La presse, 15 décembre 1999, B. Politique
[" 3LP0101B1215 B1 mercredi 3LP0101B1215 ZALLCALL 67 01:21:38 12/15/99 B B Montréal, mercredi 15 décembre 1999 Politique ÉDITORIAL / OPINIONS / MONDE / CYBERPRESSE De grandes réformes «dysfonctionnelles» Plus de 7000 citoyens ont été lésés par le gouvernement en 99, selon Jacoby PAUL ROY du bureau de La Presse, QUÉBEC Toutes les grandes réformes entreprises ces dernières années par le gouvernement du Québec \u2014 de la Loi sur la perception des pensions alimentaires à la mise sur pied d\u2019Emploi-Québec en passant par le virage des services correctionnels et le régime d\u2019assurance-médicaments \u2014 « connaissent un taux de dysfonctionnement extrêmement élevé », affirme le protecteur du citoyen, Daniel Jacoby.Ce « dysfonctionnement » se manifeste par des délais excessifs, des droits non respectés, des dénis de justice et autres contraventions aux droits de l\u2019homme.Et il est causé principalement par l\u2019implantation et la mise en oeuvre de ces « louables et nécessaires » réformes.« Lorsque les parlementaires débattent et adoptent une loi, ce qu\u2019ils font, c\u2019est qu\u2019ils discutent des principes, de l\u2019objectif et de l\u2019impact de la loi », a indiqué en conférence de presse M.Jacoby, après le dépôt à l\u2019Assemblée nationale de son rapport annuel.« Mais ils ne sont pas saisis du tout de ce qui est derrière, c\u2019est à dire son implantation, sa mise en oeuvre.» Il leur manque « les outils, les moyens, les aide-mémoire » qui leur permettraient de poser les bonnes questions à l\u2019administration.« Actuellement, le législateur ou les parlementaires exercent des contrôles à posteriori, mais des contrôles à posteriori, ça s\u2019exerce quand le mal est fait.Il n\u2019est alors plus réparable.» M.Jacoby propose donc dans son rapport 13 mesures destinées à donner ces « moyens » aux parlementaires : que ceux-ci soient étroitement associés aux phases préparatoires de conception et d\u2019implantation des réformes ; qu\u2019ils puissent intervenir en amont des lois qu\u2019ils adoptent ; que soient élaborés pour eux des grilles et aide- mémoire.Encore cette année, plus de 7000 citoyens ont été lésés par leur gouvernement provincial, 30 % des 24 362 réclamations soumises au Protecteur du citoyen s\u2019avérant fondées.C\u2019est 3000 réclamations de moins que l\u2019année précédente, M.Jacoby expliquant la différence par la diminution substantielle du nombre d\u2019assistés sociaux au Québec.Le pourcentage de réclamations fondées, lui, n\u2019a pas bronché.Au total, 92 % des recommandations du Protecteur du citoyen ont été acceptées et mises en oeuvre par les ministères et organismes du gouvernement.Le bureau de M.Jacoby a en outre entrepris, de sa propre initiative, 138 enquêtes générales et 78 enquêtes sur des situations particulières.Les gros « clients » du Protecteur, ceux qui ont été visés par le plus grand nombre de réclamations, sont encore les mêmes.Essentiellement des ministères et organismes « à haut volume » : Solidarité sociale, Sécurité publique, Revenu, Éducation, CSST, SAAQ.À l\u2019Inspecteur général des institutions financières, 55 % des réclamations étaient fondées ; au ministère de la Santé et des Services sociaux, c\u2019était 53 % ; au Revenu, 50 % ; à la CSST, 43 %.Selon M.Jacoby, le gouvernement ne s\u2019est pas aidé en expédiant prématurément à la retraite, toute volontaire qu\u2019elle fut, quelques dizaines de milliers de ses employés.« On a perdu beaucoup d\u2019expérience dans les administrations ces dernières années, à cause des départs volontaires (.) On a perdu des experts, des gens qui savaient comment.» Il déplore le manque d\u2019imputabilité dans l\u2019administration publique.« On ne reconnaît pas ses erreurs.On a toujours une explication que j\u2019appellerais \u2018\u2018bureaucratique\u2019\u2019.Si un programme fonctionne mal, le sous-ministre ou le dirigeant va dire : \u2018\u2018Ah, oui, mais il y a eu des problèmes informatiques\u2019\u2019.» Il est revenu sur le cas des orphelins de Duplessis, qui ne devraient pas avoir, selon lui, à se contenter d\u2019excuses.Ils ont droit à des dédommagements tout autant que les accidentés du travail, croitil.Dans son rapport, il consacre un chapitre à Emploi-Québec, qu\u2019il intitule : « Départ raté ».Il y énumère les difficultés qu\u2019a connues l\u2019organisme et qui ont valu à la ministre Diane Lemieux plus que sa part de questions à l\u2019Assemblée nationale.Sans compter les plus de 700 plaintes reçues en deux mois ! Il promet donc un « rapport spécial » sur Emploi-Québec pour la fin février.Dans l\u2019affaire Dubreuil, «l\u2019État s\u2019est situé au-dessus du droit» Des coupes menacent le Protecteur du citoyen NORMAN DELISLE Presse Canadienne, QUÉBEC Le gouvernement menace de réduire de 600 000 $ le budget du Protecteur du citoyen, ce qui se traduira par la supression du poste de 12 des 30 enquêteurs qui travaillent à ses bureaux, a déploré hier Me Daniel Jacoby.« En pratique, je ne pourrai plus livrer la marchandise.Je ne pourrai pas continuer à recevoir toutes les plaintes provenant des citoyens », a déclaré hier Me Jacoby en confirmant les intentions du gouvernement à son endroit.Le Protecteur du citoyen est un fonctionnaire chargé de recevoir et de traiter les plaintes des citoyens insatisfaits d\u2019une décision de l\u2019administration publique les concernant.Après avoir enquêté à la suite d\u2019une plainte, le Protecteur émet une recommandation qui est suivie par le gouvernement dans 92 pour cent des cas.Il y a eu près de 25 000 plaintes l\u2019an dernier, dont 30 pour cent étaient fondées.Afin de mieux garantir son indépendance, Me Jacoby suggère que son budget lui soit octroyé par l\u2019Assemblée nationale, et non par un des ministères (le Conseil du trésor) sur lequel il a compétence.En fixant lui-même le budget du Protecteur du citoyen, « le gouvernement peut donc à son gré influencer l\u2019action, les pouvoirs et l\u2019exercice du mandat du Protecteur du citoyen », déplore Me Jacoby.Toutes les personnes qui ont occupé le poste de Protecteur depuis sa création en 1968 ont réclamé que leur budget et la taille de leurs effectifs soient déterminés par l\u2019Assemblée nationale et non par le gouvernement.« Il ne faut pas que le contrôleur qu\u2019est le Protecteur du citoyen devienne le contrôlé », a dit Me Jacoby.Me Jacoby vit par ailleurs sur la corde raide depuis 1997, alors que son mandat officiel n\u2019a pas été renouvelé.L\u2019Assemblée nationale n\u2019a pas encore été capable de s\u2019entendre pour lui désigner un successeur.La loi stipule que le Protecteur du citoyen est élu par l\u2019Assemblée nationale aux deux tiers des voix, ce qui implique que le gouvernement et le parti de l\u2019opposition doivent s\u2019entendre sur l\u2019identité du nouveau titulaire pour réunir le nombre de voix requises à son élection.La loi stipule également que le titulaire actuel reste en poste par défaut tant qu\u2019un successeur ne lui a pas été désigné.M.Jacoby est en poste depuis juillet 1987.PAUL ROY du bureau de La Presse, QUÉBEC Le Protecteur du citoyen a accusé hier le gouvernement de se situer « au-dessus du droit » en refusant de réparer les torts qu\u2019il a fait subir à Jacques Dubreuil.M.Dubreuil est ce courtier montréalais qui s\u2019était vu refuser un permis pour rouvrir une usine de transformation de poissons en Gaspésie, en 1993.Divers jugements, dont un de la Cour d\u2019appel en septembre 1998, lui avaient par la suite donné raison.Restait donc au gouvernement, qui avait erré dans cette affaire, à le dédommager.Il attend toujours.« Je pense que la situation a assez duré, c\u2019est un bel exemple où véritablement l\u2019État se situe au-dessus du droit, a dit hier Daniel Jacoby.Nous ne vivons pas dans un État de droit lorsqu\u2019un gouvernement, lorsqu\u2019une administration refuse de se plier aux lois.Et c\u2019est ce qui se produit ici.» Le Protecteur du citoyen s\u2019était lui-même déjà impliqué dans cette affaire.Et il avait conclu que « le gouvernement, le ministère de la Justice et le ministère de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation avaient commis différents abus : abus de pouvoir, excès de procédures judiciaires, une assignation pour faire en sorte que le demandeur de permis ne puisse pas l\u2019obtenir ».M.Jacoby dit s\u2019être entendu une première fois avec le ministre de l\u2019Agriculture sur la nomination d\u2019un médiateur qui aurait « amené le gouvernement et M.Dubreuil à un montant d\u2019indemnité qui serait raisonnable ».Mais quelque temps plus tard, le ministre aurait changé d\u2019idée.« Par la suite, c\u2019est madame la ministre de la Justice qui a dit : \u2018\u2018Ah, bien, pour voir clair dans l\u2019affaire et la régler, je vais nommer un enquêteur spécial\u2019\u2019.Quelque temps plus tard, elle changeait d\u2019idée.» En juin 1998, Québec avait transmis une offre de règlement de 350 000 $ à M.Dubreuil.Celui- ci, qui disait avoir dépensé « plus de 100 000 $ » en seuls frais d\u2019avocats, avait refusé.Son usine, s\u2019il l\u2019avait ouverte, aurait fourni 150 emplois à une région qui n\u2019en regorge pourtant pas.PHOTO PC Le Protecteur du citoyen a livré hier son rapport annuel.On y apprend notamment que 92 % des recommandations de Me Daniel Jacoby ont été acceptées et mises en oeuvre par les ministères et organismes du gouvernement en 1999.Municipalités: une double injustice PAUL ROY du bureau de La Presse, QUÉBEC En transférant de nouvelles responsabilités aux municipalités et aux MRC, Québec a fait subir une double injustice aux citoyens, affirme le Protecteur du citoyen, Daniel Jacoby : il a fait augmenter les taxes.et perdre un recours lors de décisions injustes ou de négligences.« Quand ces pouvoirs étaient exercés par le gouvernement, les citoyens pouvaient s\u2019adresser au Protecteur du citoyen lorsqu\u2019ils étaient lésés par des décisions gouvernementales, explique M.Jacoby.Mais lors du transfert aux municipalités et aux MRC, le gouvernement a omis de maintenir le recours au Protecteur du citoyen.Ces citoyens, quand se présente un litige, n\u2019ont d\u2019autre choix que de s\u2019adresser aux tribunaux lorsqu\u2019ils en ont les moyens.» Dans son rapport publié hier, M.Jacoby cite « quelques exemples d\u2019abus », dont celui d\u2019une municipalité (qu\u2019il ne nomme pas) qui a autorisé une modification de zonage et acquis les terrains entourant une résidence pour créer un parc industriel.Mais elle a omis d\u2019acheter la résidence en question.dont le propriétaire s\u2019est soudainement retrouvé en plein milieu de ladite zone industrielle.