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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Politique
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1999-11-30, Collections de BAnQ.

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[" 2LP0101B1130 B1 mardi 2LP0101B1130 ZALLCALL 67 00:42:08 11/30/99 B B Montréal, mardi 30 novembre 1999 ÉDITORIAL / OPINIONS / ARTS ET SPECTACLE Référendum: Bloc et Reform réclament des éclaircissements Pierre Pettigrew sur le gril Le Bloc et le Reform réclament sa tête à la suite d\u2019une contribution électorale présumément non déclarée VINCENT MARISSAL du bureau de La Presse, OTTAWA Alliance inusitée dans un dossier très chaud, le Parti réformiste a joint hier sa voix à celle du Bloc québécois pour réclamer à Jean Chrétien des éclaircissements sur ses intentions préréférendaires.Accusé dimanche par le premier ministre de garder le si- Preston Manning lence sur le dossier de l\u2019unité canadienne, le chef r é f o r m i s t e , Preston Manning, a saisi la balle au bond, dénonçant le « flou » ent o u r a n t l a stratégie de Jean Chrétien envers le Québec.« Le premier ministre réclame de la clarté, mais il n\u2019est pas clair lui-même sur ce qu\u2019est une question claire et une réponse claire », a déclaré M.Manning aux Communes.Pour les réformistes, a répété Preston Manning, la règle des 50 % plus un demeure la référence démocratique.« S\u2019ils doivent clarifier, et bien qu\u2019ils le fassent.» L\u2019opposition officielle, comme le Bloc, a donc talonné le premier ministre pour qu\u2019il dévoile ce qui est selon lui la question référendaire idéale et la majorité requise.« D\u2019un point de vue démocratique, explique M.Manning, la règle des 50 % plus un est une bonne règle et je ne pense pas que le premier ministre devrait changer les règles en plein milieu du débat.C\u2019est un pourcentage clairement compris.M.Chrétien est très flou.» Le premier ministre s\u2019est contenté de réaffirmer, comme il le fait depuis maintenant une semaine, que son gouvernement n\u2019acceptera jamais la règle des 50 % plus un, ce qu\u2019il a d\u2019ailleurs déjà proclamé lors du dernier référendum.« On ne brisera pas un pays après un recomptage judiciaire parce qu\u2019il y un vote qui est du côté pour briser le pays parce que la personne en question avait peutêtre oublié ses lunettes à la maison », a blagué Jean Chrétien en Chambre.Les réponses n\u2019ont convaincu ni les bloquistes ni les réformistes.Au risque de se faire reprocher d\u2019être du même bord que le Bloc, Preston Manning maintient son appui au principe des 50 % plus un.« Le gouvernement fédéral a accepté cette règle lors des deux derniers référendums au Québec et pour celui de Charlottetown », a-t-il rappelé au premier ministre.Mais M.Manning s\u2019est défendu de partager toutes les vues du Bloc sur la question.« C\u2019est une arme à double tranchant, c\u2019est ce que le Bloc québécois ne comprend pas, a-t-il dit devant les journalistes.Si 50 % plus un est suffisant pour lancer des négociations pour la séparation, c\u2019est suffisant aussi pour amorcer la partition.» M.Duceppe a constaté, de son côté, qu\u2019il n\u2019 avait pas de place dans la stratégie du premier ministre pour le plan A, c\u2019est à dire le renouvellement du fédéralisme.Jugeant risqué de demander aux Communes de se prononcer sur les règles référendaires, le Bloc a choisi de parler de crime organisé, aujourd\u2019hui, dans sa journée d\u2019opposition.À Québec, le chef libéral, Jean Charest, a estimé que les réticences qu\u2019ont fait entendre des libéraux fédéraux du Québec en fin de semaine dernière reflètent le peu d\u2019enthousiasme dans la population à voir Jean Chrétien et Lucien Bouchard se « crêper le chignon » sur la question constitutionnelle.« La population du Québec, a-t-il dit, est écoeurée du débat référendaire (.) et veut qu\u2019on s\u2019occupe des vraies affaires, l\u2019emploi, les taxes et la santé.» Avec la collaboration de Denis Lessard GILLES TOUPIN du bureau de La Presse, OTTAWA Le Parti réformiste et le Bloc québécois ont demandé en choeur hier la démission du ministre du Commerce international, Pierre Pettigrew, parce que ce dernier aurait reçu sans la déclarer \u2014 ce qui est contraire à la loi \u2014 une contribution électorale de 10 000 dollars lors des élections de 1997.Le Soleil du 22 novembre rapportait en effet que le ministre aurait accepté par l\u2019intermédiaire de son organisateur en chef, Jacques Lamoureux, une somme de 10 000 dollars ainsi que des véhicules avec chauffeur de l\u2019homme d\u2019affaires de son comté Louis-Philippe Rochon.Ce dernier a été condamné récemment à la prison à vie pour le meurtre avec préméditation de son associé, Donald Duval, et pour l\u2019incendie de son entreprise afin de toucher une assurance de plus de quatre millions de dollars.L\u2019homme d\u2019affaires a porté ce jugement en appel.Louis-Philippe Rochon affirme, dans une déclaration sous serment déposée à la Cour supérieure du Québec, que le don de 10 000 dollars a permis à son ex-épouse, Patricia Thériault, de prolonger de deux années à temps plein son emploi à la Commission nationale des libérations conditionnelles.Pierre Pettigrew, présentement à Seattle pour la rencontre de l\u2019OMC, a nié hier ces allégations, assurant qu\u2019il n\u2019avait commis aucune infraction à la loi électorale et qu\u2019il ne démissionnerait pas.Il a de plus précisé que le don reçu de M.Rochon n\u2019était pas de 10 000 dollars mais bien de 1000 dollars et qu\u2019il avait été inscrit dans ses dépenses électorales.L\u2019ex-épouse de Rochon a également déposé une déclaration en Cour supérieure qui affirme qu\u2019elle n\u2019a pas obtenu son emploi à la Commission des libérations conditionnelles en échange du don à Pierre Pettigrew.Hier, le député réformiste Ted White (Vancouver- Nord) a déclaré aux Communes que des bandes sonores de conversations téléphoniques entre Mme Thériault et le ministre Pettigrew étaient entre les mains de la police.Il a demandé au gouvernement de faire en sorte que ces bandes soient rendues publiques.Le Bloc québécois a demandé à son tour la suspension temporaire du ministre Pettigrew, donnant l\u2019exemple de l\u2019ancien ministre conservateur Marcel Massé qui avait quitté temporairement ses fonctions en 1985 parce qu\u2019il avait été soupçonné d\u2019avoir reçu des services de Lavallin sans les avoir déclarés dans son rapport d\u2019élection.Innocenté, M.Massé avait plus tard réintégré son poste.Le chef du Bloc, Gilles Duceppe, a estimé hier qu\u2019il n\u2019appartenait pas à l\u2019opposition de s\u2019assurer de l\u2019honnêteté des ministres.« Il me semble que ce n\u2019est pas à l\u2019opposition à faire cela, a-t-il dit, mais que c\u2019est au gouvernement de vérifier l\u2019autorité morale de ses ministres.Sinon, c\u2019est la règle du pas vu, pas pris, pas coupable.» M.Duceppe affirme que c\u2019est l\u2019autorité morale du gouvernement qui est ici en jeu.Le ministre et leader en Chambre du gouvernement, Don Boudria, a pour sa part refusé de prêter foi aux allégations rapportées par l\u2019opposition aux Communes.Il a prié l\u2019opposition de porter sa plainte au commissaire aux élections qui l\u2019examinera et qui demandera l\u2019aide de la police, s\u2019il juge cela nécessaire.Mais, selon la loi, si le délai entre la remise des comptes électoraux et la présumée infraction est de plus de dix-huit mois, aucun recours judiciaire n\u2019est alors possible.Aussi bien le gouvernement que l\u2019opposition tentent donc de savoir en ce moment s\u2019il y a vraiment prescription dans cette affaire.Pour l\u2019opposition, même si le délai de dix-huit mois est expiré, il n\u2019en demeure pas moins que toute cette affaire risque de porter ombrage au gouvernement Chrétien s\u2019il n\u2019agit pas.Bouchard a abusé de la confiance des électeurs, estime Charest DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC Un an après les dernières élections générales, les Québécois ne paient pas moins d\u2019impôts et n\u2019ont pas un meilleur système de santé, estime le chef libéral, Jean Charest.Faisant hier, en conférence de presse, le bilan de la première année du mandat obtenu le 30 novembre 1998 par le Parti québécois, le chef libéral a estimé que le premier ministre Lucien Bouchard avait abusé de « la confiance » qu\u2019il demandait aux électeurs l\u2019an passé.Des promesses de la campagne électorale, beaucoup sont restées lettre morte.Les engagements sur un nouveau pacte fiscal avec les municipalités, les services préhospitaliers, la fin des compressions dans le réseau de la santé, des réformes du mode de scrutin ou de la protection de la vie privée, autant d\u2019engagements qui n\u2019ont pas débouché sur des gestes tangibles un an plus tard, relève le chef libéral.Du côté de l\u2019économie, les engagements du sommet de l\u2019automne 1996 sont loin d\u2019être réalisés : l\u2019écart au chapitre de la croissance de l\u2019emploi et du fardeau fiscal entre le Québec et l\u2019Ontario s\u2019est creusé.Québec doit proposer un plan précis de réduction des impôts, estime M.Charest.Du côté de la santé, les crises dans les urgences perdurent et on apprend que les déficits des hôpitaux seront de 350 millions (100 millions de plus que prévu) tandis que le budget de l\u2019assurance-médicaments présente un déficit de 210 millions, observe M.Charest.Emploi-Québec est devenu « un exemple très triste de l\u2019incompétence » du gouvernement, ajoute-til.Même improvisation du côté des municipalités : la proposition concoctée par Québec et l\u2019Union des municipalités « ne tient pas la route » et le seul résultat tangible qu\u2019elle annonce est une augmentation des taxes scolaires.PHOTO PC Au nombre des mauvaises décisions, le chef libéral, Jean Charest, a relevé hier l\u2019adoption d\u2019une politique d\u2019identification du gouvernement du Québec qui forcera des changements dans l\u2019affichage des ministères, une facture gigantesque si on considère qu\u2019il en coûtera 600 000 $ pour la seule Société de l\u2019assurance automobile.De déboires en déboires depuis un an Pour le premier anniversaire de son élection, le premier ministre Lucien Bouchard devra composer aujourd\u2019hui avec une sortie de.Jacques Parizeau.L\u2019événement est anodin en apparence, mais il reflète bien l\u2019année que vient de traverser le gouvernement : tout ce qui pouvait mal fonctionner a mal fonctionné, tout ce qui risquait de déraper a dérapé, avec comme conséquence que bien des chantiers promis lors de la campagne électorale sont restés lettre morte.Dans les officines du gouvernement, la morosité est palpable.Avec les primes de départ \u2014 le maximum d\u2019un an de salaire pour cinq ans de service \u2014, bien des employés politiques lorgnent le secteur privé.Une mentalité d\u2019assiégés s\u2019est aussi installée ; au Parlement, on a restreint l\u2019accès des journalistes aux ministres.Ces derniers évitent aussi les questions en se