La presse, 12 janvier 2000, Cahier A
[" 3LP0101A0112 A 1 mercredi 3LP0101A0112 ZALLCALL 67 00:56:41 01/12/00 B 1 3 4 6 http://lapresse.infinit.net Montréal, mercredi 12 janvier 2000 60 ¢ TAXES EN SUS EST ET NORD-OUEST DU QUÉBEC, RÉGION HULL-OTTAWA 70 ¢ FLORIDE 1,75 $ U.S.www.bijouterieleroy.com Une seule adresse 7139, rue ST-HUBERT (coin Jean-Talon) (514)277-3127 SPÉCIAL 3995$ 1 DIAMANT 70 POINTS Total 100 points Or 14k 116e année No 81 R 64 pages, 6 cahiers Le nombre d'élèves en chute libre L'effectif scolaire devrait baisser de 13,5 % d'ici 10 ans au Québec MARC THIBODEAU Les commissions scolaires sentiront de plein fouet au cours des dix prochaines années l'effet de la baisse du taux de natalité survenue au Québec depuis le début de la décennie.Des données inédites obtenues hier par La Presse auprès de l'Institut de la statistique du Québec indiquent que la baisse du nombre d'élèves sera particulièrement marquée au niveau préscolaire puisque le nombre d'enfants âgés de cinq ans chutera de 18,3 % entre 1999-2000 et 2011-2012, la quasi-totalité de cette baisse survenant durant la première moitié de cette période.En vertu d'un scénario dit « réaliste », le nombre total d'élèves inscrits au niveau préscolaire, primaire et secondaire diminuera parallèlement de 13,5 %.Le démographe ayant produit les données, Normand Thibault, indique que les baisses relevées reflètent la chute du nombre de naissances découlant du passage du taux de natalité de 1,67 à 1,48 entre 1992-1993 et 1998-1999.Pour faire les projections jusqu'en 2011-2012, l'Institut a retenu à partir de l'an 2000-2001 un taux de natalité de 1,5, qui reflète sensiblement le taux actuel.En utilisant cette méthode, le nombre total de naissances continue de diminuer légèrement après 2004-2005 en raison de la diminution du nombre de femmes en âge de procréer.M.Thibault prévient que la baisse du taux de natalité se fera sentir aussi durement dans une dizaine d'années dans les cégeps et les universités, lorsque les cohortes d'élèves actuellement en âge de fréquenter les commissions scolaires pourront entreprendre des études supérieures.Le ministère de l'Éducation procède de son côté à ses propres projections démographiques, sur une période cependant sensiblement plus courte de cinq ans.Les résultats, indique Claude Saint-Germain, démographe au ministère, sont fiables puisqu'ils sont notamment basés sur les naissances relevées lors de l'année de référence et les taux de passage d'un niveau scolaire à l'autre.En se basant sur cette méthode, le ministère prédit une baisse générale de l'effectif scolaire de 4,6 % de 1998-1999 à 2003-2004.Voir ÉLÈVES en A2 Laurent Beaudoin s'enrichit de 94 millions Le plan Carignan finalement entériné au CHUM Chauffé, le toit tient le coup RÉJEAN BOURDEAU Laurent Beaudoin a passé un beau Noël.À quatre jours du réveillon, il a vraisemblablement réalisé la plus importante transaction d'initiés, pour un individu, au Québec, laquelle a ajouté 94 millions à son portefeuille.Le 20 décembre, le président du conseil d'administration de Bombardier a levé quelque 3,2 millions d'options d'achat d'actions de catégorie B obtenues à un prix de 1,97 $, a appris La Presse.Ces options lui permettent d'acquérir un nombre équivalent d'actions au prix du marché.En considérant le prix de clôture de l'action, à 31,35 $, hier, à la Bourse de Toronto, le gain brut « théorique » de cette transaction s'élève à 29,38 $ l'action, pour un total de 94,01 millions.« De mémoire, je ne me souviens pas d'avoir vu une aussi grosse transaction personnelle », a dit Richard Séguin, porte-parole de la Commission des valeurs mobilières du Québec (CVMQ).Généralement, les options sont octroyées aux dirigeants à titre de rémunération par les conseils d'administration des sociétés ouvertes et entérinées par les assemblées d'actionnaires.Pour les détenteurs, ces options sont autant d'incitatifs à développer des stratégies gagnantes qui font grimper le cours des actions.Ils réalisent un gain quand le cours des actions dépasse le prix de levée des options.Voir BEAUDOIN en A2 JEAN-FRANÇOIS BÉGIN Une nouvelle ère s'est ouverte hier soir au CHUM avec l'adoption unanime par le conseil d'administration d'un nouveau plan d'orientations cliniques, le départ du président du conseil d'administration, Jacques Girard, et la nomination d'un directeur général intérimaire, Gérard Douville.Le conseil a signifié clairement à la ministre de la Santé, Pauline Marois, qu'elle doit maintenant annoncer sans tarder la construction d'un hôpital unique sur un nouvel emplacement et confirmer qu'elle effectuera les investissements requis pour que le CHUM puisse se développer.La version du plan Carignan adoptée hier prévoit d'ailleurs que les mesures qu'il contient demeureront lettre morte tant que la ministre n'aura pas rempli ces conditions.« Ma compréhension, c'est que le jour où on remet un plan à la ministre, les bonnes décisions vont suivre rapidement », a déclaré Voir CHUM en A2 Autre texte en page A7 PHOTO RÉMI LEMÉE, La Presse © Les précipitations de lundi n'auront pas eu raison de la toile du Stade olympique.Pas même une trace de la tempête sur le toit.Magie ?Non : un nouveau système de câbles chauffants fait fondre la neige accumulée et empêche la formation de glace.Néanmoins, l'aire de jeu demeure inaccessible pour des raisons de sécurité, ce qui explique que le Salon international de l'automobile, qui avait souffert de la déchirure de l'an dernier, aura lieu cette année à la Place Bonaventure.Nos informations en page A3 et A6 Grâce médicale pour Augusto Pinochet Londres s'apprête à libérer l'ex-dictateur pour raisons de santé d'après AFP et AP LONDRES Coup de théâtre hier dans l'affaire Pinochet : la Grande-Bretagne s'est déclarée prête à libérer l'ex-dictateur chilien pour des raisons de santé, de sorte que l'octogénaire pourrait regagner son pays après 15 mois d'imbroglio politico-judiciaire en vue de l'extrader vers l'Espagne.Le ministre de l'Intérieur, Jack Straw, qui a autorité pour accorder au général de 84 ans, sur recommandation des médecins, la clémence que lui ont refusée les juges, s'est déclaré « enclin » au rapatriement sanitaire, dans un communiqué de son ministère.M.Straw a cependant invité les gouvernements et organisations de droits de l'homme intéressés à communiquer d'ici sept jours leur avis.De sorte que la libération pourrait intervenir avant la date butoir de mars que le président chilien Eduardo Frei avait fixée pour le retour du général.La décision a été accueillie avec ravissement par les amis de Pinochet, à l'instar de l'ancien premier ministre Margaret Thatcher, mais les organisations de défense des droits de l'homme et des réfugiés exprimaient leur consternation.« C'est l'horreur », s'est récrié Carlos Reyes, porte-parole de Chile Democratico, qui représente les Chiliens exilés.Craignant un compromis au nom de la raison d'État, David Winnick, député du Labour et membre de la Commission des affaires étrangères aux communes, a jugé que rien ne saurait empêcher de juger l'ancien dictateur, sauf peut-être s'il était « mentalement incapable de comprendre ce qui se passe ».Les quatre médecins \u2014 dont deux gérontologues et un neurologue \u2014 ont soumis Pinochet à une contre-expertise médicale indépendante le 5 janvier et ils ont conclu « sans équivoque et à l'unanimité » que l'ancien putschiste du Chili n'était « actuellement pas en état d'être jugé, et qu'aucun changement de cet état ne pouvait être attendu », indique le communiqué du ministère de l'Intérieur.Le rapport médical remis à M.Straw est strictement confidentiel.L'entourage de Pinochet a fait savoir que ce dernier souffrait de diabète, d'ischémie et des suites d'accidents vasculaires cérébraux mineurs.Voir PINOCHET en A2 PHOTO Reuters © Le général Augusto Pinochet photographié lors d'une visite à l'hôpital Windsor, à Londres.INDEX Petites annonces - Index C5 - Immobilier C5, C6 - marchandises C6 - emplois C6, C7, E5, E6, E8 - automobile E8 - affaires D2 Arts et spectacles E1 à E4 - horaire spectacles E4 - horaire télévision E2 - télévision E1 Bandes dessinées C6 Bridge D2 Carrières et professions B4, B5 Décès E6, E7 Économie C1 à C10 Éditorial B2 Êtes-vous observateur C5 Feuilleton C8 Horoscope C8 Loteries A5 Monde B8, C4 Mots croisés E5 Mot mystère E6 Politique B1, B5, B6 ÉDITORIAL Le papier, le vinyle et la Toile \u2014Mario Roy page B2 MÉTÉO Ciel variable Max.-4, min.-17 Cahier Sports, page 16 8397, rue St-Denis M o n t r é a l ( Q c ) T é l .: ( 5 1 4 )858-0011 1 888 302-6221 Permis du Québec Acapulco $ Puerto Vallarta $ Cancun $ Huatulco $ Manzanillo $ Jama.que $ Varadero $ Cayo Coco $ Cayo Largo 0 Camaguey St-Martin 7 $ Barbade 3 $ Puerto Plat 0 $ Bayahibe 5 $ San Andres 2 Cartagne $ Nicaragua 0 $ Ha.ti $ .p d / p 1 s Vancouver $ Londres $ Port-au-Prince $ Allemagne $ Italie $ 22 jours/hôtel/44 repas 1 379 $ Tah.ti 8 jours 1 549 $ Lauderdale/Miami $ Tampa $ New York $ Washington $ Appelez-nous NOUS VOUS GARANTISSONS LES MEILLEURS PRIX Californie $ Croisire Alaska 7 nuits - avion/repas Départ 18 juin 2000 1 9 9 9 $ re des Cara.bes Iabadee, San Juan, St-Thomas, Coco Bay 679 Taxes en sus Taxes en sus Tout inclus Venteddeesiièges 3LP0202A0112 Page A2/12janvier 3LP0201A0112 ZALLCALL 67 00:57:17 01/12/00 B Suites de la une A 2 R LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 12 JANVIER 2000 Le nombre d'élèves en chute libre ÉLÈVES / Suite de la page A1 Au préscolaire, la baisse escomptée pour la même période est de 19,3 %.Ces chiffres, qui recoupent sensiblement les résultats obtenus avec les données de l'Institut, préoccupent au plus haut point le président de la Fédération des commissions scolaires du Québec, André Caron.« C'est certain que pour les cinq prochaines années, c'est majeur », dit-il.L'évolution du nombre d'élèves, note M.Caron, constitue une donnée cruciale pour les commissions scolaires puisqu'elle influe sur le niveau de financement accordé par le ministère, directement ou par l'entremise de la taxe scolaire.« Le principal problème, c'est que les coûts fixes des commissions scolaires ne varient pas nécessairement en fonction du nombre d'élèves.Si une classe est à moitié vide, la facture pour l'électricité, le chauffage et l'entretien de l'école ne change pas », illustre- t-il.Plusieurs commissions scolaires commencent à ressentir durement les effets de la baisse, note M.Caron, qui a entrepris de sensibiliser le ministre de l'Éducation, François Legault, à ce problème.Il entend le relancer lors d'une rencontre qui doit avoir lieu au cours des prochaines semaines.La FCSQ prévoit par ailleurs tenir un colloque en mai pour faire le point sur le phénomène et trouver des pistes de solution.« Nous voulons réunir des gens de tous les secteurs, pas uniquement de l'éducation.C'est un problème qui concerne toute la société », indique M.Caron.Laurent Beaudoin s'enrichit de 94 millions Le plan Carignan finalement entériné au CHUM CHUM / Suite de la page A1 M.Girard lors d'un point de presse à la sortie de la réunion du conseil.Le nouveau plan Carignan comprend peu de modifications par rapport à la version qui avait suscité de profondes divisions au conseil en décembre, mais il comporte des précisions et quelques changements qui visent à satisfaire les médecins de l'Hôtel-Dieu, qui jugeaient que le plan originel vouait leur hôpital à la fermeture.Le plan fait toujours de l'Hôtel-Dieu un hôpital à vocation particulière où seront concentrées la recherche clinique et les activités de médecine et de chirurgie élective.Différence importante, cependant, l'unité des grands brûlés y sera maintenue plutôt que d'être transférée à Saint-Luc ou à Notre- Dame.Le plan confirme aussi noir sur blanc que les urgences majeures de l'hôpital de la rue Saint-Urbain resteront ouvertes tant que celles des deux autres hôpitaux n'auront pas été réaménagées de façon à accueillir le surcroît de clientèle.Une unité de soins intensifs de quelques lits sera également conservée.