La presse, 3 octobre 1999, B. Lectures
[" 7LP0101B1003 B-1 3 OCT.LECTURES 7LP0101B1003 ZALLCALL 67 12:58:42 10/03/99 B T\u2019as pas besoin d\u2019un flash quand tu photographies un lapin blanc qui a déjà les yeux rouges.Les Édit ions internationales Alain Stanké 615, boulevard René-Lévesque Ouest, bureau 1100, Montréal (Québec) H3B 1P5 (514) 396-5151 Courriel: edit ions@stanke.com Pour régler les problèmes de congestion dans les hôpitaux, c\u2019est simple: on agrandit les corridors.La peinture antirouille, c\u2019est garanti, mais juste sur le bois.2 7 8 4 0 8 9 7LP0201B1003 B-2 3 OCT.LECTURES 7LP0201B1003 ZALLCALL 67 00:53:00 10/03/99 B 7LP0301B1003 B-3 3 OCT.LECTURES 7LP0301B1003 ZALLCALL 67 13:23:26 10/03/99 B F I L L 5 4 ind dn.A at Abn + aie me .mm tam mba Seal: | Express livres Une réussite Une poignée de gens qui se promènent sur la.terrasse Dufferin malgré la gelée matinale d'automne, les eaux bouillonnantes du fleuve Saint-Laurent surplombé d\u2019un ciel orangé, ou les toits en pente de la place Royale: des perpectives monumentales et des lumières incomparables, voici de quoi est faite la ville de Québec que le photographe Luc-Antoine Couturier nous invite à découvrir dans l'album Histoire de Voir.Québec.Saviez-vous, lecteurs montréalais, que cette publication de 52 pages aux } allures de magazine de luxe s\u2019est déja vendue a plus de 100 000 exemplaires dans le monde, ce qui en fait l\u2019un des plus grands succès d\u2019édition au Québec?Traduite en six langues, cette publication a d\u2019abord été conçue sans subvention par l'éditeur et rédacteur Sylvain Harvey dans le but de promouvoir la candidature de la ville de Québec aux Jeux Olympiques de 2002.Par la suite, différentes compagnies et organismes ont utilisé cet album très documenté et clair comme un outil promotionnel peu banal.Les touristes et les curieux \u2014 ceux, par exemple, qui croyaient connaître la Vieille Capitale comme le fond de leur poche \u2014 ont également contribué au succès de l'entreprise qui propose aussi des albums sur la Minganie et le Québec amérindien et inuit.D'autres ouvrages portant sur différentes régions du Québec devraient suivre bientôt.Car c\u2019est maintenant prouvé: les brochures touristiques bourrées de clichés et sans imagination ont fait leur temps! Dominique Paupardin collaboration spéciale Histoire de Voir.Québec, Les éditions Sylvain Harvey, Québec, 52 pages, (***) La chaloupe de Verchères D'après Le Petit Robert, il n'y aurait qu\u2019au Canada que le mot «chaloupe» désigne un «petit bateau à rames» comme on en retrouve sur tous nos lacs et rivières.Le Petit Larousse illustré, d'ailleurs, ne mentionne pas ce «régionalisme».Quoi qu\u2019il en soit, les Québécois connaissent bien les «chaloupes», lesquelles, malheureusement, de plus en plus, sont en aluminium.«Malheureusement», parce que durant la belle période des années 1950 à 1960, alors que la mode des chalets s\u2019implanta dans le Québec d'après-guerre, les chaloupes étaient surtout en bois, qu\u2019elles étaient fabriquées à Verchères, à tel point d\u2019ailleurs qu\u2019on les appelait les «verchères».D'où la raison pour laquelle le Comité de toponymie et d'histoire de Verchères, municipalité de la rive sud de Montréal, sise entre Longueuil et Sorel, vient de publier un petit ouvrage, abondamment illustré, sur l'histoire de cette embarcation de chez nous, fabriquée par des ateliers de la région.Cet ouvrage sans prétention vient combler une lacune de notre histoire économique.Et intéressera sans doute tous ceux qui ont été propriétaires (ou le sont encore) d\u2019une de ces embarcations qui, avec les canots, furent, pendant des années, les seules qu\u2019on voyait sur les lacs du Québec.Pierre Vennat La Verchère, Comité de toponymie et d'histoire de Verchères, 123 p.(**) Sans sens Dans son troisième ouvrage (après Regards sur les temps actuels, recueil de textes déjà parus, et On achève bien les chevaux, un manifeste contre le libéralisme), le professeur Pierre Desjardins propose cette fois, dans Tous des bêtes, une réflexion sur le sens de la vie.Ni la religion aliénante, ni le travail aliénant, ni le paradis aliénant de la consommation, ni le nouvel humanisme aliénant lui non plus, n'étant en mesure de livrer la marchandise à l'Homme (de toute façon «déterminé de A à Z»), la solution ne peut venir que de l'acceptation stoïque du fait que.la vie n\u2019a pas de sens, voilà.À la fois simpliste et confus, empesé et brouillon, l'ouvrage de Desjardins est en outre affligé de fautes génantes (il faudrait notamment décider s'il faut écrire Lipovetski ou Lipovetsky).Mario Roy Tous des bêtes, Pierre Desjardins, Les Intouchables, 255 p.(¥) Nous avons aimé A la foite kr Ad Passionnément RANK Beaucoup Akh , Un peu * x* Pas aimé du tout x ; + Ki tte lh.BBB i a.2.ad I~ MARTINE GINGRAS collaboration spéciale ne chronique Internet dans le cahier Lectures?On aura tout lu, me lançaient, un peu surpris, des gens à qui j'annonçais cette semaine ma nouvelle collaboration à La Presse.À première vue, le Net peut en effet sembler bien loin de la lecture, une activité qu\u2019on associe plus volontiers au livre.Et ce noble objet, on l'écarte le plus possible du bureau, préférant une atmosphère feutrée pour s\u2019y plonger avec volupté.Encore aujourd'hui, le réseau auquel on accède à partir d'un ordinateur enfoui sous un enchevêtrement de fils est donc piutôt associé à l'informatique, à la technologie, à la science.Pas étonnant, dans ces conditions, que les chroniques qui lui sont consacrées se retrouvent généralement dans des magazines spécialisés ou des cahiers réservés aux nouvelles technologies.En vrac, on y traite autant des probléines de configuration des modems et des ordinateurs que des nouveaux sites apparus dans le Web.Alors que le Québec commençait à se brancher, ce joyeux mélange du contenant et des contenus a permis de créer une masse critique de lecteurs intéressés par l\u2019un ou l\u2019autre des aspects du réseau informatique.était toutefois prévisible \u2014 et souhaitable! \u2014 qu'on dissocie peu à peu les aspects techniques des contenus variés.Car traiter d'Internet dans un cahier thématique, soit-il consacré à l'économie, à la mode ou à la lecture, c\u2019est la meilleure façon de rejoindre ceux qui souhaitent s\u2019abreuver a toutes les sources d\u2019un sujet qui les passionne.Cliquer pour lire Chose certaine, s'intéresser au Net sous l'angle de la lecture ne signifie surtout pas qu\u2019on le considère comme une solution de rechange au livre.Pour ma part, je demeure au contraire une véritable fétichiste du livre: j'aime le regarder, le toucher, le plier, le sentir et, par-dessus tout, le transporter avec moi pour m'y plonger où bon me semble.Je m'\u2019imagine d\u2019ailleurs mal Lire un roman LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 3 OCTOBRE [999 complet à l'écran, ce que je trouverais fastidieux pour le corps et fatigant pour les yeux.Tout de même, le plaisir de la lecture se cultive abondarnment dans Internet.On n'a qu\u2019à penser au Web, une des facettes les mieux connues du réseau informatique, pour s\u2019en convaincre.La manière dont celui-ci est conçu est en soi fascinante: le Web est basé sur le principe de l'hypertexte, qui permet de lire en suivant des liens symboliques d\u2019une page à une autre, pouvant être située n\u2019importe où, dans le même site Web ou ailleurs dans le monde.Certains mettent ainsi l'hypertexte à profit pour tenter des expériences d'écriture non linéaire.Un exemple: le site belge Anacoluthe! , un étonnant laboratoire d\u2019expérimentation littéraire, dans les méandres duquel il fait bon se perdre.D'après le Petit Robert, une anacoluthe est une «rupture ou discontinuité dans la construction d'une phrase».Dans Anacoluthe (le site!), ce sont autant les phrases que les histoires qui sont rompues.On y trouve notamment un polar, Apparitions inquiétantes?, dont la trame narrative est morcelée: on se balade d\u2019une page à l'autre en cliquant sur les hyperliens, cherchant à comprendre le coeur du mystère à travers toutes ces bribes d'histoire.Il n'y a pas de voie clairement tracée: le récit se construit au gré du furetage de chaque visiteur, qui décide de sa trajectoire a travers les mots et les images proposés.Un concept entièrement différent régit les Trois histoires avec des mots qui bougent*: cette fois, dans un texte, certains bouts de phrases se succèdent très rapidement sur la page: «au fond de la salle» devient «au fond de la nuit» puis «au fond du couloir».