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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
D. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1999-11-20, Collections de BAnQ.

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[" 6LP0101D1120 D1 Samedi 6LP0101D1120 ZALLCALL 67 00:44:28 11/20/99 B 2798142 Une seule adresse 7139,rue ST-HUBERT (coin Jean-Talon) (514) 277-3127 www.bijouterieleroy.com Couronne d\u2019Amour 25 PTS DE DIAMANTS \u2022 14 K Rabais 140$ 559$ Commandez dès maintenant (514) 285-6945 Interurbains (sans frais): 1 877 299-6299 Télécopieur: (514) 285-6988 Un livre unique qui retrace les faits marquants de l\u2019actualité de 1900 à 2000 Près de 400 pages Format : 10\u201d x 13 1/2\u201d 00246 2995 $ FRAIS POSTAUX ET TPS EN SUS FILL55 6LP0201D1120 D-2 SAMEDI ARTS 6LP0201D1120 ZALLCALL 67 00:56:45 11/20/99 B D 2 LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 20 NOVEMBRE 1999 La passion de deux fous: fascinant! TELEVISION Louise Cousineau Meme si Werner Herzog nfest pas votre cineaste prefere, vous allez craquer demain soir .Tele- Quebec, 21 h 30 .pour son film Mon ennemi intime, dans lequel il raconte sa relation explosive avec lfacteur Klaus Kinski.Deux ego demesures, deux etres qui ont voulu sfassassiner.Une relation qui a debute quand Herzog avait cinq ans, alors qufil sfest retrouve avec sa famille dans le meme appartement que Kinski, deja un peu fou.Kinski vivait dans une chambre denudee jonchee de feuilles mortes.Il sfest enferme 48 heures dans la salle de bains et a tout demoli en mille miettes.Plus tard, Herzog lfa vu au cinema et lfa immediatement voulu pour Aguirre la colere de Dieu.Le documentaire raconte brillamment .en allemand, alors il faut lire les sous-titres, ce qui est agacant les cinq premieres minutes .et surtout montre des images des coleres titanesques de Kinski au fin fond du Perou.Les Indiens, habitues a parler tout bas, ont un jour demande a Herzog la permission de tuer Kinski.Une relation passionnee : ils ont fait quatre films ensemble.Deux fous qui se completaient parfaitement.A la fin du film, Herzog dit : á Nous etions faits lfun pour lfautre.â Les images finales sont extraordinaires: Kinski, souriant, se fait butiner par un papillon qui ne veut plus le quitter.Cet egomaniaque, qui ne supportait pas de ne pas etre le centre dfattention de tout le monde, savait aussi etre charmant avec les femmes.Claudia Cardinale avoue : á Tout le monde mfa dit : eeCfest un fou, ne tourne pas avec luiff, mais cfetait un timide qui etait poli et doux.â Finalement, cfest le meilleur film dfHerzog.Pas une seconde dfennui, pas une longueur.Sexe quebecois sur Internet n Branche .aujourdfhui, 17 h 30, Radio-Canada .offre un topo instructif sur la percee quebecoise dans lferotisme sur Internet.Aux Etats-Unis, le sexe genere un milliard US par an.Pas etonnant que nos ideateurs soient tentes.Vous rencontrerez un jeune homme, Karl Bernard, qui dirige Gamma entreprises, qui veut bien parler de sexe, mais refuse de divulguer qui est le proprietaire.La mafia, une entreprise legitime mais genee, du blanchiment dfargent ?Un site sfappelle Mea Culpa et presente des filles dfici.Les ideateurs commencent a faire de lfargent.Et il y a les sites amateurs, ou on apprend qufun couple gagne 10 000 $ par mois en montrant ses activites.Le plus drole, cfest que la fille nfa jamais voulu temoigner a visage decouvert pour Branche.Elle qui fait ouvertement plein de choses sur Internet, ne voulait surtout pas que sa mere la voie a la tele.PHOTOTHEQUE, La Presse c Lfacteur Klaus Kinski, en compagnie de Claudia Cardinale, pendant le tournage de Fitzcarraldo, un des quatre films que le cineaste Werner Herzog a tournes avec son á ennemi intime â.Le CRTC tiendra des audiences publiques sur une nouvelle chaine culturelle lfete prochain JULES RICHER Presse Canadienne, OTTAWA A la satisfaction de Radio-Canada, le Conseil de la radiodiffusion et des telecommunications canadiennes (CRTC) a accepte hier de tenir des audiences publiques sur la creation dfune chaine culturelle de television en francais.Lforganisme reglementaire se plie ainsi au decret du Conseil federal des ministres qui lui avait demande au mois dfaout dfexaminer la possibilite de creer une telle chaine.Les audiences auront lieu au debut de lfete 2000.La presidente du CRTC, Francoise Bertrand, a precise qufil ne sfagit pas uniquement dfaudiences pour etudier de nouveau le projet, rejete au mois de mai, de Reseau des arts : toutes les propositions seront les bienvenues.á Ce nfest pas necessairement la chaine culturelle telle qufon lfa connue ou le Reseau des arts (de Radio-Canada) tel qufil a ete presente devant nous â, a-telle explique en entrevue.Selon elle, le CRTC a decide de dire oui a la possibilite dfune chaine culturelle, á mais pas a nfimporte quel prix â.La donne a donc change par rapport a ce que voulait presenter Radio-Canada.Ainsi, la nouvelle chaine devra etre offerte a des couts abordables pour les telespectateurs.Le Reseau des arts voulait imposer pour son service 1,80 $ par mois a chaque abonne du cable.De plus, elle devra accorder une place importante au contenu canadien.On sait que Radio-Canada sfetait associee a la chaine europeenne Sept-Arte dans ce projet.Dans le rapport qufil a publie hier, le CRTC indique que la consultation avec la population, realisee a lfautomne par le biais de commentaires ecrits, avait permis de constater qufil existait une demande et un interet pour une chaine culturelle en francais.De son cote, Radio-Canada a annonce qufelle representerait son projet avec les memes partenaires qufa lforigine.Outre Sept-Arte, BCE y sera donc egalement associe.