faufilant par le stationnement lors de la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres.Pour les stratèges péquistes, le mécontentement des 400 000 syndiqués du secteur public, qui traîne dans le décor depuis près d\u2019un an, colore toutes les enquêtes d\u2019opinion.Les négociateurs du gouvernement ont obtenu le feu vert pour tenter d\u2019obtenir un règlement et clore ces négociations avant les Fêtes.En attendant, le PQ encaisse ses sondages les plus défavorables depuis son retour aux affaires, en 1994.Soutenant qu\u2019il avait l\u2019intention de se présenter aux prochaines élections, dans trois ans, Lucien Bouchard n\u2019a convaincu personne.Sur le terrain, les « Marois » et les « Landry » se toisent.Les rumeurs repartent chaque fois que le ministre des Finances fait une tournée des régions, comme c\u2019est le cas actuellement.Aiguillonné par le Sommet de la jeunesse, Québec adoptera son projet de loi sur les clauses discriminatoires avant les Fêtes, mais l\u2019étoile de la ministre du Travail et de l\u2019Emploi, Diane Lemieux, a bien pâli depuis un an.Les déboires d\u2019Emploi-Québec depuis le printemps entachent la feuille de route de Québec et donnent des munitions au gouvernement Chrétien qui avait, en 1997, délégué cette responsabilité.Le choix de l\u2019ex-mandarin Louis Bernard pour évaluer les problèmes d\u2019Emploi-Québec est un signal de l\u2019impatience du patron.Même topo du côté des Affaires municipales.Louise Harel lorgnait la mairie en prenant le portefeuille de Montréal, en décembre dernier.Elle n\u2019en aura jamais été aussi loin un an plus tard.Elle exaspère la machine administrative avec son habitude de concocter en vase clos des propositions qui ne tiennent pas la route au Conseil des ministres.Six mois après la Commission Bédard sur la réforme des structures municipales, Québec considère au plus un livre vert qui reléguera le débat aux oubliettes pour plusieurs mois.Bien que pris en charge directement par le « bunker », le bureau de M.Bouchard, le dossier de la facture de 356 millions \u2014 qu\u2019on veut remplacer par un transfert permanent de responsabilités \u2014 paraît sérieusement en panne, en fin d\u2019année.La question de la santé avait hanté la campagne électorale de Lucien Bouchard.Un an plus tard, elle obsède toujours le gouvernement.Québec a dû accepter d\u2019envoyer des cancéreux se faire traiter aux États-Unis à cause des listes d\u2019attente trop longues.Les déficits des hôpitaux, les honoraires des médecins et même le régime d\u2019assurance-médicaments sont autant de sources de dépenses imprévues.La ministre Pauline Marois est exténuée, indique-t-on, exaspérée surtout après des semaines de lutte infructueuses avec le Conseil du Trésor pour trouver davantage de financement.Pilier du gouvernement, Bernard Landry a foncé tête baissée dans le travail ; il évoquait encore la semaine dernière la douleur ressentie depuis la mort de son épouse.Il a durement encaissé, dit-on, le différend survenu avec Lucien Bouchard dans le dossier de la Bourse de Montréal.Du côté de l\u2019Éducation, pas de quoi pavoiser.La volonté de revoir le financement des universités progresse à pas de tortue et ce réseau amènera une autre facture imprévue de 88 millions cette année.Et le ministre de l\u2019Éducation, François Legault, est devenu la cible des étudiants qui l\u2019accusent d\u2019être le responsable des délais dans le dossier des bourses du millénaire.Du côté de l\u2019opposition libérale, tout ne baigne pas dans l\u2019huile.Bien des libéraux, médusés, ont vu M.Charest se lancer dans le dossier plutôt théorique de la protection des renseignements personnels lors de sa première question à l\u2019ouverture de la session à l\u2019Assemblée nationale.Son tir s\u2019est précisé par la suite.Le « contact » est encore difficile entre l\u2019ancien conservateur et ses députés, explique-t-on à l\u2019interne.Jamais, par exemple, ne le verra-t-on socialiser avec son caucus, ce qui était courant sous Daniel Johnson.Au surplus, inquiet de voir leur chef baisser la garde, des libéraux ont avalé de travers le fait que M.Charest obtienne désormais des budgets bien plus généreux de l\u2019Assemblée nationale pour ses déplacements.Denis Lessard du bureau de La Presse, QUÉBEC ANALYSE 2806155 2LP0202B1130 b2-mardi-edito 2LP0201B1130 ZALLCALL 67 00:43:18 11/30/99 B B 2 R LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 30 NOVEMBRE 1999 Editorial ANDRÉDESMARAIS PRÉSIDENT DU CONSEIL D\u2019ADMINISTRATION ROGER D.LANDRY PRÉSIDENT ET ÉDITEUR CLAUDEMASSON ( 1941-1999 ) ÉDITEUR ADJOINT MARCELDESJARDINS DIRECTEUR DE L\u2019INFORMATION ALAINDUBUC ÉDITORIALISTE EN CHEF L\u2019OMC, Seattle et nous L\u2019Organisation mondiale du commerce amorce aujourd\u2019hui une rencontre ministérielle, à Seattle, qui devrait en principe entamer une nouvelle ronde de pourparlers pour réduire encore davantage les obstacles au commerce.Ce genre de meeting, technique, qui se serait autrefois déroulé dans l\u2019indifférence la plus totale, est devenu le point focal d\u2019un intense débat idéologique, avec ses débordements émotifs et ses excès médiatiques.Alain Dubuc adubuc@lapresse.ca Pour la plupart des gens, il ne sera pas facile de s\u2019y retrouver.Il y a toutefois une approche qui permet de débroussailler ce dossier complexe, qui consiste à le regarder avec nos yeux de Québécois et de Canadiens, en fonction de nos intérêts et de notre expérience.Cette approche n\u2019est pas réductrice.D\u2019abord \u2014 ne nous comptons pas d\u2019histoires \u2014 parce que chaque pays, dans de telles négociations, défendra d\u2019abord et avant tout ses propres intérêts.Il n\u2019est donc pas mauvais que nous sachions quels sont les nôtres.Mais aussi parce que le point de vue canadien n\u2019est ni marginal ni insignifiant.De tous les grands pays, le Canada est celui qui dépend le plus de son commerce extérieur.Avec 43 % de notre PIB, nous exportons, en proportion, quatre fois plus que les USA, et trois fois plus que le Japon, assez pour prétendre à un know-how en la matière.Plus encore, le Canada a connu, il y a dix ans avec le libre-échange, un choc commercial majeur, qui lui a donné l\u2019occasion d\u2019avoir un débat sur l\u2019ouverture de ses frontières comme très peu de pays en ont eu.Cette expérience est utile pour aborder la problématique de l\u2019OMC, et elle peut être valable pour d\u2019autres pays.Ce que nous avons appris, avec le libre-échange avec les États-Unis, ensuite avec l\u2019Alena, peut nous mener à quatre grandes conclusions.La première, c\u2019est que le Canada, en s\u2019ouvrant sur le monde, a été largement gagnant.La libéralisation du commerce comporte des risques, puisque, pour avoir accès aux marchés étrangers, il faut également ouvrir le nôtre.Mais ce pari a été couronné de succès.Nos exportations ont explosé.Ce sont elles qui alimentent la croissance et la création d\u2019emplois.L\u2019intérêt du Canada, sachant que son avenir est lié au commerce extérieur, est donc de favoriser toute réduction additionnelle des barrières commerciales et un encadrement accrû du commerce, et donc de souhaiter le succès de la démarche qu\u2019amorce l\u2019OMC.Cet intérêt, bien compris, consiste à ouvrir le maximum de portes à nos exportations tout en protégeant le plus possible ce à quoi nous tenons.La deuxième conclusion, à la lumière des débats que nous avons vécus, c\u2019est que bien des craintes que l\u2019on associait à l\u2019ouverture des marchés étaient non fondées.On se souvient des grandes peurs du libre-échange, la disparition de notre agriculture, ou l\u2019incapacité pour le Canada de préserver son régime public de santé.C\u2019était faux.De façon générale, nous avons vu que si le libre-échange affectait les politiques économiques de l\u2019État, il n\u2019a pas compromis son identité.Le plus bel exemple en est le gouvernement Chrétien qui, avec ses surplus budgétaires, s\u2019affaire à retisser notre filet de sécurité sociale.Notons que dans l\u2019assemblage hétéroclite des adversaires de l\u2019OMC à Seattle, ceux qui militeront au nom du Canada sont les mêmes qui dénonçaient le libre-échange avec les USA, il y a dix ans: syndicalistes, agriculteurs, écologistes et groupes de gauche.Avec les mêmes contradictions fondamentales.Au nom du progrès et de la solidarité, on veut imposer à tous les pays des normes du travail et de l\u2019environnement.Ces combats, parce qu\u2019ils ont pour effet de limiter l\u2019émergence des pays plus pauvres, et donc de protéger les jobs des pays riches, sont foncièrement immoraux.La troisième conclusion, c\u2019est qu\u2019il faut se méfier de la confusion des genres.On a tendance à faire des accords commerciaux la source de tous les maux.L\u2019exemple du Canada est révélateur: le pire choc qu\u2019il a connu n\u2019a pas été le libre-échange, mais bien un phénomène purement interne, la crise financière de l\u2019État et la lutte au déficit.Dans le débat qui entoure Seattle, on a également tendance à démoniser l\u2019OMC et à vouloir en faire le lieu de solutions qui échappent totalement à son champ d\u2019action.Par exemple, l\u2019internationalisation des marchés financiers, et le fait que la crise asiatique a eu des effets à travers le monde, a peu à voir avec la libéralisation du commerce.Ou encore le développement d\u2019une culture globale, que dénoncent les adversaires de l\u2019OMC, s\u2019explique bien moins par l\u2019ouverture du commerce que par l\u2019explosion des technologies des communications.La quatrième conclusion que l\u2019on peut tirer de l\u2019expérience canadienne, c\u2019est que l\u2019ouverture des frontières impose de dures restructurations: ses gains sont donc inégaux et elle fait des perdants.Et maintenant, les pressions mondiales qui nous poussent vers l\u2019économie du savoir font aussi leurs exclus.Les conclusions que l\u2019on peut tirer de l\u2019expérience canadienne peuvent-elles s\u2019élargir à une réflexion plus globale sur l\u2019OMC?Elle s\u2019appliquent telles quelles aux pays industrialisés.Le principe voulant que le développement du commerce profite aux pays en voie de développement nous paraît évident.C\u2019est l\u2019ouverture des marchés des pays riches qui a permis l\u2019émergence des pays nouvellement industrialisés.Avec une nuance importante: ce développement est lui aussi inégal et cette prospérité crée ses exclus.Oui donc, la mondialisation du commerce comporte des risques: la perte de souveraineté des États, l\u2019exclusion, l\u2019impuissance face à des phénomènes mondiaux.Certains de ces problèmes, notamment la réglementation des marchés financiers, n\u2019ont strictement rien à voir avec les activités de l\u2019OMC.D\u2019autres peuvent être encadrés ou atténués.Par exemple, comme le propose le ministre canadien Pierre Pettigrew, par la recherche d\u2019une cohérence qui mènerait à arrimer la démarche de l\u2019OMC avec celle d\u2019autres entités, par exemple le Fonds monétaire international ou l\u2019Organisation internationale