La presse, 16 août 1999, Cahier A
[" 1LP0102A0816 UNE-LUNDI-16-08 1LP0101A0816 ZALLCALL 67 01:06:02 08/16/99 B 1 3 4 6 http://lapresse.infinit.net Montréal, R lundi 16 août 1999 60 ¢ TAXES EN SUS ÎLES - DE - LA - MADELEINE 1 $ REMPLACEMENT DE BIJOUX POUR ASSURANCE 2762643 7139, rue ST-HUBERT 277-3127 \u2022 Très grand choix \u2022 Prix d\u2019escompte \u2022 Modeliste \u2022 Joailliers diamantaires www.bijouterieleroy.com 115e année No 292 52 pages, 4 cahiers Beau temps pour les mongolfières L\u2019Opéra et l\u2019OSM à la Place des Arts malgré la grève CHRISTIANE DESJARDINS Si la grève des techniciens de la Place des Arts force les Grands Ballets canadiens et la compagnie Jean-Duceppe - deux des quatre compagnies résidentes - à déménager, il n\u2019en va pas de même pour l\u2019Opéra et l\u2019Orchestre Symphonique de Montréal, qui se produiront dans leurs salles habituelles, mais avec des moyens réduits, a appris La Presse.Ainsi, l\u2019Opéra se passerait de ses techniciens de scène en offrant des versions concert, donc sans décors.Du personnel cadre s\u2019occuperait de toutes les manutentions et de la production des spectacles, autant pour l\u2019ODM que l\u2019OSM.La directrice générale de la Place des Arts, France Fortin, a refusé de confirmer ou d\u2019infirmer cette nouvelle, se bornant à dire qu\u2019une conférence de presse conjointe de la PDA et ses quatre compagnies résidentes aura lieu aujourd\u2019hui, à 14 heures.Bruce Johansen, porte-parole de la section locale de l\u2019Alliance internationale des employés de scène, de théâtre et de cinéma, ne semblait pas étonné par ce revirement de situation.L\u2019ODM et l\u2019OSM avaient annoncé il y a quelques semaines qu\u2019elles avaient trouvé où se loger pour la rentrée culturelle, en septembre.« Ça ne me surprend pas.J\u2019imagine qu\u2019ils ont suffisamment de cadres pour habiller une scène.Mais que sont-ils capables de faire ?On les connaît comme administrateurs, pas comme techniciens de scène.Quel niveau d\u2019efficacité et de sécurité vont-ils être capables de maintenir ?» M.Johansen souligne que la production d\u2019un spectacle va bien au-delà des décors, et que l\u2019appareillage de la Place des Arts est extrêmement sophistiqué.« Les consoles d\u2019éclairage, il faut les manipuler.Il y a les accessoires.Faire marcher les ceintres, sortir la conque de l\u2019orchestre, il faut savoir manoeuvrer tout ça.Pour la conque, les gars de l\u2019entretien mécanique sont capables de le faire, mais ce ne sont pas des cadres.S\u2019ils le font, ce sont des scabs et c\u2019est une infraction aux normes du travail.» « Ce n\u2019est pas aussi simple que La Ronde.Quand tu suspends 1200 Voir L\u2019OPÉRA en A2 PHOTO ÉRIC ST-PIERRE, La Presse Le Festival de montgolfières de Saint-Jean-sur-Richelieu a pris fin hier soir en beauté avec une dernière ascension.Contrairement à la veille, tous les ballons ont pu décoller malgré un vent faible.Chaque année, ce festival attire des milliers de personnes qui viennent admirer des montgolfières aux formes les plus variées et de toutes les couleurs.Leur élégance et leur maniabilité émerveillent.Le crime organisé s\u2019étend au Kosovo 3700 personnes à l\u2019hôtel de ville CHRISTIANE DESJARDINS « Je savais que mon père était apprécié, mais quand on y pense, ça fait 13 ans qu\u2019il n\u2019est plus là.Malgré cela, les gens ne l\u2019ont pas oublié.Et le plus étonnant, c\u2019est qu\u2019il y a plein de jeunes qui sont venus.Même s\u2019ils ne l\u2019ont pas connu, ils disent qu\u2019ils profitent de ce qu\u2019il a fait pour Montréal », a confié François Drapeau, le fils cadet de Jean Drapeau, hier.François Drapeau, qui demeure dans la région d\u2019Ottawa où il exerce le métier de journaliste au quotidien Le Droit, s\u2019est joint à son frère aîné, Pierre, pour recevoir les témoignages de sympathies à l\u2019hôtel de ville de Montréal, hier.Voir 3700 PERSONNES en A2 d\u2019après AFP, PRISTINA Maisons pillées, personnes âgées expulsées, voitures volées, racket, meurtres, enlèvements, viols, trafic : les troupes de la KFOR au Kosovo sont confrontées au crime, organisé ou sauvage, perpétré par des Kosovars ou des membres de la mafia albanaise.Le secteur central, contrôlé par les Britanniques, bat le record de la criminalité - environ 60 % de crimes dans la province - avec 127 meurtres, 378 incendies criminels et 504 cas de pillages enregistrés depuis le 12 juin, selon les derniers chiffres de la KFOR.Chaque jour, 15 personnes sont arrêtées.Dans le secteur sud, contrôlé par les Allemands, 34 meurtres, 71 incendies et 150 cas de pillage ont été enregistrés.Les chiffres sont à peu près similaires dans le secteur ouest contrôlé par les Italiens.Après la grande vague de représailles des Kosovars albanais contre les Serbes les premières semaines qui ont suivi l\u2019entrée de la KFOR dans la province, les troupes de la Voir LE CRIME en A2 PHOTO PATRICK SANSFAÇON, La Presse Pierre et François Drapeau ont reçu de nombreux témoignages.La casse-couilles Assise dans les gradins du studio de Michel Drucker, Julie Snyder tuait le temps en admirant les grilles d\u2019éclairage.Personne ne l\u2019avait invitée à l\u2019émission célébrant la fin du Printemps du Québec à Paris.Elle n\u2019était sur le plateau que pour filmer Luc Plamondon dans le cadre d\u2019un spécial Poing J consacré au parolier.Devant le déploiement luxuriant de la technique française, Julie se disait que ça devait être formidable de faire de la télé en France.Dix fois plus de public.Dix fois plus de moyens.Une heure plus tard à la cafétéria de France 2, le producteur de l\u2019émission l\u2019interpella.« Si seulement vous aviez eu une cassette de votre émission, Michel aurait pu vous interviewer », lui lança-t-il sans doute par pure politesse.« Une cassette ?J\u2019en ai justement une ! » rétorqua Julie qui sauta immédiatement sur son cellulaire et appela l\u2019assistante en train de mitonner des cretons pour un tournage avec Maman Dion et Plamondon le lendemain.« Au diable les cretons de Maman Dion, hurla Julie.J\u2019ai besoin d\u2019une cassette et d\u2019une robe tout de suite.Ça presse ! » La cassette arriva alors que l\u2019émission était déjà commencée.Il fallut la transférer sur un support européen puis la remonter.Le temps filait à une telle vitesse que Julie était persuadée que tout allait foirer et qu\u2019elle ne mettrait jamais les pieds sur le plateau de Drucker.N\u2019empêche qu\u2019en apprenant que le réalisateur ne passerait qu\u2019une minute 45 de sa cassette, la victime se mua en tigresse.« C\u2019est une minute de plus ou rien », jappa-t-elle à son assistante.Le réalisateur faillit tomber en bas de sa chaise.« Cette fille est une casse-couilles ! jappa-t-il à son tour.Dis-lui qu\u2019elle n\u2019est pas au Canada et qu\u2019elle est à MON émission, pas à la sienne ! » Dix minutes plus tard, la cassecouilles obtenait 30 secondes de plus du réalisateur résigné.Le lendemain, ces 30 secondes doublées d\u2019un baiser théâtral de Drucker en pleine émission se mua en une nuée de propositions de trois chaînes françaises.Pas mal pour une fille qui n\u2019avait pas été invitée.n À lire, l\u2019entrevue en page A 11 PHOTO ROBRT MAILLOUX, La Presse Julie Snyder 138 JOURS AVANT L\u2019AN 2000 INDEX Petites annonces - index C7 - immobilier C7 et C8 - marchandises C8 - emplois C8 et C9 - automobile C9 à C11 - affaires B5 Arts et spectacles B9 à B11 - horaire spectacles B10 - horaire télévision B10 Bandes dessinées C8 Bridge C9 Décès C11 Économie B1, B4 à B8 Feuilleton C9 Êtes-vous observateur ?C7 Horoscope C10 Loteries A2 et A9 Monde B3 Mots croisés C8 Mot mystère C9 ÉDITORIAL Le TPI et son indépendance - Frédéric Wagnière page B2 MÉTÉO Passages nuageux Max.27, min.17 Cahier Sports, page 16 * Laissez tout tomber pour une GM * Taux de financement à l\u2019achat jusqu\u2019à 48 mois.Taux de 1,9 % également applicable à la location jusqu\u2019à 36 mois sur certains modèles.Voyez votre concessionnaire pour tous les détails.2709924 1LP0202A0816 DEUXLUNDI-16-08 1LP0201A0816 ZALLCALL 67 01:05:54 08/16/99 B Suites de la une A 2 R LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 16 AOÛT 1999 Le crime organisé s\u2019étend au Kosovo 3700 personnes à l\u2019hôtel de ville 3700 PERSONNES / Suite de la A1 Leur frère Michel, lui, est resté à la maison familiale du quartier Rosemont, pour veiller sur leur mère.En ce dimanche ensoleillé, plus de 2 800 personnes se sont rendues à l\u2019hôtel de ville pour témoigner de leur affection envers celui qui a présidé aux destinées de Montréal pendant 29 ans.La veille, plus de 900 personnes les avaient précédées.