La presse, 6 novembre 1999, D. Arts et spectacles
[" 6LP0101D1106 d 1 samedi 6LP0101D1106 ZALLCALL 67 00:57:11 11/06/99 B 2798139 www.bijouterieleroy.com RIEN À PAYER AVANT 4 MOIS même pas les taxes Une seule adresse 7139,rue ST-HUBERT (coin Jean-Talon) (514)277-3127 SOLDE 1 835$ RABAIS de 460$ DIAMANTS 67 points OR 14 K Près de 400 pages Format : 10\u201d x 13 1/2\u201d 2995 $ Pour seulement 00057 FRAIS POSTAUX ET TPS EN SUS Un livre unique qui retrace les faits marquants de l\u2019actualité de 1900 à 2000 Interurbains (sans frais) : 1 877 299-6299 Les quantités étant limitées, commandez dès maintenant (514) 285-6945 100 ans d\u2019actualités 1900-2000 FILL53 6LP0201D1106 D-2 SAMEDI - ARTS 6LP0201D1106 ZALLCALL 67 01:04:26 11/06/99 B D 2 LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 6 NOVEMBRE 1999 Trop de bonne tele demain: cfest la faute aux sondages! Les gros sondages tele ont lieu au Quebec et aux Etats-Unis en meme temps.Resultat : toute la production excitante est en ondes en meme temps.On ne peut pas se plaindre dfabondance de bonne television.Mais on peut deplorer que les diffuseurs gardent leur bon stock pour trois ou quatre semaines en automne et au printemps et que tout se chevauche.A quand les sondages a lfannee ?La soiree de demain est un cassetete pour le telephile.Il y a le delicieux spectacle de varietes de 4 et demi ou les auteurs et les comediens vont y aller de differentes interpretations, et meme dfune parodie dans le style mache-patates de Bouscotte.Heureusement, cfest a 20 h et la circulation nfest pas trop dense encore : films a TVA et TQS et hommage a Gildor Roy a Tele-Quebec.Mais a 21 h, ca se corse.Salut Couche-tard ! a Radio-Canada est un must, et pas seulement pour les nostalgiques de Jacques Normand et Roger Baulu : au visionnement de presse, jfai vu plein de jeunes journalistes rire a plein.Ce talk-show du samedi soir 23 h .dans le temps, on veillait plus tard que maintenant .a recu des politiciens, des artistes, des belles filles.Cfetait irreverencieux et intelligent.Le plus curieux, avons-nous appris du scripteur Gerald Tasse, cfest que les trois premieres annees .le show a ete en ondes de 62 a 69 .les auteurs des textes nfetaient pas nommes au generique.Radio-Canada voulait maintenir lfillusion que Normand et Baulu inventaient tout eux-memes.Mais Les Couche-tard etaient prepares minutieusement toute la semaine.Les auteurs rencontraient les politiciens pour trouver un angle dfentrevue.Et leur donner des repliques pour qufils nfaient pas lfimpression dfetre mis en boite.M.Tasse, qui avait visite le Tonight Show de Johnny Carson, raconte qufon suivait les memes techniques et que rien nfetait vraiment improvise.á Le realisateur Jean Bissonnette nfetait pas surnomme Ti-Jean la repete pour rien.On repetait tout.â Cfest aussi Jean Bissonnette, devenu producteur chez Avanti qui nous donne La Petite vie et Un gars, une fille, qui avait eu lfidee dfengager Roger Baulu pour coanimer avec le brillant mais imprevisible Jacques Normand.Qui est deja tombe en bas de sa chaise apres avoir avale un scotch de trop.Le resultat, vous le verrez dimanche.La descente de lfescalier par differentes vedettes .on tournait dans la piscine vide du YWCA a cote du vieux Radio-Canada .Johnny Hallyday, Gilles Vigneault, Felix Leclerc, Elaine Bedard, Olivier Guimond et meme Michele Viroly.Tous les politiciens vont passer, de Gilles Gregoire qui joue du piano a Rene Levesque et Daniel Johnson.Et plein dfautres.Completement planant, cfest garanti.Mais voila que vous serez forcement tente dfaller voir le documentaire sur Alfred Hitchcock qui prend lfantenne a Tele-Quebec a 21 h 30 .lundi, on commence la diffusion des meilleurs films du maitre du suspense avec Psychose .et la tres bonne emission sur Kevin Parent, egalement a 21 h 30 a TVA.Et meme Bouillon de culture sfeclate en invitant le cineaste Luc Besson a 21 h 15 a TV5.Les Americains sont aussi en sondages .ils appellent ca les November Sweeps .et le quiz qui a allume tout le monde lfete dernier, Who wants to be a millionnaire ?, reprend lfantenne a 21 h demain a ABC.Une idee de genie : ce quiz est bati comme un suspense.Il dure 15 jours et sera en ondes tous les soirs.Pas necessairement a 21 h, surveillez vos tele-horaires.Les joueurs ont un choix multiple et peuvent telephoner a un copain pour se faire aider.Bien sur, nous dans notre salon, on sait la reponse.Lfenjeu : un million US.Comme un quiz coute infiniment moins cher a produire qufune serie dramatique, inutile de vous dire que le succes de Millionnaire lfete dernier fait deja des petits.Fox en a lance un jeudi, mais il nfest pas en ondes tous les soirs comme un soap.Et les autres reseaux songent a faire revivre leurs gros succes dfantan.Trop en meme temps.Gros cas de magnetoscope.Quel sera votre deuxieme choix ?Les femmes a lfassaut dfun systeme pourri n Fabienne Larouche a ouvert la á canne de vers â en denoncant le systeme ou des producteurs de television sfen mettent plein les poches.Quand ils sont malhonnetes, bien sur.Depuis, la journaliste qui a le plus couvert le dossier est Sophie Langlois de Radio-Canada.Comme Fabienne, Sophie a recu des menaces.Un de mes collegues dit : á Comme quoi, ca prend des femmes pour avoir des couilles ! â Pas paniquee plus qufil faut, la journaliste de 35 ans qui couvre lfeconomie depuis un an aux nouvelles tele, en compagnie de Michel Morin et Pierre Tourangeau.á Les menaces, dit-elle, ca prouve que je ne suis pas sur une si mauvaise piste que ca.â Sophie Langlois est a Radio-Canada depuis 8 ans, dfabord aux nouvelles radio puis a Enjeux.Le soir de la grande noirceur sur Montreal durant le verglas, elle travaillait sur un dossier qui serait presente deux mois plus tard a Enjeux et le gout du quotidien lui est revenu, imperatif.Elle a passe le week-end aux nouvelles radio.Et a demande une affectation aux nouvelles tele.Elle sfest dfabord attaquee a lfhistoire des prete-noms de Cinar.Jeudi, elle denoncait le systeme de double facturation : une fausse facture gonflee au gouvernement .cfest vous et moi qui payons .et la vraie cachee quelque part.Entre les deux, le fric va dans les poches du producteur.Mais elle nfa pas nomme les maisons de production qui sont coupables de ces abominables pratiques.á Ca exposerait mes sources, dit-elle.Et on a deux ou trois cas fortement documentes, mais on sait que ce ne sont pas les seuls.â Elle deplore que dfautres organes de presse ne mettent pas de journalistes a plein temps sur lfhistoire des producteurs.á Plus on est, mieux cfest.â Les femmes viendront-elles a bout du systeme ?TELEVISION Louise Cousineau Phototheque La Presse c Parmi les emissions de choix que presentent les telediffuseurs demain soir, il ne faudra pas manquer, a 21 h, le Salut Couche-tard de Radio-Canada.Anime par Jacques Normand et Roger Baulu, ce talk-show du samedi soir, qui fut en ondes de 1962 a 1969, etait irreverencieux et intelligent.De bons moments.a revoir pour les nostalgiques, a decouvrir pour les autres.2798798 VOTRE SOIREE DE TELEVISION Louise Cousineau 19:00 3 SAFARI AFRICAIN 3-D Si vos lunettes de carton ont tenu le coup, la troisieme dimension est un peu plus evidente ce soir dans ce deuxieme document.Mais rien pour avoir des frissons.20:00 X MUSICOGRAPHIE Tous les garcons et les filles de mon age.Portrait de Francoise Hardy.21:00 1 BIOGRAPHY Un vrai homme, un grand acteur: Gary Cooper, lfimmortel sherif de High Noon.21:00 A LES DOORS Val Kilmer tres bon en Jim Morrison, ce rocker mort dfune overdose dont le tombeau est toujours le plus visite au Pere- Lachaise a Paris.Realisation dfOliver Stone.21:00 3 BIOGRAPHIES QUEBECOISES Jean Coutu, mort cette semaine, a ete un jeune premier extraordinaire au theatre avant dfincarner le Survenant, Ti-Me et differents chefs dfentreprise a TVA.Temoignages dfAngele et Sylvain ses enfants, de Jean-Louis Roux, Therese Cadorette et Claude Desorcy.23:00 3 LES BONS DEBARRAS Le meilleur film de Francis Mankiewicz avec Marie Tifo, Charlotte Laurier et Germain Houde.Une relation difficile mais fascinante entre une mere et sa fille.RC CANAUX 18h00 a q v 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO TVA c j o r TQ y A E M TQS z H K CABLE PBS CTV t l CBC h ABC D CBS b NBC g J O 1 2 CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC 3 ( 5 - 6 W X 9 0 ! .) N Z # P + U $ p 4 4 7 7 8 8 5 5 11 11 45 58 13 13 22 22 21 21 23 23 20 20 24 24 47 39 48 34 31 31 26 37 37 68 36 46 3 3 49 47 50 29 32 48 25 25 19 19 33 33 40 40 32 38 38 27 27 28 28 15 15 74 35 44 18 18 9 9 CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO Le Telejournal Franc Jeu Hockey / Senateurs - Canadiens Le Telejournal Les Nouvelles du sport Cinema / KAMA SUTRA: UNE FABLE D'AMOUR (4) (22:55) Le TVA Cinema / LE NINJA DE BEVERLY HILLS (6) avec Chris Farley, Robin Shou Cinema / DIE HARD III: MARCHE OU CREVE (4) avec Bruce Willis, Samuel L.Jackson TVA / Sports (23:54) Regles du jeu / Organismes genetiquement modifies Cinema / LES PALMES DE M.SCHUTZ (3) avec Charles Berling, Isabelle Huppert Cinema / LES DOORS (4) avec Val Kilmer, Meg Ryan Dream on (23:28) Les Simpson Cinema / PLUS GRAND QUE NATURE (5) avec Bill Murray, Janeane Garofalo Cinema / TUNNEL DE L'ENFER (5) avec Sylvester Stallone, Amy Brenneman Le Grand Journal Cinema / JEUX SEXCITANTS Pulse The Habs.Skate Canada International Profiler CTV News Sports News Reg.Contact Twice in a Lifetime News Sat.Report Saturday Night Hockey / Canadiens - Senateurs Hockey / Panthers - Flames Football collegial (15:30) News Judge Brown Cinema / DANTE'S PEAK (5) avec Pierce Brosnan, Linda Hamilton World Deadliest Earthquakes News Baywatch Football collegial (15:30) Seinfeld Early Edition Martial Law Walker, Texas Ranger ER News Nightly News Jeopardy Wheel of.Freaks & Geeks The Pretender The Profiler Sat.Night The Lawrence Welk Show Good Neigh.Served?Keeping Up.Waiting for.Berkeley Square (6/10) Austin City Limits Sarah McLachlan: Mirrorball Antiques Roadshow The Editors McLaughlin Allo, Allo! Goodnight.As Time Goes Chance in.Red Dwarf Sessions at West 54th BBC World.Investigative Reports The Love Chronicles Biography / Gary Cooper Cinema / DALZIEL AND PASCOE: BONES AND SILENCE A&E Top 10 Toys Arts & Minds Natalie Choquette: .Diva Yo-Yo Ma Essential Sutherland Ed Sullivan Sex and the.Awful Truth Contact Animal 15 Ans Juste.Safari africain 3-D Couples legen.Scandales Biographies / Jean Coutu Les Enquetes d'Hetty Cinema / LES BONS.(3) Activites physiques.Multimedia.April-Fortier Le Monde a la carte Choix et.Contes.Le Monde des affaires Histoire des formes urbaines Machine Gun .Connection Exhibit A Shark Stories How'd they do that?Vets.Practice Movie Magic .Connection Exhibit A Franklin Little Lulu Sh.Hoze Houndz .Angel Cinema / BIG (4) avec Tom Hanks, Elizabeth Perkins Cinema / TURNER AND HOOCH (5) (21:45) .(23:20) 7th Heaven Drew Carey 3rd rock.Sun Cops Angel Mad TV Can.Wildern.Heart, Courage Outer Limits Family Guy King of the Hill Any Day Now PSI Factor A.Hitchcock Sat.Night History Bites Mystic Lands Reilly: Ace of Spies Treasures of the World Cinema / EYE OF THE NEEDLE (4) avec Donald Sutherland, Kate Nelligan .Weapons Homes by.Flick Success TV 3 Perfect Days Nat.Geo.the Wildside Animal Adv.The Tourist TV Guide TV Flick Eros Bourbon Voyageur Ed Sullivan Pop up video Musicographie Cinema / ANNA (5) avec Anna Karina, Jean-Claude Brialy Musicographie BBC World.Culture Shock Fashion File On the Arts Antiques Roadshow Sat.Report Venture Rough Cuts Fashion File Undercurrents Can.a Singa.Culture-choc Monde ce soir Medias Les Skinheads Le Journal RDI Entree.Can.a Singa.Franc Jeu Zone libre Football (16:00) Sports 30 Mag Tennis / Challenge Bell Sports 30 Mag Hors-jeu Boxe / Rahman / Maskaev Friday the 13th: The Series Cinema / BURIED ON SUNDAY (5) avec Maury Chaykin Welcome to Paradox Prime Suspect Cinema (23:05) Sliders Invasion Am.Walking.Relic Hunter Cinema / THE ASPHYX (5) avec Robert Stephens, Robert Powell Cinema / GHOST OF FLIGHT 401 SportsCentral Rugby / Finale: France - Australie Wrestling: WWF Live SportsCentral Auto Racing / Cascar Pas sorcier .decouverte Exploration Cinema / LES TUEURS (4) avec Burt Lancaster, Ava Gardner TFO en scene / Gerry Mulligan Cinema / MARIE, BAIE DES ANGES Great Quakes: Kobe, Japan / San Francisco / Mexico City (17:00) The Secret World of Airports Trauma - Life in the E.R.: Boomtown / Drawing the Line The Secret World of Airports Football (15:30) Sportsdesk Football / Eskimos - Argonauts Sportsdesk Boxing / Rahman / Maskaev Le Pays.Course (18:35) Jrnl (19:03) Signe Beatrix Journal de TV5 Le Grand Tralala OU Union libre (20:20) D.Journal belge Journal suisse Soir 3 Inquiring.Coltrane's.National Geographic Cinema / HOPE AND GLORY (3) avec Sebastian Rice-Edwards Conv.(22:10) Cinema / WENT THE DAY WELL?(4) (22:40) Grand.Nat.L'Hopital.Dos Ado Vivre a deux Etes-vous libre Eros et Compagnie Sortie gaie Les Copines.Trauma Addams Fam.Big Wolf.Buffy the Vampire Slayer Goosebumps Worst Witch Monster by.Grade Alien Addams Fam.Lost Nebula Beasties CityMag Rendez-vous avec.Sur la colline Vos finances CityMag Parole et Vie Francoise Hardy 6LP0399D1106 D-3 SAMEDI - ARTS 6LP0399D1106 ZALLCALL 67 16:31:39 11/06/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 6 NOVEMBRE 1999 D 3 Théâtre Lanctôt et Brière sur les traces de Gélinas et de Bousille SONIA SARFATI Alors qu\u2019ils étudiaient au Collège Saint-Viateur, Micheline Lanctôt et Serge Turgeon avaient fondé le Théâtre de l\u2019Échange.Ils avaient 17 ans, ils jouaient dans l\u2019auditorium de l\u2019institution scolaire.« Et nous nous donnions des rôles extraordinaires », pouffe Micheline Lanctôt, évoquant L\u2019Échange de Claudel et Renaud et Armide de Cocteau.Bref, théâtre, plus Serge Turgeon, plus Bousille et les justes, plus Benoît Brière égalent.une Micheline Lanctôt qui a accepté d\u2019emblée l\u2019invitation du Rideau Vert à mettre en scène la pièce considérée comme étant la meilleure de Gratien Gélinas.Même chose du côté de Benoît Brière, qui dit du rôle de Bousille qu\u2019il est, pour lui, un rêve d\u2019acteur : « Il a fallu cinq jours entre le coup de téléphone de Serge et la signature du contrat, fait le comédien.En fait, j\u2019ai dit oui tout de suite, mais il fallait que je vérifie mon emploi du temps.» Il faut souligner qu\u2019au Rideau Vert même, la décision de monter Bousille s\u2019est prise vite.Dès le lendemain du décès du dramaturge.Et ce, même si la production présentée en 1996 au Théâtre Denise-Pelletier, avec Denis Bouchard dans le rôle écrit et créé par Gratien Gélinas, est encore fraîche dans les mémoires.De l\u2019importance de rendre hommage à un homme de théâtre important, quoi.Micheline Lanctôt replonge donc ainsi dans ce milieu qu\u2019elle aime, beaucoup.Mais dont elle s\u2019est éloignée.Beaucoup aussi.Davantage identifiée au cinéma et à la télévision, elle regrette ne pas être invitée plus souvent à faire de la scène.D\u2019où le plaisir, visible et paisible \u2014 il se dégage en effet d\u2019elle une force tranquille qui doit rassurer sa troupe \u2014 dans l\u2019aventure qu\u2019elle vit présentement.En compagnie d\u2019un Benoît Brière qui, affirme-t-elle, glisse aisément hors de l\u2019image comique qui colle à sa peau \u2014 Monsieur B.oblige : « Benoît a l\u2019intelligence du jeu.Il est humble devant les personnages qu\u2019il joue.» Il a donc tout ce qu\u2019il faut pour trouver « son » Bousille dans le personnage écrit et créé par Gratien Gélinas.Un Bousille « qui n\u2019est pas un idiot, mais un innocent, un naïf, un homme qui n\u2019a aucune initiative », fait Benoît Brière.« Un benêt, résume Micheline Lanctôt.Un personnage différent de ce que Gratien a fait.Il était un acteur à effets.Nous, nous allons vers un personnage plus réaliste.» Ce, sans rien enlever au travail de Gratien Gélinas, que la metteure en scène décrit comme « un grand auteur et un grand interprète ».« Mais, ajoute-t-elle, un rire dans la voix, je ne suis pas partie du principe qu\u2019il était un grand metteur en scène.» Ainsi, si au niveau du texte, elle s\u2019est montrée intransigeante pour les « gélinades », elle n\u2019a par contre pas tenu compte des didascalies du dramaturge.« De toute manière, je ne l\u2019ai pas connue, sa mise en scène », avance-t-elle, évoquant la production de 1958 \u2014 à laquelle ses parents avait toutefois assisté.« Mon père riait tellement de Gilles Latulippe en frère Nolasque que la représentation a dû être interrompue », se souvient-elle.L\u2019anecdote fait partie de la petite histoire de sa famille.Comme d\u2019autres, qui portent la trace de la grande noirceur décrite dans Bousille et les justes.« Je me rappelle qu\u2019on m\u2019interdisait de porter des shorts, je me rappelle des maudits états de péchés constants.» Bref, la pièce de Gratien Gélinas trouve plus qu\u2019un simple écho historique en elle.Ce qui est moins le cas de la majorité de sa distribution, qu\u2019elle a voulu jeune.Résultat : en dehors de Nicole Leblanc et de Marie Charlebois, aucun de ses comédiens ne connaissait le Je vous salue Marie ! « J\u2019ai dû le leur apprendre », pouffe Micheline Lanctôt.Malgré cela, elle est persuadée que Bousille est la pièce de Gratien Gélinas qui vieillit le mieux : « Parce qu\u2019elle est extrêmement bien construite, parce qu\u2019elle est solide au niveau des dialogues et des trois unités, parce qu\u2019elle dit quelque chose sur son époque et sur les gens de cette époque.» Et que cette époque, n\u2019est pas si différente de l\u2019actuelle.Ne serait-ce que parce qu\u2019aujourd\u2019hui comme alors, « on croit que le bon est con ».C\u2019est Benoît Brière qui le dit, le déplore.La metteure en scène et le comédien voient aussi en Bousille un portrait des relations familiales, qui n\u2019ont peut-être pas changé autant qu\u2019on le croit \u2014 ou qu\u2019on voudrait le croire.