La presse, 19 décembre 1999, Cahier A
[" 7DA0101A1219 Page A1/19d c.1DA0101A1219 ZALLCALL 67 00:36:27 12/19/99 B 1 3 4 6 http://lapresse.infinit.net Montréal, dimanche 19 décembre 1999 60 ¢ TAXES EN SUS RÉGION EST DE QUÉBEC 65 ¢ / ÎLES - DE - LA - MADELEINE 1 $ / FLORIDE 1,75 $ U.S.BOXSTER S 2000 Venez réserver la vôtre ! 1384, boul.Labelle, Blainville Tél.: (450) 430-1460 28012089001097 116e année No 61 56 pages, 4 cahiers Lectures Bouquinville de A à Z page B1 Mots croisés La Supergrille pages S8, S9 La Personnalité de la semaine François Rainville page A16 Hockey page S3 Entente avec le front commun Québec accordera des augmentations de salaire de 9 % pour une convention de quatre ans DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC Après 18 mois de négociations, le gouvernement Bouchard et les centrales du front commun (CSN-CEQ-FTQ) en sont arrivés hier à une entente de principe sur une convention collective de quatre ans, où les augmentations de salaire totaliseront 9 %.L\u2019entente de principe obtenue hier à l\u2019arraché prévoit des augmentations de 1,5 % pour 1999 et de 2,5 % pour les trois prochaines années.La convention se terminera le 30 juin 2002.Les 400 000 syndiqués des secteurs public et parapublic pourront aussi se payer une réduction de 1,5 à 2 % de leurs cotisations au régime de retraite, grâce au surplus constaté dans la contribution des employés.Une partie de ce surplus ira au cofinancement de bonifications au régime de retraite, ce qui constitue une facture supplémentaire de plus de 100 millions par année pour Québec.Après huit heures de discussions intenses au bureau du premier ministre Lucien Bouchard hier, les présidents des trois centrales, Marc Laviolette (CSN), Henri Massé (FTQ) et Monique Richard (CEQ) ont été avares de détails sur l\u2019entente obtenue, qu\u2019ils comptaient présenter à leur base dans les prochaines heures.Les présidents des centrales semblaient insatisfaits du règlement.Malgré tout, M.Laviolette a senti le besoin de dire : « On n\u2019a pas honte de ce qu\u2019on a obtenu.» Henri Massé a aussi décoché un trait amer au président du Conseil du Trésor, Jacques Léonard, alors que ce dernier se dirigeait vers les caméras : « Allez-y, montrez vos petits surplus », a dit le syndicaliste sur un ton qui ne laissait pas de doute sur son agressivité.Le ministre en a un moment été décontenancé.« Ça a été une journée très longue, difficile », a dit M.Massé.Entrés peu après 10 h dans le bureau de M.Bouchard, les leaders syndicaux n\u2019en sont sortis qu\u2019après 18 h.Par la suite, on a expliqué par la fatigue l\u2019apparence de mécontentement.Dans les coulisses, les centrales se sont surtout dites satisfaites de l\u2019ajout d\u2019une année à la convention, Voir ENTENTE en A2 Ahmed Ressam aurait été lié au gang algérien démantelé jeudi Simplicité et émotion MARTINE ROUX Ahmed Ressam, cet Algérien de 32 ans arrêté près de Seattle après avoir pénétré aux États-Unis avec une quantité importante d\u2019explosifs, était bien connu des policiers montréalais.Ahmed Ressam Il avait déjà été arrêté et reconnu coupable de vols d\u2019ordinateurs portatifs dans des voitures à la fin de l\u2019été 1998.Il avait depuis disparu de la circulation et faisait l\u2019objet de deux autres mandats.« Nous le soupçonnons d\u2019être associé à au moins deux autres vols dans des véhicules ainsi qu\u2019à une introduction par effraction » a indiqué hier le porte-parole des communications du SPCUM, André Poirier.Ressam, membre du Groupe islamiste armé (GIA) selon la GRC, était-il lié au réseau terroriste algérien démantelé cette semaine à Montréal ?« Tout ce qu\u2019on sait, c\u2019est qu\u2019il a déjà partagé un appartement avec Saïd Atmani, qui a été extradé en France jeudi dernier », précise M.Poirier.Ce dernier, qui pourrait être l\u2019une des têtes dirigeantes du réseau, aurait participé à des attentats terroristes à Paris au cours des dernières années.Selon les enquêteurs du FBI et de la CIA, Ahmed Ressam avait l\u2019intention de prendre une chambre pour une nuit dans un hôtel proche de la tour Space Needle, l\u2019une des plus hautes de Seattle, en plein coeur du quartier où sont attendues plusieurs milliers de personnes pour les célébrations du Nouvel An.Des Voir AHMED en A2 PHOTO ROBERT SKINNER, La Presse Les funérailles de Roland Landry, 78 ans, de son frère Marcel, 79 ans, et de leur soeur Marguerite, 89 ans, ont été marquées par la simplicité et l\u2019émotion hier.Les Landry ont été assassinés dans la nuit de dimanche à lundi derniers, dans leur maison de Saint-Paul-de-Joliette.Le frère des victimes, Roger Landry, 75 ans, et ses soeurs Rachel, 76 ans, et Laurette, 92 ans, ont assisté à la cérémonie.Laurette Landry, que l\u2019on voit ici en compagnie d\u2019une infirmière, semblait particulièrement affectée.Elle habitait depuis toujours avec les victimes, mais se trouvait à l\u2019hôpital au moment du drame.Nos informations en page A3.Jésus à la Maison-Blanche Le bilan s\u2019alourdit au Venezuela 6000 personnes sont portées disparues à la suite des glissements de terrain d\u2019après Associated Press LA GUAIRA, Venezuela Les pluies diluviennes qui s\u2019abattent depuis mercredi sur le nord du Venezuela ont fait entre 200 et 250 morts.Un bilan officiel qui devrait encore s\u2019alourdir : au moins 6000 personnes sont en effet portées disparues et pourraient avoir péri dans les glissements de terrain et les coulées de boue.Selon le ministre vénézuélien des Affaires étrangères, Jose Vicente Rangel, on estime en outre à 150 000 le nombre de sans-abri.De plus, le long des côtes nord du pays, des centaines de personnes étaient prisonnières de leurs immeubles d\u2019habitation, parfois cernés par la boue et l\u2019eau jusqu\u2019au deuxième étage.Certaines des villes de la côte nord ont purement et simplement disparu sous la boue et les débris, comme la localité de Carmen de Uria.La pluie a continué à tomber hier, sans cependant empêcher les sauveteurs de poursuivre leurs opérations de nettoyage et d\u2019aide aux sinistrés.Plusieurs milliers de réfugiés ont été acheminés à La Guaira, ville portuaire située à une trentaine de kilomètres de Caracas, de l\u2019autre côté des montagnes.L\u2019aéroport international de la ville sert de campement de fortune.Hommes, femmes et enfants s\u2019y entassaient, dormant à même le sol.Les médecins bandaient les membres brisés des blessés transportés par hélicoptère, leur injectaient des antibiotiques.Le président vénézuélien Hugo Chavez a pris lui-même hier le commandement d\u2019une unité d\u2019élite de l\u2019armée, composée d\u2019un millier de parachutistes, en vue d\u2019une opération de secours.Ces sauveteurs devaient être hélitreuillés pour apporter des vivres, des rations d\u2019eau et du matériel de communication à des sinistrés réfugiés sur les toits.Lui-même ancien parachutiste, le chef de l\u2019État, vêtu d\u2019un treillis, a reconnu que des régions entières, le long de la côte, étaient devenues d\u2019immenses cimetières en raison du nombre indéterminé de cadavres ensevelis sous la boue et les débris.Le président Chavez, qui a décrété trois jours de deuil national dans le pays, a également donné l\u2019ordre à la Marine nationale de nettoyer les côtes afin de permettre à des navires d\u2019apporter des secours et d\u2019évacuer les personnes bloquées.Neuf États du nord et la capitale nationale Caracas ont été déclarés zones sinistrées.Selon le chef de l\u2019État, 25 pays Voir LE BILAN en A2 NEW YORK La Presse à RICHARD HÉTU collaboration spéciale La fête de Noël approche, accompagnée de la question habituelle : où est le petit Jésus dans l\u2019orgie de cadeaux qui s\u2019en vient ?Si ça vous attriste de voir que le Sauveur a été oublié par plusieurs, consolez-vous (ou désolez- vous encore davantage) : Il tient un rôle prédominant dans la campagne à la présidence des États- Unis.Deux mille ans après sa naissance à Bethléem, Son nom se retrouve sur les lèvres de tous les candidats présidentiels, sauf un.Une anecdote : lundi dernier, pendant un débat télévisé, un journaliste a posé la question suivante aux aspirants républicains : « Quel est votre philosophe ou penseur préféré ?» George W.Bush, grand favori des républicains, a répondu : « Jésus, parce qu\u2019Il a changé mon coeur.» Deux autres candidats républicains (sur un total de six) ont également inclus Jésus dans leur liste de philosophes/penseurs.Jésus, un philosophe, u n p e n - seur ?Disons qu\u2019il e s t dans une catégorie à part.Ce n\u2019est pas la première fois que des pol i t i c i e n s américains jouent la carte religieuse.Mais la religiosité n\u2019a peut-être jamais été aussi omniprésente qu\u2019aujourd\u2019hui.Cette semaine, Al Gore, grand favori chez les démocrates, a mis en ondes une nouvelle publicité télévisée.On y entend un narrateur dire que le vice-président des États-Unis « a étudié la religion à l\u2019Université Vanderbilt ».Deux semaines plus tôt, Gore s\u2019était lui même défini comme un « bornagain Christian », un chrétien ayant redécouvert la foi, au cours d\u2019une entrevue à l\u2019émission 60 Minutesde CBS.Amen ?Une autre anecdote : en Voir JÉSUS en A2 PHOTO AFP Dans une rue inondée de Caracas, un homme finit de laver une statue qu\u2019il a tirée de la boue.13 JOURS AVANT L\u2019AN 2000 INDEX Petites annonces - index C7 - immobilier C7 - marchandises C7, C8 - emplois C8 - automobile C9, C10 - affaires C10 Arts et spectacles cahier B - lectures B1 à B7 - horaire spectacles B11 - horaire télévision B8 Bandes dessinées C8 Décès C11 Êtes-vous observateur C7 Génies en herbe A12 Feuilleton C9 Horoscope C10 Laporte Stéphane A5 La presse d\u2019ailleurs A15 Le bridge C10 Le monde A13 Loteries A2, A10 Mots croisés A12, C10 Politique A4 Robitaille Louis-B.A14 Sciences B12 Têtes d\u2019affiche C6 Tabloïd Sports - Réjean Tremblay S5 - Chasse et pêche S10 SANTÉ Bye bye les lendemains de veille - cahier C MÉTÉO Ensoleillé.Max.-5, min.-5 Cahier Sports, page 16 7LP0201A1219 Page A2/19d c.1LP0201A1219 ZALLCALL 67 00:36:36 12/19/99 B Suites de la une A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 19 DÉCEMBRE 1999 Entente avec le front commun ENTENTE / Suite de la page A1 auquel s\u2019opposait fermement M.Bouchard encore récemment.Pour le gouvernement, Jacques Léonard a soutenu que « l\u2019entente était raisonnable et respecte dans l\u2019ensemble les objectifs qu\u2019on s\u2019était fixés ».L\u2019entente respecte l\u2019objectif d\u2019équité avec le privé, et la capacité de payer avec le gouvernement, a expliqué le ministre.Pour l\u2019équité « interne », l\u2019autre objectif de Québec, les négociations se poursuivront au niveau sectoriel.Il s\u2019est dit surtout satisfait qu\u2019à l\u2019exception de l\u2019affrontement avec les infirmières, cet été, le climat social n\u2019avait pas été trop altéré par les négociations entre Québec et ses employés.Retenus à Québec encore hier, les 800 délégués de la Fédération des affaires sociales (CSN) prendront aujourd\u2019hui position sur l\u2019entente de principe au nom des 90 000 membres.La CEQ tient aussi aujourd\u2019hui des instances.Dans toutes les centrales, on avait bon espoir que la recommandation d\u2019approbation sera maintenue par la base.Retraite Comme l\u2019indiquait La Presse, hier, les centrales ont obtenu l\u2019essentiel de ce qu\u2019elles attendaient en matière d\u2019améliorations au régime de retraite, l\u2019équivalent de 0,5 % d\u2019augmentation pour le gouvernement, soit environ 100 millions par année.Point central des demandes sur la retraite, Québec acceptera que les salariés de plus de 60 ans ou qui ont atteint 35 ans de service puissent prendre leur retraite sans pénalité actuarielle.La plupart de ces employés avaient déjà quitté leur poste avec le programme spécial de 1997, mais certains, entrés sur le tard au gouvernement, ne pouvaient avoir un revenu acceptable avec les pénalités actuarielles prévues.Les centrales ont aussi obtenu l\u2019indexation des prestations du régime de retraite pour l\u2019avenir.L\u2019entente de principe règle de plus le problème d\u2019environ 50 000 syndiqués qui avaient adhéré au régime collectif de retraite avant 1973.Ils verront leurs « crédits de rente revalorisés » pour faire disparaître les iniquités.Pour cofinancer ces bonifications, les syndicats pouvaient compter sur un surplus accumulé de 3,2 milliards.Québec aurait préféré que les centrales utilisent tout ce surplus pour donner des réductions de cotisations de 3,6 % à leurs membres.Mais les centrales ont maintenu leur position.Une partie seulement des surplus sera donc retournée dans l\u2019amélioration du régime, ce qui forcera Québec à débourser davantage, puisqu\u2019il cofinance le régime à 50 %.Ahmed Ressam aurait été lié au gang algérien démantelé jeudi AHMED / Suite de la page A1 documents rendus publics vendredi lors de son audition révèlent qu\u2019il avait également une réservation pour mercredi à bord d\u2019un vol d\u2019American Airlines entre Seattle et New York, puis une correspondance avec British Airways à destination de Londres.Lors des recherches menées vendredi soir dans l\u2019appartement montréalais de l\u2019Algérien, au 1250, rue du Fort, les policiers de la GRC et du SPCUM n\u2019ont pas découvert d\u2019explosifs.Quant aux éléments de preuve recueillis sur place, le mystère plane.« Nous ne pouvons divulguer ces informations de crainte de nuire à l\u2019enquête menée par le FBI », explique Léo Monbourquette, de la GRC.Un porte-parole du FBI, Ray Lauer, ne s\u2019est pas davantage risqué à divulguer la nature des éléments découverts sur les lieux.L\u2019immeuble de la rue du Fort, qui abrite près d\u2019une centaine de logis, appartiendrait à Andrée Valiquette, une Lavalloise séjournant actuellement à Las Vegas.Selon son porteparole, Sammy Jacobs, le locataire de l\u2019appartement 515 était des plus discrets.Habitant ce studio depuis « deux ou trois mois », il avait contracté son bail au nom de Benni Noris et payait son loyer en argent comptant.« Je ne l\u2019ai jamais vu, affirme M.Jacobs.Il n\u2019a jamais causé de problèmes.C\u2019était un homme discret qui n\u2019embêtait personne.» Les autres voisins rencontrés hier dans l\u2019immeuble affirmaient également n\u2019avoir jamais croisé M.Ressam.Hier après-midi, le concierge s\u2019affairait déjà à réparer la fenêtre que les policiers avaient brisée pour pénétrer dans l\u2019appartement vendredi soir.Seuls quelques vêtements suspendus dans la penderie et quelques produits de toilette restaient dans le meublé à l\u2019arrivée du concierge, indique M.Jacobs.« Manifestement, il avait l\u2019intention de revenir.» Ahmed Ressam a été formellement accusé vendredi en Cour fédérale d\u2019avoir fait pénétrer des explosifs en territoire américain, de posséder de fausses identités et d\u2019avoir fait de fausses déclarations aux douaniers.Il devrait comparaître de nouveau mercredi prochain, a indiqué le porte-parole du FBI, et est pour l\u2019instant détenu sans possibilité de libération sous caution.Le juge David Wilson a autorisé la destruction de la nitroglycérine trouvée dans la voiture de location de Ressam par mesure de sécurité.L\u2019arrestation de l\u2019Algérien a provoqué une onde de panique aux États-Unis, laissant craindre d\u2019éventuels attentats terroristes en sol américain lors du passage à l\u2019an 2000.Les effectifs de sécurité ont été renforcés le long des frontières, a indiqué hier un porte-parole des douanes américaines, Dennis Murphy.Avec la collaboration de AP Le bilan s\u2019alourdit au Venezuela LE BILAN / Suite de la page A1 ont proposé leur aide au Venezuela.Les États-Unis ont mis trois hélicoptères Blackhawk à la disposition des autorités, tandis que le Mexique a envoyé deux Boeing 727 et deux C-130 Hercules transportant 200 spécialistes des opérations de secours.Cuba a de son côté dépêché une équipe médicale attendue hier.À La Guaira, des habitants erraient au milieu des décombres, cherchant désespérément de quoi manger et boire.Les rues étaient encombrées d\u2019énormes blocs de roche et de tas de boue hauts parfois de trois mètres.L\u2019électricité, l\u2019eau courante et le téléphone étaient coupés.Les très fortes précipitations enregistrées depuis mercredi ont provoqué l\u2019évacuation de dizaines de milliers de personnes et la destruction de dizaines de milliers d\u2019habitations.De nombreux habitants sont morts noyés dans les torrents créés par les pluies tombées dans l\u2019État de Vargas, à une trentaine de kilomètres au nord de Caracas.D\u2019autres sont morts dans les coulées de boue qui ont enseveli leurs localités.Tout le nord du pays restait paralysé hier.Si plusieurs axes de Caracas ont été transformés en torrents de boue, les bidonvilles de la banlieue de la capitale ont été les plus durement frappés par cette catastrophe.Jésus à la Maison-Blanche JÉSUS / Suite de la page A1 Caroline du Sud, le plus sérieux rival de Bush chez les républicains, John McCain, a lancé cette semaine une publicité radiophonique mettant l\u2019accent sur sa foi chrétienne.L\u2019annonce mettait aussi en relief un des épisodes les plus importants de la vie du sénateur de l\u2019Arizona, dont « l\u2019héroïsme » vient d\u2019être célébré par le magazine Time.Le narrateur de l\u2019annonce est un ancien prisonnier de guerre.