La presse, 11 novembre 1999, Cahier A
[" 4LP0109A1111 A1 JEUDI 4LP0109A1111 ZALLCALL 67 10:17:28 11/11/99 B 1 3 4 6 http://lapresse.infinit.net Montréal, jeudi 11 novembre 1999 60 ¢ TAXES EN SUS ÎLES - DE - LA - MADELEINE 1 $ FLORIDE 1,75 $ U.S.116e année No 23 72 pages, 6 cahiers Le président d\u2019Air Canada à La Presse Du bon et du mauvais pour Montréal SOPHIE COUSINEAU Air Canada a gagné le premier round du combat du ciel, mais Montréal n\u2019échappera pas pour autant à la restructuration de l\u2019industrie aérienne.Certes, l\u2019aéroport de Dorval est appelé à grandir.En revanche, le sort d\u2019InterCanadien, un transporteur de Dorval qui emploie 900 salariés, reste en suspens.Voilà deux éléments qui ressortent d\u2019une longue entrevue accordée hier à La Presse par Robert Milton, président et chef de la direction d\u2019Air Canada.Air Canada serait aussi prête à confier ses systèmes informatiques à Sabre, une filiale d\u2019American Airlines, si cela peut convaincre la compagnie aérienne du Texas de se retirer du capital de Canadien.Seule condition, les spécialistes embauchés par Sabre devront être transférés à Montréal.« Ce sera une prémisse à toutes nos discussions », a indiqué M.Milton.Pour la métropole, il s\u2019agit d\u2019un enjeu de taille.Le principal gestionnaire des systèmes informatiques d\u2019Air Canada, IBM Canada, emploie 1400 salariés avec ce seul contrat, dont 700 travaillent à Dorval et au centre-ville.Ces emplois, selon des analystes, étaient menacés par le projet d\u2019achat et de fusion des deux grands transporteurs mis de l\u2019avant par Onex et son partenaire American Airlines.Le conglomérat torontois avait d\u2019abord déclaré que cette décision reviendrait à la nouvelle équipe de direction du « monopole » canadien des airs.Puis, lorsque la bataille de relations publiques entre Air Canada et Onex s\u2019était échauffée, il avait promis de rapatrier certains des emplois de Sabre, qui gère déjà les systèmes de Canadien, des États-Unis au Canada.Voir DU BON en A2 PHOTO ARMAND TROTTIER, La Presse Robert Milton n Autres textes en page E1 La descente était contrôlée Le vol 990 se déroulait sans incidents jusqu\u2019à la coupure du pilote automatique d\u2019après AFP et AP WASHINGTON Les enquêteurs chargés de faire la lumière sur la catastrophe du Boeing 767 d\u2019EgyptAir ont levé une partie du voile hier sur les derniers instants du vol 990 mais, loin d\u2019apporter une explication, ils n\u2019ont fait qu\u2019ajouter davantage au mystère.Les informations préliminaires extraites de l\u2019une des boîtes noires, l\u2019enregistreur des données de vol récupéré mardi au fond de l\u2019océan, indiquent que le pilote automatique a été déconnecté avant que l\u2019avion entame « ce qui ressemble à une descente contrôlée », a affirmé le président du Bureau national de la sécurité des transports ( NTSB ), Jim Hall.« Les données montrent un vol sans problèmes, croisant à l\u2019altitude de 33 000 pieds ( environ 11 000 m ).Le premier événement que l\u2019on remarque est que le pilote automatique a été déconnecté.Environ huit secondes plus tard, l\u2019avion entame ce qui ressemble à une descente contrôlée », a déclaré M.Hall, lors d\u2019une conférence de presse.« Les données récupérées jusqu\u2019à présent indiquent que l\u2019avion est descendu jusqu\u2019à 19 000 pieds ( environ 6000 m ) », a poursuivi M.Hall, en ajoutant que les ingénieurs du NTSB étaient « toujours en train de décrypter les cinq à dix dernières secondes restantes ».Il n\u2019a pas précisé si le pilote automatique avait été déconnecté manuellement par les pilotes ou si cela s\u2019était produit automatiquement.L\u2019avion ne semble pas avoir atteint la vitesse du son durant sa descente inexpliquée, a-t-il ajouté.En revanche, Jim Hall a semblé écarter un problème avec les inverseurs de poussée des réacteurs de l\u2019avion, indiquant qu\u2019il n\u2019y avait « aucun indice » en ce sens.Voir LA DESCENTE en A2 L\u2019équipe du maire Bourque courtise à fond la banlieue PHOTO ROBERT NADON, La Presse Annie Pellerin voulait devenir policier.Mais le destin en a décidé autrement.«À la place, je serai photographe» MICHÈLE OUIMET L\u2019équipe du maire Bourque tente par tous les moyens de vendre son projet « une île, une ville ».Un membre du comité exécutif de la Ville de Montréal a même approché le maire d\u2019Anjou, Luis Miranda, pour lui demander s\u2019il accepterait que sa municipalité soit fusionnée.En échange, lui a-t-on fait miroiter, il aurait une place au sein de l\u2019administration Bourque une fois la fusion réalisée.« On ne m\u2019a pas promis un poste au comité exécutif, a précisé M.Miranda à La Presse hier, mais on m\u2019a dit qu\u2019il y aurait une place pour moi dans leur équipe.On ne m\u2019a pas tordu de bras, mais leur offre était sérieuse.» Cette discussion a eu lieu dans un bureau de la Ville de Montréal, il y a environ une semaine et demie, au cours d\u2019une réunion qui portait sur un tout autre sujet.M.Miranda a décliné l\u2019offre.« Ils ( les membres de l\u2019équipe Bourque ) veulent qu\u2019« une île, une ville » se réalise, a-t-il ajouté.Ils essaient de vendre leur religion.Ils ont aussi rencontré des conseillers d\u2019Anjou.» M.Miranda n\u2019a pas voulu préciser qui était la personne du comité exécutif qui lui avait fait cette proposition.Le maire d\u2019Outremont, Jérôme Unterberg, a également été approché.Dans son cas, c\u2019est le président du comité exécutif de la Ville de Montréal, Jean Fortier, qui lui a parlé de fusion.Voir L\u2019ÉQUIPE en A2 ANDRÉ CÉDILOT L\u2019étonnante survivante de la tuerie qui a fait deux morts au restaurant Harvey\u2019s de Côte-des-Neiges en 1996, Annie Pellerin, a réalisé un rêve hier quand la police de la CUM l\u2019a nommée policière d\u2019un jour.Se décrivant comme une femme d\u2019action, Mme Pellerin affirme avoir toujours voulu faire carrière dans la police, mais le destin en a décidé autrement.Juste avant l\u2019affreux drame, elle s\u2019était inscrite en techniques policières dans un cégep.« À la place, je serai photographe », a déclaré la jeune femme de 23 ans, sur un ton déterminé.Elle était évidemment ravie d\u2019avoir l\u2019occasion de porter un uniforme de police au moins une fois dans sa vie.« Je me sens bien là-dedans », a-t-elle dit, en s\u2019adressant au directeur du SPCUM, Michel Sarrazin, visiblement fier de la recevoir dans son bureau de la rue Bonsecours.Gravement blessée lors de l\u2019attentat qui a coûté la vie à deux de ses collègues de travail du Harvey\u2019s ( elle a eu la gorge tranchée et le crâne défoncé ), Annie Pellerin garde des séquelles importantes, même si elles ne sont pas apparentes.« En général, je me porte bien, même si j\u2019ai encore peur à l\u2019occasion.À l\u2019école, j\u2019ai de la misère à écrire », a-t-elle expliqué.Une chose est sûre: elle ne pourra jamais oublier les terribles événements du 28 octobre 1996.Pour l\u2019instant, comme le souhaitent certains artisans du système de justice réparatrice, elle n\u2019est pas prête non plus à rencontrer son agresseur.« Ça avait pris tout mon courage pour témoigner contre lui, le rencontrer aujourd\u2019hui, ça demande une profonde réflexion », a-t-elle souligné.Devant les journalistes, Annie Pellerin a rendu hommage aux sergents-détectives Roger Agnessi et Réal Meloche, qui ont mené la pénible enquête et, plus important encore à ses yeux, l\u2019ont protégée, dorlotée et encouragée durant 28 mois, de son hospitalisation jusqu\u2019à la fin du procès.Voir À LA PLACE en A2 51 JOURS AVANT L\u2019AN 2000 INDEX Petites annonces - index C2 - immobilier C2 et C3 - marchandises C3 et C4 - emplois C4 - automobile C4 à C6 - affaires E3 Arts et spectacles D5 à D11 - horaire spectacles D8 - horaire télévision D8 Bandes dessinées C4 Bridge C6 Cyberpresse B9 Décès C7 Économie E1 à E9 Êtes-vous observateur?C2 Feuilleton C5 Horoscope C3 Loteries A2 et A4 Monde C1 et C8 Mots croisés C5 et S10 Mot mystère C3 Opinions B3 Politique B1, B4 à B7 Quoi faire D12 Tabloïd Sports - Alexandre Pratt S5 ÉDITORIAL L\u2019énigme Bourque - Mario Roy page B2 MÉTÉO Ensoleillé Max.1, min.-5 cahier Sports page 16 4LP0201A1111 A2 JEUDI 4LP0201A1 11 ZALLCALL 67 00:50:48 11/11/99 B A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 11 NOVEMBRE 1999 Suites de la une «À la place, je serai photographe» À LA PLACE / Suite de la page A1 « Sans eux, je ne serais jamais passé à travers.Ils ont tout fait pour moi », a-t-elle dit en leur lançant un regard plein de chaleur.Les deux enquêteurs de la brigade des homicides n\u2019ont aussi que des bons mots à son endroit.« C\u2019est une fonceuse, elle tenait absolument à ce que l\u2019enquête aboutisse.Elle a beaucoup de courage et une telle détermination qu\u2019on l\u2019appelait pitbull.On lui a même remis un chandail à l\u2019image de ce chien », a relaté le sergent-détective Meloche.« C\u2019est une championne, elle s\u2019en sortira », a-t-il ajouté.Ce sont eux, d\u2019ailleurs, qui ont eu l\u2019idée d\u2019organiser cette journée spéciale pour Annie, après avoir appris de sa mère qu\u2019elle aurait aimé devenir policière.« On voulait qu\u2019elle voie de plus près le quotidien du travail de policier », a expliqué le directeur Michel Sarrazin.Après son petit-déjeuner au quartier général, Mme Pellerin a visité le Service d\u2019identification judiciaire.Elle a ensuite accompagné un policier dans sa patrouille au centre-ville de Montréal.Elle a passé l\u2019après-midi avec des spécialistes de l\u2019antigang avant d\u2019aboutir à la brigade des homicides, Place Versailles.Après tout, il est extrêmement rare que des policiers de la brigade des homicides puissent se lier d\u2019amitié avec une victime d\u2019acte criminel.PHOTO AP Voici la boîte noire contenant l\u2019enregistrement des données de vol du Boeing-767 d\u2019EgyptAir, présentée hier lors de la conférence de presse du Bureau national de la sécurité des transports ( NTSB ).PHOTO AFP Du pont du USS Austin, un agent du FBI surveille le décollage d\u2019un hélicoptère MH-53 Sea Dragon, alors que les recherches de la deuxième boîte noire du vol 990 se poursuivaient hier au large de Nantucket.La descente était contrôlée LA DESCENTE / Suite de la page A1 Il n\u2019a pas fait de commentaires sur la façon dont l\u2019avion s\u2019est comporté après sa brève remontée, comme l\u2019ont montré d\u2019autres données radar, ni sur son plongeon final dans l\u2019océan.Que s\u2019est-il donc passé dans le cockpit, se demandaient hier soir des experts?Les informations du NTSB « ajoutent au mystère plus qu\u2019elles n\u2019apportent de réponses », estime Barry Schiff, ex-pilote de B-767 chez TWA et aujourd\u2019hui consultant en sécurité aéronautique.Rien, affirme-t-il à l\u2019AFP, ne semble devoir expliquer pourquoi le pilote automatique a été déconnecté « à moins qu\u2019il se soit passé quelque chose dans le cockpit que l\u2019on ignore ».En effet, selon lui, « il n\u2019est pas nécessaire de désengager le pilote automatique pour descendre, il suffit de régler l\u2019indicateur de vitesse verticale » qui contrôle le taux de descente.Ces premières données montrent « clairement qu\u2019il n\u2019y a pas eu de défaillances majeures, de pannes mécaniques ou structurelles, qui ont conduit à la descente » de l\u2019appareil, a affirmé à l\u2019AFP James McKenna, spécialiste de la sécurité aérienne à la revue Aviation Week.