du travail.Mais il n\u2019en reste pas moins que l\u2019opposition qui converge sur Seattle nous rappelle que la globalisation, et l\u2019accélération de l\u2019histoire qu\u2019elle amène, aussi prometteuse et fascinante soit-elle, fait des victimes, qu\u2019elle suscite des peurs chez bien des gens qui ont l\u2019impresssion de perdre le contrôle sur leur destinée.Ce sont là des craintes qu\u2019il faut écouter et auxquelles il faut donner des réponses.La myopie européenne L\u2019Europe tout entière semble avoir pris fait et cause pour Abdullah Öcalan, le chef des rebelles kurdes, dont la condamnation à mort a été confirmée par la Cour d\u2019appel turque, la semaine dernière.Le premier ministre finlandais, Paavo Lipponen, qui préside actuellement l\u2019Union européenne, a même déclaré que l\u2019exécution d\u2019Öcalan pourrait écarter la candidature d\u2019Ankara à l\u2019Union européenne pour très longtemps, car les candidatures sont à l\u2019agenda du sommet européen d\u2019Helsinki, les 10 et 11 décembre prochains.Et la Cour européenne des droits de l\u2019homme doit se prononcer aujourd\u2019hui sur une demande des avocats d\u2019Öcalan en vue d\u2019obtenir un sursis.Frédéric Wagnière fwagnier@lapresse.ca La peine de mort n\u2019est pas triviale.Mais ramener l\u2019avenir des relations entre la Turquie et l\u2019Europe à la vie d\u2019un homme est une façon de les trivialiser.S\u2019attacher à un symbole, au lieu d\u2019évoquer les problèmes de fond de la politique turque, est une marque du manque de maturité politique de l\u2019Europe.Depuis trois quarts de siècle, la Turquie s\u2019européanise et s\u2019industrialise selon la politique d\u2019Ataturk, le fondateur d\u2019une république laïque, sur les décombres de l\u2019Empire et du Caliphat.Mais son succès économique \u2014 le niveau de vie en Turquie est actuellement supérieur à celui de la Russie et de la plupart de pays d\u2019Europe de l\u2019Est \u2014 ne fait que souligner d\u2019effarants manquements dans d\u2019autres domaines.Il s\u2019agit notamment du problème kurde et des droits de l\u2019homme en général, ainsi que de celui de Chypre et des relations avec la Grèce.Dans les deux cas, Ankara s\u2019est renfermé dans une logique digne d\u2019une république de banane et a préféré entretenir les conflits plutôt que de modifier sa politique en vue de les régler.Dans le cas des Kurdes, la répression de ceux-ci a créé les conditions menant aux activités terroristes d\u2019Abdullah Öcalan, qui se sont soldées par des dizaines de milliers de morts.L\u2019armée turque a eu gain de cause, mais le problème Kurde demeure insoluble.En faisant un tel cas d\u2019Öcalan, l\u2019Union européenne passe sous silence le fait qu\u2019il est grand temps qu\u2019Ankara adopte une politique kurde qui cadre mieux avec ses ambitions de puissance européenne.Il n\u2019est pas trop tard pour des concessions sur le plan culturel, tout en faisant participer davantage les Kurdes à l\u2019essor économique du pays.Il est certain qu\u2019un tel revirement devrait normalement faire plus pour convaincre le sommet d\u2019Helsinki, de la légitimité de la candidature turque, qu\u2019une commutation de la peine d\u2019Öcalan.Le cas de Chypre est encore plus grave.Alors que le problème kurde est un problème interne turc, celui de Chypre met aux prises la Turquie avec la Grèce, qui est membre de l\u2019Union européenne, et avec la République de Chypre, qui est candidate à l\u2019UE.Il serait irresponsable de la part de Bruxelles de prendre à la légère une décision capable de nuire à une solution définitive du problème de Chypre.Ce serait aussi un revers pour la politique du premier ministre grec, Costas Simitis.Pendant longtemps, la Grèce et la Turquie se regardaient en chiens de faïence, selon une habitude datant de l\u2019époque où les deux pays vivaient sous des régimes militaires.M.Simitis semble, au contraire, rechercher des terrains d\u2019entente avec la Turquie pour créer un climat de confiance en vue du règlement du problème de Chypre et de l\u2019éventuelle accession de la Turquie à l\u2019UE.La politique turque de M.Simitis est réaliste parce qu\u2019elle est la plus prometteuse pour la Grèce à long terme.Il devrait encourager ses collègues européens à aussi tenir compte des intérêts à long terme de l\u2019Europe.DROITS RÉSERVÉS Serge.Chapleau@lapresse.ca LA BOÎTE AUX LETTRES edito@lapresse.ca « Adieu mes soeurs » : un reportage incomplet n Le reportage de Mme Denise Bombardier à l\u2019émission Zone libre du 19 novembre dernier, intitulé « Adieu mes soeurs », a suscité un grand nombre de réactions chez les religieuses de la nouvelle génération.L\u2019émission brosse un tableau de la vie religieuse passée et rend hommage aux femmes qui ont voué leur vie à l\u2019éducation et à la santé, et dans de nombreux services sociaux, afin de soulager la souffrance humaine.Cette émission nous laisse croire que la vie religieuse est en train de mourir ; mais ce n\u2019est pas tout à fait le cas.Une certaine forme de vie religieuse meurt, mais une autre se transforme et s\u2019adapte aux réalités de la vie moderne.Il est évident que nous ne reverrons plus les grandes institutions d\u2019antan.Nous ne reverrons plus également un aussi grand nombre de femmes choisir cette voie.Mais cela ne signifie pas qu\u2019il n\u2019y en a plus.Elles sont moins nombreuses, certes, mais elles sont là et répondent à des besoins actuels.Nous déplorons qu\u2019aucune recherche n\u2019ait été faite pour présenter la vie religieuse contemporaine.Pourquoi avoir omis, par exemple, de nous montrer des religieuses de la nouvelle génération en action ou une célébration eucharistique dans un logement habité par des soeurs avec des gens du quartier ?Pourquoi ne pas avoir montré des religieuses de tous âges dans les milieux populaires et dans les organismes de défense des droits des personnes marginalisées de notre société ?Pourquoi ne pas avoir présenté des religieuses et religieux encore très actifs dans les milieux scolaire et ecclésial ?C\u2019est dommage que la recherche pour ce reportage ait été orientée au point d\u2019oublier la vitalité de la vie religieuse d\u2019aujourd\u2019hui et cela au nom de la nostalgie des temps passés.Aujourd\u2019hui, il y a encore des femmes et des hommes qui entendent un appel de Dieu à travers les cris de souffrance.Ne serait-il pas intéressant de voir quelle forme prend cet appel en tenant compte de la réalité actuelle ?Isabelle COUILLARD, s.g.m., 35 ans Chantal DESJARDINS, c.s.c.Sylvie BROUSSEAU, s.b.c., 35 ans Linda LEE CARON, p.s.a.Johanne PETIT, s.g.m., 43 ans Diem PHAM, c.s.c., 41 ans Recommandation intéressante n En commission parlementaire, le Congrès juif a recommandé la formation de trois réseaux d\u2019écoles primaires et secondaires : a) un réseau d\u2019écoles laïques financé à même les fonds publics ; b) un réseau parapublic d\u2019écoles religieuses qui respecte le régime pédagogique dont la totalité de la portion laïque de l\u2019enseignement serait financée par l\u2019État et ; c) un réseau d\u2019écoles privées.Compte tenu du droit inaliénable des parents à choisir l\u2019école et l\u2019éducation religieuse de leurs enfants, la recommandation du Congrès juif s\u2019avère des plus intéressantes.Sans pour autant contrevenir à la demande des Québécois qui veulent des écoles laïques, le Congrès juif fait une place à des écoles confessionnelles selon les croyances et le choix des parents.La proposition en cause d\u2019un réseau parapublic d\u2019écoles religieuses est d\u2019autant plus intéressante qu\u2019elle s\u2019inscrit bien dans le cadre de la loi québécoise de l\u2019enseignement privé et qu\u2019elle s\u2019apparente de près au réseau des écoles privées et confessionnelles qui sont sous contrat d\u2019association avec l\u2019État, en France.Jean-Marie BEAUCHEMIN Vengeance primaire n Ainsi donc, les commissaires de la CSDM veulent augmenter leur salaire et réduire celui de la présidente.Tout cela sent la vengeance primaire de petits, tout petits politiciens.Le gouvernement devrait songer sérieusement à éliminer les commissions scolaires, parasites du système et pépinière pour dictateurs en herbe.Jean-Claude De BLOIS 2LP0301B1130 b3-mardi-edito 2LP0301B1130 ZALLCALL 67 00:37:04 11/30/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 30 NOVEMBRE 1999 B 3 Opinions Lettre ouverte au ministre des Finances Jacques Parizeau met Bernard Landry en garde contre la prochaine crise, celle des banques «Une île, une ville»: qu\u2019en sera-t-il de la démocratie?MICHEL TRUDEL Dans son édition du 13 novembre, La Presse annonçait la tenue d\u2019un colloque le 4 décembre sur le projet « Une île, une ville ».Diverses considérations animeront les congressistes, notamment l\u2019impact de ce projet sur la fiscalité, le coût des services, ou l\u2019organisation administrative.Mais qu\u2019en sera-t-il au juste des pouvoirs démocratiques des citoyens ?Les Montréalais ont en effet beaucoup moins de pouvoirs démocratiques que leurs voisins des villes de banlieue de l\u2019île de Montréal.Alors, dans l\u2019hypothèse d\u2019une fusion, qui gagnera, qui perdra au change ?Est-ce que les Montréalais accéderont aux même pouvoirs qu\u2019ont les citoyens de banlieue, ou est-ce que nos voisins verront leur culture démocratique s\u2019évanouir dans ce grand magma montréalais ?Rappelons que la Loi sur les cités et villes, la Loi sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme, ainsi que la Loi sur les référendums et les élections municipales permettent aux citoyens d\u2019intervenir directement dans certains projets municipaux.Les citoyens peuvent par exemple s\u2019opposer formellement à un changement de zonage ou à un emprunt que Pierre Bourque compte faire leur conseil municipal.Ce pouvoir n\u2019est pas un voeu pieux : les citoyens peuvent enregist r e r l e u r opposition en signant un registre à leur hôtel de ville et, si le nombre d\u2019opposants est suffisant, le conseil municipal doit alors réviser son projet, le retirer ou le soumettre à un référendum local.Ces lois sont de portée générale et s\u2019appliquent partout au Québec.Partout ?Non.Un clan d\u2019irréductibles démocrates s\u2019est toujours opposé à ce que les Montréalais puissent disposer de ces pouvoirs.La Charte de la Ville de Montréal nie ces recours démocratiques normaux.C\u2019est ainsi que les citoyens de Saint-Luc ont pu se prononcer démocratiquement sur le projet d\u2019implantation d\u2019un marché de grande surface, alors qu\u2019à Montréal le conseil peut à sa guise menacer la survie des rues commerciales traditionnelles en modifiant son règlement de zonage au profit des grandes surfaces sans tenir compte de l\u2019avis de ses citoyens, ni même celui de ses fonctionnaires.C\u2019est ainsi que les citoyens de Varennes ont contré un projet d\u2019emprunt municipal de 455 000 $, alors que Montréal, presque simultanément, octroyait 30 000 000 $ pour l\u2019aménagement de golfs privés, sans que les citoyens puissent intervenir.Et