« C\u2019est un décalogue à l\u2019envers : on aborde les gens par l\u2019hypocrisie, la bigoterie, la lâcheté », explique Micheline Lanctôt.À quelques jours de la première, celle-ci vit sainement son stress : « Je crois que c\u2019est plus impressionnant pour mes comédiens que pour moi.» Les Benoît Brière, Nicole Leblanc, Stefan Perreault, Charles Imbeau, Marie Charlebois, Diane Langlois, Marie-Chantal Perron, Marc Grégoire et Vincent Giroux ont en effet à chausser les souliers de Gratien Gélinas, Monique Miller, Jean Duceppe, Gilles Latulippe, Béatrice Picard, Juliette Huot, Yves Létourneau, etc.Une distribution qui, comme rarement, a laissé sa marque.« Mais je ne me mets pas de pression outre mesure, fait Benoît Brière.Je fais confiance à la mise en scène, à Micheline.Et au personnage, qui est très bien écrit.Bousille est peut-être en fait le rôle le mieux structuré en terme dramatique qui m\u2019ait été offert.Parce qu\u2019il est, aussi, structuré par les événements.» Et parce qu\u2019il va lui permettre, à lui, si souvent identifié à la comédie, de conduire les spectateurs du rire aux larmes.Une voie qu\u2019il aime.BOUSILLE ET LES JUSTES, de Gratien Gélinas, mis en scène par Micheline Lanctôt.Au Théâtre du Rideau Vert du 9 novembre au 4 décembre.PHOTO RÉMI LEMÉE, La Presse © Benoît Brière, qui interprétera le rôle de Bousille au Rideau Vert, fait confiance à la mise en scène de Micheline Lanctôt.Un aller simple pour le bonheur Un fascinant album de famille SONIA SARFATI S\u2019il y a déjà eu quelque chose de pourri au royaume du Danemark, il y a indéniablement quelque chose de réussi au royaume de Russie : l\u2019imaginaire du metteur en scène Alexandre Marine, natif de Sibérie, dont la relecture du Hamlet de Shakespeare est, pour les amateurs de théâtre avertis, un aller simple pour le bonheur.Bonheur de se laisser surprendre par le traitement d\u2019une histoire dont on connaît pourtant toutes les ficelles \u2014 du moins, le croyait-on ! Bonheur de se laisser épater par autant d\u2019inventivité et d\u2019intelligence.Bonheur enfin de se laisser séduire par des comédiens qui se fondent avec un bonheur tangible, une fabuleuse rigueur et une merveilleuse folie dans leurs personnages.Bref, présentée à La Licorne jusqu\u2019au 27 novembre mais créée au printemps de manière presque confidentielle à l\u2019Espace Geordie, cette version du long drame touffu du grand Will (quatre heures et une trentaine de personnages) ramenée à une heure et demie et à sept personnages (impossible n\u2019est pas Marine !), vient de remporter le prix de la critique remis annuellement par l\u2019Association québécoise des critiques de théâtre.D\u2019entrée de jeu, la table est mise sur la scène de La Licorne.« Les restes froids du repas funèbre servis chauds au festin des noces », dira le prince d\u2019Elseneur.Au bout de cette table, d\u2019ailleurs, Hamlet.Seul.Il essaie la coiffe d\u2019un bouffon.Se rassoit.Est rejoint par le reste de la famille.La reine, marionnette tragique au visage pâle, et son beaufrère qu\u2019elle vient de prendre pour mari, en smoking et cape de simili léopard.Ophélia, cheveux rouges et robe de feu.Son père Polonius, en costume gris, et son frère Laerte en pantalon de cuir.Plus tard, le spectre du défunt roi apparaîtra à Hamlet.Sous la table.Le ton est donné.Il sera imprévisible, absurde, à la limite du burlesque, transposera l\u2019univers sombre et lourd qu\u2019a créé Shakespeare dans celui, ironique et impertinent, de Marine, qui apporte un éclairage différent, personnel et moderne sur l\u2019oeuvre.Tout en réussissant à raconter Hamlet, tout Hamlet, en quelque 90 minutes.Quatre tables, montées sur roulettes, constituent l\u2019essentiel d\u2019un décor réalisé avec des moyens limités mais ô combien d\u2019inventivité ! Et pour enrober le tout, des « coups » sonores et des « coups » de lumière, imprévisibles comme des coups de tonnerre (ou des coups de théâtre) qui poussent les comédiens à se désarticuler dans d\u2019étonnantes chorégraphies.Afin de porter tout cela à la scène, il fallait des comédiens qui endossent, comprennent et fassent vraiment leur la vision si particulière d\u2019Alexandre Marine.Vitali Makarov, Patrice Savard, Maria Monakhova, Karyne Lemieux, Alejandro Moran, Patrice Gagnon, Stéphane Brûlotte y parviennent à ce point qu\u2019il est impossible, pour le spectateur, de ne pas se prendre au jeu.À leur jeu.HAMLET, de Shakespeare.Traduction: François-Victor Hugo.Adaptation et mise en scène: Alexandre Marine.Décor et costumes: Valentina Komolova.Éclairage: Spike Lyne.Bande sonore: Alexandre Marine.Avec Vitali Makarov, Patrice Savard, Maria Monakhova, Karyne Lemieux, Alejandro Moran, Patrice Gagnon, Stéphane Brûlotte.Une production du Théâtre Deuxième Réalité, à La Licorne jusqu\u2019au 27 novembre.MARIE-CHRISTINE BLAIS collaboration spéciale Ça rappelle La Petite Vie, mais sans l\u2019absurde.Ça évoque Les Voisins, mais sans la dérision et le mépris.Ça s\u2019appelle 24 poses (portraits), c\u2019est la dernière pièce de Serge Boucher, mise en scène par René Richard Cyr au Théâtre d\u2019Aujourd\u2019hui et, pour la résumer, je ne trouve rien de mieux que ce vieux slogan : c\u2019est toi, c\u2019est moi, c\u2019est lui, c\u2019est nous autres.Et c\u2019est excellent.Depuis quelques années, Serge Boucher s\u2019est en effet attelé à nous bouleverser à l\u2019aide d\u2019instantanés en chair et en os, de polaroïds en trois dimensions, pris ici et maintenant.Mais si, dans son admirable Motel Hélène, il s\u2019était penché sur la vie d\u2019une jeune femme de milieu défavorisé (en passant, le téléthéâtre tiré de cette pièce i-noubli- a-ble sera diffusé le 14 novembre à Télé- Québec), Boucher s\u2019intéresse cette fois à la classe moyenne, plus exactement à la famille Dubé qui se retrouve un jour d\u2019août 1997 à Québec, pour célébrer le 40e anniversaire du plus vieux des enfants, dans la cour arrière de ce dernier.Et il ne se passera rien pendant cette journée.Rien que vous et moi n\u2019ayons vécu des dizaines de fois à l\u2019occasion de ces rencontres familiales dont on se dit qu\u2019on s\u2019en passerait bien, mais auxquelles on finit toujours par participer parce que .Parce que.Parce que c\u2019est la famille.C\u2019est le frère avec qui on n\u2019a aucun intérêt commun, le père qui n\u2019a pas les mêmes références culturelles que nous, la soeur qui n\u2019a pas notre système de valeurs, la belle-soeur ennuyante comme la pluie, le beau-frère qui fait des farces niaiseuses quand il a trop bu, l\u2019oncle un peu attardé qui n\u2019arrive pas à suivre la conversation.C\u2019est la famille.Et c\u2019est intéressant ?C\u2019est même fascinant.D\u2019abord parce que l\u2019écriture de Boucher excelle à rendre le langage parlé.Ensuite, parce que la mise en scène de Cyr est un bijou de précision et de compréhension.Enfin, parce que la distribution est tellement juste et naturelle qu\u2019on oublie, par exemple, que Michel Dumont est Michel Dumont ! La prestation de Louison Danis, en mère tellement.mère, est remarquable.Mais ce qui rend 24 poses fascinante, c\u2019est la question fondamentale qu\u2019elle soulève : l\u2019amour peut-il exister sans intimité ?Que reste-t-il une fois que vos parents ne sont plus le centre du monde, que vos frères et soeurs, et même vos enfants, mènent une vie qui ne ressemble en rien à la vôtre ?Il nous reste l\u2019amour, dit Boucher.Un amour incompréhensible, un étrange mélange de cendres, de tolérance, de redites, de compassion, de rancoeur, de bonne volonté.et d\u2019indifférence, comme en témoigne la fin coup de poing de 24 poses.Avec cette pièce, René Richard Cyr, également directeur artistique du Théâtre d\u2019Aujourd\u2019hui, relève brillamment le défi de nous présenter de la dramaturgie québécoise contemporaine accessible à tous.24 POSES (PORTRAITS), de Serge Boucher, mise en scène de René Richard Cyr, assisté de Claude Lemelin.Distribution: Louison Danis, Michel Dumont, Roger Léger, Adèle Reinhardt, Guylaine Tremblay, Hugo Dubé, Sylvain Bélanger, Marc Legault.Décor: Réal Benoît.Costumes: Lyse Bédard.Éclairages: Martin Labrecque.Au Théâtre d\u2019Aujourd\u2019hui jusqu\u2019au 27 novembre.EN BREF 2793387 2788008 Un tramway.au Saidye Bronfman n Le Centre des arts Saidye Bronfman accueille, du 9 au 28 novembre, A Streetcar Named Desire de Tennessee Williams.Une production du Soulpepper Theatre de Toronto, qui a déjà produit Don Carlos de Schiller, Le Misanthrope de Molière, Our Town de Wilder et Platonov de Tchekhov.Ce, dans le but avoué de la compagnie « d\u2019interpréter les meilleurs pièces de théâtre de tous les temps ».Une utopie au Monument-National n En guise de première production, le Théâtre de l\u2019Utopie présente, du 9 novembre au 4 décembre, la pièce Isabelle, trois caravelles et un charlatan de Dario Fo.Les représentations se tiendront à La Balustrade du Monument-National \u2014 un tout nouvel espace de diffusion des arts de la scène.L\u2019utopie (enfin, si utopie il y a !) de l\u2019Utopie ?« Inviter le public à découvrir que le genre même de la commedia dell\u2019arte, loin d\u2019être un simple divertissement, constitue un véritable courant esthétique.» Sonia Sarfati 6LP0401D1106 D04 sam.(Arts) 6LP0401D1106 ZALLCALL 67 00:52:42 11/06/99 B D 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 6 NOVEMBRE 1999 Opéra La Bohème : un beau roman, sur de beaux airs La Bohème sur disques CLAUDE GINGRAS La discographie de La Bohème est à la fois considérable et confuse : 33 inscriptions au dernier Schwann / Opus.Mais ce nombre ne correspond pas nécessairement à 33 interprétations différentes.Si certains chanteurs figurent dans plusieurs enregistrements réalisés à quelques années d\u2019intervalle, il arrive aussi qu\u2019un même enregistrement circule sous plusieurs étiquettes différentes.Le cas de Licia Albanese illustre ce double problème.Toujours vivante, à 86 ans, Albanese a enregistré Mimi deux fois : en 1938, avec Gigli, chez HMV, et en 1946, chez RCA, sous la direction de Toscanini qui avait dirigé la création 50 ans plus tôt, en 1896.Ces deux gravures sont actuellement disponibles sous au moins six marques différentes, dont Arkadia qui a récupéré la version de 1946 aussi bien que celle de 1938.D\u2019Albanese, il existe aussi un live de 1959, chez VAI.Mais ne compliquons pas.L\u2019interprétation de 1938 est un document précieux sur un style encore proche de celui de la création.Il est d\u2019ailleurs possible d\u2019entendre la voix de la première Mimi, Cesira Ferrani : sa gravure acoustique, de 1903, de l\u2019air du premier acte figure dans le coffret « Creators\u2019 Records » de la marque Standing Room Only.Parmi les nombreuses versions modernes, celle de Pavarotti et Mirella Freni, avec Karajan, chez Decca, demeure une totale réussite, malgré les réserves que ces trois noms appellent bien souvent.Même « rencontre au sommet » avec Bjoerling, Victoria de los Angeles et Beecham, chez EMI.Les deux versions de Tebaldi, chez Decca, sont aussi à posséder.Rien à retenir des versions plus récentes.La toute dernière, de Decca encore, souligne chez Roberto Alagna les problèmes vocaux déjà évidents dans sa version EMI.Sa femme Angela Gheorghiu est la seule voix valable ici et la « nouvelle édition » annoncée diffère trop peu de l\u2019édition courante pour qu\u2019on s\u2019y attarde.On aimera aussi découvrir l\u2019« autre » Bohème, celle de Leoncavallo, créée un an après celle de Puccini.Avant d\u2019investir dans l\u2019intégrale (dont il existe quelques versions), on s\u2019en fera une idée en écoutant les airs isolés : le « Testa adorata » de Marcello (ténor chez Leoncavallo, bien que baryton chez Puccini) par Ben Heppner (RCA) ou José Cura (Erato), et la petite chanson où la Mimi leoncavallienne présente son amie Musetta, par Diana Soviero qui, à la plage suivante, devient effectivement la Musetta puccinienne (Analekta).CLAUDE GINGRAS Entre deux ouvrages difficiles pour le mélomane moyen, Salome et Otello, l\u2019Opéra de Montréal revient aux valeurs sûres et affiche l\u2019un des titres les plus attrayants du répertoire tout entier : La Bohème, de Puccini.Première ce soir, 20 h, salle Wilfrid- Pelletier de la Place des Arts, pour les six représentations habituelles.La Bohème comprend quatre actes.À l\u2019OdM, on enchaînera le premier acte au deuxième (le plus court des quatre), de façon à constituer un seul acte de deux tableaux.Ainsi, la scène du Café Momus suivra immédiatement le tableau d\u2019entrée, qui représente la mansarde des quatre artistes dans le Quartier latin de Paris.La simple mention de La Bohème fait immédiatement revivre l\u2019un des « romans d\u2019opéra » les plus tristes qui soient et chanter à nos oreilles quelques-uns des plus beaux airs du catalogue italien.Le seul premier acte en contient deux : « Che gelida manina » (« Que cette main est froide »), où le poète Rodolfo rencontre pour la première fois sa petite voisine, et « Mi chiamano Mimi » (« On m\u2019appelle Mimi »), qui est la réponse de la timide jeune fille.À la toute fin, lorsque Mimi reviendra mourir auprès de Rodolfo qu\u2019elle avait abandonné, l\u2019ultime entretien des deux amoureux fera doucement écho à ces mélodies du début, comme en leitmotiv, sur de lourds accords d\u2019orchestre annonciateurs de la mort.Autour de Rodolfo et Mimi gravitent quatre personnages : le peintre Marcello, le musicien Schaunard, le philosophe Colline et la frivole Musetta, compagne de Marcello.Puccini a aussi ménagé pour deux d\u2019entre eux des airs devenus célèbres.Musetta apparaît chez Momus au bras d\u2019un vieux galantin en chantant une v a l s e l e n t e , « Quando me\u2019n vo\u2019 » (« D\u2019un pas léger ») ; au dernier acte, Colline fait ses adieux à son vieux manteau (« Vecchia zimarra ») qu\u2019il va vendre pour procurer des remèdes àMimi.Quatre fois en 20 ans C\u2019est la quatrième fois depuis sa fondation en 1980, donc en 20 ans, que l\u2019Opéra de Montréal monte La Bohème.Créée à Turin en 1896, l\u2019oeuvre fut donnée ici dès 1904 par une troupe de Boston et connut sa première production locale en 1910.Des innombrables présentations subséquentes, il faut mentionner celle du Metropolitan de New York au Forum en 1953 et celle de La Scala de Milan à l\u2019Expo de 1967, mise en scène par Zeffirelli et dirigée par Karajan dans cette même salle Wilfrid-Pelletier où l\u2019oeuvre fut ensuite montée en 1970 et en 1975.Une précision s\u2019impose en ce qui concerne les représentations qui, malgré la grève des techniciens de scène de la PdA, débutent ce soir, tel que prévu.Bernard Uzan, le grand patron de l\u2019OdM qui s\u2019est de nouveau réservé la mise en scène, a conçu, dans les circonstances, ce que la publicité appelle « une vision nouvelle » de La Bohème.Pour l\u2019essentiel, rien de changé : les chanteurs occuperont tout le plateau et l\u2019orchestre sera dans la fosse, comme cela se fait habituellement ; de plus, tous les chanteurs seront en costumes (provenant de productions précédentes).L\u2019aspect visuel sera complété par quelques meubles (le sujet en requiert d\u2019ailleurs peu) et par des projections de scènes de Paris sur huit écrans géants.Six Américains Pour cette quatrième Bohème en 20 ans, l\u2019OdM ramène, en Mimi, le soprano américain Karen Driscoll, qui tenait la saison dernière le rôle-titre de Susannah, de son compatriote Carlisle Floyd.Un ténor français complètement inconnu du nom de Jean-Francis Monvoisin sera Rodolfo.Débuts ici, également, pour les Américains Gary Lehman (Marcello), Peter Volpe (Colline) et Meagan Miller (Musetta), laquelle remplace Monique Pagé d\u2019abord annoncée.Un cinquième Américain sur l\u2019affiche : Terry Murphy (Schaunard), qui tenait un tout petit rôle dans Salome.Un sixième même : Victor De- Renzi, qui dirigera l\u2019Orchestre Métropolitain.Et, as usual, des chanteurs locaux pour les rôles épisodiques.PHOTO RÉMI LEMÉE, La Presse © Le ténor français Jean-Francis Monvoisin (Rodolfo) et le soprano américain Karen Driscoll (Mimi).2786927 2801531 2783170 la novembre^ do ricrv «¦trime .353.uoS».\"\":-'-' 1Al,3* .cu\\ 753-B974 Mission ^ c0* Les Lundis Classiques d«Rideau verr />/xvrFllT ÏRANCl» claudcRostat S novembre à 20h00 7.2 llOv^1**\" * rv picard au CÎ^De£SS«S, viol»» soprano et MARIE'1 So.,vi.io.«'^»\"à 20b0(J| 6 décembre a * Prix étudiant US théâlre du rideau Mesaei Fnoone tel le* ^ MPI A ckac730 vert c Tvnis \u2022 Métro Laurier 4664.tue Samt-Denis VAMAI» I 28 no^vf^gj 1 ,t lé Ch»rleS1n.be»u.n 6rt«»'» \" \u201eentv.Mane-Chantal ?erro \u2022 R\"*0\", B»rb.«. 6LP0602D1106 D-6 SAMEDI - ARTS 6LP0601D1106 ZALLCALL 67 01:08:01 11/06/99 B Chanson D 6 R LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 6 NOVEMBRE 1999 Léveillée et son rêve inachevé.AUJOURD\u2019HUI JEAN BEAUNOYER « J\u2019ai toujours été sur une autre planète et avant de pousser mon dernier soupir, je me demanderai si je n\u2019ai pas rêvé.» L\u2019homme qui s\u2019exprime ainsi a 67 ans et poursuit toujours son rêve.Il a chanté, composé, joué à Paris, Bruxelles et Moscou bien avant les artistes québécois migrateurs.Et après toutes ces années parmi les hommes, Claude Léveillée fait vivre les animaux sur disque et sur scène.Il rêve, encore une fois, d\u2019un monde chimérique sur scène avec laser, marionnettes, orchestre, et toute la magie, en quatre temps, de ses Rêves inachevés.Un rêve qui pourrait bien se réaliser un jour quand il aura terminé les quatre volets de cette saga vécue par différents animaux.D\u2019abord, Mirage, le premier volet qui raconte l\u2019histoire d\u2019un petit raton laveur qui découvre le sens de l\u2019amour, et maintenant Blanche, la bien-aimée, une toute petite hermine de Sibérie qui confronte la cruauté des hommes tout en découvrant la passion et la solidarité.Cette histoire, c\u2019est beaucoup plus qu\u2019un conte pour enfants.C\u2019est la vie qui baigne dans la musique de Léveillée, et c\u2019est surtout un nouveau regard sur l\u2019évolution des êtres sur la Terre.On a lancé mardi un double compact intitulé Blanche, la bien-aimée et ce soir, à 20 h, à la Maison de la culture Frontenac, cinq comédiens donneront vie à cette fable.Dans une mise en lecture de Marc Desjardins, Pascale Montpetit, Françoise Faucher, Raymond Cloutier, Guy Nadon et Mario Saint-Amant interpréteront les animaux qui peuplent l\u2019univers de l\u2019hermine Blanche.Léveillée a été inspiré par les chants de Noël avant d\u2019écrire, en deux heures, une histoire touchante de la vie et de la mort provoquée par l\u2019homme.