La presse, 2 octobre 1999, D. Arts et spectacles
[" 6LP0101D1002 D 1 samedi Aa rgh 6LP0101D1002 ZALLCALL 67 00:57:12 10/02/99 B 2774748 www.bijouterieleroy.com RIEN À PAYER AVANT 4 MOIS même pas les taxes 1835$ Une seule adresse 7139,rue ST-HUBERT (coin Jean-Talon) (514)277-3127 RABAIS de 460$ DIAMANTS 67 points OR 14 K POUR L'AN 2000 Un grand prix de100 000 $ 25 000 $ sur une Carte Visa 25 000 $de certificats-cadeaux CARREFOUR ANGRIGNON Tous les jours, surveillez les annonces concours dans La Presse et écoutez le 107.3 CITÉ RockDétente MA RADIO AU BOULOT.25 000 $ de voyages avec comprenant : 2000 ZTS berline F I L L 0 9 6LP0201D1002 D 2 samedi Aa rgh 6LP0201D1002 ZALLCALL 67 01:07:37 10/02/99 B D 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 2 OCTOBRE 1999 Producteurs profiteurs: la ministre veut des chiffres et les producteurs des noms L a journée d\u2019hier a connu de nombreux rebondissements dans la saga des produc- teurs-profiteurs, la nouvelle oeuvre de l\u2019auteure Fabienne La- rouche.1 \u2014 La ministre de la Culture et des Communications, Agnès Maltais, a demandé au président de la SODEC, Pierre Lampron, de lui dresser un état de la situation pour la mi-novembre.« Cette industrie a connu un évolution impressionnante au cours des dernières années et constitue un apport majeur à l\u2019économie du Québec et à l\u2019expression de sa culture.Cependant, il est du devoir de l\u2019État de s\u2019assurer que l\u2019éthique est respectée par tous les professionnels qui sont à l\u2019origine de ce succès.» La SODEC est l\u2019un des organismes qui subventionnent les séries de télé chez nous.2 \u2014 L\u2019Association des producteurs a tenu une conférence de presse où elle a réclamé que cessent les insinuations généralisées.« Qu\u2019on ait le courage de donner des noms et nous ferons enquête.» La présidente du conseil de l\u2019Association, la documentariste Nathalie Barton, a affirmé, en réponse à une question, que les propos de Fabienne Larouche pourraient être passibles de sanctions.Le président des producteurs, Raymond Bréard, s\u2019était entouré de producteurs qui sont venus témoigner de leur bonne foi.Rock Demers, qui a tourné notamment les Contes pour tous, a déclaré qu\u2019il n\u2019y a pas un pays au monde où la vérification des dépenses est aussi serrée qu\u2019ici.« Mon salaire n\u2019a jamais atteint 100 000 $, a-t-il dit.Fabienne La- rouche n\u2019a pas produit une seule série (sa première série, Fortier, est encore en tournage et sera en ondes en février à TVA) et voyons ce qu\u2019elle fera dans quelques années quand elle aura des scénaristes et plein de monde à son emploi.M.Demers a ajouté qu\u2019il « porte » personnellement une dette de 150 000 $ depuis cinq ans parce qu\u2019il croit à un projet.Le producteur Claude Veillet \u2014 notamment d\u2019Alys Robi\u2014 a déclaré que ses comptes étaient tellement vérifiés par Revenu Canada et Revenu Québec qu\u2019il a mis un bureau à leur disposition.Mais il a étonné tout le monde lorsqu\u2019il a convenu que les producteurs privés n\u2019ont jamais voulu donner l\u2019impression qu\u2019ils utilisent leur propre argent.Pressé de s\u2019expliquer sur cet aveu, il a ajouté que les producteurs risquent toujours de perdre de l\u2019argent quand ils perdent des commanditaires, quand ils ont des dépassements budgétaires et autres imprévus.C\u2019est là le risque de leur métier, a- t-il conclu.La productrice du chef-d\u2019oeuvre de notre télé, Les Filles de Caleb, Lorraine Richard, était outrée des accusations de Fabienne Larouche.« Une grosse série, ça prend trois ans de notre temps au minimum, a-t-elle dit.Si la part du producteur est de 500 000 $, il ne faut pas s\u2019imaginer qu\u2019on a le tiers de ce montant par année.C\u2019est avec notre part qu\u2019on paie les imprévus.En bout de ligne, je gagne moins qu\u2019un acteur ou qu\u2019un réalisateur.» Quand on lui a fait remarquer que Mario Clément, de Télé-Qué- bec, a avoué que tous les producteurs essaient de s\u2019en mettre dans les poches et qu\u2019il y a des trous dans le système, Mme Richard s\u2019est exclamée : « Où il prend ça, Mario ?» Mme Richard a également dénoncé le fait que nos diffuseurs ne payent pas assez pour les séries.« Si les prix étaient plus élevés, nous aurions moins besoin d\u2019investissements de différents organismes.» 3 \u2014 De son côté, l\u2019Association des professionnels de la vidéo du Québec (APVQ) a profité du brouhaha pour émettre un communiqué intitulé « Les morons renient leur parole ».Elle a révélé que les producteurs de la série Opération Tango ont engagé des gens de l\u2019armée canadienne pour faire la technique.Ces soldats étaient payés par l\u2019armée, pas par le producteur, et ont enlevé des emplois aux camarades syndiqués.Ce qu\u2019a accepté l\u2019Association des producteurs.Cela a précipité l\u2019APVQ en Cour supérieure, où un jugement force les producteurs à appliquer les conventions collectives.L\u2019APVQ reconnaît qu\u2019il y a des producteurs honnêtes, mais que certains d\u2019entre eux multiplient les compagnies fantômes qui reçoivent des fonds.L\u2019Association se garde toutefois de donner des noms.In Mé dias , pas tout à fa it la ve r tu .?L\u2019émission Médias de dimanche dernier m\u2019a montrée en train de refuser une entrevue à sa journaliste Lyne Pagé au sujet de mon voyage en Jordanie pour le tournage de la série Les Forges du désert.J\u2019ai refusé l\u2019entrevue parce que je me sentais traitée comme une criminelle.L\u2019équipe de Médias nous a sauté dessus à la fin de la conférence de presse de lancement du réseau TVA.Sans prévenir.Alors que Mme Pagé a tous mes numéros de téléphone, y compris celui, sacro-saint, de mon chalet.Elle m\u2019aurait téléphoné pour me demander une entrevue, j\u2019aurais dit oui.J\u2019ai dit non et l\u2019ai envoyée à mes patrons.Mais le style journalisme d\u2019enquête ne va pas tellement à Médias.Ainsi, ils ont fait grand état que les chroniqueurs télé sont allés toutes dépenses payées en Jordanie.Et se sont demandés si TVA s\u2019était acheté une couverture de presse.Eh bien cette fois-ci, TVA s\u2019est acheté un paquet de troubles.Parce qu\u2019après la Jordanie, nous sommes allés \u2014 encore sur le bras \u2014 à Fort Boyard, où les choses se sont gâtées.Il y a eu des tricheries au tournage, notamment dans le cas de Dany Gilmore, qui ont jeté le doute sur toute l\u2019opération Fort Boyard.Opération qui fait des petits \u2014 Les Forges du désert cet hiver et bientôt Commodore dans Charlevoix \u2014 qui risquent de décevoir les téléspectateurs s\u2019ils découvrent que c\u2019est truqué.Et tout ça a été écrit dans les journaux, par les pique-assiettes que nous sommes.Médias n\u2019en a pas dit un mot.L\u2019enquête a laissé tomber les faits gênants, pour ne garder que ce qui faisait son affaire.Encore heureux que ces gens-là ne fassent pas de recherche sur le cancer ! Si Mme Pagé m\u2019avait abordée correctement, je lui aurais raconté mes souvenirs de chroniqueure de télévision.Au début, il n\u2019y avait jamais d\u2019invitations, pas de visionnements.Je travaillais chez moi et j\u2019envoyais mes textes sur ce que je voyais.Aujourd\u2019hui, il n\u2019y a pas une journée où je ne sois invitée à un visionnement.Généralement avec lunch.Tous ces gens-là s\u2019attendent à un article dans le journal.Et un favorable, bien sûr.Ça ne marche pas tout le temps.On ne vend pas son âme pour un sandwich ou un voyage en Jordanie et en France.Et comme a dit mon patron Claude Masson à Médias, les journaux ne sont pas subventionnés.Nous n\u2019avons pas, comme vous à Radio-Canada, les millions gouvernementaux pour nous faire voyager.P as de Je an Le loup , m ais de s ois e aux m agnifique s ?Ne cherchez pas l\u2019émission sur Jean Leloup aux Beaux Dimanches demain.Radio-Canada a jugé l\u2019oeuvre insatisfaisante et l\u2019a renvoyée au producteur Spectra pour retouches.La nouvelle date de diffusion n\u2019est pas encore arrêtée.Une reprise de Bruno Pelletier remplace.Mais à 21 h, Radio-Canada régale avec un documentaire extraordinaire, Lumière des oiseaux.On y relate l\u2019odyssée des grandes oies blanches, qui vont nicher à l\u2019île Bylot, au nord de la terre de Baffin, avant de se faire tirer par nos chasseurs sur le Saint-Laurent.Tout ça avec le poète Pierre Mo- rency, qui a fait une série radio et des livres extraordinaires sur les oiseaux, et le biologiste Austin Reed, qui en sait un bout sur le sujet.Les images sont spectaculaires et la musique extraordinaire.Un documentaire lent, jouissif, qui parle d\u2019oiseaux et de poésie.TÉLÉVISION Louise Cousineau De m ain à 2 1 h, Radio-Canada pré s e nte l\u2019e x t raord ina ire Lum iè re de s ois e aux .On y re la te l\u2019odys s é e de s grande s oie s b lanche s , qui vont n iche r à l\u2019île Bylo t (photo), au nord de la te r re de Baffin .VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION Louise Cousineau 18:30 A - MATUSALEM Avant d\u2019animer La Fin du monde, Marc Labrèche a tourné cette comédie pour enfants.19:00 3 - LE GOÛT DU MONDE On va en Corse, l\u2019île de beauté, où la cuisine traditionnelle privilégie les produits locaux.20:00 g - FREAKS AND GEEKS Une des nouvelles séries américaines destinées aux ados.20:00 0 -GRANDS REPORTAGES Un reportage de la BBC qui raconte la vie de Yasser Arafat, le chef d\u2019État palestinien.20:00 3 - COUPLES LÉGENDAIRES Le réalisateur Vincente Minelli et Judy Garland ont fait des carrières fulgurantes et une fille de talent, Liza Minelli.21:00 A - LE FESTIN NU Le roman de William Burroughs était déjà très ahurissant, écrit sous l\u2019influence de drogues hallucinogènes.Le film de Cronenberg n\u2019est pas facile à prendre.21:00 3 - BIOGRAPHIES Celle de Roger Lemelin, qui a écrit l\u2019inoubliable Famille Plouffe, notre premier téléroman, est qui est devenu en chemin l\u2019éditeur de La Presse.23:30 K - JAMBON JAMBON Les films de Bleu nuit sont généralement des navets.Celui-ci a de l\u2019intelligence, ce qui déplaira peut-être aux habitués.R C 18h00 CANAUX a q v 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO T V A c j o r T Q y A E M T Q S z H K C T V P B S C Â B L E t l CBC h ABC D CBS b NBC g J O 1 2 R C T V A T Q T Q S C T V P B S C Â B L E 3 ( 5 - 6 W X 9 0 ! ?) ¨ Z # P + U $ p 4 4 7 7 8 8 5 5 11 11 45 58 13 13 22 22 21 21 23 23 20 20 24 24 47 39 48 34 31 31 26 37 37 68 36 46 3 3 49 47 50 29 32 48 25 25 19 19 33 33 40 40 32 38 38 27 27 28 28 15 15 74 35 44 18 18 9 9 18h00 CANAUX 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO Ce soir Franc Jeu / Métier Caddy Hockey / Maple Leafs - Canadiens Le Téléjournal / Sport (22:25) Juste pour rire / Dernière (22:35) Cinéma (23:35) Le TVA Cinéma / OPÉRATION GADGETMAN avec Marina Sirtis, Allan Corduner Cinéma / ÉVIDENCE OU CONSÉQUENCES (5) avec Kiefer Sutherland, Vincent Gallo Le TVA Sports (22:54) Cinéma (23:21) Les Règles du jeu / Entrevue avec Sébastien Lareau Cinéma / TENUE CORRECTE EXIGÉE (4) avec Jacques Gamblin, Elsa Zylberstein Cinéma / LE FESTIN NU (3) avec Peter Weller, Judy Davis Dream on (23:03) Cinéma (23:33) Les Simpson Cinéma / MATUSALEM (4) avec Marc Labrèche, Emile Proulx-Cloutier Cinéma / LE CAUCHEMAR INSOLITE DE WES CRAVEN (5) avec Heather Langenkamp, Robert Englund Le Grand Journal (22:45) Cinéma (23:15) Pulse The Habs.Star Trek: Voyager Snoops The Pretender Profiler (2/2) CTV News Pulse / Sports News Reg.Contact Twice in a Lifetime Popular America's Most Wanted Snoops News Sat.Report Fashion File Hockey / Maple Leafs - Canadiens Hockey / Rangers - Canucks College Football (15:30) News Judge Brown Cinéma / TWELVE MONKEYS (3) avec Bruce Willis, Madeleine Stowe News Baywatch Football collégial (15:30) Seinfeld Early Edition Martial Law Walker, Texas Ranger ER News Nightly News Jeopardy N.Y.Wired Freak & Geeks The Pretender The Profiler Saturday Night The Lawrence Welk Show Red Green Sh.Served?Keeping Up.Waiting for.Berkeley Square City Limits / .Bill Monroe Frontline / John Paul II Antiques Roadshow The Editors McLaughlin Allo, Allo Goodnight.As Time Goes Chance in.Red Dwarf Sessions / Ruben Blades World News L.A.Detectives Mysteries of the Bible / Job Biography / Danny Thomas Midsomer Murders / Blood will out .Thrill Seeking Experiences Arts & Minds Anton Kuerti.Gilbert & Sullivan Patience / Opéra Ed Sullivan Sh.Sex & the City .Dame Edna Contact Animal Juste pour rire Le Goût du monde / Corse Couples.Scandales Biographies / Roger Lemelin Les Enquêtes d'Hetty Cinéma / LOLA ZIPPER (5) Activités physiques.Multimedia.April-Fortier Le Monde à la carte Choix et.Contes.Le Monde des affaires Histoire des formes urbaines Russia's Secret Commandos .Connection Exhibit A Great Ape Stories / Baboon.Animal Tracks Amazing Tails Vets.Practice A.C.Clarke .Connection Exhibit A Franklin Little Lulu Sh.Hoze Houndz .Angels Cinéma / HONEY, I SHRUNK THE KIDS (5) Cinéma / FLIGHT OF THE NAVIGATOR (21:35) Cinéma / TEX (23:05) The X-Files 7th Heaven Cops America's Most Wanted Popular Mad TV Wilderness Heart, Courage Flash Forward Addams Fam.Early Edition Traders Outer Limits A.Hitchcock Sat.Night Who Killed Fletcher Christian?Piece of Cake The Final Day Cinéma / PLATOON (3) avec Charlie Sheen, Tom Berenger Homes by.Flick Success TV 3 Perfect Days Nat.Geo.the Wildside Animal Adv.The Tourist TV Guide TV Flick Eros Bourbon Voyageur Ed Sullivan Pop up vidéo Musicographie / Beach Boys 1 Cinéma / AMERICAN GRAFFITI (3) avec Richard Dreyfuss Musicographie / Beach Boys 1 World News Culture Shock Fashion File On the Arts Antiques Roadshow Sat.Report Venture Rough Cuts / Warshaw.Fashion File Undercurrents Can.Bangkok Culture-choc Monde ce soir Médias Arafat: le combat d'une vie Le Journal RDI .artistes Can.Bangkok Franc Jeu Zone libre Sports 30 Mag LNH 2000 Baseball / Expos - Phillies Sports 30 Mag Championnat Kool/Toyota.RDS Motorisé Friday the 13th: The Series Cinéma / WHITE ROOM (4) avec Kate Nelligan, Maurice Godin Welcome to Paradox Prime Suspect Cinéma / RIVER'S.(4) (23:05) Sliders Rod Sterling: Submitted for your Approval Cinéma / TWILIGHT ZONE (4) avec V.Morrow, S.Crothers Twilight Zone SportsCentral Mountain Biking Figure Skating: Debbi Wilkes Wrestling: WWF Live SportsCentral Rugby / France - Canada Pas sorcier .découverte Eurêka! j'ai encore tout faux Cinéma / UNE NUIT À CASABLANCA (4) avec les frères Marx TFO en scène / Gil Evans Cinéma / L'INCONNU.(5) .Most Heroic Firefighters Most Dangerous Police Videos The Secret World of Stock Cars Astounding Undercover Stings Tough The Secret World of Stock Cars Boxing (16:00) Sportsdesk Baseball / Expos - Phillies 100 Years of Canadian Sports Sportsdesk Thalassa (17:30) Jrnl (19:03) Pour la gloire D.(21:03) Union libre Journal belge Journal suisse Soir3 Inquiring.Two Fat Ladies National Geographic Cinéma / SPEED (4) avec Keanu Reeves, Sandra Bullock Conversations Tender Loving Care Gr.Nature L'Hôpital.Dos Ado / La Peine d'amour Vivre à deux Êtes-vous libre Éros et Compagnie Sortie gaie Les Copines.Trauma / Las Vegas Addams Fam.Big Wolf.Buffy the Vampire Slayer Worst Witch Monster by.Grade Alien Warp Brats.Nebula Beasties CityMag Rendez-vous avec.Sur la colline Vos finances CityMag Parole et Vie Yas s e r Arafa t 6LP0302D1002 D03 sam.(Arts) 6LP0302D1002 ZALLCALL 67 00:56:41 10/02/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 2 OCTOBRE 1999 R D 3 Qui a peur de Richard Abel?JEAN-CHRIS TOP HE LAURENCE En 1997, Richard Abel a fait son Luc Plamondon au Gala de l\u2019ADISQ.En venant cueillir son Félix, le pianiste s\u2019était plaint du peu d\u2019attention donné à la musique instrumentale.Il déplorait que ni les télés ni les radios ne fassent tourner de l\u2019easy-listening.Malgré le malaise, le message était passé.Deux ans plus tard, le musicien persiste et signe.La situation a peu changé et, selon lui, « il y aurait encore moyen de faire mieux ».Des émissions comme L\u2019Écuyer, Le Poing J, La Fureur et autres talk-shows peppés continuent d\u2019ignorer nos compositeurs-inter- prètes aux mélodies douces et romantiques.Quant aux rares stations de radio susceptibles de s\u2019intéresser au style, elles préfèrent encore une ballade de Céline Dion ou de Joe Dassin à une compo d\u2019André Gagnon.Dans la région de Montréal, il n\u2019y a guère que CJPX, la radio de Jean-Pierre Coallier, pour diffuser un peu de « semi-classi- que ».Ce n\u2019est pourtant pas faute de nouveautés à faire tourner.Dans les dernières semaines seulement, Richard Abel (Live), François Cousineau (éponyme) et le jeune Karl Hugo (Émotion) ont tous les trois lancé des disques de musique instrumentale.Coïncidence ?Peut-être.Mais où il y a de l\u2019offre, il doit bien y avoir de la demande.La preuve : l\u2019album Pour le plaisir de Richard Abel s\u2019est écoulé à quelque 126 000 exemplaires en 1997, sans aucun appui médiatique, alors que deux autres de ses disques ont été certifiés or.