La presse, 19 juin 1999, D. Arts et spectacles
[" D Montréal, samedi 19 juin 1999 Arts La Presse et 2750649 VERRES SOMMELIERS en cristal pour chaque cépage le t otj www.bijouterieleroy corn Une soulè adr&ssB 7139,rue ST-HUBJRT (coin Jean-Talon) (514) 127 Arturo Brachetti change de peau.juste pour rire SONIA SARFATI Dans un Feydeau, il serait à lui seul le mari, la femme et son amant.Dans un western spaghetti, il incarnerait le bon, la brute et le truand.Et peut-être le cheval.Son nom: Arturo Brachetti.Sa profession: transformiste.Il est l'homme qui se déshabille plus vite que son ombre.Et qui se rhabille au moins aussi rapidement.«Autrefois, les femmes prenaient une heure pour s'habiller et les hommes, 20 minutes.Changer de costume en 20 secondes tenait donc de l'exploit.Aujourd'hui, le rythme de la vie est trépidant, presque cinématographique.Pour impressionner les gens, il faut pouvoir changer de peau en deux secondes.» Il le fait \u2014 «Pas juste sur scène!» ajoute-t-il en pouffant de rire \u2014 et il en donnera la preuve dans le cadre du Festival Juste pour rire, dès le 29 juin à la salle Pierre-Mercure du centre Pierre-Péladeau, puis du 3 août au 5 septembre sous le chapiteau-théâtre planté au pied des pentes du mont Tremblant.Star en son Italie natale, Arturo Brachetti n'est pas tombé dans les robes et les pantalons à la naissance mais presque.«Quand j'avais 11 ans, mes parents m'ont envoyé au séminaire pour que je devienne curé.Je devais être trop gentil.Je me suis réveillé depuis», prévient-il.Entre autres, grâce à un prêtre qu'il a rencontré quand il avait 14 ans.Un prêtre qui faisait des tours de magie.«Je l'ai taquiné jusqu'à ce qu'il me laisse la clé de la pièce où il entreposait les costumes.J'en ai d'ailleurs volé quelques-uns \u2014 heureusement, parce qu'ils ont tous brûlé! Et puis, je l'ai talonné jusqu'à ce qu'il me laisse devenir son assistant \u2014j'étais pas le genre jolie fille avec des plumes sur le c., mais je me débrouillais», s'esclaffe ce jeune homme de plus de 40 ans qui semble ne jamais être sérieux mais qui peut l'être.Qui peut en fait l'être beaucoup: sous sa couette de Tintin et sa minceur adolescente, il possède toute une culture et tout un bagage intellectuel.Voir BRACHETTI en D8 Avec Arturo Brachetti, il no faut jamais m fier aux apparences: on doux secondes, le transformiste peut faire disparaître parapluie Matisse et costume de clown pour devenir James Bond ou Scarlett OH iiijuiujùjuirtii 2 juillet 21hO0i LES RYTHMES Volkswagen Bleue Motrofwil's ENTREVUE EXCLUSIVE Plamondon sort de son mutisme ALAIN BRUNEI Pourquoi ne pas avoir encore répliqué aux attaques contre vous ces dernières semaines, Luc Plamondon?\u2014 Parce que j'aurais été trop violent dans mes propos.Plusieurs semaines après avoir été la cible du président de la Guilde des musiciens du Québec, l'auteur de Notre-Dame de Paris sort de son mutisme.Comme on le sait, les producteurs du fameux spectacle musical (le Français Charles Talar et le Groupe Coscient), le metteur en scène Gilles Maheu et le chanteur Daniel Lavoie ont pris sa défense, le célèbre parolier a accepté de se confier à La Presse avant de s'envoler vers l'Europe.Confortablement assis à une terrasse outremontaise, le bouillant Luc Plamondon a éteint la bouilloire et sirote son jus de carotte.La poussière est retombée, l'homme se sent enfin à l'aise pour commenter les invectives qui l'ont blessé.Au lendemain de la première de Notre-Dame de Paris à Québec, il avait bonne mine, l'auteur; dans l'édition du Soleil (mercredi), on titrait carrément Génial.Voilà ce qu'on appelle une conjoncture propice à une interview qui s'annonce délicate! Voir PLAMONDON en D4 Ce Déroutante et fascinante, l'exposition Cosmos : du romantisme à l'avant-garde, présentée au Musée des beaux-arts, donne un peu le vertige au visiteur avec ses quelque 380 peintures, sculptures, photos, dessins et instruments scientifiques, disposés selon une logique qui n'a rien à voir avec la chronologie.Page D12 iCubanismo ! Premiàre partie: Orquesta Aragon Mmènkm mt mu (914) 790-12+8 1 f 83 6LP0201D0619 D 2 samedi ARTS 6LP0201D0619 ZALLCALL 67 00:44:26 06/19/99 B D 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 19 JUIN 1999 Christiane Charette productrice n À la suite de Julie Snyder qui, en plus de produire Le Poing J, s\u2019apprête à produire deux émissions \u2014 Maman Dion et une grosse spéciale sur Luc Plamondon \u2014, voilà que Christiane Charette coproduira avec Radio-Canada cet automne une émission hebdomadaire d\u2019une heure sur la littérature.Mais elle n\u2019en fera pas partie.Même si à l\u2019époque de Bon dimanche à TVA, elle était une superbe analyste de livres.« On veut faire une émission à notre goût, sans moi à l\u2019écran.» Son concept a été accepté et, avec sa partenaire Monic Gignac, elle est à la recherche d\u2019un animateur.