« Cette saga, ce sont mes romans à moi, raconte Léveillée.Les animaux ne peuvent pas mentir.Dans cette saga, ils découvrent les quatre saisons de la vie.Blanche, c\u2019est l\u2019hiver dans la toundra, c\u2019est l\u2019ours sur le iceberg, c\u2019est aussi la douceur de la neige, des chants de l\u2019église et la cruauté des hommes qui tuent.L\u2019animal ne cherche qu\u2019à survivre alors que l\u2019homme tue pour s\u2019amuser.Quand j\u2019ai vu, l\u2019autre jour, des hommes se promener fièrement et stupidement avec des panaches d\u2019orignaux sur le capot de leur auto, une bière à la main, j\u2019ai ragé jusqu\u2019au plus profond de moi.» Cette saga, c\u2019est de toute évidence la réponse d\u2019un homme qui a beaucoup vécu et a été souvent déçu.Son prochain personnage, c\u2019est Non-Stop, un lièvre noir, rocker et rebelle qui parcourra le monde sur des airs de rock : « La musique éclatera dans toutes les directions et ce sera mon rock à moi.Du rock qui va se tenir debout.» L\u2019histoire se terminera avec Aube, la lumière, la reine-femme de l\u2019an 2000 avec des ballades d\u2019amour.Ce sera l\u2019histoire du métissage, du couple nouveau et de l\u2019espoir.« Ce sont les mammifères qui me font tenir le coup, me confie l\u2019auteur- compositeur-musicien-comédien.Je me suis retrouvé à un moment de ma vie où je n\u2019étais plus qu\u2019abstraction dans la plus grande solitude.C\u2019était le meilleur moment pour créer.Je n\u2019ai plus envie depuis 1989, d\u2019écrire des chansons.Je veux éclater dans tous les sens, revoir la vie et parler aux hommes à travers les animaux.Eux ne vous tromperont pas et ne vous mentiront jamais.» 14 h André Borbé Auditorium du Jardin botanique 20 h Claude Léveillée : Blanche, la bien-aimée Maison de la culture Frontenac Kid Fléo Émeline Michel Le Zest Daniel Hélin Marc Déry Le Cabaret PHOTO ALAIN ROBERGE, La Presse © Claude Léveillée sera à la Maison de la culture Frontenac, ce soir.PHOTO KARINE GIBOULEAU, collaboration spéciale À 74 ans, Charles Aznavour est devenu une espèce de monument qui semble intéresser toutes les générations.Authentique Aznavour JEAN BEAUNOYER Charles Aznavour a charmé, envoûté et ravi près de 10 000 spectateurs de toutes les générations, en présentant un spectacle uniquement en français, hier, au Théâtre du Centre Molson.Je suis de ceux qui estiment qu\u2019Aznavour, c\u2019est bien meilleur en français.Le public québécois n\u2019est ni anglophobe, ni borné, ni sectaire : il préfère tout simplement l\u2019authentique Charles Aznavour.Celui qui a composé d\u2019immortelles chansons dans la langue de Molière et hier, c\u2019était for me, formi.formidable.Entouré de onze musiciens (dont cinq Québécois) sous la direction de l\u2019Américain Vince Falcone, celui que l\u2019on considère comme le plus grand ambassadeur de la chanson française dans le monde, nous a offert une magistrale performance.À 74 ans, il est devenu une espèce de monument qui semble intéresser toutes les générations.Il appartient à la générations des grands de la chanson française, qui savaient faire vivre une chanson avec des mots et des gestes, de la musique, sans plus.Aznavour n\u2019a pas succombé aux artifices.Il n\u2019en a aucunement besoin.Ses chansons s\u2019installent et s\u2019envolent du côté du coeur.On ne finira jamais d\u2019entendre qu\u2019Il faut savoir quitter la table quand l\u2019amour est desservie et que C\u2019est triste Venise quand on ne s\u2019aime plus ou que sur mon coeur Tu te laisses aller.Hier, Aznavour a chanté les succès qu\u2019on lui connaît et qu\u2019on veut reconnaître, Les deux guitares, Je m « voyais déjà, Non je n\u2019ai rien oublié, La bohême, Emmène moi, Comme ils disent.Vous connaissez sans doute.Il a parfois changé les arrangements et parfois repris l\u2019arrangement original comme ce fut le cas pour Il faut savoir, à la manière des années 60.Il a poussé la délicatesse jusqu\u2019à demander la permission de chanter She dans une autre langue.Permission obtenue il a chanté cette chanson en espagnol et puis un couplet en anglais.Pas de problème, on sait vivre au Québec.On sait également reconnaître les plus grands et Charles Aznavour a obtenu, hier, l\u2019accueil chaleureux qu\u2019il méritait.Viens te poser au creux de mon épaule, qu\u2019il a repris en début de spectacle en y ajoutant un tout nouveau couplet, 45 ans après avoir composé la chanson.Comme une brise nostalgique, en ce jour pluvieux de novembre.C\u2019est curieux, j\u2019ai toujours vu Charles Aznavour sous la pluie.2802730 2801533 2802729 2800503 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 6 NOVEMBRE 1999 S5F=»œc Tac BILLETS EN VENTE MAINTENANT! AU LION D OR LES 25 ET 26 NOVEMBRE A 20 H BILLETS EN VENTE AUX COMPTOIHS ADMISSION ET AU 790-1245 PRIX ÉTUDIANT.4ê- \u2022 ¦ \\ «M .1 ANACROUSE Billet de soutien: 140$ isiege réservé et reçu d'imiiot l en vente au Retoge des leunes (514) 849 4221 «j5li Radio-Canada Bigras Boulay Richard Desjardins Steve Faulkner Steve Hill Laurence Jalhert Eric Lanointe Lili Fatale No Déjà Michel Biuard Richard Séguin Mise en scène: Moufle Le mardi 23 novembre 1999.à 20 heures, ay Sue et ru m 318.rue Snintt-Catherme Ouest Billet régulier 41.10$ en vente au Reseau Admission 15141790-1245 et au Siicctruiii (514)861 5851 So«eiuu ?0B1 CKPI 96.9 m Toutes les recettes sont versées au Refuge des Jeunes, ê Mise en scène DENIS BOUCHARD Stéphane sueëuEMËN i DECEMB 8 AU 12 DÉCEMBRE lllMtùfrc i Kl l»< ni* 1\t\t\tBILLETTERIE: (514)700-1111 \t\t1M> î»l-f>m>»s .\tI 527-3644 u>jtf[«Ti Production* 4 et 5 février 2000 ckoi Billets disponibles aux guichets du Centre Molson et , - à tous les comptoirs Admission ou par téléphone : {514) 790-1245 ou 1 800 361-4595 6LP0801D1106 D08 sam.(Arts) 6LP0801D1106 ZALLCALL 67 00:52:54 11/06/99 B D 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 6 NOVEMBRE 1999 Télévision Danse Lynda la chanteuse Du fond de l\u2019âme à la lumière STÉPHANIE BRODY collaboration spéciale Ce qui frappe d\u2019abord chez la chorégraphe et danseuse Jocelyne Montpetit quand elle parle de son art, c\u2019est sa sérénité.Alors que plein d\u2019artistes accouchent de leur création dans l\u2019angoisse et le doute, celle qui a étudié le mime, le théâtre et la danse auprès de grands maîtres d\u2019Europe et du Japon dégage une assurance et une maturité peu communes.On comprend vite qu\u2019elle est mue de l\u2019intérieur.Et pour elle, À quoi rêvent les aveugles, qu\u2019elle présente à compter de mercredi à l\u2019Agora de la danse, c\u2019est « cinq petites danses de l\u2019âme ».Cette oeuvre vient en prolongement d\u2019Icône, également au programme, et de Transverbero, car Jocelyne Montpetit y développe sa recherche sur l\u2019éphémère, sur l\u2019apesanteur et sur la relation entre le corps et la lumière.« Dans mon travail, je veux que ce soit l\u2019essence qui crée la forme et non que la forme soit définie de l\u2019extérieur et portée comme un costume.Mais mon travail n\u2019est pas une méditation.Ça doit partir de l\u2019intérieur pour mieux entrer en relation avec l\u2019extérieur.» Elle constate : « Alors, ce n\u2019est peut-être pas un hasard si je m\u2019intéresse justement, depuis quelques années, à ce à quoi rêvent les aveugles.On sait que 90 % de notre vécu est lié à des formes visuelles.Alors comment quelqu\u2019un qui n\u2019est pas porté par cette forme visuelle extérieure perçoit-il les choses ?» Elle a carrément demandé à son accordeur de piano, aveugle de naissance, à quoi il rêvait.Il lui a répondu sans hésiter : « À la réalité ! » Elle lui a demandé s\u2019il rêvait à des formes : « Pour moi, a-til répondu, pour qu\u2019une forme existe, il faut que je l\u2019aie touchée.Un arbre, je sais c\u2019est quoi parce que je l\u2019ai touché, mais les nuages, je n\u2019y ai jamais touché, donc je sais pas ce que c\u2019est.» Plus elle avance dans son exploration du monde des aveugles et des sens, plus ce qu\u2019elle découvre la fascine : « J\u2019ai questionné de vrais aveugles.J\u2019ai aussi visité des expositions de photographies faites par des enfants aveugles de Prague.Les photos étaient en braille pour qu\u2019ils puissent toucher aux paysages.J\u2019ai lu des livres sur les sens, tant du point de vue technique que poétique.» Elle s\u2019est imprégnée, entre autres, de l\u2019oeuvre du poète Fernando Pessoa dans laquelle elle trouve réponse à ses questions sur les sens.Autre influence pour À quoi rêvent les aveugles : la photographe Francesca Woodman, qui travaille comme elle sur le corps fugitif.« J\u2019ai retrouvé chez elle des gestes très similaires aux miens et des affinités énormes dans son travail avec la lumière.» Francesca Woodman, comme l\u2019héroïne d\u2019Icône, inspiré de La Douce de Dostoïevski, s\u2019est jetée par la fenêtre à 23 ans.Jocelyne Montpetit a aussi sondé ses souvenirs corporels : « J\u2019utilise, entre autres, un son de cigale japonaise qui me rappelle des états physiques très forts.Ces cigales vivent pendant sept ans sous terre, sept jours dans les arbres et meurent.Elles chantent ainsi, en cycles continus, pendant trois mois chaque été et leur son est d\u2019une grande sensualité.» Vingt ans d\u2019apprentissage au Japon, aux côtés du maître de butô Kazuo Ohno, qui danse toujours à 95 ans, lui ont appris à apprivoiser la mort et à mieux percevoir les cycles de la vie : « Comme artiste, si je suis en paix avec des angoisses fondamentales comme celles-là, ma danse s\u2019en trouve transformée et c\u2019est peut-être pour cela qu\u2019elle s\u2019ouvre vers la lumière.» Cette lumière, c\u2019est aussi beaucoup celle du concepteur d\u2019éclairages Axel Morgenthaler qui a déjà inondé son corps dans Transverbero et Icône : « Quand j\u2019ai collaboré avec Axel pour la première fois, il m\u2019a suggéré de véritables sculptures lumineuses qui m\u2019ont fait découvrir toute la richesse du rapport corpslumière.J\u2019ai toujours utilisé des matières dans mes pièces, que ce soit de la laine, de la terre ou de l\u2019eau, avec lesquelles j\u2019entre en fusion.La lumière, très éphémère, est pour moi une véritable matière qui est aussi devenue une sorte de partenaire.» Dans À quoi rêvent les aveugles, Jocelyne Montpetit danse avec la lumière, la soie, ses sens, son âme et les oiseaux.À QUOI RÊVENT LES AVEUGLES et ICÔNE, de Jocelyne Montpetit, à l\u2019Agora de la danse du 10 au 13 et du 17 au 20 novembre à 20 h.Info : 514 525-1500.ISABELLE MASSÉ collaboration spéciale Lynda Johnson a deux choses en commun avec Barbra Streisand.Son compte de banque ?Son ego ?Son nez ?Non, elle joue et elle chante.Depuis six ans, vous la connaissez sous les traits de Maryse, la féministe impulsive, dans 4 et demi.Demain, vous découvrirez Maryse la chanteuse.Dans 4 et demi.en folie, l\u2019épisode éclaté du populaire téléroman (diffusé à 20 h, à Radio-Canada), Lynda Johnson montre de quoi sont capables ses cordes vocales.Notamment en entrant dans la peau de la diva américaine.La reconnaîtrez-vous derrière son immense nez ?La métamorphose de Lynda Johnson en Funny Girl a pris deux heures.« J\u2019ai loué des vidéocassettes de ses concerts et de ses films pour voir de quelle façon elle bouge, raconte-t-elle.Mais c\u2019est principalement l\u2019habilleuse de l\u2019émission, une fan de la chanteuse, qui m\u2019a guidée.» La comédienne de 31 ans ne s\u2019est pas aventurée en territoire inconnu.Elle a chanté deux ans dans un petit bistrot de la rue Saint-Denis, à Montréal, la défunte Boîte à Lily.« C\u2019était il y a 10 ans.Je m\u2019y rendais les mercredis avec une amie.J\u2019achetais des partitions que je remettais au pianiste sur place.» Elle y interprétait les classiques de la chanson française : Piaf, Barbara.« C\u2019est la chanson qui m\u2019a menée au théâtre.Qui a fait naître le désir de monter sur scène.La musique est un élément important dans ma vie.Je pourrais me priver de télé, mais pas de musique.Mais j\u2019ai toujours chanté par pur plaisir uniquement.Sans jamais penser m\u2019inscrire au Festival de la chanson de Granby ! » N\u2019empêche, elle n\u2019est pas restée muette lors des auditions de Demain matin, Montréal m\u2019attend.« Je m\u2019y suis présentée en sachant que je ne décrocherais pas de rôle.Je pense qu\u2019il y a des voix « Broadway ».Un type de voix que je n\u2019ai pas.J\u2019y suis allée pour rencontrer Denise Filiatrault.» L\u2019audition pour la pièce musicale Avec le temps : 100 ans de chansons, de (et avec) Louise Forestier, a été plus concluante.Avec cinq autres chanteurs-comédiens, elle revisitera donc le XXe siècle en chansons, à compter du 14 décembre, au Théâtre du Rideau Vert.Dire que ce goût de chanter est né soudainement, lorsqu\u2019en se baladant, elle est passée devant une école de chant.« Plus jeune, j\u2019étais impulsive.Je me suis dit : \u2018\u2018Tiens, je vais aller m\u2019inscrire.\u2019\u2019 J\u2019aime me laisser guider par les choses qui se présentent.Un jour, je suis passée devant une verrerie, boulevard Saint-Laurent.Je me suis arrêtée pour suivre des cours.Ces jours-ci, c\u2019est la guitare qui m\u2019attire.Je suis du genre à aller m\u2019en acheter une chez Archambault Musique pour ensuite me trouver un professeur.» PHOTO RÉMI LEMÉE, La Presse © Lynda Johnson : « C\u2019est la chanson qui m\u2019a menée au théâtre.» GRANDE PREMIÈRE CE SOIR ! 2801884 2802632 2800659 LA PRLSSL, MONTRÉAL.SAMEDI 6 NOVEMBRE 1999 Motion International et Productions Phoebus en accord avec Loulling Système présentent \u2022 * ï m JUSQU'AU 5 DECEMBRE - «Mei spectacle de Tannée» «Mise en scène de Tannée» et «Chanson de Tannée : Le temps des cathédrales» 'QUÉBEC k compter *»_ - VILLE DE U BME ft compter du formation : ï-»»8 01 SHERBROOKE fc compter du ft information : (819) w llliésifi~e -f Kl l»«»iiiN 1594 rue St-Denis Berri-UQAM BILLETTERIE: (514)790-1111 GROUPES: (514) (20 personnes et plus) ( ; Oklsmobile Radio-Canada Télévision te 107.3 m CKOI CXEU DÈS LE 8 D MBRE 1999 AU CASINO.DE MONTREAL 31 déçjgmfe 1999 3 heures de spectacle et de surprises.À LA DEMANDE GÉNÉRALE: ÉDITION SPÉCIALE EN SUPPLÉMENTAIRE LES 30 DÉCEMBRE, f ET 2 JANVIER 2000 Kim Richardson Patrice Blouin Christine Williams \u2022En alternante cet tains Soirs àvçfc l'un où l'autre de ces chanteurs : Sylvie Dosgroseilliers - Alain Couture Raphaëlle Paquette ilireclion nuisieale : Luc Boivin idée originale : Steve Zalac Jr.\u2022\u2022\" -ff mise en scène : Pierre Boileau Spectacle à compter de 37 $ Souper-spectacle à compter de 59 $ Billets en vente* à la billetterie du Casino de Montréal, sur le réseau ADMISSION au (514) 790-1245 ou au 1 800 361-4595 et sur Internet à www.admission.com 'Moyennant les frais de service.Forfaits-hébergement offerts : 1888898-7777 Groupes de 20 personnes el plus (514) 392-274*) ou 1 88N 883>8823 Radio-Canada Télévision ttvtrmr»© FM \u2022 fc A V | I I r w t mt m i NTl SPÉCIAUX CasIn o ACCÈS RÉSERVI-' AUX PERSONNES DE 18 ANS H PI US 6LP1001D1106 D 10 samedi ARTS 6LP1001D1106 ZALLCALL 67 00:56:02 11/06/99 B D 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 6 NOVEMBRE 1999 Les hauts et les bas de la GBQ SUZANNE COLPRON On lui a déjà enlevé son T.On songe maintenant à lui retirer son G.Que restera-t-il de la Très Grande Bibliothèque du Québec dont rêvait sa présidente et directrice générale, Lise Bissonnette ?Une bibliothèque.Grande, certes, mais pas éléphantesque.Une bibliothèque comme il s\u2019en construit partout dans le monde : conviviale, attirante, branchée, multifonctionnelle et axée sur les besoins de la communauté.La montagne aurait-elle accouché d\u2019une souris ?On serait porté à le croire.Les nombreux éditoriaux de Lise Bissonnette, publiés dans Le Devoir, et la vision de grandeur du gouvernement Bouchard, séduit par la BN de France, ont sans doute contribué à créer des attentes démesurées.Tout comme la nomination de Mme Bissonnette comme PDG de l\u2019institution par son amie Louise Beaudoin, ministre de la Culture de l\u2019époque.En plus de ces malentendus, le projet a connu des ratés depuis un an qui, sans compromettre sa réalisation, ont ralenti ses travaux de plusieurs mois.Le conflit entre Mme Bissonnette et les bibliothécaires liés au projet s\u2019est cristallisé autour de la question de l\u2019aménagement des collections regroupées dans la future Grande Bibliothèque du Québec (GBQ).Ce débat est maintenant résolu.Mais il convient de s\u2019y arrêter parce qu\u2019il illustre bien les malaises qui ont entouré le projet de la GBQ et parce qu\u2019il laissera peut-être des traces qui influenceront son fonctionnement.Que s\u2019est-il passé ?Mme Bissonnette, nommée en août 1998, a proposé de séparer les livres provenant de la Bibliothèque nationale du Québec des autres collections de la GBQ.Cette idée a fait bondir les trois bibliothécaires de son conseil d\u2019administration, impliqués dans le projet depuis le premier jour.Philippe Sauvageau, président de la Bibliothèque nationale du Québec (BNQ), Jacques Panneton, bibliothécaire en chef de la Bibliothèque centrale de Montréal (BCM), et Réjean Savard, professeur de bibliothéconomie de l\u2019Université de Montréal, n\u2019ont pas toujours été du même avis.Il leur est arrivé d\u2019avoir des désaccords sur le choix de l\u2019emplacement de la GBQ, notamment, et sur le rôle des bibliothécaires.Mais quand ils ont pris connaissance du projet de Mme Bissonnette, ils ont réagi d\u2019une seule voix.Selon eux, c\u2019est une erreur.Si on veut que les livres soient consultés, il faut harmoniser les collections.