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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1999-09-26, Collections de BAnQ.

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[" 7DA0102A0926 Page A1/26sept.7DA0101A0926 ZALLCALL 67 00:48:52 09/26/99 B 1 3 4 6 http://lapresse.infinit.net Montréal, R dimanche 26 septembre 1999 60 ¢ TAXES EN SUS RÉGION EST DE QUÉBEC 65 ¢ / ÎLES - DE - LA - MADELEINE 1 $ / Votre concessionnaire sur la Rive-Nord 22777799950724 115e année No 332 54 pages, 4 cahiers Lectures Vivre à en mourir page B1 La Personnalité de la semaine Lucie Ménard page A16 La supergrille page A15 Hockey page S3 Football page S5 13 39 OT TAWA N A T O R S S E Bouchard tente d\u2019exorciser la morositédes péquistes Taxes foncières: les religieux veulent le maintien des exemptions Des manifestants assiègent le conseil national du PQ MARTIN PELCHAT du bureau de La Presse, QUÉBEC Les communautés religieuses du Québec se mobilisent pour faire obstacle à une révision du régime d\u2019exemptions de taxes dont elles bénéficient depuis 125 ans et qui occasionne, pour les municipalités, un manque à gagner annuel de 105 millions.Dans un mémoire présenté fin juillet à la ministre des Affaires municipales et de la Métropole, Louise Harel, l\u2019Association des trésoriers des instituts religieux, qui regroupe les économes d\u2019une centaine de communautés, fait part de sa « vive inquiétude » au sujet des recommandations du rapport Bédard sur la fiscalité municipale en faveur de l \u2019 a b o l i t i o n de l\u2019exemption de taxes foncières et d\u2019affaires automatique accordée aux institutions religieuses.La commission Bédard recommande d\u2019imposer, comme condition à l\u2019exemption, que les immeubles soient à l\u2019usage du public.« L\u2019effet drastique de la recommandation (.) serait d\u2019abolir purement et simplement l\u2019exemption de taxes notamment pour les résidences des communautés religieuses, leurs maisons de retraite et leurs infirmeries, au seul motif qu\u2019elles ne sont pas à l\u2019usage du public », dénonce l\u2019ATIR, dans ce mémoire signé par son procureur, Me Pierre Laramée.« Cette approche oublie que plusieurs oeuvres bénéficient de l\u2019appui financier des communautés religieuses », réagissent encore les économes, au moment où la question fait l\u2019objet de discussions entre le gouvernement et les municipalités dans le cadre de la négociation d\u2019un nouveau pacte fiscal.La commission Bédard note dans son rapport que la « grande majorité » des intervenants municipaux o n t d é n o n c é l \u2019 e x i s t e n c e d\u2019exemptions fiscales « trop larges » pour les organismes religieux et les organismes à but non lucratif, exemptions qui profitent souvent Voir TAXES en A2 DENIS LESSARD DRUMMONDVILLE Soucieux « d\u2019en finir avec la morosité et les sondages », le premier ministre Bouchard a défendu les réformes de son gouvernement devant un conseil national du PQ assiégé par des manifestants.Pendant une bonne partie de la journée, policiers de la SQ, clients d\u2019Emploi-Québec et syndiqués du Front commun ont conspué les militants péquistes, scandant « Dernier mandat ! » et ironisant autour des « conditions gagnantes » le passage obligé à la tenue d\u2019un référendum sur la souveraineté.Certains policiers portaient même leur arme à la hanche, une décision vertement critiquée par des ministres comme Guy Chevrette et Serge Ménard.« Je m\u2019interroge très sérieusement sur le professionnalisme d\u2019un tel geste », a dit M.Chevrette, invitant les agents à l\u2019autodiscipline.« Cela dépasse l\u2019entendement, on est permissif, je n\u2019en reviens pas de voir Voir BOUCHARD en A2 Autre texte en page A4 PHOTO PC Un policier de la Sûreté du Québec s\u2019est fait bousculer hier par un agent de la police municipale de Drummondville et un garde du corps, au cours d\u2019une manifestation qui s\u2019est déroulée à l\u2019occasion du conseil national du Parti québécois.Il y a cinq ans, Parizeau nommait son premier cabinet PAUL ROY «Les Québécoises et les Québécois nous ont confié les affaires de l\u2019État en choisissant le changement.Ils nous somment de sortir le Québec de la somnolence qui en a sapé l\u2019énergie ces dernières années.Je dis aux femmes et aux hommes qui sont investis de nouvelles fonctions aujourd\u2019hui qu\u2019ils doivent partout sonner le réveil.Le Québec a besoin de vitamines.Il a besoin de se refaire une santé.» Ainsi s\u2019exprimait Jacques Parizeau le 26 septembre 1994 \u2014 il y a cinq ans aujourd\u2019hui \u2014 lors de la présentation de son premier cabinet.Un « petit » cabinet de 19 ministres : six femmes et 13 hommes \u2014 il avait également nommé 14 délégués régionaux.Mais au dire du premier ministre élu deux semaines plus tôt, « une équipe extraordinaire » qui avait « le goût du pays ».On y retrouvait les habituels Bernard Landry, Guy Chevrette, Jacques Brassard, Pauline Marois, Jean Garon, Louise Harel.Ainsi que de nouveaux députés associés depuis moins longtemps à l\u2019histoire du PQ : Rita Dionne- Marsolais, Richard Le Hir, Marie Malavoy.C\u2019était un peu plus d\u2019un an avant le dernier référendum et, dans son discours, M.Parizeau avait déclaré : « Nous sommes déjà un pays dans nos têtes et dans nos coeurs ; pourquoi ne pas le dire tout haut, le proclamer à nos enfants et au monde ?» Mais avant il fallait, comme il l\u2019avait mentionné en début de discours, refaire une santé au Québec.Il avait évoqué une fonction publique « découragée, démotivée », un fardeau fiscal démesuré, une métropole « qui a souffert Voir IL Y A en A2 Tout passe à Akwesasne À cheval sur le Québec, l\u2019Ontario et les États-Unis, la réserve mohawk d\u2019Akwesasne constitue un territoire de rêve pour les organisations criminelles.Tout y passe, cigarettes, drogue, alcool, armes et, de plus en plus, immigrants illégaux, a constaté Isabelle Hachey, qui poursuit aujourd\u2019hui sa série sur la vie des villages à cheval sur la frontière entre le Canada et les États-Unis.À lire en page A8 Les bourses de Bill Gates RICHARD HÉTU collaboration spéciale Décidément, les bourses du millénaire sont d\u2019actualité partout.Au Canada, elles soulèvent la controverse à cause de la couleur des chèques à distribuer.Aux États-Unis, elles nourrissent un débat sur le partage de la richesse.Ça vaut bien une autre chicane Ottawa- Québec.Le 17 septembre dernier, à Seattle, l\u2019homme le plus riche de la planète, Bill Gates, a annoncé une action de mécénat remarquable : au cours des 20 prochaines années, il donnera un milliard pour que les étudiants noirs, latinos et autochtones de son pays puissent accéder à l\u2019université.Les bourses, baptisées « Gates Millenium Scholarship », seront distribuées annuellement à au moins 1000 finissants du secondaire.Elles seront également offertes aux étudiants de la maîtrise et du doctorat dans les sciences, les mathématiques, le génie, l\u2019informatique et l\u2019enseignement.Le don est de loin le plus important du fondateur de Microsoft.Pour une seule et unique cause, il égale le record de Ted Turner, qui a versé un milliard à l\u2019ONU.Largement ignoré à l\u2019extérieur des États-Unis, le geste de Gates été annoncé sans trop de flaflas.Contrairement au fondateur de CNN, Gates n\u2019est pas passé à l\u2019émission Larry King Live ! pour se féliciter de sa générosité.Cette discrétion reflète peut-être le sérieux de la mission philanthropique du plus grand capitaliste américain depuis John D.Rockefeller.Âgé de 43 ans, Gates a longtemps été critiqué pour son refus de partager sa fortune, aujourd\u2019hui évaluée à plus de 80 milliards.À sa décharge, il faut dire qu\u2019il aura eu beaucoup moins de temps que Rockefeller pour prendre la mesure de sa richesse et de sa responsabilité.Et il faut ajouter qu\u2019il se reprend de belle façon.L\u2019an dernier, le patron de Microsoft a mis sur pied avec sa femme la Fondation Melinda et Bill Gates, dans laquelle il a versé 17 milliards.Gérée par son père, William Gates, avocat à la retraite, la fondation est déjà la plus riche des États-Unis et dépassera bientôt en valeur le leader mondial de la philanthropie, le Wellcome Trust, situé en Grande-Bretagne.En vertu de la loi, la fondation devra distribuer annuellement au moins cinq pour cent de ses avoirs, c\u2019est-à-dire un minimum de près d\u2019un milliard, montant qui devrait augmenter de façon significative avec les années.Les Gates veulent soutenir les programmes mondiaux de santé, en particulier ceux qui sont voués à la recherche et à la distribution de vaccins contre la Voir LES BOURSES en A2 NEW YORK La Presse à 97 JOURS AVANT L\u2019AN 2000 INDEX Petites annonces - index C7 - immobilier C7, C8 - marchandises C8 - emplois C8, C9 - automobile C9, C10 - affaires C11 Arts et spectacles cahier B - livres B1 à B5 - horaire spectacles B9 - horaire télévision B6 Bandes dessinées C9 Décès C11 Êtes-vous observateur C1 Génies en herbe B9 Feuilleton C8 Horoscope C10 Laporte Stéphane A5 La presse d\u2019ailleursd A13 Le bridge C9 Le monde A10, A12 Loteries A2, A4, C6 Politique A4 Mots croisés B9, G9 Robitaille Louis-Bernard 14 Sciences B10 Tabloïd Sports - Chasse et pêche S10 S NTÉ Peut-on encore manger sans crainte aujourd\u2019hui?