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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. L'été
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1999-07-25, Collections de BAnQ.

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[" 7LP0101B0725 B-1 DIMANCHE 7LP0101B0725 ZALLCALL 67 00:34:19 07/25/99 B Ce Sud profond des petits Blancs, replié sur lui-même, immobile comme à l'écart de l ' A m é r i q u e e t d e l'Histoire, hanté par ses vieux démons et sa gloire passée, Larry Brown n'est certes pas le premier à en explorer a u s c a l p e l l a f a c e cachée.Mais devant un roman aussi fort que Père et fils, on doit bien reconnaître que seuls les plus grands ont su, comme lui, en rendre la déchirante ( i n ) h u m a n i t é , l'atmosphère étouffante, faite de sensualité sourde, de religiosité culpabilisante, de violence latente q u i f i n i t p a r é c l a t e r a v e c l a soudaineté d'un orage.Sous la formidable ombre de Faulkner, les Erskine Caldwell, F l a n n e r y O ' C o n n o r , C a r s o n McCullers et autre James Agee avaient déjà croqué, souvent au vitriol, ces petits Blancs paumés «à qui on a appris à être fiers de ne pas être noirs et avoir honte d'être pauvres», mais qui finissent souvent alcooliques violents et incapables de garder un emploi, pour les hommes, «usées, grosses et vieilles avant l'âge d'avoir trop travaillé et porté trop d'enfants», pour les femmes, selon le dur constat de Dorothy Allison.Marqués déjà comme au fer rouge par la défaite sudiste et «le péché originel» esclavagiste, retranchés dans le réduit ségrégationniste, ces paysans rugueux en salopette ont été, de plus, laminés et affamés par la Grande Dépression des années trente.Dans un célèbre documentaire sur la misère rurale, Caldwell les décrit «vivant dans un état complet d'abjection et de renoncement», «vaincus et mis en servitude, épuisés et stériles».Impossible d'oublier ces regards défaits, ces corps rompus et décharnés au seuil de baraques délabrées s'accrochant à un «petit arpent du bon Dieu» de poussière ou fuyant vers le mirage californien, tels q u e l e s o n t f i x é s à j a m a i s l e s photographes Dorothea Lange et Walker Evans, ainsi que le cinéaste John Ford dans Les Raisins de la colère.D'où, chez ces Blancs déshérités, un fatalisme, un sentiment d'impuissance, d'exclusion, de désespoir qui perdure jusqu'à nos jours, et dont la trajectoire fatale des héros de Larry Brown illustre les ravages avec l'aveuglante efficacité de la tragédie classique.onfortablement coulée dans les bras du Saint-Maurice, la petite ville de La Tuque vit chaque année depuis 12 ans au rythme de son festival d'été.Unique en son genre, l'événement attire de plus en plus d'adeptes d'un jeu qui commande adresse et stratégie.Bienvenue au Festival de la pétanque! Pour la ville de la Haute-Mauricie, qui compte 12 600 habitants, le festival amène des entrées monétaires plus qu'intéressantes.Cette année, les organisateurs affirment qu'ils ont reçu entre 8000 et 9000 participants.Et 75% des joueurs de pétanque venaient de l'extérieur de la ville.«Ça rapporte entre 600 000$ et 700 000$ en retombées directes et indirectes», estime Gaston Fortin, maire de La Tuque.Le tourisme est un important moteur de cette région forestière, même si son économie dépend de l'industrie des pâtes et papiers.Berceau du poète Félix Leclerc, La Tuque vient de la traduction d'un nom amérindien décrivant un rocher en forme de tuque en haut d'une chute sur la rivière Saint-Maurice.La crête a cependant été détruite lors de la construction d'un barrage électrique dans les années 1930.L e s y e u x e n c o r e e n d o r m i s , l a présidente du festival, Muriel Filion, arrive en trombe au Club de pétanque terrasse Saint-Maurice.La veille, le dernier tournoi s'est étiré jusqu'à quatre heures du matin.«Les gens sont tellement mordus.Si j'organisais un tournoi de nuit, je suis sûre qu'ils viendraient», confie-t-elle.Lancé par un représentant commercial qui trouvait l'idée originale, le festival est devenu une véritable religion pour les pétanqueurs.Les festivaliers sont de tous âges et de toutes nationalités.«La population connaît surtout la pétanque jouée par les gens âgés, mais il y a aussi ceux qui la pratiquent de façon plus spectaculaire», soutient Muriel Filion qui, à 44 ans, est pétanqueuse depuis 18 ans.Chez les plus habiles, le lancer des boules est plus raffiné et les coups plus forts.Le festival compte différents tournois amicaux, compétitifs, junior et âge d'or.Les organisateurs veulent plaire à tout le monde.En huit jours de festivités, qui se terminent aujourd'hui, les participants ont pu s'inscrire à 43 tournois.En t o u t , l e j e u a f a i t 5 5 0 médaillés et les gagnants se sont partagé une trentaine de trophées et des bourses totalisant 30 000$.Pour ceux qui pensent que la pétanque est un sport de fainéant, Muriel Filion répond qu'au contraire, il faut être en forme, car les tournois durent entre trois et huit heures.«Si tu mets un meter sur mes souliers, à la fin d'un tournoi je dois bien avoir marché une dizaine de milles.» Les amateurs du Festival de la pétanque viennent de partout au Québec, certains ont fait le voyage des États- Unis.L'an dernier, un couple d'Allemands a même participé aux activités, après avoir visité le site Internet de deux bénévoles de La Tuque.«Les Italiens de Saint- Léonard et les Français de Q u é b e c e t M o n t r é a l viennent surtout dans les tournois de compétition, relate Muriel Filion.Ils jouent à la piastre (ils parient) dans les parcs près de chez eux.Ici, ils viennent s'engueuler devant nous pour nous montrer qui est le meilleur.» Visiteurs de loin Bien avant que le tournoi de la journée ne commence, un homme se promène sur le site et parle à tout le monde.Chapeau noir et ensemble violet, Ben Gauthier ne vient pourtant pas de La Tuque.Seul son hâle permanent le trahit.Ben habite Pompano Beach, en Floride et il a fait le long trajet vers La Tuque pour une seule et unique raison: jouer à la pétanque.«Je me suis tout de suite senti chez nous.» Mordu, il songe même à commanditer son propre tournoi l'an prochain.CINÉMA.DISQUES.LIVRES.RESTOS.SPECTACLES.THÉÂTRE.VINS.Avant de faire ou de voir quoi que ce soit, cliquez sur la rubrique Sortir dans La Presse Internet.Les choix de nos chroniqueurs, les critiques des internautes, les rubriques, tout y est pour que vous puissiez faire un choix éclairé.NE SORTEZ PAS SANS CONSULTER VOTRE SOURIS.http://www.lapresse.infinit.net É d i t i o n I n t e r n e t FILL210 7LP0201B0725 B 2 dimanche L T 7LP0201B0725 ZALLCALL 67 00:35:10 07/25/99 B B 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 25 JUILLET 1999 Itinéraire d\u2019un cinéaste gâté n quoi George Lucas a-t-il le plus changé depuis La Guerre des étoiles, et quel a été son itinéraire de cinéaste ?Jean-Pierre Lavoignat, du magazine Studio, le lui a demandé \u2014 Je crois que ce qui est le plus effrayant, c\u2019est que je n\u2019ai pas changé du tout.Lorsque j\u2019ai tourné mes trois premiers films, je ne connaissais pas d\u2019autre metteur en scène que Francis Coppola ; j\u2019avais tout appris de lui.Je me disais parfois « Et comment un autre metteur en scène aborderait ça ou ça ?» Je demandais aussi aux acteurs ce que faisaient les autres.Et puis je suis devenu producteur.J\u2019ai regardé travailler plus de quarante réalisateurs, des génies comme Steven Spielberg, et d\u2019autres qui en étaient à leur premier film.Lorsque j\u2019ai décidé de revenir à la mise en scène, je me suis dit « J\u2019ai vu des réalisateurs au travail, je vais pouvoir mettre à profit cette expérience.» Eh bien, le premier jour de tournage de Star Wars, Episode I.La Menace fantôme, c\u2019est comme si rien ne s\u2019était passé depuis vingt-deux ans, comme si j\u2019avais terminé la veille mon premier tournage ! Je faisais les mêmes choses.Et les mêmes erreurs aussi.Je suis surpris de voir que je n\u2019ai pas vraiment mûri comme réalisateur.\u2014 Dans La Menace fantôme, on peut voir la Fédération comme une caricature d\u2019Hollywood.\u2014 Pourquoi pas.Mais dans mon esprit, c\u2019est plutôt une métaphore politique que cinématographique.Avez-vous remarqué comme les démocraties deviennent au fil du temps, si l\u2019on n\u2019y prend pas garde, de moins en moins démocratiques et de plus en plus bureaucratiques ?L\u2019une des choses que raconte en effet cette histoire, c\u2019est comment la république et la démocratie vont vers la dictature, pas à cause de la guerre ou de la révolution, mais juste par un usage pervers du système.\u2014 Certains diront aussi qu\u2019elle peut illustrer votre position dans le système.\u2014 Non.Parce que je ne suis pas dans le système.Je suis toujours un cinéaste indépendant de San Francisco et surtout pas un homme d\u2019Hollywood.Quant à ceux qui me reprochent d\u2019être un homme d\u2019affaires habile, je leur répondrai seulement que je suis en compétition directe avec les studios.C\u2019est comme avant, lorsqu\u2019on tuait un bison pour survivre, on ne laissait rien perdre.Il y a eu plein d\u2019articles récemment disant que Steven Spielberg et moi avions détruit le cinéma américain et l\u2019avions transformé en une usine à blockbusters.C\u2019est une perception de critiques new-yorkais incultes, qui ne savent pas comment le cinéma fonctionne.S\u2019ils étaient allés à Hollywood et avaient rencontré les 3 265 000 vice-présidents qui décident quels films doivent être faits et comment, ils auraient compris que nous n\u2019avons aucune influence sur ces gens d\u2019Hollywood.Vraiment aucune.Où les bureaucrates trouvent-ils leurs idées ?Sincèrement, je n\u2019en sais rien.Le monde et le cinéma seraient sûrement meilleurs si ces bureaucrates de Los Angeles ne disaient pas aux réalisateurs comment faire leurs films.George Lucas De Shelley à Ricky n sortant d\u2019un magasin d\u2019alimentation où elle venait de faire ses courses, Shelley Winters aperçut une bande de jeunes attroupés près de son auto stationnée devant un magasin de disques ; certains étaient même montés sur le capot de la voiture.Tous ces jeunes en délire attendaient que Ricky Martin sorte du magasin pour obtenir un autographe.« Descendez de ma voiture.Si vous voulez voir une vraie star, regardez- moi, j\u2019ai déjà gagné deux oscars ! », leur lança l\u2019actrice.Les fans de Ricky, qui n\u2019avaient jamais entendu parler de Shelley Winters, haussèrent les épaules en s\u2019éloignant.Les cinq langues de Tarzan n Phil Collins, aussi ferré en langues qu\u2019en musique, a enregistré lui-même les chansons qu\u2019il a faites pour le Tarzan de Disney en anglais, en français, en allemand, en italien et en espagnol.Un mystérieux cadet n Le magazine Studio rapporte qu\u2019après les vertes prairies du Montana ( L\u2019Homme qui murmurait.) Robert Redford s\u2019oriente vers les greens de golf.Le tournage de son prochain film de réalisateur-interprète, The Legend of Bagger Vance, doit débuter en septembre.L\u2019histoire, qui se déroule en 1931, met en scène un héros de la Première Guerre mondiale, Rannulph Junah, qui a l\u2019occasion de jouer contre deux champions de golf au cours d\u2019un tournoi mythique.Durant la compétition, qui se déroule sur fond de discrimination raciale, Junah est guidé spirituellement par un mystérieux cadet noir nommé Bagger Vance, qui pourrait être interprété par Morgan Freeman.Vanille, fraise, chocolat.n Bridget Fonda, son fiancé Dwight Yoakam et Billy Bob Thornton ont passé plusieurs semaines à Benson, Arizona, pour le tournage de South of Heaven, West of Hell, où il faisait effectivement une chaleur d\u2019enfer.Comme elle avait fini quelques jours avant les autres les scènes qu\u2019elle avait à tourner, Bridget, de retour à Los Angeles, a eu la délicate attention de prendre les dispositions pour qu\u2019un camion de crème glacée soit envoyé sur les lieux du tournage, pour la plus grande joie de l\u2019équipe restante.Quelle allure ! n Soucieuse d\u2019être particulièrement attrayante en page couverture du magazine Allure, Sharon Stone a fait durer la séance de photos pendant huit heures.Les éclairages n\u2019étaient jamais à son goût, l\u2019angle ne l\u2019avantageait pas, les arrière-plans ne la mettaient jamais assez en valeur.Elle a aussi insisté pour porter des bijoux ( empruntés ), d\u2019une valeur de 1,5 million.Transports modérés n Gwyneth Paltrow a fait don à une amie de sa splendide série de dix valises et s\u2019en est procuré une tout à fait défraîchie pour 20 $ dans une vente-débarras.Pourquoi ?Elle en a assez de se faire voler ses luxueux bagages dans les aéroports, et elle espère ainsi attirer un peu moins l\u2019attention.Affleck-Paltrow : Bounce n Après Shakespeare in Love, Ben Affleck et Gwyneth Paltrow vont se retrouver dans Bounce.Ben Alfleck y jouera un homme à femmes qui cède son siège d\u2019avion à un passager impatient de retrouver sa femme.et apprend ensuite que ledit avion s\u2019est écrasé.Ravagé par la culpabilité, le séducteur sombre dans l\u2019alcool, avant de se décider à rendre visite à la veuve du passager.SOURCES : Globe, Film Review, Premiere, Star Catherine Deneuve Shelley Winters Ricky Martin \u2014 Vous retrouver maintenant dans des seconds rôles, comme dans Pola X et Le Temps retrouvé, et bientôt Est-Ouest, est plutôt surprenant, vous qui affirmiez que seules les actrices américaines ont la chance de s\u2019en voir offrir de très bons.C\u2019est vrai qu\u2019en France, on n\u2019en écrit pas autant, et puis, on a beau dire, il est plus facile de dire oui sur le principe que de le faire quand on vous le propose ! Je m\u2019en suis aperçue car j\u2019en ai fait l\u2019expérience sur trois films de suite.Mais bon, Régis Wargnier avait écrit le rôle pour moi, et Le Temps retrouvé, Proust, c\u2019était l\u2019envie d\u2019accompagner Raoul Ruiz dans cette aventure, comme signer un manifeste.Je me suis dit que cela suffisait, et puis me voilà sur le prochain Lars Von Trier, encore une participation.Mais c\u2019est un cinéaste que j\u2019adore.Breaking The Waves, quel film magnifique Ciné Live « » Je suis terrorisé par la menace informatique qui accompagne l\u2019arrivée de l\u2019an 2000.Je pense que c\u2019est l\u2019ultime prédiction de Nostradamus qui se réalise.Steven Spielberg Au début, j\u2019étais gênée par l\u2019attention des admirateurs, tous ces gens qui s\u2019agglutinent autour de vous et qui examinent minutieusement vos gestes les plus anodins comme si de savoir que vous vous êtes rasé les jambes ce jour-là va changer leur vie.J\u2019ai eu ma période paranoïaque.Je me demandais constamment ce que le gens allaient penser de moi.