Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (9)

Références

La presse, 1999-10-20, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" 3LP0102A1020 A1 MERCREDI 3LP0101A1020 ZALLCALL 67 13:15:12 10/20/99 B 1 3 4 6 http:/ / lapresse.infinit.net Montréal, R mercredi 20 octobre 1999 60 ¢ TAXES EN SUS ÎLES - DE - LA - MADELEINE 1 $ 2774766 VERRES SOM M ELIERS e n c r i s t a l pour chaque cépage Une seule adresse 7139,rue ST-HUBERT (coin Jean-Talon) (514) 277-3127 www.bijouterieleroy.com FLÛTE 2000 est arrivée ! 116e année No 1 76 pages, 6 cahiers GM : un milliard en Ontario et une lettre à Boisbriand Nos taxis : des T COTS! 60 % des voitures \u2014 trop vieilles \u2014 ne sont pas conformes aux règlements MARTIN P ELCHAT du bureau de La Presse, QUÉBEC Avec un âge moyen de neuf ans, les taxis mon- tréalais sont trop vieux, ce qui explique que pas moins de 60 % des voitures ne sont pas conformes, toutes infractions confondues, aux règlements de la CUM.Équipements standards en mauvais état, carrosserie abîmée, propreté douteuse; « l\u2019âge des véhicules est le principal facteur explicatif des non-conformités », explique le Bureau du taxi de la CUM dans un mémoire présenté hier, au premier jour de la consultation du ministre des Transports, Guy Chevrette, sur la réforme du transport par taxi.Afin d\u2019évaluer objectivement le taux de conformité des taxis à Montréal, la CUM a demandé en septembre à la firme Baromètre de tracer un portrait à partir de l\u2019inspection de 344 voitures.Les résultats, peu flatteurs quant à l\u2019état de la flotte, n\u2019ont cependant rien de surprenant quand on considère que le taux de non-conformité est cinq fois plus élevé sur les véhicules de neuf ans et plus que sur ceux de moins de six ans.La CUM demande au ministre d\u2019exiger que les nouveaux véhicules n\u2019aient pas plus de deux ans lors de leur première immatriculation comme taxi et que cette mesure soit également obligatoire pour tous les détenteurs de permis qui renouvellent leur véhicule.Actuellement, certaines voitures entreprennent même leur carrière à l\u2019âge vénérable de dix ans! Voir NOS TAXIS en A2 DENIS ARCAND TORONTO En vertu de l\u2019entente de principe intervenue hier soir entre GM- Canada et ses syndiqués, les usines ontariennes de GM ont obtenu plus d\u2019un milliard en investissements majeurs de la part de la compagnie.Oshawa a reçu 575 millions et probablement le mandat d\u2019assemblage d\u2019une nouvelle voiture.Ste.Catharines a reçu 465 millions et le mandat de construction d\u2019une nouvelle famille de transmissions.L\u2019usine de Boisbriand, elle, a obtenu une lettre.« La menace de grève est écartée et nous recommandons à l\u2019unanimité à nos membres d\u2019entériner la nouvelle convention collective », a déclaré hier soir le président des Travailleurs canadiens de l\u2019automobile, Buzz Hargrove, six heures avant l\u2019échéance des négociations.Le pacte de trois ans prévoit des augmentations d\u2019environ 4,5 % par année pour les 22 000 employés syndiqués de GM-Ca- nada.Mais M.Hargrove et son lieutenant québécois, Luc Des- noyers, ont échoué, pour l\u2019instant, dans leur volonté d\u2019obtenir un nouveau mandat pour l\u2019usine de Boisbriand, qui tourne au ralenti et qui est menacée de fermer lorsque GM cessera de fabriquer ses Camaro et Firebird, deux coupés sport en voie d\u2019extinction.Le négociateur de GM-Ca- nada, Al Green, a promis hier par écrit que la compagnie va explorer des « utilisations de rechange » pour l\u2019usine dont le mandat a été allongé d\u2019un an, jusqu\u2019en septembre 2002.C\u2019est mieux que recevoir 1500 avis de licenciements, qui étaient clairement en vue pour septembre 2001 quand les TCA ont entrepris les négociations avec GM, le 12 octobre.Mais une lettre est loin de la « priorité » que s\u2019était fixé le président des TCA, Buzz Hargrove, soit d\u2019obtenir de GM un nouveau modèle à assembler au Québec, un investissement d\u2019environ un demi-milliard.Voir GM en A2 Bloqué par les flammes, le voisin n\u2019a pu sauver le dernier JEAN-P AUL CHARBONNEAU SAINT-COLOMBAN Michel Lemay, qui habite le domaine de la Villa, à Saint-Colomban, au nord de Montréal, a fait un geste héroïque peu commun hier matin, en se précipitant à quatre reprises dans une résidence en flammes en face de chez lui.Le voisin d\u2019une cinquantaine d\u2019années a réussi à sauver une mère et deux de ses enfants, tandis que le troisième a péri.Comme d\u2019autres, il déplore la lenteur de l\u2019ambulance et des pompiers à arriver sur les lieux.Après avoir sorti Sonia Duval et ses enfants, Sébastien, deux ans, et Stéphanie, quatre ans, M.Lemay les a fait transporter chez lui où, avec l\u2019aide de sa conjointe et d\u2019amis, il les a réchauffés avec des couvertures et leur a donné la respiration artificielle.« Il a aussi fallu faire le bouche à bouche, tous trois étaient inconscients.Nous les avons gardés ici durant 45 minutes, jusqu\u2019à l\u2019arrivée des ambulanciers », a-t-il expliqué.Voir BLOQUÉ en A2 PHOTOS ROBERT MAILLOUX, La Presse Malgré s on courage , Miche l Le m ay n\u2019a pu s auve r le pe t it S te ve Duva l ( tous de ux e n m or ta is e ) de l\u2019ince ndie qui a ravagé la m ais on fam ilia le .« J\u2019a i tou t e s s ayé , a -t -il d it , m ais s i j\u2019ava is cont inué , j\u2019y aura is ce r ta ine m e nt la is s é m a pe au .» ir Canada surenchérit sur Onex 9 La Presse a 115 ans La Presse entre aujourd\u2019hui dans sa 116e année d\u2019existence.C\u2019est en effet le 20 octobre 1884 qu\u2019est paru à Montréal le premier numéro du « plus grand quotidien français d\u2019Amérique ».L\u2019immeuble du 7, Saint- Jacques, deviendra quant à lui centenaire le 5 novembre 2000 et les deux « bébés » du centenaire de La Presse, Maude Rocheleau et Simon Hatin, fêtent aujourd\u2019hui leur quinzième anniversaire.À lire e n page A1 3 S OP HIE COUS INEAU Pour contrer l\u2019offre d\u2019achat hostile du conglomérat Onex, Air Canada propose de racheter ses actions au prix fort et d\u2019acquérir son rival Canadien avec l\u2019appui de la Banque CIBC et de ses partenaires Lufthansa et United Airlines.Après avoir étiré le suspense, le transporteur de Montréal a ouvert son jeu, hier matin, et a sorti un joker.Carte inattendue, Air Canada veut lancer un transporteur aérien à rabais à Hamilton, la deuxième ville de l\u2019Ontario, représentée par la ministre du Patrimoine canadien, Sheila Copps.« C\u2019est une solution made in Canada», a dit Robert Milton, président et chef de la direction d\u2019Air Canada.Concrètement, Air Canada entend racheter 35 % de ses actions, un bloc suffisant pour faire obstacle à Onex.Le transporteur offre 12 $ l\u2019action, une prime de 45 % sur l\u2019offre du conglomérat torontois.Ce rachat lui coûtera 800 millions.Parallèlement, Air Canada offre 2 $ pour chacune des actions de Canadien, le même montant qu\u2019Onex réserve aux actionnaires du transporteur de Calgary.Air Canada attend qu\u2019au moins la moitié des actions lui soient acquises avant de concrétiser son offre.Cette acquisition s\u2019élèverait à 92 millions.Air Canada entend toutefois exploiter Canadien comme une filiale, une entreprise indépendante avec un siège social allégé à Calgary.Ainsi, le transporteur de Montréal n\u2019aurait pas à assumer sa dette, un boulet de 3,9 milliards.Cette acquisition est conditionnelle au retrait d\u2019American Airlines, détenteur de 25 % des actions de Canadien.Il s\u2019agit d\u2019un très gros hic, d\u2019autant plus qu\u2019American gère certaines fonctions du transporteur canadien comme sa comptabilité.Voir AIR CANADA en A2 10 Les Braves gagnent la série 4-2 page S3 73 JOURS AVANT L\u2019AN 2000 INDEX Petites annonces - index C6 - immobilier C6 et C7 - marchandises C7 et D16 - emplois D16, E5 - automobile E6 et E8 - affaires D6 Arts et spectacles E1 à E4 - horaire spectacles E4 - horaire télévision E2 - télévision E1 Bandes dessinées D16 Bridge C7 Carrières D8 et D9 Cyberpresse B4 Décès E7 Économie D1 à D18 Êtes-vous observateur?C6 Feuilleton E5 Horoscope D17 Loteries A2 et A9 Monde C8 Mots croisés D2 et S10 Mot mystère E5 Politique B1, B6 à B8 Publicité-marketing D18 Tabloïd Sports - Michel Blanchard S5 ÉDITORI L SRC: l\u2019heure des choix - Mario Roy page B 2 M ÉTÉO Averses Max.8, min.1 cahie r S por t s page 1 6 8397, rue St-Denis M o n t r é a l ( Q c ) T é l .: ( 5 1 4 ) 858-0011 1 888 302-6221 P e r m i s d u Q u é b e c 2 7 7 6 1 3 4 OUVERT LE DIMANCHE De plus en réservant avec Multi-Voyages vous courez la chance de gagner une Mercedes Benz à chaque tranche d\u2019achat de 400 $.Vol seul.Promotion 2 pour 1 Forfait 1 sem.3 repas, Moulin sur Mer 999 $ Multi-croisières: Norway : Miami, St-Martin, St-Thomas, Great Cay (100 $US crédits boisson) 1 597 $, cat.K* Romantica : Fort Lauderdale, Cozumel, Ocho Rios, Gran Cayman 1 549 $, cat.3* Sensation : Tampa, Gran Cayman, Cozumel, Nouvelle-Orléans 1 359 $, cat.4* * Incluant vol aller retour, tous les repas, transferts et frais portuaires.* Prix en $ Can.à partir de Valides pour des départs entre le 5 nov.et le 12 déc.1999 Nombre limité Floride Vols seul.Fort Lauderdale 239 $ Orlando 299 $ Haïti chérie Bayahibe Coral Canoa 998 $ Acapulco Gran Meigas 948 $ Ixtapa Double Tree 1 098 $ Ixtapa Presidente 1 178 $ Cancun Calinda Beach 1 078 $ Cancun Maya Beach 998 $ Playa Blanca Mexique 1 099 $ Boucanier Martinique 1 299 $ Ixtapa Mexique 1 369 $ Varadero Cuba 1 399 $ Varadero Mar del Sur 768 $ Cayo Largo Atlantico 798 $ Cayo Coco Club Tryp 898 $ Margarita Village 898 $ San Andres Decameron 828 $ Cartagene Decameron 828 $ Puerto Plata Club on the green 898 $ Punta Cana Flamenco 998 $ Punta Cana Villas Bavaro 1 058 $ Bayahibe Club Dominicus 1 028 $ M ulti spéciaux 1 sem.* Tout inclus. 3LP0201A1020 A2 MERCREDI 3LP0201A1020 ZALLCALL 67 01:31:04 10/20/99 B A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 20 OCTOBRE 1999 Suites de la une Nos taxis: des TACOTS! NOS TAXIS / Suite de la page A1 Afin de s\u2019assurer que la population monte néanmoins à bord de taxis « acceptables », la CUM doit multiplier les interventions sur la route et dans les garages de ses inspecteurs.En 1998, 7293 inspections ont été réalisées; 926 voitures, soit 21 % du parc, ont dû être inspectées plus d\u2019une fois avant d\u2019obtenir leur certificat de conformité, et ce même si ces inspections étaient annoncées, déplore le directeur du Bureau du taxi, Richard Boyer.Ce dernier réclame aussi plus de pouvoirs pour ses inspecteurs, qui ne peuvent même pas invoquer le Code de la sécurité routière pour retirer de la route un taxi dont le plancher est défoncé.La CUM compte sur sept inspecteurs pour 4477 taxis, alors qu\u2019à Toronto, on en emploie 47 pour environ 3000 véhicules.Un durcissement des critères d\u2019émission de permis est aussi réclamé pour que soient refusées les demandes \u2014 ou révoqués les permis \u2014de toute personne déclarée coupable au cours des cinq années précédentes d\u2019actes criminels, comme les infractions à caractère sexuel, les agressions ou les infractions à la Loi sur les stupéfiants.On désire ainsi éviter la répétition d\u2019événements malheureux ( agression sexuelle, voies de fait grave ), à plus forte raison puisque le chauffeur de taxi est appelé à conduire, le jour ou la nuit, des personnes seules, âgées, ou même des enfants pas nécessairement accompagnés par un adulte.« On viendrait améliorer encore l\u2019image de cette industrie », soutient M.Boyer.Le ministre Chevrette n\u2019a pas caché hier sa préoccupation devant la mauvaise réputation générale des taxis de Montréal, surtout qu\u2019il vient de prendre connaissance d\u2019un sondage dévastateur.« Montréal est jugé plus sévèrement que partout au Québec », dit-il.Le sondage mesurait la perception des répondants vis-à-vis de critères comme l\u2019apparence, la propreté, la mécanique, la sécurité ou la courtoisie.« Sur le plan international, l\u2019image laissée aux étrangers lors de leur visite au Québec semble négative », a aussi affirmé M.Chevrette en ouvrant sa consultation qui permettra d\u2019entendre 77 groupes intéressés.Le but du ministre: rafraîchir l\u2019encadrement du transport par taxi au Québec, où 17 000 chauffeurs conduisent 8000 voitures, pour accroître la sécurité des déplacements, ainsi que la qualité et l\u2019étendue des services.L\u2019industrie a toutefois ses réserves, souvent de nature économique.L\u2019Association québécoise des intervenants du taxi, qui représente environ 20 % des chauffeurs ( surtout en région ), montre du doigt les conducteurs bénévoles qui, encouragés entre autres par les régies régionales de la santé, arrachent aux taxis une partie de plus en plus importante de leur clientèle.« On ne sera pas capables de changer pour un char neuf de deux ans parce qu\u2019on va crever avant! » a lancé hier au ministre Jules Paré, un coloré chauffeur de la région de Portneuf, qui évalue à 3000 le nombre de permis « bouffés » par la concurrence du bénévolat.« Il y en a qui se stationnent devant les bars, dénonce M.Paré.On manque même les gars chauds, imagine! On peut même pas avoir ça.» Bloqué par les flammes, le voisin n\u2019a pu sauver le dernier BLOQUÉ / Suite de la page A1 L\u2019autre enfant, Steve, cinq ans, est mort.Lorsque l\u2019incendie s\u2019est déclaré, le père, Sylvain Duval, était parti à son travail.Informé de la tragédie, il a eu un choc en arrivant devant sa demeure.La mère a fait une déclaration spontanée à un policier municipal de Mirabel dans laquelle elle aurait déclaré avoir allumé l\u2019incendie.Des accélérants auraient été trouvés dans la maison.Un porte-parole de la Sûreté du Québec, à qui l\u2019enquête a été confiée, a indiqué en soirée que la femme avait été mise en état d\u2019arrestation à l\u2019hôpital Sacré-Coeur, où elle et ses deux enfants ont été placés en chambre hyperbare, et qu\u2019elle devait être rencontrée plus tard par les enquêteurs de l\u2019escouade des crimes contre la personne.Tous trois ne sont pas en danger, a-t-on fait savoir.M.Lemay a raconté qu\u2019il s\u2019est rendu dans le salon pour prendre son café, vers 6 h 30, et allumer son téléviseur, et que c\u2019est à ce moment qu\u2019il a vu des flammes.« J\u2019ai dit: \u2018Jeannine, la maison d\u2019en face est en feu, appelle les pompiers et l\u2019ambulance\u2019.» « J\u2019ai défoncé la porte à coups d\u2019épaule et de pieds, raconte-t-il.Je frappais tellement fort que les voisins se demandaient qui faisait ce bruit.Là, je suis entré dans la boucane, j\u2019ai récupéré un enfant, je l\u2019ai sorti et l\u2019ai mis à terre ici, dans le gazon.« J\u2019entendais des plaintes dans la maison.Je suis rentré de nouveau, j\u2019ai saisi une femme et je l\u2019ai sortie.Puis un autre enfant.Je suis entré de nouveau, je ne voyais rien, il a fallu que j\u2019arrête parce que les flammes étaient après moi.Mon manteau était brûlé dans le dos.Je l\u2019ai enlevé et je suis sorti de la maison en camisole.Je n\u2019ai pu y retourner.J\u2019étais seul pour tout faire ça.« Je n\u2019ai pas eu le temps d\u2019avoir peur.Le seul mal que j\u2019ai, c\u2019est de n\u2019avoir pas réussi à sauver le quatrième.J\u2019ai pourtant tout essayé, mais si j\u2019avais continué, j\u2019y aurais certainement laissé ma peau.Je suis certain que si les pompiers n\u2019avaient pas pris 30 minutes pour arriver, nous aurions pu sauver le petit gars.» M.Lemay a ajouté en pleurs que l\u2019enfant a tenté de sortir, car il a été trouvé par les pompiers juste à côté de la porte.À Saint-Colomban, le 911 n\u2019est pas accessible.« Jeannine a fait le 911 et une voix enregistrée lui a répondu que ce numéro n\u2019était pas en fonction.Elle a appelé la police de Mirabel et les policiers sont arrivés rapidement.Si la police a donné un très bon service, je n\u2019ai jamais vu une ambulance et des pompiers prendre autant de temps pour sauver des vies », a conclu M.Lemay.L\u2019oncle de Sylvain Duval, Simon Duval, s\u2019explique mal ce drame.« Je sais que Sonia a très mal accepté le décès de son père récemment, dit-il.C\u2019était un couple uni.Lorsque Sylvain est arrivé, il a fait une crise.À ce moment-là, il ne savait pas qu\u2019il manquait un enfant.Une chance que M.Lemay est intervenu, il a sauvé trois vies.Je lui lève mon chapeau.» PHOTO ROBERT MAILLOUX, La Presse L\u2019onc le de S ylva in Duval, S im on Duval s \u2019e xplique m al ce dram e .GM: unmilliard en Ontario et une lettre à Boisbriand GM / Suite de la page A1 « Avant les négociations, il n\u2019y avait rien pour l\u2019usine, on se dirigeait directement dans le champ », a déclaré pour sa part hier soir Richard Fournier, président de la section locale 1163 des TCA de Bois- briand.« On n\u2019a pas eu le nouveau modèle qu\u2019on voulait avoir, mais on a un an de plus de production qui nous amène à la fin de 2002.Durant ce temps-là, on va étudier la possibilité de trouver autre chose.C\u2019est quand même un grand pas.Sans l\u2019appui des travailleurs ontariens, on aurait rien eu.Je n\u2019ai pas à les jalouser, j\u2019ai juste à les remercier pour leur aide », a-t-il commenté.M.Hargrove a indiqué avoir obtenu le maximum, dans les circonstances.« On a beaucoup avancé; on est à des années-lumière de l\u2019endroit où on a amorcé ces pourparlers.» GM s\u2019est engagé par écrit à étudier les possibilités: ?de confier à GM-Boisbriand le mandat d\u2019assembler un véhicule spécialisé « de petite série » ( entre 60 000 et 80 000 unités par année ); ?et/ou d\u2019inviter un autre constructeur à partager l\u2019usine dans une coentreprise ( ce qui permettrait d\u2019augmenter l\u2019utilisation de l\u2019usine et les effectifs ).