À force de lire et de relire les agencements variés qui apparaissent, on a l\u2018impression d\u2019avoir exploré un moment fugace raconté à partir de perspectives multiples.C\u2019est du moins ce que j'y ai vécu.mais il vous faudra tenter l'expérience pour voir ce que VOUS en retirerez! On trouve aussi dans le Web des ressources littéraires variées, qu\u2019il s'agisse de magazines littéraires, de sites personnels d'auteurs, de bibliothèques virtuelles, de librairies électroniques ou encore de centres de documentation.Par exemple, pour obtenir de l'information sur une oeuvre ou un écrivain Essai québécois, un passage sur L'Île* s'avère fort utile.On y trouve la biographie et la bibliographie de centaines d'auteurs et, moyennant certains frais de reproduction, on peut aussi lire le dossier de presse de nombreux écrivains.Cela dit, on ne lit pas que dans les sites littéraires: des contenus textuels, il y en a dans presque tous les sites Web! D'après une recherche menée récemment par Online Computer Library Center (OCLC), il y aurait aujourd\u2019hui 2,2 millions de sites publics, contenant pres de 300 millions de pages Web°.D'accord, toutes ces pages ne sont sans doute pas des plus palpitantes a lire.Mais sur le lot, il y a sûrement de quoi alimenter bien des cahiers Lectures, non?À côté de la Toile Le Web n\u2019est que la pointe de l'iceberg.Cette vaste toile qui se tisse depuis le début de la décennie est en effet toute jeune dans un réseau qui fête ses trente ans cette années.Et bien sûr, on n\u2019a pas attendu le Web pour lire dans Internet.Depuis longtemps et encore maintenant, au moment où vous lisez ces lignes, des internautes communiquent par courriel, débattent d'idées dans des forums de discussion, discutent en direct dans des bavardoirs (aussi appelés chat), construisent des mondes fictifs dans lesquels ils jouent un personnage.Tout ça par écrit! Mordue des multiples facettes d'Internet, je ne doute pas que bien des lecteurs le sont aussi.Que ceux-là n'hésitent pas à me faire part de leurs trouvailles.Quant aux autres à qui cette association entre lecture et Internet semble plus nouvelle, j'espère que vous trouverez dans cette chronique, au fil des mois, de quoi vous donner envie de fureter et de cliquer.pour lire! (1) www.anacoluthe.com (2) www.anacoluthe.com/bulles/ apparitions/inquietantes.huml (3) www.anacoluthe.com/bulles/ autres/histoires/histoire_01.html (4) www litterature.org (5) www .oclc.org/oclc/research/projects/webstats (6) www.risq.qc.ca/info/table/vue/vue_01.html Pour contacter l'auteure ou pour lire d'autres textes qu\u2019elle à commis, visitez ses quartiers personnels : www.martine.gingras.net Tabac: a la vie a la mort t'encosen ke posmiay 810 trun sed - opens ruren he ct pe ke\u201d MARIO ROY laidoyer inutile sauf pour la beauté du geste (ce qui n'est tout de même pas rienf), le court pamphlet d\u2019un philosophe québécois inconnu au bataillon, Yvon Corbeil, se porte à la défense du tabac.Ou plu- tot du droit inaliénable qu'a chacun de courir les risques de son choix.Son ouvrage, Passage à tabac, est un cri du coeur prenant la forme d'une défense de ce concept fort malmené de nos jours qu'est celui de liberté.Et, presque accessoirement, une démonstration de la futilié \u2014 parfois de la malhonnêteté \u2014 des arguments ressassés par les lobbies antitabac.L'entreprise est rondement menée, dans un style irréprochable, même si elle n'est pas nouvelle.En 1994 et 1995, par exemple, des brûlots du même ordre avaient été publiés en France: Tabac de Dan Franck (un roman.engagé, en quelque sone); et Tabac / L'Histoire d'une imposture de Deveaud et Lemennider (un essai rageur contre le «complot antifumeurs»).Plusieurs des éléments de ce complot sont repris-par Corbeil, de la publication d\u2019études médicales biaisées aux motivations parfois suspectes des lobbies antitabac, en passant par ce qu\u2019il considère être le mythe des coûts sociaux du tabagisme.Des arguments exposés id, on en retiendra deux qui méritent certainement d'être médités.Le premier réside dans le fait que les campagnes antitabac, les lois et les éventuelles hausses de taxes visent en priorité les classes défavorisées.D'abord parce que ce sont elles qui fument davantage.Ensuite parce que le discours sur la morbidité du tabac occulte les autres conditions de vie tout aussi funestes de ces fumeurs pauvres: alimentation malsaine, hygiène et soins de santé sommaires, mauvaises conditions de travail et autres.Malgré tout, le principal enjeu ici en est un de principe et tient justement à la sauvegarde de l'espace de liberté accordé \u2014 jusqu'à nouvel ordre \u2014 A l'individu.Sur ce point, Corbeil rejoint le philosophe Luc Ferry qui, dans L'Angélisme exterminateur, annonçait précisément «l\u2019aggravation de l'intolérance, la montée du controle sodal et, en fin de parcours, si rien ne l'arréte, une sorte de totalitarisme non fasciste qui ronge déjà les volontés et qui est la vraie tendance lourde de ce temps».L'auteur de Passage à tabac remarque enfin que, dans tous les discours sur le tabac, on ne trouve jamais un mot sur l'essentiel: le plaisir de fumer, pourtant à ce point réel que les amateurs de nicotine consentent à prendre certains risques pour se le procurer.Et plaisir qui, par ailleurs, se double maintenant d'un second, donné en forme de conclusion: «Combien y a-t-il actuellement, de par le monde, de fumeurs qui ne fument plus que pour faire enrager les non-fumeurs et s'opposer à ce Big Brotherisme rampant ou intégral?» demande Yvon Corbeil.rea Lanctôt éditeur, 84 p.(*-##1/2 ) 7LP0501B1003 B-5 3 OCT.LECTURES 7LP0501B1003 ZALLCALL 67 00:54:46 10/03/99 B 2 7 8 8 2 1 8 2 7 8 1 3 1 9 2 7 8 9 9 4 8 2 7 7 3 2 1 5 7LP0601B1003 b-6 dimanche 7LP9901B1003 ZALLCALL 67 00:53:07 10/03/99 B B 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 3 OCTOBRE 1999 Tom Cruise, yeux grands ouverts D ans Eyes Wide Shut, on retrouve Tom Cruise loin de ses rôles habituels dans un personnage à la dérive, en pleine crise de jalousie obsessionnelle.Le magazine Ciné Live a fait le point avec lui.\u2014 Est-ce que le fait d\u2019être marié à Nicole Kidman et d\u2019incarner aussi un couple marié vous a facilité les choses ?\u2014 En ce qui concerne la scène d\u2019amour avec Nicole, celle de la bande-annonce, rien de plus facile.Tourner ce film avec elle a sans conteste aidé à aplanir bien des difficultés.Sans éviter totalement pour autant quelques frictions et confrontations inhérentes au contenu des scènes mêmes.Je crois que ce qui nous a aidés à surmonter ces difficultés, c\u2019est justement le fait d\u2019être mariés, de nous connaître aussi bien et de ne pas avoir de problèmes de communication entre nous.\u2014 Eyes Wide Shut est le troisième film que vous avez tourné avec Nicole, après Jours de tonnerre et Horizons lointains.A-t-elle changé en tant qu\u2019actrice ?\u2014 Je pense surtout que l\u2019expérience de Eyes Wide Shut m\u2019a permis de mieux la comprendre.Cela reste un grand mystère pour moi, mais c\u2019est en même temps très excitant de pouvoir partager la vie de quel- qu\u2019un et de lui découvrir des facettes inconnues.Qu\u2019on ne sache jamais au fond qui est cette personne.