Ça me rendait folle.Puis j\u2019ai décidé de laisser filer et d\u2019être simplement moi-même.Et ça se passe très bien.Jenna Elfman \u2014 En direct sur EdTV À Hollywood il faut sans arrêt continuer à faire ses preuves.On ne vaut que ce qu\u2019a valu votre dernier film au box-office.Et je ne crois pas que cet état d\u2019esprit changera demain.Keanu Reeves Lettre morte Inutile, sans valeur, dépourvu de sens ( milieu du XIXe siècle ).S\u2019est d\u2019abord dit d\u2019un texte juridique qui a perdu sa valeur applicative.VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION MM CNN CÂBLE 9 V.LIFE HISTORY MP 11 11 45 58 13 13 22 22 21 21 23 23 20 20 24 24 CBC 5 VIE CANAL D GLOBAL DISC.FOX TÉLÉTOON TLC 19 h 30 20 h 00 4 4 7 7 8 8 5 5 1 8 < SRC SRC TVA TQc TQS 3 7 t 6 9 > @ G \\ ?M R ; ABCE 7 CBS 2 NBC 4 P h TV5 RDI RDS TSN NW YTV BRAVO A & E PBS CTV CTV TQS TQc TVA CANAUX CF CF VD CANAUX VD 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 23 h 30 18 h 00 18 h 30 19 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 23 h 30 CÂBLE: A & E = ARTS AND ENTERTAINMENT - CÂBLE 9 V.= CÂBLE 9 VIDÉOTRON - CNN = NOUVELLES - DISC.= DISCOVERY - MM = MUCH MUSIC - MP = MUSIQUE PLUS - MMAX = MUSIMAX NW = NEWSWORLD - RDI = RÉSEAU DE L\u2019INFORMATION RDS = RÉSEAU DES SPORTS - TLC = THE LEARNING CHANNEL - TSN = THE SPORT NETWORK - TV5 = TÉLÉVISION INTERNATIONALE - YTV = YOUTH TV PBS MMAX SHOWCASE FAMILY CH.CÂBLE 34 9 38 48 31 31 36 39 37 37 68 46 3 3 47 49 29 35 30 30 48 32 25 25 19 19 33 33 40 40 34 27 27 28 28 15 15 44 35 18 18 50 36 47 CÂBLE Ce soir Découverte / Lions en péril Les Jeux panaméricains Le Téléjournal Sport Cinéma / LE JOURNAL D'UNE FEMME DE CHAMBRE (3) (22:58) Le TVA La vie est un sport dangereux Fort Boyard / Brigitte Paquette, Deano Clavet Cinéma / NELL (4) avec Jodie Foster, Liam Neeson Le TVA, édition réseau Sports (22:54) / Loteries (23:10) Évangélisation (23:17) Bons Baisers d'Amérique Les Francstireurs En pleine nature Arts et Spectacles / La Traviata - Les Secrets d'un opéra Cinéma / ROMÉO (4) avec Monique Van de Ven, Johan Leysen (21:55) Cinéma / ROMÉO (21:55) Cinéma / GLISSEMENT DE TERRAIN (5) avec Anthony Edwards, Tom Burlinson Cinéma / ROCKY (4) avec Sylvester Stallone, Talia Shire Le Grand Journal Cinéma / UNE AMIE QUI VOUS VEUT DU BIEN (6) Pulse Travel, Travel Felicity Touched by an Angel Cinéma / THE ARRIVAL (5) avec Charlie Sheen, Ron Silver CTV News News Charmed Honey, I Shrunk the Kids Wind at my Back Pan Am Games Sunday Report Undercurrents Sunday Report Nation's/Reflec.World News M*A*S*H Cinéma / ANGELS IN THE OUTFIELD (5) avec Danny Glover, Tony Danza 20/20 Sunday The Practice Access Hollywood News Friends 60 Minutes Touched by an Angel Cinéma / PASSION'S WAY avec Sela Ward, Timothy Dalton News ER NBC News NBC Special / The Hard Evidence of Aliens among us Cinéma / THE ARRIVAL (5) avec Charlie Sheen, Ron Silver News Seven Crows.The Life of Birds Naturescene Nature / Secret Garden Masterpiece Theatre / Far from the Madding Crowd Mystery / Touching Evil (5/5) World News Religion, Ethics Ballykissangel Evening at Pops / Audra McDonald Tchaikovsky Festival Thumbnail.World News P.O.V.Cinéma / SMALL VICES avec Joe Mantegna, Marcia Gay Harden Biography Special: John F.Kennedy jr: The Death of an.Earth, Wind, and Fire Live by Request Marilyn Monroe Lenny Bruce Arts & Minds The Yerxas Special Delivery The Awful Truth Cinéma / THE WAR LORD (4) avec Charlton Heston, Rose-Mary Forsyth Cinéma (23:15) Downtown Exp.It's your Money Controversy .Horticulture Pl.publique 99 Reflets Parole et Vie L'Ombudsman Reflets Insectia Juste pour rire Années Mode / L'Art et la Mode Le Goût du monde / Terre-Neuve Biographies / Vic Vogel Navarro WorldView Bus.Unusual World Today Sports Tonight CNN & Time The John Glenn Story: Return of.World Today Pinnacle Sports Tonight Sports Sunday Science at War / Echoes of War Grand Illusions Garden Stories Sun.Showcase/Cleopatra's Palace Sunday Showcase / Egypt's City.Storm Warning! / Spring Summer@disc.Cosmic.Franklin Little Lulu Show Clarissa Believe it or not Cinéma / SUPERMAN II (4) avec Christopher Reeve, Margot Kidder Cinéma / IN A LONELY PLACE (4) avec H.Bogart Cinéma For your Love Zoe Duncan.Wrld Funniest King of the Hill The Simpsons Futurama The X-Files MovieStars Smart Guys Wilderness Jrnl Talking Heads 60 Minutes The X-Files The Practice Global Special: Red Solstace Turning.(17:30) It Seems Like.The Canadians / Sam Steele History of Warfare Shogun (3/6) History of Warfare TV Guide TV Real Families Trendspotting Foodessence Weddings Weird Homes Odyssey Diaries Trendspotting Weird Homes Weddings Foodessence Woodstock '69 Diary: Sunday MuchDoesWoodstock '99 / Se poursuit jusqu'à 4h00.D.Box-Office MusiquePlus Live à Woodstock 99 - Bloc 6 Woodstock Diaries 3 M.P.Live à Woodstock 99 - Bloc 5 Chic Planète Duo: F.Cabrel Ed Sullivan Pop up vidéo Musicographie / The Beach Boys 2 Spéciaux - James Taylor.Beacon Janis Joplin Duo: F.Cabrel Musicographie / The Beach Boys 2 World News Money Show The Passionate Eye Sunday / The Valley Hot Type.Sunday Report Schlesinger Pamela Wallin Antiques Roadshow Toute une époque / La Religion Monde ce soir Culture-choc La Grande Guerre / L'Effondrement Le Journal RDI Scully RDI .l'aventure Second Regard Portraits de./ David Suzuki Golf SPGA / Dernière ronde (17:30) Sports 30 Mag Formule 1 / Autriche Sports 30 Mag XIIIes Jeux Pan-Am 1999 Prime Suspect Cinéma / THE RETURN OF BEN CASEY (5) avec V.Edwards, A.Waxman Due South Cinéma / TAKIN' OVER THE ASYLUM avec Eddie McKenna Tom et Jerry Les Graffitos Fifi Brindacier Robin des bois Ned et son triton Drôle de voyou Les Simpson Animania Blake, Mortimer South Park Les Simpson Capitaine Star EL Nino / The Devil's Child How'd they do./ Trade Center Mysteries of Asia / Jewels.Mysteries of Asia / Lost Temples Mysteries of Asia / The Great Wall Mysteries of Asia / Jewels.SPGA Golf / Dernière ronde (17:30) Sportsdesk Strongest Man Baseball / Cubs - Mets Sportsdesk Des trains pas comme les autres Journal FR2 Forts en tête Viva / Les Suisses.(21:15) Concours musical international Journal belge Autour du Tour / Génération (23:45) Ecce Homo / Le Rire La Mort imminente - .l'au-delà Trauma / .querelles familiales Méd.d'enquête Des histoires de famille Bébé arrive Santé en vedette Copines d'abord Charlie Brown Lassie My Hometown Shirley Holmes a20 System Crash Flipper Jake & the Kid Warp Deepwater Black Suzanne Colpron 20h r NELL Drame psychologique avec Jodie Foster.Un médecin parvient à communiquer avec une sauvageonne qui a été découverte dans une cabane en forêt.Invresemblable mais bien joué.20h A ARTS ET SPECTACLES Documentaire sur le making of du célèbre opéra La Traviata.21h 3 BIOGRAPHIES La vie de Vic Vogel, une figure mythique du jazz montréalais.21h55 A ROMÉO Drame psychologique hollandais.Un couple se déchire lorsque son premier enfant meurt à la naissance.22h58 a LE JOURNAL D\u2019UNE FEMME DE CHAMBRE Film de Luis Bunuel avec Jeanne Moreau.Une femme s\u2019engage comme domestique chez des gens bizarres Jodie Foster 7LP0301B0725 B-3 DIMANCHE 7LP0301B0725 ZALLCALL 67 00:34:26 07/25/99 B avid, est-ce toujours assommant, en 1999, de se faire demander: «Que feras-tu plus tard?» On détestait ça! On savait pas trop justement.C'était pas clair.Confus encore, enfant.Et puis on changeait d'idée là-dessus si souvent.Pompier à cinq ans, souvent, oui.Mais après cinq ans.le flou, c'est ça?J'ose tout de même te demander: as-tu une ou des idées là-dessus?Businessman ou chanteur?entonnerait Claude Dubois.David, disent les aînés, on se retrouve, adulte, dans un domaine auquel parfois on n'avait même pas pensé jeune.Je te raconte vite ma valse-hésitation à moi?À treize ans, d'accord avec mon papa, je ferai un prêtre-missionnaire! Comme son frère aîné, Ernest qui convertissait à Zeping Kaï en Chine, le héros de la famille! Au bout d'une première année de secondaire, fin de la vocation religieuse.Les filles, déjà, ne me laissaient pas indifférent.Comme ma mère, la vindicative Germaine, je souhaitais ensuite devenir avocat, oui, défenseur des veuves et de leurs orphelins! Une autre année passe et, émule de «Fernandel» le formidable professeur de géographie, le père Aumont du Grasset, je me voyais grand reporter dans les pays lointains! À dix-huit ans, à mon école d'arts et métiers, je voulais devenir p e i n t r e - s c u l p t e u r , j'admirais tant Picasso et Alfred Pellan, Henry Moore et Louis Archambault! À vingt ans, chômeur diplômé, pratiquant le théâtre amateur et faisant des marionnettes, j'ai pensé devenir acteur.Mais pour survivre, manger à ma faim, j'ai voulu devenir annonceur de radio, aller apprendre sur le tas, c o m m e l e s N a d e a u , Payette, Garneau, Fauteux.M'exiler à Rimouski ou à C h i c o u t i m i d ' a b o r d .Hélas, à Radio-Canada, j'ai raté l'audition chez Miville-Couture-le-sévère! Puis, vaine entrevue à CHLP-Radio, face à Pierre Gauvreau, devenu peintre et auteur de télé.V o i s - t u b i e n l e s tâtonnements, David?Je me suis alors tourné vers ce qui se nommait alors le «window display », l'étalagisme.Que de petits jobs dans maintes compagnies pour aboutir à vingt-trois ans, hasard de rencontre, à la fameuse «Roulotte» des parcs du génial Paul Buissonneau.Tu vois: un peu annonceur, un peu acteur, un peu décorateur! Fin 1955, au hasard d'une expo de scénographes (ah! le hasard David.), me voilà engagé comme scénographe aux émissions-jeunesse à la télé de Radio-Canada.Au monde des arts, lettres et spectacles, les circonstances font loi souvent.La preuve?La célèbre grève de Radio- Canada, fin 58, me fait chômeur, me fait écrire mon premier roman, puis je ferai mes premiers articles de journal, ici-même, à La Presse, comme chroniqueur des beaux-arts.J'avais trente ans.Voilà que les démons de l'écriture s'emparent de mon âme à jamais.À l'automne, je publierai mon cinquantième bouquin! Un roman se déroulant sur la Côte-Nord.Tu vois bien, «la» vocation, c'est une lubie, souvent.À moins d'entreprendre une voie spécialisée de façon précoce.Ça arrive, certes.À toi de parler du sujet: que feras-tu plus tard?Enfant, je me souviens, tu voulais être aviateur.Tout jeune, tu me parlais de devenir reporter-journaliste au bout du monde! Plus tard, tu disais: historien.Tu t'animais pour cette matière scolaire.Mais, il y a pas longtemps, tu me parlais d'étudier les sciences économiques.D'aller un jour à la réputée London School of Economics! Si tu y songes toujours, sois gentil, tu t'inscriras à Harvard, Boston.C'est moins loin, aussi bien coté et on pourra se visiter souvent! Sois patient en attendant le hasard et les circonstances.Et souviens-toi: on décide pas vraiment, je dirais.Tu feras quoi, penses-tu, si tout va comme tu le souhaites?Tiens, je t'ai vu jouer un rôle comique en amateur, à la salle du Cégep Vanier, t'étais bon! Je t'ai taquiné et tu t'es moqué de moi disant: «Acteur?Penses-tu, je veux devenir millionnaire! » David, vrai l'adage?«Il n'y a pas de sot métier, que de sottes gens».À toi! C'est super, depuis un demi-siècle, on peut vraiment assurer notre avenir.Ce n'est plus le tristement célèbre Canadien- français égale pauvreté, Canadien- anglais égale richesse.Non, de nos jours, le «bûche pour ton avenir» prime.Dieu merci! Ça nous énerve parce que ce n'est pas «bientôt» que nous allons récolter les dividendes de notre préparation acharnée.Pour tout de suite, là, on a au moins un drôle de choix, une tentation: profiter de la richesse actuelle, relative, en lâchant.Le décrochage ou continuer l'école, trimer dur aux études supérieures.Un miroir aux alouettes, le drop-out.Oui, mais tentant hélas! Une erreur bien sûr.Comme tu le dis papi, jeune, j'ai eu beaucoup de professions en tête.On a tous eu notre phase pompier.Puis astronaute.Oh oui! Est-ce une bizarrerie mais tout jeune je voulais devenir reporter.Comme mon héros du temps: Tintin.Je ne savais pas très bien en quoi consistait ce métier, je voulais visiter notre planète, déjouer les plans des «méchants» qui voudraient sans doute me mettre des bâtons dans les roues.Plus tard, j'ai été piqué par l'histoire.Une passion, et j'ai souhaité, un jour, enseigner cette matière scolaire.Prof, quoi.Non, que je me suis dit, métier pas très rémunérateur! Je me suis tourné vers l'aviation.Comme un dada.Ouais, pilote! Pas de ligne, de brousse, papi! Parcourir les Amériques avec «mon» avion! Transporter de la nourriture au Grand Nord, ou des pêcheurs dans les archipels de la toundra, de la taïga! Pourquoi pas?Ou, héros, faire le bien: ramener des immigrants, illégaux ou non, oppressés, menacés par les régimes militaires latinos.Mon romantisme à moi?Puis, j'ai pensé trafiquer des bibles dans la «méchante» Chine bien rouge.Mais non, j'ai repensé à «la matérielle», le foin.Le blé, comme on dit à Paris.Transporter des matériaux illégaux.Hon! Hans Solo, le célèbre contrebandier de l'univers de la Guerre des Étoiles, le fait bien, lui! Alors, la fièvre actuelle de l'économisme me frappa comme tout le monde.Pas compliqué de trouver une matière facile d'utilisation et des emplois bien rémunérés.J'ai songé au monde du marketing.J'y pense encore aujourd'hui.Voilà qu'un soir de juin, je revenais de chez moi, mon paternel m'annonce que cette chronique sollicitée, que je voulais tant depuis deux ans, m'était offerte et pas n'importe où, à La Presse ! L'ancien souhait, reporter, à tout de suite fait pencher vers le journalisme.Tintin! Papi, pour te dire que, oui, on ne choisit pas le futur boulot d'une vie.Mais maintenant, comme tant de débutants au cégep, je ne sais pas avec exactitude ce que je veux faire plus tard.Certes, j'aimerais continuer à écrire mais, tout de même, je me dirige vers l'option «commerce» en septembre.Seul Dieu sait où je me retrouverai dans vingt ans, à trente-sept ans! Pour l'instant, j'ai choisi la seule méthode de préparation: trimer dur dès la rentrée scolaire.Partout sur le site de l'événement, les gens sont joyeux et l'atmosphère est détendue.Les pétanqueurs aiment jouer et ils le montrent.