La presse, 16 novembre 1999, Cahier A
[" 2LP0199A1116 A1 MARDI 2LP0199A1116 ZALLCALL 67 08:10:06 11/16/99 B 1 3 4 6 http://lapresse.infinit.net Montréal, R mardi 16 novembre 1999 60 ¢ TAXES EN SUS ÎLES - DE - LA - MADELEINE 1 $ FLORIDE 1,75 $ U.S.116e année No 28 72 pages, 4 cahiers Le brut grimpe, le prix de l\u2019essence va suivre Vol 990: un acte criminel?La conduite de l\u2019enquête serait confiée au FBI d\u2019après AFP et AP WASHINGTON L\u2019enquête sur la tragédie du Boeing 767 d\u2019EgyptAir a pris une tournure nouvelle hier, alors que les enquêteurs évoquaient implicitement la possibilité d\u2019un acte criminel, tout en se disant confiants dans l\u2019aboutissement rapide de l\u2019enquête.Le président du Bureau national de la sécurité des Transports ( NTSB ), Jim Hall, a évoqué en termes énigmatiques la possibilité de passer la conduite de l\u2019enquête au FBI.« Nous concentrons actuellement nos efforts sur le fait de savoir si, à partir des éléments ( dont nous disposons ), y compris l\u2019enregistreur des conversations dans le cockpit ( CVR ), la conduite de cette enquête doit rester aux mains du NTSB », a dit Jim Hall, dans une brève déclaration lue à la presse.Une telle passation de pouvoirs au FBI impliquerait qu\u2019un acte criminel \u2014 suicide, détournement, attentat, sabotage \u2014 pourrait être à l\u2019origine de la catastrophe du vol 990 d\u2019EgyptAir.Interrogé sur le sens de ses propos, Jim Hall s\u2019est borné à répéter sa déclaration sur une imminente décision concernant la direction de l\u2019enquête.« Pour moi, cela veut dire qu\u2019il est en consultation directe avec le directeur du FBI, Louis Freeh », a affirmé Chuck Leonard, un ex-enquêteur du NTSB, qui a jugé la déclaration de M.Hall « sans précédent ».Les enquêteurs « doivent être en possession d\u2019informations relatives à un acte terroriste qu\u2019ils ne révèlent pas pour l\u2019instant », at- il ajouté.Juste avant le drame, le co-pilote du B-767 aurait prononcé en arabe des propos à caractère religieux qui pourraient être une prière.LISA BINSSE Voir VOL 990 en A2 Les automobilistes qui trouvent élevé le coût de l\u2019essence n\u2019ont encore rien vu! Les cours du pétrole brut sont à la hausse et dès cette semaine, le prix à la pompe sera redressé à 71 cents le litre ou plus.La flambée de l\u2019or noir se fera aussi ressentir sur les prix du mazout.N\u2019eût été la guerre des prix que se livrent régulièrement les détaillants d\u2019essence dans la région de Montréal, il en aurait coûté de 72 à 73 cents le litre pour faire le plein d\u2019essence la semaine dernière, alors que le prix du baril de Brent, la qualité de référence de la mer du Nord, est passé de 23,65 $ à 25,08 $ US.Les prix à la pompe oscillait entre 65,9 et 67,9 cents et ont été corrigés à 69,9 cents vendredi.Les prix ont glissé encore durant le week-end.Hier, à la fermeture des marchés, le Brent s\u2019échangeait à 25,77 $ US le baril, une progression de 69 cents comparativement à vendredi.L\u2019appréciation du prix du brut à plus de 25 $ US le baril, le prix le plus élevé depuis presque trois ans, est attribuable à la reconduction des niveaux de production actuels par les pays producteurs au-delà de mars 2000.En mars dernier, les pays producteurs décidaient de réduire substantiellement la production mondiale quotidienne.Une telle décision de l\u2019OPEP ( Organisation des pays exportateurs de pétrole ) provoquerait une baisse des réserves des pétrolières l\u2019an prochain à un niveau historique.Au premier trimestre, les réserves de pétrole dans les pays industrialisés tomberont sous le seuil minimum de 50 jours.Une prolongation fera glisser les réserves à 45 jours au quatrième trimestre et poussera le prix du baril à 35 $ US.Il faut remonter à la guerre du Golfe pour retrouver un tel prix.Depuis décembre 1998, le prix du brut a plus que doublé.Cela ne peut qu\u2019avoir un impact sur le coût de l\u2019essence à Montréal où les pétrolières, comme Ultramar, vise un rendement d\u2019environ 12 % sur l\u2019avoir des actionnaires.Pour y arriver, le prix à la pompe comprend une marge ( coûts d\u2019exploitation et profit ) qui varie de 4 à 8 cents le litre.Par exemple, si l\u2019essence est vendue 65,9 cents le litre, la marge des pétrolières est d\u2019environ 4,7 cents.S\u2019il grimpe de 4 cents, la marge suit.Voir LE BRUT en A2 Au feu! chez les pompiers Un chaudron oublié en est la cause HUGO DUMAS Les pompiers de la caserne 26, qui étaient tous sortis pour éteindre un incendie, ont dû revenir en catastrophe dans leur propre