.Le gouvernement érythréen a démenti les chiffres avancés par les Éthiopiens, les qualifiant de « risibles ».« Il n\u2019y a aucun semblant de vérité » dans les affirmations d\u2019Addis Abeba, a indiqué le ministère érythréen des Affaires étrangères dans un communiqué transmis à l\u2019AFP à Nairobi.Asmara avait affirmé la veille avoir repoussé les Éthiopiens et mis « hors d\u2019action, en cinq jours de combats intenses », plus de 18 000 soldats éthiopiens.L\u2019Érythrée assure également avoir détruit deux avions de chasse MiG-23, un hélicoptère Mi-35 et cinq tanks.Dans cette « guerre des chiffres », aucune source indépendante n\u2019a pu établir avec précision le nombre de victimes, d\u2019autant que les deux pays se refusent à commenter les pertes subies par leur propre armée.« Nous savons qu\u2019il y a actuellement des combats terrestres significatifs et intenses », a déclaré mardi à l\u2019AFP un diplomate occidental en poste à Addis Abeba.Ces affrontements, a-t-il ajouté, risquent de se poursuivre jusqu\u2019à ce que l\u2019une ou l\u2019autre armée obtienne « un avantage stratégique ».PHOTO AFP Le vice-président Al Gore part à la conquête de l\u2019Amérique pour renforcer la vie familiale.Gore candidat à la succession de Clinton GRETCHEN COOK Agence France-Presse, CARTHAGE Le vice-président américain Al Gore a annoncé officiellement sa candidature à l\u2019élection présidentielle de l\u2019an 2000, hier dans sa ville natale de Carthage, dans le Tennessee.« Aujourd\u2019hui, j\u2019annonce que je suis candidat à la présidence des États-Unis », a déclaré Al Gore, qui a lancé sa campagne sous le signe des valeurs familiales.« Je vous demande votre aide pour renforcer la vie familiale en Amérique et je vous fais cette promesse : si vous me confiez la présidence, j\u2019emploierai son autorité, ses ressources et son leadership moral à me battre pour les familles américaines », a-t-il déclaré.Al Gore a insisté également sur l\u2019expansion économique qu\u2019a connue le pays pendant la présidence de Bill Clinton, prenant dans le même temps ses distances par rapport aux scandales qui ont empoisonné ces dernières années la Maison- Blanche, en prônant les valeurs familiales.« Il y a sept ans, il nous fallait faire retourner l\u2019Amérique au travail et nous l\u2019avons fait », a déclaré M.Gore ajoutant : « Nous devons maintenant construire sur ces fondations.Nous devons faire en sorte que la vie familiale aux États-Unis fonctionne ».Enfin, dans un geste en direction de la communauté hispanique des États-Unis, M.Gore s\u2019est adressé quelques instants à la foule en espagnol.L\u2019annonce d\u2019Al Gore a été précédée d\u2019une vaste campagne médiatique destinée à revigorer une image de bûcheur sans charisme qui a suscité des inquiétudes pour sa campagne.Dans un entretien à la chaîne de télévision ABC devant être diffusé hier soir, M.Gore a marqué nettement ses distances par rapport à Bill Clinton, qualifiant sa relation avec Monica Lewinsky « d\u2019inexcusable ».En accédant à la Maison-Blanche en 1992, le président Clinton avait promis de faire de son numéro deux le « M.Environnement » et le « M.Science et espace » de la nouvelle administration.Cet engagement avait été accueilli avec incrédulité dans un pays où le vice-président \u2014 s\u2019il doit succéder au président en cas de décès ou d\u2019empêchement et préside le Sénat où son vote est déterminant en cas d\u2019égalité \u2014 passe le plus clair de son mandat à représenter les États-Unis dans des cérémonies officielles de par le monde.Auteur d\u2019un livre sur la biodiversité, Earth in the Balance (La terre, l\u2019enjeu), Al Gore a rapidement imposé ses compétences en matière d\u2019environnement.Mais cet ancien parlementaire a plus d\u2019une corde à son arc : représentant à 28 ans, sénateur à 36, spécialiste des dossiers techniques, M.Gore jouit d\u2019une solide réputation dans le monde scientifique, les autoroutes de l\u2019information le passionnent, et de l\u2019avis général il s\u2019occupe de désarmement, de technologie de pointe ou de politique étrangère avec une égale compétence.Bill Clinton n\u2019a pas hésité à le qualifier de vice-président « le plus efficace et le plus influent de l\u2019Histoire ».Le principal adversaire d\u2019Al Gore, 51 ans, est le gouverneur républicain du Texas, George W.Bush, 52 ans, fils de l\u2019ancien président et favori des sondages pour l\u2019élection présidentielle.Vigoureux coup de balai du président Obasanjo au Nigeria Très actifs, les pilotes canadiens Presse Canadienne, OTTAWA Avec seulement 18 avions au sein d\u2019une flotte de près de 800 appareils, les pilotes canadiens ont effectué 10 % de toutes les frappes aériennes de l\u2019OTAN contre la Yougoslavie.Ils ont aussi été choisis pour diriger la moitié de l\u2019ensemble des missions multinationales auxquelles ils ont pris part, a révélé le ministère de la Défense.Les statistiques dévoilées hier indiquent que les CF-18 canadiens ont effectué 678 sorties (une sortie étant un vol effectué par un avion), dont 558 comportaient des