« C\u2019est juste une étude, a déclaré Al Green hier soir.Il n\u2019y a pas de véhicule à l\u2019horizon.On va regarder, c\u2019est rien de plus que ça.» M.Hargrove a aussi écrit à Jack Smith, président du conseil d\u2019administration de GM, pour solliciter une rencontre en janvier 2000 concernant GM-Boisbriand.Les TCA ont aussi obtenu que les 465 licenciés de Boisbriand en 1995, reçoivent durant 18 mois 65 % de leur salaire, en plus de tous les avantages sociaux.Avec son offre d\u2019investir 1,1 milliard à Oshawa et Ste.Catharines, GM a enlevé à M.Hargrove l\u2019appui nécessaire, en Ontario, pour défendre GM-Boisbriand par une grève.Selon M.Hargrove, la compagnie s\u2019est aussi engagée à ne pas fermer, ni vendre, ni louer l\u2019usine d\u2019ici la fin de la convention collective en septembre 2002.Il est important de noter que le terme « ouvert » ne signifie pas « en production ».La convention collective empêche la compagnie de modifier le statut de l\u2019usine et de la « fermer » officiellement.Mais si la demande des Camaro et Firebird chutait assez, GM pourrait quand même faire un tas de choses.Elle pourrait interrompre la production indéfiniment et laisser cinq balayeurs, quatre gardiens de sécurité, un répondeur téléphonique et un relationniste à contrat.Elle pourrait accroître son inventaire et garder aussi 20 types à la prépara- tion-expédition.De même, la convention collective interdit de « fermer » l\u2019usine d\u2019ici septembre 2002, mais rien n\u2019empêche GM d\u2019annoncer demain matin une fermeture, qui prendrait effet à la fin de la convention collective 1999.Air Canada surenchérit sur Onex AIR CANADA / Suite de la page A1 Comment Air Canada convaincra-t-elle American Airlines ?M.Milton refuse pour l\u2019instant de dévoiler son plan de match.En cinq ans, a-t-il seulement observé, American Airlines a lamentablement échoué à redresser Canadien.Après le retrait d\u2019American Airlines, Air Canada voudrait associer Canadien à la compagnie aérienne Delta.Le troisième transporteur aérien des États-Unis serait prêt à exploiter des vols conjointement avec Canadien.L\u2019attrait de Delta tient à ses plaques tournantes ( Atlanta, Cincinnati, Salt Lake City ), complémentaires à celles de United ( Washington, Chicago, Denver ), le partenaire américain établi d\u2019Air Canada.Ces nouveaux marchés, espère M.Milton, permettront d\u2019accroître le trafic aérien de Canadien entre le Canada et les États-Unis et par ricochet ses revenus.Cela sera toutefois insuffisant pour rentabiliser le transporteur de Calgary.Air Canada entend discuter avec ses créanciers afin de restructurer sa dette.Canadien devra aussi retrancher 2500 de ses quelque 16 000 emplois.Une coupe d\u2019autant plus dure à avaler que le plan Air Canada ne menace aucun emploi chez le transporteur de Montréal.L\u2019acquisition de Canadien est une condition au lancement de la future compagnie aérienne à rabais.Celle-ci créerait 500 emplois à Hamilton et en conserverait 300 autres ailleurs au pays.En chapeautant les activités de trois transporteurs, Air Canada croit qu\u2019elle pourra mieux répartir les liaisons aériennes, les flottes d\u2019appareils et le personnel.( Reste à savoir si les syndiqués accepteront d\u2019être transférés chez « AirCheapo », ce qui n\u2019est pas acquis.) Air Canada craint surtout, selon des sources, que le populaire transporteur à rabais Westjet n\u2019atterrisse à l\u2019Est.Cela dit, Air Canada n\u2019écarte pas la possibilité de fusionner « ses » entreprises si la loi le lui autorise un jour.« Notre plan respecte toutes les lois du Canada, a dit M.Milton.Mais si celles-ci doivent être changées, ce sera par le Parlement et non par Bay Street ou par Wall Street.» Comment Air Canada financera-t-elle son plan, dont les opérations boursières coûtent à elles seules 892 millions?L\u2019entreprise de Montréal peut déjà compter sur 932 millions.United Airlines et Lufthansa investissent 422 millions dans Air Canada.Ces partenaires de Star Alliance lui consentent aussi des facilités de crédit de 310 millions sur dix ans.Et la CIBC, partenaire d\u2019Air Canada pour sa carte Aéroplan, injecte 200 millions en échange de la prolongation de son contrat de huit ans.Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : (514) 285-6931 National, TéléPlus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : (514) 285-6892 Les petites annonces : (514) 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse, Ltée, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.http://lapresse.infinit.net Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne - Contrat de vente numéro 0531650» Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 472 à quatre chiffres : 0271 DEMAIN DANS LA PRESSE Culture de campus Qu\u2019ont en commun les pochettes de disques compacts de Mitsou et d\u2019Oblik?Toutes deux sont exposées en ce moment au Centre de design de l\u2019UQAM aux côtés d\u2019une centaine d\u2019autres pochettes d\u2019ici et d\u2019ailleurs.Original?Tout à fait.Comme plusieurs autres activités, souvent méconnues, qui se déroulent dans les quatre universités montréalaises.Demain dans le cahier Sortir, notre collaboratrice Stéphanie Bérubé nous en suggère quelques-unes: concert de musique baroque, expo de dinosaures, rencontre avec un fou d\u2019opéra.Pas de carte étudiante requise! QUESTION DU JOUR Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour: \u2014 par téléphone, en composant le 514-285-7333; \u2014 par Internet : http://lapresse.infinit.net 60 % des taxis de Montréal ne sont pas conformes aux règlements.Êtes-vous d\u2019accord?Entrevoyez-vous encore un peu d\u2019espoir quant à la survie de l\u2019usine de General Motors à Bois- briand?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui : 29 % Non : 71 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n\u2019a aucune prétention scientifique.COLLECTES DE SANG Aujourd\u2019hui, Héma-Québec attend les donneurs aux endroits suivants: à Montréal: Centre des donneurs, centre commercial Maisonneuve, 2991, Sherbrooke Est ( métro Préfontaine ), de 10 h à 17 h 30; à Joliette: sous-sol de la Cathédrale, 2, rue Saint-Charles-Borromée, de 9 h 30 à 20 h 30.Objectif: 450 donneurs; à Saint-Hyacinthe: centre des loisirs Saint-Sacrement, 2420, rue Bourassa, de 10 h 30 à 20 h 30.Objectif: 350 donneurs; à Verdun: Caisse populaire Notre-Dame- de-Lourdes, 600, 4e Avenue, de 14 h à 20 h.Objectif: 100 donneurs.PRÊTONS MAIN-FORTE 16 346 131$ 1 15 10 5 20 30 25 Cent raide du Grand Montréal Merci! 493, rue Sherbrooke Ouest, Montréal (Québec) H3A 1B6 tel.: (514) 288-1261 Object if 34,5 millions 3LP0301A1020 a03-mercredi 3LP0301A1020 ZALLCALL 67 01:31:33 10/20/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 20 OCTOBRE 1999 A 3 L\u2019EXPRESS DU MATIN Branle-bas de combat à Laval Un Américain s\u2019est payé la tête de dizaines de policiers en menaçant de faire sauter un avion Montré a la is e condam né e pour t ra fic de drogue ?Une Montréalaise de 40 ans a été condamnée vendredi à purger trois ans de prison fermes par le tribunal correctionnel de Casablanca pour avoir tenté de fuir le Maroc avec quatre kilos de haschisch.Anne Charlebois a été interceptée, le 9 octobre, à l\u2019aéroport Mohammed V de Casablanca avec la drogue dissimulée dans des ceintures nouées autour de sa taille.Au ministère des Affaires étrangères, le porte- parole, Reynald Doiron, n\u2019a pu préciser hier les détails entourant l\u2019arrestation de la prévenue.« Elle a été visitée et nous nous sommes assurés qu\u2019elle a été dû- ment défendue et qu\u2019elle a été jugée de manière équitable », a répété M.Doiron.Le ministère a également contacté sa famille.Selon une dépêche d\u2019agence, Mme Charlebois, qui est détenue à la maison d\u2019arrêt de Casablanca, « a reconnu les faits », mais elle a tout de même porté le jugement en appel.Un act ionna ire de CJMS -Count ry accus é d\u2019agre s s ion s e xue lle ?Michel Mathieu, un des actionnaires de la station de radio CJMS-Country 1040, a été accusé d\u2019agression sexuelle.Le suspect, qui doit revenir en cour aujourd\u2019hui pour son enquête préliminaire, aurait agressé une femme de 36 ans l\u2019été dernier.Selon la poursuite, l\u2019homme de 53 ans a fait paraître des annonces dans des journaux pour un poste à sa station de radio de Saint-Constant, en Montérégie.Il aurait donné rendez-vous à une candidate dans un restau- rant-motel de Sainte-Catherine.Après avoir consommé de l\u2019alcool, il aurait invité la jeune femme dans sa chambre pour remplir un formulaire d\u2019emploi.Les incidents allégués auraient alors eu lieu.Le suspect a comparu le 29 septembre dernier et a pu reprendre sa liberté sous certaines conditions.Michel Mathieu ne serait pas retourné à la station depuis le début de cette affaire.Mort au volant de s on cam ion ?Un routier de 32 ans est mort, dans la nuit de lundi à hier, après avoir vraisemblablement perdu la maîtrise de son poids lourd dans une courbe de l\u2019autoroute 10, à Sainte-Marie-de- Monnoir, en Montérégie.Le ca- mion-remorque conduit par Marco Nadeau, originaire de Saint-Robert, en Beauce, s\u2019est renversé, vers 1h10, à la hauteur du kilomètre 38, en direction de Montréal.La cabine du chauffeur a ensuite pris feu.Un autre camionneur qui suivait M.Na- deau a tenté de le secourir, mais en vain.La 10 a été fermée à la circulation, en direction ouest, jusqu\u2019à 9h hier, car le chargement de feuilles de mélamine s\u2019était répandu sur la chaussée.Coke e t UQAM: union cons om m é e ?Malgré les menaces des étudiants, le conseil d\u2019administration de l\u2019UQAM a décidé hier d\u2019accepter les 11,2 millions que Coca-Cola lui offre pour que ses seules boissons soient vendues sur le campus et tripler le nombre de machines distributrices (de 47 à 149).L\u2019université compte redistribuer le tout aux élèves, sous forme de bourses d\u2019études ou en améliorant les laboratoires, salles de classe, etc.Elle promet aussi de ne tolérer aucune publicité ailleurs que sur les distributrices.Les professeurs et employés de soutien, de même que deux des quatre associations étudiantes restent toutefois opposés à l\u2019entente.S e rvice s e s s e nt ie ls à S acré -Coe ur ?Le Conseil des services essentiels (CSE) a convoqué à 9 h au- jourd\u2019hui « les salariés du bloc opératoire » de l\u2019hôpital du Sa- cré-Coeur et certains membres de la direction pour une audience publique.Depuis lundi, une partie des employés du bloc opératoire ont effectué un arrêt de travail, indique Céline Jacob du CSE.Un médiateur a été dépêché sur les lieux, mais n\u2019a pas réussi à rapprocher les parties, d\u2019où la nécessité d\u2019une audience.JEAN-P AUL CHARBONNEAU Un Américain s\u2019est payé la tête de plusieurs dizaines de policiers tant aux États- Unis que dans la région de Montréal, les envoyant à la recherche d\u2019explosifs qui devaient faire sauter un avion en vol.Cette vaste opération a de plus perturbé les voyages de centaines de personnes qui devaient prendre l\u2019avion à l\u2019aéroport de Dorval.L\u2019Américain, un homme de 54 ans demeurant à Cincinnati, sera accusé aujourd\u2019hui d\u2019avoir proféré des menaces de mort.Tandis que le Canadien qui l\u2019a hébergé, un résidant de Laval âgé de 58 ans, a été libéré hier soir.L\u2019affaire commence lundi soir quand un inconnu téléphone à six ou sept reprises à l\u2019aéroport de Dallas, au Texas, disant qu\u2019un avion en partance de Montréal explosera en plein vol.Il ajoutait qu\u2019il pourrait s\u2019agir d\u2019un appareil d\u2019American Airlines ou de Delta Airlines.Craignant le pire, les préposés des compagnies visées ont alerté le FBI qui a immédiatement mis la ligne sous écoute.Il a été établi que les appels provenaient du Canada et la Section des enquêtes de sécurité nationale (SESN) de la GRC a été alertée.Elle est entrée en communication avec la police de la CUM qui l\u2019a informée que les appels étaient logés d\u2019un numéro de Laval.La police de cette ville a aussitôt été avisée et des agents locaux et de la SESN ont été postés devant la résidence du quartier Chomedey d\u2019où les appels étaient faits.Peu avant 6h hier, deux hommes avec des valises et des paquets en sont sortis pour monter dans une automobile.Ils ont été pris en filature et une fois sur le boulevard Samson près de l\u2019autoroute 13, les policiers sont intervenus.Les deux occupants ont été placés en état d\u2019arrestation et un policier a pris le volant de l\u2019auto des suspects pour l\u2019emmener dans un endroit désert en cas d\u2019explosion.Pendant ce temps, une vérification systématique de tous les avions des deux sociétés aériennes visées a été entreprise par la GRC, à Dorval, tandis que tous les passagers et leurs bagages ont été fouillés, ce qui a retardé plusieurs vols.Aucun explosif n\u2019a été trouvé.Les techniciens en désamorçage d\u2019explosifs de la Sûreté du Québec ont été dépêchés à Laval.Après que l\u2019auto suspecte eut été sécurisée, le maître chien de la GRC a inspecté le véhicule puis on a fait exploser les colis.Cette opération a duré quelques heures et aucun explosif n\u2019a été détecté.Par la suite, les policiers ont passé à la loupe la maison d\u2019où les deux hommes étaient sortis plusieurs heures auparavant.La perquisition n\u2019a rien révélé.Pendant que tout ce travail était exécuté, les deux hommes subissaient des interrogatoires serrés.Les enquêteurs de Laval et de la GRC sont d\u2019avis que le Lavallois n\u2019a rien à voir dans cette histoire, qu\u2019il a pris l\u2019Américain en pitié et qu\u2019il l\u2019a logé chez lui.PHOTO ROBERT NADON, La Presse Le s te chnic ie ns e n dé s am orçage d\u2019e xplos ifs de la S ûre té du Qué be c ont é té dé pê ché s à Lava l.Aprè s que l\u2019au to s us pe c te e ut é té s é cur is é e , le m aît re chie n de la GRC a ins pe c té le vé hicu le puis on a fa it e xplos e r le s colis .Ce t te opé ra t ion a duré que lque s he ure s e t aucun e xplos if n\u2019a é té dé te c té .Raymond Sigouin de retour en prison 2 7 9 3 2 1 9 ANDRÉ CÉDILOT Un des gangsters les plus connus de la pègre montréalaise, Raymond Sigouin, 58 ans, est de retour derrière les barreaux après avoir été victime d\u2019un attentat.Sigouin, que la police avait qualifié de criminel numéro un au Québec au début des années 70, a été atteint d\u2019au moins une balle de revolver par des inconnus qui l\u2019attendaient près de son domicile de la rue Bombardier, à Anjou.Selon les informations obtenues du Service de police de la CUM, l\u2019incident s\u2019est produit vers 3h30 vendredi.Trois coups de feu ont été tirés.Atteint à un bras, Sigouin a dû être soigné à l\u2019hôpital pour une légère blessure.Il a vite obtenu son congé.Comme c\u2019est souvent le cas dans ce type de dossier, Sigouin a refusé de coopérer avec les enquêteurs du Centre opérationnel nord.D\u2019après les policiers, au moins deux individus auraient pris part à cette agression dont ils ignorent le mobile.En fouillant dans leurs fichiers, les policiers ont appris que Sigouin faisait l\u2019objet de mandats d\u2019arrestation, dont un émis par la Commission nationale des libérations conditionnelles (CNLC).D\u2019où son renvoi en prison.Ex-spécialiste de la gâchette, Sigouin s\u2019est aujour- d\u2019hui recyclé dans le trafic de drogue et vit richement.Son nom revient dans les enquêtes depuis 40 ans.Dans les années 60 et 70, il trempait dans des vols de banque, puis il est passé au braquage de camions blindés.Avec ses frères et son inséparable compagnon d\u2019armes, Carol Daigle, actuellement emprisonné lui aussi, Sigouin était acoquiné au gang de la famille Provençal, jadis très actif dans l\u2019est de Montréal.Il était surtout proche de Roger, assassiné en pleine rue peu après sa sortie de prison en 1992.Sigouin avait fait parler de lui la dernière fois au milieu des années 80 à la suite de son acquittement pour l\u2019attaque d\u2019un camion de la Brink\u2019s à Hull.Un convoyeur de la compagnie avait alors été tué.Comme bien d\u2019autres criminels, Sigouin et sa bande avaient été dénoncés par le célèbre délateur Bernard Big Ben Provençal.Âgé de 50 ans, Marcel Sigouin, son frère, a été tué en 1993 en tentant de remplir un contrat qu\u2019il avait eu pour assassiner Rémy Brissette, réputé fraudeur associé à la pègre italienne de Montréal.Il avait été touché en pleine poitrine d\u2019une décharge de fusil de calibre 12 par la conjointe de Brissette.Carol Daigle, 50 ans, membre des Dark Circle, « commando de la mort » des Rock Machine, a quant à lui été condamné relativement à un complot mis sur pied en 1995 pour assassiner l\u2019un des hommes forts des Nomads, Normand Biff Hamel.Arrêté en Irlande il y a deux ans, Daigle est sur la liste noire des Hells Angels.Vict im e d\u2019un a t te n ta t , S igouin a re fus é de coopé re r ave c la police . \u2014\u2014\u2014 A eons a Se A4 ANDRÉ PRATTE Les droits de scolarité majorés qui sont imposés depuis deux ans aux étudiants des autres provinces canadiennes n\u2019ont pas fait fuir cette clientèle des campus des universités du Québec.Contrairement à ce que craignaient les universités, celles de langue anglaise en particulier, le nombre d'étudiants du reste du Canada est resté stable, à un peu plus de 10 000.« Nous avions très peur, mais finalement, ça n\u2019a pas changé grand- chose », concède la registraire de l'Université Bishop\u2019s, Ann Montgomery.Depuis l'automne 1997, les étudiants canadiens hors Québec paient des droits de scolarité équivalents aux droits moyens exigés par les universités des autres provinces.Cette année, un étudiant d\u2019une autre province inscrit à temps complet dans une université québécoise paiera 3438$, contre seulement 1668 $ pour un étudiant du Québec.Au moment où elle avait été annoncée par la ministre de l\u2019Éducation de l\u2019époque, Pauline Marois, cette décision avait soulevé un tollé sur les campus des universités anglophones.McGill, les étudiants avaient débrayé, et leur association a contesté l'augmentation des droits devant les tribunaux.« Les parents et les orienteurs des collèges risquent d'envoyer les jeunes ailleurs en disant : « Vous voyez, le Québec ne veut pas de vous », avait déclaré le vice-principal, LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 20 OCTOBRE 1999 La majoration des droits de scolarité n\u2019a pas fait fuir les étudiants des autres provinces PHOTOTHÈQUE La Presse© François Tavenas François Tavenas, aujourd\u2019hui recteur de l\u2019Université Laval.A McGill, le nombre de nouveaux étudiants venant du reste du pays a effectivement baissé.Mais la tendance était amorcée avant l\u2019entrée en vigueur des droits majorés.En 1994, McGill avait accueilli 2327 nouveaux étudiants du Canada anglais.En 1996, ce nombre était déja tombé à 1923.Cet automne, le registraire a dénombré 1861 étudiants venant d\u2019autres provinces.