á On est bien content du rapport qufa depose le CRTC.On pense que cela va dans le sens de ce qufon esperait â, a commente Marc Sevigny, porte-parole de la societe dfEtat.á On est pret a representer notre projet.On pense qufil est tres bon tel qufil est maintenant, mais on va faire en sorte qufil soit meilleur â, at- il ajoute.Aussi, Radio-Canada a-t-elle lfintention de sfassocier avec de nouveaux joueurs du monde culturel, comme des producteurs de spectacles et de festivals.Elle a egalement entrepris des pourparlers avec Tele-Quebec en vue dfetablir une collaboration entre les deux chaines.Par contre, on sait qufau moins un groupe prive nfest pas interesse a se lancer dans cette aventure.Le president et chef de la direction des Chaines Tele-Astral, Pierre Roy, a indique au debut du mois de novembre que son groupe preferait concentrer ses energies sur des projets deja en marche, cfest-a-dire deux nouvelles chaines (Canal Histoire et Canal Fiction) qui seront lancees au mois de janvier prochain.Les groupes et les societes auront jusqufau mois de fevrier pour presenter des projets au CRTC, selon lfecheancier presente hier.VOTRE SOIREE DE TELEVISION Louise Cousineau 16:00 P - GEOPOLIS La Planete des vins: reportage sur les pays .USA, Chili, Australie, Afrique du Sud .qui font concurrence aux vins francais.17:30 a - BRANCHE Le sexe sur Internet: les Quebecois veulent une part de ce gateau payant.20:00 D - WHO WANTS TO BE A MILLIONNAIRE?Les questions sont plus interessantes qufa Greed du reseau Fox, mais on ne sfest pas encore rendu au million.20:00 Z - THE SECRET WORLD OF SITCOMS Comment on ecrit des comedies a succes aux Etats-Unis.Vous verrez travailler le createur des Simpsons.21:00 A - SUEURS FROIDES Un des chefs-dfoeuvre de Hitchcock avec James Stewart en detective angoisse qui tombera amoureux de Kim Novak qui joue un double role qui a inspire David Lean dans Twin Peaks.On le regarde a plus dfun degre et on admire.En anglais, cfetait Vertigo.21:00 - JFK Oliver Stone et le complot sur la mort de Kennedy.RC CANAUX 18h00 a q v 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO TVA c j o r TQ y A E M TQS z H K CABLE PBS CTV t l CBC h ABC D CBS b NBC g J O 1 2 CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC 3 ( 5 - 6 W X 9 0 ! .) N Z # P + U $ p 4 4 7 7 8 8 5 5 11 11 45 58 13 13 22 22 21 21 23 23 20 20 24 24 47 39 48 34 31 31 26 37 37 68 36 46 3 3 49 47 50 29 32 48 25 25 19 19 33 33 40 40 32 38 38 27 27 28 28 15 15 74 35 44 18 18 9 9 CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO Le Telejournal Franc Jeu / La demesure.Stomp Hockey / Kings - Canadiens Le Telejournal Les Nouvelles du sport Cinema (23:25) Le TVA Cinema / TOBBY, LE JOUEUR ETOILE (5) avec Kevin Zegers, Michael Jeter Cinema / DUO EXPLOSIF (6) avec Jean-Claude Van Damme, Dennis Rodman Le TVA Sports (22:54) / Lot.(23:16) Cinema (23:25) Les Regles du jeu / Commerce electronique; travailler a 65 ans Cinema / LE HUITIEME JOUR (4) avec Daniel Auteuil, Pascal Duquenne Cinema / SUEURS FROIDES (1) avec James Stewart, Kim Novak Cinema (23:41) Les Simpson Cinema / STAR TREK: PREMIER CONTACT (4) avec Patrick Stewart, Brent Spiner Cinema / ALERTE SOUS LA TERRE (6) avec Steven Seagal, Marg Helgenberger Cinema / LES SECRETS D'UNE FEMME DE CHAMBRE (23:14) Pulse The Habs.Star Trek: Voyager Snoops Cinema / THE NUTTY PROFESSOR (5) avec Eddie Murphy, Jada Pinkett CTV News Pulse / Sports News Reg.Contact Twice in a Lifetime Who Wants to be a Millionaire?America's Most Wanted Snoops News Sat.Report Saturday Night Hockey / Rangers - Maple Leafs Hockey / Red Wings - Oilers Football collegial (15:30) News Judge Brown Who Wants to be a Millionaire?Cinema / ONE FINE DAY (4) avec M.Pfeiffer, G.Clooney News Baywatch Football collegial (15:30) Seinfeld Early Edition Martial Law Walker, Texas Ranger ER News Nightly News Jeopardy Wheel of.Cinema / GOLDENEYE (4) avec Pierce Brosnan, Sean Bean Sat.Night The Lawrence Welk Show Good Neigh.Served?Keeping Up.Waiting for.Berkeley Square (8/10) Austin City Limits / Son Volt The Band Antiques Roadshow The Editors McLaughlin Allo, Allo! Goodnight.As Time Goes Chance in.Red Dwarf Sessions./ Chris Isaak World News L.A.Detectives Love Chronicle Biography / Myrna Loy Cinema / INSPECTOR MORSE: TWILIGHT OF THE GODS (4) A&E Top 10 Cities to Have it All Arts & Minds .Chronicles The Magic Violin Russian Night at Waldbuhne Pavarotti in Modena Ed Sullivan Sex & the City Awful Truth Contact Animal Juste pour rire Le Gout du monde / Italie Couples.Scandales Biographies / Louis Cyr Les Enquetes d'Hetty Cinema / UNE HISTOIRE.