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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. L'été
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1999-08-22, Collections de BAnQ.

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[" 7LP0101B0822 B-1 DIMANCHE 22 AOUT 7LP0101B0822 ZALLCALL 67 00:49:04 08/22/99 B obert Capa était un bon garçon qui voulait se battre contre le fascisme, à l\u2019aide de son Leica.Il se rend en Espagne, durant la guerre, accompagné de sa copine Gerda Taro.Les voici tous les deux dans une tranchée républicaine.Il photographie à tour de bras.Il se retourne et soudain, presque machinalement, il appuie sur le bouton.Un milicien vient de recevoir une balle, au même moment, et perd l\u2019équilibre en lâchant son fusil (photographie numéro 21).La photo fera le tour du monde.C\u2019est l\u2019une des plus grandes photos du siècle, et dont l\u2019impact sera énorme.Comme on peut le lire dans ce recueil, sous la signature de Marie- Monique Robin.La preuve: une rumeur a essayé de l\u2019éreinter en insinuant qu\u2019elle avait été «organisée» et que son héros n\u2019avait jamais été fauché par une balle fasciste.Cela rappelle naturellement les méchantes critiques faites à un autre photographe de presse, et de génie, Alberto Korda: c\u2019est pas lui qui a pris la photo du Che! Alors que ce brave Korda, bien occupé à viser Sartre et Simone de Beauvoir durant un discours de Fidel Castro, voit apparaître soudain derrière la tribune le «commandante Guevara» qui s\u2019avance un très court moment, clic-clic, le temps de deux photos seulement, et disparaît aussi vite.Rentré à la maison, Korda cadre l\u2019un des deux négatifs, et voilà : le Che comme un ange noir de la révolution.Autre plus gran-de photo du siècle (n.37).Pour en revenir à Robert Capa, qui ne s\u2019était jamais remis de la mort de Gerda, tuée en Espagne, il n\u2019a jamais cessé d\u2019aller se battre, avec son Leica, sur tous les fronts.Dont celui d\u2019Indochine, où il sautera sur une mine.Il avait 41 ans.Quelles sont les différences entre le journaliste photographe et le paparazzo (mot inventé par Fellini)?Voilà bien la question du siècle.Il n\u2019est pas sculpteur, ni peintre, ni gourou ésotérique.On pourrait le croire.Pour lui, la pierre met de la vie partout.Au jardin, sur le patio, sur la table ou sur le mur.«La pierre, c\u2019est comme un tableau.Regardez ces veines, ces lignes, ces coloris.Chacune est différente de l\u2019autre et possède sa propre personnalité.La pierre, ça respire, c\u2019est vivant.» C\u2019est Serge Ducharme qui parle.Venant de lui, ces propos n\u2019ont rien d\u2019étonnant.Comme un bon vendeur, il sait convaincre.Mais, chez lui, pas de doute possible, la pierre est devenue passion.Plus encore, c\u2019est sa vie.Si le trottoir de votre jardin, votre patio ou encore votre muret sont en pierres plates beiges ou brunâtres, de la pierre de Saint- Chrysostome, comme on disait à l\u2019époque, il y a de bonnes chances qu\u2019elles viennent de chez Serge Ducharme.Voyez ces pierres plates qui tapissent le sol sous les viaducs de plusieurs autoroutes, elles proviennent du même endroit.La Presse, u n o u t i l p é d a g o g i q u e ! Enseignants, enseignantes ! Pour recevoir La Presse très tôt le matin, composez le 285-7296 de l\u2019actualité locale, nationale et internationale, La Presse présente des dossiers complets dans tous les domaines, de la politique à la littérature, du sport à l\u2019économie.avec vos étudiants, de recherches, d\u2019exposés ou de jeux éducatifs, La Presse est propice à la création d\u2019activités d\u2019apprentissage tous les jours.moitié prix.En plus d\u2019une couverture de qualité Qu\u2019il s\u2019agisse de discussions Quelle que soit la journée, à l\u2019achat d\u2019un minimum de 10 exemplaires, La Presse sera livrée à votre école à FILL27 7LP0201B0822 B 2 dimanche L T 7LP0201B0822 ZALLCALL 67 00:45:42 08/22/99 B B 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 22 AOÛT 1999 Voici Ricky Martin.e magazine Globe a fait en quelques traits un certain portrait de la nouvelle star de la pop américaine Ricky Martin.Voici ce que ça donne.Ricky, âgé de 27 ans, a failli perdre la vie deux fois en 1993 : la première fois lorsqu\u2019une voiture dans laquelle il se trouvait a quitté la route à Buenos Aires ; la seconde fois, quand un avion dont il venait de descendre s\u2019est peu de temps après écrasé à San Diego.La fille avec laquelle il était depuis dix ans, Rebecca de Alba, l\u2019a quitté et est retournée en Espagne.La goutte qui a fait déborder le vase et provoqué une crise de jalousie : la chanson Be Careful que Ricky a enregistrée avec Madonna.« Je ne veux m\u2019attacher à personne pour l\u2019instant.Je suis très bien comme je suis », a commenté le chanteur.La première fois que Ricky a embrassé une fille ?À l\u2019âge de 13 ans alors qu\u2019il faisait partie du groupe Menudo.Pas de sous-vêtements de fantaisie pour lui.Il porte des slips d\u2019un blanc « virginal ».« Parce que je suis un bon garçon », précise-t-il.La pop de Ricky, originaire de Porto Rico, est largement inspirée de la salsa, mais son idole est le rocker David Bowie.Le premier disque qu\u2019il ait acheté ?Un succès du groupe américain Journey.Son mets préféré, qu\u2019il se fait préparer à son propre restaurant de Miami, la Casa Salsa, est le Mofongo Pollo.Il s\u2019agit d\u2019un plat comprenant du poulet, des crevettes, du plantain et de l\u2019ail.Mais pour lui, pas de crevettes ; il déteste les fruits de mer.En tournée, il se rabat sur des choses beaucoup plus simples : Doritos, Snickers et barres Twix.On se souvient du rôle de Miguel qu\u2019il jouait dans General Hospital, mais son tout premier rôle a été celui d\u2019un ami de la fille de Cindy Williams dans Getting By, une série télé de 1993 qui n\u2019eut pas un très grand succès.Il a aussi tenu, sur Broadway, le rôle de Marius dans Les Misérables.Ricky est très, très émotif.Il reconnaît qu\u2019un rien le fait pleurer.Et devant des scènes d\u2019amour, là s\u2019ouvrent les vannes.Ricky Martin Tombeur?Oui et non! mar Sharif, bourreau des coeurs.Une autre légende qui vole en éclats.Le bel Égyptien a confié au magazine Examiner n\u2019avoir jamais aimé une autre femme que son ex-épouse, l\u2019actrice égyptienne Faten Hamama, qu\u2019il a épousée alors qu\u2019il n\u2019avait que 21 ans.L\u2019acteur, aujourd\u2019hui âgé de 67 ans, a précisé : « La vérité, c\u2019est que je n\u2019ai pas couché avec plus de femmes que la plupart des hommes que je connais.Les plus belles femmes, de même que bon nombre d\u2019homosexuels, ont tenté de me séduire, mais ça ne m\u2019intéressait pas.» Pour ce qui est des liaisons à la chaîne qu\u2019on lui prêtait ( Catherine Deneuve, Ava Gardner, Sophia Loren, Barbra Streisand.), il laissait courir parce qu\u2019alors il n\u2019était plus marié, ( donc, ça ne faisait de mal à personne ).C\u2019est Lawrence d\u2019Arabie qui a tout bouleversé.La popularité aidant, il s\u2019est mis à rêver à d\u2019autres aventures et c\u2019est à ce moment-là qu\u2019il a divorcé.« Mais, précise-t-il, tant que j\u2019ai été marié, j\u2019ai été fidèle à ma femme, et après je n\u2019en ai jamais retrouvé une autre avec qui j\u2019ai voulu vivre.» Un autre vaisseau fantôme n Et de quatre ! Après Michael Curtiz ( 1941), Harmon Jones (1958 ) et Giuseppe Vari ( 1972 ), c\u2019est au tour de John Boorman de prendre le commandement du Vaisseau fantôme ( The Sea Wolf ).On largue les amarres à l\u2019automne, le bouquin de Jack London comme livre de bord, pour écumer les océans à bord du Ghost, un navire sous le joug de son tyrannique capitaine, dans les filets duquel tombent les rescapés d\u2019un naufrage.Beau geste n Pour aider un garçon qui venait tout juste de sortir d\u2019une cure de désintoxication, Woody Harrelson l\u2019engagea comme chauffeur.Lorsqu\u2019il quitta la ville, il demanda au jeune homme d\u2019aller reporter la voiture louée au point de départ.Plusieurs semaines plus tard, il reçut une facture de 3000 dollars.Le jeune homme avait gardé l\u2019auto tout ce temps-là.Les voix de l\u2019Éden n Stimulés par le succès du Prince d\u2019Égypte, les studios DreamWorks vont mettre en chantier un autre dessin animé biblique, intitulé Les Enfants de l\u2019Éden.Avec une distribution de voix hallucinante : Leonardo Di- Caprio dans le rôle de Joseph, Matt Damon et Gwyneth Paltrow dans les rôles d\u2019Adam et Eve, Tom Hanks pour Abel, Woody Harrelson pour Caïn, Denzel Washington pour Abraham, Lauren Bacall pour Sarah, Christopher Plummer pour Noé, Edward Norton pour le serpent.Cher, le nouveau nid n Melanie Griffith et Antonio Banderas ont un nouveau sujet de discorde : la villa de 1920 qu\u2019ils viennent d\u2019acheter à Los Angeles et qu\u2019ils ont entrepris de rénover est un gouffre sans fond.Banderas, qui a des goûts plutôt modestes, trouve que Melanie dépense sans compter.Et, ce qui n\u2019arrange rien, depuis les débuts des travaux, à deux reprises, des cambrioleurs sont partis avec les meubles anciens qu\u2019ils avaient commencé à y transporter.Express n Que fera Barbra Streisand après son récital du millénaire ?Elle partagerait la vedette d\u2019un film avec son mari, James Brolin.Il s\u2019agirait d\u2019une comédie romantique sur une femme d\u2019affaires multimillionnaire qui a tout sauf l\u2019amour jusqu\u2019à ce qu\u2019elle rencontre un chauffeur de taxi de New York.Non seulement Sylvester Stallone a-t-il joué au golf avec le président Clinton, au Riviera Country Club de Los Angeles, mais il l\u2019a battu d\u2019un coup : 80 à 81.Le nouveau film d\u2019Andrzej Zulawski, dans lequel jouera Sophie Marceau, ne s\u2019intitule plus seXuelles mais La Fidélité.SOURCES : Film Review, Star, Studio, Globe Pedro Almodovar Tout sur ma mère Omar Sharif «Ma mère est une femme âgée de la Mancha, très amusante, dont j\u2019ai dressé un portrait fidèle dans La Fleur de mon secret.Elle a vécu dans la servitude inhérente à la société dans laquelle elle vivait : on est très machiste dans la Mancha ! Elle s\u2019est donc soumise, mais sans jamais perdre sa bonne humeur.Il est d\u2019ailleurs incroyable que dans un milieu aussi dur et opprimant, créant un maximum de névrosées et psychotiques, des femmes comme ma mère arrivent à rester sereines tout en respectant les règles du jeu.L\u2019image qui me revient toujours à l\u2019esprit est celle de ma mère lavant les pieds de mon père dans une cuvette.Pour moi, cet acte représente un abus au sein du mariage.Pourtant, elle les lavait comme son linge à la rivière, avec la même gaieté.Maintenant, j\u2019insiste sur le fait que Tout sur ma mère, malgré le titre, n\u2019est pas un film sur ma mère mais sur la maternité, sur la paternité aussi.Première » Je me souviens très bien des beautés de ma jeunesse.J\u2019étais increvable.Je pouvais être à New York le samedi pour faire l\u2019amour avec un top-model, et à Londres le lundi pour tourner.Terence Stamp Autrefois, j\u2019avais une mémoire phénoménale.Il me suffisait de lire deux fois un scénario pour connaître mon texte par coeur.Mais ça, c\u2019était avant la ménopause ! Meryl Streep On m\u2019a toujours collé une image sexy alors que je n\u2019ai joué nue qu\u2019une seule fois ! Comme j\u2019avais 17 ans, ça a évidemment créé des problèmes avec mes parents.Du coup, pour eux comme pour moi, je n\u2019ai plus tourné de scène d\u2019amour pendant six ans.C\u2019est très facile d\u2019être dépassée par les événements dans ce métier.Regardez Maria Schneider après Le Dernier Tango à Paris.Penelope Cruz \u2014 Hi-Lo Country J\u2019aurais bien aimé être comme Cary Grant : avoir des rôles où on est toujours bien habillé, où on vit dans de beaux appartements, ne disant que de belles choses à de très belles femmes, ce qu\u2019il faisait magnifiquement.Charlton Heston Énigme Je viens sans qu\u2019on y pense Je meurs en ma naissance, Et celui qui me suit Ne vient jamais sans bruit.RÉPONSE : l\u2019éclair VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION MM CNN CÂBLE 9 V.LIFE HISTORY MP 11 11 45 58 13 13 22 22 21 21 23 23 20 20 24 24 CBC 5 VIE CANAL D GLOBAL DISC.FOX TÉLÉTOON TLC 19 h 30 20 h 00 4 4 7 7 8 8 5 5 1 8 < SRC SRC TVA TQc TQS 3 7 t 6 9 > @ G \\ ?M R ; ABCE 7 CBS 2 NBC 4 P h TV5 RDI RDS TSN NW YTV BRAVO A & E PBS CTV CTV TQS TQc TVA CANAUX CF CF VD CANAUX VD 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 23 h 30 18 h 00 18 h 30 19 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 23 h 30 CÂBLE: A & E = ARTS AND ENTERTAINMENT - CÂBLE 9 V.