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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1999-08-09, Collections de BAnQ.

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[" 1LP0102A0809 UNE-LUNDI-09-08 1LP0101A0809 ZALLCALL 67 00:47:06 08/09/99 B 1 3 4 6 http://lapresse.infinit.net Montréal, R lundi 9 août 1999 60 ¢ TAXES EN SUS ÎLES - DE - LA - MADELEINE 1 $ www.bijouterieleroy.com RIEN À PAYER AVANT 4 MOIS MÊME PAS LES TAXES 2762639 7139,rue ST-HUBERT (coin Jean-Talon) (514)277-3127 JUSTE POUR ELLE 115e année No 286 58 pages, 4 cahiers Imasco Santé: Charest rejette l\u2019idée d\u2019un régime à deux vitesses Le rôle accru du privé ne doit pas compromettre l\u2019universalité - CP MARTIN PELCHAT SAINT-JEAN-SUR-RICHELIEU S\u2019il se montre assez favorable à un rôle accru du privé dans le réseau de la santé, Jean Charest accueille en revanche plutôt fraîchement la proposition adoptée samedi par les jeunes libéraux d\u2019ouvrir les salles d\u2019opération des hôpitaux en dehors des heures régulières aux patients qui acceptent de payer pour leurs traitements.« Ceux qui vont proposer des changements auront le fardeau de faire la démonstration que leurs propositions rencontrent un certain nombre de critères, dont celui de l\u2019universalité, celui d\u2019un système de soins de santé à une vitesse, qui donne accès à tous les Québécois, qu\u2019ils soient bien nantis ou non, à des services.» Le chef libéral se montre beaucoup plus favorable à l\u2019examen d\u2019une participation accrue du privé dans le réseau de la santé, comme en sont aussi convenus les jeunes libéraux, réunis en congrès à Saint-Jean-sur-Richelieu.« Comment pouvons-nous, comme société, livrer des soins de santé universels, à une vitesse ?dit-il.Pour moi la question qu\u2019on va débattre, c\u2019est le rôle du privé dans ce cadre-là.Il se peut très bien qu\u2019on en arrive à des conclusions que le privé peut livrer certains services à un coût inférieur, de manière plus efficace.» M.Charest, qui a rencontré la presse au terme du congrès, félicite cependant ses jeunes militants de leur « audace » et de leur volonté d\u2019ouvrir le débat sur la remise en question du « modèle québécois », à laquelle il a convié ses troupes le printemps dernier.C\u2019est sous ce thème que les jeunes libéraux avaient choisi de tenir leur rencontre annuelle.Devant quelque 400 jeunes militants, Jean Charest a aussi fait le parallèle entre cette remise en question et la Révolution tranquille.Voir SANTÉ en A2 Dopage et défections ont marqué les Jeux Urgences: situation toujours précaire d\u2019après AFP, PC et AP WINNIPEG Double dopage et nouvelle défection : jusqu\u2019à la dernière journée des Jeux panaméricains de Winnipeg, hier, les Cubains auront défrayé la chronique pour des affaires extra-sportives.Et ce, même s\u2019ils ont terminé deuxièmes au classement général avec une récolte de 69 médailles d\u2019or, 40 d\u2019argent et 47 de bronze.En première place, les État-Unis ont raflé 295 médailles (106 or, 110 argent et 79 bronze).Grâce à une dernière journée ponctuée de cinq médailles d\u2019or, dont celle du vétéran cavalier Ian Millar, le Canada a terminé troisième avec une récolte de 195 médailles (64 or, 52 argent, et 79 bronze).Après la mise en cause mercredi du plus illustre des athlètes cubains, Javier Sotomayor, champion et recordman du monde du saut en hauteur, qui avait perdu son titre suite à un contrôle positif à la cocaïne, ce fut au tour hier de deux haltérophiles cubains, William Vargas Trujillo et Rolando Delgado, de rendre leurs titres, respectivement des 62 et 69 kg, pour dopage.Tous deux ont été contrôlés positifs à la nandrolone (un stéroïde anabolisant).Trujillo avait déjà été couronné en 1991 et en 1995 lors des deux précédentes éditions des Jeux.Selon des sources proches de l\u2019organisation sportive panaméricaine, deux autres cas suspects seraient en cours d\u2019analyse.Voir DOPAGE en A2 n Autres informations en S8 et S9 Victoire du tombeur de Lareau MARIE-CLAUDE GIRARD La situation demeure très précaire dans les urgences, malgré le fait que la population ait respecté les avertissements des centres hospitaliers de l\u2019Université de Montréal et McGill en se présentant plutôt aux cliniques privées pour les cas pouvant y être traités.En fin de journée, le nombre de patients sur civières aux urgences de l\u2019hôpital Notre-Dame excédait de plus du double les capacités, avec 65 patients pour 28 places, un scénario presque devenu habituel à l\u2019hôpital de la rue Sherbrooke.Une trentaine de patients y étaient alités dans les corridors depuis plus de 48 heures, même si une vingtaine de lits a pu être libérée aux étages.La situation s\u2019est aussi corsée en après-midi à l\u2019Hôtel-Dieu : 32 patients sur civières y patientaient en fin d\u2019après-midi dont un depuis plus de deux jours, alors que la capacité est de 18.Voir URGENCES en A2 PHOTO BERNARD BRAULT, La Presse Le Suédois Thomas Johansson, tombeur de Sébastien Lareau en troisième ronde, a remporté la finale des Internationaux du Canada au Stade Jarry, hier, en défaisant le Russe Evgueni Kafelnikov 1-6, 6-3 et 6-3.Retardée de 90 minutes à cause de la pluie, la finale a donné lieu à des échanges époustouflants.Voir nos informations dans le Cahier Sports Un Cadien poursuit la reine L\u2019avocat Warren Perrin exige des excuses de la Couronne britannique au nom des Acadiens déportés MARC CASSIVI et ALEXANDRE SIROIS L\u2019idée semble farfelue et l\u2019homme possède un sens de l\u2019humour aiguisé.Mais l\u2019objectif de l\u2019avocat louisianais Warren Perrin est tout ce qu\u2019il y a de plus sérieux.Il exige des excuses pour le traitement réservé aux Acadiens au moment de la déportation et il a décidé, pour les obtenir, de poursuivre.la Couronne britannique.Dans le cadre du deuxième Congrès mondial acadien, à Lafayette, où sont réunis des milliers d\u2019Acadiens du Québec, des Maritimes, de la France et de la Belgique, Warren Perrin a exposé une argumentation étoffée à l\u2019occasion d\u2019un procès simulé auquel participait entre autres le juge en chef de la Cour suprême de la Louisiane.La « preuve », selon l\u2019avocat de 52 ans joint par téléphone, de l\u2019importance que le système judiciaire louisianais accorde à sa requête.Warren Perrin milite depuis près de dix ans afin que les autorités britanniques reconnaissent enfin le tort qu\u2019elles ont causé à ses ancêtres.Quelque 8000 Acadiens ont été expatriés de l\u2019actuel territoire de la Nouvelle- Écosse, en 1755, à l\u2019époque du Grand Dérangement.Un peu moins de la moitié d\u2019entre eux ont trouvé refuge dans le sud de la Louisiane et s\u2019y sont établis de façon permanente.Ardent défenseur de la culture acadienne, Perrin demeure fidèle à ses racines.Il a aménagé un minuscule cabinet d\u2019avocat au sein du musée acadien de son Voir UN CADIEN en A2 Warren Perrin collectionne dans son musée des livres et des objets qui témoignent de l\u2019histoire des Cadiens.145 JOURS AVANT L\u2019AN 2000 INDEX Petites annonces - Index B10 - Immobilier B10 et B11 - marchandises B11 - emplois B11, C7 - automobile C7 et C8 - affaires B4 Arts et spectacles B7 à B9 et B12 - horaire spectacles B8 - horaire télévision B8 Bandes dessinées B11 Bridge C9 Décès C9 Économie B1, B4 à B6 Éditorial B2 Êtes-vous observateur ?B10 Feuilleton C8 Horoscope B11 Loteries A2 et A4 Monde B3 Mots croisés C7 Mot mystère C8 Politique A6 et A7 Tabloïd Sports - Réjean Tremblay S5 ÉDITORIAL Le commerce et la culture - Frédéric Wagnière page B2 MÉTÉO Ciel variable Max.21, min.13 Cahier Sports, page 16 * Laissez tout tomber pour une GM * Taux de financement à l\u2019achat jusqu\u2019à 48 mois.Taux de 1,9 % également applicable à la location jusqu\u2019à 36 mois sur certains modèles.Voyez votre concessionnaire pour tous les détails.2709919 1LP0202A0809 DEUXLUNDI-09-08 1LP0201A0809 ZALLCALL 67 00:47:39 08/09/99 B Suites de la une A 2 R LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 9 AOÛT 1999 Santé: Charest rejette l\u2019idée d\u2019un régime à deux vitesses Urgences: situation toujours précaire SANTÉ / Suite de la A1 « En 1960 aussi, on a beaucoup résisté à cette invitation au changement », dit-il.Le chef libéral s\u2019en est encore pris hier à une de ses têtes de Turc préférées, la Société générale de financement, à qui il a reproché sa participation, à hauteur de 100 millions, dans la transaction qui permet au groupe québécois Saputo d\u2019arracher Culinar à l\u2019américaine Interstate Bakeries.« Bravo pour Saputo.C\u2019est une bonne compagnie.Ils font une bonne affaire.Mais pour le contribuable québécois, je m\u2019interroge.(.) L\u2019État paternel, c\u2019est passé et dans ce cas particulier, on ne m\u2019a pas fait la démonstration que l\u2019intervention de l\u2019État était justifiée.» Le chef libéral a par ailleurs réitéré son appui aux premiers ministres Harris (Ontario) et Klein (Alberta), qui comptent profiter de la conférence des premiers ministres provinciaux, cette semaine, à Québec, pour lancer la charge pour une baisse des impôts fédéraux.