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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Politique
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1999-09-14, Collections de BAnQ.

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[" 2LP0101B0914 B1 mardi 2LP0101B0914 ZALLCALL 67 00:45:21 09/14/99 B B Montréal, mardi 14 septembre 1999 ÉDITORIAL / OPINIONS / MONDE / CYBERPRESSE L\u2019EXPRESS POLITIQUE Les péquistes prennent acte du peu d\u2019enthousiasme pour un référendum DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC Au Parti québécois on accuse le coup : le peu d\u2019enthousiasme dans la population pour un autre référendum sur la souveraineté du Québec est bien perçu des militants de Lucien Bouchard.« Les Esquimaux, quand il y a une tempête, se font un igloo et attendent que cela passe », ironisait hier Me Gilles Grenier, deuxième vice-président du PQ.La question nationale n\u2019est pas dans l\u2019air, « de toute façon jusqu\u2019aux Fêtes tout l\u2019agenda politique sera occupé par les négociations avec le secteur public ».Dans d\u2019autres régions, l\u2019indifférence à l\u2019endroit de la question référendaire est aussi palpable dans les rangs péquistes.« Il y a une attitude attentiste, un peu de morosité sur cette question.Les assemblées de région en prévision du congrès de mai 2000 débuteront cet automne, le congrès doit porter sur la souveraineté, on verra bien », ajoute Maxime Rodrigue, président régional pour le PQ dans Laval qui compte cinq comtés.« Les négociations du secteur public enlèvent le goût aux militants de parler de souveraineté, l\u2019idée n\u2019est pas à la mode », résume-t-il.Pour André Lessard, président régional sur la Côte-Nord, beaucoup estimaient les chances du OUI à néant en 1995, ce qui n\u2019empêcha pas les souverainistes de finir près de la victoire.« Pour l\u2019instant il y a les négos, après il reste trois ans, on verra bien.» Publiée hier, une enquête Sondagem, réalisée pour CKAC et Le Devoir, révélait que 53,7 %des Québécois ne croient pas que le premier ministre Bouchard pourrait réunir les « conditions gagnantes » pour tenir un référendum.Seulement 22,5 % croient qu\u2019il pourrait déclencher un référendum.De plus, 68 % des gens ne souhaitent pas que le premier ministre Bouchard tienne un référendum sur la souveraineté.Sur les intentions de vote à un référendum, le sondage constate que le NON l\u2019aurait emporté à 53 % contre 47 % pour le OUI si un scrutin avait été tenu.Sondagem répartit proportionnellement les 14 % d\u2019indécis alors que d\u2019autres maisons présument qu\u2019une bonne partie de ces indécis sont des discrets généralement fédéralistes.Hier le vice-premier ministre, Bernard Landry, insistait sur ce 47 % pour souligner « qu\u2019il n\u2019y avait rien de déprimant » dans les résultats de cette enquête.« On a une base solide de 47 %, encore davantage chez les francophones.» Sur la tenue d\u2019un nouveau référendum, il se fait plus évasif.« Les paramètres sont simples, nous ne voulons pas en perdre un autre ! » Pour M.Grenier, le comité exécutif du PQ ne projette pas de modifier le programme du parti sur la question nationale, la « souveraineté assortie d\u2019un partenariat ».Sur la « substance » pas de changement, mais des modifications pourraient survenir au texte qui prévoit qu\u2019une fois élu, le PQ prépare un référendum « dans les meilleurs délais ».Dans les officines péquistes, sous le couvert de l\u2019anonymat, on reconnaît que la stratégie du premier ministre Bouchard est bien difficile à suivre.Aucun signe de la direction du PQ n\u2019est venu jusqu\u2019ici pour orienter les discussions de l\u2019automne.Celui qui doit faire le lien entre le gouvernement et le parti, André Bellerose, a quitté son poste fin juillet et n\u2019est toujours pas remplacé.Sans balises, des stratèges échafaudent des scénarios.Certains estiment qu\u2019il vaudrait mieux désormais travailler à l\u2019obtention d\u2019un troisième mandat consécutif \u2014 du jamais vu depuis 1960 \u2014, plutôt que de brûler des énergies autour d\u2019un référendum bien nébuleux.D\u2019autres, proches de M.Bouchard, prédisent qu\u2019il se laissera tenter par un référendum sur autre chose que la souveraineté, sur Meech plus ou « quelque chose pour faire avancer le Québec ».Le Canada anglais ne pourrait s\u2019entendre sur quelque chose « d\u2019asymétrique » procurant un statut particulier au Québec, parie- t-on.Chose sûre, « il n\u2019y a plus beaucoup de caribous à Québec », lance-t-on dans l\u2019orbite de M.Bouchard, (les Caribous étaient les péquistes orthodoxes de 1984 dans le débat qui les opposaient aux modérés rassemblés autour de Pierre Marc Johnson).Dion ne donne pas cher du Bloc n Le Bloc québécois veut rester à Ottawa, mais son séjour tire à sa fin parce que les Québécois en ont assez du négativisme, affirme Stéphane Dion.« Que le Bloc devienne permanent, ça ne m\u2019étonne pas, a indiqué hier à La Presse le ministre des Affaires intergouvernementales.Ils espéraient avoir l\u2019indépendance rapidement, mais comme elle ne vient pas rapidement, ils vont continuer à utiliser les moyens que leur donne l\u2019État canadien pour faire la promotion de leur projet.» Les derniers sondages démontrent une baisse de l\u2019appui populaire au Bloc et ce n\u2019est là qu\u2019un signe avant-coureur de ce qui attend le parti de Gilles Duceppe, croit M.Dion.Vincent Marissal Sondage inutile n Tout en s\u2019en disant « heureux », le chef libéral Jean Charest doute de l\u2019effet qu\u2019aura le sondage démontrant qu\u2019une majorité de Québécois ne veut pas de la tenue d\u2019un référendum sur la souveraineté.Il affirme que cette tiédeur n\u2019a jamais empêché le gouvernement péquiste d\u2019en tenir un quand même.Le sondage Sondagem, commandé par Le Devoir et CKAC, révélait que 68,2 pour cent des Québécois interrogés répondaient non à la question « Souhaitez-vous que M.Bouchard tienne un référendum sur la souveraineté ?» Non au référendum n Les Québécois ne veulent pas de référendum sur la souveraineté, a soutenu hier le premier ministre Jean Chrétien.« Les gens du Québec sont très clairs sur cela : de 72 à 75 pour cent des Québécois ne veulent pas de référendum », a-t-il dit.Quant à savoir à quelle instance reviendra le droit de définir la question posée au peuple lors d\u2019un éventuel référendum, le premier ministre Chrétien a convenu que cette tâche revenait exclusivement à l\u2019Assemblée nationale.Sur la question d\u2019une éventuelle entente de partenariat entre un Québec souverain et le Canada, M.Chrétien a tenu à rappeler que la Cour suprême a dit qu\u2019il fallait une question claire.« Et la majorité doit être claire pour avoir une négociation.Car dans une négociation, vous avez besoin d\u2019une autre personne et, si la question n\u2019est pas claire, le gouvernement du Canada ne sera pas là », a-t-il tranché.Structurite n Le chef libéral, Jean Charest, ne veut pas de fusion forcée dans le monde municipal, pas de superstructure régionale à Montréal et pas de concept « une île une ville ».Il affirme que les municipalités ont plutôt besoin d\u2019une réforme de leur fiscalité.Le chef de l\u2019opposition officielle à Québec a plaidé en faveur des maires de la couronne nord, qui s\u2019opposent à la création d\u2019une superstructure régionale, telle que préconisée par la ministre des Affaires municipales Louise Harel.De façon générale, la réforme de la ministre suscite la controverse dans le monde municipal, l\u2019Union des municipalités lui reprochant de se soucier trop de structures et pas assez de fiscalité.Le chef libéral n\u2019embrasse pas le concept d\u2019une île une ville pour Montréal.« On n\u2019achète pas une formule faite à l\u2019avance d\u2019une île une ville.Il faut respecter les identités locales.» Quant au projet de superstructure montréalaise, il le fait sortir de ses gonds.« Il y a là une espèce d\u2019échappatoire, de réflexe du gouvernement du Parti québécois de vouloir se donner corps et âme dans les structures, alors qu\u2019il y a des problèmes de fond qui sont beaucoup plus importants.» La poursuite de Black n La poursuite intentée par le magnat de la presse Conrad Black contre Jean Chrétien n\u2019a aucun fondement juridique, ont affirmé hier les avocats du premier ministre.Ces derniers réagissaient pour la première fois hier à la poursuite de 25 000 $ intentée par M.Black récemment pour se plaindre du fait qu\u2019il n\u2019a pu accéder au titre de Lord, en Angleterre.Presse Canadienne Équipe Canada face aux difficultés de l\u2019économie japonaise JULES RICHER Presse Canadienne, OSAKA À leur première journée d\u2019activités au Japon, les gens d\u2019affaires membres de l\u2019Équipe Canada se sont fait dire sans détour, hier, que l\u2019économie de ce pays asiatique pourrait vivre des moments difficiles à l\u2019avenir.À long terme, le Japon risque de vivre de profonds changements structurels qui pourraient ébranler les bases du modèle qui a fait son succès, a affirmé, dans un exposé, l\u2019économiste américain Robert Allan Feldman, considéré comme une sommité mondiale en matière d\u2019économie japonaise.Chute de l\u2019emploi, vieillissement de la population, réduction du pouvoir d\u2019achat des consommateurs, bref, à son avis, le portrait n\u2019est pas aussi rose qu\u2019il ne l\u2019était auparavant.Ces déclarations n\u2019ont pas empêché le ministre canadien du Commerce international, Pierre Pettigrew, de défendre la nécessité de la mission, qui est arrivée dimanche à Osaka pour un séjour d\u2019une semaine dans le pays.« C\u2019est le bon moment de venir au Japon, justement parce que ces changements structurels apportent de grandes possibilités (et) je pense que nous sommes une partie de la réponse à certains de leurs problèmes », a-t-il souligné après l\u2019exposé de l\u2019économiste.Selon lui, le vieillissement de la population pourrait, par exemple, présenter des occasions d\u2019affaires.« Nous avons, dans le domaine de la santé, de très grandes compétences au Canada que nous pourrions venir mettre à leur disposition.Ce qui peut apparaître comme un problème de leur côté devient souvent une occasion d\u2019affaires pour nous.» Équipe Canada a réussi à mobiliser au Japon dix premiers ministres canadiens, dont Jean Chrétien et Lucien Bouchard, et 260 gens d\u2019affaires.Le but de la mission est de vendre les technologies de pointe canadiennes.Dans son exposé, l\u2019économiste Feldman a rappelé aux gens d\u2019affaires canadiens que l\u2019économie japonaise avait vécu de grands bouleversements dans les dernières années, conséquence de la crise asiatique.Le miracle japonais s\u2019est essoufflé, a-t-il souligné.