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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1999-11-07, Collections de BAnQ.

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[" 7DA0101A1107 Page A1/7novembre 7DA0101A1107 ZALLCALL 67 00:47:55 11/07/99 B 1 3 4 6 http://lapresse.infinit.net Montréal, dimanche 7 novembre 1999 60 ¢ TAXES EN SUS RÉGION EST DE QUÉBEC 65 ¢ / ÎLES - DE - LA - MADELEINE 1 $ / FLORIDE 1,75 $ U.S.Votre concessionnaire sur la Rive-Nord 22779709757754 116e année No 19 54 pages, 4 cahiers Lectures L\u2019homme dépossédé page B1 Consommation Trucs pour faire du ski à rabais page C5 La Personnalité de la semaine Luc Plamondon page A14 Hockey page S3 O TT AWA N ATO RS S E L\u2019Australie garde sa reine Malgré leur échec référendaire d\u2019hier, les républicains ne désarment pas d\u2019après l\u2019Agence France-Presse SYDNEY Les Australiens ont choisi, à une large majorité, de conserver la reine comme chef d\u2019État, brisant le rêve de ceux qui voulaient faire du pays une république avant le siècle prochain.Plus de 12,3 millions d\u2019électeurs étaient inscrits à ce scrutin organisé pour savoir si le pays devait rompre ses liens vieux de 200 ans avec la couronne britannique et remplacer la reine Elizabeth II à la tête de l\u2019État par un citoyen australien.Pour l\u2019emporter, l\u2019option républicaine avait besoin d\u2019une majorité des voix sur l\u2019ensemble du pays et dans au moins quatre des six États de la fédération.Selon les résultats communiqués hier soir par la commission électorale, et portant sur près de 80 % des bulletins, les « oui » n\u2019ont recueilli que 44,87 % des voix contre 54,22 % des suffrages en faveur du « non ».Dans le débat qui a suivi l\u2019annonce de ces résultats, les partisans du « oui » s\u2019en sont pris au premier ministre monarchiste John Howard qu\u2019ils ont accusé d\u2019avoir torpillé la campagne en truquant la question posée aux électeurs.Rédigée par M.Howard à la suite de la convention constitutionnelle de l\u2019an dernier, cette question à laquelle les Australiens devaient répondre par « oui » ou « non » portait sur le fait de savoir s\u2019ils voulaient d\u2019un président élu par une majorité des deux tiers du parlement fédéral.La victoire des partisans du « non » est le résultat non pas du soutien à la monarchie dont les partisans représentent moins de 10 % du corps électoral selon les sondages, mais plutôt des partisans du régime républicain qui veulent une élection présidentielle au suffrage universel direct.Ces derniers ont préféré se ranger du côté des monarchistes au terme d\u2019une campagne biaisée sur le thème « dites non au président des politiciens », selon les analystes.Le modèle républicain proposé prévoyait Voir L\u2019AUSTRALIE en A2 Québec n\u2019a rien négligé pour sauver l\u2019usine de Chandler Michel Tremblay et Ginette Reno à Rideau Hall ANDRÉ PÉPIN CHANDLER Le gouvernement du Québec a « mis la table » pour relancer les activités de la papeterie de Chandler en Gaspésie : accès garanti aux forêts publiques, tarifs réduits pour l\u2019électricité, prêts sans intérêt pour joindre une scierie aux installations.Tout indique que de nouvelles concessions syndicales sont exigées pour permettre une reprise des discussions.La population de Chandler va aux urnes aujourd\u2019hui et tous s\u2019entendent pour dire que le conseil municipal sera renouvelé.Le conseil en place, rappelons-le, envisage pour sa part d\u2019amorcer le processus d\u2019expropriation de l\u2019usine d\u2019Abitibi-Consolidated, une initiative qui ne fait pas l\u2019unanimité.Une lettre d\u2019entente, signée en mars dernier par Québec, Abitibi- Consolidated et l\u2019acheteur potentiel Cédrico, consultée hier par La Presse, ouvre pourtant plusieurs avenues de solution au conflit.Cette entente, signée par le Voir QUÉBEC en A2 Autre texte en page C11 PHOTOS PC Michel Tremblay a été ébranlé par la sortie de 15 artistes l\u2019invitant, de même que les trois autres lauréats québécois, Ginette Reno, Denise Filiatrault et Louis Quilico, à renoncer au prix du Gouverneur général pour les arts de la scène.Mais vendredi, à Rideau Hall, l\u2019auteur des Belles-Soeurs et des Chroniques du Plateau Mont-Royal semblait ravi de recevoir son prix des mains de la gouverneure générale, Adrienne Clarkson, tout aussi enchantée.La semaine dernière, dans une lettre publiée dans Le Devoir, 15 personnalités, dont l\u2019écrivain Yves Beauchemin, le cinéaste Pierre Falardeau et le sculpteur Armand Vaillancourt, écrivaient que « les artistes québécois sont en train de devenir une caution du régime qui se sert d\u2019eux pour rehausser le prestige d\u2019une institution décrépite ».Indépendantiste convaincu, Michel Tremblay, qui lance un nouveau livre cette semaine, ne croit pas à cette théorie de la récupération politique.Le prix du Gouverneur général est constitué d\u2019une médaille et d\u2019un chèque de 10 000 $.L\u2019industrie de la douleur Des parachutes pour les.avions MARIE-CLAUDE MALBOEUF Comme les idées les plus simples sont parfois les meilleures, une compagnie du Minnesota espère produire d\u2019ici deux à cinq ans d\u2019énormes parachutes que les pilotes de ligne pourraient déployer au-dessus de leur avion pour éviter un crash et sauver la vie des voyageurs.Le projet semble farfelu, et pourtant.Les parachutes de Ballistic Recovery Systems (BRS) ont déjà soustrait à la mort les occupants de plus d\u2019une centaine de petits appareils en 17 ans.Qu\u2019ils aient été aux prises avec un moteur défaillant, Voir PARACHUTES en A2 PHOTO La Presse Les parachutes de Ballistic Recovery Systems (BRS) ont déjà soustrait à la mort les occupants de plus d\u2019une centaine de petits appareils.RICHARD HÉTU collaboration spéciale Déméter, déesse grecque de la terre cultivée, était inconsolable.Abandonnant ses moissons, elle parcourut la terre pendant six mois à la recherche de sa fille Korè, enlevée par Hadès, dieu des enfers.Si la mère éplorée avait vécu à notre époque, elle serait sûrement tombée sur un spécialiste de la douleur qui l\u2019aurait aidée à gérer son deuil et à retourner à ses labours.La douleur est immémoriale, mais elle n\u2019a jamais autant été l\u2019affaire des autres, des psychologues toujours attentionnés, des journalistes souvent intéressés, des inconnus parfois émus jusqu\u2019aux larmes.Aux États-Unis, selon certains, la douleur est même devenue une véritable industrie, appelée « grief industry », qui se déploie à chaque tragédie, comme dans le cas de l\u2019écrasement du Boeing 767 d\u2019EgyptAir.L\u2019ironie a déjà été relevée : dimanche dernier, l\u2019unique passager à avoir quitté à New York le vol 990 était un spécialiste de l\u2019aide psychologique aux familles des victimes de catastrophes aériennes.Le « miraculé », comme l\u2019ont surnommé certains journalistes, s\u2019appelle Ed McLaughlin.Sa compagnie, Family Enterprise Institute, a un contrat d\u2019affaires avec EgyptAir, compagnie pour laquelle McLaughlin avait dirigé un séminaire à Los Voir L\u2019INDUSTRIE en A2 NEW YORK La Presse à 55 JOURS AVANT L\u2019AN 2000 INDEX Petites annonces - index C7 - immobilier C7, C8 - marchandises C8, C9 - emplois C9 - automobile C9, C10 - affaires C10 Arts et spectacles cahier B7 - livres B1 à B5 - horaire spectacles B11 - horaire télévision B6 Bandes dessinées C8 Consommation C5 Décès C11 Êtes-vous observateur C7 Génies en herbe B11 Feuilleton C11 Horoscope C9 Laporte Stéphane A5 La presse d\u2019ailleurs A13 Le bridge C10 Le monde A11 Loteries A2, A4 Mots croisés B11, C7 Robitaille Louis-B.A12 Sciences B12 Têtes d\u2019affiche C6 Tabloïd Sports - Réjean Tremblay S5 SANTÉ Vieillir en santé - cahier C MÉTÉO Ciel variable Max.7, min.-1 Cahier Sports, page 16 TOUS LES SERVICES OPTIQUES SOUS UN MÊME TOIT Polyclinique visuelle Ophtalmologistes \u2014 Optométristes \u2014 Opticiens 9250, boul.de l\u2019Acadie, Montréal (Québec) H4N 3C5 (514) 381-2424 \u2022 1-888-990-2424 EXAMEN DE LA VUE CORRECTION PAR LASER MYOPIE \u2022 HYPERMÉTROPIE ASTIGMATISME \u2022 PRESBYTIE LUNETTERIE CONTACTOLOGIE 2797809 7LP0201A1107 Page A2/7novembre 7LP0201A1107 ZALLCALL 67 00:48:05 11/07/99 B A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 7 NOVEMBRE 1999 Suites de la une L\u2019Australie garde sa reine L\u2019AUSTRALIE / Suite de la page A1 un système complexe de choix du futur président.Un Comité des nominations présidentielles composé de 32 personnalités politiques du pays devait établir une liste pour le premier ministre.Ce dernier, en consultation avec le leader de l\u2019opposition, devait ensuite sélectionner le candidat favori et le communiquer aux deux chambres du parlement pour qu\u2019elles se prononcent.Au final, la campagne électorale a été entachée par des accusations de fraude, de mensonges et chantage sur la peur du futur en direction des partisans de la monarchie notamment.L\u2019un des principaux partisans du « oui », le chef de l\u2019opposition travailliste Kim Beazley a déclaré « tout cela bloque notre évolution constitutionnelle et John Howard est responsable de ce blocage ».Le président du mouvement républicain australien, Malcolm Turnbull a accusé le premier ministre d\u2019être « têtu et rétrograde ».Mais il a ajouté que les résultats montraient que les « Australiens sont plus conformistes et timides qu\u2019on ne le pensait ».« Il est clair que le peuple australien a rejeté l\u2019option républicaine », leur a répliqué M.Howard.« Le gouvernement va maintenant se consacrer aux problèmes qui affectent directement la vie des Australiens », a-til ajouté.Depuis Londres, la reine d\u2019Angleterre a annoncé dans un communiqué qu\u2019elle continuerait à assurer « fidèlement » ses fonctions monarchiques en Australie.« Je respecte et accepte ce résultat », déclare la reine Elizabeth II.« Dans cette perspecive, et sur les conseils du premier ministre John Howard, je continuerai à servir fidèlement conformément à la Constitution en tant que reine d\u2019Australie », a-t-elle ajouté.Quant au prince Charles, il souhaite qu\u2019un référendum décide de l\u2019avenir de la monarchie en Grande-Bretagne, a rapporté l\u2019hebdomadaire britannique The Observer.L\u2019héritier du trône s\u2019est déclaré persuadé qu\u2019un test de popularité confirmerait le système monarchique et lui donnerait une nouvelle légitimité pour le XXIe siècle, selon l\u2019hebdomadaire.De récents sondages donnent une majorité de trois contre un en faveur de la monarchie au Royaume-Uni.Les services du prince Charles à St James\u2019s Palace ont toutefois déclaré que le fils aîné de la reine, tout en soutenant le droit des Australiens à se prononcer sur la question, n\u2019avait fait aucun commentaire sur un référendum concernant avenir de la monarchie dans son propre pays.responsable cité par l\u2019hebdomadaire.Le Sunday Telegraph a affirmé de son coté que Buckingham Palace avait réagi avec une « satisfaction tranquille ».Une chose sur laquelle la presse de dimanche est toutefois d\u2019accord est que le débat ne prend pas fin avec le référendum.Québec n\u2019a rien négligé pour sauver l\u2019usine de Chandler QUÉBEC / Suite de la page A1 ministre Jacques Brassard, des Ressources naturelles, John W.Weaver, président d\u2019Abitibi- Consolidated et Gilles Bérubé, de Cédrico, a été reniée la semaine dernière par M.Weaver qui a plutôt décrété la fermeture définitive de l\u2019usine, mais tous les espoirs n\u2019ont peut-être pas disparu, dans le contexte d\u2019une pénible négociation.Des pressions s\u2019exercent de toutes parts.Les installations de Chandler ne sont pas abandonnées.L\u2019entretien est assuré, le chauffage est constant, aucune pièce n\u2019a été retirée.Une guerre de stratégie est évidente.La population est entre-temps plongée dans l\u2019inquiétude, la papeterie a cessé toutes ses opérations depuis juin dernier.Des représentants syndicaux de la FTQ ont indiqué hier à La Presse que les travailleurs avaient déjà accepté des baisses salariales de quelque 10 %, de même que plus d\u2019une centaine de mises à pied, au moment de la fermeture décrétée la semaine dernière.« Ils veulent négocier à la baisse nos fonds de pension.Nous allons nous battre, discuter encore », soutient Clément L\u2019Heureux, viceprésident du Syndicat des communications et du papier, de la FTQ.Une entente était pourtant acceptée et signée depuis plusieurs mois, avec l\u2019étroite collaboration des fonds publics.La conclusion de cette entente, survenue en mars dernier, a été souvent évoquée, mais que contenait- elle exactement ?Le gouvernement du Québec s\u2019engageait même à négocier avec Ottawa l\u2019attribution d\u2019un quota d\u2019exportation de bois d\u2019oeuvre résineux aux États-Unis, pour assurer la survie d\u2019une scierie greffée à la papeterie de Chandler.La nouvelle entreprise, qui devait être connue sous le nom de Nouco, propriété du groupe Bérubé, avait accès aux forêts publiques.Voici ce que soumet le ministre Jacques Brassard : « En ce qui a trait aux approvisionnements en provenance des forêts du domaine public, je suis disposé à délivrer à la compagnie un contrat d\u2019approvisionnement et d\u2019aménagement forestier (CAAF) comportant une attribution de 178 000 mètres cubes de sapin, d\u2019épinettes, de pin gris et de mélèze pour faire fonctionner une des deux machines à papier de Chandler ; « De plus, d\u2019ici à ce que la nouvelle scierie de Chandler soit opérationnelle, je suis favorable à ce qu\u2019un volume de 100 000 mètres cubes devant servir aux opérations, puissent être acheminés vers les autres scieries du groupe Cédrico.» Dans cette lettre d\u2019entente, le ministre s\u2019engage également à ne pas remettre en question la quantité de bois, lors de la révision des quotas.Le gouvernement assurait également quelque 400 000 $ en prêts pour la construction de la scierie.Bref, Québec se disait prêt à ne pas mettre en péril la relance, le ministre s\u2019engageant même à offrir de l\u2019électricité à des prix réduits pour relancer les activités.Le ministre Jacques Brassard s\u2019engage personnellement, dans cette lettre d\u2019entente signée par les parties, à recommander à Investissement- Québec une subvention non remboursable d\u2019une somme correspondant à 8 % des investissements admissibles.Aucune rencontre n\u2019est encore prévue pour tenter de régler la nouvelle impasse.Les élections municipales qui se tiennent aujourd\u2019hui à Chandler pourraient provoquer une nouvelle révision du dossier.C\u2019est l\u2019ensemble de la péninsule gaspésienne qui est frappée par cet arrêt de travail.L\u2019industrie de la douleur L\u2019INDUSTRIE / Suite de la page A1 Angeles avant de monter à bord du funeste Boeing 767.La semaine dernière, ses employés pullulaient dans les couloirs de l\u2019hôtel de Newport, au Rhode Island, où étaient réunis plusieurs parents des 217 passagers perdus dans l\u2019Atlantique.Les employés de McLaughlin se sont joints aux dizaines de volontaires de la Croix-Rouge, aux officiels d\u2019EgyptAir et du gouvernement américain, aux religieux chrétiens, musulmans et juifs, qui avaient pour mission de « prendre en charge les besoins émotionnels et spirituels des personnes éprouvées », pour citer les paroles du responsable des opérations de la Croix-Rouge, Gary Miller.Le printemps dernier, à Littleton, au Colorado, des dizaines de « grief counsellors » s\u2019étaient donné la même mission après la tuerie de l\u2019école secondaire Columbine.Selon l\u2019hebdomadaire Time, ces spécialistes de la douleur ont passé un total de 1500 heures à parler avec les étudiants dans la première semaine après le massacre du 20 avril.Toutes ces heures ont été facturées en bonne et due forme à la commission scolaire.Les « grief counsellors » ont aujourd\u2019hui leur propre regroupement aux États-Unis \u2014 the Association for Death Education and Counselling \u2014, qui émet des certificats de compétence.Ils sont loin de faire l\u2019unanimité, mais le Congrès américain leur a donné un sérieux coup de pouce il y a trois ans en adoptant une loi nécessitant leur présence auprès des familles des victimes de catastrophes aériennes.La loi a été adoptée après le crash du vol 800 de la TWA, survenue en juillet 1996 au large de Long Island.On se souvient que la tragédie avait suscité de fortes récriminations chez les parents des victimes réunis dans un hôtel situé à deux pas de l\u2019aéroport Kennedy.Ceux-ci s\u2019étaient sentis ignorés par les autorités de la compagnie aérienne et du gouvernement.Depuis, la Croix-Rouge américaine a la responsabilité d\u2019organiser l\u2019aide psychologique et spirituelle aux familles des victimes d\u2019une catastrophe aérienne aux États- Unis.« Que puis-je faire pour vous ?demandaient gentiment les spécialistes de la douleur de la Croix-Rouge en accueillant les parents égyptiens, américains, canadiens, à l\u2019hôtel de Newport, la semaine dernière.\u2014 Et si vous nous laissiez vivre notre douleur en paix », a peut-être répondu un Égyptien, un Américain ou un Canadien, soucieux de résister à cette invasion du deuil par le public.La même remarque aurait évidemment pu être adressée aux médias, dont le soutien à l\u2019industrie de la douleur ne fait plus aucun doute depuis la mort de la princesse Diana.Une semaine avant l\u2019écrasement du Boeing 767 d\u2019EgyptAir, les chaînes d\u2019information continue des États-Unis avaient consacré de longues heures d\u2019antenne à la disparition tragique de Payne Stewart, un as du golf, mort dans l\u2019écrasement d\u2019un jet privé avec cinq autres personnes.Du crash de l\u2019avion dans un champ du Dakota du Sud aux funérailles de Stewart, les réseaux CNN, MSNBC, ESPN et Fox News n\u2019ont rien raté, présentant leurs émissions spéciales avec musique et logo de circonstances, comme ils l\u2019avaient fait à l\u2019été lors de la mort de John Kennedy fils et de ses deux compagnes de vol.Tout se passe comme si le public américain vivait aujourd\u2019hui un deuil à la suite de l\u2019autre, sans interruption et sans réflexion.Souvent même les deuils se bousculent, forçant les chaînes à interrompre leurs reportages sur la dernière catastrophe aérienne pour montrer des images de la dernière tuerie à Honolulu ou à Seattle.Tout se passe aux États-Unis comme si la mort était devenue un spectacle médiatique avant d\u2019être un drame existentiel.Pas étonnant que les spécialistes de la douleur soient si en demande.Des parachutes pour les.avions PARACHUTES / Suite de la page A1 une panne d\u2019essence ou une visibilité nulle, le fait d\u2019ouvrir un dôme de tissu a suffisamment ralenti leur chute pour éviter un choc fatal.Un tel succès, que l\u2019important assureur aérien Avemco accorde un rabais de 10 % aux 15 000 pilotes dont l\u2019avion est déjà muni d\u2019un parachute.Et que le fabricant Cirrus Design a décidé d\u2019en faire un équipement standard sur son nouveau quatre places (le SR20), lancé l\u2019an dernier avec la bénédiction de la pointilleuse Federal Aviation Administration américaine (FAA), qui avait déjà autorisé l\u2019installation d\u2019un parachute sur les Cessna à deux places.Même la NASA a pris les choses au sérieux, en 1995, allongeant un demi-million de dollars pour permettre à BRS de pousser ses recherches plus en avant.Est-ce donc la fin des chutes meurtrières qui inquiètent tant les transporteurs aériens (et les globe-trotters) ?Dans le cas d\u2019avions transportant un maximum de 100 passagers \u2014 et pour certains types d\u2019accidents \u2014, la réponse est oui, si l\u2019on en croit les gens de BRS.