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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
D. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2000-01-29, Collections de BAnQ.

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[" 6LP0101D0129 D 1 samedi 6LP0101D0129 ZALLCALL 67 01:06:09 01/29/00 B L'Odyssée 2821770 Diamants total 1 carat (100 points) RIEN À PAYER AVANT 4 MOIS Une seule adresse 7139,rue ST-HUBERT (coin Jean-Talon) (514) 277-3127 www.bijouterieleroy.com SPÉCIAL 799$ ële Sainte-H.lne C é l é b r e z l \u2019 h i v e r ! 29 e t 30 j a n v i e r ¥ 5 , 6 , 12 e t 13 f .v r i e r de 10 h .17 h En collaboration avec FILL35 6LP0201D0129 D 2 samedi ARTS 6LP0201D0129 ZALLCALL 67 01:13:41 01/29/00 B D 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 JANVIER 2000 Les nouvelles chaînes bien moins chères que prévu TÉLÉVISION Louise Cousineau Dès lundi soir, la vie des téléphages s\u2019enrichit de quatre nouvelles chaînes francophones d\u2019un coup.Pas pour tout le monde : il faut être abonné du câble ou d\u2019un quelque autre service de télédistribution.On ne peut que regretter que les quatre petites nouvelles \u2014 Évasion, Séries+, Historia et Z \u2014n\u2019aient pas débuté le 10 janvier comme prévu : avec les vacances prolongées de TVA et la grève des techniciens de Radio-Canada, nous aurions eu de la nouveauté.Mais les négociations entre les propriétaires des chaînes et le gros câblo Vidéotron n\u2019étaient pas terminées.Nous y gagnons au change : le nouvel étage de quatre chaînes devait coûter entre cinq et six dollars au départ.Les propriétaires des nouvelles chaînes ont dû freiner leur appétit.Vidéotron craignait une révolte des abonnés.Il coûtera finalement 3,49 $ dans la partie est de Montréal, et 3,99 $ dans l\u2019Ouest, c\u2019est-à-dire l\u2019ancien territoire de CF Cable.Plus taxes.Plus l\u2019abonnement de base.Comme la moitié des abonnés sont anglophones du côté ouest du mont Royal, Vidéotron ajoute la chaîne de vieux films Moviepix, ce qui calmera les anglos qui ne s\u2019intéressent pas à la télé en français.Moviepix coûtait auparavant 5,99 $ par mois plus 7,95 $ pour le Vidéoway.Plus besoin de Vidéoway maintenant.Pour attirer la clientèle, le nouvel étage sera gratuit jusqu\u2019au 1er avril.Après, si vous n\u2019avez pas signifié votre refus, le tarif sera automatiquement facturé par Vidéotron.Précision : vous n\u2019aurez besoin que du service de base si vous désirez le nouvel étage.Pas besoin de l\u2019abonnement supplémentaire au service Télémax.L\u2019arrivée des quatre nouvelles chaînes provoquera le déménagement de chaînes existantes, mais n\u2019entraînera aucune disparition.Sauf pour 6000 abonnés dans l\u2019Est qui perdront Life et Bravo jusqu\u2019à l\u2019arrivée du numérique.Ils seront crédités de 20 cents par chaîne.De toute façon, Vidéotron distribue en fin de semaine deux millions de publisacs pleins d\u2019explications à Montréal et dans les autres centres urbains.Dans la partie est de Montréal, les quatre nouvelles chaînes seront logées à la position 23 pour Évasion, 24 pour Séries+, 25 pour Historia et 26 pour Z.Dans l\u2019Ouest, de 51 à 54.Vidéotron prévoit qu\u2019entre 50 % et 60 % de ses 1,5 million d\u2019abonnés achèteront le nouvel étage.Chaque abonné qui refuse coûte 15 $ à Vidéotron, qui doit poser un filtre \u2014 appelé communément une trappe \u2014 dans le poteau à l\u2019extérieur pour empêcher l\u2019abonné d\u2019avoir le service gratis.Si 600 000 abonnés refusent, la facture des filtres montera à 9 millions.Voilà pourquoi Vidéotron a négocié le prix de l\u2019abonnement à la baisse.Les filtres, c\u2019est elle qui les paie.Le Super Bowl sans les super publicités n Presque le quart des fans du Super Bowl n\u2019aiment absolument pas le football.Ce qu\u2019ils veulent voir, ce sont les nouvelles publicités qui font maintenant partie de la tradition Super Bowl.Le USA Today de ce week-end consacre une page d\u2019articles juste à ça.De la folie pure, mais un régal pour les amateurs de nouveaux concepts.Comme la chaîne canadienne Global diffuse le match de football demain à compter de 18 h, vous verrez des publicités canadiennes ordinaires qui auront été substituées aux américaines dont certaines promettent d\u2019être extraordinaires.Un règlement du CRTC pour protéger notre industrie.Il faudrait bien arriver, juste pour le Super Bowl, à trouver un arrangement différent.Les pubs font partie de cette oeuvre sportive.L\u2019an dernier, Pierre Foglia avait calculé qu\u2019il y avait eu plus de minutes consacrées à la publicité qu\u2019au football.Pas étonnant : le réseau ABC exigeait au départ entre 1,7 et 2,5 millions US pour un espace de 30 secondes.Il y a eu toutefois une vente de feu à la toute fin, certains clients s\u2019étant désistés.Le Bureau américain du recensement a obtenu une aubaine : 1,4 million pour 30 secondes.Les spectateurs québécois pourront quand même voir quelques publicités américaines.À RDS, une représentante de Budweiser montrera quatre nouvelles publicités à la mi-temps, soit vers 19 h 45.On promet de ne pas nous priver toutefois du spectacle où seront notamment Phil Collins, Christina Aguilera, Enrique Iglesias et Toni Braxton.Et après le match, au bulletin Sports 30 Mag vers 22 h, on nous promet les cinq meilleures publicités choisies par un groupe d\u2019amateurs.Lundi soir, Le Poing J à TVA présentera aussi les meilleures publicités américaines du Super Bowl.François Morency fera ses débuts.À l\u2019agenda n Il n\u2019y a pas que le football dans la vie.Dimanche à 19 h, La Grande Illusion à Télé-Québec offre 30 minutes fort intéressantes sur la baise au cinéma.Paroles et images.Certaines très belles de Carole Laure qui explique qu\u2019elle n\u2019aurait jamais travaillé dans des films de baise de série B, mais que le regard intelligent de Gilles Carle permettait tout.Elle ajoute qu\u2019elle était assez exhibitionniste et qu\u2019elle n\u2019avait pas peur de montrer son corps sculptural.Témoigneront également les réalisatrices Patricia Rozema et Catherine Breillat, ainsi que les comédiens Pascale Montpetit et Guy Nadon, dont on verra une scène torride dans Le Coeur au poing.