La presse, 22 novembre 1999, Cahier A
[" 1LP0199A1122 A1 LUNDI 1LP0199A1122 ZALLCALL 67 07:55:16 11/22/99 B 1 3 4 6 http://lapresse.infinit.net Montréal, R lundi 22 novembre 1999 60 ¢ TAXES EN SUS ÎLES - DE - LA - MADELEINE 1 $ FLORIDE 1,75 $ U.S.116e année No 34 70 pages, 4 cahiers Quoifairecette semaine page A18 Auto La Saturn, une voiture de qualité page C1 Économie La revue hebdomadaire des fonds de placement page B6 Ces engins de recherche moins connus page B9 Pacte fiscal: l\u2019UMQ gagne la course La facture du transport ira aux commissions scolaires De la joie.et du chagrin MARTIN PELCHAT du bureau de La Presse, QUÉBEC Québec renoncera à sa ponction de 350 millions aux municipalités, mais refilera la facture du transport écolier aux commissions scolaires, comme le souhaitait l\u2019Union des municipalités du Québec.C\u2019est la pièce maîtresse de l\u2019entente qui se dessinait hier soir entre l\u2019UMQ et le gouvernement, à laquelle il ne restait à ficeler que quelques dispositions.Pour assumer les coûts de 352 millions du transport des écoliers, les commissions scolaires obtiendront le droit de déplafonner la taxe scolaire, limitée à 35 cents du 100 $ d\u2019évaluation, afin de la hausser de 15 cents ( 40 % ).Débarrassée de la ponction de 350 millions et pourvue de nouveaux revenus, l\u2019UMQ s\u2019engage en contrepartie à réduire les taxes municipales de 10 % sur quatre ans.Comme la hausse de 15 cents de la taxe scolaire ne rapportera en bout de ligne que 280 millions, Québec demandera aux municipalités d\u2019assumer une part plus importante \u2014 20 millions \u2014, des déficits d\u2019exploitation des HLM.Voir PACTE en A2 PHOTOS AP et CP À Hartford et au stade McGill Alors que les Alouettes de Montréal échouaient à nouveau aux portes de la finale de la Coupe Grey, Sébastien Lareau avait, lui, le goût à la fête: avec son partenaire américain Alex O\u2019Brien, il a remporté hier le titre du Masters en double, à Hartford, au Connecticut, en dominant 6-3, 6-2, 6-2, les Indiens Mahesh Bhupathi et Leander Paes, têtes de série No 1.Lareau et O\u2019Brien réitéraient ainsi leur exploit de l\u2019US Open.À l\u2019image d\u2019un Mike Pringle abattu, les Alouettes sont rentrés aux vestiaires totalement découragés après une défaite crève-coeur 27-26 contre les Tiger-Cats de Hamilton, dans la finale de l\u2019Est de la LCF.Le touché fatal a été réussi à 1:37 de la fin du match.Selon l\u2019entraîneur des Alouettes, la perte en deuxième demie de Tracy Ham, qui connaissait jusque-là un solide match, a brisé le rythme de l\u2019équipe.Ham s\u2019est blessé au dos à la suite d\u2019un dur plaqué.Les Tiger-Cats affronteront les Stampeders de Calgary en finale de la Coupe Grey.Nos informations, cahier Sports Fusion: OUI à Granby; NON à Saint-Hilaire MARTINE ROUX Les citoyens de Mont-Saint-Hilaire, invités hier à sceller les destinées de leur municipalité avec celles d\u2019Otterburn Park lors d\u2019un référendum, ont rejeté dans une proportion de près de 70 % le projet commun de fusion.À l\u2019autre bout de la Montérégie, 72 % de la population du secteur ouest du Canton de Shefford s\u2019est quant à elle démontrée favorable à un projet d\u2019annexion avec la ville de Granby.À Mont-Saint-Hilaire, le NON a recueilli 3694 voix, contre 1607 pour le OUI.Mais dans la ville voisine, les résultats du référendum tenu simultanément sont inversés: 1916 résidants d\u2019Otterburn Park se sont prononcés en faveur d\u2019une fusion avec Mont-Saint-Hilaire, tandis que 887 personnes s\u2019y sont opposées.Voir FUSION en A2 L\u2019autre Bronfman.Paul Bronfman, le fils d\u2019Allan, le neveu de Sam et le cousin d\u2019Edgar n\u2019habite plus à Montréal, bien qu\u2019il y ait grandi comme tous les autres Bronfman.Mais contrairement à ses cousins, il n\u2019était ni riche ni particulièrement fier d\u2019être un Bronfman.« Pour tout dire, le nom Bronfman m\u2019a causé plus d\u2019emmerdements que d\u2019autre chose, raconte-t-il, au milieu d\u2019un bureau de fortune adjacent aux studios de Cité-Ciné, la cité du cinéma de Saint-Hubert, en banlieue sud de Montréal, dont il est le président.À l\u2019école secondaire de Westmount, Paul Bronfman ne fréquentait pas les fils de bonne famille mais plutôt un grand Noir du nom de Bonga, qui lui servait à l\u2019occasion de garde du corps.Les souvenirs qu\u2019il a gardés de son enfance à Montréal se résument à une poignée d\u2019images: les tempêtes de neige, le patin à Murray Park, les parties de hockey au Forum où il insistait pour porter un chandail des Maple Leafs par fidélité à une équipe quatre fois gagnante de la Coupe Stanley et surtout, le coke aux cerises de chez Wilensky et les « steamés » de chez Lafleur, les meilleurs au monde selon lui.Il se souvient aussi de l\u2019année de sa bar mitzvah.C\u2019était en 1970 et il revoit encore un soldat de l\u2019armée canadienne pointer son fusil dans sa direction alors qu\u2019il roulait en bicyclette à Westmount.Malgré cet épisode isolé, la crise d\u2019Octobre ne l\u2019a jamais angoissé.« Au contraire, je trouvais ça plutôt excitant de vivre dans une ville assiégée.» Paul Bronfman a quitté sa ville assiégée à 19 ans.Et s\u2019il a fait fortune à Toronto et à Vancouver où il fut à l\u2019origine d\u2019un des plus grands studios canadiens, il a toujours rêvé de revenir faire des affaires au Québec.L\u2019occasion s\u2019est enfin présentée il y a deux ans à Saint- Hubert.Aujourd\u2019hui, Paul Bronfman a une nouvelle adresse au Québec qui lui permet de revenir tous les mois dans la ville de son enfance.Immanquablement en débarquant de l\u2019avion, il se précipite chez Wilensky ou chez Lafleur.n À lire, l\u2019entrevue en page A7 Nathalie Petrowski rencontre PAUL BRONFMAN PHOTO ROBERT NADON, La Presse Paul Bronfman 40 JOURS AVANT L\u2019AN 2000 INDEX Petites annonces - index C14 - immobilier C14 et C15 - marchandises C15 - emplois C15 et C16 - automobile C16 à C18 - affaires B7 Arts et spectacles C8 à C13 - horaire spectacles C12 - horaire télévision C10 Bandes dessinées C15 Bridge C18 Cyberpresse B9 Décès C19 Économie B1, B4 à B7 Êtes-vous observateur?C14 Feuilleton C17 Horoscope C16 Laval A10 Loteries A2 et A5 Monde B8 Mots croisés C16 et S14 Mot mystère C17 Politique A4 Répliques B3 Rive-Sud A11 Tabloïd Sports - Réjean Tremblay S5 ÉDITORIAL Le réalisme à l\u2019irlandaise - Frédéric Wagnière page B2 MÉTÉO Percées de soleil Max.12, min.7 cahier Sports page 20 1LP0202A1122 A2 LUNDI 1LP0201A1122 ZALLCALL 67 00:48:57 11/22/99 B Suites de la une A 2 R LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 22 NOVEMBRE 1999 Les jurés demandent à revoir une déposition concernant Milgaard Pacte fiscal: l\u2019UMQ gagne la course PACTE / Suite de la page A1 À l\u2019union rivale de l\u2019UMQ, la Fédération québécoise des municipalités ( ex-UMRCQ ), on reconnaissait hier soir que les « carottes étaient cuites ».Avec l\u2019appui des ministres Guy Chevrette ( Transports ) et Jacques Léonard ( Trésor ), la FQM proposait que le nouveau pacte fiscal, attendu depuis 1997, s\u2019appuie plutôt sur le transfert du transport scolaire aux MRC, afin qu\u2019elles en fassent la pierre angulaire d\u2019un système régional de transport en commun.« Oubliez ce grand projet national! pestait le directeur-général de la FQM, Michel Fernet.Le gouvernement n\u2019a pas vraiment le souci de régler les problèmes des régions.» L\u2019entente imminente n\u2019aura rien d\u2019un véritable pacte fiscal, dénonce M.Fernet, qui s\u2019étonne de voir le gouvernement accorder un nouvel espace fiscal aux commissions scolaires à même le champ foncier des municipalités.La seule chose certaine aujourd\u2019hui, affirme-t-on à la FQM, c\u2019est que les taxes scolaires vont augmenter.« Tout ça n\u2019est qu\u2019une opération comptable mesquine, lance M.Fernet.Ça a pris deux ans pour accoucher d\u2019une souris.» Afin de rallier la FQM, la ministre des Affaires municipales et de la Métropole, Louise Harel, promet à tout le moins de faciliter la tâche aux MRC qui voudront mettre en marche des projets-pilotes d\u2019intégration du transport collectif afin de développer le transport en commun.Québec s\u2019engage de plus à fournir aux MRC les ressources pour l\u2019embauche de quelque 200 personnes qui seront affectées à la préparation de plans rendus nécessair e s p a r l e s r é f o r m e s gouvernementales en matière de gestion des déchets, de protection civile et de sécurité-incendies.Avant de donner son aval à ce pacte fiscal concocté par l\u2019UMQ, la FQM s\u2019accroche maintenant à une de ses revendications: elle veut la mainmise sur les Centre locaux de développement ( CLD ) en retour du désengagement financier de Québec dans ces nouveaux organismes, auxquels il consacre 48 millions.La fédération demande en outre à Québec de renoncer à hausser de 50 à 75 % la part de financement de la Sûreté du Québec par les municipalités, une facture de 68 millions qui fait partie de la proposition de l\u2019UMQ.