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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
D. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1999-10-23, Collections de BAnQ.

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[" 6LP0101D1023 d 1 samedi 6LP0101D1023 ZALLCALL 67 00:53:19 10/23/99 B 2774751 www.bijouterieleroy.com Une seule adresse 7139,rue ST-HUBERT (coin Jean-Talon) (514)277-3127 SPÉCIAL 449$ 50 POINTS DE DIAMANTS OR 14k Près de 400 pages Format : 10\u201d x 13 1/2\u201d 2995 $ Pour seulement 0 0 0 5 7 FRAIS POSTAUX ET TPS EN SUS Un livre unique qui retrace les faits marquants de l\u2019actualité de 1900 à 2000 Interurbains (sans frais) : 1 877 299-6299 Les quantités étant limitées, commandez dès maintenant (514) 285-6945 100 ans d\u2019actualités 1900-2000 F I L L 5 3 6LP0201D1023 D 2 samedi ARTS 6LP0201D1023 ZALLCALL 67 00:51:01 10/23/99 B D 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 23 OCTOBRE 1999 TVA s\u2019associe au Cirque du Soleil Au programme : variétés et téléfilm sur Sylvie Fréchette TÉLÉVISION Louise Cousineau L e Cirque du Soleil est sans doute l\u2019exportation québécoise la plus huppée du domaine des arts.Voilà que TVA s\u2019associe à cette extraordinaire entreprise pour produire différentes émissions.Un gros projet de 25 millions dont la première réalisation devrait être une grosse série de variétés à la Ed Sullivan qu\u2019on espère vendre à travers le monde.La nouvelle a été annoncée hier à Los Ange- les dans le cadre de la mission commerciale du premier ministre Lucien Bouchard.Le deal est simple à comprendre : le Cirque du Soleil fournit la créativité et les concepts, TVA s\u2019occupe du financement et du contrôle de la production.Comme on travaille pour le marché international, tout sera tourné en anglais.Mais le plus possible au Québec.Plusieurs projets sont en route.La série de 13 émissions de variétés devrait voir le jour dès l\u2019an 2000.Peter Wagg, le directeur général de Cirque du Soleil Images, un Britannique qui vit à Outremont, évoque la magie du show d\u2019Ed Sullivan et les découvertes de Saturday Night Live.Il est question d\u2019une animation à deux, mais aucun nom n\u2019a été révélé.M.Wagg, qui a été notamment le créateur du personnage Max Headroom, ne veut pas limiter les performances aux acrobates.Il y aura de tout dans l\u2019émission, mais sans doute pas de chiens savants.On sait que la particularité du Cirque du Soleil est de ne pas présenter de performances d\u2019animaux.Trois autres projets sont sur la table : Un téléfilm sur la vie de la nageuse synchronisée Sylvie Fréchette, qui travaille actuellement au spectacle O du Cirque à Las Vegas.On se souvient du suicide de son fiancé, de sa médaille d\u2019or ratée aux Olympiques parce que la juge du Brésil avait mal pitonné son ordinateur.Elle participera à toutes les étapes de l\u2019idéation, mais une autre nageuse devrait jouer son rôle.Une série de documentaires d\u2019une heure sur le Cirque du soleil.Dans le passé, les spectacles télévisés du groupe se sont vendus dans plus de 70 pays.Et enfin, un gros morceau : la production d\u2019une série d\u2019animation pour enfants qui pourrait se faire à Montréal.Les partenaires envisagent la création d\u2019un centre d\u2019animation doté des plus récentes technologies.Daniel Lamarre, le PDG de TVA, exultait hier en conférence de presse téléphonique.« L\u2019élément déclencheur a été l\u2019affinité entre TVA International et le Cirque du Soleil.Et nous voulons produire au Québec.Et surtout, nous voulons avoir du fun ! » De s vie s fas c inante s e n accé lé ré de m ain ?J\u2019ai des fascinations dans la vie.Le soir, les fenêtres allumées me font toujours rêver de la vie des inconnus à l\u2019intérieur.Je vois un enfant, j\u2019essaie de l\u2019imaginer adulte.Les vieux ron- chonneux étaient-ils de charmants enfants en 1ère année ?Voilà que l\u2019émission 42 Up dimanche soir à 21 h 30 à Télé-Québec m\u2019offre la poire pour étancher la soif de toutes mes curiosités.Le documentariste britannique Michael Apted suit un groupe d\u2019enfants depuis l\u2019âge de 7 ans.Les voici à 42 ans.Apted les a filmés tous les sept ans.On les voit vieillir devant nos yeux.C\u2019est extraordinaire.Le documentaire sera présenté en deux parties, demain et dimanche prochain.Ce que sont devenus les enfants, qu\u2019on a entendus rêver tout petits, fascine tout autant que le portrait de l\u2019Angleterre qui se dessine entre les images et les paroles.Un sens du devoir souvent, le désir d\u2019avoir des enfants et des couples qui ne divorcent pas tellement.Une Angleterre multi-raciale qui semble bien se porter.La version française est souvent agaçante, en voice-over comme on dit dans le jargon du métier.Mais ça vaut la peine d\u2019endurer ce contretemps.TQS dé m é nage Je an-Re né pour le s s ondage s BBM ?TQS mettait toutes ses complaisances dans la nouvelle émission 2000 ans de bogues de Jean- René Dufort le mardi soir.Mais si les scores augmentent un petit peu chaque semaine, ce n\u2019est pas suffisant pour les patrons de la chaîne, insatisfaits ne n\u2019avoir pas encore franchi les 200 000 spectateurs.Ils ont donc décidé de déménager les bogues à 19 h 30 le mardi, au lieu de 20 h.À compter de mardi prochain le 26.C\u2019est que les gros sondages BBM d\u2019automne sont en route depuis jeudi et séviront jusqu\u2019au 24 novembre.BBM choisira quatre des cinq semaines pour évaluer la performance des joueurs.À 20 h, Jean-René Dufort affrontait deux oeuvres fort populaires : Bouscotte à Radio-Ca- nada et Histoires de filles à TVA, toutes deux au dessus du million.À 19 h 30, TQS estime que la circulation est moins dense.La Facture est à Radio-Canada et Ent\u2019Cadieux à TVA.Faut le voir pour le croire, qui était à 19 h 30, s\u2019en va à 20 h.Ally McBe al de re tour lundi ?Les fans de l\u2019avocate la plus flyée de la télévision retrouveront Ally McBeal lundi soir à 21 h à CTV alors que la série entreprend sa troisième saison en version originale américaine.Il semble que l\u2019action ne sera plus centrée cette année sur les anciennes amours d\u2019Ally avec un de ses collègues de bureau, mais sur ses nouvelles aventures amoureuses qui ne seront pas imaginaires.On a même entendu parler d\u2019un baiser à une femme lors du deuxième épisode au lendemain de l\u2019halloween.Photothèque PC TVA e t le Cirque du S ole il p ro je t te n t un té lé film s ur la vie de la nage us e s ynchronis é e S ylvie Fré che t te (c i-cont re e n 1 9 8 2 , e t c i-de s s us lors de s on in t ronis a t ion au Te m ple canadie n de la re nom m é e de s s por t s , le 6 oc tobre de rn ie r ).Photothèque La Presse © VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION Louise Cousineau 17:00 3 ARNAQUES Comment Romain Gary a réussi à obtenir deux prix Goncourt en se transformant secrètement en Émile Ajar.17:30 a BRANCHÉ Le chien cybernétique Aibo créé par Sony existe à seulement 5000 exemplaires.Un bon chien?18:00 P LES DICOS D\u2019OR La demi-finale de la dictée de Pivot est présentée depuis l\u2019Abbaye-aux-hommes à Caen, érigée au XIe siècle à la demande de Guillaume le Conquérant.Le corrigé est à 21h15.Bonne chance à tous.18:30 0 CULTURE-CHOC Première de la nouvelle saison de cette émission qui court à travers le Canada.Notamment la nouvelle reporter d\u2019origine indienne Shacchi Kurl découvrira la culture du Saguenay-Lac-Saint-Jean.20:00 3 COUPLES LÉGENDAIRES Audrey Hepburn et Mel Ferrer.20:00 X THE ABBEY ROAD STORY L\u2019histoire du studio qui a accueilli Glenn Miller, Pink Floyd et les Beatles.à 21h, le film Sgt.Pepper\u2019s Lonely Hearts Club Band.21:00 A AUX PORTES DE L\u2019ENFER Mickey Rourke et Robert De Niro dans un polar bizarre.23:30 A PETITS MEURTRES ENTRE AMIS Un bon petit polar britannique plein d\u2019humour noir.R C 18h00 CANAUX a q v 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO T V A c j o r T Q y A E M T Q S z H K C T V P B S C Â B L E t l CBC h ABC D CBS b NBC g J O 1 2 R C T V A T Q T Q S C T V P B S C Â B L E 3 ( 5 - 6 W X 9 0 ! ?) ¨ Z # P + U $ p 4 4 7 7 8 8 5 5 11 11 45 58 13 13 22 22 21 21 23 23 20 20 24 24 47 39 48 34 31 31 26 37 37 68 36 46 3 3 49 47 50 29 32 48 25 25 19 19 33 33 40 40 32 38 38 27 27 28 28 15 15 74 35 44 18 18 9 9 18h00 CANAUX 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO Le Téléjournal Franc Jeu Hockey / Maple Leafs - Canadiens Le Téléjournal Les Nouvelles du sport Cinéma / POTINS DU SUD (5) avec Julia Roberts (22:55) Le TVA Cinéma / DRÔLE DE SINGE (5) avec Jason Alexander, Faye Dunaway Cinéma / FRANC TIREUR EN PÉRIL (5) avec Dolph Lundgren, Gina Bellman Le TVA Sports (22:54) / Lot.(23:16) Cinéma (23:25) Les Règles du jeu / Anthony Kavanagh Cinéma / KOLYA (3) avec Zdenek Sverak, Andrej Chalimon Cinéma / AUX PORTES DE L'ENFER (3) avec Mickey Rourke, Robert De Niro Dream on Cinéma Les Simpson Cinéma / OPÉRATION CONDOR (5) avec Jackie Chan, Carol Cheng Cinéma / FRISSONS (4) avec David Arquette, Neve Campbell Cinéma / REGARDEZ-MOI (6) avec J.Burton, R.Medford (23:17) Pulse The Habs.Star Trek: Voyager Snoops The Pretender CTV News Sports News Reg.Contact Cinéma / A LEGEND OF SLEEPY HOLLOW avec Brent Carver America's Most Wanted Snoops News Sat.Report Saturday Night Hockey / Canadiens - Maple Leafs Hockey / Bruins - Devils Football collégial (15:30) News Judge Brown Cinéma / UP CLOSE AND PERSONAL (5) avec Robert Redford, Michelle Pfeiffer News Baywatch Football collégial (12:00) Seinfeld Early Edition Martial Law Walker, Texas Ranger ER News Nightly News Jeopardy Baseball / Série mondiale: Yankees - Braves Dateline NBC Sat.Night The Lawrence Welk Show Good Neigh.Served?Keeping Up.Waiting for.Berkeley Square (4/10) Austin City Limits Tango Magic Antiques Roadshow The Editors McLaughlin Allo, Allo Goodnight.As Time Goes Chance in.Red Dwarf Sessions at West 54th World News L.A.Detectives The Love Chronicles Biography Niagara: A History of the Falls A&E Top 10 Dream Jobs Arts & Minds St.Cecilia Mass Yo-Yo Ma An Evening with Ben Heppner Rowan Atkinson Live Ed Sullivan Sex and the.Dame Edna Contact Animal Juste pour.Le Goût du monde / Tunisie Couples légen.Scandales Biographies / Denise Pelletier Les Enquêtes d'Hetty Cinéma / MOODY BEACH (4) Activités physiques.Multimedia.April-Fortier Le Monde à la carte Choix et.Contes.Le Monde des affaires Histoire des formes urbaines Escape / Abandon Ship .Connection Exhibit A Snake Stories How'd they do that?Vets.Practice Movie Magic .Connection Exhibit A Franklin Little Lulu Sh.Hoze Houndz .Angels Cinéma / THE MUPPET MOVIE (4) Cinéma / LUCAS (4) avec Corey Haim, Kerri Green (21:35) Herbie (23:15) 7th Heaven Drew Carey 3rd rock.Sun Cops America's Most Wanted Angel Mad TV Canadian Wilderness Outer Limits Family Guy King of the Hill Jack & Jill Any Day Now A.Hitchcock Sat.Night History Bites Reilly: Ace of Spies The Final Day Cinéma / DOGS OF WAR (4) avec Christopher Walken, Tom Berenger .Weapons Homes by.Flick Success TV 3 Perfect Days Nat.Geo.the Wildside Animal Adv.The Tourist TV Guide TV Flick Eros Bourbon Voyageur Ed Sullivan Pop up vidéo Musicographie / Abbey Road Cinéma / SGT.PEPPER (5) avec Peter Frampton, Sandy Farina Musicographie / Abbey Road World News Culture Shock Fashion File On the Arts Antiques Roadshow Sat.Report Venture Rough Cuts / Java Jive Fashion File Undercurrents Can.à Singa.Culture-choc Monde ce soir Médias Corruption au Pakistan Le Journal RDI Entrée des.Can.Bangkok Franc Jeu Zone libre Sports 30 Mag Entre les.Monde, sport Baseball / Série mondiale: Yankees - Braves Sports 30 Mag Friday the 13th: The Series Cinéma / THE REFLECTING SKIN (3) avec Viggo Mortensen Welcome to Paradox Prime Suspect Cinéma (23:05) Sliders Invasion Am.Walking.Relic Hunter Cinéma / ZARDOZ (4) avec Sean Connery, Charlotte Rampling Ciné (23:15) SportsCentral Equestrian Figure Skating: Debbi Wilkes Wrestling: WWF Live SportsCentral SPGA Golf / Kaanapali Classic Pas sorcier .découverte Spécial National Geographic Cinéma / LA VIE EST BELLE (3) avec James Stewart TFO en scène / John Coltrane Cinéma / J'AI HORREUR DE.The Lost Ark The Cattle Files The Secret World of Fashion Models Uncovered The Greatest Supermodels The Secret World of Fashion Raw (17:30) Sportsdesk Baseball Tnght Baseball / Série mondiale: Yankees - Braves Sportsdesk Les Dicos d'or / La Dictée Jrnl (19:03) Le Grand Tralala Les Dicos d'or / Le Corrigé (21:15) Journal belge Journal suisse Soir 3 Inquiring.Two Fat Ladies National Geographic Cinéma / I WANT TO LIVE! (4) avec Susan Hayward, Simon Oakland Conv.(22:05) Cinéma / MY FOOLISH HEART (4) (22:20) .Nature L'Hôpital.Dos Ado / L'Obésité.Vivre à deux Êtes-vous libre Éros et Compagnie Sortie gaie Les Copines.Trauma / Denver, au Colorado Addams Fam.Big Wolf.Buffy the Vampire Slayer Freaky Stories Goosebumps Worst Witch Monster by.Grade Alien Addams Fam.Lost Nebula Beasties CityMag Rendez-vous avec.Sur la colline Vos finances CityMag Parole et Vie Le Grand Journal (22:48) Declic! 6LP0301D1023 D03 sam.(Arts) 6LP0301D1023 ZALLCALL 67 00:43:18 10/23/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 23 OCTOBRE 1999 D 3 Qui a dit doublures?DOUBLURES / Suite de la page D1 L\u2019alternance elle, a un minimum de spectacles garantis sur la durée de son contrat.On la paie pour les journées de répétition et pour ses apparitions dans le spectacle.Sans compter un salaire mensuel de base, pour s\u2019assurer de sa disponibilité.Ingrat comme boulot ?Bien entendu.Il n\u2019est jamais facile d\u2019être dans l\u2019équipe de réservistes quand on avait postulé pour le grand club.L\u2019alternance est la personne dont on ne parle pas, qui ne donne pas d\u2019entrevues, qui est rarement sous le feu des projecteurs.Elle est celle qui poireaute pendant que le spectacle bat son plein.Qui révise son rôle tous les jours, juste au cas où.Et puis, disons- le, être sur appel n\u2019a rien de trop excitant : tous les jours jusqu\u2019à 19 h, les alternances sont susceptibles d\u2019êtres bip- pées.Tant pis s\u2019ils avaient un poulet au four ou un rendez-vous galant.« Faut être capable de jouer avec cette pression-là, lance Paul Bisson (Quasimodo).Être prêt à réagir à tout moment.Être disponible en tout temps.» « Le plus difficile est de gagner la confiance des vedettes, explique Jean Ravel (Phoebus).Le cast principal s\u2019est établi une complicité, et toi tu arrives là-dedans une fois par semaine.Il faut que tu entres dans le bain de leur complicité.» « C\u2019est sûr qu\u2019au départ, je me suis posé des questions, ajoute Marc Gabriel (Frollo).Mais en fin de compte, le problème n\u2019est pas d\u2019être numéro un ou numéro deux, je pense que c\u2019est une histoire de challenge personnel.Moi, en faisant ce job, je me suis découvert des qualités que je ne me connaissais pas et qui influenceront sans doute mes productions futures.» Question d\u2019expérience Tout n\u2019est donc pas si sombre au royaume de la doublure, pardon, de l\u2019alternance.Des artistes comme Marc Gabriel ou Marie-Jo Thério (Esmeralda) ont des carrières solo déjà bien engagées.Les jours de congé, ils en profitent pour faire avancer leurs projets personnels.Thério a un deuxième album de prévu pour très bientôt.Gabriel, lui, a un sixième disque d\u2019annoncé pour février.C\u2019est, dans leur cas, un moyen de faire des sous en attendant de refaire surface en tant qu\u2019auteurs-compositeurs-inter- prètes.Pour des plus jeunes comme Jean- François Breau (Gringoire), Daniel Pru- dian (Clopin) ou Marie-Ève Janvier (Fleur-de-Lys), c\u2019est une façon d\u2019apprendre la game sur le tas, de s\u2019habituer progressivement aux spectacles d\u2019envergure.L\u2019aventure rejaillira à coup sûr sur leur carrière.Marie-Ève, 14 ans, est actuellement en secondaire 3.Mais pour elle, l\u2019expérience de Notre-Dame de Paris est une école en soi.Idem pour Jean-François Breau, 21 ans, qui a gagné à Granby l\u2019an passé.« Sûr qu\u2019à sept soirs par semaine, j\u2019aurais dit oui, par défi.Mais au fond, j\u2019aime mieux le faire un soir, pis le digérer pendant cinq jours.C\u2019est une façon de ne pas avoir toute la pression sur le dos, de prendre de l\u2019assurance.» Va sans dire, les alternances ont également une solide option sur le rôle, lorsque celui-ci se libérera.Comme le résume Luc Plamondon : « Les alternances d\u2019aujourd\u2019hui seront les premiers rôles de demain.» Lorsque le cast actuel s\u2019envolera pour Paris en mai prochain, ce sont eux qui prendront le relais.Ils auront à leur tour des alternances, qui deviendront éventuellement des premiers rôles, qui auront à leur tour des alternances et ainsi de suite.Pour une comédie musicale comme Notre-Dame de Paris, ce système permet de s\u2019assurer la multiplication des troupes, qui elle-même assure la continuité du spectacle, où qu\u2019il soit présenté.C\u2019est un bassin de joueurs avec lesquels Plamondon et compagnie pourront jongler d\u2019une distribution à l\u2019autre en jouant au jeu des combinaisons.Paul Bisson ou Jean Ravel ont tous les deux une bonne expérience du musical.Le premier a été André Breton dans La Vie en bleu de Robert Hossein en plus d\u2019être l\u2019alternance de Mario Pelchat pour le rôle de Picasso ; le second a été alternance pour trois rôles masculins dans Starmania à Paris.Qui sait si ces deux-là ne seront pas « shippés » à Sidney pour la version australienne du spectacle, ou encore à Toronto pour son adaptation canadienne.« On est à l\u2019aube d\u2019un spectacle qui va durer aussi longtemps que Starmania.Et No- tre-Dame, c\u2019est encore mieux, c\u2019est un show en expansion », observe Jean Ravel, convaincu que son tour viendra.Une nécessité Évidemment, reste la délicate question du public.Si on paie pour voir Mario Pel- chat et qu\u2019on a Paul Bisson en Quasimodo, on risque d\u2019être déçu.Encore que dans bien des cas, cela donne d\u2019heureux résultats.Au moment d\u2019écrire ces lignes, Jean Ravel avait déjà remplacé Pierre Bénard quatre soirs.Il a, dit-on, fait un Phoebus tout à fait différent, mais non moins convaincant.« Il y a un soir à Bruxelles où les sept vedettes ont été remplacées, raconte Plamondon.Il y a une dizaine de personnes qui ont demandé à être remboursées.Le producteur leur a dit : \u2018\u2018Vous voyez le show, si vous n\u2019êtes pas satisfait, on vous rend votre argent.\u2019\u2019 Non seulement ils n\u2019ont pas demandé à être remboursés, mais ils ont acheté des billets pour l\u2019année prochaine ! » Dans tous les cas, Luc Plamondon ne pourrait plus se passer de ses alternances.Ici comme à Broadway, c\u2019est un système de casting que tout musical digne de ce nom doit s\u2019imposer.Dans Starma- nia, raconte le parolier, ça n\u2019a pas toujours été le cas : « Le jour où Maurane a fait sa dépression et qu\u2019elle est partie du jour au lendemain, il a fallu interrompre les représentations pendant une semaine.Même chose avec Luce Dufault.Quand on est arrivés au Saint-Denis, elle a fait une chute de pression ; on a dû annuler deux soirs.Qu\u2019est-ce qu\u2019on s\u2019est fait insulter dans les radios, c\u2019était virulent ! » Depuis, Plamondon assure ses arrières.Un spectacle comme Notre-Dame de Paris est si exigeant, dit-il, qu\u2019il vaut mieux éviter de courir des risques.