La presse, 3 juillet 1999, Cahier A
[" 6SA0102A0703 Page A1/3juillet 6SA0101A0703 ZALLCALL 67 00:54:21 07/03/99 B 1 3 4 6 http://lapresse.infinit.net Montréal, R samedi 3 juillet 1999 2$ TAXES EN SUS ÎLES - DE - LA - MADELEINE 2,50 $ / FLORIDE 2,35 $ U.S.2763774 115e année No 248 156 pages, 9 cahiers Cyclisme Tourpitude: un Tour de France à deux vitesses page F1 Jazz Caetano Veloso, la voie du Brésil page D1 Plus Louise Arbour, la Dame de fer du Tribunal pénal international page B5 Le tour de FOGLIA Tennis Ainsi va Sampras page F2 La FIIQ défie la loi spéciale Malgré les peines sévères que le syndicat encoure, ses dirigeants encourageront les infirmières à poursuivre leur grève illégale Jennie la résistante KATIA GAGNON du bureau de La Presse, QUÉBEC Malgré l\u2019adoption hier par l\u2019Assemblée nationale d\u2019une loi spéciale, qui ordonne aux infirmières en grève illégale depuis neuf jours de rentrer au travail aujourd\u2019hui, ces dernières vont défier le gouvernement et poursuivre la grève au-delà de la limite fixée par la loi, a annoncé la présidente de la Fédération des infirmières, Jennie Skene.« Les infirmières du Québec poursuivront la grève », a déclaré Mme Skene, la mine défaite, quelques minutes à peine après l\u2019adoption de la loi d\u2019exception, appuyée à la majorité par les parlementaires, à l\u2019exception de l\u2019opposition libérale.Les infirmières se réuniront dimanche en conseil fédéral pour décider officiellement de la suite des choses mais leur exécutif « recommandera le nonrespect de la loi actuelle », a indiqué d\u2019emblée Mme Skene.« J\u2019ai beaucoup de difficulté à voir l\u2019aboutissement de la grève », a-t-elle ajouté.Il faut dire que le gouvernement a agi avec un gant de velours pour tenter de mettre fin à la grève illégale des infirmières.Comptant surtout sur le poids moral de l\u2019Assemblée nationale, qui ordonne aux infirmières de rentrer au travail aujourd\u2019hui à 16 heures, les parlementaires ont adopté hier une législation qui coupera les vivres aux syndicats si elle n\u2019est pas respectée, sans s\u2019attaquer directement aux infirmières.Pour le premier ministre Bouchard, le gouvernement devait adopter une telle législation afin d\u2019éviter l\u2019escalade des grèves dans le réseau de la santé.« Dans le sillage de cette grève illégale, toutes sortes de groupes nous annoncent des votes de grève illégale.C\u2019est très contagieux, le désordre, très contagieux, l\u2019illégalité des grèves », a-t-il lancé en Chambre, alors qu\u2019un millier d\u2019infirmières manifestaient sur la colline parlementaire.Mais comme les infirmières poursuivent dans la voie de l\u2019illégalité, ce sont leurs syndicats qui vont écoper au premier chef.En plus d\u2019imposer de nouvelles amendes aux organisations syndicales, la loi prévoit que les leaders syndicaux seront privés, pour chaque jour de grève, de deux jours de salaire.Ces sanctions s\u2019appliquent depuis le début de la grève aux infirmières en général, mais les chefs syndicaux en étaient jusqu\u2019à maintenant exemptés.De plus, la banque d\u2019heures de libération syndicale, qui permet aux représentants syndicaux de bénéficier de leur salaire, sera gelée pour 12 semaines pour chaque jour de grève.Cette disposition affectera financièrement la FIIQ : après cinq jours de grève, cela pourrait se traduire par une perte de cinq millions sur un an pour la FIIQ, soit le quart de son budget.« On s\u2019attaque directement aux droits syndicaux », s\u2019insurge Voir LA FIIQ en A2 Autres informations en page A16 PHOTO PC © Jennie Skene, 49 ans, sans enfant, a du sang-froid à revendre.Pour une infirmière de bloc opératoire comme elle, c\u2019est indispensable.Et pour une militante syndicale, à la tête de 47 000 infirmières déçues et en colère, c\u2019est de loin préférable.Chez les Skene, on pratique le militantisme en famille MARIE-FRANCE LÉGER De sa femme, papa Skene dit : « C\u2019est une Germaine, elle gère et elle mène en même temps.» Faut-il en déduire que Jennie Skene, celle en qui les infirmières du Québec ont mis leur confiance, ressemble un peu à maman Jacqueline ?« C\u2019est sûr que papa nous disait qu\u2019on était comme ma mère, moi et ma soeur Jocelyne (infirmière également).D\u2019ailleurs, c\u2019est drôle, parce que samedi dernier, on était toutes les deux avec ma mère au piquet de grève devant l\u2019hôpital Saint-François- d\u2019Assise, à Québec », a souligné hier Mme Skene, élue à trois reprises présidente de la Fédération des infirmiers et infirmière du Québec (FIIQ), en 1993, 1996 et 1998.Mais il n\u2019y a pas que sur les piquets de grève que le militantisme est affaire de famille avec Jennie Skene.À la maison aussi.Son conjoint, Richard Laforest, est Voir JENNIE en A2 PHOTO PC© Le premier ministre Lucien Bouchard a expliqué hier que le gouvernement voulait éviter le « désordre contagieux » dans le secteur de la santé.Montréal-Plattsburgh: le chemin de la guérison HUGO DUMAS PLATTSBURGH Dormir au motel comme les autres patients québécois ?Il n\u2019en est pas question pour Hervé Brin, âgé de 60 ans.Tous les jours, il égrène, au volant de son rutilant 4X4, les quelques kilomètres qui séparent le Fitzpatrick Cancer Center de Plattsburgh.et un terrain de camping en sol américain, où il a stationné sa caravane pour les prochaines semaines.M.Brin, qui vit à Terrebonne, est un des 16 patients québécois qui sont présentement soignés en radio-oncologie au Fitzpatrick Cancer Center du Champlain Valley Physicians Hospital (CVPH), dans l\u2019État de New York.Dès jeudi, le nombre de patients traités à Plattsburgh gonflera à 20, avec l\u2019arrivée d\u2019une nouvelle petite cohorte de quatre Voir MONTRÉAL en A2 Autres informations en page B1 PHOTO PIERRE CÔTÉ, La Presse © Pour Jean-Guy Cadieux, âgé de 53 ans, de Saint-Hubert, le choix n\u2019a pas été difficile : « Quand tu joues avec ta vie, je ne vois pas pourquoi tu dirais non », explique-t-il.182 JOURS AVANT L\u2019AN 2000 INDEX Petites annonces - index C3 - immobilier C3 à C5 - marchandises C5, C6 - emplois C6 à C10 - automobile C11, F8 - affaires E2 Arts et spectacles cahier D - horaire cinémas D24 - horaire spectacles D15 - horaire télévision D2 - télévision D2 Auberges et gîtes G12 Avis F9, F12 Bridge-Échecs-Timbres H12 Carrières et professions cahier H Décès F10,F11 Économie cahier E Éditorial B2 Encans F9 Êtes-vous observateur?C3 Feuilleton F11 Foglia Pierre A5 Formation H11 Horoscope G9 Jardiner C12 Le monde A27, B8 Les petits compagnons H12 Loteries A2, C12 Météo C12 Mots croisés G9 Mot mystère F8 Plus cahier B Restaurants D18 Vacances cahier G Vin D19 Sports cahier F - Réjean Tremblay F4 - Michel Blanchard F5 MÉTÉO Ciel variable Max: 28 Min: 19 page C12 Voyagez et courez la chance de gagner une 2726546 Permis du Québec 8397, rue St-Denis M o n t r é a l ( Q c ) Tél: (514) 858-0011 1 888 302-6221 à chaque tranche d\u2019achat de 400$ 399Londres 589 $ $ Paris 399 $ Toulouse 619 $ Francfort 589 $ Bruxelles 639 $ Casa Blanca 898 $ *Spéciaux du Millénaire Spécial Croisières À partir de: Paris Floride Costa Rica Départs entre le 13 juillet et le 24 septembre À bord du Majesty 1059$ of the Seas 1 499 $ (cabine int.) S HAITI pécial SPÉCIAL ACHAT-RACHAT Voiture pour 17 jours 599$ tout inclus Amsterdam639 $ Bordeaux 619 $ Toronto 189 $ Calgary 479 $ Vancouver 429 $ Orlando 249 $ Fort Lauderdale 199 $ (incluant vol aller-retour, tous les repas, les taxes et frais portuaires) À bord du Grandeur of the seas 1 478$ (cabine int.) Croisière aux Caraïbes À bord du Sensation 1 299 $ (cabine int.) 369$ Cancun Acapulco Californie V O L A L L E R R E T O U R T X S I N C .789$ 789$ 789$ 459$ 2726546 6LP0202A0703 Page A2/3juillet 6LP0201A0703 ZALLCALL 67 00:54:06 07/03/99 B Suites de la une A 2 R LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 3 JUILLET 1999 La FIIQ défie la loi spéciale LA FIIQ / Suite de la page A1 Jennie Skene, qui accuse le gouvernement Bouchard d\u2019avoir négligé les revendications des infirmières parce qu\u2019elles sont, en majorité, des femmes.« Après toutes ces années de lutte, on nous demande encore la patience.Est-ce qu\u2019on demanderait ça à un homme ?», lance-t-elle.La loi concrétise également les ententes sur les conditions de travail déjà conclues entre le gouvernement et les infirmières.Elle crée aussi un comité chargé d\u2019examiner les questions d\u2019équité salariale des infirmières, qui devra remettre un rapport au plus tard en septembre 2000.Mais si le gouvernement n\u2019assomme pas d\u2019emblée les infirmières en grève, il ne renonce pas pour autant aux autres cartes qui sont dans son jeu.Si l\u2019arrêt de travail se poursuit, plusieurs options demeurent : d\u2019abord, l\u2019application intégrale de la loi 160, qui prévoit des pénalités pouvant aller jusqu\u2019à 100 $ par jour pour chaque infirmière en grève.Et bien sûr, les infirmières pourraient toujours perdre un an d\u2019ancienneté par jour de grève, un élément qui figurait d\u2019ailleurs dans une version préliminaire du projet de loi.Le gouvernement pourrait aussi choisir la voie judiciaire.Avec en main la loi adoptée hier, les associations patronales pourraient obtenir une injonction de retour au travail, et les infirmières qui refuseraient de s\u2019y conformer seraient passibles d\u2019un outrage au tribunal, avec les amendes colossales qui y sont rattachées et, éventuellement, bien sûr, le risque ultime de l\u2019emprisonnement.Le poids moral de la loi d\u2019exception a cependant été réduit puisque, au grand dam du gouvernement \u2014 Jean Charest « cautionne une grève illégale », s\u2019est insurgée Pauline Marois \u2014 les deux partis d\u2019opposition ont voté contre la législation.« On utilise l\u2019Assemblée nationale à des fins tactiques.On ne peut pas s\u2019associer à un geste comme celuilà », a déclaré le chef de l\u2019opposition, Jean Charest.Jennie la résistante JACQUES DROUIN Précision En page A10 de notre numéro du 29 juin, nous avons confondu le docteur Jacques Drouin, lauréat du prix Heinz-Lehmann, Jacques Drouin avec un autre médecin du même nom.Nous nous excusons auprès des personnes concernées.Le docteur Drouin, psychiatre, a obtenu le prestigieux prix pour l\u2019ensemble de sa carrière, notamment pour la qualité de l\u2019enseignement qu\u2019il a donné durant 24 années à l\u2019Université de Sherbrooke, pour son travail au sein des associations psychiatriques et pour sa contribution à l\u2019avancement de la psychiatrie.JENNIE / Suite de la page A1 conseiller syndical.à la FIIQ, à Québec.Il a d\u2019abord rencontré sa future par l\u2019entremise de la petite soeur Jocelyne, puisque tous deux étudiaient en techniques infirmières.Ensuite, au milieu des années soixante-dix, ce furent les années à la tête du syndicat de l\u2019établissement, elle à l\u2019hôpital de l\u2019Enfant- Jésus, lui au Christ-Roi.« C\u2019est sûr que le militantisme a des effets sur notre vie de famille.Jennie est très souvent à Montréal.Mais étant dans le milieu, je comprends la nature de son travail », dit M.Laforest, qui précise qu\u2019il n\u2019a rien d\u2019une « Hillary Clinton » pour jouer les conseillers à la maison.Pas de doute, Jennie Skene, 49 ans, sans enfant, a du sang-froid.Pour une infirmière de bloc opératoire comme elle, c\u2019est indispensable.Et pour une militante syndicale, à la tête de 47 000 infirmières déçues et en colère, c\u2019est de loin préférable.Hier, à 14 h, quelques minutes après le dépôt de la loi spéciale, c\u2019est une Jennie Skene, calme, imperturbable, qui a rappelé La Presse, heureuse de parler d\u2019autre chose pendant quelques minutes que de l\u2019actuelle montée aux barricades.Native de Lac-Édouard, en Haute-Mauricie, Jennie est l\u2019aînée d\u2019une famille de six enfants.Jeune, elle déménage en Abitibi.Papa Skene est cheminot pour le CN, puis devient.chef de la voie ferrée.