« On n\u2019a pas été élevés pour faire ça », dira Guy Nadon.PHOTO AP Presque le quart des fans du Super Bowl n\u2019aiment absolument pas le football.Ce qu\u2019ils veulent voir, ce sont les nouvelles publicités qui font maintenant partie de la tradition de l\u2019épreuve.Ci-dessus, une scène de l\u2019une des publicités pour la boisson gazeuse Moutain Dew qui seront diffusées demain.VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION Louise Cousineau 17:00 A - EXPLORATION Personne n\u2019a jamais vu d\u2019acariens à l\u2019oeil nu, mais tout le monde tremble devant ces insectes microscopiques, cannibales en plus, qui vivent notamment dans nos matelas.Mais il y a aussi des acariens utiles qui entrent dans la préparation de certains fromages.Documentaire en primeur.19:00 A -CUIVRES ET CHARBON Un bon film britannique qui a obtenu notamment un Lumière du cinéma et un César.Voir plus bas.19:00 3 - LE GOÛT DU MONDE On est en Ombrie, dans le sud de l\u2019Italie, où il fait plus beau qu\u2019ici et où les plats sont alléchants.19:30 P - LES LUMIÈRES DU CINÉMA Avant le gala animé par Paul Amar et Claudia Cardinale qui commence vers 22h, où on verra notamment Carole Laure, une émission de deux heures en hommage au cinéma français d\u2019hier et d\u2019aujourd\u2019hui.20:00 D - WHO WANTS TO BE A MILLIONAIRE Ce quiz se consacre ce soir au football, en l\u2019honneur du Super Bowl de demain.Un crack gagnera- t-il le million?21:00 X -LA BAMBA Lou Diamond Phillips est Ritchie Valens, le créateur de La Bamba mort dans un accident d\u2019avion à la fin des années 50.CANAUX 18h00 a q v 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H K t l CBC h ABC D CBS b NBC g J O 1 2 3 ( 5 - 6 W X 8 9 0 ! .) ¨ Z Y # P + U 4 4 7 7 8 8 5 5 11 11 45 58 13 13 22 22 21 21 23 23 20 20 24 24 47 39 48 34 31 31 26 37 37 68 36 46 3 3 49 47 50 29 32 48 30 30 25 25 19 19 33 33 40 40 32 38 38 27 27 34 45 28 28 15 15 74 35 44 CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO $ 9 9 18 18 CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC Les Nouvelles Franc Jeu Cinéma / LA CONCIERGERIE (5) avec Serge Dupire, Tania Kontoyanni Chroniques de l'étrange Les Nouvelles / Sport Cinéma / PEU IMPORTE L'AMOUR (4) avec Angela Bassett, Laurence Fishburne (22:45) Le TVA Cinéma / TROIS SOUHAITS (5) avec Patrick Swayze, Mary Elizabeth Mastrantonio Magie sur glace Banque Royale Le TVA Sports (23:24) / Lot.(23:43) Les Règles du jeu / Les retraites dans les monastères.Cinéma / CUIVRES ET CHARBON (3) avec Pete Postlethwaite, Tara Fitzgerald Cinéma / À LA RECHERCHE DE M.GOODBAR (3) avec Diane Keaton, Tuesday Weld Dream (23:23) Les Simpson Cinéma / LE FANTÔME ET LES TÉNÈBRES (4) avec Val Kilmer, Michael Douglas Cinéma / JENNIFER 8 (4) avec Andy Garcia, Uma Thurman Grand Journal (23:09) Cinéma (23:38) Pulse The Habs.Canadian Figure Skating Championships Profiler CTV News Pulse / Sports News Reg.Contact Cold Squad News Sat.Report Saturday Night Hockey / Kings - Maple Leafs Sat.Report Cinéma / THE PRIZE (4) avec Paul Newman News ABC News Judge Joe Brown Who Wants to be a Millionaire?Cinéma / RUNAWAY VIRUS avec Elya Baskin, Jason Beghe News Baywatch.CBS News Entertainment this Week Winning Lines Candid Camera Martial Law Walker, Texas Ranger ER Basketball / Heat - Pacers NBC Sports / World Figure Skating Championships (2/2) Sat.Night The Lawrence Welk Show .Neighbors .Served?Keeping Up.No Place.Garry Morris & .Tretyakov Austin City Limits Cinéma / SISTER ACT (5) Antiques Roadshow The Editors McLaughlin Allo, Allo! Goodnight.As Time Goes Outside Edge Red Dwarf Sessions at West 54th World News Biography: Bill Bradley Biography: John McCain Biography Close up Inspector Morse Top 10: Romantic Getaways Arts & Minds S.Richter Warsaw Austria Live at.: Patricia O'Callaghan Andrew Lloyd Webber's.Ed Sullivan Sex & the City Contact Animal 15 Ans Juste.Le Goût du monde / Abruzzes Couples légen.Scandales Biographies / Roger Baulu Les Enquêtes d'Hetty Cinéma / CORDÉLIA (4) Activités physiques.Multimédia Quartier latin Le Monde à la carte Choix et.être parents April-Fortier L'Éducation.Montréal en évolution Cosmic.Danger in.Storm Warning! Wild Discovery Wild Discovery Vets.Practice Insectia Wrecks and Rescues .Connection Grand Illusions Franklin Little Lulu Sh.Hoze Houndz .Angels Cinéma / INNERSPACE (4) avec Martin Short, Dennis Quaid Cinéma / THE BEVERLY HILLBILLIES (5) Cinéma 7th Heaven: Beginnings Drew Carey 3rd Rock.Cops America's Most Wanted Angel Mad TV Wilderness Heart of.Flash Forward Myst.Island 60 Minutes Outer Limits PSI Factor A.Hitchcock Sat.Night History Bites Mystic Lands Danger UXB Cold War / Berlin Cinéma / THE HANOI HILTON (5) avec Michael Moriarty, Jeffrey Jones TV Guide Flick Shiver National Geog.Dogs.Jobs Horse Tales Extra TV Guide TV Flick Eros Soit dit en chantant Ed Sullivan Pop up vidéo Musicographie / Buddy Holly Cinéma / LA BAMBA (4) avec Lou Diamond Phillips, Esai Morales Musicographie / Buddy Holly Box-office Cimetière CD Fax Groove ConcertPlus / MTV Europe Music Awards 99 Clip World News Culture Shock Reform Party.On the Arts Antiques Roadshow Sat.Report Venture Rough Cuts Hot Type Undercurrents Un Canadien.Culture-choc Monde ce soir Médias Patrick Henry Le Journal RDI Entrée.Un Canadien.Franc Jeu Zone libre Sports 30 Mag Lignes Hockey / Rangers - Sénateurs Tennis / Omnium d'Australie - Finale chez les hommes Sirens Cinéma / GRIDLOCK (6) avec David Hasselhoff, Kathy Ireland Welcome to Paradox Prime Suspect Cinéma (23:05) Battlestar Galactica Sir Arthur Conan Doyle's.Relic Hunter Cinéma / THE DAY THE EARTH CAUGHT FIRE (5) avec Edward Judd, Janet Munro .(23:15) Gamenight SportsCentral Golf / Heineken Golf Classic Wrestling: WWF Live SportsCentral Snowboarding / World Cup Pas sorcier .découverte Spéciaux National Geographic Cinéma / LE ROI DAVID (5) avec Richard Gere, Edward Woodward Collection Jazz (22:05) Cinéma / L'ARCHE DU DÉSERT World's Greatest Escape Artists .Awesome Record Breakers The Secret World of Miami The Secret World of Gambling The Secret World of Cruise.The Secret World of Miami Boxing (16:00) Sportsdesk NFL Primetime NFL: Lineman Challenge Tennis / Omnium d'Australie - Finale chez les hommes Ed, Edd+Eddy Collège Rhino Redwall A.Anaconda Drôle de voyou Ned.triton Les Simpson Cybersix Mythologies South Park Les Simpson Animania Thalassa (17:30) Cap Aventure Journal FR2 Les Lumières du cinéma Le Palmarès des lumières Journal belge Journal suisse Inquiring.Naked Chef National Geographic Cinéma / FROM HERE TO ETERNITY (2) avec Burt Lancaster Conv.(22:10) Cinéma / BRUTE FORCE (3) (22:25) Grandeur Nat.L'Hôpital.Dos Ado / L'Homosexualité Trauma / Portland, Oregon Éros et Compagnie Sortie gaie Les Copines Ça sex'plique Êtes-vous libre CityMag Rendez-vous avec.Vos finances Savoir faire.Sur la colline CityMag Parole et Vie Addams Fam.Big Wolf.Buffy the Vampire Slayer Freaky Stories Goosebumps Worst Witch Monster by.Grade Alien Addams Fam.Lost Nebula Beasties Lou Diamond Phillips 6LP0301D0129 D 3 samedi ARTS 6LP0301D0129 ZALLCALL 67 01:08:47 01/29/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 JANVIER 2000 D 3 La vie d\u2019artiste.cassé! SUZANNE COLPRON Ya-t-il trop d\u2019artistes au Québec ?Trop de compagnies de danse et de théâtre ?Trop d\u2019orchestres ?Posez la question à la présidente-directrice générale du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ), Marie Lavigne, dont l\u2019organisme distribue 46 millions $ de subventions par année, et vous obtiendrez la réponse suivante : « Non, il n\u2019y en a pas trop.Le Québec a besoin de ses créateurs.Le problème ne se pose pas en ces termes-là.On ne se demande pas s\u2019il y a trop de philosophes.» Selon Mme Lavigne, le problème, c\u2019est le manque de fonds publics.Il faut trouver de l\u2019argent pour améliorer les conditions de vie des artistes et faire de la place à la relève.Plus de 3500 jeunes diplômés en art sortent des écoles chaque année.Le secteur culturel est en plein essor, malgré les maigres revenus des artistes et la précarité des organismes.La population artistique augmente de 3 % par année ! Le CALQ, dont le budget stagne autour de 45 millions depuis sa création, en 1994, estime qu\u2019il lui faudrait 30 millions de plus par année pour jouer son rôle.Il en sera question au cours des deux prochaines semaines, à Québec, dans le cadre des auditions publiques de la Commission de la culture sur le mandat du CALQ et de la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC).À cette occasion, les artistes, nombreux, iront défendre leurs revendications.Affamés et essouflés, ils « exigent » 75 millions de plus de Québec et d\u2019Ottawa.Parlez-en à Catherine Tardif, Fabrizio Perozzi, Simon Aldrich et Isabelle Cauchy, quatre artistes rencontrés par La Presse.La vie d\u2019artiste, c\u2019est pas facile.PHOTO ARMAND TROTTIER, La Presse © Le salaire de Catherine Tardif, chorégraphe et danseuse : 18 500 $ par année.Le tutu de Catherine «Je suis de plus en plus découragée.» Chorégraphe et interprète de talent, Catherine Tardif, 38 ans, danse depuis qu\u2019elle a 20 ans.Son salaire, comme celui de la plupart des artistes, est ridiculement bas.Une honte : 18 500 $ par année.\u2014 Est-ce suffisant pour vivre ?\u2014 Suffisant ?Non, répond-elle, dans le café (fermé) de l\u2019Agora de la danse où nous nous sommes donné rendez-vous entre deux séances de répétition.Compte tenu de mon expérience, des risques du métier, des dépenses, de l\u2019entraînement que ça exige et des frais de base de l\u2019entretien de la machine, c\u2019est vraiment pas suffisant.Je me plains constamment de mes conditions de travail même si je suis consciente de ne pas être dans une logique de gestionnaire.Je fais ce qu\u2019il faut pour avoir ce dont j\u2019ai besoin.Si j\u2019avais voulu faire des affaires, j\u2019aurais fait des affaires.Cela dit, Catherine Tardif a choisi la danse.Elle a travaillé avec les compagnies Jean-Pierre Perreault, Montréal-Danse, Carbone 14, Ex Machina et Le Carré des lombes.Depuis jeudi et jusqu\u2019à demain, elle présente Trinité, à l\u2019Espace Tangente, avec deux amis interprètes et chorégraphes, Jacques Moisan et Harold Rhéaume.Ses demandes de subventions ont toutes été refusées.Si bien qu\u2019elle produit ce spectacle sans aucun budget.Gratuitement.Le seul cachet vient de Tangente : 1600 $ pour cinq personnes, dont trois artistes et quatre représentations.Ça fait moins de 25 $ par jour, par personne.« On travaille comme des fous tout le temps, dit Catherine Tardif.Depuis un mois, je fais 11 h, 12 h par jour, sept jours par semaine.» Son chum, le compositeur Michel F.Côté, travaille autant et ne gagne pas davantage.« Je suis de plus en plus découragée, ajoute-t-elle.Depuis quelques années, je ressens un épuisement moral.La danse n\u2019est pas valorisée socialement.» La solution ?Décrocher un emploi dans le monde de l\u2019enseignement.Dans ce domaine comme dans les autres, c\u2019est souvent la seule façon d\u2019assurer une certaine stabilité financière.Parce que, dans le milieu culturel, une bonne année est parfois suivie d\u2019une année désastreuse.La vie d\u2019artiste est une vie en dents de scie.Catherine Tardif estime qu\u2019elle aurait besoin du double de son revenu pour bien vivre et s\u2019acheter une maison, où elle pourrait voir grandir un enfant.Aux jeunes qui étudient en danse dans les universités, elle donne ce conseil : « Exigez de meilleures conditions de travail.Ne vous laissez pas faire.» PHOTO ARMAND TROTTIER, La Presse © Le clarinettiste Simon Aldrich gagne 11 000 $ par an à l\u2019Orchestre Métropolitain.Simon le clarinettiste «Il faut lutter pour exister.C\u2019est fragile comme vie.» Bardé de diplômes, Simon Aldrich, 35 ans, possède un bac en musique de l\u2019Université McGill, deux maîtrises et un doctorat de Yale University, un post-doctorat de la North Western University de Chicago.Il ne se plaint pas de son sort.Au contraire.Il connaît sa chance.Celle de ne pas avoir connu de périodes de chômage à la fin de ses études.Beaucoup de ses amis ne peuvent en dire autant.Ils n\u2019ont rien trouvé.Pas le moindre petit poste dans un orchestre, un ensemble ou une institution d\u2019enseignement.Imaginez la déprime.Quand on passe toutes ces années sur les bancs d\u2019école et qu\u2019on se retrouve devant rien.Simon Aldrich, lui, au moins gagne sa vie.Premier clarinettiste à l\u2019Orchestre Métropolitain, il touche 11 000 $ par année ! « Quand je dis mon salaire, les gens sont choqués.Ils croient que je gagne beaucoup d\u2019argent parce qu\u2019ils me voient sur une scène.La réalité de la vie d\u2019un musicien est difficile et ne s\u2019enseigne pas à l\u2019école.» À ce revenu, s\u2019ajoutent 12 000 $ pour sa participation au Nouvel Ensemble Moderne, dirigé par Lorraine Vaillancourt, et des revenus de pige.Une charge de cours à l\u2019Université de Sherbrooke, des enregistrements et des concerts occasionnels.Total : 30 000 $.Simon Aldrich s\u2019en sort quand même bien si on compare sa situation à celle de ses semblables.Avec ses 30 000 $, il peut se payer un trois et demi sur le Plateau, où il vit seul, et une voiture.Mais oubliez les vacances.Non seulement il n\u2019a pas assez d\u2019argent pour y penser mais, en plus, il n\u2019a pas le temps.Il travaille, en moyenne, 70 heures par semaine.Né au Luxembourg, il a grandi à London, en Ontario, dans une famille de musiciens.Son père était altiste, sa mère, pianiste et claveciniste ; sa soeur est altiste.Il constate que sa vie serait plus aisée s\u2019il soufflait dans sa clarinette aux États-Unis ou en Europe plutôt qu\u2019au Québec.« On voit en Europe combien il y a de l\u2019argent pour la musique.Ça fait partie de la culture.On ne remet pas tout le temps en question l\u2019existence des orchestres.» Ici, Simon Aldrich a peu d\u2019espoir de voir sa situation financière s\u2019améliorer.À moins, bien sûr, de décrocher un emploi au sein de l\u2019Orchestre Symphonique de Montréal.En 12 ans de carrière, son revenu n\u2019a presque pas augmenté.Malgré l\u2019expérience.Malgré la maîtrise de son art.Par contre, ses besoins sont plus grands.Ne serait-ce que parce qu\u2019il n\u2019a plus 20 ans.« Tu es restreint quand tu gagnes peu.Moi, je suis à la limite chaque mois.Je ne peux pas faire de projets, je ne peux pas penser à l\u2019avenir.Il faut lutter pour exister.C\u2019est fragile comme vie.» 2821068 6LP0401D0129 D 4 samedi ARTS 6LP0401D0129 ZALLCALL 67 01:07:21 01/29/00 B D 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 JANVIER 2000 Le Petit Théâtre d\u2019Isabelle Elle écrit, met en scène et est directrice artistique Isabelle Cauchy, 43 ans, dirige Le Petit Théâtre de Sherbrooke, né il y a trois ans de la fusion de deux institutions régionales.Auteure, metteure en scène et directrice artistique, elle préside en plus Théâtres Unis Enfance Jeunesse (TUEJ), une association de producteurs de théâtre pour enfants, et gère la petite compagnie de son conjoint, l\u2019auteur et poète dramaturge Michel Garneau.C o m b i e n c r o y e z - v o u s qu\u2019elle gagne p a r année ?25 000 $.Son revenu é t a i t d e 25 000 $ il y a 20 ans, à ses débuts dans le milieu, et il est enc o r e d e 25 000 $, 20 ans plus tard.«On ne se sent pas vraiment apprécié, confie-t-elle.La situation se dégrade et une des conséquences, c\u2019est l\u2019absence de relève.Qui veut travailler dans d\u2019aussi mauvaises conditions ?À TUEJ, les jeunes dans la trentaine sont rares.On est grisonnants et fatigués.» Le Petit Théâtre de Sherbrooke produit une pièce par année.Il n\u2019a pas d\u2019argent pour en faire plus.