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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1999-06-30, Collections de BAnQ.

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[" 3LP0102A0630 A 1 mercredi 30 3LP0101A0630 ZALLCALL 67 00:47:29 06/30/99 B 1 3 4 6 http://lapresse.infinit.net Montréal, mercredi 30 juin 1999 60 ¢ TAXES EN SUS ÎLES - DE - LA - MADELEINE 1 $ SPÉCIAL 749$ 2756661 Diamants total 1 carat (100 points) RIEN À PAYER AVANT 4 MOIS Une seule adresse 7139,rue ST-HUBERT (coin Jean-Talon) (514)277-3127 www.bijouterieleroy.com 115e année No 246 R 76 pages, 6 cahiers La FIIQ défie le gouvernement JEAN-FRANÇOIS BÉGIN SAINT-HYACINTHE Les infirmières sont plus déterminées que jamais : que le gouvernement Bouchard leur impose des sanctions additionnelles, qu\u2019il adopte une loi de retour au travail ou qu\u2019il décrète leurs conditions de travail, elles resteront en grève illégale.Telle est la décision sans équivoque prise à l\u2019unanimité par les 600 déléguées de la Fédération des infirmières et des infirmiers du Québec (FIIQ), réunies hier à huis clos à Saint-Hyacinthe, à la veille d\u2019une réunion cruciale du Conseil des ministres.« Pour les infirmières, le pire est atteint, rien de ce qui pourrait leur arriver ne sera pire que ce qu\u2019elles vivent et qu\u2019elles ont vécu, a déclaré aux médias en fin de journée la présidente de la FIIQ, Jennie Skene.Ce que les infirmières nous disent, c\u2019est qu\u2019elles préfèrent être debout jusqu\u2019au bout, plutôt que d\u2019accepter des conditions qui sont inacceptables.» La vice-présidente de la FIIQ et responsable des négociations, Lina Bonamie, a pour sa part réitéré que seul un règlement négocié pourrait inciter les infirmières à cesser leur débrayage, en cours depuis samedi matin.Le verdict des membres du conseil fédéral de la FIIQ, rendu au terme d\u2019un peu plus de trois heures de débat, place dans une position délicate le gouvernement Bouchard, qui refuse de négocier avec un syndicat agissant dans l\u2019illégalité.La FIIQ se trouve aussi à couper l\u2019herbe sous le pied du Conseil des ministres, qui doit se pencher ce matin sur divers scénarios visant à forcer les infirmières à mettre un terme à leur débrayage, parmi lesquels Voir FIIQ en A2 Autres informations en page B1 Nouvelle taxe de 3 $ sur les pneus MARTHA GAGNON À compter d\u2019octobre, le gouvernement du Québec imposera un droit environnemental de 3 $ à l\u2019achat de pneus neufs d\u2019automobile ou de camion pour permettre le nettoyage d\u2019une cinquantaine de lieux d\u2019entreposage, source de pollution et de danger, où sont accumulés depuis des années 25 millions de vieux pneus.« C\u2019est un soulagement de savoir que nous allons enfin pouvoir nous débarrasser des montagnes de pneus qui menacent notre environnement.J\u2019ai peine à y croire », a déclaré hier Monique Desnommée, porte-parole du comité de citoyens de Franklin\u2014Saint-Antoine-Abbé, où se trouvent les plus importants lieux d\u2019entreposage.En annonçant la nouvelle mesure hier, le ministre de l\u2019Environnement et de la Faune, Paul Bégin, a dit vouloir éviter d\u2019autres catastrophes comme celle de Saint-Amable en 1990, alors qu\u2019un incendie avait brûlé des centaines de milliers de pneus.« L\u2019accumulation de vieux pneus dans les lieux d\u2019entreposage présente des risques majeurs de contamination de l\u2019eau, de l\u2019air et du sol en cas d\u2019incendie, sans compter les risques pour la santé et les coûts élevés de réhabilitation des terrains », a-t-il ajouté.Cette « taxe » environnementale devrait générer des revenus annuels de 14,1 millions à partir de 2000-2001.Elle sera perçue par les détaillants de pneus.Les revenus seront partagés de la façon suivante : 40 % pour les recycleurs, 40 % pour la collecte des pneus, 15 % pour le nettoyage des lieux d\u2019entreposage et 5 % pour la gestion.Voir TAXE en A2 PHOTO ALAIN ROBERGE, La Presse © Le Dominion Square a fait l\u2019objet d\u2019importantes rénovations au cours des dix dernières années.L\u2019édifice Dominion Square change de mains LISA BINSSE Après la Place Bonaventure et le portefeuille de prêts hypothécaires de la compagnie d\u2019assurances La Métropolitaine, l\u2019homme d\u2019affaires montréalais Henry Winterstern et Whitehall Street Fund ont acquis l\u2019édifice Dominion Square, rue Sainte-Catherine, pour la somme de 60 millions de dollars.Le magnifique édifice, qui a fait l\u2019objet d\u2019importantes rénovations au cours des dix dernières années, n\u2019était même pas sur le marché, déclare en entrevue M.Winterstern.Mais, il aimait l\u2019édifice.Aussi a-t-il entamé des négociations privées avec le propriétaire, Citibank Canada, et le tout a été conclu et signé lundi.« C\u2019est un édifice ayant un emplacement exceptionnel, dit M.Winterstern, et idéal pour les bureaux et les commerces.» C\u2019est la troisième transaction de Winterstern et de ses associés au Québec depuis un peu plus d\u2019un an.« Cette transaction confirme notre engagement continu dans le marché immobilier québécois, ajoute Robert Wetinhall fils, principal analyste de Winterstern et associés.Le fonds Whitehall est géré par la banque d\u2019affaires newyorkaise Goldman Sachs.L\u2019édifice se trouve entre les rues Peel et Metcalfe et compte une vingtaine de locataires, dont Hydro-Québec, l\u2019un des plus importants.On y trouve aussi le magasin de disques HMV, la société Microcell, le bar Sherlock et la Banque Toronto- Dominion.La société Trizec a été retenue pour gérer l\u2019édifice.Voir DOMINION en A2 Le chef kurde Ocalan condamné à mort La sentence déclenche une avalanche de manifestations d\u2019après AFP et AP IMRALI, Turquie Le chef rebelle kurde Abdullah Ocalan a été condamné à mort pour trahison et séparatisme, hier, par la Cour de sûreté de l\u2019État d\u2019Ankara dans l\u2019île-prison d\u2019Imrali.La sentence a déclenché une avalanche de manifestations kurdes à travers l\u2019Europe et le Moyen- Orient, et suscité un déluge d\u2019appels européens pour qu\u2019il ne soit pas pendu.Le premier ministre turc Bulent Ecevit a souhaité que la condamnation à mort du chef du PKK « s\u2019avèrera bénéfique » pour la Turquie.Mais l\u2019Association des droits de l\u2019homme de Turquie (IHD), ellemême ciblée par le pouvoir, a estimé que « l\u2019application de la peine de mort contre Ocalan ne contribuera pas à la paix sociale » et a appelé à « régler la question kurde, qui constitue le plus important maillon de notre problème démocratique ».La direction du PKK a réagi avec modération, sous-entendant qu\u2019elle attendait la décision finale sur le sort de son chef et appelant entretemps à des protestations « démocratiques et politiques » contre sa condamnation à mort.Sitôt connue la sentence, un grand nombre de pays européens ont demandé à la Turquie de ne pas l\u2019exécuter : Allemagne, Belgique, France, Grande-Bretagne, Grèce, Italie, Norvège, République tchèque, Russie, Suède, Suisse \u2014 plusieurs faisant valoir qu\u2019une pendaison éloignerait Ankara de l\u2019Europe.