« Quelque part, il y a sûrement quelqu\u2019un qui aime ce genre de musique, observe lucidement le pianiste.Imagine si mes disques tournaient.» Interlude La musique instrumentale n\u2019a pas toujours été négligée.Les Liberace, Paul Mauriat et autres Alain Morisod ont déjà connu leur heure de gloire radiophonique.Frank Mills n\u2019a-t-il pas vendu des millions de disques sur la foi d\u2019une pièce, diffusée sur les ondes d\u2019une station canadienne ?Richard Abel, qui a 20 ans de carrière derrière lui, a même connu un certain succès radio en 1980, grâce à son tout premier 45 tours (Clin d\u2019oeil/Thaïs).Hélas, les temps changent.Victime de sa mauvaise réputation, l\u2019instrumental est aujourd\u2019hui associé à la muzak, aux musiques d\u2019ascenseur, de salles d\u2019attente ou de centre commercial.En témoigne cette petite anecdote : fermant poliment la porte à Richard Abel, un directeur des programmes lui aurait un jour fait comprendre que « si les gens ouvrent la radio et tombent sur un de tes morceaux, ils vont penser que notre station est en réparation.» Question de créneau ?Entre autres.Question de business ?Surtout.Aux dires de Michael Roy, manager de Richard Abel, « les producteurs, les programmateurs de radio, les recherchistes des émissions de télé : tous ces gens ont des restrictions.Ils doivent tenir compte de leur public-cible, de leurs annonceurs.» Et puis, il y a l\u2019épineuse question des quotas.Selon François Cousineau, l\u2019actuelle politique du CRTC est conçue de telle manière qu\u2019elle désavantage gravement les « faiseurs » de musique instrumentale.« Les radios doivent faire tourner 55 % de musique francophone entre six heures du matin et six heures du soir, explique le compositeur.Nos tounes là-dedans ?Elles sont instrumentales, donc pas considérées francophones.Ça fait qu\u2019ils ont arrêté de les faire jouer, c\u2019est aussi simple que ça.» Éventuellement, croit Cousineau, les producteurs d\u2019instrumental devront livrer bataille pour que leur musique, « quand elle est faite au Québec par des musiciens d\u2019ici », soit considérée comme de la création francophone à part entière.Chez CITÉ, on reconnaît que les restrictions du CRTC ont privé la station de quelques pièces intéressantes.Mais s\u2019il faut en croire le directeur musical de la station Jean-Guy Faucher, une nouvelle politique des quotas ne réglerait pas automatiquement le problème : « Il faudrait d\u2019abord voir la qualité du produit.Puis, le présenter à un comité d\u2019audition.Puis, voir s\u2019il est réceptif à ce genre de musique.De toutes façons, on ne peut même pas envisager cette possibilité pour l\u2019instant.» En d\u2019autres mots, traversons le pont quand on sera à la rivière.Intermède Marginaux à leur façon, les compositeurs de musique instrumentale doivent aujourd\u2019hui rivaliser d\u2019ingéniosité pour rejoindre leur public-cible, constitué en majorité de 40 ans et plus.« Plus que jamais, notre diffusion passe par des méthodes de vente non conventionnelles », affirme Michael Roy.Cela inclut notamment l\u2019achat de spots publicitaires ou la réalisation de spéciaux télé « pré- packagés », tel qu\u2019on en présente parfois à la télévision américaine.Dans le même esprit, Richard Abel vient de lancer une cassette vidéo qui met en évidence ses talents de virtuose et d\u2019entertainer.Le concept semble efficace puisque quelques producteurs lui auraient déjà fait d\u2019intéressantes propositions de tournée.L\u2019autre solution bien sûr, passe par l\u2019exportation.On connaît la popularité d\u2019André Gagnon au Japon.Dans son sillon, le jeune Steve Barakatt y a remporté un énorme succès l\u2019an dernier, signant même un contrat de disque avec l\u2019étiquette nippone JVC.« Si les artistes de musique instrumentale ont un avantage, il est là, reconnaît Michael Roy.Sans la barrière de la langue, ils peuvent se permettre de tenter leur chance sur les marchés étrangers.Pour certains, c\u2019est même la seule façon de rentabiliser.» Richard Abel, ajoute le manager, tentera bientôt sa chance en Asie.Après avoir fait le tour du marché québécois, il est grand temps, croit-il, que le pianiste aille se montrer la binette à l\u2019extérieur.Avec un peu de chance, Abel reviendra au Québec couvert de fleurs, le Japon prosterné à ses pieds.Ce jour-là, peut-être qu\u2019on l\u2019invitera à la télé.PHOTO PIERRE McCANN, La Presse © L\u2019Enfant e t le s S or t ilè ge s e n ré pé t it ion : Joë l Gagné , m anipula te ur du Thé â t re S ans Fil, e t un e nfant e ffrayé par un s i gros cha t .Ainsi font, font, font.MARIONNETTES / Suite de la page D1 « Le fait de ne pas avoir de tradition nous enlève un poids sur les épaules, explique Richard Blackburn, directeur artistique du Théâtre de la Dame de Coeur, une troupe qui présente ses productions dans un théâtre de 360 degrés.« Un de nos principes est de toujours aller de l\u2019avant dans l\u2019exploration scénique », confie M.Blackburn qui admet que les artistes du Québec sont particulièrement bons en marionnettes.André Laliberté est d\u2019accord.« Au début, tout ce que nous connaissions, c\u2019était Pépinot et Capucine », dit-il, se réclamant lui- même de la génération de la Boîte à surprises.« Les possibilités avec la marionnette sont illimitées », ajoute ce passionné de théâtre pour enfants qui éprouve le même plaisir à jouer à Broadway ou à Percé.« L\u2019important, dit-il, c\u2019est de laisser des marques ici.» L\u2019Association québécoise des marionnettistes compte une centaine de membres dont une trentaine de compagnies ; là-dessus, environ six ou sept font de la marionnette pour adultes.Le très original Théâtre Pupulus Mordicus fait partie de cette catégorie.« C\u2019est connu à travers le monde : le Québec est très dynamique », dit Pierre Robitaille, directeur artistique de la troupe située à Québec.Robitaille décrit son travail comme du théâtre AVEC des marionnettes et non du théâtre DE marionnettes, puisque le marionnettiste est aussi un comédien.Le Théâtre Pupulus Mordicus sera de passage à Montréal en février avec sa deuxième production : Les Enro- bantes, cabaret décolleté pour psychanalyste plongeant, une pièce qui parle de Freud et de son impuissance ! La compagnie travaille actuellement sur une adaptation « très, très, très libre » d\u2019une nouvelle d\u2019Edgar Allan Poe.Des exemples de compagnies québécoises qui brillent par leur originalité, il y en a plein.Après sa version de Candide de Voltaire et du Mahâbhârata, Antoine Laprise et son éclaté Théâtre du Sous-Marin Jaune s\u2019attaque à une adaptation de.la Bible ! Quant au prestigieux Théâtre Sans Fil, il continue d\u2019avoir des idées de grandeur.La troupe est en répétition pour un spectacle à grand déploiement qui sera présenté à la fin du mois sur la scène du Centre Molson.Un rêve que caressait depuis longtemps André Viens, fondateur et directeur général du TSF : réunir sur une même scène ses marionnettes géantes et un orchestre symphonique.La première se fera avec l\u2019OSM et Charles Dutoit, mais la troupe prévoit déjà une tournée en France, en Belgique et en Suisse.Pour le moment, les répétitions vont bon train.Les manipulateurs du théâtre en sont à marier parfaitement leurs mouvements avec ceux des pièces de Ravel : Boléro et L\u2019Enfant et les Sortilèges.André Viens nous assure que Ravel pensait probablement au Théâtre Sans Fil lorsqu\u2019il a composé L\u2019Enfant et les Sortilèges ! Lui aussi est fébrile.D\u2019autant plus qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019erreur possible : le Théâtre Sans Fil et l\u2019OSM seront sur scène un soir seulement, le vendredi 22 octobre.Quelqu\u2019un croit-il encore que les marionnettes n\u2019existent que pour les enfants ?LE JARDIN DE BABEL, du Théâtre de l\u2019Oeil, à la Maison Théâtre jusqu\u2019au 24 octobre.Info : (514) 288-7211.L\u2019OSM BRANCHÉ : RAVEL, au Théâtre du Centre Molson, le vendredi 22 octobre.Info : réseau Admission, (514) 790-1245.PHOTO RÉMI LEMÉE, La Presse © Com pos ite ur de m us ique ins t rum e nta le , Richard Abe l e s t un m argina l à s a façon , m algré s on s uccè s popula ire .«Que lque par t , il y a s ûre m e nt que lqu\u2019un qui a im e ce ge nre de m us ique .Im agine s i m e s dis que s tourna ie n t .» 2 7 8 8 7 5 8 2785303 2 7 8 7 9 2 3 6LP0401D1002 D 4 Samedi Arts 6LP0401D1002 ZALLCALL 67 01:00:19 10/02/99 B D 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 2 OCTOBRE 1999 Théâtre Poissant et Billette: un Crime prémédité Serge Postigo: la vedette, l\u2019artiste et.l\u2019humoriste L\u2019HUMORIS TE / Suite de la page D1 Puis, poursuit Serge Postigo \u2014 décidément, il ne perd pas plus ses lignes quand il est sur scène que le fil de ses idées quand il accorde une entrevue ! \u2014, la pièce est signée Claude Champagne.« J\u2019ai fait l\u2019École en même temps que lui.Notre spectacle de finissants s\u2019intitulait Le Combat du siècle.Il en était l\u2019auteur et Fernand, le metteur en scène.» Ensuite, La Licorne : il y a trois ans, le comédien a été de l\u2019aventure d\u2019Addolorata de Marco Micone.« J\u2019ai tellement trippé ! » lance-t-il spontanément.Et finalement, à la lecture de L\u2019Humoriste, il a été happé par le sujet de la pièce.Qui, précise-t-il, ne fait pas le procès de l\u2019humour.Ne juge pas la place que prend l\u2019humour \u2014 ou la place qu\u2019on lui donne ?\u2014 sur la carte culturelle du Québec.Claude Champagne a choisi un humoriste parce que les humoristes sont les vedettes de l\u2019heure.« L\u2019humour a envahi les nouvelles, les journaux, les chroniques », fait remarquer Fernand Rainville.Si ç\u2019avait été le cinéma, la chanson ou la danse, la pièce se serait probablement intitulée Le Cinéaste, Le Chansonnier ou Le Danseur.Parce que l\u2019art n\u2019est, dans ce contexte, qu\u2019un prétexte à réflexion.« Ce texte-là pose des questions que se posent tous les artistes et tous ceux qui gravitent autour des artistes \u2014 gérants, producteurs, journalistes.souligne Serge Pos- tigo.\u2018 Pourquoi est-ce que je fais ça ?D\u2019accord, je divertis les gens et le divertissement est important.Mais, fondamentalement, du point de vue humain, nécessité et survie, à quoi je sers ?\u2019 Ces questions-là hantent Pierre.» Pierre, c\u2019est Pierre Chouinard, humoriste.Qui, à quelques minutes d\u2019entrer en scène, remet tout en cause.Son métier, son rôle d\u2019artiste.« La place qu\u2019il occupe, la place qu\u2019on lui donne, la place qu\u2019il mérite », poursuit le comédien.Interviennent alors le technicien du spectacle (incarné par Yvon Roy) et, surtout, le gérant de l\u2019humoriste.Autrefois, son ami.Un rôle que tient.Fernand Rainville \u2014 qui se met en scène pour la première fois.« Je comprends à quel point je suis exigeant avec les acteurs ! » pouffe-t-il.Mais il ne pouvait (se) refuser cette expérience : L\u2019Humoriste lui permet d\u2019explorer de l\u2019intérieur le jeu réaliste et le sentiment d\u2019urgence qu\u2019il aime tant mettre en scène.Bref, Allain Roy, son assistant, met les bouchées doubles : « Il est au courant de ce que je souhaite.et voit à ce que nous y arrivions », fait Fernand Rainville qui, sorti de l\u2019École depuis 15 ans, vit de « ce métier » depuis 10 ans.Et lui aussi se demande parfois ce qu\u2019il fait à bord de cette galère.Quant aux réponses.« Celles de l\u2019humoriste et celles du gérant sont diamétralement opposées.Au public de faire ses choix à travers leurs idées qui, en se confrontant, dressent un beau portrait de ce que sont les forces vives, les dynamiques de la culture, de l\u2019industrie », indique-t-il.Une opposition, donc.Parce que Pierre voulait être un artiste mais qu\u2019il est devenu une vedette.pour le plus grand bonheur de son gérant \u2014 lequel voulait être gérant de S e rge P os t igo vedette, pas d\u2019artiste.« Car un artiste, ça ne fait pas d\u2019argent », note Serge Pos- tigo.C\u2019est la vedette ou l\u2019artiste, là, tout de suite, qui parle ?Il sourit, énigmatique : « Disons que je n\u2019ai pas étudié en Vedette 101.» Et s\u2019il s\u2019est bien sûr déjà posé les questions que se pose l\u2019humoriste de la pièce \u2014 « Qui n\u2019est jamais passé par là, dans le milieu ?! » \u2014, ses réponses à lui ne sont pas toujours celles de son personnage.Peut-être, parfois.Mais peut-être sortent-elles, aussi, de temps en temps, de la bouche du « gérant ».Simplement parce que Serge Pos- tigo n\u2019est pas Pierre Chouinard : « Il est plus mou que moi.Pierre avait un but et il a fait ce qu\u2019il a fait pour l\u2019atteindre.Moi, je n\u2019ai pas de but.Mais j\u2019ai une façon de faire le métier, une façon à laquelle je ne déroge pas.» Ainsi, le métier, justement, est une chose.Qui occupe une place X dans sa vie.DANS sa vie.Mais pas SA vie.Pas toute.Car SA vie, elle est à lui.Les médias, par exemple, n\u2019y ont pas de place.Il a placé des barrières.Et tient à ce qu\u2019elles soient respectées.Son entourage y voit.D\u2019autant plus que ces derniers temps, qu\u2019il le veuille ou non, Serge Postigo est devenu une vedette.Ce qui ne veut pas dire qu\u2019il ait enterré l\u2019artiste.L\u2019HUMORISTE, de Claude Champagne, mis en scène par Fernand Rainville.À La Licorne du 5 au 30 octobre.S ONIA S ARFATI On pourrait croire, en les croisant, que Claude Poissant a pris Geneviève Billette sous son aile \u2014 et, le temps d\u2019une averse, sous son parapluie.Elle, si menue et à peu près inconnue.Lui, si immense et si.si Claude Poissant, quoi ! Il suffit de leur parler quelques minutes pour comprendre qu\u2019il n\u2019en est rien.Que la jeune femme possède l\u2019assurance qu\u2019il faut pour mener son bateau comme une grande fille et pour se réjouir \u2014 sans y voir l\u2019ombre d\u2019une ombre \u2014 d\u2019avoir capitaine d\u2019aussi grande compétence à sa barre.Ensemble, elle aux mots, lui à la mise en scène, ils présenteront Crime contre l\u2019humanité, à compter du 5 octobre à la salle 2 de l\u2019Espace Go.En d\u2019autres termes, ils inaugureront la carrière publique de la salle de répétition du théâtre.Une salle de 80 places, intime.« Qui convient bien à la création, au démarrage de quelque chose », croit Claude Poissant.Impossible de le contredire là- dessus : il est membre fondateur du Théâtre Petit à Petit \u2014 aujour- d\u2019hui le PàP, dont il est maintenant le directeur général et artistique \u2014 qui, en 22 années d\u2019existence, a produit quelque 45 créations.Donnant la parole à de jeunes auteurs, leur permettant de travailler dans un cadre qui peut les inspirer.« en autant qu\u2019un cadre puisse être inspirant », rigole Claude Poissant.Des textes signés de noms inconnus, il en a donc lu des centaines.Celui de Geneviève Billette lui a plu par son style, son ton, qui n\u2019est « ni de la bande dessinée ni du Kafka.mais du Billette ».Avec ce style et sur ce ton si particuliers, la jeune dramaturge s\u2019est penchée sur le cas d\u2019un puissant industriel qui convoite le terrain adjacent à son usine.Mais avant de vendre, le propriétaire du terrain négocie.Une négociation étrange, qui risque de faire éclater l\u2019univers familial et professionnel de l\u2019industriel.Comme si les règles du jeu qu\u2019il dirige depuis toujours, soudain, étaient changées.« L\u2019impulsion de départ m\u2019est venue un été.À force d\u2019écouter les nouvelles, je me suis aperçu qu\u2019une pensée unique, axée sur la raison économique, était partout.Sans opposition aucune », explique Geneviève Billette, bachelière en études française et diplômée en écriture dramatique de l\u2019École nationale de théâtre.Elle a aussi pris conscience de ce qu\u2019un tel système exigeait en sacrifices.Sacrifiées, la précision du langage et de la pensée.Sacrifiées, l\u2019inventivité, la découverte, la curiosité.Sacrifiés, les idées et le sens.Cela, sur l\u2019autel de l\u2019économie, du pouvoir.Résultat : Crime contre l\u2019humanité.Variation sur un sujet de prime abord pas très olé olé, non ?Faut pas s\u2019y fier, affirme Claude Poissant : « C\u2019est la qualité des pièces insolites, répond Claude Poissant.Elles ont un bon ancrage réaliste.Mais quand elles décollent, elles ne décollent pas à moitié.Moi, par exemple, j\u2019ai besoin d\u2019une tasse de café et d\u2019une cuillère.Après, on peut me réciter du Gauvreau ! » Le concret servant de carburant au flyé, donc.Et puis, il y a la manière.Les mots.Selon Claude Poissant, ceux de Geneviève Billette sont des armes : « Elle décortique le mot \u2018 pouvoir \u2019, elle fait une réflexion, couche après couche, sur ce qui attire l\u2019être humain dans le pouvoir, sur ce qu\u2019il est prêt à faire pour l\u2019avoir, sur les émotions qu\u2019il doit mettre de côté pour le toucher.Et le plus merveilleux, c\u2019est que Geneviève raconte cela sur le mode de la comédie, une comédie noire et sarcastique, mais une comédie quand même.Écrite avec une acuité et une intelligence qui n\u2019ont rien d\u2019instinctifs.» Bref, un Crime prémédité.