« En région, explique Mme Cauchy, qui habite Ayer\u2019s Cliff, le niveau d\u2019activités est plafonné.On a un pied dans la stabilité et un pied dans la pige.» Aussi, les spectacles doivent tourner au Québec.Lily, la dernière création du Petit Théâtre, présentée l\u2019automne dernier, n\u2019a pas encore pris la route.Mais une des précédentes, Barbe-Bleue, destinée aux enfants, circule encore.Budget de l\u2019organisme : 400 000 $ par année.De ce montant, 192 500 $ proviennent du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ).Le reste sort de la poche des nombreux programmes d\u2019aide.La vente des spectacles, les commandites, les ateliers et la location de la salle complètent le financement.Directrice générale de la compagnie, Danielle Dupuis remplit une demande de subvention toutes les deux semaines ! Vingt, en tout, du début à la fin de l \u2019 a n n é e .Du Fonds de stabilisation au programme d\u2019aide à la circulation au Québec et hors du Québec en passant par le Conseil des arts du Québec, du Canada, de Sherbrooke ; sans oublier le Fonds de lutte contre la pauvreté d\u2019Emploi Québec, le programme « Artistes à l\u2019école » du ministère de la Culture et le Syndicat de l\u2019enseignement de l\u2019Estrie.« C\u2019est rendu extrêmement compliqué, souligne Isabelle Cauchy.Il faut tout justifier et se redéfinir à chaque fois en tant que compagnie théâtrale.On est tout le temps en concours pour obtenir des subventions.À ce rythme-là, si rien ne change, on en a pour deux ou trois ans.» Deux ou trois ans avant la fermeture définitive.Combien d\u2019autres compagnies vivent dans cet état de crise permanente ?L\u2019an dernier, le CALQ a subventionné 59 troupes de théâtre, dont 40 % sont au bord de la faillite.PHOTO ARMAND TROTTIER, La Presse © Fabrizio Perozzi, peintre : « Les gens doivent savoir dans quoi ils s\u2019embarquent, ce qui ne veut pas dire qu\u2019il faut les laisser crever.» Les pinceaux de Fabrizio « C\u2019est important de responsabiliser l\u2019artiste.» Une année « ordinaire », le peintre Fabrizio Perozzi fait 10 000 $.Une « bonne » année : 20 000 $.Mais ces derniers temps, les bonnes années se font rares.« Je me sens entièrement responsable de ce que je vis, lance-t-il, dans son atelier.C\u2019est très difficile, mais c\u2019est la vie d\u2019artiste.» Déprimé ?Pas du tout.À 47 ans, Fabrizio Perozzi est parfaitement heureux et refuse de se laisser gagner par le discours défaitiste de nombreux artistes.Oui, sa situation pourrait être meilleure.Mais non, ce n\u2019est pas la fin du monde.D\u2019autant plus qu\u2019il a fait le choix de vivre de sa peinture après avoir connu la belle vie parisienne, les voyages et l\u2019argent.Pendant 14 ans, de 1972 à 1986, il a été directeur artistique, à Paris, d\u2019un magazine destiné aux jeunes.Quatorze ans au cours desquels il a mis entre parenthèses sa peinture et son art.Puis, en 1986, il en a eu assez.Assez de travailler dans un magazine, assez de Paris.À son arrivée à Montréal, en 1988, il a fondé avec une copine une petite boîte de communications où il est resté pendant deux ans avant de monter sa première exposition solo.« Ça fait dix ans que j\u2019essaie de vivre avec ça », explique- t-il dans son atelier, un bel espace qu\u2019il loue 350 $ par mois dans une ancienne manufacture de la rue Parthenais, à Montréal.« J\u2019ai eu deux bourses et quelques collectionneurs m\u2019achètent des pièces à chaque exposition.» Pour gagner sa vie, Fabrizio Perozzi donne aussi des leçons de dessin.Six heures par semaine.Le reste du temps, il le consacre à sa peinture.Il passe, en moyenne, neuf heures par jour dans son atelier, de 9 h 30 à 18 h 30.Les samedis et dimanches, on ne le voit pas.Il prend congé comme la plupart des travailleurs.« Chacun choisit ce qu\u2019il veut faire.Il y en a qui ne peuvent pas choisir, mais ce ne sont pas les artistes.Personnellement, ce qui m\u2019intéresse, c\u2019est de faire les choses et de les montrer de temps en temps.Je collabore à la société, je paye mes impôts, je montre mon travail, mais je ne pense pas que la société me doive un salaire pour autant.Je n\u2019ai pas de droit divin parce que je suis un artiste.» Détenteur d\u2019un bac en arts et d\u2019une maîtrise de l\u2019École supérieure de graphisme de Paris, Fabrizio Perozzi fait bande à part dans un milieu de plus en plus revendicateur.« C\u2019est une question de dignité, de responsabilité, dit-il.C\u2019est important de responsabiliser l\u2019artiste.Les gens doivent savoir dans quoi ils s\u2019embarquent, ce qui ne veut pas dire qu\u2019il faut les laisser crever.» Le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) approuve à peine une demande de bourse sur quatre.Isabelle Cauchy, auteure, metteure en scène et directrice artistique : le même revenu 20 ans plus tard : 25 000 $.2821753 COMPLET jusqu\u2019au 12 février DERNIÈRES SUPPLÉMENTAIRES du 15 au 19 fév.à 20 h 2814909 2814929 La Presse 29 janvier 2000 Page D5 manquante 6LP0601D0129 D 6 samedi ARTS 6LP0601D0129 ZALLCALL 67 01:14:07 01/29/00 B D 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 JANVIER 2000 Théâtre Dans les méandres de l\u2019histoire SONIA SARFATI Après son passage remarqué dans le film Un 32 août sur terre de Denis Villeneuve, Alexis Martin vivra « un 1er février sur scène » qui devrait aussi laisser des traces.Ce soir-là, à une demi-heure d\u2019intervalle, L\u2019Odyssée sera présentée pour la première fois à Montréal, au Théâtre du Nouveau Monde, et Transit \u2014 Section No 20 sera créé à L\u2019Espace Libre.Deux pièces dont il est l\u2019auteur.La première, avec Dominic Champagne \u2014 à partir du poème d\u2019Homère.La seconde, avec Jean-Pierre Ronfard \u2014 à partir des livres d\u2019histoire.« Transit, pour l\u2019idée de passage.Et Section No 20 pour le XXe siècle.C\u2019est notre façon, à Jean-Pierre et à moi, de faire notre rétrospective.Après tout le monde et de manière un peu ironique », explique Alexis Martin qui signe aussi la mise en scène de cette production dans laquelle on pourra voir Jacques Baril, Martine Beaulne, Daniel Brière, Michel Charette, Sophie Dion et Jean Maheux.Sauf que les deux complices du Nouveau Théâtre Expérimental se sont pris au jeu.Au-delà de la farce, ils se sont (re)découvert une passion pour l\u2019histoire.Comment se fait-elle ?Au profit \u2014 ou aux dépens \u2014 de qui ?À quoi sertelle ?« Le cliché veut que l\u2019histoire aide à vivre le présent et à préparer l\u2019avenir.Je pense que c\u2019est faux, superficiel et simpliste.L\u2019histoire n\u2019est pas prophylactique.Elle ne prévient pas contre les excès futurs.Je crois que l\u2019histoire nous intéresse parce qu\u2019elle est passionnante, pas parce qu\u2019elle est éducative \u2014 même si elle enrichit certainement la vie des gens.» L\u2019idée de passage, de transit, s\u2019est ainsi dessinée.