À Hanoi, capitale du Vietnam communiste, il a partagé la cellule où McCain, un autre prisonnier de guerre, a passé cinq fêtes de Noël.Une année, raconte le narrateur, McCain a composé un sermon religieux pour ses camarades de détention.Et le narrateur de commenter : « Ce fut certainement bon pour le moral de tout le monde d\u2019entendre ces paroles chrétiennes dans cet endroit si peu chrétien.» Bill Bradley, unique rival de Gore chez les démocrates, est aussi le seul candidat présidentiel à refuser d\u2019évoquer Jésus ou la religion dans ses discours et ses réponses.Selon l\u2019ex-sénateur du New Jersey, il n\u2019y a rien de plus privé que la foi.En cela, il rejoint l\u2019opinion exprimée par John F.Kennedy, premier président catholique des États-Unis.Avant d\u2019être élu, Kennedy avait dû faire face aux préjugés anti-catholiques de certains électeurs protestants.Pour les plus bornés d\u2019entre eux, un vote pour un candidat catholique signifiait un vote pour le pape.JFK avait clos le débat en jurant de respecter un principe cher aux fondateurs des États-Unis, celui de la séparation de l\u2019Église et de l\u2019État.« Je crois à un président dont les opinions religieuses ne concernent que lui », avait-il déclaré.Les temps ont changé, c\u2019est le moins qu\u2019on puisse dire.Mais que s\u2019est-il passé ?Il y a 20 ans, Ronald Reagan a tout fait et tout dit pour obtenir le soutien du vote religieux.Mais personne ne l\u2019a jamais pris pour un homme pieux : divorcé de sa première femme, l\u2019ex-acteur de Hollywood allait rarement à la messe.Rien à voir avec Bill Clinton, qui aime se pavaner sur le perron de l\u2019église le dimanche avec sa Bible.Rien à voir non plus avec les candidats présidentiels d\u2019aujourd\u2019hui, qui ont décelé dans les sondages une grande soif de spiri tualité chez les citoyens.Quand des enfants tuent d\u2019autres enfants dans les écoles de la banlieue, les gens se posent des questions.Et si la prospérité économique ne suffisait pas ?Et si la religion pouvait nous aider à être de meilleurs parents, de meilleurs citoyens, de meilleurs humains ?Et Bush et Gore ont entendu ces questions.Et Bush et Gore ont parlé du pouvoir transformateur de la religion.Et Bush et Gore ont promis de soutenir financièrement le travail social des organisations religieuses, soulevant la question de la séparation de l\u2019Église et de l\u2019État.Au fait, Jésus est-Il républicain ou démocrate ?Jusqu\u2019à présent, si l\u2019on se fie aux histoires des candidats, Il a aidé le favori des républicains à arrêter de boire, et Il guide le préféré des démocrates dans ses décisions de tous les jours.Dans une entrevue au Washington Post, Gore a déclaré qu\u2019il répétait souvent dans sa tête un slogan populaire chez les born-again Christians : « What would Jesus do ?» Que ferait Jésus ?Gore veut rappeler aux électeurs qu\u2019il n\u2019est pas Bill Clinton, pieux en public, mais pécheur en cachette.Dans le bureau Ovale de la Maison-Blanche, face à une stagiaire aguicheuse, il se demanderait : « What would Jesus do ?» La réponse est censée aller de soi.Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : (514) 285-6931 National, TéléPlus : 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la facture de 356 millions que lui réclame Québec pour la troisième année consécutive?Dans l\u2019affaire Lizotte, croyez-vous que la police de la CUM a tenté de camoufler sa propre bavure?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 85 % Non: 15 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n\u2019a aucune prétention scientifique.DEMAIN DANS LA PRESSE L\u2019Avalon : la plus luxueuse des Toyota La Toyota Avalon n\u2019a jamais obtenu de succès sur notre marché.Trop semblable à la Camry, les acheteurs lui préféraient cet autre véhicule vendu à un prix vraiment plus abordable.Cette fois, les décideurs de la compagnie ont voulu que l\u2019Avalon soit perçue comme étant la plus luxueuse des Toyota.Une nouvelle silhouette, un habitacle plus luxueux, une insonorisation plus poussée, voilà autant d\u2019éléments plaidant en faveur de cette réorientation.Denis Duquet en fait l\u2019essai et nous livre ses commentaires dans le cahier Auto.BOMBARDIER AÉRONAUTIQUE Précision Dans notre texte d\u2019hier sur les ventes de Bombardier Aéronautique à la Royal Air Force en page F4, une statistique était rapportée de façon incomplète dans le dernier paragraphe, qui aurait dû se lire comme suit : « Projet Ploughshares estime que Bombardier inc.a tiré des revenus d\u2019environ 345 millions durant l\u2019année financière 98-99 liés à des contrats militaires.» ALCOOTESTS COMMERCIAUX Précision L\u2019article de Protégez-vous paru dimanche dernier dans La Presse faisait le point sur les alcootests commerciaux en général et ne visait pas spécifiquement les produits apparaissant sur la photo prise par La Presse.Le test utilisant la salive qui figurait sur cette photo n\u2019a fait jusqu\u2019ici l\u2019objet d\u2019aucun test de la part de Protégez-vous.2807817 7LP0301A1219 a03 actus dim 19 d cembr 7LP0301A1219 ZALLCALL 67 00:36:51 12/19/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 19 DÉCEMBRE 1999 A 3 L\u2019EXPRESS DU MATIN Pieuses et simples funérailles des trois vieillards assassinés RAYMOND GERVAIS SAINT-PAUL-DE-JOLIETTE C\u2019est une cérémonie religieuse simple, mais empreinte d\u2019une grande piété, qui a marqué hier les funérailles de Roland Landry, 78 ans, de son frère Marcel, 79 ans, et de leur soeur Marguerite, 89 ans.Les Landry ont été sauvagement tués dans la nuit de dimanche à lundi dernier, à l\u2019intérieur de leur domicile situé sur le chemin Landry, à Saint-Paul-de-Joliette, à quelques kilomètres à l\u2019est de Joliette.Hier après-midi, l\u2019église du village était bondée.Près de 500 per sonnes, parents, amis, connaissances, ou tout simplement des gens qui voulaient soutenir la famille dans la dure épreuve qui la frappe, ont assisté aux funérailles.Un peu plus tôt, plus d\u2019une centaine de personnes ont défilé en silence devant les cerc u e i l s des t r o i s victimes, au salon funéraire Landreville à Joliette.Les trois cercueils en bois étaient alignés dans la même pièce.À cause des blessures infligées par son agresseur, celui de Roland était toutefois fermé.La mairesse de Saint-Paul-de-Joliette, Fernande Richard, a tenu à rendre un dernier hommage à Marcel Landry, conseiller de la municipalité de 1954 à 1957.Le corbillard transportant la dépouille de M.Landry s\u2019est donc arrêté devant l\u2019hôtel de ville, où on a recouvert le cercueil du drapeau de la Ville.La mairesse a fait une courte prière, demandant au Seigneur d\u2019accueillir les trois défunts.L\u2019évêque de Joliette, Mgr Gilles Lussier, a célébré les funérailles avec le curé de la paroisse, Pierre- Gervais Majeau.« On vient de s\u2019en prendre une fois de plus, une fois de trop, à l\u2019un des grands piliers du pont des générations, les personnes âgées.» C\u2019est par ces paroles que l\u2019abbé Majeau a amorcé la cérémonie funèbre.« Les meurtres de Marguerite, de Marcel et de Roland nous provoquent au plus profond de nous-mê mes.Se peut-il qu\u2019il se trouve ancré au fond de certaines personnes des pulsions de violence aussi extrême ?De tels crimes pourraient nous faire douter de la vie et même de Dieu.Dieu doit-il permettre la perpétration de tels crimes ?Évidemment pas.C\u2019est plutôt certaines personnes, sans doute sous l\u2019effet de pressions énormes, qui se permettent de poser de tels gestes », a encore dit le prêtre dans son homélie.« Nous garderons de Marcel, de Roland et de Marguerite des images de générosité, d\u2019engagement, de fidélité au sein de notre communauté.Notre présence ici aujourd\u2019hui nous fait dire et clamer que nous décrions au plus haut point cette violence qui profane la sécurité des personnes », a-t-il conclu.Après la cérémonie, les dépouil les des trois victimes ont été inhumées au cimetière de la paroisse Saint-Paul, situé derrière l\u2019église.L\u2019abbé Majeau a récité une dernière prière sur chacune des tombes.Il a dit que c\u2019est la mort tragique de Marguerite, la plus âgées des trois victimes, qui était la plus cruelle et révoltante, compte tenu de sa fragilité et de sa vulnérabilité.Le frère des victimes, Roger Landry, 75 ans, ainsi que ses soeurs Rachel, 76 ans, et Laurette, 92 ans, ont assisté aux funérailles de leurs frères et soeur.Laurette, qui habitait la même maison que les victimes, étaient en convalescence au moment du drame, après avoir été opérée à une hanche.Hier après-midi, assise dans un fauteuil roulant, la pauvre femme avait de la difficulté à retenir ses sanglots.Sur le parvis, tout le monde se posait encore les mêmes questions.Pourquoi est-ce arrivé à ces pauvres gens ?Pourquoi tant de violence à l\u2019endroit de personnes sans défense ?Depuis la découverte, lundi, des cadavres, les enquêteurs des crimes majeurs de la Sûreté du Québec, de la police de la région de Joliette et de la GRC ont remué ciel et terre dans l\u2019espoir de trouver un indice leur permettant de retrouver la trace des assassins.Jusqu\u2019à maintenant, les policiers nagent en plein mystère et ne possèdent aucune piste.Chauffeur de taxi poignardé n Un chauffeur de taxi de 60 ans a été poignardé à l\u2019abdomen par son client vers minuit quinze hier, en face du 4404, rue Saint- André, près de l\u2019avenue du Mont-Royal, à Montréal.Rendu à destination, le client, âgé d\u2019environ 25 ans, a exigé que le chauffeur lui remettre ses gains de la soirée.Ce dernier lui a répondu qu\u2019il n\u2019avait pas d\u2019argent.L\u2019homme, qui était assis sur la banquette arrière, s\u2019est alors penché vers lui pour lui asséner un coup de couteau à l\u2019abdomen.L\u2019agresseur a ensuite pris la fuite à pied dans la rue Saint- André.La blessure du chauffeur de taxi est profonde, mais la lame du couteau n\u2019a heureusement pas perforé d\u2019organes vitaux.Le suspect mesure environ 1,70 m et était vêtu d\u2019un manteau bleu.Petite-Patrie et Villeray en panne n Le bris d\u2019un transformateur d\u2019Hydro-Québec survenu dans la nuit de vendredi à samedi a privé d\u2019électricité hier plus d\u2019une centaine d\u2019abonnés d\u2019Hydro dans les secteurs Villeray et Petite-Patrie à Montréal.Hier soir, les pompiers de la Ville ont frappé à toutes les portes des habitations touchées afin de s\u2019assurer que les résidants ne manquaient de rien et n\u2019utilisaient pas des appareils d\u2019appoint de chauffage, d\u2019éclairage ou de cuisson susceptibles de mettre leur vie en danger.Accusé de meurtre n Un homme de 23 ans a été appréhendé hier après-midi à Gatineau, relativement au meurtre de Nicole Dubuc, 45 ans, assassinée de plusieurs coups de couteau à l\u2019intérieur de sa résidence, le 8 décembre dernier, à Bowman, en Outaouais.C\u2019est le mari de la victime qui avait fait la macabre découverte en revenant à la maison.Une querelle entre la victime et son agresseur pourrait être à l\u2019origine du drame.La Sûreté du Québec a indiqué que le suspect était un membre de la famille proche de la victime, mais a refusé de préciser le lien de parenté, ne pouvant révéler l\u2019identité du suspect avant sa comparution, demain, au palais de justice de Hull.L\u2019homme, qui sera accusé de meurtre, demeure détenu.Ado recherché n La Sûreté du Québec tentait de localiser hier soir un adolescent de 14 ans, disparu d\u2019un camp de chasse dans la région de Saint-Jovite, dans les Laurentides, depuis 17 h 15.Le jeune homme qui souffre d\u2019une légère déficience, s\u2019était rendu à cet endroit plus tôt dans la journée avec ses parents.Un mort sur la route n Un accident de la route a fait une victime sur la route 116 entre Princeville et Plessisville, dans les Bois-Francs, hier avantmidi.Deux voitures ont été impliquées dans cet accident, au cours duquel une autre personne a été blessée.L\u2019identité de la victime n\u2019a pas été rendue publique.PHOTO ANDRÉ FORGET, Presse Canadienne Roger Landry avait de la difficulté à contenir ses émotions hier après-midi lors des funérailles de ses frères Roland et Marcel et de sa soeur Marguerite.«De tels crimes pourraient nous faire douter de la vie et même de Dieu.Dieu doit-il permettre la perpétration de tels crimes?Évidemment pas.» PHOTO ROBERT SKINNER, La Presse Quelque 500 personnes ont assisté hier aux funérailles de Roland, Marcel et Marguerite Landry.Les stations de ski manquent.de froid MARIE-CLAUDE GIRARD Plus que la neige, c\u2019est la poursuite du temps froid que souhaitent les stations de ski à l\u2019approche de Noël.Profitant de la récente baisse du mercure, les canons à neige roulent à plein régime afin d\u2019ouvrir le maximum de pistes pour la fin de semaine prochaine, le 26 décembre étant traditionnellement très achalandé.« On espère aussi cinq à six centimètres de neige sur Montréal la veille de Noël pour créer le « momentum », note Louis Dufour, directeur des stations de la Vallée de Saint-Sauveur.Le président du Mont-Sutton, Benoît Boulanger, aimerait malgré tout un coup de pouce de la nature pour enneiger les pistes.« On passe 2000 gallons d\u2019eau minute », dit-il.Au rythme d\u2019une nouvelle piste par jour, il faudrait compter un mois et demi pour enneiger toutes les pistes.Un peu partout, sauf peut-être au Mont Sainte-Anne, les températures douces ont retardé le début de la saison de ski et de planche à neige.Parfois, les stations ont ouvert pour refermer la fin de semaine suivante, la neige ayant disparue.Hier, le Massif de Petite- Rivière-Saint-François, dans Charlevoix, était toujours fermé faute de neige.« Chaque année, on ne s\u2019y habitue pas », dit M.Dufour.Il faut être patient et sortir les canons à neige dès que le moment est propice.La station du Mont-Orford était particulièrement animée hier, pour son premier weekend de la saison, rapporte la directrice du marketing, Louise Gadbois.« S\u2019il n\u2019y avait pas de neige artificielle, on ne pourrait pas skier.» Heureusement, on prévoit des températures assez froides encore quelque temps, dit-elle.« C\u2019est définitivement en retard », constate Catherine Giroux, coordonnatrice aux relations publiques à la station du Mont-Tremblant.« Les travailleurs qui sont ici depuis quelques années ne se souviennent pas « d\u2019une saison aussi chaude » depuis très longtemps.» Il y a deux ans, une dizaine de pistes étaient ouvertes au début novembre, rappelle-t-elle.À la mi-décembre, une dizaine de pistes sont ouvertes cette année et on espère en ouvrir dix autres très prochainement.Toutefois, une seule piste était praticable de haut en bas hier.Pour les jours entourant le Nouvel An, les réservations vont bon train, indique Mme Giroux.« Si ça continue à ce rythmelà, cela sera complet.» La reprise économique au Québec et ailleurs en Amérique du Nord a des répercussions au Mont Saint-Anne, indique Guy Desrosiers, directeur général de la station du Mont Sainte-Anne.« L\u2019économie reprend et on le sent.» Quand il faut couper dans le budget, les loisirs partent en premier, dit-il.La station a pu ouvrir le 13 novembre et l\u2019enneigement ne pose pas de problèmes, selon M.Desrosiesr.Le climat est plus froid à Québec qu\u2019en Estrie et un degré de moins au thermomètre peut faire toute la différence dans l\u2019enneigement des pistes, explique-t-il.L\u2019Association des centres de ski du Québec a noté une hausse d\u2019achalandage depuis deux ans, fait remarquer M.Dufour.L\u2019hiver dernier, elle était de 4 %.« Cette année, on espère une hausse de 6 %.» 