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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1999-11-21, Collections de BAnQ.

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[" 7DA0101A1121 PageA1/21nov.7DA0101A1121 ZALLCALL 67 01:13:32 11/21/99 B 1 3 4 6 http://lapresse.infinit.net Montréal, dimanche 21 novembre 1999 60 ¢ TAXES EN SUS RÉGION EST DE QUÉBEC 65 ¢ / ÎLES - DE - LA - MADELEINE 1 $ / FLORIDE 1,75 $ U.S.1384, boul.Labelle, Blainville Tél.:(450) 430-1460 Pr.sentation de la nouvelle Mardi 23 nov.de 17h à 20h chez 2790779 116e année No 33 58 pages, 4 cahiers Lectures Nouveaux éditeurs, nouvelle parole page B1 Consommation Plus que 41 jours avant le bogue.page C5 La Personnalité de la semaine Gérald Tremblay page A16 Hockey page S3 Le «père Sablon» n\u2019est plus Il a dirigé avec clairvoyance le Centre Immaculée-Conception pendant 40 ans Ottawa exigerait 60 pour cent d\u2019appuis à la souveraineté FRANÇOIS BÉLIVEAU Le Don Bosco du Québec n\u2019est plus ! Le père Marcel de la Sablonnière, familièrement surnommé « père Sablon » autant par ses collaborateurs que par ses amis de partout, s\u2019est éteint hier à l\u2019âge de 81 ans.Il était pensionnaire, depuis plus de trois ans, de l\u2019infirmerie de la Maison des Jésuites, à Lafontaine.Le père Sablon, né dans le quartier Villeray le 21 mai 1918, cinquième d\u2019une famille de 13 enfants, fut, en 1951, nommé directeur du Centre de loisirs Immaculée-Conception, que venait de fonder le curé de la paroisse, le père Wilfrid Gariépy, s.j.Le père de la Sablonnière a dirigé ce Centre durant plus de 40 ans, avec clairvoyance et flamboyance.Il a transmis le flambeau à son successeur, Bertrand Rousseau, en janvier 1993, après avoir célébré ses 75 ans.Durant quelques années encore, il a poursuivi son oeuvre à titre de président de la campagne annuelle de financement, jusqu\u2019à ce que la maladie de Parkinson l\u2019oblige à se retirer.Chantre des vertus du sport chez les jeunes à l\u2019époque de la société ouvrière, précurseur du loisir en plein air, du ski et du camping, le père Sablon s\u2019est dévoué sans répit, généreusement, pendant près de cinq décennies.Après le hockey et le baseball, il a initié les jeunes montréalais à de « nouveaux » sports, tels la gymnastique, le judo, le Voir LE PÈRE en A2 Autres textes en page A2 et C6 Presse Canadienne OTTAWA Ottawa exigerait 60% d\u2019appuis à la souveraineté lors d\u2019un référendum avant d\u2019accepter d\u2019entreprendre des négociations sur la séparation éventuelle du Québec, indiquent des sources proches du gouvernement fédéral.Selon le quotidien torontois National Post, le premier ministre Jean Chrétien et ses principaux stratèges, dont le ministre des Affaires intergouvernementales, Stéphane Dion, s\u2019apprêteraient à déposer un projet de loi en ce sens au Parlement.Le Bloc québécois a soutenu vendredi, sur la foi de plusieurs indices, que le ministre Dion présenterait ce projet de loi dès la semaine prochaine.C\u2019est la première fois que le premier ministre Chrétien fait connaître de façon précise le pourcentage qu\u2019il a l\u2019intention d\u2019exiger pour négocier la sécession, comme le prescrivait la Cour suprême dans son avis rendu en août 1998.M.Chrétien, comme son ministre Dion, avait remis en question à plusieurs reprises l\u2019idée d\u2019une majorité de 50% plus un, sans toutefois donner plus de précisions.Les juges de la Cour suprême n\u2019avaient parlé que d\u2019une « majorité claire » à une « question claire », sans en définir les paramètres.La question du pourcentage requis pour négocier la souveraineté du Québec est