« Mais, même si c\u2019est très écrit, ça appelle beaucoup d\u2019action.Ce n\u2019est pas qu\u2019un échange d\u2019idées.Le corps est partout, là-dedans », ajoute ici Geneviève Billette, comme étonnée par ce qu\u2019elle a découvert en répétition.En observant le travail de Chantal Baril, Patrice Coquereau, Normand D\u2019Amour, Julie Perreault et Michel Perron.Un moment qu\u2019elle compare à un relais.Comme en athlétisme.Ainsi, elle écrit parce qu\u2019elle voit là « un espace de liberté, de pouvoir » (tiens, tiens.) où présenter l\u2019être humain sous de nouvelles formes.Mais son écriture, elle la destine à la scène parce que, « supportée par des êtres vivants, son impact est plus grand ».Elle avait donc hâte que Claude Poissant, que des acteurs prennent le relais.« J\u2019ai envie de faire confiance », conclut-elle.Entre telles mains, elle peut sûrement.CRIME CONTRE L\u2019HUMANITÉ, de Geneviève Billette, mis en scène par Claude Poissant.À L\u2019Espace Go du 5 octobre au 6 novembre.PHOTO ARMAND TROTTIER, La Presse © On pourra it c ro ire que Claude P ois s ant a pr is Ge ne viè ve Bille t te s ous s on a ile \u2014 e t , le te m ps d\u2019une ave rs e , s ous s on parap lu ie .King Gillette est mort! S UZANNE COLP RON Devant la désaffection du public, l\u2019Espace Go a décidé de retirer de l\u2019affiche la pièce King après la représentation d\u2019aujourd\u2019hui.La critique a été particulièrement sévère à l\u2019endroit de la production du français Michel Vinaver, mise en scène par Alice Ronfard, sur l\u2019histoire de King C.Gillette, l\u2019inventeur du rasoir à lames jetables.« Un exercice sans âme ni chair », a-t-on écrit.« Comme les rasoirs conçus par Gillette sont faits pour être jetés, cette création ne figure pas au nombre de celles qui resteront dans les mémoires ».Résultat : soir après soir, depuis le début des représentations de King, le 22 septembre, la salle se vidait de ses occupants à l\u2019entracte.Selon la directrice du théâtre, Ginette Noiseux, le retrait de la pièce va entraîner des pertes de 35 000 $.L\u2019Espace Go ne compte que sur 10 % d\u2019abonnés, ce qui l\u2019oblige à miser sur la vente de billets pour assurer la rentabilité des pièces programmées.Or, dans le cas de King, cette vente était bien insuffisante.La vie de King s\u2019achèvera donc après dix des 22 représentations prévues.2 7 8 9 1 0 3 2 7 8 9 7 8 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 2 OCTOBRE 1999 D5 tt An ; Tes ¥ Æ L'histoire d\u2019un exclu > AN Le Groupe \u2018 \u20ac IVANHOE présentent ; 2 qui réve du bonheur ordinaire.PUF l'Orchestre symphonique de Laval Le piano er Mozart :: 2 3 Chef : : Jean- -Frangois Rivest Soliste : Alain Lefévre, piano Mozart Der Schauspieldirektor, ouverture ~ { Concerto pour piano et orchestre n°23, ;\u2018 aura-Un cancer.7 vent Tage ae 15 ne, À * LEUCAN : 5: \u2026 vitat en aide à ces enfagte Symphonie n°41, Jupiter» Le) Le mercredi 6 octobre 1999 à 20 h Église du Bon-Pasteur ax Rue Dussault, entre les boulevards des Prairies et Cartier, Laval- -des-Rapiges.pi alt Rn QE l\u2019Orchestre symphonique de Montréal présente nillerterie : (450) 667-2040 1NfoRMATION : (450) 978-3666 _ #.LES GRANDS CONCERTS LD RUE £ A etait OTE Dames ez Szymanowski Mardi 12 et mercredi 13 octobre 1999,20 h Invitation aux détenteurs de billet Charles Dutoit, chef Chœur de l'OSM Ces deux concerts seront Wojtek Drabowiæ, baryton Chœur de l\u2019école FACE précédés d'une conférence Zofia Kilanowicz,soprano Les Petits Chanteurs du Mont-Royal animée par Paul Cadrin, Ludovit Ludha, ténor lwan Edwards, chef de chœur docteur en musicologie, Piotr Kusiewiaz, ténor professeur à l'université Robert Gierlach, basse Szymanowski, Stabat Mater Laval et éminent spécialiste i DAY PES Jadwiga Rappé, alto Szymanowski, Le Roi Roger de Szymanowski, ; ery : MON TL LR au Piano Nobile de la 3 2 # o_o x Place des Arts à 18 h 30.; E! 1rée du 1 irée du 13 ° CSM commanditée par commanditée par Un dîner léger sera proposé DERNIÈRE CHANCE ! QRCHESTRE TOURISME sur place pour 15, Much: (Montre | À ps 6 DERNIÈRES REPRÉSENTA Beror\u2014 SUN MAL RK j of , OCTOBRE 866- -8668 Salle Wilfrid-Pelletier Billets: OSM 842-9951 8 JUSQUIAUO LE ens alle r elletier : : - ; i a 2 Fo Place des Arts iNets : Place des 342-9951 == g de TE art ET TA dtu 1 Sh iam [DU 28 SEPTEMBRE AU 23 OCTOBRE 1999 Traduction: Antonine Millet Mise en soème: FrançoiseFaucher * Avec Guy à Nadon; isabelle Blais; Monique Lépaue, Raymond Legale gp \u201cFrançois Tassé, Perrette Souplex, Gabrielle Mathieu, Marie-José Normand, Jacques Baril, Jean-Marie Moncelet, Marcel Girard, Danielle Leduc et Louise Caron.| Assistance à la miseen scène: Sue Turmel, Conceptenrs: Catherine Granche, François Barbeau, Michel Beaulieu, Catherine Gadouss, Lucie Langlois.j (514) 844-1793 www.rldeauvert.ge.ca 4654, 0 Sein Devt - Miso Lonrier Service de garderie le samedi et le dimanche en matinée eur réservation seulement.% ; ° Es 2e A 8-55 Ho eu . 6LP0602D1002 D 6 samedi Aa rgh 6LP0602D1002 ZALLCALL 67 01:08:46 10/02/99 B Festival international de nouvelle danse D 6 R LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 2 OCTOBRE 1999 Pur éclat de vie Howie B.fait sur mesure pour O-Zone FRÉDÉRIQUE DOYON collaboration spéciale Quand la musique s\u2019est arrêtée et que les danseurs se sont retirés du centre de la sène comme une vague, c\u2019est une salle comble qui s\u2019est levée comme un seul homme pour applaudir.Et pour cause, Drumming, de la compagnie belge Rosas, n\u2019appelle aucune demi-mesure.C\u2019est une oeuvre qui oscille constamment entre deux pôles : surchargée de lignes gestuelles mais épurée par leur répétition, froide et étrangement sensuelle, hypnoti- sante et enivrante.Ainsi doit-elle laisser ses spectateurs, abrutis par la surdose, ou enlevés par la richesse de sa démesure.Commandée par la musique de Steve Reich qui porte le même nom que l\u2019oeuvre chorégraphiée, la danse en est aussi farouchement indépendante.La rythmique des percussions qui tour à tour se complexifie et se simplifie semble guider l\u2019enfilade de ce qu\u2019on peine à nommer solos, trios, ou quintettes.Quand un seul rythme bat la mesure, une seule danseuse lui fait écho, mais les autres danseurs sont toujours là, en marche ou en attente, légèrement en retrait sur les côtés de la scène et pourtant bien présents.Quand la musique se charge, les corps se croisent, s\u2019entrecroisent et se décroisent.Mais soudain, la symbiose avec la musique n\u2019est plus qu\u2019apparente.Comme une boutade, les corps choisissent leur propre rythme, celui de l\u2019émotion qui les anime.Le rythme est alors impulsion donnée par un déhanchement, une tête qui s\u2019incline, une jambe qui se recroqueville, et qui passe d\u2019un bout à l\u2019autre du corps.Puis, une autre symbiose s\u2019installe, celle qui constitue le fondement, la force de la danse mais qui est pourtant souvent évacuée par les tendances contemporaines : la symbiose des corps qui se fondent en un seul mouvement.Douze corps qui évoluent à l\u2019unisson alors que la musique se fait polyphonique.Douze danseurs qui d\u2019un seul geste, d\u2019une lenteur exquise et paradoxale, se suspendent sur la pointe des pieds, laissant courir la musique derrière eux.Dans l\u2019entrechat imprévisible et pourtant extrêmement organisé des danseurs, l\u2019oeuvre qui s\u2019annonçait d\u2019une rigueur quasi mathématique devient délicieusement ludique.Cet amalgame se reflète dans la scénographie.Les cylindres géants, couchés d\u2019un côté de la scène, évoquent la géométrie et la pureté dans leur immobilisme.Pourtant, c\u2019est en roulant qu\u2019ils mettent fin à la pièce.Drumming est une oeuvre comme la vie, qui commence et finit par une surprise et qui, malgré tout l\u2019ordre qu\u2019on croit y mettre, n\u2019est guère plus que le jeu d\u2019éternelles combinaisons à construire, dé- construire et reconstruire.Mais il faut savoir y goûter.À voir ce soir, au Monument-National.ALAIN BRUNET Quel rôle préfère Howie B.?DJ ?Producteur ?Remixeur ?Compositeur ?« All of them », répond le Britannique sans hésitation aucune.« J\u2019aime ouvrir les portes, je n\u2019aime pas les fermer.Chaque dimension, chaque expérience, peut faire grandir un créateur.» Certes l\u2019un des plus célèbres musiciens de l\u2019ère numérique, Howard Bernstein a le verbe facile.Aucun excès d\u2019ego n\u2019est identifiable au bout du fil, aucune préciosité dans le ton, la porte est bel et bien ouverte.Accent écossais, timbre métallique mais chaud, ricanements sereins : ce type est éminemment sympathique.Ainsi donc, Howie B.a répondu à l\u2019appel du Festival international de nouvelle danse afin de spinner à l\u2019occasion du happening O-Zone, prévu samedi prochain (9 octobre) au rutilant Complexe Ex-Centris.C\u2019est dire que l\u2019avant-garde culturelle dite sérieuse s\u2019inspire des pratiques issues de la club culture, désormais incontournables.Si la danse contemporaine s\u2019annonce la discipline dominante de cette nuit O- Zone (qui décollera dès 21 h), y seront aussi convoqués des VJ d\u2019art (Louis Veil- lette et Russell Vaz), le collectif anglais Bad Ass Ballerina Ensemble (BABE fait dans la danse contemporaine, le hip-hop et vidéo-art), sans compter des performers (Massimo Guerrera, notamment) ainsi qu\u2019une horde de break dancers (Tactical Crew).À 23 h 30, donc, Howie B.accompagnera les improvisations (soigneusement planifiées, assure-t-on) des chorégraphes et danseurs Emmanuel Jouthe, Tony Chong, Estelle Clareton, Sara Hanley, Mathilde Monnard et Dominique Porte.Après quoi le DJ « spinnera » en soliloque à compter de 00 h 30.« Environ deux fois par mois, je participe à de tels événements, indique l\u2019interviewé.J\u2019en ai fait quelques-uns en Hollande, d\u2019autres au Japon, certains en Islande, plusieurs en Angleterre.J\u2019aime ces soirée d\u2019enchevêtrements, mixed up things.« J\u2019ai choisi de jouer à la soirée O-Zone, car elle me semble très intéressante.Et surtout parce qu\u2019on m\u2019y a offert un pont d\u2019or (rires) ! Bien sûr, c\u2019est une blague.Pour être franc, ce que j\u2019ai lu au sujet de ce festival m\u2019a convaincu.Au fait, y a-t-il un bon système de son ?» On lui répond que le Complexe Ex-Centris et ses locataires ne manquent probablement pas de cash.Howie B.est fait sur mesure pour ce type d\u2019événement, car il est parmi ces rares artistes reconnus à la fois par la pop culture (en raison de ses implications auprès de U2, Robbie Robertson, Ry Coo- der, Soul II Soul, Tricky ou Björk avec qui il a frayé un moment) et les protagonistes de la culture avec un grand C \u2014 il a notamment remixé Steve Reich, travaillé avec Wim Wenders.Son rayonnement est relativement comparable à ce que furent ceux de Brian Eno ou David Byrne, une génération plus tôt.Avec notre interlocuteur, on sera tout de même tenté de faire l\u2019avocat du diable.Suggérons à Howie B.que les artistes de l\u2019ère numérique font preuve d\u2019imagination en maîtrisant les références musicales, mais pas la musique en tant que telle \u2014 parce qu\u2019incapables de coucher des notes sur une partition.« Faux ! » rétorque le musicien, visiblement agacé.« Mon but n\u2019est pas de dompter des machines, mais bien de faire de la musique.L\u2019objet ultime des artistes de la culture numérique est le même que tous les compositeurs des époques précédentes : s\u2019exprimer.Nous procédons différemment, voilà tout.» Pour Howie B., en déduit-on, s\u2019investir dans la lutherie numérique implique une coupure radicale avec les anciennes méthodes de création musicale.Inutile d\u2019ajouter que la période la plus excitante de création doit forcément être celle que nous traversons, d\u2019où cette relative ignorance de vieilles pratiques composition- nelles.S\u2019il travaille régulièrement avec des artistes férus de « vrais » instruments, Ho- wie B.refuse de présenter sa propre musique dans un contexte traditionnel.« Adapter la culture électronique aux instruments acoustiques ou électriques dilue le propos au lieu de l\u2019étoffer.Généralement, ça donne de la merde », tran- che-t-il.Et la relation physique avec l\u2019instrument ?Et la virtuosité ?Valeurs révolues ?« Je vis ça autrement.Il m\u2019arrive, par exemple, de prendre des séquences imaginées en studio et les jouer live.Ainsi, je déconstruis en temps réel ce que j\u2019ai construit en studio.Voilà ma façon d\u2019imaginer la performance vivante.Lorsque j\u2019adopte le pseudonyme Daddylonglegs, par exemple, cela donne des performances excitantes.» Indépendant jusqu\u2019au bout des ongles, initiateur du label Pussy Foot dont il mène les destinées (le catalogue comprend entre autres ses deux derniers disques, l\u2019éthéré Snatch et le carrément érotique Suck and See), Howie B.est devenu célèbre après avoir côtoyé les pop stars.Ses expériences les plus concluantes ?« J\u2019ai beaucoup aimé travaillé auprès de grands conteurs d\u2019histoires, avec Ry Cooder et Robbie Robertson par exemple.Je garde un excellent souvenir du travail effectué aux côtés de Bono dans le cadre de la création de l\u2019album Pop.J\u2019y ai vécu tout le processus de création d\u2019une chanson, en plus de voyager à travers le monde.Ce fut magique.» Ces jours-ci, Howie B.dit travailler avec des chanteurs.dont les Rita Mit- souko ! La musique d\u2019un film allemand est aussi en préparation.\u2014 Et la soirée de samedi prochain ?\u2014 Jazzy, funky, dub, tribale, rapide, lente.Je ne sais.Tout dépendra de ce qui s\u2019y passera.\u2014 Une tendance vous intéresse davantage sur la planète électronica, Howie B ?\u2014 Aucune en particulier.Je change constamment.HOWIE B se produira dans le cadre de la soirée O- Zone, organisée par le Festival international de nouvelle danse, samedi prochain, 21 h, au Complexe Ex-Centris.Billetterie : 990-3031.Howie B.2 7 8 6 7 6 6 AUJOURD\u2019HUI 9 h à 16 h 30 Colloque Danse : Langage propre et métissage culturel.Salle Claude-Jutra de la Cinémathèque.12 h Rencontre avec Anne Teresa De Keersmaeker.Cinémathèque québécoise.17 h 30 Programme partagé Ruth Cansfield (Canada) : Conflict, Beat Speak et Navigating Space.Mirjam Bos (Pays-Bas): X.Espace Tangente de l\u2019Agora de la danse.19h Tchétché (Côte d\u2019Ivoire).Maison de la culture Frontenac.Entrée libre.20 h 30 Rosas - Anne Teresa De Keersmaeker (Belgique).Drumming (première nord-américaine).Salle Ludger-Duvernay du Monument-National.23 h Compagnie Danse Nyata Nyata - Zab Maboungou.Incantation.Théâtre du Maurier du Monument-National.2787992 2789332 6LP0701D1002 G12 meteo 6LP0701D1002 ZALLCALL 67 01:07:14 10/02/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 2 OCTOBRE 1999 D 7 2790087 2 7 9 0 6 5 5 2 7 9 0 8 1 4 2 7 8 7 7 6 0 2 7 8 5 9 9 8 2790722 6LP0801D1002 D 8 Samedi Arts 6LP0801D1002 ZALLCALL 67 01:01:35 10/02/99 B D 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 2 OCTOBRE 1999 Disques EN BREF Tête dure et yeux de velours Vie ux couple , nouve lle pop ?Lorsque Everything But The Girl a lancé son premier disque en 1984, une frange de jeunes artistes anglais, Paul Weller en tête, était à redécouvrir jazz, R&B ou soul, et ainsi exploiter ces références comme matériaux privilégiés d\u2019une pop sophistiquée.Les années ont passé, les artistes de cette génération sont disparus pour la plupart et le tandem formé de Tracy Thorn et Ben Watt a duré.Cette pop jazzy soul a passé l\u2019épreuve du temps parce qu\u2019elle s\u2019est parfaitement adaptée aux tendances les plus pointues, sans laisser la moindre impression d\u2019opportunisme.En 1996, l\u2019excellent Walkin\u2019 Wounded laissait présager un nouveau cycle de composition, Temperamental confirme cette intuition.Les influences de la club culture sont plus présentes que jamais, mais aucune tendance ne domine l\u2019approche de EBTG, encore mâtinée de jazz et de urban soul.Voilà de la grande pop, un tantinet éthérée, mystérieuse cohabitation de groove et d\u2019indolence.?TEMPERAMENTAL Everything But The Girl Atlantic/Warner Alain Brunet À la bonne é cole ?Jordon Zadorozny, chanteur, guitariste et leader de Blinker The Star, est allé à la bonne école.En écoutant ce compact du trio jadis montréalais, on réalise que Zadorozny, bien qu\u2019il n\u2019invente rien, possède cette facilité à pondre des refrains canons, à allier pop et intelligence au pied de la lettre.Parfaitement fondue dans une réalisation monstre \u2014 une version contemporaine du Wall Of Sound de Phil Spector, rien de moins ! \u2014 la pop de Blinker The Star n\u2019a rien à envier aux productions britanniques qui mènent d\u2019ordinaire ce champ d\u2019intérêt.Pour Zadorozny et Blinker, l\u2019avenir s\u2019annonce radieux.?AUGUST EVERYWHERE Blinker The Star Dreamworks Richard Labbé L\u2019or ig ina l ?On peut accuser Dick Annegarn d\u2019écrire des chansons étranges, pas commodes pour les oreilles non averties.On peut s\u2019étonner que ce grand Hollandais chante en français depuis 25 ans, ce qui donne de drôles de textes à la syntaxe pas toujours nette.On peut trouver qu\u2019il a un accent ; une poésie indéchiffrable ; une façon unique de chanter (d\u2019une voix trrès prrrofonde) le folk, le blues ou le tango.Mais donnons-lui ceci : aucun chanteur « français » ne ressemble à cet original de 46 ans, sur qui les modes, le manque