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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2000-01-11, Collections de BAnQ.

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[" 2LP0199A0111 Page A1/11janvier 2LP0199A0111 ZALLCALL 67 08:06:27 01/11/00 B 1 3 4 6 http://lapresse.infinit.net Montréal, mardi 11 janvier 2000 60 ¢ TAXES EN SUS EST ET NORD-OUEST DU QUÉBEC, RÉGION HULL-OTTAWA 70 ¢ FLORIDE 1,75 $ U.S.116e année No 80 60 pages, 4 cahiers Télévision À Montréal, on aime la télé qui fait rire page B6 Économie Des millions qui ne régleront rien page C3 Louise Cousineau Sports Claude Picher Réjean Tremblay Dites «souris!» page A14 \"À salaire égal, je choisis Montréal\" \u2014 Malakhov page S5 À la SAQ, on ne reçoit pas les invités à la piquette ! Le Fonds FTQ dit NON à la relance d'Inter Canadien LAURIER CLOUTIER Ce n'est pas de gaieté de coeur, mais le Fonds FTQ a fini par dire NON, hier, à la relance d'Inter Canadien qui coûterait vraiment trop cher.Le Fonds envisagerait par contre de lancer un autre transporteur.Du côté syndical, la bataille prend une tournure qui fera beaucoup jaser.Gilles Charland, vice-président de la FTQ, directeur canadien du SCFP et porteparole des 900 syndiqués d'Inter Canadien, est prêt « à prendre les moyens légaux et illégaux » pour faire respecter leurs droits.Les syndiqués sont « décidés et mobilisés pour faire face au grand capital et à Ottawa » qui n'ont pas respecté les règles du jeu, dit Gilles Charland.Ils ne craignent pas de se mettre à dos le public et de nuire à la réputation de la FTQ.« Si c'est la loi de la jungle, ils vont devenir des lions et mordre.» Ces employés ont versé 10 % de leurs salaires, quatre millions l'an dernier, pour sauver Canadien de la faillite, mais le nouveau propriétaire, Air Canada, les laisse tomber.Ils ont entrepris des démarches légales et « vont brasser les députés, surtout les fédéraux du Québec », dit le pilote Robert Bouvier, secrétaire- trésorier des Teamsters.Ce n'est pas 10 à 15 millions de dollars que le Fonds FTQ aurait dû investir dans la relance d'Inter- Canadien, mais de 40 à 50 millions, selon René Roy, secrétaire général de la FTQ.C'est devenu clair depuis quelques jours seulement.Même là, Inter Canadien aurait fondu de moitié, n'aurait volé qu'au Québec et serait demeurée déficitaire.Croyant au départ pouvoir réaliser un profit chez Inter Canadien, le Fonds FTQ y aurait perdu de quatre à cinq millions par année, dans le meilleur des scénarios, et de 12 à 14 millions dans le pire des cas, dit René Roy.Robert Milton, président d'Air Canada, n'a jamais voulu rencontrer le Fonds FTQ jusqu'à maintenant.Il est moins accessible que le premier ministre du Canada, Jean Chrétien, dit René Roy.Le Fonds FTQ veut toujours s'entendre avec Air Canada et sa filiale, Air Nova, pour lancer un transporteur à propriété complètement québécoise, avec Voir LE FONDS en A2 VINCENT MARISSAL du bureau de La Presse, OTTAWA La Société des alcools du Québec a dépensé plus de 130 000 $, dont 83 000 $ pour un dîner de gala, pour inaugurer sa nouvelle succursale Signature, spécialisée dans les grands crus rares.« Le plus beau magasin de boissons alcoolisées au monde », comme le dépeint le président de la SAQ, Gaétan Frigon, a eu droit pour son ouverture, en octobre, à des célébrations dignes des plus grands châteaux dont elle vend les précieuses bouteilles, révèlent des documents obtenus par La Presse en vertu de la loi d'accès à l'information.Clou de trois jours d'activités, quelque 308 personnes triées sur le volet ont été invitées par le vicepremier ministre du Québec et ministre des Finances, Bernard Landry, à un dîner de gala de huit services arrosé des meilleurs vins, le 25 octobre, à l'hôtel Omni.Champagne millésimé, sauternes, grands vins de Toscane et de Bordeaux accompagnant les foies gras, le homard et les pétoncles, les Voir À LA SAQ en A2 PHOTO ALAIN ROBERGE, La Presse Réunis en assemblée à Dorval, les quelque 800 employés d'Inter Canadien ont appris hier après-midi la triste nouvelle.À l'issue de la rencontre, Chantale Goulet, agente de bord, était tout aussi bouleversée que son camarade, le pilote Guy Lapierre.Jeux vidéo : Nintendo et Sony se font tirer l'oreille DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC Les multinationales du jeu vidéo demandent un délai au gouvernement Bouchard avant de fournir des modes d'emploi et des garanties en français aux clients québécois.L'ultimatum du 31 décembre lancé en fin d'année par la ministre responsable de la Charte de la langue française, Louise Beaudoin, a déclenché un échange de lettres entre la Commission de protection de la langue française et l'Association canadienne des jeux interactifs.La lettre de l'Association ne peut être rendue publique, faisant partie du dossier, explique- t-on à la CPLF.La Commission a demandé à l'Association une rencontre la semaine prochaine, pour permettre aux compagnies d'expliquer leur position, mais cette missive était restée sans réponse hier.Selon les informations recueillies par La Presse, l'Association canadienne des jeux interactifs avait, au nom des compagnies Nintendo et Sony, indiqué que des manuels d'instruction en français accompagneraient dorénavant les nouveaux jeux.Pour les logiciels existants, elle avait proposé que des manuels en français soient fournis sur demande, au comptoir du détaillant.Québec veut, explique-t-on, des éclaircissements sur les engagements des compagnies.Celles-ci avaient soutenu avant les Fêtes que des manuels en français étaient en vente dans les magasins, ce qui était faux, affirme- t-on après une vérification de l'Office de la langue française.De la lettre de l'Association, il faut comprendre que seuls les nouveaux produits étaient accompagnés de modes d'emploi en français.Gérald Paquette, de l'Office de la langue française, explique que, selon la loi, les manuels en français devraient être automatiquement fournis avec le produit, pas seulement être « accessibles ».« Pour l'Office, ce n'est pas satisfaisant que le mode d'emploi soit accessible au comptoir.Selon la Charte de la langue française, il doit accompagner le produit », dit M.Paquette.Les mesures de correction mises de l'avant par les compagnies après l'ultimatum de Mme Beaudoin seront évaluées prochainement par l'Office et la Commission de protection de la langue française.Les compagnies Voir JEUX en A2 American Online achète Time Warner Chiffre d'affaires : La transaction de 166 milliards US consacre le mariage de l'Internet à la télé 5,058 milliards de $ (+ 72,3%) American Online Inc.Employés : 12 100 (30 juin 99) Marge bénéficiaire : 26% (avant impôts) Capitalisation boursière : 164,817 milliards de dollars Année fiscale se terminant en septembre 1999 Chiffre d'affaires : 17,758 milliards de $ (+ 24,8%) Time Warner Inc.Employés : 67 500 (31 déc.98) Marge bénéficiaire : 12,8% (avant impôts) Capitalisation boursière : 83,302 milliards de dollars Fusion de deux colosses source : sociétés année complète au mois de juin (en millions de dollars) 29,8 -499,3 762 Résultat net année complète au mois de décembre -166 -191 (en millions de dollars) Résultat net d'après AFP et AP America Online, le portail Internet le plus populaire au monde, avalera le géant américain des médias Time Warner au terme d'une fusion estimée à 240 milliards de dollars (166 milliards $US), ce qui en fait la plus grosse transaction de l'histoire.AOL et Time Warner vont « créer la première entreprise de presse et de communication au monde pour le siècle de l'Internet », ont clamé hier les deux groupes.Ce mariage est une véritable consécration pour AOL, une jeune société qui, en 15 ans, s'est hissée à la première place des portails Internet avec plus de 22 millions d'abonnés.« C'est un moment historique, qui voit vraiment naître un nouveau média », a noté Steve Case, président et chef de la direction d'AOL.Les actionnaires d'AOL détiendront 55 % de la nouvelle société qui prendra le nom d'AOL Time Warner, et ceux de Time Warner, le reste.Steve Case en sera le président du conseil, tandis que Gerald Levin, grand patron de Time Warner, en sera le chef de la direction.Géant des médias traditionnels aux États-Unis, Time Warner possède les chaînes télévisées CNN (information en continu), TBS et HBO (cinéma) et les magazines Time, People et Sports Illustrated.Mais l'entreprise contrôle aussi des maisons d'édition de livres et de disques, les studios de cinéma Warner Brothers et le deuxième réseau de câblodistribution aux États-Unis.Alors que l e s médias traditionnels Voir AMERICAN en A2 Autre texte en page C1 INDEX Petites annonces - index B10 - immobilier B10 - marchandises B10, B11 - emplois B11 - automobile B11, C13, C14 - affaires C2 Arts et spectacles B6 à B9 - horaire spectacles B8 - horaire télévision B7 - télévision B6 Bandes dessinées C13 Bridge C14 Décès C15 Économie C1 à C12 Éditorial B2 Êtes-vous observateur B10 Feuilleton B11 Horoscope C14 Le monde B4, B5 Loteries A2, A4 Mots croisés B11 Mot mystère C13 Opinions B3 Politique B1 Tabloïd Sports - Réjean Tremblay S5 ÉDITORIAL Le fils prodigue?- Mario Roy page B2 MÉTÉO Plutôt nuageux Max.2, min.-11 Cahier Sports, page 16 2LP0201A0111 Page A2/11janvier 2LP0201A0111 ZALLCALL 67 01:02:25 01/11/00 B A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 11 JANVIER 2000 Suites de la une Le Fonds FTQ dit NON à la relance d'Inter Canadien LE FONDS / Suite de la page A1 des partenaires, si possible.Air Alma, Air France, Air Transat et d'autres investisseurs pourraient s'associer au projet.Air Canada serait invitée à lancer à Montréal plutôt qu'à Hamilton sa nouvelle filiale à faibles tarifs.Le nouveau transporteur disposerait de nouveaux avions, signerait de nouvelles conventions collectives, mais embaucherait en priorité les ex-employés d'Inter Canadien.Le centre d'entretien d'Inter Canadien pour les avions ATR a des contrats avec Air Saint- Pierre et, surtout, le transporteur américain Continental Airlines.On le qualifie de meilleur en Amérique du Nord.Le Fonds FTQ voudrait le transformer en un grand centre montréalais de maintenance qui emploierait 300 à 500 personnes.Le fabricant d'avions ATR pourrait devenir un partenaire.Depuis son rachat par Michael Cochrane et Robert Myhill, en septembre 1998, Inter Canadien a doublé de taille et s'apprêtait en outre à mettre en service six nouveaux avions Embraer.Son chiffre d'affaires est passé de 38 à 150 millions, le nombre des passagers de 221 000 à 992 000 et celui des employés de 450 à 850.Mais le coefficient d'occupation des sièges plafonnait à 43 % et Inter Canadien accusait des pertes d'exploitation annuelles de 33 millions.Ses déficits accumulés atteignent 45 millions.Les créanciers auraient pu refuser que le Fonds FTQ ne rembourse que 10 % de leurs factures.Au niveau juridique, malgré la décision du Fonds FTQ de ne pas le relancer, Inter Canadien n'est toujours pas en faillite.Le tribunal donne au président, Robert Myhill, jusqu'au 7 février pour trouver d'autres investisseurs.Mais s'il ne réussit pas à prouver d'ici le 15 janvier qu'Inter Canadien dispose des liquidités pour reprendre ses activités, Robert Myhill pourrait devoir contrer rapidement des requêtes en faillite.À la SAQ, on ne reçoit pas les invités à la piquette! À LA SAQ / Suite de la page A1 ris d'agneau et le mignon de bison, le repas seul a coûté un peu plus de 83 000 $, dont 35 000 $ en nourriture et 20 000 $ en vins.« Ils n'étaient pas cheap, ils repassaient sans arrêt et tu pouvais remplir ton verre plusieurs fois sans problèmes », raconte un bon client de la SAQ invité à célébrer l'ouverture de la luxueuse boutique des Cours Mont-Royal.La SAQ a convié à son dîner de gala une clientèle sélecte qui, espère-t-elle, fera tourner sa boutique de première classe, notamment des diplomates, des critiques, des acheteurs et des producteurs de crus rares, des importateurs, des politiciens et des banquiers.« Ils avaient fait leurs provisions pour l'événement, c'est facile pour eux, ils ont le monopole, indique à La Presse le propriétaire d'un chic restaurant du centre-ville qui désire garder l'anonymat.Moi, j'ai de la difficulté à obtenir plus de deux bouteilles de grands vins comme le Sassicaia, alors que j'en vendrais facilement quatre ou cinq caisses (de 12) par année si je les avais.» Vin mythique pour lequel les vrais amateurs sont prêts à faire la queue avant l'ouverture des succursales de la SAQ dans l'espoir d'en acheter une ou deux bouteilles, le Sassicaia coulait à flot à l'hôtel Omni.« Il s'est débouché ce soir-là plus de bouteilles de Sassicaia que tout ce que l'on est autorisé à vendre dans la plupart des régions du Québec, affirme le directeur d'une succursale de l'Outaouais.Je ne sais trop ce qui se passe à la SAQ ces temps-ci, mais on vit un phénomène de dépenses sans précédent.» « Il n'y avait pas beaucoup de bouteilles en bas de 75 $ », ajoute le président du Syndicat des employés de la SAQ, Guy de Blois, lui aussi invité au dîner de gala.L'évaluation de M.de Blois est plutôt conservatrice.La Société n'a effectivement pas reculé devant la dépense.Les vins servis au dîner et lors des deux autres événements ne sont pas à la portée de tous.Pour n'en nommer que quelques-uns, le Sassicaia 96 se détaille 82,75 $ dans les succursales, le champagne Veuve Clicquot Ponsardin La grande dame 1990, 140,25 $, le Sauternes Château Suduiraut 1990, 124 $ et le Saint-Estèphe Château Montrose, 1996, 95 $.Outre le dîner de gala, la Société des alcools a dépensé 3500 $ pour une conférence de presse visant à présenter aux médias la nouvelle succursale qui fait l'orgueil de son grand patron et près de 12 000 $ en repas et dégustation offerts aux employés de la SAQ et aux abonnés du Courrier viticole.De plus, la SAQ a débouché pour 8200 $ de grands vins les 25, 26 et 27 octobre à sa succursale et a déboursé 22 000 $ en outils promotionnels, cérémonies protocolaires, stationnement, permis de la Ville de Montréal, location d'équipement et embauche de personnel.Au siège social de la SAQ, la porte-parole Michèle Perron explique que ces dépenses ont été autorisées par les vice-présidents concernés et que les fonds viennent des budgets de promotion de la SAQ.«Il y a eu des activités d'inauguration, comme c'est le cas à chaque ouverture de succursale, mais cette succursale est particulière parce qu'elle est unique », explique Mme Perron.Selon la direction de la Société, la succursale Signature fonctionne très bien et dépasse même les objectifs fixés lors de son ouverture, il y a près de trois mois.Jeux vidéo: Nintendo et Sony se font tirer d'oreille JEUX / Suite de la page A1 affirment que les ajustements exigés seront faits, mais demandent des exemptions temporaires.