- cahier C MÉTÉO Généralement ensoleillé.Max.20, min.11 Cahier Sports, page 16 TOUS LES SERVICES OPTIQUES SOUS UN MÊME TOIT Polyclinique visuelle Ophtalmologistes \u2014 Optométristes \u2014 Opticiens 9250, boul.de l\u2019Acadie, Montréal (Québec) H4N 3C5 (514) 381-2424 \u2022 1-888-990-2424 EXAMEN DE LA VUE CORRECTION PAR LASER MYOPIE \u2022 HYPERMÉTROPIE ASTIGMATISME \u2022 PRESBYTIE LUNETTERIE CONTACTOLOGIE 2763189 7LP0201A0926 Page A2/26sept.7LP0201A0926 ZALLCALL 67 00:48:28 09/26/99 B A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 26 SEPTEMBRE 1999 Suites de la une Bouchard tente d\u2019exorciser la morosité des péquistes BOUCHARD / Suite de la page A1 une manifestation de gens armés, cela m\u2019a bouleversé », a-t-il avoué.Serge Ménard, de la Sécurité publique, a lui aussi trouvé ce geste déplacé, contraire à « l\u2019apparence de justice » que doivent préserver les constables dans tous leurs gestes.Présent avec environ 200 agents, Tony Cannavino, président de l\u2019Association des policiers provinciaux du Québec, a soutenu que manifester en uniforme et armé n\u2019a rien de répréhensible.Selon lui, l\u2019arme fait partie de l\u2019uniforme.Les rangs des manifestants étaient si nourris que, hier midi, on a conseillé aux délégués de ne pas quitter l\u2019édifice, pour pouvoir revenir à temps pour la reprise des travaux.Devant les 400 délégués, le premier ministre Bouchard a maintes fois évoqué la « morosité » du gouvernement, une fausse perception, insiste-t-il.Il a rappelé que les grandes réformes, de l\u2019assurance auto à la protection du territoire agricole, avaient toujours été mises en place de façon laborieuse.Aux mandarins du gouvernement qui, dans un congrès de l\u2019École nationale d\u2019administration publique, ont vertement critiqué « l\u2019incohérence » des réformes du gouvernement, M.Bouchard a répliqué, ironique : « Ils n\u2019ont pas lu le Globe and Mail.» Récemment, le quotidien torontois a fait un reportage dithyrambique de la politique familiale québécoise.Jacques Léonard, président du Conseil du Trésor, a été plus cinglant.Irrité, il a lancé qu\u2019il y avait bien des gens « en recyclage » à l\u2019ENAP.Retirant ses propos par la suite, il a souligné que ces mandarins mécontents feraient mieux de se faire entendre à la commission parlementaire qui se penche actuellement sur la réforme de la fonction publique.Fonds publics pour la souveraineté Avec deux personnes sur trois qui ne veulent pas de référendum à court terme, une popularité en baisse, et des réformes difficilement acceptées, le gouvernement Bouchard est frappé par la morosité.« La morosité et le découragement sont notre ennemi numéro 1, l\u2019usure du pouvoir est un facteur présent, on ne peut le nier », estime le président régional de Montréal-Ville Marie (17 comtés de l\u2019ouest de l\u2019Île) Maxime Barakat.« Il faut sortir de cette morosité.Elle existe, il ne faut pas faire l\u2019autruche, elle est normale durant un deuxième mandat, mais il ne faut pas qu\u2019elle devienne pathologique.» Il n\u2019y a pas eu d\u2019échanges hier sur la souveraineté ; il ne devrait pas y en avoir davantage aujourd\u2019hui.Montréal-Centre (14 comtés) a vite écarté son projet d\u2019un texte invitant le gouvernement à utiliser les fonds publics pour faire la promotion de la souveraineté.« On en parlera à huis clos, au comité de M.Landry, ce sera plus efficace », a soutenu le président de Montréal-Centre, Mario Beaulieu.Pour M.Barakat, il est clair que le gouvernement doit donner le feu vert à une telle campagne.« Le gouvernement doit être initiateur de projets faisant la promotion de la souveraineté avec des fonds public, comme le fédéral le fait de façon très abusive », a-t-il dit, soutenant même que cette question avait été longuement discutée à la réunion extraordinaire de deux jours du Conseil des ministres spécial, au début de septembre.Taxes foncières: les religieux veulent le maintien des exemptions TAXES / Suite de la page A1 aussi à des sectes, « quasiment sur simple demande ».Le rapport souligne aussi que selon certains, une grande partie des terrains appartenant à des institutions religieuses n\u2019est pas utilisée à des fins religieuses « et est parfois conservée pour des motifs spéculatifs ».« Les communautés religieuses, dont plusieurs ont marqué l\u2019histoire du Québec, ne sauraient être ramenées au rang de sectes », réplique l\u2019ATIR, qui demande à la ministre Harel de maintenir le régime actuel.Pierrette Bertrand, permanente du comité administratif de la Conférence religieuse canadienne, section Québec, souligne que les communautés doivent loger leurs membres et subvenir à leurs besoins.Elles doivent aussi maintenir des maisons de retraite pour les aînées et des infirmeries pour leurs malades, autant d\u2019établissements qui ne sont pas à la charge de l\u2019État.« Il y a des communautés qui investissent un million par an pour les soins des soeurs en infirmerie », dit-elle.« On se défend légitimement.Ça fait partie de l\u2019histoire.Il faudrait que le gouvernement prenne nos malades et qu\u2019on nous donne les mêmes avantages que d\u2019autres.Mais ce n\u2019est pas le cas.» Les communautés digèrent mal que la commission Bédard leur impute des motifs spéculatifs.Il est vrai que beaucoup se départent aujourd\u2019hui de vastes terrains, mais Mme Bertrand souligne qu\u2019ils valaient beaucoup moins à l\u2019époque de leur acquisition, parfois il y a plus d\u2019un siècle.Et ces terrains étaient souvent réservés pour établir des « zones de silence et de protection » autour des hôpitaux.« Bien de fois, ils sont donnés pour nos oeuvres, en plus.» Les communautés religieuses ne sont pas seules à s\u2019inquiéter.« La majorité des diocèses du Québec ont pris connaissance du rapport Bédard, se questionnent et font des démarches pour rencontrer les autorités », explique une porte-parole de l\u2019archevêché de Montréal, Lucie Martineau.Même si le gouvernement Bouchard n\u2019a pas pris position à ce sujet, il a inscrit les exemptions accordées aux institutions religieuses et aux OSBL au menu des négociations qui viennent de s\u2019ouvrir avec les unions municipales.Le sujet a d\u2019ailleurs été abordé hier lors d\u2019une rencontre de négociations à laquelle participaient la ministre Harel et les représentants de l\u2019Union des municipalités du Québec.Le gouvernement a demandé un avis juridique sur la possibilité d\u2019abolir ces exemptions.Un comité technique mixte du ministère de Mme Harel et de l\u2019UMQ propose en outre d\u2019imposer les terrains « excédentaires » appartenant aux corporations épiscopales, fabriques et institutions religieuses, a appris La Presse.Il y a cinq ans, Parizeau nommait son premier cabinet IL Y A / Suite de la page A1 ces dernières années ».À ses nouveaux ministres, il avait dit : « Le Québec nous a élus pour faire bouger les choses, pas les virgules (.) Je vous donne la consigne : simplifiez, allégez, en attendant de réaliser le rêve secret de chaque Québécois : un seul rapport d\u2019impôt.» Bernard Landry, vice-premier ministre, s\u2019était vu confier les Affaires internationales, l\u2019Immigration et les Communautés culturelles ; Guy Chevrette avait hérité du Développement des régions, des Affaires municipales et de la Réforme électorale ; Jean Rochon, de la Santé et des Services sociaux ; Pauline Marois, de l\u2019Administration et de la Fonction publique, de la Famille et du Conseil du Trésor ; Louise Harel, de la Concertation et de l\u2019Emploi ; Louise Beaudoin, des Affaires canadiennes ; Jean Campeau, des Finances et du Revenu ; Jacques Léonard, des Transports ; Jean Garon, de l\u2019Éducation ; François Gendron, des Ressources naturelles ; Jacques Brassard, de l\u2019Environnement et de la Faune ; Jeanne Blackburn, de la Sécurité du revenu et de la Condition féminine ; Serge Ménard, de la Sécurité publique ; Marcel Landry, de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation ; Paul Bégin, de la Justice ; Rita Dionne-Marsolais, du Tourisme et de la RIO ; Richard Le Hir, de la Restructuration ; Marie Malavoy, de la Culture et des Communications ; et Daniel Paillé, de l\u2019Industrie, du Commerce, des Sciences et de la Technologie.Un cabinet pour aménager le terrain référendaire, avaient noté plusieurs commentateurs le lendemain et les jours suivants.Cet « aménagement » prit 13 mois et s\u2019avéra un peu juste.Le 30 octobre 1995, il manqua 50 000 voix.Jacques Parizeau resta aux affaires un moment puis rentra dans ses terres.D\u2019autres ont quitté au moment des élections de l\u2019an dernier.ou y ont été défaits.Jean Campeau a pris sa retraite, pour être nommé quelques mois plus tard membre du groupe de travail chargé d\u2019analyser le plan d\u2019affaires de la Bourse de Montréal.Le groupe a produit son rapport en mai dernier.Daniel Paillé est vice-président de la Société générale de financement, Jeanne Blackburn a été nommée récemment à la présidence de la Régie du cinéma, Marcel Landry est sous-ministre au ministère des Régions.Jean Garon, ex-député de Lévis, est maire de.Lévis.Marie Malavoy n\u2019aura pas été ministre deux mois.Le 25 novembre 1994, elle démissionnait après que fut révélée sa participation à plusieurs élections alors qu\u2019elle n\u2019avait pas la citoyenneté canadienne.Elle était toutefois restée députée jusqu\u2019à la fin de son mandat.Candidate dans Sherbrooke aux dernières élections, elle devait mordre la poussière face au candidat libéral Jean Charest.Elle est depuis passée au bureau de direction du PQ.Richard Le Hir restera 13 mois à la Restructuration.Il démissionnera trois jours après la défaite référendaire.Durant ces 13 mois, il aura eu le temps de produire des études très controversées sur les coûts respectifs de la souveraineté et du fédéralisme, et d\u2019embarrasser le gouvernement de plus d\u2019une autre façon.Expulsé du caucus, amer, il quittera définitivement le PQ en avril 1996, dénonçant la fermeture du parti à l\u2019endroit des minorités.Il finira par se convertir au fédéralisme.et quittera la politique.François Gendron, l\u2019actuel président du caucus des députés, est rapidement retourné siéger comme simple député à la faveur d\u2019un remaniement.Rita Dionne-Marsolais l\u2019a rejoint le printemps dernier.Nommée au Revenu par Lucien Bouchard, elle avait démissionné après que son ministère eut transmis illégalement des renseignements confidentiels à une firme de sondages.Cinq ans plus tard donc, ne reste plus au gouvernement, à rechercher des « conditions gagnantes », que la moitié de cette équipe qui avait « le goût du pays ».Plusieurs des maux évoqués dans le discours de M.Parizeau subsistent, par contre : Montréal, la fonction publique, le fardeau fiscal.Et dans quelques mois, les Québécois vont encore remplir deux déclarations de revenus.Les bourses de Bill Gates LES BOURSES / Suite de la page A1 malaria, le sida et autres maladies.Dans leur propre pays, comme un nombre croissant de riches, ils veulent aider les écoles publiques défavorisées en leur fournissant des ordinateurs, en les branchant sur Internet et en offrant aux bibliothécaires une formation technique.Et ils veulent enrichir la vie communautaire, éducative et culturelle de leur propre région.Certains critiques du Napoléon de l\u2019informatique restent néanmoins sceptiques.Pensons un instant comme eux : plus Gates fera entrer d\u2019ordinateurs dans les écoles, plus il augmentera son marché de logiciels.Et plus il donnera de l\u2019argent aux pauvres, plus il rehaussera son image, malmenée depuis un an aux États-Unis en raison du procès antitrust intenté par le gouvernement contre sa compagnie.Mais ces réflexions ne mènent pas aussi loin que les dons de Gates.Prenons seulement le milliard du Gates Millenium Scholarship.Il ouvrira le monde de l\u2019enseignement supérieur à plusieurs étudiants qui n\u2019auraient pu s\u2019inscrire dans les meilleures universités, non pas par manque d\u2019intelligence, mais d\u2019argent.Dans les matières ciblées, le nombre de titulaires de doctorat devrait augmenter de 15 à 40 % chez les Américains issus des minorités ethniques, selon un des administrateurs des bourses de Gates, William Gray, président du United Negro College Fund.Le programme « pourrait transformer le paysage de l\u2019enseignement » aux États-Unis, a-t-il soutenu.Les bourses de Gates surviennent à un moment où les Américains se remettent à parler un peu plus de justice économique.Oui, la prospérité des années quatre-vingtdix a été bonne, mais pas pour tout le monde, comme l\u2019a d\u2019ailleurs reconnu Gates, le 17 septembre, en annonçant son plus récent don.