« Nous disons simplement : si la Turquie veut entrer dans l\u2019Europe, elle doit se rapprocher des critères qui y prévalent », a déclaré Ludger Volmer, du ministère allemand des Affaires étrangères.Dans une déclaration faite au sommet de Rio, les chefs d\u2019État et de gouvernement de l\u2019UE ont condamné le verdict et rappelé à la Turquie que la peine de mort ne fait pas partie des « valeurs communes » de l\u2019Europe.Voir OCALAN en A2 Autres informations en page B7 PHOTO AFP Abdullah Ocalan écoute le verdict le condamnant à mort.185 JOURS AVANT L\u2019AN 2000 INDEX Petites annonces - Index C5 - Immobilier C5 à C7 - marchandises C7 - emplois C7, D12, D13 - automobile D13, D14 - affaires D2 Arts et spectacles cahier E - horaire spectacles E8 - horaire télévision E4, E5 - télévision E6 Bandes dessinées C6 Bridge A13 Décès D14, D15 Économie D1 à D11 Éditorial B2 Êtes-vous observateur C5 Horoscope D13 Loteries A13 Monde B3 à B5 Mots croisés D12 Mot mystère D14 Politique B1, B6 Tabloïd Sports - Michel Blanchard S5 ÉDITORIAL Minuit moins cinq à Belfast - Frédéric Wagnière page B2 MÉTÉO Passages nuageux Max.24, min.18 Cahier Sports, page 16 Voyagez et courez la chance de gagner une 2725743 Permis du Québec 8397, rue St-Denis M o n t r é a l ( Q c ) Tél: (514) 858-0011 1 888 302-6221 à chaque tranche d\u2019achat de 400$ 399Londres 689 $ $ Paris 490 $ Toulouse 689 $ Francfort 589 $ Bruxelles 639 $ Casa Blanca 898 $ *Spéciaux du Millénaire Spécial Croisières À partir de: Paris Floride Costa Rica Départs entre le 13 juillet et le 24 septembre À bord du Majesty 1059$ of the Seas 1 499 $ (cabine int.) S HAITI pécial SPÉCIAL ACHAT-RACHAT Voiture pour 17 jours 599$ tout inclus Nice 769 $ Bordeaux 629 $ Toronto 189 $ Calgary 499 $ Vancouver 449 $ Orlando 249 $ Fort Lauderdale 199 $ (incluant vol aller-retour, tous les repas, les taxes et frais portuaires) À bord du Grandeur of the seas 1 478$ (cabine int.) Croisière aux Caraïbes À bord du Sensation 1 299 $ (cabine int.) 369$ Cancun Acapulco Californie V O L A L L E R R E T O U R T X S I N C .789$ 789$ 789$ 459$ 3LP0202A0630 A 2 mercredi 30 3LP0201A0630 ZALLCALL 67 00:48:32 06/30/99 B Suites de la une A 2 R LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 30 JUIN 1999 La FIIQ défie le gouvernement Nouvelle taxe de 3$ sur les pneus FIIQ / Suite de la page A1 figurent l\u2019imposition par décret des pertes d\u2019ancienneté prévues dans la loi 160 et l\u2019adoption d\u2019une loi forçant le retour au travail, assortie ou non d\u2019un décret de conditions de travail.La présidente de la FIIQ n\u2019a laissé aucun doute quant à la détermination de ses troupes.Quand un journaliste lui a rappelé qu\u2019un gouvernement québécois (celui de Robert Bourassa, en mai 1972) avait déjà emprisonné des leaders syndicaux, Mme Skene a répondu sans ambages qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une mesure que les dirigeants de la FIIQ, de même que leurs 47 000 membres, sont « prêtes à supporter, s\u2019il le fallait pour faire évoluer le dossier ».Les infirmières sont « tellement motivées qu\u2019il faut les retenir », a dit Mme Skene.Certaines déléguées ont proposé de démissionner en bloc ou de diminuer le niveau des services fournis pendant la grève, des suggestions « inacceptables », selon Mme Skene.Dans son discours d\u2019ouverture, elle avait d\u2019ailleurs exhorté les délégués à « garder la tête froide » et à « ne pas réagir à la provocation ».« Ne lésinons pas sur les services essentiels, parce que c\u2019est la pierre qui pourrait faire tomber l\u2019édifice », a-t-elle dit.À ceux qui accusent la FIIQ et ses membres de se placer au-dessus des lois, Mme Skene rétorque que le gouvernement est luimême hors la loi « quand il refuse de s\u2019asseoir à une table de négociation ».« Nous avons négocié, nous avons fait des compromis, (.), nous avons laissé tomber des demandes, mais le gouvernement est assis sur sa position de départ et n\u2019a pas bougé d\u2019un iota (sur les salaires).Il n\u2019a pas plus respecté la loi.» Soulignant que Québec a déjà accepté de dialoguer avec d\u2019autres groupes agissant illégalement, notamment « avec des groupes de pression sur des réserves indiennes ou ailleurs », Mme Skene soutient qu\u2019il devrait en être de même avec les infirmières.Contrairement à ce que répètent Lucien Bouchard et Pauline Marois depuis le début de la semaine, la FIIQ affirme par ailleurs ne pas faire la grève uniquement pour des motifs salariaux, même si ses deux principales demandes normatives, sur le fardeau de tâche et la création de postes, ont déjà fait l\u2019objet d\u2019un accord, il y a dix jours.Selon Lina Bonamie, plusieurs questions ne sont pas résolues, dont la période de vacances estivales, l\u2019accessibilité aux postes et la notion d\u2019invalidité dans le régime d\u2019assurance- salaire.À cause de leurs débrayages illégaux, la FIIQ et ses syndicats affiliés font déjà l\u2019objet de poursuites pénales qui pourraient leur valoir des amendes de plus de 14 millions de dollars.Là-dessus, Mme Skene s\u2019est faite sarcastique.« Des sanctions, plus on en met, plus on en met, plus on en met, moins ça a de résonance », a-t-elle lancé aux 600 délégués.TAXE / Suite de la page A1 Selon les évaluations, 6,4 millions de pneus d\u2019automobiles sont vendus annuellement au Québec.On compte 8000 points de ramassage de pneus hors d\u2019usage et plus de 80 % d\u2019entre eux sont récupérés.Le nettoyage des lieux d\u2019entreposage s\u2019effectuera sur une période de dix ans.La taxe environnementale permettra également d\u2019assurer la continuité du Programme de gestion intégrée des pneus hors d\u2019usage créé en 96 et géré par la Société québécoise de récupération et de recyclage Recyc-Québec, qui éprouvait de sérieuses difficultés financières.Le gouvernement a dû lui consentir un prêt de 27 millions.« C\u2019est une très bonne nouvelle, affirme Ginette Bureau, directrice du programme à Recyc-Québec.Ce droit environnemental était réclamé par l\u2019ensemble de l\u2019industrie automobile et du pneu.Il favorisera le maintien de notre industrie de recyclage.» Recyc- Québec a soumis un plan de dix ans au gouvernement pour vider les lieux d\u2019entreposage et pense pouvoir débuter rapidement après l\u2019entrée en vigueur du droit environnemental.Selon Mme Bureau, la réaction des consommateurs à l\u2019application d\u2019un droit devrait être positive.« D\u2019après un sondage que nous avons réalisé, ils étaient majoritairement favorables et se disaient même prêts à payer jusqu\u2019à 5 $ pour la récupération des pneus.» Monique Desnommée, ardente environnementaliste et ancienne conseillère municipale de Franklin, où sont entreposés 12 millions de pneus, espère que la nouvelle mesure mettra fin à l\u2019entreposage de pneus provenant des États-Unis et d\u2019autres provinces.