À long terme, le Dr Carignan estime que le fait d'avoir un hôpital délivré du fardeau des urgences permettra de mieux planifier les soins et de s'assurer que les patients connaissent avec certitude la date où ils seront opérés.Le plan prévoit aussi que l'Hôtel-Dieu obtiendra le Centre de référence pour investigation du cancer du sein (CRID), l'unité hospitalière de recherche, d'enseignement et de soins aux sidéens (UHRESS) et les soins en fibrose kystique.Le président sortant, Jacques Girard ne cachait pas sa satisfaction devant l'entente rétablie au sein du conseil.« L'Hôtel-Dieu a fait des gains substantiels et, je pense, acceptables pour les médecins des deux autres pavillons », a-t-il dit.« Je serais étonné que tous les médecins applaudissent, mais l'objectif était d'aller chercher le plus d'adhésion possible.» M.Girard, qui demeure membre du conseil, a par ailleurs répété qu'il avait manifesté dès le printemps dernier son désir de passer la main, ce qu'il a fait hier en ne sollicitant pas de renouvellement de son mandat de président du conseil.« Il fallait trouver le bon moment et s'il n'y a jamais de moment parfait, je pense qu'il n'y en aurait jamais eu de meilleur », a-t-il dit.Des regrets ?Un seul, celui d'avoir été trop tolérant en acceptant maints reports et délais depuis la fusion, en octobre 1996.« Si on y avait été plus vite, on ne vivrait pas la situation actuelle de pénurie de médecins et d'infirmières.On s'est privés d'effectifs et on s'est fait un mal qu'on n'aurait pas dû.» Les deux vice-présidents, André Bisson et Yvon Turcot, identifiés à Notre-Dame et à Saint-Luc, ont aussi tiré leur révérence, mais ils demeureront membres du conseil eux aussi.Le nouveau président est Claude Benjamin, président du comité des usagers.Il sera secondé par une seule vice-présidente, Denise Leclerc, elle aussi représentante des usagers.Quant au directeur général intérimaire, Gérard Douville, sa nomination a aussi été décidée à l'unanimité.Il était associé jusqu'il y a quelques semaines à la firme Secor, mais il a passé l'essentiel de sa carrière dans les hôpitaux, ayant notamment occupé le poste de directeur général de l'Hôpital général de Montréal.Il a accepté un mandat d'une durée de 15 à 18 mois.BEAUDOIN / Suite de la page A1 Le vice-président aux communications de Bombardier, Michel Lord, a expliqué que les options, d'une durée de dix ans, ont été exercées le 20 décembre, car elles expiraient le lendemain.« M.Beaudoin devait lever les options avant cette date sinon il n'y avait plus droit », a-t-il dit.M.Lord a rappelé que l'achat des 3,2 millions d'actions « provient de l'exercice d'options portant originalement sur 400 000 actions qui lui avaient été octroyées en décembre 1989, au prix du marché, soit 15,75 $ ».Depuis, les actions de Bombardier ont été l'objet de trois fractionnements, à raison de deux actions pour une, le 31 janvier 1992, le 7 juillet 1995 et le 10 juillet 1998.Ce faisant, le montant des actions en options a été multiplié par huit, pour atteindre 3,2 millions, et leur prix a été divisé par huit, pour atteindre 1,97 $.Le vice-président aux communications a indiqué qu'au cours des dix dernières années les détenteurs d'actions de classe B de Bombardier ont eux-mêmes bénéficié d'un taux de rendement annuel de 31 %.Selon ses calculs, un actionnaire ayant acheté 1000 actions de catégorie B le 18 décembre 1989, à un coût de 15,75 $, aurait vu leur valeur passer de 15 750 $ à 233 600 $ au 30 novembre 1999.M.Lord a précisé que les options exercées par M.Beaudoin n'ont pas été vendues.« Il est confiant dans l'avenir et il a l'intention de conserver les actions acquises à la suite de l'exercice des options d'achat, sauf le nombre d'actions nécessaires pour éventuellement acquitter les impôts exigibles », a-t-il déclaré.Cette transaction n'a rien à voir non plus avec la passation des pouvoirs de direction à son successeur Robert E.Brown, survenue il y a un an.À l'époque, M.Beaudoin avait indiqué qu'il conservait la présidence du conseil d'administration et du comité exécutif.Malgré l'ampleur de la dernière transaction, M.Beaudoin n'a pas épuisé toutes ses réserves d'options.Son régime d'options lui permet encore d'acheter 2,4 millions d'actions de catégorie B à 3,45 $ par action, deux millions d'actions à 10,27 $ et un million d'autres à 21,21 $.Au prix du marché d'hier, cela équivaut à quelque 119 millions supplémentaires.M.Jacques Girard Grâce médicale pour Augusto Pinochet PINOCHET / Suite de la page A1 Le ministère de l'Intérieur a informé de son intention le parquet britannique ainsi que les gouvernements espagnol et chilien.L'Espagne a observé un « respect absolu » des décisions judiciaires concernant l'affaire Pinochet et « a l'intention de respecter celles du gouvernement britannique », a affirmé le ministère des Affaires étrangères à Madrid.À Santiago, le gouvernement chilien a annoncé hier soir qu'il était dans l'attente d'une décision finale de Londres sur le sort de Pinochet et a estimé que les autorités britanniques avaient agi « avec sérieux » en annonçant sa possible libération.Le général Pinochet doit être jugé au Chili s'il est libéré par la Grande-Bretagne, a estimé entre-temps le leader socialiste Ricardo Lagos, candidat de la Concertation démocratique (au pouvoir) au second tour de la présidentielle qui a lieu dimanche.« Maintenant, face à un homme malade comme le dit le rapport médical, laissons faire la justice au Chili », a déclaré Lagos au téléphone à la station Radio Coopérative.« Pour atteindre la paix, il faut qu'il y ait vérité et justice », a ajouté Lagos, qui sera opposé dimanche au candidat de droite Joaquin Lavin, arrivé presque à égalité avec lui lors du 1er tour du 12 décembre.Cinquante-cinq plaintes ont été déposées devant la justice du Chili contre l'ex-dictateur, au pouvoir de 1973 à 1990, par des familles de victimes de la répression militaire.L'avocate des victimes françaises disparues au Chili et en Argentine, Sophie Thonon- Wesfreid, a demandé au gouvernement français de « s'opposer » à la libération de Pinochet.« Nous demandons au gouvernement français de faire valoir que le jugement d'Augusto Pinochet constitue une exigence de justice qu'il serait inadmissible de paralyser pour des raisons de politique électorale chilienne », souligne-t-elle dans un communiqué, rappelant que la France avait, elle aussi, réclamé l'extradition de l'ex-dictateur chilien.Me Thonon-Wesfreid indique que si le renvoi de Pinochet au Chili est confirmé, « une procédure d'urgence sera introduite devant la Cour européenne de Strasbourg pour demander son maintien en détention ».La joie pour les partisans de Pinochet, la frustration pour ses opposants, les réactions étaient diverses au Chili après que les autorités britanniques eurent annoncé leur position.La nouvelle se propageant dans Santiago, les adversaires de Pinochet ont rapidement réagi.Selon eux, l'ancien dictateur devra faire face à la justice dans son pays et se retirer de la vie politique s'il est autorisé à revenir au Chili.Au siège d'une organisation de familles de dissidents qui ont disparu après avoir été arrêtés pendant le régime Pinochet, la nouvelle a provoqué « un choc terrible ».« Nous regrettons profondément que des raisons de santé puissent permettre à Pinochet de rentrer », a déclaré Mireya Garcia, vice- présidente de l'Organisation des familles de disparus chiliens.« C'est une très mauvaise nouvelle pour le Chili et pour la justice », a-t-elle précisé.À la fondation Pinochet, la joie était de mise.« Êtes-vous sûr ?» a demandé un participant.« C'est simplement merveilleux.» Rafael Villarroel, général à la retraite et ancien collaborateur de Pinochet, a souligné : « Cela va être une bonne chose pour le Chili, pour notre patrie, parce que c'est le début d'un processus visant à lui rendre sa souveraineté et sa dignité.» Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : (514) 285-6931 National, Télé Plus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : (514) 285-6892 Les petites annonces : (514) 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse, Ltée, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.http://lapresse.infinit.net Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne - Contrat de vente numéro 0531650» Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 5-2-5 à quatre chiffres : 9-1-9-7 COLLECTES DE SANG Aujourd'hui, Héma-Québec attend les donneurs aux endroits suivants: à Montréal: Centre des donneurs de sang, Centre commercial Maisonneuve, 2991, rue Sherbrooke Est (métro Préfontaine), de 10h à 17h30; à Pointe-aux-Trembles: Des Pointeliers organisée par la Caisse Desjardins de Pointeaux- Trembles, l'Avenir de l'Est, la police de quartier #49, la Rôtisserie Saint-Hubert Pointe-aux-Trembles et Pétro-Canada raffinerie de Montréal, Christin Automobiles, 12 011, rue Sherbrooke Est, de 9h30 à 20h30.Objectif: 700 donneurs; à Buckingham: 3e Collecte de sang Carle Ford Inc.et la Caisse populaire Desjardins Buckingham en collaboration avec les Chevaliers de Colomb (Conseil 2056), le Club Optimiste, le Club Lion, les pompiers et les ambulanciers, carle Ford Inc., 901, rue Dollard, de 13h à 20h30.Objectif: 275 donneurs.QUESTION DU JOUR Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour: \u2014 par téléphone, en composant le 514-285-7333; \u2014 par Internet : http://lapresse.infinit.net La SAQ a dépensé 83 000 $ pour un dîner de gala, lors du lancement de sa succursale Signature.Cette prodigalité vous choque-t-elle ?Croyez-vous qu'Israël et la Syrie vont parvenir à une entente en vue de la signature d'un accord de paix ?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 42 % Non: 58 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n'a aucune prétention scientifique.DEMAIN DANS LA PRESSE Gueuletons tardifs C'est classique : on ne sait jamais où aller casser la croûte après le théâtre.Nos restaurants préférés sont ou trop loin ou fermés.Besoin de suggestions ?Notre collaboratrice Stéphanie Bérubé s'est tournée du côté des gens de théâtre, de fins connaisseurs, afin qu'ils nous dévoilent leurs endroits de choix.Du bistro français au resto italien, en passant par un salon de thé, découvrez-les demain dans le cahier Sortir. 3LP0301A0112 a3-mercredi 3LP0301A0112 ZALLCALL 67 00:56:19 01/12/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 12 JANVIER 2000 A 3 L'EXPRESS DU MATIN Plus besoin de pelleter le toit du Stade La toile est chauffée, permettant une fonte accélérée de la neige STÉPHANIE BÉRUBÉ Lundi soir, c'était l'euphorie : la première vraie tempête de neige de l'année.Mais ces beaux flocons pesants n'étaient pas qu'un magnifique spectacle, ils évoquaient également de mauvais souvenirs.Il y a près d'un an, le 18 janvier 1999, la toile du Stade olympique se déchirait alors qu'en bas, les préparatifs du Salon international de l'automobile allaient bon train.Résultat : deux blessés, de lourds dégâts matériels et une nouvelle tache dans le dossier du Stade.Hier, au lendemain des précipitations, le tableau était bien différent.Personne ne s'affairait à dégager le toit.En fait, c'était complètement désert autour du Stade : on n'apercevait âme qui vive.Pourtant, la neige sur le toit avait disparu.C'est que depuis le 15 décembre dernier, un système chauffe la toile, permettant ainsi une fonte accélérée de la neige.La compagnie Birdair a installé des câbles chauffants qui sont placés dans les vallées de la toile, aux endroits où la neige tend à s'accumuler.De plus, entre les deux toiles, de l'air chaud est propulsé, ce qui empêche la formation de glace.Un système de gouttières ramasse ensuite le surplus d'eau.Plus besoin de pelleter.C'est Birdair qui décide quand on doit chauffer ; la Régie des installations olympiques se dégage de toute responsabilité.