« Merci M.le maire pour tout ce que nous continuerons de bénéficier.» « On perd un grand homme.» « J\u2019ai entendu dire que vous étiez un très bon homme, même si je ne vous ai pas connu.» « Merci pour toutes les belles réalisations, Expo, Olympiques, vous êtes un idéal pour les jeunes ».Voilà quelques uns des témoignages, parmi les centaines d\u2019autres, que les visiteurs ont écrit hier dans les registres mis à leur disposition.Les funérailles civiques de Jean Drapeau ont lieu ce matin, et l\u2019on s\u2019attend à ce que de nombreux citoyens se massent le long de la rue Notre-Dame pour saluer le cortège funèbre.Les funérailles débutent officiellement à 10 h 30, alors que le cortège fera un arrêt devant l\u2019hôtel de ville de Montréal, où le maire Pierre Bourque saluera le défunt.Par la suite, le cortège se rendra à la basilique Notre-Dame, et le service religieux débutera à 11 h.Outre la famille et de nombreux dignitaires, on prévoit que beaucoup de citoyens voudront assister à l\u2019office funèbre, qui sera célébré par le cardinal Jean-Claude Turcotte.Ceux qui ne trouveront pas place à l\u2019intérieur pourront toutefois entendre la cérémonie qui sera diffusée à l\u2019extérieur.Comme l\u2019a voulu la famille, il s\u2019agira d\u2019un office religieux sans discours, ni témoignages.L\u2019organiste Pierre Grandmaison, les chanteurs Nicole Lorangé et Napoléon Bisson, de même que la chorale de la basilique, entonneront les chants liturgiques.Par la suite, la famille accompagnera la dépouille de M.Drapeau au cimetière Notre-Damedes- Neiges, où le défunt sera incinéré et inhumé dans le lot familial.Cette partie des funérailles est toutefois strictement privée.Les funérailles de M.Jean Drapeau seront retransmises sur plusieurs canaux de télévision, ce qui implique d\u2019énormes préparatifs techniques.Dès hier matin, le Vieux-Montréal, puis en fin de journée, la basilique, ont été envahis par des employés des réseaux de télévision, qui s\u2019affairaient à monter des échafauds, passer des fils, faire du repérage, bref tout mettre en place pour diffuser la cérémonie aujourd\u2019hui.Un important dispositif policier sera déployé pour assurer la bonne marche des funérailles.Il est à noter que des barricades interdisant la circulation dans le Vieux-Montréal seront installées dès six heures ce matin, pour être levées à la fin de la cérémonie, vers 13 h30.LE CRIME / Suite de la A1 force multinationale se trouvent désormais face à de la « pure criminalité », affirment ses responsables dans tous les secteurs.Aux côtés des Albanais toujours assoiffés de vengeance, comme ceux qui ont lancé une attaque à la grenade jeudi contre le village serbe de Gornja Brinjica (nord de Pristina), il y a dans la ville « des groupes d\u2019individus pas automatiquement organisés qui profitent de la situation pour avoir une emprise sur l\u2019activité économique », explique le lieutenant-colonel britannique Robin Hodges.Il dénonce notamment le racket « des vieilles personnes serbes ou albanaises qui, victimes d\u2019actes d\u2019intimidation à répétition, sont obligées de signer une « déclaration de vente » de leur logement contre quelques milliers de DM ».Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a recueilli plusieurs de ces transactions bidon.Parallèlement, il y a à Pristina des « bandes très professionnelles », « équipées de matériel d\u2019écoute, qui se déplacent en même temps que les patrouilles » pour opérer, ajoute le lieutenant Blair Hall.Aucun des secteurs n\u2019est épargné.Certains des troubles survenus au Kosovo depuis mi-juin sont « sans aucun doute liés au crime organisé (.) en particulier dans le sud-est », zone contrôlée par les troupes américaines et russes, a déclaré jeudi le chef suprême des forces alliées en Europe, le général américain Wesley Clark.La mafia albanaise est aussi montrée du doigt dans les secteurs américain et surtout allemand (près de la frontière).« Nous savons qu\u2019elle est présente même si nous n\u2019en n\u2019avons pas de preuves formelles.Les Albanais sont difficiles à différencier des Kosovars, mais en Allemagne, nous avons l\u2019habitude des agissements de leur mafia », explique Michael Franzke, lieutenant de la police militaire allemande de la KFOR, qui ne compte plus les voitures volées dans la région, le trafic d\u2019électro-ménager ou de téléviseurs, les plaintes de femmes seules attaquées par des pillards.« Même s\u2019ils ne sont pas vraiment implantés dans la province - car les Kosovars ne les aiment pas -, les Albanais représentent un risque de déstabilisation de la région car ils ont beaucoup d\u2019énergie criminelle », poursuit Michael Franzke.Dans le secteur italien, les soldats de la KFOR ont confisqué la semaine dernière des fusils, des grenades, des munitions dans un camion qui traversait la frontière avec l\u2019Albanie.Face à cette poussée de crimes d\u2019après-guerre, la police militaire de la KFOR chargée de maintenir l\u2019ordre en attendant la mise en place de la police internationale de l\u2019ONU, se trouve parfois confrontée à des problèmes insolubles.« Aux frontières, il n\u2019y a pas de taxe.Il n\u2019y a pas non plus de licence pour les entreprises.Et comment arrêter le conducteur d\u2019une voiture volée quand il nous répond que ses papiers ont été confisqués par les Serbes », se demande le lieutenant Franzke.L\u2019Opéra et l\u2019OSM à la PdA malgré la grève L\u2019OPÉRA / Suite de la A1 livres au-dessus de la tête du monde, il faut qu\u2019elles restent là », ajoute M.Johansen.La convention collective des techniciens est échue depuis février dernier.Les techniciens ont déclenché leur grève le 22 juin, ce qui a forcé l\u2019annulation ou le déplacement de nombreux spectacles pendant les festivals d\u2019été.Les négociations avaient repris la semaine dernière, mais elles ont achoppé jeudi.La conciliatrice, Monique Richard, est partie en vacances vendredi, et aucune reprise des négociations n\u2019est prévue.La Place des Arts et ses quatre compagnies résidantes, qui se sont rangées derrière elle, affirment que les demandes des techniciens sont irréalistes dans le contexte actuel.« Combien leur ont coûté jusqu\u2019ici les amendes pour annulation de spectacles et l\u2019entreprise de relations publiques qu\u2019ils ont embauchée ?Ils vont payer cinq fois ce que ça leur aurait coûté de régler avec nous », conclut M.Johansen.PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, La Presse Château de sable L\u2019équipe de Guy Beauregard, avec Le rêve avant tout, a remporté hier les honneurs du 9e Concours international de châteaux de sable qui se déroulait au parc Lafontaine.Le deuxième prix est allé à l\u2019équipe de René Pierre Lescoummec avec Sans titre.Le troisième prix a été remporté par l\u2019équipe de Richard Felx avec Magie de sable.L\u2019équipe gagnante pourra participer toutes dépenses payées au Concours international de châteaux de sable à Cabarete, en République Dominicaine, au mois de février prochain.Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : (514) 285-6931 National, TéléPlus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : (514) 285-6892 Les petites annonces : (514) 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse, Ltée, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.http://lapresse.infinit.net Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne - Contrat de vente numéro 0531650» Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 8-3-9 à quatre chiffres : 2-8-6-5 COLLECTES DE SANG Aujourd\u2019hui, Héma-Québec attend les donneurs aux endroits suivants: n à Montréal: Centre des donneurs de sang, Centre commercial Maisonneuve, 2991, Sherbrooke Est (métro Préfontaine), de 10 h à 17 h 30; n à Laval: Place Laval, 1, Place Laval (Centre de conférences), de 11 h à 17 h; n à Ascot: Club Optimiste Bellevue, Église du Précieux-Sang (salle), 785, rue Thibault, de 15 h à 20 h; n à Hudson: Camping Choisy, 209, route 201, de 14 h à 17 h et de 18 h à 20 h; n à Saint-Sophie: Pavillon de LaJeunesse, 2181, rue hôtel de Ville, de 14 h à 20 h; n à Verchères: Centre communautaire de Verchères, 92, montée Calixa-Lavallée, de 14 h 30 à 20 h 30.DEMAIN DANS LA PRESSE La ruée vers le Nord Dans le petit chalet sur le bord du lac Ekomiak, six hommes enfilent de lourdes bottes et des vêtements chauds.Dehors, il fait 10 degrés en ce matin gris d\u2019un mois d\u2019août gris.Bientôt, les travailleurs sortiront pour aller interroger le sol.Comme à chaque jour, ils tenteront de s\u2019approcher de leur but ultime : ouvrir une mine d\u2019or à la baie James.Sera-ce un deuxième Klondike ?Valérie Dufour nous donne plusieurs filons demain dans le cahier Économie.QUESTION DU JOUR Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour: \u2014 par téléphone, en composant le 514-285-7333; \u2014 par Internet : http://lapresse.infinit.net Selon-vous, la rue Sherbrooke devraitelle porter le nom de Jean Drapeau ?Selon-vous, les transporteurs Air Canada et Canadien devraient-ils fusionner ?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 68 % Non: 32 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n\u2019a aucune prétention scientifique. 1LP0302A0816 A-3 lundi 1LP0301A0816 ZALLCALL 67 01:05:47 08/16/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 16 AOÛT 1999 R A 3 L\u2019EXPRESS DU MATIN Un dangereux taureau destiné à la Feria de Montréal s\u2019enfuit RAYMOND GERVAIS Les organisateurs de la Feria de Montréal jouent de malchance : après les objections de la SPCA et le lobbying des militants du Regroupement d\u2019action globale (RAG) contre la tenue de la corrida la semaine prochaine au Stade olympique, voilà qu\u2019un des taureaux devant participer à la corrida a pris la clé des champs hier au poste douanier de Lacolle et qu\u2019un de ses congénères est mort dans le camion qui le transportait.Des huit taureaux en provenance d\u2019une ferme d\u2019élevage de Lancaster au Massachusetts, il n\u2019en reste plus que six.Suzanne Thomas, porte-parole de la Feria de Montréal, a indiqué que la perte des deux bêtes à cornes ne pose aucun problème pour la tenue de l\u2019événement.