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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1999-11-04, Collections de BAnQ.

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[" Le plus Qttirid quotidien (rancis d'Aïucriquc Montréal, jeudi 4 novembre 1999 116e année No 16 84 pages, 6 cahiers taxes en sus Iles - de - la - madeleine 1 $ floride 1,75 $u.s.® Boutique LA-Z-DCY Sofas, chaises et causeuses de quai Chez V3 (SI4) 255-52' 6955, nie Jean-Talon Est Tout prés du tioul.Les Galeries d'An) http://lapresse.infinit.net Sortir Un brin de nostalgie page E3 i Cyfeerpresse Recherche et œuvres littéraires en ligne page B8 Hockey 2 4 3 page S3 financière Une centaine de voitures de police retirées de la circulation par mesure d'économie JEAN-PAUL CHARBONNEAU La Sûreté du Québec fait face à une crise financière tellement importante qu'elle est dans l'obligation de retirer 95 de ses voitures affectées à la surveillance du territoire et 14 véhicules banalisés.Il va sans dire que cette mesure exceptionnelle déjà en vigueur réduit énormément la présence policière sur les autoroutes et dans les territoires des municipalités régionales de comté (MRC).La Presse a aussi appris que par mesure d'économie, la SQ va réviser à la baisse, malgré la signature d'ententes avec les MRC, le service i offert dans le cadre de « sa police de proximité ».Quatre-vingt-cinq des autos portant les couleurs de la SQ m m retirées sont affectées ^J^HL^p aux MRC cl les dix autres à la patrouille des autoroutes.De plus, les 60 nouveaux agents qui devaient être engagés en novembre et en décembre 1999 ne le seront pas.Par contre, pour récupérer des milliers de dollars, le programme ACCÈS devra être réalisé en priorité, puisqu'il génère des entrées de fonds.Ce programme; auquel participent plusieurs corps de police, est financé par le ministère des Finances.Il vise à prendre en défaut les tenanciers de débits de boissons ou de restaurants vendant de la bière et des spiritueux qui n'ont pas le timbre spécial de la Société des alcools, ce qui permet à la province de récupérer d'intéressants montants en taxes impayées.Dans une lettre de l'inspecteur-chef Yves Pelletier, commandant du district de Québec, Voir CRISE en A2 Le Palace transformé en parking PHOTO DENIS C0URVIU.E.La Presse La proposition du propriétaire du cinéma Palace, rue Sainte-Catherine Ouest, de transformer l'immeuble en stationnement étage fait bondir le président d'Héritage Montréal, Dinu Bumbaru.Héritage Montréal s'oppose à la réalisation du projet GILLES GAUTHIER Le propriétaire du cinéma Palace, situé rue Sainte-Catherine Ouest en face du Centre Eaton, veut le transformer en parking intérieur de 160 cases réparties sur six étages.La façade du bâtiment construit en 1920 et 1921 et occupé par Fa-mous Players, serait transformée.mais garderait, a-t-il promis, une vocation commerciale.L'entrée des véhicules s'effectuerait par la rue Cathcart.La proposition sera étudiée à huis clos par le comité exécutif à sa réunion du 17 novembre.Les citoyens peuvent faire parvenir leurs commentaires à la Ville jusqu'au 11 novembre, mais aucun document et aucun plan n'ont été rendus publics.Dinu Bumbaru d'Héritage Montréal s'oppose tant au projet qu'au mécanisme d'approbation.« Le cinéma Palace fait partie des éléments qui donnent à la rue Sainte-Catherine sa vocation et sa vitalité en y attirant des gens.C'est une des rues les plus animées au monde et un parking n'y ajoutera rien.De plus.Stationnement de Montréal fait constam- ment valoir qu'il y a 30 000 places de parking au centre-ville.» Quant à l'absence de documents, il la qualifie d'absurde et rocambo-lesque.« C'est du vaudeville.C'est un manque de respect à l'endroit des gens à qui on demande de se prononcer.» Le bâtiment d'origine offrait Voir LE PALACE en A2 PHOTOPC La nouvelle juge en chef de la Cour suprême du Canada, Beverley McLachlin.Beverley McLachlin, première femme juge en chef du Canada YVES B0ISVERT La nomination de Beverley McLachlin comme juge en chef, première femme à occuper ce poste, est-il annonciateur d'une nouvelle ère à la Cour suprême du Canada ?Chacun des neuf juges du plus haut tribunal au pays demeure entièrement maître de ses opinions, mais si un juge en chef peut « donner le ton », alors on peut s'attendre à une forme de recentrage de ta cour, prévoit-on.On perçoit généralement la juge McLachlin comme une brillante juriste, sensiblement plus modérée que l'actuel juge en chef, Antonio Lamer, c'est-à-dire peut-être moins interventionniste.Cela n'en fait pas pour autant une conservatrice, loin de là.Elle serait plutôt inclassable selon les clichés d'usage, en fait.Dans la récente affaire Marshall, qui vient de mettre le feu aux poudres entre les pêcheurs « blancs » et les Micmacs au Nouveau-Brunswick, la juge McLachlin a rédigé une vigoureuse dissidence.La majorité, par une interprétation fort généreuse, a conclu que les autochtones, par la force d'un traité remontant à 1760, ont un droit de pêche commerciale hors saison.La juge McLachlin trouvait la base juridique beaucoup trop floue et dénonçait cette manière illégitime de créer un droit « à portée générale et illimitée », à peu près incontrôlable juridiquement.Devant Voir BEVERLEY en A2 Les surplus: un scandale Les surplus de 95 milliards accumulés par le gouvernement fédéral sur « le dos des provinces » sont « une honte, un véritable scandale », dénonce le premier ministre Lucien Bouchard.Mais ces commentaires n'émeuvent pas Paul Martin.L'argent pour la santé, le gouvernement fédéral Ta déjà envoyé à Québec, a-t-il tranché.« On a donné au Québec un chèque de 1,4 milliard, ils viennent de le recevoir.» À lire en page Bl La population de Chandler lutte pour sa survie Les mesures d'aide sociale seront assouplies pour atténuer l'impact de la fermeture de la Gaspésia La Presse et Presse Canadienne CHANDLER Plus de 1000 personnes ont participé hier matin à une manifestation dans les rues de Chandler, en Gaspésie, pour dénoncer la décision, annoncée la semaine dernière, de la compagnie Abitibi-Consolida-ted de fermer de façon perma- nente l'usine Gaspésia, mais également pour dénoncer la mollesse du gouvernement québécois.Au grand rassemblement s'ajoutaient plusieurs petits groupes qui ont bloqué le transport scolaire, l'entrée des bureaux gouvernementaux fédéraux et provinciaux, en plus de ralentir la circulation sur la route 132.L'un des 550 travailleurs de l'usine, Carmel Biais, a livré publiquement ses impressions sur ce que la compagnie fait vivre aux travailleurs depuis 10 ans « Ce que l'on demande à la haute direction d'Abitibi-Consolidated aujourd'hui.c'est de nous redonner notre confiance et notre dignité en nous vendant tout simplement.Si, pour eux, nous ne sommes plus assez bons, pour beaucoup d'autres compagnies, nous le sommes encore.» Plusieurs meneurs Voir LA POPULATION en A2 58 INDEX Petites annonces DS JOURS AVANT L'AN 2000 -index\tB11 \u2022 immobilier\tB11.C3 \u2022 marchandise*\tC3 \u2022emplois\tC3.C4 ¦automobile\tC4.C5 Arts et spectacles E5ÉE10 \u2022 horaire spectacles\t E9,\tE10 \u2022horaire télévision\tE8 \u2022télévision\tE5 \tC3\tFeuilleton\tC5\tMot mystère C8 Bridge\tC6\tFogWa Pierre\tA5\tOpinions B3 Décès\tC6.C7\tHoroscope\tC5\tPolitique B1.B4IB7 Économie D1èD17\t\tLe monde\tC1.C2\tTabloïd Sports Éditorial\tB2\tLoteries\tA2.A8\t\u2022 Réjean Tremblay S6 Étes-vous Jbiervataur ÉDITORIAL Les records du disque - Mario Roy page B2 MÉTÉO Mots croisés C4 B11 Nuageux avec averses de pluie ou de neige Max.7, min.3 Cahier Sports, page 16 i - - - AIR CANADA RÉUNION À TORONTO A 9h?Vols: 6h;6h10; 6h20; 6h 30; 6h35; 6h45; 7 h.\\ Plus de vols que les autres.' % * www.airc anada ca Rapidair 0621924921020 4LP0202A1104 Page A2/4nov.4LP0201A1 04 ZALLCALL 67 01:08:12 11/04/99 B Suites de la une A 2 R LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 4 NOVEMBRE 1999 Crise financière à la SQ CRISE / Suite de la page A1 aux directeurs des postes des MRC et des autoroutes, on peut lire : « La Sûreté est présentement dans une situation budgétaire difficile.Les projections de dépenses actuelles nous dirigent vers un dépassement de plus de dix millions de dollars par rapport au budget octroyé en début d\u2019année.Malgré les coupes draconiennes dans différents secteurs d\u2019activités, l\u2019état-major a dû prendre des décisions très importantes et lourdes de conséquences.» Le porte-parole de la direction de la SQ, le capitaine Jacques Beaupré, a expliqué que les prévisions budgétaires sont révisées tous les trois mois et que si rien n\u2019était fait, il y aurait un déficit de dix millions à la fin de l\u2019année.« Nous sommes conscients qu\u2019il va y avoir des grincements de dents, mais, en bon gestionnaire, la direction devait agir maintenant afin de ne pas dépasser nos prévisions », a-t-il précisé.Il a expliqué que les hausses des dépenses étaient principalement attribuables à la hausse du coût de l\u2019essence, au fait que 120 policiers n\u2019ont pas pris leur retraite comme prévu, que les déménagements de policiers nécessaires à la restructuration ont coûté trois millions de plus et que la formation de policiers à la suite de jugements a entraîné un débours supplémentaire de deux millions.La visite du président Clinton et d\u2019autres chefs d\u2019État à Tremblant a aussi entraîné des dépenses imprévues tout comme les manifestations des étudiants et des camionneurs.