« S\u2019il n\u2019y a pas les CLD et que c\u2019est la facture de la police qu\u2019ils nous offrent, on sera dans une situation extrêmement complexe de réflexion et de retour à nos membres », soumet M.Fernet.Il apparaît toutefois que le gouvernement a choisi le statu quo en ce qui concerne la SQ.La FQM discutera une dernière fois avec Mme Harel ce matin avant de rencontrer le premier ministre à 16 h.Lucien Bouchard, qui verra aussi les leaders de l\u2019UMQ à 14 h, doit par ailleurs annoncer quelle partie des recettes de la taxe de vente et des redevances sur les ressources naturelles retournera aux municipalités dans une optique de diversification de leurs revenus.Louise Harel rappelait la semaine dernière que la commission Bédard sur la fiscalité locale recommandait à cet égard le retour de 115 millions aux villes.La proposition de l\u2019UMQ prévoit six mois de discussions entre Montréal et la banlieue pour élaborer des mécanismes de partage des coûts métropolitains.Presse Canadienne YORKTON, Sask.Les jurés qui ont à décider depuis samedi du sort de Larry Fisher ont demandé hier à revoir la preuve concernant David Milgaard, qui a passé 23 ans en prison pour un meurtre qu\u2019il n\u2019avait pas commis.C\u2019est Fisher qui est maintenant accusé du meurtre prémédité de l\u2019aide soignante Gail Miller, commis en 1969 à Saskatoon.La jeune femme de 20 ans avait été violée et poignardée une trentaine de fois.David Milgaard, alors un jeune hippie de 16 ans de passage à Saskatoon, avait été reconnu coupable du meurtre en 1970.La Cour suprême renversait finalement ce verdict en 1992 \u2014 Milgaard venait de passer 23 ans en prison pour rien.Le gouvernement de la Saskatchewan lui a remis cette année une somme de 10 millions en compensations, et une enquête publique doit être tenue après le procès Fisher.Juste avant le dîner, hier, le jury a demandé au juge Gerry Allbright de revoir une des deux dépositions faites à la police par Nichol John, qui était avec Milgaard le jour du meurtre.Au procès de Fisher, Mme John avait été appelée à la barre par la défense, qui tentait de disculper l\u2019accusé en soutenant que tout compte fait, Milgaard était peut-être le meurtrier finalement.Hier, le juge a lu au jury la déposition faite par Mme John à la police deux mois après le meurtre, dans laquelle elle nie que Milgaard ait pu être impliqué.Mais pendant le procès, le jury avait aussi entendu une deuxième déposition, faite deux mois après la première, et dans laquelle Mme John, détenue par la police, déclare maintenant qu\u2019elle a vu Milgaard poignarder une femme.Elle n\u2019a jamais répété cette affirmation par la suite, se contentant de dire qu\u2019elle ne pouvait se souvenir si Milgaard était impliqué dans le crime.Dans ses instructions au jury, samedi, le juge a défini le meurtre prémédité et non prémédité, et l\u2019homicide involontaire, quoique ce dernier verdict ne trouve guère d\u2019arguments dans cette affaire.Fusion: OUI à Granby; NON à Saint-Hilaire FUSION / Suite de la page A1 Dans les deux cas, les taux de participation dépassaient les plus folles espérances: à Mont-Saint-Hilaire, près de 45 % des citoyens ont fait valoir leur droit de vote, une proportion qui frise les 52 % à Otterburn Park.La déception était palpable chez les dirigeants des deux municipalités, qui appuyaient tous deux le projet de fusion.Bon prince, le maire de Mont-Saint-Hilaire, Honorius Charbonneau, s\u2019est incliné devant la volonté de ses citoyens.« On avait négocié un projet de fusion avec Otterburn Park qui était à notre avis clair et sain, les gens ne l\u2019ont pas accepté.Je trouve cela dommage mais je respecte leur décision.Je suis un peu responsable de ce qui arrive ce soir car notre administration est saine et les gens estiment qu\u2019ils sont si bien chez eux qu\u2019ils ne veulent pas de gens pauvres à Mont-Saint-Hilaire.» De fait, la richesse foncière de cette municipalité est supérieure à celle d\u2019Otterburn Park.« Il n\u2019y avait pas d\u2019économies d\u2019échelles dans la fusion, estime le maire d\u2019Otterburn Park, Guy Dubé, mais l\u2019avantage fiscal nous favorisait.Pour nous, c\u2019est clair, il n\u2019y aura pas de fusion.Nous nous sommes engagés à respecter le souhait de la population et nous n\u2019avons qu\u2019une parole.» Mais la ministre des Affaires municipales, Louise Harel, en ferat- elle autant?Imposera-t-elle une fusion?Selon les maires, les résultats du référendum d\u2019hier étaient décisionnels et Mme Harel s\u2019était également engagée à respecter le choix de la population.« Dès le début de la campagne, il était clair que le référendum était décisionnel, poursuit M.Dubé.Nous souhaitons que la ministre respecte ses engagements et je n\u2019ai aucune raison de croire qu\u2019elle ne le fera pas.» Du côté du NON, on se réjouissait tant des résultats du référendum que du taux de participation, qui reflétait bien la sensibilisation de la population au projet de fusion, selon Claude Piché, président du comité Les citoyens de Mont- Saint-Hilaire pour le NON.« Une fusion devrait être à l\u2019avantage des deux partenaires, ce qui n\u2019était pas le cas ici, dit-il.Ce projet ne servait uniquement les intérêts des citoyens d\u2019Otterburn Park, ce que démontrent les résultats du référendum là-bas.» Les élections municipales qui devaient avoir lieu cet automne à Mont-Saint-Hilaire ont été repoussées à l\u2019an prochain, tel le prévoit la loi en cas de référendum.Mais à 80 ans, dont 31 printemps passés à la mairie « avec une seule élection », Honorius Charbonneau n\u2019est pas certain d\u2019être de la partie.« Il est possible que je démissionne au printemps mais je n\u2019ai pas encore pris ma décision.Je ne laisserai pas tomber ma ville.» Un autre projet de mariage retenait aussi l\u2019attention en Montérégie hier: quelque 1558 électeurs de la partie ouest du canton de Shefford étaient invités à se prononcer sur un projet d\u2019annexion à la Ville de Granby.Le OUI l\u2019a emporté par 803 voix, tandis que le NON a recueilli 374 voix, au grand dam du maire du Canton de Shefford, Jean- Paul Forand, l\u2019un des plus farouches opposants du projet.« C\u2019est une grande déception, at- il expliqué en soirée.Nous perdons 34 % de notre assiette fiscale et 40 % de notre population.Cela favorise aussi l\u2019étalement urbain.» La ministre Louise Harel aura aussi à trancher dans ce dossier, selon lui.« Nous ne laisserons pas le dossier en plan, on n\u2019est pas morts! Cette annexion a été faite sur le dos de Waterloo, c\u2019est ce qui est déplorable.» Il y a deux semaines, le Canton de Shefford avait aussi tenu un référendum consultatif sur un projet d\u2019annexion à la municipalité de Waterloo au cours duquel le NON l\u2019avait emporté à 98 %.C\u2019est le maire de Granby, Michel Duchesneau, qui pilotait le projet d\u2019annexion de la partie ouest du canton.Mais il n\u2019a pu faire connaître ses réactions à La Presse puisqu\u2019il s\u2019est envolé pour la Floride.hier après-midi.PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, La Presse Une résidante de Mont-Saint-Hilaire, Fleur-Ange Laplante, a accompli son devoir de citoyenne hier lors du référendum tenu dans cette municipalité de la rive sud de Montréal.PRÊTONS MAIN-FORTE 29 324 031$ 1 15 10 5 20 30 25 Centraide du Grand Montréal Merci! 