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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1999-11-25, Collections de BAnQ.

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[" 4LP0109A1125 A1 JEUDI 4LP0109A1125 ZALLCALL 67 09:15:51 11/25/99 B 1 3 4 6 http://lapresse.infinit.net Montréal, R jeudi 25 novembre 1999 60 ¢ TAXES EN SUS ÎLES - DE - LA - MADELEINE 1 $ FLORIDE 1,75 $ U.S.116e année No 37 80 pages, 6 cahiers Un vent de fronde se lève dans les villes MARTIN PELCHAT du bureau de La Presse, QUÉBEC La grogne s\u2019intensifie parmi les membres de l\u2019Union des municipalités du Québec en raison de l\u2019engagement de ses dirigeants à réduire substantiellement les taxes sur quatre ans.Une promesse qui, de l\u2019avis de plusieurs élus municipaux, sera carrément impossible à tenir.« C\u2019est amener les citoyens à penser qu\u2019on va le faire alors qu\u2019on ne sera pas capables de le faire », dénonce la mairesse de Boucherville, Francine Gadbois, en soulignant que les deux années de ponction gouvernementale de 350 millions ont forcé bien des villes à repousser des projets de rénovation des infrastructures.Ces investissements devront cependant être faits, note-t-elle.Mme Gadbois en a aussi contre les discussions en « vase clos » ayant conduit lundi à une entente de principe entre le gouvernement et l\u2019UMQ sur la prise en charge par les commissions scolaires de la facture du transport écolier.« Ce n\u2019est pas un pacte fiscal, c\u2019est un délestage, dit la mairesse.C\u2019est changer quatre 30 sous pour une piastre.M.Laframboise ( président de l\u2019UMQ ) n\u2019a pas reçu un mandat de la Ville de Boucherville d\u2019aller de l\u2019avant de cette façon.» Mardi soir, au conseil de la Communauté urbaine de Québec, plusieurs maires ont reproché au président de l\u2019UMQ de s\u2019engager à ce qu\u2019une réduction de 10 % sur quatre ans des taxes municipales vienne compenser la hausse de la taxe scolaire de 15 cents par 100 $ d\u2019évaluation.L\u2019UMQ réclame toutefois à cette fin des changements aux lois du travail que Lucien Bouchard semble loin de vouloir apporter.Le conseil municipal de L\u2019Ancienne- Lorette a voté à l\u2019unanimité une résolution invitant M.Laframboise à se présenter à la mairie de cette ville de la banlieue de Québec, « s\u2019il continue à vouloir décider en lieu et place des élus de L\u2019Ancienne-Lorette ».Voir UN VENT en A2 Le débat s\u2019exalte Chrétien repousse les appels à la prudence La nouvelle rage en ville! VINCENT MARISSAL du bureau de La Presse, OTTAWA Le premier ministre Jean Chrétien a défendu hier avec fougue son projet de règles référendaires, mais il devra se passer de l\u2019appui des autres partis fédéralistes à Ottawa.Accusant le chef libéral de faire passer son ego avant les intérêts supérieurs du pays et d\u2019être « déconnecté de la réalité », réformistes et conservateurs ont uni leurs tirs sur les projets du premier ministre et de son ministre Stéphane Dion.Si Jean Chrétien entend faire voter par les Communes une résolution ou un projet de loi formant un nouveau cadre référendaire, il devra d\u2019abord s\u2019assurer que tous ses députés sont en Chambre parce qu\u2019il ne pourra pas compter sur l\u2019appui des autres partis.Les réformistes, qui se sont à ce jour tenus loin du dossier constitutionnel, sont entrés hier dans la danse pour dénoncer les plans du tandem Chrétien-Dion.« Le premier ministre devrait offrir un renouvellement du fédéralisme aux Québécois au lieu de penser à des plans B, a lancé le chef réformiste, Preston Manning.Le premier ministre fait-il passer son propre héritage politique avant l\u2019intérêt du Canada?» Pas du tout ému par les attaques soutenues de l\u2019opposition, M.Chrétien a répondu à presque toutes les questions avec une combativité que l\u2019on n\u2019avait pas vue depuis longtemps.« Je veux que ce parti ( libéral ) soit reconnu comme celui qui n\u2019a pas peur de faire en sorte que la question ( référendaire ) et le résultat seront clairs et que le Canada restera uni », a clamé le premier ministre.Rejetant les critiques et les appels à la prudence des partis fédéralistes, M.Chrétien a préféré faire le bilan de son gouvernement en faveur du Québec.Voir LE DÉBAT en A2 n Autres informations, page B1 PHOTO RÉMI LEMÉE, La Presse Les petits glaçons qui font tellement fureur illuminent déjà cet immeuble de LaSalle.Les marchands déjoués par la «folie furieuse» MARIE-ANDRÉE AMIOT Si vous ne les avez pas encore remarquées, c\u2019est qu\u2019il est grand temps que vous quittiez votre abri nucléaire.Les fameuses petites lumières blanches, disposées en glaçons et suspendues aux balcons, corniches, fenêtres et escaliers sont omniprésentes cette année.En plus de donner aux villes des allures de gigantesques gâteaux de noces, elles causent de sérieux maux de tête aux marchands qui croyaient en avoir amplement pour suffire à la demande.Wal-Mart en avait commandé trois fois plus que l\u2019an dernier, mais est en rupture de stock depuis le week-end.« C\u2019est la folie furieuse », se lamente Gary Hicks, gérant du magasin de Saint-Léonard.Même son de cloche chez Zellers de Duvernay où le gérant, Pierre Aubut, avait fait provision de quatre fois plus d\u2019ensembles.Depuis une semaine, impossible de trouver le moindre glaçon.La téléphoniste de Réno-Dépôt a attendu avant d\u2019acheter, mais elle s\u2019est fait prendre.« Il n\u2019y en a plus nulle part, même pas ici, se désolait-elle hier.Mon mari n\u2019en voulait pas.Il disait que tout le monde en posait et qu\u2019on devait faire preuve d\u2019originalité.Et bien là, vous voyez ce qui arrive?Je vais devoir m\u2019en passer.» Pourtant, l\u2019acheteur de Réno-Dépôt en avait commandé 150 000 unités contre 10 000 l\u2019an dernier.Certains l\u2019ont même accusé d\u2019avoir perdu le nord quand il a placé sa commande! « Tout le monde est lavé, même les compétiteurs », affirme Joseph Piro.Voir LES MARCHANDS en A2 L\u2019administration Bourque respire un peu mieux Une faible marge de manoeuvre lui permet de lancer de nouveaux projets MICHÈLE OUIMET Gel des taxes, surplus de 19 millions, budget équilibré en hausse de 68 millions: après une longue traversée du désert, la Ville de Montréal commence à respirer.Mais la toute petite marge de manoeuvre que l\u2019administration Bourque a réussi à dégager est fragile, très fragile, a précisé, hier, le président du comité exécutif, Jean Fortier, lors du dépôt du budget de l\u2019an 2000.Pour la première fois depuis plusieurs années, la Ville a déposé un budget où les dépenses sont en légère croissance.En l\u2019an 2000, l\u2019administration Bourque dépensera 2,088 milliards, comparé à 2,020 milliards en 1999, soit une augmentation de 68 millions.Mais la moitié de cette hausse est attribuable à de nouvelles écritures comptables exigées par le ministère des Affaires municipales.La hausse réelle est plutôt de 33 millions.Montréal a inscrit dans ses dépenses la facture de 47 millions qu\u2019elle doit expédier à Québec.Si les municipalités réussissent à négocier un pacte fiscal avec le gouvernement, Montréal n\u2019aura pas à verser cette obole.Le maire Bourque a promis alors d\u2019utiliser cette somme pour éliminer complètement la surtaxe sur les immeubles non résidentiels, un engagement évalué à 25 millions.Voir L\u2019ADMINISTRATION en A2 37 JOURS AVANT L\u2019AN 2000 INDEX Petites annonces - index C2 - immobilier C2 et C3 - marchandises C3 - emplois C3 et C4 - automobile C4 à C6 - affaires E2 Arts et spectacles D5 à D12, D16 - horaire spectacles D10 - horaire télévision D9 Bandes dessinées C3 Bridge C6 Cyberpresse B10 Décès C6 et C7 Économie E1 à E12 Êtes-vous observateur?C2 Feuilleton C4 Horoscope C5 Loteries A2, B6 et B9 Monde C1 Mots croisés C5 et S10 Mot mystère C4 Opinions B3 Politique B1, B4 à B6 Rive-Sud A15 Tabloïd Sports - Réjean Tremblay S5 ÉDITORIAL Montréal: de bonnes nouvelles - Mario Roy page B2 MÉTÉO Passages nuageux Max.6, min.-2 cahier Sports page 16 4LP0201A1125 A2 JEUDI 4LP0201A1125 ZALLCALL 67 00:47:05 11/25/99 B A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 25 NOVEMBRE 1999 Suites de la une Le débat s\u2019exalte Un vent de fronde se lève dans les villes LE DÉBAT / Suite de la page A1 Il a ainsi rappelé la résolution de 1995 reconnaissant le Québec comme une société distincte, le transfert à Québec de la formation de la main-d\u2019oeuvre et les droits de veto régionaux.Dans une autre réponse à l\u2019emporte- pièce au député réformiste Grant Hill, qui avait pris la peine d\u2019écrire ses questions en français, M.Chrétien a vanté la flexibilité de son gouvernement.« C\u2019est ce que nous faisons tous les jours, du fédéralisme renouvelé », a-t-il affirmé.Les conservateurs refusent aussi de monter dans le train libéral.Pour André Bachand, député de Richmond-Arthabaska, les projets de MM.Chrétien et Dion démontrent que le gouvernement a perdu contact avec la réalité québécoise.« Qu\u2019est-ce qui se passe dans la tête du premier ministre pour être si mal connecté avec les priorités des Canadiens et des Québécois?» a demandé M.Bachand en Chambre.Frondeur, le premier ministre en a rajouté dans ses réponses aux bloquistes.« Posez une question claire, soyez honnêtes, et vous n\u2019aurez pas de problème avec moi », a-t-il répété à deux reprises.Convaincu plus que jamais, le premier ministre n\u2019a toutefois pas réussi à rallier l\u2019ensemble de son caucus.Plusieurs députés libéraux doutent toujours de la pertinence de s\u2019aventurer dans le monde incertain des règles référendaires.Chose certaine, les libéraux sont persuadés que leur chef ira de l\u2019avant.C\u2019est aussi l\u2019impression qu\u2019il a laissée hier pendant la période des questions.« Le Parlement du Québec peut passer la résolution qu\u2019il veut, a-til lancé, mais je répète encore aujourd\u2019hui qu\u2019il n\u2019y aura pas de négociation si la question n\u2019est pas claire sur la sécession, et si la majorité n\u2019est pas claire.Vingt-cinq fois, a repris M.Chrétien, la Cour suprême a parlé de clarté et c\u2019est le devoir des politiciens, particulièrement de ce Parlement, de s\u2019assurer que la clarté existe et que les Québécois savent exactement à quoi s\u2019attendre.» Le ministre Stéphane Dion insiste lui aussi lourdement sur l\u2019exigence de clarté formulée par la Cour suprême quant à la réponse des Québécois.« En français, quand on précise \u2018majorité claire\u2019, c\u2019est probablement qu\u2019une majorité faible n\u2019est pas suffisante.» Selon Stéphane Dion, le premier ministre Lucien Bouchard bluffe quand il affirme que le refus de négocier du gouvernement fédéral ouvrirait la porte à une déclaration unilatérale de souveraineté du Québec.UN VENT / Suite de la page A1 Membre de l\u2019UMQ, le maire de L\u2019Ancienne- Lorette, Émile Loranger, a tenté hier de dissiper le « flou » entourant les négociations avec Québec \u2014 qui se poursuivront jusqu\u2019à mercredi \u2014 en parlant au maire de Beauport, Jacques Langlois, membre du conseil d\u2019administration de l\u2019UMQ.