« Autant les déficits ne sont pas à souhaiter, autant les surplus ne le sont pas non plus, lance Jean Charest.Si vous êtres contribuables et qu\u2019on vient chercher plus d\u2019argent dans vos poches que ce que vous devez payer pour vos impôts, c\u2019est donc qu\u2019on vous prive de ce qui vous appartient et de choix que vous feriez normalement d\u2019achats de biens de consommation.» Péquistes outrés Dans le cadre de leur congrès, les jeunes libéraux ont adopté en fin de semaine quelques propositions qui pourraient faire l\u2019objet de débats au prochain conseil général du PLQ.Outre l\u2019abolition des CRD et des CLD au profit des MRC, ils ont voté en faveur de cours d\u2019été obligatoires de recyclage pour les professeurs, d\u2019un maximum de 25 élèves par classe aux niveaux primaire et secondaire, tout en se prononçant en faveur du maintien du dollar canadien comme devise nationale.Pour le président du Comité national des jeunes péquistes, Jean-Hertel Lemieux, ce congrès est venu « perpétuer le virage à droite » de la Commission-jeunesse du PLQ, qu\u2019il qualifie de plus à droite des organismes jeunes du Québec.Le modèle québécois tel que redessiné par les jeunes libéraux, « c\u2019est un modèle à deux vitesses, un pour les riches et un pour les pauvres », dit M.Lemieux, qui soupçonne les aînés du PLQ d\u2019avoir passé leurs «commandes » aux jeunes.URGENCES / Suite de la A1 À l\u2019hôpital Royal-Victoria, les urgences étaient si fragiles que les ambulances ont été détournées vers l\u2019Hôpital général entre samedi soir et 23 h 30 la nuit dernière.Par contre, les patients ayant déjà un dossier au Royal-Vic ont pu y être soignés malgré tout.Une douzaine de personnes ont aussi été admises sur les unités de soins, ce qui a permis de libérer des civières aux urgences.Pour les cas moins urgents, le délai d\u2019attente était de six heures.Même avec 14 patients pour une capacité de 17, la situation restait problématique en raison du manque de personnel.La consigne a peut-être été respectée aussi dans des hôpitaux qui n\u2019avaient pas demandé d\u2019éviter les urgences car le nombre de patients ne dépassait pas les capacités aux hôpitaux Maisonneuve-Rosemont et du Sacré- Coeur.Les quelques patients rencontrés à l\u2019extérieur des urgences de Notre-Dame - les agents de sécurité ne laissant pas entrer les journalistes une fois repérés - ne paraissaient pas incommodés par l\u2019encombrement.Régis Lavoie, qui dort depuis trois jours dans le couloir en attendant d\u2019aller assez bien pour quitter, estime qu\u2019il est normal que les urgences soient encombrées.« On ne manque de rien, les soins sont là.Je suis même gâté », dit-il, tout en concédant que les seuls moments d\u2019intimité sont à la salle de bain ou à la douche.« La seule chose que je veux, c\u2019est de sortir d\u2019ici sur mes pieds », commente pour sa part Carole Tremblay.Donna Hamilton a été surprise du faible délai d\u2019attente pour les cas moins urgents.Après s\u2019être cogné le nez à une clinique privée fermée, à l\u2019angle de Cartier et Sherbrooke, elle s\u2019est présenté à Notre- Dame où elle a été examinée et traitée en moins d\u2019une heure.Dopage et défections ont marqué les Jeux DOPAGE / Suite de la A1 Ils concerneraient deux autres haltérophiles.Mais les Cubains ne sont pas les seuls sur la sellette, puisque Roberto Vizcarra Acosta et Hector Alvarez Ortiz, deux joueurs professionnels de l\u2019équipe mexicaine de baseball ont également été contrôlés positifs à la nandrolone.L\u2019équipe mexicaine, qui avait terminé quatrième, avait déjà été disqualifié après qu\u2019un autre joueur, Rai Martinez, eut refusé de se soumettre à un contrôle.Deux autres sportifs, la sauteuse en hauteur dominicaine Juana Arrendel et le gardien de l\u2019équipe canadienne de hockey sur patins à roulettes, Steve Vézina, avaient également été sanctionnés pour dopage.Hors des stades, les Cubains ont également fait parler d\u2019eux puisqu\u2019un huitième Cubain, le basketteur Juan Vazquez, a fait défection samedi, a-t-on appris hier auprès d\u2019une organisation anticastriste.Laissant à Cuba sa femme et son fils de trois ans, l\u2019athlète de 28 ans a fait défection après la victoire de son équipe sur l\u2019Uruguay pour la septième place, a dit la porte-parole de la Fondation nationale cubano-américaine, Ninoska Perez.Le garde, connu dans son pays sous le nom d\u2019« Hélicoptère Vazquez », rêvait de faire défection depuis 1994 quand il était venu disputer le championnat mondial de basket-ball à Toronto.Il avait peur à chaque fois qu\u2019il y pensait.Et personne ne savait rien de ses plans, afin que nul ne soit en danger de représailles.Samedi, il a mérité la liberté et perdu sa famille.Avant Vazquez, sept autres Cubains - un lanceur de baseball, un tireur, un footballeur, un athlète, un gymnaste, un entraîneur de softball et une journaliste - avaient fait défection, « victimes » de ce que les autorités cubaines appellent « la traque » des athlètes par des « agents recruteurs ».Mercredi, les services d\u2019immigration canadiens avaient annoncé que cinq de ces sept Cubains avaient demandé l\u2019asile politique.Toutes ces affaires risquent de relancer les critiques des dirigeants cubains contre le Canada et l\u2019organisation des Jeux.Le président Fidel Castro avait estimé notamment qu\u2019ils avaient donné lieu à des « tricheries, des intrigues et des saletés » pour détrôner Cuba du palmarès et exhorter à la défection des athlètes cubains.ÉDOUARD BALTER Un Cadien poursuit la reine Précision La photographie accompagnant le texte en page A4 de l\u2019édition d\u2019hier publié dans le cadre de la série Témoins du siècle n\u2019était pas celle d\u2019Édouard Balter, mais plutôt celle de Raymond Klibansky.Nos excuses.UN CADIEN / Suite de la A1 village natal d\u2019Erath, situé à quelques kilomètres de Lafayette, la « capitale » de la Louisiane française.Ce musée, il l\u2019a fondé lui-même, à la fin des années 80.« Je ne suis pas un musicien, ni un artiste », explique l\u2019avocat, dont le bureau renferme des dizaines de livres d\u2019histoire des Cadiens (les anglophones prononcent cajuns) ainsi qu\u2019une impressionnante carte manuscrite de la Louisiane qui date de 1825.« Je ne suis qu\u2019un avocat.Mais j\u2019ai voulu accomplir quelque chose, ajoute-t-il.En 1763, une pétition a été signée par cinq Acadiens.Ma requête est aussi la leur.Je représente tous les Acadiens dans ce recours collectif.» Warren Perrin ne réclame pas un sou en dommages-intérêts de la Couronne britannique.À l\u2019instar des Américains d\u2019origine japonaise, que le gouvernement des États-Unis a reconnu avoir maltraités durant la Seconde Guerre mondiale, l\u2019avocat souhaite seulement des excuses formelles de la part de la reine et du gouvernement Blair, ainsi que l\u2019érection d\u2019un petit monument symbolisant la souffrance du peuple acadien.Il ne s\u2019agirait pas d\u2019un précédent.La Grande-Bretagne a déjà, notamment, présenté ses excuses aux Maoris néo-zélandais, ainsi qu\u2019au peuple irlandais pour son rôle dans la grande famine.La requête de Warren Perrin, signifiée le 4 janvier 1990 à la reine Elizabeth II et au gouvernement britannique, a essentiellement pour objet l\u2019annulation par la Grande-Bretagne de l\u2019édit qui a condamné les Acadiens à la déportation entre 1755 et 1763.L\u2019ordre de déportation n\u2019a en effet jamais été résilié ni abrogé par Londres et rend toujours, théoriquement, les descendants d\u2019Acadiens qui ont été déportés passibles de peine de mort s\u2019ils remettent les pieds en Nouvelle-Écosse ! Le gouvernement britannique plaide quant à lui qu\u2019il a depuis été permis aux Acadiens de revenir au Canada, que l\u2019édit est en conséquence inopérant et que le délai à respecter pour intenter un recours est expiré depuis longtemps.Warren Perrin, qui fut à une époque capitaine de l\u2019équipe universitaire américaine d\u2019haltérophilie, estime malgré tout que les Britanniques céderont face au poids de ses arguments, qui lui ont valu en 1993 les éloges du jury du Concours international de plaidoirie de Caen, en Normandie, d\u2019où ses ancêtres sont originaires.Ses espoirs semblent d\u2019ailleurs se confirmer: la Grande-Bretagne négocie avec l\u2019avocat secrètement, mais moins timidement depuis quelques mois, un règlement convenable à ce différend vieux de deux siècles et demi.Perrin se dit « optimiste qu\u2019il y aura bientôt des progrès dans les pourparlers », tout en espérant que le litige se règle hors cours, « disons, d\u2019ici 2004 ».En pays cadien, où ce grand militant de la cause francophone (il est entre autres président du Conseil pour le développement du français en Louisiane) est plus connu que le chanteur Zachary Richard, nombreux sont ceux qui appuient ses démarches.Mais les efforts de M.Perrin ont également trouvé écho à l\u2019étranger et sa notoriété dépasse désormais les frontières de son État d\u2019origine.À l\u2019automne 1997, Perrin était invité personnellement par Jacques Chirac afin de représenter la Louisiane au sommet de la Francophonie de Hanoï, au Vietnam, où il s\u2019est rendu à bord de l\u2019avion privé du président français.À la suite de la parution d\u2019un article sur sa poursuite inédite dans le prestigieux hebdomadaire anglais The Economist, l\u2019an dernier, l\u2019avocat a même reçu une lettre d\u2019appui de Gerry Adams, le leader du Sinn Fein.« Ma requête a touché une corde sensible auprès de ceux qui veulent oublier et ceux qui ne le veulent pas, dit-il.Il ne s\u2019agit pas de l\u2019occasion d\u2019humilier les Britanniques, mais seulement celle de demander pardon.Ils en tireront autant de bienfaits que nous.Il n\u2019est jamais trop tard pour réparer une erreur.» PHOTO ROBERT SKINNER, La Presse M.