La presse, 14 janvier 2000, Cahier A
[" 5LP0101A0114 A1 VENDREDI 5LP0101A0114 ZALLCALL 67 00:57:34 01/14/00 B 1 3 4 6 http://lapresse.infinit.net Montréal, vendredi 14 janvier 2000 60 ¢ TAXES EN SUS EST ET NORD-OUEST DU QUÉBEC, RÉGION HULL-OTTAWA 70 ¢ FLORIDE 1,75 $ U.S.La haute technologie lunettes 7 0 5 0 , r u e J e a n - Talon352-1010 (près des Galeries d'Anjou) 116e année No 83 58 pages, 4 cahiers Encore Malakhov! Bill Gates abandonne la direction de Microsoft d'après AFP REDMOND, Washington Bill Gates, le patron emblématique de Microsoft, a abandonné hier soir sa place à son bras droit Steve Ballmer au moment où son groupe est menacé de démantèlement.L'homme le plus riche du monde restera toutefois dans son groupe où il entend se consacrer aux logiciels de prochaine génération.Rien n'avait filtré et la presse a été convoquée dans le plus grand mystère une heure avant cette annonce faite au siège social du numéro un mondial des logiciels à Redmond, en banlieue de Seattle, dans l'État de Washington.Tenue décontractée obligée, Bill Gates, 44 ans, a annoncé que Steve Ballmer, 43 ans, directeur général depuis juillet 1998, devenait PDG et assurerait la gestion au quotidien du groupe qui emploie plus de 30 000 personnes dans le monde.Bill Gates, cofondateur en 1975 du groupe avec Paul Allen, reste quand même en réserve en prenant le poste de président du conseil d'administration.Mais il s'est surtout bombardé « architecte en chef des logiciels ».« Les logiciels sont la clé de l'avenir.Ils vont stimuler et accélérer les innovations, notamment dans le cadre de l'explosion d'Internet avec le câble ou le commerce en ligne », a dit Steve Ballmer.Voir BILL GATES en A2 n Autres informations, page C12 PHOTO La Presse Vladimir Malakhov s'est de nouveau blessé au genou droit pendant l'entraînement du Canadien hier.La lame de son patin s'est coincée dans une fissure de la glace et le grand défenseur russe, dont le retour au jeu était imminent, n'a pas accompagné l'équipe à Buffalo.Nos collègues de RDS n'ont pas raté la scène au Centre Molson hier matin.On saura aujourd'hui si Malakhov a sérieusement aggravé sa blessure.Nos informations, page S3 L'enquête confirme que Lizotte a été frappé Des accusations criminelles pourraient être portées contre les policiers et le portier À l'avantage de Dorval Nouvelle étape de la prise de contrôle de Canadien par Air Canada, les deux transporteurs commencent à harmoniser leurs horaires de vols et à regrouper certains de leurs services.La fréquence de certaines liaisons quotidiennes, surtout dans l'Ouest, sera réduite, mais de nouvelles liaisons directes seront instaurées, surtout chez Air Canada, et particulièrement à l'avantage de Montréal.Nos informations, page C1 MARTIN PELCHAT et YVES BOISVERT L'enquête de la Sûreté du Québec ouvre la porte à des accusations criminelles allant de voies de fait avec lésions à homicide involontaire contre au moins un des policiers de la CUM impliqués dans l'arrestation du sans-abri Jean-Pierre Lizotte, dans la nuit du 5 septembre dernier, à Montréal.La Presse a appris de sources proches que l'enquête confirme que M.Lizotte, 45 ans, a bel et bien été frappé au visage par un policier de la CUM, le 5 septembre dernier.Mais c'est en tombant sous deux agents et le portier qui le retenait qu'il aurait subi les blessures qui allaient le clouer au lit jusqu'à sa mort, le 16 octobre, d'une double pneumonie.Au cours de la nuit fatale, Jean- Pierre Lizotte avait d'abord été expulsé du restaurant Pizzédélic du boulevard Saint-Laurent, à Montréal, où il se masturbait publiquement.Il aurait aussitôt repris son manège sur la terrasse d'un commerce voisin, le Shed Café, vers 2 h 30, avant qu'un portier de l'établissement n'intervienne.Selon ce que des témoins ont raconté, le portier aurait frappé le sans-abri à deux reprises avant de l'immobiliser au moyen d'une prise appelée la Full Nelson.Cette prise de lutte à laquelle n'ont jamais recours les policiers \u2014 parce qu'elle est trop risquée pour l'agent et le suspect \u2014 permet d'immobiliser une personne en se plaçant derrière elle et en passant les bras sous ses aisselles, avant de joindre les mains à la hauteur de la nuque et des vertèbres cervicales.Lorsque les deux policiers de la CUM sont arrivés, Jean-Pierre Lizotte était ainsi retenu par le portier.Le clochard aurait alors frappé les policiers avec ses pieds.Un des agents a répliqué en frappant Lizotte au visage.Il avait le nez cassé et une lèvre ouverte à son arrivée à l'hôpital.Le policier aurait affirmé qu'il avait frappé le sans-abri à deux ou trois reprises, mais il est contredit par des témoins selon qui plus de coups auraient été portés.Dans l'échauffourée, M.Lizotte est ensuite tombé sous le trio alors que le portier le retenait toujours.Voir L'ENQUÊTE en A2 La Cour suprême donne raison aux parents de Summerside Premier clonage en Oregon d'un cousin de l'homme GILLES TOUPIN du bureau de La Presse, OTTAWA Dans un jugement qui passera à l'histoire, la Cour suprême a donné raison hier à des parents francophones de Summerside, à l'Île-du-Prince-Édouard, qui se battent depuis des années pour la création dans cette petite localité d'une école française pour les élèves de la première à la sixième année.Ce jugement, fort de la rare unanimité des neuf juges du plus haut tribunal du pays, a déjà été salué par plusieurs comme une grande victoire pour les francophones hors Québec.Il donne notamment à l'article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés \u2014 qui assure des droits à l'instruction dans leur langue aux minorités linguistiques officielles \u2014 un ensemble de précisions qui vont beaucoup plus loin que tout ce qui avait été établi à ce jour par les tribunaux du pays.En novembre 1994, deux mères de Summerside, Noëlla Arsenault et Madeleine Costa, demandent à leur commission scolaire de langue française la création d'une école primaire française au sein de la petite localité.Voir LA COUR en A2 GUY CLAVEL Agence France-Presse, WASHINGTON Un singe, le plus proche cousin de l'homme dans le règne animal, a été cloné pour la première fois, a annoncé une équipe de chercheurs dans la revue Science à paraître aujourd'hui, ce qui représente un nouveau bond dans les recherches sur la production de mammifères sur mesure pour la recherche médicale.Le bébé, baptisé Tetra, est le premier primate jamais cloné, a fait savoir le principal auteur de l'étude, Anthony Chan, du Centre des primates de Beaverton, dans l'Oregon.Il s'agit d'un singe rhésus, une race souvent utilisée dans les expérimentations sur ce type de mammifères.« La naissance de Tetra, une femelle en bonne santé clonée à partir d'un quart d'embryon, prouve que cette approche peut produire des petits, vivants », a dit Chan.L'importance de cette naissance est qu'il s'agit de singes, nos plus proches cousins, dont certains partagent 98 % de notre acide désoxyribonucléique ( ADN, support matériel de l'hérédité ).Voir PREMIER en A2 PHOTO AP La petite Tetra est un clone né en Oregon grâce à la technique de division de l'embryon.INDEX Petites annonces - index B6 - immobilier B6 et B7 - marchandises B7 - emplois B7 et B8 - automobile B8 et B9 - affaires C2 Arts et spectacles A10 à A17 - horaire spectacles A15 - horaire télévision A11 Bandes dessinées B7 Bridge B9 Cyberpresse C12 Décès C10 et C11 Économie C1 à C9 Êtes-vous observateur?B6 Feuilleton B9 Horoscope B7 Loteries A2 et A7 Monde B4 et B5 Mots croisés B8 et S10 Mot mystère B9 Opinions B3 Politique B1 Tabloïd Sports - Richard Hétu S5 ÉDITORIAL Le pont neuf - Mario Roy page B2 MÉTÉO Passages nuageux Max.-19, min.-25 cahier Sports page 16 Certaines restrictions s'appliquent.Voir détails en magasin.Offre d'une durée limitée pouvant se terminer sans préavis.50% SUR NOS MONTURES EN SUCCURSALE À l'achat d'une paire de lunettes complète de prescription (verres et monture) DE RABAIS 5LP0201A0114 A2 VENDREDI 5LP0201A0114 ZALLCALL 67 00:58:13 01/14/00 B A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 14 JANVIER 2000 Suites de la une Bill Gates abandonne la direction de Microsoft BILL GATES / Suite de la page A1 « Je retourne à ce qui me plaît le plus, me concenter sur les technologies de l'avenir », a dit Bill Gates, qui valide implicitement l'idée que les logiciels seront encore l'avenir et le coeur du métier de Microsoft.À ce titre, Bill Gates a été clair en avançant que l'ordinateur personnel resterait « l'outil ultime », face à la prolifération d'appareils en tout genre comme les téléphones sans fil, les ordinateurs de poche et les terminaux Internet.Mais de toute façon, « il ne fait aucun doute que ces appareils vont avoir un logiciel comme élément central », a souligné Gates.« Génie de la technologie », selon les déclarations de Bill Clinton hier soir sur la chaîne de télévision CNBC, Bill Gates a pris « une décision personnelle » et réfute qu'il y ait un quelconque rapport avec les tracas judiciaires du groupe.Les autorités antitrust ont porté plainte en mai 1998 contre Microsoft, accusant le groupe de détenir un monopole sur le marché des systèmes d'exploitation et de chercher à obtenir une position dominante sur celui des logiciels de navigation sur Internet.Au terme d'un procès de près de 13 mois, le juge Thomas Jackson a conclu que Microsoft détenait « une position de monopole » avec notamment neuf ordinateurs sur dix dans le monde équipés avec le logiciel Windows.Cette appréciation du juge ouvre la porte à un verdict sévère contre le groupe de Bill Gates et un éventuel démantèlement est sur toutes les lèvres.Ce passage de relais intervient alors que depuis trois jours les rumeurs attribuent au gouvernement des États-Unis sa volonté de partager le groupe en deux ou trois sociétés distinctes.Steve Ballmer a estimé hier qu'il serait « imprudent et irresponsable » de démanteler Microsoft qui n'est pas, selon Bill Gates, « un fonds d'investissement, ni un conglomérat d'activités, et toutes les avancées que nous avons réalisées ont nécessité 100 % des ressources de la société ».En clair, Microsoft est un tout et ne doit pas être scindé.Le nouveau PDG a dit « espérer régler à l'amiable le procès » sans donner de précision sur la voie qu'un tel règlement pourrait prendre.Les négociations continuent sous l'égide d'un médiateur à Chicago avec le département de la Justice et les 19 États associés à la plainte.En l'absence de règlement à l'amiable, Microsoft et les autorités antitrust comparaîtront devant le juge Jackson le 22 février pour leurs plaidoieries finales.L'enquête confirme que Lizotte a été frappé L'ENQUÊTE / Suite de la page A1 C'est vraisemblablement dans cette chute qu'il a subi la luxation d'une vertèbre qui a mené à sa paralysie.L'homme a été hospitalisé d'abord à l'Hôtel-Dieu, mais comme il commençait à ressentir des engourdissements, on l'a transféré en neurochirurgie à l'hôpital Notre-Dame, où il est demeuré alité jusqu'à sa mort causée par une pneumonie.Il s'agit d'une complication contre laquelle son état de santé et sa paralysie ne lui permettaient guère de se défendre adéquatement.Jean-Pierre Lizotte était-il intoxiqué lors des événements du 5 septembre?Des témoins l'auraient vu consommer de la cocaïne dans les toilettes d'un établissement vers 2 h.L'Hôtel-Dieu n'a toutefois pas réalisé d'analyses toxicologiques lors de son hospitalisation.Il faudra attendre encore quelques semaines avant qu'une décision soit prise quant aux accusations qui pourraient être portées contre les deux policiers et le portier.De nouvelles expertises, notamment en pathologie, ont été demandées par le procureur-chef du district de Montréal, André Vincent, qui a le dossier en main.Après, plusieurs témoins devront être rencontrés à nouveau.Selon nos informations, si des accusations sont portées, elles pourraient aller de voies de fait causant des lésions corporelles ( punissables par dix ans d'emprisonnement au maximum ) à l'homicide involontaire ( passible de perpétuité ) en passant par les voies de fait graves ( 14 ans maximum ).Il n'y aura d'accusations d'homicide involontaire que s'il est possible de démontrer un lien de causalité entre les coups donnés et la mort.Or, la première autopsie conclut que M.Lizotte est mort des suites d'une double pneumonie.L'agression dont il aurait été victime a-t-elle pu contribuer à la dégradation de son état au point d'être une cause de sa mort?Si la preuve ne peut en être faite, les accusations de voies de fait ( causant des lésions ou graves ) demeurent ouvertes.Dans un cas comme dans l'autre, la Couronne voudra s'assurer qu'une défense d'utilisation raisonnable de la force n'est pas ouverte aux policiers.Ceux-ci sont autorisés à utiliser la force dans l'exercice de leurs fonctions, mais « tout excès de force » peut entraîner leur responsabilité criminelle.C'est pourquoi les témoins seront rencontrés.On ne s'attend donc pas à voir des accusations tomber avant le mois de février.La mort de Jean-Pierre Lizotte n'a été connue du public qu'en décembre, après qu'un conseiller municipal montréalais, Marcel Sévigny, eut profité d'une séance du conseil de la CUM pour demander des comptes à la Commission de la sécurité publique.Une coalition d'organismes réclame depuis justice et accuse la police d'avoir tenté de camoufler l'affaire, en négligeant notamment d'informer le ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard, de la mort de M.Lizotte.Le directeur du SPCUM, Michel Sarrazin, qui a lui-même été tenu dans l'ignorance de cette affaire jusqu'au 18 octobre, a annoncé le 30 décembre que les deux policiers ayant participé à l'arrestation étaient affectés à des tâches administratives en attendant les suites de l'enquête.La Cour suprême donne raison aux parents de Summerside Premier clonage en Oregon d'un cousin de l'homme PREMIER / Suite de la page A1 Ses conséquences pour la recherche médicale, soulignent par ailleurs ses auteurs, peuvent être colossales.La production de primates identiques permettrait de « fournir des modèles atteints de maladies et vérifier ainsi l'efficacité de thérapies innovantes », note Chan.À l'heure actuelle, on utilise des souris identiques comme modèles pour étudier les maladies humaines.Mais certaines affections inoculées sur les souris ne prennent pas.Et pour d'autres, plus complexes, comme la maladie d'Alzheimer, ces rongeurs ne sont pas adéquats.« Cette recherche est un pas encourageant qui pourrait accélérer le travail de milliers de scientifiques qui cherchent des thérapies pour des centaines de maladies », a ainsi souligné un des auteurs de l'étude, Gerald Schatten.