«J'ai sauté de joie quand j'ai gagné ma médaille!», s'exclame Ana Desjardins, une Longueuilloise qui en est à sa première visite.Marseillais d'origine, Marcel Metzoian arrive tout droit de Los Angeles, en Californie.Débarqué à La Tuque avec deux couples d'amis, le pétanqueur s'amuse comme un fou.«J'ai tellement voyagé pour la pétanque et rencontré tant de personnes.Venir ici, c'est comme visiter de la famille!» Assis en face de lui, Claude Laulhé, plusieurs fois champion canadien de pétanque, en est à sa dixième visite.À 56 ans, le Sherbrookois d'origine française en est à sa 52e année de pratique! Jeune, il habitait le Maroc et il tirait des boules de pétanque pour se rendre à l'école.Trouver une chambre d'hôtel libre durant le Festival de la pétanque tient du miracle.Partout, on affiche complet depuis des mois.Beaucoup de Latuquois hébergent donc les pétanqueurs, souvent pour une somme ridicule.Plusieurs visiteurs ont même déjà réservé pour l'année prochaine.Plus qu'un loisir, la pétanque est une véritable passion.Propos croqués sur le vif.Une bénévole parlant avec une autre bénévole: -Il faut que j'aille voir ma visite, elle arrive! -Est-ce qu'elle joue à la pétanque?-Si elle ne jouait pas, elle serait restée chez eux.Je ne suis pas pour me priver.Hélène Godin et Stacy Tremblay ont pris des vacances spécialement pour venir à La Tuque jouer à la pétanque.Âgés de 20 et 21 ans, les deux jeunes viennent de la rive sud de Québec.Ils adorent ce jeu d'adresse.«Tout le monde se parle.On rencontre des gens de partout.On apprend tout le temps», indique Hélène.S'inscrire à un tournoi coûte entre 5$ et 15$.Un jeu de trois boules coûte entre 70$ et 500$.E n 2 0 0 2 , L a T u q u e r e c e v r a l e s Championnats féminins mondiaux de pétanque.À cette occasion, des représentantes de 42 pays visiteront la petite ville située à 160 kilomètres au nord de Trois- Rivières.Muriel Filion compte bien profiter de cette grande visite pour mousser son festival au niveau international.La tête dans les nuages et les deux pieds sur le sable, la présidente a des idées de grandeur.«On estime qu'au Québec il y a 400 000 pétanqueurs.Ça vaut dire qu'il y en a quatre millions en France.» Qui sait, peut-être qu'un jour La Tuque sera la plaque tournante de la pétanque.a tension est palpable sur le terrain central du Club de pétanque de La Tuque en cette s o i r é e d e j u i l l e t .Malgré le temps gris et les menaces d'orage, 423 joueurs se sont inscrits pour le tournoi amical, au programme du 12e Festival de la pétanque.Tous attendent, fébriles, le r é s u l t a t d e l a p i g e p o u r connaître leur équipe et évaluer les chances de victoire.Tous espèrent secrètement que l'ordinateur les aura avantagés.Soudain, le microphone s'allume et une voix lance: «Les équipes sont maintenant affichées!» C'est ce qu'on appelle, dans le jargon, le call d u p é t a n q u e u r .À p e i n e l'annonceur a-t-il terminé sa phrase que c'est le Klondike! Les joueurs se précipitent pour savoir avec qui ils formeront équipe pour la soirée.La foule est indisciplinée, les gens se poussent.Puis les capitaines d'équipe reçoivent un collant numéroté pour les identifier.Chacun essaie de crier plus fort que l'autre le nom de ses joueurs.Dans le brouhaha, des équipes de trois personnes se forment et se dirigent vers la zone de jeu.C'est là que tout commence.Hormis l'accent québécois, on se croirait dans le Midi de la France.Si le jeu a l'air facile, il n'en est rien.Le pétanqueur doit évaluer les distances, le sol, l'angle, le poids et la force qu'il lui faudra déployer pour tirer chacune de ses boules.En g é n é r a l , u n e é q u i p e d e pétanque compte deux ou trois personnes.Une joute confronte deux équipes qui tire 6 boules chacune par tranche de jeu.Dans l'équipe, un capitaine coordonne les joueurs et les coups à faire.Une partie se termine quand une équipe atteint 13 points.La pétanque ressemble beaucoup au curling.Une tranche de jeu commence par le lancer du cochon.Aussi appelée cochonnet, but, bouchon et même pitro, la petite boule sert de centre et les boules des pétanqueurs doivent s'en approcher le plus possible pour marquer des points.Adresse, stratégie et audace s'entrechoquent au rythme des boules de métal tout au long de la partie.Cependant, à la différence du curling sur glace, le cochon n'est pas fixe, c'est-à-dire que le centre du jeu peut se déplacer.Une fois ces quelques règles a s s i m i l é e s , i l f a u t a u s s i s'habituer au vocabulaire de son capitaine.Si le joueur doit exécuter une plombette (haut tir de placement), licher, visser, mettre au fer ou sécher une boule (éliminer une boule adverse en la frappant), il doit savoir de quoi on parle.Mais encore, le pétanqueur craint les trous (tirs ratés) comme la peste et il aspire à réussir un carreau (remplacer la boule adverse par la sienne grâce à un lancer parfait).Quant à la célèbre expression «Tu tires ou tu pointes?», c'est une question toute simple «Estce que tu commences (pointer) la partie?»Celui qui suit le p o i n t e u r e s t l e t i r e u r .Maintenant, il ne reste plus qu'à pratiquer. 7LP0401B0725 B-4 DIMANCHE 7LP0401B0725 ZALLCALL 67 00:34:34 07/25/99 B La psychiatrie n'a pas toujours bonne presse au Québec.Peut-être en est-il ainsi dans le reste de l'univers, qui sait?Certes les médecins experts de l'âme humaine, les explorateurs du coeur ne sont pas toujours aimés.Est-ce que les bons citoyens les identifient à la maladie mentale dont ils ont une peur bleue?Coupables par association?Les praticiens de la psychiatrie ne se ressemblent pas tous, il va sans dire.Il y en a probablement qui traitent leurs malades comme des numéros.Mais peuton dire que ce travers est généralisé?En tout cas, les psychiatres qui s'expriment dans le recueil de nouvelles intitulé Récits de cire ne sont pas des robots, eux.Et les citoyens qui n'ont pas peur d'aller jeter un coup d'oeil de ce côté là de l'esprit humain ont justement une occasion rêvée de le percevoir: les médecins traitant de la maladie mentale sont souvent solidaires de leur clientèle.Dans l'épilogue de l'ouvrage, Eric Ticer, probablement le Dr Emmanuel Stip \u2014 l'initiateur de l'entreprise \u2014 le dit luimême: «Au fond, ils (les psychiatres) demeurent des hommes et des femmes comme tout le monde.Ils aiment, ils fibrillent, ils pleurent, ils saignent.Ils sont humains, trop humains \u2014 Les voilà (dans l'ouvrage) s'observant devant un miroir.» Belle occasion, donc, d'aller voir ce qui se passe dans les entrailles des médecins qui montrent le chemin à ceux \u2014 Dieu sait s'ils sont nombreux \u2014 qui mettent le pied dans le terrain miné de la psychose.D'autant que, comme le rappelle Stip dans un avant-propos, (relatant les paroles d'un certain Stanley Péan) au sujet du style nouvelle: «Les personnages des nouvelles sont précipités contre le miroir de leur vie avec une telle force que souvent les apparences volent en éclats, révélant ce qui se cache derrière le banal: les noirs désirs, les obsessions malsaines, les passions inavouables, les folies ordinaires, le rêve, le cauchemar.La nouvelle c'est l'art du micro détail hyperréaliste qui trahit les engrenages défectueux d'un monde où d'ailleurs tout ne tourne pas rond».Les intérêts véritables des huit psychiatres et autres aidants qui s'expriment dans l'ouvrage surgissent naturellement.Cet intérêt, c'est tout simplement celui de l'amour.Du reste, comment entreprendre pareille aventure, pareille carrière sans aimer?On n'aide pas à cicatriser ses propres blessures et celles des autres par la haine.La plus belle image d'amour est captée par le Dr Pierre Migneault.C'est celle qui se trouve dans La préretraite de Colombine et Columbo: l'embrassade entre la policière, le médecin psychiatre, et la prostituée.Une alliance qui s'est produite pas loin de La Presse, sur la Main; événement rare en effet.Le médecin, qui cherche à savoir pourquoi la policière est émue aux larmes devant le petit drame impliquant une prostituée, se fait répondre: «Vous savez, docteur, il y a beaucoup d'amour sur la Main».Oui, l'ouvrage nous montre cela.Qu'il ne faut pas avoir peur des opposés, qu'il est bon d'oser s'approcher de la différence, d'aimer ce qui s'écarte des normes.Le retrait des projections dont parlent les psychanalistes, en somme.Ou la condamnation du conformisme, si répandu dans notre provinciale province! Une autre image forte est celle de Maria, cette infirmière psychiatrique dans «Travail de nuit» de Diane Onima.S'il y a un lieu où la vérité de la vocation de la relation d'aide et le mystère de la vie apparaissent, c'est bien là.Comment vivre à l'année longue avec les désordres nocturnes à Saint-Jean-de-Dieu \u2014 une appellation préférable à celle de ce douteux Louis-Hippolyte \u2014 et ne pas avoir le goût de démissionner?Et voir qu'au bord du découragement il y a la décision intuitive de continuer quand les crises surgissent?La crise?Celle de l'aumônier plein de bonnes intentions, par exemple, qui se fait assassiner au commencement de sa mission.Mystères.Beaux et profond mystères.Ceux de l'amour gratuit! Étrange et troublant, conclut Migneault, relatant un accompagnement en phase terminale, de voir comment le registre de l'Amour, à volets multiples, est celui qui semble occuper finalement, et principalement, l'espace restreint d'une vie au moment de la reddition des comptes.Gilles Vigneault, c'est d'abord un style, un ton, une voix qui possède cette qualité rare de s'adresser aux coeurs simples comme aux grands esprits.Créateur inspiré et porteparole de l'espérance d'un peuple qu'il a su magnifier en mots et en chansons, il est aussi cet homme lettré, qui depuis plus de quarante ans, manie la langue française avec grâce et précision, à l'image de l'artisan ciselant un précieux matériau.Cela ne ferait d'ailleurs pas de tort aux apprentis poètes ou compositeurs de chansons de se pencher un moment sur l'étude de ses écrits à la fois simples, efficaces et admirablement bien construits.On le sait, Gilles Vigneault n'est pas avare de ses mots \u2014 ni de ses gestes \u2014 quand il s'agit de p a l a b r e r s u r l a f r a n c o p h o n i e , s e s convictions politiques, le Québec ou son coin de pays natal, Natashquan, sur la Côte Nord.Il devient plus réservé lorsqu'il s'agit de parler de sa vie intime ou de sa grande tendresse pour l'humanité, pourtant manifeste dans toute son oeuvre.Mais c'est avec une désarmante sincérité qu'il s'est confié au journaliste français François-Régis Barbry, lors d'un entretien qu'il lui accordait au Québec, en 1975.(Ce texte a d'abord paru sous le titre Passer l'hiver, aux éditions du Centurion.) À cet homme qui le tutoie, Vigneault évoque ses origines, sa jeunesse, ses premiers émois artistiques, ses années d'apprentissage, le début de sa carrière.Il sera également question de sa vision du monde, de la genèse de son oeuvre et des thèmes qu'il privilégie, à savoir l'amour, la vie, la mort, l'espace, la politique, la désespérance et l'espoir.«Si je n'avais à garder qu'une seule phrase, je garderais peut-être celle-là: Si on voulait danser sur ma musique, on finirait par y trouver des mots!», confiera-t-il à son vis-à vis qui le pousse constamment vers un retour sur soi.Vingt-sept ans plus tard, au printemps 1998, François-Régis décide de donner une suite à ces entretiens: il meurt à la mi-août sans avoir pu exaucer son voeu.Gilles Vigneault choisit alors de répondre aux questions de son vieil ami Jean Royer, président de l'Académie des lettres du Québec, journaliste, poète et essayiste.Ce dernier lui fait subir un véritable interrogatoire dans le genre bilan de vie.Dans ce cas, les trop longues réponses de Vigneault auraient eu intérêt à être légèrement coupées au montage.Bien que ces deux entretiens écrits sur le mode questions-réponses demandent un certain effort de lecture, ils nous en apprennent plus sur l'artiste que tous les longs chapitres ardus d'une biographie.«On arrive mieux à connaître les gens quand ils commencent par nous montrer qui ils sont, comment ils souhaitent être vus, ce qui correspond à ce qu'ils souhaitent être ou devenir, assure Vigneault.«Il n'y a pas de plus mauvaise manière de connaître Verlaine que de commencer par lire sa biographie.Quelle qu'elle soit, cette biographie, à côté de ses poèmes, c'est la poubelle.Alors que, si vous commencez par les poèmes, c'est toujours (celui de plus que moi que je m'efforce d'être) qui arrive.» Amateurs du genre, vous avez compris?