À court terme, M.Feldman croit que la situation se redressera.Toutefois, ses prévisions sont moins optimistes à l\u2019égard d\u2019un horizon plus lointain.Le vieillissement de la population est bien sûr en cause (éventuellement la population du pays pourrait passer de 125 à 120 millions de personnes) mais aussi l\u2019énorme dette qui afflige les secteurs privé et public au Japon.« Il existe encore beaucoup de mauvaises créances, pas seulement dans le secteur privé, mais aussi dans le secteur public », a-t-il dit.À son avis, les entreprises du pays devront devenir beaucoup plus productives qu\u2019elles ne le sont présentement, sinon le niveau de vie de la population pourrait baisser.PHOTO PC Le premier ministre Jean Chrétien, le président du Chili, Eduardo Frie, et le président chinois, Zemin Jaing, écoutent la première ministre de la Nouvelle-Zélande, Mme Jenny Shipley, lire la déclaration finale des leaders de l\u2019APEC, à Auckland.L\u2019APEC ajoute quelques bémols à son credo libre-échangiste MARTIN VALLIÈRES AUCKLAND, Nouvelle-Zélande Les chefs des 21 gouvernements de l\u2019Asie-Pacifique au sommet de l\u2019APEC à Auckland, en Nouvelle- Zélande, ont réaffirmé leur appui envers la libéralisation du commerce et la poursuite des réformes financières, malgré les rythmes différents de la reprise dans plusieurs pays d\u2019Asie.Et si les discussions diplomatiques à propos du Timor oriental ont volé la vedette à l\u2019agenda économique officiel du sommet, on a tenu à réaffirmer la pertinence de l\u2019APEC comme forum annuel de discussions de haut niveau sur les questions économiques du bassin du Pacifique.« C\u2019est important que l\u2019APEC fournisse l\u2019occasion de discussions informelles et directes entre les chefs d\u2019État, comme l\u2019a montré la crise du Timor.Mais c\u2019est la force de l\u2019APEC de pouvoir réunir autour d\u2019une même table la Chine, Taïwan et Hong Kong, par exemple, parce que l\u2019agenda officiel du sommet est économique et non politique », a commenté la présidente du sommet, Jenny Shipley, première ministre de la Nouvelle-Zélande, en présentant la déclaration finale.Avant de quitter Auckland, hier soir, pour le Japon, où il dirigera une mission commerciale d\u2019Équipe Canada, le premier ministre Jean Chrétien s\u2019est déclaré très satisfait des résultats du sommet.« Les pays qui ont connu beaucoup de difficultés depuis deux ans sont redevenus plus optimistes que lors des deux sommets précédents.Les pays qui ont ralenti leurs importations en raison de la crise nous ont dit qu\u2019ils voulaient acheter plus au Canada dès que leur situation sera améliorée.» Néanmoins, des membres de l\u2019APEC ont accroché quelques bémols au credo libre-échangiste décrit par la présidente du sommet, Mme Shipley, comme le « défi d\u2019Auckland » au reste du monde de la part d\u2019un groupe de pays responsables de la moitié du commerce mondial.Ils ont constaté le besoin d\u2019un effort particulier pour mieux promouvoir leurs objectifs de librecommerce face à une opinion publique sceptique.Même le président américain Bill Clinton a indiqué le besoin de mettre « un visage plus humain » sur les questions d\u2019économie mondiale.Samedi, M.Clinton avait donné le coup d\u2019envoi à l\u2019agenda commercial du sommet avec son homologue chinois, Jiang Zemin, en confirmant la reprise complète des négociations avec la Chine pour son admission à l\u2019Organisation mondiale du commerce (OMC).Dans leur déclaration finale, les chefs de gouvernements de l\u2019APEC ont entériné l\u2019accord de leurs ministres intervenu vendredi dernier en faveur de la prochaine ronde de négociations de l\u2019OMC, qui débutera en novembre à Seattle.L\u2019APEC s\u2019en remet ainsi à l\u2019OMC, où on espère un accord global d\u2019ici trois ans, pour décider des mécanismes précis afin de réaliser son objectif régional du libre-échange en 2010 entre les économies développées, et en 2020 pour les économies en développement.Selon le premier ministre Chrétien, cette délégation des négociations par l\u2019APEC au profit de l\u2019OMC ne constitue pas une brèche à la pertinence même de l\u2019organisation, tel que suggéré par des observateurs.« Il y a quelques années, bien des pays de l\u2019APEC n\u2019étaient pas convaincus que la libéralisation du commerce était la voie du futur.Ils sont maintenant beaucoup plus enthousiastes, a-t-il expliqué devant les journalistes canadiens à Auckland.Les tarifs commerciaux ont baissé considérablement dans plusieurs pays.Mais désormais, nous faisons face à des barrières non tarifaires qui sont beaucoup plus complexes.» Plus important pour le Canada, les chefs d\u2019État et de gouvernement de l\u2019APEC ont appuyé l\u2019objectif d\u2019élimination des subventions aux exportations agricoles.Le premier ministre Chrétien a indiqué être intervenu en particulier à ce sujet lors des séances de discussions à huis clos avec ses 20 vis-à-vis.« Quand vous avez l\u2019Europe qui verse jusqu\u2019à 200 $ de subvention par tonne de blé, et les États-Unis qui donnent environ 60 $ par tonne, c\u2019est difficile pour le Canada qui verse environ 16 $ par tonne, a dit M.Chrétien.» B 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 14 SEPTEMBRE 1999 Editorial André Desmarais président du conseil d'administration Roger D.Landry président et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditoriauste en chef Pour mettre fin aux conditions perdantes u n sondage Sondage m, réalisé pour Le De-voir et CKAC, révélait hier que 68,2 % des Québécois ne veulent pas que le premier ministre Lucien Bouchard tienne un référendum sur la souveraineté.Face à une majorité si limpide, le premier ministre Bouchard n'a qu'une seule chose à faire : écouter les Québécois et respecter une volonté populaire aussi manifeste.U doit donc abandonner le projet de tenir un référendum au cours de ce mandat, et il doit le faire de façon claire et formelle.aHBBaHMBHflHBD Trois raisons militent en faveur ~gPBST | d'un moratoire, d'ici la fin de ce MQr \"^k mandat du gouvernement péquiste, flK* ^ \\ ce qui correspondrait à une pause de l^Bj*^ r trois ou quatre ans.La première, c'est * de mettre fin au déficit démocratique dont souffre le Québec ; la seconde, c'est de mettre fin à la paralysie que la recherche des conditions gagnantes engendre ; la troisième, c'est de désamorcer les inutiles chicanes entre le Québec et le gouvernement fédéral.Alain Dubuc Mr.\u2022 *' - ' m.\u2022 \\adubutfÈlapresse.ca *.\u2022 \u2022 * Car à force d'essayer de trouver d'évanescentes conditions gagnantes, te gouvernement est en train de réunir des conditions perdantes pour le Québec.Et c'est cela qui doit cesser.Le terme de déficit démocratique n'est certainement pas trop fort pour décrire la volonté du gouvernement Bouchard d'imposer un référendum.Le fait qu'un gouvernement persiste à préparer un rendez-vous référendaire dont plus des deux tiers des gens ne veulent pas, qu'il utilise les ressources de l'État pour les convaincre de voter OUI à un projet dont ils ne veulent pas entendre parler, va très clairement à rencontre de la volonté populaire.Il est vrai que M.Bouchard a lancé le concept de conditions gagnantes lors de la campagne électorale de l'automne dernier, visant en cela à garder toutes ses options ouvertes, à rassurer les tièdes sans repousser ses propres militants.Ceux qui l'ont porté au pouvoir connaissaient Justice juste?insi donc la cour municipale de Montréal en appelle du récent jugement de la Cour supérieure acquittant l'ex-présidente de la CEQ, Lorraine Page, déjà trouvée coupable de vol à l'étalage.Comment expliquer ce choix autrement que par la frustration devant un désaveu humiliant ?Ou par un entêtement inacceptable de la part d'une instance judiciaire qui n'a, en principe, pas ¦¦¦§¦¦¦¦¦¦1 d'état d'âme ?À moins qu'il ne s'agisse que d'une manoeuvre visant à profiter d'une cause spectaculaire pour se mettre en évidence.Et montrer qu'on aurait tort de minimiser le pouvoir des tribunaux de première instance souvent décrits comme étant « inférieurs ».Quoi qu'il en soit, on ne peut que déplorer cette décision qui relance une affaire déjà classée pour la plupart des gens.Et pour laquelle l'accusée, en dépit de son acquittement récent et de l'admission officielle d'un doute raisonnable, a déjà payé un prix disproportionné \u2014 sur le plan de sa réputation, de sa vie personnelle et familiale et de sa carrière \u2014 par rapport au délit dont il est question.Qu'elle ait ou non dérobé ou emporté par mégarde une paire de gants valant 50 $ et même si des arguties juridiques permettaient d'imaginer une autre conclusion, rien j\\e justifie qu'on relance des procédures coûteuses et qu'on encombre l'appareil judiciaire seulement pour tenter de démontrer qu'on a eu raison.On le savait déjà, mais le rappel du message a été on ne peut plus clair : « Piquer, c'est voler ».Sur ce plan et sur celui de l'image d'un.système judiciaire égal pour tous, personne n'a rien à gagner dans cet appel inutile, voire abusif.Mais l'idée qu'on se fait d'une justice vraiment juste et raisonnable a beaucoup à y perdre.Pierre Gravel pgravel@lapresse.ca donc sa stratégie, ce qui donne à M.Bouchard un certain mandat.Mais la démocratie, ce n'est pas seulement une consultation à tous les quatre ans.C'est aussi la capacité d'écoute et de dialogue du gouvernement avec la population.Or le message que les sondages envoient, qui ne font que confirmer ce que révèle déjà le climat politique, est assez clair pour que l'équivoque ne soit pas possible.Non seulement les Québécois ne veulent-ils pas de référendum mais, en outre, ils ne veulent pas qu'on leur impose, jour après jour, un débat qui ne leur semble pas prioritaire et qui leur tombe sur les nerfs.On peut comprendre que M.Bouchard soit piégé entre la volonté populaire et les pressions des militants de son propre parti.Mais encore là, en démocratie, Lucien Bouchard est le premier ministre des Québécois et ce sont les Québécois qu'il doit d'abord servir.Il serait tout à fait malsain qu'un choix aussi central soit déterminé par une minorité partisane dont les Québécois seraient les otages.Coincé, le premier ministre et son cabinet jouent en quelque sorte un double jeu.D'un côté, de nombreux messages indiquent que les stratèges péquistes, qui disposent des mêmes statistiques, s'attendent à ce que le référendum n'ait pas lieu, comme l'ont montré les allusions du ministre Bernard Landry, où le départ du conseiller Jean-François Lisée, déçu du « découragement général » de son camp.Mais de l'autre, le premier ministre ne bronche pas.