« Nous avons besoin de quatre à six taureaux pour organiser la tourada (corrida sans effusion de sang ni mise à mort).Il est malheureux d\u2019avoir perdu deux bêtes, mais ça ne met pas le spectacle en péril », a précisé Mme Thomas.Le taureau qui a pris la clé des champs vers 00h45 dimanche, est un animal qui pèse 635 kg.De souche américaine, mais de parents mexicains, le bovidé est combatif et agressif de nature.Dès l\u2019âge de trois jours, il fonce sur tout ce qui bouge.Le taureau est donc considéré par la Sûreté du Québec comme dangereux.Les policiers et les agents de conservation de la faune n\u2019ont donc pas l\u2019intention de mettre leur vie en danger afin de rattraper l\u2019animal.Les agents Réjean Rioux et Richard Ducharme du bureau du ministère de l\u2019Environnement de la Conservation et de la Faune à Saint-Jean ont expliqué qu\u2019ils possèdent une carabine à air comprimée tirant des fléchettes tranquillisantes, mais que l\u2019arme n\u2019est efficace qu\u2019à une distance maximale de 35 mètres et que le tranquillisant met une dizaine de minutes à faire effet.Les agents n\u2019entendent utiliser cette arme que si l\u2019animal leur en donne le temps ; sinon, ils auront recours à un fusil de calibre 12 chargée d\u2019une balle rayée ou à une carabine de calibre 270.Hier après-midi, les vétérinaires Danielle Lagrenade et Jean-Guy Hurtubise de l\u2019Agence canadienne d\u2019inspection des aliments ont expliqué comment l\u2019animal a pu s\u2019enfuir de l\u2019édifice gouvernemental, spécialement aménagée pour y recevoir les gros animaux.Les taureaux ont d\u2019abord été descendus un par un du camion, puis amenés dans un corridor de l\u2019édifice pour inspection.Les vétérinaires doivent s\u2019assurer que les animaux importés au Canada sont en bonne santé et ne sont pas porteurs de maladies.Pour ce faire, il doivent consulter une étiquette apposée sur l\u2019oreille de l\u2019animal et vérifier si les données correspondent aux documents fournis par les vétérinaires du pays exportateur.Par un corridor, l\u2019animal est ensuite conduit dans une stalle.C\u2019est en se dirigeant vers cet endroit que le taureau, profitant probablement que la porte de la stalle n\u2019était pas verrouillée, a réussi à se faufiler dehors en poussant deux autres portes avec ses cornes.Des empreintes laissées par le taureau ont été retrouvées à la levée du jour non loin du poste-frontière, longeant la voie de service de l\u2019autoroute 15, mais les agents de conservation ont perdu la trace dans la bretelle d\u2019accès à l\u2019autoroute.Hier après-midi, un hélicoptère de la SQ a survolé la région, des policiers et les agents de conservation ont sillonné les routes environnantes, mais sans succès.Les agents de la faune espèrent que l\u2019animal se joigne aux troupeaux de vaches des nombreux éleveurs de la région de Lacolle et qu\u2019un fermier contacte la police pour signaler sa présence.Il faut faire le numéro 310-4141 pour joindre la Sûreté du Québec ou *4141 sur un appareil cellulaire.Theresa Contente, porte-parole du Regroupement d\u2019action global qui s\u2019oppose à la corrida et aux spectacles utilisant des animaux, a expliqué hier qu\u2019il fallait peut-être attendre que quelqu\u2019un soit tué par un taureau avant que les autorité comprennent qu\u2019il est inhumain et irrespectueux pour les animaux de présenter une corrida, même sans effusion de sang.Le docteur Hurtubise a indiqué qu\u2019une autopsie sera pratiquée sur le taureau mort à Lacolle, mais qu\u2019il ne croyait pas que l\u2019animal soit décédé à la suite d\u2019une maladie infectieuse.Le vétérinaire croit plutôt que le bovidé a été victime d\u2019une crise cardiaque due au stress du transport en camion et de l\u2019attente de près de quatre heures à Lacolle.Les taureaux refusant de quitter le camion, les exportateurs avaient alors été contraints d\u2019attirer les bêtes au moyen d\u2019une serviette rouge.Huit morts sur les routes n Au moins huit personnes ont perdu la vie sur les routes du Québec, au cours du week-end.Dans les Cantons de l\u2019Est, une collision entre une automobile et un train a fait un mort, hier vers 12h15, à Nantes, municipalité voisine de Lac-Mégantic.À Québec, un automobiliste a été tué hier après-midi sur l\u2019autoroute de la Capitale.L\u2019accident s\u2019est produit quand le conducteur d\u2019une automobile en a perdu le contrôle pour aller heurter un viaduc.Samedi, vers 22 h, à la suite d\u2019une collision frontale, un homme a perdu la vie sur l\u2019autoroute 55 à la hauteur de Saint-Nicéphore.L\u2019accident a fait aussi deux blessés.Samedi midi, à Sainte-Martine, en Montérégie, un homme qui venait d\u2019immobiliser sa camionnette en bordure de la route 205, a été heurté alors qu\u2019il descendait de son véhicule par un petit camion qui circulait sur cette même route.Samedi, vers 14h30, sur la route Principale, à Saint-Louis-de-Gonzague, près de Salaberry-de-Valleyfield, une personne a perdu la vie en heurtant un arbre, après avoir perdu le contrôle de sa voiture.Samedi en fin de soirée, une femme de 58 ans a perdu la vie dans un accident survenu à Hinchinbrooke, près de la frontière américaine, en Montérégie.La victime, une dame de Saint-Sébastien, était passagère d\u2019un petit camion qui a quitté la route pour aller frapper un arbre.Vendredi soir, un accident de la route a fait deux victimes dans la région de Charlevoix : Alex Thibault, âgé de 18 ans, de Bergeronnes, et Bernard Guay, âgé de 28 ans, de Charlesbourg, ont perdu la vie sur la route 138, à Baie-Saint-Paul.Incendie accidentel n Une casserole oubliée sur la cuisinière est à l\u2019origine d\u2019un incendie qui a forcé, vers 2 h hier, l\u2019évacuation d\u2019un édifice à logements multiples situé au 10 720, rue Lajeunesse, dans le nord de Montréal.Les flammes ont débuté dans un logement du 5e étage et se sont propagées au toit par la hotte de la cuisinière.Les 60 logements ont été évacués, mais seuls celui où l\u2019incendie s\u2019est déclaré a été endommangé.Un homme a été blessé légèrement lors du sinistre et a été traité sur place par les ambulanciers.Disparue retrouvée n Marjory Admead Killar, 78 ans, portée disparue de son domicile depuis minuit samedi, a été retrouvée hier, saine et sauve au centre-ville.La dame qui souffre de la maladie d\u2019Alzheimer s\u2019était égarée en prenant une marche.Baignades prolongées n La Ville de Montréal a décidé de prolonger d\u2019une semaine l\u2019ouverture de certaines de ses piscines et pataugeoires extérieures, soit jusqu\u2019au 22 août.Quatorze des 20 piscines et 31 des 75 pataugeoires demeurent ouvertes toute la semaine.Il s\u2019agit des piscines Marcellin- Wilson, Gabriel-Lalemant, François- Perreault, Jarry, Sainte-Lucie, Joseph-Paré, Taillon, Baldwin, Laurier, Confédération, Kent, Ignace-Bourget, Alexis- Carrel et Saint-Georges.Des pataugeoires demeureront ouvertes dans tous les quartiers.Accident à un passage à niveau n Deux jeunes filles âgées de 18 et 19 ans ont été blessées hier vers 20 h, lorsque l\u2019automobile dans laquelle elles prenaient place a été heurtée à un passage à niveau à Boucherville.La collision s\u2019est produite rue Pierre- Boucher.La conductrice a été blessée légèrement tandis que sa passagère a subi une fracture du crâne lorsque sa tête a frappé la portière.Les feux de signalisation fonctionnaient et le train circulait à basse vitesse au moment de l\u2019accident, le conducteur du train venait de ralentir pour laisser passer un piéton qui traversait la voie.En voyant l\u2019automobile au passage à niveau, le conducteur a klaxonné mais le véhicule a poursuivi sa route.L\u2019automobile a été heurtée sur le côté droit, au niveau de la portière arrière et s\u2019est immobilisée sur le poteau de signalisation de la voie ferrée.PHOTO LA PRESSE C\u2019est ce taureau noir, pesant 635 kg, qui a réussi hier à se faufiler par la porte arrière du bureau d\u2019inspection de l\u2019Agence canadienne d\u2019inspection des aliments à Lacolle.PHOTO BERNARD BRAULT, La Presse © Le vétérinaire Jean-Guy Hurtubise montre la porte de la stalle que le taureau a réussi à pousser pour prendre la clé des champs.Incident pendant une simulation Une simulation de mesures d\u2019urgence organisée par la Ville de Pointe-Claire s\u2019est soldée par une situation cocasse, hier, lorsqu\u2019une ambulance s\u2019est retrouvée coincée sur un terre- plein après que son conducteur eut décidé d\u2019emprunter un raccourci.Le scénario d\u2019origine prévoyait un accident au cours duquel un camion transportant de l\u2019oxygène liquide heurtait un transformateur, rendant ainsi nécessaire l\u2019évacuation de 50 patients (des bénévoles) de l\u2019Hôpital général du Lakeshore.Les soldats de l\u2019armée canadienne, qui participaient à l\u2019exercice, ont dû mettre l\u2019épaule à la roue pour sortir l\u2019ambulance de sa fâcheuse position.PHOTO STÉPHANE BRUNET, La Presse © L\u2019urgence de Notre-Dame ne dérougit pas MARTINE ROUX Une fois de plus, les urgences des hôpitaux montréalais ont vécu des moments pénibles, ce week-end.La pénurie d\u2019infirmières, leur refus d\u2019effectuer du temps supplémentaire autrement qu\u2019à taux double et la fermeture de lits ont forcé le personnel à déployer des trésors d\u2019imagination pour accueillir les patients.Comme de coutume, l\u2019urgence de l\u2019hôpital Notre-Dame remportait la palme de l\u2019engorgement.En fin d\u2019après-midi hier, 82 patients poireautaient dans les corridors de l\u2019urgence, dont 41 depuis plus de deux jours, pour une capacité de 28 civières.Un score élevé \u2014 75 patients peuplaient l\u2019urgence vendredi après-midi et 64 samedi après-midi \u2014 mais qui se compare sensiblement à celui des weekends précédents selon la porte-parole du CHUM, Judith Laurier.« C\u2019est une urgence très fréquentée.Nous n\u2019avons pas le choix de garder les gens à l\u2019urgence car il n\u2019y a plus de lits disponibles sur les étages.» La pression était « si forte » à l\u2019urgence que la direction a décidé de détourner les ambulances vers d\u2019autres établissements dès 15 h hier, explique-t-elle.L\u2019hôpital avait aussi eu recours à cette mesure pendant une bonne partie de la journée de samedi, mais l\u2019urgence n\u2019en a pas dérougi pour autant.Plus de 400 lits étaient fermés au CHUM pendant la fin de semaine, soit plus du tiers des lits de ses trois établissements réunis.Les urgences des hôpitaux Hôtel- Dieu et Saint-Luc s\u2019en tiraient légèrement mieux.