« Ce n\u2019est pas une bataille de coqs, affirme Philippe Sauvageau.C\u2019est une question de philosophie, de conception des bibliothèques.» Jean Payeur est du même avis.Il dirige la Bibliothèque Gabrielle- Roy, à Québec, qui sert en quelque sorte de modèle au projet de la GBQ.« La séparation des collections n\u2019est pas une bonne idée, insiste- t-il.La réalité est bien plate, mais il n\u2019y a que de 20 % à 30 % des usagers qui utilisent les catalogues ; les autres bouquinent dans les rayons.En plaçant les livres et les autres outils de référence ensemble, on utilise le réflexe normal d\u2019un abonné moyen.» Mme Bissonnette n\u2019a toutefois pas cédé.À la dernière réunion du conseil d\u2019administration, le 9 septembre, ses membres, y compris MM.Sauvageau, Panneton et Savard, ont accepté à l\u2019unanimité une solution de compromis selon laquelle les livres québécois de la BNQ seront isolés du reste des collections, mais disposés à proximité des livres les plus fréquemment empruntés.« Cette solution, a précisé M.Sauvageau dans un texte publié dans La Presse, tient partiellement compte des préoccupations des trois bibliothécaires membres du conseil d\u2019administration de la GBQ, qui craignent d\u2019expérience qu\u2019en isolant les livres québécois de la BNQ et de la Ville de Montréal, les usagers soient moins tentés de les consulter.» « Toute formule a ses inconvénients, affirme de son côté la PDG.En harmonisant les deux collections, on risquait de noyer la collection patrimoniale et d\u2019engendrer la confusion chez les usagers.Le débat a été par moments difficile.Mais il valait mieux le faire avant qu\u2019après.Le concept est là, on ne le changera plus.» Pour la ministre de la Culture, Agnès Maltais, « ce sont des discussions de spécialistes.C\u2019était bien qu\u2019elles se fassent avant.Tout le monde travaille maintenant.» Mais ce conflit, quoique résolu, semble décrire un choc des cultures entre les spécialistes des bibliothèques et les nouveaux venus de l\u2019extérieur.Il a aussi relégué dans l\u2019ombre le débat qui avait entouré la naissance du projet : le rôle et la taille de l\u2019institution.Le maître d\u2019oeuvre L\u2019image de gigantisme associé à la GBQ a été en grande partie alimentée par les nombreux éditoriaux de Mme Bissonnette, qui a dénoncé en termes durs le projet dont elle est maintenant le maître d\u2019oeuvre.« Les Montréalais auront certes une bibliothèque enfin digne de ce nom, de taille comparable à ses semblables de grandes villes nordaméricaines, mais il ne s\u2019agira certainement pas d\u2019une très grande bibliothèque « du » Québec, nouvelle institution nationale qui aurait pu devenir une sorte de cité des arts et des lettres, à la fois savantes et populaires », déploraitelle en septembre 1997.« Le projet de loi porte la marque de cette timidité, qui fut celle de M.Richard devant tout équipement culturel quand il était ministre.La mission de la future GBQ manque d\u2019ambition, et les perspectives de développement supplémentaire sont inexistantes », ajoutait- elle en décembre 1997.Mme Bissonnette rêvait d\u2019une institution qui aurait regroupé non seulement la BNQ et la BCM, mais aussi les bibliothèques des établissements collégiaux et universitaires de proximité.Malgré cela, elle a accepté le mandat que lui confiait la ministre Louise Beaudoin.Mais elle n\u2019a peut-être pas perdu ses idées de grandeur comme on a pu le voir quand elle a, chose rare pour une fonctionnaire, contesté publiquement le budget de construction prévu par Québec, de 85 millions.Ce qui lui a d\u2019ailleurs valu une mise au point de sa ministre.Pourtant, Mme Bissonnette continue à réclamer plus d\u2019argent.Obtiendrat- elle les millions demandés ?Le budget de fonctionnement, évalué par le comité Richard à 25 millions par an, lui semble aussi un peu maigre.« C\u2019est le budget d\u2019un gros cégep, soupire-t-elle.On va voir quand on ouvrira si c\u2019est suffisant.» « Le travail de la PDG, c\u2019est de rêver pour sa société, rétorque la ministre Maltais.Mais il faut valider les choix chaque fois qu\u2019on désire sortir d\u2019un budget.Madame la PDG va se plier au budget disponible.» L\u2019important, pour Mme Maltais, c\u2019est de créer une grande bibliothèque animée : « Il ne faut pas que ce soit une grande bibliothèque de chercheurs, mais une bibliothèque contemporaine pour les jeunes, dans laquelle on pourrait retrouver une section calme qui favorise la réflexion et un côté vivant.Gabrielle- Roy est un bon modèle de ce que sera la GBQ.C\u2019est bourré de jeunes et d\u2019ordinateurs.« C\u2019est ça que je veux, insiste la ministre.Je veux que les jeunes et les retraités aient le goût d\u2019y aller.» Le message est clair.Mais l\u2019est-il pour Mme Bissonnette ?La volonté ministérielle semble être à mille lieues des préoccupations moins prosaïques de la PDG.« Je parle ici de vie des lettres, disait-elle dans un récent discours, d\u2019un carrefour d\u2019échanges, d\u2019activités d\u2019animation littéraire, d\u2019information, de rencontres nationales et internationales ».Le débat entre l\u2019élitisme et l\u2019accessibilité sera-t-il au coeur d\u2019un prochain conflit ?Demain: Un modèle à suivre.PHOTO ALAIN ROBERGE, La Presse © La Grande Bibliothèque du Québec sera construite sur un terrain occupé actuellement par le Palais du commerce et un stationnement, en face de la gare routière.Elle sera bornée par les rues Ontario, Berri et Maisonneuve.Photothèque RÉMI LEMÉE, La Presse © Lise Bissonnette L\u2019exemple à ne pas suivre LOUIS-BERNARD ROBITAILLE collaboration spéciale, PARIS Commençons par les aspects positifs, ça ira plus vite.La toute nouvelle Bibliothèque nationale de France offre aux chercheurs de belles salles de lecture modernes, spacieuses, avec vue sur un jardin intérieur planté de pins de Normandie.Et il y a 1800 places de recherche disponibles, trois fois plus qu\u2019à l\u2019ancienne BN de la rue de Richelieu.Il y a également pour le commun des étudiants 1700 nouvelles places de lecture, dans une ville qui en manque dramatiquement.Il y a finalement de l\u2019espace de stockage pour les livres pour les décennies à venir \u2014 ce qui paraît la moindre des choses pour l\u2019une des cinq grandes bibliothèques du monde (avec Washington, Londres, Francfort et Moscou), conçue à la fin des années 80 et finalement ouverte en 1998.Pour le reste, ce qu\u2019on appelait au départ la Très Grande Bibliothèque constitue l\u2019exemple même à ne pas suivre et cumule tous les défauts de conception qu\u2019on peut imaginer dans un grand pays moderne.Coûts de construction et de fonctionnement faramineux, conception architecturale « catastrophique » (selon l\u2019historien Le Roy Ladurie, ancien conservateur de la BN) : la nouvelle Bibliothèque nationale de France est condamnée à vivre éternellement avec les graves erreurs de départ, et son gigantisme hypothèque encore davantage l\u2019avenir des bibliothèques publiques et universitaires qui en France sont d\u2019une pauvreté notoire.La nouvelle bibliothèque est installée dans le sud-est de Paris (XIIIe arrondissement) sur l\u2019emplacement d\u2019anciennes gares de triage : un no man\u2019s land où on ne trouve ni cafés, ni taxis, ni même de station de métro à moins de dix ou quinze minutes à pied.Six mois par année, l\u2019endroit est balayé par le vent, et l\u2019expédition devient franchement périlleuse pour tous ceux qui ne sont pas de jeunes sportifs.À l\u2019intérieur, les tours abritant les différentes collections sont distantes de 250 mètres, ce qui fait parfois à la fin de la journée des kilomètres de marche à pied.Pour finir, la plus grosse partie des collections est installée dans les tours de verre, tandis que les trois quarts des employés travaillent en sous-sol dans des pièces aveugles.Quant au système informatique géant et ultra-centralisé, il a commencé sa carrière par une panne généralisée.Puis, pendant une année entière, il a fallu aux chercheurs commander les livres la veille (cinq au maximum) pour les avoir le lendemain dans la matinée : le système n\u2019était pas au point.Aujourd\u2019hui, la direction annonce que les délais de commande sont ramenés à trois ou quatre heures.Ce qui reste bien en-dessous des performances de l\u2019antique BN de Richelieu, où presque tout se faisait à la main.Tout cela, au passage, a coûté plus de sept milliards de francs (1,8 milliard $) pour la construction et coûtera près de 250 millions $ chaque année pour son fonctionnement.Le huitième du budget du ministère de la Culture.Autant dire qu\u2019on ne fera pas une nouvelle Grande Bibliothèque de sitôt.Et qu\u2019il ne restera pas beaucoup d\u2019argent en caisse pour sortir les autres bibliothèques de la pauvreté (quand des étudiants français arrivent à l\u2019UQAM, ils s\u2019émerveillent du luxe de la bibliothèque).La consternation des usagers est tellement générale que le bulletin officiel de la BDF s\u2019en fait l\u2019écho.« Une monumentalité qui relève plus d\u2019une symbolique du pouvoir que du savoir.le site a été construit sans une vraie connaissance du travail des chercheurs », y dit un historien.« L\u2019architecture de Tolbiac ne correspondait ni aux voeux du public ni à ceux du personnel », dit un autre.L\u2019explication toute simple : le projet de la nouvelle BNF était politique avant d\u2019être professionnel.Trois jours avant sa triomphale réélection de mai 1988, le président Mitterrand, grand amoureux des livres (et soucieux qu\u2019on le sache), avait eu en quelque sorte la « vision » de cette « bibliothèque du XXIe siècle ».Qu\u2019importait alors le budget de construction, ou la question de savoir comment cela fonctionnerait : l\u2019essentiel était de pouvoir inaugurer le nouveau monument présidentiel avant la fin du septennat en mai 1995.Ce qui fut fait, même si Mitterrand, en fin de compte, inaugura en 1995 une coquille vide, et si la nouvelle BNF n\u2019ouvrit (partiellement) ses portes qu\u2019à l\u2019automne de 1997.L\u2019achèvement de la nouvelle bibliothèque de Saint Pancras à Londres avait demandé 23 ans de travaux, mais surtout d\u2019études et de débats.Sous Mitterrand II, on entendit réaliser la BNF en moins de sept ans.Résultat : on lance un concours d\u2019architecture le 23 mars 1989, avant même d\u2019avoir défini un vrai cahier des charges.Tout au plus est-il question de stocker au départ quatre millions de livres (tous les titres postérieurs à 1945) et de créer un « espace convivial ».Ce n\u2019est qu\u2019une fois la construction commencée qu\u2019on décidera de déménager la totalité des onze millions de livres de la BN.et qu\u2019on se posera la question de la division entre espace pour chercheurs et espace pour le grand public.C\u2019est donc dans le noir complet qu\u2019un jury de vingt personnes (dont seulement deux spécialistes des bibliothèques) se prononce dès le 21 août suivant pour le projet du jeune architecte Dominique Perreault, lequel devait déclarer peu après : « Mon problème n\u2019était pas de construire une bibliothèque, mais de résoudre un problème d\u2019urbanisme.» Ce qu\u2019on appellera plus tard « le mausolée de Mitterrand » doit être de dimensions monumentales et se voir de loin.On choisit donc un immense terrain laissé vacant par les chemins de fer, en bord de Seine, dans le sud-est de Paris.Perreault pourra y voir large.et la BNF constituera une excellente base de départ pour l\u2019aménagement futur du XIIIe arrondissement.Pour l\u2019instant, c\u2019est un sinistre terrain vague.Mais le mausolée et ses quatre tours de verre se voient de loin.Perreault, se basant sur les indications de départ, avait prévu du stockage pour sept millions de titres.On lui annonce en plein vol qu\u2019il faudra de la place pour.vingt millions de livres.Du coup, le projet s\u2019est retrouvé cul par-dessus tête.Les livres devaient être stockés en sous-sol dans le cube de béton central \u2014 ce qui est le b.a.ba pour une grande bibliothèque.Impossible de l\u2019agrandir.Perreault rogne d\u2019abord sur les places de parking (dans ce lieu excentré).Puis est forcé de répartir les collections de livres.dans les quatre tours de verre où employés et usagers devaient jouir d\u2019une vue incomparable.Les conséquences sont désastreuses.Un : les collections se trouveront de fait dispersées en cinq points éloignés les uns des autres (impossible de tout commander à partir d\u2019une même salle de lecture).Deux : comme il est impensable de laisser des livres à la merci du soleil, il faudra obturer avec de coûteux volets de bois les deux tiers de la façade de verre.En revanche, les trois quarts du personnel se retrouvent dans des sous-sols aveugles.Trois : la dispersion sur quatre tours de vingt étages complique à l\u2019extrême l\u2019acheminement par « chemin de fer » des livres aux salles de lecture.Et sans doute la mise au point du système informatique.Initialement, tout chercheur devait pouvoir obtenir vingt titres en une demi-heure.En novembre 1998, on en était à six titres en quatre heures.Entre 1986 et 1988 (sous le gouvernement de la droite), le conservateur de la vieille BN, le grand historien Le Roy Ladurie, avait prévenu de la prochaine saturation du site Richelieu.Le ministre de la Culture de l\u2019époque, François Léotard, avait opté pour la solution la moins chère et la plus simple : l\u2019agrandissement de Richelieu par l\u2019acquisition de pâtés de maisons voisins.Mais cela ne faisait pas une véritable pyramide à inaugurer et à laisser en souvenir.Mitterrand, assisté de son conseiller-funambule Jacques Attali (qui avait évalué le budget à 40 % du coût final), décida donc de faire la bibliothèque « totale », unique au monde.Au passage, Le Roy Ladurie fut écarté du projet, et Mitterrand nomma à sa tête.un journaliste, Dominique Jamet, dont la principale compétence consistait à avoir appelé à voter pour lui en 1988.PHOTO GAMMA/PONOPRESSE Deux des quatre tours de la nouvelle Bibliothèque nationale de France. 6LP1101D1106 D11 sam.(Arts) 6LP1101D1106 ZALLCALL 67 01:01:14 11/06/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 6 NOVEMBRE 1999 D 11 Disques 2802891 En attendant Pahud CLAUDE GINGRAS Emmanuel Pahud, le flûtiste suisse de 29 ans que Pro Musica présente lundi soir en récital, vient de signer des quatre Quatuors pour flûte et cordes de Mozart un enregistrement où il se révèle virtuose accompli et musicien raffiné.Ces pages ne sont pas du plus grand Mozart et s\u2019accommodent de telles lectures parfaitement en place.Impeccable commentaire des trois cordistes, prise de son bien aérée.Par ailleurs, on peut déjà avoir un avantgoût de son récital grâce à un disque qui, réalisé il y a deux ans, comprend trois des oeuvres programmées lundi soir et jouées avec le même pianiste, Éric Le Sage, qui l\u2019accompagnera alors.En effet, Pahud y joue déjà la Sonate de Poulenc, la Sonatine de Pierre Sancan (mieux connu comme pianiste) et Chant de Linos, de Jolivet, ainsi que d\u2019autres pages françaises.Ici, mêmes qualités que dans le Mozart, mais aussi une certaine retenue, comme un refus d\u2019affirmer une vraie personnalité.Rampal, autrefois, avait cette personnalité.Quelques autres aussi.M.Pahud est flûte-solo du Philharmonique de Berlin, ce qui n\u2019en fait pas nécessairement un grand récitaliste.HHHH MOZART :les quatre Quatuors pour flûte et cordes : K.285, 285a, 285b et 298.Emmanuel Pahud, flûtiste, Christoph Poppen, violoniste, Hariolf Schlichtig, altiste, et Jean-Guihen Queyras, violoncelliste.EMI, 7243 5 56829 HH « PARIS » : oeuvres pour flûte et piano de Poulenc, Dutilleux, Sancan, Ibert, Milhaud, Messiaen et Jolivet.Emmanuel Pahud, flûtiste, et Éric Le Sage, pianiste.EMI, 7243 5 56488 2793412 2775083 2795816 2802075 6LP1201D1106 D 12 Samedi Arts 6LP1201D1106 ZALLCALL 67 00:59:38 11/06/99 B D 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 6 NOVEMBRE 1999 Disques Ramachandra Borcar, l\u2019insaisissable PHILIPPE RENAUD collaboration spéciale Le lancement, mardi, du CD fut faste : sushis, projections vidéo, musiciens japonais et indiens éparpillés dans un décor rehaussé de véritables palmiers.Quelque chose comme Hawaï un soir de novembre pour une foule ultra-compacte massée à l\u2019occasion de la sortie du premier album de Ram.Ce dernier, du haut de ses six pieds et quelques pouces, contemple la scène d\u2019un oeil perçant et amusé.Ramachandra Borcar, mieux connu des noctambules sous le nom de DJ Ram, se rassoit et poursuit l\u2019entrevue en m\u2019expliquant la signification du titre de l\u2019une de ses chansons : « On dit souvent New Wave (nouvelle vague) et Old School (vieille école), en parlant de la musique.Or, moi, je dis Permanent Wave DJ, car peu importe la vague ou le courant à la mode, je serai toujours là, quelque part au centre de tout ça.» Chez Ram, tout est à double sens.Le nom du projet, Ramasutra, le titre de son premier album, The East Infection.Sa musique expose plusieurs facettes de sa personnalité : surf-rock, house tribal, drum & bass, trip-hop, sonorités internationales, le tout enrobé d\u2019agréables effluves indiennes.