« Si beaucoup de chercheurs vont continuer à trouver les souris utiles pour l'étude de certaines maladies, la plupart reconnaissent qu'un autre modèle est nécessaire en ce qui concerne les affections touchant l'homme, pour combler le fossé entre les souris et les personnes malades », a-t-il noté.Selon lui, « des singes identiques représentent la prochaine étape logique pour trouver les réponses qui permettront de sauver des vies ».Le chercheur a rappelé que la médecine de l'avenir passait par « les thérapies réalisées à partir des gènes et de la cellule », qui laissent imaginer « la reconstitution de coeurs abîmés par des attaques, des dommages à la moelle épinière ou le diabète ».La formule adoptée par les chercheurs pour cloner ces singes ne permet cependant pas d'obtenir plus de quatre animaux identiques.Les chercheurs ont utilisé un embryon, attendant qu'il soit formé de huit cellules.Ils l'ont ensuite partagé en quatre groupes de deux cellules chacun, qu'ils ont placé dans un premier temps dans des oeufs vidés de leur contenu.Puis ils ont implanté cet ensemble chez des femelles.LA COUR / Suite de la page A1 La commission scolaire acquiesce à cette demande, mais le ministre de l'Éducation de l'Île-du-Prince Édouard de l'époque, Keith Milligan, tout en reconnaissant que les enfants concernés avaient droit à l'enseignement dans leur langue première selon ce qui est prévu à l'article 23, refuse d'approuver la décision de la commission scolaire et propose à la place de transporter quotidiennement en autobus les enfants jusqu'à une école française située à 28 km de Summerside dans le village d'Abrams.La durée du trajet est en moyenne de 57 minutes pour l'aller seulement.Les parents, outrés, intentent donc des poursuites contre le gouvernement de la province.Le juge Des Roches de la Section de première instance de la Cour suprême de l'Île-du-Prince-Édouard donne raison aux mères de famille, mais la Section d'appel, sous la houlette du juge Mc Quaid, renverse cette décision.La cour d'appel avait en effet statué que le nombre d'élèves désirant fréquenter cette école française était insuffisant, s'appuyant sur le fameux article 23 de la Charte qui précise que la province a l'obligation d'assurer l'enseignement dans la langue de la minorité linguistique officielle lorsque le nombre le justifie.Le juge Mc Quaid avait déterminé que le « nombre pertinent » d'élèves qui se prévaudraient du service de la nouvelle école correspondait aux inscriptions de l'époque, soit 65 élèves.C'était trop peu, estimait-il.La Cour suprême a rejeté hier cette analyse en s'appuyant sur un jugement précédent, l'arrêt Mahe de 1990 dans lequel elle a reconnu aux francophones de l'Alberta le droit de gérer leurs écoles.« Le nombre pertinent, selon les rédacteurs du jugement ( les juges Major et Bastarache ), se situe entre la demande connue et le nombre total de personnes qui pourraient éventuellement se prévaloir du service.» Selon cette méthode, celle encore une fois préconisée par l'arrêt Mahe, la Cour suprême a situé le nombre pertinent d'élèves nécessaires à la création de la nouvelle école entre 49 et 155.En matière de jurisprudence, ce détail aura des conséquences considérables pour les futures causes du genre.Mais plus importante encore est la conclusion de la Cour suprême qui qualifie d'« inconstitutionnelle » la décision du ministre de l'Éducation de l'Île-du-Prince Édouard de ne pas offrir de services à Summerside même.« Parce que, peut-on lire dans le jugement, l'offre de classes ou d'un établissement relevait du pouvoir exclusif de gestion de la minorité.» Ce jugement renforce ainsi indéniablement le principe de gestion et de contrôle, prévu à l'article 23, que peuvent exercer les minorités officielles sur leurs établissements d'éducation.De plus, la Cour suprême a refusé l'argument du ministre, qui voulait que des autobus puissent être considérés « comme des établissements d'enseignement ».Elle affirme que le lieu géographique où se donne l'enseignement est primordial lorsqu'il s'agit de préserver les droits linguistiques d'une minorité.Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : (514) 285-6931 National, Télé Plus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : (514) 285-6892 Les petites annonces : (514) 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse, Ltée, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.http://lapresse.infinit.net Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne - Contrat de vente numéro 0531650» Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 711 à quatre chiffres : 9852 DEMAIN DANS LA PRESSE Les autos de l'année, en 20 pages Le futur se conjugue au présent, écrit Denis Duquet, demain, dans un cahier spécial de 20 pages consacré aux véhicules commercialisés en ce début de millénaire.Si on constate, dans cette série d'articles, que les autos de la première décennie du XXIe siècle ne volent toujours pas, on nous indique cependant que des berlines sont maintenant dotées d'une traction intégrale, que de nombreux camions sont aussi confortables que des berlines, que le nombre de véhicules hybrides ne cesse de croître et que les voitures sport foisonnent.QUESTION DU JOUR Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour: \u2014 par téléphone, en composant le 514-285-7333; \u2014 par Internet : http://lapresse.infinit.net Des accusations devraient-elles être portées contre les policiers impliqués dans l'affaire Lizotte?Seriez-vous d'accord pour qu'on érige le nouveau CHUM sur l'emplacement actuel du garage de la STCUM, près du métro Rosemont?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 73 % Non: 27 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n'a aucune prétention scientifique.COLLECTES DE SANG Aujourd'hui, Héma-Québec attend les donneurs aux endroits suivants: à Montréal: Centre des donneurs, centre commercial Maisonneuve, 2991, Sherbrooke Est ( métro Préfontaine ), de 10 h à 17 h; à Saint-Jacques-de-Montcalm: école Saint- Louis-de-France, 4, rue du Collège, de 14 h 30 à 20 h 30.Objectif: 150 donneurs; à Saint-Philippe: salle communautaire, 2800, route Édouard VII, de 14 h 30 à 20 h 30.Objectif: 100 donneurs; à Montréal: aréna Maurice-Richard, 2800, rue Viau, de 13 h à 19 h.Objectif: 150 donneurs; à Ascot: église du Précieux-Sang, 785, rue Thibault, de 15 h à 20 h.Objectif: 125 donneurs; à Marieville: église Saint-Nom-de-Marie, 603, rue Claude-de-Ramesay, de 13 h 30 à 20 h.Objectif: 135 donneurs. 5LP0301A0114 A 3 vendredi, 14 jan.5LP0301A0114 ZALLCALL 67 00:59:26 01/14/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 14 JANVIER 2000 A 3 Trois morts dans l'écrasement d'un monomoteur HUGO DUMAS Un pilote et deux touristes français de Marseille ont péri dans l'écrasement d'un petit avion, hier matin, à une cinquantaine de kilomètres au sud du village de Parent, en Haute- Mauricie.Les trois autres passagers du monomoteur \u2014 deux hommes et une femme \u2014 ont été grièvement blessés dans l'accident et ont dû être transportés par hélicoptère au Centre hospitalier Antoine-Labelle de Mont-Laurier.Leur état demeurait critique, tous souffrant de multiples fractures et d'hypothermie sévère, explique le Dr Pierre Gfeller, de l'hôpital de Mont-Laurier.Les cinq passagers faisaient partie d'une même famille.En fin de soirée hier, les blessés ont été transférés d'urgence à l'unité de traumatologie de l'hôpital du Sacré-Coeur, à Montréal.Ils y sont arrivés vers 21 h 20.L'appareil de type Beaver, qui appartient à la compagnie aérienne Cargair, s'est abîmé vers 10 h 30 sur le flanc d'une montagne, tout près du lac Adonis, dans la Pourvoirie des 100 lacs.Il s'agit d'une zone isolée qui se situe au centre du triangle formé par les municipalités de Saint-Michel-des-Saints, Parent et Mont-Laurier, à l'ouest du lac Kempt.Vingt-trois touristes de la région de Marseille y étaient en vacances, selon la Sûreté du Québec.Personne n'a pu expliquer hier les causes exactes de l'écrasement.L'avion Hercules des Forces armées canadiennes a survolé le secteur et a repéré la carcasse du monomoteur vers 15 h 35, indique le caporal Sylvie Nicholls, de la base des Forces armées canadiennes de Trenton, en Ontario.Deux sauveteurs ont été parachutés et un hélicoptère Labrador a conduit les blessés à l'hôpital de Mont-Laurier avant qu'ils ne soient transférés à Montréal.Joint hier soir à l'aéroport de Saint-Hubert, le propriétaire de Cargair, Guy Prud'homme, était atterré et n'avait aucune idée de ce qui a pu se passer.« J'ai perdu mon pilote », a-t-il tout simplement dit à La Presse .Le pilote du Beaver, âgé d'une trentaine d'années, travaillait pour Cargair depuis plus de dix ans.Il demeurait à Saint-Michel-des- Saints.Sur son site Internet, la compagnie aérienne dit être un important transporteur aérien de brousse avec son parc de 30 appareils.Le Beaver de Cargair a décollé de sa base de Saint-Michel-des-Saints, tôt hier matin, pour se rendre à la Pourvoirie des 100 lacs.De là, il a embarqué cinq premiers touristes français, vers 9 h 30, pour un vol d'une vingtaine de minutes qui s'est déroulé sans anicroche.Le petit avion s'est posé, puis les cinq membres de la famille y sont montés à leur tour.Mais peu de temps après, l'avion a disparu.Pourtant, la météo était favorable.« Il n'y avait pas de nuages dans le ciel », a dit le caporal Nicholls.Et l'écrasement n'a pas eu lieu tout de suite après le décollage, selon la Sûreté du Québec.Les 23 touristes restaient à la petite auberge de la Pourvoirie des 100 lacs, qui sert aussi de relais pour les motoneigistes.Ils s'y trouvaient seulement depuis une journée, selon une employée interrogée hier soir par La Presse .Le Bureau de la sécurité dans les transports (BST) et la SQ enquêteront sur cet écrasement.Deux sexagénaires sont abattus dans leur magasin Presse Canadienne CAP-DE-LA-MADELEINE Un vol qui a mal tourné est l'hypothèse la plus probable pour expliquer le sordide assassinat dont a été victime, mercredi soir, un couple de commerçants de Cap-de-la- Madeleine, en Mauricie.Cependant, la Sûreté du Québec (SQ), chargée de l'enquête à la demande de la Sécurité publique de Cap-de-la-Madeleine, n'écarte aucune hypothèse.« Toutes les avenues sont envisagées à l'heure actuelle.L'enquête pourrait être longue, car il ne sera pas nécessairement facile de relier les deux victimes à l'auteur du meurtre.Ce n'est pas comme un crime familial.Pour l'instant, nous n'avons d'ailleurs aucun suspect », a fait savoir en fin d'après-midi, hier, l'agent Daniel Lamirande, chargé des affaires publiques à la Sûreté du Québec.Rosaire Robidoux, 64 ans, et sa femme Mercedez Bondu, 65 ans, ont été abattus d'au moins un projectile d'arme à feu mercredi soir.Ils étaient d'honnêtes commerçants sans histoire, à qui on ne connaissait aucun ennemi.Lorsqu'ils ont été retrouvés par les policiers municipaux de Cap-de-la-Madeleine, ils gisaient tous les deux sur le sol dans leur commerce d'articles de chasse et de pêche, Liquidations M.R.Selon l'agent Lamirande, M.Robidoux était couché derrière le comptoir de vente des armes à feu.Il présentait une plaie importante au visage.Quant à sa femme, elle se trouvait plus loin dans le commerce, plus précisément dans l'entrepôt, couchée sur le ventre.Elle a été atteinte d'une balle dans la nuque.On présume qu'elle aurait été tuée pendant qu'elle tentait de fuir à l'arrière du commerce.Et comme il n'y avait aucune trace de lutte dans le commerce, il est fort probable que les deux sexagénaires n'aient pas été en mesure de résister.L'arme du crime, fort possiblement un fusil, n'a pas été retrouvée.En fait, les armes qui se trouvaient dans le commerce n'ont pas été utilisées, même si certaines n'étaient plus dans le présentoir.L'hypothèse du vol qui a mal tourné apparaît plausible, puisque des billets de banque jonchaient le sol entre le comptoir et la porte de sortie.Or, les policiers n'ont pas été en mesure de dire, hier, ce qui avait été volé précisément.Un inventaire de tous les articles contenus dans le commerce devra d'ailleurs être effectué.On saura alors si l'arme du crime a été volée dans le commerce ou non.Ainsi, on croit que le ou les suspects se sont introduits dans le commerce avant l'heure de la fermeture.Une fois le crime perpétré, ils se sont emparés des clés du véhicule du couple Robidoux et pris la fuite à bord de la Dodge Caravan.Le véhicule a été retrouvé vers 23 h, mercredi, abandonné dans le stationnement de la Place du marché à Trois-Rivières.C'est à la suite de l'appel d'une voisine du commerce, vers 20 h 30, que l'on a découvert les cadavres.Celle-ci trouvait en effet bizarre que les lumières soient encore allumées après 17 h 30, surtout que le véhicule des propriétaires n'était plus là.Elle a appelé chez Liquidations M.R.Comme personne ne répondait, elle a ensuite contacté le propriétaire de son logement pour obtenir sans succès le numéro de téléphone à la résidence privée des commerçants.En sortant à l'extérieur, elle a alors constaté que la porte du commerce était ouverte.Dans les minutes suivant leur arrivée, les policiers municipaux ont demandé l'assistance de la Sûreté du Québec pour enquêter sur ce double meurtre.C'est l'escouade des crimes majeurs qui s'occupe du dossier.PHOTO ALAIN BÉDARD, Alpho Presse © Des employés de la morgue sortent les cadavres des deux victimes abattues mercredi soir dans leur commerce d'articles de chasse et pêche, à Cap-de-la-Madeleine.STCUM : un T-shirt fait avorter la conciliation « Pure provocation », estime l'employeur CLAUDE-V.MARSOLAIS La direction de la STCUM a rompu hier les négociations avec le syndicat des employés d'entretien (CSN) parce que les membres de l'équipe de négociation syndicale portaient un T-shirt offensant à l'endroit du directeur général de la société, Jacques Fortin, lors de la dernière séance de conciliation au ministère du Travail.Le dessin imprimé sur le T-shirt montrait la tête du directeur général déguisée en clown, le nez et la bouche peints en rouge, avec l'inscription « Es-tu sérieux ?».La porte-parole des communications à la STCUM, Odile Paradis, a indiqué que les négociateurs patronaux ont qualifié cette exhibition de mauvais goût et d'irrespectueuse à l'endroit de l'autorité.« C'est de la pure provocation alors que nos rapports devraient s'inscrire sous le signe de la dignité », a-telle dit.Pour le président du syndicat, Gaétan Châteauneuf, les motifs de la direction pour rompre les négociations ne sont pas très sérieux.« Après tout, ce sont eux (la direction) qui ont demandé la conciliation à la fin de novembre après que nos membres eurent exigé, lors d'une assemblée générale, une bonification du régime de retraite afin de disposer du surplus de la caisse de 98 millions », signale-t-il.Un des principaux enjeux de la négociation porte justement sur l'utilisation du surplus de la caisse de retraite, qui s'élève à 408 millions pour l'ensemble des syndicats de la STCUM.Or, en vertu de la Loi sur les régimes de retraite, les surplus de la caisse de la retraite à la société de transport ne doivent pas excéder 172 millions, ce qui signifie que la STCUM se doit d'éliminer 236 millions.Dans ce contexte, les syndicats des employés d'entretien et des chauffeurs d'autobus exigent une bonification du régime, en particulier une formule d'indexation des rentes avant d'accéder à la demande patronale d'un congé de cotisation, évalué à 30 millions par année.Actuellement, l'employeur cotise à la hauteur de 8,5 % du salaire de l'employé, tandis que l'employé contribue à la hauteur de 6 %.Un autre point en litige concerne l'amélioration du sort des employés d'entretien temporaires.Même si les 280 employés temporaires ont le même taux horaire, ils ne bénéficient pas des mêmes protections sociales comme l'assurance-maladie, des congés payés, etc.Enfin, le syndicat réclame des augmentations de salaire de 15 % sur trois ans, ce que l'employeur estime excessif.La STCUM propose un contrat de cinq ans avec des augmentations de 1,2 % et 2 % pour les trois premières années.Devant la rupture des négociations, le président du syndicat des employés d'entretien a décidé de convoquer son comité de stratégie afin d'envisager des moyens de pression si nécessaire.Le syndicat représente les 2000 employés d'entretien du parc des véhicules de la société, dont le contrat de travail est venu à échéance au début de janvier.PHOTO ROBERT MAILLOUX, La Presse © Les négociateurs de la STCUM n'ont guère apprécié le T-shirt syndical ridiculisant leur directeur général, Jacques Fortin. 