(4) Activites physiques.Multimedia.April-Fortier Le Monde a la carte Choix et.Contes.Le Monde des affaires Histoire des formes urbaines Machine Gun: Age of the Ak .Connection Exhibit A Shark Stories / .Tiger Shark How'd they do that?Vets.Practice Movie Magic .Connection Exhibit A Franklin Little Lulu Sh.Hoze Houndz Magic Jersey Cinema / ANGELS IN THE ENDZONE (6) Cinema / NO DEPOSIT, NO RETURN (5) avec David Niven S.Holmes 7th Heaven Drew Carey 3rd Rock.Sun Cops America's Most Wanted Angel Mad TV .Wilderness Heart, Courage Outer Limits Family Guy King of the Hill Any Day Now PSI Factor A.Hitchcock Sat.Night History Bites Mystic Lands Reilly: Ace of Spies Scandal! Then and Now Cinema / JFK (3) avec Kevin Costner, Sissy Spacek Homes by.Flick Success TV 3 Perfect Days National Geo.the Wildside Animal Adv.The Tourist TV Guide TV Flick Eros Bourbon Voyageur Ed Sullivan Pop up video Musicographie / Tommy Lee Cinema / THE COMMITMENTS (4) avec R.Arkins, M.Aherne Musicographie / Tommy Lee World News Culture Shock Fashion File On the Arts Antiques Roadshow Sat.Report Venture Rough Cuts / Making of Men Fashion File Undercurrents Un Canadien.Culture-choc Monde ce soir Medias Faut-il placer l'enfant?Le Journal RDI .artistes Le Telejournal Franc Jeu Zone libre Sports 30 Mag Entre les.L'Homme le plus fort Boxe / Junior Jones - Tracy Harris Patterson Boxe / Michael Grant - Andrew Golota Sports 30 Mag Friday the 13th: The Series Cinema / LOVE AT FIRST SIGHT (5) avec Mary Ann McDonald Welcome to Paradox Prime Suspect Cinema / JUNGLE.(4) (23:05) Sliders Invasion Am.Walking.Relic Hunter Cinema / DOOMWATCH (4) avec Ian Bannen, Judy Geeson Cinema / DEATH WATCH (3) SportsCentral Figure Skating Figure Skating / Skate America Wrestling: WWF Live SportsCentral Rewind Golf Pas sorcier .decouverte Exploration Cinema / CHARADE (3) avec Audrey Hepburn, Cary Grant TFO en scene / Max Roach Cinema / FEINTER LE DESTIN Alien Invade Hollywood UFOs: 50 Years of Denial The Secret World of Sitcoms Andy Griffith Retrospective Sp.Star Trek - A Captain's Log The Secret World of Sitcoms Cart (17:30) Sportsdesk Ext.Sports 100 Years of Canadian Sports 1999 Cdn Bodybuilding Champ.Boxing / Michael Grant - Andrew Golota Sportsdesk Thalassa (17:30) Cap Aventure Jrnl (19:03) Tapis Rouge / Muriel Robin D.Journal belge Journal suisse Soir 3 .(15:00) Coltrane's.National Geographic Cinema / KIND HEARTS AND CORONETS (3) avec Alec Guinness Conv.(22:05) Cinema / THE LADYKILLERS (3) (22:35) Grand.Nature L'Hopital.Dos Ado / L'Argent Vivre a deux Etes-vous libre Eros et Compagnie Sortie gaie Les Copines.Trauma Addams Fam.Big Wolf.Buffy the Vampire Slayer Freaky Stories Goosebumps Worst Witch Monster by.Grade Alien Addams Fam.Lost Nebula Beasties CityMag Rendez-vous avec.Sur la colline Vos finances CityMag Parole et Vie Dream on (23:15) Le Grand Journal (22:45) Oliver Stone 6LP0301D1120 D-3 SAMEDI - ARTS 6LP0301D1120 ZALLCALL 67 00:56:51 11/20/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 20 NOVEMBRE 1999 D 3 Paul-Marie Lapointe, prix Gilles-Corbeil 1999 Son nom s\u2019ajoute à ceux des lauréats précédents: Réjean Ducharme, Anne Hébert et Jacques Brault SONIA SARFATI Le prestigieux prix Gilles- Corbeil a été remis au poète Paul-Marie Lapointe, hier au Salon du livre de Montréal.Son nom s\u2019ajoute donc à ceux de Réjean Ducharme, Anne Hébert et Jacques Brault, les lauréats précédents de ce prix assorti d\u2019une bourse de 100 000 $, que la fondation Émile-Nelligan décerne tous les trois ans à un écrivain citoyen du Canada ou des États-Unis pour l\u2019ensemble de son oeuvre.« À un certain âge, il y a parfois des choses qui vous tombent dessus.Des heureuses comme des malheureuses.Celle-ci en est une heureuse », a indiqué, avec émotion, le poète âgé de 70 ans \u2014 qui a aussi laissé sa marque en journalisme : l\u2019auteur du Vierge incendié et du Sacre a, autrefois, travaillé à La Presse (de 1954 à 1961) et au Nouveau Journal (1961-62).De 1964 à 1969, il a signé la page éditoriale du magazine MacLean.Puis, il est entré à Radio-Canada, où il a tour à tour été rédacteur en chef des émissions d\u2019affaires publiques, directeur de l\u2019information à la radio et, enfin, directeur des programmes et vice-président, toujours à la radio.C\u2019est donc l\u2019homme de lettres et l\u2019homme de faits qui s\u2019est adressé à ceux qui se sont déplacés, hier, pour assister à la cérémonie : « De tout temps, les poètes rêvent de changer le monde, de rendre la terre habitable.Mais quel est le pouvoir de la poésie ?L\u2019interrogation, presque désespérée, demeure, plus actuelle que jamais sous le règne du capitalisme triomphant.Les gouvernements, de plus en plus soumis aux lois du marché, trahissent leur mandat (qui est de veiller au bien-être de leurs collectivités) et se mettent au service des nouveaux maîtres du monde.» Et de regretter que les préoccupations commerciales et la recherche du profit maximum s\u2019imposent à l\u2019ensemble des productions commerciales : « Il n\u2019est plus question de cultures nationales, ni même de culture en général, mais de profits.Telle est la mondialisation.» Que peut alors un poète contre tout cela ?Il peut, au moins, apaiser.Ouvrir une fenêtre sur « une liberté d\u2019être qui pourrait figurer celle de chacun des habitants de la planète », a affirmé Paul-Marie Lapointe.Rappelons que le prix Gilles- Corbeil porte le nom du créateur de la fondation Émile-Nelligan et neveu du poète.Décédé dans un accident en 1986, Gilles Corbeil avait indiqué, dans son testament, sa volonté d\u2019instituer « un prix de littérature important ».Mais « outre l\u2019importance de sa dotation et la magnificence exemplaire du geste de son bienfaiteur, ce sont avant toute autre considération les noms des trois premiers lauréats qui donnent aujourd\u2019hui à ce prix sa valeur et son prestige.