« C'est installé par Birdair et ça fonctionne par Birdair », affirme Brigitte Tremblay, porte-parole de la Régie, qui précise que cette solution semble bien fonctionner jusqu'à présent et qu'il ne semble pas y avoir de fuite.On estime que la mise en place et la manipulation de ce toit chauffé temporaire coûtent environ un million de dollars.Birdair paie la note.À la RIO, on refuse de se prononcer sur ce système.Idem au siège social de Birdair, dans l'État de New York, où la seule personne autorisée à expliquer le mécanisme est absente.On nous rassure cependant en précisant qu'ici, à Montréal, un employé de la firme américaine est aux aguets 24 heures sur 24.Malencontreusement, il est parti en vacances tout juste au lendemain de la chute de neige, soit hier matin.Depuis le 1er décembre, l'aire de jeu du Stade est inutilisée pour des raisons de sécurité et elle le restera jusqu'en avril prochain.Le Salon international de l'automobile a refusé de s'installer à la piscine olympique ou dans les stationnements intérieurs du Stade comme l'avait proposé la RIO.L'événement aura lieu cette année à la Place Bonaventure, ce qui implique une perte de 750 000 $ pour la Régie.Personne ne s'est encore prononcé sur les causes de la déchirure du toit l'année dernière.Birdair n'a toujours pas remis son rapport explicatif, ce qui lui a valu les foudres et de la RIO et de Québec.Retour à la normale dans le métro n Les activités sont revenues à la normale hier sur toute la ligne orange du métro.Lundi, le métro avait roulé au ralenti toute la journée, entre les stations Henri- Bourassa et Rosemont, en raison de la rupture d'un câble d'alimentation à haute tension.La réparation de ce câble s'est terminée hier à 4h30.« Tout est sous contrôle », a déclaré la porte- parole de la STCUM, Odile Paradis.Recherché n Les enquêteurs du Service de police de la CUM tentent de retracer Michael Dipietro, soupçonné d'avoir commis cinq Michael Dipietro cinq vols qualifiés dans autant de commerces du quartier Rosemont, à Montréal.Les crimes ont été perpétrés entre le 15 novembre et le 8 d é c e m b r e 1999.Le suspect est âgé de 23 ans, mesure 1,82m, pèse 77 kg, a les cheveux bruns ondulés et les yeux bruns.Au moment des délits, Dipietro aurait porté un manteau beige et des jeans bleus.Toute personne ayant des renseignements concernant cette affaire peut communiquer avec le sergent-détective Stéphane Denis, de la police de la CUM, à (514) 280-2867, ou encore avec Info-Crime, au (514) 393-1133.Disparue depuis une semaine n La police de la CUM poursuit activement ses recherches dans l'espoir de retrouver Myriam Floret, disparue mystérieusement depuis près d'une semaine.Myriam Floret L a j e u n e femme de 22 ans a été vue pour la dernière fois le 6 janvier dans le secteur du Plateau Mont- Royal.Elle m e s u r e 1,57m, pèse environ 55kg, a les cheveux et les yeux bruns et s'exprime en français avec un accent de France.Elle a des cicatrices d'acné au front.Lors de sa disparition, elle portait un manteau trois quarts de couleur vert, un jeans, des bottes et des gants noirs.Toute information peut être transmise en toute confidentialité au sergentdétective Martin Bertrand, de la police de la CUM, à (514) 280-3147.Enquête remise n L'enquête sur remise en liberté de Jean-Claude Tremblay, cet individu de 29 ans arrêté la fin de semaine dernière et accusé d'avoir enlevé, battu et volé un sexagénaire de Montréal, a été reportée à vendredi.Tremblay, dont les deux présumés complices n'avaient toujours pas été arrêtés hier, fait face à 11 chefs d'accusations.La victime, Bernard Potvin, aurait été enlevée en pleine rue, frappée à coups de bâton de baseball et rouée de coups par les malfaiteurs qui, apparemment, en voulaient à ses maigres biens.Vols de Harley n En moins de cinq minutes, hier matin, quatre cagoulards gantés ont réussi à voler six motocyclettes Harley Davidson, dans un magasin située en bordure de l'autoroute 440, à Laval.Un automobiliste a vu les hommes charger les motos dans une remorque et il a immédiatement fait le 911.« Les policiers sont arrivés deux minutes plus tard, avant même que l'alarme ne se déclenche, a indiqué l'agent Guy Lajeunesse, mais les voleurs avaient déjà pris la fuite.Par contre, la caméra vidéo de l'établissement a pu capter les voleurs à l'oeuvre et le véhicule qui tirait la remorque appartenant à une compagnie de location.Selon la police, il a fallu moins de cinq minutes pour commettre ce vol totalisant 150 000 $.PHOTO RÉMI LEMÉE, La Presse © La compagnie Birdair a installé des câbles chauffants qui sont placés dans les vallées de la toile, aux endroits où la neige tend à s'accumuler.De plus, entre les deux toiles, de l'air chaud est propulsé, ce qui empêche la formation de glace.Un système de gouttières ramasse ensuite le surplus d'eau.Pas d'accusation contre les agents de la SQ mis en cause par le juge Béliveau MARC THIBODEAU Aucune accusation ne sera finalement portée contre les agents de la Sûreté du Québec montrés du doigt par la Cour supérieure dans la cause de Michel Ouellette, ce résidant de Longueuil accusé d'homicide involontaire à la suite d'une altercation survenue avec sa conjointe en République dominicaine.« J'ai conclu qu'il n'y avait pas lieu de déposer des accusations », a déclaré lundi Michel Breton, procureur- chef au palais de justice de Longueuil.Me Breton dit avoir passé en revue près de 2000 pages de documentation liées à la cause en question avant d'en arriver à cette décision en novembre.L'altercation à l'origine de toute cette histoire est survenue alors que Ouellette se trouvait en vacances à Puerto Plata, en 1997, avec France Valois.La femme est tombée violemment au sol et a perdu conscience.Elle a été ensuite transportée au Canada, où elle est morte.Le juge Pierre Béliveau, dans deux décisions rendues en juin 1998, soutenait que deux agents de la SQ, Gaétan Vaillancourt et Sylvain Rioux, lui avaient « menti effrontément » dans cette cause.Il leur reprochait aussi d'avoir tenté d'obtenir la version de Ouellette lors d'une rencontre à l'établissement de détention de Rivière-des-Prairies, même si celui-ci disait vouloir attendre l'arrivée de son avocat.Le magistrat s'étonnait par ailleurs que M.Vaillancourt affirme avoir « oublié » de remettre à la Couronne les notes d'une rencontre tenue en République dominicaine avec le premier avocat de M.Ouellette, en présence d'un autre collègue de la SQ, le caporal Gaétan Guimond.La défense alléguait que cette rencontre visait à obtenir par des moyens détournés la version de Ouellette et violait son droit constitutionnel « à une défense pleine et entière ».Les agents ont nié pour leur part avoir abordé les faits de la cause à cette occasion.Me Breton note qu'il n'a pas tenté de déterminer si les agents avaient effectivement voulu obtenir de façon inapproprié le témoignage de l'accusé puisque cette question relève strictement de considérations déontologiques et disciplinaires.« Je m'occupe uniquement de définir si des accusations s'imposent », a-t-il expliqué.Le comité de déontologie policière indiquait hier qu'aucune citation à comparaître n'a été émise dans ce dossier contre les agents mis en cause par le juge Béliveau.Le caporal Mathias Tellier, de la Sûreté du Québec, s'est dit incapable pour sa part de préciser si des mesures disciplinaires avaient été prises à l'encontre des agents montrés du doigt.L'année dernière, un autre porte-parole de la SQ avaient indiqué, peu de temps après que Ouellette eut plaidé coupable, que les premières vérifications faites relativement au comportement des agents n'avaient pas permis de relever d'irrégularités. 3LP0401A0112 A-4 MERCREDI g n ral 3LP0401A0112 ZALLCALL 67 00:52:44 01/12/00 B A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 12 JANVIER 2000 Comme les deux doigts de la main.Deux handicapés formant un couple d'entraide ne peuvent être considérés comme mari et femme CHRISTIANE DESJARDINS La Cour supérieure vient de renverser un jugement du Tribunal administratif du Québec qui exigeait qu'une femme handicapée rembourse près de 57 000 $ en prestations de la sécurité du revenu reçues depuis 1986, parce qu'elle a pris un pensionnaire intellectuellement lent pour l'aider à la maison.Les habiletés de l'un compensant le handicap de l'autre, tous deux s'aident mutuellement dans leurs tâches quotidiennes.Bien que l'homme et la femme n'entretiennent pas de relation amoureuse et n'aient pas de rapports sexuels, le Tribunal administratif avait conclu que Mme Brunette, 65 ans, n'avait pas droit aux prestations, parce qu'elle et son pensionnaire, Guy Émard, 55 ans, se rendaient « des services comparables à ceux que s'apportent généralement des gens mariés ».La juge Carole Julien estime que le Tribunal administratif a commis une erreur manifestement déraisonnable, notamment en ne tenant pas compte du contexte particulier lié au handicap de ces deux personnes.« N'eût été de ces handicaps, Brunette et Émard ne cohabiteraient pas », écrit la juge.Depuis de nombreuses années, Mme Brunette souffre de diverses maladies, dont le diabète, l'hypertension et des lésions aux genoux, et elle est confinée à un fauteuil roulant depuis cinq ans.En raison de son état, elle reçoit des prestations de la sécurité du revenu depuis longtemps.M.Émard est un analphabète fonctionnel qui a toujours été rejeté par sa famille, qui a de la difficulté à s'exprimer et n'a pas complété son cours primaire.Habile de ses mains et travaillant, il a toutefois occupé un petit emploi routinier au CN jusqu'à sa retraite, prise récemment.Quoi qu'il en soit, en 1986, Mme Brunette loue une chambre à M.Émard, dans la maison qu'elle occupe avec sa mère âgée.Un arrangement pour les deux L'arrangement est que M.Émard verse un loyer de 75 $ par mois et s'acquitte de la facture du câble.C'est lui qui sort les poubelles, déneige en hiver, entretient le jardin et le terrain.Depuis cinq ans, soit depuis que Mme Brunette est dans un fauteuil roulant et que sa mère âgée a été placée en centre d'accueil, il effectue tout ce que ne peut pas faire Mme Brunette.Ayant une chambre à l'étage, M.Émard dort même avec un émetteur-récepteur portatif au cas où Mme Brunette aurait besoin d'aide pendant la nuit.Tous deux sont membres du Regroupement des handicapés, et la femme reçoit de l'aide à domicile du CLSC pour ses soins corporels.De son côté, Mme Brunette aide M.Émard dans l'administration de son budget, son compte en banque, les divers formulaires que l'on doit remplir à un moment ou l'autre, et l'incite à acquérir plus d'autonomie.Il lui fait entièrement confiance.Chacun est la bouée de l'autre, puisqu'ils n'ont pas de famille pour s'occuper d'eux.Par ailleurs, ils se sont mutuellement désignés bénéficiaires d'une police d'assurancevie, et Mme Brunette a même fait de M.Émard son héritier.Ce dernier a, de son côté, une « blonde » avec qui il n'entretient pas de projets d'avenir.L'arrangement entre M.Émard et Mme Brunette a toujours fonctionné comme sur des roulettes, jusqu'à ce que le ministère décide de couper les prestations et d'exiger remboursement en 1996.Mme Brunette a contesté.Me Rénald Boisvert, qui a représenté Mme Brunette tout au long du processus avec un de ses collègues, a indiqué hier qu'il s'agissait d'un très bon jugement pour les avocats en droit social.« Il y a là une question de droit importante, parce que cela va obliger les tribunaux administratifs à tenir compte de la Charte, dit Me Boisvert.Par ailleurs, les gens abandonnent trop souvent les procédures de contestation.Mais Mme Brunette est combative, elle a été constante.» Tout comme la juge Julien l'a relevé dans son jugement, Me Boisvert estime que Mme Brunette devrait vivre dans une institution si elle n'avait pas M.