bombardements.Les pilotes ont accumulé 2546,9 heures de vol au cours des 79 jours de la campagne de frappes aériennes de l\u2019OTAN.Le mauvais temps et des règles très strictes sur l\u2019identification des cibles ont obligé les pilotes à annuler la moitié des largages de bombes prévus.Résultat, 224 sorties ont effectivement donné lieu à des bombardements.Au moment de larguer leurs bombes guidées au laser, les pilotes ont atteint leurs cibles trois fois sur quatre, a indiqué le lieutenantgénéral Ray Henault, sous-chef d\u2019état-major.Les Canadiens ont laissé tomber 361 bombes guidées, et 171 bombes ordinaires de 220 kilos, atteignant 158 cibles.Pour la première fois, le lieutenant- général a laissé entendre que les Canadiens ont été responsables de la destruction de ponts sur le Danube.D\u2019autres cibles incluaient des raffineries et entrepôts de pétrole, des émetteurs radio, des aérodromes et des forces serbes au Kosovo.Le lieutenant-général a par ailleurs nié toute implication canadienne dans les incidents controversés au cours desquels des avions de l\u2019OTAN ont bombardé des civils.OLA AWONIYI Agence France-Presse, ABUJA Trois semaines après son entrée en fonction, le président Olusegun Obasanjo a donné un vigoureux coup de balai dans l\u2019administration nigériane par une série de mesures destinées à marquer clairement le retour des civils au pouvoir après plus de 15 ans de régime militaire.L\u2019une des premières décisions du général à la retraite de 62 ans, a été de démettre quelque 150 hauts gradés de leurs fonctions au sein de l\u2019armée et de l\u2019administration.Il a annoncé une enquête sur les violations des droits de l\u2019homme commises par les militaires et la suspension de tous les contrats, d\u2019une valeur de plusieurs millions de dollars, qu\u2019ils ont récemment passés, notamment dans le secteur pétrolier.Le président Obasanjo s\u2019est également attaqué au service des douanes, connus pour leur corruption, et à la compagnie nationale d\u2019électricité, connue pour son incompétence, en démettant plusieurs de leurs responsables.Une équipe va également être chargée d\u2019étudier les centaines de projets financés par les militaires et jamais achevés.La purge au sein de la hiérarchie militaire, trois jours après son entrée en fonction, le 29 mai, est la plus spectaculaire des mesures prises jusqu\u2019ici.« Les mesures qu\u2019il a prises jusqu\u2019ici démontrent qu\u2019il est sur la bonne, voie mais il a encore beaucoup à faire s\u2019il veut parfaire le ménage et remettre sur pied les institutions du pays », estime le Dr Beko Ransome-Kuti, président de Campagne pour la démocratie (CD), un collectif de mouvements pro-démocratiques et de défense des droits de l\u2019homme qui prit la tête des premières manifestations contre les militaires.Parmi les militaires limogés, figurent le général Patrick Aziza, qui présida le tribunal militaire qui condamna, en 1995, le général Obasanjo et 43 autres civils et militaires, à de lourdes peines de prison pour leur implication présumée dans un complot contre le régime militaire.Deux anciens commandants nigérians de la force de paix ouest africaine (ECOMOG) ont été affectés par cette purge.Aux postes-clefs, le président Obasanjo a promu des militaires de carrière, qui n\u2019ont pas interféré dans la vie politique du pays.Le vice-amiral Ibrahim Ogohi a été nommé chef de l\u2019état-major général, et le général Victor Malu, chef de l\u2019état-major de l\u2019armée de terre.Le nouveau commandement a été chargé de restructurer et de professionnaliser l\u2019armée qui a perdu depuis 1966 toute crédibilité en organisant six coups d\u2019État et en gaspillant les ressources du pays en 28 ans de pouvoir.L\u2019enquête sur les violations des droits de l\u2019homme portera sur la période à partir de 1984, date du renversement du régime civil qu\u2019Obasanjo avait fait élire en quittant le pouvoir en 1979.Les militaires qui avaient alors saisi le pouvoir ne l\u2019ont finalement rendu qu\u2019en mai.PHOTO AFP Nouveau président d\u2019Afrique du Sud Thabo Mbeki est devenu hier le deuxième président démocratiquement élu d\u2019Afrique du Sud.Il a prêté serment devant le juge Arthur Chaskalson, devant de nombreux dignitaires étrangers et une foule d\u2019environ 50 000 personnes.M.Mbeki succède à Nelson Mandela. 4LP0601B0617 B6 Jeudi 4LP0601B0617 ZALLCALL 67 00:59:14 06/17/99 B B 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 17 JUIN 1999 Jean-Paul II revoit sa ville natale 2761097 Associated Press STARY SACZ, Pologne Apparemment remis de la poussée de fièvre qui l\u2019avait contraint la veille à annuler son programme, Jean-Paul II a repris hier son bâton de pèlerin en se rendant à Stary Sacz (sud) et dans sa ville natale de Wadowice, alors que son pèlerinage de 13 jours en Pologne touche à sa fin.Lors de la messe célébrée à Stary Sacz, ville touristique de montagne à 65 km au sud-est de Cracovie, où il a été accueilli par 700 000 fidèles, le pape s\u2019est exprimé pour la première fois sur le Kosovo depuis l\u2019entrée des troupes alliées dans la province, en souhaitant que les Kosovars puissent rentrer chez eux « dès que possible ».Le pape a relevé la présence dans la foule de réfugiés kosovars, dont un millier ont été accueillis par la Pologne.