« Les produits qui seront dans les magasins l'automne prochain sont déjà fabriqués », rappelle M.Paquette.Ce délai devrait même permettre aux entreprises de produire des logiciels en français sur le marché québécois, pas seulement des modes d'emploi, rapporte M.Paquette.La loi permet aux compagnies d'obtenir des exemptions temporaires, une solution intéressante car cet accommodement est toujours assorti d'engagements précis de résultats : un échéancier précis est fixé.« Quand on accorde des exemptions temporaires, on assure un suivi serré », rapporte M.Paquette.Pour Martin Roy, du cabinet de la ministre Louise Beaudoin, les délais qui ont suivi l'ultimatum de Mme Beaudoin « sont surtout attribuables à la période des vacances ».Mince consolation, les cartes Pokémon, autre source d'irritation pour la ministre, sont en vente en français à Montréal.Le magasin Le Valet de coeur, rue Saint-Denis, en offre à 6,95 $ le paquet de 11, ce qui est un peu plus cher que la version anglaise.« On en vend à peu près autant que des cartes anglaises, d'expliquer le gérant, Alex Seliger.Les jeunes sont réticents toutefois à opter pour des cartes en français quand ils ont commencé une collection en anglais.» Et surtout, les cartes en français sont difficiles à échanger, les noms des « Pocket Monsters » variant selon la langue.en cours Citicorp American Home Products MCI World Com Sprint Exxon Mobil Travelers Pfizer Warner-Lambert Warner-Lambert Vodafone Mannesmann OPA hostile en cours milliards de dollars Les plus grosses fusions du monde Montant de la transaction au moment de l'annonce AOL Time Warner @ American Online achète Time Warner AMERICAN / Suite de la page A1 s'adaptent non sans mal à l'explosion de l'Internet et du commerce électronique, cette transaction confère à Time Warner un accès privilégié aux nouvelles technologies et aux internautes.« Cela complète la transformation numérique de Time Warner », a dit Gerald Levin.« La fusion est une bouée de sauvetage pour Time Warner qui est assis sur des trésors en matière de contenus et qui va pouvoir avoir accès désormais aux nouvelles technologies des médias du XXIe siècle », a observé Lisa Allen, analyste de la firme de consultants Forrester Research.De son côté, Time Warner offre à AOL son réseau de câblodistribution, qui compte quelque 13 millions d'abonnés.Ce réseau arrive à point nommé pour AOL, qui s'inquiète des visées d'ATT.Géant des télécoms et premier câblodistributeur aux États-Unis, ATT développe en effet son réseau du câble pour se donner un accès privilégié aux foyers américains.Le Canada a déjà observé un rapprochement semblable, quoique de moindre envergure.Le plus grand câblodistributeur du pays, Rogers Communications, a conclu l'été dernier une entente avec Microsoft afin de tirer le maximum du réseau de l'un et des contenus Internet de l'autre.En vertu de cette entente, Microsoft a injecté 600 millions dans Rogers.En échange, Rogers s'est engagé à utiliser les logiciels Microsoft dans ses décodeurs télé nouvelle génération (set top box).N'empêche, la fusion AOL-Time Warner a surpris les marchés boursiers hier, provoquant notamment une envolée du titre Time Warner.Cette transaction attribue en effet une valeur de 110 $ à cette action, alors qu'elle cotait à 64,75 $ vendredi.En revanche, le titre d'AOL a légèrement reculé.Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : (514) 285-6931 National, Télé Plus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : (514) 285-6892 Les petites annonces : (514) 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse, Ltée, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.http://lapresse.infinit.net Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne - Contrat de vente numéro 0531650» Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 1-9-1 à quatre chiffres : 3-8-0-0 COLLECTES DE SANG Aujourd'hui, Héma-Québec attend les donneurs aux endroits suivants: n à Montréal: Centre des donneurs de sang, centre commercial Maisonneuve, 2991, rue Sherbrooke Est (métro Préfontaine), de 10 h à 19 h 30 ; n à Gatineau: Caisse populaire Gatineau, avec la collaboration de l'Association récréative de Gatineau, les Chevaliers de Colomb, le Club Optimiste Gatineau, les Filles d'Isabelle, la Légion royale canadienne, le S.C.E.P.local 142 et les pompiers de Gatineau, sous-sol de la cathédrale Saint-Jean-Marie-Vianney, 160, rue Laval, de 11 h à 20 h 30.Objectif: 600 donneurs; n à Windsor: organisée par le Club des Lions, en collaboration avec les Filles d'Isabelle, Centre régional Le Bel Age, 6, 6e avenue, de 13 h à 20 h.Objectif: 125 donneurs.QUESTION DU JOUR Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour: \u2014 par téléphone, en composant le 514-285-7333; \u2014 par Internet : http://lapresse.infinit.net Croyez-vous qu'Israël et la Syrie vont parvenir à une entente en vue de la signature d'un accord de paix?Croyez-vous aux chances de survie du transporteur Inter Canadien?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 18 % Non: 82 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n'a aucune prétention scientifique.DEMAIN DANS LA PRESSE La chasse aux aubaines Après avoir cavalé aux quatre coins de la ville pour dénicher les cadeaux de Noël idéaux, voilà qu'une autre course mercantile débute : la chasse aux aubaines.De la petite boutique au grand magasin, tous font une guerre ouverte aux prix.Pour dénicher quelques bonnes affaires, La Presse est allée sur le terrain des soldes, qui, soit dit en passant, se poursuivent jusqu'à la mi-février.À lire demain dans le cahier Mode. 2LP0302A0111 A3 - MARDI 2LP0301A0111 ZALLCALL 67 01:04:29 01/11/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 11 JANVIER 2000 R A 3 L'EXPRESS DU MATIN La première vraie tempête Un mort, de multiples accrochages et sorties de route HUGO DUMAS Sans s'annoncer, l'hiver s'est manifesté avec fracas hier soir et les conséquences ont été désastreuses pour tous les automobilistes de la région de Montréal, qui ont dû composer avec la première vraie tempête de neige de la saison.La pluie prévue pour la nuit n'aura donc jamais tombé.Partout sur les autoroutes, boulevards et rues, les différents corps policiers dénombraient moult sorties de route, accrochages, tamponnages et autres collisions.« Il y a des accidents à la grandeur du territoire », laisse tomber l'agent Pierre Robichaud, de la Sûreté du Québec (SQ).Le plus grave des accidents a eu lieu entre Sainte-Madeleine et Saint-Hyacinthe, vers 20 h hier, quand un camion-citerne, rempli de nitrate d'ammonium, s'est retrouvé dans le décor de l'autoroute 20.Son conducteur a péri.La chaussée glissante serait à l'origine de la perte de contrôle.Le camion s'en allait à Québec et la citerne n'aurait pas fui dans l'accident, dit l'agent Robichaud.Dans les Laurentides particulièrement, les routes étaient enneigées, glacées.Les épais flocons de neige, qui se sont rapidement abattus sur le sud de la province, ont aussi considérablement réduit la visibilité sur les grandes artères.La route 131, entre Sainte-Émélie-del'Énergie et Saint-Michel-des- Saints, a été fermée à toute circulation pendant une bonne partie de la soirée.« Sauf dans l'est de la province, la visibilité sur toutes les routes est de réduite à nulle », dit Claude Laforest, de Transport Québec.La neige lourde accumulée sur les fils électriques a également déclenché plusieurs pannes de courant.En fin de soirée hier, environ 20 000 foyers dans les Laurentides étaient toujours plongés dans le noir.Les abonnés d'Hydro-Québec, répartis de Saint-Jovite à Laval, devaient être rebranchés pendant la nuit, indique un porte-parole de la société d'État, Serge Marcoux.À Saint-Mathias-sur-Richelieu, une panne a privé d'électricité 1900 abonnés vers 21h.Tout est rapidement rentré dans l'ordre, dit Ginette Cantin, une porte-parole d'Hydro.À Montréal, pas d'interruption de courant à signaler, mais les accidents de la route mineurs se sont multipliés.Des autos prises au beau milieu d'une côte, incapables d'avancer, des petits accrochages au coin des rues, des automobilistes qui grillent des feux rouges car ils ne peuvent freiner, autant de situations vécues à maintes reprises, selon l'agent Jean-Pierre Lévis du SPCUM.À Mirabel et Dorval, aucun vol n'a été annulé hier en raison de la tempête qui soufflait, explique une porte-parole, Marie-Andrée Bastien.Pourtant, le vice-président aux communications de la SGF, Jean-Yves Duthel, a appelé La Presse, hier soir, pour signaler que son avion d'Air Canada à destination de New York n'avait jamais quitté la piste.Il semble que la mauvaise température ne soit pas à l'origine de cet incident, mais qu'il s'agisse plutôt d'une erreur de logistique.Environnement Canada prévoyait des averses de pluie pour hier soir.À 16 h 30, un orage a même grondé.Jusqu'à 18 h, une pluie froide s'abattait sur l'île de Montréal et sa banlieue.À 18 h 40, les premiers flocons se sont mélangés aux gouttes de pluie dans le ciel et, entre 19 h et 22 h, il est tombé une bonne dizaine de centimètres de neige à Dorval, selon le météorologue Patrice Courbin, d'Environnement Canada.Tard hier soir, plusieurs Montréalais ont été vus en train de batifoler dans les flocons.Certains ont même sorti leurs traîneaux, qui n'avaient pas dévalé de pentes depuis l'hiver dernier.Cinq autres centimètres devaient s'ajouter pendant la nuit.Et aujourd'hui ?Place au déneigement ! Avec un autre petit centimètre de neige supplémentaire.Ralentissement dans le métro n Tôt hier matin, le bris d'un câble à haute tension a provoqué un ralentissement de service qui a duré toute la journée sur la ligne orange du métro, entre les stations Rosemont et Henri-Bourassa.Dans cette portion, les trains de la STCUM ont roulé à 45 km/h, plutôt qu'à 70 km/h, afin de diminuer la consommation d'énergie.Vingt et une rames ont circulé sur toute la ligne orange hier, comparativement à 26 en temps normal, ce qui a augmenté le délai d'attente des usagers.La STCUM estime être en mesure de compléter la réparation du câble pour l'heure de pointe de ce matin.Collecte des sapins n La Ville de Montréal entreprendra sa collecte des arbres de Noël naturels dès demain.Les citoyens doivent cependant dépouiller leur arbre de toute forme de décoration \u2014 y compris les glaçons \u2014 et le mettre ce soir ou demain matin en bordure de la rue.Une autre collecte se déroulera le mercredi 19 janvier.Les arbres recueillis seront déchiquetés et transformés en copeaux.Adolescente disparue Catherine Roux n La police de la Communauté urbaine de Montréal sollicite l'aide de la population pour retrouver Catherine Roux, 15 ans, disparue depuis le jour de Noël.L'adolescente mesure 1,70m et pèse 57 kilos.Elle a les cheveux bruns et longs et les yeux bleus.Tout renseignement au sujet de cette adolescente peut être transmis de façon confidentielle à l'enquêteur Royal Lallemand au (514) 280-2446.Sauvé des flammes n Un homme a été sauvé in extremis des flammes, vers 4h hier matin, lors d'un incendie survenu dans un immeuble à logements au 150, avenue Dorval, à Dorval.Selon les pompiers du Service des incendies de Dorval, le feu aurait été allumé accidentellement par un article de fumeur oublié.La victime était inconsciente lorsqu'elle a été transportée à l'hôpital, où elle a été traitée pour des brûlures à la tête et au thorax.Le sinistre a nécessité l'évacuation d'une soixantaine de locataires qui ont pu réintégrer leur domicile quelques heures plus tard.Outremont reporte sa décision sur la prière n Le conseil municipal d'Outremont a décidé, hier soir, de reporter en février toute décision concernant la question de la prière récitée avant le début de chaque assemblée.Rappelons qu'en décembre, à la suite d'une plainte déposée en 1993, la Commission des droits de la personne a demandé à la CUM et à Outremont de cesser de réciter la prière avant leurs assemblées, car cela violait la charte des droits et libertés.Outremont et la CUM avaient jusqu'au 7 janvier pour se conformer à cette demande.« Comme le conseil municipal n'a eu que très peu de temps pour considérer cet élément, la Commission des droits de la personne a décidé de reporter l'application au mois de février.Le conseil municipal réclame plus de temps pour étudier la question », a dit le maire Jérôme Unterberg.Ambulanciers poursuivis n La veuve d'un épileptique décédé lors d'un transport en ambulance en août 1998 intente une poursuite plus d'un demimillion de dollars contre des ambulanciers de Québec.Même si la coroner Louise Nolet concluait dans son rapport que les ambulanciers n'avaient rien à se reprocher, Lise Mariage, la conjointe d'Alain Bourbeau, avait déjà laissé entendre qu'elle pourrait engager une poursuite.La coroner attribuait le décès à un arrêt cardiaque tout en jugeant que les agents de la SQ auraient dû se présenter beaucoup plus vite pour maîtriser l'homme devenu agressif.PHOTO DENIS COURVILLE, La Presse La première tempête de neige de la saison a coûté la vie au conducteur de ce camion-citerne sur l'autoroute 20, près de Sainte-Madeleine.Une victime se bat et triomphe Jeanne D.obtient que celui qui l'a violée en présence de son fils soit reconnu « délinquant dangereux » ANDRÉ CÉDILOT Violée sous les yeux de son fils de 10 ans en 1997, Jeanne D.(nom fictif) s'est battue et a triomphé : juste avant Noël, son agresseur, Daniel Roy, 41 ans, a été déclaré « délinquant dangereux ».Il ne pourra être libéré avant d'avoir purgé au moins sept ans de pénitencier.« J'étais prête à tous les sacrifices tant que mon agresseur n'aurait pas été capturé.Pour moi, c'était une forme de thérapie.C'est ce qui m'a permis d'en sortir », a déclaré cette Granbyenne de 35 ans lors d'une entrevue accordée à La Presse.Sa bataille est loin d'être finie.Jeanne D., qui travaille pourtant dans le milieu de la justice, garde un souvenir pénible du système judiciaire.« Le système est cynique, bureaucratique et tellement inhumain que le citoyen se tanne », affirme- t-elle, encore blessée par son expérience avec le Régime d'indemnisation des victimes d'actes criminels (IVAC).« Il reste énormément à faire pour rendre la vie plus facile aux victimes.On demande constamment des justifications.Quand ce n'est pas un rapport d'évaluation d'un psychologue, ce sont des preuves montrant que j'assistais bel et bien au procès de mon agresseur », a-t-elle souligné.