\u2014 Êtes-vous quel- qu\u2019un de jaloux ?\u2014 Non.J\u2019ai de la chance, je suppose.Quant à la jalousie sur le plan professionnel, c\u2019est quelque chose qui ne m\u2019a jamais effleuré l\u2019esprit.Au contraire, avec Nicole, sa prestation m\u2019intéresse, me stimule tout autant que mon propre rôle.N\u2019oubliez pas que Nicole était connue et avait du succès en Australie avant que nous ne tombions amoureux.Et elle ne s\u2019est jamais souciée de l\u2019importance de mon succès, de ma célébrité.\u2014 Avez-vous été obligé, en raison de la durée du tournage, de refuser des rôles que vous regrettez aujourd\u2019hui ?\u2014 Écoutez, je ne vais pas me plaindre : dans ma carrière j\u2019aurai eu la chance inouïe de tourner avec Stanley Kubrick et aujourd\u2019hui Steven Spielberg ( Minority Report ).Le cas de Stanley reste exceptionnel, mais c\u2019était sa manière à lui de faire un film et, moi, je voulais tourner avec lui.Accident de cascade Billy Wilder Quatre-vingt-treize ans \u2014 Entre autres films, Sunset Boulevard, Some Like It Hot, Irma la douce.N icolas Cage, qui insiste pour faire lui-même plusieurs de ses cascades, s\u2019est retrouvé en très mauvaise position pendant le tournage de Gone in 60 Seconds.Il devait filer en auto sous un bateau en flammes monté en cale sèche sur un échafaudage, mais juste comme il passait, un câble céda et le bateau s\u2019écrasa sur l\u2019arrière de la voiture qui fut aussitôt couverte de flammes.Comme il était coincé, les pompiers, qui étaient déjà sur place, durent fracasser la glace de la voiture pour en extraire le comédien.Les producteurs du film se sont félicités d\u2019avoir contraint Nicolas Cage à porter une combinaison ignifuge pour le tournage de cette scène, car autrement il aurait sérieusement risqué de griller sur place.De ux m illions pour vingt k ilos ?Monica Lewinsky ne sera peut-être pas la seule personnalité à faire la promotion du régime amaigrissant Jenny Craig.Alec Baldwin pourrait aussi devenir porte-parole de cette entrepise qui lui a offert un contrat de deux millions de dollars s\u2019il peut faire la preuve qu\u2019en suivant ce régime, il a perdu 20 kilos.L\u2019acteur n\u2019aime pas beaucoup les contrats publicitaires, mais le montant est alléchant et, surtout, sa femme, Kim Basinger, trouve que de toute façon, il est grand temps qu\u2019il maigrisse un peu.Une pre m iè re ?Une première dans l\u2019histoire du cinéma ! Le Français Marc-André Grynbaum vient de terminer le tournage de La Sixième Piste, un polar en deux versions, l\u2019une pour les salles obscures et l\u2019autre pour le multimédia.Côté interactivité, un jeu policier sera offert sur cédérom, mais également sur DVD, Internet et pour la future télévision interactive.Une initiative, précise Ciné Live, où le joueur aura l\u2019occasion de résoudre la même énigme que celle imaginée pour la version grand écran : découvrir le meurtrier de Max Leclerc, un ancien cadre de banque devenu maître-chanteur.Dé filé in t im e ?Sans même quitter sa chambre, Mick Jagger a acheté pour 50 000 $ de vêtements.Craignant d\u2019être assailli par une horde d\u2019admiratrices, comme ç\u2019avait été le cas la veille, il a fait venir à sa chambre d\u2019hôtel avec une sélection des plus belles fringues les vendeurs d\u2019une boutique chic de Beverly Hills qu\u2019il a fait défiler devant lui.Un s ix iè m e Rocky ?Sylvester Stallone remettra les gants de boxe de Rocky Balboa pour la sixième fois.Le scénario est signé par Stallone en personne avec, au coeur du drame, la maladie d\u2019Adrienne, ce qui explique que Rocky remonte sur le ring pour financer l\u2019opération.On parle de Samuel L.Jackson comme entraîneur et de Tarantino ou de Stallone lui- même à la mise en scène.Faute de noce .?Anthony Hopkins a fait venir sa mère, âgée de 86 ans, d\u2019Angleterre pour l\u2019installer dans une confortable résidence près de chez lui à Los Angeles.Mais peu après être arrivée, elle apprit que le couple d\u2019Écossais qui s\u2019occupait de son jardin depuis des années allait enfin se marier.Elle aurait bien aimé assister à la noce, mais son fils choisit plutôt d\u2019inviter le couple à venir passer deux semaines à Los Angeles, tous frais payés, ce qui a eu l\u2019heur de faire le bonheur de tous.Expre s s ?À près de 60 ans, Tom Jones fait encore perdre la tête aux femmes.Les membres d\u2019équipage d\u2019un avion qui faisait la liaison entre Londres et Los Angeles ont dû intervenir physiquement pour empêcher une femme de suivre de force le chanteur dans les toilettes.Ironiquement, l\u2019incident est survenu dans un avion de la compagnie Virgin.Dustin Hoffman revient au drame pur et dur avec Dinner for Two at the El Cortez, dont il assure la production et la tête d\u2019affiche.Il y incarnera le mari d\u2019une femme atteinte de la maladie d\u2019Alzheimer, qui le pousse dans les bras d\u2019une autre afin qu\u2019il puisse refaire sa vie.Maintenant que la séparation avec Mick Jagger est consommée, Jerry Hall a chargé ses agents de relancer sa carrière de mannequin qu\u2019elle avait mise en veilleuse ; à 43 ans, elle estime que le temps pour profiter de sa popularité lui est compté.SOURCES : People, Star, Movieline, Globe \u2014 À propos d\u2019Audrey Hepburn, avec qui il partage la vedette dans Sabrina, on a fait dire à Humphrey Bogart : « Elle est très bien.si vous pouvez vous permettre de reprendre la scène 36 fois.» Trente-six prises de vue ?Non, cela c\u2019était pour Marilyn Monroe pour une seule réplique, une phrase aussi simple que Où est le le whisky ?dans Some Like It Hot.Lorsqu\u2019un acteur trébuche à tous les deux mots on le remplace, s\u2019il a un tout petit rôle.Mais Marilyn c\u2019était la star, on devait recommencer jusqu\u2019à ce qu\u2019elle réussisse.\u2014 Et votre sens de l\u2019humour ?On dit que vous l\u2019avez développé en essayant de dérider votre mère qui n\u2019avait pas le rire facile.\u2014 Effectivement, c\u2019était toute une affaire de lui arracher un rire.C\u2019était beaucoup plus facile avec mon père qui avait un sens de l\u2019humour, disons, pratique.Il préparait ses effets.Par exemple, il lui est arrivé de sortir des toilettes la braguette ostensiblement ouverte s\u2019attendant bien à ce que je le lui fasse remarquer.Il avait préparé sa réponse : Mon garçon, quand il y a un cadavre dans une pièce, la fenêtre doit rester ouverte.Vanity Fair « Nicolas Cage » La petite mort Je suis une rebelle.Mais cela ne se voit pas.C\u2019est pour cela que je suis une vraie rebelle.Je ne me suis jamais mariée.J\u2019ai eu un enfant hors des sacro-saints liens du mariage.Je n\u2019ai aucune envie d\u2019entrer dans un moule ni aucun sens de qu\u2019il convient de faire pour paraître rangée.Nathalie Baye Lorsque le budget d\u2019un film commence à s\u2019emballer, le seul moyen de le rentabliser est d\u2019afficher une grosse vedette.Dans mon prochain film, Gangs of New York, la vedette en question sera Leonardo DiCaprio.Ce sera une production de grande envergure dans la tradition hollywoodienne de films comme Dead End.Martin Scorsese Je ne prétends pas être normal, je ne le suis pas.Val Kilmer À part son corps, que peut m\u2019apporter une minette de 20 piges à qui je n\u2019ai rien à dire ?Les femmes-trophées que les hommes accrochent à leur bras pour épater les copains, j\u2019ai toujours trouvé cela pathétique.Michel Sardou L\u2019orgasme.Dans l\u2019ancienne médecine, la locution désignait la syncope et aussi le frisson nerveux.Le Robert note que l\u2019emploi érotique associe les deux notions de spasme ( grand frisson ) et de perte de conscience momentanée ( c\u2019est le sens de petite ) contrairement à la vraie mort.VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION Louise Cousineau 18:00 P - LA TOURNÉE DU GRAND DUC En reprise, une émission