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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Lectures
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1999-10-10, Collections de BAnQ.

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[" 7LP0199B1010 B1 dimanche 7LP0199B1010 ZALLCALL 67 11:48:03 10/10/99 B cp.= res \u2026 Beauchemin 9 parle ; d'argent ARGENT / suite de la page BI Je,ne l'ai plus aujourd'hui.N y en a bien d\u2019autres qui s\u2019y seraient accrochés férocement.Moi, je ne voulais rien savoir: Je ne voulais pas me retrouver dans un Bye Bye! Non erd.2 La Presse: Quel est votre rapport à l'argent?Y.B.: J'aime l'argent, comme tout le monde.Mais je n'ai pas.beaucoup d'attachement affectif à l'argent.Si je perdais 100-$.-ça me ferait quelque chose, c'est sûr, mais si je perdais Mon couteau qui ne vaut que 10 $ et que je traîne 1s mes poches depuis des années, ça me ferait bien plus de peine.La Presse: Dans Les Émois d'un marchand de café, on a parfois l'impression que l'argent est la source de tous les maux.Les rapports affectifs, c\u2019est ce qu\u2019il y a de plus fondamental et l'argent ne peut pas les remplacer - YB.: S'il y un message dans le roman c\u2019est bien ça.Je serais bien fou de faire un roman contre l'argent parce que si je n'avais pas d'argent, j'aurais de sérieux problèmes à quittér le restaurant après avoir mangé mon déjeuner! Mais on vit dans une société littéralement obsédée par l'argent.Prénez Montréal, qui s\u2019est formidablement enlaidie depuis vles années 60.Quand on se promène sur l\u2018avenue Papineau près du parc Lafontaine, par exemple, tous les édifices ont trois étages et tout à coup trois hideuses chandelles se dressent.Tout ça parce que Jean Drapeau a permis un dézonage et qu\u2019un spé- ES BE AUCILE MIN culateur s\u2019est dit: «Si au ; 4 lieu de mettre trois étages on en mettait 40 ou 60, on ferait plus de fric».C\u2019est @ _ affreux, mais le spéculateur s\u2019en fout, il ne reste pas là.C\u2019est un monument à l'appétit du lucre.Et il y en a partout à Montréal de ces choses-là.C\u2019est juste pour faire de l'argent.On se fiche de la qualité de vie, du bonheur.J'en ai parlé dans mes autres romans.Dans Juliette Pomerleau ou dans Le Matou, par exemple.La Presse: Un person- 5 nage de votre roman af- \u201d ffrtne qu'il faut être un peu «moche» pour réussir en affaires.Le pensez-vous?\u2018s .V.B.: Je ne suis pas un homme d\u2019affaires.Quand mes personnages parlent, ils parlent en leur nom propre, pas en mon nom.Il ne faut pas confondre.Un roman n\u2019est pas un essai, n\u2019exprime pas les idées d'un auteur.Ça exprime ses obsessions et ses sentiments.Je ne dis pas aux gens que pour réussir en affaires il faut être moche.Par contre, je constate que souvent, ça ne nuit pas.La Presse: À un certain moment, votre personnage principal déclare: «À part la vie, il n\u2019y a rien de plus extraordinaire que l'argent.» C'est un peu paradoxal compte tenp.de votre vision des choses?.X.B.: Pierre Péladeau était mélomane, comme moi, et il à offert à l'Université du Québec la salle Pierre-Mercure.Si j'avais beaucoup d'argent, j'irais voir Charles Dutoit et je lui \u201cdirais: «Trouve-toi un bon architecte avec des bons spécialistes acousticiens.Faites-moi des propositions pour *l\u2019achat d'un terrain, on va arrêter de niaiser et on va vous construire une salle.C\u2019est une honte nationale qu\u2019on n\u2019ait pas de salle de concert pour un orchestre de votre qualité.» Si j'avais beaucoup d'argent j'aimerais pouvoir faire des oses comme ça ou des choses encore plus importantes conime empêcher la propagation du sida en Afrique.C'est pas les bonnes causes qui manquent.Dans ce cas-là, l'argent c\u2019est extraordinaire.