493, rue Sherbrooke Ouest, Montréal (Québec) H3A 1B6 tel.: (514) 288-1261 Objectif 34,5 millions Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : (514) 285-6931 National, TéléPlus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : (514) 285-6892 Les petites annonces : (514) 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse, Ltée, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.http://lapresse.infinit.net Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne - Contrat de vente numéro 0531650» Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 513 à quatre chiffres : 9601 DEMAIN DANS LA PRESSE C\u2019est le retour du ski Le Mont-Orford vient d\u2019accepter une offre d\u2019achat conditionnelle d\u2019un groupe d\u2019acheteurs qui a déjà complété sa vérification de l\u2019actif.Il ne manque plus que des clarifications sur les droits de la station, aménagée dans un parc, pour signer le contrat.Cela s\u2019ajoute aux premières neiges hâtives pour rendre les amateurs de la glisse fébriles.Plusieurs stations ont ouvert le week-end dernier, quelques autres une semaine plus tôt.Laurier Cloutier nous explique ce que l\u2019hiver réserve aux skieurs et planchistes, demain dans le cahier Économie.QUESTION DU JOUR Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour: \u2014 par téléphone, en composant le 514-285-7333; \u2014 par Internet : http://lapresse.infinit.net Selon vous, la société Canadien International devrait-elle accepter l\u2019offre d\u2019Air Canada?Dans la foulée de l\u2019affaire Cinar, la ministre du Patrimoine, Sheila Copps, a-t-elle raison de demander qu\u2019on passe au peigne fin les pratiques de Téléfilm Canada?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 96 % Non: 4 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n\u2019a aucune prétention scientifique.COLLECTES DE SANG Aujourd\u2019hui, Héma-Québec attend les donneurs aux endroits suivants: à Montréal: Centre des donneurs, centre commercial Maisonneuve, 2991, Sherbrooke Est ( métro Préfontaine ), de 10 h à 17 h 30; à Montréal: place Victoria, hall d\u2019entrée, 800, Place-Victoria, de 9 h 30 à 16 h.Objectif: 115 donneurs; à Saint-Ours: salle paroissiale, 2636, rue Immaculée-Conception, de 14 h à 20 h.Objectif: 125 donneurs; Les Cèdres: pavillon des bénévoles, 145, rue Valade, de 14 h à 20 h 30.Objectif: 140 donneurs; à Papineauville: centre communautaire, 378, rue Papineau, de 14 h à 20 h.Objectif: 125 donneurs; à Mont-Royal: hôtel de ville, 900, avenue Roosevelt, de 14 h à 20 h.Objectif: 100 donneurs.2807280 1LP0302A1122 A3 - LUNDI 1LP0301A1122 ZALLCALL 67 00:48:31 11/22/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 22 NOVEMBRE 1999 R A 3 2803782 Deux soeurs périssent sur la route Sans nouvelles de Julie Surprenant MARTINE ROUX Un tragique accident a coûté la vie à deux jeunes filles de 16 et 21 ans, hier après-midi, à Sainte-Marie-de-Monnoir, après que leur voiture eut percuté un camion.Caroline et Linda Benoit, deux soeurs de Sainte-Angèle-de-Monnoir, se rendaient à une réunion de famille chez un oncle.Vers 14 h 40, arrivée à la jonction du chemin du Vide et de la route 112, la conductrice Linda Benoit \u2014 la plus âgée des deux \u2014 s\u2019est engagée sur la route.Selon toute vraisemblance, elle n\u2019aurait pas aperçu le camion de six roues qui roulait dans sa direction, à qui elle a coupé le chemin en s\u2019engageant sur la voie.Sous la force de l\u2019impact, les deux véhicules ont été projetés dans le fossé, fauchant du même coup un poteau électrique.Inquiet de ne pas les voir arriver, leur père a repris le chemin de la maison.pour constater avec effroi quelques minutes plus tard que la voiture où prenaient place ses deux filles gisait en bordure de la route.Les deux jeunes filles avaient déjà été transportées au Centre hospitalier du Haut- Richelieu, à Saint-Jean-sur-Richelieu, où elles ont toutes deux succombé à leurs blessures quelque temps après l\u2019accident.Les deux occupants du camion, un homme de 34 ans et un adolescent de 15 ans, n\u2019ont pas été blessés.Vivement secoués, ils arrivaient toutefois difficilement à expliquer les circonstances de l\u2019accident aux policiers.Les deux véhicules feront l\u2019objet d\u2019une inspection mécanique, a indiqué hier l\u2019agent Manon Gaignard, de la Sûreté du Québec.Un analyste en scènes de collisions s\u2019est rendu sur les lieux afin de déterminer la cause de ce triste accident.Les enquêteurs de la Sûreté du Québec et ceux de la ville de Terrebonne n\u2019ont toujours aucune piste sérieuse pouvant les amener à résoudre la mystérieuse disparition de Julie Surprenant.Rappelons que l\u2019adolescente de 16 ans est descendue de l\u2019autobus 25A en provenance des Galeries de Terrebonne mardi soir à 20h56.Depuis, elle n\u2019a pas été revue, bien que l\u2019appartement qu\u2019elle occupe avec son père se trouve à moins de 50 mètres de l\u2019abribus.Les policiers continuent de fouiller le secteur de l\u2019île Saint-Jean et vérifient chacune des informations qu\u2019ils obtiennent des citoyens.Ils attendent toujours que se manifeste l\u2019un des passagers de l\u2019autobus emprunté par la jeune fille ou, mieux encore, que donne signe de vie l\u2019homme d\u2019une vingtaine d\u2019années vêtu de couleur foncée qui se tenait à l\u2019intérieur de l\u2019abribus, ce soir-là.Toute personne croyant détenir un renseignement, aussi minime soit-il, est invitée à communiquer avec le 514-598-4242 (SQ) ou encore le 450-471-4121 (police de Terrebonne).Six victimes sur les routes Presse Canadienne Au moins six personnes ont perdu la vie sur les routes du Québec au cours du week-end.Outre l\u2019accident qui a causé la mort des soeurs Linda et Caroline Benoit, hier sur la route 112, à Sainte-Marie- de-Monnoir, un autre accident survenu hier après-midi sur l\u2019autoroute 20, à la hauteur de Saint-Hyacinthe, a fait un mort et huit blessés en plus de causer la fermeture de l\u2019autoroute en direction est pendant une partie de l\u2019après-midi.Une manoeuvre de changement de voie est à l\u2019origine de l\u2019accident.Des huit personnes blessées, une repose dans un état critique et trois autres ont subi des blessures graves.D\u2019autre part, un jeune homme de 19 ans s\u2019est tué samedi soir sur le route 131, à Saint-Jean-de-Matha, après avoir perdu le contrôle de son automobile.Dans la nuit de vendredi à samedi, le chauffeur d\u2019un camion de déménagement a été victime d\u2019une crise cardiaque fatale alors qu\u2019il était au volant, au centre-ville de Montréal.Vendredi soir, Marcel Saint- Pierre, 57 ans, a perdu la vie sur la route 109 entre Amos et Matagami (Abitibi), après avoir perdu le contrôle de son véhicule, celui-ci plongeant dans un ravin d\u2019une dizaine de mètres.Malgré la force de l\u2019impact, l\u2019homme a réussi à remonter jusqu\u2019à la route, mais a succombé à ses blessures deux heures plus tard.PHOTO COURTOISIE TVA La voiture blanche des deux victimes a été déchiquetée par l\u2019impact en percutant le camion que l\u2019on aperçoit à droite.Un quatrième mandat pour Vaillancourt MARIE-CLAUDE GIRARD Le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, a annoncé hier aux militants de son parti qu\u2019il se représentera pour un quatrième mandat à la mairie de Laval en 2001.M.Vaillancourt a expliqué en entrevue qu\u2019il souhaitait mettre fin aux spéculations sur son avenir politique qui l\u2019envoyait tantôt à Ottawa tantôt à Québec.Cette annonce survient alors qu\u2019un nouveau parti d\u2019opposition vient d\u2019être formé dans l\u2019espoir de réunir les forces nécessaires pour renverser le maire en place aux prochaines élections.L\u2019ex-président d\u2019Option Laval, Philippe Garceau, a réuni autour de lui trois conseillers d\u2019opposition et des militants d\u2019autres partis.Ce n\u2019est pas une coïncidence si le maire fait cette annonce ces jours-ci, estime M.Garceau.« C\u2019est un très beau défi pour 2001.Je souhaite ardemment que ce soit une lutte à deux », a-t-il commenté.« Je suis en train de connaître mon plus beau mandat », note pour sa part M.Vaillancourt, soulignant que la cote de crédit de la Ville est bonne et que le développement économique et industriel est en progression.Le maire dit vouloir être en poste au moment où le métro arrivera à Laval, de même qu\u2019au moment des discussions sur les « défis métropolitains ».« Tout au long de l\u2019année, je rencontre des milliers de Lavallois qui me font part de la fierté qu\u2019ils éprouvent à vivre à Laval », écrit-il dans un communiqué.Environ 350 militants ont assisté hier au congrès annuel du Parti du ralliement officiel des Lavallois.Ils ont discuté des futures orientations budgétaires, notamment des priorités en matière de réfection des infrastructures, un dossier sur lequel le maire de Laval travaille activement avec la Coalition pour le renouvellement des infrastructures.L\u2019administration lavalloise doit dévoiler son prochain budget le 13 décembre.Les membres du PRO supportent les négociations sur le pacte fiscal entreprises par Laval et l\u2019UMQ, indique M.Vaillancourt.Les militants ont proposé entre autres de revoir les infrastructures de sport et loisir de façon à s\u2019adapter aux nouveaux besoins.Le hockey est de moins en moins populaire tandis que le soccer connaît un nouvel engouement.On songe à tranformer des patinoires intérieures en terrain de soccer.