« Je suis heureux qu\u2019ils aient trouvé un lieu sûr et un accueil chaleureux dans notre pays », a-t-il déclaré.Après l\u2019office, le pape s\u2019est rendu dans sa ville natale de Wadowice où il a été accueilli au cri de « bienvenue à la maison », par les 160 000 habitants de cette localité.La foule agitant des mouchoirs et des petits drapeaux aux couleurs du Vatican a rempli la petite place de la ville rebaptisée du nom du pape.Karol Wojtyla a vécu à Wadowice jusqu\u2019à la fin de ses études de lycée en 1938 avant de s\u2019installer ensuite à Cracovie.Le pape a salué ses vieux amis et rappelé l\u2019époque où il était enfant de coeur.« C\u2019est avec une grande émotion que je contemple cette ville de mon enfance », a-t-il dit.Le pape qui évoque rarement sa vie privée a également parlé de sa mère, Emilia, qui a « rempli (son) enfance d\u2019amour », en inaugurant un foyer pour mères célibataires.Karol Wojtyla a perdu sa mère à l\u2019âge de neuf ans.Un peu plus tôt à Stary Sacz, Jean-Paul II avait été salué à son arrivée par les premiers ministres polonais et slovaque Jerzy Buzek et Mikulas Dzurinda ainsi que par le président hongrois Arpad Goencz.Deux prêtres ont dû le soutenir alors qu\u2019il gravissait les trois marches pour rejoindre son siège.« Longue vie au pape », scandait la foule, obtenant en retour un sourire et une bénédiction de Jean-Paul II.Le cardinal Franciszek Macharski, archevêque de Carcovie a prononcé les quatre pages de l\u2019homélie à sa place.Le porte-parole du Vatican, Joaquin Navarro- Valls, a expliqué que le pape, qui était apparu faible et épuisé lundi soir, allait « bien, hormis la voix ».Jean-Paul II a canonisé une princesse polonaise du XIIIe siècle, citant sa dévotion à Dieu et au pays.À la fin de l\u2019office, il a salué des pèlerins venus de Hongrie, de République tchèque et de Slovaquie en s\u2019exprimant dans leur langue.Mardi, au onzième jour de son voyage dans sa Pologne natale, le pape, âgé de 79 ans, avait gardé la chambre pour une légère fièvre que le Vatican a décrit comme un début de grippe.« Le Saint-Père se sent mieux », assurait son entourage, hier.Jean-Paul II a néanmoins préféré annuler le bref voyage qu\u2019il comptait effectuer demain en Arménie pour se rendre au chevet du patriarche de l\u2019Église apostolique, le catholicos Karékine Ier, 67 ans, gravement malade.Il rentrera à Rome aujourd\u2019hui comme initialement prévu, a précisé Joaquin Navarro-Valls.PHOTO Reuters Un petite fille a pris les grands moyens pour voir le pape Jean-Paul II, hier, alors que le Saint-Père était en visite à Wadowice, sa ville natale.2762552 99-06-16 979295 109827 266675 99-06-16 9 11 12 17 33 42 30 99-06-16 2 7 22 25 38 44 14 0 1 000 000,00 $ 0 50 000,00 $ 28 500,00 $ 1 263 50,00 $ 22 523 5,00 $ 582 967,00 $ 99-06-16 99-06-16 309299 2 4 11 12 15 16 17 20 29 30 31 32 37 53 59 60 64 66 68 69 99-06-16 605 9041 FILL21 4LP0701B0617 B 7 jeudi 4LP0701B0617 ZALLCALL 67 01:04:19 06/17/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 17 JUIN 1999 B 7 Coca-Cola pense revenir rapidement sur les rayons Associated Press BRUXELLES La société Coca-Cola espère réintroduire rapidement ses boissons sur le marché en Belgique, en France et au Luxembourg, les causes des intoxications observées ces derniers jours chez des consommateurs ayant été identifiées, selon elle.La Commission européenne, tout en laissant les États membres libres de prendre les mesures qu\u2019ils jugeraient adaptées, s\u2019est voulue rassurante hier.« Nous avons l\u2019impression que Coca-Cola a pris la situation en main (.) et des mesures pour résoudre la situation aussi vite que possible », a déclaré Pietro Petrucci, un porte- parole de l\u2019exécutif européen.Coca-Cola a déclaré mardi soir avoir identifié des problèmes distincts dans ses usines belge et française d\u2019Anvers et de Dunkerque, qui approvisionnent toutes les deux le marché belge.Selon Philippe Lenfant, PDG de la filiale belge, le gaz carbonique utilisé il y a deux semaines dans l\u2019usine d\u2019Anvers était « de mauvaise qualité ».À l\u2019usine de Dunkerque, ce sont des palettes imprégnées de fongicide qui auraient contaminé le fond de canettes métalliques.Coca-Cola affirme que des analyses indépendantes n\u2019ont révélé aucune substance toxique dans les deux cas.À en croire la firme, les problèmes constatés à Anvers et Dunkerque n\u2019ont eu pour effet que de donner respectivement un mauvais goût et une « odeur nauséabonde » aux produits.Le géant américain espère désormais que la Belgique va lever l\u2019interdiction de vente décidée lundi à l\u2019encontre de tous ses sodas, qui incluent les marques Fanta, Sprite, Nestea, Aquarius, Bon Aqua et Quinley Tonic.La firme a rappelé tous les produits provenant des deux usines suspectées.Dans un communiqué publié depuis son siège d\u2019Atlanta, elle a déclaré travailler avec le ministère belge de la santé pour assurer la sécurité et la qualité de ses produits en Belgique et « obtenir l\u2019autorisation finale pour la vente des produits sur le marché belge ».En France, le secrétariat d\u2019État à la consommation a quand même décidé mardi soir de suspendre la vente des canettes de Coca-Cola, Coca-Cola light, Sprite et Fanta sur l\u2019ensemble du territoire.