À l\u2019Hôtel-Dieu, on comptait en fin de journée 48 patients alités à l\u2019urgence, dont seulement un depuis plus de 48 heures, pour une capacité de 18 civières.L\u2019urgence de l\u2019hôpital Saint-Luc avait quant à elle amélioré son sort pendant la journée de dimanche et n\u2019accueillait en fin d\u2019après-midi que 18 personnes.L\u2019urgence de l\u2019Hôpital général de Montréal était quant à elle fort occupée : 34 patients y étaient allongés sur des civières, pour une capacité de 17.Seulement 19 patients pour 17 civières attendaient quant à eux des soins à l\u2019urgence de l\u2019hôpital Royal Victoria. 1LP0401A0816 A04, lundi, G N RAL 1LP0401A0816 ZALLCALL 67 01:04:04 08/16/99 B A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 16 AOÛT 1999 Busboy: l\u2019art de devenir indispensable On essuie les dégâts de tout le monde, mais ça peut rapporter gros GM Boisbriand : vote de grève Presse Canadienne Quelque 700 des 1200 travailleurs de l\u2019usine General Motors de Broisbriand, au nord de Montréal, ont tenu hier à Laval un vote sur un mandat de grève dont les résultats seront connus d\u2019ici une dizaine de jours.Les Travailleurs canadiens de l\u2019automobile ont franchi cette première étape à l\u2019approche de l\u2019automne chaud qui se prépare dans les négociations pour le renouvellement des conventions collectives des travailleurs des trois grands de l\u2019automobile.Selon Luc Desnoyers, directeur québécois des TCA, les votes de grève des prochains jours dans les usines Ford, Chrysler et GM du pays devraient ouvrir la porte à une grève générale vers le 21 septembre si les négociations ne progressent pas.Luc Desnoyers dénonce par ailleurs le laxisme des gouvernements et de GM dans le dossier de la survie de l\u2019usine de Boisbriand.Selon lui, rien n\u2019indique pour l\u2019instant que la seule usine québécoise de GM construira de nouveaux modèles, lorsque les deux marques qui y sont actuellement construites seront abandonnées par GM.Pas facile de se trouver un emploi quand on est jeune.La Presse en a rencontré plusieurs cet été ; le présent texte termine la série.NATHALIE NOLIN Laver les pichets, remplir les réfrigérateurs, débarrasser les tables, et s\u2019assurer que les serveurs ne manquent de rien, voilà en quoi consiste le travail d\u2019Éric Cormier, busboy au bar-terrasse le Saint-Sulpice, situé rue Saint-Denis, à Montréal.Pour Éric, il s\u2019agit d\u2019un emploi d\u2019été qui exige d\u2019être rapide, mais qui rapporte gros.En plus du salaire de 6,15 $ payé par l\u2019employeur, il récolte à la fin de son quart de travail un certain pourcentage des pourboires des serveurs.Ce qui lui donne environ 400 $ par semaine.Comme il ne travaille que trois jours par semaine, il peut également profiter de son été.Car à l\u2019automne, c\u2019est le retour aux études en sciences humaines qu\u2019il poursuit au cégep de Saint-Laurent.Il envisage toutefois de combiner les études et le travail pour réussir à mettre de l\u2019argent de côté en vue d\u2019un voyage.Mais n\u2019allez pas croire que son travail est toujours facile.« Je dois ramasser la vomissure, les verres cassés ou les dégâts d\u2019eau », dit Éric, sans se plaindre pour autant.« Quand tu es busboy, il faut toujours que tu aies quelque chose à faire.Tu ne peux pas rester assis.Mon patron m\u2019avait dit en m\u2019embauchant, « même quand tu as une surdose de travail, tu ne peux pas rouspéter si on te demande quelque chose », se rappelle-t-il.Avec son attitude professionnelle, Éric n\u2019a pas seulement déniché un emploi convoité, il l\u2019a gardé.Éric se promenait dans la rue en février dernier quand il a remarqué une offre d\u2019emploi à la porte de l\u2019établissement.Première règle, chercher dès février pour avoir plus de chances de se faire embaucher à l\u2019été, conseille Éric.Il s\u2019est alors présenté avec son curriculum vitae.Mais que met-on dans son CV quand on n\u2019a pas d\u2019expérience ?« J\u2019ai écrit que j\u2019avais fait du bénévolat à la télé communautaire et du théâtre au secondaire.Quand je me suis présenté, j\u2019ai demandé au gérant de me faire confiance.« Il faut bien que quelqu\u2019un me donne une première chance », lui ai-je dit.Des erreurs, il en a fait.Comme tous ceux qui exercent un emploi pour la première fois.« Ma plus grosse gaffe, c\u2019est quand j\u2019ai renversé une grosse boîte pleine de nachos sur la tête d\u2019une cliente.J\u2019étais tellement mal à l\u2019aise ! Je me suis excusé et je lui ai payé une bière », raconte aujourd\u2019hui en riant le jeune homme de 18 ans.Souriant et dégourdi, Éric est apprécié de ses collègues qui peuvent compter sur lui.Quand l\u2019art de devenir indispensable.peut vous procurer un emploi ! Pression dans les cégeps Presse Canadienne Alors qu\u2019une nouvelle session s\u2019amorce cette semaine dans le réseau collégial, les quelque 4000 employés de soutien des cégeps, syndiqués à la CSN, déclencheront des moyens de pression.Ainsi, lors de la remise des horaires de cours aux étudiants, les employés de soutien entendent prendre leur pause, distribuer des tracts et porter des autocollants sur leurs vêtements.Ces travailleurs se plaignent de la lenteur avec laquelle se déroulent les négociations pour le renouvellement de leur convention collective.PHOTO ROBERT MAILLOUX, La Presse Éric Cormier en a arraché quand il a renversé des nachos sur la tête d\u2019une cliente.2773842 1LP0501A0816 A5 lundi 1LP0501A0816 ZALLCALL 67 01:03:02 08/16/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 16 AOÛT 1999 A 5 Une star en réflexion Dans le film Bulworth, dont la sortie a été accompagnée par un sérieux tapage médiatique l\u2019année dernière, l\u2019acteur et réalisateur Warren Beatty joue un politicien de la Californie qui se met un jour à dire la vérité plutôt que de continuer à mentir comme tous les autres, s\u2019y voyant poussé par une sévère dépression et une honte oppressive.Aux Noirs, le sénateur Jay Bulworth dit qu\u2019ils ne seront jamais pris au sérieux parce qu\u2019ils ne donnent pas d\u2019argent aux politiciens et passent le plus clair de leur temps à manger des ailes de poulet, à boire de la bière de malt et à supporter « un joueur de football qui a poignardé sa femme ».Devant l\u2019establishment hollywoodien, le sénateur mentionne que ses conseillers s\u2019assurent « toujours de mettre des gros juifs » sur son chemin afin de leur soutirer des contributions financières.Et lors d\u2019un débat anarchique à la télévision, il insulte non seulement ses rivaux, mais également les journalistes, qui s\u2019abreuvent aux mêmes sources corporatives.Un verre à la main, il s\u2019exclame, en parlant de la complicité de tout ce beau monde : « C\u2019est un club ! Buvons ! » Bulworth était le cri du coeur d\u2019une star de 61 ans qui s\u2019intéresse activement à la politique depuis 1968, l\u2019année de la croisade du candidat présidentiel assassiné, Robert Kennedy, en faveur de la justice sociale.Aujourd\u2019hui, Beatty songe à se présenter à la présidence des États-Unis en l\u2019an 2000.Il a confirmé la nouvelle au New York Times la semaine dernière.« Tout le monde sait que je suis un démocrate de gauche, a dit Beatty.J\u2019ai des convictions très profondes, notamment sur le financement de la politique, une question qui influence toutes les autres.Je crains que nous soyons en train de devenir une ploutocratie, et je crois que les gens, au fond d\u2019euxmêmes, veulent un changement.» Depuis cette déclaration, Hollywood n\u2019en a plus que pour « Beatty en l\u2019an 2000 ».n n n Betty n\u2019écarte pas la possibilité de briguer l\u2019investiture du Parti démocrate, se disant insatisfait par les deux candidats en lice, le vice- président Al Gore et l\u2019ex-sénateur Bill Bradley.Mais sa foi démocrate a été tellement ébranlée au cours des dernières années qu\u2019il pense également à se porter candidat sous la bannière du Reform Party, fondé par Ross Perot, lui-même candidat aux présidentielles de 1992 et 1996 et pourfendeur des politiciens corrompus par les contributions des riches, des entreprises, des groupes de pression privés.En se présentant à la présidence, Beatty ne viserait pas la victoire, mais la défense des valeurs qui ont déjà distingué le Parti démocrate du Parti républicain.À ses yeux, sous le leadership de Bill Clinton, les démocrates sont devenus quasiment indissociables des républicains, ayant tourné le dos aux moins favorisés.La candidature de Beatty ne manquerait sûrement pas de susciter la dérision.Contrairement à l\u2019ex-acteur Ronald Reagan, qui a été gouverneur de la Californie avant d\u2019accéder à la Maison-Blanche, la vedette de Bonnie and Clyde n\u2019a même pas été foutu de se faire élire conseiller municipal.Et puis l\u2019acteur a beau s\u2019apitoyer sur le sort des pauvres, il reste qu\u2019il roule en limousine comme tous les « progressistes » de Hollywood.Et comment oublier son passé de don Juan, marqué par une liste de conquêtes féminines à faire pâlir d\u2019envie Clinton.