Édouard Balter Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : (514) 285-6931 National, TéléPlus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : (514) 285-6892 Les petites annonces : (514) 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse, Ltée, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.http://lapresse.infinit.net Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne - Contrat de vente numéro 0531650» Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 0-7-5 à quatre chiffres : 9-4-7-1 COLLECTES DE SANG Aujourd\u2019hui, Héma-Québec attend les donneurs aux endroits suivants: n à Montréal: Centre des donneurs de sang, Centre commercial Maisonneuve, 2991, Sherbrooke Est (métro Préfontaine), de 10 h à 17 h 30; n à Hemmingford: Centre récréatif, 550, avenue Goyette, de 14 h 30 à 20 h; n à Bellefeuille: École de l\u2019Envolée, 1475, rue Normand, de 14 h 30 à 20 h 30; n à Mascouche: Centre communautaire Saint-Benoît, 712, chemin Pincourt, de 14 h à 20 h; n à Sorel: salle Martin-Guy, 222, boul.Poliquin, de 14 h à 20 h.DEMAIN DANS LA PRESSE Pharmaprix intéresse plusieurs groupes Les réunions, études et préparatifs vont bon train dans l\u2019industrie de la pharmacie pour racheter Shoppers-Pharmaprix des mains d\u2019Imasco.Outre Jean Coutu, les intéressés au rachat des 70 Pharmaprix au Québec comprennent Essaim, McMahon de Métro-Richelieu et Uniprix.Entre ces groupes qui rivalisent, des alliances sont toutefois possibles, explique Laurier Cloutier, demain dans le cahier Économie.QUESTION DU JOUR Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour: \u2014 par téléphone, en composant le 514-285-7333; \u2014 par Internet : http://lapresse.infinit.net Êtes-vous favorable à une participation accrue du secteur privé dans le domaine des soins de santé ?Est-ce que la situation des urgences vous inquiète ?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 73 % Non: 27 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n\u2019a aucune prétention scientifique.2773302 1LP0302A0809 A-3 lundi 1LP0301A0809 ZALLCALL 67 00:47:50 08/09/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 9 AOÛT 1999 R A 3 L\u2019EXPRESS DU MATIN Référendum à Mont-Tremblant: un NON retentissant à la fusion MARTINE ROUX Les résidants de Mont-Tremblant ont rejeté hier dans une proportion de 96 % le projet de fusion avec la municipalité voisine de Saint-Jovite, la paroisse de Saint-Jovite et Lac-Tremblant Nord.Au total, 1010 électeurs sur 2050 ont fait valoir leur droit de vote, un nombre beaucoup plus élevé que lors des dernières élections municipales, en novembre 1997.« Les résultats vont au-delà de nos espérances, a déclaré Yves Bienvenu, conseiller municipal à Mont-Tremblant.Il s\u2019agit d\u2019une participation record qui démontre clairement la volonté de la population.» Le conseil municipal de Mont- Tremblant s\u2019opposait au projet de fusion volontaire, craignant notamment d\u2019y perdre sa souveraineté sur le développement de la municipalité et sur l\u2019exploitation de l\u2019environnement.Depuis quelques années, la municipalité a notamment bénéficié des retombées économiques de la station touristique Tremblant, développée par la société Intrawest.« Nous ne voulons pas perdre notre capital nature, poursuit M.Bienvenu.Si nous sommes dilués dans un flot de population, nous donnerons la possibilité aux gens d\u2019à côté de contrôler notre développement.» Selon le maire de la paroisse de Saint-Jovite, Maurice Giroux, il est cependant clair que « l\u2019argent l\u2019a emporté.Je ne suis pas surpris des résultats, étant donné tous les efforts que la municipalité a consenti pour faire valoir son point de vue.» Si la fusion volontaire est désormais exclue, la ministre des Affaires municipales, Louise Harel, devrait forcer la main de Mont- Tremblant et imposer la fusion, estime- t-il.« C\u2019est dommage d\u2019agir ainsi mais c\u2019est la seule façon d\u2019arriver à une solution logique pour notre région, soit le partage équitable de la richesse.» De son côté, Mont-Tremblant espère que le gouvernement respectera le résultat du référendum d\u2019hier.« Nous ne pensons pas qu\u2019il puisse en être autrement, avance Yves Bienvenu.Il n\u2019y a manifestement pas de volonté de fusion chez nous.» Cadavre retrouvé n Le cadavre d\u2019un homme âgé d\u2019une trentaine d\u2019années a été découvert hier peu après midi, par deux policiers de la Communauté urbaine de Montréal à l\u2019intérieur d\u2019un logement situé au 3e étage d\u2019un édifice à logements multiples situé au 8350, rue Christophe-Colomb, dans le nord de la ville.Selon les premières constatations des policiers, il pourrait s\u2019agir d\u2019un meurtre.Du sang a été retrouvé dans l\u2019appartement et des traces de lacérations ont été remarquées sur le cadavre.La mort semble remonter à plusieurs heures, sinon quelques jours.C\u2019est un appel anonyme provenant d\u2019une cabine téléphonique logé à 12 h 05 au 911, qui a dirigé les policiers à cet endroit.Recherches vaines n Les recherches afin de retrouver le corps de Nancy Holmes, 30 ans, de Shipshaw, qui s\u2019est noyée samedi dans le Saguenay, en face de Sainte-Rose-du-Nord, lorsque le bateau de type « cigarette boat » dans lequel elle prenait place a coulé, après s\u2019être brisé contre une grosse vague lors de la course Poker Run, se sont poursuivies hier à l\u2019aide d\u2019une embarcation de la Sûreté du Québec.Mais comme l\u2019a expliqué l\u2019agent Gérard Carrier de la SQ, les chances de retrouver le corps sont minimes compte tenu de la profondeur de la rivière, du courant et des marées.Les plongeurs ne peuvent être utiles à cette profondeur et il n\u2019est pas question de draguer le Saguenay non plus.Samedi, la Sûreté du Québec et les Forces armées canadiennes ont survolé le l\u2019endroit du naufrage ainsi que les deux rives dans l\u2019espoir d\u2019apercevoir la victime durant huit heures, mais sans succès.Le naufrage de l\u2019embarcation de 30 pieds a aussi causé des blessures graves au pilote, André Bouchard, propriétaire du Géant du motorisé à Saint-Ambroise.Disparus retrouvés n Une femme de 41 ans et ses deux garçons âgés de 12 et 15 ans, qui s\u2019étaient égarés en forêt samedi soir, vers 18 h 30 après avoir quitté le complexe récréatif du Mont-Tremblant pour une randonnée pédestre jusqu\u2019au sommet de la montagne en utilisant un sentier balisé, ont été retrouvés sains et saufs hier matin vers 7 h, par un gardien du parc du Mont-Tremblant.La mère et ses enfants ont été retrouvés à 8 km sur un chemin forestier et se dirigeaient en direction du lac Monroe, soit à l\u2019opposé de l\u2019hôtel.Perte de contrôle n Un homme de 37 ans est mort et une adolescente de 17 ans a été blessée légèrement vers 5 h hier matin sur l\u2019autoroute des Cantons de l\u2019Est à la hauteur du boulevard Taschereau, à Brossard.L\u2019accident s\u2019est produit après que le conducteur de l\u2019automobile se fut endormi au volant de son véhicule qui a quitté l\u2019autoroute pour frapper la glissière de sécurité, puis capoter.L\u2019identité de la victime, originaire de Sainte-Thérèse, n\u2019a pas encore été révélée.Indécent n L\u2019application entre deux danseuses de crème fouettée sur le nombril et sur le coccyx, le fait de déposer une cerise sur le coccyx et de l\u2019enlever par la suite avec sa langue en plus de simuler un cunnilingus, lors d\u2019un spectacle érotique présenté en public sur la scène d\u2019un bar, constituent des actes indécents.C\u2019est la conclusion à laquelle en est arrivé récemment le juge Antonio Discepola de la Cour municipale de Montréal, au sujet de deux danseuses nues du bar Les Amazones, 6820, rue Saint-Jacques, à Montréal.L\u2019infraction avait été constatée le 10 octobre 1997 par deux policiers de la CUM.Dans son jugement, le magistrat explique que ces gestes, qui se passent habituellement entre une danseuse et son client, ne sont pas plus ou moins indécents parce qu\u2019ils sont exécutés par deux danseuses.« Ce n\u2019est pas la relation client-danseuse ou homme-femme qui augmente ou diminue l\u2019indécence d\u2019un acte.C\u2019est la nature des gestes et le contexte qui doivent être considérés.» PHOTO ROBERT SKINNER, La Presse © «Sew», un gaucher de Philadelphie, est concentré sur son oeuvre, son arsenal à portée de main.Appel à la bombe.aérosol Soixante-dix as internationaux du graffiti à l\u2019oeuvre MARTINE ROUX Pour une fois, les graffiteurs pouvaient barbouiller les murs du centre- ville sans risquer de se faire épingler par les autorités.Venus de cités aussi lointaines que Paris, New York ou Berlin, quelque 70 as de la bombe aérosol ont embelli à leur façon des panneaux de contreplaqué recouvrant les murs de l\u2019ancien cinéma York et de l\u2019Université Concordia.Il faut dire que les graffiteurs (ou tagueurs, c\u2019est selon) n\u2019ont pas bonne presse chez les bonnes gens.Pour remédier à la situation, l\u2019événement Under Pressure 99/Absolut XPressions a réuni les meilleurs graffiteurs de la planète en compagnie de leurs comparses montréalais afin de valoriser cette forme d\u2019art méconnue et mal aimée.Des voyous, les graffiteurs ?Détrompez- vous : plusieurs d\u2019entre eux gagnent honnêtement leur vie en s\u2019adonnant à la pratique de leur art.Jeans et t-shirt, la trentaine sereine, le graffiteur parisien Darco (ou FBI) se défend bien d\u2019être un vandale.