bâtiment de l\u2019avenue du Mont-Royal, en début de soirée hier, car des flammes voraces ravageaient leur petite cuisine et le reste de leur immeuble patrimonial.Cause du sinistre: un chaudron oublié sur un élément chauffant de la cuisinière.Le feu a éclaté au deuxième étage, vers 17 h 45, dans une casserole laissée sans surveillance sur la cuisinière des pompiers, confirme l\u2019agent Ian Lafrenière, du Service de police de la Communauté urbaine de Montréal ( SPCUM ).Personne ne se trouvait à l\u2019intérieur du 2151, avenue du Mont-Royal Est à ce moment, car les dix pompiers de la caserne 26 combattaient un incendie depuis 17 h 15, rue Iberville, dans un ancien commerce Canadian Tire, près du boulevard Masson.Les deux camions de la caserne étaient aussi sur la route.L\u2019alerte générale a été rapidement sonnée et une centaine de pompiers ont été dépêchés sur les lieux.Le feu s\u2019est propagé au troisième étage, puis vers des locaux à l\u2019est du bâtiment patrimonial, qui a subi des dégâts estimés à 500 000 $.Les dernières flammes ont disparu vers 19 h 30.Voir UN CHAUDRON en A2 PHOTO DENIS COURVILLE, La Presse Un violent incendie a ravagé, hier soir, la caserne 26 des pompiers de la Ville de Montréal, située au 2151, avenue du Mont-Royal Est.Les hôpitaux nagent dans le rouge L\u2019AHQ réclame un débat sur l\u2019avenir du système de santé Victime de son succès Le programme fédéral d\u2019accueil des réfugiés kosovars a coûté à ce jour 50 millions de plus que prévu, une note qui augmentera encore au cours des 18 prochains mois.Ce dépassement serait dû en partie au nombre plus élevé de réfugiés \u2014 7000 au lieu de 5000 \u2014 et à une sousévaluation du coût des dépenses par réfugié.Nos informations, page B1 JEAN-FRANÇOIS BÉGIN Environ 85 % des hôpitaux de la province devraient finir l\u2019année dans le rouge, une situation qui incite l\u2019Association des hôpitaux du Québec à réclamer à son tour un débat public sur l\u2019avenir du système de santé.La ministre de la Santé, Pauline Marois, avait lancé l\u2019idée d\u2019un tel débat la semaine dernière, affirmant que l\u2019accroissement des dépenses de l\u2019État ( environ 2,5 % par an ) ne pourrait pas suivre celui des coûts du réseau de la santé ( de 3 à 4%), et que des choix devraient en conséquence être faits.En conférence de presse hier à Montréal, les dirigeants de l\u2019AHQ ont brossé un portrait très sombre de la situation, soutenant que les hôpitaux « sont de moins en moins en mesure de concilier l\u2019atteinte de l\u2019équilibre budgétaire » et « leurs obligations envers les personnes qu\u2019ils desservent ».« Nous avons des budgets fermés, mais des services ouverts », a déclaré la présidente de l\u2019AHQ, Marie- Claire Daigneault-Bourdeau, pour illustrer la pression grandissante à laquelle sont confrontés les hôpitaux, en raison du vieillissement de la population et du développement des technologies, toujours plus coûteuses.Voir LES HÔPITAUX en A2 46 JOURS AVANT L\u2019AN 2000 INDEX Petites annonces - index C18 - immobilier C18 et C19 - marchandises C19 - emplois C19 - automobile C20 à C22 - affaires C4 Arts et spectacles A19 à A23 - horaire spectacles A22 - horaire télévision A20 Bandes dessinées C19 Bridge C22 Cyberpresse C17 Décès C23 Économie C1 à C15 Êtes-vous observateur?C18 Feuilleton C21 Horoscope C20 Loteries A2 et A4 Monde A18 et C16 Mots croisés C20 et S100 Mot mystère C21 Opinions B3 Politique B1, B4 à B6 Rive-Sud A16 Tabloïd Sports - Richard Labbé S5 ÉDITORIAL «Made in Japan» - Mario Roy page B2 MÉTÉO Quelques flocons Max.1, min.-4 cahier Sports page 16 2LP0201A1116 A2 MARDI 2LP0201A1116 ZALLCALL 67 00:51:41 11/16/99 B A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 16 NOVEMBRE 1999 Suites de la une Le brut grimpe, le prix de l\u2019essence va suivre Vol 990: un acte criminel?VOL 990 / Suite de la page A1 Selon la chaîne ABC, le commandant de bord avait quitté pendant un bref instant le cockpit, lorsque le co-pilote a tenu ces propos.Après que l\u2019appareil a commencé à plonger vers l\u2019océan, un bruit de porte et une voix disant : « Que se passe-t-il?» a également été enregistré, selon la chaîne CBS.Le capitaine aurait ensuite demandé de l\u2019aide au copilote, et puis sans avoir reçu de réponse, « coupe les moteurs ».Le 31 octobre, le Boeing 767 d\u2019EgyptAir assurant le vol 990 New York-Le Caire s\u2019est abîmé à l\u2019issue d\u2019une descente vertigineuse dans l\u2019océan Atlantique, une trentaine de minutes après son décollage de l\u2019aéroport John F.Kennedy.La catastrophe a fait 217 morts, dont 22 Canadiens.Pour l\u2019instant, le NTSB dirige l\u2019enquête en étroite collaboration avec le FBI mais se concentre principalement sur le volet technique, autrement dit l\u2019hypothèse d\u2019un accident, tandis que les agents fédéraux sont eux à la recherche d\u2019une possible piste criminelle.S\u2019il était établi qu\u2019un acte criminel est à l\u2019origine du drame, le NTSB passerait officiellement la direction de l\u2019enquête au FBI.Se disant conscient des « rumeurs, théories et autres histoires » qui circulent depuis plusieurs jours, M.Hall s\u2019est dit confiant que la lumière sera faite sur la catastrophe.