d\u2019inspiration et la tentation commerciale ne semblent pas avoir de prise.Détail : sur son quinzième album, Annegarn accueille le cornettiste Olu Dara et le guitariste (de Tom Waits, entre autres) Marc Ribot.Unique.?ADIEU VERDURE Dick Annegarn Tôt ou Tard/Warner Jean-Christophe Laurence Douce fo lie ?De ce côté du globe, on connaît bien peu Gomez, le groupe britannique qui a décroché le précieux Mercury Prize avec son premier Bring It On l\u2019an passé.Liquid Skin, le deuxième CD du groupe, ne va pas flirter avec Ricky Martin sur les palmarès, mais son contenu, imprévisible au possible, a de quoi étonner.Avec Gomez, les règles de la pop prennent la porte, et rien ne va plus : changements de tempo sans crier gare, effets sonores d\u2019un autre monde, douce folie à peine contrôlée.et un charme pop toujours bien planté en filigrane.Il n\u2019est jamais facile de suivre un groupe qui ne sait pas où il va, mais lorsque la course est terminée, on récupère le sourire aux lèvres.?LIQUID SKIN Gomez Hut/Virgin Richard Labbé Hip-hop e n quê te d\u2019iné dit ?C\u2019était écrit dans le ciel, le hip-hop, gangsta ou pas gangsta, deviendrait commercial à outrance, prévisible ad nauseam.Une minorité d\u2019artistes rap poursuivrait la quête vers l\u2019inédit.En voici quelques-uns : sous la bannière rap is still an art, des mc\u2019s connus (Kool Keith, Flavor Flav, Killah Priest, Ramm Ell Zee) et moins connus (Breeze, Queen Heroine, Jim Kelly, etc.) ont participé à la confection de 17 titres supervisés par le vétéran bassiste, producteur et compositeur Bill Laswell.Il est rare d\u2019assister à une telle élévation du niveau de la rhétorique hip-hop sans qu\u2019on en dilue l\u2019engagement, que l\u2019on plonge la rime rappeuse dans un fluide aussi atypique.Quelques incursions trip-hop figurent au programme, ce qui ne gâche rien.Et, surtout, on n\u2019adapte pas de vieilles rengaines pop pour escalader les palmarès.?1?2 ITONARUMORI Material Axiom / Palm Pictures / Rykodisc Alain Brunet Big be a t .re p t ilie n ?Les amateurs de fréquences synthétiques le savent, Leftfield a mis au point un hybride explosif de dub, house, soul, reggae, techno, breakbeat et musique tribale africaine.Leftism, premier disque du tandem lancé en 1995, mêlait le chant gothique de Toni Halli- day, du toaster reggae Earl Sixteen et plus encore.Après un long intermède, le duo formé de Neil Barnes et Paul Daley reprend du service avec Rhythm & Stealth.Les invités y ont été triés sur le volet, à commencer par le mythique DJ Afrika Bambaata ainsi que Nicole Willis, une ancienne collaboratrice de Curtis Mayfield.La démarche de Rhythm & Stealth est plus ou moins proche de Leftism, désormais considéré comme un classique de la musique électronique.Cette musique est simple d\u2019accès, bellement spatialisée par de minitieux artisans de studio.La carrure de ces rythmes reptiliens laisse beaucoup d\u2019espace à la voix (mélodies, incantations, rap) et aux sons de synthèse, ce qui confère à cet album des propriétés quasi hypnotiques.?1?2 RHYTHM AND STEALTH Leftfield Higher Ground / Sony Alain Brunet S wingue r la com panie ?Les pieds bien plantés dans les bonnes terres de la musique traditionnelle, les gars et filles de Barachois savent faire swinguer la compagnie, pour emprunter un vieux cliché bien de chez nous.Avec ses violons de feu, ses tapements de pieds et sa bonne humeur contagieuse, ce quatuor des Maritimes nous offre une sauce folklorique dont on ne se lasse pas.Le charme opère, le rythme intègre nos semelles en moins de deux.Que demander de plus ?1?2 ENCORE ! Barachois RDR Music Group/House Party Productions Richard Labbé Re s pe c t ?Malgré une pochette cheapo digne d\u2019un Dollarama, le premier album en français des Respectables est d\u2019assez bonne qualité merci.Établi à Montréal, le groupe de Québec avait failli décrocher le gros lot il y a cinq ans, avec un disque en anglais de calibre (presque) international.Cinq ans et un long silence plus tard, le quatuor revient avec une image plus proprette (exit, les manteaux de cuir et les cheveux longs) et une saine envie de pogner.Le son est plus pop, mais le groupe n\u2019a pas perdu son sens de la feel good music.Entre rock classique, reggae cool et super mélodies pop, les Respectables se sont même permis d\u2019inviter Éric Lapointe et France d\u2019Amour au party.Bon, tout n\u2019est pas d\u2019égale qualité.Holà décadence me rappelle un peu trop Isabelle de Jean Leloup.L\u2019argent fait le bonheur est loin d\u2019être une toune mémorable.Mais que je sois (con)damné si Amalgame, Sophie, C\u2019est Extra ou Plaisir ne passent pas à la radio.Enfin le succès ?1?2 $=BONHEUR Les Respectables Passeport/Sélect Jean-Christophe Laurence Voix be lle e t .s urproduite ?L\u2019Europe francophone joue une fois de plus son rôle de terre d\u2019accueil en faisant une place de choix à une chanteuse étrangère au sein de sa pop business.L\u2019Israélienne Nourith a épaté la galerie aux FrancoFolies de La Rochelle, dit-on de l\u2019autre côté de la grande flaque.On est tombé sous le charme de cette voix cristalline, haut perchée, qui puise parfois dans des réserves insoupçonnées de puissance.Les thématiques de Kôl Yishama sont humanistes, pacifistes, patrimoniales, les rimes (majoritairement chantées en hébreu) sont ciselées avec soin, sans plus.Les arrangements sont pop, puisent dans l\u2019héritage moyen-oriental.Même si léché au possible, ce disque est un peu trop prévisible (voire occidental) au plan de la production.?KÔL YISHAMA Nourith Polydor / Universal Alain Brunet Rock s ans âm e ?Hors de Soundgarden, le salut ?Dans le cas de Chris Cornell, jadis chanteur dudit groupe de Seattle, la réponse n\u2019est pas évidente.Maintenant seul, Cornell met l\u2019emphase sur les textes, au point d\u2019offrir un simple rôle de soutien à sa musique.Il en résulte un rock plutôt doux, qui s\u2019oublie assez facilement et qui ne se démarque pas des productions contemporaines du genre.Cornell est toujours bien en voix, mais son rock sans âme, teinté d\u2019influences parfois trop lourdes (il singe Radiohead dans Preaching The End Of The World, puis Led Zep dans Follow My Way) rate la cible trop souvent.?1?2 EUPHORIA MORNING Chris Cornell A&M/Universal Richard Labbé La pas s ion ?« Le mot de passe » se nomme Pascal Obispo.C\u2019est le jeune auteur-compositeur français qui a presque entièrement écrit et réalisé ce nouvel album de Patricia Kaas.Laquelle, visiblement, avait grand besoin de rafraîchir ses chansons.Il faut dire que son disque précédent (Dans ma chair) avait été produit par Phil Ramone, un vétéran pas mal fatigué merci.Obispo dans le décor, le son se modernise un peu.Des chansons comme J\u2019attends de nous intègrent quelques (timides) éléments de techno.Mais c\u2019est trop peu d\u2019audace pour un disque qui reste très (trop ?) sage, avec sa succession de chansons d\u2019amour et ses musiques pop-madame à mid-tempo languissant.Bref, rien pour déchaîner la passion \u2014 un sentiment dont la chanteuse semble parfois avoir oublié la signification.?1?2 LE MOT DE PASSE Patricia Kaas Sony Jean-Christophe Laurence P re s s e r le c it ron ?On ressort ce mois-ci le film Yellow Submarine en formats VHS et DVD.Histoire de marquer le coup (de marketing), la compagnie Capitol a cru nécessaire (et lucratif) de rééditer la trame sonore « remixée », avec quinze chansons au lieu des six qu\u2019on trouvait originellement sur le disque.Soit.Bien qu\u2019archi- connues, les neuf « nouvelles » tounes (Eleanor Rigby, All You Need Is Love, Sgt Pepper\u2019s ou Lucy In The Sky, etc.) font effectivement partie du film.Qu\u2019on ait cavalièrement éliminé les six pièces instrumentales de George Martin (fort inspirées par ailleurs) est cependant inadmissible.Ainsi ce songtrack n\u2019est-il qu\u2019un Best of déguisé de la période psychédélique des Fab Four, dont le seul objectif est de pomper davantage un fond de catalogue déjà surexploité.Bon point tout de même : il permettra de redécouvrir la très rock\u2019n\u2019roll Hey Bulldog de Lennon et deux pièces méconnues de Harrisson (Only A Northern Song, It\u2019s All Too Much) qui, ma foi, n\u2019ont rien à envier à la brit-pop bruitiste d\u2019aujourd\u2019hui.?(pour le songtrack) ?(pour les chansons) YELLOW SUBMARINE The Beatles (Apple/Capitol/EMI) Jean-Christophe Laurence VALÉRIE LETARTE collaboration spéciale Il a 25 ans, de la gueule, du charme à revendre, avec en plus, ce petit quelque chose de fier et bouillant qu\u2019on appellera son héritage italien.Nicola Ciccone, qui a sorti mardi L\u2019Opéra du mendiant, son tout premier album, avait déjà fait très bonne impression en remportant l\u2019an dernier, les grands honneurs du concours Ma première Place des Arts.On lui avait trouvé de la fraîcheur, de l\u2019intensité, et une vraie présence.De la voix de Ciccone, le collègue Jean-Christophe Laurence avait souligné la chaleur et la puissance, sous le joli voile.Et puis, avouons-le, qu\u2019un jeune Italien d\u2019ici choisisse la chanson à texte en français, ça nous a fait un p\u2019tit velours.« En fait, j\u2019ai toujours écrit en anglais et en italien, mais un jour, une amie m\u2019a lancé le défi de le faire en français.Je trouve que pour le folk, ça convient bien.C\u2019est un coup de tête.Comme pour le concours.J\u2019ai vu une annonce, je savais que c\u2019était déjà trop tard pour Granby.Je me suis dit que la Place des Arts, c\u2019était près de chez nous et que je pourrais y aller en métro ! » Pragmatique, le jeune homme, ricaneur aussi, et plutôt bien dans sa peau.Sous la dégaine insouciante, celui qu\u2019on compare vocalement à Gowan, et qu\u2019on a déjà surnommé « le Richard Séguin de la Petite Italie » laisse entrevoir une forte personnalité.« J\u2019ai le sang chaud.Je suis un passionné.Et j\u2019ai la tête dure ! Oh que j\u2019ai la tête dure ! » Fils unique de Lorenzo et Maria Ciccone, Nicola a grandi rue Waverly.À la maison, on parle italien, on mange des pâtes bien sûr, ça sent le basilic, et on est fier du petit garçon, dont le tout premier souvenir, qui remonte à l\u2019âge de deux ans, cristallise l\u2019image d\u2019un enfant.qui chante ! Avis à ceux qui remettent en question l\u2019utilité des act i v i t é s parascolaires, sachez que c\u2019est grâce a u t h é â t r e , qu\u2019adolescent, Nicola se sent de plus en plus Québécois et francophone.« À l\u2019école, on nous amenait voir les pièces au théâtre Denise-Pelle- tier.Quand j\u2019ai vu ça, Dubé, Gratien Gélinas, Tremblay, et que j\u2019ai vu qu\u2019on pouvait sur scène s\u2019exprimer comme on parle dans la vraie vie, dans la rue, j\u2019ai été ébloui, je me suis reconnu là-de- dans ! C\u2019est ça qui m\u2019a le plus influencé ! » C\u2019est ça, tout en étant serveur, peintre en bâtiment et plongeur, qui lui a donné le goût d\u2019écrire des chansons qui parlent des gens, personnages de son Opéra du mendiant.Les paumés du square Berri sur Fils de rien, fils de personne, les commerçants du marché Jean-Talon sur Le Marchand de fleurs, les travailleurs du quartier Saint-Henri sur Le Petit Monde, ou encore son coloré voisinage sur L\u2019Italienne.« Je réalise un rêve.Ça fait longtemps que je veux faire ça.J\u2019ai pas encore beaucoup d\u2019expérience avec les médias, mais je peux te dire que c\u2019est un album sans trop de compromis.Dans certaines chansons, il y a des sacres, j\u2019ai quand même dû me battre un peu pour que ça reste tel quel.Et je suis content.Mais écrire, c\u2019est grave.Mettre des mots sur une feuille et vouloir les défendre, c\u2019est grave.» Quand je lui demande l\u2019effet que ça lui a fait le petit buzz médiatique autour de sa personne quand il a gagné le concours, et s\u2019il vit maintenant une certaine pression, celle d\u2019avoir à livrer la marchandise avec le disque, Nicola se montre optimiste mais posé.« Je suis content d\u2019avoir réussi à attirer l\u2019attention, ça m\u2019a permis de dire que je suis là, que j\u2019existe.L\u2019album, c\u2019est une aventure.J\u2019ai seulement 25 ans.Mais si j\u2019ai un rêve, ce que j\u2019aimerais dans la vie, c\u2019est que l\u2019aventure se poursuive.Pouvoir faire des disques avec mon coeur, pas avec des études de marché ! En évoluant, et si possible, vivre de mes chansons.» En attendant la réaction du public et le verdict des critiques, j\u2019ai moi, une petite certitude.Ciccone est là pour rester.Même qu\u2019un jour, on lui demandera de chanter avec les autres, dans le gros spectacle pour la Saint-Jean-Baptiste.Et il dira oui.«L\u2019a lbum , c\u2019e s t une ave nture .Mais ce que j\u2019a im e ra is dans la vie , c \u2019e s t que l\u2019ave nture s e pours u ive .P ouvoir fa ire de s d is que s ave c m on coe ur , pas ave c de s é tude s de m arché !» PHOTO ARMAND TROTTIER, La Presse © Nicola Ciccone LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 2 OCTOBRE 1999 D9 J Festival LT a 2490 Notre-Dame 0.; : A deux pas du marché Atwater A @ \"ro Lionel-Groulx A 5 du 29 septembre ie A oF \u201cau 10 octobre 1999 , CIR cn = TA = ¢ ae oto red 206 = A 320h Tl Toso Billets disponibles apr ce maintenant ; er.agri?.au (514) 931-2088 4 es Men mens : et sur le réseau Admission if EA Ce rer Th et oe.2% | su HIER à Sr | y hr = = \u2014 é- LT à 1000 341-4595 à } 4 E | ale Lu = > = Ê WT CE SOIR RENE STE = AIN SO Un événement multimédia avec les marionnettes géantes du x th tll * \u2014ÉRANÇOIS MASSICONEL ces IMACLE Eh ake : rE 5 Ch FLL Hints AL; 15 VENDREDI 22 OCTOBRE 1999 Re Ted e » RADIO-CANADA hs oy Admin adn Fo cfs (Tew mn TO de hes = 3 CO) 2 Abonnét de l'OSM: 5$ de rabais É wr i: À \u2014 2 name Proroquoec Blige MA 6LP1001D1002 D 10 Samedi Arts 6LP1001D1002 ZALLCALL 67 00:58:45 10/02/99 B D 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 2 OCTOBRE 1999 Expositions 2 7 8 9 8 8 1 Portraits de stars S TÉP HANIE BÉRUBÉ Vous avez sûrement déjà vu des photos d\u2019Edward Steichen, même si son nom ne vous dit strictement rien.Ses portraits de Fred Astaire et Marlene Dietrich font les beaux jours des vendeurs de laminages.En 1923, le magazine américain Vanity Fair le consacrait « le plus grand photographe portraitiste vivant ».Dans le cadre du mois de la photo, la Cinémathèque québécoise présente 61 portraits de vedettes hollywoodiennes réalisés par Steichen.Steichen est une figure marquante de la photographie du XXe siècle.Et on le croit lorsque l\u2019on voit ses photographies.Impeccables.Steichen ne donne pas dans la photo prise à la sauvette, ni dans le « soyez naturel ».Steichen voulait exposer tout le dramatique de ses modèles.Il les faisait poser et jouer devant l\u2019appareil-photo, s\u2019amusait avec leurs ombres ou fabriquait des petites mises en scène.Les regards des vedettes hollywoodiennes captés par Steichen sont fantastiques, tout comme les sourires.La première chose que Greta Garbo a faite lorsqu\u2019elle s\u2019est présentée devant le photographe le jour de sa séance, c\u2019est s\u2019excuser pour ses cheveux horribles.Steichen a capté un moment de pause où elle cachait dans ses mains sa tignasse rebelle : le résultat est passé à l\u2019histoire.L \u2019 expos i t i on compte plusieurs superbes photos comme celle-là : Charlie Chaplin, Charles Laughton et la mémorable Gloria Swanson derrière un voile dentelé.Des photos qui sont beaucoup plus belles que l\u2019exposition dans lesquelles elles sont présentées.La qualité de l\u2019accrochage à la salle Norman-McLa- ren est comparable à celle du complexe Desjardins lorsqu\u2019il y a des expositions près des petits restaurants au niveau métro.On repassera.HOLLYWOOD CELEBRITY à la Cinémathèque québécoise, 335, boul.De Maisonneuve Est, 842-9763.Jusqu\u2019au 28 novembre.Char lie Chaplin 2 7 8 8 7 6 3 avec comprenant : Roulez dans 2000 ZTS berline 25 000 $ de voyages 25 000 $ sur une Carte Visa Tous les jours, jusqu\u2019au 5 décembre, répondez à la question se rapportant au siècle dernier dans La Presse, écoutez le 107.3 CITÉ RockDétente MA RADIO AU BOULOT entre 9 h et 17 h pour connaître la réponse et remplissez votre coupon de participation.Dès lundi, vous pourriez avoir une visite de CITÉ RockDétente à votre boulot, où que vous soyez.Sylvie Bisson vous remettra une trousse cadeau comprenant : une escapade détente au Centre de Beauté-Santé AQUA CITÉ, un livre 100 ans d\u2019actualité 1900-2000 de La Presse et un passeport d\u2019admissibilité au tirage du grand prix.25 000 $ de certificats-cadeaux Déposez ce coupon au Carrefour Angrignon ou postez avant le 10 décembre à : GAGNEZ L\u2019IMPOSSIBLE CITÉ RockDétente 107.3 C.P.107, succursale B, Montréal (Québec) H3B 3J5 __________________________________________________________ ___________ Nom/Prénom Âge _______________________________________________________________________ Adresse ________________________________________________________________ Ville Code Postal ( ) ( ) ________________________________ ___________________________________ Téléphone à la résidence Téléphone au boulot Question du jour : Qui est assermenté comme premier ministre du Québec le 2 octobre 1968 ?Réponse__________________________________________________________________ Règlements disponibles à La Presse et CITÉ RockDétente.Les facs-similés ne sont pas acceptés.La valeur totale approximative des prix est de 105 600 $ Concours ouvert aux personnes de 18 ans et plus.CARREFOUR ANGRIGNON POUR L'AN 2000 2 7 8 9 7 1 7 2 7 8 8 7 6 2 6LP1101D1002 D11 sam.