« Mais pour ces derniers cas, dit le capitaine Beaupré, la SQ va être remboursée par le Conseil du Trésor.» Avant même que ces coupes ne soient en vigueur, la direction de la SQ prévoyait une réaction négative de la part des préfets des MRC et des comités de sécurité créés à sa demande.« J\u2019anticipe déjà les réactions de vos comités de sécurité publique.Les informations ont été exprimées au directeur général, et le ministère de la Sécurité publique est au courant des mesures préconisées », écrit l\u2019inspecteur-chef Pelletier.Afin de retirer le plus possible de véhicules de la circulation, ceux affectés à la patrouille sont maintenant occupés le jour et le soir par deux agents, au lieu d\u2019un.Les heures supplémentaires devront être autorisées par un officier qui a au moins le grade de capitaine.Un porte-parole de la MRC des Pays-d\u2019en- Haut a déclaré hier que le responsable de son poste de police lui avait confirmé qu\u2019il avait été obligé de retirer une de ses autos de la route.L\u2019entente entre cette MRC et la SQ prévoit que quatre autos doivent patrouiller le territoire, mais il y en a maintenant une de moins.« L\u2019officier qui m\u2019a informé de la situation ne semblait pas être heureux.Quant à nous, nous avons signé une entente et il va falloir qu\u2019elle soit respectée par la Sûreté », a indiqué le porte-parole.La SQ compte dix districts à travers la province.Dans la communication envoyée aux directeurs de postes, on précise que parmi les 95 véhicules rapatriés, chacun des districts se fera une réserve de trois véhicules ayant le moins de kilométrage, de façon à répondre à des demandes ponctuelles, exceptionnelles et urgentes.Beverley McLachlin, première femme juge en chef du Canada BEVERLEY / Suite de la page A1 l\u2019Association du Barreau canadien, elle a fait plaisir à ceux qui s\u2019opposent à l\u2019« activisme judiciaire » et voudraient que les juges soient moins prompts à déclarer certaines lois inconstitutionnelles ou à « écrire » le droit.« Le Parlement, avec ses meilleurs outils de découverte des faits, avec un meilleur accès aux opinions, à l\u2019information, est l\u2019endroit le plus approprié pour la prise de décisions de nature politique (au sens noble) ».Par ailleurs, en privé, elle a déjà confié à des juges d\u2019autres tribunaux sa préoccupation devant la multiplication des décisions très éclatées de la cour (plusieurs opinions convergentes en partie, divergentes en partie), ce qui rend la compréhension de la règle de droit censée se dégager des jugements de la Cour suprême parfois bien pénible.Il ne faudrait pas pour autant la voir comme allergique à l\u2019interventionnisme judiciaire.Elle était de la minorité (quatre contre cinq) de la cour qui aurait permis à Sue Rodriguez un suicide assisté (interdit par le Code criminel).Elle a choqué le lobby féministe en rédigeant la décision de la majorité déclarant inconstitutionnelle l\u2019interdiction d\u2019interroger les plaignantes dans les affaires d\u2019agression sexuelle sur leur passé sexuel (le Parlement a adopté la limitation qu\u2019elle suggérait).Elle a aussi déclenché la colère du regroupement traditionaliste Real Women en déclarant que la criminalisation de la prostitution et de l\u2019avortement étaient des tentatives visant à contrôler la morale sexuelle à travers le droit criminel.Elle s\u2019est souvent rangée du côté de sa collègue Claire L\u2019Heureux-Dubé, championne du droit à l\u2019égalité pour les minorités et les femmes.En droit criminel, son dossier est plutôt équilibré.En matière de liberté d\u2019expression, elle a fait sa marque : dans l\u2019affaire Ernst Zundel, un homme qui remet en cause l\u2019Holocauste, elle a rédigé l\u2019opinion majoritaire déclarant inconstitutionnel le crime de propagation de fausses nouvelles ; dissidente dans l\u2019affaire Keegstra, elle aurait déclaré également invalide l\u2019article du Code criminel interdisant la propagande haineuse, comme une violation de la liberté d\u2019expression ; dans RJR-Macdonald, elle a rédigé l\u2019opinion majoritaire de la cour selon laquelle la liberté d\u2019expression des compagnies de tabac était par trop restreinte par les règles interdisant toute publicité.La juge McLachlin, née à Pincher Creek, en Alberta, en 1943, a fait l\u2019essentiel de sa carrière à Vancouver avant d\u2019être nommée juge à la Cour suprême de la Colombie-Britannique à 38 ans seulement.Promue à la Cour d\u2019appel en 1985, elle est retournée à la Cour suprême de sa province en 1988, comme juge en chef.Brian Mulroney l\u2019a nommée à la Cour suprême du Canada en 1989.Elle a un fils.« Je n\u2019accorde pas d\u2019entrevue avant vendredi », s\u2019est contentée de dire hier la juge McLachlin, jointe à son bureau.Le bureau du premier ministre Jean Chrétien a annoncé hier matin que la nomination sera en vigueur le 7 janvier, date de la retraite du juge Lamer.Le Palace transformé en parking LE PALACE / Suite de la page A1 une architecture intéressante, mais sa subdivision en plusieurs salles il y a une vingtaine d\u2019années lui a fait perdre tout intérêt.François Lemay, porte-parole du Service du développement économique et urbain, explique que le zonage prévoit à cet endroit des usages de plein droit et d\u2019autres usages qui sont conditionnels, dont le stationnement.C\u2019est pourquoi le projet est soumis à l\u2019approbation du comité exécutif qui pourra ajouter aux exigences prévues dans divers règlements, dont celui sur l\u2019affichage, ses propres contraintes.Le registre fiscal de la Ville précise que le bâtiment appartient à la compagnie Karrum Realties, qui l\u2019a acquis l\u2019an passé et qui est un des plus grands propriétaires fonciers de la rue Sainte-Catherine.L\u2019évaluation municipale est de 5,05 millions pour le terrain et de 2,04 millions pour la bâtisse, et les taxes (169 973 $) sont payées pour l\u2019année en cours.M.Bumbaru affirme que la construction de dizaines de salles de cinéma dans l\u2019ancien Forum et l\u2019ancien magasin Simpson se fait au détriment de la vocation de l\u2019ensemble de la rue Sainte-Catherine.« On risque de la tuer en faisant semblant de faire du développement.» Il entend par ailleurs rencontrer la ministre des Affaires municipales, Louise Harel, pour discuter des mécanismes de consultation et de prise de décision en matière de développement immobilier à Montréal.On sait que la ministre a promis de faire adopter des mesures législatives pour rendre ces mécanismes plus démocratiques.M.Lemay précise que le parking du Palace sera de type « valet » et qu\u2019aucune enseigne annonçant le stationnement ne sera tolérée rue Sainte-Catherine.La Ville, dit-il également, n\u2019autoriserait pas un usage autre que commercial en façade.« Ce ne serait pas cohérent avec l\u2019environnement.» La population de Chandler lutte pour sa survie LA POPULATION / Suite de la page A1 socio-économiques de Chandler ont clairement réclamé qu\u2019Abitibi-Consolidated libère la région en rendant l\u2019usine à la communauté, qui se chargera de la relancer avec des compagnies qui se sentent capables de l\u2019exploiter de façon rentable.« La communauté des affaires est de tout coeur avec les syndicats de la Gaspésia », s\u2019est exclamé le président de la chambre de commerce locale, Denis Bujold, insistant sur la faiblesse du leadership du gouvernement québécois, « qui a sauvé Kenworth », et qui a avancé « 350 millions à GM pour une usine qui n\u2019est pas fermée ».Il a de plus rappelé que la Gaspésia injectait 800 000 $ par semaine dans l\u2019économie locale.Devant la gravité de la situation, Québec assouplira les règles d\u2019admission à l\u2019aide sociale.On pourra ainsi obtenir de l\u2019assistance tout en conservant sa maison.André Boisclair, responsable de l\u2019aide sociale, doit soumettre dès aujourd\u2019hui des modifications temporaires aux règles d\u2019admission à l\u2019aide sociale.Depuis décembre 1998, 200 chefs de famille sont sans emploi et n\u2019auront bientôt plus droit à l\u2019assurance-chômage.Sans ces ajustements, ils ne pourraient réclamer de l\u2019aide sociale parce qu\u2019ils ont des actifs \u2014 la plupart du temps une maison \u2014 d\u2019une valeur supérieure à 80 000 $ ou de l\u2019argent liquide.Québec va aussi annoncer des mesures dans les prochains jours pour l\u2019ensemble de la Gaspésie.On verra à « faire aboutir plus rapidement » tous les projets d\u2019investissements déjà amorcés, promet M.Bouchard.Finalement, il a réclamé l\u2019appui du chef libéral Jean Charest, pour « qu\u2019il associe sa voix et sa crédibilité pour contraindre la compagnie (Abitibi-Consolidated) à respecter sa signature ».PRÊTONS MAIN-FORTE 22 312 864$ 1 15 10 5 20 30 25 Centraide du Grand Montréal Merci! 