« Sept jours par semaine, c\u2019est beaucoup.Il faut que les chanteurs soient capables de respirer.Et puis une voix, c\u2019est fragile.Ce n\u2019est pas un spectacle où on fait du lipsync.» Sauf pour les musiciens, bien sûr.Mais ça, c\u2019est une autre histoire.PHOTO ROBERT MAILLOUX, La Presse © Danie l Lavoie vit b ie n le s uccè s de Notre -Dam e de P ar is qui re ja illit s ur lu i.À 5 0 ans , il ne ve ut p lus e nt re pre ndre d\u2019in te rm inable s tourné e s e t s e prê te r à toute s le s e xige nce s de s produc te urs .Daniel Lavoie revient de loin JEAN BEAUNOYER Après avoir tout perdu, Daniel Lavoie a tout gagné, cette année.Il avait dû vendre ses derniers REER pour payer ses impôts, il y a quatre ou cinq ans.À la suite de complications juridiques avec son ancien imprésario et sa maison de production, on ne pouvait se procurer aucun des enregistrements de Daniel Lavoie sur le marché canadien.Même pas Ils s\u2019aiment, vendu à plus de deux millions d\u2019exemplaires dans le monde.Et puis, pouce par pouce, comme il dit, il a tout repris, tout recupéré, et nous propose aujourd\u2019hui quatre coffrets de ses enregistrements parus entre 1975 et 1992, édition remastérisée sous l\u2019étiquette Disques Smatt/GSI Musique.On y retrouve quelques-unes des plus belles chansons du répertoire francophone, dont J\u2019ai quitté mon île, Je voudrais voir New York, Ils s\u2019aiment, Qui sait, Dans le temps des animaux, La Danse du Smatt, pour ne nommer que celles-là.Daniel Lavoie revient de loin et apprécie d\u2019autant plus le succès phénoménal de Notre-Dame de Paris qui rejaillit sur lui et sur toute l\u2019équipe de cette comédie musicale.« J\u2019ai jamais eu autant de fun dans ma vie, qu\u2019il me lance avec tout le soulagement du monde.J\u2019ai 50 ans et je n\u2019ai pas envie de faire carrière à mon âge.Le succès de Belle va surtout profiter aux jeunes qui commencent.Les Garou, Patrick Fiori et autres sont bouleversés par tout ce qui leur arrive.Moi, je suis relax et je m\u2019amuse parce que je suis déjà passé par là.À l\u2019époque du succès de Ils s\u2019aiment en Europe, et dans plusieurs pays par la suite, les portes étaient ouvertes pour la grande carrière européenne avec tous les privilèges que cela comporte, mais.j\u2019ai eu peur.Je n\u2019étais pas armé pour ça et j\u2019ai quelque peu saboté l\u2019entreprise.Le star system en Europe est exigeant et il faut jouer le jeu à fond.Mais il n\u2019y a pas un meilleur endroit au monde pour ses artistes.» Daniel Lavoie ne veut pas faire carrière parce qu\u2019il ne veut plus entreprendre d\u2019interminables tournées et se prêter à toutes les exigences des producteurs, mais il n\u2019en demeure pas moins qu\u2019il a refusé le premier rôle dans une comédie musicale intituléeMolière.Pourquoi ?Parce qu\u2019il n\u2019a pas le temps.Il doit répéter la version anglaise de Notre-Dame de Paris qui sera présentée à Londres en mai prochain et il est même question de poursuivre à Broadway.« Londres m\u2019intéresse beaucoup depuis que j\u2019ai visité cette ville pendant une semaine de relâche de No- tre-Dame de Paris.Nous avions une semaine devant nous et c\u2019était impossible de se reposer dans quelque lieu que ce soit en France.Je te le dis bien franchement, on ne peut pas faire un pas là-bas sans être reconnu et sollicité par les gens.C\u2019est à ce point-là.Écoute, on a vendu trois millions de singles de Belle et presque autant d\u2019albums.Juste avec les droits que j\u2019ai touchés, j\u2019ai été en mesure de tout racheter mes REER et de me remettre complètement à flot.Non, je ne suis pas devenu millionnaire, mais c\u2019est une grosse somme d\u2019argent.Et le plus étonnant dans tout ça, c\u2019est que je pensais que Belle ne passerait jamais à la radio.C\u2019est pas le style de musique de CKOI, par exemple.Et pourtant, c\u2019est le hit du siècle dans la francophonie.» Daniel Lavoie prétend que sa voix a changé, qu\u2019elle est plus puissante, lui qui a l\u2019impression de vivre comme un athlète après 257 représentations de Notre- Dame de Paris.Il pense à un prochain album solo, qui risque d\u2019en étonner plusieurs.« Le changement sera drastique, je te jure, mais pas à la mode du jour.Quelque chose près du tango et du roxy, pour l\u2019an prochain.Mais il y a aussi la musique de film que je dois faire bientôt si j\u2019ai le temps.Tout dépend du succès de Notre-Dame de Paris en anglais.C\u2019est excitant parce que nous avons toujours l\u2019impression de créer du nouveau.Et j\u2019aime cette équipe.» Une équipe qui semble heureuse, harmonieuse, choyée par le succès.Mais on a tout de même fait largement état de relations tendues entre l\u2019auteur Luc Plamondon et le compositeur Richard Cocciante.« C\u2019est tout à fait normal qu\u2019il y ait eu des tensions entre ces deux ego qui ont collaboré si étroitement pendant quatre ans.La même chose se serait produite avec moi.Il y a eu des flammèches, c\u2019est normal, mais il a fallu que ça se produise un jour devant un journaliste.Au fond, je sais très bien, pour les connaître mieux que la plupart des gens, qu\u2019ils se respectent et s\u2019apprécient mutuellement.« En les voyant travailler à la préparation de Notre- Dame de Paris, je me suis demandé si j\u2019aurais le courage d\u2019écrire une comédie musicale.Avant la présentation du spectacle, ils ont travaillé dans le vide pendant trois ans.Un an d\u2019écriture, un an d\u2019enregistrement, un an de promotion, de production, de négociations.C\u2019est beaucoup, beaucoup de travail et de patience.» Mais par la suite, c\u2019est le siècle qui s\u2019achève avecNo- tre-Dame de Paris, la plus grande comédie musicale francophone de tous les temps.Et Lavoie a eu 50 ans.PHOTO RÉMI LEMÉE, La Presse © Le s « a lte rnance s » de Notre -Dam e de P ar is : Je an-François Bre au , P aul Bis s on , Danie l P rudian , Je an Rave l, Marc Gabr ie l e t Mar ie -Ève Janvie r .S e ule abs e nte s ur la photo : Mar ie -Jo Thé r io .«Faut ê t re capable de joue r ave c ce t te pre s s ion- là .Êt re prê t à ré ag ir à tout m om e nt .Êt re d is ponib le e n tout te m ps .» 2 7 8 8 0 0 6 2 dernière s aujourd\u2019hu i 15 h et 2 0 h 2 7 9 1 5 7 2 2 7 8 8 0 0 1 6LP0401D1023 D 4 samedi ARTS 6LP0401D1023 ZALLCALL 67 09:47:51 10/24/99 B D 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 23 OCTOBRE 1999 Arts visuels Les démons de Rops ROP S / Suite de la page D1 Mais Rops, ce n\u2019est pas que ça.Et c\u2019est tellement aussi autre chose que Didier Prioul, conservateur de l\u2019exposition De Namur à Paris : le XIXe siècle de Félicien Rops, a isolé les oeuvres « choquantes » dans une salle située au premier étage du musée.En tout, c\u2019est quelque 260 oeuvres de cet artiste méconnu qui sont réparties dans trois salles.Le nom et le travail de Rops sont aujourd\u2019hui moins reconnus que ceux de Degas, Rodin, Renoir ou Monet qui furent pourtant tous des amis de Félicien Rops.Didier Prioul, du Musée du Québec, en est très conscient.Lui-même avait une connaissance limitée de l\u2019artiste lorsqu\u2019il commença à s\u2019y intéresser il y a trois ans.Le musée Félicien Rops fermait ses portes pour cause de rénovations et avait des collections disponibles.M.Prioul est allé observer tout cela de plus près et a été séduit par la complexité de l\u2019homme.Il a tellement aimé qu\u2019il a non seulement choisi des oeuvres du musée, mais s\u2019est lancé dans une chasse aux trésors pour réunir à Québec les plus importants dessins du maître.« Pas une oeuvre majeure n\u2019est pas ici », affirme fièrement M.Prioul à l\u2019issue de ce travail de moine.Le conservateur a réussi a convaincre 34 prêteurs différents de lui faire confiance.Le Musée du Québec s\u2019est chargé de réarranger une centaine d\u2019oeuvres pour permettre une meilleure lecture du travail de l\u2019artiste belge.Et l\u2019accrochage est formidable.Les salles situées à l\u2019étage proposent un parcours chronologique.La première présente les débuts de l\u2019artiste dans son pays natal : Rops influencé par Daumier et Courbet au moment où le réalisme prédomine en Belgique.Il réalise des caricatures politiques satiriques et de nombreux frontispices de livres, dont celui des Épaves, poèmes condamnés des Fleurs du mal de son bon ami Baudelaire.Au début des années 1880, Félicien Rops était l\u2019illustrateur le mieux payé de Paris.La deuxième salle contient les oeuvres faites par Rops alors qu\u2019il s\u2019installe définitivement dans la Ville lumière.L\u2019artiste y vivra dans un singulier ménage à trois avec deux soeurs jusqu\u2019à son dernier souffle.Les demoiselles étant couturières, Rops se mettra au dessin de mode.Le musée a déniché des esquisses et une cape originale de l\u2019atelier des soeurs Duluc, maison de couture prestigieuse de l\u2019époque.La femme est partout dans les oeuvres de l\u2019artiste.Beaucoup de nus.Rops recherchait ses modèles dans les bals ou les cafés ; les ruelles ou chez les prostituées.Mais il voulait la perfection faite femme, c\u2019est-à-dire qu\u2019il ne peignait pas des corps inspirés de vagues souvenirs ou des morceaux de l\u2019une et de l\u2019autre.« Rops aura donc déshabillé et habillé les femmes », fait remarquer Didier Prioul.Ces deux premières salles contiennent également des oeuvres étonnamment lumineuses réalisées par Rops lors de ses voyages.M.Prioul affirme que, tout comme son ami Baudelaire, Rops avait de nombreuses périodes de spleen accompagnées de pannes d\u2019inspiration.Dans ces cas, le Belge faisait ses valises et partait à l\u2019étranger.Il en profitait pour peindre des paysages, lesquels sont accrochés sur des murs jaunes au Musée.Jaune pâle, pour casser le rythme, puisque ces toiles détonnent et étonnent au milieu des oeuvres incisives de Rops.Et la salle du premier, celle à visiter en fin de parcours, révèle les démons ropsiens dans toutes leurs splendeurs.Les sujets de prédilection de Rops y sont omniprésents : la mort et les démons ; la nudité et l\u2019église, le tout inextricablement mêlé.Le Musée a disposé ses cimaises en forme de croix ; les murs y sont aussi sombres que les oeuvres.Y sont présentés : La Tentation de saint Antoine, cette toile où le diable déloge le corps du Christ de la croix et la série de gravures Les Sataniques qui mêlent de nombreux phallus, squelettes et sa- tans.Bref, plusieurs oeuvres qui n\u2019auraient jamais pu être affichées sur un autobus.« Chez Rops, le sacré et le satanique sont équivalents », explique Didier Prioul qui a effectué un travail de muséologie remarquable faisant de Rops une exposition de très haut calibre.DE NAMUR À PARIS : LE XIXe SIÈCLE DE FÉLICIEN ROPS est présentée en exclusivité nord-américaine au Musée du Québec jusqu\u2019au 2 janvier de 2000.La Te nta t ion de s a in t Anto ine , 1 8 7 8 .P ornokra tè s , 1 8 7 8 .La maison de production Prisma ferme ses portes La compagnie Prisma a été jugée insolvable par la Cour supérieure du Québec, hier, et cette faillite met fin à trente ans d\u2019activité de l\u2019un des pionniers de la production audiovisuelle québécoise et canadienne.Les difficultés financières qu\u2019éprouvait Prisma étaient connues dans le milieu et on ne voyait pas comment la compagnie pouvait rembourser les montants dûs, qui totalisent 8,061 millions.L\u2019avis de faillite stipule que la firme Ernst and Young devient le séquestre des productions Prisma inc.Dernièrement, 15 permanents ont dû quitter leur emploi et les bureaux de Prisma sont définitivement fermés depuis hier.Le président de la compagnie, Claude Godbout, a commenté en ces termes la fermeture de Prisma : « C\u2019est la fin de trente ans d\u2019efforts.Nos partenaires, le Fonds d\u2019investissement de la culture et des communications, le Fonds régional de solidarité Île de Montréal, Joanne Forges et moi avons fait, à titre d\u2019actionnaires et de dirigeants de la compagnie, tout ce qui était en notre pouvoir jusqu\u2019au dernier moment pour sauver Prisma.Récemment, un investisseur potentiel s\u2019est désisté, faute de garantie de diffusion d\u2019une de nos productions.Nous avons même tenté de vendre notre catalogue, mais l\u2019échéance de notre fermeture était devenue irrémédiable.» Jusqu\u2019en 1990, Prisma s\u2019était consacré à des productions destinées au marché canadien (Les Ordres, Les Bons Débarras, et, à la télé, La Maison Deschênes).Après 1990, Prisma devient plus ambitieux et s\u2019attaque au marché international et risque des budgets qui atteignent parfois 15 millions.« C\u2019est dans cette période qu\u2019on trouve l\u2019explication de nos difficultés », souligne Claude Godbout.Prisma a en effet, investi trois millions de dollars dans trois séries : Platinum, Au pays des feuilles d\u2019érable et Back to Sherwood.« Malheureusement, aucun de ces projets n\u2019a connu le développement et le dénouement que nous souhaitions, a poursuivi Claude Godbout.Jusqu\u2019à la dernière minute, nous avons cru à un redressement de la situation concernant ces trois productions et nous avons tenté de respecter nos engagements financiers avec nos collaborateurs, mais nous avons risqué et nous avons perdu.C\u2019est la loi de l\u2019industrie qui s\u2019applique.» 2 7 9 4 2 4 6 2 7 9 6 0 9 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 23 OCTOBRE 1999 D5 Al 'o \u201cie Wiley a EP RE Li = - Ranke DIA a | 37 fr fat (Pin A Marie-France Lambert * pity Faucher ee rer LS pad JERE # PIRELLI Prev) | À C3 encore temps'de\u2019s\u2019 o LIL 18 qe RAE han: sinon = Omns j Rima?EE Rt [OREM 1 THÉÂTRE DU Nouveau ] MONDE a Redevance et frais voient Broue Ce so OTRE TOUR?1268 chanceux ENTAI PLÈMENT 17 déc.20 h ; BILLETS DIS PON EA | N25 janvier DU 9 NOVEMBRE AU 4 DECEMBRE 1999 § -Mise en scène: Micheline Lanctôt.E Avec Benoît Brière, Nicole Leblanc, Stéfan Perreault, - Charles Imbeau, Marie Charlebois, Diane Langlois, : Marie-Chantal Perron, Marc Grégoire et Vincent Giroux.\u201cAssistance à la mise en scène: Roxanne Henry.Concepteurs: Claude Goyette, François Barbeau, : Stéphane Mongeau, La Griffe Sonore, Jean-Marie Guay.(514) 844-1793 www.rideauvert.QC.Cà 4664, rue Saint-Denis - Métro Lourier : Service de .le samedi et je dimanche en matinée sur réservation sesiement (Ee 2 BW ota Bot aire À guichets Fo jusqu'au 4 décembre 199 [DINO LU i» Ly a.m\u2026.-\u2014mapäsone 2.00 2 avec Michel Cote.Marcel Gauthier et Marc Messier Une comedie de Claude Meunier, Jean- ere Plante Francine Ruet Lows Sala Michel Cote farce Gauthier et Marc Messier poe eee FR ion rv CL) MST ENT ITIL étre $14) 7900-1248 \u201cGroupes fat YY IY ~\u2014 Sem 8 e .E meet ces a - Message important pour les abonnés et détenteurs de billets de la série Jeux d\u2019enfants (uniquement) de l'OSM £88300 Ie ORCHESTRE hs - SYMPHONI ryt DE MON © CHARLES DUTOIT .bi \u201c La direction de l'Orchestre symphonique de Montréal annonce avec regret que le concert du 31 octobre (UNIQUEMENT) pe de la série Jeux d'enfants est annulé en raison de la grève des techniciens de la Place des Arts.* concert du 31 octobre 1999, 14 h 30 Vous pouvez échanger vos billets pour un autre concert ou demander un remboursement auprès de notre service à là clientèle.| \": Série Jeux d'enfants 1 re .Renseignements : Service à la clientèle de l'OSM et billetterie À Salle Wilfrid-Pelletier, Place des Arts I 260, de Maisonneuve Quest, 2 étage ; ANNULÉ (514) 842-9951 : # uy Nous regrettons cette situation et tenons à vous remercier de votre compréhension.\u201cLa \u201cCompte tenu que ce type de concert est fondé sur l'interaction des musiciens et des acteurs avec le public, il est techniquement impossible de produire un tel événement sans sonorisation.77\u20ac il présente For Québec l\u2019Orchestre symphonique de Montréal DIMANCHES EN MUSIQUE Rapsodies Dimanche 24 octobre 1999,14 h 30 Charles Dutoit, chef Haydn, Symphonie\u2019 79 Michael Collins, clarinette Weber, Concerto pour clarinette n° 2 André Moisan,saxophone Debussy, Rapsodie pour saxophone Debussy , Rapsodie pour clarinette Respighi, Vetrate di chiesa OM Commandité par le SIMPHONIQUE Comité des bénévoles de l'OSM D bi dis \"GRANDS CONCERTS i} Sarah Chang | «une artiste exceptionnelle» ; ~The New York Times za 8 Mardi 26 et mercredi 27 octobre 1999,20 h \"| \u201cCharles Dutoit, chef Gonneville, Le Messager * Sarah Chang, violon Bruch, Concerto pour violonm 1 Donna Brown, soprano Debussy, l'Enfant prodique Jonn Aler, ténor Ravel, La Valse + À \u2014Kevin McMillan, baryton .Soirée du 2 par nr ONE Se RP Om BIRKS «Wn usvsrene 0) TAL JR {DE MONT B 3 a 2 vers at LINN SELL KCTS mC Salle Wilfrid-Pelletier Place des Arts Billets : OSM : 842-9951 Place des Arts : 842-2112 Res En ut père yam A Sed 20 anniversaire Billets à partir de 32,50 $ en vente à : L'Opéra de Montréal (514) 985-2258 Place des Arts (514) 842-2112 Admission (514) 790-1245 ou 1 800 361-4595 Infogroupe (514) 985-2582 et via internet www.operademontreal.qc.ca Mimi : Karen Driscoll Rodolfo : Jean-Francis Monvoisin Musetta : Meagan Miller Marcello : Gary Lehman Schaunard : Terry Murphy Colline : Peter Volpe i] EE Ul il = Ea 25 yn Chef d'orchestre : Victor DeRenzi Metteur en scène : Bernard Uzan Orchestre Métropolitain .Le Choeur de L'Opéra de Montréal >.Salle Wilfrid-Pelletier : Py Place des Arts 3 0 JLT 1 J TTT SS) of Tour Q Qu YOUS YOULET SAVOR SUR 80S PRODUCTIONS.TT PS | , \"|v De: clorox opin sus ww, ve er 4 Radio-Canada.ca i WIE TER SOR S00 Sur ire\u2019 © www crade./ ces rr \u20ac ë En collaboration avec ee 24 An Giacomo Puccini .ÿ la Bohèr Les 6, 8, 11, 13, 17 et 20 novembre 1999 à 20 heures - Sucasssion IA.DeSive LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 23 OCTOBRE 1999 Série.\u201d Emeraude \u201d Lundi 25 octobre 1999, 20 h François-René Duchâble, piano \u201c.le plus complet, le plus attachant de nos pranistes français! \u201d (Le Figaro) Programme tout Chopin Les Ballades, op.13, 38, 47 et 52; Les Nocturnes, nos | et 2 de l'op.27; La Sonate no 2, op.35 et la Sonate no 3, op.58 Briers 1255203 12 § (étudiants) en vente à la Place des Arts : (514) 842-2112 (taxes incluses, redevance en sus / M Abonnements à la saison encore disponibles : = PRO MUSICA, (514) 845-0532 BE) Collaborations BS kJ 4 TE os 1% £ 3 SERIE CONCERTS ÉVÉNEMENTS © IMPRESSIONNISME MUSICAL: M Jeudi 11 et vendredi 12 8 novembre 1999, 20 h Saste de concert Potach LE Fovecs concert ras NE MRC MUR DU MILLENAIRE \u20ac un des plus i brillants pianistes américains dela PP, jeune génération y |£ EUGÈNE YSAYE M8 Harmonies du soir pour quatuor et orchestre .M ERNEST CHAUSSON 2° Concert en ré majeur pour piano, violon et cordes, op.21 ., ST A GUILLAUME LEXEU -3 ELI Bro% Adagio pour quatuor à cordes et orchestre = MAURICE RAVEL i \"A Quatuor à cordes (arr.Y.Turovsky) S fl mm wg aD ae KNEES HIS pour fêter ses 40 ans, 4 vous offre un | \"RETOUR AUX SOUCHES\" redécouvrez ses classiques ?4 au 13 nov.LA PLAINTE AQUATIQUE + FAUT FAIRE L'ENFANT + LE GÉANT + L'ARCHIMEC et PLUS.16 au 20 nov.LE FIER MONDE Me.