« Réincarné, j\u2019aimerais me retrouver au bout des doigts de Warren Beatty », a déjà déclaré Woody Allen en pensant à « beau Brummel » avec lequel il a partagé au moins une femme, Diane Keaton, co-vedette de Reds, un autre film politique de Beatty.Mais il se passe des choses plutôt bizarres en politique aux États-Unis, ces jours-ci.Comme le prouve la popularité de George W.Bush et Hillary Clinton, le culte des célébrités et des gros noms y est pratiqué comme jamais, un phénomène qui coexiste avec le rejet des politiciens « professionnels ».Si l\u2019ex-lutteur Jesse « The Body » Ventura a pu se faire élire gouverneur du Minnesota sous la bannière du Reform Party en novembre dernier, pourquoi Beatty ne penserait-il pas aujourd\u2019hui à la Maison-Blanche ?n n n Au cours des dernières semaines, Beatty s\u2019est entretenu avec des démocrates de gauche ayant participé activement aux campagnes présidentielles de Jesse Jackson en 1984 et 1988.Il pourrait aussi s\u2019intéresser à l\u2019avis ou à l\u2019expérience du gouverneur du Minnesota, devenu leader de facto du Reform Party depuis son élection inattendue.Entre la campagne de Bulworth dans le film de Beatty et celle de Ventura l\u2019automne dernier, les similarités sont intéressantes.L\u2019ex-lutteur de 47 ans, qui a également été acteur, animateur d\u2019un talk-show à la radio et maire d\u2019une petite ville de la banlieue de Minneapolis, a promis aux électeurs l\u2019honnêteté la plus brutale, abordant avec eux des questions taboues, dont la légalisation des drogues et de la prostitution (dans une autobiographie publiée après son élection et intitulé I Ain\u2019t Got Time to Bleed, Ventura a avoué avoir visité un bordel au Nevada à l\u2019âge de 19 ans et fumé de la marijuana).Au cours de sa campagne électorale, Ventura a également refusé l\u2019argent des groupes de pression privés.Et plus de sept mois après son arrivée au pouvoir, il n\u2019a toujours pas ouvert sa porte aux lobbyistes, un autre engagement électoral.Il existe bien sûr des différences importantes entre Beatty et Ventura.Sur les questions fiscales et sociales, l\u2019acteur se situe bien à gauche du gouverneur, dont l\u2019esprit rebelle ne s\u2019étend pas à toutes les politiques.Mais Beatty a sûrement noté que les citoyens du Minnesota n\u2019étaient pas insensibles au francparler de l\u2019ex-lutteur, qui jouissait d\u2019un taux de popularité de 60 % au début de juillet.Dans Bulworth, Beatty utilisait le mot « obscène » pour qualifier l\u2019écart entre les riches et les pauvres aux États-Unis.Osera-t-il le répéter dans le cadre d\u2019une campagne à la présidence ?Richard Hétu collaboration spéciale, NEW YORK 2775601 N\u2019essayez même pas d\u2019imaginer le contenu de son cours.Jamais le métier de vendeur n\u2019a été abordé sous un tel aspect.Vous serez peut-être «ébranlé» par certains de ses propos, mais au moins, il parle des vrais problèmes et il apporte des vraies solutions.«Vous décrivez avec une telle justesse l\u2019état émotif dans lequel les vendeurs sont entraînés quotidiennement, votre conception de la vente et de vos arguments sont tellement «parfaits», que je ne suis même pas surpris d\u2019obtenir de tels résultats depuis que j\u2019applique votre cours.» T l.: (514) 916-3432 Fax: (450) 584-2394 MÉTIER « VENDEUR » revu et corrigé par Jean Savard PROCHAIN COURS 14-15 SEPT.Agréé par la S.Q.D.M.2775484 www.jeansavard.com 2773248 2773098 1LP0602A0816 a06 actus lun 16 ao t 1LP0601A0816 ZALLCALL 67 01:06:10 08/16/99 B A 6 R LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 16 AOÛT 1999 Une cérémonie pour l\u2019Acadie tourne à l\u2019affrontement Un premier saut en parachute à 77 ans Presse Canadienne GATINEAU Une dame de 77 ans a inscrit son nom en lettres dorées dans le Livre Guinness des records, hier après-midi, devenant la femme la plus âgée de ce continent à réaliser un saut en parachute en solo.C\u2019est samedi midi que Diane Caron, de Gatineau, avait d\u2019abord prévu faire le grand saut, après avoir suivi un cours en matinée au Centre de parachutisme de l\u2019aéroport de Gatineau.Un ciel couvert, un plafond trop bas et des vents violents l\u2019ont cependant clouée au sol toute la journée, la forçant à remettre son exploit au lendemain.Peu après 13 h, le signal de départ a été donné.Pas nerveuse pour deux sous, la septuagénaire a soigneusement enfilé sa combinaison de parachutiste, son casque et un sac à dos de plus 30 livres, avant de prendre place dans le petit Cessna 182, rouge et blanc.« On n\u2019a qu\u2019une mort, dit-elle, comme on n\u2019a qu\u2019une vie.Si mon heure est venue, j\u2019aime autant partir dans une aventure comme celle- ci ! » Accompagnée de son instructeur et de deux autres parachutistes amateurs, Mme Caron est montée jusqu\u2019à 3500 pieds, avant que le pilote ne ferme les moteurs de l\u2019appareil.Quelques secondes plus tard, le parachute rose et blanc de Mme Caron se déployait, soulevant l\u2019enthousiasme de quatre générations de Caron.Pendant près de quatre minutes, l\u2019aventurière de 77 ans descendra doucement vers la terre ferme, où l\u2019attendent, toujours anxieux, une trentaine de membres de sa famille.Oubliant de freiner sa descente, Mme Caron s\u2019est offert un atterrissage plus violent qu\u2019elle ne l\u2019aurait souhaité, terminant sa course à plat ventre, mais sans rien se casser.Presse Canadienne, FREDERICTON Un individu a été accusé d\u2019agression après qu\u2019une cérémonie soulignant le Jour de l\u2019Acadie eut dégénéré en affrontement hier.Des membres du groupe Anglo Society of New Brunswick, que l\u2019on présente comme marginal mais très actif dans la province, se sont présentés à la cérémonie pour en perturber le déroulement.Des représentants acadiens s\u2019apprêtaient à hisser le drapeau acadien devant l\u2019hôtel de ville de Fredericton lorsque des membres de l\u2019Anglo Society ont formé une chaîne humaine alentour du mât pour les en empêcher.Dans l\u2019échaffourée qui s\u2019ensuivit, un partisan des Acadiens présent dans la foule aurait frappé un membre de l\u2019Anglo Society, a expliqué le caporal Gérard LeBlanc, l\u2019un des agents de police assistant à la cérémonie.« Cela a ressemblé à une bousculade », a ajouté le caporal LeBlanc, selon lequel une homme âgé de 30 ans a été accusé d\u2019agression.Cet individu devrait comparaître vers la fin de septembre.Il a été impossible de savoir si cet individu est Acadien ou s\u2019il fait partie de l\u2019Anglo Society.Un communiqué émis par l\u2019Anglo Society affirme que Matthew D.Glenn, de sa section de Queens- Sunbury, a été victime de l\u2019agression.Ce groupe affirme que sa manifestation se voulait une réponse à la fin de non-recevoir reçue des autorités municipales lorsqu\u2019il a voulu que son propre drapeau flotte devant l\u2019hôtel de ville, en septembre dernier.Le maire de Fredericton, Walter Brown, a dit hier que la ville n\u2019autorisait que les drapeaux reconnus par le gouvernement provincial.« Je ne crois pas que ce drapeau soit reconnu », a déclaré le maire Brown en parlant de la bannière de l\u2019Anglo Society.Les manifestants ont crié à l\u2019intention des orateurs acadiens de parler en anglais.« Il y avait des enfants.La communauté acadienne est une partie importante de Fredericton », a dit M.Scott.Le groupe Anglo Society, qui fait du piquetage devant les commerces qui affichent dans les deux langues officielles du Nouveau-Brunswick, se donne pour but de faire respecter la culture anglo-saxonne dans la province, affirme sa présidente, Laurie Daley.Le groupe veut que le bilinguisme officiel demeure confiné au secteur public et s\u2019objecte à ce que le gouvernement verse des subventions à des entreprises privées afin qu\u2019elles fassent la promotion de la langue française.Ottawa réclame des explications 2774019 Reuter KHARTOUM, Soudan Le gouvernement canadien a convoqué un diplomate soudanais à Ottawa, afin d\u2019obtenir des explications au sujet de l\u2019expulsion d\u2019un prêtre catholique québécois qui travaillait au Soudan depuis sept ans.C\u2019est le gouvernement soudanais qui a révélé l\u2019information hier, à Khartoum.Le gouvernement islamiste du Soudan a expulsé Gilles Poirier, âgé de 57 ans, le 7 août dernier, sans fournir d\u2019explication.« Notre chargé d\u2019affaires a été convoqué par le ministère canadien des Affaires étrangères, vendredi, et questionné au sujet du prêtre », a dit un fonctionnaire du ministère soudanais des Affaires étrangères.2774567 PUBLICITÉ O b t e n e z l e m o n t a n t voulu.dès aujourd\u2019hui! Appelez sans frais le 1 888 749-9785 pour demander votre trousse d\u2019information gratuite et sans obligation.2775812 MP 816 T A TiT> rCCC A K /\"\\T^T'T'I » VS AT T T niTTNT » x « Wv» « *-»«-» «-» LA .\"hlibL, * » * IJ NTa v /tuu, 111.' i iu ruui i-yyy H Cil!SUK>>iH!!!Snt Si II ilUtfÛH H 11 §48W Elî^iBilU Journal of Medicine suscite l'inquiétude Ce #e5te entache la crédibilité de la plus importante revue médicale au monde ANDRÉ PRATTE x-V llV/irivllUUVLIlCURlll UU contrat du rédacteur en chef du New England Journal of Medicine a fait quelques vagues dans le milieu médical nord-américain.Pour certains commentateurs, il s'agit purement et simplement d'un congédiement, et ce geste entache la crédibilité de la publication, considérée comme la plus importante revue médicale au monde.T f avant pt.cas de collision frontale décernée par le gouvernement américain Aiational Hrghway TranV **fety Administration) de tfîts effectifs sur des véhicules dont la dWéroritx df pc*h n'excède pas 22?kg (500 &}.1 I LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 16 AOÛT 1999 .SERVICES À DOMICILE 1 f Une semaine seulement! 50* DE RABAIS NETTOYAGE DE COND'JSTS DE VENTiLATiON $ maison au complet* Notre prix ord.: 229 1 à proximité de la Terre inquiète 171 APPELEZ DU LUNDI AU SAMEDI, DE 8 H A 18 H (514) 339-5420 1 800 441 -0224 'Pouf svktèmes de chauffant» stmplA* Sarvira* rA*iri«n?W»k «u»uU»m»».