Émard, ce qui coûterait plus cher à l'État.« Il faut user de bon sens », conclut Me Boisvert.PHOTOS ROBERT MAILLOUX, La Presse © Ghislaine Morin, 20 ans, vient de terminer ses études et aimerait devenir conductrice de blindés à temps plein.Son but ultime, a-t-elle expliqué hier aux recruteurs de la réserve, est la police militaire.«J'aime la discipline, dit-elle, j'aime les voyages, j'aime le leadership.» Un «Salon de l'armée» au Stade olympique MARIE-CLAUDE LORTIE Pour convaincre femmes, autochtones et membres des minorités visibles de se joindre à elle, l'armée canadienne lancera sous peu une vaste campagne de publicité qui culminera le 29 mars en la tenue d'un « salon militaire » au Stade olympique.L'armée canadienne, qui est déjà en plein exercice de recrutement, espère ainsi aller chercher le personnel qui lui manque pour atteindre les objectifs de diversité qu'elle s'est elle-même fixés.On veut aller chercher 3 % d'autochtones, 9 % de membres de minorités visibles et 20 % de femmes.Malgré 11 ans d'efforts, l'armée a en effet toujours besoin d'un sérieux coup de pouce pour améliorer la représentativité de ses troupes.En fait, les besoins en nouvelles recrues se font sentir sur tous les fronts.Ces jours-ci, ce sont les réservistes qui sont à l'avant-plan, avec leur campagne de recrutement dans le métro.Depuis hier et jusqu'à jeudi, ils profitent du va-et-vient qu'offre le transport en commun pour tenter de convaincre des jeunes de relever le défi.Hier, à la station Berri-UQAM, les curieux étaient assez nombreux, et en début d'après-midi on avait déjà parlé à une centaine de personnes « sérieuses » qui se disaient prêtes à prendre rendez-vous pour parler emploi.« Je regarde ça, puis je me dis que ça va me prendre un job à temps plein cet été.C'est une idée et un bon conditionnement physique », a expliqué Joël Côté, étudiant en histoire à l'UQAM, après s'être renseigné sur la réserve.« Et voyager, j'aimerais ça ! » Ghislaine Morin, qui est déjà dans les cadets, a elle aussi profité de l'occasion pour prendre toutes sortes de renseignements.Elle a 20 ans et vient de terminer ses études, aimerait devenir non pas réserviste mais conductrice de blindés à temps plein.Son but ultime : la police militaire.« J'aime la discipline, dit-elle, j'aime les voyages, j'aime le leadership.\u2014 Moi, je ne veux pas qu'on me dise toujours quoi faire, a commenté l'amie qui l'accompagnait.\u2014 C'est pas grave, a rétorqué Mme Morin.Parce qu'après un bout de temps, c'est toi qui donne les ordres ! » « Moi, j'aime ça l'armée.J'aime aider les autres, j'aime protéger les communautés.J'aime les aventures et tout ça », a déclaré un autre convaincu, Dave Jean, 19 ans, collégien au cégep Ahuntsic.La mauvaise publicité qu'a reçue l'armée, notamment après les événements de Somalie, ne l'a pas touché.« L'erreur est humaine, partout », a dit M.Jean.Pendant que les réservistes recrutent dans le métro, le Collège militaire de Kingston fait aussi campagne pour attirer des jeunes avec des brochures publicitaires dans les journaux.Et une campagne préparée par l'agence Groupaction sera lancée à la fin du mois, au cinéma notamment, pour aller chercher des recrues pour toute l'armée, en mettant l'accent sur certains groupes cibles, comme les femmes, les autochtones et les minorités visibles, a expliqué hier le capitaine Quesnel, porte-parole de l'armée, à Montréal, pour ces activités de recrutement.Quant aux conditions pour se trouver un job dans l'armée, il faut avoir un diplôme de troisième secondaire, bien que, selon le capitaine Jacques Coiteux, responsable du recrutement à la 34e brigade, on regarde surtout les candidats qui ont fini leur cinquième secondaire.Il faut aussi être en bonne santé, être citoyen canadien ou immigrant reçu et avoir 17 ans le 1er juillet 2000.Et le salaire ?1800 $ par mois pour les simples soldats à temps plein, a dit le capitaine Quesnel, et 2100 $ par mois, brut toujours, pour ceux qui commencent comme officiers.Étudiant en histoire à l'UQAM, Joël Côté s'est laissé tenter par le sergent Jean-Guy Payant: «Ça va me prendre un job cet été, et c'est un bon conditionnement physique».«Moi, j'aime ça l'armée.J'aime aider les autres, j'aime protéger les communautés.J'aime les aventures et tout ça», a déclaré un autre convaincu, Dave Jean, 19 ans, élève au cégep Ahuntsic. 3LP0501A0112 A 5 mercredi, 12 janv.3LP0501A0112 ZALLCALL 67 00:55:29 01/12/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 12 JANVIER 2000 A 5 Les résolutions des Canadiens à l'occasion du Nouvel An portent avant tout sur leur santé LILIANNE LACROIX Quand ils s'astreignent à prendre des résolutions du Nouvel An, les Canadiens songent d'abord et avant tout à leur santé, révèle un sondage réalisé par la maison Pollara auprès de 1279 Canadiens adultes.Ainsi, des 19 % de personnes ayant pris des résolutions du Nouvel An, environ le quart ont l'intention d'arrêter de fumer (26 %), 17 % veulent perdre du poids, 16 % comptent faire plus d'exercice, tandis que 11 % veulent être en meilleure santé.Quelque 8 % envisagent de manger plus sainement.Le désir de passer plus de temps avec la famille et les amis fut le seul souhait non relié à la santé à s'immiscer dans le groupe de tête avec un pointage de 11 %.« Malgré leurs bonnes intentions, notent les sondeurs, plus de la moitié des Canadiens avaient déjà pris les mêmes résolutions au cours des dernières années.Il semble notamment que les dix kilos que les Canadiens prévoient perdre en moins de six mois seront revenus avant la prochaine veille du jour de l'An.» Ainsi, parmi ceux qui ont perdu du poids dans le passé, 54 % admettent qu'ils ont repris tout le poids perdu et 22 % ont même pris plus de poids qu'ils en avaient perdu.Malgré ces résultats plus que décevants, ils prévoient toujours recourir aux mêmes méthodes qui ont déjà échoué, soit l'exercice (69 %) et un régime (64 %).D'où vient, alors, un tel optimisme « Pour arrêter de fumer ou pour perdre du poids, il faut en arriver à changer ses habitudes à long terme.Les gens doivent souvent se reprendre à plusieurs fois avant de réussir.C'est normal.En fait, cet optimisme suscite plutôt mon admiration.Les gens ne lâchent vraiment pas », déclare le Dr Dominique Garrel, endocrinologue affilié à l'Hôtel-Dieu et professeur de nutrition à la faculté de médecine de l'Université de Montréal.Pour le psychologue Stéphane Bensoussan, qui s'intéresse particulièrement au phénomène du contrôle du poids, les résolutions représentent plus des voeux, des rêves qu'on aimerait voir se réaliser, que des objectifs bien précis.« Les Canadiens ne savent pas exactement comment s'y prendre pour maigrir.Ils ignorent, par exemple, que seulement 30 % de leurs calories quotidiennes doit provenir du gras.De plus, souvent, ils ne peuvent maintenir leur perte de poids à cause d'une vision à court terme.Ils s'attaquent à la perte de poids, et une fois le poids perdu, ils ont fini et passent à autre chose.» Le Dr Garrel se désolait particulièrement du fait que le message scientifique soit beaucoup moins véhiculé que certains autres, notamment la méthode Montignac dont on a fait abondamment état.« C'est une théorie totalement fumeuse, sans aucun support scientifique et qui mène les personnes à adopter un régime déséquilibré et les pousse même parfois à abandonner totalement les fruits.accusés de fermenter dans l'estomac.Évidemment, la personne va maigrir, parce qu'elle réduit ses glucides quasiment à zéro et aussi parce qu'elle laisse tomber non seulement le pain, par exemple, mais aussi le beurre qu'elle mettait dessus.» Mais pour ce qui est d'adopter une alimentation saine, on repassera, estime le Dr Garrel.Les deux spécialistes se disent toutefois très encouragés par le fait que 56 % des répondants qui souhaitent perdre du poids sont motivés par le désir d'être en meilleure santé, contre 30 % qui visent à améliorer leur apparence.De plus, 16 % ont pour but de réduire un problème de santé ou vivre plus longtemps.« Les Canadiens sont maintenant conscients que le surplus de poids peut entraîner des problèmes de santé.L'aspect de la santé a maintenant préséance sur l'aspect cosmétique », se réjouissent- ils.Une perte de cinq à 10 % du poids peut déjà améliorer sensiblement l'état de santé et réduire les risques alliés à l'embonpoint, précisent-ils pour donner un coup de pouce à ceux qui jugent la tâche trop ardue.Le sondage a été mené par téléphone.Les résultats sont précis 19 fois sur 20, avec un écart de moins de 3,1 points de pourcentage.Il a été réalisé à la demande de Roche Canada, qui produit le Xenical, un médicament qui bloque l'absorption par l'organisme du tiers des gras ingérés.Le Dr Garrel souligne toutefois que ce médicament, prescrit pour les personnes dont le problème d'obésité est lié à la consommation excessive de gras, doit s'allier à régime réduit en calories, ainsi qu'à un réapprentissage alimentaire, pour assurer des résultats à long terme.Les bonnes résolutions des Canadiens pour l'an 2000 concernent la santé, l'alimentation, le sport.Quelques données d'un sondage.Améliorer son état de santé: perdre du poids 33 % cesser de fumer 25 % faire de l'exercice 16 % améliorer son état de santé 22 % Au sujet de l'exercice: 75 % des Canadiens en font régulièrement 25 % n'en font jamais 69 % feront de l'exercice 64 % suivront un régime 33 % 5x par semaine 25 % 3-4 x par semaine 18 % 1-2x par semaine Source: Hoffman-Laroche Fabienne Sallin - (PC) 01-11-00 01-11-00 01-11-00 3LP0601A0112 A6 MERCREDI 3LP0601A0112 ZALLCALL 67 00:53:04 01/12/00 B A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 12 JANVIER 2000 Actualités L'opération déneigement bat son plein 2800 employés prennent en charge la neige laissée par la «première vraie bordée» MARTHA GAGNON L'opération déneigement qui a débuté hier soir devrait mobiliser 2800 employés à Montréal, durant les prochains jours.« Selon le meilleur scénario, s'il n'y a pas d'autres précipitations importantes et si les gens respectent les règles de stationnement, le nettoyage devrait être complété durant le week-end », a expliqué hier Pierre Bonin, porte-parole du service des travaux publics et de l'environnement.Montréal compte 2168 kilomètres de rues.« Comme il faut nettoyer des deux côtés, cela fait plus de 4000 kilomètres », ditil.La pluie qui tombait tôt en soirée hier devrait réduire la tâche.Il est tombé 14 centimètres de neige lundi à Montréal.« C'est la première vraie bonne bordée », indique M.Bonin.L'an dernier, trois tempêtes ont eu lieu entre le 4 et le 25 janvier.« Les précipitations étaient légères jusqu'à lundi soir.Le déblaiement a été nécessaire seulement à une ou deux reprises », fait-il remarquer.Selon M.Bonin, les gens peuvent, dans l'ensemble, circuler en sécurité sur la route et sur les trottoirs.« Il faut surtout faire attention aux intersections où des puisards peuvent être obstrués.Mais les trottoirs sont sur le béton à plusieurs endroits et les conditions de la chaussée sont bonnes.Les gens doivent toutefois surveiller les plaques de glace qui ont résisté à la niveleuse.» Aucun incident majeur n'a été rapporté.Par mesure de précaution, des abrasifs seront étendus si la température baisse.La Ville demande aux propriétaires de véhicules de respecter la signalisation mise en place pour interdire temporairement le stationnement lors du déneigement.Elle invite également les automobilistes à stationner leurs voitures parallèlement à la bordure du trottoir et non en diagonale.Les citoyens ne doivent évidemment pas repousser sur la voie publique la neige provenant de leur propriété.Ils sont passibles d'une amende de 60 $ à 600 $ s'ils ne respectent pas cet article du règlement sur la propreté.M.Bonin précise que le remorquage des véhicules est le principal obstacle au déneigement.