« Il m\u2019a dit: \u2018je ne sais rien, je ne comprends rien moi non plus\u2019 », raconte M.Loranger.L\u2019entente de principe avec l\u2019UMQ et la promesse d\u2019un impact neutre sur le compte de taxes font aussi des sceptiques parmi les députés péquistes qui en discuteront lors d\u2019une réunion extraordinaire du caucus demain.« Marché de dupes » Ex-vice-présidente de l\u2019UMQ, la mairesse de Sainte-Foy, Andrée Boucher, invitait hier le monde municipal à mettre des bâtons dans les roues au « marché de dupes » que constitue à son avis l\u2019entente de principe négociée par l\u2019UMQ, dont sa ville n\u2019est plus membre.L\u2019entente prévoit la disparition de la ponction gouvernementale de 356 millions en échange de la hausse de la taxe scolaire, mais elle déplaît tant à Mme Boucher qu\u2019elle aimerait mieux payer de nouveau la ponction que de souscrire à ce troc.« J\u2019ai horreur de tout ce qui est camouflage, lance Mme Boucher.J\u2019aime mieux gérer ma ville avec un diable que je connais qu\u2019avec un ange que je ne connais pas.» La facture de la réforme Trudel coûte 5,3 millions à Sainte-Foy, alors qu\u2019une hausse de 15 cents du transport scolaire y équivaut à sept millions.« Déjà là, il y a un déséquilibre, mais le pire, c\u2019est que d\u2019ici six mois, il faudra payer la facture des équipements régionaux et des HLM, dit Mme Boucher.Comment on va faire pour baisser les taxes après ça?Je suis sûre à 99,9 % que ces négociations vont coûter les deux bras à Sainte-Foy et des villes de banlieue comme Saint-Laurent et Brossard.» En donnant plus d\u2019espace aux commissions scolaires dans le champ foncier, ajoute-t-elle, « on est en train de remettre les deux veaux sur la même vache à lait »: le contribuable foncier.De plus, les propriétaires de logements hausseront probablement le coût du loyer pour faire face à la hausse de la taxe scolaire, prévoit la mairesse.« Ce sont des fusions forcées qui se dessinent derrière ça.Quand les municipalités vont être assez égorgées, elles vont se livrer au plus offrant.» Des maires s\u2019inquiètent également de la volonté du gouvernement de garantir par un mécanisme législatif que les municipalités livreront chaque année une diminution de la taxe foncière au moins équivalente à la hausse des taxes scolaires.« On va rendre nos tabliers à l\u2019Assemblée nationale! lance Mme Boucher.On est traités comme des gens incapables de savoir si les taxes doivent augmenter ou diminuer.» Francine Gadbois souligne de son côté qu\u2019avec sept années consécutives de gel des taxes, Boucherville n\u2019a pas de leçons de gestion à recevoir.« Une loi, c\u2019est insultant », dit-elle.Enfin, le Conseil du patronat s\u2019est inquiété hier des répercussions de l\u2019entente de principe.« Il ne faut en aucune façon alourdir le fardeau fiscal des contribuables au palier local alors que le gouvernement annonce des baisses d\u2019impôts au niveau provincial, insiste le président du CPQ, Gilles Taillon.Toute tentative de refiler la facture sur le plan local est totalement inacceptable.» Les marchands déjoués par la «folie furieuse» LES MARCHANDS / Suite de la page A1 Les Québécois ne sont pas les seuls à connaître l\u2019euphorie des glaçons.Selon Andrew Pelletier, porte-parole de Wal-Mart Canada, l\u2019Amérique entière a adopté les petites lumières blanches.Pourquoi blanches?« Parce que ce sont celles qui ressemblent le plus à de vrais glaçons, avance-t-il.Il y a aussi des bleues et des multicolores, mais elles ne représentent que 1 % de la marchandise.Toutes les autres sont blanches.» « Mais, ce sont les plus belles, affirme Louise Landry qui a couvert toutes les arêtes de sa maison de Québec de glaçons blancs.De toute façon, les autres couleurs sont introuvables.» Les ensembles de lumières sont fabriqués en Orient, le plus souvent en Chine.Il a été impossible de trouver l\u2019inventeur des glaçons qui doit se féliciter d\u2019avoir eu une idée aussi brillante.Si on les remarque davantage, c\u2019est que l\u2019engouement a commencé bien avant la saison des Fêtes.Dans certains quartiers, les citrouilles n\u2019étaient pas enlevées que déjà les lumières blanches pendaient aux gouttières.Aussi, les magasins ont commencé à les vendre durant le Noël du campeur, en juillet.« Ça incite les gens à faire des provisions, avance M.Aubut.Surtout qu\u2019à 5,95 $ l\u2019ensemble, on les donnait presque! » « Les gens cherchent les nouveautés, croit Gary Hicks.Et c\u2019est ce que les fabricants leur proposent.On pensait qu\u2019on avait atteint tous les sommets avec les décorations de l\u2019Halloween, on se rend compte que Noël est toujours aussi important.» Chez Hydro-Québec, on ne craint pas d\u2019être submergé par la demande accrue en électricité.« Les mini-lumières ne consomment presque pas d\u2019électricité, indique Renée Arsenault.Si on a pu passer à travers le 14 janvier sans problème, alors que c\u2019était la journée la plus froide de toute l\u2019histoire, ce ne sont pas des petites lumières de Noël qui nous font peur! » Et si vous voulez un petit indice pour connaître le produit hot de l\u2019an prochain, M.Hicks croit le connaître.Il a reçu cette semaine un boyau transparent et troué qui cache des lumières blanches.« Vous saurez me le dire, en novembre prochain, il n\u2019en restera plus! » L\u2019administration Bourque respire un peu mieux L\u2019ADMINISTRATION / Suite de la page A1 En 1999, la Ville a fait un surplus de 19 millions.Avec la reprise économique, le taux d\u2019occupation des bureaux et le nombre de transactions immobilières ont augmenté.Du même coup, les recettes fiscales ont gonflé.Le surplus n\u2019a pas été déposé dans la réserve en cas de coup dur, il a plutôt été utilisé pour boucler le budget de l\u2019an 2000.La Ville utilise sa minuscule marge de manoeuvre \u2014 33 millions sur un budget total de 2,088 milliards \u2014 pour démarrer quelques projets et stabiliser sa fonction publique.Pour la première fois depuis 1994, le nombre de fonctionnaires ne diminuera pas.La Ville embauche 11 059 personnes.Non seulement la Ville renonce à ne ramasser les ordures qu\u2019une fois par semaine dans certains quartiers, tel qu\u2019annoncé dans le budget de l\u2019an passé, mais elle promet de ramasser les déchets certains jours fériés, soit à la fête de Dollard, la fête du Travail et l\u2019Action de grâces.Un engagement qui coûte 691 000 $.La Ville mettra aussi sur pied une escouade chargée de récupérer les seringues abandonnées dans les parcs.Coût: 391 500 $.L\u2019entretien printanier aura aussi droit à un petit coup de pouce avec une injection de 250 000 $.Après des années de vaches maigres, les bibliothèques auront un budget de 2,3 millions pour regarnir leurs collections.Par contre, ceux qui remettent un livre en retard devront débourser 25 cents par jour et non plus 20 cents.La Ville va injecter 4,1 millions dans différents programmes de restauration résidentielle, commerciale et industrielle et un montant d\u2019un demi-million est prévu pour la revitalisation des terrains vagues du centre-ville.La promesse d\u2019arrêter l\u2019enfouissement des déchets au Complexe environnemental de Saint-Michel à partir du 1er mai 2000 coûte 8,5 millions.Quant au déneigement, la Ville y consacrera 56,4 millions.Le maire Bourque a tracé un portrait fort optimiste de Montréal: hausse du taux d\u2019occupation des hôtels, chute du taux d\u2019inoccupation dans les secteurs résidentiels et non résidentiels, baisse du taux de chômage, diminution importante du nombre de personnes vivant de l\u2019aide sociale, etc.Jean Fortier, toutefois, s\u2019est montré plus prudent.« La situation s\u2019éclaircit, elle est moins sombre et on a dégagé une minuscule marge de manoeuvre, mais il y a encore beaucoup de nuages à l\u2019horizon.» Le budget de 2001 s\u2019annonce déjà difficile.La Ville doit renégocier les conventions collectives et elle ne pourra plus compter sur les 53 millions que Québec lui verse pour financer ses équipements régionaux, comme le Biodôme et l\u2019Insectarium.L\u2019entente était valable pour trois ans et la dernière tranche sera versée en l\u2019an 2000.Dernière incertitude: le dégel du rôle d\u2019évaluation qui provoquera une chute de la valeur des maisons, donc des recettes fiscales.L\u2019impact risque d\u2019être important puisque 75 % des revenus de la Ville proviennent des taxes foncières.« On a été chanceux cette année, a conclu M.Fortier.On en profite, mais c\u2019est très fragile.» Un budget terne et sans surprise, réplique l\u2019opposition MICHÈLE OUIMET Le budget de l\u2019administration Bourque, déposé hier, n\u2019a pas trouvé grâce aux yeux de l\u2019opposition.« Il n\u2019y a pas de baisse de taxes », a déploré Michel Prescott, chef du RCM.« C\u2019est un budget terne et sans surprise qui ne s\u2019attaque pas aux vrais problèmes », a dit, de son côté, le conseiller d\u2019Équipe Montréal, Sammy Forcillo.Selon M.Prescott, « les services se dégradent depuis quatre ans et il n\u2019y a rien dans le budget pour corriger cette situation ».« En 1999, la Ville a planté 3000 arbres.En l\u2019an 2000, ce nombre tombe à 1000, a ajouté le conseiller du RCM, Richard Théorêt.On délaisse les terrains de tennis et les heures d\u2019ouverture des piscines sont réduites.Le mobilier urbain laisse à désirer.Depuis deux ans, la Ville n\u2019a pas acheté de banc, ni de poubelle.» « Pourquoi déposer un budget alors que le gouvernement du Québec négocie fébrilement avec les municipalités pour signer un pacte fiscal et que la donne risque de changer?» a demandé Michel Prescott.Sammy Forcillo, lui, a affirmé que la Ville aurait dû utiliser son surplus pour éliminer la surtaxe sur les immeubles non résidentiels.Le bouillant homme d\u2019affaires Peter Sergakis est déçu.Il attend depuis 1994 que le maire abolisse la surtaxe.« On a un surplus parce qu\u2019on est surtaxés.C\u2019est totalement irresponsable! » Pour le président de la chambre de commerce du Montréal métropolitain, Pierre Laferrière, le budget ne « contient ni de très bonnes ni de très mauvaises nouvelles.Il confirme le fragile équilibre de Montréal ».PRÊTONS MAIN-FORTE 30 580 181$ 1 15 10 5 20 30 25 Centraide du Grand Montréal Merci! 493, rue Sherbrooke Ouest, Montréal (Québec) H3A 1B6 tel.: (514) 288-1261 Objectif 34,5 millions Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : (514) 285-6931 National, TéléPlus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : (514) 285-6892 Les petites annonces : (514) 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse, Ltée, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.http://lapresse.infinit.net Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne - Contrat de vente numéro 0531650» Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 293 à quatre chiffres : 9807 6/49: 1 19 22 29 35 48 Compl.16 Extra: 0 8 9 9 7 7 DEMAIN DANS LA PRESSE Choisir son MP3 Rares il y a une dizaine de mois à peine, les baladeurs MP3 sont maintenant monnaie courante.Mais comment choisir parmi les différents modèles proposés?Notre chroniqueur Éric Bernatchez décrit les facteurs à considérer avant de faire son choix, demain dans La Presse.QUESTION DU JOUR Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour: \u2014 par téléphone, en composant le 514-285-7333; \u2014 par Internet : http://lapresse.infinit.net Le débat référendaire vient tout à coup de s\u2019enflammer.Est-ce de bon augure?La population séropositive continue de s\u2019accroître.Selon vous, parviendra-t-on un jour à enrayer le virus?