-.ï »-> ?.tOuivva uu ntvii) juin ai \"m » uuvhéi l'ampleur de celles qui avaient précédé le lancement de Cassini en octobre 1997.Des., manifestants avaient alors menacé de s'en- .chaîner à la rampe de lancement et avaient \u2022 engagé des poursuites judiciaires pour anrê- -ter la mission.^ Certains écologistes estiment que la NASA-devrait utiliser l'énergie solaire pour faire ' fonctionner toutes ses sondes.Ce à quoi les scientifiques répondent que Saturne est dix fois plus éloignée du soleil que la Terre et que les panneaux solaires de la sonde de- : vraient être de la taille de deux courts de ten-nis pour récolter 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MONTRÉAL, LUNDI 16 AOÛT 1999 A 9 Les libéraux fédéraux en caucus de mi-mandat Les F-18 canadiens seraient en train de pourrir d\u2019après la Presse Canadienne Il semble bien que les appareils de chasse F-18 de l\u2019aviation canadienne soient en train de pourrir de l\u2019intérieur.Des documents rendus publics depuis peu révèlent en effet que l\u2019aviation a entrepris de toute urgence une série d\u2019inspections de ces avions de combat, après qu\u2019une pièce en état de corrosion avancée se fut détachée de l\u2019un d\u2019eux, plus tôt cette année, lors d\u2019un exercice de routine.La majeure partie de l\u2019empennage vertical droit de la queue d\u2019un F-18 est disparue tandis que celuici prenait part à une exercice de combat, le 23 mars, au-dessus de la base aérienne de Cold Lake, en Alberta.Le pilote n\u2019a pas remarqué la disparition de la section, mais un collègue aux commandes d\u2019un autre appareil l\u2019a prévenu de la situation, selon les documents rendus publics en vertu de la Loi d\u2019accès à l\u2019information.Peu de temps après, l\u2019aviateur parvenait à se poser sans difficulté.Une inspection de ce qui restait de l\u2019empennage, environ 25 %, a permis de constater que de l\u2019eau s\u2019était infiltrée à l\u2019intérieur de celui- ci et qu\u2019une importante corrosion en avait résulté.L\u2019incident, le premier à avoir impliqué l\u2019un des 122 F-18 des Forces armées canadiennes, est similaire à trois autres défaillances du même genre ayant affecté des F-18 de la marine américaine, depuis 1994.Subséquemment, l\u2019aviation canadienne a procédé à l\u2019examen de l\u2019empennage et de pièces cruciales de trois autres appareils, décelant la présence d\u2019eau dans chacun d\u2019entre eux, en dépit de l\u2019application d\u2019une substance devant en assurer l\u2019étanchéité.Les volets et les ailerons figurent parmi les sections ayant également fait l\u2019objet d\u2019une inspection.Sept autres appareils devraient être inspectés dès cet automne, tandis que les ingénieurs de la force aérienne tentent de déterminer l\u2019importance du problème.D\u2019un âge avancé, les F-18 canadiens, qui ont pris part aux frappes aériennes menées par l\u2019OTAN en Yougoslavie, cette année, ont été victimes de toutes sortes de problèmes mécaniques, ces derniers temps.Entre 1982 et 1988, le Canada a fait l\u2019acquisition de 138 F-18, au coût de 5,2 milliards $.Actuellement, l\u2019aviation n\u2019en maintient qu\u2019une centaine en état de vol.Presse Canadienne OTTAWA Réunis cette semaine en caucus à Halifax, les députés libéraux fédéraux discuteront surtout des façons de dépenser les surplus budgétaires et tenteront chacun de gagner à leurs arguments les collègues du cabinet et le premier ministre.Très haut à l\u2019ordre du jour : un Discours du trône « visionnaire » pour cet automne, afin de paver la voie aux deux prochaines années de règne libéral et entrer de plain-pied dans le troisième millénaire.On ne manque pas de suggestions dans les rangs libéraux pour dépenser les surplus budgétaires qui, selon certains économistes, devraient atteindre 10 milliards $ cette année, et jusqu\u2019à 25 milliards $ dans cinq ans.Les premiers ministres provinciaux ont déjà donné leur avis \u2014 réduire les impôts fédéraux et augmenter les dépenses dans les programmes sociaux.Les villes, les groupes communautaires et les syndicats se sont aussi exprimés, tout comme, déjà, certains députés libéraux.Ainsi, les députés de l\u2019aile gauche du parti, comme Maria Minna, rêvent d\u2019une réforme des programmes sociaux universels.L\u2019appellation « Newfie » est controversée à Terre-Neuve Presse Canadienne ST-JEAN, T.-N Certains Terre-Neuviens voient dans le terme « Newfie » un affront ; d\u2019autres n\u2019en ont que faire.Chose certaine, l\u2019appellation, qu\u2019elle soit employée à l\u2019extérieur de Terre-Neuve ou sur le « rocher » lui-même, alimente un débat perpétuel.Celui-ci a été ravivé récemment dans les pages éditoriales du St.John\u2019s Telegram, le plus gros quotidien de la province.Depuis plusieurs semaines, pas un jour ou presque ne se passe sans que le journal ne reçoive des lettres mordantes de lecteurs à ce sujet.« C\u2019est une injure, tout comme si vous traitiez une personne de race noire de nègre, ou une personne juive de youpin », soutient Paul O\u2019Neill.Pour M.O\u2019Neill, qui est âgé de 70 ans, le terme « Newfie » évoque un sentiment d\u2019avilissement, l\u2019impression d\u2019être traité avec condescendance.Quand le terme sert, en plus, à alimenter les plaisanteries, il en frémit.« Ce n\u2019est pas être sensible, c\u2019est une question de fierté.» D\u2019autres n\u2019en ont cure, et se demandent même où est le problème.Sur la plaque d\u2019immatriculation de l\u2019automobile de Joe Newell, on peut lire : « Newfie et fier de l\u2019être ».Cet ancien combattant de 79 ans, de Gander, soutient que l \u2019 a p p e l l a t i o n « N e w f i e » , lorsqu\u2019elle était employée dans la marine britannique, était habituellement perçue comme une expression affectueuse.Et les années qui se sont écoulées depuis son retour à Terre- Neuve n\u2019ont rien fait pour le dissuader de penser que ce terme est relativement inoffensif.« Ça ne me dérange pas le moins du monde, affirme-t-il.Ce n\u2019est pas raciste.» L\u2019origine exacte du mot reste confuse.On l\u2019a déjà employé comme une simple abréviation.Mais la connotation péjorative du terme semble être apparue quand les troupes canadiennes et américaines ont envahi les rues de St-Jean pendant la Deuxième Guerre mondiale, avant que Terre- Neuve n\u2019adhère à la Confédération canadienne.D\u2019abord, on appela le port de St- Jean, Terre-Neuve, Newfie John, tout bonnement pour le distinguer de S a i n t - J e a n , Nouveau- Brunswick.Graduellement, les troupes étrangères commencèrent à développer une sorte de complexe de supériorité et à traiter les Terre- Neuviens avec un certain dédain, affirme John FitzGerald, historien à l\u2019Université Memorial, à Saint- Jean.C\u2019est que selon lui, cette époque a apporté d\u2019importants changements socio-culturels à Terre- Neuve, auxquels les Terre-Neuviens ont d\u2019abord eu du mal à s\u2019adapter.Dans les décennies qui ont suivi la guerre, le terme est demeuré, dans plusieurs milieux, synonyme d\u2019une personne peu éduquée, dotée d\u2019un accent particulier, ajoute M.FitzGerald.L\u2019attitude à l\u2019égard du terme « Newfie » varie aujourd\u2019hui selon l\u2019âge, selon qu\u2019on demeure en ville ou à la campagne, et selon qu\u2019on a quitté Terre-Neuve ou pas.2773935 Drogues: le Canada ne sera pas sur la liste noire 1 5 000 000,00 $ 10 68 534,90 $ 340 1 612,60 $ 19 886 52,80 $ 368 028 10,00 $ 99-08-14 6 8 12 13 18 46 3 18 331 719 $ 2 000 000 $ 0 1 000 000,00 $ 0 50 000,00 $ 17 500,00 $ 891 50,00 $ 17 397 5,00 $ 99-08-14 15 16 33 41 43 47 27 601 142 $ 99-08-14 99-08-15 057454 1 2 4 6 7 99-08-15 11 14 16 24 26 27 30 38 40 42 43 44 45 46 50 99-08-15 839 2865 147460 Presse Canadienne TORONTO Le Canada ne sera pas placé sur la liste américaine des principaux pays producteurs ou exportateurs de drogues, a affirmé hier le ministère canadien des Affaires étrangères.Un quotidien de Toronto avait rapporté samedi que le Canada pourrait figurer sur cette liste parce qu\u2019il entraverait la guerre contre la drogue menée par les autorités américaines, en ne consacrant pas assez d\u2019efforts à la lutte contre le trafic sur son territoire.Or, selon le ministère des Affaires étrangères, l\u2019idée d\u2019inscrire le Canada sur cette liste a été soulevée, mais rejetée.Les pays apparaissant sur cette liste sont perçus par les Américains comme des fournisseurs importants de substances illégales pénétrant sur leur territoire.« L\u2019idée de placer le Canada sur la liste des Majors (les principaux pays producteurs ou exportateurs de drogues) a été étudiée au département d\u2019État, mais rejetée aussitôt », a affirmé hier une porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Valerie Noftle.2775540 1LP1001A0816 A 10 1LP1001A0816 ZALLCALL 67 01:04:58 08/16/99 B A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 16 AOÛT 1999 Actualités Les employés de Goodyear découragés La multinationale du pneu reporte la modernisation de l\u2019usine de Valleyfield MARTINE ROUX Environ 250 employés de l\u2019usine Goodyear de Valleyfield ont refusé de rentrer au travail, hier matin, afin de protester contre la récente décision de la multinationale de reporter son projet d\u2019expansion.Jeudi dernier, Goodyear Canada a fait savoir qu\u2019elle reportait « pour une durée indéterminée » l\u2019investissement de 87 millions visant à accroître la production de pneus à Valleyfield.Ce projet, pour lequel le gouvernement avait annoncé une subvention de 6,8 millions, devait créer 350 nouveaux emplois en trois ans.Or, les 1345 employés de l\u2019usine, membres du Syndicat des communications, de l\u2019énergie et du papier (SCEP-FTQ), avaient accepté dès mars d\u2019adopter un horaire continu de sept jours en prévision de l\u2019accroissement des opérations.Ils ont décidé, hier, de mettre un terme à cette entente.