« Christiane Charette en direct me suffit, dit-elle, devant la caméra.» L\u2019émission revient la saison prochaine le mercredi soir, mais plus dans les bars.Mais pas en studio.Elle cherche un local vivant, mais pas trop bruyant.« Et où on ne se battra plus avec les assiettes.» Le magazine littéraire sera logé le dimanche après midi, avant ou après l\u2019émission culturelle De bouche à oreille qui ne parlera plus de livres.Il y sera question de toutes les sortes d\u2019écriture, depuis le roman, les essais et la bande dessinée, jusqu\u2019aux magazines et aux journaux.Radio-Canada tue son émission de cuisine n Il y a deux semaines, Suzanne Lapointe m\u2019apprenait que l\u2019émission Attention c\u2019est chaud qu\u2019elle fait avec le chef Daniel Vézina allait être produite à Québec la saison prochaine.Voilà que cette semaine, Radio-Canada a décidé de tuer l\u2019émission au lieu de la déménager.Pour des raisons budgétaires, a dit le directeur des programmes Daniel Gourd.On jure que ce n\u2019est pas l\u2019arrivée de Maman Dion dans la cuisine de TVA l\u2019avantmidi qui a motivé cette volte-face.Heureusement, Daniel Pinard est reconduit à Télé-Québec.Les belles forêts de la publicité n Ah ! qu\u2019elles sont belles les forêts de la nouvelle publicité de l\u2019Association canadienne des pâtes et papiers.Pas une coupe à blanc en vue.Une dame nous annonce que ces gens-là tiennent autant qu\u2019à nous à leur préservation.On est bien rassurés.C\u2019est une réponse au documentaire L\u2019Erreur boréale, de Richard Desjardins, qui doit repasser mardi prochain à Radio- Canada.À la condition que le hockey prenne fin ce soir.Sinon, le documentaire sera remis au mardi 29 juin.TQS a fait son mea culpa n TQS, qui s\u2019est fait passer à tabac par le Conseil canadien des normes de la télévision au sujet de l\u2019émission Black-out, devait s\u2019excuser publiquement en ondes hier soir tout de suite après le Grand Journal, juste avant 23 h.TQS a été condamnée à lire en ondes, et en prime time, un texte où elle avouait substantiellement avoir traité injustement les prestataires de l\u2019aide sociale lors de la première de la défunte émission.PHOTO ÉRIC ST-PIERRE, La Presse © Pas rassurants, ces gens de la série Tag.À gauche, le réalisateur Pierre Houle.Tag, le héros au cheveux longs, est joué par Luis Oliva.Il est entouré (de g.à d.) de Mauricio Terrazanno, Sébastien Huberdeau, Céline Bonnier et Laurent Allaire.Tag : un voyage dans l\u2019univers violent des gangs de jeunes Le meilleur réalisateur télé de l\u2019heure est à l\u2019oeuvre Je regarde les jeunes dans ce gymnase de boxe déprimant d\u2019une petite rue près du parc Jarry.Beaux, mais inquiétants en diable.Ce sont des Perros locos, autrement dit Chiens fous, une bande de jeunes criminels.Il est question d\u2019un faux alibi.Ils sont sur le gros nerf.C\u2019est le tournage de Tag, la télésérie sur les gangs de rue qui sera à l\u2019affiche de Radio-Canada en l\u2019an 2000.Et si je suis là, c\u2019est que la violence des jeunes est un sujet de plus en plus d\u2019actualité, si vous avez lu ce qui se passe dans les écoles de Montréal dans La Presse cette semaine.Et surtout, parce que Pierre Houle réalise cette série de 10 heures.Houle, c\u2019est le meilleur réalisateur de séries lourdes ces tempsci.Il a fait les deux premiers Omertà.Puis, pour se changer les idées, un sublime documentaire sur le peintre Jean-Paul Riopelle qui vient d\u2019être couronné meilleure oeuvre de télévision en français au Canada.Dans les trois cas, M.Houle a travaillé avec la productrice Francine Forest : ce duo est imbattable en télévision.Tag, c\u2019est le nom du héros imaginé par Joanne Arseneau.Le chef des Perros Locos, impliqué dans une histoire de meurtre.Un petit bum joué par Luis Oliva, un Québécois arrivé du Guatemala à 7 ans, choisi parmi 50 acteurs à l\u2019audition.Joanne Arseneau avait déjà scénarisé un téléfilm sur les jeunes criminels.Le projet ne s\u2019est jamais réalisé.Mais lorsque la maison SDA \u2014 qui s\u2019appelle Motion depuis la semaine dernière \u2014 a décidé qu\u2019elle voulait une série sur les jeunes criminels, on s\u2019est souvenu du projet de Mme Arseneau.Le scénario a beaucoup changé depuis le temps.« Je l\u2019ai réécrit 17 fois », dit-elle.Elle avait signé les intéressantes miniséries 10-07 sur la pègre, à TQS il y a quelques saisons.Mais Tag, c\u2019est une aventure beaucoup plus difficile.Parce que le duo Houle-Forest sait exactement ce qu\u2019il veut.« Ils sont obsédés par les personnages, ils veulent qu\u2019on découvre constamment ce qui fait leur essence, alors que moi c\u2019est l\u2019histoire mon fort », dit-elle.Ils lui ont imposé un collaborateur au scénario qu\u2019ils aiment bien : Luc Dionne d\u2019Omertà.Joane Arseneau est finalement contente, mais quelque peu pâlotte après avoir tant réécrit.Ma grande crainte, c\u2019est que ce soit une série misérabiliste et déprimante.Mme Arseneau avoue qu\u2019elle a été obligée de sucrer la pilule pour ne pas traumatiser les téléspectateurs.