« Mais les gens collaborent mieux, dit-il.L'an dernier, le nombre de remorquages a diminé du quart.On estime qu'environ 4000 véhicules sont remorqués à chaque chargement ou opération de déneigement.Selon les prévisions, les températures devraient se refroidir considérablement au cours des prochains jours.Jeudi, le maximum pourrait être de -15°.Aujourd'hui, il devrait être de -4°.Depuis le début de l'hiver, il est tombé 47,2 centimètres de neige à Montréal, comparativement à plus 90 centimètres en moyenne les années passées à la même période.L'accumulation de neige en décembre est habituellement de plus de 50 centimètres.En début de soirée, hier, il n'y avait plus que cinq centimètres de neige au sol.PHOTO RÉMI LEMÉE, La Presse © La pluie qui tombait tôt en soirée hier devrait accélérer la fonte de la neige tombée lundi soir, tout en compliquant la vie des automobilistes qui doivent contourner les flaques d'eau et celle des piétons qui risquent à tout moment d'être aspergés.PHOTO PIERRE McCANN, La Presse © Maude Cournoyer (à droite) et Guillaume Chalifoux n'ont pas semblé se formaliser du fait que leur école de Blainville ait été fermée en raison d'une panne d'électricité.PHOTO PIERRE McCANN, La Presse © Guy Lajeunesse, un policier de Laval, a eu toute une frousse, hier, quand le parebrise de sa voiture de patrouille a éclaté après qu'un « banc de neige » y ait été projeté par un chasse-neige.Mares d'eau, pannes de courant et sorties de route La neige mouillée fait néanmoins des heureux à Laval, dans les Laurentides et dans Lanaudière JEAN-PAUL CHARBONNEAU C'est avec le sourire, et non en maugréant, que les travailleurs ont nettoyé leur voiture et déblayé leur entrée de garage, hier matin.La plupart, en effet, semblaient être heureux de voir enfin arriver l'hiver.Et pourtant, les résidants de Laval, des Laurentides et de Lanaudière auraient eu raison de se plaindre car il est tombé, sans aucun avertissement, entre 20 et 35 centimètres de neige mouillée, ce qui a eu pour conséquence de priver d'électricité 45 000 abonnés de ces trois régions.À 15 h, il restait 7600 victimes des pannes et, selon le porte-parole d'Hydro-Québec, Éric Moisan, tout devait être revenu à la normale en soirée.Les pannes ont été causées par la chute, sur les fils, d'arbres ou de branches qui ont cédé sous le poids de la neige mouillée.Les principaux secteurs touchés ont été Saint-Jérôme, Blainville, Rosemère, Mascouche, Terrebonne et La Plaine.Selon Environnement Canada, il est tombé à Laval entre 15 et 20 centimètres de neige, 22 centimètres dans la région de Mirabel, 35 dans celle de Saint-Jérôme, 30 à Sainte-Agathe et seulement 12 à Mont-Tremblant.Même si elles ont été prises par surprise, les équipes de déneigeurs se sont mises à l'oeuvre assez rapidement et, vers 9 h 30 hier matin, les véhicules roulaient sur l'asphalte sur la plupart des grandes voies de Laval et sur les autoroutes.À cause du temps doux, il y avait cependant par endroits de grandes mares d'eau.Les policiers se réjouissent que cette importante bordée non attendue soit tombée après l'heure de pointe.Même si plusieurs sorties de route sont survenues, la Sûreté du Québec et la police de Laval ne rapportent aucun accident grave.À Laval, un policier a cependant été très chanceux de s'en tirer sans aucune blessure quand le parebrise de l'auto de police qu'il conduisait a éclaté en mille miettes, vers 22 h 30, alors qu'il passait sous le viaduc de la 15, boulevard Saint-Martin.« Je me dirigeais en direction est lorsqu'un banc de neige mouillée est apparu devant moi.J'ai tenu le volant à deux mains et je me suis fermé les yeux.Je ne voulais pas freiner parce que deux automobiles me suivaient et que la visibilité était réduite.L'amoncellement de neige mouillée est tombé parce qu'il était poussé par un chasseneige affecté au déneigement de l'autoroute », a indiqué l'agent Guy Lajeunesse.Pour sa part, un garagiste de Piedmont, Jean Lefebvre, a mentionné qu'il n'avait jamais vu autant de neige tomber en si peu de temps.« En quatre heures, il est certainement tombé un pied de neige, elle était mouillée et pesante.Nous avions de la difficulté à circuler, je n'ai pas pu faire sortir mes dépanneuses pour aller chercher des véhicules en panne ou pris dans la neige.Nous avons aussi manqué d'électricité durant plusieurs heures.Mais c'était beau à regarder, tous ces arbres pleins de neige ! » a raconté M.Lefebvre.Pour Louis Dufour, président des stations de ski de la Vallée de Saint-Sauveur, c'est le paradis.« Durant toute la journée de lundi, dit-il, la météo a joué avec nos nerfs en annonçant de la pluie, puis soudainement cette abondante neige est venue.» Cette forte précipitation va aussi améliorer les conditions sur les sentiers de ski de fond et de motoneige.Dans l'Estrie, la « manne » a été moins généreuse.À Bromont, il a neigé au sommet de la montagne, mais il a plu en bas.À Orford, il est tombé 15 centimètres de neige fine, et Sutton a eu droit à une fine neige mêlée depluie.PHOTO PIERRE McCANN, La Presse © On était à pied d'oeuvre, hier, du côté de Saint-Sauveur, pour damer les pentes de ski afin de tirer profit au maximum de la neige qui est tombée sur la région lundi soir.Le pelletage de la neige à l'origine d'un drame à Charlesbourg Presse Canadienne QUÉBEC Le pelletage de la neige est à l'origine d'un drame survenu hier matin à Charlesbourg, près de Québec.Une femme de 73 ans est morte hier matin d'un infarctus, tout de suite après avoir vu son mari, qui venait de pelleter, lui aussi victime d'un malaise cardiaque.L'homme a toutefois pu être réanimé.Hilaire St-Hilaire, âgé de 67 ans, a subi un infarctus en entrant dans son appartement.Son épouse, Marielle Fillion, a aussitôt demandé l'assistance du 9-1-1.À l'arrivée des ambulanciers, vers 8 h 50, quelqu'un a ouvert la porte par l'intercom de la conciergerie.Toutefois, à la porte de l'appartement, les ambulanciers n'ont obtenu aucune réponse.Ils ont enfoncé la porte, aidés des policiers qui sont arrivés au même moment.À l'intérieur, ils ont trouvé le couple inconscient, la dame ayant à son tour été victime d'un arrêt cardiaque.Les techniques de réanimation ont aussitôt été entreprises, mais seul l'homme a pu être sauvé.Le pelletage de la neige est un exercice très intense, rappelle Dominique Roberge, de Kino-Québec.« Le problème, c'est que les gens ne sont pas préparés et qu'ils sont souvent pressés », souligne-t-elle.Il est donc essentiel, dit-elle, de se prêter à une période d'échauffement, en commençant lentement, avec de petites quantités, sur de courtes distances, et de ne pas lancer la neige trop haut.Essentiel également de se donner des temps de repos.La neige étant habituellement annoncée à l'avance, il est toujours possible de se lever plus tôt, pour avoir le temps qu'il faut pour nettoyer l'entrée, en respectant ses limites.Quant aux personnes qui ont déjà des problèmes de santé, il vaut peut-être mieux qu'elles s'abstiennent de pelleter, note Mme Roberge. 3LP0702A0112 A7 MERCREDI 3LP0701A0112 ZALLCALL 67 00:57:52 01/12/00 B Actualités LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 12 JANVIER 2000 R A 7 Le futur CHUM près du métro Rosemont L'emplacement du garage de la STCUM est déjà réservé officiellement par le gouvernement DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC L'emplacement du garage de la STCUM, près du métro Rosemont, est déjà « réservé » officiellement par le gouvernement Bouchard pour la construction du nouveau CHUM.La ministre Marois en fera l'annonce « dans les semaines prochaines ».Mais, même lorsque Québec aura divulgué ses intentions, il faudra attendre plusieurs années avant que des fonds publics soient investis dans l'érection du mégahôpital.Mme Marois comptait révéler son choix lors d'un déjeuner de la Chambre de commerce de Montréal à la fin du mois, mais il est difficile actuellement de prévoir si tout sera prêt à ce moment.Il a d'abord fallu calmer le jeu au sein du conseil d'administration du CHUM, et il est délicat de procéder à une annonce au moment où les urgences débordent dans la métropole.Des sources proches du dossier indiquent toutefois que l'emplacement actuellement occupé par trois bâtiments de la STCUM est nettement privilégié pour la construction du nouveau CHUM.La Ville de Montréal avait accordé une « option d'achat » pour un terrain situé près de l'ancien entrepôt frigorifique à l'ouest des Brasseries Molson.Toutefois, l'administration Bourque préfère de loin utiliser cet espace étroit pour de la construction résidentielle \u2014 ce qu'avait d'ailleurs indiqué publiquement le député péquiste de Sainte-Marie, André Boulerice.Le terrain convoité pour le CHUM est situé en face de l'ancien bureau du ministère de la Santé, au 6161, Saint-Denis.Garage de 50 millions En réservant le terrain de la STCUM, le gouvernement s'assure qu'il ne pourra être cédé ou vendu par cette dernière.Québec devra la dédommager pour lui permettre de reloger ses ateliers, ce qui se traduira par une facture de 50 millions environ, estiment des sources de la société de transport.Il faudra aussi prévoir des fonds pour la décontamination des terrains \u2014 une bagatelle comparativement aux coûts de la construction, qui tournent autour de 800 millions.Mais, au sein même du réseau de la santé, les intentions de la ministre Marois font de nombreux sceptiques.Bien des projets d'investissements dans des établissements se sont envolés en fumée au cours des dernières années.Le projet d'un nouvel hôpital dans le comté de L'Assomption, formulé par le gouvernement Parizeau il y a plus de cinq ans, ne s'est jamais matérialisé.Surtout, le plan triennal d'investissement immobilier (PTI) du ministère de la Santé, qui sera prochainement rendu public, ne prévoit pas de fonds pour le futur hôpital.Mme Marois tient toujours des discussions difficiles avec le Conseil du Trésor au sujet des budgets de dépenses de l'an prochain.La revue des programmes, un exercice normalement bouclé aux Fêtes, se prolongera probablement encore jusqu'à la fin janvier.Du côté de Bernard Landry, il ne faut pas prévoir de cadeaux inespérés : les surplus, déjà réquisitionnés alors que les dépassements de dépenses se multiplient, doivent aller aux baisses d'impôts.Le plan d'investissement du ministère ne comprendra même pas de fonds pour les centres ambulatoires \u2014 Lakeshore, Maisonneuve- Rosemont et Sacré-Coeur \u2014 déjà promis par Mme Marois, prévoiton.Publiquement, tout le monde convient qu'il faut davantage de centres ambulatoires, mais ces voeux se heurtent aux objections du Conseil du Trésor à Québec.On prédit que Mme Marois gagnera plusieurs mois en annonçant un « plan fonctionnel et technique » pour le futur CHUM.Des ingénieurs et des fonctionnaires se disputeront autour d'un plan de localisation des immeubles du nouvel hôpital.Le gouvernement essaierait ainsi de gagner du temps pour se rapprocher des élections.Il faudra attendre plusieurs années avant que des fonds publics soient investis dans l'érection du mégahôpital.Deux cents lits supplémentaires pour désengorger les urgences HUGO DUMAS et JEAN-FRANÇOIS BÉGIN Le ministère de la Santé a gratté ses fonds de tiroir et permettra à des hôpitaux de la Montérégie, de Montréal, de Laval et de Québec d'ouvrir rapidement 200 lits supplémentaires de longue durée pour combattre l'engorgement persistant dans les urgences.Quatre-vingts de ces lits seront ouverts dans des hôpitaux de l'île de Montréal, 50 iront en Montérégie, 50 à Québec et 20 à Laval.Au ministère de la Santé, on assure qu'il y aura suffisamment de personnel pour s'occuper de ces nouveaux patients.Pendant la semaine du 4 janvier, 4646 patients ont été admis aux urgences des hôpitaux de ces quatre régions, comparativement à 3815 à même date l'an dernier, soit une augmentation de 831 personnes.