+ LES EMBARRASSANS-ABRI Mie + PÔVRES PETITES COULEURS - + L'ODIEUX VISUEL IMFO-SPECTACLES, RS MONUMENT-NATIONAL FEES, ® MÉTRO SAINT-LAURENT OU PLACE D ÂRMES 519-740-1245 + 1-809-301-4548 premanse téman de « LA SORTE.DES MASQUES » ~ Venez vivre thé *atre = Be Éj'eoquee Jean-Louis Millette Syivie Drapreu.louréate du © Marque de interpretation femining w Jean-Louis Villette.louréat du «Mique de limevprétation Manculène » pour Le Lecendiers.de Cars Golden, et En petces éttachees.de Vaches Trevablay - pour The Dragonfly of Chicoutimi.de Larry Tremblay - Sroveme eden dv = LA VOMRÉE DES MASQUES = - manga _ .ce wee ww Venez VIVRE le théâtre et À vaus de choisir le Masque du public Loto-Québec de 2001 ! es mee, \" azn muse menstayounc ESS esiions CISD Gé qu ~ en u - Coorgnaion Gotinn Voulry / Graghvsme Angy Kath ' Pats § Orapeny Joon Guy Thodatw - Pate J L Wile Jeon Longewr Traghée - Le Masque - Crerter Douguse ~ \u2018 ® 4 / ( { 6LP0701D1023 D07 sam.(Arts) 6LP0701D1023 ZALLCALL 67 00:41:22 10/23/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 23 OCTOBRE 1999 D 7 Théâtre Avron, le saumon S ONIA S ARFATI Philippe Avron est un saumon.Il l\u2019annonce comme ça, directement.C\u2019est le titre de son plus récent one- man-show.Ce sont aussi les premiers mots du spectacle.Je suis un saumon.« Et vous l\u2019êtes peut-être vous aussi, dit-il, un éclair de malice dans la voix.Dès le moment où l\u2019on est pris dans le voyage de la vie, dès le moment où, comme le saumon, on essaie de remonter vers l\u2019amour \u2014 puisque c\u2019est le but de son voyage \u2014, dès le moment où on est à contre-courant \u2014 parce qu\u2019il doit être à contre-courant pour retrouver les odeurs de son enfance \u2014, dès le moment où on est un peu sauvage et amoureux de la nature, je pense qu\u2019on est un peu saumon.Qu\u2019il y a du saumon en nous.» Joint par téléphone à New York, où il donnait un stage, une conférence et deux représentations de Je suis un saumon, Philippe Avron a donc décidé, un jour, de laisser parler le saumon en lui.Cela a donné ce cinquième spectacle solo qu\u2019il présente du 26 au 30 octobre à la salle Fred-Barry et avec lequel il a remporté, il y a quelques mois, le Molière du meilleur one-man- show.C\u2019est un besoin, pour ce comédien qui manie aussi la langue des autres \u2014 il a joué Molière et Shakespeare, Brecht et Dostoïevski, il a travaillé avec Jean Vilar, Benno Besson, Roger Planchon \u2014 que de s\u2019écrire.Lui.À lui.De s\u2019écrire à travers des spectacles solo.Mais comme il est comédien de théâtre, ses one- man-show ne sont pas des monologues devant rideau.Il s\u2019exprime à travers la théâtralité \u2014 les lumières, les objets, la musique.Et le corps.Beaucoup, le corps.Normal.L\u2019acteur de 70 ans a été formé à l\u2019école de Jacques Lecoq, grand maître du théâtre corporel, où il enseigne à son tour au- jourd\u2019hui.Ce corps, son corps, parle tant que cette semaine à New York, devant une classe d\u2019étudiants en théâtre, les rires fusaient avant même que le traducteur n\u2019ait mis des mots sur les gestes de Philippe Avron : « Dans le théâtre, les mots et la tête ne sont pas les seuls à parler.» Dans l\u2019écriture non plus.Quand il couche un texte sur papier, Philippe Avron, lui, se lève.Il marche de long en large dans son atelier.Il parle fort.Il met des masques.Il se filme.Travail du corps, dit-il, pour « mettre le corps sur la scène afin qu\u2019il puisse, ensuite, parler, porter les masques, porter les mots ».Ces mots qui, dans Je suis en saumon, racontent l\u2019acteur toujours avide de revenir à la scène.Racontent aussi \u2014 et même surtout, selon Philippe Avron \u2014, le voyage du créateur : « Je crois que toute personne qui crée est obligée d\u2019aller chercher les sources riches de l\u2019enfance, ces endroits profonds où elle a éprouvé les émotions premières que la société a tendance à faire oublier.C\u2019est en repartant vers ces émotions premières, comme le saumon vers le lieu de sa naissance, dans le silence souvent, dans la concentration, dans le regard de la nature, qu\u2019un créateur peut trouver une originalité de la forme qu\u2019il donne.» Philippe Avron pense ici à Proust : « Il a retrouvé son enfance de façon violente et cette enfance retrouvée lui a permis d\u2019écrire une oeuvre.» Remonter le courant comme remonter le temps, donc.Pour la beauté d\u2019un geste, d\u2019une manière de faire qui ne seraient pas ceux de tous.Parcours difficile.Obstacles.Lutte.« Une lutte destructrice parfois, parce que la marche de la société est forte.Mais dans le domaine artistique, dans le domaine de la mise en scène, de l\u2019écriture, elle peut être bénéfique.Parce que le théâtre est prêt à accepter ces choses nouvelles : il est fait pour se poser des questions.Le théâtre, c\u2019est un grand questionnement masqué.» Et les masques, Philippe Avron connaît ça.Il les utilise sur scène.Souvent.« Je suis toujours en quête de masques comme on est en quête d\u2019amis », dit-il.Sauf qu\u2019une fois les projecteurs éteints, il les met bas.Les masques.Pour mieux recevoir ou donner un sourire, un regard.Il se nourrit de ces rapports très vifs, très subtils.À peine conscients, mais qui disent plus que les mots (le corps, encore une fois, avant la tête) : « Sans ces échanges-là, nous n\u2019aurions plus que rapports stéréotypés avec des gens stéréotypés qui disent des choses stéréotypées.Des gens qui n\u2019ont l\u2019air de s\u2019intéresser qu\u2019à ce qu\u2019ils font alors qu\u2019ils ne s\u2019intéressent qu\u2019à ce qu\u2019ils sont.» Bref, absolument pas des saumons.À peine des sardines.JE SUIS UN SAUMON, de Philippe Avron.À la salle Fred-Barry du Théâtre Denise-Pelletier du 26 au 30 octobre.«Je s uis toujours e n quê te de m as que s com m e on e s t e n quê te d\u2019am is .» P hilippe Avron a re m por té , il y a que lque s m ois , le Moliè re du m e ille ur one -m an- s how ave c Je s u is un s aum on .2 7 9 5 6 8 3 Le théâtre Il va sans dire fait la fête S ONIA S ARFATI Le travail du théâtre Il va sans dire est synonyme de fête et d\u2019ivresse.Que l\u2019on songe à Cabaret Neiges Noires, à Lolita ou à l\u2019audacieuse version de Don Quichotte présentée au Théâtre du Nouveau Monde, dans laquelle Dominic Champagne a embarqué toute sa gang.Eh bien, cette troupe-là célèbre ses 15 ans.L\u2019âge de l\u2019adolescence \u2014 qu\u2019est-ce que ça va être maintenant ! ?On en aura un avant-goût lundi entre 21 h et 23 h puisque Il va sans dire souligne son anniversaire au Cabaret \u2014 pas Neiges Noires, mais du Musée J u s t e p o u r rire \u2014 et, en même temps, sur les ondes de la Chaîne culturelle de Radio- Canada, dans le cadre de l\u2019émission animée par Mira Cree.Ce que l\u2019on pourra entendre ?Les grands moments musicaux des productions signées par ces fous-là.Ils seront en tout une quarantaine à passer sur la scène du Cabaret pour interpréter des extraits de En attendant Godot, d\u2019Import-Export, de La Cité interdite, de La Répétition, de Cabaret Neiges Noires, de Lolita, de Don Qui- chotte.Et de L\u2019Odyssée, le spectacle que la troupe va créer en février au TNM ?Peut-être bien, peut-être pas.Rien n\u2019est encore décidé à ce sujet.On sait par contre que seront présents les Rémy Girard et Normand Chouinard (pour Don Qui- chotte), Marc Labrèche (pour Import- Export), Marie Tifo (pour La Répétition), Martin Drainville et Julien Poulin (pour Lolita), Denis Bou- chard (pour La Cité interdite).Et puis, Dominique Quesnel, Norman Helms, Julie Castonguay, Didier Lucien, Suzanne Lemoyne, Estelle Esse, les musiciens sous la direction de Pierre Benoît et bien, bien d\u2019autres joyeux troubadours.Il reste quelques billets pour assister à cette soirée bénéfice (845-2014).Sinon, il y a toujours la radio \u2014 histoire d\u2019au moins participer à la fête par procuration.Dom inic Cham pagne 6LP0801D1023 D 8 samedi ARTS 6LP0801D1023 ZALLCALL 67 00:41:31 10/23/99 B D 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 23 OCTOBRE 1999 2 7 9 6 6 0 2 Une salle à la fine pointe de la technologie au M cCord Le musée McCord amorcera le prochain millénaire muni d\u2019une salle à la fine pointe de la technologie : le théâtre J.Armand Bombardier.L\u2019institution de la rue Sherbrooke inaugurait plus tôt cette semaine ce théâtre multi- fonctionnel doté de trois écrans et de 90 sièges rétractables.Lors d\u2019un événement spécial, un spectacle de marionnettes pour les petits par exemple, on pourra enlever les sièges et les gradins dans lesquelles ils sont disposés pour créer un plancher plat.La salle est vouée à la présentation d\u2019activités éducatives et culturelles, ateliers, films, pièces de théâtre, spectacles de musique, conférences ou performances multimédias diverses.On y présente actuellement Montréal au fil du temps, le film qui accompagne l\u2019exposition permanente du Musée Simplement Montréal.Cette production a été faite spécialement pour la nouvelle salle et parle de la vie culturelle et multiculturelle de la métropole, de son économie et de ses froids hivers.2 7 9 3 4 0 6 2 7 9 2 9 6 8 2 7 7 5 0 7 5 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 23 OCTOBRE 1999 D 9 9-6 NOVEMBRE ERAT AOE TL a WIA 83 JekPim Sone à Billets os vente au Spectrum, aux comptoirs Admission et au 780-1245 .A - } à ) Ë cs A = a Co i \u2018di poe i \u201c I ) win pi EY » aki > ! RETROUVEZ ALBIN, \u201cGEORGES a \u2018Jacos SYN TINTS pA MUSICALE FOLLE, pr TY Rh 5 APRÈS LE SUCCES DE GREASE.1 6 == num CHUNAR) REMY GIRARD} {à és 5 gE p MLTR LS LUC GUERIN 3 DONALD PILON dans le rôle du député : \u201cAn 18 CHANTEURS ET ACTEURS SUR SCENE o MICHELE DESLAURIERS ty S10 DALATIIRD | DOMNIQUE Du 18 au 26 février 2000 au Théâtre St-Denis i} x Ny DEA BOUEHAR ain EF] Ser | Ee a BE (514) 527-3644 796769 hid 2.he Qi air 5 ) - att 12 OCTOBRE au 29 NOVEMBRE MONTREAL À compter du 22 DECEMBRE QUÉBEC Information : (418) 643-8131 1-877 643-8131 À compter du 12 JANVIER 2000 VILLE DE LA BAIE Information : 1-800 873-3333 À compter du 2 FEVRIER 2000 SHERBROOKE Information : (819) 820-1000 x vig see EEE RO BILLETTERIE: (514)7 90- -1111 \u201cGROUPES: (514)527-3644 (20 personnes et plus) 130 NOVEMBRE au/S-DÉCEMBRE., SOO00 tums WL Tre eS \u2014 à Rania a ~\u2014 par 3 pe 2 Billets en vente maintenant = = ao | 107.3 b b : : » } 6LP1001D1023 D 10 Samedi Arts 6LP1001D1023 ZALLCALL 67 00:42:41 10/23/99 B D 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 23 OCTOBRE 1999 Disques EN BREF Deviens- tu c\u2019que t\u2019as voulu?La vie au bout de l\u2019as pha lte ?Nous voilà donc repoussés aux frontières de l\u2019asphalte, un redoutable Bleuet et ses collègues nous y menant de force.Un tantinet déstabilisés dans cet insolite parking de rimes crues, de références punkisantes teintées de québécitude profonde.Comment résister ?Comme les meilleurs auteurs de chanson dans le Québec de souche, l\u2019auteur et chanteur Alex Jones a érigé ses rimes sur la base d\u2019un brillant joual de taverne, vulgaire à souhait, mais aussi plein de subtilités insoupçonnées.Jones met en scène trucker en cavale, chanteur de club en rut, décrocheur tenté de tout décrisser, cowboy romantique, mouche à marde, junkie recyclé en chrétien sous hypnose, rockeur déchu et autres hommes de mauvaise vie.Avec le soutien précieux du réalisateur Éric Goulet (ex-Posses- sion Simple, leader des Chiens), le trio WD40 s\u2019apprête à lubrifier tout ce qu\u2019il y a de grinçant dans vos neurones.Le meilleur band québécois de souche depuis l\u2019émergence des Colocs ?Je crois que si.?AUX FRONTIÈRES DE L\u2019ASPHALTE WD-40 La Tribu / DEP Alain Brunet La poé s ie e t le s m oye ns du bord ?La poésie s\u2019est fait damer le pion par la chanson et l\u2019immense business qui la soutient, à tel point que le commun des mortels croit la poésie morte depuis R i m b a u d , B aud e l a i r e , Nel l igan et leurs contemporains.Confusion regrettable.J\u2019ai lu et entendu Patrice Desbiens, cet écorché vif au patrimoine équarri à la hache franco-ontarienne, imprimé à l\u2019alcool.Je craque d\u2019autant plus lorsqu\u2019il lit cette sélection de grands crus avec ses complices musiciens.Étrange douceur, étrange fébrilité, humour acéré, rythme magnétique, phrasé profondément singulier, narration fascinante.Irrésistible Patrice Desbiens ! Si doué, si magané.Son phrasé ramolli par l\u2019érosion accélérée de son existence, ses « r » bien gras, sa connaissance profonde de l\u2019Amérique, les galaxies qu\u2019il explore en traversant la rue ou la chambre à coucher, tout ça génère de fabuleux accents.Desbiens a déjà été drummer de club, il sait la musique des mots.La production de René Lussier (qui semble vouer à l\u2019écrivain une profonde admiration) appuyée par Pierre Tanguay, Jean Derome et Guillaume Dostaler, saisit parfaitement les inflexions, la grande diversité des climats créés par ce poète incontournable.?PATRICE DESBIENS ET LES MOYENS DU BORD Patrice Desbiens Ambiances magnétiques / Dame Alain Brunet Re tour e n force ?Dix ans après un big bang plutôt étonnant, Annie Lennox et Dave Stewart ont enterré la hache de guerre, balancé les problèmes d\u2019ego et dépoussiéré leur fibre créatrice.Bonne idée.Peace, l\u2019album qui marque la renaissance du duo Eurythmics, fait sourire dès la première écoute, séduit à la deuxième et fait craquer à la troisième.La voix chaude de Lennox et l\u2019imaginaire musical de Stewart ont longtemps contribué à la création de plusieurs bijoux de musique pop, rappelons- nous.Peace vient nous prouver que les feux de la créativité brûlent toujours avec vigueur lorsque ces deux-là passent aux choses sérieuses.Deux ou trois ballades mièvres font grimacer, mais on leur pardonnera bien rapidement ces quelques défauts.Car la pop d\u2019allégeance symphonique et le rock juste assez solide de Peace marquent un retour en force pour Lennox et Stewart.Une pop mature, chaude et douce, qui ne fait pas honte au passé mais qui vient plutôt ajouter quelques joyaux à une couronne déjà bien garnie.Ce fut long.Mais l\u2019attente en valait la peine.?PEACE Eurythmics RCA/BMG Richard Labbé Le t rom pe t t is te de la cré a t ion ?Pour qui ne court pas les magasins de disques dans ses plus infimes racoins, Dave Douglas demeure le trompettiste de Masada, ce fameux quatuor new-yorkais à vocation jazzo-hébraïque dirigé par le flamboyant John Zorn.Or, ce quatuor a été tabletté (Zorn mène quarante projets de front), ce qui permet à Douglas de prendre son envol en tant que soliste, compositeur et leader.On a eu droit l\u2019an dernier à l\u2019excellent Charms of the Night Sky, un projet à saveur transculturelle (argentine, tizgane, slave, etc.).En voici un autre disque de Douglas, cette fois sous la bannière du Tiny Bell Trio dirigé par Dave Douglas et mettant en relief les talents du batteur Jim Black et du guitariste Brad She- pik.Figurent au menu des pièces généralement ludiques (dans un contexte de jazz contemporain, dis-je bien) et qui témoignent d\u2019une variété impressionnante de climats.Parmi les meilleurs crus au menu, la toujours actuelle Breath-A-Thon, jouée naguère par feu Rashaan Roland Kirk et Nicht to Schnell, mit viel Ton zu spielen de Robert Schumann.On retiendra aussi Gowanus, très ornettienne de facture.?1?2 WANDERING SOULS Dave Douglas Winter & Winrer / Fusion III Alain Brunet Bre akbe a t pour le s p ie ds ?Roni Size m\u2019a mis sur le cul il y a deux ans.Reprazent, son principal véhicule de création, représentait alors pour moi ce que la musique musique électronique avait accompli de mieux au plan de la transposition sur scène d\u2019un répertoire imaginé par des créateurs issus de la scène électronique.Deux ans plus tard, Roni Size met de l\u2019avant un side project qui se veut une synthèse de toute la mouvance breakbeat.Réalisé de concert avec DJ Die et la chanteuse Leonie Laws, l\u2019album sous la bannière Breakbeat Era n\u2019amène pas grand-chose de neuf à l\u2019idée qu\u2019on peut se faire du breakbeat, aussi sophistiqué fut-il.Hormis certaines séquences voix-percussions de facture quasi-minima- liste, ce disque s\u2019adresse aux danseurs plutôt qu\u2019aux mélomanes.Efficace et bien foutu, de toute façon.?1?2 ULTRA-OBSCENE Breakbeat Era XL Recordings-Sélect Alain Brunet Allum é s s ur la Côte -Nord ?La Côte-Nord a son groupe.Un groupe échevelé qui vous garroche des textes touffus, candides, inachevés, parfois bucoliques, toujours allumés.Ces ti-culs de Sept-Îles remplissent la table de leurs tripes, ils en mettent, ils en beurrent, ils chamboulent les références musicales (grunge, funk, hip-hop, reggae, un soupçon de jazz-fusion) et les maîtrisent étonnamment.Kalembourg n\u2019est pas un groupe phare, tant de descendants des Red Hot Chili Peppers émergent de tous les recoins de l\u2019Occident.Mais peut-être s\u2019agit-il du plus prometteur de ces bands québécois issus des régions éloignées \u2014 Okoumé, Noir Silence et autres Chicane.Kalembourg propose un amalgame de styles qui n\u2019est peut-être plus la tasse de thé du métropolitain branché et la réalisation de Yves Savard est probablement trop propre pour tout amateur de déflagrations qui se respecte (toujours cette sempiternelle crainte de la radio), mais Kalembourg fera néanmoins son chemin.On en surveillera attentivement l\u2019évolution, soyez-en assurés.?1?2 L\u2019AQUARIUM Kalembourg Les disques Leïla / Sélect Alain Brunet Je une hom m e à la page ?Daniel Dupuis sait fort bien chanter, n\u2019est pas Petit Chanteur du Mont-Royal qui veut.Daniel Dupuis est un jeune homme à la page, il est issu de cette génération pas du tout coulée dans le rock, il est de cette frange de ti-culs nourris au hip-hop, à la urban soul, au groove, à CKOI ou la Radio Énergie.Un quart de siècle après Boule Noire, voici Boule Blanche ! Je blague, bien sûr.Le réalisateur Jocelyn Therrien a abattu pour lui du très bon boulot ; ce premier disque a la qualité d\u2019être à la fois radio friendly et aucunement retardataire \u2014 contrairement à tant de disques québécois.Même si concocté avec rigueur par des professionnels aguerris, il s\u2019agit néanmoins d\u2019un disque trop clean, sans profondeur et dont moult rimes font froncer les sourcils \u2014 je t\u2019écrirai des paroles enflammées et autres douzaines de clichés poétiques (dont certains signés par Ghislain Tas- chereau et Bruno Blanchet, beaucoup plus talentueux dans d\u2019autres contextes) n\u2019aident pas la cause du kid.Radiodiffusion massive en perspective.?DANIEL DUPUIS Daniel Dupuis Tox / Sélect Alain Brunet On connaît la chans on ?Les types d\u2019Our Lady Peace nous ont refait le coup : guitares explosives, montées soudaines de distorsion, coup l e t s p l u s doux, refrains plus musclés.Non, le récent compact du band torontois n\u2019amène strictement rien de neuf dans le décor du rock d\u2019aujourd\u2019hui.Alors, pourquoi s\u2019y attarder ?Simplement parce qu\u2019Our Lady Peace connaît très bien l\u2019art de la chanson rock contemporaine.Quelques mélodies y sont mémorables et l\u2019on se surprend à siffloter le tout en passant l\u2019aspirateur, en faisant la vaisselle et même sous la douche, indice suprême d\u2019efficacité musicale.En d\u2019autres mots : rien de neuf, mais rien de désagréable non plus.?HAPPINESS IS NOT A FISH THAT YOU CAN CATCH Our Lady Peace Columbia/Sony Richard Labbé C\u2019e s t chant ?Il chante aussi mal que son frangin, mais en moins bien.Sa voix rappelle une rivière asséchée, avec plein de sable et de cailloux au fond.Sa musique, douce et mélancolique se réclame de la chanson française classique, avec un soupçon d\u2019Europe de l\u2019Est, de Leonard Cohen et de guitares latines.Thierry Séchan, frère aîné de Renaud, écrit sans doute mieux qu\u2019il « récite » au micro ; on le préférera donc avec une plume, dans l\u2019ombre d\u2019un Daniel Lavoie ou d\u2019un Julien Clerc.Pourtant, allez savoir pourquoi, on s\u2019attache quand même à ce personnage tendre et vulnérable, qui chante des chansons d\u2019homme étrange, touchantes à leur façon.On aurait pu souhaiter une écriture plus éclatée, plus audacieuse : venant d\u2019un si féroce critique de la chanson (rappelez-vous Nos amis les chanteurs, la trilogie), c\u2019eut été peu demander.Mais Séchan a 50 ans et il n\u2019est pas Dominique A.Par amour, il reste fidèle à une certaine tradition.?TU SERAS COMME LE CIEL Thierry Séchan Mosaïque/Dep Jean-Christophe Laurence Montré a lité h ip-hop ?Sans Pression et Muzion sont la pointe de l\u2019iceberg.Montréalité met en relief une vingtaine de bands qui font état de cette explosion de la scène hip-hop francophone à Montréal, MTL comme ils disent \u2014 malgré quelques séquences anglos.Des hordes de métis, Blacks ou Blancs rassemblent leurs forces dans le code 514, alignent leurs rimes prédigérées ou livrées en freestyle.La production de Mont- réalité est rudimentaire, souvent maladroite, les sons ne sont pas très astiqués.Ce qui s\u2019y dit est invariablement sincère, crûment catapulté, parfois étonnamment raffiné (Le Connaisseur, par exemple).On y réprouve tout discours haineux, on y déplore le vide social, le racisme récurrent ou l\u2019absence de justice sans faire pour autant dans l\u2019humanisme bon enfant voire le gnangnan.Le point de départ d\u2019une belle histoire ?Soit dit en passant, la tribu se produira le 4 novembre au Café Campus.?MONTRÉALITÉ Tir Groupé / Lovon Records Alain Brunet ALAIN BRUNET Daniel Boucher écrit comme il parle.Daniel Boucher parle comme il chante.Aucun décalage entre le personnage qui vous fait face et les chansons qu\u2019il a concoctées, ces Dix Mille Matins qui vous brassent le camarade.Devant moi, un jeune homme brille par sa présence, fait preuve d\u2019une vivacité d\u2019esprit et d\u2019une clairvoyance hors du commun.