« Son environnement est pollué et la valeur marchande de sa propriété substantiellement réduite.Il s\u2019agit d\u2019une expropriation déguisée », conclut le Protecteur du citoyen.« À travers le monde et dans une grande majorité de provinces canadiennes, signale M.Jacoby, les citoyens victimes d\u2019abus commis par les gouvernements municipaux ou supra-municipaux ont le droit de s\u2019adresser à l\u2019ombudsman.» Il suggère donc au gouvernement de nommer « un adjoint au Protecteur du citoyen qui enquêterait sur les plaintes des citoyens à l\u2019égard des municipalités et des MRC ». 3LP0201B1215 b2-edito-mercredi 3LP0201B1215 ZALLCALL 67 01:16:13 12/15/99 B B 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 15 DÉCEMBRE 1999 Editorial ANDRÉDESMARAIS PRÉSIDENT DU CONSEIL D\u2019ADMINISTRATION ROGER D.LANDRY PRÉSIDENT ET ÉDITEUR MARCELDESJARDINS VICE-PRÉSIDENT ET ÉDITEUR ADJOINT YVES BELLEFLEUR DIRECTEUR DE L\u2019INFORMATION ALAINDUBUC ÉDITORIALISTE EN CHEF Et maintenant «l\u2019affaire Lizotte» Le coroner en chef du Québec a bien raison : l\u2019enquête sur la mort de Jean-Pierre Lizotte, ce sans-abri mort après avoir été admis à l\u2019hôpital à la suite de son arrestation par la police de la CUM, est une histoire « délicate ».Pas uniquement en raison des circonstances à tout le moins troublantes de ce décès.Mais aussi à cause d\u2019un vieux problème que, même en prenant garde de sauter prématurément à des conclusions simplistes ou non assez étayées, ce drame remet en lumière.Pierre Gravel pgravel@lapresse.ca Devant la séquence des événements, on ne peut en effet qu\u2019être frappé par plusieurs analogies avec l\u2019« affaire Barnabé » qui avait retenu l\u2019attention à la suite d\u2019un incident semblable survenu il y a maintenant six ans.Presque jour pour jour.Dans les deux cas, on est en présence d\u2019un individu en état de crise et dont les gestes et le comportement agressif, au moment de son arrestation, ont amené les policiers à utiliser la force pour le maîtriser.Et à le confier ensuite aux médecins en voyant les conséquences de ce genre d\u2019intervention musclée sur sa condition physique.Aujourd\u2019hui comme hier, ce sont des agents du SPCUM qui sont mis en cause.Et encore une fois, on a été en mesure d\u2019observer la prévalence de la loi du silence \u2014 du moins aussi longtemps que possible \u2014 et de la solidarité à tout prix qui caractérisent bien des corps policiers.Sans parler de la réticence des autorités à faire toute la lumière sur ce genre d\u2019histoire tant que l\u2019opinion publique, alertée par les médias, ne les y force pas.Rien donc d\u2019étonnant à ce que des groupes voués à la défense des droits des citoyens, toujours à l\u2019affut de quelque manifestation de violence abusive semblant pouvoir être imputée à la police, ne se contentent pas d\u2019attendre les conclusions des enquêtes déjà en cours.Et que, même sans connaître l\u2019identité des policiers visés par leur requête, ils aient déjà déposé trois plaintes devant le Comité de déontologie.À lui seul, et en dépit du danger qu\u2019il comporte de céder trop aisément à la démagogie, cet empressement à dénoncer des abus qui n\u2019ont pas encore été démontrés de façon irréfutable devant un tribunal, illustre bien où mène cette vieille manie des autorités policières d\u2019agir comme si aucune bavure ne pouvait survenir dans leur service.Ou encore, si par malheur quelque indiscrétion tend à prouver le contraire, gagner du temps en essayant de convaincre tout le monde qu\u2019une enquête interne a déjà permis de déceler les causes de ce qui n\u2019est tout au plus qu\u2019une erreur de jugement.Et que tout a déjà été fait pour que ça ne se reproduise plus.Comment expliquer autrement qu\u2019il ait fallu attendre 53 jours la dénonciation par un témoin et les questions d\u2019un élu municipal pour que la direction du SPCUM admette l\u2019existence d\u2019un dossier à ce sujet ?Et qu\u2019on en soit encore à se demander si le ministre de la Sécurité publique en a été averti dans les délais prévus ?Sans parler de cette fameuse enquête interne, qui aurait été confiée à la SQ « par souci de transparence » (!) et dont on connaîtra peut-être un jour les résultats maintenant que l\u2019éclatement de cette nouvelle « affaire » au grand jour ne rend plus possible le silence qui, manifestement, a été jusqu\u2019ici la règle.À vrai dire, rien dans les statistiques n\u2019indique que les abus de ce genre soient monnaie courante dans les corps policiers.Ni que les leçons de l\u2019affaire Barnabé n\u2019aient pas été retenues.Il est non moins évident, par contre, que les bons vieux réflexes de silence et de solidarité absolue \u2014 qui subsistent autant chez les simples agents que chez leurs dirigeants \u2014 contribuent largement à accréditer le sentiment opposé dans une opinion publique dont on n\u2019a pas à s\u2019étonner qu\u2019elle soit de plus en plus sceptique devant les propos officiels lui assurant que les choses s\u2019améliorent.DROITS RÉSERVÉS Serge.Chapleau@lapresse.ca Et maintenant, la Syrie Le premier ministre israélien Ehud Barak rencontrera aujourd\u2019hui à la Maison-Blanche le ministre des Affaires étrangères de Syrie, Farouk al-Chareh, pour reprendre les négociations interrompues il y a quatre ans.Il s\u2019agirait d\u2019une cession de territoires occupés contre un accord de paix, comme ce fut déjà le cas avec l\u2019Égypte, un principe qui est également la base des négociations extrêmement complexes avec les Palestiniens.Frédéric Wagnière fwagnier@lapresse.ca Dans le cas du plateau du Golan, occupé depuis 32 ans par Israël, cela pose des problèmes, mais aucun n\u2019est aussi difficile à résoudre que le partage des compétences entre Israël et l\u2019Autorité palestinienne en Cisjordanie.L\u2019importance militaire du Golan, qui domine une bonne partie de la Galilée, est évidente pour tous.Et les solutions qui ménagent à la fois les exigences de l\u2019état-major israélien et les susceptibilités du nationalisme syrien ne manquent pas.À l\u2019origine, Israël voulait maintenir des observateurs militaires dans un Golan démilitarisé.On parle maintenant seulement d\u2019une « présence ».Quant à la Syrie, elle serait prête à accueillir des « civils ».La solution qui vient à l\u2019esprit est un dispositif de détection électronique, mis sur pied et entretenu par des Américains, comme c\u2019est déjà le cas dans le Sinaï.Un problème plus délicat est la présence de 17 000 colons israéliens dans le Golan.En fait, c\u2019est surtout un problème pour le gouvernement de M.Barak, car il n\u2019a jamais sérieusement été question que les colons puissent rester après le retour de ce territoire à la Syrie.Mais pour beaucoup d\u2019Israéliens, et surtout ceux qui vivent en Galilée, c\u2019est peut-être le noeud du problème.En effet, cette présence civile renforce le dispositif militaire qui empêche l\u2019armée syrienne d\u2019attaquer Israël.Or, la cession du Golan et le retrait des colons devra faire l\u2019objet d\u2019un référendum en Israël.Pour être sûr de gagner le référendum, M.Barak devra convaincre les électeurs que les conditions de l\u2019accord avec la Syrie augmentent la sécurité des Israéliens.Paradoxalement, ce référendum rend la partie beaucoup plus difficile pour le président syrien Hafez el Assad, qui devra convaincre les Israéliens et pas seulement le gouvernement et l\u2019état-major israéliens de sa bonne foi.Il est déjà souvent arrivé qu\u2019un gouvernement démocratique signe une entente avec un gouvernement dictatorial, convaincu de sa sincérité et de sa bonne volonté.Il est beaucoup plus difficile de faire accepter à de simples citoyens qu\u2019ils peuvent faire confiance à un dictateur qui ne respecte pas les droits de ses propres citoyens et dont la succession au pouvoir ne sera pas assuré par un processus démocratique.Enfin, le tracé de la frontière est très important pour les relations à long terme entre les deux pays.La Syrie voudrait revenir à la frontière de 1967, qui lui donnait accès au lac de Tibériade.Israël voudrait revenir à la frontière de 1923, entre la Palestine sous mandat britannique et la Syrie sous mandat français, qui interdisait cet accès, même si le territoire syrien était parfois à une trentaine de pieds de la rive du lac.Il s\u2019agit de la gestion d\u2019une des importantes sources d\u2019eau douce de la région.Israël veut pouvoir compter dessus, mais la Syrie voudrait aussi en avoir sa part.Peut-être qu\u2019un partage équitable, à la longue, ne se fera pas sans l\u2019appui de la Turquie et la construction d\u2019un aqueduc des montagnes anatoliennes à la vallée du Jourdain.Après la cérémonie d\u2019aujourd\u2019hui, il sera relativement facile de négocier un simple accord de paix entre les deux pays.Mais les négociations deviendront rapidement très compliquées, si l\u2019on veut que la paix soit garantie par de véritables rapports de bon voisinage, comme c\u2019est la coutume entre la plupart des pays.LA BOÎTE AUX LETTRES edito@lapresse.ca La descente se poursuit n Je suis heureux de constater que je ne fais pas fausse route lorsque je prétends que le Québec se noie de jour en jour dans un tourbillon d\u2019improvisation.Dans son éditorial du jeudi 9 décembre, Alain Dubuc verbalise clairement le sentiment de tous les gens « conscients » qui se rendent compte que nous sommes un peuple déjà outrageusement « surtaxé » qui se fait malmener inlassablement par des hausses de taxes orchestrées par un gouvernement qui ne contrôle pas l\u2019incompétence de sa fonction publique.Le vase vient littéralement de déborder avec l\u2019augmentation prévue des frais d\u2019immatriculation qui, en soi, sont déjà une « honte » comparativement à nos voisins ontariens.Il y a des limites à se faire « poignarder » et « empoisonner » par des hausses constantes ; alors que « le panier percé » que sont nos administrateurs publics s\u2019élargit sans retenue.Je me doutais bien que les diminutions appréhendées du fardeau fiscal des Québécois ne seraient que de la poudre aux yeux une fois de plus.Assez c\u2019est assez et au lieu d\u2019entretenir une société obnibulée par les « Pokémon » de ce monde, il serait peut-être temps de sortir du « coma collectif » et de