« On fait beaucoup de cas des droits des accusés et pas assez de ceux des victimes », ajoute Jeanne D.Avec l'aide d'un avocat, elle étudie la possibilité d'intenter une poursuite contre la Commission nationale des libérations conditionnelles (CNLC) qu'elle accuse de laxisme dans le traitement du dossier de son assaillant, Daniel Roy.Marié et père de deux adolescents, ce petit entrepreneur profitait d'une.quatrième libération conditionnelle depuis 1983, avec cette fois l'obligation de prendre des médicaments pour atténuer sa trop forte libido, quand il s'est attaqué à elle dans la soirée du 24 septembre 1997.Roy est entré par une fenêtre de sa maison et l'a agressée pendant qu'elle dormait.Réveillé par ses cris de détresse, son fils de 10 ans s'est pointé dans la chambre pour savoir ce qui se passait.Roy lui a alors indiqué que sa mère pleurait « parce qu'elle aimait ça ».Poussée davantage par la peur d'une nouvelle agression que par la vengeance, Jeanne D.a tant bien que mal supporté ses terribles blessures morales pour se mettre à la poursuite du suspect.« Tout ce que la police avait c'est la description de son camion », rappelle-t-elle.Le « flash », comme elle le dit si bien, Jeanne D.l'a eu trois semaines plus tard.Elle s'est alors souvenue de Daniel Roy, venu un an plus tôt en camion réparer le solage de sa nouvelle maison.Elle a refilé son nom à la police municipale de Granby qui l'a interrogé en prison après que la CNLC eut révoqué sa libération conditionnelle.En apprenant que Roy avait été condamné à quatre reprises pour avoir agressé sexuellement cinq autres femmes depuis 1982, Jeanne D.n'a plus lâché personne d'une semelle : l'enquêteur au dossier, la procureure de la Couronne et, bien sûr, la CNLC qui, à sa grande indignation, devait encore une fois se pencher sur le cas de Roy, en mars 1998.« Je voulais aller jusqu'au bout.Il n'était pas question d'une entente à l'amiable entre la défense et la Couronne.Et encore moins qu'il reprenne sa liberté avant la fin des procédures », a-t-elle expliqué.De retour au travail après deux mois, Jeanne D., qui connaît bien le système judiciaire, s'est assurée de solides assises en faisant plusieurs recherches à la bibliothèque du Barreau, sur Internet et ailleurs concernant le Code pénal, les droits des victimes, la Loi sur les libérations conditionnelles, etc.Selon elle, il est temps que le gouvernement fédéral revoie le système de libération conditionnelle en éliminant les automatismes \u2014 au sixième, au tiers et aux deux tiers de la peine.« La CNLC fait des sottises depuis assez longtemps, il faut s'en occuper », ditelle, en rappelant le meurtre d'Isabelle Bolduc par des récidivistes, à Sherbrooke, en 1994.Elle se demande aussi pourquoi Roy pourra demander dans sept ans une révision de son cas à la CNLC, alors que le sévère jugement rendu le 17 décembre dernier par le juge Jerry Zigman, de la Cour supérieure, prévoit qu'il doit être incarcéré « pour une période indéterminée ».« C'est sûr que je vais suivre le dossier.Le gouvernement ne semble pas avoir conscience des torts moraux, physiques et financiers énormes que subissent les victimes à cause de décisions aussi insensées.Les détenus devraient avoir une seule chance.» dit-elle.Après plus de deux ans, elle garde encore des séquelles de l'agression.Pour se sentir plus en sécurité, son fils est allé vivre chez son père pendant tout l'été qui a suivi le drame.Elle a depuis vendu sa maison.« Je ne vois plus la vie de la même manière.Il m'a arraché une partie de moi.Je ne socialise plus comme avant.Ma confiance envers les autres ne sera jamais plus la même.Il m'arrive encore d'avoir peur quand je marche dans la rue ou que je suis seule à la maison.On ne guérit pas d'un viol, on apprend à vivre avec.» a-t-elle dit d'une voix tremblante.Après hésitation et moult conditions, dont celle de ne pas révéler son identité et la nature exacte de son travail, Jeanne D.a accepté de parler à La Presse parce qu'elle veut que les gens sachent comment le système judiciaire fonctionne.Et, du même souffle, pour rappeler aux hommes politiques et à tous ceux qui dirigent les organismes gouvernementaux que les victimes sont aussi importantes que les accusés.« Pour moi, la condamnation de Daniel Roy est comme un toit neuf sur une maison délabrée », at- elle conclu.PHOTO ARMAND TROTTIER, La Presse Jeanne D., qui travaille pourtant dans le milieu de la justice, garde un souvenir pénible du système judiciaire.En mortaise, son agresseur, Daniel Roy, qui devra purger au moins sept ans de pénitencier. 2LP0401A0111 A4 - MARDI 2LP0401A0111 ZALLCALL 67 01:02:16 01/11/00 B A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 11 JANVIER 2000 Actualités Influenza : risque d'une pandémie d'ici dix ans CLAUDE-V.MARSOLAIS Au cours des quatre derniers mois, de septembre à décembre, le Québec n'a enregistré que 2626 cas positifs de grippe, alors qu'au Canada on en comptait un grand total de 20 944 cas.Selon un porte-parole du Laboratoire canadien de lutte contre la maladie, Margot Gedueld, le phénomène n'a pas encore pris les proportions d'une épidémie comme en France, où on dénombre un million de cas, ou encore en Grande-Bretagne où l'on enregistre 300 cas par 100 000 habitants.Les deux souches du virus de l'influenza qui circulent actuellement viennent de Sydney et de Pékin, les deux endroits où elles ont été isolées la première fois.Le directeur du Bureau de la santé publique à Québec, le docteur Maurice Poulin, note que les données de Santé Canada ne sont pas complètes puisqu'elles ne sont basées que sur les informations recueillies dans les CLSC au Québec et par le service Infosanté, et excluent les cas diagnostiqués dans les cabinets privés de médecins.Les données permettent néanmoins de connaître les variations annuelles et l'incidence de la maladie.« Si on compare la situation avec d'autres années, on réalise que le sommet du niveau d'activité grippale est arrivé un mois plus tôt qu'en 1999 alors que le phénomène se produit normalement à la fin de janvier ou au début de février.C'est ce qui explique l'engorgement des urgences d'hôpitaux car un très grand nombre de médecins en cabinets privés étaient en vacances », dit-t-il.M.Poulin signale que le Québec se singularise par le nombre élevé, dans les statistiques canadiennes, des infections par le virus respiratoire syncytial, qui ne doit pas être confondu avec la grippe puisqu'il s'agit d'un gros rhume.Pandémie dans 10 ans Au moins trois fois par siècle, la planète est confrontée à des pandémies qui prennent des proportions mondiales et qui tuent des milliers de gens.La plus célèbre pandémie connue remonte à 1918, quand la grippe espagnole s'est propagée sur tous les continents, faisant au moins 50 000 morts.Mme Gedueld note qu'il y a eu depuis ce temps deux autres pandémies, l'une en 1957 avec la grippe asiatique et l'autre en 1968 avec la grippe de Hong Kong.« Vraisemblablement, ce fléau devrait se manifester de nouveau d'ici dix à quinze ans », affirme-telle.Le Dr Poulin signale qu'une pandémie se produit lorsque le virus de l'influenza subit une mutation majeure.Les organisations médicales ne sont pas en mesure de combattre un tel fléau car elles ne disposent pas du vaccin approprié, dont la production, à partir d'embryons de poules, requiert actuellement au moins trois mois.« Nous comptons sur le succès des laboratoires de Biochem, qui expérimentent actuellement une nouvelle culture cellulaire qui permettrait de développer des vaccins à l'intérieur d'une période d'un mois et demi une fois que la souche du virus a été isolée », conclut-il.Les épidémies de grippe \u201cgrippe espagnole\u201d \u201cgrippe asiatique\u201d \u201cgrippe de Hong Kong\u201d \u201cgrippe russe\u201d 1918-19 millions Inconnue (peut-être porcine) Aviaire (volatiles) Date Décès Origine 1 million pas de données Les plus touchés Adultes 20 à 50 ans Tous âges Tous âges Enfants jeunes adultes Source: OMS Inconnue Aviaire (volatiles) dans le monde L'Europe ne sait plus où coucher ses malades Tout va bien aux États-Unis Agence France-Presse PARIS La grippe, une infection fréquente mais qui est loin d'être toujours bénigne, a frappé fort cette année dans de nombreux pays européens, notamment en Europe du Nord et de l'Ouest, où plusieurs millions de personnes sont clouées au lit.Dans les pays les plus touchés, on commence même à manquer de lits dans les hôpitaux.Ainsi en Grande-Bretagne, l'épidémie semble avoir pris de court le système de santé publique.Les appels se sont multipliés pour que le gouvernement utilise les lits disponibles en soins intensifs dans le secteur privé.La pénurie a entraîné une polémique politique, et un responsable conservateur, le docteur Liam Fox, a même trouvé « ahurissant qu'une épidémie de grippe puisse avoir raison du système de santé de la cinquième puissance économique mondiale ».Les autorités sanitaires britanniques ont parlé pour la première fois samedi d'épidémie, avec 300 cas pour 100 000 habitants, la situation pouvant encore s'aggraver dans les jours qui viennent.Aux Pays-Bas, le nombre de cas de grippe a fortement augmenté depuis le début de l'année.« L'épidémie frappe surtout l'est du pays », rapporte le directeur du Centre national de la grippe de Rotterdam, le Dr Ab Osterhaus qui cite le chiffre de 26 malades pour 10 000 habitants dans cette région contre 2 à 3 malades pour 10 000 en temps normal.Le professeur Osterhaus, qui chiffre la durée de l'épidémie de 6 à 8 semaines, estime que « 10 à 20 % des Néerlandais souffrent actuellement de symptômes grippaux ».Dans l'ouest du pays où se trouvent les villes d'Amsterdam, La Haye et Rotterdam, le Centre national de la grippe a comptabilisé 19 malades pour 10 000 habitants.Manque de lits En Italie également, certaines régions manquent de lits.Plusieurs villes du nord de la péninsule, notamment Milan, Venise et Vérone, sont dans ce cas, la situation étant aggravée à Milan par un manque d'ambulances.Comme en Grande-Bretagne, des voix se sont élevées contre le manque de souplesse du système hospitalier, face à un phénomène qui n'est pas exceptionnel.En France, la grippe a déjà touché plus d'un million de personnes.Encore n'a-t-on comptabilisé dans cette estimation que les personnes ayant plus de 39 degrés de fièvre.« On peut certainement multiplier ce chiffre par deux ou trois pour avoir le nombre réel de cas », selon un spécialiste de l'Institut Pasteur.En Allemagne, l'épidémie ne semble pas plus grave que l'an dernier.« Il n'y aucun signe que la vague de grippe soit particulièrement dramatique », selon les autorités sanitaires.Le nombre de cas a cependant augmenté depuis le début de l'année, notamment en Bade-Wurtemberg, en Bavière et en Thuringe.« Près de 30 % des infections respiratoires dans ces régions concernent des infections par la grippe », selon le directeur du Centre national d'observation de la grippe, le Dr Rolf Heckler.Les milieux médicaux belges ont confirmé en début de semaine dernière que la Belgique se trouve à présent dans l'épicentre de l'épidémie.Les médecins généralistes craignent que l'épidémie, qui pourrait, en principe, encore se prolonger pendant six semaines environ, ne reprenne vigueur cette semaine à l'occasion de la rentrée des classes.La péninsule ibérique ainsi que plusieurs pays des Balkans \u2014 Grèce, Croatie, Bosnie \u2014 semblent avoir échappé à l'épidémie, mais la Yougoslavie n'a pas été épargnée.L'épidémie qui sévit depuis deux semaines a perdu dimanche en intensité, selon les autorités médicales, mais une seconde vague n'est pas à exclure.Aucune estimation sur le nombre de personnes touchées dans l'ensemble du pays n'est donnée.La semaine dernière à Belgrade, les estimations allaient de 40 000 à 100 000 personnes malades.En Albanie enfin, plus de 30 000 personnes sont touchées, principalement dans le sud ainsi que dans la capitale, Tirana, où les services d'urgence reçoivent en moyenne 100 malades par jour.Agence France-Presse WASHINGTON Les cas de grippe enregistrés aux États-Unis ces dernières semaines sont un peu plus élevés que la normale mais ne sont pas exceptionnels, a estimé hier le Centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC) d'Atlanta.« Aux États-Unis, la grippe sévit en général pendant les mois d'hiver, de fin décembre à mars », notent les CDC dans un communiqué.Dans la dernière semaine de décembre, les statistiques montrent que la grippe frappait alors 35 États et Washington DC à un niveau un peu supérieur à la normale.Le nombre de morts causées par cette maladie et la pneumonie était également un peu audessus de la moyenne pour cette période de l'année.La maladie est d'abord apparue en Californie et dans l'Arizona en décembre et ses effets ont commencé à se faire ressentir sur la côte Est en début d'année.Les CDC soulignent que le virus de la grippe qui touche actuellement les États-Unis (ASydney) a été prédominant dans le pays depuis l'hiver 1997-98.Les CDC avaient bien prévu que le virus qui frapperait cette année serait la souche A-Sydney et quelque 80 millions de doses de vaccin ont été produites pour la saison.PHOTO AP Le Dr Tim Billington, de Southampton, en Angleterre.examine une victime de l'influenza, une parmi des milliers qui encombrent les hôpitaux de ce pays.2819524 Morts remuants Agence France-Presse ST.PAUL, Minnesota Plus d'un tiers des patients victimes de mort cérébrale continuent d'être affectés par des mouvements spontanés des doigts ou des orteils, rapporte la revue Neurology.Cette scène surprenante constatée chez 39 % des morts est susceptible de causer le trouble chez des membres de la famille ou dans le personnel paramédical qui y assistent.Ces personnes peuvent en effet être conduites à penser de façon erronée que le patient n'est pas décédé de mort cérébrale.« Ces mouvements sont plus communs que ce que l'on pensait jusqu'à présent », a-t-il expliqué.