À la maison, on parle politique, on suit l\u2019actualité.Maman Skene affronte papa Skene sur ses idées politiques.Était-ce la proximité du sanatorium en Mauricie ou l\u2019émission télévisée Septième Nord ?Toujours est-il que Jennie Skene a toujours su qu\u2019elle serait infirmière.Elle voulait aider.Se rendre utile.Elle part étudier à Québec.Son calme, elle le tient de son père.Elle a sa façon de parler posément mais fermement.Et elle connaît aussi ses limites.Elle n\u2019agit pas quand elle sent les choses hors de son contrôle.Elle arrive malgré tout à dormir, en ces journées où chaque heure de sommeil devient cruciale.« Je dors peu en ce moment mais je dors bien.Pour y arriver, je me dis, ce que j\u2019ai fait devait être fait et ça ne m\u2019appartient plus.J\u2019ai un contrôle sur moi-même, mais il y a des choses sur lesquelles je n\u2019ai aucun contrôle et alors ça ne sert à rien d\u2019y penser toute la nuit », résume philosophiquement la présidente.Nicole Bertrand, présidente à son tour du syndicat des infirmières à l\u2019hôpital de l\u2019Enfant- Jésus, connaît Jennie Skene depuis plus de 25 ans.Jennie, dit-elle, est une fonceuse, d\u2019une droiture extrême, fidèle à ses convictions.« Quand elle a un mandat, elle y va jusqu\u2019au bout.» Ses collègues ont remarqué dès le début qu\u2019ils avaient affaire à une personnalité très forte, d\u2019une bonne contenance.« Quand elle a perdu de justesse la présidence contre Diane Lavallée (aujourd\u2019hui présidente du Conseil du statut de la femme) au début des années quatre-vingt-dix, Jennie était rayonnante.Et la gagnante, Diane Lavallée, pleurait », se souvient très clairement Mme Bertrand.Seule le soir, Jennie Skene a ses moments d\u2019angoisse.Une peine d\u2019emprisonnement, elle y a pensé, c\u2019est sûr.Mais son mandat pour aller jusqu\u2019au bout, elle l\u2019a reçu et accepté, en connaissant les risques.L\u2019habituel voyage de camping en Europe, que son conjoint Richard et elle affectionnent particulièrement, devra peut-être attendre cette fois-ci.Mais la tente est solide.C\u2019est Mme Skene, très habile de ses mains, qui a cousu la toile imperméable pour résister aux intempéries.Pour des vacances « intelligentes » Montréal-Plattsburgh: le chemin de la guérison Envie de vacances différentes et « intelligentes » ?Vous rêvez d\u2019apprendre l\u2019anglais à Harvard ou de participer à un camp d\u2019archéologie à Malte ?La Presse, en collaboration avec le réseau international de presse World Media, a sélectionné pour vous les meilleurs cours d\u2019été dans plus de 20 pays et a rassemblé toutes les informations utiles : il ne vous reste plus qu\u2019à choisir ! Campus 2000, sur la page d\u2019accueil du site La Presse : À consulter, ne serait-ce que pour rêver La situation du livre Également sur la page d\u2019accueil de notre site Internet, un dossier, préparé par notre chroniqueur Mario Roy, sur la situation du livre au Québec.À l\u2019heure des grands débats sur la numérisation des textes et sur la construction d\u2019une « grande » bibliothèque, ce dossier présente les véritables enjeux.MONTRÉAL / Suite de la pag A1 Québécois souffrant de cancers de la prostate et du sein.Le ministère de la Santé du Québec a aussi bouclé, il y a quelques jours, une entente avec le Fletcher Allen Health Care de Burlington, au Vermont, afin d\u2019y envoyer 20 personnes souffrant de cancer.Les cinq premiers patients québécois doivent d\u2019ailleurs franchir la frontière cette semaine.Et des négociations se poursuivent toujours avec deux autres hôpitaux américains, a confirmé hier la porte-parole de ministère de la Santé, Nicole Bastien.Si certains malades effectuent quotidiennement la navette entre leur résidence québécoise et le Fitzpatrick Cancer Center, beaucoup ont opté pour la chambre fournie par le gouvernement du Québec, dans un grand motel rénové avec piscine situé rue Cornelia, l\u2019artère commerciale de Plattsburgh.L\u2019environnement calme et champêtre du camping l\u2019a cependant emporté dans le coeur du couple Brin au détriment des grandes affiches commerciales clinquantes et de la flopée de restaurants-minute de la rue Cornelia.Les patients québécois suivent toujours leurs traitements de radiothérapie, à tour de rôle, en fin d\u2019après-midi et en début de soirée, du lundi au vendredi.« Dans la salle d\u2019attente, les patients du Québec se parlent toujours.Ils vont souvent souper ensemble après leurs traitements.Ils se soutiennent énormément », raconte Julie Héroux, une infirmière travaillant au CVPH, mais qui demeure au Québec.Leur plus grande crainte ?La barrière linguistique, indique Mme Héroux.Vêtu d\u2019un bermuda sport, d\u2019une chemise d\u2019été et sandales aux pieds, Hervé Brin était très serein et semblait en pleine forme malgré sa maladie lorsque La Presse l\u2019a rencontré plus tôt cette semaine.« C\u2019est formidable.Les gens ici sont très gentils et compétents, il n\u2019y a jamais d\u2019attente et même si je ne parle pas beaucoup anglais, je réussis à me faire comprendre », confie-t-il.Même s\u2019il a dû s\u2019éloigner de chez lui, ce sexagénaire, atteint d\u2019un cancer de la prostate, se réjouit, car il n\u2019a plus à attendre impatiemment que la liste d\u2019attente se résorbe avant d\u2019être soigné.« Pour avoir la chance de venir ici, j\u2019ai dû faire appel à mon député », soutient ce patient de l\u2019hôpital Notre-Dame.Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les 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736473 n à Montréal : Centre des donneurs de sang, centre commercial Maisonneuve, 2991, rue Sherbrooke Est (métro Préfontaine), de 10 h à 17 h 30 ; n à Longueuil : Club Optimiste de Longueuil, Place Longueuil, mail central, 825, rue Saint-Laurent Ouest, de 10 h à 17 h 30; n à Saint-Laurent : Centre de service Sears, cafétéria, 3075, boul.Thimens, de 8 h 30 à 17 h; n à Saint-Barthélemy : Clubs sociaux de Saint-Barthélemy, parrainée par le Club Optimiste, École Du Sablé/gymnase (entrée par la rue Bonin) 601, rue du Sablé, de 15 h à 20 h 30; n à Ormstown : Centre récréatif Ormnstown, 87, rue Roy, de 14 h 30 à 20 h 30; n à Sainte-Agathe-des-Monts : organisée par les Filles d\u2019Isabelle \u2014 cercle 994, École Fleur-des-Neiges, 99, rue Sainte-agathe, de 14 h à 20 h; n à Dollard-des-Ormeaux : Galeries des Sources, 3237, boul.Des Sources, de 10 h 30 à 17 h.DEMAIN DANS LA PRESSE Quand la musique devient le remède Il y a sept ans, Pascal Gervais se sentait dans un cul-de-sac.À sa troisième hospitalisation pour une dépression profonde, psychologues et psychiatres étaient découragés.Que faire avec quelqu\u2019un qui ne parle pas ?Mais Pascal, pianiste et chanteur, vivait de musique, ce qui a incité le Dr John Cuthill à le référer à sa soeur, musicothérapeute.Et paradoxalement l\u2019improvisation musicale a déclenché la parole chez Pascal.Lisez son histoire demain dans le cahier Santé, sous la plume de Carole Thibaudeau.QUESTION DU JOUR Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour: \u2014 par téléphone, en composant le 514-285-7333; \u2014 par Internet : http://lapresse.infinit.net Avez-vous l\u2019intention d\u2019assister à l\u2019un des spectacles donnés dans le cadre du 20e Festival de jazz de Montréal?Le gouvernement a-t-il raison d\u2019adopter une loi spéciale pour forcer le retour au tavail des infirmières?rÀ cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 24 % Non: 76 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n\u2019a aucune prétention scientifique.2713221 6LP0301A0703 a03-samedi 6LP0301A0703 ZALLCALL 67 00:59:35 07/03/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 3 JUILLET 1999 A 3 Projet commercial rue Sainte-Catherine ALEXANDRE PRATT Un promoteur montréalais veut faire renaître de ses cendres une partie de la rue Sainte-Catherine détruite par un violent incendie, en avril 1998, entre les rues Saint- Hubert et Saint-Christophe.Le groupe Galleria, qui gère notamment la Place Versailles et le Mail Cavendish, désire ériger un bâtiment de deux étages pouvant loger entre quatre et six commerces dès janvier 2000.Deux ou quatre étages supplémentaires, destinés à accueillir des chambres pour les étudiants de l\u2019UQAM, pourraient s\u2019ajouter lors d\u2019une deuxième phase, a confié à La Presse le vice-président de l\u2019entreprise, André Sawaya.Les locataires ne sont pas encore connus.La chaîne de vêtements Ernest, Multimags, le restaurant Bagel et Café et le sexshop Erotim auraient tous manifesté le désir de retourner à leur ancien emplacement, mais Galleria refuse pour l\u2019instant de leur concéder une place préférentielle.Les promoteurs prévoient également la construction d\u2019un stationnement intérieur d\u2019une quarantaine de places.Le projet devra cependant être approuvé par la Ville de Montréal, puisqu\u2019il nécessite une dérogation au règlement de zonage.L\u2019édifice proposé ne serait haut que de deux étages, alors que le règlement, lui, en exige entre trois et six.Les citoyens opposés au projet ont jusqu\u2019au 15 juillet pour se faire entendre, après quoi la Commission de développement urbain étudiera le dossier et fera ses recommandations au comité exécutif.Si le promoteur obtient le feu vert, la construction débutera au début de l\u2019automne.L\u2019incendie s\u2019était déclaré lorsque des ouvriers s\u2019affairaient à décrocher l\u2019enseigne lumineuse d\u2019un magasin.Le feu avait causé pour plus d\u2019un demi-million de dommages.PHOTO ANDRÉ FORGET, La Presse Des groupes communautaires s\u2019inquiètent de la nouvelle vocation proposée pour l\u2019ancienne raffinerie de sucre.La Redpath transformée en condos ?NATHALIE NOLIN Des groupes communautaires du sud-ouest de Montréal s\u2019inquiètent de la nouvelle vocation proposée par la Société de développement de Montréal (SDM) pour l\u2019ancienne raffinerie de sucre Redpath.Considérés comme une richesse patrimoniale, les bâtiments de la Redpath pourraient être transformés en condominiums par un promoteur immobilier.Situés dans le quartier Pointe-Saint-Charles, les édifices qui datent de 1854, sont abandonnés depuis 20 ans.La Ville de Montréal a demandé à la Société de développement, en avril dernier, de les mettre en vente en procédant à des appels d\u2019offres.Trois propositions ont été soumises au conseil d\u2019administration de la SDM.Ce dernier a retenu celle de la firme Écolofts d\u2019Argenson qui consiste à transformer des édifices en locaux commerciaux au rez-de-chaussée et en appartements luxueux pour le reste.Pour la trentaine de groupes communautaires de Pointe-Saint-Charles, regroupés sous le nom d\u2019Action-Gardien, ce projet résidentiel va à l\u2019encontre des développements promis par la Ville de Montréal pour ce secteur.« Plusieurs milliers de personnes utilisent la piste cyclable du canal de Lachine ; il faut garantir l\u2019accès et la propriété publique des rives du canal », soutient Marie-Josée Corriveau, porte- parole d\u2019Action-Gardien.Mme Corriveau craint la privatisation des berges qui seront dans la « cour » des propriétaires.Elle s\u2019inquiète aussi des plaintes provenant des propriétaires des nouveaux condos construits sur les berges du canal ces dernières années.Certains tolèrent mal les dérangements reliés à la fréquentation de la piste cyclable, à l\u2019utilisation de la voie ferrée par une usine voisine ou au passage de camions lourds.Parmi les trois soumissions, le Regroupement pour la relance économique et sociale du Sud- Ouest (RESO) en a présenté une plus près de la vocation récréotouristique du canal de Lachine.Le RESO propose un centre de l\u2019imagerie numérique servant aux productions cinématographiques et télévisuelles.Par la création de ce centre, le RESO croit répondre au besoin d\u2019emplois du quartier et à la mise en valeur du patrimoine par l\u2019intermédiaire d\u2019un centre d\u2019interprétation.Ce projet, appuyé par Phyllis Lambert du Centre canadien d\u2019architecture, Phil O\u2019Brien de Devencore et Daniel Langlois d\u2019Ex-Centris, n\u2019a pas été retenu par la SDM.Le porte-parole de la SDM, Pierre Richard, affirme avoir pris une décision d\u2019affaires.