À Bishop\u2019s, dont 60% de la clientèle venait du reste du Canada, on à craint pour la survie de l\u2019institution.De fait, le nombre d\u2019étudiants des autres provinces a baissé, passant de 1093 en 1995 à 899 cet automne.Mais comme à McGill, la tendance était amorcée avant l'entrée en vigueur de la majoration.Mme Montgomery estime que le phénomène s'explique par plusieurs facteurs, notamment démographiques : « Chose certaine, nos gens sur le terrain nous disent que les frais majorés n\u2019ont pas eu un effet important.» De toute façon, l\u2019Université de Lennoxville a su combier le vide en recrutant deux fois plus d'étudiants étrangers.L'Université Concordia, elle, continue d'accueillir environ 500 nouveaux étudiants des autres provinces à chaque automne, soit autour de 10 % des inscrits.« À l'automne de 1997, ce pourcentage a atteint 12 %.Peut-être que sans la hausse des frais, nous nous serions maintenus à ce niveau », spécule le registraire adjoint, Bruce MacKenzie.Mais, malgré la majoration des droits de scolarité, les universités de langue française ont accru leur modeste clientèle venant des autres provinces.À l'Université du Québec à Montréal, des données partielles indiquent que, de 1995 à 1999, le nombre d'étudiants canadiens hors Québec a grimpé de 374 à 518.À l'Université de Montréal, où les statistiques sont également incomplètes, on note que le nombre d\u2019étudiants venant des autres provinces est passé en cinq ans de 350 à 443.Ces hausses ne sont pas fortuites: depuis quelques années, les universités francophones ont intensifié leurs efforts de recrutement dans le reste du pays, en particulier auprès des jeunes francophones.De plus, souligne le registraire de l\u2019Université de Montréal, Fernand Es ) NR ) PHOTOTHEQUE La Presse Pauline Marois Boucher, bon nombre d'étudiants canadiens sont exemptés des frais supplémentaires.C\u2019est le cas, entre autres, des étudiants de doctorat, de ceux qui fréquentent certains programmes contingentés, et des étudiants en langue ou littérature françaises.Il faut noter aussi que malgré les droits majorés, les étudiants de plusieurs provinces paient moins cher au Québec que s\u2019ils étaient restés chez eux.Ainsi, un étudiant ontarien inscrit au baccalauréat à l\u2019Université de Toronto doit débourser 3580 $ par an.S\u2019il choisit de faire son cours dans une université québécoise, il paiera 140 $ de moins.Pour un jeune de Nouvelle- Écosse, l\u2019aubaine est de 420 $.Par contre, un étudiant du Canada anglais qui choisit l\u2019Université de Co- lombie-Britannique paie des droits de 2321 $, 1000 $ de moins que s\u2019il vient s'inscrire dans une université québécoise.pas I\u2019hi BE Ÿ hnicie 3 \u201ca n\u201dChrysiêr «Dodge » LE BILAN TOTAL Pour votre véhicule Chrysler, Dodge, Jeep ou Plymouth En plus de couvrir 85 points de vérification, le Bilan total comprend une lecture des codes de défaillance et un diagnostic des composantes électroniques avec le système DRB, un outil de haute technologie exclusif a DaimlerChrysler.Grâce à des mises à jour régulières avec le centre de technologie DaimierChrysier, à Détroit, vous avez l'assurance que nos techniciens possèdent une connaissance approfondie inégalée de votre véhicule.VIDANGE D'HUILE ET FILTRE MOPAR Prôt à l'heure promise ou rien à débourser ! Jusqu'à 6 litres d'huile Mopar e Filtre à huile Mopar ¢ Inspection visuelle en 18 points 99° Exchant es moteurs V10 et dass et les véticues mportés SERVICE CINQ ÉTOILES Fok ROULEZ TOUJOURS MIEUX SYSTEME DE REFROIDISSEMENT © Vidange du système de refroidissement e Jusqu'à 4 litres d'antigei/de liquide de refroidissement Mopar 4 saisons © Vérification du radiateur, des courroies et de la tuyauterie 25° ENTRETIEN DES FREINS AVANT Garantie de 12 mois sur places* et main-d'oeuvre.Kilométrage illimitée Remplacement des plaquettes de freins par des plaquettes Chrysler e Vérification des disques et des étriers avant, du maître-cylindre et de la tuyauterie e Regarnissage des roulements e Remplissage du maître-cylindre Les médecins disent payer trop d'impôt NORMAN DELISLE Presse Canadienne, QUÉBEC Les médecins spécialistes demandent une baisse d'impôt pour les contribuables les plus riches.« Mais il ne sera pas facile de vendre un tel programme à l\u2018\u2019ensemble de nos concitoyens », a reconnu hier le président de la Fédération des médecins spécialistes, le Dr Pierre Gauthier.Le salaire annuel moyen d\u2019un médecin spécialiste oeuvrant à temps plein était de 185 000 $ l\u2019an dernier.La Fédération a fait valoir hier que c\u2019est au Québec que l'impôt est le plus élevé pour les riches.Le Dr Gauthier a noté que 1,3 pour cent des contribuables québécois ont un revenu supérieur à 100 000 $ par année mais que ce groupe assume 15,4 pour cent de tout l'impôt payé.La structure de l'impôt est fait de manière à ce que « les contribuables québécois à revenus élevés ont intérêt à quitter le Qué- - bec tandis que les contribuables ontariens à revenus modestes ont intérêt à venir s'établir ici ».La Fédération des médecins spécialistes y voit une situation « navrante et intolérable » puis- qu'elle rend le Québec incapable de retenir ses citoyens « les plus compétents ».Le Dr Gauthier a mis en relief le fait que plusieurs médecins spécialistes quittent le Québec, notamment pour les autres provinces canadiennes, afin d'amé- Horer leur sort fiscal.Il est difficile de combler les 308 postes de résidence ouverts annuellement pour la spécialisation des médecins.Quand un spécialiste quitte, il faut jusqu\u2019à 10 ans pour en former un nouveau, a signalé le Dr Gauthier.Mais le ministre des Finances, Bernard Landry, a souligné qu\u2019il est difficile de concurrencer l\u2019attrait que peuvent exercer les Etats-Unis sur les médecins et les chercheurs.Les équipements de recherche médicale y sont spectaculaires et exercent une attraction sur nos chercheurs, a dit M.Landry.Par ailleurs, le ministre s\u2019est demandé pourquoi les spécialistes s\u2019objectaient parfois à la ve- © nue de spécialistes provenant de *' pays étrangers alors que le manque de personnel médical ici était criant.Enfin, M.Landry s\u2019est dit fier du caractère progressif de notre régime fiscal puisqu'il favorise les gagne-petit.Parmi les autres témoins qui ont comparu hier devant la commission parlementaire qui analyse la fiscalité, le Conseil de la famille et de l'enfance a réclamé que le régime fiscal continue à favoriser les familles, notamment en y maintenant un haut degré de progressivité.Nicole Boily, porte-parole du Conseil, a rappelé que le taux élevé de la taxe de vente est très dommageable pour les familles.Pour sa part, la Fédération des commissions scolaires a réclamé que l'éducation demeure une priorité sociale dans les investissements de l'Etat.Les réductions d'impôt devraient être « modérées » afin d'accroître les ressources dans l'éducation, a fait valoir la Fédération.Enfin, le Conseil du statut de la femme, il a réclamé entre autres que le système fiscal reconnaisse adéquatement les besoins des familles monoparentales, dont la majorité sont dirigées par des femmes.Profits partis en fumée Presse Canadienne Deux dirigeants des Rock Machine de Québec.Claude Vézina et Dany Légaré, qui se sont enri- Tr chis grâce au trafic de stupéfiants, entre 1984 et 1996, ont écopé respectivement de quatre ans et de trois ans de pénitencier, en plus d\u2019avoir à verser des amendes de 30000$ et de 20 000 $.Ces sentences sont concurrentes à celles déjà imposées aux deux trafiquants, il y a deux ans, de sorte qu\u2019ils n'auront pas une journée de plus à purger en prison.Ils pourront conserver chacun leur résidence.L'augmentation de leurs biens, attribuable en grande partie à leur commerce illicite, a été évaluée à 800 000 $.Les deux individus avaient plaidé coupable, le 28 septembre, 3 13 accusations d\u2019acquisition de biens par des activités criminelles.Vézina et Légaré purgent déjà des sentences de sept ans et de 57 mois de pénitencier, imposées en septembre 1997, après qu\u2019ils eurent plaidé coupables à des accusations de trafic de stupéfiants.} 3LP0501A1020 A-5 MERCREDI 3LP0501A1020 ZALLCALL 67 01:30:12 10/20/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 20 OCTOBRE 1999 A 5 1, avenue du Port C ette fois, les frères Magi promettent de bien faire les choses.Pas question, par exemple, de raser la Tour de l\u2019Horloge en invoquant quelque prétexte farfelu.L\u2019héritage patrimonial sera respecté.Un comité de surveillance, comptant des sommités comme Phyllis Lambert, s\u2019assurera de la bonne marche des opérations.Et dans dix-huit mois, le Vieux-Port de Montréal comptera une nouvelle adresse prestigieuse : 1, avenue du Port.Laissé à l\u2019abandon depuis plus de 20 ans, l\u2019ancien entrepôt frigorifique reprendra vie.Tenez, si quatre petits millions de dollars traînent dans votre compte d\u2019épargne, pourquoi ne pas vous offrir dès maintenant un des « condos-châteaux » situés au huitième étage de l\u2019édifice ?Imaginez : les quatre citernes émergeant du toit, qui servaient jadis de réservoirs en cas d\u2019incendie, seront transformées en résidences de 5 500 pieds carrés.Chacune d\u2019entre elles proposera une piscine sur le toit principal de l\u2019édifice, une serre, un ascenseur et un spectaculaire escalier en spirale.Faites cependant vite : à peine deux de ces condos aménagés sur cinq étages demeurent disponibles ! Une de ces habitations princières est déjà vendue à un couple de Westmount préférant conserver l\u2019anonymat.Et une autre est réservée.Embrassant l\u2019horizon du regard, Michel- Ange Panzini, l\u2019architecte responsable du projet, lance : « Montréal est vraiment une ville merveilleuse ! » Nous sommes sur le toit du vieil entrepôt, un endroit où cette affirmation prend tout son sens.D\u2019ici, le coup d\u2019oeil sur la région est exceptionnel.Le centre-ville, le Mont- Royal, le fleuve, les ponts, le parc des Îles.Par temps très clair, on devine même les Cantons-de-l\u2019Est.Peu d\u2019imagination suffit pour réaliser le remarquable potentiel de cette bâtisse historique, érigée en 1920 pour conserver des denrées périssables.La reconversion de l\u2019entrepôt frigorifique, confirmée hier, constitue une excellente nouvelle pour Montréal.Elle accélérera la transformation du Vieux-Port, dynamisera le Vieux-Montréal et ouvrira davantage la ville au fleuve Saint-Laurent.P l u s en co r e : e n construisant à côté de l\u2019édifice une salle de congrès dotée d\u2019un mur entièrement vitré avec vue sur le fleuve, les promoteurs ont eu un éclair de génie.Ce qui ne fut pas toujours leur cas.?En avril dernier, les frères Magi ont provoqué une tempête à Montréal.Rappelez- vous : à l\u2019occasion des travaux de transformation de l\u2019ancien couvent des Dominicains à Notre-Dame-de-Grâce, leur firme de construction a rasé 22 arbres matures, prétextant leur mauvais état de santé.Ce saccage, survenu au moment où le documentaire de Richard Desjardins sur les coupes à blanc dans les forêts québécoises secouait l\u2019opinion, a indigné des milliers de Montréalais.Malgré son amour de la nature, Pierre Bourque n\u2019a dénoncé que du bout des lèvres le comportement des responsables.Et il ne s\u2019est pas montré le bout du nez à la conférence de presse où Jean Fortier, le président du comité exécutif, a commenté l\u2019événement.L\u2019attitude du maire dans ce dossier m\u2019a toujours intrigué.Quelque chose ne collait pas.Mais cette histoire m\u2019apparaît désormais sous un jour nouveau.Entre M.Bourque et les frères Magi, il est clair que le courant passe bien.En conférence de presse hier, ils se sont mutuellement rendu hommage.Cela n\u2019a rien d\u2019étonnant.Depuis plusieurs mois, soit bien avant la bavure de Notre- Dame-de-Grâce, ils conjuguent leurs efforts pour mener à terme la revitalisation de l\u2019entrepôt frigorifique, un dossier majeur de 80 millions.Dès 1996, M.Bourque a mis MichelAnge Pan- zini au défi de trouver une solution pour relancer l\u2019édifice, un joyau architectural reconnu par le gouvernement du Canada.Il s\u2019agissait pour lui d\u2019une priorité.La concrétisation du projet représente une réussite majeure de son administration.Dans ce contexte, M.Bourque ne voulait sûrement pas sonner les cloches des frères Magi en raison d\u2019une histoire de coupe à blanc, aussi choquante soit-elle.?Antonio Magi ne manque pas d\u2019enthousiasme.Les yeux brillants, il m\u2019indique les principaux attraits des 200 futures résidences de l\u2019entrepôt frigorifique, dont la majorité ont déjà trouvé preneurs.L\u2019une de ces caractéristiques est à couper le souffle : un puits de lumière haut de huit étages qui traversera l\u2019édifice dans son axe le plus long ! Pour le réaliser, il faudra découper une large tranche de béton.Plusieurs résidants franchiront un pont de verre translucide pour accéder à leur logement.L\u2019entrepreneur de 40 ans est heureux de cette trouvaille.« C\u2019est beau, hein ?» Sans aucun doute ! Tout comme cette piscine construite au rez-de-chaussée et qui donnera l\u2019impression, grâce à une large fenestration, de se poursuivre jusqu\u2019au fleuve.Bien sûr, les futurs occupants vivront dans un environnement industriel.Même si le Vieux-Port est devenu au fil des ans une attraction touristique de premier plan, des trains y circulent toujours.Pour assourdir leur bruit et camoufler les voies ferrées au nord de l\u2019édifice, un mur acoustique sera construit.Les logements les moins bien placés ne seront pas vendus, mais proposés en « apparte- ments-hôtels ».Ce concept connaît une grande popularité.Lors d\u2019un tournage d\u2019un film, par exemple, les membres des équipes de production dépêchés à Montréal pour une longue période de temps préfèrent ce type d\u2019accommodation.Leurs employeurs aussi.Au bout du compte, la facture est moins élevée que dans un hôtel, puisque deux ou trois personnes partagent le même appartement.?À Montréal, les problèmes ne manquent pas.Il n\u2019en reste pas moins qu\u2019après une longue période de morosité, le développement immobilier connaît une effervescence prometteuse.Plusieurs projets sont dans les cartons : construction de la Grande Bibliothèque, agrandissement du Palais des congrès, nouveau stade de baseball.La reconversion d\u2019édifices abandonnés depuis des années, comme la raffinerie Red- path et l\u2019entrepôt frigorifique, s\u2019ajoute désormais à ce palmarès.Personne ne s\u2019en plaindra.En autant que les promoteurs aient compris leur leçon et respectent désormais la nature environnante.philippe.cantin@lapresse.ca Philippe La variabilité du VIH, un obstacle au vaccin contre le sida MATHIEU P ERREAULT L\u2019incapacité de la médecine à contrôler l\u2019épidémie de sida complique l\u2019élaboration d\u2019un vaccin parce que le nombre de versions du rétrovirus VIH augmente sans arrêt.« Le nombre de plus en plus élevé de VIH recombinants constitue un nouveau danger », a dit hier le codécouvreur français du virus du sida, Luc Montagnier, lors d\u2019une conférence médicale d\u2019un après-midi à l\u2019Université McGill.« Il y a de plus en plus de variance naturelle, donc de différents modes de transmission.» Les différentes versions du rétrovirus « combinent » du matériel génétique de sources variées.En entrevue après sa présentation, le docteur Montagnier a précisé qu\u2019avec moins de 10 % des patients sous traitement, les chercheurs s\u2019aperçoivent « qu\u2019il y a de plus en plus de séquences ».« Une souche A de l\u2019Afrique de l\u2019Ouest s\u2019est en fait révélée un recombinant A et G.» Les vaccins doivent viser les sections stables du rétrovirus, qui se retrouvent dans ses différentes déclinaisons.Celui qui est testé à Montréal, l\u2019Aidvax, vise par exemple la glycoprotéine gp120.Plus il y a de variations, moins la section stable est grande, reconnaît le directeur du département du sida et des rétrovirus à l\u2019institut Pasteur.« Le risque, c\u2019est de favoriser la propagation des souches qui ne contiennent pas la cible du vaccin.» La section stable du rétrovirus est encore suffisamment étendue, note-t-il toutefois.Il y a trois obstacles aux vaccins, a résumé aux dizaines de chercheurs et étudiants réunis dans l\u2019auditorium le chercheur parisien : la variabilité du virus, l\u2019absence d\u2019un modèle animal satisfaisant \u2014 des virus recombinants utilisés en éprouvette permettent de contourner ce problème \u2014 et la compréhension limitée de l\u2019immunité protectrice.« Plus de 95 % des cas de protection ont à voir avec l\u2019immunité acquise », constate-t-il.Une nouvelle piste de recherche, pas assez empruntée au goût du Dr Montagnier, implique les muqueuses humaines, qui stoppent parfois le rétrovirus dès le premier contact.Il n\u2019y a alors aucun contact avec les globules blancs, qui forment les fondations du système immunitaire.« Les vaccins pourraient être composites : en plus de l\u2019immunité visant des protéines, l\u2019immunité mucosale.» 2 7 9 3 9 1 8 A6 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 20 OCTOBRE 1999 Consommation t = - > w ; ~ > = - n \u2019 , - À Pa \" RJ -* 6 5 L t 5 ok Ca ry I = .a , 08 Cu 2.MARIE-ANDREE AMIOT continuent à intéresser année après Sr J IE | elles ne sont pas nécessaires.Cette nuera à être publiée dans Protégez- > ; ; année », explique Catherine ?ps 8 année, plus du quart des jouets vous.Selon Françoise Ruby de Proté- Si les fabricants ont produit davan- Goldschmidt.On y trouve notam- 1h @ destinés aux O à 6 ans en exigent.gez-vous, le guide annuel Jouets est le tage de jouets en tissu pour les ment un jeu de Lotto, de Diset, un Co i « C'est comme la petite canne a pé- seul en son genre en Amérique du\u2019 ; tout-petits cette année, ils n'ont pas petit trotteur de Lego, les deux ver- are fi erdcrerirehne ll Mie dors che de Fisher-Price, explique Mme Nord.