« On n\u2019arrive pas à suivre la demande pour les terrains de soccer », explique M.Vaillancourt.Avec le vieillissement de la population, les terrains de pétanque deviennent aussi particulièrement populaires.1000 $ de récompense pour retrouver des cassettes du Point J 2806250 MARIE-CLAUDE GIRARD Les producteurs de l\u2019émission Le Point J offrent 1000 $ à qui pourrait leur remettre six cassettes de tournage malencontreusement égarées hier matin à l\u2019angle de la rue Champlain et du boulevard Maisonneuve.Un membre de l\u2019équipe a déposé et oublié les cassettes sur le toit du camion de production vers 8 h hier.Les caméras de surveillance du réseau TVA ont même croqué la scène, affirme le directeur des communications pour les Productions J, Louis Noël.En quittant les lieux, les cassettes sont tombées sur le sol.Chaque cassette est dans un boîtier bleu portant l\u2019inscription SONY 64 DVCAM.Les six boîtiers étaient dans une boîte de carton portant également la mention SONY DVCAM.Les cassettes sont d\u2019un format BETA professionnel et ne peuvent être lues par un magnétoscope courant.C\u2019est au moment du montage, au milieu de la matinée, que l\u2019absence des cassettes a été constatée, soutient M.Noël.Les recherches menées hier dans le quartier Centre- Sud, tout autour de l\u2019édifice du réseau de télévision, n\u2019ont rien données, a indiqué hier soir M.Noël.On y trouve le résultat de toute une journée de tournage avec Janette Bertrand et les concurrents du concours du « plus bel homme connu et inconnu de l\u2019année ».On devait en diffuser des extraits demain soir.On peut joindre l\u2019équipe à toute heure au 514-993-3007 ou encore au bureau, au 514-598-2975. A4 LA PRESSE, MONTRÉAL LUNDI 22 NOVEMBRE 1999 Politique Bourses du Millénaire : Legault pris à partie par les étudiants II est accusé de ne plus protéger les intérêts des étudiants pour le plaisir déjouer du muscle avec Ottawa Presse Canadienne SHERBROOKE La Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) a accusé hier le ministre de l'Éducation du Québec, François Legault, de larguer les étudiants à la dernière minute et de créer volontairement une impasse dans le dossier des Bourses du millénaire.Lors d'une réunion des 18 associations membres de la FEUQ, à l'Université de Sherbrooke, le président de la FEUQ, Daniel Baril, a dénoncé l'attitude du ministre qui, selon lui, ne défend plus les intérêts des étudiants du Québec, pour le simple plaisir déjouer du muscle avec Ottawa.« La responsabilité de M.Legault est d'aider les étudiants lourdement endettés.Pas de provoquer l'échec en se cachant derrière des débats théoriques », croit le représentant étudiant.Le jeune homme rappelle que la date butoir pour signer une entente dans ce dossier, soit le 1er janvier 2000, approche à grands pas.En fait, le seul point qui reste à régler dans cette entente est d'y inscrire que le gouvernement du Québec s'engage à convertir 50 pour cent des 700 millions de prêts étudiants octroyés par Ottawa en bourses.Mais François Legault refuse d'inscrire une telle clause.Que comprendre ?« 11 est hors de question pour le gouvernement du Québec de préciser dans l'entente administrative des engagements relatifs au réinvestissement des sommes », déclarait le ministre vendredi dernier.Pour lui, il s'agit d'une intrusion du fédéral dans le champ de compétence exclusif du Québec en matière d'éducation.La FEUQ comprend encore moins l'attitude du ministre, puisque c'est ce dernier qui a lui-même proposé cette clause des 50 % des fonds convertis en bourses.L'autre 50 pour cent servirait à diminuer l'endettement étudiant.Ottawa et la FEUQ avaient approuvé cette intention du gouvernement du Québec.« C'est déjà une victoire pour le Québec d'avoir fait plier le fédéral là-dessus.M.Legault n'a pas à craindre de se faire dicter sa conduite en détaillant par écrit sa proposition, puisque c'est l'inscription de sa volonté dans l'entente qui sauvegarde la compétence québécoise en éducation », affirme Daniel Baril.Daniel Baril a brandi l'hypothèse de moyens de pression pour forcer M.Legault à cesser son blocage, mais sans en préciser la nature.« Je peux vous dire que tous les moyens possibles sont sur la table », a-t-il simplement déclaré.Si l'entente est réglée sous peu, la Fondation des Bourses du millénaire versera 70 millions par année sur dix ans au Québec.La loi sur les espèces en danger retardée par des questions d'argent Presse Canadienne EDMONTON Un projet de loi controversé sur la protection d'espèces menacées, qui devait être dévoilé au Parlement à la mi-décembre, ne le sera pas avant le mois de février, quand le ministre des Finances, Paul Martin, déposera son budget.Des fonctionnaires fédéraux affirment que c'est la recherche de sources de financement, et non l'opposition publique qu'il engendre, qui retarde le dépôt du projet de loi.Steve Curtis, un fonctionnaire du Service canadien de la faune à Environnement Canada, dit que le ministère s'efforce de trouver les fonds requis pour financer des programmes incitatifs afin d'encourager les propriétaires fonciers à contribuer au sauvetage d'espèces menacées.Il estime qu'il faudrait des dizaines de millions de dollars par an.Le ministre de l'Environnement, David Anderson, va donc présenter aux Canadiens, plutôt qu'un projet de loi, un document d'orientation sur ce projet de loi, au mois de décembre.Selon des sources citées par le Edmonton Journal, on y trouvera des indications sur le fonctionnement du processus destiné à protéger quelque 350 espèces d'animaux et de végétaux jugées vulnérables.Le projet de loi provoque énormément d'inquiétude dans certaines régions de l'ouest du pays \u2014 notamment la possibilité que des contrevenants soient passibles de la prison, et d'autres mesures punitives.Certains disent craindre que des propriétaires massacrent carrément des espèces vulnérables pour éviter d'avoir à affronter les tracasseries associées à leur protection.Le projet de loi risquerait donc d'avoir un effet exactement contraire à celui souhaité, a estimé le ministre de l'Environnement de PAlberta, Gary Mar.M.Curtis a affirmé que le délai annoncé dans le dépôt du projet de loi ne signifie nullement que le ministre Anderson renonce à son engagement de protéger les espèces menacées et leur habitat.BERLINE ACCORD DX 2000 INCLUANT : \u2022 Transmission automatique \u2022 Air climatisé sans CFC \u2022 Régulateur de vitesse \u2022 Coussins gonflables conducteur et passager (SRS) \u2022 Moteur 4 cylindres 2,3 litres et 16 soupapes \u2022 Système de f iltration d'air micrométrique \u2022 Antivol immobilisateur \u2022 Radio AM/FM stéréo cassette avec 4 haut-parleurs \u2022 Colonne de direction réglable \u2022 Serrures de sécurité aux portes arrière_ \u2022 Conduits de chauffage à l'arrière \u2022 Rétroviseurs télécommandés rabattables \u2022 Banquette arrière à dossier rabattable et verrouillable \u2022 Porte-gobelets avant \u2022 Moulures de protection latérales \u2022 Et bien plus par mois, location 48 mois TRANSPORT et PRÉPARATION INCLUS Option 0$ comptant également disponible *Location-batl offerte exclusivement par Honda Canada Finance Inc.portant sur la berline Accord DX 2000 (CF864YPB) neuve Échange ou comptant de 2 682 S.la première mensualité et un dépôt de garantie de 350 $ sont exigibles.Taxes, assurance et immatriculation en sus.Limite de 96 000 km, frais de 0.10 $ le kilomètre excédentaire.Sujet à l'approbation du crédit Offre d'une durée limitée.Tous les deuils chez votre concessionnaire Honda.VOS CONCESSIONNAIRES HONDA DU QUÉBEC U Conçues et construites sans concession I 1LP0501A1122 a05 sablo lun 22 novembr 1LP0501A1122 ZALLCALL 67 00:47:50 11/22/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 22 NOVEMBRE 1999 A 5 Marcel de la Sablonnière, 1918-1999 Funérailles jeudi à l\u2019Immaculée-Conception NADINE FILION Les funérailles du père Marcel de la Sablonnière se dérouleront jeudi à 11 h à l\u2019église Immaculée-Conception, à quelques pas du centre de loisirs qui l\u2019a vu se soucier de la jeunesse pendant plus de 40 ans.C\u2019est l\u2019archevêque de Montréal, le cardinal Jean- Claude Turcotte, qui présidera la cérémonie.Hier, ce dernier confiait que « le père Sablon avait compris qu\u2019on ne pouvait enseigner l\u2019amour sans lui donner de bras et un coeur ».Ginette Reno devrait également se joindre à la messe, désireuse d\u2019entonner une dernière chanson pour celui qui demeurera son « ami pour l\u2019éternité ».Les gens qui ont côtoyé de près ou de loin « Grandpapa Biscuit », surnom que le père Sablon appréciait tout particulièrement, se donneront auparavant rendez- vous demain, de 10 h à 22 h, au salon funéraire Urgel Bourgie (3503, rue Papineau, face au parc Lafontaine), ainsi que mercredi aux mêmes heures, cette fois à l\u2019église Immaculée-Conception (1855, rue Rachel), où le Jésuite sera exposé en chapelle ardente.Comme par hasard, le directeur du Centre Immaculée- Conception, Bertrand Rousseau, s\u2019apprêtait à annoncer à la mi-décembre la création de la Fondation du père Marcel de la Sablonnière : « On a commencé à en parler il y a deux ans mais le père Sablon avait des réticences.