« Ayez confiance qu'il y aura un référendum et qu'il sera gagnant », lançait-il il y a à peine trois semaines.Il y a, dans ce double jeu, un manque de franchise et d'égard envers les Québécois.Le gouvernement peut être tenté de maintenir cette équivoque tout au cours de son mandat, et de continuer, pendant trois ou quatre ans, à promettre un référendum qu'il n'a pas l'intention de tenir.Ce n'est pas une solution, parce aue ce jeu de valse-hésitation est terriblement nuisible au Québec.La recherche de conditions gagnantes pèse lourd sur notre vie politique.Dans trois dossiers chauds, elles ont été clairement liées aux choix du gouvernmement.C'est évidemment le cas des négociations du secteur public avec des centrales syndicales qui sont les alliés naturels du mouvement souverainiste.Dans deux autres dossiers, la crise d'Emploi-Québec et la réforme municipale, ce sont des membres du caucus péquiste qui se sont eux-mêmes interrogés sur l'impact de ces politiques sur les conditions gagnantes.À cela s'ajoute la multiplication des cas de chantages, des maires ou des chefs syndicaux, qui ont compris à quel point le gouvernement Bouchard était vulnérable.Il est assez évident que le désir du gouvernement de réunir des conditions gagnantes limite sa marge de manoeuvre et affecte sa capacité d'agir et d'établir des priorités.La perspective d'un référendum non désiré devient une hypothèque qui paralyse le Québec et l'affaiblit.Tant que la recherche des conditions gagnantes sera dans l'air, le gouvernement Bouchard aura le plus grand mal à s'attaquer aux grands problèmes auxquels le Québec est confronté, nos choix fiscaux, les problèmes de nos systèmes de santé et d'éducation, notre faible croissance économique.À cela s'ajoute un autre facteur, les mauvaises relations avec Ottawa.Elles s'expliquent en partie par la vision hargneuse que le gouvernement Chrétien se fait des rapports avec le Québec, mais aussi par la guérilla incessante que le gouvernement Bouchard maintient pour marquer des points.Tant qu'il n'y a pas de pause, il est inévitable que le gouvernement fédéral se prépare à un affrontement et ait tendance à multiplier lui aussi les escarmouches.L'abandon du projet référendaire ne mettrait évidemment pas fin à ces chicanes, mais il réduirait certainement leur fréquence et leur intensité.Il est clair que l'abandon du référendum pendant le mandat du gouvernement Bouchard ne réglera pas tous les problèmes et ne fait que repousser la même impasse à plus tard.Mais cette pause de quatre ans donnerait au Québec l'espace dont il a besoin pour s'attaquer à des problèmes urgents.Parce que 68 % des Québécois ne veulent pas d'un référendum, le premier ministre Bouchard n'a qu'une chose à faire : s'incliner, respecter ce voeu populaire et abandonner de façon claire l'idée de tenir un référendum au cours de ce mandat.Sans « bretter », et sans faire les choses à moitié.Il n'y a pas d'autre réponse acceptable.DROITS RÉSERVÉS LA BOÎTE AUX LETTRES ?dKoClapr\u2014\u2014.ca À quand un minisire responsable des conditions gagnantes ?¦ Remémorons-nous les faits : le soir de sa victoire ambiguë du 30 novembre 1998, M.Bouchard nous avait fait savoir que la tenue d'un éventuel référendum sur la souveraineté était au moins remise à la deuxième moitié de son mandat fraîchement obtenu.Non seulement cette promesse postélectorale n'a pas tenu le coup, ne serait-ce qu'un an, car le terme « référendum » est maintenant sur toutes les lèvres souverainistes, mais la i ourse aux conditions gagnan-les a repris de plus belle.Un exemple parmi tant d'autres: le député de Marguerite-d'Youville, M.Beaulne, a fait valoir en fin de se-/ntfnc que la Tour de Babel municipale que la ministre Harel s'ap-prête a ériger au-dessus de la région métropolitaine n'était pas un projet prometteur car, et je cite.Lucien Bouchard « on ne pense par qu'on s'en va vers des conditions gagnantes avec ça » (La Presse, 11 septembre).Avec la propension du premier ministre à créer une panoplie de ministres (ir)responsables de ceci ou de cela, à quand un ministre responsable des conditions gagnantes ?Maxime BEAUPRÉ Verdun « Voulez-vous la souveraineté du Québec, oui ou non ?» Madame Lysianne Gagnon, m À la suite de la parution de votre chronique du jeudi 9 septembre, j'aimerais vous suggérer la plus simple des questions référendaires : « Voulez-vous la souveraineté du Québec, oui ou non ?» Point de vue communication, vous ne pouvez pas trouver mieux.Six petits mots, un classique en littérature politique : le verbe en inversé avez le sujet pour marquer le questionnement, suivi du complément d'objet direct pour conclure la proposition.F les h et Gunning, ces deux théoriciens de la lisibilité, seraient fiers de nous ! « Crystal clear », comme on dit.En communication écrite, moins il y a de mots, mieux on comprend.Complètement dévêtue de nuance politique, une telle affirmation de six petits mots (à peine 42 caractères !) se dévoilerait sous le même jour aux yeux de tous les citoyens.Surtout quand de trop nombreux Québécois éprouvent des difficulté de lecture, comme vous l'avez déjà souligné dans des articles auparavant.Règle générale, quand on pose une question claire, on obtient une réponse claire.Grammaticalement, cette question est parfaite.À moins que politiquement, elle ne soit pas correcte.?Nicholas VACHON diplômé en rédaction française et en communication Université de Sherbrooke « Big Brother » de retour ¦ À ma grande surprise, à la lecture des journaux, l'État recommence à se mêler de la vie de ses citoyens.Après la remise en question de l'Etat-Providence, voilà que l'on ramène l'idée « d'État-gendarme ».Mais l'État utilise une ruse très malsaine : il ne sera pas le policier, mais la population le sera.La nouvelle loi sur le tabagisme où un employeur pourra nommer un capot ou un délateur au sein de son entreprise, de concert avec le ministère de la Santé et des Services sociaux, de M™* Pauline Marais, de même que la surveillance vidéo rendue légale dans les cas de CSST ne sont que deux exemples où l'État utilise la population pour dénoncer des collègues.Bonjour les relations de travail ! L'employé se sentira-t-il toujours observé, traqué?L'État est-il rendu si mal en point qu'il décide de se mêler de la vie privée des gens ?Ne peut-on pas se fier sur le bon sens, la bonne communication entre un patron et un employé qui grille une cigarette ?Est-on obligé d'utiliser une technique aussi coer-cltlve ?Cette façon de faire respecter la loi est vraiment hypocrite.Revient-on au phénomène « Big Brother is watching you », revient-on à une nouvelle chasse aux sorcières où les collègues-fumeurs seront les gros méchants ?Allons dont, un peu de sérieux.Hugo MORISSETTE Montréal OMG : pour le contre-étiquetage ¦ Comment réussir à être informé de ce que contiennent vraiment les produits que je consomme ?Comme le jour semble loin où nos gouvernements exigeront des entreprises un étiquetage adéquat nous renseignant sur les OMG contenus dans leurs produits, nous devrions peut-être espérer des Initiatives des firmes commercialisant des aliments non transgéniques.Je suggère donc que ces entreprises adoptent la stratégie du contre-étiquetage : nous indiquer que leurs produits ne contiennent pas d'OMG.Us pourraient adopter des indications comme : «< Sans aliments modifiés génétiquement » ou « Certifié non transgénique ».De la même façon que les produits de toilette, tels les shampooings, nous informent qu'ils ne sont pas testés sur les animaux ! Ainsi, nous pourrons peut-être contourner l'inertie gouvernementale et les intérêts des puissantes compagnies.Nicole DUMOULIN Montréal ! 2LP0301B0914 b3 mardi 14 septembre 2LP0301B0914 ZALLCALL 67 00:38:07 09/14/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 14 SEPTEMBRE 1999 B 3 Opinions Une réforme municipale tournée vers le nouveau millénaire?PIERRE-YVES MELANÇON L\u2019auteur est conseiller municipal et conseiller associé au maire de Montréal pour les affaires métropolitaines.La ministre des Affaires municipales et de la Métropole, madame Louise Harel, a le mandat de produire un livre blanc sur les grandes orientations ministérielles en matière de réforme du cadre institutionnel et fiscal des municipalités.Vingt ans après les réformes municipales et fiscales de 1979, alors que nous abordons le troisième millénaire, tous conviennent que le statu quo n\u2019est plus acceptable et que le gouvernement doit agir.Le gouvernement doit intervenir en tenant compte de deux enjeux majeurs.Le premier est la mondialisation des économies au sein de laquelle les grandes villes du monde sont appelées à jouer un rôle de plus en plus grand.Le second est le rééquilibrage des équités institutionnelles et fiscales propres au Québec.La mondialisation des économies La fin du présent millénaire s\u2019inscrit dans un courant de mondialisation des économies.Les exemples illustrant cet état de fait sont nombreux : la mise en place progressive de la monnaie unique en Europe, l\u2019accélération des fusions de grandes multinationales en vue de former des conglomérats concurrentiels, la libéralisation continue des marchés mondiaux, une ouverture des marchés publics à l\u2019échelle planétaire, etc.Où se place le Québec dans cette mondialisation, où se situent sa métropole, ses régions, sa capitale ?De nombreux acteurs de la scène municipale le clament depuis longtemps : Montréal n\u2019est pas en compétition avec les villes environnantes.La véritable concurrence vient des autres grandes agglomérations urbaines à l\u2019échelle continentale et même planétaire.Pour illustrer cette réalité, prenons l\u2019exemple du transport aérien.La tentative de prise de contrôle d\u2019Air Canada par Onex de Toronto risque d\u2019avoir des effets très néfastes sur l\u2019avenir de la région de Montréal en tant que plaque tournante dans le transport aérien.Une éventuelle réduction des activités d\u2019entretien des avions au centre d\u2019Air Canada à Dorval entraînerait des pertes d\u2019emploi importantes.Mais qu\u2019en serait-il alors de la vocation internationale des aéroports de Montréal ?Le Québec risque-til de se retrouver avec un aéroport régional de plus ?Ce combat en est un entre la région de Montréal et celles de Toronto, Calgary et Vancouver.Le cas de l\u2019usine GM constitue un autre exemple : ce qui sera décidé de son a v e n i r aura des conséquences majeures, bien sûr, pour la ville de Sainte- Thérèse et sa région, mais a u s s i pour l\u2019ensemble du Québec.Disposons-nous actuellement des institutions et des organismes de concertation capables de rallier l\u2019ensemble des leaders de la communauté afin de promouvoir le développement de notre région sur les plans économique, social et culturel ?Nos citoyens souhaitent une réforme qui sera à la hauteur des exigences du nouveau millénaire.