datant de quelques années dans laquelle Jean-Louis Millette était interviewé.19:00 A - JEAN-LOUIS MILLETTE, LE FUNAMBULE Émission spéciale composée d\u2019extraits d\u2019entrevues non encore diffusées du grand comédien mort subitement cette semaine.20:00 a - LES BEAUX DIMANCHES Ne cherchez pas Jean Leloup, tel qu\u2019annoncé dans les télé- horaires.Radio-Canada a jugé le document non satisfaisant et l\u2019a remplacé par une reprise d\u2019un documentaire sur Bruno Pelletier.I lost my darling.20:00 r - DONNIE BRASCO Un policier, avec Al Pacino et Johnny Depp, qui raconte l\u2019infiltration d\u2019un agent du FBI dans la mafia, fera peut-être notre bonheur.20:00 0 - GRANDS REPORTAGES La Guerre froide est une nouvelle série documentaire sur le conflit qui a opposé les États-Unis et l\u2019URSS à compter des années 60.Une production américaine présentée par Bernard Derome.21:15 P - BOUILLON DE CULTURE Sujet: du travail à tout prix, avec notamment les frères Dardenne pour leur film Rosetta.22:33 a - LES IDÉES LUMIÈRE Denise Bombardier reçoit le syndicaliste Fernand Daoust, qui a été un pilier de la FTQ durant 35 ans.Cinéma (23:45) R C 18h00 CANAUX a q v 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO T V A c j o r T Q y A E M T Q S z H K C T V P B S C Â B L E t l CBC h ABC D CBS b NBC g J O 1 2 R C T V A T Q T Q S C T V P B S C Â B L E 3 ( 5 - 6 W X 9 0 ! ?) ¨ Z # P + U $ p 4 4 7 7 8 8 5 5 11 11 45 58 13 13 22 22 21 21 23 23 20 20 24 24 47 39 48 34 31 31 26 37 37 68 36 46 3 3 49 47 50 29 32 48 25 25 19 19 33 33 40 40 32 38 38 27 27 28 28 15 15 74 35 44 18 18 9 9 18h00 CANAUX 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO Le Téléjournal Découverte / Nettoyage à sec; le 12 octobre: six milliards.La Vie d'artiste Les Beaux Dimanches / Bruno Pelletier - Plein Chant Les Beaux Dimanches / Lumière des oiseaux Le Téléjournal Idées Lumière (22:33) Sport (23:05) Cinéma / MÉTISSE (4) Le TVA Décibel Fort Boyard / Jacynthe René, France Beaudoin Cinéma / DONNIE BRASCO (4) avec Johnny Depp, Al Pacino Le TVA, édition réseau Sports (22:54) Vins et.(23:19) Zone X Branché Jean-Louis Millette.La Face cachée de la une Le plaisir croît avec l'usage./ Luck Mervil L'Oeil ouvert / Comme on fait son lit Chasseurs d'idées (23:13) La Porte des étoiles Cinéma / LES PIERRAFEU (5) avec John Godman, Rick Moranis Planète Pub Auto Stop Pulse Travel, Travel Felicity Touched by an Angel Cinéma / THE SHELDON KENNEDY STORY avec Jonathan Scarfe, Shannon Anderson CTV News Pulse / Sports News Third Watch News Cinéma (17:00) Life & Times Royal Canadian Air Farce Dave Broadfoot / Old Dog.Sunday Report Undercurrents Sunday Report Reflections News World News Cinéma / H-E DOUBLE HOCKEY STICKS avec Will Friedle Snoops The Practice News Star Trek.Football (16:00) 60 Minutes Touched by an Angel Cinéma / FORGET ME NEVER avec Mia Farrow, Martin Sheen ER News NBC News Dateline NBC Third Watch Cinéma / ROAD RAGE avec Yasmine Bleeth, Jere Burns Dateline Stately Homes The Life of Birds Naturescene In the Wild / Whoopie Goldberg Masterpiece Theatre / A Rather English Marriage Mystery! / Second Sight World News Religion &.Ballykissangel Schemitzun: A Celebration.Seattle Symphony: Home at Last World News Cinéma Cinéma (16:30) 10 Greatest TV Commercials The Secret Life of Geisha The Secret Life of Geisha Johnny Meets Madonna Arts & Minds Roger Ing's.Mind's Eye Awful Truth Cinéma / GUNS OF NAVARONE (4) avec Gregory Peck, David Niven Contact Animal Hors Série: l'histoire de la magie II Cinéma / POUR L'AMOUR DU STRESS Documentaire Cinéma / IMMUNITÉ.Invent.(17:30) Environnemnt, Communication Environnement Loi 188, planification financière Café.emploi Career Café Psychologie de l'apprentissage Prévention des toxicomanies Russia's Secret Commandos Sunday @Discovery.ca Sunday Showcase / Frequent Flyer Program: Skywatch Discover Magazine Sunday @discovery.ca So Weird .Angels Disney's Honey, I Shrunk.Cinéma / THE WIZARD OF OZ (3) avec Judy Garland, Bert Lahr Cinéma / DOCTOR DOLITTLE (4) avec Rex Harrison (21:45) Popular Wrld Funniest King of the Hill The Simpsons Futurama The X-Files 7th Heaven Your Big Break Wilderness Talking Heads 60 Minutes The Practice Profiles of Nature History of Warfare Piece of Cake Treasures of the World Cinéma / THE BOUNTY (4) avec Anthony Hopkins, Mel Gibson Flick TV Guide TV Little Miracles Real Families Moving Stories Weird Homes Special Presentation Little Miracles Real Families Moving Stories Weird Homes Chic Planète Duo: Mitsou Ed Sullivan Pop up vidéo Musicographie / Beach Boys 2 Présentation / Donna Summers The Midnight.Hist.chansons Musicographie / Beach Boys 2 World News Foreign.The Passionate Eye Sunday Showcase / The Big One Sunday Report Mansbridge.Pamela Wallin Antiques Roadshow Toute une époque / Le Travail Monde ce soir Culture-choc La Guerre froide: 1917-1945 Le Journal RDI Scully RDI Point, presse Sec.Regard Portraits / Alys Robi Football / Alouettes - Roughriders (17:00) .le plus fort Motocross de Montréal Rallye can.Sports 30 Mag Badminton / Le Coupe Sudiman Prime Suspect Cinéma / DOUBLE IDENTITY (4) avec N.Mancuso, L.Pinsent F/X: The Series Cracker Cinéma / FOR A FEW (23:03) Out of Mind / HP Lovecraft Highlander Cinéma / LEVIATHAN (5) avec Peter Weller, Richard Crenna Cinéma / UNDERWATER CITY (6) avec W.Lundigan, J.Adams SportsCentral Wrestling: WWF Heat Curling / World Tour SportsCentral Panorama Volt Grands Inventeurs / de Vinci Déclic! Boîtes.Cinéma / ET DIEU CRÉA LA FEMME (5) avec Brigitte Bardot Panorama Retraité! Paramedics Trauma / Extreme Measures Super Structures of the World: Gold Mine in the Clouds / Norad - Cheyenne Mounta Super Structures of the World Football / Alouettes - Roughriders (17:00) Football / Raiders - Seahawks (20:15) Sportsdesk La Tournée du grand Duc Jrnl Fr2 (19:03) Vivement dimanche / Daniel Cohn Bendit TV5 Info Bouillon de culture (21:15) Journal belge Journal suisse Soir 3 Great Parks Your Health Dialogue Diplomatic.Imprint China Celebrates Ecce Homo / L'Art Trauma / Las Vegas Hôpital Chicago Hope Méd.enquête .en vedette Maigrir.Les Copines.Vie en vrac / Science du sexe Watership.My Diary Lassie Shirley Holmes .Story Studio Flipper My Hometown Anti-Gravity A20 System Crash Radio Active CityMag Question Santé Gén.en jeu L'Ombudsman CityMag Vos finances Le Grand Journal Xena la guerrière 7LP0701B1003 B-7 dimanche 7LP0701B1003 ZALLCALL 67 00:53:28 10/03/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 3 OCTOBRE 1999 B 7 2 7 8 2 2 7 0 Com m e une boutade , le s corps chois is s e n t le ur propre rythm e , ce lu i de l\u2019é m ot ion qui le s anim e .Pur éclat de vie FRÉDÉRIQUE DOYON collaboration spéciale Quand la musique s\u2019est arrêtée et que les danseurs se sont retirés du centre de la sène comme une vague, c\u2019est une salle comble qui s\u2019est levée comme un seul homme pour applaudir.Et pour cause, Drumming, de la compagnie belge Rosas, n\u2019appelle aucune demi-mesure.C\u2019est une oeuvre qui oscille constamment entre deux pôles : surchargée de lignes gestuelles mais épurée par leur répétition, froide et étrangement sensuelle, hypnotisante et enivrante.Ainsi doit-elle laisser ses spectateurs, abrutis par la surdose, ou enlevés par la richesse de sa démesure.Commandée par la musique de Steve Reich qui porte le même nom que l\u2019oeuvre chorégraphiée, la danse en est aussi farouchement indépendante.La rythmique des percussions qui tour à tour se complexifie et se simplifie semble guider l\u2019enfilade de ce qu\u2019on peine à nommer solos, trios, ou quintettes.Quand un seul rythme bat la mesure, une seule danseuse lui fait écho, mais les autres danseurs sont toujours là, en marche ou en attente, légèrement en retrait sur les côtés de la scène et pourtant bien présents.Quand la musique se charge , les corps se croisent, s\u2019entrecroisent et se d é c r o i s e n t .Mais