La presse, 7 septembre 1999, Cahier A
[" Le plus ijmini cpiotidicu frçfjitah ii'Anhi'ujuc Montréal, mardi 7 septembre 1999 HSc année No 313 74 pages, 6 cahiers taxes en sus Iles - de - la - madeleine 1 $ Popular 5441,1» U*M*«t Tél.: (514)2744171 Étes-vous faT?pour Volkswagen?http://lapresse.lnfinit.net PHOTO La Press* René Lecavalier en 1993 La voix du hockey s'éteint à 81 ans ROBERT BOUSQUET et La Presse René Lecavalier, « la voix du hockey », est mort hier à la suite d'une longue maladie.Né à Montréal le 5 juillet 1918, il avait 81 ans.Celui qui a tant marqué le métier d'annonceur sportif adorait son travail.« Je suis de ceux qui seraient disposés à tout recommencer au jour le jour avec le même enthousiasme, la même envie, la même passion », assurait-il au moment de sa retraite, en 1985.Même si son humilité l'empêchait de le reconnaître, cet homme si distingué, toujours courtois, a laissé une profonde empreinte sur le monde du sport, grâce notamment à la correction, à la précision et à l'élégance de sa langue.« René, c'était mon père dans le milieu de la télévision », a confié hier Gilles Tremblay, l'ex-joueur du Canadien qui a été pendant 15 ans l'analyste des matches de La Soirée du hockey aux côtés de M.Lecavalier.« Il recherchait constamment l'expression juste, il était un grand perfectionniste.» René Lecavalier avait d'ailleurs reçu, en 1987, l'Ordre national du Québec, qui soulignait son admirable travail de vulgarisateur sportif.Voir LA VOIX en A2 ¦ Autres réactions, page S 8 d'après AFP et AP NEW YORK Le président indonésien Jusuf Habibie a accepté hier de prendre de « nouvelles mesures » pour restaurer Tordre au Timor oriental en proie au chaos, a fait savoir l'ONU.D'autre part, les Timorais ont fui encore hier la terreur semée par l'armée et les milices pro-indoné-siennes qui refusent de reconnaître l'écrasante victoire au référendum en faveur de l'indépendance.La ville de Dili est vidée progressivement de ses habitants, qui partent de gré ou de force.« La situation à Dili est affreuse, elle Irise l'anarchie avec des fusillades et des pillages », a déclaré le porte-parole de l'ONU, Nick Birn-back.Il a précisé que des coups de feu sporadiques continuaient d'être tirés autour des locaux de l'ONU, mais qu'ils étaient moins nourris que dimanche.Au loi al, 300 responsables du scrutin référendaire ont été évacués par l'ONU vers l'Australie.Le secrétaire gênerai de l'ONU, Kofi Annan, n'a pas précisé la nature des mesures promises par Habibie mais, interrogé par les journalistes sur l'instauration de la loi martiale, il a répondu: « Cela est sur la table.» Il a indiqué avoir parlé au téléphone avec Habibie et plusieurs autres dirigeants, dont le président des États-Unis Bill Clinton.Selon une organisation australienne, plus de 170 personnes ont été tuées hier par les miliciens anti-i ndépendant istes.À Dili, capitale de l'ancienne colonie portugaise envahie par Djakarta en 1975, ils ont réduit en cendres la résidence du prix Nobel de la paix, Mgr Carlos Belo, et ont ouvert le feu sur les quelque 6000 réfugiés qui se trouvaient dans les jardins.Voir LE TIMOR en A2 PHOTO ALAIN R08ERGE.La Presse « Je crois que Dieu m'aime », s'est exclamé hier soir Majid Majidi en raflant pour la deuxième fois le Grand Prix des Amériques.La Couleur du paradis a obtenu la plus haute récompense du 23^ des films du monde.Le réalisateur iranien Majid Majidi remporte de nouveau le Grand Prix C'est l'anarchie: le témoignage d'un Montréalais au Timor oriental, page D8 LUC PERREAULT Montréal porte chance à Majid Majidi.La Couleur du paradis, une oeuvre louchante à propos d'un jeune aveugle mal aimé par son père, a remporté hier le Grand Prix des Amériques, la plus haute récompense du Festival des films du monde.Il s'agit donc pour ce réalisateur iranien d'un doublé, après Les Enfants du ciel, qui avait triomphé en 1997.« Je crois que Dieu m'aime », a déclaré Majidi en recevant son prix des mains de la présidente du jury.l'actrice suédoise Bibi Andersson, lors de la cérémonie de clôture qui, exceptionnellement cette année, se déroulait au cinéma Loews.Lors d'une entrevue à La Presse, Majidi affirmait la semaine dernière qu'il se sentirait honoré de remporter ce prix une deuxième fois.« Mais, avait-il ajouté, ce qui me ferait vraiment plaisir, ce serait de recevoir le Prix du public.» Voir LE RÉALISATEUR en A2 Droit dans les yeux Nathalie Petrowski rencontre JEAN-LUC MONGRAIN Jean-Luc Mongrain raconte toujours la même anecdote au sujet des yeux qui ont fait sa fortune et sa renommée.C'était pendant les années 70.L'étudiant en théologie n'était pas encore un animateur de télé couvert de métros-tars.Il n'était que le fils unique de Roger Mongrain, représentant en machinerie d'imprimerie et de Marthe Emond, greffière de la ville de Chambly.Ce jour-là, il était venu passer un test à l'hôpital.Assis sur la table d'examen en ja- quette verte et en pantoufles de papier, il attendait le médecin lorsqu'une jeune infirmière s'est approchée de lui.Fixant son exophtalmie avec l'intérêt du scientifique pour la bête de cirque, elle lui a demandé à brûle-pourpoint: « Ètes-vous venu au monde de même?» Jean-Luc Mongrain ne l'a pas étranglée.Il s'est contenté de lui répondre du tac au tac.