« On s\u2019est fait avoir ! concluait le président de la section locale du SCEP-FTQ, Jean-Yves Bériault.On a repris l\u2019horaire de travail qui était en vigueur avant l\u2019annonce de l\u2019investissement.On avait décidé d\u2019adopter l\u2019horaire de sept jours, conditionnellement à l\u2019expansion, pour montrer notre bonne foi.Comme l\u2019employeur n\u2019a pas respecté sa partie du contrat, nous n\u2019avons pas à respecter la nôtre.» Avant l\u2019entente, les employés complétaient un quart de travail le dimanche, de 16 h à minuit.Depuis mars, ils assuraient la production entre 8 h et 20 h.À partir de maintenant, ils reviendront à l\u2019ancien horaire, soit 6 jours et 2/3 par semaine, a expliqué M.Bériault, et sont d\u2019ailleurs entrés au travail à 16 h hier.Ce revirement affectera la production d\u2019environ 10 000 pneus par semaine, selon lui.Les employés n\u2019envisagent pas de moyens de pression.Pour l\u2019instant, aucune rencontre n\u2019est prévue entre la direction de l\u2019usine et le syndicat.Toutefois, un rendezvous avec le ministre des Finances, Bernard Landry, et réunissant le député provincial Serge Dellières ainsi que des représentants de l\u2019usine et du syndicat doit avoir lieu cette semaine, selon M.Bériault.Sans l\u2019implantation d\u2019une nouvelle technologie, l\u2019avenir de l\u2019usine n\u2019est pas assuré au-delà de cinq ou dix ans, affirme le président du syndicat.« La nouvelle production de pneus sera plutôt assumée par l\u2019usine d\u2019Union City, au Tennessee.Selon nous, l\u2019expansion n\u2019aura jamais lieu à Valleyfield.Nous sommes très pessimistes quant à l\u2019avenir de l\u2019usine.» Le moral des troupes est à son plus bas.« Les syndiqués sont amers.Certains avaient décidé d\u2019acquérir une maison ou une voiture neuve.Ils ont foncée tête baissée dans le projet d\u2019expansion et se retrouvent maintenant la tête dans le mur.» Pour signifier clairement à la direction de Goodyear Valleyfield qu\u2019elle a perdu la confiance des employés, le syndicat demande la démission des trois dirigeants de l\u2019usine qui ont participé aux négociations en prévision du nouvel investissement : le gérant Don Mac- Donald, l\u2019assistant-gérant de production, Gaétan Soucy, et le directeur du personnel, Marc Bérubé.Goodyear Canada a justifié sa décision en invoquant une croissance de la productivité dans ses autres usines ainsi que la perspective d\u2019occasions d\u2019affaires alléchantes sur le plan international.Il a été impossible, hier, de joindre la direction de l\u2019usine Goodyear de Valleyfield.PHOTO ÉRIC ST-PIERRE, La Presse Les employés de l\u2019usine Goodyear de Valleyfield ont réagi à l\u2019abandon par la multinationale du projet d\u2019agrandissement en entrant au travail à 16 h plutôt qu\u2019à 8 h, hier.Le président de la Ligue des propriétaires veut stationner devant ses immeubles MARTINE ROUX Garer sa voiture en face de chez soi relève parfois de l\u2019exploit pour l\u2019honnête Montréalais détenteur d\u2019une vignette de stationnement.Il y a pire : les propriétaires d\u2019immeubles à revenus, eux, doivent souvent stationner à Saint-Glin- Glin pour visiter leurs locataires ! Pourquoi leur interdire la vignette ?demande le président de la Ligue des propriétaires, Germain Geffard.Propriétaire de nombreux immeubles à logements à Montréal, M.Geffard en a plus que marre de la chasse aux places de stationnement.Habitant Saint-Léonard, il se rend fréquemment visiter ses locataires éparpillés aux quatre coins de la ville pour effectuer une réparation ou recueillir le loyer.Dans certains quartiers, il peut faire dix fois le tour du pâté avant d\u2019immobiliser sa voiture ! « C\u2019est le cas du Plateau Mont- Royal, où je me suis résigné à vendre une propriété parce qu\u2019il n\u2019y avait plus moyen de stationner à proximité.J\u2019ai encore une maison sur la rue Christophe-Colomb et j\u2019ai toujours de la difficulté à trouver une place de stationnement.Je dois parfois marcher un kilomètre avec mon coffre d\u2019outils à la main ! » Exaspéré, il passe un coup de fil aux bureaux d\u2019Accès-Montréal.Réponse : seuls les résidants peuvent détenir une vignette de stationnement.Il n\u2019a qu\u2019à stationner sur une autre rue.« C\u2019est ridicule ! Je paie 7000 $ de taxes annuellement pour l\u2019immeuble de la rue Christophe- Colomb et je n\u2019ai pas le droit, comme propriétaire, de me garer en face ! » Le président de la Ligue des propriétaires en a touché un mot au maire de Montréal, Pierre Bourque.Interrogé à ce sujet hier, M.Bourque admet qu\u2019il y a un « vice » dans le règlement.« Plusieurs propriétaires ont porté ce problème à mon attention.J\u2019en suis conscient mais je ne sais pas encore comment la Ville pourrait remédier à la situation.» Requête entendue aujourd\u2019hui Germain Geffard n\u2019en est pas à sa première lutte pour faire reconnaître les droits des propriétaires montréalais.Sa requête pour faire invalider le mode de calcul des droits de mutation (ou taxe « de bienvenue ») doit être entendue aujourd\u2019hui même à la Cour supérieure.En effet, la loi permet aux municipalités de calculer cette taxe sur la somme la plus élevée entre le prix de la transaction et l\u2019évaluation municipale.Mais depuis que le marché immobilier a piqué du nez, l\u2019évaluation est dans les faits beaucoup plus élevée que le prix réel de vente.« J\u2019ai bon espoir de gagner cette cause, confie-t-il.Je ne me bats pas pour mes intérêts mais pour les jeunes propriétaires, qui en arrachent financièrement.» Malgré ses 75 ans bien sonnés, il ne compte pas s\u2019arrêter en si bon chemin.Prochaine bataille : porter devant les tribunaux le calcul de l\u2019évaluation municipale, qui devrait selon lui être révisée annuellement afin de s\u2019adapter aux soubresauts du marché immobilier.Une histoire à suivre.PHOTO PATRICK SANSFAÇON, La Presse Germain Geffard souhaite aussi faire invalider le mode de calcul de la taxe dite « de bienvenue ».PHOTO SYLVAIN RYAN, collaboration spéciale Incendie criminel Un incendie criminel a forcé, tard samedi soir, l\u2019évacuation de quelque 200 persones qui habitaient le 5620, rue de Salaberry, à Montréal.Les flammes ont commencé au premier étage de l\u2019édifice qui compte 66 logements.Des traces d\u2019accélérant ont été trouvées par les pompiers.L\u2019incendie n\u2019a pas fait de blessés, mais une centaine de pompiers ont combattu les flammes durant plusieurs heures avant de maîtriser l\u2019élément destructeur.«Tenez M.le maire, ces 10 000 $ sont à vous» CHRISTIANE DESJARDINS Juliette Baltazun avait un an quand le Titanic a sombré, et la soixantaine quand le Vaisseau d\u2019Or en a fait autant.Si cette joyeuse octogénaire ne garde aucun souvenir du premier événement, elle conserve des souvenirs impérissables de son expérience de caissière au Vaisseau d\u2019Or, le restaurant que le maire Jean Drapeau avait ouvert dans l\u2019hôtel Windsor au début des années 70.« C\u2019était un restaurant magnifique, il y avait 35 musiciens là-dedans.Un soir d\u2019émeute, des gens étaient entrés à l\u2019hôtel, c\u2019était la pagaille totale, beaucoup se sauvaient en courant, et finalement, on nous avait tous obligés à sortir.On me tirait de force pour m\u2019obliger à partir.Mais je me suis dégagée, je suis retournée à la caisse et j\u2019ai pris tout l\u2019argent et les paiements par cartes de crédit qu\u2019on avait eus dans la soirée.Il y avait au moins 10 000 $ que j\u2019ai cachés dans mes vêtements », rigole-t-elle.« Le lendemain, Jean Drapeau m\u2019a téléphonée au Château Champlain \u2014 j\u2019avais trois emplois à l\u2019époque, je suis la preuve vivante que le travail ne fait pas mourir.Il m\u2019a dit : vous avez dû faire comme tout le monde et sortir, c\u2019est normal.Je ne lui ai rien dit, j\u2019ai juste répondu : attendez-moi, je viens vous voir.» « Arrivée à son bureau, j\u2019ai vidé mon sac et j\u2019ai mis tout l\u2019argent sur son bureau.Il n\u2019en revenait pas.» « Je n\u2019ai jamais vu une femme aussi honnête que vous », m\u2019a-t-il dit.« J\u2019étais contente de lui remettre cet argent, je l\u2019ai fait pour lui, car c\u2019était un homme bien.Et puis, ça porte malheur quand on prend l\u2019argent des autres », ajoutet- elle très sérieusement.Mme Baltazun a été fort peinée d\u2019apprendre le décès de son ex-patron.Cette résidente de Laval-des-Rapides aurait bien voulu aller saluer une dernière fois Jean Drapeau à l\u2019hôtel de ville, hier.« Mais il aurait fallu que quelqu\u2019un m\u2019amène.Je ne conduis plus dans le centre-ville maintenant », se désole-t-elle.À 88 ans, Juliette Baltazun conduit toutefois sa voiture tous les jours de Laval-des- Rapides au centre commercial Place Côte- Vertu à Saint-Laurent, où elle passe ses après-midi à jaser avec sa bande de personnes âgées presqu\u2019aussi vertes qu\u2019elle.