493, rue Sherbrooke Ouest, Montréal (Québec) H3A 1B6 tel.: (514) 288-1261 Objectif 34,5 millions Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : (514) 285-6931 National, TéléPlus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : (514) 285-6892 Les petites annonces : (514) 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse, Ltée, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.http://lapresse.infinit.net Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne - Contrat de vente numéro 0531650» Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.DEMAIN DANS LA PRESSE Des idées de cadeaux Même s\u2019il déteste Noël, ou peut-être justement pour cette raison, Éric Bernatchez a déjà dressé sa liste des meilleurs cadeaux technologiques à offrir dans.près d\u2019un mois et demi.Ses trouvailles vont du microscope pour ordinateur pour les petits passionnés des sciences au dictaphone numérique, en passant par.la souris pour les pieds, qui permet de se reposer la main, mais qui demande plus d\u2019habileté et de propreté.À lire dans la page Cyberpresse.QUESTION DU JOUR Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour: \u2014 par téléphone, en composant le 514-285-7333; \u2014 par Internet : http://lapresse.infinit.net Approuvez-vous l\u2019approche modérée du ministre fédéral des Finances, qui a annoncé mardi une légère diminution des contributions à l\u2019assurance-emploi?Si vous étiez actionnaire d\u2019Air Canada, accepteriez- vous l\u2019offre de 16 $ l\u2019action faite hier par la soiciété aérienne?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 87 % Non: 13 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n\u2019a aucune prétention scientifique.LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 7-7-8 à quatre chiffres : 6-7-8-0 6/49: 5-26-30-34-41-44Comp.4 extra: 318597 COLLECTES DE SANG Aujourd\u2019hui, Héma-Québec attend les donneurs aux endroits suivants : n à Montréal : Centre des donneurs, centre commercial Maissoneuve, 2991, Sherbrooke Est (métro Préfontaine), de 10 à 19 h30 ; n à Granby : Association des étudiants et étudiantes du cégep de Granby, petit gymnase, 50, rue Saint-Joseph, de 10 h à 16 h.Objectif : 140 donneurs ; n à Saint-Laurent : organisée par le service de prévention de l\u2019incendie et l\u2019Association des pompiers de Saint-Laurent, poste no 1, 820, rue Saint-Germain, de 9 h à 20 h.Objectif : 600 donneurs ; n à Buckingham : municipalité de Buckingham, centre communautaire, 181, rue Joseph, de 14 h à 20 h.Objectif : 250 donneurs.2798364 4LP0301A1104 A-3 JEUDI g n ral 4LP0301A1104 ZALLCALL 67 01:06:12 11/04/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 4 NOVEMBRE 1999 A 3 Tremblant ira jusqu\u2019en Cour suprême Les opposants à la fusion forcée accusent Québec de faire le jeu d\u2019Intrawest NADINE FILION collaboration spéciale, MONT-TREMBLANT La municipalité de Mont-Tremblant n\u2019a pas l\u2019intention de laisser le gouvernement du Québec imposer sa fusion.Les contestations judiciaires sont au nombre des recours que les élus pourraient éventuellement intenter afin de stopper l\u2019adoption du projet de loi.« On va utiliser tout ce qui est légalement possible pour contrer cette loi-matraque, soutient Yves Bienvenu, conseiller municipal.Nous espérons cependant pouvoir encore négocier avec le gouvernement.» « S\u2019il le faut, nous allons contester jusqu\u2019en Cour suprême, renchérit Jean Allaire, auteur du fameux rapport Allaire et membre de l\u2019Association des propriétaires du Lac- Tremblant.Ce projet de loi est un coup de force anti-démocratique.Il ne respecte pas notre référendum (en août dernier, les résidants de Mont-Tremblant se sont prononcés à 96 % contre la fusion) et représente un signal menaçant pour toutes les municipalités du Québec.» Oui, mais ce ne sont pas toutes les municipalités du Québec qui ont hérité d\u2019un « Tremblant » et de son milliard de dollars d\u2019investissements en huit ans.Il est question de gros sous, ici.Et les deux Saint- Jovite veulent leur part.« Justement, nous sommes en train de préparer un projet de partage de taxes, indique M.Bienvenu.La ministre Harel aurait pu en attendre les résultats ! » Les deux hommes sont persuadés, tout comme quelques citoyens rencontrés hier à Mont-Tremblant, qu\u2019Intrawest est derrière la décision de Québec.« Il est évident qu\u2019Intrawest est en très bonnes relations avec le gouvernement », de dire le conseiller municipal.« Il y a des intérêts qui grouillent là-dedans, ajoute M.Allaire.Il est certes plus facile de manipuler une seule municipalité que trois.» Si la fusion se concrétise, Mont- Tremblant craint d\u2019abord une hausse de ses taxes.Actuellement, son taux de taxation est fixé à 68 cents par 100 $ d\u2019évaluation, contre 1,43 $ pour Saint-Jovite et 98 cents pour Saint-Jovite (paroisse).À titre de comparaison, mentionnons que Mont-Tremblant (avec 1000 habitants) enregistre une évaluation foncière de 546,4 millions de dollars et un surplus budgétaire de 1,2 million, contre 261,3 millions en évaluation foncière et 237 000 $ en surplus budgétaire pour Saint-Jovite (4600 habitants).Mais surtout, Mont-Tremblant craint de perdre le contrôle de son développement.« Les grandes décisions qui nous concernent vont être prises par des gens qui n\u2019ont pas les mêmes intérêts que nous, conclut M.Bienvenu.On s\u2019en va vers un développement sauvage.S\u2019ils (les deux Saint-Jovite) veulent de l\u2019argent, ils vont être plus enclins à donner des autorisations à Intrawest, qui veut que sa prochaine phase (la troisième) se fasse comme elle l\u2019entend.» À Lac-Tremblant-Nord, petite municipalité comptant quatre résidants permanents, une seule route en terre battue et à peine 140 chalets qu\u2019il faut rejoindre en chaloupe, c\u2019est la consternation.Et ce, même si le projet de loi de la ministre Harel promet des dispositions particulières visant à protéger son zonage.« Nous n\u2019avons aucun détail làdessus, s\u2019inquiète le maire Ian Rankin.Nous avons entendu du haut de la montagne qu\u2019officieusement, on nous respecterait.Mais les seuls vrais moyens de contrôler le développement sur son territoire demeurent les règlements municipaux.» «Le gouvernement aurait dû agir bien avant» \u2014Maurice Giroux, maire de Saint-Jovite (paroisse) NADINE FILION collaboration spéciale, Mont-Tremblant Les maires de Saint-Jovite, Pierre Pilon, et de Saint-Jovite (paroisse), Maurice Giroux, sont enchantés de voir que « le gouvernement du Québec prend ses responsabilités ».« Un regroupement va permettre un développement plus logique, tant au niveau fiscal, environnemental que social », soutient M.Pilon.« On va encore avoir les plus riches à Tremblant et les moins riches à Saint- Jovite, mais au moins on sera capable d\u2019offrir des services à ces derniers.» Et de souligner que l\u2019accroissement de la population à Mont-Tremblant l\u2019oblige notamment à construire une nouvelle usine d\u2019épuration et des infrastructures municipales additionnelles, puisque la majorité des employés de la station habitent Saint-Jovite.Selon lui, le partage des taxes que Mont- Tremblant s\u2019apprête à présenter réglerait certains problèmes, financiers surtout, mais pas tous : « Habitation, transport, environnement, rien ne serait réglé pour autant.» Lorsqu\u2019on l\u2019accuse d\u2019être celui qui ouvrirait la porte à un « développement sauvage » advenant une fusion, M.Pilon s\u2019objecte : « Promenez-vous à Saint-Jovite et dites-moi s\u2019il est question ici de développement sauvage.» À la tête d\u2019une municipalité de 1800 âmes, Maurice Giroux se dit heureux que le « gouvernement prenne en charge le dossier », mais souligne qu\u2019il aurait dû agir bien avant.« C\u2019est une question d\u2019équité, dit-il.J\u2019en ai profité d\u2019Intrawest, oui, indirectement, mais Mont-Tremblant l\u2019a fait encore davantage.Avec une fusion, c\u2019est sûr que Mont- Tremblant sera perdante et ne continuera pas à s\u2019enrichir comme elle l\u2019a fait.Mais lorsqu\u2019on aura donné la bonne information, que les deux côtés de la médaille auront été présentés, je crois que personne ne grognera contre la fusion et que ça se fera très rapidement.» Sauf que les résidants de Mont-Tremblant sont ulcérés par la fusion.« On n\u2019aura plus rien dans le village, croit Patrick Parent, restaurateur.Les ressources vont être poussées vers Saint-Jovite.» 2801148 PHOTO ARMAND TROTTIER, La Presse © La compagnie Intrawest réalise actuellement à Mont-Tremblant des travaux d\u2019un milliard qui pourraient même passer à 1,5 milliard.Mme Harel va de l\u2019avant avec la fusion forcée Le projet de loi sera déposé mardi MARTIN PELCHAT et LAURIER CLOUTIER La ministre des Affaires municipales et de la Métropole, Louise Harel, a confirmé hier son intention de forcer la fusion des municipalités de Mont-Tremblant et Saint-Jovite, au nom du principe d\u2019« équité fiscale et sociale ».« Il faut rééquilibrer la richesse », a insisté la ministre qui déposera son projet de loi mardi prochain, passant ainsi outre aux résultats du référendum au cours duquel 96 % des citoyens de Mont-Tremblant ont dit non, en août dernier, à la fusion avec Saint-Jovite, ville et paroisse, et Lac-Tremblant-Nord.Saint-Jovite réclame pour sa part ce regroupement.Lors d\u2019un point de presse à Montréal, Mme Harel a souligné que les référendums dans les villes ne sont que consultatifs et elle a dit espérer encore que les municipalités trouveront un terrain d\u2019entente avant l\u2019adoption de la loi.Entre-temps, elle estime être obligée d\u2019agir par la situation, même si elle reconnaît que cette fusion imposée ne sera pas une tâche facile.Rappelant que la compagnie Intrawest réalise actuellement à Tremblant des travaux d\u2019un milliard qui pourraient même passer à 1,5 milliard, la ministre évoque la nécessité de coordonner le développement de ce prospère secteur des Laurentides.