« C\u2019est un projet d\u2019ingénierie considérable, mais nous croyons que cela est techniquement possible de concevoir des parachutes assez résistants.Nous sommes sur le point de commencer notre développement et nous espérons réussir d\u2019ici deux à cinq ans », indique en effet Dan Johnston, viceprésident de l\u2019entreprise fondée en 1983.Inutile, par contre, de s\u2019imaginer montant sans aucune crainte à bord d\u2019un très gros porteur.Car ce n\u2019est pas demain qu\u2019un parachute de 55 pieds de diamètre et de 55 livres (le type installé dans les SR20) pourra résister aux 500 tonnes d\u2019un Boeing 747 filant à des centaines de kilomètres à l\u2019heure ! (ou au poids d\u2019un 767 semblable à l\u2019avion d\u2019EgyptAir venant de s\u2019abîmer dans l\u2019Atlantique).« Avec un tel appareil en chute libre, le parachute ne pourrait qu\u2019arracher.Cela n\u2019a rien à voir avec les petits avions qui n\u2019avancent presque pas », remarque Jean Rousselet, qui enseigne le génie (option aéronautique) à l\u2019École polytechnique de Montréal.« Même pour des appareils moins gros, je ne dis pas que trouver une solution est impossible, mais c\u2019est quelque chose qu\u2019on n\u2019est pas proche de faire.C\u2019est un problème de grande envergure et il y aurait énormément à investir », continue-t-il.Sans oublier que, peu importe la taille de l\u2019avion, un parachute se révélera tout à fait inutile en cas d\u2019explosion, de collision violente avec une montagne (comme l\u2019ont vécu la comédienne Marie-Soleil Tougas et le cinéaste Jean-Claude Lauzon), de dépressurisation (comme cela est arrivé au golfeur Payne Stewart), etc.Sans oublier non plus que les grandes compagnies aériennes font preuve d\u2019un scepticisme total dès qu\u2019elles entendent parler de « parachute pour avion », doit admettre le vice-président de BRS, qui se montre néanmoins optimiste.« Les problèmes ne sont pas incontournables, dit-il.Après tout, on utilise des parachutes pour récupérer des morceaux de navette spatiale.Et l\u2019armée s\u2019en sert pour lancer des tanks en bas de ses avions ! » Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : (514) 285-6931 National, TéléPlus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 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autres voitures de cette catégorie, son habitabilité est supérieure à la moyenne et son équipement très complet compte tenu du prix.Notre chroniqueur Denis Duquet profite de cet essai pour effectuer un survol du marché des grosses berlines de fabrication nord-américaine.QUESTION DU JOUR Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour: \u2014 par téléphone, en composant le 514-285-7333; \u2014 par Internet : http://lapresse.infinit.net Croyez-vous que l\u2019empire Microsoft de Bill Gates est menacé de démantèlement après avoir été reconnu coupable d\u2019être un monopole?Approuvez-vous la décision d\u2019Onex qui, à la suite du jugement de la Cour supérieure du Québec, a décidé de retirer son offre d\u2019achat pour Air Canada et Canadien International?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 88 % Non: 12 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n\u2019a aucune prétention scientifique.EGYPTAIR Précision Contrairement à ce que nous écrivions mardi, la compagnie EgyptAir portait auparavant le nom de Lignes aériennes de la République arabe unie, et non des Émirats arabes.Nos excuses.PRÊTONS MAIN-FORTE 23 503 422$ 1 15 10 5 20 30 25 Centraide du Grand Montréal Merci! 493, rue Sherbrooke Ouest, Montréal (Québec) H3A 1B6 tel.: (514) 288-1261 Objectif 34,5 millions 7LP0301A1107 A-3 DIMANCHE 7LP0301A1107 ZALLCALL 67 00:48:48 11/07/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 7 NOVEMBRE 1999 A 3 L\u2019EXPRESS DU MATIN Élections dans 569 villes ou villages Des milliers de Québécois sont appelés à choisir leur maire et leurs conseillers JEAN-PAUL CHARBONNEAU Les électeurs de 569 villes ou villages du Québec vont aux urnes aujourd\u2019hui.Des élections pour choisir un maire et des conseillers pour les prochains quatre ans ont lieu dans 264 endroits.Dans les 305 autres endroits, les élections servent à déterminer un demi-conseil seulement.La province compte 1348 entités municipales.Normalement, il aurait dû y avoir un plus grand nombre d\u2019élections à des postes de maires et de conseillers, mais il y a eu des reports dans certaines municipalités parce que des processus de fusion sont en marche.Cent quinze maires ont été réélus ou élus par acclamation faute d\u2019opposants, ce qui signifie que dans ces cas, les contribuables doivent seulement élire des conseillers.Chez ces élus, on retrouve Roger Nicolet, maire d\u2019Austin, en Estrie, depuis nombre d\u2019années.Il a longtemps été président de l\u2019Union des municipalités régionales de comté du Québec (maintenant la Fédération québécoise des municipalités) et il a récemment dirigé des commissions d\u2019enquête à la suite d\u2019événements majeurs, dont la crise du verglas.Dans l\u2019île de Montréal, trois maires ont été réélus faute d\u2019opposant : Jérôme Unterberg à Outremont, George McLeish à Senneville et Peter F.Trent à Westmount.Dans le territoire de la Communauté urbaine de Montréal, il y a des élections à tous les postes à Kirkland, Mont-Royal, LaSalle et L\u2019Île-Bizard.Dans les municipalités importantes communément identifiées comme étant des villes-centres par le gouvernement, des élections ont lieu seulement à Hull.De 9 h à 19 h Les bureaux de scrutin sont ouverts de 9 h à 19 h.Rappelons que pour la première fois, chaque électeur devra présenter une pièce d\u2019identité avec photo avant de pouvoir exercer son devoir de citoyen.Dans plusieurs municipalités, les résultats devraient être connus assez rapidement puisque des systèmes informatisés sont utilisés.Pierre Marc Johnson pourrait succéder à Claude Béland n Le siège de la présidence du Mouvement des caisses Desjardins pourrait être convoité par l\u2019ancien premier ministre Pierre Marc Johnson.Selon le quotidien Le Soleil, M.Johnson pourrait se porter candidat à la présidence en succédant à Claude Béland.La période de candidature a été fixée du 29 novembre au 4 décembre.M.Johnson n\u2019a pas rappelé La Presse hier pour confirmer ou nier son intérêt pour ce poste.Détenu retrouvé mort n Un détenu de la prison de Cowansville, âgé de 33 ans, a été retrouvé inerte sur le sol de sa cellule hier après-midi.Il était couché près de son lit, avec un lacet de chaussure passé autour de son cou et attaché à son lit.Le personnel a tenté de réanimer le détenu après avoir coupé le cordon.Son décès a été constaté à l\u2019hôpital peu après.Le détenu purgeait une peine de 24 ans pour vols à main armée, vols qualifiés et usage d\u2019armes à feu depuis le 21 juin 1985.Amis des Hells arrêtés n L\u2019unité de lutte antidrogue de la GRC de Québec a mis la main sur quatre hommes reliés au trafic de drogue et soupçonnés d\u2019être des relations des Hells Angels.Martin Tardif, 30 ans, est considéré comme le leader de cette équipe et un ami du groupe de motards.De la marijuana séchée, des boutures de marijuana, un laboratoire de culture hydroponique, de même qu\u2019une arme à feu artisanale (pen-gun) ont été saisis dans différents lieux de la région de Québec.Les trois autres individus arrêtés dans cette enquête sont Robert Baker, Marc Duggan et Éric Cloutier.Les sans-emploi manifestent n Dix-sept regroupements de chômeurs de plusieurs régions du Québec se sont réunis à Montréal hier pour une assemblée publique du Mouvement autonome et solidaire des sansemploi, une association récemment créée.Plusieurs personnalités ont participé à l\u2019assemblée et au spectacle qui a suivi.Parmi eux se trouvaient les comédiens Luc Picard et Pauline Martin ainsi que le professeur Léo-Paul Lauzon et le syndicaliste Michel Chartrand.Des centaines de personnes ont participé à une manifestation au centre-ville pour dénoncer les coupes imposées au programme d\u2019assurance-emploi et la situation du chômage au Québec.Les manifestants réclament entre autres l\u2019instauration d\u2019un régime d\u2019assurance-chômage dont l\u2019accès serait universel.Transport scolaire aux MRC?n L\u2019Association des commissions scolaires de Laval-Laurentides- Lanaudière s\u2019offusque du fait que le gouvernement du Québec songe à transférer la responsabilité du transport scolaire aux municipalités régionales de comté (MRC).Le président de l\u2019Association, Michel Vallières, affirme que ce transfert coûterait plus cher aux contribuables en plus de défavoriser les élèves.À titre d\u2019exemple, certaines commissions scolaires regroupent 48 municipalités qui ont chacune leurs orientations, leurs besoins et leur style de gestion.Des élèves pourraient souffrir d\u2019injustice et être privés d\u2019un transport adéquat, selon M.Vallières.Accidents mortels n Un accident de la route a fait un mort hier matin vers 7 h 38 sur l\u2019autoroute 5 près de Hull.Le conducteur d\u2019une voiture dans laquelle se trouvaient deux adultes et deux enfants, a tenté une manoeuvre de dépassement.À la suite d\u2019un léger contact avec le véhicule qu\u2019il tentait de dépasser, il a perdu le contrôle de sa voiture qui a capoté.La passagère, une femme de 39 ans du nom de Janja Zubonja a perdu la vie.Les autres passagers n\u2019ont eu que des blessures mineures.Par ailleurs, Marc Vermette, 37 ans, de La Tuque en Mauricie, a perdu la vie dans la nuit de samedi à bord de son véhicule sur la route 25 ouest, près de La Tuque.Délit de fuite à Pierrefonds: Étienne Bélanger comparaît Les jeunes de Montréal s\u2019expriment à leur tour MARTINE ROUX Étienne Bélanger, un résidant de Dollard-des-Ormeaux de 24 ans, a plaidé non coupable, hier au palais de justice de Montréal, aux accusations de délit de fuite mortel qui pèsent sur lui.Il est formellement accusé d\u2019avoir causé un accident qui a coûté la vie à Michelle Cadet, une mère de famille de 47 ans, mercredi soir dernier à Pierrefonds.Détenu depuis son arrestation jeudi soir, Étienne Bélanger n\u2019a pas été conduit au palais de justice.Il a Étienne Bélanger comparu depuis le centre opérationnel Sud de la police de la Communauté urbaine.Depuis trois semaines, les autorités expérimentent en effet un système de vidéocomparution qui permet au juge et aux avocats de communiquer avec les accusés à distance, à l\u2019aide de caméras, de haut-parleurs et de micros.Sa comparution n\u2019a duré que quelques minutes, pendant lesquelles le visage de l\u2019accusé est apparu à l\u2019écran, imperturbable.Comme l\u2019avocat de la Couronne, Alexandre Dalmau, s\u2019est opposé à sa mise en liberté, Étienne Bélanger devra rester en détention jusqu\u2019à l\u2019enquête sur son cautionnement, qui a été fixée à demain par la juge Céline Pelletier.Il risque l\u2019emprisonnement à perpétuité s\u2019il est reconnu coupable d\u2019avoir contrevenu aux articles 252(1)a) et (1.3) du Code criminel canadien en omettant de porter secours à Michelle Cadet après l\u2019avoir heurtée mortellement alors qu\u2019elle traversait le boulevard Pierrefonds à l\u2019angle de la rue Richmond.Une accusation de possession de stupéfiants pèse aussi sur le jeune homme.Lors de son arrestation au domicile de ses parents, les policiers ont en effet saisi 162 grammes de psylocibine (champignons magiques) et 304 grammes de marijuana.Bien qu\u2019il n\u2019ait pas eu d\u2019antécédents judiciaires, Étienne Bélanger avait des démêlés avec la justice depuis quelque temps dans un autre dossier de possession de drogues, a précisé Me Dalmau.« Il a une cause pendante dont j\u2019ignore les détails, mais est présumé innocent pour l\u2019instant.» L\u2019avocat de l\u2019accusé, Denis Mondor, a refusé de commenter les accusations portées contre Étienne Bélanger, jugeant la chose prématurée.« Malheureusement, avec la vidéocomparution, je n\u2019ai pas eu la chance de m\u2019entretenir personnellement avec mon client », a-t-il simplement déclaré.Bélanger a été conduit au centre de détention de Rivière-des-Prairies, en attendant son enquête demain.MARIE-CLAUDE GIRARD La ronde de consultations en vue du Sommet du Québec et de la Jeunesse de février prochain s\u2019est arrêtée hier à Montréal où elle a réuni plus de 250 participants, malgré le scepticisme manifesté par certains jeunes et groupes de pression.Le premier objectif, la mobilisation des jeunes et organismes concernés, a été atteint, affirment les responsables de l\u2019atelier montréalais.« On visait 200 personnes.On en a eu 250.On est ravi d\u2019autant plus qu\u2019on a des gens de qualité.Plusieurs s\u2019étaient préparés, plusieurs sont arrivés avec des mémoires », note André Gamache, coprésident de l\u2019atelier montréalais.En fin de journée, les participants étaient toutefois nettement moins nombreux.Ils ne provenaient pas seulement d\u2019organismes jeunesse mais aussi d\u2019institutions, commissions scolaires, écoles, YMCA, ministères et plusieurs associations comme le Congrès national des Italo-Canadiens ou le Congrès hellénique du Québec.« Évidemment, je crois que le temps a manqué pour plusieurs », note Julie Blackburn, la jeune coprésidente de l\u2019atelier.« Ce qui est intéressant dans les consultations régionales, c\u2019est que ça permet de consulter les groupes locaux qui n\u2019auront pas nécessairement accès aux débats qu\u2019il va y avoir au Sommet.» En plus des questions de travail autonome ou de partage du temps de travail, les discussions ont portées sur des problèmes propres à Montréal : jeunes de la rue, pauvreté, taux de grossesses plus élevé chez les adolescentes.« Beaucoup de choses ont été soulevées qui dénotent encore notre difficulté à intégrer facilement les minorités culturelles, que ce soit en emploi, en éducation.C\u2019est ressorti dans tous les ateliers.Et pourtant, on estime à environ 25 % le pourcentage de minorités culturelles dans les jeunes de 15 à 24 ans », souligne Julie Blackburn.Estimant que l\u2019exercice s\u2019apparente à une fausse consultation publique, le Mouvement pour le droit à l\u2019Éducation, un groupe étudiant réputé pour ses positions plus radicales, organisait hier une manifestation dans les rues de Montréal.Le MDQ juge que les les divers sommets organisés par le PQ n\u2019ont été jusqu\u2019ici que « des prétextes pour justifier des mesures anti-sociales ».« C\u2019est un type de fonctionnement dans lequel ils ne veulent pas s\u2019embarquer et auquel ils ne croient pas », constate Julie Blackburn.Elle-même, est-elle convaincue d\u2019arriver à des résultats concrets au terme du Sommet ?« Faut pas lâcher ! », dit-elle, soulignant que le gouvernement devra répondre aux attentes qu\u2019il aura créées.Le ministre de la Solidarité sociale André Boisclair a insisté sur la nécessité de réfléchir au financement à long terme des dépenses publiques dans la perspective du vieillissement de la population.« La clause orphelin qui joue le plus sur le Québec, c\u2019est celle de la démographie », dit-il.Les résultats de l\u2019atelier montréalais, organisé par le Conseil régional de développement de l\u2019île de Montréal (CRDIM), seront résumés dans un rapport synthèse et seront transmis aux tables de travail du Sommet.Le CRDIM produira lui aussi un document.PHOTO ROBERT SKINNER, La Presse © Les parents et collègues de l\u2019infirmière assassinée se sont recueillis au cimetière de Sainte-Agathe hier lors des funérailles.Les collègues de l\u2019infirmière assassinée sont inquiètes Dernier adieu à Monique Gaudreau NATHALIE NOLIN Pour les funérailles de Monique Gaudreau, assassinée à coups de couteau vendredi dernier, l\u2019église de Sainte-Agathe était remplie de ses collègues de travail, parents et voisins.Plusieurs citoyens se sont rendus aussi par solidarité ou pour se rassurer face aux inquiétudes qu\u2019a suscitées ce meurtre aussi crapuleux que mystérieux.Monique Gaudreau, une infirmière travaillant au bloc opératoire du centre hospitalier Laurentien de Sainte- Agathe depuis 24 ans, a été poignardée dans sa demeure située aux abords du lac des Sables, où elle vivait seule.« L\u2019effroi et la panique ont envahi tout le département du bloc opératoire.Est-ce que son agresseur en veut aux infirmières, au personnel du bloc opératoire ?On n\u2019en a aucune idée.Et les enquêteurs ne nous disent rien, ce qui n\u2019aide pas », confie une collègue qui travaillait depuis 15 ans aux côtés de la victime et qui préfère rester dans l\u2019anonymat.« Juste à s\u2019imaginer l\u2019enfer qu\u2019elle a dû vivre.C\u2019était une toute petite femme, toute menue.Tant qu\u2019on ne saura pas pourquoi c\u2019est arrivé, ça ne sera pas facile », ajoute-t-elle.Plusieurs de ses collègues de travail, certaines femmes vivant seules, sont angoissées depuis ce drame.« Ça surprend toujours, une histoire comme ça.C\u2019était une excellente infirmière, très dévouée à son travail », a témoigné Huguette Normandin, une infirmière retraitée de l\u2019hôpital de Sainte-Agathe.« C\u2019est une communauté qui se tient à Sainte-Agathe.Des drames comme ça, ça nous trouble tous », affirme Stéphane Nadon.La Sûreté du Québec, qui avait installé son poste de commandement depuis mardi dernier dans le stationnement du parc des Campeurs, non loin du lac des Sables, en espérant faire avancer l\u2019enquête, a levé son campement vendredi.