«Voyez-vous, mes petits, nous devons nous appliquer à détester la guerre.Nous devons de toutes nos forces souhaiter que ne reviennent jamais les mois si sombres que nous avons vécus.Mais, s'il le fallait, je sais que quand vous aurez l'âge d'hommes, vous seriez tous prêts, les garçons, à risquer votre vie pour chasser de ces terres ceux qui nous les ont prises par la force.» On peut être contre la guerre et honorer la mémoire de ceux qui l'ont faite, de ces milliers de soldats, souvent inconnus, qui au cours du siècle qui s'achève, ont affronté la mort sans maugréer, alors que des généraux de salon les envoyaient à la boucherie, quand ce n'était au poteau d'exécution pour faire exemple.Des hommes qui ont refusé la lâcheté, qui ont vécu leur peur.Et qui ont laissé des veuves, des orphelins.C'est en pensant à tous ces héros oubliés, dont l'histoire ne retient pas les noms, que Bernard Clavel a pondu un beau roman, dont certaines pages amèneront des larmes aux yeux de plusieurs lecteurs.En 1992, lorsque Janik Tremblay, née à Chicoutimi comme toute bonne Tremblay, épouse d'un Tremblay né à Jonquière, publia son premier recueil de nouvelles, la critique applaudit.Cette fois-ci, l'ancienne enseignante recyclée dans l'écriture à plein temps lance son premier roman, une curieuse histoire où la mort, l'amour, la psychiatrie et, surtout, la musique s'entremêlent dans une trame originale.L'héroïne est musicienne.Elle perd sa mère et se réfugie dans le piano.Au point de ne plus se porter sur ses jambes.Son frère, qui veille sur elle, ne peut plus l'entendre jouer du piano, il a trop mal, ne perçoit plus qu'un imbroglio de notes.«Elle joue du piano, elle ne finit pas les morceaux que tout de suite, elle entraîne sur un autre.Elle ne fait pas de pause, parfois se glisse une fausse note.» On doit la soigner mais «l'amant, l'amoureux, l'ami», arrivé dans sa vie après la mort de la mère, achète une belle maison à la campagne, où il espère lui redonner l'amour de la vie.Et surtout du piano.«La musique reviendra.La musique revient toujours», conclut l'auteure de ce roman pour mélomanes.Serge Gagnon n'est pas un historien ordinaire.Si cet universitaire, qui enseigna près de dix ans à l'Université d'Ottawa, puis vingt ans à l'Université du Québec à Trois-Rivières a publié quelques ouvrages d'histoire religieuse, il s'est surtout spécialisé, depuis quelques années, dans «l'histoire des historiens».Quand on connaît les susceptibilités et querelles idéologiques qui ont cours dans ce milieu, on comprend qu'il n'a pas froid aux yeux.Ici, il analyse l'avènement et le développement au Québec de l'histoire sociale, depuis que Fernand Ouellet l'a lancée au Québec avec son Histoire économique et sociale du Québec en 1966.Gagnon, en somme, contredit Ronald Rudin, de Concordia, qui a écrit Making History in the Twentieth-Century, Quebec.Ce qui ne l'empêche pas de conclure: «Je ne suis pas loin d'admirer et Ouellet et Rudin qui, en dépit de leur science impure, ont un même mérite: celui d'avoir suscité un intérêt p a s s i o n n é p o u r l'histoire.» 7LP0501B0725 B-5 DIMANCHE 7LP0501B0725 ZALLCALL 67 00:34:57 07/25/99 B «Le premier livre traduit du Cachalot, de l'Éléphant, de la Vache, du Dauphin, du Léopard, du Sanglier, du Chimpanzé, du Boa, de l'Aigle, de l'Ornithorynque.», promet-on en quatrième de couverture de Nos amis les hommes, un «hommiaire» \u2014 l'équivalant humanoïde du bestiaire \u2014 signé Stéphane Frattini et Thierry Desailly.Dans cet album rigolo comme tout, plus de 50 animaux parlent de l'homme.Ils révèlent, avec une redoutable franchise, leur opinion sur cette créature qui, à leurs yeux, est bien loin de se trouver au sommet de l'échelle de l'évolution! La hyène se prononce sur le rire, le paresseux sur la vitesse, la souris sur les capacités reproductrices de l'espèce, etc.Le tour de force là-dedans est de combiner la fantaisie animale à notre (triste?) réalité.On apprend ainsi que 380 000 humains naissent chaque jour, que l'homme fait quotidiennement en moyenne 19 000 pas et ainsi de suite.À côté de cela, le pou parle de la petite enfance \u2014 qu'il a l'occasion d'observer à un poil près \u2014 et le cochon, de haute gastronomie.Sans commentaire.En attendant la parution, cet automne, de la version française de Bag of Bones, il est possible de prendre des nouvelles de Stephen King.bien sûr, à travers les nombreuses lignes écrites au sujet de l'accident d'automobile dont il a été victime, mais aussi (et surtout) à travers le bel essai que lui consacre Jean- Pierre Dufreigne, Stephen King, le faiseur d'histoires.L'auteur du très célébré Génie des orifices, esthétique des plaisirs de la table et du lit retrace ici la carrière du prolifique romancier.Ce, en faisant preuve de bravoure: il ose faire des rapprochements entre le maître contemporain de l'horreur et ses importants prédécesseurs (Poe, Lovecraft et autres).Et en usant de sobriété: son texte ne sombre jamais dans les excès propres à certains «biographes-essayistes-fans», tel George Beahm.Le tout est livré dans une mise en page somptueuse qui fait de ce bouquin un livre d'art \u2014 d'art populaire, comme celui qui l'a inspiré.Le nombrilisme des Québécois les empêche trop souvent de s'intéresser activement au sort des francophones outrefrontières ou, pire, à les enterrer vivants.Or, en Acadie à tout le moins, où se tiendra, le prochain Sommet de la francophonie, la communauté s'interroge tout autant sur son avenir qu'ici et les Éditions de l'Acadie, quant à elles, contribuent à cette remise en question en publiant plusieurs ouvrages aussi valables que ceux qu'on puisse publier ici sur toutes les facettes de la société francophone du Nouveau-Brunswick.C'est dans ce cadre là qu'il faut lire Construire un savoir sur la volonté des gens de la «république de Madawaska» d'ériger leur propre réseau d'institutions d'enseignement supérieur, ce qui n'est pas une sinécure.Un ouvrage qui se termine d'ailleurs par une interrogation: «L'avenir seul dira si ces progrès récents sauront une fois pour toutes bien ancrer les assises du campus d'Edmunston de l'Université de Moncton», tant, dans ce domaine, il n'y a jamais rien d'acquis.Quand Glen Davis revient au pays après trois ans passés en prison \u2014 ivre, il avait écrasé un enfant \u2014, il ressemble à un canon ayant rompu ses amarres et ravageant tout sur son passage.En moins de 48 heures, il élimine un barman teigneux et s o n a i d e , p u i s v i o l e u n e adolescente, mû par une haine qu'il n'ose encore tourner vers les vrais objets de son courroux.D'abord vers Virgil, ce père alcoolique, brisé corps et âme par la guerre, et qui a transformé en enfer la vie des siens.Vers Jewel aussi, cette femme qu'il désire à mourir mais n'épousera jamais, terrifié par le fils qu'elle lui a donné.Vers Bobby Blanchard surtout, l'ami d'enfance devenu shérif vertueux qui le traque et lui enlèvera Jewel, tout comme sa mère, Mary Blanchard, avait séduit Virgil et causé la ruine de sa famille.Vers lui-même, enfin, rongé de culpabilité pour avoir causé la mort accidentelle de son jeune frère, et que parvenu au bout de son destin, il tente d'expier dans la rage et la violence aveugle.Comme le prouvait déjà ses livres précédents (Joe et Sale boulot), Larry Brown ne craint pas les émotions fortes, les situations extrêmes, qu'il rend dans une prose limpide et des dialogues qui sonnent juste.Au coeur de cet univers sombre, plus nuancé qu'il ne paraît cependant, il sait introduire la respiration, le rayon de lumière (une partie de pêche entre vieux amis, un grand-père berçant son petit-fils dans la douceur du soir.), la petite touche d'humanité qui sauve de la désespérance et fait de Père et fils un des chefs-d'oeuvre du roman noir.On retrouve ce même rare équilibre clair-obscur, cette même affirmation paradoxale de la joie de vivre malgré misère et violence familiale dans L'Histoire de Bone de Dorothy Allison (émouvant récit de l'enfance dévastée d'une petite fille têtue de Caroline), et dans Les oiseaux de l'hiver (10/18) de Jim Grimsley, preuve du retour de la littérature sociale aux États-Unis.Cette thématique est également largement explorée par de n o m b r e u x é c r i v a i n s a f r o - américains; aux côtés des Welty, Walker et autre Morrison, je vous conseille Albert French (Billy et Holly) ou Ernest J.Gaines (A Lesson Before Dying).«Survivre est suffisant comme triomphe».En plaçant cette m a x i m e a u d é b u t d e s o n inoubliable récit autobiographique, Des mules et des hommes (A Chilhood: Biography of a Place), Harry Crews résume presque ce que fut son enfance passée dans une baraque de Bacon County, un trou au fin fond de la Géorgie, durant la Grande Dépression.En plus de la faim, de la misère et de la violence des hommes, il dut surmonter une paralysie des membres inférieurs ainsi que de graves brûlures sur tout le corps.Autant d'épreuves qu'il narre avec drôlerie, tendresse ou férocité et qui lui ont ouvert les yeux sur ce que voulait dire exclusion et différence.La vingtaine de livres qu'il a écrit depuis les années soixante sont autant de fables cruelles et tragiquement drôles, peuplées de freaks étonnants, qui dynamitent la mythologie américaine dans ce qu'elle a de plus abrutissant et pharisien: l'automobile, le spectacle, le sport et le culte du corps sain, musclé, bronzé.Dans Le roi du K.O., on suit ainsi un boxeur qui ne connaît la gloire qu'après avoir découvert que sa mâchoire était si fragile qu'il peut se mettre K.O.tout seul! Ce qu'il fera jusqu'à l'écoeurement et la perte de toute estime, avant de régler ses comptes et de rentrer chez lui, dans ce trou de Bacon County que Crews croyait à tort pouvoir oublier.Enfin, c'est une boisson plutôt raide qui secoue le corps que sert Chris Offutt dans Kentucky Straight.Bienvenue au coeur des A p p a l a c h e s , l à o ù d e p u i s Deliverance, pas un touriste n'a r e m i s l e p i e d .D a n s s e s montagnes rudes, on chasse pour survivre, on tue l'étranger qui dérange, on cultive la marijuana dans les bois, on ne s'instruit pas, on ne travaille plus guère depuis la fermeture des mines.Par leur dureté et leur style sec, c e s n o u v e l l e s n o u r r i e s d e souvenirs personnels ont une p a r e n t é c e r t a i n e a v e c l e s premiers romans de Cormac McCarthy (Le Gardien du verger, Un Enfant de Dieu).Auteur qui s'affirme de plus en plus, Chris Offutt a ciselé, avec Le fleuve et l'enfant (The Same River T w i c e ) u n b i j o u d e l i v r e autobiographique, proprement inclassable, miracle de drôlerie et de sérieux, d'invention et d ' é m o t i o n .A u x e r r a n c e s picaresques du narrateur (Offutt lui-même) aux quatre coins du territoire américain, et surtout loin du Kentucky, répondent, subtilement alternées, ses réflexions un rien apeurées devant la paternité alors qu'avec sa femme enceinte, il s'est installé sur les rives du fleuve Iowa en crue.Un régal.lain Stanké sait flairer la bonne affaire.En 1995, il acquiert de la Société Jules Verne les droits mondiaux des versions d'origine de cinq des sept romans posthumes de l'auteur de la série des fameux Voyages extraordinaires.La découverte en 1977 des manuscrits dactylographiés et annotés par l'auteur et leur confrontation aux textes publiés montrent que le fils de Jules, Michel, avait considérablement remanié le texte au point où le président de la Société Jules Verne, Olivier Dumas, emploie le terme «trafiqué».Il y avait donc nécessité de faire connaître au public encore friand de l'auteur de De la Terre à la Lune et de l'inventeur du mot «alunir» ces versions d'origine.Stanké a déjà publié quatre des cinq ouvrages: En Magellanie (devenu sous la plume de M i c h e l L e s n a u f r a g é s d u Jonathan), Le secret de Wilhem Storitz (Michel garde le titre mais t r a n s p o s e l'histoire dans un autre siècle), Le volcan d'or et Le Beau Danube jaune (devenu a v e c l e s modifications de Michel Le pilote du Danube.En septembre devrait paraître La chasse aux météores.Stanké a vite compris le potentiel commercial de ces ouvrages qui montrent pour une rare fois Verne en tant qu'écrivain sorti du cadre étroit du roman de science et de voyage dans lequel son éditeur Hetzel le maintenait.Mieux, comme il s'agit de romans écrits à la fin de sa vie, Verne y laisse paraître des préoccupations humanistes et tout particulièrement sa haine de l'or.À ce titre, Le volcan d'or qui démarre à Montréal et se déroule au Yukon, raconte le Klondike tout aussi bien que le fait Jack London dans ses Souvenirs et aventures au pays de l'or.Verne paraît aussi s'intéresser tout autant au genre fantastique.Écrit concurremment avec le célèbre ouvrage de Herbert George Wells, Le secret de Wilhelm Storitz aborde lui aussi le thème de l'invisibilité.Stanké ne fait pas que publier ces romans qui méritent d'être connus.Il vend aussi les droits subsidiaires.Ils ont été ainsi cédés pour des traductions en diverses langues dont le polonais.Plus récemment, l'éditeur montréalais a réussi un autre bon coup en faisant publier trois des cinq titres dans la collection Folio de Gallimard.L'éditeur français reprend le texte intégral et les préfaces à peine remaniées d'Olivier Dumas.Il dote toutefois les romans d'une couverture davantage dans le ton de cette collection.On pourra désormais se procurer les textes soit en grand format, soit en poche.2770463 7LP0601B0725 B-6 DIMANCHE 7LP0601B0725 ZALLCALL 67 00:35:04 07/25/99 B B 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 25 JUILLET 1999 Âgé de 63 ans, en pleine santé, Remigio Cramerstetter admet avoir quelques maux de dos.Il marche un peu courbé, comme on dit.Il fut une époque où il transplantait des centaines d'arbres en plein hiver.