« Le pays vit une période incroyable, a-t-il dit.Les progrès technologiques sont vraiment époustouflants.Est-ce que tout le monde en bénéficie ?La réponse est non.» Gates veut réduire l\u2019écart entre les riches et les pauvres au niveau de l\u2019éducation, un écart qui a un impact évident sur les revenus.Il parle de « répandre la richesse », mais refuse de donner une portée politique à sa philanthropie et encore moins d\u2019afficher ses préférences pour l\u2019un ou l\u2019autre des partis américains.« Quand des gens attaquent les mécanismes de création de richesse, ça me pousse dans une direction, a-t-il dit, le 17 septembre.Et quand les gens ne prennent pas au sérieux la redistribution de la richesse, ça me pousse dans l\u2019autre direction.» Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : 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d\u2019exempter de taxes foncières les communautés religieuses du Québec?Approuvez-vous la politique de tolérance zéro en matière de vitesse adoptée par le syndiucat des policiers de la SQ?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 43 % Non: 57 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n\u2019a aucune prétention scientifique.DEMAIN DANS LA PRESSE Nissan prend les devants Dans plusieurs pays du monde, les camionnettes compactes quatre portes sont très populaires.Pourtant en Amérique du Nord, on semblait douter de la viabilité d\u2019un tel modèle.La compagnie Nissan a pris les devants en produisant une variante à cabine multiplace de son robuste Frontier.Notre chroniqueur Denis Duquet a fait l\u2019essai de ce véhicule.Il a apprécié ce concept, sorte de compromis entre un véhicule utilitaire sport et une camionnette traditionnelle.À lire dans le cahier automobile de demain.2786617 7LP0302A0926 a03 actus dim 26 septemb 7LP0301A0926 ZALLCALL 67 00:49:19 09/26/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 26 SEPTEMBRE 1999 R A 3 L\u2019EXPRESS DU MATIN La croisière ne ne s\u2019amuse plus 1924 passagers rapatriés à Boston par avion PHOTO ROBERT SKINNER, La Presse Stationnées bien sagement, les voitures de la SQ n\u2019ont pas importuné exagérément les automobilistes sur les autoroutes de la région de Deux morts Montréal.n Une collision a coûté la vie à Steve Boulet, 22 ans, et Jean- Marc Seyer, 39 ans, tous deux de Thetford-Mines, durant la nuit de vendredi à hier, à Thetford- Mines même.Trois véhicules ont été impliqués dans cet accident, imputable à une manoeuvre de dépassement mal exécutée.Deux personnes ont également été blessées, leur idendité de même que la nature de leurs blessures n\u2019ayant pas été précisées.Fillette retrouvée n Une fillette de cinq ans enlevée par sa mère naturelle vendredi après-midi, au moment où elle quittait son école à Montréal, a été retrouvée saine et sauve hier par la police.L\u2019enfant, dont seul le père avait la garde, se trouvait au domicile de sa mère, qui n\u2019avait pas le droit de voir sa fille.La mère et son ami ont été arrêtés par la police et pourraient faire face à des accusations d\u2019enlèvement et de séquestration.La fillette a été confiée à la Direction de la protection de la jeunesse qui déterminera si elle doit être remise à son père.La Loi sur la protection de la jeunesse interdit de dévoiler le nom de la fillette ou tout renseignement permettant de l\u2019identifier.Plantation sur la montagne n Une soixantaine d\u2019employés de l\u2019hôtel Intercontinental de Montréal a procédé hier à la plantation d\u2019une centaine d\u2019arbres sur les flancs du mont Royal, sur les terrains de l\u2019hôpital Royal Victoria.Ce sont les premiers arbres à être plantés sur ces terrains depuis la tempête de pluie verglaçante, qui avait forcé la coupe de près de 5000 arbres sur la montagne.Depuis, la Ville de Montréal a entrepris de reboiser la montagne.L\u2019opération doit s\u2019étaler sur une période de trois à cinq ans.Le plan de reboisement du mont Royal coûtera au total 15 millions, dont cinq seront recueillis auprès de la communauté par les Amis de la montagne.C\u2019est dans ce cadre que s\u2019est inscrite hier l\u2019initiative de l\u2019hôtel Intercontinental.Vélos en cadeau n Lili Haury, du Monde à bicyclette, a reçu hier plusieurs vélos en cadeau lors d\u2019une collecte de vélos pour le tiers-monde.L\u2019organisme, en collaboration avec la Société d\u2019éducation pour le cyclisme à Montréal avait organisé hier la journée de collecte de bicyclettes.Manifestant arrêté n Un homme a été arrêté hier après-midi à Montréal lors d\u2019une manifestation contre l\u2019exécution de Mumia Abu-Jamal, un militant américain condamné à mort pour le meurtre d\u2019un policier et dont l\u2019appel doit être entendu en octobre aux États-Unis.La soixantaine de manifestants s\u2019est regroupée au parc Berri pour se diriger ensuite en face du restaurant Planet Hollywood, où elle a brûlé en effigie un drapeau américain et une mascotte.Le manifestant sera accusé de méfait.Crash d\u2019avion au-dessus de Nashville n Les deux occupants d\u2019un avion d\u2019époque sont morts hier lorsque l\u2019appareil s\u2019est écrasé au dessus de la ville de Nashville et a pris feu.L\u2019avion a perdu une aile quand il s\u2019est écrasé, frôlant une maison inoccupée avant de s\u2019écraser entre deux maisons à proximité d\u2019un marché animé.Basilique sans fresques n La basilique Saint-François d\u2019Assise, gravement endommagée par le tremblement de terre d\u2019il y a deux ans, rouvrira au mois de novembre, mais sans les célèbres fresques qui ornaient sa voûte, a annoncé samedi la ministre italienne de la Culture Giovanna Melandri.Lors du double séisme du 26 septembre 1997, la voûte de l\u2019église supérieure s\u2019était effondrée, et les fresques de Cimabue et de l\u2019école de Giotto s\u2019étaient brisées en dizaines de milliers de morceaux.Aidés d\u2019ordinateurs, les restaurateurs travaillent méticuleusement à la reconstitution des illustres fresques relatant notamment la vie de saint François.RAYMOND GERVAIS La croisière ne s\u2019amuse plus.Le Norwegian Sky, qui s\u2019était échoué vendredi midi sur un banc de roc et de sable de l\u2019île Rouge, au large de Tadoussac, a rebroussé chemin hier aprèsmidi vers Québec.Le navire, avec quelque 2780 passagers et membres d\u2019équipage à bord, doit arriver au port de la vieille capitale vers 8 h ce matin.Un examen de la coque du paquebot pratiqué hier par des équipes de plongeurs de la compagnie Hydrotech au large de Trois-Pistoles, où le navire est ancré depuis vendredi, a révélé que le paquebot de croisière avait subi des dommages importants à la première cloison de sa double coque sous la ligne de f l o t t a i s o n , p l u s particulièrement vers la poupe.La voie d\u2019eau n\u2019a toutefois pas rejoint les cabines des passagers, ni des membres d\u2019équipages, demeurant emprisonnée entre les deux coques.Une brèche de 1,8 m de long par autant de large, a été décelée à tribord (droite).L\u2019hélice de tribord a été lourdement endommagée ainsi que le gouvernail.Des dégâts plus mineurs à l\u2019hélice de bâbord (gauche) ainsi qu\u2019à l\u2019étrave ont été notés.Un réservoir de carburant qui était vide, a aussi été éventré.Le luxueux paquebot de la Norwegian Cruise Line construit au coût de 300 millions américains, de 258 mètres de long et de 12 étages, en était à la septième journée d\u2019une croisière de 10 jours sur le Saint- Laurent et la côte de la Nouvelle- Angleterre.Il avait quitté Québec jeudi à minuit et devait retourner à Boston demain.Le navire devait faire deux autres escales, une à Halifax et une autre à Bar Harbour dans l\u2019État du Maine.Un porte-parole de la compagnie a indiqué hier que les passagers seront rapatriés à Boston par avions nolisés à compter d\u2019aujourd\u2019hui.C\u2019est Transport Canada qui après avoir pris connaissance des dommages au paquebot, a pris la décision de ne pas autoriser le capitaine à reprendre la mer vers Boston.Marcellin Papillon, du ministère fédéral des Transports a expliqué que « les dommages étaient trop importants pour que le navire poursuive sa route ».D\u2019ailleurs, deux remorqueurs réquisitionnés par Transports Canada, l\u2019Océan Hercule basé à Québec et l\u2019Océan Charlie à Trois-Pistoles, ont escorté le gros navire qui a fait route jusqu\u2019au port de Québec propulsé par ses turbines.Une fois les passagers débarqués au quai de l\u2019Anse-aux-Foulons, le navire sera remorqué jusqu\u2019à une cale sèche, probablement de la MIL-Davie à Lévis pour y subir les réparations.Une dizaine de jours de travaux seraient nécessaires avant de pouvoir remettre le bateau à flot.Cumule de malchances La compagnie Norwegian Cruise Line cumule les malchances depuis deux ans.D\u2019abord le Norwegian Star, un autre paquebot de croisière de la compagnie, a éprouvé des problèmes de climatisation, de plomberie et d\u2019eau potable sérieux lors de croisières dans les Caraïbes en décembre 1997.Puis, le mois dernier, un spectaculaire accident dans la Manche entre le Norwegian Dream et un porte-conteneurs, l\u2019Ever Decent, avait fait 20 blessés légers parmi les passagers.Sous le choc, trois conteneurs s\u2019étaient retrouvés sur la proue du navire de croisière.Mais comme le malheur des uns fait souvent le bonheur des autres, des propriétaires de petites embarcations ont organisé des visites autour du paquebot devenu un curiosité.Sur les quais de Tadoussac et de Trois-Pistoles, de nombreux curieux armés de jumelles scrutaient l\u2019horizon.Une enquête a été instituée par Transports-Canada afin de déterminer les circonstances de l\u2019accident de vendredi.Deux pilotes se trouvaient à bord lorsque le navire a touché le haut fond.Peu d\u2019autos de la SQ sur les routes CHRISTIANE DESJARDINS L\u2019Association des policiers provinciaux du Québec promettait une grande visibilité de ses voitures sur les routes en fin de semaine.Y a-t-il des « chanceux » qui en ont vu ?Après avoir roulé pendant plus de quatre heures sur les autoroutes 20 et 10, hier après-midi, la plupart du temps au-dessus de la limite permise, La Presse est rentrée sans avoir vu une seule voiture de la SQ.En fait, ce n\u2019est pas tout à fait vrai.