(.) Le livre blanc de la ministre Harel devra fournir des pistes qui tiendront compte de la réalité internationale dans laquelle Montréal et le Québec évoluent.Les équités institutionnelles et fiscales Les Québécois attendent de leur gouvernement qu\u2019il soit avant-gardiste, qu\u2019il fasse des réformes visant à assurer leur prospérité.Le Québec sera un acteur majeur dans la mesure où il saura harmoniser sa ruralité avec son urbanité et miser sur un développement des centres urbains qui profitera en retour au développement régional.Un Québec fort ne peut l\u2019être sans une métropole forte, sans une capitale forte.C\u2019est là le défi du livre blanc.Oui, les citoyens veulent une fiscalité équitable.Oui, les citoyens veulent être assurés de garder leur emploi.Oui, les citoyens veulent conserver et améliorer leur qualité de vie.Oui, les citoyens veulent faire partie d\u2019un ensemble gagnant sur le plan de la concurrence mondiale.Faut-il le rappeler à nos dirigeants gouvernementaux, les grandes réformes qu\u2019ils doivent entreprendre visent en premier lieu le citoyen.Le titre du livre blanc devrait d\u2019ailleurs être « Le citoyen au coeur de la réforme ».J\u2019entends ici le citoyen au sens global du terme, considéré dans son milieu de vie, ses relations, son travail, ses activités de loisir et culturelles, sa famille, sa capacité de payer, son environnement, etc.Il est de notoriété publique que l\u2019ordre de gouvernement le plus près des citoyens demeure le niveau municipal.Faut-il faire une réforme sans trop provoquer de chambardements pour plaire à nos édiles locaux ou plutôt opter pour une réforme qui placera le citoyen au coeur de l\u2019action municipale ?Comment le sentiment d\u2019appartenance du citoyen envers sa municipalité pourrait-il se transférer à une nouvelle instance régionale ?Le nouveau conseiller régional, élu par 150 000 personnes, marginalisera la représentativité des députés ainsi que celle des maires.Aujourd\u2019hui, l\u2019action municipale ne se limite plus au seul territoire des villes et des cités.Le redécoupage des limites municipales est incontournable.Au Québec, le regroupement des municipalités qui a mené à la création de Laval a été un succès dont tout le monde se réjouit.En Ontario, le gouvernement Harris a choisi de créer la mégaville de Toronto et les résultats sont plus que probants.À un tel point qu\u2019il envisage un regroupement similaire dans la région d\u2019Ottawa.(.) Et pour la métropole Ce livre blanc doit aussi livrer une orientation pour la métropole.Des révélations faites dans les journaux suggèrent que les grands paramètres de la réforme de la région métropolitaine proposée dans le livre blanc vont à l\u2019encontre de la dynamique montréalaise.Les propositions de réforme reposent sur une analyse de la réalité montréalaise pour le moins primaire, erronée et simpliste.Qu\u2019on le veuille ou non, la métropole est constamment en concurrence avec les grandes villes du continent nord-américain et du monde.L\u2019administration municipale du maire Pierre Bourque a déposé sa proposition sur la réforme de l\u2019île et de la région.Le projet « Une île, une ville » est globalement respectueux de la dynamique politique, économique, sociale et culturelle de la région.Il vise à doter l\u2019île et la région des outils institutionnels et fiscaux qui lui permettront de s\u2019adapter aux nouvelles conditions imposées par la mondialisation de l\u2019économie.Cette proposition s\u2019appuie sur deux orientations.La première vise la consolidation de la ville-métropole et la seconde porte sur une meilleure coordination de la concertation régionale pour le développement de la grande région métropolitaine.(.) Montréal n\u2019est pas en compétition avec les villes environnantes ; la véritable concurrence vient des autres grandes agglomérations urbaines partout dans le monde.Le livre blanc de la ministre Harel devra tenir compte de la réalité internationale dans laquelle Montréal et le Québec évoluent.Capitale nationale et poids des mots Assurance-maladie: l\u2019implantation d\u2019un régime parallèle devient incontournable ROBERT LAPLANTE L\u2019auteur est directeur de L\u2019Action nationale.Martin Cauchon n\u2019aime pas que le gouvernement du Québec ait choisi de désigner « Capitale nationale » la région administrative de Québec.En fait, ceux pour qui il agit ont décidé de ne pas tolérer que l\u2019expression se retrouve dans un dépliant destiné à soutenir la promotion de la région dans l\u2019ensemble de la Francophonie.On lui a donc dit de dire qu\u2019il retirerait la contribution de 400 000 $ que le gouvernement fédéral s\u2019était engagé à verser au Groupe pour le rayonnement international.(Le Devoir, 27 août) Il fait bien son travail, Martin Cauchon.« On est dans une démocratie, ils peuvent utiliser ces mots comme bon leur semble, mais il m\u2019apparaît difficile d\u2019accepter ces expressions dans notre entente.» Le Canada n\u2019accepte rien d\u2019autre qu\u2019une présence anecdotique du Québec.Voilà déjà plusieurs années que les périphrases et les euphémismes \u2014 qui n\u2019ont d\u2019autre effet que de nous déréaliser \u2014 servent à donner les apparences de compromis pragmatiques pour laisser Ottawa gommer le dynamisme québécois : chanson d\u2019ici au lieu de chanson québécoise, culture francophone au lieu de culture québécoise, théâtre d\u2019expression française, la liste peut s\u2019étirer.La tolérance canadienne ne peut en subir davantage : le peuple québécois n\u2019existe pas pour Ottawa et, s\u2019il peut bien endurer que, sur la scène locale, les Québécois aient une Assemblée nationale, une Bibliothèque nationale etc., il n\u2019est pas question pour lui de laisser passer quoi que ce soit destiné à l\u2019étranger qui pourrait laisser entendre qu\u2019il existe ici une nation qui tient à vivre et à se faire connaître en tant que telle.Louise Beaudoin La ministre Beaudoin a déjà laissé entendre qu\u2019elle retirerait le soutien du gouvernement du Québec si le Groupe pour le rayonnement international cédait au chantage.Ce n\u2019est pas suffisant.Elle doit rejeter ce qui a déjà été présenté par le groupe comme un compromis raisonnable avec la désignation « capitale du Québec ».Il y a une limite : le gouvernement du Québec ne doit en aucune manière se faire le complice de manoeuvres qui viseraient à contourner les conséquences et la portée des décisions de l\u2019Assemblée nationale.Il est sans doute essentiel à la carrière de Martin Cauchon que cette Assemblée soit provinciale, mais il est contraire à notre intérêt national de laisser entendre à qui que ce soit que la façon de nommer notre territoire et nos institutions puisse faire l\u2019objet de maquignonnage.En traquant partout et tout le temps les symboles et les signes non seulement de notre affirmation mais encore de notre simple présence, Ottawa démontre toute l\u2019importance qu\u2019il faut accorder au poids des mots.Madame Beaudoin, les représentants de la région et la population du Québec doivent en faire autant.Agir autrement, c\u2019est accepter à la face du monde qu\u2019Ottawa prétende qu\u2019on peut traiter les Québécois comme des gens qui parlent pour ne rien dire.JEAN-LUC MIGUÉ L\u2019auteur est président du Conseil scientifique de l\u2019Institut économique de Montréal.Une révolution de l\u2019opinion publique se produit au Canada en matière de santé socialisée.Un sondage du National Post nous apprend qu\u2019un pourcentage incroyable de 41 % des Canadiens en sont venus à souhaiter l\u2019implantation d\u2019un système parallèle d\u2019assurance-maladie.Au Québec en particulier, c\u2019est une majorité de 53 % de la population, échaudée par les expériences alarmantes des dernières années, qui juge légitime et utile l\u2019instauration d\u2019un régime où les individus retrouveraient la liberté de se procurer à leurs frais les soins supplémentaires que la médecine d\u2019État leur refuse.Depuis son implantation, le régime public de santé a exercé une emprise certaine sur l\u2019imagination des gens, peut-être plus par son symbolisme politique que par sa contribution à la santé de la population.La gratuité au consommateur et le transfert du fardeau à la fiscalité générale sont perçus comme le symbole de la justice sociale à la canadienne, comme l\u2019expression du sens de la compassion qui, pour certains, anime l\u2019âme canadienne, en opposition à l\u2019individualisme cruel de nos modèles, les Américains.En réalité, derrière nos files d\u2019attente, nos hôpitaux en décrépitude et leurs réceptionnistes indifférentes, derrière les difficultés qu\u2019on éprouve à accéder aux technologies de pointe, se profile une finalité politique.L\u2019analyse économique enseigne que, lorsque les gens appellent à l\u2019alourdissement fiscal pour enrichir le régime public, ils ont en tête la taxation des plus riches qu\u2019eux, c\u2019est-à-dire de la minorité qui fait un revenu supérieur à la majorité.Si c\u2019était l\u2019altruisme qui inspirait l\u2019appel à l\u2019appesantissement fiscal pour la santé des autres, rien n\u2019interdirait aux âmes généreuses la multiplication des contributions volontaires aux cliniques et aux hôpitaux.Or cette source de financement ne compte pour presque rien dans le budget de ces organismes.En un mot, l\u2019attachement de la population au medicare repose, non pas sur le noble idéal de la compassion, mais sur le souci du grand nombre d\u2019accéder à l\u2019assurance-maladie illimitée aux frais des autres.Peu à peu, la réalité de la santé socialisée prend le dessus sur l\u2019illusion fiscale et sur les aspirations des consommateurs.Ce sont les femmes, les gens âgés et les pauvres qui se montrent le plus enthousiastes pour l\u2019implantation de soins privés de santé.Ce qu\u2019en réalité la population appelle à grands cris, c\u2019est l\u2019abrogation de la loi nationale sur la santé.Inquiets de cette évolution troublante, les politiciens, dont le ministre national de la santé, Allan Rock, nous invitent à la patience, le temps que les 11,5 milliards d\u2019injections promises sur les cinq prochaines années produisent leur effet.Or au cours de ces cinq années, les provinces n\u2019affecteront pas moins de 300 milliards aux services de santé.C\u2019est donc sur une progression de 3 % par année des budgets que le ministre fonde ses espoirs de récupérer notre régime de plus en plus discrédité.Compte tenu que, d\u2019ici la fin de cette période, la population de 65 ans et plus aura augmenté de près de 10 %, les standards de services seront vraisemblablement tombés encore plus bas.De toute façon, l\u2019argent qu\u2019on injectera ou pas dans le régime public n\u2019y changera pas grandchose.La planification centrale a fait imploser le régime soviétique ; elle menace de la même façon notre régime de santé.Le Canada n\u2019aura donc bientôt plus le choix de se passer des offreurs privés.Les politiciens canadiens ont, à ce jour, opposé une résistance irraisonnée à l\u2019implantation de services privés de soins de santé.Ils ont en cela rompu avec la tradition de la plupart des pays industriels, qui ont ouvert la voie à l\u2019avènement d\u2019un réseau parallèle de soins.Le Canada partage avec Cuba et la Corée du Nord la distinction suspecte de fermer la porte à toute forme de choix.Une fois mis en place le réseau d\u2019offreurs de services parallèles, la voie serait ouverte à l\u2019accumulation par les individus de fonds personnels d\u2019épargne santé non imposables, semblables aux régimes actuels de fonds enregistrés d\u2019épargne retraite.