« Oui madame, mon père et mon grand-père aussi, mais inquiétez-vous pas, on ne mord pas.» Jean-Luc Mongrain prétend qu'il est capable d'encaisser la pire insulte depuis l'école primaire de Chambly, où tout le monde l'appelait « ma graine ».Il était petit, maigre comme un clou, bâti sur un « frame de poulet », mais déjà déterminé à faire en sorte que rien ne l'atteigne.C'est encore le cas aujourd'hui, alors qu'il revient au petit écran à 17 h tous les jours à TQS, avec la ferme intention de bousculer le monde de l'information et de faire mentir ceux qui prétendent qu'il a fait son temps.Réussira-t-il?Regardez-le droit dans les yeux et vous aurez la réponse.¦ À lire, rentre vue en page A 5 PHOTO ROBERT MAIUCXJX.Lm Jean-Luc Mongrain 116 JOURS AVANT L'AN 2000 INDEX Petites annonces\t- affaires 04\tAvif\tE6 \u2022Indeï 012\tArts et spectacles\tBandes dessinées 013\t .Immobilier D12etD13\tC1àC4\tBridge\tD13 ¦ marchandises D13\t\u2022 horaire spectacles C4\tCyberpresse\tB7 \u2022 emplois D13et E4\t\u2022horaire télévision C3\tDécès\tE7 \u2022 automobile E4 et E5\tAuto cahier E\tÉconomie\t01 à 011 Étes-vous observateur?012 Feuilleton\tE5 Horoscope\tE4 Laval\tA13 Loteries\tA2.A6etA11 Monde\tD6a 08 Mots croisés\tE6 et S14 Mot mystère\tE5 Opinions\tB3 PoMttque\tB1.B4etB5 Rive-Sud\tA12 ÉDITORIAL Qui a peur de Serge Losique?- Mario Ray page B2 M ÉTÉ! Éclaircies Max.27, min.17 cahier Sports page 20 HO! JAMAIS RIEN VU DE PAREILI 2LP0201A0907 A2 MARDI 2LP0201A0907 ZALLCALL 67 00:39:09 09/07/99 B A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 7 SEPTEMBRE 1999 Suites de la une Le réalisateur iranien Majid Majidi remporte de nouveau le Grand Prix Le Timor oriental mis à feu et à sang LE TIMOR / Suite de la page A1 Cette attaque, selon le chef indépendantiste Manuel Carrascalo, a fait au moins 39 morts.L\u2019évêque du Timor oriental, qui avait appelé à la réconciliation après le référendum, est sain et sauf.Il a été conduit dans un hélicoptère de la police vers la ville de Bacau, dans l\u2019est du territoire.Au rythme d\u2019un millier par heure, les Timorais gagnent la partie occidentale de l\u2019île ( province indonésienne de Nusa Tengara Timur ).Selon le Comité international de la Croix-Rouge ( CICR ), plus de 25 000 civils dans la seule ville de Dili ont quitté le Timor oriental.Les autorités du Timor occidental estimaient avant le week-end que 12 000 personnes y avaient trouvé refuge et s\u2019attendaient à ce que 50 000 à 100 000 autres fassent de même si la situation devait empirer.Les États-Unis avaient haussé le ton plus tôt face à Jakarta, en sommant les autorités indonésiennes de rétablir l\u2019ordre au Timor oriental dans les plus brefs délais ou d\u2019accepter une aide de la communauté internationale.L\u2019abandon « général de la loi et de l\u2019ordre » dans l\u2019ex-colonie portugaise « a créé une situation intenable ( et ) nous sommes consternés par les événements », a indiqué de manière anonyme un responsable du secrétariat d\u2019État.Il a ouvertement accusé les forces militaires et de police indonésiennes d\u2019avoir autorisé les violences et, « dans certains cas », d\u2019y avoir participé.« Le gouvernement indonésien doit prendre des mesures immédiates pour mettre un terme aux violences ou inviter la communauté internationale à fournir une aide », a ajouté cette source.L\u2019envoi d\u2019une force internationale au Timor oriental ne peut se faire qu\u2019avec l\u2019accord de Jakarta.Mais les autorités indonésiennes ne veulent pas, jusqu\u2019ici, en entendre parler.Le Parlement indonésien ne doit entériner qu\u2019en octobre le référendum sur l\u2019indépendance.Les autorités américaines ont déjà engagé des consultations pour trouver une solution d\u2019urgence à la situation, en raison de l\u2019accélération des événements dans l\u2019ancienne colonie portugaise.Le président Bill Clinton s\u2019est entretenu hier avec le premier ministre australien John Howard de la proposition de Canberra d\u2019y dépêcher des troupes.L\u2019Australie a placé des troupes de combat en état d\u2019alerte, prêtes à intervenir au Timor oriental dans les 24 heures.Elle a indiqué qu\u2019elle n\u2019enverrait des troupes qu\u2019avec l\u2019approbation de l\u2019Indonésie et dans le cadre d\u2019une force plus large de l\u2019ONU.