« Mais la question demeure: pourquoi l\u2019avion a-t-il soudain plongé vers l\u2019océan?» Le Boeing 767 d\u2019EgyptAir, avec 217 personnes à bord, s\u2019est abîmé en mer le 31 octobre, environ une demi-heure après son départ de New York.Le président du NTSB a souligné à plusieurs reprises que ces données étaient « préliminaires » et qu\u2019une analyse plus poussée du contenu de l\u2019enregistreur des données de vol était nécessaire.Pendant ce temps, au large de l\u2019île de Nantucket, au Massachusetts, l\u2019US Navy poursuivait ses recherches de la deuxième boîte noire, l\u2019enregistreur des conversations de vol, des recherches rendues compliquées par les mauvaises conditions météorologiques.La récupération de cette seconde boîte noire sera cruciale, estime Barry Schiff.« L\u2019enregistreur des données de vol, souligne-t-il, va nous apprendre ce qui s\u2019est passé, celui des conversations dans le cockpit pourrait bien nous dire pourquoi.» Ivre au volant de sa tondeuse: 18 mois de prison Du bon et du mauvais pour Montréal DU BON / Suite de la page A1 Si l\u2019octroi de ce contrat à Sabre plutôt qu\u2019à IBM Canada serait sans effet sur le niveau de l\u2019emploi à Montréal, il en va autrement pour d\u2019InterCanadien, dont la disparition entraînerait la perte de 900 emplois.Ainsi, M.Milton est resté évasif sur le sort réservé à cette compagnie aérienne de Dorval.InterCanadien est affiliée à Canadien, avec qui elle exploite des vols à code partagés, mais elle appartient à un groupe d\u2019investisseurs torontois.Or, d\u2019après son président, Robert Myhill, le trafic de correspondance de Canadien est vital à sa survie.Interrogé à savoir s\u2019il est prêt à maintenir l\u2019entente entre Canadien et InterCanadien, M.Milton a refusé de s\u2019engager.« Il faudra en discuter », a-t-il dit, tout en notant qu\u2019InterCanadien préférera peutêtre s\u2019associer à Canada 3000, de Toronto, ou à un transporteur américain! La victoire d\u2019Air Canada ne fera pas non plus de Montréal une plaque tournante de l\u2019aviation.Bien difficile, aux yeux de M.Milton, de corriger l\u2019erreur monumentale commise par la construction d\u2019un aéroport à Mirabel.« En cannibalisant le trafic aérien, cela a fait reculer Montréal de 20 ans », a-t-il tranché.N\u2019empêche, le grand patron d\u2019Air Canada compte accroître le trafic aérien de la métropole.Avec l\u2019achat de Canadien et un redéploiement efficace de ses liaisons, M.Milton entend ajouter des vols sans escale entre Montréal et l\u2019Italie ou le Liban.Les vols domestiques sans escale en partance de Dorval se multiplieront aussi avec la récupération de passagers de Canadien, qui sont surtout acheminés à Toronto pour y faire correspondance.« Ces nouveaux vols n\u2019auront pas un impact dramatique sur le trafic aérien de Montréal, mais ils permettront de le reconstruire petit à petit », a dit M.Milton.Pour ce faire, toutefois, il faudra investir tout de suite dans l\u2019agrandissement de l\u2019aéroport de Dorval.« Il y a déjà un engorgement dans le traitement des bagages des vols internationaux et transfrontaliers, a observé M.Milton.Si on n\u2019agrandit pas tout de suite, cela sera un frein au développement au même titre que Mirabel l\u2019a été.» Presse Canadienne STRATFORD Après avoir maintes fois conduit éméché son tracteur-tondeuse sur la voie publique, un Ontarien de 49 ans a été condamné à 18 mois de prison.La cour lui a également retiré le droit de conduire tout véhicule du genre.Les antécédents de Daniel Smith, un résidant de Zorra Township, près de Stratford, ont joué contre lui, a expliqué la juge Kathryn McKerlie: il a auparavant été inculpé sous une vingtaine de chefs d\u2019accusation pour divers délits, dont quatre de conduite avec facultés affaiblies qui lui ont valu la révocation de son permis de conduire.Smith, qui a déjà passé sept semaines derrière les barreaux, a été arrêté à trois reprises en septembre, bien imbibé et au volant de son tracteur-tondeuse.Il a aussi été accusé de délit de fuite après avoir fauché le flanc d\u2019une voiture.L\u2019avocat de la défense, Amy Robern, a déclaré que son client était un travailleur acharné lorsqu\u2019il était à jeun, mais que c\u2019était aussi un « sacré buveur ».L\u2019équipe du maire Bourque courtise à fond la banlieue L\u2019ÉQUIPE / Suite de la page A1 « Je n\u2019ai pas reçu de proposition formelle, a expliqué M.Unterberg, mais M.Fortier m\u2019en a parlé à la sortie d\u2019une réunion.Il m\u2019a dit: \u2018À partir du moment où « une île, une ville » va se faire, pourquoi ne pas parler d\u2019avenir dès maintenant.Qu\u2019est-ce qui conviendrait à Outremont pour qu\u2019elle accepte de fusionner?\u2019.Je lui ai répondu, en souriant: \u2018Un bon maire\u2019.J\u2019ai ajouté que je ne voyais aucun intérêt à la fusion.La discussion s\u2019est arrêtée là.» M.Unterberg affirme que la proposition était sérieuse et que le tout s\u2019était déroulé avec professionnalisme.Deux conseillers d\u2019Outremont ont été contactés par André Bourque, le frère du maire et directeur général du parti Vision Montréal, sans que M.Unterberg soit mis au courant.Claude Piquette, conseiller à Outremont et responsable du budget, a reçu un coup de fil d\u2019André Bourque.Les deux hommes se connaissent depuis quelques années.M.Bourque l\u2019a invité à manger au restaurant L\u2019Express, en septembre.« Il ne m\u2019a pas fait de pression, mais il voulait me vendre l\u2019idée d\u2019« une île, une ville » et avoir mon feeling là-dessus », a raconté M.Piquette qui trouve cette démarche tout à fait inhabituelle.« Un directeur de parti qui m\u2019approche, ce n\u2019est pas sérieux.Il n\u2019a pas été élu par le peuple, lui.Vend-il une idée ou un parti?Il y a des gens qui peuvent être d\u2019accord avec « une île, une ville », mais pas avec Pierre Bourque et Vision Montréal à sa tête.» Le président du comité exécutif, Jean Fortier, n\u2019a pas nié que des échanges informels aient eu lieu, mais il a précisé que personne au comité exécutif n\u2019avait reçu le mandat de discuter avec les maires de la banlieue.Quant à l\u2019affaire Luis Miranda, il a dit qu\u2019il n\u2019était pas au courant.Interrogés par La Presse, hier soir, alors qu\u2019ils pénétraient dans la grande salle du conseil de l\u2019hôtel de ville de Montréal pour adopter le budget de la CUM, les maires de Côte-Saint-Luc ( Robert Libman ), Westmount ( Peter Trent ), Saint-Laurent ( Bernard Paquet ), LaSalle ( Michel Leduc ), Montréal-Est ( Yvon Labrosse ) et Montréal-Nord ( Yves Ryan ) ont affirmé qu\u2019ils n\u2019avaient pas été approchés par des membres de l\u2019équipe Bourque.Yves Ryan, le redouté maire de Montréal- Nord depuis plus de 30 ans, a d\u2019ailleurs lancé, en souriant, que personne n\u2019oserait l\u2019approcher.M.Ryan est un farouche opposant au projet d\u2019« une île une ville ».Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 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Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 433 à quatre chiffres : 8263 6/49: 2 8 20 28 41 42 Compl.25 Extra: 6 0 9 4 1 0 COLLECTES DE SANG Aujourd\u2019hui, Héma-Québec attend les donneurs aux endroits suivants: à Montréal: Centre des donneurs, centre commercial Maisonneuve, 2991, Sherbrooke Est ( métro Préfontaine ), de 10 h à 19 h 30; à Trois-Rivières: pavillon Saint-Arnaud Inc., 2850, boul.Royal ( Parc Pie XII ), de 13 h 30 à 20 h.Objecitf: 225 donneurs; à Iberville: pavillon Mille-Roches, 190, rue Lareau, de 13 h 30 à 20 h 30.Objectif: 375 donneurs; à Montréal: Hôpital Général, salle Livingston, salon de repos, 1650, avenue Cedar, de 10 h à 16 h 30.Objectif: 120 donneurs.QUESTION DU JOUR Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour: \u2014 par téléphone, en composant le 514-285-7333; \u2014 par Internet : http://lapresse.infinit.net L\u2019équipe du maire Bourque courtise la banlieue sur le projet « une île, une ville ».Êtes-vous d\u2019accord avec cette stratégie?Dix ans après la chute du mur de Berlin, les Allemands n\u2019avaient pas le coeur à la fête hier.Avaient-ils raison?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 65 % Non: 35 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n\u2019a aucune prétention scientifique.PRÊTONS MAIN-FORTE 25 380 382$ 1 15 10 5 20 30 25 Centraide du Grand Montréal Merci! 493, rue Sherbrooke Ouest, Montréal (Québec) H3A 1B6 tel.: (514) 288-1261 Objectif 34,5 millions 4LP0301A1111 A3 Jeudi 4LP0301A1111 ZALLCALL 67 00:49:25 11/11/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 11 NOVEMBRE 1999 A 3 2803719 L\u2019EXPRESS DU MATIN Médecin condamné à payer 331 659 $ pour un grain de beauté devenu cancer Marlène Comeau est morte à 29 ans après d\u2019atroces souffrances CHRISTIANE DESJARDINS Quand Marlène Comeau, enceinte de plusieurs mois, a été admise à l\u2019Hôpital juif le 9 février 1991, elle se mourait d\u2019un cancer généralisé qui n\u2019avait jamais été diagnostiqué ni même suspecté par son obstétricien, le Dr Jean-Guy Pelletier.Pour sa négligence constante, la Cour supérieure vient de condamner le médecin rattaché à l\u2019hôpital Lakeshore à payer 331 659 $ plus les intérêts à son mari, Lorne Stunell, et à ses deux enfants.Nul ne voudrait connaître une agonie aussi atroce que celle de Mme Comeau, décédée le 13 février, à l\u2019âge de 29 ans, quatre jours après avoir donné naissance à son deuxième enfant.Pour les horribles maux de dos dont elle se plaignait, son obstétricien, croyant ce mal attribuable à la grossesse, lui conseillait de prendre du Tylenol.En fait, la jeune femme avait le foie, la rate, les reins, le coeur, le cerveau, le tube digestif, les vertèbres, la thyroïde et les ganglions couverts de métastases.Le cancer originait d\u2019un simple grain de beauté sur une fesse.La responsabilité du Dr Pelletier dans cette affaire ne s\u2019arrête pas là.En 1988, lors de sa première visite au médecin dans le cadre de sa première grossesse, Mme Comeau lui avait demandé de lui enlever ce grain de beauté pour des raisons esthétiques.Le médecin lui avait dit qu\u2019il le ferait au moment de l\u2019accouchement et avait demandé à la patiente de le lui rappeler à ce moment-là.Il n\u2019avait rien écrit à ce sujet dans son dossier.Mais voilà, l\u2019accouchement a été particulièrement difficile et, dans le feu de l\u2019action, Mme Comeau a eu bien autre chose à penser et son grain de beauté est resté en place.Quelques mois plus tard, la jeune femme consulte de nouveau le Dr Pelletier pour une seconde grossesse, qui finit en fausse couche.Puis, elle le revoit plusieurs fois pour au cours de sa troisième grossesse, à partir de l\u2019été 1990.Le grain de beauté est toujours là, il a beaucoup grossi, mais il n\u2019en est plus question.Une plaie à la fesse Dès le début de cette dernière grossesse, Marlène Comeau éprouve de vives douleurs au dos et aux jambes, au point qu\u2019elle doit cesser de travailler.Le Dr Pelletier lui signe d\u2019ailleurs un papier à ce sujet, en novembre 1990.Le 27 janvier 1991, les douleurs sont insupportables et elle se rend à l\u2019hôpital Lakeshore.Le Dr Pelletier la traite à l\u2019hôpital pendant dix jours pour ses maux de dos.Les infirmières notent une plaie coulante et malodorante à une fesse, et doivent changer régulièrement les compresses.Les tests sanguins, biochimiques et urinaires sont très anormaux.Le Dr Pelletier ne décèle rien de particulier et la renvoie chez elle le 5 février avec une prescription d\u2019analgésiques.Il ne s\u2019occupe pas du grain de beauté devenu plaie.De retour à la maison, elle ne mange plus et son mari est inquiet pour l\u2019enfant.Il la ramène à l\u2019hôpital Lakeshore le 9 février.Devant son état pitoyable, on la transfère immédiatement à l\u2019Hôpital juif.Dès son arrivée, les infirmières constatent qu\u2019elle se meurt.Très faible, elle est incapable de se nourrir et peut à peine parler.Son abdomen est énorme, beaucoup plus que pour une grossesse normale.Elle affiche une plaie « coulante et puante » à une fesse.Les tests prouvent rapidement qu\u2019elle est atteinte d\u2019un cancer en phase terminale.On pratique d\u2019urgence une césarienne.La fillette est prématurée, mais survit.Toutefois, la mère meurt quatre jours plus tard.Pour sa défense, le Dr Pelletier alléguait, entre autres, que sa patiente avait omis de lui rappeler d\u2019enlever le grain de beauté au moment de l\u2019accouchement.Pour le tribunal, cette explication ne tient pas.