« C\u2019est choquant de devoir payer aussi pour se débarrasser des pneus que d\u2019autres sont venus jeter dans notre cour », dit-elle.La responsable de Recyc-Québec répond qu\u2019il est « impossible d\u2019empêcher la libre circulation d\u2019une ressource ou d\u2019un bien, mais qu\u2019il ne faut plus permettre l\u2019entreposage de pneus au Québec ».Le programme de Recyc-Québec a déjà permis de traiter l\u2019équivalent de 12 millions de pneus et permis la création d\u2019une douzaine d\u2019entreprises de recyclage, qui emploient 300 personnes, sans compter les 50 emplois reliés au transport.Le chef kurde Ocalan condamné à mort OCALAN / Suite de la page A1 La haut-commissaire aux droits l\u2019homme de l\u2019ONU, Mary Robinson, a jugé la sentence « inquiétante » étant donné les doutes pesant sur l\u2019équité du procès.Selon Mme Robinson, « certains aspects de la procédure légale ont dévié de la norme internationale ».Un lourd silence : les États-Unis se sont refusés à commenter la condamnation à mort d\u2019Ocalan, sauf pour dire que le procès du chef kurde, qu\u2019ils ont qualifié de « terroriste international », avait été « méthodique ».Et préoccupés par les risques d\u2019attentats dans la foulée de cette sentence, les États- Unis ont fermé leurs consultats à Istanbul et Adana, en Turquie, à titre temporaire.La condamnation à mort d\u2019Ocalan, largement attendue au regard du droit turc qui sanctionne par la peine capitale les actions qui lui étaient reprochées, a été prononcée par le président de la Cour, Turgut Okyay.Il a reconnu le chef du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan) coupable d\u2019avoir « créé l\u2019organisation terroriste armée et ordonné des actes ayant fait des milliers de victimes innocentes » dans le but de « séparer une partie du territoire sous souveraineté de la Turquie afin d\u2019y créer un soi-disant État kurde ».La Turquie ne reconnaît pas l\u2019existence d\u2019un problème kurde et explique la rébellion par le sous-développement du Sud-Est.Le PKK a lancé en 1984 une lutte armée dans le Sud-Est anatolien à majorité kurde en vue de créer un État kurde indépendant, et 31 000 personnes sont mortes dans les violences liées à cette rébellion.Ocalan avait reconnu dès l\u2019ouverture du procès sa responsabilité dans toutes les actions du PKK citées dans l\u2019acte d\u2019accusation.Il a multiplié les appels à la paix à l\u2019État turc, se déclarant prêt à se mettre à son service et à faire déposer les armes à son organisation pour régler le conflit kurde.Mais l\u2019armée a répliqué qu\u2019elle ne négocierait jamais avec un « terroriste » et les responsables politiques sont restés muets.La Cour a rendu sa décision à l\u2019unanimité des trois juges civils et a refusé les circonstances atténuantes qui auraient permis de commuer la peine en prison à perpétuité, a précisé Okyay.Le chef du PKK, 50 ans, a écouté en silence, impassible.Puis il a fait un signe de la main vers l\u2019assistance avant de quitter la cage vitrée pare-balles dans laquelle il a comparu depuis le début de son procès le 31 mai.Des familles de victimes du PKK présentes dans l\u2019audience et des avocats ont laissé éclater leur joie et entonné l\u2019hymne national turc, certains pleurant de bonheur, d\u2019autres scandant des slogans contre le PKK, Ocalan et ses avocats.Ceux-ci vont faire appel de la sentence auprès de la Cour de cassation turque et de la Cour européenne des droits de l\u2019homme.Si la Cour de cassation annule la sentence, le procès repartira à zéro.Si elle la confirme, la sentence devra être approuvée par le Parlement, qui n\u2019a ratifié aucune peine capitale depuis 1984.Ocalan peut par ailleurs espérer échapper à la pendaison grâce à l\u2019intervention de la Cour européenne des droits de l\u2019homme.Membre du Conseil de l\u2019Europe, la Turquie a ratifié la Convention européenne des droits de l\u2019homme ; elle doit se plier aux arrêts de la Cour européenne, faute de quoi elle risque une exclusion de l\u2019organisation des 41.Les recours peuvent prendre plusieurs sePas de feuilleton maines, voire des mois.Des problèmes techniques nous empêchent de publier aujourd\u2019hui le populaire feuilleton Souvenirs de Monica.Nous nous en excusons tout en vous assurant que l\u2019épisode manquant paraîtra vendredi.Rectificatif Contrairement à ce que nous avons écrit dans notre numéro du vendredi 25 juin, Gaétan Rivest n\u2019a jamais rencontré Maurice Mom Boucher à la Place Versailles.Nos excuses.L\u2019édifice Dominion Square change de mains DOMINION / Suite de la page A1 M.Winterstern assure que la transaction n\u2019aura aucun impact sur les locataires actuels puisque aucun changement majeur n\u2019est envisagé.« Nous avons simplement l\u2019intention d\u2019être d\u2019excellents propriétaires.» Les propriétaires antérieurs de l\u2019édifice construit en 1930 y ont investi plus de 50 millions sur une dizaine d\u2019années pour le rénover de fond en comble.Citibank a acheté l\u2019imposant bâtiment en 1993 d\u2019un consortium de cinq propriétaires.M.Winterstern indique que ses associés et lui-même sont toujours ouverts aux occasions d\u2019affaires.Il n\u2019exclut pas d\u2019autres acquisitions, mais pas dans un proche avenir.M.Winterstern est l\u2019un de trois propriétaires de Place Bonaventure, acquise en juin 1998 pour près de 70 millions de dollars.Les autres propriétaires sont Whitehall et le Groupe Westcliff.Depuis, d\u2019importants travaux de rénovation, dont une nouvelle fenestration, ont été entrepris dans le mail commercial.Des investissements de plus de 50 millions sur trois ans y sont prévus, juste pour le mail commercial.M.Winterstern et ses associés ont aussi acquis le portefeuille de prêts hypothécaires de La Métropolitaine pour 85 millions de dollars en mars.LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 4-9-4 à quatre chiffres : 2-9-4-5 COLLECTES DE SANG n Montréal: Centre des donneurs de sang, centre commercial Maisonneuve, 2991, rue Sherbrooke Est (métro Préfontaine), de 10h à 17h30; n Longueuil: Club Optimiste de Longueuil, Place Longueuil, mail central, 825, rue Saint- Laurent Ouest, de 10h à 17h30.n Saint-Laurent: Centre de service Sears, cafétéria, 3075, Thimens, de 8h30 à 17h.n Saint-Barthélemy: Clubs sociaux de Saint- Barthélémy, parrainée par le Club Optimiste, École Du Sablé/gymnase (entrée par la rue Bonin) 601, rue du Sablé, de 15h à 20h30.n Ormstown: organisée par tous les clubs de service, centre récréatif Ormnstown, 87, rue Roy, de 14h30 à 20h30.n Sainte-Agathe-des-Monts: organisée par les Filles d\u2019Isabelle \u2014 cercle 994, école Fleur-des-Neiges, 99, rue Sainte-Agathe, de 14h à 20h.n Dollard-des-Ormeaux: Galeries des Sources, 3237, boul.des Sources, de 10h30 à 17h.VENDREDI DANS LA PRESSE Pédaler à Bromont Au fil des ans, la station touristique Bromont, dans les Cantons-de-l\u2019Est, est devenue une petite mecque pour les amateurs de vélo de montagne.Son réseau de sentiers balisés totalise plus d\u2019une centaine de kilomètres et offre une diversité de terrains pour tous les calibres de cyclistes, autant pour les adeptes du cross-country que ceux de la descente.Bref, c\u2019est la destination idéale pour rouler sur des roues à gros crampons.Pascal Isabel, de l\u2019équipe Géo Plein Air, est allé explorer les sentiers et propose ses parcours préférés.À lire, vendredi, dans le cahier Sports de La Presse.QUESTION DU JOUR Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour: \u2014 par téléphone, en composant le 514-285-7333; \u2014 par Internet : http://lapresse.infinit.net Êtes-vous d\u2019accord avec l\u2019imposition d\u2019une taxe environnementale de 3 $ sur les pneus ?Ottawa a-t-il raison de vouloir aider financièrement les équipes canadiennes de hockey ?À cette question posée hier le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 19% Non: 81% NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n\u2019a aucune prétention scientifique.Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : (514) 285-6931 National, TéléPlus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : (514) 285-6892 Les petites annonces : (514) 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse, Ltée, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.http://lapresse.infinit.net Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne - Contrat de vente numéro 0531650» Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.2757259 3LP0301A0630 a03-mercredi 3LP0301A0630 ZALLCALL 67 00:51:14 06/30/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 30 JUIN 1999 A 3 L\u2019EXPRESS DU MATIN La qualité de l\u2019eau s\u2019améliore Mais certains secteurs demeurent problématiques ÉRIC TROTTIER De nouvelles analyses effectuées par la CUM depuis le mois de mai autour de l\u2019île de Montréal montrent que la qualité de l\u2019eau continue de s\u2019améliorer, notamment dans la rivière des Prairies qui ne subit plus les rejets d\u2019égouts de Laval depuis l\u2019automne dernier.Toutefois, ces analyses confirment aussi que certains secteurs demeurent problématiques ; les coliformes fécaux s\u2019y concentrent en dépit du fait que le réseau d\u2019intercepteurs des eaux usées de la station d\u2019épuration de la CUM devrait accueillir tous les rejets d\u2019égouts de l\u2019île de Montréal.Telles sont du moins les premières conclusions qu\u2019on peut tirer des six premières tournées d\u2019analyses bactériologiques effectuées par le service de l\u2019assainissement de l\u2019air et de l\u2019eau de la Communauté urbaine de Montréal (CUM), qui possède 98 stations d\u2019échantillonnage autour de l\u2019île.En présentant ces données désormais diffusées sur le site Internet de la CUM, le président de sa commission de l\u2019environnement, Michel Leduc, a mis en garde, hier, la population, contre une mauvaise interprétation qu\u2019on peut en faire.D\u2019une part, les résultats d\u2019analyses peuvent changer d\u2019une journée à l\u2019autre, surtout après un jour de pluie.Comme ils sont publiés plusieurs jours après les échantillonnages, on ne peut s\u2019y fier pour se baigner n\u2019importe où.La baignade en eau naturelle n\u2019est officiellement permise qu\u2019aux trois plages prévues à cette fin sur le territoire de l\u2019île, le Cap-Saint-Jacques, l\u2019Île-Bizard et le Parc-des-îles, qui font l\u2019objet d\u2019échantillonnages plus réguliers.Les analyses de la CUM peuvent cependant donner une bonne indication de la qualité des cours d\u2019eau autour de l\u2019île.Des reporters de La Presse ont eu l\u2019occasion d\u2019apercevoir à plusieurs reprises, depuis le printemps, des baigneurs dans la rivière des Prairies ou dans le fleuve Saint- Laurent qui, sans le savoir, trempaient littéralement dans une soupe de coliformes ; ceux-là devraient suivre attentivement les cartes de la CUM et.s\u2019abstenir.Rappelons qu\u2019il peut être dangereux pour la santé de se baigner dans une eau contenant plus de 200 coliformes fécaux par 100 ml d\u2019eau.Au-delà de la protection du public, la CUM espère que ces analyses vont permettre d\u2019identifier clairement les égouts « oubliés » de l\u2019île, qui ne sont pas encore raccordés au réseau qui mène à l\u2019usine d\u2019épuration et qui se jettent, sans autre traitement, dans les cours d\u2019eau ou les égouts pluviaux.Les six premières semaines d\u2019analyses montrent que de tels problèmes persistent dans le quartier Pointe-aux-Trembles, à Baied\u2019Urfé, à Montréal-Nord et à l\u2019île des Soeurs, notamment.Les résultats montrent également qu\u2019après une bonne pluie comme celle d\u2019hier, la qualité peut se détériorer dramatiquement à certains endroits, là où le réseau d\u2019intercepteurs de la CUM déborde.Enfin, de manière générale, la qualité de l\u2019eau a tendance à se détériorer à mesure que l\u2019été avance : sur les 98 stations d\u2019échantillonnage de la CUM, seulement une douzaine avait été classée « mauvaise » ou « polluée » durant les deux premières semaines d\u2019analyses, au début du mois de mai.Dans les semaines qui ont suivi, 27, 46, 37 et 39 stations d\u2019échantillonnage (souvent les mêmes) présentaient plus de 200 coliformes par 100ml d\u2019eau.Travailleurs contaminés au mercure n Un important problème de contamination au mercure a été constaté à l\u2019usine Osram Sylvania de Drummondville, une entreprise spécialisée dans la fabrication de lampes fluorescentes contenant du mercure.La situation est telle qu\u2019elle a amené le retrait de 17 des 600 travailleurs de l\u2019usine et l\u2019application de mesures strictes de protection auprès de 112 autres travailleurs.Les 17 travailleurs qui ont été retirés de leur milieu de travail ne reviendront pas avant deux ou trois mois.Cette contamination au mercure représente, selon toute vraisemblance, une situation sans précédent au Québec par son importance, a admis, hier, le Dr André Dontigny, directeur de la santé publique à la Régie régionale de la santé et des services sociaux de la Mauricie et du Centre-du- Québec, au cours d\u2019une conférence de presse.Cependant, les informations préliminaires de surveillance médicale des travailleurs laissent entrevoir une amélioration de la situation, ont laissé savoir les autorités.Savard et compagnie toujours en prison n Robert Savard, Guy Lepage et Ronald Leduc, des individus de l\u2019entourage du leader des Hells Angels, Maurice Mom Boucher, ont comparu hier devant la juge Juanita Westmorland-Traore, de la Cour du Québec, au palais de justice de Montréal.Ils font face à un total de neuf accusations qui tournent autour d\u2019une présumée affaire d\u2019extorsion aux dépens d\u2019un dénommé Carl Gagnon, 42 ans, qui se serait déroulée entre le 25 avril et le 24 mai.Savard a également été accusé d\u2019avoir eu en sa possession un pistolet de calibre .45 et un fusil de calibre 12 sans permis, deux armes découvertes lors de son arrestation lundi soir.Me Jacques Pothier, de la Couronne, s\u2019est opposé à la mise en liberté des trois accusés.Une enquête pour mise en liberté aura lieu vendredi au palais de justice.Nominations à la SQ n Le gouvernement vient de confirmer dans leurs fonctions de directeur général adjoint de la Sûreté du Québec Jean Bourdeau et Paul Quirion.M.Bourdeau agira à titre de responsable des enquêtes criminelles, poste qu\u2019il occupait par intérim depuis le 18 mars 1998, tandis que M.Quirion garde ses fonctions à la tête des ressources humaines, où il était de façon intérimaire depuis le 22 février dernier.Illégalité sur le pont Mercier n Transports Québec désire aviser les usagers du pont Mercier en direction de Montréal et en provenance de Châteauguay (route 132-138) qu\u2019ils doivent obligatoirement respecter la voie réservée aux autobus en tout temps.Une observation récente a montré que des usagers impatients utilisaient la voie réservée aux autobus pour atteindre le pont.Un tel comportement est très dangereux, car il génère un conflit entre les usagers de la voie de droite et ceux provenant de la route 207 vers le pont.S\u2019engager sur la voie réservée aux autobus constitue une infraction selon l\u2019article 310 du Code de la