« Les gens doivent comprendre qu'ils sont dus à des réflexes de la moëlle épinière qui n'ont rien à voir avec l'activité cérébrale », a-til ajouté.L'étude s'est penchée sur tous les patients de l'hôpital victimes de mort cérébrale sur une période de 18 mois, soit 38 patients.Des mouvements moteurs ont été relevés sur 15 d'entre eux dans les premières 24 heures suivant le décès, alors que leur électro-encéphalogramme était plat.Aucun geste n'a été détecté au-delà de 72 heures.00-01-10 00-01-10 00-01-10 2LP0501A0111 A-5 MARDI 2LP0501A0111 ZALLCALL 67 01:00:53 01/11/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 11 JANVIER 2000 A 5 Actualités À 104 ans, Albert Dumouchel fait chevalier de la Légion d'honneur Le caporal Albert Dumouchel, 104 ans et deux mois, vétéran de l'artillerie américaine, recevra de la grande visite le 19 janvier à la résidence du boulevard de la Normandie, à Saint-Jean-sur- Richelieu, où il vit une retraite paisible.La consule générale de France à Montréal, Françoise Le Bihan, ira lui remettre en personne les insignes de chevalier de la Légion d'honneur, à titre militaire.Albert Dumouchel est né le 24 décembre 1895 et les exploits qu'il a accomplis sur les champs de bataille datent de la Première Guerre mondiale.Franco-Américain, Dumouchel participa à la campagne victorieuse de la Meuse à la mer, qui débuta après que les troupes américaines du général John Pershing, dont il faisait partie, eurent remporté la grande victoire de Saint-Mihiel, en septembre 1918.Chef-lieu du département de la Meuse, Saint-Mihiel avait été capturé par les Allemands en septembre 1914, afin d'isoler Verdun.Les Français avaient vainement tenté de le reprendre en avril 1915 et ce ne fut finalement qu'en septembre 1918 que Dumouchel et ses camarades américains y parvinrent, ce qui devait mener à la victoire finale du 11 novembre 1918, et mettre fin à la Première Guerre mondiale.Dumouchel, qui demeurait alors à North Adams, dans le Massachusetts, où son père avait, comme des milliers de Canadiens français de l'époque, déniché un emploi dans une filature de coton, s'était enrôlé dans l'artillerie américaine le 7 octobre 1917, quelques mois après l'entrée des États-Unis dans la Première Guerre mondiale.Artilleur sur de gros canons, alors tirés par des chevaux, Dumouchel traversa l'Atlantique en bateau et ses services furent jugés très précieux par les Américains en France.Comme il parlait aussi bien le français que l'anglais, les Américains s'en servirent non seulement comme artilleur, mais comme interprète, particulièrement quand ils cherchaient où loger et nourrir leurs chevaux.La guerre ne fut pas une partie de plaisir et pas moins de 114 000 des camarades américains de Dumouchel, qui fut démobilisé le 28 mai 1919, perdirent la vie sur les champs de bataille français, entre le printemps 1917 et le 11 novembre 1918.Dumouchel perdit ainsi quelques bons amis, mais il n'aime pas trop en parler.Cependant, comme le soulignait Aliane Goyette, qui en prend soin depuis deux ans, il adore parler de Paris et des « petites femmes françaises » de l'époque.Le journaliste et le photographe qui lui ont rendu visite hier ont d'ailleurs pu voir ses yeux pétiller de malice quand on évoque cette période devant lui.Dumouchel devait revenir s'établir au Québec au début de la crise économique des années 30, en compagnie de sa femme Blanche Marceau, elle aussi une Franco- Américaine de North Adams, maintenant décédée, et de son fils Édouard, né là-bas.Il s'établit alors sur une ferme, à Sherrington, avant de venir à Saint-Jean pour travailler à l'usine de Pirelli jusqu'à sa retraite.Édouard est mort il y a une vingtaine d'années, mais sa bru, Gilberte Guérin, ses petits-fils André et Roger Dumouchel, qui lui rendaient visite hier, ainsi que ses deux arrières petits-enfants, Arnaud et Annix Dumouchel, sont bien fiers de lui.Après tout, un aïeul de 104 ans, chevalier de la Légion d'honneur par surcroît, ça ne court pas les rues ! Pierre Vennat PHOTO ROBERT NADON, La Presse © Ancien combattant de la Première Guerre dans l'armée américaine, Albert Dumouchel sera décoré par la France.Le travail n'a pas repris à Verdun malgré une entente Les usagers du transport adapté fatigués d'attendre CLAUDE-V.MARSOLAIS Même si la section locale 302 du Syndicat canadien de la fonction publique a conclu et signé une entente de principe avec la Ville de Verdun, le 18 décembre, les 132 cols bleus de la municipalité sont toujours dans la rue.Le président de la section locale, Maurice Rolland, a expliqué qu'une assemblée générale s'était tenue le 19 décembre mais qu'il n'y avait pas eu de vote pour entériner l'accord.Motif de cette abstention : le syndicat voudrait que Verdun passe l'éponge sur deux mesures disciplinaires imposées avant la grève, datant du printemps 1998.Le directeur général de la Ville, Gaétan Laberge, a indiqué qu'un des employés avait été suspendu pour une période de trois mois et l'autre pour une journée.« Vont-ils pénaliser l'ensemble des employés pour ces deux cas ?» s'interroge-t-il.L'entente intervenue est basée sur les recommandations du médiateur Paul-Émile Thellend.Ce dernier proposait de ramener la semaine de travail des cols bleus à quatre jours et demi en retour de l'abandon de la pause-café du matin et du rallongement de la journée de travail.En ce qui concerne le plancher d'emploi, les parties ont convenu de le fixer à 134 postes pour les deux prochaines années.Quant au protocole de retour au travail, la Ville de Verdun a maintenu sa position de l'été dernier en refusant de passer l'éponge sur les cas de violence et d'outrage au tribunal.Par ailleurs, le syndicat a déposé une plainte devant le Conseil des services essentiels en signalant que la Ville avait omis de faire appel à des cols bleus lors de la rupture d'une conduite d'eau qui a inondé le centre communautaire Elgar, à l'Île-des-Soeurs, la fin de semaine dernière.La commissaire Jocelyne Delisle avait convoqué les parties hier pour statuer sur le cas.HUGO DUMAS Les utilisateurs du transport adapté offert par la Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal (STCUM) qui se déplacent en taxi en ont assez d'attendre des chauffeurs qui les oublient ou qui se pointent en retard à leurs rendez-vous.Alors que les plus difficiles semaines de l'hiver arrivent, le Regroupement des usagers du transport adapté de la CUM a tiré la sonnette d'alarme hier.« Ça fait des années que ça dure.Les délais d'attente pour un taxi peuvent aller jusqu'à une heure trente.Et les gens ne sont plus certains d'avoir une voiture pour le retour », dit la coordonnatrice du groupe, Caroline Roussy.Dans l'île de Montréal, ils sont environ 13 000 à profiter du transport adapté.Ces gens, qui souffrent d'un handicap physique ou mental, paient leurs déplacements à l'aide de billets d'autobus ou en présentant leur laissez-passer mensuel (CAM).Environ 8000 usagers se déplacent en taxi.Les autres, dont le handicap est plus lourd, montent dans un des 89 minibus spéciaux de la STCUM.« Pour un chauffeur de taxi qui fait du transport adapté, c'est plus compliqué et c'est plus long.Il faut qu'il descende de son auto, qu'il mette le fauteuil roulant dans le coffre.Il perd du temps et de l'argent », continue Mme Roussy.Et la situation empire quand il pleut des cordes ou quand les trottoirs sont glacés : les chauffeurs ne se bousculent pas aux portes pour transporter les personnes handicapées, dit-elle.« Mais dans les heures creuses, les chauffeurs de taxi sont bien contents d'avoir les contrats de la STCUM », note la porte-parole de la STCUM, Odile Paradis.Des solutions ?Accorder des permis spéciaux à une compagnie qui desservirait uniquement les personnes handicapées.Présentement, une douzaine de compagnies de taxis de l'île de Montréal, choisies par appels d'offres, se partagent cette tâche, selon la STCUM.La Société admet qu'il y a un problème, car elle n'a pas vraiment de moyens de faire respecter les contrats.« Tel qu'il est, le transport adapté ne répond pas aux besoins et ça crée plus de frictions chez les usagers », dit Mme Paradis.Pierre Foglia est actuellement en reportage à l'étranger.La publication de sa chronique reprendra dans deux semaines.Gel de taxes à Westmount La Ville de Westmount maintient le gel des taxes foncières pour une quatrième année consécutive.Le nouveau budget, adopté hier soir, s'élève à 52,5 millions, soit sensiblement le même montant que l'an dernier.La taxe foncière demeure à 1,35 $ par 100 $ d'évaluation.Pour une résidence unifamiliale moyenne évaluée à 453 000 $, le compte de taxe est de 6115 $.Lors de la présentation du budget, le conseiller et président du comité des finances et de l'administration, Gérard A.Limoges, a souligné que le taux de taxation à Westmount demeure parmi les plus bas de la Communauté urbaine de Montréal.La taxe sur les immeubles non résidentiels est de 1,82 $.Les recettes fiscales totales s'élèvent à 41,4 millions.La facture de transfert imposé par Québec atteint 2,75 millions.Quant à la contribution versée à la CUM, elle est de 20,6 millions, soit légèrement inférieure à celle de l'an dernier.Selon M.Limoges, le budget respecte l'objectif de geler les dépenses, comme c'est le cas depuis dix ans, et de limiter les emprunts pour payer tous les travaux d'infrastructures ou d'entretien à même les recettes courantes.Les surplus des dernières années ont aussi été employés pour éliminer les règlements d'emprunt adoptés et éviter les émissions d'obligations, sauf pour le rajeunissement de la bibliothèque et la sous-station électrique.Le budget de dépenses en capital est 5,3 millions pour cette année, dont la majorité servira au programme de réfection des rues et des édifices municipaux, l'amélioration des parcs et le renouvellement d'équipement.Ce programme comprend également 100 000 $ pour des études sur la rénovation du complexe récréatif.Le plan d'investissement prévoit aussi un million pour l'entretien du réseau d'Hydro Westmount, dont l'exploitation est financée entièrement par la vente d'électricité dans la ville.D'après M.Limoges, le bénéfice net escompté de 1,1 million du service de l'énergie électrique cette année a pour effet réel de diminuer le taux de taxation d'environ quatre cents par 100 $ d'évaluation. 2LP0601A0111 A-6 MARDI 2LP0601A0111 ZALLCALL 67 01:01:06 01/11/00 B A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 11 JANVIER 2000 Île de Montréal Soupçonné d'une agression sauvage Jean-Claude Tremblay comparaît sous onze chefs d'accusation Un cadre de la Ville a demandé la démolition du Montréal Hunt Club MARCEL LAROCHE Une kyrielle d'accusations ont été portées hier contre Jean-Claude Tremblay, qu'on soupçonne d'être un des agresseurs de Bernard Potvin.Par contre, la police de la CUM n'était toujours pas en mesure, hier, d'expliquer les motifs d'une sauvage agression dont a été victime M.Potvin.Pendant que l'homme de 60 ans se remet péniblement de la raclée subie le week-end dernier, Tremblay a été inculpé de 11 chefs d'accusations susceptibles de lui coûter plusieurs années de pénitencier.Le suspect de 29 ans est accusé d'avoir enlevé le sexagénaire en pleine rue, dans la nuit de samedi à dimanche, dans le centre-ville de Montréal, pour ensuite le séquestrer pendant trois heures dans une camionnette.Tremblay fait également face à plusieurs autres accusations, dont vol qualifié, voies de faits avec lésions corporelles, voies de faits armées, menaces de mort, introduction par effraction, complot et vol d'une fourgonnette dans laquelle la victime a été passée à tabac pour quelques dizaines de dollars.Roué de coups D'après l'enquête policière, Tremblay aurait été aidé par deux complices qui sont toujours au large lorsqu'il a attaqué Bernard Potvin, qui rentrait à pied chez lui après son travail.Frappé à coups de poings et de bâton de baseball, le pauvre homme a été forcé de donner son adresse à ses assaillants qui se sont introduits par effraction dans son modeste logement et menacé de tuer son chien, Rosaire, s'il refusait de donner son argent.Deux patrouilleurs de la CUM, qui avaient tout d'abord repéré la fourgonnette volée, à l'angle du boulevard Rosemont et de la 27e Avenue, dans l'est de la métropole, ont finalement intercepté le véhicule, mettant ainsi fin au calvaire de Bernard Potvin.Devant la gravité des crimes reprochés, le juge Joseph Tarasofski, de la Cour du Québec, a retourné l'accusé en cellule en attendant son enquête pour remise en liberté qui devrait avoir lieu incessamment, au palais de justice de Montréal.GILLES GAUTHIER C'est le hasard qui a conduit, samedi dernier, un responsable des inspections du Service de prévention des incendies de Montréal (SPIM), Ronald Dubeau, au Montréal Hunt Club, où il a constaté qu'une tourelle menaçait de s'écrouler sur le Manoir Ronald Mc Donald.Il avait effectué, racontait-il hier, une visite de routine à cet endroit le 28 décembre dernier, mais n'avait pas assez de pellicule pour prendre toutes les photos nécessaires.Il y est retourné le 8 janvier pour compléter son inspection et s'est aperçu que le bâtiment s'était encore davantage détérioré au cours des dix jours d'intervalle.Non seulement la tourelle située du côté sud-est, mais aussi la cheminée, à l'est, étaient devenues instables à cause de l'affaissement d'un mur et d'un plancher.M.Dubeau a expliqué hier au cours d'une conférence de presse qu'il avait donné l'ordre d'évacuer une partie du Manoir et de démolir tourelle et cheminée.Pendant l'exécution de ces travaux, d'autres éléments se sont affaissés, l'obligeant à demander que l'immeuble soit rasé.Accompagnant M.Dubeau, Saulie Zajdel, membre du comité exécutif, a déclaré que le propriétaire du bâtiment, l'hôpital Sainte-Justine, avait demandé un permis de démolition et que cette requête devait être entendue par la Commission du développement urbain (CDU) du conseil municipal de Montréal le mois prochain.Aucune recommandation, a-t-il soutenu, n'avait encore été formulée en prévision de cet examen.M.Zajdel a également souligné que la bâtisse n'avait pas été classée comme patrimoniale.M.Dubeau, chef de division au module de la prévention du SPIM, a expliqué que le Montréal Hunt Club, abandonné depuis longtemps, faisait depuis une douzaine d'années l'objet d'un examen tous les mois environ, histoire d'évaluer les risques que pourraient courir les pompiers s'ils y effectuaient une intervention ou les dangers pour la sécurité publique.Il a précisé qu'environ 350 bâtiments vacants font ainsi l'objet d'un examen périodique à Montréal.M.Dubeau a aussi fait savoir que si un règlement lui donne le pouvoir de faire démolir un bâtiment (aux frais du propriétaire), il tente dans la mesure du possible de préserver les éléments architecturaux intéressants.Dans le cas du Montréal Hunt Club, a-t-il ajouté, il n'y avait rien à faire.L'hôpital faisait savoir hier par voie de communiqué qu'étant donné les compressions budgétaires dans le secteur de la santé, il avait d'autres priorités que la réfection et l'entretien d'un bâtiment utilisé autrefois pour la chasse à courre.Jean-Claude Tremblay Manif pour soutenir les Lubicons albertains contre la société papetière Daishowa LILIANNE LACROIX Une quarantaine de sympathisants des Lubicons albertains ont manifesté hier devant les bureaux de la société papetière multinationale Daishowa, à Saint-Laurent, réclamant le retrait du récent appel porté par la compagnie contre une décision de la Cour ontarienne donnant le droit à ses opposants de lancer un boycottage de ses produits.« Pourquoi en appeller quand il n'y a même plus de boycottage ?» demande le porte-parole des Amis des Lubicons au Québec, Richard Bonetto.Pour lui, cette décision de la compagnie d'interjeter appel menace autant le droit des Lubicons de sauvegarder leur territoire que celui de tous les Canadiens de manifester leur désaccord contre certaines compagnies.« En 1998, Daishowa s'est engagée à ne pas couper ou acheter de bois coupé sur le territoire des Lubicons tant qu'il n'y aurait pas d'entente sur les droits territoriaux.De notre côté, nous avons promis de ne pas entreprendre de boycottage.Nous avons respecté notre parole.Alors pourquoi aller de l'avant avec l'appel ?» ajoute Kevin Thomas, revenu à Toronto après un voyage en territoire lubicon.Comme son collègue torontois, M.Bonetto soupçonne la compagnie papetière des pires intentions.