« Vandale ?J\u2019aime bien le terme, mais uniquement pour des raisons historiques : ce peuple est tout de même le seul qui a réussi à vaincre les Gaulois ! Par définition, le vandalisme consiste à détruire ou à détériorer des équipements.Au contraire, ce n\u2019est pas parce que nous peignons un banc ou un mur qu\u2019il devient inutilisable.» Le graffiti s\u2019inscrit dans une démarche naturelle que l\u2019Homme pratique depuis la nuit des temps, rappelle- t-il en faisant notamment allusion aux fresques murales qui ornaient jadis les murs des grottes.« C\u2019est une forme de création comme une autre, une manière de laisser une trace.Les compagnies se demandent-elles si leurs publicités plaisent ?Pour les gens de ma génération, mitraillés par la télévision, la bande dessinée ou la publicité, tout a un label.C\u2019est donc tout naturel d\u2019apposer le nôtre sur les murs.» Bien sûr, n\u2019importe qui peut s\u2019improviser graffiteur.Ce qui fait la différence, selon Darco, c\u2019est ce petit quelque chose de personnel qui forge le style des artistes, qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019un simple tag ou d\u2019une oeuvre complexe.« Ce n\u2019est pas à nous de dire s\u2019il s\u2019agit d\u2019un art ou pas.Chose certaine, il y a une réflexion, un effort, un travail.La répression contre les graffiteurs est donc regrettable car elle creuse un fossé entre la bourgeoisie et la vraie vie.C\u2019est une entrave au dialogue et au respect mutuel.» Plus loin, le graffiteur en herbe Jean-François Hamelin s\u2019extasiait devant le savoir-faire de ses idoles et passait d\u2019un à l\u2019autre pour recueillir leurs « signatures » dans son calepin de dessin.« La canne, c\u2019est super beau ! C\u2019est une forme d\u2019expression comme la peinture ou la photo.» Bien peu de filles, toutefois, carburent à la bombe.Natacha Guevremont, par exemple, se contente de jeter ses scribouillis au fond de son tiroir mais n\u2019en apprécie pas moins cette forme d\u2019expression.« Le défi des graffiteurs, c\u2019est le risque.Comme les filles sont généralement plus réservées que les garçons, elles aiment moins les situations hasardeuses ! » La diffusion de leurs oeuvres allèche également les pros du graffiti.Par exemple, peindre des wagons de train susceptibles de se retrouver aux quatre coins du pays ne fait pas seulement monter leur taux d\u2019adrénaline mais est sûrement l\u2019une des meilleures façons de se mériter le respect des autres graffiteurs.« Il ne faut pas confondre les graffiteurs avec des criminels ou des malfaiteurs, poursuit la jeune fille, qui écrivent des propos haineux pour faire du trouble ou parce qu\u2019ils n\u2019ont rien de mieux à faire.Les vrais graffiteurs ne s\u2019attaqueraient jamais, par exemple, à une propriété privée ou à un parc d\u2019enfants.» Les recettes de l\u2019événement Under Pressure 99/Absolut X-Pressions étaient toutes versées à l\u2019organisme Jeunesse au Soleil.Comme quoi les graffiteurs ne sont pas si méchants qu\u2019on le pense.Deux jours de négos sans résultat à la Ronde Aucune date n\u2019a été fixée pour une nouvelle rencontre MARIE-CLAUDE GIRARD Deux rencontres de négociation intensives en présence de la conciliatrice du ministère du Travail, Monique Richard, n\u2019auront pas permis à la Société du parc des Îles de s\u2019entendre avec les employés en lock-out de la Ronde.Les parties se sont quittées en début de soirée hier sans fixer de date pour une nouvelle rencontre.Différents scénarios auraient été discutés, souligne l\u2019employeur, sans préciser davatange.« On s\u2019est donné un temps de réflexion.Il n\u2019y a pas eu de nouvelles offres malgré le rejet pour une deuxième fois des dernières offres salariales », a indiqué de son côté le président du syndicat des travailleurs de Terre des Hommes, Stéphane Brault.S\u2019estimant « plus fort que jamais » depuis l\u2019injonction et le rejet à 81,3 % des offres, samedi, le syndicat CSN songe maintenant à s\u2019adresser directement au conseil d\u2019administration de la Société, plutôt qu\u2019au directeur du personnel.Les négociations ne sont pas rompues, estime toutefois M.Brault.« Il reste tellement pas grand chose à régler qu\u2019on ne peut pas croire que ça va durer longtemps.» Déjà, en deux jours de fermeture, la Ronde a perdu beaucoup d\u2019argent en comparaison des augmentations de 9 % demandées par les syndiqués, dit-il.Ceux-ci revendiquent la parité avec les autres employés du Parc des Îles accomplissant des tâches similaires.Les syndiqués se préparent à manifester de nouveau aujourd\u2019hui.Ils avaient organisé une manifestation vendredi devant les bureaux administratifs de Coca-Cola, principal commanditaire du parc d\u2019attractions.La Ronde demeure donc fermée jusqu\u2019à nouvel ordre.De son côté, les conseillers légaux de la Société explorent toujours les possibilités de recours pour contrecarrer l\u2019injonction obtenue vendredi soir par le syndicat.Celle-ci oblige la Ronde à se départir des briseurs de grève jusqu\u2019au 15 août.La direction remet en cause l\u2019interprétation de certaines notions du Code du Travail, telles que présentés dans l\u2019enquête du ministère de Travail dont s\u2019est servi le syndicat dans sa demande d\u2019injonction. 1LP0401A0809 A 4 lundi 1LP0401A0809 ZALLCALL 67 00:46:43 08/09/99 B A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 9 AOÛT 1999 Un Torontois simule son enlèvement pour séduire sa belle-famille EN BREF Une femme survit 14 heures en mer n Une Canadienne a passé 14 heures en mer Méditerranée, au large des côtes espagnoles, avant d\u2019être rescapée, ont révélé hier les secours espagnols.La femme, âgée d\u2019une trentaine d\u2019années, est tombée d\u2019un voilier en début de journée, samedi, a fait savoir une porteparole des services de sauvetage maritime.Elle portait un gilet de sauvetage.On l\u2019a retrouvée 14 heures plus tard, à environ 80 kilomètres de Tarragone, un centre touristique de la côte est, et emmenée aussitôt à l\u2019hôpital, a fait savoir la porte-parole.Identifiée uniquement par son prénom, Marisa, et l\u2019initiale de son nom de famille, L., la femme était dans une forme remarquable malgré ce qu\u2019elle a enduré, et a pu quitter l\u2019hôpital quelques heures plus tard, a ajouté la porte-parole.Coup de chance pour un ivrogne n Accusé d\u2019avoir conduit son véhicule alors qu\u2019il avait les facultés affaiblies par l\u2019alcool et d\u2019avoir eu un taux d\u2019alcoolémie excessif, un automobiliste a vu les procédures intentées contre lui abandonnées parce qu\u2019il a été détenu arbitrairement durant quatre heures après avoir retrouvé ses esprits.Le défendeur en question avait été incarcéré à minuit vingt-cinq et n\u2019a pu reprendre sa liberté qu\u2019après 11 h 35 de détention.La preuve a révélé que le taux d\u2019alcoolémie du défendeur était sous la limite permise et qu\u2019il aurait pu reprendre sa liberté quatre heures auparavant.« Le tribunal est d\u2019avis qu\u2019après huit heures de détention, le policier n\u2019a plus de motif pour détenir le défendeur et qu\u2019il n\u2019est plus nécessaire de faire venir un tiers pour prendre en charge le défendeur.Ce dernier devait être mis en liberté.Comme la poursuite n\u2019est pas en mesure d\u2019expliquer pourquoi le défendeur n\u2019a pas été remis en liberté après 8 heures.Il s\u2019agit donc d\u2019une détention arbitraire.» Cinq morts sur les routes n Au moins cinq personnes ont perdu la vie sur les routes du Québec au cours du week-end.Un homme de 26 ans de Thetford Mines a perdu la vie vers 15 h hier quand sa voiture est entrée en collision avec un camion semi-remorque, sur la route 112, à Saint-Frédéric- de-Beauce.Une résidante de Bakerbrook, au Nouveau-Brunswick, Monique Pelletier, 50 ans, est décédée hier dans une collision survenue vers 12 h 30,sur la route 185, près de Cabano.Un automobiliste a perdu la vie vers 5 h, hier matin, lorsque sa voiture a heurté un muret sur l\u2019autoroute 10, à Brossard, pour ensuite effectuer plusieurs tonneaux.Un accident de moto survenu samedi vers 15 h 30, à Saint- François-du-Lac, près de Sorel, a coûté la vie à Dominic Vallée, 20 ans, de Pierreville, et Isabelle Lemire, 18 ans, de Saint-Zéphyr.Le pilote aurait perdu le contrôle de l\u2019engin.RAYMOND GERVAIS Un Torontois âgé de 40 ans qui prétendait avoir été enlevé à la pointe du couteau jeudi, alors qu\u2019il circulait à bord de son automobile dans la ville Reine et qui prétendait avoir été abandonné par ses ravisseurs vers 22 h 30 vendredi à Montréal- Nord, avait monté cette histoire de toute pièce afin de redorer son blason auprès de sa belle-famille qui ne l\u2019aimait pas.L\u2019homme, dont la police n\u2019a pas révélé l\u2019identité, a finalement avoué son méfait hier après-midi aux enquêteurs de la police de Toronto après cinq heures d\u2019interrogatoire.L\u2019histoire qu\u2019il racontait aux limiers était difficile à avaler et semblait peu crédible, d\u2019autant plus que l\u2019individu était sans emploi, sans casier judiciaire et semblait ne posséder aucun objet de valeur.L\u2019homme avait plutôt décidé de cacher sa Ford Escort à Toronto, de faire de l\u2019auto- stop jusqu\u2019à Montréal, de se procurer du ruban adhésif chez un quincaillier pour se bâillonner et s\u2019attacher les pieds.Il s\u2019est ensuite rendu dans une boutique érotique où il a acheté une paire de menotte.Armé de ce matériel, il a décidé de s\u2019auto-mutiler en se frappant à la figure et en s\u2019infligeant des blessures légères.Il s\u2019est ensuite attaché les pieds, bâillonné la bouche puis menotté.Il s\u2019est alors jeté dans la rue à l\u2019intersection de la rue Brunet et du boulevard Gouin à Montréal- Nord, attendant que quelqu\u2019un le remarque et appelle la police.L\u2019homme avait alors déclaré à la police de la CUM qu\u2019il circulait sur la rue Bathurst à Toronto jeudi lorsqu\u2019un autre automobiliste lui a fait signe de se ranger, prétextant que quelque chose n\u2019allait pas avec sa voiture.Il a ajouté qu\u2019un homme lui avait alors mis un couteau sur la gorge et qu\u2019il avait reçu une décharge électrique dans le dos.Son ravisseur imaginaire l\u2019avait alors forcé à monter à bord d\u2019une automobile, la même dont il avait supposément été éjecté vendredi soir, vers 22 h 30 à Montréal-Nord.L\u2019individu sera accusé de méfait public.L\u2019histoire ne dit toutefois pas s\u2019il a amélioré son image auprès de sa belle-famille.