À Lisbonne, le ministre portugais des Affaires étrangères, Jaime Gama, a confirmé que la communauté internationale s\u2019activait et qu\u2019elle pourrait prendre « dans peu de temps » la décision d\u2019envoyer sur place une force d\u2019interposition.Dans l\u2019entourage du secrétaire d\u2019État Madeleine Albright, en visite à Hanoi, un haut responsable a lancé une mise en garde voilée à Jakarta: l\u2019Indonésie subira de sérieuses conséquences internationales si elle ne respecte pas les résultats du scrutin sur l\u2019indépendance.LE RÉALISATEUR / Suite de la page A1 Son souhait ne s\u2019est, hélas! pas exaucé, car le public lui a préféré Postiers dans les montagnes, du réalisateur chinois Huo Jianqi.Ces deux films, incidemment, l\u2019iranien et le chinois, traitent de la relation père- fils, sans doute le thème dominant de ce 23e FFM.Deux films qui n\u2019avaient pas fait beaucoup de bruit lors de leur passage se partagent par ailleurs ex aequo le Prix spécial du jury.Il s\u2019agit de Hors du monde, de l\u2019Italien Giuseppe Piccioni, et de The Minus Man, premier long métrage de Hampton Fancher, des États-Unis.Quant à Post Mortem, premier long métrage de Louis Bélanger, outre une mention spéciale du jury Fipresci, il s\u2019en tire avec le Prix de la mise en scène, une récompense bien méritée pour ce film doté d\u2019un petit budget mais témoignant d\u2019une grande adresse.Jean Beaudin, de son côté, ne repart pas les mains vides.Négligé par le jury officiel, Souvenirs intimes a cependant reçu le Prix FedEx- Téléfilm remis au film canadien le plus populaire.Donné comme gagnant par plusieurs, Goya à Bordeaux, de Carlos Saura, n\u2019a finalement pas été écarté du palmarès.Mais il n\u2019obtient que le Prix de la meilleure contribution artistique, sans oublier, par ailleurs, le Prix oecuménique.L\u2019Allemande Nina Hoss, vedette de Der Vulkan, d\u2019Ottokar Runze, rafle pour sa part le Prix de l\u2019interprétation féminine tandis que le Prix du meilleur interprète est allé au Japonais Ken Takakura pour sa performance dans Poppoya, de Yasuo Furuhata.Un autre film allemand, Just in Time, de Kirsten Winter, a obtenu le Prix du meilleur court métrage.C\u2019est une réalisatrice très émue qui est venue recevoir sa récompense.Le deuxième prix dans cette catégorie est allé à Village of the Idiots, une production de l\u2019ONF coréalisée par Eugene Fedorenko et Rose Newlove, et que le jury Fipresci a lui aussi primée.La France n\u2019a pas été oubliée.Le réalisateur Pierre Jolivet et Simon Michaël, coscénaristes de Ma petite entreprise, ont obtenu le Prix du meilleur scénario.Signalons enfin cet hommage à Ettore Scola à l\u2019occasion de la présentation de son film La Cena: il a reçu le Grand Prix spécial du festival pour l\u2019ensemble de son oeuvre.« Merci pour l\u2019ensemble de mon oeuvre, de lancer un Scola sarcastique.Je pense ajouter encore quelques titres.» Animée par Pierre Therrien, cette cérémonie de clôture, d\u2019une sobriété jamais encore surpassée, se déroulait en présence du maire Pierre Bourque et de deux ministres québécois, Mme Agnès Maltais ( Culture et Communications ) et M.André Boisclair ( Solidarité sociale ).La voix du hockey s\u2019éteint à 81 ans LA VOIX / Suite de la page A1 Il a mérité d\u2019autre part l\u2019Ordre du Canada en 1970.En 1979, il s\u2019est vu remettre des doctorats honorifiques de l\u2019Université du Québec à Montréal et de l\u2019Université de Montréal et, cette même année, il a obtenu l\u2019Ordre des francophones d\u2019Amérique.Il fait également partie du Temple de la renommée du hockey dans la catégorie des commentateurs et il est membre du Panthéon des sports du Québec.Selon lui, c\u2019est sa modestie qui lui avait justement permis d\u2019exercer son métier si longtemps.« C\u2019est parce que j\u2019ai essayé de ne jamais me prendre trop au sérieux, expliquait- il.C\u2019est un métier qui exige du naturel, de la simplicité.Le travail que je faisais, avec des analystes autour de moi, c\u2019était un travail de vulgarisateur.S\u2019il nous était possible à nous, annonceurs, de toucher à toutes les disciplines, c\u2019est parce qu\u2019on avait toujours à côté de soi un spécialiste ou un analyste.» Son travail de pionnier a aussi reçu un autre hommage permanent, l\u2019Association de la presse sportive du Québec ayant nommé, en 1988, son prix annuel du meilleur reportage télé en l\u2019honneur de René Lecavalier.Originaire de Montréal, il a fait ses études à l\u2019Académie Saint-Léon de Westmount et au collège Mont Saint-Louis.En 1937, il est entré à l\u2019emploi du service de la comptabilité de Radio-Canada.Il n\u2019a pas tardé à obtenir un poste d\u2019annonceur, agissant notamment comme correspondant de guerre en Afrique du Nord.Avant de s\u2019engager dans le sport, il a animé diverses émissions culturelles à la radio de Radio-Canada, de 1941 à 1952.Puis celui dont le rêve de jeunesse était de devenir un joueur de hockey a entrepris sa carrière de commentateur des matches de hockey à la radio de Radio-Canada, en 1952.Indissociable de la « Soirée du hockey » où il a travaillé pendant 31 ans, René Lecavalier a été des débuts de la télévision, dès 1952.Dès cette année-là, alors qu\u2019il n\u2019existait encore que deux réseaux de télévision, l\u2019anglais et le français de Radio-Canada, la télédiffusion des matches de hockey