« La proposition de RESO n\u2019a pu être considérée parce qu\u2019elle était incomplète.Il s\u2019agit d\u2019un concept, pas d\u2019une offre d\u2019achat concrète.» La SDM a soumis le promoteur immobilier à trois conditions dont celle d\u2019envisager la possibilité d\u2019intégrer le Centre de l\u2019imagerie numérique au complexe résidentiel.Les deux autres conditions concernent le changement de zonage et la préservation des éléments patrimoniaux des bâtiments.Le comité exécutif de la Ville de Montréal doit approuver ou rejeter, mercredi, la recommandation du conseil d\u2019administration de la SDM dont font partie Saulie Zajdel et Ivon Le- Duc, membres du comité exécutif.2758393 PHOTOTHÈQUE, La Presse Des Kosovars réfugiés au Canada ce printemps pourront retourner dès la semaine prochaine dans les Balkans.Le Canada commence le rapatriement des Kosovars FRANÇOIS BERGER Des Kosovars réfugiés au Canada ce printemps pourront retourner dès la semaine prochaine dans les Balkans, a annoncé hier la ministre canadienne de l\u2019Immigration, Lucienne Robillard.Ottawa a déjà commencé à réserver des places sur des vols réguliers et a demandé à l\u2019Organisation internationale des migrations (OIM) de prévoir des vols nolisés à destination de Skopje, capitale de la Macédoine, d\u2019où étaient partis les réfugiés arrivés au Canada pendant les frappes aériennes de l\u2019OTAN, qui ont pris fin il y a trois semaines.Une fois de retour à Skopje, l\u2019OIM se chargera de ramener les réfugiés chez eux au Kosovo.Jusqu\u2019à maintenant, un peu plus de 300 Kosovars réfugiés en sol canadien ont manifesté leur volonté de retourner immédiatement dans leur patrie.Il s\u2019agit d\u2019un réfugié sur dix parmi les 3300 qui se trouvent encore logés sur des bases militaires en Ontario, en Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick.Parmi les 1713 autres réfugiés kosovars placés dans des communautés au pays, dont la moitié au Québec, seulement deux familles établies à Montréal ont demandé spontanément leur rapatriement, a dit Mme Robillard.Le ministère de l\u2019Immigration entreprend maintenant de contacter tous les réfugiés kosovars, 6404 au total, dont 1254 ont été admis grâce au programme de réunification des familles et les autres dans le cadre d\u2019un programme spécial d\u2019évacuation d\u2019urgence.« Ce sera à eux de faire le choix de rester ici ou de retourner au Kosovo », a indiqué Mme Robillard.La ministre a rappelé que la situation est encore peu sûre au Kosovo, où il y a notamment de nombreuses mines, et elle a incité les réfugiés à bien s\u2019informer avant de prendre une décision.Les Kosovars bénéficient déjà du statut de réfugié et peuvent choisir de demeurer en permanence au Canada.Très peu ont jusqu\u2019à maintenant demandé la résidence permanente au pays, a dit Mme Robillard.Ils bénéficient d\u2019un délai de deux ans pour se décider, car Ottawa s\u2019est engagé à rapatrier les réfugiés qui le désirent d\u2019ici la fin de son programme spécial d\u2019aide en 2001.Non seulement le gouvernement canadien paie-t-il les billets d\u2019avion pour le retour, mais il attribue aux rapatriés une allocation de quelque 2000 $ pour une famille avec deux enfants, soit l\u2019équivalent de l\u2019aide sociale qui est déjà accordée mensuellement aux réfugiés au Canada.Cette somme représente un an de revenu pour une famille vivant en Albanie.Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a pour sa part demandé aux pays occidentaux ayant accueilli des Kosovars de ne pas hâter les rapatriements.Il y a encore des centaines de milliers de réfugiés dans des camps en Macédoine et en Albanie, et il faut organiser le retour sur le terrain tout en protégeant les rapatriés contre les risques d\u2019accidents associés aux mines et aux autres explosifs omniprésents dans l\u2019ancienne province yougoslave, fait valoir le HCR.Déjà, quelque 400 000 réfugiés ont regagné le Kosovo spontanément. 6LP0401A0703 A-4 SAMEDI 6LP0401A0703 ZALLCALL 67 01:03:19 07/03/99 B A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 3 JUILLET 1999 Le Château Montebello condamné une fois de plus Manif des Kurdes : la saisie de cassettes vidéo était légale YVES BOISVERT Le juge Jean-Guy Boilard s\u2019est montré trop sévère à l\u2019endroit des policiers de la CUM en disant qu\u2019ils étaient partis en « expédition de pêche » quand ils ont saisi les cassettes vidéo des cinq stations de télé ayant filmé la manifestation des Kurdes devant le consulat d\u2019Israël à Montréal.C\u2019est du moins l\u2019opinion de la Cour d\u2019appel qui, à l\u2019unanimité, annule la décision du juge Boilard et déclare légale la saisie effectuée par les agents du SPCUM le 22 février à la société Radio-Canada.Radio-Canada, comme les autres stations de télé, avait filmé la manif kurde du 19 février.La manif, tenue simultanément avec des dizaines d\u2019autres dans le monde, visait à dénoncer l\u2019implication présumée des services secrets israéliens dans l\u2019arrestation du leader kurde Abdullah Ocalan (condamné à mort cette semaine).La manifestation a tourné à l\u2019émeute et un policier y a perdu un oeil.Les policiers ont obtenu un mandat de perquisition et sont allés chercher les bandes vidéo filmées par les médias.Comme