2813305 7LP0401A1219 A4 DIMANCHE 7LP0401A1219 ZALLCALL 67 00:36:59 12/19/99 B A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 19 DÉCEMBRE 1999 Politique Une majorité en faveur du transfert aux provinces « Honte à Ottawa », écrit la SSJB dans le New York Times Récemment, le gouvernement fédéral a annoncé des surplus budgétaires.Plusieurs possibilités ont été envisagées : rembourser la dette du gouvernement fédéral, augmenter les transferts aux provinces pour la santé, l\u2019éducation et l\u2019aide sociale et diminuer ou éliminer la TPS.Gallup a récemment demandé à un échantillon représentatif d\u2019adultes canadiens quelle possibilité ils privilégieraient pour l\u2019utilisation des surplus.Près de la moitié (42 %) augmenteraient les transferts aux provinces.Un peu plus du cinquième (22 %) diminueraient les taxes, tandis que 19 % réduiraient la dette nationale.Dans l\u2019ensemble du Canada, le premier choix a été d\u2019augmenter les transferts aux provinces.Une majorité de résidants des Maritimes favorise cette option (54 %), suivie de 47 % des Québécois, 40 % des résidants des Prairies, 39 % des Ontariens et 30 % des résidants de Colombie-Britannique.Une majorité de femmes (52 %) suggère d\u2019utiliser les surplus pour les transferts aux provinces, comparativement à 30 % des hommes.L\u2019éducation a un effet modéré sur la réponse à cette question.Chez les Canadiens les plus scolarisés (université et collège), un peu plus du tiers (34 %) utiliserait les surplus pour les transferts aux provinces.Chez ceux qui ont terminé leurs études secondaires, cette proportion passe à 46 % et elle est de 53 % chez les Canadiens qui ont fait des études primaires.Les transferts sont également le premier choix des Canadiens lorsque les répondants sont répartis selon leurs revenus.C\u2019est particulièrement le cas chez ceux dont les revenus sont moins élevés.La proportion est de 54 % chez ceux qui gagnent 20 000 $ ou moins et de 36 % chez ceux dont le revenu dépasse les 70 000 $.Les résultats de ce sondage sont basés sur 1007 entrevues téléphoniques réalisées entre le 15 et le 22 novembre 1999, avec des adultes de 18 ans et plus.Un échantillon de cette taille comporte une marge d\u2019erreur de 3,1 points de pourcentage, 19 fois sur 20.La marge d\u2019erreur est plus élevée avec un échantillon plus restreint, par exemple au Québec où 264 entrevues ont été réalisées, avec une marge d\u2019erreur de 6 points.DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC Intervention aussi forte que rare, la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal a décidé d\u2019acheter, pour plus de 100 000 $, une pleine page dans le New York Times publié vendredi, pour dénoncer le projet de loi fédéral sur la « clarté » référendaire.Le texte intitulé « Honte à Ottawa » a été de plus cosigné par les trois centrales du front commun, la CSN, la FTQ et la CEQ ainsi que par l\u2019Union des écrivains du Québec.Publié la semaine dernière dans quelques quotidiens québécois, le texte soutient qu\u2019avec son projet de loi sur l\u2019obligation de clarté référendaire, « Ottawa veut étrangler le Québec ».« Jean Chrétien a déposé un projet de loi qui, s\u2019il était adopté, nierait unilatéralement le droit le plus fondamental que possède le peuple du Québec, celui de contrôler son destin national », lit-on en exergue.Joint hier soir, Guy Bouthiller, président de la SSJB, a souligné qu\u2019il « ne s\u2019agit pas d\u2019un texte indépendantiste mais démocratique.On dit que le Canada devrait avoir honte, lui qui se présente toujours comme un modèle en matière de droits et libertés.On veut mettre en relief que son discours sur les libertés fondamentales a des limites.sur son propre territoire », lance-t-il.M.Bouthiller soulignait aussi qu\u2019une telle intervention d\u2019un organisme québécois dans le New York Times était pratiquement sans précédent.Jamais le gouvernement du Québec n\u2019a utilisé une telle tribune.Seule Hydro-Québec, au début des années quatre-vingt-dix, avait senti le besoin de répliquer à la campagne internationale des autochtones qui s\u2019opposaient au projet de Grande-Baleine.La facture sera donc importante, à la mesure de l\u2019audience « nationale, mais aussi internationale » du New York Times, fait valoir M.Bouthiller.Il en coûte 80 000 $ US \u2014 presque 120 000 $ CAN \u2014 pour une pleine page dans ce quotidien.« C\u2019est cher, mais notre trésorier a dit qu\u2019on en avait les moyens », explique M.Bouthiller.On compte publier aussi cette publicité dans le Monde Diplomatique, probablement au moment de la commission parlementaire sur le projet de loi 99, la riposte du gouvernement Bouchard.« On a déjà fait traduire le texte en espagnol, on verra plus tard ce qu\u2019on en fera », ajoute-t-il.La SSJB a déjà publié des publicités en dehors du Québec, au Nouveau-Brunswick dans L\u2019Acadie nouvelle et dans l\u2019Ouest, pour commémorer la mort de Louis Riel.Selon M.Bouthiller, l\u2019importance du médium correspond à la gravité du geste d\u2019Ottawa.« Il faut faire comprendre que ce problème dépasse nos petites frontières.Toute question soulevée sur le processus d\u2019accession à l\u2019indépendance intéresse la communauté internationale », fait-il observer.« M.Chrétien veut être le seul à décider de la légitimé du processus, mais la communauté internationale aussi, et il est bon de commencer tout de suite à les sensibiliser », explique M.Bouthiller.Au sujet de l\u2019enquête récente de CROP, où la population du Québec semble souscrire à la volonté fédérale de clarifier les règles référendaires, M.Bouthiller souligne qu\u2019il est bien tôt dans le débat, que les gens sont encore en train de se faire une opinion.« C\u2019est à nous de démontrer la fausseté de cette position », dit-il.Dans une enquête réalisée du 9 au 17 décembre auprès de 974 personnes, pour le compte du Centre de recherche et d\u2019information sur l\u2019unité canadienne, CROP constate que 58 % des Québécois souscrivent à l\u2019initiative fédérale, tandis que seulement 27 % s\u2019y opposent.SONDAGE GALLUP 2813281 7LP0501A1219 A5 DIMANCHE 7LP0501A1219 ZALLCALL 67 00:37:05 12/19/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 19 DÉCEMBRE 1999 A 5 Mon beau sapin Stéphane Laporte collaboration spéciale Le samedi 11 décembre 1969.Il est 9 h.Papa et Maman sont encore au lit.Ils se reposent.Mais moi, je fatigue.Ça fait deux heures que j\u2019attends qu\u2019ils se lèvent.Je n\u2019en peux plus.J\u2019y vais.J\u2019y vais pas.J\u2019y vais.Oui, j\u2019y vais ! Je me précipite dans leur chambre.Avec tout l\u2019entrain de mes huit ans.« Papa, Maman ! Réveillez-vous ! Il faut aller acheter le sapin ! » Ça fait deux semaines que je me retiens.Si c\u2019était juste de moi, on achèterait le sapin le lendemain de l\u2019Halloween.J\u2019adore les sapins de Noël.J\u2019adore leur présence.Leur senteur.Ce qui émane d\u2019eux.L\u2019atmosphère qu\u2019ils créent dans une maison.La joie qu\u2019ils procurent.Je dois être la réincarnation d\u2019un chien pour tripper autant sur un arbre ! Mon père, le visage dans l\u2019oreiller, grogne quelques mots : « C\u2019est trop tôt ! Va te recoucher ! » \u2014 Ben non Papa, c\u2019est pas trop tôt, les voisins ont déjà fait leur sapin dehors ! » Ma mère me prend dans ses bras et m\u2019explique : « Stéphane, faut que tu comprennes, nous avons fait notre sapin à l\u2019intérieur, pis avec le chauffage, le sapin devient tout sec.Si on le fait trop tôt, rendu au jour de l\u2019An, notre sapin n\u2019aura plus d\u2019aiguilles.\u2014 C\u2019est parfait, on en fera un deuxième ! » Ma solution n\u2019est pas retenue.Mon père et ma mère se rendorment.Et moi je retourne dans ma chambre.Le sapin, ce sera pour une autre journée.Toute la semaine, chaque fois que je reviens de l\u2019école, j\u2019espère que mes parents m\u2019ont fait une surprise, je cours dans la salle de séjour.Mais la bibliothèque et le fauteuil ne sont pas déplacés pour faire place au sapin.Notre maison n\u2019abrite toujours pas le roi des forêts.Alors je demande à Papa : « Quand est-ce qu\u2019on va avoir le sapin ?» Et il me répond demain.Toujours demain.Un vrai politicien.C\u2019est le seul temps où je regrette que mon père ne soit pas Jean Chrétien.Parce que Jean Chrétien a beau être un politicien, on peut toujours compter sur lui pour passer un sapin aux Québécois durant le temps des Fêtes ! Le samedi 18 décembre.J\u2019étais sûr que c\u2019était pour être LA journée.Que le conifère allait enfin faire son entrée dans la maisonnée.Mais mes parents m\u2019ont dit qu\u2019ils n\u2019avaient pas le temps.Qu\u2019ils devaient aller magasiner.Pour aller acheter nos cadeaux.Je ne pouvais pas trop m\u2019opposer à ça.Acheter nos cadeaux, c\u2019est primordial.Quoique pour moi, un cadeau n\u2019ait vraiment de sens que s\u2019il est placé au pied d\u2019un sapin.Je vous le dis, je suis obsédé par les sapins.Dans une autre vie, j\u2019ai du être un petit sapin qui sent bon dans un taxi ! Dimanche, mon père était trop fatigué pour aller chercher le sapin.Lundi soir, c\u2019était son party de bureau.Mardi soir, il neigeait trop.Mercredi soir, on avait de la visite.Jeudi, il faisait trop froid.Nous voilà le 24.C\u2019est ce soir le grand soir.Toujours pas de sapin.Je suis désespéré.Découragé.Noël sans sapin, c\u2019est comme Sheila Copps sans feuille d\u2019érable.Ça ne se peut pas.Ma mère réalise l\u2019urgence de la situation.Mon père est étendu devant le foyer.En train de dormir.Ma mère le réveille : « Bertrand, faut aller chercher le sapin.» Mon père n\u2019a pas le temps de dire demain.Ils sont déjà partis rue Monkland.Là où les scouts vendent leurs sapins.Je suis tout excité.Pendant que mes parents choisissent l\u2019arbre tant désiré, mon frère, ma soeur et moi sortons les décorations.Puis on tasse la bibliothèque et le fauteuil pour faire de la place au géant vert.Enfin, ça va être Noël dans la maison ! Mes parents sont de retour.Tels des bûcherons, ils traînent l\u2019arbre dans la maison.Je suis ému.Je suis content.Il a l\u2019air beau.Ils l\u2019installent dans son pied.Et on attend qu\u2019il dégèle.Avant de le décorer.Ma mère dit qu\u2019on a été chanceux.C\u2019était le dernier.Plus il dégèle, plus notre arbre prend une drôle d\u2019apparence.Il a plein de branches en bas puis au milieu, plus rien.Seulement un tronc nu.Puis il a des branches de nouveau vers la cime.On dirait que la tordeuse d\u2019épinette l\u2019a frappé en plein centre.Il faut se rendre à l\u2019évidence : c\u2019est un coton.Je déprime un peu.Attendre durant un mois pour finalement avoir un coton.Ma mère me dit ne pas m\u2019en faire.Qu\u2019une fois décoré, il va être le plus beau.Alors débute mon activité préférée de l\u2019année : la décoration du sapin en famille.Au son de la musique de Noël.Comme je suis le plus petit, je place les boules dans les branches du bas.Mon grand frère place les boules dans les branches du haut.Ma soeur, normalement, placerait les boules dans les branches du milieu.Mais cette année, elle n\u2019aura pas grand-chose à faire ! Ma mère supervise le tout.Pendant que mon père dort sur le divan.On ne le réveillera qu\u2019à la toute fin.Pour mettre l\u2019étoile tout en haut du sapin.Lui seul est assez grand pour le rejoindre.Pour l\u2019instant, je suis en train de me battre avec les glaçons.Ils sont collés ensemble à cause de la statique.Ce sont les mêmes glaçons, tous les ans.On les enlève un par un et on les remet un par un.C\u2019est long.Mais c\u2019est beau.Ma mère installe tous les cadeaux au pied de l\u2019arbre.Il y en a beaucoup.On est prêts pour le réveillon.Toute la maison a maintenant l\u2019air de Noël.Grâce au sapin.Mon père se réveille.Et place l\u2019étoile tout en haut.À ce moment-là, j\u2019ai toujours un frisson dans le dos.Même si cette année, mon beau sapin est un beau coton.Malgré les boules, les glaçons et l\u2019étoile, un coton demeure toujours un coton.C\u2019est sûrement le moins beau sapin de Noël que j\u2019ai vu de toute ma petite vie.Si le gouvernement avait vu notre arbre de Noël, il n\u2019aurait pas eu besoin d\u2019attendre le film de Richard Desjardins pour constater l\u2019état lamentable de nos forêts ! Tous mes amis qui sont venus jouer à la maison durant le temps des Fêtes ont ri de notre sapin.Mêmes les oncles et les tantes passaient des petits commentaires.« C\u2019est original, un cactus de Noël ! » « L\u2019avez-vous acheté à Hiroshima ?» Mais plus les gens s\u2019en moquaient, plus je l\u2019aimais.Et lorsque vinrent les Rois, je ne voulais plus qu\u2019on s\u2019en défasse.Je l\u2019aurais gardé au moins jusqu\u2019à la Saint-Valentin ! De tous les sapins de mon enfance, celui dont je me rappelle le plus, c\u2019est cette brindille de 1969.Peut-être parce qu\u2019il est arrivé à la dernière minute.Peut-être parce qu\u2019il a fait beaucoup jaser.Mais sûrement parce qu\u2019il était différent.Parce qu\u2019il n\u2019avait pas l\u2019air d\u2019une carte postale.Parce qu\u2019il était vrai.Joyeux sapin, tout le monde ! 2812671 2813272 2814374 Service en fine porcelaine pour 8 Service de vaisselle 118 pièces pour 12 Verres à martini du millénaire Batterie de cuisine antiadhésive Tivoli 9 pièces 2 plats à rôtir antiadhésifs avec grilles Batterie Milano 10 pièces Acier inox 18/10 24999$ Chandeliers en fer forgé Cour.jusqu\u2019à 24,99$ Cour.599,99$ de 599$ à1299$ 2807960 Grande sélection d\u2019accessoires pour chandelles en fer forgé et en verre Marmite 16 pintes GratuiteGratuiteGratuiteGratuiteGratuite! 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Son couronnement d\u2019hier en a fait une célébrité internationale.(.) La province de Québec retire une publicité inestimable de cet événement.» Le concours de beauté meurt avec le déclenchement de la Deuxième Guerre mondiale.M.Liboiron doit suivre un entraînement militaire, mais ses genoux trop faibles le gardent au pays.Il se lance alors dans l\u2019hôtellerie.Il s\u2019y consacrera de 1941 à 1996, à titre de consultant et directeur de plusieurs hôtels, dont le Alpine Inn de Sainte-Adèle.Reconnu comme un gîte tout à fait exceptionnel, on s\u2019y rendait par le P\u2019tit Train du Nord jusqu\u2019à la gare de Sainte-Marguerite et de là, on vous emmenait en calèche tirée par des chevaux le long de la rivière du Nord jusqu\u2019au bâtiment en rondins de cèdre rouge.Son vaste hall illuminé par deux immenses foyers a vu passer les grands joueurs de l\u2019époque du Canadien de Montréal : Jean Béliveau, Maurice Richard, Toe Blake.« Ils venaient rester au Alpine Inn pendant les séries pour ne pas se faire déranger par les partisans à Montréal.Ils pouvaient mieux se reposer en venant ici », témoigne M.Liboiron.Plusieurs riches Américains et Européens se rendaient également à Sainte-Adèle, surtout durant la guerre, alors que l\u2019armée américaine occupait les hôtels de Floride et qu\u2019on dévastait ceux d\u2019Europe.Le Alpine Inn jouissait d\u2019autre part d\u2019une très bonne réputation quant à sa table : son chef Fernand Bigras a été un des premiers à porter ce titre au Québec.Il avait appris de Pierre Demers, chef du Ritz-Carlton, et a été intronisé plus tard au Cercle des Toques d\u2019Or.Pour l\u2019administrateur qu\u2019est M.Liboiron, c\u2019est la découverte du gastronome en lui.Il se lie d\u2019amitié avec Gérard Delage, « le prince des gastronomes du Canada ».« S\u2019il est un homme qui a été responsable de nous avoir initiés à la haute gastronomie au Québec avec tous les plaisirs de la bonne table et qui a pratiquement changé notre façon de vivre, c\u2019est bien lui », confirme M.Liboiron.« Contaminé » par les plaisirs de la bonne chère, M.Liboiron frayera dans les clubs de gastronomie tels Les Gourmets du Nord, Les Compagnons de la bonne table et Les Amis d\u2019Escoffier.Il existe même, en Bolivie, un club de gastronomie qui porte son nom ! Gros mangeur et bon buveur, l\u2019homme à la corpulence qui ne dément pas son style de vie n\u2019est jamais toutefois tombé dans l\u2019excès.Le directeur d\u2019hôtel, qui n\u2019a jamais vraiment pris sa retraite, est devenu consultant, à partir de 1988, pour le Service d\u2019assistance canadien aux organismes (SACO).À l\u2019âge de 77 ans, il part, pour des séjours de dix semaines, dans différents pays du tiers-monde pour aider à établir la gestion hôtelière.Il accomplit 11 missions jusqu\u2019en 1996.« Ce furent des années merveilleuses pendant lesquelles j\u2019ai vécu une retraite passionnante », s\u2019exclamet- il, les yeux brillants.La Côte d\u2019Ivoire, la Tunisie, le Cameroun, le Nicaragua et la Bolivie bénéficieront de son expérience et de ses judicieux conseils en matière de gestion, de service aux tables, d\u2019éthique gastronomique et de principes d\u2019accueil pour réussir dans le tourisme et l\u2019hôtellerie.« Je suis allé en Bolivie pour quatre missions.C\u2019est un peuple très accueillant.J\u2019ai beaucoup aimé entraîner le personnel bolivien.La première fois qu\u2019ils m\u2019ont vu mettre des gants blancs pour servir les assiettes, ils sont partis à rire ! » souligne le grand voyageur qui se déplaçait seul dans les aéroports et ne craignait pas d\u2019attraper une maladie tropicale malgré son âge respectable de 85 ans ! Les Boliviens ont sûrement apprécié eux aussi sa présence car ils ont fondé le Club des gourmets Roland Liboiron en son honneur.En 1996, il cesse bien malgré lui ses activités au SACO.« Les assurances ne nous suivent pas.Après 85 ans, je ne pouvais plus obtenir d\u2019assurance-voyage.Sinon, moi, je partirais demain matin ! » dit-il.Mais le « retraité » ne s\u2019arrête pas là.Il s\u2019est mis à écrire ses mémoires : 862 pages en trois tomes ! « En 1996, à mes noces d\u2019or, je les ai offert en cadeau à mes quatre enfants, leurs conjoints et mes trois petitsenfants.Ils ne s\u2019attendaient pas à ce genre de cadeau ! » souligne-t-il.