sécurité routière et est punissable d\u2019une amende de 100 $, plus des frais de 36 $.Lorraine Pagé en Cour supérieure n Le juge Réjean Paul, de la Cour supérieure, entendra ce matin au palais de justice de Montréal l\u2019appel de l\u2019ex-présidente de la Centrale de l\u2019enseignement du Québec, Lorraine Pagé, condamnée le 30 avril pour vol à l\u2019étalage.L\u2019avocat de Mme Pagé, Jean-Claude Hébert, entend plaider que le juge Denis Boisvert, de la cour municipale de Montréal, a erré tant en déclarant sa cliente coupable qu\u2019en lui infligeant une amende de 200 $ plutôt qu\u2019une absolution.Mme Pagé a été arrêtée à la sortie du magasin La Baie de la Place Versailles, à Montréal, le 10 décembre, avec sur elle une paire de gants de 50 $ non payés.Depuis hier, les résultats de ces analyses sont diffusés sur le site Internet de la CUM (www.cum.qc.ca/rsma) dans le but d\u2019informer la population qui utilise les différents plans d\u2019eau entourant l\u2019île de Montréal.Tous les vendredis, jusqu\u2019à la fin de l\u2019été, les nouvelles analyses, effectuées les lundis, mardis et mercredis précédents, seront ainsi mises à la disposition du public.Et tous les samedis, La Presse vous proposera une carte des résultats semblable à celle que nous publions aujourd\u2019hui.Dur coup pour les agences d\u2019escorte 2758391 HUGO DUMAS Les policiers de la Communauté urbaine de Montréal (CUM) ont porté un dur coup au monde interlope des agences d\u2019escorte en arrêtant, à la mi-juin, plus d\u2019une dizaine de personnes mêlées à des activités de prostitution.Cinq agences d\u2019escortes de l\u2019est de Montréal ont été démantelées, le 17 juin, quand la police a arrêté Alain Martineau, 38 ans, résidant de la rue Sauvé, le dirigeant allégué de ce réseau de prostitution.Les policiers ont aussi fait des perquisitions dans des appartements du 3265, boulevard Langelier et du 2915, boulevard Henri-Bourassa, qui servaient de maisons de débauche, selon le sergent Guy Bianchi.La police a également arrêté quatre chauffeurs, deux réceptionnistes et six escortes qui travaillaient pour Martineau.« Il faisait beaucoup d\u2019argent.Il opérait de chez lui et mettait des annonces dans Le Journal de Montréal », raconte le sergent Bianchi.Martineau, qui avait 2500$ en poche lors de son arrestation, a comparu le 18 juin, au palais de justice de Montréal, pour répondre de neuf chefs d\u2019accusation, dont proxénétisme et tenue d\u2019une maison de débauche.Le réseau fonctionnait depuis trois mois, selon la police.Par ailleurs, l\u2019agence d\u2019escorte « Absolut Perfection » a cessé ses activités abruptement, dans la soirée du 18 juin, quand le SPCUM a frappé et arrêté ses deux tenanciers allégués à leur appartement du chemin Kildare, à Côte-Saint-Luc.Réjean Duchesne, 47 ans, ainsi que sa conjointe, Anna Davydenko, 28 ans, ont cependant été relâchés avec promesse de comparaître, en septembre, au palais de justice de Montréal, afin de répondre à des accusations de proxénétisme.Cette agence fonctionnait dans les hôtels et ses clients étaient principalement des touristes, a précisé le sergent-détective Luc Boulianne, de la section antigang du SPCUM.« Lady of the Night », une deuxième agence d\u2019escortes liée à « Absolut Perfection » et qui disposait d\u2019une vitrine sur Internet, a été fermée pendant la même soirée.Les policiers ont passé les menottes à ses deux présumées têtes dirigeantes : Irina Smirnova, 33 ans, et son conjoint, Valeri Moukhine, 36 ans.Ils doivent, eux aussi, se présenter au palais de justice de Montréal en septembre.Ces deux agences employaient plus de 35 escortes, selon la police.Alain Martineau 3LP0401A0630 A-4 MERCREDI 3LP0401A0630 ZALLCALL 67 00:51:04 06/30/99 B A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 30 JUIN 1999 Un été pavé de lingots d\u2019aluminium Consultation publique sur le nouveau plan d\u2019urbanisme à Verdun Pas facile de se trouver un emploi quand on est jeune et aux études.En mai et juin, de nombreux étudiants envahissent le marché du travail et ils finissent presque tous par décrocher un boulot l\u2019espace d\u2019un été.La Presse en a rencontré plusieurs et, pendant sept semaines, ils vous feront part de leur expérience.À lire les mercredis et les samedis.VALÉRIE DUFOUR Depuis le début de l\u2019été, Sindy Martel enfile un uniforme et de lourdes bottes pour aller travailler à l\u2019usine Grande-Baie d\u2019Alcan à La Baie, au Saguenay.Elle grimpe au volant de son camion dix roues et effectue la dizaine d\u2019aller-retour entre les salles de cuve et les fours où se forment les lingots d\u2019aluminium.Pour un employé permanent, cette routine est normale.Mais pour cette étudiante en kinésiologie de l\u2019Université Laval, il s\u2019agit d\u2019un véritable gros lot.« C\u2019est la job rêvée », raconte Sindy, pour qui c\u2019est la première vraie expérience de travail.Cette année, Alcan a reçu 1100 demandes d\u2019emploi pour la période estivale et seulement 140 demandeurs ont été sélectionnés au hasard pour occuper des postes de journalier.Il n\u2019y a pas de prérequis pour être engagé, si ce n\u2019est d\u2019être aux études et d\u2019y retourner en septembre.Son horaire est organisé suivant un cycle de quarts de 12 heures.« Je travaille trois fois pendant le jour, ensuite j\u2019ai trois jours de congé et je travaille trois quarts de nuit », explique la jeune fille de 19 ans.Si les quarts de 12 heures peuvent être exténuants, le jeu en vaut la chandelle.Sindy gagne 16,33 $ l\u2019heure, en plus de recevoir des primes diverses s\u2019élevant à plus de 100 $ aux deux semaines.Si tout va bien, elle gagnera au moins 10 000 $ en quatre mois.« Je vais m\u2019en servir pour mes études, précise- t-elle, mais je me gâte aussi.» Avant de conduire seule son mastodonte, Sindy a suivi trois jours de cours sur la sécurité en plus d\u2019effectuer une dizaine de quarts sous la supervision de celui qu\u2019elle remplace.Au volant de son camion, elle a la tâche de transporter le métal liquide de la cuve à l\u2019un des deux fours où se forment les lingots d\u2019aluminium.« C\u2019est dur de le stationner à la perfection pour qu\u2019il n\u2019y ait pas de danger quand les ouvriers versent le contenu.» « L\u2019ambiance de travail est numéro un, lance-t-elle avec enthousiasme.Je suis la seule fille dans l\u2019équipe et les gars sont gentils avec moi.On s\u2019agace tout le temps.Quand il y a des choses que je ne suis pas capable de faire, il y a tout le temps une personne qui est là pour m\u2019aider.» « J\u2019apprends plein de choses, confie l\u2019étudiante.Les gars de mon équipe me racontent leur vie de couple ; ils me demandent des conseils pour leurs enfants.Il est arrivé une fois qu\u2019on s\u2019est tous mis à danser, c\u2019était vraiment drôle.» Après ces quatre mois de labeur, Sindy retrouvera l\u2019université avec soulagement.C\u2019est sans doute avec un tout autre oeil qu\u2019elle manipulera son rouleau de papier d\u2019aluminium en regagnant son appartement de Sainte-Foy.