« Ce n\u2019est pas du Journal de Montréal, dit-elle, c\u2019est du Allô Police.» Pas misérabiliste mais réaliste, promet-elle.Et il y aura le personnage du fils de Céline Bonnier \u2014 une polytoxicomane mère de trois enfants, nous sommes loin de sa Maman Dionne \u2014 joué par Laurence Arcouette des Orphelins de Duplessis.Un enfant qui s\u2019évade de la dure réalité dans des rêves d\u2019éléphants.Nous sommes loin des Samedi de rire où Joanne Arseneau a créé, avec Louise Roy, le personnage de Ben Béland, ambassadeur du.Québec.Pierre Houle, un minutieux obsessif qui ne traite pas la télévision comme un art mineur, Dieu merci, est de tous les tournages et de tous les montages.Il m\u2019a fait un aveu étonnant : « D\u2019habitude, je n\u2019aime pas ce que je fais.Mais les premiers assemblages m\u2019ont plu.» Et il ajoute : « C\u2019est beaucoup plus audacieux que ce que Radio- Canada fait habituellement.» TÉLÉVISION Louise Cousineau VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION MM CNN CÂBLE 9 V.LIFE HISTORY MP 11 11 45 58 13 13 22 22 21 21 23 23 20 20 24 24 CBC 5 VIE CANAL D GLOBAL DISC.FOX TÉLÉTOON TLC 19 h 30 20 h 00 4 4 7 7 8 8 5 5 1 8 < SRC SRC TVA TQc TQS 3 7 t 6 9 > @ G \\ ?M R ; ABCE 7 CBS 2 NBC 4 P h TV5 RDI RDS TSN NW YTV BRAVO A & E PBS CTV CTV TQS TQc TVA CANAUX CF CF VD CANAUX VD 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 23 h 30 18 h 00 18 h 30 19 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 23 h 30 CÂBLE: A & E = ARTS AND ENTERTAINMENT - CÂBLE 9 V.= CÂBLE 9 VIDÉOTRON - CNN = NOUVELLES - DISC.= DISCOVERY - MM = MUCH MUSIC - MP = MUSIQUE PLUS - MMAX = MUSIMAX NW = NEWSWORLD - RDI = RÉSEAU DE L\u2019INFORMATION RDS = RÉSEAU DES SPORTS - TLC = THE LEARNING CHANNEL - TSN = THE SPORT NETWORK - TV5 = TÉLÉVISION INTERNATIONALE - YTV = YOUTH TV PBS MMAX SHOWCASE FAMILY CH.CÂBLE 34 9 38 48 31 31 36 39 37 37 68 46 3 3 47 49 29 35 30 30 48 32 25 25 19 19 33 33 40 40 34 27 27 28 28 15 15 44 35 18 18 50 36 47 CÂBLE Ce soir Vélo Mag / P.Chouinard Sur la route des cantons Hockey / Finale: Sabres - Stars Le Téléjournal Les Nouvelles du sport Le TVA Cinéma / DES PILOTES EN L'AIR (5) avec Charlie Sheen, Cary Elwes Cinéma / BELLES DE L'OUEST (5) avec Madeleine Stowe, Mary Stuart Masterson Le TVA Sports (22:55) / Loteries (23:10) Cinéma (23:20) National Geographic Attendez que je vous raconte.Cinéma / UNE PURE FORMALITÉ (3) avec Gérard Depardieu, Roman Polanski Les 100 Photos du siècle Cinéma / AUX PETITS BONHEURS (3) avec Anémone, A.Dussollier Les Simpson Cinéma / SHERLOCK, FLIC À QUATRE PATTES (6) avec Benjamin Eroen, Brynne Cameron Cinéma / LES DENTS DE LA MER - 2e PARTIE (5) avec Roy Scheider, Lorraine Gary Le Grand Journal Bleu Nuit / Danseuses.Cinéma / ÉTÉ SENSUEL (6) Pulse Expos this Week Star Trek: Voyager Unsolved Mysteries Power Play Nikita CTV News Pulse / Sports News Reg.Contact Earth: Final Conflict Cold Squad News Baseball / Royals - Blue Jays (16:00) Saturday Report Hockey / Finale: Sabres - Stars Saturday Report Cinéma World News Pub Star Trek: Deep Space Nine Home Videos The Big Moment Cinéma / FLED (5) avec Laurence Fishburne, Stephen Baldwin Baywatch News Evening News Entertainment this Week Early Edition Martial Law Walker, Texas Ranger News ER NBV Golf / U.S.Open (12:30) Jeopardy New York Wired The Pretender Cinéma / THE SECRET (6) avec Ari Meyers, Soleil Moon Frye Sat.Night The Lawrence Welk Show New Red Green .being Served?Keeping Up.Waiting for God Ballykissangel Austin City Limits / Dixie Chicks Cinéma / BREATHLESS (2) Antiques Roadshow The Editors McLaughlin Allo Allo! Goodnight.Outside.Fools & Horses Red Dwarf Sessions at West 54th / Lyle Lovett World News American Justice / Trial and Error Am.Justice / Hurricane Carter.Biography this Week Inspector Morse American Justice / Cop Killers Arts & Minds The Lost Garden: Life and Cinema Masterclass with Menuhin Sir Yehudi Menuhin Conducts Mozart in Moscow Ed Sullivan Sh.Sex and the City Dame Edna's.Downtown Exp.Nos députés.L'Ombudsman Entour'âge Rendez-vous avec.Vos finances Downtown Exp.Service aux élus Insectia Juste pour rire Les Années Mode / Les Immortels Le Goût du monde / Îles Caïmans Biographies / Régis Lévesque Navarro WorldView Reliable Sources Capital Gang Sports Tonight World Today Bus.Unusual Larry King Weekend Celebrate the Century 1961-1969 Sports Tonight Forbidden Places / Combat Diving .Connection Champions.Untamed Africa / Return of Duma Discovery's Movie of the Week / Futurewar .Connection Grand Illusions Franklin Little Lulu Show Clarissa Blossom Cinéma / THE ERNEST GREEN STORY (5) avec Morris Chestnut Cinéma / 20 000 LEAGUES UNDER THE