« Les employés (de Tremblant) viennent vivre dans les paroisses environnantes parce que les prix des maisons sont souvent trop élevés pour eux sur le site même de Tremblant, dit-elle.Sans goûter aux retombées des travaux d\u2019Intrawest, les paroisses doivent investir dans les services (eau, aqueduc, aménagement, transport collectif, déchets, Louise Harel police) pour accueillir ces nouveaux résidants.» Opposés aux fusions imposées, les libéraux ont accusé hier le gouvernement de « s\u2019acharner sur la population de Mont-Tremblant ».« Le Parti québécois essaie de bulldozer la population », dénonce le député de Hull et critique des Affaires municipales, Roch Cholette, selon qui le gouvernement devrait au moins attendre la publication du livre blanc de Louise Harel sur la réorganisation municipale avant de bouger.« Mme Harel ne connaît pas le monde municipal.Elle n\u2019a jamais été membre d\u2019un conseil municipal.Le conseil des ministres l\u2019a retournée à sa table de travail à maintes reprises.C\u2019est la navigation à l\u2019aveuglette.» Le député souligne que Mont-Tremblant prépare en ce moment un projet de partage de la croissance de l\u2019assiette fiscale avec ses voisines.« Il y a un projet sur la table pour partager la richesse, sans pour autant être obligés de fusionner, le couteau sur la gorge », dit-il.À Québec, les critiques de l\u2019opposition n\u2019ont pas ébranlé le ministre responsable des Laurentides, Jacques Léonard, qui appuie sans réserve le projet de fusion.« Tous les gouvernements ont posé des gestes comme ça », a tranché M.Léonard, qui est natif de Saint-Jovite.Le président du Conseil du Trésor a rappelé qu\u2019il était ministre des Affaires municipales en 1982, à l\u2019époque de la dernière fusion forcée au Québec, celle de Baie-Comeau et Hauterive.À l\u2019époque, cette décision avait créé beaucoup de remous et même une émeute. A4 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 4 NOVEMBRE 1999 Le nouveau plan d'Air Canada est nettement plus avantageux au point de vue économique.Notre but est de récompenser nos actionnaires et non pas l'opportunisme d'Onex/AMR.13$ ONEX \t1,1 c$ 752 M$\t \t! ONEX\t 3 $ de plus par action La nouvelle offre d'Air Canada est de 16 $* l'action, soit 3$ de plus que celle qu'Onex prétend offrir.*Basé sur le rachat de 36,4% des actions.348 millions de plus au comptant La nouvelle offre d'Air Canada signifie 1,1 milliard de dollars au comptant net pour les actionnaires, en comparaison des 752 millions* offerts par Onex.\u2022Après exercice des droits d'AMR 50 % de plus en propriété Le plan d'Air Canada signifie que nos actionnaires détiendront 100% des actions (90 % après dilution totale).Le plan d'Onex signifie que nos actionnaires détiendront 69 % des actions (60 % après dilution totale).Pour plus de renseignements, composez le 1 800 890-1037 ou visitez notre site à l'adresse suivante : www.aircanada.ca \tStar Alliance oneworld ONEX\t \u2022 » 1 milliard de dollars de plus avec Star Alliance Le plan d'Air Canada signifie un milliard de dollars de plus en bénéfice d'exploitation en 10 ans avec Star Alliance, le réseau aérien le plus étendu au monde, qu'avec l'alliance oneworld.Le plan d'Onex priverait Air Canada de ces rentrées.Graphique comparatif entre le nombre total de vols quotidiens transfrontaliers et internationaux d'Air Canada avec Star Alliance et te nombre total de vols quotidiens transfrontaliers et internationaux de Canadien Airlines avec oneworld.AIR CANADA l f 4LP0502A1104 a5-jeudi 4LP0501A1 04 ZALLCALL 67 01:08:42 11/04/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 4 NOVEMBRE 1999 R A 5 Enseigner le désordre des choses Peut-on dire que les personnages de La Complainte des hivers rouges (de l\u2019auteur dramatique et comédien Roland Lepage) et de Les Justes d\u2019Albert Camus sont prêts à tout pour atteindre leur idéal?C\u2019est pas évident comme sujet de rédaction quand t\u2019as 19 ans, étudiant dans un collège technique.Roland Lepage, tu sais pas c\u2019est qui, Camus pas trop non plus, et si en plus t\u2019es allophone, d\u2019origine bulgare, et que tu massacres le français depuis tout petit, oh la la, c\u2019est mal parti comme on dit.À moins que.La rédaction de ce travail devait se faire en classe, mais sur trois périodes, deux jours séparant chaque période.Si vous voulez mon avis, c\u2019était tenter le diable.Dans les intervalles, Alexandre le Bulgare s\u2019est débrouillé pour dégoter la copie d\u2019un élève qui avait obtenu un A+ pour le même travail l\u2019an passé, Alexandre a payé le service d\u2019un plat de rognons au yaourt, une spécialité de son pays, et ni vu ni connu, il a remis un travail presque parfait.Dans la marge, la prof a écrit ses commentaires : français impeccable, analyse fine et approfondie de la question posée.Bravo.Et zéro.Parce que faudrait quand même pas me prendre pour une conne ! Benquoiquesqu\u2019ya ?s\u2019est offusqué Alexandre.C\u2019est du bulgare, ça veut dire : « Je ne vous permets pas, madame, de m\u2019accuser de plagiat.» Alexandre était outré.On l\u2019accusait d\u2019être un tricheur.Bon O.K., c\u2019est vrai un peu, a-til admis, mais c\u2019est pas une question de vérité.C\u2019est une question d\u2019honneur.Notons que chez le jeune Bulgare mâle, tout est question d\u2019honneur.Et de tout son honneur, Alexandre refusait ce zéro infamant.La prof lui offre alors de se prêter à un petit exercice qui confirmera sa soudaine et miraculeuse maîtrise du français.Alexandre accepte, puis refuse, puis menace, et accepte de nouveau le test, mais oublie de s\u2019y présenter.Il prendra plutôt un avocat pour défendre sa cause.C\u2019est ici que l\u2019histoire cesse d\u2019être drôle.Du côté du bureau de la direction du collège, on n\u2019aime pas du tout la tournure légale que prend l\u2019incident.Un avocat ?Des poursuites ?Des tribunaux ?Pourquoi pas la presse, un coup parti.On convoque la prof : Zéro, c\u2019est bien peu, susurre la directrice.C\u2019est la note convenue pour un plagiat dans tous les établissements scolaires, se braque la prof en rappelant que le plagiat est la négation même de l\u2019école, du moins de l\u2019une des valeurs qui fondent sa mission : l\u2019honnêteté intellectuelle.Plagiat, plagiat c\u2019est vous qui le dites, tète la directrice.Comment cela, c\u2019est moi qui le dis ?Vous n\u2019êtes plus d\u2019accord tout à coup ?Vous avez constaté, comme moi, l\u2019énorme écart qui sépare les copies antérieures de l\u2019étudiant et son dernier travail.Bien sûr, concède la directrice, bien sûr le contraste est patent, mais en cour, ce sera plus difficile à prouver.Quelle cour ?Qui sait si le juge qui entendra notre affaire.Quel juge ?Quelle affaire ?Finalement, la directrice évoque la possibilité de changer le zéro en.note de passage, bref elle suggère d\u2019enterrer cet incident dérangeant.La prof exprime sa stupeur.Ébranlée.Démotivée, écrira-t-elle dans le journal de l\u2019école.C\u2019est ici qu\u2019on met peut-être le doigt sur ce qui va le moins bien dans notre système scolaire aujourd\u2019hui.Et ce n\u2019est pas l\u2019élève qui plagie.Ni les profs démotivés.Non plus les directions d\u2019école noyées dans les tâches administratives.Non.Ce qui va peutêtre le moins bien à l\u2019école d\u2019aujourd\u2019hui, c\u2019est, à l\u2019exemple de cette directrice, son incapacité à dire non.Un élève plagie, on est dans l\u2019ordre des choses.C\u2019est l\u2019école qui installe le désordre des choses, en fermant les yeux.Au-delà de cette histoire de plagiat, on découvre les accommodements, le modus vivendi qui amène souvent l\u2019école d\u2019aujourd\u2019hui à se tricher elle-même, tout particulièrement en ajustant ses évaluations pour « éviter les problèmes », en creusant une fois de plus l\u2019ornière du dialogue sous prétexte de respecter les droits des élèves qui n\u2019ont plus jamais de devoirs, en substituant à la faute à sanctionner, « un conflit à régler ».En refusant d\u2019affirmer son autorité intellectuelle, l\u2019école se nie elle-même.Encore ici, l\u2019école souffre de pédagogisme, je veux dire qu\u2019encore ici, elle s\u2019efforce de singer la « vraie vie », dans laquelle, effectivement, l\u2019autorité intellectuelle est systématiquement niée au profit de l\u2019efficacité et de la rentabilité.Ne vous demandez plus pourquoi.(Suite et fin de l\u2019incident: avec l\u2019appui de ses collègues du département de français, la prof a finalement obtenu que l\u2019élève se soumette à un test le 18 octobre dernier.Le 20, le comité de révision rendait sa décision : la note zéro est irrévocablement maintenue.) Se faire chier un peu n J\u2019évoquais dans une récente chronique un poème de Rimbaud que nous apprenions à la petite école.