À peine venait-on de prendre l\u2019autoroute 20, vers midi et demi, que nous avons vu quatre patrouilles de retenue se suivre presque à la queue leu leu, à la hauteur de Saint-Basile-le-Grand.Une équipe télé installée sur un viaduc croquait la scène.Notre « mission » est de constater l\u2019impact des moyens de pressions de la SQ sur la route, et du même coup, photographier une patrouille de retenue.Travail facile en perspective.Après ce qu\u2019on vient de voir, les patrouilles de retenue doivent pulluler.La Presse choisit le prochain viaduc et s\u2019installe.Dix, vingt, trente minutes.En bas, il n\u2019y a rien, par la moindre voiture de police en vue, ni vers l\u2019est, ni vers l\u2019ouest.Soudain, c\u2019est un policier de la municipalité de Sainte-Julie qui se pointe, pour demander ce qu\u2019on fabrique là.Explication.« Ah ! ils doivent être dans leur heure de dîner », dit ce policier, qui semble connaître les habitudes de la maison.On aurait dû y penser.Pas de problème, on va poursuivre notre route, on en verra sûrement plus tard.On fait du 120 km/h sans forcer, juste à « suivre le trafic.» Vroum, vroum, vroum, jusqu\u2019à Drummondville.Pas de police, nulle part.On revient vers Montréal, on en verra sûrement.On bouffe des kilomètres.Ça roule à l\u2019aise.Peutêtre pas aussi vite que d\u2019habitude, mais la plupart des automobilistes roulent au-delà de la limite permise.Toujours pas de police en vue.La patience s\u2019effrite, les vilaines pensées se pointent.« Cou\u2019don, les patrouilles qu\u2019on a vues, est-ce que c\u2019était arrangé avec le gars des vues ?As-tu remarqué qui c\u2019était, l\u2019équipe télé ?» On décide de se rendre au détachement de la SQ qui s\u2019occupe des autoroutes de la Montérégie.Vroum, vroum, vroum jusqu\u2019à Saint-Hubert.Manque de pot, c\u2019est fermé la fin de semaine.On téléphone au numéro d\u2019urgence.L\u2019un nous communique à l\u2019autre, qui dit qu\u2019on doit appeler les relations publiques de la SQ, point final.Aux relations publiques de la SQ, on n\u2019a rien à dire là-dessus.On attrape au passage un policier qui vient de finir son quart de travail.« Mais oui, on en a fait toute la journée, des patrouilles de retenue, assure-t-il.Mais on a la 20, la 10, la 30.on a 330 kilomètres d\u2019autoroute à patrouiller.C\u2019est parce que vous n\u2019avez pas été chanceux.On fait des patrouilles de retenue de 7 h à 19 h.Pas le soir, ni la nuit.» « Des contraventions ?On en a donné quelques-unes, aujourd\u2019hui.Et on ne signale qu\u2019un accident, ajoute-t-il fièrement.Une collision avec un chevreuil, dans le coin de Chateauguay.Mais si vous allez sur la 10, vous allez voir des patrouilles, c\u2019est certain.» Presque ragaillardis, nous voilà en route vers la 10.On se rend jusqu\u2019à Richelieu, on poireaute un peu sur un viaduc, et on revient vers Montréal, vers 17 h 30.Bredouilles et la face longue.Un bref sondage dans la salle de rédaction nous apprendra qu\u2019une seule des personnes présentes a vu une voiture de police sur une autoroute, la veille.Mais il ne faut pas s\u2019y fier, un journaliste un peu pressé, qu\u2019on ne nommera pas, a écopé deux contraventions pour vitesse en regagnant son domicile, vendredi soir.PHOTO ROBERT SKINNER, La Presse La foule se pressait hier chez André Montmorency, autant pour le personnage, que pour y dénicher des trouvailles.De comédien à peintre en moins de trois mois André Montmorency vend tout et change de vie CHRISTIANE DESJARDINS « Et que j\u2019haïs ça, négocier.O.K.d\u2019abord, 30 $.Aie, Marie, monsieur Cheap ici, lui là, fait André Montmorency en montrant l\u2019acheteur, j\u2019y ai laissé à 30 $ cette affaire-là.» Grands éclats de rire de monsieur Cheap lui-même, et des visiteurs qui se pressaient hier à la vente-débarras du comédien.André Montmorency n\u2019a pas besoin de scène pour faire le drôle.Il fallait le voir, hier, virevolter du salon à la cuisine, du sous-sol à la cour, en passant par le « sexshop », pour mettre son grain de sel et passer ses commentaires sur les objets qu\u2019il vendait.« Ah ! ça, c\u2019est la nappe que Denise Filiatrault m\u2019a passée il y a 20 ans.Ah ! ça c\u2019est ma première peinture, elle est pas chère, 300 $.» André Montmorency a pris une grande décision, celle de changer de vie.Lui qui pensait « mourir dans sa maison » de la rue Saint- André l\u2019a mise en vente, comme à peu près tout ce qui se trouve à l\u2019intérieur.C\u2019est décidé, il se lance dans la peinture.Celui qui signe ses peintures du nom de Pablo Van Momo peint depuis.trois mois ! C\u2019est un peu excessif comme changement, non ?« Ah ! je suis dur à suivre, admet André Montmorency en riant, j\u2019ai de la misère à me suivre moimême.» Il signale toutefois que la peinture est vite devenue sa passion, et que c\u2019est la seule chose qui le calme.Du coup, il trouve sa maison trop grande, il est « tanné de monter les marches », et veut changer de décor.Il a jeté son dévolu sur un loft quelque part près du fleuve, où il pourra peindre à l\u2019aise et même aménager un studio de télévision.« J\u2019ai 60 ans, le plus jeune âge de la vieillesse.La maison me coûte cher, les murs commencent à me peser.Et puis j\u2019ai de plus en plus de misère avec le milieu du théâtre », raconte-t-il en soulignant qu\u2019il allait tout de même continuer à en faire.« Le public, j\u2019en ai besoin, je l\u2019aime.Je l\u2019ai déjà dit, je suis la nouvelle Poune.» Beaucoup d\u2019objets se sont envolés très rapidement, hier matin.La vente devait durer deux jours.« C\u2019est pas grave si tout est vendu et qu\u2019il y a des gens qui viennent dimanche.Je leur ferai un café et on jasera », conclut André Montmorency, comme si ça allait de soi.En passant, Mme Filiatrault, ne cherchez plus notre nappe de fantaisie.Une dame l\u2019a emportée pour 25 $. 7LP0401A0926 A-4 DIMANCHE 7LP0401A0926 ZALLCALL 67 00:47:44 09/26/99 B A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 26 SEPTEMBRE 1999 Politique Immigration: Ottawa favoriserait les candidats instruits Langue: les durs du PQ mieux armés Deux spécialistes confirment la minorisation des francophones DENIS LESSARD DRUMMONDVILLE Les francophones perdront irrémédiablement du terrain dans l\u2019île de Montréal jusqu\u2019à y devenir minoritaires dans 10 ou 15 ans, en dépit du tableau délibérément optimiste qu\u2019en brosse le gouvernement Bouchard.L\u2019aile militante du Parti québécois a reçu des munitions hier.Deux spécialistes ont brossé un tableau dévastateur de la situation des francophones à Montréal dans les prochaines années.Pour le démographe Marc Termote, de l\u2019INRS, et le mathématicien Charles Castonguay, de l\u2019Université d\u2019Ottawa, rien dans le paysage politique ne paraît susceptible de freiner les tendances lourdes.Les francophones du Québec vieillissent rapidement.D\u2019ici 20 ans, la population québécoise commencera à diminuer, le repli surviendra cinq ans plus tôt pour les francophones et le gouvernement devrait dès maintenant réfléchir sur la façon de gérer cette décroissance.La minorisation des francophones dans l\u2019île surviendra un peu plus tard qu\u2019on ne le prévoyait il y a trois ans, essentiellement à cause d\u2019une baisse importante de l\u2019immigration.Quelques années plus tard, dans 15 ou 20 ans, les francophones seront minoritaires sur le territoire de la Ville de Montréal, prédit- il.Incisif, Charles Castonguay a qualifié de « scientifiquement indéfendable » l\u2019indice préparé récemment par le Conseil de la langue sur l\u2019utilisation du français à Montréal.L\u2019organisme estimait que 71 % des Montréalais utilisent le français pour leurs communications publiques.Pour le mathématicien, les francophones sont largement surreprésentés dans l\u2019échantillonnage, une erreur de débutant.Avec un échantillonnage beaucoup plus vaste, Statistique Canada ramène à 65 % la proportion de francophones dans l\u2019île, une baisse de 2,3 % en dix ans.Ce sombre tableau a donné des munitions à des délégués montréalais qui souhaitent raffermir la Charte de la langue française.Les comtés de Montréal y vont aujourd\u2019hui d\u2019une résolution demandant à Québec de reconnaître que le français « est en situation de déclin à court terme dans l\u2019île de Montréal ».Des interventions comme celles penchant vers un raffermissement de la Charte de la langue française semblaient remporter l\u2019adhésion.Un délégué, George-Étienne Cartier, du comté de Cartier, a reçu des applaudissements en soutenant que les Québécois « étaient en guerre politique » avec les anglophones.« Il faut se faire respecter, c\u2019est après qu\u2019on se fait aimer », a-t-il lancé.Les délégués ont applaudi quand M.Castonguay a soutenu que le français serait renforcé si Québec prolongeait au réseau collégial l\u2019obligation faite au primaire et au secondaire de fréquenter le réseau francophone.L\u2019effet ne peut être évalué, mais on peut croire qu\u2019à cet âge déterminant, les élèves seraient naturellement incités à s\u2019intégrer à la majorité francophone.Au gouvernement, on appréhende le débat douloureux.On ne veut rien savoir d\u2019une telle réforme qui obligerait à ouvrir la marmite linguistique.Mais Louise Beaudoin a reconnu hier que ce débat était inévitable dans la foulée du congrès de mai 2000.Par ailleurs, elle ne voulait pas défendre l\u2019indice du Conseil critiqué par M.Castonguay.