« Ah oui j\u2019ai besoin de ma voiture, c\u2019est la liberté.Et mon permis de conduire est valide jusqu\u2019en 2003 », dit-elle en exhibant fièrement sa petite carte plastifiée.PHOTO ÉRIC ST-PIERRE, La Presse Juliette Baltazun garde d\u2019excellents souvenirs de Jean Drapeau et du Vaisseau d\u2019Or. 1LP1102A0816 A11, lundi, ENTREVUE 1LP1101A0816 ZALLCALL 67 01:05:12 08/16/99 B Entrevue avec.Julie Snyder LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 16 AOÛT 1999 R A 11 Le bonheur est dans la télé Quand elle avait 16 ans, en mettant les pieds pour la première fois dans un studio de télé, Julie Snyder sut immédiatement qu\u2019elle venait de trouver sa voie.L\u2019émission s\u2019intitulait Les 13-16.Elle était diffusée sur le câble.Le studio ne payait pas de mine mais Julie s\u2019y sentit immédiatement aussi heureuse qu\u2019un poisson dans l\u2019eau.Seize ans plus tard, après avoir fait ses classes dans Top Jeunesse, Premières, Marguerite et cie, Wow, Vue de la terrasse et animé pendant six ans L\u2019enfer, c\u2019est nous autres puis le Poing J, le plaisir d\u2019être sur un plateau parmi le vaet- vient des techniciens en attendant fébrilement que la petite lumière rouge s\u2019allume, n\u2019a pas diminué.Au contraire.« Sur les quelque 300 shows que j\u2019ai faits au Poing J, je me suis sentie mal peut-être une fois, deux, au gros max.Le reste du temps, j\u2019ai tellement pris de plaisir que j\u2019ai dû produire des quantités industrielles d\u2019endorphines dans le studio, s\u2019écrie Julie, les yeux subitement embués d\u2019émotion.\u2014 Oui, mais l\u2019obligation d\u2019être allumée soir après soir après soir, c\u2019est essoufflant, non ?Elle sursaute au mot obligation.\u2014 Obligation ! Mais ce n\u2019est pas une obligation, c\u2019est une permission qu\u2019on me donne.La plus belle permission de toutes parce que chaque soir quand la lumière rouge s\u2019allume, je sais que peu importe ce qui s\u2019est passé dans la journée, à partir de maintenant ils ne pourront plus m\u2019atteindre ni ne m\u2019arrêter.Je m\u2019appartiens complètement.Un éclair de détermination féroce vient de traverser son regard.L\u2019espace d\u2019un instant, on y lit la rage refoulée d\u2019une petite fille qui a des comptes à régler avec l\u2019autorité.C\u2019est le versant plus tourmenté d\u2019une Julie que le public connaît moins.Cette Julie-là, farouchement déterminée et tueuse sur les bords, à la fois princesse exigeante, négociatrice coriace et soeur économe, est née, je crois, de l\u2019ambition de ses parents qui voyaient leur fille unique sinon Prix Nobel, à tout le moins médecin.En choisissant la télé plutôt que la médecine ou le droit, Julie a dû les décevoir.Depuis, elle se rachète en travaillant comme une malade, en rendant son entourage à moitié fou et en laissant libre cours à une ambition dont la démesure n\u2019est pas sans rappeler celle de Céline Dion.Naturellement, ce monument d\u2019ambition chronique se garde bien d\u2019afficher ses névroses à la télé.Pour y avoir accès, il faut travailler 24 heures sur 24 avec Julie, faire partie de sa cour admirative, répondre à ses moindres désirs et volontés, venir la chercher en hydravion quand le besoin le commande ou lui servir de chauffeur, de garde du corps, de psy, de blanchisseuse et de cuisinière dans la même journée ou dans la même heure.Tant et si bien que certaines mauvaises langues prétendent qu\u2019il n\u2019y que deux types de gens dans la vie de Julie : ceux qui travaillent pour elle et ceux qui la regardent à la télé.En dehors de ces deux catégories, le reste de l\u2019humanité n\u2019existe pas.L\u2019interprétation est exagérée et ne rend pas justice à l\u2019autre Julie, celle que nous avons vu grandir et s\u2019épanouir au petit écran depuis dix ans, une charmante et pétillante jeune femme de 32 ans, née un 6 août 1967 à Greenfield Park, fille unique de Suzanne Donally, technicienne en laboratoire et de Pierre Snyder, un agent d\u2019assurances, élevée dans le confort douillet de Boucherville, formée par les meilleurs collèges privés (du pensionnat Saint-Nom de Marie jusqu\u2019au collège Brébeuf) et qui ne ferait pas de mal à une mouche ni à n\u2019importe quel autre membre du règne humain ou animal.La fille de pied de poule Pour que je n\u2019oublie pas qu\u2019elle est avant tout cette Julie-là et non l\u2019autre, la démone m\u2019a donné rendez- vous au Chuchai, un sympathique resto végétarien rue Saint-Denis où toutes les viandes annoncées au menu sont des leurres.Le boeuf a beau avoir la texture et le goût du boeuf, il est en réalité une mystérieuse (et délicieuse) concoction de tofu et autres substances végétales.Julie y commande pratiquement tous ses repas pendant le Poing J.Il lui arrive aussi d\u2019y traîner des gens sans les avertir et de rire dans sa barbe quand le subterfuge leur échappe.Aujourd\u2019hui, le rire est évacué au profit de la parole qui déboule à un train d\u2019enfer entre deux bouchées de salade au faux poulet.Interviewer Julie Snyder n\u2019est pas une sinécure.Elle connaît tous les pièges de l\u2019entrevue pour les avoir ellemême tendus à ses invités.Et puis, sous le couvert d\u2019une fausse candeur, elle pratique brillamment l\u2019art de noyer le poisson.Aussi ne saurai-je jamais avec quelle chaîne de télé française elle a finalement conclu une entente pour une émission de variétés semblable au Poing J débutant en janvier prochain et coproduite avec les producteurs de Michel Drucker.Je ne saurai pas plus pourquoi elle s\u2019est remise en ménage avec Thierry Houillon, le président des yogourts Danone pour le Canada, avec lequel elle avait pourtant rompu publiquement l\u2019hiver dernier.Non plus qu\u2019elle m\u2019avouera ce qu\u2019elle pense réellement de son père dont elle ne parle jamais, sauf peut-être à son psy, et qui semble être la source principale de ses nombreuses insécurités.En revanche, j\u2019apprendrai qu\u2019elle vient d\u2019envoyer une mise en demeure à Échos Vedettes de concert avec son père spirituel et associé René Angelil pour un article prétendant que les deux s\u2019étaient brouillés à propos de maman Dion.Julie jure que René et elle sont les meilleurs amis du monde.La preuve, ils partagent toujours le même avocat chez Dunton-Rainville.J\u2019apprendrai aussi que début octobre, après avoir animé la première (et pratiquement la seule) semaine du Poing J, elle partira pour la France non pas comme une princesse qui s\u2019en va montrer aux Français comment faire de la télé mais plutôt comme une étudiante en sociologie.« Je recommence à zéro en sachant que j\u2019ai tout à apprendre, annonce- t-elle.Et même si ça ne marche pas, l\u2019expérience fera de moi une meilleure animatrice de télé, c\u2019est évident.» À ceux qui prétendent que son manque de culture et de vocabulaire lui nuiront en France, elle répond que ce n\u2019est pas parce qu\u2019on n\u2019étale pas sa culture qu\u2019on n\u2019en a pas.Dans les faits, celle qui se réclame de la génération Pied de poule (la comédie musicale de Marc Drouin) n\u2019est pas aussi inculte que certains voudraient le croire.Elle a lu au moins tous les Comtesse de Ségur et tous les Sylvie.Dès l\u2019âge de 11 ans, elle a voyagé régulièrement en Europe avec une mère qui ne refusait jamais de lui acheter un livre.Depuis la maternelle jusqu\u2019au DEC, elle a fréquenté les meilleurs collèges privés avant d\u2019être acceptée en droit à l\u2019université d\u2019Ottawa.Ajoutez à cela qu\u2019elle a connu suffisamment d\u2019hommes \u2014 de Stéphane Laporte à M.Danone en passant par Patrick Bruel et Daniel Hubert \u2014 pour arriver dans la Ville lumière avec un bagage de vécu que bien des Françaises pourraient lui envier.Tout cela ne garantit pas que le public français va l\u2019adopter du jour au lendemain.Mais à la limite, Julie s\u2019en fout.La télé, pour elle, est une drogue dont elle ne saurait se passer.Et puis, il y a en elle un monstre de témérité qui demande à être nourri.Ce monstre-là l\u2019a déjà précipitée en commotion cérébrale aux soins intensifs de Notre-Dame après avoir fait du parapente pour impressionner un réalisateur.Aujourd\u2019hui, il l\u2019amène en France tenter ce qu\u2019aucun animateur québécois n\u2019a réussi jusqu\u2019à ce jour : la conquête d\u2019un énorme marché qui pourrait la rendre riche et célèbre, ou au pire, la renvoyer un peu piteuse chez elle au bout de quelques mois.Malgré son enthousiasme, Julie demeure prudente.En parlant de sa future carrière française, elle spécifie bien qu\u2019elle n\u2019a signé qu\u2019un contrat de six mois.« Après on verra », dit-elle.Elle affirme aussi que cette ouverture en territoire français n\u2019est pas le fruit du hasard.« Des occasions comme celles-là n\u2019arrivent que si on les a voulues et provoquées », lance-t-elle avec aplomb.Cela ne veut pas dire que la junkie est prête à accepter n\u2019importe quoi au nom de son intoxication.Lorsque ses producteurs français lui ont demandé de commencer en septembre, elle les a surpris en refusant carrément.« En commençant en septembre, j\u2019étais assurée de me casser la gueule, estime-t-elle.Avant de me retrouver à l\u2019antenne, il faut que je prenne des cours de diction, que je revoie mon vocabulaire, que je change mes expressions, et que je m\u2019imprègne abondamment de leur culture.Même si je n\u2019essaierai pas de passer pour une Française, j\u2019ai des devoirs à faire.» Pour le reste, Julie ne craint pas la jungle parisienne qu\u2019elle croit semblable à la jungle québécoise.Pas plus qu\u2019elle s\u2019inquiète de la misogynie d\u2019un milieu pour lequel une femme à la télé est plus souvent qu\u2019autrement une paire de seins.Julie estime qu\u2019à défaut d\u2019une énorme poitrine, elle a dix ans de télé dans le corps, dix ans de pur bonheur à chaque fois que la lumière rouge s\u2019allume et que rien ni personne ne peut plus l\u2019atteindre ni l\u2019arrêter.Nathalie Petrowski PHOTOS ROBERT MAILLOUX, La Presse Le projet français de Julie Snyder : « Je recommence à zéro en sachant que j\u2019ai tout à apprendre.» 2762972 "]
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