= CÂBLE 9 VIDÉOTRON - CNN = NOUVELLES - DISC.= DISCOVERY - MM = MUCH MUSIC - MP = MUSIQUE PLUS - MMAX = MUSIMAX NW = NEWSWORLD - RDI = RÉSEAU DE L\u2019INFORMATION RDS = RÉSEAU DES SPORTS - TLC = THE LEARNING CHANNEL - TSN = THE SPORT NETWORK - TV5 = TÉLÉVISION INTERNATIONALE - YTV = YOUTH TV PBS MMAX SHOWCASE FAMILY CH.CÂBLE 34 9 38 48 31 31 36 39 37 37 68 46 3 3 47 49 29 35 30 30 48 32 25 25 19 19 33 33 40 40 34 27 27 28 28 15 15 44 35 18 18 50 36 47 CÂBLE Ce soir Découverte / L'Intelligence des animaux Les Couche-tôt en vacances Les Beaux Dimanches / Festival francoontarien 99 Le Groupe des Sept Le Téléjournal Sport Cinéma / LE FANTÔME DE LA LIBERTÉ (3) (22:55) Le TVA La vie est un sport dangereux Minisérie / La Bête avec W.Petersen, K.Sillas (2/4) Cinéma / LE PARRAIN (2) avec Marlon Brando, Al Pacino Le TVA / Sports (23:24) Bons Baisers d'Amérique Les Francstireurs En pleine nature Le plaisir croît avec l'usage./ Marc Labrèche Arts et Spectacles / Yehudi Menuhin (2/2) Cinéma / LA REINE DES BANDITS (3) avec Seema Biswas, Nirmal Pandey (22:34) Cinéma / CATASTROPHE À OAKLAND (6) avec Jill Clayburgh, LeVar Burton Cinéma / NUITS BLANCHES À SEATTLE (4) avec Tom Hanks, Meg Ryan Cinéma / COEUR DE TONNERRE (4) avec Val Kilmer, Sam Shepard (22:45) Pulse Travel, Travel Felicity Touched by an Angel Cinéma / TERMINAL VELOCITY (5) avec Charlie Sheen, Nastassja Kinski CTV News Pulse / Sports News Charmed News Track and Field / World Athletics Championships Cinéma / THE BIRDS (1) avec Tippi Hedren, Rod Taylor Sunday Report Undercurrents Nation's/Reflec.News World News Cinéma / THE AMAZING PANDA ADVENTURE (4) avec Stephen Lang Who Wants to be a Millionaire?The Practice Acc.Hollywood Friends 60 Minutes Touched by an Angel Cinéma / TO SIR WITH LOVE II (5) avec S.Poitier, D.J.Travanti News ER NBC Golf (16:30) NBC News Dateline NBC You Asked for It Cinéma / TERMINAL VELOCITY (5) avec Charlie Sheen, Nastassja Kinski Viper Stately Homes The Life of Birds Naturescene Nature Frontline / The Farmer's Wife Mystery! / Olivers Travels (1/4) World News Religion, Ethics Ballykissangel Evening at Pops Cecilia Bartoli - Live in Italy Classical Music Specials World News P.O.V.Cinéma / GREYSTOKE: THE LEGEND OF TARZAN (3) (17:30) Biography / Judy Garland: Beyond the Rainbow Biography / Mickey Rooney America's Castles / Movie Palaces Elvis: The Great Performances Arts & Minds Robert Bateman: Artist.The Awful Truth Cinéma / LORD JIM (4) avec Peter O'Toole, Paul Lukas / Cinéma / LORD OF THE FILES (4) (23:45) Downtown Exp.It's your Money Controversy Horticulture Pl.publique 99 Reflets Parole et Vie L'Ombudsman Reflets Insectia Juste pour rire Années Mode / De rêve et de désir Le Goût du monde / Allemagne Biographies / M.et P.Tisseyre Navarro WorldView Bus.Unusual CNN Sunday Sports Tonight CNN & Time Perspectives / The Russia Factor CNN Sunday Pinnacle Sports Tonight Sports Sunday Science of the Impossible Grand Illusions Vict.Kitchen Sunday Showcase / USS Sunday Showcase / Code Red Storm Warning! / Storm Zones Summer@disc.Cosmic.Franklin Little Lulu Show Clarissa Believe it or not Cinéma / THE BEVERLY HILLBILLIES (5) Cinéma / PLYMOUTH (5) avec Cindy Pickett (21:35) Cinéma / ALICE ADAMS (3) (23:10) For your Love Zoe Duncan.Wrld Funniest King of the Hill The Simpsons Futurama The X-Files Moviestars Smart Guy Wilderness Jrnl Talking Heads 60 Minutes The X-Files The Practice Special / Pizarelli Sings the Beatles Turning Points The Canadians / Agnes McPhail History of Warfare Mosley (1/2) History of Warfare Backyard.Real Families Trendspotting Foodessence Weddings Weird Homes Hollywood Lovers, Dating Game Trendspotting Weird Homes Weddings Foodessence MuchMegaHits CombatZone Red Hot Chili Peppers on the Lake DaMix in DaRound, Deborah Cox MuchMusic Countdown MuchEast D.Box-Office Le Décompte MusiquePlus Concert Plus / MTV Movie Awards 1999 Clips B.O.F à MusiquePlus Chic Planète Duo: R.Martin Ed Sullivan Pop up vidéo Musicographie / Eric Clapton Spéciaux / .Sarah McLachlan Clips McLachlan Duo: R.Martin Musicographie / Eric Clapton World News Money Show Passionate Eye / The Richest Little Girl in the World Hot Type.Sunday Report Schlesinger Pamela Wallin Antiques Roadshow Toute une époque / La Langue Monde ce soir Culture-choc L'Europe centrale au XXe siècle Le Journal RDI Scully RDI .l'aventure Second Regard Portraits de./ Bob White .karting (17:00) Sports 30 Mag Vélo montagne Mag.olympique Documentaires: 100 ans de sports Coach Sports 30 Mag Tennis de table Prime Suspect Cinéma / DANGEROUS OFFENDER (4) avec B.Johnson, S.Botsford Due South Cracker Cinéma / DEAD SILENCE (5) (23:02) Tom et Jerry Les Graffitos Flash Gordon Robin des bois Ned et son triton Drôle de voyou Les Simpson Animania Blake, Mortimer South Park Les Simpson Capitaine Star Great Books / Diffusion de douze épisodes.(15:00) Motoring '99 Sportsdesk 100 Years of Canadian Sports Baseball / Indians - Mariners Sportsdesk Des trains./ Génération (18:45) Journal FR2 Forts en tête Viva Concours musical international Journal belge Jour de foot Ecce Homo / Le Travail Personne ne s'en sort vivant Trauma / Nouveau-Mexique Méd.d'enquête Des histoires / Les Retrouvailles Bébé arrive Santé en vedette Copines d'abord Charlie Brown Lassie My Hometown Shirley Holmes a20 System Crash Flipper Jake & the Kid Warp Deepwater Black Le Grand Journal (22:15) .(21:15) Loteries (23:40) Louise Cousineau 18:30 a Découverte Une série fascinante sur l\u2019intelligence des animaux.Ce soir: la communication.à regarder avec votre chien, pour qu\u2019il vous explique.20:00 a Festival franco-ontarien Parmi les invités, la grande Ginette Reno.20:00 r Le Parrain On l\u2019a vu 100 fois, mais on veut le voir encore.Le chef-d\u2019oeuvre de Francis Ford Coppola.Avec Marlon Brando, Al Pacino et James Caan.20:00 h The Birds Après Psycho, le film le plus populaire de Hitchcock.Avec Tippi Hedren.20:00 A Le plaisir croît avec l\u2019usage Pour revoir Marc Labrèche et ce qu\u2019il aime.22:55 a Le Fantôme de la liberté Un bon Bunuel bien satirique avant le dodo.Avec Jean-Claude Brialy, Michel Lonsdale et Jean Rochefort.Tippi Hedren 7LP0301B0822 B-3 DIMANCHE 22 AOUT 7LP0301B0822 ZALLCALL 67 00:44:30 08/22/99 B Faut en parler des filles, non?Dans mon adolescence, les filles c'était tout un mystère.C'est que nous avions grandis séparés.De nos jours, vous en avez plein vos classes depuis la maternelle.Tu peux pas savoir comment, pour nous, ados, c'était à la fois excitant, intimidant, de devoir les approcher.Une autre planète! Est-ce que je me trompe si je constate une sorte d'indifférence, une sorte de nivellement?Vos façons d'agir avec elles sont d'un tout autre ordre.Ayant eu sans cesse, aux écoles, cette promiscuité (qui a ses mérites), est-ce que cela n'a pas atténué le désir de les fréquenter, est-ce que cela n'a pas éteint quelque peu le romantisme?Oui, j'observe souvent qu'entre filles et garçons, il y a une sorte d'égalitarisme de mauvais aloi comme pour abolir les différences.Et j'aime pas ça! Je ne veux pas parler de la courtoisie exagérée qui était de l'hypocrisie souvent, mais il me semble que les gars, toi comme les autres, manquez de romantisme.Même indifférence chez les adolescentes?Cette manière de traiter les filles comme des camarades asexués, juste de bonnes copines! Vous avez comme «aplati» l'attraction qui nous exaltait tant, nous, et qui vous fait traiter une fille comme si elle était juste un autre gars de la bande.D'abord, vu de dos, même accoutrement., le style délabré à la mode.Plus grave: entre vous, tapochages, rudesses à peine retenues, bambochages.Mêmes rites de «gang», mêmes cris et même langage (délabré), pour «fitter» avec le linge.Il n'y a plus, à ce que je vois et entends, une certaine distance de bon aloi au moment des approches, peu de prévenance.Un trop vieux mot David?Ça vient d'où cette sorte de fusion, à mes yeux, malsaine?Est-ce l'école mixte qui a engendré cette familiarité que je trouve déplorable?Ça serait-y pas un effet d'un certain féminisme qui réclamait l'égalité?Cette notion, peut être un piège, peut dégénérer en une fin des différences, hélas! Qu'aucune tête, féminine ou masculine, ne dépasse! Un nouveau commandement implicite, quoi: conformez-vous les uns aux autres! Conformisme bête, non?Ça me fait peur, David, car le romantisme, noble notion, n'est-il pas nécessaire entre garçons et filles?Une fille n'est pas un autre gars.Un gars pour une fille ne devrait pas être seulement un «copain», un clone, un semblable.Narcissisme sexuel bête que cet attrait du «même».Oui, vive la différence! Ne va pas croire que je souhaite un retour aux salamalecs d'antan.Il y a que je déplore ces attitudes, observées si souvent , qui font que les ados des deux sexes veulent paraître à tout prix identiques.Trop semblables.C'est con! Filles le plus souvent en pantalons élargis, en bottines noires bien peu féminines, aux cheveux à la garçonne, avec comportement idoine.Dans mon temps (si tu savais comme je déteste devoir le dire), une fille était un rêve, une formidable promesse de découvertes.Aussi un appel à la tendresse et à la délicatesse du jeune homme, bref, à l'humanisation de l'ado encore rétif, raide et par trop dominateur.On révèle dans des sondages d'ici, qu'une grande part de ces copains-comme-cochons «copulent» (faire l'amour c'est autre chose) dès la jeune adolescence! Je suis inquiet, David.L'amour romantique avec ses attentes, avec ses préliminaires de jadis, existe-il encore?Prémisses si merveilleuses! La patience amoureuse d'antan était si excitante! La longue fréquentation (expression dépassée?) pour mieux se connaître?La conquête amoureuse, lente et merveilleuse, n'existe plus me semble-t-il.David, dis-moi ce que tu penses de cet «équarrissage» entre gars et filles?Êtes-vous devenus, tous les ados, que des appareils génitaux fonctionnels, sans les émotions, sans les sentiments?Quoi?Dis-moi pas que tu es contre les classes mixtes?Ne trouves-tu pas vos vieilles écoles séparées plutôt dépassées?J'affirme, moi, papi, que vos écoles et collèges du temps favorisaient plutôt cette méconnaissance totale des filles.Comment aimer bien quelqu'un que vous ne connaissez pas du tout?C'est ridicule de croire que les filles ne nous excitent plus, nous les ados?Voyonsdonc! On n'a jamais perdu ce romantisme, notion que tu crois «d'antan» seulement.Comme le faisait remarquer mon prof d'anglais: les films sont un portrait de notre société et ils répondent aux thèmes que les gens veulent entendre.Note bien alors le grand nombre de films (certains à l'eau de rose mais.) dans les étagères de ton vidéoclub.La multitude! Regarde un peu aussi les téléromans d'ici pour ados, et certains américains comme Dawson's Creek ou Students Bodies.Tu constateras que le sujet abordé le plus souvent est l'amour romantique.