SEA (3) avec K.Douglas (21:45) Earth: Final Conflict The X-Files Cops America's Most Wanted NYPD Blue Mad TV Traders Addams Family Myst.Island Early Edition Diabetes: Towards the Millennium PSI Factor Inside Country Sat.Night Turning Points The Untouchables American Cinema / The Star Cinéma / THE DEER HUNTER (2) avec Robert De Niro, Christopher Walken TV Guide.The Tourist Inferno Outdoorsman Cottage Life Pet Friends Walk on the Wild Side TV Guide.Inferno Eros MuchMegaHits MuchOnDemand Pop Up Video Janet: The Velvet Rope - Live Beavis &.Loud Monsieur Net Cimetière CD Backstreet Boys: rendez-vous Hip Hop Groove Concert Plus / Jean Leloup.Clip Bourbon Voyageur Ed Sullivan Pop up vidéo Musicographie / Abba Abba - The Movie Musicographie / Abba World News Culture Shock Fashion File On the Arts Antiques Roadshow / Bristol Saturday Report Venture Rough Cuts / Dad Fashion File Hot Type Mémoires.Culture-choc Monde ce soir Médias René Angelil Le Journal RDI Entrée, artistes Le Téléjournal Vivre ici Zone libre Golf PGA (12:30) Sports 30 Mag Challenge des sapeurs-pompiers .le plus fort Boxe / Roy Jones Jr.- Reggie Johnson Sports 30 Mag Culturisme Boxe / M.Grant - L.Savarese Friday the 13th: The Series Cinéma / AMERICAN BOYFRIENDS (5) avec Margaret Langrick John Woo's Once a Thief Prime Suspect Cinéma / THE CROSSING.(23:05) Fous du volant Les Graffitos Fifi Brindacier Robin des bois Ned et son triton Drôle de voyou Les Simpson Splat! Blake, Mortimer South Park Les Simpson Capitaine Star Sideshow Edward & Sophie: Love Story A Royal Wedding Story Edward & Sophie: Love Story Golf PGA / États-Unis (12:30) Sportsdesk Speed Zone Baseball / Expos - Astros Boxing / M.Grant - L.Savarese Thalassa (17:30) Vins, Fromages Journal FR2 Surprise Party: spécial danse Paris chic choc Jazz Cabaret 98 Journal belge Union libre Gr.Nature Copines d'abord Êtes-vous libre?Méd.d'enquête Trauma / Centre de Las Vegas Éros et Cie / Affiches érotiques Sortie gaie Jeux de société / Le Monde insolite Copines d'abord Freaky Stories Addams Family Buffy the Vampire Slayer Goosebumps Are You Afraid Deepwater Black Breaker High Flipper Warp Fax par Louise Cousineau 11:00 0 Mariage princier Le prince Edward et Sophie Rhys- Jones se marient sans trop de fla-fla, depuis une chapelle qui n\u2019a rien à voir avec l\u2019abbaye de Westminster.La cérémonie doit durer 45 minutes.Le mariage durera.?20:00 a Hockey Avec un peu de chance, Dallas va gagner, la coupe va être remise, les joueurs vont être en vacances et nous aussi.20:00 0 Grands reportages Reprise du très bon reportage de Stéphan Bureau sur René Angélil.± noter que l\u2019émission a été faite avant l\u2019annonce du cancer du mari de Céline Dion.22:00 8 Jean Leloup Le plus flyé, et le plus intéressant aussi, de nos auteurs-compositeursinterprètes dans un concert donné au Festival d\u2019été de Québec en 98.Jean Leloup 6LP0301D0619 D03 samedi (Arts) 6LP0301D0619 ZALLCALL 67 00:49:45 06/19/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 19 JUIN 1999 D 3 Visite chez les pauvres Cette fois, Momentum frappe dans le mille MARIE-CHRISTINE BLAIS collaboration spéciale « La pauvreté à Montréal, c\u2019est une richesse qu\u2019on n\u2019exploite pas assez » \u2014 c\u2019est là une répartie d\u2019un personnage de The International Montreal Susaux- pauvres Rally, sixième pièce proposée par Momentum dans le cadre de ses 12 Messes pour le début de la fin des temps, et c\u2019est également le fil conducteur d\u2019une oeuvre choc comme on en espérait de la part de Momentum depuis janvier.Une pièce qui frappe dans le tas et dans le mille, présentée jusqu\u2019à ce soir, à 19 h et à 21 h.L\u2019idée est toute bête et ô combien efficace : une visite guidée d\u2019un quartier démuni de Montréal à bord d\u2019un autobus de luxe, où le spectateur le plus innocent devient voyeur, complice contre son gré d\u2019une démarche cynique au possible.Cynique, vous avez dit ?Ajoutez-y méprisant, immoral, arrogant, impudent, décadent.Il faut entendre M.Pierre (joué à la perfection par un Michel Cardin suave comme ce n\u2019est pas permis), majordome du couple Ed Toubon, ex-ambassadeur canadien au Rwanda, et sa femme (Edgar Fruitier et Ellen David, qui nous expliquent sur écran vidéo qu\u2019un peu de misère humaine fait des miracles pour la libido), il faut entendre, dis-je, M.Pierre décrire avec un vocabulaire riche et précieux ici une école de « style soviétique », là un immeuble « néobaraque », commentant sans gêne aucune les usines fermées, les boutiques abandonnées, le comportement des gens qui cheminent sur les trottoirs sans savoir qu\u2019ils sont à la fois acteurs et décor de ce rallye méchant.Dans l\u2019autobus, les rires font rapidement place au malaise palpable.Tout le long de la visite, M.Pierre et son assistant St-François (le toujours solide Louis Champagne) feront