« Nous le devons avant tout aux proches des victimes », a-t-il dit.« En raison de la qualité de l\u2019enregistreur des conversations dans le cockpit et des nombreuses informations contenues dans l\u2019enregistreur des données de vol, je suis confiant dans le fait que des réponses seront apportées aux nombreuses questions que nous nous posons, que vous vous posez ainsi que de nombreuses personnes qui suivent cette enquête dans le monde », a-t-il affirmé, sans autres précisions.Les enquêteurs poursuivent leur patient travail sur les « boîtes noires », a néanmoins souligné le président du NTSB.Une tâche compliquée par le fait que le dialogue entre le pilote et le co-pilote s\u2019est déroulé en arabe et dans un jargon aéronautique qu\u2019il faut traduire et interpréter.Pour James McKenna, expert en sécurité aéronautique à la revue Aviation Week, il ne fait cependant guère de doute que les enquêteurs « ont une idée précise de ce qui s\u2019est passé.Ils ont eu suffisamment de temps pour écouter l\u2019enregistreur des conversations dans le cockpit ».Le suspense ne devrait plus durer très longtemps, prédit-il.« On devrait savoir dans les 24 heures si l\u2019enquête s\u2019oriente vers une piste criminelle ou reste sur une piste accidentelle ».Concernant les conclusions apportées par l\u2019analyse des données de la boîte noire, Jim Kallstrom, ancien directeur adjoint du FBI qui a dirigé l\u2019enquête après la catastrophe du vol 800 de la TWA en 1996, pense « que dans les prochaines 24 ou 48 heures, ils ( les enquêteurs ) auront une idée de ce qui s\u2019est passé dans le cockpit ».« Nous ne saurons peut-être pas pourquoi il y a eu une intervention dans le cockpit, s\u2019il y en a eu une.Mais si tel était le cas, cette histoire pourrait être liée aux troubles à travers le monde, particulièrement au Proche-Orient et en Égypte, aux troubles qui remontent à l\u2019assassinat de Sadate, aux tentatives d\u2019assassinat contre Moubarak », a estimé M.Kallstrom.Enfin, un magistrat a autorisé hier l\u2019émission de certificats de décès aux proches des 217 victimes du vol 990 d\u2019EgyptAir.Selon ces documents, chacun des passagers et membres d\u2019équipage sont considérés comme décédés, même si les restes n\u2019ont pas été récupérés ou identifiés.Les certificats aideront les familles à régler des questions juridiques, comme les testaments.LE BRUT / Suite de la page A1 Louis Forget, directeur principal affaires publiques et gouvernementales chez Ultramar, explique que la société vise une marge de 8 à 9 cents le litre.L\u2019importance de la marge dépend du volume d\u2019essence vendu et de l\u2019efficacité du détaillant.La marge est moins importante dans les stations qui ont un dépanneur.Toutefois, les prix de l\u2019essence ne sont pas stables et Ultramar ne peut atteindre ses cibles que pendant quelques jours en raison des guerres de prix.Le mazout subit aussi les variations du brut.Une augmentation de 1 $ le baril fait grimper d\u2019un cent le prix d\u2019un litre de mazout.Pierre Dupuis, président sortant de l\u2019Association d\u2019huile à chauffage du Québec, précise que le prix affiché est actuellement de 35,9 cents le litre.Si la hausse du brut se maintient, le prix pourrait grimper à 37 ou 38 cents le litre.Un particulier qui veut négocier un bon contrat pourra, au mieux, trouver du mazout à 32 cents le litre jusqu\u2019au 1er janvier.Il sera difficile de négocier un contrat à plus long terme.Le gaz naturel connaît aussi une appréciation substantielle par rapport à l\u2019an dernier à pareille date.Le prix moyen du marché anticipé pour les mois d\u2019hiver est d\u2019environ 3,25 $ le gigajoule ou 12,3 cents le mètre cube.L\u2019an dernier, le gigajoule coûtait 2,50 $ ou 9,5 cents le mètre cube.Les prix offerts par Gaz Métropolitain à ses clients suivent ces prix et sont parfois légèrement en deçà.Un chaudron oublié en est la cause UN CHAUDRON / Suite