tout le monde \u2014 y compris le gouvernement du Québec \u2014 se dira surpris de l\u2019ampleur du budget et du taux de taxation de la Ville de Montréal ! Si le projet de fusion chemine jusqu\u2019à une consultation publique comme la loi le permet, estce que les Montrealais seront consultés par voie référendaire ?La réponse est entre les mains des princes qui nous gouvernent ; ils le peuvent, mais rien ne les y oblige.Quant à nos concitoyens de la banlieue montréalaise, assurezvous que si vous êtes consultés par référendum, que ce ne soit pas le dernier auquel vous ayez accès comme ce fut le cas pour les citoyens de Pointe-aux- Trembles, lors de leur annexion à Montréal au début des années 80.Voilà donc un élément de réflexion qui devra être sérieusement examiné par les décideurs (les maires, leur conseil et la ministre Harel) et pris en compte par les électeurs.JACQUES PARIZEAU Cher Monsieur Landry, Une sorte de controverse vient d\u2019apparaître entre nous deux au sujet de l\u2019utilité ou non d\u2019invoquer un projet de loi pour ramener l\u2019entente entre les bourses canadiennes dans un sens plus conforme à l\u2019intérêt du public québécois.J\u2019ai évoqué des exemples de lois dans le passé (nationalisation des compagnies d\u2019électricité, création de la Caisse de dépôt, de la Société générale de financement, etc.) sans lesquelles rien n\u2019aurait abouti.J\u2019espère ne pas trahir votre pensée en disant que vous soutenez que le monde a changé, que les recours à la législation se heurtent à la mondialisation et au libre-échange.Vous aurez noté que dans mes interventions publiques, j\u2019ai résisté à toute tentative de vous blâmer.Je sais que solidarité ministérielle oblige ; ayant été pendant huit ans ministre des Finances, je sais ce que cela veut dire.Ce début de fausse querelle entre nous me donne cependant l\u2019occasion de revenir un peu sur ce qu\u2019a été le « modèle québécois » dans le domaine financier, sur les dérives qui, à mon avis, le menacent aujourd\u2019hui, et sur les choix que vous, comme titulaire du poste de ministre des Finances aurez à faire dans les semaines ou les mois qui viennent.Comme vous avez participé, comme moi, à beaucoup des opérations que je vais évoquer, cette lettre ne vous apprendra pas grand chose, mais si elle peut permettre à un certain nombre de Québécois de mieux comprendre comment les grands centres de décisions fonctionnent, comment un gouvernement peut et doit chercher à réconcilier l\u2019intérêt public et les intérêts privés, l\u2019exercice n\u2019aura pas, je l\u2019espère, été inutile.Le modèle financier québécois On abuse aujourd\u2019hui, à mon sens de l\u2019expression « modèle québécois ».Elle sert un peu à toutes les sauces.Il y a un domaine, cependant, rarement évoqué, où cette expression a un sens bien réel, c\u2019est celui du secteur financier.Les Québécois ont créé quelque chose d\u2019unique, en ce sens que ce modèle n\u2019a guère de parallèle ailleurs, qu\u2019il a été élaboré à partir d\u2019éléments divers, venant d\u2019un peu partout.Pendant longtemps, la collectivité francophone du Québec n\u2019a eu à peu près aucune influence sur les décisions économiques qui la touchait.Qu\u2019une usine s\u2019installe à La Tuque ou à Arvida, qu\u2019un siège social soit à Montréal ou à Toronto, cela se réglait chez les anglophones du Golden Square Mile à Montréal, à Toronto, à Londres ou à New York.Tous les emprunts du gouvernement du Québec devaient passer par un syndicat financier contrôlé par des maisons de courtage anglophones.Le contrôle était tel que l\u2019on se demandait parfois où était le véritable gouvernement du Québec.La libération du crédit pour le « monde ordinaire » québécois a commencé, on le sait, avec le Mouvement Desjardins.Pour l\u2019entreprise québécoise, les petites banques francophones de Montréal et de Québec ne pouvaient guère s\u2019imposer.Les trois grands piliers de la finance anglophone (banques à charte, compagnies de fiducie et compagnies d\u2019assurance) dominaient tout.Le contrôle des centres de décisions Le modèle financier québécois repose sur un principe souvent implicite, mais fondamental.Nous avons compris qu\u2019il fallait que tout centre de décisions financières importantes pour le Québec soit sous contrôle québécois ou en tout cas que les intérêts québécois y soient fortement représentés.Dans un monde où la concentration des entreprises est incessante, cela implique que le contrôle d\u2019une institution financière ne puisse être acquis par un individu ou par une société et intégré à un ou à des groupes dont les intérêts et les orientations peuvent être fort différents des besoins de la collectivité québécoise.L\u2019objectif a été en bonne partie atteint, de diverses façons, et cela ne s\u2019est pas fait en un jour.Le Mouvement Desjardins, basé sur la formule coopérative, est l\u2019illustration parfaite d\u2019un centre de décision qui ne peut être détourné de ses fonctions (autrement que par lui-même).Il enregistre, on le sait, près de la moitié des dépôts des particuliers.La formule coopérative a aussi dominé les secteurs de l\u2019assurance-vie, énorme réservoir de capitaux, pendant des années.Cela change rapidement et les mutuelles se transforment en sociétés par actions.Le cas le plus récent est celui de l\u2019Alliance Industrielle.Mondialisation ou pas, la possibilité que cette nouvelle compagnie soit vendue à des intérêts étrangers et cesse d\u2019être un centre de décision québécois est réel.Le ministre des Finances du Québec doit cependant, en vertu de la Loi des assurances, donner son approbation à un transfert de plus de 10 % des actions d\u2019une société d\u2019assurances à une société ou à un actionnaire.Par ailleurs, le président de l\u2019Alliance Industrielle a fait adopter la semaine dernière une loi privée à l\u2019Assemblée nationale du Québec pour interdire l\u2019acquisition par quiconque de plus de 10 % des actions de la nouvelle société.M.Garneau a été lui aussi ministre des Finances du Québec.(.) En outre, si on s\u2019est plaint longtemps au Québec comme au Canada de la carence de capital de risque, la question est maintenant réglée.Parmi tous les fonds qui sont apparus, le Fonds de solidarité des travailleurs de la FTQ, du Québec, est de loin le plus important réservoir de capital de risque.Comme dans le cas des coopératives et des mutuelles, le centre de décisions est solidement implanté au Québec et commence à s\u2019implanter en région.Sans l\u2019intervention du ministre des Finances, vous le savez, le Fonds de solidarité n\u2019aurait jamais existé.Le modèle financier québécois a, inutile de le souligner, une très forte composante publique, gouvernementale.La Caisse de dépôt et placement, la Société générale de financement, la Société de développement industriel (Investissement Québec), plus récemment les Innovatech, sont toutes partie au financement de l\u2019entreprise québécoise.Seule une décision gouvernementale, celle de les privatiser, pourrait modifier leur rôle et leur vocation.Dans la construction du secteur financier au Québec, il y a eu des échecs, des cafouillages.Le plus connu (depuis la publication des travaux de Rosaire Morin dans l\u2019Action nationale) a certainement trait à l\u2019ampleur du déplacement vers Toronto de la gestion de l\u2019épargne des Québécois investie dans les fonds mutuels et les fonds de pensions.Des cas comme celui de Canagex (envoi à Toronto, par Desjardins, de sa filiale de gestion de portefeuille) sont navrants, pour ne pas dire plus.Et même pas payants.La Bourse de Montréal Le second échec, ou cafouillage, si on veut, a trait à la Bourse de Montréal.C\u2019est important une bourse.Dans le débat des derniers mois, on a parfois soulevé la question de l\u2019intégration économique et de la mondialisation pour justifier qu\u2019un pays renonce à avoir sa bourse.C\u2019est une erreur.Il est facile de le démontrer.Tous les jours, l\u2019International Herald Tribune publie une page de cours boursiers d\u2019un grand nombre de pays, européens en particulier.Prenons l\u2019exemple de trois pays, tous plus petits que le Québec.La Norvège a refusé d\u2019entrer dans l\u2019union européenne et n\u2019a donc pas adopté l\u2019euro comme monnaie.Il y a une bourse à Oslo.Le Danemark est membre de l\u2019Union européenne mais refuse d\u2019adopter l\u2019euro.Il y a une bourse à Copenhague.La Finlande est membre de l\u2019Union européenne et a adopté l\u2019euro.Il y a une bourse à Helsinki.Pourquoi ?Parce que dans ces pays comme ailleurs, une petite entreprise lancée par un particulier, une famille ou des associés va éventuellement faire une émission publique de titres pour augmenter les capitaux dont elle dispose (et aussi pour réaliser un profit sur les placements initiaux).La petite entreprise devient moyenne et peut-être un jour sera-t-elle grande.(.) Revenons à Montréal.Il est vrai que depuis longtemps, Toronto est plus importante que Montréal.Il y a eu des efforts pour raviver la Bourse de Montréal.Mais la combinaison du Régime épargne-actions, du travail remarquable de Pierre Lortie au cours des années 1980, et l\u2019appui de la Caisse de dépôt et de Lévesque Beaubien Geoffrion n\u2019ont pas suffi.Il faut dire que le système n\u2019a pas aidé.Le poids des maisons de courtage ontariennes au conseil de direction de la Bourse de Montréal n\u2019a pas facilité les choses.Quand on en arrive au point où la quasi totalité des membres représentent des maisons de Toronto, on ne s\u2019étonne pas du cheminement.On a si souvent décrit les caractéristiques de l\u2019entente entre les bourses que je n\u2019ai pas besoin d\u2019y revenir.Retenons seulement que : La Bourse de Montréal était petite, mais ce n\u2019était pas un canard boiteux.Elle rendait les services qu\u2019on lui demandait et faisait un profit de 10 % sur son chiffre d\u2019affaires.Le succès de Montréal dans certains produits dérivés est remarquable.Des institutions financières québécoises ont fait beaucoup d\u2019argent.Elles voudraient bien que cela continue et même que cela augmente.Ce qui est louable, mais pas à n\u2019importe quel prix.L\u2019intérêt privé est une chose admirable.L\u2019intérêt public aussi.Le commerce des actions des sociétés les plus connues se fait de plus en plus directement avec New York et par Internet.Que Montréal abandonne cela à Toronto contre l\u2019exclusivité des produits dérivés, pourquoi pas ?Mais envoyer les entreprises québécoises obligatoirement à Toronto ou à Calgary est clairement contraire à l\u2019intérêt public.Le compromis obtenu par le ministre des Finances est peut-être ce qu\u2019il a pu faire de mieux dans les circonstances, mais alors il fallait changer les circonstances.Pourquoi une loi ?Cela passait nécessairement par un changement des règles du jeu, c\u2019est-à-dire par une loi.Je ne parle pas du projet de loi qui a initialement été préparé et qui vous donnait, en tant que ministre des Finances, des pouvoirs arbitraires trop imprécis.Bien sûr que les milieux