ÉRIC TROTTIER Verdun organise le 6 juillet une soirée de consultation publique sur son nouveau plan d\u2019urbanisme.Dans ce plan, la Ville prévoit investir près de 45 millions d\u2019ici 2005 dans différents projets d\u2019aménagement, dont un golf et un rond-point à l\u2019Île-des-Soeurs, ainsi que de nouveaux accès aux berges du Saint-Laurent.Un de ces projets suscite une certaine controverse : la Ville prévoit en effet acquérir le tiers du bois de l\u2019Île-des-Soeurs, mais plusieurs résidants de l\u2019île estiment qu\u2019il vaut mieux acheter toute la forêt (10 hectares) pour éviter qu\u2019elle soit rasée au profit des promoteurs immobiliers.Le projet de règlement d\u2019emprunt pour l\u2019achat du bois, qui devait être adopté la semaine prochaine, a été reporté à l\u2019automne.En attendant, les citoyens qui veulent se prononcer sur le nouveau plan d\u2019urbanisme de la Ville n\u2019ont qu\u2019à se présenter à l\u2019hôtel de ville, mardi prochain, à 19h.« Je ne crois pas que ce soit une très bonne date pour convoquer des gens à une soirée de consultation », a déploré hier la conseillère Catherine Chauvin, de l\u2019Île-des-Soeurs, qui fait partie des opposants au projet de l\u2019administration Bossé.Sindy Martel, 19 ans, a mis son casque et enfilé l\u2019uniforme qu\u2019elle porte à son travail à l\u2019usine Grande-Baie de la compagnie Alcan, à La Baie, au Saguenay.NP0650099 Copyright 1999.Sears Canada Inc.Achats sur place seulement.Certains articles ont peut-être été déjà soldés au cours de la semaine dernière Moitié prix CRAVATES Un vaste choix de jolies cravates en soie et en polyester.À l\u2019exclusion des cravates Alfred Sung et ArrowMD \u20182 For\u2019 TOUT EST EN SOLDE ARTICLES ET LINGE DE LIT ET DE SALLE DE BAINS Le choix est extraordinaire! Rabais 130$ VÉLO TOUT-TERRAIN JEEPMD TJ Cadre à \u2018l\u2019ancienne\u2019.No 27288.Rég.Sears 349,99.21999 Léger assemblage requis pour les vélos Rabais 240$ MOBILIER 15 PIÈCES \u2018MOKA AUX BLEUETS\u2019 L\u2019ensemble: table 48 pouces en résine marine, 4 fauteuils, 4 coussins, 4 napperons, parasol et socle.No 98333.Rég.739,99.49999 Rabais 30% TOUS LES PANTALONS JESSICA SPORTMC Dans une grande variété de styles et de couleurs.Le choix peut varier Moitié prix ENSEMBLE DÉBARDEUR ET CARDIGAN En tricot de polyester-coton aux couleurs de l\u2019été, pour les filles.Tailles 7-16.Rég.Sears 27,99.1399 Moitié prix VÊTEMENTS CHOISIS LEVI\u2019SMD POUR GARÇONS Pantalons cargo, maillots, shorts, tenues molletonnées en coton, plus.Tailles 7-18.Rég.22,99-54,99.Ch.1149-2749 Le choix varie selon les magasins Rabais 40% TENUES DE NUIT DE GRANDES MARQUES Modèles féminins Joe BoxerMD, Linda LingerieMD, PatriciaMD et French MaidMD.Sauf les modèles Jockey 1188 Chac.OREILLER \u2018ANTIBACTÉRIEN\u2019 MICROSHIELDMD, EN FORMAT STANDARD OU GRAND Rég.Sears 24,99 et 29,99.Rabais 60% SERVIETTES \u2018EMBRASSABLES\u2019 MARTEXMD OU LUXURAMD \u2018SUPREME\u2019 TOUT POUR LA MAISONMD Variées.Rég.Sears 7,99-39,99.Chac.319-1599 Rabais 30- 50% DOUILLETTES ET ACCESSOIRES VARIÉS Motifs \u2018Belvédère\u2019, \u2018Quadrillé ombré\u2019, \u2018Véranda d\u2019été\u2019, \u2018Élégance classique\u2019, \u2018Signes du printemps\u2019, \u2018Bethany\u2019 et bien plus! 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3LP0501A0630 A5 Mercredi 3LP0501A0630 ZALLCALL 67 00:50:54 06/30/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 30 JUIN 1999 A 5 L\u2019État au secours du hockey Philippe chaque mois, le Centre de recherches Décima sonde 2000 Canadiens d\u2019un océan à l\u2019autre sur divers enjeux sociaux.En mars dernier, un peu d\u2019espace s\u2019est libéré sur le questionnaire.Des employés de la firme, passionnés de hockey, ont eu un flash.Pourquoi ne pas vérifier scientifiquement la théorie selon laquelle ce sport fait partie de notre identité ?Les résultats ont été révélateurs.Près des trois quarts des répondants, soit 72 %, ont affirmé que le hockey contribuait à nous définir en tant que Canadiens.Seuls le rôle du Canada comme gardien de la paix en territoires étrangers (82 %) et notre système de soins de santé (80 %) ont obtenu de meilleurs résultats.Le baseball, vous demandez ?À peine 25 % des gens ont estimé que ce sport forgeait en partie notre identité.Au même moment, un sondage national effectué par la revue Maclean\u2019s a illustré que le hockey s\u2019inscrivait au deuxième rang en tant que facteur de cohésion nationale, derrière le système de soins de santé.Sans surprise, les dirigeants des équipes canadiennes de la LNH se sont vite emparés de ces chiffres.Lorsqu\u2019on est à la recherche de concessions fiscales ou d\u2019une partie des revenus de loterie des provinces, rien ne vaut une touche de sensiblerie.Sans vergogne, on essaie de transmettre ce message à la population : s\u2019opposer à une aide financière de l\u2019État au hockey professionnel, c\u2019est s\u2019attaquer à un morceau de l\u2019identité canadienne.Voilà une des deux raisons ayant incité le ministre fédéral de l\u2019Industrie, John Manley, à convoquer un « sommet sur le hockey », lundi dernier, dans un hôtel de Toronto.Les dirigeants des clubs canadiens et de l\u2019Association des joueurs, flanqués d\u2019observateurs des gouvernements des quatre provinces accueillant des équipes \u2014 dont le Québec \u2014, ont participé aux travaux.L\u2019autre motif derrière l\u2019initiative de M.Manley est plus bêtement politique.Il représente le compté d\u2019Ottawa-Sud au Parlement et occupe le poste de ministre responsable de cette région.Or, de toutes les équipes canadiennes, ce sont les Sénateurs d\u2019Ottawa qui menacent le plus fermement de transférer leur concession aux États-Unis si aucune mesure n\u2019est prise pour alléger leur fardeau fiscal.La municipalité de Kanata, où est situé l\u2019amphithéâtre des Sénateurs, a adopté une résolution en guise d\u2019appui aux exigences de l\u2019organisation.Dans ce contexte, M.Manley ne pouvait regarder le train passer.D\u2019autant plus que Rod Bryden, le proprio des Sénateurs, constitue un formidable porte-parole de son industrie.n n n Même si son équipe n\u2019évolue qu\u2019à deux heures de route de Montréal, M.Bryden demeure un personnage méconnu du public québécois.Et c\u2019est bien dommage.L\u2019homme est en effet un numéro.Son esprit alerte, sa langue acérée et sa connaissance approfondie de la machine gouvernementale canadienne \u2014 il a été haut fonctionnaire avant de faire fortune dans le secteur privé \u2014 font de lui un joueur de premier plan dans le débat en cours.Les chiffres, M.Bryden les martèle en écorchant au passage ses rivaux.« Nous avons perdu 10 millions cette année.Pourtant, l\u2019équipe ne peut être mieux gérée.Nos coûts sont parmi les plus bas dans la LNH, nous sommes au huitième rang au niveau des revenus et avons obtenu 101 points au classement, ce que les Maple Leafs de Toronto n\u2019ont pas réussi depuis un siècle ! » Pour M.Bryden, l\u2019enjeu est simple : les équipes canadiennes évoluent dans un environnement fiscal non concurrentiel face aux clubs américains.Or, dit-il, l\u2019État pose à chaque jour des gestes concrets pour permettre à d\u2019autres industries \u2014 ressources naturelles, aéronautique, cinéma, technologies du savoir \u2014 de se distinguer sur la scène internationale.« Alors, pourquoi pas le hockey ?ajoute-til.Si nous devions décider entre investir 1 $ dans notre système de santé et 1 $ dans le hockey, je serais le premier à dire \u2018Au diable le hockey !