(Arts) 6LP1101D1002 ZALLCALL 67 00:56:11 10/02/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 2 OCTOBRE 1999 D 11 Musique 2 7 9 0 0 9 0 PHOTO AFP Cé line Dion .à l\u2019OS M ?La leçon de Salomé CLAUDE GINGRAS La grève des techniciens de scène de la Place des Arts va durer « très longtemps », assure-t-on en haut lieu.Le plus extraordinaire, c\u2019est que le conflit, qui en est à son quatrième mois, ne semble déranger personne.Aucune rencontre entre les deux parties n\u2019est prévue pour l\u2019instant, la plupart des grévistes travaillent ailleurs et ne font à peu près plus de piquetage, les concerts se déroulent normalement, et on peut en dire presque autant de l\u2019opéra.Craignant une baisse d\u2019assistance, vu l\u2019incertitude créée par l\u2019annonce d\u2019une présentation sans réelle scénographie, l\u2019Opéra de Montréal a ramené de six à cinq le nombre des représentations de Salome, sa première production de la saison.Or, Salome fut un triomphe et il devint vite impossible d\u2019obtenir des places pour le spectacle.Que s\u2019est-il passé ?Tout d\u2019abord, la réduction de l\u2019appareil scénique a permis une importante diminution dans le prix des places : un billet à 100 $ était disponible pour 50 $.Ensuite, et surtout \u2014 et l\u2019unanimité s\u2019est faite sur ce point \u2014, l\u2019impossibilité pour Bernard Uzan de multiplier les effets scéniques gratuits au détriment du jeu d\u2019acteurs, défaut qui affecte généralement ses mises en scène, l\u2019a obligé à se concentrer sur les personnages, précisément.Il est vrai qu\u2019au départ le drame musical de Richard Strauss ne fait qu\u2019un acte et ne requiert qu\u2019un décor : la terrasse devant le palais d\u2019Hérode, lieu qui fut très habilement suggéré à l\u2019OdM par quelques accessoires.À y bien songer, un nombre étonnant d\u2019opéras pourtant en trois ou quatre actes se prêtent à ce genre d\u2019adaptation dite « demi-scénique ».Fort de l\u2019expérience et du succès de Salome, Bernard Uzan travaille présentement à sa Bohème sans techniciens de scène qui débute le 6 novembre.L\u2019ouvrage de Puccini requiert trois décors, qu\u2019Uzan créera au moyen de projections du Paris du siècle dernier où se déroule l\u2019action.Cé line Dion e t l\u2019OS M ?L\u2019Orchestre Symphonique de Montréal n\u2019a pas renoncé à obtenir les services de Céline Dion pour un éventuel concert bénéfice, et ce même si l\u2019invitation, lancée une demi-douzaine de fois, a toujours trouvé la même réponse : la chanteuse ne donne des « bénéfices » que pour la cause de la fibrose kystique.Quelqu\u2019un a suggéré d\u2019inviter Mme Dion à chanter des airs d\u2019opéras.La perspective de pouvoir enfin réaliser ce vieux rêve de tant de chanteuses populaires serait peut-être, finalement, le meilleur moyen d\u2019intéresser la vedette à cette opération pour laquelle, bien sûr, elle offrirait gracieusement ses services.(Inutile de parler ici de cachet : celui de Mme Dion engloutirait toute la recette de la soirée !) Céline Dion en opéra ?Pourquoi pas ! Sans attendre d\u2019elle des airs de soprano dramatique ou de soprano coloratura, il serait possible de lui constituer un joli programme de soprano lyrique à partir des douces arias de Mimi, Musetta, Butterfly, Micaëla, Louise, quitte à compléter le menu avec son répertoire habituel.Il faut donc l\u2019approcher une septième fois \u2014 le chiffre chanceux.Rappelons-nous que c\u2019est par sept fois que Hérode implore Salomé de danser pour lui.Et que c\u2019est après la septième demande qu\u2019il obtient enfin.la Danse des sept voiles.2 7 8 9 8 8 3 2 7 9 0 6 3 1 2 7 8 6 9 2 1 D 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 2 OCTOBRE 1999 \u201d ?At LF sige roa à aisance ay - Nw Rw Ame gr.+ 4 % * « + \u2018 + * \u2018 * oe Rid ey pty SP A WT hE We Hs banat ire x A compter du 12 OCTOBRE MONTREAL : A compter du 22 DECEMBRE QUEBEC Information : (418) 643-8131 |.1-877 643-8131 » - À compter du 12 JANVIER 2000 | VILLE DE LA BAIE Information : 1-800 873-3333 8 ; À com ter du 2 FÉVRIER 2000 SHERBROOKE Information : (819) 820-1000 | nu NT \" on Music Awardsd PAL Ww À) ! AU RUES tA p C221, Musique TSAR oe | £2 victoire ge 1a MEE SEE 00000 dise Vas on Franced «one IS we az aq ) : ig = 17.3 \u2019 n £ { ' arme etre EET 6LP1301D1002 D13 sam.(Arts) 6LP1301D1002 ZALLCALL 67 00:56:21 10/02/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 2 OCTOBRE 1999 D 13 Théâtre 2 7 9 0 0 7 6 PHOTO JOSÉE LAMBERT, collaboration spéciale P ie r re Dalla ire dans le rô le de Tit -Coq, c ré é par Gra t ie n Gé linas il y a 5 0 ans .Tit-Coq: le monument est bien vivant! 2 7 8 6 7 5 3 S TÉP HANE P ILON collaboration spéciale Qu\u2019on se le dise : 50 ans et des poussières après sa naissance sur nos planches, Tit- Coq \u2014 le fils illégitime devenu père fondateur de notre dramaturgie \u2014 est toujours aussi vif et bouillant, malgré ses quelques rides et les petits outrages du temps.À première vue, la pièce mythique du regretté Gra- tien Gélinas \u2014 que le metteur en scène Michel Monty ressuscite au Théâtre Denise-Pelletier, jusqu\u2019au 23 octobre \u2014 ne cesse de trahir son âge par ses inévitables références au Québec tricoté serré des années 40.Pourtant, au-delà de sa truculence patrimoniale, Tit-Coq demeure un texte comico-tragique puissant dont la vitalité intemporelle est pleinement exprimée par Monty et sa bande de comédiens inspirés.Comme tout bon classique qui se respecte, Tit-Coq s\u2019appuie d\u2019abord sur une trame universelle riche en ressorts dramatiques : une société monolithique (ici, sous l\u2019emprise de l\u2019Église, de la famille et de l\u2019armée) ostracise l\u2019individu qui se démarque par sa différence.Et c\u2019est ainsi qu\u2019Arthur Saint-Jean, à cause de sa bâtardise, ne pourra épouser la belle Marie-Ange et avoir accès à cette famille idéalisée « où tout le monde se tète les oreilles comme des veaux ».Si la parlure, les dilemmes des personnages et leurs bondieuseries amènent parfois le spectateur de 1999 à sourire de certaines scènes qui devaient paraître plus dramatiques au public d\u2019il y a un de- mi-siècle , ce décalage historique est aussi, paradoxalement, ce qui rend la pièce si touchante.Le Tit-Coq de Gélinas a des airs de parent éloigné qui nous ressemble étrangement par ses complexes bien québécois, son identité incertaine, sa solitude et ses colères sans lendemain.Pour amplifier cette impression d\u2019« ouvrir un album de photos de famille » \u2014 tel que mentionné dans le programme de la pièce \u2014 Michel a intégré sa mise en scène simple et alerte à un univers d\u2019époque bien imagé.Des projections de photos d\u2019archives, des accessoires mobiles, des costumes et des ambiances sonores font office de décor d\u2019autrefois et permettent de traverser habilement les huit lieux où se déroule l\u2019action.L\u2019effet « climatique » est des plus réussis.Le jeune \u2014 et peu connu \u2014 Pierre Dallaire, à qui revient l\u2019honneur d\u2019incarner le héros auquel Gratien Gé- linas prêta lui-même sa dégaine, nous offre un Tit-Coq que n\u2019aurait pas désavoué le patriarche.Courtaud, vif, gouailleur et profond, Dallaire endosse admirablement bien les rêves, les désillusions et les répliques implacables de son personnage.Brigitte Poupart, en Marie- Ange qui défie l\u2019autorité avant de plier sous son poids, est sincère et brillante, comme l\u2019ensemble de la distribution où l\u2019on retrouve notamment Claude Prégent, Michel Daigle, Muriel Dutil et Stéphane Gagnon.Au bout du compte, ce Tit-Coq nouvelle mouture semble avoir ce qu\u2019il faut pour plaire à un public de tous âges.Les nostalgiques y retrouveront avec émotion le Québec étriqué de leur jeunesse, alors que la clientère étudiante du Théâtre Denise-Pelletier trouvera sans doute cette plongée dans notre passé collectif bien plus poignante que n\u2019importe quel cours d\u2019histoire ! TIT-COQ, de Gratien Gélinas.Mise en scène : Michel Monty ; scénographie : Olivier Landreville ; costumes : Linda Brunelle.Avec : Pierre Dallaire, Brigitte Poupart, France Arbour, Michel Daigle, Ellen David, Muriel Dutil, David Francis, Stéphane Gagnon, Dominique Leduc et Claude Prégent.Au Théâtre Denise-Pelletier, jusqu\u2019au 23 octobre.Info : (514) 253-8974.Tit -Coq de m e ure un te xte com ico-t rag ique puis s ant dont la vita lit é in te m pore lle e s t p le ine m e nt e xpr im é e par Monty e t s a bande de com é die ns ins p iré s . 6LP1401D1002 D14 sam.(Arts) 6LP1401D1002 ZALLCALL 67 00:56:30 10/02/99 B D 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 2 OCTOBRE 1999 Redécouvrir Beethoven avec Brendel et Rattle CLAUDE GINGRAS On avait presque oublié quelles grandes oeuvres sont les cinq Concertos pour piano de Beethoven, comme du reste les neuf Symphonies.Trop jouée et, surtout, trop jouée d\u2019une façon routinière, cette musique semblait avoir perdu sa fraîcheur.On allait jusqu\u2019à appréhender cette quatrième intégrale des Concertos par Alfred Brendel.Grand beethovénien, Brendel, aucun doute là-dessus.Mais que pouvait-il trouver de nouveau à dire dans ces pages qu\u2019il avait gravées déjà trois fois ?Avec ce génie du renouvellement qui l\u2019habite, le pianiste dans la soixantaine avancée apporte à la question une réponse toujours convaincante ; au surplus, il bénéficie d\u2019un chef plus inspiré que dans ses versions précédentes.Il y en eut trois (dont un Mehta encore jeune) dans la première intégrale, faite chez Vox au début des années 60.Pour les deux intégrales suivantes, où il passait chez Philips, Brendel eut à composer avec le pâle Bernard Haitink en 1976 et le lourd James Levine en 1983.Cette fois, il semble qu\u2019il ait trouvé le partenaire idéal en Sir Simon Rattle (jeune, 44 ans, malgré son titre).L\u2019accord entre les deux interprètes fut parfait, si l\u2019on en juge par les notes de pochette, les 28 (!) photos qu\u2019on y étale et, surtout, le résultat fixé sur trois compacts totalisant trois heures.Cette nouvelle intégrale est une joie pour l\u2019oreille et l\u2019esprit.Tout d\u2019abord, Brendel est dans une forme exceptionnelle : jeu égal, articulation nerveuse et pénétrante, façon nouvelle de tourner une phrase familière, sens de la progression d\u2019un concerto à l\u2019autre, depuis le riant Numéro 1 jusqu\u2019au dramatique Empereur.Un rien de maniérisme dans le premier cas, une légère baisse de tension dans le second ne modifient pas l\u2019excellente impression générale.À l\u2019écoute constante de son éminent soliste, Rattle entraîne le Philharmonique de Vienne dans un dialogue serré et subtil que la disposition des violons à gauche et à droite rapproche de la musique de chambre.Enfin, la prise de son est un modèle : piano riche et présent, encadrement orchestral profond et détaillé (on entend même le pianiste chantonner ici et là).Pas un mot cependant sur les cadences.Comme dans ses versions passées, Brendel choisit celles de Beethoven, y compris, au premier mouvement du quatrième Concerto, la moins jouée des deux.Après Brendel, les autres.Deux des précédents partenaires de Brendel figurent sur de nouvelles intégrales réalisées avec d\u2019autres solistes et pour d\u2019autres marques.Ainsi, Haitink a signé chez Teldec une intégrale avec An- dras Schiff.Le pianiste hongrois propose quelques idées intéressantes, voire quelques variantes de texte, mais son jeu n\u2019est pas toujours égal et Haitink a peu évolué depuis ses derniers Beethoven.Schiff complète le coffret avec une Appassionata extrêmement animée.Pour sa part, Levine entreprend chez Sony une intégrale avec le très jeune Evgeny Kissin.Le premier disque, groupant le Concerto no 2 et l\u2019Empereur, se ramène à du piano très brillant, affecté de tempi instables et platement assorti d\u2019orchestre.Une autre intégrale récemment complétée est celle de Robert Levin sur pianoforte, avec les instruments d\u2019époque de John Eliot Gardiner.Même problème ici que dans les deux disques déjà parus : piano beaucoup trop faible, orchestre beaucoup trop fort.En fait, cette sonorité de piano-jouet ne convient qu\u2019au petit Rondo de 1797 qui complète le disque.Une réédition de 1954 pour terminer : Edwin Fischer jouant et dirigeant du piano les Concertos nos 3 et 4.Une interprétation massive, non exempte de quelques gaucheries, mais le fait d\u2019un authentique musicien qui fut le maître de Bren- del.De ce disque, je retiens avant tout les deux cadences de Fischer et celle d\u2019Eugen d\u2019Albert.BEETHOVEN Les cinq Concertos pour piano et orchestre : no 1, en do majeur, op.15 ; no 2, en si bémol majeur, op.19 ; no 3, en do mineur, op.37 ; no 4, en sol majeur, op.58 ; no 5, en mi bémol majeur, op.73 (Empereur).?Intégrale des cinq Concertos : Alfred Brendel, pianiste, Orchestre Philharmonique de Vienne, dir.Sir Simon Rattle Philips, coff.3 d., 462 781-2 ?Intégrale des cinq Concertos, plus Sonate no 23, en fa mineur, op.57 (Appassionata) : Andras Schiff, pianiste, Staatskapelle Dresden, dir.Bernard Haitink Teldec, coff.3 d., 0630-13159-2 ?Concertos nos 2 et 5 : Evgeny Kissin, pianiste, Philharmonia Orchestra, dir.James Levine Sony, SK 62926 ?Concertos nos 1 et 2, plus Rondo pour piano et orchestre en si bémol majeur, WoO 6 : Robert Levin, pianofortiste, Orchestre Révolutionnaire et Romantique, dir.John Eliot Gardiner Archiv Produktion, 453 438-3 ?1?2 Concertos nos 3 et 4 : Edwin Fischer, pianiste et chef, Philharmonia Orchestra (réédition) Testament, SBT 1169 DISQUES 2790645 2 7 8 4 1 8 5 2 7 7 9 4 7 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 2 OCTOBRE 1999 D 15 Ouverture d\u2019une exposition \u2018 controversée à New York -~ | æ Agence France-Presse NEW YORK 2j - En dépit de l'opposition du maire et d\u2019une minorité de New-Yorkais, une exposition de jeunes artistes britanniques présentée avec grand succès à Londres et Berlin doit s'ouvrir aujourd\u2019hui à New York, sous haute protection policière.Des manifestations pour la liberté d'expression ou contre l'exposition Sensation : jeunes artistes britanniques - -< de la collection Saatchi étaient prévues hier soir et aujour- A = .d\u2019hui, mais les amateurs d'art qui se bousculaient aad \u201d~ eja BP US e jeudi soir pour un gala au musée des beaux-arts de } \u2018 Brooklyn (BMA) comme les New-Yorkais moyens cri- 4 5 3 v \u2019 RS ; : yo a = 2 5 SEER ~ 5 alligraphie 2 Ait ma a.- > | gy , FSS Ts | 8 4 cone ds A aie Ki A Con E > shat ac a 5 RICHARD bli sir ia BEE YY YE EEE EE EEE XIE I Ad anbaia AN 5170, ch.de la Côte-Ste-Catherige = jeunes À \u2018 ol AE Shab.IP EE ee Be eee EE wet = Epidye Bronfman, i =z RG \u201c6 [©] ® y CINTAR DAS ARTS we CENTRE FOR TMS ARTS POLICHINELLE, ARLEQUIN, A Br Array 40 COLOMBINE a } a mp\u2019.INTERACTIVE ET PLUSIEURS AUTRES ff na a ig WA RN A ET AMUSANTE PERSONNAGES! y Ags ne.Lo 6 VIEN Sw MUSÉE JUSTE POUR RIRE 2111, BOUL SAINT-LAURENT FABRIQUEZ CE 3 LIU DCLLT #.-a™.JEUDI + VENOREDI OTRE PROPRE MASQUE, S013, LA a re dar 67 27 RR cou ENFILEZ VOTRE COSTUME, #iiH.14 EL RTI cm GAS ua ETOHAUTH : ET PARTICIPEZ iF A \u20ac Val 3 NV ovosccoas usa A LA FETE! A rdf CAATIYB TRY vba Tl RPYLE Arey, cy - - < 6LP1602D1002 D 16 samedi Aa rgh 6LP1602D1002 ZALLCALL 67 01:09:06 10/02/99 B D 16 R LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 2 OCTOBRE 1999 L\u2019Afro Celt Sound System fond trois mondes en un Arion / 250 auditeurs pour le baroque CLAUDE GINGRAS L\u2019Ensemble Arion ouvrait sa 19e saison hier soir par un programme centré sur la voix.