« C\u2019est important pour moi d\u2019être fidèle à mes racines, mais les gens ont pensé que l\u2019album ne serait que ça.Pourtant, il y a autant d\u2019influences brésiliennes ou arabes.Cela dit, chaque chanson a une énergie spéciale semblable à celle qu\u2019on retrouve dans la musique mystique de certains pays, comme l\u2019Inde.» Disc-jockey depuis de nombreuses années, Ram a su se tailler une place privilégiée dans la vie nocturne des Montréalais.D\u2019abord reconnu pour ses prestations house enflammées, il n\u2019a cessé de nous surprendre avec sa façon de sauter d\u2019un style à l\u2019autre sans crier gare.Il n\u2019est pas rare d\u2019entendre Jimi Hendrix ou un extrait de bande sonore de film indien se glisser entre quelques pièces d\u2019un breakbeat déhanchant, chose que peu de DJ oseraient faire.Le résultat conserve néanmoins une cohérence exemplaire.« L\u2019album ne sonne pas nécessairement comme ce que je joue au Sona (haut-lieu de la club culture locale), mais l\u2019esprit est le même.Je mélange plein de styles de partout dans le monde.» The East Infection n\u2019est pas simplement le fruit du travail d\u2019un bidouilleur de boîte à rythmes et autres artifices de la technologie numérique.Le travail de DJ n\u2019est que la face B de Ram.En face A, on découvre un musicien accompli qui a fait ses classes à McGill en composition de musique contemporaine et électro-acoustique.Multiinstrumentiste, il compose les paroles et la musique, réalise et orchestre la vingtaine de musiciens montréalais qui collaborent à ce premier album.La couleur de son instrumentation (didgeridoo, tablas, ondes Martenot, guitare flamenco et j\u2019en passe) rivalise avec celle de nos paysages automnaux.Au nombre des musiciens invités, soulignons la présence de deux voix féminines, celles d\u2019Élisabeth Burton, de la formation jazz-funk locale Jazz Pharmacy, et de la poète Mitsiko Miller.Deux voix qui ajoutent énormément à l\u2019atmosphère dans laquelle baigne l\u2019album : « Elisabeth (la voix de Mardre, premier extrait du disque) chante comme une jeune fille ; je l\u2019ai entendue une fois et j\u2019ai tout de suite accroché.Quand à Mitsiko, son timbre est plus bas, et même un peu dur.Sa voix a un tranchant particulier.Les deux ensemble sur l\u2019album, ça fait un beau contraste ! » Histoire de nous surprendre davantage, The East Infection s\u2019avère beaucoup moins électronique que ce à quoi les observateurs s\u2019attendaient.« Il y a davantage d\u2019éléments acoustiques sur l\u2019album, confie Ram.J\u2019aurais pu sortir des trucs plus technos, mais pas avant d\u2019avoir lancé ce projet.Je ne voulais pas que les gens croient que c\u2019est tout ce que je pouvais faire.» Les salves de bpms et remix de tout acabit, il laisse ça pour plus tard (un album de versions remixées est à voir le jour).« Y\u2019a rien que je déteste plus que d\u2019acheter un album qui sonne pareil du début à la fin.» Avec Ramasutra, on passe allègrement de la piste de danse au salon ; house, flamenco et chants religieux y font bon ménage.Malgré cela, l\u2019imagerie hindoue omniprésente réussit à harmoniser l\u2019ensemble des onze titres composant l\u2019album.Le résultat a pourtant peu à voir avec le travail des étoiles de la scène asiatique londonienne (Talvin Singh, Badmarsh & Shri.), qui eux se cantonnent dans le traditionnel hindou manipulé façon nouveau millénaire.« Je voulais faire comme les compositeurs de musique de films indiens.Ces gens-là reprennent différents styles musicaux à leur façon, avec leur vision, grâce à des instruments typiquement indiens.C\u2019est ce que j\u2019ai voulu faire, notamment avec la musique surf (dont on reconnaît la guitare sur New Wave) ».Imaginez si Pulp Fiction avait été tourné à Bombay.Imaginez un film érotique où l\u2019action se déroule sur les plages de Rio par un beau soleil d\u2019aprèsmidi.Imaginez une folle poursuite automobile dans les rues de Beyrouth.Ramasutra, c\u2019est tout ça, et davantage.« Ce n\u2019est pas la trame sonore d\u2019un seul film, mais de onze films.Un espèce de téléroman sonore.» Cadley Haliman (pour ses remixes technos), Thali (pour ses explorations à la racine du son traditionnel indien), Ramasutra, DJ Ram, tous des pseudonymes différents, comme les épisodes d\u2019une saga musicale captivante.Le voile est enfin levé sur un des albums les plus attendus de cet automne, mais le mystère demeure quand même.PHOTO ALAIN ROBERGE ,La Presse © DJ Ram : « L\u2019album ne sonne pas nécessairement comme ce que je joue au Sona, mais l\u2019esprit est le même.» 2797865 6LP1301D1106 D 13 Samedi Arts 6LP1301D1106 ZALLCALL 67 00:53:05 11/06/99 B LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 6 NOVEMBRE 1999 D 13 Disques Rap de tete n Le rappeur 2 Faces le Gemeaux ne lesine pas : á Sucer un patron pour une augmentation ?Oublie ca, jfsuis a mon compte, travailleur autonome.pas dfbureau ni dfsecretaire, que mon microphone, lance-t-il dans Trop de choses dans ma tete, deuxieme titre au programme dfun premier compact solo plutot incendiaire.Ce membre du duo rap La Constellation est manifestement alle a la bonne ecole, celle dfIAM : rimes de plomb, phrase juste, regard critique sur un monde pas toujours jojo.Cru mais pas trop vulgaire, jeune mais pas blanc-bec, 2 Faces le Gemeaux prouve avec eclat qufil est possible de pondre un rap de tete en conjuguant groove et intelligence.Dans lfarene du rap quebecois, ce kid fait deja figure de poids lourd.HHHH APPELLE CA COMME TU VEUX 2 Faces le Gemeaux Tacca/Select Richard Labbe La meme rage n Combien dfalbums peut-on fabriquer la pedale a fond, le poing en lfair et du feu dans les yeux ?Plusieurs, sfil faut croire la logique de Rage Against The Machine.Encore une fois, RATM aime bien pondre ses riffs lourds en decriant les pires injustices, comme le prouve ce Battle Of Los Angeles aux rythmes vaguement familiers.Cfest evident, RATM nfa pas bouge.Meme formule.Meme rage au coeur.Est-ce la un probleme ?Pas vraiment.Ce groupe-la ne se reinvente point, mais cote rock decapant, il demeure sans doute le plus pertinent de sa generation.HHHH THE BATTLE OF LOS ANGELES Rage Against The Machine Epic/Sony Richard Labbe RAMifications dfun DJ n Depuis des mois, on fait etat de sa trajectoire atypique dans notre vie clubculturelle, du caractere inclassable des mixes que nous propose Ramachandra Borcar .Ram pour les intimes.De son talent, quoi.Les references indiennes (tablas, effet de pedale, chants et autres agregats de musique classique) de son projet Ramasutra (concept un peu racoleur) sont tout a fait legitimes (vu sa descendance), mais elles sont malheureusement confinees a la queue de la comete south asian dont on a fait grandement etat lfan dernier.Ses collages de surf (encore Pulp Fiction), parcelles de chants gregoriens, extraits de films et structures tres á chanson â de sa musique (qui inclut plusieurs collaborateurs en chair et en os) menent a croire que DJ Ram a la trempe dfun excellent compositeur.Le projet Ramasutra nfest pas un chef-dfoeuvre.Mais bon, vu que les DJ ont peu endisque au Quebec, il sfimposera tel un pionnier.HHH1.2 THE EAST INFECTION DJ Ram Tox / Select Alain Brunet Fables de Fersen n Dfentree, le quatrieme album de Thomas Fersen nfepate pas.Impression de lettres ecrites au tournant du siecle, personnages plutot emp o u s s i e r e s , modestes dans leur existence et bourres de fantasmes ou dfillusions.Et que dire de la faune nourrie par lfaut e u r ; e l e - phants, lapins, ou crapauds mis en scene par Fersen pourraient sortir dfun vieux zoo parisien.ou dfune fable revisitee au tournant de la modernite.Et puis non, lfimpression est fausse.Le plaisir vient avec lfattention qufon porte a cet art intemporel, a ce risque calcule qufest celui de transcender une forme classique.Depuis longtemps, les references rock de Fersen ont ete (consciemment) rayees de sa carte, le petit homme prefere hybrider musique de chambre, fanfares baroques, chorales celestes ou swing tzigane.Arrangements fins, rimes fines, esprit fin, longevite.HHH1.2 4 Thomas Fersen Tot ou tard/Warner France Alain Brunet Konitz, eternellement cool n Lee Konitz nous sert un deuxieme disque en trio avec le pianiste Brad Mehldau (discret comme il se doit dans ce contexte dfaccompagnement) et le contrebassiste Charlie Haden.Il nous propose ici trois paisibles standards et deux compositions originales.Ambiances feutrees, en rien memorables mais suaves sur toute la ligne.Konitz est un saxophoniste dont la technique est relativement limitee par son age avance, mais il demeure un improvisateur sensuel et intelligent, qui ne sfaventure jamais la ou il pourrait se planter.Apres Johnny Hodges, cet homme fut lfun des premiers grands altistes au style doux, pas etonnant qufil ait participe a la naissance du cool.et qufon lfaime encore cinquante ans plus tard.HHH1.2 ANOTHER SHADE OF BLUE Lee Konitz Blue Note / EMI Alain Brunet Jazz-funk electronique n DJ Shadow nous a mis la puce a lforeille, les Montrealais Kid Koala et Ray Ray itou, des dizaines dfautres nous le soulignent a lfechelle planetaire : hip-hop et jazz-funk se pretent parfaitement a lfunivers electronique.En Angleterre, on ne fait evidemment pas exception au phenomene, la compilation Soul Food met en relief des DJ qui montent au Royaume-Uni, tels Artemis, Flying Fish, Bjorn ou Longers.Ainsi donc, on poursuit le travail entrepris il y a un quart de siecle, a commencer par les inoubliables grooves des Headhunters.Contribution interessante, certes, mais on devra poursuivre les reformes plus en profondeur.HHH1.2 SOULFOOD Compilation Cooking Records / Fusion III Alain Brunet Bien leche, mais.n Difficile de trouver quelque defaut a ce nouvel album de Chloe Sainte-Marie, dont on attendait peu.Les textes en francais, en anglais, en innu, ou en franglais sont bien ciseles ; les chansons optent pour un ton country- folk intimiste et vague a lfame.La production bien lechee, 100 % accoustique, respire sous la griffe de Rejean Bouchard.Malgre son registre limite, Sainte-Marie sait bien sfentourer et cfest peut-etre son plus grand talent.Pourtant, en ce qui me concerne, impossible de croire a ce personnage de chanteuse country dfOutremont, qui habite ses chansons comme elle habite ses roles au cinema, et qui a le defaut dfarriver dix ans apres le Western Shadows de Carole Laure.HHH JE PLEURE, TU PLEURES Chloe Sainte-Marie Doc/Dep Jean-Christophe Laurence Metissage et bonnes vibrations n Dans le sillon de Rude Luck, Kid Fleo est de ces groupes quebecois qui ont un pied dans le hip-hop et lfautre dans les musiques world.Onet Louis et Gregory Seraphin sont tous deux issus de la communaute haitienne de Montreal ; leurs chansons gentilles et metissees donnent dans le rap, le creole, le zydeco (premier extrait : Pas dfexperience), la kompa, le calypso, le raggamuffin et la pop.Les textes manquent de force et de tranchant ; le discours idealiste, parfois naif (Imaginez un monde sans violence/imaginez pas de souffrance/un monde sans pollution/ sans consommation), trahit la jeunesse du tandem.Mais les melodies ensoleillees et les bonnes vibrations rendent lfecoute agreable.Pas sur, cependant, que lfautomne soit la saison pour lancer cet album resolument estival.Au Coup de coeur francophone, ce soir 20h au Zest, en premiere partie dfEmeline Michel.HHH PAS DfEXPERIENCE Kid Fleo DDouble/Select Jean-Christophe Laurence 2801581 2802431 6LP1401D1106 D14 sam.(Arts) 6LP1401D1106 ZALLCALL 67 00:56:11 11/06/99 B D 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 6 NOVEMBRE 1999 Arts visuels L\u2019art mexicain rayonne au Musée des beaux-arts Des images franches JENNIFER COUËLLE collaboration spéciale Benoît Aquin photographie la réalité telle qu\u2019elle se présente à lui.Sans insister.Il fait partie de ces photographes documentaires qui, vision d\u2019auteur oblige, semblent trouver sans chercher.Il est présent.Tout simplement.Mais quelle présence ! La sienne est sentie.Bien investie, ces jours-ci, dans une exposition préparée par l\u2019organisme communautaire Alerte Centre-Sud pour l\u2019Écomusée du fier monde.Une expo de groupe qui réserve une place de choix aux images de Benoît Aquin, Le Centre-Sud, des gens et des maisons est le fruit d\u2019une mission photographique comme il devrait s\u2019en faire plus souvent.Question notamment de se rappeler que l\u2019art, aussi, sait combler des besoins de société.Alerte Centre-Sud, donc, qui a entre autres pour mandat de récupérer des édifices désaffectés pour les transformer en coops d\u2019habitation, a demandé à cinq photographes montréalais de suivre leurs travaux de revitalisation sur une période de deux ans.Benoît Aquin, Normand Blouin, Jean-François Leblanc, Normand Rajotte et Michel Tremblay, tous des photographes aguerris, ont répondu à la commande en noir et blanc, en couleur, dans la rue, sur les chantiers, dans la cour des uns, des autres, et parfois même dans l\u2019intimité d\u2019un regard sur un trottoir crevassé.Le résultat ?Une expo solide et éclairante, dans le genre éducative, avec, ici, des photographies rigoureuses, nettes et surtout factuelles, et là, des images qui vous surprennent.Comme, par exemple, les compositions pleines et baroques de Normand Blouin, où des parties d\u2019épluchette de blé d\u2019Inde deviennent d\u2019étonnants enchevêtrements de têtes, de gestes et de mains.Aussi, cette petite image en couleur de Normand Rajotte, à la fois discrète et terriblement intense, qui d\u2019un seul regard semble capter ce que sait être Montréal : un triplex de briques rouges quelconque dont la façade est à moitié cachée par un immense arbre feuillu, avec au loin une église en pierre grise, son clocher vert de gris et ce ciel petit bleu, traversé de nuages qui semblent toujours trop hauts.Cela dit, cette expo trouve sa teneur, du moins artistique, dans la série de 21 photographies de grand format que présente Benoît Aquin dans le bassin de ce musée jadis bain public.Exposées seules, à l\u2019écart de la quantité d\u2019information didactique qui accompagne les autres images, dispensées aussi de toute fonction d\u2019illustration, celles-ci sont laissées à ellesmêmes.À leur poésie.Réalisés au Polaroïd, ces portraits et vues urbaines en noir et blanc sont baignés dans une lumière crue, obstinément blanche.En plein jour, sous le soleil de midi, ils livrent leurs sujets avec un regard prompt et direct.Jamais dur, cependant.Dans cette photo qui hésite sans hésiter entre sa composition minimaliste et son sujet typiquement humain, une fillette en robe fleurie, les bras en croix, la tête renversée, s\u2019offre avec un naturel singulier à son environnement asphalté.Ailleurs, le site d\u2019une station de métro en rénovation, avec ses madriers et fils électriques, devient prétexte à une orchestration de formes triangulaires.Même intérêt formel pour ces condos en construction, rue de la Visitation, où la cohabitation de clôtures, d\u2019une grue et d\u2019autres élévations rappelle les plans et volumes d\u2019une peinture abstraite des années 1950.Puis, il y a les regards.Ceux du couple en Tshirt à l\u2019ombre d\u2019un poteau d\u2019Hydro- Québec, celui de la jeune femme qui tient sur ses genoux un poupon dans une cour arrière non pas glauque, mais dénudée.Des images, somme toute simples, qui s\u2019en remettent aux effets d\u2019une lumière presque surréelle et à la qualité brute et tactile de la pellicule pour capter de front leurs sujets.Et cette franchise fascine.LE CENTRE-SUD, DES GENS ET DES MAISONS, à l\u2019Écomusée du fier monde, 2050, rue Amherst, jusqu\u2019au 28 novembre.STÉPHANIE BÉRUBÉ collaboration spéciale Il y a une dizaine d\u2019années, Pierre Théberge, alors directeur du Musée des beauxarts de Montréal, rêvait d\u2019une exposition sur l\u2019art mexicain.Après les impressionnistes et les années 20, Théberge souhaitait explorer cet art américain méconnu, mais qui revendique de plus en plus sa juste part dans l\u2019histoire de l\u2019art mondial.Au même moment, le Musée des beaux-arts du Canada s\u2019intéresse aussi à l\u2019art du Mexique : le travail remarquable des Frida Kahlo, Diego Rivera et autres Roberto Montenegro gagne en popularité.La pluralité artistique de l\u2019art moderne mexicain en fait un intéressant prospect d\u2019exposition.Les deux institutions parlent alors de coopération.Entre-temps, Théberge quitte Montréal pour Ottawa, ce qui facilite drôlement l\u2019entraide.Voici donc le résultat de toutes ces années de cogitation et de plusieurs mois de préparation : L\u2019Art moderne mexicain 1900-1950, plus de 270 peintures, sculptures, dessins, estampes et photographies.L\u2019exposition a débuté jeudi et se poursuit jusqu\u2019au 6 février de l\u2019an 2000.Elle se rendra ensuite à Ottawa.On peut se demander pourquoi le Musée des beaux-arts a choisi de présenter Cosmos à l\u2019été et l\u2019art mexicain maintenant.Pourquoi mettre à l\u2019affiche l\u2019art datant de la première moitié du XXe siècle plutôt que les galaxies en cette traversée de millénaire ?M.Théberge croit précisément que le moment est idéal pour regarder d\u2019où vient l\u2019art et où il s\u2019en va.Pour cela, l\u2019art moderne mexicain dresse un surprenant tableau du XXe siècle.L\u2019exposition propose autre chose que l\u2019image de l\u2019art mexicain folklorique auquel on est habitué.Beaucoup d\u2019oeuvres sont visiblement influencées par l\u2019art aborigène, mais au-delà des couleurs éclatantes, on découvre des toiles aux compositions riches et complexes qui mettent en lumière toute la valeur artistique de l\u2019art mexicain.L\u2019exposition a l\u2019année 1900 comme point de départ pour démontrer que l\u2019art moderne mexicain date d\u2019avant la Révolution de la décennie 1910-1920.Depuis une dizaine d\u2019années, les historiens de l\u2019art s\u2019intéressent de plus en plus au tout début du siècle au Mexique.Durant cette période, des artistes tels Alfredo Ramos Martinez auraient produit des oeuvres résolument modernes qui s\u2019apparentent aux mouvements artistiques européens.Martinez lui-même s\u2019est rendu en Bretagne au moment de l\u2019école de Pont-Aven : l\u2019influence est indéniable avec des tons d\u2019ocres flamboyants.Martinez n\u2019est pas le seul à s\u2019être rendu en Europe : d\u2019autres artistes ont visité la France, l\u2019Italie, l\u2019Espagne.Leurs oeuvres épousent les grands courants artistiques de l\u2019époque, rappelant parfois le travail de Picasso ou Cézanne.L\u2019exposition est divisée en quatre sections : la première présente les débuts de l\u2019art moderne mexicain ; la deuxième tisse un portrait des années 1921-1934.