« Je ne pensais pas que ce serait aussi complet.Il y a mis des coupures de journaux de 1911 à 1996, des photos et a tout écrit avec sa machine à écrire ! Ce fut très émouvant de recevoir ses mémoires », confie son fils Réjean.Et des projets, il en a encore.Il tente de condenser ses mémoires en un livre et se cherche actuellement un éditeur.C\u2019est ce livre qu\u2019il faudra lire pour apprendre qu\u2019il a aussi été un des instigateurs du Village de Séraphin et un ami de Claude- Henri Grignon.Qu\u2019il a fondé de nombreux clubs de baseball et qu\u2019il faisait partie de la délégation de la Ville de Montréal pour l\u2019obtention des Jeux olympiques de 1976 à Amsterdam.En fait, Roland Liboiron n\u2019a pas chômé au cours de ce siècle et se prépare déjà pour le prochain, qu\u2019il entamera à l\u2019âge de 88 ans, avec la même attitude, comme le témoigne son fils : « Vous arrivez à n\u2019importe quelle heure chez mon père, il est toujours en train de travailler.Ça le tient en vie ! » Nathalie Nolin collaboration spéciale PHOTO PIERRE McCANN, La Presse Roland Liboiron est un pionnier de l\u2019hôtellerie au Québec.Son rôle d\u2019ambassadeur du tourisme lui a valu la Médaille d\u2019argent du Tourisme du gouvernement canadien.2814173 Gros mangeur et bon buveur, l\u2019homme à la corpulence qui ne dément pas son style de vie n\u2019est toutefois jamais tombé dans l\u2019excès.2813976 2811374 Célébrités.Giancarle Farinaci Capitaine et son équipe de l\u2019école Secondaire Loyola High School Grand gagnant national Compétition d\u2019Investissement Boursier De l\u2019Université Wilfrid Laurier du 21 septembre 1999 au 7 décembre 1999 Montant initial : 100 000 $ Montant final : 1 350 000 $ Félicitations! Célébrités.Pour plus de renseignements 285-6999 OU 285-7274 Appels interurbains sans frais : 1 (800) 361-5013 2814635 2804934 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 19 DÉCEMBRE 1999 A 7 Découpez le véhicule dont le commandant a vraiment besoin pour naviguer à vitesse supersonique et ainsi passer à Tan 2000.Un mois gratuit \\ d'accès illimité Seul Sympatico Edition Haute VitesseM( de Bell vous offre une vitesse constante, quels que soient l'heure ou le nombre d'utilisateurs ; sur notre réseau d'accès.En plus, il vous offre une connexion automatique et illimitée et vous permet de naviguer et de téléphoner en même temps, vous évitant les frais d'une deuxième 50 if K\\ de rabais sur ta trousse d'installation ligne.Pour voyager à vive allure, à partir de 29,95 S par mois, abonnez-vous.s «art- .y if.i .¦m.1 X** c \\* \u2022 Fusée XXI Vaisseau intergalactique propulsé à l'air chaud.0-100 km/h en 2 min 16 sec.Peut avoir de la difficulté à décoller quand il fait en bas de 0 C.310-INTERNET 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qui s\u2019était déclarée officiellement bilingue afin de pouvoir offrir les services en anglais et en français, n\u2019avait pas l\u2019autorité voulue pour prendre cette décision, qui revenait au gouvernement de la province.Malgré les pressions exercées par le premier ministre Jean Chrétien et les leaders de la communauté francophone, ainsi que les menaces de procédures judiciaires faites par le ministre des Affaires intergouvernementales, Stéphane Dion, le gouvernement ontarien a refusé de désigner officiellement Ottawa comme ville bilingue.« La décision de déclarer une ville officiellement bilingue devrait dépendre de la municipalité et non de la province », soutenait le ministre des Affaires francophones de l\u2019Ontario, John Baird.La Ville de Kapuskasing avait adopté un règlement stipulant que l\u2019utilisation de l\u2019anglais et du français accordait aux citoyens un statut, des droits et des privilèges égaux.Un résidant avait contesté cette décision, et le tribunal avait statué que le règlement allait audelà des pouvoirs accordés par la Loi sur les municipalités.Compte tenu de ce jugement, il ne fait aucun doute que le conseil municipal d\u2019Ottawa n\u2019aurait pas l\u2019autorité voulue pour que la ville soit officiellement bilingue, soutient Me Jerry Belomo, avocat conseil attaché à la municipalité.Selon Me Belomo, il ne fait cependant aucun doute que la Loi sur les services en français accorde aux municipalités toute l\u2019autorité voulue pour offrir les services en français.Cette autorité ne sera aucunement affectée dans la nouvelle ville, dit-il.Karen Vaux, porte-parole du ministre des Affaires municipales, Tony Clement, a déclaré vendredi que les services en français étaient offerts dans la région d\u2019Ottawa depuis plusieurs décennies et que cette politique se poursuivrait dans la nouvelle ville \u2014 qui fusionnera plusieurs villes de la capitale.Ottawa offre depuis 1982 les services dans les deux langues officielles du pays.Les compagnies de tabac accusées de contrebande Plus de clarté Mme Gendreau-Massaloux veut refonder l\u2019Agence universitaire Presse Canadienne TORONTO L\u2019Association pour les droits des non-fumeurs a demandé hier à la Gendarmerie royale du Canada de porter des accusations criminelles contre les trois grandes compagnies de tabac canadiennes \u2014 JPI-Macdonald (anciennement RJR-Macdonald), Rothmans, Benson & Hedges et Imperial Tobacco \u2014 après avoir pris connaissance de certaines informations voulant qu\u2019elles aient orchestré d\u2019importantes opérations de contrebande de cigarettes.Le quotidien montréalais The Gazette a rapporté hier que plus tôt au cours de la décennie, les compagnies ont organisé leurs structures d\u2019entreprise ou signé des contrats spéciaux pour favoriser la contrebande de cigarettes provenant des États-Unis.Les Thompson, ancien directeur des ventes chez RJR-Macdonald, a été emprisonné en février et accusé d\u2019avoir organisé la contrebande de cigarettes.Il a déclaré à The Gazette qu\u2019il n\u2019était qu\u2019un pion dans cette affaire.Le plan aurait été élaboré après que les gouvernements fédéral et provinciaux eurent augmenté la taxe sur les cigarettes afin d\u2019inciter les fumeurs à écraser, indique le quotidien.Les profits illégaux ont grimpé en flèche jusqu\u2019en 1993, alors que les taxes sur le tabac ont été réduites et que le prix des cigarettes a diminué.Le porte-parole de l\u2019Association pour les droits des non-fumeurs, Garfield Mahood, a réclamé la création d\u2019une commission royale d\u2019enquête afin que la lumière puisse être faite sur ces allégations.« Nous avons besoin d\u2019un effort concerté dirigé vers l\u2019ensemble de l\u2019industrie du tabac et d\u2019un engagement sérieux afin d\u2019obtenir pour la population canadienne toute la vérité sur la contrebande du tabac », a-t-il déclaré.« La contrebande du tabac au Canada nécessitait un appui massif de la part des compagnies de tabac, a souligné François Damphousse, directeur du bureau du Québec de l\u2019Association pour les droits des non-fumeurs.Ces compagnies ont, à ce jour, convaincu bien des politiciens et des fonctionnaires qu\u2019elles étaient innocentes, que la contrebande était tout simplement une activité spontanée et que les politiques ridicules sur la taxation (.) ne pouvaient être changées sans que la contrebande ne reprenne.» « Les gouvernements fédéral et provinciaux ont perdu des milliards de dollars à cause de la contrebande et de la baisse des taxes qui a suivi, a déclaré Francis Thompson, analyste pour le bureau d\u2019Ottawa de l\u2019Association pour les droits des non-fumeurs.Il est grand temps pour nos gouvernements de reconnaître publiquement les compagnies de tabac comme une plaie sociale et de mobiliser toutes leurs ressources dans les efforts pour obtenir justice dans cette affaire.» Agence France-Presse La nouvelle rectrice de l\u2019Agence universitaire de la francophonie (AUF), Michèle Gendreau-Massaloux, s\u2019est engagée vendredi à mener une « véritable refondation de l\u2019Agence », dont la crise récente, a-t-elle dit, « a révélé la nécessité ».Mme Gendreau-Massaloux, exrectrice de l\u2019Académie de Paris, vient de succéder à Michel Guillou dont la gestion avait été fortement contestée par un rapport d\u2019évaluation publié en juillet dernier et qui avait renoncé à effectuer un troisième mandat.Le rapport contestait notamment la façon dont les programmes étaient lancés ainsi que le manque de transparence des comptes.Mme Gendreau-Massaloux, qui rencontrait la presse au siège mondial de l\u2019Agence à Montréal, pour la première fois depuis son entrée en fonction le 7 décembre, a souligné la « gestion opaque » que connaissait l\u2019AUF et a estimé que son organigramme n\u2019était « pas clair ».Elle a indiqué qu\u2019un audit administratif allait être mené, suivi d\u2019une concertation interne.Un nouvel organigramme devrait pouvoir ainsi être mis en place d\u2019ici la fin de l\u2019an 2000.Mme Gendreau-Massaloux envisage par ailleurs de réévaluer les programmes de l\u2019Agence, souvent mal identifiés et de qualité « très inégale ».« Le nombre des programmes (aujourd\u2019hui 57) sera réduit mais ils seront plus clairs et l\u2019on ne confondra plus action scientifique et sources de financement », a dit la nouvelle rectrice.Elle a exposé « une ligne de déconcentration qui passe par de nouvelles responsabilités des bureaux régionaux », a-t-elle ajouté, en plaidant pour un « partenariat actif » entre tous les pôles de fonctionnement, que ce soit à Montréal, Paris ou dans les 14 bureaux régionaux.2812886 7LP0901A1219 A9 dim.7LP0901A1219 ZALLCALL 67 00:32:20 12/19/99 B MARIE-ANDRÉE AMIOT 7LP1001A1219 A10 DIMANCHE 7LP1001A1219 ZALLCALL 67 00:37:28 12/19/99 B A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 19 DÉCEMBRE 1999 2809295 La NASA mise K.O.par la météo Agence France-Presse CAP CANAVERAL La NASA, qui espérait lancer hier soir la navette Discovery dans l\u2019espace après avoir vaincu bien des problèmes techniques au cours des derniers mois, a finalement été terrassée par un adversaire sur lequel elle a bien peu d\u2019emprise : la météo.Le lancement a été annulé pour la deuxième journée consécutive en raison du temps exécrable régnant en Floride.« Nous ne procéderons pas au lancement en raison de la météo, qui est très mauvaise », a annoncé Ed Campion, au centre spatial Kennedy, à Cap Canaveral (Floride).Conséquence d\u2019un front stationnaire chargé d\u2019humidité, un ciel bouché et gris, parsemé d\u2019averses, couvrait hier le centre et le sud de la Floride.Les responsables de la NASA examinaient toujours la possibilité d\u2019un report à ce soir, a toutefois indiqué le porte-parole.Le ciel devrait se dégager aujourd\u2019hui, avec 60 % de probabilité de conditions propices à l\u2019heure du lancement fixée à 19 h 50 locales (00 h 50 GMT lundi), a précisé un autre porte-parole du centre Kennedy, Joe Wells.Les responsables de la NASA se réuniront ce matin pour étudier l\u2019éventualité de ce lancement.Ils pourraient aussi décider de repousser la mission au mois de janvier, a-t-il indiqué.Leur décision sera fondée sur les prévisions météorologiques mais également sur des aspects techniques et logistiques liés aux opérations de fin de mission, a précisé Joe Wells.La NASA veut en effet s\u2019assurer que toutes les opérations de logistique mises en oeuvre lors du retour sur Terre de la navette puissent être terminées avant la fin de l\u2019année, en raison des craintes liées au bogue informatique de l\u2019an 2000.Cette mission \u2014 la 96e d\u2019une navette et la 27e pour Discovery \u2014 vise à réparer le télescope orbital Hubble.Outre cinq Américains, Discovery doit emporter deux astronautes de l\u2019Agence spatiale européenne (ESA), le Suisse Claude Nicollier et le Français Jean-François Clervoy.Avec un tir aujourd\u2019hui, la mission serait de huit jours avec un retour le 27 décembre, selon Joe Wells, qui a évoqué « une possible extension de deux jours ».Vendredi déjà, une première tentative de tir, après sept reports initiaux, avait échoué, l\u2019éclaircie de dernière minute qu\u2019escomptait la NASA pour lancer Discovery et son équipage ne s\u2019étant pas matérialisée.Pourtant, les responsables de l\u2019agence spatiale américaine, qui vient de connaître une année noire, n\u2019avaient pas caché leur souhait d\u2019effacer la frustration des derniers mois.Sur les six vols de navette prévus cette année, deux seulement ont décollé jusqu\u2019à présent, sans parler des déboires et échecs rencontrés dans d\u2019autres programmes spatiaux.La NASA espérait donc, avec Discovery, renouer avec les vols habités dans l\u2019espace, après quatre mois et demi d\u2019inactivité des navettes, en raison de problèmes de câblage usagé, à l\u2019origine d\u2019un court-circuit au décollage lors de la mission de Columbia en juillet.La prestigieuse NASA, qui explique tous ces retards par la nécessité absolue de privilégier la sécurité avant tout, espérait aussi redorer son blason.« Nous aimerions tous bien finir l\u2019année sur un succès », n\u2019avait pas caché le directeur des vols habités de l\u2019agence spatiale américaine, Joseph Rothenberg.Reste que pour les astronautes, ces reports successifs sont frustrants, a expliqué Franco Malerba, ancien astronaute de l\u2019Agence spatiale européenne (ESA) et aujourd\u2019hui directeur adjoint de l\u2019Agence spatiale italienne, Alenia.« C\u2019est dur mais ils peuvent trouver une consolation dans le fait que, du coup, ils passeront peutêtre Noël en famille », ajoute-t-il.Outre cinq Américains, Discovery doit emporter deux astronautes de l\u2019Agence spatiale européenne (ESA), le Suisse Claude Nicollier et le Français Jean-François Clervoy.Le satellite Terra est parti en mission Agence France-Presse WASHINGTON Le satellite Terra, une mission conjointe USA-Canada-Japon d\u2019observation de la Terre, a été lancé hier de la base aérienne de Vandenberg (Californie) à l\u2019aide d\u2019une fusée Atlas- Centaur, a annoncé la NASA.Terra (anciennement appelé EOS AM-1) sera le premier satellite capable d\u2019étudier les terres, les océans, l\u2019air, les glaces et la végétation comme parties d\u2019un système global.La NASA envisage d\u2019en lancer neuf autres au cours des années à venir.La séparation entre la fusée et le satellite « a été réussie » 14 minutes après le tir, a précisé à l\u2019AFP Julie Andrews, porte-parole de la société International Launch Services (ILS), responsable du lanceur.Le satellite observera les nuages, la vapeur d\u2019eau, les particules en suspension (dans l\u2019air), les gaz rares, les propriétés des océans et des terres, leur interaction et leur effet sur le rayonnement dans l\u2019atmosphère et sur le climat.« La mission Terra fournit un potentiel presque illimité pour améliorer la compréhension des changements climatiques planétaires », avait souligné en présentant la mission l\u2019administrateur associé de la NASA pour les Sciences de la Terre, Ghassem Asrar.Terra évoluera à une altitude de 705 km et couvrira toute la surface de notre planète en 16 jours.La durée prévue de sa mission est de six ans, mais elle pourrait se prolonger pendant 15 ans, ont précisé ses responsables.Le Canada a fourni un instrument, le MOPITT (Measurements Of Pollution In The Troposphere), chargé d\u2019étudier les concentrations de monoxyde de carbone et de méthane dans la troposphère.Le ministère japonais de l\u2019Industrie et du Commerce international dispose à bord de Terra d\u2019un appareil, l\u2019ASTER, qui examinera certains aspects des nuages, de la végétation, de la minéralogie et de la température au sol dans diverses régions du globe.Bombardier se départirait de Shorts Systems, de Belfast Associated Press BELFAST La société française Thomson-CSF veut prendre le contrôle de Shorts Missile Systems Ltd., de Belfast, en Irlande du Nord, a indiqué cette dernière hier.Shorts Missile Systems, une coentreprise qui se spécialise dans les systèmes de défense aérien à courte portée, a été fondée en 1993 par Thomson et Short Brothers PLC, une filiale britannique de Bombardier inc.Les discussions avec Bombardier devraient se conclure le mois prochain, a indiqué un porte-parole de Shorts Missile Systems.MERCI Le Fonds de soutien des Auberges du coeur est fier d\u2019annoncer que l\u2019objectif de la campagne de financement 1999 qui visait à amasser la somme de 100 000 $ a été largement dépassé.Les Auberges du coeur, au nombre de 24 maisons d\u2019hébergement jeunesse réparties à travers le Québec, constituent des organismes sans but lucratif qui, par-delà le gîte et le couvert, offrent aux jeunes sans-abri une présence, un support personnel et une aide à la réinsertion dans notre société.Plus de 2 000 jeunes furent ainsi hébergés au cours de la dernière année.Le succès de la campagne de financement 1999 est attribuable à plusieurs donateurs et au travail inlassable de nos bénévoles.Aussi, les Auberges du coeur désirent remercier sincèrement de leur engagement envers les jeunes démunis du Québec toutes ces personnes ainsi que nos principaux donateurs de 2 500 $ et plus dont voici la liste : I Boulangerie Gadoua I Confédération des caisses populaires et d\u2019économie Desjardins du Québec I Fondation Brujavin I Fondation J.Armand Bombardier I Fondation Yvon Boulanger I Fonds de solidarité de la FTQ I Les Boutiques Pentagone (siège social Rimouski) I Le Groupe Alimentaire St-Hubert I Les Soeurs de la Présentation de Marie I Imasco ltée I Maison Funéraire Magnus Poirier inc.I Théâtre Jean-Duceppe I Transat A.T.ltée Lionel Lafrance Directeur général, Fonds de soutien des Auberges du coeur Téléphone : (514) 523-3659 Télécopieur : (514) 523-5148 2813145 2814174 7 32 35 36 47 48 15 99-12-18 00 16 1 137 21 328 1 000 000,00 $ 50 000,00 $ 500,00 $ 50,00 $ 5,00 $ 99-12-18 4 6 24 25 34 43 13 574 210, 50 $ 99-12-18 99-12-17 2 3 4 5 9 99-12-18 834032 10 11 16 18 29 31 35 38 48 50 57 60 61 66 68 99-12-18 528 6550 130175 99-12-17 0 1 57 4 048 85 833 79 474 720 276 7 500 000,00 $ 199 161,00 $ 3 057,30 $ 153,70 $ 10,00 $ 10,00 $ partic.grat.16 19 20 22 23 38 46 15 10 646 292 $ 10 000 000 $ Au fil du temps Bijoutier agréé RAYMOND WEIL 2812453 la baie Prix en vigueur compter du lundi 20 décembre De lundi à vendredi, nos magasins ouvrent à 8 h.Monsieur, faites prévisse et de sous-vêtements Jusqu'au vendredi 31 décembre.