d\u2019habitude, les stations de télévision ont offert le matériel déjà diffusé, mais ont protesté contre la saisie du tournage non diffusé.Seule la SRC, cependant, s\u2019est opposée en cour.Le juge Boilard, de la Cour supérieure, a donné raison à la SRC, mais pas pour les motifs qu\u2019elle invoquait \u2014 le caractère particulier et plus sensible du matériel journalistique.Le juge Boilard a tout simplement estimé la saisie illégale car les motifs présentés par les policiers pour obtenir les mandats de perquisition lui apparaissaient insuffisants.En particulier, le juge Boilard faisait reproche au policier de n\u2019avoir mentionné aucun fait permettant de croire qu\u2019il trouverait dans cette bande vidéo des éléments de preuve pour identifier les responsables des actes criminels survenus pendant la manifestation.La Cour d\u2019appel estime que le juge Boilard a été indûment pointilleux.Le service de police avait placé plusieurs agents sur les lieux de la manifestation, y compris des agents en civil.Le SPCUM a filmé la manifestation, mais la qualité des images ne permet pas d\u2019identifier clairement tous les acteurs.L\u2019enquêteur responsable a clairement dit dans sa déclaration visant à l\u2019obtention du mandat qu\u2019il n\u2019y avait aucun autre moyen pour découvrir l\u2019identité des responsables.Il n\u2019est pas raisonnable, comme le soutenait l\u2019avocat de la SRC, d\u2019exiger des policiers qu\u2019ils interrogent chaque manifestant, dit la Cour d\u2019appel.Les policiers « ont fait ce qu\u2019ils ont pu », écrit le juge André Denis, soutenu par les juges Marc Beauregard et Michel Robert.Leur dénonciation aurait pu être mieux rédigée, mais elle remplissait les exigences de la loi.« Autant il faut condamner les recherches à l\u2019aveuglette et fouilles abusives, autant il faut respecter la finalité de la loi quand les critères qui y sont prévus se retrouvent », écrit le juge Denis.Le juge Beauregard ajoute qu\u2019en toute logique, sachant que les vidéos existent, on peut présumer qu\u2019elles montrent ce qui s\u2019est passé, même si cela n\u2019est pas écrit en toutes lettres par le policier.Ce n\u2019est pas partir à la pêche que de le penser.Le jugement n\u2019aura qu\u2019une portée de principe, puisque le visionnement des bandes des quatre autres stations a suffi amplement à la police pour identifier les responsables et porter toutes les accusations voulues.La vingtaine de personnes accusées n\u2019ont toujours pas subi leur enquête préliminaire.RAYMOND GERVAIS Pour la quatrième fois depuis 1992, le prestigieux Château Montebello, propriété de la Société hôtelière Canadien Pacifique et situé au 392, rue Notre-Dame à Montebello, en Outaouais, a écopé d\u2019une amende pour avoir enfreint les règles de conservation des aliments en matière de restauration.Cette fois, une amende de 250 $ a été imposée au propriétaire de l\u2019hôtel après que la compagnie eut reconnu sa culpabilité à l\u2019infraction reprochée.La faute a été constatée par les inspecteurs du ministère de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation du Québec le 14 juillet 1995, mais ce n\u2019est que le 4 mai dernier que le dossier a finalement procédé devant la cour.Lors de leur passage à l\u2019hôtel, les inspecteurs du MAPAQ avaient constaté que la température de certains aliments offerts dans un buffet chaud était inadéquate et qu\u2019elle pouvait favoriser le développement de bactéries.Des saucisses, des fèves au lard, des omelettes, du bacon et des pommes de terre se trouvaient à une température inférieure à 60 degrés, alors que les aliments doivent en tout temps être conservés chauds à plus de 60 degrés, ou froids à moins de 4 degrés.Depuis le moment de l\u2019infraction, la direction du Château Montebello a investi près de 2,4 millions de dollars, dont plusieurs milliers afin de doter sa cuisine d\u2019équipements modernes permettant d\u2019offrir à sa clientèle non seulement des mets de qualité, mais aussi conservés à des températures adéquates.Le Château Montebello avait déjà condamné trois fois auparavant pour des infractions semblables.PHOTOTHÈQUE, La Presse © Les policiers avaient procédé à des arrestations durant la manifestation.Ils avaient ensuite saisi du matériel journalistique pour leur permettre d\u2019identifier d\u2019autres manifestants.Les proches de Mom Boucher mis en liberté YVES BOISVERT La Couronne a renoncé à faire entendre l\u2019expert qu\u2019elle avait annoncé mardi pour justifier la détention préventive des trois personnes proches de Maurice Mom Boucher, et a consenti à leur mise en liberté sous condition en attendant leur procès, hier au palais de justice de Montréal.Robert Savard, 47 ans, de Pointe- aux-Trembles, Guy Lepage, 52 ans, de Saint-Philippe, et Ronald Leduc, 51 ans, de Repentigny ont donc été mis en liberté par le juge Bernard Grenier, de la Cour du Québec, sans que la preuve recueillie contre eux ne soit exposée.Les trois hommes sont accusés de divers actes de violence et d\u2019extorsion à l\u2019endroit d\u2019un dénommé Carl Gagnon, commis en avril et mai.Savard et Lepage ont déposé chacun 10 000 $.Un dénommé André Mailloux, 46 ans, un homme d\u2019affaires de Sainte-Adèle, s\u2019est porté garant du respect par Savard de toutes les conditions de sa mise en liberté ; il s\u2019est engagé à hauteur de 100 000 $.Même chose pour Yvon Chamberland, 65 ans, de Boucherville, qui s\u2019est engagé pour cette même somme pour Lepage, son gendre.Quant à Leduc, il dépose 5000 $ et deux personnes s\u2019engagent à hauteur de 25 000 $ en son nom.Les trois ne pourront communiquer avec Gagnon et sa famille ou de se trouver à moins d\u2019un kilomètre d\u2019eux.Ils n\u2019auront pas le droit de posséder une arme, devront remettre leur passeport et s\u2019abstenir de communiquer avec des membres des Hells Angels ou de leur club-école, les