- \u2018La Presse: Si l'on vous offrait, demain, un million de dollars, qu\u2019en feriez-vous?Y.B.: Je prendrais 70 000$ pour agrandir mon chalet à la campagne: construire une salle de travail, une salle d\u2019écoute pour ma musique et deux chambres pour des amis.Je placerais ensuite 200 000$ et avec le reste, je créerais une fôndation pour la promotion de la souveraineté.Parce que id liberté, c\u2019est encore plus important que l\u2019argent\u2026 alate?or Je \u201cIe 57 Ë BE oR > ap ¥: ino Mongras \u2014 anagramme de Gaston Miron \u2014 a hérité de Gésu Retard des manuscrits, dites dictées, qu'il ne s\u2019est guère empressé de faire éditer: il y a mis dix ans.Entre- temps, Gésu a quitté Montréal, au bout de mille aventures et d'autant de canulars, sa spécialité, pour faire carrière à Québec dans les services pornotéléphoniques.I] serait aujour- d'hui, en ce début de siècle nouveau, ou vivant, mais où ?ou mort, quelque part dans la forêt boréale.Pour son premier roman, le nouvelliste André Carpentier a créé un personnage qu\u2019on ne souhaiterait guère approcher dans la vraie vie, si elle existe, tant il est à la fois prévisible et imprévisible, résigné et révolté, fraternel et distant; bref, tant il réunit tous les contraires, sans souci de les concilier.Un marginal, Gésu, répartiteur dans une entreprise de taxis, qui se balade dans le Plateau à bicyclette, portant casque et lunettes d'aviateur de la Première Guerre mondiale, en quête d\u2018on ne sait quoi, lui non plus.Le bonhomme a des lettres.Il fait dans le haïku à l\u2019occasion, comme les autres membres du réseau Spek, société plus ou moins secrète qui fait penser à l'Ombre jaune, cette coquetterie parmi d'autres des intellectuels du Plateau Mont-Royal.À ce titre, il doit recevoir un mathématicien américain d'origine caraïbe, Washington Desnombres, qui se LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 10 OCTOBRE 1999 présente en effet mais disparaît aussitôt, pour faire la nouba avec des garçons et puis mourir.Gésu, qui fait partie des suspects, est incarcéré.Gésu Retard est une sorte de journal, mené fort habilement, un récit plutôt, ou une chronique du temps qui passe, un texte, quoi, qui fait l\u2019économie des stratégies dramatiques propres au roman.On s\u2019en passe d\u2019ailleurs volontiers, tant il y a à voir et à entendre et à sentir dans cette histoire d'amour, amour des mots et des idées, qui invite à se laisser séduire un peu, ne serait-ce que pour le plaisir de décoder les allusions nombreuses au Plateau \u2014 toujours lui \u2014 et à ses plateaugra- phes, plateaucoles et plateaupathes.L'esprit spek consiste à «épier la banalité coutumière».Vaste projet, un peu à l'étroit dans les haïkus qu\u2019en tire Gésu, mais qui lui permet de refiler aux lecteurs, entre ces cristallisations poétiques brèves et aiguës, de longues descriptions de ses états d'âme, nées de l'observation des gens, des rues, du temps qu'il fait.Un regard aussi intense ne peut que provoquer la réflexion et le héros, si on peut le nommer ainsi, n°y manque pas.Il nous dira par exem- -ple que «la beauté est à la racine du redoutable».Le mot ne manque pas de tonus.: On a beau étre marginal et vouloir le demeurer, il faut bien se dé marquer par rapport à quelqu\u2019un ou quelque chose.Le statut de Gésu ne tient pas à quelque hauteur dans sa façon de regarder les autres.C\u2019est plutôt le contraire, puisqu'il n'hésite pas à les accompagner dans ce qui pour eux a beaucoup d'importance, comme