« Nous avons reçu une centaine d\u2019appels et rencontré 200 personnes.Nous n\u2019avons que des bribes d\u2019information qui ne veulent absolument rien dire jusqu\u2019à maintenant », a indiqué l\u2019agent Pierre Robichaud de la SQ.L\u2019enquête n\u2019est pas terminée et selon l\u2019agent Robichaud, il suffit parfois d\u2019une seule information nouvelle pour mettre les autres morceaux du casse-tête en place.Pour les citoyens du village de quelque 6000 habitants, ce meurtre est inquiétant.Lorsque les policiers ont retrouvé Mme Gaudreau, elle gisait par terre dans sa chambre à coucher.Cependant, la porte d\u2019entrée n\u2019avait pas été forcée.Les voisins ont déclaré n\u2019avoir rien entendu, aucun cri, ni aboiements du chien de Mme Gaudreau.« On ne sait rien, mais tout le monde pense que c\u2019est quelqu\u2019un qu\u2019elle connaissait, étant donné que son chien n\u2019a même pas jappé », affirme Jacqueline Normandin, une citoyenne de Sainte-Agathe.2800029 7LP0401A1107 A4 DIMANCHE 7LP0401A1107 ZALLCALL 67 00:48:39 11/07/99 B A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 7 NOVEMBRE 1999 «Mes filles m\u2019ont rendue féministe» À l\u2019occasion de l\u2019année internationale des personnes âgées et à l\u2019aube du 21e siècle, La Presse a décidé de donner la parole aux aînés et de raconter l\u2019histoire de l\u2019un d\u2019eux chaque dimanche.De petite fille modèle à féministe à arrière-grand-mère en passant par candidate néodémocrate, commissaire aux libérations conditionnelles et conférencière sur les relations entre générations, et en surplus bénévole pour à peu près toutes les causes, Françoise Stanton est un témoin de ce siècle bien occupé.À 85 ans, malgré les petits bobos qui limitent sa mobilité, elle n\u2019arrête pas.Quand elle n\u2019est pas en Europe pour rendre visite à sa fille (une ancienne sous-ministre fédérale maintenant conseillère spéciale à l\u2019Union européenne à Bruxelles), elle est à Québec en train de faire faire leurs leçons aux enfants défavorisés d\u2019une école, à l\u2019université en train d\u2019étudier les sciences politiques ou la littérature, ou alors quelque part entre la Beauce et la Gaspésie à donner une conférence.Au début de l\u2019automne, la Ville de Québec lui a même remis une médaille spéciale pour souligner l\u2019ensemble de son oeuvre.Traditionnelle Le siècle de Mme Stanton aurait pourtant pu être un siècle bien traditionnel.Née Françoise Gamache à Montréal, en 1914, rue Saint-Hubert (son frère Marcel était l\u2019auteur de Symphorien), Mme Stanton fut une petite fille modèle qui rêvait au prince charmant.« Dans ce tempslà, on ne se posait pas de questions », dit-elle et répète-t-elle souvent durant l\u2019entrevue.C\u2019est donc sans attendre plus de la vie qu\u2019elle termine ses lettres et sciences et se marie peu de temps après avec Roger Stanton, futur haut fonctionnaire, avec la ferme intention de fonder une famille.En 1935, peu après son mariage, elle déménage dans la capitale provinciale où, à l\u2019époque, il y avait encore des trottoirs en bois.Dans sa nouvelle ville, la première de classe aux robes empesées qui rêvait d\u2019être une sainte tricote pour les colons d\u2019Abitibi, les filles mères et les hommes partis à la guerre.Rapidement, elle tombe enceinte et naît une première fille, puis une autre et une autre encore.Aucun garçon ne se faufile dans la famille qui finit par être formée de cinq petites filles et de leurs parents.Plus tard, les Stanton perdront toutefois une fille de 19 ans, Madeleine, fauchée par une voiture.« Ces choses-là, qu\u2019on le veuille ou non, ça nous marque pour la vie », laisse tomber Mme Stanton en parlant brièvement de la tragédie.Féministe En élevant ses filles, la mère de famille bien traditionnelle commence à prendre conscience de toutes sortes de faits autour d\u2019elle qu\u2019elle n\u2019avait jamais remarqués avant : ses filles, parce qu\u2019elles sont des filles, n\u2019ont pas droit aux mêmes choses que les garçons.Leur école n\u2019a pas d\u2019installations sportives aussi développées, elles n\u2019ont pas accès aux même cours, elles n\u2019ont pas de piscine.Les interrogations commencent à se faire nombreuses.« Ce sont mes filles qui m\u2019ont rendue féministe.Moi, je n\u2019avais pas vu ça avant.J\u2019ai grandi avec cinq frères.Je les servais, je repassais leurs chemises.Ils n\u2019aidaient pas du tout.On ne posait pas de questions.» Françoise Stanton ne sera plus jamais la même.Elle ajoute à son CV, à côté de bénévole et de mère de famille, la nouvelle fonction de militante.En plus de s\u2019intéresser aux démunis, elle travaillera pour les femmes.Elle dirige une division régionale de la Fédération des femmes du Québec, se joint au Nouveau Parti démocratique dont elle sera une des candidates québécoises en 1970 et 1972, elle se tourne aussi du côté municipal pour demander plus de sécurité dans la rue pour les femmes et pendant tout ce temps, elle remet en question son appartenance à l\u2019Église catholique où elle finit par rester, mais non sans avoir fait connaître haut et fort son opinion sur la (petite) place qu\u2019on réserve aux femmes.Encore aujourd\u2019hui, elle rouspète : « J\u2019aimerais tellement que la religion catholique soit modernisée, actualisée.» Le plus dur dans tout ça ?« Convaincre les hommes de nous prendre aux sérieux.On faisait nos réunions et ils pensaient que c\u2019était pour nous amuser.» Les valeurs Mais pendant qu\u2019elle s\u2019active de tous les côtés pour améliorer le sort des femmes et des défavorisés, sa vie personnelle la force à être témoin d\u2019un autre volet de la vie des femmes libérées.Durant les années soixante-dix, ses filles, mariées et mères de famille, divorcent l\u2019une après l\u2019autre.Ses dix petits-enfants se retrouvent dans des familles partagées.Une fois le choc passé, la petite fille modèle devenue féministe se met à discuter avec ses petits-enfants et amorce une autre étape de ses réflexions, cette fois sur les valeurs qui animent maintenant le Québec post-Révolution tranquille.« On ne peut que se demander si, à certains égards, on n\u2019a pas jeté le bébé avec l\u2019eau du bain », dit-elle.À son époque, les relations dans les couples n\u2019étaient peut-être pas toujours parfaitement harmonieuses, note-telle.« Mais les enfants grandissaient dans la stabilité et avec un sentiment de sécurité.» Aujourd\u2019hui, si elle avait le choix de revenir en arrière et de recommencer sa vie à l\u2019heure du féminisme et du postféminisme, elle refuserait.Les femmes paient cher leur liberté durement acquise, trouve-t-elle, même si elle applaudit les très nombreux changements sociaux dont les jeunes femmes profitent.« Dans le temps, ce n\u2019est pas vrai qu\u2019on n\u2019était pas heureuses, dit-elle.On vivait différemment.Il y avait la dépendance financière à l\u2019égard de nos maris qui était dure mais dans le quotidien, on était capable de composer, de tolérer.On s\u2019arrangeait.Ce que j\u2019ai voulu, je me suis organisée pour l\u2019avoir (.) Il y avait plus de respect pour les autres.Je ne suis pas du tout contre le progrès, mais je trouve que la société se déshumanise », dit-elle.« Je préfère la vie que j\u2019ai vécue à la vie actuelle.Il y a trop de stress, trop de course.Je n\u2019aurais jamais été assez disciplinée pour travailler dans un bureau.J\u2019ai aimé naître en 1914.J\u2019ai aimé la vie que j\u2019ai faite.» Marie-Claude Lortie PHOTO SYLVAIN BERNIER, collaboration spéciale, La Presse© « Je ne suis pas du tout contre le progrès, mais je trouve que la société se déshumanise », dit Françoise Stanton.« Dans le temps, ce n\u2019est pas vrai qu\u2019on n\u2019était pas heureuses.On vivait différemment.Il y avait la dépendance financière à l\u2019égard de nos maris qui était dure mais dans le quotidien, on était capable de composer, de tolérer.On s\u2019arrangeait.» 2797711 15 16 22 33 34 43 11 99-11-06 1 1 000 000,00 $ 50 000,00 $ 500,00 $ 50,00 $ 5,00 $ 0 59 2 150 33 237 99-11-06 7 12 13 20 22 27 45 83 1 204,82 $ 4 6 34 46 692 674 $ 99-11-06 99-11-05 686180 2 13 14 15 27 99-11-06 31 38 42 48 50 57 60 61 62 64 65 66 68 69 70 99-11-06 181 0953 584249 99-11-05 2 500 000,00 $ 203 612,10 $ 2 699,40 $ 155,40 $ 10,00 $ 10,00 $ partic.grat.0 0 66 4 095 89 708 83 833 751 448 4 12 24 31 33 34 41 9 11 015 254 $ 5 000 000 $ 7LP0501A1107 A5 DIMANCHE 7LP0501A1107 ZALLCALL 67 00:48:56 11/07/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 7 NOVEMBRE 1999 A 5 Merci Jacques! Stéphane Laporte collaboration spéciale Mon cher Jacques, Dimanche dernier, ta saison de Formule 1 a pris fin.Dans l\u2019indifférence générale.On ne t\u2019a pas invité au Centre Molson pour te porter en triomphe.On ne t\u2019a pas organisé de fête.De couronnement.Et pourtant, on aurait dû.Car ce que tu as fait cette saison pour l\u2019homme québécois est un exploit remarquable.Un geste d\u2019une générosité inégalée.Et nous t\u2019en serons toujours infiniment reconnaissant.Merci Jacques ! Du plus profond de notre fond de mâle, merci ! Il fut un temps où les courses de chars étaient une affaire de gars.Un plaisir solitaire que l\u2019on vivait tout seul, le dimanche matin, dans notre sous-sol.Et puis, tu es arrivé.Avec ton joli minois, tes lèvres charnues, tes pectoraux développés, ton attitude à la James Dean, toutes les filles ont craqué.Elles se sont mises à se lever le dimanche matin.À descendre, elles aussi, au sous-sol.Pour te regarder aller.Pour te regarder gagner.Pour fantasmer sur toi.Et voilà que nous les hommes, on devait regarder des courses de chars avec nos femmes.En les entendant se pâmer.Se lamenter.Sur le beau Jacques Villeneuve.Bien sûr, on était content quand tu gagnais.Mais ça nous rendait un peu jaloux de voir nos épouses se rouler par terre.Même très jaloux.Au point de gâcher notre fun.Et puis la saison 1999 a débuté.En Australie.Et on s\u2019est réinstallé devant la télévision.Avec nos femmes.Elles avaient tellement hâte de te revoir.Mais elles ne t\u2019ont pas beaucoup vu.À peine quelques secondes.Le temps que ton char pète.Elles sont allées se coucher.Déçues.Puis lors du Grand Prix suivant, elles se sont levées tôt, pour pouvoir enfin te voir.Mais elles t\u2019ont vu deux secondes.Le temps que ton char pète encore.Et ce fut ainsi durant toute la saison.Il y a même des Grand Prix où on ne te voyait pas du tout.Les diffuseurs étrangers ne sachant pas que les femmes québécoises se languissaient pour te voir, ils ne te montraient même pas quand ton char pétait.Le Grand Prix finissait sans qu\u2019on t\u2019ait vu une seule fois.Nos femmes étaient frustrées.Elles ont toutes fini par délaisser leur soudaine passion pour la Formule 1.La plupart d\u2019entre elles se sont remises à faire la grasse matinée le dimanche matin, dès le milieu de la saison.Les plus irréductibles ont espéré t\u2019apercevoir jusqu\u2019au Grand Prix de Malaisie.Mais une chose est sûre, dimanche dernier, à une heure du matin, il n\u2019y en avait pas une devant sa télé, pour te voir finir neuvième au Grand Prix du Japon.Il n\u2019y avait que des hommes.Des purs et durs.Les courses de chars sont redevenues une affaire de gars.Grâce à toi mon Jacques.Merci ! Mille fois merci.Merci d\u2019avoir eut la grandeur d\u2019âme de sacrifier une saison pour raccommoder l\u2019orgueil de l\u2019homo-sapin québécois.Comme on dit, en langage de courses, tu nous as donné un brake.Parce qu\u2019on commençait à en avoir plein le dos.Tu n\u2019es pas le premier athlète pour lequel nos blondes s\u2019évanouissent.Mais quand nos conjointes se morfondaient pour un joueur de hockey, qu\u2019elles trouvaient tellement beau sur la patinoire, on avait juste à attendre qu\u2019elles le voient en entrevue et le charme était rompu.Au troisième « si j\u2019aurais », nos femmes s\u2019en désintéressaient complètement.Mais toi, c\u2019est pire.Quand elles te voient en entrevue, elles fondent encore plus.Tu t\u2019exprimes mieux que nous autres ! Tu es plus beau.Plus riche.Plus jeune.Bref, nous n\u2019avions aucune chance contre toi.Heureusement, tu as compris l\u2019ampleur des dégâts que tu allais causer chez le couple québécois.Il faut dire qu\u2019après une saison avec BAR, tu t\u2019y connais en matière de dégâts ! Tu as réalisé que la passion que tu générais chez nos épouses allait devenir la principale cause de divorce au Québec.Et en héros responsable, tu as pris les dispositions nécessaires.Tu as trouvé le moyen idéal de disparaître sans t\u2019en aller.Conduire une BAR.En conduisant une BAR, c\u2019était certain que nous n\u2019allions pas te voir de la saison.Jacques, tu es d\u2019une humilité héroïque.Bien sûr, l\u2019an prochain, tu risques, avec le moteur Honda, de revenir en force.Tu vas peut-être même finir quelques courses.Être dans les points.Qui sait, peut-être même faire un podium.Ou gagner un Grand Prix.Nos blondes risquent donc de s\u2019intéresser de nouveau au sport automobile.À se remettre à fondre pour toi.Mais en bon boy, tu as pensé à nous.Pour nous éviter de devoir revivre l\u2019injuste compétition avec toi, tu vas te marier.Merci ! Ça va calmer nos blondes une fois pour toutes.Tant que tu étais célibataire, elles pouvaient toujours rêver dans leur petit jardin secret que tu tombes, un jour, pour elles.Mais un homme marié, ça réduit les espoirs inavoués de nos épouses.Surtout avec la bombe que tu as séduite.On est tranquille.Un champion marié avec une Pamela Anderson australienne, c\u2019est beaucoup moins fantasmant pour la femme québécoise.Donc, comme toi, l\u2019homme québécois peut envisager la saison 2000 avec sérénité.Nos épouses vont peut-être suivre le championnat.Mais elles le feront raisonnablement.Sans s\u2019extasier devant ta personne.Bien sûr, tu seras toujours aussi beau, intelligent et riche.Mais tu seras pris.Et en plus par une étrangère.C\u2019est parfait.Les Québécoises devront se contenter de nous autres ! Jacques, peu d\u2019athlètes placent les intérêts d\u2019une société avant leurs intérêts personnels.Toi, tu l\u2019as fait.En connaissant une saison de misère avec BAR, en t\u2019arrangeant pour être absent de nos écrans durant chaque Grand Prix, et en te mariant prochainement, tu as dégonflé l\u2019admiration sans borne que les Québécoises entretenaient à ton égard.Tu as permis à l\u2019homme québécois de reprendre sa place dans le coeur de sa conjointe.On sait que tu as fait exprès pour te planter cette année.Par solidarité envers les boys.Tu es notre héros à jamais.Nous t\u2019en serons toujours infiniment reconnaissant.Pour tous les hommes du Québec, le champion du monde de la saison 1999, c\u2019est toi ! n n n J\u2019offre ma sympathie à la famille de M.et Mme Masson, à celle de M.Duguay, et à la grande famille de La Presse durement éprouvée cette semaine.Un jour, peut-être, saurons- nous pourquoi.Pourquoi il faut vivre le départ de ceux qu\u2019on aime.Pourquoi il faut partir, nous aussi.On est si bien ici.Le revenu disponible des Canadiens est supérieur aux Américains 2796395 Presse Canadienne TORONTO Environ la moitié des Canadiens ont un revenu disponible supérieur à celui des Américains, indique une étude de Statistique Canada.« À peu près la moitié des familles canadiennes ont eu en 1995 un revenu disponible leur offrant un pouvoir d\u2019achat plus élevé que celui des familles américaines », conclut l\u2019étude comparative, qui portait sur le revenu disponible des familles au Canada et aux États- Unis.« La raison en est que les Américains très fortunés élèvent la moyenne beaucoup plus qu\u2019au Canada, alors que ceux qui sont complètement en bas de l\u2019échelle ont un pouvoir d\u2019achat moindre que ceux qui vivent ici.» Ceux qui préconisent les réductions fiscales soutiennent que le taux d\u2019imposition au Canada contribue de façon importante à l\u2019exode des cerveaux et au déménagement des sièges sociaux d\u2019entreprises au sud de la frontière.Mais les chercheurs Michael Wolfson et Brian Murphy ont découvert que les Canadiens les moins fortunés \u2014 35 % \u2014 ont plus d\u2019argent que leurs homologues américains, grâce en bonne partie aux allocations sociales plus généreuses accordées par le gouvernement aux citoyens à faible revenu.Pour le reste, les différences constatées dans les revenus disponibles sont négligeables.Dans une mise à jour qui n\u2019a pas encore été publiée, les chercheurs confirment que cette tendance existait toujours en 1997.Les avantages fiscaux que comporte le fait d\u2019aller vivre aux États- Unis ne sont pas évidents à moins d\u2019avoir un revenu de plus de 60 000 $, soutiennent les chercheurs.Il ne suffit pas de comparer le taux d\u2019imposition des deux pays ; il faut aussi tenir compte des retenues qui sont faites sur les salaires pour les régimes de retraite et l\u2019assurance-emploi.Les cotisations des Canadiens au Régime de pensions du Canada et à l\u2019assurance-emploi sont moins élevées que les retenues prévues aux États-Unis pour les allocations sociales.De même, l\u2019impôt prélevé par les États américains varie beaucoup plus que l\u2019impôt des provinces canadiennes.Même chose pour les taxes locales et municipales.Un Canadien vivant aux États- Unis ne paierait aucun impôt de l\u2019État en Floride, mais à New York, il serait soumis à un taux d\u2019imposition de 6,9 %.« New York est La Mecque d\u2019une demi-douzaine de professions, mais c\u2019est aussi le centre le plus taxé en Amérique du Nord », souligne Dave Perry, de l\u2019Association canadienne d\u2019études fiscales.« Ils (les citoyens) paient l\u2019impôt fédéral, l\u2019impôt de l\u2019État, l\u2019impôt foncier, la taxe de vente, et les coûts des abris fiscaux sont prohibitifs.De toute évidence, le taux d\u2019imposition n\u2019est pas la principale raison qui incite les gens à partir vivre aux États-Unis.» 7LP0602A1107 A6 DIMANCHE 7LP0601A1107 ZALLCALL 67 00:49:43 11/07/99 B A 6 R LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 7 NOVEMBRE 1999 Microsoft doit maintenant peser ses options Agence France-Presse WASHINGTON Microsoft, accusé vendredi de monopole sur le marché des systèmes d\u2019exploitation avec son logiciel Windows, doit maintenant peser ses options : négocier un accord à l\u2019amiable avec les autorités antitrust ou porter l\u2019affaire en appel.Le juge Thomas Jackson n\u2019a pas mâché ses mots dans sa première interprétation des faits qui lui ont été présentés depuis le début du procès, en octobre 1998.Microsoft a « démontré qu\u2019il utilisera sa puissance de marché prodigieuse et ses profits immenses pour nuire à toute société qui insisterait pour poursuivre des initiatives pouvant intensifier la concurrence contre un des principaux produits de Microsoft », selon le juge.