« C\u2019est au Conseil de répliquer, ça a été préparé par des universitaires, des démographes », soutient-elle.Pour le député péquiste de Vachon, David Payne, qui avait soulevé la question, rendre obligatoire le cégep en français ne changerait rien à la force d\u2019attraction de la majorité.« On l\u2019avait vérifié en 1977 (à l\u2019adoption de la loi 101) et l\u2019effet était nul », rappelle-t-il.Presse Canadienne TORONTO Le gouvernement Chrétien s\u2019apprête à resserrer les critères d\u2019admission des candidats à l\u2019immigration, de manière à favoriser ceux qui ont terminé des études collégiales ou universitaires, a révélé hier le quotidien Globe and Mail.Un fonctionnaire fédéral de l\u2019Immigration a affirmé vendredi qu\u2019une étude gouvernementale démontre que les immigrants avec un niveau d\u2019éducation supérieur ont davantage de facilité à s\u2019adapter à la vie au Canada, a raconté le quotidien national depuis Ottawa.« Nos résultats de recherche nous montrent que plus le niveau d\u2019éducation (des immigrants) est élevé, plus ils ont de chances de s\u2019intégrer dans l\u2019économie canadienne avec succès », a expliqué le directeur de la politique économique et des programmes au ministère de l\u2019Immigration, Dougall Aucoin.Toutefois, un avocat de l\u2019immigration de Toronto, Ben Trister, croit qu\u2019accorder une trop grande importance à l\u2019éducation pourrait rendre l\u2019accès au Canada extrêmement difficile pour des gens d\u2019affaires talentueux parce que plusieurs d\u2019entre eux n\u2019ont pas poursuivi longtemps leurs études post-secondaires.Pour sa part, M.Aucoin a précisé que les critères ne proviennent que d\u2019un document de discussion et qu\u2019ils pourraient encore être modifiés.L\u2019entrée en vigueur de nouveaux règlements n\u2019est pas prévue avant plusieurs mois.Dans un autre changement important qui serait apporté au système, le gouvernement cesserait de considérer les occupations des aspirants réfugiés.Actuellement, les immigrants spécialisés dans des métiers dont la demande est forte au Canada sont favorisés.PHOTO PC Le premier ministre Lucien Bouchard lors de son discours d\u2019ouverture.Chrétien se défend de faire du favoritisme Presse Canadienne SHAWINIGAN De passage dans sa circonscription électorale de Saint-Maurice, le premier ministre du Canada, Jean Chrétien, s\u2019est défendu hier d\u2019avoir voulu favoriser sa région en permettant la construction, à Shawinigan, d\u2019un nouveau manège militaire pour le 62e Régiment d\u2019artillerie de campagne.« Cet investissement a été décidé en 1993 par le précédent gouvernement conservateur, a rétorqué M.Chrétien.En tant que député du comté de Saint-Maurice alors dans l\u2019opposition, j\u2019ai travaillé pour que ce projet soit effectivement réalisé.Ça fait partie de mon travail de député et c\u2019est pour ça que les gens ont voté pour moi et ce sera pour ça qu\u2019ils voteront à nouveau pour moi.(.) C\u2019est une organisation militaire qualifiée et le précédent gouvernement a décidé qu\u2019elle avait besoin d\u2019un nouveau manège.» Ce régiment militaire est présent à Shawinigan depuis 1936.Récemment, certains de ses membres ont participé aux opérations de rétablissement de la démocratie en Haïti et aux opérations militaires durant la crise du verglas dans la région de Montréal, en janvier 1998.« Le régiment de Shawinigan a toujours pris de l\u2019expansion.Maintenant, il y a plus de 215 membres, deux groupes de cadets viennent faire leur entraînement ici et c\u2019est un dépôt régional.C\u2019est pourquoi l\u2019armée canadienne a décidé en 1993 que ce régiment avait besoin d\u2019un nouveau manège », a expliqué le premier ministre, alors qu\u2019il procédait à l\u2019inauguration des lieux.« Je regrette qu\u2019il y ait eu des délais mais, de toute façon, tout le monde a dû être obligé d\u2019attendre dans bien des domaines gouvernementaux durant les premières années (du gouvernement libéral).» Alors que le gouvernement libéral entame la deuxième moitié de son présent mandat, les surplus budgétaires enregistrés lors du précédent budget permettent justement à la population d\u2019entrevoir une fin à cette attente.Néanmoins, à deux semaines du discours du Trône, qui marque le début des travaux à la Chambre des communes, les députés du caucus libéral ne s\u2019entendent toujours pas sur la façon dont le gouvernement devrait utiliser les surplus budgétaires fédéraux.Alors que certains députés exigent des réinvestissements majeurs dans les programmes sociaux, d\u2019autres veulent plutôt que ces surplus servent à réduire le fardeau fiscal des contribuables.« Si nous avons un surplus cette année, on décidera quoi faire quand viendra le budget.Entre-temps, les députés en discutent pour nous aider à établir les priorités », a commenté le premier ministre.Nos clients sont toujours premiers à Montréal Il me fait plaisir de vous accueillir dans notre nouvelle succursale de l\u2019hippodrome de Montréal.Je veux vous assurer que le service, la qualité et les prix seront les meilleurs en ville.Michel Rivet, Gérant de magasin Événements spéciaux pour l\u2019ouverture officielle Pour rendre cette journée vraiment inoubliable, il y aura les événement spéciaux suivants : \u2022 Diffusion en direct à la radio \u2022 Tirage et vidéo de Disney \u2022 Démonstration et dégustation de produits \u2022 Présentation de chèques à des organismes de charité \u2022 Cérémonie de la coupe du ruban \u2022 Distribution de rafraîchissements \u2022 Visite de mascottes.5400 Boul.Jean Talon O.Montréal, PQ Bienvenue à votre nouvelle succursale Wal-Mart de Montréal OUVERTURE OFFICIELLE Montréal le vendredi 1 octobre à 9 h 2788547 7LP0501A0926 a05 lport dim 26 septemb 7LP0501A0926 ZALLCALL 67 00:47:52 09/26/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 26 SEPTEMBRE 1999 A 5 L\u2019automobiliste et le squeegee Coin Papineau et Sainte-Catherine, j\u2019attends le feu vert.Bien assis dans ma voiture.En écoutant Fly Me to the Moon sur mon lecteur CD.Je suis dans la lune.Peinard.Je souris.Je vois une belle fille en train de traverser la rue.Je la suis du regard.Soudain, je sursaute.Vient d\u2019entrer inopinément dans mon champ de vision un squeegee mauve ! Ah non ! Pas un autre ! C\u2019est le cinquième que je rencontre sur mon chemin.Plus moyen de regarder les belles filles en attendant le feu vert.Désormais, il y a toujours un squeegee pour nous ramener sur terre.Je n\u2019ai rien contre les squeegees.Même que je les trouve plutôt sympathiques.La première fois que j\u2019en ai vu un, j\u2019étais presque excité.Je trouvais ça cool.Branché.Ça faisait New York.Mais là, ça ne m\u2019excite plus.Ça fait Brossard.Bref, je suis comme tous les automobilistes, je n\u2019ai rien contre les squeegees, en autant qu\u2019ils ne viennent pas m\u2019achaler, moi.Qu\u2019ils achalent les autres automobilistes, c\u2019est parfait.Mais pas moi.J\u2019ai pas le goût.J\u2019ai pas le temps.Je surveille mon squeegee du coin de l\u2019oeil.J\u2019espère qu\u2019il ne viendra pas vers bibi.Il y a quatre voitures à sa portée.Laquelle choisira-t-il ?Au coin de Papineau et Sainte- Catherine, toute l\u2019injustice du destin est en train de se vivre.Il y a des automobilistes chanceux qui seront épargnés.Et il y a les malchanceux qui seront éprouvés.Sans jamais que l\u2019on sache pourquoi eux et pas les autres.Qui sait pourquoi le destin s\u2019abat sur Taiwan et pas sur Saint-Tropez, sur Malenfant et pas sur Bill Gates, sur les Expos et pas sur les Yankees ?Qui sait pourquoi un squeegee s\u2019abat sur telle voiture et pas sur une autre ?Personne.Mais l\u2019être humain aime penser qu\u2019il peut contrôler son destin.Assis dans ma voiture, j\u2019essaie d\u2019avoir la bonne attitude qui fera en sorte que le squeegee évitera de s\u2019approcher de mon véhicule.Sauf que je ne sais pas quelle est la bonne attitude pour dissuader un squeegee.Est-ce l\u2019attitude autoritaire, l\u2019attitude Jean-Luc Mongrain ?Le regarder droit dans les yeux, lui faire signe que non, le sourcil froncé, le doigt dans les airs.Est-ce l\u2019attitude joviale, l\u2019attitude René Simard ?Le regarder avec un grand sourire, lui faire signe que non, l\u2019oeil bon et compatissant ?Est-ce plutôt l\u2019attitude indifférente, l\u2019attitude Réjean Houle ?Ne pas le regarder, ne rien faire, ne pas bouger.Faire comme s\u2019il n\u2019y avait pas de problème.Comme s\u2019il n\u2019y avait pas de squeegee.Le feu est toujours rouge.Que faire ?Je choisis l\u2019attitude Jean-Luc Mongrain.Mais je suis incapable de la rendre.J\u2019ai plutôt l\u2019attitude Jean-Luc Simard-Houle.Je le regarde, le sourcil légèrement froncé, le sourire aux lèvres, en faisant semblant de l\u2019ignorer.Tout mêlé ! Le squeegee s\u2019approche de ma voiture.Il a repéré une proie facile.Le destin s\u2019abat sur moi.Il se met à laver mes vitres.Ou plutôt à les salir.Avec son éponge, il étend trois grandes traces de saleté.Puis, il veut se faire payer pour le service qu\u2019il vient de me rendre.Même si je n\u2019avais rien demandé.Les squeegees sont comme le gouvernement.Ils nous forcent à payer pour des services qu\u2019on ne veut même pas ! Le problème, c\u2019est que je n\u2019ai plus de monnaie.Mon dernier vingt-cinq cennes, je l\u2019ai donné à un squeegee au coin d\u2019Ontario.Mais j\u2019ai peur de le lui dire.La dernière fois que j\u2019ai dit ça à un squeegee, il a graffigné ma voiture avec son mohawk.Je chuchote doucement : « Je m\u2019excuse, je n\u2019ai pas d\u2019argent.» Le feu est toujours rouge.Et le squeegee est de plus en plus mauve.Il n\u2019est pas content.Pas du tout.Il me regarde droit dans les yeux, le regard hagard, le sourcil froncé, le doigt dans les airs.Jean- Luc Mongrain sur l\u2019acide ! Je suis intimidé.Je ne sais plus où me mettre.Je file cheap.Un peu plus, et je lui ferais un chèque.Je baisse ma vitre : « Je viens d\u2019avoir une idée, mon brave ! Vous devriez faire des vignettes V.I.P.pour vos clients.Moi, j\u2019aimerais bien payer cinq piastres par mois pour me procurer cette vignette, la coller sur mon pare-brise et ne plus jamais me faire achaler par un squeegee.Quand j\u2019arriverais au coin d\u2019une rue, le squeegee apercevrait ma vignette, il me laisserait tranquille.Il irait achaler les autres voitures sans vignette.Il ne me