« Il n'existe pas d'autres gui - gâté les plus âgés, qui se voient sions de Labyrinthe, de Ravensbur- ax PE ERT TRY #4 Goldschmidt.Avant, elle était ado- des qui soient aussi critiques w; A obligés d'insérer de plus en plus de ger.et le Monopoly Junior, qui .ppc haat {À @ rable et servait vraiment à attraper Toutefois, le Canadian Toy Testing: piles dans les leurs pour les faire continue de séduire les 6 à 9 ans.RAA à 0 à des poissons.Maintenant, la com- Council publie chaque année une o fonctionner.Voilà ce qu\u2019ont Si on a surtout privilégié les jeux À \u20ac a #410 pagnie a ajouté une pile qui pro- sélection commentée des meilleurs constaté les rédactrices du Guide an- de société, c'est que les jouets chan- duit un son de chasse d\u2019eau.Si on achats.-, nuel des Jouets 2000 qui ont passé les gent vite.« La plupart des jouets l\u2019échappe, elle devient inutilisable.Mais le guide reçoit aussi sa parr « six derniers mois à évaluer (226 mis en marché ont une durée de vie Où est l'intérêt ?» de reproches.Certains fabricants de 03 100 Jouets pour les enlants de deux ans, tout au plus, explique L'évaluation des jouets est une comprennent difficilement pour- - \u20ac O à 100 ans ! à Mme Goldschmidt.Les jeux qui initiative de l'Association des con- quoi tel ou tel jouet ne rencontre - « On ne compren bas op ce marchent restent plus longtemps.» sommateurs du Québec (ACQ).qui pas les difficiles exigences du co> - ation.pli sque \u20acs pi sf \u20ac- D'ailleurs, les jeux questionnaires désirait offrir aux parents un guide mité.« On se fie à nos testeurs, rés pent \u20ac Bis naga ad rice se font de plus en plus populaires.leur permeuant de faire un choix pliquent les rédactrices.On repro- Catherine schmidt, rédactrice # éclairé des jouets de leurs enfants.duit ce qu\u2019ils nous disent.» - du magazine.Parfois même, elles nuisent au fonctionnement du jouet.On dirait que les fabricants ne font pas confiance à l'imagination de I'enfant.» Piles ou pas, les rédactrices ont accordé huit sceaux d'excellence à des jeux et jouets qu'elles qualifient « d\u2019irréprochables » et un seul prix poubelle, a la suite des évaluations faites par les petits et grands Du bénévolat pas trop difficile Les tests se font auprès de familles bénévoles qui acceptent de remplir une fiche d'évaluation rédigée par le comité de rédaction.Les jouets sont confiés aux parents en fonction de l\u2019âge des participants et de leurs intérêts.« Ce n\u2019est pas une décision bien difficile à prendre, confie Lyne Sylvain.On devient 5 AL fv xs 7.À Sylvain sont envoyés dans six autres familles.Cette année, 71 d\u2019entre elles ont participé aux tests.En tout, 164 enfants.Dans la plupart des cas, ce sont de jeunes enfants qui ont joué, caressé, démoli mème La revue en est à sa 24e année.Au fil des ans, elle est passée d\u2019une feuille de chou où on faisait l'éloge des jouets en bois fabriqués par les artisans, à un magazine tout en couleurs recensant des jeux populaires plus près de la réalité des enfants.Et, signe des temps, l'électronique y a fait sa place.Depuis quelques années, on a ajouté une Certains aussi chuchotent que les parents, qui écrivent les commentaires, « influencent » leurs en: fants et que les jouets dits populaires, n\u2019ont pas grand chance de sé retrouver en tête de peloton.Vérification faite, ce sont surtout des jouets plutôt sages qui ont remporté les grands honneurs.= Pourtant, Elliott Lévesque, uR * per Pf IWBSOWR bénévoles qui testent de mai a sep- Une mère bien populaire chaque les produits, mais on retrouve aussi Section sur les cédéroms.Même la petit bout de chou de 5 ans présent: tembre.En outre, 129 jouets ont fois qu\u2019on revient avec un gros sac des adolescents et des adultes qui pulpeuse Barbie se retrouve bon an à la conférence de presse, zieutaiz remporté une cote de 5 ou 6 repré- de jouets sous le bras ! » fournissent leurs commentaires.mal an avec la coiffure et les robes sérieusement du côté d'un merveil» sentant un excellent choix.Mme Sylvain a trois enfants, Xa- Les produits sont évalués selon du jour! leux petit engin spatial de Fisher» { Les prix des jouets varient de Vier, 4 ans, Jérôme, 6 ans et Ariane, 12 criteres dont la sécurité, 1a soli- Le guide a atteint une telle noto- Price délaissant les jeux à caractère moins de 10$ à 60$.La valeur 10 ans.Tous testent des jouets de- dité et la durabilité, le rapport qua- riété qu\u2019il est perçu comme une bi- plus pédagogique.Heureusemerg moyenne se situe entre 25 et 40 $.Puis trois ans.« C\u2019est une bonne lité-prix et la conformité emballa- ble par les parents qui cherchent pour sa maman qui s\u2019inquiétait, la « Mais on peut faire d\u2018excellents \u20acxpérience pour tout le monde, ge-contenu.« Au début, on un jouet de qualité.Fait à noter, les Navette spatiale miniature de la achats à moins de 10S », a con- avoue-t-elle.Les enfants sont plus trouvait beaucoup de jouets de piè- jouets bien cotés s'envolent rapide- collection Grandes aventures a firmé l'équipe.critiques quand ils voient un jouet tre qualité, confie Danielle Char- ment des étagères des magasins.remporté un Sceau d'excellence! * Cette année, les rédactrices ont dans les magasins.Ils savent que bonneau, coordonnatrice du projet.L\u2019ACQ a fusionné avec Option Le magazine Protégez-vous édition \" ajouté une section décrivant des « valeurs sûres».« Ce sont des jeux surtout et quelques jouets qui les jouets ne remplissent pas toutes les promesses.» Les jouets testés par la famille Maintenant, les fabricants sont plus prudents.» Mais, ils mettent des piles là où Century 2000 de Buick.Le comble du luxe, c'est d'être abordable.Æ CARACTÉRISTIQUES consommateurs cette année et la revue sera dorénavant sous l'égide de la nouvelle association.Elle conti- Jouets 2000 sera en vente en kiosque.à compter de samedi prochain.Il est tiré à 227 000 exemplaires.TTT Century 2000 Camry CEVE Taurus SE Moteur (L) 31 3 3 Puissance moteur (HP) 15 194 155 ; Sièges avant divisés 55-45 baquets baquets Sièges passagers 6 5 5 Chautfe-moteur Bo série Ton desire Compton Mens J rie 0$ 408$ [ Traction asservie transmission non opt.(491 $) 23165 338$ Commandes radio sur le volant oui non non 36408 198$ F Éclairage d'accueil temporisé oui non oui 2: Haut-parleurs 6 4 % Télédéverrouillage coffre hayon portes porte-clés non 8 Anti-démarrage oui pr ; opt.= optionnel ; ppp \u2014\u2014 Pour tous ceux qui pensent à juste titre que le confort est un droit.| A | l'Edition spéciale Century 2000 comprend : + Rétroviseurs extérieurs à réglage électrique, reliables et chauffants * Roues en aluminium « Commandes adios levolant E- 3 © Régulatou de vitesse B ® Moteur V6 31 L de 175 HP © Suspension indépendante aux 4 roues e Boîte automatique 4 vitesses avec © Climatiseur e Sacs gonflables côtés conducteur et passager A 8 surmultipliée et traction asservie © Verrouillage des portes, siège du conducteur e lélédéverrouillage des portes avec fonction « alerte » x | 7 © Système antiblocage aux 4 roues et vitres à commande électrique © Dispositif antivol PASSLock Il £: es | L'Association Marketing des concessiennaires Pontiac Buick GMC du Québec vous suggère de lire Ce qu suit.Oe ms tre tte réserves au portion.snsiquent au Comey 1000 sous 8 ck.comport omen pr 4 id 4 0m compensa ducsty dumm.Plots § Se nhc! soutument Saget 4 Fagumboten du 0 \u201cPrramants manveh bands 101 58 bos vex vorsoment ial on change oquvolen ivaw tubloou de munontitét) À le fecuten, epnanort ol préponiien vaches, immainouiotiss.aanatace of loess o1 38.et [5 Dénét de vecurité dan plus 475$ 61 prumière manguaitt engues à Le brrmisun Fees de 17 \u20ac de bom ages 68 000 ben.\u2018 À l'achat.préparation inches menager! (235 5) ot tours où sus.*\u201dloux de hnaacoment à lache do 49 énpenible jusqu'à 68 mois.Le concenennese pont fees *en propre prie.pes : Enpmple de nncoment de 20 000$ 2 494 40 voruments de 459.68 1.catts es aient de 2 004.64 1.colt twin do 2206064 5.\u201cMasque depmée de Ganami Mators Conponshon.Banque ND.usages agro.Une commande jos échange) ét volicuis post to rogues.Pour phu, \u20ac atenaation.voyee CE, TOE concnemmeue perbcipan 08 Hint 8 Sve gucmeds Com = - + 1%.+ ' \u2018 nou Century de Buick L2 hos pour choco QE 3 \u201c 3LP0701A1020 A7 mercredi 3LP0701A1020 ZALLCALL 67 01:29:56 10/20/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 20 OCTOBRE 1999 A 7 Laval/Lanaudière 2 7 9 4 1 1 7 Nadeau savait ce qu\u2019il faisait, statue la cour L\u2019alcool n\u2019excuse pas la résistance opposée à son arrestation MARIE-CLAUDE MALBOEUF Le jugement altéré par l\u2019alcool, le vice-président du Comité de déontologie policière, Me Jean Nadeau, s\u2019est débattu comme un diable lorsque deux agents l\u2019ont arrêté au volant l\u2019an dernier, inquiets des ravages que le vin faisait déjà sur sa conduite.Mais l\u2019avocat n\u2019était quand même pas assez soûl pour ne plus savoir ce qu\u2019il faisait, a tranché hier la cour municipale de Laval, en le déclarant coupable d\u2019entrave au travail des policiers.Pour le juge Bernard Caron, un black-out survient de façon « rarissime », après une beuverie incroyable, et ce ne sont pas deux bouteilles de vin bues en quatre heures qui auraient pu transformer Me Na- deau en automate (même s\u2019il ne buvait plus depuis quelque temps, qu\u2019il avait arrêté de fumer et perdu beaucoup de poids).Sanction plus sévère en perspective « Contrairement à ce qu\u2019on voit d\u2019habitude, il y a eu ici une nette exagération des boissons consommées », a pris soin de préciser le juge, convaincu que Me Nadeau espérait écoper ainsi d\u2019une simple condamnation pour conduite avec facultés affaiblies, moins grave, et surtout, moins susceptible de lui faire perdre son poste qu\u2019une condamnation pour entrave.Il faut savoir que ses fonctions au comité de déontologie amènent justement Me Nadeau à décider si les citoyens qui se plaignent d\u2019avoir été mal traités ou brutalisés par un agent ont raison de le faire, et qu\u2019on lui a temporairement confié d\u2019autres tâches à la suite de son arrestation.Ce soir-là, le 2 juin 1998, la police a vu le père de famille rouler à plus de 100 km/heure et zigzaguer sur le pont menant à Rosemère.Une fois arrêté, il est devenu hystérique et n\u2019en faisait qu\u2019à sa tête, ont rapporté les agents, qui, après 26 demandes infructueuses, ont dû l\u2019amener de force, arrachant même les boutons de sa veste en l\u2019agrippant.Une fois dans la voiture de police, l\u2019avocat s\u2019est calmé brièvement avant de se mettre à vociférer qu\u2019on devait lui retirer les menottes.L\u2019affaire se poursuivra le 11 novembre, alors que les avocats débattront de la sentence appropriée.La réforme Harel rejetée en bloc dans Lanaudière IS ABELLE HACHEY Le projet de réforme de la fiscalité et des structures de la ministre des Affaires municipales, Louise Harel, a encore une fois été rejeté en bloc, hier, cette fois dans la région de Lanaudière.Une centaine de municipalités et d\u2019organismes de la région s\u2019opposent farouchement au projet de réforme qui pourrait « amputer » la région de 57 % de sa population et sonner le glas de plusieurs organismes, selon Alain Larue, président du Conseil régional de développement de Lanaudière.Après s\u2019être buté aux maires et aux préfets de la couronne nord \u2014 qui craignent surtout une perte de leurs pouvoirs et une fiscalité accrue dans leurs municipalités \u2014, voilà que le projet de réforme de Mme Harel est contesté par plusieurs organismes régionaux, qui craignent ni plus ni moins pour leur survie.Des centres jeunesse au Conseil de la culture de Lanaudière, en passant la commission scolaire des Samares, l\u2019UPA et les caisses populaires, les organismes s\u2019opposent à une superstructure qui entraînerait pour eux, au mieux, une fusion, au pire, une disparition pure et simple.« Nous sommes conscients que Montréal vit des problèmes, mais nous ne croyons pas que la solution se trouve dans l\u2019amputation d\u2019une partie de notre région », explique M.Larue.Il préconise plutôt une « approche par géométrie variable », c\u2019est- à-dire que la nature de chaque dossier traité déterminerait le type d\u2019association avec la métropole.Bref, on préfère de loin le statu quo à une superstructure qui aurait pour effet de « disloquer » la région de Lanaudière, qui tient à préserver son intégrité territoriale.2 7 9 3 7 7 3 2 7 9 5 9 0 1 3LP0801A1020 A 8 Mercredi 3LP0801A1020 ZALLCALL 67 01:28:58 10/20/99 B A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 20 OCTOBRE 1999 Rive-Sud/Montérégie Des citoyens de Granby protestent contre un projet immobilier La Soleillerie: le maire s\u2019en mêle MARTHA GAGNON Le maire de Saint-Lambert, Guy Boissy, a lancé un appel pressant aux dirigeants du Centre de la petite enfance et de la Soleillerie pour qu\u2019ils tentent de régler leur litige à l\u2019amiable.« C\u2019est avec énormément de tristesse que le conseil municipal constate que vous vous retrouvez devant les tribunaux pour régler un différend qui devrait normalement pouvoir trouver sa solution dans une négociation et une discussion de bonne foi », a déclaré le maire lors de l\u2019assemblée publique du conseil, lundi soir.Plusieurs parents étaient présents dans la salle.Selon M.Boissy, certains ont fait part de leurs inquiétudes quant à l\u2019avenir du jardin d\u2019enfants privé La Soleil- lerie, qui est menacé de devoir quitter les locaux du Centre de la petite enfance.Ce dernier refuse de renouveler le bail et allègue que ses besoins justifient désormais l\u2019occupation totale de l\u2019édifice dont il est propriétaire.La direction de la Soleillerie, qui offre des activités à 90 enfants, soutient que la vocation de l\u2019endroit ne peut être modifiée et que la cohabitation doit être maintenue.Les parties doivent se présenter en cour bientôt pour défendre leur point.Par ailleurs, le maire a divulgué un protocole d\u2019entente intervenu en 96 entre le Centre de la petite enfance et La Soleillerie qui dit ceci : « Au delà de la relation locataire et propriétaire, ce bail doit être interprété comme une volonté des deux organismes de fonctionner ensemble dans un but commun, celui de servir une même clientèle, soit les enfants des familles de la communauté de Saint- Lambert et des villes avoisinantes.Et ce, dans un souci de respect mutuel, de collaboration et d\u2019harmonie.» Les présidents des conseils d\u2019administration de l\u2019époque affirmaient que le personnel et la direction devaient s\u2019engager à respecter cet « engagement moral dans le présent et le futur ».Le directeur du Centre, Normand P.Gravel, s\u2019est dit surpris hier de l\u2019intervention publique du maire.« Vous me l\u2019apprenez.Jamais nous n\u2019avons été mis au courant.Et pourtant, nous sommes les principaux concernés.» M.Gravel trouve cette intervention tout à fait inappropriée.« De quoi se mêle M.Boissy ?Il n\u2019a pas à s\u2019ingérer dans un dossier entre deux corporations.La Ville ne devait plus se mêler du litige.Or, je constate que ce n\u2019est pas le cas.Le maire a toujours eu une attitude partiale dans ce dossier.» À l\u2019assemblée, le maire a dit qu\u2019il respectait qu\u2019il offrait sa collaboration pour dénouer l\u2019impasse.MARTHA GAGNON « Un plan d\u2019urbanisme n\u2019est pas un jouet ni un yoyo qu\u2019on manipule à son gré.» C\u2019est le commentaire qu\u2019a fait Maurice Harvey, porte-parole d\u2019une coalition de citoyens de Granby qui s\u2019est plainte hier soir devant la Commission municipale du Québec de l\u2019attitude de la municipalité qu\u2019il accuse d\u2019avoir commis « plusieurs bourdes » et fait des « gestes inconséquents » relativement à un important projet domiciliaire dans le secteur Terry- Fox.« En plus d\u2019aller contre la Loi sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme à plusieurs reprises, l\u2019administration municipale a fait fi des représentations de ses citoyens », affirme M.Harvey.Les citoyens ont demandé à la Commission municipale de se prononcer sur les modifications apportées au plan d\u2019urbanisme et leur conformité avec le plan de zonage.Ils veulent obliger l\u2019administration à reprendre le processus à zéro.« Nous voulons que la Ville respecte cette fois son propre plan d\u2019urbanisme ainsi que la Loi sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme et en laissant jouer le plein exercice démocratique.» Selon M.Harvey, l\u2019administration a « violé » les orientations du plan d\u2019urbanisme.« Il s\u2019avère presque inconcevable qu\u2019une administration puisse en violer autant en si peu de mots.Le projet en question ravage une tourbière, enterre un cours d\u2019eau, abat des forêts, reprend des espaces verts déjà protégés et omet de réclamer du promoteur les 10 % de territoire pour parc.Réellement, on ne pourrait imaginer pire scénario.» L\u2019administration municipale a soutenu qu\u2019elle avait suivi toutes les règles d\u2019urbanisme et de zonage.« Nous avons adopté une approche globale et transparente.S\u2019il y a un manque de concordance, nous le corrigerons.Mais ce sera sûrement mineur », a déclaré le maire, Michel Duches- neau, lors d\u2019une entrevue avant la tenue des audiences.La coalition des citoyens s\u2019est bien gardée de faire allusion aux plaintes de présumé conflit d\u2019intérêt soumises à la ministre des Affaires municipales entourant l\u2019achat et la vente d\u2019un terrain par le maire, Michel Du- chesneau, dans le secteur du futur développement.M.Duchesneau, qui est aussi promoteur, a répété qu\u2019il n\u2019avait rien à se reprocher.« Le vérificateur du ministère a terminé son travail et j\u2019ai bien hâte que la décision soit rendue pour dissiper tous les soupçons, dit-il.Sincèrement, je crois avoir été victime d\u2019une campagne de salissage et de pressions politiques.» À son avis, les plaintes formulées devant la Commission municipale s\u2019inscrivent dans ce mouvement politique.