(.) Par la richesse et le degré d\u2019accomplissement de son oeuvre mais également par l\u2019absolue radicalité de sa pratique poétique, Paul-Marie Lapointe, le lauréat de cette année, prend naturellement place à leurs côtés », a déclaré Marie-Andrée Beaudet, professeur au département de littérature de l\u2019Université Laval, qui a présidé le jury.Ont siégé avec elle, l\u2019écrivain et critique littéraire Gilles Marcotte, Suzanne Martin (chercheur autonome au Centre d\u2019études québécoises de l\u2019Université de Montréal), Robert Melançon (professeur à l\u2019Université de Montréal) et Marcel Olscamp (professeur invité à l\u2019Université McGill et codirecteur de la revue Spirale).Leur choix a été tenu à ce point secret que l\u2019identité du lauréat a, depuis quelques semaines, fait l\u2019objet de bien des spéculations.Bref, Paul-Marie Lapointe était le secret le mieux gardé en ville.Son nom est aujourd\u2019hui sur toutes les lèvres.Reste à y mettre ses mots.Pour longtemps.PHOTO ROBERT SKINNER, La Presse © « De tout temps, les poètes rêvent de changer le monde, de rendre la terre habitable », a rappelé Paul-Marie Lapointe, honoré pour l\u2019ensemble de son oeuvre par la fondation Émile-Nelligan.La mosaïque de Robert Lalonde LUCIE CÔTÉ Parce que son oeuvre tient maintenant de la mosaïque, du fourre-tout et du chaudron magique, Robert Lalonde a peut-être abandonné le roman pour de bon.« Après Le Petit Aigle à tête blanche (1994), qui est comme une somme de tout ce que j\u2019ai fait, j\u2019ai perdu le goût du roman, le souffle, le désir de faire une grande affaire longue.Et j\u2019ai perdu le goût d\u2019en lire, avoue Robert Lalonde, invité d\u2019honneur du Salon du livre de Montréal, qui vient de publier Des nouvelles d\u2019amis très chers, pendant fictionnel de ses essais Le Monde sur le flanc de la truite et Le Vacarmeur.« Ça doit avoir à voir avec l\u2019âge, avec cette époque de ma vie », explique l\u2019écrivain qui, à 52 ans, se voit tout de même comme un adolescent attardé, qui trouve que le temps passe de plus en plus vite.« Je crois très profondément que le roman et le roman à souffle appartiennent à la jeunesse dans l\u2019écriture.Je me lasse vite d\u2019être dans un même livre.J\u2019ai le goût des livres incendiaires, qui ne durent pas, dit-il.Avec l\u2019âge, avec la littérature que je lis, ma perception de l\u2019écriture de la fiction a changé.Les auteurs qui me passionnent entremêlent les genres, ont une façon de fictioniser la vie.J\u2019ai bien cerné cette notion et elle me plaît.» Évoquant ses lectures, dans Le Monde sur le flanc de la truite (1997), Robert Lalonde écrit qu\u2019il est Flannery (O\u2019Connor) sur ses béquilles, Giono dans sa Provence inventée, Marquez dans ses Antilles, etc.Pour le vérifier, il suffit de lire Des nouvelles d\u2019amis très chers, hommage à la manière d\u2019écrire de neuf écrivains parmi lesquels figurent aussi Colette, Gabrielle Roy et Michel Tremblay.Ces neuf histoires sont venues du désir de Robert Lalonde d\u2019une plus grande intimité avec ses écrivains préférés.« Aucun n\u2019est là par hasard.Ce sont des gens que j\u2019ai beaucoup fréquentés et qui m\u2019ont influencé.J\u2019ai compris beaucoup de choses d\u2019eux en essayant de travailler avec et autour d\u2019eux.Ça m\u2019a beaucoup plu de me retrouver dans leur position, face à un sujet donné.» Les esquisses des nouvelles existaient déjà depuis des années.Robert Lalonde n\u2019en était pas satisfait.Mais une fois trouvées la clé, la forme que son livre allait prendre, il a tout écrit très vite.« Ma plus grande surprise a été de voir le naturel revenir au galop.J\u2019avais beau passer par des chemins qui me semblaient assez loin de moi, je retombais dans ma propre façon de voir, en privilégiant chez ces écrivains des choses qui me ressemblent », expose l\u2019écrivain, qui, en ce moment, écrit aussi pour le théâtre, en plus de jouer à la télévision.Il travaille également avec le peintre Danièle Rochon (un de ses tableaux figure en couverture des Nouvelles d\u2019amis très chers), à un livre sur la peinture.Et il a déjà trouvé la forme d\u2019écriture moderne qui convient à son prochain ouvrage, ce que les Américains appellent le narrative non fiction et que Robert Lalonde voit comme un fourre-tout, un chaudron magique.Cette façon d\u2019écrire, inaugurée avec Le Monde sur le flanc de la truite, recueil de notes sur l\u2019art de voir, de lire et d\u2019écrire, sera cette fois plus poussée.Robert Lalonde est soumis à la « nécessité d\u2019avoir tout le temps recours à l\u2019écriture pour vivre, pour (se) comprendre ».Il écrit tout le temps, comme un peintre fait ses esquisses, à la main, sur des bouts de papier, des brouillons qui seront peu à peu mis au propre.Il se méfie de l\u2019ordinateur qui enlève au livre cette « hantise fondamentale qui tient toute l\u2019écriture ensemble ».Et rien ne le soulage de cette grande horreur qu\u2019est la relecture de son livre avant la publication.