À vos assiettes! Sabrina DiMatteo et Bryan Villeneuve partagent une assiette de boeuf satay et de poulet hainanais, des spécialités de Singapour, aux Fêtes gourmandes qui se tiennent depuis samedi à l\u2019île Notre-Dame.Découragées par la pluie, peu de personnes se sont présentées en après-midi pour déguster un plat exotique.Toutefois, en soirée, les visiteurs sont revenus dans l\u2019île lorsque les nuages se sont dissipés.Les Fêtes gourmandes se poursuivent jusqu\u2019au 22 août et les portes sont ouvertes de 11 h à 22 h.PHOTO ROBERT SKINNER, La Presse © 2773944 2773094 CALVITIE.1999 2774492 1 5 000 000,00 $ 10 74 276,50 $ 337 1 763,20 $ 16 948 67,20 $ 316 493 10,00 $ 99-08-07 4 10 23 25 39 42 11 18 037 106 $ 2 000 000 $ 0 1 000 000,00 $ 0 50 000,00 $ 15 500,00 $ 1 121 50,00 $ 20 656 5,00 $ 99-08-07 7 20 24 30 36 44 33 590 630,50 $ 99-08-07 99-08-08 787865 3 6 13 16 20 99-08-08 23 27 29 31 32 44 45 52 55 56 62 63 64 66 69 99-08-08 075 9471 571644 2774222 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 9 AOÛT 1999 ?A 5 Un admirateur se déguise en policier pour approcher Jacques Villeneuve % La défense d'aliénation mentale temporaire est rejetée par la Cour MARIE-CLAUDE GIRARD Pour pouvoir photographier de près son idole Jacques Villeneuve, un homme dépressif s'est fait passer pour un policier de la Sûreté du Québec, lors de la conférence donnée par le coureur automobile au Centre Molson, le 5 novembre 1997.La juge Louise Baribeau de la Cour municipale de Montréal Ta déclaré coupable le mois dernier, rejetant la thèse d'aliénation mentale temporaire avancée par la défense.Celle-ci alléguait que les médicaments antidépresseurs utilisés par l'accusé avaient provoqué pendant quelques jours un état d'euphorie, un « sentiment de puissance et d'invincibilité », qui l'aurait empêcher de former une intention criminelle.Grand admirateur de Villeneuve, Jacques Grenier souhaitait assister à l'événement.Réalisant qu'il ne pouvait obtenir l'accréditation de journaliste permettant de se trouver au parterre, d'où il pourrait prendre des photos, il a songé à personnifier un agent de la SQ.Fausse carte d'identité Il était alors en arrêt de travail, sur recommandation du médecin.Depuis quelques mois, il consommait des médicaments, notamment du Prozac et du Zanax, pour des problèmes d'anxiété, de dépression et de crise de panique.À l'aide d'une carte d'affaires qu'une cousine lui avait déjà donnée, il fabrique une carte d'identité avec photo aux couleurs de la SQ.Il glisse le tout dans un porte-cartes de cuir sur lequel il fixe un insigne de la SQ, acheté au marché aux puces l'été précédent.Il se dote d'un étui d'armes de poing porté sous l'aisselle où il cache un briquet imitant un pistolet.Ainsi équipé, « il ressemble en tout point à un agent de la paix en civil » pour quelqu'un n'ayant aucune connaissance particulière du milieu policier, lit-on dans le jugement.L'agent de sécurité du Centre Molson à qui il se présente comme membre de la section « identification de la personne » n'y voit que du feu.L'homme se rend au parterre et prend toutes les photos voulues.Avisé de la présence d'un policier de la SQ, le responsable de l'événement, un agent de la police de la CUM, flaire le subterfuge.Il demande conseil au responsable de la sécurité du Centre Molson, un policier de la SQ à la retraite.Celui-ci confirme qu'il n'y a pas de section identification de la personne à la SQ.Lorsqu'on vient l'arrêter, M.Grenier n'oppose aucune résistance et admet spontanément qu'il ne croyait pas commettre un acte criminel, estimant que le pire qui pouvait survenir était la saisie du film.En état d'euphorie Selon le témoignage de l'accusé, l'état d'euphorie existait depuis quelques jours au moment de l'événement et aurait cessé après son arrestation.L'expert en pharmacologie témoignant pour la défense a expliqué au Tribunal qu'il était possible que le comportement de l'accusé ait été provoqué par l'association des trois médicaments.La juge a estimé que cette hypothèse ne pouvait être retenue.Le psychiatre qui avait vu le contrevenant quelques jours avant l'incident n'avait pas constaté cet état et avait même augmenté la dose prescrite.Le jour de l'événement, le contrevenant aurait pris seulement un comprimé de Prozac plutôt que les deux prescrits.Il prenait ces médicaments depuis près de trois mois au moment de l'incident et aucun autre geste répréhensible n'a été commis à sa connaissance.ri r\\ \u2022 \u2022 *\u2022 - - 9 - Drame familial près d'Âsbestos i Un père tue ses deux filles avant de s'enlever la vie r nu \u2022 .- RAYMOND GERVAIS Un père de famille durement éprouvé par la mort récente de sa femme a commis un geste de désespoir hier en tuant ses deux filles âgées de 11 et 17 ans pour ensuite s'enlever la vie.Ce drame horrible s'est produit dans une somptueuse résidence unifamiliale située au 41, rue Le-mire, à Danville, non loin d'Asbestos.C'est un voisin qui s'est rendu compte le premier que quelque chose n'allait pas et qui a communiqué avec la Sûreté du Québec vers 12 h 50, leur indiquant qu'un drame venait de se produire.Lorsque les policiers sont arrivés sur les lieux, ils ont découvert les cadavres des deux jeunes filles dans une chambre située au sous-sol de la maison.Dans un atelier, situé également au sous-sol, ils ont retrouvé le cadavre du père des deux enfants.Ce dernier s'était enlevé la vie à l'aide d'un arme à feu qui a été retrouvée à ses côtés.Les victimes sont Vicky et Au-drey Paquet, âgées respectivement de 11 et de 17 ans et leur père, Henri Paquet, 46 ans.Tout indique pour le moment que le père de famille, dans àn s moment de découragement, a tùé \\ ses deux filles pour ensuite fe- \u2022 tourner l'arme contre lui.La po-1 i lice a appris que la mère des deux* x enfants et épouse du père, était décédée le printemps dernier des suites d'un cancer.Aucune lettre * n'a été retrouvée par les policiers pouvant expliquer les raisons qpil ï ont poussé l'homme à agir ainsi.L'hypothèse retenue par les limiers consiste au fait que le père' \" dépressif depuis la mort de sa femme, n'aurait pu accepter de Vf-*?vre sans elle et aurait décidé de tuer ses enfants et de se suicider; \" ; Hier après-midi, tout le voisinage était sous le choc.Personne ne pouvait croire ce qui s'était passé à l'intérieur du domicile des*, j Paquet.Plusieurs savaient que M.Paquet n'était que l'ombre de lui-même depuis le décès de sôti épouse et qu'il éprouvait de rieuses difficultés psychologie* î ques, mais jamais personne n'aii>! J rait osé penser qu'il pourr^â'» poser un tel geste de décourager; J ment.* j l \\ Ce n'est qu'en fin de soirée hier* £ que les corps des victimes ont été transportés à la morgue pour autopsie.Des spécialistes en scènes de crimes ont passé la journée à reconstituer la scène.i » \u2022y.I : .V.\u2022 .>* -NJ-.1 CMC ÉDITION SPÉCIALE par mois, location 48 mois TRANSPORT et PRÉPARATION INCLUS Ou seulement 16 900$** à l'achat INCLUANT: \u2022Air climatisé \u2022Serrures électriques \u2022 DéverrouIliage sans clé \u2022Poignées de portières harmonisées \u2022Radio AM/FM stéréo 4 haut-parieurs \u2022Direction assistée \u2022Volant Inclinable \u2022Deux rétroviseurs télécommandés \u2022Essuie-glaces à balayage intermittent \u2022Roues 14 pouces avec enjoliveurs boulonnés \u2022Coussins gonflables conducteur et passager (SRS) \u2022Suspension indépendante aux quatre roues \u2022Moteur 1,6 titre de 106 chevaux (PGM-FI) \u2022Freins à disque ventilé i l'avant \u2022Boîte manuelle à 5 vitesses 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des célébrations partout et les Jeux de la francophonie canadienne débutent le 19 août.Ces jeux n\u2019ont rien à voir avec le Sommet de la francophonie, mais ils ajoutent à l\u2019évén e m e n t .L e français est à la mode.Plus de la moitié des pays participants ont déjà délégué des éclaireurs, au cours des dernières semaines pour le sommet de septembre.Toutes les ambassades ont été rencontrées par les organisateurs du sommet, explique le secrétaire général, Fernand Landry.En entrant dans cette ville du sud-est du Nouveau-Brunswick, le visiteur est d\u2019abord frappé par l\u2019activité sur l\u2019ensemble des chantiers.Les ouvriers sont à l\u2019oeuvre, jour et nuit, pour compléter les travaux de voirie et