À la hauteur de l\u2019excellent disque qu\u2019il vient de nous pondre.Après écoute, on a beau garder l\u2019impression qu\u2019il attise (souvent) le feu d\u2019une autre époque, il hausse les épaules lorsqu\u2019on lui passe la remarque.Il réplique, sourire aux lèvres, ton assuré.« Tu trouves ?T\u2019es un peu raide en disant ça.En fait, c\u2019est pas un défaut.Absolument pas ! Je suis québécois de souche, j\u2019y peux rien ! J\u2019ai des vieilles références, tant mieux.J\u2019ai juste essayé d\u2019ouvrir un p\u2019tit peu les affaires.« Quand j\u2019ai rencontré Marc Pé- russe pour qu\u2019il réalise mon disque, je lui ai apporté de la musique qui me faisait tripper : Por- tishead, Beck, Ra- diohead, Sound- g a r d e n , Morcheeba, Le- loup, Charlebois, Hendrix, les Beatles.J\u2019aime les voyageurs de son.Le but, c\u2019était de ne pas leur ressembler, faire quelque chose qui n\u2019existait pas avant.\u2014 Mais la résultante sur Dix Mille Matins n\u2019est-elle pas profondément québécoise ?\u2014 Je ne fais pas de rap, ben sûr.Lorsque je dis les choses sur du beat, c\u2019est un Québécois blanc qui parle.J\u2019ai un esprit rock, je l\u2019assume.J\u2019aime les mélodies, j\u2019aime faire des chansons.» N\u2019insistons pas, il a raison.Daniel Boucher admet néanmoins avoir écrit plus de mots que de notes.Des mots forgés sur la base d\u2019un niveau de langage familier.On peut appeler ça du joual signifiant.« Plein de Québécois, fait-il remarquer, chantent en français international, pis tu ne les reconnais plus.Pour moi, le français international est une autre langue, pas la mienne.C\u2019est pourquoi j\u2019ai choisi de chanter comme je parle, c\u2019est pour moi la façon la plus honnête de se représenter.\u2018 Envoye en haut \u2019, c\u2019est bien meilleur que \u2018 Allez vas-y \u2019 ».« J\u2019ai pas décidé d\u2019être local.Ni universel.J\u2019ai décidé de me ressembler.» Cela étant dit, Daniel Boucher se défend bien de se vautrer dans la québécitude, qu\u2019il trouve d\u2019ailleurs bien timide.« Je revenais de la Saint-Jean, il y a presque dix ans ; j\u2019étais dans mon char, on faisait jouer Dolorès à la radio.Un choc ! Je m\u2019étais alors demandé pourquoi on était obligé d\u2019écouter ça la nuit à la radio ?Ça ne délire pas fort au Québec, on est tellement pattern.Y a Leloup qui se permet d\u2019être libre, y a Fred (Fortin), y a Mara (Tremblay).Je trouve qu\u2019on est sur les brakes, j\u2019aimerais voir ce que ça donnerait si on se mettait à peser su\u2019l\u2019gaz.Je pense qu\u2019on ne s\u2019assume pas.Et s\u2019assumer ne veut surtout pas dire refuser des influences extérieures.» La prise de l\u2019individu sur le destin, le choix d\u2019aller au bout de sa passion, en payer le prix, voilà d\u2019ailleurs tout le projet de Dix Mille Matins.Voici le parcours du principal intéressé.« J\u2019étais étudiant en technique de génie civil, c\u2019était ma sixième session, j\u2019ai fait un show pis ça a été fini.J\u2019ai arrêté le génie civil, j\u2019ai recommencé à faire de la musique \u2014 j\u2019avais déjà fait deux ans de cégep en guitare à Joliette, j\u2019avais alors un groupe dans le temps qui s\u2019appelait Louise et les Gentils Meussieurs.« J\u2019ai étudié, j\u2019ai lu, j\u2019ai été pauvre en criss.Ça a été ben dur, le monde autour de moi ne comprenait pas.Mais pour écrire de bonnes chansons, faut que tu vives, faut que tu fasses un paquet d\u2019affaires.Sauf que t\u2019as pas de paye le jeudi.Ça coûte cher, la liberté, pis ça fait pas engraisser ! » Parfois, la liberté trouve une issue, Daniel Boucher a trouvé la sienne : après s\u2019être illustré au festival de la chanson de Petite Vallée (en 1997), le voilà avec Dix Mille Matins, fruit magnifique d\u2019une longue gestation.Y sont mis en rimes le doute, l\u2019euphorie, l\u2019absurdité la nuit, les bonnes et mauvaises fréquentations, la dérive, le vent dans les voiles.Est-il étonnant que la chanson que Daniel Boucher juge la plus accomplie s\u2019intitule Deviens-tu c\u2019que t\u2019as voulu ?«Ça ne dé lire pas for t au Qué be c , on e s t te lle m e nt pat te rn .Je t rouve qu\u2019on e s t s ur le s brake s , j\u2019a im e ra is voir ce que ça donne ra it s i on s e m e t ta it à pe s e r s u\u2019l\u2019gaz .» PHOTO ROBERT NADON, La Presse © Danie l Bouche r : « P our é cr ire de bonne s chans ons , fau t que tu vive s , fau t que tu fas s e s un paque t d\u2019affa ire s .S auf que t \u2019as pas de paye le je udi.Ça coûte che r , la libe r té , p is ça fa it pas e ngra is s e r ! » 6LP1101D1023 D 11 Samedi Arts 6LP1101D1023 ZALLCALL 67 00:41:43 10/23/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 23 OCTOBRE 1999 D 11 Disques EN BREF Ni joual ni banal La re ce t te ?On l\u2019a entendue chanter cette La Belle Histoire de Fugain, sur des rythmes hip-hop radio-friendly.La voici de retour avec un album de dix chansons coulées dans le moule R\u2019n\u2019B moderne à l\u2019américaine.Bon d\u2019accord, Jodie Resther est la première à le faire en français, au Québec.Elle sera peut-être au R\u2019n\u2019B ce que Dubmatique fut au rap.Tu me fais la loi est un disque bien fait, professionnel et joliement formaté pour les radios commerciales.Reste que tout cela sent la recette à plein nez, et que ce disque qui, à force de vouloir sonner si « black et groove » (dixit le communiqué) possède bien peu de couleurs personnelles.Jodie Resther est au Centre Molson ce soir en première partie de TLC, ainsi qu\u2019au Centre Corel d\u2019Ottawa, lundi.?1?2 TU ME FAIS LA LOI Jodie Resther Tacca/Sélect Jean-Christophe Laurence Re cyclage jazzy ?Bien des années après avoir connu la gloire new wave, Debbie Harry (Blondie) a fait dans un jazz presque avant-gardiste.Marianne Faithfull a, pour sa part, repris Kurt Weill et Bertolt Brecht.Et voici le crooner par excellence du brit rock qui se met à fréquenter Broadway et Tin Pan Alley ; Bryan Ferry (Roxy Music) a choisi de de faire dans le swing et le jazz primitif pour ainsi mettre la table d\u2019une éventuelle tournée des grands festivals de jazz \u2014 l\u2019été prochain.Sa voix sablonneuse et ses vibratos lascifs feront peut-être frémir ses inconditionnels ou autres fervents revivalistes \u2014 quant à son registre limité.S\u2019il ne s\u2019agissait pas du séduisant Bryan, on ne vous en causerait même pas.?1?2 AS TIME GOES BY Bryan Ferry Virgin / EMI Alain Brunet Com m e dans le te m ps ?On pourrait décrire le dernier Paul McCartney en ces mots : un studio, quelques amis, quelques verres et quelques jams de vieux rock and roll.En une semaine, l\u2019ex- Beatle a enregistré ce Run Devil Run avec l\u2019aide de ses copains (David Gilmour, Mick Green, Ian Paice), avec un seul but en tête : triper.Comme dans le bon vieux temps.Si McCartney et ses potes ont l\u2019air de s\u2019amuser ferme, l\u2019auditeur, lui, ne saura trop comment réagir face à ces quinquagénaires qui jouent les ados attardés.En fait, on a surtout l\u2019impression que McCartney et sa bande ont plus de plaisir que nous.?1?2 RUN DEVIL RUN Paul McCartney Capitol/EMI Richard Labbé Nul ?Question : qu\u2019y a-t-il de pire que Johnny Halliday ?Réponse : David Halliday.Le succès du père me laissait déjà perplexe, les chansons du fils me confondent et m\u2019atterrent.N\u2019y allons pas par quatre chemins : son premier effort en français est un des plus mauvais disques de pop-rock FM de l\u2019année.David Halliday chante mal, joue mal, compose mal.Tout ici sent l\u2019absence d\u2019inspiration, la banalité et le gros contrat parce que papa avait des amis bien placés.Les textes farcis de clichés sont un peu mieux, mais ils ne sont pas de lui.La production est hypergon- flée, aussi platement clinique que le prochain épisode de General Hospital.Le tout est mou, ordinaire et prévisible au dernier degré, sans compter que dans le genre, nous avons dix fois mieux au Québec.Comment on dit « poche » en France ?UN PARADIS UN ENFER David Halliday Mercury/Universal Jean-Christophe Laurence VALÉRIE LETARTE collaboration spéciale Avec ses petites lunettes, les sourcils froncés, et son air préoccupé, on pourrait croire Jean-François Fortier timide.Avec un tout premier album impressionniste et intime, plutôt lune que soleil, on pourrait croire l\u2019artiste vaguement sombre, plus porté sur l\u2019observation silencieuse que sur la jasette.Erreur ! Jean-François Fortier est un moulin à paroles, et quand il s\u2019agit de causer musique, nous avons affaire à quelqu\u2019un qui a du bagage et des opinions.Détail non négligeable, parallèlement à sa carrière d\u2019auteur-com- positeur-interprète, le jeune homme est vendeur-con- seiller dans un grand magasin de disques.L\u2019expérience sur le terrain, comme on dit, ça lui a donné quoi, en plus d\u2019être au fait de toutes les nouveautés ?« Confiance ! Quand j\u2019ai vu l\u2019enthousiasme avec lequel les gens sont venus acheter les disques de Lhasa, de Césaria Evora ou encore du Buena Vista Social Club, je me suis dit que le public était bien plus ouvert et curieux que ce que les radios laissent croire ! » Sur ce qui l\u2019a nourri le plus, musicalement, Jean- François est également intarissable.En gros, c\u2019est clair, la pop britannique des années soixante à aujourd\u2019hui.D\u2019abord et avant tout les Beatles, et surtout l\u2019album Blanc.« Il me procure un immense bonheur.C\u2019est un confluent de plein de tendances, voire même les prémisses du heavy métal.Pas facile à digérer, mais fascinant ! On peut le réécouter encore et encore, sans s\u2019en lasser ! » Ah ! oui ?La dernière fois ?Sans aucune hésitation : « Hier soir ! » Parmi les influences qu\u2019il revendique, outre Beck, Elliott Smith et le groupe Wilco, Jean-François nommera aussi Crowded House.« C\u2019est intelligent, ça coule de source, c\u2019est raffiné.Des chansons parfaites ! C\u2019est vers ça que je voudrais tendre, des textes et des mélodies évocatrices.» Du côté québécois, c\u2019est plus compliqué.« J\u2019ai été adolescent dans les années 80, une période où la chanson d\u2019ici a été occultée.J\u2019étais dans mon sous-sol à écouter les Doors.Mon cours de rock 101.Mais en musique d\u2019ici, tout ce qui s\u2019était fait de formidable, et de vraiment novateur, entre 68 et 75, par exemple, ça ne tournait déjà plus à la radio ! Si on n\u2019avait pas, à la maison, un grand frère qui avait ses disques-là, on avait l\u2019impression que le Québec avait été coupé du reste du monde ! Ça m\u2019a presque fâché quand j\u2019ai fait mes recherches et que j\u2019ai découvert, sur le tard, tout ce qu\u2019avaient fait les Charlebois, Ville Émard Blues Band, Ferland, Harmonium.Tous les artistes aussi, qui ont gravité autour de Stéphane Venne ! C\u2019est comme si on nous avait caché ça.Heureusement qu\u2019il y a les compilations, les anthologies, les rééditions ! » Maintenant qu\u2019il a fait ses heureux devoirs et le tour du jardin, Jean-François Fortier peut avoir une vue d\u2019ensemble, et peut-être déjà, un peu de recul sur ce qu\u2019il fait, lui.« De la nouvelle chanson tributaire du passé, pour sûr, mais qui est de son époque.Qui veut mettre de la couleur.J\u2019ai le souci de raconter des choses qui arrivent à tous, mais si possible, pas de façon banale.» Impressionniste ?« Oui peut-être, pour créer des ambiances, des atmosphères.» Souci du texte, ça c\u2019est certain.Elles sont un peu sombres, tes chansons.« Et je l\u2019assume.La plupart sont écrites en mode mineur.Il faut dire que, pendant l\u2019écriture du disque, je vivais une rupture amoureuse.Le disque est imprégné de ça.mais aussi de la rencontre qui a suivi.Le thème amoureux est récurrent, sous divers aspects, comme un prisme.» Sur son album, Jean-François n\u2019utilise aucun mot en joual.Par choix ?« Je ne me suis jamais posé la question ! Je ne suis pas très joual dans la vie de tous les jours.Mais c\u2019est pas un rejet ! Si ça en est un, c\u2019est pas voulu.Et si je ne m\u2019identifie pas à ça, j\u2019adore entendre du joual dans les chansons des autres.Je pense à Fred Fortin, Daniel Boucher.» Justement.L\u2019a-t-il écouté le disque de « l\u2019autre petit nouveau » que l\u2019automne nous révèle ?« Oui ! Et je l\u2019ai beaucoup aimé.J\u2019ai croisé Daniel il y a quelques semaines, je suis allé vers lui, je me suis présenté, on s\u2019est serré la pince, on a placoté.C\u2019est drôle, tout le monde parle de son coté \u2018 baveux \u2019, du moins en chansons, moi j\u2019ai eu l\u2019impression que c\u2019était lui, le plus timide des deux ! » On a beau dire.PHOTO ARMAND TROTTIER, La Presse © Je an-François For t ie r : «J\u2019a i le s ouc i de raconte r de s chos e s qui a r r ive nt à tous , m ais s i pos s ib le , pas de façon bana le .» 2 7 9 1 6 7 9 2 7 8 3 1 6 8 2 7 8 6 0 1 5 2 7 8 6 0 1 5 EN NOMINATION INTERPRÈTE FÉMININE 6LP1201D1023 D 12 samedi ARTS 6LP1201D1023 ZALLCALL 67 00:41:55 10/23/99 B D 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 23 OCTOBRE 1999 Théâtre Stabat M ater II : mission impossible S ONIA S ARFATI Cela semblait au départ une mission impossible.Ce l\u2019était, a-t-on pu constater jeudi soir au Théâtre du Nouveau Monde, lors de la première du Stabat mater II de Normand Chaurette, mis en scène par Lorraine Pintal.Comment, en effet, présenter sur une scène le drame d\u2019une quinzaine de mères défilant une à une dans une morgue pour identifier leurs filles, qui se sont suicidées en se jetant dans des écluses ?Opter pour le réalisme, donc pour l\u2019insoutenable ?Opter pour la distanciation, et risquer l\u2019ennui ?Lorraine Pintal a choisi de nager entre ces deux eaux.Le résultat est tiède.C\u2019est ce qui arrive quand on ne veut (ou quand on ne peut) se mouiller ou plonger dans l\u2019eau bouillante.Mais on peut comprendre la décision de la metteure en scène.Ce que l\u2019on comprend moins par contre, à la suite de la représentation, c\u2019est pourquoi avoir voulu porter Stabat mater II sur une scène.La première erreur a peut-être été de vouloir faire sortir du livre ce texte-là.La dernière, de vouloir l\u2019y faire retourner par l\u2019intermédiaire du personnage de la romancière (Mireille Thibault), qui assène au spectateur un discours discutable : « Que vous ayez compris cela ou autre chose, qu\u2019est ce que comprendre ?Vous vous passionnez pour tout ce qui vibre, n\u2019allez pas le nier par cet insupportable besoin de comprendre.» Une leçon dont on ne voulait pas.Et qui conclut la production.Autrement, Normand Chaurette, qui n\u2019est pas réputé pour la facilité de son théâtre, a écrit ici des pages magnifiques de douleur et de poésie.Des pages qui se tiennent debout, seules.Mais des pages, aussi, qui se consomment à petites doses.Quand le goût, quand l\u2019état d\u2019esprit est là.Parce que si les phrases de Normand Chau- rette sont de liberté et de musique, son Stabat mater est, structurellement, prisonnier d\u2019un carcan rigide et répétitif.Une mère, une autre, une troisième.Défilé de visages.Défilé de regards sur la mort.Dramatiquement très statique.Et horriblement exigeant pour les comédiennes qui ont à porter, oui mais sans trop, ces mots, ces phrases, leur drame, aux spectateurs.Hélène Grégoire y parvient, incarnant une femme de peu de mots, démunie devant le drame.« C\u2019est la première fois qu\u2019on perd un enfant, on n\u2019est pas habitué.Mon mari m\u2019a chargée de vous demander si.s\u2019ils ont des compensations, je sais pas.» Elle est touchante.Michelle Rossignol aussi.Parce que, la première, elle ose toucher le corps qui repose sur une table.Prendre son enfant dans ses bras.Avant de se laisser engloutir dans le noir en se laissant choir, inanimée.Marie- France Marcotte est également remarquable, brûlante de colère au point d\u2019en devenir vulgaire dans le verbe et violente dans le geste.À Suzanne Champagne et Sylvie Potvin est échu le rôle de détendre l\u2019atmosphère.La première, en occultant le drame, préférant se rabattre sur le concret, l\u2019accessoire : « L\u2019absence de clôture peut expliquer bien des choses.Si seulement il y avait une ligne au sol, une ligne jaune.» La deuxième, en se faisant l\u2019incarnation du surréalisme auquel Normand Chaurette succombe parfois : elle vient vendre des réfrigérateurs à la morgue, utilisant pour ce faire le discours de la vendeuse de Tupperwear.Des pauses tension bienvenues, quoi.Avant que l\u2019atmosphère ne devienne d\u2019une insoutenable et irrémédiable lourdeur lorsque l\u2019un des corps blancs et nus reposant sur une des deux tables se lève.Danse.Nathalie Valiquette amorce ainsi une chorégraphie saccadée et douloureuse.Dans la salle, là, le malaise était palpable.Et la scène \u2014 comme le fait que l\u2019employée de la morgue (Marie Michaud) se dédouble dans la dernière partie du spectacle \u2014 plutôt gratuite.D\u2019autant que pour une partie du public, l\u2019image avait quelque chose de déjà vu : elle rappelait l\u2019un des moments forts des Oranges sont vertes (Marie-France Marcotte interprétait alors Cégestelle, qui venait de se suicider et se relevait pour une dernière et funèbre danse), présentée l\u2019an dernier au TNM.dans une mise en scène de Lorraine Pintal.Lorraine Pintal qui, dans ce cas, avait formé un tandem diablement efficace avec la scénariste Danièle Lévesque.Elles remettent ça ici, dans Stabat mater II, avec succès : leur travail en commun dégage une froideur certaine, qui sied on ne peut mieux à une morgue.STABAT MATER II, de Normand Chaurette.Mise en scène : Lorraine Pintal, assistée de Lou Arteau.Décor : Danièle Lévesque.Costumes : François Saint-Aubin.