« C\u2019est sa façon de se défendre, réplique le représentant de la coalition des citoyens.Il se dit victime de pressions politiques au lieu de faire face à la réalité et aux vrais problèmes.» M.Duchesneau croit que les opposants défendent avant tout leurs propres intérêts.« Les pressions sont d\u2019abord venues de citoyens qui refusent le prolongement et la transformation de la rue Bourget en axe de circulation secondaire pour desservir le nouveau secteur domiciliaire.Ils ne veulent pas perdre leur belle quiétude », ex- plique-t-il.Le maire ajoute que « ce n\u2019est pas trois ou quatre citoyens qui vont décider des axes routiers dans la ville.Surtout que cet axe secondaire est prévu depuis plus de 30 ans.» Quant à la canalisation d\u2019un ruisseau à laquelle s\u2019opposent les citoyens qui ont réclamé l\u2019intervention du ministère de l\u2019Environnement, le maire explique que la Ville est en train d\u2019étudier d\u2019autres possibilités à la lumière d\u2019une étude d\u2019experts.« La contestation donne parfois des résultats positifs, dit-il.Selon l\u2019étude, on perdrait 36 terrains en ne faisant pas la canalisation, mais nous pourrions réaliser des économies de près d\u2019un million.» «Le proje t ravage une tourb iè re , e n te r re un cours d\u2019e au , aba t de s forê t s , re pre nd de s e s pace s ve r t s dé jà pro té gé s e t om e t de ré c lam e r du prom ote ur le s 1 0 % de te r r ito ire pour parc .» PHOTOTHÈQUE La Presse © Le m aire de Granby, Miche l Duche s ne au .Regroupement en faveur de la Maison des cultures amérindiennes MARTHA GAGNON Un regroupement en faveur de la Maison des cultures amérindiennes de Mont-Saint-Hilaire a été mis sur pied pour promouvoir le rapprochement des communautés et faire connaître ce lieu d\u2019échanges qui sera inauguré en juin.L\u2019initiative vient de Réjean M.Breton, président-directeur général de la firme d\u2019ingénieurs experts- conseils, Breton, Banville et Associés, établie à Mont-Saint-Hilaire, qui participe au projet en fournissant gratuitement une assistance technique.M.Breton annoncera aujourd\u2019hui la composition du regroupement et son orientation.« Il est malheureux que le projet ait été l\u2019objet d\u2019une presse négative à ses débuts, a-t-il expliqué lors d\u2019un entretien, hier.Des gens du milieu ont cependant réagi et décidé de soutenir ce projet exceptionnel qui vise à mieux faire connaître les us et coutumes des peuples des Premières Nations dans un lieu situé en dehors d\u2019une réserve.» M.Breton espère que les tiraillements et critiques soulevées dans la municipalité cesseront.Il a d\u2019ailleurs exprimé ce désir dans une lettre envoyée aux médias.Selon lui, « le verbe et les actions déployés pour critiquer le projet ont été souvent abusifs et disproportionnés ».Il évite de se prononcer sur les motivations des opposants.« Ce n\u2019est surtout pas mon rôle, souligne-t-il.Maintenant que la vapeur a diminué, nous devons promouvoir le projet de la meilleure façon possible.» L\u2019opposition est surtout venue d\u2019un groupe de citoyens de Mont- Saint-Hilaire qui s\u2019objectait à ce que la Ville cède un parc à la fondation Ushket-André Michel pour la réalisation de ce projet dont il contestait le choix, sa justification et sa viabilité.Le débat a été houleux à certains moments.Les opposants se sont faits reprocher par certains d\u2019avoir une attitude raciste.Ils ont répliqué par une poursuite en diffamation.Selon M.Breton, le vent semble avoir tourné.« Les appuis sont maintenant nombreux et le projet suscite l\u2019enthousiasme dans le milieu », dit-il.La Maison des cultures amérindiennes nécessitera un investissement de 700 000 $ auquel participe le Fonds de solidarité de la FTQ et le gouvernement.2 7 9 0 1 8 0 2795107 2 7 8 6 3 8 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 20 OCTOBRE 1999 A9 Île de Montréal séduit et abandonné par sa femme cubaine Michel Gauthier a tenté de tuer celle qui a transformé son rêve en cauchemar CHRISTIANE DESJARDINS Michel Gauthier, 51 ans, avait rencontré la femme de ses rêves à Cuba.C\u2019est ce qu\u2019il a cru jusqu\u2019à ce que cette femme, Ceballos Spinoza, 35 ans, arrive au Québec en mars 1999.Le rêve s\u2019est alors transformé en un cauchemar qui a plongé l\u2019homme de 51 ans dans une profonde dépression.Au palais de justice de Montréal, le 23 juin dernier, lors des procédures de divorce, il a tenté de la poignarder.Hier, Mes Anne Gauvin, pour la Couronne, et Réal Charbonneau, pour la défense, ont fait valoir leurs arguments lors des représentations sur sentence.La première demande quatre ans de pénitencier, le second, deux ans.Gauthier, qui avait aussi blessé son avocat, Me Guy Sainte-Marie, et deux agents du palais \u2014 les trois avaient tenté de le maîtriser \u2014 a plaidé coupable aux accusations qui pesaient contre lui.Employé des travaux publics au ministère des Transports depuis plus de 20 ans, il est tombé amoureux de Spinoza lors d\u2019un voyage à Cuba à l'hiver 1998.En mai, il y retourne et l'épouse.son retour, il entreprend les démarches pour la faire venir ici.En l\u2019attendant, il fait un grand ménage dans l'appartement qu'il habite depuis plus de 20 ans et achète de nouveaux meubles.I se réjouit de l\u2019arrivée de sa femme et espère fonder une famille avec elle.Il n\u2019a jamais été marié auparavant, mais a eu au moins deux relations sérieuses.Spinoza arrive le 6 mars 1999, mais elle n\u2019a pas son jonc de mariage au doigt, constate-t-il avec dépit.Elle lui dit aussi qu\u2019elle ne peut pas avoir d'enfants.I! apprendra vite qu\u2019elle ne l\u2019aime pas et elle ne s\u2019en cache pas.Onze jours plus tard, elle quitte le domicile conjugal et des procédures de divorce sont entreprises.Les voisins de Gauthier, qui l\u2018appréciaient pour sa gentillesse, sa serviabilité et sa bonté, le voient rapidement sombrer dans une grande détresse.Il maigrit, ne mange et ne dort presque plus.Tentatives de suicide Un jour d'avril 1999, il s\u2019asperge d'essence et veut s\u2019immoler dans la rue.Un voisin intervient.Une autre fois, il se rend sur le pont Jacques- Cartier pour en finir, mais renonce à son projet.Une ex-conjointe, toujours restée en bons termes avec lui, lui apporte son aide.Dans les jours précédant le 23 juin, Gauthier écrit de longues lettres d'adieu à ses parents, disant que Spinoza a tué son âme et qu\u2019il veut en finir.« Vous avez été avec moi jusque dans les derniers instants, ne vous culpabilisez pas.Elle (Spinoza) m'a empoisonné, j'en suis sûr.Lorsque je vivais avec elle, j'étais mal, elle pratiquait le vaudou.Je devais faire l'amour avec elle devant son sanctuaire.Elle m'a tué, je n\u2019ai plus d'âme, seulement un corps torturé (.\u2026) », écrit-il.Hier, l'accusé, qui est détenu depuis le 23 juin, pleurait à chaudes larmes pendant que son avocat lisait ces lettres.Ses parents, âgés de 75 et 77 ans, se trouvaient dans la salle et étaient très émus également.C\u2019est leur unique enfant.Le matin du 23 juin, il aiguise trois couteaux et les apporte au palais de justice.« Je savais que c\u2019était la dernière journée », a-t-il déclaré aux policiers plus tard.Il projetait de tuer Spinoza et de s\u2019enlever la vie.Gauthier avait voulu faire annuler son mariage, mais son avocat lui avait dit que ça ne donnerait rien.Le 23 juin, un arrangement est fait entre les deux parties.Gauthier paiera 800 $ par mois de pension à Spinoza, puisqu'il l\u2019a parrainée et en est responsable.Un tres bon arrangement aux yeux de Mv Sainte- Marie, qui a témoigné hier, puisque la moitié allait être déductible d'impôt.C\u2019est à la signature de ces papiers que Gauthier a poignardé Spinoza au thorax.Elle est restée six jours à l'hôpital, mais s\u2019en est sortie pratiquement sans séquelles, hormis le traumatisme psychologique.Elle dit craindre encore l'accusé.Me Guy Sainte-Marie est venu témoigner en tant que victime, et a demandé que justice soit faite.Il dit être hanté par cette agression, et estime que l\u2019on oublie trop souvent la souffrance des victimes.D'autre part, trois voisins et une ex-conjointe sont venus dire que Gauthier était un homme charmant et sans histoire avant que Spinoza arrive.Son employeur, le ministere des Transports, est prét a le reprendre s\u2019il est libéré dans des délais raisonnables.La juge Suzanne Coupal rendra sa sentence le 4 novembre.8 9 19 22 23/_472 fr \u2014 \u2014\u2014 \u2014\u2014 \u2014 Les modalités d'ercaissement des Dibets au verso dos bikots En cas de d Fon | Tirage du 99-10-19 Tage du 99-10-19 et la liste officialie, cette dernière à priorté.4 0271 Devenez un auteur à succes ventes, jusqu\u2019au dernier sou! Vous avez envie d'écrire?L'École de rédaction \u2018vous offre un cours par correspondance qui vous montrera comment écrire de façon professionnelle et faire publier vos textes.Apprenez à rédiger des articles, nouvelles, romans ou scénarios qui se vendront.Votre tuteur ou tutrice privé vous aidera à écrire des textes clairs, frais et vendables.En fait si, à la fin du cours, vous n\u2019avez pas récupéré vos frais grâce à vos NOUS VOUS REMBOURSERONS Écrivez-nous dès aujourd\u2019hui pour obtenir CMC Jimmy Edifion spéciale.|; Durs à l'extérieur, tendres à l'intérieur.| PE = aydpores pa \" Mensualite h 03 sus = 242$ 483 47548 INS ES PS PS ki Fo gratuitement notre brochure explicative.3 à ; g Appelez le 1-800-267-1543 y Fi ou par télécopieur le 1-613-749-9551 : .2 8 brochure @ qualityofcourse.com F4 Nom L'ÉCOLE DE rg Adresse REDACTION § \"4.Ville / Prov 3, ave MeArdues À K 5 É Orerwa.Ontario K1L 6R2 A Le cours est déductible d'impot et exempt de TPS a re a chat™ Le.Une idée des plus cultivées! E ay fo à NUE | \\ ¢ inca RN te L'EDITION SPÉCIALE JIMMY COMPREND F DES MARCHEPIEDS SANS FRAIS.4 « Moteur Vortec 4300 V6 de 190 HP « Boîte automatique 4 vitesses avec surmultipliée « Système antiblocage i Collios do pores.à disques aux 4 roues « Sacs gonflables côtés conducteur et passager + Climatiseur + Verrouillage des portes, 5 Vaste choix ponte à pat de OPOÛ 3 rétroviseurs et vitres à commande électrique « Pont arrière autobloquant « Suspension tout-terrain (modèle $3 2 portes seulement) « Régulateur de vitesse et volant inclinable « Lecteur de disques compacts © 4 roves motrices 53 \u201c Pandente su kis Ass M GS $ « Télédéverrouillage des portes et suspension « Premium Ride » (modèle 4 portes seulement) Bi NTIAC 3 estan 708 4 BUICK MN le Darchemin JOAILLIER - ORFÈVRE - DEPUIS 1966 505 Sainte-Catherine Est, Métro Berri-UQAM (514) 845-5243 6 les dimanches ; » peus Laos son prope Eels de M Se a or cor D as Ofioes ¢ ume due lunétoe reservbes eux porticubers : apphenest sus hwy 1000 sauts en stock comportent lrasomble des equipements deciits C-étetus.Pastes à re smécetd soutement Sopst à !'apponisiies Ou COM *Praments marunhs Masts 5 90 Dist SVC Orsmest sgl du Echange Gqurveient vou tebtogurs de muceatfe) À Le lucas Nano) ot prépamiios che bumai cuis exact 6 ui 1 Dapét de secure dou sus 000 § of pean menensbéé ariges à le Dreesee.From do L2 \u20ac du ban apres 60 000 km \u201cA lachot proportion mchne Hrenspor! : 155$; ot taucs en sus.** \u2018loue de fngecoment « | achat de 19 N évgnabile aigu à 48 mou.L de 16310 $.coûs totui de 71633 17 $.*l'axtatioton des maxchogueds eu our frs du comemmateur \u201cHorus depesee és General Meters Cospoction Banque 10 mages apes.Ung commande jen échange) de vélucuie pout étre qane Pour chu d'atermoion voyez vote cancers parement se res: le vire gncancée im ere 20 mm 210 ra US 2 A de 28000 $ a 19% 48 vernements de 4° 2 09 |.couts en manele \u2014 \u2014=-\u2014tve 0 mt 0 00e OP ë af Doe 3LP1001A1020 a20-mercredi 3LP1001A1020 ZALLCALL 67 01:28:49 10/20/99 B A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 20 OCTOBRE 1999 Policiers sanctionnés neuf ans après la crise d\u2019Oka ROLLANDE P ARENT Presse Canadienne La plainte voulant que Ronald Cross, dit Lasagne, ait été traité avec violence par trois policiers de la Sûreté du Québec lors de la reddition à Oka, le 26 septembre 1990, vient de connaître son épilogue.Un comité de déontologie policière a rendu publiques, hier, les sanctions imposées aux policiers Lucien Landry, François Borduas et André Turcotte.Les deux premiers héritent de 30 jours de suspension sans solde et le troisième de 60 jours.L\u2019affaire a tellement traîné que les trois policiers en cause ont déjà quitté les rangs de la Sûreté du Québec.Lucien Landry a remis sa démission en janvier 1997 au cours de l\u2019enquête Poitras sur la SQ visant à faire notamment la lumière sur les bavures policières dans le dossier du clan Matticks et qui a conduit à un arrêt des procédures contre eux en raison d\u2019une fabrication de preuves, notamment.En relation avec cette affaire, le policier Lucien Landry avait subi un procès avec trois autres de ses collègues.Ils avaient été acquittés.L\u2019ex-policier se trouve présentement à nouveau devant un comité de déontologie policière, cette fois pour ses agissements dans le dossier des Matticks.Le second policier trouvé coupable d\u2019avoir battu Ronald Cross, André Turcotte, est présentement adjoint au directeur du Service de police de Laprairie.Quant à François Borduas, il a été impossible de savoir ce qu\u2019il était devenu mais son avocat, James Murphy, a indiqué hier qu\u2019il en appellerait, auprès de la Cour du Québec, de la condamnation de son client par le comité de déontologie policière.Il en ira de même pour les policiers Turcotte et Landry, a-t-il dit.Record de lenteur Dans cette affaire, les faits à l\u2019étude remontent à l\u2019automne 1990, les audiences en déontologie ont commencé au début de 1995 pour se terminer en mai 1997.Il y a eu de multiples recours en Cour supérieure, a expliqué Me Yves Renaud, directeur administratif du Comité de déontologie policière.La décision du comité a finalement été rendue en août 1997 mais ce n\u2019est qu\u2019en septembre 1999 que s\u2019est tenue une audience pour déterminer les sanctions à imposer.La décision sur la sanction est finalement tombée hier.« C\u2019est notre record », a concédé M.Renaud.Le comité de déontologie présidé par Me Richard W.Iuticone considère que les policiers Landry et Borduas ont eu recours à une force plus grande nécessaire quand ils ont effectué le transport de Richard Cross au quartier général de la SQ.Cross était assis sur la banquette arrière d\u2019un véhicule banalisé de la Sûreté du Québec avec, à ses côtés, l\u2019agent Borduas.« La gravité de l\u2019inconduite des deux policiers se traduit par le fait que M.Cross était toujours menotté dans le dos et n\u2019offrait aucune résistance.Les coups portés par l\u2019agent Landry à l\u2019endroit de M.Cross constituait « une violence inutile et gratuite », peut-on lire dans le rapport du comité.« L\u2019agent Borduas a participé à cette violence en retenant M.Cross pendant que son collègue le frappait », y ajoute-t-on.Pour ces gestes, ces anciens policiers se méritent une suspension de 30 jours ouvrables.Pour ce qui est de l\u2019agent Turcotte, « la gravité de l\u2019inconduite se traduit par le fait que M.Cross était agenouillé et menotté dans la tente.À l\u2019évidence, il n\u2019y avait aucune résistance ni provocation de sa part.Après s\u2019être identifié comme étant membre de la SQ, l\u2019agent Turcotte a infligé des coups à M.Cross.« La force utilisée par l\u2019agent Turcotte constitue une violence complètement inutile et gratuite rendant ainsi les gestes posés nettement abusifs, excessifs et mauvais », selon le rapport.« Le traitement subi par M Cross en présence de deux autochtones et des quelques militaires qui faisaient la garde a été humiliant et dégradant pour lui.La mauvaise foi du policier Turcotte milite en faveur d\u2019une suspension sans traitement dont la durée doit être maximale.Compte tenu que l\u2019agent Turcotte avait déjà une inscription dans son dossier déontologique, une suspension de 60 jours lui est imposée.2 7 9 4 5 6 8 La SQ n\u2019obtiendra pas plus que les autres syndicats, dit Ménard MICHEL HÉBERT Presse Canadienne, QUÉBEC Les opérations policières menées contre le crime organisé souffrent des moyens de pression des agents la Sûreté du Québec, déplore le ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard.Mais cela ne fera pas plier le gouvernement Bou- chard qui garde le cap sur des augmentations salariales de cinq pour cent pour tous les employés de l\u2019état.Les policiers de la SQ demandent 14,4 % sur trois ans, soit presque trois fois plus.« Évidemment, on ne peut pas faire grand\u2019chose », a d\u2019abord laissé tomber M.Ménard.« Moi, je trouve qu\u2019on devrait régler bien d\u2019autres choses.Parce qu\u2019ils doivent être les seuls à penser au Québec qu\u2019on pourrait donner une augmentation plus grande aux policiers qu\u2019aux autres employés de la fonction publique.« Je ne comprend pas qu\u2019ils ne comprennent pas encore ça, quand eux-mêmes dans la seule manifestation publique qu\u2019ils ont faite, (à Drummondville), ils se sont joints au front commun, alors qu\u2019ils ne s\u2019attendent pas à avoir plus que le front commun », a-t-il insisté, devant les journalistes, à Québec, hier, lors de l\u2019annonce de la création d\u2019une quatrième escouade régionale de lutte contre le crime organisé.Cette unité de 16 agents regroupe des agents de la SQ, de la GRC et des policiers municipaux.Deux autres escouades seront bientôt créés au Saguenay-Lac- Saint-Jean et en Outaouais.Leur mandat sera d\u2019obtenir et colliger des renseignements sur les Hells Angels, les Rock Machine et leurs clubs-écoles.Cette initiative fait le bonheur des villes puisque Québec paie tout.L\u2019enveloppe de 20 millions mise de côté ne couvre toutefois pas le salaire et le coût des équipements fournis par la SQ et la GRC.La facture totale pourrait frôler les 30 millions.Mais les agents de la SQ affectés à des opérations policières comme celles-là réclament présentement à la fois une prime de mise en disponibilité et le paiement des heures supplémentaires qu\u2019ils effectuent.Une telle prime est versée à un policier qui attend chez lui ou ailleurs le déclenchement de l\u2019opération.La convention collective ne prévoit évidemment pas l\u2019addition de cette prime au temps suplémentaire.