« Le résultat final est que certaines innovations qui auraient réellement profité au consommateur n\u2019ont jamais vu le jour pour la seule raison qu\u2019elles ne coïncident pas avec les intérêts de Microsoft », a ajouté le juge Jackson dans ses conclusions.Celles-ci « sont très dures pour Microsoft », a estimé Ulric Weil, anaylste spécialiste de la haute technologie, chez Friedman, Billings, Ramsey and Company.« Je suis surpris que ces conclusions soient si résolument en faveur du gouvernement », a observé pour sa part William Kovacic, professeur de droit et expert antitrust de l\u2019université George Washington dans la capitale fédérale.Bill Gates, qui s\u2019était largement tenu à l\u2019écart des débats depuis le dépôt de la plainte du gouvernement en mai 1998, est par contre immédiatement monté au créneau, affichant sa confiance, que « l\u2019intégrité du groupe sera maintenue ».« La décision de la cour fait partie d\u2019un long processus », a déclaré le patron de Microsoft, une allusion claire à la probablitié d\u2019une procédure d\u2019appel, éventuellement jusqu\u2019à la Cour suprême.Il a toutefois laissé la porte ouverte à la possibilité d\u2019un règlement à l\u2019amiable, toujours présente dans le système judiciaire américain, en soulignant que le numéro un mondial des logiciels restait « disposé à régler ces questions de manière équitable et responsable dès que possible ».« Si Microsoft refuse de négocier et dit « nous voulons un verdict », ce verdict deviendra une base sur laquelle des sociétés bâtiront leur propre procès contre Microsoft », prévoit James Brock, professeur de l\u2019Université de Miami, dans l\u2019Ohio.Partant du principe que Microsoft a violé la loi antitrust, « l\u2019accent serait mis sur les compensations financières que ces sociétés rechercheront » a-t-il ajouté.De son côté, William Kovacic a estimé que face à son « triomphe décisif », le gouvernement pourrait ne pas vouloir négocier « à moins que ce ne soit en des termes très favorables ».Les autorités antitrust pourraient demander soit un morcèlement de Microsoft en plusieurs sociétés, soit l\u2019obliger à fournir sous licence le code source, ou code de base, de son système d\u2019exploitation Windows, selon cet expert.« Il est difficile de penser que Microsoft va trouver cela acceptable », a-t-il ajouté.Windows est le coeur de neuf ordinateurs sur dix dans le monde et des milliers de logiciels sont écrits pour fonctionner sous ce système d\u2019exploitation.Microsoft, qui emploie 27 000 personnes dans 60 pays, domine également le monde des logiciels avec notamment son traitement de texte Word son tableur Excel, et sa suite de programmes Office pour bureau.Une des possibilités pour que la Cour d\u2019appel casse le verdict du juge serait de trouver fondées les conclusions de ce dernier mais d\u2019estimer qu\u2019il a attribué aux faits une importance incorrecte, selon M.Kovacic.Ou elle pourrait également estimer acceptables les agissements de Microsoft, en reconnaissant qu\u2019au moins une partie de ses motivations étaient bonnes.Après ses conclusions préliminaires, le juge doit maintenant se prononcer de manière définitive, et décider d\u2019éventuelles sanctions.Cette procédure pourrait durer jusqu\u2019au printemps.PHOTO AP Bill Gates, qui s\u2019était largement tenu à l\u2019écart des débats depuis le dépôt de la plainte du gouvernement en mai 1998, affichait hier sa confiance.Surprise et satisfaction à Silicon Valley Un juge au parler clair Agence France-Presse WASHINGTON Le juge Thomas Penfield Jackson, auteur des conclusions préliminaires très dures contre Microsoft, est un magistrat perfectionniste qui n\u2019a pas hésité à parler clair dans ce qui restera le procès le plus important de sa carrière.Et pourtant, le juge Jackson reconnaissait lorsque le dossier lui a été confié qu\u2019il ne dominait pas toutes les subtilités technologiques de l\u2019industrie informatique.À 62 ans, le magistrat connu pour un très solide esprit d\u2019analyse, s\u2019est formé tout au long du procès et ses questions sont devenues de plus en plus pointues et techniques au fil des semaines.Puriste et perfectionniste, la profession d\u2019homme de loi est pour lui une vocation à ne pas prendre à la légère.Il exerce depuis 1982 comme juge fédéral à Washington, où il est surtout connu pour avoir envoyé le maire Marion Barry six mois en prison pour usage de cocaïne en 1991 et conduit à la démission en 1995 le sénateur Bob Packwood, qui était accusé de harcèlement sexuel.Il est née en 1937, et après des études à Harvard, financées avec une bourse de la Marine où il a passé trois ans, Thomas Penfield Jackson est entré en 1964 dans le cabinet d\u2019avocats de son père où il s\u2019est distingué par sa détermination à préparer ses dossiers dans les moindres détails.Pat Gurne, une de ses collaboratrices, se le rappelle comme très respectueux des tribunaux et des autres avocats, ce qui ne l\u2019empêche pas d\u2019être un adversaire acharné.« Il n\u2019avait pas beaucoup de considération pour ceux qui étaient impolis ou ne respectaient pas la Cour ou les autres avocats », observe Gurne.Nommé au tribunal fédéral de Washington par le président Ronald Reagan, le juge Jackson s\u2019était vu assigner dès 1983 son premier cas majeur.Le constructeur automobile General Motors était accusé par le gouvernement d\u2019avoir intentionnellement fabriqué plus d\u2019un million de véhicules avec des freins défectueux.Il a été marié trois fois.Il est le père de deux filles.Agence France-Presse SAN FRANCISCO Les responsables de la Silicon Valley, coeur de l\u2019industrie informatique américaine, ont réagi avec surprise pour les uns et satisfaction pour les autres aux conclusions d\u2019un juge estimant que Microsoft avait une position de monopole.« J\u2019ai été réellement surpris », a déclaré au San Francisco Chronicle Bob Davis, président-directeur général de Lycos, moteur de recherches sur l\u2019Internet.« Je ne m\u2019attendais pas à la force de la condamnation que nous avons vue.» Le juge Thomas Jackson a estimé que Microsoft « détenait une position dominante de monopole » sur le marché des système d\u2019exploitation pour ordinateurs personnels, avec Windows.Il avait également condamné des tactiques « néfastes » qui ont « faussé la concurrence de manière injustifiée ».Pour les avocats des consommateurs et les concurrents de la compagnie de Bill Gates, les conclusions du juge ont parfaitement saisi la nature de Microsoft.Cela « prouve que Microsoft est un des plus puissants (.) monopoles de ce siècle », a déclaré James Barksdale, ancien dirigeant de Netscape et un des plus fermes critiques de Microsoft.« Ses tactiques abusives et d\u2019intimidation ont fait du tort au consommateur.» Pour Audrie Kraus, directeur exécutif de NetAction, un groupe de consommateurs sans but lucratif de San Francisco, le fait que Microsoft dispose d\u2019un monopole « semble plutôt évident aux consommateurs ».« Vous entrez dans un magasin et vous n\u2019avez pas d\u2019autre choix que d\u2019acheter le système d\u2019exploitation de Microsoft.» Dans une interview à CNET, un site en ligne d\u2019informations sur l\u2019informatique, Jean-Louis Gassée, président de Be Incorporated, s\u2019est déclaré encouragé.« J\u2019apprécie le changement de perception que cela pourrait susciter », a-t-il dit.« Il est trop tôt pour évoquer des conséquences pratiques.Mais, en termes psychologiques, je pense que cela pourrait ouvrir des portes.Je pense que les conclusions (du juge) vont affecter tous les calculs concernant Microsoft.» L\u2019Association de l\u2019Industrie du software et de l\u2019information (SIIA) s\u2019est félicitée des conclusions du juge Jackson.« Il a affirmé que les lois antitrusts s\u2019appliquent à l\u2019industrie de la technologie de l\u2019information et qu\u2019une conduite anticoncurrentielle dans notre industrie n\u2019est pas différente d\u2019une attitude anti-concurrentielle dans n\u2019importe quelle autre industrie », a déclaré son président.Pour sa part, le ministre de la Justice de Californie, Bill Lockyer, a regretté le sort réservé au logiciel Navigator de Netscape, concurrent du l\u2019Explorer de Microsoft.PHOTO AP Le juge Thomas Penfield Jackson.Gates, un visionnaire qui fascine et exaspère Agence France-Presse WASHINGTON Doué et visionnaire, hyperactif et autoritaire, Bill Gates, le fondateur et patron de Microsoft, a bâti sa fortune, la plus importante du monde industriel, en faisant de ses logiciels un sésame incontournable dans le monde de la micro-informatique.L\u2019histoire de cet homme de technique et de marketing, self-made man de 44 ans qui fascine autant qu\u2019il exaspère, se confond avec celle de l\u2019entreprise qu\u2019il a cofondée en 1975, louée pour ses innovations et villipendé pour sa faim monopolistique.Bill Gates a ses fans : il a cette année distribué 15 milliards à différentes fondations, et au début du procès antitrust contre Microsoft, 44 % contre 32 % des Américains pensaient que ce procès n\u2019était pas mérité.Pas moins de 71 % jugent que Bill Gates mérite ses quelque 90 milliards de dollars de fortune.Ses détracteurs, souvent concurrents, dénoncent sa volonté d\u2019hégémonie industrielle.William Henry Gates III, issu d\u2019une famille bourgeoise de Seattle, dans l\u2019État de Washington, a créé Microsoft à 19 ans, en 1975, écrivant alors un système d\u2019exploitation (DOS) pour micro- ordinateurs, vendu à IBM en 1980.Six ans plus tard, Gates introduit sa société en Bourse et devient à 31 ans le plus jeune milliardaire du monde industriel.Il est reconnu pour sa capacité à naviguer dans le chaos de la technologie, anticipant les besoins du marché.« C\u2019est comme s\u2019il jouait dans un monde en trois dimensions alors que les autres sont restés dans un environnement à deux dimensions », écrit le Times.Sa réussite, Bill Gates la doit aussi à ses qualités de manager qui demande le maximum à ses collaborateurs.Ses employés acceptent des baisses de salaires quand c\u2019est nécessaire et des rythmes de travail allant jusqu\u2019à 80 heures par semaine.En 1985, Microsoft conçoit Windows, le logiciel- système qui va dépasser le système d\u2019exploitation d\u2019Apple.On lui reproche alors ses méthodes de prédateur.Apple accuse Microsoft devant la justice de copier ses brevets.Gates ne désarme pas et sort Windows 95, un système qui devient le maillon d\u2019un nouveau marché, celui de la communication.Bill Gates enfonce le clou avec Windows 98, une version qui intègre complètement des applications pour Internet.C\u2019en est trop pour le gouvernement américain qui entame une action en justice pour abus de position dominante.Gates est marié à Melinda French, de dix ans sa cadette, rencontrée au sein du « campus » de Microsoft.Le couple a deux enfants, Jennifer, 3 ans, et Rory John, né cette année.La loi antitrust américaine et ses grands procès Associated Press WASHINGTON Voici les principales compagnies poursuivies aux États-Unis dans le cadre de la législation antitrust, avant Microsoft : Standard Oil fut accusée de monopole dans l\u2019industrie pétrolière par rachat de tous ses concurrents.Comme Microsoft, la Standard Oil contrôlait environ 90 % du marché.Condamnée en 1911 par la justice américaine, la Standard Oil fut contrainte à se scinder en 34 sociétés pétrolières, dont plusieurs sont actuellement les plus grandes de la planète : Exxon, Mobil, Chevron, Amoco.American Tobacco fut accusée de fixation prédatrice des prix et autres attitudes monopolistiques sur le marché américain de la cigarette, dont elle contrôlait 95 %.Condamnée en 1911, American Tobacco se scinda en 16 sociétés, dont les plus importantes aujourd\u2019hui sont R.J.Reynolds et British American Tobacco.U.S.Steel, qui contrôlait les deux tiers du marché américain de l\u2019acier, fut accusée de monopole en raison de son gigantisme.En 1920, la Cour suprême des États-Unis décida que la taille d\u2019une entreprise ne pouvait constituer à elle seule une volonté monopolistique.Ce jugement porta un coup à tous les procès fédéraux intentés dans le cadre de la législation antitrust, suspendus pendant près de 20 ans.IBM fut accusée de monopole sur le marché des ordinateurs, au cours d\u2019un procès-fleuve qui dura 13 ans et fut la plus importante attaque dans le secteur des ordinateurs avant l\u2019affaire Microsoft.Le département de la Justice a abandonné les poursuites en 1982.AT&T fut accusée d\u2019utiliser sa situation de monopole sur les liaisons téléphoniques locales pour exclure ses concurrents des marchés longue distance et de matériel de téléphonie.Un accord amiable est intervenu en 1982, le même jour que dans l\u2019affaire IBM.AT&T a gardé son secteur longue distance et accepté de se débarrasser de sept compagnies de téléphone locales, connues depuis sous le nom de « Baby Bells ».Intel, poursuivie pour usage illégal de sa position dominante pour « extorquer » des nouvelles technologies à ses rivaux, a passé un accord avec le gouvernement américain en mars dernier.Intel domine à 85 % le marché des puces pour PC.Dans le règlement, la société a accepté de partager certaines technologies avec ses concurrents mais n\u2019a pas eu à reconnaître sa situation de monopole. 7LP0701A1107 a07 actus dim 7 novembre 7LP0701A1107 ZALLCALL 67 00:49:03 11/07/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 7 NOVEMBRE 1999 A 7 EgyptAir: messe pour trois victimes de Saint-Lambert MARIE-CLAUDE GIRARD Une cérémonie à la mémoire des trois membres d\u2019une même famille disparus dans l\u2019accident du Boeing 767 d\u2019EgyptAir a été célébrée hier matin à l\u2019église catholique de Saint-Lambert, dans un grand souci d\u2019intimité et de discrétion.En fin d\u2019après-midi, un hommage semblable était rendu à l\u2019éditeur adjoint et vice-président de La Presse, Claude Masson, et sa femme Jeannine Bourdages à l\u2019église Saint-Pie-X de Trois-Rivières, à l\u2019invitation du quotidien Le Nouvelliste où M.Masson avait travaillé et comptait plusieurs amis.À Saint-Lambert, des proches et des amis, mais aussi bon nombre de citoyens de la municipalité de la Rive-Sud sont venus se recueillir à la mémoire de Luce Poirier, 62 ans, son frère, Bernard Poirier, 69 ans, et son mari, Jacques H.Noreau, 67 ans.Le maire de Saint-Lambert, Guy Boissy, a confié aux journalistes qu\u2019il avait grandi avec M.Poirier et connaissait les trois disparus depuis des années, M.Noreau étant arrivé à Saint-Lambert à l\u2019adolescence.Tous trois étaient actifs dans leur communauté, à l\u2019église et dans les loisirs communautaires.Mais c\u2019était des gens d\u2019une grande discrétion qui ne prenaient pas les devants de la scène, a souligné M.Boissy.Ancien professeur et directeur d\u2019école à la retraite, M.Poirier avait beaucoup de charisme, dit-il.L\u2019homme de 69 ans devait d\u2019ailleurs servir d\u2019accompagnateur au groupe de touristes québécois en Égypte.Mme Poirier-Noreau était agent de voyages pour l\u2019agence Le Tassili.Elle avait réuni les membres du groupe en prévision du voyage.L\u2019ancien curé de la paroisse, Judes Péloquin, a exercé pendant une quinzaine d\u2019années à Saint-Lambert et y a côtoyé le couple Noreau et M.Poirier.Il a été appelé à célébrer la messe en compagnie du curé actuel, Jean-Luc Vannay.En l\u2019absence de cendres ou de cercueils, des photos de victimes ont été placées à l\u2019avant de l\u2019église.« Le climat est très serein », a indiqué M.Boissy.Une messe commémorative présidée par le cardinal Jean-Claude Turcotte sera également célébrée jeudi midi, jour du Souvenir, à la basilique Notre-Dame à la mémoire de M.Masson et de Mme Bourdages.PHOTO BERNARD BRAULT, La Presse © Le maire de Saint-Lambert, Guy Boissy.Dans l\u2019ordre habituel, M.Bernard Poirier, sa soeur Mme Luce Poirier et M.Jacques H.Noreau, l\u2019époux de Mme Poirier.Le commandant du vol 990 était un des meilleurs pilotes de Boeing 767 Les recherches des deux boîtes noires ont repris AFP NEWPORT Le commandant du vol 990 New- York-Le Caire, qui s\u2019est abîmé le 31 octobre dans l\u2019Atlantique, était un des « meilleurs pilotes de Boeing 767 », a déclaré hier le directeur de la compagnie EgyptAir pour l\u2019Amérique du nord, Samir El Shanawany.Ahmed El Habashy avait « peutêtre plus de 20 000 heures de vol, dont probablement 6000 sur le 767 », a indiqué M.El Shanawany lors d\u2019une conférence de presse.Le directeur a indiqué avoir été un ami très proche du pilote.« Je le connaissais très bien.Nous étions du même âge et servions depuis plus de 30 ans EgyptAir », a-til précisé.La compagnie envisage de changer le numéro du vol 990 qui assure la liaison New York/Le Caire, a précisé M.El Shanawany.« Plusieurs conseillers nous l\u2019ont suggéré.Mais nous n\u2019avons encore pris aucune décision », a-t-il ajouté.Les équipages d\u2019EgyptAir suivent des « entraînements très stricts aux États-Unis et dans d\u2019autres centres et simulateurs très réputés à travers le monde », a poursuivi le directeur.EgyptAir n\u2019avait eu aucun problème d\u2019inverseurs de poussée sur ses Boeing 767 avant celui de l\u2019appareil qui s\u2019est écrasé, a-t-il précisé.Un des inverseurs de poussée de l\u2019avion avait été désactivé avant le vol New York/Le Caire.Selon les enquêteurs, il n\u2019est pas établi toutefois que cela ait pu jouer un rôle dans la catastrophe.Au total, 340 personnes représentant 135 des 217 victimes se sont rendues à Newport (nord-est), où se trouve le quartier général de l\u2019enquête, a indiqué le directeur.D\u2019autres doivent arriver aujourd\u2019hui pour la cérémonie à la mémoire des victimes.d\u2019après AP et PC NEWPORT, Rhode Island Une nouvelle accalmie au large de la Nouvelle-Angleterre a permis hier à la marine américaine de remettre à l\u2019eau le robot sous-marin Deep Drone, qui est utilisé pour tenter de récupérer les « boîtes noires » du Boeing 767 d\u2019EgyptAir qui s\u2019est abîmé en mer dimanche dernier, faisant 14 victimes québécoises et au moins six autres canadiennes.