« Nous sommes tous des traces en devenir, destinés aux poubelles de l\u2019histoire », laisse-t-il tomber.D\u2019où le décor, unique, de Transit \u2014 Section No 20 : un conteneur à rebuts.Un vrai.Comme un placard possédant son lot de squelettes, qui sortiront pour l\u2019occasion.Après moult discussions, les deux auteurs ont choisi ceux qui leur « parlaient » le plus \u2014 en tout cas, dans le présent contexte.Il y aura les inconnus des livres d\u2019histoire (la masse, donc), représentés par les fictifs Legrand et Lanoix (concierges-éboueurs-fossoyeurs- cols bleus qui servent de liens entre les sketches), deux paysannes, un soldat québécois mort à Dieppe, les animateurs d\u2019un infomercial, etc.Et il y aura les noms, les noms qui avant d\u2019être des noms dans et sur des livres ont été des hommes et femmes : Marinetti, Maïakovski, Lénie Riefenstahl, Anne Frank.Et Nietzsche, en ouverture.« Même s\u2019il est mort en 1900, il est le plus grand penseur du XXe siècle.» Pas un hasard, donc, si Transit \u2014 Section No 20 s\u2019ouvre par une réflexion tirée des Considérations inactuelles : « L\u2019homme est condamné à se souvenir, cite Alexis Martin.Mais secrètement, l\u2019homme envie l\u2019animal qui, lui, n\u2019a ni passé ni avenir et qui est enchaîné au piquet de l\u2019instant.» Réflexion intéressante quand on sait que tout en travaillant sur cette création, Alexis Martin revisitait L\u2019Odyssée.Suivait les traces d\u2019un homme dont l\u2019errance était, justement, motivée par la mémoire et la nostalgie : si Ulysse n\u2019avait pas eu le désir (fou) de rentrer chez lui, il n\u2019y aurait pas eu de grand voyage.« La vie est étrange.Il y a des convergences de thèmes, comme dans ce cas-ci, qui sont au-dessus de nous », commente simplement l\u2019acteur, auteur et metteur en scène au sujet de cette coïncidence \u2014 appuyée par le fait que les grands esprits de Transit \u2014 Section No 20 se retrouvent pour discuter dans.l\u2019Élysée ! Un Élysée épuré, par contre.« L\u2019Odyssée est une fiesta technologique.Pour Transit, nous avons opté pour l\u2019extrême dépouillement.Pas de changements de costumes, le minimum de jeux d\u2019éclairage, peu d\u2019effet théâtral.Tout est centré sur les comédiens, leurs paroles, leurs gestes.Pour mettre à l\u2019avantplan la pensée et les idées que véhiculent les personnages qui tournent autour de l\u2019Histoire et de l\u2019histoire.» Incursions dans l\u2019histoire du rôle des médias au XXe siècle.Dans l\u2019histoire des femmes.Dans l\u2019histoire de la propagande.Dans l\u2019histoire de l\u2019avancée technologique dans la gestion de la tuerie.Dans l\u2019histoire de la compromission des artistes au niveau politique.Beaucoup de matière.Trop.Et passionnante.« Tout en continuant à explorer la mécanique théâtrale, nous avons donc décidé de poursuivre notre exploration de l\u2019histoire dans nos prochains spectacles », conclut Alexis Martin.Une décision qui n\u2019est bien sûr pas coulée dans le béton : pas parce qu\u2019on a la mémoire courte au NTE, mais plutôt parce que la liberté y est un droit inaliénable.TRANSIT \u2014 SECTION No 20, d\u2019Alexis Martin et Jean-Pierre Ronfard, mis en scène par Alexis Martin.À L\u2019Espace libre, du 1er au 19 février.PHOTO ARMAND TROTTIER, La Presse © Deux pièces dont Alexis Martin est coauteur vont être créées mardi soir, à une demi-heure d\u2019intervalle : L\u2019Odyssée, au TNM, et Transit \u2014 Section No 20, à L\u2019Espace Libre.L\u2019odyssée d\u2019une création ODYSSÉE / Suite de la page D1 « Nous avons enregistré des sons, des voix, que nous avons ensuite triturés.Nous pensions nous faciliter la tâche en prévision d\u2019une tournée.» Ce qui est vrai maintenant.Mais qui ne l\u2019a pas été sur le coup, quand la musique était coulée dans le béton (informatique) alors que le texte évoluait encore.Couper deux mesures sur papier est une chose.Faire la même chose sur bande en est une autre.Puis, il a fallu marier le travail des musiciens à celui des acteurs.Et balancer le tout.Un cauchemar : il y a plus de 800 cues de son, de son uniquement, dans la production.Passer de la salle de répétition à la salle de spectacle tenait du délire.Ce qui n\u2019est pas peu dire quand, en répétition, la cohabitation n\u2019était déjà pas toujours aisée.Imaginons une usine désaffectée.Un grand local.Avec, d\u2019un côté, des musiciens, des instruments et des comédiennes (Dominique Quesnel, Sylvie Moreau, Jacinthe Laguë, Julie Castonguay) qui avaient à chanter, en grec ancien, des extraits du poème d\u2019Homère \u2014 une bagatelle, quoi ! Et, de l\u2019autre côté, un mur de 8,5 m sur 5,5 m sur lequel se démenaient sept gars (François Papineau, Jean Robert Bourdage, Michel-André Cardin, Henri Chassé, Guillaume Chouinard, Éric Forget, Norman Helms) qui ne sont pas acrobates.Et qui n\u2019ont pas à avoir l\u2019air d\u2019être des acrobates.Ils sont marins grimpant dans les cordages, ils sont hommes sur un bateau en perdition secoué par des vents fous.Ils sont Ulysse et les compagnons d\u2019Ulysse.« C\u2019est un spectacle qui demande une grande vigilance de tout le monde tout le temps, souligne François Papineau.Il y a des moments où notre vie est vraiment en jeu.» Quand, tout en se laissant pendre dans le vide, en grimpant au mur \u2014 les pieds mouillés et les mains moites (il y a l\u2019eau et l\u2019île, toujours), il faut jouer, dire le texte.Le faire vivre.« On s\u2019étonne toujours, finalement, d\u2019y parvenir naturellement », résume celui qui porte le rôle d\u2019Ulysse sur ses épaules.Et qui pourrait le porter loin : L\u2019Odyssée fait partie des cinq projets canadiens patronnés par l\u2019Unesco pour l\u2019Année de la culture de la paix.Ce, entre autres grâce au travail acharné de Martin Roussy, directeur administratif du Théâtre Il va sans dire.L\u2019idée : faire le tour des pays donnant sur la Méditerranée avec L\u2019Odyssée.Un projet, pour l\u2019instant.Un espoir.Que la troupe saisira en temps et lieux.Mais d\u2019ici là, même anxieux ou fébriles, ils doivent déjà être pas mal heureux, ces gars et ces filles qui, comme Ulysse, ont fait ensemble\u2014 et font encore \u2014un long voyage.L\u2019ODYSSÉE d\u2019après Homère.Adaptation de Dominic Champagne et Alexis Martin ; mise en scène de Dominic Champagne.Au Théâtre du Nouveau Monde du 1er février au 4 mars.Graphisme 2825626 2824392 Les prix Grafika le 2 février La Presse Le troisième gala des prix Grafika, qui récompensent les meilleures réalisations graphiques au Québec, aura lieu le mercredi 2 février à 18 h au Spectrum de Montréal.Et s\u2019il faut se fier aux chiffres, le gala est de plus en plus couru : 1265 pièces \u2014 contre 700 l\u2019an dernier ! \u2014 ont été présentées par 202 entreprises différentes pour des prix dans 35 catégories.Le gala, organisé par les Éditions Info Presse en collaboration avec la Société des designers graphiques du Québec, attire non seulement les designers, mais aussi leurs clients et tous ceux et celles intéressés par la publicité et le design graphique.La récompense la plus convoitée est le grand prix 2000, décerné à la meilleure réalisation du concours toutes catégories confondues.Pour la première fois cette année, les étudiants ont pu participer au concours et la qualité de leurs travaux a étonné les 12 membres du jury issus de la profession.Il faut noter également une nouvelle collaboration, celle de l\u2019Association des illustrateurs et illustratrices du Québec, où le taux d\u2019inscription a été remarquable.