« Cette demande n\u2019était pas raisonnable pour un professionnel sérieux, expérimenté et consciencieux.» Selon le tribunal, les négligences du médecin ont été nombreuses et il s\u2019est rendu coupable d\u2019une faute professionnelle dont le résultat est la mort de Mme Comeau.D\u2019autant plus qu\u2019en tant qu\u2019obstétricien, il se devait de savoir que la sécrétion de mélanine est plus importante chez une femme enceinte, et que les grains de beauté sont donc doublement à surveiller pendant cette période.Il n\u2019a jamais prévenu sa patiente à ce sujet.Des experts ont témoigné à l\u2019effet que si le grain de beauté avait été enlevé au départ, il n\u2019aurait pas engendré le foudroyant cancer de peau qui allait s\u2019avérer fatal.L\u2019avocate du mari, Annette Lefebvre, a indiqué qu\u2019elle n\u2019avait jamais vu un cas aussi pathétique dans sa carrière.Quant à l\u2019avocat du Dr Pelletier, Louis Terriault, il ne sait pas encore s\u2019il portera le jugement en appel, mais il a signalé que son client avait été bouleversé par la mort de sa patiente.Le Dr Pelletier est âgé de 63 ans et il pratique toujours la médecine.Cas de tuberculose n Le Pavillon Honoré-Mercier du Réseau Santé Richelieu-Yamaska de Saint-Hyacinthe a récemment mis en place une opération de dépistage à la suite de l\u2019identification d\u2019une forme particulièrement contagieuse de la tuberculose chez une personne hospitalisée.Le Dr Luc Boileau, directeur de la santé publique de la Montérégie, confirme que toutes les mesures entreprises par le centre hospitalier permettront de suivre de très près l\u2019évolution de l\u2019état de santé des personnes qui ont été en contact avec la personne contagieuse.En ce sens, le centre hospitalier a contacté toutes les personnes qui auraient pu être exposées pour les aviser des mesures à prendre.À ce jour, des tests de dépistage ont été demandés pour près de 30 adultes, 60 enfants et plus d\u2019une centaine d\u2019employés du centre hospitalier.Berlingots distribués n Une entente est intervenue hier entre le Syndicat de l\u2019enseignement de Lanaudière (CEQ), la Fédération des syndicats de l\u2019enseignement (FSE/CEQ), la Commission scolaire des Samares et la direction de l\u2019école Louis-Joseph-Martel de Saint- Calixte pour un retour à la normale de la distribution du lait à l\u2019école et ce, à compter du 15 novembre.D\u2019ici là, une solution temporaire permet d\u2019assurer la distribution du lait dans cette école.Le Conseil des services essentiels avait convoqué hier les représentants de chacune des parties impliquées à une séance de médiation afin d\u2019obtenir un retour à la normale pour la distribution des berlingots de lait dans cette école.Marlène Comeau, ici avec son fils Scott, est morte à 29 ans d\u2019un cancer de peau.250% d\u2019intérêt: le taux «en vigueur» chez des prêteurs sur gages 2802248 MARIE-CLAUDE MALBOEUF En fouillant pour la première fois dans les liasses de « contrats » griffonnés par les prêteurs sur gages, la police de la CUM a enfin confirmé mardi ce que plusieurs dénonçaient déjà : ces commerçants imposent systématiquement des taux d\u2019intérêts « criminels ».Une découverte qui, dans les pires cas, pourrait valoir jusqu\u2019à 25 000 $ d\u2019amende et cinq ans de prison aux fautifs.Et ceux-ci sont nombreux, à en croire le service de police de la CUM.Car chacun des 3145 petits bouts de papier saisis dans 33 commerces font état de taux d\u2019intérêt dépassant les 60 % par an, le maximum autorisé.« Sur ceux que j\u2019ai vus, le taux était toujours de 250 %, a rapporté le commandant Serge Frenette en conférence de presse hier.J\u2019ai vu le cas de quelqu\u2019un qui avait reçu 35 $ pour son vélo.Et bien ça fait deux ans qu\u2019il remet 5 $ à chaque mois.À ce rythmelà, il l\u2019a déjà payé plusieurs fois.» Les enquêteurs se sont aussi aperçus que « la très vaste majorité » des commerces ne détiennent pas le permis exigé par l\u2019Office de la protection du consommateur (OPC), qui pourrait ainsi leur imposer entre 300 $ et 6000 $ d\u2019amende (s\u2019il s\u2019agit d\u2019un particulier) ou entre 1000 $ et 4000 $ (dans le cas d\u2019une compagnie).C\u2019est d\u2019ailleurs à la demande de l\u2019Office \u2014 incapable de faire respecter sa propre loi parce qu\u2019elle ne compte que cinq inspecteurs pour toute la province ! \u2014 que les policiers ont décidé de se mettre le nez dans les contrats de prêts sur gages.Ils se contentaient jusqu\u2019ici de faire respecter le règlement municipal, c\u2019est-à-dire d\u2019imposer des amendes aux prêteurs ne prenant pas soin d\u2019indiquer d\u2019où leur viennent les objets empilés dans leur boutique ou à ceux n\u2019exigeant aucune preuve de propriété lorsqu\u2019on leur apporte un vélo.C\u2019est ce qui explique qu\u2019aucune poursuite pour prêt usuraire n\u2019ait été intentée en dix ans, même si d\u2019innombrables prêteurs violent le Code criminel et la Loi sur la protection du consommateur depuis belle lurette.« Au début, on était surtout préoccupés par le lien entre l\u2019émergence des brocanteurs dans un quartier et l\u2019augmentation des vols », a expliqué le commandant Frenette.Selon lui, depuis que la police se met le nez dans le bric-à-brac des magasins de prêts sur gages, le nombre d\u2019entrées par effraction a baissé de 20 % dans les résidences avoisinantes, et de 10 % dans les commerces.Ce qui n\u2019a pas mis fin au recel : aux seuls endroits visités mardi (d\u2019autres devaient l\u2019être hier), la police a retrouvé 84 objets volés et constaté 585 infractions au règlement.Et les enquêteurs voient encore de tout : des ordinateurs portatifs de Bell Canada ou des Caisses Desjardins, du matériel portant en toutes lettres l\u2019inscription CECM (l\u2019ancienne Commission des écoles catholiques de Montréal).L\u2019an dernier, ils disent même avoir retrouvé une caméra de Radio-Canada et des armes au commerce Sage-Gage de l\u2019avenue du Parc, dans le quartier Mile-End.« On trouve des choses assez tristes aussi.Comme des dents en or échangées pour 2,75 $ », rapporte le sergent Serge Ménard.Chose certaine, toute cette publicité négative tombe bien mal pour les prêteurs, dont une quarantaine ont embauché l\u2019avocat Serge Tremblay pour défendre leur pratique devant la Commission des services aux citoyens de Montréal.L\u2019organisme \u2014 qui entend depuis deux semaines les plaintes de nombreux citoyens, policiers et conseillers municipaux \u2014 prendra connaissance de leur point de vue le 26 novembre et fera ses recommandations en décembre.PHOTO ROBERT NADON, la Presse © Le commandant Serge Frenette du SPCUM. 4LP0401A1111 A4 Jeudi 4LP0401A1111 ZALLCALL 67 00:47:25 11/11/99 B A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 11 NOVEMBRE 1999 Future Électronique soupçonnée d\u2019avoir escroqué au moins 400 millions Le récit pathétique de Carole Robichaud émeut juge, avocats et greffière ANDRÉ CÉDILOT La multinationale montréalaise Future Électronique, l\u2019un des plus gros distributeurs de matériels électroniques au monde, est soupçonnée d\u2019avoir escroqué au moins 400 millions à trois gros fournisseurs des États-Unis, depuis 1995.C\u2019est ce qu\u2019on a finalement pu apprendre hier, à la suite du refus de la Cour suprême du Canada d\u2019entendre une requête de Future Électronique qui s\u2019acharnait à garder secret les motifs de la spectaculaire perquisition qui s\u2019est déroulée en mai dernier, à son siège social de Pointe-Claire.Les fouilles, d\u2019une durée de 23h45 échelonnées sur deux jours, avaient été faites à la demande du FBI qui faisait enquête depuis plus d\u2019un an sur les possibles activités commerciales frauduleuses de Future Électronique, dont le chiffre d\u2019affaires s\u2019élève à 1,6 milliard par année.D\u2019après les documents juridiques maintenant disponibles au palais de justice de Montréal, les hauts dirigeants de Future Électronique auraient mis sur pied un système de gestion comptable qui leur permettait d\u2019engraisser leurs profits au détriment de leurs fournisseurs.En gros, allèguent les enquêteurs du FBI, la combine consistait à modifier les prix de ventes des composantes électroniques (microprocesseurs, circuits électroniques, etc) acquises auprès de manufacturiers américains.Cette procédure longuement décrite dans les affidavits de la GRC et du FBI permettait à Future Électronique d\u2019obtenir de leurs fournisseurs des rabais additionnels importants sur les pièces qu\u2019ils revendaient au Canada et ailleurs.Selon le FBI, une dizaine d\u2019employés, avec à leur tête le président Robert G.Miller, auraient pris part à la manipulation des rapports de la compagnie.Ces initiés faisaient partie d\u2019un groupe supposément appelé à l\u2019interne «The A Team».Entamée en 1998 par des agents du FBI de Dallas, au Texas, cette vaste enquête fait suite aux dénonciations de trois anciens employés de Future Électronique.Deux de ces employés soutiennent avoir participé à ces opérations illégales au moment où ils travaillaient au siège social de Future Électronique à Pointe-Claire, d\u2019octobre 1995 à mai 1997 et d\u2019août 93 à novembre 1997.D\u2019après l\u2019enquête des policiers américains, les nombreux fournisseurs de Future Électronique, tels Texas Instruments, Motorola et Advanced Micro Devices, auraient perdu 100 millions par année depuis 1995.Durant le week-end des 7 et 9 mai derniers, à la suite d\u2019une demande d\u2019entraide judiciaire du FBI, une quarantaine de policiers de la GRC, accompagnés de l\u2019agent américain Jim Kendall, se sont présentés aux bureaux de Future Électronique, à Pointe-Claire, pour y saisir des milliers de documents et des centaines de disquettes informatiques.Future Électronique conteste depuis devant les tribunaux canadiens la validité de l\u2019enquête du FBI.Les procédures étaient pendantes en attendant la décision de la Cour suprême sur les scellés apposés sur l\u2019affidavit annexé au mandat de perquisition au siège social du boulevard Hymus.Dans un long communiqué émis quelques heures après la décision de la Cour suprême hier, Future Électronique se défend avec vigueur des soupçons qui pèsent sur elle.