À terre, des membres des familles des victimes ont pu voir les premières pièces de l\u2019avion récupérées qui sont entreposées sur une ancienne base militaire.La marine disposait d\u2019une petite « fenêtre » samedi après-midi pour utiliser le Deep Drone, la météo annonçant une nouvelle détérioration en fin de soirée.Les enregistreurs de vol du Boeing ont été repérés vendredi sur le fond de l\u2019océan.Tout en se disant convaincu que les enregistreurs seraient récupérés en bon état, le président du Bureau de la sécurité des transports aux Etats- Unis, James Hall, a souligné que les enquêteurs feraient face à un « long, long processus » pour déterminer les causes de la catastrophe.Au Québec, des services commémoratifs pour cinq des 14 victimes québécoises de la tragédie d\u2019Egyptair ont eu lieu hier.Aujourd\u2019hui, une cérémonie à la mémoire des disparus aura lieu à 15 heures au Brenton Point State Park, à Newport, dans le Rhode Island.Le gouvernement du Québec y sera représenté par la ministre de la Culture et des Communications, Agnès Maltais, et par la déléguée générale du Québec à New York, Diane Wilhelmy, a indiqué hier le cabinet du premier ministre Lucien Bouchard, par voie de communiqué.Célébrités.45e anniversaire de mariage Le 16 octobre 1954, jeunes et beaux, Lucile Piché et Jean-Marie Lalonde unissent leur destin à l\u2019église Saint-Alphonse d\u2019Youville.Quarante-cinq années se sont écoulées depuis ce jour.Et pendant toutes ces années, Lucile et Jean-Marie ont été, pour nous, des parents dévoués et modèles.Nous mesurons bien exactement aujourd\u2019hui toute la chance que nous avons eue.Avec tout notre amour.Leurs enfants, Geneviève, Anne- Marie, Jean-Louis, Michel et Roger, leurs conjoints et leurs petitsenfants.Félicitations à Marie-Claude Giard Récipiendaire de la Médaille académique du Gouverneur Général du Canada pour avoir obtenu la plus haute moyenne à la fin de ses études secondaires au Collège Mont St-Louis (promotion 1998-1999).Tes résultats remarquables présagent d\u2019un avenir tout aussi remarquable.Nous sommes très fiers de toi.Tes parents, Huguette Robichaud et Yves Giard Roland Merrette et Françoise Girard Ils se sont mariés le 12 novembre 1949 Souvenir d\u2019une soirée d\u2019opéra?Peut-être.mais aussi souvenir d\u2019un amour durable, d\u2019un projet de vie solide, d\u2019un désir de se cultiver, d\u2019apprendre, de s\u2019améliorer qu\u2019ils ont transmis à leurs deux filles, Line et Sylvie-Anne.Heureux 50e anniversaire, papa et maman, de la part de vos deux filles qui vous aiment.Célébrités.Pour plus de renseignements 285-6999 ou 285-7274 Appels interubains sans frais: 1 (800) 361-5013 2802768 2795608 7LP0801A1107 a08 murde dim 7 novembre 7LP0801A1107 ZALLCALL 67 00:46:30 11/07/99 B A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 7 NOVEMBRE 1999 Dix ans après la chute du Mur Chronologie Trois semaines ont suffi pour tout changer Associated Press BERLIN Voici une chronologie de l\u2019histoire du Mur de Berlin, de sa création à la réunification allemande en passant par la chute du Rideau de Fer.ÉTÉ 1952 : fermeture des frontières entre la RFA et la RDA, qui restent toutefois ouvertes à Berlin 13 AOÛT 1961 : construction du Mur de Berlin Année 1989 PRINTEMPS-ÉTÉ : des milliers d\u2019Est-Allemands profitent de l\u2019ouverture des frontières en Hongrie pour passer à l\u2019Est.À l\u2019automne, manifestations quotidiennes, notamment à Leipzig, pour réclamer la liberté de voyager.7 OCTOBRE : lors du 40e anniversaire de la RDA, le président soviétique Mikhail Gorbatchev lance cet avertissement au dirigeant est-allemand Erich Honecker : « La vie punit ceux qui arrivent en retard » 18 OCTOBRE : lâché par Moscou, Honecker est contraint à la démission.Il est remplacé par Egon Krenz, son dauphin au Parti socialiste unifié (SED, communiste) 27 OCTOBRE : M.Krenz promet une loi libéralisant les voyages et une amnistie générale pour les personnes condamnées pour avoir tenté de passer à l\u2019Ouest.4 NOVEMBRE : un million de gens manifestent sur l\u2019Alexanderplatz à Berlin-Est.Ils seront 750 000 le 6 dans le pays.7/8 NOVEMBRE : démission du gouvernement, puis du Politburo du SED.9 NOVEMBRE : le régime estallemand aux abois annonce l\u2019ouverture de la frontière interallemande 13 NOVEMBRE : Hans Modrow, premier ministre est-allemand par intérim.20 NOVEMBRE : les manifestants qui défilent à Leipzig depuis octobre demandent pour la première fois l\u2019unité de l\u2019Allemagne 28 NOVEMBRE : le chancelier ouest-allemand Helmut Kohl propose un plan en dix points visant à rapprocher la RDA de la RFA par des « structures confédérales ».19 DÉCEMBRE : MM.Kohl et Modrow se rencontrent à Dresde et annoncent l\u2019ouverture de négociations sur la réunification.22 DÉCEMBRE : ouverture de la porte de Brandebourg, symbole de l\u2019unité de Berlin et de l\u2019Allemagne.L\u2019année 1990 1er JANVIER : le Parlement estallemand vote une loi libéralisant les voyages à l\u2019étranger.M.Modrow tend la main à l\u2019opposition.30 JANVIER : M.Gorbatchev, après avoir discuté avec M.Modrow, donne son feu vert à la réunification.13 FÉVRIER : les quatre grands alliés de la Seconde guerre mondiale (France, États-Unis, Grande- Bretagne et URSS) donnent à leur tour leur feu vert.18 MARS : premières élections libres en RDA, remportées par la coalition conservatrice menée par Lothar de Maizière.Ce dernier deviendra premier ministre le 12 avril.24 AVRIL : MM.Kohl et De Maizière annoncent l\u2019union monétaire, économique et sociale de la RDA et de la RFA pour le 1er juillet.5 MAI : début des discussions du groupe « 2+4 » réunissant RFA, RDA et les quatre Alliés.1er JUILLET : entrée en vigueur de l\u2019union ; le deutschmark devient la monnaie commune aux deux États.16 JUILLET : M.Gorbatchev accepte que l\u2019Allemagne unifiée appartienne à l\u2019OTAN.9 AOÛT : les parlementaires ouest-allemands se prononcent pour des élections panallemandes le 2 décembre.23 AOÛT : après des semaines de discussions, les députés estallemands acceptent la date du 3 octobre pour l\u2019unification politique de l\u2019Allemagne.27 SEPTEMBRE : union des SPD (Parti social-démocrate) de RFA et de RDA.1er OCTOBRE : union des CDU (Union chrétienne-démocrate) d\u2019Est et d\u2019Ouest.À New York, les ministres des Affaires étrangères des quatre puissances victorieuses abandonnent leurs droits sur Berlin-Ouest et la RFA.3 OCTOBRE : à minuit, l\u2019Allemagne est réunifiée.v d\u2019après AP BERLIN Il n\u2019aura fallu que trois semaines entre octobre et novembre 1989 pour que la face de la RDA soit changée, alors que par milliers les Allemands de l\u2019Est s\u2019engouffraient dans la brèche ouverte au printemps par la Hongrie dans le Rideau de Fer.Le film des événements s\u2019est accéléré le 18 octobre 1989, date de la démission d\u2019Erich Honecker, chef du parti et de l\u2019État pendant 18 ans, qui avait supervisé la construction du Mur de Berlin en août 1961.Lâché par Moscou, celui à qui Mikhail Gorbatchev avait dit quelques jours plus tôt : « La vie punit ceux qui arrivent en retard » est contraint à la démission et remplacé par Egon Krenz, son dauphin officieux.Cinq jours plus tard, le 23 octobre, c\u2019est la première manifestation de masse : 300 000 personnes défilent dans les rues de Leipzig.Le 19, Krenz devient officiellement chef de l\u2019État mais des manifestants à Berlin-Est protestent contre sa candidature unique et réclament des élections libres.Alors que Honecker avait refusé la légalisation de l\u2019organisation d\u2019opposition Neues Forum (Nouveau Forum), le 26 octobre, Gunter Schabowski, membre du bureau politique du PC est-allemand (Parti socialiste unifié, SED) et patron du parti à Berlin, rencontre des membres du Forum.C\u2019est le premier contact officiel entre le pouvoir et l\u2019opposition.Le lendemain, M.Krenz annonce une amnistie générale pour les personnes condamnées pour avoir tenté de passer à l\u2019Ouest et demande à ceux qui ont réussi de rentrer au bercail.Il promet également une nouvelle loi libéralisant les voyages.Mais le 30 octobre, plusieurs centaines de milliers de personnes manifestent dans tout le pays.Le 1er novembre, M.Krenz est à Moscou où Mikhail Gorbatchev « l\u2019initie » à la perestroika et à la glasnost.Le No1 est-allemand repart de Moscou les mains vides.Le 3 novembre, les autorités annoncent que les personnes désireuses de partir à l\u2019Ouest peuvent le faire en passant par la Tchécoslovaquie, dont la frontière est à nouveau ouverte sans visa.Comme la Hongrie quelques semaines plus tôt, ce pays voit à nouveau affluer les candidats à l\u2019émigration.Dans le même temps, cinq nouveaux membres conservateurs du Politburo du SED sont limogés, en plus des deux qui l\u2019avaient été en même temps que M.Honecker.Le 4 novembre, environ un million de manifestants submergent l\u2019Alexanderplatz à Berlin- Est dans ce qui apparaît comme la plus importante manifestation de l\u2019histoire de la RDA.Deux jours plus tard, 750 000 personnes tiennent des meetings dans l\u2019ensemble du pays.Le gouvernement rend public un projet de loi autorisant les voyages à l\u2019Ouest un mois par an.Tout s\u2019accélère.Le 7, le gouvernement démissionne et le projet de loi sur les voyages, considéré comme trop restrictif, est rejeté par une commission parlementaire.Le 8 novembre, c\u2019est au tour de 21 membres du bureau politique du SED de démissionner.Ils sont remplacés par seulement 11 responsables, dont quatre nouveaux membres.Alors que 40 000 personnes manifestent à Berlin, les autorités acceptent de légaliser le Neues Forum.Le chancelier Helmut Kohl offre une aide à l\u2019Allemagne de l\u2019Est, en échange de réformes démocratiques et du changement du système économique.Dans l\u2019après-midi du jeudi 9 novembre, la RDA annonce l\u2019ouverture conditionnelle de ses frontières avec la RFA.Mais les Berlinois de l\u2019Est n\u2019attendent pas pour obtenir un bon de sortie officiel et submergent les postes-frontières.Le Mur, érigé 28 ans plus tôt, tombe.PHOTO AP Les Berlinois de l\u2019Est, vus de dos ci-dessus, se bousculaient le 12 novembre 1989 pour traverser par une brèche du Mur, Place Potsdamer, alors que les Berlinois de l\u2019Ouest, grimpés sur le Mur, les accueillaient.Entre bonheur et amertume L\u2019Ostalgie se porte bien COLLEEN BARRY Associated Press, BERLIN Dix ans après la chute du Mur de Berlin, le 9 novembre 1989, les ex-Allemands de l\u2019Est ont vu leur niveau de vie progresser et beaucoup se disent heureux.Mais ce bonheur est gâché par un sentiment de perte identitaire lié au passage presque sans transition aux valeurs occidentales après la réunification.Wir sind das Volk (Nous sommes le peuple).Il y a dix ans, des centaines de milliers de manifestants estallemands défiaient le pouvoir communiste de la RDA, en scandant ce slogan.Quelques semaines plus tard, le Mur de Berlin tombe.Les gardesfrontière est-allemands laissent passer des milliers de leurs concitoyens en direction de l\u2019ouest de la ville.Lors d\u2019une nuit restée inoubliable, des inconnus sont tombés dans les bras les uns des autres, des familles se sont retrouvées, des Allemands de l\u2019Ouest ont même distribué de l\u2019argent à leurs visiteurs et une foule en liesse a dansé autour du Mur.Aujourd\u2019hui, l\u2019euphorie a depuis longtemps laissé la place au désenchantement chez les 17 millions d\u2019« Ossis » plongés presque sans transition dans la société occidentale, après quatre décennies de communisme.Un véritable choc culturel.Une énorme banderole sur l\u2019Alexanderplatz, le coeur de l\u2019ancien Berlin-Est, souligne les frustrations des anciens citoyens de la RDA : « Nous ÉTIONS le peuple », proclame-t-elle en détournant l\u2019ancien mot d\u2019ordre contestataire.Les incompréhensions et malentendus entre l\u2019Est et l\u2019Ouest se sont fait jour après la réunification allemande le 3 octobre 1990.Le fossé culturel se retrouve dans les plus petits détails de la vie courante, comme l\u2019habitude est-allemande de serrer la main des collègues de travail tous les jours, affirme Hendrik Berth, psychologue à Dresde.« Je pense que de nombreux Allemands de l\u2019Ouest se sont dits : « Nous sommes réunifiés, ils n\u2019ont qu\u2019à s\u2019adapter à notre mode de vie », remarque M.Berth.« Mais vous ne pouvez pas décréter qu\u2019à partir du 3 octobre 1990, le passé est clos ».Le clivage rejaillit sur les grandes questions de société, dessinant les contours de deux Allemagnes distinctes.Un sondage mené par des psychologues de l\u2019université de Leipzig montre que les Allemands de l\u2019Est sont majoritairement pour la peine de mort (58 %) alors que ceux de l\u2019Ouest n\u2019y sont favorables qu\u2019à 37 %.Les Ossis sont aussi largement opposés (56 %) à une participation allemande à une opération armée de l\u2019OTAN.Les Allemands de l\u2019Ouest ne rejettent eux cette possibilité qu\u2019à 38 %.Enfin, 82 % des Ossis (contre 66 % des Wessis) s\u2019opposeraient au positionnement d\u2019armes nucléaires américaines en Allemagne.Autre différence, les Allemands de l\u2019Ouest accordent davantage d\u2019importance aux loisirs, tandis qu\u2019à l\u2019Est, où sévit un taux de chômage de 17 %, on met l\u2019accent sur le travail.Malgré leur vague à l\u2019âme, près de 60 % des Allemands de l\u2019Est se disent heureux, soit une hausse de plus de 50 % par rapport à 1990, selon le Centre de recherche des sciences sociales du Berlin-Brandebourg.Ils citent leur vie privée comme leur principale source de joie.Les Allemands de l\u2019Est estiment à 84 % que leur vie est meilleure depuis la chute du Mur, selon un sondage commandité par le magazine Stern.En dix ans, plus de 11 700 kilomètres de routes et 5400 kilomètres de voies ferrées ont été modernisées ou construites.Deutsche Telekom a investi 50 milliards de marks (26,5 mds d\u2019euros) pour faire du réseau téléphonique est-allemand le plus moderne au monde.Avant 1990, neuf habitants de la RDA sur 10 n\u2019avaient pas accès au téléphone.Les grands indicateurs économiques \u2014 chômage, exportations, croissance, productivité \u2014 restent médiocres, mais s\u2019améliorent.L\u2019écart des revenus se réduit : les salariés de l\u2019Est gagnent 25 % de moins que ceux de l\u2019Ouest, un chiffre qui était de 53 % en 1991.Les deux années qui ont suivi la réunification, 35 % des emplois ont disparu avec la fermeture des industries vétustes.Le processus de privatisation a été plus rapide que dans n\u2019importe quel autre pays excommuniste.L\u2019industrie, à 90 % aux mains de l\u2019Etat en 1990, était privatisée dans la même proportion cinq ans plus tard.« La plupart des pays ne pourraient soutenir ce rythme sans une révolte », déclare John Zindar, responsable d\u2019une agence chargée d\u2019attirer les investissments à l\u2019Est.Les Allemands de l\u2019Ouest « ont pu le faire parce qu\u2019ils avaient les moyens de payer le coût social », à travers notamment de généreuses allocations chômage.BURT HERMAN AP, BERLIN Reliques communistes, virées en Trabant, soirées spéciales « musique de la RDA ».La mode kitsch de l \u2019 « O s t a l g i e » \u2014 ou nostalgie de l\u2019ancienne Allemagne de l\u2019Est \u2014 se porte bien dix ans après la chute du Mur de Berlin.Dans les autres pays de l\u2019Est et la Russie, les commémorations de l\u2019ancien régime sont essentiellement le fait de personnes âgées, mais en Allemagne orientale, l\u2019Ostalgie, contraction d\u2019« ost » (est) et de nostalgie, touche toutes les classes d\u2019âge.En octobre, le film Sonnenallee, une comédie romantique sur la vie de la jeunesse est-allemande dans les années 70, a fait plus de 345 000 entrées.Il y a quelques semaines, une « nuit de l\u2019Ostalgie » dans une boîte de nuit de Berlin a attiré des centaines d\u2019amateurs, venus assister à une représentation en play-back des Easty Girls, version RDA des Spice Girls, foulard rouge autour du cou.De nombreux participants en uniformes des garde-frontières ou des Jeunesses communistes est-allemandes se sont déhanchés devant une statue de Lénine certifiée d\u2019ex-URSS.De nombreuses canettes de Vita- Cola, boisson symbole de l\u2019ex- Allemagne de l\u2019Est qui est toujours produite, achevait de donner à la soirée un air rétro. LA PRlfSSfc, MONTRÉAL DIMANCHE 7 NOVEMBRE L999 A 9 ¦A p OUI OUI* M contre les collaboration spéciale Montréal* certains endroits sont réservés, parfois depuis des années, à l'expression des graffiteurs qui peignent les murs Avec des résultats qui peuvent être surprenants! On a beaucoup polémique1 sur la question ces derniers temps à la suite de la découverte de peinture aérosol sur les murs et les colonnes de plusieurs stations de métro.Pour ou contre les graffitis?Tout l'art de la rue peut bien souvent s'exprimer lorsqu'on «confie» un mur à ces artistes contemporains.Comme l'a fait Bnue Burnett.président de la compagnie Antrcv, qui a autorisé des jeunes sans emploi, des étudiants et des artistes à peindre une murale gigantesque de 2000 pieds carrés dans le quartier du Plateau.Coup de ^ pub?Sûrement, mais c'était aussi une occasion donnée à ces jeunes de s exprimer en toute légalité.«Ils étaient une quinzaine.Us oui mélange leurs différents su les el le résultat est vraiment beau.e\\plique-t-il.Ils ont du talent et il faut leur donner cette liberté pour l'exprimer.» Une conception partagée par Patrick Martin du Passeport bar.rue Saint-Denis.Les murs extérieurs de la bâtisse soin depuis longtemps utilises par ces artistes de la rue I e dernier en date.Philippe Agbessi.est venu proposeï différentes Bgures qu'il pouvait réaliser.«Si c'est l'anarchie, sa n'a plus de sens, assure Patrick Martin.Il laut leur laisser des moyens d'expression m Tous affirment qu'une lois le mur peint.aUCUfl graffiteur ne viendra refaire un tag par-dessus «'Cela ne se fait pas dans le milieu 1 ^* Jeu 4.I Photos Robert Mailloux.La Presse® 7LP1001A1107 A10 DIMANCHE 7LP1001A1107 ZALLCALL 67 00:49:13 11/07/99 B A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 7 NOVEMBRE 1999 Le pape en Inde : entre indifférence et « hystérie » MARC THIBODEAU envoyé spécial NEW DELHI, Inde Si l\u2019on fait abstraction des hauts cris poussés par quelques groupes extrémistes ayant l\u2019oreille du gouvernement, le présent séjour de trois jours du pape Jean Paul II en Inde ne suscite guère d\u2019émoi parmi la population majoritaire de ce vaste pays.Depuis le début de la semaine, la plupart des hindous sont d\u2019abord et avant tout préoccupés par les préparatifs de la fête des Lumières, le plus important événement religieux de l\u2019année, qui se tient aujourd\u2019hui.Les célébrations visent à souligner la victoire du roi Rama, incarnation du dieu Vishnou, sur les démons.Des milliers de lumières sont posées devant les maisons et les appartements de manière à rappeler que les sujets du monarque avaient allumé des lampions pour guider son retour subséquent parmi les siens.En marge de ces considérations, beaucoup d\u2019hindous ne voient tout simplement pas pourquoi ils devraient s\u2019intéresser à un homme qui n\u2019a « rien à voir » avec leur vie spirituelle.