À partir du thème « Héroïnes et magiciennes », on y avait groupé quatre oeuvres \u2014 plus précisément une au complet et des extraits de trois autres \u2014, confiées au jeune soprano américain Christine Brandes.Premier mérite d\u2019Arion : avoir fait appel à une autre voix que l\u2019omniprésente Karina Gauvin.La première oeuvre entendue était la seule à être présentée intégralement.Il s\u2019agit de la cantate de chambre Arianna, d\u2019Alessandro Scarlatti.C\u2019est en tout cas ce que le programme donnait : la pièce ne figure pas dans la liste complète des 813 cantates du compositeur.Les trois oeuvres suivantes sont des opéras, dont deux sur le sujet de Médée, et qui, pour d\u2019évidentes raisons de longueur, furent réduits à quelques extraits vocaux et instrumentaux.Des quatre membres habituels d\u2019Arion, il manquait la gambiste Betsy MacMillan.Mais les trois autres étaient au poste : Claire Gui- mond à la flûte baroque, Chantal Rémillard au violon baroque et Hank Knox au clavecin.Selon la nouvelle politique d\u2019Arion, quelques musiciens additionnels portaient l\u2019ensemble à sept participants.Bien qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un début de saison, le concert n\u2019avait attiré que 250 personnes environ.On espère, pour Arion, un auditoire plus nombreux aux reprises ce soir et demain après-midi.Il reste néanmoins qu\u2019une assistance aussi faible pour un lancement de saison invite à se demander si la musique baroque est aussi « populaire » qu\u2019on le prétend.La cantate de Scarlatti \u2014 récitatif, air, récitatif, air, récitatif, air, récitatif, air, récitatif, air \u2014 est d\u2019un ennui à dormir debout.et même assis.Le Charpentier a plus de relief, grâce aux pages instrumentales alternant avec la voix.La pièce du très obscur Joseph-François Salo- mon est de la meilleure musique que ce que j\u2019appréhendais.De tout ce programme, seul le Handel est connu et il y a une raison à cela : cette Alcina possède une originalité qui manque au reste.Dans tout ce qu\u2019elle a chanté, Christine Brandes a maintenu une voix ferme, bien timbrée et juste, projetée avec une technique impeccable mais une diction imparfaite dans les deux ouvrages français.On regrette surtout qu\u2019elle ait tout chanté avec le texte devant elle.Livrée de mémoire, cette musique aurait certainement gagné en spontanéité.Arion lui a fourni un bon accompagnement de routine et a joliment rendu les pièces purement instrumentales.ENSEMBLE ARION.Soliste : Christine Brandes, soprano.Vendredi soir, Redpath Hall de l\u2019université McGill.Reprise ce soir, même salle, 20 h, et dim., 14 h, Centre canadien d\u2019Architecture.Programme : Cantate de chambre « Arianna » (1707) - Scarlatti Danses et airs de l\u2019opéra « Médée » (1693) - Charpentier Ouverture, danses et air de l\u2019opéra « Médée et Jason » (1713) - Salomon Danses et airs de l\u2019opéra « Alcina » (1735) - Handel JEAN-CHRIS TOP HE LAURENCE Fidèle à sa démarche « fusionnelle », le label Real World de Peter Gabriel provoquait en 1996 une rencontre inattendue : celle de l\u2019Irlande, de l\u2019Afrique et de l\u2019électronique.Loin de paraître anachronique ou déplacé, le cocktail de l\u2019Afro Celt Sound System s\u2019est vite révélé explosif, alors que 200 000 exemplaires de l\u2019album Volume 1 : Sound Magic se sont écoulés dans le monde.Trois ans et quelque 150 concerts plus tard, le collectif revient à la charge avec Volume 2 : Release, un disque augmenté par l\u2019arrivée de nouveaux musiciens, mais diminué par la disparition du claviériste Joe Bruce, emporté il y a deux ans par une fulgurante crise d\u2019asthme.Cette perte majeure, croient les membres du groupe, a bien failli mettre un terme à l\u2019aventure du Sound System.« Joe était un élément fondamental », confiait le multi-instrumentiste irlandais James McNally, de passage à Montréal au printemps avec ses compères du Sound System, l\u2019Anglais Simon Emmerson et l\u2019Ivoirien N\u2019Faly Kouyaté.« Après sa mort, notre niveau de confiance est tombé à son plus bas.Il y avait un manque d\u2019enthousiasme.Une absence de motivation spirituelle, ni plus ni moins.» La musique, cette grande guérisseuse, aura finalement redonné vie à l\u2019Afro Celt Sound System.En enregistrant la pièce Eireann pour un spécial à la télé irlandaise, le groupe a retrouvé l\u2019âme et l\u2019élan créateur qui lui manquaient.« Ce tournant, de dire James et Simon, nous a unis comme jamais.Il nous a ouvert le chemin pour le deuxième album.» C\u2019est la présence de Sinead O\u2019Connor, ajoutent-ils, qui a permis au groupe de faire la paix avec le fantôme de son claviériste.En invitant la chanteuse à faire des vocalises sur la chanson Release, l\u2019Afro Celt Sound System achevait de consommer sa difficile thérapie de groupe.« Une fantastique libération, raconte Simon, encore ému par la puissance du moment.Elle sentait que nous n\u2019avions pas encore accepté la mort de Joe.Elle s\u2019est assise dans le studio, a griffonné quelques paroles.Et quand elle a commencé à chanter, nous sommes restés sans voix : c\u2019est comme si Joe nous avait parlé à travers elle.Et ça, nous l\u2019avons tous senti.» Cette « bénédiction » a eu l\u2019effet d\u2019un baume sur la formation.« Elle nous a permis de poursuivre dans l\u2019allégresse », lance Simon.Et de lancer ce deuxième qui, selon lui, est le résultat d\u2019un véritable effort collectif.Du projet temporaire qu\u2019il était au départ, l\u2019Afro Celt Sound System est devenu un groupe à part entière.En superposant cornemuses et kora, harpe celtique et percussions africaines dans un mix tout à fait moderne, Afro Celt Sound System a ouvert de nouvelles voies à une musique du monde désormais fondée sur la confrontation des cultures et l\u2019échange tous azimuts.Il a également confirmé que la musique celtique, plus que beaucoup d\u2019autres musiques traditionnelles, possédait une exceptionnelle faculté d\u2019adaptation et de modernisation.Allan Stivell l\u2019avait prouvé avec le rock, eux l\u2019ont démontré via la techno et le folklore africain.Les puristes pourront bien s\u2019offusquer, les musiciens restent convaincus de servir une noble cause.« Notre mission est de propulser les traditions en se servant de la technologie », souligne N\u2019Faly, de sa douce voix de gentil géant.« On ne prétend pas oublier nos traditions, ajoute James.Au contraire, nous célébrons nos différences.C\u2019est justement par elles que nous sommes parvenus à créer cette voix commune.Seulement voilà : nous sommes tous des iconoclastes dans nos traditions respectives.Et nous avons l\u2019habitude de chercher plus loin que les autres.» « D\u2019où l\u2019on vient est très important, mais également où l\u2019on s\u2019en va, conclut Simon.Personne dans le groupe n\u2019a le sentiment de devoir à tout prix protéger sa culture.Ultimement, notre objectif serait plutôt d\u2019en créer une nouvelle.» L\u2019AFRO CELT SOUND SYSTEM, ce soir au Spectrum à 20h.Photothèque ROBERT NADON, La Presse © Trois de s m e m bre s de l\u2019Afro Ce lt S ound S ys te m , de pas s age à Montré a l e n ju in de rn ie r .Les Amis de la Bibliothèque, Les bibliothèques de l\u2019Université McGill présentent la conférence commémorative Hugh MacLennan : Trevor Ferguson (alias John Farrow), écrivain «Imagine That: Imagination as the Language of God» Le mercredi 6 octobre 1999 à 17 h 30 Salle 232, Pavillon Stephen Leacock Université McGill 855, rue Sherbrooke Ouest 2 7 8 6 3 7 2 Renseignements : 398-4677 ENTRÉE GRATUIT E 2 7 8 6 2 0 2 GALERIE DE BELLEFEUILLE Vernissage CLIVE SMITH Rencontre avec l\u2019artiste les samedi et dimanche 2 et 3 octobre, de 13 h à 17 h 1367, AVENUE GREENE, WESTMOUNT, Tél.: 933-4406 lundi au samedi de 10 h à 18 h * dimanche de 11 h 30 à 17 h 30 2 7 8 9 5 2 0 Le 7 octobre 1999 de 18 h à 19 h C O N F É R E N C E «Entretiens avec des artistes de Cape Dorset» par Dorothy Harley Eber (Auteure) (Conférence en langue anglaise) Guilde canadienne des métiers d\u2019art Québec 2025, Peel, Montréal (Québec) H3A 1T6 Tél.: (514) 849-6091 Fax: (514) 849-7351 2 7 8 9 1 0 1 2 7 8 9 1 7 2 6LP1701D1002 D17 sam.(Arts) 6LP1701D1002 ZALLCALL 67 00:56:55 10/02/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 2 OCTOBRE 1999 D 17 À l\u2019affiche cette semaine Les horaires de cette page doivent parvenir avant mercredi au Service des arts et spectacles, LA PRESSE, 7 Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9 Théâtre THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE (8 4 , S te -Cathe r ine O.) Don Quichotte, de Cervanttes.Adapt.de Wajdi Mouawad.Mise en scène de Dominic Champagne.Avec Normand Chouinard, Rémy Girard, André Barnard, Christian Bégin, Pierre Benoit, Julie Castonguay, Nathalie Claude, Stéphane Demers, Edgar Fruitier, Dominique Quesnel, Jean-Denis Levasseur, Kristin Molnar, Christian Paré et Paul Poulin.Du mar.au ven., 20h; sam., 15h et 20h.Jusqu\u2019au 2 octobre.Supplémentaires: du 5 au 9 octobre.THÉÂTRE JEAN-DUCEP P E (P lace de s Ar ts ) Le Soir de la dernière, de Isabelle Doré.Mise en scène de Marc Grégoire.Avec Marie-Hélène Thibault, Markita Boies, Jacques Lavallée, Marc Le- gault, Caroline Roberge et Lénie Scoffié.Du mar.au ven., 20h; sam., 16h et 20h30.Jusqu\u2019au 16 octobre.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT (4 6 6 4 , S t -De nis ) Pygmalion, de George Bernard Shaw.Trad.d\u2019An- tonine Maillet.Mise en scène de Françoise Faucher.Avec Guy Nadon, Isabelle Blais, Monique Lepage, Raymond Legault, François Tassé, Per- rette Souplex, Gabrielle Mathieu, Marie-José Normand, Jacques Baril, Jean-Marie Moncelet, Marcel Girard, Danielle Leduc et Louise Caron.Du mar.au ven., 20h; dim., 15h.Jusqu\u2019au 23 octobre.THÉÂTRE DENIS E-P ELLETIER (4 3 5 3 , S te -Cathe r ine E.) Tit-Coq, de Gratien Gélinas.Mise en scène de Michel Monty.Avec Pierre Dallaire, France Arbour, Michel Daigle, Ellen David, Muriel Dutil, David Francis, Stéphane Gagnon, Dominique Leduc, Brigitte Poupart et Claude Prégent.Jeu., ven., 20h; sam., 16h.Jusqu\u2019au 23 octobre.S ALLE FRED-BARRY (4 3 5 3 , S te -Cathe r ine E.) Dès mer., 19h30, Laguna Beach, de Raymond Villeneuve.Mise en scène de Benoit Legrandeur.Avec Stéfane Guignard, Nadia Simard et Michel Lavoie.THÉÂTRE D\u2019AUJOURD\u2019HUI Auj., 20h, Willy Protagoras enfermé dans les toilettes, de Wajdi Mouawad.Avec Éric Bernier, Valérie Blais, Manon Brunelle, Pascal Contamine, Frédérick De Grandpré, Chantal Dumoulin, Denis Gravareaux, Stéphane Jacques, Philippe Lambert, Sreve Laplante, Denis Lavalou, Anne-Cathe- rine Lebeau, Macha Limonchik, Miro, Mireille Naggar, Marc-André Piché, Anka Rouleau, Isabelle Roy et Catherine Sénart.ES P ACE GO (4 8 9 0 , S t -Laure nt ) Auj., 20h, King, de Michel Vinaver.Mise en scène d\u2019Alice Ronfard.Avec Pierre Chagnon, Norman Helms et Pierre Lebeau.ES P ACE GO (s a lle 2 , 4 8 9 0 , S t -Laure nt ) Dès mar., 20h, Crime contre l\u2019humanité, de Geneviève Billette.Mise en scène de Claude Poissant.Avec Chantal Baril, Patrice Coquereau, Normand D\u2019Amour, Julie Perreault et Michel Perron.ES P ACE LIBRE (1 9 4 5 , Fullum ) Auj., 20h30, La Baronne et la Truie, de Michael Mackenzie.Mise en scène de Francine Alepin.Avec Francine Alepin et Denise Boulanger.THÉÂTRE LA LICORNE (4 5 5 9 , P apine au) Auj., 20h, Par les temps qui rouillent, de Francis Monty.Mise en scène de Sylvie de Braekeleer.Avec Christophe Challe, Anne-Marie Côté, Favien Dehasseler, Geneviève Désilets, Itsik Elbaz, Monica Gomez Teixeira, Antoni Lo Presti, Véronique Marchand et Sébastien Ricard.- Dès maar., 20h, L\u2019Humoriste, de Claude Champagne.Mise en scène de Fernand Rainville.Avec Serge Postigo, Fernand Rainville et Yvon Roy.TAVERNE FULLUM (2 3 0 0 , Ontar io E.) Auj., 20h, L\u2019Homme des tavernes, de Louis Champagne.Avec Jacques Caron, Sylvio Ar- chambault, Didtafari Bélizaire, Jean-Guy Bou- chard, Stéphane Brulotte, Louis Champagne, Stéphane Crête, Daniel Desputeau, Pierre Fontaine, Martin Fortier, Patrice Godin, François Marquis, Simon Meilleur, Jean-FranCois Prud\u2019homme, Éric Rathé, Benoît Rousseau, Luc Roy, Gabriel Sa- bourin, Denis Trudel, Francis Vachon et Guy Vail- lancourt.US INE C (1 3 4 5 , av.La londe ) Auj., 15h et 20h, Les Bacchantes, d\u2019après une idée de Paula de Vasconcelos.Avec Jadson Caldeira, Estelle Clareton, Heather Mah, Mathilde Monnard, Luc Ouellette, Marcel Pomerlo, Sarah Stoker et Paul-Antoine Taillefer.LE MAI (3 6 8 0 , Je anne -Mance ) Migration.Présentation de l\u2019Ensemble Sauvage Public et en coproduction avec le Mai: 20h30.Jusqu\u2019au 9 octobre.S ALLE DES ATELIERS (4 2 7 3 , Drole t ) Auj., 20h, l\u2019impro théâtre.CENTRE GUYBOURG (s a lle Olivie r -Guim ond, 1 9 0 5 , de Cadillac ) Auj., 20h, La Perruche et le Poulet, de Robert Thomas.À L\u2019ÉCART (2 4 5 , S t -Je an , Longue uil) Jeu., 20h; ven., 20h45, soirée Guitry avec Françoise Faucher et Gérard Poirier.Pour Enfants LA MAIS ON THÉÂTRE (2 4 5 , Ontar io E.) Ven., 19h30, Le Jardin de Babel, de Marie-Louise Gay.Mise en scène d\u2019André Laliberté avec la collaboration de Muriel Desgroseillers.Marionnettistes: Simon Boudreault, Robert Drouin, Hélène Ducharme et Marie-Pierre Simard.Danse US INE C (1 3 4 5 , La londe ) Dès mar., 20h30, Des feux dans la nuit, de Marie Chouinard.Avec Elljah Brown.Musique UNIVERS ITÉ McGILL (Re dpath Hall) Auj., 20 h, Ensemble Arion.Christine Brandes, soprano.Handel, Charpentier, Salomon et Scarlatti.Reprise dim., 14 h, Centre canadien d\u2019Architecture.Jeu., 19 h 30, Kenneth Gilbert, claveciniste.Bach, Froberger, D\u2019Anglebert.Concerts publics CBC.S ALLE CLAUDE-CHAMP AGNE Auj., 20 h, Jean Saulnier, pianiste.Inauguration du nouveau piano Fazioli.Sonate Hob.XVI:44 (Haydn), Waldszenen (Schumann), Valses nobles et sentimentales (Ravel), L\u2019Isle joyeuse et trois Études (Debussy), Sonate no 4 et Études op.65 (Scribine).Dim., 15 h, Orchestre symphonique de McGill.Dir.Victor Feldbrill.Akop Boyadjian, pianiste.Ouverture de Die Zauberflöte (Mozart), Concerto pour piano no 1 (Brahms), Symphonie no 9 (Nouveau Monde) (Dvorak).Lun., 20 h, Ensemble de saxophones Mi Bémol d\u2019Osaka.Jeu., 20 h, Nouvel Ensemble Moderne.Dir.Lorraine Vaillancourt.Octandre (Varèse), Corrente (Lind- berg), Rain Coming (Takemitsu), Muro d\u2019Orizonte (Sciarrino), At First Light (Benjamin).Entrée libre.ÉGLIS E DU T.-S .-NOM-DE-JÉS US (4 2 1 5 , Adam ) Auj., 20 h, Compagnie Nonna Sima (Paris).Polyphonies sacrées et populaires.Dim., 19 h 15, La Nef, Anonymus, Strada, Ensemble Claude-Ger- vaise.Musique médiévale.Lun., 20 h, Orchestre Métropolitain et Choeur de l\u2019OM.Dir.Joseph Res- cigno.Henriette Schellenberg, soprano, Corina Circa, mezzo-soprano, Jonathan Mack, ténor, Normand Richard, baryton.Symphonie no 9 (Beethoven).Mar., 20 h, Hélène Dugal, Claude Beaudoin, Marc D\u2019Anjou et Jean-Guy Proulx, organistes.Mer., 20 h, Ensemble d\u2019Ondes de Montréal, Monique Gendron, organiste, et Sylvie Ge- nest, pianiste.Jeu., 20 h, Studio de Musique ancienne de Montréal.Dir.Christopher Jackson.Ven., 20 h, Bernard Lagacé, organiste, et Dominique Porte, danseuse.CHRIS T CHURCH CATHEDRAL Auj., 20 h, Trio Fibonacci.Janssen, Plamondon, Denissov, Meijerling.CONS ERVATOIRE (1 0 0 , Not re -Dam e E.) Auj., 20 h, Ensemble instrumental.Dir.Robert Ve- rebes.Mozart.ÉGLIS E S AINT-CLÉMENT (4 9 0 3 , Adam ) Dim., 14 h, André Moisan, clarinettiste, Moshe Hammer, violoniste, et Louise-Andrée Baril, pianiste.GRAND S ÉMINAIRE (chape lle ) Dim., 15 h, Lucienne L\u2019Heureux-Arel, organiste.Cabanilles, Bruna, Jullien, Sweelinck, Buxtehude, Bédard.CHAP ELLE HIS TORIQUE DU BON-P AS TEUR Dim., 15 h 30, Hendrik Bouman, pianiste.Bou- man.Jeu., 20 h, Marie-Andrée Paré, soprano.Wagner, Verdi.P LACE DES ARTS (s a lle Wilfr id -P e lle t ie r ) Mar.et mer., 20 h, Orchestre Symphonique de Montréal et Choeur de l\u2019OSM.Dir.Charles Dutoit.David Pittman-Jennings, baryton, Phyllis Bryn-Jul- son, soprano, Howard Haskin, ténor, Janice Chandler, soprano.Ouverture de Fidelio (Beethoven), Il Prigioniero (Dallapiccola), Requiem (Fauré).Grands Concerts.UNIVERS ITÉ McGILL (P ollack Hall) Mer., 20 h, Orchestre à vent de McGill.Dir.Daniel Gordon.Prokofiev, Ives, Schuman, Husa, Benson, Holst.Jeu.et ven., 20 h, I Musici de Montréal.Dir.Yuli Turovsky.György Klebniczki, pianiste, Stepan Arman, violoniste, Rafael Hoekman, violoncelliste.Malédiction pour piano et orchestre (Liszt), Fantaisie brillante sur Faust pour violon et orchestre (Wieniawski), Concerto pour violoncelle en si bémol majeur (Boccherini), Musique pour cordes, percussions et célesta (Bartok).ÉGLIS E S T.P HILIP (angle S he rbrooke O., e t Brock N.) Jeu., 20 h, Chung Yun Li, violoniste, et Robert Koenig, pianiste.CHAP ELLE N.-D.