Rockers, et en particulier Maurice Boucher, Francis Boucher, Gilles Mathieu, Normand Robitaille et Normand Bélanger.Les trois reviennent le 19 août pour connaître la date de leur enquête préliminaire.2748371 6LP0501A0703 A-5 samedi 6LP0501A0703 ZALLCALL 67 00:58:50 07/03/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 3 JUILLET 1999 A 5 Les petits cons de bonne famille Vous, c\u2019est quand c\u2019est pas normal.Moi, c\u2019est le contraire.Vous, c\u2019est les tireurs fous.Les maniaques sexuels.Les tueurs d\u2019enfants.Moi non.Quand c\u2019est pas normal, je vois des victimes partout.Des victimes innocentes.Et des victimes fucked up.Vous avez l\u2019horreur carnassière.Les bêtes réveillent en vous la bête.Mais au fond, c\u2019est parce que vous avez peur des monstres.Moi, j\u2019ai peur de vous.J\u2019ai peur quand c\u2019est normal.J\u2019ai le dégoût ordinaire.« Le jeune conducteur n\u2019a rien d\u2019un criminel, a plaidé son avocat.C\u2019est un jeune étudiant de cégep, en administration, qui vient d\u2019une bonne famille, qui n\u2019a aucun antécédent et qui occupe deux emplois saisonniers.» Tous les mots de ce petit portrait javellisé puent.Jeune étudiant en administration.Bonne famille.Aucun antécédent.Deux emplois saisonniers.Moi, c\u2019est quand tout est normal.Quand c\u2019est pas un fou, pas un monstre, et pas un accident.Quand c\u2019est un étudiant de bonne famille qui, selon la police, roulait à 132 km/h dans une zone de 50.Et qui tue un type.Même si le type était au milieu de la rue.Même si le type était saoul.Je ne sais pas s\u2019il était saoul.Je dis ça juste pour que le jeune étudiant ait encore moins l\u2019air d\u2019un tueur.Pour qu\u2019il ait l\u2019air de ce qu\u2019il est : un jeune étudiant en administration de bonne famille qui roulait à 132 km/h dans une zone de 50.Vous, c\u2019est les tueurs.Moi, c\u2019est les jeunes étudiants en administration pénétrés du sentiment de posséder le monde parce qu\u2019ils sont jeunes, parce qu\u2019ils sont étudiants, parce qu\u2019ils sont en administration.Parce qu\u2019ils sont les futurs petits boss du monde.Tasse-toi mon oncle.Paraît que les copains du jeune homme étaient furieux de voir leur ami traité comme un criminel.Vous, c\u2019est les serial killers.Moi, c\u2019est les petits cons de bonne famille.Maman bobo n Vous, c\u2019est les infirmières.Moi aussi.Prenez mon infirmière personnelle au CLSC La Pommeraie à Bedford, où je vais me faire piquer deux ou trois matins par semaine.Elle ne fait pas la grève.Vous ne faites pas grève, Constance ?Non.Je proteste à ma façon.Ah oui ! et c\u2019est quoi votre façon ?Eh bien ! ce matin, par exemple, j\u2019ai oublié mes lunettes.Je ne vois pas très bien.Moi non plus, pas de lunettes, je ne vois rien du tout.Je ne vois même pas votre bras.Donnez-moi votre bras.Elle riait en brandissant sa seringue.Tout le monde aime les infirmières.Elles sont drôles, elles sont fines.Elles sont maternelles.Elles sont maman bobo.Tout le monde aime les infirmières, mais je ne suis pas sûr qu\u2019elles méritent tant de joyeux coups de klaxon.Pas sûr que le moment soit bien choisi pour leur démontrer notre affection.Je ne suis pas sûr que leur grève prématurée (illégale, je m\u2019en fous) sera bien utile pour les 400 000 employés du secteur public qui vont engager un bras de fer avec le gouvernement à l\u2019automne.Je ne suis pas sûr que ce que pourraient obtenir les infirmières serait donné aussi à la CEQ par exemple.Par contre, si les infirmières se font planter, à plus forte raison les autres syndicats à l\u2019automne.De toute façon, et de cela je suis absolument certain, cette grève prématurée ne relève pas d\u2019une stratégie d\u2019ensemble.Les syndiqués du secteur public n\u2019ont pas envoyé les infirmières en éclaireuses, ne leur ont pas demandé d\u2019aller déminer le terrain pour l\u2019offensive de l\u2019automne.Les infirmières sont passées à l\u2019attaque, poussées par la seule urgence d\u2019échapper à la grogne générale qui attend le Québec à l\u2019automne, quand tout le monde va gueuler en même temps.« Nous, on n\u2019est pas pareilles, ont l\u2019air de dire les infirmières, nous, le public nous aime.» C\u2019est pour profiter pleinement de ce capital-sympathie, pour éviter qu\u2019il se noie dans le mécontentement général, qu\u2019elles sont montées sur le pont avant l\u2019heure.Dans le naufrage annoncé des négociations avec le secteur public, ce n\u2019est pas les plus maltraités d\u2019abord, comme le voudrait la charité syndiquée, c\u2019est les infirmières d\u2019abord.Nous aimons tous les infirmières.J\u2019aime moins leur opportunisme syndical.J\u2019aime moins que l\u2019affection que nous leur portons soit à ce point récupérée, au coeur même de leurs négociations.J\u2019aime moins l\u2019espèce de corporatisme triomphant qui en résulte et qui renvoie les autres travailleurs de la santé \u2014 ceux notamment des syndicats CSN \u2014 à leur rôle de soutien, de faiseurs de lits et de nettoyeurs de merde.Les hôpitaux, les CLSC, les maisons de soins de longue durée, c\u2019est aussi des milliers d\u2019auxiliaires, de préposés aux bénéficiaires, de femmes de ménage, de secrétaires, de réceptionnistes.Je vous le demande, saluerez-vous aussi joyeusement du klaxon les sans-grade du système de santé, quand ils prendront le relais des infirmières sur les piquets de grève ?Les médecins feront-ils une marche de solidarité pour appuyer leurs demandes ?Est-ce que la télé les montrera en train de nettoyer la merde avec autant de complaisance qu\u2019elle a montré les infirmières affairées dans les corridors des urgences ?Vacances n Je prends quelques semaines de vacances.Où je vais ?Nulle part.Ici.Je démolis une vieille maison.Si c\u2019est vrai.Les murs, les plafonds, envoye donc, à grands coups de pelle.J\u2019aime ça.On dirait que c\u2019est dans