«Ces allégations sont totalement dénuées de fondements et déformées», affirme le vice-président aux ventes, Robert Vaupshas.Selon lui, «un grand nombre des affirmations contenues dans l\u2019affidavit dénote une incompréhension fondamentale des pratiques commerciales et comptables de l\u2019industrie».M.Vaupshas se dit troublé que l\u2019enquête du FBI «semble fondée uniquement sur les affirmations d\u2019anciens employés mécontents et d\u2019un concurrent particulièrement hostile».Si l\u2019on en croit ses propos, Future Électronique est victime de son grand succès.Il prétend que la compagnie a été ciblée par les autorités américaines, parce qu\u2019elle est le seul distributeur canadien de pièces électroniques capables de rivaliser avec les Américains.Une histoire à suivre.JEAN-PAUL CHARBONNEAU On a souvent l\u2019impression que l\u2019utilisation du mot pathétique est trop employé pour décrire une situation tragique, mais dans le cas d\u2019un drame humain comme celui de Carole Robichaud, accusée d\u2019homicide involontaire à la suite du décès de Simon, son fils de 19 mois, il n\u2019est pas assez fort.La juge Micheline Dufour, de la Cour du Québec, a commencé à entendre, hier, à Laval le procès de la femme de 30 ans.Le petit corps sans vie a été découvert par ses grands-parents, le 8 décembre dernier, dans son lit, son ourson à ses côtés.L\u2019accusée est gardée à l\u2019Institut Pinel où elle suit une thérapie.Le procureur de la Couronne, Pierre Teasdale, avait d\u2019abord déposé une accusation de meurtre prémédité.Mais après des rencontres avec l\u2019avocate de la défense, Simone Santerre, ainsi que les parents de l\u2019accusée et son mari, Serge Martin, Me Teasdale a réduit l\u2019accusation.Dès le début de l\u2019audience, Me Santerre a informé la cour qu\u2019elle demanderait qu\u2019un verdict de non responsabilité criminelle soit décrété.La journée d\u2019hier a été plus que fertile en émotion.Jamais depuis qu\u2019ils exercent leur profession, la juge, les avocats et la greffière avaient eu à travailler dans une cause aussi émouvante.On a appris du témoignage des deux conjoints que ce sont des problèmes financiers qui sont venus rendre difficile leur vie de couple.La situation a commencé à se dégrader après que Mme Robichaud eut cessé de recevoir des prestations de l\u2019assurance emploi après la naissance de Simon.Pour réussir à payer l\u2019hypothèque, elle a utilisé tous ses REER et défoncé ses marges de crédit.Serge Martin n\u2019en veut aucunement à celle qu\u2019il dit aimer encore, même s\u2019il n\u2019en pouvait plus du comportement de sa femme et avait quitté le foyer trois jours avant la mort de son fils pour aller vivre avec une autre femme.Au moment du drame, Carole Robichaud était enceinte et lors de l\u2019accouchement, le 14 février dernier, son mari s\u2019est rendu à l\u2019hôpital Maisonneuve- Rosemomt où il n\u2019a pas quitté sa femme une seule fois, dormant même à ses côtés.C\u2019est lui qui a la garde de cet enfant.Au tribunal, il a dit en parlant de Simon et de sa femme : « Probablement que cet enfant n\u2019aurait jamais pu avoir une meilleure mère.» M.Martin a expliqué au tribunal que sa femme croyait à l\u2019« esprit infini » qu\u2019elle implorait presque continuellement, tout en répétant souvent une phrase magique.Elle était persuadée qu\u2019un jour l\u2019argent allait entrer de nouveau à la maison.Se croyant trop parfaite, elle avait interdit à son mari de demander de l\u2019aide financière à ses parents à elle.Le récit le plus poignant a été fait par l\u2019accusée qui ne cessait d\u2019essuyer ses larmes.Carole Robichaud a raconté que depuis longtemps elle avait toujours l\u2019image du suicide en tête.Lorsqu\u2019elle se recueillait, elle recevait un message de suicide.Lorsqu\u2019elle ouvrait son téléviseur elle apercevait une femme qui se suicidait.Mais elle était convaincue qu\u2019elle ne pouvait pas s\u2019enlever la vie parce que Simon et son mari avaient besoin d\u2019elle.Elle dit que durant le week-end tout est devenu mêlé dans sa tête.Elle explique qu\u2019elle a aperçu Simon sans vie, qu\u2019elle a voulu se tuer par la suite en ingurgitant du Lestoil et du lave-vitres pour auto.Elle aussi utilisé un couteau.Puis elle est allée se coucher à côté de son enfant.Son père l\u2019a quelque peu ramenée à la réalité après l\u2019avoir trouvée dans cet état et constaté que son petit-fils était mort.Peu de temps avant, M.Robichaud avait dit au tribunal que lorsqu\u2019il avait trouvé sa fille, elle avait les yeux qui lui sortaient de la tête et que selon lui, elle en n\u2019avait pas pour longtemps à vivre.Durant des mois par la suite, elle était persuadée que son enfant avait été tué par des Martiens qui avaient voulu la violer après lui avoir fait des marques au cou avec un couteau.Le procès a été ajourné jusqu\u2019au 20 décembre alors que deux psychiatres viendront témoigner.PHOTOTHÈQUE ANDRÉ FOREGET, La Presse © Le 7 mai dernier, la GRC et le FBI perquisitionnaient dans les locaux de Future Électronique de Pointe-Claire.2797855 2800923 769255 230062 569253 661067 4LP0501A1111 A5 Jeudi 4LP0501A1111 ZALLCALL 67 00:50:28 11/11/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 11 NOVEMBRE 1999 A 5 Meurtre de Garrefa : cinq personnes détenues Auclair aurait paniqué en voyant le cadavre de sa femme MARCEL LAROCHE Cinq personnes étaient toujours détenues par la police tard hier soir relativement à un meurtre survenu dans un immeuble à logements du quartier Hochelaga-Maisonneuve, à Montréal.L\u2019enquête policière tend à démontrer que ce groupe d\u2019individus, quatre hommes et une femme, serait impliqué dans la mort violente d\u2019Antonio Garrefa, un résidant de Saint-Léonard.Le cadavre de l\u2019homme d\u2019affaires de 59 ans a été trouvé vers 10 h 30 hier matin au premier étage d\u2019une maison à appartements du 3225, rue Sainte-Catherine Est, près de Dézéry.La macabre découverte a été effectuée par des policiers du SPCUM dépêchés à cet endroit par la conjointe du quinquagénaire qui s\u2019inquiétait de son absence inhabituelle, ce dernier n\u2019étant pas rentré à la maison mardi soir.« Les policiers ont tout d\u2019abord discuté avec des gens se trouvant sur les lieux à leur arrivée pour savoir s\u2019ils avaient vu M.Garrefa pour finalement découvrir le corps de la victime au premier étage », de raconter, hier, l\u2019agent Yann Lafrenière, de la division des communications de la police de la CUM.Sans préciser la nature des blessures observées sur le corps, ni l\u2019endroit précis où il a été découvert, le policier a dit que M.Garrefa, dont la voiture Chevrolet bleue était toujours garée devant l\u2019édifice, n\u2019a pas été trouvé dans un appartement.Quant aux jeunes gens appréhendés dans la maison, dont un adolescent de 17 ans, ils ont été conduits hier après-midi à la centrale de police pour y être interrogés relativement à ce 47e assassinat commis depuis le début de l\u2019année dans l\u2019île de Montréal.Des policiers de la section des homicides, sous la supervision du lieutenant-détective Jean-François Martin, ainsi que des spécialistes du Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale de Montréal, poursuivaient toujours leurs recherches hier soir.JEAN-PAUL CHARBONNEAU Mario Auclair a raconté hier qu\u2019il avait découvert le corps de sa femme, Guylaine Leblond, dont il est accusé du meurtre, vers 8 h 45 après avoir demandé à sa belle-mère si elle était allée chercher le journal.Auclair témoignait pour sa défense à son procès devant le juge Pierre Béliveau, de la Cour supérieure au palais de justice de Laval.Le meurtre a été commis le 11 mai 1996 dans le quartier Chomedey.Le couple habitait rue Fafard avec la mère de la victime.Auclair a relaté qu\u2019en sortant de la maison, il avait vu le petit camion de sa femme dans l\u2019entrée et qu\u2019il avait été surpris qu\u2019elle ne soit pas partie travailler.Il s\u2019est approché et a vu le corps de sa femme plein de sang.Accusé de meurtre prémédité, il soutient que, paniqué, il est rapidement entré dans la maison, où il arraché le téléphone des mains de sa belle-mère pour faire le 911.Sa bellemère est sortie pour revenir aussi vite en disant que les portières étaient verrouillées.Tenant toujours l\u2019appareil téléphonique, Auclair est allé chercher une clé et s\u2019est précipité dehors.Le préposé au 911 lui a demandé de tourner le cadavre de sa femme.Auclair a aussi révélé qu\u2019il disait à sa femme qu\u2019il fréquentait les Alcooliques anonymes quand il allait voir sa maîtresse.Mais il n\u2019en avait pas moins une vie normale avec sa femme, a-t-il dit.Le témoignage de Mario Auclair se poursuit aujourd\u2019hui.PHOTO ROBERT NADON, La Presse © La voiture d\u2019Antonio Garrefa était toujours stationnée hier midi devant l\u2019immeuble à logements du 3225, rue Sainte-Catherine Est.2791933 Du lundi au vendredi, de 9 h 30 à 21 h Le samedi, de 8 h à 17 h Le dimanche, de 9 h à 17 h 2801080 2798532 4LP0601A1111 A 6 jeudi 4LP0601A1111 ZALLCALL 67 00:50:57 11/11/99 B A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 11 NOVEMBRE 1999 Santé Encore un report au CHUM Le plan de réorganisation sera étudié par des experts JEAN-FRANÇOIS BÉGIN Le sort du plan de réorganisation clinique du CHUM, approuvé par les deux tiers des médecins de l\u2019hôpital il y a deux semaines, repose désormais en bonne partie entre les mains d\u2019un comité de sages nouvellement créé.Le conseil d\u2019administration du CHUM devait à l\u2019origine se prononcer le 23 novembre sur le plan préparé par le directeur général, le docteur Raymond Carignan, et par le conseil des médecins, dentistes et pharmaciens (CMDP) de l\u2019hôpital.Or, La Presse a appris que le comité exécutif du conseil d\u2019administration a décidé de reporter la réunion au 14 décembre, afin de laisser le temps à un groupe d\u2019experts d\u2019examiner le plan et de formuler des recommandations.Le directeur des communications du CHUM, Charles Meunier, a confirmé l\u2019information.Le comité, a-til dit, est chargé de déterminer si le plan « permet l\u2019utilisation optimale et la plus rationnelle possible des ressources humaines et matérielles et des installations existantes dans les trois hôpitaux, pour les prochaines six à huit années ».Le comité sera présidé par Patrick Molinari, secrétaire du conseil d\u2019administration, mais ses membres n\u2019appartiennent pas au CHUM.Il s\u2019agit du docteur Renaldo Battista, président du Conseil d\u2019évaluation des technologies de la santé ; du docteur Gilles Beauchamp, directeur du département de chirurgie à l\u2019Université de Montréal ; du docteur Michel Bureau, président du Fonds de recherche en santé du Québec ; de Khiem Dao, directeur général de l\u2019Hôpital Sainte-Justine ; et du docteur Maurice McGregor, cardiologue et exdoyen de la faculté de médecine de l\u2019Université McGill.Le Dr Carignan, de même que le doyen de la faculté de médecine de l\u2019Université de Montréal, le docteur Patrick Vinay, assisteront le comité à titre de personnes-ressources.Le plan de réorganisation clinique du CHUM, préparé par le Dr Carignan et par le CMDP, prévoit le maintien d\u2019hôpitaux « majeurs complets » à Notre-Dame et Saint- Luc, et la transformation de l\u2019Hôtel- Dieu en hôpital « à vocation particulière » dépourvu d\u2019unité de soins intensifs et d\u2019urgences capables d\u2019accueillir des ambulances.L\u2019hôpital de la rue Saint-Urbain ne conserverait que des services ambulatoires et électifs ainsi qu\u2019un centre de recherche clinique.Dans un scrutin référendaire tenu il y deux semaines, cette proposition, présentée comme une voie de transition vers un hôpital unique, a reçu l\u2019aval de 66,2 % des médecins du CHUM, mais a été répudiée par la quasi-totalité (96 %) de ceux de l\u2019Hôtel-Dieu, qui jugent qu\u2019elle équivaut à la mise à mort de leur hôpital.Ces médecins ont depuis formé une coalition avec les employés généraux, infirmières et techniciens de l\u2019Hôtel-Dieu pour assurer la sauvegarde de leur institution.Le président du CMDP, le docteur Luc Valiquette, probablement le plus ardent défenseur du plan de réorganisation, avait déjà eu vent de la décision de reporter la réunion du conseil d\u2019administration quand La Presse l\u2019a contacté, et il était de fort mauvaise humeur.