soudain, la symbiose avec la musique n\u2019est plus qu\u2019apparente.Comme une boutade, les corps choisissent leur propre rythme, celui de l\u2019émotion qui les anime.Le rythme est alors impulsion donnée par un déhanchement, une tête qui s\u2019incline, une jambe qui se recroqueville, et qui passe d\u2019un bout à l\u2019autre du corps.Puis, une autre symbiose s\u2019installe, celle qui constitue le fondement, la force de la danse mais qui est pourtant souvent évacuée par les tendances contemporaines : la symbiose des corps qui se fondent en un seul mouvement.Douze corps qui évoluent à l\u2019unisson alors que la musique se fait polyphonique.Douze danseurs qui d\u2019un seul geste, d\u2019une lenteur exquise et paradoxale, se suspendent sur la pointe des pieds, laissant courir la musique derrière eux.Dans l\u2019entrechat imprévisible et pourtant extrêmement organisé des danseurs, l\u2019oeuvre qui s\u2019annonçait d\u2019une rigueur quasi mathématique devient délicieusement ludique.Cet amalgame se reflète dans la scénographie.Les cylindres géants, couchés d\u2019un côté de la scène, évoquent la géométrie et la pureté dans leur immobilisme.Pourtant, c\u2019est en roulant qu\u2019ils mettent fin à la pièce.Drumming est une oeuvre comme la vie, qui commence et finit par une surprise et qui, malgré tout l\u2019ordre qu\u2019on croit y mettre, n\u2019est guère plus que le jeu d\u2019éternelles combinaisons à construire, dé- construire et reconstruire.Mais il faut savoir y goûter.À voir ce soir, au Monument-National.D\u2019HIER De notre édition finale 2 7 8 9 6 5 0 Spectacle en migration 2 7 8 9 6 4 4 S TÉP HANIE BÉRUBÉ Tout à fait logique comme association : le MAI et la pièce Migration 1.Le MAI est le Montréal Arts Intercul- turels, un lieu dynamique dont le nom définit assez bien la vocation : promouvoir l\u2019art de toutes origines culturelles.Migration 1 est la nouvelle production de l\u2019Ensemble Sauvage Public qui nous avait donné Une hyène à jeun lors du dernier festival Fringe.La scène du MAI n\u2019en est pas une : il s\u2019agit plutôt d\u2019une allée semblable à celles des défilés de mode.De chaque côté, est alignée une série de chaises imposant une proximité presque intimidante entre le comédien et le spectateur.Pour le spectateur, s\u2019entend.Parce que les comédiens ne se gênent pas pour nous regarder droit dans les yeux.Et comme la salle du MAI est toute petite, et qu\u2019il n\u2019y a pas nécessairement foule tous les soirs, l\u2019impression d\u2019intimité en est accentuée.Pas désagréable.Migrations 1 est ce qu\u2019il est convenu d\u2019appeler de la « performance ».Beau mot passe-partout pour désigner un spectacle qui allie plusieurs formes artistiques distinctes.Cette fois, il s\u2019agit de théâtre auquel on ajoute un peu de danse et qui, au bout du compte, ne réinvente pas la roue, mais est assez rigolo.Une pièce trilingue, français, anglais et espagnol, interprétée par trois comédiens : Martin Choquette, Cécile Lasserre et Marcela Pizarro.Jamais les trois acteurs ne se rencontrent.Chaque comédien a conçu ses propres segments de jeu à partir du thème de la migration.Le groupe s\u2019était lancé le défi de faire une pièce sans auteur et sans metteur en scène.La chorégraphie et la musique les réunissent ; ils se croisent dans l\u2019allée, font un petit numéro de danse simultané, mais pas de dialogue.Le résultat est donc un collage de petites scènes qui se veulent autobiographiques.On le devine facilement lorsqu\u2019on voit Marcela Pizarro demander à son papi, en français et en espagnol, pourquoi il a quitté le Chili.Lorsqu\u2019on la voit faire un pèlerinage dans son pays natal et retrouver la maison de son enfance.On espère que les deux copains ont trouvé d\u2019autres inspirations que leurs propres vies.Cécile Lasserre est tout de blanc vêtue, même sa peau est blanche, et ses mouvements sont extrêmement lents.Beaux quoiqu\u2019un peu fades.Rien à voir avec la vigueur de Pizarro.Quant à Choquette, il change constamment de personnage.C\u2019est lui qui ouvre le bal avec un numéro où il interprète un genre de gourou de bas niveau qui donne une petite démonstration de technique de relaxation en position du lotus.Le spectacle Migration 1 est en fait une matière première.Après avoir travaillé seul, le trio de comédiens donnera sa pièce à divers metteurs en scène du Mexique, du Mali, de Russie et du Canada qui auront le feu vert pour remettre en scène le spectacle.La troupe espère revenir au Québec présenter les différentes versions de Migration.Voilà qui risque d\u2019être fort intéressant puisque Migration 1 est un excellent point de départ.MIGRATION 1, jusqu\u2019au 9 octobre au MAI, 3680, rue Jeanne- Mance.Info : 514 982-3386. 7LP0801B1003 B-8 dimanche 7LP0801B1003 ZALLCALL 67 00:54:22 10/03/99 B B 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 3 OCTOBRE 1999 SPECTACLES FLIC OU VOLEUR v.f.de BLUE STREAK LA COMÉDIE NO 1 AU CANADA ! «DEUX FOIS BRAVO!» Roger Ebert & David Poland, ROGER EBERT AT THE MOVIES GREY OWL P I E R C E B R O S N A N A N N I E G A L I P E A U un film de Richard Attenborough L\u2019homme devient ce qu\u2019il rêve REMSTAR DISTRIBUTION ET RCI ENVIRONNEMENT PRÉSENTENT \u2026Glorieux! \u2014 GLOBE & MAIL I D\u2019après une HISTOIRE VRAIE www.greyowlmovie.com «UN FILM IDÉAL POUR TOUTE LA FAMILLE!» Hettie Lynne Hurtes, CREATIVE CHILD MAGAZINE EN VERSION ANGLAISE CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS! À L\u2019AFFICHE ! CINÉPLEX ODÉON CAVENDISH (Mail) LES CINÉMAS GUZZO LACORDAIRE 11 ?CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) FAMOUS PLAYERS LOEWS ?MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 ?FAMOUS PLAYERS POINTE-CLAIRE MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 ?MÉGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 ?SON DIGITAL G VISA GÉNÉRAL LAYOUT AND DESIGN © 1999 COLUMBIA PICTURES INDUSTRIES, INC.ALL RIGHTS RESERVED.\u201cSESAME STREET\u201d AND THE \u201cSESAME STREET\u201d SIGN ARE TM AND © OF THE CHILDREN\u2019S TELEVISION WORKSHOP.ALL RIGHTS RESERVED.ELMO, OSCAR THE GROUCH ,?SESAME STREET MUPPET CHARACTERS, AND \u201cTHE ADVENTURES OF ELMO IN GROUCHLAND\u201d LOGO ARE TM AND © OF THE JIM HENSON COMPANY.ALL RIGHTS RESERVED.www.sony.com/elmo À L\u2019AFFICHE ! CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS! G VISA GÉNÉRAL CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS! CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS! CINÉPLEX ODÉON BOUCHERVILLE CINÉMA 9 GATINEAU ?FAMOUS PLAYERS F.P.8 GREENFIELD PARK CINÉPLEX ODÉON LAVAL (Galeries) CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN ?MAISON DU CINÉMA SHERBROOKE CINÉPLEX ODÉON ST-BRUNO ?CINÉMA ST-EUSTACHE ?FAMOUS PLAYERS CARR.ANGRIGNON CINÉPLEX ODÉON BROSSARD CINÉPLEX ODÉON CAVENDISH (Mail) ?FAMOUS PLAYERS CENTRE LAVAL ?CINÉPLEX ODÉON POINTE-CLAIRE ?FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT ?SON DIGITAL VERSION FRANÇAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE G VISA GÉNÉRAL À L\u2019AFFICHE ! 