s\u2019opposer vigoureusement à ce festival du gaspillage et de la mauvaise gestion.Je conclurais en ajoutant qu\u2019hélas ! le Parti libéral du Québec ne représente aucunement une alternative solide et que nous sommes condamnés à la médiocrité institutionnalisée.Richard Comeau Brossard Une nouvelle « Soo-St-Marie » n Ottawa devient une nouvelle « Soo-St-Marie » en plus grand.Ce qui a fini par faire la honte de cette ville du nord de l\u2019Ontario, au point où elle s\u2019en est trouvée gênée et a résilié sa déclaration de « ville unilingue anglaise », devient le statut de notre capitale nationale.On peut bien se prétendre le plus beau pays du monde, le plus tolérant, le plus ouvert à la différence, à la démocratie, à la tolérance, il n\u2019en reste pas moins que sournoisement, ici, dans notre propre patelin, nous en sommes encore au règne des orangistes fanatiques et bigots.Envoyons nos soldats défendre les différences.jouons notre rôle international de pacificateur, mais soyons incapables de nous doter d\u2019une capitale qui respecte ses deux peuples fondateurs.Mike Harris, le premier ministre de l\u2019Ontario, a transporté à Toronto l\u2019esprit qui prévaut dans sa petite ville natale, North Bay, où j\u2019ai pu vérifier pour y avoir vécu et en avoir écrit l\u2019histoire, jusqu\u2019à quel point peuvent aller les ennemis de tout ce qui n\u2019est pas « white-anglo saxon-protestant », surtout si ce sont des francophones.MM.Chrétien, Pettigrew, Dion auront beau proclamer que la francophonie a sa place dans notre beau Canada, on aura beau placarder l\u2019ensemble du pays de feuilles d\u2019érable, avec une capitale qui se proclame unilingue anglaise, leur crédibilité tombe à zéro.André-Jean LACOSTE Gloucester Anxiété et inquiétude n J\u2019ai le cancer du sein ! Le 18 octobre dernier, j\u2019ai subi l\u2019ablation d\u2019une tumeur mammaire cancéreuse à l\u2019hôpital Royal-Victoria.Lorsque découverte pour la première fois par mon médecin, en septembre, il m\u2019avait indiqué que, pour que la thérapie de radiation soit efficace, elle devait être entreprise dans les 80 jours suivant l\u2019opération.Jusqu\u2019à maintenant, aucune date ne m\u2019a été donnée pour ce traitement.Évidement, cela me cause anxiété et inquiétude, car le traitement devrait débuter avant le 6 janvier 2000.Nous savons que nos hôpitaux sont dans des situations de crise dues au manque de thérapeutes, de techniciens et d\u2019équipement de radiation.Plusieurs de ces spécialistes ont quitté la province en raison de conditions de travail défavorables et de bas salaires.Nous entendons des histoires incroyables tous les jours.Mon médecin me dit que les ablations de tumeurs ne seront plus entreprises si le traitement de radiation nécessaire ne peut être dispensé dans le temps requis.Seules, alors, des mastectomies complètes, qui ne requièrent aucune radiation, sauf dans des circonstances spécifiques, devront être faites.Ceci sera un pas en arrière pour les femmes et pour la médecine.C\u2019est effrayant de penser que nous devons subir tout ceci à cause de nos bureaucrates et politiciens qui ne procurent pas les ressources nécessaires pour les soins médicaux de base.Rien qu\u2019à l\u2019Hôpital général de Montréal, il y a plus de 100 patientes en attente d\u2019un traitement de radiothérapie.C\u2019est une situation totalement inacceptable.Mary BASSETT Pendant qu\u2019au Québec, on cafouille.n Sommes-nous à ce point désabusés, aveugles, irresponsables ou « poules pas de tête » pour accepter aussi facilement les bourdes monumentales du gouvernement en place, dénoncées par le vérificateur général, monsieur Guy Breton.Huit lacunes importantes figurent au palmarès de son rapport, dont celle de la mise à la retraite de 36 000 employés de l\u2019État, qui aura coûté 1,4 milliard de plus que prévu.On est en droit de se demander si les responsables de ces décisions pour le moins maladroites sont, soit des incompétents, soit des improvisateurs ou des dilapidateurs mal avisés des biens publics.Or, cette fois, le PQ ne peut faire porter le blâme de sa bêtise sur le gouvernement fédéral.Ce dernier, avec monsieur Chrétien en tête, par son avant-projet de loi sur les règles référendaires, vient de servir au PQ son mets préféré dans lequel les grandes gueules vont croquer à belles dents et continuer à délaisser les amuse-gueule.Quand je vois monsieur Bouchard s\u2019indigner haut et fort du morceau de gâteau de son voisin, j\u2019aurais le goût de lui crier qu\u2019il a celui qu\u2019il mérite et qui lui convient.Yces DESLAURIERS Lafontaine 3LP0301B1215 b3-edito-mercredi 3LP0301B1215 ZALLCALL 67 01:15:24 12/15/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 15 DÉCEMBRE 1999 B 3 Opinions Un projet de loi «raisonnable» Les indépendantistes peuvent et doivent convenir que leur projet d\u2019indépendance politique ne peut se réaliser que dans la clarté et la légalité STÉPHANE DION Nous publions ici un large extrait du discours prononcé, hier, par le ministre des Affaires intergouvernementales, Stéphane Dion, à l\u2019occasion de la deuxième lecture de son projet de loi sur la clarté référendaire.Si la population d\u2019une province exprimait clairement sa volonté de faire sécession du Canada, le gouvernement du Canada devrait entreprendre la négociation de cette sécession.Mais en l\u2019absence d\u2019une telle volonté claire, il ne doit pas entreprendre une telle négociation.Telle est la position du gouvernement du Canada.Elle est raisonnable.C\u2019est là le gros bon sens.(.) Négocier la sécession en cas de clarté, ne pas la négocier en l\u2019absence de clarté, telle a été la position du gouvernement du Canada dans le passé, tel est ce que lui enjoint de faire l\u2019avis de la Cour suprême, et tel est ce que stipule le projet de loi sur la clarté.Ce projet de loi précise les responsabilités incontournables du gouvernement du Canada et de la Chambre des communes.En même temps, il respecte pleinement les prérogatives du gouvernement et de l\u2019Assemblée nationale du Québec.Le gouvernement du Québec peut poser la question qu\u2019il veut aux électeurs québécois.Mais le gouvernement du Canada et la Chambre des communes, à titre d\u2019acteurs politiques, ont le devoir d\u2019évaluer par eux-mêmes si la question et la majorité indiquent un appui clair en faveur de la sécession avant de conclure que le gouvernement du Canada est tenu d\u2019entreprendre de négocier la rupture du Canada.Il saute aux yeux que cette Chambre se devrait d\u2019évaluer la clarté d\u2019un appui à une sécession avant que le gouvernement du Canada n\u2019entreprenne de négocier celle-ci.Car la négociation viserait à effacer toutes les responsabilités, tant de cette Chambre que du gouvernement du Canada, envers une partie de la population canadienne.(.) Nous Québécois, avons droit, au même titre que tous les autres Canadiens, à ce que nos deux gouvernements dotés de pouvoirs constitutionnels, notre gouvernement provincial et notre gouvernement fédéral, respectent pleinement notre droit sur le Canada.Cela veut dire, concrètement, que si nous indiquions clairement, par référendum, notre volonté de cesser de faire partie du Canada afin de faire du Québec un État indépendant, alors notre gouvernement fédéral aurait l\u2019obligation d\u2019entreprendre la négociation de la fin de notre appartenance au Canada, la fin de ses responsabilités constitutionnelles envers nous.Mais qu\u2019en l\u2019absence de cette volonté claire de sécession, notre gouvernement fédéral a l\u2019obligation contraire : celle de continuer d\u2019exercer, pacifiquement, ses responsabilités constitutionnelles à notre égard ; celle de garantir toutes nos prérogatives en tant que Canadiens au Québec, partout au Canada, partout dans le monde.Il y va de notre droit sur le Canada.Pour sa part, le gouvernement du Canada entend respecter ce droit des Québécois.D\u2019où ce projet de loi.Les critère pour évaluer la clarté de la question Personne ne peut sérieusement soutenir que le gouvernement du Canada serait obligé de négocier la sécession quelle que pourrait être la question.Celle-ci doit porter clairement sur la sécession.Une question confuse rendrait toute négociation impossible.Il n\u2019est que raisonnable, que pour mener à la négociation d\u2019une sécession, il faille une question claire sur la sécession.Il faudrait que la question énonce clairement que la province cesserait de faire partie du Canada et qu\u2019elle deviendrait un État indépendant.C\u2019est ce que prévoit le projet de loi.La notion de « volonté » de faire sécession est essentielle.La Cour suprême parle de la « volonté de ne plus faire partie du Canada », et non de la « volonté de confier un mandat de négocier ».C\u2019est parce qu\u2019on veut la sécession qu\u2019on entreprend de la négocier.On ne la négocie pas pour découvrir si par hasard on la veut.Le projet de loi indique qu\u2019une question claire sur la sécession doit porter exclusivement sur la sécession.Cela va de soi.Y introduire d\u2019autres éléments empêcherait de savoir si la population veut vraiment la sécession.Une question comme celle de 1980 ou celle de 1995, qui ferait référence à des notions d\u2019association ou d\u2019offre de partenariat avec le Canada, ne pourrait mener à aucune négociation parce qu\u2019il serait impossible de savoir si les électeurs du Oui veulent vraiment cesser de faire partie du Canada.