« Jusqu\u2019à date, les moyens utilisés nous coûtent cher », a confessé hier Serge Ménard.Est-ce ce qui a incité la direction de la SQ à impliquer la GRC dans sa lutte aux motards criminalisés ?« On paie des taxes à Ottawa et c\u2019est normal qu\u2019ils nous aident.Ils ne sont pas des ennemis.Nous collaborons régulièrement ».2 7 9 5 6 7 7 Ne manquez pas ce cahier spécial samedi dans 2 7 9 4 3 9 3 RÉJEAN BOURDEAU LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 20 OCTOBRE 1999 Bombardier lance un ambitieux projet de covoiturage D'autres initiatives semblables suivront, affirme l'Agence métropolitaine de transport L'Agence métropolitaine de transport (AMT) et Bombardier aéronautique lancent un programme de covoiturage pour réduire de 800 le nombre de véhicules utilisés par les employés de l'usine de Dorval, d'ici un an.« C\u2019est un objectif ambitieux si on considère que nous avons 5000 employés dans l'usine d'assemblage et dans le centre administratif», a reconnu Nicole L\u2019Écuyer- Demers, vice-présidente, ressources humaines, pour les opérations de Canadair.Lors d\u2019une conférence de presse tenue hier dans les bureaux de l'AMT, elle a toutefois indiqué qu\u2019en « cinq jours, 233 employés se sont inscrits et 52 équipes de co- voiturage ont été formées ».Selon Bombardier, 93 % des employés de Dorval voyagent seuls dans leur voiture, 5 % partagent un Le cancer tue moins à Vancouver Presse Canadienne OTTAWA Selon le magazine Maclean, des 17 plus importantes agglomérations au Canada, c\u2019est à Vancouver qu\u2019on retrouve le moins grand nombre de décès dus aux cancers ou aux maladies cardiovasculaires.Pour Maclean, cette situation résulte du style de vie de la côte Ouest, à savoir prospérité élevée, nombreux temps libres, activités extérieures physiques et nourriture organique.L'étude note cependant que c\u2019est également à Vancouver qu\u2019on retrouve le plus grand nombre de décès attribuables au SIDA au pays, soit 19 par tranche de 100 000 habitants, contre 14 à Montréal et 11 à Toronto.L'étude est basée sur les statistiques de 1996 sur la morta- ité.Parmi les 17 villes considérées, Toronto se classe au meilleur rang en matière de décès par cancer des poumons, maladies respiratoires et cardiovasculaires.; Mais des points chauds de mortalité sont identifiés, notamment Halifax, pour les maladies respiratoires, Québec, pour le cancer des poumons, et Sudbury, pour les maladies du coeur.Si le nombre de décès causés par les cancers des poumons est élevé à Québec, c\u2019est en bonne partie à cause de la cigarette, note Maclean.Ces statistiques ont leur utilité mais elles ne donnent qu\u2019une image partielle de la santé des citoyens dans une communauté, signale le directeur général de l\u2019analyse des données à Statistique Canada, Michael Wolfson.Il signale que l\u2019un des plus importants facteurs en matière de santé, c\u2019est la richesse.Selon lui, le nombre élevé de chômeurs pourrait expliquer en partie les chiffres élevés de décès par maladies du coeur à Sudbury.COURS DE LANGUES ET > \u2018INFORMATIQUE fr peop rot PU ALL EI ky i A i CS Le At \u2018ç Lee PATES PTE ad ae LIL) 14 i) alg (a (514) 849-839: L ofr rw 4:1 Peevey TE YP) 255-4651 VIAU Folie's de Paris Souper, spectacle, coucher, petit-déjeuner.véhicule et 2 % utilisent le transport en commun.Il faut dire que la croissance rapide de Bombardier ne lui laisse pas le choix de trouver des solutions novatrices.Dans les prochains mois, la société prévoit l'embauche de 600 employés, alors qu\u2019il est « impossible d'agrandir les\u2019stationnements et que l'accès aux abords du site devient de plus en plus difficile à cause de la congestion ».Tous ces problèmes d\u2019engorgement et de pollution ont convaincu l'AMT de mettre au point des programmes de covoiturage pour éliminer 4000 automobiles du réseau routier de la grande région de Montréal, d'ici les 14 prochains mois.Quelque 1,1 million de véhicules empruntent les axes routiers aux heures de pointes du matin.Une première « Cette expérience pilote lancée avec Bombardier est une première, mais elle sera suivie par d\u2019autres grandes entreprises dans les prochains mois », a déclaré Florence Junca-Adenot, la présidente-direc- trice générale de I'AMT.Elle a précisé qu'un projet avec une municipalité pourrait aussi voir le jour sous peu.La présidente évalue à environ 50 000 $ les déboursés de l\u2019'AMT pour développer les outils informatiques et tous les équipements de support.« Ce ne sera pas récurrent, a-t-elle ajouté.Tous ces outils seront utilisés pour tous les programmes de covoiturage à venir.» Les frais de Bombardier seront aussi de 50 000 $ si on considère la logistique, la publicité et le temps alloué au projet depuis le mois de juin.Pour présenter les avantages du covoiturage à ses employés, l\u2019entreprise a préparé un dépliant et une lettre d\u2019information dans laquelle on offre aux participants un stationnement privilégié plus près de l'entreprise, sans oublier quatre bons de taxi de 20$ par année, pour des retours garantis à la maison.De plus, on rappelle que le co- voiturage est un moyen de transport économique.Selon une étude CAA-Québec de 1998, il en coûte quelque 7000S par année pour rouler 20 000 km en voiture.All Jumelage par ordinateur Pour faciliter la planification, un logiciel de jumelage permet de former des équipages de trois ou quatre employés.Un guide contenant les regles de bonne entente est remis aux participants tandis que des tableaux d'affichage les tiennent au courant de l\u2019évolution du programme.Les participants choisissent entre eux leur façon de procéder: avec un seul ou plusieurs chauffeurs ; des rendez-vous dans les stationnements publics ou aux résidences.Bombardier étudie également la possibilité d'implanter un nouveau service de transport par navette express.Pour éviter les périodes de pointe, les heures de travail des employés ont aussi été réaménagées, a souligné Mme L'Écuyer-De- mers.(Vous tes icf).teep.Commanditaire fondateur du Sentier transcanadien être jumetéts à aucune autre Offre 2 | exception de is reduse an : PURE .pr Jv et télédéverçoulllage PE Sans frais : « Glaces & écran solaire « Roues de 1s iad RITA ° \u2018 Moteur 6 cylindres de 4 tres .Transmission automatique à quatre rapports e Système Command Trac\u201c° à quatre roues motrices en prise temporaire e Suspension avant Quadra-Link* e Console au plancher e Volant inclinable gainé de cuir e Radiocassette AM/FM stéréo 9 18.00 De awn Tabi, Caprese Cheronns J00u Jol e GA + AIN REC ody ani une marque de commerce Gépasse de DnmierChryseet Comparataon utriaéé sous hcsnce pas De.frlerChryst Canada Inc.DornierChrysior Canada Ea EES Location terme de 3 mois Comptant initial de 3 590 S Taxe sur le citmatiseur transport et préparation inclus ) \u2018Moteur [) pr LOX N PES autoria qu Free = + ClimatiSeur » Glaces, rétroviseuis et télédéverrouiliage électriques + Alhenie antivol | e Système Selec-Trac\u201d- à quatre roues MOtrIiCes e Freins à disque avec antiblocage aux quatre roues e Régulateur de vitesse e Roues de 16 po en aluminium e Console au plancher e Volant inclinable gainé de cuir e Radiocassette AM/FM stéréo avec six haut-parleurs e Éclairage d'accueil Location terme oe Jo mor: Comotant imitial ve 4 300 3 Tare sur le climatiseur MOIS transport et préparation Inc.us Jeep LE SEUL ET UNIQUE Visitez-nous dès aujourd'hui à www.daimlerchrysler.ca IES GIANG Leiber 5 DoE + LÀ < AN est responsable de | encédent de tuiométrage après 6) 200 tiometres.au taux Ge 12 \u20ac + am Rachat non Qs.Lacat 08 Pout usage persannel seurement Sous (riers 36 | 4001000LON 36 CRO Chrvvies Canad Not ER atncuistun B83urances, drods sat bes pates neufs ee dr perse nots el \u2018eeis mob fl Lines en sus Le concessienna.re peut louer à prin moindre et avoc à commander Ces offres sort esctusives 6 ne peuvent [RFT FLAY TREN PR RO + 3168 sus À \u20140dv0ht LE MGR 0E rCCSO ENT \u20ac: US Ge, It VE WELT te Berl er gen Le OC AUS à Offres 6 une duree liœutee chez les comcessionnastes perticipents Photos à titre in Jecatif soulemMent jee.inc est one triste à propriete entere de DasmierChrysier Corporation.Associstion publiciteire des concessionnaires Chrysior « Dodge + Jose We.Pour votre compost de l'an 2000, la Ville de Montréal récupère les feuilles mortes sur le domaine public et le domaine privé.Ramassez vos feuilles.Placez-les dans des sacs de plastique ou des poubelles et déposez-les devant chez vous rtm 20 octobre, 27 octobre, 3 novembre et 10 novembre ÉFENDENTITIIN \u2014¥ 3LP1201A1020 A 12 Mercredi 3LP1201A1020 ZALLCALL 67 01:29:22 10/20/99 B A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 20 OCTOBRE 1999 Île de Montréal Fini les exemptions fiscales aux aînés à St-Léonard L\u2019enfouissement au dépotoir Saint-Michel cessera en mai 2000 Le conseil municipal donne aussi le feu vert au projet Redpath GILLES GAUTHIER C\u2019est le 1er mai de l\u2019an 2000 que prendra fin l\u2019enfouissement des déchets putrescibles au dépotoir de l\u2019ancienne carrière Miron, le conseil municipal ayant entériné les quatre derniers contrats, coûtant 23,52 millions au total, pour l\u2019exportation des ordures des Montréa- lais hors de l\u2019île.Les contrats pour cinq autres quartiers avaient été approuvés l\u2019an passé.En vertu de deux des plus récents contrats, les déchets d\u2019Ahunt- sic-Cartierville ainsi que de Ville- ray\u2014Saint-Michel\u2014Parc Extension prendront la route d\u2019un centre de transbordement situé sur le boulevard Saint-Elzéar ouest, à Laval.Chargés sur de plus gros camions, ils seront transportés au dépotoir de la compagnie Intersan, sur la première rue à Sainte-Sophie.Ceux de Rosemont \u2014 Petite-Pa- trie iront d\u2019abord rue Lakefield, à Montréal-Est, et de là sur le rang Bardochette, à Sainte-Geneviève- de-Berthier.Dans le cas du Plateau Mont-Royal\u2014Centre-Sud : rue Al- bert-Millichamp à Saint-Hubert (plus tard sur Saint-Patrick à Montréal) puis à Lachenaie.L\u2019arrêt de l\u2019enfouissement dans ce qui est maintenant appelé le Complexe environnemental Saint- Michel (CESM) est la réalisation d\u2019une promesse du maire Pierre Bourque, mais cette décision politique aura un coût élevé.Selon un document du Service des finances, l\u2019impact budgétaire sera de 6,1 millions l\u2019an prochain et de 8,9 millions pour 2001 et les années suivantes.Millions qui s\u2019ajouteront à la facture additionnelle que représentent pour les contribuables montréalais les contrats pour les cinq autres quartiers.Paolo Tamburello, conseiller municipal de Saint-Michel et membre du comité exécutif, affirme que ce coût se justifie parce qu\u2019il y aura une nette amélioration de la qualité de vie de la population de son quartier et des secteurs environnants, « qui endurent des nuisances, dont les mauvaises odeurs, depuis le milieu des années 60 ».On poursuivra l\u2019enfouissement de déchets non putrescibles au CESM, mais la fin de l\u2019entassement des sacs verts à cet endroit aura un impact important sur la date de fermeture du dépotoir.Et Redpath.Par ailleurs, le conseil municipal a entériné hier par une forte majorité le changement de zonage permettant la transformation en condos et commerces des ruines de l\u2019ancienne raffinerie de sucre Red- path, sur les bords du canal La- chine.Marcel Sévigny, conseiller municipal de Pointe-Saint-Charles, où se trouve la Redpath, a affirmé avant le vote qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un « dossier politique et partisan » et que la décision d\u2019autoriser la réalisation du projet était prise avant son examen par la Commission du développement urbain (CDU) du conseil municipal.Il a précisé que, selon les chiffres qui lui ont été fournis, la CDU acceptait 96,2 % des projets qui lui étaient soumis, « ce qui ressemble au pourcentage de propositions adoptées par le comité central du Parti communiste de l\u2019ex-URSS ».« Je vais continuer de me battre pour faire avorter le projet », a poursuivi le conseiller, qui suggérera à ceux qui lui demanderont des renseignements sur les condos de la Redpath « d\u2019aller s\u2019installer dans d\u2019autres projets bien situés à Montréal ».Aux yeux du chef de l\u2019opposition officielle, Michel Prescott, le dossier de la Redpath est le reflet de la vision du développement du parti au pouvoir : construire « n\u2019importe quoi, n\u2019importe où ».« C\u2019est un dossier magnifique », déclarait plus tard le maire Bour- que.« Je ne veux pas revenir à l\u2019ère Drapeau : il n\u2019y a pas de développement sauvage dans cette ville.» ÉRIC TROTTIER Les personnes âgées vivant à Saint-Léonard se souviendront longtemps de 1999, année internationale des aînés.L\u2019administration du maire Frank Zampino vient en effet de mettre un terme au régime d\u2019exemption fiscale sur les déchets et l\u2019eau accordée aux plus de 65 ans, régime mis en place par l\u2019ancienne administration au début de la décennie.« Je trouve ça choquant, s\u2019est écrié Fernand Laliberté, 75 ans, en recevant son compte de « taxe à l\u2019occupant », évalué à 296 $.Ça débalance tout mon budget, moi qui ne vis qu\u2019avec ma pension et celle de mon épouse.Il me semble que la Ville aurait dû avoir la délicatesse de nous aviser à l\u2019avance.» Comme plusieurs de ses voisines dans l\u2019île de Montréal, Saint-Léonard impose à ses citoyens une surtaxe liée à la consommation d\u2019eau et à la production de déchets domestiques.En moyenne, chaque occupant, qu\u2019il soit propriétaire ou locataire, doit payer 165 $ par année, explique le porte-parole de la municipalité, Claude Brunel.Et le compte peut grimper dans les ménages qui consomment plus de 318 200 litres d\u2019eau par année.En 1990, l\u2019administration du maire Raymond Renaud avait d é c i d é d \u2019 a c c o r d e r u n e exemption aux personnes âgées, poursuit M.Brunel.En 1995, son successeur, Frank Zampino, a toutefois exigé que les personnes âgées paient la moitié de la facture.La Ville continuait de subventionner les aînés pour l\u2019autre moitié.Mais Saint-Léonard n\u2019a plus les moyens de choyer ses vieux, écrit l\u2019administration Zampino, dans une note qu\u2019elle a fait parvenir aux citoyens en même temps que le compte de « taxe à l\u2019occupant », ces derniers jours.Dans ce document, Saint-Léo- nard fait valoir que la Ville de Montréal, qui la fournit en eau potable, a augmenté la note de près d\u2019un demi-million de dollars, l\u2019an dernier, et que les transferts du gouvernement Bouchard aux municipalités lui coûtent plus de quatre millions par année.De plus en plus de personnes âgées En outre, soutient-on dans le même document, le nombre de personnes âgées a augmenté de 23 % à Saint-Léonard depuis 1991, ce qui a considérablement alourdi les coûts de la mesure d\u2019exemption, lesquels ont atteint 415 000 $, l\u2019an dernier, pour 5000 ménages de plus de 65 ans.Quoi qu\u2019il en soit, M.Laliberté n\u2019entend pas en rester là : hier, en contactant le club de l\u2019âge d\u2019or de la paroisse Saint- Gilbert, il a appris que d\u2019autres personnes âgées avaient, comme lui, été estomaquées de recevoir ce compte imprévu.« Je suis allé jouer au bowling cet après-midi, et tout le monde ne parlait que de ça », a raconté plus tard le président du club de l\u2019âge d\u2019or, Jacques Char- tier, qui veut entreprendre une croisade en faisant circuler une pétition à travers tous les regroupements d\u2019aînés à Saint- Léonard.