« Tant qu\u2019on ne connaîtra pas l\u2019origine exacte des intoxications, il vaut mieux que l\u2019on procède à une suspension générale », a estimé la secrétaire d\u2019État Marilyse Lebranchu.Le Luxembourg a également décidé mardi le retrait du marché de toutes les boissons gazeuses fabriquées par Coca-Cola.De son côté, la filiale néerlandaise de Coca- Cola a procédé au rappel de toutes les boissons de la marque importées de Belgique.Coca-Cola Belgique a annoncé que de nouvelles analyses seraient réalisées.Le gouvernement belge a pris des mesures de quarantaine contre les boissons de la firme après l\u2019intoxication lundi de 42 enfants d\u2019une école de Lochristi, pris de malaises après avoir bu du Coca-Cola.D\u2019autres incidents de ce genre s\u2019étaient produits les jours précédents.En France, deux consommateurs du Nord ont été atteints mardi de malaises qui pourraient être liés à la consommation de Coca-Cola acheté dans un distributeur de boissons d\u2019un supermarché belge, à la frontière française.PHOTO REUTERS Quelque 70 demeures de San Mateo, dont celle de ce garçon, ne sont plus désormais qu\u2019un amas de gravats.Dans cette localité de 3800 habitants, la plus touchée par le séisme de mardi, trois personnes ont été tuées, trois gravement blessées et quelque 350 sont désormais sans abri.PHOTO REUTERS Christophe Bruynswick a passé la journée d\u2019hier à vider des distributrices de Lille, dans le nord de la France, après la décision du gouvernement de suspendre la vente des canettes de Coca- Cola.«J\u2019ai tout perdu, il ne me reste plus rien» La population de San Mateo panse ses plaies après le tremblement de terre ANDRÉ BIRUKOFF Agence France-Presse, SAN MATEO, Mexique « J\u2019ai tout perdu.Il ne me reste plus rien », déclare encore en état de choc Pedro Geronimo, qui vient de perdre son épouse dans le puissant tremblement de terre qui a secoué mardi le centre du Mexique, faisant 25 morts, selon un bilan officiel encore provisoire.Les yeux rougis d\u2019avoir trop pleuré, Pedro Geronimo, 50 ans, contemple ce qu\u2019il reste de sa maison : un enchevêtrement de poutres et de blocs de terre.Quelques pans de mur encore debout menacent à chaque instant de s\u2019écrouler.Le corps de son épouse, enveloppé de draps, repose dans une maison voisine.La désolation s\u2019est emparée du village de San Mateo, à une trentaine de kilomètres de Puebla (100 km à l\u2019est de Mexico), région la plus touchée par le tremblement de terre d\u2019une intensité de 6,7 sur l\u2019échelle de Richter.Vingt personnes ont été tuées dans cet État, selon les derniers chiffres publiés par les autorités.À San Mateo, localité de 3800 habitants, trois personnes ont été tuées, trois gravement blessées et quelque 350 sont désormais sans abri, réparties dans deux écoles qui servent de refuge.« J\u2019ai cru avoir la nausée.Je me suis appuyée à la porte et j\u2019ai vu tous les murs de ma maison s\u2019écrouler lentement », raconte Silvestra Sandoval, 44 ans.À San Mateo, comme souvent lors des catastrophes naturelles, les plus pauvres ont été les principales victimes.Leurs maisons de torchis se sont effondrées, faisant disparaître en un instant tous leurs biens.Quelque 70 demeures ne sont plus désormais qu\u2019un amas de gravats.Le village a été visité d\u2019urgence dès mardi soir par le président Ernesto Zedillo, qui a interrompu précipitamment ses activités pour venir rassurer les populations et superviser les premiers secours.La visite du chef de l\u2019État a eu pour conséquence d\u2019accélérer l\u2019aide du gouvernement.Dès le lever du jour, quelque 500 soldats travaillaient d\u2019arrache-pied pour déblayer les rues, tandis que de lourds bulldozers dégageaient les routes menant au village.« Nous allons mettre en oeuvre tous les moyens nécessaires pour faire revivre San Mateo », a déclaré Alberto Gandara, fonctionnaire aux Affaires sociales.« L\u2019électricité n\u2019a pas été encore entièrement rétablie et trois routes doivent encore être dégagées », a-til précisé.Puebla et sa région, dominée par l\u2019imposant volcan Popocateptl, qui effraie régulièrement la population par ses puissants jets de fumée, ont été sévèrement touchées par le séisme qui s\u2019est produit mardi après-midi et a duré environ deux minutes.À Puebla, la panique a été telle que de nombreux habitants se sont rués vers les parcs de la ville tandis que plusieurs sont tombés à genoux pour prier.À la suite du séisme, environ 40 % des édifices du centre historique de la ville \u2014 patrimoine de l\u2019humanité \u2014 ont été endommagés à des degrés divers.Une trentaine de personnes bloquées dans une mine près de Puebla ont toutefois pu être dégagées, de même que 17 personnes bloquées dans les décombres de la mairie de la ville.