(.) Les critère pour évaluer la clarté de la majorité La Cour suprême demande aux acteurs politiques d\u2019évaluer la clarté d\u2019une éventuelle majorité en faveur de la sécession.C\u2019est pas moins de treize fois qu\u2019elle a mentionné dans son avis l\u2019expression « majorité claire » ou « claire majorité ».Le qualificatif « clair » veut évidemment dire qu\u2019il faut plus qu\u2019une faible majorité.Mais la Cour a aussi ajouté que la détermination de la clarté a une dimension qualitative qui demande une évaluation politique, dans la pleine connaissance des circonstances concrètes.Aussi est-il impossible de déterminer cette majorité claire aujourd\u2019hui, dans la quiétude d\u2019un Canada uni, en dehors de toute turbulence référendaire, car les circonstances dans lesquelles cette évaluation politique devrait être faite nous sont inconnues.Il faudrait d\u2019abord que le gouvernement ayant proposé un référendum sur la sécession cherche, après la tenue de ce référendum où une question claire aurait été posée, à engager des négociations sur la sécession.On peut penser que devant une majorité qui manquerait de clarté, ce gouvernement en viendrait de lui-même à la conclusion qu\u2019il vaut mieux ne pas aller de l\u2019avant.Il serait insensé, par exemple, de lier une décision aussi grave aux résultats d\u2019un recomptage judiciaire.Mais dans l\u2019hypothèse où le gouvernement du Canada serait saisi d\u2019une invitation à négocier, la Chambre des communes procéderait à un examen et, par résolution, déterminerait si, dans les circonstances, une majorité claire s\u2019est prononcée pour la sécession, en prenant là encore en compte les autres points de vue qui s\u2019exprimeraient.Des négociations conformes à l\u2019avis de la Cour suprême Le dernier paragraphe du projet de loi énonce qu\u2019aucun ministre ne peut proposer de modification constitutionnelle portant sur la sécession d\u2019une province du Canada, à moins que le gouvernement du Canada n\u2019ait traité, dans le cadre des négociations, des conditions de sécession expressément mentionnées par la Cour, soit la répartition de l\u2019actif et du passif, toute modification des frontières de la province, les droits, intérêts et revendications territoriales des peuples autochtones du Canada et la protection des minorités.La Cour demande aux participants à ces éventuelles négociations de traiter de ces enjeux, mais elle les invite aussi à ne déterminer aucun résultat à l\u2019avance.Le projet de loi respecte là encore l\u2019avis de la Cour suprême.Ainsi, touchant les frontières, la Cour suprême a écrit : « Nul ne peut sérieusement soutenir que notre existence nationale, si étroitement tissée sous tant d\u2019aspects, pourrait être déchirée sans efforts selon les frontières provinciales actuelles du Québec.» Les frontières pourraient donc être négociées.Il est certain qu\u2019en vertu de la Constitution canadienne, les frontières d\u2019une province ne peuvent être modifiées sans l\u2019accord de l\u2019assemblée législative de la province.Il se pourrait cependant que la démocratie et la recherche sincère de la justice pour tous ne rendent la séparation possible qu\u2019au moyen d\u2019un accord sur une modification des frontières.Mais le projet de loi n\u2019offre aucune certitude en ce sens.Le projet de loi ne reprend donc pas la position soutenue dans le passé par le critique bloquiste en matière constitutionnelle, selon laquelle les peuples autochtones habitant le Québec auraient le droit de « Continuer de faire partie du Canada » en cas de sécession de la province (C.D.Howe, 1992 ; voir aussi Bélanger-Campeau, 1991).À deux reprises, en 1980 et en 1995, des populations autochtones au Québec ont manifesté par référendums leur volonté claire de continuer de faire partie du Canada.Si une telle volonté claire des Autochtones du Québec devait se manifester à nouveau, le gouvernement du Canada ne peut garantir à l\u2019avance le sort qui lui serait réservé mais il s\u2019engage à en tenir compte lors des négociations de la sécession.Le gouvernement aurait à coeur toutes ses responsabilités envers tous les Canadiens.La Chambre des communes, tous les députés en cette Chambre, pourraient évaluer la façon dont le gouvernement aurait mené ces négociations infiniment pénibles, graves et difficiles.Conclusion Raisonnable, ce projet de loi est dans l\u2019intérêt de tous.Cela inclut ceux de mes concitoyens québécois qui souhaitent l\u2019indépendance du Québec.Ils peuvent et doivent convenir que leur projet d\u2019indépendance politique ne peut se réaliser que dans la clarté et la légalité.Agir autrement, tenter d\u2019accéder à l\u2019indépendance dans l\u2019ambiguïté, sans filet de sécurité juridique, c\u2019est ne pas respecter les Québécois, c\u2019est aussi vouer le projet d\u2019indépendance à l\u2019échec, à une impasse décevante et coûteuse pour tous.Ce que les leaders indépendantistes défendent dans cette affaire, ce n\u2019est pas le droit des Québécois.Aucun de nos droits comme Québécois n\u2019est menacé par ce projet de loi sur la clarté, bien au contraire.Personne en ce pays ne veut retenir les Québécois dans le Canada contre leur volonté clairement exprimée.Non, ce que les leaders indépendantistes défendent, c\u2019est leur capacité à entretenir la confusion sur leur projet.Ils défendent leur soi-disant droit à la confusion.Jusqu\u2019à présent, le gouvernement du Québec a réagi à l\u2019annonce de ce projet de loi par un délire polémique tout à fait regrettable.Entre autres amabilités, il a affirmé que ce projet de loi était d\u2019inspiration soviétique, visait à transformer le Canada en prison et déshonorait le Canada au regard du monde démocratique.Si le Canada doit être qualifié de « prison » parce qu\u2019il ne saurait envisager sa divisibilité autrement que dans la légalité et la clarté, comment alors faudrait-il qualifier tous ces États démocratiques qui se déclarent indivisibles ?Et comment d\u2019ailleurs faudrait-il qualifier le pays indivisible en lequel les leaders indépendantistes veulent transformer le Québec ?Une prison ?La vérité est qu\u2019en s\u2019obligeant ainsi par la loi à négocier la sécession en cas de clarté, le Canada fait preuve d\u2019une ouverture inédite dans le monde démocratique face au phénomène sécessionniste.PHOTO PC Le ministre des Affaires intergouvernementales, Stéphane Dion, a défendu son projet de loi, hier, à la Chambre des communes, lors Tenter de la période des questions.d\u2019accéder à l\u2019indépendance dans l\u2019ambiguïté, sans filet de sécurité juridique, c\u2019est ne pas respecter les Québécois, c\u2019est aussi vouer le projet d\u2019indépendance à l\u2019échec, à une impasse décevante et coûteuse pour tous.Minorités: trop Les concours d\u2019excellence.et Internet de municipalités ont une feuille de route négative ALAIN RICHARD L\u2019auteur est le fondateur et premier rebelle de rebelles.com, boîte de marketing numérique.Concepteur de La Toile des Communicateurs (www.communijob.com) et de La Cinémathèque Jacques-Bouchard (www.jacques-bouchard.com).M.Richard compte une dizaine d\u2019années de service en agence de publicité notamment à titre de vice-président affaires corporatives et planification stratégique dans des agences comme BCP, Allard et Groupaction/J.Walter Thompson.Depuis toujours, l\u2019être humain dans son travail a organisé des concours pour récompenser les gens les plus méritants.Et depuis « toujours » la formule d\u2019évaluation est la même.Quelques personnes triées sur le volet discutent, analysent et récompensent le travail de certains de leurs pairs.Le problème se pose quant à l\u2019esprit qui anime ces concours.Les concours sont-ils réellement représentatifs de la qualité du travail effectué dans leur milieu ?Est-il pertinent pour un milieu de s\u2019évaluer encore à la façon des années 50, c\u2019est-à-dire qu\u2019un establishment d\u2019une vingtaine de personnes juge le travail de tout une industrie ?La nature humaine est complexe, mais on sait d\u2019avance qu\u2019il est difficile dans cet univers de compétition de faire abstraction des pressions de ses confrères quand on est en quête de l\u2019objectivité.Placez une vingtaine d\u2019individus représentant une douzaine d\u2019entreprises seulement dans une même pièce, demandez leur de juger du travail de leurs pairs, dont une grande partie sont leurs confrères au quotidien, et vous obtiendrez le parfait exemple d\u2019un milieu qui fonctionne en boucle fermée.On louange Internet parce qu\u2019il représente la nouvelle économie, l\u2019avenir économique des sociétés de demain.On dit que c\u2019est plus rapide, que ça facilite les communications entre les individus, que nous sommes dans l\u2019ère de l\u2019information.Alors pourquoi ne pas laisser cette information circuler librement, pourquoi ne pas laisser la chance à tous d\u2019être critiqués ou jugés par tous ?La loi du monde des affaires est déjà très sélective de par sa nature, alors pourquoi réduire cela à vingt personnes ou vingt entreprises ?Vous aurez parfaitement compris que cette sortie fait référence aux prix Boomerangs (récompenses dans le milieu du multimédia québécois) attribués le 2 décembre dernier.On ne remet pas en question les gagnants, ils le méritent.Ce qu\u2019on remet en question, c\u2019est le processus de sélection qui a laissé en marge des centaines de petites entreprises qui ont préféré rester dans leur coin plutôt que d\u2019être évaluées et notées par les bailleurs de fonds de l\u2019univers du multimédia québécois.Lors de l\u2019enquêter e b e l l e # 5 (www.communijob.com/ enquete/rebelle5.html) effectuée à la fin d\u2019octobre, portant sur les concours, nous avons obtenu un très grand nombre de commentaires provenant de petites firmes ou de firmes en région qui s\u2019attaquaient à toute cette manière de faire.Selon cette même enquête, plus de 75 % des gens du milieu admettent qu\u2019il y a trop de concours et plus de 93 % des répondants affirment que les concours sont contrôlés par une poignée d\u2019individus.Internet couronne le triomphe de la petite entreprise dans notre société, ne tentons pas de museler ou d\u2019étouffer cela.Notre entreprise, rebelles.com, fait partie de celles qui ont préféré rester en marge des concours.Ce n\u2019est pas à cause de la nature de notre nom que nous avons agi ainsi, mais plutôt à cause de notre philosophie d\u2019entreprise qui nous amène à remettre en question des manières de faire archaïques et dépassées qui ne correspondent plus à cette nouvelle économie que nous tentons de construire.Comme le disait si bien Jean-Marc Chaput dans un article de la revue PME de novembre dernier : « Ce qu\u2019il faut chez nous, dans les affaires, dans les PME, ce sont des rebelles qui veulent refaire la guerre aux vieilles façons de faire.» Cette lettre n\u2019est pas une plainte d\u2019un quelconque mauvais deuxième qui voudrait se venger, c\u2019est plutôt un appel à tous, pour faire en sorte que le milieu québécois du multimédia et du marketing numérique se questionne sur la façon de s\u2019auto-évaluer.VICTOR C.GOLDBLOOM L\u2019auteur est un ancien ministre des Affaires municipales et un ancien Commissaire aux langues officielles.Lorsque des municipalités fusionnent, les pourcentages de francophones et d\u2019anglophones dans la nouvelle agglomération sont presque toujours différents de ceux des composantes individuelles.Les êtres humains en situation minoritaire sont, cependant, les mêmes personnes qu\u2019avant, et ont les mêmes besoins par rapport aux mêmes services.Il serait injuste que la fusion les prive de ces services.Il est facile \u2014 trop facile \u2014 de dire que le nouveau conseil municipal \u2014 celui d\u2019Ottawa par exemple \u2014 devrait avoir la liberté de décider.Une telle affirmation a l\u2019air d\u2019un principe démocratique ; mais s\u2019il y a un domaine où la démocratie majoritaire ne fonctionne que très rarement, c\u2019est bien celui des droits de la minorité.L\u2019équité à l\u2019endroit des minorités constitue une responsabilité politique qui doit être assumée par un gouvernement qui possède une vision large et généreuse de la société.