« Daishowa a signé cet été un contrat d'approvisionnement avec une compagnie forestière qui possède les droits de coupe sur une région englobant le territoire traditionnel des Lubicons.Cette nouvelle et leur récente décision d'interjeter appel au sujet d'un possible boycottage laissent supposer qu'il y a anguille sous roche.Daishowa s'apprête sans doute à briser sa promesse.» À Toronto, le porte-parole de Daishowa présente une position pour le moins inusitée.« Nous n'avons rien à voir avec la compagnie albertaine qui effectue des coupes chez les Lubicons, dit M.Tom Cochran.Nous portons le même nom, c'est tout.» En fait, c'est un peu plus, admet M.Cochran.Les deux compagnies sont chapeautées par la maison-mère japonaise Daishowa.« Mais nous avons des directions différentes, des conseils d'administration différents.Nous n'avons rien à voir dans leurs décisions.Pourquoi nous attaquer, nous ?» insiste M.Cochran.Selon lui, sa compagnie torontoise poursuit l'appel pour voir disparaître à tout jamais la menace d'un boycottage qui a déjà fait perdre à certaines de ses divisions l'ensemble de leurs profits.L'appel, prévu initialement pour aujourd'hui à Toronto, a été remis en mars.Depuis des années, le dossier des Lubicons dégénère.Il est plus que temps que justice leur soit rendue, estiment leurs Amis.Il y a plus de 60 ans, le gouvernement fédéral leur promettait une réserve sur le bord du lac, un engagement qui n'a jamais été maintenu, disent leur sympathisants.Puis, dans les années 70, la découverte de pétrole sur leur territoire et l'arrivée des grandes pétrolières sonnent le glas de leur mode de vie traditionnel.En 1982, 400 puits de pétrole sont installés dans un rayon de 15 milles de l'établissement lubicon.Les orignaux qui assuraient leur subsistance disparaissent tranquillement.En 1987, un tiers de la communauté tuberculose, sans compter les fausses couches, etc.En 1988, le gouvernement provincial accorde des droits de coupe sur le territoire des Lubicons à la Daishowa, ce qui a pour effet de réduire la forêt dont ils dépendent encore en large partie.La dépendance sociale grimpe en flèche, de 10 % en 1981 à 95 % en 1996.« Les Lubicons savent qu'ils ne pourront jamais retrouver leur style de vie ancestral, déclare M.Thomas qui revient d'une visite à Buffalo Lake.Les dommages à leur environnement sont trop lourds.Mais ils veulent prendre en charge leur avenir et conserver ce qui reste de leur environnement.Dans leur culture, dans leur religion, la forêt demeure extrêmement importante.Selon lui, les conditions de vie actuelles de la communauté sont lamentables.« Il n'y a pas d'eau courante, les gens vivent dans des maisons surpeuplées, mal isolées.et dans une inquiétude qui les ronge.Que va-t-il advenir d'eux, de leurs enfants ?Ils sont frustrés et n'en peuvent plus d'attendre.Ils en sont venus à croire que les compagnies et les gouvernements attendent tout simplement de les voir disparaître.PHOTO ALAIN ROBERGE, La Presse© Une quarantaine de sympathisants des Lubicons albertains ont manifesté hier devant les bureaux de la société papetière multinationale Daishowa, à ville Saint-Laurent.Têtes d'affiche Michel Bastien Ça y est, ils sont partis ! Cinq aventuriers québécois se lancent à l'assaut des plus hautes mont a g n e s d u monde.Michel Bastien, instigateur du projet et chef de l'expédition, est accompagné de Pierre Bourbonnais, Claude Charbonneau, André Hébert et Enoch Sbrega, celui-là même qui avait été nommé « le plus bel homme inconnu du Québec » lors du gala de l'émission le Poing J.Ils sont partis la semaine dernière pour l'Argentine où, depuis hier, ils escaladent le mont Aconcagua, la plus haute montagne des Amériques.L'équipe s'est associée à la Fondation Rêves d'enfants et souhaite récolter des fonds pour permettre à des enfants malades de réaliser un rêve.Mais là ne s'arrête pas leur association.On peut suivre le périple de l'équipée en lisant leur journal de bord virtuel à l'adresse www.expedition.qc.ca.Tous les jours, des adolescents de l'hôpital Sainte-Justine incluront les dernières aventures des explorateurs avec qui ils communiquent régulièrement par téléphone satellite.On y trouvera également de l'information sur les prochaines expéditions, soit l'ascension du mont Kilimandjaro, en Afrique, l'année prochaine, et du mont Elbrus, en Russie, en 2002.n n n La régie régionale de Laval a octroyé une subvention de 50 000 $au Dr Charles Bedwani, spécialiste en psychiatrie de l'adolescence.Le Dr Bedwani travaille au département de pédopsychiatrie de l'hôpital du Sacré-Coeur de Montréal depuis une vingtaine d'années et s'intéresse tout particu Charles Bedwani lièrement à la prévention du suicide chez les jeunes.Il compte utiliser cette somme pour mettre sur pied unprojet pilote impliquant plusieurs intervenants : écoles, CLSC, centres d'accueil et spécialistes en toxicomanie.Le Dr Bedwani préconise ce qu'il appelle de la « rechercheaction ».Son objectif est de sensibiliser tout ce monde à la problématique du suicide chez les jeunes pour que chacun puisse diriger adéquatement un adolescent en difficulté.n n n Claude Lafontaine La campagne bonheur 1999 a été couronnée de succès.Organisée par le fabriquant de médicam e n t s N o v o p h a r m Québec, la campagne visait à ramasser des fonds pour payer des séjours au Camp Papillon à de jeunes handicapés.À l'été 1999, c'est quelque 66 jeunes qui ont pu se rendre au camp de plein air grâce aux fonds récoltés.La compagnie pharmaceutique a organisé deux tournois de golf dont les profits étaient versés à la Société pour les enfants handicapés du Québec.De plus, 1 % de chaque vente de médicament Novopharm Québec était remis à la Société.Tout cela a permis de ramasser 99 000 $.Claude Lafontaine, président d'honneur et porteparole de la campagne 1999, était de la remise du chèque.Il a exprimé sa grande fierté et a annoncé le retour de la campagne pour cette année 2000.Depuis sa création, il y a quatre ans, la campagne a permis à 213 enfants handicapés de partout au Québec de prendre des vacances de 13 jours au Camp Papillon.Chaque séjour coûte environ 1500 $.n n n Jean-Pierre Coallier Le populaire animateur Jean- Pierre Coallier se joint à Alain Choquette et Chantal Petitclerc à titre de porte-parole de l'événement Défi sportif.Plus de 1700 athlètes handicapés en provenance de dix pays participeront au Défi sportif de cette année qui se déroulera du 26 au 30 avril.Durant ces journées, 450 bénévoles veilleront aux compétitions des 16 disciplines adaptées.L'objectif fixé est de 120 000 $, « ambitieux mais réaliste », de dire le président d'honneur de l'événement, Gaétan Frigon, PDG de la Société des alcools du Québec.Pour atteindre ce but, un spectacle bénéfice mettant en vedette Mario Jean et Isabelle Boulay aura lieu à la salle Maisonneuve de la Place des Arts, le mardi 14 mars.L'Université de Montréal annonçait récemment la création de la Bourse Maude-Turcotte, une bourse de 800 $ qui sera remise chaque année à un étudiant du département d'études françaises.Les lauréats de la bourse seront des étudiants de deuxième année et devront être inscrits à temps plein.Maude Turcotte étudiait les lettres à l'Université lorsqu'elle est décédée accidentellement il y a quelques années.Pour « garder vivante » l'image de sa fille, Mme Turcotte a décidé de faire éditer un recueil des poèmes de Maude dont la vente servira à financer la bourse.Adressez vos communiqués à : Têtes d'affiche La Presse, 7, rue Saint-Jacques Montréal, H2Y 1K9 2LP0701A0111 A-7 MARDI 2LP0701A0111 ZALLCALL 67 01:01:17 01/11/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 11 JANVIER 2000 A 7 Île de Montréal Situation des urgences le 10 janvier Hôpital Maisonneuve-Rosemont Hôpital du Sacré-Coeur de Montréal Hôpital général juif Hôpital général de Montréal Hôpital Royal Victoria Hôpital général du Lakeshore Hôpital St-Luc Hôpital Notre-Dame Hôpital Hôtel-Dieu Centre hospitalier Fleury Hôpital Jean-Talon Hôpital Santa Cabrini Cité de la santé de Laval Centre hospitalier de Saint-Eustache Centre hospitalier Le Gardeur Hôpital Charles-Le Moyne Hôpital de Verdun Centre hospitalier Angrigon Institut de Cardiologie Hôpital général de Lachine Centre hospitalier St-Mary's Centre hospitalier régional Le Suroit à Valleyfield Capacité (civières) Patients alités (hier) Patients alités (depuis 48 heures) Infographie La Presse Montréal CUSM CHUM en fin d'après-midi à l'exception du CHUM PHOTOS ROBERT MAILLOUX, La Presse© L'hôpital Maisonneuve-Rosemont fait face à un engorgement sans précédent.Couchés sur leurs civières dans les corridors, les malades se résignent.Les urgences trop grippées pour se décongestionner Au centre hospitalier Maisonneuve-Rosemont, c'est l'enfer CHRISTIANE DESJARDINS L'arrivée précoce de la grippe cette année a fait que le pansement de 24,6 millions de dollars de la ministre Pauline Marois est appliqué sur une plaie déjà infectée.De sorte que les urgences débordent et affichaient hier un taux d'occupation de 180 % dans la région montréalaise.Au centre hospitalier Maisonneuve- Rosemont, c'était carrément l'enfer.Selon le Dr Pierre Masson, directeur des services professionnels de l'hôpital, les sept lits de courte durée prévus dans le plan Marois ont été ouverts à la fin novembre et tous les lits de l'hôpital sont ouverts depuis le 4 janvier.On n'avait pas de patients à envoyer dans des centres d'accueil de transition, dit-il, les 15 lits de réadaptation retenus dans d'autres établissements ne seront ouverts que progressivement, et la liste de rappel est épuisée.Enfin, il n'y a aucune marge de manoeuvre, puisque l'hôpital fonctionne à 101 % de sa capacité.Selon le Dr Masson, le taux d'occupation normal et acceptable se situe entre 85 % et 90 %.« À 101 %, ça veut dire qu'on fonctionne à la limite de nos effectifs humains et matériels.Ce n'est pas sécuritaire », dit le médecin, qui demande à la population de ne pas se rendre à son hôpital, autant que faire se peut.« C'est un engorgement sans précédent, c'est du jamais vu, poursuit- il.Et on n'attend pas de mieux avant avril.» Selon le Dr Masson, c'est sans contredit la grippe qui amène tout cet achalandage.Si une grippe incommode les plus jeunes en les clouant au lit, elle peut entraîner des complications graves chez les plus vieux.« Sur les 100 patients que l'on avait sur civière ce matin, 60 % étaient âgés de 65 ans et plus, souffrant pour la plupart de problèmes respiratoires, cardiaques ou rénaux, directement reliés à la grippe », dit-il.Couchés sur leurs civières dans les corridors, les patients, eux, n'ont guère la force, ni même le désir de se plaindre.« Même si on se plaignait, qu'est-ce que ça donnerait, demande Albert Beyries, un patient aux prises avec une pneumonie.Ils ont déjà assez d'ouvrage comme ça.Vous auriez dû voir ça dimanche, c'était bien pire, ça courait partout, ils cherchaient des infirmières remplaçantes et ils avaient de la misère.Plusieurs avaient déjà fait 16 heures d'affilée.L'engorgement, c'est pire depuis qu'ils ont fermé des hôpitaux.Avant, dans l'est, on avait l'hôpital Bellechasse et Saint-Michel.Depuis que ça a fermé, on est tous pris pour venir à la même place.» M.Beyries ne se trouve pas trop mal malgré tout.« C'est sûr que j'aimerais mieux être dans une chambre plutôt que dans un corridor, mais on a quand même un matelas ici, et on reçoit des bons soins.Mais ce que j'aimerais le plus, c'est rentrer chez moi aujourd'hui », conclut-il plein d'espoir.Le Dr Pierre Masson.La CSEM étudie la possibilité de fermer cinq écoles MARC THIBODEAU La Commission scolaire English- Montréal (CSEM) étudie la possibilité de fermer cinq écoles sur son territoire sous le regard attentif de la Commission scolaire de Montréal (CSDM), qui l'accuse de « protéger » certains établissements pour ne pas avoir à les céder à son pendant francophone.« Deux des écoles les plus importantes que nous convoitons pour régler nos problèmes d'espace, soit Marymount et Pie-X, ne sont pas ciblées pour fermeture par la CSEM même si elles sont à moitié vides », déplore le commissaire Robert Cadotte, qui chapeaute les négociations entreprises par la CSDM avec le ministère de l'Éducation pour trouver une solution au grave manque d'espace de la commission scolaire.La CSEM, qui doit se prononcer relativement aux fermetures envisagées le 19 janvier, affirme que ces deux écoles sont utilisées à pleine capacité.M.Cadotte rétorque que la commission scolaire anglophone utilise les élèves du secteur des adultes, qui peuvent être transférés « n'importe où », pour donner « l'impression » qu'elles sont pleines.La CSDM estime qu'il lui manque 3250 places pour accommoder convenablement ses élèves à la rentrée.Elle réclame notamment pour corriger la situation cinq écoles de la CSEM, incluant Marymount et Pie-X.Deux de ces cinq écoles, soit Somerled et Francesca Cabrini, font partie de la liste d'établissements que la commission scolaire anglophone pourrait décider de fermer la semaine prochaine.Une troisième, Saint-Kevin, a déjà été fermée à la suite d'un exercice similaire mené l'année dernière.Le président de la CSEM, George Vathilakis, soutient que toutes les décisions prises par son organisme en ce qui a trait à la gestion de son parc immobilier n'ont strictement rien à voir avec les demandes des représentants de la CSDM.« J'aimerais bien qu'ils cessent de penser de cette façon », note M.Vathilakis, qui se dit sensible au manque d'espace auquel est confrontée la commission scolaire francophone.Si des écoles sont fermées et que la CSEM n'a pas besoin de l'espace ainsi libéré, il ne voit aucun problème à ce qu'elles soient louées ou vendues à la CSDM.Pas question cependant de les céder sans compensation, prévient le président, qui s'empresse de préciser qu'il est trop tôt pour se pencher sur le sujet.Sa commission scolaire, assure-til, n'a eu aucun contact avec le ministère depuis plusieurs mois relativement à la question de la répartition des écoles.« Comment pourrions-nous avoir de telles discussions alors que nous n'avons même pas encore déterminé quelles écoles seront fermées ?» demande M.Vathilakis.Le porte-parole du ministre de l'Éducation, François Legault, indique pour sa part qu'une rencontre administrative avec la CSEM a eu lieu en décembre dernier.Selon Alain Leclerc, la décision que prendront les commissaires de la commission scolaire anglophone lors de la réunion du 19 janvier est « l'un des éléments » considérés par le ministre, qui promet de présenter sa solution pour régler les problèmes d'espace de la CSDM d'ici la fin du mois.M.Cadotte affirme pour sa part qu'il s'agit d'un élément déterminant puisque M.Legault veut éviter d'avoir à « arracher » des écoles à la CSEM pour ne pas froisser la communauté anglophone.