5LP0401A0114 a4-vendredi 5LP0401A0114 ZALLCALL 67 00:56:39 01/14/00 B A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 14 JANVIER 2000 Actualités Mont-Tremblant cesse de faire laver son linge sale à l'hôpital JEAN-FRANÇOIS BÉGIN Le partenariat public-privé aura fait long feu entre la buanderie de l'hôpital Antoine-Labelle et la Station Mont-Tremblant, dans les Hautes- Laurentides.L'hôpital de L'Annonciation a en effet dû mettre un terme en décembre au contrat de plus d'un demi-million de dollars qui lui donnait l'exclusivité des activités de nettoyage de la lingerie, de la literie et des uniformes de la station touristique.Signé à l'automne 1998, ce contrat avait beaucoup fait jaser, certains y voyant de la concurrence déloyale de la part d'une institution publique, alors que d'autres, comme le président du Collège des médecins, Yves Lamontagne, le citaient comme un modèle de collaboration entre le secteur public et l'entreprise privée.Si l'entente a été rompue, c'est d'abord parce que l'hôpital a dû revoir, à la demande du ministère de la Santé, sa manière de calculer ses frais pour y inclure notamment les coûts du régime de pension des employés et l'amortissement des bâtiments, explique Jean Gauthier, directeur des ressources financières, humaines et techniques de l'hôpital.Mais on s'est aussi rendu compte que laver des draps et des chemises de malade, ce n'est pas la même chose que nettoyer de luxueuses serviettes en ratine.« En hôtellerie, c'est du haut de gamme, on doit faire un tri avant le lavage, alors qu'à l'hôpital, c'est très automatisé », souligne M.Gauthier.« Ça nous a amenés à devoir ajouter du temps de manutention et à être moins compétitifs.» Pour continuer à offrir le service à la station, l'hôpital aurait en effet dû augmenter de près d'une vingtaine de cents le kilo le prix initialement fixé, qui était de 72 cents.Une hausse de près de 30 %.« C'est évident que ça n'avait plus d'allure », concède M.Gauthier.Station Mont-Tremblant a donc recommencé à faire affaires avec son ancien fournisseur, la compagnie montréalaise Reine Parisienne.Le propriétaire, Jean-Pierre Laverdure, juge que l'hôpital n'aurait jamais dû se lancer dans le service à l'entreprise privée.« Chacun son métier et les vaches seront bien gardées », dit-il.L'hôpital a essuyé une perte de 15 000 $ en raison des coûts imprévus du contrat, reconnaît M.Gauthier.« Mais sur un budget de 50 millions, c'est très petit, ce n'est pas significatif », dit-il.En présentant une soumission pour obtenir le contrat l'an dernier, l'hôpital voulait rentabiliser ses installations, qui ont été modernisées à grands frais (1,25 million) en 1992, mais ne sont utilisées qu'à 40 % de leur potentiel.On créait du même coup l'équivalent de huit emplois à temps complet.« On ne mettait pas de buanderie locale par terre et on jouait notre rôle de bon citoyen corporatif, dit Jean Gauthier.Huit emplois pour L'Annonciation, c'était fantastique.Je pense qu'on a été les plus grands créateurs d'emplois ici l'an dernier.Mais là, la page est tournée, malheureusement pour les employés.» PHOTO RÉMI LEMÉE, La Presse Le porte-parole de l'hôpital a expliqué qu'il fallait faire quelque chose pour diminuer le nombre de patients dans les corridors.Aux grands maux, les grands moyens Des civières installées dans des chambres à la Cité de la Santé JEAN-PAUL CHARBONNEAU C'est plus par décence que pour faire baisser les statistiques sur le nombre de patients aux urgences que la direction de la Cité de la Santé de Laval a décidé de placer des civières dans des chambres occupées par quatre patients.Le porte-parole de l'hôpital, Jean Garneau, a expliqué à La Presse, hier, qu'il fallait faire quelque chose pour diminuer le nombre de patients dans les corridors adjacents aux urgences.Les employés, dit-il, ne pouvaient plus voir toutes ces civières occupées qui traînent depuis des semaines et il devenait urgent de trouver une solution pour améliorer cette situation et respecter la qualité de vie des personnes qui doivent attendre des heures sur des civières.Avant les Fêtes, une salle de cours située aux urgences a été utilisée pour placer des civières, puis 20 chambres ont été « réquisitionnées » pour recevoir chacune une civière.« Les patients qui sont envoyées dans ces chambres, souligne M.Garneau, sont ceux qui ont le moins besoin de soins.Notre situation n'est plus vivable.Il faut trouver des solutions.Il n'est aucunement question de cacher des patients ou de fausser les statistiques.« C'est une question de sémantique.Si d'un côté le nombre de civières baisse aux urgences, le nombre de patients augmente dans les chambres.Actuellement (hier après-midi) le taux d'occupation des chambres est de 97,8 %.Si un journaliste nous contacte, nous allons lui donner le nombre de civières occupées à ce moment aux urgences et si un autre nous téléphone dix minutes plus tard, le taux d'occupation aux urgences peut avoir diminué parce que des civières auront été envoyées entretemps dans des chambres », a expliqué M.Garneau.L'hôpital de Saint-Eustache connaît aussi sa part de problèmes, pas principalement aux urgences, mais plutôt du côté de sa capacité d'accueil de patients.Ce centre compte 200 lits et la demande est beaucoup plus élevée.« Nous sommes embourbés.Pour corriger un peu la situation, nous avons mis sur pied 36 lits tampons.Par exemple, nous avons placé huit lits dans le local de chirurgie d'un jour et nous avons transféré la chirurgie d'un jour dans la salle de réveil.Les autres lits ont été placés dans divers secteurs », a expliqué la directrice des soins infirmiers, Ghyslaine Tessier.Elle a tenu à préciser que le personnel infirmier n'a pas pris de vacances durant la période des Fêtes.Les urgences toujours débordées Par ailleurs, les urgences des hôpitaux de l'île de Montréal n'ont pas vraiment pris de mieux hier : le taux d'occupation y atteignait 181 % et 38 patients étaient couchés sur des civières depuis plus de deux jours.À l'hôpital Santa Cabrini, 55 malades s'entassaient dans les corridors des urgences, dont la capacité est de 20 civières.Les urgences de l'hôpital Notre- Dame du CHUM étaient occupées à 200 %.Et la situation était critique au centre hospitalier Le Gardeur, dont les urgences ont accueilli deux fois plus de patients que leur capacité.Patricia Brunette: Québec n'en appellera pas Le ministre Boisclair prendra des mesures afin que ce genre de situation ne se reproduise plus CHRISTIANE DESJARDINS Après quatre ans de lutte, Patricia Brunette et Guy Émard peuvent enfin respirer.Le ministre de la Solidarité sociale, André Boisclair, a indiqué hier que le jugement qui leur a donné gain de cause contre l'aide sociale ne sera pas porté en appel.Le ministre a même assuré que des mesures seront prises afin que ce genre de situation ne se reproduise plus.Même les dossiers actuellement en contestation seront révisés, pour être certain que les décisions sont conformes à la position du ministère, a affirmé M.Boisclair, hier.Très handicapée et bénéficiaire d'aide sociale, Mme Brunette s'était vu réclamer les prestations qu'elle avait reçues depuis 1986, soit près de 57 000 $ parce qu'elle a pris un chambreur handicapé intellectuellement.La Sécurité du revenu les considérait comme vivant maritalement, alors que leur relation en est strictement une d'entraide.La juge Carole Julien, de la Cour supérieure, a donné raison à Mme Brunette et à M.Émard.« J'ai lu le jugement attentivement, a dit M.Boisclair.Il est clair que Mme Brunette et M.Émard ne vivent pas maritalement.Maintenant, toutes les mesures ont été prises afin que l'on n'applique pas mécaniquement les critères de vie maritale.Et on n'a pas besoin d'amendement législatif pour ça.» Mme Brunette était évidemment fort heureuse du dénouement.« Le ministre m'a appelée la première hier matin, avant même d'appeler mes avocats, a-telle raconté à La Presse.Il m'a dit que je n'avais plus à m'en faire.Il était très poli, et s'est excusé.Il n'était pas au courant de tout ça.C'est normal, avec tout le monde qu'il y a à l'aide sociale, il ne peut pas tout savoir.» Lui remboursera-t-on les sommes qu'on lui a supprimées depuis avril dernier ?« Ah ben ça je ne lui ai pas demandé.Ç'aurait été effronté de ma part.Il y a quelqu'un de l'aide sociale qui va venir me voir de toute façon.C'est sûr que ça m'a créé des dettes que je dois rembourser.En tout cas, je suis contente si cette cause peut servir à d'autres.Je souhaite juste que ce soit des gens honnêtes, parce que ce sont les malhonnêtes qui nous font du tort », a-t-elle conclu.Du côté des organismes de soutien aux handicapés, on se réjouissait aussi du dénouement.« On est extrêmement satisfait, d'autant plus que ce n'est pas le premier dossier de vie maritale que nous avons, a indiqué Paul Morin, coordonateur du Collectif de défense des droits en santé mentale, un organisme qui a accompagné Mme Brunette dans sa lutte.En fait, la vie maritale est le pain et le beurre des enquêteurs.C'est pourquoi nous allons travailler pour voir de quelle manière le ministère va mettre ses mesures en pratique.» Les parents de Jean-Sébastien Martel veulent toute la vérité LILIANNE LACROIX « Comme parents, on a besoin de se raccrocher à quelque chose.On ne peut pas perdre notre garçon de 18 ans aussi bêtement et que ça ne serve à rien.» Le rapport du coroner qui déclare que le décès de Jean-Sébastien Martel, le 1er juin 1998 aux urgences de Sacré-Coeur, « était évitable », a carrément galvanisé ses parents, Jean Martel et Danielle Comeau.Une injection massive de soluté administrée au jeune homme, accidenté de la route, a provoqué la détresse respiratoire et l'arrêt cardiaque.Non seulement ceux-ci veulentils connaître la vérité, toute la vérité, mais ils veulent aussi que celle- ci contribue à éviter à l'avenir une mort aussi inutile.« Je ne veux pas nécessairement montrer du doigt des personnes en particulier.Si c'est le système qu'il faut changer, eh bien soit, changeons-le », déclare le père de la victime.Ce dernier, qui a intenté une poursuite de 840 000 $ contre deux médecins traitants, Jean-François Bellemare, chirurgien, et Michel Prud'homme, résident en radiodiagnostic et en neurochirurgie, et contre l'hôpital du Sacré-Coeur, insiste.« L'argent ne suffira pas et le montant importe peu.Ce qu'on veut avant tout, ce sont des éclaircissements et l'assurance qu'on mettra tout en place pour que ça ne se reproduise pas.C'est pourquoi nous nous sommes aussi adressés aussi à la ministre Pauline Marois.Et on veut des réponses claires, pas du patinage.Il y avait là des médecins, des infirmières.On ne sait pas au juste qui a fait quoi.Tout ce qu'on sait, c'est que quelque chose d'anormal s'est passé.Peut-être y a-t-il eu une succession d'erreurs.» Le président du conseil des médecins, dentistes et pharmaciens de l'institution a aussi évoqué la possibilité que l'administration de liquide non préalablement chauffé ait causé une hypothermie qui aurait pu entraîner une dépression cardiaque et éventuellement l'arrêt du coeur.Une plainte a aussi été déposée au Collège des médecins contre les deux praticiens.Si le coroner ou la ministre n'instituent pas une enquête publique, les parents la réclameront.Le procès pourrait aussi faire la lumière sur les incidents qui ont mené à la mort de leur fils, espèrent- ils.« S'il était resté sur le trottoir après l'accident d'auto, il serait encore vivant, dit son père.Ses blessures (une fracture ouverte à la jambe notamment) n'étaient pas mortelles.» C'est seulement au bout d'un mois et demi et lors d'une conversation avec un policier que M.Martel a réalisé que les « complications » évoquées par l'hôpital et les médecins pour expliquer la mort de son fils, n'étaient peut-être pas normales.« On m'a dit que sa mort n'était pas reliée à l'accident d'auto.Alors pourquoi était-il mort ?» Étrangement, c'est par les médias que le Collège des médecins, responsable de la protection du public et des enquêtes sur les fautes médicales, a appris l'existence du malheureux incident.Même si aucune recommandation directe n'était faite au Collège, François Houle, du bureau du coroner, avoue que le dossier aurait dû lui être automatiquement transmis.« C'est la procédure habituelle quand les conclusions concernent la qualité d'un acte médical, dit-il.Si l'envoi n'a pas été fait dans ce cas, c'est tout simplement le fait d'une erreur administrative, d'un oubli pur et simple.» À l'hôpital du Sacré-Coeur, on ne voulait pas commenter un dossier déjà judiciarisé.« Tout ce qu'on peut dire, répète Sylvie Doré, c'est que les recommandations du coroner et du président du CMDP ont toutes été appliquées.» Dans son rapport, le coroner précise que le président du CMDP « se montre très sévère sur la qualité des soins dispensés à Jean-Sébastien Martel ».Compte tenu du litige, Mme Doré refusait toutefois de préciser la teneur des remarques contenues dans le rapport qui, dit-elle, fait partie du dossier confidentiel du patient.Des résultats étonnants et des commentaires à lire dès demain, et tous les samedis, dans le cahier PLUS de La Presse, jusqu'au 26 février. 5LP0501A0114 A5 vendredi 5LP0501A0114 ZALLCALL 67 00:55:41 01/14/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 14 JANVIER 2000 A 5 Écoles Montessori : le SPCUM poursuit lentement son enquête Pas de consultation publique sur le changement de nom du pont Papineau-Leblanc FRANÇOIS BERGER Il n'y aura pas de consultation publique sur la décision controversée de rebaptiser le pont Papineau-Leblanc du nom de l'ancien sénateur Pietro Rizzuto, a affirmé hier la présidente de la Commission de toponymie du Québec, Nicole René.« Non seulement la Commission n'a pas l'habitude de faire des consultations publiques, mais elle n'en a pas les moyens », a dit à La Presse Mme René, qui est également présidente de l'Office de la langue française.L'organisme n'a tenu qu'une seule et unique consultation publique dans son histoire, quand elle a refusé en 1993 de changer le nom de l'autoroute des Cantons de l'Est.C'est donc le seul cénacle des sept membres de la Commission de toponymie qui va étudier de nouveau, jeudi prochain à Québec, le dossier ayant conduit au changement de nom de ce pont enjambant la rivière des Prairies entre Laval et Montréal.De nombreux opposants au changement ont réclamé des audiences publiques.Parmi les commissaires, on retrouve Mme René de même que des représentants des anglophones et des autochtones.L'historien réputé Jacques Lacoursière est également commissaire.La Commission a accepté d'examiner les arguments des opposants au changement de nom, à la suite de la controverse soulevée dans les milieux francophones par sa décision, rendue le 18 novembre, de désigner désormais le pont du nom du sénateur Rizzuto, décédé en 1997.Ce sont des Italo-Québécois qui ont obtenu le changement de nom, symbole selon eux du rapprochement interculturel.Le réexamen d'un dossier déjà réglé est « exceptionnel », a dit Mme René, mais « les pressions exercées» forcent les commissaires à réétudier le dossier.Cet examen n'entraînera pas automatiquement une révision de la décision, a averti Mme René.La Commission entendra aussi les partisans du changement de nom.Si le changement de nom du pont est officiel depuis novembre, il n'est pas encore devenu « obligatoire », sur le plan juridique, a expliqué hier le directeur et secrétaire de la Commission de toponymie, Alain Vallières.Un changement de nom devient obligatoire \u2014 pour la signalisation, l'affichage, la cartographie, les manuels scolaires, etc.