monter à bord des « spécimens intéressants », soit un pédophile (joué de façon réellement inquiétante par Stéphane Crête), un junkie et son bébé (Stéphane Demers, en père drogué pathétique, sans compter que c\u2019est véritablement son petit garçon de quelques mois qui joue le rôle du bébé \u2014 comment ne pas penser à tous ces autres bébés dont le père ne fait pas semblant d\u2019être junkie.), une prostituée (Lucie Paul-Hus, absolument renversante de justesse, wow, la comédienne, toi !) et un huissier (Sylvain Castonguay) qui nous propose les occasions de la semaine à la suite des saisies qu\u2019il a effectuées dans le quartier ! Tout cela sans oublier un faux passager (Richard Robitaille), le seul qui s\u2019élèvera contre le caractère méprisant de cette visite.et qui se fera débarquer de l\u2019autobus séance tenante.Mais plus fort, toujours plus fort, Momentum a su éviter l\u2019écueil du simple flash en nous faisant également subir le traitement infligé à ceux qui déambulent dans les rues de Pointe- Saint-Charles, j\u2019ai nommé l\u2019exclusion.En effet, les spectateurs sont priés de s\u2019habiller chic (cravate exigée pour les hommes, si vous n\u2019en avez pas, on vous en vend une pour 2 $ !).Sur la seule base de l\u2019apparence, M.Pierre sélectionne quatre V.I.P.qui auront droit pendant tout le parcours à du cabernet sauvignon (et une tirade de M.Pierre absolument inspiré par le sujet), des canapés fins, des blinis accompagnés de vodka, du gâteau au fromage avec du sauternes, etc.Et consciemment ou pas, il se développe alors chez les autres spectateurs un très vif sentiment d\u2019envie et d\u2019injustice : pourquoi eux et pas nous ?La question même que se pose toute personne le moindrement démunie à la vue d\u2019une plus favorisée.Par la qualité de son texte (signé Stéphane Demers, avec la collaboration de Stéphane Crête), par la force de son propos et de sa mise en scène, par la justesse du jeu des comédiens (n\u2019allons pas oublier M.Gérard, le vrai chauffeur de l\u2019autobus, absolument éberlué par la chose), Momentum réussit là à dépasser le simple happening « le fun » pour nous proposer une pièce qui certes fait rire et sort des sentiers battus, mais qui en outre touche, bouleverse, dérange et transforme ne serait-ce qu\u2019un peu notre vision de la pauvreté.La visite de Westmount qui suit la visite guidée de Pointe-Saint-Charles n\u2019est donc pas gratuite dans les circonstances.Et le rallye Sus-aux-pauvres n\u2019est pas non plus fini.THE INTERNATIONAL MONTREAL SUSAUX- PAUVRES RALLY, par Momentum, ce soir, à 19 h et à 21 h, rencontre à l\u2019angle des rues Saint-Jacques et Atwater ( métro Lionel- Groulx ).Info : 514 527-0223.PHOTO DENIS COURVILLE, La Presse © La visite de Pointe-Saint-Charles, guidée par Momentum, touche et transforme notre vision de la pauvreté.Beaucoup moins de théâtres d\u2019été Mais est-ce vraiment le signe d\u2019un dramatique déclin?JEAN BEAUNOYER En 1981, on comptait 102 théâtres d\u2019été au Québec.En 1999, l\u2019Association des producteurs de théâtres privés (APTP) regroupe à peine 24 théâtres qui produisent des spectacles de calibre professionnel en été dans toutes les régions du Québec.Faut-il voir dans ces chiffres le signe d\u2019un dramatique déclin de nos théâtres d\u2019été ?Y a-t-il danger que la prolifération des festivals d\u2019été de Montréal fasse disparaître les théâtres d\u2019été de la carte ?Le théâtre en été est la plus mystérieuse qui soit, en plus d\u2019être la plus impitoyable.On ne se fait pas de cadeau dans ce monde particulièrement compétitif où les secrets sont bien gardés.Un comédien que je ne nommerai pas m\u2019a dit récemment : « Tant pis pour tous ces théâtres qui ont fermé : ils ont couru après leurs malheurs.» Pas de compassion, pas de pitié pour ceux qui ont tout perdu en investissant parfois toutes leurs économies.Les propriétaires de théâtres d\u2019été font partie d\u2019une jungle où les plus gros mangent les plus petits et c\u2019est ce qui s\u2019est produit dans les dernières années.N\u2019oublions pas que ces théâtres ne sont pas subventionnés.Et voilà déjà une réponse.Le nombre de théâtres qui produisent des spectacles durant la saison estivale a diminué, mais ceux qui demeurent font de meilleures affaires.Mieux encore, le total du nombre de spectateurs de théâtres d\u2019été a très peu diminué depuis les belles années 70 et 80.En 1998, l\u2019APTP s\u2019est livrée pour la première fois à une sérieuse comptabilité et peut nous fournir aujourd\u2019hui un chiffre étonnant.Plus de 800 000 personnes ont assisté à un spectacle de théâtre d\u2019été au Québec l\u2019an dernier.Pour arriver à ce chiffre, on a multiplié les 16 500 sièges disponibles en été par une moyenne de 52 représentations.Quand j\u2019argue que les salles ne sont pas toujours pleines, on me répond que certains théâtres prolongent leur saison jusqu\u2019à plus de 70 représentations (77 à Saint-Sauveur) et que d\u2019autres entreprennent des tournées.