ma nature de démolir.Je le dis avant que vous le disiez, pour vous couper l\u2019herbe sous le pied.Mais c\u2019est vrai pareil, je suis plutôt doué pour casser des trucs, l\u2019autre jour j\u2019ai cassé un très joli vase en le déplaçant parce que je trouvais que là où il était quelqu\u2019un allait finir par le faire tomber.Je vais aussi aller aux champignons, dès qu\u2019il aura plu encore un peu.Je vais lire des livres sur le banc bleu, je ne sais pas encore lesquels, il faut absolument que j\u2019aille à la librairie.Je vais faire des confitures.Je vais chanter des chansons à mes minous (ça les amuse beaucoup) : la bellé dé Cadix à des yeux dé vélours tchika tchik aïe aïe aïe.Je joggerai dans la ouate des petits matins mal réveillés.Je pédalerai.Je vais dire à ma fiancée que je l\u2019aime, mais que bon dieu de bon dieu, je ne comprends pas pourquoi elle a les pieds si froids même quand il fait chaud.Voilà.Ah oui ! aussi je vais écrire.Tous les jours dans le cahier des sports.Un petit truc sur le Tour de France.Ben d\u2019abord, à demain.Pierre 2764855 J A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 3 JUILLET 1999 Julie Payette a la tête dans les étoiles pour mieux voir la Terre L'astronaute présente ses vidéos personnelles de la mission \u2022 v L J MATHIEU PERREAULT Julie Payette a tellement aimé l'apesanteur qu'elle aimerait que la gravité terrestre soit coupée du quart.« Quand on rentrait dans l'atmosphère (le 6 juin), on a d'abord eu un quart de g, puis un demi, puis trois quarts.On n'en voulait pas plus », a déclaré l'ingé-nieure hier à l'Agence spatiale à Saint-Hubert, où elle présentait ses vidéos personnelles de la mission sur Discovery.L'astronaute née à Ahuntsic n'a pas assez admire la Terre à son goût.Pour son prochain voyage dans une navette, elle rêve d'une mission d'observation de la Terre.« C'est un domaine qui nous est particulièrement cher au Canada, à cause de notre expertise en télédétection.» Tenir l'inventaire des cinq caméras et des cinq caméras vidéo du bord a constitué la plus difficile de ses tâches.« Les films, les filtres, les batteries, les objectifs, tout flotte.Les autres me demandaient souvent une pièce et je devais la retrouver rapidement.On a encore ses réflexes terriens : quand on lâche un objet et qu'on ne le voit pas là où on l'avait laissé, on regarde par terre ; souvent, il s'est déplacé vers le haut.» Quand elle a lancé le satellite éducatif Snirshiuc, dont les 900 miroirs seront suivis par 25 000 écoliers, elle a eu peur de l'avoir brisé en apercevant des éclats dans la soute.« Finalement, c'était le Soleil qui faisait des reflets.» Depuis qu'elle est revenue à Houston, Julie Payette a travaillé d'arrache-pied pour disséquer la mission.« On examine chaque détail d'une manière très sceptique.Il y a eu beaucoup à dire au bénéfice de l'équipage qui nous suit, notamment sur l'entraînement et la préparation en orbite à la marche spatiale.Aussi, le degré d'encombrement du pont intermédiaire, où on dort et où on mange, est très élevé : il faut plonger dans les sacs pour trouver quelque chose.Et le velcro est tellement fort qu'il s'accroche partout.» L'astronaute montréalaise a montré les images des Grands Lacs et de l'Europe qui l'ont tant marquée.Les moments de détente en orbite ont été évoqués : on voit une boule de jus dans laquelle plusieurs astronautes plantent leur paille, des expériences sur le mouvement où ils tournent sur eux-mêmes, roulés en petite boule, ou font des mouvements évoquant le patinage artistique.Julie Payette s'est même faite caustique : « Voici Rick qui m'explique ce qu'est un cercle, au cas où je ne le saurais pas », a-t-elle commenté pendant des images où on voit le pilote Rick Husband tracer un cercle avec un doigt devant elle.Le mois de juillet ne sera pas de tout repos : deux semaines de relations publiques au Canada, puis une tournée similaire aux États-Unis.La fatigue de Julie Payette l'a trahie quand elle a failli s'emporter contre un journaliste télé qui lui demandait de répéter sa description enlevée du décollage \u2014son caméraman avait connu un problème technique.En août, elle retourne à Houston, et prendra des vacances, à une date et un endroit qu'elle ne veut pas préciser.PHOTO BERNARD BRAULT.LêPmssêO Julie Payette était l'Agence spatiale à St-Hubert, hier, où elle a raconté les grands et petits moments de sa mission dans l'espace.LA SONATA DE HYUNDAI NE CRAINT PAS LA COMPARAISON ! v PARTEZ EN TOUT CONFORT.PARTEZ DANS LA NOUVELLE SONATA.I LOUEZ APAR*T*^P^ 229 ^^AR MOIS/48 M~ OU 1,8 OU >MPTANT DE 1950 $.Transport, prépantion et dépôt de sécurité en sus FINANCEMENT JUSQU'À 48 MOIS ACHAT À PARTIR DE 19495 $ Instruments d'observation sur la surface d'une comète 0 « La nouvelle Sonata se distingue par son équipement de base généreux, son comportement routier intéressant, son confort général et son habitabilité.» Kaynaîd Cote - CAA-quebec/Le Soleil Caractéristiques\"\tHYUNDAI SONATA GL\tToyota Camry CE\tHonda Accord DX\tChevrolet Mulibu de base\tMazda 626 DX PDSF\t19 495 S\t21 760 S\t22 000$\t20 P95 S\t20 140 S Moteur\t2.4 L a OACT\t2.2 L a OACT\t2.0 L â DACT\t2.4 L à DACT\t2.0Là DACT Transmission automatique\tde sene\t\u2022\t\u2022\tde série\t\u2022 Climatiseur\tde sene\t\u2022\tde série\tde série\t\u2022 Régulateur de vitesse\tde série\t\u2022\tde série\t\u2022\t\u2022 Verrouillage éleetnque des portes\tde série\t\u2022\t\u2022\t\u2022\t\u2022 Glaces électriques\tde série\t\u2022\t\u2022\t\u2022\t\u2022 Rétroviseurs extérieur\tde série\t\t\t\tde série/non dégivrants dégivrants à commande électrique\t\t\u2022\t¦\t\u2022\t Garantie du groupe motopropulseur\tS ans/100 000 km\t5 ans/100 000 km\t5 ans/100 000 km\t3 ans/60 000 km\t5 ans/100 000 km A rf ir*ln ^ n rmitinrn *)Â Unurnt* | njjwium\\Pl.t N - - 2.8 598* IX)C\\7 K >.\\ 71 Sl>r:À !
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