« Ces 200 lits seront ouverts dans les plus brefs délais et pourraient l'être ce soir (hier) ou demain matin », indique Dominique Lebel, un porte-parole de la ministre de la Santé, Pauline Marois.Les 200 lits de longue durée s'ajoutent aux 1200 prévus dans le plan de 24,6 millions concocté par la ministre Marois, au début de novembre, pour vacciner les urgences contre les débordements d'hiver.Toutes ces mesures permettront aux hôpitaux d'ouvrir 60 % plus de lits que l'an dernier afin de juguler la crise, a affirmé hier soir le ministère de la Santé.Malgré l'entrée en vigueur progressive du plan Marois, les urgences de la région métropolitaine n'ont pas dérougi hier.Dans l'île de Montréal, le taux d'occupation atteignait 183 % en matinée et 43 patients poireautaient sur une civière depuis plus de 48 heures.Les urgences de sept hôpitaux étaient remplies à au moins deux fois leur capacité théorique.À l'hôpital Maisonneuve-Rosemont, le plus lourdement affecté par l'engorgement, une quinzaine de patients devaient être transférés, en journée, vers le centre de réadaptation Villa Médica et vers des centres d'hébergement, dans le cadre des mesures Marois.Au total, 440 lits doivent donc être ouverts cette semaine dans l'île pour donner un peu de répit aux urgences, si toutefois les établissements arrivent à dénicher le personnel infirmier nécessaire.PHOTO CP La vaccination contre la grippe est en hausse de 30 % cette année alors que le virus de l'influenza est arrivé un peu plus tôt et frappe plus fort que de coutume.La petit Veriah Gabriel-Bedford, qui a été vaccinée hier au CLSC de St-Henri, n'a guère semblé apprécier l'intervention de l'infirmière Maryse Alain. 3LP0801A0112 A 8 Mercredi 3LP0801A0112 ZALLCALL 67 00:53:25 01/12/00 B A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 12 JANVIER 2000 Rive-Sud/Montérégie La bataille de la ligne Hertel reprend La coalition va solliciter Québec pour financer sa cause BRUNO BISSON La coalition des citoyens du Val- Saint-François testera en cour la légalité de la loi 42, adoptée par le gouvernement du Québec en juin dernier pour empêcher la démolition de la ligne Hertel-Des Cantons, construite illégalement en 1998.Après s'être fait très discret durant des mois, le groupe de citoyens de l'Estrie a repris hier le sentier de la guerre en annonçant le dépôt prochain d'une requête en Cour supérieure pour faire invalider la loi, qu'ils jugent « particulièrement odieuse » parce qu'elle a pour effet « de rendre légal ce qui a été déclaré illégal par la Cour supérieure ».Le regroupement, qui a obtenu en février 1999 une injonction paralysant le chantier de la ligne à haute tension, aura besoin de 200 000 $ pour mener sa bataille judiciaire.Pour trouver un tel montant, la coalition a déjà entrepris des démarches auprès d'associations et de fondations québécoises et canadiennes et a inauguré, hier, un site Internet (www.ccvsf.org).Et ironiquement, a affirmé un porte-parole de la coalition, Jacques Laval, le gouvernement du Québec sera un des premiers sollicités pour financer cette cause judiciaire.« Dans d'autres provinces canadiennes, dit-il, des fonds sont mis à la disposition des citoyens qui veulent contester une loi d'application générale.En Ontario, le Barreau finance un fonds comme celui-là.Ça n'existe pas au Québec, mais nous pensons que si ce gouvernement a vraiment la démocratie à coeur, il devrait contribuer à l'avancement du droit en nous aidant à y voir plus clair.» Rappelons qu'en 1998, après la crise du verglas, Hydro-Québec soumettait au gouvernement Bouchard trois projets de « bouclage », consistant à assurer aux régions de Montréal, de la Montérégie et de l'Outaouais, une meilleure capacité d'alimentation électrique en cas de sinistre.Le gouvernement du Québec a alors adopté une série de décrets exemptant ses projets des procédures normales en matière d'aménagement et de protection environnementale.Mécontents d'apprendre que la ligne Hertel-Des Cantons allait traverser leurs terres, sinon leur village, des citoyens se sont alors regroupés pour résister, en formant cette coalition.Et en février 1999, le juge Janine M.Rousseau, de la Cour supérieure, leur donnait raison en déclarant « illégaux, nuls et sans effets » les décrets gouvernementaux adoptés en pleine crise.Quatre mois plus tard, l'Assemblée nationale adoptait la loi 42, qui annule, littéralement, le jugement Rousseau.Selon la coalition du Val-Saint- François, cette loi adoptée à la fin de la session parlementaire du printemps 1999 contrevient à la Charte canadienne des droits de plusieurs façons.D'abord, elle remet en question le principe de la primauté du droit et de l'égalité de tous devant la loi.Même le Barreau du Québec semble partager cette opinion, puisqu'au moment de la publication de ce projet de loi, le bâtonnier du Québec, Me Denis Jacques, s'est publiquement inquiété de ce texte qui, à son avis, « affecte les droits des citoyens et accorde à une société d'État d'importantes exemptions en matière environnementale, dont la justification reste à démontrer ».Cette loi, selon la coalition, remet également en question la compétence exclusive de la Régie de l'énergie du Québec en matière de fixation des tarifs d'électricité.Enfin, la loi retire aux citoyens concernés toute possibilité de recours judiciaire contre Hydro-Québec ou le gouvernement du Québec pour les gestes et décisions survenus en cours de construction, et ce, même si de tels gestes et décisions ont été jugés, en définitive, illégaux.En effet, en présentant son projet de loi, le gouvernement du Québec affirmait qu'il ne visait qu'un but, soit de préserver le tronçon de ligne Hertel-Des Cantons.Le ministre des Ressources naturelles Jacques Brassard insistait surtout sur le fait que sa construction avait coûté plus de 100 millions et qu'elle était nécessaire pour sécuriser l'alimentation de la Montérégie en cas de sinistre majeur.Mais en fait, estime la coalition, la loi 42 et ses 10 courts articles, tenant dans une seule page, va beaucoup plus loin.Elle annule la décision Rousseau en évitant à Hydro- Québec le fardeau de se conformer aux lois qui avaient été violées par les décrets gouvernementaux.La loi permet rétroactivement à la société de passer outre aux articles de cinq lois d'application générale (Loi sur Hydro-Québec, Loi sur l'aménagement et l'urbanisme, Loi sur la qualité de l'environnement, Loi sur la protection du territoire agricole et Loi sur l'expropriation).Chambly lance le programme Police jeunesse MARTHA GAGNON Trois mois après le meurtre horrible d'une dame de 81 ans impliquant cinq adolescents à Chambly, les autorités municipales et scolaires de l'endroit ont lancé hier le programme communautaire Police jeunesse, destiné à améliorer la prévention et à établir de meilleurs liens de communication.« Cet événement a secoué notre école et suscité une réflexion sur la violence et les problèmes des jeunes.Plusieurs parents aussi se sont interrogés sur leurs responsabilités », a expliqué Lysanne Brunet, 14 ans, présidente du conseil des élèves de l'école secondaire de Chambly, lors d'une entrevue après la présentation du nouveau programme.« On ne comprend pas encore pourquoi une chose aussi terrible est arrivée et s'il était possible de la prévenir, poursuit-elle.C'est un cas extrême.Mais la violence n'est pas toujours visible et elle se manifeste sous différentes formes : le taxage, les insultes, le pouvoir.On doit s'en préoccuper.» Élise Croteau, 15 ans, membre du conseil, ajoute que les adolescents qui ont participé à ce crime ne sont pas des monstres, mais des « perdus de la vie qui ont pris la mauvaise voie sans réfléchir, peutêtre la seule qui leur était ouverte ».Francis Patenaude, 14 ans, les qualifie de « pauvres ratés qui ont gâché leur existence ».Serge Savoie, travailleur de rue, dit avoir rencontré par hasard les jeunes qui ont été arrêtés, peu de temps avant le drame.« J'ai senti qu'il y avait des choses qui n'allaient pas, surtout chez l'un d'eux.Il semblait y avoir une escalade dans la violence.Ils se tenaient en groupe, mais ce n'était pas un gang organisé.J'espérais les voir à nouveau afin de mieux les connaître.» Comme d'autres, il a été renversé d'apprendre le meurtre de Pearl Rushford-Lamarre, tuée de quarante coups de couteau dans sa maison à Chambly.Le maire de cette ville, Pierre Pearl Rushford- Lamarre Bourbonnais, affirme que cet événement tragique incite la communauté à se soucier davantage des jeunes.« Police jeunesse est un pas dans la bonne direction, croit-il.Il y aura toujours des drames qu'on ne peut prévoir, mais il y a des choses qu'on peut faire pour favoriser une meilleure communication.Deux agents seront affectés à plein temps à ce programme d'information et de sensibilisation.Trois thèmes seront ciblés dans les prochains mois : la toxicomanie, le taxage et le civisme.Une première conférence sur les drogues aura lieu le 25 janvier à 19 h 30 à la caserne des pompiers.Jeunes et adultes sont invités à y participer.Les « policiers jeunesse » circuleront à bord d'un nouveau véhicule, bien identifié et commandité par trois partenaires privés.L'identification a d'ailleurs été inspirée d'esquisses réalisées par des élèves de l'école secondaire.La directrice, Marie Vandemoortele, ajoute qu'un sondage a été effectué auprès des élèves (ils sont plus de 800) pour savoir quelles activités ils aimeraient que la Ville et l'école mettent sur pied.La danse et les sports d'équipe viennent au premier rang.« Nous espérons pouvoir annoncer en avril le début d'un programme d'activités en collaboration avec le service des loisirs », souligne-t-elle.Depuis le drame survenu en septembre, la vigilance est plus grande à l'école.« Nous avons identifié une quarantaine de jeunes à risque ou ayant des problèmes.Les parents ont été invités à participer à une soirée spéciale d'information.Sans dramatiser, nous n'avons rien négligé pour offrir de l'aide aux parents et aux élèves, en plus de les rassurer », explique MMe Vandemoortele.Les règlements de l'école et la surveillance ont aussi été améliorés.« C'est loin d'être le régime militaire, mais il n'y a plus, par exemple, de petits groupes qui s'amusent à faire de l'obstruction à certaines entrées de l'école comme c'était le cas l'an dernier.» La directrice ajoute que « l'école est encore en réflexion ».Elle pense que le « milieu a fait ce qu'il était en mesure de faire et ne pouvait prévoir un tel drame ». 3LP0902A0112 A9 MERCREDI 3LP0901A0112 ZALLCALL 67 00:52:55 01/12/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 12 JANVIER 2000 R A 9 Jean-Paul II : Mgr Lehmann a dit tout haut ce que plusieurs pensent tout bas ANDRÉ NOËL Monseigneur Karl Lehmann a dit tout haut ce que plusieurs pensent tout bas lorsqu'il a suggéré au pape Jean-Paul II d'avoir le courage de démissionner s'il sent qu'il n'a plus les forces pour diriger l'Église, affirme le théologien québécois André Naud.Le cardinal Jean-Claude Turcotte refuse de commenter cette controverse qui alimente bien des débats au sein du clergé.De son côté, Mgr Gilles Cazabon, du diocèse de Saint-Jérôme, insiste sur la résistance physique « surprenante » du pape.Il semble que les propos du président de la Conférence épiscopale, Mgr Lehmann, aient lancé toute une polémique.Le prélat allemand a assuré n'avoir « en aucun cas appelé au retrait du pape ».Mais il a bel et bien souligné le déclin de la santé de l'homme de 79 ans.« Je fais personnellement confiance au pape pour avoir le courage et la force de dire, au cas où il aurait le sentiment de ne plus être capable de diriger l'Église avec responsabilité : Je n'y arrive plus comme cela serait nécessaire », a-t-il déclaré.« Dès lors qu'on regarde le pape à la télévision, on se dit : Eh bien oui, ça pourrait être une possibilité », a commenté hier M.Naud, qui a enseigné la théologie pendant 25 ans à l'Université de Montréal et s'est spécialisé dans le magistère.