la défaite d\u2019une équipe de hockey de Montréal dans une série de matches contre Québec.L'ironie est évidente, mais elle est tout enrobée d'affection.Gésu s\u2019exclut de la société pour mieux l'aimer, dirait-on, faute de pouvoir la sauver.I s'en explique: «On me trouve donc, dans le spectre de la désinvolture, quelque part entre ironie et marginalité, qui s'érigent toutes deux contre les violences du genre humain.Mais œ détachement, qu\u2019on n\u2019aille pas croire, ça ne me déprend pas, ni personne, des travers de la civilisation qui torture et qui tue, du progrès qui nous fait reculer, du néolibéralisme qui nous appauvrit, de la justice qui joue notre sort aux dés.» Où on voit que le Gésu de M.Carpentier n'est pas de «ces assimilés, bien dans leur Plateau et dans leur peau, qui voilent leur trouble de faux-semblants et de babillages».Il serait plutôt de ceux qui veulent raison garder, dans la folie d'un monde suicidaire à force d'oubli.Malgré son air parfois fendant et parfois revenu de tout, Retard défend justement le rôle centrai de la mémoire.La facture éclatée du roman, son rythme de bande dessinée, son invention verbale, tout cela contribue à une double entreprise, très réussie, de critique et de constitution de la culture.Gésu Retard, André Carpentier Boréal, 256 pages (wi) Détail de la page couverture du livre i Paris est une idée, comme le chantait Ferré, alors Trois-Rivières est un poème.Un poème-fleuve.Ce n\u2019est pas moi qui le dis.Pour le constater, il suffit d'arpenter les rues de la cité littéralement et littérairement hantée, de s\u2019attarder à ces plaques qui parent les édifices publics.Le promeneur n\u2019y recon- naîfrä pas forcément la signature de tous les poètes cités \u2014 les grands noms côtoient ceux dont l'oeuvre moins connue n'est pas moins valable pour autant \u2014 mais l'omniprésence :dé-la-parole lyrique lui donnera à réfléchir sur la fonction de la poésie dans nos vies.Cet exemple d'intégration des arts au paysage urbain laisse penser que les Trifluviens pourraient en remgntrer aux gens de la métropole: à Trois-Rivières, patrie © 060 000 000 S00 008 030 LUE silence ombré des mots.Voilà une thématique proche des préoccupations d\u2019Élisabeth Vonarburg, qui fait son entrée en poésie avec un (trop) court recueil intitulé Le Lever du récit.On la connaissait comme auteure de science-fiction de réputation internationale; cette plaquette nous révèle un visage autre de son imaginaire foisonnant \u2014 au moment même où reparaît en format de poche l\u2019un de ses classiques, Chroniques du Pays des Mères aux éditions Alire.En dépit du changement de genre, les habitués de son oeuvre se retrouvent en pays de connaissance, d'autant plus que la poétesse se révèle fidèle aux images récurrentes qui traversent le travail romanesque.Dans Le Lever du récit, il est question de l'enfance et du rapport à la mère (comme de = La marée, je l\u2019ai dans le coeur à \u2014\u2014\u2014 du regretté Gérald Godin, point de discussions oiseuses sur les mérites de tel ou tel vers sur une plaque immortalisée.Dommage qu\u2019on ne puisse en dire autant de Montréal, où St f Photo Alain Roberge, La Presse © raison associée à la mer); il est également question de la mémoire, ses dérives et ses houles, évoquées à coup de Ton à péroré inutilement sur la présumée faiblesse du poème dé Godin omant la place qui lui est désormais dédiée.