financiers n\u2019auraient pas aimé cela.Moi non plus et bien d\u2019autres encore.Il aurait fallu vous faire donner, pour une période de six mois par exemple, le pouvoir : de transformer le statut de la Bourse de Montréal pour en faire une compagnie ; d\u2019assurer une répartition des actions de façon à ce qu\u2019il y ait une évidente majorité québécoise composée non seulement de représentants du courtage, mais d\u2019institutions financières québécoises privées coopératives et publiques ; en somme, il aurait fallu faire entrer le modèle québécois à la Bourse ; de donner comme première tâche au nouveau conseil celle de négocier un compromis qui se rapproche davantage de votre proposition initiale (celle où les sociétés à capitalisation inférieure à 500 millions de dollars pouvaient être inscrites à Montréal ; de payer des indemnités, le cas échéant.Une fois ce travail accompli, le gouvernement n\u2019avait qu\u2019à se retirer et à laisser la nouvelle compagnie privée fonctionner, sous l\u2019autorité évidemment de la Commission des valeurs mobilières du Québec.Maintenant, c\u2019est trop tard.Il faut tenter de sauver des meubles.Cela veut dire ne pas laisser presque toutes les premières émissions d\u2019entreprises québécoises entre les mains des courtiers de la Bourse de Toronto.C\u2019est trop dangereux.Vous souvenez-vous de l\u2019époque pas si lointaine où la Commission des valeurs mobilières de l\u2019Ontario poursuivait la Caisse de dépôt devant les tribunaux pour l\u2019empêcher de transiger à la Bourse de Toronto ?Vous dites que vous avez des projets pour la Bourse de Montréal.Tant mieux.N\u2019oubliez pas Nasdaq.Lorsque, il y a quelques années (encore le passé !, décidément je radote.) Marleau et Lemire ont voulu introduire Nasdaq au Québec, on a trouvé les lois et règlements pour les empêcher de le faire.S\u2019il fallait un petit amendement pour créer un peu de concurrence à Toronto, pourquoi pas, en dépit de la mondialisation et du libre-échange (ici on devrait placer un point d\u2019ironie.).Et maintenant les banques ! Je ne veux pas être prophète de malheur, mais je crois que la prochaine crise n\u2019est pas loin.Elle ne touche pas la Bourse, mais les banques à charte, ou plutôt les banques à charte québécoises.On me dira que les banques sont de juridiction fédérale et que nous, à Québec, nous devrions nous mêler de ce qui nous regarde.Et pourtant.J\u2019ai mentionné précédemment que la loi fédérale sur les banques interdit à un seul actionnaire de contrôler plus de 10 % des actions d\u2019une banque.La Commission fédérale McKay a recommandé des changements à cette règle.Le ministre fédéral des Finances, M.Paul Martin, a manifesté son intention d\u2019accepter ces changements et annoncé que des amendements seront présentés bientôt.De quoi s\u2019agit-il ?Les banques à charte dont la capitalisation est inférieure à un milliard de dollars pourraient dorénavant être contrôlées à 100 % par un seul actionnaire.La Banque Laurentienne est dans cette catégorie, avec la Western Bank.Pour toutes les banques dont la capitalisation se situe entre un et cinq milliards, un seul actionnaire pourrait contrôler 65 % des actions.Il n\u2019y a au Canada qu\u2019une seule banque à charte dans cette catégorie, c\u2019est la Banque Nationale.Quant aux banques dont la capitalisation dépasse cinq milliards, la règle du 10 % passerait à 20 %, mais personne ne pourra vraiment en prendre le contrôle.En somme, le contrôle des deux seules banques québécoises sera mis en vente.Un des deux présidents, pressenti par un journaliste, s\u2019est montré prudent, hésitant et a conclu que, bien sûr, si le prix était bon.(.) Jacques Dumont et Jean Faubert, dans L\u2019Action nationale de ce mois-ci, décrivent avec précision les intentions exprimées par le gouvernement fédéral à l\u2019égard des institutions financières et en examinent les conséquences pour le Québec.Cela déborde largement le cadre du contrôle des banque à charte.Vous aurez à livrer, Monsieur le Ministre, probablement la plus difficile bataille de votre carrière aux Finances si M.Martin persiste dans ses intentions.Peut-être pouvez-vous l\u2019amener à renoncer à son projet.En tout cas, bonne chance ! PHOTOTHÈQUE, La Presse Jacques Parizeau Je ne veux pas être prophète de malheur, mais je crois que la prochaine crise n\u2019est pas loin.Elle ne touche pas la Bourse, mais les banques à charte, ou plutôt les banques à charte québécoises.On abuse aujourd\u2019hui, à mon sens de l\u2019expression «modèle québécois».Il y a un domaine où cette expression a un sens bien réel, c\u2019est celui du secteur financier. 2LP0401B1130 B 4 (mardi) ARTS 2LP0401B1130 ZALLCALL 67 00:41:51 11/30/99 B B 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 30 NOVEMBRE 1999 Arts et spectacles Pas le temps de fêter, trop de télé Plusieurs émissions spéciales dans la soirée du 31 décembre Le théâtre pour enfants du Québec a du succès en France TÉLÉVISION Louise Cousineau MICHEL DOLBEC Presse Canadienne, PARIS La compagnie de théâtre montréalaise Le Carrousel a fêté son 25e anniversaire en créant en France sa vingtième pièce, L\u2019Autoroute, de Dominick Parenteau-Lebeuf.En France, le Carrousel est, avec le Théâtre des Deux Mondes, la plus connue des compagnies « jeune public » québécoises.Depuis le début des années 1990, le Carrousel a pris l\u2019habitude d\u2019effectuer une ou deux tournées par année de ce côté-ci de l\u2019Atlantique.L\u2019Ogrelet, écrit par Suzanne Lebeau, la cofondratrice du Carrousel, a été joué près d\u2019une centaine de fois depuis sa création en 1997, tout comme Petit Navire, de Normand Chaurette, qui poursuit une belle carrière en italien, en espagnol et en anglais.Si le théâtre québécois pour le jeune public a si bonne réputation en France, c\u2019est en bonne partie parce qu\u2019il refuse de traiter les enfants comme des êtres moins intelligents ou moins sensibles que les adultes.« Le théâtre pour enfants n\u2019est pas un sous-genre, répète le metteur en scène Gervais Gaudreault, cofondateur du Carrousel.C\u2019est du théâtre à part entière.Donc, on ne sur-joue pas, on n\u2019évite pas les émotions, les évocations ou les métaphores.Les enfants comprennent les signes théâtraux de façon remarquable.Et eux aussi ont besoin de sens.» La production québécoise n\u2019hésite pas à aborder des thèmes réputés difficiles : la violence faites aux enfants dans l\u2019Histoire de l\u2019oie de Michel Marc Bouchard (les Deux Mondes), l\u2019absence de la mère dans L\u2019Autoroute.Le propos est inhabituel.La mère est rarement la grande absente dans la théâtre, comme dans la vie.Mais c\u2019est le propre du théâtre d\u2019adopter un point de vue singulier.» Les spectateurs, les enfants comme leurs parents, sont touchés par cette histoire.Les premiers sont « attentifs, émus, séduits », les seconds restent « songeurs », a écrit après la première le mois dernier à Narbonne le quotidien L\u2019Indépendant.La tournée de création de L\u2019Autoroute prend fin le 8 décembre, après environ 25 représentations.La pièce sera présentée en janvier au théâtre français du Centre national des arts (également coproducteur) et en mars à la Maison-théâtre de Montréal.Céline Dion Marc Labrèche Bernard Derome Ne vous étonnez pas que les gens ne veuillent pas sortir le soir du 31 décembre : la télé offrira une abondance d\u2019émissions spéciales et les réseaux ont presque réussi à ne pas trop se marcher sur les pieds.Mais pas tout à fait.Jusqu\u2019à maintenant, personne n\u2019a pensé à se plaindre de l\u2019absence du traditionnel Bye Bye.À TQS, La Fin du monde sera enfin à 7 h, avec une spéciale d\u2019une heure en direct de Marc Labrèche et sa bande depuis le théâtre Corona.Sauf Jean-René Dufort qui sera à Londres où l\u2019an 2000 arrivera avant et qui nous parlera au pied de Big Ben.Paul Houde et Bruno Blanchet seront en studio avec Labrèche, Isabelle Maréchal et Patrick Masbourian courront les bars et autres endroits chauds de Montréal.À 20 h, Radio-Canada offrira sa spéciale d\u2019une heure de La Petite Vie étant donné que les reprises cette saison sont toujours au premier rang du palmarès, on imagine que cette émission originale où les Paré angoissent sur le bogue attirera plus de deux millions de téléspectateurs.À 21 h, TVA est au Centre Molson où Céline Dion fait ses adieux dans une spéciale de quatre heures en direct.Les publicités ont été encantées durant le mois d\u2019octobre : le spot de deux minutes juste avant le coup de minuit \u2014 et le baiser présumé de la divine \u2014 a été vendu 84 000 $, un record québécois qui est toutefois loin des 750 000 $ US pour 30 secondes au Superbowl.TVA refuse de confirmer que l\u2019acheteur est Vidéotron, l\u2019actionnaire principal de TVA, à qui on n\u2019aurait pas fait de cadeau.La moitié des spots ont été vendus à l\u2019encan, et depuis, les prix ont augmenté, de dire une porte-parole de TVA.Attention : Radio-Canada sera sur le coup de l\u2019arrivée de l\u2019an 2000 dans une vaste émission animée par Bernard Derome depuis 4 h 40 le matin du 31 décembre, jusqu\u2019au samedi 1er janvier à 6 h 10.Pourvu que l\u2019électricité fonctionne encore chez nous.Aujourd\u2019hui 2000 ne s\u2019arrêtera que pour laisser nos Paré s\u2019exprimer, et contrera Céline et sa bande en soirée.Cette spéciale nous fera faire le tour du monde avec des spectacles devant les pyramides d\u2019Égypte, aux Champs-Élysées, à la Tour de Londres, au Temple du Soleil au Pérou, etc.Les reprises du soir du jour de l\u2019An seront plus problématiques.Céline Dion et son groupe s\u2019installeront à TVA à 18 h 30 jusqu\u2019à 22 h 30.Celle de La Petite Vie sera à 20 h, donc contre Céline.TQS n\u2019a pas pris de chance : elle offrira deux reprises de La Fin du monde : le 1er janvier à 23 h, donc après Céline et le 2 janvier à 18 h.Quant à Bernard Derome et son party planétaire, il seront repris en abrégé de 18 h 30 à 20 h le jour de l\u2019An et les hauts faits canadiens de 21 h à 22 h.Nouvelles chaînes spécialisées : lancement reporté au 31 janvier Les quatre nouvelles chaînes francophones spécialisées qui devaient être lancées le 10 janvier attendront le 31 janvier pour entrer en ondes.Selon Pierre Roy, président d\u2019Astral, qui lancera les chaînes de Fiction et d\u2019Histoire, c\u2019est une raison de marketing qui cause le délai.