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 62 % Non: 38 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n\u2019a aucune prétention scientifique.COLLECTES DE SANG Aujourd\u2019hui, Héma-Québec attend les donneurs aux endroits suivants: à Montréal: Centre des donneurs, centre commercial Maisonneuve, 2991, rue Sherbrooke Est ( métro Préfontaine ), de 10 h à 19 h 30; à Montréal: Hôpital Santa Cabrini, 5655, rue Saint-Zotique Est, de 10 h à 16 h.à Sherbrooke: place Belvédère, 340, rue Belvédère Sud, de 13 h 30 à 20 h.à Mirabel: école Girouard, 9030, rue Dumouchel, de 15 h à 20 h 30.à Montréal: Institut de Cardiologie, 5055, rue Saint-Zotique, de 13 h à 20 h.à Chomedey: centre Saint-Martin, 965, boul.Curé-Labelle, de 14 h à 20 h.à Sainte-Julienne: salle municipale, 1380, Route 125, de 14 h 30 à 20 h 30. 4LP0301A1125 A 3 jeudi 4LP0301A1125 ZALLCALL 67 00:46:12 11/25/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 25 NOVEMBRE 1999 A 3 2803790 Byron Hermann, 45 ans.PHOTOS ROBERT MAILLOUX, La Presse © La garderie Casa Del Sol est située juste en face du poste de police de Hudson.L\u2019unique garderie de Hudson dirigée par un pédophile La condamnation de Byron Hermann en 1992 n\u2019avait pas été ébruitée CHRISTIANE DESJARDINS Comment un homme qui a été jugé et condamné pour s\u2019être masturbé devant des enfants a-t-il pu continuer à gérer une garderie pendant des années en toute impunité ?C\u2019est la question que tout le village d\u2019Hudson se posait hier, au lendemain du dévoilement de l\u2019affaire Byron Hermann.Fondateur et propriétaire depuis 1985 de la Casa Del Sol, l\u2019unique garderie de la municipalité d\u2019Hudson, Hermann, 45 ans, a été arrêté et accusé lundi dernier d\u2019agression sexuelle sur deux fillettes de quatre ans qui lui avaient été confiées.Remis en liberté le même jour, il était arrêté de nouveau le lendemain pour être retourné à la garderie et avoir parlé à des éducatrices, alors que ses conditions de remise en liberté le lui interdisaient formellement.Ce qui a mis le feu aux poudres à Hudson, c\u2019est qu\u2019on a découvert qu\u2019Hermann avait été condamné en 1992 à Valleyfield pour des actes du même genre.Il avait écopé d\u2019une probation « surveillée » de deux ans, pour s\u2019être masturbé devant des élèves qui étaient dans un autobus scolaire sur l\u2019autoroute 40.C\u2019est la Sûreté du Québec qui avait mené l\u2019enquête.À Hudson, on affirme que personne n\u2019en a eu vent.Ni les éducatrices, ni les parents, ni la mairie, ni même la police municipale.« Je l\u2019ai découvert en ouvrant l\u2019enquête, le 26 octobre dernier », a confié l\u2019enquêteur de la Sûreté municipale de Hudson, Dave Woodger.C\u2019est la Direction de la protection de la jeunesse qui a alerté la police, après avoir reçu une plainte de parents de la garderie.Selon l\u2019acte d\u2019accusation, les agressions sexuelles sur les fillettes sont survenues le 7 juillet dernier.Le directeur du poste de police, Lewis Hayes, signalait hier qu\u2019un de ses policiers en poste en 1992 se rappelait vaguement avoir reçu à l\u2019époque l\u2019appel d\u2019une dame, à propos d\u2019un homme qui s\u2019était masturbé devant des enfants sur l\u2019autoroute 40.« Comme ce n\u2019était pas sur notre territoire, le policier a rapporté l\u2019incident à la SQ.Nous n\u2019avons pas su ce qui est arrivé par la suite », a dit M.Lewis.Actuellement, les policiers de Hudson enquêtent sur un autre présumé cas d\u2019agression sexuelle à la garderie.« C\u2019est possible qu\u2019il y en ait d\u2019autres qui se manifestent », a conclu M.Lewis.La garderie accueillait une quarantaine d\u2019enfants.Un homme en vue Marié et père de famille \u2014 sa femme enseigne à Taiwan et luimême se trouvait là-bas entre le 26 octobre et le 14 novembre dernier \u2014, Hermann était bien connu et jouissait d\u2019une bonne réputation dans cette municipalité cossue de 6000 habitants.Il avait notamment agi comme organiste dans la chorale de l\u2019église Wyman Memorial United Church.Il a aussi enseigné la musique à l\u2019école Hudson High School, mais il a quitté son emploi à un certain moment pour s\u2019occuper à plein temps de sa garderie.On ignore quand et s\u2019il était parti volontairement.La directrice de l\u2019école, en poste depuis deux ans, a dit ne pas le savoir.La directrice des ressources humaines de la Commission scolaire Lester B.Pearson, Charline Graham, a pour sa part refusé de donner cette information à La Presse.Le maire de l\u2019endroit, Stephen Shaar, est choqué qu\u2019une telle chose ait pu se produire.« Ici, on n\u2019a jamais rien entendu à propos de M.Hermann, pas même une rumeur.Il y a quelqu\u2019un quelque part qui n\u2019a pas fait son travail.Il y a eu un manque de communication et pourtant on est à l\u2019ère d\u2019Internet », se désole-t-il, en soulignant que la Ville s\u2019implique actuellement auprès des parents et des éducatrices de la garderie.Hermann subira son enquête pour remise en liberté ce matin au palais de justice de Valleyfield.Il sera représenté par Me Martin Pilote.«Mes enfants ont été seuls avec lui.» Des dizaines de parents sont inquiets 2802256 CHRISTIANE DESJARDINS « Ma fille et mon garçon ont fréquenté cette garderie pendant sept ans.Ils étaient souvent les premiers arrivés et les derniers partis.Ils ont souvent été seuls avec Hermann », s\u2019inquiétait hier un père de famille en sortant de la garderie Casa Del Sol.Ses enfants ne fréquentent plus cette garderie puisque la petite famille a déménagé à l\u2019Île-des-Soeurs l\u2019été dernier.Mais en entendant les bulletins d\u2019information, le couple s\u2019est précipité à Hudson, hier.« Il y a des symptômes chez nos enfants que l\u2019on avait remarqués, mais on ne faisait pas le lien.On ne se serait jamais douté de ça, un gars qui avait un doctorat », a confié le père, avant d\u2019éclater en sanglots et de s\u2019éloigner.Les parents qui ont un enfant à la garderie actuellement ne sont pas les seuls inquiets.Tous ceux qui y ont envoyé leurs petits depuis 1985 se posent des questions.Chaque année, une quarantaine d\u2019enfants fréquentaient cette garderie privée de Hudson.Comme c\u2019est la seule de la ville, les parents ne veulent pas la perdre, d\u2019autant plus que les éducatrices sont reconnues pour leur dévouement.Après le choc de la nouvelle, les parents se sont mobilisés et ont formé un comité pour examiner toutes les avenues possibles pour la conserver, en écartant bien sûr Byron Hermann.D\u2019ailleurs, le ministère de la Famille et de l\u2019Enfance l\u2019a avisé le 18 novembre que son permis allait être révoqué dans les dix jours.Un représentant du ministère se trouve actuellement à la garderie pour assurer la sécurité des enfants.« Il y a une liste d\u2019attente longue comme le bras pour cette garderie.On ne peut pas se permettre de la perdre, il n\u2019y en a pas d\u2019autre », disait hier Belinda Pyle, membre du comité des parents.Par ailleurs, les parents inquiets sont invités à interroger « discrètement » leurs enfants pour savoir s\u2019ils ont été victimes d\u2019agression sexuelle, une tâche bien délicate.Une rencontre des parents avec des spécialistes en matière d\u2019agression sexuelle sur les enfants est prévue prochainement.Malgré ses antécédents judiciaires, le permis d\u2019Hermann avait été renouvelé sans problème en 1992, 1995 et 1998.Jeanne Lavallière, porte-parole du ministère de la Famille et de l\u2019Enfance, a indiqué hier que ce n\u2019est que le 26 octobre qu\u2019ils ont appris l\u2019existence du casier judiciaire du propriétaire de la garderie, et que dès lors, ils ont mis toutes les mesures en place pour protéger les enfants.Depuis 1997, le ministère a le pouvoir de révoquer un permis à cause d\u2019antécédents judiciaires, mais encore faut-il avoir des plaintes ou des doutes pour aller y voir de plus près.Dans le cas présent, il n\u2019y en avait pas.Hier, la ministre déléguée à la Famille et à l\u2019Enfance, Nicole Léger, a dit à l\u2019Assemblée nationale vouloir faire en sorte « que la vérification des antécédents judiciaires puisse dorénavant faire partie du processus » d\u2019octroi d\u2019un permis.En 1992, au moment de rendre sentence, la Cour savait que Hermann et son épouse tenaient une garderie.On ne connaît pas toutes les conditions de sa probation, mais l\u2019homme s\u2019était engagé à poursuivre une thérapie qu\u2019il avait entreprise pour régler ses problèmes sexuels.« On ne peut pas se permettre de perdre cette garderie, c\u2019est la seule à Hudson », dit Belinda Pyle, membre du comité des parents de la garderie. 4LP0401A1125 a4-jeudi 4LP0401A1125 ZALLCALL 67 00:47:28 11/25/99 B A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 25 NOVEMBRE 1999 Le collègue de l\u2019agent Cloutier aurait fait pression pour protéger Sophie Brodeur Radio-Canada s\u2019excuse auprès de Proteau Le no 2 de Desjardins retire sa poursuite ANDRÉ CÉDILOT GRANBY Le policier Jean-François Cloutier craignait tellement les foudres de ses collègues à la suite de l\u2019arrestation de Sophie Brodeur, qu\u2019entre deux alcootests, la nuit du Nouvel An, il a téléphoné à son père, ancien commandant de la Sûreté du Québec, pour demander conseil.L\u2019agent Cloutier, qui poursuivait son témoignage au procès des trois policiers de la SQ de Cowansville accusés d\u2019entrave à la justice, a dit hier que son père, en qui il avait une grande confiance, l\u2019avait fortement incité à rester intègre en allant jusqu\u2019au bout des procédures.Devant le profond désarroi de son fils, qui évoquait même la possibilité que Marcel Brodeur se suicide en apprenant dans quel guêpier se trouvait sa fille, l\u2019ex-officier Jacques Cloutier lui aurait dit, ultimement, d\u2019attendre les réactions des policiers avant de décider quoi que ce soit d\u2019irrégulier.« Vois-le, parle-lui.Si c\u2019est si catastrophique, arrange-toi pour baisser le taux à .07 ou .08 », aurait dit l\u2019ex-policier lors de la conversation survenue dans la nuit du 1er janvier 1997.Selon les relevés téléphoniques déposés par la Couronne, l\u2019appel a duré cinq minutes.Devant les sept hommes et cinq femmes qui forment le jury, Jean- François Cloutier a dit avoir fait cet appel à son père entre 1 h 18 et 1 h 35, après avoir soumis Sophie Brodeur à un premier test d\u2019alcoolémie qui s\u2019était avéré positif.Il se disait d\u2019autant plus désemparé que son partenaire de patrouille, Pierre- Yves Deragon, tenait mordicus à protéger la jeune femme.Contre l\u2019alcootest Selon Cloutier, Deragon a tenté de le dissuader de faire passer l\u2019alcootest à Sophie Brodeur sur les lieux même de l\u2019accident qui a fait trois blessés, à Sutton.