\u2014 après sa publication dans la Gazette officielle du Québec, ce qui devrait normalement être le cas l'été prochain pour le pont Pietro- Rizzuto, à moins d'un nouveau changement.La Commission a reçu hier une pétition de 4000 noms, récoltés par l'homme d'affaires Gilles Leblanc, de Laval, s'opposant au changement de nom.Le conseil municipal de Laval, dont le maire, Gilles Vaillancourt, avait d'abord donné son appui à la nouvelle désignation, a pour sa part fait volte-face en adoptant mardi une résolution demandant de conserver le nom Papineau-Leblanc.De son côté, le Congrès national des Italo-Canadiens, dont l'un des fondateurs était le sénateur Rizzuto, a qualifié hier de « désagréable » la controverse entourant le changement de nom.« Nous comprenons que les Papineau et les Leblanc sont importants pour la société québécoise, mais l'histoire évolue », a dit Anna Mancuso, présidente au Québec du lobby italo-canadien.« Le sénateur Rizzuto a eu lui aussi une influence sur la société québécoise », note-t-elle.Les noms de Papineau et de Leblanc désignent déjà de nombreux parcs et rues, ajoute-t-elle.La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal a pour sa part suggéré hier que la station de métro Saint-Michel, situé dans un quartier où beaucoup d'immigrants italiens se sont installés, soit rebaptisée Pietro-Rizzuto au lieu du pont menant à Laval.MARC THIBODEAU Le Service de police de la Communauté urbaine de Montréal (SPCUM) n'a toujours pas terminé son enquête relativement à l'ouverture avortée en septembre 1998 d'une école Montessori située rue Beaubien.« Il faudra encore plusieurs mois de travail », a indiqué hier le lieutenant-détective Luc Trudeau, de la section des fraudes financières.Pas moins de 80 personnes avaient porté plainte auprès du SPCUM après avoir tenté en vain de se faire rembourser les frais payés à l'avance pour inscrire leur enfant à l'école en question.Le propriétaire de l'établissement, Andrea Cortellazzi, projetait d'ouvrir sur le territoire de Laval une seconde école qui n'a jamais vu le jour.Dans ce cas, une trentaine de personnes ont porté plainte à la police de Laval qui, à l'issue d'une rapide enquête, a déposé une accusation de fraude contre M.Cortellazzi.Selon le lieutenant-détective Trudeau, la cause que les enquêteurs lavallois avaient à traiter était beaucoup plus simple que celle du SPCUM.Il ajoute qu'il ne s'agit pas d'un dossier « prioritaire » pour la section des fraudes financières.La cause à Laval procède lentement puisque l'enquête préliminaire n'a toujours pas eu lieu près de huit mois après le dépôt des accusations.Une nouvelle date a été retenue en février.L'avocat de M.Cortellazzi, Allan Katz, indiquait il y a plus d'un an que tout cet imbroglio était le résultat d'un « malheureux épisode commercial ».Son client, qui plaidait coupable à des accusations de fraude en 1993 en Ontario, n'avait aucune intention malicieuse, assure-t-il.Hier, M.Katz n'a pas rappelé La Presse.PHOTO Pierre Mc Cann, La Presse © Le pont Papineau-Leblanc. 5LP0601A0114 a6 Vendredi 5LP0601A0114 ZALLCALL 67 00:59:04 01/14/00 B A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 14 JANVIER 2000 Île de Montréal Pénurie de stationnements dans le Vieux-Montréal Si le projet de développement du Quartier international de Montréal se réalise complètement, il manquera 8000 places dans le secteur avoisinant GILLES GAUTHIER Si la conjoncture permet la réalisation complète du projet de Quartier international de Montréal (QIM), le déficit de cases de parking à cet endroit et dans les secteurs avoisinants s'élèvera à plus de 8000 places.Il faudra inciter les gens à utiliser les transports en commun, déclarait hier Louis-François Monet, conseiller en aménagement à la Ville de Montréal, devant la Commission du développement (CDU) du conseil municipal.Des études récentes ont indiqué que le déficit se chiffre déjà à près de 2000 places dans la partie nordouest du Vieux-Montréal.Le développement du QIM se traduira par la disparition de nombreux parking de surface.L'agrandissement du Palais des congrès commencera bientôt à gruger dans ces stationnements.La construction de 1350 cases en sous-sol est déjà prévue, mais elles seront insuffisantes.En outre, le déficit ne tient pas compte de la demande provenant de la Cité du multimédia (au sud), où le développement s'annonce plus rapide que prévu.La CDU se penchait sur le Programme particulier d'urbanisme mis au point pour le Quartier international, qui est délimité par la Place Bonaventure à l'ouest, la rue Saint-Urbain à l'est, la rue Viger au nord et les rues Saint-Antoine et Saint-Jacques au sud.Il comprend notamment à l'heure actuelle le siège de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), les édifices de Bell et de la Banque Nationale, la Place et le square Victoria, le Centre de commerce mondial et le Palais des congrès.On a confirmé que l'autoroute Ville-Marie sera couverte de la rue Saint-Alexandre à la rue Saint-Urbain.Ce qui fera disparaître bruit et poussière aux abords de la station de métro Place d'Armes.Le square Victoria retrouverait sa forme rectangulaire de jadis et la place du Palais serait créée en face de la future entrée principale du Palais des congrès, sur un emplacement délimité par Viger, de Bleury, Saint-Antoine et une nouvelle rue à l'ouest.Le projet d'agrandissement du Palais des congrès, qui sera soumis à la CDU au cours des prochains mois, et celui de construction d'un parking souterrain de 350 places près du square Victoria sont les seuls qui ont été annoncés officiellement jusqu'à maintenant.Le QIM pourrait également accueillir un parking de 1050 places sous le prolongement du Palais des congrès et la place du Palais, le siège administratif intégré de la Caisse de dépôt et un deuxième bâtiment pour l'OACI.La Salle : baisse de taxe et diminution de la dette Un fonctionnaire fédéral veut régler les problèmes de circulation à Montréal Les moyens proposés par Michel Fournier ne solutionneraient rien, selon les experts ANDRÉ NOËL Le président de la Société des ponts Champlain et Jacques-Cartier, Michel Fournier, est revenu à la charge, hier, avec le projet de monorail pour lier Montréal à la Rive-Sud.L'idée : redonner aux camions et aux autos la voie qui est réservée aux autobus depuis 1978 sur le pont Champlain.M.Fournier, un fonctionnaire fédéral, propose aussi de prolonger l'autoroute 30 pour contourner l'île de Montréal.Il s'agit là d'un autre vieux projet, débattu depuis des années sur la Rive-Sud.Selon M.Fournier, cette solution, qui coûterait 500 millions de dollars, aiderait les camionneurs à éviter Montréal.Pourtant, rien n'est moins sûr, affirment les experts.Quant à la voie réservée, elle se révèle un moyen souple, efficace et très peu coûteux pour transporter des milliers de banlieusards, lesquels laissent alors leur auto chez eux, souligne Florence Junca-Adenot, présidente de l'Agence métropolitaine de transport (AMT).De son côté, le ministre des Transports, Guy Chevrette, s'est dit « surpris de l'opération médiatique menée par M.Fournier ».Le ministre se demande « de quelle autorité il a commandé des études portant sur la gestion de la circulation ainsi que sur le développement d'infrastructures de transports ».Normand Parisien, directeur du groupe Transport 2000, abonde dans le même sens.« Le mandat de M.Fournier, c'est de gérer deux ponts, dit-il.Personne ne lui a demandé d'imaginer des solutions sur le transport dans toute la région.Et quand il le fait, il ne semble pas posséder toutes les informations.Ainsi, 93 % des camions qui franchissent les ponts de Montréal ont des livraisons à faire dans l'île, indiquent les données du ministère des Transports du Québec.Le fait de construire une voie de contournement diminuerait seulement de quelques centaines le nombre de camions sur les ponts pendant les heures de pointe.Une goutte d'eau dans l'océan, indique un spécialiste de l'AMT.Pour ce qui est du monorail, c'est un projet parmi d'autres.L'AMT divulguera bientôt ses études sur des projets de systèmes légers sur rail (SLR) sur le pont Champlain, mais aussi sur le boulevard Roland- Therrien (Longueuil), sur l'avenue du Parc et sur le boulevard Henri-Bourassa (dans l'île de Montréal).Ce n'est pas la première fois que M.Fournier fait les manchettes.En mai, il avait exhorté le gouvernement du Québec à construire un nouveau pont entre Montréal et la Rive-Sud et fait la promotion du monorail.« Sa proposition de monorail signifie-t-elle que le gouvernement fédéral est prêt à s'impliquer financièrement ?» se demande Mme Juncas-Adenot.M.Chevrette ne s'oppose pas à ce que le gouvernement fédéral investisse dans le transport routier.« Toutefois, comme il s'agit d'un champ de compétence appartenant au Québec, les transferts financiers serviront au développement de nos infrastructures selon la programmation et les priorités établies par le gouvernement du Québec dans le plan de gestion et de déplacements de la région de Montréal, qui sera rendu public sous peu », a déclaré le ministre.Réagissant à la présentation des études fédérales, le maire de Brossard, Paul Leduc, a pressé les gouvernements fédéral et provincial de mettre la main à la pâte au plus vite et de se concerter afin de doter la Rive-Sud d'infrastructures de transport qui lui rendront sa compétitivité.« Ça prend cinq ans au minimum pour réaliser quelque chose de cette importance et dans cinq ans, la congestion des ponts va être à un point qu'on pourrait qualifier de dramatique, dit-il.Il va être déjà trop tard.» M.Leduc espère en outre qu'Ottawa et Québec ne tourneront pas le dossier en un autre affrontement fédéral-provincial.« Ce qui m'intéresse, c'est qu'on voit qu'il y a de l'argent au fédéral actuellement.Ce serait une belle occasion pour nos décideurs d'avoir une vision.PIERRE GINGRAS Après avoir été gelé durant quatre ans, le compte de taxe de La- Salle subira une légère baisse cette année.Le budget adopté hier soir fait passer la taxe foncière de 1,72 $ à 1,67 $ par 100 $ d'évaluation, soit une économie de 65 $ pour une maison de prix moyen.La Ville prévoit en outre une réduction de la dette 5,2 millions au cours de l'année.La dette globale de La Salle se situe actuellement à 59 millions par rapport à 81 millions il y a cinq ans, ce qui exclut toutefois la dette partagée de la CUM.Pour le maire Michel Leduc, ce sont les efforts pour réduire la dette qui ont permis de dégager une marge de manoeuvre se traduisant aujourd'hui par une diminution du compte de taxe.Par ailleurs, la Ville a aussi annoncé un gel de la taxe sur les immeubles non résidentiels et une réduction de la surtaxe sur les terrains vagues.La ville compte 72 000 habitants et ses revenus anticipés pour l'année en cours sont de 84 millions.Toujours dominant au conseil municipal même s'il a été élu de justesse en novembre, le maire Leduc n'a pas manqué l'occasion hier de fustiger le gouvernement Bouchard au sujet de la « facture Trudel » qui a coûté 11,7 millions aux contribuables de la ville au cours des trois dernières années.Selon M.Leduc, les compressions des dépenses se sont faites jusqu'ici sans affecter les services à la population, « mais nous sommes rendus à la limite de nos possibilités », dit-il.Il a profité de l'adoption du budget pour dénoncer une fois de plus le projet « Une île, une ville » du maire Bourque, un plan qui se traduirait inévitablement par une hausse du compte de taxe des contribuables de La- Salle selon lui.PHOTO ROBERT MAILLOUX, La Presse © Depuis quelque temps déjà, un panneau publicitaire installé à la sortie du pont Champlain vante les mérites du monorail comme moyen de transport en commun.Le budget d'entretien et de réparation des ponts est de 110 millions cette année Presse Canadienne QUÉBEC Il en coûtera cette année près de 110 millions $ pour l'entretien des ponts du Québec.Selon des données que le ministre des Transports Guy Chevrette a déposées récemment à l'Assemblée nationale à la demande du député de l'Acadie, Yvan Bordeleau, le gouvernement consacrera 94,3 millions $ pour l'entretien et la rénovation de ses propres ponts au cours de la présente année financière, et versera 14,7 millions $ aux municipalités pour qu'elles s'occupent des leurs.La valeur des travaux de restauration des ponts a triplé au Québec depuis cinq ans, notamment à cause du vieillissement des structures.Le budget pour l'entretien des ponts est passé de 33,1 millions $ en 1995 à plus de 100 millions $ cette année.Le ministère a mis en place une politique d'inspection des ponts.Les ponts sont inspectés au moins à tous les trois ans.Les données sont conservées sur support informatique.Quelque 95 inspecteurs du ministère sont préposés à ces tâches.De plus, des contrats d'inspection sont confiés à des bureaux privés d'ingénieurs.À la mi-novembre, le pont Galipeault, sur l'autoroute 20 dans l'ouest de Montréal, s'est brisé, le tablier a subi une rupture et s'est soulevé d'un demimètre.Mais de tels accidents sont rarissimes et les ponts québécois sont jugés très sécuritaires par le ministère des Transports.Lorsque la dégradation d'une structure commence à se faire sentir, on s'empresse d'effectuer les travaux requis avant que des dangers ne surgissent pour les utilisateurs.C'est ainsi que des travaux d'une valeur de 18 millions $ ont été décrétés d'ici deux ans sur le pont Le Gardeur, dans l'est de Montréal.Une infirmière lègue 3000 $ à la Ville de Montréal GILLES GAUTHIER Peut-être était-ce un exemple avant la lettre du partenariat que le maire Pierre Bourque veut établir avec les fonctionnaires municipaux : une retraitée de la Ville décédée en avril dernier a légué 3000 $ à l'administration en reconnaissance des bonnes conditions de travail que son employeur lui avait fournies pendant sa carrière.Née en octobre 1916, Jacqueline Maisonneuve est entrée à la Ville en mai 1951 à titre d'infirmière.Elle s'est occupée de l'hygiène, de la prévention de la tuberculose et des maladies contagieuses à l'époque où la municipalité offrait des services de santé.Elle a pris sa retraite en juin 1976 après 25 ans de services et sa fiche d'employée indique que sa pension annuelle s'élevait à 9227,38 $.Les liquidateurs de la succession ont transmis à la Ville, le 30 novembre 1999, un chèque de 3068,38 $ qui comprenait les intérêts courus depuis la date du décès.La Ville ne fera rien de spécial en reconnaissance du geste de feue Jacqueline Maisonneuve.Tout indique que le Service des finances encaissera le chèque et versera le montant du legs dans le fonds général.PHOTO RÉMI LEMÉE, La Presse © La Brûlerie.brûle! Un incendie a causé pour près de 25 000$ de dommages, hier soir, à la Brûlerie Saint-Denis située au 1587, rue Saint-Denis, près de la rue Émery, dans le Quartier latin.Le feu a pris naissance vers 18h35 dans les tuyaux du four et s'est attaqué au plafond de la cuisine, qui est à l'arrière du commerce.Les flammes ont été contenues dans cette pièce et les clients du café ont tous pu sortir à temps, selon le chef aux opérations des pompiers de Montréal, Normand Lavallée.Une quarantaine de pompiers ont combattu les flammes jusqu'à 19h30.Personne n'a été blessé.La cause de l'incendie semble accidentelle.En avril 1997, un incendie, qui s'était déclaré dans l'installation électrique, avait lourdement endommagé la Brûlerie Saint-Denis du Plateau Mont-Royal, située au 3967, rue Saint-Denis. 