l\u2019aménagement des différents parcs.Les rues sont asphaltées, les pelouses bichonnées, l\u2019éclairage amélioré.La ville est propre et accueillante, une première retombée significative du sommet pour l\u2019ensemble de la région.Moncton est la plus petite ville de la francophonie à accueillir le Sommet des chefs.L\u2019ensemble du territoire directement impliqué dans l\u2019organisation de l\u2019événement compte quelque 115 000 habitants, dont le tiers sont des Acadiens et francophones.Ce sont les villes de Moncton, Dieppe, Riverview, plusieurs villages de la région et la magnifique vallée de la Memramcook, un coin de paradis que visitera d\u2019ailleurs M.Chirac durant son séjour.La région de Memramcook, c\u2019est le berceau de l\u2019Acadie.Plusieurs activités du sommet s\u2019y dérouleront, dans ce décor bucolique de fin d\u2019été.Il faut voir, entre autres, le village de Pré-d\u2019En-Haut construit sur un promontoire.Dès le début des préparatifs entourant cet événement d\u2019envergure internationale, les dirigeants du Nouveau-Brunswick ont clairement indiqué qu\u2019ils voulaient mettre tous les efforts pour l\u2019organisation d\u2019un sommet modeste.La petite province des Maritimes, et plus particulièrement Moncton, ne disposent évidemment pas de ressources comparables à des villes comme Paris, Dakar, Québec ou Hanoi.Tout indique, à ce jour, que le défi sera relevé, insiste Fernand Landry, le maître d\u2019oeuvre de l\u2019organisation.Le budget global du secrétariat est évalué à quelque 11 millions, mais des retombées de 40 millions sont attendues.Le gouvernement du Nouveau-Brunswick consacre quelque 2 millions, le Québec 500 000 $, tandis que le gouvernement fédéral assure la large part du financement.Le Nouveau-Brunswick a par ailleurs pu obtenir la participation de commanditaires prestigieux pour un montant global de 4,4 millions de dollars.La compagnie de téléphone NBTEL et le groupe Irving sont classés parmi les commanditaires Platine, c\u2019està- dire les plus importants, le Canadien National a largement contribué également, de même que le groupe Communications CCL de Moncton, l\u2019important groupe acadien Assomption- Vie et Petro-Canada.La population locale s\u2019implique également puisque près de 300 bénévoles ont été recruté jusqu\u2019à ce jour.Dans une petite ville comme Moncton où quelque 10 000 visiteurs convergeront en septembre, les questions d\u2019hébergement et de restauration inquiètent particulièrement.Les établissements du Grand Moncton, 34 restaurants au centre-ville et 76 répartis dans les villes avoisinantes, sont en mesure de servir quelque 7680 repas chauds par jour.La majorité des repas seront servis à compter de 13 heures, de façon à ne pas perturber l\u2019activité régulière, expliquent les organisateurs.Au total, quelque 4000 chambres ont été réservées dans l\u2019ensemble du territoire.Le grand hôtel Beauséjour, du centre-ville, a été réservé pour les chefs d\u2019État.Cette semaine, on procédait à des travaux d\u2019aménagement près de l\u2019hôtel, situé juste à côté du Centre du sommet.L\u2019Université de Moncton retarde le début de l\u2019année académique pour mettre l\u2019ensemble de ses installations à la disposition du Sommet.Les services de sécurité, offerts par la GRC, sont déjà sur place pour analyser toutes les demandes d\u2019accréditation.Quelque 500 policiers sont à l\u2019oeuvre.Plusieurs centaines de journalistes sont également attendus, venant de tous les coins du monde, pour couvrir l\u2019événement.Fernand Landry est le maître d\u2019oeuvre de l\u2019organisation.La Place du sommet.Le drapeau acadien flottera discrètement Lucien Bouchard et Louise Beaudoin seront accompagnés L de 40 personnes e Sommet de la francophonie se tient à Moncton, en pleine Acadie, mais c\u2019est le Nouveau- Brunswick qui reçoit.Le tricolore étoilé, le drapeau des Acadiens, ne sera pas sur les tribunes d\u2019honneur.L\u2019affaire a suscité un débat, depuis quelques mois, à la suite d\u2019un article paru dans La Presse et certains médias locaux, soulignant l\u2019absence du drapeau acadien durant l\u2019événement.C\u2019est que l\u2019Acadie, comme la Sagouine elle-même le dit dans ses savoureux monologues, n\u2019est pas un pays.Mais tout le monde sait que la réunion internationale est ici à cause de la présence acadienne.Un compromis a finalement été trouvé, en collaboration avec Ottawa, Québec et le Nouveau- Brunswick.On formera un bouquet de petits drapeaux, sur les estrades, comprenant les drapeaux du Canada, du Québec, du Nouveau-Brunswick, de l\u2019Acadie et le drapeau officiel du Sommet.Dans les rues, le drapeau des Acadiens sera également à l\u2019honneur.Mais le protocole ne permet pas que le drapeau acadien figure parmi ceux des pays et États participants.Les grands organismes acadiens ont accepté le compromis.La langue Au plan linguistique, il y a deux façons de voir Moncton.D\u2019un côté, il y a l\u2019immense progrès accompli par la population acadienne au cours des trente dernières années.Rappelons que l\u2019ancien maire de Moncton, Leonard Jones avait littéralement voulu écraser la francophonie à la fin des années soixante.La jeune génération francophone est alors montée aux barricades pour faire valoir ses droits.Les grandes institutions sont nées, notamment l\u2019Université de Moncton.Le système scolaire respecte la minorité.Le Nouveau- Brunswick, sous la direction de l\u2019ancien premier ministre Louis Robichaud, est devenu une province bilingue, légalement.L\u2019autre façon de regarder la réalité, c\u2019est dans le quotidien qu\u2019on le remarque.L\u2019affichage est unilingue anglais, partout à Moncton.Les commerçants sont particulièrement réticents à utiliser la langue française.Il faut insister, principalement dans la ville de Moncton.« Nous avons accompli des progrès immenses.Nous pouvons vivre en français à Moncton.Nous avons toutes nos institutions.Nos enfants peuvent fréquenter l\u2019école, le collège et l\u2019université sans avoir à quitter la province comme c\u2019était jadis le cas », explique Réjeanne Blais, une Franceskoise venue vivre au Nouveau-Brunswick à l\u2019âge de 19 ans.« Il n\u2019y a plus d\u2019animosité entre les deux communautés », soutient-elle.Réjeanne Blais, 43 ans, a été très impliquée dans les médias francophones de la province.Elle a été journaliste à L\u2019Évangéline, puis à Radio-Canada, avant de devenir rédactrice en chef du premier hebdomadaire français du groupe Irving.Ce journal a été lancé sous le nom de Le Journal, avant de subir des transformations pour s\u2019appeler maintenant L\u2019Étoile.Mme Blais dirigeait cette publication jusqu\u2019à tout récemment.Le monde des médias s\u2019intéresse à l\u2019Acadie.Radio-Canada bien sûr, mais également le quotidien provincial L\u2019Acadie Nouvelle, des hebdomadaires et une série de stations radiophonique communautaires française.Certes, admet Réjeanne Blais, il y a le problème de l\u2019assimilation, surtout avec les mariages mixtes.« Si la mère est anglophone, la langue maternelle risque fort d\u2019influencer, même si le père est francophone », analyse-t-elle.Il est cependant encourageant, poursuitelle, de voir des Acadiens aux commandes de grandes entreprises canadiennes et même des entreprises américaines.La qualité de la langue française, toutefois, subit constamment les assauts de la culture anglophone et américaine.Les jeunes sont influencés par les grands médias.Le Sommet de la francophonie va permettre la diffusion de la culture française avec un événement parallèle, le Village de la francophonie, où plus de 250 artistes vont se produire, notamment plusieurs Acadiens et Québécois.Le premier ministre Lucien Bouchard et la ministre des Affaires internationales Louise Beaudoin seront présents à Moncton pour l\u2019événement, avec une délégation de quelque 40 personnes.Le Québec offrira un dîner officiel, le 4 septembre, dans le décor enchanteur du Moncton Golf.Le Québec se fait toutefois discret dans l\u2019organisation de l\u2019événement, explique le chef du Bureau de Moncton, M.Jean-Claude Couture.« C\u2019est le Nouveau-Brunswick qui reçoit et non le Québec, même si nous faisons partie du conseil d\u2019administration du secrétariat.Nous souhaitons avant tout collaborer », dit-il.Le conseil d\u2019administration, formé de cinq membres, a le dernier mot dans les décisions.Le gouvernement du Canada compte deux délégués, le Nouveau-Brunswick deux délégués et le Québec un délégué.« La tenue d\u2019un tel événement, d\u2019envergure internationale, permet à la population locale de constater l\u2019importance de la francophonie.Les gens sont surpris de constater l\u2019effervescence.Le Sommet de Moncton va permettre de faire mousser la fierté francophone », explique M.Couture.Les Acadiens sont minoritaires, au Nouveau- Brunswick, soit quelque 30 % de la population globale, mais la fierté est de plus en plus évidente.Les Acadiens ont leur système scolaire indépendant, leurs hôpitaux, l\u2019Université française de Moncton, le groupe Assomption- Vie, entre autres.Et l\u2019industrie de la culture, malgré les difficultés de diffusion, ne cesse de croître.Les Acadiens prennent leur place, soutient M.Couture, responsable pour le Québec de la région Atlantique.Le bureau du Québec à Moncton a été ouvert sous le gouvernement de René Lévesque, en 1978.Les leaders acadiens du temps sollicitaient la présence du Québec en Atlantique.M.Couture explique que le gouvernement québécois espère établir des liens plus étroits avec le Nouveau-Brunswick, notamment au chapitre de l\u2019industrie touristique.Chaque année, quelque 400 000 Québécois visitent la région des Maritimes, principalement l\u2019Acadie.Québec souhaiterait établir ici des programmes d\u2019échanges.Au plan économique, des discussions se poursuivent pour que le Québec puisse profiter à son tour des réserves de gaz naturel de l\u2019île de Sable, au large de la NouvelleÉcosse.La construction d\u2019une conduite latérale, vers Edmundston, au nord-ouest, permettrait la construction d\u2019une centrale électrique par Hydro-Québec, apprend-on dans les milieux politiques.Au Nouveau-Brunswick, depuis la récente élection d\u2019un gouvernement majoritaire conservateur, c\u2019est le premier ministre Bernard Lord qui est responsable des Affaires intergouvernementales.