Écoute un peu notre musique pop, elle en parle du romantisme.Peu importe sous quel style hein?Tu fais erreur, cher papi, quand tu dis observer une sorte d'indifférence entre gars et filles.Malgré le désir de conformité trop grande chez certaines féministes, les deux sexes resteront toujours bien différents, Dieu merci! Malgré des différences d'expression, selon les époques, toutes les générations d'adolescents sont étrangement similaires.Même désir de liberté certes, d'appui pour «la» différence, d'amour surtout, bref, même sentiment de toute puissance face à la source de la vie, la sexualité.C'est la même chose pour les adolescentes, ces éternels sentiments.Ils n'ont pas été du tout travestis avec l'arrivée des écoles mixtes.Tous nos habillements, dis-tu, sont semblables?Pas d'accord avec toi.Que dire des petites camisoles, des jupes ultracourtes, des souliers à plates-formes, de ces parfums propres aux filles?Vois-tu beaucoup de gars vêtus ou parfumés de la sorte?Avoue-le, de ton temps, les hommes, mariés ou non, étaient très dominateurs et respectaient bien moins les femmes qu'aujourd'hui.Dominées, opprimées parfois, elles devaient obéir aux hommes au doigt et à l'oeil! Pas vrai?Comment peux-tu affirmer qu'on traite moins bien les filles?Tu ne la remarques pas, mais la courtoisie existe toujours parmi nous.Le respect de l'«autre» sexe a beaucoup progressé.Peut-être que les hommes de ton temps étaient très gentils au moment des fréquentations (oui, le mot existe toujours, papi), mais après?Hum! Cependant, comme toi, je ne suis pas d'accord avec les relations sexuelles des ados dès leur jeune âge, dès les premières rencontres.Il y en a bien moins que vous le pensez, crois-moi.Faut pas trop vous fier aux racontars.Il y a des vantards, papi! Méfiance aussi envers les statistiques.Un exemple?En Secondaire 2, on avait rempli un formulaire sur cette question.On nous l'a remis trois ans plus tard, pour notre curiosité.Une fille a été fort surprise d'avoir menti en y inscrivant qu'elle avait eu une relation sexuelle.C'était faux, avoua-t-elle! Papi, il y a des filles et des garçons qui, comme moi, attendent l'amour solide, le mariage, avant de perdre leur pucelage.Ils disent attendre, au moins, de connaître mieux leur ami(e), d'avoir une vraie relation d'amour avec lui ou elle.J'aime beaucoup le groupe de hip hop montréalais Royal Hill quand il chante: «Les mégères, les divas, ça ne m'intéresse pas.Ceux qui ont la cuisse trop légère, ça ne m'intéresse guère.» C'est la sagesse de bien des jeunes, tu sauras.Enfin, je veux te réaffirmer que malgré ce que tu peux penser, l'amour romanesque ne se perdra jamais.Jamais! Il est imprégné dans le coeur humain et le restera toujours.C'est un sentiment inné! Pas d\u2019équivoque: 99,9% des pierres plates vendues au Québec proviennent des carrières Ducharme.C\u2019est Serge Ducharme qui le dit.L\u2019entreprise familiale des Ducharme compte six carrières, dont trois aux États-Unis (une au Vermont et deux dans l\u2019État de New York).C\u2019est la seconde entreprise du genre en importance au Canada.Au Québec, les carrières sont situées dans les Cantons de l\u2019Est, toutes dans le coin de Covey Hill, non loin d\u2019Hemmingford.Deux d\u2019entre elles prennent fin à la frontière américaine.Guy Ducharme, 65 ans, le père, veille sur l\u2019entreprise.Serge s\u2019occupe des carrières du Québec, sa soeur voit à la production, un beau-frère est responsable de la carrière du Vermont.La compagnie emploie 110 personnes au Québec, une cinquantaine aux États-Unis.Les usines de coupe et de polissage fonctionnent à l\u2019année longue.Mais les carrières deviennent silencieuses en octobre.Chiffre d\u2019affaires annuel: disons quelques millions.Voilà pour les données techniques.La première carrière a commencé ses opérations au milieu des années 50.Le grand-père et le père de Serge Ducharme y travaillaient au pic et à la pelle.Ils allaient livrer eux-mêmes la pierre chez les clients.Puis, progressivement, l\u2019entreprise s\u2019est mécanisée et a pris de l\u2019expansion.Mais encore aujourd\u2019hui, c\u2019est la pierre plate, composée à 97% de silice, plus dure encore que le granit, qui compose la part la plus importante des activités.Âgé de 39 ans, Serge Ducharme se souvient que, durant ses vacances d\u2019été, il travaillait dans la carrière.«Au lieu de jouer à la balle, je jouais de la masse.C\u2019était tout aussi amusant, mais plus payant, dit-il.C\u2019est même en fendant de la pierre que je me suis payé ma première voiture.» Il raconte qu\u2019après avoir obtenu son diplôme du secondaire, il a tout fait dans l\u2019entreprise, qu\u2019il a appris sur le tas, dans la roche.Il a même été «pileur» de pierre.Encore aujourd\u2019hui, une grande partie de l\u2019exploitation de la pierre de silice est manuelle.Les lits de strates formées par les dépôts de la mer de Champlain sont dynamités sur une largeur de deux mètres, par environ deux à trois mètres d\u2019épaisseur.Il s\u2019agit d\u2019un dynamitage délicat.Il ne faut pas trop briser la pierre, mais plutôt la déstabiliser.Un bélier mécanique dégage le lit éclaté.Puis chaque pierre sera extirpée à la main, fendue à la masse si elle est trop épaisse, et ensuite déposée sur une palette de bois.Si elles sont trop grosses, elles seront brisées mécaniquement à la guillotine et vendues sous forme de blocs.Rémunéré au poids, un bon «pileur» peut manipuler 16 à 20 tonnes de pierre par jour.«C\u2019est un travail exigeant, mais relativement payant.Ils reviennent d\u2019ailleurs d\u2019année en année.L\u2019un d\u2019entre eux avait 65 ans quand il a pris sa retraite, l\u2019an dernier.» Selon sa formation géologique et sa composition, chaque banc de pierre a une couleur distincte, même si le beige et le gris semblent dominer.Chez les Ducharme, la pierre de silice est classée selon 12 coloris.On pourra aussi la polir pour en faire des murs intérieurs, si on en a les moyens, bien entendu.La durée de vie des diamants d\u2019une scie varie de trois à quatre mois si elle travaille dans le calcaire, d\u2019un mois si elle tranche du granit, mais seulement de deux à trois semaines si elle coupe de la pierre de silice.L\u2019entreprise s\u2019est diversifiée depuis plusieurs années en offrant de nombreux produits raffinés en granit, en calcaire ou en marbre, de la pierre originaire du Québec ou du nord des États-Unis.Le marbre, notamment, vient de la carrière du Vermont.Ces pierres sont habituellement travaillées à la main et destinées à une clientèle fortunée, commerciale ou institutionnelle.On se souviendra de la fameuse fenêtre sculptée de l\u2019hôtel de ville de Montréal, devenue un cauchemar pour l\u2019ex-maire Jean Doré.Selon les données officielles, elle a coûté 300 000$.«On a beaucoup insisté sur le coût de la fenêtre, raconte M.Ducharme.Mais c\u2019est le seul contrat que nous devions terminer sur place.Nous étions responsables de son installation, ce qui n\u2019est pas notre spécialité.Et il a rarement été mentionné que la taille a nécessité cinq mois de travail dans nos ateliers.» Une question qui se paie parfois de la vie.Le photographe s\u2019expose.Il va voir là où cela va mal, il se bat avec son appareil et son art, surtout son art.Il est en danger.Le paparazzo, non.C\u2019est ma matante placoteuse, de son fauteuil elle ne risque rien et placote (ou clapote, comme vous le voudrez) sur ce qui arrive aux autres, surtout si c\u2019est privé, et souvent ce n\u2019est pas vrai.Le paparazzo va photographier Marilyn posée sur une grille par laquelle arrivera un courant d\u2019air qui soulèvera la jupe jusqu\u2019à la petite culotte.D\u2019autant plus drôle que Marilyn disait n\u2019en porter que rarement.Une chance, n\u2019est-ce pas?Cette photo-là, célèbre, ne figure pas dans ce recueil, et c\u2019est toute la différence du monde.Car y figure une autre Marilyn (n.38), celle prise par une vraie journaliste photographe, Eve Arnold, en 1960 dans le désert du Nevada.On y verra l\u2019actrice habillée, concentrée, se préparant à donner la réplique à Clark Gable.Une des photos que Marilyn préférait, deux ans avant sa mort.Ainsi de suite, voyez-vous.Un recueil des Cent photos du siècle \u2014 à mon avis les meilleures, et croyez bien que j\u2019ai eu un certain temps pour en voir \u2014 dans lesquelles ne pénètre jamais, jamais, une image de paparazzo.Si ce n\u2019est une fois, excusez-moi, et elle est ridicule: celle du mariage de Liz Taylor, ce devait être son vingt-cinquième, qui est intitulée Ce ne fut pas un mariage mais un cirque (n.91).C\u2019est bien ce que je disais: un cirque.Juste pour rire.Juste pour marquer la différence, sans doute, entre sottise et journalisme.Qui sait, peut-être trouvera-t-on ce recueil un peu triste, voire pessimiste?Parce que va défiler là-dedans tout ce que notre siècle a connu de malheurs, de malfrats, de crimes et de désastres.Forcément.Ce fut notre siècle.Nous n\u2019avions pas de Néron, d\u2019Attila, d\u2019éruption du Vésuve ni d\u2019épidémie de peste, mais nous pouvions exhiber Staline (18), Hitler (16), Mussolini (28), Hiroshima (30), le Biafra (54) et Khomeini (72).Il y a tout de même, pour équilibrer le XXe, quelques petites choses tendres comme je les aime: une araignée d\u2019amour de Henri Cartier-Bresson (17), un petit Indien en route pour Cuzco (36).Adieu, Vingtième.Je t\u2019ai beaucoup aimé.Mais je ne t\u2019aime plus. 7LP0401B0822 B-4 DIMANCHE 22 AOUT 7LP0401B0822 ZALLCALL 67 00:44:38 08/22/99 B (V.F.: LA NOUVELLE ÉQUIPE) Drame policier de Scott Silver.Avec Claire Danes, Giovanni Ribisi, Omar Epps.Sortie: 24 août (VHS et DVD ang./fr.) Pas une bonne idée d'essayer de faire du neuf avec du vieux; on l'a vu avec The Avengers.Wild Wild West ne fait pas non plus l'unanimité.Ce n'est pas The Mod Squad qui renversera la tendance.Tirée d'une série diffusée de 1968 à 1972, l'intrigue suit la vie aventureuse (!) de trois jeunes délinquants qui, pour se refaire une virginité (sur le plan judiciaire), sont engagés par les autorités policières afin d'infiltrer un réseau de prostitution.Ce, sans pouvoir officiel ni armes.Allô, l'invraisemblance! Et allô l'ennui: faussement cool, traînant leur moue désabusée de scène en scène, les trois comédiens engagés pour habiter les coquilles vides que sont leurs personnages semblent s'y emmerder royalement.Finalement, ils n'ont que cela en commun avec leur public.TYKHO MOON Science-fiction de Enki Bilal.Avec Julie Delpy, Johan Leysen, Michel Picolli, Richard Bohringer.(VHS) Tykho Moon, seconde incursion d'Enki Bilal dans le septième art, a été massacré par la critique française.Tellement qu'il n'est jamais sorti au Québec.Dommage.En tout cas, pour les fans de ce maître du neuvième art.Parce que même si l'artiste se défend bien d'avoir voulu faire de la bande dessinée sur pellicule, l'esprit et l'ambiance de ses albums se retrouvent dans cette oeuvre atypique.Il y a le futur, sombre.Il y a la violence.Il y a le pouvoir, implacable, et la révolte.Il y a même une fille aux cheveux rouges \u2014 tel un écho de la femme aux cheveux bleus de Froid équateur.Et dans les veines des méchants coule un Sang bleu qui pourrait faire référence au recueil d'acryliques portant ce titre.L'histoire?Mac Bee, maître absolu d'une ville étrange, recherche Tykho Moon \u2014 l'homme dont les cellules peuvent ralentir la progression de la maladie qui ronge les membres de la famille Mac Bee.Parallèlement, un tueur assassine systématiquement tous ceux qui portent le nom du tyran.Mais le film est plus que cela.Ses codes sont inusités.Ses couleurs, ses ambiances, ses personnages, son temps et ses lieux aussi.Pour qui les accepte, la destination se trouve loin.Aux confins de l'ailleurs.(V.F.: COUPLES À LA DÉRIVE) Comédie sentimentale de Willard Carroll.Avec Gillian Anderson, Ellen Burstyn, Sean Connery, Dennis Quaid, Gena Rowlands.(VHS) Impossible de ne pas penser à Short Cuts de Robert Altman quand on rencontre les différents personnages de Playing By Heart \u2014 que l'on sent reliés les uns aux autres par on-devinera-bientôt-quoi.Il y a la dramaturge esseulée et méfiante depuis que son amant lui a préféré un homme.Il y a le bon gars qui, bien sûr, parviendra à l'apprivoiser.Il y a le v i e u x c o u p l e sympathique qui affiche bonheur et harmonie mais dans lequel on devine des failles.Il y a la femme qui trompe son mari à tour de bras (et de bien d'autres choses).Il y a le cocu en question qui court les bars et confie n'importe quoi à n'importe qui.Il y a la mère qui pleure au chevet de son fils en train de mourir du sida.Et ainsi de suite.Le tout est défendu par une distribution excellente et très bien dirigée, et par des comédiens que l'expérience a visiblement amusée.Mais n'est pas Altman qui veut: si certains filons imaginés par Willard Carroll sont intéressants, d'autres vont à la dérive \u2014 et ce n'est sûrement pas pour appuyer le titre de la version française du film.Comédie de moeurs d'Éric Rohmer.Avec Marie Rivière, Béatrice Romand, Alain Libolt.