« Ça prend quelqu\u2019un de spécial pour nous dire qu\u2019il tripait sur Rimbaud à onze ans! » me lance un lecteur gentiment incrédule, qui ajoute que, lui, à onze ans, il tripait sur la récréation.D\u2019abord vous inviter, M.Fournier, à revisiter quelques poèmes de Rimbaud.Je pense au Dormeur du val, je pense au Buffet.C\u2019est un large buffet sculpté; le chêne sombre, très vieux, a pris cet air si bon des vieilles gens.c\u2019est pas du chinois ça, il n\u2019y a pas un mot là-dedans que ne peut comprendre un enfant de onze ans pas trop débile.On est d\u2019accord ?De là à me faire dire que je tripais sur Rimbaud, holà ! Je tripais sur la récréation, comme vous.Mais je n\u2019avais pas le choix.Je devais apprendre mes récitations par coeur, ce qui demandait des heures et des heures d\u2019étude à la maison, et à l\u2019appel de mon nom, je devais les réciter debout dans l\u2019allée.J\u2019insiste, cela se passait à la plus ordinaire des écoles publiques de quartier.Les bons, les poches, les fils de riches, les petits pauvres, ceux qui allaient devenir délinquants comme ceux qui jouaient déjà à la jeune chambre de commerce, tout le monde apprenait ses récitations.L\u2019école était ainsi faite qu\u2019on N\u2019AVAIT PAS LE CHOIX.Aujourd\u2019hui la limpidité, la sonorité du Dormeur du val \u2014 c\u2019est un petit val qui mousse de rayons \u2014 m\u2019émeuvent aux larmes, mais à onze ans, monsieur Fournier, ça me faisait un peu chier de l\u2019apprendre par coeur.Tout est là.Je n\u2019ai pas posé d\u2019autres questions dans mes deux ou trois chroniques récentes sur l\u2019éducation, que celle-là : peut-on, dans la vie, triper sur quoi que ce soit, sans se faire un peu chier pour l\u2019apprendre ?Pierre EN BREF La SQ blanchit Weiner n La Sûreté du Québec (SQ) a lavé le membre du comité exécutif de la Ville de Montréal, Gerry Weiner, de tout soupçon, relativement à des allégations de conflit d\u2019intérêts qui ont été soulevées cet été par l\u2019opposition, a révélé hier soir le réseau TVA.Après quatre mois et demi d\u2019enquête, la SQ conclut que M.Weiner n\u2019a commis aucun geste criminel et son rapport souligne qu\u2019il n\u2019y a eu « aucune fraude, malversation » de sa part, selon TVA.Le chef du Rassemblement des citoyens de Montréal (RCM), Michel Prescott, a soutenu en mai dernier que M.Weiner avait omis de déclarer ses intérêts dans une compagnie impliquée dans un vaste projet immobilier et commercial près du marché Atwater.Gerry Weiner a toujours nié ces allégations.La décision finale de poursuivre M.Weiner repose toutefois entre les mains d\u2019un substitut du procureur, qui décidera de suivre ou non les recommandations de la SQ.Gare à l\u2019aristoloche n Santé Canada recommande aux consommateurs de ne pas utiliser les produits contenant de l\u2019aristoloche sans avoir consulté au préalable leurs professionnels de la santé.L\u2019aristoloche est une herbe qui produit de l\u2019acide aristolochique et qui est employée depuis longtemps en médecine chinoise traditionnelle.L\u2019acide aristolochique peut causer le cancer, des mutations des cellules humaines, en plus de provoquer une insuffisance rénale terminale.Découverte sur l\u2019arthrose n Une nouvelle percée thérapeutique au Canada offrant un soulagement éprouvé des signes et des symptômes de l\u2019arthrose chez l\u2019adulte, a reçu l\u2019homologation de Santé Canada avec une formulation de dose quotidienne unique.Les équipes médicales et de recherche de Merck Frosst Canada ont consacré plusieurs années pour découvrir VIOXX (rofécoxib), un agent anti-inflammatoire et analgésique inhibiteur spécifique de la COX-2 qui présente un profil d\u2019innocuité gastro-intestinale supérieur.VIOXX est également indiqué pour le soulagement de la douleur chez l\u2019adulte et le traitement de la dysménorrhée primaire.VIOXX a été découvert et mis au point par une équipe de chercheurs de renommée mondiale du Centre de recherche thérapeutique Merck Frosst à Kirkland, où est concentrée la recherche de calibre international que mène l\u2019entreprise sur de nouvelles classes d\u2019anti-inflammatoires.Manif contre la pauvreté n Entre 300 et 400 étudiants ont manifesté, en fin d\u2019après-midi hier, devant les bureaux du premier ministre Lucien Bouchard à Montréal, dans l\u2019édifice d\u2019Hydro-Québec, boulevard René-Lévesque.La manifestation dénonçant la pauvreté des étudiants était organisée par l\u2019Université Concordia.Vers 14 h, les manifestants ont déambulé rue Sainte-Catherine, puis se sont dirigés vers l\u2019immeuble d\u2019Hydro-Québec.Un feu a été allumé.Les manifestants ont ensuite traversé le complexe Desjardins avant de se disperser.La police n\u2019a arrêté personne et à 17 h, tout était terminé.Une policière a reçu des éclats de sa visière au visage lors de la manifestation et une autre a été blessée légèrement à une hanche.La vitre d\u2019une voiture de police a aussi été brisée.2801145 4LP0601A1104 a6-jeudi 4LP0601A1104 ZALLCALL 67 01:06:21 11/04/99 B A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 4 NOVEMBRE 1999 Île de Montréal L\u2019échéancier s\u2019annonce des plus serrés.Gespro ne disposera que d\u2019un an et demi réel pour livrer le nouveau Palais au printemps de 2002.Palais des congrès : Québec défend son choix LAURIER CLOUTIER Dans le feuilleton du Palais des congrès de Montréal, Québec a dû défendre hier, non sans difficulté, son choix de l\u2019entrepreneur pour réaliser les travaux d\u2019agrandissement de 239,4 millions.La ministre d\u2019État à la Métropole, Louise Harel, et son collègue responsable de la Société immobilière du Québec (SIQ), David Cliche, ont confirmé le choix de Gespro/BFC/DiVco \u2014 dévoilé par La Presse hier matin \u2014 celui-là même dont le projet avait été coulé, par une note de 23 %, par le précédent comité d\u2019experts.Si les dés apparaissaient pipés depuis longtemps, au fil des quatre ou cinq appels d\u2019offres antérieurs annulés, la question est revenue sur le tapis hier encore.Le nouveau comité d\u2019experts n\u2019a en effet examiné en totalité qu\u2019une seule des trois propositions soumises et a choisi le gagnant à l\u2019unanimité (sic).Une offre fut disqualifiée, pour non-conformité, et deux des trois enveloppes de prix ne furent jamais ouvertes.Les conseils d\u2019administration de la SIQ et de la Société du Palais, de même que le conseil des ministres n\u2019ont vu que le dossier choisi par le comité d\u2019évaluation.Gespro se démarque nettement, dit Mme Harel.Genivar, apparentée à Gespro, avait déjà décroché il y a 45 jours le contrat de construction du parking du Palais.À cause de l\u2019urgence de débloquer l\u2019affaire, le conseil des ministres s\u2019est prononcé dès le début de sa réunion d\u2019hier, à Québec, et les équipes des ministres n\u2019ont pu apporter à Montréal et soumettre aux médias pour diffusion les nouveaux plans et devis du Palais agrandi.Peu importe, le président de Gespro, Ali Ettehadieh, avait divulgué ses plans aux médias il y a 45 jours et, à l\u2019exception de quelques retouches apparentes, il a encore produit les mêmes pour le nouveau et dernier concours.La facture de Gespro augmente cependant de 75 millions par rapport à la précédente qui était de 165 millions.Mais le Palais avait accru ses exigences, après le budget initial de 185 millions.Les ministres refusent de préciser plusieurs points.Qui sera le maître d\u2019oeuvre ?La SIQ ?Celle-ci avait pourtant été rejetée par une large partie de la communauté montréalaise jusqu\u2019ici.Mais Guy Vachon, vice-président, dirigera le chantier.M.Vachon a réalisé avec succès le Centre des congrès de Québec.Deux comités de la SIQ et du Palais l\u2019aideront à gérer le plus important chantier de Montréal.Le contrat n\u2019est pas encore signé avec Gespro.La ville de Montréal ne devrait accorder les permis qu\u2019à la fin de janvier.L\u2019échéancier s\u2019annonce des plus serrés.Gespro ne disposera que d\u2019un an et demi réel pour livrer le nouveau Palais au printemps de 2002.Le président du Palais, François Lebrun, a déjà écarté environ 300 jours de l\u2019horaire en raison de la tenue de congrès.C\u2019est plus d\u2019un an de jours ouvrables.Ainsi, le chantier sera fermé durant les congrès internationaux, une douzaine par année, d\u2019une durée moyenne de quatre à cinq jours.C\u2019est environ 30 semaines bloquées.Par ailleurs, Gespro paiera de lourdes pénalités pour les retards.Le projet créera 2732 emplois/ année sur le chantier et 1000 emplois dans le tourisme.Huit congrès en 2002 attireront 38 000 participants générant des retombées de 91 millions.Ottawa a refusé sa contribution de 60 millions à la facture.L\u2019ouverture du chantier débloquera des projets importants dans le Quartier international de Montréal, adjacent.Le Palais travaille sur un agrandissement depuis 1994, rappelle François Lebrun, qui se dit « soulagé et optimiste » pour la suite.Notons que Vancouver vient de laisser tomber son projet d\u2019agrandissement.Québec confirme le choix de Gespro/BFC/ DiVco Pas de hausse de taxes l\u2019an prochain à Montréal La Coalition démocratique et le RCM unissent leurs forces GILLES GAUTHIER Deux partis d\u2019opposition à l\u2019hôtel de ville de Montréal, le RCM et la Coalition démocratique, ont conclu une entente de collaboration « pour mieux faire leur travail de critique des actions du parti au pouvoir ».Ils ont convenu dans un premier temps d\u2019un plan de travail commun pour l\u2019examen du prochain budget de la Ville, qui sera rendu public le 24 novembre.Ils partageront les dossiers budgétaires et utiliseront une même personne pour la recherche et les communications.Marvin Rotrand, seul conseiller municipal de la Coalition depuis les élections du 1er novembre 1998, a déclaré que cette entente formelle de mise en commun des ressources « constitue un pas de plus vers le renforcement des forces d\u2019opposition à l\u2019hôtel de ville ».Il a souligné le fait que les deux formations avaient souvent défendu les mêmes idées, dont le droit des citoyens d\u2019être consultés et celui des élus de s\u2019exprimer au conseil municipal.