« J\u2019étais prêt à la mettre en état d\u2019arrestation, mais il voulait qu\u2019on aille la reconduire chez elle », a dit l\u2019agent Cloutier, en avouant qu\u2019il était luimême déjà très déchiré.Pour contrer l\u2019argument de son collègue qui désirait invoquer son pouvoir discrétionnaire pour libérer la jeune femme, l\u2019agent Cloutier dit avoir répliqué : « J\u2019ai toujours su, quand il s\u2019agit d\u2019un accident où il y a des témoins et des blessés, qu\u2019on n\u2019avait pas le choix de faire notre travail.» L\u2019agent Cloutier faisait alors référence à une règle non écrite voulant supposément que les policiers de la SQ ferment parfois les yeux sur des infractions commises par des membres de leurs familles ou des proches.« J\u2019ai jamais entendu ça », aurait répondu l\u2019agent Deragon.« C\u2019est un acte criminel, on ne peut pas utiliser notre pouvoir discrétionnaire », d\u2019enchaîner l\u2019agent Cloutier.« Si on ne le dit pas, personne ne le saura », aurait rétorqué l\u2019agent Deragon.« Mais il y a des témoins (de l\u2019accident) et ils pourraient se plaindre », renchérit Cloutier.« Les témoins ne sont pas capables de dire si elle est en état d\u2019ébriété.Ils peuvent penser qu\u2019elle a subi une commotion cérébrale », aurait enfin laissé entendre Deragon.Pour dissiper les doutes, l\u2019agent Cloutier dit avoir demandé à Sophie Brodeur, étendue sur le siège arrière de l\u2019auto de police, de lui donner un échantillon de son haleine dans un appareil portatif de dépistage.« Elle n\u2019a pas soufflé suffisamment, et ça n\u2019a pas marché.Elle s\u2019est mise à pleurer, puis elle a vomi », se souvient l\u2019agent Cloutier.Faisant fi des réticences de son collègue, l\u2019agent Cloutier affirme avoir procédé à l\u2019arrestation de la jeune femme de 19 ans, après lui avoir lu ses droits.Sur le chemin du poste de police de Cowansville, l\u2019agent Deragon aurait tenté à nouveau d\u2019influencer Cloutier.Une fois sur place, l\u2019agent Cloutier aurait tenté un autre compromis, et par le fait même commis une entorse aux règles de procédures habituelles, en faisant passer un autre test préliminaire de dépistage à Sophie Brodeur.Avec cette fois, à son grand effroi, un résultat positif.« Je voyais là une option pour la retourner chez elle, et du même coup de me clairer des mes obligations », a expliqué l\u2019agent Cloutier, au bord du désespoir.Il a ensuite demandé à Deragon de l\u2019aider pour les vrais tests.« Je ne voulais pas me retrouver tout seul avec cette merde-là », a-t-il dit.C\u2019est à ce moment, incapable de supporter davantage les pressions de l\u2019agent Deragon, qui lui répétait sans cesse qu\u2019il n\u2019endosserait pas son rapport, qu\u2019il dit être allé dans le bureau des enquêtes pour téléphoner à son père.L\u2019agent Cloutier, qui fait lui aussi face à des accusations toujours pendantes, témoigne contre les agents Pierre-Yves Deragon, Marcel Brodeur, le père de la jeune femme, et Pierre Boileau, délégué syndical au poste de Cowansville.Il reviendra à la barre aujourd\u2019hui.YVES BOISVERT Radio-Canada a présenté en ondes hier des excuses au numéro 2 du Mouvement Desjardins, Jocelyn Proteau, qui poursuivait la société et son journaliste Michel Morin pour 10 millions au sujet d\u2019une série de reportages sur le financement de sa maison.En contrepartie, M.Proteau a accepté de retirer sa poursuite sans compensation financière.Les excuses ont été lues au Montréal ce Soir, aux nouvelles de RDI à 21 h et au Téléjournal, ainsi que ce matin à la télé et aux nouvelles radio locales.En mars, avril et août 1997, Michel Morin avait fait quelques reportages au sujet du financement hypothécaire de la propriété de L\u2019Île-Bizard de M.Proteau, le président de la Fédération des caisses populaires Desjardins de Montréal et de l\u2019Ouest du Québec.Le reportage faisait état des différentes évaluations de la propriété de M.Proteau.Un évaluateur privé l\u2019avait estimée à 788 000 $, alors que l\u2019évaluation municipale allait éventuellement être de 535 000 $.Une évaluation plus importante permet d\u2019obtenir un prêt hypothécaire plus élevé, puisque les caisses prêtent jusqu\u2019à concurrence de 75 % de la valeur marchande de la propriété.Les reportages, selon M.Proteau, laissaient croire aux téléspectateurs qu\u2019il avait contourné les règles des caisses en gonflant artificiellement le prix de sa maison.Dans le texte de règlement lu hier, il est dit que « les rapports produits à l\u2019époque, tant celui d\u2019un expert externe demandé par la Fédération de Montréal et de l\u2019Ouest du Québec que celui de l\u2019Inspection et vérificateur général du Mouvement Desjardins, M.Alban D\u2019Amours, concluaient que toutes les règles de financement du Mouvement Desjardins avaient été intégralement respectées.« Radio-Canada s\u2019excuse auprès de M.Proteau si certains propos tenus dans ces reportages ont pu être interprétés comme mettant en doute l\u2019intégrité de M.Proteau ainsi que du processus d\u2019obtention de son prêt hypothécaire.« Dans les circonstances, M.Proteau a convenu de retirer sa poursuite contre Radio-Canada et son journaliste Michel Morin.» Cela annule le procès, qui devait commencer lundi au palais de justice de Montréal au moment même où la période des mises en candidature pour la présidence du Mouvement Desjardins prend fin, et où la campagne à la succession de Claude Béland s\u2019intensifiera.On ignore pour le moment si M.Proteau sera candidat.PHOTO La Voix de l\u2019Est Jean-François Cloutier 2807255 2803303 Il frappe son amie à grands coups de thon Agence France-Presse SAN DIEGO Un homme de 24 ans, qui avait frappé à plusieurs reprises son amie à grands coups de thon, va devoir suivre pendant un an un traitement contre la violence conjugale, selon le verdict du juge rendu public hier.Nicholas Anthony Vitalich avait été arrêté le 15 juin dernier après une dispute avec une jeune femme de 21 ans à la Jolla, près de San Diego, dans le sud de la Californie.Cette dernière avait expliqué à la police que, alors qu\u2019ils sortaient d\u2019un magasin, Vitalich l\u2019avait frappée avec le thon qu\u2019ils venaient d\u2019acheter.Le poisson mesurait environ 60 centimètres et pesait au moins 9 kilos.Nicholas Anthony Vitalich a plaidé coupable de violence conjugale et d\u2019avoir résisté à la police.Il n\u2019a pas contesté une accusation d\u2019attaque avec une arme mortelle, en l\u2019occurence le thon.Outre 52 semaines de traitement, le juge Robert F.O\u2019Neill l\u2019a aussi condamné à trois ans de mise à l\u2019épreuve.Il lui sera interdit pendant dix ans de posséder une arme à feu.2807404 4LP0501A1125 A-5 JEUDI 4LP0501A1125 ZALLCALL 67 00:45:04 11/25/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 25 NOVEMBRE 1999 A 5 Le chef des pompiers est un incendiaire Pierre lire les commentaires médusés des chroniqueurs politiques hier matin, on pourrait facilement déduire que M.Chrétien prend de l\u2019acide.Ou pire, pour un politicien, qu\u2019il n\u2019a aucun instinct politique.Que lui a-t-il donc pris de réallumer un débat référendaire en train de mourir sous ses cendres ?Que lui a-t-il pris de requestionner la question à un moment où il n\u2019en est pas question ?Et de vouloir fixer à 60 % la majorité d\u2019un oui à la séparation quand n\u2019a jamais été plus lointaine la perspective d\u2019une séparation ?Comment peut-on diriger un pays avec d\u2019aussi gros sabots, se redemandent pour la énième fois les observateurs politiques de toutes tendances ?Pourquoi donner des armes aux souverainistes ?Pourquoi mettre M.Charest dans l\u2019embarras une fois de plus ?(Rappelez-vous le fameux « la Constitution n\u2019est pas une épicerie » qui avait creusé la tombe de M.Charest dès les premiers jours de la dernière campagne électorale).Pourquoi se conduire comme un bum de ruelle en vargeant à grands coups de pied sur un adversaire à terre, et en faire un martyr de la cause ?À lire les commentaires des chroniqueurs politiques hier matin, M.Chrétien est, au mieux, un impénitent gaffeur, au pire un foutu crétin.Je vous pose la question : Et si c\u2019était le contraire ?Si M.Chrétien n\u2019était rien de moins que le Machiavel de la Haute-Mauricie ?Vous réalisez, j\u2019en suis sûr, que c\u2019est un paranoïaque qui parle.Quand il s\u2019agit de politique je deviens parano, ou naïf, c\u2019est la même chose, du moins la même souche : l\u2019ignorance.C\u2019est donc un ignorant politique qui vous parle et qui vous dit : c\u2019est impossible, M.Chrétien n\u2019aurait pas eu la remarquable carrière politique qu\u2019il a menée jusqu\u2019ici, sans posséder un peu de génie politique.Vous et moi, comme six milliards d\u2019autres humains, sommes faits à 90 % d\u2019eau, M.Chrétien est fait à 90 % de politique.Il est impossible qu\u2019il ait pris la décision de réallumer le débat référendaire à la légère.Je ne peux pas m\u2019empêcher de penser que tout a été calculé, y compris son apparente maladresse qui plaît tant aux Canadiens parce qu\u2019ils croient y reconnaître une vertu nationale.Et si M.Chrétien a tout calculé, à plus forte raison a-t-il calculé l\u2019impact de ses nouveaux diktats référendaires.Il savait bien qu\u2019il allait foutre le feu, M.Chrétien.S\u2019il l\u2019a fait pareil, c\u2019est donc que c\u2019est cela qu\u2019il voulait : foutre le feu.Pourquoi foutre le feu ?Je vous soumets que c\u2019est peut-être pour avoir le mérite de l\u2019éteindre.Bref, cet autre épisode de notre grand débat constitutionnel, ne nous aura rien appris que nous ne sachions déjà.Nous savions déjà que le Canada a besoin de M.Chrétien comme chef des pompiers pour éteindre les feux au Québec (d\u2019autant plus besoin que le Canada ne semble pas à la veille de découvrir que l\u2019incendiaire est le chef des pompiers lui-même).Et nous savons aussi depuis longtemps que M.Chrétien a besoin de M.Bouchard, comme M.Bouchard a besoin de M.Chrétien, chacun servant de repoussoir-faire-valoir à l\u2019autre.Mais M.Charest là-dedans, demanderez-vous ?Que voulez-vous que je vous dise ?Qu\u2019il mange d\u2019la marde, M.Charest.CE QUE L\u2019ON CONÇOIT BIEN S\u2019ÉNONCE CLAIREMENT \u2014 Pour rester dans la politique, mais municipale cette fois, un ami d\u2019Alma m\u2019envoie un document que je vous invite très fortement à méditer.Il nous renseigne sur trois choses : sur le suffrage universel, sur la qualité des hommes politiques, et sur leur capacité à structurer leur pensée.Le maire d\u2019Alma, Jean-Maurice Harvey, répond ici à un journaliste qui lui demandait s\u2019il s\u2019attendait à un plus fort taux de participation qu\u2019aux précédentes élections municipales.La réponse du maire (n\u2019essuyez pas vos lunettes, la brume est dans le texte) : « Vous m\u2019ouvrez une belle porte pour lancer un beau message : les citoyens doivent aller voter ! C\u2019est là, la plus belle démocratie qu\u2019on doit supporter.Et je pense que je dis qu\u2019avec ce que je viens de faire comme énoncé, et pour endosser ces énoncés, qu\u2019ils se déplacent, pis qu\u2019ils aillent voter.Alors c\u2019est la marge que j\u2019aurai comme rassurance auprès de tous pour les arguments qui