- Ainsi que l'avait souhaité Félix Leclerc en 1985, le coeur industriel de la Mauricie est devenu capitale de la poésie.D'automne en automne depuis quinze ans, des poètes de t ous azimuts s\u2019y assemblent et convient le public à une véritable fête du Verbe.Dix jours durant, le Festival international de la poésie s'impose dans les cafés et bistrots, les bibliothèques et maisons de la culture, les galeries d'art et les campus.Moi qui ne suis ni maniaque ni inconditionnel de poésie, j'y ai fait escale le soir de l'ouverture, histoire de me plonger dans cette ambiance qu\u2019on me disait particulière.Histoire aussi de constater l'ampleur du travail de l\u2019équipe de 7 Gaston Bellemarre, Grand Manitou de cette manifestation + sans pareille en ce pays incertain qui est nôtre.Quoi qu'en Pasion ses détracteurs, qui lui reprochent son côté iganieur», l'éditeur des Écrits des Forges a accompli dans fr patelin un exploit admirable.Un exploit, que dis-je?En x5-ttimps où le discours économiste se déguise en Évangile, il {audyait parler de miracle! ça be en français ou dans leur langue maternelle.Sitôt levé, on - café Zénob jusqu'aux petites heures de la nuit, on Jdécouvre la voix de poètes invités qui disent leurs textes, \u2018 collaboration spéciale remet ça aux dîners-poésie tenus dans les restos: au Lupin, on se laisse volontiers bercer par la musique des mots.Je profite de ma brève virée pour prendre connaissance de I'abondante production de la maison trifluvienne, qui partage avec Le Noroît le titre de plus important éditeur de poésie au Québec: les récents numéros des revues Arcades, Estuaire et Exit, vitrines essentielles ouvertes sur la poésie d'aujourd'hui; une fournéc impressionnante de nouveautés, recueils, collectifs et anthologies; enfin, des coéditions avec des maisons européennes.J'opte pour Trois Continents pour Trois- Rivières, collectif où des poètes des Amériques, de l'Europe et de l'Afrique célèbrent le Festival, ses artisans et sa ville.On y compte autant de signatures prestigieuses que de noms dignes d'être davantage connus.Certes, l\u2018intérêt varie d\u2019un poème à l'autre et le caractère drconstanciel des textes l'emporte parfois sur leur valeur esthétique; toutefois, la lecture du bouquin n\u2019en demeure pas moins agréable, elle prolonge l'atmosphère du Festival.En ces pages, rien ne semble plus difficile que d'échapper à la fascination du Saint-Laurent; le Belge Marc Dugardin écrit fleuve et poésie / sont comparables: / la masse sombre de l'eau / le , J métaphore maritimes.La voix reste la même, le ton toujours aussi juste, le coup de plume toujours aussi sobre et efficace.Paradoxalement, ces vers d\u2019une pudeur extrême dévoilent une part secrète de l\u2018âme, une blessure antique, avec une vérité qui n\u2019a rien à voir avec la littérature-spectacle ou la complaisance narcissique.Ce soir mes masques se taisent / je pénètre les risques de la réalité / le deuil horloge intime / excavation du coeur de cette cage.L'émotion nous étreint et on en voudrait davantage; hélas l'auteure des sagas-fleuves que l'on sait a choisi pour ses débuts en poésie une brièveté qui relève apparemment de la modestie.À quoi bon la poésie dans un monde assujetti aux Lois du chiffre?se demandent les esprits chagrins.Selon Nicole Brossard, à qui l\u2019on à remis le Grand Prix du Pestival lors de l'ouverture, le 1\u201d octobre dernier, «le temps que nous consacrons à la poésie est un temps que nous consacrons à notre humanité».Une hypothèse qu'Élisabeth Vonarburg \u2014 dont l'oeuvre avait jusqu'à présent davantage porté sur l'aitérité \u2014 confirme avec brio.Trois Continents pour Trois-Rivières, collectif, Écrit des forges, 91 pages.Le Lever du récit, Élisabeth Vonarburg, Herbes rouges, 49 pages.Pour communiquer avec l'auteur de cette chronique : anpean@hotmall.com