d\u2019ailleurs loin de faire l\u2019unanimité, même chez les fédéralistes.Le chef du Parti libéral du Québec, Jean Charest, et le leader du Parti réformiste, Preston Manning, ont déjà indiqué qu\u2019un pourcentage de 50% plus un suffirait.M.Chrétien a fait savoir à Voir OTTAWA en A2 PHOTO La Presse Le père Marcel de la Sablonnière Grande manif à Québec La CEQ en attendait 10 000.Ils étaient là, hier.Enseignants, professionnels de la santé et de l\u2019éducation, employés de soutien, tous sont venus à Québec réclamer au gouvernement de l\u2019argent neuf pour augmenter la qualité des services offerts et, ultimement, leurs salaires.Des autobus provenant des quatre coins de la province ont déversé leur lot de manifestants devant le Musée du Québec, en début d\u2019après-midi.En rangs serrés, les visiteurs d\u2019un jour ont défilé sur la Grande- Allée, puis se sont rassemblés devant le parlement.PHOTO PC Le maire Lastman veut faire de Toronto la 11e province! Karl Marx à Seattle RICHARD HÉTU collaboration spéciale Pour un gars mort et enterré depuis plus d\u2019un siècle et discrédité par l\u2019application désastreuse de ses idées, Karl Marx ne se porte pas trop mal merci.Sa critique du capitalisme est aujourd\u2019hui reprise par la plupart des adversaires de la mondialisation de l\u2019économie, qui le citent souvent sans le nommer, par ignorance, par oubli ou par peur d\u2019être mal vus ou mal compris.Les Américains n\u2019échappent même plus au phénomène, aussi étonnant que cela puisse sembler.Ils sont les grands gagnants de la libéralisation des marchés, mais certains d\u2019entre eux commencent à dire que trop, c\u2019est trop.Ils sont loin d\u2019être majoritaires, mais ils auront une chance rêvée de se faire entendre à Seattle, dans le Nord-Ouest des États-Unis, du 30 novembre au 3 décembre.L\u2019occasion a beau être de nature économique, elle pourrait se transformer en Mai 68, en Woodstock 69, en jamboree anti-establishment.Du moins, c\u2019est le souhait des dizaines de milliers d\u2019activistes attendus à Seattle.Ils profiteront d\u2019une importante réunion de l\u2019Organisation m o n - diale du c o m - m e r c e (OMC) \u2014 l \u2019 O N U de l\u2019écon o m i e \u2014 pour protester contre la mondialisation, qui menace les pauvres, l\u2019environnement, la culture et même la démocratie, comme le veut leur discours uniforme.Officiellement, ce sera la troisième Conférence ministérielle de l\u2019OMC, dont la mission est de poursuivre l\u2019élimination des barrières commerciales, condition essentielle à l\u2019enrichissement des collectivités, selon le discours uniforme des partisans de la mondialisation.En parallèle, et juste pour le plaisir de la discussion, ce sera peut-être aussi Karl Marx à Seattle.Car la pensée de Marx est un peu partout ces jours-ci, même dans le New York Times, journal de Voir KARL en A2 NEW YORK La Presse à Presse Canadienne TORONTO Le coloré maire de Toronto, Mel Lastman, a annoncé qu\u2019il allait demander aux procureurs de la municipalité d\u2019examiner la possibilité de faire de la métropole du Canada la 11e province.Le budget de Toronto, qui s\u2019élève à 6 milliards, est plus important que celui de cinq provinces canadiennes, a souligné vendredi M.Lastman, lors d\u2019une entrevue accordée au Toronto Sun depuis Miami.