5LP0701A0114 a7 vendredi 5LP0701A0114 ZALLCALL 67 00:59:38 01/14/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 14 JANVIER 2000 A 7 Actualités Le CN refuse de réduire la vitesse de ses trains La compagnie ferroviaire ne voit pas cet élément comme un facteur de danger MARTHA GAGNON Le Canadien National ne croit pas que la vitesse des trains soit un facteur de danger et qu'on doive la réduire dans les centres urbains, comme le propose le maire de Mont- Saint-Hilaire à la suite de l'accident de l'Ultratrain survenu le 30 décembre.« La vitesse est établie selon des critères rigoureux qui tiennent compte du type de rail, de la densité d'habitation, des passages à niveau, des ponts, etc.Des vérifications et des contrôles sont effectués régulièrement avec des moyens techniques perfectionnés.Les employés sont évidemment tenus de respecter les limites sous peine de se voir imposer des mesures disciplinaires », a expliqué hier Pierre Leclerc, porte-parole du CN.Il ajoute que la vitesse ne semble pas en cause, du moins selon les premières indications, dans l'accident de l'Ultratrain.Mais il faudra attendre les résultats de l'enquête pour comprendre ce qui s'est passé.Et ce sera long.En attendant, Mont-Saint-Hilaire se demande si la vitesse autorisée n'est pas trop élevée dans les zones urbaines.Selon le maire, Honorius Charbonneau, « il y a lieu d'examiner la question.Car des trains lourdement chargés circulent à chaque jour près des secteurs habités ».Luc Bourdon, directeur régional de la division ferroviaire et matières dangereuse à Transports Canada, affirme qu'il est rare que la vitesse soit en cause dans les accidents de train.« C'est très, très réglementé, dit-il.Les normes qui sont appliquées ici sont harmonisées avec celles de l'Amérique du Nord.Il faut évidemment tenir compte des conditions géographiques et climatiques particulières.» M.Bourdon ajoute que le ministère comprend toutefois les préoccupations de Mont-Saint-Hilaire et d'autres municipalités.« Quand un accident se produit, il est normal que les gens s'interrogent sur la sécurité et remettent en question plusieurs choses.Mais il est assez rare que la vitesse soit dépassée et lorsque c'est le cas, l'écart n'est pas grand.» Le représentant du CN explique qu'il n'est pas simple de réduire la vitesse.« Le moindre changement a un impact sur tout le réseau, y compris les trains de passagers, précise M.Leclerc.Les horaires peuvent être modifiés.Il faut vraiment avoir de bonnes raisons.Réduire la vitesse peut aussi avoir des effets négatifs.Si le train roule à 10 m/h, des jeunes pourront plus facilement s'y accrocher pour s'amuser.Il faut penser à tout.Un train, ce n'est pas une automobile.On ne peut pas comparer les limites de vitesse sur une route à celles sur une voie ferrée.» La vitesse maximale des trains de marchandises est de 60 m/h, alors qu'elle est de 100 m/h pour les trains de passagers.Les limites varient selon le trajet.Ainsi, dans le cas de l'Ultratrain, la vitesse permise au pont Victoria et dans le secteur de Saint-Lambert est de 20 m/h.En sortant de la gare de triage de Le Moyne, le train peut atteindre une vitesse de 45 m/h pour se rendre à la voie principale, parallèle à la route 116, où il pourra rouler à 60 m/h.Une fois à Saint-Bruno, le train ralentit (entre 45 m/h et 50 m/h) pour reprendre sa vitesse et se diriger vers Saint-Basile.Plus loin, il passe le pont de Beloeil où la limite est de 25 m/h.Par la suite, il accélère et poursuit son trajet vers Mont-Saint-Hilaire.La vitesse permise à l'endroit où est survenu l'accident est de 60 m/h.« Des détecteurs ou « boîtes chaudes » sont installés à différents endroits de la voie ferrée pour détecter les anomalies aux roues et aux essieux, précise M.Leclerc.Ces données parviennent au centre de contrôle qui doit les analyser.Les rails sont également inspectés visuellement chaque semaine.» À Boucherville, où circulent des trains de marchandises, la Ville a demandé au CN, il y a quelques mois, de vérifier la vitesse des trains pour s'assurer que les limites sont respectées.D'après un porteparole municipal, ces vérifications n'ont démontré aucun excès jusqu'à maintenant.C'est à la suite de pressions de citoyens que la Ville a demandé au CN d'être plus vigilant.« La vigilance impose des coûts et des choix, dit M.Leclerc.Dans le cas de Boucherville, où le sifflement du train dérange, certains se demandent s'il faut mettre des barrières aux passages à niveau.Un coût qui serait élevé pour la municipalité.» Longueuil: 15 jours de prison au président des cols bleus MARTHA GAGNON Le président du syndicat des cols bleus de Longueuil, Claude Patenaude, a été condamné hier à 15 jours de prison pour avoir incité des employés à commettre des méfaits au Colisée Jean-Béliveau à la fin de juillet.Le juge Yves Lagacé a rendu cette sentence après que M.Patenaude eut plaidé coupable à l'accusation d'introduction par effraction et méfaits.Ce qu'a également fait un autre représentant syndical, Urgel Demers, qui a été condamné à une amende de 2000 $, en plus d'une probation d'un an.Dans le cas de M.Patenaude, la probation est de six mois.Il purgera sa peine de prison les fins de semaine.Il avait déjà été suspendu sans solde par la Ville pour une durée de six mois, tout comme M.Demers.Les incidents sont survenus durant la période des négociations dont l'un des points concernait l'horaire des employés dans les arénas.Le syndicat avait convoqué les employés à une réunion dans le stationnement du Colisée Jean-Béliveau.Des bouteilles d'eau ont été distribuées aux participants qui ont ensuite été invités à pénétrer dans l'aréna où des méfaits ont été commis.La glace de la patinoire a été endommagée avec différentes substances et la Ville a dû débourser plus de 10 000 $ pour la refaire.Selon Me Joelle Saint-Germain, de la Couronne, la peine d'emprisonnement est appropriée dans les circonstances.« Le tribunal se montre plus sévère à l'égard des leaders syndicaux qui incitent leurs membres à commettre des méfaits pour tenter de régler des conflits.Le président des cols bleus de Montréal a, comme on le sait, déjà été condamné à une peine beaucoup plus longue pour des actes plus graves.» La Ville et le syndicat des cols bleus ont finalement conclu une entente en décembre.Les griefs ont tous été retirés et la Ville a décidé de ne pas réclamer le remboursement des dommages.PHOTO ROBERT MAILLOUX, La Presse© Des policiers entassent dans un camion une cinquantaine de motos volées trouvées dans un entrepôt de Le Moyne, au moment d'une opération visant à enrayer les activités d'un réseau de trafiquants de drogue de la Rive-Sud.Découverte de 50 motos volées La police cherchait des plants de cannabis sur la Rive-Sud Blessé d'un coup de feu rue Sainte-Catherine MARCEL LAROCHE En procédant au démantèlement de sept serres hydroponiques, les policiers de la SQ ont saisi plus de 1700 plants de cannabis et découvert dans un entrepôt 50 motos volées.L'opération policière a aussi conduit à l'arrestation de cinq individus qui seraient reliés à un important réseau de trafiquants de drogues sur la Rive-Sud.Ce coup de filet dont le bilan a été rendu public hier par Me Louis Dionne, de la Direction de la lutte au crime organisé (DLCO) de la SQ, est l'aboutissement de l'opération Eden, un projet d'enquête visant à contrer la production de marijuana.L'opération était supervisée par les caporaux Jean Lemieux, du Service d'enquête sur le crime organisé (Seco) de la SQ et Jean Audet, de la DLCO, et coordonnateur provincial du projet Cisaille pour contrer le phénomène croissant de la production de la marijuana.Les policiers ont effectué au cours de la journée de mercredi 11 descentes dans autant de résidences, commerces et locaux situés à Longueuil, Sainte-Julie, Chambly, Le Moyne et Richelieu.En plus de trouver sept serres hydroponiques, toutes munies d'appareils sophistiqués (l'équipement vaut plus de 250 000 $), les enquêteurs ont saisi 1794 plants de cannabis, le tout valant plus d'un million de dollars.Fait pour le moins particulier, toutes les serres étaient équipées d'un système pour détourner l'électricité aux dépens d'Hydro-Québec.À la recherche de drogues, la SQ est tombée fortuitement sur un entrepôt du 266, rue Charron, à Le- Moyne, où on avait entassé 50 motos volées dans la région métropolitaine, une marchandise estimée à environ 300 000 $.Quant aux cinq suspects appréhendés, Daniel Thériault, 40 ans, Maurice Beaudet, 60 ans, Sylvain Bouchard, 37 ans, Jean-Denis Lamontagne, 30 ans, et Emmanuel Guy-Martel, 25 ans, tous de la Rive- Sud, ils ont été inculpés hier d'une kyrielle d'accusations de complot et de production de cannabis, au palais de justice de Longueuil.Par ailleurs, la SQ a lancé un mandat d'arrestation contre un sixième suspect, Jacques Payette, 41 ans, soupçonné également de faire partie de ce réseau de trafiquants de drogues.Un homme a été atteint à l'épaule par un projectile d'arme à feu, vers 2h hier, au moment où il sortait d'un bar de la rue Sainte-Catherine, près de Peel, au centre-ville de Montréal.L'incident a été signalé aux policiers de la CUM qui se sont présentés quelques instants plus tard pour constater que le blessé avait disparu.L'homme de 26 ans a été retracé à l'hôpital où il s'était rendu pour se faire soigner, mais il a catégoriquement refusé de collaborer avec la police.DERNIERS JOURS 0 1 922 494,50 $ 6 96 124,70 $ 221 2 087,70 $ 11 610 76,10 $ 206 010 10,00 $ 00-01-12 24 13 122 420 $ 5 000 000 $ 0 1 000 000,00 $ 0 50 000,00 $ 20 500,00 $ 1 050 50,00 $ 18 952 5,00 $ 00-01-12 23 523 179,00 $ 00-01-12 00-01-13 003488 2 6 8 12 18 00-01-13 00-01-13 La Presse 14 janvier 2000 Page A8 manquante La Presse 14 janvier 2000 Page A9 manquante 5LP1002A0114 A 10 vendredi 5LP1001A0114 ZALLCALL 67 00:57:43 01/14/00 B A 10 R LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 14 JANVIER 2000 CALIGULA Le navet pornographique, vingt ans plus tard MARC CASSIVI Quel intérêt de ressortir du mouroir à navets un film pornographique plus que médiocre, désavoué par son scénariste, son réalisateur et ses acteurs il y a déjà 20 ans ?La maladie des chiffres ronds vient de redonner naissance à une tragédie.Une tragédie romaine.Caligula, le film érotico-historique le plus ambitieux de l'histoire du cinéma, reprend l'affiche.Et il est permis de se demander pourquoi.Sur un écran près de chez vous (le Centre Eaton, notamment), ce film porno à grand déploiement qui avait fait scandale à sa sortie en salle en 1980 \u2014 première éjaculation du cinéma commercial oblige \u2014 causera-t-il toujours autant de remous ?Les gardiens de la ligne droite ne semblent pas vouloir faire la vie dure aux écarts « moraux » \u2014 et physiques \u2014 du film du producteur Bob Guccione, le fondateur de la revue de charme Penthouse.Pourtant, cette épopée bordélique mettant en vedette des acteurs de la trempe de Peter O'Toole, Helen Mirren et John Gielgud \u2014 sans oublier Malcolm Mc Dowell (Caligula), qui confirmait ici sa descente aux enfers des films de série B \u2014, n'a rien à envier, en termes strictement hard, à un film comme Romance (Catherine Breillat), par lequel le scandale est arrivé en France l'an dernier.Caligula, un toga party version Bee Gees avec toutes les dorures que cela sous-entend, est à Romance et à Sex : The Annabel Chong Story \u2014 qui avait excité tant de plumes lors du dernier festival Fantasia \u2014, ce que South Park est à une version édulcorée de Rox et Rouky.Dix fois plus cru que Sex., et cent fois moins touchant que le classique de Disney.Pas étonnant que son scénariste, le romancier et essayiste Gore Vidal, comme son réalisateur Tinto Brass (qui a été invité à « relever d'autres défis » en cours de tournage) aient renié, avant même sa sortie, cette oeuvre \u2014 de chair \u2014 qui met en vedette la fellation, la miction, la pénétration, l'éjaculation et une pléiade d'autres mots doux finisant en « on ».Malcolm Mc Dowell (fabuleux dans A Clockwork Orange, de Kubrick) incarne le terrifiant Caligula comme un bouffon égaré sur le mauvais plateau de tournage.À mi-parcours, on n'en peut déjà plus de ses mimiques empruntées et de ses airs tout faux de tyran fou et omnipotent.Surtout que ce navet pas érotique du tout s'éternise (148 minutes), en suppliant presque qu'on le tourne en dérision.On vous épargne les erreurs historiques de cette fresque aux décors aussi kitsch que grandiloquents (de Danilo Donati, le scénographe de Fellini.), en prenant tout de même soin de souligner que la nouvelle version explicitement indigeste du règne décadent de Caligula a été entièrement remixée en Dolby stéréo.Les gémissements n'en sont que plus aigus.Malcolm Mc Dowell en Caligula.EN PRIMEUR GIRL, INTERRUPTED Film américain (1999) de James Mangold.Scénario : J.Mangold, Lisa Loomer, Anna Hamilton Phelan, d'après le livre de Susanna Kaysen.Images : Jack Green.Montage : Kevin Tent.Musique : Mychael Danna.Avec Winona Ryder, Angelina Jolie, Clea Duvall, Brittany Murphy, Elisabeth Moss, Jared Leto.125 min.\u2014 V.O.: Colisée Kirkland, Brossard, Côte-des- Neiges, Faubourg, Galeries Laval, Lasalle, Pointe- Claire, St-Eustache, Lacordaire, Mega-Plex Spheretech.n Drame psychologique.L'adolescente Susanna Kaysen traverse un moment difficile.En cette année 1967, la jeune femme a de la difficulté à comprendre le monde qui l'entoure et à s'intégrer dans une société dont elle n'accepte pas les valeurs.Les psychiatres qu'elle rencontre jugent qu'elle souffre d'un désordre de la personnalité, qui se manifeste notamment par une angoissante incertitude face à tous les aspects de son existence.Susanna se retrouve donc en institution où elle va faire la connaissance de cinq autres patientes, toutes plus excentriques les unes que les autres, qui changeront sa vie à jamais et pour le mieux.HAUT LES COEURS ! Film français (1999) de Solveig Anspach.Scénario : S.Anspach, Pierre-Erwan Guillaume.Images : Isabelle Razavet.Montage : Anne Riegel.Musique : Olivier Manoury, Martin Wheeler.Avec Karin Viard, Laurent Lucas, Philippe Duclos, Julien Cottereau, Charlotte Clamens, Claire Waution.110 min.