À mon regret, je me trouve obligé de me rendre à l\u2019évidence : trop de municipalités ont une feuille de route négative à cet égard.Le Canada a une longue tradition législative de maintien des droits acquis.Ne la laissons pas tomber.Reconnaissons aussi que la capitale d\u2019un pays en est l\u2019image.PHOTOTHÈQUE, La Presse Victor C.Goldbloom 3LP0401B1215 B4 mercredi 3LP0401B1215 ZALLCALL 67 01:21:44 12/15/99 B B 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 15 DÉCEMBRE 1999 Politique «Une bonne affaire pour les souverainistes» Le Bloc continue de pourfendre le projet de loi Dion; le NPD y donne son appui VINCENT MARISSAL du bureau de La Presse, OTTAWA Le refus du Parlement canadien de reconnaître la question du prochain référendum risque de se retourner contre Ottawa en poussant les Québécois à voter OUI en masse, estime le Bloc québécois.Le débat aux Communes sur le projet de loi sur la clarté référendaire a donné lieu encore hier à des attaques enflammées, quelques déclarations contradictoires et une nouvelle manoeuvre à 180 degrés dans l\u2019opposition.Alors que le ministre Stéphane Dion s\u2019est levé en Chambre pour défendre son projet de loi, les bloquistes ont continué toute la journée de pourfendre cet « assaut » contre la démocratie québécoise.Prudents depuis des semaines quant aux effets requinquants d\u2019un pareil projet de loi sur l\u2019appui à la souveraineté, le Bloc a laissé échapper pour une rare fois que la démarche du gouvernement Chrétien pourrait avantager le camp du OUI.« Peut-être qu\u2019un peuple sera choqué que, pendant la campagne, la Chambre des communes vienne décider que la question n\u2019est pas claire alors que l\u2019on a fait le débat au Québec.Ça pourrait être une bonne affaire (pour les souverainistes) », a expliqué le critique du Bloc en matière constitutionnelle, Daniel Turp.Le fait que le gouvernement fédéral s\u2019engage dans la campagne en disant à l\u2019avance qu\u2019il ne reconnaîtra pas le résultat parce que la question est confuse « pourrait être un sérieux incitatif à voter OUI », ajoute M.Turp.« Les Québécois pourraient dire au gouvernement fédéral que son interprétation n\u2019est pas correcte et que cette interprétation n\u2019appartient pas à la Chambre de communes et à une majorité de députés qui ne viennent pas du Québec », avance le député de Beauharnois-Salaberry.M.Turp a déposé hier un troisième avis juridique, celui-ci portant sur la communauté internationale.Cet avis préparé par le professeur français et membre de la commission du droit international des Nations unies, Alain Pellet, va toutefois à contre-courant de la position souverainiste en affirmant que les frontières du Québec seraient négociables après un OUI.« Oui, mais il n\u2019y a pas d\u2019obligation du Québec de négocier là-dessus, dit aussi le professeur Pellet », s\u2019est empressé de préciser M.Turp.Le projet de loi fédéral, auquel Québec répondra aujourd\u2019hui, a franchi une nouvelle étape hier aux Communes lors de la présentation en deuxième lecture, des procédures quelque peu perturbées de nouveau par la stratégie bloquiste.Dans son discours, le ministre Dion a dénoncé de nouveau la « confusion » du gouvernement péquiste, mais il avait aussi un message pour les nombreux fédéralistes qui n\u2019appuient pas sa démarche.« À ceux si nombreux, a-t-il déclaré, de mes concitoyens qui tiennent à l\u2019unité canadienne et qui, pour cette raison, s\u2019attristeront de voir leur Parlement adopter une loi qui envisage l\u2019éventuelle scission du Canada, je veux transmettre la conviction profonde du gouvernement du Canada que, dans la clarté des choses, jamais les Québécois ne renonceront à leur pleine appartenance au Canada.» Quant au débat qui fait rage entre Québec et Ottawa, M.Dion accuse « les leaders indépendantistes de ne pas défendre le droit des Québécois, mais plutôt leur soi-disant droit à la confusion ».Par ailleurs, le gouvernement Chrétien s\u2019est trouvé un nouvel allié, hésitant, mais allié tout de même.Après avoir dénoncé sur tous les tons la stratégie du premier ministre dans le dossier référendaire, la leader du NPD, Alexa McDonough, est finalement montée à bord du train de Stéphane Dion, reprochant tout de même à Jean Chrétien son attitude dans le dossier.« La Cour suprême a reconnu que la Chambre des communes a un rôle à jouer (dans un référendum), explique Mme McDonough.Ce projet de loi constitue une tentative imparfaite quoique humaine d\u2019assumer ce rôle.» PHOTOTHÈQUE La Presse© Daniel Turp Le débat sur la question a peu d\u2019impact sur l\u2019appui à la souveraineté Jeux video: Mme Beaudoin aurait pu exiger davantage DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC Nintendo devrait offrir ses jeux en français et la ministre responsable de la Charte de la langue française, Louise Beaudoin, ne va pas assez loin quand elle se contente de réclamer la version française des modes d\u2019emploi et des garanties au géant nippon.Pour le jeune Philippe Leblanc, responsable du site www.nintendoFR.com, qui fournit les dernières nouvelles, en français sur les jeux Nintendo, aucun obstacle technique ne peut être invoqué pour ne pas fournir des jeux en français sur le marché québécois.D\u2019abord, jusqu\u2019à l\u2019introduction du Nintendo 64, la plupart des jeux dans leur mouture précédente (pour la plateforme SuperNintendo) étaient disponibles en français, même pour les appareils vendus au Québec.Au surplus, comme les sous-titres et les voix françaises ont déjà été produits pour les versions vendues en France des jeux de Nintendo 64, une conversion très simple permettrait de les transférer sur des cassettes adaptées aux plate-formes vendues ici, explique M.Leblanc.La semaine dernière, Mme Beaudoin donnait jusqu\u2019au 31 décembre à Nintendo et Sony pour dire quand ils fourniraient modes d\u2019emploi et garanties en français pour leurs jeux.En revanche, elle soutenait que Québec ne pouvait forcer les firmes à franciser les jeux comme tels ; les cassettes françaises existent, en France, mais les différents standards vidéo font qu\u2019elles ne peuvent fonctionner sur les plate- formes vendues en Amérique.Sur le site de discussion sur Nintendo, le jeune crack propose d\u2019envoyer un courriel à la compagnie nippone à nintendo@nintendo.com pour réclamer des « jeux en français » pour le marché québécois, comme d\u2019ailleurs Nintendo en offrait avant l\u2019arrivée de sa version 64 bits.Vendredi dernier, après que La Presse eut révélé l\u2019intention de Louise Beaudoin de passer aux actes après deux ans d\u2019attentes et 400 plaintes à la Commission de protection de la langue française, le président de Nintendo du Canada, Peter McDougall, s\u2019en remettait à des discussions déjà entreprises entre la Canadian interactive digital software association (CIDSA) et le gouvernement du Québec sur la disponibilité des jeux en français.« Nous sommes confiants que la CIDSA et le gouvernement du Québec pourront en venir à une solution mutuellement acceptable » ajouta-t-il.Ce qui laisse sur sa faim Mme Beaudoin, explique-t-on à son cabinet.Pièces à l\u2019appui, on montre aussi que les plate-formes vendues en Europe ont des modes d\u2019emploi multilingues et que le Club Nintendo, auquel on suggère aux jeunes européen d\u2019adhérer, offre même un magazine en français.La semaine dernière, Mme Beaudoin relevait que ce n\u2019était pas la disponibilité des produits en français qui posait problème mais le fait que le Québec était considéré comme partie du « domestic market » américain.Les compagnies ne voient pas d\u2019avantages économiques à faire un effort pour franciser leurs produits spécifiquement pour le marché québécois.DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC Le débat qui s\u2019est enflammé depuis une semaine entre Ottawa et Québec sur la formulation de la question référendaire n\u2019a guère eu d\u2019impact sur l\u2019appui à la souveraineté au Québec.Au surplus, bien que tout le monde \u2014 c\u2019était prévisible \u2014, s\u2019entende sur le fait que la question devrait être la plus claire possible, les Québécois sont plutôt ambivalents quant au rôle des deux paliers de gouvernements dans son élaboration.Réalisé pour le compte du Globe and Mail et de CTV, un sondage Angus Reid a rejoint 930 Québécois du 2 au 13 décembre \u2014 la période où fut largement évoqué puis déposé le projet de loi fédéral sur la « clarté » de la question référendaire.Dans son enquête, dotée d\u2019une marge d\u2019erreur de plus ou moins 3,3 %, Angus Reid constate que 58 % des francophones et 75 % des anglophones du Québec estiment qu\u2019une « majorité claire » devrait être plus imposante que la règle démocratique du 50 % plus une voix \u2014 un seuil jugé suffisant par 36 % des répondants.Chez les électeurs péquistes, Angus Reid a trouvé 40 % de répondants qui estiment que 50 % + 1 n\u2019est pas suffisant, chez ceux qui votent pour le Bloc québécois, cette proportion est de 39 %.Si un référendum avait eu lieu ces jours-ci sur un projet de partenariat avec le Canada, 42 % des Québécois auraient voté en faveur de la souveraineté, contre 52 % qui s\u2019y seraient opposés \u2014 5 % d\u2019indécis.Si on demandait de voter à un référendum où le Québec deviendrait « un pays indépendant, séparé du Canada », l\u2019appui à la souveraineté passerait à 28 %, contre 66 % d\u2019opposants.Ces résultats montrent une légère baisse de l\u2019option souverainiste depuis l\u2019été 1998, indique Angus Reid.Une autre enquête, menée par Ekos Reseach Associates auprès de 804 Québécois durant la même période montrait que la souveraineté assorti d\u2019un partenariat n\u2019avait guère fluctué depuis mai 1998.Elle obtient actuellement 39 % d\u2019appuis contre 61 % d\u2019opposition \u2014 à un point près le même score qu\u2019il y a dix-huit mois, affirme Ekos.Pour Angus Reid, les Québécois veulent que leurs élus parlent d\u2019autres choses que de Constitution.Seulement 15 % des répondants jugent que ce débat mérite la priorité dans l\u2019attention du gouvernement ; 59 % préfèrent qu\u2019on discute de santé et 37 % d\u2019éducation.En outre, 71 % des répondants croient que le Parti québécois ne tiendra pas de référendum au cours de son mandat.L\u2019enquête récolte aussi des résultats ambigus : 54 % des gens estiment que « le fédéral devrait participer à la formulation d\u2019une question claire sur la souveraineté », mais 61 % des gens estiment aussi que « le gouvernement du Québec est le seul responsable de la formulation d\u2019une éventuelle question sur la souveraineté ».Tout le monde bien sûr (96 % des répondants) estime que la souveraineté, pour se réaliser, devait être approuvée par une question claire.PHOTO PC Sous les lumières de Noël Ottawa aussi se prépare pour Noël.Hier, un employé s\u2019affairait à installer les lumières décoratives traditionnelles au pied de la colline parlementaire.S.O.S.Montfort appelle à l\u2019aide les provinces et Ottawa ALEXANDRE SIROIS Presse Canadienne, OTTAWA Les défenseurs de l\u2019hôpital Montfort refusent d\u2019avaler la pilule.Déplorant l\u2019intention de l\u2019Ontario d\u2019interjeter appel de la décision rendue fin novembre en faveur de l\u2019établissement, ils ont lancé hier un appel à l\u2019aide aux provinces et au premier ministre Jean-Chrétien.