Cem PrN Littérature Des pour les.JACQUES FOLCH-RIBAS collaboration spéciale oilà une femme qui écrit bien.Elle écrit comme elle veut.Elle a un style.Des phrases hachées, qui tombent comme des grêlons.Un bombardement, qui fait souvent mal.On dirait du Céline, parfois en mieux, en moins fabriqué (mes excuses a l'autre).Cela fait plusieurs années, depuis 1990, qu\u2019elle fait publier toujours le même livre, où il est question uniquement, presque uniquement, d'elle, Christine Angot.Un roman qui n\u2019est pas un roman, une bio qui n\u2019est pas une bio (graphie.), un pamphlet au vitriol, dans lequel elle régle ses comptes avec son mari \u2014 que l'on pourra trouver un peu insignifiant \u2014 avec sa petite fille qu\u2019elle adore, Léono- re, et cette fois-ci avec l'amour homosexuel et ravageur pour une doctoresse \u2014 les avocats lui ayant interdit de nommer celle-ci, elle cite longuement les attendus, qui conduiraient à de superbes procès \u2014 et enfin, avec son père, le séducteur beau comme un ange et salaud complet qui commit avec elle, âgée de seize ans, l'inceste.Titre du roman: L'Inceste.Toutes choses, ou presque, dont \u2014 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 10 OCTOBRE 1999 Christine Angot avait déjà parlé dans ses précédents livres.Mais cette fois, tout à coup, un parfum de scandale se répand: il y aura sans doute des révélations sur le papa incestueux.sur la doctoresse, fort connue de sa famille, sur ced encore, et sur cela.et puis, vous allez voir la volée de bois vert que cette Christine va donner à une société qu\u2019elle déteste, et même qu'elle abhorre! Je ne vous dis pas.Excitation des journalistes.L'odeur du scandale et de la vie privée les a toujours excités.Ils font à Christine Angot ce qu\u2019ils firent l\u2019an dernier à Houellebecq: ils tapent sur de gros tam-tams.Et c'est toujours pour de mauvaises raisons.Car il n\u2019y a qu\u2019une raison, et une seule, de vous parler de cette femme: son écriture.Son écriture est neuve, c\u2019est une voix, qu\u2019elle soit douloureuse, insistante, un peu sadique, provocante, exhibitionniste et un peu maso n\u2018enlève rien à cela, que c\u2019est le style d'un écrivain, qui peut-être vous donnera un peu de mal à lire, mais persévérez, persévérez.écoutez donc, c\u2019est la musique d\u2019un violoncelle de cuivre.Autres potins de la rentrée : le roman intitulé L'Offrande sauvage, de Jean-Pierre Milovanoff.Savez-vous qu'il a été acheté 250 000 dollars à l\u2019ancien éditeur, Julliard, qui s'était donné le mal de publier cet excellent romancier et dramaturge provençal, un peu précieux et très poète?Voilà que L'Offrande sauvage est | Biographie Une histoire abasourdissante! rma ime er er esa meena, DOMINIQUE PAUPARDIN collaboration spéciale epuis la sortie très médiatisée du film Grey Owl de Richard Attenborough mettant en vedette Pierce «James Bond» Brosnan, on a beaucoup glosé sur la vie d\u2019Archie Belaney, cet Anglais de bonne famille qui frompa (presque) tout le monde en se transformant en Indien du Canada, ami des castors et protecteur des animaux.Cheveux teints en noir, peau colorée au henné et imposant costume fabriqué dans du coton brun à l'appui! Plusieurs ouvrages ont été écrits sur la vie de cet i de charme qui préférait pagnie des animaux à celle des umains.La biographie rédigée par Jane Billinghurst \u2014 une Anglaise qui a choisi de vivre en Saskat ewan \u2014 s\u2019adresse essentiellement au grand public et elle est fort recommandable.Dans une écriture simple et efficace, elle esquisse les grandes lignes de la vie d'Hibou gris, de sa naissance à Hastings