(VHS) Étonnant, ce dernier tome des «Contes des quatre saisons» d'Éric Rohmer: le temps de son Conte d'automne, le réalisateur délaisse les jeunes gens que l'on croise dans toute son oeuvre pour s'intéresser à des gens un peu moins jeunes.Ils ont la quarantaine bien sonnée.Ils ont des enfants, grands (les jeunes gens sont là).Ils sont mariés ou divorcés.Au coeur du récit, deux grandes copines: Isabelle (Marie Rivière, la vacancière chiante du Rayon vert) et Magali (Béatrice Romand, que l'on a connue adolescente dans Le Genou de Claire et, déjà, en quête de l'homme idéal dans Le Beau Mariage).La première, libraire sereine, a décidé, pour caser son amie, de passer une petite annonce et d'y répondre en se faisant passer pour Magali.Mais les rendez-vous clandestins d'Isabelle auront un témoin: une copine de son fils \u2014 elle aussi, bien décidée à trouver l'âme soeur pour Magali.Un chassé-croisé qui n'aurait abouti à pas grand-chose s'il n'y avait eu la manière, si simple et si vraie, de Rohmer.Mais elle est là, toute là.1/2 On aura compris qu'il ne s'agit pas de la devise d'un cocaïnomane mais plutôt de celle d'un écrivain parmi les plus grands que la culture française ait engendré.Émile Zola, né en 1840, a produit un oeuvre vigoureux et poignant, empreint de vérité qui reflète la déchirure de son auteur entre son credo dans la fatalité et son espérance d'un monde plus juste.En plongeant dans le premier tome \u2014 il y en aura trois \u2014 de la biographie colossale et passionnante que lui consacre Henri Mitterand, on découvre rapidement comment la vie et tout particulièrement l'enfance et la jeunesse difficiles de l'homme ont trempé l'écrivain.Orphelin à sept ans, Zola est contraint de vivre pauvrement avec sa mère Émilie qui, par d'incessantes requêtes et beaucoup de courage, parviendra à le faire instruire dans les grandes écoles de Paris, dussent-ils vivre dans un appartement minable.Ce fils d'immigrant italien, né et élevé en Provence dont il gardera longtemps l'accent, aura bien du mal à se faire accepter de ses confrères de classe d'ingénierie, issus pour la plupart de la bourgeoisie, de la petite noblesse impériale ou de la caste militaire.Il n'aura jamais l'argent nécessaire à faire la fête avec eux, à partager le vin, l'absinthe et les lorettes.D'autant que les chiffres et la physique mécanique l'intéressent fort peu lui qui est attiré par la littérature et la peinture dont les principes lui sont vite révélés par son ami Paul Cézanne, resté en Provence et avec qui il entretient une relation épistolaire assidue.À la différence des nombreux autres biographes de Zola, Mitterand recourt beaucoup à la correspondance de Zola dont la publication en 10 tomes a été coéditée, rappelons-le, par les Presses de l'Université de Montréal.Cela lui permet de nous présenter un jeune homme à la fois décidé à faire respecter le nom de son père, à réussir à se faire un prénom et à mordre dans la vie.On apprend avec force détails comment Zola a assimilé ses classiques avant d'être séduit par l'école romantique mais davantage encore par les réalistes; comment après avoir lu Michelet et Taine il en est venu à développer sa conception de l'art, le naturalisme, que ses détracteurs réduiront à la description complaisante de situations scabreuses.Il n'en est pourtant rien: «Michel- Ange, grossissant les muscles, tordant les reins, grandissant tel membre aux dépens de tel autre, s'affranchissait de la réalité, créait selon son coeur des géants terribles de douleur et de force», écrit-il.Le naturalisme consiste donc à saisir la réalité et à l'interpréter «selon les élans du coeur».Mitterand insiste beaucoup sur la genèse de la pensée naturaliste de Zola et souligne à grands traits combien il parviendra plus tard à transposer dans son univers romanesque son modeste quotidien sans tomber tout à fait dans l'autobiographie maquillée.Il le dépeint déambulant dans les rues de Paris tandis qu'Hausmann fait percer les grands boulevards.Ce sont ces promenades qui inspireront les puissantes descriptions de La Curée.Faisant mille métiers pour gagner sa pitance, Zola se retrouvera assez tôt au service des ventes chez Hachette.Il y maîtrisera très vite toutes les ficelles de la promotion qu'il tirera à bon escient lorsque viendront les parutions de ses propres ouvrages.Mitterand fait ressortir comment Zola devra travailler pour mettre au point, maîtriser sa propre conception de l'art.Ses premiers romans La Confession de Claude, Le Voeu d'une morte sont encore tout empreints de ses influences romantiques bien que déteigne déjà le réalisme du propos et la fatalité du destin.Parallèlement à l'édification de son oeuvre romanesque, Zola travaille à se faire un nom en multipliant les interventions dans les journaux, tant à Paris qu'en province où il écrit abondamment sur la littérature et l'art.Il use de sa plume vigoureuse à pourfendre les anciens en peinture et à se porter à la défense de ceux qui seront plus tard appelés les impressionnistes.Visionnaire, Zola aura été le premier à défendre Manet qui avait fait scandale avec Le Déjeuner sur l'herbe et qui récidivait deux ans après avec Olympia, nu magnifique qui projette sa douce volupté.En dépouillant la correspondance de Zola, Mitterand parvient aussi à détruire l'image d'un homme austère, renfermé, entièrement voué à son oeuvre et à ses très proches.On le voit jeune, servant de modèle à quelques amis qui mettront aussi en scène des femmes avec qui il connaîtra ses premiers frissons.Puis, très tôt, ce sera la rencontre d'Alexandrine, qu'il épousera à sa trentième année alors qu'il a l'âge de demander sa citoyenneté et que la loi de l'époque l'affranchit complètement de sa mère.Ils resteront ensemble tout le reste de la vie d'Émile même si celui-ci aura une aventure adultérine durable avec la mère de ses deux enfants.Le premier tome s'achève avec le début de la publication des Rougon-Macquart, vaste ensemble romanesque en 20 volumes, sommet inégalé dans la littérature française.Ce sera d'abord La Fortune des Rougon puis La Curée.La gloire et la fortune viendront un peu plus tard avec L'Assommoir, Nana et Germinal.Cela servira de corps au deuxième tome tandis qu'on imagine facilement le troisième consacré à l'affaire Dreyfus durant laquelle Zola aura fait preuve d'un courage exemplaire et d'un amour de la justice hors du commun.Il est écrivain, mais il ne publie rien.Il vit dans un Paris qui n'était pas encore la Ville- Lumière.Il n'est pas enquêteur, mais il enquête quand même.Il est le héros, impénétrable et insaisissable, d'une nouvelle série \u2014 L'Écrivain public \u2014 dont les deux premiers tomes (L'Écrit rouge et L'Ombre du diable), signés Hubert de Maximy, viennent de paraître chez Albin Michel.Mêlant le roman historique au roman policier, l'auteur (qui a des antécédents de cinéaste, et cela transpire dans son écriture très visuelle et sans fioritures) entraîne ainsi ses lecteurs dans le sillage d'un homme dont on n'apprendra que peu, dont on ne sait même pas le nom mais que tout le monde appelle l'Écrivain \u2014 parce qu'il rédige lettres et contrats pour les illettrés qui, en ces années 1400, courent les rues d'un Paris fait d'ombre et de danger, de puanteur et d'abus.À preuve, cette extraordinaire description que l'on retrouve dans L'Ombre du diable: «L'Écrivain atteint les Halles et ses loges ouvertes sur les allées chalandes.Il y hume avec plaisir les odeurs de légumes et de fruits qui couvrent le remugle merdeux du reste de la ville.On a beau parler d'égouts et d'amendes, on ne creuse pas plus les premiers qu'on applique les secondes et, depuis un bon millénaire, les Parisiens vident chaque matin leurs pots de chambre par la fenêtre.» Victime d'une injustice \u2014 l'histoire est révélée, tel un casse-tête, par petites pièces livrées ici et là, en filigrane, à travers les pages des deux tomes \u2014 l'Écrivain, diplômé de La Sorbonne, a connu l'exil.Dix années.Un bannissement sur fond d'Inquisition, qu'il a mis à profit en voyageant et en allant puiser le savoir auprès de ceux qui savent.Il rentre enfin chez lui quand s'amorce L'Écrit rouge.Sa maison, sise près de la porte Bordelle, l'attend.Sa fenêtre donne sur une autre maison, abandonnée.Où une jeune fille s'est réfugiée.Et fait rôtir.mais, n'est-ce pas le vieux chat que l'Écrivain a adopté?! L'homme traverse, veut s'expliquer, voit dans les yeux terrifiés de celle qui s'avère une «folle fillette», une de «ces filles qui vendent leur devant», disaiton alors pour parler des prostituées qui, souvent, vivaient à l'ombre des tombes du cimetière des Innocents, en compagnie des charlatans, des mendiants, des (faux) éclopés.La fille, comprend-il rapidement, n'a pas peur de lui.Mais de quelque chose dont elle a été témoin.Témoin gênant.Et, dès le lendemain, témoin muet: elle est assassinée.Un carreau d'arbalète a traversé son coeur.L'Écrivain veut savoir pourquoi.Commence ainsi une enquête non seulement complexe et fascinante, mais également très riche en rebondissements et en détails sur la vie de l'époque \u2014 tant sur le plan de l'Histoire que du quotidien des petites et moyennes gens.Des informations livrées non pas en apartés didactiques mais bien intégrées au récit.Entrée, sur les pas de l'enquêteur, dans les auberges et les ruelles, chez les bourgeois et les bandes d'enfants sauvages, dans la touffeur nauséabonde de l'été et sur les ponts de la Seine (dans laquelle il n'était pas rare, au petit matin, de repêcher des cadavres).Sur le même principe, L'Ombre du diable explore la vie des saltimbanques et des bandits de grands chemins.Trahisons et complots, folie des hommes et loyauté sont là aussi au programme.À cela s'ajoute une kyrielle de personnages incroyablement colorés et originaux.Outre l'énigmatique Écrivain public, Hubert de Maximy nous présente un Pape de la nuit, un tire-laine manchot, une dompteuse d'ours appelée l'Égyptienne, une jeune rouquine qui n'a ni la langue ni les mains dans ses poches \u2014 jusqu'à son cheval, un grand bai nommé Pipo, qui sort de l'ordinaire.Tous, amis ou ennemis d'un homme qui, en fin de parcours, restera seul.Tel u n « p o o r l o n e s o m e » Columbo du Moyen Age.dont on espère le retour. 