de la Ligue nationale \u2014 qui ne comptait que six équipes \u2014 était religieusement suivie par les amateurs de sport.René Lecavalier se souvenait avec plaisir des premières parties de hockey à la télévision: « La télévision a créé une très grande ouverture.Au Forum et ailleurs, on craignait qu\u2019elle n\u2019éloigne les spectateurs du Forum.On y est donc entré par la porte arrière, en ne télédiffusant que la dernière période, à titre d\u2019expérience.Mais il y a des tas de gens, des artistes, des musiciens, des gens de tous les milieux qui ont vu du hockey pour la première fois grâce à la télévision.On s\u2019est donc aperçu qu\u2019elle permettait au hockey d\u2019atteindre des milieux qui lui étaient tout à fait inconnus jusque-là », observait-il.Lui qui avait fait ses débuts à la radio restait toutefois critique face au média qui l\u2019a fait si bien connaître: « La télévision est le vrai propriétaire du baseball et du football.Parce que les réseaux de télévision sont les propriétaires du moyen qui donne droit de vie ou de mort sur le sport.C\u2019est effrayant, le sport majeur est à la merci des réseaux.» L\u2019un des faits saillants de sa carrière a été la description des matches de la Série du siècle opposant les étoiles de la Ligue nationale aux meilleurs joueurs soviétiques, en 1972.Mais René Lecavalier ne s\u2019est pas occupé que de hockey pendant sa longue carrière.C\u2019est le sport en général qui l\u2019intéressait.« C\u2019était un grand connaisseur de hockey, mais ce que le monde ignore, c\u2019est qu\u2019il connaissait probablement mieux le baseball », mentionne Gilles Tremblay.Il avait aussi couvert avec toujours la même passion, le même enthousiasme intact, juvénile, les Jeux olympiques, de Rome, en 1960, jusqu\u2019à Los Angeles, en 1984, à l\u2019exception de ceux de Munich en 1972 et de Moscou en 1980.En 1988, redevenu simple spectateur, il assiste aux Jeux de Séoul avec la nostalgie de « ne pas être là, de ne pas partager la sensation de la présence.Ça me fait plaisir de suivre les Jeux, mais je n\u2019ai pas les mêmes sensations.Je regarde ça et moi qui avais tous les écrans devant moi à Montréal et à Los Angeles, je sens qu\u2019on m\u2019en montre des petits bouts que je n\u2019ai pas choisis.Parfois je trouve ça un peu frustrant ».À la fin des années 80, après avoir pris congé du petit écran en 1985, il regrettait ainsi de ne plus travailler.« Le métier nous manque toujours », remarquait-il.Il a toutefois accepté d\u2019effectuer un retour pour la description des matches de Rendez-vous 87.Choisie comme Personnalité de la semaine de La Presse, en 1987, cette légende du journalisme sportif avouait: « J\u2019ai besoin de me sentir actif et utile à quelque chose.Je ne peux pas dire que je serais disposé à travailler de façon aussi régulière qu\u2019auparavant, mais j\u2019aimerais bien qu\u2019il me tombe dans le bec des projets qui pourraient me séduire et auxquels je pourrais m\u2019attacher, là où je pourrais être utile, n\u2019importe quel projet qui serait enivrant, passionnant.» Parce que l\u2019inactivité pesait à cet homme qui a fait l\u2019histoire du sport télévisé.En 1988, il confiait: « Je ne fais rien, je suis à la retraite.Je ne m\u2019étais pas préparé, je vivais pour le présent.Mais il y a la lecture, le cinéma, la musique.et le golf.Je regarde la télé, je les vois ( ses successeurs ) occupés à couvrir la boxe, l\u2019escrime, l\u2019athlétisme, et je sais que c\u2019est une page qu\u2019il faut tourner.» Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h 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1484 DEMAIN DANS LA PRESSE Quand le luxe rencontre le sport Bizarre mais vrai: certaines femmes vont au bal en parka.Au gala, avec une petite laine sur le dos.Au cocktail, en débardeur.Chic le tout, bien sûr.« Pour m\u2019inspirer, je vais faire un tour chez Sports Experts », jure Michel Desjardins, le Montréalais qui habille la femme de goût avec des robes à la fois sobres et sophistiquées.Le sportswear contamine tout.C\u2019est ce que nous montre Rosey Edeh, championne canadienne d\u2019athlétisme, demain, à la une du cahier Mode.QUESTION DU JOUR Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour: \u2014 par téléphone, en composant le 514-285-7333; \u2014 par Internet : http://lapresse.infinit.net Selon vous, une force militaire internationale devrait-elle intervenir au Timor oriental?Les économies présumées de 100 millions qui résulteraient de la fusion de toutes les municipalités de l\u2019île de Montréal justifient-elles leur intégration, comme le suggère le maire de Montréal?