\u2019 Mais nous ne sommes pas confrontés à ce choix.Notre équipe assume ses dépenses et ses pertes.En plus, nous versons 37 millions en impôts de toutes sortes.C\u2019est trop.Nous pouvons payer au maximum 24 millions.Si nous quittons le Canada, ce sera autant de revenus en moins pour les gouvernements.» n n n Intéressante, la théorie de M.Bryden comporte néanmoins des trous.Ainsi, les Sénateurs se plaignent d\u2019assumer une taxe spéciale pour payer une bretelle d\u2019autoroute donnant accès à leur amphithéâtre.C\u2019est vrai.En revanche, les anciens proprios ont eux-mêmes choisi de s\u2019installer à cet endroit éloigné du centre-ville parce que les terrains leur appartenaient.À Vancouver, les Canucks attribuent aux taxes et au taux de change défavorable leurs pertes de 91 millions au cours des quatre dernières années.Ils oublient commodément la terrible gestion de leurs responsables du secteur hockey, qui ont accordé des contrats mirobolants à des joueurs et des entraîneurs n\u2019ayant pas répondu aux attentes.À Montréal, Ronald Corey se plaint des impôts fonciers du Centre Molson, une facture annuelle de 9,7 millions.Mais si le Canadien avait placé le débat sur la place publique il y a trois ans au lieu de négocier en secret un arrangement plus favorable avec le gouvernement du Québec et la Ville de Montréal, l\u2019organisation n\u2019en serait peut-être pas rendue là.Tout cela pour dire qu\u2019une ambiance surréaliste a entouré la réunion de lundi, à Toronto.Les participants ont répété que les salaires des joueurs ne constituaient pas la source des ennuis financiers des clubs canadiens.Ce qui, bien sûr, n\u2019a aucun sens.En janvier 1995, ces équipes ont librement signé une convention collective ayant provoqué une nouvelle inflation des salaires.Ils ont alors commis une erreur grave et appellent aujourd\u2019hui l\u2019État à la rescousse.Les gouvernements leur ouvriront sans doute une porte.Et peut-être auront-ils raison de le faire.Après tout, il est vrai que les sociétés de loterie se sont emparées du produit de la LNH en organisant des paris sur le résultat des matchs.Il tombe sous le sens que les équipes en soient financièrement compensées.Cela dit, faire croire aux gens que le problème des clubs canadiens relève de la taxation plutôt que de dépenses salariales hors de contrôle relève de la plus pure fantaisie.philippe.cantin@lapresse.ca La FTQ et la CSN réclament une hausse des amendes aux entreprises qui négligent la sécurité Nouvel échec pour les orphelins de Duplessis MARIE-CLAUDE MALBOEUF Les 3000 orphelins de Duplessis ont essuyé un nouvel échec hier matin, lorsque leurs représentants ont rencontré le ministre des Relations avec les citoyens, Robert Perreault.Encore une fois, Québec a refusé de verser à chacun une indemnité individuelle, bien décidé à s\u2019en tenir à son fonds d\u2019assistance globale de trois millions.Le Protecteur du citoyen, Daniel Jacoby, a pourtant estimé que les sévices physiques et psychologiques auxquels ont été soumis les orphelins devraient leur valoir de 20 à 33 fois plus (entre 17 000 $ et 41 000 $ par personne, selon les mauvais traitements subis).« Nous voulions discuter du principe de la réparation individuelle qui est admis partout dans les autres provinces.Mais le ministre n\u2019a même pas voulu en discuter ni nous expliquer pourquoi il refuse de s\u2019inspirer d\u2019un rapport indépendant, déplorait hier le président du Comité des orphelins de Duplessis, Bruno Roy.Il nous a dit qu\u2019il avait seulement le mandat de mettre en oeuvre les propositions du gouvernement.C\u2019est clair, nous sommes devant une impasse.» Mais les orphelins ne sont pas près de laisser tomber, prévient-il.« Leurs propositions ne peuvent servir de base.Maintenant qu\u2019il est clair que leur refus est définitif, tous les moyens d\u2019action sont possibles.Il va falloir sortir de l\u2019impasse et nous allons prendre les moyens qu\u2019il faut.Le recours aux tribunaux pourrait peut-être en être un.» Le Comité estime que les dossiers médicaux de près de 3000 orphelins ont été falsifiés dans les années 1940 à 1960 par des médecins à l\u2019emploi des communautés religieuses.Les orphelins auraient ainsi fait l\u2019objet de diagnostics de retard mental et été transférés dans des asiles psychiatriques, où ils auraient subi divers sévices.ANDRÉ NOËL Les deux principales centrales syndicales du Québec ont réclamé, hier, une augmentation substantielle du montant des amendes imposées aux entreprises qui négligent les conditions de travail, au point de mettre en péril la vie et la sécurité de leurs employés.Un dossier publié dans La Presse samedi a révélé que 364 des 403 condamnations en vertu de la Loi sur la santé et la sécurité du travail se sont soldées par des amendes variant de 200 $ à 600 $, généralement de 500 $, même lorsqu\u2019il y avait mort d\u2019homme.« Ça n\u2019a aucun sens, a dit Henri Massé, président de la Fédération des travailleurs du Québec.Ça coûte moins cher de maltraiter un humain qu\u2019un animal.Les travailleurs qui dérogent au Code du travail, lors de grèves par exemple, se voient imposer des amendes dix fois plus importantes.« En même temps, les inspecteurs ne doivent pas visiter les usines juste pour donner des constats d\u2019infraction.Ils doivent convaincre les entreprises de faire des modifications.Mais ils ne sont pas assez nombreux.Il y a des lacunes dans la formation.On a besoin de plus d\u2019ergonomes et de spécialistes.» Claudette Carbonneau, vice-présidente de la Confédération des syndicats nationaux, soutient aussi que le montant des amendes doit être augmenté, notamment pour réprimander plus sévèrement « les entrepreneurs qui se moquent de la peau des travailleurs ».« J\u2019ai été étonnée d\u2019apprendre que certains entrepreneurs qui avaient pris des risques évidents avec la sécurité de leurs employés avaient eu des amendes de seulement 500 $, a-t-elle dit.La tolérance zéro devrait régner dans les secteurs d\u2019activités plus dangereuses, comme l\u2019excavation.Sinon, c\u2019est scandaleux pour les travailleurs.« Mais les amendes ne sont pas le seul levier.Il faut aussi mettre en vigueur les dispositions de la Loi sur la santé et la sécurité à de nouveaux groupes, afin d\u2019avoir plus de représentants à la prévention.» De son côté, le président du Conseil du patronat, Gilles Taillon, a dit que le CPQ n\u2019a pas « nécessairement un gros appétit pour une augmentation des amendes », bien qu\u2019il ne rejette pas l\u2019idée d\u2019une « certaine réactualisation ».