de la page A1 Quand les pompiers sonnent l\u2019alarme et quittent leur caserne, un système coupe automatiquement l\u2019alimentation en électricité de la cuisinière afin de prévenir les incendies, explique le lieutenant Roger Gilbert, du Service de la prévention des incendies de Montréal ( SPIM ).Les enquêteurs du SPCUM retourneront aujourd\u2019hui à la caserne incendiée afin de vérifier si ce système a effectivement connu des ratés hier soir, dit l\u2019agent Lafrenière.François Gervais, un pompier auxiliaire de la Ville de Montréal, se trouvait, par pur hasard, dans la quincaillerie le Plomberium, située tout juste en face de la caserne, quand les flammes ont pris naissance.« Un citoyen est rentré dans la quincaillerie et a dit: \u2018le feu est pris dans la caserne\u2019.J\u2019ai pris un extincteur, je suis rentré à l\u2019intérieur, il n\u2019y avait pas trop de fumée.Je suis monté au deuxième et j\u2019ai vu des flammes dans la cuisine », raconte-t-il.M.Gervais n\u2019a pu éteindre le brasier à l\u2019aide de son petit extincteur, mais au moment où il sortait, les pompiers revenaient à leur caserne, appuyés notamment par des collègues des casernes 29 et 16.Le bâtiment patrimonial de la caserne 26 abrite aussi les locaux du conseiller municipal Richard Théorêt, dans une partie du troisième étage, de même qu\u2019un Éco-Quartier, au rez-de-chaussée.« Ce qui m\u2019inquiète, c\u2019est le patrimoine.C\u2019est l\u2019ancien hôtel de ville de ce qu\u2019on appelait à l\u2019époque le village de Lorimier.La façade de pierre doit être préservée », explique M.Théorêt, conseiller du district de Lorimier pour le Rassemblement des citoyens de Montréal ( RCM ).À peine installé depuis trois mois, le conseiller municipal devra sans doute déménager ailleurs.Deux pompiers ont été conduits à l\u2019hôpital à la suite de l\u2019incendie: le premier souffrant de petites lacérations à la tête, l\u2019autre ayant reçu des poussières dans les yeux.Temporairement, les pompiers de la caserne 26 opéreront à partir des casernes 16 et 5, a dit un chef aux opérations du SPIM, Gilles Courtemanche.Les hôpitaux nagent dans le rouge LES HÔPITAUX / Suite de la page A1 La situation budgétaire des hôpitaux ne s\u2019améliore guère, même si Québec a débloqué 700 millions en mars dernier pour résorber leur déficit accumulé.Un sondage auquel ont répondu 112 des 130 hôpitaux membres de l\u2019AHQ révèle que le nombre d\u2019établissements accusant un déficit, qui était de 72 le 31 mars dernier, passera à 96 à la fin de la présente année financière, pour un manque à gagner total de 350 millions, soit 100 millions de plus que prévu.Tout en reconnaissant le problème, Mme Marois dit ne pas avoir l\u2019intention pour l\u2019instant d\u2019éponger à nouveau les déficits et souligne que les problèmes les plus graves sont concentrés dans une vingtaine d\u2019hôpitaux à vocation régionale ou universitaire.« Pour certains établissements, peut-être faudra-t-il revoir la base budgétaire », ou encore donner une année de plus que les trois prévues pour atteindre l\u2019équilibre, concède-t-elle toutefois.Le vice-président exécutif de l\u2019AHQ, Daniel Adam juge, lui, que le financement « historique » des hôpitaux « ne tient pas compte de l\u2019évolution et de l\u2019alourdissement de la clientèle ».Rien qu\u2019entre 1996-97 et 1997-98, souligne- t-il, la proportion des cas classés « majeurs et extrêmes » a grimpé de 31,5 % à 35,38 %.L\u2019âge moyen des patients hospitalisés, lui, a bondi de 50,8 ans à 52,8 ans en quatre ans.Il faudra en fait discuter de la nature même des services couverts par le système public de santé, juge l\u2019AHQ.« Accepte-t-on de maintenir des listes d\u2019attente?De continuer à envoyer des patients aux États-Unis?De poser un pacemaker à un patient de 82 ans ou de mettre en dialyse un autre de 90 ans?» Autant de questions soulevées par M.Adam dont les différents paliers de gouvernement, dit l\u2019AHQ, doivent partager la responsabilité avec les hôpitaux.À court terme, les hôpitaux n\u2019ont pas l\u2019intention de couper dans les services pour atteindre leur cible budgétaire, a par ailleurs laissé entendre M.Adam.« Les hôpitaux sont suffisamment responsables \u2014 ils vont maintenir la qualité des soins, il n\u2019y aura pas de fermetures de lits quand les urgences vont déborder », a-t-il déclaré.Le vice-président de l\u2019AHQ a souligné que les difficultés financières des hôpitaux ne les avaient pas empêché de réaliser des progrès ces dernières années: entre 1994-95 et 1997-98, la proportion de chirurgies d\u2019un jour est passée de 41 à 51 %, tandis que la durée moyenne de sé- PRÊTONS MAIN-FORTE jour a été réduite de 8,43 à 7,29 jours.27 325 287$ 1 15 10 5 20 30 25 Centraide du Grand Montréal Merci! 