À ce moment, l\u2019ouvrage ne ressemble jamais à ce que l\u2019écrivain voulait faire et ce n\u2019est qu\u2019une fois le livre publié qu\u2019il arrive à se réconcilier avec lui.DES NOUVELLES D\u2019AMIS TRÈS CHERS, Robert Lalonde, Boréal, 1999, 162 pages.Pour joindre l\u2019auteur de cet article : lucie.cote@lapresse.ca PHOTO ROBERT MAILLOUX, La Presse © Invité d\u2019honneur du Salon du livre de Montréal, Robert Lalonde, qui vient de publier Des nouvelles d\u2019amis très chers, a peut-être abandonné le roman pour de bon.2804732 Nos suggestions pour aujourd\u2019hui n 12 h : Remise du prix Québec/ Wallonie-Bruxelles du livre jeunesse 1999.Place Loto-Québec.n 13 h à 15h: L\u2019écrivaine au long cours Marie-Danielle Croteau jette l\u2019ancre à la courte échelle (stand 129) où elle a entre autres publié Lettre à Madeleine ; puis, elle navigue jusqu\u2019au kiosque 329, chez Dominique et compagnie, pour autographier, de 15 h à 16 h 30, sa Grande aventure d\u2019un petit mouton noir ; et, finalement, elle mettra le cap sur les éditions Michel Quintin (stand 147), pour présenter, de 19 h à 20 h, ses Carnets du Mouton noir.n 14 h à 15 h et 19 h à 20 h : Kathy Reichs, la Patricia Cornwell de Montréal, est en séance de signature au stand 147 (Robert Laffont).Cadavre non compris.n 15 h à 16 h : Zachary Richard autographie son Conte cajun qui vient d\u2019être publié aux Intouchables.Les dames se trouveront bien un enfant pour les y accompagner.Kiosque 534.n 16 h : Jean Fugère reçoit les gagnants des prix littéraires du Gouverneur général : Lise Tremblay (roman), Jean-Marc Dalpé (théâtre), Herménégilde Chiasson (poésie), Charlotte Gingras (littérature jeunesse), etc.Place Marcel-Couture.n 19 h à 21 h : notre collègue André Noël, romancier à ses heures, s\u2019installe à la courte échelle pour autographier son roman Le Seigneur des rutabagas.Stand 129.2797067 6LP0401D1120 D 4 samedi ARTS 6LP0401D1120 ZALLCALL 67 00:44:35 11/20/99 B D 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 20 NOVEMBRE 1999 Danse Le nouveau langage classique de Duato STÉPHANIE BRODY collaboration spéciale Le public de danse montréalais aime Nacho Duato.Ceux qui ont vu quelquesunes de ses oeuvres comme Jardi Tancat, Cor perdut ou Na Floresta, merveilleusement interprétées par les Grands Ballets canadiens, gardent encore le souvenir de chaudes effluves et de mouvements fluides qui nous transportaient aux confins de son Espagne natale.L\u2019Espagne ne jouit pas d\u2019une longue tradition de danse classique, mais en puisant, entre autres, dans le folklore du pays, Nacho Duato a réussi à y faire s\u2019épanouir une compagnie à la signature unique, la Compañia Nacional de Danza qu\u2019il dirige depuis bientôt 10 ans, et à l\u2019amener au-delà des frontières ibériques.Mais ne cherchez ni castagnettes ni froufrous.Si la saveur est parfois méditerranéenne, le résultat, lui, est résolument contemporain.Soutenu par un magnifique groupe de danseurs expressifs, qui s\u2019appuient tous sur une solide technique classique, il est un de ceux qui renouvellent le genre à merveille.Les trois premières montréalaises que nous offre la Compañia Nacional de Danza, Self, Remansos et Por Vos Muero, ont été choisies parmi les quelque 25 oeuvres de son répertoire signées Nacho Duato.En effet, à l\u2019image de ses mentors Jiri Kylian et Maurice Béjart, il assure la double fonction de directeur artistique et de chorégraphe principal.Il s\u2019agit, selon lui, d\u2019un des facteurs de succès de sa compagnie : « Quand le directeur artistique est également le chorégraphe, cela confère une identité et une personnalité beaucoup plus forte à la compagnie.On peut avoir un bon répertoire, mais si ce répertoire vient du directeur artistique, il prendra probablement davantage soin des ballets.Il saura aussi choisir exactement le type de danseurs dont il a besoin pour bien interpréter ses oeuvres.» En fait, il n\u2019est pas rare que ce soit les danseurs qui fassent des pieds et des mains pour entrer dans la compagnie, après être tombés sous le charme de son style si particulier.La compagnie de Madrid présente environ cinq nouvelles oeuvres par année, de son directeur artistique bien sûr, mais aussi des meilleurs chorégraphes contemporains du monde, dont William Forsythe, Jiri Kylian, Mats Ek, et Ohad Naharin : « Je crois que c\u2019est en travaillant avec différents chorégraphes sur des oeuvres originales que les danseurs mûrissent le plus comme artistes.» Nacho Duato tient à souligner que les trois premières montréalaises au programme, du 23 au 25 novembre, sont plus introspectives que ce qui a été présenté ici jusqu\u2019à maintenant.Le chorégraphe ajoute : « Le programme permettra aussi aux spectateurs d\u2019apprécier les oeuvres de compositeurs espagnols de diverses époques.» Car si le terroir d\u2019Espagne est une importante source d\u2019inspiration pour le chorégraphe, la musique en est souvent la principale et il est passé maître dans l\u2019art d\u2019amplifier le pouvoir d\u2019évocation de la musique.Pour Self, Nacho Duato s\u2019est adjoint le jeune compositeur Alberto Iglesias avec qui il travaille depuis maintenant six ans et qui collabore aussi aux films de Pedro Almodóvar.« Alors que mes autres pièces sont autant de portes ouvertes sur le monde, la nature et les gens, Self est une porte ouverte sur moimême, un exercice d\u2019introspection.» Por Vos Mueros est un ballet sur des musiques espagnoles des XVe et XVIe siècles : « À cette époque, les gens dansaient pour le plaisir.La danse était un accès direct à l\u2019âme du peuple qui traduisait ses sentiments en mouvement.Les gens dansaient lors de mariages, des fêtes de villages, ils dansaient dans les palais et sur les places publiques.De nos jours, la danse et la chorégraphie, c\u2019est du sérieux, peut-être un peu trop d\u2019ailleurs.Parfois, je me demande si on s\u2019amuse encore beaucoup.» La troisième oeuvre, Romansos, sur une musique de Enrique Granados, s\u2019inspire de la poésie et de la vie Federico Garcia Lorca.Le style est plus sculptural, comme celui de Duend qui est au répertoire des Grands Ballets.