7LP0501B0822 B-5 DIMANCHE 22 AOUT 7LP0501B0822 ZALLCALL 67 00:44:22 08/22/99 B En 1627, les huguenots se sont barricadés à La Rochelle, les catholiques sont postés partout autour et l'issue de cette guerre des nerfs dépendra d'un morceau de pain: l'Angleterre réussira-t-elle à ravitailler les protestants rebelles mais surtout affamés sans se faire démolir par les armées de Louis XIII?C'est, en gros, la toile de fond du 11e tome de la saga de Robert Merle, Fortune de France, commencée il y a une vingtaine d'années (pour l'auteur) et qui couvre tout les XVIe et XVIIe siècles.Dans La Gloire et les Périls, Nous retrouvons le comte d'Orbieu, fidèle espion du roi et sympathique témoin des événements, toujours à la bonne place au bon moment et ce, au grand plaisir du lecteur, bien entendu.Voilà donc le comte qui, en espérant son titre de duc, poursuit avec rigueur et diligence ses missions périlleuses dans le champ miné et vicieux de la diplomatie française, tout en trouvant le temps de conter fleurette aux marquises et trousser les jupes des chambrières, agrémentant ainsi une narration qui ne se résumerait autrement qu'en faits et détails militaires.C'est que le comte d'Orbieu, en bon mémorialiste, sait ce qui plaît au gentil «sesso» (aux femmes!) La popularité du roman historique ne se dément pas et le dernier ouvrage de Robert Merle ne serait qu'un exemple de succès parmi tant d'autres s'il n'était précédé du travail colossal (qui n'est pas sans rappeler les énormes entreprises littéraires de Balzac et Zola) des dix tomes précédents, ce qui explique sûrement la fidélité du lectorat à ce genre sans cesse renouvelé.Il serait cependant trop facile d'expliquer la popularité de la série Fortune de France à sa seule présence dans les librairies depuis 20 ans.Un grande partie du génie de Robert Merle est attribuable à son admirable maîtrise de la langue française du XVIIe siècle, dont il use avec assez de parcimonie pour nous la rendre intelligible (et nous faire sentir intelligents), et ce, sans abuser des notes en bas de page.Point trop de chattemittes compliments, lecteur; s'il vous plaît d'entendre la parladure de l'époque et vous ramentever les héroïcques exploits du bon roi Louis XIII, vous trouverez ici d'agréables mémoires à jeter dans la gibecière de votre remembrance! Dans la trousse du parfait bestseller, un polar, un thriller \u2014 réduit au statut de produit de détente parfaitement ciblé \u2014 s e d é p l o i e à l'intérieur de certains paramètres impératifs: rythme soutenu, action p l u t ô t q u e réflexion, intrigue serrée à rebondissements multiples pour maintenir le suspense, personnages fortement typés, un brin d'érotisme et beaucoup de violence.Hors de ce prêt-à-porter littéraire (qui permet, certes, d'intéressantes variations), il semble n'y avoir point de salut, pas de vrai succès ou presque pour l'audacieux qui tente de repousser les limites du genre.Surtout s'il a le malheur d'avoir du style.Vous sursautez.Mais avez-vous déjà acheté un thriller ou un polar d'abord parce qu'il était bien écrit?Non, bien sûr.C'est même le reproche principal que plusieurs adressent \u2014 pour prendre un exemple illustre \u2014 aux romans d'espionnage de John Le Carré : l'écriture y est trop compliquée, elle tue le rythme (!?).Ou alors à ce bijou de James Sallis, La mort aura tes yeux, superbe variation bourrée de références littéraires sur un thème connu (la cavale à travers les États-Unis d'un ancien espion rattrapé par son passé).Triste époque où le style est devenu une épice trop forte pour des estomacs pervertis par l'insipide fast-food culturel.Et pourtant, lisez: «Le suicide est le train de nuit qui vous expédie dans les ténèbres.Impossible de parvenir aussi vite à destination par des moyens naturels.Vous achetez un billet et vous montez à bord.Le billet vous coûte tout ce que vous possédez.Mais c'est un aller simple.Ce train vous emporte dans la nuit et vous y dépose.C'est le train de nuit.» Admettez que cela a plus de gueule que le brouet des Higgins Clark.Ce passage clé du dernier roman de Martin Amis, Train de nuit, révèle la voix rauque, quasi envoûtante, d'une narratrice peu o r d i n a i r e , a u physique et au p r é n o m t r è s masculins: Mike Hoolihan.Une «femme de police» vraiment tough, qui a déjà trop vécu et tente ici, aux risques de perdre la raison, d'élucider l'insondable et choquant mystère que représente l'apparent suicide de la fille de son patron, qu'elle a de plus connue dès son enfance.Pourquoi Jennifer Rockwell, une astronome qui avait tout pour elle (beauté, intelligence, amour, bonheur), se serait-elle, une nuit de doute, tirée trois (!) balles de 22 dans la tête ?Si Martin Amis, l'un des plus brillants mais aussi controversés romanciers britanniques de l'heure, use en virtuose des conventions du polar (argot inclus, sur lequel peine le traducteur), c'est pour mieux les dynamiter de l'intérieur, en introduisant le principe d'incertitude dans ce monde qui aime tant les preuves irréfutables.Jennifer était-elle autre que ce qu'elle prétendait être?Avec son lourd passé, Mike peute l l e ê t r e u n témoin crédible?Son enquête, une fois les constats s c i e n t i f i q u e s (autopsie, balistique) établis, bute sur l'irrationalité de la condition humaine, ou de celle de notions comme bonheur, échec, culpabilité.La réponse finale, s'il y en a une, ouvre pour Mike des gouffres aussi vertigineux que l e s t r a v a u x d e recherche de la défunte sur «la vitesse d'effondrement de la Voie lactée vers l'amas de la Vierge».Prendra-t-elle, elle aussi, le train de nuit ?Faut-il s'étonner vraiment qu'avec cette réflexion existentialiste habillée en polar, Amis ait eu l'heur de déplaire aussi bien aux critiques frileux que la mécanique policière horripile par sa «vulgarité», qu'aux mordus du genre noir frustrés par une intrigue peu orthodoxe dans son déroulement et sa fin ouverte.Pourtant, quel style ! Thomas H.Cook et Robert Sims Reid souffrent de la même flagrante injustice, voire incompréhension.Du premier, la Série noire nous avait fait goûter au triple blues du «privé» Frank Clemons ainsi qu'à l'inoubliable Rues de feu (un policier blanc enquête sur le meurtre d'une fillette noire durant les émeutes raciales de Birmingham, Alabama).Puis, plus rien.Un silence de sept années d'autant plus incompréhensible que Cook a publié durant cette période cinq de ses meilleurs romans: Evidence of Blood, M o r t a l M e m o r y , Breakheart Hill, The Chatham School Affair (qui a reçu le prix Edgar 1996) et enfin Instruments of Night (que L'Archipel vient, ô divine surprise! de traduire).Ce sont là autant de variations nocturnes, souvent bouleversantes, au rythme lent et de très haute tenue littéraire, à partir d'une même cellule thématique: u n n a r r a t e u r s e souvient d'un meurtre inexpliqué, ou d'une disparition, dont il fut le témoin ou l'acteur involontaire alors qu'il passait sa prime jeunesse dans une petite ville de l'Amérique profonde.Ce passé trouble, il en retrace par àcoups réticents les contours, vus dans le prisme déformant de la mémoire jusqu'à l'illumination finale qui déchire les âmes.Dans Les Instruments de la nuit, cette quête de la vérité est menée par un romancier dont les thrillers sont à la fois le commentaire de l'enquête en cours et le révélateur du terrible traumatisme qu'il a subi durant son enfance en étant témoin de l'assassinat de sa soeur.On attend avec impatience la traduction des quatre autres chefsd'oeuvre de ce cycle de la mémoire.Chef de police à Missoula, la Mecque littéraire du Montana, Robert Sims Reid a déjà écrit cinq polars solidement ancrés dans la réalité de l'Ouest, singulièrement dans les majestueux paysages du «Big Sky State» qui leur donnent r e s p i r a t i o n e t puissance.Parus dans la Série noire ou La Noire, ils n'ont joui jusqu'ici que d'un succès d'estime qui ne rend justice ni à leur originalité ni à leur qualité d'écriture.Pas d'enquêtes flamboyantes ici, ni de suspense artificiel, mais plutôt des héros fatigués, solitaires et tourmentés par l'usure du quotidien dans une petite ville des Rocheuses oubliée par le grand rêve américain.Dans Bêtes sauvages, à l'occasion d'une campagne sénatoriale des plus sales, Reid confronte ainsi l'Amérique des grands mythes (dont les idéaux de liberté individuelle sont ironiquement défendus par un écolo-terroriste pourchassé par toutes les polices) à celle du profit (celle des compagnies forestières, du tourisme à outrance, de la loi et du pouvoir).Que l'inspecteur Bartell choisisse les grands espaces a de quoi réjouir.Pour terminer, un diamant noir, Famine de Todd Komarnicki, qui vous laissera à la fois pantois d'admiration devant son écriture taillée au scalpel, émus par la douleur et la misère qui l'habitent, et remplis de frustration devant le mystère d'une intrigue qui résiste à la première lecture.On y suit un policier new-yorkais convaincu qu'un serial killer tue en affamant ses victimes.À moins que celles-ci ne se laissent mourir d'inanition parce qu'elles sont trop préoccupés par le sort d'autres affamés.Ou par la culpabilité qui les rongent depuis leur enfance pour avoir causé la mort accidentelle d'un proche.Les destins parallèles finissent par s'entrecroiser au grand désarroi du lecteur qui ne sait plus ce qui est cauchemar ou ce qui est réalité.2771792 2773081 ouest 7LP0601B0822 B 6 dimanche L T 7LP0601B0822 ZALLCALL 67 00:49:53 08/22/99 B B 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 22 AOÛT 1999 Anik Bissonnette et Olivier Wecxsteen dans Giselle.La tragédie de Giselle Changement de salle coûteux pour les Grands Ballets canadiens Les Grands Ballets canadiens voulaient amorcer leur 42e saison de façon tragique.C\u2019est très réussi : leur première production, Giselle, sera non seulement un drame sur les planches, mais aussi une catastrophe au niveau financier.Sacrée grève, elle aura causé des soucis à beaucoup de monde.Au mois de juin, alors que débutait le conflit de travail entre la Place des Arts et ses techniciens, Alain Dancyger, directeur général des Grands Ballets canadiens (GBC), ne s\u2019inquiétait pas outre mesure.L\u2019été arrange bien des choses : c\u2019est ce que pensait la plupart des compagnies résidentes à ce moment-là.Malheureusement, le soleil estival ne sera pas venu à bout de ce litige qui dure toujours.Et plus les jours passaient, plus M.Dancyger voyait sa saison 1999-2000 bouleversée.« Nous n\u2019avions pas de plan B : on ne peut pas présenter un ballet version concert », explique le directeur.Restait à trouver un nouvel endroit qui pouvait accueillir la version intégrale de Giselle.Jamais il ne fut question d\u2019annulation.« On ne peut pas dire aux danseurs qu\u2019on annule : la danse, c\u2019est leur vie », explique Alain Dancyger, qui précise qu\u2019un arrêt de travail pour des athlètes comme les danseurs serait difficile à vivre.L\u2019entraînement continu est essentiel.Les Grands Ballets voulaient aussi trouver une salle qui permettrait au public de voir Giselle dans toute sa splendeur.La production devait initalement être présentée au Théâtre Maisonneuve et non à la salle Wilfrid-Pelletier pour qu\u2019elle soit un peu plus « intime ».Selon M.Dancyger, Giselle est un ballet dans lequel les danseurs s\u2019investissent beaucoup au niveau de l\u2019interprétation dramatique.Chaque artiste donne une couleur particulière à la production : ils doivent donc être vus et bien vus.C\u2019est finalement dans l\u2019intimité relative du Théâtre Denise-Pelletier que sera présenté le ballet.Un véritable défi puisque Giselle est une mégaproduction : 123 personnes, dont 47 musiciens et 54 danseurs, sont de l\u2019aventure.Furieux, le directeur général ?Non pas.Ce grand déménagement complique drôlement les choses derrière la scène, mais devrait être une belle expérience de ballet pour le spectateur.Alain Dancyger semble même assez content de la tournure de l\u2019histoire, tant qu\u2019on ne lui parle pas de chiffres, bien sûr.La compagnie garantit que pour le public il s\u2019agira d\u2019une expérience de ballet extraordinaire.La salle est très belle et plus chaleureuse.Les gens seront plus près des danseurs puisqu\u2019il n\u2019y a pas de fosse qui sépare le public de la scène.Soit, mais s\u2019il n\u2019y a pas de fosse, où donc sera l\u2019orchestre ?