« Je suis déçu de ce nouveau délai et de l\u2019inertie du système, alors qu\u2019il est important qu\u2019il se passe quelque chose si on ne veut pas perdre le momentum, a-t-il déclaré.Je trouve ça un peu léger pour le comité exécutif de retarder la prise de décision.» Reste qu\u2019il est loin d\u2019être sûr que le conseil d\u2019administration finisse par approuver le plan.Selon diverses sources, au moins la moitié des 16 membres y seraient opposés.Parmi les mécontents figureraient le président, Jacques Girard, et le vice-président, Yvon Turcot, de même que Marc Laviolette (président de la CSN et représentant de la population).D\u2019autres, comme Jean-François Racine (représentant des employés) et le docteur Jean Léveillé (médecin de l\u2019Hôtel-Dieu) ont déjà fait connaître publiquement leur dissidence.Leur opinion est partagée par les représentants syndicaux des 3000 employés du CHUM affiliés à la CSN, qui ont indiqué hier en conférence de presse qu\u2019ils jugent eux aussi que le plan mène tout droit à la fermeture de l\u2019Hôtel-Dieu.« Le plan équivaut à une fermeture déguisée et à une perte de services pour la population », a soutenu la présidente du syndicat des employés généraux de Notre-Dame, Jocelyne Fortier.Nouveau PDG à Urgences Santé JEAN-FRANÇOIS BÉGIN Pour remplacer le PDG démissionnaire d\u2019Urgences Santé, Québec a choisi un homme d\u2019expérience, André Giroux, qui gère les services préhospitaliers en Montérégie depuis onze ans.Directeur de la coordination des services à la clientèle à la régie régionale de la santé de la Montérégie, M.Giroux entre en fonction dans un contexte difficile.Son prédécesseur, Denis Perreault, a en effet claqué la porte il y a trois semaines et réintégré ses anciennes fonctions de directeur des services préhospitaliers, afin d\u2019avoir les mains libres pour combattre la volonté des médecins d\u2019Urgences Santé qui souhaitent augmenter leur présence sur le terrain.Les médecins, eux, accusent M.Perreault de pratiquer la désinformation et de créer de toutes pièces un conflit entre eux et les ambulanciers.Joint au téléphone, M.Giroux a refusé de commenter le litige.« Je rencontre le comité de direction d\u2019Urgences Santé demain (aujourd\u2019hui), je dois d\u2019abord prendre connaissance de la problématique », a-t-il dit, ajoutant que les accrochages sont inévitables dans une grande corporation comme Urgences Santé.« Il faut juste s\u2019asseoir et en discuter », commente-t-il.Le nouveau PDG a une longue feuille de route en matière de services d\u2019urgence.En Montérégie, il supervisait les activités de 13 compagnies d\u2019ambulances et de près de 90 véhicules.Responsable du dossier préhospitalier à la Conférence des régies régionales de la santé, il a aussi siégé sur le comité patronal de négociation dans le secteur ambulancier en 1996, tout comme cette année.Depuis deux ans, il a également exercé à trois reprises l\u2019intérim à la direction générale de la régie régionale de la Montérégie.« J\u2019aime relever de grands défis et je vais essayer de continuer dans cette tendance-là à Urgences Santé », a dit M.Giroux, qui estime que la corporation peut encore s\u2019améliorer, elle qui a fait l\u2019objet de critiques du Vérificateur général l\u2019an dernier au sujet du taux de survie de ses patients.Soulignant que la Montérégie a été la première région du Québec à confier l\u2019utilisation de défibrillateurs à des techniciens ambulanciers, M.Giroux s\u2019est dit favorable à l\u2019amélioration de la formation de ces derniers, un enjeu depuis plusieurs années à Urgences Santé.PHOTOS RÉMI LEMÉE, La Presse © Le psychiatre David Bloom.Les patients prennent leurs repas ensemble et profitent de plusieurs salons confortables.La maison dans l\u2019hôpital Un espoir pour les schizophrènes graves JEAN-FRANÇOIS BÉGIN Malgré les vagues successives de désinstitutionnalisation qui ont déferlé sur le milieu psychiatrique depuis 20 ans, certains patients ont toujours été considérés trop lourdement atteints pour échapper à l\u2019hébergement institutionnel.Un projet ayant pris son essor en juillet à l\u2019hôpital Douglas, à Verdun, vient toutefois insuffler un peu d\u2019espoir pour certains patients souffrant de schizophrénie grave ou de troubles bipolaires.L\u2019Unité-dans-une-maison \u2014 c\u2019est le nom du projet \u2014 permet à huit patients à la fois de vivre dans une maison spécialement aménagée sur le vaste terrain de l\u2019hôpital, où ils peuvent progressivement s\u2019habituer à la vie « hors les murs », sous la supervision constante mais discrète d\u2019une équipe d\u2019infirmières, d\u2019infirmières-auxiliaires, de techniciens en réadaptation et de préposés aux bénéficiaires.La maison, agréablement meublée et décorée grâce à l\u2019aide financière de la Fondation Gustav-Levinschi et des auxiliaires bénévoles de Douglas, ne ressemble en rien à un hôpital, même si elle en fait techniquement partie.Elle compte huit chambres individuelles, plusieurs salons, une salle à manger et deux cuisines, dont une à l\u2019usage exclusif des résidants.Avant leur transfert dans l\u2019Unité-dans-unemaison, les patients avaient tous passé de 10 à 15 ans en institution psychiatrique.« Avant, l\u2019idée était que le traitement équivalait à l\u2019hébergement.On traitait les gens en les gardant à l\u2019hôpital.Mais en réalité, c\u2019était pire : les gens s\u2019habituaient à être dans une position très dépendante », explique le psychiatre David Bloom, chef du programme des troubles graves et persistants.Les patients qui vivent dans l\u2019Unité-dansune- maison ne pouvaient toutefois pas être placés sans transition dans une « ressource » plus légère.« Ils n\u2019étaient pas acceptables pour une famille d\u2019accueil parce qu\u2019ils avaient des comportement dérangeants, comme de répondre en criant aux \u2018\u2018 voix \u2019\u2019 qui leur parlent ou de fumer sans arrêt », souligne Carol Mahoney, responsable clinico- administrative de la division des services ultraspécialisés pour adultes.À son arrivée dans la maison, chaque nouveau résidant fait l\u2019objet d\u2019une évaluation cognitive et sociale qui permet d\u2019établir un plan d\u2019intervention individualisé.L\u2019objectif est d\u2019amener les patients à développer des habiletés qui leur permettront éventuellement d\u2019être redirigés vers une famille d\u2019accueil et de réintégrer un peu plus la société.Un travailleur social, une enseignante et une ergothérapeute travaillent avec eux à cette fin.Même si la maison a ouvert ses portes il y a quatre mois à peine, un résidant a déjà été transféré.Selon Carol Mahoney, les résidants cohabitent sans anicroche.« La cohésion est très bonne, dit-elle.Il n\u2019y a pas de conflit, pas de chicane.Ils s\u2019entendent très bien ensemble et il n\u2019y a pas de problème d\u2019intimité.» Selon le Dr Bloom, les nouvelles classes de médicaments antipsychotiques élaborées depuis le début des années 90 (clozapine, risperidone, olanzapine, quetiapine) aident beaucoup à traiter ces « oubliés du système ».En plus d\u2019être plus efficaces contre les symptômes classiques de la schizophrénie (hallucinations, délire, troubles de la pensée, incohérence), ils combattent aussi le manque d\u2019énergie, de concentration et de motivation, problèmes auxquels on ne trouvait auparavant pas de solution.« Sans médication, vous ne ferez pas grand chose, dit-il.Mais quand la médication est adéquate, les intervenants psychosociaux peuvent se déchaîner.» Un élève du secondaire sur trois fume Les adolescents se procurent des cigarettes avec une étonnante facilité KATIA GAGNON du bureau de La Presse, QUÉBEC Malgré les campagnes de publicité et les mesures dissuasives de la loi antitabac, la proportion de jeunes fumeurs demeure obstinément stable.Globalement, le tiers des adolescents québécois fume : entre la première et la cinquième secondaire, la proportion de jeunes fumeurs triple.Une enquête de l\u2019Institut de la statistique, effectuée auprès de 4200 élèves du secondaire, montre que le ministère de la Santé a encore fort à faire pour décourager les jeunes de tâter de la cigarette.Quelque 31 % des jeunes fument : 20 % le font régulièrement, 11 % occasionnellement.Et le portrait est encore plus sombre chez les filles.Près du quart des adolescentes fument régulièrement, contre 17 % des garçons.À cause d\u2019une nouvelle méthodologie plus poussée, il est difficile de comparer ces chiffres à ceux d\u2019études précédentes, explique Richard Massé, sous-ministre adjoint à la Santé, mais grosso modo, la proportion de jeunes fumeurs est tout ce qu\u2019il y a de plus « stable », constate-t-il.L\u2019étude de l\u2019ISQ démontre éloquemment que le secondaire est la période par excellence d\u2019initiation à la cigarette puisque seulement 10 % des jeunes de première secondaire fument régulièrement, contre 29 % en cinquième secondaire.Et les chiffres sont parfois étonnants : en première secondaire, 35 % des jeunes ont fumé une cigarette au complet alors qu\u2019en cinquième secondaire, le portrait est totalement inversé.Seulement 34 % des élèves n\u2019ont jamais fumé une cigarette au complet.Les jeunes commencent de plus en plus tôt à fumer, à tel point que l\u2019ISQ se demande s\u2019il ne devrait pas élargir son échantillon aux jeunes de 10 et 11 ans dans une étude ultérieure.L\u2019âge moyen de la première cigarette complète, tant chez les filles que chez les garçons, est de 12 ans (première secondaire), mais 10 % des adolescents ont commencé à fumer dans les cours d\u2019école du primaire.Mais le plus inquiétant pour le gouvernement, c\u2019est la facilité avec laquelle les jeunes continuent de se procurer des cigarettes, et ce malgré l\u2019interdiction de la vente au mineurs édictée dans la loi.Près de la moitié des jeunes qui fument régulièrement se procurent leurs cigarettes eux-mêmes, dans les dépanneurs, sans qu\u2019on leur pose la moindre question sur leur âge.Plus des deux tiers des adolescents aussi jeunes que 12 ou 13 ans disent ne s\u2019être jamais ou rarement fait demander leur âge lorsqu\u2019ils ont acheté des cigarettes.« On ne va pas aller mettre une police à la porte de chaque dépanneur », plaide M.Massé.Et la nouvelle loi antitabac de Québec ne fera rien pour améliorer les contrôles : le gouvernement n\u2019ajoutera que sept inspecteurs aux dix policiers du tabac mandatés par Ottawa pour faire respecter la loi fédérale.Au total, 17 personnes seront donc chargées de faire respecter l\u2019interdiction de vente de tabac aux mineurs sur tout le territoire québécois.Malgré cette force de frappe pour le moins minime, le ministre délégué à la Santé, Gilles Baril, continue de clamer, sans rire, que ce sera « tolérance zéro » pour les commerces qui vendent des cigarettes aux mineurs.Que faire pour décourager les jeunes de fumer ?Difficile à dire, puisque l\u2019étude de l\u2019ISQ montre bien que les adolescents sont parfaitement conscients des risques qu\u2019ils courent en consommant du tabac.Près de 90 % des élèves déclarent que la cigarette est mauvaise pour leur santé et celle des non-fumeurs.Près des trois quarts des fumeurs réguliers ont d\u2019ailleurs essayé d\u2019arrêter de fumer au cours de l\u2019année qui précédait l\u2019enquête.Mais 77 % d\u2019entre eux ont échoué, et recommencé à fumer.Québec envisage-t-il des campagnes de publicité à l\u2019américaine, faites par et pour les jeunes ?Une approche intéressante, se borne à indiquer le ministre Baril.Le critique de l\u2019opposition, Russell Williams, souligne de son côté que le gouvernement ne consacre, bon an mal an, que trois millions aux campagnes de publicité antitabac.