Éclairages : Michel Beaulieu.Musique : Bertrand Ché- nier.Chorégraphie : Sylvain Émard.Avec Danielle Proulx, Marie Michaud, Maude Guérin, Suzanne Champagne, Marthe Turgeon, Monique Spaziani, Hélène Grégoire, Marie-France Marcotte, Anne Paquet, Sylvie Potvin, Mireille Thibault, Brigitte Paquette, Michelle Rossignol, Nathalie Valiquette, Huguette Oligny.Au Théâtre du Nouveau Monde jusqu\u2019au 14 novembre.Maude Gué r in (à l\u2019avant -p lan), Danie lle P roulx , Mar the Turge on e t S uzanne Cham pagne dans S taba t m ate r II, de Norm and Chaure t te , que pré s e nte le TNM.2796928 6LP1301D1023 D13 sam.(Arts) 6LP1301D1023 ZALLCALL 67 00:42:05 10/23/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 23 OCTOBRE 1999 D 13 Disques Chopin : le vrai et le faux CLAUDE GINGRAS Le 150e anniversaire de la mort de Chopin, souligné dimanche dernier, 17 octobre, a inspiré à la marque française Opus 111 une initiative qui, fort originale sur le papier, se solde par un quasi-échec.Ce que Opus 111 présente comme « un portrait unique du compositeur » comprend dix « volumes » \u2014 plus précisément, huit compacts simples et deux coffrets de deux compacts chacun, soit douze disques au total.L\u2019ordre des volumes suit la chronologie de la vie de Chopin ; en fait, le parcours commence avant celle-ci et se prolonge bien au- delà.Le volume 1 groupe, en de pittoresques exécutions sur instruments folkloriques polonais, 18 de ces danses et chansons de son pays où puisa Chopin.L\u2019ajout de neuf de ses Mazurkas arrangées pour ces mêmes instruments replace éloquemment ces pièces de concert dans leur contexte original.Le volume 2 (deux compacts) est la reprise d\u2019enregistrements de 1990 et 1991 : neuf Polonaises et 23 Mazurkas, par Janusz Olejnic- zak, le pianiste qui incarnait Chopin dans l\u2019abominable film La Note bleue.Jeu parfois vulgaire dans les Polonaises, souvent capricieux dans les Mazurkas.Rien pour justifier ce recyclage.Le volume 3 est une reconstitution assez fidèle du premier grand concert de Chopin, en 1830 à Varsovie.Créés à cette occasion, le Concerto no 2 et la Fantaisie sur des airs nationaux polonais sont honorablement joués par Olejniczak sur un ancien Érard et un petit orchestre d\u2019instruments d\u2019époque.mais, anachronisme, au diapason d\u2019au- jourd\u2019hui.Les variations de Paer sont chantées par un médiocre soprano et les partitions perdues ont été remplacées par d\u2019autres.Le volume 4 (comme le vol.2, deux compacts de reprises) fait entendre un pianiste très supérieur, Grigory Sokolov.Si les Préludes sont pris dans des tempi parfois trop libres, en revanche la Sonate op.35 est tumultueuse et vraie et le relief donné aux Études op.25 en renouvelle l\u2019écoute.Le volume 5 se veut une « soirée autour d\u2019un Pleyel 1831 ».Olejniczak encore, avec l\u2019Ensemble Mosaïques du violoncelliste Christophe Coin.C\u2019était l\u2019occasion de faire entendre la musique de chambre de Chopin : le Trio pour piano, violon et violoncelle, la Sonate pour violoncelle et piano.Plutôt, on nous donne un mouvement de concerto et onze pièces pour piano.D\u2019accord pour l\u2019instrument original, à la sonorité très fine.Mais le jeu de Chopin était certainement plus poétique que celui de son imitateur.Le volume 6 est constitué de lettres de Chopin et de George Sand assez révélatrices de la personnalité des deux amants et lues avec naturel par Andrzej Seweryn, de la Co- médie-Française, et Sonia Rykiel, mieux connue comme dessinatrice de mode.Anachronisme encore, la musique de Chopin qui « décore » les textes fait alterner piano ancien et piano moderne.Le volume 7 est une autre reconstitution approximative : celle du dernier concert de Chopin, en 1848 à Paris.À partir de conjectures, car les documents manquent, on a rassemblé là du Mozart, du Bellini, du Donizetti, du Meyerbeer et, bien sûr, du Chopin, le tout chanté et joué d\u2019une façon simplement acceptable.Le volume 8 veut « actualiser » Chopin par le jazz.Le Trio Andrzej Jagodzinski (entendu à Montréal en février dernier) est composé d\u2019excellents musiciens qui, au lieu de jazzer bêtement Chopin, préfèrent improviser sur un bout de thème.Une approche.respectueuse.Mais les pièces que j\u2019ai pu reconnaître sont mal identifiées sur la pochette.Le volume 9 est un autre Cho- pin-jazz.Cette fois, de simples élucubrations au piano, ponctuées à l\u2019occasion de tambour persan (!).Le volume 10 comprend des extraits des disques précédents et un inédit : une Mazurka assortie de paroles de Pauline Viardot, chantée dans un français incompréhensible.Édition Chopin, sous étiquette Opus 111 ?Vol.1 : « Roots / Racines ».Ensemble folklorique Zespol Polski.OPS 2006 ?Vol.2 : « Pologne » : 9 Polonaises et 23 Mazurkas.Janusz Olejniczak, pianiste.OPS 2007 (2 d.) ?Vol.3 : « Varsovie 1830 : le concert légendaire ».Janusz Olejniczak, pianiste, Olga Pasiechnyk, soprano, Das Neue Orchester, dir.Christoph Spering.OPS 2008 ?Vol.4 : « France » : Sonate op.35, Études op.25, Préludes op.28.Grigory Sokolov, pianiste.OPS 2009 (2 d.) ?Vol.5 : « At Home / En privé ».Janusz Olejniczak, pianiste, Ensemble Mosaïques.OPS 2010 ?Vol.6 : « Intimate / Intime ».Lectures de lettres de Chopin et de George Sand.Andrzej Seweryn et Sonia Rykiel, lecteurs.OPS 2011 ?Vol.7 : « Paris 1848 : le dernier concert ».Olga Pasiechnyk, soprano, Rys- zard Karczykowski, ténor, Janusz Olej- niczak, pianiste, et autres.OPS 2012 ?Vol.8 : « Jazz / Métamorphoses ».Trio Andrzej Jagodzinski.OPS 2013 ?Vol.9 : « Tomorrow / Demain ».Leszek Mozdzer, pianiste.OPS 2014 ?Vol.10 : « Exploration ».OPS 2015 2 7 9 3 3 9 2 2 7 9 3 4 0 9 ÉCOLE 2 7 9 0 0 8 3 2 7 9 2 2 9 4 6LP1402D1023 D 14 samedi ARTS 6LP1401D1023 ZALLCALL 67 00:56:32 10/23/99 B Musique D 14 R LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 23 OCTOBRE 1999 Arts visuels Quiétude sur toile JENNIFER COUËLLE collaboration spéciale Des formes, bien droites.Des lignes.Des couleurs mates, quelques-unes, pas trop.Des compositions simples, une impression d\u2019ampleur et une étonnante présence tout en douceur.Les peintures récentes de Louise Masson sont exemplaires pour qui apprécie le peu qui en dit long, pour qui préfère moins voir pour mieux sentir.Aux cimaises de l\u2019Espace 502, six d\u2019entre elles font présentement l\u2019objet d\u2019une exposition organisée par la Galerie René Blouin.De cette artiste montréalaise, on connaissait les toiles aux larges bandes ocre et noire.Aujourd\u2019hui, Louise Masson a ouvert une brèche dans sa démarche formaliste.Ses agencements de tons, lignes et plans suggèrent une réalité autre que celle de la seule peinture.Et c\u2019est tant mieux.Dans cet univers bichrome aux variations, surtout, de rouge, il est question d\u2019architecture ; ici, des silhouettes de maisons, là, des détails d\u2019une structure, peut-être un pont, une table renversée ou les barreaux d\u2019une chaise.De quoi se mettre sous la dent.« Je sentais le besoin de re- complexifier, explique la peintre.C\u2019est venu tout seul.À un moment donné, l\u2019oeil te guide, il cherche autre chose, d\u2019autres expériences.» Et dans ce cas-ci, l\u2019oeil de Louise Masson s\u2019est attardé aux portiques de maison.« Je suis retournée voir la maison où je suis née, j\u2019ai observé son portique, puis j\u2019ai réalisé à quel point l\u2019essence de sa forme se répétait d\u2019une maison à l\u2019autre.Avec ses deux verticales et sa droite horizontale au-dessus, le portique constitue en lui-même un petit abri.Ça m\u2019a amené à réfléchir à l\u2019idée d\u2019habitation.Où habite-t- on ?Qu\u2019est-ce qu\u2019on habite ?Pourquoi ?» De grandes questions.Chez Louise Masson, cependant, elles pèsent peu.Car à l\u2019image de la façon discrète, assurée mais sans effort apparent, dont sa peinture est appliquée, ses références architecturales ne sont pas appuyées.Elles sont là, tout naturellement.Un peu comme si elles furent appelées plus encore par les couleurs et les réseaux de lignes que par l\u2019artiste.Tant de légèreté dans une peinture formaliste.Il y a de quoi étonner.C\u2019est qu\u2019à l\u2019inverse de construire, d\u2019élaborer un système de formes plus ou moins fermé, Louise Masson élimine.« Mon goût pour l\u2019abstraction a sans doute à voir avec quelque chose de spirituel, c\u2019est un peu comme un exercice de détachement.Je pars toujours avec beaucoup d\u2019éléments, puis j\u2019épure, j\u2019épure.» De là peut- être le silence dans lequel baigne cette exposition où il fait bon respirer.Ludiques problèmes Là où chez Louise Masson la peinture se fait silence, chez Arthur Munk, elle est dense.Non pas lourde, mais cogitée.Également tenant d\u2019un art formaliste, ce peintre chevronné poursuit depuis plusieurs années une démarche tournée toute entière vers la complexité.Et ce, avec des motifs tout à fait simples : la sphère et la rayure.Table et Accessoires, une exposition de ses oeuvres récentes au centre Plein sud de Longueuil, se visite un peu comme un parc d\u2019enfants pour adultes amusés.Ce bref mais vif parcours est entre autres composé d\u2019un trio de toiles multicolores qui reprennent patiemment la forme d\u2019une sphère aplatie, plus précisément celle d\u2019une pelure d\u2019orange, dans laquelle se lovent des bandes inspirées des lattes de bois d\u2019un plancher d\u2019atelier.Puis, une table.Et quelle table ! Rose, démesurément grande et enduite de cire d\u2019abeille, elle est porteuse de versions 3D des motifs qu\u2019on retrouve sur les toiles.Quant aux couleurs, bien qu\u2019invariablement éteintes, elles ont du chien.Pour ne pas dire du caniche ! Avec du lilas, du rose bonbon, du jaune et du vert menthe, on ne se prend pas la tête.Mais l\u2019artiste, lui.C\u2019est que la gaieté de ces teintes, leur empâtement qui rappelle du glaçage à gâteau, tout comme la table style Alice au pays., tous ces moyens intelligemment sucrés, donc, semblent nous dire que c\u2019est OK pour jouer.Pour jouer à résoudre des problèmes, pardi ! Car Arthur Munk, qui s\u2019est donné aux mathématiques avant de « vendre son âme » à l\u2019art, déploie ses motifs en cent et une variations, comme autant de pistes possibles à la résolution d\u2019un problème.« Si je me réfère aux procédés mathématiques dans ma peinture, c\u2019est pour le plaisir de chercher, seulement chercher.D\u2019ailleurs, les plus belles théories ont été élaborées à partir de questions, non pas de réponses.» LOUISE MASSON, Espace 502, Édifice Belgo, 372, rue Sainte-Catherine Ouest, jusqu\u2019au 30 octobre.ARTHUR MUNK, TABLE ET ACCESSOIRES, Plein sud, 100, rue de Gentilly Est, local D-0626, Longueuil, jusqu\u2019au 14 novembre.PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © L\u2019Enfant , as s a illi par l\u2019Arbre , le Chat e t la Libe llu le .Au fond : Char le s Duto it e t l\u2019OS M.Les sortilèges de Dutoit et l\u2019OSM CLAUDE GINGRAS Malgré une amplification qui soignait le détail plutôt que l\u2019ensemble, Charles Dutoit et l\u2019Orchestre Symphonique de Montréal furent encore, hier soir, ces extraordinaires « magiciens » du monde sonore ravélien révélés par le disque il y a une vingtaine d\u2019années.Finalement, ils auront été les véritables héros du spectacle multimédia qui inaugurait au Centre Molson la nouvelle série élégamment appelée « L\u2019OSM Branché ».Mal présenté au public et aux médias, l\u2019événement centré sur L\u2019Enfant et les Sortilèges, la célèbre « fantaisie lyrique » de Ravel d\u2019après Colette, n\u2019avait même pas rempli le lieu pourtant ramené de 21 000 à 3000 places.J\u2019estime l\u2019assistance à un peu plus de 2000 personnes.On me corrigera si nécessaire, en précisant le nombre de billets donnés.Les marionnettes du Théâtre Sans Fil \u2014 dites « géantes », mais simplement plus grandes que celles qu\u2019on voit habituellement \u2014 avaient produit la saison dernière un modeste mais impressionnant Hänsel und Gretel à l\u2019Orchestre Métropolitain.L\u2019ambitieux opéra de Ravel, avec sa trentaine de personnages (êtres humains, animaux et objets animés), s\u2019est révélé nettement au-dessus des moyens de la petite troupe.Toujours bien éclairées, les marionnettes représentaient les personnages, chantés dans le noir par une douzaine de solistes et un petit choeur.L\u2019Enfant, avec sa grosse tête à l\u2019expression figée, était plutôt touchant.Également réussis : certaines images produites par ordinateur, les deux fauteuils vivants et les deux énormes chats, qui firent rire les enfants dans l\u2019assistance.Pour le reste, des costumes et une manipulation où un certain amateurisme était évident ; quelques erreurs de synchronisation aussi.Bref, la magie, qui doit être ici omniprésente, ne l\u2019était que dans l\u2019entrée au jardin.Côté vocal, du très bon travail dans l\u2019ensemble, avec une mention pour la voix très virtuose d\u2019Aline Kutan incarnant le Feu et la Princesse.Mais le texte n\u2019était pas toujours clair et la diction imprécise de certains chanteurs n\u2019était pas seule en cause.Bien sûr, personne ne peut empêcher un interprète de parler d\u2019« enfant aux talents méchants », alors que le texte dit talons.Quand même, à quoi s\u2019occupait donc toute cette équipe de régisseurs placée au milieu de l\u2019auditoire ?Le programme entier était consacré à Ravel.Après un Alborada del gracioso joué sans artifice, comme au concert, le fameux Boléro fut assorti d\u2019une sorte de « danse des sept voiles » farfelue où les sept voiles se fondaient en un seul, puis devenaient cerf-volant, pieuvre, embarcation, et quoi encore.Heureusement, Dutoit et l\u2019OSM étaient déjà là pour retenir notre attention.ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL, CHOEUR DE L\u2019OSM (dir.Iwan Edwards) et THÉÂTRE SANS FIL.Direction musicale : Charles Dutoit.Conception visuelle : André Viens.Scénographie : Michel Demers.Éclairages : Claude Accolas.Vendredi soir, Théâtre du Centre Molson.Dans le cadre de la série « L\u2019OSM Branché ».Programme consacré à Maurice Ravel (1875-1937) : « Alborada del gracioso » (1905-12) « Boléro » (1928) « L\u2019Enfant et les Sortilèges », fantaisie lyrique, texte de Colette (1920-25).Distribution (rôles principaux) : L\u2019Enfant : Éthel Guéret, soprano La Mère : Annamaria Popescu, mezzo-soprano Une radio rock chrétienne et hétérosexuelle 2 7 9 5 9 7 8 Presse Canadienne, WINNIPEG La station FREQ-FM, que vient d\u2019autoriser le CRTC, est non seulement vouée au rock dit chrétien, mais son promoteur, Jason Ryan, a décidé aussi de bouder les homosexuels.Il ne fera pas tourner k.d.lang, Elton John ou d\u2019autres artistes qui ne font pas un secret de leurs préférences sexuelles.Cette discrimination vise aussi les morts, comme Tchaïkovski (1840-93).Selon Ryan, les radios grand public font la part trop belle à la violence et à la sexualité.C\u2019est pourquoi il veut « créer une radio qui sera un rayon d\u2019espoir ».2 7 9 6 2 4 8 jusqu\u2019au 30 octobre FORMATION «Éduquer pour rendre heureux» pour parents et enseignants impuissance culpabilité autorité discipline responsabilité I 3 week-ends début: 20 nov.2 7 9 1 5 2 9 Information (514) 598-7758 2 7 9 6 8 0 7 9 - 30 octobre 1999 H2 O peintures, sculptures oeuvres sur papier 2 7 9 2 8 5 7 GALERIE DOMINION 1438, rue Sherbrooke O., Mtl 845-7471; mar.au sam.10 h - 17 h GALERIE DE BELLEFEUILLE SCULPTURES CONTEMPORAINES L\u2019exposition se poursuit jusqu\u2019au 28 octobre 1367, GREENE, WESTMOUNT Tél.: 933-4406 lun.\u2014 sam.: 10h \u201418h * dim.: 12h30 \u2014 17h30 2 7 9 4 6 2 4 6LP1501D1023 D15 sam.(Arts) 6LP1501D1023 ZALLCALL 67 00:50:26 10/23/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 23 OCTOBRE 1999 D 15 Jazz décompte le grand CONSULTEZ LE SITE INTERNET DE RADIO ÉNERGIE POUR LA MISE À JOUR DU GRAND DÉCOMPTE EN \u201cREAL AUDIO\u201d: www.radioenergie.com/decompte.htm avec Mike Gauthier et Anne-Marie Witenshaw DIMANCHE DE 9H À 12H avec Marc Denoncourt DIMANCHE DE 18H À 19H30 T O P 3 0 A N G L A I S T O P 2 0 F R A N Ç A I S Anne-Marie Witenshaw Mike Gauthier Marc Denoncourt rc c rt La promesse énergie : TOUJOURS DES NUMÉROS 1! Semaine du 24 octobre 1999 ithensha www.radioenergi .co SD CS 1.1.MAN! I FEEL LIKE A WOMAN SHANIA TWAIN 10.2.AMAZED LONESTAR 4.3.WHAT IS LIFE SHAWN MULLINS 5.4.LOST IN YOU GARTH BROOKS 7.5.ANGELS WOULD FALL MELISSA ETHERIDGE 2.6.ANGELS ROBBIE WILLIAMS 6.7.MISTAKE (REMIX) SERIAL JOE 9.8.MI CHICO LATINO GERI HALLIWELL 3.9.MAMBO #5 LOU BEGA 13.10.(YOU DRIVE ME) CRAZY BRITNEY SPEARS 15.11.JUST MY IMAGINATION THE CRANBERRIES 8.12.SHE S ALL I EVER HAD RICKY MARTIN 17.13.THERE SHE GOES SIXPENCE NONE THE RICHER 11.14.BAILAMOS ENRIQUE IGLESIAS 12.15.LARGER THAN LIFE BACKSTREET BOYS 20.16.I NEED TO KNOW MARC ANTHONY 18.17.WALKING POCKET SIZE 22.18.WAITING FOR TONIGHT JENNIFER LOPEZ 14.19.SMOOTH SANTANA/ROB THOMAS 16.20.LAST KISS PEARL JAM 23.21.I KNEW I LOVED YOU SAVAGE GARDEN 25.22.THEN THE MORNING COMES SMASH MOUTH 24.23.LAY DOWN MEREDITH BROOKS 26.24.BRAND NEW DAY STING 27.25.AIN T THAT A LOT OF LOVE SIMPLY RED 28.26.TAKE PICTURE FILTER 29.27.UNDERGROUND MOIST 30.28.BLUE (DA BA DEE) EIFFEL 65 29.THE CARPET CRAWLER 99 GENESIS 30.HANGINAROUND COUNTING CROWS henshaw SD CS 1.1.MON ANGE ÉRIC LAPOINTE 2.2.EN ATTENDANT SES PAS CÉLINE DION 4.3.LOLA ALLAN THÉO 6.4.VIVRE SA VIE BRUNO PELLETIER 7.5.LE MONDE EST SOURD FRANCIS CABREL 3.6.EUROPE OKOUMÉ 8.7.MOTS DE FEMMES LAURENCE JALBERT 5.8.VOYAGER JEAN LELOUP 11.9.RENARDS ARGENT S COLÉOPTÈRE 12.10.A MA HAUTEUR PAUL PICHÉ 14.11.NE M COUTE PAS JEAN-FRANÇOIS FORTIER 17.12.SI INFINI-T 18.13.L OP RA DU MENDIANT NICOLA CICCONE 16.14.SI LA MUSIQUE TUE DANIEL DUPUIS 15.15.UNE FEMME COMME UNE AUTRE PATRICIA KAAS 21.16.TU NE M AS PAS LAISS LE TEMPS DAVID HALLIDAY 20.17.PARADIS SUR LA TERRE LES NOUVEAUX PROPHÈTES 22.18.VOUS LES MENTEURS NATHALIE LORIO 9.19.OBIA ROCH VOISINE 10.20.EN MON BONHEUR DANIEL BÉLANGER 2 7 9 4 3 6 7 Le mystère du sw ing ALAIN BRUNET Glenn Miller disparut le 15 décembre 1944.Le tromboniste dirigeait alors le big band de la US Air Force.L\u2019avion qui lui faisait traverser la Manche ne s\u2019est jamais rendu en France, là où il devait se produire.Simple accident ?Des rumeurs veulent encore que l\u2019avion ait été abattu par erreur.Et que dire des extraterrestres.Faudrait mettre Scully et Mulder sur l\u2019affaire.En a t t e n d a n t d\u2019élucider le mystère, préparons-nous au énième retour du Official Glenn Miller Orchestra, prévu lundi au théâtre Olympia.Le swing, donc.Sa longévité n\u2019est-elle pas un autre mystère ?Au cours des années 30, des musiciens afro-américains de Kansas City (Bennie Moten, Bill « Count » Basie, etc.) avaient posé les bases du style, des Blancs avaient ensuite fait le crossover (ségrégation raciale oblige).Triomphèrent alors les orchestres de Benny Good- m a n , T o m m y Dorsey, Harry James et, bien sûr, Glenn Miller.Au tournant des années 40, le swing s\u2019imposait comme la première musique transculturelle capable de galvaniser à peu près toute la jeunesse américaine, dont la portion mâle fut mobilisée pour la Deuxième Guerre mondiale.Et puisque Glenn Miller s\u2019était volontairement enrôlé, on imagine le capital de sympathie à son égard.In The Mood, Chattanooga Choo-Choo, Moonlight Serenade ou Tuxedo Junction avaient déjà été propulsés, le patriotisme et la mort tragique de Miller en ont assuré la pérennité.Mais qu\u2019avait cet orchestre de particulier ?Rien de plus que les autres, sauf ce sound.Le son velouté du Glenn Miller Orchestra reposait sur l\u2019idée de faire doubler le premier saxophone ténor par une clarinette.Et puisque le swing jouit d\u2019un énième revival, les vétérans s\u2019appliquent à faire durer le plaisir.Le Official Glenn Miller Orchestra est une entité juridique.