« L\u2019accord nous permettra notamment d\u2019être plus présents sur le plan médiatique », a expliqué le chef du RCM, Michel Prescott, qui a dit souhaiter une coopération aussi large avec d\u2019autres membres de l\u2019opposition.« J\u2019ai eu, a-t-il précisé, des discussions très rapides (préliminaires) avec Sammy Forcillo d\u2019Équipe Montréal.Plus les collaborations entre les élus et les caucus seront étroites, plus nous cheminerons vers l\u2019unité.Mais ça ne se fera pas automatiquement.» Il faut, a-t-il poursuivi, tenir compte des vues des membres des partis.M.Rotrand a précisé que la Coalition démocratique de Montréal, qui tiendra son assemblée générale le 21 novembre, en comptait entre 150 et 200 alors que M.Prescott affirmait que le RCM en avait environ 2000.GILLES GAUTHIER Le président du comité exécutif, Jean Fortier, a indiqué hier qu\u2019il n\u2019y aura pas de hausse de taxes à Montréal l\u2019an prochain.« Je ne peux vous le dire formellement, mais pour l\u2019instant, nous n\u2019envisageons pas d\u2019augmentation de taxes », a-t-il déclaré en marge de la réunion hebdomadaire du comité exécutif.« Ce n\u2019est pas dans le portrait pour le moment.» S\u2019il n\u2019est pas plus catégorique, a-t-il expliqué, « c\u2019est parce qu\u2019en bon responsable des finances, je ne peux vous répondre aussi longtemps que les présentations n\u2019ont pas été faites à tout le monde ».Mais « les perspectives sont très positives ».Il a rappelé que la Communauté urbaine de Montréal (CUM) a adopté récemment une proposition budgétaire qui excluait une augmentation des contributions des villes qui en sont membres.Ce qui constituait, a-t-il indiqué, un pas dans la bonne direction.On sait par ailleurs que l\u2019Union des municipalités du Québec (UMQ) à laquelle appartient Montréal, et la Fédération québécoise des municipalités ont entrepris des négociations avec Québec afin d\u2019en arriver d\u2019ici au 22 novembre à la conclusion d\u2019un nouveau pacte fiscal.Or le budget de l\u2019administration Bourque-Fortier sera rendu public le 24 novembre.« Nous avons tenu compte des hypothèses les plus pessimistes quant au résultat des discussions avec Québec », déclarait M.Fortier hier.Ce qui signifie que le Service des finances a intégré dans les scénarios budgétaires la possibilité que la Ville soit obligée de payer pour la troisième année au gouvernement une facture de 46,8 millions.Si une entente avec Québec permettait de ne pas la payer, la Ville pourrait puiser dans sa liste de priorités et tenir certains engagements plus rapidement, a déclaré M.Fortier.Il n\u2019est pas exclu cependant qu\u2019une diminution de la facture ou sa disparition graduelle s\u2019accompagne d\u2019un nouveau transfert de responsabilités vers les municipalités.Le budget montréalais de l\u2019an 2000 sera déposé le 29 novembre au conseil municipal, qui se réunira à nouveau le 16 décembre pour l\u2019adopter.Des assemblées régulières du conseil se tiendront le 22 novembre et le 13 décembre.Par ailleurs, le comité exécutif a ajouté hier 4,16 millions au budget de déneigement pour l\u2019année 1999 afin de répondre aux besoins d\u2019ici la fin de l\u2019année.Plusieurs ont reproché à l\u2019administration de fonder son budget de déneigement sur des prévisions de précipitations irréalistes (180 cm), mais M.Fortier a déclaré que la Ville ne changerait pas sa méthode pour le budget de l\u2019an 2000.Elle préfère, a-t-il expliqué, constituer une réserve spéciale comprenant des sommes pouvant être affectées à divers imprévus, dont des précipitations plus abondantes.M.Fortier a par ailleurs confirmé que l\u2019Assemblée nationale était sur le point d\u2019adopter le projet de loi permettant au maire de Montréal de disposer à sa guise des membres du comité exécutif.Marvin Rotrand Michel Prescott Les jeunes de minorités visibles bientôt en.majorité Après Toronto et Vancouver, la métropole devra intégrer les jeunes d\u2019origine non européenne MARIE-CLAUDE LORTIE Comme Vancouver et Toronto, Montréal se prépare à devenir une ville plus multicolore que jamais.D\u2019ici deux ans, prévoit le chercheur Jack Jedwab, 40 % des jeunes Montréalais de 15 ans et moins, la population de l\u2019avenir, seront issus de minorités visibles.En 2011, ce chiffre sera de 50 %.Et si on se fie aux projections de Statistique Canada, plus d\u2019un million de gens issus de minorités visibles vivront au Québec en 2016, dont 85 % dans l\u2019île de Montréal, ajoute M.Jedwab, directeur général de l\u2019Association d\u2019études canadienne.C\u2019est en amorçant la recherche pour un nouveau livre que le chercheur est tombé sur ces chiffres obtenus par La Presse.« Les jours de Montréal, comme ville chrétienne et blanche, sont comptés, dit-il.Le Québec doit se préparer et relever le défi d\u2019intégrer ces minorités visibles à ses structures décisionnelles.» Plusieurs des données de M.Jedwab vont un pas plus loin que l\u2019a fait Statistique Canada dans une étude publiée en septembre.Au lieu de s\u2019en tenir au visage actuel de Montréal, M.Jedwab s\u2019est attardé à la population de 15 ans et moins pour voir comment évoluera la ville.On apprend ainsi qu\u2019en 1996, 32,4 % de la population de la ville de Montréal âgée de moins de 15 ans étaient des membres de minorités visibles, tel que défini par Statistique Canada.Si on se fie aux tendances en immigration, aux taux de natalité, et aux tendances de migration vers les villes de banlieue, M.Jedwab prédit que la proportion de ces jeunes membres de minorités visibles sera de 40 % en 2001 et de 50 % en 2011.Les chiffres laissent en outre entendre que ces jeunes auront été francisés à l\u2019école, puisque les tendances montrent aussi une fréquentation de plus en plus élevée de l\u2019école française par les allophones en général et par ceux issus de minorités visibles.En 1983-84, à Montréal, moins de la moitié, soit 45,5 % des jeunes allophones allaient à l\u2019école française.L\u2019an dernier, c\u2019était 79 % des 62 448 élèves allophones montréalais.En 1998-99, parmi tous les élèves inscrits à l\u2019école primaire et secondaire dans l\u2019île de Montréal, 24 % étaient non seulement allophones, mais avaient comme langue maternelle une langue associée aux minorités visibles, comme l\u2019ourdou ou le créole.Au début de la décennie, en 1991-92, ce chiffre était 17,2 %.De 1991-92 à 1998-99 on a donc vu une augmentation de la proportion de 41 %.En chiffres bruts on parle de 42 450 élèves de minorités visibles inscrits à l\u2019école française dans l\u2019île de Montréal en 1998-1999 contre 29 777 en 1991-92.Ces élèves sont surtout des jeunes qui ont comme langue maternelle l\u2019espagnol (comme les Latino-Américains), le créole, le v i e t n a m i e n , l\u2019arabe et le chinois.Au Québec, en 1996, c\u2019est à Saint- Laurent que les minorités visibles étaient les plus présentes.Là, les jeunes de 15 ans et moins y formaient déjà 50,6 % de la population.À Montréal-Nord, ce chiffre était de 35,1 %, à Montréal 32,4 % et à Brossard 29,3 %.Selon M.Jedwab, Montréal suit les mêmes tendances que les autres grandes villes canadiennes, sauf que, contrairement à Toronto ou à Vancouver, les minorités visibles ne sont pas réparties partout dans les villes de la banlieue.Mis à part Brossard, les minorités visibles sont concentrées dans la ville de Montréal et dans l\u2019île, dans les municipalités adjacentes.À Toronto, en 1996, 31,6 % de la population de la grande région métropolitaine était membre de minorités visibles, contre 31,1 % pour la région métropolitaine de Vancouver et 12,2 % pour la région métropolitaine de Montréal, donc la région étendue qui inclut toutes les villes de la banlieue.Arlindo Vieira, président du Conseil des relations interculturelles, estime que ces nouveaux chiffres doivent réveiller la société et le gouvernement du Québec à la nouvelle réalité multicolore qui est à notre porte.« Au Québec, on n\u2019est pas mal parce qu\u2019on n\u2019a pas de discours public d\u2019exclusion comme il y en a ailleurs.Mais il y a un décalage dans nos politiques d\u2019intégration qu\u2019il va falloir travailler », ditil.C\u2019est dans le secteur du travail, ajoute M.Vieira, que la discrimination est la plus prononcée.42 450 élèves de minorités visibles inscrits à l\u2019école française dans l\u2019île de Montréal en 1998-1999 contre 29 777 en 1991-92. 