À l\u2019occasion d\u2019une dépense de santé, l\u2019individu (ou l\u2019employé) puise d\u2019abord dans son fonds personnel réservé strictement aux services de santé.Advenant le cas où le fonds s\u2019épuise, c\u2019est l\u2019individu qui assume l\u2019excédent jusqu\u2019à concurrence d\u2019un plafond, dès lors pris en charge par l\u2019assurance catastrophe, elle-même publique ou privée.Le surplus inutilisé à la fin de l\u2019année s\u2019accumule dans le fonds en prévision de déboursés ultérieurs et ultimement serait transférable à un fonds d\u2019épargne retraite.La dimension essentielle de cet aménagement est que le fonds appartient à l\u2019individu et qu\u2019ainsi il est le bénéficiaire ultime de la parcimonie avec laquelle il aura géré son régime de santé.Les travaux empiriques ont déjà établi que cette formule diminue sensiblement le recours aux services de santé, sans affecter de façon adverse l\u2019état de santé des gens.Inutile de préciser que cette forme de partage des coûts peut facilement s\u2019adapter aux contraintes des individus à faible revenu, puisque la franchise peut être réglée sur le revenu des familles.La formule offrirait l\u2019avantage d\u2019injecter une dose de concurrence grandement souhaitable dans le régime et en même temps de susciter l\u2019avènement des bonnes incitations chez les patients.Sous ce régime de sanctions, les gens ordinaires seraient amenés à faire de meilleurs choix et surtout des choix plus économiques en matière de soins, meilleurs que ceux des politiciens et des bureaucrates les mieux intentionnés.L\u2019aménagement élargirait le choix des services pour l\u2019ensemble des familles, tout en suscitant d\u2019importantes économies de l\u2019ordre de 20 % dans le budget collectif de santé.L\u2019expérience confirme que la formule favorise les économies sans en camoufler les inconvénients à la manière du rationnement par la file d\u2019attente.En sous-produit, l\u2019économie générale et la croissance y gagneraient, en ce que le taux d\u2019épargne augmenterait.Le prétendu danger d\u2019une évolution vers l\u2019instauration d\u2019un régime « à deux vitesses », où les soins de qualité sont réservés aux gens à l\u2019aise, est un épouvantail, contraire à l\u2019expérience de tous les pays.En fait, c\u2019est plutôt le contraire qui s\u2019est produit, comme on devait s\u2019y attendre.Ce sont les individus des classes socio- économiques inférieures qui y ont le plus gagné à la participation du secteur privé à la production de services.Le dossier empirique à l\u2019appui de cette évolution est concluant.La qualité générale des soins a augmenté et, à mesure que les gens se sont retirés de la file d\u2019attente pour se payer des services privés, ils ont allégé les pressions sur les ressources du réseau public et ainsi libéré l\u2019espace pour les usagers.Les budgets publics de santé s\u2019en sont trouvés allégés ; la qualité des soins et la multiplicité des choix y ont gagné ; l\u2019accès aux technologies modernes en a été favorisé, tandis que les files d\u2019attente se sont raccourcies.(.) Le Canada partage avec Cuba et la Corée du Nord la distinction suspecte de fermer la porte à toute forme de choix. 2LP0401B0914 b04 mardi14sept 2LP0401B0914 ZALLCALL 67 00:44:53 09/14/99 B B 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 14 SEPTEMBRE 1999 Monde L\u2019EXPRESS INTERNATIONAL Les protestants d\u2019Ulster rejettent la réforme de la police KOSOVO Limites de l\u2019OTAN n Le commandant de la Force de paix au Kosovo (KFOR), le général Michael Jackson, estime que ses troupes atteignent leurs limites et qu\u2019une solution permanente rend nécessaire la mise en place d\u2019institutions civiles.« Vous ne pouvez pas vous attendre à ce que des soldats changent l\u2019état d\u2019esprit des gens.Cela doit être fait par d\u2019autres moyens », a expliqué le général britannique dans un entretien au New York Times publié hier.« Il est impossible que les mentalités changent dans le court terme », a estimé pour le New York Times un autre important responsable de la KFOR sous le couvert de l\u2019anonymat.d\u2019après AFP LIBYE Sanctions levées n L\u2019Union européenne a levé hier la majeure partie de ses sanctions encore en vigueur contre la Libye, mais a maintenu un embargo sur les ventes d\u2019armes.La plupart des sanctions économiques avaient été levées en avril après que Tripoli eut remis à la justice écossaise les auteurs présumés de l\u2019attentat contre un Boeing de la PanAm, au-dessus de Lockerbie (Écosse), en 1988.Les sanctions imposées en 1986 par Bruxelles restreignaient les mouvements des diplomates et la délivrance de visas aux ressortissants libyens.d\u2019après AP TURQUIE « Certains retards » n Le ministre turc des Affaires étrangères, Ismail Cem, a reconnu hier à Bruxelles, devant ses homologues de l\u2019Union européenne, que la Turquie avait pris ces dernières années « certains retards sur le chemin de la démocratie ».« On a parfois l\u2019impression que rien ne va en Turquie.Ce n\u2019est pas le cas, même si nous avons pris certains retards sur le chemin de la démocratie », a déclaré Cem lors d\u2019une conférence de presse à l\u2019issue d\u2019un déjeuner avec les chefs de la diplomatie des Quinze, dont il était l\u2019invité.Cem a mis ces retards sur le compte des « actes terroristes ».« Comme le terrorisme semble maîtrisé, nous allons être mieux en mesure de travailler à réaliser des progrès », a-t-il ajouté.d\u2019après AFP RDC-CONGO Journaliste bloqué n Le directeur du quotidien Le Potentiel, Modeste Mutinga, s\u2019est vu interdire dimanche par les services de sécurité d\u2019embarquer à bord d\u2019un avion à Kinshasa à destination de l\u2019Europe, rapporte le quotidien.Mutinga, qui est également président des associations Médias pour la paix et Campagne pour une paix durable en RDC, a été intercepté par les services de l\u2019Agence nationale des renseignements (ANR, sécurité intérieure) qui lui ont confisqué ses papiers alors qu\u2019il venait de terminer les formalités d\u2019embarquement.Mutinga devait se rendre à Londres puis au Canada pour participer à une série de conférences.d\u2019après AFP COLOMBIE Menaces de droite n Les groupes paramilitaires d\u2019extrême droite colombiens, en lutte contre la guérilla de gauche, ont menacé de représailles dimanche les autorités du Panama et du Venezuela qu\u2019ils accusent de prêter assistance aux insurgés, risquant ainsi d\u2019internationnaliser le conflit en Colombie.Le chef du groupe AUC (Autodéfenses unies de Colombie), Carlos Castano, a accusé le Panama et le Venezuela de « connivence » avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, marxistes) et l\u2019Armée de libération nationale (ELN, guévariste).d\u2019après AFP Autres informations page B6 d\u2019après AFP BELFAST Le principal parti protestant d\u2019Irlande du Nord a unanimement condamné hier les propositions de réforme de la police, mais il a maintenu sa participation aux efforts de relance de l\u2019accord de paix malgré l\u2019opposition de sa frange radicale.Le leader unioniste David Trimble a émergé satisfait d\u2019une réunion du comité exécutif au quartier général de son parti à Belfast, pour affirmer que sa position à la tête de l\u2019UUP était « solide comme le roc ».Il a affirmé que son parti continuerait « aux mêmes conditions qu\u2019avant » à participer aux efforts du médiateur américain George Mitchell pour remettre l\u2019accord d\u2019avril 1998 sur les rails.Mais selon des sources proches du parti, cet engagement a été pris dans un climat de pessimisme total sur les chances de succès de relancer l\u2019accord, pour l\u2019instant au point mort.Trimble sera en tout cas parvenu à refaire l\u2019unité autour de lui alors que son proche lieutenant, John Taylor, a annoncé la semaine dernière qu\u2019il ralliait les rangs des opposants à l\u2019accord de paix qui refusent de participer à ces discussions.Les « durs » du parti avaient multiplié les pressions sur Trimble pour qu\u2019il se retire du processus, ouvert lundi dernier à Belfast sous la présidence de Mitchell.De nombreux unionistes protestants accusent le gouvernement britannique de faire trop de concessions aux catholiques du Sinn Fein, l\u2019aile politique de l\u2019IRA.David Trimble Le rapport de Chris Patten, qui recommande une réforme radicale de la police d \u2019 U l s t e r comme partie intégrante de l\u2019application de l\u2019accord de paix, les a rendus furieux.Le document publié jeudi, qui vise à ouvrir le bastion de la domination protestante \u2014 92 % de ses effectifs \u2014 aux catholiques, propose de rebaptiser le RUC et de modifier ses symboles en abandonnant toute référence à la Couronne britannique pour le rendre plus « neutre ».Au nom de la représentativité des communautés et des tendances politiques, il demande que des conseillers du Sinn Fein participent à l\u2019autorité de tutelle de la nouvelle force.Ce qui revient, a dit l\u2019UUP dans une motion votée à l\u2019unanimité, à ouvrir « des voies vers une implication des paramilitaires » dans la police.L\u2019UUP a promis hier une guerre sans merci au rapport Patten, jugé « profondément déficient ».Martin McGuiness, principal négociateur du Sinn Fein, a dénoncé « l\u2019incapacité » des protestants unionistes à accepter l\u2019accord de paix sur l\u2019Irlande du Nord.