2789993 Salles de répertoire BINO FABULE Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 17h.CHANT DU S TYRÈNE (LE) - LES QUATRE CENTS COUP S Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 14h.EARTH Cinéma Impérial: 17h, 19h15, 21h30.EYES WIDE S HUT Cinéma du Parc (3): 19h.HIROS HIMA MON AMOUR Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 19h.MON ENNEMI INTIME Ex-Centris (salle 2, Fellini): 13h20, 15h20, 17h20, 19h20, 21h15.OMBRE (L\u2019) - L\u2019EXP ERT EN S INIS TRE Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 21h.P RIVATE CONFES S IONS CIinéma du Parc (3): 14h30, 16h45.P ROGRAMME 1 : UN REGARD S UR S OI ET S UR L\u2019AUTRE Cinémathèque québécoise (salle Fernand-Séguin): 14h.P ROGRAMME 2 : ENTRE LA RÉALITÉ ET LA FICTION Cinémathèque québécoise (salle Fernand-Séguin): 15h.P ROGRAMME 3 : COMP OS ITION ET MANIP ULATION DE L\u2019IMAGE Cinémathèque québécoise (salle Fernand-Séguin): 17h30.P ROGRAMME 4 : CORRES P ONDANCE VIDÉOGRAP HIQUE MONTRÉAL-BRUXELLES Cinémathèque québécoise (salle Fernand-Séguin): 17h15.QUELQUE CHOS E D\u2019ORGANIQUE Ex-Centris (salle 1, le Parallèle): 17h40, 21h40.RUN LOLA RUN Cinéma du Parc (3): 22h.S EX; THE ANNABEL CHONG S TORY Cinéma du Parc (1): 15h30, 17h30, 19h30, 21h30.TEMP S DES BARBARES (LE) Ex-Centris (salle 1, le Parallèle): 15h40, 19h40.TEMP S RETROUVÉ (LE) Ex-Centris (salle 3, Cassavetes): 12h30, 15h30, 18h30, 21h30.XIU XIU: THE S ENT DOWN GIRL Cinéma du Parc (2): 15h, 17h, 19h, 21h.Musique CENTRE CANADIEN D\u2019ARCHITECTURE Ensemble Arion.Christine Brandes, soprano.Handel, Charpentier, Salomon et Scarlatti: 14h.S ALLE CLAUDE-CHAMP AGNE Dim., 15 h, Orchestre symphonique de McGill.Dir.Victor Feldbrill.Akop Boyadjian, pianiste.Ouverture de Die Zauberflöte (Mozart), Concerto pour piano no 1 (Brahms), Symphonie no 9 (Nouveau Monde) (Dvorak).ÉGLIS E DU T.S .NOM DE JÉS US (4 2 1 5 , Adam ) Dim., 19 h 15, La Nef, Anonymus, Strada, Ensemble Claude-Gervaise.Musique médiévale.ÉGLIS E S AINT-CLÉMENT (4 9 0 3 , Adam ) Dim., 14 h, André Moisan, clarinettiste, Moshe Hammer, violoniste, et Louise-Andrée Baril, pianiste.GRAND S ÉMINAIRE (Chape lle ) Dim., 15 h, Lucienne L\u2019Heureux-Arel, organiste.Cabanilles, Bruna, Jullien, Sweelinck, Buxtehude, Bédard.CHAP ELLE HIS TORIQUE DU BON-P AS TEUR Dim., 15 h 30, Hendrik Bouman, pianiste.Théâtre THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE (8 4 , S te -Cathe r ine O.) Don Quichotte, de Cervantes.Adapt.de Wajdi Mouawad.Mise en scène et collaboration au texte de Dominic Champagne.Avec Normand Chouinard, Rémy Girard, André Barnard, Christian Bégin, Pierre Benoit, Julie Castonguay, Nathalie Claude, Stéphane Demers, Edgar Fruitier, Dominique Quesnel, Jean-Denis Levasseur, Kristin Molnar, Christian Paré et Paul Poulin.Supplémentaires du 5 au 9 octobre.Du mar.au ven., 20h; sam., 15h et 20h.THÉÂTRE JEAN-DUCEP P E (P lace de s Ar ts ) Le Soir de la dernière, de Isabelle Doré.Mise en scène de Marc Grégoire.Avec Marie-Hélène Thibault, Markita Boies, Jacques Lavallée, Marc Legault, Caroline Roberge et Lénie Scoffié.Du mar.au ven., 20; sam., 16h et 20h30; dim., 14h30.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT (4 6 6 4 , S t -De nis ) Pygmalion, de George Bernard Shaw.Trad.d\u2019Antonine Maillet.Mise en scène de Françoise Faucher.Avec Guy Nadon, Isabelle Blais, Monique Lepage, Raymond Legault, FranCois Tassé, Perrette Souplex, Gabrielle Mathieu, Marie-José Normand, Jacques Baril, Jean-Marie Moncelet, Marcel Girard, Danielle Leduc et Louise Caron.Du mar.au ven., 20h; dim., 15h.THÉÂTRE DENIS E-P ELLETIER (4 3 5 3 , S te -Cathe r ine E.) Tit-Coq, de Gratien Gélinas.Mise en scène de Michel Monty.Avec Pierre Dallaire, France Arbour, Michel Daigle, Ellen David, Muriel Dutil, David Francis, Stéphane Gagnon, Dominique Leduc, Brigitte Poupart, Claude Prégent.Jeu., ven., 20h; sam., 16h.LE MAI (3 6 8 0 , Je anne -Mance ) Migration.Présentation de l\u2019Ensemble Sauvage Public en coproduction avec le Mai.Mise en scène de Martin Choquette, Cécile Lasserre, Marcela Pizarro: 20h30.MAIS ON THÉÂTRE (2 4 5 , Ontar io E.) Le Jardin de Babel, de Marie-Louise Gay.Mise en scène d\u2019André Laliberté avec la collaboration de Muriel Desgroseillers: 13h et 15h.Variétés THÉÂTRE CORONA (2 4 9 0 , Not re -Dam e O.) Jean-Pierre Ferland: 20h.CENTRE P IERRE-P ÉLADEAU (3 0 0 , de Mais onne uve E.) Excentricus, présentation du Cirque Éloize: 14h et 17h.L\u2019AIR DU TEMP S (1 9 1 , S t -P aul O.) Trio Vincent Gosselin: 22h.LA P LACE À CÔTÉ (4 5 7 1 , P apine au) Buzz Band, avec Breen Leboeuf, John McGale et Gerry Mercer: 18h.CAFÉ S ARAJEVO (2 0 8 0 , Clark) Roma Gipsy Band: 21h.P \u2019TIT BAR (3 4 5 1 , S t -De nis ) Rocky Choinard: 21h.BIDDLE\u2019S (2 0 6 0 , Aylm e r) Geraldine Hunt et son groupe: de 20h à minuit.S ERGENT RECRUTEUR (4 6 5 0 , S t -Laure nt ) Soirée de contes avec Claudette L\u2019Heureux, Éric Gauthier, Évelyne Ménard, Yves Robitaille: 19h30.MAIS ON DES ARTS DE LAVAL Benoit Paquette: 20h.2 7 9 0 0 4 3 2 7 8 9 0 7 1 2 7 8 9 9 9 1 2 7 8 9 6 1 1 7LP0901B1003 B-9 dimanche 7LP0901B1003 ZALLCALL 67 00:56:04 10/03/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 3 OCTOBRE 1999 B 9 Patsy Gallant ignorée chez elle Pierre Vennat S elon Pierre Beaulieu, qui écrivait il y a vingt ans (4 octobre 1979), le cas de Patsy Gallant était alors à peu près unique, au Québec, du moins.« Il est rare qu\u2019un artiste, chanteur ou chanteuse, qui vend des disques, j\u2019allais dire par millions, ait de la difficulté à remplir ses salles et doive se contenter, par conséquent, de ne présenter que très rarement des spectacles.Après avoir vendu, un peu partout à travers le monde, plus d\u2019un million de copies de son disque From New York to L.A.(une adaptation disco de Mon Pays de Gilles Vigneault), malgré sa popularité, le dernier spectacle de Patsy Gallant à Montréal remonte à quatre ans.Par ailleurs, elle réussit péniblement à faire plus d\u2019un soir à Québec.Cette anomalie pourrait sans doute s\u2019expliquer de plusieurs façons.On n\u2019a jamais su très bien, tout d\u2019abord, si Patsy Gallant s\u2019adressait à une clientèle francophone ou anglophone.Elle a toujours joué sur les deux tableaux et n\u2019a jamais pris le temps de s\u2019implanter solidement dans l\u2019une ou l\u2019autre des communautés.» Mais Patsy Gallant avait, elle, une autre explication.C\u2019est que son genre musical, le disco, a fait une vedette, une « star » de l\u2019auditeur : dans les discothèques, dit-elle, ce n\u2019est pas le chanteur, la chanteuse ou le groupe qui est important.C\u2019est le danseur, la danseuse sur la piste.» Et tant pis pour la star sur le rythme de laquelle on danse.L\u2019im m or te lle Mae We s t ?Il y a 30 ans, Mae West, qui pendant des années fut le « sex symbol » du cinéma américain, revenait à l\u2019écran à l\u2019âge de 77 ans.Au point que La Presse du 4 octobre 1969 consacrait deux pages à l\u2019actrice qui avait déjà dit : « Donnez à l\u2019homme une main libre et il en profite pour la mettre partout sur vous.» À 77 ans, elle était encore, écrivait-on, « la plus originale des inventions de Hollywood ».« Les cheveux sont artificiels, les dents aussi, les yeux sont trop maquillés, la taille n\u2019est pas celle des sylphides et le fourreau stratégiquement long cache certainement d\u2019autres imperfections, ce qui n\u2019empêche pas qu\u2019à 77 ans, elle soit une révélation.Le visage de Mae West ne tient pas seulement grâce à la colle du maquillage, mais grâce à une volonté irrésistible.Les yeux bleu- vert sont vivants et espiègles.Ce qui frappe chez elle, c\u2019est l\u2019autorité bienveillante, mais indomptable.Mae West n\u2019est pas la création d\u2019un metteur en scène, comme Marlene Dietricht, ni d\u2019un studio, comme Marilyn Monroe.Aucun studio des années 30, quand elle faisait la plupart de ses films, n\u2019aurait osé l\u2019inventer, parce que Mae West mélangeait érotisme et humour.En 1936, elle était la personne la mieux payée des États-Unis après William Randolph Hearst.» Dénoncée par la League of Decency, elle dût, à l\u2019époque, passer huit jours en prison pour avoir écrit et joué dans Sex, qualifiée à l\u2019époque de pièce immorale.Le 1 0 de Bo De re k ?Il y a vingt ans, on n\u2019en avait que pour la pulpeuse Bo Derek et son film 10.C\u2019est que, comme l\u2019expliquait, photo à l\u2019appui, notre journal dans son numéro du 4 octobre 1979, « aucun juge n\u2019hésiterait à donner la note 10 à Bo Derek, et c\u2019est précisément dans le film 10 qu\u2019elle exhibe les charmes abondants dont elle est pourvue, en y interprétant le rôle d\u2019une déesse grecque.Cette jeune actrice blonde, aux yeux bleus, mesure cinq pieds