À cette question posée dimanche, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 68 % Non: 32 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n\u2019a aucune prétention scientifique.COLLECTES DE SANG Aujourd\u2019hui, Héma-Québec attend les donneurs aux endroits suivants: à Montréal: Centre des donneurs, centre commercial Maisonneuve, 2991, Sherbrooke Est ( métro Préfontaine ), de 10 h à 19 h 30; à Montréal: place Montréal Trust, 1500, avenue McGill College, de 10 h à 20 h.Objectif: 500 donneurs; à Montréal: Royal Canadian Hussars, gymnase, 4185, ch.de la Côte-des-Neiges, de 17 h 30 à 20 h 30.Objectif: 90 donneurs; à Trois-Rivières: collège Laflèche, centre sportif, 1687, boul.du Carmel, de 13 h à 20 h.Objectif: 250 donneurs.2758806 2LP0302A0907 a-3 MARDI 2LP0301A0907 ZALLCALL 67 00:41:09 09/07/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 7 SEPTEMBRE 1999 R A 3 L\u2019EXPRESS DU MATIN Les parents de la petite Francesca en sevrage forcé La fillette toujours traitée aux soins intensifs Dix morts sur les routes n Au moins dix personnes ont perdu la vie sur les routes du Québec au cours du long weekend de la fête du Travail.En début de soirée hier, une collision frontale a coûté la vie à une femme, près du lac du Séminaire, sur la route 138, entre Saint-Siméon et Baie-Sainte-Catherine.L\u2019identité de la victime n\u2019était pas connue au moment d\u2019aller sous presse.Une autre collision, à l\u2019intersection des routes 125 et 158, à Saint-Esprit, a coûté la vie à Sarah Lafrenière, huit ans, de Laval.Michael Lavoie, 18 ans, de Chicoutimi, a perdu la vie hier matin quand le VTT sur lequel il prenait place s\u2019est renversé.Un jeune homme de 19 ans, David Doucet, est mort vers 2 h, lundi, à Saint-Félicien, au Lac Saint-Jean, vraisemblablement après s\u2019être endormi au volant.Une collision entre une automobile et une motocyclette a fait un mort, dimanche soir, sur la route 132 dans la municipalité de Beaumont.Michel Saint- Pierre, 42 ans, de Beaumont, qui était passager sur la moto, est mort lorsqu\u2019une voiture qui s\u2019engageait sur la route leur a coupé le chemin.À Saint-Alexis-de-Montcalm, dans Lanaudière, une collision entre une fourgonnette et une petite voiture à une intersection a fait un mort, vers 9 h 45, dimanche.Cet accident, qui a coûté la vie à Lise Lafortune, 65 ans, pourrait avoir été causé par un feu de signalisation défectueux.Vers 22 h, samedi, Jonathan Poulin, 17 ans, de Saint-Odilon, a péri dans un accident survenu sur l\u2019autoroute 73 à Vallée- Jonction.Ange-Aimé Gaulin Fortier, 75 ans, a également trouvé la mort, samedi soir, dans une collision impliquant deux véhicules à Sainte-Justine.Un accident survenu vers 15 h, samedi, à Saint-Louis-du- Ha!Ha!, a provoqué la mort d\u2019un résidant de Rivière-du-Loup.François Dumont, 19 ans, est décédé dans une collision frontale avec un camion semi-remorque.Un résident de Saint-Hubert, Michael Deblois, 29 ans, a perdu la vie samedi sur la route 169, à Saint-Henri-de-Taillon, a u Lac-Saint-Jean.Notre-Dame déborde n La journée d\u2019hier avait beau être fériée, les patients n\u2019en ont pas moins continué à défiler en grand nombre aux urgences de l\u2019hôpital Notre-Dame.En fin de matinée, 77 malades y étaient alités \u2014 37 de plus que la capacité officielle des lieux \u2014, dont 42 attendaient une chambre depuis plus de deux jours.Lise Thibault opérée n Le lieutenant-gouverneur du Québec, Lise Thibault, a subi hier une intervention chirurgicale mineure à l\u2019Hôpital du Sacré- Coeur de Montréal, a annoncé son cabinet.Selon le chef du département de chirurgie de l\u2019hôpital, le Dr Ronald Denis, l\u2019intervention s\u2019était déroulée sans difficulté.Mme Thibault devrait obtenir son congé dans les prochains jours.Le lieutenant- gouverneur avait eu un accident alors qu\u2019elle se trouvait à bord d\u2019une voiturette de golf, la semaine dernière.Le campeur disparu retrouvé mort n Trois jours de recherches ont finalement permis de retrouver le corps d\u2019un jeune homme de 33 ans, porté disparu dans le secteur nord de Pentecôte, sur la Côte-Nord, où il résidait.Cinq policiers, 35 bénévoles, un maître de chien et un hélicoptère ont participé aux recherches.Ils ont finalement découvert le corps du campeur en fin d\u2019après-midi.Explosion à Saint-Luc n Huit personnes qui assistaient à une fête ont été blessées lors d\u2019une explosion à Saint-Luc, sur la Rive-Sud.L\u2019explosion est survenue vers 20 h 10 hier, alors que des fêtards ont allumé un feu de joie avec un accélérant.Tous les blessés ont été conduits à l\u2019hôpital.JEAN-PAUL CHARBONNEAU Afin que les parents de la jeune Francesca, qui a ingéré de la cocaïne traînant à la maison, demeurent aptes à comparaître devant le tribunal, les policiers de laval ont été obligés, durant tout le congé de la fête du Travail, de leur donner des médicaments.Leur nom était même écrit sur des étiquettes de bouteilles de pilules au quartier de détention.Francesca, elle, était encore aux soins intensifs, hier.