À Mexico, même si le séisme n\u2019a pas fait de dégâts importants, la panique a été d\u2019autant plus forte que la plupart des habitants de la capitale ont encore en mémoire le terrible tremblement de terre de 1985 d\u2019une intensité de 8,1 sur l\u2019échelle de Richter et qui avait fait au moins 4200 morts.2762095 2762246 4LP0801B0617 B 8 Jeudi Cyber 4LP0801B0617 ZALLCALL 67 01:07:31 06/17/99 B B 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 17 JUIN 1999 technologie@lapresse.ca L\u2019ABC de la recherche: Altavista, Yahoo et Copernic J\u2019e suis débutant dans l\u2019utilisation de l\u2019Internet.J\u2019aimerais être efficace dans mes recherches.Comment faire une recherche structurée, efficace, rapide et sécuritaire ?Quels sont les meilleurs outils de recherche ?Michel Brousseau Pour ce qui est de la recherche sur Internet, j\u2019ai trois outils à vous recommander pour répondre à vos critères de recherche « structurée, efficace, rapide » ; des outils que je recommande d\u2019ailleurs à quiconque veut faire de la recherche sans trop perdre son temps.Le site du moteur de recherche AltaVista, le site du répertoire Yahoo et le logiciel de recherche Copernic.Altavista Si vous êtes à la recherche de quelque chose de précis, que vous avez un nom, une citation, une définition de la chose que vous cherchez, je vous recommande de passer d\u2019abord par le site de recherche Altavista et d\u2019y faire votre requête.Comme par exemple, si vous étiez à la recherche du site du Réseau canadien du cancer du sein.En indiquant le nom de l\u2019organisme dans le champ de recherche, avec ou sans guillemets, vous aurez rapidement l\u2019adresse du site canadien.Un truc pour augmenter votre taux d\u2019efficacité : précisez la langue d\u2019origine des sites Web dans laquelle vous voulez faire votre recherche.Ça vous évitera de visiter des sites qui sont rédigés dans une autre langue et qui mentionnent simplement l\u2019appellation ou le mot par hasard.Yahoo Maintenant, je vous recommande d\u2019utiliser le répertoire de site Yahoo lorsque vous êtes un peu dans le néant dans vos recherches, que vous ne savez pas nécessairement par quel bout commencer.Reprenons mon exemple du Réseau canadien du cancer du sein.Vous savez que l\u2019organisme existe, mais vous ne savez pas exactement son nom.En allant consulter la section section santé du site Yahoo, puis santé de la femme, ensuite vous trouverez une sous-section intitulée « cancer du sein ».Mais dans cette sous-section, on présente également de l\u2019information sur d\u2019autres sujets reliés à la santé de la femme.Ce qui peut-être très pratique si vous désirez élargir le champ de votre recherche et avoir accès rapidement à d\u2019autres sujets connexes.En passant, si vous vous demandez pourquoi un site est si mal foutu, mais génére autant de réponses et que l\u2019autre site ressemble plutôt à une table des matières de l\u2019Internet et présente le tout d\u2019une façon très ordonnée, c\u2019est très simple.Le site de recherche Altavista est alimenté par des ordinateurs qui parcourent le Web à la recherche de mots clé et font une indexation mécanique du Web.De l\u2019autre cöté, c\u2019est Yahoo et son équipe de bibliothécaires qui recensent les ressources disponibles sur le Web à partir des demandes d\u2019incriptions de producteurs de sites et qui les classent dans une multitude de sous- sections.Ce sont deux approches qui sont très complémentaires et qui facilitent la recherche sur le Net.Copernic Et puis, troisième outil.Un logiciel de recherche qui réside sur votre ordinateur et qui utilise la puissance de recherche d\u2019une centaine de moteurs de recherche dans différents domaines pour arriver à vous dénicher le site qui vous intéresse.Le petit bijou, c\u2019est Copernic 99, un logiciel qui ne cesse d\u2019être primé année après année comme un des outils les plus pratiques et les plus efficaces pour faire de la recherche sur Internet.Et dans la nouvelle mouture du logiciel cette année, on retrouve des options assez poussées qui plairont aux recherchistes les plus avancés de l\u2019Internet.En un clic, il est maintenant possible de vérifier les pages qui sont toujours en ligne et de faire disparaître de la liste de résultats les sites qui ne répondent plus, ceux qui sont morts.Ou encore, on peut télécharger sur son ordinateur les pages Web qui nous intéressent et les consulter ensuite et ça, en un seul clic, ce qui peut épargner du temps de branchement et assurer un accès plus facile à l\u2019info en tout temps.Et puis, le plus formidable de l\u2019affaire, c\u2019est que le Copernic99 est offert gratuitement pour téléchargement à partir du site du producteur.Si vous êtes un recherchiste professionnel ou que vous utilisiez fréquemment l\u2019Internet pour faire vos recherches alors là, je vous recommande de débourser les 21 $US pour vous procurer la version Plus qui ajoute une centaine de moteurs de recherche aux trente sources d\u2019information de la version de base, une