4LP0701A1104 A-7 JEUDI g n ral 4LP0701A1104 ZALLCALL 67 01:02:49 11/04/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 4 NOVEMBRE 1999 A 7 Île de Montréal Protection des arbres: le règlement aura plus de dents.mais pas avant le printemps 2000 LES ÉLECTIONS DU 7 NOVEMBRE MICHÈLE OUIMET « Ça me semble un peu cavalier.»C\u2019est ainsi que le président du comité exécutif de la Ville de Montréal, Jean Fortier, a réagi, hier, lorsqu\u2019il a appris que le promoteur René Lépine avait abattu des arbres sans permission pour construire ses 55 condos sur le flanc du mont Royal.La Ville poursuit M.Lépine qui, au pire, écopera d\u2019une amende de 200 $ par arbre abattu.M.Fortier a reconnu que les amendes n\u2019étaient pas très Jean Fortier s é v è r e s e t qu\u2019elles ne d é c o u r a - geaient pas les « promoteurs peu scrupuleux » .Du même souffle, il a annoncé que la Ville était en train de réviser son r è g l e m e n t p o u r l u i « donner plus de dents ».Les amendes pourraient être plus sévères, a indiqué M.Fortier, mais il n\u2019est pas question de créer deux catégories de contraventions, une pour les entrepreneurs et une autre pour les particuliers.Les « promoteurs peu scrupuleux » auront amplement le temps de couper tous les arbres qu\u2019ils voudront, car les fonctionnaires des services du développement économique et des parcs, en collaboration avec le contentieux, qui concoctent le nouveau règlement, ne déposeront pas leurs recommandations avant le printemps 2000.Pourtant, ils travaillent sur ce dossier depuis cinq mois, c\u2019est-à-dire depuis qu\u2019un entrepreneur a rasé près d\u2019une vingtaine d\u2019arbres presque centenaires sur le terrain de l\u2019ancien couvent des dominicains dans Notre-Damede- Grâce.René Lépine, lui, a abattu quatre arbres.De plus, il a élagué deux arbres et creusé des tranchées profondes à moins d\u2019un mètre de cinq ou six érables de Norvège alors que la distance réglementaire est d\u2019au moins quatre mètres.Les racines ont été déterrées et les parasites René Lépine risquent de s\u2019y loger.Il n\u2019a pas délimité une zone de protection pour les arbres, ni engagé un ingén i e u r p a y s a g i s t e pour surveiller les travaux.Le projet de condos de M.Lépine a suscité une vive opposition au printemps car le terrain, situé à l\u2019ouest d\u2019Atwater et au nord de la rue Sherbrooke, est inclus dans le site patrimonial du mont Royal.La ministre de la Culture, Agnès Maltais, a songé à le classer, mais elle a finalement rejeté l\u2019idée, remettant la responsabilité de la protection du terrain entre les mains de la Ville de Montréal.Le ministère n\u2019a pas l\u2019intention d\u2019intervenir, du moins pour l\u2019instant, même si l\u2019abattage d\u2019arbres l\u2019inquiète.« Nous le déplorons.On suit le dossier de près, mais on se fie au règlement municipal, a déclaré le directrice de cabinet de la ministre, France Amiot.Fautil requestionner le classement ?On n\u2019en est pas là.» Pendant que le ministère réfléchit et observe, les groupes de défense du patrimoine sont sur le qui-vive.Ils n\u2019ont pas confiance en M.Lépine.« La Ville a posé des conditions au promoteur, a affirmé le porte-parole d\u2019Héritage Montréal, Dinu Bumbaru.Qu\u2019elle se tienne debout et les fasse respecter.Devrait-on demander la suspension du permis de construction ?C\u2019est un site patrimonial et 800 $ d\u2019amende, ce sont des \u2018\u2018pinottes\u2019\u2019 pour un promoteur.» Pierre Brisebois, actuel maire par interim, estime que la réfection des parcs et autres infrastructures de Mont-Royal était nécessaire.PHOTOS RÉMI LEMÉE, La Presse © Élie Halévy, troisième et dernier candidat en lice, est arrivé bien tard dans la course.S\u2019il est élu dimanche, il compte faire un «grand nettoyage» à l\u2019hôtel de ville.Course à trois à Mont-Royal ÉRIC TROTTIER En 1995, les 18 200 habitants de Mont-Royal n\u2019avaient pas eu droit à une vraie campagne à la mairie, l\u2019ancien maire, Harry Schwartz, ayant été élu sans opposition.On connaît la suite : M.Schwartz a dû démissionner, au printemps, pour avoir présumément falsifié ses comptes de dépenses.Cette fois, les électeurs de Mont- Royal peuvent s\u2019en donner à coeur joie, puisque trois candidats s\u2019affrontent pour le poste de maire.Les affiches pullulent sur les pelouses et les journaux locaux sont remplis de la publicité des candidats.Fait rare dans les annales de cette municipalité, il y a même eu un débat public entre les trois candidats.Pierre Brisebois En dépit du fait qu\u2019il ne soit maire que depuis cinq mois, Pierre Brisebois se fait attaquer sur tous les fronts par ses deux adversaires, à la veille des élections de dimanche.Il faut dire qu\u2019il a auparavant occupé un poste de conseiller municipal pendant 20 ans et qu\u2019à ce titre, il a été associé de près à l\u2019ancienne administration du maire Schwartz.Le maire par intérim, donc, se fait reprocher plusieurs décisions prises par l\u2019ancienne administration, notamment d\u2019avoir fait passer la dette de la municipalité de quatre à 20 millions en quatre ans.Mais l\u2019homme de 58 ans défend ce choix.« La dette, c\u2019est un faux problème, dit-il, parce que le niveau d\u2019endettement de notre ville n\u2019est pas élevé.Pour nous, 20 millions de dollars, c\u2019est moins de 1 % de l\u2019assiette fiscale.C\u2019est comme si on avait une hypothèque de 2300 $ sur une maison évaluée à 350 000 $ ! Non, pour moi, la vraie question, c\u2019est : êtes-vous d\u2019accord avec les investissements qu\u2019on a faits ?» Conseiller en marketing de son état, M.Brisebois explique que les 20 millions ont servi à refaire les principales infrastructures de la ville.« Nous avons rénové tous les parcs, dont certains étaient carrément devenus dangereux ; nous avons rénové notre aréna, notre piscine extérieure, nous avons informatisé notre bibliothèque et réalisé la construction d\u2019un poste de police dans notre centre-ville.Ces dépenses étaient devenues essentielles pour notre communauté, qui est en train de se transformer radicalement.» Mont-Royal assiste en effet depuis quelques années à un retour des jeunes familles.« On voit des enfants partout ; il fallait évidemment offrir à ces nouvelles familles des services de base », dit le maire Brisebois.S\u2019il est élu, M.Brisebois s\u2019engage à maintenir le taux de taxation à son niveau actuel (1,29 par 100 $ d\u2019évaluation).Il promet également de diminuer la dette de cinq millions : « Assez facilement, d\u2019ailleurs, puisque nous n\u2019avons plus de gros investissements à faire.» Mais surtout, il veut mettre sur pied cinq grands comités de citoyens qui devront trouver des solutions aux problèmes les plus préoccupants à Mont-Royal.Le premier devra définir une politique familiale qui tiendra compte des besoins des jeunes et des problèmes vécus par les aînés ; le second devra trouver des façons de redonner un sens communautaire à la ville ; le troisième, trouver des mesures de contrôle de la vitesse automobile ; le quatrième devra définir une politique de zonage au centreville ; le dernier devra étudier de nouveaux modes de financement des prochains travaux d\u2019infrastructures.Ricardo Hrtschan Le candidat à la mairie Ricardo Hrtschan est un administrateur qui a présidé des comités de parents à la commission scolaire Marguerite- Bourgeoys.« Je suis les assemblées du conseil depuis deux ans et je n\u2019en reviens pas du manque de respect manifesté envers les citoyens et du manque de rigueur de la Ville dans le suivi de certains dossiers », affirme l\u2019homme de 37 ans, qui en est à sa première expérience politique.M.Hrtschan fait partie de ceux qui s\u2019inquiètent de l\u2019augmentation de la dette à Mont-Royal.« M.Brisebois dit que cet argent a servi à réparer les infrastructures, mais ce qu\u2019il ne dit pas, c\u2019est qu\u2019à peine 25 % de ces dépenses étaient nécessaires.Quant au reste.» Le reste, selon lui, relève du « gaspillage ».Il cite en exemple la façade de l\u2019hôtel de ville et son escalier de granit qui a coûté « 260 000 $ au lieu des 100 000 $ qu\u2019aurait nécessité un escalier de béton ».M.Hrtschan veut se faire élire pour « changer les façons de faire » et réinstaurer les services à la communauté.« Les gens veulent un retour aux vraies valeurs ; ils sont prêts pour un changement », plaide- t-il.Il se croit capable d\u2019abaisser la dette de la Ville de cinq à dix millions de dollars.Élie Halévy Le troisième candidat jouera-t-il les trouble-fêtes dans cette course à trois ?Élie Halévy, professeur de mathématiques de 57 ans, le souhaiterait bien.M.Halévy, toutefois, n\u2019est entré dans la course que le 15 octobre, à la date limite des mises en candidature, alors que les deux premiers avaient commencé leur campagne depuis belle lurette.« Ce qui m\u2019a poussé à me présenter, c\u2019est que je me suis aperçu que les deux autres candidats se moquaient de la population en promettant de réduire la dette de cinq à dix millions, sur un budget total de 45 millions, dit M.Halévy.Je me suis informé au service des finances de la Ville, cette marge de manoeuvre n\u2019existe pas, à moins d\u2019abolir tous les services ! » M.Halévy veut prendre le siège de maire pour « faire un grand nettoyage » à l\u2019hôtel de ville.