« Étant donné ces circonstances extraordinaires, je demande à tous les Canadiens et Canadiennes de bonne volonté, incluant les premiers ministres des autres provinces, d\u2019aider les francophones de cette province à traverser ces terribles épreuves et cette crise interminable », a déclaré en conférence de presse la présidente du comité S.O.S.Montfort, Gisèle Lalonde.« Plus encore, je demande au premier ministre de ce pays, M.Jean Chrétien, de faire en sorte que le gouvernement fédéral intervienne avec nous devant le tribunal.Qu\u2019il se porte résolument à la défense des Franco-ontariens et des Franco-ontariennes », a-t-elle ajouté.La veille, le gouvernement du premier ministre ontarien Mike Harris avait annoncé qu\u2019il interjetait appel du jugement de la Cour divisionnaire de l\u2019Ontario assurant la survie de l\u2019hôpital Montfort, le seul établissement hospitalier francophone à l\u2019ouest de la rivière des Outaouais.Les partisans de l\u2019hôpital ont convoqué hier les journalistes pour expliquer qu\u2019ils étaient prêts à reprendre la lutte et qu\u2019ils sollicitaient des appuis dès maintenant.« Le gouvernement fédéral peut se présenter, à nos côtés, comme intervenant devant les tribunaux, a précisé Michelle de Courville Nicol, présidente du conseil d\u2019administration de l\u2019hôpital.Et je pense qu\u2019il y a certainement des gouvernements provinciaux qui ont plus de vision que celui de l\u2019Ontario et qu\u2019il serait tout à leur honneur d\u2019intervenir également.Ça pourrait être par des interventions privées auprès de M.Harris.» Au gouvernement fédéral, on explique qu\u2019on est en train d\u2019examiner la possibilité de mettre la main à la pâte.« La décision d\u2019intervenir n\u2019a pas encore été prise en tant que telle parce qu\u2019actuellement, des avocats au ministère de la Justice étudient la décision et vont faire des recommandations à la procureure générale, Anne McLellan », a déclaré la porte-parole de Mme McLellan, Line Chabot-Racine.Règle générale, le gouvernement fédéral n\u2019intervient pas dans un procès lorsqu\u2019il n\u2019est pas partie en cause.Il y a toutefois des exceptions à la règle et Mme McLellan « prendra en considération les recommandations et les étudiera avant de prendre sa décision », a précisé Mme Chabot-Racine qui a répété que « le gouvernement fédéral s\u2019était toujours engagé à favoriser l\u2019épanouissement des deux communautés linguistiques au Canada ».Quant à Mme de Courville Nicol, elle n\u2019a pas voulu estimer combien il en coûterait aux défenseurs de l\u2019hôpital pour continuer leur lutte contre le gouvernement ontarien, mais, jusqu\u2019ici, le comité formé pour sauver l\u2019établissement à déboursé environ 300 000 $.Les défenseurs de l\u2019hôpital Montfort sont persuadés que la Cour d\u2019appel tranchera également en leur faveur.« Tous les experts en matière de droit constitutionnel et de droit linguistique sont d\u2019avis que la décision est solide et qu\u2019elle se tient » a déclaré le conseiller juridique du comité S.O.S.Montfort, Marc Cousineau. 3LP0502B1215 B5 mercredi 3LP0501B1215 ZALLCALL 67 01:23:55 12/15/99 B Politique LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 15 DÉCEMBRE 1999 R B 5 L\u2019opposition invitée à cesser de faire peur aux cancéreux Le Québec a le taux de natalité qu\u2019il mérite, selon Diane Lavallée PIERRE APRIL Presse Canadienne, QUÉBEC La ministre de la Santé et des services sociaux Pauline Marois, a haussé le ton hier, exhortant l\u2019opposition libérale à cesser de faire peur aux personnes atteintes d\u2019un cancer.Choquée par les questions alarmistes posées par la critique libérale Michèle Lamquin-Ethier sur les listes d\u2019attente en radio-oncologie et le programme de soins dans des établissements de Nouvelle- Angleterre, Mme Marois a voulu rassurer les malades.« Ce n\u2019était pas un choix facile, a-t-elle dit, que de décider d\u2019utiliser des ressources à l\u2019extérieur du Québec pour, justement, nous permettre de sauver des vies, de procéder à des interventions et d\u2019offrir des services adéquats autant aux femmes qu\u2019aux hommes.» La ministre n\u2019a pas pour autant promis de mettre un terme au programme américain, mais elle a quand même indiqué qu\u2019on se rapprochait de plus en plus d\u2019une solution exclusivement québécoise.« J\u2019ai d\u2019excellentes nouvelles et je suis très fière de le dire, a-t-elle soutenu.On a réduit le temps d\u2019attente de plus de huit semaines, de 516 à 368 cas autant pour les femmes que pour les hommes.Quant à la question de Mme Lamquin-Ethier, qui lui demandait si les sommes dépensées en soins aux États-Unis n\u2019auraient pas mieux été utilisées pour l\u2019achat d\u2019équipements spécialisés au Québec, la ministre a vivement répondu : « Qu\u2019elle ne s\u2019inquiète pas de l\u2019argent qu\u2019on a dû investir pour faire traiter des cas à Plattsburgh, on parle de 528 000 $ et ce n\u2019est nettement pas suffisant pour acheter un accélérateur linéaire.» Au chapitre du personnel spécialisé, Mme Marois y est allé d\u2019autres informations voulant que quatre nouveaux radio-oncologues soient bientôt disponibles : deux spécialistes qui ont subi avec succès l\u2019examen du Collège des médecins et deux praticiens étrangers à qui on accordera des permis restrictifs.MARIE-CLAUDE LORTIE Le Québec a le taux de natalité qu\u2019il mérite, croit Diane Lavallée, la présidente du Conseil du statut de la femme.Mme Lavallée, qui lançait hier à Montréal une nouvelle publication du CSF, a expliqué que, quand on voit comment sont traitées les femmes qui essaient d\u2019allier travail et maternité, et surtout comment la société reste amorphe devant la discrimination liée à la maternité, on ne peut pas s\u2019étonner de la faiblesse du taux de natalité.Le Québec a un taux de natalité de 1,45 enfant par femme, un des plus bas en Occident, chiffre qui inquiète le gouvernement québécois.Mais, rappelait hier la présidente du Conseil du statut de la femme, environ une femme par jour porte plainte devant la Commission des normes du travail pour discrimination liée à la maternité.Et récemment, a-t-elle noté, aucun débat public n\u2019a été soulevé par un reportage publié dans La Presse, indiquant qu\u2019une grande société de génie-conseil, SNC-Lavalin, avait mis à pied quatre femmes, dont trois ingénieurs et une technicienne, à leur retour de congé de maternité.« Si l\u2019on considère le peu de flammèches et le peu d\u2019indignation que soulève le congédiement d\u2019une femme enceinte ou de retour de congé de maternité, sans doute faut-il croire que nous avons le taux de natalité que nous méritons », croit Mme Lavallée.D\u2019après elle, on ne peut à la fois vanter les réussites des filles à l\u2019école et à l\u2019université, comme on le fait au Québec, et après ne rien dire quand on se rend compte que ces diplômées ne sont pas traitées justement sur le marché du travail, uniquement parce qu\u2019elles décident d\u2019avoir des enfants.La présidente du CSF a aussi affirmé qu\u2019elle n\u2019était pas particulièrement impressionnée par la décision de la Cour suprême de légaliser les « danses à 10 $ », grâce auxquelles les clients peuvent toucher aux danseuses dans les bars consacrés à de telles activités.Mme Lavallée a expliqué qu\u2019elle ne voyait pas comment une activité qui fait des femmes des objets sexuels reflète « une évolution des mentalités », pour reprendre le concept utilisé par la cour.Mme Lavallée était à Montréal pour le lancement d\u2019un nouveau document visant à aider les femmes qui décident de fonder une famille.On y retrouve toutes sortes de renseignements pratiques, des caricatures de Pascal Élie et quelques données sur la situation actuelle des mères de famille.Notons par exemple qu\u2019au Québec, les femmes consacrent en moyenne deux fois plus de temps que les hommes aux corvées ménagères et que chaque jour, l\u2019homme bénéficie de 36 minutes de plus pour son sommeil ou ses loisirs.Cette différence s\u2019accroît avec la présence d\u2019enfants de moins de cinq ans.On constate aussi que 57,6 % des femmes qui dirigent des familles monoparentales gagnent moins de 25 000 $ par année.En fait, la moitié des mères seules vivent sous le seuil de la pauvreté et la moitié de ces femmes dépendent de l\u2019aide sociale.2812926 2811455 3LP0601B1215 b06 mercredi 15 d cembre 3LP0601B1215 ZALLCALL 67 01:21:30 12/15/99 B B 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 15 DÉCEMBRE 1999 Monde Les esclaves des nazis se partageront huit milliards L\u2019ONU modifie sa stratégie au Kosovo d\u2019après AFP et AP PRISTINA Illustrant un changement de stratégie des Nations unies au Kosovo, l\u2019administrateur de l\u2019ONU Bernard Kouchner crée une administration conjointe où tous les partis politiques et les différentes communautés, y compris les Serbes, seront représentés.M.Kouchner a déclaré hier qu\u2019il entendait « rassembler toutes les parties dans une administration conjointe avec la MINUK » (Mission des Nations unies au Kosovo).Il a ajouté que cette nouvelle administration devrait rester en place pour six à neuf mois, le temps d\u2019organiser des élections dans la province.Cette initiative vise à mettre un terme aux différentes administrations parallèles qui génèrent des blocages persistants dans les prises de décisions, notamment en matière de sécurité, après l\u2019aveux d\u2019échec de l\u2019ONU à combattre la montée de la violence et de la criminalité dans la province serbe.Cette éventuelle coopération \u2014 les Serbes n\u2019ont pas participé aux négociations préalables à sa mise en oeuvre \u2014 n\u2019altère toutefois pas la volonté indépendantiste des dirigeants kosovars.