vingtaine de catégories de recherche spécialisée aux quatre catégories de recherche qui viennent avec la version de base et une mise à jour offerte uniquement aux détenteurs de la version payante pour ajouter des nouveaux moteurs de recherche aussitôt qu\u2019ils sont disponibles.AltaVista http ://www.altavista.com Yahoo http ://www.yahoo.com Copernic 98 http ://www.copernic.com/fr Pour communiquer avec Bruno Guglielminetti : question@guglielminetti.com Bruno Guglielminetti collaboration spéciale Une victoire en cour pour le MP3 Associated Press La société Diamond Multimedia Systems, créatrice du lecteur de musique numérique portable Rio, a remporté une victoire cinglante contre les grandes maisons de disques.Une cour d\u2019appel américaine a estimé mardi qu\u2019il était tout à fait légal d\u2019utiliser son logiciel MP3 pour copier des morceaux sur Internet, dans la mesure où la loi (Audio Home Recording Act de 1992) sur les droits d\u2019auteur s\u2019applique aux copies de morceaux musicaux numérisés et non de fichiers informatiques sur ordinateur.Une subtile distinction qui avait échappé aux majors, furieuses de voir s\u2019envoler des milliards de dollars de redevances, et qui avaient espéré pouvoir réglementer le « copiage » sur Internet.Vendu environ 120 dollars, le Rio permet en effet de reproduire un son de qualité quasi équivalente à celle du disque compact audio, après avoir téléchargé le morceau numérisé.Pour les grandes compagnies, c\u2019est du piratage et elles n\u2019escomptaient pas que le procédé reçoive l\u2019approbation de la loi.Déjà à l\u2019automne dernier, un tribunal fédéral avait rejeté le référé de la Recording Industry Association of America, qui représente les intérêts des maisons de disques.Cette organisation avait espéré pouvoir développer une version améliorée \u2014 de son point de vue \u2014 du Rio, empêchant les copies illégales.« Le piratage sur Internet menace le développement d\u2019un lieu commercial légitime pour la musique en ligne, que souhaite le consommateur », a déclaré la Recording Industry Association of America dans un communiqué, après le jugement.Au même moment, les partisans du MP3 étaient réunis à San Jose, en Californie, où est basée Diamond Multimedia Systems, pour étudier les questions juridiques et commerciales soulevées par le logiciel.L\u2019industrie du disque avait également poussé de hauts cris à l\u2019apparition de la cassette : elle va une nouvelle fois devoir s\u2019adapter.D\u2019ailleurs, elle a déjà commencé, avec la mise en place de codes empêchant la copie illégale de CD et la mise en ligne d\u2019une sorte de supermarché musical.À suivre.PHOTO REUTERS © L\u2019oncle Bill veille au grain Le président de Microsoft, Bill Gates, et la vedette de basket Shaquille O\u2019Neal ont lancé hier à Washington une campagne favorisant l\u2019usage sécuritaire d\u2019Internet chez les enfants, en collaboration avec le Boys and Girls Club of America.Il est encore temps! Optez pour un certificat de la FEP! Journalisme Maintien à domicile Micro-informatique Perfusion extracorporelle Petite enfance et famille: intervention précoce Publicité Rédaction Relations industrielles Relations publiques Santé communautaire Santé et sécurité du travail Santé mentale: fondements et pratiques d\u2019intervention Toxicomanies: prévention et réadaptation Traduction I et II 30 juin 1999 2762838 Sotheby\u2019s et Amazon.com s\u2019unissent dans les enchères sur l\u2019Internet Agence France-Presse NEW YORK La maison d\u2019enchères américaine Sotheby\u2019s et le site Internet Amazon.com ont annoncé hier qu\u2019ils allaient s\u2019allier pour organiser des enchères sur Internet.Dans un communiqué, Sotheby\u2019s, fondée en 1744, a précisé qu\u2019un site sothebys.amazon.com allait être crée pour vendre aux enchères des objets de collection.Sotheby\u2019s et Amazon.com, une société née en 1995 spécialisée dans la vente de livres, de disques sur Internet et qui vient de se lancer dans les enchères par le même média, ont été fondées à 251 années d\u2019écart, a souligné Sotheby\u2019s dans un communiqué.Leur site commun s\u2019adressera aux collectionneurs d\u2019objets comme les pièces de monnaie, les timbres, les jouets et les souvenirs de vedettes des arts.Le principal concurrent de Sotheby\u2019s, Christie\u2019s, contrôlé par le financier français François Pinault, a de son côté annoncé il a trois mois qu\u2019il commencerait à vendre en septembre des photos, gravures et livres sur un site Internet.Sotheby\u2019s avait annoncé début février que 1500 négociants d\u2019art avaient donné leur accord pour devenir membres de Sotheby\u2019s Internet Associates.Amazon.com va ajouter à la réputation de Sotheby\u2019s les dix millions de visiteurs de son site sur Internet qui se consacre déjà depuis quelque semaines aux ventes aux enchères d\u2019objets de collection mais aussi de biens ordinaires.