« Toutes les agences de publicité nous ont dit que lancer une campagne de publicité le 10, c\u2019était perdre notre temps et notre argent.Les gros spectacles télévisés du temps des Fêtes et l\u2019arrivée du millénaire vont beaucoup occuper les téléspectateurs.» De plus, les vacances de Noël causaient un problème pour les lancements de chaînes, plusieurs journalistes qui couvrent la télé étant en congé.Les chaînes spécialisées n\u2019annonceront pas leur entrée en ondes à la télé conventionnelle.Selon M.Roy, « les chaînes ne nous laisseront pas acheter de publicité, et de toute façon, nous n\u2019avons pas les moyens.» Les canaux Évasion (voyages), Z ( science et science-fiction), Histoire et Fiction seront logés sur un nouvel étage qui coûtera autour de 6 $ par mois aux abonnés du câble.Il sera facultatif.Les téléspectateurs n\u2019auront rien à payer jusqu\u2019au 1er avril, les nouvelles chaînes voulant offrir un échantillon gratuit de leur programmation pour attirer la clientèle.Le CRTC a accordé la permission de reporter le lancement au 31 janvier, a confirmé M.Roy hier.L\u2019OSM: cinq fois en cinq jours Horaire inhabituel cette semaine à l\u2019Orchestre Symphonique de Montréal.Il n\u2019y a pas de concert double du mardi et du mercredi, plutôt un programme de la nouvelle série « Les Week-ends de l\u2019OSM » vendredi et samedi, 20 h, salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.Le chef invité est le Hollandais Hans Vonk, 57 ans, successeur de Leonard Slatkin à l\u2019Orchestre Symphonique de St.Louis ; le soliste, le jeune violoniste russe Vadim Repin, 28 ans.Débuts à l\u2019OSM pour Vonk (annoncé il y a quelques années, il s\u2019était décommandé) et première présence de Repin à la PdA, mais non à l\u2019OSM dont il fut soliste dans le Tchaïkovsky à Lanaudière en 1994.La première oeuvre annoncée, Le Lac enchanté, de Liadov, est remplacée par The Unanswered Question, de Charles Ives.Le reste du programme est inchangé : premier Concerto de Chostakovitch (que Repin a enregistré chez Erato en 1995) et première Symphonie de Brahms.Les deux soirs, au Piano Nobile de la salle, Vadim Repin tiendra à l\u2019entracte une séance d\u2019autographes.Dès demain, l\u2019OSM se produit deux fois, dans deux programmes différents.À 10 h 30, salle W.-P., aux « Matins symphoniques Métro », Yannick Nézet-Séguin dirige la première Symphonie de Beethoven et reprend les Variations sur un thème de Haydn, de Brahms, qu\u2019il dirigeait dimanche au concert des lauréats du Concours OSM.Haydn \u2014 Concerto en do majeur \u2014 est aussi le choix du soliste, Theodore Baskin, hautbois-solo de l\u2019OSM.En soirée, 19 h 30, cette fois à la basilique Notre-Dame, le public sera invité à chanter des airs de Noël avec l\u2019OSM et les Petits Chanteurs du Mont-Royal, sous la direction de Richard Hoenich, ancien basson-solo et chef assistant de l\u2019orchestre.Retour à Notre-Dame dimanche, 21 h, pour un court concert commémorant la tragédie de Polytechnique.Agnes Grossmann, dans ses débuts à l\u2019OSM, donnera alors le Requiem de Mozart avec le Choeur Saint-Laurent.Jeudi soir n Initiative du Théâtre Lyrichorégra d\u2019Alain Nonat, le « gala bénéfice » annuel des Jeunes Ambassadeurs lyriques a lieu jeudi soir, 19 h 30, salle Claude-Champagne.Avec l\u2019Orchestre Symphonique des Jeunes de Montréal, dir.Louis Lavigueur, une dizaine de jeunes chanteurs, la plupart canadiens, les autres étrangers, se produiront devant des directeurs de théâtres lyriques et organisateurs de concours susceptibles de leur obtenir auditions et engagements.Parmi les chanteurs au programme : Olivier Laquerre, baryton.Parmi les membres du jury : Guy Montavon, coordinateur du Concours Belv e d e r e , d e Vienne.Deux autres concerts jeudi soir.À 19 h 30, Christ Church Cathedral : programme polonais du pianiste Karol Radziwonowicz (dont on connaît le coffret Tandem de trois disques consacré aux oeuvres concertantes de Chopin en version musique de chambre).À 20 h, Chapelle historique du Bon-Pasteur : troisième et dernier programme Beethoven violon-piano d\u2019Olivier Thouin et Suzanne Blondin.Vendredi soir n La soirée de vendredi comprend, en plus du concert de l\u2019OSM, quatre événements, tous à 20 h.Dans les deux principales salles de McGill : l\u2019Orchestre symphonique des étudiants, dir.Tania Miller, dans Sibelius et Stravinsky, à Pollack, et la violoniste britannique Monica Huggett avec l\u2019Ensemble Arion, à Redpath.À la salle Claude-Champagne : l\u2019Orchestre de l\u2019Université de Montréal, dir.Jean-François Rivest, dans Brahms et Walton.Au Théâtre La Chapelle : création de l\u2019opéra de chambre Des hommes inutiles, de Francis Caron.Samedi soir n Sous le titre Una serata magica, l\u2019Orchestre Métropolitain et son chef Joseph Rescigno présentent un programme italien de Noël samedi soir, 19 h 30, salle Maisonneuve de la PdA.Après une suite tirée de la musique du film La Strada, de Nino Rota, et la Danse des heures de l\u2019opéra La Gioconda, de Ponchielli, on assistera à une version dansée et parlée de La Boutique fantasque, de Respighi d\u2019après Rossini.Ce programme est donné en périphérie dès demain et jusqu\u2019au 15 décembre.Les prix Opus n La troisième proclamation annuelle des prix Opus de musique classique a lieu dimanche, 16 h, à l\u2019Usine C (1345, Lalonde).Le palmarès comprend un total de 25 prix.L\u2019admission à cette manifestation est de 55 $.On en entendra des extraits en différé le lendemain à 13 h 30 à Radio-Canada.Les JMC : 50 ans n L\u2019Orchestre-réseau et le Choeur du Conservatoire, dir.Franz-Paul Decker, souligneront les 50 ans des Jeunesses Musicales du Canada par un concert radiodiffusé en direct à Radio-Canada lundi soir, 20 h, basilique Notre-Dame.Au programme : la Messe solennelle de sainte Cécile, de Gounod, le Quatuor op.25 de Brahms transcrit par Schoenberg et une création de Clermont Pépin, Prélude et Passacaille, en hommage à Gilles Lefebvre, fondateur des JMC.En bref n Yuli Turovsky et ses Musici sont actuellement en tournée européenne.Espagne, Allemagne, et retour le 12 décembre.La pianiste Louise Bessette joue les Vingt Regards sur l\u2019Enfant-Jésus, de Messiaen, le 16 décembre au Grand Théâtre de Québec.MUSIQUE Claude Gingras Vadim Repin Remise de prix aux écrivains anglais du Québec Les écrivains anglais du Québec, qui ont leur propre système de promotion de ce qui s\u2019est fait de mieux en littérature anglaise d\u2019ici, ont distribué hier soir leurs prix QSPELL (Quebec Society for the Promotion of English-Language Literature).Elyse Gasco a remporté deux prix pour Can You Wave Bye Bye Baby, (M&S) ; le premier dans la catégorie fiction, le deuxième dans la catégorie premier livre.Le prix de la poésie est allé à Bruce Taylor, pour Cold Rubber Feet dans Facts chez Vehicule Press.C\u2019est le troisième QSPELL pour le poète.Elaine Kalman Naves, chroniqueur littéraire à The Gazette, est honorée dans la catégorie récit non fictif, pour Putting Down Roots : Montreal\u2019s Immigrant Writers (Véhicule Press).Et Sheila Fishman l\u2019emporte en traduction pour The Festive Nights (House of Anansi Press), la version anglaise de Soifs de Marie-Claire Blais.2798201 2LP0501B1130 B 5 (mardi) ARTS 2LP0501B1130 ZALLCALL 67 00:38:32 11/30/99 B LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 30 NOVEMBRE 1999 B 5 Les parents traducteurs Depuis plusieurs mois deja, lfUnion des artistes fait parvenir regulierement aux medias la liste des films americains doubles au Quebec.A voir les communiques qui sfempilent sur mon bureau, tout va pour le mieux dans le merveilleux monde du doublage.Les Americains font de plus en plus appel aux services des comediens dfici.Et les spectateurs unilingues francais ne sont plus obliges de se farcir des accents pointus et des expressions a coucher dehors.En principe, on devrait se rejouir de la situation.En pratique, cfest moins evident.Car pour peu que vous soyez comme moi le parent dfun enfant de huit ans qui nfest pas encore bilingue, le doublage quebecois ne regle pas tout.Entre autres, il ne regle pas le fait que dans lfile de Montreal les ecrans en francais sont une espece en voie dfextinction.Prenez un film comme Histoire de jouets 2.En ouvrant votre journal, vous aurez lfimpression que ce film double au Quebec est a lfaffiche partout, meme chez votre depanneur.Mais lisez attentivement.Vous decouvrirez qufa Montreal, il ne joue en francais qufau Parisien.Pour voir Histoire de jouets 2 ailleurs, il vous faudra demenager a Saint- Bruno, LaSalle, Sainte-Therese, Laval, Boucherville ou Saint-Basile.Jfallais oublier le nouveau cinema Guzzo de Saint-Laurent.Cfest vrai qufon peut y voir Toy Story 2 en francais.Pour le reste par contre, tous les films a lfaffiche de ce chic cinema montrealais sont en anglais, et cela meme si la majorite des ethnies qui le frequentent parlent francais.Passons au Paramount maintenant, le plus beau et le plus grand cinema du centre-ville de Montreal.Ici, on peut tout faire : prendre une biere ou un cafe, manger une frite ou une pointe de pizza, passer une journee entiere a monter et descendre la pente de ski des escaliers mobiles.On peut tout faire et tout voir sauf un film double en francais.Nous sommes pourtant au coeur de Montreal, la premiere ville francophone en Amerique et la deuxieme au monde.Nous sommes aussi a une porte de chez Simons, le magasin quebecois par excellence.Malheureusement, un enfant de huit ans ne et eleve a Montreal et nfayant pas encore eu le temps de parfaire son anglais y est a toutes fins utiles interdit de sejour.Cfest dommage, direz-vous.Non, ce nfest pas dommage.Cfest insultant.Car si jfavais voulu mettre au monde un petit anglais, je lfaurais fait.En attendant, je suis la mere dfun enfant qui ne trouve aucun echo de sa langue maternelle dans la ville qui lfa vu naitre.n n n Je savais qufen devenant parent, jfheritais dfun certain nombre dfobligations et de responsabilites.Je me doutais que ma definition de taches serait vaste.Mais jamais nfaurais- je pu mfimaginer que je devrais y inclure la fonction de traducteur.Or, depuis quelques annees deja, je passe mes fins de semaine et mes soirees a traduire les jouets pourris de mon fils.Mon calvaire a commence avec les commandes des cassettes Nintendo, inscrites en japonais et en anglais.Mon calvaire sfest poursuivi avec les cartes Pokemon.Et laissez-moi vous dire qufil faut se lever de bonne heure pour traduire lfobscure et indigeste verbiage qui tartine chaque carte Pokemon.Meme une parfaite bilingue y perd son latin.En France pendant ce temps-la, les inscriptions sur les Pokemons sont en francais.Et les petits Francais jouent tous au Nintendo en francais.Tout comme en Allemagne ou les petits Allemands jouent au Nintendo en allemand.Il nfy a qufau Quebec ou les enfants nfont pas le droit de sfamuser dans leur langue.n n n La semaine derniere, la journaliste Lucie Tremblay a signe pour le Telejournal de Radio- Canada un reportage sur le phenomene.On y voyait la ministre Louise Beaudoin soupirer en se promenant dans un magasin de jouets de Quebec.On y decouvrait que lfanglicisation de lfemballage depassait largement lfunivers des Nintendo et des Pokemons et que la majorite des poupees parlantes le faisaient la plupart du temps en anglais.Tant et si bien qufune petite Quebecoise dfaujourdfhui nfa pas le choix.Si elle ne comprend pas lfanglais, elle devra transposer son besoin de catiner sur un camion.Lfaffront que subissent les petits Quebecois de langue francaise nfest pas que cinematographique.Il couvre la presque totalite de la surface chez Zellers, Walmart, Toys RfUs et Radio Shack.Il a fait de leurs parents des traducteurs a plein temps.Si les parents sont frustres, ca