À Tachât de 5 articles ou plus : 35 % de rabais 4 articles : 30 % de rabais 3 articles : 25 % de rabais un ou 2 articles : 20 % de rabais provision de chaussettes et sous-vêtements pour enfant En vigueur jusqu'au vendredi 24 décembre À Tachât de 5 articles ou plus : 35 % de rabais 4 articles : 30 % de rabais 3 articles : 25 % de rabais un ou 2 articles : 20 % de rabais Choisissez parmi ces étiquettes : McGregor, Weekender, Dockers®, Levi's®, American Essentials, Hunt Club®, Stanfield's et Harvey Woods.Les paquets contenant plus d'un article comptent pour un article.Ces aubaines-cadeaux se terminent le vendredi 24 de rabais \u2022 Chemises de ville CFH de Hathaway \u2022 Chemises de ville Hathaway à poignets mousquetaire \u2022 Chemises de ville Expression® \u2022 Chemises de ville Geoffrey Beene \u2022 Chemises de ville Christian Dior Chemises Kent d'Arrow A l'achat d'une chemise habillée à prix ordinaire, la seconde* est offerte à 1 $.Chemises Bradstreet d'Arrow A l'achat d'une chemise habillée à prix ordinaire, la seconde* est offerte à 5 $.Chemises infroissables Arrow À l'achat d'une chemise habillée à prix ordinaire, la seconde* est offerte à 10 $.*La seconde chemise habillée doit être de valeur égale ou moindre._ 25 % de rabais p5 Peignoirs Charter Collection®, Expression®, Northern Spirit® et Hunt Club® en velours-éponge uni ou de fantaisie.Tenues de nuit Northern Spirit® en finette % 0 Pyjamas Hunt Club® en finette 33 % de rabais Tous les sous-vêtements Clean Fresh et Strech Athletic de Joe Boxer 25 % de rabais \u2022 Caleçons boxeur en soie \u2022 Sous-vêtements Prodige \u2022 Articles-cadeaux en boîte, ceintures, portefeuilles, chapeaux, écharpes et gants Encore des idées géniales! 20 % de rabais Coquetelier Millennium de Moulinex.Ord.24,99 $ - Solde 19,99 $ 30 % de rabais Moussoir Conair pour lait chaud.Ord.24,99 $ - Solde 17,49 $ 10 % de rabais Tous les rasoirs électriques.Sur nos prix ordinaires.Le lundi 20 décembre Exception : les articles Aubaine la Baie.Tous les rabais s'appliquent à nos prix ordinaires (sauf avis contraire).Le choix varie selon le magasin.milles de récompense Nous sommes le seul grand magasin à vous donner des AIR MILES Appareils électroniques! 15 % de rabais \u2022 Appareils audio portatifs, téléphones, répondeurs et accessoires Exceptions : articles Fido et musique.md HT Ai tes milles de recompense sont accordes mensuellement selon le total dos achats, taxes non comprises md/mc Marque deposee/de commerce d'AIR MII.KS»\"' International Holding N.V., employée en vertu d'une licence par Loyalty Management Group Canada Inc.et la Baie.Employé seul, AIR Mll.l S»>»i signifie milles de récompense AIR MII.I;.S'»«« a moins que le contoxto n'implique autre chose. 7LP1201A1219 A-12 DIMANCHE 7LP1201A1219 ZALLCALL 67 00:35:49 12/19/99 B A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 19 DÉCEMBRE 1999 Québec reconnaît une nouvelle île dans le Saint-Laurent Les plaisanciers de la région l\u2019appellent depuis toujours «le Banc de sable» L\u2019immense territoire du Québec s\u2019est agrandi modestement de 2,23 hectares au cours de l\u2019été, lorsque le ministère des Ressources naturelles (MRN) a reconnu l\u2019existence d\u2019une toute petite île de plus dans l\u2019archipel du lac Saint-Pierre, du côté de Berthier.Ce petit bout de terre du Québec, qui est en fait un résidu du « reprofilage » de la Voie maritime du Saint-Laurent, dans le delta du lac Saint-Pierre, est bien connu des plaisanciers de la région, qui l\u2019appellent depuis toujours « le Banc de sable ».La petite île née de main d\u2019homme a survécu aux grandes marées du fleuve, aux débâcles et aux grosses crues printanières.Sur sa crête la plus élevée poussent des arbres qui doivent aujourd\u2019hui avoir 10 ou 12 ans, et une végétation en friche est apparue à la lisière des zones souventes fois inondées.Des plaisanciers s\u2019y arrêtent en été.Ils accostent facilement dans les hauts-fonds marécageux qui l\u2019entourent et débarquent dans à peine un pied d\u2019eau.Ils gagnent la rive et peuvent y rester le temps de boire une bière ou de faire un pique-nique en famille.L\u2019été, dit-on aussi, des jeunes s\u2019y rendent, parfois en pleine nuit, pour faire des partys qui peuvent durer des heures, au beau milieu du fleuve, juste à l\u2019embouchure du lac Saint-Pierre, avec comme panorama les installations portuaires de Tracy et Sorel, au sud.Et au nord, à perte d\u2019horizon, le lac, d\u2019où viennent de temps en temps les gros navires de marchandises qui remontent le fleuve jusqu\u2019à Montréal par la Voie maritime, qui passe à 600 mètres des rives du Banc de sable.Curieusement, ce Banc de sable n\u2019appartenait à personne.Même pas au gouvernement du Québec.Mais d\u2019ici quelques semaines, des documents notariés consacreront la 104e île de l\u2019archipel comme étant la propriété privée de Jean-Pierre Gouin, un fermier de Sainte-Anne-de-Sorel, écologiste reconnu, considéré comme un des « gardiens » de l\u2019île de Grâce, une île voisine dans l\u2019archipel.L\u2019origine de la petite île de 22 000 mètres carrés est plutôt obscure.On en attribue l\u2019apparition aux travaux de dragage dans la Voie maritime, ce qui lui donnerait environ 40 ans.À la municipalité de Saint-Ignace-de- Loyola, qui l\u2019intégrera à son cadastre \u2014 probablement en janvier \u2014, Fabrice Saint-Martin dit se souvenir qu\u2019à une certaine époque, on y a vu des poubelles, installées là par Dieu sait qui, à l\u2019usage des « visiteurs » qui sont, semble-t-il, assez nombreux.C\u2019est le responsable du dossier de l\u2019aménagement du territoire à la MRC d\u2019Autray, Michel Braedner, qui eut la surprise de recevoir un matin d\u2019avril un plan de lotissement, accompagné d\u2019un certificat de localisation fraîchement exécuté par un arpenteur-géomètre de Nicolet.Les documents étaient accompagnés d\u2019une demande de lotissement de M.Gouin, réclamant la propriété du Banc de sable en invoquant un droit acquis.Au Québec, une personne qui occupe durant 10 ans un terrain privé qui ne lui appartient pas, sans intervention du propriétaire légitime du lot en question, peut réclamer d\u2019être reconnue comme propriétaire.« Mais le plus étrange dans ce cas, dit M.Braedner, c\u2019est que je ne pouvais faire aucune recherche de titre foncier, il n\u2019y en a pas.C\u2019est une île créée par le dragage de la Voie maritime et jusque-là, je suppose qu\u2019on tenait pour acquis qu\u2019elle était de propriété publique.On ne se posait pas la question.» En fait, découvrit M.Braedner après de patientes recherches, le Banc de sable n\u2019avait tout simplement.aucune existence.Il n\u2019existait que sur des cartes, mais nulle part ailleurs.Mais il était bien réel, plus grand même que certains des îlets reconnus et cartographiés de l\u2019archipel.Indécis devant la demande de M.Gouin, M.Braedner adressa à celui-ci une demande d\u2019informations supplémentaires, au début de mai.Deux semaines plus tard, c\u2019est du ministère de la Faune et des Parcs qu\u2019il recevait confirmation que la petite île n\u2019était pas une terre publique et que le gouvernement du Québec n\u2019avait aucune intention de l\u2019acquérir.Et en juillet, le MRN, responsable de la réforme des cadastres et de la gestion du territoire au Québec, autorisait la MRC et la municipalité à inclure le Banc de sable dans leur cadastre.Normand Traversy, adjoint au vice-président de la Société de la faune et des parcs du Québec, confirme que si ce ministère a eu des visées sur l\u2019île Plate voisine, pour fins de parc ou de conservation, le Banc de sable, sur lequel ne vit aucun animal, n\u2019a jamais été considéré comme territoire d\u2019intérêt.Le gouvernement du Québec possède déjà dans cet archipel les îles aux Liards, l\u2019île de la Croix et la Grande Île, site de la plus grande héronnière en Amérique du Nord.« Nous connaissons bien M.Gouin, précise M.Traversy.Il est en contact étroit avec la Société canadienne de conservation de la nature, un organisme privé.Il a même vendu sa terre à cette société, à l\u2019île de Grâce.Il continue d\u2019y cultiver par entente avec la Société.Nous sommes assurés qu\u2019avec M.Gouin, il n\u2019y a aucune raison de craindre qu\u2019il se construise des condos sur un banc de sable au beau milieu du fleuve.» M.Gouin, qui vit apparemment à l\u2019île de Grâce sans téléphone, n\u2019a pu être joint par La Presse pour savoir ce qu\u2019il entend faire de son île de 22 000 mètres carrés, jamais cartographiée avant et nulle part reconnue comme territoire.Elle s\u2019ajoute donc avec ses 2,23 hectares, au 1,7 million de kilomètres carrés du territoire québécois.Un grain de sable dans un fleuve.Bruno Bisson La Grande Île Île Plate Baie de l\u2019Île de Grâce Îles aux Sables L\u2019Île aux Liards Le Banc de Sable Voie maritime Infographie La Presse Sorel Lac Saint-Pierre Berthierville D\u2019ici quelques semaines, des documents notariés consacreront la 104e île de l\u2019archipel comme étant la propriété privée de Jean-Pierre Gouin, un fermier de Sainte-Anne-de-Sorel et un écologiste reconnu.M.Gouin est considéré comme un des « gardiens » de l\u2019île de Grâce, une île voisine dans l\u2019archipel.Génies en herbe En collaboration avec Génies en herbe Pantologie Inc., 3535, boul.Rosemont, Montréal H1X 1K7 A JIM 1 De quel instrument Jim Zeller joue-t-il?2 Qui a réalisé le film Jules et Jim en 1962?3 D a n s q u e l p a y s d\u2019Amérique du Sud se sont suicidés plus de F HIVER 1 Quel écrivain québécois s\u2019exclame Comme la neige a neigé! dans le poème Soir d\u2019hiver?2 Dans quelle ville se sont déroulés les premiers Jeux olympiques d\u2019hiver en 1924?3 Qui a publié le roman L\u2019Hiver de force?4 Quel pays a profité de l\u2019hiver pour repousser les envahisseurs allemands lors de la bataille de Stalingrad?5 Quelle actrice interprète une violoniste éprise d\u2019un luthier dans le film Un coeur en hiver?900 membres de la secte de Jim Jones en 1978?4 Quel chanteur d\u2019origine irlandaise a fait partie du duo Jim et Bertrand?5 Quel sport Jim Courier pratique-t-il?G LUNE 1 Quelle sonde spatiale s\u2019est écrasée sur la Lune au cours de l\u2019été dernier?2 Q u e l m o u v e m e n t d\u2019oscillation de la mer est provoqué par l\u2019attraction de la Lune et du Soleil?3 Quelle fusée plaçait les vaisseaux Apollo en orbite terrestre avant leur périple vers la Lune?4 Quelle phase de la Lune marque le début d\u2019un mois lunaire?5 Quel cosmonaute avait été désigné pour être le premier Soviétique sur la Lune?Ce Jim chantait avec Bertrand B ISLAM 1 Vers quelle ville se tournent les musulmans en prière?2 Quel mois du calendrier musulman est consacré au jeûne?3 Comment appelle-t-on un édifice consacré au culte musulman?4 En quelle année de l\u2019ère c h r é t i e n n e débute l\u2019hégire?5 Comment appelle-t-on un chapitre du Coran?E GUITARE 1 Dans quel village de l\u2019Estrie les guitares G o d i n s o n t - e l l e s fabriquées?2 Quel bluesman, originaire du M i s s i s s i p p i , a surnommé sa guitare Lucille?3 Quel concerto pour guitare et orchestre de Rodrigo a été interprété pour la première fois en 1939?4 Quel guitariste de jazz, décédé en 1968, était célèbre pour son jeu avec le pouce?5 Quel luthier fabrique les guitares électriques Stratocaster?H PALAIS 1 Comment s\u2019appelle le palais du dalaï-lama à Lhassa, au Tibet?2 Quel site touristique montréalais se trouve dans l\u2019ancien Palais de la civilisation?3 Dans q u e l l e v i l l e française se trouve le palais des Papes?4 Quel ténor québécois a donné son nom à une s a l l e d u P a l a i s Montcalm, à Québec?5 Sur quelle île se trouve le palais antique de Cnossos?C PSYCHIATRE 1 Quel acteur joue le rôle d\u2019un psychiatre dans le film Don Juan DeMarco?2 Quel centre hospitalier affilié à l\u2019Université de Montréal porte le nom d\u2019un pionnier de la psychiatrie?3 Quelle juge québécoise a publié ses entretiens avec Françoise Dolto dans le livre \u2018L\u2019enfant, le j u g e e t l e psychanalyste\u2018?4 Quel roman de Caleb Carr raconte une enquête du docteur Laszlo Kreisler en 1896?5 Q u e l p s y c h i a t r e québécois est considéré comme le père de la loi 101?D FOOTBALL 1 Quel porteur de ballon des Lions de Detroit a pris sa retraite en juillet dernier?2 Dans q u e l s t a d e montréalais les Alouettes jouent-ils?3 Quelle équipe a perdu le Super Bowl quatre fois de suite à partir de 1991?4 A quelle position le vétéran Morten Andersen joue-t-il?5 Quel mot allemand désigne une ruée défensive sur le quartarrière?Porteur de ballon des Lions de Détroit.SOLUTION DANS LE CAHIER DES PETITES ANNONCES 7LP1301A1219 A13, dimanche, MONDE 7LP1301A1219 ZALLCALL 67 00:37:42 12/19/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 19 DÉCEMBRE 1999 A 13 Monde L\u2019EXPRESS INTERNATIONAL Deux attentats à Colombo blessent la présidente et font vingt morts Agence France-Presse COLOMBO Une vingtaine de personnes ont été tuées et la présidente sri-lankaise blessée dans deux attentats survenus hier à Colombo à quelques jours d\u2019une élection présidentielle anticipée.Le couvre-feu a aussitôt été instauré à Colombo et dans ses environs.Un premier attentat, perpétré par une femme kamikaze dans le centre de Colombo, a fait une douzaine de tués juste après un discours de la présidente Chandrika Kumaratunga, qui a été hospitalisée après avoir reçu des éclats.Selon un porte- parole de la police, Mme Kumaratunga, se trouve cependant « hors de danger ».Peu après, une deuxième explosion s\u2019est produite aux abords de la ville pendant une réunion électorale de l\u2019opposition, tuant au moins sept personnes dont un général à la retraite.Selon un porte-parole de la police, la femme kamikaze, auteur du premier attentat, s\u2019est approchée des trois limousines officielles qui venaient de se ranger près de l\u2019hôtel de ville et a essayé de prendre la présidente dans ses bras.Selon la police, des gardes du corps l\u2019en ont empêchée.Deux conseillers de la présidence se trouvaient entre la femme kamikaze et la présidente lorsque la bombe a explosé.Des gardes du corps ont immédiatement poussé la présidente à l\u2019intérieur d\u2019une voiture pour l\u2019emmener à l\u2019hôpital.Mme Kumaratunga est hors de danger, selon des sources médicales mais son chauffeur, deux gardes du corps et au moins dix autres personnes ont été tuées.Quelque 110 autres ont été blessées dont quatre ministres.La tête de la femme kamikaze, qui pourrait être une séparatiste tamoule, se trouvait parmi les chaises et les chaussures dispersées sur les lieux de l\u2019attentat.Tout le secteur de l\u2019hôtel de ville a été isolé par un cordon de policiers très fortement armés.Des policiers en civil et des gardes de la présidence avaient dégainé leurs armes pour tenir à distance les curieux.« Nous avons pensé tout d\u2019abord que les organisateurs de la réunion électorale faisaient partir des feux d\u2019artifice au moment de la sortie de la présidente », raconte Panduka Samarasekara, qui devait chanter après le discours du chef de l\u2019État.