«L'hiver est probablement la meilleure période de l'année pour transplanter.L'arbre est en dormance profonde.Mais pour ceux qui doivent faire le travail, c'est autre chose.Comme le sol est gelé, il faut dégager les racines en bonne partie à la main, à la petite pelle.Très dur pour le dos.Nous avons laissé tomber la méthode.Trop de main-d'oeuvre, trop d'efforts.» La famille Cramerstetter est pionnière au Québec dans la plantation d'arbres.Sa pépinière à Les Cèdres, près de Dorion, la Pépinière Cramer, est la plus importante chez nous avec ses 1500 acres.Depuis longtemps, la famille possède une expertise reconnue dans la plantation d'arbres de grande taille, les «gros calibres» dans le langage horticole.Si gros d'ailleurs qu'on pourrait croire la tâche impossible.Le record de la maison: deux érables de 55 pieds \u2014 près de 17 mètres \u2014 plantés devant le Château Laurier à Ottawa.À Québec, en face de l'hôtel de ville, les deux épinettes qui trônent majestueusement avaient environ 35 pieds de haut et 25 centimètres de diamètre de tronc lors de leur transplantation.La motte de terre qui enveloppait les racines pesait neuf tonnes.Transplanter un arbre de cette dimension exige encore aujourd'hui beaucoup de travail à la main, notamment pour envelopper et attacher l'immense motte de terre.Les deux épinettes de Québec ont coûté 5000$ pièce.Le fils aîné, Walter, 43 ans, vous dira avec fierté que les Cramerstetter ont acheté en 1971 la première «déplanteuse» mécanique au Québec, un monstre aux dents gigantesques qui venait des États- Unis.S'ils se sont approvisionnés en Ontario durant des années, ils sont aussi parmi les premiers à exporter leurs arbres dans les autres provinces, puis en Nouvelle-Angleterre et, aujourd'hui, jusque dans le Mid-West américain.Remigio Cramerstetter se souvient, lui, de la réaction de l'agriculteur qui lui avait vendu sa grande terre à Saint-Lazare, il y a 30 ans.«J'ai passé toute ma vie à nettoyer ma terre, m'avait-il dit plutôt découragé.Aujourd'hui, vous laissez tout en fardoches.» Mais la terre en friche allait devenir une pépinière prospère.Les terres Cramer écoulent un million d'arbres par année, des centaines d'espèces d'arbres dont une centaine de variétés d'érables.Le destin de Remigio Cramerstetter et de sa femme Fiorella («petite fleur» en italien) n'est pas banal.La longue guerre en Yougoslavie et le dernier chapitre, au Kosovo, ont éveillé chez eux des souvenirs pénibles.S'il s'est toujours considéré comme italien, le couple est originaire de la Yougoslavie, à 20 kilomètres de Trieste, la ville italophone au bord de l'Adriatique.Propriétaires d'une ferme f r u i t i è r e e t v i t i c o l e , l e s Cramerstetter sont victimes d'oppression depuis des années.À deux occasions, le père de Remigio est passé à un cheveu d'être exécuté.Avec le régime communiste de Tito et les tensions ethniques arrive l'interdiction de parler leur langue maternelle, l'italien.Les écoles et les églises sont fermées.Remigio et sa femme décident de tout laisser tomber pour traverser la frontière italienne, comme 80% de la population locale.Ils passeront un an dans un camp de réfugiés.C'était en 1956.Ils immigreront ensuite au Canada parce que le délai d'attente y est de six mois au lieu de 18 pour entrer aux États-Unis.Montréal a alors la réputation d'être plutôt européenne.Le 8 mars, ils quittent Trieste avec leur premier-né, Walter, qui n'a que 20 jours.Après avoir traversé l'Adriatique, la Méditerranée et l'Atlantique, la petite famille arrive à Halifax 14 jours plus tard.Puis ce sera le train jusqu'à Montréal.«À la gare Windsor, on réclamait des gens qui voulaient travailler comme jardiniers.Si bien que nous nous sommes retrouvés dans une famille d'accueil durant six mois à la Pointe-du-Moulin, à L'Île- Perrot», raconte M.Cramerstetter.Il travaille ensuite pour un entrepreneur paysagiste.Quand il perd son emploi, il sollicite d'anciens clients.«En deux semaines j'avais de l'ouvrage pour deux mois.» Il ne suffit plus à la tâche.Il engage un homme, puis deux, puis trois, forme sa propre entreprise.Nous sommes en 1960.Il construit sa maison, puis son premier centre de jardin à L'Île-Perrot.«Je n'ai jamais acheté un clou, dit-il.Nous les avions tous arrachés de planches usagées, puis redressés et réutilisés.Les fins de semaine, dans le West-Island, on repérait les propriétés avec de grands terrains pour laisser notre carte d'affaires.» L'entreprise deviendra alors la Pépinière Cramer.«Une bonne idée.Imaginez, il fallait sans cesse épeler le nom Cramerstetter.» Affable, polyglotte (il parle huit langues), homme d'affaires averti, Remigio Cramerstetter estime que la conjoncture économique de l'époque l'a grandement favorisé.C'était l'ère des grands travaux autoroutiers, puis l'Expo, ensuite les Jeux olympiques.Il a posé des tonnes de pierres plates sous les viaducs, planté des milliers d'arbres le long des autoroutes, installé toutes les rocailles le long des canaux de l'Expo.Il participe aussi aux travaux d'hiver du gouvernement fédéral, des contrats très lucratifs à l'époque, convient-il.Aujourd'hui, la pépinière Cramer compte 200 employés durant la haute saison horticole et gère trois centres de jardin.L'entreprise familiale, où travaillent les trois fils, possède en outre un centre de propagation des végétaux qui fonctionne à l'année longue.Remigio Cramerstetter est toujours très actif dans la compagnie, mais il aime beaucoup jouer au golf depuis quelques années, quand son dos le lui permet.«À l'époque, je ne connaissais ni le français, ni l'anglais.Ce sont mes mains qui me servaient à parler et à.planter.» À force d'enregistrer vos émissions de télé, vous avez développé le réflexe du zappeur, n'est-ce pas?Dès que vous ne comprenez pas un passage, vous reculez pour le réécouter; vous faites rejouer un gag trop drôle ou vous appuyez sur pause pour noter une recette.Mais lorsque vous écoutez en direct, impossible de faire la même chose.Impossible, sauf pour certains habitants de Los Altos en Californie qui testent depuis quelque temps le «Personal TV», un drôle de magnétoscope qui remplace les rubans vidéo par un disque dur d'ordinateur.Lorsqu'il sera largement disponible, le Personal TV mémorisera les émissions pendant que vous les écoutez, pour que vous puissiez reculer au besoin, même en direct! Ainsi, de la même façon qu'un usager d'ordinateur peut consulter deux sites Internet en même temps, cet appareil vous permettra de littéralement «surfer» sur une émission pendant qu'elle continue néanmoins de s'enregistrer.Comme le Personal TV contient un gros disque rigide, il peut aussi servir à enregistrer des émissions à l'avance, comme avec un magnétoscope.Par exemple, un modèle vendu 500 dollars américains par Philips permettra d'enregistrer 13 heures de vidéo.Un autre, deux fois plus cher, ira jusqu'à 30 heures d'émissions! À ce prix-là, ce n'est pas en comptant sur les économies en cassettes que les premiers acheteurs pourront se rembourser, mais davantage avec l'aspect pratique de l'appareil.«Les premiers acheteurs seront sans doute les télévores invétérés et les amateurs de sport», croit Denise Link, porte-parole de TiVo, la compagnie qui offrira le service en ligne avec lequel fonctionneront les appareils Personal TV.Personal TV n'est d'ailleurs pas l'unique système du genre.Une autre compagnie fabrique le «Replay TV», un produit presque identique.Puisque les images de ces nouveaux magnétoscopes sont numériques, elles ne sont pas affectées par la qualité ou l'usure du ruban comme avec un appareil VHS.En fait, le Personal TV comprend trois niveaux de qualité comme les appareils VHS mais TiVo prétend que, même au niveau «de base», la qualité est meilleure qu'avec un ruban.En qualité optimale, vous pouvez enregistrer moins d'heures d'émissions mais le résultat s'approcherait d'une image produite par un disque DVD.Ces appareils utilisent, il est vrai, le même standard d'enregistrement que le DVD, soit le format MPEG-2 qui transforme ni plus ni moins une émission en série de chiffres et de codes qui permettent à l'appareil de reconstituer point par point les images vidéo, à mesure qu'elles s'affichent.Qu'il s'agisse du Personal TV ou du Replay TV, ces magnétoscopes de demain auront diverses fonctions spéciales.Par exemple, vous pourrez dire au Replay TV d'enregistrer toutes les émissions de la série Star Trek et il les trouvera tout seul dans l'horaire et s'occupera de tout \u2014 pas besoin de changer de cassette ni de taper un code VCR Plus.Les amateurs de sport pourront aussi faire des agrandissements pour voir, par exemple, si le joueur avait dépassé la ligne comme l'arbitre le prétendait.En revanche, ces appareils ne seront pas pour les procrastinateurs qui enregistrent des tonnes d'émissions et les font fermenter sur la tablette avant de les écouter trois mois plus tard, car on ne peut pas enlever son disque dur comme on change une cassette! Ce sera comme si on avait une seule grosse cassette de 15 ou 30 heures: il faudra écouter puis effacer certaines émissions pour faire place aux prochains enregistrements, un peu comme on garde ou efface nos messages de boîte vocale selon leur importance.D'ici quelques années, ce genre de technologie pourrait ne plus se limiter à une boîte noire que vous ajoutez dans votre meuble à télé mais carrément s'intégrer à des magnétoscopes standards, des lecteurs DVD et enfin, directement à des téléviseurs.Les deux appareils ne sont pas encore disponibles au Canada, mais, comme le WebTV qui a fini par nous parvenir, le système devrait bientôt traverser la frontière.DANS LE JARDIN (V.F.: LE RÈGLEMENT) Suspense de Brian Helgeland.Avec Mel Gibson, Gregg Henry, Maria Bello.Sortie: 27 juil.(VHS et DVD) «Préparez-vous à prendre parti pour le méchant»: la phrase accompagnait la sortie au cinéma de Payback.Elle revient sur le boîtier de la cassette qui arrive mardi dans les clubs vidéo.Le méchant en question, c'est Mel Gibson.Et, finalement, il n'est pas vraiment méchant.D'accord, c'est un escroc (et il en donne plusieurs fois la preuve dans les premières minutes du film) mais c'est aussi un homme de principes: il sue sang (beaucoup) et eau pour récupérer les 70 000 $ que lui ont piqué ses complices avant de lui trouer la peau et de le laisser pour mort.Soixante-dix mille dollars: pas grandchose pour ces bandits de très grands chemins.Mais c'est ce qu'a gagné notre homme.Il l'a gagné et il le veut.Il le r é c u p é r e r a , utilisant pour cela des méthodes peu conventionnelles.rappelant celles qu'un f l i c l u i r e s s e m b l a n t étrangement utilise dans Lethal Weapon.Sacré Mel, quand même! (V.F.: L'INTRA-TERRESTRE) Comédie de Hugh Wilson.Avec Brendan Fraser, Alicia Silverstone, Christopher Walken, Sissy Spaceck.Sortie: 27 juil.(VHS et DVD) Au début des années 60, rappelle-t-on dans Blast From The Past, le spectre des méchants communistes a fait paniquer ce continent.Le professeur Weber plus que les autres: il a construit un abri nucléaire sous sa maison \u2014 et il s'y enferme avec son épouse enceinte quand, par une nuit d'apparence tranquille, le ciel tombe sur leur tête.C'est en tout cas ce que croit le savant fou.L'enfant naît, grandit entre papa et maman et maman et papa.Il lui faudra attendre son 35e anniversaire pour mettre le nez hors de cet hermétique nid familial.Adam rencontre ainsi la première femme de sa vie \u2014 après maman: Eve (le hasard fait donc bien les choses!).Eve, fille d'aujourd'hui médusée par ce garçon modelé à l'ancienne \u2014 ce qui, tout compte fait, ne manque pas de charme.Surtout quand la candeur passe par les yeux d e B r e n d a n Fraser, parfait dans ce rôle sans prétention \u2014 à l'image du film.(V.F.: CIEL D'OCTOBRE) Drame biographique de Joe Johnston.Avec Jake Gyllenhaal, Chris Cooper, Laura Dern, Chris Owen.Sortie: 27 juil.(VHS et DVD) Le destin de Homer Hickman Jr.semblait tout tracé (de noir): il allait travailler avec son père dans la mine de Coalwood, en Virginie.C'est le destin de la plupart des hommes du patelin.Sauf que par une nuit d'octobre 1957, l'adolescent a levé les yeux vers le ciel.Spoutnik le traversait.Et Homer a eu le coup de foudre pour ce qui n'était étoile filante que par sa brillance et sa vitesse fulgurante.Étoile ou pas, le jeune homme a fait un voeu.Et est passé à l'action.Il a construit des fusées miniatures.Aidé par ses copains, appuyé par sa prof.Mais écrasé par son père: comment croire aux étoiles quand on vit sous terre?Homer Hickman a malgré tout suivi sa voie.Elle l'a conduit à la NASA.Son histoire est pleine de bons sentiments et de messages.Mais elle est touchante et bien jouée.Bref, October Sky s'appréciera même sous un ciel de juillet.Drame psychologique de Luis Galvào Teles.Avec Miou Miou, Carmen Maura, Marisa Berenson, Marthe Keller, Guesh Patti.VHS Femmes de personnes de Christopher Frank, Femmes au bord de la crise de nerfs de Pedro Almodovar, Femmes et femmes de Saâd Chraibi: les portraits de femmes plaisent.En voici un nouveau: Elles de Luis Galvâo Teles.Un portrait qui met en vedette quatre actrices de talent (Miou Miou, Carmen Maura, Marisa Berenson, Marthe Keller).et une Guesh Patti qui cabotine comme ce ne devrait pas être permis: la présence de la rockeuse qui faisait des flammèches sur scène est un irritant sérieux à cette histoire d'amitié entre cinq femmes dans la quarantaine.On ne croit pas une seconde à son personnage, donc impossible de comprendre la passion qu'elle éveille chez sa copine Chloé (Marisa Berenson).Ainsi amputée d'une de ses roues et alimentée d'un carburant pas terrible (les dialogues ne sont pas forts forts), la l o c o m o t i v e t i e n t m a l l a r o u t e .Heureusement, en arrière-plan, il y a Lisbonne la belle. 