\u2018Tu lances une fondation quand tu meurs !\u2019 avait-il dit en riant.Mais il y a six mois, il nous a donné le OK.» La fondation aura pour objectif d\u2019amasser de cinq à six millions de dollars dont l\u2019usufruit servira à maintenir bien vivantes les oeuvres du jésuite.« Pour le moment, nous en sommes là, de dire M.Rousseau.Mais qu\u2019en sera-t-il dans dix, quinze ou vingt ans ?Nous n\u2019aurons peut-être pas le même ascendant qu\u2019aujourd\u2019hui sur les gens d\u2019affaires.» Pour l\u2019heure, le Centre Immaculée-Conception bénéficie d\u2019un budget annuel d\u2019un peu plus de cinq millions de dollars.Outre les revenus provenant des activités de la rue Papineau, de l\u2019auberge du P\u2019tit Bonheur et du camp Jeune-Air, il compte sur sa campagne annuelle qui lui rapporte 500 000 $ ainsi que sur les 750 000 $ remis annuellement par la Fondation De Sève.Marcel de la Sablonnière en 1983.2807259 Il est parti tout doucement NADINE FILION C\u2019est tout doucement, alors que plusieurs membres de sa famille se trouvaient auprès de lui, que le père Sablon a quitté ce monde pour l\u2019au-delà.Et lui qui ne laissait plus que très rarement échapper quelques mots a passé les derniers jours de sa vie à remercier le personnel infirmier de la Maison des jésuites, à Lafontaine.Le père Sylvestre, en charge de l\u2019établissement, l\u2019admet : ce pensionnaire n\u2019était pas comme les autres.« Il avait une présence imposante.Ses compagnons l\u2019estimaient beaucoup et partageaient sa peine de ne plus pouvoir être avec ses enfants.» Au cours des deux dernières années, l\u2019image de l\u2019homme fort, amoureux de la jeunesse, amateur de plein air et fervent du sport comme moyen de réalisation personnelle, a graduellement cédé sa place à celle de la maladie.« Pourtant, il conservait une certaine lucidité intérieure », déclare le père Sylvestre.Et de raconter que les murs de sa chambre étaient tapissés d\u2019affiches sur lesquelles souriait la jeunesse ou étincelait la flamme olympique.« À chaque fois qu\u2019un visiteur lui présentait la photo d\u2019un enfant, ses yeux s\u2019illuminaient.» Et comme s\u2019il sentait le passage vers un monde meilleur se pointer à l\u2019horizon, « le père Sablon a passé les deux ou trois derniers jours à souffler des \u2018mercis\u2019 aux uns et aux autres.Il est parti en douceur, avec quelques membres de sa famille à son chevet », de dire le père Sylvestre.Philippe Cantin de retour le 1er décembre Le chroniqueur Philippe Cantin est papa : sa conjointe Nathalie a accouché vendredi dernier d\u2019une petite fille, Anémone, en pleine forme.Sa chronique reprendra mercredi prochain, le 1er décembre.4 2 500 000,00 $ 8 125 264,50 $ 457 1 754,20 $ 25 568 60,10 $ 450 070 10,00 $ 99-11-20 2 10 14 24 31 45 23 24 847 720 $ 2 000 000 $ 0 1 000 000,00 $ 1 50 000,00 $ 16 500,00 $ 942 50,00 $ 19 690 5,00 $ 99-11-20 2 10 28 38 39 48 7 707 453,50 $ 99-11-20 99-11-21 486691 1 3 5 10 11 99-11-21 15 18 25 26 29 35 36 39 42 43 44 54 57 58 67 99-11-21 513 9601 120076 1LP0601A1122 A06, lundi, G N RAL 1LP0601A1122 ZALLCALL 67 00:47:13 11/22/99 B A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 22 NOVEMBRE 1999 Marcel de la Sablonnière, 1918-1999 Une nouvelle vie pour le géant Marcel de la Sablonnière fut un être complet, multiple, public et secret ANNE RICHER La dernière fois qu\u2019on l\u2019a visité, il nous a dit en chuchotant : « À bientôt ! » C\u2019est tout ou à peu près tout ce qu\u2019il lui restait à dire dans une vie marquée de communications de toutes sortes et dont la mémoire maintenant fuyait son pauvre esprit.Il faut conserver de cet homme, le « père Sablon », le regard sur ses enfants de la garderie dont il connaissait chacun des noms.« Mylène, Sophie, Simon ! » Il les appelait et les aimait.Dans un emportement de père putatif, il prenait la plus chétive dans ses bras et la couvrait de baisers.On était témoin de ces amours en 1991.Le temps a filé entre ses doigts et son regard a pris depuis trois ans, dans une évolution fulgurante, le voile de la maladie et l\u2019approche de la mort.Marcel de la Sablonnière était un être complet, multiple, public et secret.Ses amis en savent quelque chose.Rien ne lui échappait.Mais rien ne lui était indifférent.Un être qui résistait aux tempêtes dans son coeur et savait mieux que quiconque aider les autres à traverser les épreuves.Dans l\u2019intimité et la porte close de son bureau au Centre Immaculée-Conception, sous le sceau de la confidence, bien des misères frôlant parfois la catastrophe ont pu être réglées.Il savait donner.Un Don Bosco moderne.On a vu de lui l\u2019homme public : celui qui sermonne, discoure, implore.Jamais pour lui.Pour l\u2019oeuvre.Pour ceux qui profitent de l\u2019oeuvre, notamment les enfants pauvres dont quelques milliers n\u2019auraient jamais pu voir le plus petit bout de lac sans lui.Le Petit Bonheur, portait bien son nom.Au coeur de Noël, des promenades en traîneau, des dépouillements d\u2019arbre de Noël, des danses, il était là.La raison du harcèlement qu\u2019il se permettait auprès des hommes d\u2019affaires, c\u2019était cela.Et si l\u2019un d\u2019entre eux s\u2019avisait de menacer de ne plus fournir à la caisse, je l\u2019ai vu désemparé, et ensuite en colère.Ne pas baisser les bras, changer de tactique oui, remettre tout entre les mains de la Providence.Col roulé, col romain Deux états intimement liés.L\u2019homme et le jésuite.Une dualité parfois harmonieuse, parfois grinçante.Il vit comme un géant.Des jambes qui le portent sur les sommets des plus hautes montagnes du monde où il fait du ski.C\u2019est légitimement qu\u2019il s\u2019offre aussi des plaisirs qu\u2019il multiplie aux autres.Des jambes enfoncées dans les sables des plus belles plages du monde.Il a un appétit de vivre et de plaisirs qui est un exemple à suivre.Il saisit tout ce qui passe.Jamais la mort ne pourra l\u2019atteindre.Il est beau, séduisant, rien ne lui résiste.Le col romain, même invisible est toujours là.« Prier, se battre.Ni l\u2019un sans l\u2019autre.Ni l\u2019autre sans l\u2019un.Mais l\u2019un et l\u2019autre ensemble tous les deux », comme écrivait Charles Péguy.S\u2019il veut consoler, apaiser des gens dans la douleur et Dieu sait qu\u2019il en a vus !, c\u2019est sa foi qui le porte et l\u2019inspire : et c\u2019est par elle qu\u2019il trouve les mots.Si on le voit mondain, on doit savoir qu\u2019une fois la porte refermée de son appartement, il se plonge dans des lectures qui élèvent son esprit et son âme.Mais jamais il ne fait étalage d\u2019une culture, qui en vieillissant est de plus en plus profonde.Beethoven et Mozart, un goût plus prononcé pour les Requiems, sont les musiques de sa solitude.C\u2019est un homme d\u2019action et lorsqu\u2019on disait de lui qu\u2019il était un entrepreneur, rien ne lui faisait plus plaisir.« Le besoin crée l\u2019organe », avait-il l\u2019habitude de dire.Pour justifier ses campagnes féroces.Le géant partait en guerre.Le géant a rendu l\u2019âme, on peut imaginer que c\u2019est dans la joie pour qu\u2019elle ne cède pas la place à la désespérance.