ne parait pas.Ce nfest en effet qufune minorite qui a la patience ou lfenergie de remplir un formulaire et de deposer une plainte a la Commission de la protection de la langue francaise.Dans un tel contexte, pas surprenant que les distributeurs de jouets, tous unilingues anglais et tous bases a Toronto, ne fassent rien pour corriger la situation.Pourquoi le feraient- ils puisqufau Quebec, tout le monde ferme sa gueule et traduit.Peut-on esperer un jour voir la lumiere au bout du tunnel ?Ca depend.Dans le cas des cartes Pokemons qui contreviennent carrement a la loi, il y a de lfespoir.Certains distributeurs dfici ont decide de sfapprovisionner carrement en France.Dfici un mois ou deux, les cartes francaises vont debarquer au pays.Pour les jeux Nintendo, cfest plus complique.Quand bien meme un fournisseur acheterait les Nintendos produits pour la France, cela ne servirait a rien.Nos consoles ne sont pas compatibles avec les consoles europeennes.Et comme nous representons un minuscule marche ecrase par les demandes de nos puissants voisins, je ne vois pas pourquoi un fabricant aurait la grandeur dfame de fabriquer des jeux americains en francais juste pour nos beaux yeux.Reste qufil est peut-etre interdit de rever mais non de protester.Jfencourage donc tous les parents tannes de servir de traducteur a leurs enfants a protester vigoureusement aupres des vendeurs de chez ToysfRfUs, Zellers et Walmart.Si les vendeurs ou leurs patrons ne parlent pas francais, nfhesitez surtout pas a traduire.Un jour, ils vont peut-etre finir par comprendre.Nathalie Fabienne Thibeault monte une feerie musicale en France FLORENCE PITARD collaboration speciale FERCE-SUR-SARTHE Ferce-sur-Sarthe, village tranquille des Pays de la Loire.Cinq cents ames tout au plus, groupees autour de lfecole, la mairie, lfauberge-epicerie.Une population qui pourrait etre multipliee par dix cet ete.Cfest ce petit bout de France que Fabienne Thibeault a choisi pour cadre de son prochain spectacle, Les six rivieres.Le grand son et lumieres musical mobilisera pres de 500 personnes fin juillet debut aout.Pour la plupart, des benevoles de la region, que Fabienne Thibeault est venue rencontrer fin octobre.Par quel hasard la chanteuse quebecoise a-t-elle bien pu arriver la ?á Depuis 20 ans, je vis majoritairement en France.Et jfai des origines dans la region, puisqufun de mes ancetres, Pierre Tremblay, a emigre en 1645 de Randonnai, dans le Perche, au nord dfici.En 1998, jfai organise a Saint-Cosmeen- Vairais, pas tres loin de Randonnai, le festival Euroquebec.â Cfest la qufelle rencontre une conseillere regionale des Pays de Loire, Cecile Bayle de Jesse.Elle lui fait part de son grand projet de spectacle feerique.Un eloge de la ruralite, tournant autour de la Loire et de ses affluents, et mettant a lfhonneur les metiers anciens.Cecile Bayle de Jesse cherche un endroit correspondant au projet.Ce sera Ferce.Fabienne Thibeault est tout de suite tombee amoureuse de ce petit bourg ou coule la Sarthe, et de son chateau entoure de douves, qui servira de decor au spectacle.Le projet de Fabienne Thibeault est ambitieux.Une sorte de melange entre Starmania, Notre-Dame de Paris et les sons et lumieres du Puy du Fou, en Vendee.á Il sfagit dfune fable basee sur le patrimoine, lfhistoire et la realite des Pays de la Loire, a la fois moderne et traditionnelle.Un grand spectacle fantastique utilisant tous les ressorts du conte de fees, a dit la chanteuse.â En dehors des premiers roles, les organisateurs ont besoin de tout une armee de benevoles.Des auditions ont donc ete organisees pour recruter parmi les habitants de la region des centaines de figurants, mais aussi des personnes capables de coudre des costumes et de fabriquer des decors.Tous ceux qui possedent des vieux outils, des instruments anciens ou un savoirfaire artisanal sont egalement attendus.Le spectacle sera donne six fois entre le 25 juillet et le 5 aout, et les organisateurs esperent attirer 4000 spectateurs a chaque seance.Un CD et des produits derives seront tires du spectacle.Mais le but de lfexercice nfest pas uniquement commercial ou artistique.á Cfest une aventure humaine qui va redynamiser le tissu social et defendre la ruralite â, souligne Fabienne Thibeault.Car la serveuse automate de Starmania se veut aujourdfhui le chantre de la ruralite.Elle multiplie les initiatives en ce sens : organisation dfun grand spectacle pour la fete du haricot de Castelnaudary, patrie du cassoulet ; participation a la fete de la batteuse dans un petit village de la Creuse ; parrainage de la fete du pain ; nombreuses incursions dans le vignoble de Saumur-Champigny.Ce dynamisme meritait bien une recompense.Le ministre de lfAgriculture Jean Glavany lui a donc remis la medaille du Merite agricole.Une distinction dont la chanteuse nfest pas peu fiere.Fabienne Thibeault VOTRE SOIREE DE TELEVISION Louise Cousineau 17:30 a - LES DETECTEURS DE MENSONGES Le serieux animateur Paul Arcand a passe a un vote de devenir le menteur de lfannee.Autres invites: Michel Lacombe et Louise Cousineau.19:00 r - ENTfCADIEUX Dernier episode de ce teleroman de Guy Fournier qui a dure 7 ans.19:00 A - LES CHOIX DE SOPHIE Speciale sur lfart engage avec notamment la cineaste Manon Barbeau, lfancien entartiste Francois Gourd et le redacteur en chef du Couac Jean-Francois Nadeau.19:30 a - LA FACTURE Armoire de cuisine couteuses et pas finies; les aleas des mots anglais dans le commerce.19:30 A - CULTIVE ET BIEN ELEVE Connaissez-vous lfaiguillat des Iles-de-la-Madeleine?Le dos se vend en France, le ventre en Allemagne, les ailerons et la queue en Chine?Mais en avonsnous a Montreal?19:30 K - 2000 ANS DE BOGUES Jean-Rene Dufort rencontre des inventeurs-patenteux du Quebec.21:00 a - ENJEUX Polytechnique 10 ans apres: que sont devenus les survivants et quel bilan tracent-ils de cette affreuse journee?21:00 3 - BIOGRAPHIES QUEBECOISES Denis Drouin, qui fut longtemps le partenaire dfOlivier Guimond.22:00 t D - BARBARA WALTERS Lfanimatrice choisit les 10 personnes qui lfont le plus fascinee en 99.Celine y sera-t-elle?22:30 r - LE POING J Dan Bigras recoit Nanette Workman, Sylvain Cossette, le pilote de course Alexandre Tagliani et le guitariste dfEric Lapointe Stephane Dufour.CANAUX 18h00 a q v 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H K t l CBC h ABC D CBS b NBC g J O 1 2 3 ( 5 - 6 W X 8 9 0 ! .) N Z Y # P + U 4 4 7 7 8 8 5 5 11 11 45 58 13 13 22 22 21 21 23 23 20 20 24 24 47 39 48 34 31 31 26 37 37 68 36 46 3 3 49 47 50 29 32 48 30 30 25 25 19 19 33 33 40 40 32 38 38 27 27 34 45 28 28 15 15 74 35 44 CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO $ 9 9 18 18 CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC Ce soir Virginie La Facture / Armoires cuisine Bouscotte Enjeux / Polytechnique.10 ans apres Le Telejournal/Le Point Les Nouvelles du sport Decouverte (23:28) Le TVA Piment fort / Serge Theriault Ent'Cadieux / Derniere Histoires de filles Km/h Les Machos Le TVA Le Poing J / Sylvain Cossette, Nanette Workman Sports Macaroni tout garni Improvissimo Les Choix de Sophie Cultive et bien eleve Cinema / CATCH 22 (3) avec Alan Arkin, Jon Voight Dream on Les Choix de Sophie Le Present du passe Grand Journal (17:00) Flash / Lara Fabian Henri pis sa gang 2000 ans de bogues Faut le voir pour le croire Quebec en humour Une fois c't'un gars Le Grand Journal La fin du monde.110% Aphrodisia Flash Pulse A.Hollywood Becker Just Shoot me King, Queens Will & Grace Just Shoot me Barbara Walters Presents: Fascinating People of 1999 CTV News Sports News Wheel of.Jeopardy Spin City Spin city Law and Order News Newswatch Red Green Sh.Pit Pony Market Place Venture Life & Times The National / CBC News Nat.Update News ABC News Judge Judy Frasier Spin City Dharma & Greg Spin City Barbara Walters Presents News Night.(23:35) News CBS News E.T.Jag 60 Minutes II Judging Amy Late.(23:35) News NBC News Jeopardy Wheel of.Just Shoot me 3rd Rock.Will and Grace Just Shoot me Dateline NBC Tonight (23:35) Newshour Nightly Bus.Visionaries Intimate Strangers Nova / Mammoths Frontline / Fat The Short List S.McLachlan BBC News Nightly Bus.Newshour Masterpiece Theatre / Shooting the Past (2/2) .Poetry Berkeley Square World News Charlie Rose Simon & Simon Law & Order Biography / Marquis de Sade Investigative Reports City Confidential Law & Order Ben Harper & Jesse Cook Bravo! Videos Dave Turner - Jazz Cabaret Tom Jones.Cinema / VIVA LAS VEGAS (6) avec Elvis Presley Tom Jones NYPD Blue Contact Animal Mer et Monde / Gilles Pelletier Proces-choc Biographies / Denis Drouin Les Incorruptibles Cinema / LE CHOUCHOU.Planification de la retraite Option Retraite Analyses.Psychologie du vieillissement Un nouveau souffle Contextes.des psychotropes .substances psychotropes How'd they do that?@discovery.ca Wild Discovery Exhibit A Grand Illusions Body Story / Breaking Down @discovery.ca Little Lulu Sh.Hoze Houndz Gargoyles Are you Afraid Cinema / THE SECRET OF NIMH (3) Cinema / ANGELS IN THE ENDZONE (6) Are you Afraid Gargoyles Caroline.City Home Improv.Drew Carey 3rd Rock.That 70's Show Party of Five Buffy the Vampire Slayer Drew Carey Star Trek Global News First Nat.News Addams Fam.E.T.Dharma, Greg Frasier Chicago Hope Psi Factor It Seems Like Fashion Quest Spice of Life Historylands It Seems Like Gr.Mysteries Millennium History Bites Mystic Lands Tour of Duty Gentle Doctor Life with Pets Images Success TV Moving Stories Horse Tales Extra Fame, Fortune The Inn Chef .for Dinner?Moving Stories Horse Tales Rythmes du monde Ed Sullivan Pop up video Musicographie / N.Workman Hist.chans.Duo Benezra Generation 70 Musicographie / N.Workman Artiste du mois de novembre / David Bowie Clip La Courbe Beavis &.Clip Hollywood PQ World News Business News Newsworld Reports Pamela Wallin CounterSpin The National Rough Cuts Newsworld Reports Euronews Capital Actions Le Monde ce soir Le Sida: fleau du siecle (1/2) Le Journal RDI Maisonneuve a l'ecoute Le Canada auj.Visages du XXe siecle Qc Courses Sports 30 Mag Hockey / Blackhawks - Senateurs Sports 30 Mag Sports 30 Vacances Nat.Madison Red Dwarf Counterstrike Matrix Due South Cinema / THE HOLE (3) avec Yang Kuei-mei, Lee Kang-sheng Highlander Babylon 5 Sliders From the Earth to the Moon Star Trek (22:15) X-Files (23:15) SportsCentral Cool Shots Gamenight Hockey / Penguins - Sabres Hockey / Avalanche - Canucks Unique au.Volt Panorama Pas sorcier .decouverte La Poursuite du vent Quelle aventure! Panorama Bob Vila's Home again Turning Point Trauma - Life in the ER The Language of the Sexes The Human Sexes Trauma - Life in the ER Off the Record Sportsdesk Basketball / Hawks - Raptors Off the Record Sportsdesk Ned et son.Les Graffitos A.Anaconda Daria Drole de voyou Ren & Stimpy Les Simpson Cybersix Duckman South Park Les Simpson A.Anaconda Teletourisme Idees Lumiere Jrnl (19:03) La Carte aux tresors / Coup de coeur francophone (21:15) Temps present (21:45) Journal belge Journal suisse Soir 3 S.Bus / Zoo Mechanics Changing.Your Health Studio 2 Psycho Planet (21:40) Imprint Studio 2 L'Hopital.Les Copines Sortie gaie Vivre a deux Cinema / LE CRIME DE PAMELA SMART (5) avec Helen Hunt Table ronde Allo docteur Les Copines CiteMag L'Ombudsman Gen.en jeu Deco Design CiteMag Action Emploi A la une Addams Fam.Grade Alien Worst Witch Big Wolf.Sherwood Reboot Shirley Holmes Boy Meets.Student Bodies Goosebumps Addams Fam.Beasties 2LP0602B1130 B 6(mardi) ARTS 2LP0601B1130 ZALLCALL 67 00:42:41 11/30/99 B B 6 R LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 30 NOVEMBRE 1999 EN BREF 2808870 Bureau Inter-arts n Le Conseil des arts du Canada a annoncé récemment la création du Bureau Inter-Arts qui gérera le programme du même nom (remplaçant l\u2019ancien Programme de subventions aux oeuvres interdisciplinaires et de performance).Claude Schryer, artiste de l\u2019interdisciplinarité, dirigera le Bureau avec un budget annuel d\u2019un million de dollars.La mission du Bureau sera de soutenir les approches multiples, hybrides et expérimentales dans les domaines de la recherche, de la création, de la production et de la diffusion.Les subventions s\u2019adresseront à trois catégories : performance, interdisciplinarité et nouvelles pratiques artistiques.