toucherait pas car il saurait, que moi, j\u2019ai déjà donné à votre fondation.Vous, vous auriez l\u2019argent.Moi, je ne serai plus stressé à chaque coin de rue.Les vitres de mon char resteraient propres.Tout le monde serait content.C\u2019est sûr que ça demande un peu d\u2019organisation pour instaurer un tel système, mais vous pourriez demander aux policiers de vous aider, ils ont un très bon know how dans ce domaine.Qu\u2019est-ce que t\u2019en penses ?» Le squeegee me regarde abasourdi.Il se gratte le mohawk.Puis me dit : « Toi, tu dois en sniffer de la bonne ! » Ça klaxonne.Le feu est vert.Enfin ! Je pèse sur l\u2019accélérateur ! Libéré.Mais troublé.C\u2019est toujours dérangeant de savoir qu\u2019il y a des gens qui passent leurs journées au coin d\u2019une rue, à laver (ou salir) les vitres d\u2019auto pour une poignée de petit change.Sur le chemin tranquille de notre vie.Qui est toujours le même.Qui va de notre belle petite maison à notre beau petit bureau, puis qui revient à notre belle petite maison, les squeegees nous obligent à nous apercevoir qu\u2019un autre monde existe.Un monde pas mal moins rose.Un monde mauve.Juste pour ça, ils méritent bien leur trente sous.Stéphane Laporte Vous devriez faire des vignettes V.I.P.pour vos clients.Moi, j\u2019aimerais bien payer cinq piastres par mois pour me procurer cette vignette, la coller sur mon pare-brise et ne plus jamais me faire achaler par un squeegee.2780631 2778673 2781452 7LP0601A0926 A-6 DIMANCHE 7LP0601A0926 ZALLCALL 67 00:46:13 09/26/99 B A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 26 SEPTEMBRE 1999 La vie aventureuse d\u2019Otto Joachim À l\u2019occasion de l\u2019année internationale des personnes âgées et à l\u2019aube du 21e siècle, La Presse a décidé de donner la parole aux aînés et de raconter l\u2019histoire de l\u2019un d\u2019eux à chaque dimanche.L\u2019histoire de la vie du musicien Otto Joachim pourrait faire l\u2019objet d\u2019un roman tellement elle est parsemée d\u2019aventures.Et le doyen des compositeurs vivant au Québec la raconte d\u2019une manière si imagée et détaillée que son auditeur a l\u2019impression, en l\u2019écoutant, de feuilleter un livre d\u2019histoire.Né en 1910, à Düsseldorf, en Allemagne, Otto Joachim a étudié la musique jusqu\u2019à l\u2019âge de 21 ans.Violoniste et altiste voué à un avenir prometteur, il sera cependant obligé de tout remettre en question après l\u2019arrivée au pouvoir d\u2019Adolf Hitler, en 1933.« Je n\u2019arrivais tout simplement pas à comprendre comment des compatriotes pouvaient se discriminer entre eux pour des motifs religieux.Ma famille est de culture germanique et nous nous sommes toujours considérés comme des Allemands à part entière.« Cette année-là, je devais commencer à travailler comme chef d\u2019orchestre dans un café bien connu et, du jour au lendemain, mon contrat de travail a été annulé, simplement parce que j\u2019étais juif », explique-t-il.Alors que son avenir s\u2019annonce sombre, sa mère lui montre, en décembre 1933, une offre d\u2019emploi qu\u2019elle a vue dans un magazine de musique.Un mois plus tard, Otto Joachim quitte clandestinement l\u2019Allemagne pour aller jouer pendant six ans du violon, du saxophone et de la clarinette dans les hôtels de Singapour.Les neuf années suivantes, il les passera à Shanghai, où il gagnera sa vie en jouant dans des boîtes de nuit et des orchestres ainsi qu\u2019en démarrant des boutiques de disques.En 1949, à l\u2019âge de 39 ans, il obtient un visa pour le Brésil, mais en route, il décide d\u2019arrêter à Montréal et de s\u2019y installer.« Après avoir vécu 15 ans comme apatride, j\u2019arrivais finalement dans un endroit où, pour la première fois depuis mon départ d\u2019Allemagne, je me sentais libre de pratiquer mon métier sans qu\u2019aucun obstacle se dresse devant moi.Le Canada, et spécialement le Québec, m\u2019ont offert la démocratie et en retour, je leur ai offert mon oeuvre », expliquet- il avec un large sourire.C\u2019est à Montréal qu\u2019Otto Joachim amorce sa carrière d\u2019altiste et de violoniste au sein de l\u2019Orchestre symphonique de Montréal et de l\u2019Orchestre de chambre McGill.En 1955, il fonde le Quatuor à cordes de Montréal et trois ans plus tard, le Montreal Consort of Ancient Instruments.Au cours de la même période, il ouvre un studio de musique électroacoustique et signe, en 1960, la première oeuvre de musique aléatoire au Canada, Nonet.Dans le domaine de la musique acoustique, on lui doit la pièce Katimavik, composée pour le Pavillon canadien d\u2019Expo 67.Il recevra d\u2019ailleurs, tout au long de sa carrière, plusieurs distinctions dont le prix Paul-Gilson pour son oeuvre Illumination II en 1969 et le prix de musique Calixa-Lavallée en 1990.Depuis 1964, il se consacre presque exclusivement à la composition et à l\u2019enseignement.Neko Likongo PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © À 89 ans, Otto Joachim est le doyen des compositeurs vivant au Québec.2781099 Irwin Cotler: portrait d\u2019un homme juste «Tous, où que nous soyons, nous sommes les garants du destin de chacun.» NDLR : Une partie du texte de notre journaliste Yves Boisvert sur Me Irwin Cotler publié en page A21 de notre numéro d\u2019hier a sauté à l\u2019étape de la production.Nous reprenons donc la première partie de ce texte, jusqu\u2019au cinquième paragraphe.Toutes nos excuses.YVES BOISVERT «Justice, justice, tu rechercheras la justice.» Son père lui répétait souvent ces paroles bibliques.À 59 ans, Irwin Cotler vibre encore passionnément à ce commandement.Il y a deux semaines, les gens de sa profession lui ont dit qu\u2019il n\u2019a pas trahi.Cet avocat et professeur de droit à l\u2019Université McGill, connu partout dans le monde pour sa défense des droits de la personne, a reçu du barreau de Montréal la médaille du mérite, le 9 septembre, pour son engagement exceptionnel dans la cause de la justice.Il n\u2019est pas connu que pour ses idées généreuses.Irwin Cotler a usé ses souliers pour les défendre.Sur tous les continents, des hommes qui, hier encore, étaient en prison pour leurs opinions, lui doivent un peu de leur liberté.Nelson Mandela en Afrique du Sud, Andreï Sakharov en Russie, Anatoli Scharansky en Israël, le Nobel de littérature Wole Soyinka au Nigeria, Jacobo Timmerman en Amérique latine, Muchtar Pakpahan en Asie.« Mon père, qui était avocat à Montréal, est pour moi le modèle d\u2019une personne qui s\u2019engage dans la pensée et dans l\u2019action pour les droits de la personne.Il a été mon premier professeur et philosophe du droit.Il disait que la poursuite de la justice était la chose la plus importante.Il citait Oliver Wendell Holmes, selon qui « celui qui n\u2019a pas partagé les actions et les passions de son temps est réputé n\u2019avoir pas vécu.» « Cela veut dire que nous avons une obligation de solidarité, de nous engager dans la lutte pour la justice.Aux yeux de mon père, la pire chose était l\u2019indifférence.C\u2019est elle qui a permis l\u2019Holocauste, c\u2019est elle aussi qui a permis les massacres au Rwanda, au Kosovo, ailleurs.» Irwin Cotler savait, en mettant les pieds à la faculté de droit de McGill, qu\u2019il travaillerait « dans le domaine des droits humains ».Pendant qu\u2019il termine sa maîtrise à l\u2019Univeristé Yale, il écrit à John Turner, alors jeune ministre de la Justice dans le premier cabinet de Pierre Elliott Trudeau.« C\u2019était un jeune homme intellectuellement supérieur qui avait de profondes convictions de réformateur, dit M.Turner, joint au téléphone à Toronto.Il a été une des personnes- clés dans les réformes de l\u2019époque en droit criminel, sur le droit au cautionnement, dans l\u2019établissement de la Cour fédérale, la loi sur l\u2019expropriation et toute une série de mesures pour protéger le citoyen face à l\u2019État.Il était spirituel et se faisait remarquer par son style direct.»(.) PHOTO ARMAND TROTTIER, La Presse © Irwin Cotler Gènes brevetés: un mal nécessaire Presse Canadienne OTTAWA Quelques corporations, instituts de recherches et hôpitaux ont reçu, au cours des dernières années, des brevets fédéraux pour le contrôle commercial d\u2019au moins une douzaine de gènes humains.Aujourd\u2019hui, des centaines d\u2019autres demandes de brevets pour des gènes attendent de recevoir l\u2019approbation du bureau des brevets canadiens, à Hull.Les objectifs du monde de la biotechnologie sont d\u2019utiliser les gènes pour déceler des maladies ainsi que de mettre au point des traitements médicaux avancés.En échange, les brevets accordés par le gouvernement permettent aux créateurs, et à leurs investisseurs, de profiter des fruits de leur labeur intellectuel en leur accordant les droits exclusifs du marché pour les 20 prochaines années.En bref, ces compagnies détiennent alors le droit de propriété sur un gène \u2014 ce qui se traduit par un monopole. 7LP0701A0926 a07 actus dim 26 septemb 7LP0701A0926 ZALLCALL 67 00:48:01 09/26/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 26 SEPTEMBRE 1999 A 7 Arrêts cardiaques: une minute qui compte MARIE-CLAUDE GIRARD S\u2019appuyant sur les taux de survie des patients en arrêt cardiaque dans une vingtaine de villes ontariennes, des chercheurs de l\u2019Université d\u2019Ottawa suggèrent aux services d\u2019urgence d\u2019intervenir avec un défibrillateur en moins de huit minutes, le délai de huit minutes étant la norme en vigueur dans de nombreux centres.« J\u2019imagine que les centres qui atteignent l\u2019objectif de huit minutes croient qu\u2019ils ont atteint le but ultime et que ça sera bon pour la survie des patients.Mais ils pourraient probablement faire mieux », note Valerie De Maio, responsable de l\u2019étude.Elle présentait hier ses résultats au congrès du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada, qui prend fin aujourd\u2019hui à Montréal.Les quatre premières minutes sont cruciales, explique l\u2019étudiante en médecine.Au cours de cette période, « la courbe de survie accuse une baisse abrupte ».Des 9267 victimes traitées en urgence pour un arrêt cardiaque, 3,7 % ont survécu.