« C\u2019est une pièce simple et intime.Lorca est un de nos poètes les plus célébrés à travers le monde, mais on ne retient souvent de lui que son travail sur les gitans et son côté plus sombre.Moi, je l\u2019admire parce qu\u2019il était très moderne, progressif et ouvert.Il est sorti d\u2019Espagne et s\u2019est rendu à New York, entre autres.» Et d\u2019ajouter : « Vous savez, la poésie c\u2019est souvent très simple, mais très profond.» On peut en dire tout autant des créations de Nacho Duato.Malheureusement, les trois représentations seront données à guichets fermés, car rappelons qu\u2019en raison de la grève des techniciens de la Place des Arts, la compagnie se produit à la salle Pierre-Mercure du Centre Pierre- Péladeau (800 places) au lieu de la salle Wilfrid-Pelletier.Souhaitons que la Compañia National de Danza revienne à Montréal dans un avenir rapproché.LA COMPAÑIA NACIONAL DE DANZA, les 23, 24 et 25 novembre, à la salle Pierre- Mercure.Mariko Tanabe Les mains Ivano Rossetti, Kim McCarthy et José Cruz dans Remansos, de de Mariko Nacho Duato.FRÉDÉRIQUE DOYON collaboration spéciale On dit souvent que les Asiatiques n\u2019ont pas d\u2019âge.On pourrait en dire autant de la danse de Mariko Tanabe, pleine d\u2019une sagesse enjouée.Canadienne de naissance, New-Yorkaise dans l\u2019âme, mais Japonaise de mémoire, Mariko Tanabe l\u2019apatride porte un peu toutes ces identités à la fois.Sa danse, toute personnelle, est peut-être son seul et véritable lieu d\u2019appartenance.Les influences et les émotions les plus diverses s\u2019y frôlent sans se distinguer nettement, et cela est charmant.C\u2019est d\u2019abord le coeur léger qu\u2019elle nous offre The Floating Heart, oeuvre solo créée et présentée à Tangente l\u2019an dernier, où défile toute la gamme des émotions et des états d\u2019âme d\u2019une femme.Sa sensualité se fait pudique.La gaieté naïve de ses bras tendus vers le ciel se fige soudain dans un visage grave et un corps raidi en quasi-position de combat.Agenouillée devant un kimono soigneusement plié, elle transforme sa retenue en révolte alors même qu\u2019elle déplie sauvagement le kimono de ses dents.Élément singulier : à l\u2019expression et au geste se joint la très belle voix de Mariko Tanabe, micri mi-chant.La théâtralité est efficace : les contrastes, plutôt que de créer un fouillis, portent au sourire.Il faut dire qu\u2019à chaque scénette correspond un univers scénographique et sonore qui lui est propre.Des pans de voiles blancs, suspendus à mi-profondeur de la scène, servent tantôt de lieu où la danse se fait légèreté d\u2019être, tantôt d\u2019écran de projection pour de courts vidéos.La lumière d\u2019Axel Morgenthaler aussi découpe des espaces qui s\u2019ajustent aux changements de la gestuelle : la douce nonchalance appelle une lumière chaude et diffuse alors que le geste précis et sous tension se déploie dans un rayon circonscrit de lumière.Mais le complément parfait dans cette oeuvre dansée est sans conteste l\u2019environnement sonore d\u2019Alexandre Saint-Onge, qui performe devant public, juché sur une passerelle dominant la scène.Sa musique, des plus minimalistes, suit avec une fidélité étonnante les états d\u2019âme de la danse.À ce jeu de contrastes, s\u2019ajoute un heureux mélange des genres dans le travail de Mariko Tanabe, plus exploité dans sa toute nouvelle création solo The Dark Room.Pénétrée de délicatesse et de précision typiquement japonaises, héritage oblige, sa danse est aussi traversée de motifs flamenco et moyen-orientaux.On les reconnaît dans la posture, les ports de bras, mais surtout dans les jeux de mains ensorcelants de la danseuse.Éloquentes, ces mains et le ciselé des doigts semblent presque poser des questions au spectateur.Avec The Dark Room, la danseusechorégraphe explore les côtés plus obscurs d\u2019elle-même qu\u2019elle nous livre sans pudeur : des fantasmes, des souvenirs, qu\u2019on voit amplifiés par des projections vidéo.La vidéo est ici manipulée originalement.Mobile, la caméra nous permet deux points de vue différents, en simultané, de la même séquence gestuelle : celui de la caméra, projeté sur un écran diaphane à travers lequel le spectateur a sa propre vision de la danse.Cette nouvelle création, beaucoup plus riche en danse que la première oeuvre au programme de la soirée, reste néanmoins à peaufiner, les différentes parties du spectacle s\u2019entrechoquant davantage.Mais l\u2019oeuvre de la ravissante Mariko Tanabe promet.THE FLOATING HEART et THE DARK ROOM, de Mariko Tanabe, à l\u2019Espace Tangente, ce soir et demain, 19 h 30.Info : 514 525-1500.2805474 6LP0501D1120 D 5 Samedi Arts 6LP0501D1120 ZALLCALL 67 17:24:43 11/22/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 20 NOVEMBRE 1999 D 5 2798197 Décès du romancier Paul Bowles Agence France-Presse RABAT Le romancier américain Paul Bowles est mort jeudi matin à l\u2019hôpital italien de Tanger, au Maroc, d\u2019un arrêt cardiaque.Paul Bowles, qui allait avoir 89 ans le mois prochain, avait été hospitalisé lundi des suites d\u2019une crise cardio-respiratoire qui l\u2019avait plongé dans le coma.Sa dépouille devrait être rapatriée aux États-Unis.Son état jugé plus tôt dans la matinée « critique et stationnaire » par son médecin traitant, s\u2019était brusquement aggravé par des crises répétées.Pourtant dans un communiqué publié jeudi par l\u2019Union des écrivains marocains qui avait dépêché plusieurs personnes à son chevet, l\u2019état du romancier américain avait été jugé comme « n\u2019inspirant pas d\u2019inquiétude.» Auteur