493, rue Sherbrooke Ouest, Montréal (Québec) H3A 1B6 tel.: (514) 288-1261 Objectif 34,5 millions Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : (514) 285-6931 National, TéléPlus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : (514) 285-6892 Les petites annonces : (514) 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse, Ltée, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.http://lapresse.infinit.net Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne - Contrat de vente numéro 0531650» Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 917 à quatre chiffres : 7790 DEMAIN DANS LA PRESSE L\u2019homme nouveau Relax.Ce pourrait le mot d\u2019ordre aujourd\u2019hui dans la mode comme dans les têtes.À la fin des années 1980, on se moquait des Américains qui filaient au bureau en complet cravate.et baskets aux pieds.Impossible maintenant de ne pas voir qu\u2019ils marchaient dans le bon sens! Dans le cahier Mode de demain, Viviane Roy consacre son dossier à la mode pour hommes, plus décontractée que jamais.En survolant les collections des quatre coins du globe, on verra que le complet et la cravate, son fidèle compagnon, sont en perte de popularité constante.QUESTION DU JOUR Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour: \u2014 par téléphone, en composant le 514-285-7333; \u2014 par Internet : http://lapresse.infinit.net Selon vous, le monde de la santé devrait-il engager un large débat sur le financement des hôpitaux?Selon vous, le contenu de la seconde boîte noire pourra-t-il éclaircir le mystère du vol 990 d\u2019EgyptAir?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 59 % Non: 41 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n\u2019a aucune prétention scientifique.COLLECTES DE SANG Aujourd\u2019hui, Héma-Québec attend les donneurs aux endroits suivants: à Montréal: Centre des donneurs, centre commercial Maisonneuve, 2991, rue Sherbrooke Est ( métro Préfontaine ), de 10 h à 19 h 30; à Montréal: tour Bell, 700, rue de la Gauchetière Ouest, de 8 h 30 à 16 h.Objectif: 175 donneurs; à Trois-Rivières: Université du Québec, pavillon Albert-Tessier, 3331, boul.des Forges, de 13 h 30 à 20 h.Objectif: 150 donneurs; à Saint-Laurent: cégep Saint-Laurent, 625, avenue Sainte-Croix, de 10 h à 16 h.Objectif: 100 donneurs; à Laval: poste de la gendarmerie, 3225, boul.Saint-Martin Est, de 9 h 30 à 17 h.Objectif: 175 donneurs; à Longueuil: hôpital Pierre-Boucher, 1333, boul.Jacques-Cartier Est, de 10 h à 17 h.Objectif: 85 donneurs; à Saint-Jean-sur-Richelieu: cégep, 30, boul.du Séminaire Nord , de 9 h 30 à 17 h 30.Objectif: 160 donneurs.2758863 2LP0301A1116 A03 mardi 2LP0301A1116 ZALLCALL 67 00:53:06 11/16/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 16 NOVEMBRE 1999 A 3 2803770 La neige fait une victime en Estrie Premier témoignage vidéo devant un tribunal étranger Un Montréalais interrogé par la Cour de Jérusalem Presse Canadienne GRANBY Capotages, sorties de route, embardées, accrochages, collisions et carambolages ont fait un mort et 10 blessés, hier, alors que s\u2019accumulaient au sol les premiers centimètres de neige de la saison.Tous les accidents se sont produits entre 15 h 30 et 20 h.Le plus grave est survenu peu avant 16h, sur le 8e rang de Saint-Joachim alors que quatre véhicules ont été impliqués dans un carambolage.La victime, Micheline Dalphond, une Granbyenne de 46 ans, prenait place à l\u2019arrière d\u2019un véhicule conduit par une amie et aussi occupé par un quinquagénaire.Le véhicule, circulant vers Warden, aurait dérapé sur la chaussée légèrement enneigée, pour présenter son flanc gauche à une voiture venant en sens inverse.Le choc, survenu directement à la hauteur de Mme Dalphond, lui a été fatal.L\u2019automobile a par la suite été emboutie par deux autres véhicules.Une autre a plongé dans le fossé pour les éviter.