« J\u2019ai vu une lumière orange très brillante et des gens qui s\u2019effondraient.Je n\u2019ai pas cru qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une bombe mais j\u2019ai vu une quinzaine de personnes gisant sur le sol dans une mare de sang.Puis la police est venue nous dire de nous mettre à couvert », a-t-il dit.La police estime que cet attentat ressemble à celui perpétré par un kamikaze contre l\u2019ancien premier ministre indien Rajiv Gandhi dans le sud de l\u2019Inde en mai 1991.Les deux attentats, qui n\u2019avaient pas été revendiqués en fin de soirée, se sont produits au terme d\u2019une campagne particulièrement sanglante qui a fait, au cours des quatre dernières semaines, cinq morts et de très nombreux blessés.Le leader de l\u2019opposition Ranil Wickremesinghe a échappé durant cette période à une tentative d\u2019assassinat, selon les autorités locales.La campagne pour les présidentielles au Sri Lanka a coincidé aussi avec une recrudescence des opérations des séparatistes tamouls.Au cours du seul week-end dernier, les combats ont fait près de 500 morts parmi les rebelles dans le nord du Sri Lanka, selon le ministère de la Défense.Dans le même temps, les rebelles annonçaient que des centaines de soldats avaient été tués ou blessés.Les Tamouls mènent depuis 27 ans une action armée pour obtenir l\u2019indépendance des régions nord et est de l\u2019île à majorité cinghalaise.Plus de 55 000 personnes sont mortes dans ce conflit.PROCHE-ORIENT Barak-Arafat n Le premier ministre israélien, Ehoud Barak, rencontrera dans les prochains jours le président de l\u2019Autorité palestinienne ,Yasser Arafat, pour l\u2019assurer que la reprise des négociations avec la Syrie ne porterait pas ombrage au processus israélo-palestinien.Selon un responsable palestinien, M.Barak a décidé de reporter la rencontre prévue aujourd\u2019hui, furieux des fuites sur sa date et son lieu.Si le site de Jéricho est maintenu, il s\u2019agira de la première rencontre Arafat- Barak dans un secteur sous contrôle palestinien depuis la prise effective de fonctions du premier ministre israélien en juillet.d\u2019après AP ALLEMAGNE Documents disparus n Des documents relatifs à la vente, entourée de soupçons de scandale, de la raffinerie Leuna à la compagnie française Elf-Aquitaine, ont disparu de la chancellerie allemande, a confirmé le président de la Commission d\u2019enquête parlementaire sur le financement occulte de l\u2019Union démocrate-chrétienne (CDU) de l\u2019ancien chancelier Helmut Kohl.La chaîne de télévision publique ARD avait affirmé vendredi que d\u2019importants documents relatifs à cette vente avaient disparu.Le groupe pétrolier français Elf est soupçonné d\u2019avoir gonflé artificiellement les frais de construction d\u2019une raffinerie à Leuna (ex-RDA) et d\u2019avoir versé des commissions douteuses à la CDU, ce qu\u2019elle conteste.d\u2019après AFP COLOMBIE Les négos continuent n La guérilla des FARC n\u2019avait toujours pas donné son feu vert à une trêve de Noël en Colombie après l\u2019annonce hier, au terme de la cinquième session des négociations de paix, d\u2019une reprise des pourparlers avec le pouvoir le 13 janvier 2000.Les pourparlers se sont poursuivis malgré une vague d\u2019offensives sanglantes déclenchée depuis dimanche dernier par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, communistes), principale guérilla avec 12 000 hommes, avec un bilan de près de 200 morts, dans 9 des 32 départements du pays.d\u2019après AFP GRANDE-BRETAGNE Un tory transfuge n Un député conservateur, Shaun Woodward, ancien porteparole du parti pour Londres à la Chambre des communes, a annoncé qu\u2019il quittait les tories pour rejoindre le Parti travailliste du premier ministre Tony Blair.M.Woodward, 41 ans, s\u2019était vu retirer il y a deux semaines son poste de porte-parole pour avoir refusé de soutenir la ligne du Parti conservateur qui s\u2019opposait à un plan du gouvernement proposant d\u2019autoriser les autorités locales à présenter l\u2019homosexualité comme une manière de vivre normale.d\u2019après AFP ALGÉRIE Parti islamiste n Un nouveau parti islamiste algérien, le Wafa (fidélité), a organisé à Alger son congrès constitutif, en présence de 743 congressistes venus des 48 wilayas (préfectures) du pays.Il devrait déposer son dossier d\u2019agrément au ministère de l\u2019Intérieur cette semaine.Ahmed Taleb Ibrahimi, qui a été successivement ministre de l\u2019Éducation, de l\u2019Information et des Affaires étrangères à l\u2019époque du parti unique, a été élu par le congrès président du parti.d\u2019après AP KOSOVO Attentat meurtrier n Une attaque à la grenade contre un bar de l\u2019enclave serbe de Orahovac (sud-ouest) a fait un mort et neuf blessés deux jours après des affrontements à Kosovska Mitrovica (nord) et à peine quatre jours après l\u2019annonce d\u2019un renforcement des mesures de sécurité au Kosovo.Les agresseurs n\u2019ont pu être identifiés.d\u2019après AFP PHOTO AFP La présidente du Sri Lanka, Chandrika Kumaratunga, photographiée hier à Colombo, juste avant d\u2019être l\u2019objet d\u2019un attentat, à quelques jours des présidentielles dans ce pays.Moscou demeure sourd aux appels au cessez-le-feu FRANÇOISE DEHOVE Agence France-Presse, MOSCOU Le premier ministre russe Vladimir Poutine a exclu hier tout changement de tactique en Tchétchénie, ignorant les appels occidentaux à un cessez-le-feu à la veille des élections législatives en Russie.L\u2019armée russe a de son côté annoncé avoir pris le contrôle d\u2019un quartier de Grozny, la capitale tchétchène assiégée depuis plusieurs semaines, et poursuivi ses frappes, notamment aux abords de Grozny et dans le sud de la Tchétchénie où, selon elle, de nombreux combattants tchétchènes ont trouvé refuge.Un avion décollait hier toutes les cinq minutes de la base militaire russe de Mozdok (Ossétie du Nord) pour mener des raids aériens dans le sud de la Tchétchénie et aux abords de Grozny.« Il s\u2019avère que la tactique que nous avons adoptée est la bonne et nous n\u2019allons pas en changer », a déclaré M.Poutine interrogé par la chaîne gouvernementale RTR.« Le retour à la normale » dans la république indépendantiste devrait avoir lieu « d\u2019ici deux à trois semaines », a-t-il assuré, selon l\u2019agence Interfax.Ces propos sont apparus comme une réponse aux Occidentaux qui, lors du G8 à Berlin vendredi, ont réitéré leur appel à un cessez-le-feu en Tchétchénie.M.Poutine a affirmé que « les victimes parmi la population civile peuvent se compter sur les doigts de la main » et que les déclarations indiquant qu\u2019il y a beaucoup de victimes « sont pure propagande et mensonge ».« L\u2019effondrement de la Russie conduirait à une catastrophe beaucoup plus grande que les événements que nous voyons aujourd\u2019hui dans le Caucase du Nord (.) Nous n\u2019avons pas le droit de laisser une enclave d\u2019anarchie en Tchétchénie », a assuré M.Poutine.Les forces russes, qui espèrent prendre Grozny avant le 1er janvier, ont également conservé hier la position prise la veille sur la route menant de Grozny à la Géorgie, dans les montagnes du sud.Le général Guennadi Trochev, commandant du front est, a expliqué à l\u2019agence Itar-Tass que le contrôle des passages menant de Grozny vers la Géorgie était un objectif essentiel de l\u2019opération militaire.La route Grozny-Géorgie a été prise par un commando de parachutistes.« Le passage à la tactique de débarquement de parachutistes par hélicoptères dans les points stratégiques, marque réellement un progrès dans la conscience du commandement des forces armées russes, car c\u2019est la seule tactique possible pour mener la guerre dans les montagnes », a commenté hier le quotidien Izvestia.PHOTO AP Rebuffade irakienne Ces jeunes de Bagdad ont protesté hier contre la résolution de l\u2019ONU instaurant un nouveau régime de désarmement qui ne donne pas satisfaction à la demande de l\u2019Irak d\u2019obtenir la levée de l\u2019embargo.Près de dix mille Irakiens ont manifesté contre la résolution 1284 du Conseil de sécurité prévoyant un retour des inspecteurs en désarmement en Irak en contrepartie d\u2019une « suspension » des sanctions en vigueur depuis 1990.Rome : Massimo d\u2019Alema démissionne mais espère former un nouveau gouvernement FRANCES D\u2019EMILIO Associated Press, ROME Comme prévu, le président du Conseil italien, Massimo d\u2019Alema, a remis hier soir sa démission, tout en expliquant qu\u2019il disposait d\u2019une majorité suffisante au Parlement pour former un nouveau gouvernement, plus solide que le précédent.M.d\u2019Alema, premier ex-communiste à la tête d\u2019un gouvernement italien depuis l\u2019après-guerre, a annoncé ses intentions dans un discours prononcé dans la soirée à la Chambre des députés.Puis, il s\u2019est rendu au Quirinal, siège de la présidence de la République, pour remettre formellement sa démission au chef de l\u2019État, Carlo Azeglio Ciampi.Ce dernier lui a demandé de gérer les affaires courantes le temps que dureraient les consultations en vue de la formation du nouveau gouvernement.Ces consultations doivent commencer dès aujourd\u2019hui.Ces derniers jours, M.d\u2019Alema se serait dit en mesure de former une nouvelle coalition de gouvernement d\u2019ici Noël.À sa sortie du Quirinal, le président du Conseil démissionnaire s\u2019est dit convaincu que « les forces de centre-gauche trouveront la voie pour travailler à nouveau ensemble et pour donner au pays un gouvernement fort capable de faire face aux questions en suspens et de mener la législature jusqu\u2019à son terme » en 2001.Pendant que le chef du gouvernement se trouvait au Quirinal, sept des 11 partis de la coalition sortante ont réaffirmé dans une déclaration leur soutien à M.d\u2019Alema.D\u2019autres formations politiques ont annoncé leur intention de soutenir au Parlement un nouveau gouvernement d\u2019Alema, sans toutefois y participer.Fragilisée depuis des semaines par des querelles internes, la coalition au pouvoir avait reçu le coup de grâce le week-end dernier lorsque le petit allié socialiste avait publiquement demandé la démission du président du Conseil.Le petit parti des Socialistes démocratiques italiens (SDI) estime en effet que M.d\u2019Alema n\u2019a pas l\u2019envergure nécessaire pour battre Silvio Berlusconi et sa coalition de droite Alliance pour la liberté lors des élections générales prévues en 2001.« Il est difficile avec ce président du Conseil de battre l\u2019Alliance pour la liberté », a expliqué le chef du SDI, Enrico Boselli.Malgré cette défection, les observateurs politiques estiment que M.d\u2019Alema peut encore compter sur le soutien de 318 des 630 députés, ce qui serait suffisant en cas de vote de confiance pour un gouvernement « d\u2019Alema-bis ».Le président du Conseil dispose d\u2019une majorité encore plus confortable au Sénat, la chambre haute du Parlement.Nommé en octobre 1998, M.d\u2019Alema dirigeait le 56e gouvernement italien de l\u2019après-guerre.PHOTO AFP Le premier ministre démissionnaire d\u2019Italie, Massimo D\u2019Alema 7LP1401A1219 A14, dimanche, MONDE 7LP1402A1219 ZALLCALL 67 00:35:41 12/19/99 B Monde A 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 19 DÉCEMBRE 1999 Le Grand Méchant Bogue traité au champagne Louis-Bernard Robitaille collaboration spéciale PARIS Il est faux de dire que les Français sont des gens frivoles, qui ne pensent qu\u2019à prendre des vacances et boire du champagne (ou autre chose) aussitôt qu\u2019on leur en donne l\u2019occasion.La preuve : cette fameuse nuit du 31 décembre au 1er janvier où le Grand Méchant Bogue doit descendre sur Terre pour foutre le plus grand bordel possible, pas moins de 50 experts et techniciens seront réunis en cellule de crise au gigantesque ministère des Finances de Bercy pour prévenir ses coups pendables.Il y aura, précise- t-on, une prime uniforme de 600 francs (environ 150 dollars canadiens) pour chaque quart de quatre heures.Disposant, comme on sait, de lointains territoires d\u2019outre-mer, la France recevra dès 13 h, depuis Tahiti ou Wallis et Futuna, diverses informations sur les petits ratés du nouveau millénaire, ce qui permettra aux responsables d\u2019ajuster leurs prévisions en « métropole ».Comme les plus grandes entreprises du pays ont déjà dépensé des fortunes en vue du fameux passage (presque 250 millions de dollars pour France Télécom), on pense éviter l\u2019effondrement du pays.Évitons seulement \u2014 pour les visiteurs concernés \u2014 de prendre un ascenseur à minuit et une minute : il suffisait qu\u2019on ait oublié deux petits zéros dans un recoin du cerveau du vieil Otis pour que le susdit ascenseur conclue qu\u2019on ne l\u2019a pas entretenu depuis 98 ans, et s\u2019arrête aussitôt pour votre sécurité.n n n Des incidents de ce genre pourraient être assez nombreux au cours de la nuit, ne serait- ce que, même en temps normal, la nuit de la Saint-Sylvestre \u2014 contrairement au réveillon de Noël, strictement familial en France \u2014 est prétexte à pas mal de débordements et d\u2019agitation.Même lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019une année « ordinaire », la fréquentation des Champs-Élysées (en voiture surtout) a toujours été passablement risquée.Cette année, on attend trois millions de visiteurs sur ce que les Français appellent « la plus belle avenue du monde », ce qui clôt le débat.On fera les comptes plus tard, mais il est en effet probable que la foule en liesse (et imbibée) sera aussi nombreuse qu\u2019à Times Square à New York et Piccadilly Circus à Londres.« Il y aura indéniablement de gros problèmes de sécurité », admet le ministre de l\u2019Intérieur, Jean-Pierre Chevènement.Là-dessus, les Français, et notamment les Parisiens, se divisent en deux écoles bien tranchées.À vue de nez, je dirais qu\u2019une très nette majorité fera tout, justement pour ne pas être à Paris, et encore moins aux Champs-Élysées cette nuit-là.Les trois millions de visiteurs, si trois millions il y a, viendront de province et, plus encore, de l\u2019étranger.Chauffeur de taxi no 1, plus de 50 ans : « Dès le 31 en début d\u2019après-midi, je me rentre dans ma banlieue et je ne bouge plus pendant qu\u2019ils viendront tout casser ici.» Chauffeur no 2, plus jeune, le genre supermalin et au courant de tout : « Non mais, vous me prenez pour un con.Avec ma femme, on passe huit jours à Djerba et on laisse passer la tempête.» Autre dépositaire insigne de l\u2019esprit parigot, le serveur d\u2019une grand brasserie en face de la gare de Lyon (poulet de ferme et purée de pomme de terre au comptoir), genre ironique et, musclé, revenu de tout, voit venir le réveillon d\u2019un oeil froid et résigné : « Un réveillon à 4500 francs ?Vous rigolez ! Ici, c\u2019est 670 francs (150 dollars) tout compris.Le menu pour clochard en somme.» Il n\u2019a pas tout à fait tort.Quand les grands limonadiers et hôteliers français décident de frapper le grand coup de bambou sur l\u2019héritier oisif qui a les poches trop pleines ou le touriste égaré, ça atteint des proportions himalayesques.Je téléphone au Ritz, dont le restaurant L\u2019Espadon a deux étoiles dans le Michelin.« Je suppose que vous êtes complets pour le 31 ?\u2014 Oui, depuis un an.\u2014 Et c\u2019était complet, votre réveillon ?\u2014 C\u2019était 12 000 francs par personne.» J\u2019ai dû avoir un passage à vide, car le gentille responsable a ajouté : « .Tous les vins sont compris, bien entendu.» À près de 3000 dollars par personne, on s\u2019attend à du vin de qualité.Scénario identique au Crillon, avec son restaurant deux-étoiles.Complet depuis plus d\u2019un an.Tarif ?Cinq mille francs par personne.boissons non comprises.Je me suis donc fait fort de démoraliser une responsable de la Tour d\u2019Argent (deuxétoiles, vue sur Notre-Dame, etc.).Complet, cela va de soi.Tarif ?« Deux mille francs.» Je m\u2019étonne, mais pour la raison inverse que précédemment.« .Boissons non comprises », ajoute-t-elle.« Vous savez à combien est le menu au Ritz ?» Je la laisse mijoter) : « .À 12 000 francs.» Je l\u2019entends encaisser le coup : « .C\u2019est vrai que 2000 francs ça paraît presque.(elle va dire minable).dérisoire.» Leçon de modestie pour tous.Chez le très ancien Maxim\u2019s, enfin, à deux pas de la Concorde, quelques centaines de convives (ou de gogos) viendront fêter l\u2019an 2000 dans une atmosphère cent pour cent 1900.Ce qui n\u2019est pas une mauvaise idée en soi, même si le célèbre restaurant a tellement baissé qu\u2019il a disparu des grands guides gastronomiques.Avis aux amateurs : il y a encore de la place pour le 31 sur les listes d\u2019attente.Au prix amical de 4800 francs.boissons non comprises.Et ne comptez pas sur le fameux bogue et une panne informatique pour vous en tirer sans payer : les chasseurs de chez Maxim\u2019s ont l\u2019argument musclé et courent très vite.Macao tourne sa page portugaise SYLVIANE TRAMIER collaboration spéciale, PÉKIN Demain lundi, Macao redevient chinoise.Après Hong Kong, rétrocédée par les Britanniques le 1er juillet 1997, c\u2019est au tour de la petite enclave portugaise, dernier symbole de la présence coloniale occidentale sur le territoire chinois, de retourner dans le giron de la mère patrie.Pour la Chine, c\u2019est un nouveau grand moment de fierté nationale : la rétrocession de Macao met fin à « l\u2019intolérable humiliation » \u2014 c\u2019est l\u2019expression convenue \u2014infligée par la colonisation européenne.La Chine veut y voir un autre signe de sa grandeur retrouvée, de son rôle croissant de grande puissance ainsi qu\u2019une étape dans sa longue marche vers la réunification complète du pays.Pourtant, Pékin a refusé à deux reprises l\u2019offre que lui faisait le Portugal de rétrocéder Macao.Une première fois en 1966, lorsque la Révolution culturelle déborde à Macao et que de violents heurts opposent les forces de police aux émeutiers.Le gouverneur de Macao souhaite que les Portugais quittent l\u2019enclave.Une deuxième fois en 1975, à la suite de la Révolution des oeillets au Portugal, lorsque Lisbonne entreprend la décolonisation de ce qui reste de son empire.Macao en fait partie.La Chine n\u2019est pas intéressée.Une exposition sur Macao au Musée d\u2019histoire de Pékin fait brièvement allusion à ces refus.