« Grâce à la réputation de Sotheby\u2019s pour expertiser, authentifier et trouver l\u2019origine des objets d\u2019art et la priorité accordée par les deux sociétés à leurs clients, nous avons l\u2019intention de faire de notre site d\u2019enchères le plus populaire et le plus fiable », a affirmé Jeff Bezos, PDG d\u2019Amazon.com cité dans le communiqué.« Dans le monde de l\u2019art, le plus gros problème avec les enchères en ligne est l\u2019authentification.Qui peut mieux le résoudre que Sotheby\u2019s ?», a-t-il affirmé.« Amazon.com nous apporte la meilleure technologie possible pour les ventes sur Internet, un excellent service-clients et le nombre le plus important d\u2019acheteurs sur Internet au monde », a souligné Diana Brooks, PDG de Sotheby\u2019s.Sotheby\u2019s et sa rivale Christie\u2019s ne peuvent pour l\u2019instant opérer en France en vertu du monopole détenu par les commissairespriseurs français.AVIS PUBLIC DU CRTC 1.-5.L\u2019ENSEMBLE DU CANADA.CANAL INDIGO S.E.N.C.; ELECTRONIC DIGITAL DELIVERY INC.; VIEWER\u2019S CHOICE CANADA INC.; WIC PREMIUM TELEVISION LTD.et ALLIANCE COMMUNICATiONS CORPORATION et SHAW COMMUNICATIONS INC., pour le compte d\u2019une société en nom collectif, proposent le retrait d\u2019une condition de licence qui exige qu\u2019ils achètent auprès des sources canadiennes certains droits de diffusion pour les longs métrages.Les requérantes affirment que cette condition représente un obstacle sérieux à l\u2019acquisition des longs métrages pour leur entreprise nationale de programmation vidéo sur demande (VSD) numérique de langues française et/ou anglaise.EXAMEN DES DEMANDES : tel qu\u2019indiqué dans l\u2019avis public.Si vous voulez appuyer ou vous opposer à une demande, vous pouvez écrire au Secrétaire général, CRTC, Ottawa (Ont.) K1A 0N2, au plus tard le 2 juillet 1999, et joindre à votre lettre une preuve que vous avez envoyé une copie au requérant.Vous pouvez également soumettre vos interventions par courrier électronique au : procedure@crtc.gc.ca.Pour plus d\u2019information : 1-877-249-CRTC (sans frais) ou Internet : http://www.crtc.gc.ca.Document de référence : Avis public CRTC 1999-92.2760889 EN BREF Une clef pour les achats n Visa, Mastercard et American Express ont annoncé lundi un accord sur une « clé » électronique commune qui facilitera le commerce par Internet.Mise au point avec IBM, Microsoft, Sun, Compaq, Dell et CyberCash, la norme Electronic Commerce Modeling Language (ECML) évitera à l\u2019acheteur les longs formulaires exigés par les vendeurs en ligne.La clé ECML sera téléchargeable sur le site de la compagnie de cartes de crédit ; il suffira de faire glisser l\u2019icône de la clé sur le formulaire du vendeur et d\u2019inscrire un mot de passe.Un encryptage protégera les transactions. LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 17 JUIN 1999 B 9 Politique Subventions aux artistes : un cri d'alarme NORMAN DELISLE Presse Canadienne, QUÉBEC Les subventions aux artistes et créateurs québécois sont menacées par les accords internationaux sur le commerce.Tel est le cri d'alarme lancé hier par deux ministres québécoises, Mmes Louise Beaudoin (Relations internationales) et Agnès Maltais (Culture).Les deux ministres ont exigé en conséquence que la culture « fasse l'objet d'un statut particulier » dans tous les accords internationaux de commerce.Ce statut pourrait être balisé par des règles consignées dans une convention, a indiqué la ministre Beaudoin.Si ce statut particulier n'est pas consenti, il faut maintenir ce qu'on appelle « l'exclusion culturelle », c'est-à-dire une disposition pu iiii-iituit à la culture d'être carrément exclue des accords commerciaux internationaux.Les deux ministres ont tenté hier de saisir l'Assemblée nationale d'une motion reconnaissant ces principes.Mais ils n'ont pu le faire.Péquistes et libéraux se sont mutuellement accusés par la suite d'être responsables du fait que la Chambre n'a pu tenir ce débat.La ministre de la Culture, Agnès Maltais, a insisté sur la nécessité d'une action rapide.Plusieurs réunions internationales majeures se dérouleront dans quelques mois et pourront influencer le droit des gouvernements de verser des subventions 4iix créateurs artistiques.Il y aura d'abord le Sommet des pays francophones à lyioncton (Nouveau-Brunswick) du 3 au 5 septembre prochain, puis la réunion des ministres de là- Culture à Mexico les 20 et 21 septembre prochains.Mais il y aura surtout l'importante réunion de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) prévue à Seattle (États-Unis) en novembre prochain.Un autre projet le loi sous le bâillon du bureau de La Presse, QUÉBEC Pour sortir 3,8 milliards de déficit des équilibres comptables de Québec, le gouvernement Bouchard a insisté hier pour inclure le projet de loi 53 dans le bâillon qui suspend les débats à l'Assemblée nationale.Comme prévu, le leader parlementaire du gouvernement, Jacques Brassard, a dû suspendre les règles parlementaires pour limiter les débats sur le projet de loi 42, qui protège les travaux déjà réalisés sur la ligne Hertel Des Cantons et sur lequel l'opposition libérale avait concentré ses efforts depuis quelques semaines.Le projet avait progressé à pas de tortue en commission parlementaire, et le couperet