« Quand le maire Renaud a instauré la mesure, il se basait sur le fait que les plus de 65 ans ont suffisamment payé de taxes dans leur vie, pour leur donner du répit.Ce constat n\u2019a pas changé ; je ne vois donc pas pourquoi on revient sur la décision.» PHOTO ROBERT NADON, La Presse Une vesse-de-loup géante de 5 kg Patrice Roy et Linda Casaubon ont eu toute une surprise en découvrant cette vesse-de-loup géante de 5,6 kg, un champignon comestible quand sa chair est encore d\u2019un blanc pur, un gage de fraîcheur.La vesse-de-loup géante impressionne toujours par son gabarit.Au Cercle des mycologues de Montréal, on a déjà pesé un « monstre » de 22 kg ! Têtes d\u2019affiche Le collège Saint-Louis (Lachine) de la commission scolaire Margue- rite-Bourgeoys a remporté le premier prix (2000 $ en bourses) Essor, pour la région montréalaise, alors que les écoles Jeanne-LeBer et de la Petite-Bourgogne (Montréal), de la Commission scolaire de Montréal, se sont classées deuxième à ce concours portant sur la réalisation d\u2019un projet pédagogique à caractère artistique et culturel.Les grands gagnants nationaux seront connus en décembre.?P ie r re t te Robita ille À compter de demain et jusqu\u2019au 31 octobre le Québec vivra à l\u2019heure des Journées québécoises de la Solidarité internationale, sous le signe de l\u2019humour, alors que la porte-parole de ces journées dont le thème est Est-ce ainsi que les femmes vivent face à la pauvreté et la violence ?, Pierrette Robitaille, fera équipe avec Johanne Fontaine, Claude Legault et d\u2019autres pour un grand match d\u2019improvisation présenté au Medley, le jeudi 28 octobre.Coût : 10 $.Des activités se dérouleront également au complexe Desjardins (10 h à 16 h) les 29 et 30 octobre.Le tout est organisé par l\u2019Association québécoise des organismes de coopération internationale.Renseignements : 871-1086.?Les Amis du Musée d\u2019art contemporain célébreront l\u2019halloween le samedi 30 octobre, à compter de 22 h, au champagne, dans le sous- sol du musée (salles des archives), ou Le bal monstre se tiendra.Une caisse de champagne Laurent Perrier ira au meilleur déguisement.Coût :45 $.Renseignements : 847-6271.?Mary Bryant Le mannequin américain Mary Bryant, qui a subi une mastectomie et a couru par la suite le ma ra thon de New York, sera la conférencière du déjeuner annuel de la Fondation du cancer du sein de Montréal, le jeudi 28 octobre, à 11h30, à l\u2019hôtel Omni.Les deux chercheurs dont les projets sont financés par la fondation, les docteurs André Robidoux (Université de Montréal), et Morag Park (Université McGill), expliqueront à cette occasion leur objectif de recherche et répondront aux questions.Coût : 100 $.Renseignements : 871-1717.?Le Forum canadien sur le bénévolat, un événement bisannuel d\u2019envergure internationale, se tiendra cette année à Montréal (hôtel du Parc) du 28 au 31 octobre, sur le thème de la solidarité.Le ministre de la Solidarité sociale, André Boisclair, profitera de l\u2019occasion pour ouvrir officiellement le vendredi 29 octobre, les mises en candidature pour le prix Hommage- bénévolat Québec.Cette rencontre sera l\u2019occasion de faire le point sur l\u2019action bénévole des retraités et personnes âgées, et de définir les voies d\u2019avenir en terme d\u2019action communautaire.On y abordera toutes les facettes de l\u2019action bénévole.Renseignements : 843-6312 ou 1-800-715-7515.?Doris Clout ie r P a r m i l e s nombreux gestes charitables pour venir en aide aux victimes du conflit au Kosovo, soulignons avec la Fédération des centres d\u2019action bénévole la collecte de vêtements faite au- p r è s d e s employés du quartier général à Montréal de la Gendarmerie royale du Canada.Doris Cloutier et une dizaine d\u2019employés, ont alors réussi à amasser 4000 livres de vêtements, ainsi que des jouets et articles de toilette.Ce geste humanitaire est aujourd\u2019hui inscrit dans le grand livre Notre millénaire, un registre national de projets de bénévolat ou de philanthropie réalisés d\u2019ici le 31 décembre 2000.Notre millénaire est soutenu par le Bureau du Canada pour le millénaire, par le biais du programme des partenariats pour le millénaire du Canada.Renseigne- m e n t s : 8 4 3 - 6 3 1 2 o u 1-800-715-7515.?La Ligue des cadets de l\u2019air, section Québec, tiendra son assemblée annuelle au cours du week-end (22, 23 et 24 octobre) au Château Mirabel (aéroport de Mirabel), sous la présidence d\u2019honneur du brigadier-général E.D.J.Plante, et de Jean-Guy Blouin.Rappelons que la Ligue des cadets de l\u2019air offre aux jeunes de 12 à 18 ans une formation à la discipline et une occasion de s\u2019engager dans la communauté.Renseignements : (450) 445-3101.?Jic i Lauzon Soirée vins et fromages de la Fondation des centres jeunesse de Montréa l , dont le porte-parole est le comédien Jici Lauzon, organisée en collaboration avec le Programme d\u2019initiation au travail région est de Montréal (PI- TREM).Commanditée par les caisses populaires Desjardins, cette dégustation aura lieu le jeudi 25 novembre, à compter de 18h, au centre de congrès Renaissance, à Anjou.Coût : 75 $.Renseignements : 593-2676.Adressez vos communiqués à: Têtes d\u2019affiche La Presse, 7, rue St-Jacques Montréal H2Y 1K9 Denis LAVOIE 3LP1301A1020 A-13 MERCREDI 3LP1301A1020 ZALLCALL 67 01:29:07 10/20/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 20 OCTOBRE 1999 A 13 Île de Montréal La Presse a inauguré le 20e siècle en se dotant d\u2019un nouvel immeuble UNE PAGE D\u2019HISTOIRE Pierre Vennat PHOTOTHÈQUE La Presse © C\u2019e s t le propr ié ta ire Tre fflé Be r th iaum e qui pr it la dé c is ion de fa ire cons t ru ire le nouve l é d ifice .I l y a 100 ans ces jours-ci, alors que le 19e siècle achevait, des travaux de construction étaient en cours sur le site de ce qui est aujourd\u2019hui le 7, Saint- Jacques, adresse officielle de La Presse, même si, en pratique, sa salle de rédaction et les bureaux de la haute direction sont maintenant installés dans l\u2019immeuble adjacent, au 750, Saint-Laurent, inauguré le week-end de l\u2019Action de Grâces en 1959.Le 15 avril 1899, La Presse avait présenté à ses lecteurs, sur toute sa une, son nouvel édifice, au coin de la rue Saint-Jacques et de ce qu\u2019on appelait alors la Côte Saint-Lam- bert, le boulevard Saint-Laurent d\u2019aujourd\u2019hui.Le nouvel immeuble devait être inauguré le 5 novembre 1900.Un communiqué de l\u2019administration annonçait que « La Presse va commencer, dès lundi matin (le 17 avril), la construction de son nouvel établissement, sur le lot vacant compris entre la rue Saint-Jacques, la côte Saint-Lambert et la ruelle des Fortifications.Ce sera un édifice de 10 000 pieds de superficie, de six étages, dont quatre seulement au-dessus de la rue Saint-Jac- ques.Le soubassement en sera de granit, le rez-de-chaussée en grès rouge tendre (light red sand stone) et les étages supérieurs en brique blanche pressée avec des saillies d\u2019ornementation en grès rouge.« La façade de la ruelle des Fortifications sera en brique blanche pressée avec encadrements en calcaire canadien.Les ouvertures dans le soubassement seront disposées de manière à permettre au public de voir tout à son aise, tant par la rue Saint-Jacques que par la Côte Saint-Lambert, les opérations du clichage et le jeu des grosses machines à imprimer.La Presse compte se transporter dans ses nouveaux quartiers au mois de juin 1900.» La Presse a vu le jour le 20 octobre 1884.Ses bureaux se trouvaient alors au 1540, rue Notre-Dame, à côté du château de Ramezay et en face de l\u2019hôtel de ville.Le journal, alors dirigé par son fondateur, William-Edmond Blum- hart, ne demeura que quatre ans à cet endroit avant de déménager, en 1888, au 69 rue Saint-Jacques, un peu à l\u2019ouest de l\u2019immeuble actuel.En 1891, au début du règne triomphal de son nouveau propriétaire, Trefflé Berthiaume, elle déménagea au 71 et 71a de la même rue, avant d\u2019emménager, en 1900, dans l\u2019immeuble actuel qui, au- jourd\u2019hui, loge notamment certains services administratifs et la cafétéria.Dans le texte annonçant la construction du nouvel édifice, la direction expliquait, le samedi 15 avril 1899 : « Si l\u2019on tient compte que La Presse est à la tête du journalisme canadien, sans exception, que sa circulation (tirage) est plus considérable, à elle seule, que celles recensées de tous les autres journaux français du Canada et que, de ce chef, son mouvement d\u2019affaires est de huit à dix fois autant que celui de tout autre concurrent français pris en particulier, on comprendra que pour spacieuse que soit son installation actuelle, rue Saint-Jac- ques, elle ne suffit plus aux exigences du présent et moins encore aux promesses de l\u2019avenir.« Ceux-là se tromperaient gravement, en effet, qui croiraient notre journal arrivé au terme, nous ne dirons pas de son ambition, mais du développement que lui commande la faveur toujours croissante du public à son égard.Pour rapide qu\u2019ait été ce développement en ces dernières années, il le sera bien autrement dans le futur, quand l\u2019espace agrandi lui aura permis de doubler les proportions de ses différents services, rédaction, reportage, télégraphie, photogravure, typographie, clichage, impression, expédition, distribution, comptabilité, etc.Ce jour-là, ce n\u2019est plus 85 000 de circulation qu\u2019il aura, mais 100 000 et plus.» La construction de l\u2019édifice s\u2019est déroulée selon les plans et devis des architectes W.W.Wood et W.B.Hutchison.Curieusement, si la construction de l\u2019immeuble fut annoncée en grande pompe, son inauguration ne donna lieu à rien de spécial.Le samedi 3 novembre 1900 (cinq mois plus tard que la date de « juin » qui avait été annoncée l\u2019année précédente), on publia le petit encadré suivant en page trois du journal : « À partir de lundi (5 novembre), nos bureaux de rédaction et d\u2019administration seront établis dans le nouvel édifice de La Presse à l\u2019encoignure de la rue Saint- Jacques et de la Côte Saint-Lam- bert.» PHOTOTHÈQUE La Presse © Ce be l im m e uble , por tan t l\u2019adre s s e offic ie lle du journa l La P re s s e , le 7 rue S ain t -Jacque s , e s t m ain te nant ce nte na ire .Com m e ncé e n 1 8 9 9 , il e s t né ave c l\u2019a r r ivé e du 2 0 e s iè c le .PHOTOS RÉMI LEMÉE, La Presse © Quinze ans déjà ! Ils ont bien changé, les deux « bébés » du centenaire de La Presse : ce sont maintenant de grands ados en pleine santé, qui débordent d\u2019énergie.Simon Hatin, de Montréal-Est, et Maude Rocheleau, de Tétreaultville, ont vu le jour le 20 octobre 1984, soit à la date anniversaire des 100 ans du plus grand quotidien français d\u2019Amérique, qui entre au- jourd\u2019hui dans sa 116e année d\u2019existence.Simon, qui étudie à la polyvalente Édouard- Montpetit, se passionne toujours pour le plein air, le camping et la pêche.Il a d\u2019ailleurs passé une partie de l\u2019été à la campagne avec sa famille.Quant à Maude, elle craque toujours pour la musique.L\u2019élève de quatrième secondaire poursuit ses cours de clarinette à la polyvalente Anjou, en plus de s\u2019impliquer dans le mouvement scout.L\u2019adolescente souhaite devenir architecte ou designer d\u2019intérieur.Joyeux anniversaire à tous ! 2 7 9 5 5 5 8 3LP1401A1020 A 14 Mercredi 3LP1401A1020 ZALLCALL 67 01:31:19 10/20/99 B A 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 20 OCTOBRE 1999 «Des antisociaux, ça finit toujours comme ça» Des propos du coroner enquêteur ont heurté la mère de Christian Campeau MARCEL LAROCHE DRUMMONDVILLE « Des antisociaux, ça finit toujours comme ça.Il venait toujours à l\u2019hôpital pour ramasser des bouts de cigarettes.» C\u2019est par ces propos plutôt crus que le coroner investigateur Gilles Campeau s\u2019est adressé à Michel et Huguette Soucy qui tentaient de connaître toutes les circonstances entourant le décès de leur unique fils trouvé pendu dans un local désaffecté de l\u2019hôpital Sainte-Croix, à Drummondville.Témoignant à l\u2019enquête du coroner Gilles Perron hier, au palais de justice de Drummondville, Hu- guette Soucy, 60 ans, s\u2019est plaint du manque de professionnalisme du docteur Campeau qui, a-t-elle précisé avec la rage au coeur, aurait traité son enfant comme un vulgaire animal.Après avoir appris dans quelles circonstances leur fils de 35 ans, Christian, avait été découvert pendu, vers 10 h 20 le 17 novembre 1998, les parents ont demandé une rencontre avec le coroner Cam- peau pour tenter d\u2019en savoir davantage.Même si elle avait pris rendez-vous, le coroner les a fait attendre, elle et son mari, pendant une heure avant de les recevoir à son bureau.« Qu\u2019est-ce que vous voulez savoir ?» leur aurait-il sèchement demandé, avant de leur annoncer que leur fils, un espèce d\u2019antisocial, s\u2019était tout simplement suicidé.« La rencontre n\u2019a duré que deux minutes et on est sorti de là totalement désemparés », d\u2019affirmer la femme qui n\u2019a pas vu le cadavre de son fils, le coroner lui ayant conseillé de s\u2019en abstenir à cause de l\u2019état de putréfaction.Se fiant au coroner Campeau qui confirmait le suicide de Christian, ses parents l\u2019ont fait incinérer sans qu\u2019il y ait eu autopsie.Ce n\u2019est que trois jours plus tard, lors d\u2019un service religieux en sa mémoire, que les parents ont appris que leur fils avait été vu vivant par des intervenants sociaux le 16 novembre, la veille de son « suicide ».« On était complètement bouleversés car le coroner et la police nous avaient dit que Christian était mort depuis trois ou quatre jours », d\u2019expliquer Mme Soucy.Quelques jours plus tard, le couple Soucy demandait une rencontre avec le détective René Roux, de la Sûreté municipale de Drummond- ville, qui leur a fait voir trois photographies de leur fils pendu dans le sous-sol de l\u2019hôpital.« Sur l\u2019une des photos, il était accroché, son oeil gauche était enflé comme s\u2019il avait eu un coup de poing et son pantalon était déchiré.Sur une autre, il était couché sur une civière et on aurait juré qu\u2019il dormait », de dire Mme Soucy.Transformé par un stage dans les Forces armées Interrogée par Me Éric Lépine, procureur du ministère public, elle avait auparavant raconté que son fils, un grand sportif qui avait fière allure, avait totalement changé de vie après un stage de quatre ans dans les Forces armées, entre 1981 et 1985, où il était météorologue.« Et c\u2019était encore pire quand il est revenu de Vancouver, où il a passé un an et demi (entre 1994 et 1996) pour tenter de refaire sa vie.À son retour à Montréal, en 1996, on l\u2019a fait hospitaliser pendant une semaine car il entendait des voix et on le craignait », de raconter la femme.Contre-interrogée par Me Anne- Marie Jutras, qui représente le centre hospitalier Sainte-Croix, le témoin a admis avoir refusé de voir son fils durant près d\u2019un an, en 1997, parce qu\u2019il avait un comportement agressif et qu\u2019elle en avait peur.L\u2019enquête se poursuit aujour- d\u2019hui avec les témoignages des policiers de Drummondville.PHOTO ROBERT MAILLOUX, La Presse © Le ps ychia t re Luc Gilbe r t , au ce nt re , s \u2019e n t re te nant ave c M e Anne - Mar ie Ju t ras , procure ure de l\u2019hôpita l S a in te -Croix , e t André Alla rd , du s e rvice à la c lie n tè le de l\u2019hôpita l.PHOTO ROBERT MAILLOUX, La Presse © Hugue t te S oucy affirm e qu\u2019e lle e s t s or t ie «to ta le m e nt dé s e m - paré e » d\u2019une re ncont re ave c le corone r Gille s Cam pe au.2 7 9 6 0 7 3 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 20 OCTOBRE 1999 A 15 Une opportunité pas de l'opportunisme Air Canada annonce un plan novateur et pratique afin de restructurer l'industrie canadienne du transport aérien.Notre solution propose une valeur réelle immédiate aux actionnaires, une plus grande sécurité pour les employé(e)s et un plus grand choix pour les consommateurs, garantissant ainsi que le contrôle de l'industrie demeure au Canada.Non seulement la solution est-elle conforme aux cinq principes du gouvernement fédéral, mais elle les dépasse de loin.De plus, elle ne nécessite aucune modification législative et elle sera soumise au Bureau de la concurrence pour un examen complet.DE CONCERT DANS LES AIRS Bh Nous nous proposons d'acquérir Canadian Airlines Corporation pour qu\u2019elle œuvre en tant que filiale.Air Canada et Canadian Airlines continueront toutes deux de fonctionner comme des entités distinctes, chacune avec des lignes intérieures rationalisées et des lignes internationales étendues.Air Canada demeurera au sein du réseau Star Alliance, alors que le nouveau partenariat proposé avec Delta Air Lines aidera Canadian Airlines à améliorer son service transfrontalier.Les deux compagnies aériennes conserveront leurs propres équipes de dirigeants, et ce, à leurs sièges sociaux respectifs de Montréal et Calgary.Notre solution garantit que toutes les collectivités actuellement desservies par l\u2019un ou l\u2019autre des transporteurs ou leurs filiales respectives continueront de l\u2019être.De plus, nous allons étendre nos opérations transfrontalières et tirer profit des occasions de développement international.Les milles ou points des programmes de grands voyageurs de chaque ; compagnie seront honorés et les tres populaires ventes de sieges continueront d\u2019exister.i Afin d'être encore plus concurrentielle, Air Canada mettra sur pied un nouveau transporteur à bas prix, { situé à Hamilton en Ontario.Administrée par une équipe de gestionnaires entièrement indépendante, | cette entreprise débutera ses activités avec une dizaine d'appareils pour desservir jusqu'à 20 destinations ! \u201c canadiennes.PAS DE FUSION, PLUS D'OCCASIONS Le plan d\u2019Air Canada respecte les droits, les intérêts et les aspirations futures de ses employé(e)s et autres employé(e)s œuvrant dans l\u2019industrie aérienne.Nous proposons le rapatriement au Canada des fonctions imparties à AMR aux États-Unis ; le nouveau transporteur à bas prix créera 500 nouveaux emplois à Hamilton et 300 autres seront préservés, | ailleurs au Canada; il y aura embauche de personnel pour de nouvelles lignes internationales; et la | proposition d\u2019un partenariat entre Canadian Airlines et Delta créera des occasions supplémentaires de lignes transfrontalières pour les appareils et le personnel de Canadian Airlines.Notre solution prévoit une réduction nette d\u2019au plus 2500 emplois, elle se fera en grande partie par attrition et, au besoin, départs à la retraite anticipés ou remise d\u2019indemnités pour cessation volontaire d\u2019emploi.D\u2019autres se verront offrir des occasions d\u2019emplois \u2018alternatifs.Nous garantissons que nos employé(e)s et leurs syndicats seront consultés avant toute modification pouvant avoir des répercussions ! sur eux.LES ACTIONNAIRES EN PROFITENT Pour les actionnaires d'Air Canada, notre proposition offre de racheter 35 % des actions d'Air Canada à raison de 12$ au comptant par action pour une valeur totale de 800 millions de dollars.Cela signifie aussi que les bénéfices futurs seront répartis entre 35 % moins d\u2019actions.Résultat, les actionnaires d\u2019Air Canada posséderont 100 % (90 % sur une base de dilution totale) d\u2019une société en bonne santé financière et élargie, disposant de partenaires puissants.Aucun individu ni aucune entité ne détiendra plus de 10 % de la propriété ou des droits de vote, il n\u2019y aura pas de nouveaux administrateurs et aucuns frais d'administration ne seront payés à quelconque transporteur extérieur.En bref, l'entreprise ne sera pas contrôlée par des intérêts étrangers.Même si les investissements proviennent de diverses sources, incluant United Airlines et Lufthansa, aucune d\u2019entre elles n'aura droit de vote ou de représentation au sein du conseil.Pour les actionnaires de Canadian Airlines, la solution préconisée par Air Canada représente une offre de 2$ au comptant par action et, contrairement à l'offre d'Onex/AMR, avec moins de conditions ! s\u2019y rattachant.LA SOLUTION POUR LE CANADA : La solution d'Air Canada s'appuie sur le potentiel des transporteurs aériens du Canada.Elle garde le contrôle au Canada.Elle répond aux préoccupations du gouvernement, apporte une valeur sûre aux actionnaires et aux employé(e)s.Plus que tout, elle sert mieux les besoins de nos consommateurs, à savoir le public voyageur.La proposition d\u2019Air Canada appartient vraiment au Canada.Pour plus de renseignements, visitez le site d'Air Canada au www.aircanada.ca Au cours des prochains jours et semaines, nous continuerons le dialogue avec les Canadiens et Canadiennes.Veuillez surveiller nos annonces dans ce quotidien ou ailleurs.wwwaircanada.ca AIR CANADA K 2 j à + à * 3LP1601A1020 a16mercredi20oct.3LP1601A1020 ZALLCALL 67 01:30:48 10/20/99 B A 16 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 20 OCTOBRE 1999 Oxfam dans un village oublié du Sud-Soudan RIMA ELKOURI Michel Verret revient de Bunagok, au Sud-Soudan.Autant dire qu\u2019il revient du bout du monde.Dans ce village oublié d\u2019une région en proie depuis 16 ans à une guerre tout aussi oubliée, les mots « mondialisation » ou « troisième millénaire » ne riment à rien, raconte le directeur des programmes d\u2019aide humanitaire à Oxfam-Québec.Là-bas, les gens boivent dans des mares, utilisent des arachides en guise de monnaie et n\u2019ont pour la plupart jamais vu de voitures.