quatre pouces, pèse 100 livres et possède, comme on peut le constater, une plastique enviable.» Mire ille Math ie u : robot ?Il y a 30 ans, bien avant Céline Dion, Montréal n\u2019en avait que pour Guy Lafleur et Mireille Mathieu, lesquels, d\u2019ailleurs, se vouaient un profond respect.Mais René Ho- mier-Roy, lui, ne voyait dans l\u2019artiste française qu\u2019un « gentil robot ».Un peu méchant, il écrivait le 2 octobre 1969 : « Elle arrive sur scène comme si on la poussait des coulisses, et c\u2019est parti.Le disque démarre, et ça ne s\u2019arrête que pour les applaudissements, et pour présenter les musiciens.En fait, Mireille Mathieu ne serait pas là, avec sa petite robe bien sage, son sourire figé et ses gestes appris que ça serait pareil : une voix (fort belle, placée et juste) qui débite une litanie interminable de succès.Mais sur scène, sur cette scène trop grande de la salle Wilfrid-Pelletier, il n\u2019y a personne, littéralement.Cette absence de chaleur, de présence \u2014 j\u2019allais écrire d\u2019humanité \u2014 n\u2019est pas au fond un défaut aussi grave qu\u2019on pourrait le croire à première vue.Et cela pour une raison fort simple : le public qui va entendre Mireille Mathieu va, précisément, l\u2019entendre.Pas la voir.Il ne s\u2019attend pas à ce qu\u2019on lui montre quelque chose, il est tout à fait content de retrouver les mêmes chansons, les mêmes intonations.» À la mémoire de Millette 2 7 8 9 9 9 5 Le public est invité à assister cet après-midi à la cérémonie commémorative à la mémoire du comédien Jean-Louis Millette, mort mercredi à l\u2019âge de 64 ans.La cérémonie, organisée conformément aux voeux du comédien qui ne désirait pas de funérailles religieuses, aura lieu sur la scène du Théâtre du Nouveau Monde, à compter de 14h, en présence de parents et d\u2019amis de la famille ainsi que de camarades de travail de Jean-Louis Millette.La famille recevra les condoléances à partir de 13h30 au TNM, 84, rue Sainte-Ca- therine Ouest, Montréal.Le TNM demeurera ouvert jusqu\u2019à 17h pour permettre au plus de gens possible de rendre hommage à l\u2019artiste qu\u2019on a pu voir et entendre au théâtre, au cinéma, à la télévision et à la radio depuis presque un demi-siècle.AUJOURD\u2019HUI 12h à 17h Marathon chorégraphique Studio-théâtre Alfred-Laliberté de l\u2019UQAM 19h Compagnie Sylvain Zabli (Côte d\u2019Ivoire) Maison de la culture FrontenacEntrée libre 7LP1001B1003 B10 dimanche sciences 7LP1001B1003 ZALLCALL 67 00:52:20 10/03/99 B B 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 3 OCTOBRE 1999 Il y a 100 000 ans environ, les Néander- taliens pratiquaient le cannibalisme d a n s u n e g r o t t e du sud-est de la France, où une équipe franco-américaine de paléontologues a trouvé des ossements montrant que des humains étaient mangés par leurs congénères, selon une étude publiée par l\u2019hebdomadaire Science.Les travaux réalisés dans la Baume de Moula-Guercy permettent pour la première fois de démontrer l\u2019existence de la pratique du cannibalisme chez les Néandertaliens européens.» Agence France-Presse Des géologues sud- africains ont indiqué jeudi avoir identifié le plus grand et plus ancien cratère au monde causé par l\u2019impact d\u2019un astéroïde ou d\u2019une comète, dans la province de l\u2019État Libre (centre-nord de l\u2019Afrique du Sud).Le site de Vredefort, connu depuis le début du siècle, d\u2019un diamètre de 250 km à 300 km par endroits, et daté de 2,1 milliards d\u2019années, a été identifié ces derniers mois comme étant le résultat de l\u2019impact d\u2019une comète ou d\u2019un astéroïde, a indiqué l\u2019Université de Witwatersrand (Wits) à Johannesburg.Jusqu\u2019à récemment, le cratère de Vredefort était plutôt considéré comme d\u2019origine volcanique.Agence France-Presse Une des trois paires d\u2019yeux secondaires d o n t e s t p o u r v u e , comme de nombreuses autres espèces de cet animal, une araignée commune du nord de l\u2019Europe, « Drassodes cupreus », est un « organe-boussole », annonce une équipe internationale de chercheurs dans la revue Nature.Cette espèce, ont découvert Marie Dacke et ses collègues de l\u2019Université de Lund (Suède), assistée de chercheurs australien, américain et britannique, possède, sur le dessus de son céphalothorax, une paire d\u2019yeux secondaires exclusivement spécialisés dans l\u2019analyse de la polarisation de la lumière.Cela lui permet de s\u2019orienter par rapport au soleil.La spécialisation des yeux secondaires de « Drassodes cupreus », avancent les chercheurs, pourrait servir ultérieurement à l\u2019étude des processus neurologiques de la navigation par polarisation.Agence France-Presse Les étoiles « o r d i n a i - res », telles que le Soleil, voient leur disque de débris de matière disparaître lorsqu\u2019elles dépassent le cap des 400 millions d\u2019années.C\u2019est ce que laisse penser l\u2019observation de plus de 80 étoiles réalisée par des chercheurs de l\u2019Agence spatiale européenne (ESA), dont le compte rendu est publié dans la revue Nature.Les étoiles naissent de l\u2019effondrement de la matière, dans un endroit d\u2019un nuage moléculaire.Autour de l\u2019étoile en formation se constitue un disque de gaz et de poussière en rotation dans lequel naissent ensuite ce qui deviendra des planètes, et des comètes.Depuis 1978, date de la découverte aux États-Unis d\u2019un disque de matière autour d\u2019un grand nombre d\u2019étoiles, les disques proto-planétaires sont censés accompagner la naissance des étoiles de type solaire.Agence France-Presse Le traitement des affections c a rd i aque s pa r l a s e r , consistant à percer des trous dans le muscle cardiaque afin de faciliter le flux sanguin, est sûr et efficace, selon deux études parues dans le New England Journal of Medicine (NEJM).La méthode consiste à ouvrir de nouvelles voies au sang en transperçant le coeur de trous de 15 à 30 mm de diamètre.La paroi externe du muscle se cicatrise très rapidement et les canaux ainsi creusés amènent le sang aux parties du coeur qui n\u2019étaient plus irriguées, réduisant la douleur associée à l\u2019angine de poitrine.Agence France-Presse P alé onto logie Gé ologie Zoologie P HILIP P E GAUTHIER Agence Science-Presse L e programme SE- TI@Home, qui permet d\u2019analyser des signaux radio venus de l\u2019espace sur un simple ordinateur personnel, a connu un succès inespéré : 1,1 million de « chercheurs ».Mais certains le prennent plus au sérieux que d\u2019autres : au début de septembre, Maska Informatique, de Saint-Hyacinthe, occupait la.93e place.Sur 1,1 million ! C\u2019est qu\u2019on peut effectivement traiter autant de « blocs d\u2019information » qu\u2019on le souhaite : une fois que votre ordinateur a achevé l\u2019analyse du fragment de signal qui lui a été envoyé par le projet SE- TI@Home (SETI :Search for Ex- tra-Terrestrial Intelligence), il peut, si vous le souhaitez, automatiquement aller chercher un autre bloc, et un autre, et un autre.Puisque cette « analyse » se fait pendant que l\u2019ordinateur est au repos (le programme prend la place de l\u2019économiseur d\u2019écran), ceux qui possèdent plus d\u2019un ordinateur partent avec plusieurs longueurs d\u2019avance.Sauf que, contrairement aux Apple, Sun et SGI avec qui elle partageait les 100 premiers rangs, Maska Informatique n\u2019est pas un géant de l\u2019informatique.En fait, il s\u2019agit d\u2019une petite boutique d\u2019ordi- n a t e u r s comptant.deux employés.Pourquoi s\u2019être inscrit à SETI@Home ?« Nous en avons entendu parler en mai dans un article de journal, se souvient Patrice Gagnon, l\u2019un des deux associés.Nous sommes allés chercher le logiciel et on a trouvé ça le fun.Surtout qu\u2019au magasin, nous avions des tas de machines qui restaient allumées sans faire grand- chose.» Et ces ordinateurs étaient neufs, donc puissants.Car il faut résoudre 350 milliards d\u2019équations pour compléter un bloc de données.Une machine comportant deux processeurs Celeron 466 Mhz et qui roule avec une version expérimentale de Windows 2000 met tout de même près de huit heures à effectuer le calcul, dit-il.