de nombreux ouvrages, dont le célèbre Un thé au Sahara, porté à l\u2019écran par Bernardo Bertolucci, le romancier a également contribué à faire connaître l\u2019oeuvre de plusieurs écrivains marocains dont il a traduit les contes et les nouvelles.Musicologue, il a également établi un inventaire des chants populaires de l\u2019Atlas et du Rif.Né en 1910 à New York, Paul Bowles est l\u2019un des rescapés des auteurs de la « beat generation » qui a fait la légende de Tanger où il s\u2019était installé en 1947.2788010 2797003 NOUVELLES SUPPLÉMENTAIRES 5 décembre 15 h et 20 h 2805924 6LP0601D1120 D 6 Samedi Arts 6LP0601D1120 ZALLCALL 67 00:45:25 11/20/99 B D 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 20 NOVEMBRE 1999 Théâtre Miroir trouble «Nous avons développé un rapport très charnel, un rapport parfois teinté de cruauté, parfois teinté d\u2019un certain érotisme» Noémie à la dérive STÉPHANIE BÉRUBÉ collaboration spéciale On aurait difficilement pu trouver un pire moment pour amener une bande d\u2019enfants au théâtre : la première vraie journée de neige.Et vous savez ce qu\u2019on dit à propos de l\u2019effet des flocons sur les petits \u2014 et parfois sur les grands.Jeudi à la matinée scolaire (oui, oui, il y a toujours des groupes qui vont au théâtre !) de L\u2019Arche de Noémie, la salle n\u2019était pas tout à fait silencieuse.Il faut dire que le Théâtre Bouches Décousues s\u2019était donné toute une mission : une seule comédienne en scène durant une heure et dans le même décor, une petite barque.L\u2019Arche de Noémie est une belle pièce, sans aucun doute.La mise en scène de Gil Champagne est visuellement très intéressante : on met carrément Noémie dans une boîte.Sa petite barque est perchée sur les rames si bien que toute l\u2019action se déroule environ deux mètres au-dessus du sol.L\u2019auteure Jasmine Dubé propose une fable, un texte fait pour un public souvent oublié : les jeunes que l\u2019on pense trop grands pour les contes d\u2019enfants et trop jeunes pour les contes d\u2019adultes.Noémie est une petite fille qui se retrouve seule en mer, dans une barque.Elle y restera plusieurs jours, une quarantaine, à économiser ses spaghettis pas cuits, sa principale nourriture.Elle s\u2019ennuie de ses parents, de sa grandmère, de son chat et de son poisson Jonas.Bref, elle aimerait bien trouver quelqu\u2019un avec qui se chicaner.Perdue au milieu de l\u2019océan, elle découvre qu\u2019on peut survivre seule, mais que c\u2019est « plate en maudit ».L\u2019Arche de Noémie est une histoire que l\u2019on aimerait raconter à un enfant sur le bord de son lit.Il était une fois, une petite fille à la dérive.Parce que le texte de Jasmine Dubé est très ludique et qu\u2019il serait si beau chuchoté.Suzanne Lemoine est une bien bonne Noémie, courageuse et fougueuse, mais on peut douter que les jeunes de 8 à 13 ans, public cible, suivent entièrement son r é c i t .D\u2019abord, on ne sait pas trop ce qu\u2019elle fait là, au beau milieu de l\u2019océan.On ne le découvrira vraiment qu\u2019à la toute fin, et encore, il faut croire en l\u2019absurdité de l\u2019univers de Noémie.L\u2019histoire de cette petite fille perdue seule en mer est présentée par vagues : il y a des moments forts, vivants, qui captent l\u2019attention des jeunes.Lorsque des poissons passent devant la scène ou que Noémie se retrouve sous l\u2019eau (et donc que Suzanne Lemoine et sa barque sont complètement à l\u2019envers).Il y a aussi des moments où Noémie ne révèle sa vie que par allusions.Dans ces moments-là, les enfants décrochent plus facilement.Quand un copain vous tire la manche de manteau, ça devient difficile de se concentrer sur ce qui se passe sur scène.L\u2019Arche de Noémie est donc une pièce qui plaira davantage à un enfant lorsqu\u2019il est tout près d\u2019un adulte et qu\u2019ils auront ensemble lu le programme avant, question de savoir un peu dans quelle galère on s\u2019embarque.L\u2019ARCHE DE NOÉMIE, à la Maison Théâtre (245, rue Ontario Est), jusqu\u2019au 28 novembre.Info : 514 288-7211.STUART / Suite de la page D1 Animal à deux têtes.d\u2019autre part parce que les comédiennes sont toujours, toujours, sous les projecteurs.Avec l\u2019autre.Et qu\u2019avec l\u2019autre.Pas de changement de costumes, pas d\u2019accessoires sur lesquels s\u2019appuyer, pas de sorties de scène.Tout vient des actrices, chacune servant d\u2019appui à l\u2019autre.« C\u2019est un sentiment très étrange, poursuit Pascale Montpetit.Habituellement, quand on répète une pièce, il y a toujours un moment où il est possible d\u2019aller s\u2019asseoir dans la salle et observer les autres.Cela donne une impression de réalité à l\u2019objet théâtral que nous créons.Une forme d\u2019aller-retour sur notre travail.Ici, c\u2019est impossible.D\u2019où l\u2019impression de rêve.» Impression de miroir, dit l\u2019une.Impression de rêve, dit l\u2019autre.Et les deux parlent, aussi, d\u2019une impression de fuite.Car, à part le temps d\u2019un rêve, Marie et Élisabeth ne sont jamais en présence l\u2019une de l\u2019autre.Leur confrontation n\u2019est donc pas directe, elle passe par le public.À travers une succession de tableaux \u2014 de miroirs ?\u2014 plus épique que naturaliste.