À l\u2019issue de la sanglante Révolution mexicaine, le pays vit une renaissance artistique marquée notamment par le muralisme, lequel aurait eu des échos partout au monde.Une vidéo montre les merveilleuses fresques de Diego Rivera.On dit cette période la plus fertile de toute l\u2019histoire culturelle du Mexique.Image d\u2019une nouvelle ère présente la gravure et la photographie mexicaine dont les superbes oeuvres de deux femmes : Tina Modotti et Lola Alvarez Bravo.Finalement, la dernière partie montre la diversité artistique des années 35 à 50.Elle contient quelques grandes oeuvres, particulièrement les toiles de Frida Kahlo, artiste fascinante qui fut l\u2019épouse de Rivera, l\u2019amie de Trotski et d\u2019André Breton.Mais tout ne se termine pas là.Le MBAM à décidé de joindre une exposition qui présente l\u2019art actuel mexicain, autant vidéo, photographique ou sculptural.Moi et ma circonstance : la mobilité dans l\u2019art mexicain contemporain est présenté exclusivement à Montréal, aussi jusqu\u2019en février.L\u2019ART MODERNE MEXICAIN 1900-1950, au Musée des beaux-arts de Montréal jusqu\u2019au 6 février 2000.La Vendeuse de fleurs, Diego Rivera, 1949 GALERIE DE BELLEFEUILLE DAVID BIERK 2800199 L\u2019exposition se poursuit jusqu\u2019au 14 novembre 1367, AV.GREENE, WESTMOUNT TÉL.: 933-4406 Lun.-sam.: 10 h - 18 h.Dim.: 12 h 30 - 17 h 30 EXPOSITION JEAN-PIERRE LAFRANCE MADELEINE LEMIRE Vernissage le dimanche 7 novembre à 13 h Jusqu\u2019au 16 novembre 1999 430, rue Bonsecours I Vieux-Montréal (514) 875-8281 I Stationnement disponible Du mardi au dimanche de 11 h à 17 h 2801285 EXPOSITION du 13 novembre 1999 au 16 janvier 2000 Avant-première : les 11 et 12 novembre de 9h30 à 17h30 Vente : le 13 novembre à 10h Guilde canadienne des métiers d\u2019art Québec 2025, rue Peel, Montréal (Québec) H3A 1T6 Tél: (514) 849-6091 2801716 «Art inuit au prochain millénaire» Sculptures réalisées par de jeunes artistes Le Cercle des artistes peintres et sculpteurs du Québec 16e CONCOURS GALA - 650 oeuvres exposées! au MARCHÉ BONSECOURS 350, rue St-Paul Est, Vieux-Montréal du 30 oct.au 13 nov.1999 PEINTURE EN DIRECT avec ANDRÉ MONTMORENCY (Pablo Van Momo) le 12 nov.(13 h à 21 h) Ouvert tous les jours: sam., dim., lun., mar., mer.: 10 h à 18 h jeu., ven.: 10 h à 21 h 2802553 Renseignements: (450) 662-0271 2801289 2786302 6LP1501D1106 D15 sam.(Arts) 6LP1501D1106 ZALLCALL 67 00:53:35 11/06/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 6 NOVEMBRE 1999 D 15 Fémina et Médicis: distribution de prix et de coups de griffe Associated Press PARIS Le prix Fémina a été décerné hier à Maryline Desbiolles pour Anchise, paru au Seuil, par un jury encore courroucé de « la gaminerie des Goncourt qui a perturbé le calendrier des prix » littéraires en attribuant le sien mardi, avec six jours d\u2019avance, à un « féminable », Jean Echenoz, pour Je m\u2019en vais.Le prix Médicis de Christian Oster, pour Mon grand Appartement (Éditions de minuit), une évocation de la paternité, en serait presque passé inaperçu, s\u2019il n\u2019avait été annoncé quelques minutes avant le Fémina.Un beau doublé pour son éditeur, déjà récompensé grâce à Echenoz.Oster a publié six autres romans chez Minuit, dont Loin d\u2019Odile (1998) et Le Pique-nique (1997), des livres pour enfants à L\u2019École des loisirs, notamment Le Prince qui cherchait l\u2019amour (1999), et des romans policiers chez Fleuve Noir, comme La Valse du tueur (1984).Ces dames du Fémina étaient encore amères hier après l\u2019annonce surprise du Goncourt.Les prix « ne sont pas faits pour l\u2019amour propre des jurys, mais pour les écrivains, les éditeurs, les libraires, les lecteurs, aussi faut-il les respecter », a déclaré l\u2019écrivain et jurée Mona Ozouf avant même de communiquer le nom de la lauréate du prix.Et d\u2019ajouter que « le jury du prix Fémina se réunira au début de l\u2019an 2000 pour examiner les suites qu\u2019il convient de donner à la désinvolture des Goncourt ».Les chamailleries entre les frères ennemis de la récompense littéraire ne datent pas d\u2019hier puisqu\u2019au départ, le Goncourt, créé en 1904, était annoncé avant le Fémina, créé en 1902, jusqu\u2019à ce que le jury de ce dernier ne décide, il y a cinq ans, de lui passer devant.Reste que pour les auteurs récompensés, le principal est de pouvoir apposer sur leur livre le précieux bandeau qui leur garantit le succès commercial.Ainsi, Maryline Desbiolles, qui avait remporté un succès d\u2019estime avec son précédent roman, La Seiche, où la recette des seiches farcies se mêlait à des rêveries, peut-elle compter sur de bonnes ventes pour Anchise, l\u2019histoire d\u2019un vieil homme qui revit le grand amour bucolique qu\u2019il a connu avec sa jeune femme.L\u2019écrivain, qui vit dans l\u2019arrièrepays niçois, avait également publié Une femme de rien (Mazarine, 1987), Les Bateaux-feux (Alinéa, 1988) et Les Chambres (Blandin, 1992).Le jury l\u2019a choisie avec sept voix, contre cinq à Yann Andréa pour Cet amourlà, sur ses années avec Marguerite Duras.Voici les gagnants du 25 au 31 octobre 1999 ! Belzile-Pépin Mariette, de Repentigny 2797590 ÉCOLE 2798125 2794661 2802074 D 16 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 6 NOVEMBRE 1999 \u2022h < j c z < avec Mike Gauthier et Anne-Marie Withenshaw DIMANCHE de 9H à 12H sd es 1.1.AUTOS LONESTAR 1 2.ANGELS WOULO FILL MELISSA ETHERIDGE 2.3.MAN! I feel LIKE A WOMAM SHANIA TWAIN 7.4.jost my imagination THE CRANBERRIES 5.5.(VOt) DRIVE ME) CRAZY BRITNEY SPEARS 10.G.TWERE SHE GOES SIXPENCE NONE THE RICHER s.7.mi chico niai GERI HALLIWELL 4.8.WMAT IS Lift SHAWN MULLINS 13.9.1 HEED to KNOW MARC ANTHONY 14.11.WAITIMG for TOMIGHT JENNIFER LOPEZ I.11.ANGELS ROBBIE WILLIAMS 15.12.1 KNEW I LOVED YOU SAVAGE GARDEN 9.13.MISTAKE(REMIX) SERIAL JOE 11.14.BLUE (DA BA DEE) EIFFEL 65 17.15.TMEN THE MORNING COMES SMASH MOUTH 16.1G.WALXINS POCKET SIZE 12.17.MAMB0I5 LOU BEGA 20.18.AIH'T TNAT A LOT of LOVE SIMPLY RED 29.19.WILL2K WILL SMITH 21.20.LA Y DOWN MEREDITH BROOKS 22.21.BRAND NEW DAT STING 24.22.TARE A PiCTURE FILTER 25.23.UNDERGROUND MOIST 30.24.TOITS THE WAY IT IS CÉLINE DION 28.25.THE CARPET CRAWLERS 99 GENESIS 27.28.HANGINAROUND COUNTING CROWS 19.27.SHE'S ALL I EVEI KAD RICKY MARTIN - 28.SNAKE YOUR BON BON RICKY MARTIN - 29.ALL THE SMALL THINGS BLINK 182 - 30 BEST OF me BRYAN ADAMS Semaine du 6 novembre 1999 CONSUITF.7 LE SITE INTERNET DE RADIO ENERGIE POUR LA MISE A JOUR DU GRAND DECOMPTE EN \"REAL AUDIO www.radioenergie.com >Aikc Ga uthic/ \t\t \toncourt ^\t tti < 0 z ce IL Withenshaw avec Marc Denoncourt DIMANCHE de 18H à 19H30 SOCS 1.1.MON ANGE ÉRIC LAPOINTE 2.2.LOLA ALLAN THÉO 3.3.VIVRE SA VIE BRUNO PELLETIER 9.4.L'OPÉRA DO MENDIANT NICOLA CICCONE 6.5.MOTS DE FEMMES LAURENCE JALBERT 7.8.A MA HAUTEUR PAUL PICHÉ _ 8.7.RENARDS ARGENTÉS COLÇOPTERE 10.8.NE M'ECOUTE PAS JEAN-FRANÇOIS FORTIER 5.8.EN ATTENDANT SES PAS CÉLINE DION 11.18.SI INFINI-T 12.11.SI LA MUSIQUE TUE DANIEL DUPUIS 13.12.TU NE M'AS PAS LAISSÉ LE TEMPS DAVID HALLIDAY 16.13.VOUS LES MENTEURS NATHALIE LORIO 18.14.J'AI MAL A L'AMOUR ISABELLE BOULAY 4.15.LE MONDE EST SOURD FRANCIS CABREL 1D.16.J'EN VEUX ENCORE MARIO PELCHAT 21.17.LES DOIGTS KEVIN PARENT 22.18.JE SOIS COOL BIG SUGAR 28.18.L'ARBRE ET LE FRUIT JEROME COTTA 24.20.J'AI BESOIN SYLVAIN COSSETTE NOUVELLES DU DISQUE Rubinstein et Horowîtz ¦ Palexa vient de « réconcilier » sur un même compact deux pianistes célèbres qui furent aussi des rivaux, presque des ennemis même : Arthur Rubinstein et Vladimir Horo-witz.Ironie du sort, ils se partagent la même oeuvre : le premier Concerto de Tchaï-kovsky.Rien à voir ici avec les enregistrements de studio réalisés par l'un et l'autre.Ces documents proviennent de concerts donnés avec l'Orchestre Philharmonique de New York : le Rubinstein est de 1946, direction Artur Rodzinski ; le Horowitz est de 1953/ direction George Szell.Spécialisée dans le piano, Palexa sort aussi un récital Handel-Liszt-Scriabine de Kemal Gekic, qu'on entendra au LMMC le 21 novembre.messe énergie : TOUJOURS DES NUMÉROS 1 ! L'explosion des saveurs \\ Les produits dégustes au Salon sont également entente ! Menu, du jour ¦ tu Marché du terroir, I vous trouverez plus I de 250 produits que vous pourrez non seulement déguster mais aussi acheter.Le Centre de la gastronomie et votre santé vous démontrera les effets bénéfiques des aliments pour bien veiller à votre santé.Plus de 130 exposants! y;.\u2022 ¦ Prix d'entrée : Adultes : 12.00$ 65 ans et plus: 10,00 S Étudiants : 9,00 $ 6 à Î2ans : 6.00 S Moins de 6 ans : gratuit ($14) 344-6700 Heures d'ouverture : Jeudi de 11 h à 20 h Vendrai de 10 h à 20 h Samedi de 10 h à 20 h Dimanche de 10 h à 19 h Dégustation de vins et fromages au Petit théâtre.À 16 h 30, concours «Toques, toques, cuisinez !» avec notre invitée Pauline Marti Salon cU LCZ gastronomie Qproiffgn HUoblaws Place Bonaventure 4 au 7 novembre 1999 1)14) tUIMl CKAC730 W7Jç« POUR VOTRE CHANSON PREFEREE PLATINE RockDétente CHOIX DU PUBLIC Belle Garou/Patrick Rori/Daniel Lavoie Fréquenter l'oubli Kevin Parent Là-Bas Corey Hart/Julie Masse La lune Isabelle Boulay Le temps des cathédrales Bruno Pelletier Marjolaine Zachary Richard Maudit bonheur Michel Rivard Pour toi Laurence Jalbert Reviens-moi Sylvain Cossette S'il suffisait d'aimer Céline Dion À GAGNER yfêj31* \u201e»tf>Vw»V Vv.o°«30> \\c Z\\f&t LA DERNIÈREDE CÉLINE 3 **** ou 1 000$.Jusqu'au 19 novembre, votez gratuitement par internet www.rockdetente.com ou enregistrez votre choix au 1 -900-630-2000 en laissant vos coordonnées (frais de 50 sous par appel).rock détente MA RADIO AU BOULOT I07.3 FM V i www.rock-detente.com i 6LP1701D1106 D17 sam.(Arts) 6LP1701D1106 ZALLCALL 67 00:59:57 11/06/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 6 NOVEMBRE 1999 D 17 À l\u2019affiche cette semaine Les horaires de cette page doivent parvenir avant mercredi au Service des arts et spectacles, LA PRESSE, 7 Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9 Théâtre THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE (84, Ste-Catherine O.) Stabat Mater 11, de Normand Chaurette.Mise en scène de Lorraine Pintal.Avec Suzanne Champagne, Hélène Grégoire, Maude Guérin, Marie- France Marcotte, Marie Michaud, Huguette Oligny, Brigitte Paquette, Danielle Proulx, Michelle Rossignol, Monique Spaziani, Mireille Thibault et Marthe Turgeon.Du mar.au ven., 20h; sam., 15h et 20h.Jusqu\u2019au 14 novembre.THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE (Place des Arts) Un Mari idéal, de Oscar Wilde.Mise en scène et adaptation de Françoise Faucher.Avec Yves Jacques, Marie-France Lambert, Benoit Gouin, Sophie Faucher, Suzanne Clément, Gérard Poirier, Béatrice Picard, Victor Désy, Anne Bryan, Danielle Lépine et Gilles Cazabon.Du mar.au ven., 20h; sam., 16h et 20h30.Jusqu\u2019au 4 décembre.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT (4664, St-Denis) Dès mar., Bousille et les justes, de Gratien Gélinas.Mise en scène de Micheline Lanctôt.Avec Benoît Brière, Nicole Leblanc, Stefan Perreault, Charles Imbeau, Marie Charlebois, Diane Langlois, Marie-Chantal Perron, Marc Grégoire et Vincent Giroux.Du mar.au ven., 20h; sam., 15h et 20h; dim., 15h.THÉÂTRE DE QUAT\u2019SOUS (100, av.des Pins E.) La Fin de la civilisation, de George F.Walker.Trad.de Maryse Warda.Mise en scène de Denis Bernard.Avec Micheline Bernard, Vincent Bilodeau, Marcel Leboeuf, Gilles Renaud et Isabelle Vincent.Du mar.au sam., 20h; dim., 15h.Jusqu\u2019au 20 novembre.THÉÂTRE D\u2019AUJOURD\u2019HUI (3900, St-Denis) 24 Poses (portraits), de Serge Boucher.Mise en scène de René Richard Cyr.Avec Louison Danis, Michel Dumont, Roger Léger, Adèle Reinhardt, Guylaine Tremblay, Hugo Dubé, Sylvain Bélanger et Marc Legault: 20h.Jusqu\u2019au 27 novembre.THÉÂTRE D\u2019AUJOURD\u2019HUI (salle Jean-Claude Germain, 3900, St-Denis) Le Lit de mort, de Yvan Bienvenue.Mise en scène de Paul Lefebvre.Avec Christian Bégin et Catherine Sénart: 20h.Jusqu\u2019au 20 novembre.SALLE FRED-BARRY (4353, Ste-Catherine E.) Ushuaia, d\u2019Éric Jean avec la collaboration de Nathalie Cloutier, de Annie Beaudoin.Avec Caroline Clément, Hugues Fortin, Stéphane Franche, Ariel Ifergan, Isabelle Lamontagne, Johanne Lebrun, Sandrine Mézerette et Julie Rivard.Du mar.au sam., 19h30; dim., 15h.Jusqu\u2019au 21 novembre.THÉÂTRE DENISE-PELLETIER (4353, Ste-Catherine O.) Dès mer., 20h, Le Menteur, de Pierre Corneille.Mise en scène de Martin Faucher.Avec David Savard, Éric Bernier, Pierre Collin, Pascale Desrochers, Michel Olivier Girard, Brigitte Lafleur, Lucie Paul-Hus, Gabriel Sabourin, Stéphane Simard et Catherine Trudeau.ESPACE GO (salle 2, 4890, St-Laurent) Auj., 16h, Crime contre l\u2019humanité, de Geneviève Billette.Mise en scène de Claude Poissant.Avec Chantal Baril, Patrice Coquereau, Normand D\u2019Amour, Julie Perreault et Michel Perron.ESPACE LIBRE (1945, Fullum) Les Mots, de Jean-Pierre Ronfard et Sylvie Daigle.Avec Martin Dion, Emmanuelle Jimenez, Danièle Panneton, Marie-Josée Picard, Marcel Pomerlo et Jean-Pierre Ronfard.Du mar.au sam., 21h.Jusqu\u2019au 11 décembre.STUDIO-THÉÂTRE JEAN-VALCOURT (100, Notre-Dame E.) Auj., 20h, Glounov, d\u2019après la pièce d\u2019Alexandre Nikolaievitch Ostrovskïï.Trad.de Génia Cannac.Mise en scène d\u2019Igor Ovadis.Avec Karine Beauchamp, Patrice Bélanger, Salomé Corbo, Stanislas Da Col, Tristan Dubois, Ève Duranceau, Vladana Milicevic, Frédéric Paquet, Marie-Hélène Racicot et Dominic Théberge.THÉÂTRE LA LICORNE (4559, Papineau) Hamlet, de William Shakespeare.Trad.de François- Victor Hugo.Mise en scène de Alexandre Marine.Avec Vitali Makarov, Patrice Savard, Maria Monakhova, Karyne Lemieux, Alejandro Moran, Patrice Gagnon et Stéphane Brulotte.Du mar.au sam., 20h; mer., 19h.Jusqu\u2019au 27 novembre.- Lun., 20h, Le Monument, de Colleen Wagner.Mise en lecture avec Monique Mercure et Maxime Denommée, et Les Mains bleues, de Larry Tremblay.Mise en lecture avec Paula Danckert et Marcel Jeannin.THÉÂTRE DU MAURIER DU MONUMENTNATIONAL (1182, St-Laurent) L\u2019Homme en lambeaux, de Mikhaïl Ougarov.Trad.de Yves Barrier.Mise en scène de Luce Pelletier, assistée de Claire l\u2019Heureux.Avec Catherine Bégin, Annick Bergeron, Luc Bourgeois, Michel-André Cardin, Antoine Durand et Anne- Catherine Lebeau: 20h30.Jusqu\u2019au 27 novembre.SALLE LUDGER-DUVERNAY DU MONUMENT- NATIONAL (1182, St-Laurent) Auj., 20h; dim., 15h, L\u2019Émission de télévision, de Michel Vinaver.Présentation des finissant (e)s de l\u2019École nationale de théâtre.GESÙ (1200, de Bleury) Les Caprices de Marianne, d\u2019Alfred de Musset.Mise en scène de Yvon Bilodeau.Avec Julie Deslauriers, Jean Petitclerc, Jean Leclerc, Jean-François Beaupré, Nathalie Coupal, Catherine Dominic, Martin Lavigne, Danièle LeBlanc et Guillaume Lemay-Thivierge ou Philippe Côté: 20h.Jusqu\u2019au 22 novembre.Pour Enfants LA MAISON THÉÂTRE (245, Ontario E.) Auj., 15h; dim., 13h et 15h, Partie de quilles chez la Reine de coeur, de Jean-Frédéric Messier.Mise en scène de Philippe Soldevila.Avec Stéphan Allard, Yves Amyot, Vincent Champoux et Anne-Marie Olivier.Présentation du Théâtre dea Confettis.(6 à 10 ans) THÉÂTRE DE L\u2019ESQUISSE (1650, Marie-Anne E.) Auj.et dim., 14h, Pauline Michel.THÉÂTRE DE LA VILLE (180, de Gentilly E., Longueuil) Dim., 14h, Le Petit bon à rien.Présentation du Théâtre de l\u2019Avant-Pays.CENTRE CULTUREL ET COMMUNAUTAIRE THÉRÈSE-DE-BLAINVILLE (120, boul.du Séminaire, Ste-Thérèse) Auj., 20h, 2 Pianos, 4 Mains, de Ted Dykstra et Richard Greenblatt.Avec Grégory Charles et Jean Marchand.Production du Théâtre du Rideau Vert et Production Avanti Plus.Danse AGORA DE LA DANSE (840, Cherrier E.) Mer., jeu., ven., 20h, À quoi rêvent les aveugles précédé de Icône, de Jocelyne Montpetit.TANGENTE (840, Cherrier E.) Auj., 20h30; dim., 19h30, La Fiction du désir, de Manon Oligny.Série des majeurs.Musique CHRIST CHURCH CATHEDRAL Auj., 17 h, Gary Russell, violoncelliste, et Sandra Hunt, pianiste.Beethoven.Dim., 13 h, Nadine Thiru-Chelvam, pianiste.Mozart, Chopin, Ravel, Villa-Lobos.PLACE DES ARTS (salle Wilfrid-Pelletier) Auj., 20 h, La Bohème (Puccini).Opéra de Montréal.Première.Karen Driscoll et Meagan Miller, sopranos, Jean-Francis Monvoisin, ténor, Gary Lehman et Terry Murphy, barytons, Peter Volpe et Claude Grenier, basses.Mise en scène: Bernard Uzan.Orchestre Métropolitain.Dir.Victor DeRenzi.Autres représentations: lun., jeu., ainsi que les 13, 17 et 20 nov.UNIVERSITÉ McGILL (Pollack Hall) Auj., 20 h, Martin Hackleman, corniste, et Paul Stewart, pianiste.Ravel, Kreisler, Rheinberger, Hlobil, Wilder.Lun., 20 h, Mike Rud, guitariste, et Sienna Dahlen, chanteuse.Jazz.Jeu.et ven., 20 h, I Musici de Montréal.Dir.Yuli Turovsky.Christopher Taylor, pianiste, Eleonora Turovsky, violoniste.Adagio (Lekeu), Concert op.21 (Chausson), Harmonies du soir (Ysaye), Quatuor (Ravel, arr.Turovsky).