sont développés.En fait, l\u2019argument qui est développé, c\u2019est la population qui va se déplacer pour dire on endosse ça.» Jean- Maurice Harvey, maire d\u2019Alma.LE DIVIN EN SOI \u2014 Ginette Bureau a écrit un livre qui s\u2019intitule Toucher le divin en soi, (éd.Médiaspaul), un ramassis de clichés nouvelâgeux et autobiographiques sans grand intérêt, mais bon, cette dame a bien le droit de se toucher le divin si ça lui chante.Elle le droit d\u2019en faire un livre.Elle a le droit aussi de me l\u2019envoyer, elle n\u2019est pas obligée de savoir que le nouvel âge me donne des boutons.Par contre, Ginette, j\u2019ai beaucoup aimé la lettre que vous m\u2019avez envoyée avec votre livre.Le début surtout quand vous dites : « Comme Malraux, je crois que le 21ème siècle sera spirituel ou ne sera pas.» Malraux a dit ça ?C\u2019est bien.Moi aussi d\u2019abord.Seriezvous assez aimable de m\u2019inclure dans la formule si vous deviez la réutiliser, et mon petit doigt me dit que vous devez l\u2019utiliser souvent.Pourriez-vous dire, à l\u2019avenir : Comme Malraux et Foglia je crois que le 21e siècle sera spirituel ou ne sera pas.N\u2019allez pas croire que je suis fâché, hein ! Pas du tout.Tiens, je vais même vous chanter une petite chanson pour finir, ça s\u2019appelle La diva et le tarla, je viens de la traduire du folklore grec, le premier couplet va comme suit (imaginez un petit air de basouki en arrière \u2014 à ne pas confondre avec le bazooka qui fait bomboum, le basouki fait cuicui), qu\u2019estce que je disais ?Ah oui les paroles de la chanson : Une diva se touchait le divin Sur le divan Arriva son amant, Que fais-tu là diva ?Je me touche le divin grand tarla, Ah bon, et le souper est pas fait ?Ben non d\u2019une seule main Pour éplucher les patates Ça va pas bien.Ne vous gênez surtout pas, si vous avez aimé ça, vous me le dites et je vous en traduis un autre couplet la semaine prochaine.Allez, je vous embrasse.2801304 Le téléphone était de trop.Agence France-Presse LINZ (Autriche) Dix-huit étudiants se sont entassés dans une cabine téléphonique à Linz (150 km à l\u2019ouest de Vienne) pour figurer dans le livre mondial Guinness des records, a indiqué hier l\u2019agence autrichienne APA.Le téléphone avait été enlevé de la cabine pour faire de la place et l\u2019un des participants a donné une interview à la radio par téléphone portable.Cette compétition n\u2019avait jamais été tentée auparavant, selon les concurrents.La tentative réussie a été réalisée dans le cadre d\u2019une conférence «Communication Challenge 1999» sur les thèmes de l\u2019information et de la communication à l\u2019aube du troisième millénaire, organisée notamment par la compagnie téléphonique autrichienne.2798532 2807419 4LP0601A1125 A 6 jeudi 4LP0601A1125 ZALLCALL 67 00:47:36 11/25/99 B A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 25 NOVEMBRE 1999 Actualités L\u2019EXPRESS DU MATIN Les enquêteurs de la SQ craignent le pire pour Julie Surprenant JEAN-PAUL CHARBONNEAU Sans le dire ouvertement, les enquêteurs de la Sûreté du Québec craignent de plus en plus que Julie Surprenant, une adolescente de 16 ans disparue depuis le 16 novembre, ait été victime d\u2019un prédateur sexuel.C\u2019est ce que pensent les policiers interrogés par La Presse, tout en espérant fortement se tromper.L\u2019équipe de l\u2019escouade des crimes contre la personne ne néglige rien pour faire avancer son enquête.Mardi soir, des policiers en civil sont montés à 20 h, 21 h et 22 h dans des autobus qui font la liaison entre le centre-ville de Terrebonne et le secteur de l\u2019île Saint- Jean.En discutant avec les passagers, ils ont appris que deux d\u2019entre eux se trouvaient à bord du même autobus que Julie lorsqu\u2019elle est descendue à l\u2019arrêt à une cinquantaine de mètres de chez elle.Ces passagers ont corroboré les dires du chauffeur, selon qui un jeune homme se trouvait dans l\u2019abribus quand l\u2019adolescente est descendue.Les policiers parlent entre eux de leurs craintes en se rappelant les meurtres crapuleux dont ont été victimes 14 personnes depuis 1984 à la suite d\u2019enlèvements.Dans la majeure partie des cas, il y a eu agression sexuelle et les assassins courent toujours.Dix de ces victimes sont des filles.À ce nombre, il faut ajouter la disparition mystérieuse de Jolène Riendeau, 11 ans, du quartier Pointe-Saint-Charles, à Montréal, dont on est sans nouvelles depuis le 12 avril 1999.À Laval, le 8 mars 1992, MarieÈve Larivière, 11 ans, a été découverte sans vie, violée et étranglée.Elle avait été portée disparue la veille.Le 16 juin 1995, Joleil Campeau, neuf ans, a été retrouvée morte dans un marais.Il a été impossible aux spécialistes de déterminer si l\u2019enfant avait été victime d\u2019une agression sexuelle.Le cadavre de Marie-Chantale Desjardins, 10 ans, a été retrouvé en juillet 1994 dans un petit bois de Rosemère.Elle avait été agressée sexuellement et étranglée.Sa disparition avait été signalée quelques jours auparavant de son domicile de Sainte-Thérèse.Les auteurs de ces trois meurtres n\u2019ont jamais été arrêtés.Le 22 juin 1994, le SPCUM a été appelé à enquêter sur la disparition de Mélanie Cabay, 19 ans.Son cadavre a été retrouvé le 5 juillet dans un terrain vague à Mascouche.Elle avait été agressée sexuellement.Son agresseur n\u2019a jamais été capturé.Disparue au cours du même été, Nancy Martins, 25 ans, a été retrouvée sans vie dans un bois, près de la route 132, à Kahnawake.Elle avait été vue vivante la dernière fois le 27 août à Napierville.Après un interrogatoire, Gerald Jacob avait conduit les policiers à l\u2019endroit où le cadavre de la jeune femme avait été déposé.Toujours à l\u2019été 1994, le corps d\u2019Élaine Cormier a été retrouvé nu à Saint-Hippolyte.Elle avait été vue vivante la dernière fois le 20 juillet et son corps a été retrouvé le 13 août.André Beauchamp a été condamné pour ce meurtre.Pour le meurtre et le viol de Chantal Brochu, 22 ans, survenus en 1992, près de l\u2019Université de Montréal, Robert Leblanc, 40 ans, a été condamné à 25 ans de prison.Enlevée le 12 octobre 1991, Marie- Claude Côté, 17 ans, d\u2019Outremont, a été repêchée du Saint-Laurent quelques jours plus tard.Encore là, l\u2019assassin est libre.Le 21 janvier 1990, Pascal Poulin, 10 ans, a été retrouvé sur la berge de la rivière des Prairies, dans le quartier Pointe-aux-Trembles.Il avait été agressé sexuellement et poignardé à plusieurs reprises.L\u2019agresseur de Valérie Dalpé, 13 ans, de Saint-Léonard, dont le corps dépecé a été retrouvé le 19 octobre 1989, lendemain de sa disparition, dans un dépotoir, n\u2019a jamais été capturé.Le 1er novembre 1984, trois enfants ont disparu dans l\u2019est de Montréal et aucun ne se connaissait.Le cadavre de Maurice Viens, quatre ans, a été retrouvé quatre jours plus tard dans une maison abandonnée de Saint-Antoine-sur- Richelieu.Le cadavre de Sébastien Métivier, 8 ans, n\u2019a jamais été retrouvé, tandis que celui de Wilton Lubin, 12 ans, l\u2019a été le 2 décembre, par un chasseur dans l\u2019île Charron.Aucune arrestation n\u2019a été effectuée.Cinq mois auparavant, soit le 5 juin, Denis Roux-Bergevin, cinq ans, a disparu non loin de la demeure de ses parents à Côte-Saint- Paul.Un promeneur a retrouvé son corps quelques jours plus tard à Brossard.Il avait été battu à mort et son pantalon était descendu.L\u2019agresseur court toujours.Une automobiliste devant la justice n Maliheh Kezeniam Ansary, 49 ans, de Saint-Lambert, a été accusée lundi au palais de justice de Saint-Hyacinthe de négligence criminelle et de conduite dangereuse.Elle était au volant d\u2019une BMW impliquée dimanche dans un accident survenu sur l\u2019autoroute 20, à la hauteur de Saint-Hyacinthe.Deux de ses amies, Roghyeg Baikaei, 62 ans, de Westmount, et Massoumeh Tangrouy, 39 ans, de Côte-Saint- Luc, ont péri dans l\u2019accident.Deux autres passagères de la BMW ont été grièvement blessées, tandis que les quatre occupants de la fourgonnette impliquée dans l\u2019accident, une femme de 35 ans et ses trois enfants de cinq, huit et 12 ans, ont subi des blessures qui ne mettent pas leur vie en danger.Selon la SQ, c\u2019est une manoeuvre téméraire de la conductrice de la BMW \u2014 elle aurait effectué un demitour dans la partie centrale de l\u2019autoroute \u2014 qui serait à l\u2019origine de l\u2019accident.Le ministère public a donc décidé de l\u2019accuser de négligence criminelle ayant causé la mort, de négligence criminelle ayant causé des lésions corporelles, de conduite dangereuse ayant causé la mort et de conduite dangereuse ayant causé des lésions corporelles.Elle a été libérée en attendant son enquête reportée au 17 janvier prochain, à Saint-Hyacinthe.Une maison explose n Un homme de 40 ans est mort mardi soir quand la maison dans laquelle il se trouvait, à Sainte- Adèle, dans les Laurentides, a été complètement pulvérisée à la suite d\u2019une explosion.Les portes et fenêtres ont été soufflées à 30 mètres et le toit et les murs se sont effondrés.Un maître-chien et sa bête, spécialement entraînée pour détecter les substances qui auraient pu causer cette déflagration, ont été appelés sur les lieux.La victime pourrait être un entrepreneur en construction qui effectuait des travaux dans la résidence.182 jours de classe n Les parents de la Commission scolaire de Montréal protestent contre le fait que le Conseil des commissaires ait réduit à 181 le nombre de jours de classe.Tout en réaffirmant leur volonté de maintenir les 182 jours de classe, les parents exigent d\u2019être consultés sur tout changement au calendrier.Du même souffle, ils demandent à la CSDM de faire en sorte que la journée de classe du 6 décembre, annulée pour marquer le dixième anniversaire de la tuerie à l\u2019École polytechnique, soit reprise le 23 juin 2000.Urgences fiévreuses n Les urgences des hôpitaux de la région montréalaise étaient toujours extrêmement encombrées hier, le taux d\u2019occupation atteignant 165 %, comme la veille.L\u2019hôpital Notre-Dame, du CHUM, avec 54 patients en attente \u2014 dont neuf depuis plus de 48 heures \u2014 pour une capacité de 28 civières, de même que l\u2019hôpital Saint-Luc (42 patients pour 23 civières, dont deux « 48 heures »), comptaient parmi les plus occupés.Les urgences de la Cité de la Santé de Laval éprouvaient aussi des difficultés, avec 66 patients, exactement le double de la capacité théorique, dont cinq poireautaient depuis plus de deux jours.Barrages routiers n Depuis le 4 novembre, 398 barrages routiers ont été érigés par les services policiers à travers le Québec pour contrer l\u2019alcool au volant.Sur les 47 125 conducteurs interpellés aux barrages, 833 ont dû passer un test d\u2019alcoolémie et 164 dépassaient la limite permise, soit 0,3 % de tous les conducteurs interceptés.Parmi les fautifs, 18 étaient titulaires d\u2019un permis d\u2019apprenti conducteur ou d\u2019un permis probatoire et étaient donc soumis au zéro alcool.L\u2019âge moyen des conducteurs dépassant la limite légale est 35 ans.Il s\u2019agit dans 95 % des cas de conducteurs masculins et le taux d\u2019alcool moyen de tous les conducteurs fautifs est de 127 mg d\u2019alcool par 100 ml de sang, soit 0,127.Jusqu\u2019au 5 décembre, les services policiers du Québec se concerteront pour interpeller quelque 120 000 conducteurs.Après cette date, d\u2019autres barrages seront érigés pour les Fêtes, période propice à la surconsommation d\u2019alcool.Julie Surprenant PHOTO ARMAND TROTTIER, La Presse © Environ 150 étudiants de l\u2019UQAM manifestaient hier pour dénoncer l\u2019entente d\u2019exclusivité entre Coca-Cola et l\u2019université.Manif contre Coke: 70 arrestations NATHALIE NOLIN Environ 150 étudiants de l\u2019UQAM ont manifesté hier après-midi dans la rue Saint-Denis et sur le boulevard René-Lévesque pour dénoncer l\u2019entente d\u2019exclusivité entre Coca-Cola et l\u2019université.Le porte-parole de cette manifestation, Philippe Boucher, a indiqué que les étudiants voulaient sensibiliser la population à cette intrusion du secteur privé dans l\u2019éducation et aux besoins financiers du système d\u2019éducation.