« Aller voir le pape, pourquoi donc ?Je suis hindou, moi », lance, typiquement, un jeune agent immobilier.En dépit de telles réserves, des milliers d\u2019hindous, joignant leur voix à la communauté chrétienne du pays \u2014 qui regroupe aujourd\u2019hui 23 millions de personnes, soit une infime fraction de la population totale \u2014 avaient réservé un accueil des plus enthousiastes à Jean Paul II lors de son premier passage en Inde, en 1986.À cette occasion, le pape avait visité plusieurs villes sur une période de dix jours en saluant la « tradition de tolérance » du pays.Cette fois, la visite est d\u2019abord protocolaire puisque le Vatican désirait rendre publique une lettre apostolique pour l\u2019Asie.Selon l\u2019archevêque de New Delhi, le document devait initialement être dévoilé en Chine, mais les autorités communistes ont refusé.L\u2019Inde a alors été retenue même si la date de la fête des Lumières ne semblait pas idéale.Depuis la dernière venue du pape, la situation s\u2019est considérablement transformée dans le pays, les tensions interethniques s\u2019étant multipliées.Au cours des dernières années, plusieurs attentats dramatiques ciblant des missionnaires chrétiens actifs dans les régions les plus pauvres ont été portées à l\u2019attention de la communauté internationale.L\u2019arrivée au pouvoir du BJP, qui vient de remporter les plus récentes élections législatives à la tête d\u2019une alliance de partis regroupant notamment des groupes fondamentalistes hindous, complique encore un peu plus les choses.Le gouvernement, qui veut éviter tout incident, a mis les bouchées doubles pour assurer la sécurité du pape tout en tentant tant bien que mal de ne pas trop indisposer son aile radicale.Il a ainsi « recommandé » au vice- président du pays de ne pas participer à une rencontre interreligieuse en présence de Jean Paul II en soulignant qu\u2019un tel geste ne serait pas approprié pour le représentant d\u2019un État laïc.Cette recommandation a été dénoncée par les représentants locaux de l\u2019Église, qui y voient une concession aux fanatiques hindous.Au cours des semaines précédant l\u2019arrivée du pape, qui doit présider aujourd\u2019hui une importante messe au stade Jawaharlal Nehru avant de partir demain pour la Géorgie, ces fanatiques ont multiplié les manifestations.Ils réclament notamment que l\u2019Église présente des excuses pour les « atrocités » supposément commises contre des hindous dans la colonie portugaise de Goa, sur la côte Ouest de l\u2019Inde, il y a près de 400 ans.Ils veulent aussi que cessent les « conversions forcées » d\u2019hindous au christianisme qu\u2019ils attribuent aux missionnaires actuels.Diverses bannières apposées dans les rues de New Delhi martèlent à ce titre que « la conversion est une agression ».Les extrémistes hindous ont aussi mis sur pied une caravane devant cheminer de Goa jusqu\u2019à la capitale, qui a fait long feu.À son arrivée à New Delhi jeudi, seules quelques centaines de personnes se sont réunies pour marquer l\u2019occasion.Avec des slogans comme « Rama, pas Rome », ils espéraient susciter une importante vague de contestation à la venue du pape, qui ne s\u2019est jamais matérialisée.Le ressentiment de ces militants est alimenté par l\u2019action de groupes chrétiens extrémistes, qui multiplient les commentaires provocateurs.Une secte baptiste établie dans deux États indiens soulignait ainsi récemment dans un pamphlet que les hindous sont liés « par la peur et la tradition à de faux dieux ».La Conférence des évêques catholiques de l\u2019Inde n\u2019a guère fait mieux en permettant cette semaine à un autre groupe extrémiste de diffuser sous son aile un communiqué soulignant que les hindous exploitent les minorités chrétiennes du pays en invoquant une religion « basée uniquement sur la fiction et la fantaisie ».Ces échanges ont amené les médias indiens à parler « d\u2019hystérie collective » à l\u2019approche de la venue du pape.Une expression qui semble pour le moins exagérée si l\u2019on considère qu\u2019aucune manifestation digne de ce nom n\u2019a été signalée lors de son arrivée à l\u2019aéroport, vendredi.Il semble, du moins pour la majorité des Indiens, que la raison a prévalu.« Toutes les religions ont leurs extrémistes », explique Bhatia, un quinquagénaire actif dans le secteur bancaire qui espérait vendredi pouvoir assister aujourd\u2019hui à la messe du pape au stade Jawaharlal Nehru.Environ 50 000 personnes y sont attendues.« Je suis curieux d\u2019entendre ce qu\u2019il a à dire.Peut-être que j\u2019apprendrai quelque chose d\u2019important », dit cet hindou.PHOTO AP Le pape essaye de réprimer un bâillement au cours de la cérémonie d\u2019hier.PHOTO AP Le pape Jean Paul II en compagnie du président indien, K.R.Narayaman, à gauche, l\u2019épouse de celui-ci, Usha Narayaman, et le premier ministre Atal Bihari Vajpayee, au palais présidentiel de New Delhi.Le pape a été reçu en grande pompe. 7LP1101A1107 A11, dimanche, MONDE 7LP1101A1107 ZALLCALL 67 00:49:19 11/07/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 7 NOVEMBRE 1999 A 11 Monde L\u2019EXPRESS INTERNATIONAL La rébellion congolaise accuse Kinshasa de violer la trève RWANDA Tribunal d\u2019Arusha n Le Rwanda a accusé la juridiction chargée de juger les responsables du génocide de 1994 de faire le jeu des coupables après la relaxe d\u2019un accusé et suspendu sa coopération avec elle.La remise en liberté d\u2019un dignitaire de l\u2019ancien régime génocidaire par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPR) a été très mal accueillie par les autorités de Kigali.Le prévenu, M.Jean-Bosco Barayagwiza, était directeur des affaires politiques au ministère des Affaires étrangères au moment du génocide rwandais de 1994, qui a coûté la vie à des centaines de milliers de Tutsis et de Hutus modérés.d\u2019après AFP MAROC Sahara occidental n Le roi Mohammed VI du Maroc a rappelé l\u2019attachement de son pays au référendum d\u2019autodétermination au Sahara occidental, prévu pour le 31 juillet prochain et qui sera, selon l\u2019ONU, « très probablement » retardé d\u2019au moins plusieurs mois.Mercredi, le ministre marocain de l\u2019Intérieur, Driss Basri, avait expliqué ce retard par le nombre important de recours formulés par les personnes qui n\u2019ont pas été reconnues comme électeurs par la Commission d\u2019identification des Nations Unies.Selon l\u2019ONU, il y en aurait déjà 79 000.d\u2019après AFP TADJIKISTAN Rakhomonov mène n Le président sortant Emomali Rakhmonov a raflé jusqu\u2019à 90 % des voix dans quelques districts de l\u2019est du Tadjikistan, s\u2019assurant déjà d\u2019une victoire dans une élection présidentielle controversée, selon des résultats provisoires.M.Rakhmonov, qui brigue un mandat de sept ans à la tête de l\u2019État, a ainsi remporté une écrasante majorité dans l\u2019est du pays, une région réputée favorable à l\u2019opposition islamiste.d\u2019après AFP ÉTATS-UNIS Bush, un « novice » n Le candidat favori à la présidence des États-Unis, George W.Bush, a commis « une erreur de novice » en analysant la situation au Pakistan, a estimé le New York Times.Interrogé par une chaîne de télévision de Boston, George W.Bush avait affirmé que « le nouveau général pakistanais vient d\u2019être élu.pas élu, ce gars a pris le pouvoir, il semble devoir apporter la stabilité à son pays et je pense que c\u2019est bon pour le sous-continent ».Pour le journal new-yorkais, « une telle formulation dénuée de toute nuance est une erreur de novice ».d\u2019après AFP INDE Test d\u2019un missile n L\u2019Inde a annoncé qu\u2019elle allait bientôt tester un missile balistique d\u2019une portée de 5000 km.Le Surya (le Soleil) sera bientôt testé en vol et « aura une portée de 5000 km », a déclaré le ministre d\u2019Etat à la Défense, Bachchi Singh Rawat.C\u2019est la première fois que l\u2019Inde reconnaît officiellement qu\u2019elle développe un missile à longue portée.L\u2019Inde dispose déjà de plusieurs catégories de missiles, dont un missile de moyenne portée, l\u2019Agni (le Feu), dont la version la plus moderne, l\u2019Agni-II, a une portée de 2300 km et peut être équipée d\u2019une tête nucléaire.d\u2019après AFP HAÏTI Élections n L\u2019Espace de concertation, coalition politique de cinq partis rassemblant les socialistes haïtiens et une partie des centristes, a tenu à Petit Goâve (68 km au sud-ouest de Port-au-Prince), sous protection policière, son premier meeting électoral.Des élections législatives, municipales et locales sont prévues le 19 mars (premier tour) et le 30 avril 2000 (second tour).Quelques milliers de personnes ont assisté à ce rassemblement qui a commencé avec une heure de retard.d\u2019après AFP EMMANUEL GOUJON Agence France-Presse, KIGALI Le cessez-le-feu en République démocratique du Congo (RDC) est largement compromis après que les deux plus importants mouvements rebelles eurent menacé hier de reprendre les combats, accusant Kinshasa de violer régulièrement l\u2019accord de Lusaka entré en vigueur le 31 août.Le président du Mouvement de libération du Congo (MLC), Jean- Pierre Bemba, a déclaré « caduc » dans la soirée l\u2019accord de cessez-lefeu de Lusaka en accusant une nouvelle fois les forces gouvernementales d\u2019avoir attaqué ses positions dans la matinée.Le MLC contrôle une bonne partie du nord de la RDC.Puis le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD), le principal mouvement rebelle, a menacé hier soir de reprendre les combats si la communauté internationale ne condamne pas les agissements de Kinshasa.Le RCD est maître de l\u2019est et du nord-est du pays.« Le RCD prend solennellement à témoin la communauté internationale : les armes qui se sont tues vont peut-être à nouveau parler du fait de (Laurent-Désiré) Kabila (président de la RDC) et de lui seul », a déclaré par téléphone depuis Goma (est) le porte-parole du RCD, Kin Kiey Mulumba.L\u2019accord de cessez-le-feu de Lusaka a été signé le 10 juillet par six pays engagés dans les combats dans l\u2019ancien Zaïre : la RDC et ses alliés angolais, zimbabwéens et namibiens ainsi que le Rwanda et l\u2019Ouganda qui soutiennent militairement la rébellion.Les rebelles ont paraphé le texte le 31 août.Depuis, les deux camps s\u2019accusent mutuellement de violations du cessez-le-feu sans qu\u2019il soit possible à des sources indépendantes de confirmer.« Maintenant, le cessez-le-feu est caduc après les multiples violations du cessez-le-feu par M.Kabila », a déclaré M.Bemba.Il a énuméré ses positions qui ont été, selon lui, la cible d\u2019attaques de l\u2019armée congolaise depuis le 31 août.« Nous considérons qu\u2019après les bombardements meurtriers de Gbadolite, Makanza, Bomongo, Bonginda, Bogbonga et Dongo, en plus de la reprise de la localité de Libanda, cette nouvelle attaque confirme la volonté des autorités de Kinshasa de renoncer définitivement à la paix et aux accords de Lusaka », a-t-il estimé.« Le MLC prend acte de la rupture par M.Kabila de l\u2019accord de Lusaka.Aussi, à dater de ce jour, le MLC décide de réagir à toute attaque des troupes du dictateur et s\u2019arroge le droit de poursuivre son combat pour la libération totale du Congo », a-t-il conclu.Interrogé sur d\u2019éventuelles représailles, il a répondu : « Notre contre-offensive a déjà commencé, le signal de Kabila est clair, il ne cherchait qu\u2019à gagner du temps avec le cessez-le-feu, pour le MLC, le cessez-le-feu est désormais terminé puisque Kabila l\u2019a violé.» « À Kinshasa, le RCD est informé que Kabila est en train de charger une dizaine de bateaux pour en faire des navires de guerre ayant pour mission de faire mouvement vers Kisangani (nord-est) », a-t-il ajouté.PHOTO AP Les inondations ravagent le Vietnam Les inondations catastrophiques dans sept provinces du centre du Vietnam ont fait 433 morts tandis que 79 personnes sont portées disparues.Le ciel s\u2019est éclairci, mais une nouvelle dépression accompagnée de fortes pluies était attendue.Les sept millions d\u2019habitants de ces régions sont désormais menacés par la pénurie alimentaire, l\u2019absence d\u2019eau potable et les épidémies.Dans la seule province de Thua Thien Hue, la plus touchée, où se trouve l\u2019ancienne capitale impériale de Hué, 256 personnes ont été tuées et 71 sont portées disparues.Quelque 900 000 personnes ont été déplacées, soit la quasi-totalité de la population de la province.L\u2019armée russe bombarde la Tchétchénie et nie toute divergence avec le Kremlin Agence France-Presse MOSCOU Les bombardements russes sur la Tchétchénie (Caucase russe) se sont poursuivis hier, frappant de nouveau des civils, tandis que l\u2019armée démentait vigoureusement toute divergence avec le Kremlin sur la poursuite de l\u2019opération militaire, avancée dans la presse russe.Le chiffre des personnes déplacées, selon Moscou, a atteint les 200 000, dont moins d\u2019un sur dix ont trouvé place dans les camps.Le ministre des Situations d\u2019urgence, Sergueï Choïgou, de retour d\u2019une tournée sur le terrain, a affirmé que « 15 500 personnes » se trouvaient « actuellement dans les camps de réfugiés ».« Dans le courant de la semaine, nous sommes en mesure d\u2019installer encore des camps pour environ 30 000 personnes », a-t-il ajouté.Les autres réfugiés sont logés chez l\u2019habitant ou vivent dans des conditions de précarité totale.Les plus hauts responsables militaires russes ont réagi très vigoureusement hier aux informations du quotidien Moskovski Komsomolets de la veille affirmant que plusieurs généraux avaient menacé de démissionner si le Kremlin ouvrait des négociations avec le pouvoir indépendantiste tchétchène.« Nous déclarons que toute tentative d\u2019opposer le pouvoir et le commandement militaire (.) est vouée à l\u2019échec », écrivent le maréchal Igor Sergueïev, ministre de la Défense, et son chef d\u2019état-major, Anatoli Kvachnine, dans un communiqué commun.« La direction du ministère de la Défense, de l\u2019état-major et de toutes les forces armées forme une structure unie et efficace.» D\u2019autres journaux ont pourtant enfoncé le clou hier, en assurant cette fois que le président Boris Eltsine pourrait décider très prochainement d\u2019interrompre l\u2019opération militaire en Tchétchénie et de limoger son premier ministre, Vladimir Poutine, considéré comme le premier des « faucons » de la guerre en Tchétchénie.Le président tchétchène, Aslan Maskhadov, s\u2019est dit prêt hier à ouvrir des négociations, selon le vicepremier ministre, Kazbek Makhachev, cité depuis Grozny par Interfax.M.Maskhadov a également relevé à nouveau que les leaders du Caucase du Nord pouvaient aider au règlement du conflit.Le président Maskhadov a à plusieurs reprises demandé à rencontrer le président Eltsine.Mais Moscou jusqu\u2019à présent a répondu en déclarant ne plus reconnaître M.Maskhadov \u2014 élu en janvier 1997 \u2014 comme une autorité légitime.« M.Maskhadov s\u2019est mis luimême hors du processus de négociations » et aucune discussion ne peut être menée tant que la Tchétchénie « servira de base pour les terroristes », a relevé hier le général Valeri Manilov, chef adjoint de l\u2019état-major.Sur le front, les bombardements d\u2019aviation et d\u2019artillerie russes sur la capitale indépendantiste et sur plusieurs localités ont continué, faisant, selon Grozny, au moins 11 morts hier.Vendredi, des réfugiés de Sernovodsk (40 km à l\u2019ouest de Grozny) avaient affirmé que leur village avait été violemment bombardé à l\u2019artillerie bien qu\u2019aucun combattant ne s\u2019y trouve.« Nous sommes allés voir les Russes pour leur dire qu\u2019il n\u2019y avait plus de combattants islamistes chez nous », a raconté Indris Elboukaïev, directeur d\u2019une ferme collective à Sernovodsk.Selon Grozny, 3200 civils ont été tués depuis le lancement de la campagne aérienne le 5 septembre.Mais ce chiffre est totalement invérifiable de source indépendante.Les forces russes progressent lentement mais régulièrement depuis plusieurs semaines, encerclant peu à peu Grozny et d\u2019autres localités importantes comme Goudermes, dans l\u2019est de la république.Le nouveau cabinet pakistanais prête serment Agence France-Presse ISLAMABAD Le nouveau gouvernement du Pakistan formé par le général Pervez Musharraf, qui a pris le pouvoir le mois dernier, et un cabinet de 10 membres dont neuf civils et un général à la retraite, a prêté serment hier à Islamabad.Les dix « experts » choisis par le nouvel homme fort du Pakistan, qui n\u2019a voulu prendre dans son gouvernement aucun homme politique, ont prêté serment à huis clos devant le président pakistanais Muhammad Rafiq Tarar, réduit depuis le coup d\u2019État à un rôle purement honorifique.Le nouveau gouvernement devra avant tout s\u2019atteler à la tâche de redresser l\u2019économie, tout en assurant le maintien de la loi et l\u2019ordre et la lutte contre la corruption, et en tentant de préserver le soutien populaire dont semble bénéficier le général Musharraf.Le fait que ces neuf hommes et une femme ne soient pas issus des milieux politiques qui se sont partagés le pouvoir ces dernières années pourrait jouer en leur faveur, estimait-on hier matin dans la presse pakistanaise.« Ils ont une fraîcheur qui, si elle ne se fane pas très vite dans l\u2019atmosphère étouffante d\u2019Islamabad, devrait créer un certain dynamisme dans la conduite des affaires nationales », écrivait hier le grand journal Dawn.