« Le concours Grafika est l\u2019occasion de souligner à quel point le design graphique est omniprésent dans nos vies, à travers une multitude de disciplines (publicités, animations visuelles) et de médias (quotidiens, magazines, livres, expositions, Internet.) » explique Pierre Léonard, président du jury, dans un communiqué.« Les designers graphiques façonnent l\u2019environnement par leurs actions, qu\u2019elles soient de nature commerciale, sociale ou culturelle.Leurs gestes ne sont pas gratuits, ils ont une portée, ils influencent », dit-il. 6LP0701D0129 d7 Samedi 6LP0701D0129 ZALLCALL 67 01:09:32 01/29/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 JANVIER 2000 D 7 EN BREF 2824991 Le spectacle de Slipknot remis n Le groupe néo-métal américain Slipknot a dû annuler son spectacle prévu ce soir au Métropolis.Victime des tempêtes qui ont balayé les États-Unis, la formation devra remettre à plus tard sa tournée canadienne (London, Toronto et Montréal).Une nouvelle date de spectacle devrait être annoncée bientôt.Les détenteurs de billets peuvent les conserver ou se faire rembourser.Figurants demandés n Éric Lapointe invite le public à participer au tournage de son prochain vidéoclip, Tendre Fesse, dernier extrait de son album À l\u2019ombre de l\u2019Ange.L\u2019enregistrement aura lieu le 2 février au bar de danseuses Le Solid Gold (8820, boul.Saint-Laurent).Info: 381-6283.Le communiqué ne dit pas s\u2019il s\u2019agit de la gauche ou de la droite.Sam en Bourse n Le disquaire Sam the Recordman a annoncé que sa division Internet s\u2019inscrira au Canadian Venture Exchange, la nouvelle Bourse des PME basée dans l\u2019ouest du pays.En outre cette division, jusqu\u2019ici appelée SamsCD.com, va fusionner avec Berwind Capital, de Vancouver, pour devenir Sam- TheRecordman.com.Les deux partenaires comptent faire la transaction par échange d\u2019actions.« Avec Internet, vous devez bouger vite, que vous le vouliez ou non », a souligné Bruce Imber, président de SamsCD.com, lancée en mai 1999.2825004 2825000 2825320 2824701 6LP0801D0129 D08, samedi, TH TRE 6LP0801D0129 ZALLCALL 67 01:04:50 01/29/00 B D 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 JANVIER 2000 Théâtre Paul Buissonneau grimpe sur Les Chaises SONIA SARFATI Il préférerait grimper sur les chaises plutôt que de s\u2019asseoir sur ses lauriers, Paul Buissonneau ! Mais pour l\u2019instant, il se contente ( !) de les monter.Celles de Ionesco.Ce qui n\u2019est pas peu.Ainsi, après 12 ans d\u2019absence de la scène théâtrale, le très coloré et volubile personnage est revenu en 1998 à la mise en scène, à l\u2019invitation de Lorraine Pintal : la directrice du TNM a placé L\u2019Oiseau vert de Gozzi entre ses mains.Ç\u2019a ensuite été au Rideau Vert de le courtiser pour se charger des Chaises.Il ne s\u2019est pas fait prier.Il admet s\u2019être ennuyé du métier.De ce métier qui lui procure non seulement du plaisir, mais pour lequel il dit avoir une grande facilité.« Les idées me viennent toutes seules ! s\u2019esclaffe-t-il.Je vois les choses.Je me fais mon cinéma.Je pars d\u2019une ébauche \u2014 le texte \u2014 et j\u2019imagine comment je pourrais la faire vivre.» Et sa lecture dépasse, elle le doit, celle qu\u2019aurait pu en faire l\u2019auteur ou que pourrait en faire le futur public : « Sinon, je ne vois pas pourquoi on se foutrait sur une scène avec du maquillage plein la gueule, dans un décor à la con qui coûte une fortune ! Si ce n\u2019est pas pour voir autre chose, restons chez nous et lisons la pièce ! » Cela pour dire qu\u2019il n\u2019était pas question pour lui de suivre les didascalies et les indications de décor très précises que Ionesco a placées dans Les Chaises \u2014 ces chaises destinées aux invités (invisibles ou imaginaires ?) d\u2019un couple de vieillards qui ressasse ses souvenirs.Bien sûr, il y a aura des chaises dans « ses » Chaises.Cinquante, tel que demandé.Parce que cette idée de Ionesco, il l\u2019admet, est géniale : « Elles servent de repère aux deux comédiens qui sont seuls sur scène, entourés de leurs invités que l\u2019on ne voit pas.Et, à la fin, quand ils se suicident, les chaises donnent une impression de cimetière.» Puisque les morts retournent à la mort.Ainsi le veut la lecture que Paul Buissonneau a faite du texte de Ionesco.À son sens, le Vieux et la Vieille sont en effet des morts.Des morts qui veulent revivre et qui, pour cela, se rappellent.Souhaitant peut-être changer par là ce qui a été.Il les a donc imaginés, lui vêtu de son habit de noces et elle, de sa robe de mariée.Vêtements défraîchis.Visages momifiés.À cause d\u2019un souvenir de jeunesse : dans son village natal, en Auvergne, on se faisait enterrer dans la tenue qui avait été celle du mariage.« On dit que Ionesco est absurde, poursuit-il.Mais il ne l\u2019est pas.En tout cas, ce texte-là ne l\u2019est pas.Nous sommes en présence d\u2019un homme et d\u2019une femme qui parlent.Il est normal de ne pas comprendre tout ce qu\u2019ils se disent : ils ont leurs avenues, leurs ruelles.» Un paysage intérieur dont on ne voit que des fragments.« Mais ça, c\u2019est mon point de vue.Mon cinéma », répète le metteur en scène.Et comme il a été engagé pour montrer ce cinéma-là, il fonce.En compagnie d\u2019Hélène Loiselle, de Gérard Poirier et de Georges Molnar \u2014 respectivement la Vieille, le Vieux et l\u2019Orateur.Lesquels, en ce qui concerne les deux premiers, se retrouvent avec un texte extrêmement difficile.Disparate.Éclaté.Un texte sur lequel il est impossible d\u2019improviser.« En plus, poursuit Paul Buissonneau, la pièce demande beaucoup de la part d\u2019acteurs « parlants ».Ils ne sont pas mimes, mais ils ont à évoluer dans un monde imaginaire.À parler à des personnes qui ne sont pas là.Et utiliser des objets qui n\u2019existent pas concrètement.» Voulant mettre l\u2019accent sur les mots et sur le sens des mots, le metteur en scène admet d\u2019ailleurs avoir « pas mal coupé » sur ce dernier point.« De toutes manières, expliquet- il, quand le Vieux crie à la Vieille « Bois ton thé ! », en réalité, ils sont en train de se disputer et il lui dit merde ! Ce serait con de la voir, elle, faire semblant de boire quelque chose ! » Ah bon.Est-ce là ce que sous-entendait Ionesco ?