« Il n\u2019y a plus d\u2019animosité entre les deux communautés », soutient Réjeanne Blais.Le premier ministre du Nouveau- Brunswick, Bernard Lord, est responsable des Affaires intergouvernementales. 1LP0701A0809 a07 polit lun 09 ao t 1LP0701A0809 ZALLCALL 67 00:46:01 08/09/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 9 AOÛT 1999 A 7 Politique L\u2019avenir de Chrétien reste incertain STEPHEN THORNE Presse Canadienne, OTTAWA Même s\u2019il n\u2019a surpris personne en déclarant récemment qu\u2019il solliciterait un troisième mandat, Jean Chrétien a certainement sorti la capitale de sa torpeur estivale.Après avoir effectué un remaniement ministériel, à mi-mandat, mardi dernier, il a insisté : « J\u2019aime mon travail », a-t-il déclaré.Médias, observateurs et certains initiés libéraux ont été nombreux à accueillir cette déclaration avec un grain de sel.En fait, elle n\u2019a servi qu\u2019à raviver la rumeur voulant que M.Chrétien démissionne au début de la prochaine année.Le remaniement ministériel n\u2019a donné aucun indice sur l\u2019avenir de M.Chrétien.Des ministres essentiels et successeurs potentiels de M.Chrétien, comme Paul Martin, Allan Rock et Sheila Copps sont restés à leur place.Très appréciée du premier ministre, Jane Stewart, qui pourrait nourrir des aspirations au leadership, a obtenu une promotion au sein du cabinet.Un autre loyal disciple de M.Chrétien, Sergio Marchi, a été écarté, non sans s\u2019être vu confier un boulot en or.D\u2019autres changements au cabinet ont par ailleurs été perçus comme reflétant une volonté de lui donner une orientation plus à gauche, à l\u2019encontre du conservatisme fiscal du ministre des Finances, M.Martin.Entre-temps, M.Chrétien, qui est âgé de 65 ans, a vendu la maison familiale d\u2019Ottawa, pour s\u2019en faire bâtir une au bord du Lac-des- Piles, près de Grand-Mère.Le congrès du Parti libéral doit avoir lieu du 16 au 19 mars à Ottawa.Un congrès à la direction du PLC pourrait- il avoir lieu l\u2019automne suivant, avec la tenue d\u2019élections au début de 2001 ?Les amateurs d\u2019intrigues de palais conviennent que M.Chrétien n\u2019avait pas le choix d\u2019exprimer son intention de briguer un autre mandat.S\u2019il ne l\u2019avait fait, il courait le risque de perdre toute autorité et de ne plus pouvoir faire son travail.Selon un initié libéral, le premier ministre ne décidera pas avant l\u2019an prochain s\u2019il se présentera à nouveau ou pas, puisqu\u2019il a déjà dit à plusieurs reprises qu\u2019il avait l\u2019intention d\u2019être à la tête du parti lors de son entrée dans le XXIe siècle.« C\u2019est ce qu\u2019il va dire jusqu\u2019à ce qu\u2019il en décide autrement », affirme cette source, qui s\u2019exprimait à la condition de garder l\u2019anonymat.« Il n\u2019a pas encore pris de décision, et il ne le fera probablement pas avant l\u2019an prochain.Si j\u2019avais à parier, je dirais qu\u2019il ne se présentera probablement pas.» Photothèque ARMAND TROTTIER, La Presse © La plupart des ententes « sous la table » sont initiées par les propriétaires, qui estiment qu\u2019il y a peu de chance que leur geste illégal soit découvert et qui justifient leur action en blâmant les impôts élevés et les gaspillages du gouvernement La rénovation au noir coûte des milliards aux gouvernements d\u2019après PC OTTAWA Les Canadiens qui paient au noir un rénovateur venu apporter quelques modifications à leur maison coûtent des milliards de dollars au gouvernement en rentrées fiscales perdues.Mais selon une nouvelle étude dont le Ottawa Citizen a obtenu copie, il serait quasi impossible de demander aux contribuables de cesser de recourir au travail au noir tellement leur ressentiment pour les taxes et les impôts est grand.L\u2019étude commandée par Revenu Canada s\u2019est mise en branle après le signal d\u2019alarme donné par le vérificateur général Denis Desautels au printemps dernier, selon lequel les gouvernements fédéral et provinciaux perdent environ 12 milliards par année à cause du travail au noir.Les gouvernements ne savent pas quelle proportion de ce montant est perdue à cause de l\u2019industrie de la rénovation domiciliaire, mais ils estiment qu\u2019elle serait importante.Les résultats de la nouvelle étude seront utilisés par les contrôleurs fiscaux fédéraux \u2014 et par le biais de campagnes publicitaires \u2014 pour essayer de dissuader les Canadiens de contourner le système lorsque des entrepreneurs viennent rénover leur logis.Effectuée par Sage Research, l\u2019étude s\u2019est intéressée à 24 groupes spécialement sélectionnés à travers le pays, dont la moitié était constituée d\u2019entrepreneurs en rénovation domiciliaire, alors que les 12 autres groupes comprenaient des gens qui ont fait appel aux services de rénovateurs pour effectuer des réparations sur leur propriété.Les enquêteurs de Sage ont découvert que la plupart des ententes « sous la table » sont initiées par les propriétaires, qui estiment qu\u2019il y a peu de chance que leur geste illégal soit découvert et qui justifient leur action en blâmant les impôts élevés, les gaspillages du gouvernement et les bas taux d\u2019imposition pour les entreprises et les personnes plus aisées.« Nous sommes surimposés » et « je paie déjà assez de taxes », ont été des commentaires souvent entendus lors de l\u2019étude, autant chez les rénovateurs que chez leurs clients.Plusieurs participants étaient convaincus que le travail au noir était avantageux pour l\u2019économie puisque les commerçants dépensent l\u2019argent pour des biens ou des services.Ils font aussi une différence entre le fait de frauder l\u2019impôt sur le revenu et celui de ne pas payer de taxe de vente ou de TPS.Les premiers ministres parleront fiscalité à Québec NELSON WYATT Presse Canadienne L\u2019amélioration de la compétitivité est le thème officiel de la conférence annuelle des premiers ministres qui s\u2019ouvre aujourd\u2019hui, à Québec.Mais certains premiers ministres ont bien l\u2019intention d\u2019en profiter pour presser Ottawa de réduire le fardeau fiscal.Le premier ministre ontarien, Mike Harris, a déjà fait les manchettes en exigeant qu\u2019Ottawa réduise les impôts, affirmant dans une lettre à son homologue fédéral, Jean Chrétien, qu\u2019un fardeau fiscal allégé signifie plus d\u2019emplois, une économie plus vigoureuse et des revenus accrus pour le gouvernement.Il aura l\u2019appui du premier ministre albertain, Ralph Klein.Mais la rencontre de Québec, qui se poursuivra jusqu\u2019à mercredi, ne se limitera pas à ce sujet.Comme à l\u2019habitude, les leaders des différentes provinces rivaliseront pour s\u2019assurer que leurs priorités seront discutées.Et tous ne sont pas d\u2019accord avec MM.Harris et Klein.Le premier ministre de la Saskatchewan, Roy Romanow, souhaite obtenir de l\u2019aide pour l\u2019industrie agricole, en difficulté, et des premiers ministres des provinces maritimes, comme le Néo-Brunswickois Bernard Lord et son voisin Pat Binns de l\u2019Île-du-Prince-Edouard, revendiqueront une stratégie nationale en matière de chantiers navals et une politique canadienne des transports.La Colombie-Britannique et Terre- Neuve s\u2019intéressent au financement de l\u2019éducation et de la santé.Le premier ministre de Colombie- Britannique, Glen Clark, cherchera à forger un front commun des premiers ministres sur la question de l\u2019éducation supérieure, a indiqué son ministre de l\u2019Education supérieure, Andrew Petter.L\u2019événement ramène les premiers ministres des provinces sur les lieux de leur première conférence, il y a 40 ans.Le premier ministre québécois, Lucien Bouchard, présidera la rencontre.Même si l\u2019événement se déroulera sur le territoire d\u2019un gouvernement souverainiste, tout laisse croire que les discussions d\u2019ordre constitutionnel seront reléguées à l\u2019arrière-plan.M.Bouchard a minimisé l\u2019idée d\u2019un autre référendum sur la souveraineté depuis les élections de l\u2019automne dernier, quand le Parti québécois a été réélu.Son gouvernement s\u2019efforce de réunir les « conditions gagnantes » en prévision d\u2019un autre référendum, ce qui inclut, entre autres, de redresser la situation financière du Québec.Le premier ministre Romanow ne croit pas que M.Bouchard se servira de la conférence pour faire avancer son option souverainiste.Il se dit assuré que M.Bouchard jouera honnêtement son rôle de président.Mais s\u2019il devait en être autrement, M.Bouchard « entendra parler de moi, en