« Les capacités personnelles et professionnelles des ministres ajoutent à la crédibilité du nouveau pouvoir », soulignait un autre grand quotidien, The News.Le gouvernement qui a prêté serment hier compte, outre les huit membres déjà nommés, deux ministres dont la nomination a été annoncée hier matin : l\u2019homme d\u2019affaires Usman Aminuddin en tant que ministre du Pétrole et des Ressources naturelles, et un autre homme d\u2019affaires, Abbas Sarfraz Khan, comme ministre pour le Cachemire et les régions du nord et frontalières.Le général Musharraf, se félicitant à l\u2019issue de la cérémonie de ce que ce gouvernement était « une excellente équipe », selon l\u2019agence Associated Press of Pakistan, a également indiqué qu\u2019il nommerait ultérieurement d\u2019autres ministres.Vendredi, le général Musharraf avait nommé le général à la retraite Moenuddin Haider ministre de l\u2019Intérieur, Mme Zubeida Jalal à l\u2019Education, M.Omar Asghar aux Affaires locales, M.Abdul Razzaq Daud au Commerce et au Développement rural, Abdul Malik Kansi au Travail et à la Santé, et M.Shafqat Jamot à l\u2019Agriculture.La semaine dernière le diplomate Abdus Sattar avait été nommé aux Affaires étrangères et Shaukat Aziz, un banquier, aux Finances.Le général Musharraf, qui présidera le nouveau cabinet, est aussi le chef du Conseil National de Sécurité (CNS), l\u2019instance suprême du Pakistan, qui comprend deux autres militaires et quatre civils.Le général, qui s\u2019est déjà rendu en Arabie saoudite et dans les Émirats arabes unis, devait quitter le Pakistan aujourd\u2019hui pour une brève visite au Qatar, en Turquie et au Koweit.Le soutien financier des pays du Golfe est depuis longtemps important pour le Pakistan, dont un million de citoyens travaillent en outre dans ces pays. 7LP1201A1107 A12, dimanche, MONDE 7LP1201A1107 ZALLCALL 67 00:44:02 11/07/99 B A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 7 NOVEMBRE 1999 Monde La ligne médiane de la France vis-à-vis du Québec Louis-Bernard Robitaille collaboration spéciale PARIS D\u2019abord, il faut dire que Frédéric Bastien a fait du beau travail avec ce premier déblayage du terrain francoquébécois.Et qu\u2019il a, principalement, réussi un très joli coup en mettant la main, bien avant les délais prévus, sur les archives du président Mitterrand (concernant le Québec, toujours).L\u2019accès aux archives du président Pompidou, qui sont elles aussi intéressantes, allait un peu plus de soi, vue l\u2019importance du lobby québécois au sein de la vieille garde gaulliste.Tout cela aboutit à un excellent tableau d\u2019ensemble, à un récit passablement complet des événements des 30 dernières années, de 1969 à 1999.C\u2019était la première fois que cela se faisait.De révélations sensationnelles, on n\u2019en trouvera pas vraiment dans le livre de Bastien.Et d\u2019ailleurs, lui-même n\u2019a pas eu accès aux acteurs de premier plan du feuilleton : Mitterrand et Lévesque sont morts, Parizeau, Chirac, Giscard, Barre, Mulroney etc.ont refusé de répondre à ses questions ou demandes d\u2019entrevues.Jacques Parizeau, en particulier, est resté insensible à une demi-douzaine de tentatives, et il n\u2019a même pas répondu lorsque Bastien lui a demandé de commenter la subvention de 25 000 $ qui aurait été versée par Philippe Rossillon lors de la fondation de l\u2019ex-quotidien Le Jour.Sur le véritable comportement des protagonistes, on ne saura peut-être jamais le fin mot de l\u2019histoire puisque, faut-il le dire, le Québec et la francophonie ont été, pour Giscard, Mitterrand puis Chirac, des sujets plutôt secondaires, qui ne prêtaient pas aux grands drames et aux anecdotes.Avec raison, Bastien souligne que la biographie en deux tomes de Lacouture sur Mitterrand ne comporte pas une seule ligne sur la question du Sommet de la francophonie, encore moins sur les querelles, pas vraiment tragiques, entre Paris, Québec et Ottawa.Les limites du sujet étant tracées, il faut reconnaître que, pour un observateur (parisien) de longue date de cette lancinante histoire, la moisson que rapporte Bastien, principalement des archives de Pompidou et Mitterrand, est plus importante qu\u2019on pouvait le croire.On aurait pu penser que les affaires du Québec \u2014 fort subalternes au regard des relations avec l\u2019Allemagne, l\u2019URSS et les É.- U.\u2014 étaient réglées entre deux portes et en cinq minutes lorsque venait le temps de prendre telle ou telle décision.On découvre avec intérêt grâce à Bastien que le dossier québécois existait véritablement, et faisait l\u2019objet de notes suivies à l\u2019Élysée, au Quai d\u2019Orsay, etc.La ministre Louise Beaudoin, dont le rôle dans toutes ces affaires n\u2019est plus à démontrer, nous disait hier encore qu\u2019à la lecture du livre, elle avait vraiment découvert, entre autres, l\u2019importance du rôle joué dans l\u2019ombre par Hubert Védrine, important conseiller auprès de Mitterrand.Védrine, dont personne ne soupçonnait vraiment les tendances pro-québécoises, est celui qui, à l\u2019Élysée et à plusieurs reprises, remet François Mitterrand dans le droit chemin de la politique québécoise « traditionnelle » de la France depuis 1967.Tandis que le tiers-mondiste Régis Debray, au contraire, aurait tendance à liquider le sujet, notamment à l\u2019occasion du projet de Sommet francophone.L\u2019intérêt des notes échangées vient le plus souvent du ton direct et familier utilisé, en particulier au sujet des personnes en cause, Trudeau ou Lévesque.Il ressort de ce long historique, fort bien mené, une image assez juste de la position française vis-à-vis du Québec, et que l\u2019on pourrait résumer de la façon suivante.À partir du formidable écart diplomatique de de Gaulle en 1967 \u2014 unique vis-à-vis d\u2019un pays à la fois allié, ami et démocratique comme le Canada \u2014 Paris a de fait des relations « directes et privilégiées » avec le Québec, en qui elle reconnaît le berceau des « Français du Canada ».De par le fait accompli, elle s\u2019accorde le droit, par-dessus la tête du Canada, d\u2019appuyer le droit du Québec à la fois à son épanouissement politique et culturel et, le cas échéant, à l\u2019autodétermination.Ce fait accompli \u2014 créé par le « Vive le Québec libre » \u2014, Ottawa a finalement été obligé de vivre avec, mais sans jamais renoncer tout à fait à le remettre en question, par le biais d\u2019une normalisation radicale de ses rapports avec Paris, où le Québec serait redevenu une province comme les autres dans un Canada à la fois fédéral et officiellement bilingue.D\u2019où les tensions récurrentes entre Paris et Ottawa, lequel ne cherche pas en soi, comme disent certains, à rayer le Québec de la surface de la Terre, mais à effacer l\u2019outrage de 1967.De son côté la France, ancienne puissance impériale qui ne reconnaît pas volontiers ses torts, sauf peut-être si l\u2019interlocuteur est Washington ou Moscou, s\u2019est installée dans cette nouvelle configuration politique (inédite en Occident) où elle a des relations directes et privilégiées avec le Québec, y compris en s\u2019opposant au besoin à Ottawa, ou en évoquant publiquement l\u2019hypothèse d\u2019une séparation.La ligne politique tenue au fil des 30 dernières années se résume à la défense de ce fait accompli, au refus de la normalisation.Cela veut dire d\u2019une part qu\u2019après analyse du dossier, aucun président français \u2014 aussi antinationaliste fût-il comme Mitterrand \u2014 n\u2019a jamais été tenté de revenir sur le fait acquis, et que toutes les tentatives d\u2019Ottawa, sous Trudeau ou Chrétien, pour arriver à une normalisation officielle ont été soldées par des échecs.Mais, lorsque, comme sous Mulroney, Ottawa se résignait à cette sorte de ménage à trois ou à ces relations particulières entre Québec et Paris, il n\u2019y avait même plus de sujet de discorde.Il y a un gigantesque consensus (mou) de la classe politique française pour maintenir ces rapports privilégiés, et les divergences de point de vue entre Mitterrand et Chirac, ou entre le Chirac de 1982 et celui de 1997, présentent au fond assez peu d\u2019intérêt.Le lobby « souverainiste » en France tient dans une petite pièce, et ses membres sont souvent des retraités de la politique.Mais de lobby canadien, qui défendrait on ne sait quels intérêts, il n\u2019y en a pas du tout.Ce que montre bien Bastien, c\u2019est précisément qu\u2019au-delà des brouilles de personnes, des revirements ou des péripéties de la politique intérieure en France, tout le monde en est toujours revenu à la ligne médiane mise en place dans les années soixante-dix.Cette ligne, c\u2019est celle du soutien au Québec.Cela veut-il dire, par exemple, qu\u2019en 1995, Paris aurait suivi n\u2019importe où un Jacques Parizeau qui aurait décidé de proclamer la souveraineté un mois après un référendum gagné d\u2019extrême justesse, dans un climat de crise grave avec Ottawa, et peut-être avec Washington ?Rien n\u2019est plus contestable.On y reviendra.Relations particulières, la France face au Québec après de Gaulle.Frédéric Bastien, Éd.du Boréal, Montréal 1999.Des législatives qui constituent un test pour la fragile démocratie russe Un avant-goût en tout cas de l\u2019élection présidentielle prévue à l\u2019été SYLVIE BRIAND collaboration spéciale, MOSCOU Dans un peu plus d\u2019un mois, les électeurs russes se rendront aux urnes pour élire les 450 députés qui siégeront à la Douma (chambre basse du Parlement) pour les quatre prochaines années.Un test crucial pour la fragile démocratie russe, selon le politologue Andreï Piontkovski, qui estime que « le résultat et la procédure des élections le 19 décembre sont le meilleur des indicateurs sur le déroulement de l\u2019élection présidentielle de cet été ».La campagne électorale a commencé il y a quelques mois par ce qu\u2019on appelle ici la guerre des médias entre la chaîne publique ORT, que contrôle l\u2019homme d\u2019affaires Boris Berezovski proche de l\u2019entourage présidentiel, et la chaîne privée NTV, favorable au maire de Moscou Iouri Loujkov.Les scandales \u2014 certains fabriqués, d\u2019autres vrais \u2014 se succèdent depuis sur les ondes pour compromettre les membres du clan « ennemi ».Quant à la guerre dans le Caucase, qui a coûté la vie à des centaines de personnes, elle sert de façon assez cynique de cheval de bataille pour les élections.« Les Russes ne doivent pas trop compter sur des élections propres et honnêtes », déclarait récemment à un quotidien le chef du parti Iabloko, Grigori Iavlinski.Il faisait entre autres référence au meurtre soigneusement orchestré d\u2019un député de la ville de Saint-Pétersbourg.Cet assassinat non élucidé \u2014 comme c\u2019est la triste coutume \u2014 faisait suite à celui, en novembre 1998, de la députée démocrate Galina Starovoïtova.La lutte contre la corruption et la criminalité, qui est depuis longtemps le talon d\u2019Achille de la bureaucratie russe, est devenue dans cette campagne électorale le refrain préféré des politiciens, même si ironiquement très peu d\u2019entre eux sont au-dessus de tout soupçon.Pour lutter contre ce fléau, tous les candidats ont dû déclarer à la Commission électorale leurs revenus et leurs possessions.Les électeurs ont pu se rendre compte que presque tous leurs députés vivaient étrangement sous le seuil de la pauvreté.Ainsi un député communiste, qui possède deux Mercedes, a déclaré avoir gagné environ 6000 $ US cette année, pas assez pour s\u2019acheter de l\u2019essence, plaisantait un commentateur à la télévision.« Nos députés ne travaillent bien sûr que pour l\u2019amour de la patrie », continuait l\u2019animateur de l\u2019émission satirique Itogo.Même si cette campagne électorale se déroule comme celle de 1995, avec en arrière- plan la guerre en Tchétchénie, le résultat des législatives de cette année devrait différer du précédent scrutin, en raison notamment de l\u2019arrivée de partis tels La Patrie- Toute la Russie.La nostalgie communiste Les communistes, malgré l\u2019absence quasi totale de couverture médiatique, demeurent envers et contre tout en tête des sondages avec environ 25 % des intentions de vote.La grogne et les dissensions règnent toutefois au sein de ce parti \u2014 qui avait raflé la majorité des suffrages en 1995 \u2014, depuis l\u2019échec cinglant de la motion de destitution lancée contre le président Eltsine.« Le Parti communiste est un parti mourant », déclarait récemment le leader de l\u2019Union des Forces droites Sergueï Kirienko, estimant que « la dernière chance de survie de ce parti était l\u2019impeachment ».Cependant, les nostalgiques de l\u2019URSS sont encore nombreux en Russie, et l\u2019intervention de l\u2019OTAN au Kosovo, de même que l\u2019extension de cette organisation dans des pays autrefois alliés au Pacte de Varsovie, ont donné des voix aux partis de gauche, aux communistes bien sûr, mais aussi et surtout à la nouvelle coalition La Patrie-Toute la Russie du maire de Moscou Iouri Loujkov et de l\u2019ex-premier ministre Evgueni Primakov.Selon des experts, la coalition Loujkov-Primakov (centre gauche) devrait rallier les mécontents de la politique libérale en Russie.Il s\u2019agit d\u2019une alliance judicieuse : au contraire de Iouri Loujkov qui n\u2019a de popularité que dans la capitale russe, M.Primakov, 68 ans, avec ses allures débonnaires à la Brejnev, est devenu en quelques mois le politicien le plus populaire au pays.Une victoire éclatante de cette coalition aux législatives préluderait peut-être à la victoire de Evgueni Primakov à la présidence.Mais la « famille », comme on appelle ici le clan présidentiel, n\u2019entend pas perdre ses intérêts au Kremlin.Les mauvaises langues veulent que la formation Unité, qui regroupe tout comme La Patrie- Toute la Russie des gouverneurs régionaux, ait été formée et financée par le Kremlin pour contrer l\u2019alliance Loujkov-Primakov, ennemis jurés de la famille.Quant à la droite russe, elle subit le contrecoup de la crise économique du 17 août 1998.« Les démocrates » \u2014 mot honni en Russie \u2014 sont accusés par certains d\u2019avoir ruiné et volé une partie des richesses du pays après la débâcle de l\u2019URSS.Seul le parti libéral Iabloko semble avoir encore les faveurs de l\u2019électorat russe, au contraire de l\u2019Union des Forces droites, de l\u2019expremier ministre Sergueï Kirienko et Boris Nemtsov, qui auront du mal à recueillir les 5 % de votes nécessaires pour entrer à la Douma.Le parti de Grigori Iavlinski, auquel s\u2019est joint un autre ex-premier ministre, Sergueï Stépachine, devrait récolter à peu près le même pourcentage que lors du dernier suffrage en 1995 (7 % des voix).Et peut-être même plus, selon des experts, M.Iavlinski ayant toujours joué avec succès la carte de l\u2019opposition, sans jamais se trouver mêlé aux affaires louches du Kremlin.« Le parti Iabloko est le seul, avec celui de M.Kirienko, qui a l\u2019intention de poursuivre les réformes économiques », souligne l\u2019analyste Evgueni Kourguianouk, pour qui l\u2019anathème présent sur les réformateurs n\u2019est que temporaire.« Je l\u2019espère, sinon les réformes économiques mais aussi démocratiques dans ce pays devront un jour reprendre de zéro », a-t-il ajouté.Enfin, cette élection ne serait pas la même sans la présence de quelques fantômes dans les partis naziste et staliniste, qui ont été dûment enregistrés par la Commission électorale.Ils ne récolteront qu\u2019un très faible pourcentage des voix, mais ils rappellent, selon M.Piontkovski, « qu\u2019en Russie rôde toujours la tentation totalitaire ».Grandes manoeuvres d\u2019Inco en Nouvelle-Calédonie Usine pilote de 50 millions de dollars pour exploiter le minerai de Goro JACQUES-MAURICE CLER Le Figaro, NOUMÉA Inaugurée officiellement la semaine dernière, l\u2019usine pilote de Goro-Nickel a été construite par Inco sur les hauteurs de la baie de Prony \u2014 sud de la Grande Terre \u2014 pour la dernière mise au point d\u2019un procédé innovant de traitement des latérites, abondantes dans cette région mais relativement pauvres en nickel.La réalisation de cette usine est le résultat de longues démarches auprès de l\u2019État français qui n\u2019aboutiront qu\u2019en 1992, au moment où Inco finit par obtenir l\u2019accord du gouvernement pour l\u2019acquisition auprès du BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières) des parts de sa filiale Sopromines, propriétaire d\u2019importantes concessions dans la région de Goro.Inco, associé dans le projet actuel avec le BRGM (respectivement 85 et 15 %), dispose ainsi de gisements de latérites nickelifères représentant plus de 200 millions de tonnes sèches de minerai d\u2019une teneur moyenne de 1,60 % de nickel d\u2019une qualité exceptionnelle et de 0,17 % de cobalt.Travaux d\u2019infrastructure Pour rentabiliser l\u2019exploitation de ce gisement, Inco expérimente depuis plusieurs années un procédé de traitement des latérites calédoniennes.Ce procédé original \u2014 couvert par le secret industriel \u2014 consiste en une lixiviation (lessivage) du minerai à l\u2019acide sulfurique dans un autoclave sous pression suivie par plusieurs étapes de purification et de séparation afin de produire de l\u2019oxyde de nickel et du carbonate de cobalt commercialisables sous forme de poudre.L\u2019usine pilote permet de tester le procédé à un échelon semi-industriel sans considérations de bénéfices économiques pendant les essais.C\u2019est un effort important d\u2019un montant de 50 millions de dollars.Si les résultats sont satisfaisants, une usine sera construite en vraie grandeur sur le même site.L\u2019investissement sera alors considérable, de l\u2019ordre de 1,6 milliard de dollars car, outre l\u2019exploitation minière et la construction de l\u2019usine, la réalisation du projet de Goro-Nickel suppose d\u2019importants travaux d\u2019infrastructure de transports terrestre et maritime et la construction d\u2019une centrale d\u2019énergie électrique.La décision pourrait être prise par Inco dès la fin de l\u2019année 2000.L\u2019usine commerciale serait opérationnelle en 2003 avec une capacité de production annuelle d\u2019environ 54 000 tonnes de nickel et 5400 tonnes de cobalt.Le projet de Goro-Nickel intervient dans une conjoncture plutôt difficile, malgré des perspectives de relance de la consommation de nickel en Asie du Sud-Est.La SLN (Société le Nickel-Eramet) a ralenti sa production qui ne devrait pas dépasser 57 000 tonnes en 1999.Falconbridge, pour sa part, avance prudemment dans ses études de faisabilité avant de réaliser son projet de construction d\u2019une usine dans le nord de la Nouvelle-Calédonie en association avec SMSP (Société des mines du Sud Pacifique, propriété de la Sofinor contrôlée par des indépendantistes).L\u2019usine du Nord aurait une capacité annuelle de 54 000 tonnes de nickel contenu.Le siège social d\u2019INCO est à Toronto. 