\u2014 Ex-Centris.n Drame psychologique.Alors qu'elle attend son premier enfant, la jeune violoncelliste Emma apprend qu'elle a un cancer du sein.Le chirurgien qui le lui annonce prévoit un avortement, les soins requis pouvant rendre le bébé infirme.Appuyée par son compagnon Simon, Emma décide de consulter un autre spécialiste, le docteur Morin, qui propose à la jeune femme un traitement lui permettant de mener sa grossesse à terme.Malgré quelques frictions dans leur couple, Emma peut compter sur le soutien de Simon, mais beaucoup moins sur celui de son petit frère Olivier.Ce jeune chômeur déboussolé annonce à sa famille qu'il part travailler à l'étranger, mais en fait, il reste terré chez lui tout au long de la périlleuse grossesse de sa soeur.HURRICANE (The Hurricane) Film américain (1999) de Norman Jewison.Scénario : Armyan Bernstein, Dan Gordon, d'après les livres The Sixteenth Round de Rubin Hurricane Carter et Lazarus and the Hurricane de Sam Chaiton et Terry Swinton.Images : Roger Deakins.Montage : Stephen Rivkin.Musique : Christopher Young.Avec Denzel Washington, Vicellous Reon Shannon, Deborah Kara Unger, Liev Schreiber, John Hannah, Dan Hedaya.125 min.\u2014 V.F.: Boucherville, Carrefour Dorion, Carrefour Laval, Châteauguay Encore, Delson, Lasalle, Quartier latin, St-Bruno, St-Eustache, Ste-Thérèse, Terrebonne, Langelier, Mega-Plex Taschereau, Mega-Plex Pont-Viau.n Drame biographique.En 1966, le boxeur noir Rubin Hurricane Carter et un de ses fans sont condamnés pour un triple meurtre commis dans un bar de la ville de Paterson, au New Jersey.Incarcéré à la prison de Trenton, Carter n'a de cesse de clamer son innocence et décide d'écrire un livre pour rétablir les faits.Quelques années plus tard, le jeune Noir Lesra achète par hasard le livre de Carter, dont la lecture le bouleverse.Convaincu qu'il y a eu erreur judiciaire, Lesra obtient l'aide de trois étudiants canadiens avec qui il entame une longue procédure visant à obtenir la libération et la réhabilitation du boxeur.LA LÉGENDE DU PIANISTE SUR L'OCÉAN (The Legend of 1900) Film italien (1999) de Giuseppe Tornatore.Scénario : G.Tornatore, d'après le roman Novecento d'Alessandro Baricco.Images : Lajos Koltai.Montage : Massimo Quaglia.Musique : Ennio Morricone.Avec Tim Roth, Pruitt Taylor Vince, Mélanie Thierry, Clarence Williams III, Peter Vaughan, Bill Nunn.123 min.\u2014 V.O.: Impérial.\u2014 V.F.: Parisien.n Drame musical.À l'aube du XXe siècle, dans la salle de bal désertée du Virginian, un paquebot de croisière, le machiniste Danny découvre un nouveau-né abandonné.Il le baptise du nom de 1900 et décide de l'élever.À la mort de Danny, l'équipage adopte l'enfant qui grandit sur le bateau, sans jamais poser le pied à terre.Un jour, 1900 s'assoit au piano et révèle un don extraordinaire pour la musique.À l'âge adulte, devenu le pianiste attitré du Virginian, il fait la connaissance du trompettiste Max, qui devient son plus grand ami.Après la Deuxième Guerre mondiale, alors que le bateau est sur le point d'être détruit, Max monte à bord afin de convaincre 1900 de descendre.LIBERTY HEIGHTS Film américain (1999) de Barry Levinson.Scénario : B.Levinson.Images : Chris Doyle.Montage : Stu Linder.Musique : Andrea Morricone.Avec Ben Foster, Adrien Brody, Joe Mantegna, Rebekah Johnson, Orlando Jones, Carolyn Murphy.127 min.\u2014 Paramount.n Chronique.Baltimore, 1954.Propriétaire d'un théâtre de variétés miteux, Nate Kurtzman arrondit ses fins de mois en organisant des paris illégaux.Ses fils Van et Ben ont des occupations plus de leur âge.Le premier courtise la belle Dubbie, une aristocrate qui sort déjà avec un garçon.Quant à Ben, il est confronté de plein fouet aux préjugés raciaux lorsqu'il s'éprend de Sylvia, une camarade de classe afro-américaine.Compromis dans les activités d'un petit truand, Nate se prépare à aller en prison.Le moment semble venu pour Ben et Van de devenir des hommes.RELAX.IT'S JUST SEX Film américain (1998) de P.J.Castellaneta.Scénario : P.J.Castellaneta.Images : Lon Magdich.Montage : Tom Seid.Musique : Lori Eschler Frystak.Avec Jennifer Tilly, Mitchell Anderson, Cynda Williams, Lori Petti, Eddie Garcia, Timothy Paul Perez.110 min.\u2014 Cinéma Du Parc.n Comédie dramatique.Vincey est un jeune gay qui aspire à une relation amoureuse stable avec son nouveau compagnon Buzz.Mais lors d'un souper entre amis, ce dernier s'éprend de Javi, qui est séropositif.Tara, l'hôtesse par excellence du groupe, sort avec Gus, dont elle veut désespérément un enfant.De son côté, la lesbienne Sarina se console d'une rupture douloureuse dans les bras de Robin, qui aimerait que leur relation progresse plus vite.Pendant ce temps, l'amour est au beau fixe pour Dwight et Diego, un couple qui baigne dans la sérénité.SUPERNOVA Film américain (1999) de Thomas Lee.Scénario : David Campbell Wilson.Images : Lloyd Ahern II.Montage : Michael Schweitzer, Melissa Kent.Musique : David Williams.Avec James Spader, Angela Bassett, Robert Forster, Lou Diamond Phillips, Peter Facinelli, Robin Tunney.91 min.\u2014 V.O.: Famous Pointe-Claire, Greenfield Park, Carrefour Angrignon, Paramount, Laval, Colisée Kirkland, Châteauguay Encore, Côte-des-Neiges, Lacordaire, Mega-Plex Spheretech.\u2014 V.F.: Parisien, Versailles, Boucherville, Carrefour Dorion, Delson, Longueuil, St-Bruno, St- Eustache, Ste-Thérèse, Terrebonne, Mega-Plex Taschereau, Mega-Plex Pont-Viau.n Drame de science-fiction.Au début du XXIIe siècle, le vaisseau de sauvetage médical Nightingale 229 reçoit un appel de détresse d'une autre galaxie.Arrivé sur les lieux, au terme d'un voyage de plusieurs années-lumière, l'équipage dirigé par le capitaine Marley recueille le mystérieux et charismatique Karl Larson.Celui-ci se transforme bientôt en entité extraterrestre qui décime peu à peu les membres de l'équipage.Tout cela se déroule durant une immense tempête céleste au cours de laquelle une gigantesque étoile bleue dotée d'un puissant champ gravitationnel menace d'imploser, créant une supernova qui brûlera tout à des millions de kilomètres à la ronde.ZONZON Film français (1998) de Laurent Bouhnik.Scénario : Patrick de Lassagne, L.Bouhnik, d'après la pièce de Marc Andréoni et P.de Lassagne.Images : Gilles Henry.Montage : Hervé de Luze.Musique : Jérôme Coullet.Avec Pascal Greggory, Gaël Morel, Jamel Debbouze, Fabienne Babe, François Levantal, Jean-François Gallotte.102 min.\u2014 Parisien, Laval.n Drame carcéral.En argot, zonzon désigne la prison.Dans la même cellule, sont réunis trois détenus issus de milieux différents.Arnaud Grandjean, un jeune étudiant bourgeois arrêté pour trafic de drogue, clame son innocence et espère être libéré bientôt.L'exubérant Kader, un Maghrébin habitué de la zonzon, purge une peine de deux ans.Enfin Francky, condamné à dix ans pour un braquage au cours duquel son complice Rico a tué un vigile, maintient une attitude rebelle qui ne l'aide pas à obtenir une libération conditionnelle.Or, les choses prennent une tournure dramatique lorsque Francky apprend que sa femme Christine a une liaison avec Rico, qui est libéré pour bonne conduite. 5LP1101A0114 A 11 vendredi 5LP1101A0114 ZALLCALL 67 10:14:23 01/14/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 14 JANVIER 2000 A 11 La Petite Vie dans le coma Claude Meunier s'octroie une pause indéfinie Claude Meunier est arrivé au café avec sa femme Marie-Claude Goodwin et tous deux étaient en noir.Couleur symbolique s'il en est pour annoncer la nouvelle.L'auteur le plus populaire de la télévision ne veut plus écrire de nouveaux épisodes de La Petite Vie.Il parle d'un arrêt temporaire.« Je veux prendre un break de La Petite Vie.Un an, deux ans, cinq ans peut-être.» Il est vaguement question d'émissions spéciales.Très vaguement.En tout cas, ne vous attendez pas à une émission de fin d'année le 31 décembre prochain.Hors de question.Meunier ne peut pas s'empêcher de faire une blague : « Marie- Claude et moi avons l'intention de nous remarier.à Laval.» Je ne peux pas résister.« Allezvous vous faire promener en litière ?» « En litière de chat, oui ! » Il vit depuis cinq ans avec Ti- Mé, Moman, Thérèse, Réjean, Rénald, Lison, Caro et Rod, une famille surréaliste qui ne ressemble à aucune autre, mais dans laquelle le Québec tout entier s'est reconnu.Il pensait continuellement à eux.Toute sa vie, « monastique », dit-il, s'est articulée autour de sa comédie.Il évoque les 18 premiers mois, alors qu'il créait ce qui allait devenir le plus grand succès de la télé du Québec \u2014 même les reprises sont numéro un au palmarès \u2014, comme d'une période unique où il était seul avec ses personnages que personne ne connaissait encore.Il rigole : « Imaginez vivre avec Rénald tout le temps ! » Et puis, un matin de l'été dernier, alors qu'il écrivait sa spéciale du 31 décembre 1999 qui devait attirer 3,1 millions de téléspectateurs avec la reprise du lendemain, « j'ai cessé de penser à mes personnages.» C'était la première fois.Il avoue se sentir un peu seul.« Je me suis dit : si la spéciale va bien, je vais lâcher là.Je ne voulais pas lâcher sur un down.» Il a écrit 60 épisodes de La Petite Vie, qui est entrée en ondes en septembre 1993.Tout un bail.En recalculant soigneusement, on se rend compte que les « cinq ans » évalués par Claude Meunier sont en réalité sept ans.Cet homme n'a pas la notion du temps.Il ne veut pas fermer tout à fait la porte.Il a l'intention de continuer à écrire le deuxième tome du Journal de Ti-Mé, le personnage étant un peu son père.« Il me reste cette béquille- là ».Mais il veut aussi faire autre chose.Rester dans l'humour, bien sûr.Écrire pour le théâtre.Écrire aussi à la première personne.Mais rien d'hyperréaliste, dit-il.On se souvient qu'il est l'auteur de grands succès comme Les Voisins, Appelez-moi Stéphane, et qu'il a collaboré à la rédaction d'un autre mégahit, la pièce Broue.Tout ça pendant la période entre Paul et Paul et Ding et Dong.Bien sûr, il décide d'arrêter La Petite Vie alors qu'elle est encore au sommet, dit-il.Arrêter avant de descendre et de vivre le déclin.Même si l'écriture des épisodes était devenue plus facile, tellement il connaissait bien les personnages.Mais il ne veut pas se répéter.D'ailleurs, il rappelle que Diane Lavallée \u2014 Thérèse \u2014 lui a dit après l'épisode final de la dernière saison l'année dernière : « Qu'estce qu'on peut faire de plus après ça ?» Il se pourrait qu'éventuellement la famille Paré revienne à la télé.« Mais ils seront rendus beaucoup plus loin.» Il remarque d'ailleurs que depuis qu'il a décidé de cesser, il a plein d'idées pour Jean-Lou, pour la famille.Mais plus tard.Pas question toutefois pour lui de lâcher la publicité de Pepsi.« Ça, j'aime ça faire ça ! » lance-t-il spontanément, ajoutant qu'il en fait depuis 15 ans.On ne l'obstinera pas sur le nombre d'années.Il rappelle que tout jeune il a travaillé pour une agence de publicité \u2014 il refuse de la nommer \u2014 où on lui a dit qu'il n'avait aucun talent pour ça.Les ventes de Pepsi ont considérablement augmenté au Québec.Tant qu'à creuser dans ses souvenirs, il ajoute qu'il y a bien longtemps, il avait soumis un texte à Radio-Québec et qu'on lui avait dit que c'était plein de fautes ! Le public va-t-il lui en vouloir d'abandonner ?« Je pense que oui, mais j'espère que non.Si j'arrête, c'est que je suis un perfectionniste et que j'ai du respect pour le public.» Post-scriptum À compter du 17 janvier, les téléspectateurs pourront voter par téléphone pour choisir un épisode en reprise.Les deux premiers jours de l'annonce à Radio-Canada, 6000 appels \u2014 à 50 cents chacun \u2014 ont été reçus.TÉLÉVISION Louise Cousineau Ti-Mé et Moman ignorent quand Claude Meunier voudra bien leur rendre la vie.L'affaire Malo va profiter à tous les artistes Le cas de la comédienne est loin d'être unique dans le milieu SUZANNE COLPRON « On travaille tellement fort, le métier qu'on fait est difficile.Si j'ai pu contribuer à la colonie artistique, à donner un petit plus, je suis contente ! » Au lendemain du jugement condamnant l'opticien Antoine Laoun à lui verser 30 000 $, Linda Malo se disait soulagée et heureuse, hier.La juge Suzanne Courteau, de la Cour supérieure, a conclut que M.Laoun avait « usurpé l'identité artistique » de la comédienne en utilisant son image sans sa permission à des fins publicitaires.Ce jugement, « sans précédent », selon Me Nathalie Chalifour, avocate de Mme Malo, reconnaît en effet qu'il existe, en dehors du droit à la vie privée, un droit spécifique pour les artistes à la préservation de leur image.« La personnalité publique bénéficie de la protection de son image, soit pour en empêcher la diffusion dans un contexte qui ne lui convient pas ou encore pour exiger une compensation monétaire pour le bénéfice commercial rattaché à sa notoriété et à sa réputation », note la juge Courteau.L'Union des artistes s'est aussi intéressée à cette cause parce que le cas de Linda Malo n'est pas unique.Au contraire.Selon Pierre Curzi, le président de l'UdA, de nombreux artistes sont victimes de l'utilisation abusive et non autorisée de leur image.Certains s'en plaignent, d'autres préfèrent fermer les yeux.« Il fallait du courage pour faire reconnaître ce droit, a fait valoir M.Curzi, dans le cadre d'un point de presse.Ce jugement permet d'avoir un précédent.Il va avoir pour effet de prévenir des comportements semblables et de contrer la tendance d'associer des artistes à des produits.Je suis content que Mme Malo soit allée jusqu'au bout.C'est une victoire pour tous nos membres, pour tous les artistes, et qui profitera sûrement à toutes les personnes publiques.On sait que l'athlète Myriam Bédard mène actuellement une bataille semblable devant la Cour supérieure contre WM Wrigley, Wrigley Canada et l'agence de publicité BBDO.Dans une publicité de gomme à mâcher Spearmint parue l'automne dernier, BBDO a utilisé et modifié son image sans son consentement.Mme Bédard réclame une compensation de 725 000 $ et une partie des profits réalisés par la compagnie.Selon Me Chalifour, le jugement rendu dans l'affaire Linda Malo devrait avoir un impact sur sa cause.PHOTO ROBERT MAILLOUX, La Presse © Linda Malo VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION Jean Beaunoyer 19:00 ! CANADIENS-SABRES Depuis la victoire miraculeuse contre les Red Wings de Detroit, on se remet à espérer de grandes choses pour nos Glorieux.Par exemple, deux victoires de suite même si c'est beaucoup demander.20:00 a LA FUREUR Une reprise de l'émission du 19 novembre dernier avec les invités de la chanson, Patrick Bruel, Bruno Pelletier et Sylvain Cossette.Parmi les participants, Mireille Deyglun, Patricia Paquin, Luce Dufault, Jici Lauzon et Jean- René Dufort.L'émission avait déjà fait fureur.20:00 r IMPÉRATRICE SISSI Rien de plus romantique, fleur bleue, bonbon que cette série de films racontant Sissi, la jeune femme de l'empereur d'Autriche.Mais il s'agit de Romy Schneider et de l'Autriche en couleurs.Ce soir, la belle-mère fait des misères à Sissi.20:00 A DROIT DE PAROLE: LES DANSES CONTACTS Les danses contacts sont-elles acceptables?C'est ce dont on discutera le plus sérieusement du monde à Droit de parole, animée par Anne-Marie Dussault 22:00 U ÇA SEX'PLIQUE Il sera question de jouissances lors de cette émission spéciale consacrée à l'orgasme.00:02 r COUPABLE PAR ASSOCIATION Un excellent film qui nous fait voir un côté moins reluisant du monde du cinéma à Hollywood.En 1949, un cinéaste refuse de collaborer avec un comité du Congrès américain qui cherche des communistes partout.CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC Les Nouvelles C'est juste une farce! Kamikazes La Fureur / Patrick Bruel, Bruno Pelletier, Sylvain Cossette Zone libre / Qui mène en prison?Les Nouvelles / Sport Cinéma / L'ÉPIDÉMIE (4) avec Dustin Hoffman, Rene Russo (22:43) Le TVA Piment fort J.E./ Des foyers non-sécuritaires; une super \u2018minoune' Cinéma / IMPÉRATRICE SISSI (4) avec Romy Schneider, Karlheinz Boehm Le TVA Nikita Sports / Lot.