« La Chine était trop pauvre et trop faible pour mener à bien la réunification de Macao plus tôt », expliquet- on.À vrai dire, la Chine subissait elle-même à ce moment-là les violentes secousses internes de la révolution culturelle et elle avait bien d\u2019autres problèmes à régler que celui du petit territoire de 23 km2 \u2014 péninsule de Macao et îles de Taipa et Coloane comprises \u2014 qui s\u2019endormait tranquillement depuis plus de 400 ans sous le drapeau portugais.Pourtant, dès les années soixante, l\u2019influence de Pékin sur la colonie est allée en s\u2019accroissant.Ce n\u2019est qu\u2019en 1979 que le Portugal et la Chine établissent des relations diplomatiques et que Macao devient officiellement un « territoire chinois sous administration portugaise ».En 1987, après des négociations qui ont été beaucoup moins conflictuelles et acrimonieuses qu\u2019entre Pékin et Londres pour la rétrocession de Hong Kong, l\u2019accord de rétrocession de Macao était signé.Un don aux Portugais La plupart des Chinois connaissent mal Macao et son histoire.Ils supposent que ce « confetti d\u2019empire » leur a été arraché par la force des armes à une époque où les puissances étrangères se livraient au dépeçage de la Chine.Le sentiment de satisfaction qu\u2019ils affichent au moment de cette rétrocession ne s\u2019embarrasse pas de nuances.Contrairement à Hong Kong qui avait dû être cédée par traité en 1842 à la Grande-Bretagne après la guerre de l\u2019opium, Macao avait été donnée par l\u2019empereur de Chine en 1557 aux Portugais pour les remercier d\u2019avoir anéanti les pirates qui sévissaient dans ses mers du Sud.De ce presque demi-millénaire passé sous contrôle portugais, Macao conserve encore aujourd\u2019hui les saveurs de sa cuisine métissée, les accents de la musique du fado qui résonne dans ses bars et de belles ruines d\u2019églises baroques comme on peut en voir au Brésil.Située sur la côte sud de la Chine, à environ 60 km de Hong Kong, Macao est loin de présenter les signes de prospérité et le dynamisme économique de sa voisine.Autant Hong Kong vit à un rythme trépidant, autant Macao semble assoupie dans une douce léthargie dont elle ne sort qu\u2019aux abords de ses dix casinos, où l\u2019on peut flamber, 24 heures par jour, au baccarat, à la roulette, au mah-jong ou au black-jack.Les jeux de hasard, c\u2019est le fond de commerce des 450 000 habitants de l\u2019enclave et la raison d\u2019être de Macao, depuis que l\u2019industrie textile et les manufactures de jouets se sont déplacées de l\u2019autre côté de la frontière, en sol chinois proprement dit.Les casinos emploient le quart de la main-d\u2019oeuvre, fournissent 55 % des revenus du gouvernement et génèrent deux milliards de dollars par an.Monsieur Ho Les activités des casinos sont contrôlées par une seule personne, le célèbre milliardaire hongkongais Stanley Ho à travers sa société SDTM (Sociedade de turismo et diversoes de Macau), qui détient le monopole jusqu\u2019à 2001.Après quoi d\u2019autres licences d\u2019exploitation de casinos pourraient être accordées.Macao compte sur ses tables de jeux, ses courses de chevaux et de lévriers pour attirer les Chinois de la république populaire où les paris sur les jeux de hasard sont interdits.L\u2019économie de Macao paraît devoir continuer à être centrée sur les revenus du tourisme et des salles de jeux pour l\u2019avenir proche.Au cours des cinq dernières années, d\u2019important travaux de modernisation des équipements publics ont été réalisés.Avant de partir, les Portugais ont rénové le centre-ville et gommé quelque peu son aspect délabré.L\u2019infrastructure portuaire a été améliorée avec la construction d\u2019un nouveau terminal pour les ferries et un aéroport international a été construit dans l\u2019île de Taipa.Cela devrait permettre à Macao de s\u2019intégrer davantage dans l\u2019espace économique et les échanges commerciaux de la Chine du Sud et de la province de Canton.Mais, redevenue chinoise, Macao ne sera pas pour autant tout à fait la Chine.« Région administrative spéciale », elle devrait jouir pendant 50 ans d\u2019une autonomie relative, en vertu du même principe, « un pays, deux systèmes », gouvernant le statut actuel de Hong Kong.Le système politique et judiciaire existant doivent être maintenus.Le gouvernement sera composé d\u2019une assemblée législative de 23 membres élus et dirigé par un chef de l\u2019exécutif, Edmund Ho, choisi en mai dernier par un comité de sélection dont les membres ont été nommés par Pékin.Né à Macao et diplômé de l\u2019Université York de Toronto, Edmund Ho est un jeune banquier de 44 ans, propriétaire de la deuxième banque de Macao, la banque Tai Fung, qui a été aimablement renflouée par la Banque de Chine quand elle a connu des difficultés en 1984.Déjà, l\u2019ombre du grand frère secourable ! Autant dire que le contrôle de Pékin sur Macao, déjà important, devrait être très étroit, en dépit du « haut degré d\u2019autonomie » prévu par les accords sino-portugais.D\u2019autant que, contrairement à Hong Kong, il n\u2019y a à peu près pas d\u2019opposition \u2014 ou de tradition \u2014 démocratique à Macao.L\u2019Assemblée législative est largement dominée par les hommes d\u2019affaires qui entretiennent les meilleures relations avec le régime de Pékin.Les troupes chinoises de l\u2019armée populaire de libération qui feront leur entrée demain à midi sur le territoire de Macao devraient être bien accueillies par l\u2019ensemble de la population, sans la sourde inquiétude qui prévalait lors de leur arrivée à Hong Kong.Responsables du maintien de l\u2019ordre et de la sécurité, elles pourraient être aussi amenées à intervenir dans la guerre des gangs et des « triades » rivales, liée au contrôle des maisons de jeux et de la prostitution, qui ravage le territoire depuis trois ans et qui a fait cette année plus de 30 morts.La plus grande incertitude résultant de la rétrocession de Macao, c\u2019est sur l\u2019avenir de la population macanaise qu\u2019elle pèse.Ces 15 000 Eurasiens, métis sino-portugais, catholiques en majorité, bilingues, ont tenu en main l\u2019administration de la colonie.La plupart ont choisi de rester à Macao, bien que le Portugal leur ait reconnu le droit à un passeport portugais.Ils sont conscients que leur identité et leur culture risquent d\u2019être rapidement noyées dans l\u2019immensité chinoise.Hier Hong Kong.Aujourd\u2019hui Macao.Demain Taïwan ?C\u2019est le calcul que font les autorités chinoises qui souhaitent ramener Taïwan dans le giron chinois selon les mêmes modalités.Faisant peu de cas du fait que « l\u2019île rebelle » n\u2019est pas le produit d\u2019un colonialisme étranger désireux de se défaire de sa lointaine possession.Comme si le FLQ entrait au gouvernement VERA MURRAY collaboration spéciale, LONDRES Pendant 30 ans, l\u2019Irlande du Nord a été une société où le sang ne cessait de couler.Une guerre civile larvée entre catholiques et protestants a fait plus de 3600 morts et y a détruit la vie de deux générations.Un Irlandais du Nord courait quotidiennement le risque de se faire tuer par une bombe, en marchant dans la rue, ou se faire descendre dans son salon, tout simplement parce qu\u2019il n\u2019était pas de la bonne religion.Désormais, l\u2019Irlande du Nord est gouvernée par une équipe qui comprend des représentants des deux communautés, des gens qui ont l\u2019habitude de se traiter mutuellement d\u2019« assasins ».Il s\u2019agit du gouvernement le plus oecuménique, le plus éclectique d\u2019Europe.Plusieurs membres du conseil des ministres refusent d\u2019ailleurs de se serrer la main ou même de s\u2019adresser la parole.Le membre du gouvernement qui incarne le mieux les contradictions de la situation actuelle est désormais responsable de l\u2019éducation des enfants en Irlande du Nord : Martin McGuinness, le nouveau ministre de l\u2019Éducation, a été pendant des années le grand chef de l\u2019Armée républicaine irlandaise (IRA) dans la ville déchirée de Londonderry.L\u2019IRA, bras militaire du parti catholique Sinn Fein, dirigé par Gerry Adams, a été la grande responsable de la violence depuis 30 ans.Elle a aujourd\u2019hui deux ministres au gouvernement.C\u2019est comme si les felquistes, le Parti québécois et les fédéralistes s\u2019étaient tous retrouvés au même gouvernement après la crise d\u2019Octobre.Avec toutefois une différence majeure : à côté de l\u2019IRA, le FLQ fait figure d\u2019enfant de la maternelle.Pour les groupes militaires protestants, Martin McGuinness a été pendant longtemps le numéro l sur la liste des gens à abattre.Il a fait plusieurs séjours en prison.En 1981, il a pris part avec Gerry Adams à la célèbre grève de la faim des prisonniers républicains.Au début des années quatre-vingt-dix, il a compris, à l\u2019instar d\u2019Adams, que la période de la lutte armée tirait à sa fin.L\u2019an dernier, lors des négociations qui devaient mener à l\u2019accord du Vendredi saint et à la mise en place du gouvernement actuel, il a su établir le meilleur rapport avec le leader des unionistes protestants, David Trimble.McGuinness a la réputation d\u2019un incorruptible que le pouvoir n\u2019arrivera pas à changer.Son entrée au gouvernement est l\u2019aboutissement logique de la longue marche du mouvement républicain catholique.La fatigue et la peur Voilà donc un moment historique, que chaque partie voit strictement à sa façon.Car, à la fin, ce n\u2019est pas la tolérance qui a emporté, mais la fatigue et la peur d\u2019un nouveau cycle de violence.Pour les catholiques, l\u2019acquis le plus important est que l\u2019Irlande du Nord ne soit plus sous le contrôle direct du gouvernement de Londres.En 1921, les six comtés majoritairement protestants d\u2019Ulster, au nord de l\u2019île, avaient voté pour rester fidèles à la Grande-Bretagne, tandis qu\u2019une république catholique indépendante d\u2019Irlande se formait au sud.Pendant plus de 50 ans, l\u2019Ulster a été une province protestante dirigée par un gouvernement protestant.En 1974, avec la montée des attentats de l\u2019IRA, le gouvernement de Londres a décidé de passer au « direct rule » à partir du « Northern Ireland Office » de Londres.L\u2019accord du Vendredi saint négocié l\u2019an dernier par Tony Blair et par le gouvernement irlandais a prévu la mise en place d\u2019un Parlement régional de 109 membres (élu en juin 1998) et de l\u2019actuel gouvernement régional.Des institutions clairement conçues pour convaincre des ennemis de collaborer.Pour les protestants, l\u2019acquis fondamental est la disparition des clauses dans la Constitution de la République d\u2019Irlande qui, depuis 1921, revendiquaient les six comtés d\u2019Ulster.Mais au-delà de cette assurance sur une menace assez théorique, les protestants \u2014 les unionistes ou les loyalistes, comme on les appelle, à cause de leur désir de faire partir de la Grande-Bretagne \u2014 ont très peu de raisons de se réjouir.La condition première de l\u2019accord du Vendredi saint est le désarmement de l\u2019IRA.La date limite a été fixée à mai 2000.Mais un an et demi après la signature de l\u2019accord, l\u2019IRA n\u2019a pas encore déposé une arme.Tout en sachant que le Sinn Fein entrerait éventuellement au gouvernement, la communauté protestante a subi un énorme choc en apprenant la nomination de Martin McGuinness.Deux membres protestants du nouveau gouvernement, représentants du parti « dur » unioniste dirigé par le révérend Ian Paisley, dont les supporters ont été eux aussi responsables de dizaines d\u2019attentats sanglants contre les catholiques, ont refusé d\u2019assister à la première réunion la semaine dernière.Ils ont tenu une conférence de presse pour dénoncer la « trahison » de la cause protestante.« À quand le jour où la petite Irlande du Nord aura dans les nouvelles internationales la place qu\u2019elle mérite, s\u2019est demandé la semaine dernière un éditorialiste londonien, quand Gerry Adams ou David Trimble ne seront que des noms pour l\u2019émission de télévision Questions et Réponses ?» Hélas ! concluait-il, l\u2019Irlande du Nord n\u2019est pas destinée à connaître bientôt la tranquillité de beaucoup de petits pays où il ne se passe pas grand-chose.Le processus de désarmement sera difficile à accomplir dans un pays où la haine religieuse existe depuis des siècles et où on s\u2019entretue régulièrement depuis deux générations.Mais si le Sinn Fein ne réussit pas à convaincre rapidement l\u2019IRA de déposer les armes, le gouvernement éclatera.Il suffira d\u2019une bombe lancée par l\u2019IRA pour que Martin McGuinness ne puisse plus rester à son poste de ministre.Michael Collins, leader de l\u2019IRA qui, en 1921, avait négocié avec les Britanniques la division de l\u2019île et l\u2019indépendance de la République d\u2019Irlande, a été assassiné par des durs de son mouvement peu de temps après.Gerry Adams, leader du Sinn Fein, connaît ce précédent.L\u2019IRA risque de se scinder.Un groupe nommé « the Real IRA » a déjà été responsable, en 1998, à Omagh, de l\u2019attentat le plus épouvantable depuis la signature de l\u2019accord du Vendredi saint.Bientôt, des factions rivales de l\u2019IRA pourraient commencer à régler leurs comptes.Martin McGuinness, ministre de l\u2019Éducation de l\u2019Irlande du Nord. 7LP1501A1219 A15, dimanche, AILLEURS 7LP1101A1219 ZALLCALL 67 00:36:18 12/19/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 19 DÉCEMBRE 1999 A 15 Pause entre deux partys planétaires Seattle continue de faire jaser, en attendant le prochain millénaire Mil neuf cent quatre-vingtdix- neuf prend fin sur deux partys immenses qui viennent brouiller un peu le rituel classique des partys des Fêtes chers à nos sociétés.Quinze jours après Seattle, la presse occidentale en ressasse encore vigoureusement les événements, pendant qu\u2019elle ne sait encore trop quoi anticiper de ce qui arrivera lors du passage à l\u2019an 2000 dans 15 jours.Les observateurs ne sont pas encore revenus de ce qui s\u2019est passé au sommet de l\u2019Organisation mondiale du commerce, à Seattle.Dans le Financial Times, de Londres, un analyste se voit contraint de constater, à la vue des scènes de rues disgracieuses de Seattle, que l\u2019hostilité envers le big business est en hausse et il frémit à l\u2019idée qu\u2019une catastrophe comme un effondrement de la Bourse puisse survenir dans un climat pareil.Le Washington Post de dimanche dernier par ailleurs s\u2019efforce de reconstituer les événements et prend soin de distinguer nettement les scènes de rue de ce qui s\u2019est passé dans l\u2019enceinte de l\u2019OMC.Il constate que même sans la rue, le sommet, mal préparé, était déjà voué à l\u2019échec.Le journal rappelle que dès octobre, les séances préparatoires à ce sommet tenues à Lausanne, en Suisse, sentaient le fiasco.Le nouveau patron de l\u2019OMC, arrivé en poste en septembre, en était encore à choisir ses principaux lieutenants.Il est finalement ressorti des travaux de Lausanne un programme beaucoup trop élaboré pour que beaucoup trop de monde, à Seattle, puisse en arriver à s\u2019y retrouver.Révélateur : à la fin du sommet de Seattle, la présidente de l\u2019assemblée, Charlene Barshefsky, négociatrice en chef des États-Unis, voyant les choses déraper, a confié son siège à son homologue canadien, Pierre Pettigrew, pour aller conférer par téléphone avec la Maison- Blanche.Un collègue avouait ultérieurement au ministre Pettigrew qu\u2019il donnait l\u2019impression de diriger l\u2019orchestre du Titanic pendant le naufrage, note le Post.Tempête à l\u2019OMC Naufrage ou pas, l\u2019OMC traverse une tempête.Le Washington Post a consulté à ce propos quelques grands économistes américains, qui s\u2019entendent pour dire que l\u2019OMC vient de vivre un recul important.On ne prévoit pas de ralentissement de la mondialisation comme tel, mais on anticipe néanmoins une pause importante dans la libéralisation des échanges.L\u2019économiste réputé Peter Kenan, de l\u2019Université Princeton, juge que le choc de Seattle est suffisamment percutant pour qu\u2019une nouvelle ronde de négociations ne puisse être amorcée « avant un certain temps », période durant laquelle il aura fallu « revoir toute la stratégie du processus », ajoute Julius Katz, ex-négociateur