« À l\u2019arrière de la salle », répond simplement le directeur.Voici donc le premier ajustement majeur : comme le chef d\u2019orchestre se retrouve dos aux danseurs, il devra suivre le ballet sur des moniteurs vidéo spécialement installés.Les imposants décors ont aussi demandé plusieurs adaptations.Les toiles de fond étant des trompe-l\u2019oeil, il a fallu les refaire et les ajuster aux nouvelles dimensions pour conserver l\u2019effet d\u2019optique.D\u2019autres éléments de décor devront aussi passer au bistouri : beaucoup de coups de ciseaux et de génie en perspective ! Les coûts de production en sont d\u2019autant augmentés : Giselle était à l\u2019origine une production de 500 000 $.La facture des services additionnels s\u2019élève déjà à environ 100 000 $ supplémentaires, plus de deux semaines avant le soir de première.Et c\u2019est sans compter la perte sèche subie par le transfert dans une salle plus petite.Le Théâtre Denise-Pelletier compte 877 sièges comparativement aux 1400 de la salle Maisonneuve : 523 spectateurs potentiels de moins à chaque représentation.Et puisque le théâtre est plus petit, il y a moins de place en coulisses.Pas de loges pour tous les danseurs.Une situation déplorable puisqu\u2019elle ajoutera un stress supplémentaire pour les artistes qui devront d\u2019ailleurs partager leurs espaces vitaux avec des éléments du décor.Un grand capharnaüm quoi ! Seuls rescapés dans tout ce tourbillon : les costumes.Et heureusement puisque Giselle est un véritable faste côté chiffon.Les 53 personnages se partagent 79 costumes, tous faits dans l\u2019atelier des GBC rue Rivard.Les couturières travaillent là-dessus depuis le mois de mars et sont maintenant dans leur sprint final.Et comme le disait l\u2019une d\u2019entre elles cette semaine, « en danse, on ne peut pas se permettre la moindre erreur ».Les interprètes font des gestes que l\u2019être humain ordinairement constitué ne peut même pas imaginer ! Il faut donc qu\u2019ils soient vêtus pour réussir leurs prouesses physiques sans avoir à se soucier de leurs habits.Giselle ne comporte pas trop de changements de costumes ; un problème de moins ! La compagnie de danse espère maintenant que ses abonnés vont les suivre dans l\u2019Est.Pour ça, elle les chouchoute : navette gratuite offerte entre la Place des Arts et le Théâtre Denise-Pelletier, le stationnement sera gratuit à la PDA, un petit verre à l\u2019entracte.Notez que les dates des représentations sont quelque peu modifiées : Giselle sera présenté les 9, 10, 11, 12, 14 et 15 septembre à 20 h, Ainsi que les 11 et 12 septembre à 14 h.PHOTO DENIS COURVILLE, La Presse © Alain Dancyger, directeur général des Grands Ballets canadiens, dans l\u2019atelier où sont confectionnés les 79 costumes du ballet Giselle.Les herbiers imaginaires de Bouchard et Chabot Muse parmi toutes les muses, la nature retient encore l\u2019attention des artistes.De tout temps, semble-t-il, l\u2019art et la nature ont entretenu des rapports étroits, confondant parfois leurs réalités, mais s\u2019affrontant aussi.Et si la nature se trouve au centre de certaines propositions artistiques contemporaines, c\u2019est souvent pour être questionnée, voire en éprouver l\u2019harmonie et la plénitude.Les oeuvres des artistes Ginette Bouchard et Christiane Chabot, réunies par le commissaire Laurier Lacroix au Musée de Lachine, font voir la nature autrement qu\u2019à travers un souci de réalisme.Loin de faire dans le paysage romantique propre à exalter les grandeurs de la nature, les artistes montrent plutôt celle-ci transformée par des manipulations.Bien que Ginette Bouchard travaille d\u2019abord avec la photographie, ce n\u2019est pas pour nous offrir une copie conforme de la réalité, mais pour la trafiquer avec les technologies numériques.Imprimées sur papier, les photos traitées numériquement laissent voir des fragments de la nature qui nous sont plutôt familiers, qu\u2019ils soient des nénuphars flottant ou des feuilles ondulantes.Mais à bien y regarder, à travers l\u2019effet de réalisme, certains motifs et certaines couleurs apparaissent incongrus et c\u2019est là que sont visibles les manipulations opérées par Bouchard.Aux lois de la nature, l\u2019artiste a imposé les siennes.Derrière sa caméra et l\u2019écran d\u2019ordinateur, elle nous montre que le regard, même celui jeté sur la nature, est toujours culturel.Partageant les cimaises avec les oeuvres de Bouchard, celles de Christiane Chabot s\u2019inspirent aussi de la nature.Dessinés à la caséine sur papier, les fragments grossis de feuilles, de fleurs, de roches ou de brindilles, s\u2019installent au centre de la surface offrant tous les détails de leur composition à la manière dont sont recensées les espèces végétales dans un herbier.Aux couleurs déjà plus toniques que celles normalement dévolues aux éléments naturels, s\u2019ajoutent d\u2019étranges configurations.Là, une feuille s\u2019enroule et se bombe pour adopter une forme cubique, plus loin des fleurs s\u2019organisent en une curieuse sculpture.Aux portes du rêve, les dessins frayent doucement avec la magie car l\u2019artiste, visiblement, s\u2019est fait complice des éléments naturels.De part et d\u2019autre donc, une nature à première vue offerte avec un souci de réalisme, mais les anomalies finalement décelées font verser les représentations dans les lieux de l\u2019imaginaire.Parlant de la nature, on pourrait aussi s\u2019interroger sur l\u2019origine des choses.Faisant un inventaire éclaté des motifs picturaux, l\u2019artiste Marie-Claude Bouthillier saurait sans doute nous en dire un mot.Exposées dans la Dépendance, un bâtiment datant de 1669 situé sur le site muséologique de Lachine, les oeuvres de Bouthillier poursuivent un projet déjà entamé dont on avait pu voir une version à l\u2019événement Peinture Peinture au Belgo en 1998.Quadrillages, spirales, motifs zébrés, en écailles ou picotés parcourent des surfaces de formats divers qui reposent au sol et se superposent légèrement.Les couleurs, chaudes et vibrantes, rivalisent avec la variété de motifs souvent tracés à l\u2019encaustique.À ces dessins, qui pourraient tout autant être des signes et des symboles néo-primitifs, on reconnaît la capacité d\u2019affirmer la planéité du support, mais d\u2019orchestrer aussi une rencontre entre les éléments du vocabulaire pictural comme s\u2019il fallait retrouver les éléments premiers de ce langage et, qui sait, d\u2019en recomposer le sens.ESPACES DE NATURE, jusqu\u2019au 5 septembre.Ginette Bouchard et Christiane Chabot ; DEMANDE À LA PEINTURE \u2014 UNE VARIATION, Marie-Claude Bouthiller, jusqu\u2019au 29 août.Au Musée de la Ville de Lachine, 110, chemin de La- Salle.Info : 514-634-3471.Objet / Nature, 1997.Oeuvre de Christiane Chabot. 7LP0702B0822 B 7 dimanche L T 7LP0701B0822 ZALLCALL 67 00:49:20 08/22/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 22 AOÛT 1999 R B 7 Live, Moist et cie: fiesta modern-rock à saveur de bière DiCaprio ne sera pas glacier n Leonardo DiCaprio a gagné jeudi un procès qu\u2019il avait intenté devant le tribunal de Hamm (Allemagne) contre un modeste glacier qui avait donné à son magasin le nom de la vedette de Titanic.Gerhard Bentrup s\u2019est ainsi vu interdire de continuer à utiliser le nom de la star hollywoodienne sur la devanture de son magasin de glaces et de son salon de bronzage.Il s\u2019agit d\u2019une atteinte aux droits du comédien sur son nom, a estimé le juge.Gerhard Bentrup avait argué de son côté que DiCaprio était un nom largement répandu en Italie, bottin téléphonique de Rome à l\u2019appui où il figure à 43 reprises.Ce à quoi le magistrat a répliqué que tel n\u2019était pas le cas en Allemagne.Il demeure ainsi un risque de confusion, a-t-il jugé, même si personne ne peut imaginer que « Leonardo DiCaprio se tient derrière le comptoir à glaces et remplit des cornets ».Le tribunal a toutefois débouté l\u2019acteur dans sa demande d\u2019interdire toute mention de son nom à des fins commerciales, ce qui inclut par exemple l\u2019appellation d\u2019une crème glacée.Mein Kampf indisponible n Bertelsmann a décidé de ne plus vendre Mein Kampf sur ses services de librairie en ligne, a annoncé hier un porte-parole du groupe de presse allemand.Bertelsmann n\u2019a jamais proposé l\u2019ouvrage d\u2019Adolf Hitler sur ses sites allemands et néerlandais, sa vente étant interdite dans ces deux pays.Mais il était disponible notamment pour les Français et les Britanniques, a précisé Christof Ehrhart.Or, les autorités allemandes avaient ouvert une enquête à la suite de plaintes affirmant qu\u2019il était possible de contourner la loi allemande en se procurant Mein Kampf auprès de sites Internet basés aux États-Unis.Selon la loi allemande, la vente et la distribution du livre rédigé par Hitler pendant son séjour en prison est passible de cinq ans de prison.Bertelsmann a donc décidé ce week-end de mettre fin à toute vente du livre sur ses sites en ligne et demandé à son partenaire américain, barnesandnoble.com, de ne pas vendre de titres nazis à des clients allemands.Elizabeth Taylor hospitalisée n L\u2019actrice américaine Elizabeth Taylor a été hospitalisée à Los Angeles à la suite d\u2019une chute lors de laquelle elle s\u2019est cassé une vertèbre.Âgée de 67 ans, la star est tombée à son domicile de Bel Air, jeudi soir, et a été admise à l\u2019hôpital Cedars-Sinai un peu plus tard, a annoncé son attaché de presse vendredi.Elle aura besoin de quatre ou cinq semaines pour récupérer.Elizabeth Taylor « souffre d\u2019une fracture de la douzième vertèbre thoracique », a déclaré le neurochirurgien Patrick Rhoten dans un communiqué.« Elle n\u2019est pas en danger d\u2019un point de vue neurochirurgique et se repose confortablement.» La légendaire interprète de Cléopâtre a déjà connu plusieurs problèmes de dos, probablement dus à une chute de cheval en 1945 durant le tournage du Grand National, de Clarence Brown.Elle a déjà été opérée de la hanche et on lui a enlevé en 1997 une tumeur bénigne au cerveau.OLIVIER LALANDE Dure à battre, l\u2019ambiance de ces spectacles extérieurs gratuits.Heureux d\u2019avoir l\u2019occasion d\u2019entendre des artistes d\u2019envergure pour pas un rond, les mélomanes avaient le sourire aux lèvres, hier au Parc-des-Îles, où les groupes Live, Moist, Serial Joe, Redcore et Edwin étaient attendus.Avant et entre les prestations, on s\u2019assoyeait bien tranquillement, on sirotait une bière, on dégustait une de ces infâmes poutines à 5 $, on fumait un petit joint.Pas de doute, la bonne humeur était au rendez-vous, malgré ce temps un peu frisquet.Environ 55 000 personnes sont venues recouvrir la pelouse.On s\u2019en doute bien, ce sont surtout les jeunes qui ont répondu à l\u2019appel.Des jeunes entre 14 et 25 ans, parmi lesquels un nombre impressionnant de filles.Étaient-elles venues pour Moist et le beau David Usher ?Ou pour les mignons Serial Joe ?Et si c\u2019était pour Edwin, qui a débuté les hostilités vers 17 heures ?En voilà un que le public féminin était heureux de retrouver, lui qui a quitté la populaire formation I Mother Earth il y a environ deux ans pour se lancer dans une aventure solo.Suivait le quintette lavallois Redcore, apparemment bien réchauffé par sa participation au festival Polliwog extérieur une semaine auparavant, puisqu\u2019il semblait tout à fait prêt à affronter sa première grosse foule.Et viceversa.Le quartet ontarien Serial Joe, dont la moyenne d\u2019âge est de quinze ans, a ensuite été accueilli sous un tonnerre d\u2019ultrasons, émis par la portion la plus jeune du public féminin.Le reste d\u2019entre nous les attendions évidemment de pied ferme, plus ou moins enchantés à l\u2019idée de voir un Hanson version alterno occuper une si grosse scène pour une si petite carrière.Avouons néanmoins que les chenapans ne s\u2019en tirent pas si mal.Les gars sont des musiciens solides.l\u2019identité artistique viendra, espérons- le, avec le temps.Moist était sans contredit un des groupes les plus attendus, et a été reçu avec les honneurs habituels.C\u2019était le premier spectacle que le quintette néo-montréalais donnait dans sa ville depuis la parution de Mercedes Five & Dime en juin dernier.Les gars ont groové ferme, enfilant tous les tubes de leurs trois compacts.En bonus : quelques mesures de Back in Black d\u2019AC-DC, chantée par un David Usher qui était d\u2019humeur à aller batifoler dans la foule.Notons que Moist a gagné, depuis l\u2019époque de Silver, une spontanéité et un dynamisme qui leur faisaient cruellement défaut.Bonne nouvelle.Pour clôturer la soirée, on avait fait appel à Live.Seule formation américaine au menu, le quatuor est venu nous présenter, entre autres, des extraits inédits de son quatrième album, The Distance From Here, prévu pour le 5 octobre.Pour tout dire, le modern-rock à saveur seventies de Live est tout sauf simple, et devient souvent carrément pompeux, surtout lorsque le chanteur Ed Kowalczyk joue les possédés et lance ses appels fraternalistes.Mais quoi de mieux pour faire vibrer les larges foules que cette suite de longue pièces tantôt douces, tantôt rageuses, qui demandent de lever autant le poing que les briquets.L\u2019histoire ne dit pas si ces dizaines de milliers de jeunes sont retournés à la maison boire de la Molson Dry, hier soir.La compagnie, qui présentait l\u2019événement, avait en effet pris soin de tapisser son nom partout où on pouvait poser les yeux.Ce qu\u2019on sait, par contre, c\u2019est que cette journée gratuite était une excellente façon de terminer cet l\u2019été.Eh oui, déja.PHOTO ROBERT SKINNER, La Presse © Le chanteur David Usher et le