« L\u2019opposition à l\u2019intérieur du parti protestant d\u2019Irlande du Nord à la mise en oeuvre de l\u2019accord du Vendredi Saint s\u2019explique par la profonde incapacité de l\u2019UUP à accepter et à intégrer toutes les implications des détails de la mise en oeuvre de l\u2019accord », a-t-il affirmé dans un communiqué diffusé hier à Washington.McGuiness s\u2019entretient ce matin à la Maison-Blanche avec des conseillers du président américain Bill Clinton.Le révérend « Ian Paisley veut couler l\u2019accord du Vendredi Saint », a-t-il ajouté, en référence au dirigeant du Democratic Unionist Party (DUP), un parti protestant extrémiste.Paisley a annoncé qu\u2019il boycotterait le réexamen du processus de paix nord-irlandais, qui s\u2019est ouvert lundi dernier à Belfast sous la présidence de l\u2019exsénateur américain George Mitchell.Le no 2 palestinien, Mahmoud Abbas, et le chef de la diplomatie israélienne, David Lévy, se sont rencontrés hier à Erez.Face-à-face israélo-palestinien sur les territoires occupés SAKHER ABOU EL-OUN et JAMES DRUMMOND Agence France-Presse, EREZ Israéliens et Palestiniens ont lancé hier les négociations sur les racines de leur conflit, en réitérant immédiatement des exigences incompatibles sur tous les principaux sujets.Le chef de la diplomatie israélienne, David Lévy et le no 2 de l\u2019OLP, Mahmoud Abbas, ont lancé ces pourparlers sur le statut final des territoires palestiniens occupés, lors d\u2019une cérémonie à Erez, six ans jour pour jour après la signature des accords d\u2019Oslo à la Maison- Blanche.Ni la date de la prochaine rencontre ni l\u2019ordre du jour des pourparlers n\u2019ont apparemment été fixés lors de la cérémonie qui a duré un peu plus d\u2019une heure et a été surtout protocolaire, au principal point de passage entre Israël et la bande de Gaza.Le lancement de ces négociations est prévu par l\u2019accord de Charm el- Cheikh signé le 5 septembre par le premier ministre israélien Ehud Barak et le président palestinien Yasser Arafat.Ces négociations devraient déboucher d\u2019ici à cinq mois sur un accord- cadre définissant les grandes lignes d\u2019un règlement final, celui-ci devant être atteint dans un délai d\u2019un an, c\u2019est-à-dire le 13 septembre 2000.Mais Barak a d\u2019ores et déjà laissé entendre ces derniers jours qu\u2019en raison de la complexité des problèmes, il ne serait peut-être pas possible d\u2019atteindre des objectifs aussi ambitieux.Les discussions porteront sur les questions à propos desquelles les deux peuples s\u2019entretuent depuis la création de l\u2019État d\u2019Israël il y a 51 ans.Les principaux points sont la création d\u2019un État palestinien avec pour corollaire le tracé de ses frontières et ses prérogatives, le statut de Jérusalem, ville dont Israël a conquis et annexé la partie orientale en 1967, le droit au retour des trois millions de réfugiés palestiniens, et le sort des 160 colonies juives à Gaza et en Cisjordanie.Sur tous ces points, Lévy et Abbas ont réitéré hier les positions bien connues des deux camps, qui sont diamétralement opposées.Lévy a ainsi énuméré dans une allocution les quatre « principes » fondamentaux qui guideront Israël dans les négociations : « pas de retour aux frontières antérieures à juin 1967 », c\u2019est-à-dire au déclenchement de la guerre de 1967 durant laquelle Israël a conquis Gaza, la Cisjordanie et Jérusalem- est ; Jérusalem « doit rester unifiée sous souveraineté israélienne, dont elle est la capitale, un point c\u2019est tout » : « pas d\u2019armée étrangère stationnée à l\u2019ouest du Jourdain » ; des « blocs de colonie » resteront sous souveraineté israélienne.Abbas lui a répondu en réaffirmant la position de l\u2019OLP, à savoir que les Palestiniens exigent « un État indépendant » avec capitale à Jérusalem-est et un retour d\u2019Israël à ses frontières du 4 juin 1967.Un État palestinien « vivra en paix au côté de l\u2019État d\u2019Israël », a-til dit.Il a aussi réclamé « une solution juste au problème des réfugiés palestiniens, conformément à la résolution 194 » de l\u2019ONU, et le démantèlement des colonies, « conformément à la résolution 465 » de l\u2019ONU.« Nous nous en tiendrons à nos principes, car il ne saurait y avoir de processus de paix à n\u2019importe quel prix », a lancé Lévy durant une conférence de presse.Mais malgré les énormes divergences et l\u2019enjeu des négociations, une certaine chaleur a présidé à la cérémonie.Reste pour les négociateurs à entrer dans le vif du sujet, à commencer par la définition de l\u2019ordre du jour.Lévy a précisé que ce serait fait dans le courant de la semaine, « peut-être lors d\u2019une rencontre entre moi-même et Abou Mazen ».Des personnalités représentant la communauté internationale \u2014 des États-Unis à l\u2019Union européenne en passant par le Japon \u2014 avaient fait le déplacement à Erez.« La chose la plus importante est que le volet israélo-palestinien (du processus de paix) est relancé dans un bon esprit », a estimé l\u2019émissaire américain Dennis Ross avant le début de la cérémonie.Djakarta autorise le parachutage de vivres au-dessus du Timor Discorde onusienne sur la composition d\u2019une force de paix d\u2019après AFP DJAKARTA Les Est-Timorais étaient en droit de recouvrer quelque espoir hier après la décision de Djakarta d\u2019autoriser des parachutages de vivres au-dessus de l\u2019ex-colonie portugaise et l\u2019acceptation la veille de l\u2019envoi d\u2019une force internationale de paix.L\u2019envoi de cette force, surtout asiatique mais qui pourrait être commandée par l\u2019Australie, n\u2019est toutefois pas attendue sur place avant quelques jours et sa composition s\u2019avère délicate.L\u2019Indonésie a réclamé qu\u2019elle soit composée de « nations amies » et que cinq pays occidentaux, dont l\u2019Australie et les États-Unis, en soient exclus.Elle fait l\u2019objet d\u2019intenses tractations à New York où le Conseil de sécurité a entamé hier des consultations.Le secrétaire général de l\u2019ONU, Kofi Annan, a souligné qu\u2019il appartenait au Conseil de sécurité de décider de sa compositon.« L\u2019ONU et le Conseil décideront », a-t-il dit, interrogé sur la composition de la force devant ramener la paix dans l\u2019ancienne colonie portugaise annexée par Djakarta en 1976 et dévastée par la violence après le vote massif en faveur de l\u2019indépendance, le 30 août.Depuis, les milices pro-indonésiennes, appuyées par l\u2019armée, ont dévasté le territoire et semé la terreur parmi la population.Des informations font état de la poursuite des violences.Selon des sources dignes de foi, la campagne de terreur lancée par les milices pro-indonésiennes au Timor oriental a gagné le Timor occidental où se trouvent environ 100 000 réfugiés qui ont fui ou ont été emmenés de force.L\u2019Indonésie ne met « pas de conditions » au déploiement de la force internationale au Timor oriental, a dit cependant le ministre des Affaires étrangères, Ali Alatas, avant des entretiens avec Annan.« C\u2019est à l\u2019ONU de déterminer la composition de la force », a dit Alatas aux journalistes.Plusieurs pays, dont le Canada, ont fait part de leur intention d\u2019envoyer des troupes au Timor oriental.Les responsables américains ont averti que le rôle des États-Unis dans une force internationale serait limité et ne comprenait pas l\u2019envoi de troupes.Ils envisagent de mettre en place un pont aérien pour transporter les Casques bleus au Timor et fournir des moyens de communication et de transport.Pour renforcer la pression sur l\u2019Indonésie, les 15 pays membres de l\u2019Union européenne ont décidé hier un embargo de quatre mois sur les exportations d\u2019armement à ce pays et une suspension de la coopération militaire avec Djakarta.Sur le plan humanitaire, des opérations devraient commencer à se concrétiser : le parachutage de marchandises autorisées hier par l\u2019Indonésie et destinées aux personnes ayant fui les massacres pour se réfugier dans les montagnes du Timor oriental pourraient débuter dès aujourd\u2019hui, selon le Haut commissaire de l\u2019ONU pour les droits de l\u2019homme, Mary Robinson.Les États-Unis et l\u2019Australie devraient participer à l\u2019opération, qui concernerait « des dizaines, voire des centaines de milliers de gens » réfugiés dans les montagnes, selon un porte-parole des Nations Unies à Djakarta, Brian Kelly.Djakarta a estimé à plus de 120 000 le nombre de personnes qui ont fui leur maison au Timor oriental, après le référendum.Des stocks de nourriture et d\u2019eau suffisant pour remplir deux avions cargo Hercules étaient prêts hier à être acheminés depuis Darwin (Australie), à une heure et demie de vol seulement.Le Haut commissariat de l\u2019ONU pour les réfugiés (HCR) s\u2019est dit prêt lundi à lancer une opération humanitaire pour venir en aide aux réfugiés et déplacés de la région, a indiqué à Genève la responsable de l\u2019organisation, Sadako Ogata. 2LP0501B0914 B5 mardi 2LP0501B0914 ZALLCALL 67 00:41:09 09/14/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 14 SEPTEMBRE 1999 B 5 Quand l\u2019ordinateur répond à l\u2019appel André Mondoux collaboration spéciale la suite des incursions répétées de Z a c h a r i e ( 2 2 mois) dans les entrailles du bon vieux répondeur familial, celui-ci avait fini par rendre l\u2019âme (qui eût cru que les micro- cassettes pouvaient contenir autant de kilomètres de ruban ?).Acheter un autre appareil n\u2019aurait en rien calmé la curiosité du plus jeune.De plus, Élise, l\u2019aînée, est aux portes de l\u2019adolescence et j\u2019aurais aimé lui donner sa propre boîte vocale afin qu\u2019elle ait un espace privé.Malheureusement, le service de Téléréponse de Bell n\u2019offre plus l\u2019option de boîtes multiples.Que faire ?J\u2019ai donc tenté ma chance du côté de l\u2019informatique avec les logiciels de gestion d\u2019appels comme TalkWorks Pro (Symantec) et Communicate Pro (01 Communication).Les répondeurs électroniques Les logiciels de traitement des appels offrent plusieurs avantages, dont le principal est la possibilité de créer de multiples boîtes vocales à partir d\u2019une même ligne téléphonique.On peut accéder à chaque boîte vocale à partir d\u2019un menu/ message principal (« Pour joindre Élise, appuyez sur le 1, pour joindre Marie-Jeanne, appuyez sur le 2, etc.» et possède son propre message de bienvenue (« Salut ! Ici Élise, laissez-moi un message »).Pour chacune des boîtes vocales, y compris la réception principale, il est même possible de déterminer quel message sera joué selon le moment de la journée (« Il est passé onze heures ! N\u2019avez-vous pas honte ?Laissez un message et, surtout, laissez-nous dormir ! »).Concevoir la structure du système de messagerie et configurer les boîtes vocales individuelles n\u2019est pas une tâche complexe.Les deux logiciels offrent une interface graphique qui imite en tout point celle d\u2019un répondeur physique.Il faut souligner ici l\u2019apport des différents assistants de TalkWorks Pro qui facilitent grandement la mise sur pied de votre système