« Ces deux personnes sont des toxicomanes invétérées et elles sont en sevrage.Pour contrer l\u2019effet de manque de cocaïne, il a été nécessaire de leur fournir différents médicaments, dont des activants, jusqu\u2019à leur comparution au palais de justice », a indiqué l\u2019agent Guy Lajeunesse, de la police lavalloise.L\u2019homme, qui dit s\u2019appeler Robert Adams, a même dû être transporté à la Cité de la santé, vers 20 h hier, souffrant d\u2019un manque de drogue.Lui et sa conjointe, une danseuse nue d\u2019un bar du boulevard des Laurentides, à Laval, du nom de Pamela Baker Caruso, 36 ans, ont passé les derniers jours dans une minuscule cellule.Aujourd\u2019hui, la couronne devrait s\u2019opposer à leur remise en liberté sous caution.Après avoir comparu, si le juge accède à la requête, ils seront remis entre les mains des agents correctionnels qui devront d\u2019occuper de leur « santé » par la suite.Ils seront probablement accusés de négligence criminelle et d\u2019abandon de leur enfant.La police de Laval ne veut pas qu\u2019ils reprennent leur liberté parce que, notamment, elle n\u2019est pas certaine de l\u2019identité de l\u2019homme.Il n\u2019a aucun papier d\u2019identité.Il semble cependant certain que tous deux sont des Américains et que les deux enfants, Francesca, qui a été sauvée de la mort par les techniciens ambulanciers et les médecins, et son frère plus âgé, leur appartiennent.Si Robert Adams est le véritable nom de l\u2019homme, il a 38 ans.En premier lieu, l\u2019homme a dit s\u2019appeler Robit Caruso.Par la suite, les policiers ont appris que son nom véritable pourrait être Robert Adams.Afin d\u2019en savoir davantage, les policiers lavallois sont entrés en communication avec Immigration Canada et Interpol et ils doivent recevoir une réponse à leur requête au cours des prochains jours.Les empreintes et la photo de l\u2019homme devraient être envoyées à Interpol aujourd\u2019hui.Rappelons qu\u2019en fin d\u2019aprèsmidi, vendredi, la mère est apparue, l\u2019air hystérique, rue Ouimet, juste à l\u2019ouest du boulevard des Laurentides, avec Francesa dans ses bras ; l\u2019enfant était inerte.À l\u2019arrivée des ambulanciers, elle ne présentait aucun signe vital.Faisant tout leur possible pour réanimer l\u2019enfant, les ambulanciers l\u2019ont transportée rapidement à Sainte- Justine où elle a pu être sauvée.Elle avait absorbé de la cocaïne qui traînait dans la maison familiale.Gabriel Lapointe meurt à 70 ans YVES BOISVERT L\u2019avocat montréalais Gabriel Lapointe, qui a fortement marqué toute une génération de juristes, est mort dimanche soir des suites d\u2019un cancer.Il avait 70 ans.« Je suis très triste, c\u2019est un de nos très grands avocats qui vient de nous quitter », a dit hier Me Gérald Tremblay, un de ses bons amis.« C\u2019était un perfectionniste avec un sens de l\u2019éthique impeccable ; c\u2019était aussi quelqu\u2019un qui avait le sens de l\u2019amitié et un coeur énorme », dit-il.Me Lapointe se savait atteint d\u2019un cancer du pancréas depuis l\u2019automne dernier.Mais le spectacle soulignant les 150 ans du Barreau de Montréal, créé et animé par lui le 1er juin, l\u2019a aidé à déjouer le pronostic de ses médecins, qui l\u2019avaient condamné dès octobre.Le spectacle, qui a rempli la salle Wilfrid- Pelletier de la Place des Arts, était donné par des membres du Barreau et des juges.Me Lapointe avait tenu des auditions et présidé aux séances de répétition étalées sur deux ans.« Il a forcé ses collègues à travailler très fort.Je n\u2019aurais certainement pas pu me plier à sa discipline de fer », avoue Gérald Tremblay.« Les avocats passent pour des zmercenaires, je voulais faire ressortir leur côté artiste », nous avaitil dit, ce printemps.Fils d\u2019un député libéral fédéral (1935-45), Arthur Lapointe, et d\u2019une pianiste et chanteuse amateur qui allait donner le goût des arts à toute la famille, y compris son frère Jean Lapointe.Diplômé en droit de l\u2019Université Laval, il commence sa carrière d\u2019avocat en 1952 au bureau du juge- avocat-général de l\u2019armée canadienne, puis décroche un MBA de Harvard.Mais le droit des affaires ne convient pas à son tempérament et il se dirige vers le droit criminel.Il est du premier contingent des avocats de la Couronne à temps plein à Montréal, à compter de 1961 et se fait vite remarquer, au point de devenir procureur chef en 1965.Sa cause la plus célèbre, alors, est la retentissante affaire du vol du camion postal.Seul face aux sept avocats des sept accusés, il fait condamner le groupe à des peines de 25 à 35 ans.En 1966, il passe du côté de la défense.Il sera procureur lors de commissions d\u2019enquête, en particulier dans des affaires boursières.Il devient un des noms importants chez les avocats de la défense.En 1983, il représente dans une des plus incroyables affaires des annales, l\u2019avocate Claire Lortie, accusée du meurtre de son amant, retrouvé dans un congélateur enterré dans sa cour.Sa défense soulève le doute et elle est acquittée de l\u2019accusation principale.Il a défendu également Henri Marchessault, chef de l\u2019escouade de stupéfiants de la police de la CUM, condamné à 14 ans pour trafic de stupéfiants.Libéral notoire, il a néanmoins défendu