(23:52) Macaroni tout garni Ace London Les Choix de Sophie Les Francstireurs Droit de parole / Les danses contacts sont-elles acceptables?Ciel! Mon Pinard / Le sucre Cultivé et bien élevé Histoires de chansons Les Choix de Sophie Cinéma / LA NUIT SACRÉE Grand Journal (17:00) Flash La Porte des étoiles Xena Scènes de crime Le Grand Journal La fin du monde.110% Phantasmes Flash Pulse A.Hollywood Kids Say.Power Play The City Nash Bridges CTV News Pulse / Sports News Wheel of.Jeopardy Cold Squad News Newswatch This Hour.for Laughs Royal Air Farce Red Green Sh.Nothing too Good for a Cowboy The National / CBC News Nat.Update News ABC News Judge Judy Frasier Sabrina.Boy Meets World Who Wants to be a Millionaire?20/20 Friday News Night.(23:35) News CBS News E.T.Kids Say.Cosby Now and Again Nash Bridges Late.(23:35) News NBC News Jeopardy Wheel of.Providence Dateline NBC Law & Order: Victims Unit Tonight (23:35) Newshour Business Rep.VT this Week Wash.Week Wall Street Wk Cinéma / LILI (4) avec Leslie Caron, Mel Ferrer VPT & you Theatre / Bramwell (1/4) BBC News Nightly Bus.Newshour People Near.Scully: World Mystery / Original Sin (3/3) Mystery / Touching Evil (1/6) World News Charlie Rose L.A.Law Law & Order Biography / Gypsy Rose Lee Investigative Reports Poirot Law & Order A Tribute to Cal Tjader Bravo! Videos StarTV Scanning.Passion Cinéma / NORTH OF PITTSBURGH (4) avec Viveca Lindfors Beggars and Choosers Contact Animal Sur les grandes avenues Les Procès chocs Les Détectives / Compulsion.Twin Peaks Cinéma / CHEZ PORKY (6) Le Monde des affaires Projet d'entreprise Justice des mineurs Inventeurs In focus Santé mentale et vieillissement Psychologie.Mémoire, arts How'd they do that?@discovery.ca Wild Discovery: Life of Sharks Nature of Things: Why Sex?Tribes and Civilizations @discovery.ca Mentors Gargoyles So Weird Are you Afraid Cinéma / HONEY, I SHRUNK THE KIDS (4) Cinéma / SPIES (4) avec David Dukes (21:35) Cinéma / FOREIGN.(23:05) Caroline.City Home Improv.Drew Carey 3rd Rock.World's Wildest Police Chases Charmed Drew Carey Star Trek Global News First Nat.News Talking Heads E.T.That \u201870s Show Greed: The Series 20/20 Outer Limits It Seems Like Way We Were Mansion A Scattering.It Seems Like Royal Secrets Cinéma / FUNERAL IN BERLIN (3) avec Michael Caine, Paul Hubschmid Spies Good Dog Pet Project Images It's a Living TV Guide Shiver .for Dinner?Eros Chic Planète Hist.chansons Ed Sullivan Pop up vidéo Musico./ Melissa Etheridge Événements / Melissa Etheridge Clips Melissa Duo Benezra Musico./ Melissa Etheridge Ça passe.Clip Hip Hop Décompte Musique Plus Bouge Clip World News Business News Newsworld Reports Pamela Wallin & Company The National Hot Type On the Arts Newsworld Reports Euronews Capital Actions Le Monde ce soir Rêves.d'un jeune aveugle Le Journal RDI Scully RDI Branché Le Canada.Le Canada.Le Canada.Boxe (17:00) Sports 30 Mag Hockey / Canadiens - Sabres Sports 30 Mag Sports 30 La Lutte WCW Madison Red Dwarf Counterstrike Friday the 13th: The Series The Hitchhiker Strangers Oz Cinéma / LADY.(4) (23:10) Highlander Babylon 5 Sliders GvsE Star Trek - Deep Space Nine X-Files Sports Central Last Word.Snowboarding / USA Champ.PGA Golf / Sony Open - 2e ronde Sports Central Rewind .découverte Volt Panorama Bouillon de culture Cinéma / PINOT, SIMPLE FLIC (4) avec Fanny Bastien (21:10) Panaroma Bob Vila's Home Again 48 Hours / Perfect Match Tough Stephen King - .Macabre Evil Minds Tough Off the Record Sportsdesk That's Hockey .Eight-Open Strongest Man Classic's Boxing / Muhammed Ali Retrospective Boxing / Ireno Pacheco - Pedro Pena Ned.triton Sam et Max Redwall Robin des bois Mythologies Cléo et Chico Les Simpson Animania Duckman South Park Les Simpson Sam et Max Des chiffres.D.Journal de FR2 Thalassa / À la fortune du pot .rêver / Infos (21:25) Poussières de guerre Journal belge Journal suisse Soir 3 S.Bus / Zoo Mechanics Diplomatic.Classic Aircraft Studio 2 Where the Heart is Mystery / Silent Witness (2/2) Studio 2 Vivre à deux Les Copines.Êtes-vous libre Sortie gaie Trauma / San Antonio Éros et Compagnie Ça sex'plique Les Copines.Méd.enquête Sortie gaie Cité Mag Le Guide de l'auto Savoir faire.Top 50 Cité Mag À la une Uh Oh! Animorphs Daria Rex the Runt YTV'S Psykoblast 99 Gamerz System Crash Student Bodies .Lost Nebula Beasties Mr.Bean Who Wants to be a Millionaire?Bob & Margaret Romy Schneider 5LP1201A0114 A 12 vendredi 5LP1201A0114 ZALLCALL 67 00:58:05 01/14/00 B A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 14 JANVIER 2000 EN BREF Le CRTC veut un cadre pour la télé numérique n Le CRTC a annoncé hier un projet de cadre pour l'attribution des licences de services de télévision payants et spécialisés, distribués en numérique.Des audiences publiques auront lieu cet été.Le tribunal administratif compte attribuer deux types différents de licences pour de nouveaux services ; dans le premier cas, une dizaine de licences seraient octroyées pour sept ans selon « le processus de demandes concurrentes et la formule d'un service par genre », indique un communiqué.Suivant les principales exigences, il faudra un contenu canadien d'au-moins 50 % et des services de même catégorie « ne pourront pas être en concurrence directe les uns avec les autres ».Les licences du second type concernent des services qui « se risqueront à une mise en ondes en mode numérique seulement », le CRTC comptant dans ce cas en attribuer un nombre illimité.Le contenu canadien est fixée à 35 % et ces services « peuvent être en concurrence directe avec d'autres services de même catégorie ».Le prix de l'Académie à l'écrivain Maxime Roussy n Maxime Roussy, 23 ans, est le premier gagnant du prix de l'Académie.L'Académie en question étant le restaurant-école de la rue Saint-Denis et non l'Académie des lettres.Le prix est doté d'une bourse de 2000 $.Le roman de Roussy, Du Sang sur la chair d'une pomme (Éd.Les Intouchables) lui a valu d'être choisi parmi plusieurs finalistes par un jury composé de gens de lettres.Le prix a été créé par un groupe d'écrivains qui se réunit chaque semaine au restaurant l'Académie.Il est attribué à l'oeuvre jugée la plus percutante, étonnante et novatrice parmi toutes celles parues au Québec entre septembre et juin.Il faut que l'oeuvre en question n'ait reçu aucun autre prix dans l'année. 5LP1301A0114 A 13 vendredi 5LP1301A0114 ZALLCALL 67 00:56:47 01/14/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 14 JANVIER 2000 A 13 Un symposium de folie à Montréal! Holà ! Que tal ?Moi, muy bien ! Je rentre d'un beau mois de vacances totales au Mexique avec une seule activité au programme : le farniente.J'avais besoin de faire le vide.Je peux faire le plein à nouveau après un bon nettoyage de cerveau.Comme je fonctionne à l'énergie solaire, j'ai rechargé mes batteries sous le chaud soleil d'Acapulco.Toutefois, je me sens maintenant complètement « déprogrammée » après avoir passé un mois sans ordinateur, sans téléphone, sans fax, sans Internet, sans radio, ni télé.Luxe (c'en est un de pouvoir se passer de tout cela, et de n'avoir que des relations « humaines » face à face !), calme et volupté.Gracias a la vida ! Cela aide à affronter les dures réalités de la vie.n n n Avez-vous remarqué cette véritable publicité sauvage d'affiches aux couleurs fluo un peu partout à Montréal ?« Absurdez-vous ?Êtes-vous fous ?Are you crazy ?La folle quoi ?» etc.toutes signées Symfolium.Connais pas.Mon petit doigt se pointe vers le personnage le plus fou que je connaisse en ville.Avec raison ! Il s'agit du nouveau projet événementiel de François Gourd V.I.P.(Véritable Idiot Professionnel) : « Je ne peux pas encore révéler la liste des invités, mais je puis te dire qu'il s'agit d'un Symposium de folie qui se tiendra à Montréal du 1er au 9 avril 2000.Le thème portera sur le terrorisme burlesque et la résistance par l'absurde, la folie créatrice engagée et la folle sagesse.Philosophe ?Évidemment ! Mais auparavant, viens voir Les Riens du tout au centre Calixa-Lavallée les 27 et 28 janvier.Je vais improviser avec Pierre Tanguay aux baguettes magiques dans un grand jeu d'improspection sans filet.En deuxième partie, ce sera de la musique improvisée avec le multi- instrumentiste Némo Venba (Vendette-Babin) et la vedette des tables tournantes en musique actuelle Martin Tétreault.» Rien de trop beau pour la classe ouvrière.n n n Le cinéma Loews deviendra un Club Med ! La rumeur m'était parvenue jusqu'à Acapulco, mais je n'y croyais pas.Hier, j'ai pris connaissance des faits : la société française Club Med a acheté le Loews pour en faire un centre de divertissement et non un club vacances.Un lieu de spectacles et de loisirs ! Semblables à ceux que l'on retrouve d'un Club Med à l'autre ?En tout cas sûrement un bon outil de promotion, une vitrine semblable au premier Club Med World qui ouvrira ses portes bientôt à Paris.En plus du Loews, j'apprends que le beau vieux cinéma Palace ferme aussi son grand livre d'histoire avec l'an 2000 pour devenir un centre virtuel, le centre Metaforia, ce projet dont l'installation au Stade olympique avait été annoncée en juillet dernier.Dès l'été prochain, Metaforia présentera Oceania, une aventure sous-marine virtuelle avec films en 3D.n n n Surprise : vous souvenez-vous du journaliste Pierre Leroux ?Il en a fait du chemin, depuis le Journal de Montréal.D'abord, il a eu du succès comme écrivain avec son premier roman et le voici devenu scénariste, ou plutôt coscénariste avec Claude Lelouch pour son dernier film Une pour toutes / One 4 All.avec, dans le rôle des trois soeurs de Tchekhov, Anne Parillaud, Marianne Denicourt et Alice Evans.Alessandra Martines, l'épouse de Lelouch, est évidemment aussi de la partie avec Anouk Aimée, Andréa Ferréol et Jean-Pierre Marielle.L'autre surprise, c'est le rôle d'un président africain qui est tenu par Maka Kotto ! À surveiller.n n n C'est aujourd'hui, enfin, que Pierre Falardeau commence le tournage de son film 15 février 1839, produit par Bernadette Payeur de l'ACPAV.Il tourne d'abord les scènes de prison en studio à Montréal avant d'aller se les geler à Québec jusqu'au 26 février avec Luc Picard en vedette dans le rôle du patriote Delorimier et Frédéric Gilles dans le rôle aussi principal du patriote Charles Hidelang.Parmi les 800 patriotes emprisonnés au lendemain de l'insurrection de 1837, on verra Luc Proulx, Denis Trudel, Pierre Rivard, Mario Bard, Yvon Barette, etc.Un film d'hommes, mais la distribution des rôles est faite par Catherine Didelot des Films de la Pleine Lune.Le mot de Cambronne à toute l'équipe ! Le pire ennemi à surveiller sera la grippe ! n n n Alain Charbonneau, de la maison de production Ad Hoc Films, est à la recherche de personnes ayant assisté à la première Nuit de la poésie le 27 mars 1970 au Gesù pour étoffer son documentaire d'une heure sur cette première grande nuit de poésie à laquelle participaient tous les grands : Gauvreau, Miron, etc.Si vous en étiez, appelez au (514) 529-2198.Fax :864-3882.Sur ce, bonne et heureuse année.orthodoxe.EN VADROUILLE Francine Grimaldi collaboration spéciale Photothèque ROBERT MAILLOUX, La Presse © François Gourd Les cent ans de Tosca Agence France-Presse ROME Le célèbre opéra Tosca de Giacomo Puccini, qui fête aujourd'hui son centenaire, a été entouré dès sa création le 14 janvier 1900 à Rome, où se situe l'histoire de ce drame romantique, d'une atmosphère de polémiques et de controverses.Basé sur une pièce de théâtre du dramaturge français Victorien Sardou, écrite en 1887 sur mesure pour la tragédienne Sarah Bernhardt, l'opéra en trois actes de Puccini a été accueilli avec enthousiasme par un public conquis dès la première représentation et qui réclama un bis de l'interprétation du ténor.En revanche, dès le lendemain 15 janvier, les journaux publiaient des critiques éreintant très sévèrement une oeuvre qui devait marquer l'art lyrique du XXe siècle par sa modernité, comme peuvent en témoigner les nombreuses représentations et la soixantaine d'enregistrements depuis le premier réalisé à Milan en 1918.De plus, à l'époque, la présence à Rome de la reine Marguerite de Savoie, arrivée au premier acte dans un élégant vêtement blanc, avait fait craindre un attentat.Des lettres de menaces avaient d'ailleurs été envoyées aux interprètes Hariclea Darlee, Emilio De Marchi, Eugenio Giraldon et au chef d'orchestre Leopoldo Mugnone.Quant aux ennemis de Puccini, dont Pietro Mascagni (auteur de Cavalleria rusticana), ils ont assisté à la première tel un peloton d'exécution pour éviter le couronnement des « héritiers de Verdi ».Certains airs comme Vissi d'arte, Recondita armonia, Ella verra, Tre sbirri.una carrozza, furent depuis qualifiés de sublimes, de « torrent impétueux de douceur veloutée » ou de « tissu diffus entrelacé de velours » ou encore de « maîtrise de l'infini » par certains mélomanes.Par la suite, la représentation qui suscita le plus de controverses fut celle de 1986 quand durant le Mai musical florentin, à Florence (Toscane, centre de l'Italie) le directeur ou plutôt le « régisseur » anglais Jonathan Miller décida de replacer l'histoire en 1943 pendant l'occupation nazie de Rome.Selon les critiques, l'interprétation la plus mémorable du baron Scarpia fut celle de Tito Gobbi, qui joua le rôle 13 fois entre 1943 et 1967, dont une \u2014 en janvier 1964 \u2014 avec Maria Callas et Giuseppe Di Stefano, dans une mise en scène déjà de Franco Zeffirelli, au théâtre de Coven Garden de Londres et dont le deuxième acte fut entièrement filmé.La passion de la Tosca a inspiré la télévision et avant elle le cinéma à l'instar du film Tosca commencé en 1940 par Jean Renoir, mais terminé par Karl Koch avec un assistant qui deviendra célèbre, Lucchino Visconti.FILL06 5LP1499A0114 A 14 vendredi 5LP1499A0114 ZALLCALL 67 08:21:44 01/14/00 B A 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 14 JANVIER 2000 EN BREF Gloria Trevi arrêtée au Brésil n La chanteuse mexicaine Gloria Trevi, célèbre dans toute l'Amérique latine, et poursuivie par la justice mexicaine pour détournement de mineurs, a été arrêtée à Rio de Janeiro, ont indiqué hier les autorités.Gloria Trevi, en fuite depuis plus d'un an, a été arrêtée en compagnie de son manager Sergio Andrade qui, comme la chanteuse et pour les mêmes motifs qu'elle, faisait l'objet d'un mandat d'arrêt international, ont indiqué les services du procureur de la république (PGR) dans un communiqué.Le couple Trevi- Andrade, particulièrement sulfureux, est soupçonné d'avoir abusé sexuellement de jeunes filles en leur faisant miroiter la possibilité d'une carrière musicale.Les autorités mexicaines ont demandé l'extradition de Gloria Trevi et de Sergio Andrade, a précisé la PGR.L'ex-épouse de Sergio Andrade, la chanteuse Aline, avait fait paraître en 1998 un livre, La Gloire par l'enfer, dans lequel elle accusait aussi bien Gloria Trevi que son exmari de détournement de mineurs et d'abus sexuels.Gloria Trevi a été au sommet de sa carrière au début des années 90, défrayant fréquemment la chronique soit par ses chansons consacrées aux thèmes de la drogue et du sexe, soit en posant nue pour des calendriers vendus au Mexique à des millions d'exemplaires.Alphonse Boudard dans un état grave n Victime d'un infarctus, l'écrivain Alphonse Boudard, âgé de 74 ans, est hospitalisé depuis dimanche dernier à la clinique Saint-Georges de Nice (France).Selon son éditeur, Grasset, l'auteur de La Métamorphose des cloportes et de Bleubite souffre également d'un oedème pulmonaire et d'une grave insuffisance rénale.Son état de santé est aggravé par le fait qu'il ne respire qu'avec un seul poumon, « mais on a constaté un léger mieux ce matin », a indiqué hier le service de presse de Grasset.Alphonse Boudard a été victime d'un premier malaise, samedi, dans un vol entre Paris et Nice, les deux villes où il partage sa vie.Il a ensuite fait un deuxième malaise dans le hall de l'aéroport, refusant de se rendre alors à l'hôpital.Le romancier devait subir un nouveau malaise à son domicile avant d'être finalement hospitalisé et placé sous assistance respiratoire.Alphonse Boudard, qui a obtenu le prix Renaudot en 1977 avec Les Combattants du petit bonheur, doit publier en avril prochain chez Grasset un nouveau roman intitulé Les Trois Mamans du petit Jésus. 