de messagerie vocale.Par contre, Communicate Pro permet de verrouiller l\u2019accès aux boîtes vocales par un mot de passe et même faire jouer de la musique pendant que le téléphone est en mode pause ! Les logiciels tiennent à jour le journal de tous les appels reçus et écouter un message est aussi simple que de cliquer dessus avec le rongeur.Tous les messages reçus sont sauvegardés sur votre disque dur (attention, il vaut mieux activer l\u2019effacement automatique des messages après X jours si on ne veut pas bouffer inutilement beaucoup d\u2019espace disque).Plus qu\u2019un répondeur Si vous êtes abonné au service d\u2019afficheur, les logiciels de traitement des appels offrent alors des fonctions assez spectaculaires.Ainsi, le logiciel peut identifier l\u2019appelant et le transférer directement à une boîte vocale précise ou encore lui faire jouer un message d\u2019accueil sur mesure.Il peut également vous avertir de la réception d\u2019un message en composant un numéro de téléphone (votre cellulaire ou téléavertisseur, par exemple).TalkWorks peut même transférer les appels reçus par courrier électronique sous forme d\u2019un fichier de son ajouté au message en tant que pièce jointe.Autant de fonctions qui ouvrent des possibilités intéressantes.Vous pourriez ainsi dicter une règle pour faire transférer un message vocal important à une adresse de courrier électronique, faire suivre la réception de vos télécopies au télécopieur où vous êtes temporairement, ou encore enregistrer un message personnalisé indiquant à la personne à quel numéro et quand elle pourra vous joindre.Les logiciels de gestion des appels nourrissent également un but ambitieux : ils entendent servir de guichet unique pour tous les types de messages, qu\u2019il s\u2019agisse de courrier électronique ou de télécopie.C\u2019est ainsi que TalkWorks comprend le logiciel de télécopie IcWinfax et Communicate Pro comporte des modules intégrés de téléphonie Internet et de courrier électronique.Dans le cas du service de télécopie, les deux logiciels ont des modules pour mettre sur pied des systèmes d\u2019envoi de documents sur demande.Le hic Le talon d\u2019Achille de ces logiciels est qu\u2019ils ne fonctionnent pas à 100 % avec tous les modems.Ainsi, certains modems « génériques », même s\u2019ils fonctionnent bien en mode télécopieur, peuvent par exemple avoir des irritants majeurs, comme ne pas arriver à raccrocher la ligne téléphonique après la prise de message.Vérifiez donc la liste des modems soutenus avant de plonger dans l\u2019achat (les informations sont sur le site Web des fabricants).Offerts à entre 100 et 150 $, les logiciels de gestion des appels sont peut-être un peu chers pour servir uniquement de répondeur.Mais si vous avez également besoin d\u2019un système de télécopie et de suivi des appels, ils peuvent alors devenir une option intéressante pour certains travailleurs à domicile ou petites entreprises.Lequel choisir ?Communicate Pro est là depuis longtemps et a une saveur bien Internet.TalkWorks offre une interface conviviale, un système d\u2019aide bien peaufiné et un module de télécopie (Winfax) qui a fait ses preuves.Pour vous aider à fixer votre choix, il est possible de télécharger une version d\u2019essai des produits à partir du site du fabricant.Communicate Pro, 01 Communication, http ://www.01com.com TalkWorks, Symantec, http ://www.symantec.ca On peut joindre l\u2019auteur à mondouxa@videotron.ca Retrouvez toutes les chroniques de Cyberpresse sur le site Internet de La Presse : http://lapresse.infinit.net Bogue de l\u2019an 2000 : l\u2019espace aérien n\u2019est pas entièrement prêt 2777146 Associated Press WASHINNGTON Les Américains sont inquiets, ou affectent de l\u2019être : à trois mois et demi de l\u2019an 2000, tous les pays du monde ne semblent pas encore entièrement prêts à faire face au « bogue » informatique dans le domaine aéronautique.Alors que l\u2019Organisation internationale de l\u2019aviation civile (OACI) avait demandé pour le 1er juillet à ses 185 pays membres un rapport complet sur l\u2019état de préparation de leurs aéroports et compagnies aériennes, près d\u2019un tiers d\u2019entre eux (53) n\u2019avaient toujours pas répondu début septembre.Le rapport de synthèse de l\u2019OACI, prévu le 31 juillet, a donc été reporté sine die.« Le temps presse », a estimé récemment devant une commission conjointe du Sénat et de la Chambre des représentants l\u2019inspecteur général du Département américain des Transports, Kenneth Mead.« À notre avis, ces \u2018\u2018incertitudes\u2019\u2019 devraient être levées au plus tard le 15 octobre », a-t-il ajouté, rappelant que le trafic aérien entre les États-Unis et le reste du monde avoisinait les cinq millions de passagers en 1998.Selon M.Mead, les 53 pays récalcitrants se répartissent ainsi : 18 en Asie, 12 en Amérique du Sud, 10 en Afrique, huit dans l\u2019ex-Europe de l\u2019Est communiste, quatre au Moyen-Orient et un en Europe occidentale.2782943 Parler au téléphone par son ordinateur MATHIEU PERREAULT NEW YORK Un deuxième service téléphonique via Internet, dix fois plus rapide que le Net2phone d\u2019IDT, a été inauguré sans tambour ni trompette voilà deux semaines par la firme floridienne Ursus.« Nous traitons déjà quelques centaines de milliers d\u2019appels chaque jour », expliquait hier Jay Chavez à une conférence de presse new-yorkaise d\u2019IBM, qui l\u2019avait invité pour témoigner de la qualité de ses serveurs informatiques R/S6000.Le service, accessible par le site thestream.com, permet d\u2019appeler n\u2019importe quel numéro de téléphone, partout dans le monde, et d\u2019obtenir une qualité de son « comparable à celle d\u2019un cellulaire », affirme M.Chavez.Le client parle dans un micro branché à son ordinateur.PC Week reprochait à Net2phone de ne pas permettre que les deux interlocuteurs se parlent en même temps.Il faut télécharger un logiciel.« Notre téléchargement est beaucoup plus rapide que celui de Net2phone, assure M.Chavez en entrevue.Ça m\u2019a pris quatre minutes au lieu d\u2019une demi-heure.» Des « téléphones Internet » existent déjà d\u2019ordinateur à ordinateur, mais les deux interlocuteurs doivent se concerter d\u2019avance à propos du rendez-vous, ou à tout le moins être devant leur ordinateur.Par contre, la communication est souvent gratuite.Les tarifs d\u2019Ursus sont comparables à ceux des compagnies nordaméricaines : six cents US la minute pour appeler au Canada, de partout dans le monde.« Notre marché sera beaucoup plus en Europe, en Afrique et en Amérique latine, où les tarifs sont plus élevés et où Ursus est très présente, dit M.Chavez.Aux États-Unis, si on appelle après 17 h, il est facile de trouver du cinq cents la minute.» Le client paie par carte de crédit.Net2phone propose 10 cents la minute à partir du Canada.Ursus permet d\u2019appeler en Italie pour 17 cents la minute, du Canada.Ursus a des revenus annuels de 35 millions de dollars et IDT, établie au New Jersey, de 400 millions.Selon M.Chavez, Net2phone rapporte 20 millions de dollars ; il veut que Stream génère deux fois plus d\u2019argent.Les analystes d\u2019International Data Corporation estiment que la téléphonie sur Internet pèsera 23 milliards US en 2003.www.thestream.com www.net2phone.com «Notre téléchargement est beaucoup plus rapide que celui de Net2phone.Ça m\u2019a pris quatre minutes au lieu d\u2019une demiheure.» 2782786 B6 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 14 SEPTEMBRE 1999 Monde Cuba s'ouvre au monde d'après l'AFP LA HAVANE Après la visite du pape et avant celle du roi d'Espagne, Cuba, malgré l'effondrement du bloc communiste et 40 ans d'embargo américain, s'affirme plus intégrée au monde que jamais.Dans un rapport présenté hier devant l'Assemblée du pouvoir populaire (Parlement), le chef de la diplomatie cubaine, Felipe Perez Roque, dresse un bilan « optimiste » et « positif » des relations de l'île avec le reste du monde, « à un moment qui coïncide avec la plus grande ouverture et les liens les plus forts de Cuba avec l'extérieur ».« Ceci démontre », a déclaré le ministre cubain en présentant les conclusions du rapport, « que la politique d'isolement de Cuba, les tentatives de couper les liens du monde avec Cuba, de discréditer le pays, ont échoué », ce qu'il a qualifié de « prouesse » et de « victoire de la Révolution ».La Havane indique aujourd'hui avoir 92 ambassades à l'étranger, un record car Cuba n'en comptait que 43 au lendemain de la Révolution en 1959.PHOTO AFPO Grève générale au Pakistan La campagne de l'opposition, toutes tendances confondues, pour contraindre le gouvernement Nawaz Sharif à démissionner continue au Pakistan.Le centre de Karachi, métropole portuaire du pays, était désert hier, au début d'une grève générale de deux jours.Le régime a sévi brutalement contre les opposants, dispersant les rassemblements à coups de matraques et de gaz lacrymogènes, et arrêtant les leaders en masse et les transférant par avion hors de leurs villes et provinces.Nos résultats d'examen viennent d'arriver du labo.Les médecins sont formels : BMW est la «voiture la plus sécuritaire du millénaire».En reconnaissance de son travail d'innovation au chapitre de la prévention des traumatismes, riBlA - l'association internationale spécialisée dans l'étude des lésions cérébrales - a décerné à BMW le titre de «voiture la plus sécuritaire du millénaire».Le jury de médecins-experts a d'ailleurs accordé une mention spéciale à notre système de protection pour la tête, tout à fait exclusif.Premier fabricant automobile à recevoir l'appui d'une association aussi respectée, BMW est fière d'arriver, une fois de plus, en tète de liste.OBVW Canada **: .Bftfttt BMW Canada me Pou» M) logo BMW M «La ¦ o» conta*», sont on m\u2014qua» oa cunrnawja u» »mw *G M ias.pata r>.¥(ajf,_ ooajBoaaj a I hoo 8Ma70 v utaaaas I \u2022 k i paj 5» * Le plaisir de conduire: 4 « i Nouveau climat de réconciliation entre l'Irak et ses voisins arabes a d'après AP et AFP LE CAIRE La réunion semestrielle de la Ligue arabe, présidée par l'Irak pour la première fois depuis la guerre du Golfe en janvier 1991, s'est clôturée hier au Caire dans un climat nouveau de réconciliation entre Bagdad et ses voisins arabes.L'Arabie Saoudite et le Koweït ne s'opposent plus à la levée de l'embargo contre l'Irak, a ainsi affirmé le chef de la diplomatie égyptienne Amr Moussa après une réunion de son homologue saoudien Saoud al-Fayçal avec le président Hosni Moubarak.Le ministre irakien Mohamed Saïd al-Sahhaf a aussitôt réagi en affirmant que « les points d'entente se multiplient » entre les pays arabes sur les perspectives d'une levée de l'embargo.