7LP0702B0725 B 7 dimanche L T 7LP0701B0725 ZALLCALL 67 00:39:19 07/25/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 25 JUILLET 1999 R B 7 Doublement réussi! Pour un court et intense défilé, la foule était au rendez-vous et les doubles aussi.Tellement qu\u2019on ne savait plus où donner de la tête.Ils défilaient rapidement, au rythme de la musique, pendant que nous \u2014 un sourire béat accroché aux lèvres \u2014 tâchions d\u2019en croire nos yeux.Et pourtant, quelques minutes plus tôt, les nuages étaient gris et lourds de conséquences.Les organisateurs sur les dents.Pleuvra ?Pleuvra pas ?Là était la grande question.Mais juste avant l\u2019heure, le ciel, éclairci comme par magie, a laissé les jumeaux arpenter le Quartier latin sans que rien ne vienne gâcher leur plaisir et le nôtre.L\u2019idée des jumelles Luce et Lucie Rozon d\u2019un défilé de doubles a résisté au temps.Pour la deuxième année consécutive, quelque 1000 jumeaux et jumelles, jeunes et vieux, ont fait le bonheur de plusieurs milliers de voyeurs réunis rue Saint-Denis.« C\u2019est de voir la surprise dans les yeux des gens », dit Marie-France Lavallée, 32 ans.« Et aussi de voir de vieux jumeaux.C\u2019est drôle de penser qu\u2019on va vieillir de la même manière », ajoute sa jumelle, Maryse Bilodeau.John et William Reiff, deux fermiers de 69 ans absolument identiques, sont venus de Pennsylvanie pour célébrer leur similitude avec les Montréalais.Le voyage aura valu peine.Sur la place Labatt \u2014 point de chute du défilé où l\u2019imitateur Martin Dubé et l\u2019humoriste-comédien Jici Lauzon ont clos la soirée \u2014 les « twins », comme on lit sur leur chandail, se laissaient docilement assaillir par les photographes amateurs.Au coeur de cette belle et étrange fête mise en scène par Laurent Dupuy \u2014 de la troupe des Plasticiens volants \u2014 les doubles étaient accompagnés de confettis propulsés par des colonnes d\u2019air.La parade allait aux rythmes variés d\u2019un orchestre dixie, d\u2019une fanfare et de tambours africains.Des chars allégoriques tirés par de beaux vieux tracteurs finissaient de nous en mettre plein la vue.Le succès du Circo Et parlant de succès, le Circo de Bakuza \u2014 décidément très populaire \u2014 en est même un peu victime.Il a dû cesser ses activités plus tôt que prévu vendredi soir.Question de sécurité, nous dit-on.Le nombre d\u2019artistes a été réduit, on évite de jouer avec le feu (littéralement) et on contrôle de façon plus serrée l\u2019admission des visiteurs.« On voulait créer un happening intense, un chaos organisé.C\u2019est réussi, mais il faut aussi gérer la participation du public », a dit hier soir Philippe Ducros, metteur en scène de la délirante kermesse, pendant qu\u2019une centaine de personnes faisaient la queue pour pénétrer dans l\u2019antre de l\u2019insolite.Pour le voir, dernière chance demain soir.Soirée de clôture dansante Demain soir justement, deux grosses activités auront lieu simultanément si Dieu le veut.Il faudra choisir, alterner ou s\u2019en passer si la pluie se met de la partie.D\u2019abord, le Grand Bal des pieds de couleurs.De 20 h 30 à 23 h, la rue Saint-Denis de Sainte- Catherine à Sherbrooke dansera sur des rythmes latinos, technos ou swings.Plus de mille danseurs professionnels et amateurs seront là pour vous inciter à les imiter.Pendant ce temps, sur la scène Labatt, la magie de Martin Rozon précédera les imitations de Martin Dubé.Dès 21 h 45, ce sont les vieux chanteurs disco qui sortiront des boules à mites juste pour rire et pour danser : Martin Love is in the Air Stevens, la chanteuse Châtelaine et nul autre que Pierre Purple.AUJOURD\u2019HUI 16h Tout Court! 1 Cinéma ONF Slava\u2019s Snowshow Théâtre du Nouveau-Monde 17h Franck Dubosc Cabaret 18h Duo Scacciapensieri Scène Craven A 18h30 Ouverture des spectacles de la rue Quartier Latin 19h Nouveaux Visages Cabaret Jean-Jacques Faure : L\u2019Album spécialement pour elles Le Salon du St-Sulpice Chaplin \u2014 Modern Times Cinémathèque québécoise 19h30 Duo Scacciapensieri Scène Craven A 19h45 Tout Court! 2 Cinéma ONF 20h Slava\u2019s Snowshow Théâtre du Nouveau-Monde Arturo Brachetti Centre Pierre-Péladeau Séric Cabaret du St-Sulpice Patrick Kuff Le Jazzons Les Shadoks \u2014 épisodes 133 à 156 Cinémathèque québécoise 20h30 Bal de clôture Les Pieds de couleur Partout dans le Quartier Latin Le Mondial d\u2019impro Juste pour rire Soirée de clôture Impro-performance Le Medley Martin Rozon Place Labatt Bleue 21h Christophe Alévêque Cabaret Patrick Kuff Le Salon du St-Sulpice Chaplin \u2014 Limelight Cinémathèque québécoise 21h30 Party disco avec l\u2019orchestre de Monsieur Johny Monts et ses invités Place Labatt Bleue 22h Jean-Jacques Faure : L\u2019Album spécialement pour elles Le Salon du St-Sulpice 22h30 Ken Scott Cabaret du St-Sulpice 23h Les Chaoshows animés par Martin Félip avec Patrick Tremblay et Jean-François Mercier Café Chaos PHOTO BERNARD BRAULT, La Presse © John et William Reiff, deux fermiers de 69 ans absolument identiques, sont venus de Pennsylvanie pour célébrer leur similitude avec les Montréalais lors du défilé de doubles qui rassemblait hier soir rue Saint-Denis quelque 1000 jumeaux et jumelles.Une zone franche du rire Il y a le « off » Broadway, le « off » Avignon, le « off » du « off » de Aurillac.Mais jusqu\u2019à cette année, il n\u2019y avait pas de « off » Juste pour rire.Voilà, c\u2019est fait.Le Souk occupe jusqu\u2019à ce soir la ruelle Joly, là où Ysabel vend des briquets enrobés de petits fils colorés et où Sophie fait des tatouages à 10 $ et 15 $ tout en simulant des engueulades en arabe.Les artistes et les vendeurs qui s\u2019y produisent ne sont pas rémunérés, contrairement à leurs « collègues » de la rue.Résultat : pour mettre de la moutarde dans leur hot-dog berbère, ils doivent passer le chapeau à la fin de chaque représentation.C\u2019est comme ça dans beaucoup de festivals, ce l\u2019est maintenant à Juste pour rire.« C\u2019est la première année qu\u2019on le fait, c\u2019est un test », explique Luce Rozon, codirectrice de la programmation extérieure de l\u2019événement.Le producteur du Souk, Manuel Furtado, ajoute : « C\u2019est la seule zone franche du festival, le seul endroit où les gens ont le droit de passer le chapeau.C\u2019est une aire de jeu pour les artistes.» On y trouve de tout et chaque jour a apporté son lot de nouveautés.Aux numéros déjà programmés s\u2019en sont ajouté d\u2019autres, improvisés.On a pu y voir des magiciens, des jongleurs, des fakirs, des clowns et toute une panoplie de vendeurs et de musiciens.Il ne manquait que les pickpockets pour recréer l\u2019ambiance d\u2019un véritable Souk.« On n\u2019a pas osé ! » avoue Manuel Furtado.Le Souk comprend sept kiosques, de petits espaces dans lesquels performent les artistes à toutes les 20 minutes ou plus.Au milieu, la Caravane du Sahara accueille des musiciens arabes et des danseuses du ventre à certaines heures.Il y a aussi un bar et quelques tables disposées dans la ruelle où Patrice Ansay, le propriétaire du Pellerin, rue Ontario, a ouvert une annexe, La Patate berbère.Au menu : du couscous, des merguez et autres plats de circonstance.« Si on pouvait être ouvert jusqu\u2019à 4 heures du mat comme dans les fêtes européennes, ce serait parfait », assure Manuel Furtado, accoudé au comptoir de La Patate berbère où il a passé le plus clair de son temps depuis l\u2019ouverture, le 15 juillet, du « plus grand événement comique au monde ».Le problème, c\u2019est que les organisateurs du festival sont tenus, en vertu d\u2019un règlement municipal, de fermer la musique et de réduire au maximum le volume dès 23 h.Des voisins se sont plaint du bruit.Dommage.Car l\u2019heure à laquelle on ferme est celle où débutent habituellement les partys.PHOTO BERNARD BRAULT, La Presse © On trouve de tout dans le Souk de la ruelle Joly, notamment cet élégant recouvre-langue porté par Gabriel Lambert et issu de l\u2019imagination fertile d\u2019Anne-Marie Chagnon.David Hyde Pierce a ravi ses admirateurs D\u2019évidence, le retour de David Hyde Pierce au festival Just for Laughs était très attendu.Le personnage de Niles Crane, qu\u2019il incarne dans le populaire sitcom Frasier, lui vaut en effet l\u2019affection indéfectible du public.Les festivaliers montréalais, qui l\u2019ont porté en triomphe hier soir avant même qu\u2019il ne prononce une seule parole, avaient de surcroît en mémoire l\u2019excellent boulot que l\u2019acteur avait accompli en tant qu\u2019animateur il y a deux ans.Ces deux facteurs ont fait en sorte que le gala d\u2019hier soir fut le premier des galas anglophones à afficher complet cette année.Le populaire humoriste n\u2019a pas déçu.En guise de numéro d\u2019ouverture, ce dernier s\u2019est donné pour mission d\u2019expliquer aux Canadiens l\u2019engouement actuel de ses compatriotes pour la musique latino-américaine en y allant de son interprétation toute personnelle de Viva La Vida Loca.Empruntant à Ricky Martin les décors du clip, Hyde Pierce s\u2019est fait arracher son costume d\u2019animateur par les danseuses afin de dévoiler ses fringues moulantes, copiées sur celles que l\u2019interprète de La Copa de Vida portait aux Grammys.Après l\u2019hystérie provoquée par quelques déhanchements lascifs, après avoir aussi découvert que la pièce de vêtement qu\u2019il ajustait constamment pendant son numéro se traduit en français par « pantalons de queer » (« N\u2019y a-t-il pas des notions de rectitude politique chez vous ?» l\u2019animateur a lancé à la foule un Wasn\u2019t that stupid ?bien senti.Pour le numéro qui a ouvert la seconde partie, Hyde Pierce a tenté de comprendre la passion du hockey des Canadiens en faisant référence à la Série du siècle entre le Canada et l\u2019URSS en 1972.Le sketch n\u2019était manifestement pas tout à fait au point, mais il nous a valu quand même le plaisir de voir Yvan Cournoyer monter sur scène sous une ovation.Le reste du programme est en tous points conforme aux normes établies par les galas anglophones.C\u2019est-àdire qu\u2019on assiste à une succession de numéros de stand- up comics, des humoristes qui viennent partager leur vision du monde durant quelques minutes en toute simplicité.Pas de mise en scène, pas de décors, pas d\u2019accessoires, que des propos souvent drôles, parfois même intelligents, livrés sur un rythme d\u2019enfer.La drague, les relations de couple, la vie en société, sont en général leurs thèmes de prédilection.Certains des humoristes invités ont obtenu beaucoup de succès hier soir.Elayne Boosler, par exemple, a fait crouler de rire l\u2019assistance en interprétant l\u2019hymne national américain de la perspective d\u2019une chanteuse qui, sans casque d\u2019écoute, doit s\u2019exécuter sur le terrain du Shea Stadium devant 35 000 personnes.Et qui doit se débrouiller avec le phénomène de réverbération.Le vétéran Mike Macdonald, seul humoriste à avoir participé à toutes les éditions de Just for Laughs (« Lorsque qu\u2019il n\u2019est pas au festival, il se promène à travers le monde avec son compagnon de voyage Pierre Bourque ! » a lancé Hyde- Pierce en guise de présentation), a aussi offert un bon numéro.On peut en dire autant des autres participants : Arj Barker, un jeune humoriste dont on reparlera sûrement (« Je suis âgé de 28 ans et j\u2019évolue dans le monde du showbiz.Si mes calculs sont bons, ma femme n\u2019est pas encore née ! ») ; Jack Coen, scripteur du Tonight Show ; Ed Byrne, un humoriste natif d\u2019Irlande qui dit parcourir le monde afin d\u2019offrir ses excuses pour RiverDance ; de même que Jeremy Holz, dont les délires existentiels furent très prisés.Les jongleurs Strahleman & Sohne ont quant à eux racheté de belle façon leur prestation décevante de la veille en présentant un excellent numéro au cours duquel les deux artistes allemands s\u2019échangent tous leurs vêtements sans arrêter de jongler.Bonne conclusion pour une soirée qui avait commencé de manière sympathique avec une séance de question-réponses offerte par le président de festival Andy Nulman.