« C\u2019est moins de un pour cent des taxes reçues sur le tabac.C\u2019est inacceptable », dit-il. 4LP0701A1111 A7 Jeudi 4LP0701A1111 ZALLCALL 67 00:53:00 11/11/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 11 NOVEMBRE 1999 A 7 Île de Montréal Ça chauffe au RCM Les sociétés de développement commercial inutiles et coûteuses selon les commerçants La majorité d\u2019entre eux ne participent jamais ou rarement aux activités promotionnelles HUGO DUMAS La dissidence gronde de plus en plus fort au Rassemblement des citoyens de Montréal (RCM).Même la conseillère du district Laurier et membre du caucus, Hélène Jolicoeur, y a ajouté sa voix, hier soir, en marge du conseil général du parti.« Il faut recentrer le parti, aller voir les militants dans les districts, travailler avec les citoyens préoccupés et non faire un show médiatique à l\u2019hôtel de ville, a soutenu Mme Jolicoeur.Nous n\u2019allons pas aller chercher les militants à coups de déclarations dans les journaux.» L\u2019organisation du RCM s\u2019est effondrée et la conseillère municipale de Laurier affirme que son parti est complètement déconnecté de sa base militante populaire.« Après l\u2019élection, nous ne sommes pas allés dans les districts et nous n\u2019avons pas travaillé avec les gens prêts à reconstruire le parti.Nous nous sommes contentés d\u2019un spectacle parlementaire, dit-elle.Ce ne sont pas des attaques personnelles, car tout ça est fait dans le but d\u2019assurer la survie du RCM.» La semaine dernière, six militants du RCM, dont deux membres du comité exécutif du parti, ont dénoncé le culte de personnalité entretenu, selon eux, par leur chef Michel Prescott.Trois autres personnes, dont Mme Jolicoeur, viennent de gonfler les rangs des contestataires.« M.Prescott semble très peu se préoccuper du programme.Il travaille en vase clos », raconte Laurent Spiriti, un dissident.Le conseil général d\u2019hier soir a débuté dans le tumulte alors que certains membres du RCM ont tenté de faire sortir les journalistes de la salle de la rue Gilford, en invoquant le huis-clos.Les débats sont cependant demeurés très calmes par la suite.Dans son discours, Michel Prescott a martelé que ses troupes devaient être solidaires afin d\u2019inciter les Montréalais à faire de la politique avec eux.« Il faut que nous soyons rassembleurs, dit le chef de l\u2019opposition à l\u2019hôtel de ville.Tendons la main à ceux et celles qui veulent participer aux efforts de changement.Invitons ceux et celles qui adhèrent à nos principes et nos valeurs.» En fin de soirée, les neuf dissidents ont présenté le programme d\u2019urgence qu\u2019ils ont concocté pour le RCM.Le court document propose notamment de donner priorité aux questions sociales, de renouveler les formes d\u2019organisation du parti, de tenir des réunions plus fréquentes et d\u2019améliorer la représentation publique du parti.Il était toujours débattu au moment d\u2019aller sous presse.« Je ne veux pas la tête de M.Prescott, mais je veux qu\u2019il tienne compte du programme du parti », explique un autre dissident, Roger Rashi.ANDRÉ NOËL Les commerçants qui ont pignon sur rue dans les villes québécoises tiennent en piètre estime les sociétés de développement commercial auxquelles ils doivent verser des cotisations, indique un sondage interne fait par le gouvernement.Il y a plus de 15 ans, le gouvernement conférait aux municipalités le pouvoir de créer des sociétés d\u2019initiative et de développement des artères commerciales, les fameuses SIDAC qui sont devenues depuis les SDC.Elles doivent faire la promotion des artères afin de concurrencer les centres commerciaux de la banlieue.L\u2019année dernière, on en comptait 31, regroupant 5275 commerçants.Ces derniers sont obligés de contribuer à leur financement.Une cotisation qui peut s\u2019élever à plusieurs milliers de dollars et qui s\u2019ajoute aux taxes municipales.Or, la majorité des commerçants (64 %) ne participent jamais, ou rarement, aux activités promotionnelles.Et parmi ceux qui participent, la majorité (55 %) estiment que ces activités de promotion ne contribuent pas du tout, ou peu, à l\u2019augmentation de leur chiffre d\u2019affaires, ajoute le sondage réalisé par le ministère de l\u2019Industrie et du Commerce.Seulement une minorité de commerçants estiment que la présence d\u2019une SDC dans leur rue contribue à l\u2019apparence extérieure des commerces (44 %), à leur aménagement intérieur (21 %), à la disponibilité des places de stationnement (42 %), à la circulation automobile (26 %), à l\u2019achalandage et l\u2019animation du district (38 %).Seule une faible majorité croit que la SDC contribue à l\u2019aménagement de leur rue (52 %).La satisfaction est encore pire dans certaines rues de Montréal, où on compte huit SDC.À la Plaza Saint-Hubert, par exemple, seulement 4 % des commerçants croient que la SDC contribue beaucoup à l\u2019achalandage et à l\u2019animation du district.Le sondage portant sur la SDC de l\u2019avenue du Mont-Royal note les commentaires suivants des commerçants : « abolition de la SDC car inutile et coûteuse », « contre l\u2019adhésion obligatoire », « les activités nuisent aux professionnels », « la fermeture des rues (pour les ventes de trottoir) nuit aux affaires », etc.« Les commerçants et autres contribuables estiment que les SDC ne sont là que pour lever des taxes déguisées », constate Marvin Rotrand, un conseiller municipal de l\u2019opposition, à Montréal, qui a obtenu les sondages par le biais de la Loi d\u2019accès à l\u2019information.« Les services offerts par les SDC sont peu utilisés.Les membres des SDC ne participent pas aux assemblées générales.Les professionnels fuient les rues commerciales pour éviter de payer la contribution.Bref, l\u2019expérience est un échec.Le sondage apporte de l\u2019eau au moulin de ceux qui s\u2019opposent à la création de nouvelles SDC.» Plusieurs commerçants s\u2019opposent ainsi à la création d\u2019une SDC sur le boulevard Saint-Laurent, entre la rue Sherbrooke et l\u2019avenue du Mont-Royal.Ils iront signer le registre d\u2019opposition mardi prochain.Si 50 % des quelque 570 commerçants s\u2019y opposent, le projet sera abandonné.Les cotisations obligatoires aux SDC varient de 3,95 % par 100 $ de la valeur locative d\u2019un commerce à 7,43 %.Me Claire Roy affirme ainsi que son cabinet d\u2019avocats, situé au troisième étage d\u2019un immeuble rue Saint-Hubert, doit verser 1708 $ par année à la SDC.« Nous pensons déménager », dit-elle.Le complexe Ex- Centris pourrait être obligé de verser une cotisation annuelle de 18 000 $ si le projet de SDC Saint-Laurent voit le jour.M a i s G o r d o n Bernstein, qui possède plusieurs immeubles sur le boulevard, soutient que les SDC jouent un rôle indispensable.« Nous devons mettre nos ressources en commun pour embaucher des gens qui feront la promotion de la rue, organiser des colloques, développer l\u2019industrie du multimédia chez nous plutôt que dans le Vieux-Montréal », ditil.À la Plaza Saint-Hubert, seulement 4% des commerçants croient que la SDC contribue beaucoup à l\u2019achalandage et à l\u2019animation du district.Bourque répond au maire Leduc de LaSalle «S\u2019il m\u2019accuse c\u2019est parce qu\u2019il est frustré par sa courte victoire de dimanche» MICHÈLE OUIMET Pierre Bourque affirme qu\u2019il ne s\u2019est jamais mêlé des élections à LaSalle.« Si le maire Leduc m\u2019accuse d\u2019avoir mis mon organisation électorale au service de son adversaire, c\u2019est parce qu\u2019il est frustré par sa courte victoire de dimanche », a dit M.Bourque.Réélu avec une mince majorité de 41 voix, Michel Leduc a accusé le maire Bourque et son parti, Vision Montréal, d\u2019avoir épaulé son opposant, Robert Cordner, afin de se débarrasser d\u2019un farouche adversaire au projet d\u2019« une île, une ville ».« J\u2019ai acquis la certitude que Vision Montréal, à l\u2019aide de spécialistes en communication et de spécialistes en élections, ont été omniprésents à LaSalle pour supporter la campagne de Bob Cordner », a déclaré Michel Leduc à La Presse mardi.Pendant que l\u2019organisateur de M.Cordner, Francis Hooper, le directeur général d\u2019Équipe Bourque/ Vision Montréal, André Bourque, et le maire de Montréal niaient, Michel Leduc se terrait dans son bureau et refusait de répondre aux questions des journalistes.« M.Leduc maintient ses déclarations, mais il ne veut pas commenter davantage, a expliqué sa secrétaire, Johanne Dubois.Il veut protéger ses sources et il refuse de donner des noms.» Son organisateur, Pierre-Paul Leduc, son frère, était à l\u2019extérieur de la ville, et son chef de cabinet, Pierre Guérin, s\u2019est contenté de répéter les paroles de Mme Dubois.Croisé hier soir lors de l\u2019adoption du budget, M.Leduc a accepté de desserrer les dents.« Je suis sûr de mon coup ! Je maintiens ce que j\u2019ai dit ! » L\u2019organisateur de Robert Cordner, Francis Hooper, a tout nié.« Ils me font rigoler d\u2019aplomb », at- il dit.M.Hooper s\u2019est impliqué dans la campagne de M.Cordner un mois avant la date du scrutin.C\u2019est un vieil ami qu\u2019il fréquentait à l\u2019époque où il militait dans le Parti conservateur, Michel Baron, qui l\u2019a appelé à l\u2019aide.« Quand je suis arrivé, a raconté M.Hooper, la campagne de Cordner était très désorganisée.» M.Hooper a changé le slogan, refait les pancartes et axé la campagne sur le chef.Il a amené avec lui une petite équipe, tous des anciens de Nouveau Montréal, le parti de Jacques Duchesneau, adversaire de Pierre Bourque lors des élections de novembre 1998.M.Hooper jure qu\u2019il n\u2019y avait personne de Vision Montréal.« Ce sont mes anciens adversaires et je me suis battu contre eux pendant des années.» Avant de travailler pour Nouveau Montréal, M.Hooper a été l\u2019organisateur du RCM.« Trois ou quatre jours avant le scrutin, dit-il, j\u2019ai su qu\u2019il y avait des rumeurs et qu\u2019on prétendait que Bourque était en arrière de notre campagne.J\u2019ai laissé aller.Je trouvais que ça n\u2019avait pas de bon sens.» Le directeur général de Vision Montréal et frère du maire Bourque, André Bourque, a également nié toute participation à la campagne à LaSalle.« Personne ici ne s\u2019en est mêlé, a-t-il affirmé.Je ne me suis occupé d\u2019aucune campagne électorale.Je ne comprends pas pourquoi Leduc part là-dessus.» PHOTOTHÈQUE, La Presse © Michel Leduc PHOTOTHÈQUE, La Presse © Pierre Bourque EN BREF 2803336 Contrat de recherche n Le Centre universitaire de santé McGill fait savoir que la clinique de la tuberculose de l\u2019Institut thoracique de Montréal a été choisi pour l\u2019un des treize centres de santé à travers l\u2019Amérique du Nord pour poursuivre des essais cliniques sur la tuberculose.Financé par le Center of Disease Control des États-Unis, l\u2019Institut thoracique bénéficie d\u2019un contrat de dix ans d\u2019une valeur globale de 2,7 millions de dollars.STCUM et père Noël n Des modifications seront apportées au parcours de plusieurs lignes d\u2019autobus à l\u2019occasion des deux défilés du père Noël qui se tiendront demain soir et samedi.Rue Ontario, demain, le parcours des lignes suivantes sera modifié entre 18 h 30 et 22 h : 29-Rachel, 85-Hochelaga, 97-Mont-Royal, 125-Ontario et 139-Pie-IX.Rue Sainte-Catherine, samedi, il n\u2019y aura pas de s e r v i c e s u r l a l i g n e 15-Sainte-Catherine entre 9 h et 14 h 30.Par ailleurs, les parcours des lignes suivantes seront modifiés aux heures indiquées.De 8 h à 13 h : 63-Girouard, 90-Saint-Jacques, 104-Cavendish, 108-Bannantyne, 138-Notre-Dame-de-Grâce, 144-av.des Pins, 150-René- Lévesque.De 10 h à 14 h : 57-Pointe-Saint-Charles, 61-Wellington, 66-The Boulevard, 80-avenue du Parc, 107-Verdun, 129-Côte-Sainte- Catherine, 165-Côte-des-Neig e s , 166-Queen Mary, 168-Cité-du-Havre.De 12 h à 14 h 30 : 55-Saint-Laurent. 