« Depuis cinq ans, la situation s\u2019est stabilisée au niveau de la fréquentation des théâtres d\u2019été, notait Julie Forest, directrice générale de l\u2019APTP.Entre 80 et 95, nous avons subi la manne des festivals, mais depuis 95, c\u2019est entre 25 et 35 productions que nous proposons chaque été.On retrouve moins de petits producteurs, mais on assiste à une augmentation constante de la qualité des productions.On ne peut plus s\u2019improviser propriétaire d\u2019un théâtre d\u2019été, comme c\u2019était le cas auparavant.Il faut respecter les ententes collectives avec les artistes, les auteurs, les travailleurs de la scène et maintenant les metteurs en scène en plus d\u2019effectuer un dépôt garantissant les salaires (entre 50 000 $ et 100 000 $).« Les théâtres d\u2019été, c\u2019est une industrie importante au Québec qui attire plus de spectateurs en été que tous les théâtres institutionnels en saison.Le théâtre en été, c\u2019est du théâtre privé et le théâtre privé, c\u2019est le théâtre de l\u2019avenir.Il n\u2019y a pas que le théâtre d\u2019été, il y a aussi le théâtre corporatif et la comédie musicale qui prennent de plus en plus d\u2019importance.Avec le temps, on fera de moins en moins de distinction entre les productions en été et celles en saison.» L\u2019APTP estime les revenus des théâtres d\u2019été à 20 millions de dollars annuellement avec des retombées économiques dans plusieurs régions du Québec.Son président, Serge Thibodeau, parle de 500 emplois directs créés par les théâtres durant la saison estivale et d\u2019une nouvelle mentalité chez les producteurs.« Ceux-ci ont compris qu\u2019il fallait travailler dans le même sens.On s\u2019échange le « listing » de nos clients, on achète de la publicité ensemble et on fait de moins en moins de cachettes à l\u2019heure où tout le monde fait partie d\u2019une association.De plus en plus de producteurs continuent de travailler l\u2019hiver.Jean Bernard Hébert coproduit avec le CNA.On travaille autrement parce que les théâtres d\u2019été doivent demeurer et progresser.Dans la région de Québec, je connais des comédiens qui perdent leur maison quand un théâtre d\u2019été ferme.C\u2019est aussi grave que ça.» Suzanne Riopelle, propriétaire avec son époux Philippe des théâtres Saint-Sauveur et Sainte-Adèle, ne partage pas les mêmes visions que le président de l\u2019APTP, surtout après avoir été expulsée de cette association pour une période de deux ans.« Je reconnais, précisait-elle, être revenue sur ma parole en refusant d\u2019honorer une entente de l\u2019APTP à propos d\u2019une réduction du prix des billets de théâtre avec la compagnie Air Miles.À 12 $, c\u2019était impossible.Nous aurions mérité un blâme, j\u2019en conviens, mais après avoir été moi-même présidente de l\u2019APTP et avoir travaillé pendant trois ans dans le conseil d\u2019administration, je ne m\u2019attendais pas à être expulsée aussi cavalièrement.» Les Riopelle ont remporté le Masque du public à la dernière Soirée des masques avec la comédie Le Diable à quatre , qui a attiré 45 000 spectateurs au théâtre Saint- Sauveur l\u2019été dernier.« Nous travaillons 12 mois par année, soulignait Suzanne Riopelle et nos productions coûtent jamais moins de 400 000 $.Mais on ne peut pas produire de spectacles en hiver.Les gens qui font du ski ne viennent pas au théâtre.Alors, il faut se concentrer sur l\u2019été et offrir de la qualité avec de bonnes productions et de bons comédiens sans oublier le rire parce que les gens vont toujours vouloir rire.» Au début des années 80, le Théâtre du Chenail-du-Moine a battu tous les records d\u2019assistance en recevant 58 000 spectateurs durant l\u2019été pour assister à la comédie Haute Fidélité de Ray Cooney, dans une salle de 800 places.Le propriétaire de l\u2019établissement, Reynald Bergeron, ne se fait pas d\u2019illusion : « C\u2019est sûr qu\u2019on ne répétera plus cet exploit.Ce n\u2019est plus le même contexte.Avec tous ses festivals, les Montréalais n\u2019ont plus une fin de semaine libre.Pour attirer les gens, il faut alors trouver autre chose et miser sur la qualité de nos spectacles.J\u2019ai investi 403 000 $ dans ma dernière production et même avec 30 000 spectateurs au total pour l\u2019été, je dois me contenter d\u2019un léger profit.J\u2019enseigne toujours au cégep et je continue de produire du théâtre, tout simplement parce que la vie serait ennuyante sans mon théâtre d\u2019été.» Question de passion, pas nécessairement d\u2019argent.C\u2019est peut-être ça l\u2019histoire des théâtres d\u2019été.PHOTO ÉRIC ST-PIERRE, La Presse © Suzanne Riopelle 2748002 6LP0401D0619 D04 samedi (Arts) 6LP0401D0619 ZALLCALL 67 00:42:30 06/19/99 B D 