bassiste Jeff Pearce.2777215 2777032 2777030 7LP0801B0822 B 8 dimanche L T 7LP0801B0822 ZALLCALL 67 00:45:57 08/22/99 B B 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 22 AOÛT 1999 Chanteur sans voix n Le chanteur Chris Barron, du groupe Spin Doctors, souffre d\u2019une paralysie des cordes vocales.Il n\u2019avait plus qu\u2019un mince filet de voix, un beau matin, peu après avoir terminé l\u2019enregistrement du disque Here Comes the Bride.Ses médecins craignent que cette affection, très rare, ne mette fin à la carrière de Barron.Leur pronostic est « incertain, au mieux », a indiqué un porte-parole de Universal Records.Un réseau très attachant n Le réseau NBC exigerait plus que l\u2019exclusivité dans les contrats signés par les comédiens de la revue d\u2019humour hebdomadaire Saturday Night Live.Selon le magazine New York Observer, NBC et le producteur Lorne Michaels ont le loisir de muter un interprète dans une autre émission à l\u2019horaire du réseau, que l\u2019intéressé soit d\u2019accord ou non.La filiale de General Electric peut aussi faire jouer un comédien dans trois téléfilms produits sous la bannière SNL, même pour des cachets inférieurs aux offres de producteurs concurrents.Un dirigeant de NBC, Scott Sassa, fait valoir les avantages d\u2019être engagé dans SNL : « Pour un jeune inconnu, lancer une carrière et jouer dans des comédies, ça demeure une offre très alléchante.» La revue d\u2019humour amorcera sa 25e saison le 2 octobre.La guerre et l\u2019opinion publique n Un documentaire à l\u2019horaire du réseau PBS retrace l\u2019histoire des interventions américaines à l\u2019étranger, en commençant par celle à Cuba il y a un siècle.Dans Crucible of Empire, les auteurs et producteurs Daniel Polin et Daniel Miller racontent comment l\u2019opinion publique a été façonnée avant que les États-Unis s\u2019impliquent dans des conflits.En 1895, des reportages sur l\u2019oppression des insulaires cubains par les Espagnols soulevèrent l\u2019indignation ; le document de deux heures explique le rôle de l\u2019éditeur William Randolph Hearst (1863-1951), qui misa sur l\u2019indépendance de Cuba pour accroître son influence.Trois ans plus tard, l\u2019explosion du cuirassé américain Maine dans le port de La Havane provoqua la guerre au terme de laquelle l\u2019Espagne perdit Cuba, les Philippines et Porto Rico.Le prochain Forman à Noël n Le studio Universal a décidé de lancer le 25 décembre le prochain long métrage de Milos Forman, qui raconte la vie du regretté comique Andy Kaufman.Man on the Moon, avec Jim Carrey dans le rôle principal, devait sortir le 5 novembre, rapporte le quotidien Variety.Mais après avoir montré le film à des groupes témoins, dans un nouveau montage, Forman et Universal ont conclu qu\u2019un lancement durant la période des Fêtes placerait le film en position plus favorable au concours annuel des Oscars.De 7 à 77 ans n L\u2019émission de marionnettes de la chaîne publique France-3, Les Minikeums, obtient maintenant du succès au-delà de la tranche d\u2019âge initialement visée.À l\u2019horaire depuis huit ans, ces personnages conçus pour le jeune public préparent également la sortie d\u2019une cassette, qui réunit quatre épisodes de leurs satires de la télévision et du spectacle.Le succès des Minikeums repose sur des parodies d\u2019émissions et de longs métrages.Ils ont fait aussi une percée dans l\u2019industrie du disque, avec leur tube Ma Mélissa.Usé par le grégarisme n Les autorités de Hartfield, dans le sud de l\u2019Angleterre, demandent au groupe Disney un peu d\u2019aide pour remettre en état un pont associé au personnage de Winnie the Poo.L\u2019ouvrage en bois, dans la forêt d\u2019Ashdown, serait le préféré de l\u2019ourson Winnie et des foules de curieux, attirés par sa notoriété, vont y faire un tour, au point qu\u2019il menace maintenant de s\u2019écrouler.Rire en juin n La ville de Québec a confié à la compagnie Québécomme le mandat d\u2019organiser un premier Festival du grand fou rire, en juin prochain.L\u2019événement qui doit durer quatre jours ne sera pas en conflit avec le Festival Juste pour rire, tenu en juillet à Montréal, ni par ses dates ni par son style, ont souligné les organisateurs.La ville a en outre créé une corporation des événements spéciaux, pour fins de promotion culturelle et touristique ; le premier Festival du grand fou rire tournerait avec un budget estimé à 350 000 $.Le prix Brahms au baryton Stephan Genz n Le prix Brahms a été décerné au baryton allemand Stephen Genz, a annoncé mercredi la Société Brahms du Schleswig-Holstein.Ce prix, doté de quelque 5000 dollars, lui sera remis lors d\u2019un concert à Heide (Allemagne).La célèbre cantatrice britannique d\u2019origine allemande Elisabeth Schwarzkopf prononcera le discours d\u2019éloge.Né à Erfurt, Stephan Genz, 26 ans, a poursuivi sa formation musicale à Leipzig puis à Karlsruhe.Ce prix est décerné chaque année à des musiciens qui se sont illustrés dans l\u2019interprétation des oeuvres de Johannes Brahms (1833 - 1897).Mort de l\u2019acteur Brion James n L\u2019acteur Brion James, qui joua notamment dans Blade Runner et The Player, est décédé à l\u2019âge de 54 ans.Brion James, qui est apparu au total dans 103 films, est mort le 7 août dernier à Los Angeles d\u2019une crise cardiaque, à son domicile de Malibu, a précisé Philippe Mora, un metteur en scène qui a tourné sept films avec lui.Bien qu\u2019il ait également travaillé pour la télévision, Brion James a consacré l\u2019essentiel de sa carrière au cinéma, surtout à des films d\u2019action.Il avait ainsi été le partenaire de Nick Nolte dans 48 Hours et sa suite Another 48 Hours.« C\u2019est la première fois que je tourne dans la suite d\u2019un film, avait-il dit à l\u2019époque au Los Angeles Times.Je vis rarement jusqu\u2019à la fin d\u2019un film.J\u2019ai été bouilli dans de l\u2019huile, j\u2019ai eu ma tête arrachée sur une autoroute.J\u2019ai été jeté d\u2019une colline.J\u2019ai aussi tué beaucoup de gens.» Brion James était né à Beaumont en Californie.Son père était enseignant et propriétaire du cinéma local.Il avait suivi des cours de théâtre à San Diego et à New York.2777214 Salles de répertoire BETTER THAN CHOCOLATE Cinéma du Parc (3) : 19h30, 21h30.BLACK CAT, WHITE CAT Ex-Centris (salle 1, Le Parallèle) : 21h45.BREAKFAST CLUB (THE) Cinéma du Parc (2) : 21h15.BUENA VISTA SOCIAL CLUB Ex-Centris (salle 3, Cassavetes) : 15h, 17h, 19h, 21h.COURS, LOLA, COURS Ex-Centris (salle 2, Fellini) : 13h30, 15h30, 17h30, 19h30, 21h30.DYBBUK (THE) Cinéma du Parc (1) : 15h, 17h, 19h.FANNY AND ALEXANDER Cinéma du Parc (3) : 14h.GADJO DILO Cinéma du Parc (3) : 17h30.LOLA MONTÈS Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra) : 19h.LUCKY PEOPLE CENTRE INTERNATIONAL Ex-Centris (salle 1, Le Parallèle) : 17h45.MENACE 11 SOCIETY Cinéma Impérial : 21h.MODULATIONS Cinéma Impérial : 19h.PRIVATE CONFESSIONS Cinéma du Parc (1) : 21h.REBELLION Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra) : 21h.RUN, LOLA, RUN Ex-Centris (salle 1, Le Parallèle) : 13h45, 15h45, 19h45.WINSLOW BOY (THE) Cinéma du Parc (2) : 15h15, 17h15, 19h15.Musique CHRIST CHURCH CATHEDRAL Trio Fibonacci.Plamondon, Denissov, Meijering : 13h.JARDINS DE ROCAILLES (Val-David) Duo de guitares Fortin-Léveillé : 16h30.Théâtre THÉÂTRE LA PETITE LICORNE (4559, Papineau) Véritable dialogue, de Lewis Trondheim et Jean- Luc Coudray.Mise en scène de Jean-Dominic Leduc.Du 24 au 28 août, à 20h30.USINE C (1345, av.Lalonde) Giacobbe, de Daniel Finzi Pasca du Teatro Sunil (Suisse).Du 24 août au 5 septembre, à 20h, sauf lun.Variétés CENTRE MOLSON Black Sabbath, Godsmack et Drain sth : 19h30.CENTRE PIERRE-PÉLADEAU (300, boul.de Maisonneuve E.) Claude Barzotti : 20h30.CABARET DU CASINO DE MONTRÉAL Sinatra Remembered : du mer.au dim., 21h.L\u2019AIR DU TEMPS (191, St-Paul O.) No Man\u2019s Band : 22h.LE PIERROT (114, St-Paul E.) Daniel Blouin et Félix Leroux : dès 20h.LA PLACE À CÔTÉ (4571, Papineau) Éric McComber : 21h.KOJI\u2019S KAIZEN (4120, Ste-Catherine O.) Greg Clayton 3 et John Labelle : dès 21h.SERGENT RECRUTEUR (4650, St-Laurent) Claire Mallet : 19h30.PUB ST.PAUL (124, St-Paul E.) Groupe Bolero : dès 21h.2777373 7LP0901B0822 B 9 dimanche L T 7LP0901B0822 ZALLCALL 67 00:45:31 08/22/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 22 AOÛT 1999 B 9 Mazo de la Roche, cette inconnue Geena Davis star du tir à l\u2019arc Le nom ne disait à peu près rien au Canada français il y a cinquante ans, il ne dit toujours à peu près rien aujourd\u2019hui.Et pourtant, il y a un demisiècle, Mazo de la Roche, une Canadienne, était l\u2019un des écrivains les plus lus en France et en Angleterre.La romancière était pourtant à peu près inconnue de la plupart de ses compatriotes canadiens- français, comme le notait, le 29 août 1949, le chroniqueur Jean Luce.En France, pourtant, une enquête indiquait qu\u2019elle était alors l\u2019auteure qui se vendait le plus.Tandis qu\u2019en Angleterre, elle occupait le second rang, derrière Charles Dickens.À Montréal, au contraire, indiquait Luce, la vente de ses livres était « moins qu\u2019ordinaire ».Son oeuvre, qui comprenait alors onze romans et quelques pièces de théâtre, tous écrits en anglais, avait été traduite en douze langues et s\u2019était vendue, au chiffre alors fantastique, surtout pour un écrivain canadien, de plus de deux millions d\u2019exemplaires.Tous ses livres formaient une vaste saga sur une famille canadienne- anglaise, depuis la fondation de la dynastie, sur les bords du lac Ontario, jusqu\u2019au milieu du XXe siècle.Très discrète sur sa vie privée, on ne savait d\u2019elle que sa date de naissance, en 1885 à Toronto, et le fait qu\u2019elle passa la majeure partie de sa jeunesse à la ferme de son père, au bord du lac Ontario.Fille unique, elle n\u2019a eu pour compagnons que les bêtes et, plus tard, une amie qui partagea le reste de son existence.Il y a 70 ans mourait Diaghilev n C\u2019est à Venise, le 19 août 1929, que s\u2019éteignait le plus prestigieux enchanteur du monde du spectacle que Paris et Londres aient connu et acclamé durant les années dix et vingt, Serge de Diaghilev, qui de 1909 à sa mort fut un inspirateur, un animateur, un entraîneur encore plus que le directeur artistique de la compagnie de ballets à laquelle il donna son nom.Musicien et critique, cet homme n\u2019a rien laissé que l\u2019oeuvre des autres.Sans lui, toutefois, des compositeurs comme Stravinsky et Ravel, des peintres comme Picasso et Rouault auraient sûrement atteint la gloire mais peut-être pas avec autant de relief et de rayonnement.Diaghilev a lancé plus de 75 créations au cours de l\u2019existence de sa compagnie.Marcel Valois écrivait d\u2019ailleurs, pour le trentième anniversaire de son décès : « Diaghilev a doté l\u2019univers de quelques chefs-d\u2019oeuvre qui gardent après les années toute leur originalité pour qui les voit pour la première fois.» Bousille et les Justes n « Commencée dans les rires, parfois même hystériques de quelques spectateurs qui se soucient peu de rater les répliques qui suivent et de les faire rater à leurs voisins, c\u2019està- dire qu\u2019accueillie avec le parti pris d\u2019assister à une comédie, la création de la pièce de Gratien Gélinas Bousille et les Justes s\u2019est terminée hier soir dans la stupeur de découvrir en lui un auteur tragique.Pas un auteur tragique à la façon dont l\u2019entendaient les Anciens, mais de façon toute moderne, qui utilise le naturalisme aussi bien pour obtenir des effets comiques que pour créer, par exemple ici ou de côté, un climat de cruauté sadique presque intolérable ».C\u2019est ainsi que Jean Béraud analysait, le 18 août 1959, la nouvelle pièce de Gratien Gélinas, jouée en première la veille à la Comédie Canadienne.Pour sa part, quelques jours plus tard, dans une grande envolée lyrique, Roger Champoux comparait l\u2019humble Bousille au grand Charlot créé par Charlie Chaplin.Rien de moins : « Que Bousille entre dans le grand espoir de l\u2019au-delà et que Charlot continue à parcourir la route sans issue, l\u2019un et l\u2019autre