À l\u2019origine, cette entité était la propriété de la famille de Glenn Miller, elle fut rachetée il y a belle lurette.Le siège social de la société, quartier général du big band de 19 musiciens, est situé en Floride.Le marché principal de l\u2019orchestre en est un, on l\u2019imagine, de têtes blanches.« Notre public est assez âgé », convient le tromboniste Larry O\u2019Brien, chef du Glenn Miller Orchestra depuis onze ans.« Mais il se trouve toujours des gens qui nous découvrent, ce qui explique notre longévité.Nous ne pourrions être en affaires depuis plus de cinquante ans si nous ne pouvions jouer cette musique avec la ferveur qu\u2019elle exige.» Notre interviewé est le neuvième chef en titre depuis que Glenn Miller a joint une autre dimension \u2014 Tex Beneke et Buddy de Franco figurent au nombre des successeurs.Longue tradition.qui inspire un certain questionnement : comment un tel orchestre peut-il faire revivre la musique sans l\u2019empeser, l\u2019empoussiérer, l\u2019édulcorer ?« Pour maintenir le swing en vie, répond Larry O\u2019Brien, il faut explorer le genre sous toutes ses facettes.Les groupes les plus populaires de l\u2019actuel swing revival, Brian Setzer par exemple, se limitent au jump ainsi qu\u2019au jitterbug ; ils ignorent les valses, les fox trot et les compositions d\u2019inspiration latine.« Mais le son originel demeure le meilleur, tranche O\u2019Brien.Le leader était Glenn Miller, l\u2019élément crucial de cette formation.» Photothèque PC Gle nn Mille r n\u2019e s t p lus , m ais le s wing e s t be l e t b ie n vivant .2 7 8 6 6 7 8 6LP1601D1023 D16 sam.(Arts) 6LP1601D1023 ZALLCALL 67 00:46:58 10/23/99 B D 16 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 23 OCTOBRE 1999 Télévision Au Centre Molson le mardi 2 novembre 1999 à 19 h 30 Points de vente : Centre Molson et Réseau Admission 1-800-361-4595 Boucherville Yolande Bonsant (514) 259-6404 Bromont Raymond Bélanger (450) 263-7051 Brossard Françoise Caissie (450) 656-9379 Châteauguay Réjeanne Spenard (450) 692-9299 Granby Pauline Morin (450) 469-2597 Henriville Jean-Paul Thibeault (450) 294-3525 Joliette Aline Chartrand (450) 568-7519 L\u2019Annonciation Margo Lauzon (819) 275-1654 La Minerve Gabriel Séguin (819) 274-2697 Lachute Fleurette Paquette (450) 562-2207 LaSalle Claire Desjardins (514) 355-2993 Laval Laurette Desjardins (450) 681-7657 Laval Jean-Marcel Martineau (450) 686-2339 Longueuil Madeleine Martineau (450) 646-6071 Marieville Rosaire Noiseux (450) 460-7559 Mascouche Jeannine Turcotte (450) 471-1413 Mont-Laurier Reine-Aimée Belec (819) 623-1614 Montréal Jeannine Collin (514) 493-4258 Montréal Mireille Magnan (514) 645-7278 Montréal Christiane Ouellette (514) 389-2545 Montréal Lise Ouellette (514) 931-3319 (514) 870-2569 Montréal Claudette Perrino (514) 324-8533 N.-D.-des-Prairies Claude Raymond (450) 755-1177 Napierville Raymond Latour (450) 245-7300 Pincourt Georgette Leduc (450) 455-9855 Rosemont Marcelle Champoux (450) 655-9132 Roxton Falls Thérèse Duclos (450) 548-2134 Sorel Réal Deblois (450) 742-4144 St-Colomban Philippe Pineault (450) 432-3053 Ste-Anne-de-Bellevue St-Hyacinthe Marie Brunet (514) 457-6231 St-Hyacinthe Armancia Rainville (450) 799-4415 St-Hyacinthe Cécile Lemonde (450) 773-2725 St-Jean-sur-Richelieu Lauraine Germain (450) 348-4707 St-Jean-sur-Richelieu Pierrette Ouellette (450) 347-0206 St-Jovite Paul Marin (819) 425-8585 St-Léonard Réjean Leblanc (514) 322-7402 St-Pie-de-Bagot Roger Senay (450) 772-2744 Ste-Geneviève Rita Legault (514) 626-3778 Ste-Julie Fernand Therrien (450) 922-0592 Tracy Réal Deblois (450) 743-7727 Val David Alberte Marinier (819) 322-6029 Valcourt Denise Bombardier (450) 532-2595 Verdun Marcel Bigras (450) 621-8866 Grand Théâtre de Québec 1-877-643-8131 2 7 9 1 8 3 1 PHOTO ROBERT MAILLOUX, La Presse © La journa lis te Cathe r ine Vachon e nt re lundi à LCN, la cha îne d\u2019inform at ion cont inue de TVA, où e lle anim e ra le s b locs culture ls .2 7 9 7 2 9 1 Pas de vacances pour Catherine IS ABELLE MAS S É collaboration spéciale Catherine Vachon n\u2019avait que 14 ans lorsqu\u2019elle a décroché son premier emploi à la radio.À CJSO de Sorel, la station AM que dirigeait le paternel.« Je faisais le ménage tous les jours pour me faire de l\u2019argent de poche, se rap- pelle-t-elle devant un gros bol de nouilles.La femme de ménage habituelle venait de prendre sa retraite.J\u2019ai commencé en vidant les cendriers.Je n\u2019étais pas très bonne.J\u2019oubliais parfois de remplacer les rouleaux de papier de toilette.Les animateurs chialaient.J\u2019ai été marquée à l\u2019époque en constatant qu\u2019ils ne s\u2019exprimaient pas toujours comme lorsqu\u2019ils étaient en ondes ! » La chroniqueuse culturelle de TQS (jusqu\u2019à hier) fréquentait la station de papa depuis quelques années déjà et rêvait de prendre ses aises dans le studio.« Mon père m\u2019y amenait souvent.Un jour, il m\u2019a dit : « Ramasse ton argent et va suivre un cours de radio.Si tu aimes ça et que tu es bonne, tu animeras les fins de semaine.» Je venais d\u2019avoir mon permis de conduire.Ma mère me prêtait sa voiture pour me rendre à Montréal, à l\u2019école Pro-Média de Pierre Du- fault.» Papa a-t-il tenu sa promesse ?Presque.Avant de prendre possession du micro, une fois le diplôme en poches, Catherine Vachon a mis en ondes le baseball des Expos pendant une saison.Uuuuune ballllle.deuuuuux priiiises.Elle a fait ses débuts officiels à 17 ans, le dimanche soir de 20 h à minuit, à la barre de l\u2019émission musicale Les Avangardisques.« Avec huit auditeurs à l\u2019écoute ! C\u2019est moi qui ai trouvé le nom de l\u2019émission.J\u2019étais très fière ! En province le dimanche soir, les nouveaux animateurs ne risquent pas grand-chose.Ça m\u2019a permis de faire mes premières armes sans massacrer trop d\u2019oreilles ! C\u2019est dommage qu\u2019il n\u2019y ait plus de stations AM en région.C\u2019est d\u2019abord une source locale importante d\u2019information.Et les animateurs y font tout : la recherche, autant que la mise en ondes, la lecture des nouvelles, les choix musicaux et, le grand classique, l\u2019annonce des décès.Je devais transmettre en ondes les messages que les salons funéraires laissaient sur le répondeur : « À Sainte-An- ne-de-Sorel, est décédé à l\u2019âge de 87 ans.» Lasse de causer repos éternel, elle a présenté sa candidature à CKOI à Montréal, alors qu\u2019elle n\u2019avait que 20 ans.« À cet âge, c\u2019est la musique qui m\u2019intéressait », dit la dame de 36 ans.Ce qui en a fait une des rares DJ à l\u2019époque.Une VJ également.Rappelez- vous, elle était de la première équipe de MusiquePlus, en 1986, avec Marc Carpentier et Sonia Be- nezra.Le voyage au pays du vidéoclip fut toutefois de courte durée.« CKOI m\u2019a fait une proposition que je ne pouvais refuser, soit d\u2019animer le show du retour à la maison, de 16 h à 18 h.Un gros défi.Jamais une fille n\u2019avait fait ça.C\u2019était avant la vague des anima- teurs-humoristes.Un an après, on m\u2019a virée.Pourtant, l\u2019émission avait de bonnes cotes d\u2019écoute.Ça m\u2019a peinée lorsqu\u2019on m\u2019a dit qu\u2019on ne voyait pas une fille à ce poste.J\u2019ai passé de belles années à CKOI, une dizaine en tout, mais ce fut le début de la fin.Je me suis questionnée, car jusque-là, je n\u2019avais jamais établi de plan de carrière.J\u2019ai fait des démarches à gauche et à droite.» Un signe de TQS l\u2019a fait revenir à la télé, en 1992, cette fois comme chroniqueuse culturelle au Grand Journal.« Lorsque je suis entrée, on m\u2019a laissé aller comme bon me semblait.Mais on m\u2019a convoquée dans les bureaux des patrons un mois et demi plus tard pour me dire : « Catherine, pourrais-tu mettre des images sur tes interventions en ondes ?» Défaut radiophonique ?Ce qui ne l\u2019a pas empêchée de s\u2019exprimer.Au lieu de se faire bronzer ces deux derniers étés, elle a préféré animer l\u2019émission culturelle ultra légère Pas de vacances pour les idoles, à TQS.Elle n\u2019aura vécu le nouvel environnement « dans la rue » de la station des Péladeau que deux mois.TVA l\u2019a approchée pour animer les blocs culturels de LCN, sa chaîne d\u2019information continue.« À TQS, j\u2019étais constamment sur le terrain, dans les 5 à 7.Là, je vais être en studio et animer plusieurs fois l\u2019heure.Il y a un côté évolutif qui me plaît.Je crois vraiment que c\u2019est la télé de l\u2019avenir.Même si c\u2019est répétitif.Ce n\u2019est plus tout le monde qui revient à temps à la maison pour le bulletin de nouvelles de 18 h.J\u2019entre à LCN lundi.Je devrais être en ondes d\u2019ici deux semaines.» Et la radio ?Elle n\u2019a pu s\u2019en éloigner trop longtemps.Elle anime depuis septembre 20 ans de hits à Rythme FM (105,7), les samedis de 9 h à midi.« La radio a toujours été allumée chez mes parents.Encore aujourd\u2019hui, elle me suit partout, de la cuisine au salon à la voiture.J\u2019écoutais beaucoup de musique du temps de CKOI.Je m\u2019en suis un peu détachée.Je n\u2019en ai jamais fait un culte, probablement parce que j\u2019ai commencé jeune à faire ce métier et que j\u2019ai pu côtoyer bon nombre de chanteurs.Je n\u2019ai jamais eu d\u2019idoles non plus, sauf Gérard Lenorman à 12 ans ! » 6LP1701D1023 D17 sam.(Arts) 6LP1701D1023 ZALLCALL 67 00:46:02 10/23/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 23 OCTOBRE 1999 D 17 À l\u2019affiche cette semaine Les horaires de cette page doivent parvenir avant mercredi au Service des arts et spectacles, LA PRESSE, 7 Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9 Théâtre THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE (8 4 , S te -Cathe r ine O.) Stabat Mater 11, de Normand Chaurette.Mise en scène de Lorraine Pintal.Avec Suzanne Champagne, Hélène Grégoire, Maude Guérin, Marie- France Marcotte, Marie Michaud, Huguette Oli- gny, Brigitte Paquette, Danielle Proulx, Michelle Rossignol, Monique Spaziani, Mireille Thibault et Marthe Turgeon.Du mar.au ven., 20h; sam., 15h et 20h.Jusqu\u2019au 14 novembre.THÉÂTRE JEAN-DUCEP P E (P lace de s Ar ts ) Dès mer., 20h, Un Mari idéal, de Oscar Wilde.Mise en scène et adaptation de Françoise Faucher.Avec Yves Jacques, Marie-France Lambert, Benoit Gouin, Sophie Faucher, Suzanne Clément, Gérard Poirier, Béatrice Picard, Victor Désy, Anne Bryan, Danielle Lépine et Gilles Cazabon.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT (4 6 6 4 , S t -De nis ) Auj., 15h et 20h, Pygmalion, de George Bernard Shaw.Trad.d\u2019Antonine Maillet.Mise en scène de Françoise Faucher.Avec Guy Nadon, Isabelle Blais, Monique Lepage, Raymond Legault, François Tassé, Perrette Souplex, Gabrielle Mathieu, Marie-José Normand, Jacques Baril, Jean-Marie Moncelet, Marcel Girard, Danielle Leduc et Louise Caron.THÉÂTRE DE QUAT\u2019S OUS (1 0 0 , av.de s P ins E.) La Fin de la civilisation, de George F.Walker.Trad.de Maryse Warda.Mise en scène de Denis Bernard.Avec Micheline Bernard, Vincent Bilo- deau, Marcel Leboeuf, Gilles Renaud et Isabelle Vincent.Du mar.au sam., 20h; dim., 15h.Jusqu\u2019au 20 novembre.THÉÂTRE DENIS E-P ELLETIER (4 3 5 3 , S te -Cathe r ine E.) Auj., 16h, Tit-Coq, de Gratien Gélinas.Mise en scène de Michel Monty.Avec Pierre Dallaire, France Arbour, Michel Daigle, Ellen David, Muriel Dutil, David Francis, Stéphane Gagnon, Dominique Leduc, Brigitte Poupart et Claude Prégent.S ALLE FRED-BARRY (4 3 5 3 , S te -Cathe r ine E.) Auj., 19h30, Laguna Beach, de Raymond Villeneuve.Mise en scène de Benoit Legrandeur.Avec Stéfane Guignard, Nadia Simard et Michel Lavoie.Présentation du Théâtre La Rubrique.- Dès mar., 19h30, Je suis un saumon, de et avec Philippe Avron.THÉÂTRE D\u2019AUJOURD\u2019HUI (s a lle Je an-Claude Ge rm ain , 3 8 8 8 , S t -De nis ) Dès mar., 20h, Le Lit de mot, de Yvan Bienvenue.Mise en scène de Paul Lefebvre.Avec Christian Bégin et Catherine Sénart.THÉÂTRE P ROS P ÉRO (Es pace La Ve illé e , 1 3 7 1 , Ontar io E.) Solo pour Emily-Jane Brontë.Mise en scène de Volodia Agéev.Avec Marie-Hélène Letendre: 20h15; dim., 16h.Jusqu\u2019au 31 octobre.ES P ACE GO (s a lle 2 , 4 8 9 0 , S t -Laure nt ) Crime contre l\u2019humanité, de Geneviève Billette.Mise en scène de Claude Poissant.Avec Chantal Baril, Patrice Coquereau, Normand D\u2019Amour, Julie Perreault et Michel Perron.Du mar.au ven., 20h; sam., 16h.Jusqu\u2019au 6 novembre.ES P ACE LIBRE (1 9 4 5 , Fullum ) Poème pour une nuit d\u2019anniversaire, de Dominick Parenteau-Lebeuf.Mise en scène de Diane Du- beau.Avec Jean Asselin, Caroline Binet, Anne Casabonne, Martin Fréchette, Julien Poulin et An- ne-Marie Provencher.Du mar.au sam., 20h; dim., 15h.Jusqu\u2019au 30 octobre.S TUDIO-THÉÂTRE JEAN-VALCOURT (1 0 0 , Not re -Dam e E.) Dès ven., 20h, Glounov, d\u2019après la pièce d\u2019Alexandre Nikolaievitch Ostrovskïï.Trad.de Gé- nia Cannac.Mise en scène d\u2019Igor Ovadis.Avec Karine Beauchamp, Patrice Bélanger, Salomé Corbo, Stanislas Da Col, Tristan Dubois, Ève Du- ranceau, Vladana Milicevic, Frédéric Paquet, Ma- rie-Hélène Racicot et Dominic Théberge.THÉÂTRE LA LICORNE (4 5 5 9 , P apine au) L\u2019Humoriste, de Claude Champagne.Mise en scène de Fernand Rainville.Avec Serge Postigo, Fernand Rainville et Yvon Roy.Du mar.au sam., 20h; mer., 19h; samedis 23 octobre à 16h.Jusqu\u2019au 30 octobre.THÉÂTRE DU MAURIER DU MONUMENT-NATIONAL (1 1 8 2 , S t -Laure nt ) Dès jeu., 20h30, L\u2019Homme en lambeaux, de Mik- haïl Ougarov.Trad.de Yves Barrier.Mise en scène de Luce Pelletier, assistée de Claire l\u2019Heureux.Avec Catherine Bégin, Annick Bergeron, Luc Bourgeois, Michel-André Cardin, Antoine Du- rand et Anne-Catherine Lebeau.THÉÂTRE DU CENTRE S DAIDYE BRONFMAN (5 1 7 0 , che m in de la Côte -S te -Cathe r ine ) Auj.et dim., 20h, Grace and Glorie, de Tom Ziegler.Mise en scène de Denise Filiatrault.Avec Viola Léger et Lind Sorgini.S ALLE P IERRE-MERCURE DU CENTRE P IERRE-P ÉLADEAU, 3 0 0 , boul.de Mais onne uve E.) Auj., 20h, Le Cognate (les Belles-Soeurs), de Michel Tremblay.Mise en scène de Barbara Nativi.Avec Beatrice Visibelli, Angela Antonini, Alessan- dra Bedino, Sandra Garuglieri, Gabriella Cocco, Silvia Guidi, Monica Bauco, Anna Meacci, Vania Coveri, Sonia Morini, Vania Rotondi, Alessandra Maoggi, Lisa Cantone, Beatrice Biagini, Federica Marzili, Giovanni Pasquini (pianiste).US INE C (1 3 4 5 , La londe ) Auj., 20h, Giacobbe, Avec Daniele Finzi Pasca.Présentation du Teatro Sunil.LE MAI (3 6 8 0 , Je anne -Mance , e s pace 1 0 3 ) Auj., 15h, My Children! My Africa, d\u2019Athol Fugard.Mise en scène de Kate Bligh.Avec Tyrone Benskin et Steve Bastien.L\u2019OLYMP IA (1 0 0 4 , S te -Cathe r ine E.) Auj., 20h, Broue, de Claude Meunier, Jean-Pierre Plante, Francine Ruel, Louis Saia, Michel Côté, Marcel Gauthier et Marc Messier.AUBERGE HANDFIELD (S t -Marc-s ur -Riche lie u) Deux fois le tour du parc, de Murray Schisgal.Mise en scène de Claire Gagnon.Avec Claire Gagnon, Pierre-Carl Trudeau, avec la participation de Manuel Tadros: 20h.Jusqu\u2019au 27 novembre.CÉGEP DE S T-HYACINTHE (s a lle Lé on-Ringue t , 3 0 0 0 , av.Boullé , S t -Hyac in the ) Auj., 20h, Veillée funèbre, de Guy Foissy.Mise en scène de Manon Lussier.Avec les finissant (e)s d\u2019interprétation théâtrale de l\u2019École de théâtre du cégep.THÉÂTRE DU VIEUX-TERREBONNE (8 6 7 , S t -P ie r re , Te r re bonne ) Dim., 20h30, Les Girls à Clémence, de Clémence Desrochers.avec Andrée Lachapelle, France Castel.Pour Enfants LA MAIS ON THÉÂTRE (2 4 5 , Ontar io E.) Auj.et dim., 15h, Le Jardin de Babel, de Marie- Louise Gay.Mise en scène d\u2019André Laliberté avec la collaboration de Muriel Desgroseillers.Marionnettistes: Simon Boudreault, Robert Drouin, Hélène Ducharme et Marie-Pierre Simard.THÉÂTRE DE L\u2019ES QUIS S E (1 6 5 0 , Mar ie -Anne E.) Auj., dim., 14h, Pauline Michel.(3 à 9 ans) Danse TANGENTE (8 4 0 , Che r r ie r E.) Jeu.et ven., 20h30, La fiction du désir, de Manon Oligny.Série des majeurs.M usique CHRIS T CHURCH CATHEDRAL Auj., 17 h, Pascale Beaudry, violoniste, et Yan- nick Nézet-Séguin, pianiste.Beethoven, Brahms, Massenet.Dim., 13 h, Linda Brady, pianiste.Schumann, Mozart, Beethoven.UNIVERS ITÉ McGILL (P ollack Hall) Auj., 20 h, Vincent Ranallo, baryton, et Luc Beau- séjour, claveciniste.Monteverdi, Frescobaldi, Handel, Bach.Lun., 20 h, Orchestre de l\u2019Université de Montréal.Dir.Jean-François Rivest.Gye Hwa Kim, pianiste.Musique funèbre maçonnique (Mozart), Concerto pour piano no 4 (Beethoven), Symphonie no 9 (Schubert) (Reprise ven., 20 h, salle Claude-Champagne.) Ven., 20 h, Ensemble de percussions McGill.Dir.Pierre Béluse.Varèse, Takemitsu, Rizzuto.CHAP ELLE HIS TORIQUE DU BON-P AS TEUR Auj., 20 h, Studio de Musique ancienne de Montréal.Monteverdi.Dim., 15 h 30, Nicole Duchamp, flûtiste, et Jean Marchand, pianiste.Poulenc, Fauré, Satie, Chaynes, Messiaen, Dutilleux, Joli- vet.Lun., 20 h, Daniel Taylor, haute-contre, et ensemble instrumental.Byrd.Mar., 20 h, Guy Pelletier et Salvador Torre, flûtistes.Torre.Mer., 12 h, Julia Mitninsky, pianiste.Beethoven, Mendelssohn, Chopin.Jeu., 20 h, Michèle Sutton, mezzo- soprano.P LACE DES ARTS (s a lle Wilfr id -P e lle t ie r ) Dim., 14 h 30, Orchestre Symphonique de Montréal.Dir.Charles Dutoit.André Moisan, saxophoniste, et Michael Collins, clarinettiste.Symphonie no 79 (Haydn), Concerto pour clarinette no 2 (Weber), Rapsodies pour saxophone et pour clarinette (Debussy), Vetrate di chiesa (Respighi).Dimanches en musique.Mar.et mer., 20 h, Orchestre Symphonique de Montréal.Dir.Charles Dutoit.Sarah Chang, violoniste, Donna Brown, soprano, John Aler, ténor, Kevin McMillan, baryton, Luc Saucier, narrateur.Le Messager (Gonneville), Concerto pour violon no 1 (Bruch), L\u2019Enfant prodigue (Debussy), La Valse (Ravel).Grands Concerts.UNIVERS ITÉ McGILL (Re dpath Hall) Dim., 15 h, Ingrid Schmithüsen, soprano.Au piano: Marc Couroux.Beethoven, Berlioz, Busoni, Dallapiccola, Eisler, Liszt, Mendelssohn, Mozart, Pfitzner, Reger, Schoenberg, Schubert, Strauss, Tchaïkovsky, Verdi, Zemlinsky.Mer., 20 h, Orchestre baroque de McGill.Dir.Olivier Brault.Le- grenzi, Corelli, Vivaldi, Geminiani, Handel.Jeu., 20 h, Ensemble Allegra.Mozart, Schubert, Brahms.Ven., 12 h 15, Hank Knox, organiste.Frescobaldi, Sweelinck, Bach.GRAND S ÉMINAIRE (chape lle ) Dim., 15 h, Bernard Lagacé, organiste.Titelouze, Scheidemann, Couperin, Sweelinck.