-DE-BON-S ECOURS (4 0 0 , S a in t -P aul E.) Ven., 20 h, Les Boréades.Oeuvres pour vents (Vivaldi).S ALLE P RATT & WHITNEY (1 5 0 , de Ge nt illy E., Longue uil) Jeu., 20 h, Orchestre Symphonique de la Monté- régie.Dir.Marc David.Lucille Chung, pianiste.Extraits de West Side Story (Bernstein), Concerto pour piano en sol majeur (Ravel), Rhapsodie québécoise (Chotem), Adagietto (Mahler), Pini di Roma (Respighi).Variétés CENTRE P IERRE-P ÉLADEAU Excentricus, présentation du cirque Éloize.Jusqu\u2019au 3 octobre.THÉÂTRE CORONA (2 4 7 2 , Not re -Dam e O.) Jean-Pierre Ferland; 20h.Jusqu\u2019au 10 octobre.MÉTROP OLIS Mer., 20h, Creed, Oleander et Nickelback.BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC (1 7 0 0 , S t -De nis ) Auj., 20h, Indian Songs (performance, chants et musique du sud de l\u2019Inde).MAIS ON DES ÉCRIVAINS (s a lon Ém ile -Ne lligan (3 4 9 2 , Lava l) Mer., 20h, place aux poètes avec Janou Saint- Denis.S P ECTRUM (3 1 8 , S te -Cathe r ine O.) Mar., 19h30, Leahy.CAFÉ CAMP US (5 7 , P r ince -Ar thur E.) Jeu., 20h, Penny Lang.P ETIT CAFÉ CAMP US (5 7 , P r ince -Ar thur E.) Auj., 20h, Aron et les Tambourinaires; ven., 20h, Ivy avec de la Caucase.LE MEDLEY (1 1 7 0 , S t -De nis ) Auj., 22h30, hommage Tragically Hip avec Fully Completely; lun., 20h, Mercyful Fate, Overkill et Nevermore; jeu., 20h, Planet Smasher.L\u2019AIR DU TEMP S (1 9 1 , S t -P aul O.) Auj.et dim., 22h, Trio Vincent Gosselin.S TUDIO 3 0 3 (3 7 2 , S te -Cathe r ine O.) Mer., 23h, Andrew Harwood, Lin Snelling, Tonja Livingstone, Benoit Lachambre, Wilson Blakley et Pamela Newell (soirée d\u2019improvisation); jeu., 23h, Suzanne Miller, Allan Paivio, Martine Viale, Barbara Mahler et The House of Pride (soirée chorégraphique); ven., 23h, Tammy Forsythe, Mariko Tanabe, Kelly Jean Starship et Mary Ann Lacey.LES DEUX P IERROTS (1 0 4 , S t -P aul E.) Auj., dès 20h, Gilbert Lauzon et le groupe Yelo Molo.LE P IERROT (1 1 4 , S t -P aul E.) Auj., dès 20h, Daniel Blouin et Dany Pouliot.LA P LACE À CÔTÉ (4 5 7 1 , P apine au) Auj., 21h, Martin Deschamps et Deep Freeze; dim., 18h, Buzz Band avec Breen Leboeuf, John McGale et Gerry Mercer.LION D\u2019OR (1 6 9 0 , Ontar io E.) Mar., 19h30, Planète rebelle, avec Anne Dandu- rand, Ronald Larocque, Jean-Marc Massie, Christine Germain, André Lemelin, Alix Renaud, Mit- siko Miller et groupes de musiciens Zéro de conduite et Pervers polymorphe (performance, poésie, monologues, contes urbains et improvisations).CAFÉ CHAOS (1 6 3 7 , S t -De nis ) Auj., 21h, Vibration et The Riddlers.BALATTOU (4 3 7 2 , S t -Laure nt ) Mar.et mer., 22h, Ricardo Pellegrin El Kady.CAFÉ S ARAJEVO (2 0 8 0 , Clark) Auj., 22h; dim., 21h, Roma Gipsy Band.LE VA-ET-VIENT (3 7 0 6 , Not re -Dam e O.) Auj., 21h, Nicolas Rivain.KOLA NOTE (5 2 4 0 , av.du P arc) Mer., ven., 21h, Adalberto Alvarez.LE ZES T (2 1 0 0 , Be nne t t ) Auj., 20h30, Lisa Lapointe et David Running.BOÎTE À MARIUS (5 8 8 5 , P apine au) Auj., 21h, Mario Fredette et Serge Lachapelle.P \u2019TIT BAR (3 4 5 1 , S t -De nis ) Auj., 22h, soirée Brassens avec Jean Viau et Pat Lebel.VERRE BOUTEILLE (2 1 1 2 , Mont -Royal E.) Auj., 21h30, les Clochards Célestes.LE S WIMMING (3 6 4 3 , S t -Laure nt ) Auj., dès 21h, Fat Cats.UP S TAIRS (1 2 5 4 , Mackay) Auj., dès 21h, Trio Wray Downes.BRUTOP IA (1 2 1 9 , Cre s ce nt ) Auj., dès 21h, Rob Lutes et Rob MacDonald.BIDDLE\u2019S (2 0 6 0 , Aylm e r) Auj., dès 22h, Charly Biddle.S ERGENT RECRUTEUR (4 6 5 0 , S t -Laure nt ) Dim., 19h30, soirée de contes avec Claudette L\u2019Heureux, Éric Gauthier, Évelyne Ménard, Yves Robitaille.L\u2019OURS QUI FUME (2 0 1 9 , S t -De nis ) Auj., 22h30, Angela Sari.P UB S T.P AUL (1 2 4 , S t -P aul E.) Auj., dès 20h, groupe The Bumper Sticker Band.À L\u2019ÉCART (2 4 5 , S t -Je an , Longue uil) Auj., 20h45, Alain Lecompte.MAIS ON DES ARTS DE LAVAL Benoit Paquette: 20h.Jusqu\u2019au 9 octobre.THÉÂTRE DU VIEUX-TERREBONNE (8 6 7 , S t -P ie r re , Te r re bonne ) Auj.et dim., 20h30, Lise Dion.THÉÂTRE HECTOR-CHARLAND (2 2 5 , boul.l\u2019Ange -Gard ie n , L\u2019As s om pt ion) Auj., 20h, Isabelle Boulay.LE VIEUX CLOCHER DE MAGOG (6 4 , Me rry N., Magog) Auj., 20h30, Michel Barrette.Expositions MUS ÉE D\u2019ART CONTEMP ORAIN Expositions La Collection: Oeuvres-phares et acquisitions récentes, Déclics: art et société - le Québec des années 60 et 70,Jacques de Ton- nancour et La Paresse, de François Girard.Du mar.au dim., de 11h à 18h.MUS ÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL (pavillon Je an-Noë l De s m ara is ) Expositions Cosmos: du romantisme à l\u2019avant- garde.Du mar.au dim., de 11h à 18h; mer., jusqu\u2019à 21h., Structure et surface: les tissus japonais contemporains, mar.au dim.: 11h à 18h, et Holly King: territoire de l\u2019imaginaire, mar.au dim., de 11h à 18h.MUS ÉE CHÂTEAU RAMEZAY (2 8 0 , Not re -Dam e E.) Expositions Quatre points de vue sur un château et De l\u2019utile à l\u2019agréable, le Jardin du Gouverneur.Tous les jours de 10h à 16h30, sauf lun.MUS ÉE DE LA P OUP ÉE (1 0 5 , S t -P aul E.) Exposition Poupées et merveilles.Du jeu.au dim., de 11h à 18h.MUS ÉE S TEWART (For t de l\u2019Île S te -Hé lè ne ) Exposition Napoléon.Tous les jours de 10h à 18h; jeu., de 10h à 21h.Jusqu\u2019au 11 octobre.MUS ÉE McCORD (6 9 0 , S he rbrooke O.) Exposition À la croisée des chemins: Le perlage dans la vie des Iroquois.P OINTE-À-CALLIÈRE - MUS ÉE D\u2019ARCHÉOLOGIE ET D\u2019HIS TOIRE DE MONTRÉAL (3 5 0 , p lace Royale ) Exposition Trésors d\u2019Italie du Sud, artéfacts du 8ème au 3ème siècle avant J.-C.Jusqu\u2019au 26 mars 2000.MAIS ON S AINT-GABRIEL (2 1 4 6 , p lace Dublin , P oin te S t -Char le s ) Exposition Un autre son de cloche.Sam., dim., 13h30, 14h30, 15h30 (ouvert gratuitement le samedi de 11h à 13h).Jusqu\u2019au 19 décembre.MUS ÉE DE LACHINE (1 1 0 , che m in de LaS alle , Lachine ) Sculptures de Pascale Archambault.Du mer.au dim., de 11h30 à 16h30.Jusqu\u2019au 17 octobre.Installation de Diane Brouillette.Jusqu\u2019au 24 octobre.MUS ÉE MARS IL (3 4 9 , Rive rs ide , S t -Lam be r t ) Exposition Fringues et accessoires - Les dessous de la collection.Du mar.au ven., de 10h à 16h; sam., dim., de 13h à 16h.Jusqu\u2019au 10 octobre.MUS ÉE D\u2019ART DE S AINT-LAURENT (6 1 5 , av.S te -Croix) Expositions L\u2019équipe médicale de Ted Grant, Aux grands maux, les grands remèdes.Du mer.au dim., de midi à 17h.ARTICULE (4 0 0 1 , Be rr i, e s pace 1 0 5 ) Exposition Surge, oeuvres de Rae Davis et Barbara Sternberg.Du mer.au dim., de midi à 17h.Jusqu\u2019au 24 octobre.ATELIER NICOLIN & GUBLIN (3 3 3 , p lace d\u2019Youville ) Peintures et sculptures de Charlotte Nicolin.ATELIER ZÉRO ZOO (3 6 1 5 , S t -De nis ) Exposition Virtuosité Zérozoïste, oeuvres de Zéro Zoo.Du jeu.au lun., de midi à 17 h.Jusqu\u2019au 4 décembre.B-3 1 2 (3 7 2 , S te -Cathe r ine O., e s pace 4 0 3 ) Photographies de Paul Lowry.Du mar.au sam., de midi à 18h.Jusqu\u2019au 9 octobre.BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC (1 7 0 0 , S t -De nis ) Exposition Le Mythe du deuxième sexe, sculptures de Ginette Trépanier.Du lun.au sam., de 9h à 17h.Jusqu\u2019au 15 octobre.BORDUAS (2 0 7 , Laur ie r O.) Oeuvres de Carl Heywood, Bonnie Baxter, Ann McCall et Danièle Rochon.LA CENTRALE - GALERIE P OWERHOUS E (4 6 0 , S te -Cathe r ine O., e s pace 5 0 6 ) Auj.et dim., de midi à 17h, photographies de Nicole Jolicoeur et Laura Jeanne Lefave.CENTRE DE CÉRAMIQUE BONS ECOURS (4 4 4 , S t -Gabr ie l) Oeuvres de Laurent Craste.Jusqu\u2019au 16 octobre.CENTRE S AIDYE BRONFMAN (5 1 7 0 , che m in de la Côte -S te -Cathe r ine ) Exposition photographique Re-Engaging History.Du lun.au jeu., de 9h à 21h; ven., de 9h à 15h; dim., de 10h à 17h.Jusqu\u2019au 31 octobre.CENTRE CANADIEN D\u2019ARCHITECTURE (1 9 2 0 , Baile ) Expositions Carlo Scarpa, architecte: composer avec l\u2019histoire et Bosses à quatre pattes.Du mar.au ven., de 11h à 18h; jeu., de 11h à 21h; sam., dim., de 11h à 17h.CENTRE DE CRÉATIVITÉ DES S ALLES DU GES Ù (1 2 0 0 , de Ble ury) Oeuvres d\u2019Yves Boucher et Odette Tremblay.Du lun.au ven., de midi à 18h.Jusqu\u2019au 18 octobre.CENTRE DE DES IGN DE L\u2019UQAM (1 4 4 0 , S anguine t ) Exposition Dom Bellot, moine et architecte - son oeuvre européen et ses réalisations au Québec.Du mer.au dim., de midi à 18h.Jusqu\u2019au 10 octobre.CENTRE D\u2019EXP OS ITION CIRCA (3 7 2 , S te -Cathe r ine O., e s pace 4 4 4 ) Oeuvres de Ramon Guillen-Balmès et Anne Fau- teux.Du mer.au sam., de midi à 17h30.Jusqu\u2019au 9 octobre.CENTRE DES ARTS ACTUELS S KOL (4 6 0 , S te -Cathe r ine O., e s pace 5 1 1 ) Auj.et dim., photographies de Gianni Plescia, Annabel Howland et Arthur Kleinjan.CENTRE D\u2019EXP OS ITION DE L\u2019UNIVERS ITÉ DE MONTRÉAL (pavillon de la Faculté de l\u2019am é nage m e nt , 2 9 4 0 , che m in de la Côte -S a in te -Cathe r ine , s u ite 0 0 5 6 ) Exposition Le Sens du costume au théâtre.Mar., mer., jeu., dim., de midi à 18h.Jusqu\u2019au 14 octobre.CENTRE D\u2019HIS TOIRE DE MONTRÉAL (3 3 5 , p lace d\u2019Youville ) Exposition L\u2019Oeil de la métropole.Du mar.au dim., de 10h à 17h.Jusqu\u2019au 5 décembre.CENTRE INTERNATIONAL D\u2019ART CONTEMP ORAIN DE MONTRÉAL (3 1 4 , S he rbrooke E.) Auj.et dim., de midi à 18h, exposition Running Fence, photographies de Geoffrey James.CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOIS E (3 3 5 , de Mais onne uve E.) Expositions Formes en mouvement, regards sur l\u2019animation et Hollywood Celebrity, portraits d\u2019Edward Steichen.Du mar.au dim., de 13h à 18h; mer., de 18h à 20h30.ÉDIFICE BELGO (3 7 2 , S te -Cathe r ine O., e s pace 3 2 8 ) Expositions La distance intime, de Juliana Es- pana, et Sous la peau, de Katé Rusko.Du mer.au sam., de midi à 17h.Jusqu\u2019au 30 octobre.ES P ACE 1 3 1 (1 3 1 , du P or t ) Oeuvres de Ghitta Caiserman-Roth et Nima Maz- hari.Jusqu\u2019au 24 octobre.F.5 2 DIFFUS ION-GALERIE (4 9 3 3 , de Grand-P ré ) Oeuvres de Zïlon.Du mar.au sam., de 11 h à 17h.Jusqu\u2019au 11 novembre.GALERIE ARTS CONTEMP ORAINS (2 1 6 5 , Cre s ce nt ) Auj., Oeuvres choisie 1970-1999 d\u2019André Jasmin.GALERIE BERNARD (9 0 , Laur ie r O.) Oeuvres récentes de Pierre Gauvreau.Mar.au sam.de 11h.à 17h.Jusqu\u2019au 16 octobre.GALERIE FRANCOIS -P IERRE BLEAU (3 6 1 5 , S t -De nis ) Oeuvres de P.-E.Borduas, Zéro Zoo et P.C.Mondrian.Du jeu.au lun., de midi à 17h.Jusqu\u2019au 4 décembre.GALERIE D\u2019ARTS CONTEMP ORAINS (2 1 6 5 , Cre s ce nt ) Auj., oeuvres d\u2019André Jasmin.GALERIE DAZIBAO (4 0 0 1 , Be rr i) Exposition Cleave.Du mer.au dim., de midi à 17h.Jusqu\u2019au 17 octobre.GALERIE DE BELLEFEUILLE (1 3 6 7 , av.Gre e ne ) Oeuvres de Clive Smith.Du lun.au sam., de 10h à 18h; dim., de 11h30 à 17h.Jusqu\u2019au 14 octobre.GALERIE DE LA VILLE (1 2 0 0 1 , de S alabe r ry) Exposition Transformations, oeuvres de Kay Au- banel, Francis John Caprani, Scott MacLeod et Viviane White.Du mar.au ven., de 14h à 17h; sam., de 13h à 16h; dim., de 13h à 16h.Jusqu\u2019au 10 octobre.GALERIE DE L\u2019IS LE (1 4 5 1 , S he rbrooke O.) Oeuvres de Pivet, Relange, Huchet, Michel Sylvain, Briata et Paquin-Frenette.Dim., de 13h à 17h; lun., de 13h à 18h; du mar.au sam., de 11h à 18h.GALERIE DES MÉTIERS D\u2019ART DU QUÉBEC (m arché Bons e cours , 3 5 0 , S t -P aul E.) Les peaufineries de Philipp.Du dim.au mer., de 10h à 18h; jeu.au sam., de 10h à 21h.Jusqu\u2019au 16 octobre.Exposition Cou d\u2019éclat.Tous les jours de 10h à 18h.Jusqu\u2019au 22 octobre.GALERIE ERIC DEVLIN (4 6 0 , S te -Cathe r ine O., e s pace 4 0 3 ) Oeuvres de Michel Beaucage et Sylvain Bigras.Du mer.au ven., de midi à 18h; sam., de midi à 17h.Jusqu\u2019au 9 octobre.GALERIE D\u2019ART D\u2019OUTREMONT (4 1 , av.S t -Jus t ) Auj.et dim., de 13h à 16h, photographies de Michael Flomen.GALERIE DU GAZON-COUTURE (1 4 6 0 , S he rbrooke O.) Peintures et sculptures de Sylvain Bouthillette.Jusqu\u2019au 30 octobre.GALERIE DU MAI (3 6 8 0 , Je anne -Mance ) Photos Bertien Van Manen.Jusqu\u2019au 24 octobre.GALERIE GRAFF (9 6 3 , Rache l E.) Oeuvres de Marc Larochelle et Alain Lafram- boise.Du mer.au ven., de 11h à 18h; sam., de midi à 17h.Jusqu\u2019au 9 octobre.GALERIE KAS TEL (1 3 6 8 , av.Gre e ne ) Exposition Joseph Oppenheimer 1876-1966.Du mar.au sam., de 10h à 17h30.Jusqu\u2019au 9 octobre.GALERIE KLIMANTIRIS (7 4 2 , boul.Dé car ie ) Peintures de Nori Peter, Suzanne Therrien, Didier Chrétien et Albric Soly.GALERIE D\u2019ART YVES LAROCHE (4 , S t -P aul E.) Oeuvres de Jim Davis, Éric Godin et Guy Goudro.Jusqu\u2019à lundi.GALERIE ELENA LEE - VERRE D\u2019ART (1 4 2 8 , S he rbrooke O.) Dès mar., oeuvres de Kai Chan.Du mar.au ven., de 11h à 18h; sam., de 11h à 17h.Jusqu\u2019au 26 octobre.GALERIE D\u2019ART LEONARD & BINA ELLEN (1 4 0 0 , de Mais onne uve O.) Photographies de Moyra Davey, Stan Douglas, Charles Gagnon, Petra Mueller et Catherine Opie.Du lun.au ven., de 11h à 19h; sam., de 13h à 17h.Jusqu\u2019au 16 octobre.GALERIE MAZARINE (1 4 4 8 , S he rbrooke O.) Paysages, oeuvres de Dominique Boisjoli et Piet Leutsch.Jusqu\u2019au 9 octobre.GALERIE MCCLURE (3 5 0 , av.Vic tor ia ) Auj., de 10h à 17h, petits formats d\u2019Andrea Szi- lasi.GALERIE MICHEL-ANGE (4 3 0 , Bons e cours ) Dès dim., exposition de 52 tableaux (de 52 artistes) illustrés dans l\u2019Agenda d\u2019art parcours 2000.GALERIE MIS TRAL (3 7 2 , S te -Cathe r ine O.) Expositions A deriva, de Daniel Kieffer, et The Red River: Landscape and Memory, de Isaac Ap- plebaum.Du mer.au sam., de midi à 18h.Jusqu\u2019au 6 novembre.GALERIE MONARO (3 4 , S t -P aul O.) Oeuvres de Monique Harvey, Pierre Patry, Ja- nusz Migacz et Manon Otis.GALERIE OP TICA (3 7 2 , S te -Cathe r ine O.) Oeuvres de Douglas Gordon, Mathew Jones, Steven Moore et Cornelia Parker.Du mar.au sam., de midi à 17h.Jusqu\u2019au 16 octobre.GALERIE P ORT-MAURICE (8 4 2 0 , boul.Lacorda ire ) Auj.et dim., peintures de Tuan Quoc Nguyen.GALERIE S AINT-DIZIER (2 0 , S t -P aul) Peintures de John F.Marok et sculptures de Ro- se-Aimée Bélanger.Jusqu\u2019au 15 octobre.GALERIE S CHORER (5 6 8 6 , av.Monkland) Oeuvres de Rivka Wiseberg.Jusqu\u2019au 13 octobre.Oeuvres de Nicole Brazeau.Jusqu\u2019au 12 octobre.GALERIE S OLEIL (2 0 7 , Laur ie r O.) Oeuvres de Nathalie Mano.Jusqu\u2019au 17 novembre.GALERIE S OUS LE P AS S E-P ARTOUT (5 2 7 6 , av.Not re -Dam e -de -Grâce ) Exposition Graveurs canadiens à Paris.Du mer.au ven., de 14h30 à 17h30; sam., de 11h à 16h.Jusqu\u2019au 9 octobre.GALERIE TURENNE (1 4 7 6 , S he rbrooke O.) Tableaux anciens et bijoux de Théophile Hamel.GALERIE UQAM (1 4 0 0 , Be rr i, s a lle J-R1 2 0 ) Photographies de Roberto Pellegrinuzzi.Du mar.au sam., de midi à 18h.Jusqu\u2019au 9 octobre.GALERIE JEAN-P IERRE VALENTIN (1 4 9 0 , S he rbrooke O.) Peintures de Thérèse Lacasse, Maja Vodanovic, Stanislav Germanov, Henry Jones et Alexandr Kachkin.Du mar.au ven., de 10h à 17h30; sam., de 10 h à 17h.GALERIE VAV (1 3 9 5 , boul.Re né -Lé ve s que O.) Exposition 10 03 99, peintures, dessins et installation de Nicola Russo, Kevin Foster, Jason Sha- tilla et Timothy McEvenue.Du lun.au sam., de 9h à 16h.Jusqu\u2019au 9 octobre.GALERIE VERMEILLE (4 4 6 4 , S te -Cathe r ine O.) Oeuvres des artistes de la galerie.Jusqu\u2019au 23 octobre.GALERIE VOX (4 6 0 , S te -Cathe r ine O., e s pace 3 2 0 ) Auj.et dim., de midi à 17h, oeuvres de Karin Bu- bas, Susan Dobson, Karin Geiger, Caroline Sweeling Teo, Maureen Rodrigues-Labrèche, Chris Gergley, Alan Hoffman et Jules de Niver- ville.GALERIE WADDINGTON (1 4 4 6 , S he rbrooke O.) Oeuvres de Jack Bush.Jusqu\u2019au 30 octobre.GUILDE CANADIENNE DES MÉTIERS D\u2019ARTS (2 0 2 5 , P e e l) Exposition Art inuit: un patrimoine pour le futur.Jusqu\u2019au 30 mars 2000.HAN ART CONTEMP ORAIN (4 6 0 , S te -Cathe r ine O., e s pace 4 0 9 ) Peintures de Zhu Lan.Jusqu\u2019au 24 octobre.MUS ÉE JUS TE P OUR RIRE (2 1 1 1 , S t -Laure nt ) Exposition Les Amuseurs.Jeu., ven., de 9h30 à 15h30; sam., dim., de 10h à 17h.(pour les jeunes de 4 à 12 ans) OBORO (4 0 0 1 , Be rr i, e s pace 3 0 1 ) Installation de Mohamed El baz.Du mer.au dim., de midi à 17h.Jusqu\u2019au 17 octobre.OBS ERVATOIRE 4 (3 7 2 , S te -Cathe r ine O., e s pace 4 2 6 ) Photographies d\u2019Éliane Excoffier.Jusqu\u2019au 9 octobre.OP HÉLIARTS (2 1 5 , S t -P aul O.) Peintures de Marcio Melo.Du mar.au dim., de midi à 18h.Jusqu\u2019au 11 octobre.QUARTIER ÉP HÉMÈRE (angle de s rue s de la Montagne e t de We lling ton) Installation de Marcus MacDonald.Tous les jours de 18h à minuit.Jusqu\u2019au 28 octobre.THÉÂTRE D\u2019AUJOURD\u2019HUI (3 8 8 8 , S t -De nis ) Exposition Personnages urbains 2xc.Jusqu\u2019au 24 octobre.2 7 8 8 9 3 0 12 h 2790661 6LP1801D1002 D18 sam.(Arts) 6LP1801D1002 ZALLCALL 67 01:00:53 10/02/99 B D 18 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 2 OCTOBRE 1999 Une grande table du Québec Cuisinier-auteur-animateur L a cuisine, c\u2019est le rendez-vous que se donnent des produits et un cuisinier.Quand un cuisinier prépare un livre, il se charge de rédiger la recette.Il illustre son savoir-faire.Mais s\u2019il ne fait que cela, il laisse dans l\u2019ombre ceux qui lui ont permis de se mettre en valeur.Pour donner naissance à Naturellement (1), Jean Soulard a travaillé de concert avec un photographe, Roger Côté.Un photographe qui est devenu, dans ce très bel ouvrage, le porte-parole des produits, des paysages, des terroirs.Entre l\u2019écriture et la photo, la cuisine a pris forme.naturellement.Simplement.Ce que cela sous-entend de travail, de recherche de la perfection n\u2019est pas dit.La simplicité n\u2019est pas chose facile.Mais si on lit bien entre les lignes, on se doute qu\u2019elle rend heureux.C\u2019est un livre magnifique qui distille une certaine forme de bonheur.Sans doute le plus beau que l\u2019on ait produit au Québec.À l\u2019image de la bonne cuisine, la vraie.Celle que défend l\u2019auteur.« La cuisine est pour moi l\u2019harmonie et le juste équilibre des produits.Il serait inutile de préciser que ces produits doivent être d\u2019une qualité et d\u2019une fraîcheur irréprochables.(.) Cuisinons simple.