« Il n\u2019est aucunement question de nous séparer du Canada mais nous n\u2019avons pas les moyens de continuer à faire partie de la province de l\u2019Ontario », a-t-il ajouté.Comme on l\u2019interrogeait sur la réaction possible du premier ministre ontarien, Mike Harris, à cette idée, le maire Lastman a répondu : « Il va croire que j\u2019ai perdu la tête.Mais j\u2019aurai un emploi pour lui.Je l\u2019aime bien ».Le maire Lastman est réputé pour ses déclarations fracassantes à la presse de temps à autre.Si Toronto était une province, dit-il, elle récolterait l\u2019impôt que ses citoyens versent actuellement au gouvernement ontarien.Elle aurait alors assez d\u2019argent pour réduire le fardeau fiscal des résidants.Ces revenus additionnels permettraient en outre à la Ville reine de s\u2019attaquer à certains problèmes pressants tels que celui des sans-abri.M.Lastman a rencontré des maires des États-Unis, de l\u2019Amérique latine, des Antilles et du Canada au Sommet des maires des Amériques, qui a pris fin à Miami vendredi après trois jours de rencontres.Il dit que ses homologues des grandes villes américaines ont été stupéfaits d\u2019apprendre que Toronto recevait aussi peu d\u2019aide financière de la part des gouvernements provincial et fédéral.Il estime que si elle était située aux États-Unis, Toronto recevrait 600 millions de plus par année de la part des instances gouvernementales supérieures.Si elle devenait une province, « nous n\u2019aurions plus jamais de problème d\u2019argent (.) et aucune dette », assure le maire Lastman, et la taxe sur la vente au détail de 8% imposée par la province disparaîtrait, puisque les citoyens n\u2019auraient plus à payer que pour deux gouvernements au lieu de trois.PHOTO PC Mel Lastman 41 JOURS AVANT L\u2019AN 2000 INDEX Petites annonces - index C7 - immobilier C7, C8 - marchandises C8 - emplois C8, C9 - automobile C9 à C11 Alimentation C12 Arts et spectacles cahier B - livres B1 à B6 - spectacles B7 à B13 - horaire spectacles B13 - horaire télévision B9 Bandes dessinées C8 Décès C11 Êtes-vous observateur C7 Génies en herbe B13 Feuilleton C10 Horoscope C9 Laporte Stéphane A5 La presse d\u2019ailleurs A15 Le bridge C11 Le monde A13 Loteries A2, A5 Mots croisés C9, S10 Robitaille Louis-B.A14 Sciences B14 Têtes d\u2019affiche C6 Tabloïd Sports - Chasse et pêche S10 SANTÉ Prévention vaut mieux que réparation - cahier C MÉTÉO Plutôt nuageux Max.6, min.4 Cahier Sports, page 16 Ophtalmologistes \u2014 Optométristes \u2014 Opticiens 9250, boul.de l\u2019Acadie, Montréal (514) 381-2424 \u2022 1-888-990-2424 INTERNET: www.ophtalmolaser.com TOUS LES SERVICES OPTIQUES SOUS UN MÊME TOIT Polyclinique visuelle EXAMEN DE LA VUE CORRECTION PAR LASER MYOPIE \u2022 HYPERMÉTROPIE ASTIGMATISME \u2022 PRESBYTIE LUNETTERIE CONTACTOLOGIE 2797818-M 7LP0201A1121 PageA2/21nov.7LP0201A1121 ZALLCALL 67 01:13:57 11/21/99 B A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 21 NOVEMBRE 1999 Suites de la une Le «père Sablon» n\u2019est plus «J\u2019ai un ami pour l\u2019éternité» \u2014Ginette Reno LE PÈRE / Suite de la page A1 plongeon, le basketball, la natation, le karaté, le tennis, l\u2019escrime, le handball, même la boxe.Chevalier de l\u2019olympisme, ce jésuite rayonnait de la joie de vivre.Son charisme rassembleur entraînait les gens simples autant que les dirigeants des milieux économiques, artistiques et politiques, qui se faisaient un plaisir de l\u2019appuyer dans ses nombreuses initiatives.On l\u2019a souvent vu avec le cardinal PaulÉmile Léger, le maire Jean Drapeau, les premiers ministres du Québec et du Canada, Dick Pound, Roger Baulu, Ginette Reno, François Godbout, André Caillé, Ben Weider, etc.C\u2019est ainsi qu\u2019il a contribué à créer l\u2019Auberge du P\u2019tit Bonheur (1962), le Camp Jeune-Air, le Foyer du Skieur, le Gîte Familial, le Pavillon Félix-Leclerc qui attirent chaque année près de 15 000 personnes (environ 34 000 nuitées).Il fut aussi à l\u2019origine du club Voyages-Vacances, des salons Camping-Famille, Ski pour tous, International des sports d\u2019hiver, qui obtinrent de vifs succès.Pour souligner ces exploits, célébrer les réussites du Centre I.