« Il est temps, aujourd\u2019hui, de reconnaître l\u2019indépendance du Kosovo, avec la présence internationale », estime Ibrahim Rugova, le chef de la Ligue démocratique du Kosovo, dans un entretien au Monde dans son édition d\u2019hier.« C\u2019est la volonté de tous les Kosovars et, évidemment, la meilleure solution », ajoute-t-il en excluant une partition.Pour le dirigeant kosovar modéré, « un Kosovo ouvert, démocratique, intégré dans l\u2019Europe, aura un rôle de pacificateur dans toute la région.Pour moi le plus tôt sera le mieux ».d\u2019après AFP et AP BERLIN Un fonds doté de 10 milliards de marks (8 milliards $ CAN) va être créé pour indemniser ceux qui ont été forcés de travailler dans les entreprises allemandes pendant la Deuxième Guerre mondiale.Les gouvernements allemand et américain en sont venus à un accord sur cette douloureuse question hier soir, plus de 50 ans après l\u2019effondrement du régime hitlérien.Ils ont ainsi mis fin à six mois d\u2019intenses tractations des deux côtés de l\u2019Atlantique.L\u2019ensemble des parties (gouvernements allemand, américain et israélien, pays de l\u2019Est, organisations juives et avocats des victimes) doivent se retrouver vendredi à Berlin pour sa signature solennelle.Certains ajustements semblent toutefois encore possibles.Ainsi, un porte-parole du gouvernement allemand a averti que l\u2019on n\u2019était pas encore parvenu à un accord définitif.La percée dans ces négociations a été rendue possible par le relèvement de la contribution du gouvernement fédéral allemand au fonds.Elle aurait été portée de trois à cinq milliards de marks, l\u2019industrie, avec des groupes tels que Daimler-Chrysler, Volkswagen ou Siemens, apportant les cinq milliards de marks restants.Cette percée est d\u2019autant plus inattendue que le chancelier Gerhard Schroeder affirmait encore la semaine dernière que l\u2019Allemagne ne relèverait pas son offre.Héritière légale du régime nazi, l\u2019Allemagne fédérale se devait de prendre sa part dans l\u2019indemnisation des travailleurs forcés.La somme de 10 milliards de marks se situe exactement au point de rencontre entre l\u2019offre de la partie allemande et les revendications des avocats des victimes, telles qu\u2019elles avaient été présentée lors du dernier round de négociations, à la mi-novembre à Bonn, le sixième en six mois.L\u2019économie de guerre du IIIe Reich avait employé de huit à 12 millions de travailleurs forcés, recrutés parmi les déportés, prisonniers de guerre ou travailleurs réquisitionnés dans les pays occupés.Selon les avocats, 1,5 à 2,6 millions d\u2019entre eux seraient toujours en vie, la plupart résidant dans les pays de l\u2019Est.Me Mel Urbach, représentant le Conseil mondial des juifs orthodoxes, a déclaré qu\u2019un protocole d\u2019accord serait mis au point vendredi à Berlin.Le porte-parole du fonds de l\u2019industrie, Wolfgang Gibowski, a exprimé quant à lui le souhait que cela incite d\u2019autres entreprises à y participer et a souhaité que la loi portant création du fonds soit rapidement votée par le Parlement, pour entamer les indemnisations peut-être dès l\u2019été.En échange de leur coopération, les entreprises qui participent recevront la protection légale des États-Unis contre les poursuites judiciaires et le gouvernement américain demandera officiellement aux tribunaux d\u2019adresser les poursuites en cours à la fondation.En revanche, un des groupes représentant les anciens esclaves accuse le gouvernement allemand d\u2019avoir préparé une loi qui excluera 70 à 80 % des victimes.PHOTO AFP © Des ouvriers déportés travaillant dans un atelier de munitions en Allemagne.L\u2019« Adolf » bosno-serbe écope de 40 ans de prison d\u2019après AP et AFP LA HAYE Le Tribunal pénal international pour l\u2019ex-Yougoslavie (TPI) a condamné hier à 40 ans de prison un Serbe de Bosnie, surnommé « Adolf », reconnu coupable de crime de guerre.Il s\u2019agit de la peine la plus lourde jamais infligée par le TPI depuis sa création, il y a six ans.Goran Jelisic, 31 ans, qui, au temps de ses forfaits aimait à se comparer à Hitler, avait été reconnu coupable le 19 octobre de 19 crimes de guerre et crimes contre l\u2019humanité alors qu\u2019il était commandant du camp de prisonniers de Luka dans le nord de la Bosnie.« Les crimes que vous, Goran Jelisic, avez commis ont choqué la conscience de l\u2019être humain », a déclaré le président du TPI, le Français Claude Jorda, après avoir lu les noms des victimes.Jelisic, vêtu d\u2019un costume gris, est resté silencieux à la lecture du verdict.L\u2019accusation de génocide n\u2019a pas été retenue.Le ministère public a annoncé son intention de faire appel de ce point du verdict.Les milices et l\u2019armée indonésiennes impliquées dans les atrocités au Timor 2812705 1490 Saint-Antoine Ouest, Dépt.49283 Montréal, QC H3C 1C3 Agence France-Presse GENÈVE La commission d\u2019enquête de l\u2019ONU qui est revenue du Timor oriental a des preuves de l\u2019implication de milices et de soldats de l\u2019armée indonésienne dans des actes d\u2019intimidation et de terreur, a indiqué hier la commission.Des témoignages prouvent que des formes d\u2019intimidation et de terreur ont été systématiquement utilisées au Timor oriental, faisant des morts et des blessés, après la proclamation des résultats du vote en faveur de l\u2019indépendance organisé le 30 août, selon la commission.La commission, qui a séjourné du 25 novembre au 8 décembre au Timor, est chargée d\u2019établir s\u2019il y a lieu de mettre en place un tribunal pénal international à la suite des atrocités alors commises dans l\u2019ancienne province portuguaise.Les témoignages recueillis par la commission, conduite par la juriste costaricienne Sonia Picado, font également état de viols.La mission des Nations unies au Timor oriental (Unamet) s\u2019est également plaint d\u2019abus contre son personnel auprès de la commission.Le processus d\u2019investigation doit être poursuivi afin de conduire les responsables des atrocités devant la justice, a estimé la commission.La commission remettra prochainement au secrétaire général de l\u2019ONU, Kofi Annan, un rapport « déjà bien avancé ».2802757 2805735 2809624 3LP0701B1215 B7 MERCREDI 3LP1501B1215 ZALLCALL 67 01:16:55 12/15/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 15 DÉCEMBRE 1999 B 7 C y b e r p r e s s e technologie@lapresse.ca Quand les ordinateurs se parlent entre eux André Mondoux collaboration spéciale Il y a une quinzaine d\u2019années, le concept de mondialisation évoquait surtout de grandes multinationales qui pouvaient, par leur pouvoir et influence économiques, faire fléchir les gouvernements nationaux.Aujourd\u2019hui, avec l\u2019essor du réseau Internet, la mondialisation prend un tout autre sens qui évoque davantage la notion d\u2019interdépendance.Si deux partenaires commerciaux ont chacun informatisé leurs opérations de gestion et qu\u2019ils ont tous deux accès à Internet, pourquoi alors ne pas utiliser le Net pour faire « parler ensemble » leurs systèmes automatisés de gestion ?C\u2019est ce que les analystes nomment le B2B (business to business).Yves Desjardins-Siciliano est vice- président, marketing et développement des affaires pour la division canadienne du Groupe conseil DMR.« Il ne fait aucun doute que la distinction actuelle entre commerce traditionnel et commerce électronique est transitoire.Inévitablement, c\u2019est toute l\u2019économie qui sera articulée sur une base électronique.Il sera bientôt courant de pouvoir générer une commande pour une pièce qui sera acheminée au système de gestion des bons de commande, qui en retour utilisera Internet pour dénicher le fournisseur offrant le meilleur prix.Une commande sera ensuite entrée directement dans son système qui déclenchera automatiquement les processus de fabrication, d\u2019expédition, de facturation et de stockage.» Les conditions préalables Avant de pouvoir informatiser les échanges entre elles, les entreprises doivent au préalable avoir automatisé leurs propres opérations.Depuis quelques années, cette étape cruciale a été réalisée par les progiciels de gestion d\u2019entreprise (communément nommés « ERP » pour Enterprise Resource Planing).Ces produits sophistiqués assurent l\u2019automatisation des opérations transactionnelles de gestion, de la facturation à la paye, en passant par les ressources humaines.Qu\u2019il s\u2019agisse des produits de Baan, PeopleSoft ou de SAP, les progiciels de gestion ont complètement dominé le marché de la grande entreprise.