ÉGLIS E S T.ANDREW AND S T.P AUL Dim., 15 h, Choeur de l\u2019église, avec orchestre.Dir.Bruce A.Wheatcroft.Handel.P LACE DES ARTS (s a lle Mais onne uve ) Lun., 20 h, François-René Duchâble, pianiste.Quatre Ballades, Nocturnes op.27, Sonates nos 2 et 3 (Chopin).Pro Musica.Mar., 19 h 30, Orchestre Métropolitain.Dir.Joseph Rescigno.Anton Kuerti, pianiste.Ressac (Bouchard), Concerto pour piano (Schumann), Symphonie no 1 (Bruckner).MAGAS IN OGILVY (s a lle Tudor) Jeu.et ven., 11 h et 17 h 45, I Musici de Montréal.Dir.Yuli Turovsky.Mozart, Grant, Bartok.COLLÈGE MARIANOP OLIS (3 8 8 0 , Côte -de s -Ne ige s ) Jeu., 19 h 30, Thomas Williams, violoniste, et Élise Desjardins, pianiste.Grieg, Svendsen, Sten- hammar, Sibelius, Sjögren.S ALLE P IERRE-MERCURE Ven., 20 h, Daniel Taylor, haute-contre, Marie-Na- thalie Lacoursière et Edgar Tumak, danseurs, et ensemble instrumental.Purcell, Desmarets, Cam- pra, Paisible, Handel, Arne.Les Idées Heureuses.FES TIVAL CORD\u2019EN FÊTE Musée Juste pour Rire: mer.et jeu., 20 h, Claude Lamothe, violoncelliste; ven., 20 h, Jorane, violoncelliste.Salle Claude-Champagne: jeu., 20 h, Quartango.P AVILLON DES ARTS (S ain te -Adè le ) Auj., 20 h, Louis-Philippe Pelletier, pianiste.Chopin.Variétés THÉÂTRE CORONA (2 4 9 0 , Not re -Dam e O.) Auj., 20h, Monique avant Leyrac, avec Sylvie Le- gault, Martine Francke et Martin Ferron.Présence de Monique Leyrac.THÉÂTRE S T-DENIS Notre-Dame de Paris, de Luc Plamondon, Richard Cocciante et Gilles Maheu.Avec France D\u2019Amour, Charles Biddle, Sylvain Cossette, Robert Marie, Mario Pelchat, Pierre Bénard et Na- tascha Saint-Pierre: 20h.THÉÂTRE OLYMP IA (1 0 0 4 , S te -Cathe r ine E.) Lun., 20h30, The Official Glenn Miller Orchestra.GES Ù Auj.et dim., 20h, Rumeurs, de Jean-Michel Anctil.CAS INO DE MONTRÉAL Les Tannants du Casino, avec Shirley Théroux, Joel Denis, Georges Tremblay et Tony Massarelli.Du mar.au jeu., 13h30.Jusqu\u2019au 2 décembre.CENTRE MOLS ON Auj., 20h, TLC.S P ECTRUM (3 1 8 , S te -Cathe r ine O.) Jeu., 20h, la Chicane et le Matthew Good Band.S ALON ÉMILE-NELLIGAN (Mais on de s é cr iva ins , 3 4 9 2 , Lava l) Mer., 20h, place aux poètes avec Jean-Sol Aime, Éric Carrière, Marbic, Michel Hardy-Vallée, Agathe Melanson, François Piloette, Alain Trempe et Éric Roger.LE MEDLEY (1 1 7 0 , S t -De nis ) Auj., 22h30, Feast of Friends.L\u2019AIR DU EMP S (1 9 1 , S t -P aul O.) Auj.et dim., 22h, Jazzma.LES DEUX P IERROTS (1 0 4 , S t -P aul E.) Auj., dès 20h, Mario Fredette et le groupe Dany Pouliot.LE P IERROT (1 1 4 , S t -P aul E.) Auj., dès 20h, Michel Durocher et Alain F.Lamon- tange.LA P LACE À CÔTÉ (4 5 7 1 , P apine au) Auj., 21h, Blaise et Daphnée et Dune; jeu.et ven., 21h, Cayouche.CAFÉ S ARAJEVO (2 0 8 0 , Clark) Auj., 22h, Roma Gipsy Band; dim., 21h, Chatra Gypsy.CAFÉ CHAOS (1 6 3 5 , S t -De nis ) Auj., 21h, Cap\u2019tain Moloko, Kid Kaos et Lan- driault.BALATTOU (4 3 7 2 , S t -Laure nt ) Mar.et mer., 22h, Patrick Ross.LE VA-ET-VIENT (3 7 0 6 , Not re -Dam e O.) Auj., 21h, Trio Boris.BOÎTE À MARIUS (5 8 8 5 , P apine au) Auj., 21h, Éric Desranleau et Serge Lachapelle.P \u2019TIT BAR (3 4 5 1 , S t -De nis ) Auj., 22h, soirée Brassens avec Jean Viau et Christine Tassan; 21h, Rocky Choinard; lun., 21h30, soirée Brel avec Thierry Fortuit.VERRE BOUTEILLE (2 1 1 2 , Mont -Royal E.) Auj., 21h30, Ian Fournier.LE S WIMMING (3 6 4 3 , S t -Laure nt ) Auj., dès 21h, Molestics.LES BOBARDS (4 3 2 8 , S t -Laure nt ] Auj., 21h30, Vives, présentation d\u2019un groupe latino; dim., 20h30, Paolo Rmos.UP S TAIRS (1 2 5 4 , Mackay) Auj., dès 21h, Dinah Vero.BIDDLE\u2019S (2 0 6 0 , Aylm e r) Auj., de 18h30 à 22h, le Paradise Band, avec Billy, Erroll, Andy et Richard; dès 22h, Charly Biddle.S ERGENT RECRUTEUR (4 6 5 0 , S t -Laure nt ) Dim., 19h30, festival interculturel du conte de Montréal; lun., 20h, Catherine Zarcate, Edwige Bage et Jacques Pasquet; mar., 20h, Lorette Andersen, Claude L\u2019Heureux et Renée Robitaille; jeu., 20h, Jean-Claude Desprez, André Lemelin et Zéro de conduite.L\u2019OURS QUI FUME (2 0 1 9 , S t -De nis ) Auj., 22h30, Nick Payne.JELLO (1 5 1 , Ontar io E.) Auj., Slim Williams/The Web; dim., Sequoia/Chris Frley; lun., Swing Dynamique: dès 21h.BRUTOP IA (1 2 1 9 , Cre s ce nt ) Auj., dès 21h, Gary Davis et Pat Lesyk.P UB S T.P AUL (1 2 4 , S t -P aul E.) Auj.dès 20h, groupe The Unthinkable.À L\u2019ÉCART (2 4 5 , S t -Je an , Longue uil) Auj., 20h45, festival interculturel du conte de Montréal, avec Catherine Zarcate et Simon Gauthier.THÉÂTRE DU VIEUX-TERREBONNE (8 6 7 , S t -P ie r re , Te r re bonne ) Auj., 20h30, Claude Dubois.THÉÂTRE HECTOR-CHARLAND (2 2 5 , boul.l\u2019Ange -Gard ie n , L\u2019As s om pt ion) Auj., 20h, Les Fabuleux Élégants, avec Patrick Norman, Bourbon Gauthier, Jeff Smallwood et William Dunker.THÉÂTRE DES DEUX RIVES (3 0 , boul.du S é m ina ire N., S t -Je an-s ur -Riche lie u) Auj., 20h, Claude Blanchard et les Crooners.LE VIEUX CLOCHER DE MAGOG (6 4 , Me rry N., Magog) Auj.20h30, Bruno Landry.Expositions MUS ÉE D\u2019ART CONTEMP ORAIN Auj.et dim.de 11h à 18h, exposition La Paresse, de François Girard.Exposition Jacques de Ton- nancour, et installation de Gilbert Boyer.Du mar.au dim., de 11h à 18h.MUS ÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL (pavillon Je an-Noë l De s m ara is ) Exposition Structure et surface: les tissus japonais contemporains, mar.au dim.: 11h à 18h, et Holly King: territoire de l\u2019imaginaire, mar.au dim., de 11h à 18h.GALERIE D\u2019ART - MUS ÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL (1 3 9 0 , S he rbrooke O.) Auj.et dim., de midi à 16h, exposition La Magie de l\u2019automne.MUS ÉE CHÂTEAU RAMEZAY (2 8 0 , Not re -Dam e E.) Expositions Quatre points de vue sur un château et De l\u2019utile à l\u2019agréable, le Jardin du Gouverneur.Tous les jours de 10h à 16h30, sauf lun.MUS ÉE DE LA P OUP ÉE (1 0 5 , S t -P aul E.) Exposition Poupées et merveilles.Du jeu.au dim., de 11h à 18h.MUS ÉE McCORD (6 9 0 , S he rbrooke O.) Exposition À la croisée des chemins: Le perlage dans la vie des Iroquois.P OINTE-À-CALLIÈRE - MUS ÉE D\u2019ARCHÉOLOGIE ET D\u2019HIS TOIRE DE MONTRÉAL (3 5 0 , p lace Royale ) Exposition Trésors d\u2019Italie du Sud, artéfacts du 8e au 3e siècle avant J.-C.Jusqu\u2019au 26 mars 2000.MAIS ON S AINT-GABRIEL (2 1 4 6 , p lace Dublin , P oin te S t -Char le s ) Exposition Un autre son de cloche.Sam., dim., 13h30, 14h30, 15h30.Jusqu\u2019au 19 décembre.MUS ÉE DE LACHINE (1 1 0 , che m in de LaS alle , Lachine ) Auj.et dim., de 11h30 à 16h30, installation de Diane Brouillette.MUS ÉE D\u2019ART DE S AINT-LAURENT (6 1 5 , av.S te -Croix) Expositions L\u2019équipe médicale de Ted Grant, Aux grands maux, les grands remèdes.Du mer.au dim., de midi à 17h.Jusqu\u2019au 21 novembre.ARTICULE (4 0 0 1 , Be rr i, e s pace 1 0 5 ) Auj.et dim., de midi à 17h, exposition Surge, oeuvres de Rae Davis et Barbara Sternberg.ATELIER CIRCULAIRE (4 0 , Moliè re E.e s pace 4 0 1 ) Gravures et eaux-fortes de Diane Jutras.Du lun.au ven., de 10h à 18h.Jusqu\u2019au 20 novembre.ATELIER ZÉRO ZOO (3 6 1 5 , S t -De nis ) Exposition Virtuosité Zérozoïste, oeuvres de Zéro Zoo.Du jeu.au lun., de midi à 17 h.Jusqu\u2019au 4 décembre.B-3 1 2 (3 7 2 , S te -Cathe r ine O., e s pace 4 0 3 ) Sculptures et dessins de Maria Shériff.Du mar.au sam., de midi à 18h.Jusqu\u2019au 13 novembre.BORDUAS (2 0 7 , Laur ie r O.) Oeuvres de Carl Heywood, Bonnie Baxter, Ann McCall et Danièle Rochon.LA CENTRALE - GALERIE P OWERHOUS E (4 6 0 , S te -Cathe r ine O., e s pace 5 0 6 ) Installations de Murielle Dupuis Larose, Dara Gellman et Leslie Peters.Du mar.au sam., de midi à 17h.Jusqu\u2019au 6 novembre.CENTRE S AIDYE BRONFMAN (5 1 7 0 , che m in de la Côte -S te -Cathe r ine ) Exposition photographique Re-Engaging History.Du lun.au jeu., de 9h à 21h; ven., de 9h à 15h; dim., de 10h à 17h.Jusqu\u2019au 31 octobre.CENTRE CANADIEN D\u2019ARCHITECTURE (1 9 2 0 , Baile ) Expositions Carlo Scarpa, architecte: composer avec l\u2019histoire et Bosses à quatre pattes.Du mar.au ven., de 11h à 18h; jeu., de 11h à 21h; sam., dim., de 11h à 17h.CENTRE DE CRÉATIVITÉ DES S ALLES DU GES Ù (1 2 0 0 , de Ble ury) Exposition L\u2019Intérieur se donne des apparences, oeuvres de Georgette Pineault-Plante, Hannah Alpha, Monique Beaulieu, Georges Audet, Marc Boudreau-Normandeau et Hongmo Ren.Du lun.au sam., de midi à 18h.Jusqu\u2019au 18 décembre.CENTRE D\u2019EXP OS ITION CIRCA (3 7 2 , S te -Cathe r ine O., e s pace 4 4 4 ) Peintures de Martin Desilets.Du mer.au sam., de midi à 17h30.Jusqu\u2019au 13 novembre.CENTRE DES ARTS CONTEMP ORAINS DU QUÉBEC (4 2 4 7 , S t -Dom inique ) Sculptures de Simone Jones.Du mar.au sam., de 11h à 17h.Jusqu\u2019au 12 novembre.CENTRE DES ARTS ACTUELS S KOL (4 6 0 , S te -Cathe r ine O., e s pace 5 1 1 ) Oeuvres de Michel de Broin et Josée Corriveau.Du mar.au sam., de midi à 17h.Jusqu\u2019au 7 novembre.CENTRE D\u2019HIS TOIRE DE MONTRÉAL (3 3 5 , p lace d\u2019Youville ) Exposition L\u2019Oeil de la métropole.Du mar.au dim., de 10h à 17h; jeu., de 10h à 21h.Jusqu\u2019au 5 décembre.CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOIS E (3 3 5 , de Mais onne uve E.) Expositions Formes en mouvement, regards sur l\u2019animation et Hollywood Celebrity, portraits d\u2019Edward Steichen.Du mar.au dim., de 13h à 18h; mer., de 18h à 20h30.ÉDIFICE BELGO (3 7 2 , S te -Cathe r ine O., e s pace 3 2 8 ) Expositions La distance intime, de Juliana Es- pana, et Sous la peau, de Katé Rusko.Du mer.au sam., de midi à 17h.Jusqu\u2019au 30 octobre.ÉDIFICE BELGO (3 7 2 , S te -Cathe r ine O., e s pace 3 1 4 ) Installation de Lise Julien.Du mer.au sam., de midi à 18h.Jusqu\u2019au 30 octobre.ES P ACE 1 3 1 (1 3 1 , du P or t ) Auj.et dim., oeuvres de Ghitta Caiserman-Roth et Nima Mazhari.ES P ACE VIDÉOGRAP HE (4 6 0 , S te -Cathe r ine O., e s pace 5 0 4 ) Oeuvres d\u2019Alain Francoeur.Du mer.au sam., de midi à 17h.Jusqu\u2019au 30 octobre.F.5 2 DIFFUS ION-GALERIE (4 9 3 3 , de Grand-P ré ) Oeuvres de Zïlon.Du mar.au sam., de 11 h à 17h.Jusqu\u2019au 11 novembre.GALERIE S IMON BLAIS (4 5 2 1 , Clark) Oeuvres de Carol Bernier.Du mar.au sam., de 10h à 17h30.Jusqu\u2019au 20 novembre.GALERIE FRANCOIS -P IERRE BLEAU (3 6 1 5 , S t -De nis ) Oeuvres de P.E.Borduas, Zéro Zoo et P.C.Mondrian.Du jeu.au lun., de midi à 17h.Jusqu\u2019au 4 décembre.GALERIE CLARK (1 5 9 1 , Clark , 2 e é tage ) Le Salon de l\u2019Agglomérat.Jeu., ven., de 19h à 23h; sam., de 16h à 22h.Jusqu\u2019au 31 octobre.GALERIE D\u2019ARTS CONTEMP ORAINS (2 1 6 5 , Cre s ce nt ) Auj.et dim., oeuvres de Christian Thibault.GALERIE D\u2019AVIGNON (1 0 2 , Laur ie r O.) Oeuvres de C.Y.Bates, N.Beaulieu, S.Joubert, P.Kirk et C.Manoukian.GALERIE DAZIBAO (4 0 0 1 , Be rr i) Oeuvres d\u2019August Walla.Du mer., au dim., de midi à 17h.Jusqu\u2019au 21 novembre.GALERIE DE BELLEFEUILLE (1 3 6 7 , av.Gre e ne ) Sculptures de René-Pierre Allain, Armando Amaya, Warter Bachinski, Hanneke Beaumont, Fernando Botero, Lynn Chadwick, Jim Dine, Sorel Etrog, Joe Fafard, Barry Flanagan, Nicola Hicks, Norman Laliberté, Igo Mitoraj, Henry Moore, Louise Nevelson, Sophie Ryder, Marion Wags- chal et Esther Wertheimer.Du lun.au sam., de 10h à 18h; dim., de 11h30 à 17h.Jusqu\u2019au 28 octobre.GALERIE DE LA VILLE (1 2 0 0 1 , de S alabe r ry) Sculptures en argile et dessins de Claudine As- cher.Du mar.au ven., de 14h à 17h; sam., de 13h à 16h; dim., de 13h à 16h.Jusqu\u2019au 14 novembre.GALERIE DE L\u2019IS LE (1 4 5 1 , S he rbrooke O.) Oeuvres de Pivet, Relange, Huchet, Michel Sylvain, Briata et Paquin-Frenette.Dim., de 13h à 17h; lun., de 13h à 18h; du mar.au sam., de 11h à 18h.GALERIES DES MÉTIERS D\u2019ART DU QUÉBEC (3 5 0 , S t -P aul E.) Dès mar., exposition Prix François-Houdé.Tous les jours de 10h à 18h.GALERIE ERIC DEVLIN (4 6 0 , S te -Cathe r ine O., e s pace 4 0 3 ) Oeuvres des artistes de la galerie.Du mer.au ven., de midi à 18h; sam., de midi à 17h.Jusqu\u2019au 30 novembre.GALERIE D\u2019ART D\u2019OUTREMONT (4 1 , av.S t -Jus t ) Peintures de Léon Bellefleur.Du mar.au ven., de 13h à 18h; sam., dim., de 13h à 16h.Jusqu\u2019au 31 octobre.GALERIE DU GAZON-COUTURE (1 4 6 0 , S he rbrooke O.) Peintures et sculptures de Sylvain Bouthillette.Jusqu\u2019au 30 octobre.GALERIE DU MAI (3 6 8 0 , Je anne -Mance ) Auj.et dim., photos de Bertien Van Manen.GALERIE ES P ACE (4 8 4 4 , S t -Laure nt ) Auj.et dim., de 13h à 17h, oeuvres de Jean- Claude Mousteli et Martine Simard-d\u2019Arc.GALERIE CLARENCE GAGNON (1 1 0 8 , Laur ie r O.) Oeuvres de Yu Xiaoyang.Du mar.au ven., de 11h à 18h; sam., de 11h à 17h; dim., de 14h à 17h.Jusqu\u2019au 30 octobre.GALERIE KAS TEL (1 3 6 8 , av.Gre e ne ) Oeuvres de Bruno Côté.Du mar.au sam., de 10h à 17h30.Jusqu\u2019au 30 octobre.GALERIE KLIMANTIRIS (7 4 2 , boul.Dé car ie ) Peintures de Monique Bédard, Gabriel Bonmati, Jose Cuenca et Jean-Guy Desrosiers.GALERIE ELENA LEE - VERRE D\u2019ART (1 4 2 8 , S he rbrooke O.) Oeuvres de Kai Chan.Du mar.au ven., de 11h à 18h; sam., de 11h à 17h.Jusqu\u2019au 26 octobre.GALERIE LIEU OUES T (3 7 2 , S te -Cathe r ine O.) Oeuvres de Thomas Renix.Jusqu\u2019au 20 novembre.GALERIE LUZ (3 0 , Not re -Dam e O., e s pace 3 0 0 ) Dessins de Nicole Lebel.Du mer.au sam., de 13h30 à 17h.Jusqu\u2019au 6 novembre.GALERIE OLIVIER MARTIN (4 0 2 1 , Dandurand) Exposition Vitrine d\u2019automne.Jusqu\u2019au 21 novembre.GALERIE McLURE (3 5 0 , av.Vic tor ia ) Oeuvres de Eva et Milan Lapka.Du mar.au ven., de 10h à 17h30; sam., de 10h à 17h.Jusqu\u2019au 30 octobre.GALERIE MICHEL-ANGE (4 3 0 , Bons e cours ) Oeuvres de Diane Brunet, Réjane Sanschagrin et Evelyn Klein.Du mar.au dim., de 11h à 17h.Jusqu\u2019au 28 octobre.GALERIE MIS TRAL (3 7 2 , S te -Cathe r ine O.) Expositions A deriva, de Daniel Kieffer, et The Red River: Landscape and Memory, de Isaac Ap- plebaum.Du mer.au sam., de midi à 18h.Jusqu\u2019au 6 novembre.GALERIE MONARO (3 4 , S t -P aul O.) Oeuvres de Monique Harvey, Pierre Patry, Ja- nusz Migacz et Manon Otis.GALERIE P ORT-MAURICE (8 4 2 0 , boul.Lacorda ire ) Exposition Les Porteurs de mots, oeuvres de Gabriel Lalonde.Jusqu\u2019au 14 novembre.GALERIE ROCHEFORT (5 5 , av.Mont -Royal O., e s pace 6 0 3 ) Oeuvres de Laurent Pilon.Du mer.au dim., de midi à 17h.Jusqu\u2019au 30 octobre.GALERIE S AINT-DIZIER (2 0 , S t -P aul) Peintures de Dominic Bernier et B.Missakian, sculptures de Rose-Aimée Bélanger.Jusqu\u2019au 30 octobre.GALERIE S CHORER (5 6 8 6 , av.Monkland) Oeuvres de Sylvia Mendel et Nicole Landy.Du mar.au ven., de midi à 17h30; sam., de midi à 17h.Jusqu\u2019au 31 octobre.GALERIE S HAYNE (5 4 7 1 , av.Mont -Royal) Peintures de Peter Cunningham et Jan Peng Wang.Jusqu\u2019au 28 octobre.GALERIE S OLEIL (2 0 7 , Laur ie r O.) Oeuvres de Nathalie Mano.Jusqu\u2019au 17 novembre.GALERIE S OUS LE P AS S E-P ARTOUT (5 2 7 6 , av.Not re -Dam e -de -Grâce ) Oeuvre gravée de Jesus de Vilallonga.Du mer.au ven., de 14h30 à 17h30; sam., de 11h à 16h.Jusqu\u2019au 14 novembre.GALERIE TURENNE (1 4 7 6 , S he rbrooke O.) Tableaux anciens du XV1e au XXe siècle.GALERIE JEAN-P IERRE VALENTIN (1 4 9 0 , S he rbrooke O.) Acryliques de Christian Deberdt.Du mar.au ven., de 10h à 17h30; sam., de 10h à 17h.Jusqu\u2019au 29 octobre.GALERIE VERMEILLE (4 4 6 4 , S te -Cathe r ine O.) Auj., oeuvres des artistes de la galerie.GALERIE VOX (4 6 0 , S te -Cathe r ine O., e s pace 3 2 0 ) Oeuvres de Robert Pelletier.Du mer.au dim., de midi à 17h.Jusqu\u2019au 7 novembre.GALERIE WADDINGTON (1 4 4 6 , S he rbrooke O.) Oeuvres de Jack Bush.Jusqu\u2019au 30 octobre.GALERIE WES T END (1 3 5 8 , av.Gre e ne ) Oeuvres de Miyuki Tanobe,, Lyse R.Caron et Lynda Schneider Granatstein.Jusqu\u2019au 25 octobre.GALERIE ZEKE (3 9 5 5 , S t -Laure nt ) Photographies de Spanky Horowitz.Jusqu\u2019au 1er novembre.GUILDE CANADIENNE DES MÉTIERS D\u2019ARTS (2 0 2 5 , P e e l) Exposition Art inuit: un patrimoine pour le futur.Jusqu\u2019au 30 mars 2000.GUILDE GRAP HIQUE (9 , S t -P aul E.) Oeuvres de Mireille Morency-Lay, Michel Dupont et Anaït.Du lun.au sam., de 10h à 18h; dim., de midi à 17h.Jusqu\u2019au 11 novembre.HAN ART CONTEMP ORAIN (4 6 0 , S te -Cathe r ine O., e s pace 4 0 9 ) Auj.et dim., peintures de Zhu Lan.MUS ÉE JUS TE P OUR RIRE (2 1 1 1 , S t -Laure nt ) Exposition Les Amuseurs.Jeu., ven., de 9h30 à 15h30; sam., dim., de 10h à 17h.(pour les jeunes de 4 à 12 ans) OBS ERVATOIRE 4 (3 7 2 , S te -Cathe r ine O., e s pace 4 2 6 ) Exposition Le Sablier de l\u2019angoisse, oeuvres de Joëlle Morosoli.Jusqu\u2019\u2019au 13 novembre.OP TICA (3 7 2 , S te -Cathe r ine O., e s pace 5 0 8 ) Oeuvres de Douglas Gordon, Mathew Jones, Steven Moore et Cornelia Parker.Du mar.au sam., de midi à 17h.QUARTIER ÉP HÉMÈRE (angle de s rue s de la Montagne e t de We lling ton) Installation de Marcus MacDonald.Tous les jours de 18h à minuit.Jusqu\u2019au 28 octobre.THÉÂTRE D\u2019AUJOURD\u2019HUI (3 8 8 8 , S t -De nis ) Auj.et dim., exposition Personnages urbains 2xc.US INE C (1 3 4 5 , av.La londe ) Dès mar., photographies de Nathalie Daoust.Du mar.au sam., de midi à 18h.2 7 9 6 1 0 7 6LP1801D1023 D18 sam.(Arts) 6LP1801D1023 ZALLCALL 67 00:42:13 10/23/99 B D 18 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 23 OCTOBRE 1999 Belle image du Vieux-M ontréal M ontréal-New York L a neige peut avoir un pouvoir de séduction irrésistible pour ceux qui ne vivent que sous le soleil à longueur de jours, à longueur de vie.L\u2019enlèvement de la neige peut-il avoir le pouvoir de piquer la curiosité au point de convaincre quelqu\u2019un de faire le voyage vers Montréal ?Pour les journalistes new-yor- kais réunis dans ce superbe restaurant qu\u2019est le Cirque 2000 pour entendre parler de notre métropole, Jon Kalina a réussi ce tour de force.Ceux qui l\u2019ont écouté ne verront plus jamais le travail des charrues et des « mangeuses de neige » dans nos rues bloquées par la tempête de la même façon.Vivement l\u2019hiver ! La séduction de l\u2019hiver n\u2019est évidemment pas le seul point sur lequel table l\u2019Office des congrès et du tourisme du Grand Montréal pour attirer les touristes américains.Le visage culturel est celui que l\u2019on met en vedette.Profitant du passage de Charles Dutoit au Carnegie Hall, Montréal recevait New York à l\u2019occasion d\u2019un événement, lui aussi culturel, un repas servi par le chef exécutif Sottha Khunn au Cirque 2000 et préparé en collaboration avec le chef mon- tréalais Jean-Paul Grappe.Montréal était le sujet général des conversations et, beaucoup plus particulièrement, celui des présentations de ce festival d\u2019hiver qui s\u2019y déroulera du 11 février au 4 mars : Montréal en lumière.Approche touristique, approche culturelle, pour parler de cette grande fête qui se déroulera sous trois thèmes : celui des arts de la scène, celui des spectacles dans les rues illuminées, celui des arts de la table.Au menu de ce repas de presse particulier : rouelle de foie gras de canard poêlée, de Saint-Louis de Gonzague, accompagné de petits artichauts, au jus de truffe ; homard des Îles-de-la-Madeleine garni de bigorneaux ; duo de gibiers, caribou du Nunavik et bartavelle des Laurentides.Un avant-goût de Montréal sur fond de scène new- yorkais.en attendant les neiges de février.Relais & Châteaux C\u2019est à Montréal que les membres du conseil d\u2019administration des Relais & Châteaux avaient choisi de tenir leur réunion annuelle.Et c\u2019est à l\u2019occasion d\u2019une réception dans les salons de l\u2019Institut de tourisme et d\u2019hôtellerie du Québec que M.Denis Bouchard, ambassadeur de France au Canada, a remis les insignes de Chevalier dans l\u2019Ordre de la Légion d\u2019honneur à M.Robert Gagnon, vice-président international des Relais & Châteaux.Et propriétaire de l\u2019Auberge Hatley, à North Hatley.