-C.et des campagnes de financement, il organisa des galas, réunissant jusqu\u2019à 3000 convives dans de grands hôtels.Par son acharnement à promouvoir le sport, le père Sablon aura stimulé l\u2019excellence chez les jeunes.« Donnons-leur la passion de quelque chose, assuronsleur un bon départ », répétait-il, pour motiver les gens à contrikbuer à ses campagnes de financement.Le Centre Immaculée- Conception (6000 membres) est devenu un creuset qui a façonné de nombreux talents.On retiendra les noms, entre autres, des gymnastes André Simard et Philippe Chartrand, des patineuses de vitesse Nathalie Lambert et Christine Boudrias, du marcheur olympique Guillaume Leblanc, etc.La longue domination de Simard sur la scène canadienne inspira la création du Cirque du Soleil.Ce centre aura été le pendant francophone, de type populaire, du traditionnel, prestigieux, et déjà centenaire Club M.A.A.A., de la rue Peel.NADINE FILION Le père Marcel de la Sablonnière est décédé hier.Sa grande amie, Ginette Reno, souhaiterait lui rendre un dernier hommage en chantant Un pays pour nous lors des funérailles.« J\u2019étais en amour avec lui, a déclaré la chanteuse.Si la religion l\u2019avait permis, je l\u2019aurais marié, cet homme ! » C\u2019est le père Sablon qui a célébré sa première communion, c\u2019est avec lui qu\u2019elle discutait de Dieu et des apôtres, c\u2019est toujours à lui qu\u2019elle se confessait.« Nos conversations vont me manquer », dit-elle.D\u2019ajouter, cependant : « Si j\u2019ai à lui parler, je sais que maintenant, il aura retrouvé son esprit.J\u2019ai un ami pour l\u2019éternité.» Car la maladie d\u2019Alzheimer notamment affectait depuis quelques années ce grand amoureux de la jeunesse et des sports.« C\u2019est difficile de voir quelqu\u2019un qu\u2019on aime très fort dans cette situation.Mais toujours, il me reconnaissait, bien qu\u2019on pouvait trinquer douze fois au Seven- Up parce qu\u2019il oubliait, d\u2019une fois à l\u2019autre.» Et de poursuivre: « Les jésuites m\u2019ont confié dernièrement qu\u2019il avait de grands moments d\u2019absence.Pour moi, il était déjà rendu au ciel, dans son Nirvana.» En attendant l\u2019invitation à chanter qu\u2019elle espère ardemment, Mme Reno confiait qu\u2019elle entendait consacrer une partie de sa soirée d\u2019hier à prier.PHOTO La Presse Cette photo fut prise en 1983 alors qu\u2019on fêtait les 20 ans de la base de plein air Le P\u2019tit bonheur, près de Sainte-Agathe.Le « père Sablon » est entouré ici d\u2019amis et de bienfaiteurs.De gauche à droite: Christian de Lafontaine, Maurice Dupras, Ginette Reno, Jacques Léonard et Paul Larue.Ottawa exigerait 60 pour cent d\u2019appuis à la souveraineté OTTAWA / Suite de la page á1 plusieurs de ses collègues du cabinet qu\u2019il entendait fixer la majorité à 60%, mais aucune discussion officielle n\u2019a encore eu lieu à ce sujet.À Ottawa, plusieurs croient que le premier ministre, qui est revenu vendredi d\u2019une mission de deux semaines en Afrique et en Turquie, abordera la question mardi au cours d\u2019une réunion du cabinet.Selon certaines sources, la ligne dure adoptée par M.Chrétien risque de diviser le cabinet libéral.Des membres québécois en vue, comme le ministre du Commerce international, Pierre Pettigrew, et la présidente du Conseil du Trésor, Lucienne Robillard, ainsi que plusieurs députés québécois et ontariens estiment que rien n\u2019oblige le gouvernement à définir dès maintenant la question référendaire ou la majorité requise pour entreprendre les négociations sur la souveraineté.Le projet fédéral a provoqué l\u2019indignation du vice-président du Mouvement souverainiste du Québec, Gilles Rhéaume.Dans un message transmis par Internet à tous les pays membres de l\u2019ONU, M.Rhéaume accuse le Canada de vouloir « contrer les aspirations naturelles du peuple québécois à l\u2019indépendance » et réclame une enquête.