« La CSST a un mode de pénalité drôlement plus rapide que l\u2019amende, a-t-il dit.Avec la nouvelle tarification entrée en vigueur cette année, il y a un impact direct sur les cotisations des entreprises dès qu\u2019il y a un accident.Je pense que ce système est plus efficace, surtout s\u2019il s\u2019accompagne d\u2019une nouvelle approche en préventioninspection, pour convaincre les entrepreneurs de modifier leurs méthodes de travail.» Le nombre de personnes tuées au travail a augmenté de 1996 à 1998, mais de façon moins importante que ce que peuvent laisser croire les rapports annuels de la CSST, car celle-ci a modifié ses méthodes de calcul, a par ailleurs indiqué un porte-parole de l\u2019organisme, Jean Ouellet.Selon la dernière annexe statistique du rapport annuel, 134 personnes sont mortes au travail en 1998, comme nous l\u2019indiquions samedi.Mais en utilisant les nouvelles méthodes de calcul, le nombre de morts en 1996 aurait été de 101 et non de 72.En tenant compte des décès à la suite de maladies professionnelles, le nombre de décès s\u2019est élevé à 208 l\u2019année dernière.Le nombre de poursuites, de dérogations signalées et d\u2019amendes a bel et bien baissé de façon significative après l\u2019adoption de la nouvelle approche en prévention-inspection, en 1995, mais le nombre de visites est resté stable, a par ailleurs précisé M.Ouellet.Il s\u2019élevait à 42 987 l\u2019année dernière, contre 44 446 en 1995.Pendant la même période de trois ans, le nombre de dérogations signalées est passé de 40 069 à 20 004 et le nombre de poursuites, de 1202 à 567.Le montant total des amendes a baissé, passant de 568 443 $ à 282 520 $.2765954 3LP0601A0630 A-6 MERCREDI 3LP0601A0630 ZALLCALL 67 00:50:43 06/30/99 B A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 30 JUIN 1999 Île de Montréal Les camions obligés de circuler dans le réseau balisé par Montréal Lendemain de grève dans les HLM ALEXANDRE SIROIS « On a accroché notre tablier ce matin ! » a lancé hier Lucien Paquet, 57 ans, le regard espiègle derrière ses larges lunettes.Ce locataire du HLM André-Grasset, dans le quartier Ahuntsic, avait décidé, il y a 11 mois, de pallier l\u2019absence des cols bleus en grève.En compagnie de François Bilodeau, un autre locataire, il a nettoyé les planchers des couloirs, changé les néons et effectué diverses tâches.Jusqu\u2019au retour au travail des grévistes, hier.« Ça nous prenait trois ou quatre heures par semaine.Ça nous tenait occupés », explique M.Paquet, qui dit n\u2019y avoir vu aucun inconvénient.Regroupés autour d\u2019une table dans la grande salle communautaire (impeccable), au rez-de-chaussée de l\u2019immeuble de 104 logements, une dizaine de loc a t a i r e s s a l u e n t unanimement le travail des deux hommes.Grâce à eux, mais aussi « à la coopération de tous les locataires », l\u2019entretien a été réalisé avec une telle efficacité que la fin de la grève ne provoquera pas de changements majeurs, précise la présidente du comité des locataires, Huguette Morin.C\u2019est elle qui, après quelques coups de fil, a réuni ce groupe hétéroclite de locataires prêts à témoigner sur la façon dont ils ont traversé ces 11 mois de grève des cols bleus.Ces hommes et femmes, dont la moyenne d\u2019âge oscille autour de 70 ans, insistent tous pour dire que le travail d\u2019équipe et la débrouillardise ont été des solutions de rechange particulièrement efficaces.« Quand on avait de la visite, on leur donnait nos vidanges à descendre », raconte, le sourire aux lèvres, Yvette Caillé, 83 ans.Les ordures, c\u2019est d\u2019ailleurs la seule chose qui a donné du fil à retordre aux locataires.Les chutes à déchets étant condamnées durant la grève, ils devaient se rendre jusqu\u2019à l\u2019entrée du garage pour déposer leurs sacs dans un bac.« L\u2019hiver, c\u2019était pas toujours drôle », souligne Germaine Demers, 86 ans.« Au début, on a été déçus par la grève, mais on s\u2019est bien arrangés », résume Françoise Duchesneau, 74 ans, qui habite le HLM depuis son inauguration il y a 27 ans.Au HLM de Maisonneuve, situé au coin du boulevard de Maisonneuve et de la rue d\u2019Iberville, les locataires pensent aussi que la fin de la grève ne changera pas radicalement leur situation.Mais pas pour les mêmes raisons.Le nom de l\u2019immeuble figurait avec celui de cinq autres HLM particulièrement sales dans une lettre remise début juin à la ministre du Travail, Diane Lemieux, et aux médias.Odeurs d\u2019urine, planchers sales.les locataires en avaient ras le bol.« C\u2019était le bordel », assure Estelle Vaillancourt qui estime toutefois que le retour au travail des cols bleus modifiera peu l\u2019état de leur HLM .« Le préposé doit s\u2019occuper de trois blocs.Ça n\u2019a pas d\u2019allure.Même avant la grève, il ne lavait pas les corridors », ajoute Nicole.« Dans la convention collective, il y a beaucoup de choses qui permettront d\u2019augmenter la productivité.Des modifications seront apportées pour une meilleure présence des cols bleus », assure Michel Fontaine, l\u2019un des porte-parole des grévistes.La teneur de cette convention collective sera connue dès sa signature officielle qui devrait avoir lieu au cours des prochains jours.GILLES GAUTHIER Le plan de camionnage de la Ville de Montréal, qui vise à assurer la quiétude de quelque 200 secteurs résidentiels, entrera en vigueur demain et ceux qui y contreviendront seront passibles d\u2019amendes variant entre 175 $ et 525 $.Une période « de courtoisie et d\u2019information » de deux mois précédera l\u2019émission des premiers constats, a précisé hier le commandant Robert Masson, responsable du module de la circulation au Service de police de la CUM.Il participait au lancement du plan en compagnie de plusieurs personnes impliquées, dont Yves Marchand, vice-président de l\u2019Association du camionnage du Québec, qui représente 1200 entreprises et qui voit dans la nouvelle mesure plusieurs « irritants ».« C\u2019est complètement démesuré.Une amende de 175 $ équivaut aux revenus bruts d\u2019un camionneur pour une journée de travail.» Le plan prévoit une interdiction de circuler dans les zones résidentielles sauf pour des livraisons locales.Ailleurs, les véhicules lourds auront droit de passage en tout temps sur certaines artères, de 7h à 19h sur d\u2019autres.Selon M.Marchand, les interdictions se traduiront par des délais dans les livraisons « et le coût additionnel se répercutera sur les factures de la clientèle ».Il juge la période de grâce trop courte, car il faudra former les chauffeurs.Noushig Eloyan, responsable du dossier au comité exécutif, ne cache pas que certaines contraintes découlent du refus de villes adjacentes d\u2019accorder les mêmes autorisations de passage sur les mêmes artères.Le code vert (en tout temps) devient orange (de 7 h à 19 h) à Westmount ou Outremont.Montréal est la première ville de l\u2019île à se doter d\u2019un plan de camionnage et les 28 autres devront suivre, dont la quinzaine qui ont une frontière avec la métropole.On estime à 45 000 par jour le nombre de déplacements de camions dans la ville de Montréal.Quelque 4500 panneaux de signalisation ont été installés pour baliser le réseau.PHOTO ANDRÉ FORGET, La Presse Deux des locataires du HLM André-Grasset qui n\u2019ont pas trop pâti de la grève des cols bleus.2763590 2765257 Jeudi 1er juillet 1999 - 13 h à 21 h Vendredi 2 juillet 1999 - 11 h à 18 h 2765238 AVEC CETTE ANNONCE JUSQU\u2019AU 11-07-99 2766478 A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 30 JUIN 1999 A 9 Il n'y a pas de frais o Contrairement à certaines compagnies de téléphonie mobile, Bell Mobilité\"10 ne vous impose pas de surcharge au Canada quand vous quittez le territoire couvert par le réseau numérique pour passer au réseau analogique.De plus, avec les nouveaux forfaits Mobilité, vous parlez quand bon vous semble.Voilà, pour nous, ce qui s'appelle aller un peu plus loin.Pour en savoir plus, passez chez Espace BellM
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