À l\u2019occasion de cette rencontre, Mme Christine Martel, directrice générale de l\u2019ITHQ, et M.Régis Bu- lot, président international de la chaîne, ont annoncé un programme de bourses particulièrement intéressant.Les boursiers (élèves dans les secteurs service et sommellerie) pourront effectuer des stages d\u2019une durée d\u2019une saison dans les établissements des Relais & Châteaux, chaîne qui regroupe 415 établissements répartis dans 42 pays dans le monde.GASTRONOTES Françoise Kayler RESTAURANTS Françoise Kayler H eureusement que l e r e s t a u r a n t donne, en entrée de menu, un bref his tor ique des lieux dans lesquels il est installé.De cet hôtel Rasco (où l\u2019on avait pensé, il y a fort longtemps, installer notre école d\u2019hôtellerie), il reste peu de vestiges.On a bien du mal à y imaginer le passé.Tout est neuf et bien aligné le long de la rue Saint-Paul.Un peu trop froid en devanture.Beaucoup plus chaleureux en arrière-cour.Les Primeurs y avait aménagé une charmante petite terrasse.avant que les constructeurs ne s\u2019avisent de construire.Si la vue est bloquée de ce côté-là, elle reste intacte du côté du fleuve.À la sortie du restaurant le soir, le dépaysement est surprenant, lorsque le pavé est libre, le port lumineux, les pierres grises plus vieilles que sous la lumière du jour.Et le Vieux-Montréal tranquille, maintenant que les touristes le désertent.La salle est grande, d\u2019une seule venue, sobre et belle, largement ouverte vers l\u2019extérieur.Un beau bar l\u2019anime sans la désorganiser.Les tables trouvent confortablement leur place.Le service est mené professionnellement avec ce côté chaleureux qui le teinte quand il est assuré par les maîtres de la maison.Dans le registre des rillettes, on ne sert pas assez souvent celles faites avec du canard.Présentées en quene l l e s , forme qui soigne la présentation et allège la dégustation, ces rillettes avaient toutes les qualités que peuvent donner cette chair savoureuse et la bonne dose de gras qu\u2019elle contient.La garniture croquante était rafraîchissante et le pain de la corbeille, bon.Servie avec des marinades fines, la terrine d\u2019agneau avait ce côté terrine de campagne que l\u2019on aime, une terrine vian- deuse, manquant peut-être un peu de gras.Le cuisinier a adopté l\u2019agneau du Québec.Les Primeurs est l\u2019un des rares restaurants à servir l\u2019agneau pré-salé de l\u2019île Verte.L\u2019approvisionnement est saisonnier, mais hors saison, la maison soigne tout autant ses sources d\u2019approvisionnement.En plat principal, la selle d\u2019agneau rose, tendre et savoureuse, d\u2019une saveur fine et définie, avait pour support une sauce crémeuse et vive à la fois, colorée par ce fromage de chèvre que l\u2019on appelle Picodon.Une belle réunion dans l\u2019assiette.Coiffé d\u2019une garniture croustillante et légèrement parfumée, le morceau de saumon était une belle pièce.de viande, cuite avec mesure, réveillée par un accompagnement frais.Au dessert, la maison propose une bonne sélection de fromages, bien choisis et bien agencés.Où n\u2019était inscrit, malheureusement, aucun nom du Québec.Les becs sucrés opteront sans doute pour la tarte aux amandes, fines en pâte et en saveurs, ou pour ces brownies spectaculaires où le chocolat est noir, la glace fine et parfumée, la sauce caramel courte et le tout.peu sucré.LES PRIMEURS 295, rue Saint-Paul Est 861-5337 Rillettes de canard Terrine d\u2019agneau Croustillant de saumon Selle d\u2019agneau au Picodon Tarte aux amandes Brownie, glace vanille et sauce caramel café Menu pour deux, avant vin, taxes et service : 57 $ 2796545 2 7 9 4 9 9 4 2 7 8 9 7 7 3 2 7 8 9 9 1 3 2 7 9 4 7 6 6 2 7 9 7 0 0 2 2 7 9 2 0 8 4 2789461 2 7 9 6 5 2 8 2 7 9 3 7 4 8 2 7 9 6 4 8 8 6LP1901D1023 D19 sam.(Arts) 6LP1901D1023 ZALLCALL 67 00:49:14 10/23/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 23 OCTOBRE 1999 D 19 Trois grands vins à prix correct B eaucoup de consommateurs qui, précédemment, se refusaient à débourser plus de 12 $ ou 15 $ pour une bouteille de vin, achètent désormais, à l\u2019occasion, des vins nettement plus chers.Certains vont jusqu\u2019à 20 $.D\u2019autres n\u2019hésitent pas à dépenser 25 $, 30 $ ou même 35 $.Les amateurs, même ceux qui ont tout au plus des revenus moyens, sont prêts de leur côté à payer des sommes parfois énormes \u2014 100 $, 200 $, quand ce n\u2019est pas davantage ! \u2014 pour une grande bouteille.Tout cela à cause de l\u2019intérêt croissant que continue à susciter le vin.Cependant, chose rare, ou plutôt rarissime, il arrive qu\u2019on déniche de grands vins à prix convenable ! En pareil cas, il ne faut pas hésiter à en acheter ne serait-ce qu\u2019une bouteille, puisqu\u2019il s\u2019agit d\u2019occasions exceptionnelles de goûter de pareils vins sans se ruiner.Le fait-on, on enrichit son expérience gustative, on entrevoit en un éclair ce qu\u2019il faut entendre par grands vins, un peu comme l\u2019automobiliste qui, mis au volant d\u2019une auto de luxe, découvre soudain un tout autre monde de confort et de performance ! Mais, d\u2019abord, qu\u2019est-ce que les grands vins ?L\u2019oenologue qui aura sans doute le plus marqué le siècle qui s\u2019achève, Émile Peynaud, de Bordeaux, en fait la description suivante dans son célèbre ouvrage, Le Goût du vin : ce sont, écrit-il, des « exemplaires uniques et sans défaut d\u2019une oeuvre d\u2019art, complexes, personnels, riches en principes sapides et odorants, échappant à la description et d\u2019autant plus attachants à déguster.Ce sont des vins pour l\u2019amateur éclairé, le gourmet privilégié, le gastronome érudit.Leur consommation est rituelle comme une communion.» Il existe de grands vins délicats, aériens, si on peut dire, aux nuances odorantes et gustatives (« sapides », écrit Peynaud) multiples, tels certains bourgognes rouges et blancs, dont des chablis.Règle générale, toutefois, les grands vins, particulièrement les rouges, ont au moins les quatre qualités suivantes : puissance et finesse, ce qui n\u2019est pas contradictoire ; équilibre (acidité, concentration, masse tannique \u2014 tout y est présent dans les proportions idéales) et enfin longueur en bouche, et donc un après-goût qui persiste un long moment.Voici donc, pour ces fêtes de fin d\u2019année qui risquent d\u2019être inoubliables, trois suggestions de grands vins, vendus à prix correct compte tenu de leur qualité.Un champagne Champagne millésimé d\u2019habitude négligé par les amateurs, le Paul Goerg, produit par la petite coopérative La Goutte d\u2019Or et vendu dans les succursales ordinaires, est à l\u2019heure actuelle disponible dans deux millésimes, 92 et 95.Or, dans une dégustation récente, à l\u2019aveugle, des 20 champagnes courants vendus dans les succursales ordinaires, dégustation qui a été faite par le club le Centre de dégustation de Montréal pour le compte du magazine Protégez-vous, c\u2019est ce champagne, du millésime 95, qui arriva en tête pour la série des cinq vins millésimés.C\u2019est-à-dire.devant entre autres le Dom Pérignon 90 à 159 $ la bouteille et le Roederer Cristal Brut 93 à 195 $ ! Ce qui, au moment où l\u2019identité des bouteilles fut connue, provoqua la stupéfaction ! Un outsider, produit au surplus par quelque 125 petits vignerons, venait de coiffer des ténors ! Informé par hasard et par chance de la chose (car ce club est réputé pour le sérieux de ses dégustations), je viens de goûter ce vin, le Paul Goerg 95.C\u2019est un champagne de grand volume, puissant, au bouquet complexe, riche de toutes ces notes qu\u2019on attend de tels vins (et bien difficilement descriptibles : rancio, aussi de levures, de pâtisserie, de « grillé », disent les Champenois, etc.), aux saveurs intenses et tout aussi complexes que le bouquet.Avec beaucoup de corps et une acidité bien présente, toujours très jeune, et dont l\u2019après-goût dure un très long moment.Grand champagne, donc.Dans les succursales ordinaires (SO), 45,75 $, ?(?) $$$$ 7-8 ans aisément.On pourra le servir en apéritif, mais, compte tenu de ses larges épaules, il pourra très bien accompagner de nombreux plats : fruits de mer, volailles, veau, porc, etc.(Moins ample, mais lui aussi fort généreux, le Paul Goerg 92, qu\u2019on trouve encore ça et là et que j\u2019ai également goûté, a lui aussi des saveurs bien affirmées, tout en étant plus tendre, sans donc l\u2019imposante colonne vertébrale que donne au 95 son acidité.SO, 45,75 $, ?(?) $$$$ 2-3 ans environ.) À noter, enfin, que les résultats complets de cette dégustation paraîtront dans le numéro de décembre de Protégez-vous (3,50 $), qui sera disponible en kiosque à la mi- novembre.Deux vins rouges Propriété qui n\u2019en est qu\u2019à ses débuts, le Domaine des Perdrix, à Vosne-Romanée, en Bourgogne, fit avec ses premiers vins, du millésime 96, une entrée en scène fracassante, puisqu\u2019il s\u2019agissait de grands bourgognes rouges, à la fois riches et tendres, d\u2019une rare distinction, au style éblouissant.Le Vosne-Romanée 97 Domaine des Perdrix, qui vient d\u2019apparaître, est du même niveau, tout en étant peut-être \u2014 je dis bien peut-être \u2014 un tout petit peu moins serré et compact que n\u2019était le 96.Quel beau vin et quelles promesses ! Très coloré, il a un bouquet tout simplement exquis, généreux, pur, conjuguant richesse et élégance.La bouche n\u2019est pas en reste.Corsé avec grâce, charnu, dodu, il a des saveurs pleines d\u2019éclat et des tannins qui sont un véritable velours.Grand vin.862862, 63 $, ?$$$$($) 8-10 ans au moins.Cher ?Oui, bien sûr.Sauf, comme toujours, qu\u2019il faut payer à l\u2019heure actuelle deux ou même trois fois ce prix pour des bordeaux rouges qui ne le valent pas.À goûter, donc, si on veut se faire une idée des merveilles qu\u2019est capable de produire la Bourgogne.Troisième et dernier exemple de grand vin vendu à prix correct : le porto millésimé Dow\u2019s 80, regoûté la semaine dernière et dont vient de nous parvenir un nouvel arrivage.D\u2019un millésime négligé et qu\u2019on a tendance à oublier (l\u2019auteur de ces lignes le premier !), déjà âgé de bientôt 20 ans, c\u2019est un vin arrivé à son apogée, grandiose, et qui semble indestructible vu qu\u2019il n\u2019a pas une ride ! Encore très coloré, et même violacé, il a un bouquet (comment dire ?) d\u2019un charme souverain, au fruité d\u2019une merveilleuse jeunesse.Et la bouche suit, un peu plus sucrée que ce n\u2019est le cas d\u2019habitude pour ce producteur, suave, d\u2019une distinction et d\u2019une beauté absolues.Un sommet.Très grand porto, à boire religieusement, en digestif, le soir du 31 décembre.449892, 100 $, ?$$$$$ 7-10 ans au moins.Le prix, dans ce cas aussi, paraîtra élevé.Quoique \u2014 on en revient toujours là \u2014 des bordeaux rouges de cet âge et de niveau équivalent coûtent, eux, 400 $, 500 $, 700 $ la bouteille.D\u2019autres vins Agressif, très tannique, rêche, le Volnay 96 J.-M.Boilot était un bourgogne rouge déconcertant, et même décevant.Il en va tout autrement avec son Volnay 97, à la robe passablement colorée, au bouquet encore monolithique, de fruits rouges, mais très prometteur, et puis passablement corsé, aux saveurs franches, sur des tannins fermes, mais, cette fois, sans rugosité.Du solide.881888, 52 $, ?(?) $$$$($) 7-8 ans.À prix beaucoup plus doux, enfin, il faut se régaler du Corbières 97 Château de Mattes, qui est un vin moyennement corsé, au joli bouquet de fruits rouges relevés de notes fumées et épicées, très peu tannique, et donc souple, aux belles saveurs nettes de Grenache, qui est le principal cépage entrant dans son élaboration.979377, 15,55 $, ?$($) 1-2 ans.DU VIN Jacques Benoit 2 7 9 4 6 6 3 2 7 9 7 4 9 8 2795018 2 7 9 5 0 3 5 2 7 7 8 3 6 7 2789811 2 7 9 4 3 5 8 2 7 9 4 9 6 7 2 7 8 9 4 4 6 2 7 8 3 5 4 9 2 7 8 9 3 9 4 2 7 9 2 9 4 6 2 7 9 6 7 7 9 2 7 8 9 8 3 7 2 7 9 4 9 8 7 D 20 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 23 OCTOBRE 1999 Théâtre MARIE-CHRISTINE BLAIS eollaboration spéciale On le sait, la vie a un étrange sens de l'humour.Prenez Yves Jacques.En 1986, on avait dû vieillir à coups d\u2019artifice et de maquillage le comédien d'alors 27 ans pour qu\u2019il en paraisse 40 dans le fameux Déclin de l'empire américain, de Denys Arcand.En 1999, à 40 ans bien sonnés, Yves Jacques interprétera un personnage dans la jeune trentaine, le dandy Lord Goring, dans Un mari idéal d'Oscar Wilde, a l'affiche de la compagnie Jean-Duceppe à compter de mercredi, sans grand recours au maquillage tant le longiligne comédien semble rajeunir a vue d\u2019oeil.« En fait, c\u2019est même la première fois que je tiens un vrai rôle de jeune premier, précise un Yves Jacques tout sourire.D'ailleurs, cette question de l\u2019âge donne mème lieu à une répartie dans la pièce.Quand on fait remarquer à mon personnage qu'il a 34 ans, celui-ci répond avec verve « Oui, mais n\u2019en avoue que 32 et n\u2019en fais que 31 et demi quand j'ai une fleur plus éclatante à la boutonnière » (rires).Tout Wilde est dans ce genre de répartie, à la fois fine et ironique, très dandy.» Ah, le dandy, créature du siècle dernier, insolence spirituelle faite homme, et dont Baudelaire disait que son « goût immodéré « Si on avait le droit d\u2019être dandy, je le serais.J'aurais victorienne où le jeu des apparences tient lieu de vérité, il s\u2019en remet à son ami Lord Goring pour le sortir du pétrin.Que l'orientation sexuelle de Lord Goring soit ambiguë ajoute encore au plaisir d'Yves Jacques, dandy naturel par l\u2019élégance et le raffinement des manières.« J'avoue que je ne suis à Montréal que pour jouer cette pièce, fait remarquer celui qui vit et joue surtout à Paris désormais.Tout simplement parce que pas un personnage ne pourrait étre plus prés de moi que Lord Goring.J'imagine qu\u2019on n\u2019aurait d\u2019ailleurs pas songé à moi pour ce genre de perde la toilette et de adoré me sonnage quand j'avais l'élégance matérielle promener 20 ans, peut-être parce {(.) ne sont (.) qu'un que moi-méme, je pré- symbole de la supério- de salon en férais imiter les Claude rité aristocratique de son esprit ».Lui-même dandy assumé, Oscar Wilde se projetait certainement dans le rôle de Lord Goring, qui, sous sa superficialité apparente et ses propos brillants, respecte un certain code de l'honneur.Dans Un mari idéal, jouée pour la première fois en 1895 alors même que Wilde était aux prises avec la justice anglaise qui le jugera pour homosexualité et le condamnera aux travaux forcés, le spectateur suit les avatars du secrétaire d\u2019État anglais Robert Chiltern, dont la réputation sans tache est menacée par la révélation d\u2019une erreur de jeunesse.Dans une société PET ERE] Ce EERE 4484552\" (4683640 \u201c4000p +.- » + 00 0 4 0 6 4 0 4 6 4 85 + ++ - +664 35008500 > salon.et dans le fond, c\u2019est peut-étre pour cela que la vie sociale a Paris me plait tant ! » Ryan ou jouer dans la Ligue nationale d\u2019improvisation, histoire de brouiller les pistes.Quand jai révélé a l'émission de Denise Bombardier, il y a deux ans, que j'étais homosexuel, je me suis retrouvé subitement à devoir vivre dans la vérité.C\u2019est encore nouveau pour moi, je ne suis pas habitué à être tout simplement moi-même, sans cachette, sans tergiversation ni esquive.Et Lord Goring me ramène constamment à la vérité en assumant son ambiguïté, son goût des expériences hors de la norme.» «Si on avait le droit d\u2019être dandy, je le serais, reprend Yves i La PHOTO ALAIN ROBERGE.La Presse © Yves Jacques interprétera le dandy Lord Goring dans Un mari fdéal d'Oscar Wilde, chez Jean-Duceppe'à compter de mercredi.Jacques.J'aurais adoré me promener de salon en salon.et dans le fond, c\u2019est peut-être pour cela que la vie sociale à Paris me plait tant ! » On ne manquera pas de s\u2019étonner des parallèles troublants entre la fin du XIXe décrite par Wilde et la fin de notre XXc siècle.Ainsi, le scandale politique qui menace Lord Chiltern a ses racines dans une re- ; où Later ail tie: A NCIS p Les P pat ig we Ten AS SE je qe CRISIS vé el ee lation sexuelle, tout comme celui qui a sérieusement ébranlé le gouvernement Clinton, chez nos voisins du Sud.À une époque où on reconnaît avoir fumé de la drogue « mais sans l\u2019inhaler » et eu des relations avec une jeune femme «mais pas complètes parce qu\u2019il n\u2019y a pas eu pénétration », l\u2019humour féroce et décapant d\u2019Oscar Wilde est on ne peut plus d\u2019actua- en TA Oee 7 seq) J JET Rog a pe, A A po hig plusyle galery le ; A se Un 2 8 Tones «Hi - + Sion et | ves Jacques, dandy naturel lité.La morale est-elle affaire d\u2019apparence ou d\u2019intégrité ?Ce n\u2019est pas un hasard si George Bernard Shaw, contemporain et compatriote de Wilde (tous deux sont nés a Dublin), trouvait Un mari idéal beaucoup plus forte que L\u2018importance d'être constant, également de Wilde, qui eut pourtant toujours plus la faveur des amateurs de théâtre, surtout en Angleterre où le succès de L\u2019 importance, montée un mois après Un mari idéal, allait vite éclipser cette dernière en 1895.Or, nos lecteurs avides d\u2019étrange et d\u2019insolite apprendront avec intérêt qu\u2019Un mari idéal est mise en scène par Françoise Faucher qui s\u2019est justement frottée à Shaw en début de saison (avec Pygmalion au Rideau Vert).Plus fort, toujours plus fort, Yves Jacques a quitté le Québec en 1996 justement pour jouer dans L'importance d'être constant à Paris et remonte sur les planches québécoises pour la première fois depuis trois ans dans Un mari idéal.« Ça ne m'étonne pas que L'importance.ait davantage plu à l'époque, constate pour sa part Yves Jacques.Il y est question de deux jeunes, dont le spectateur se dit qu\u2019ils finiront bien par apprendre avec le temps, la pièce est plus té- gère.Dans Un mari idéal, il est plutôt question d\u2019une erreur de jeunesse qu\u2019on tente de dissimuler, le regard sur la société aristocratique britannique d\u2019alors est beaucoup - plus méchant.D'ailleurs, Françoise Faucher a décidé de monter la pièce dans l\u2019esprit de l\u2019époque, sans transposition ou modernisation.Tout simplement parce que la pièce n\u2019a pas vieilli en soi, en rajeunir les apparences n\u2019est donc pas nécessaire.Et comme Françoise sait l'importance de la musique des mots, de l\u2019élocution, elle a choisi la traduction de Guillot de Saix, qui est un contemporain de Wilde.Cela donne aux brillantes réparties d\u2019Oscar Wilde tout le souffle dont elles ont besoin.» Bref, entre Yves Jacques et Lord Goring, Françoise Faucher et Oscar Wilde, c'est peut-être bien le mariage.idéal ! UN MARI IDEAL, d\u2019Oscar Wilde, mise en\u2019 scène de Françoise Faucher, à la Compagnie Jean-Duceppe du 27 octobre au 4 décembre.Info : 514 842-2112.fix ve its Jug: has ê fire 3 s)e Nestes DL SH piers nm Fo ER ITS CERTIFIÉE | De éoeur et Ti I E.Bolsvert Auto liée\u2019.die rh : Fp u >.e a Vaudreuil Le] ES LUSH ww + de 22 ow 200 Se\u201d agen.\u2014_ « \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 al or ol\u201d FINN ERASE LE\u201d "]
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