« Je ne connais pas une entreprise Fortune 100 ou Fortune 500 qui ne soit pas passée à l\u2019ère des ERP », soutient Yves Desjardins- Siciliano.Cependant, pour prétendre influencer l\u2019ensemble de l\u2019économie, la vague d\u2019informatisation doit aussi toucher l\u2019important secteur des PME.Or les progiciels de gestion sont trop lourds, trop complexes et surtout trop coûteux pour les PME.Voilà pourquoi depuis un an nous assistons à des offensives ciblées vers les PME avec des produits ERP « light » ou de nouveaux services de prise en charge des opérations de gestion (c\u2019est la vague des ASP dont nous parlerons dans deux semaines).On est six milliards, faut se parler La seconde condition préalable aux transactions informatisées est l\u2019utilisation d\u2019un langage commun, c\u2019est-à-dire d\u2019une norme d\u2019échange pour permettre aux ordinateurs « de parler » entre eux.Bien qu\u2019il soit tentant pour les fabricants de systèmes ERP d\u2019instaurer leurs propres normes « fermées », le poids du Web est trop grand.Comment en effet peut-on résister à la tentation d\u2019attirer la planète entière dans son giron ?Voilà pourquoi on se tourne de plus en vers le Web et ses normes « ouvertes » pour servir de point de ralliement aux échanges transactionnels.Cependant, les pages Web actuelles sont en HTML (HyperText Markup Language), un format conçu à l\u2019origine pour le simple affichage d\u2019informations.Un des successeurs de HTML est le format XML (Extended Markup Language).Les documents XML sont constitués d\u2019éléments structuraux (le code, le prix et la description d\u2019un produit) qui sont explicitement décrits dans le document, de même que les interrelations entre eux.Par exemple, l\u2019élément « prix total » pourrait être défini comme la somme de l\u2019élément « coût » plus l\u2019élément « transport ».En offrant l\u2019information et les règles pour la manipuler, le format XML est donc un métalangage qui agit comme la « grammaire » du document.Les perspectives ouvertes par le format XML sont grisantes : la circulation de documents « autonomes » qui comprennent tout ce qu\u2019il faut pour être manipulés automatiquement.Il est ainsi possible d\u2019envisager des échanges de données où un ordinateur peut automatiquement interroger une base de données d\u2019un autre ordinateur pour rechercher un élément précis (prix, nom de produit, date, etc.), peu importe l\u2019application utilisée.La première vague Internet a multiplié les sources de diffusion ; avec XML s\u2019amorce la seconde phase : l\u2019ère du partage et de l\u2019intégration de données.Si vous trouvez que le Net regorge d\u2019informations, attendez que des ordinateurs se mettent à interroger, à la pleine puissance et vitesse de leur processeur, d\u2019autres puissants ordinateurs pour produire de nouvelles informations.Attachez vos tuques ! LA SEMAINE PROCHAINE : Dell et son inventaire en temps réel On peut joindre l\u2019auteur à : mondouxa@videotron.ca Nouveau débat sur la taxation des achats sur le Net Drame passionnel sur Internet 25 000 $ pour le meurtre d\u2019un couple Agence France-Presse PORTSMOUTH, Angleterre La police britannique a arrêté et inculpé hier à Portsmouth (sud de l\u2019Angleterre) un Britannique de 32 ans accusé d\u2019avoir proposé par dépit amoureux sur l\u2019Internet une récompense de 25 000 dollars pour le meurtre d\u2019un couple d\u2019Américains.La police locale a indiqué avoir été alertée sur l\u2019existence du site créé par Paul Clark, un technicien du son de Portsmouth, par l\u2019ambassade des États-Unis à Londres.On pouvait y découvrir une photo de mariage de Brandy et Rick Arnett, un couple d\u2019El Paso (Texas) d\u2019une vingtaine d\u2019années, dont M.Clark proposait « l\u2019élimination » pure et simple pour 25 000 dollars.Le site a aussitôt été fermé, a précisé la police.Selon des sources proches de l\u2019enquête, Paul Clark avait fait connaissance de Mme Arnett sur un site proposant des échanges de recettes de cuisine.Ils avaient ensuite sympathisé et M.Clark était tombé amoureux de la jeune femme, croyant qu\u2019elle recherchait comme lui une âme soeur.Furieux d\u2019avoir appris par Brandy Arnett elle-même qu\u2019elle était en fait déjà mariée, et heureuse de l\u2019être, il aurait alors décidé de se venger en lançant le sinistre « contrat » sur le couple américain.Arrêté au domicile de sa mère à Buckland, près de Portsmouth, Paul Clark a été inculpé de « menace de mort ».Il doit brièvement comparaître aujourd\u2019hui devant un tribunal de Portsmouth pour se voir signifier les charges qui pèsent sur lui.CORINNE SUISSA Agence France-Presse, WASHINGTON La taxation des achats sur Internet est à nouveau à l\u2019ordre du jour avec, hier et aujourd\u2019hui à San Francisco, une réunion de la Commission d\u2019étude sur le commerce électronique, qui doit remettre ses recommandations au Congrès américain en avril 2000.Le Congrès, en décidant en octobre 1998 d\u2019un moratoire de trois ans sur les taxes à la consommation sur Internet, avait créé une commission de 19 membres pour étudier l\u2019opportunité de taxer le commerce en ligne, qui regroupe des élus locaux, des représentants du gouvernement, des entreprises et des consommateurs.La tâche est complexe, car il existe plus de 6400 niveaux de taxes à la consommation aux États- Unis notamment en raison de la multitude de taxes locales et régionales.L\u2019explosion du e-commerce donne une visibilité de plus en plus grande aux débats de la commission, partagée entre les partisans de l\u2019exemption menés par James Gilmore, gouverneur de l\u2019État de Virginie, et ceux en faveur d\u2019une taxation des transactions, parmi lesquels le gouverneur de l\u2019Utah, Michael Levitt.« L\u2019e-commerce est un moteur de notre économie, et nous ne devrions pas l\u2019alourdir avec de nouvelles taxes », a confié lundi James Gilmore, président de la commission, au quotidien Washington Post.Le sénateur John McCain, candidat à l\u2019investiture du parti républicain pour la course à la Maison- Blanche, est un fervent défenseur de l\u2019exemption permanente pour les achats en ligne.Il a d\u2019ailleurs récemment introduit un projet de loi en ce sens.Les partisans d\u2019un Internet détaxé s\u2019appuient notamment sur une étude de l\u2019Université de Chicago qui avait estimé que taxer les achats en ligne réduirait le montant des dépenses de plus de 30 % et le nombre d\u2019acheteurs de 25 %.Pour le gouverneur Michael Levitt, « la seule position justifiable est de traiter chaque commerce, en ligne ou pas, de la même manière ».L\u2019enjeu est en effet de taille pour les commerçants traditionnels, alors que la clientèle, déjà alléchée par la possibilité de faire ses courses depuis son salon 24 heures par jour, voit également l\u2019occasion d\u2019économiser quelques dollars en taxes.Pour les collectivités locales qui engrangent la taxe, le transfert de la consommation sur Internet pourrait se traduire à terme par des budgets réduits pour les services municipaux comme la police, les pompiers et les écoles.Pour l\u2019instant, la perte de revenus en 1998, moins de 170 millions de dollars, a représenté seulement 0,1 % des recettes des collectivités et États sur les achats de biens et de services.L\u2019Association des gouverneurs prévoit que le manque à gagner pourrait grimper jusqu\u2019à 10 milliards de dollars par an à court terme.La proposition de cette association repose sur la création de chambres de compensation qui détermineraient les taxes à payer pour chaque achat, en fonction de l\u2019État où habite le consommateur, et les reverseraient à cet État.Ces chambres recevraient une fraction du revenu tiré des taxes.I Céléron 433 avec 128k cache * I Chipset Intel BX 100 Mhz I Boîtier ATX 250 watts I 64 mg 100 Mhz I Disque dur 8.4 gig ATA 66 Mhz I CD ROM 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nous donnons notre plein ^ appui à cette recommandation.Toutefois, le comité a laissé dans l'oubli les milliers de travailleurs de l'industrie pour qui nous n'avons pas pu négocier des protections.Nous faisons référence à ces femmes et ces hommes qui travaillent pour les compagnies de charters et d'autres transporteurs ainsi que pour les entreprises de services, celles et ceux qui chargent les bagages, qui approvisionnent les avions en carburant et les dégivrent, qui préparent les repas en vol.Depuis le début de ce processus, nous avons insisté pour que la politique adoptée couvre toute l'industrie, et non seulement les principaux transporteurs.Les milliers de travailleurs du transport aérien qui ne sont pas employés par les principaux transporteurs \u2014 dont 3 500 membres de notre syndicat \u2014 se trouvent dans une situation où ils seront très vulnérables pendant la restructuration des lignes aériennes.Les difficultés auxquelles ont été confrontés les 800 travailleurs d'Inter-Canadien récemment mis à pied ne constituent qu'un exemple de ce qui reste à venir.Leur malheur commande votre attention immédiate, et nous vous incitons à vous engager directement à protéger ces travailleurs et les collectivités qu'ils desservent.Le temps est venu pour vous de réaffirmer votre engagement ^L'industrie du transport aérien est vouée à la croissance au : Canada.Un programme visant à aider les travailleurs pendant cette difficile période de transition constitue la clé pour bâtir une industrie sécuritaire, saine et concurrentielle pour l'avenir.Nous incitons le gouvernement à inclure dans son processus de restructuration un programme de transition adressé à tous les travailleurs de l'industrie du transport aérien.Ce programme serait administré coryointement par les syndicats et la direction des lignes aériennes et financé en bonne partie par le fonds de formation de Tassurance-emploi pour fournir aux travailleurs : \u2022 un soutien au revenu; \u2022 une aide à la formation; \u2022 de l'aide à la recherche d'emploi et à la réinstallation; \u2022 l'accès prioritaire aux nouveaux postes créés dans le secteur.Tous les travailleurs de l'industrie doivent avoir accès à ce programme, qui devra être offert sur une période de plusieurs années parallèlement au processus de restructuration de l'industrie.Au nom de l'équité, rien de moins ne peut être jugé acceptable.Les actionnaires ont été bien protégés.Maintenant, nous nous attendons à ce que vous fassiez de même pour assurer aux consommateurs et aux petites collectivités les mêmes sécurités.M.Collenette, vous vous êtes engagé à protéger les intérêts de tous les travailleurs pendant la restructuration de l'industrie.Les temps sont difficiles pour les travailleurs.Ils méritent le confort de votre réassurance pour pouvoir, eux aussi, passer les fêtes dans la joie.Avant l'ajournement de la Chambre des communes, nous vous invitons à réaffirmer votre engagement et à présenter un programme qui protégera tous les travailleurs de l'industrie du transport aérien.De plus, c'est MAINTENANT le temps d'agir pour sauver Inter-Canadien I Nous encourageons les lecteurs à appuyer cette campagne.Visitez notre site Web (www.aimta.ca).Vous pourrez y acheminer un message au député de votre comté et ainsi lui faire connaître votre opinion.Agréez l'expression de mes sincères salutations.Le vice-président canadien.i Bave Ritchie vous en vol Publié fièrement par les 52 000 membres du plus Impurtant syndicat du transport aérien du Canada Le syndicat des Machinistes L'Association Internationale des Machinistes et des Travailleurs et Travailleuses de l'aérospatiale fi M 1 "]
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