« On parle de baisses d\u2019impôts, mais nous croyons que le gouvernement devrait plutôt réinjecter de l\u2019argent dans l\u2019éducation », a-t-il déclaré.La police de la CUM a procédé à l\u2019arrestation de 70 participants qui auraient bousculé des automobilistes et ignoré les avertissements des policiers.« Je crois qu\u2019il s\u2019agit de gestes isolés.Je peux vous dire que les étudiants de l\u2019Association étudiante du module de science politique de l\u2019UQAM que je représente voulaient que ça reste pacifique.C\u2019est immoral d\u2019enfermer 70 étudiants simplement pour avoir manifesté », a commenté M.Boucher.Autre manifestation Par ailleurs, une autre manifestation s\u2019est déroulée hier en début de soirée, menée par l\u2019association des citoyens contre la brutalité policière.Environ 140 personnes, surtout des jeunes, ont commencé à circuler au centre-ville de Montréal en petits groupes.« Des projectiles ont été lancés dans des vitrines et des policiers ont reçu des bouteilles », a indiqué l\u2019agent Christian Émond du SPCUM.Un cocktail Molotov aurait été lancé sur un véhicule de police et des individus portant des cagoules et armés de bâtons ont menacé cameraman et photographes.Il n\u2019y a eu qu\u2019une arrestation au cours de cette manifestation qui s\u2019est terminée vers 20 h.Vincent coupable du meurtre de Donald Duval YVES BOISVERT Après deux pleines journées de délibérations, le jury de six hommes et six femmes a déclaré André Vincent coupable du meurtre prémédité de l\u2019homme d\u2019affaires Donald Duval.Vincent, 28 ans, avait été embauché comme tueur par l\u2019homme d\u2019affaires Louis-Philippe Rochon, endetté de 600 000 $ envers M.Duval.Rochon, qui avait acheté un garage de M.Duval, avait une assurance de 1,1 million sur sa vie et croyait se sauver de la faillite en le faisant tuer.Rochon a été déclaré coupable du meurtre prémédité de M.Duval au printemps.Il en appelle toutefois de sa condamnation.Quand M.Duval a été retrouvé sans vie le 9 octobre 1996, les pistes étaient peu nombreuses.Les soupçons des détectives Donald Baron et Guy Bessette, de la CUM, se sont vite dirigés vers Rochon, à cause de cette énorme assurance \u2014 une pratique courante dans le commerce, toutefois.De plus, c\u2019est Rochon lui-même qui avait donné rendez-vous à la victime, pour un « souper d\u2019affaires » au restaurant.Il était clair que Rochon n\u2019avait pas commis le meurtre, puisqu\u2019il est resté au restaurant après le départ de M.Duval, vers 21 h 30.Il était assez clair aussi que quelqu\u2019un attendait la victime à l\u2019extérieur, puisqu\u2019il a été kidnappé dès sa sortie du restaurant et n\u2019a jamais pu se rendre à sa voiture.Mais Rochon, s\u2019il avait un mobile, n\u2019avait aucun lien avec le milieu criminel et il a fallu près d\u2019un an et demi d\u2019enquête.Après avoir reçu différentes informations, les policiers ont appris l\u2019existence de Vincent, copropriétaire d\u2019un garage appelé Bonneville, qui trempait dans diverses affaires de recel et de fraude.Vincent s\u2019était vanté à plusieurs personnes d\u2019avoir tué M.Duval.Il avait été engagé par le bras droit de Rochon, Gaston Saint-Pierre, selon la police.Ce sont ces deux-là qui ont enlevé la victime à la sortie du restaurant, après avoir obtenu le signal au cellulaire de Rochon pendant le souper.C\u2019est Vincent luimême qui a étranglé la victime.Un témoin a assisté au paiement de Vincent dans les jours suivant le meurtre.Au procès, présidé par le juge Jean-Guy Boilard, de la Cour supérieure, la défense n\u2019a présenté aucun témoin.Me Marc Labelle s\u2019est appliqué à attaquer la crédibilité des témoins de la Couronne : ceux qui avaient recueilli les aveux de Vincent trempaient eux-mêmes dans toutes sortes de petits crimes et étaient donc peu fiables selon lui.Ce ne fut pas l\u2019avis du jury, qui a tout de même demandé à réentendre plusieurs témoignages avant de conclure.Hier, la jurée numéro un a déclaré que le jury était unanime à dire que Vincent est coupable de meurtre prémédité.Le juge Boilard a demandé à Vincent s\u2019il avait quelque chose à dire.Il a répondu non.Le juge lui a alors infligé la peine automatique d\u2019emprisonnement à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans. 4LP0701A1125 a7jeudi 4LP0701A1125 ZALLCALL 67 00:45:19 11/25/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 25 NOVEMBRE 1999 A 7 Île de Montréal Un conseil des médecins fantôme à l\u2019Hôtel-Dieu JEAN-FRANÇOIS BÉGIN On savait déjà le corps médical du CHUM profondément divisé.On en a eu une autre preuve hier, avec l\u2019élection par les médecins de l\u2019Hôtel-Dieu d\u2019un véritable conseil des médecins parallèle, censé faire contrepoids à la « collusion » qui prévaudrait entre les hôpitaux Notre-Dame et Saint-Luc.« On fait un conseil des médecins, dentistes et pharmaciens (CMDP) fantôme, pour avoir des gens qui vont parler en notre nom au conseil d\u2019administration ou à la direction générale », a indiqué à La Presse le chirurgien Jacques Papillon, du centre des grands brûlés de l\u2019Hôtel-Dieu.Le mois dernier, les médecins de l\u2019Hôtel-Dieu ont rejeté dans une proportion de 96 % le plan de réorganisation du directeur général, le Dr Raymond Carignan, qui prévoit la transformation de l\u2019Hôtel-Dieu en hôpital « à vocation particulière », dépourvu d\u2019unité de soins intensifs et d\u2019urgences capables d\u2019accueillir des ambulances.Dans l\u2019ensemble du CHUM, toutefois, les deux tiers des médecins ont dit oui au plan, vivement défendu par le président du CMDP, le Dr Luc Valiquette.S\u2019estimant incapables de se faire entendre à l\u2019intérieur du CMDP, où ils sont minoritaires, les médecins de l\u2019Hôtel-Dieu ont décidé de se donner leur propre « comité de représentants ».Composé de sept membres et présidé par le Dr Jacques Gratton (qui n\u2019a pas rappelé La Presse), le comité a été élu hier au terme d\u2019un scrutin de deux jours aux allures de plébiscite, vu l\u2019absence d\u2019opposition.Ces représentants tenteront de faire entendre leur point de vue en prévision de la réunion du 14 décembre du conseil d\u2019administration du CHUM, au cours de laquelle le conseil devrait se prononcer sur le plan Carignan, sur la base des observations d\u2019un comité de sages créé il y a deux semaines.Les médecins de l\u2019Hôtel-Dieu avaient été exhortés à voter par le Dr Papillon, qui leur a adressé lundi une lettre dans laquelle il affirme que « depuis déjà des mois, il y a collusion évidente entre les gens de Notre-Dame, ceux de Saint-Luc et la DSP (direction des services professionnels) ».« Il est impossible pour nos représentants de faire valoir nos intérêts et nos opinions à l\u2019exécutif (du CMDP), écrit-il.Nos représentants sont constamment mis en minorité ou simplement ignorés.» Urgences psychiatriques Dans sa lettre, le Dr Papillon dénonce aussi « l\u2019anarchie » qui règne actuellement au CHUM.Il donne pour exemple un avis anonyme distribué la semaine dernière aux urgences de l\u2019Hôtel-Dieu, qui annonce la fermeture définitive de la salle des urgences le 29 novembre \u2014 et invite la clientèle psychiatrique à s\u2019adresser à Notre-Dame à partir de cette date.Il accuse le chef du département de psychiatrie du CHUM, le Dr Jocelyn Aubut, de procéder ainsi en raison d\u2019un manque de personnel, même s\u2019il y a bien assez de psychiatres à Notre- Dame pour venir combler les trous.Le transfert des urgences psychiatriques vers Notre-Dame est prévu depuis six mois, rétorque le Dr Aubut, et n\u2019a rien à voir avec le plan de réorganisation.Il vise simplement à donner des conditions de vie décentes aux patients psychiatriques, qui sont forcés, depuis la fermeture des 42 lits de psychiatrie de l\u2019Hôtel-Dieu en 1997, de passer jusqu\u2019à 18 jours en observation aux urgences.L\u2019avis, dit-il, n\u2019était qu\u2019un document de travail, et aurait été rendu public par des gens de l\u2019Hôtel-Dieu pour jeter de l\u2019huile sur le feu, une accusation que rejette du revers de la main le Dr Papillon.« On ne va pas se déstabiliser nous-mêmes, quand même, a-t-il dit.Le feu est déjà assez gros comme ça.» Derniers adieux au père Sablon Karla Homolka: on demeure inquiet à NDG ALEXANDRE PRATT Une centaine de personnes ont rendu hommage au père Marcel de la Sablonnière, hier, à l\u2019église de l\u2019Immaculée-Conception de Montréal.Parmi les gens qui ont défilé devant la dépouille exposée en chapelle ardente, on remarquait des membres de la famille du jésuite, quelques anciens collègues de travail, mais surtout des résidants du Plateau-Mont-Royal, où le « père Sablon » avait installé ses quartiers généraux.« Les gens ordinaires ont envie de le voir une dernière fois », a noté le président du conseil d\u2019administration du Centre Immaculée- Conception, Raymond Lemay.« Pour plusieurs d\u2019entre eux, ce sont des retrouvailles.Le père Sablon connaissait tellement de gens, il était un vrai rassembleur.Nous avons déjà organisé un souper-bénéfice de 1000 personnes ! S\u2019il avait été en affaires, je l\u2019aurais engagé pour être mon vice-président des relations publiques ! » Le ton était d\u2019ailleurs plus à la réjouissance qu\u2019aux condoléances, hier.Le frère du défunt, Jean-Noël de la Sablonnière, racontait avec plaisir les soirées arrosées qu\u2019il passait avec Marcel et ses huit autres frères dans le sous-sol de la maison familiale.« Malgré toutes ses obligations, il était demeuré très proche de la famille.Il ne manquait jamais une réunion chez notre père.Nous sommes toujours demeurés unis.» Tout juste à côté, Carmen Paradis regardait la flamme des Jeux olympiques de Montréal qui avait été déposée à côté du cercueil.L\u2019ancienne directrice de la piscine du Centre Immaculée-Conception se rappelle très bien de son premier contact avec le père de la Sablonnière.