« Je n\u2019espère qu\u2019une chose, mourir au travail », me disait- il.Son ami François Godbout a témoigné du fond de l\u2019homme : « Marcel a mis son esprit au service du coeur.C\u2019est le secret de la vie ».PHOTOS PIERRE CÔTÉ, photothèque La Presse Yannick, Jade, Marie-Claude, Mylène, Sophie, Simon et les autres, citoyens de la garderie attenante au Centre Immaculée-Conception, en septembre 1991.Un homme qui fut une inspiration pour le Québec Presse Canadienne Le décès du père Marcel de la Sablonnière, samedi à l\u2019âge de 81 ans, a suscité hier de nombreuses réactions, dont celle du premier ministre Lucien Bouchard qui estime que sa contribution pendant plus de 40 ans à la direction du Centre de loisirs Immaculée-Conception a été une inspiration pour le Québec.Le « père Sablon », comme on le surnommait, s\u2019est éteint à la Maison des jésuites de Lafontaine, dans les Laurentides.Il était atteint de la maladie de Parkinson et séjournait à la résidence depuis plus de trois ans.Il fut directeur du Centre Immaculée-Conception, dans l\u2019est de Montréal, de 1951 à 1993, et vice-président de l\u2019Association olympique canadienne, de 1969 à 1995.« Le père Sablon a consacré sa vie à l\u2019épanouissement de la jeunesse québécoise, a dit le premier ministre dans un communiqué.Pendant plus de 40 ans, il s\u2019est dévoué sans répit afin de stimuler, par le sport et le loisir en plein air, l\u2019excellence chez les jeunes.» M.Bouchard a tenu à rappeler les propos du père de la Sablonnière, qui affirmait que « quand on donne la passion de quelque chose à un jeune, rien d\u2019autre n\u2019existe pour lui, il ne cherche pas ailleurs ».Gilles Baril, ministre délégué à la Santé, aux Services sociaux et à la Protection de la jeunesse et responsable du Loisir, du Sport et du Plein Air, a lui aussi tenu à souligner l\u2019apport du père de la Sablonnière auprès des jeunes du Québec.« En pensant au père de la Sablonnière, je revois ces milliers de jeunes Québécois qui ont été initiés grâce à lui à la pratique sportive », a dit le ministre, qui se trouve présentement à Bruxelles où il participe au Congrès mondial sur les enfants victimes.« Marqué du sceau de la générosité et de la compassion, le phare qu\u2019il a su être pour notre société saura certainement lui survivre », a ajouté le ministre Baril.Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a pour sa part exprimé l\u2019avis que le père de la Sablonnière « est de ces hommes dont la détermination n\u2019a d\u2019égale que la grandeur d\u2019âme ».« Le père Sablon n\u2019est plus, mais son passage aura marqué et marquera encore les jeunes à qui il lègue sa passion pour le sport, sa détermination de réussir et le désir ardent d\u2019aider son prochain », a ajouté le chef bloquiste.Un côté père de famille Le fondateur de la base de plein air Le P\u2019tit Bonheur Il connaissait tout le monde Un abonné perpétuel des Olympiques NADINE FILION Au lendemain du décès du père Marcel de la Sablonnière, les témoignages de sympathie n\u2019ont pas cessé d\u2019affluer.Du coup, de nombreux souvenirs refont surface.Ben Weider, dit le « Monsieur poids et haltères », se rappelle le pari qu\u2019il a lancé au « père Sablon » voilà bien des années.Après l\u2019avoir convaincu du bien fondé d\u2019une salle de musculation pour son Centre Immaculée- Conception, l\u2019homme d\u2019affaires (qui a gratuitement fourni l\u2019équipement nécessaire) l\u2019a assuré qu\u2019en six mois, l\u2019endroit deviendrait le plus fréquenté de tout le centre de Montréal.« J\u2019ai perdu parce que la salle est devenue la plus populaire.en seulement trois mois ! On avait gagé un Coca-Cola.» Pour lui, le « père Sablon » était un homme « du tonnerre ».« Et comme c\u2019était un bel homme, je le taquinais souvent en l\u2019invitant à lâcher la prêtrise pour devenir mon gérant de marketing, dit-il.Mon meilleur souvenir ?Notre amitié.» Yvan Dubois, maire du Village olympique montréalais lors des Jeux de 1976, a commencé à côtoyer le jésuite en 1959.« Je suis à la fois malheureux de perdre un ami, mais aussi heureux.C\u2019était triste de voir dépérir un homme comme celui-là.Je souhaitais sa délivrance.» Et de plonger dans le passé : « Il ne laissait personne indifférent.Mais je ne suis pas sûr que tout le monde l\u2019appréciait à sa juste valeur.Il était innovateur, ne restait jamais derrière, savait s\u2019adapter au temps.Il a tant fait, avec des moyens pourtant bien limités.Je souhaite maintenant un autre \u2018 Sablon \u2019, les jeunes en ont besoin.» « Du père Marcel de la Sablonnière, je retiens sa bonté et son accessibilité, souligne pour sa part Denis Coderre, secrétaire d\u2019État au sport amateur.Par ailleurs, il a été une source d\u2019inspiration extraordinaire en démontrant que le sport amateur pouvait être une solution aux maux sociaux.» « C\u2019est une vraie perte pour la communauté, renchérit Richard Pound, vice-président du Comité international olympique (également chancelier de l\u2019Université McGill).Quels souvenirs je garderai de lui ?Il y en a tellement.Quand j\u2019y pense, il était toujours là, depuis le début de ma vie \u2018 olympique \u2019.Car vous savez, on a toujours donné au père Sablon une accréditation aux Jeux olympiques.» Gilles Houde, ancien ministre libéral du Haut-Commissariat au sport québécois, se souvient d\u2019un premier janvier 1965 où le jésuite devait présider une messe à l\u2019église Saint-Roch, à Paris.« Ce jour-là, pour la première fois, les prêtres devaient dire la messe en français.Parce qu\u2019il ne connaissait pas les prières en français, le père Sablon avait placé des petits papiers sur l\u2019autel ! » Quant à Guillaume Leblanc, marcheur rimouskois médaillé d\u2019argent en 1992 à Barcelone, il se rappellera longtemps ce dîner auquel le père Sablon l\u2019avait invité.« Je venais de remporter une belle victoire, mais avec nous se trouvait également un athlète qui venait d\u2019être disqualifié.C\u2019était ça, le père Sablon.Il s\u2019approchait autant des gens qui connaissaient le succès que de ceux qui en avait moins.« Le personnage nous manquera », dit un successeur NADINE FILION La vie semblait suivre son cours hier au Centre Immaculée-Conception de la rue Papineau.Des jongleurs s\u2019exerçaient dans le gymnase, des petites frimousses s\u2019ébattaient dans la piscine.Au deuxième étage, le bureau du directeur Bertrand Rousseau, à qui le « père Sablon » a passé le flambeau en 1993, respire la sérénité malgré les événements.« Notre deuil était déjà amorcé depuis quelques mois, soutient la directrice des communications et ancienne secrétaire du religieux, Louise Desbiens.En fait, il s\u2019agit presque d\u2019une journée de joie.L\u2019oeuvre du père Sablon éclate au grand jour.» « Il a laissé un bagage extraordinaire, renchérit M.Rousseau.Mais le personnage nous manquera.» Tout comme il avait déjà commencé à manquer aux 6000 membres du Centre Immaculée-Conception et aux 15 000 personnes qui passaient chaque année par l\u2019auberge du P\u2019tit Bonheur, dans la municipalité de Lac-Supérieur.Les athlètes sont nombreux à avoir bénéficié de l\u2019aide du jésuite.M.Rousseau raconte que le gymnaste André Simard devait vendre des bouteilles vides pour s\u2019offrir le billet d\u2019autobus qui allait le conduire au centre de loisirs de la rue Papineau.Nathalie Lambert, qui a grandi à « un coin de rue de là », se rappelle les premières fois où sa mère la traînait de force aux cours de natation.« Par la suite, c\u2019est moi qui l\u2019amenait ! » « Nous n\u2019étions pas une famille particulièrement aisée, dit-elle.Néanmoins, mes deux soeurs et moi avons pu profiter du centre, puisqu\u2019on y laissait les gens payer ce qu\u2019ils étaient capables de payer.Nous avons également participé aux camps Jeune-Air et nous avons pratiqué là des activités que nous n\u2019avions jamais eu la chance de faire.» Et de relater qu\u2019après les Jeux olympiques d\u2019Albertville, en 1992 (desquels elle est revenue avec une médaille d\u2019or au cou), c\u2019est le père Sablon qui a amorcé les discussions avec André Caillé, alors à la tête de Gaz Métropolitain.La patineuse avait alors grand besoin d\u2019argent pour poursuivre sa carrière.« Le goût du sport, tu le prends dans ce que tu fais lorsque tu es jeune », conclut-elle. 1LP0701A1122 A07, lundi, ENTREVUE 1LP0701A1122 ZALLCALL 67 00:43:02 11/22/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 22 NOVEMBRE 1999 A 7 Entrevue avec.Paul Bronfman La bataille des cités du cinéma est engagée La première chose qui frappe en rencontrant Paul Bronfman, le président de la Cité du cinéma de Saint-Hubert, c\u2019est son air juvénile.On lui donnerait à peine 30 ans.Il en a en fait quarante et des poussières.La deuxième chose qui frappe est son allure vachement décontractée.Avec ses jeans et son blouson de cuir, Paul Bronfman pourrait passer pour un éleveur de chevaux ou un moniteur de ski.Il pourrait aussi passer pour le « roadie » d\u2019un groupe rock, métier qu\u2019il a exercé avec le groupe April Wine chez le promoteur Donald.K.Donald du temps qu\u2019il était jeune et fou.Marié à une Américaine depuis 19 ans, père de trois enfants, admirateur fervent de Kubrick et de Coppola et valant plusieurs millions grâce à Conweb, sa compagnie privée, Bronfman ne correspond pas à l\u2019image qu\u2019on se fait d\u2019un homme d\u2019affaires prospère, cousin d\u2019une des familles les plus riches du pays.Mais de son propre aveu, Paul Bronfman est un peu le mouton noir de la famille.Lorsqu\u2019il débarque à Montréal, il ne se précipite pas au Ritz mais chez Lafleur ou Wilensky.Et lorsqu\u2019on prononce le mot référendum devant lui, il ne devient pas catatonique.