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 19 JUIN 1999 Notre-Dame de Paris pourrait bientôt dépasser D\u2019eux ALAIN BRUNET « Si on additionne les 3,5 millions d\u2019exemplaires de l\u2019album studio et le million d\u2019exemplaires du double live, Notre-Dame de Paris dépasse l\u2019album D\u2019eux en France », soutient Luc Plamondon.L\u2019auteur a aussi indiqué que près de 500 000 exemplaires ont d\u2019ores et déjà été vendus au Québec, 300 000 en Belgique et 200 000 en Suisse.Si la tendance se maintient, Notre-Dame de Paris pourrait, selon lui, dépasser les scores de D\u2019eux (premier disque de Céline Dion réalisé par Jean-Jacques Goldman) dans la francophonie entière.Rappelons que D\u2019eux s\u2019est vendu à 3,8 millions d\u2019exemplaires en France, 600 000 exemplaires au Canada, 7,5 millions au total.Chez Sélect, qui distribue les disques de Notre-Dame de Paris, on affirme que le rythme des ventes des deux albums ( studio et double live ) n\u2019a pas ralenti, ce qui renforce l\u2019hypothèse de Luc Plamondon.Et après la francophonie ?Dans le vaste marché anglophone, il sera bientôt venu le temps des cathédraaaales.Notre-Dame de Paris sera joué en anglais d\u2019ici deux ans, en Angleterre, aux USA, au Canada anglais et aussi en Australie « Tous les pays anglophones qui veulent de la comédie musicale veulent monter Notre-Dame et ils veulent tous la monter avec la bande », lance Plamondon.Et à Broadway ?Voudra-t-on de la comédie musicale là où la tradition de musique vivante est parfaitement implantée ?« On n\u2019ira à Broadway que si le show s\u2019établit comme un succès dans le monde anglophone », répond l\u2019initiateur de Notre-Dame de Paris.« On ne veut pas y arriver demandeur mais bien y arriver demandé.Il nous faut d\u2019abord installer le show à Londres, Sydney, Toronto, Las Vegas.Après, si ça fait le même tabac, les chiffres parleront d\u2019euxmêmes.Et Broadway va s\u2019ouvrir à nous.« De toutes façons, je pense que c\u2019est plus logique de commencer par Londres, car la plupart des grands succès d\u2019opéra rock ou pop depuis 25 ans sont partis de Londres.» Luc Plamondon : « J\u2019avoue avoir un peu envie de m\u2019éloigner du Québec en ce moment.» Plamondon sort de son mutisme PLAMONDON / suite de la page D1 D\u2019entrée, Luc Plamondon tient à rappeler que ces attaques « syndicales » à son endroit et à son oeuvre récente n\u2019ont pas atteint le public.« Personne ne s\u2019est plaint.On n\u2019a jamais eu une seule lettre.Chaque soir, 2000 personnes se lèvent d\u2019un bond et ovationnent les artistes.Personne ne part avant le rappel », dit-il en substance.Quant aux médias.« Je me disais que les journalistes finiraient par se tanner, mais c\u2019est devenu comme un feuilleton.Le fait que la Guilde se soit attaquée au Festival de jazz a amplifié l\u2019affaire et dévoilé encore davantage les couleurs de Subirana.» Rappelons que le groupe Coscient, qui produit Notre-Dame de Paris au Québec, a poursuivi le président de la Guilde.Pourquoi l\u2019initiateur du fameux spectacle musical ne l\u2019a-t-il pas fait ?« Subirana m\u2019a insulté dans les journaux et il s\u2019est attaqué à mon intégrité, j\u2019avais évidemment envie de le poursuivre.Mais c\u2019était lui personnellement et non sa fonction de président de syndicat.Car je n\u2019ai pas eu la preuve que les musiciens de Montréal étaient d\u2019accord avec l\u2019attitude de Subirana.Ils ne sont pas venus à ses manifs, il n\u2019y a pas eu vraiment de soutien de leur part.« Ce qui m\u2019a écoeuré, en fait, ce sont ses attaques à répétition.Il a eu le culot de dire qu\u2019il en appellerait au boycott de Notre-Dame dans le monde entier.D\u2019autant plus qu\u2019il a utilisé un langage assez grossier ; sur des tracts distribués à la porte du Théâtre Saint-Denis, il était inscrit \u2018\u2018Plamondon = voleur\u2019\u2019 ou \u2018\u2018Plamondon = escroc\u2019\u2019 ! Évidemment, tu grimpes dans les rideaux quand tu lis ça.et on t\u2019explique ensuite qu\u2019une poursuite en diffamation, ça dure.trois ans ! « Je peux parfaitement comprendre que la Guilde ait eu envie de discuter le principe de l\u2019utilisation d\u2019une bande enregistrée, mais je n\u2019admets pas que Subirana s\u2019attaque à mon intégrité et me traite de voleur, qu\u2019il dise que je gagne ma vie sur le dos des musiciens.Ça, c\u2019est vraiment de la diffamation.Qu\u2019il y ait des musiciens ou qu\u2019il n\u2019y en n\u2019ait pas, mon pourcentage de droit d\u2019auteur demeure le même.Et s\u2019il y avait des musiciens, les billets seraient forcément plus chers et je gagnerais plus d\u2019argent ! Sûrement pas moins, en tout cas.» Plamondon rappellera qu\u2019il n\u2019est aucunement impliqué dans la production de Notre-Dame de Paris, qu\u2019il n\u2019a pas contribué au financement de ce projet considérable.