plusieurs députés conservateurs de Brian Mulroney pris dans divers scandales, signe de l\u2019estime qu\u2019on lui portait dans le milieu.Il a représenté des juges devant les comités de déontologie et des religieux dans des affaires de moeurs, ces dernières années.Ce n\u2019était pas un grand juriste ni un philosophe du droit.Mais c\u2019était un fin plaideur, efficace, jamais ennuyant, qui allait droit au but.Il a cultivé l\u2019art de la concision.Avec lui, jamais une parole inutile.L\u2019économie de gestes et de mots, alliée à un sens de la surprise \u2014 on dirait du « punch », dans les variétés \u2014 servi par une voix grave et puissante, c\u2019était sa manière.Et toujours élégant, bien sûr ! Même si, le soir, la toge tombée, il savait jouer les mauvais garçons au Forum, en tant que chaud partisan du Canadien, ou dans les piano- bars, au palais, on ne pouvait trouver plus respectueux du décorum et de la cour.Ce qui ne l\u2019a pas empêché, dans une affaire de droit d\u2019auteur, de contre-interroger un témoin en chantant.Il incarnait « la compétence et la classe », résume Me Tremblay.Tout criminaliste qu\u2019il fût, il n\u2019est jamais réellement embarqué dans le train de la Charte.Il ne fallait pas compter sur lui pour attaquer avec une argumentation sophistiquée la constitutionnalité de tel article de loi.Il plaidait la cause sur les faits et, invariablement, faisait témoigner son client \u2014 il pouvait se permettre de les choisir.Lui qui commandait des honoraires considérables avait encore coutume, comme les avocats s\u2019obligeaient à le faire avant l\u2019aide juridique, de défendre occasionnellement gratuitement des gens sans moyens.Autant dire qu\u2019il était de la vieille école.Jusqu\u2019à la toute fin, il aura aimé passionnément sa profession, qu\u2019il a servie en s\u2019impliquant énormément au barreau, ayant même été bâtonnier de Montréal.Encore ce printemps, alors qu\u2019il était en rémission, il a été l\u2019avocat de deux des accusés dans l\u2019affaire BioChem.Le barreau de Montréal allait l\u2019honorer pour la rentrée des tribunaux.Mais les 2700 personnes qui ont assisté au spectacle du 150e anniversaire du barreau ne s\u2019y sont pas trompés en faisant une ovation monstre à celui que tous appelaient affectueusement « Gabi », et qui ne sera pas oublié de sitôt au palais.PHOTOTHÈQUE PIERRE CÔTÉ, La Presse © Me Gabriel Lapointe était un fin plaideur, efficace, jamais ennuyant, qui allait droit au but.Mort suspecte d\u2019une jeune femme NATHALIE NOLIN Une jeune femme de 24 ans a été retrouvée hier matin, inconsciente, sur la pelouse du 2315, rue Fullum, dans le quartier Centre-Sud de Montréal.Son décès a été constaté un peu plus tard, à l\u2019hôpital Notre-Dame.Tout porte à croire qu\u2019il s\u2019agirait d\u2019un meurtre puisque la victime, ensanglantée à l\u2019arrivée des ambulanciers d\u2019Urgences Santé, semblait avoir reçu des coups violents à la tête et au visage.Le Service de police de la CUM n\u2019était toutefois pas en mesure de confirmer hier s\u2019il s\u2019agissait bien d\u2019un homicide.Urgences Santé a reçu un appel anonyme à 8 h 15 hier matin.« Nous ne pouvons préciser de quelle nature étaient les blessures de la personne, s\u2019il s\u2019agissait de coups de couteau ou autres », a indiqué Éric Berry, relationniste pour Urgences Santé.Les ambulanciers, qui ont été appelés les premiers au secours de la jeune femme, ont diagnostiqué à leur arrivée un arrêt cardiorespiratoire.Ils ont par la suite fait appel aux enquêteurs du SPCUM.« Nous n\u2019avons pas trouvé d\u2019armes près du corps et aucun témoin n\u2019a pu nous renseigner sur ce qui s\u2019est passé », a expliqué l\u2019agent Pierre Houbart, du service des relations publiques du SPCUM.Les enquêteurs ont toutefois remarqué des gouttelettes de sang près d\u2019une clôture non loin de l\u2019endroit où le corps a été retrouvé.Ils n\u2019étaient pas en mesure hier de déterminer si ce sang était celui de la défunte ou celui d\u2019un agresseur.Les policiers ne connaissaient pas l\u2019identité de la victime mais, selon certains, il pourrait s\u2019agir d\u2019une prostituée.Le propriétaire d\u2019un commerce, un dépanneur situé au coin des rues Ontario et Fullum, non loin du lieu de l\u2019agression, a confirmé la présence de plusieurs prostituées dans le secteur.