adjoint des États-Unis sous la présidence de George Bush.Les observateurs constatent que durant tout le siècle qui s\u2019achève, aucune étape importante de la libéralisation des échanges n\u2019a pu être franchie sans que les États-Unis n\u2019en prennent le leadership.Or, les États-Unis eux-mêmes, à l\u2019interne, donnent des signes d\u2019incohérence qui affectent ce leadership.Déjà, le blocage, en 1977, par le Congrès du « fast track » réclamé par le président Clinton pour pouvoir négocier avec l\u2019Amérique latine, donnait un coup de frein.Et ce que les grandes multinationales redoutent désormais, après avoir été mises en appétit par le phénoménal accord commercial conclu entre la Maison- Blanche et la Chine, c\u2019est que les contestataires de la rue à Seattle se sentent les reins assez forts pour amener le Congrès à refuser cet accord.Jeffrey Garten, doyen de l\u2019école de management de l\u2019Université Yale, croit pour sa part que l\u2019appétit des nouveaux contestataires ne s\u2019arrêtera pas là et qu\u2019après l\u2019OMC, ils ne voudront faire qu\u2019une bouchée d\u2019organismes comme le Fond monétaire international et la Banque mondiale.Mais l\u2019universitaire de Yale constate finalement qu\u2019il est peutêtre normal que la planète s\u2019offre une pause à ce moment-ci au chapitre de la libéralisation des échanges, après une décennie de croissance débridée sous ce rapport.On n\u2019en est plus à simplement faire tomber des barrières tarifaires, ditil, mais à jouer dans le tissu délicat de valeurs politiques, culturelles et morales.Peut-on s\u2019étonner que cela demande réflexion?Ces sacrées ONG ! Dans l\u2019intervalle, la tournure des événements suscite un haut-lecoeur dans The Economist, qui estime de son devoir de rappeler la transcendance de la libéralisation des échanges dans le processus de l\u2019enrichissement universel.Jouant un air qui n\u2019est pas de son répertoire habituel, le magazine britannique présente à la une, dans un noir et blanc dramatique, la photo d\u2019une fillette indienne toute fragile, dont l\u2019avenir dépend de l\u2019ouverture des marchés.Les vrais perdants de Seattle, dit The Economist, ce sont ces cinq milliards (sur six) de terriens qui vivent en économie en développement et ceux-là, on les a complètement oubliés au sommet de Seattle.Et au nom des pauvres de la planète, le magazine appelle au combat rangé contre ceux qui, comme les gens de Seattle, se réclament de n\u2019importe quoi et qui n\u2019ont de comptes à rendre à personne.Mais avant de monter au créneau, faut bien connaître l\u2019adversaire.Or sur ce plan, le journal retombe sur ses pattes (de reporter) et offre un portrait remarquable, où pointe occasionnellement l\u2019admiration, de l\u2019évolution des Organisations non-gouvernementales (les ONG) ces dernières années.Le sigle recouvre aussi bien des appareils puissants comme Greenpeace que la moindre petite organisation d\u2019entraide de quartier.On comptait 6000 ONG internationales en 1990, elles sont aujourd\u2019hui 26 000.World Watch, basé à Washington, a dénombré pas moins de deux millions d\u2019ONG de toute taille en sol américain.L\u2019ensemble des ONG de la planète offre plus d\u2019aide aux populations que tout le puissant réseau des Nations unies combiné.Le problème c\u2019est comment, pour une autorité constituée, négocier avec une hydre pareille, qui n\u2019a de cohérence ni réelle ni apparente, une tête pouvant surgir à tout moment, ici pour un combat environnemental, là pour une revendication économique, ailleurs pour susciter une empoignade à propos des libertés.Les gouvernements ne savent plus où donner de la tête, les organisations internationales paniquent.C\u2019est ce qui arrive à l\u2019Organisation mondiale du commerce.À la Banque mondiale pourtant, on paraît avoir relevé le gant et on joue fort la récupération : l\u2019an dernier, plus de la moitié des projets de la Banque incluaient une participation d\u2019ONG qui ont dépêché plus de 70 de leurs spécialistes dans des opérations sur le terrain.Mais une organisation comme l\u2019OMC, confinée à sa solitude, n\u2019a pas, elle, de projets de terrain.La récupération néanmoins pourrait être le mot d\u2019ordre de l\u2019avenir.Début décembre à Washington, Monsanto, géant mondial de l\u2019alimentation transgénique, a financé une centaine de membres d\u2019une église baptiste venus contremanifester contre des adversaires de ces techniques alimentaires.Des manifestants ont dit au New York Times avoir touché 25 $ pour prendre la rue.Correction apportée par Monsanto : on n\u2019a pas payé les gens pour manifester ; on les a seulement défrayé pour leur transport et leur repas.Ah bon ! On se disait aussi.Autour du logo parfaitement international \u2014 et parfaitement inconnu \u2014 de l\u2019Organisation mondiale du commerce (OMC) : scène de rue à Seattle il y a 15 jours, scène du tiers-monde et photo de la négociatrice en chef des États-Unis au sommet de l\u2019OMC, Charlene Barshefsky.L\u2019autre party: arsenic et vieille bagatelle Qu\u2019on le veuille ou non, l\u2019autre party, à venir celui-là et qui soulignera le prochain millénaire, provoque chez un peu tout le monde ses petites appréhensions, nourries depuis une décennie par une concentration médiatique ahurissante.Il en est même né une authentique industrie de la trouille, ponctuelle, multimilliardaire, celle de l\u2019anti-bogue-de-l\u2019an-2000.Mais la peur institutionnelle ne s\u2019arrête pas là : voilà maintenant que les Américains sont singulièrement conviés à surveiller leur peau à la faveur du passage à l\u2019an 2000.Et c\u2019est leur propre gouvernement qui les y invite.Les mauvaises langues diraient que c\u2019est le prix à payer pour prétendre mener le monde.Danger officiel À la une du Washington Post de dimanche dernier \u2014 et ce fut repris en manchette du International Herald Tribune \u2014 la direction des services consulaires du Département d\u2019État presse les sujets américains, partout dans le monde mais surtout horsÉtats- Unis, de prendre soin de leur sécurité à l\u2019occasion des fêtes qui s\u2019annoncent.Par une entourloupette dont seule la science langagière diplomatique a le secret, on arrive à faire comprendre, sans jamais les identifier formellement, que des forces islamistes pourraient bien vouloir célébrer à leur façon la fin du ramadan qui se trouve à coïncider cette année avec le Nouvel An, qui ne sera pas un Nouvel An ordinaire même s\u2019il n\u2019est qu\u2019un bête accident au carrefour des mathématiques et du calendrier chrétien.Mot d\u2019ordre à tous les Américains du monde donc : méfiez-vous ! Dommage car ailleurs l\u2019esprit est à la fête.À la fête ?Vraiment ?Place à la fête ?Marie-Claude Malboeuf nous apprenait dans La Presse de vendredi que les Québécois boudent les forfaits de voyage du millénaire.On savait déjà que les folies grandes et chères offertes par le Ritz-Carlton de Montréal trouvaient mal preneurs.Pas grave, c\u2019est la même chose au chic Savoy, de Londres, une ville qui s\u2019est pourtant un peu beaucoup autoproclamée capitale mondiale du passage à l\u2019an 2000.Dans cet hôtel, trois reporters du Sunday Telegraph ont réussi à faire descendre à 199 pounds des chambres du millénaire annoncées originellement à 1600 pounds (quelque 3000 dollars).Ailleurs dans le royaume, chambres et avantages sociaux pertinents annoncés à 2500 pounds par personne pour trois nuits ont finalement été cédés à 750 pounds.Un dôme du tonnerre et tonnerre sur le dôme Plus que tout autre, la Grande- Bretagne pourtant avait voulu être le leader du passage au nouveau millénaire, histoire de se venger peut-être d\u2019avoir vu la France occuper l\u2019avant-scène au passage du dernier centenaire, avec son Exposition universelle de Paris en 1900.Greenwich, méridien d\u2019origine de notre système horaire, accueille en banlieue de Londres à la faveur du passage à l\u2019an 2000 le plus grand dôme jamais construit dans le monde.Le dôme a captivé les esprits au point où le célèbre « Mr.Bean », Rowan Atkinson, en a construit une réplique de 120 000 $ dans son jardin pour son party du millénaire.Ce dôme pourtant ne fait pas l\u2019unanimité.L\u2019auteur britannique Adam Nicholson y voit un monument à la vulgarité, un symbole du populisme cher aux dirigeants britanniques actuels.Son livre, Regeneration : The Story of the Dome, dominait la sélection hebdomadaire de critique de livres du Telegraph de dimanche dernier.Pensez : l\u2019un des concepteurs du dôme, Peter Mandelson, un proche du premier ministre Tony Blair, a songé à le baptiser le Diana Dome.C\u2019est tout dire.Le bâtiment, estime M.Nicolson, n\u2019est ni le fin du fin du monde actuel, ni le fin mot d\u2019un monde nouveau, mais bêtement l\u2019oeuvre d\u2019un relationniste en mal d\u2019extravagance.Un palais du jeu plus qu\u2019un témoignage de la culture.Un cirque plutôt qu\u2019un musée.C\u2019est dur.Regardez la photo, il est beau le dôme.Un peu de magie quand même.À chacun son stade.La Presse ne paraissant pas les deux prochains dimanches, cette chronique fait relâche.Le dôme du millénaire à Greenwich, en banlieue de Londres.Ce qu\u2019ils nous ont prédit n WILBUR WRIGHT, aviateur.1901 : « Il faudra encore 50 ans avant que l\u2019homme puisse voler.» n Le Dr ALBERT EINSTEIN, physicien, en 1932 : « Il n\u2019existe pas le moindre indice donnant à penser que l\u2019énergie (nucléaire) puisse se matérialiser.» n JOHN LANGDON-DAVIES, fellow de l\u2019Institut royal d\u2019anthropologie, en 1936 : « En 1960, l\u2019homme ne travaillera plus que trois heures par jour.» n LEO CHERNE, éditeur à l\u2019Institut de recherche d\u2019Amérique, en 1955 : « En 1965, la voiture de luxe fera probablement 20 pieds de longueur et sera actionnée par une turbine à gaz, petite soeur du moteur à réaction.» n KEN OLSEN, président de la société Digital, en 1977 : « Il n\u2019existe aucune raison pour tout individu d\u2019avoir chez lui son propre ordinateur.» n KONSTANTIN TSOLKOVSKY, homme de science russe, a proposé, en 1895, la combinaison spatiale, des fusées mues par l\u2019oxygène liquide et l\u2019hydrogène, ainsi qu\u2019une station spatiale orbitale.n JOHN ELFRETH WATKINS a proposé, en 1900, l\u2019air climatisé, la photo couleur, le téléphone international, les repas surgelés, les repas à l\u2019école et les gymnases, les timbres médicamentés, les motoneiges et les énergies éolienne, solaire et marine.n Entre 1901 et 1912, H.G.WELLS, écrivain et premier futurologue de l\u2019ère contemporaine, a imaginé les chars d\u2019assaut, les bombardiers, les missiles intercontinentaux et les « bombes atomiques ».n GEORGE ORWELL, dans son livre 1984, publié en 1949, a prédit la surveillance par caméras de télévision, ainsi que.le « double langage » des politiciens. A 16 I \\ PRESSE, MONTKI-.AI.DIMANUll 1 !)l.( I \\\\\\)R\\: M>99 La personnalité de la semaine II n 'est pas de succès qui se mérite s'il n 'est construit sur l'excellence André Desmarais présidi nt du consi II d'administration Roger D.Landry président I I\" éditeur Marcel Desjardins \\ lce-président et éditeur adjoint Yves Bellefleur directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef SUR LA SCÈNE DE L'ACTUALITÉ / SEMAINE DU 19 DÉCEMBRE 1999 PmOTO a.a \\ OC3EPGE La PiesxC « Los dernières années ont été fascinantes, les développements incroyables.Nous nous sentons de plus en plus proches de ce qui se passe aux États-Unis avec les progrès de l'informatique.JEAN-PAUL SOULIÉ Quand François Rainville, 36 ans, président de PRIMA Telematic, effectue le soir, à partir de sa résidence, les paiements de ses comptes par téléphone ou par Internet, il échappe aux pénalités de retard et autres désagréments causés par l'impossibilité de se rendre dans les institutions bancaires aux heures ouvrables.En plus, il se fait plaisir en utilisant l'outil que la société qu'il dirige met au service du public et des entreprises.PRIMA se spécialise dans la convergence de la téléphonie et de l'informatique.Dans ce domaine à forte croissance, PRIMA combine l'expertise des technologies de l'informai ion et l'art de la communication.L'histoire de PRIMA Telematic est celle d'une réussite fulgurante dans un domaine tout nouveau.L'entreprise a conçu une série de logiciels et acquis une grande compétence dans les services d'intégration de la téléphonie et de l'informatique dans les centres d'appels.Les technologies qu'elle a créées permettent à ses clients d'utiliser efficacement des nouveautés telles que la réponse vocale interactive, la messagerie multimédia, la téléphonie à écran, la reconnaissance de la parole, la synthèse vocale, les réseaux intelligents, toutes les connaissances de pointe en téléphonie et, bien sûr, Internet.Pendant ses deux premières années d'existence, en 1992 et 1993, PRIMA se positionne sur le marché, particulièrement avec la messagerie vocale.« Dès 1994, nous avons eu un bon rendement.Nous sommes entrés dans le creux de la courbe de croissance, raconte François Rainville.Toujours sans financiers derrière nous.Nous développions des produits logiciels.Nous avons vu des \" trous \" dans le marché.En moyenne, depuis celte date nous avons enregistré 50 % de croissance par année.» En 1995, le chiffre d'affaires est de 1,1 million île dollars.« Nous «liions fermer 1999, en lévrier, avec 14 millions et demi.»?Cette année, PRIMA Telematic a obtenu le premier prix dans la catégorie PME du programme de reconnaissance Les PME de la Banque Nationale.La Presse souligne cet honneur en nommant son président François Rainville Personnalité de la semaine.Tout a commence en I9l>2 quand Bell Canada a mis un terme à l'expérience Alex.PRIMA, une société fondée par 1ST Informatique et Cossette Communication pour mettre au point tics services informatiques, est alors rachetée par trois de ses employés, François Rainville.Josée Vali-quelle et Marc Lachapelle.« Nous avons racheté nos jobs, dit en riant François Rainville, et nous nous sommes concentres sur les services interactifs.Au début, nous étions trois associés et une secrétaire.Certains entrepreneurs se vantent d'avoir démarré leur affaire avec 20 $ ; nous, nous avons commencé avec 750 000 S de pertes accumulées par l'ancienne administration.Nous étions logés au sous-sol de Cossette Communication, rue Docteur-Penfield, dans un minuscule bureau.Nos clients ont pris le pari risqué de nous appuyer.En deux ans, la compagnie est devenue rentable.On n'avait pas d'autre solution ! » François Rainville est né en 1963 à Saint-Paul-d'Abbotsford.« Mes parents sont toujours là, et aussi mes deux grand-mères, toujours dans le rang où j'ai vécu.» Il quitte son village pour aller au cégep Brébeul, à Montréal, en sciences pures, et c'est pendant sa dernière année de collège qu'il découvre l'informatique.« C'est ce qui a lait toute la différence, dit-il.Le côté entrepreneur, je l'avais depuis toujours.» Très jeune, il travaillait sur les fermes de la famille pour gagner des sous, mais son père, qui a fait carrière chez Bell, et sa mère, une institutrice qui a abandonné le métier pour élever sa famille, ont toujours encourager leurs quatre enfants à étudier.« Les dernières années ont été fascinantes, les développements incroyables, (lit le président de PRIMA.Nous nous sentons de plus en plus proches de ce qui se passe aux États-Unis avec les progrès de l'informatique.» François Rainville possède un bac dans cette discipline, son associé Marc Lachapelle sort de Polytechnique et Josée Valiquette.qui est aussi sa conjointe, a un bac des HEC.Le couple a deux enfants de quatre et cinq ans, et vient d'acquérir un chalet situé non loin de Saint-Paul-d'Abbotsford, au lac Brompton.Au Canada, aux Etats-Unis, mais aussi en Amérique du Sud et en Irlande, les produits OPUS de PRIMA ont été déclarés « produits de l'année >?à diverses reprises par les analystes spécialisés, et François Rainville ne compte plus les prix et honneurs remportes par sa société.De quatre personnes au départ, le personnel est passé à plus de 100: une vingtaine i luionto, le reste a Montréal.La moyenne d'âge s*, situe entre 25 et 50 ans, tous diplômes en informatique.« Nous avons mis sur pied un plan de veille pour le p.issage à l'an 2000.En informatique, ça nous louche de près.H a fallu refuser du momie dans les équipes de surveillance des systèmes de nos clients.Tous les employés voulaient en être.» «Nos clients ont pris le pari risqué de nous appuyer.En deux ans, la compagnie est devenue rentable.On n'avait pas d'autre solution! » Hydro Québec Encore plus que du talent, ALCAN K de l'intelligence, même du génie, l'excellence naît de l'effort.y loto-quêbec BANQUE NATIONALE IL faut oenser .-B>autrement i.».\u2022-.\u2022;»/>\u2022\u2022' ¦ \"Sa Du lundi au vendredi de 6 h à 9 h Bonioujr Lundi à 8 h 35, Benoît Johnson s'entretient avec la personnalité f^HffW^l de là semaine.Le fU .eau d'ici s "]
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