« Ce que je gagne n\u2019enlève rien à personne, renchérit-il.Est-ce qu\u2019on reproche à Céline Dion ou Guy Laliberté (du Cirque du Soleil) de gagner de l\u2019argent ?On dirait qu\u2019un auteur au Québec, ça n\u2019a pas le droit à la prospérité.» Comme prévu, Luc Plamondon endossera le choix de la bande enregistrée, noeud du conflit opposant Notre-Dame de Paris à la Guilde.« Les producteurs étrangers qui assistent au spectacle nous disent tous qu\u2019il s\u2019agit là de LA nouvelle façon de faire.D\u2019abord parce qu\u2019ils sortent de la salle sur le cul, impressionnés par la qualité du son.En tout cas, quand t\u2019entends des musiciens dans une fosse d\u2019orchestre, tu ne peux obtenir un son comme ça, c\u2019est impossible.» Et l\u2019interaction entre musiciens et chanteurs ?« Je ne l\u2019ai jamais vue.Quand on a joué La Légende de Jimmy à la Place des Arts, on avait des musiciens mais ils étaient installés en coulisses.Quand on a joué Starmania en 1980 au théâtre Félix-Leclerc, les musiciens suivaient le show sur un écran vidéo.Idem à Paris, ils étaient sous la scène et suivaient aussi le show sur écran vidéo.Elle était où, l\u2019interaction ?» \u2014 Alors pourquoi ne pas employer un orchestre réduit, comme l\u2019ont déjà suggéré plusieurs musiciens ?\u2014 C\u2019est ce qu\u2019on a fait dans le Starmania de 1988.Quatre musiciens et des programmations, quatre musiciens qu\u2019on ne voyait pas et qui se concentraient sur leurs ordinateurs.sous la scène.Lorsqu\u2019on a remonté Starmania en 1993, le producteur nous a dit : \u2018\u2018Vous avez le choix : ou les musiciens ou les danseurs.\u2019\u2019 » Le choix de la bande n\u2019était donc pas exclusivement artistique, contrairement à ce qu\u2019on nous a déjà affirmé du côté de la production.« C\u2019est sûr que Charles Talar avait des raisons économiques, soutient Plamondon.Avec Gilles Maheu en conférence de presse, il a évoqué un choix artistique qui est réel.Mais il y a aussi l\u2019économie du spectacle ; lorsque tu montes une telle production, arrive un moment où tu dois choisir entre 15 danseurs ou 15 musiciens.« Gilles Maheu voulait 30 personnes sur scène sans compter les chanteurs.Il voulait des acrobates, des danseurs et des figurants.Le nombre a été réduit à 16.Alors pour jouer Notre-Dame de Paris au Saint-Denis avec 12 musiciens en plus, il aurait fallu mettre le billet à 100 $.Y a quand même des limites ! » Inutile d\u2019ajouter que Luc Plamondon voit dans cette lutte de la Guilde des musiciens l\u2019expression d\u2019un combat d\u2019arrière-garde.« On est en l\u2019an 2000, le son numérique nous permet de reproduire les instruments avec exactitude.C\u2019est exactement le même combat que celui des typographes.On se disait c\u2019est pas possible que les typographes disparaissent et ils ont disparu.Les journalistes n\u2019ont pas arrêté d\u2019écrire depuis lors.» N\u2019allons tout de même pas déduire que Plamondon annonce l\u2019extinction imminente des musiciens ! Mais.« La ministre de la Culture (Agnès Maltais), confie le parolier, m\u2019a dit récemment : \u2018\u2018Ce serait une catastrophe pour le monde du spectacle s\u2019il fallait céder aux demandes de Subirana.\u2019\u2019 Elle m\u2019a dit qu\u2019elle ne se laisserait jamais imposer une chose pareille.» Après plus d\u2019une heure d\u2019explications livrées en toute diplomatie, Luc Plamondon baisse le ton au lieu de l\u2019élever comme on aurait pu s\u2019y attendre.« J\u2019avoue avoir un peu envie de m\u2019éloigner du Québec en ce moment.m\u2019éloigner pendant un an.Bien sûr, je reviendrai l\u2019automne prochain pour la création d\u2019une nouvelle troupe de chanteurs, danseurs et acrobates.« Mais avec ce qui s\u2019est passé récemment.La Guilde qui s\u2019en prend à moi personnellement, sans compter les attaques au moment de la première, ça fait beaucoup.En revanche, la colonie artistique a été extrêmement chaleureuse, les acteurs le metteurs en scène, les gens, les chorégraphes.Les grand-mères, les intellos, les enfants, les artistes, tout le monde aime le show.Ça fait plaisir.Mais le succès engendre toujours des envies.» Et puisque le marché du Québec est petit, tout succès paraît effectivement plus gros.On en écrit même des feuilletons, semble-t-il.« Je n\u2019admets pas que Subirana s\u2019attaque à mon intégrité et me traite de voleur, qu\u2019il dise que je gagne ma vie sur le dos des musiciens.» Conception et mise en scène : Lorraine Beaudry Chorégraphie : Geneviève Dorion-Coupal Direction : Jean-Bernard Hébert 2750036 (450) 964-1220 (514) 846-0908 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 19 JUIN 1999 D 5 CLAUDINu, MERCIER! du 25 juin au 5 septembre à 20h30 Lu iolljburalion a\\ ri : mil V»' rut w~ CAà 'TEL Admission:
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