ÉCOLE VINCENT-D\u2019INDY (628, Côte-Sainte-Catherine) Auj., 20 h, Yolande Parent, soprano, Anna-Marie Globenski, pianiste, et ensemble instrumental.Molt, Duff, Sabatier, Lavallée, Schubert, Vierne.Bénéfice, Fondation Vincent-d\u2019Indy.Dim., 16 h, Les Petits Violons.Dir.Jean Cousineau.Bach, Vivaldi.CONSERVATOIRE Auj., 20 h, Ensemble de trombones.Dir.Alain Trudel.Delerue, Gabrieli, Debussy, Wagner, Filas.Dim., 15 h, Ensemble instrumental.Bach, Partos, Brahms.PLACE DES ARTS (Piano Nobile) Dim., 11 h, Olivier Laquerre, baryton.Anim.Pierre- A.Goulet.Sons et brioches.FACE AUDITORIUM (3449, University) Dim., 14 h, Pierre et le Loup (Prokofiev), Concertos de Bach et Mozart.Danièle Forget et Jean- Guy Comeau, récitants, avec orchestre.CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR Dim., 15 h 30, Trio Contrastes (violon, clarinette et piano).Khatchaturian, Stravinsky, Milhaud, Bartok, Glick.- Semaine de musique québécoise pour la voix.Lun., 20 h, Louise Marcotte, soprano, et Réjean Coallier, commentateur.Mathieu, Daunais, Brewer, Frigon, Gougeon, Pépin.Mar., 20 h, Ensemble VivaVoce.Dir.Peter Schubert.A Little Joke (Vivier), Magnificat (Aux Cousteaux), Cantate (Sabatier).Mer., 20 h, Meg Sheppard et Juliana Pivato, vocalistes, avec électroacoustique.Ven., 20 h, Émilie Laforest, soprano, Michiel Schrey, ténor, Jérôme Ducharme, guitariste, Paul Lachance, pianiste.Osterle, Crossmann, Stäbler, Aperghis, Figon, Dufort.ÉGLISE SAINT-GERMAIN (Outremont) Dim., 19 h 30, Choeur Musica Orbium.Dir.Patrick Wedd.Requiem (Victoria), Gloria (Poulenc).UNIVERSITÉ McGILL (Redpath Hall) Dim., 20 h, Normand Forget, hautboïste, Andrée Azar, violoniste, Douglas McNabney et Natalie Racine, altistes, James Darling, violoncelliste.Reinecke, Loeffler, Mozart.Ven., 12 h 15, Kevin Komisaruk, organiste.SALLE PIERRE-MERCURE Lun., 20 h, Naida Cole, pianiste.Ballade op.19 (Fauré), Gaspard de la Nuit (Ravel), Davidsbündlertänze (Schumann).Concerts Radio-Canada.Jeu., 19 h 30, Ensemble Musica Nova et Quatuor à cordes Arthur-LeBlanc.Valcke, Boudreau, Desjardins, Lesage, Panneton, Rea, Vivier.Société de Musique contemporaine du Québec.PLACE DES ARTS (salle Maisonneuve) Lun., 20 h, Emmanuel Pahud, flûtiste, et Éric Le Sage, pianiste.Sonates de Reinecke, Weber et Poulenc, Sonatine (Sancan), Chant de Linos (Jolivet).Pro Musica.ÉGLISE ST.ANDREW AND ST.PAUL Lun., 20 h, Groupe Vocal de McGill.Dir.Iwan Edwards.Finzi, Kodaly.BASILIQUE NOTRE-DAME Mar.et mer., 19 h 30, Orchestre Symphonique de Montréal.Dir.Bobby McFerrin, vocaliste.Symphonie no 1 (Classique) (Prokofiev), An American in Paris (Gershwin), Improvisations a cappella (McFerrin), Symphonie en do majeur (Bizet).Concerts Air Canada.SALLE CLAUDE-CHAMPAGNE Mar., 20 h, Grande Fanfare classique.Dir.Alain Cazes.Beethoven, Hindemith.Mer., 20 h, Ensemble vocal et instrumental.Dir.Jean-Eudes Vaillancourt.Barber, Beethoven, Brahms, Schubert.THÉÂTRE CENTAUR Mer., 21 h, Canti del Capricorno (Scelsi).Pauline Vaillancourt, vocaliste.Chants Libres.THÉÂTRE LA CHAPELLE (3700, Saint-Dominique) Jeu.et ven., 20 h, Jean-François Laporte: musique expérimentale.ÉGLISE ST.PHILIP (Montréal-Ouest) Jeu., 20 h, Ensemble Caprice.Corelli, Schmelzer, Maute.CATHÉDRALE MARIE-REINE-DU-MONDE Ven., 20 h, La Chapelle de Montréal.Dir.Yannick- Nézet Séguin.Passion selon saint Matthieu (Bach, version Mendelssohn).ÉGLISE IMMACULÉE-CONCEPTION Ven., 20 h, Erik Reinart, organiste.Bach, Reger.Variétés THÉÂTRE ST-DENIS Notre-Dame de Paris, de Luc Plamondon, Richard Cocciante et Gilles Maheu.Avec France D\u2019Amour, Charles Biddle, Sylvain Cossette, Robert Marie, Mario Pelchat, Pierre Bénard et Natascha Saint-Pierre: 20h.THÉÂTRE CORONA (2490, Notre-Dame O.) Dès jeu., 20h30, Divertissimo, soirée cabaret avec René Bazinet, Jessica Vigneault, Peter Snow, Sabrina Bisson, Smuel Tétreault et Geneviève Bessette.CASINO DE MONTRÉAL Les Tannants du Casino, avec Shirley Théroux, Joel Denis, Georges Tremblay et Tony Massarelli.Du mar.au jeu., 13h30.Jusqu\u2019au 2 décembre.CASINO DE MONTRÉAL Demain matin, Montréal m\u2019attend, comédie musicale de Michel Tremblay et François Dompierre.Mise en scène de Denise Filiatrault.Avec Nathalie Simard, Sylvie Boucher, Normand Lévesque, Pauline Lapointe, Michèle Deslauriers et Danièle Lorain; 20h.PARC JARRY (pavillon Bell) Jeu., 20h, Blink 182, Lit et Fenix TX.MÉTROPOLIS Lun., 20h, Primus.CABARET (2111, St-Laurent) Lun., 21h, Ron Sexsmith.CENTRE MOLSON Mer., 19h30, Backstreet Boys.SALON ÉMILE-NELLIGAN (Maison des écrivains, 3492, Laval) Mer., 20h, place aux poètes avec Robert Dumont et François Pilote.LE MEDLEY (1170, St-Denis) Auj., 20h, Obliveon et Necrotic Mutation, Quo Vadis et Martyr.CAFÉ CAMPUS (57, Prince-Arthur E.) Dim., 21h, Static Trip Union; mar., 21h, Merry Go Round, Gwenweb et Suspicious Looking Waiters; mer., 20h30, Paul Oscher.PETIT CAMPUS (57, Prince-Arthur E.) Jeu., 20h30, Child.BOÎTE À MARIUS (5885, Papineau) Auj., 21h, René Buisson et Yan Parenteau.JAZZONS (300, Ontario E.) Auj., 22h, Trio Greg Amirault; dim., 22h, Skip Bey et Tim Jackson.LE VA ET VIENT (3706, Notre-Dame O.) Auj., 21h, Heijira/Pigeon Hole.L\u2019OURS QUI FUME (2019, St-Denis) Auj., 22h, Stéphane Gagnon Blues Band.P\u2019TIT BAR (3451, St-Denis) Auj., 22h, soirée Brassens avec Jean Viau et Pat Lebel; dim., 21h, Rocky Chouinard.CAFÉ CHAOS (1635, St-Denis) Auj., 21h, Walter et Spy 66; mer., 21h, Black Oxyde et Carnouba.BALATTOU (4372, St-Laurent) Mer., 22h, Madou Diarra et Dakan.KOLA NOTE (4362, St-Laurent) Auj., 20h30, Brendan Perry; dim., 19h15 et 21h45, Rick Miller.BIDDLE\u2019S (2060, Aylmer) Auj., de 18h30 à 22h, le Paradise Band, avec Billy, Erroll, Andy et Richard; dès 22h, Charly Biddle.SERGENT RECRUTEUR (4650, St-Laurent) Dim., 19h30, Voyage au fin fond d\u2019un hangar, avec François Lavallée.ZEST (2100, Bennett) Auj., 20h, Kid Fléo et Émeline Michel.UPSTAIRS (1254, Mackay) Auj., dès 21h, Trio Steve Amirault.BRUTOPIA (1219, Crescent) Auj., dès 21h, Rob Lutes et Rob MacDonald.SOFA (451, Rachel E.) Auj., Bull Frog; dim., Gin\u2019n Juice: 22h30.PUB ST.PAUL (124, St-Paul E.) Auj., 20h, groupe Bar Code.À L\u2019ÉCART (245, St-Jean, Longueuil) Auj., 20h45, Ricet Barrier.THÉÂTRE DE LA VILLE (180, de Gentilly E., Longueuil) Jeu., 20h, Claude Dubois.THÉÂTRE DU VIEUX-TERREBONNE (867, St-Pierre, Terrebonne) Auj., 20h30, Jean Michel Anctil; dim., 20h30, Claude Gauthier.THÉÂTRE HECTOR-CHARLAND (225, boul.l\u2019Ange-Gardien, L\u2019Assomption) Auj.et dim., 20h, François Morency.QUID (524, Patry, Ste-Adèle) Auj., dès 21h, Pierre Létourneau.CENTRE CULTUREL DE JOLIETTE (20, St-Charles-Borromée Sud, Joliette) Auj., 20h, Vic Vogel et son Big Band.Expositions MUSÉE D\u2019ART CONTEMPORAIN Auj.et dim., de 11h à 18h, installation de Gilbert Boyer.Exposition Jacques de Tonnancour, et oeuvres de Roland Poulin.Du mar.au dim., de 11h à 18h.MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL (pavillon Jean-Noël Desmarais) Expositions L\u2019Art moderne mexicain, 1900-1950, Structure et surface: les tissus japonais contemporains, mar.au dim.: 11h à 18h, et Holly King: territoire de l\u2019imaginaire, mar.au dim., de 11h à 18h.MUSÉE CHÂTEAU RAMEZAY (280, Notre-Dame E.) Expositions Quatre points de vue sur un château et De l\u2019utile à l\u2019agréable, le Jardin du Gouverneur.Tous les jours de 10h à 16h30, sauf lun.MUSÉE DE LA POUPÉE (105, St-Paul E.) Exposition Poupées et merveilles.Du jeu.au dim., de 11h à 18h.MUSÉE McCORD (690, Sherbrooke O.) Exposition À la croisée des chemins: Le perlage dans la vie des Iroquois.POINTE-À-CALLIÈRE - MUSÉE D\u2019ARCHÉOLOGIE ET D\u2019HISTOIRE DE MONTRÉAL (350, place Royale) Exposition Trésors d\u2019Italie du Sud, artéfacts du 8ème au 3ème siècle avant J.-C.Jusqu\u2019au 26 mars 2000.MAISON SAINT-GABRIEL (2146, place Dublin, Pointe St-Charles) Exposition Un autre son de cloche.Sam., dim., 13h30, 14h30, 15h30.Jusqu\u2019au 19 décembre.MUSÉE D\u2019ART DE SAINT-LAURENT (615, av.Ste-Croix) Expositions L\u2019équipe médicale de Ted Grant, Aux grands maux, les grands remèdes.Du mer.au dim., de midi à 17h.Jusqu\u2019au 21 novembre.ARTICULE (4001, Berri, espace 105) Oeuvres de Fabienne Lasserre.Du mer.au dim., de midi à 17h.Jusqu\u2019au 18 décembre.ATELIER CIRCULAIRE (40, Molière E.espace 401) Gravures et eaux-fortes de Diane Jutras.Du lun.au ven., de 10h à 18h.Jusqu\u2019au 20 novembre.ATELIER ZÉRO ZOO (3615, St-Denis) Exposition Virtuosité Zérozoïste, oeuvres de Zéro Zoo.Du jeu.au lun., de midi à 17 h.Jusqu\u2019au 4 décembre.B-312 (372, Ste-Catherine O., espace 403) Sculptures et dessins de Maria Shériff.Du mar.au sam., de midi à 18h.Jusqu\u2019au 13 novembre.BORDUAS (207, Laurier O.) Oeuvres de Carl Heywood, Bonnie Baxter, Ann McCall et Danièle Rochon.LA CENTRALE - GALERIE POWERHOUSE (460, Ste-Catherine O., espace 506) Auj., de midi à 17h, installations de Murielle Dupuis Larose, Dara Gellman et Leslie Peters.CENTRE CANADIEN D\u2019ARCHITECTURE (1920, Baile) Auj.et dim., de 11h à 17h, exposition Bosses à quatre pattes.Exposition Cedric Price: de tout temps.Du mar.au ven., de 11h à 18h; jeu., de 11h à 21h; sam., dim., de 11h à 17h.CENTRE DE CRÉATIVITÉ DES SALLES DU GESÙ (1200, de Bleury) Exposition L\u2019Intérieur se donne des apparences, oeuvres de Georgette Pineault-Plante, Hannah Alpha, Monique Beaulieu, Georges Audet, Marc Boudreau-Normandeau et Hongmo Ren.Du lun.au sam., de midi à 18h.Jusqu\u2019au 18 décembre.CENTRE DE DESIGN DE L\u2019UQAM (1440, Sanguinet) Exposition Sound Blast.Du mer.au dim., de midi à 18h.Jusqu\u2019au 14 novembre.CENTRE D\u2019EXPOSITION CIRCA (372, Ste-Catherine O., espace 444) Peintures de Martin Desilets et Serge Murphy.Du mer.au sam., de midi à 17h30.Jusqu\u2019au 13 novembre.CENTRE D\u2019EXPOSITION DE L\u2019UdeM (pavillon de la Faculté de l\u2019aménagement, 2940, chemin de la Côte-Ste-Catherine) Exposition Regard et figuration: trois projets d\u2019architecture.Mar., mer., jeu., dim., de midi à 18h.Jusqu\u2019au 25 novembre.CENTRE DES ARTS CONTEMPORAINS DU QUÉBEC (4247, St-Dominique) Sculptures de Simone Jones.Du mar.au sam., de 11h à 17h.Jusqu\u2019au 12 novembre.CENTRE DES ARTS ACTUELS SKOL (460, Ste-Catherine O., espace 511) Auj., de midi à 17h, oeuvres de Michel de Broin et Josée Corriveau.CENTRE D\u2019HISTOIRE DE MONTRÉAL (335, place d\u2019Youville) Exposition L\u2019Oeil de la métropole.Du mar.au dim., de 10h à 17h; jeu., de 10h à 21h.Jusqu\u2019au 5 décembre.CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE (335, de Maisonneuve E.) Expositions Formes en mouvement, regards sur l\u2019animation et Hollywood Celebrity, portraits d\u2019Edward Steichen.Du mar.au dim., de 13h à 18h; mer., de 18h à 20h30.F.52 DIFFUSION-GALERIE (4933, de Grand-Pré) Oeuvres de Zïlon.Du mar.au sam., de 11 h à 17h.Jusqu\u2019au 11 novembre.GALERIE BERNARD (90, Laurier O.) Oeuvres de Claude Vermette.Du mar.au sam., de 11h à 17h.Jusqu\u2019au 20 novembre.GALERIE SIMON BLAIS (4521, Clark) Oeuvres de Carol Bernier.Du mar.au sam., de 10h à 17h30.Jusqu\u2019au 20 novembre.GALERIE FRANCOIS-PIERRE BLEAU (3615, St-Denis) Oeuvres de P.E.Borduas, Zéro Zoo et P.C.Mondrian.Du jeu.au lun., de midi à 17h.Jusqu\u2019au 4 décembre.GALERIE CLARK (1591, Clark, 2e étage) Encan no 10: oeuvres de 42 artistes.Du mer.au dim., de midi à 18h.Jusqu\u2019au 13 novembre.GALERIE D\u2019AVIGNON (102, Laurier O.) Dim., oeuvres de Shirley Katz et Rose Maloukis.GALERIE DAZIBAO (4001, Berri) Oeuvres d\u2019August Walla.Du mer., au dim., de midi à 17h.Jusqu\u2019au 21 novembre.GALERIE DE BELLEFEUILLE (1367, av.Greene) Oeuvres de David Bierk.Jusqu\u2019au 11 novembre.GALERIE DE LA VILLE (12001, de Salaberry) Sculptures en argile et dessins de Claudine Ascher.Du mar.au ven.de 14h à 17h; sam.de 13h à 16h; dim.de 13h à 16h.Jusqu\u2019au 14 nov.GALERIE DE L\u2019ISLE (1451, Sherbrooke O.) Oeuvres de Christiane Frenay, P.J.Lllado.Dim., de 13h à 17h; lun., de 13h à 18h; du mar.au sam., de 11h à 18h.GALERIES DES MÉTIERS D\u2019ART DU QUÉBEC (350, St-Paul E.) Exposition Prix François-Houdé.Tous les jours de 10h à 18h.Jusqu\u2019au 19 novembre.GALERIE ERIC DEVLIN (460, Ste-Catherine O., espace 403) Oeuvres des artistes de la galerie.Du mer.au ven., de midi à 18h; sam., de midi à 17h.GALERIE D\u2019ART D\u2019OUTREMONT (41, av.St-Just) Peintures de Laurent Bouchard.Du mar.au ven., de 13h à 18h; sam., dim., de 13h à 16h.GALERIE DU GAZON-COUTURE (1460, Sherbrooke O.) Peintures et dessins de John Shaw.GALERIE DU MAI (3680, Jeanne-Mance) Exposition Itinérance, sculptures mexicaines contemporaines.Jusqu\u2019au 12 décembre.GALERIE GORA (Édifice Alexander, 460, Ste-Catherine O, espace 502) Oeuvres de Nossek Vlasta.Du mar.au sam., de 13h à 18h.Jusqu\u2019au 20 novembre.GALERIE KLIMANTIRIS (742, boul.Décarie) Peintures de Theo Tobiassse.GALERIE ELENA LEE - VERRE D\u2019ART (1428, Sherbrooke O.) Exposition à la chandelle.Du mar.au ven.de 11h à 18h; sam.de 11h à 17h.Jusqu\u2019au 23 nov.GALERIE D\u2019ART LEONARD & BINA ELLEN (1400, boul.de Maisonneuve O.) Oeuvres tirées de la collection permanente.Du lun.au ven., de 11h à 19h; sam., de 13h à 17h.Jusqu\u2019au 4 décembre.GALERIE LIEU OUEST (372, Ste-Catherine O., espace 523) Oeuvres de Thomas Renix.Jusqu\u2019au 20 nov.GALERIE LUZ (30, Notre-Dame O., espace 300) Auj., de 13h30 à 17h, dessins de Nicole Lebel.GALERIE OLIVIER MARTIN (4021, Dandurand) Exposition Vitrine d\u2019automne.Jusqu\u2019au 21 nov.GALERIE MAZARINE (1448, Sherbrooke O.) Sculptures et peintures de Dorit Dornier.Jusqu\u2019au 20 novembre.GALERIE MICHEL-ANGE (430, Bonsecours) Oeuvres de Jean-Pierre Lafrance et Madeleine Lemire.Du mar.au dim., de 11h à 17h.Jusqu\u2019au 16 novembre.GALERIE MISTRAL (372, Ste-Catherine O.) Auj.12h à 18h, expositions A deriva, de Daniel Kieffer, et The Red River: Landscape and Memory, de Isaac Applebaum.- Dès mer., oeuvres de Leonard Freed et exposition Images latentes, oeuvres de 45 photographes canadiens.Du mer.au sam.de 12h à 18h.GALERIE MONARO (34, St-Paul O.) Oeuvres de Monique Harvey, Pierre Patry, Janusz Migacz et Manon Otis.GALERIE MONTRÉAL TÉLÉGRAPHE (206, de l\u2019Hôpital) Dessins de Roland Poulin.Du mer.au sam., de midi à 17h.Jusqu\u2019au 27 novembre.GALERIE PORT-MAURICE (8420, boul.Lacordaire) Exposition Les Porteurs de mots, oeuvres de Gabriel Lalonde.Jusqu\u2019au 14 novembre.GALERIE RODRIGUEZ (372, Ste-Catherine O., espace 405) Peintures d\u2019Antonietta Grassi.Du mar.au ven.de 12h à 18h; sam.de 12h à 17h.Jusqu\u2019au 20 nov.GALERIE SAINT-DIZIER (20, St-Paul) Petits formats de Diane Desmarais et peintures d\u2019Armand Tatossian.Jusqu\u2019au 15 novembre.GALERIE SCHORER (5686, av.Monkland) Oeuvres de Jackie Rae.Jusqu\u2019au 16 novembre.GALERIE SHAYNE (5471, av.du Mont-Royal) Auj., peintures de Leonard Creo et sculptures de Hugh Cunningham.GALERIE SOLEIL (207, Laurier O.) Oeuvres de Nathalie Mano.Jusqu\u2019au 17 nov.GALERIE SOUS LE PASSE-PARTOUT (5276, av.Notre-Dame-de-Grâce) Oeuvre gravée de Jesus de Vilallonga.Du mer.au ven., de 14h30 à 17h30; sam., de 11h à 16h.Jusqu\u2019au 14 novembre.GALERIE TURENNE (1476, Sherbrooke O.) Tableaux anciens du XV1e au XXe siècle.GALERIE UQAM (1400, Berri, salle J-R120) Expositions Encombrements, de Piotr Klemensiewicz, et Pour une archéologie du vivant, de Dominique Bérubé.Du mar.au sam., de midi à 18h.Jusqu\u2019au 27 novembre.GALERIE JEAN-PIERRE VALENTIN (1490, Sherbrooke O.) Peintures de Geneviève Jost.Mar.au ven.de 10h à 17h30; sam.de 10h à 17h.Jusqu\u2019au 12 nov.GALERIE VAV (1395, boul.René-Lévesque O.) Auj., peintures de Shelley Freeman et David Ross.GALERIE VOX (460, Ste-Catherine O., espace 320) Auj., de midi à 17h, oeuvres de Robert Pelletier.GALERIE WADDINGTON (1446, Sherbrooke O.) Oeuvres de Lorenzo Dupuis.Jusqu\u2019au 27 nov.GALERIE WEST END (1358, av.Greene) Oeuvres de Richard Bélanger, Ingrid Harrison et Paul Henry.Jusqu\u2019au 15 novembre.GUILDE CANADIENNE DES MÉTIERS D\u2019ARTS (2025, Peel) Exposition Art inuit: un patrimoine pour le futur.GUILDE GRAPHIQUE (9, St-Paul E.) Oeuvres de Mireille Morency-Lay, Michel Dupont et Anaït.Du lun.au sam., de 10h à 18h; dim., de midi à 17h.Jusqu\u2019au 11 novembre.HAN ART CONTEMPORAIN (460, Ste-Catherine O., espace 409) Peintures de David Sorensen.Du mar.au dim., de midi à 18h.Jusqu\u2019au 21 novembre.OBORO (4001, Berri, espace 301) Oeuvres de Paul Landon.OBSERVATOIRE 4 (372, Ste-Catherine O., espace 426) Exposition Le Sablier de l\u2019angoisse, oeuvres de Joëlle Morosoli.Jusqu\u2019\u2019au 13 novembre.OPTICA (372, Ste-Catherine O., espace 508) Oeuvres de Douglas Gordon, Mathew Jones, Steven Moore et Cornelia Parker.Du mar.au sam., de midi à 17h.2794364 2796637 Un soupçon de Judaïsme Curieux d\u2019en savoir plus?Découvrez la source de notre foi: Dieu, la Torah, Israël Comment vivre la complexité du monde actuel?Une perspective juive libérale Cours pour débutant, Juif ou non Le samedi 27 novembre 1999 à 14 h 30 Temple Emanu-El-Beth Sholom 4100, rue Sherbrooke Ouest - Westmount Inscription gratuite mais requise (514) 937-3435 2802546 6LP1801D1106 D18 sam.