on 1888 jusqu\u2019à la révélation de sa supercherie, au lendemain de sa mort, il y a déjà soixante ans.L'homme qui se faisait passer pour le fruit des amours d\u2019une Apache et d\u2019un Écossais aura été pionnier, coureur des bois et trappeur au Canada.ll trouvera également le temps d\u2018abandonner deux femmes et de faire trois enfants qui se perdront dans la brume.Sous l'influence de la jeune Anahareo, il deviendra un environnementaliste à tout crin.Après de multiples péripéties, il se fera connaître du monde entier en tant que cinéaste, écrivain et conférencier.Pas mal pour un petit bourgeois qui rêvait dans son enfance de Peaux-Rouges et d'Ouest américain.Des extraits d\u2019écrits de Grey Owl et d\u2019admirables photos d\u2019archives accompagnent cet ouvrage.Un bijou, cette quatrième de couverture qui nous montre Grey Owl et Anahareo posant d'un air songeur devant leur cabane en bois rond.Elle, tout en rondeurs, l'allure moderne; lui, grand et sec, énigmatique, farouche.Sa piographe raconte qu\u2019il s'exerçait des heures devant son miroir pour imiter l'expression sévère des Indiens.Elle soulignera également les côtés obscurs de sa personnalité, notamment son alcoolisme et une certaine détresse psychique.Grey Owl croyait que les Indiens étaient convaincus de son authenticité.«Ceux-ci savaient fort bien qu'il n\u2019était pas des leurs, mais ne révélèrent jamais son secret.Ils a préciaient les efforts qu'il déployait en leur faveur.» Mais quelle histoire abasour- dissantel Grey Owl, Sur les traces d\u2019Archie Belaney, Jane Billinghurst, Editions du Trécarré , 1999, 150 pages (Wire) B3 Photo: John Foley © / Opals, coisboration spécisie chez Grasset, on va voir ce qu\u2019on va voir, il est déjà sur la liste des gon- courables, dites donc ! Ille fut, en effet, et puis il ne le fut plus.Pourquoi ?C'est que les potins étant éteints, il ne restait plus qu\u2019une chose à faire : le lire\u2026 Encore là, nous avons affaire à un texte qui possède sa propre dynamique et parfois semble tenir de Jean Giono \u2014 on vous dit cela, on déteste ce genre de comparaison, mais c\u2019est pour vous aiguiller un peu en direction du panthéisme, du naturalisme, du foisonnement, de I'imagerie un peu magique.Prenez-le comme vous l'entendrez.De quoi s'agit-il ?D'un petit gars trouvé dans la neige des Alpes, recueilli par une sorte de patriarche, élevé au séminaire, et dont les aventures colorées et saignantes ( jusqu'à la guerre et le maquis ) se croisent avec celles de son père adoptif.Des aventures rapides, télescopées, rudes, parfois énormes, jusqu\u2019à cet invraisemblable dont Milovanoff est coutumier et qu\u2019il traite avec plus que de la désinvolture, avec poésie.Encore là, il s\u2019agit d'une langue, superbe, et celle-là est lyrique.Nous espérons que vous le lirez et que vous constaterez que Milovanoff reste l'excellent écrivain qu'il fut, pour La Splendeur d'Antonia comme pour Le Maître des paons \u2026 L'Inceste, Christine Angot, roman, éditions Stock, 217 pages (Wk) L'Offrande sauvage.Jean-Pierre Milovanofl, roman, Grasset, 262 pages (rir) Photo dré du livre Le courrier | de la libratre | FRANCOISE CARENL collaboration spéciale Savez-vous que Eyes Wide Shut, le dernier film de Stanley Kubrick, est l'adaptation d\u2019une nouvelle d'Arthur Schnitzler?Cette nouvelle, déjà publiée en poche, sort dans les prochaines semaines en Presse Pocket sous le titre français Les Yeux grand fermés, accompagnée du scénario de Stanley Kubrick.Gageons que le couple Kidman-Cruise - fera une très belle couverture! *=-
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