« La modernité n\u2019a pas fait là des bonds géants.En soi, est-ce un mal ?Non, s\u2019ils avaient ce qu\u2019il faut pour vivre », remarque M.Verret, de retour cette semaine d\u2019un séjour en Afrique où il a pu constater ce qui est advenu du programme d\u2019aide humanitaire implanté par Oxfam dans le village de Bunagok depuis un an.Ce programme, qui met l\u2019accent sur l\u2019eau, la santé et la nutrition, avait été lancé à la suite d\u2019une campagne menée à l\u2019automne 1998.Le Sud-Soudan était en proie à la famine.La sécheresse y a fait des milliers de morts.Quelque 580 000 $ avaient alors été recueillis par l\u2019ONG qui espère en récolter autant cette année afin que le programme se poursuive.« L\u2019an dernier, nous souhaitions entrer au Sud-Soudan parce qu\u2019il y avait urgence, dit M.Verret.Mais nous avons aussi dit que nous souhaitions y demeurer pour la réhabilitation et le développement.» Pas question de jouer « la carte du misérabilisme », précise le coopérant de 54 ans.Pas question non plus de jouer au « blanc qui débarque ».« On n\u2019est pas là pour faire des cadeaux.On privilégie une approche participative.» Services de base Une telle approche, dans une ville d\u2019environ 35 000 âmes où il n\u2019y avait jusqu\u2019à tout récemment pas d\u2019eau potable, ça veut dire aider à la construction de puits.« On a déjà trois forages.Notre ambition, c\u2019est d\u2019en avoir sept.» La petite équipe de cinq coopérants travaillant à Bunagok a aussi mis sur pied un centre de santé dans ce village où le paludisme, la dysenterie et le ver de Guinée font des ravages.Des agents auxiliaires ont été formés sur place pour venir en aide à la population.Afin de contrer les risques de malaria dus aux anophèles \u2014 des moustiques particulièrement voraces qui n\u2019ont rien à voir avec les petits moustiques d\u2019ici \u2014, les coopérants ont, dans un premier temps, distribué des moustiquaires.Par la suite, on a enseigné aux femmes du village à fabriquer leurs propres moustiquaires.Parce que l\u2019humanitaire ne règle pas tout, Oxfam fait également des pressions auprès de nos gouvernements pour trouver une solution politique au conflit.On espère que les partis seront invités à s\u2019asseoir à la même table afin de régler ce conflit qui oppose depuis des années la population du nord du pays, en majorité musulmane, et celle du Sud, composée surtout de chrétiens et d\u2019animistes.On parle en fait de 40 ans de conflit qui ont créé une situation pour le moins « complexe », rappelle M.Verret.En attendant la solution politique, il est essentiel de travailler à améliorer les conditions de vie des gens habitant dans ce pays oublié, dit-il.Pour faire des dons : Oxfam-Québec (514) 937-1614 (Montréal) ou 1-877-937-1614 PHOTO ARMAND TROTTIER, La Presse © Miche l Ve rre t , d \u2019Oxfam -Qué be c , a é té re nve rs é de voir com m e nt le S ud-S oudan e s t « dé conne c té du m onde ».De puis un an , une é quipe de coopé rants d\u2019Oxfam a m is s ur p ie d à Bunagok un program m e d\u2019a ide hum anita ire qui m e t l\u2019acce nt s ur l\u2019e au , la s anté e t la nut r it ion .2 7 9 5 8 3 0 Le Refuge a aussi pignon sur rue dans Hochelaga LILIANNE LACROIX « Je voulais sortir du centre-ville, slacker un peu sur la drogue.À la longue, c\u2019est dur sur le système.» Après de longues hésitations, après avoir craint de perdre sa liberté, son seul bien, Francis a accepté l\u2019aventure que lui offraient les intervenants du Refuge des jeunes : un studio pas trop cher à 250 $ par mois (chauffé, meublé, éclairé), dans un immeuble à logements de l\u2019est d\u2019Hochelaga-Maisonneuve, où il pourrait reprendre son souffle tout en continuant à mener sa vie à sa guise.Il peut continuer à sortir quand il veut, à prendre sa drogue, à boire.Une seule règle de base : on ne dérange pas les autres.« Ici, je peux prendre un break.C\u2019est quasiment la banlieue », dit-il en faisant visiter son petit logement.Francis est passé bien prêt de dire non.Après quatre ans de centre d\u2019accueil, quatre murs n\u2019avaient rien d\u2019attirant.« C\u2019était une grosse décision à prendre.Je m\u2019apprêtais à refuser quand j\u2019ai décidé d\u2019aller fumer une cigarette dehors.Il faisait vraiment frette ce jour- là ! » Cela a fait la différence.En le voyant hier, le chanteur Dan Bigras, qui parraine le projet et poursuit ainsi sa collaboration de dix ans avec le Refuge, a eu un choc.« Quand il est arrivé ici, il ne disait pas un mot à personne.Quand je l\u2019ai vu en train de parler aux journalistes, je me suis dit : Qu\u2019est-ce qu\u2019il fait, tabarnak ?Je n\u2019en suis pas revenu.Maintenant, il parle même d\u2019embarquer tout le monde dans un souper communautaire.» Pour lui et pour les intervenants, le succès ne se mesure pas selon les critères habituels.« Un des gars n\u2019a pas cessé de consommer, mais sa consommation s\u2019est stabilisée, dit-il.C\u2019est déjà ça.» Pour les intervenants, la règle est claire : il faut respecter le rythme des jeunes.« On essaie de les aider à développer des choses qu\u2019ils aiment.Si on réussit, la dope va tranquillement devenir secondaire.Le rapport de ces jeunes avec les adultes est fragile, il faut être prudents.Ils n\u2019ont jamais fitté nulle part ailleurs, ni en maison d\u2019hébergement, ni en appartement supervisé, alors on ne peut pas présenter le même cadre.Ça ne marcherait pas », déclare Alain Lavoie, intervenant.Des petits plaisirs, Francis en a découverts.« Après avoir fait quelques sous en allant squeeger, il ne pensait qu\u2019à se geler, explique M.Lavoie.La semaine dernière, il a pris un plaisir immense à manger ses dill pickles en buvant la bière qu\u2019il venait de s\u2019acheter.» Des 26 logements de l\u2019immeuble, six sont réservés aux jeunes de la rue et cinq sont occupés depuis le début octobre.Deux autres studios accueillent un bureau pour les intervenants et un centre communautaire.Des intervenants soutiennent les jeunes, allant par exemple faire avec eux leur première épicerie, et favorisent leur intégration avec les autres locataires.Éventuellement, on vise accueillir 12 jeunes dans l\u2019immeuble.Le voisinage est déjà quelque peu habitué à une clientèle particulière puisque l\u2019édifice contigu est loué en grande majorité à des personnes souffrant de maladie mentale.La Société d\u2019habitation populaire de l\u2019Est de Montréal, qui y voit des occasions d\u2019accélérer la revitalisation urbaine et sociale, prend part à ces deux projets.« Tout s\u2019est très bien passé avec les personnes souffrant de maladie mentale, admet Luc, le concierge qui a la charge des deux édifices.Si un des locataires a un problème, tout le bloc le protège et réagit en appelant les intervenants.Les gens étaient un peu réticents à l\u2019arrivée des jeunes, mais on s\u2019ajuste tranquillement de part et d\u2019autre.» Un antidote responsable du syndrome de la guerre du Golfe Agence France-Presse WASHINGTON Un antidote à un gaz neurotoxique pourrait être à l\u2019origine du « syndrome de la guerre du Golfe », cette énigme médicale persistante qui préoccupe le Pentagone près de neuf ans après le conflit contre l\u2019Irak.Un rapport devait être présenté à ce sujet hier au département américain de la Défense.Il ouvre la voie à plusieurs pistes de recherches.Selon ce document rédigé par la Rand Corporation, un centre de recherches californien financé par le Pentagone, un antidote au gaz neurotoxique soman, le bromure de pyridostigmine (PB), pourrait expliquer le syndrome.Quelque cent mille anciens combattants américains souffrent de maux divers, tels des douleurs musculaires, une fatigue chronique, des pertes de mémoire. 3LP1701A1020 A 17 Mercredi 3LP1701A1020 ZALLCALL 67 01:30:18 10/20/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 20 OCTOBRE 1999 A 17 2 7 9 2 7 3 1 Île-des-Soeurs: le référendum sur l\u2019autonomie commence dimanche ÉRIC TROTTIER La campagne référendaire sur l\u2019autonomie de l\u2019Île-des-Soeurs entre dans une phase cruciale, les 10 000 insulaires habilités à voter pouvant se prévaloir dès dimanche du vote par anticipation.« Nous nous attendons à une bonne participation, puisque la liste électorale a été validée par plus de 1500 personnes », a indiqué hier la présidente de la Coalition des résidants pour l\u2019autonomie de l\u2019Île-des-Soeurs (CORA), Juliette Barcelo, organisatrice du référendum.Mme Barcelo, ainsi que les deux conseillers municipaux, Robert Isabelle et Catherine Chauvin, tous en faveur de la séparation de l\u2019île, mènent une campagne tranquille.Ils auraient sans doute préféré participer à de vrais débats sur la question de l\u2019autonomie de leur territoire, mais, faute d\u2019adversaires (officiellement, la Ville de Verdun ne reconnaît pas le référendum, et le Rassemblement des insulaires contre la séparation, dirigé par Gilles Pétel, a refusé de débattre de la question avec les autonomistes, af- firment-ils), ils se contentent de quelques apparitions ici et là, et de publicité dans les journaux locaux pour annoncer le référendum, dont la question est : « Êtes-vous favorable à ce que l\u2019Île-des-Soeurs devienne une municipalité autonome ?» Dimanche prochain, donc, de 9 h 30 à 20 h 30, tous les résidants ou propriétaires de l\u2019île (avec preuve de résidence ou de propriété) de plus de 18 ans pourront se présenter au gymnase de l\u2019école primaire de l\u2019Île-des-Soeurs, rue de Gaspé, pour voter par anticipation.Sinon, ils voteront le 31 octobre aux mêmes heures et au même endroit.Les autonomistes réclament depuis plusieurs années un tel référendum.Ils estiment qu\u2019ils paient plus que leur part des taxes imposées par Verdun et, surtout, qu\u2019ils ne reçoivent pas de l\u2019administration du maire Georges Bossé les services correspondant à ce qu\u2019ils paient.L\u2019un des derniers débats à faire rage porte sur les dix hectares de forêt privée de l\u2019île, que les insulaires veulent conserver, tandis que la Ville est prête à laisser son propriétaire, le constructeur Proment, les développer à sa guise, à moins que les résidants de l\u2019île n\u2019en paient la note, plutôt salée.« Ce dossier est un bon exemple de la mauvaise administration faite avec notre argent, indique Mme Barcelo.La Ville se dit prête à racheter la forêt, à condition que les insulaires paient 14 millions, ce qui est beaucoup trop cher.Si nous étions autonomes, ça fait longtemps qu\u2019on aurait acheté la forêt, sans doute sans hausser les taxes, puisque les insulaires génèrent des surplus régulièrement.» 2 7 9 6 1 9 3 Un ouragan menace la Guadeloupe Agence France-Presse POINTE-À-PITRE La Guadeloupe, département français d\u2019outremer, a été placée en état d\u2019alerte cyclonique rouge hier à compter de 18 h locales par les autorités locales, a constaté un journaliste de l\u2019AFP.S\u2019exprimant sur les stations de radio insulaires, qui diffusent depuis le début de l\u2019après-midi bulletins météorologiques et spots rappelant les précautions d\u2019usage, le préfet Jean-François Carenco a annoncé qu\u2019il déclencherait à 22 h locales, si la trajectoire de l\u2019ouragan José se maintenait en direction de la Guadeloupe, la phase de confinement de la population à son domicile ou dans les abris anti-cyclo- n i q u e s o u v e r t s p a r l e s municipalités dans les écoles et certains immeubles privés.L\u2019état d\u2019alerte cyclonique du Plan Orsec impose l\u2019arrêt de toutes les activités professionnelles, l\u2019obligation de rejoindre son domicile ou un abri anti-cyclonique et l\u2019interdiction de circuler sur la voie publique.Selon les dernières prévisions météo, l\u2019ouragan José s\u2019accompagne de vents atteignant 120 à 175 km/h lors des rafales et est chargé de fortes précipitations.Il progresse vers le nord des Caraïbes à environ 21 km/h et ses premiers effets pourraient être ressentis en Guadeloupe hier aux environs de 22 h locales.Une unité de la Sécurité civile de 45 hommes chargés de 7 tonnes de matériels qui a quitté la base aérienne d\u2019Istres (sud de la France) à destination de la Guadeloupe devait finalement atterrir la nuit dernière à la Martinique, moins menacée par José. \u201ceas A 18 JEAN-FRANCOIS BEGIN LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 20 OCTOBRE 1999 Les usagers du CHUM rejettent le projet d'hôpital unique Selon un sondage CROP, à peine 15% des répondants y voient une solution avantageuse pour les patients Même si Québec en fait miroiter la possibilité depuis plusieurs mois et que les médecins du CHUM l\u2019appellent de leurs voeux, la construction d\u2019un nouvel hôpital universitaire pour remplacer Notre-Dame, l\u2019Hôtel-Dieu et Saint- Luc est rejetée massivement par un groupe pourtant fort important : les usagers.Selon un sondage réalisé par la firme CROP pour le compte du comité des usagers du CHUM, à peine 15 % des répondants jugent que la construction d\u2019un nouvel hôpital est la solution la plus avantageuse pour les patients.Par comparaison, la fusion des trois hôpitaux actuels (ils sont en fait réunis depuis \u20181996) recueille 39 % de l\u2019appui populaire, tandis que le maintien d\u2019une identité distincte pour chacun des trois établissements obtient la faveur de 31 % des répondants.Quinze pour cent des gens n\u2019ont pas d'opinion ou refusent de répondre.La construction d\u2019un nouvel hôpital semble donc n'être qu\u2019une pure chimère pour une écrasante majorité des personnes sondées.«Les gens veulent compter sur quelque chose de relativement solide, surtout chez les personnes les plus âgées », commente le vice-président de CROP, Louis-Philippe Barbeau.Des leçons devront être tirées Pour le président du comité des usagers, Claude Benjamin, qui a présenté les résultats au conseil d'administration du CHUM, hier soir, des leçons devront être tirées de ce verdict on ne peut plus clair, qui survient à dix jours d\u2019un vote référendaire au cours duquel les médecins du CHUM se prononceront sur le projet de réorganisation clinique présenté au début du mois par le directeur général de l\u2019hôpital, le Dr Raymond Carignan.« Peut-être vaudrait-il mieux pendant un certain temps laisser respirer ce milieu, lui laisser adopter son plan, plutôt que de nous lancer dans un projet dont on ne sait pas ce qu\u2019il voudrait dire de fa- con précise ni ou il serait installé », a-t-il dit.On attend depuis plusieurs mois que la ministre de la Santé, Pauline Marois, annonce la construction d'un nouveau CHUM, perçu comme la solution miracle aux guerres intestines qui minent l\u2019hôpital universitaire depuis sa création en 1996.Le plan du Dr Cari- gnan, dont la version finale sera dévoilée lundi, est présenté comme une voie de transition vers cet hôpital unique.Syndrome du parc olympique Par ailleurs, méme si on invoque souvent la nécessité de réunir une «masse critique» d'expertises pour justifier les fusions d\u2019hôpitaux comme celle ayant donné naissance au CHUM, les usagers ont une perception différente: 40% d\u2019entre eux jugent que l'objectif principal est de réaliser des compressions budgétaires ou de minimiser les coûts.Une donnée dont Québec devra tenir compte avant de décider de couler du béton neuf, croit M.Barbeau, de CROP.« Les gens ne sont pas nécessairement au courant de tous les tenants et aboutissants du projet, mais ils pourraient avoir un « syndrome du parc olympique » quand on va annoncer des investissements (pour un nouvel hôpital) », dit-il.Le sondage a été réalisé du 10 au 26 juin 1999 auprès de 700 répondants se répartissant comme suit : 252 usagers des services du CHUM, 182 accompagnateurs et visiteurs et 266 usagers potentiels, soit des gens n\u2018ayant jamais fréquenté le CHUM, mais ayant indiqué qu\u2019ils pourraient y avoir recours, le cas échéant.La marge d\u2019erreur est de 3,8 %.Le nouveau service LibreContact transforme votre SCP Bell Mobilité\u201d en modem.Maintenant, à partir de votre ordinateur portable ou de poche, vous avez accès par voie numérique, partout et en tout temps, à Internet, au réseau de votre entreprise et à votre courriel.Trousse LibreContact numérique gratuite.À l\u2019achat de la trousse LibreContact, une remise de 75 $ (plus taxes) sera appliquée à votre facture mensuelle.150 29° En vigueur jusqu'au 31 octobre avec un forfait SCP numérique à partie de 29$ ou plus par mois ou d'un abonnement à un forfait d'entreprise avec un bloc de temps d'antenne 400 Mobilité-entreprise.Ju vigueur pour les appels focaux et vocaux au Canada seulement.Les minutes non utilisées ne pourront être reportées à une factu 49% \u2018à épuisement des stocks.Sous réserve 650 793 800 995 modification ou de prolongation sans préavis.Détails en e Minutes utilisables en tout temps* e Aucun contrat 1 50 0 e Pas de frais d\u2019itinérance\" * Facturation à la seconde $ e Conférence à trois, Renvoi automatique 159 « et Appel en attente inclus.n.\u2018Les fortaits à 29$ et 49$ par mois sont en res uente.\u2018Seulement au Can ec.Bell .Taxes, services optionnels et autres frais (activation, acces mensuel au réseau, interurbain et temps d'antenne) en sus.Bell Mobilité et Espace Bell sont des marques de commerce de Bell Canada.LibreContact est une marque de commerce de Bell Mobilité C 4 t ; % lulaire Inc./ { 5 LE Pour en savoir plus, appelez-nous, consultez notre site Web ou passez nous voir a \u2019un de nos magasins Espace Bell™ 1888 4MOBILE www.auxgensdaffaires.com rd Mobilité i "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.