était prévisible parce que Québec tenait à son adoption avant l'ajournement pour l'été, prévu pour aujourd'hui.L'autre projet dont on a forcé l'adoption vise à modifier la comptabilité de la Corporation d'hébergement du Québec, l'organisme qui chapeaute la construction d'hôpitaux et de centres d'accueil.Sans cette adoption, après sa réforme de la comptabilité, Québec aurait dû inscrire aux livres 3,8 milliards de déficits des comptes de cette corporation, ce qui aurait eu des impacts budgétaires, a expliqué la responsable du projet de loi, Pauline Marois.Subvention dans Shawininan : if \"IIË^Ë rien amiciie «pour le moment» Le Bloc réclame un examen, en comité, de la gestion du Fonds transitoire de création d'emplois GILLES TOUPIN du bureau de La Presse, OTTAWA Le Bloc québécois soutient qu'il n'y a rien « pour le moment » d'illicite dans la subvention fédérale de 1,19 million de dollars qu'a reçu, deux mois avant les dernières élections fédérales, un homme d'affaires du comté de Sha-winigan et connaissance du député de ce comté, le premier ministre Jeaii Chrétien.Le Bloc estime cependant que le moment est venu de convoquer le comité des ressources humaines pour que ses membres examinent attentivement la gestion du Fonds transitoire de création d'emplois.C'est à cause de ce fonds, selon des informations publiées hier dans le quotidien National Post par le journaliste Andrew Mcintosh, que la compagnie Placeteco inc.recevait le 17 juin 1998 la subvention de 1,19 million de dollars à un moment où elle aurait été pratiquement en faillite et un mois après avoir été rachetée par Claude Gauthier, homme d'affaires connu de Jean Chrétien.Le National Post ne lance aucune accusation de conflit d'intérêts contre le premier ministre, mais il fait ressortir qu'une subvention globale de deux millions de dollars avait été annoncée par M.Chrétien lui-même le 4 avril 1997, et que la compagnie parente, Globax Aérospatial, qui a reçu la première tranche de cette somme, avait versé 4000 $ à la campagne électorale du premier ministre.Le député bloquiste de Kamou-raska\u2014Rivière-du-Loup, Paul Crête, a affirmé à La Presse hier que le premier ministre, en s'obstinant ces dernières semaines à ne pas rendre publiques les informations concernant ses transactions personnelles dans son comté, au sujet no- tamment de la vente de ses parts dans un terrain de golf, n'a pas jusqu'ici aidé sa cause.Au contraire, il contribue à entretenir le climat de suspicion qui pèse sur lui du côté de l'opposition aux Communes.« On ne peut l'accuser publiquement à l'heure actuelle de malversation, ajoutait cependant Paul Crête à propos de la nouvelle affaire rendue publique hier, mais je pense qu'il y a beaucoup d'informations qui ne sont pas claires et qui ne sont pas précises.Je pense qu'on a besoin d'éclaircissements autant pour la réputation de M.Chrétien que pour l'utilisation des fonds publics.» Le député de Kamouraska, épaulé par son parti, croit qu'en convoquant « le plus tôt possible » le comité des ressources humaines de la Chambre des communes il serait possible de faire la lumière sur le fonctionnement du fameux Fonds transitoire de création d'emplois.Le député Paul Crête observe notamment qu'il y a eu une croissance très accentuée des dépenses de ce fonds au cours de la période des mois de mai, juin et juillet 1997, « une période, dit-il, coïncidant avec la période de la campagne électorale » fédérale de cette année-là.M.Crête est d'avis que le comité pourrait rapidement déterminer lesquelles des diverses subventions du fonds ont été attribuées en respectant les règles prévues.Pour les autres, le député bloquiste se demande si elles ne devraient pas être étudiées plus à fond afin de s'assurer qu'elles n'ont pas fait l'objet de malversations eu d'ingérence politique, pour s'assurer également qu'elles n'ont pas servi à créer une compétition indue pour les autres entreprises du même secteur économique.« Je ne parle pas d'un député qui recommande un projet, ce n'est pas cela qui est en question, a commenté Paul Crête.C'est le fait de le faire en des circonstances où il pourrait y avoir quelque chose qui ne soit pas correct.Mais présentement on n'est pas en état de porter des accusations.Nous sommes en état de demander de l'information additionnelle.» Élections municipales: Louise Harel donne du lest Le ministre renonce à placer les présidents d'élections municipales sous l'autorité directe du DGE Pour une consulta GRATUITE i.»< NE MANQUEZ PAS LE C A HIE _ Santé CHAQUE DIMANCHE DANS MARTIN PELCHAT du bureau de La Presse, QUÉBEC La ministre des Affaires municipales et de la Métropole, Louise Harel, renonce à placer les présidents d'élections municipales sous l'autorité directe du Directeur général des élections, un changement qui avait été décrié par l'Union des municipalités du Québec.La ministre proposera plutôt un amendement à son projet de loi 30 qui permettra au DGE de donner des directives aux présidents d'élection dans le cours d'une campagne électorale.Ce changement de cap, accept
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