7LP1301A1107 A13, dimanche, AILLEURS 7LP1101A1107 ZALLCALL 67 00:46:53 11/07/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 7 NOVEMBRE 1999 A 13 L\u2019art renouvelé de vendre du tabac Chassés de la pub et de la commandite, les barons du tabac inventent des trucs Une collègue journaliste de La Presse arpentait la rédaction l\u2019autre jour, appelant à signer une pétition adressée à la direction et qui demande que, malgré le délai décrété par Québec pour appliquer la loi interdisant le droit de fumer au travail à compter du 17 décembre, le journal impose quand même cette règle à cette date.Une forte majorité \u2014 126 membres de la rédaction \u2014 ont signé la pétition.y compris des fumeurs, qui admettaient ainsi leur soumission à la divine cigarette, ou qui signifiaient par là leur respect des autres, ou les deux.Socialement, fumer se porte de plus en plus mal en Amérique du Nord et en Occident en général, ce qui n\u2019empêche pas les jeunes d\u2019y trouver un plaisir croissant, les jeunes femmes en particulier.Ailleurs, dans le tiers-monde par exemple, ce plaisir est en expansion formidable.En Chine, révèle le Los Angeles Times, 300 millions d\u2019hommes fument (les femmes qui fument ne forment qu\u2019un pour cent de la population).Ce qui fait qu\u2019un homme sur huit actuellement en Chine meurt de la cigarette, le rapport devant passer à un sur trois en 2050.Une génération de veuves du tabac se dessine déjà dans le pays.L\u2019information ambiante y est pour quelque chose : seulement 40 % des Chinois savent que fumer peut conduire au cancer du poumon, moins encore aux maladies cardiaques.Si la tendance se maintient, bientôt trois millions de Chinois par année mourront de la cigarette, qui deviendra de loin la première cause de mortalité en Chine.Vers un traité international antitabac ?Les fabricants de cigarettes nordaméricains ont encaissé des raclées appréciables ces dernières années, mais on sait qu\u2019ils ont déjà, depuis longtemps maintenant, jeté leur dévolu sur le tiers-monde pour compenser ce qu\u2019ils entrevoyaient, en l\u2019occurrence des amendes de plusieurs centaines de milliards de dollars à verser à la société américaine.Ils tapent donc le tiersmonde, avec l\u2019aide occasionnelle d\u2019ailleurs du gouvernement américain.Ainsi, l\u2019Organisation mondiale de la santé tient actuellement à Genève des séances de consultation en vue d\u2019un traité international régissant la publicité, la promotion, la commandite, la taxation et la présentation du tabac.Et qui met les bois dans les roues du processus ?Les États-Unis pardi, à la tête d\u2019un quarteron de producteurs de cigarettes incluant la Turquie, le Japon et l\u2019Argentine, relève le correspondant à Genève du Financial Times, de Londres.Si l\u2019Organisation mondiale de la santé vise un traité international sur le tabac, c\u2019est que cette agence, mandatée à cet effet par les Nations unies, a ses chiffres : toutes les huit secondes, un citoyen meurt des effets du tabagisme sur cette planète.Ce qui équivaut à l\u2019écrasement, chaque jour, de 27 jumbos du type Boeing 747 bien remplis.Quatre millions de personnes par année meurent du tabac et le chiffre pourrait atteindre 10 millions en 2030, si la tendance se maintient.Les consultations préalables à un traité antitabac à Genève ne sont pas particulièrement médiatisées : c\u2019est un groupe américain du nom de Infact, représentant 580 organismes voués à la santé, qui a sonné l\u2019alarme sur les manoeuvres auxquelles s\u2019y adonnent les barons du tabac avec l\u2019aide de Washington.La directrice du groupe, Kathryn Mulvey, s\u2019est indignée du fait que l\u2019administration Clinton, qui pourtant trime pour protéger les enfants américains contre le tabac, soit aussi inconséquente eu égard aux autres enfants du monde.L\u2019OMS savait un peu à quoi s\u2019attendre, ayant pris connaissance, à l\u2019occasion d\u2019un procès au Minnesota l\u2019an dernier, « d\u2019un effort systématique et planétaire de l\u2019industrie du tabac pour empêcher toute forme de contrôle du tabac » émanant des Nations unies.Que Bill Clinton se targue de marquer des points contre le tabac est sûrement vrai : à preuve, le géant Philip Morris, pas vaincu mais ébranlé, se dit prêt à financer une campagne prévenant les jeunes du danger de fumer.Un vice-président de Philip Morris, David R.Davies, confie même à un journaliste du quotidien The Independent, de Londres, qu\u2019il ne s\u2019oppose pas à ce que l\u2019âge du droit d\u2019acheter des cigarettes aux États-Unis passe de 16 à 18 ans.L\u2019industrie du tabac récemment a dû jeter du lest.Mais Ellen Goodman, chroniqueur au Boston Globe, conteste la bonne foi des barons du tabac.Ces gens-là, dit-elle, ressemblent à des criminels qui disent qu\u2019ils ne recommenceront plus jamais, mais qui refusent d\u2019admettre leur crime.Elle tourne en ridicule la campagne promotionnelle de l\u2019industrie du tabac qui, au coût de 100 millions US, voudra prouver qu\u2019elle est un bon citoyen corporatif en s\u2019impliquant dans l\u2019aide aux victimes de désastres naturels et autres oeuvres méritoires.Une imagination sans limite.De fait, ailleurs, l\u2019industrie du tabac continue de faire flèche de tout bois.Dans le tiers-monde en général, la pub tabac marche comme jamais.Un magazine comme Jeune Afrique continue de publier de pleines pages d\u2019annonce couleur de marques de tabac, en espaces prioritaires.Mais dans les sociétés développées, comme la pub, et maintenant les commandites, sont de plus en plus inaccessibles aux fabricants de tabac, on se tourne vers d\u2019autres avenues de communication comme les relations publiques, Internet bien sûr, et cette trouvaille qui nous atteindra éventuellement : frapper du nom, de la couleur ou du logo d\u2019une marque de cigarettes toutes sortes de choses de la vie quotidienne du citoyen.Les symboles d\u2019une marque de tabac peuvent devenir un magazine, un café, une chaîne de bistrots, une station de radio, une ligne de vêtements, etc.The Independent signale qu\u2019en Malaysia par exemple, Benson & Hedges a déjà créé une chaîne de bistros très in, les « B&H Bistros », où le blason de B&H est omniprésent.Le fin du fin aujourd\u2019hui à Kuala Lumpur, le midi ou à la sortie des bureaux, c\u2019est de fréquenter un B&H Bistro.On peut aussi acheter du café B&H désormais en Malaysia, un café torréfié à Londres, insiste- t-on dans la pub, comme on dirait un parfum de Paris.Les Malais s\u2019étonnent quand on leur dit que ce café n\u2019est même pas sur les étalages à Londres.La cigarette n\u2019apparaît jamais dans ce déploiement, et pour cause : travaillée par des spécialistes depuis longtemps et à grands frais, la fidélisation du fumeur à une marque, avec son logo et sa couleur, est telle que le seul logo, voire la seule couleur de la marque suffit, semble-t-il, à lui faire saisir pleinement le message.Sur les marchés britanniques, des teintes de couleur précises, savamment travaillées à grands frais et depuis longtemps, permettent d\u2019indentifier rapidement les marques : un mauve spécifique identifie Silk Cut, un rouge très particulier révèle Marlboro, un doré sans pareil fait penser immédiatement à Benson & Hedges.(Ici, pendant un temps, une pochette d\u2019allumettes d\u2019un ton de rouge bien spécial, avec dégradé assombri, permettait à n\u2019importe quel habitué de Du- Maurier d\u2019identifier tout de suite « sa » marque, même si le nom de DuMaurier ne figurait pas sur ladite pochette.) Autres trucs : Benson & Hedges publie un magazine sur la vie des clubs ; Marlboro, qui sous la pression a laissé tomber son célèbre cowboy, a créé une chaîne de boutiques de vêtements sous son nom et où on retrouve par hasard le fameux blue jeans du cowboy, sa veste en suède et ses bottes.Pour que Philippe Morris reste éventuellement hors cour, c\u2019est une compagnie indépendante qui gère cette chaîne.Ça marche tellement, confie pour sa part Dunhill, que cette maison fait maintenant plus d\u2019argent avec ses boutiques de vêtements qu\u2019avec le tabac.Futé, non ?Délabrement Écoeurement Débordement Éclatement n Il faudra probablement des semaines sinon des mois pour déterminer avec précision les causes de la catastrophe aérienne qui a causé notamment la mort de Claude Masson, patron de la rédaction de La Presse et de sa femme.Pour l\u2019instant, EgyptAir, le transporteur est montré du doigt.Washington s\u2019agite à nouveau sur le problème des alliances, qui font qu\u2019un titre de transport acheté chez un transporteur fiable, conduit le voyageur en fin de compte sur un avion exploité par un transporteur au dossier douteux.Mais les questions les plus lourdes que se posent les observateurs américains concernent le comportement de Boeing eu égard à la sécurité.Le chroniqueur David Ignatius, du Washington Post, est outré du fait que le constructeur ait gardé au secret pendant 19 ans un rapport interne sur le problème des réservoirs de carburant placés tout près d\u2019appareils de conditionnement de l\u2019air qui atteignent des températures élevées.Ce rapport n\u2019a finalement été remis aux autorités américaines qu\u2019en juin dernier et la nouvelle n\u2019a été publiée qu\u2019il y a une semaine.C\u2019est l\u2019enquête sur l\u2019accident de la Swissair, en 1996, qui a déclenché le processus d\u2019interrogation.n Le nouvel aéroport international de Miami \u2014 investissements additionnels de quelque 3,5 milliards US \u2014 a été à ce point entaché de scandales politico-financiers que le Miami Herald Tribune y a consacré un super-reportage qui s\u2019est étalé sur huit jours.Le dernier reportage pose carrément la question de l\u2019opportunité de privatiser l\u2019aéroport.Le journal rappelle qu\u2019à New York, le maire Rudy Giuliani, en octobre, a proposé que l\u2019on privatise les aéroports La Guardia et Kennedy.Des scandales ont aussi frappé la construction de l\u2019aéroport Hartsfield, à Atlanta, devenu le plus important du monde.Son directeur a été reconnu coupable d\u2019avoir touché plus d\u2019un million en prébendes.Le second aéroport au monde, O\u2019Hare, à Chicago, a la réputation d\u2019être un nid d\u2019intrigues politico-financières.Dans l\u2019intervalle, pour des raisons budgétaires cette fois, la Malaysia vient de mettre partiellement en vente ses 37 aéroports, y compris l\u2019aéroport tout neuf de Kuala Lumpur, l\u2019un des plus prestigieux d\u2019Asie, construit au coût de plusieurs milliards $US.L\u2019État est prêt à céder 48 % des actions au privé, indique le International Herald Tribune.n Tellement d\u2019argent s\u2019empile sous l\u2019effet de la magie boursière qu\u2019il n\u2019y a pratiquement plus de tabou dans les cibles d\u2019acquisitions.La plus récente vogue aux États-Unis : les maisons d\u2019enseignement.Tout, de la maternelle à l\u2019université.Le champion du mouvement n\u2019est nul autre que le célèbre Michael Milken, condamné il y a quelques années dans une affaire de délit d\u2019initiés et qui reprend du service aujourd\u2019hui à la tête d\u2019un vaste réseau de maisons d\u2019enseignement à profits, Knowledge Universe.Le mouvement tire aussi avantage de la dégradation des systèmes publics d\u2019enseignement.Il mise enfin sur les urgences de recyclage qu\u2019entraîne la nouvelle économie où dominent les nouveaux métiers de la communication.L\u2019« industrie » de l\u2019enseignement représente une affaire de 700 milliards US aux États-Unis.Un groupe comme Edison Schools Inc.exploite déjà 79 écoles primaires et secondaires dans 16 États et compte mettre pour 170 millions $ d\u2019actions sur le marché.Mais l\u2019enseignement privé à profits procure-t-il de meilleurs résultats que le secteur public ?Beaucoup de spécialistes interviewés par le New York Times demeurent fort sceptiques.n C\u2019est passé à peu près inaperçu, mais lundi dernier, à 21 h \u2014 à 21 h en fait dans quelque fuseau horaire de la planète où vous auriez pu vous trouver sur la Terre ce jour-là \u2014 une pub de Ford était présentée à la télé, sur la plupart des chaînes.Une première mondiale.Ford a investi 10 millions $ US dans cette initiative destinée à dorer son image corporative dans le monde.Dans le jargon médiatique, on appelle ça un « barrage routier » (roadblock).Le message de Ford ce jour-là était plutôt bon enfant, si on en croit le New York Times : le constructeur automobile voulait simplement saluer la diversité de sa clientèle à travers le monde.Diversité de ses produits aussi : de la Aston Martin à la Mustang, en passant par la Jaguar et des autobus.Tout ça est passé à peu près inaperçu, mais il signale un message de taille : le jour n\u2019est peut-être pas loin où quelqu\u2019un sur la planète \u2014 individu, entreprise, institution, gouvernement ?\u2014 pourra pratiquement occuper simultanément à peu près toutes les antennes disponibles, selon ses intérêts et ses moyens financiers.C\u2019est plutôt lourd de conséquences finalement et comme dans bien d\u2019autres phénomènes liés à la mondialisation, on ne connaît pas de mécanismes institutionnels pouvant gérer pareille situation. A 14 LA PRESSE, MONTRÉAL DIMANCHE 7 NOVEMBRE 1999 La personnalité de la semaine // n 'est pas de succès qui se mérite s'il n 'est construit sur l'excellence La Presse André Desmarais président du conseil d'administration Roger D.Landry président et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef « Nous sommes en train de prouver, avec JVDP, qu'à Montréal et au Québec, il y a un énorme public pour les comédies musicales.Je voulais créer NDP ici, mais je n'ai pas pu convaincre les financiers.On m'a répondu que c'était un art trop commercial.» SUR LA SCÈNE DE L'ACTUALITÉ / SEMAINE DU 7 NOVEMBRE 1999 Luc Plamondon JEAN-PAUL SOULIE Luc Plamondon collectionne les fé-lix, les victoires de la musique, les oscars de la chanson française et autres prix, distinctions honorifiques et décorations officielles depuis le début des années soixante-dix.Les textes de ses chansons sont dans toutes les têtes, sur toutes les ondes, partout autour du monde, portés par les voix des plus grands interprètes.La semaine dernière, au 21* gala de l'ADISQ, le dernier show qu'il a écrit, Notre-Dame de Paris, et ses interprètes ont décroché pas moins de huit félix.La gloire internationale de l'oeuvre de Victor Hugo revisitée par Plamondon lui vaut d'être connue aujourd'hui mondialement sous le si-gle NDP, marque de commerce d'une production qui, après avoir conquis Montréal, va être présentée à Las Vegas, à Londres, puis en Australie, à Toronto, au Japon, au Danemark, en Israël, en Corée.Pour Luc Plamondon, les grands honneurs remportés à l'ADISQ par NDP, ses interprètes et son metteur en scène Gilles Maheu constituent aussi une sorte d'anniversaire glorieux, celui des 20 ans de Starmania.En 1979, un an après la sortie de l'album, les noms des Québécois Claude Dubois, Diane Dufresne, Fabienne Thibault, Nanette Workman, allaient marquer le tout premier gala de l'ADISQ, tout comme ceux de Bruno Pelletier, Garou, Gilles Maheu et toute la famille de NDP ont triomphé dimanche dernier au 21e gala.Après Le Blues du businessman, la planète fredonne Le Temps des cathédrales.La Presse salue l'immense succès des chansons et des comédies musicales écrites par Luc Plamondon et le nomme Personnalité de la semaine.« Pour quelqu'un qui a fait de la comédie musicale son principal moyen d'expression, ce gala de l'ADISQ a été un grand moment, dit Luc Plamondon.Mais entre 1970 et 1990, j'ai aussi beaucoup écrit pour des chanteurs.» Leur liste serait longue : de Julien Clerc et Catherine Lara à Céline Dion, en passant par Diane Dufresne et Barbara, tout comme celle des grands titres signés Plamondon, de Coeur de rocker à Belle, ou encore J't'aime comme un fou.Nuit magique et Incognito.Comparant les succès respectifs de Starmania et de NDP, Luc Plamondon note que depuis 20 ans, le premier n'a jamais cessé de loucher les jeunes : ceux de l'an 2000, à Paris comme à Montréal, s'identifient davantage à Starmania.« C'est un opéra-rock qui a fini par rejoindre tout le monde.Avec NDP, qui s'adresse à un public plus large, on imagine mal une identification à Quasimodo, mais les sans-papiers sont bien actuels.» Et Plamondon rit encore de ce producteur, en France, qui ne voulait pas entendre parler des sans-papiers, parce que, disait-il, ce ne sont pas des acheteurs de disques.Toujours frondeur, Luc Plamondon note que le peu d'imagination des commerçants comme des politiques n'a pas de frontières.« Nous sommes en train de prouver, avec NDP, qu'à Montréal et au Québec, il y a un énorme public pour les comédies musicales.Je voulais créer NDP ici, mais je n'ai pas pu convaincre les financiers.On m'a répondu que c'était un art trop commercial, j'ai dû renoncer à ce rêve.» Lui-même se considère \u2014 un peu \u2014 comme un sans-papiers » « Comme tous les artistes », dit-il.Il vit à Paris sans autre statut que celui de résidant, et sans jamais avoir eu l'impression de devenir un Français.Et il tient à préciser qu'il a vendu sa maison d'Outremont depuis trois ans.« Celle qui est à vendre en ce moment, c'est celle de Michel Berger, mais les gens confondent.» Il a aussi loué sa résidence de Memphrémagog.Et A pourtant, il ne s'éloigne fOliteS téS teteS, SUT pas pour autant du Québec.Il dit qu'il l'a retrouvé à Dublin et dans la campagne d'Irlande, où il vient de s'installer.Un Québec bien à lui, celui des années soixante-dix, avec des pubs et des chanteurs un peu partout.« C'est à une heure de Paris ou de Londres, et j'ai deux \u2022 j i j spectacles qui tournent VOIX deS plUS QYCinaS en ce moment.Mais j'ai besoin de m'isoler, j'ai envie de recommencer à écrire.>?Les textes de ses chansons sont dans toutes les ondes, partout autour du monde, portés par les interprètes.Son projet, il va y travailler pendant les trois prochaines années, avec un Irlandais, Ronan lltirdiman, qui a deux spectacles de danse (dont Lord of the Dame) qui tournent actuellement sur les grandes scènes du monde.« La chorégraphie de NDP m'a donné l'envie d'un spectacle dansé et chanté.Ce sera un conte célèbre mis au goût de l'an 2000.Je ne veux pas dire lequel.» « Dimanche dernier, j'aurai voulu faire davantage encore l'apologie de la comédie musicale.Mon grand coup, avec NDP, c'est d'y avoir entraîné Gilles Maheu.On s'est rencontrés au Conseil des arts.En dehors des réunions, on gueulait contre l'institution, mais elle aura au moins servi à quelque chose : ça m'a permis de l'embarquer dans l'aventure de NDP ! Sa mise en scène va faire le tour du monde.» Et Luc Plamondon y aura pris le goût de la danse, et celui d'écrire une autre comédie musicale.BANQUE NATIONALE Il faut penser * t 'X \\% autrement ^ loto-quêbec Encore plus que du talent, de l'intelligence, même du génie, l'excellence naît de l'effort.Hydro Québec Du lundi au vendredi de 6 h à 9 h Chaque lundi à 8 h 35, Guy Mongrain s*entretient avec la personnalité
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