« Il m\u2019a offert le poste en me disant que ce ne serait qu\u2019un essai, se souvient-elle.Vingt-cinq ans plus tard, il ne m\u2019avait toujours pas dit si j\u2019avais été engagée ! » Les funérailles de Marcel de la Sablonnière seront présidées par le cardinal Jean-Claude Turcotte ce matin, à 11h, à l\u2019église de l\u2019Immaculée- Conception.Plus de 600 dignitaires sont attendus pour la cérémonie qui sera diffusée en direct sur les ondes du Réseau de l\u2019information.Les personnes qui désirent assister à la messe doivent se présenter tôt puisque les places à l\u2019intérieur de l\u2019église sont limitées.Devant le tollé que suscitaient ses possibles séjours dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce, Karla Homolka a finalement renoncé à se battre pour qu\u2019on la laisse s\u2019absenter de la prison de Joliette sous escorte.L\u2019Ontarienne de 29 ans \u2014 qui a agressé sexuellement, torturé et tué deux adolescentes avec son ex-mari Paul Bernardo \u2014 a semé tout un émoi au Canada anglais en demandant à la Cour fédérale d\u2019annuler une décision des autorités carcérales, qui n\u2019ont pas voulu lui permettre de visiter régulièrement sa famille à la maison de transition Thérèse-Casgrain.Des voisins de la grande demeure de briques se sont aussi indignés à l\u2019idée que la Société Elizabeth Frye (qui aide les femmes détenues à réintégrer la société) accepte d\u2019accueillir à deux pas de chez eux une personne coupable de crimes aussi sordides.Hier encore, un porte-parole du groupe a affirmé à La Presse que le changement de cap d\u2019Homolka ne suffisait pas à rassurer les inquiets.« Nous préparons quelque chose et nous nous manifesterons bientôt », a laconiquement laissé tomber Jason Schwarz.Pour les médias aussi, le dossier est loin d\u2019être clos.Plusieurs journaux de langue anglaise continuent de se battre pour avoir accès aux rapports psychiatriques et autres documents ayant convaincu le directeur de la prison de Joliette de garder Homolka derrière des barreaux.PHOTO PIERRE McCANN, La Presse© Une centaine de personnes ont défilé devant la dépouille du père Marcel de la Sablonnière, exposée en chapelle ardente, hier, à l\u2019église de l\u2019Immaculée-Conception de Montréal.2800535 A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL.JEUDI 25 NOVEMBRE 1999 il n y a pas d e PLUS BEAU CADEAU OUE L'AMOUR Sauf peut-être celui d'une TECHNOLOGIE SUPERIEURE REMISE DE 200 $ à Yachat d'un ordinateur Compaq Presario 5477 avec écran et abonnement au service Internet Sympatico\"0 Bell.1 Pour de plus amples renseignements, visitez lé site www.compaq.ca/remise200 celeron 'HOCIUO* Pour les fêtes, offrez à votre famille l'ordinateur le plus vendu ! 4 » « ' \u2022 I À compter d'aujourd'hui jusqu'au 31 décembre 1999, Compaq offre une remise de 200 $ sur le Presario 5477 à l'achat de l'ordinateur, de l'écran et de l'abonnement au service Internet SympaticoMC Bell.Avec des caractéristiques comme le clavier avec boutons d'accès rapide à Internet, les ports audio et de jeu, rien d'étonnant à ce que le Presario 5477 compte parmi la gamme de micro-ordinateurs domestiques les plus vendus au Canada.Renseignez-vous auprès du revendeur le plus près ou appelez au 1 800 567-1616.Vous verrez pourquoi ce Presario est le cadeau idéal pour votre famille.\u2022 f1**99 Compaq Canada me Tout drwts raaorvé» Compac.COMPAQ LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 25 NOVEMBRE 1999 Les timbres de nicotine sont un moindre mal pour les femmes enceintes ANDRÉ PRATTE Une recherche en cours dans un grand hôpital de Toronto confirme que les femmes incapables d'arrêter de fumer pendant la grossesse auraient avantage à s'aider de timbres de nicotine pour y parvenir, malgré les risques que pose cette drogue pour le développement du foetus.Les résultats préliminaires de cette recherche sont publiés ce matin, sous forme de lettre à l'éditeur, dans le New England Journal of Médiane.Chez sept des femmes participant à l'étude, certaines ayant utilisé un timbre de nicotine et d'autres un timbre placebo, la concentration moyenne de cotinine dans le sang et la salive a chuté de 35 % à 55 %.(La cotinine, c'est la nicotine transformée par l'organisme.) Les résultats complets de l'étude seront publiés d'ici quelques mois.Les chercheurs estiment que si leurs données préliminaires sont confirmées, les médecins devront envisager de recommander les timbres transdermiques à celles de leurs patientes qui ne parviennent pas autrement à se débarrasser de leur mauvaise habitude.« Le mieux, ce serait que les femmes enceintes arrêtent complète- ment de fumer.Mais si elles n'y parviennent pas après 12 ou 14 semaines, le timbre devrait être considéré comme une option », a expliqué à La Presse le coordonnateur de l'étude, le docteur Richard Hack-man, du Hospital for Sick Chil-dren.Les fabricants et les responsables de la santé publique ont jusqu'ici déconseillé l'utilisation des timbres par les femmes enceintes.Des expériences menées sur des animaux ont révélé que la nicotine était susceptible de causer des malformations chez le foetus.« Le timbre, c'est seulement de la nicotine, tandis que la cigarette, c'est la nicotine plus des milliers de produits chimiques », souligne cependant le Drr Hackman.En outre, si on en croit les résultats publiés aujourd'hui, la dose de nicotine se rendant au foetus serait beaucoup beaucoup plus faible avec les tim- bres transdermiques qu'avec la fumée de Ubac.Enfin, l'usage de timbres pourrait permettre aux futures mères de réduire graduelle-ment et de manière contrôlée leur ingestion de nicotine tout au long de la grossesse.« Le défi éthique et hum pratique, concèdent les chercheurs dans leur lettre à la revue médicale, consiste à aider les femmes enceintes qui sont incapables de cesser de fumer à y parvenir grâce aux timbres, et ce, sans encourager l'usage des timbres par les femmes qui n'en ont pas besoin pour arrêter de fumer.» Heur England Journal of Medicine Un traitement envisageable Spécialiste du tabagisme à la direction de la santé publique de Montréal-Centre, le D* Michèle Tremblay s'attend à ce que d'autres recherches viennent confirmer l'avantage des thérapies de remplacement pour les fumeuses enceintes.Déjà, a-t-elle souligné hier à La Presse, le Collège des médecins du Québec a ouyert la porte à l'utilisation de ces produits dans un document envoyé à ses membres au dé- but de Tannée.« La thérapie de remplacement de la nicotine (TRN) peut être envisagée, selon le Collège, si le médecin estime que les bénéfices dépassent les risques, incluant le risque possible que la femme continue de fumer ^^^^ tout en utilisant la TRN.» « Ça indique au médecin que s'il a une bonne relation avec sa patiente, c'est-à-dire s'il n'a pas de raison de croire qu'elle va lui mentir et continuer à fumer tout en portant les timbres, ce traitement devient envisageable », explique le Dr Tremblay.Dans une prise de position publiée en juin dernier, l'Ontario Médical Association (OMA) qualifie de « mythe » l'idée que les femmes enceintes ne devraient pas avoir recours aux timbres ou aux gommes à mâcher à base de nicotine.Selon l'OMA, ces produits « sont plus sûrs pour la mère et son foetus que la cigarette.(.) Les médecins devraient envisa-' ger ces produits pour les femmes enceintes incapables d'arrêter de fumer.» o sep Un Clearnet ! 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I iinp ni liant.\u2022 à jrt d Vnen» 1-4*011 440 : lin radeau remarquable et abordable! Elle fournit des couleurs de hluon des ventes directes faites le i 888 876 636 4LP1401A1125 A 14 jeudi 4LP1401A1125 ZALLCALL 67 00:46:45 11/25/99 B Politique A 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 25 NOVEMBRE 1999 Les règles des sondages assouplies Québec remet à plus tard tout projet de loi sur la Régie de l\u2019énergie Presse Canadienne OTTAWA Le gouvernement Chrétien souhaite assouplir les restrictions gouvernant les sondages et la publicité, dans le dernier droit d\u2019une campagne électorale.Le leader du gouvernement, Don Boudria, a déposé aux Communes hier un amendement au projet de loi C-2 qui ramènerait de 48 à 24 heures le laps de temps où il est interdit de publier des sondages et de la publicité.Ainsi les extrapolations des sondeurs et la publicité des partis et candidats seraient prohibés seulement durant les 24 heures précédant la fermeture des bureaux de scrutin, soit en pratique le jour même où se tiennent les élections.Faisant état de représentations en ce sens de citoyens et de celles de l\u2019Association canadienne des journaux, M.Boudria note dans un communiqué que la période pourrait être réduite de moitié « sans entamer l\u2019intégrité du processus démocratique ».Une durée d\u2019interdiction de 72 heures était en vigueur depuis 1993 mais, en juin 1998, la Cour suprême l\u2019a invalidée.DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC Inquiet du droit de regard que prétend avoir la Régie de l\u2019énergie sur les coûts de production de l\u2019hydroélectricité, le gouvernement Bouchard a repoussé à plus tard \u2014 au printemps prochain vraisemblablement \u2014 tout projet de loi sur les modifications à apporter à cet organisme créé il y a trois ans.Le Conseil des ministres a abordé ce sujet hier, mais on a conclu qu\u2019une réflexion plus longue serait nécessaire avant de légiférer.Un projet de loi est prêt dans les cartons du ministre Jacques Brassard depuis plusieurs semaines.M.Brassard pourrait annoncer « quelque chose » pour gagner du temps.La rumeur veut qu\u2019un « comité d\u2019experts » soit mandaté pour évaluer ce dossier extrêmement complexe.En coulisses, on explique que l\u2019entourage du premier ministre Bouchard est quasi obsédé par le congrès péquiste de mai 2000.