« Je l\u2019ignore.Et s\u2019il a parlé de ça, je préfère ne pas le savoir.J\u2019aime être au zéro devant les choses.Ne pas être influencé par la vision de l\u2019autre.» Son cinéma, toujours.Auquel il se livrera aussi, dans quelques semaines, dans la petite salle de L\u2019Écart, à Longueuil.Il y fera la lecture de ses Contes de ma mémoire qu\u2019il a publiés chez Stanké.Il sera question de son baptême, de la naissance de son fils, de la gale qu\u2019il a attrapée pendant la guerre, de son premier vélo \u2014 fabriqué au moyen de pièces disparates : « Un modèle pour Picasso et la honte du tour de France ! » Lecture ou pas, gageons que Paul Buissonneau ne restera pas assis sur une chaise.PHOTO ROBERT NADON, La Presse Le coloré et volubile Paul Buissonneau met en scène Les Chaises de Ionesco, au Théâtre du Rideau Vert du 1er au 26 février.2824781 2824625 2825466 2825620 6LP0901D0129 D 9 samedi ARTS 6LP0901D0129 ZALLCALL 67 01:12:27 01/29/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 JANVIER 2000 D 9 Disques 2825956 Une autre découverte: Maximilian Steinberg CLAUDE GINGRAS Le disque, plus encore que le concert, nous vaut constamment de nouvelles découvertes musicologiques.Ce peut être une oeuvre d\u2019un compositeur pourtant familier, comme récemment les petits opéras Il Re et Mese mariano de Giordano.Ce peut être aussi, comme dans le cas présent, un compositeur et, par le fait même, tout le programme proposé.Maximilian Steinberg est rapidement mentionné dans les biographies de Chostakovitch comme le premier professeur de composition du futur maître de la musique soviétique.Mais on ne savait rien d\u2019autre de lui et, sauf erreur, ce récent disque Deutsche Grammophon est le premier à lui être consacré.D\u2019origine juive, né en 1883, mort en 1946, Steinberg passa presque toute sa vie à Saint-Pétersbourg.Il y étudia avec Glazounov puis avec Rimsky-Korsakov, dont il épousa la fille en 1908.Cette même année, il fut nommé professeur au Conservatoire et en devint ensuite le directeur.Homme d\u2019une grande culture littéraire, il puisa sa musique à des textes de Tagore, Ibsen, Maeterlinck, Byron ; il orchestra aussi Bach.Les trois oeuvres groupées ici datent de la période 1905-10.La plus longue est la première de ses cinq symphonies et fait 38 minutes.Elle comporte les quatre mouvements traditionnels et se déploie généreusement dans un bon académisme marqué de l\u2019influence inévitable de Glazounov (à qui elle est dédiée) et surtout de Tchaïkovsky, présence à laquelle il était difficile d\u2019échapper à l\u2019époque.Les pages complémentaires sont plus personnelles et constituent même la découverte que n\u2019est pas la première Symphonie.Ce Prélude symphonique et cette Fantaisie dramatique \u2014 titres français, comme c\u2019était alors l\u2019usage \u2014 faisant chacun un peu plus de dix minutes révèlent chez l\u2019auteur une recherche de sombres sonorités proches de Scriabine.Passionnés de musique russe et amateurs de nouveautés recevront ce disque avec bonheur.Neeme Järvi, qui peut faire de bien mauvais concerts, semble souvent réserver son inspiration pour le disque, comme c\u2019est le cas ici.Il obtient de son orchestre suédois la grande sonorité évoquant les formations russes et la prise de son est exemplaire.HHH1/2 MAXIMILIAN STEINBERG Symphonie no 1, en ré majeur, op.3 (1905-06) ; Prélude symphonique op.7 (1908) ; Fantaisie dramatique op.9 (1910).Orchestre Symphonique de Göteborg.Dir.Neeme Järvi Deutsche Grammophon, 457 607-2 2815679 2825407 2825767 2823440 2822899 2814899 6LP1001D0129 D 10 Samedi Arts 6LP1001D0129 ZALLCALL 67 01:04:32 01/29/00 B D 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 JANVIER 2000 Disques LES CRITIQUES DE LA SEMAINE D\u2019Angelo chevauché par les grands esprits n Voici que le chanteur, auteur, compositeur, réalisateur de surcroît, assène le grand coup.À n\u2019en point douter, D\u2019Angelo fut chevauché par les grands esprits de la zizique.Voodoo (car ce disque véhicule aussi le sacré, puisé au plus profond de la mémoire africaine) est un bijou de musique noire américaine, serti de pierreries soul, R&B, funk, hip-hop, jazz, exploitant toutes les lutheries de l\u2019imaginaire black.Le batteur Ahmir Thompson (The Roots), le trompettiste Roy Hargrove, le guitariste Charlie Hunter, le bassiste britannique Pino Palladino, DJ Premier (Gangstarr), le tandem Method Man/Redman (Wu- Tang), Q-Tip, bref un aréopage de musiciens hautement inspirés a collaboré à ce projet géant.Immortalisées aux mythiques Electric Lady Studios, ces transes s\u2019avèrent lascives, d\u2019une sensualité dévastatrice, d\u2019une crudité poétique des plus déstabilisantes, d\u2019une indiscutable musicalité.HHHH1/2 VOODOO D\u2019Angelo Virgin Alain Brunet Poids lourds n Oliver Stone n\u2019est pas du genre à lésiner.Pour la trame sonore de son Any Given Sunday, le réalisateur a fait appel aux plus lourds des poids lourds du rap américain, tout en y ajoutant quelques boutures rock çà et là.Stone voulait une trame qui brasse ?Pas de problème : avec un menu qui inclut Mobb Deep, Goodie Mob et Outkast, LL Cool J et DMX, entre autres, on devine que cette trame sonore ne rate pas la cible trop souvent.Mais le plat de résistance est certes le Be A Man de Hole, chanté par une Courtney Love manifestement à la recherche de mâles virils pour féconder ses oeufs \u2014 vous avez vu le clip ?Aucun doute, il s\u2019agit certes du meilleur titre de Hole depuis longtemps.Ce qui nous amène à penser que, décidément, miss Love devrait larguer Hollywood et garder ses cris pour le monde merveilleux du rock and roll.HHHH ANY GIVEN SUNDAY Différents artistes Atlantic/Warner Richard Labbé Déclinaisons dub n Enfin ! Après des années d\u2019attente interminable dues aux embrouilles avec son précédent label, Smith & Mighty (Rockers Hi-fi, More Rockers.), nous présente ses nouvelles compositions.Piliers de la scène de Bristol, le duo explore toutes les déclinaisons de la musique dub : house, hip-hop, breakbeat et drum & bass.La voix soul de Tammy Payne s\u2019appose à merveille aux breakbeats abstraits (la sublime Same et Move You Run), tout comme le ton ragga de Rudy Lee (No Justice) et L.D.(Year 2000, Rescue Me pt II).Bien sentie quoique déjà entendue, la musique de Big World Small World rattrape le temps perdu sans toutefois le devancer.HHHH BIG WORLD SMALL WORLD Smith & Mighty Studio !K7/ Fusion III Philippe Renaud collaboration spéciale La vibration de Shelby Lynne n Dans la lignée des voix traînantes et habitées par le deep south, dans la lignée des Rickie Lee Jones et Sheryl Crow, Shelby Lynne n\u2019invente rien.Mais cette résidante de Nashville vibre comme peu de chanteuses sont capables de vibrer.C\u2019est qu\u2019elle saigne pour vous, cette blonde surgie de l\u2019intérieur des terres ! Le réalisateur Bill Bottrell lui a concocté un emballage southern soul qui nous rappelle les meilleures années du studio Muscle Shoals, les plus brillantes réalisations de Phil Spector.La classe ! Cordes, cuivres et bois tissent une moquette hors du commun, sur laquelle s\u2019exprime une chanteuse absolument incandescente.Dans le genre blanc, sudiste et conservateur (il faut quand même le souligner), difficile de faire mieux que Shelby Lynne.HHHH I AM SHELBY LYNNE Shelby Lynne Mercury / Universal Alain Brunet Noblesse oblige n Pas besoin d\u2019être en plein temps des Fêtes pour parler de traditionnel.Surtout quand la musique, aussi intemporelle que celle-ci, mérite d\u2019être écoutée à l\u2019année longue.Enregistré l\u2019été dernier, ce récital de l\u2019harmoniciste Gabriel Labbé révèle un musicien chevronné, aussi juste dans la technique que dans l\u2019émotion.Chaleur, sincérité, noblesse et sensibilité : on n\u2019entend que du vrai dans cette touchante collection de seize instrumentaux, valses, reels, quadrilles aux couleurs mélancoliques, où le joueur de ruinebabines est finement accompagné de la pianiste Dorothée Hogan et du contrebassiste Michel Donato.Folkloriste reconnu et puriste assumé, Gabriel Labbé prend trop rarement le devant de la scène, toujours prêt à s\u2019effacer pour rendre hommage à ses pairs.