4LP0801A1111 a8-jeudi 4LP0801A1111 ZALLCALL 67 16:22:29 11/11/99 B A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 11 NOVEMBRE 1999 Le jour du Souvenir Une couronne de 93$ Louise Richard veut qu\u2019on se souvienne des victimes canadiennes de la guerre du Golfe Paul Roy Louise Richard, une femme de 38 ans qui se décrit comme « chauve et malade de la tête aux pieds », s\u2019est acheté une couronne de fleurs.Elle l\u2019a payée 93 $.Ce matin, à la suite d\u2019un cortège d\u2019associations de vétérans des deux grandes guerres, l\u2019ex-militaire, fille d\u2019un général aujourd\u2019hui décédé, ira la déposer au Monument aux morts de la guerre, sur la Colline parlementaire d\u2019Ottawa.« Je serai là à 10 h, a-t-elle précisé, je porterai mon béret des Forces armées canadiennes et ma médaille de la guerre du Golfe.» Le 11 novembre est le jour du Souvenir.En déposant sa couronne, Mme Richard se souviendra du 24 janvier 1991.Infirmière, capitaine des Forces armées, elle était montée à bord d\u2019un Hercules à la base militaire de Trenton.« On était huit membres du personnel médical, on transportait aussi un camion de deux tonnes et demie et une roulotte.On s\u2019en allait en Arabie Saoudite, un vol de 34 heures et de quatre escales.» \u2014 Comment vous sentiez-vous : nerveuse, fébrile ?\u2014 Pleine d\u2019appréhension, je m\u2019en allais vers la guerre, vers l\u2019inconnu.Mais surtout malade, grippée, j\u2019avais froid, j\u2019avais chaud, j\u2019avais mal.On avait reçu plusieurs vaccins, pilules et piqûres, beaucoup trop dans un laps de temps beaucoup trop court, sans respecter les protocoles.\u2014 Quel genre de vaccins ?\u2014 Méningite, fièvre typhoïde, choléra, Hépatite B.Et à mon arrivée à Al Jubayl, on m\u2019a immunisée contre une série d\u2019agents chimiques comme l\u2019anthrax et les toxines de la peste et du botulisme.Je devais aussi prendre aux huit heures une pilule contre les effets des gaz nerveux.D\u2019autres produits, connus et inconnus, se sont ajoutés à ce cocktail.Elle n\u2019était pas la seule à se sentir mal.« Une autre infirmière a pleuré durant 30 des 34 heures du vol ! » Mme Richard, qui avait alors 29 ans, restera deux mois dans le golfe Persique \u2014 en tout, 4300 soldats canadiens y séjourneront.« Deux mois à respirer les émanations de 800 puits de pétrole qui brûlaient continuellement et à soigner des prisonniers de guerre irakiens infestés de parasites et de produits chimiques.» Elle souffrira d\u2019asthme, de toux chronique, de maux de tête, de saignements, d\u2019incontinence, de diarrhée.Elle rentrera au Canada à la fin de la guerre, le 19 mars.« Brian Mulroney (alors premier ministre) était là pour nous accueillir.On nous a donné une médaille.» Son état, au lieu de s\u2019améliorer, s\u2019est détérioré.« J\u2019ai souffert d\u2019asthme, d\u2019anémie, de douleurs musculaires, de maux de tête, de pertes de mémoire, de problèmes intestinaux.J\u2019avais attrapé la tuberculose, j\u2019ai dû subir une hystérectomie complète et j\u2019ai perdu mes cheveux.» En 1996, on l\u2019a mise à la porte.Elle aura droit à « une très petite pension ».\u2014 Combien ?\u2014 Je ne veux pas le dire.C\u2019est pour l\u2019asthme que je l\u2019ai eue, c\u2019est tout ce qu\u2019ils ont reconnu.\u2014 Et avant de partir à la guerre, vous étiez en santé ?\u2014 Ils avaient choisi les meilleurs, on avait été screenés de la tête aux pieds.» Des milliers d\u2019autres soldats canadiens, américains et britanniques sont revenus malades du golfe Persique.On a évoqué un « syndrome de la guerre du Golfe », on a parlé d\u2019agents chimiques.Des études furent effectuées, dont certaines ont conclu que les personnes prétendant en souffrir seraient plutôt victimes du stress associé à la guerre, à toute guerre.« Le stress est certainement un facteur, admet Louise Richard.Mais il y a autre chose.Et pour le démontrer, on a besoin de médecins et de spécialistes qui nous prennent au sérieux.» Dans cette affaire, le gouvernement a l\u2019avantage, affirme-t-elle.« Nous, on est éparpillés à la grandeur du pays.Et on est tous cassés, on n\u2019a pas une cenne.» C\u2019est pour cette raison, expliquet- elle, qu\u2019elle ira déposer sa couronne de fleurs ce matin.« Je veux montrer qu\u2019on existe, qu\u2019on est là, et que la guerre du Golfe, c\u2019est une guerre qu\u2019on ne peut pas oublier.» Des milliers de soldats canadiens, américains et britanniques sont revenus malades du golfe Persique.PHOTO PC Louise Richard veut qu\u2019on se souvienne des victimes de la guerre du Golfe.Les débuts du royal 22e Régiment NDLR - Cette année, le Royal 22e Régiment célèbre son 85e anniversaire.À cette occasion, l\u2019historien militaire Serge Bernier signe, chez Art Global, un ouvrage qui évoque autant la ferveur de l\u2019humble soldat que celle de ses chefs.La Presse.qui appuya la création du 22e Régiment, publie un extrait cette riche histoire militaire.Une guerre européenne couvait depuis des années lorsque l\u2019héritier du trône de l\u2019empire austro-hongrois est assassiné à Sarajevo, le 28 juin 1914.Un mois plus tard, jour pour jour, l\u2019Autriche et la Serbie s\u2019affrontent.Entre le 28 juillet et le 4 août, deux camps se forment.D\u2019un côté, celui des « empires centraux », austrohongrois et allemand auxquels se joindra l\u2019empire ottoman, en 1915.De l\u2019autre, les « alliés », incluant la Serbie, la Russie, la France, la Belgique et la Grande- Bretagne auxquels s\u2019adjoindront l\u2019Italie, en 1916, et les États-Unis, en 1917.Les systèmes d\u2019alliance qui depuis 1815 étaient parvenus à contenir révolutions et guerres en Europe, ont joué, en 1914, le rôle d\u2019accélérateur du brasier.La conflagration s\u2019étendra jusqu\u2019aux confins des empires impliqués.Mais les principaux combats se dérouleront en Europe continentale et au Moyen-Orient.Les colonies de l\u2019Empire britannique n\u2019ont qu\u2019une voix en affaires étrangères, celle de Londres.Le 4 août 1914, lorsque l\u2019Angleterre déclare la guerre, le Canada est automatiquement entraîné dans son sillon.Il est cependant le seul juge du type de contribution qu\u2019il fournira.La décision est rapidement prise et le pays participera de façon financière, économique, industrielle, politique et humaine à cette Grande Guerre, comme on en viendra à qualifier celle qui se déroulera entre la fin de juillet 1914 et le 11 novembre 1918.Du côté militaire, la mobilisation a d\u2019ailleurs débuté dès le 1er août : le 10, la Loi de la Milice est sanctionnée, ce qui permet au gouvernement de faire servir un contingent hors du Canada.(.) La mobilisation En 1914, le Canada est mal préparé à la terrible épreuve qui l\u2019attend.Le pays est parvenu à une certaine maturité politique, mais il devra inventer sociologiquement, financièrement, économiquement et militairement son engagement dans la Première Guerre mondiale.Le ministre responsable de la Défense et de la Milice est Sam Hughes.Ce personnage incarne très bien l\u2019esprit de l\u2019époque, fait d\u2019un nationalisme canadien en lente progression, fortement mêlé d\u2019un puissant sentiment d\u2019appartenance à l\u2019Empire britannique.(.) Sam Hughes, un conservateur élu dans les années 1880, s\u2019était fait remarquer dans l\u2019opposition par ses interventions auprès des responsables du ministère ou par ses attaques à outrance contre eux jusqu\u2019à ce qu\u2019il prenne leur place en 1911.En 1914, il met de côté les plans de mobilisation qui étaient axés sur le recrutement de volontaires par des unités existantes qui auraient été mobilisées.À ce principe il substitue celui du recrutement direct de volontaires partout au pays, qui seront envoyés dans un grand camp d\u2019instruction \u2014 ce sera celui de Valcartier qu\u2019il crée pour l\u2019occasion \u2014 où on les redistribuera dans de toutes nouvelles unités numérotées, sans traditions et sans enracinement local.(.) La création du 22e Bataillon canadien-français En septembre 1914, le premier contingent canadien \u2014 la 1re Division \u2014 a fait son plein.On songe ouvertement à un deuxième contingent que l\u2019on commencera à recruter à compter du 6 octobre, le jour même où on en fait l\u2019offre à l\u2019Angleterre qui ne l\u2019acceptera formellement que le 31 octobre.Le gouvernement canadien a déjà autorisé la mise sur pied de bataillons irlandais et écossais numérotés, déviant ainsi de sa volonté initiale mais respectant en cela la tradition militaire britannique.En reconnaissant que le facteur racial, comme on disait à l\u2019époque, ait pu jouer un rôle motivant dans le recrutement, il a ouvert la porte à ceux qui travaillent déjà à la formation d\u2019un bataillon de langue française.À cet égard, on retrace dans le journal La Presse (10 septembre 1914) la volonté d\u2019une partie de l\u2019élite francophone de bâtir une unité canadienne-française.Le quotidien montréalais, sous la direction de son propriétaire, Trefflé Berthiaume, et de son gérant de la rédaction, Lorenzo Prince, sera à la base d\u2019un mouvement d\u2019appui à la création de ce bataillon.Peu à peu, des Canadiens français de différentes allégeances politiques feront front commun à ce sujet.Au coeur de cette action concertée on retrouve Arthur Mignaut.Ce médecin du Parti conservateur, devenu un riche homme d\u2019affaires, est également officier dans la milice, servant à Montréal dans le 65e Régiment.Mignaut est prêt à avancer 50 000 dollars en vue de ce bataillon de volontaires canadiensfrançais.Dans le climat qui prévaut quelques semaines après le début de la mobilisation, l\u2019idée trouve assez facilement preneur.Lorsqu\u2019une délégation canadienne-française \u2014 incluant aussi bien sir Wilfrid Laurier, chef libéral de l\u2019opposition officielle à Ottawa, que Louis-Philippe Pelletier, ministre conservateur des Postes \u2014 rencontre le premier ministre Robert Laid Borden, le 28 septembre, c\u2019est pour se faire confirmer l\u2019évidence, à savoir qu\u2019un bataillon canadien- français verra le jour.Hughes, présent à cette réunion, semble dès lors enthousiasmé par l\u2019idée puisque, le 7 octobre suivant, il évoque la possibilité d\u2019une éventuelle brigade francophone au combat, ce qui ne se produira pas.Le 15 octobre, le gouvernement autorise officiellement la formation d\u2019un bataillon d\u2019infanterie francophone.Le soir même, au parc Sohmer à Montréal, une grande assemblée est tenue afin de mousser le recrutement du « Royal canadien-français », comme on appelait le futur bataillon.Le 18, l\u2019ordre est donné aux différents districts de recruter certaines unités.Les districts 4 (Montréal) et 5 (Québec) se voient chargés de lever les 22e, 23e et 24e Bataillons.Deux jours plus tard, on désigne le 22e Bataillon comme celui réservé aux Canadiens français.Entre le 28 septembre, date à laquelle Borden a donné l\u2019assurance qu\u2019il y aurait un bataillon canadien-français, et le 20 octobre, moment où on commence officiellement à en recruter les membres, beaucoup de travail a été accompli.Dès septembre, plusieurs hommes et officiers ont fait connaître leur désir de servir dans un bataillon francophone.Le 5 octobre, le sous-ministre de la Milice et de la Défense, Eugène Fiset, ancien combattant de la guerre d\u2019Afrique du Sud, le major général W.G.Gwatkin, chef de l\u2019étatmajor général, Arthur Mignaut et deux officiers de la Milice non permanente volontaires pour servir dans l\u2019éventuel bataillon se rassemblent à Ottawa pour discuter de la désignation de son commandant.Ces hommes sont aussitôt confrontés au résultat du laisser-aller qui marque la vie militaire canadienne depuis bientôt 50 ans.