(Info : 1-800-263-5588) Jones, administrateur n Le pianiste de jazz Oliver Jones, qui prendra sa retraite à la veille de l\u2019an 2000, a été nommé administrateur au Conseil des arts du Maurier.Détenteur de diplômes honorifiques en musique décernés par trois universités canadiennes (McGill, Saint-François-Xavier et Laurentienne), Oliver Jones est aussi lauréat du prix Martin-Luther- King Jr qui souligne sa contribution à la communauté noire du Canada.Il a, par ailleurs, remporté plusieurs autres prix pour son excellence musicale.Les Dimanches du conte n Le Sergent recruteur, situé au 4650, boulevard Saint-Laurent, accueille les Dimanches du conte.Divulgués par Renée Robitaille, des contes coquins et autres coquineries (entendre érotiques) seront au programme de dimanche prochain.Le 12 décembre, Yves Robitaille puisera dans le répertoire universel sous la bannière de l\u2019errance.Le 19 décembre, les conteuses et conteurs du Sergent recruteur nous livreront des histoires non autorisées du père Noël.Que cache-t-il dans son s a c , a u j u s t e ?( I n f o : 514-890-1838.) Au Jello Bar n Le samedi 4 décembre, le Jello Bar accueille le groupe funk Lili\u2019s Tiger et Freddie James.Organisé par ces mêmes artistes, un jam vachement funky est prévu le mardi suivant (7 décembre) au Jello Bar.Rock dur n Cette semaine, le Café Chaos fait dans le rock dur, voire inoxydable.La soirée de mercredi sera deathmétal avec au menu les groupes Atheretics et Disembarkation.Jeudi, le groupe rock Earth Angels sera au Cahos tandis que samedi, on fera dans le punk-hardcore avec Dischords et les Generators.Alain Brunet 2807169 2806399 2LP0701B1130 B 7(mardi) ARTS 2LP0701B1130 ZALLCALL 67 00:38:40 11/30/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 30 NOVEMBRE 1999 B 7 SPECTACLES Salles de répertoire AUTOBIOGRAPHE (L\u2019) Ex-Centris (salle 1, le Parallèle): 21h15.CHASSE (LA) - ANIKI-BOBO Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra: 21h.CHAT NOIR CHAT BLANC Centre d\u2019essai (6ième étage, pavillon J.-A.DeSève, 2332, Édouard-Montpetit): 17h, 19h15, 21h30.COMPLOT POUR UN MAGOT Collège Édouard-Montpetit (945, chemin de Chambly, Longueuil): 20h.GUINEVERE Cinéma du Parc (2): 17h.HEAD ON Cinéma du Parc (3); 17h15, 19h15, 21h30.JUHA Ex-Centris (salle 1, le Parallèle): 19h40.LETTRE (LA) Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 19h.MANNEQUIN DE BELLEVILLE (LE) - LE PETIT SOLDAT Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 17h.MARELLES (DES) ET DES PETITES FILLES Ex-Centris (salle 1, le Parallèle): 13h30.MINUS MAN (THE) Cinéma du Parc (1): 17h, 19h15, 21h30.OPÉRATION SALAMI Cabaret du Musée Juste pour rire (2111, St- Laurent): 19h30.RIEN SUR ROBERT Ex-Centris (salle 2, Fellini): 14h30, 17h15, 19h25, 21h35.ROMANCE Cinéma du Parc (2): 21h15.ROUTE DU SEL (LA) Ex-Centris (salle 1, le Parallèle): 15h10, 17h30.RUN LOLA RUN Cinéma du Parc (2): 19h.TOUT SUR MA MÈRE Ex-Centris (salle 3, Cassavetes): 13h, 15h, 17h, 19h, 21h.VAN GOGH Cinémathèque québécoise (salle Fernand- Séguin): 19h30.Musique CHRIST CHURCH CATHEDRAL I Medici di McGill.Dir.Wanda Kaluzny.Tanya Nguyen, pianiste.Roméo et Juliette (Tchaïkovsky), Concerto pour piano en do majeur (Haydn), Symphonie no 2 (Brahms): 20h.UNIVERSITÉ McGILL (Pollack Hall) Orchestre à vent de McGill: 20h.UNIVERSITÉ McGILL (Redpath Hall) Orchestre baroque de McGill: 20h.ÉGLISE T.S.NOM DE JÉSUS (4215, Adam) Sylvain Caron, organiste et conférencier: le groupe Jeune France et l\u2019orgue, Daniel-Lesur et Olivier Messiaen: 19h30.Théâtre THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE (84, Ste-Catherine O.) Marie Stuart, de Dacia Maraini.Trad.de Marie- José Thériault.Mise en scène de Brigitte Haentjens.Avec Anne-Marie Cadieux et Pascale Montpetit.Du mar.au ven., 20h; sam., 15h et 20h.THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE (Place des Arts) Un Mari idéal, de Oscar Wilde.Mise en scène et adaptation de Françoise Faucher.Avec Yves Jacques, Marie-France Lambert, Benoit Gouin, Sophie Faucher, Suzanne Clément, Gérard Poirier, Béatrice Picard, Victor Désy, Anne Bryan, Danielle Lépine et Gilles Cazabon.Du mar.au ven., 20h; sam., 16h et 20h30.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT (4664, St-Denis) Bousille et les justes, de Gratien Gélinas.Mise en scène de Micheline Lanctôt.Avec Benoît Brière, Nicole Leblanc, Stefan Perreault, Charles Imbeau, Marie Charlebois, Diane Langlois, Marie- Chantal Perron, Marc Grégoire et Vincent Giroux.Du mar.au ven., 20h; sam., 15h et 20h; dim., 15h.THÉÂTRE D\u2019AUJOURD\u2019HUI (3900, St-Denis) 24 Poses (portraits), de Serge Boucher.Mise en scène de René Richard Cyr.Avec Louison Danis, Michel Dumont, Roger Léger, Adèle Reinhardt, Guylaine Tremblay, Hugo Dubé, Sylvain Bélanger et Marc Legault.Jeu., ven., 20h.THÉÂTRE DENISE-PELLETIER (4353, Ste-Catherine E.) Le Menteur, de Pierre Corneille.Mise en scène de Martin Faucher.Jeu., ven., 20h; sam., 16h.THÉÂTRE PROSPERO (1371, Ontario E.) Marie-la-putain, d\u2019Hélène Robitaille.Avec Gabrielle Robichaud, Stéphane Saint-Jean, Frédéric Dubois, Annie Morvan, Lyne Rodier, Frédéric Blanchette, Guillaume Champoux, François Létourneau, Patrice Robitaille, Myriam Houle, Marie-Christine Lalonde et Anick Lemay: 20h.ESPACE GO (4890, St-Laurent) W.C., de Marie Michaud et Brigitte Poupart.Avec Lorraine Côté, Sylvie Drapeau, Nathalie Mallette, Lyne Nault, Brigitte Poupart, Jean Turcotte et Michel Monty.Du mar.au sam., 20h.ESPACE LIBRE (1945, Fullum) Les Mots, de Jean-Pierre Ronfard et Sylvie Daigle.Avec Martin Dion, Emmanuelle Jimenez, Danièle Panneton, Marie-Josée Picard, Marcel Pomerlo et Jean-Pierre Ronfard.Du mar.au sam., 21h.- Henri bricole, de Christian Vézina, sur des poèmes de Henri Michaux.Avec Diane Dubeau et Christian Vézina.Du lun.au sam., 19h.LA LICORNE (4559, Papineau) Hamlet, de William Shakespeare.Trad.de François-Victor Hugo.Mise en scène de Alexandre Marine.Avec Vitali Makarov, Patrice Savard, Maria Monakhova, Karyne Lemieux, Alejandro Moran, Patrice Gagnon et Stéphane Brulotte.Du mar.au sam., 20h; mer., 19h.MONUMENT-NATIONAL (La Balustrade, 1182, St-Laurent) Isabelle, trois caravelles et un charlatan, de Dari Fo.Mise en scène de Cristina Iovita.Du mar.au sam., 20h30.MONUMENT-NATIONAL (salle Du Maurier, 1170, St-Laurent) Jonas.Présentation du groupe Les Ateliers l\u2019\u2019Aquarium et le Globe: 20h.THÉÂTRE DES VARIÉTÉS (4530, Papineau) Pyjama pour six, de Marc Camoletti.Trad., adapt.et mise en scène de Gilles Latulippe.Avec Gilles Latulippe, Roger Giguère, Josée La Bossière, Dominique Pétin, Louise Matteau et Serge Christiaenssens.Mer., jeu., ven., sam., 20h; dim., 14h.Pour Enfants LA MAISON THÉÂTRE (245, Ontario E.) Le Violoniste, de Gérard Bibeau.Comédiensmanipulateurs: Martin Genest et Agnès Zacharie.Dim., 13h et 15h.THÉÂTRE L\u2019ESQUISSE (1650, Marie-Anne E.) Pauline Michel.Sam., dim., 14h.Variétés THÉÂTRE ST-DENIS Notre-Dame de Paris, de Luc Plamondon, Richard Cocciante et Gilles Maheu.Avec France D\u2019Amour, Charles Biddle, Sylvain Cossette, Robert Marien, Mario Pelchat, Pierre Bénard et Natascha Saint-Pierre: 20h.CASINO DE MONTRÉAL Les Tannants du Casino, avec Shirley Théroux, Joël Denis, Claude Landré, Georges Tremblay, Charlotte et Hervé.Du mar.au jeu., 13h30.CASINO DE MONTRÉAL Demain matin, Montréal m\u2019attend, comédie musicale de Michel Tremblay et François Dompierre.Avec Nathalie Simard, Sylvie Boucher, Normand Lévesque, Pauline Lapointe, Michèle Deslauriers et Danièle Lorain: 20h.THÉÂTRE CORONA (2490, Notre-Dame O.) Divertissimo, soirée de cabaret, avec René Bazinet, Jessica Vigneault, Peter Snow, Sabrina Bisson, Samuel Tétreault et Geneviève Bessette.Jeu., ven., sam., 20h30.L\u2019AIR DU TEMPS (191, St-Paul O.) Jennifr Ryan: dès 21h.P\u2019TIT BAR (3451, St-Denis) Julie d\u2019Anne: 22h.CAFÉ LUDIK (552, Ste-Catherine E.) Tom Levitt: 20h.P\u2019TIT BAR (3451, St-Denis) Soirée Joe Dassin avec Raphaël Torr: 21h30.BALATTOU (4372, St-Laurent) Patrick Ross: 22h.BIDDLE\u2019S (2060, Aylmer) Geraldine Hunt: dès 20h.CABARET ST-SULPICE (1680, St-Denis) Claude Péloquin: 20h30.BOX ffice pour le Québec du 26 au 28 novembre 1999 Recettes Recettes Nombre de Film du week-end totales semaines 1 Toy Story 2 / Histoire de jouets 2 550 052 611 752 1 2 End of Days / La Fin des temps 417 078 417 078 1 3 The World Is Not Enough / Le Monde ne suffit pas 388 714 1 325 057 2 4 Sleepy Hollow / Sleepy Hollow 186 725 639 088 2 5 Pokémon / Pokémon 171 218 1 275 641 3 6 The Messenger / La Messagère 72 763 612 662 3 7 The Insider / L\u2019Initié 71 507 698 036 4 8 The Bone Collector / Le Désosseur 49 129 822 119 4 9 Dogma / Dogme 45 201 419 537 3 10 Anywhere But Here / N\u2019importe où sauf ici 43 225 279 660 3 Source: Alex Films Inc.2808411 2808236 B 8 LA PR! ss! .\\U>N I Ri Al .MARDI JO NOVEMBRE 1999 \u2022 \u2022\u2022 '\u2022 .* '¦' \u2022 '* '¦ v u \u2014 :\".-.'\u2022\u2022«\u2022\" \u2022\u2022/ ' \u2022\u2022 *t;.\u2022 .\\.' ''\u2022 \".' « *f .v v \u2022 :J.\u2022 v.'\u2022¦'\u2022\u2022*./\u2022\u2022 ^ \u2022.' -av^ '.¦\u2022\u2022 .' \u2022 \u2022'\u2022 \u2022.\u2022.\u2022' \u2022r .\u2022¦X;.v,.,vrsC \".ï^-,:.-.- : .\u2022 ¦ ; , .,' :.S\t\t\t.- , * \u2022 Une race à port, pour '\u2022\" *\", \\-*%* *.\u2022**\u2022.\u2022 .\u2022*\u2022\".« *.;\u2022\".* * \u2022 !\u2022 ^.V» \u2022\"\" ' *\u2022 \" \u2014 * \" *'*¦ *\u2022 'l.¦** \u2022\"-?^t'i«%- .* * t* ¦*'\u2022\"** ** * *\u2022 \u2022* * \u2022\"fv.\\-v ''.;¦'*'\"\u2022\u2022':./\u2022\".' * '\" ».* /' '\u2022 .: \u2022'**\u2022.¦*\u2022\u2022\"''*'-%*.£*\u2022 1\te nouveau mil % \u2022\",*.*\u2022 .\u2022\u2022.*\u2022* \u2022 ».^ « - *\tlenaire.V: ' .' -4-¦ .*.'.'\".¦'\"'.' \u2022 .*' ' \u2022 .'»* \u2022 .-* .t.\u2022 \u2022 t'- ''\".^T^\t \t\t\t Mazdo Protégé SE 2000 LOUEZ a partir de PAR MOIS, POUR 48 MOIS* TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS! 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