Évitons le contraste de trop de saveurs dans une même assiette.Notre palais s\u2019y prend.Cuisinons en nuance, avec les bonnes textures, avec des sauces goûteuses à point, des cuissons exactes et des assaisonnements délicats.» C\u2019est le troisième livre que Jean Soulard, chef exécutif au Château Frontenac, publie à compte d\u2019auteur.Ce n\u2019est pas sa seule implication, en dehors de la direction de ses fourneaux.Depuis la fin du mois d\u2019août, il anime l\u2019émission Cuisiner avec Jean Soulard diffusée sur Canal Vie.Chacune des 26 émissions d\u2019une heure met l\u2019accent sur les produits régionaux et ceux qui les mettent en valeur, « ceux qui ont la passion de ce qu\u2019ils font ».Le canard de l\u2019Estrie Les feuilles rougissent, le Festival des couleurs a pour concurrent le Festival international du canard, qui a débuté hier et qui baissera la rideau pour la fête de la citrouille, le 31 octobre.C\u2019est à Ski Bromont que les activités sont regroupées, à l\u2019abri des intempéries.Un programme de festivités a été élaboré pour chacune des trois fins de semaine.Mais tout au long du mois les restaurants de la région mettront le canard en vedette.Quinze restaurants participent officiellement à ce festival avec des menus créés à partir de ce produit régional particulier.Le Festival international du canard invite chaque année des cuisiniers étrangers.La Suisse est au rendez-vous.Chaque établissement proposera donc deux menus, l\u2019un suisse et l\u2019autre québécois.Pour tout renseignement : 1 800 542-7663 ouwww.canard.org (1) Jean Soulard, Naturellement, photographies par Roger Côté, Éditions Jean Soulard.GASTRONOTES Françoise Kayler RESTAURANTS Françoise Kayler D ans un restaurant, le décor est important.Mais ni autant que la cuisine, ni autant que le service.Il est là pour supporter ce qui est l\u2019essentiel : la préparation et le service des plats.À Québec, le restaurant Initiale a su établir cet équilibre.Comme Serge Bruyère l\u2019avait fait, le premier, dans cette ville.Élégamment, simplement, professionnellement.Dans le Vieux-Port, dans une ancienne banque, le cadre est impressionnant.Plafonds hauts, colonnes, espace sans contrainte ont été utilisés pour créer une atmosphère de calme, de douceur, de fraîcheur.Le moderne et l\u2019antique se rejoignent, les contrastes mettent en valeur boiseries, métal et tissus, bleus soutenus et blonds légers qui adoucissent les angles.Mais ce sont les tables qui ont la vedette dans cet écrin géant.Elles sont nappées, habillées, meublées comme peut le sont.Avec des attentions particulières : couverts signés Laguiole, cuillères à sauce (le pain de la corbeille est excellent, mais la finesse de certaines préparations ne peut être appréciée qu\u2019à la cuillère), beurriers sous cloche.La qualité du service est remarquable par sa finesse, son doigté, un respect des règles qui n\u2019empêche ni amabilité ni gentillesse.L\u2019Initiale ne propose ni carte ni table d\u2019hôte, mais trois menus qui offrent, pour chaque service, le choix entre deux plats préparés pour que l\u2019on puisse opter pour le plus doux ou le plus corsé.L\u2019amateur d\u2019huîtres pouvait goûter les belons de Quiberon.L\u2019amateur de thon ouvrait le repas, avec ravissement, sur cette entrée fraîche et savoureuse qui soutenait, sur un concassé de tomates parfumées, un poisson cru à coeur et grillé en petite surface.En deuxième entrée, la salade n\u2019était pas banale.Ce n\u2019était qu\u2019un assemblage de feuilles vertes, mais d\u2019une qualité telle, dans la « verdurette » et dans l\u2019assaisonnement, qu\u2019on ne pouvait qu\u2019être séduit.Il n\u2019y a pas de sots métiers.de plats non plus.La sardine est un poisson méconnu chez nous.Fraîche, en filets, elle était traitée avec beaucoup d\u2019égards dans cette entrée haute en saveurs avec, à la base, un biscuit et une sauce modulés pour tempérer l\u2019attaque.Cuisinés en nuances, le plat de poisson respectait la douceur de l\u2019omble, juste poché, en l\u2019accompagnant d\u2019une sauce courte et de pâtes travaillées pour se fondre dans la préparation.Rouge, tendre, goûteux, ce pigeon n\u2019avait que des qualités.Le cuisinier, qui avait si bien maîtrisé la cuisson, avait soutenu ce travail en choisissant, pour la texture et pour le goût, des éléments rarement réunis dans une assiette.Avec bonheur.Au dessert, chocolat, glace, crème étaient réunis, avec le souci de la perfection, dans une proposition de dégustation qui ne laisse que de bons souvenirs L\u2019Initiale propose un plateau composé uniquement de fromages du Québec.Le service les identifie et les présente soigneusement.Ces fromages ne font pas partie des menus.Mais l\u2019équilibre des plats est tel que l\u2019on peut succomber à la tentation.INITIALE 54, rue Saint-Pierre Québec (418) 694-1818 Huîtres de Quiberon Tomates assaisonnées à la livêche, thon grillé Verdurette de la ferme des Monts au Reggiano Biscuit huile d\u2019olive tempura de sardines fraîches Filet d\u2019omble poché, crème de poisson, gruaux de pâtes Poitrine de pigeon, champignons, brocoli, épinards, lentilles Dégustation de desserts Infusions Menu pour deux, avant vin, taxes et service : 78 $ Fromages, à la carte : 12 $ 2788625 Stationnement gratuit 2787680 2 7 8 7 6 9 3 2 7 8 9 0 6 0 2 7 8 4 3 1 5 2 7 8 5 3 8 1 2 7 8 9 3 6 6 2 7 8 9 8 6 9 2 7 8 3 0 8 7 2 7 7 8 9 3 4 2 7 8 9 7 6 1 6LP1901D1002 D19 sam.(Arts) 6LP1901D1002 ZALLCALL 67 01:00:36 10/02/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 2 OCTOBRE 1999 D 19 Quelques folies pour la grande folie! B oira-t-on (comme certains le craignent) à en perdre la tête au moment du passage à l\u2019an 2000 ?La sagesse sera plutôt de boire de meilleurs vins que jamais, ou même exceptionnels, ce qui vaut bien mieux que de trop boire ! Soit en puisant dans sa cave pour ceux qui disposent d\u2019un cellier, soit en achetant \u2014 par exemple dès au- jourd\u2019hui \u2014 des vins du calibre voulu.Voici donc, pour cette occasion unique, quelques suggestions de vins choisis parmi ceux que j\u2019ai eu l\u2019occasion de goûter récemment.D\u2019Italie et d\u2019Espagne À tout seigneur, tout honneur ! Très cher (mais pas plus que tant de bordeaux rouges), le Brunello di Montalcino Riserva 93 Poggio all\u2019Oro Banfi, qui a droit au titre de grand vin, fera ainsi honneur à ceux qui le serviront.Bien coloré sans être opaque, toujours jeune par sa robe, son beau bouquet élégant et finement épicé (le bois) de fruits rouges, et en même temps nuancé, il a une bouche qui suit, relativement corsée, avec de belles saveurs pures et fraîches, de l\u2019éclat, des tannins distingués.Excellent.Très cher, donc, mais si on aime ces vins de Toscane, c\u2019est la bouteille à s\u2019offrir.880104, 85 $, ?$$$$$ 7-9 ans.Aussi de Toscane, le Santacroce 90 Castel\u2019in Villa Indicazione Geografica Tipica, élaboré avec du Sangiovese et du Cabernet Sauvi- gnon, est un vin plus évolué, à la robe foncée, grenat-pourpre, au bouquet ample, généreux, aux arômes de Sangiovese bien mûr et aussi de fruits cuits, avec des notes boisées rappelant à la fois la noix de coco et le madrier.Corsé, charnu, tannique sans trop d\u2019astringence, moins élégant que le précé- dent et à la fois savoureux, il tiendra tête à des plats aux saveurs affirmées.869438, 60,50 $, ?(?) $$$$($) 4-5 ans.Beaucoup moins cher, le Rioja 95 Vina Ijalba \u2014 bien meilleur que ne le laisse supposer son étrange bouteille en forme de rouleau à pâte ! \u2014 séduira les amateurs de ces vins espagnols aptes à un long vieillissement.Plus riche en couleur que ne le sont la plupart des Riojas, d\u2019une fraîcheur remarquable \u2014 toujours jeune, donc \u2014 au nez et en bouche, son généreux bouquet de fruits rouges aux notions de framboises est encore monolithique, avec à l\u2019arrière-plan des notes vanillées et un boisé très espagnol, genre sciure de bois.Corsé comme Rioja, il a de belles saveurs de fruits bien mûrs, de l\u2019éclat, sur des tannins fermes, mais sans dureté.Dans les succursales ordinaires (SO), 478743, 26,25 $, ?(?) $$$ 8-9 ans.Autre preuve que 97 est un grand millésime pour la Toscane, le Chianti Classico 97 Fontodi enchantera les amateurs de Sangio- vese.La robe est d\u2019un pourpre étonnamment soutenu, le nez, quoique peu expressif, promet énormément avec son superbe fruité (il faut attendre environ une heure, une fois la bouteille ouverte, pour qu\u2019il commence à s\u2019ouvrir, et magnifiquement), et la bouche suit, concentrée mais sans lourdeur, avec des saveurs pures, des tannins solides, mais sans trop d\u2019astringence.Et il tiendra ! 879841, 26,50 $, ?(?) $$$ 11-13 ans.vinOh ! veritas Certains hôtes voudront plutôt ouvrir ce soir-là des magnums (1,5 litre), comme en offre la SAQ à l\u2019occasion de son opération vinOh ! veritas d\u2019octobre, qui commence au- jourd\u2019hui même.En voici quatre exemples, tous en magnums, en allant du moins cher au plus cher.Saint-Julien 96 Moulin Riche.Deuxième vin (élaboré avec les fruits de jeunes vignes, donc) du Château Léoville-Poyferré.Vin bien coloré, au bouquet pour l\u2019instant plutôt monolithique, il est dense en bouche, serré, avec des tannins de qualité, mais austère à la bordelaise.886333, 85,50 $, ?(?) $$$$ 8-9 ans.Pomerol 96 La Grave à Pome- rol.Vin au nez de fruits rouges et noirs à l\u2019eau de vie, moyennement corsé, il est tout en finesse, avec des tannins tendres, et en même temps un goût pénétrant.852673, 95 $, ?(?) $$$$ 3-4 ans.Barolo 95 Pio Cesare.On aime, ou on n\u2019aime pas les barolos.Ceux qui aiment aimeront ce vin avec sa robe qui joue entre le rouge clair et l\u2019orangé, son bouquet complexe et subtil (fruits rouges, cuir, figues sèches, etc.), ses saveurs marquées par le bois, mais aussi son éclat, sur des tannins un peu durs, mais sans exagération.878189, 120,25 $, ?(?) $$$$($) 7-8 ans.Enfin, le Saint-Julien 96 Château Lagrange, très concentré dans ce millésime, est de son côté un vin compact, serré, et même puissant, mais à l\u2019heure actuelle monolithique.Et, dans ce cas, à mettre en cave pour au moins une dizaine d\u2019années, plutôt qu\u2019à boire dans quelques mois.852848, 125 $, ?$$$$($) 10-15 ans.D\u2019un millésime exceptionnel, et disponible celui-là en format de trois litres (l\u2019équivalent de six bouteilles), le Rosso di Montalcino 97 Banfi pourra être bu le 31 décembre, tant il est déjà savoureux.D\u2019un beau pourpre soutenu, son bouquet de fruits rouges, aux notes boisées-épicées bien présentes (mais pas excessives), a l\u2019éclat des grandes années, avec une bouche de bonne ampleur, aux saveurs franches, du corps et des tannins à la fois substantiels et distingués.878876, 133,75 $ les trois litres ?(?) $$($) 9-12 ans.(À noter qu\u2019il est aussi disponible en bouteilles courantes, à 25,50 $, 864900.) D\u2019autres vins à retenir de l\u2019opération vinOh ! veritas, ceux-là en format courant de 750 millitres : D\u2019abord, mais fort cher, le Médoc 96 Château Les Ormes Sorbet, bien supérieur au même vin en 95, au bouquet distingué et qui, déjà, après un certain temps dans le verre, devient plus nuancé, passablement corsé sans que ce soit un vin puissant, aux tannins de qualité.Très beau Médoc.889907, 43 $, ?(?) $$$$ 5-6 ans.De Toscane celui-là, le Chianti Classico 96 Giorgio Primo La Massa montre brillamment qu\u2019il est possible de faire des chiantis aux tannins dépourvus de rugosité.Une couleur soutenue, un très beau bouquet de Sangiovese au fruité plein d\u2019éclat, il a tout autant d\u2019éclat en bouche, avec de la chair, du corps, des tannins civilisés.D\u2019un domaine qui devient une référence pour l\u2019appellation, comme le prouve son prix ! 879379, 52,50 $, ?(?) $$$$($) 10-11 ans.Enfin, les amateurs fortunés qui veulent boire ce jour-là un champagne d\u2019exception pourront jeter leur dévolu sur le Clos des Goisses 89 Philipponnat, aux merveilleuses bulles microscopiques, au bouquet large et profond, mais encore d\u2019une pièce et qui gagnera en complexité, que suit une bouche ample et dense, aux saveurs tout aussi affirmées que raffinées et dont l\u2019après- goût n\u2019en finit plus.Et avec ça, frais comme une rose ! Grand vin.au grand prix ! 871327, 166,25 $ ?$$$$$ 10-12 ans sans doute.Pour en rester aux folies destinées à être bues ce jour-là, les amateurs de Sauternes pourront s\u2019offrir, eux, une bouteille.de Monbazil- lac 96 Cuvée Madame Tirecul la Gravière, lequel, dégusté à l\u2019aveugle cet été côte à côte avec une demi-bouteille du Sauternes 89 Château d\u2019Yquem, prit la première place ! D\u2019un jaune soutenu, son bouquet explose en notes de fruits jaunes (genre abricots) confits, avec des notions de cire et un boisé très présent.Bien sucré, passablement corsé, équilibré, il a une longueur \u2014 l\u2019après-goût \u2014 qui dure et qui dure.866632, 180,50 $ les 500 millilitres, ?$$$$$ 10-15 ans.À boire avec du foie gras, ou pour lui-même en digestif.Ultime extravagance : le Ice Wine 97 Inniskillin, à la belle robe d\u2019un jaune soutenu, d\u2019un grand millésime pour l\u2019Ontario, et qui a toutes les qualités qu\u2019on demande à ces vins (richesse du fruit, générosité en bouche, équilibre), mais sans ces notes végétales de certains.À boire comme le précé- dent.316265, 54,75 $ la demie, ?(?) $$$$$ 6-8 ans sans doute.Un bordeaux rouge Il est finalement rarissime qu\u2019on trouve à prix correct des bordeaux rouges en partie évolués, tel que le Graves 95 Château d\u2019Ardennes.Vin à la robe virant au grenat, il est déjà en effet assez évolué, comme le montre son bouquet bien pourvu en notes tertiaires (cuir, feuilles mortes, pruneaux cuits, etc.), bouquet qui ne cesse de se complexifier à mesure que le vin s\u2019aère.Moyennement corsé, peu tannique, il plaira à tous ceux qui aiment les vins d\u2019un certain âge.869993, 22,75 $, ?$$($) 1-2 ans.DU VIN Jacques Benoit décompte le grand CONSULTEZ LE SITE INTERNET DE RADIO ÉNERGIE POUR LA MISE À JOUR DU GRAND DÉCOMPTE EN \u201cREAL AUDIO\u201d: www.radioenergie.com/decompte.htm avec Mike Gauthier et Anne-Marie Witenshaw DIMANCHE DE 9H À 12H avec Marc Denoncourt DIMANCHE DE 18H À 19H30 T O P 3 0 A N G L A I S T O P 2 0 F R A N Ç A I S Anne-Marie Witenshaw Mike Gauthier Marc Denoncourt rc c rt La promesse énergie : TOUJOURS DES NUMÉROS 1! Semaine du 3 octobre 1999 ithensha SD CS 1.1.MAMBO #5 LOU BEGA 2.2.ANGELS ROBBIE WILLIAMS 3.3.BAILAMOS ENRIQUE IGLESIAS 7.4.SHE S ALL I EVER HAD RICKY MARTIN 4.5.LARGER THAN LIFE BACKSTREET BOYS 6.6.SMOOTH SANTANA / ROB THOMAS 10.7.WHAT IS LIFE SHAWN MULLINS 12.8.LOST IN YOU GARTH BROOKS 14.9.MISTAKE (REMIX) SERIAL JOE 15.10.ANGELS WOULD FALL MELISSA ETHERIDGE 17.11.MAN! I FEEL LIKE A WOMAN SHANIA TWAIN 5.12.LAST KISS PEARL JAM 16.13.MI CHICO LATINO GERI HALLIWELL 8.14.SWEET CHILD O MINE SHERYL CROW 9.15.GENIE IN A BOTTLE CHRISTINA AGUILERA 11.16.BREATHE MOIST 13.17.STEAL MY SUNSHINE LEN 21.18.HEARTBREAKER MARIAH CAREY 23.19.THERE SHE GOES SIXPENCE NONE THE RICHER 25.20.(YOU DRIVE ME) CRAZY BRITNEY SPEARS 24.21.WALKING POCKET SIZE 26.22.I NEED TO KNOW MARC ANTHONY 19.23.IT S NOT RIGHT BUT IT S OK WHITNEY HOUSTON 27.24.JUST MY IMAGINATION THE CRANBERRIES 29.25.AMAZED LONESTAR 22.26.SOMEDAY SUGAR RAY 30.27.I KNEW I LOVED YOU SAVAGE GARDEN 28.WAITING FOR TONIGHT JENNIFER LOPEZ 29.LAY DOWN MEREDITH BROOKS 30.THEN THE MORNING COMES SMASH MOUTH henshaw SD CS 1.1.VOYAGER JEAN LELOUP 5.2.EUROPE OKOUMÉ 2.3.EN MON BONHEUR DANIEL BÉLANGER 4.4.LE FIL LA CHICANE 6.5.OBIA ROCH VOISINE 9.6.L HOMME 7 UP LES RESPECTABLES 10.7.EN ATTENDANT SES PAS CÉLINE DION 13.8.LOLA ALLAN THÉO 3.9.PISSI MOINS LES COLOCS 16.10.MON ANGE ÉRIC LAPOINTE 12.11.MOTS DE FEMMES LAURENCE JALBERT 15.12.LE MONDE EST SOURD FRANCIS CABREL 7.13.SI J TAIS JUDITH BÉRARD 22.14.VIVRE SA VIE BRUNO PELLETIER 8.15.TU POURRAS DIRE KEVIN PARENT 21.16.RENARDS ARGENT S COLÉOPTÈRE 19.17.UNE FEMME COMME UNE AUTRE PATRICIA KAAS 11.18.R VOLUTION RUDELUCK 20.19.SI LA MUSIQUE TUE DANIEL DUPUIS 24.20.NE M COUTE PAS JEAN-FRANÇOIS FORTIER 2 7 8 6 2 0 8 Honneur aux Bee Gees sur timbres-poste Associated Press LONDRES Les Bee Gees vont accéder à l\u2019immortalité postale dans la petite île britannique où ils sont nés.Hommage va en effet être rendu dans l\u2019île de Man aux trois frères Gibb \u2014 Robin, Maurice et Barry \u2014, par la diffusion de plusieurs timbres célébrant quelques-unes de leurs plus célèbres chansons dont les hits Night Fever, Stayin\u2019Alive et I\u2019ve Gotta Get a Message to You, issus de la bande originale du film La Fièvre du samedi soir.Une série de six timbres sera mise en en vente à l\u2019occasion du 50e anniversaire des jumeaux Robin et Maurice, qui sont nés dans la ville de Douglas, dans l\u2019île de Man, en mer d\u2019Irlande, où est également né Barry en 1946.2 7 8 5 1 6 6 2 7 8 9 4 9 8 2 7 8 9 3 4 7 2789803 = ree D 20 LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 2 OCTOBRE 1999 2 ; e = e Naviguez à haute vitesse sans baisse de vitesse Sympatico Édition Haute Vitesse est le seul service Internetsurle al CO marché qui vous assure une vitesse rapide et constante, quels que - ge , A = soient l\u2019heure ou le jour et qu'importe le nombre d\u2019utilisateurssur |\u201d \"\" at rl SL notre réseau d\u2019accès.En plus, il vous offre une connexion automatique et - illimitée et vous permet de naviguer et de téléphoner en même Jym P ATi (@ temps, vous évitant ainsi de débourser pour une deuxième ligne.Essayez la haute vitesse qui ne vous laisse pas tomber, abonnez- Édition Haute Vitesse\u201d vous au 310-INTERNET ou au www.bell.ca/hautevitesse.et thr D198 0 ee, ee er, ee Lem Bell Ï J.! 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