« La communauté internationale doit être consciente de cette entreprise fédérale aux allures réactionnaires, écrit-il.La bavure est immense de conséquences.Elle rappelle les pires détournements de démocratie.Même les pays plus avancés, comme le Canada, ne sont pas automatiquement immunisés contre les violations des droits fondamentaux.» Karl Marx à Seattle KARL / Suite de la page A1 l\u2019establishment américain.Lundi dernier, le Times publiait la première d\u2019une série d\u2019annonces sur la mondialisation payées par une coalition de 20 organismes de la société civile, dont Greenpeace et Public Citizen, auquel est associé Ralph Nader, éternel ennemi de la Big Business.L\u2019annonce occupait une pleine page, dominée par un titre menaçant : Global Monoculture.Sous le titre, en exergue, une déclaration liminaire : « La mondialisation de l\u2019économie, ainsi que les règles de l\u2019Organisation mondiale du commerce, homogénéisent les cultures et les valeurs mondiales ; bientôt chaque endroit deviendra identique aux autres.Supposément, c\u2019est le prix à payer pour l\u2019efficacité et la croissance.La marée montante soulève toutes les barques, dit-on.Hélas, elle ne soulève que les yachts.» Suivait un résumé des affres de la mondialisation, ce système qui soumet apparemment citoyens, gouvernements et nations à une nouvelle dictature, celle du marché.« Pendant que les multinationales gagnent, chaque pays perd », pouvait-on lire dans le texte de l\u2019annonce.Si c\u2019est vrai, le bon vieux Marx mérite d\u2019être réhabilité.Il y a plus d\u2019un siècle, il avait déjà écrit tout ça dans le Manifeste du Parti communiste.Suffit de remplacer le mot bourgeoisie par le mot capitalisme pour rendre le texte, cosigné par le camarade Engels, brûlant d\u2019actualité : « Le capitalisme, depuis l\u2019établissement de la grande industrie et du marché mondial, s\u2019est finalement emparé de la souveraineté politique exclusive dans l\u2019État représentatif moderne.Le gouvernement moderne n\u2019est qu\u2019un comité qui gère les affaires de la classe capitaliste entière.» Et encore : « Les vieilles industries nationales ont été détruites et le sont encore chaque jour.Et ce qui est vrai de la production matérielle ne l\u2019est pas moins des productions de l\u2019esprit.» C\u2019est le « retour » de Karl Marx, pour reprendre le titre coiffant un article écrit par un journaliste du New Yorker, John Cassidy, en 1997.Chaque jour semble lui donner raison.Même les images choisies par Marx pour dénoncer le capitalisme sont d\u2019actualité.Dans le Manifeste communiste, la concurrence était décrite comme « la plus grosse artillerie qui bat en brèches toutes les murailles de Chine ».La semaine dernière, bien sûr, la Chine et son milliard de citoyens se sont rapprochés du supermarché mondial, ayant été invités par les États-Unis à joindre l\u2019OMC.Mao s\u2019est peut-être retourné dans sa tombe, mais Marx n\u2019a pas dû être trop surpris.Mais que peut-on face au rouleau compresseur de la mondialisation ?La question angoissée était soulevée à la fin de l\u2019annonce publiée dans le New York Times, lundi dernier.En guise de réponse, les signataires exigeaient, en priorité, un stop à toute expansion de l\u2019OMC et un réexamen public de ses activités.C\u2019est le minimum que réclameront les adversaires de la mondialisation à Seattle, où les autorités locales se préparent à du grabuge.On retrouvera, parmi les activistes, l\u2019éleveur de brebis français José Bové, devenu star mondiale après avoir défoncé un McDo avec son tracteur.