À chaque conseil national, aiguillonnés par le comité du parti sur l\u2019Environnement, les militants adoptent des résolutions exhortant Québec à ne pas toucher aux pouvoirs de la Régie.En rognant les ailes de l\u2019organisme, le gouvernement attaquerait de front une phalange très militante des troupes, avec le risque que tout l\u2019exercice de mai finisse en foire d\u2019empoigne.Des ministres qui étaient autour de la table lors de la création de l\u2019organisme, dont Guy Chevrette alors titulaire des Richesses naturelles, se demandent pourquoi modifier ce qui vient à peine d\u2019entrer en application.Mais Lucien Bouchard fait face à d\u2019intenses pressions d\u2019Hydro Québec et rencontrait mardi dernier le président, André Caillé, et le viceprésident, Thierry Vandal, sur cette question précise.Leur argument de poids, c\u2019est qu\u2019en scrutant les coûts de production d\u2019Hydro, la Régie se donne le pouvoir d\u2019ordonner une révision à la baisse, ce qui compromettrait les énormes dividendes que verse la société d\u2019État au gouvernement chaque année, soit plus de 900 millions cette année, 700 millions l\u2019an dernier.Dans une réponse étonnamment détaillée qu\u2019il donnait il y a quelques jours, M.Bouchard relevait que la demande de la Régie d\u2019un droit de regard sur les coûts de production « ne s\u2019inscrit pas dans le sens de la déréglementation » ni dans la volonté de Québec lors de l\u2019adoption de la loi instituant cet organisme.En permettant à la Régie de se prononcer sur l\u2019interfinancement (les gros consommateurs financent le réseau de distribution nécessaire au résidentiel), on risquerait de forcer des hausses importantes des tarifs résidentiels.Or « il faut protéger les tarifs patrimoniaux, les tarifs résidentiels sont très bas et doivent le demeurer », a affirmé M.Bouchard.Le gouvernement devait cependant d\u2019abord évaluer sa marge de manoeuvre face à la déréglementation nord-américaine dans le secteur de l\u2019énergie.PHOTO PC Le premier ministre Lucien Bouchard fait face à d\u2019intenses pressions d\u2019Hydro-Québec au sujet du rôle de la Régie de l\u2019énergie.2797881 Ottawa invité à favoriser l\u2019esprit d\u2019entreprise chez les jeunes Presse Canadienne OTTAWA Un groupe de travail libéral a recommandé au gouvernement, hier, de mettre sur pied une stratégie visant à favoriser l\u2019esprit d\u2019entreprise chez les jeunes.Le groupe de travail, formé principalement de députés et de sénateurs libéraux, a parcouru le Canada pendant cinq mois afin de rencontrer des jeunes entrepreneurs.Il a suggéré hier la création d\u2019un organisme national privé, sans but lucratif, qui proposerait des informations sur les programmes et les services destinés aux jeunes.Les députés et sénateurs libéraux croient également que le gouvernement devrait aider les jeunes entrepreneurs canadiens à trouver des capitaux.Chrétien accueille trois nouveaux députés Presse Canadienne OTTAWA Au son des applaudissements des membres de son caucus, le premier ministre Jean Chrétien a accueilli hier matin trois nouveaux députés élus lors des élections complémentaires du 15 novembre, dans les rangs de son équipe parlementaire.Marcel Proulx (Hull-Aylmer), Irwin Cotler (Mont-Royal) et Judy Sgro (York Ouest) seront assermentés la semaine prochaine et pourront dès lors siéger à la Chambre des communes.M.Chrétien a profité de l\u2019occasion pour vanter les succès électoraux de ses nouveaux élus.« Chacun des trois, a-t-il dit, a réussi à obtenir une plus grande proportion de vote dans les circonscriptions que leurs prédécesseurs.» « Généralement, les élections partielles sont censées être très difficiles pour le gouvernement.Je me rappelle une année où nous en avions perdu une douzaine, en 1978.Lorsque nous sommes arrivés au caucus cette journée-là, ce n\u2019était pas joyeux comme aujourd\u2019hui.» À son avis, ses trois recrues ont beaucoup à offrir.« Ils ont de l\u2019expérience politique, ils ont de l\u2019expérience académique et je suis sûr que les trois vont apporter une excellente contribution à ce caucus.» Les quatre élections complémentaires du 15 novembre n\u2019ont pas modifié la carte électorale du Canada.Les libéraux ont conservé les sièges qu\u2019ils détenaient.Même constat pour les néodémocrates, qui ont gardé la circonscription de Saskatoon-Rosetown-Biggar, où Dennis Gruending, un ancien journaliste, a été élu.Marcel Proulx, un évaluateur d\u2019assurance, a remporté Hull-Aylmer malgré la controverse au sujet de ses déboires avec Revenu Canada.Irwin Cotler est avocat de formation et a enseigné le droit à l\u2019Université McGill.Quant à Judy Sgro, elle était auparavant conseillère municipale.Depuis que les libéraux ont pris le pouvoir en 1993, ils ont remporté 14 des 17 élections complémentaires déclenchées au cours de cette période. 4LP1501A1125 A15 jeudi 4LP1501A1125 ZALLCALL 67 00:44:07 11/25/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 25 NOVEMBRE 1999 A 15 Rive-Sud/Montérégie Saint-Jean-sur-Richelieu doit devenir une «capitale régionale», dit Smereka Deux policiers suspendus pour abus de pouvoir NATHALIE NOLIN Deux policiers de la Ville de Saint-Hubert ont été suspendus trois jours sans traitement pour avoir expulsé un homme de son domicile.Le Comité de déontologie policière reproche aux policiers d\u2019avoir abusé de leur autorité.Pierre Brais a dû quitter son domicile le 4 août 1997 à la demande des agents Luc Bousquet et Yanick Bissonnette de la police de Saint-Hubert.Les deux policiers avaient reçu un appel le jour même de la femme de M.Brais, Mélita Lavoie, qui disait avoir peur de son conjoint.Elle avait également montré aux policiers des papiers attestant qu\u2019elle était propriétaire de la maison.Le couple était en instance de séparation depuis deux semaines.Ce soir-là, Mme Lavoie se réfugie chez une voisine en demandant aux agents de faire sortir de son domicile son mari.Elle craint sa réaction puisqu\u2019il l\u2019a déjà frappée, leur dit-elle.Les deux policiers se rendent dans la demeure du couple et demandent à M.Brais de quitter les lieux.Ce dernier affirme « qu\u2019il s\u2019agit également de sa résidence, mais n\u2019a aucun document pour le prouver et ne tente pas de convaincre les policiers ».Les agents Bousquet et Bissonnette ont été sanctionnés parce que le Comité estime que les faits rapportés par Mme Lavoie ne justifiaient pas l\u2019expulsion de M.Brais.« Aucune indication ne laissait présager que la situation pouvait dégénérer et qu\u2019il y avait danger pour la sécurité de Mme Lavoie », a-t-il conclu même si les policiers ont dit avoir trouvé la plaignante nerveuse et tremblante.MARTHA GAGNON La municipalité de Saint-Jean-sur- Richelieu doit sortir de sa morosité économique et de son inertie pour affirmer son leadership régional.Invité de la chambre de commerce du Haut-Richelieu, le maire Myroslaw Smereka a dévoilé hier les résultats d\u2019un sondage effectué auprès de sa population, qui démontre plusieurs insatisfactions et inquiétudes face à l\u2019avenir.Qu\u2019elle fusionne ou pas avec ses voisines, Saint-Jean doit donner un sérieux coup de barre pour améliorer sa situation.Les critiques des citoyens sont nombreuses, bien qu\u2019ils maintiennent leur confiance en l\u2019administration.Selon la majorité, les taxes sont trop élevées, les infrastructures se dégradent, l\u2019économie est stagnante, les routes sont mal entretenues et le centre-ville a besoin d\u2019être revitalisé.La population se plaint également du manque de dynamisme de la municipalité sur la scène régionale.En regardant d\u2019autres villes progresser, comme Granby, certains disent « sentir le tapis leur glisser sous les pieds ».Selon M.Smereka, le message est clair.« Il faut faire de Saint- Jean une capitale.Une ville dont le leadership sera exemplaire.» Il ajoute qu\u2019une région a besoin d\u2019une locomotive pour être forte.« Saint-Jean sera cette locomotive », a-t-il déclaré après sa conférence.Pour plusieurs citoyens, la fusion, actuellement à l\u2019étude, avec les quatre villes environnantes (Saint-Luc, Iberville, L\u2019Acadie et Saint-Athanase), représente un espoir.La majorité des répondants sont d\u2019ailleurs favorables au regroupement.Certains estiment que c\u2019est la meilleure façon de stimuler l\u2019économie, alors que d\u2019autres pensent davantage à leur porte-monnaie et espèrent une diminution des taxes.Tout en reconnaissant que le défi est grand, M.Smereka s\u2019engage à sortir sa ville de l\u2019inertie.« On a accusé Saint-Jean de piétiner, de manquer de vision et d\u2019envergure.Sachez que cette époque est révolue.À l\u2019aube de l\u2019an 2000, nous sommes déterminés à faire partie du club des grands.» Par ailleurs, certains reprochent au maire sa tiédeur concernant le projet de fusion.« Je suis resté volontairement discret parce que les études ne sont pas encore terminées.Mon attitude va changer lorsque les données seront sur la table », a-t-il expliqué à des journalistes.Les cinq municipalités devraient prendre connaissance des études le 14 décembre.« Saint-Jean, qui est la plus grosse ville, passe souvent pour la méchante, celle qui veut avaler les autres.Je ne voulais pas nourrir ces appréhensions en étant trop à l\u2019avant dès le début.Mais nous serons aux premières loges quand viendra le temps.» La récente création d\u2019une société de développement économique à Saint-Jean a été perçue par plusieurs comme un « geste antifusion ».Le maire dit qu\u2019il n\u2019a fait que répondre au désir de sa population de relancer l\u2019économie.« Cette société a donné des frissons à d\u2019autres, mais nous allons travailler en harmonie avec les structures gouvernementales.La différence est que nous allons pouvoir parler d\u2019égal à égal », précise-t-il.M.Smereka veut-il devenir maire de la future grande ville fusionnée ?Avec un brin d\u2019ironie, il répond : « J\u2019ai déjà dit à la ministre Harel que cela pourrait arriver et que le gouvernement devra alors se demander s\u2019il veut d\u2019un Smereka à la tête d\u2019une ville deux fois plus grande.» Pour l\u2019instant, sa grande préoccupation est le prochain budget.Plusieurs citoyens lui ont reproché la dernière augmentation de taxes qui n\u2019était pas prévue dans ses engagements électoraux.Il espère, cette fois, que les nouvelles seront meilleures.Dans le but d\u2019assumer une meilleure transparence, la Ville veut aussi mettre en place un plan intégré de service à la clientèle pour faciliter les relations entre les contribuables et les fonctionnaires.La Prairie rabrouée par la Cour du Québec La suspension sans solde de Régent Lessard est déclarée illégale MARTHA GAGNON La Ville de La Prairie n\u2019avait pas le droit de suspendre sans solde l\u2019exdirecteur adjoint du service de police de La Prairie, Régent Lessard, qui est accusé d\u2019entrave à la justice et de fabrication de faux.Telle est la décision rendue par la Cour du Québec.Suspendu sans solde depuis le 9 mars, M.Lessard a droit à son plein traitement pour cette période, selon le tribunal.Le maire, Guy Dupré, a expliqué que les procureurs de la Ville analysaient le jugement.« Il est encore trop tôt pour dire ce que nous allons faire à la suite de la décision.J\u2019ignore si nous irons en appel », dit-il.M.Lessard a d\u2019abord été suspendu avec solde en décembre 1998.Par la suite, la Ville a décidé de lui retirer son salaire dans l\u2019attente des résultats de l\u2019enquête disciplinaire menée par le directeur, Roger Blaquière.C\u2019est lui qui a recommandé au conseil municipal de suspendre M.Lessard, un ex-policier de la Sûreté du Québec qui travaillait pour la municipalité depuis huit ans.M.Blaquière a déjà expliqué qu\u2019il « fallait éviter toute situation de conflit d\u2019intérêts ».En octobre dernier, la Ville a toutefois décidé de congédier M.Lessard.Une décision qui fait l\u2019objet d\u2019une autre contestation devant la cour, de même que l\u2019enquête disciplinaire.Les procureurs de M.Lessard soutiennent que plusieurs irrégularités ont été commises au cours de l\u2019enquête disciplinaire.Il estiment que le directeur de police s\u2019est placé en situation délicate en présidant l\u2019enquête qui, selon eux, a été incomplète.2797061 Date limite d\u2019admission: 1er décembre 2807507 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 25 NOVEMBRE 1999 Chemise de flanelle, Abitibi (Québec).Kilt en tartan du clan Stewart (Ecosse).Forte des traditions d'investissements nord-américaines, notre équipe, appuyée de spécialistes en gestion internationale, sélectionne les placements qui habillent le mieux votre portefeuille.Montrusco Bolton ajoute à sa collection cinq nouveaux fonds communs de placement, maintenant 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