« Tant que l\u2019exercice reste démocratique et que personne ne se tire dessus, je n\u2019ai aucun problème avec les référendums.Quant aux souverainistes, certains de mes meilleurs amis le sont, alors.» Premier Bronfman à se lancer dans le cinéma plutôt que dans l\u2019immobilier ou les distilleries, il a pris ses distances du clan Bronfman de bonne heure.L\u2019exercice fut relativement facile.« La famille ne faisait aucun effort pour rapprocher les cousins qui, de toute façon, étaient pour la plupart partis vivre aux États-Unis », raconte- t-il.Tant et si bien que Paul Bronfman n\u2019a rencontré que deux fois son puissant cousin, Edgar Bronfman junior, propriétaire de la multinationale du divertissement MCA.« On s\u2019est parlé à quelques occasions au téléphone.Reste que je faisais des affaires avec Universal avant qu\u2019il n\u2019arrive.Aujourd\u2019hui, je compte plus sur les résultats de mon travail que sur mon cousin pour m\u2019ouvrir des portes à Hollywood », affirme-t-il.Très tôt dans la vie, Paul Bronfman a ressenti le besoin de mener sa barque tout seul, loin du pouvoir écrasant de sa famille, loin aussi des affaires immobilières de son père, alors associé avec Irving Grundman.À 19 ans, il coupe définitivement le cordon et déménage à Toronto.« Un des bonheurs de me retrouver ailleurs qu\u2019à Montréal fut de ne plus continuellement vivre sous une loupe examinant tous les moindres aspects de ma vie.À Toronto, ils n\u2019en avaient rien à cirer du nom Bronfman.Ce fut pour moi une libération.» Exilé et orphelin à Toronto, Bronfman se trouve vite un père d\u2019adoption.Il s\u2019appelle Harold Greenberg, le président d\u2019Astral.Bronfman arrive chez Astral à l\u2019époque fumeuse des abris fiscaux, une mesure gouvernementale qui a donné naissance à la plus grande collection de navets de l\u2019histoire du cinéma canadien.« Les abris fiscaux ont été mon école, raconte-t-il.Les films n\u2019étaient pas regardables.Pendant les visionnements, il fallait en plus se farcir les commentaires des dentistes, médecins et avocats-investisseurs qui ne connaissaient rien au cinéma mais qui se prenaient pour des connaisseurs.Une vraie farce.» La farce aura du bon puisqu\u2019elle permettra à l\u2019élève de Harold Greenberg de faire ses classes et de gravir les échelons de la compagnie.En l\u2019espace de quelques années, il multiplie les promotions avant d\u2019être nommé à la tête de la chaîne payante First Choice où il réduit le personnel de 140 employés à 35 tout en triplant le nombre d\u2019abonnés.En 1988, Paul Bronfman quitte l\u2019école d\u2019Astral pour voler de ses propres ailes et fonder Conweb.Associé à Mike Dubelko, un riche propriétaire de studios à Los Angeles, il repère un terrain vacant à Vancouver.C\u2019est là que seront érigés les North Shores Studios dont il deviendra éventuellement l\u2019actionnaire majoritaire avec le locateur d\u2019équipement torontois William F.White.Grâce à la faiblesse du dollar, les équipes de cinéma américaines y débarquent en force et l\u2019aventure, risquée au départ, se révèle un succès.En l\u2019espace de quelques années, l\u2019argent généré par les tournages à Vancouver passe de 125 millions à un milliard.Bronfman est d\u2019autant plus fier que tout le monde lui avait prédit qu\u2019il se casserait la gueule avec ses studios perdus au milieu de nulle part.« À l\u2019époque, le milieu du cinéma local nous a pris pour des fous.Ils disaient que le site était trop loin, trop isolé, que ça marcherait jamais notre affaire.Bref, tout ce qu\u2019on reproche en ce moment au site de Saint-Hubert, je l\u2019ai déjà entendu et ça ne m\u2019inquiète pas.J\u2019ai mis cinq ans à bâtir la réputation de North Store.À Saint-Hubert, je suis convaincu que ca ne me prendra que trois ans.» Il y a deux ans, Bronfman a vendu le complexe North Store qu\u2019il considérait comme son bébé à la compagnie Lions Gate.La transaction lui a brisé le coeur, racontet- il.En même temps, c\u2019était le genre d\u2019offre impossible à refuser.Sitôt l\u2019entente conclue, Bronfman part à la recherche d\u2019un nouveau « bébé ».Avec son ami et partenaire Emmanuel Lépine de Molflex White, une compagnie de location d\u2019équipements québécoise associée au géant torontois William.F.White, il écume Montréal à la recherche d\u2019un terrain ou d\u2019un entrepôt abandonné.En vain.Une rencontre fortuite avec Martin Fontaine, frère de la comédienne Chantal Fontaine et notaire, fera tout basculer.Ce dernier traîne dans ses bagages une série d\u2019études de marché prouvant noir sur blanc que Montréal a un urgent besoin de studios.Il a aussi dans l\u2019oeil les vieux hangars de l\u2019aéroport de Saint-Hubert.À l\u2019époque, la mégacité du cinéma de Mel Oppenheim n\u2019existait ni matériellement ni sur papier.Devant ce vide qui ne demandait qu\u2019à être comblé, Bronfman et ses deux amis québécois s\u2019entendent pour créer une cité du cinéma à Saint-Hubert qui sera un « onestop- shop » où tous les services seront fournis, y compris le stationnement pour le jet privé.Les trois sont si convaincus et convainquants que la SGF leur consent un prêt de 5 millions et la SODEC, un de 4 millions.Les travaux d\u2019aménagement sont terminés depuis quelques semaines déjà.Bronfman jure que ses trois studios à la fine pointe technologique vont révolutionner le genre.Il y a un seul hic : le carnet de commandes est vide.Pourquoi ?« Pour deux raisons.D\u2019abord parce que la peinture n\u2019est pas encore sèche et que nous n\u2019avons pas commencé à faire de la publicité.Deuxièmement, parce qu\u2019il existe dans le milieu du cinéma à Montréal un monopole qui est une recette pour un désastre.Montréal est la seule ville canadienne où vous êtes obligés de louer l\u2019équipement de la personne qui vous loue le studio.C\u2019est le seul marché fermé du pays.Pour vous donner un exemple, quand je gérais les studios de North Shore, les gens pouvaient louer mon studio et louer leur équipement, ailleurs.À Toronto, c\u2019est la même chose.Ici, c\u2019est impossible.» Bronfman fait référence à son concurrent Mel Oppenheim, qui depuis 30 ans règne en maître et roi sur la production montréalaise.Ce dernier oblige tous ses clients à louer leur équipement de Location Michel Trudel auquel il est associé.Si jamais Trudel n\u2019a pas une pièce d\u2019équipement dont un client a besoin, tant pis pour lui.Il devra s\u2019en passer.« C\u2019est une situation qui doit changer, autrement ce sera la guerre, promet Bronfman.Et s\u2019il faut faire la guerre, nous la ferons.Nous aussi, on peut interdire l\u2019équipement du concurrent sur notre territoire.C\u2019est un jeu d\u2019autant plus déplorable que dans toutes les autres villes canadiennes, nous entretenons d\u2019excellents rapports avec nos compétiteurs.Malheureusement ici c\u2019est le free for all.Il faut s\u2019armer pour survivre.» Malgré sa nature calme et conciliante, Paul Bronfman n\u2019est pas le genre d\u2019homme à se laisser marcher sur les pieds.La Cité du cinéma de Saint-Hubert est son nouveau bébé pour le prochain millénaire.Il y a investi trop de temps, d\u2019argent et d\u2019énergie pour la laisser sombrer.Vu sa feuille de route, il est à prévoir qu\u2019il ne rendra pas les armes tant qu\u2019il n\u2019aura pas gagné.Nathalie Petrowski PHOTO RÉMI LEMÉE, La Presse Paul Bronfman, président de la Cité du cinéma de Saint-Hubert.Un Bronfman qui ne correspond pas « Tant que à l\u2019image qu\u2019on se fait de la famille.l\u2019exercice reste démocratique et que personne ne se tire dessus, je n\u2019ai aucun problème avec les référendums.Quant aux souverainistes, certains de mes meilleurs amis le sont, alors.» 