ont été les victimes d\u2019un monde très dur qui n\u2019hésite jamais à moucher entre deux doigts les petites flammes trop vives.Qui deviennent agaçantes, à vouloir faire la lumière sur les noirceurs du coeur des hommes.» Vigneault avec l\u2019OSM n Il y a 30 ans, plus précisément le 19 août 1969, Gilles Vigneault s\u2019était produit à la Place des Arts, comme soliste avec l\u2019Orchestre symphonique de Montréal.Comme l\u2019écrivait le lendemain Gilles Potvin, « les admirateurs de Gilles Vigneault étaient sans doute désireux de voir ce qu\u2019il ferait comme soliste d\u2019un orchestre symphonique.En fait, il n\u2019a rien changé à sa manière habituelle et c\u2019est beaucoup plus l\u2019orchestre qui a fait un effort colossal pour s\u2019adapter à lui.En grande forme, Gilles Vigneault a déçu tous les sceptiques en menant la soirée avec un entrain extraordinaire, réussissant même à faire chanter avec ensemble et enthousiasme un public qu\u2019il tenait dans sa main.Les choses lui ont été évidemment facilitées par les excellents arrangements dont il bénéficiait tout comme de la direction de Nel Chotem.» Jacques Hébert quitte l\u2019édition n Sénateur libéral et grand ami et compagnon de voyage de Pierre Elliott Trudeau, scout dans l\u2019âme depuis sa jeunesse, journaliste de combat à Vrai, Jacques Hébert a également été un des piliers de l\u2019édition québécoise.N\u2019a-t-il pas lancé les Insolences du frère Untel alors qu\u2019il dirigeait les éditions du Jour ?Mais le 21 août 1974, il y a donc un quart de siècle, il quittait la maison d\u2019édition qu\u2019il dirigeait (les éditions du Jour, qui font maintenant partie de l\u2019empire Sogides) et ses diverses fonctions dans des associations professionnelles, principalement la présidence de l\u2019Association des éditeurs canadiens.Il était dans le livre depuis une quinzaine d\u2019années, dont les dix dernières avaient été consacrées à diriger le Jour.« Dès le départ, précisait- il à Jean-Claude Trait, je m\u2019étais promis de me consacrer à l\u2019édition pendant une période d\u2019environ 10 ans, réservant le reste de ma vie à d\u2019autres projets que j\u2019avais déjà en tête ».Comme Katimavik, ce genre de « Peace Corps » canadien dont il fut par la suite l\u2019âme dirigeante.Geena Davis a déjà un oscar.Maintenant, l\u2019actrice de 43 ans rêve d\u2019une médaille olympique en tir à l\u2019arc.La star de Thelma et Louise s\u2019entraîne depuis deux ans, et vendredi, à la veille des demi-finales pour la qualification au sein de l\u2019équipe olympique américaine, elle semblait plutôt confiante : « Je me suis rendu compte une fois adulte que j\u2019étais plutôt sportive », a-t-elle déclaré.Celle qui remporta un oscar en 1988 pour son rôle dans Le Voyageur malgré lui a surpris par la rapidité de ses progrès.Et les adeptes de cette discipline n\u2019avaient jamais vu autant de caméras pour une compétition.Geena Davis, elle, en chapeau bleu et lunettes de soleil, est restée très calme en tirant ses 60 flèches sur une cible à 70 mètres.Classée 22e, l\u2019actrice avait caché son hobby pendant deux ans, jusqu\u2019à ce qu\u2019elle arrive 29e sur les 300 concurrentes de l\u2019Ohio admises à entrer dans la course aux demi-finales.Pendant le week-end, l\u2019actrice aura 28 rivales.Elles ne seront plus que huit lundi, qui se retrouveront le mois prochain en Californie.Elles ne seront que quatre à remporter leur billet pour les JO de Sydney l\u2019an prochain.PHOTO REUTERS Geena Davis, hier, lors d\u2019une compétition de tir à l\u2019arc tenue à Bloomfield, au New Jersey.L\u2019actrice se fait installer des cibles sur les tournages pour s\u2019entraîner.Génies en herbe En collaboration avec Génies en herbe Pantologie Inc., 3535, boul.Rosemont, Montréal H1X 1K7 A MARATHON 1 Combien de kilomètres court-on dans un marathon ?2 Quelle Québécoise a remporté le marathon de Boston en 1980 ?3 Lors de quels Jeux olympiques le marathon féminin a-t-il été disputé pour la première fois ?4 Qui a remporté le marathon olympique en 1960 et en 1964 ?5 Quelle épreuve, disputée à Hawaï, comprend 4 kilomètres de natation, 180 kilomètres à vélo et un marathon.?Elle a remporté le marathon de Boston.B SOLEIL 1 En quelle langue peut-on entendre la version originale du film Soleil trompeur ?2 Quel type d\u2019orage est provoqué par les éruptions solaires ?3 Quel chanteur québécois a lancé l\u2019album Soleil en 1971 ?4 Que signifie les lettres « U.V.» sur une bouteille de crème solaire ?5 Quel poète français a évoqué le soleil noir de la Mélancolie ?D AMOUR 1 Comment s\u2019intitule le premier album de Normand L\u2019Amour ?2 Quel pays est séparé de la Russie par le fleuve Amour ?3 Qui a écrit la pièce de théâtre On ne badine pas avec l\u2019amour ?4 Quelle est la ville de l\u2019amour fraternel aux États-Unis ?5 Quel personnage de bande dessinée est amoureux de Falbala ?G À LA FERME 1 De quel animal existe-t-il une variété Holstein ?2 Quelle émission télévisée de la SRC consacre ses reportages à l\u2019agriculture et à l\u2019élevage ?3 Quel oiseau de bassecour possède des ergots ?4 De quel produit a-t-on permis la coloration en Ontario en 1995, malgré l\u2019opposition des producteurs de lait ?5 Quel animal de la ferme est parfois atteint de la tremblante ?E PHYSIQUE 1 Quel grand physicien était l\u2019époux de Mileva Maric ?2 Quel type de mécanique a inspiré le paradoxe du chat de Schrödinger, qui est à la fois mort et vivant ?3 Quel physicien, spécialiste des trous noirs, est atteint de la maladie de Lou Gehrig ?4 Quelle branche de la physique étudie la lumière ?5 Quel événement hypothétique, résultant de la compression de l\u2019univers après une phase d\u2019expansion, serait l\u2019inverse du « big bang » ?H VIOLON 1 Quel détective, confident du docteur Watson, est aussi un violoniste amateur ?2 De quelle ville est originaire l\u2019ensemble Les Violons du Roy ?3 Quel violoniste entend-on dans la trame sonore du film La liste de Schindler ?4 Quel cinéaste québécois a réalisé le film Le violon Rouge ?5 Quelle baguette permet de faire vibrer les cordes du violon ?F ITALIE 1 Dans quelle ville d\u2019Italie peut-on voir la Tour penchée ?2 Quel volcan italien se trouve en Sicile ?3 Dans quelle ville se trouve le siège de la société Fiat ?4 Quelle danse à trois temps est originaire de Tarente ?5 Dans quelle ville se trouve le musée des Offices ?Physicien.C VIKINGS 1 Quelle province française fut cédée aux envahisseurs vikings en 911 ?2 Comment appelle-t-on les caractères de l\u2019alphabet des Vikings ?3 Quelle île canadienne était appelée Vinland par les Vikings ?4 Comment appelle-t-on le bateau d\u2019expédition des Vikings ?5 Quel chef viking a découvert le Groenland vers 985 ?Volcan italien.SOLUTION DANS LE CAHIER DES PETITES ANNONCES 7LP1001B0822 B-10 DIMANCHE 22 aout 7LP1001B0822 ZALLCALL 67 00:45:22 08/22/99 B uand monsieur se présente à table, on s\u2019écarte sur son passage.Et souvent, on laisse la place.Il faut dire que le quiscale bronzé en impose.Sa taille est impressionnante, une trentaine de centimètres.Sa longue queue, son grand bec, et sa couleur noirâtre, irisée autour du cou de magnifiques reflets bleus ne laissent personne indifférent.Il séduit.Mais regardez son oeil, tout jaune, percé d\u2019une pupille noire qui donne au quiscale une allure intrigante.Préjugé quand tu nous tiens! Pourtant, à fouiller dans son dossier, on découvre une personnalité complexe, où le parent dévoué succède au meurtrier qui se délectera du cerveau de ses victimes.La nature est impitoyable.Manger ou être mangé.Le quiscale bronzé joue habituellement le beau rôle, ce qui ne le fait pas apprécier pour autant.Comme la corneille, le vacher, le carouge et les autres espèces de quiscales, on le classe souvent parmi les «oiseaux noirs», ce qui en dit long sur sa réputation.Le quiscale, dont le nom vient d\u2019un terme espagnol adapté d\u2019un dialecte amérindien du sud, est répandu un peu partout sur le continent à l\u2019est des Rocheuses et il est abondant au Québec.Durant des décennies, on l\u2019a affublé à tort du nom de «mainate» en raison d\u2019une ressemblance avec l\u2019asiatique mainate réputé pour imiter la voix humaine.À écouter le grincement prononcé de sa voix, aucune confusion n\u2019est possible.Chez nous, les populations de quiscales bronzés migrent vers le sud pour passer l\u2019hiver, rarement loin.Dès le début d\u2019avril, il est dans nos parages.Il affectionne les lieux ouverts et s\u2019installe volontiers dans nos parcs.Grégaire, il faut voir sa grande classe quand il doit partager la bouffe avec ses semblables dans une mangeoire, après avoir expulsé tous les autres volat i l e s , b i e n entendu.Un mouvement de bec vers le haut suffit pour mettre de l\u2019ordre et déterminer qui domine la place, une façon d\u2019éviter des discussions oiseuses susceptibles de dégénérer en violence.Ici, la famille se conjugue souvent au féminin.C\u2019est la femelle qui fera le travail de construction du nid.Elle pondra quatre ou cinq oeufs qu\u2019elle couvera seule, le mâle faisant le guet quand madame va se restaurer.Il arrive cependant que lorsque la belle est confinée au nid, le beau Brummel aille courir la galipotte.En cas de coup de foudre, la couveuse est abandonnée à son sort et c\u2019est la deuxième famille qui aura droit au soutien paternel.Personnalité complexe, disions-nous.Les parents sont d\u2019un soutien exceptionnel pour leurs petits.Bien après la sortie du nid, les pleurs incessants des oisillons attirent inévitablement papa ou maman avec quelque chose à se mettre dans le bec, même si les insectes abondent autour d\u2019eux.Paresse d\u2019adolescents.D\u2019un naturel extrêmement farouche, le quiscale prendra immédiatement son envol avec la troupe dès qu\u2019un de ses membres donnera le signal.Audacieux, il n\u2019hésitera pas cependant à porter de violents coups de bec à l\u2019observateur qui veut examiner son nid de trop près.Le régime alimentaire du quiscale nous donne aussi un aperçu des nombreuses facettes de sa personnalité.Son ordinaire est en grande partie d\u2019origine végétale.Mais il aime bien varier le menu.C\u2019est un chasseur d\u2019insectes, souvent en battue dans le gazon, et il aime fondre sur sa proie.Quelques vers de terre seront cueillis aussi au passage.Plus facile encore, il les volera au merle.Si le coeur lui en dit, ce sera une partie de chasse à courre à la souris, ou encore une poursuite aérienne en quête d\u2019une chauve-souris bien tendre.C\u2019est un excellent pêcheur à gué qui n\u2019hésite pas à se tremper jusqu\u2019à la poitrine pour fouiller sous les roches à la recherche de son mets préféré, l\u2019écrevisse, du moins dans le sud de son aire de distribution.Et, à défaut de crustacés, on l\u2019a vu se servir sans gêne dans un jardin d\u2019eau en capturant habilement les poissons rouges qui s\u2019y prélassaient.Il apprécie également les oeufs et les petits des autres oiseaux, et certains ornithologues amateurs n\u2019hésitent pas à le mettre au rang des ennemis publics.Il s\u2019en prend même aux adultes, surtout aux moineaux domestiques.Plusieurs observateurs ont pu le voir à une mangeoire asséner adroitement un solide coup de bec mortel sur le crâne d\u2019un moineau.Des auteurs affirment que lorsque les circonstances l\u2019y obligent, il s\u2019en prendra à plusieurs autres espèces d\u2019oiseaux, parfois pour se délecter de leur cervelle sans même toucher à la carcasse.À son tour, il est souvent inscrit au menu de plusieurs rapaces dont la buse à queue rousse.Les écureuils mangent aussi ses oeufs.Au siècle dernier, aux États-Unis, plusieurs chasseurs se délectaient de sa chair.Mangera bien qui mangera le dernier.cÕest g.nial ! www.academieculinaire.com Cours de cuisine de courte dur.e .13 h 00 ou 18 h 30 lÕAcad.mie culinaire tous Pour Les techniques de base, les cuisines italienne et asiatique, la gastronomie sant., la boulangerie et la p.tisserie, les vins et plus encore Apprendre la cuisine avec 393-8111 2774844 "]
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