« C\u2019était moi ou un autre numéro de jongleurs ! » a-t-il expliqué pour justifier sa présence.PHOTO BERNARD BRAULT, La Presse © David Hyde Pierce 7LP0801B0725 B 8 dimanche L T 7LP0801B0725 ZALLCALL 67 00:35:23 07/25/99 B B 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 25 JUILLET 1999 Tout le monde fait de la critique Marcel Valois, qui fut le prédécesseur de Claude Gingras comme chroniqueur musical à La Presse écrivait, il y a 60 ans (le 22 juillet 1939), au retour d\u2019un concert au Chalet de la montagne que, « sans qu\u2019ils y songent, les amateurs de musique qui parlent du concert en revenant du Chalet, le mercredi soir, font de la critique.Pour ceux qui les écoutent au passage, il est patent qu\u2019ils y apportent de l\u2019enthousiasme, des préjugés et peu de comparaisons.Mais rares sont ceux qui vont à tous les concerts, ainsi que font les critiques officiels.J\u2019en fais l\u2019expérience depuis la reprise des Concerts Symphoniques, à la montagne.J\u2019interroge des camarades, des amis, de simples connaissances qui ont assisté aux concerts du chalet et sont d\u2019ailleurs tous unanimes à dire qu\u2019ils y ont passé une excellente soirée.La plupart ne peuvent pas distinguer entre la facture d\u2019une oeuvre, la façon dont le chef d\u2019orchestre la comprend et la sent, l\u2019exécution même des instrumentistes, c\u2019està- dire la plus ou moins parfaite réussite de ces derniers à jouer la partition à la fois selon son caractère propre et selon l\u2019idée du chef.Le public ne peut s\u2019y reconnaître que par une longue pratique de concerts, la lecture des ouvrages de musique, et l\u2019échange de propos avec d\u2019autres amateurs.» La mort de Marcuse n Le 29 juillet 1979, il y a donc vingt ans, disparaissait le philosophe allemand Herbert Marcuse, qui avait inspiré les contestataires des années 60.L\u2019auteur d\u2019Éros, de L\u2019Homme unidimensionnel, et de nombreux autres ouvrages qui ont constitué de véritables bibles de la révolte étudiante dans le monde occidental, était né le 19 juillet 1898, à Berlin, dans une famille de la bourgeoisie juive.C\u2019est en étudiant la philosophie à Berlin et à Fribourg qu\u2019il a rencontré Erich Fromm et Horkheimer, avec lesquels il a fondé le célèbre Institut de recherche sociale de Francfort, que les trois philosophes exportèrent aux États-Unis, où ils s\u2019expatrièrent en 1933, fuyant le nazisme.Marcuse a enseigné dans plusieurs grandes universités américaines, dont Harvard et Columbia.Mais ses nombreux ouvrages ne seront découverts que dans les années 60.De ses livres ont été tirés les fameux slogans « l\u2019imagination au pouvoir » et « civilisation égale répression », de même que « l\u2019utopie importe plus que les doctrines ».Pour Marcuse, loisirs, consommation et liberté ne sont que des tolérances répressives dans la mesure où l\u2019homme, subjugué par les mythes modernes, n\u2019a pas la capacité de choisir.Il dénonçait l\u2019antagonisme capitalisme-communisme car dans les deux cas, selon lui, c\u2019est la société industrielle qui triomphe.Il désapprouvait également les hippies et l\u2019écologie, se montrait allergique aux messianismes qui faisaient fureur aux États- Unis, et était horrifié par les ravages du terrorisme.Rodolphe de Repentigny n Il y a quarante ans, plus précisément le 24 juillet 1959, Rodolphe de Repentigny, critique d\u2019art à La Presse et alors âgé de 33 ans, se tuait dans un accident d\u2019alpinisme sur les pentes du glacier Victoria, près du Lac Louise, dans le parc national de Banff.En plus d\u2019être bien connu comme critique, de Repentigny avait, comme peintre moderne, une réputation enviable.Il signait ses toiles sous le nom de JAURAN.Il était marié à Françoise Stébenne, elle-même longtemps journaliste à La Presse.Rodolphe de Repentigny, qui s\u2019intéressait également beaucoup à la photographie, siégeait fréquemment au jury de concours locaux et nationaux de peinture et était président canadien de l\u2019Association internationale des critiques d\u2019art.Parlant de lui, le directeur des pages artistiques de La Presse à l\u2019époque, Jean Béraud, écrivait qu\u2019« il avait le courage de ses idées, parfois jusqu\u2019avec cette pointe de quichottisme qui, sur un autre plan, le lançait à l\u2019assaut de montagnes qu\u2019il ne connaissait pas, dont il pouvait tout redouter.Son métier de critique d\u2019art, il l\u2019a exercé avec une probité exemplaire, sans la moindre concession à la mode, sans accepter jamais que le succès devint la norme du talent.» Joseph Kessel : le lion ! n Joseph Kessel, romancier français, né en Argentine de parents russes et membre de l\u2019Académie française, est mort le 23 juillet 1979 à l\u2019âge de 81 ans.L\u2019un de ses plus célèbres romans est Le Lion et Kessel, effectivement, avait l\u2019allure du lion avec sa crinière blanche, encadrant des traits burinés.Sa vie fut à l\u2019image du personnage, une grande aventure.Il fit ses études en France et participa à sa première aventure : la Grande Guerre, comme aviateur.Envoyé ensuite en mission aux États-Unis, il « baroude » dans le Pacifique et en Asie, avant de regagner la France en 1919.Il reprend alors son métier d\u2019avant-guerre : le journalisme, ce qui le mènera sur le chemin de multiples aventures et sur le front d\u2019autres guerres.Il fut reporter en Palestine, séjourna en mer Rouge, puis à Berlin et enfin participera à la guerre d\u2019Espagne.Ses romans, nourris de ses périples et des visages rencontrés, de violence et d\u2019amour, le firent connaître bien vite.Joseph Kessel restitua toute une fresque de l\u2019entre-deux-guerres en témoin passionné et insatiable de curiosité.Il s\u2019est mérité notamment le Grand Prix de l\u2019Académie française, à laquelle il accéda en 1962, pour Les Captifs.Aux Variétés lyriques n Il y a 60 ans, l\u2019opérette et l\u2019opéra étaient forts populaires à Montréal et Les Variétés lyriques avaient même lancé un référendum parmi leurs abonnés pour connaître leurs goûts en la matière.Mais c\u2019était surtout la liste des interprètes qui, le 29 juillet 1939, intéressait davantage le chroniqueur musical Marcel Valois : « On a toujours répété, et avec raison, que les ténors susceptibles de faire du théâtre se font rares chez nous.Eh bien, Les Variétés lyriques nous en présenteront trois.D\u2019abord, Jacques Gérard, de l\u2019Opéra-Comique, dans le rôle des Grieux qu\u2019il doit chanter avec le même jeu et la même plénitude technique que celui de Werther dont on a gardé un excellent souvenir.Puis Jules Jacob et Jacques Labrecque, qui ont tous deux une voix agréable, sont musiciens aguerris, malgré leur jeunesse, ont du charme dans les traits et de la distinction dans la tenue.» 2771270 Quand le blues dit bonjour aux montagnes Si vous aimez les festivals pour l\u2019ambiance de fête et l\u2019écho des rires des foules mouvantes, vous serez ravis par celui-ci.Si, de surcroît, vous êtes amateurs de blues, le Festival international du blues de Tremblant devrait combler toutes vos attentes.Du 29 juillet au 1er août, le village piétonnier de Tremblant, dormant au pied de la montagne, s\u2019éveillera au son de la musique blues du Québec et des États-Unis.L\u2019an dernier, 90 000 personnes ont foulé le pavé de Tremblant durant les quatre jours et quatres nuits du Festival.Cette année, pour la sixième présentation de l\u2019événement, on attend une centaine de musiciens qui se produiront sur une douzaine de scènes extérieures de même que dans les bars et restaurants de l\u2019endroit.L\u2019authentique Chicago Pete, bluesman légendaire, sera de la fête.Il est habituellement entouré d\u2019excellents musiciens.La vedette de cette année est sans aucun doute le guitariste californien Coco Montoya, qui a fait sa marque au côté de John Mayall après avoir été l\u2019élève d\u2019Albert Collins.Il se produira vendredi soir au sommet de la montagne tremblante.Les habitués des bars blues du Québec retrouveront les Bob Harrisson, Jim Zeller, Jimmy James, Carl Tremblay et John McGale à différentes heures tout au long des quatre journées.Bonne nouvelle pour les festivaliers : pour la première année, l\u2019entrée sur les lieux \u2014 10 $ par jour \u2014 donne droit à tous les spectacles, de la plus grosse scène au plus petit bar ! N\u2019oubliez pas que le party peut prendre n\u2019importe où ! Ceux qui souhaiteraient fêter jusqu\u2019aux petites heures et éviter de prendre leur voiture pour rentrer chez eux peuvent loger sur place.(Info : 1-88-TREMBLANT) Coco Montoya 2771271 7LP0901B0725 B 9 dimanche L T 7LP0901B0725 ZALLCALL 67 00:36:19 07/25/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 25 JUILLET 1999 B 9 2770431 Phil Collins se marie Une centaine d\u2019invités, parmi lesquels plusieurs personnalités, ont assisté hier au mariage du chanteur Phil Collins, 48 ans, et de la Vaudoise Orianne Cevey, 27 ans, à l\u2019hôtel Beau-Rivage de Lausanne (Suisse).La veille, le couple avait célébré son mariage civil à Begnins.Les mariés sont arrivés à 18 h à bord d\u2019une Rolls Royce grise et noire, conduite par un chauffeur portant un haut-de-forme.Orianne Cevey portait une robe blanche et un voile de plus d\u2019un mètre flottant au vent.Elle était entourée de deux fillettes vêtues, elles aussi, de robes blanches.Alors que seuls les trois enfants de la rock-star anglaise et une trentaine de proches étaient présents lors du mariage civil, une centaine d\u2019invités sont venus à l\u2019hôtel Beau- Rivage.Parmi les convives figuraient notamment l\u2019ancien coureur de Formule 1 Jacky Phil Collins Stewart et le producteur des Beatles.Sans compter la cinquantaine de curieux qui ont applaudi le couple.Une trentaine de photographes et journalistes ont en outre assisté à l\u2019arrivée des amoureux.Une dizaine d\u2019agents de sécurité gardaient l\u2019accès à l\u2019hôtel Beau-Rivage et la Rolls des mariés était précédée de deux motos de police municipale.L\u2019ancien chanteur de Genesis, qui vit à Begnins, a rencontré son épouse en Suisse lors d\u2019une de ses nombreuses tournées.Le couple s\u2019installera à Lausanne, selon le quotidien vaudois 24 heures.Collins a déclaré au journal : « Je ne suis pas en Suisse pour des raisons d\u2019impôts.Je suis ici parce que c\u2019est ici que je suis tombé amoureux ».2770939 Départ du président de TV5-Amériques n Guy Gougeon quittera son poste de président de TV5-Amériques le 2 août prochain.C\u2019est ce qu\u2019a annoncé, par voie de communiqué, François Geoffrion, président du conseil d\u2019administration du Consortium de télévision Québec Canada, en précisant que ce départ survenait à la fn du mandat de trois ans de M.Gougeon.Au terme de ces trois années, ajoute-t-il, grâce à M.Gougeon, la chaîne rejoint aujourd\u2019hui 6,8 millions de foyers en Amérique latine, soit près du double de l\u2019auditoire lors de son arrivée à TV5.Pierre Boulez renonce au festival de Salzbourg n Le compositeur et chef d\u2019orchestre français Pierre Boulez a renoncé à participer au festival de Salzbourg en raison d\u2019une blessure à la main, a indiqué vendredi le bureau de presse du festival autrichien.Au cours de ce festival, qui s\u2019ouvrait hier, Pierre Boulez aurait dû diriger le 30 juillet ses oeuvres Anthèmes et Répons.Il sera remplacé à cette occasion par Peter Eotvoes.Pour la direction des deux concerts avec la Philharmonie de Vienne les 8 et 10 août, où sera notamment joué Le Chant de la terre de Gustav Mahler, Pierre Boulez sera remplacé par Kent Nagano.2770920 2770877 7LP1001B0725 B 10 dimanche L T 7LP1001B0725 ZALLCALL 67 00:36:08 07/25/99 B B 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 25 JUILLET 1999 La chimie a fait son oeuvre Il était 22 h 30 jeudi dernier, il faisait 40 degrés dans un Métropolis à guichets fermés, inondé de sueur, l\u2019implosion était imminente.Les DJ locaux (Ram, Tiga, etc.) avaient déjà fait grimper le thermomètre pour cette grandmesse du big beat, il y avait là une ambiance tout à fait propice aux ondes de choc.Enfin.Pour être franc, je ne m\u2019attendais pas aux secousses sismiques vécues en mai 1997 au même Métropolis \u2014 les Chemical Brothers y avaient livré leur précédente performance.C\u2019est que Surrender, le plus récent album des frangins anglais, n\u2019amène pas grand-chose à la mouvance électronica, les contributions de Hope Sandoval (Mazzy Star), Noel Gallagher (Oasis), Bernard Sumner (New Order), Bobbie Gillespie (Primal Scram) et autres célébrités me semblent davantage tenir du name dropping que de l\u2019intégration réussie.Le jeu de références (Kraftwerk, psychédélisme, french touch, etc.) se veut songé sur ce disque de transition, mais s\u2019avère un collage trop prévisible.Pour être franc, je m\u2019attendais à une séance de redite.ou à l\u2019amorce d\u2019un déclin vécu en direct.Éphémères, ces initiateurs du big beat, ceux-là même qui ont fait déraper les auditoires rock vers la techno ?Déjà has been ?Nenni.Plutôt que de nous servir la livraison plate et intégrale de Surrender, les Brothers s\u2019en sont tenus à cette expression tellurique (le mot est faible) qui les caractérise.et littéralement amélioré la facture de leur nouveau matériel.Plutôt que de bifurquer poliment vers le pseudo- songé, on a négocié les virages en appuyant sur l\u2019accélérateur.Yeah! Les rayons de lumière ont fusé aussitôt que le décollage fut annoncé, on pouvait déjà lire Hey Boy Hey Girl sur l\u2019écran central.Here we go! comme le suggère la chanson.Nous étions interpellés, mettons.Les block rockin\u2019beats étaient déjà en marche, on a vu Ed Simons et Tom Rowlands brandir les poings au-dessus de leurs machines serties de petites lumières bleutées.Et la foule a réagi très bruyamment.Voix trafiquées au vocoder, rythmes de synthèse évoquant multiples familles de la techno (avec même quelques clins d\u2019oeil à la house), jeux de fréquences industrielles, nuances insoupçonnées.Ce déferlement de fréquences, cette tempête de couleurs et d\u2019images ont ainsi généré l\u2019exultation espérée.Une heure et demie de blanc, de vert, de rouge, de bleu, de petits robots imaginés par la science-fiction japonaise, de vitraux gothiques ou d\u2019équations mathématiques.Mais surtout, un son plein, étonnamment fin malgré sa nature volcanique, un son qui n\u2019a laissé absolument aucune place à l\u2019indifférence.Une heure et demie de claques sur la gueule, électrochocs assénés au derrière, lampées d\u2019adrénaline.Tonifiant, vous dites ?PHOTO DENIS COURVILLE, La Presse © Le déferlement de fréquences des Chemical Brothers et une tempête de couleurs et d\u2019images ont généré l\u2019exultation espérée.2770867 Salles de répertoire BLACK CAT WHITE CAT Cinéma du Parc (3) : 14h30, 16h45, 19h15, 21h45.COURS, LOLA, COURS Ex-Centris (2) : 13h30, 15h30, 17h30, 19h30, 21h45 ; ven., sam.23h30.ELECTION Cinéma du Parc (2) : 17h30.FANTAsia Ex-Centris (3) : 19h, 21h30.HERO NEVER DIES (A) Cinéma Impérial : 21h30.I MARRIED A STRANGE PERSON Cinéma Impérial : 19h15.KUNOICHI : THE LADY NINJA Cinéma Impérial : 12h30.LAST HURRAH FOR CHIVALRY Cinéma Impérial : 17h.LIMELIGHT Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra) : 21h.LOVERS OF THE ARTIC CIRCLE Cinéma du Parc (2) : 19h30.LUCKY PEOPLE CENTRE INTERNATIONAL Ex-Centris (1) : 17h40, 22h.MODERN TIMES Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra) : 19h.MY SON THE FANATIC Cinéma du Parc (1) : 15h15, 17h15, 19h, 21h15.SHADOKS (LES) ÉPISODES 133 À 156 Cinémathèque québécoise (salle Fernand- Seguin) : 20h.SOUL GUARDIANS (THE) Cinéma Impérial : 14h45.THREE SEASONS Cinéma du Parc (2) : 15h, 21h45.TROU (LE) Ex-Centris (1) : 13h15, 19h45.Musique CHRIST CHURCH CATHEDRAL Ensemble électroacoustique de Concordia : 13 h.CHAPELLE NOTRE-DAME-DE-BONSECOURS (400, Saint-Paul E.) Pierre Turcotte, ténor, et Jean Ladouceur, organiste.Handel, Casini, Marcello, Schubert, Bédard : 14 h et 16 h.THÉÂTRE DE VERDURE (Parc Lafontaine) Orchestre Métropolitain.Dir.Joseph Rescigno.Chantal Lambert, soprano.Gershwin : 19 h 30.