5LP1501A0114 A 15 vendredi 5LP1501A0114 ZALLCALL 67 00:57:51 01/14/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 14 JANVIER 2000 A 15 Téléspectateurs Émission Réseau Jour Heure (en milliers) 1 La lampe magique TVA Lundi 19:00 1181 2 La poule aux oeufs d'or TVA Mercredi 19:00 982 3 Le bonheur est dans la télé TVA Mercredi 19:30 954 4 Cinéma des fêtes TVA Moy.3 20:00 914 5 TVA édition réseau TVA Moy.4 22:00 860 6 Les ailes de la mode TVA Lundi 19:30 812 7 Km/h TVA Mardi 20:30 807 8 TVA édition 18h00 TVA Moy.5 18:00 797 9 Ciné-fête Chevrolet R-C Moy.3 19:00 767 10 Découverte R-C Dimanche 18:30 756 10 Téléjournal 18h R-C Dimanche 18:00 756 12 Emisson des records Guinness TVA Jeudi 19:00 738 13 Pavarotti.98 R-C Mardi 21:00 710 14 Héritiers - rév.tranquille TVA Mardi 21:00 706 15 Histoires de filles TVA Mardi 20:00 685 16 Quoi de neuf bugs?TVA Moy.5 18:30 681 17 Faut le voir pour le croire TQS Lundi 19:00 637 18 Hockey Molson TQS Lundi 19:30 584 19 .ce soir R-C Moy.5 18:00 582 20 Le poing J TVA Moy.3 22:30 561 21 Le grand journal TQS Moy.5 17:30 544 22 2000 ans après J.C.R-C Lundi 20:30 523 23 TVA réseau & sports TVA Vendredi 22:00 500 24 TVA réseau & sports TVA Sam-Dim 23:00 486 25 Ciné-extra TVA Samedi 20:30 481 26 Manoir enchanté R-C Moy.5 18:30 473 27 TVA édition 18:00 TVA Sam-Dim 18:00 465 28 Détecteurs de mensonges R-C Moy.5 17:30 464 29 Le grand journal TQS Moy.4 16:57 460 30 Fais-moi rire TVA Mardi 19:30 459 Ces données couvrent la semaine du 20 au 26 décembre.Moy.5: Moyenne des cinq jours.SPECTACLES Hillary Clinton mouche David Letterman Salles de répertoire ALL ABOUT MY MOTHER Cinéma du Parc (2): 17h.ASILE (L') - THE STREET Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 21h.CLOCHARDS (LES) - LES SCULPTURISTES Cinémathèque québécoise (salle Fernand- Séguin): 19h30.DEATH RACE 2000 Cinéma du Parc (2): 23h15.ÉTAT DES CHOSES (L') Goethe-Institut: 20h30.HAUT LES COEURS! Ex-Centris (salle 3, Cassavetes): 14h, 16h30, 19h, 21h20.LEGEND OF 1900 Cinéma Impérial: 14h, 16h30, 19h, 21h25.LET IT COME DOWN: THE LIFE OF PAUL BOWLES Ex-Centris (salle 1, le Parallèle): 13h, 15h, 17h, 19h30, 21h.MAGNIFICENT AMBERSONS (THE) Cinéma du Parc (2): 21h30.LA NUIT TOUS LES CHATS SONT GRIS - CLAIRE ET L'OBSCURITÉ - LES FINS DE SEMAINE - REGARDS VOLÉS Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 17h.PETITS FRÈRES Ex-Centris (salle 2, Fellini): 13h15, 17h35, 19h20.RELAX.IT'S JUST SEX! Cinéma du Parc (3): 17h, 19h30, 21h45, 23h45.SICK & TWISTED ANIMATION Cinéma du Parc (1): 17h15, 19h, 21h, 23h.TOUT SUR MA MÈRE Ex-Centris (salle 2, Fellini): 15h15, 21h15.UNDERWORLD Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 19h.WINGS OF DESIRE Cinéma du Parc (2): 19h.Danse AGORA DE LA DANSE (840, Cherrier) Bras de plomb, de Paul-André Fortier: 20h.TANGENTE (840, Cherrier E.) Nouvelle création, de Maryse Poulin, Distance, Two, Near, de Saskia Hölbling et David Subal, Te Gustan Los Brutos, de Carmelo Salazar et Béa Fernandez: 20h30.Musique UNIVERSITÉ McGILL (Redpath Hall) Mark Simons, clarinettiste, et Quatuor Daponte.Prévost, Brahms, Mozart: 20h.Théâtre THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE (84, Ste-Catherine O.) Marie Stuart, de Dacia Maraini.Trad.de Marie José Thériault.Mise en scène de Brigitte Haentjens.Avec Anne-Marie Cadieux et Pascale Montpetit.Du mar.au ven., 20h, sam., 15h et 20h.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT (4664, St-Denis) Avec le temps - cent ans de chansons, conception et mise en scène de Louise Forestier.Avec Stéphane Brulotte, Louise Forestier, Kathleen Fortin, Louis Gagné, Gabriel Gascon, Lynda Johnson et Hélène Major.Du mar.au ven., 20h; sam., 15h et 20h; dim., 15h.THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE (Place des Arts) Noël de force, de Eugene Stickland.Mise en scène de Monique Duceppe.Trad.de René Gingras.Avec Louise Bombardier, Benoit Girard, Monique Joly, Marcel Leboefu et Jacques L'Heureux.Du mar.au ven., 20h; sam., 16h et 20h30.THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI (3900, St-Denis) Jacynthe, de Laval, de René Gingras.Mise en scène de Yves Desgagnés.Avec Patrice Coquereau, Maude Guérin et Didier Lucien: 20h.SALLE FRED-BARRY (4353, Ste-Catherine E.) Code 99, théâtre musical de François Archambault.Mise en scène de Normand Chouinard.Du mar.au sam., 19h30.THÉÂTRE ESPACE GO (4890, St-Laurent) Albertine en 5 temps, de Michel Tremblay.Mise en scène de Martine Beaulne.Avec Monique Mercure, Andrée Lachapelle, Sophie Clément, Élise Guilbault, Macha Limonchik et Guylaine Tremblay.Du mar.au sam., 20h.LA LICORNE (4559, Papineau) Antarktikos, de David Young.Trad.d'André Ricard.Mise en scène de Michel Monty.Avec Réal Bossé, Normand D'Amour, Stéphane Demers, Richard Fréchette, Gérald Gagnon et Jean Turcotte.Du mar.au sam., 20h; mer., 19h.LA PETITE LICORNE (4559, Papineau) Pensées, maximes et quelques méchancetés, de Joseph St-Gelais, Renald Tremblay et 76 autres auteurs.Mise en scène de Joseph St-Gelais.Avec Véronique Clusiau, Mathieu Gaudreault, Line Lamarche, Bruno Marcil, Jean-Sébastien Poirier et Manon Vallée: 22h30.ARBAT THEATRE (1200, Atwater) Men Are From Mars, Women are From St.Petersburg: Three Comic Sketches by Anton Chekhov: 20h; dim., 14h.Variétés THÉÂTRE ST-DENIS Bryan Adams: 20h.CABARET (2111, St-Laurent) L'âme qui sortait par la bouche du dormeur, contes de Michel Faubert: 20h30.LE MEDLEY (1170, St-Denis) A Trick Of The Tail: 22h30.LA PLACE À CÔTÉ (4571, Papineau) Malentendus: 21h.LE PIERROT (114, St-Paul E.) Félix Leroux et Dany Pouliot: dès 20h.LES DEUX PIERROTS (104, St-Paul E.) Gilbert Lauzon et le groupe Yelo Molo: 20h.BOÎTE À MARIUS (5885, Papineau) Serge Lachapelle et René Buisson: 21h.CAFÉ LUDIK (552, Ste-Catherine E.) Jocelyn Beaulieu: 21h.JAZZONS (300, Ontario E.) Lue, Skip Bey et Tim Jackson: 22h.P'TIT BAR (3451, St-Denis) Jean OGuy Deraspe: 22h.UPSTAIRS (1254, Mackay) Trio Matt Herskowicz: dès 21h.LE SWIMMING (3643, St-Laurent) Park Side Jones: dès 21h.BRUTOPIA (1219, Crescent) Duo Dawn Tyler: dès 21h.JAILHOUSE ROCK CAFÉ (30, Mt-Royal O.) Francis Halin, Pleurs, Stone Turkey et Flying Society: 21h30.PUB ST.PAUL (124, St-Paul E.) Groupe The Unthinkables: dès 20h.Associated Press NEW YORK Après l'avoir bien narguée, la qualifiant d'opportuniste qui n'oserait jamais se présenter devant lui, David Letterman a reçu Hillary Rodham Clinton sur son plateau mercredi soir dernier.L'animateur du réseau CBS a noté dès le départ que la candidate au Sénat pour l'État de New York avait du cran d'accepter son invitation.Mme Clinton a eu de la répartie quand Letterman, au sujet de la nouvelle demeure du couple présidentiel, en banlieue de New York, a dit : « Tous les idiots de l'univers doivent passer devant chez vous en klaxonnant.» « Ah, c'était vous ?» a répondu la First Lady.Son adversaire probable, le maire Rudolph Giuliani, est déjà allé 14 fois s'asseoir à côté de l'animateur, parlant beaucoup de baseball, de Mme Clinton et de la vie à New York.David Letterman lui demandant si M.Giuliani ferait un bon sénateur, Mme Clinton a signalé que, « comme maire, il a fait bien des choses mais devenir sénateur, ce n'est plus le même travail.Un sénateur ne peut pas un beau jour faire arrêter des sans-abri ». 5LP1601A0114 A 16 vendredi 5LP1601A0114 ZALLCALL 67 00:53:39 01/14/00 B A 16 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 14 JANVIER 2000 Le Petit Larousse champion des ventes Agence France-Presse PARIS Un dictionnaire, Le Petit Larousse illustré 2000, a été, tous genres confondus, le livre qui s'est le mieux vendu en 1999 (1,07 million d'exemplaires), indique la revue professionnelle française Livres-Hebdo dans son numéro qui paraît aujourd'hui.Il a été suivi, loin derrière, par des bandes dessinées, le 19e volume des aventures de Gaston Lagaffe (600 000 exemplaires) et Tintin au pays des Soviets d'Hergé (520 000 exemplaires).Cette enquête révèle en outre que les romans ayant reçu des prix littéraires se sont bien vendus tandis que les ventes des ouvrages sur le millénaire ont été particulièrement décevantes.Pour la huitième année consécutive, Mary Higgins Clark est en tête au classement des romans (450 000 ex.pour Et nous nous reverrons.).Avec 365 000 ventes, le prix Goncourt 1999 (Je m'en vais de Jean Echenoz) est un bon cru.Les titres lauréats des cinq principaux prix littéraires atteignent ensemble environ 709 000 exemplaires contre 514 000 en 1998 (+38 %).Dans la catégorie documents, l'ex-entraîneur de l'équipe de France de Football Aimé Jacquet (Ma vie pour une étoile) remporte la palme avec 258 000 exemplaires.Parmi les ouvrages pratiques, derrière l'intouchable Larousse, se placent L'Horoscope de Didier Derlich (441 000 exemplaires), le guide Michelin (environ 400 000) et le Quid 2000 (300 000).FILL11 5LP1702A0114 A 17 vendredi RECAST 5LP1701A0114 ZALLCALL 67 01:01:04 01/14/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 14 JANVIER 2000 R A 17 Bryan Adams paye la traite à ses fans JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE Deux semaines après avoir participé au concert d'adieu de Céline Dion, Bryan Adams était de retour à Montréal pour le premier de deux concerts à guichets fermés au Théâtre Saint-Denis.À son dernier show solo (février 1998) le rockeur canadien s'était produit au Centre Molson devant 16 000 spectateurs.Hier, il jouait dans une salle comble de.2200 personnes.Signe d'un déclin ?Apparemment, le maître du Top 10 vend pas mal moins de disques depuis quelques années.Ce qui explique peut-être \u2014 en partie \u2014 cette tournée « Up close and intimate » (rapproché et intime) où les arénas font place à des salles de moyenne envergure.Qu'importe, diront les fans, qui n'étaient pas mécontents de voir leur idole d'aussi près.Certain(e)s avaient déboursé jusqu'à 91 dollars le billet pour être assis dans la première moitié du parterre, agitant drapeaux canadiens, verres de bière et déclarations d'amour écrites sur des pancartes.Pendant plus de deux heures, sans entracte ni artiste invité, Bryan Adams a déballé tous ses succès (Everything I do (I do it for you), Run to you, 18 « til I die, Summer of 69, Cuts like a knife etc.) et payé une véritable traite à ses fidèles - qui à en juger par l'âge, le suivent depuis déjà une mèche.Écran blanc en arrière plan, design blanc minimaliste, le décor évoquait quasiment 2001 Odyssée de l'Espace.murs d'amplis Marshall en plus.Minimaliste dans son groupe itou, puisque le chanteur, qui tenait la basse, n'était accompagné que d'un guitariste (Kevin Scott) et d'un batteur (Mick Curry).Inspiré par la formule du power trio, Adams a livré un spectacle nettement plus rock que doux.Ce qui ne l'a pas empêché pas de parsemer la soirée de ses inévitables ballades (Straight from the heart, Have you ever really loved a woman) pour le plus grand plaisir du public féminin, qui ne s'est pas gêné pour chanter à l'unisson.Aux deux tiers du concert, le Vancouvérois d'origine fera même monter une de ses fans sur scène, pour l'accompagner dans Baby when you're gone, qu'il chante sur disque avec Mel.C des Spice Girls.Gros moment d'émotion, et pour le public, et pour cette Debbie sortie de nulle part, qui en oubliait de chanter juste ! Hitmaker professionnel, mélodiste naturel et maître de l'hymne rock coulé dans le moule, l'homme aux 55 millions d'albums ne fera probablement jamais l'unanimité.Prévisible et corporate dans toute son acceptation, son rock radiophonique sentira toujours la recette du tube FM à plein nez.Sa sincérité et son plaisir de jouer n'en étaient pas moins manifestes hier, alors que la star (pâlissante ?) n'avait jamais semblé aussi accessible, échangeant avec son public comme s'il se trouvait dans un club de 200 personnes.Rappelons que le rockeur expose également ses photographies de femmes canadiennes célèbres, au musée Mc Cord, du 14 au 30 janvier.Et que tous les dons récoltés seront versés à la Fondation canadienne pour le cancer du sein.PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, La Presse Bryan Adams : des tubes à profusion, un show plus rock que doux, des fans comblés. 5LP1899A0114 A 18 vendredi 5LP1899A0114 ZALLCALL 67 08:23:09 01/14/00 B A 18 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 14 JANVIER 2000 EN BREF Discrimination dans la fouille n Le comédien Alton Fitzgerald White poursuit la police municipale de New York pour violation de ses droits.Il estime avoir été arrêté et fouillé abusivement parce qu'il est noir.Tête d'affiche du spectacle Ragtime, White raconte qu'il sortait de chez lui, en juillet dernier dans Harlem, quand des policiers se sont approchés en disant avoir été alertés au sujet d'individus armés, de type hispanique.Encore dans le hall de l'immeuble, White et trois autres citoyens noirs sont alors alignés face à un mur, les mains en l'air.Les policiers ne trouvent sur eux ni arme ni stupéfiant, mais ils les amènent quand même au poste, où ils leur infligeront une fouille à nu.L'acteur de 35 ans ajoute avoir été relâché trop tard et qu'il n'a pu rejoindre à temps la troupe de Ragtime le soir du 16 juillet.Le stress et la déprime lui ont fait rater trois autres représentations, les jours suivants.Selon White et les trois autres citoyens, qui poursuivent eux aussi, la police new-yorkaise garde sa vieille habitude d'interpeller sans motif valable des milliers de personnes chaque année, en visant surtout les Noirs.Trop salé pour l'épicier n La couverture du dernier Cosmopolitan est trop salée pour la chaîne d'épiceries et dépanneurs Kroger.Des phrases comme « Des trucs de sexe qu'il ne connaît pas encore » ou bien « 20 passes qui lui feront crier grâce et gémir \u2018\u2018 Encore '' » s'affichent à la une du mensuel.Kroger a décidé d'habiller d'un emballage ce magazine qui veut émoustiller, pour ne laisser voir que le nom, à l'étalage près des caisses, dans les quelque 3000 succursales réparties dans 31 États.PHOTO REUTERS Kate & Harvey Kate Winslet et Harvey Keitel, les vedettes de Holy Smoke, ont assisté à la première du film de Jane Campion, mercredi à Los Angeles.Le film raconte le voyage en Inde d'une jeune Australienne en quête d'exotisme."]
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