À peu près au même moment, deux personnes étaient légèrement blessées dans un capotage sur la route 112, près du chemin Warden.Cette embardée a sérieusement entravé la circulation durant près d\u2019une heure.Plus tard en soirée, la SQ rapportait deux autres accidents, tous deux survenus à Ste-Cécilede- Milton, route 137, faisant autant de blessés légers.Puis, peu avant 19 h, une collision frontale, à Lac-Brome, a causé de sérieuses blessures aux deux automobilistes impliqués, un homme de 79 ans et une jeune femme.La conductrice a perdu la maîtrise de son véhicule sur une route particulièrement glacée, selon la police.Pendant tout ce temps, les sorties de routes se sont multipliées, essentiellement à l\u2019est de Granby.L\u2019autoroute 10 n\u2019a pas été épargnée, avec trois embardées, dont celle d\u2019un camion-remorque chargé de rouleaux de papier, près de Bolton.ANDRÉ CÉDILOT La Cour d\u2019assises de Jérusalem s\u2019est déplacée virtuellement à Montréal, hier, afin d\u2019interroger par vidéo le principal témoin à charge contre l\u2019ancien numéro deux de la communauté hassidique de Boisbriand, le rabbin Josef Prushinowski, 60 ans, accusé en Israël d\u2019une fraude de près de 40 millions.C\u2019est la première fois depuis les modifications apportées à la Loi de la preuve, en septembre dernier, que la Cour supérieure permet le vidéo-témoignage devant un tribunal étranger.Comme la GRC est le seul organisme judiciaire à posséder un système vidéo en circuit fermé relié à un satellite, l\u2019audience s\u2019est déroulée au quartier général du boulevard Dorchester.Sur l\u2019un des écrans de télévision, on apercevait le témoin montréalais et sur l\u2019autre, le juge et les avocats israéliens qui posaient les questions.Il en était de même, mais à l\u2019inverse, de l\u2019autre côté de l\u2019Atlantique.Le procès, entièrement mené selon les règles de pratiques des tribunaux d\u2019Israël, en grande partie calquées sur le modèle des pays du Commonwealth, se déroulait en hébreu, avec traduction simultanée en anglais.À Montréal, le juge Bernard Grenier, de la Cour du Québec, avait pour tâche de s\u2019assurer du bon déroulement des procédures.D\u2019après le procureur du ministère fédéral de la Justice qui a piloté le dossier, Ron Schacther, les autorités israéliennes s\u2019attendaient à ce que l\u2019important témoin montréalais aille déposer à Jérusalem le 6 octobre dernier, mais ce dernier s\u2019est désisté à la dernière minute.Âgé de 28 ans, ce témoin de la communauté hassidique vit à Montréal depuis juin 1997.Avant de s\u2019amener ici, il travaillait en Israël avec le rabbin Prushinowski.Si on en croit la dénonciation, des banques de Hollande et de la Suisse, entre autres, seraient victimes de la fraude.Selon le témoignage du jeune Montréalais, sa femme et lui auraient servi de prête-noms pour l\u2019obtention de prêts hypothécaires d\u2019une banque d\u2019Israël.Avec l\u2019aide d\u2019un autre de ses compatriotes vivant en Amérique du Sud \u2014 dont la police dit avoir perdu la trace il y a trois semaines \u2014, l\u2019accusé aurait par la suite encaissé des millions de dollars en fabriquant de faux documents (lettres patentes, chèques, etc.).En échange de son témoignage clé, l\u2019ex-employé de Prushinowski s\u2019est vu accorder l\u2019immunité par les autorités israéliennes.La Cour a aussi interdit de publier son identité.Durant sa déposition, il a relaté avoir subi des pressions énormes de dirigeants et de membres de la communauté juive pour l\u2019empêcher de témoigner.Hier, juste avant qu\u2019il se présente à la GRC pour témoigner, l\u2019un d\u2019eux, dans un geste ultime, lui aurait même offert 25 000 $ pour le dissuader.« Ils ont menacé de retirer mes enfants de l\u2019école.Déjà, je ne peux plus aller à la synagogue et personne ne me parle dans la communauté », a-t-il expliqué à la Cour.La situation est à ce point dramatique qu\u2019il s\u2019apprêtait à quitter son logement d\u2019Outremont.Décrit comme un escroc international, Prushinowski n\u2019en est pas à ses premiers démêlés avec la justice.En 1981, il avait été condamné à trois ans de prison aux États-Unis pour une fraude de 1,2 million aux dépens d\u2019une banque de New York.L\u2019année précédente, il avait écopé une amende de 1000 $, assortie d\u2019une période de liberté surveillée de trois ans, pour avoir enfreint la Loi des douanes du Canada.En 1973, il faisait aussi l\u2019objet d\u2019un mandat d\u2019arrêt en Angleterre.Né à Tel-Aviv en 1939, le rabbin Josef Prushinowski a vécu au Québec pendant près de huit ans de 1979 à 1987.Il était alors considéré comme l\u2019un des membres les plus influents de la communauté hassidique de Boisbriand.Au moment de retourner en Israël, il faisait l\u2019objet d\u2019une enquête pour fraude de 1,3 millions de la GRC.Des accusations formelles ont été portées contre lui au palais de justice de Montréal en 1989.Comme il n\u2019existe pas de traité d\u2019extradition entre Israël et le Canada, Prushinowski n\u2019a jamais pu être arrêté.C\u2019est seulement l\u2019an passé que les