« Seulement en réduisant le temps d\u2019intervention de huit à sept minutes, on réduirait de 23 le nombre de décès par année (dans l\u2019ensemble des villes étudiées) ».Le résultat serait évidemment meilleur en intervenant à l\u2019intérieur de quatre minutes, mais un tel délai reste difficilement réalisable, estime-t-elle.Les villes choisies étaient desservies par un service d\u2019ambulances disposant de défibrillateur et offrant des soins de base.Il semble qu\u2019à Montréal, on est encore bien loin de l\u2019intervention en sept minutes.Récemment, le coroner chargé de l\u2019enquête sur la mort d\u2019Isabelle Brûlé a rappelé à Urgences Santé qu\u2019elle devrait se conformer à l\u2019objectif ministériel et répondre aux situations d\u2019urgence à l\u2019intérieur de huit minutes dans 90 % des cas, reprenant ainsi les remontrances formulées au printemps par le vérificateur général.Par ailleurs, une autre étude présentée au congrès du Collège royal des médecins laisse croire que les accidentés très gravement blessés en milieu urbain auraient de plus grandes chances de survie si les techniciens ambulanciers ne leur donnaient sur les lieux que des soins de base.Le Dr John Sampalis et son équipe de l\u2019Hôpital général de Montréal sont arrivés à cette conclusion au terme d\u2019une étude comparant la survie des patients à Toronto, Montréal et Québec.À Québec, les équipes d\u2019urgence ne fournissent que des soins de base aux blessés tandis qu\u2019à Toronto, elles donnent des soins spécialisés et qu\u2019à Montréal, des médecins sont chargés de donner des soins de réanimation spécialisés.Les chercheurs ont examiné le cas de 10 252 blessés à Montréal, 3180 à Toronto et 2477 à Québec.La nature et la gravité des blessures étaient les mêmes dans les groupes comparés.Si on n\u2019a pas observé de différence significative dans le cas des blessures plus légères, le taux de mortalité s\u2019est révélé plus bas dans la Vieille Capitale dans le cas de blessures graves.Le taux de survie des blessés graves y est de 13,5 % contre 19,4 % à Toronto et 23,1 % à Montréal.Dans les cas encore plus critiques, le taux de mortalité passe à 23,9 % à Québec, contre 34,5 % à Toronto et 36,5 % à Montréal.Un espoir pour les fumeurs Des grossesses moins nauséeuses MARIE-CLAUDE GIRARD Une équipe de recherche du programme Motherisk de l\u2019hôpital pour enfants malades de Toronto croit avoir trouvé un lien entre la consommation de multivitamines avant et pendant la grossesse et la réduction des nausées et vomissements.L\u2019équipe du Dr Svetlana Emelianova, affiliée à l\u2019Université de Toronto, a étudié la fréquence et la gravité des nausées et vomissements dans trois groupes de femmes enceintes.Les femmes qui ont souffert de vomissements durant la grossesse étaient deux fois moins nombreuses à consommer un produit multivitaminé avant la conception et dans les neuf premières semaines de la grossesse que celles qui n\u2019ont pas eu de vomissements.Les 211 femmes interrogées ont été sélectionnées au hasard à partir de la ligne Info-santé de Motherisk.L\u2019équipe du Dr Emelianova en conclut que la consommation d\u2019un produit multivitaminé contenant au moins 10 mg de vitamine B6 avant et pendant la grossesse peut réduire la fréquence ou la gravité des nausées et vomissements.Ces résultats ont été présentés vendredi dans le cadre du congrès du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada.MARIE-CLAUDE GIRARD En imitant les effets d\u2019une mutation génétique qui inhibe naturellement le métabolisme de la nicotine, certains médicaments pourraient aider les fumeurs à se débarrasser de leur dépendance à la cigarette ou à diminuer leur consommation.Même s\u2019il n\u2019a pas trouvé le médicament idéal, le chercheur Edward Sellers, du Sunnybrook and Women\u2019s College Health Center de Toronto, croit avoir ouvert une voie d\u2019avenir en étudiant les effets chez les fumeurs du méthoxsalen, une substance habituellement utilisée pour traiter le psoriasis.Le médicament a aussi pour effet d\u2019inhiber l\u2019enzyme produite par un gène lié à la nicotine.Les individus présentant une mutation particulière de ce gène, (CYP2A6 de son petit nom,) métabolisent plus lentement la nicotine.Ainsi, ils peuvent manifester une dépendance tout en fumant moins que les autres fumeurs.Quand le métabolisme de la nicotine est ralenti, les fumeurs se sentent étourdis ou nauséeux et dès lors, ont tendance à moins fumer, a expliqué hier le Dr Sellers, lors d\u2019une conférence donnée au congrès annuel du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada, qui se déroule en fin de semaine à Montréal.Dans une des études faites sur le méthoxsalen par l\u2019équipe du Dr Zellers, on a demandé aux fumeurs de ne pas griller de cigarette pendant une heure.Puis, on leur a administré une certaine quantité de méthoxsalen et de nicotine par voie orale.Dans l\u2019heure et demie qui a suivi, les participants ont fumé près d\u2019un quart de cigarettes de moins qu\u2019à l\u2019habitude et la quantité de dioxyde de carbone dans leur haleine a chuté de 47 %, ce qui signifie qu\u2019ils ont inhalé moins de fumée.2776298 7LP0801A0926 a08dimanche26sept 7LP0801A0926 ZALLCALL 67 00:42:36 09/26/99 B A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 26 SEPTEMBRE 1999 Actualités Bienvenue à Smugglers Alley Akwesasne, la nouvelle route des immigrants illégaux Voici la deuxième tranche de notre série sur la vie dans les petits villages à cheval sur la frontière entre le Canada et les États-Unis.Dans les coulisses de la GRC, Akwesasne a hérité d\u2019un surnom : Smugglers Alley.Les Mohawks de la réserve ont les deux pieds sur la plaque tournante de la contrebande au pays, une situation explosive aux conséquences parfois dramatiques.Ici, la frontière imposée par les Blancs a déchiré une communauté.À cheval sur le Québec, l\u2019Ontario et les États-Unis, la réserve Mohawk d\u2019Akwesasne constitue un territoire de rêve pour les organisations criminelles en tout genre.Tout y passe : cigarettes, drogues, alcool, armes et, de plus en plus, immigrants illégaux en quête de l\u2019Eldorado américain.La réserve n\u2019a pourtant rien d\u2019un repaire de mafieux armés jusqu\u2019aux dents.En fait, la vie y semble aussi tranquille que le fleuve \u2014 étroit comme une rivière \u2014 qui traverse Akwesasne.Quelques maisons tristes et délabrées, qui témoignent de la misère dans laquelle vivent encore de nombreux Mohawks, contrastent avec un nombre impressionnant de bâtiments publics tout neufs, dont trois écoles, un aréna, une énorme clinique médicale et plusieurs centres communautaires.Ne cherchez plus les petits comptoirs, installés le long de l\u2019autoroute, où certains Mohawks faisaient leur fortune en écoulant des cigarettes « sans taxes » au début de la décennie.À Akwesasne, la contrebande est dorénavant l\u2019affaire des motards et de la mafia italienne, des réseaux beaucoup plus organisés, mais aussi beaucoup plus discrets, qui se sont associés avec une faible minorité de criminels Mohawks.Une fracture sociale « Nous n\u2019entendons plus les bruits des bateaux qui traversaient le fleuve à toute heure du jour ou de la nuit.Il y en a encore, mais c\u2019est beaucoup moins intense.Le jour, nous avons établi une patrouille maritime.Mais il est impossible de tout surveiller », explique Lewis Mitchell, chef de la police Mohawk d\u2019Akwesasne.« On est loin des belles années de la contrebande de cigarettes et d\u2019alcool, confirme Normand Houle, de la GRC.Plusieurs fournisseurs ont été arrêtés, et la valeur du dollar américain est tellement élevée que même pour les trafiquants, le profit est moins alléchant.» Malgré la « discrétion » des criminels, le fait de se trouver en plein milieu de l\u2019autoroute canadienne de la contrebande a accentué de façon importante la fracture sociale au sein de la communauté, déjà déchirée entre le traditionnalisme et la « modernité » imposée par les Blancs, explique Marc Alain, qui enseigne à l\u2019Institut pour la gestion des crises de l\u2019Université de Sherbrooke.« Les problèmes sociaux sont énormes à Akwesasne.Que choisira un jeune de 15 ans, entre quitter sa communauté pour étudier à l\u2019école des Blancs afin de décrocher un emploi à 25 000 $ par an, et faire de la contrebande de cigarettes pour 15 000 $ par mois ?» demande M.Alain, qui vient de publier Contrebande et marché noir, des taxes en fumée, aux Éditions du Méridien.Deux visions s\u2019entrechoquent sur l\u2019implication de certains Mohawks dans des activités de contrebande.D\u2019un côté, on affirme purement et simplement qu\u2019ils sont opportunistes.De l\u2019autre, on réplique qu\u2019ils ne font que répondre aux besoins des Blancs, comme ils le faisaient en transportant des fourrures aux États-Unis \u2014 participant ainsi à la contrebande à grande échelle à laquelle se livraient les colons français et anglais ! Drogue et immigrants illégaux Au cours du transport entre les États-Unis et le Canada, les trafiquants « échappent » toujours une quantité relativement importante de drogue dans la réserve.La cocaïne et l\u2019héroïne font des ravages chez les jeunes.Pour éliminer le problème, la communauté a pris les grands moyens en adoptant par référendum une loi pour bannir les trafiquants, qui entrera en vigueur le 1er octobre.La nouvelle loi découle d\u2019une vieille tradition selon laquelle les membres indésirables étaient jetés hors de la tribu, une pratique qui signait souvent, à l\u2019époque, leur arrêt de mort.Aujourd\u2019hui, l\u2019enjeu est évidemment différent, mais le chef de bande Vaughn Phillips est convaincu que la loi portera ses fruits.« Les gens vivent ici depuis toujours, de génération en génération.C\u2019est notre maison.La pire des choses qui peut arriver à un Mohawk est d\u2019être banni, de savoir qu\u2019on ne veut plus de lui ici.» Mais la communauté est maintenant confrontée à un autre problème, celui des immigrants illégaux, qui traverseraient le fleuve par milliers à Akwesasne pour atteindre les États-Unis.En décembre dernier, un réseau a été démantelé par les forces policières américaines et canadiennes.Les criminels auraient fait passer 3600 Chinois illégaux en deux ans à Akwesasne ! C\u2019est la route privilégiée des passeurs ; les Chinois qui s\u2019entassaient sur les bateaux arraisonnés depuis quelques semaines au large de Vancouver auraient fort probablement emprunté cette route pour le moins achalandée afin de se rendre dans le Chinatown de New York.