« Un peu comme des échappées dans l\u2019histoire, poursuit Pascale Montpetit.Marie est emprisonnée, elle trouve sa liberté dans le souvenir, dans le passé.Elle joue avec des interlocuteurs imaginaires, elle règle des comptes avec des fantômes.» « Élisabeth, elle, est dans le présent et dans l\u2019avenir : elle règne, fait Anne-Marie Cadieux.Mais sa prison, elle la porte en elle, c\u2019est son corps.Parce que son corps, ce corps de reine, ne lui appartient pas.Il est la propriété de son peuple.» Bref, nous ne sommes pas dans la reconstitution d\u2019un drame historique.Le metteur en scène, Brigitte Haentjens, l\u2019a dit et répété : « Ceci n\u2019est pas la pièce de Schiller, ceci n\u2019est pas qu\u2019un drame historique.» Les comédiennes et toutes les conceptrices du spectacle (elles sont toutes femmes, à l\u2019exception de Denis Gougeon, à la musique) font écho à ce credo : il y a des résonances d\u2019époque dans les costumes, le décor, la musique.mais le résultat est contemporain.Comme l\u2019écriture de Dacia Maraini.Donc, pas d\u2019Élisabeth manière Cate Blanchett ni de Marie Stuart à la Katharine Hepburn.Mais deux reines façon Brigitte Haentjens.Le corps est donc très présent.« Au fil des répétitions, nous avons d\u2019ailleurs développé un rapport très charnel, un rapport parfois teinté de cruauté parfois teinté d\u2019un certain érotisme », note Anne-Marie Cadieux.« Il s\u2019est aussi installé, tranquillement, précision dans le mouvement.La circulation dans l\u2019espace est toujours mise en forme.En fait, il fallait des gens créatifs pour rencontrer un tel texte.Parce que ce n\u2019est pas le genre de texte dont la mise en scène apparaît à la première lecture », indique Pascale Montpetit \u2014 pour qui, contrairement à Anne-Marie Cadieux, c\u2019est la première collaboration avec Brigitte Haentjens.Le mot collaboration prend ici tout son sens.Elles avaient, toutes, envie de créer un objet qui n\u2019existe pas.Pas la reproduction d\u2019une oeuvre ou d\u2019une autre, mais la leur.L\u2019inventer.Y mettre leur signature.« Nous avons l\u2019impression d\u2019avoir construit cette pièce-là ensemble, conclut Anne-Marie Cadieux.Grâce à cette liberté que nous donne Brigitte, grâce à l\u2019analyse qu\u2019elle fait de ce que nous déployons devant elle et avec elle, nous avons donné naissance à quelque chose qui nous a surpris nous-mêmes quand, après une longue période de travail autour de la table, nous nous sommes levées et avons commencé à répéter.» Et à s\u2019affronter, dans un combat de titans pour actrices royales.Dans un combat animal pour bêtes de scène.MARIE STUART de Dacia Maraini, dans une mise en scène de Brigitte Haentjens.Au Théâtre du Nouveau Monde du 30 novembre au 18 décembre et du 4 au 9 janvier.Suzanne Lemoine PHOTO ROBERT MAILLOUX, La Presse © Deux amies : Pascale Montpetit et Anne-Marie Cadieux ; deux rivales : les reines Marie Stuart et Élisabeth 1ère.2805569 2795694 2805473 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 20 NOVEMBRE 1999 D 7 fondation québécoise cr\\r\\\\ de la déficience rValLVI intellectuelle >^ 500 000 fois merci à nos donateurs Participez à notre prochaine collecte ou appelez-nous! Nous acceptons presque tout.(514) 725-9797 \u2022 (819) 771-4902 mémoire de l'Europe avec l'explorateur PATRICK LE CELLIER gft ¦ LES GRANDS EXPLORATEURS ¦ L'AVENTURE PAR L'IMAGE une orôsontntion de VISA Odyssée Desjardins LOLYMPIA ioo4.nM stt-\u20actih«rioi m SAMEOI20 et DIMANCHE 21 NOVEMBRE »i Sam: 19 h Dim.: 13 h 30 et 16 h IAVAL 23 NOVEMBRE au 2 DÉCEMBRE Lan, mar.et mer : 20 h Jeu.: 19 h Ven.etsam.: 19 h et 21 h 30 Dim: 13 h 30.16 h et 20 h \u2022 ShJtrôma Auditorium de fr.IA.Polyvclerte 22 novembre 7 d 8 décembre En nuson des rénovations a la salle André-Mathieu a Laval, veuillez prendre note que les reprosentottons auront lieu au 1000.boul.des Laurentides a Laval.RÉSERVEZ DÈS MAINTENANT: (514)521-1002 Df l¦IXTtlItW Of MONTS!Al: 1 800 558-1002 IC ALI Ml NT CN VIMTI CHIZ ffrrmtr DERNIF.R SP1C IAC1.I À MONTREAL ! V f 9 maudit bonheur Avec Rick Hawordb, Mario Légaxc, Francis Covan, Sylvain Clavette et Marylou Gauthier vard Un seul soir : 20 NOVEMBRE! SPÉCTRUffl » I M 0 I T « Un pur bonheur.Faites-vous plaisir, allrz-y voir!» i> rmm Un régal! Un banquet! Un must!»\\ En vente au Spectrum citez Admission et au 790-1245 taxis ir haï* di uat.ci M MU L* LUI éÇfiùtnt U fOfcDMiOI ovo ]CA.*>Al en spectacle solo m 20h oo 26*27 nov.20 h30 Cette soirée-la, vous ne voudrez pas qu'elle finisse» 2793415 FOUKINIC improarii Artiste invitée HELENE TREMBLAY SP\u20acCTRUJTl| 318.STE-CATHERINEO.©PI.des Arts g Ont* 861-5851) billets ou Spectrum.chez Admission et au 790-1245 (?trais) Angèle Dubeau :& La Pietà AU MOMUMENT NATIONAL 4 décembre MONUMENT-NATIONAL a f y ?; ^\u2022f**.- **.»»-».*;\u2022»*«««\u2022 ».ai.«i .\"» ENSEMBLE r eOUl 258$ 218 $ 188$ I io ENSEMBLE ÏT^i^NSEMBLE ENSEMBL£ ENSEMBLE ENSEMBLE Sunfire 2 portes ENSENu à l'achat à l'achat ou à la location Le coupé sport qui démarre avec passion, à un prix qui ne vous fera pas reculer.À ce prix, la Sunfire vous est offerte avec l'Ensemble Valeur 2000 : m Damoc Aù 15 m \u2022 I Arthur Hp rikmiiK rnmnartc fflMf 6 haut-oarleurs \u2022 Nouvelle boîte manuelle GETRAG 5 vitesses Moteur 4 cyl.2.21 de 115 HP Système antiblocage aux 4 roues Sacs gonflables côtés conducteur et passager Dispositif antivol PASSlock II Siège arrière à dossier rabattable Assistance routière PONT1AC ttmÙÊm MêfUtteg (toi coiictsslOTMkts PowtUc Wcfc GMC du Ouébec vous suggère de lirectqu.sulL Ofl>««>»^MMiii**ua«iMM^sM*m«^ fteèUrt a rmnï+» * p*i **t W *** El La Sunfire.La passion de conduire."]
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