« Le capitalisme produit ses propres fossoyeurs », écrivait Marx en ignorant que le système maudit était capable de réformes.Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : (514) 285-6931 National, TéléPlus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : (514) 285-6892 Les petites annonces : (514) 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse, Ltée, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.http://lapresse.infinit.net Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne - Contrat de vente numéro 0531650» Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 3-1-2 à quatre chiffres : 4-0-9-0 6/49: 2-10-14-24-31-45Compl.23 extra: 486691 DEMAIN DANS LA PRESSE Saturn LS : une bonne nouvelle Après des années de succès, des problèmes de mise en marché commençaient à poindre à la division Saturn de GM.Sa petite SL, conçue au milieu des années 80, avait de plus en plus de difficulté à soutenir la concurrence.En attendant la refonte complète de cette sous-compacte, l\u2019avènement des berlines et familiales compactes LS devrait permettre à cette division de poursuivre sa progression.Notre chroniqueur Denis Duquet a essayé ces nouveautés.À lire demain dans le cahier automobile.QUESTION DU JOUR Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour: \u2014 par téléphone, en composant le 514-285-7333; \u2014 par Internet : http://lapresse.infinit.net Dans la foulée de l\u2019affaire Cinar, la ministre du Patrimoine, Sheila Copps, a-telle raison de demander qu\u2019on passe au peigne fin les pratiques de Téléfilm Canada?Trouvez-vous acceptable que la direction de l\u2019hôpital Anna-Laberge prête gratuitement un bloc opératoire à une compagnie américaine pour qu\u2019elle teste un appareil gynécologique?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 53 % Non: 47 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le PRÊTONS MAIN-FORTE pouls de nos lecteurs et n\u2019a aucune prétention scientifique.29 077 836$ 1 15 10 5 20 30 25 Centraide du Grand Montréal Merci! 493, rue Sherbrooke Ouest, Montréal (Québec) H3A 1B6 tel.: (514) 288-1261 Objectif 34,5 millions 2805737 Dimanche prochain ! LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 21 NOVEMBRE 1999 ?A3 Actualités miciine piste sérieuse Les enquêteurs veulent discuter avec les passagers de Vautobus qu'a pris Julie Surprenant avant de disparaître L'EXPRESS DU MATIN Des eaux usées qui rapportent ¦ Le service de l'environnement de la CUM a révélé que son programme de tarification des eaux usées industrielles avait rapporté 3,3 millions de dollars cette année.Ces revenus, qui serviront au financement de programmes d'économie d'eau potable, visent 150 000 mètres cubes d'eaux usées rejetées annuellement par les usines.Lorsqu'il entrera dans sa troisième phase, le I« juillet prochain, le programme touchera 100 000 autres mètres cubes de déversements.Un troisième cargo s'échoue ¦ Un cargo (encore un !), le Catt-mar Triiitttph, s'est échoué hier vers 13 h 30 au beau milieu du Saint-Laurent, à la hauteur du cap Saint-Michel près de Montréal, à la suite d'une panne de moteur.Il venait tout juste de 1 .» .» m i & A .* \u2022-«
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