« Le gouvernement sacrifie les enfants à des considérations politiques », juge- t-il.EN BREF Les salaires des employés municipaux n Le président de la Fédération québécoise des municipalités, Florian Saint-Onge, affirme que la réforme des lois du travail doit être une priorité gouvernementale avant toute réorganisation municipale.Selon lui, le gouvernement a négligé depuis dix ans d'actualiser les lois du travail qui régissent l'établissement des coûts de maind'oeuvre dans le monde municipal.Les salaires des fonctionnaires municipaux dépassent actuellement de 29,4 % ceux de la fonction publique québécoise.Grève dans le Grand Nord n Les 300 membres du syndicat du Centre de santé de Tulattavic, situé dans la baie d'Ungava, ont débrayé hier pour une durée de 24 heures afin de réclamer de meilleures conditions de travail.Les travailleurs soutiennent que les primes d'installation et de rétention se sont considérablement dévaluées depuis 1990, alors qu'elles sont devenues sujettes à imposition.« Il est temps de corriger les effets pervers de la taxation des diverses compensations pour l'éloignement.Les travailleurs du Grand Nord payent plus cher pour se procurer les biens essentiels que ceux du Sud », affirme Lynn Sparks, présidente du syndicat. 2LP0801A0111 A-8 MARDI g n ral 2LP0801A0111 ZALLCALL 67 01:02:41 01/11/00 B A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 11 JANVIER 2000 Laval / Laurentides / Lanaudière Pont Pietro-Rizzuto: les députés péquistes de Laval réclament le retour au nom original JEAN-PAUL CHARBONNEAU Les quatre députés péquistes de Laval demandent à la présidente de la Commission de toponymie du Québec, Nicole René, de revenir sur sa décision de changer le nom du pont Papineau-Leblanc pour celui de Pietro-Rizzuto.Le ministre responsable de la région, David Cliche, a indiqué à La Presse qu'il comprenait que la Commission veuille honorer la mémoire du sénateur Rizzuto, mais pas qu'elle le fasse au détriment d'une référence toponymique importante comme le pont Papineau- Leblanc.Au lieu de débaptiser ce pont qui enjambe la rivière des Prairies, le ministre croit qu'on pourrait donner le nom du sénateur Pietro Rizzuto à un boulevard, un immeuble ou encore au pont projeté dans l'est de l'île Jésus.Il écrit à Mme René que son bureau de comté a reçu beaucoup de commentaires négatifs concernant la décision de la Commission.« De plus, je note que la pratique de la Commission de toponymie du Québec est d'honorer la mémoire de disparus en nommant des lieux ou des équipements publics jusqu'alors anonymes ou connus sous des désignations techniques.À titre de ministre responsable de la région Laval et au nom de mes collègues du caucus lavallois, je vous demande donc de revoir et de changer votre décision afin de conserver le nom actuel du pont Papineau-Leblanc, qui fait référence à d'illustres familles que le Québec a décidé d'honorer ainsi.De plus, je vous suggère de considérer l'ensemble des lieux et équipements publics lavallois qui se prêteraient à votre volonté d'honorer la mémoire du sénateur.Outre M.Cliche, les ministres Serge Ménard et Joseph Facal et la députée Lyse Leduc représentent Laval au sein du gouvernement Bouchard.Le conseil municipal de Laval a pour sa part adopté unanimement hier soir une proposition du conseiller indépendant Maurice Clermont demandant à la Commission de toponymie de conserver le nom de Papineau- Leblanc.Puis, le maire Gilles Vaillancourt a proposé que la Commission fasse parvenir à Laval quelques scénarios permettant d'honorer la mémoire du sénateur libéral.Contrairement à ce qui a été mentionné, M.Vaillancourt n'a pas appuyé la requête pour que le pont Papineau-Leblanc soit renommé.Il a plutôt donné son accord pour que le nom de M.Rizzuto, qui demeurait à Laval, soit immortalisé.Boulangerie partie en fumée Les «bons avocats» étaient en vacances, MARCEL LAROCHE allègue Yvan Demers Un incendie d'une rare violence, allumé par une étincelle provenant de travaux de soudure, a détruit de fond en comble la boulangerie Repentigny, au centreville de cette municipalité du nord-est de Montréal, causant des dommages estimés à plus de 300 000 $.Le sinistre a éclaté vers 12 h 30 hier, dans la partie centrale de l'édifice centenaire situé au 452, rue Notre- Dame.À l'arrivée des premiers pompiers, le feu avait déjà envahi tout le rez-de-chaussée du vieil immeuble abritant la boulangerie Repentigny, une entreprise familiale appartenant à l'homme d'affaires Jean-Guy Perreault.Au moment de l'incendie, trois employés se trouvaient à l'intérieur du commerce et des ouvriers y effectuaient des rénovations.Selon les premiers rapports, une étincelle provenant d'un outil à souder aurait mis le feu aux poutres.Les flammes auraient couvé durant un certain temps avant de se propager à tout l'immeuble.Malgré le travail acharné d'une quarantaine de pompiers de Repentigny, assistés par leurs collègues de Le Gardeur, le vétuste édifice a été complètement détruit.L'agent Gaétan Després, du Service de police de Repentigny, a indiqué hier à La Presse qu'une dame habitant un logement situé à l'arrière de la boulangerie a tout perdu dans le sinistre, y compris son véhicule garé près de l'immeuble.JEAN-PAUL CHARBONNEAU Parce que les « bons » avocats étaient en vacances durant la période des Fêtes, Yvan Demers, qui subit à Laval son procès sous 41 chefs d'accusation de fraude, a été incapable de trouver un disciple de Thémis pour remplacer celui qui l'a lâché juste avant Noël.C'est en tout cas ce qu'il a dit hier au juge Paul Chevalier, de la Cour du Québec, qui préside son procès.Il a dit au juge que les bons avocats étaient de retour à leur bureau le 10 janvier et qu'il pourrait s'en trouver un incessamment.Le juge a remis l'affaire au 4 février.Si à cette date le mari de la chanteuse et comédienne Michèle Richard n'a pas pu trouver l'avocat qui lui convient, la procureure de la Couronne, Francine Chartrand, demandera la permission de procéder quand même.Ce qui a choqué Me Chartrand est que sa preuve est terminée depuis le début de novembre et que Me Michel Dorais, qui représentait alors l'accusé, avait réclamé un report jusqu'au 10 janvier pour préparer la dernière phase de sa défense.Mais le 22 décembre, il a demandé la permission de se retirer du dossier en soutenant que le lien de confiance avec son client était rompu.De son côté, Demers avait dit qu'il ne voulait plus de Me Dorais.Le juge ne pense pas que l'arrivée d'un nouvel avocat va avoir pour conséquence de retarder de beaucoup les procédures puisque que Me Dorais est prêt à s'asseoir avec le nouveau défenseur pour lui expliquer les points pertinents.Me Chartrand souligne que les deux complices allégués de Demers, son cousin François Demers et André Laporte, qui ont enregistré un plaidoyer de culpabilité au tout début du procès le 14 septembre dernier, attendent leur sentence.Il avait alors été convenu d'en reporter le prononcé à la fin du procès d'Yvan Demers.Yvan Demers est accusé d'avoir fraudé des professionnels qui avaient acheté des tableaux.PHOTO MAURICE THIBODEAU, collaboration spéciale Une quarantaine de pompiers ont combattu pendant près de trois heures, hier, un incendie majeur qui a complètement détruit un édifice centenaire abritant la boulangerie Repentigny, au centreville de cette municipalité de la banlieue de Montréal.PHOTO BERNARD BRAULT, La Presse © Yvan Demers 2LP0999A0111 A-9 MARDI g n ral 2LP0999A0111 ZALLCALL 67 08:07:00 01/11/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 11 JANVIER 2000 R A 9 Tempête en Europe : Électricité de France a su tirer les leçons de la crise du verglas au Québec MICHEL DOLBEC Presse Canadienne, PARIS Face à la tempête, Électricité de France a su tirer profit des enseignements de la « crise du verglas » qui a frappé le Québec il y a deux ans.Hier, en conférence de presse, la société d'État française a reconnu qu'elle s'était inspirée, face aux éléments déchaînés, de l'expérience d'Hydro-Québec.Ces bons mots auront apparemment suffi à faire oublier un petit impair commis la semaine dernière par EDF.Vendredi, le pdg François Roussely avait invité l'ambassadeur du Canada à Paris, Jacques Roy, à une réception pour le remercier du soutien canadien.À la Délégation générale du Québec, on s'était étonné de n'avoir pas été convié à cette petite cérémonie, d'autant qu'Hydro- Québec demeure la seule société d'électricité nord-américaine à avoir prêté main forte aux Français.Après les deux tempêtes qui ont dévasté la France pendant les Fêtes, privant jusqu'à deux millions de foyers de courant, Hydro-Québec a livré à EDF du matériel de distribution et une quarantaine de génératrices (sur plus d'un millier installé à travers le pays).« Ce ne sont pas des cadeaux, a rappelé hier Yves Filion, le numéro 2 d'Hydro.On les aide mais tout sera facturé au prix que ça nous a coûté.» Hydro-Québec a apporté à Électricité de France quelque chose de plus précieux : le savoir-faire acquis pendant la crise du verglas.Il y a deux ans, à pareille date, 1,4 millions de clients québécois étaient encore privés de courant.Quelques mois plus tard, des experts français avaient visité le Québec pour étudier le modèle de gestion mis en place par Hydro- Québec.Le rapport de « retour d'expérience » qu'ils avaient pondu par la suite a largement orienté l'action d'EDF.M.Filion a d'ailleurs donné une bonne note à ses collègues français : « Je pense qu'ils ont très bien géré cette crise, a-t-il dit.Ils ont réagi vite.Ils ont mobilisé rapidement beaucoup de ressources et fait appel à l'aide étrangère pour disposer d'une force d'intervention maximale.» EDF devrait maintenant s'inspirer de l'exemple québécois pour reconstruire son réseau.Au Québec, on s'en souvient, le verglas et les chutes d'arbres avaient endommagé 3000 km de lignes et jeté par terre 16 000 poteaux en bois et 1000 pylônes en acier.« Les lignes avaient été réparées en un mois et l'ensemble du réseau avait été reconstruit avant l'hiver suivant », a rappelé M.Filion hier devant la presse française.EDF estime de son côté que la reconstruction de son réseau dévasté coûtera près de 5 milliards de francs.Au cours des prochains mois, une mission d'experts d'Hydro- Québec viendra à son tour analyser en détail l'expérience française.« À deux ans d'intervalle, le Québec et la France ont connu des événements extrêmes et sans précédent, a rappelé le pdg adjoint d'Hydro- Québec.Les Français ont eu la sagesse de venir après le verglas.C'est à notre tour de profiter de la leçon.» PHOTO AP Des experts français avaient visité le Québec pour étudier le modèle de gestion mis en place par Hydro-Québec après la crise du verglas de janvier 1998.Le rapport de «retour d'expérience» qu'ils avaient pondu par la suite a largement orienté l'action d'Électricité de France dans la gestion de la crise qui a touché la France ces dernières semaines. 2LP1001A0111 A-10 MARDI pape 2LP1001A0111 ZALLCALL 67 01:02:50 01/11/00 B A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 11 JANVIER 2000 Monde La déclaration de Mgr Lehmann fait l'effet d'une bombe en Allemagne et au Vatican JÉRÔME DAQUIN Agence France-Presse, BERLIN Les évêques allemands et les milieux catholiques ont minimisé hier l'évocation d'une démission du pape par le président de la Conférence épiscopale, Mgr Karl Lehmann, pour ne pas aggraver un contentieux déjà lourd entre l'Église d'Allemagne et le Vatican.Sur la radio publique Deutschlandfunk, Mgr Lehmannn avait déclaré dimanche, dans une longue réponse à une question sur l'opportunité d'une démission du souverain pontife : « Je fais personnellement confiance au pape pour avoir le courage et la force de dire, au cas où il aurait le sentiment de ne plus être capable de diriger l'Église avec responsabilité : \u2018\u2018je n'y arrive plus comme cela serait nécessaire'' ».Dans un communiqué publié dimanche soir, Mgr Lehmann a assuré n'avoir « en aucun cas appelé au retrait du pape », affirmant que ses propos avaient été déformés par des agences italiennes.La phrase citée venait en effet à l'issue de louanges sur les capacités de Jean-Paul II à travailler malgré la maladie.Peine perdue : plusieurs personnalités religieuses ont rapidement et vivement réagi, certaines dénonçant une « agression de mauvais goût ».Le pape, qui souffre de la maladie de Parkinson et qui aura 80 ans le 18 mai prochain, a répondu indirectement hier à Rome, déclarant aux ambassadeurs des 171 pays accrédités auprès du Saint-Siège lors de la traditionnelle cérémonie des voeux : « Dieu ne nous demande jamais rien au-dessus de nos forces.Il nous donne lui-même la force d'accomplir ce qu'il attend de nous.» Cette polémique intervient alors que les rapports entre le Vatican et l'Église allemande sont tendus, surtout depuis qu'elle dû accepter en novembre de se plier, dans les prochains mois, aux injonctions répétées de Jean-Paul II lui enjoignant de quitter les centres de conseil sur l'avortement.L'interruption volontaire de grossesse (IVG) est dépénalisée en Allemagne au cours des douze premières semaines, à condition que les femmes obtiennent au préalable un certificat de consultation auprès d'un centre de conseil.De nombreux centres étaient financés par l'Église catholique allemande, qui comptait sur leur action dissuasive auprès des femmes.Mgr Lehmann, reconduit dans ses fonctions à la tête de la Conférence épiscopale Le pape Jean-Paul II allemande en septembre dernier, avait toujours défendu le maintien de l'Église catholique dans les 270 centres qu'elle animait sur les quelque 1690 du pays.Mais les évêques ont fini par céder face à l'inflexibilité du pape, et ont annoncé en décembre que l'Église s'en retirerait.Le porte-parole de la Conférence épisopale, Rudolf Hammerschmidt, a cependant catégoriquement rejeté hier dans une conversation téléphonique avec l'AFP toute idée de tension supplémentaire entre l'Église d'Allemagne et le Vatican, puisque Mgr Lehmann « n'a pas du tout appelé le pape à démissionner ».De source proche de l'Église allemande, on reconnaît que « la démission du pape ne doit pas être un sujet tabou », même s'il ne faut pas faire d'un tel souhait la motivation des propos de Mgr Lehmann.Même prudence chez le porte-parole du Comité central des catholiques allemands (ZdK), Theodor Bolzenius, qui a indiqué hier vouloir « examiner d'abord le texte exact de l'interview » du président de la Conférence épiscopale avant de prendre position.L'archevêque de Cologne Joachim Meisner, connu pour ses prises de position souvent conservatrices et considéré comme un rival de Mgr Lehmann, a quant à lui déclaré que la fonction de pape « exigeait de la sagesse, qui, c'est bien connu, augmente avec l'âge au lieu de diminuer ».Sujet délicat entre tous au Vatican, l'état de santé de Jean-Paul II est revenu hier au premier plan, après des déclarations du président de la Conférence épiscopale allemande, Mgr Karl Lehmann, sur l'opportunité d'une démission du pape.