(Arts) 6LP1801D1106 ZALLCALL 67 00:55:28 11/06/99 B D 18 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 6 NOVEMBRE 1999 Dépaysement sympathique Femmes en cuisine Qui aurait pu dire qu\u2019à la fin de ce siècle, dans les cuisines professionnelles, ce domaine où les hommes sont rois, les femmes parviendraient à se tailler une belle place ?C\u2019est à Denise Cornellier que l\u2019Étoile de la Gastronomie a été décernée cette année, lors du 7e Gala culinaire Charton-Hobbs.Lors de ce gala, l\u2019un des plus importants événements montréalais, on reconnaît, avec cette « étoile », non seulement le talent mais aussi l\u2019engagement professionnel d\u2019une toque blanche oeuvrant à Montréal.Denise Cornellier est chef-propriétaire de Denise Cornellier traiteur, un domaine de la restauration particulier qui exige des compétences qui ne sont pas encore suffisamment reconnues.Diplômée de l\u2019Institut de tourisme et d\u2019hôtellerie du Québec, madame Cornellier a complété sa formation en faisant de nombreux stages auprès de plusieurs chefs, en Europe autant qu\u2019en Asie.D\u2019une grande curiosité, elle est allée chercher des expertises « pointues ».C\u2019est ainsi que l\u2019un de ses stages dans le Périgord se traduit, aujourd\u2019hui, par la préparation d\u2019un foie gras pour lequel elle est réputée.Sur son carnet de route, on note un passage dans les cuisines de la Délégation du Québec à Paris et à Rome.Très exigeante, comme doivent l\u2019être les femmes qui choisissent d\u2019oeuvrer aux fourneaux, Denise Cornellier travaille à la reconnaissance d\u2019une cuisine québécoise authentique.Parmi les jeunes femmes qui suivent cet exemple : Caroline McCann, qui dirige les cuisines à la Délégation du Québec à New York, et Marie-Sophie Picard, au même poste à Paris.C\u2019est à l\u2019hôtel Le Centre Sheraton que se tenait le Gala Charton- Hobbs.Presque réservé aux professionnels de l\u2019hôtellerie et de la restauration montréalaise, 315 personnes y assistaient.Et parmi elles, 75 toques blanches ! C\u2019est à Jean-Michel Breton, chef exécutif des cuisines du Centre-Sheraton qu\u2019est revenu l\u2019honneur de régaler ses confrères.pour une fois tranquillement assis à table ! Vins canadiens Des vignerons du Québec sont invités à la troisième présentation de l\u2019événement gastronomique organisé par la Vintners Quality Alliance du Canada au Château Montebello, du 26 au 28 novembre, sous le thème « À la découverte de grands vins canadiens ».Une sélection des meilleurs crus d\u2019appellation VQA, des recettes inédites mettant en vedette des produits régionaux de l\u2019Ontario et du Québec constituent la toile de fond de cet événement.Vins et mets sont jumelés, autant dans des dégustations qu\u2019au cours de repas où viticulteurs et experts en vins partagent la table des convives.Au nombre des conférenciers, cette année, Victor Dietrich, du vignoble Dietrich-Joss, maison québécoise invitée en même temps que les Arpents de Neige, Le Cep d\u2019Argent, les vignobles Marathoniens, de l\u2019Orpailleur et Morou.On sait que les vins québécois ne font pas (encore) partie des appellations VQA.Renseignements : 819 423-6341 ou 1-800 441-1414.GASTRONOTES Françoise Kayler Dans un quartier où l\u2019on n\u2019en compte guère, sur le trottoir à l\u2019ombre du boulevard Saint- Laurent, le restaurant n\u2019a qu\u2019une enseigne lumineuse discrète pour attirer l\u2019attention.Elle est énigmatique, ne renseignant en rien sur l\u2019orientation culinaire de l\u2019endroit.Le Canard est spécialisé en cuisines portugaise et espagnole.C\u2019est une petite maison sans prétention qui tient le cap depuis plusieurs années, sans bruit et sans éclat.Elle a un côté familial, peut-être provincial, une forme d\u2019ambiance évocatrice d\u2019une restauration qui n\u2019est pas là pour la mode, mais pour la satisfaction d\u2019une clientèle d\u2019habitués.On y met volontiers les coudes sur la table et l\u2019on déguste les plats de fruits de mer en y mettant les doigts.Le décor est d\u2019une grande simplicité et parfaitement soigné.De beaux objets ornent les murs, ceux que l\u2019on associe au Portugal, en particulier, et aux pays de bord de mer.Mais le choix de la couleur et celui de l\u2019éclairage n\u2019apportent pas de note de gaieté.L\u2019ambiance est un peu triste.Elle a peut-être ce qu\u2019il faut pour évoquer le fado.Le samedi soir, d\u2019ailleurs, le restaurant accueille un chanteur.Rappel de l\u2019enseigne, le canard à l\u2019orange, plat qui n\u2019a pourtant pas de consonance portugaise ou espagnole, est une spécialité de la maison et peut figurer sur la table d\u2019hôte.Le Canard fait une belle place au service du baccalhau, cette morue traditionnellement associée aux hab i t u d e s c u l i n a i r e s portugaises.Il faut savoir que le plat est copieux et peut tenir lieu de repas à lui seul.La morue était grillée sur la peau (avec les arêtes évidemment), la manière la plus simple de la servir, à peine cuite, se détachant en beaux flocons légers, à saveur douce.Pour l\u2019assaisonner, il suffit d\u2019une large rasade d\u2019huile.Celle-là n\u2019était malheureusement pas assez fruitée.Des pommes de terre vapeur, parfaites dans leur simplicité, avec une salade verte (laitue iceberg), complétaient cette assiette simple, bonne parce que vraie.La paella est l\u2019autre spécialité du Canard.Plat typique espagnol, la paella semble s\u2019exporter assez bien puisqu\u2019à Valence un concours international de paella est organisé.Servie dans la poêle traditionnelle, au sortir du feu, cellelà avait les caractéristiques de la fraîcheur, du côté du poulet aussi bien que du côté des fruits de mer.Ces deux plats sont suffisamment copieux pour que l\u2019on puisse se passer d\u2019entrée.D\u2019autant mieux que la soupe aux crevettes et le caldo verde n\u2019avaient rien qui puisse retenir l\u2019attention.Les desserts, par contre, pour aussi simples qu\u2019ils soient, étaient de bonnes préparations maison.Un gâteau léger coiffé d\u2019un nuage de vraie crème fouettée, accompagné de petites figues séchées.Une crème caramel douce et vraie.Pour ceux qui vont au spectacle tout de suite après le travail, Le Canard est situé à quelques pas du théâtre Espace Go.LE CANARD 4631, boul.Saint-Laurent 284-6009 Caldo verde Soupe aux crevettes Baccalhau grillée paella Valenciana Crème caramel Gâteau maison Menu pour deux, avant vin, taxes et service : 29,50 $ RESTAURANTS Françoise Kayler PHOTO ARMAND TROTTIER, La Presse © 2798051 2795021 2796547 2794787 2794989 2802550 2801705 2800404 2792953 2802068 2793751 2796491 2792087 6LP1901D1106 D19 sam.(Arts) 6LP1901D1106 ZALLCALL 67 00:55:06 11/06/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 6 NOVEMBRE 1999 D 19 Portos millésimés: attention aux prix! La demande de vins de qualité ne cesse d\u2019augmenter, même dans des pays où le vin était une boisson à peu près inconnue il y a quelques années.L\u2019exemple le plus percutant : le Japon, devenu entre autres le premier pays importateur de bourgognes rouges ! Mais d\u2019autres pays d\u2019Asie \u2014 la Chine, Singapour, Taiwan, la Thaïlande, etc.\u2014, de même que d\u2019Amérique du Sud, découvrent eux aussi le vin.Est-ce une mode ?Ou bien une vague de fond, et donc un phénomène qui sera durable plutôt que passager ?Seul l\u2019avenir le dira.Cette croissance de la demande exerce bien sûr de fortes pressions à la hausse sur les prix.Et particulièrement sur les prix des grands vins, dont la production est limitée.Dernières victimes en date : les portos millésimés, qui ne représentent jamais plus de trois pour cent de la production totale de ces vins, et pour lesquels il faut s\u2019attendre à des hausses substantielles de prix dans le cas du millésime 97.« La demande mondiale augmente.Mais jamais on ne doublera notre production pour répondre à la demande », expliquait récemment à ce sujet M.Rupert Symington, responsables des ventes des vins de cette entreprise familiale, pour l\u2019Amérique du Nord.Venu au Québec pour présenter le millésime 97, il fit alors goûter, dans l\u2019ordre, de ce millésime, Quinta do Vesuvio, Smith Woodhouse, Warre\u2019s, Dow\u2019s et enfin Graham\u2019s.Les vins, qui ont été embouteillés l\u2019été dernier, sont tout simplement merveilleux, très colorés, très serrés, avec un fruit d\u2019un éclat et d\u2019une pureté irrésistibles.Rupert Symington les compare aux 1991 et accorde au millésime la note de 18 sur 20, ce qui me semble tout à fait juste dans les deux cas.Les vedettes de la dégustation furent sans conteste les deux vins servis en dernier, à savoir Dow\u2019s, aussi concentré qu\u2019élégant, mais, pour ainsi dire, réservé, presque austère, et qui mérite sans doute cinq étoiles sur cinq ; puis Graham\u2019s, charnu, d\u2019un éclat exceptionnel, éblouissant, déjà parfaitement savoureux, et qui a droit lui aussi à cinq étoiles.Très riche également, Quinta do Vesuvio (HHHH(H)) semblait, lui, un peu désuni, comme si le fruit, les tannins, etc.ne s\u2019étaient pas encore bien mariés.Bien sucré, fin, moins ample toutefois que le précédent, Smith Woodhouse (HHHH) est lui aussi un grand porto, alors que Warre\u2019s \u2014 peutêtre parce que la bouteille était un peu défectueuse \u2014 avait quelque chose de bizarre au nez, tout en étant lui aussi compact, très serré, dans le style des 91 et tout en méritant sans doute quatre étoiles également.Tous ces vins seront vendus vers février 2000, à l\u2019occasion d\u2019une opération de vente par correspondance de la SAQ portant sur les vins d\u2019Espagne et du Portugal.Or, si la SAQ applique sur les prix de gros sa marge habituelle, tous coûteront, hélas ! beaucoup plus cher que les mêmes vins du millésime 95 en vente en ce moment.En bref : Graham\u2019s sera à 99 $ la bouteille (contre 55,75 $ pour le Graham\u2019s Malvedos 95, c\u2019est-à-dire le vin produit avec uniquement les fruits du meilleur domaine de Graham\u2019s, la Quinta do Malvedos) ; Dow\u2019s et Warre\u2019s, eux, coûteront 87,50 $ (comparativement à 50,50 $ pour le Dow\u2019s Quinta do Bomfim 95 et le Warre\u2019s Quinta da Cavadinha 95) ; Quinta do Vesuvio sera, comme Graham\u2019s, à 99 $, alors que le 95 coûte 73,25 $.Enfin, Smith Woodhouse verra son prix grimper à 68 $, contre 40,25 $ pour le Smith Woodhouse Madalena 95, ce qui fait de ce dernier, très fin, élégant, quoique sans la concentration du 97, une véritable aubaine.Autrement dit \u2014 et la chose est plus vraie que jamais\u2014 , les amateurs de portos millésimés auraient intérêt à en acheter dès maintenant, notamment du grand millésime 94, mais également de 95, dont les prix restent sages.vinOh ! Veritas La SAQ met en vente aujourd\u2019hui même, dans ses plus grandes succursales (les Sélection) les 18 vins de sa promotion vinOh ! Veritas de novembre, que la presse spécialisée a pu goûter la semaine dernière, à l\u2019exception de deux vins (le Médoc 97 Château Loudenne et le champagne Deutz Brut Classic).Parmi ceux-ci, quatre m\u2019ont semblé particulièrement bons, et offrent à mon sens de bons rapport qualité-prix.n Vin blanc de Provence, le Coteaux Varois 98 Château Routas Pyramus, d\u2019une appellation à peu près totalement méconnue, au boisé discret et élaboré avec des variétés dont on entend peu parler (Rolle, Ugni blanc et Clairette), moyennement corsé, au bouquet délicat, charme par la franchise et la netteté de son fruit, ses saveurs avenantes.887714, 18,05 $, HH(H) $$ 1-2 ans, m\u2019a-t-il semblé.n De la Loire celui-là, l\u2019Anjou- Villages 97 Clos Médecin Domaine de Brizé, d\u2019un rouge jouant entre le pourpre et le grenat, passablement foncé, possède un bouquet pénétrant, un peu sauvage (mais c\u2019est agréable !), marqué par des arômes de fruits rouges et une note iodée insistante, avec une bouche relativement corsée, tannique, encore là un peu sauvage à cause d\u2019une certaine astringence, et un après-goût qui dure un temps étonnemment long.Bref, il a du caractère ! 871541, 18,60 $, HH(H) $$ 4-5 ans sans doute.n À l\u2019heure actuelle, le style peut beaucoup varier d\u2019un producteur de bourgognes rouges à un autre.Le Gevrey-Chambertin 96 Clos de la Justice Pierre Bourrée Fils, lui, s\u2019inscrit dans la tradition bourguignonne, fort ancienne, qui privilégie l\u2019élégance plutôt que la puissance.D\u2019un rouge clair tirant un peu sur l\u2019orangé, son bouquet est nuancé, fin, subtil, tout en étant bien typé Pinot noir.Avec une bouche au plus moyennement corsée, des tannins à la fois soyeux et serrés, et un après-goût qui dure un très bon moment.Chapeau.880815, 46,75 $, HHH(H) $$$$ 4-5 ans.Ce n\u2019est pas donné, bien sûr, sauf que cette maison maintient ses prix à un niveau raisonnable, alors que d\u2019autres producteurs bourguignons, eux, ont commencé à les augmenter à un rythme qui laisse pantois ! n Goûté tout de suite après, le Penedès Merlot 97 Las Torres Miguel Torres, n\u2019avait pas du tout l\u2019air ridicule, et tenait donc fort bien sa place, quoiqu\u2019il soit vendu à prix bien moindre.Assez bien coloré, il s\u2019agit d\u2019un vin qui a tout.dans les justes proportions : un bouquet typé Merlot, qu\u2019enrichissent plusieurs autres nuances, de cuir notamment ; une bouche moyennement corsée, aux saveurs riches en nuances, bâtie autour de tannins polis, lisses, élégants.Autrement dit, on a là, à prix doux, un magnum qui pourra très bien accompagner une des fêtes de fin d\u2019année.883074, 34,25 $ le magnum, HHH(H) $$ 3-4 ans.Un rosé, un bourgogne rouge Après un rouge et un blanc, la grande coopérative Cellier des Dauphins commercialise désormais un rosé en petit format de 250 millitres, fermé par un bouchon de métal.On s\u2019attend inévitablement, en pareil cas, à se retrouver avec des vins médiocres, aux odeurs et aux saveurs douteuses.Assez coloré comme rosé, le Côtes du Rhône 98 Cellier des Dauphins, toutefois, réussit l\u2019exercice, si je puis dire : tout en restant simple, le bouquet a un fruit plaisant, sans fausses notes.Et la bouche suit, simple également \u2014 c\u2019est du rosé \u2014, mais passablement consistante, avec des saveurs franches.Dans les succursales ordinaires, 3,75 $, H(H) $ à boire.Commercialisé (sauf erreur) pour la première fois au Québec, le Beaune Grèves 1er cru Château Génot-Boulanger est un vin qui plaira aux amateurs de bourgognes rouges corsés.Bien coloré pour un vin de cette région, son bouquet est encore sur la réserve, monolithique, peu intense, avec un fruité allant vers la framboise.La bouche en est le reflet fidèle, charnue, corsée, sur des tannins plutôt carrés, qui en font un vin plus en muscle qu\u2019élégant.881862, 43,25 $, HHH $$$$ 6-7 ans.DU VIN Jacques Benoit Billets en vente pour De Renoir à Picasso 2801622 Le Musée des beaux-arts a mis en vente cette semaine ses billets pour l\u2019exposition De Renoir à Picasso : chefsd\u2019oeuvre du Musée de l\u2019Orangerie qui se tiendra du 1er juin au 15 octobre de l\u2019an 2000.Tout comme l\u2019étaient ceux de l\u2019exposition Monet, les billets sont émis en prévision d\u2019une date et d\u2019une heure spécifique puisqu\u2019on prévoit que ces toiles des grands maîtres européens feront courir les foules.Quatorze tableaux de Cézanne, seize de Renoir, dix de Matisse, sept de Picasso et cinq de Modigliani, entre autres, seront exposés au musée de la rue Sherbrooke.2797497 2799662 2797321 2802712 2802793 2780476 2795038 2796533 : D 20 LA PRESSE, MONTRÉAL.SAMEDI 6 NOVEMBRE 1999 Y E PA du lundi au vendredi de 16 h à 18 h m E \u2022L'assistance routière est offerte pour la ciwée de la garantie du constructeur TSE- Nos freins ne vous laisseront pas tomber.SoV02 sans c rainte.Tous |ès véhîeùrè?d'occasion Qualité ( .ertifïee dé Ford sont équipés de freins qui ne vous feront pas Taux bond.Car, avant d'être certifie, chaque véhiculé a fait l'objet d'une évaluation du niveau d'usure des freins, une étape importante de notre inspection rigoureuse en 100 points.Vous pouvez aussi compter sur notre garantie limitée de» 12 mois ou 20 000 km, en plus de la garantie d'origine du constructeur.I l avec nôtre assistance routière 2 ! h sur 21 h et rimportant réseau de concessionnaires lord qui appuie ce programme, vous pouvez partir tranquitle.*Dc plus, les concessionnaires Qualité Certifiée de I ord VOUS offrent une garantie de remboursement après (rois jours d'essai ou 500 km.Alors avoir un véhicule d'occasion et l'esprit en paix, c'est enfin'possible.garantie limitée.QUALITÉ CERTIFIÉE De cœur et d'acier wwvv.ford.cn Action IViril Liée \u20221901.mi', ir.m- ratonU \u2022 Montréal (514)731.8271 Automobiles Des Seigneurs Inc.8?U.rue le'm Mattel v.leirebonhe:-B5QJ 1714*0] Automobiles Métro Sud Inc.M 1.hnjil.S.HI1I I rancis Chateauut/aN Vulomohilcs Pierre Hraull I lée I I.bntff.Tasetirfrî Oreenlu lil Part [450*671 6IIS Avenue I ord Vente I lec I Mi i.boni, des Souri es Koxhoro [51 ftafetâM Carignan i ord Inc.M M.(tu-min l hambly.( orignal) ( hartrand I ord (Ventes) HIC IblO.bout S.iiiii M.iiiin I lavai \u2022 j I >n WJ i)| in Chomedcx I ord lui.H455, boni.( urc Libelle I aval ' ÇtO- fiHH o 'nu I on icù I ord I incoln hic.>7\".boni Siun't'Jean Poillle l .i.4IM Garage R Venue Inc.'M.me \\olu -Daine hYpcniigm 'f 150i $81 «H'JO Ia((|iies Oliviei I ord Inc.I40& chemin ( bambK Saint Hubert (450) tt> 1673 I arbine lord Inc.31 75.rue\\ i( uma lachine :)iti(v;; .nu Lisallc I ord Inc.7227.boni.'\\c\\unaii laVille Le Salon lord [1902] I tee I \\ tii boni M.m H I .unm Saint l aùrçtri (Pastel lord Lincoln Lice 12455, ntr Sherbrooke I Montréal ranncwiii \" I es Ventes I ord Hrunelle l.tee M |, boni ViilW S,iu\\e Saint I nsiai he (450]i'iMl i i 10 le Circuit I ord I incoln I lée , UNI boni.I lenn Itoumssa I Montréal (Mb J2V 1700 Mont-Bruno I ord Inc.177,1x1111 SirAVilfiid I rwnet Saini IJasile U:-l .i.rnd .r>(>j ffi!j3»3f»t:i Mont Royal lord [1982] Inc.rue Mont lio\\at I Mnniical Cil i» 526 'Ml i Monimnrenc v lord (IWJ7) lue 7223.boul.lasi lirro.ur liross.'.rd l ,n lO; «ihio Morand I ord l incoln i tée ntr>.intiir 112 Vante \u2022Caihenne u;>0) i mo Ovale I ord I imoln lut ¦ h 135, nie Saint J.it ('jiics O.MoniTéal ^hhw mit \u2022 P.I .Uoisvcrt Vnlo I tee 2, boni.Vtain V u toiin HniK hci \\ illc- Hn^vr Bernard \\uiomnhilcs [ne lOi boul.l)on-(Jukboite Ile Peirot (Mr r.; »k.o Terrebonne lord Inc.27'Ml chemin dasc on leirebonne ! 150) 96H «1000 Vaudreuil lord Lincoln Inc.101.boni losqih ( arnei Vaudreuil f.1450) 435-3338.' Versailles lord f I4m3) Inc.Mî .o.rue Iran l'alun 11 Saint-f/imard \u2022 '^^B (SU) 37f)-8IH() "]
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