privé et en public », a-t-il prévenu.Moins d\u2019opposition à l\u2019immigration SONDAGE GALLUP Un Canadien sur trois est favorable à une diminution de l\u2019immigration.Les enquêteurs de la maison Gallup ont posé récemment à un certain nombre de Canadiens la question suivante : « S\u2019il était de votre domaine de planifier une politique de l\u2019immigration pour le Canada, seriez-vous porté à augmenter l\u2019immigration, à la diminuer, ou à garder le nombre d\u2019immigrants à son niveau actuel ?» Cette année, pour la première fois depuis que Gallup pose cette même question, soit depuis 1975, le pourcentage des répondants favorables à une diminution de l\u2019immigration est tombé à 31 %.S\u2019il était dans le pouvoir des Canadiens de planifier directement la politique du Canada en matière d\u2019immigration, 31 % d\u2019entre eux réduirait le niveau d\u2019immigration, alors que 37 % exprimaient cette opinion l\u2019année dernière.Seulement 17 % des Canadiens seraient prêts à augmenter l\u2019immigration au Canadda, alors que 11 % avaient fourni cette réponse en 1998.En revanche, 50 % maintiendraient le nombre d\u2019immigrants à son niveau actuel, par rapport à 49 % l\u2019année dernière.Enfin, 2 % des Canadiens n\u2019ont aucune opinion sur la question.En se fondant sur une analyse des résultats du sondage par région, l\u2019appui à une diminution de l\u2019immigration au Canada est le plus élevé dans les provinces de l\u2019Atlantique et au Québec (34 %), suivis de près par l\u2019Ontario et la Colombie- Britannique (33 %).L\u2019appui à la diminution de l\u2019immigration tombe dans les Prairies à 22 %.Une ventilation des réponses selon le degré de scolarité des répondants, montre que les détenteurs d\u2019un diplôme universitaire sont plus susceptibles d\u2019être favorables à une augmentation de l\u2019immigration.C\u2019est ainsi que 25 % des répondants de cette catégorie se disent favorables à un accroissement de l\u2019immigration comparativement à 13 % parmi les répondants des autres catégories.Les résultats de ce sondage sont fondés sur des entrevues téléphoniques faites auprès de 1002 personnes entre le 13 et le 19 juillet.Un échantillon de cette taille comporte une marge d\u2019erreur de 3,1 points de pourcentage, 19 fois sur 20.Dans le cas du Québec, l\u2019échantillon n\u2019est que de 266 et la marge d\u2019erreur est de 6,0 points de pourcentage, 19 fois sur 20.2762970 A8 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 9 AOÛT 1999 Une i i a i d a t i o très Toyota On fait le vide TOYOTA > LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 9 AOÛT 1999 A9 .^ TERCEL CE PLUS rmoif/ ocation 4a mors1 199*= TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS MENSUALITÉS COMPTANT' 165$ 1 500$ 182$ 750$ 199$ 0$ COROLLA VE 249% TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS MENSUALITÉS COMPTANT' 214$ 1 500$ 232$ 750$ 249$ 0$ RAV4 4X4 279*= mÊÊkmf 48m(W TRANSPORT ET PREPARATION INCLUS MENSUALITÉS COMPTANT* 2200$ 296$ 1500$ 330$ 0$ CAMRY CE PLUS 299* mois/ location 48 mou4 TRANSPORT ET PREPARATION INCLUS MENSUALITÉS COMPTANT* 299$ 2850$ 324$ 1750$ 364$ 0$ Financement à Tachât 0 jusqu'à 48 mois sur tous les modèles CREDIT ProQrammes de loration au détail de Toyota Canada !nc.sur approbation de crédit par Crédit Toyota Immatnculation assurances et taxes en sus TOYOTA ot1re Vi1,aDle sur ,es modèles Tercet BC53LM-6A neufs en inventaire Premier versement de 228.90$ et dépôt de garantie de 250$ exigibles au ¦HBBBttâa moment de la livraison Ottre valaole sur les modèles Corolla BR12EM-AA neufs en inventaire Premier versement de 286 41S et dépôt de garantie de 300S exigibles au moment de la livraison.'Offre valable sur les modèles Rav4 HP10VM-AA neufs en inventaire Comptant initial de 2200$ Premier versement de 320.92$ et dépôt de garantie de 325$ exigibles au moment de la livraison \u2022'Offre valable sur les modèles Camry BG22KP-BA neufs en inventaire.Comptant initial de 2850$ Prc Tient de 313 92$ et dépôt (450,699-8555 H\\undai Varennes 1855, route I *2 \\ .rennes (450) 652-4979 H mu niai Valle>flleld 4^0.Chemin Larocquc Va»le\\field (45oi 170-3330 -*\u2014 \u2022 Desmeules Hyundai 1237.boul Des Laurentides Vimont (450) 668-6393 Hyundai Auto St-Jérôme I 180.boul.Des Laurentides Si Antoine (450) 432-4252 ChoiiU'de> HMiiul.u 2480.boni C ure L .ibelle l aval (45()i 682 (*kw> Hyundai Hlainville 1053.boul.Curé Labellc Blains ille 14501 4U-S4K4 Houle et Frères Hyundai 401.boul.Des Seigneurs Terre bonne (450) 471-4647 Hamel Hyundai 885.boul.Arthur-Sauvé St-lùistachc (450) 974-0440 IVi loi me ll> uiulai 1453.boul.Paquctte Mont-Laurier (819) 623-4844 Hyundai de Lanaudière I 165.me tle I anaiulicre Jolicttc (450) 759 7669 Colteux Hyundai s.\" 15, a\\ Papmeau Montréal (514 ) 521*3201 Il mi ml ai Kepeiitigny 845.rue Noue Dame Repentie ny (450) 582-3182 Hyundai SoreKIYacj l sf>4.rue Mme \\ k lorill Sorel (450) 743-1244 Hxumlai i.abriel 7020.boul.Henri-Bourassa Est Montréal (5141 129-7777 A 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 9 AOÛT 1999 SERONT-ELLES LÀ ?ET VOUS ?Omnium du Maurier I es Internationaux de tennis féminin du Canada -Du 12 au 20 août 2000_ Stade du Maurier, Montréal BU IMS A PARTIR 1)1 10 S Réseau ADMISSION : (514) 790-1245 o 'y* www tenmscanadn com I ri \u2022 1LP1501A0809 A 15 lundi 1LP1501A0809 ZALLCALL 67 00:46:10 08/09/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 9 AOÛT 1999 A 15 Le sexe décourage les gros Agence France-Presse LONDRES Les personnes jugées médicalement trop grosses ont une nette tendance à mettre leur sexualité en veilleuse dans l\u2019attente d\u2019une perte de poids, selon un sondage publié hier par le magazine diététique britannique Slimming.Quelque 67 % des 1000 lecteurs interrogés par le journal se sont déclaré convaincus que leur vie sexuelle serait plus active s\u2019ils ne souffraient pas d\u2019un embonpoint qui les complexe majoritairement.Et 83 % pensent que les femmes plus minces sont moins inhibées sexuellement que les autres.« Mettre sa sexualité entre parenthèses en attendant de perdre du poids constitue une grave erreur », met en garde la rédactrice en chef de Slimming, Juliette Kellow.« En fait, le sexe est un formidable brûleur de graisses et peut vous aider à perdre du poids », ajoute-t-elle.Selon le magazine, une relation sexuelle d\u2019une durée de 30 minutes permet de brûler 200 calories, en faisant travailler toutes les parties du corps.En outre, une activité sexuelle régulière encourage les défenses immunitaires, réduit le stress et permet de mieux supporter la douleur grâce à la libération d\u2019endorphines, explique-t-il.PHOTO AP Ronnie Biggs, l\u2019auteur, en 1963, du vol de 2,6 millions de livres dans le train postal Glasgow-Londres, a fêté tranquillement hier son 70e anniversaire au cours d\u2019un barbecue dans sa villa de Rio de Janeiro.2773075 L\u2019auteur du casse du siècle fête son 70e anniversaire Associated Press RIO DE JANEIRO L\u2019homme le plus recherché par Scotland Yard, Ronnie Biggs, a fêté hier son 70e anniversaire au cours d\u2019un barbecue dans sa villa de Rio de Janeiro.L\u2019auteur en 1963 du « casse du siècle » \u2014 2,6 millions de livres volées dans le train postal Glasgow-Londres \u2014, avait invité 140 amis à cette fête qui s\u2019annonçait très arrosée.Parmi les invités venus de Grande-Bretagne était annoncé l\u2019un des vieux complices de Biggs, Bruce Reynolds.Un autre de ses anciens associés, Jimmy Hussey, n\u2019a pu faire le voyage.Joint peu avant la fête, Ronnie Biggs a confié qu\u2019il avait l\u2019intention de boire modérément.Victime d\u2019une attaque l\u2019an dernier, il n\u2019a droit qu\u2019à un verre de vin par jour.Arrêté après le hold-up et condamné à 30 ans de prison, Ronald Arthur Biggs a réussi à s\u2019évader en 1965 de la prison londonienne où il était détenu.Il s\u2019est réfugié en Australie, puis au Brésil.Le gouvernement britannique n\u2019a jamais pu obtenir son extradition.2773750 2774017 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 9 AOUT 1999 SATlrtN Pour concevoir une plus grande Saturn, on a pris le taureau par les cornes.Une plus grande voiture ne devrait jamais faire regretter la fougueuse performance d'une plus petite.Les ingénieurs de Saturn le savent bien.et n'ont rien négligé en dotant la grande nouvelle série L d'un nerveux moteur DOHC de 2,2 litres développant 137 chevaux-vapeur.Et tant qu'à tenter la bête, mentionnons la transmission manuelle à cinq rapports et la suspension indépendante à multibras à l'arrière («conduite équilibrée, tout en douceur», en langage d'ingénieur).Et bien entendu, les célèbres innovations Saturn : les panneaux en polymère résistants aux bosses et à la rouille, la carrosserie caisson modifiée en acier, l'expérience d'achat sans pression, sans tracas, et l'exclusive garantie de remboursement 30 jours (ou 2 500 km).La liste d'éloges est longue.Jugez plutôt par vous-même : passez faire un essai routier chez votre détaillant Saturn.Les berlines Saturn LS sont offertes à compter de 20 075 $, tandis que le modèle LSI illustré est disponible à compter de 24 550 $ (Transport, taxe d'accise et la préparation à la route inclus.PDSF ne comprend ni les taxes ni l'immatriculation et ni les assurances).Le détaillant peut fixer un prix moindre.1 888 4SATURN Pour faire tout autrement www.saturn.canada.com "]
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