« Jean-Paul II donne l'impression d'un homme miné par la maladie.Plusieurs personnes se posent la question : Pourrait-il démissionner ?Ce n'est pas une insolence que de soulever la question.On a peut-être un peu de frilosité.» Or, il est très rare qu'un pape démissionne.La tradition veut qu'on attende qu'il meure pour le remplacer.Mais ce n'est pas une règle.Au XIIIe siècle, rappelle M.Naud, le pape Célestin V a démissionné trois ou quatre mois après avoir été élu.« Il a décidé qu'il était trop vieux et qu'il n'était pas à la hauteur de la tâche.Il avait le désir de retourner dans son monastère.Cela ne l'a pas empêché d'être canonisé.Mais il est vrai que je ne connais pas d'autre exemple de démissionnaire.Des canonistes déplorent que rien ne soit prévu pour remplacer des papes qui subiraient une perte d'autonomie intellectuelle, ce qui, faut-il souligner, n'est pas le cas de Jean-Paul II, ajoute M.Naud.« Normalement, il devrait y avoir un mécanisme.L'amélioration de l'espérance de vie accroît les risques de voir des papes perdre leurs facultés.» Il y a un problème, toutefois : le choix d'un successeur est peut-être plus facile lorsque le pape est mort, ajoute M.Naud.Et le successeur risque de ne pas vouloir contredire son prédécesseur.Cela dit, Jean-Paul II ne se couvrirait pas de honte en prenant une retraite bien méritée dans un monastère polonais, par exemple.« Voilà 22 ans qu'il dirige l'Église et il a été particulièrement actif, rappelle M.Naud.Sa présence internationale a été marquée par ses nombreux voyages, par le nombre de ses déclarations, par ses écrits, par son influence sur le sort du communisme en Europe.» De son côté, Mgr Cazabon insiste sur les formidables capacités de Jean-Paul II.« J'ai rencontré le pape à Rome en avril 1999 durant la visite des évêques du Québec, a déclaré hier le prélat de Saint-Jérôme.À cette occasion, il nous a reçus trois fois.Il m'est apparu un homme et un chef religieux en pleine possession de ses moyens intellectuels et de ses capacités de décision.Au plan physique, on constate facilement que son état est chancelant.Pourtant, il continue toujours son ministère et il l'accomplit très bien.Il revient au pape de décider combien de temps il peut l'accomplir encore.Sa résistance physique et sa force morale n'ont pas fini de nous surprendre.PHOTO AP Un Jean-Paul II vieilli et malade, mais dont les facultés intellectuelles sont intactes. 3LP1002A0112 A-10 MERCREDI 3LP1001A0112 ZALLCALL 67 00:55:07 01/12/00 B A 10 R LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 12 JANVIER 2000 Actualités Les mites dérangent l'enquête préliminaire des Rock Machine Le Nickels de Repentigny sous la protection de la Loi sur la faillite HUGO DUMAS Le restaurant Nickels de Repentigny, dans lequel Maman Dion a investi de l'argent avec son fils Paul, s'est placé lundi sous la protection de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité.Hier soir, l'établissement du boulevard Brien servait toujours des repas à ses clients.Joint chez lui, l'agent de Thérèse Tanguay- Dion, son fils Jacques, a indiqué à La Presse que sa mère ne participait, ni de près ni de loin, à l'administration quotidienne du restaurant Nickels.« C'est certain que ma mère va prendre ses responsabilités dans cette affaire, mais elle n'est pas impliquée là-dedans directement.Elle ne travaille pas dans les bureaux, à compter l'argent.Elle y a investi uniquement pour faire travailler un de ses enfants », explique Jacques Dion.« Elle est de bonne foi.Elle n'a jamais voulu faire de l'argent de façon malhonnête.Elle n'est pas d'accord avec ce qui se passe », ajoute-t-il.Maman Dion, selon son agent, détient aussi des parts, avec sa fille Claudette, dans le Nickels de Terrebonne.Elle est aussi copropriétaire du Nickels de La Ronde avec une autre de ses filles, Pauline.La Presse a tenté en vain de joindre Paul Dion hier soir, dont le restaurant est soupçonné d'avoir éludé, entre le 1er janvier 1996 et le 30 juin 1997, pour près de 900 000$ de ventes, selon Télévision Quatre Saisons.« Maman Dion ne s'est jamais embarquée dans les magouilles du bureau-chef, mais elle doit en subir toutes les répercussions.Je trouve ça déplorable et elle est mal à l'aise », dit Jacques Dion.Les administrateurs du Nickels de Repentigny devront, au cours du prochain mois, présenter une proposition de règlement à leurs créanciers.Dans la journée du 8 décembre, 17 restaurants de la chaîne Nickels de la région de Montréal, de même que le siège social, ont reçu la visite d'agents du ministère du Revenu du Québec.Le fisc les soupçonne d'utiliser le « zapper », un logiciel placé dans les caissesenregistreuses, qui leur aurait permis de cacher près de 13 millions de ventes, sans compter les taxes non perçues sur ce montant, soit près de deux millions.La chanteuse Céline Dion et son mari René Angélil ne sont plus actionnaires de Nickels depuis 1997.CHRISTIANE DESJARDINS Malgré les mesures de sécurité extrêmement strictes déployées à l'entrée de la salle 4.01 du palais de justice de Montréal, où se tient l'enquête préliminaire d'une douzaine de personnes reliées aux Rock Machines, des indésirables ont réussi à y pénétrer, hier.Il s'agit de mites, ces papillons qui se délectent de fibres textiles.Avant que les bestioles ne s'attaquent aux toges des avocats ou aux chaussettes des accusés, les autorités ont décidé de reporter l'audition de la cause en après-midi, dans une autre salle, un étage plus bas.Ce n'est pas la première fois que ces petites bestioles s'en prennent aux tapis du palais de justice de Montréal.La même chose s'était produite il y a une dizaine d'années, dans une autre salle.Le porte- parole de la Société de gestion immobilière du Québec, Pierre- Louis Dufresne, ignore pourquoi les mites ont fait leur réapparition, d'autant plus que les tapis du palais sont maintenant en fibres synthétiques.Un plat qui n'est pas au menu des mites.«Cela pourrait provenir des «exhibits » qui sont produits devant le tribunal.Il se pourrait aussi qu'elles aient été apportées par des gens qui viennent à la cour.C'est une salle à fort volume», a-t-il indiqué.M.Dufresne signale que des exterminateurs s'occuperont de faire une fine vaporisation et que la salle devrait être rouverte une douzaine d'heures après.Selon lui, il ne s'agit pas d'une infestation et il n'y a pas lieu de s'inquiéter.«Les mites vivent dans des fibres naturelles, autrement, elles meurent en moins de huit heures», a-til conclu.L'enquête préliminaire de la douzaine de personnes accusées entre autres de gangstérisme et trafic de drogue s'est poursuivie sans incident en après-midi.Elle devrait durer plusieurs semaines.Affaire Lizotte: Michel Sarrazin plaide l'erreur administrative Montréal conteste un ordre de la CSST en Cour supérieure MARTIN PELCHAT du bureau de La Presse, QUÉBEC Dans une lettre au ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard, le directeur de la police de la CUM, Michel Sarrazin, explique par une simple erreur administrative le délai mis par son service à informer le ministre de la mort suspecte de l'itinérant Jean-Pierre Lizotte, en contravention d'une directive en vigueur depuis dix ans.Selon M.Sarrazin, l'assistantdirecteur Michel Beaudoin n'était responsable des Affaires corporatives que depuis le 2 octobre dernier et il ignorait qu'il lui revenait d'informer le ministère de la Sécurité publique « dans l'heure » du décès de M.Lizotte, ainsi que le stipule une directive du ministère datant du 15 février 1989.Ce n'est qu'à la mi-novembre que M.Beaudoin a finalement eu un « doute » qui l'a amené à aviser le ministère.Frappé, selon des témoins, par deux policiers, le 5 septembre dernier, alors qu'il était retenu par un portier d'un bar de Montréal, M.Lizotte est décédé à l'hôpital le 16 octobre.Le ministre Ménard n'a été avisé que le 19 novembre.Depuis que l'affaire a été rendue publique, des groupes communautaires crient au camouflage et réclament que la lumière soit faite.« À ce stade-ci, le ministre prend acte des explications données par M.Sarrazin et les considère comme plausibles », a indiqué de son côté hier le porteparole de M.Ménard, Denis Dolbec.Ce dernier souligne que s'il avait été avisé plus tôt, le ministre se serait assuré du transfert de l'enquête à la Sûreté du Québec, ce qui avait été fait.M.Ménard a rencontré pendant une heure et demie lundi le directeur Sarrazin à propos de l'affaire Lizotte.GILLES GAUTHIER La Ville de Montréal conteste en Cour supérieure l'ordre que lui a donné la CSST de fournir un système individuel de réception des communications à tous les pompiers affectés à des lieux d'interventions.Le litige à ce sujet remonte au mois de mars 1997, alors que deux pompiers ont été séparés de leur officier par un nuage d'ammoniac lors d'une fuite de ce produit à l'usine de transformation de viande Montpack, sur la rue Hogan.L'analyse de cet incident par le Service de prévention des incendies de Montréal (SPIM) et l'Association des pompiers de Montréal (APM) avait entraîné 18 recommandations, mais les deux parties divergeaient d'opinion au sujet de la proposition de doter les pompiers de radios.Un inspecteur de la CSST a donné raison à la Ville en novembre 1998 et sa décision a été confirmée lors d'une révision administrative en février dernier.Cependant, la Commission des lésions professionnelles du même organisme l'a renversée en novembre.La Ville soutient dans un document que « c'est le non-respect par les pompiers des normes de sécurité qui est la cause directe du bris de la chaîne de commandement ».Jacques Proteau, chef de la division de la santé et de la sécurité au SPIM, expliquait hier qu'une équipe d'intervention est composée d'un officier muni d'une radio réceptrice- émettrice et que le contact, visuel ou avec un boyau, doit être constamment maintenu entre ces trois personnes.Doter chaque pompier d'une radio réceptrice lui donnerait « un faux sentiment de sécurité », ajoutait-il.« C'est de la théorie et c'est inapplicable », soutient Jean Henrichon, vice-président et responsable du dossier santé et sécurité à l'APM.« Il y a un contact visuel au départ, mais les conditions peuvent changer.» Nouveau: admissibilité aux Prêts et Bourses Prochains cours Pour plus d'information, venez nous visiter au canal INFOPUB.Pour connaître les heures de diffusion, s.v.p.nous téléphoner au : 1-888-878-1414.I Le programme est divisé en 11 cours pour un total de 570 périodes.Vous pouvez le suivre à temps plein ou à temps partiel, le jour, le soir ou le samedi.I Les conseillers du Collège April-Fortier pourront vous aider à vous orienter en fonction des besoins de l'industrie et selon vos expériences, votre âge, vos études et vos objectifs.Ils pourront aussi calculer l'aide financière à laquelle vous aurez droit.I Depuis 20 ans, le collège a permis à un très grand nombre d'étudiants de réussir dans le domaine du voyage; plusieurs d'entre eux occupent des postes-clés dans divers secteurs de l'industrie et font appel au collège pour combler leurs besoins en personnel.Les prochains cours de jour débutent le 31 janvier et le 28 février.Les cours du samedi débutent le 22 janvier et ceux du soir, le 1er mai.Nous vous offrons aussi la possibilité de suivre le programme de jour en anglais à partir du 9 février et du 10 janvier (soir).Il est important de vous inscrire tôt si vous désirez vous prévaloir du programme de Prêts et Bourses.Pour recevoir de la documentation ou prendre rendez-vous avec un conseiller: I Admissibilité au service des Prêts et Bourses du ministère de l'Éducation I Formation hautement reconnue par le marché du travail.I Un nouveau programme encore mieux adapté aux besoins actuels de l'industrie.I Une équipe de formateurs recrutés parmi les professionnels du voyage et branchés sur les besoins de l'industrie.I Cours intensif et rapide.I Processus d'inscription facile et rapide.I Au service de l'industrie depuis 1979. 