charges ont été retirées par la Couronne fédérale.La plupart de ses victimes ont depuis été au moins partiellement remboursées.Détenu depuis neuf mois en Israël, le rabbin est passible de trois à cinq années de prison.Pour la première fois au Canada, un système vidéo a permis le témoignage virtuel devant une cour étrangère.PHOTOS ROBERT NADON, La Presse Le rabbin Josef Prushinowski 2799930 Des contrôles radar afin de ralentir les fous du volant MARCEL LAROCHE Les automobilistes utilisant le réseau routier de l\u2019île de Montréal comme piste de course risquent de payer cher leurs excès de vitesse ; la police de la CUM vient d\u2019implanter 24 contrôles radar pour ralentir ces fous du volant.En lançant officiellement hier l\u2019Opération Vitesse qui se déroulera pendant le mois de novembre, la police veut surtout sensibiliser les usagers de la route aux graves conséquences d\u2019une conduite à haute vitesse, toujours classée parmi les premières causes d\u2019accidents mortels.Policiers et spécialistes du cinémomètre (nouvelle terminologie pour identifier tout appareil de type radar) étaient à l\u2019oeuvre dès hier matin pour surveiller la vitesse rue Notre-Dame, dans l\u2019est de Montréal.Comme cette artère fort achalandée longeant le fleuve Saint-Laurent est souvent le théâtre de graves accidents de la circulation (un pompier de Montréal y a perdu la vie dimanche matin lors d\u2019une perte de contrôle de sa camionnette), le SPCUM y a tenu quatre opérations radar simultanées entre les rues Davidson et George-V.À titre d\u2019exemple, la police indique que 102 accidents avec blessés sont survenus en 1998 dans la rue Notre-Dame, entre de Lorimier et la 100e Avenue, à Pointeaux- Trembles.« Nous espérons ainsi réduire le nombre d\u2019accidents sur notre territoire et leur gravité qui, rappelonsle, est proportionnelle à la vitesse des véhicules impliqués », a indiqué l\u2019inspecteur Jacques Lelièvre, commandant de la section de la sécurité routière du SPCUM.Il a aussi précisé que l\u2019influence exercée par les conducteurs qui excèdent la limite de vitesse autorisée sur les autres utilisateurs du réseau routier était très importante.« Les conducteurs ont tendance à s\u2019ajuster à la vitesse des autres véhicules, multipliant ainsi les possibilités d\u2019impact », de noter le commandant Lelièvre.Des statistiques démontrent que le risque d\u2019être gravement blessé ou tué lors d\u2019un impact entre deux véhicules est quadruplé quand la vitesse se situe entre 50 et 100 km/h.De plus, 38 % des collisions ont lieu entre 7h et 15h, 41 % entre 15h et 23h et 21 % entre 23h et 7h.Depuis le début de l\u2019année, le SPCUM déplore 55 accidents mortels sur son territoire, comparativement à 50 pour la même période en 1998.Par ailleurs, on dénombre 5821 accidents avec blessés survenus dans les dix premiers mois de 1999.L\u2019avocat des Soeurs du Bon-Pasteur arrêté L\u2019ex-avocat des Soeurs du Bon-Pasteur de Québec, Jean-Pierre Cantin, a été arrêté, hier soir, à sa descente d\u2019avion à l\u2019aéroport de Dorval, a rapporté hier Radio-Canada.M.Cantin vivait au Costa Rica depuis plus d\u2019un an.L\u2019ex-avocat, soupçonné d\u2019être impliqué dans la présumée fraude du Marché central métropolitain, était détenu au quartier général de la GRC à Montréal, selon Radio-Canada. I A4 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 16 NOVEMBRE 1999 CM.Michaud: la cour annule le bâillon contre La Facture Le bijoutier interjette appel aussitôt YVESBOISVERT Estimant qu'il n'avait pas à se transformer en rédacteur en chef et à«Censurer à l'avance un reportage dont personne ne connaît lé contenu, le juge Luc Lefebvre a refusé hier de prolonger l'injonction interdisant à La Facture de diffuser un reportage sur le bijoutier CM.Mi-chaud.Le 2 novembre, le bijoutier montréalais avait obtenu du juge James Kennedy, 15 minutes avant l'heure de?diffusion de l'émission, une injonction empêchant Radio-Canada de la mettre en ondes.Le bijoutier, sur la foi de ses contacts avec les journalistes de la SRC et d'une autopromotion du reportage, disait craindre une grave diffamation.Une poursuite de 1,1 million pour atteinte à la réputation est déjà de-posée par CM.Michaud, sur la seule base de la publicité.L'injonction valait jusqu'à vendredi et hier, le juge Lefebvre, de la Cour supérieure, a conclu que rien ne justifiait une te lie ordonnance.Il n'y a pas de preuve d'une diffamation illégale à venir; s'il y a diffamation, les recours en dommages sont disponibles ; et l'intérêt public, qui commande le respect de la liberté d'expression de la SRC, doit primer sur l'intérêt privé ici, à défaut d'une preuve sérieuse de grave atteinte à la réputation.CM.Michaud n'en restera pas là : le cabinet de relations publi- ques National, sous la gouverne de Luc Lavoie, convoquait la presse hier après-midi pour annoncer une ultime tentative judiciaire: Mc Catherine Mandeville, avocate du bijoutier, s'adresse à la Cour d'appel dès ce matin pour obtenir la permission de contester le jugement Lefebvre et suspendre la diffusion de l'émission.Mais, sauf un ordre de la cour, Radio-Canada entend bien diffuser dès ce soir, 19 h 30, le reportage mis de côté il y a deux semaines.