« Nous nous dirigeons, avec nos frères, vers une voie positive », a-t-il ajouté, reconnaissant toutefois que la levée de l'embargo n'avait été discutée qu'en marge du conseil ministériel.À l'ouverture du conseil, le président palestinien Yasser Arafat avait lancé dimanche un appel à la réconciliation avec Bagdad.Des divergences demeurent entre l'Irak et les pays du Golfe, mais les discussions ont été « très civilisées », a dit le secrétaire général de la ligue, Esmat Abdel-Meguid.« Nous avons maintenant le début d'une tentative de recherche d'une solution acceptable », a-t-il ajouté, en référence à la guerre du Golfe.La convocation d'une réunion des cinq membres permanents du Conseil de sécurité sur l'Irak à Londres traduit l'isolement des États-Unis, estime entre-temps la presse officielle de Bagdad.« Ayant échoué à convoquer une réunion des cinq membres permanents à Washington, les deux pays colonialistes, les États-Unis et la Grande-Bretagne, se sont entendus pour que Londres convoque une réunion similaire », mercredi, écrit le quotidien Al-Joum-houriya.La réunion des hauts fonctionnaires des cinq puissances devait avoir lieu mercredi dernier à Washington, mais la Chine a refusé d'y participer, ce qui a entraîné son annulation.Les membres du conseil sont toujours divisés sur l'opportunité de lever les sanctions contre l'Irak en échange de la réinstauration d'un contrôle sur l'arsenal irakien de destruction massive.Trois projets de résolution ont été présentés au conseil par les Britanniques et les Néerlandais, par la France, et par la Russie.Bagdad a affirmé qu'elle rejetait tous ces projets et réclamé une levée sans condition de l'embargo qui lui est imposé depuis son invasion du Koweït.Durant la réunion de la Ligue arabe au Caire, il a été question par ailleurs de l'exposition sur Israël de Disney World au Centre Epcot, en Floride, qui présente Jérusalem comme capitale du pays.Abdel Meguid a annoncé l'envoi d'une délégation pour inspecter la présentation.Moussa a souligné que les États arabes refusaient que Jérusalem soit présentée comme la capitale d'Israël.Disney a opposé une fin de non recevoir à une mission des Émirats arabes unis, qui ont menacé de boycotter ses produits.Mais selon Abdel-Meguid, le président de Disney, Michael Eisner, a invité une délégation de la Ligue arbe.Gerhard Schroeder maintient le cap Les ex-communistes pavoisent d'après AFP BERLIN Le chancelier allemand Gerhard Schroeder a assuré, hier à Berlin, qu'il ne changerait pas sa politique d'austérité budgétaire au lendemain d'élections régionales et municipales désastreuses pour son parti, le SPD (social démocrate).« Nous ferons notre travail pour réduire la montagne de dettes », a déclaré le chancelier avant une réunion du présidium du SPD pour analyser le résultats des élections régionales en Thuringe (est) et municipales en Rhénanie du nord-Westphalie (ouest).Le plan d'économies budgétaires pour l'an 2000 prévoit des coupes de 30 milliards de marks (15,3 milliards US), notamment dans les prestations sociales.Les communistes rénovés du PDS veulent entre-temps rallier les déçus de la gauche pour devenir la troisième force politique allemande après s'être offert le luxe de devancer pour la première fois le SPD, dimanche en Thuringe.Dans ce Land, l'un des cinq issus de l'ex-RDA, le PDS a distancé avec 21,4 % des suffrages de près de trois points le SPD.Il y est aussi le seul parti à avoir gagné des voix en chiffres absolus malgré une abstention de 15 % plus forte qu'il y a cinq ans.Un scénario qui pourrait bien se répéter dimanche en Saxe.« Une césure historique », a lancé le président du PDS, Lothar Bisky, pour qui « ce résultat conforte l'ambition du parti » de devenir la troisième force politique nationale, place occupée jusqu'ici par un parti écologiste en déconfiture.Les espoirs des communistes rénovés sont étayés aussi par les résultats obtenus une semaine plus tôt dans le Brandebourg, autre État de l'ex-RDA, où ils ont progressé de près de cinq points, avec 23,3 % des suffrages, le SPD, qui perdait 15 points (39,3 %).Le PDS fourbit ses armes pour les élections générales de 2002 avec une cible privilégiée : les decus de la gauche, dans son pré carré de l'ex-RDA, mais à l'ouest aussi où il est encore en terre de mission.L'offensive des communistes rénovés est soigneusement orchestrée.Il s'agit de présenter le parti comme une alternative à la gauche libérale incarnée par le SPD de Schroeder, mais aussi aux Verts, idéologique-ment et électoralement laminés depuis qu'ils ont ac-cédé au pouvoir dans les bagages du chancelier.¦ LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 14 SEPTEMBRE 1999 mercredi et jeudi vous serez doublement content! Vf,'» ¦ 9 :fâ.l I |C v# .a» I «»\u2022#>\u2022« .o «Va I *?« \u2022 \u2022 \u2022 ~ .fUMll JV4 sur presque tous les articles en magasin* » A ^^^^ car nous célébrons le lancement du nouveau catalogue du Club Z> Il #trv - *Aucun point du Club Z n'est émis pour ce qui suit (à moins d'Indication contraire cens équivoque de la part de Zellers) : ordonnances, tabacs et produits de la tabagie, billets de loterie, boissons alcoolisées, rayons concédés et/ou sous licence identifiés comme exclus et autres articles ou catégories d'articles identifiés comme exclus.Renseignez-vous au comptoir du service à la clientèle.Les grandes marques è tons prix! ^Ilei* B8 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 14 SEPTEMBRE 1999 Politique La prévision du surplus financier net demeure inchangée à 240 millions PIERRE APRIL Presse Canadienne, QUÉBEC Les prévisions du ministère des Finances maintiennent l'atteinte du déficit zéro pour 1999-2000 et reconfirment un surplus financier de 240 millions.Au chapitre des opérations budgétaires.la synthèse des opérations financières au 30 juin 1999 rendue publique hier répète les prévisions établies dans le budget de mars 1999, fait état de revenus autonomes de 38,2 milliards et établit à 6,9 milliards les transferts du gouvernement du Canada à la fin du présent exercice financier.Les dépenses de fonctionnement pour la même période sont également maintenues à 37,5 milliards, soit le niveau établi dans le dernier budget du ministre des Finances Bernard Landry, malgré une hausse significative des dépenses de programmes.La synthèse parle d'une augmentation des dépenses de 685 millions, dont la moitié est imputable aux redressements dans le secteur de la santé et des services sociaux.Dans l'éducation, les dépenses se sont accrues de 172 millions.Ces chiffres officiels montrent aussi un dépassement de 80 millions dans le Fonds de développement du marché du travail et un accroissement des mauvaises créances de 57 millions au ministère du Revenu.Les résultats des opérations financières 1998-1999 confirment aussi les prévisions concernant le déficit zéro, « un an plus tôt que prévu ».Us précisent par ailleurs que le surplus financier net prévu de 385 millions sera dépassé pour atteindre les 502 millions alors que le surplus budgétaire sera de 25 millions au lieu d'être nul comme le laissait entendre le budget de mars 1999.Au chapitre des transferts du gouvernement du Canada, l'analyse du ministère des Finances fait état d'une hausse de 16 pour cent au cours du premier trimestre de 1999-2000 en comparaison de la même période l'an dernier, alors qu'un recul de 14,6 pour cent est toujours prévu pour l'ensemble de l'année.Les libéraux fédéraux du Québec ne tiendront pas de caucus spécial sur ONEX VINCENT MARISSAL du bureau de La Presse, OTTAWA Les craintes du député libéral Clif-tord Lincoln quant au projet d'ONEX d'acheter et de fusionner Air Canada et Canadien n'ont pas eu grand écho parmi ses collègues qui ne discuteront du dossier qu'à la rentrée, dans un mois.La sénatrice Céline Hervieux-Payette, présidente intérimaire du caucus québécois des libéraux, ne partage pas les appréhensions du député de Lac-Saint-Louis, qui parle déjà d'une transaction désastreuse pour la région de Montréal.« Si j'avais des raisons de m'in-quiéter, j'aurais convoqué une réunion du caucus, mais je suis satisfaite des réponses du ministère des Transports, a indiqué hier Mme Hervieux-Payette à La Presse.Il m'a dit que ce n'est pas l'affaire d'un ministère, mais de tout le gouvernement.Je ne pense pas qu'il y a urgence de convoquer le caucus spécial du Québec pour étudier un dossier quand toutes les données ne sont pas sur la table.» La semaine dernière, Clifford Lincoln affirmait que d'autres députés libéraux feraient connaître leur désapprobation au projet d'ONEX, mais personne n'a réclamé de rencontre, affirme Céline Hervieux-Payette.Le député de Vaudreuil-Soulan-ges, Nick Discepola, a toutefois appelé le ministre David Collenette, dimanche soir, pour lui poser quelques questions.« Il m'a assuré que le gouvernement ne prendrait pas de décision avant que le caucus national ait pu s'exprimer », dit M.Discepola, qui s'inquiète surtout de la possible perte de 5000 emplois au terme de la fusion.Certains militants craignent eux aussi le pire, reconnaît Mme Hervieux-Payette, ajoutant cependant qu'il est prématuré de débattre d'une transaction dont on ne connaît pas encore les détails.« Au parti, dit-elle, il y a des gens qui s'inquiètent, mais je n'ai jamais vu une transaction à caractère économique aussi importante se discuter sur la place publique.» Quant à la convocation du comité permanent des Transports réclamée par l'opposition, la sénatrice soupçonne l'opportunisme politique.Fuites au Revenu: Néron pourrait retaser de témoigner KATIA GAGN0N du bureau de La Presse, QUÉBEC Le principal témoin dans l'affaire de la présumée fuite de renseignements fiscaux au bureau du premier ministre, l'ex-directeur de cabinet André Néron, pourrait refuser de témoigner à la commission d'enquête chargée de faire toute la lumière sur cette affaire.Les travaux de la commission devaient débuter mercredi, précisément avec le témoignage d'André Néron, un des acteurs principaux dans cette affaire puisqu'il est à l'origine de son dévoilement.Mais la commission d'enquêtç présidée par l'ancien juge Jean Moisan refuse d'accorder à André Néron le statut de participant, ce qui lui donnerait le droit de contre-interroger les témoins.M.Néron a eje plus convoqué les médias à une rencontre de presse, aujourd'hui, afin de rendre public le témoignage livré-à huis clos devant les enquêteurs de la Commission d'accès à l'information.Pour une fois, profitez donc du coût de la vie.0 BTE N EZ UN TAUX DE FINANCEMENT DE t Mazda Protégé : Lauréate du Prix des voitures de l'Année 1999 de l'flJflC in fl L'ACHAT, JUSQU'A 48 MOIS SUR TOUTES LES MfiZDft 1999 EN STOCK fl VOUS DE JOUER Mazda Protégé 1 Les concessionnaires Mazda du Québec Visitei notre 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