« Les immigrants illégaux font peur aux résidants de la communauté, dit M.Mitchell.Ils ne savent pas à quoi s\u2019attendre lorsqu\u2019ils voient des étrangers cachés dans leur cour ou dans leur garage.Par souci de sécurité, nous les arrêtons, bien qu\u2019en principe, ils n\u2019aient commis aucun geste illégal, puisqu\u2019ils sont toujours en territoire canadien.» Des solutions Afin d\u2019enrayer le fléau, la police Mohawk se dit prête à collaborer à un éventuel « task force » formé de la GRC et des polices provinciales du Québec et de l\u2019Ontario.Le projet de patrouille maritime est sur la table depuis plus d\u2019un an, paralysé par les éternelles dissensions entre les deux communautés.Pour l\u2019instant, donc, la maigre équipe de M.Mitchell \u2014 23 policiers du côté canadien \u2014 n\u2019a pas les moyens de combattre la contrebande.« Ce n\u2019est pas notre responsabilité, c\u2019est celle de la GRC.Nous avons assez à faire au jour le jour, dit-il.Lorsque nous apercevons des contrebandiers ou des immigrants illégaux, bien sûr, nous les arrêtons, mais nous n\u2019avons pas de pouvoir d\u2019enquête dans ce domaine.» Du côté de la GRC, on ferme pratiquement les yeux sur ce qui se passe à Akwesasne.« Je ne pense pas qu\u2019on va entrer sur la réserve dans un avenir rapproché, dit Normand Houle.Il existe certaines ententes, notamment en ce qui concerne la drogue, mais on veut éviter toute friction avec les Amérindiens.C\u2019est très délicat, ils considèrent que c\u2019est un envahissement de leur territoire, et on ne veut pas partir de guerre avec eux.» Au-delà de le contrebande, pour la communauté d\u2019Akwesasne, la frontière qui les sépare est un nonsens qui leur cause des maux de tête quotidiens.Même si on peut circuler librement \u2014 seul un oeil averti remarque la borne de pierre, au bord de la route, qui indique que l\u2019on vient de passer du Québec aux États-Unis \u2014 les Mohawks doivent composer avec des lois différentes d\u2019un pays à l\u2019autre, et même d\u2019une province à l\u2019autre.« La seule différence entre nous et les autres, c\u2019est notre géographie, conclut Lewis Mitchell.Qui a pensé à tracer une frontière en plein milieu de notre communauté ?Certainement pas un Mohawk ! » Isabelle Hachey PHOTO ARMAND TROTTIER, La Presse © Seul un oeil averti peut apercevoir la borne de pierre qui indique le passage du Québec aux États- Unis, au coeur d\u2019Akwesasne.Le territoire mohawk d\u2019Akwesasne Vers Ottawa (100 km) Autoroute 401 Route 2 Route 138 Vers Toronto (400 km) Vers Montréal (100 km) Ville de Cornwall Île de Cornwall Île Saint-Régis Île Yellow Île Stanley Fleuve Saint-Laurent Légende de la réserve Ontario Québec NewYork U.S.A.NewYork U.S.A.Ontario Québec État de New York Infographie La Presse Il était une fois.la République de l\u2019Indian Stream ISABELLE HACHEY Les péquistes qui s\u2019efforcent de réunir les « conditions gagnantes » pour former un éventuel pays souverain n\u2019ont rien inventé.Il y a 167 ans, une poignée de fermiers fatigués des chicanes constitutionnelles entre la Grande-Bretagne et les États-Unis créaient la République de l\u2019Indian Stream, un minuscule État indépendant, au sud du Québec ! Neuf juillet 1832.Les hommes de l\u2019Indian Stream, bottes boueuses aux pieds, sont réunis dans une petite école, à une soixantaine de kilomètres au sud-est de Sherbrooke.Ce jour-là, ils votent à 56 contre trois en faveur de l\u2019adoption d\u2019un gouvernement indépendant et d\u2019une constitution en 13 articles.La République de l\u2019Indian Stream est née, et tiendra bon pendant quatre petites années.Cette indépendance impossible, qui est passée dangereusement près de faire basculer deux pays en guerre, constitue une parenthèse méconnue de notre histoire.Elle tire ses origines d\u2019une simple erreur de cartographie, commise en 1775.Une erreur banale à l\u2019époque \u2014 la région était toujours sauvage \u2014, qui n\u2019aurait probablement jamais eu de conséquences si la carte en question n\u2019avait pas été utilisée pour établir la frontière entre le Canada et les États-Unis après la conquête anglaise, lors de la signature du traité de Versailles en 1783.Pendant les 59 années qui suivront, la Grande-Bretagne et les États-Unis se disputeront un territoire d\u2019environ 200 000 acres, situé à l\u2019extrême nord du New Hampshire, entre le torrent Halls au nord-ouest (la frontière selon les Américains) et la rivière Connecticut au sud-est (la frontière selon les Britanniques).Chicanes entre deux pays En 1796, quatre hommes prospères du New Hampshire « achètent » le territoire au vieux chef algonquin surnommé King Philip, pour un peu de rhum, de la nourriture, des vêtements et un modeste toit pour lui et ses deux squaws.Le territoire est ensuite vendu pour 5000 $ à la Eastman company, qui se lancera avec un autre spéculateur, la Bedel Co., dans le développement des terres.C\u2019est ainsi que peu à peu, l\u2019Indian Stream se peuple de colons venus tant du nord que du sud afin de profiter des terres libres et fertiles de la région.Entre-temps, des arpenteurs des deux pays ont établi ce qu\u2019ils estiment, chacun de leur côté, être la frontière.Dans la vallée, certains colons croient qu\u2019ils sont Canadiens, d\u2019autres Américains.Mais ils ne s\u2019en soucient guère ; ils ont bien davantage la récolte des foins en tête.Mais les politiciens des deux pays n\u2019en finissent pas moins de se quereller et de revendiquer le territoire.Après des années de disputes qui font monter la tension parmi les hommes de différentes allégeances de l\u2019Indian Stream, ils demandent au roi des Pays- Bas de jouer à l\u2019arbitre.En janvier 1831, ce dernier accorde le territoire au Canada.Mais le Congrès américain rejette la décision l\u2019année suivante, en juin, prétextant que le roi néerlandais a fait preuve d\u2019une méconnaissance complète de la géographie locale.C\u2019en est assez pour les hommes de l\u2019Indian Stream, confrontés depuis des décennies à un avenir incertain.Un mois plus tard, la constitution de l\u2019Indian Stream, un « État libre, souverain et indépendant », est adoptée.Elle donne notamment à la soixantaine de familles le droit de créer leur propre gouvernement, le droit à la liberté de religion et d\u2019expression, le droit à la vie, à la liberté et à la propriété.Et il en sera ainsi, décrètent les citoyens, jusqu\u2019à ce que la frontière soit définitivement fixée.Un court âge d\u2019or La République connaît un court âge d\u2019or, jusqu\u2019en 1834.Elle se dote d\u2019une milice, de systèmes de justice et de perception de taxes, et garantit aux familles des biens de première nécessité, dont une vache, sept moutons, trois tonnes de foin, du grain, des outils, un fusil, des patates et du sel.Mais les choses s\u2019enveniment rapidement.Fin 1834, un citoyen est arrêté par John H.White, un shérif du New Hampshire, pour des dettes impayées.Le geste est considéré comme une violation du territoire de l\u2019Indian Stream, mais appuyé par Washington, qui ne reconnaît évidemment pas la République.Puis, un citoyen pro-américain est arrêté, cette fois sous les ordres d\u2019un magistrat canadien, Alexander Rea, d\u2019Hereford, qui offre sa protection aux indépendantistes.D\u2019autres arrestations suivent.La tension monte une fois de plus.Le 22 octobre 1835, Alexander Rea ordonne l\u2019arrestation d\u2019un shérif pro-américain, aussitôt délivré par ses compagnons.Le même jour, une centaine de citoyens du New Hampshire, armés et enivrés par le rhum, se rendent à Hereford pour capturer des indépendantistes ; John H.White leur a promis quelques dollars et des bouteilles de rhum en récompense.Plusieurs coups de feu sont tirés.Un policier canadien est gravement atteint.Alexander Rea, blessé au sabre, est fait prisonnier.La situation est explosive.Une grande majorité de citoyens de la République demandent la protection du Canada, en vain.En novembre, deux semaines après que des Américains eurent blessé un juge et un policier canadiens en sol britannique, les États- Unis envoient ses milices envahir l\u2019Indian Stream, un territoire revendiqué par la Grande- Bretagne.Les milices américaines envahissent la République Les milices occupent le territoire de l\u2019Indian Stream jusqu\u2019en février 1836.Plusieurs dirigeants sont jetés en prison.Sans l\u2019appui de la Grande-Bretagne, occupée à mater ses propres insurgés \u2014 les Patriotes de 1837 \u2014 les citoyens renoncent à leur indépendance et le territoire est annexé à la ville de Pittsburg, New Hampshire, en 1840.La dispute de 59 ans prend fin avant qu\u2019elle ne dégénère en guerre, le 9 août 1842, avec la signature du Traité Webster-Ashburton ; la frontière restera telle quelle.Les Américains ont gagné la partie.Aujourd\u2019hui, il reste peu de traces de la petite République.Quelques pierres tombales dans les cimetières de la vallée, une plaque commémorative à Pittsburg, la vieille école devenue une résidence privée.Cette suprenante histoire est aussi très peu documentée.Une rare exception de 260 pages, qui se lit comme un roman : Indian Stream Republic, Settling a New England Frontier, 1785-1842, de Daniel Doan (University Press of New England).DEMAIN : Il ne faut pas prendre les douaniers pour des valises LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 26 SEPTEMBRE 1999 A 9 SIEMENS » Vous ne voulez plus jamais entendre parler de silence?Ne laissez pas la baisse d'acuité auditive vous clouer au sol.Découvrez la clarté numérique d'un PRISMA de Siemens.Vivre sa vie au maximum, c'est jouir de plein de petites choses.Le rire'd'un bébé.Les mots doux glissés à votre oreille pendant un party bruyant.Le vent qui hurle à 10 000 pieds d'altitude.Vous regrettez des sons inoubliables?Retrouvez-les grâce à la technologie de pointe d'un appareil auditif PRISMA.PRISMA n'est pas comme les appareils des générations précédentes.Avec lui, la parole est plus facile à comprendre, même avec un bruit de fond indésirable* PRISMA s'adapte PRISMA automatiquement aux sonorités changeantes : il vous permet d'entendre les sons doux et vous protège des sons forts.PRISMA est discret.Un des modèles se place directement dans le canal de l'oreille.D'autres offrent le réglage du volume en option.Ainsi, vous pouvez vous-même régler le volume de votre monde passionnant.Achetez sans tarder des appareils auditifs numériques PRISMA et recevez jusqu'à 100 $ de remise.' 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