« Nous sommes très contents du jugement, il confirme que ce n'est pas aux tribunaux de décider ce qu'il doit y avoir dans les reportages et qu'on ne peut se servir d'une autopromo de 15 secondes pour empêcher la diffusion d'une émission », a dit M* Judith Harvic, conseillère juridique de la SRC.La SRC affirme avoir respecté les normes journalistiques les plus rigoureuses dans ce reportage intitulé Tout ce qui brille n'est pas or.CM.Michaud a vu dans ce titre une insinuation que ses bijoux sont des faux, ce qui n'est nullement la prétention de la SRC Cela signifie simplement que les apparences sont parfois trompeuses, dit Radio-Canada.M*-' Mandeville maintient que les indices sont suffisants pour affirmer que le reportage portera atteinte illégalement à la réputation du bijoutier.Il tourne apparem- ment autour du cas d'une dame qui a acheté un bijou chez CM.Michaud pour 749 $.Elle s'en est plainte car le diamant ne brillait pas assez à son goût et, dès le 3 juillet, elle s'est fait offrir un remboursement complet ou un échange et le tout a été réglé « à son entière satisfaction ».Dans l'autopromo de l'émission, on parle de ce cas.On voit le nombre 1390 S rayé d'une grosse croix rouge et une gemmologiste affirmer que le bijou ne vaut que 800 $.La femme ne l'a pourtant paye que 749 $ ; il n'y a donc pas de scandale, de dire M Mandeville, mais on tente d'en suggérer un.D'autre part, le gemmologiste qui a évalué le bijou à 1390$ est un expert indépendant qui travaille aussi pour l'Office de la protection du consommateur, les Douanes, etc.II peut exister des controverses entrf experts sur la valeur des bijoux.Mais il est « injuste » que CM.Michaud soit ciblé à ce sujet, surtout à partir d'un cas réglé, de dire M* Mandeville.« La liberté de la presse n'est pas la liberté de recycler des reportages sans intérêt pour attaquer la réputation d'un honnête commerçant », dit l'avocate.On verra ce matin si les éléments de preuve de l'hypothétique diffamation convaincront la juge Louise Otis de bloquer la diffusion à nouveau.PM0T0 RÊVILEMEE.Là Grand Patriote de l'année Jean-Marc Léger est le Grand Patriote de Tannée selon la Société Saint-Jean Baptiste de Montréal.Hier, en présence de Louise Beaudoin, ministre des Relations internationales, ministre de la Francophonie et ministre responsable de l'application de la Charte dè la langue française, le souverainiste de la première heure et défenseur de la langue française a donc reçu le prix du Grand Patriote 1999.«Dès 1951, il a recommandé que soit créé un organisme international réunissant tous les pays francophones.Par la suite, il fut l'un des principaux artisans du Sommet de la francophonie», a rappelé Guy Bouthillier, président de la SSJBM.Pour une consultation GRATUITE NE MANQUEZ PAS LE CAHIER Santé CHAQUE DIMANCHE DANS ^ La Presse é À en rougir de plaisir.T1rag«du 99-11-15 «H «lO 4/1 -IC V7 20 22 29 30 31 34 35 37 40 41 48 51 63 65 Tlng» du 99-11-15 3 4 917 7790 Egtra Tirage du 99-11-15 NUMÉRO: 370335 1 **t J DFS nuAcr verto dm b*ett En cm dt tt ta Nsls ofRcttb, MttB et* toi \u2022 priorité.] Vous n'avez pas changé.J'étais rouge comme une tomate, planté nerveusement devant Francine : «Veux-tu venir danser samedi ?».Je n'avais pas beaucoup d'argent de poche.J'aurais tant aimé pouvoir lui acheter des fleurs.Lui donner le meilleur.Et vous vous êtes mariés.Quarante ans plus tard, vous voulez toujours lui donner le meilleur.Comment ?En plaçant votre argent si chèrement accumulé dans lesfonds indiciels Scotia.D'une part, ils vous permettent de profiter de l'énorme potentiel de croissance des marchés boursiers.D'autre part, comme ils sont investis dans divers secteurs d'activité à l'échelle mondiale, vous diminuez vos risques.Les faibles frais de gestion vous en laissent plus dans vos poches.Et vous échappez aux limitations REER pour le contenu étranger.Vous n'avez plus à rougir ! 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