« C\u2019est un quartier assez pauvre, et effectivement, il y a des gens qui font le trottoir.Cependant, je n\u2019ai pas vu la fille qu\u2019ils ont trouvée alors je ne sais pas si elle venait souvent par ici », a-t-il commenté.Si cet incident s\u2019avère être un meurtre, il s\u2019agira du 39e homicide sur le territoire de la CUM cette année. A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 7 SEPTEMBRE 1999 Enfant de huit ans victime d'un chauffard JEAN-PAUL CHARBONNEAU Un automobiliste de 25 ans sera accusé aujourd'hui de conduite en état d'ébriété ayant causé la mort, à la suite d'un accident qui a coûté la vie à une fillette de huit ans, Sa-rah Lafrenière, en plus de blesser son père, sa mère et un autre enfant.Cette tragédie s'est produite vers 00 h 30 hier, à l'intersection des routes 125 et 158 à Saint-Es- prit, dans la région de Lanaudière.Ce carrefour a été la scène de plusieurs accidents mortels dans le passé.Selon l'agent Marc Gingras, de la Sûreté du Québec, l'automobile transportant la famille Lafrenière, habitant Laval, se dirigeait en direction ouest sur la 158 quand une autre voiture filant vers le nord sur la 125 l'a happée.Claude Lafrenière venait de faire son arrêt obligatoire quand son véhicule a été happé à la hauteur de la portière arrière gauche, là où prenait place la jeune victime.Les parents de la fillette ont été transportés à l'hôpital LeGardeur de Repentigny, tout comme le conducteur de l'autre véhicule, afin d'être soignés pour des blessures mineures.Sous la violence du choc, les deux automobiles ont été projetées dans le champ.Le conducteur fautif devrait être accusé aujourd'hui même au palais de justice de Joliette.Des prélèvements ont démontré que la quantité d'alcool dans son sang dépassait la limite permise.Hospitalisé, l'homme est sous surveillance policière.Dimanche matin, un autre accident, survenu sur la 158, pas très loin de la 125, a coûté la vie à une femme de 65 ans.Lise Laforturne, de l'Epiphanie.Cette tragédie s'est produite sur la route principale, à Saint-Alexis.Jean-Pierre Fleury n'a pas survécu à ses blessures NATHALIE NOLIN Jean-Pierre Fleury, un proche de Maurice Mom Boucher, chef des Hells Angels, a succombé, samedi soir, à ses blessures à la suite d'un attentat dont il avait été victime quatre jours auparavant.Atteint par quatre projectiles d'arme à feu, mardi dernier, il avait été opéré avec succès et avait assez bien récupéré pour quitter l'unité de soins intensifs de l'Hôpital général de Montréal.Mais des complications survenues par la suite ont été fatales à l'homme de 42 ans.Une autopsie sera pratiquée sur le corps de la victime, aujourd'hui.« Comme il s'agit d'une mort violente, nous suivons le protocole », a affirmé l'agent Pierre Houbart, porte-parole du Service de police de la CUM, tout en confirmant la surprise des enquêteurs qui s'attendaient à ce qu'il survive.« On nous avait dit que sans complications, il devait s'en sortir.C'est certain que nous sommes un peu surpris et déçus parce que nous aurions aimé lui parler pour savoir ce qui s'était passé », a-t-il ajouté.Selon l'agent Houbart, Fleury n'avait pas encore été interrogé par les enquêteurs, qui le laissaient reprendre ses forces.Victime d'un attentat dont le déroulement rappelle les procédés d'un gang de motards rival, Jean-Pierre Fleury a peut-être perdu la vie pour avoir fréquenté la soeur de Mom Boucher, Caroline Boucher.Travailleur en construction, il n'avait pas d'antécédents criminels.Cette mort violente constitue le 38e\" homicide sur le territoire de la CUM cette année.Des animaux de ferme maltraités, en Outaouaîs Presse Canadienne MONTPELLIER Une centaine d'animaux de ferme laissés à eux-mêmes, mal nourris et dans plusieurs cas malades ont été saisis par la Société de prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA), hier matin, dans une ferme de Montpellier, dans l'Outaouais.Suzanne Potvin-Gauthier, qui loue l'édifice de ferme depuis moins d'un an, a reçu une deuxième visite en moins d'un mois de la SPCA et de la Sûreté du Québec (SQ) de Papineauville vers 9 h 30, hier matin.La première fois, il y a trois semaines, les inspecteurs avaient sérieusement averti l'occupante des lieux de voir à nettoyer sa ferme et à soigner ses animaux malades.Lors de leur seconde visite, ils n'ont pas constaté d'amélioration dans la salubrité des lieux et ont trouvé plusieurs animaux malades, qui n'avaient pas de nourriture, dont l'eau était souillée et qui baignaient dans leurs excréments.Ils ont même trouvé un lapin mort.«Les animaux sont dans un état lamentable.Les occupants des lieux ont fait preuve d'une très grande négligence», a déclaré le directeur général de la division canadienne de la SPCA, Pierre Bar-noti.Des employés de la SPCA ont commencé à vider l'étable un peu avant midi.On a vu sortir des animaux très maigres, parfois même si faibles qu'ils ne pouvaient même pas se tenir sur leurs pattes.Les bêtes ont été embarquées dans des camions et ont été conduites à une ferme d'accueil où leur état de santé sera évalué.Les plus malades devront être eutha-nasiés.Électrocuté en cultivant de la mari Un homme est mort électrocuté dans sa serre hydroponique, tout près de 152 plants de cannabis, dimanche soir à La Plaine, dans la région de Lanaudière.La victime a été identifiée comme étant Tony Ayotte, 31 ans, demeurant dans la maison où l'accident s'est produit.Ayotte était connu des policiers locaux.Vers 19 h 15, une femme a contacté la police municipale pour l'informer que son conjoint était inconscient au sous-sol de 1
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