« Je veux ramener la démocratie et la transparence dans cette ville, redonner de la visibilité au maire, rendre le conseil responsable devant les citoyens, redonner la parole aux gens.» Le professeur veut également refaire le plan d\u2019urbanisme de Mont-Royal et mettre fin au « développement sauvage ».« Je veux servir la communauté, conclut-il.Je ne veux pas être LE maire, je veux être VOTRE maire.C\u2019est toute la différence.» Cossue, verte et.moins anglophone qu\u2019on pense! ÉRIC TROTTIER Située au nord du mont Royal, Mont-Royal est une ville de banlieue cossue de 18 282 habitants, marquée par le charme de ses résidences (de chics cottages pour la plupart), par ses rues bordées de gros arbres et par ses parcs immenses.Rien de plus normal, puisqu\u2019elle se classe au troisième rang des plus riches villes du Canada, après Westmount et Hampstead.Selon le recensement de 1996, le taux de chômage à Mont-Royal (6,7 %) était alors l\u2019un des plus bas au Québec et le revenu annuel moyen par famille atteignait 124 500 $, alors que cette moyenne est de 48 200 $ à Montréal et de 53 200 $ au Québec.Il faut dire que les résidants de Mont-Royal sont particulièrement instruits : plus de 56 % d\u2019entre eux ont terminé leurs études universitaires, contre 17 % au Québec et 24 % à Montréal.Toujours selon le recensement de 1996, la résidence se vendait en moyenne plus de 350 000 $, à Mont-Royal, il y a trois ans (c\u2019était avant la reprise du marché immobilier).La Ville se démarque aussi comme ayant l\u2019un des taux de taxation les plus bas dans l\u2019île de Montréal, à 1,29 $ (contre 1,99 $ à Montréal, 1,72 $ à Beaconsfield, 1,54 $ à Outremont, 1,38 $ à Saint-Laurent et 1,35 $ à Westmount).Enfin, il serait faux de croire que Mont-Royal est une ville d\u2019anglophones : au recensement de 1996, 7400 personnes ont déclaré parler le français à la maison, contre 7200 l\u2019anglais et 2700 une autre langue.2794957 A 8 LA PRESSE MONTRÉAL, JEUDI 4 NOVEMBRE 1999 La mafia au coeur d'une chicane d'argent ANDRÉ CÉDILOT Après cinq années passées dans une prison du Venezuela, Gennaro Scaletta, associé du puissant clan tuntrera/Caruana/Rizzuto, tente de récupérer 250 000 $ qu'il avait dans un compte en banque à Montréal en 1988.Dans une lettre du 20 septembre dernier dont La Presse a obtenu copie, Scaletta, 61 ans, qui vit au Venezuela, accuse Revenu Canada et cies.mafiosi montréalais de s'être approprié son argent et ses biens pendant qu'il était derrière les barreaux.*I Selon lui, le gouvernement canadien ne pouvait saisir l'argent i de son compte bancaire puisque Jtelui-ci avait été bloqué par les autorités du Venezuela, quatre jours après son arrestation avec le ¦l de la mafia montréalaise, Nick izzuto, le 8 février 1988.Condamnés à sept années de >agne pour possession de 1,5 kilo le cocaïne, les deux hommes ont té libérés en 1993.Craignant d'être extradé en Italie où un mandat d'arrêt était alors pendant contre lui, Rizzuto s'est empressé de rentrer à Montréal, tandis que Scaletta est resté au Venezuela.Dans les documents expédiés au journal Allo Police, Scaletta dit avoir appris le « vol » de son argent en mars dernier, quand un juge de Caracas lui a remis son livret de banque d'une succursale de Saint-Léonard.Le solde indiquait encore 247 713$, en date du 8 janvier 1988.Après des démarches auprès de la banque, Scaletta s'est retrouvé à Revenu Canada qui a reconnu avoir vidé son compte et saisi ses biens après l'avoir cotisé pour 390 000 $.Les inspecteurs du fisc disent toutefois avoir remis un montant résiduel de 298 372 $ à l'avocat Joseph Lagana, porteur d'une procuration signée de Scaletta, le 9 novembre 1988.Toujours en tant que mandataire de Scaletta, l'avocat Lagana affirme pour sa part avoir remis les 250 000 $ à Libertina Manno Rizzuto, en remboursement d'une dette que Scaletta avait contractée en octobre 1987 envers la femme du chef de la mafia sicilienne de Montréal, Nick Rizzuto.Outre les 250 000 $, Scaletta dit avoir perdu une maison de 130 000$ à Saint-Sauveur, des meubles évalués à 60 000 $ qui se trouvaient dans un logement de Saint-Léonard ainsi qu'un inventaire d'articles divers valant 200 000$ de son commerce d'importation de la rue Jarry, à Saint-Léonard.« Il est certain que ce sont les documents préparés par l'avocat Lagana qui sont responsables de mes pertes.Il n'est pas impossible non plus qu'il ait obtenu l'aide du groupe de mafiosi avec lequel il est associé », affirme Scaletta, en évoquant les déboires de Lagana et du clan Rizzuto en 1994.Lagana avait alors été rayé du Barreau après avoir été arrêté pour avoir blanchi près de 95 millions pour le compte de la mafia montréalaise.Lagana, un des conseillers financiers de la « famille » Rizzuto, a écopé 13 ans de pénitencier en 1995.Il a été libéré deux ans plus tard.Vérifications faites au palais de justice de Montréal, toutes les procédures intentées par Scaletta contre Libertina Manno Rizzuto, Lagana et le comptable Liborlo Sciascia ont été annulées le 20 août 1991.Dans sa lettre, Scaletta soutient que ces poursuites n'ont pas été menées à terme à cause du départ vers l'Italie de son ex-femme, Anna Maria Castiglione.L'une de ses filles demeure cependant toujours à Montréal.AU CŒUR OU MONDE FINANCIER ; LES FONDS RER MONDIAUX AIM Les ïonùf* -REfi mondiaux Al m pft&euienl osa- possiijiiitôs nie placement exceptionnelles et tisseurs canadiens une combinaison .rléafe pour tèur R£R : des placements étrangers admissibles à 100 % aux RER.Renseignez-votis auprès de votre conseiller financier air sujet des Fends RER mondiaux AJM, ou appelez'AiM' au \\ 800 588,3639'.rtnius dan* le prospectus stmpltfté quo votrs pouvez obtenir *upr*s d'AIM e»> to\\ spectub attentivement avart (investir, La valeur tft}wiaî«ve ito* parts et le fettitef * marque déposée et fr*3fQi*e de commerça de ÀJM Management Grcup Inc.300 DM Infirmier trahi par son ADN CHRISTIANE DESJARDINS L'homme soupçonné d'avoir fait un enfant à une patiente de l'hôpital Rivière-des-Prairies a été accuse hier d'agression sexuelle au palais de justice de Montréal.Il s'agit d'Yvan Duhamel, un infirmier de 36 ans et déjà père de trois enfants.Résidant de Mascouche, Duhamel est à l'emploi de cet hôpital spécialisé en soins psychiatriques depuis neuf ans.La victime, une jeune femme lourdement handicapée par un accident cérébro-vascu-laire subi dans son enfance, était âgée de 34 ans au moment de l'incident.Les faits reprochés seraient survenus entre le 5 et le 9 février 1998.C'est au terme d'une longue enquête, et avec une preuve d'ADN en main, que les policiers ont arrêté Duhamel mardi sur les lieux de son travail.Les policiers le soupçonnaient depuis longtemps, puisque c'est le seul employé de l'hôpital parmi ceux qui avaient été en contact avec la jeune fille qui avait refusé de se soumette à un test d'ADN.Devant ce refus, les policiers ont demandé et obtenu un mandat d'analyse génétique.Le suspect a été obligé de s'y soumettre et le test a été concluant.L'enquêteur a expliqué le long délai entre le début de l'enquête, le 18 août 1998, et la mise en accusation, hier, par la durée que nécessitent les analyses.« Il y a plusieurs analyses, et pour chacune d'elles, il faut souvent plusieurs semaines », a-t-il expliqué.Duhamel a pu recouvrer la liberté en attendant la suite du processus judiciaire.Mais il doit se plier à une foule de conditions, dont celles de ne pas travailler, même de façon bénévole, dans un endroit où il y a des handicapés.L'employé est suspendu de l'hôpital Rivière-des-Prairies.Cette histoire avait fait grand bruit quand elle a éclaté, à l'été 1998, et l'enquête policière a de buté le 18 août.Comme c'est souvent l'usage dans le milieu psychiatrique, la jeune femme prenait des anovulants, mais d'autres médicaments qui lui étaient administrés en même temps ont pu neutraliser l'effet de « la pilule ».Quoi qu'il en soit, quand les employés de l'hôpital se sont rendu compte que la jeune femme était enceinte, il était trop tard pour un avorte-ment.Elle se trouvait dans son cinquième mois de grossesse.La jeune femme a accouché en novembre 1998 d'un garçon, qui se porte très bien et qui est sous la garde de sa grand-mère maternelle.Quant à la victime dans cette affaire, elle a été transférée dans un autre établissement, près de sa famille.Yvan Duhamel loto-quëbe/ 1er numéro 169638 25 000 $ 3e numéro Tirage du 99-11-03 2e numéro 303866 50 000 $ numéro boni 571536 437913 100 000 $ 25 000 $ Ces 4 numéros gagnants sont décomposables Tirage du 99-11-03 5 26 30 34 41 44 Numéro complémentaire: 4 Tirage du 99-11-03 2 4 16 22 44 46 Numéro complémentaire: 49 SELECTION BONI 5 8 11 23 Cagnotte de 100 000 GAGNANTS M 5/6+ 5/6 4/6 < 3/0 001 BONI Ventes totales: i LOTS 0 1 0 00 00 \u2022 Il \u2022 i iii ii w»$ 50 000.00$ 500.00$ 50.00$ 5.00$ 000.00$ 000$ EQtra Tirage du NUMÉRO1\"\" 99*11-03 iaj5JflJ9_2P ?18597 28 26 29 _34_36 38 39 46 54_57 58 61 63 66 69 *~ Tirage du 99-11-03 3 4 778 6780 fi TVA.le réseau des tirages de Loto-Québec Lm MOéaMéf tfenc»ai amant Vv.wVl «u m i Uwr» iw.wrw.1.».« j«4»ifi urrf (tU\\«m tsrtlM*r\\K I AI.U S)IWW I» I fjfcft t m \u2022¦»*» r Ir 1 tr\\twi \u2022« Ir il MM* £000 l> *uirr-> Hodûn ~> ri frxmiK\"* WTV-s P»H* mu vi»» jgr jitnnvMNr ,11 f M» vvi iniHi t m p»mu un vuvjgr ¦VmvuH \"tv.rn kw-iur vx«w* mmÊÊm f»**» mt*\\«t1 r* vwtjprr tut un vol
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