« Agression de mauvais goût », a tonné l'évêque de Côme, Alessandro Maggiolini.« L'Église n'est ni Fiat ni General Motors, son critère ne peut pas être l'efficacité.Même une personne âgée peut représenter la conscience de l'Église et continuer à la gouverner », a déclaré l'évêque à l'agence de presse Ansa.« Je pense que le pape est en pleine possession de ses moyens », a estimé pour sa part le cardinal Ersilio Tonini, tandis que le cardinal Pio Laghi a souligné qu'« une décision comme celle de la démission ne peut pas être suggérée au pape, elle ne revient qu'à lui ».Le pape déterminé à remplir sa charge malgré une santé déclinante BRUNO BARTOLONI Agence France-Presse, CITÉ DU VATICAN Vingt et un ans de règne intense, dont un quart passé à voyager, et une santé irrémédiablement déclinante, n'ont pas entamé la détermination de Jean-Paul II de continuer, à bientôt 80 ans, à remplir les devoirs de sa charge.« Je ne saurais pas à qui présenter ma démission », déclare invariablement le souverain pontife qui, le jour de son élection au pontificat le 16 octobre 1978, s'était engagé à conduire les catholiques jusqu'au troisième millénaire à travers le « pont » du Jubilé de l'an 2000.Toutefois, le pape est parfaitement conscient du fait que ses conditions physiques ne font que décliner.Mais, il a transformé cette faiblesse en symbole de courage faisant, par exemple, graver sur ses armoiries pontificales les mots latins « totus tuus » (tout à toi) sous le monogramme de Marie, pour indiquer qu'il se mettait totalement dans les mains de la Vierge.Il y a deux semaines, il a accepté sans aucune gêne de se faire transporter à bord d'une estrade à roulettes dans la basilique Saint-Pierre pour, officiellement, être mieux vu de la foule des fidèles.Mais, en fait, ses déplacements jusqu'à l'autel de la basilique la plus longue du monde étaient devenus assez pénibles pour lui.Dans le même esprit, il avait demandé une canne pour se déplacer quand il a commencé à avoir des problèmes sérieux avec sa jambe droite, conséquences d'une opération au fémur il y a quelques années.Le pape, qui apparaît toujours plus voûté et marche de plus en plus lentement, non seulement n'a pas renoncé à ses nombreux rendez-vous de l'année sainte, mais il semble prêt à en rajouter.Récemment, il a annoncé qu'il se rendrait le 13 mai à Fatima au Portugal pour béatifier les deux petits bergers qui auraient vu la Vierge le 13 mai 1917.Ce voyage s'ajoute à un pèlerinage difficile en Terre Sainte fin mars et il souhaite toujours pouvoir se rendre à Ur, la cité d'Abraham.Ce voyage en Irak a pour l'instant été gommé du programme pontifical pour des raisons politiques.Si Jean-Paul II fait aujourd'hui plus vieux que son âge, c'est qu'il ne s'est jamais vraiment complètement remis de l'attentat perpétré en 1981 place Saint Pierre par le terroriste turc Ali Agça qui l'avait grièvement blessé.Souffrant de la maladie de Parkinson accompagnée d'une hémiplégie faciale qui rend son élocution difficile, le pape a derrière lui une longue histoire d'hospitalisations (sept en 21 ans) qualifiée de « voyage du pape dans la souffrance » par l'Osservatore Romano, le quotidien officiel du Vatican.Premier pape à n'avoir pas hésité à se montrer dans son lit d'hôpital, Jean-Paul II a expliqué récemment le « secret » de sa résistance.Il a ainsi affirmé qu'il était « beau de pouvoir se dépenser jusqu'à la fin pour la cause du Royaume de Dieu ».« Malgré les limitations qui surviennent avec l'âge, je conserve le goût de la vie.J'en rends grâce au Seigneur », a-t-il écrit le 26 octobre dernier dans une lettre à l'occasion de l'année internationale des personnes âgées de l'ONU.Sa force de caractère et sa capacité à transformer ses souffrances et ses difficultés physiques en occasions de prières, s'avèrent pour lui bien plus importantes que tout remède.Ce qui n'empêche pas son médecin personnel, Renato Buzzonetti, 72 ans, de le soigner regulièrement, parfois même avec des médications robustes.Reste que, selon l'écrivain catholique Vittorio Messori, auteur de Entrez dans l'espérance, un livre d'entretiens avec Jean-Paul II, le pape « vit un drame depuis quelque temps » se demandant « si Jésus Christ ne lui demande pas de continuer à porter la croix que représente la conduite de l'Église » alors que « la tentation de se retirer en Pologne dans un monastère est très forte ». 2LP1101A0111 A11- MARDI 2LP1101A0111 ZALLCALL 67 01:01:32 01/11/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 11 JANVIER 2000 A 11 Douze personnes accusées de gangstérisme Une bonne occasion de tester la loi antigang au Canada Egypt Air explique l'écrasement par un incident à l'arrière de l'avion Agence France-Presse LE CAIRE Un incident intervenu dans la queue du Boeing 767 d'Egypt Air est responsable de la chute de l'appareil dans l'Atlantique le 31 octobre 1999, a affirmé hier le président de la compagnie égyptienne, Mohamed Fahim Rayyan.« La chute vertigineuse de l'avion est due à quelque chose qui s'est passé dans la queue de l'appareil », a déclaré M.Rayyane à la presse, sans préciser s'il s'est agi d'un accident ou d'un attentat.Il a souligné que la délégation égyptienne présente auprès des enquêteurs américains « a réfuté toutes les allégations concernant l'équipage de l'avion ».La presse américaine avait émis des soupçons quant à la responsabilité du co-pilote Gamil El Battouti, qui se serait, selon elle, suicidé en entraînant avec lui dans la mort les 216 autres personnes à bord de l'appareil.Une nouvelle délégation d'Egypt Air se rendra la semaine prochaine à New York pour se joindre à l'équipe qui se trouve sur place, a annoncé M.Rayyan.Les équipes chargées de récupérer l'épave de l'appareil ont achevé leurs recherches fin décembre après avoir récupéré des morceaux d'ailes, de la queue, du fuselage et d'un moteur de l'avion, soit environ 70 % de l'appareil.YVES BOISVERT Dans ce qui sera une des premières occasions au Canada de tester les nouvelles dispositions antigang, l'enquête préliminaire de 12 personnes liées aux Rock Machine s'est ouverte hier au palais de justice de Montréal.Les nouvelles dispositions du Code criminel ont été adoptées en 1997 par le Parlement fédéral et n'ont jusqu'ici donné lieu à aucune condamnation au Canada.Un procès visant plus de 40 membres d'un gang accusés en vertu de ces articles est sur le point de commencer à Winnipeg.Au Québec, des accusations ont été déposées mais retirées par la suite.Seule une condamnation mineure non contestée a été enregistrée.Cette fois, de toute évidence, le mécanisme et même la constitutionnalité de ces articles de loi risquent d'être mis à l'épreuve.L'enquête préliminaire, qui doit durer huit semaines, est présidée par le juge Serge Boisvert, de la Cour du Québec.Les 12 font face à des accusations de trafic de cocaïne, de PCP et de mari, et de participation à un gang criminel.Trois d'entre eux font aussi face à des accusations de vol qualifié pour avoir dérobé du haschisch à une bande rivale.Les accusés sont Peter Paradis, le seul membre en règle des Rock Machine, ainsi qu'une série de recrues travaillant pour l'organisation : Josée Filion, Éric Leclerc, Daniel Leclerc, Alain Dubuc, Mario Filion, Larry Korejwo, Lorie Lise Prévost, François Laporte, Philippe Côté, Simon Lambert et Manon Lavigne.Comme c'est le cas généralement au stade de l'enquête préliminaire, une ordonnance de non-publication nous interdit de révéler la nature de la preuve présentée.Des mesures de sécurité spéciales ont été prises au palais de justice, où l'on craignait que des membres des Hells Angels se présentent.La moitié des accusés ne sont pas détenus.Le Chemin de fer de la Matapédia serait mal géré Presse Canadienne MONT-JOLI Le Bureau de la Sécurité dans les transports du Canada (BST) a relevé plusieurs anomalies dans la manière dont est exploitée le Chemin de fer de la Matapédia au cours de l'enquête menée à la suite d'un spectaculaire incident survenu en septembre 1998 à Mont-Joli.L'enquête a révélé que les employés du CFM (Chemin de fer de la Matapédia) et les compagnies ferroviaires avec lesquelles le CFM était en interconnexion n'étaient pas toujours au courant des exigences relatives à l'exploitation de CFM.« Cela a entraîné une certaine confusion parmi les employés des différentes compagnies ferroviaires au sujet de l'application de certaines instructions d'exploitation », peut-on lire dans le résumé du rapport publié hier.« Étant donné que des trains de marchandises et des trains de voyageurs roulent chaque jour sur les voies du CFM sans que tout le personnel d'exploitation ne dispose de moyens de communication efficaces, les employés du chemin de fer et le public voyageur sont exposés à des risques plus grands », mentionne aussi le rapport.C'est pourquoi le BST recommande au CFM de se munir d'un système efficace pour communiquer ses politiques et ses pratiques d'exploitation à ses employés et aux autres compagnies ferroviaires.Le 24 septembre 1998, les freins à air d'un convoi de 25 wagons ont été desserrés par des jeunes, selon le BST.Le convoi s'est alors mis à rouler librement pour aller heurter quatre locomotives se trouvant sur la voie principale près de la gare de Mont-Joli.Personnes n'avait été blessé, mais les dégâts matériels furent importants.Enquête sur un carambolage Presse Canadienne QUÉBEC Le coroner en chef du Québec, Pierre Morin, a annoncé hier la tenue d'une enquête publique sur le carambolage qui a coûté la vie à quatre personnes, le 24 juillet 1999, à Saint-Michel de Bellechasse.Le coroner- enquêteur n'aura cependant aucun moyen pour contraindre le chauffeur du camion impliqué et son employeur à témoigner.La date et le lieu de l'enquête ne sont pas encore connus, mais il est plausible de croire qu'elle aura lieu à la fin du printemps ou au début de l'été, selon le porte-parole du bureau du coroner, François Houle.C'est le coroner-enquêteur Denis Boudrias, un avocat de Montréal, qui présidera l'enquête.Seuls les coroners ayant une formation juridique peuvent présider une enquête publique, a rappelé M.Houle, ce qui exclut d'emblée les coroners médecins, appelés uniquement pour des investigations.Parmi les points qui seront étudiés par le coroner Boudrias, la signalisation routière installée aux abords du chantier routier de l'autoroute 20 figurera en bonne place.Etait-elle adéquate ?Est-il possible de l'améliorer à l'avenir ?Doit-il y avoir des policiers pour ralentir la circulation ?Voilà autant d'exemples de questions auxquelles le coroner pourrait tenter de résoudre.Des fonctionnaires du ministère des Transports seront assignés à témoigner, de même que des policiers, témoins et ambulanciers, notamment.Il est fort probable qu'il en sera de même pour le conducteur du camion, Jason Fisher, et le propriétaire de la compagnie Bulk Carriers, de l'Îe-du-Prince Édouard.Le coroner n'a cependant aucun pouvoir pour les contraindre à être présents, la loi le régissant étant de nature provinciale.Vendredi, le bureau de Montmagny des substituts du procureur général a annoncé qu'aucune poursuite criminelle ne sera intentée contre le conducteur du camion.Le coroner en chef attendait cette décision pour annoncer son enquête publique.Le mastondonte conduit par Jason Fisher, âgé de 21 ans au moment de l'accident, avait violemment embouti une filée de voitures immobilisées par les travaux.Josette Caron, Nicole Gagné, Françoise Morin et Jean de Barbeyrac avaient péri.AUDIENCE DU CRTC Le CRTC vous invite à participer à une audience publique débutant le 6 mars 2000 à 9 h, à l'Hôtel Beauséjour, 750, rue Main, Moncton (N.- B.), afin d'étudier ce qui suit: 1.L'ENSEMBLE DU CANADA.LES CHAÎNES TÉLÉ-ASTRAL INC.et ALLIANCE ATLANTIS BROADCASTING INC., associés dans une société en nom collectif, demandent d'acquérir l'actif et d'obtenir des licences afin de poursuivre l'exploitation des entreprises de programmation d'émissions spécialisées Séries+ (anciennement Canal Fiction) et Historia (anciennement Canal Histoire).EXAMEN DES DEMANDES: 2100, rue Sainte-Catherine O., Bureau 800, Montréal (Qc).Si vous voulez appuyer ou vous opposer à une demande, vous pouvez écrire à la Secrétaire générale, CRTC, Ottawa (Ont.) K1A 0N2 au plus tard le 10 février 2000, et joindre à votre lettre une preuve que vous avez envoyé une copie au requérant.Vous pouvez également soumettre vos interventions par courrier électronique au: procedure@crtc.gc.ca.Pour plus d'information: 1-877-249-CRTC (sans frais) ou Internet: http://www.crtc.gc.ca.Document de réréfence: Avis d'audience publique CRTC 1999-14.AVIS PUBLIC DU CRTC Afin de mettre en oeuvre les éléments clés du cadre de sa nouvelle politique télévisuelle, le CRTC propose, sous réserve des observations du public, de modifier ou d'ajouter des conditions de licence visant certains types d'émissions canadiennes.Pour le moment, les modifications proposées viseraient seulement les stations qui font partie des plus grands groupes de propriété de stations multiples au Canada.Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter l'avis public.Les parties intéressées peuvent déposer des observations suivant un processus écrit en trois étapes.Première étape : les titulaires de stations de télévision contrôlées par les quatre groupes de stations multiples peuvent déposer des observations, au plus tard le 7 février 2000.Deuxième étape : les autres parties intéressées peuvent déposer des observations relatives aux propositions du CRTC et / ou aux observations des titulaires déposées lors de l'étape 1, au plus tard le 8 mars 2000.Troisième étape : les observations doivent être déposées par les titulaires en cause au plus tard le 28 mars 2000.Les observations écrites doivent parvenir à la Secrétaire générale, CRTC, Ottawa (Ont.) K1A 0N2.Vous pouvez également soumettre vos observations par courrier électronique à : procedure@crtc.gc.ca.Pour plus d'information : 1-877- 249-CRTC (sans frais) ou Internet : http : www.crtc.gc.ca.Document de référence : Avis public CRTC 1999-206. 