2803630 1LP0801A1122 A8 LUNDI 1LP0801A1122 ZALLCALL 67 00:45:54 11/22/99 B A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 22 NOVEMBRE 1999 Laurentides 2805716 PHOTO PIERRE McCANN, La Presse Devant l\u2019hôtel de ville construit en bois rond, le maire Ian Rankin discute avec Mme Nicole Doucet.À Lac-Tremblant-Nord, les résidants craignent de perdre leur havre de paix JEAN-PAUL CHARBONNEAU Les 208 contribuables de Lac- Tremblant-Nord, dont seulement 12 y habitent en permanence, ne veulent rien savoir de la fusion que veut leur imposer la ministre des Affaires municipales, Louise Harel.Ils craignent de perdre leur havre de paix situé en pleine nature au profit d\u2019un développement sauvage, si leur localité se regroupe aux deux Saint-Jovite et à Mont- Tremblant.Cent quarante chalets sont construits dans Lac-Tremblant- Nord et dans la majorité des cas, ils ne sont accessibles qu\u2019en embarcation.L\u2019évaluation moyenne de chaque bâtiment est de 52 000 $.Par contre, les immenses terres qui ne sont pas développées ont une grande valeur.Mardi, une poignée de résidants s\u2019étaient regroupés autour du maire Ian Rankin à l\u2019hôtel de ville, un petit bâtiment en bois rond où il faisait plus froid qu\u2019à l\u2019extérieur pour l\u2019écouter dénoncer ce qu\u2019il appelle la loi « matraque ».« Je suis étonné de l\u2019empressement avec lequel la ministre a déposé son projet de loi, a dit le maire.La raison d\u2019être n\u2019est pas le bien commun, d\u2019autres intérêts ont nécessairement pris le dessus.La logique et le simple jugement suffisent pour comprendre que Lac- Tremblant-Nord doit être exclu de ce projet.Il nous semble maintenant très clair qu\u2019il y a anguille sous roche et que Lac-Tremblant- Nord est un territoire visé par un futur développement récréotouristique.Si ce n\u2019est pas le cas, pourquoi alors s\u2019obstiner à vouloir inclure notre municipalité dans un regroupement où personne ne trouve son intérêt, dans un débat qui ne nous concerne pas.» Selon les résidants rencontrés, dont plusieurs habitent l\u2019île de Montréal (le maire est de Dorval), la ministre Harel manque de respect en ne tenant pas compte du résultat d\u2019un référendum où 96 % des participants se sont prononcés contre la fusion.La plupart des chalets érigés autour du lac sont en bois rond et beaucoup appartiennent aux mêmes familles depuis 1915, année de fondation de cette localité.Quelques- uns ont cependant changé de mains, comme celui devenu propriété de Nicole Doucet en 1986.Depuis, elle y vient avec ses enfants et ses petits-enfants pour profiter de ce coin de pays où le calme est roi.« Nous avons ici un cachet unique, mon voisin d\u2019en arrière est le parc du Mont-Tremblant.Pensez- vous que je suis intéressée à perdre ce voisin au détriment d\u2019un développement immobilier ?» a dit Mme Doucet.Quant à Sue Quarles, qui habite Lac-Tremblant-Nord depuis 12 ans, elle a noté que l\u2019hiver était bien arrivé car les cris des loups et le bruit des canons à neige ont commencé à rompre le silence.Elle non plus ne veut pas perdre ce coin de paradis pour tout l\u2019or au monde.Même s\u2019ils s\u2019opposent farouchement au regroupement envisagé, M.Rankin et ses concitoyens n\u2019ont pas les moyens de le contester devant les tribunaux.Ils croient cependant être capables de faire entendre raison au gouvernement provincial en présentant diverses suggestions.Par exemple, ils seraient prêts à considérer un projet de regroupement avec la municipalité de Labelle, située un peu plus au nord, car alors il n\u2019y aurait plus de danger de perdre leur havre de paix.2796429 LA PRESSE, MONTRÉAL.LUNDI 22 NOVEMBRE 1999 A 9 La Saturn LSI 2000 Apartir 988$/ ¦ «K M /mois (36 mois) La nouvelle intermédiaire LSI 2000 Modèle .Moteur Transmission automatique I^è\\ e-glaccs et miroirs électriques Panneaux de polymère rvMMants au chocs et à la rouille Filtre à pollen Radio Régulateur de vitesse Verrouillage électrique Système antivol Assistance routière Garantie de remboursement de 30 jours PDSF : 23 650 S Saturn LSI ZJL19-1SD 2,2L DACT Oui Oui (avec miroirs chauffants) Oui Oui A.M/FM stéréo avec lecteur CD et 8 haut-parleurs 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C'est pourquoi toutes nos voitures \u2022 a compactes et intermédiaires sont munies dune garantie de remboursement de 30 jours.La Saturn SL1 2000 À partir i ^ ^ $ /mois (36 mois) Notre populaire compacte SL1 2000 \u2022\tSaturn SU\tChic.SU\t Mode li'\tZZH69-1SC\tKJ651YXV\tBR12KP-B Moteur\t1.9LSACT\t1,6L SACT\t1,8L DACT Transmission automatique\tOui\tEn option\tOui Air climatisé\tOui\tOui\tOui Panneaux de polymère résistants\t\t\t aux chocs et à la rouille\tOui\tNon\tNon Banquette arrière 60A*0\tOui\tOui\tYes Radio\tAM/FM stéréo avec lecteur CI)\tAM/FM stéréo\tAM/FM stéréo avec lecteur CD Essuie-glace\tIntermitence variable\tIntermitence fixe\tIntermitence variable AsMsitance routière\tOui\tNon\tOui Garantie de remboursement de 30 jours, Oui\t\tNon\tNon FDSF : 17-103$\t\tl\t Comme la famille Saturn s'agrandit sans cesse, il est normal que nos nouvelles voitures prennent de l'expansion.C'est que les tamilies d aujourd'hui ont des besoins grandissants, c'est bien connu.Qu'à cela ne tienne, nous offrons même un plus gros moteur : un V6 optionnel développant 182 chevaux-vapeur.Mais si vous en menez encore trop large pour la LS \u2014 notre grande nouvelle intermédiaire \u2014, vous trouverez sans doute chaussure à votre pied avec la UN familiale.Elle repose sur les mêmes principes privilégiés depuis toujours par Saturn : les panneaux en polymère résistants aux chocs et à la rouille, la carrosserie caisson modifiée en acier et, bien sûr, notre fameuse garantie de remboursement de 30 jours ou 2500 km.lit elle est spécialement conçue pour ceux qui ont besoin de l'espace d'une mini-fourgonnette, mais qui détestent avoir 1 impression de corfduire un semi-remorque.Besoin de preuves?Passez chez votre concessionnaire Saturn pour en faire l'essai.de préférence avant daller faire votre épiccric.Les mensualités indiquées tiennent compte du PDSF établi pour les LSI et SL1 2000.et comprennent le transport, la taxe d'accise et la préparation à la route.L'immatriculation, les taxes et les assurance ne sont pas inclus.Un dépôt de garantie remboursable de 400 S et de 300 $.respectivement, ainsi qu'un versement initial vous seront demandés.Ces mensualités sont basées sur un contrat de location de 36 mois assujetti d'un programme de bas kilométrage (60 000 km alloués); chaque kilomètre supplémentaire ne coûte que 12 c.Le taux de location de Saturn de 4,9 % est sujet à l'approbation de crédit.Les détaillants peuvent fixer un prix ou des mensualités moindres.SATLRN Pour laire tout autrement www.saturncanada.com 1 N88 4SATURN Saturn Saab Isuzu de Rlainville\tBourassa Saturn Saab Isu/u\tSaturn Saab Isuzu de BrossarJ\tIV».a ne Saturn Saab lsu/u 249.boul.Seigneurie Ouest\t1615, boul.St-Mamn Est\t5^50, boul.Marie-Yutorm\t6100, boul.Pecarie Blftini 11 le\tI aval\tBrossard\tMontréal (450) 437-6117\t(514) 385-9191\t(450) 672-2500\t(514) 342-2222 (Autoroute 15.sortie 25)\tw w w btMirassa.iut»».*.om\tMwwr.gratel.qt v.»\t\\\\ ww.dreark'sjturn.inm \t\t\t' Angle Van Home Gravcl Saturn Saab Isu/u\tMondial Saturn Saab Isu/u\tSaturn Saab Uu/u de Tcrrcbonm\t 1, Place Ville-Marie, # 11 180\t9415, Papineau\t*0s, boul.Je % Seigneurs\t Montréal\tMontréal\tterre bonne\t (514) 861-2000\t(S 14) 385-7222\t(450) 964-13~4\t www.gravel.qc.ca\t* ww.mondial-vsi.voni\t\t (Angle Catbcart cl Mct.ill < ollcgc)\t\t\t1 A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 22 NOVEMBRE 1999 Malibu 2000.La surdouée de sa catégorie.Lecteur de disques compacts Siège arrière divisé à dossier rabattable Puissant moteur 3,1 L V6 de 170 HP Une excellente intermédiaire qui vous en offre plus, à prix abordable, 268 mois location 36 mois Transport ef préparation lodus 21258 à l'achat\" Comptant\tMensualité os I 451S 3I05S\tÎ62S 318S 268$ O Puissant moteur 3,1 LV6 de 170 HP \u2022 Boite automatique 4 vitesses avec surmultipliée \u2022 Système antiblocage aux 4 roues \u2022 Climatiseur O lecteur de disques compacts O Siège arrière divisé è dossier rabattable \u2022 Dispositif antivol PASSlock \u2022 Volant inclinable \u2022 Suspension indépendante aux 4 roues |n L'Association Marketing des concessionnaires Chevrolet Oldsmobile du Québec vous suggère de lire ce qui suit.Offre e*n acceierâteu^ capot et interrupteur pnoctoal 99i Leheau Vitres d'autos 72 $ÊCcar$th$ $u Québec pour mieux vous servir! 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