À la mi- septembre, ses ordinateurs passaient le cap de leur 6000e bloc d\u2019information.« En fait, c\u2019est le meilleur programme que je connaisse pour mesurer la puissance d\u2019un ordinateur, dit Patrice Gagnon.Il n\u2019est pas trafiqué pour avantager un type de processeur plutôt qu\u2019un autre, comme c\u2019est souvent le cas, et les résultats \u2014 les heures requises pour compléter le calcul \u2014 sont comparables d\u2019une machine à l\u2019autre.» Pour compléter ses 6000 blocs de données, Patrice Gagnon n\u2019a pas utilisé un très grand nombre d\u2019ordinateurs : selon les ventes effectuées au magasin, le total oscillait entre 8 et 16.Un petit nombre de clients ont aussi adopté le programme et participé à l\u2019exploit.Entre la mi-août et la mi-septembre, la compagnie a même glissé du 69e au 93e puis au- delà du 100e rang.à cause des ventes liées à la rentrée scolaire ! Et les extra-terrestres, dans tout ça ?« J\u2019aimerais que l\u2019on trouve un signal, confie le marchand.Je ne sais pas si l\u2019humanité y parviendra un jour, mais chose certaine, les gens de SETI semblent les mieux placés pour y arriver, en ce moment.» « L\u2019univers est si grand que je suis sûr qu\u2019il y a de la vie intelligente quelque part, pour- suit-il.Je ne sais pas si c\u2019est à une distance détectable.Mais cela serait possible, et j\u2019aimerais qu\u2019on reçoive quelque chose.Car ainsi, on saurait qu\u2019ils existent vraiment.C\u2019est une question que tout le monde s\u2019est déjà posée au moins une fois dans sa vie, et ce serait le fun d\u2019avoir une réponse.» «C\u2019e s t le m e ille ur program m e que je conna is s e pour m e s ure r la puis s ance d\u2019un ord ina te ur » As tronom ie «En recherche clinique, il y a souvent loin de la souris à l\u2019homme» LUC DUP ONT Agence Science-Presse Un médicament prometteur contre le sida est en préparation.Comment doivent réagir les médias ?Deux collègues, deux attitudes opposées.« À cette époque, on se \u201ccognait\u201d la tête sur les murs ; on cherchait, mais on ne trouvait rien, se rappelle Charles Tis- seyre, alors journaliste à la salle des nouvelles de Radio-Canada.J\u2019ai appris qu\u2019une compagnie québécoise travaillait au développement de deux composés chimiques qui réussissaient à bloquer la réplication du VIH, le virus du sida.Les résultats que la compagnie rendaient publics étaient cependant très préliminaires.» « La question, c\u2019était donc : en parlons-nous à la télé ou non ?Étant donné le stade extrêmement préliminaire des recherches, c\u2019était délicat.Mais moi \u2014 me basant sur des recherches antérieures et sur des discussions avec d\u2019autres collègues et scientifiques \u2014, j\u2019étais convaincu qu\u2019il y avait là une percée importante.J\u2019ai donc fait, en quelque sorte, une \u201cprofession de foi\u201d, et j\u2019ai porté la nouvelle en ondes.Résultat : l\u2019une de ces molécules \u2014 on le sait maintenant \u2014 allait s\u2019imposer : c\u2019était le \u201c3TC\u201d, développé par Biochem Pharma, devenu l\u2019un des éléments-clés de l\u2019actuelle \u201ctri-thérapie\u201d.» « J\u2019étais aussi au courant de l\u2019existence de ces deux nouveaux composés chimiques, se rappelle de son côté Yanick Vil- ledieu, animateur de l\u2019émission radiophonique Les Années-lu- mières, mais j\u2019étais très réticent à en parler parce qu\u2019on n\u2019en était encore qu\u2019au stade de l\u2019éprouvette.Il y avait aussi, autour de tout ça, des mouvements boursiers susceptibles de se produire « selon que l\u2019on rende publique ou non la découverte ».Enfin, n\u2019oublions pas qu\u2019à ce moment-là, on \u201csortait\u201d à tous les jours, toutes sortes de choses pour arriver à soigner les sidéens \u2014 \u201csirop\u201d et autres mixtures.Je me disais alors : allait-on aviver là, avec ces molécules, de faux espoirs ?» La mince frontière Cette opposition reflète bien le colloque sur « La recherche clinique et les médias », auquel ces deux journalistes scientifiques participaient, et qui avait lieu récemment à Montréal.Ce colloque, qui réunissait aussi des chercheurs du monde médical et des représentants de l\u2019industrie pharmaceutique, visait à éclaircir des questions du genre : quand on n\u2019en est qu\u2019au stade de la recherche clinique, qu\u2019est-ce qui est « communicable » ou pas à la population ?Il faut se rappeler que ce qu\u2019on appelle « recherche clinique » regroupe tous ces stades préliminaires de tests (chez des animaux, puis des humains) par lesquels doit passer un médicament avant d\u2019être homologué par le gouvernement.En médecine, comme dans le reste de la recherche scientifique, il arrive très souvent que des résultats préliminaires soient fort encourageants, mais qu\u2019on s\u2019aperçoive ensuite qu\u2019une donnée avait été oubliée, que la méthode était incorrecte, ou que, tout simplement, les humains ne réagiront pas comme les animaux de laboratoire.Or, on ne compte plus, en actualité scientifique les dérapages qui se sont produits, qu\u2019il s\u2019agisse de ces deux chercheurs qui ont proclamé, il y a quelques années, avoir trouvé le secret de la fusion froide, sans avoir publié le moindre article ni fait contre- vérifier leurs résultats ; ou de ce traitement « révolutionaire » anti-cancer annoncé à la une du New York Times en mai 1998, et qui a été en quelques heures relayé au quatre coins de la planète ! « Il est sûr que dans bien des cas, la frontière de diffusion en matière de recherches cliniques est extrêmement mince.», reprend Charles Tisseyre.Et il faut en outre être conscient des conséquences que peut avoir ce genre de reportage sur des malades.Yanick Villedieu, lui, parle du « subtil cocktail » que représentent recherches cliniques et médias, des « machines à fabriquer de l\u2019espoir », susceptibles de dérapages.« Ce qui est dangereux, c\u2019est le manque de recul que provoque de plus en plus la vitesse avec laquelle on veut voir communiquée l\u2019information.Selon moi, vouloir communiquer de la nouvelle scientifique dans l\u2019immédiateté \u2014 nouvelle qui est souvent complexe et délicate lorsqu\u2019il s\u2019agit de recherches cliniques \u2014 est quasiment impossible ! » Comment limiter les risques de dérapage ?« D\u2019abord, les journalistes devraient se donner une culture scientifique digne de l\u2019époque où ils vivent, afin de ne pas \u201cavaler tout rond\u201d la parole des chercheurs.» D\u2019autre part, « les chercheurs devraient éviter le \u201cvertige médiatique\u201d, c\u2019est-à-dire ne pas abuser de leur position ou de leur crédibilité pour imposer leur vérité.» Mieux encore, l\u2019éthique de la recherche devrait désormais inclure une « éthique de la diffusion des résultats de la recherche ».« N\u2019oublions pasqu\u2019en recherche clinique, il y a souvent loin de la souris à l\u2019homme ! » Selon l\u2019avocate Christine Truesdelle, du Tribunal administratif du Québec, la rigueur que doivent s\u2019imposer les chercheurs dans la diffusion de leurs résultats, est encore plus importante avec l\u2019arrivée d\u2019Internet.« Car bientôt, cette information clinique parviendra directement au public, sans filtre ni contrôle.Il y a là une responsabilité nouvelle que les chercheurs et les médecins devront absolument assumer, sans quoi nous sommes menacés de graves dérapages.Nous restons tous et toutes vulnérables à la maladie, et, ce faisant, extrêmement sensibles à l\u2019information qui circule à ce sujet.» Mé de cine "]
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