2LP1201A0111 A12 MARDI 2LP1201A0111 ZALLCALL 67 01:01:25 01/11/00 B A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 11 JANVIER 2000 Le chef Kitchen acquitté Le tireur fou d'OC Transpo s'était confié à un collègue Rongé par les remords, l'homme s'est suicidé CAMILLE BEAULIEU collaboration spéciale, SENNETERRE C'est à la suite d'une crevaison, et non parce qu'il conduisait en état d'ébriété, que la camionnette du chef John Kitchen a dérapé jusque dans un champ entre Desmaraisville et la réserve de Waswanipi, en Abitibi, aux petites heures d'un matin d'août 1998.Après plus d'un an de procédures, le juge Miville Saint-Pierre, de la Cour du Québec, a tranché hier au palais de justice de Senneterre, et acquitté l'ex-chef Kitchen de l'accusation de conduite avec facultés affaiblies.Ancien chef du conseil de bande de Waswanipi, président du Fonds de solidarité Nord-du-Québec, et rêvant à ce qu'on dit depuis des années de briguer le poste de grand chef du conseil de bande des Cris du Québec, M.Kitchen risquait son avenir politique dans ces tribulations judiciaires.Hier, le juge Saint-Pierre a choisi d'accorder davantage de crédit aux quatre témoignages en faveur de la thèse de la défense, qu'à la dénonciation du seul témoin de la Couronne.Claudette Doré, tenancière du bar Le Splendide de Desmaraisville, où M.Kitchen avait passé la soirée précédant l'accident, Gilles Denoncourt, un expert en toxicologie, de même que David Saganash et Clarence Happyjack, deux bons samaritains arrivés sur les lieux immédiatement après l'accident, ont dit que l'accusé ne manifestait aucun signe d'ébriété.Aucun policier ne se trouvant dans le secteur ce soir-là, toute l'accusation reposait donc sur le témoignage de Leonda Hotter, qui affirmait que le chef Kitchen était en état d'ébriété avancée au moment de quitter le bar peu après trois heures du matin.Mme Hotter avait déposé à l'appui de son témoignage des photos du chef Kitchen endormi à l'intérieur du bar et immédiatement après l'accident.La défense alléguait que John Kitchen avait consommé quatre ou cinq verres de Grand Marnier en début de soirée pour s'endormir vers 23 heures sous l'effet d'un anxiolytique, l'Antarax, et que lorsque Mme Doré l'avait réveillé à l'heure de la fermeture, l'effet de l'alcool s'était dissipé.Seul témoin à charge, Leonda Hotter a reconnu avoir elle-même consommé huit à dix bières au cours de cette soirée.Le juge Saint-Pierre s'est de plus interrogé sur les motifs qui ont pu pousser Mme Hotter à photographier le chef Kitchen endormi à l'intérieur de l'établissement.Presse Canadienne OTTAWA Un employé d'OC Transpo s'est suicidé, trois mois après la fusillade qui a fait quatre morts, le 6 avril dernier, à Ottawa.Il était au courant du projet funeste de l'auteur de la fusillade, Pierre Lebrun, un ex-employé d'OC Transpo, mais n'a averti personne.Rongé par un insupportable sentiment de culpabilité, il s'est enlevé la vie.C'est ce qui a été possible d'apprendre hier, premier jour de l'enquête devant faire la lumière sur la fusillade survenue l'an dernier à la compagnie de transport de la capitale fédérale.Pierre Lebrun avait alors tué quatre personnes avant de s'enlever la vie.Dans une note laissée par l'employé qui s'est suicidé, mais dont l'identité n'a pas été révélée, il est écrit qu'il a perdu le sommeil à la suite de la tragédie.« Le tireur, Pierre, a parlé avec moi en long et en large de cela, et de l'endroit précis où il fallait se placer pour augmenter les chances de tirer sur des membres de la direction.Finalement, c'est à cet endroit qu'il s'est tué.Je me sens affreusement coupable de ne pas en avoir parlé à personne.Comment pouvais-je savoir s'il allait passer à l'acte ou pas ?», écrit-il.Pierre Lebrun, qui était âgé de 40 ans, souffrait de bégaiement et se plaignait d'être ridiculisé par ses compagnons de travail.Il a fomenté sa vengeance pendant des mois, car la conversation avec son collègue a eut lieu au moins trois mois avant la tragédie.Une note trouvée au domicile de ses parents, à Ottawa, laisse entendre que Lebrun souffrait de paranoïa.« On me suit, on m'espionne, on m'humilie, à Vancouver, Kamloops, Kelowna et même à Las Vegas.Ils ne me laisseront jamais en paix.Je ne peux plus vivre ainsi.Ils ont détruit ma vie, je vais détruire la leur », écrit le meurtrier.Il conclut ainsi : « Je n'ai jamais voulu que cela finisse ainsi, mais c'était probablement mon destin ».Des voleurs s'emparent de sept remorques Presse Canadienne TROIS-RIVIÈRES Depuis le 30 décembre, sept remorques et un tracteur routier ont été volés en Mauricie et au Centre-du-Québec.Le vol le plus récent a eu lieu en fin de semaine, à Saint-Grégoire.La remorque, qui contenait 403 vélos, était immobilisée dans un stationnement.On évalue les pertes à plus de 65 000 $.Entre le 30 décembre et le 4 janvier, quatre remorques contenant des rouleaux de papier ont été volées dans le stationnement d'un restaurant à Sainte-Eulalie.Les véhicules appartenaient à la compagnie Transport Leblanc de Warwick.L'escouade des crimes organisés de la Sûreté du Québec mène actuellement une enquête sur cette série de vols.Selon l'agent Daniel Lamirande, chargé des affaires publiques à la Sûreté du Québec, c'est la marchandise contenue dans les remorques qui est généralement recherchée par les voleurs.Dans le cas des rouleaux de papier, il va sans dire que cette marchandise devrait être plus difficile à écouler sur le marché.Des voleurs se sont également emparés en fin de semaine de deux remorques appartenant à la compagnie TSP Overland, à Capde- la-Madeleine.Elles contenaient de la marchandise variée comme des pièces d'auto.Un tracteur routier de Select Express a également été volé au cours de la même période.Cependant, ces deux remorques et le tracteur routier ont été retrouvés dans une sablière du nord de Trois-Rivières, en milieu d'après-midi hier, par les policiers municipaux.La Sûreté du Québec et la Sécurité publique de Cap-de-la-Madeleine ignorent pour l'instant si ces vols peuvent être reliés ou s'il s'agit d'actes isolés.Comme les régions de la Mauricie et du Centre-du-Québec sont des régions de transit où circulent bon nombre de tracteurs routiers et de remorques, ce type de vol n'est pas inhabituel.245$ Jusqu au 30 avril 2000 La Presse 11 janvier 2000 Page A13 manquante 2LP1401A0111 A-14 MARDI cyber 2LP1401A0111 ZALLCALL 67 00:57:48 01/11/00 B A 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 11 JANVIER 2000 Dites «Souris!» Cette année sera sûrement celle où les photographies numériques auront été le plus à l'honneur, qu'il s'agisse de prendre des clichés avec un appareil photographique numérique ou de numériser des photographies traditionnelles avec un scanner.Si c'est votre cas, vous aimerez probablement l'apport d'un logiciel d'édition et de montage photographique.Si auparavant Microsoft, avec son logiciel Picture-It, a été un des rares fabricants à avoir compris que l'amateur de photographie numérique n'en avait que dalle des logiciels d'édition d'images destinés aux professionnels, la firme de Redmond doit maintenant composer avec de nouveaux concurrents.Adobe et Corel viennent tous deux de lancer un logiciel grand public d'édition de photographie numérique.Adobe Photo Deluxe 4.0 Comme tout bon logiciel d'édition d'images, Photo Deluxe permet d'ouvrir la plupart des formats de fichier d'image ou encore d'importer les images directement à partir du scanner ou de l'appareil photographique.L'image est alors placée sur la surface de travail, dont il faut ici souligner la grande convivialité : dès le premier coup d'oeil, on sait immédiatement qu'il s'agit d'un produit grand public.Pourtant, malgré son côté grand public, le logiciel offre plusieurs fonctions sophistiquées, notamment une panoplie d'effets spéciaux à appliquer aux photographies (mosaïque, f u s a i n , pixellisation, etc.), de même que les incontournables fonctions de retouches (enlever le rouge dans les yeux, effacer les égratignures et points de poussières).Photo Deluxe offre une panoplie de projets : photo- montages (par exemple joindre les personnages d'une photo avec le décor d'une autre), choix d'encadrements, création de calendriers, etc.Un des points saillants du logiciel est l'intégration qu'il fait du Web.Le module Active Share.com permet aux utilisateurs de Photo- Deluxe d'avoir un espace personnel sur les serveurs d'Adobe pour y afficher leurs photos sur une page Web que parents et amis pourront consulter.L'opération est d'une facilité déconcertante.Il suffit de placer les photographies dans l'album Internet et de cliquer deux fois : le logiciel lancera l'accès au Net et placera les photos sur la page Web personnelle.Corel Custom Photo Ayant fait sa marque dans les logiciels de création visuelle, il était pour le moins surprenant \u2014 pour ne pas dire gênant \u2014 que Corel n'ait pas de logiciel grand public pour l'édition de photographies numériques.C'est maintenant chose faite avec Custom Photo.D'emblée, il faut signaler qu'il ne s'agit pas d'un nouveau logiciel, mais bien d'un jumelage entre deux produits Corel : Corel Photo House 5 et Corel Project Designer.Cette stratégie n'est pas sans conséquences.Ainsi, le processus d'installation, qui consiste à installer deux logiciels, est plutôt lourd et a nécessité deux redémarrages de Windows.De plus, afin de passer du logiciel de modification de photographies à celui pour la création de projets spéciaux, l'utilisateur doit lancer les deux logiciels et passer de l'un à l'autre.Enfin, puisqu'il ne s'agit pas d'un nouveau produit, Custom Photo offre une interface de travail « traditionnelle » qui n'a pas été nécessairement conçue, comme Photo Deluxe, en fonction d'un grand public.Cela dit, Custom Photo possède plusieurs points forts.D'une part, le logiciel offre une trousse bien garnie d'effets spéciaux et de fonctions de retouche photographique (yeux rouges, égratignures et poussières).Il faut également souligner la judicieuse fonction de sélection de zone, unique en son genre.Celle- ci permet de délimiter une zone de la photographie, en en marquant le pourtour de pointillés.Si jamais l'utilisateur constate qu'il n'a pas sélectionné toute la portion d'image voulue, il n'a qu'à retracer une nouvelle zone qui sera automatiquement annexée à la première.Voilà une fonction qui gagnerait à être reprise par les autres fabricants de logiciels.Enfin, puisqu'il s'agit d'un produit Corel, Custom Photo vient avec plus de 10 000 images et 1000 exemples de projets.Voilà enfin un logiciel Corel où la bonification traditionnelle de la firme peut jouer à son meilleur.Photo Montage 2000 Arc Soft est une petite firme californienne qui produit des logiciels spécialisés d'édition de photographies.Photo Montage est un petit produit tout à fait trippatif.Il permet de recréer une photo de votre choix, en la reconstruisant à partir d'une myriade de petites photographies variées aux teintes, couleurs et contrastes différents.Vous pouvez utiliser la banque de 20 000 photos venant avec le logiciel ou créer votre propre banque d'images de construction.Il est également possible de recréer une photo modèle en utilisant une photo unique (cela peut être la même photo) qui est répétée avec des contrastes différents.On peut joindre l'auteur à mondouxa@videotron.ca.André Mondoux collaboration spéciale Les ultra-orthodoxes juifs mettent Internet à l'index Bogue: 67 apparitions dans Associated Press les 7 premiers jours de 2000 JERUSALEM Les rabbins ultra-orthodoxes ont interdit à leurs ouailles d'utiliser Internet, dans la crainte qu'ils ne s'égarent dans des lieux de perdition virtuels.Ce sont les dirigeants de la secte influente Belz Hasidic qui ont lancé en octobre l'anathème sur le Net, bientôt suivis par pratiquement tous les dirigeants ultra-orthodoxes ces dernières semaines.Une telle unanimité est rare : la décision d'un rabbin sur le rapport entre foi et modernité est souvent ignorée des autres.L'interdiction a été annoncée par voie de presse et au moyen d'affiches placardées dans les quartiers religieux.C'est la prolifération des sites pornos qui inquiètent les chefs orthodoxes.« Yahoo et d'autres moteurs de recherche sont acceptables », mais pas « les sites vers lesquels ils conduisent », souligne Yaakov Eichler, journaliste à l'hebdomadaire ultraorthodoxe Hamahaneh Haharedi.Les rabbins ont en revanche mis hors de cause l'ordinateur, estimant qu'il était utile à l'enseignement de la Bible et aux entreprises.L'interdiction de surfer sur Internet concerne le demi-million de juifs ultraorthodoxes d'Israel.Agence France-Øresse LONDRES Le bogue de l'an 2000 a provoqué 67 perturbations significatives des systèmes informatiques dans le monde au cours des sept premiers jours de la nouvelle année, selon des données publiées hier.Les perturbations ont concerné des domaines très divers, affectant aussi bien des centrales nucléaires aux États-Unis qu'un système de diffusion de musique sur Internet, selon l'étude, réalisée par la société internationale de conseil et d'audit KPMG et la British Ban kers Association et basée sur des informations parues dans les médias.Ces résultats prouvent que le bogue de l'an 2000 comportait bien des risques, mais que la plupart des systèmes informatiques ont été rendus conformes à temps, selon Malcolm Marshall, associé spécialisé dans la gestion de risques chez KPMG.« Cependant, le risque lié au bogue n'a pas disparu », a mis en garde M.Marshall.« En général, le résultat est jusqu'à présent meilleur que ce nous pouvions espérer il y a quelques mois, mais les organisations devront rester vigilantes pendant tout le reste de l'année », et devront notamment anticiper la date du 29 février, a-t-il précisé.Un maître-chanteur publie sur le Web des numéros de cartes de crédit volés sur Internet Associated Press NEW YORK Un pirate informatique qui affirme avoir dérobé les numéros de carte de crédit de 300 000 clients d'une entreprise de vente de disques sur Internet a publié plusieurs milliers de ces numéros sur un site Web après avoir tenté sans succès d'extorquer de l'argent à l'entreprise, rapporte hier le New York Times.Selon le quotidien, la compagnie CD Universe a refusé de payer les 100 000 dollars exigés par le « hacker » en échange de la destruction des numéros volés.Le maître-chanteur, qui n'a pas été identifié, avait envoyé plusieurs messages affirmant qu'il avait déjà utilisé les numéros de cartes de crédit pour obtenir de l'argent.Devant le refus de CD Universe, le pirate informatique, soupçonné de se trouver dans l'est de l'Europe, a diffusé pendant quinze jours environ 25 000 numéros de cartes sur un site Internet.Le site a été fermé dimanche matin, selon Elias Levy de Security Focus.com, une firme de sécurité informatique.CD Universe et sa maison-mère eUniverse travaillaient avec le FBI pour retrouver l'individu.Ce dernier a envoyé par e-mail au York Times les numéros 198 cartes de crédit pour prouver ses dires.Les numéros étaient authentiques, selon le journal qui a contacté les propriétaires des cartes.L'un d'eux au moins a confirmé avoir été client de CD Universe.RÉDUCTIONS FINALES Jusqu'à50% de rabais Sélection de vêtements automne-hiver et accessoires pour homme, femme et garçon.LABOUTIQUEPOLO 1290, rue Sherbrooke Ouest (514) 288-3988 FILL13 2819394 2817433 "]
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