- FESTIVAL INTERNATIONAL DE LANAUDIÈRE AMPHITHÉÂTRE Ensemble Quartango et Compagnie de danse Tango Libre : 14 h 30.Théâtre THÉÂTRE SAINT-DENIS II Monsieur Chasse !.Comédie de Georges Feydeau.Mise en scène de Denise Filiatrault.Avec Carl Béchard, Yves Desgagnés, Charles Lafortune, Diane Lavallée, Normand Lévesque, Linda Sorgini, Jean Maheux, Dominique Pétin, Vincent Giroux.Du 27 au 31 juillet : 20h.MAI (3680, Jeanne-Mance) À la recherche de Roméo, de Joseph Khaiata.Avec Daniel C.Brochu, Joseph Khaiata, Antoine Mongrain et Peter D.Thom.Du 28 au 31 juillet, 3 au 8 août, 10 au 15 août : 20h30.Théâtre pour enfants THÉÂTRE DE LA TOUR DU PARC OLYMPIQUE (situé sous un chapiteau extérieur entre le Biodôme et la Tour de Montréal) Le Grand Cirque populaire, spectacle pour les jeunes de 5 à 14 ans.Variétés CABARET DU CASINO DE MONTRÉAL Sinatra Remembered : du mer.au dim., 21h.LE PIERROT (114, St-Paul E.) Daniel Blouin et Jules Lavoie : dès 20h.L\u2019AIR DU TEMPS (191, St-Paul O.) Festival Nuits d\u2019Afrique : 22h.LA PLACE À CÔTÉ (4571, Papineau) Les Martiens de Montréal et de Marseille : 21h.L\u2019OURS QUI FUME (2019, St-Denis) Marc Deschênes : 22h30.PUB ST-PAUL (124, St-Paul E.) Groupe The Name : dès 21h.SERGENT RECRUTEUR (4650, St-Laurent) Récit portugais : 19h30.LE VIEUX CLOCHER DE MAGOG (64, Merry N., Magog) Stéphane Rousseau : 20h30.CAFÉ DU VIEUX CLOCHER (84, Merry N., Magog) Jean Lapointe : 20h30.LIEU HISTORIQUE NATIONAL DE SIR-WILFRID-LAURIER (205, 12e Av., Laurentides) La Grande Virée : 14h.VILLAGE D\u2019ANTAN DE DRUMMONDVILLE Légendes fantastiques.Mer., jeu., ven., sam., dès 20h30.Jusqu\u2019au 4 septembre.2771154 7LP1101B0725 B11 dimanche 7LP1101B0725 ZALLCALL 67 00:37:04 07/25/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 25 JUILLET 1999 B 11 Un restaurant végétalien à la sauce communautaire D\u2019une génération à l\u2019autre, il y a des leçons à tirer SIMON DROUIN Âgés entre 25 et 35 ans, la douzaine d\u2019employés du restaurant végétalien Les Vivres, situé rue Saint- Dominique dans le Plateau Mont-Royal, n\u2019ont pas connu Woodstock en 1969.Mais ils sont un peu les enfants de cette génération qui, à cette époque, était éprise de paix, d\u2019amour et de liberté.« C\u2019est comme une relève », affirme la propriétaire du restaurant, Marie-Pierre Michaud, en parlant des gens qui, comme elle, pratiquent le végétalisme, une doctrine alimentaire apparue à l\u2019époque de Woodstock.« Pour les baby- boomers de Woodstock, il était plus facile de s\u2019intégrer que de continuer à se rebeller », poursuit-elle, en expliquant que le contexte socioéconomique est bien différent de celui qui prévalait en 1969.Plutôt marginaux, les jeunes qui viennent travailler, manger ou simplement discuter aux Vivres y trouvent une ambiance d\u2019entraide, puisque le restaurant fonctionne à la manière d\u2019une cuisine collective.Le mode d\u2019opération communautaire adopté aux Vivres est peut-être ce qui rapproche le plus, à part les vêtements, les deux époques.D\u2019une part, tous les employés reçoivent le même salaire.Le taux horaire est peu élevé mais tous les profits sont réinvestis dans les salaires et les équipements.Tout le monde y trouve son compte.D\u2019autre part, il n\u2019existe aucune hiérarchie dans la structure de travail.Si Mme Michaud est la propriétaire officielle \u2014 « c\u2019est moi qui signe les chèques ! » \u2014, elle ne bénéficie d\u2019aucun statut particulier, sinon celui de partager avec les autres son savoir sur le végétalisme.L\u2019amour, l\u2019entraide et, surtout, le respect de la nature sont des valeurs partagées autant par les adeptes du végétalisme que ceux du peace and love.Beaucoup plus stricts que les végétariens, les végétalistes ne consomment aucun aliment issu du monde animal, comme le lait, les oeufs et le miel.Provenant des États-Unis, la mode végétaliste est d\u2019abord, selon Mme Michaud, un moyen de conserver une bonne santé physique, mais elle représente aussi un certain courant environnementaliste.« On utilise les instincts des animaux pour la production, on les rend esclaves de leurs instincts », s\u2019indigne- t-elle.Elle donne l\u2019exemple d\u2019un oiseau qui construit son nid.Si, entre chaque aller-retour, un être humain retire une brindille de la construction, l\u2019oiseau poursuivra inlassablement son travail, jusqu\u2019à ce que mort s\u2019ensuive.Qu\u2019est-ce qui a bien pu changer depuis 1969 ?« À cette époque, les gens n\u2019ont pas pensé à leurs enfants, raconte Mme Michaud.C\u2019est une énorme vague, le mouvement Woodstock : on est maintenant dans le ressac.» Elle craint que les abus de la génération précédente ne mettent en cause la survie de l\u2019espèce humaine : « J\u2019ai l\u2019intention de prendre ma part du gâteau avec un produit de qualité, mais tout en ayant en tête le développement durable.» « Vous savez, lorsqu\u2019un Amérindien s\u2019installait sur une terre, il la développait en pensant aux sept générations qui allaient suivre.», conclut-elle.Les idéaux n\u2019ont pas beaucoup changé entre les époques, mais il semble que la nouvelle génération ait tiré des leçons des aventures parfois rocambolesques de ses parents.Génies en herbe En collaboration avec Génies en herbe Pantologie Inc., 3535, boul.Rosemont, Montréal H1X 1K7 A POUR QUATRE PERSONNES 1 Qui sont Tinky-Winky, Dipsy, Lala et Po ?2 Dans quel quatuor musical le batteur Pete Best a-t-il été remplacé par Richard Starkey ?3 Quel sport pratique le quatuor du skip québécois Guy Hemmings ?4 Quelle série de bande dessinée met en scène Dina, Doc, Bouffi et Lastic ?5 Lequel des quatre évangélistes est le saint patron de Venice ?B FORMULE 1 1 Qui a remporté le Grand Prix du Canada disputé à Montréal en juin dernier ?2 Qui est le coéquipier de Jacques Villeneuve dans l\u2019écurie BAR ?3 Quel pilote de formule 1 interprète un solo de guitare électrique sur le dernier album du groupe Def Leppard ?4 Quelle écurie de formule 1 appartient majoritairement à un prince du Nigeria ?5 Quel pilote français a été opéré au Québec après son accident en juin 1998 ?Écrivain Québécois.D ÉNERGIE 1 Dans quelle ville du Québec peut-on visiter la Cité de l\u2019Énergie ?2 Comment appelle-t-on l\u2019énergie d\u2019un corps en mouvement, par opposition à l\u2019énergie potentielle ?3 Quelle unité de mesure indique la valeur énergétique des aliments ?4 Quel physicien a découvert la relation entre l\u2019énergie, la masse et la vitesse de la lumière ?5 Comment appelle-t-on l\u2019ensemble des processus de transformation de matière et d\u2019énergie par le corps humain ?F ENQUÊTE 1 Quel écrivain québécois a créé le détective Maud Graham ?2 Comment appelle-t-on l\u2019art d\u2019identifier les criminels par leurs empreintes digitales ?3 Quel acteur italien joue le fils de l\u2019inspecteur Clouseau dans un film de 1993 ?4 Dans quelle ville se trouve le siège de Scotland Yard ?5 À quel chanteur québécois appartient la taverne Inspecteur Épingle ?E PIE 1 Qui a composé la musique de l\u2019opéra La Pie voleuse ?2 De quel ensemble font partie la pie-mère, l\u2019arachnoïde et la duremère ?3 Combien de papes ont porté le nom de Pie ?4 Dans quel album Tintin découvre-t-il un nid de pies contenant des objets volés ?5 De quelle couleur est la robe d\u2019un cheval pie ?G ROI 1 Quel roi anglais a perdu ses colonies d\u2019Amérique en 1776 ?2 Quelle dynastie de rois français a succédé aux Mérovingiens ?3 Dans quel pays a-t-on couronné le roi Fahd en 1982 ?4 Quel roi anglais a succédé à son frère Richard Coeur de Lion en 1199 ?5 Qui est devenu roi de la Jordanie en février dernier ?H MÉDECINE 1 Quelle est «la maladie aux mille visages» ?2 Quel spécialiste s\u2019intéresse à la santé de la peau ?3 Quelle société a succédé à la Croix-Rouge dans la gestion des dons de sang au Québec ?4 Quel instrument, inventé vers 1815, permet de détecter les souffles cardiaques ?5 Qui dirige la clinique médicale L\u2019Actuel à Montréal ?Chanteuse.C PRISON 1 Dans quel pays le jeune Québécois Pascal Hudon a-t-il été emprisonné pour s\u2019être emparé de poteries mayas ?2 Quel film raconte le séjour de Billy Hayes dans une prison turque ?3 Quelle chanteuse de Shawinigan a endisqué le succès La Prison de Londres au début des années 70 ?4 Quel maire de Montréal a été emprisonné à partir de 1940 pour son opposition à la conscription ?5 De quelle prison s\u2019évade le comte de Monte-Cristo dans le roman d\u2019Alexandre Dumas ?Il dirige l\u2019Actuel à Montréal.SOLUTION DANS LE CAHIER DES PETITES ANNONCES 7LP1201B0725 B12 DIMANCHE 7LP1201B0725 ZALLCALL 67 00:35:33 07/25/99 B lutôt déroutant, le pluvier kildir.On le considère comme l'oiseau de rivage le plus connu sur le continent.Il est même répandu dans les trois Amériques, de l'Alaska jusqu'au Chili en passant par les Antilles.Mais voilà, il fréquente une foule d'habitats à des lieues de tout rivage.Vêtu avec grande élégance, monté sur de petites échasses jaunâtres, son cou blanc paré de deux collets noirs, recouvert d'un manteau brun, d'une longueur d'une trentaine de centimètres, il attire inévitablement l'attention.Vous le verrez dans des terrains vagues, dans les parcs, les parcours de golf, les pâturages, en train d'y courir follement ou de survoler les lieux de son vol gracieux, comme s'il donnait de grands coups de rames dans l'air.À défaut de pouvoir l'identifier au premier coup d'oeil, vous ne pourrez vous méprendre sur son cri d'où il tire son nom.Cette tirade est d'ailleurs annonciatrice du printemps, car il est un des premiers migrateurs à nous arriver du sud, en mars.Et il crie sa présence, si on peut dire.Mieux encore, il se met souvent en groupe pour donner son concert en pleine nuit.Déroutant, vous dis-je.En dépit de ce caractère bruyant, le pluvier kildir est un modèle de discrétion quand vient le temps de faire son nid.Et nid est un bien grand mot! Une simple dépression dans le sol suffit.Parfois, le couple déposera sa future progéniture sur le gravier qui recouvre le toit de certains édifices ou sur le ballast d'une voie ferrée.Les quatre oeufs minuscules, grisâtres et tachetés sont souvent entourés de petites pierres avec lesquelles le mimétisme est parfait.Attention où vous mettez les pieds! Mais souvent, sans vous en rendre compte, dès que maman (ou papa) aura constaté votre présence, elle quittera discrètement ses oeufs, et, à plusieurs mètres du nid, elle se mettra à se traîner sur le sol, l'aile étalée, en lançant une plainte dans le but d'attirer votre attention, comme si elle était blessée.La tactique de diversion est habituellement très efficace.Dès que l'oiseau vous aura entraîné à une distance raisonnable de son nid, il s'envolera brusquement pour retrouver ses oeufs aussi discrètement qu'il les avait quittés.À leur naissance, après 24 jours de couvaison, ils sont de la taille du petit doigt et arrivent à peine à se trimbaler sur le sol sur leurs pattes aussi frêles que des cure-dents.Ils sont mignons comme tout.Grisâtres et tachetés, ils s'immobiliseront souvent sur le sol s'ils se sentent menacés.Là encore, le mimétisme est parfait.Les petits pluviers doivent se nourrir seuls dès leur sortie du nid, mais les parents attentifs surveilleront sans cesse leurs allées et venues.La nuit, ou par temps frais, ils les protégeront du froid sous leurs ailes, une délicatesse qui est toutefois de courte durée.Les deux parents s'acquittent avec attention de leur tâche et quand le quart de couvaison est terminé, celui qui assume la relève n'hésitera pas à pousser son conjoint hors du nid.Le pluvier kildir se nourrit principalement d'insectes, dont plusieurs espèces nuisibles.Quand il en a l'occasion, il ajoute au menu araignées, vers de terre, escargots, ou encore des écrevisses ou des crabes pêchés à gué.Jadis chassée commercialement par milliers en Nouvelle-Angleterre, surtout au siècle dernier, l'espèce est devenue rare chez nos voisins immédiats jusqu'à sa protection en 1916.Mais elle a pris ensuite de l'expansion partout, en raison notamment du développement de l'agriculture.Chez nous, le kildir serait en légère diminution depuis deux décennies, nous dit l'Atlas des oiseaux nicheurs du Québec, une situation attribuable à la présence de friche sur les terres agricoles et à l'urbanisation.cÕest g.nial ! www.academieculinaire.com Cours de cuisine de courte dur.e .13 h 00 ou 18 h 30 lÕAcad.mie culinaire tous Pour Les techniques de base, les cuisines italienne et asiatique, la gastronomie sant., la boulangerie et la p.tisserie, les vins et plus encore Apprendre la cuisine avec 393-8111 2767901 "]
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