3LP1101A0112 A-11 MERCREDI 3LP1101A0112 ZALLCALL 67 00:53:55 01/12/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 12 JANVIER 2000 A 11 Vol à la James Bond d'un chargement de cigarettes valant plus de 500 000 $ L'Alliance de Longueuil réclame la démission du maire Gladu Le chef de l'Alliance de Longueuil, Michel Timperio, a déclaré hier que le maire de Longueuil devrait démissionner pour avoir obtenu des contributions illégales lors de la campagne électorale de 1994.À la veille de la reprise des séances du conseil municipal, l'opposition affirme que la réputation de Claude Gladu est entachée.Dans un communiqué de presse, elle affirme que « ses tentatives de camouflage de la vérité sont indignes de la fonction qu'il occupe à la tête de la quatrième plus importante ville au Québec.Il a berné les gens et il doit démissionner ».Selon M.Timperio, « la population n'avalera pas la couleuvre que le maire essaie de lui passer en prétextant avoir plaidé coupable à ces accusations pour simplement éviter des frais d'avocat.Les plaintes étant bien fondées, il ne pouvait faire autrement ».Avant les Fêtes, le maire et son Parti municipal ont reconnu avoir obtenu illégalement des contributions électorales.Il a été condamné à payer des amendes.Mais selon lui, ces incidents ne devraient pas ébranler la confiance de la population à son endroit.MARCEL LAROCHE Des voleurs à la fine pointe de la technologie ont réussi à kidnapper un camionneur et à s'emparer d'un chargement de cigarettes de plus de 500 000 $ en neutralisant à distance l'auto qui escortait le camion-remorque.Ce coup à la James Bond était tellement bien préparé que la police a mis plusieurs heures à reconstituer ce crime.De fait, c'est un mécanicien du garage Labelle Pontiac Buick de la rue Notre-Dame, dans le quartier Pointe-aux-Trembles, qui a résolu le problème hier matin en découvrant sous le véhicule de surveillance un mystérieux dispositif permettant de couper l'alimentation d'essence.La Pontiac Sunfire rouge 1998 avait été remorquée chez le concessionnaire à la suite d'une panne aussi soudaine qu'inexpliquée survenue vers 13 h lundi, à la hauteur de la 32e Avenue, à Lachine.Au moment de cette « défaillance mécanique », le conducteur de la voiture suivait un camion-remorque rempli de cigarettes qui venait de quitter un entrepôt de Lachine, en direction de l'autoroute 13 Nord.Sans savoir ce qui s'était passé, le camionneur a poursuivi sa route jusqu'au parc industriel de Saint-Laurent, où un autre camion sorti de nulle part lui a bloqué le chemin.Sans crier gare, un individu de race blanche, d'environ 35 ans, est monté à bord de son véhicule en lui ordonnant, sous la menace d'une arme de poing, de suivre l'autre camion conduit par un complice.Après avoir roulé pendant un certain temps, les deux véhicules se sont immobilisés dans un endroit inconnu, où les voleurs ont transféré les dizaines de caisses de cigarettes dans leur camion.Une fois le travail terminé, l'un des voleurs a repris le volant du camion-remorque pour finalement aboutir à Boisbriand, vers 15 h 20 lundi.Abandonné à son sort, le camionneur s'est empressé d'alerter les policiers.L'enquête ne faisait que commencer lorsque les agents de la CUM ont été informés, vers 9 h hier matin, de la présence d'un colis suspect dissimulé sous un véhicule remisé au garage Labelle Pontiac Buick.Quelques minutes plus tard, la vingtaine d'employés du garage étaient invités à quitter les lieux pendant qu'un périmètre de sécurité était dressé autour du commerce.L'opération s'est terminée vers 14 h, hier, lorsque les artificiers ont finalement désamorcé le fameux colis suspect qui était en réalité un démarreur à distance modifié pour couper l'alimentation d'essence.Le coup semble avoir réussi à la perfection puisque la police était toujours à la recherche, hier, de ces professionnels du vol qui se sont volatilisés dans la nature, en même temps que des dizaines de caisses de cigarettes.Un appel saisissant des employés d'OC Transpo au service 911 Presse Canadienne OTTAWA Deux employés d'OC Transpo ont imploré un préposé du service 911 d'envoyer des secours, le 6 avril dernier.Deux collègues gisaient ensanglantés, victimes d'un forcené.« Merde, merde, merde », s'exclame Claude Brazeau, dans l'enregistrement de cet appel, écouté hier à l'enquête présidée par le coroner Benoît Béchand.Un ancien employé, devenu paranoïaque, avait tué quatre travailleurs avec un fusil ce jour-là, dans le garage des autobus municipaux d'Ottawa-Carleton.« Est-ce qu'il tire encore ?» demande le préposé du 911.« Oui », répond M.Brazeau.« Le connaissez-vous ?» lui demande encore le préposé.« C'est Pierre Lebrun », répond M.Brazeau.Lui et son collègue Dave Hallorin se terraient pendant que Lebrun continuait son carnage.L'enregistrement de l'appel de M.Brazeau qui n'avait pas encore été entendu par les familles ni leurs avocats, ont eu un effet saisissant sur le public.Il montre que Claude Brazeau a gardé la communication avec le 911 pendant plus d'une demi-heure avant que le préposé daigne lui passer un policier.Bataille contre les frais administratifs Un avocat montréalais, Charles O'Brien, part en guerre contre les frais d'administration de 12 $ qui sont imposés pour le traitement des contraventions.Me O'Brien a dit qu'il demanderait une injonction à la Cour supérieure pour que la Ville de Montréal mette un terme à cette pratique.Selon l'avocat, ces frais sont illégaux.Il se base sur une décision de la Cour suprême qui a statué, en 1998, qu'ils n'étaient pas justifiés en Ontario.Un recours collectif doit être déposé bientôt au nom des automobilistes qui ont dû payer ces frais. 3LP1201A0112 a12 mercredi 3LP1201A0112 ZALLCALL 67 10:36:12 01/13/00 B A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 12 JANVIER 2000 Les relations homosexuelles non protégées augmentent Une étude menée à Vancouver sonne l'alarme JEAN-FRANÇOIS BÉGIN Les percées réalisées ces dernières années dans le traitement de l'infection au VIH semblent procurer un faux sentiment de sécurité aux jeunes hommes gays, chez qui les relations sexuelles non protégées connaissent un regain de popularité.Selon une étude longitudinale réalisée à Vancouver, dont les résultats ont été publiés hier dans le Journal de l'Association médicale canadienne, près de la moitié (48,7 %) des homosexuels et bisexuels de 18 à 30 ans ayant un ou plusieurs partenaires réguliers avaient eu des relations anales sans condom au cours de l'année précédant leur inclusion dans l'étude.Chez les répondants ayant eu un ou plusieurs partenaires occasionnels (casual partners), plus du quart (26,1 %) avaient eu des relations à risque au cours des 12 mois précédents.Ces données sont en elles-mêmes inquiétantes.Mais ce qui l'est davantage, c'est qu'une portion non négligeable des participants qui avaient des pratiques « sécuritaires » au moment d'entrer dans l'étude ont révélé, lors de la rencontre de suivi, 12 mois plus tard, avoir eu des relations anales non protégées dans l'intervalle.Ces comportements à risque se traduisent par une incidence du VIH de 1,7 par 100 personnes- années, ce qui signifie que 1,7 sujet de l'étude sur 100 est devenu séropositif au cours de l'année suivant son inclusion dans l'échantillon.Un taux que les chercheurs qualifient « d'inacceptablement élevé » : s'il se maintenait pendant 20 ans, soulignent-ils, le quart des participants seraient infectés.« En dépit de la diminution des comportements à risque reliés au VIH observée au milieu des années 80 chez les hommes gays, le risque d'infection au VIH chez les jeunes gays et bisexuels est une source croissante de préoccupation en cette seconde décennie de l'épidémie », écrivent les chercheurs, rattachés au Centre d'excellence en VIH-sida de la Colombie-Britannique et au Johns Hopkins School of Hygiene and Public Health de Baltimore.Les auteurs notent qu'un « relâchement envers l'infection au VIH pourrait être apparu en raison de l'optimisme entourant les avancées récentes dans la thérapie antirétrovirale ».Les trithérapies, comme on appelle communément ces complexes cocktails de médicaments apparus en 1996, ralentissent de façon spectaculaire la progression de la maladie.Depuis leur avènement, la mortalité a chuté de 80 % au Québec et les hospitalisations, de 75 % Cela peut donner l'impression que l'épidémie est maintenant chose du passé, alors qu'il n'en est rien, rappelle le Dr Réjean Thomas, président et fondateur de la clinique L'Actuel, à Montréal.« C'est une question qui nous inquiète énormément en prévention », dit-il, soulignant que les jeunes homosexuels sont moins informés des risques causés par le VIH que la génération ayant connu la première vague de l'épidémie.Il faudrait néanmoins se garder de transposer sans nuance les données de l'équipe de Vancouver, croit le Dr Michel Alary, directeur du groupe de recherche en épidémiologie de l'Université Laval et chercheur principal de la Cohorte Oméga, une vaste étude longitudinale sur les habitudes sexuelles des gays et bisexuels québécois.« On a déjà fait des analyses pour évaluer l'impact des trithérapies et elles ne démontraient pas un changement des comportements ou une intention d'adopter des comportements à risque », indique- t-il.Une hormone qui porte à cesser de s'alimenter LILIANNE LACROIX C'est en signalant au cerveau que les réserves énergétiques à long terme sont suffisantes que la leptine, une hormone sécrétée par des cellules graisseuses, entraîne la tendance à cesser de s'alimenter.Dirigée par le professeur Peter Shizgal, directeur du centre d'études en neurobiologie comportementale, une équipe de chercheurs de Concordia a contribué à compléter les connaissances actuelles sur la leptine, dont on a déjà démontré le lien avec l'obésité.Plus il y a de gras accumulé dans l'organisme, plus la quantité de leptine libérée dans le sang est importante.La leptine est ensuite capable de diffuser des vaisseaux sanguins dans le cerveau et de lui signaler l'état des réserves énergétiques à long terme.Or, chez les personnes obèses, la quantité de leptine qui se rend au cerveau serait réduite.La leptine ne se rendant pas ou peu au cerveau, l'individu continuerait à avoir faim et se nourrirait au-delà de ses besoins réels.Selon Stéphanie Fulton, qui vient d'achever sa thèse de maîtrise sur le sujet et qui a complété ses expériences sur les rats en collaboration avec le professeur Shizgal, la leptine peut réduire l'attrait de la nourriture pour les sujets et augmenter l'intérêt pour des activités autres que celle de manger.La raison pour laquelle la leptine a plus de difficulté à se rendre au cerveau des personnes obèses est encore inconnue, admet le professeur Shizgal.« Il semble que ce soit un problème de transport, dit-il.C'est pourquoi certaines compagnies pharmaceutiques se penchent actuellement sur le développement de molécules analogues à la leptine, mais qui seraient plus habilitées à pénétrer dans le cerveau.Les compagnies prennent vraiment cela très au sérieux.Le défi, c'est de trouver le médicament qui serait efficace à longue échéance, mais sans effets secondaires.On est tout de même optimistes.» Le problème d'embonpoint étant très répandu dans les sociétés occidentales, de nombreuses recherches ont cours pour tenter d'y trouver des solutions, souligne le professeur Shizgal.Ainsi, alors que ses recherches tendent à réduire l'apport calorique excessif, d'autres travaux menés par le professeur Denis Richard, de l'Université Laval, notamment, visent à accélérer le métabolisme pour l'entraîner à brûler plus de calories."]
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