(.) Après avoir évalué les dossiers de plusieurs candidats, le colonel Frédéric Mondelet Gaudet est choisi pour diriger le 22e Bataillon qui fera donc ses premiers pas sous la conduite d\u2019un artilleur : nous aurons quelques occasions de constater que l\u2019artillerie canadienne a joué un rôle important dans les premières années d\u2019existence du 22e Bataillon (.) Extraits de l\u2019ouvrage Le Royal 22e Régiment 1914-1999, publié chez ART Global PHOTOTHÈQUE, La Presse Quelque part en France.La tombe du soldat A.Gratton, du 22e bataillon, mort au champ d\u2019honneur, le 6 mai 1917.PHOTOTHÈQUE, La Presse Il y a dix ans, le Royal 22e Régiment célébrait son 75ème anniversaire.À cette occasion, les 100 membres de la garde d\u2019honneur du Régiment ont défilé dans les rues du Vieux-Montréal.Le colonel Frédéric Mondelet Gaudet est choisi pour diriger le 22e Bataillon.En 1914, le Canada est mal préparé à la terrible épreuve qui l\u2019attend. LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 11 NOVEMBRE 199«> La pilule après la relation maintenant en pharmacie LIA LÉVESQUE de la Presse Canadienne Une pilule qui peut empêcher la grossesse, après une relation sexuelle sans contraceptif, a été approuvée récemment par Santé Canada et est maintenant en vente en pharmacie.La pilule Preven, qui est différente de la pilule abortive RU486, est disponible sur ordonnance au coût de 30 $ l'emballage.Elle n'est pas encore remboursée par le régime québécois d'assurance-médicaments, mais ses promoteurs espèrent qu'elle le sera bien-lot, puisqu'elle est approuvée par Santé Canada.Preven diffère de la pilule abor-live, en ce qu'elle ne pourra pas provoquer d'avortement si la femme est déjà enceinte d'une relation sexuelle précédente.Preven inhibe ou retarde l'ovulation.Cependant, si l'ovulation a déjà eu lieu et qu'un ovule de la femme a déjà été fécondé par un spermatozoïde, mais depuis relativement peu de temps, Preven pourra empêcher la grossesse, parce qu'elle rend l'endomètre (la paroi de l'utérus) inapte à recevoir cet ovule fécondé.Preven agit un peu comme un stérilet, sur l'endomètre, empêchant l'ovule de s'accrocher à la paroi.C'est cette différente façon d'agir qui permet au fabricant de dire que Preven n'est pas une pilule abortive, contrairement au RU486.« Ça ne fait pas avorter une grossesse en cours et ça n'a aucun effet sur le foetus.Ce n'est pas une pilule abortive, c'est important d'être clair là-dessus », précisait le Dr Diane Francoeur, obstétricienne-gynécologue à l'Hôpital Sainte-Justine, en conférence de presse hier à Montréal.Le fabricant insiste sur cette distinction face à la pilule abortive, parce que les groupes pro-vie ont toujours rejeté la RU486, y voyant un avortement déguisé.Preven a un taux d'efficacité de 98 % lorsque pris dans les 72 heures suivant une relation sexuelle sans contraception ou lorsque la contraception a posé un problème.Chaque année, 180 000 Canadiennes vivent une grossesse non planifiée.Un avortement a lieu toutes les cinq minutes au Canada.L'événement Salie à Manger de Thomasville ¦ 30% 35% Vous choisissez votre rabais Pendant la Vente de Salle à Diner de Thomasville vous obtenez de 30 à 40 % de rabais et c'est vous qui choisissez!^ Venez faire votre sélection parmi nos collections exclusives ef obtenez la salle à manger de vos rêves et ce, avant Noël.Laissez votre esprit des fêtes s'exprimer et célébrez avec faste la venue du nouveau millénaire avec Thomasville.xclusivement chez mobllid THOMASVILLE Montréal (514) 737-0401.5320 avenue Royalmount (au coin de Décarie) ^détails en magasin \u2022 WTttSmC-ftWTMr«T?.Il s'agit en fait du fonctionnement en comité restreint, un mode qui permet d'aborder plus simplement les dossiers, et ce depuis mardi.Selon la CSN, les prochains jours représenteront donc « un test crucial », puisqu'ils « permettront de vérifier si les signaux d'accélération manifestés cette semaine par le gouvernement et les associations patronales à l'endroit de certaines tables de négociations sectorielles de la CSN sont le fait d'une volonté réelle ou pas de conclure ce! automne des conventions collectives satisfaisantes.» Jeudi dernier, la Confédération des syndicats nationaux avait dénoncé le double discours gouvernemental : Lucien Bouchard affirmait qu'il voulait accélérer le rythme en vue de régler cet automne, tandis qu'aux tables de négociation sectorielles (secteurs de l'éducation, de- là santé), cet empressement n'était guère détectable.Maintenant que le nombre de rencontres de négociation augmente et que d'autres signaux positifs sont donnés \u2014fonctionnement en comité restreint, nouveaux dépôts patronaux \u2014 la CSN reprend espoir.Cependant deux groupes de la CSN restent sur leur faim, les professionnels de la saute et des services sociaux, membres de la Fédération du même nom, et les techniciennes du Secteur professionnel des technologies médicales.« Pour ces deux groupes, le calendrier de négociation est encore bien mince et les réponses gouvernementales manquent toujours sur des réalites qui leur sont spécifiques », écrit la CSN dans un communiqué.Tournée des régions Malgré ces signes encourageants, la centrale syndicale poursuit sa tournée des régions afin d'informer ses membres et de « préparer de prochaines actions >?.Le 21 octobre dernier, les trois centrales syndicales formant le Iront commun du secteur public et parapublic \u2014 CSN, CEQ et FTQ \u2014 ont annoncé que leurs membres avaient majoritairement rejeté le recours à la grève, contrairement à la recommandation qu'elles leur avaient faite.Les syndiques se contentent, pour le moment, de moyens de pression moins lourds : boycott d'activités parascolaires et de sorties éducatives, boycott de comités, manifestations devani les bureaux de ministres et d'associations patronales, etc.s Mode pour hommes 12 MILLIONS INVENTAIRE de complets, vestons sport, pantalons, vêtements d'extérieur, cuir, imperméables, chandails incluant les cachemires, chemises, cravates, sous-vêtements, ceintures, chaussures, bottes, gants.TOUT EST RÉDUIT DE % % sur le plus bas prix marqué Toutes nos grandes marques.Hathaway, Kenneth Cote, Calvin Klein, Rockport, Ecco, Mien Ednwnds, Sorrentino, Greg Norman, bugattî et plus.EN VIGUEUR MAINTENANT! 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surplus en 1997 était de 3,5 millions.Le surplus de 1998 provient en grande partie d'une économie sur des dépenses de 5,1 millions par rapport aux prévisions budgétaires.Les recettes de la municipalité sont supérieures de quatre millions.Le maire a aussi mentionné que la plus récente estimation du service des finances démontrait que l'actif de la ville dépasse les 2,3 milliards et que la valeur nette du patrimoine collectif des Lavallois, c'est-à-dire les actifs moins les emprunts, s'élève à 1,5 milliard.La dette à long terme de Laval aura baissé de 24 millions entre le 31 décembre 1994 et le 31 décembre 1999.Pour ce qui est des orientations budgétaires pour la prochaine année, il dit que l'an 2000 sera difficile même si les conditions économiques s'améliorent.« Face à ces perspectives de croissance, nous envisageons bien PHOTOTHEQUE La Presse Gilles Vaillancourt entendu les moyens d'en faire bénéficier les contribuables, tout comme les gouvernements fédéral et provincial, qui annoncent des baisses de taxes et d'impôts », a précisé M.Vaillancourt.Malgré tout, dit-il, la prudence s'impose parce que la municipalité devra faire face à des dépenses supplémentaires attribuables à la hausse des coûts de l'énergie et à une augmentation de la contribution à l'Agence métropolitaine de transport.L'an 2000 est aussi une année de renouvellement des conventions collectives pour plusieurs unités syndicales.900000$ pour la réalisation de la promenade riveraine de Chambly MARTHA GAGNON Le gouvernement fédéral et la Ville de Chambly ont annoncé hier le versement d'une contribution globale de près de 900 000 $ pour l'aménagement d'un parc linéaire en bordure du bassin de Chambly, au coeur du secteur récréotouristique.« C'est un bon départ », a commenté Marie-Sophie Couture, chargée de projet à la Société de la promenade riveraine, un organisme à but non lucratif issu d'une coalition de plusieurs groupes du milieu.Sa mission est de rassembler des partenaires pour réaliser ce vieux rêve.« Après plusieurs années d'attente, le rêve devrait enfin se concrétiser, espère Mme Couture.Nous allons organiser une campagne de financement dans les prochains mois pour recueillir les fonds manquants.Si tout va bien, les travaux pourraient être terminées en 2001.» Le coût d'aménagement de la promenade de 750 mètres est estimé à 1,6 million.En plus du financement privé, la société compte obtenir la collaboration du gouvernement provincial.« Un tiers du privé, un tiers de la ville et un tiers des gouvernements », indique Mme Couture.La présidente du Conseil du Trésor et ministre fédérale responsable des Infrastructures, Lucienne Robillard, a précisé, lors du point de presse à Chambly, qu'une contribution de 340 000 $ sera accordée dans le cadre du Programme des partenariats du millénaire et qu'une autre de 150 000 S proviendra de Parcs Canada.La municipalité, elle, versera 400 000 $.Nouvel attrait touristique « Ce projet permettra aux citoyens d'avoir un accès aux rives du bassin, en plus de constituer un nouvel attrait touristique pour la grande région de Montréal », a expliqué le maire, Pierre Bourbonnais, fraîchement réélu.La promenade consistera en l'aménagement d'une piste polyvalente pouvant servir aux cyclistes, piétons et autres excursionnistes.Elle sera bornée par la rue Martel et le Canal historique de Chambly.« Ce sera plus qu'une promenade et une piste cyclable, dit Mme Couture.Nous voulons réaliser une halte culturelle.Il y aura un circuit d'interprétation qui permettra de retracer l'histoire de la municipalité.L'accent sera mis sur les relations privilégiés que les habitants entretiennent depuis trois siècles avec ces plans d'eau.» Chambly possède déjà un réseau cyclable intermunicipal, une voie de navigation de plaisance qui s'étend au réseau américain, sans compter les lieux historiques que sont le Fort de Chambly et le canal.Retombées économiques « Un patrimoine architectural riche de 330 ans d'histoire », souli-gne Mme Couture.Dès la première année d'ouverture, on prévoit accueillir plus de 130 000 visiteurs.Les retombées économiques pour la communauté sont évaluées à 800 000 S.Porte-parole et gestionnaire de la Société de la promenade riveraine.Me Claude Leblanc, affirme, pour sa part, que le lieu deviendra un « carrefour culturel du réseau cyclable de la Montérégie ».Du Canal de Chambly, il sera possible de se rendre jusqu'à Saint-Jean-sur-Richelieu.M.Leblanc croit aussi que la promenade suscitera de nouveaux projets commerciaux et immobiliers.a** '\u2022 vos OBJ CTIFS 1 ¦ i m conseils 1- Consultez votre conseiller CIBC pour savoir comment faire fructifier encore plus vos CPG.2.Renseignez-vous sur la façon dont nous pouvons vous aider à échelonner les dates d'échéance de vos CPG, afin de pouvoir profiter des taux d'intérêt courants les plus élevés.3- Pour obtenir de meilleurs rendements, considérez le potentiel du CPG Multi-MarchésMC CIBC qui vous permet d'avoir accès aux marchés étrangers tout en garantissant 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