À notre tour de le saluer.HHH1/2 L\u2019HARMONICA, UNE PASSION Gabriel Labbé Radio-Canada/Interdisc Jean-Christophe Laurence Chill out.hivernal n HedKandi est le concept d\u2019un Britannique Mark Doyle.Concept à géométrie variable, à multiples actions : radio, disques, nightclubbing.Chaque nuit londonienne de samedi au dimanche sur jazz 102,2 FM, il imagine ces compilations qu\u2019il met en marché depuis quelque temps \u2014 Nu Cool 3, Served Chilled, Back to Love, Afterlife-Simplicity, Anthea-Words & Beats, The Acid Lounge.Puisque le Québec gèle, autant vous proposer la compilation Winter Chill, double CD idéal pour mélomanes sensibles à la chose électronique \u2014 teintée de jazz, groove, drum\u2019n\u2019bass aérien ou hip-hop raffiné.En tout, 27 chansons parmi lesquelles s\u2019expriment Soon, Hybrid, Morcheeba, Peshay, Carl Craig, The Cinematic Orchestra.Très bien foutu.HHH1/2 WINTER CHILL 27 True Chill Out Tracks HedKandi / Fusion III Alain Brunet Plaisir d\u2019amour n Voici l\u2019album qui pourrait devenir la trame sonore de votre Saint-Valentin.Prises séparément, les pièces instrumentales de Richard Dorfmeister (de Kruder & Dorfmeister) et Rupert Huber n\u2019accrochent pas l\u2019oreille et semblent mettre du temps à développer sur le thème du hip-hop abstrait, avec des lignes de basses vaguement funky et des effets éthérés empruntés au dub électronique.Dans son ensemble, Suzuki se révèle subtil dans ses progressions, construisant une atmosphère feutrée et sophistiquée qui embaumera votre nid d\u2019amour.Après quelques écoutes, cet album gagnera une demi-étoile.Pesez sur play et enlacez-vous.HHH1/2 SUZUKI Tosca G-Stone/ Studio !K7/ Fusion III Philippe Renaud collaboration spéciale Légère déception n Les fans de rock connaissent très bien la bonne réputation de Groovy Aardvark sur scène, peut-être le groupe le plus solide côté performance dans nos contrées.D\u2019où la légère déception à la première écoute d\u2019Exit Stage Dive, enregistré devant public.Bien sûr, les gars du groupe y sont manifestement en pleine forme.Surtout le sympa Vincent Peake, toujours bien en voix derrière sa grosse basse vrombissante.Mais une réalisation déficiente vient quelque peu gâcher notre plaisir, au point où l\u2019absence presque complète des bruits de foule finit par agacer.On sait pourtant que le rock de Groovy peut allumer une salle en moins de deux, mais cette ambiance de party est complètement inaudible sur Exit Stage Dive.Dommage.Reste donc les chansons du groupe (dont certaines font désormais figure de classiques), qui demeurent toujours aussi jouissives malgré tout.Et puis, peut-on vraiment se lasser de cette version décapante du P\u2019tit Bonheur ?HHH EXIT STAGE DIVE Groovy Aardvark MPV Richard Labbé Bande son n Les musiques porno seventies ont la cote depuis quelques années.Par la magie de la réédition, les moins de 30 ans redécouvrent la basse lascive de Vampyros Lesbos, les giclées d\u2019orgues de Deep Throat ou le wah wah oisif de Black Emmanuelle.Fana du genre, l \u2019 a m é r i c a i n Ron Jeremy a choisi de rendre hommage à ces torrides bandes son en enregistrant la trame sonore inédite d\u2019un film de fesses imaginaire.Tout y est bien sûr, des grooves cochons aux petits dialogues grivois, en passant par des effets sonores explicites.Plutôt sympa dans son genre, Porno Sonic joue bien sur les changements de vitesse et le mouvement des hanches.Dommage qu\u2019il « vienne » avec quelques longueurs de retard sur une mode qui a connu son orgasme il y a déjà deux ou trois ans.HHH PORNO SONIC Ron Jeremy (J-Bird records/Oasis) Jean-Christophe Laurence Accros du techno n La formation Analog Junkies (DrX, Obee, Psylo) branche et débranche ses appareils dans les fêtes électroniques locales depuis bon nombre d\u2019années.Ce premier live trace le trajet musical que le trio a suivi au cours des modes : techno, un brin acide (Beat Up-Smash the 303 Mix) et infusé dans le trance (Sun Block, Trance Fever).Enregistré lors du rave Evolution Radar One, le CD témoigne de sa maîtrise de la manipulation en temps réel, et bien que certains titres manquent un peu de mordant, l\u2019écoute à volume élevé arrivera à pallier cette carence tout en nous replongeant dans l\u2019ambiance du rave à la belle étoile.HHH LIVE AT EVOLUTION RADAR ONE Analog Junkies A&R Records/ DEP Philippe Renaud collaboration spéciale NDP, the album n La voici, la voilà, la version anglaise de Notre-Dame de Paris, traduite par Will Jennings, telle qu\u2019elle doit être entendue à Londres, à compter du 27 mai.La plupart des chansons et des interprètes originaux passent sans souffrir de la lang u e d e Molière à celle de Shakespeare.Rare exception, The Age of Cathedrals semble mal ajustée à son nouveau format anglophone, malgré les épanchements vocaux de Bruno Pelletier.Les nouvelles voix ?Natasha Saint-Pierre campe une Fleur de Lys discrète, mais parfaite, et l\u2019Anglais Steve Balsamo, un Phoebus sans intérêt ni grande envergure.Reste l\u2019Australienne Tina Arena, correcte dans le rôle d\u2019Esmeralda \u2014 à qui on a fait le sale coup d\u2019intégrer la version de Live for the One I love (Vivre) de Céline Dion, laquelle gagne nettement au jeu ingrat des comparaisons.Que voulez-vous, ça prend des gros noms pour vendre.Avec trois top 20 en Angleterre et « seulement » trois millions d\u2019albums solos de vendus dans le monde, il semble que la belle Tina ne suffisait pas.Si Sony le dit.HHH NOTRE-DAME DE PARIS Différents artistes (Epic/Sony) Jean-Christophe Laurence PHOTO ROBERT MAILLOUX, La Presse © Les musiciens de Tuyo : Mélanie Bélair, Carol Bergeron, Benoît Brodeur, Allan Laforest et Fabienne Bélair.Pipeline d\u2019imagination ALAIN BRUNET En 1987, de futés patenteux entreprenaient d\u2019exploiter une lutherie entièrement construite avec des matériaux recyclés.Soufflaient dedans.Tapochaient dessus.Dansaient autour.Pipeline d\u2019imagination, avions-nous noté.Les fondateurs de Tuyo faisaient alors dans la musique dite microtonale, s\u2019appliquant à extirper de leurs cossins des harmoniques naturelles \u2014 privilégiées depuis toujours par les musiques des sociétés traditionnelles.Treize ans plus tard, cette instrumentation pour le moins atypique (bavophone réaccordé, côtes levées, harpe horizontale, baleine, cloche tube, etc.) a fait du chemin de par le monde : cinq spectacles originaux, nombreuses tournées internationales, premier album lancé en novembre dernier (éponyme, étiquette Nisapa) sans compter Rouge de Vinci, nouveau show au Centre Pierre- Péladeau les 9 et 10 février prochains.Sa longévité en témoigne, Tuyo était bien plus qu\u2019une curiosité pour luthiers iconoclastes.« Aux débuts de la formation, les instruments déterminaient le choix du répertoire.Maintenant, c\u2019est presque le processus inverse », tient à préciser le percussionniste Carol Bergeron, leader de Tuyo et seul membre de l\u2019actuelle formation à être issu de la première mouture.« Avant, nous construisions l\u2019instrument et composions à partir de lui.Ça prenait un temps fou aux musiciens pour s\u2019adapter à la nouvelle lutherie.Maintenant, nous avons une pièce en tête et nous construisons l\u2019instrument dont on a besoin pour mener à bien cette pièce.Et puisque nous disposons d\u2019une lutherie déjà considérable, nous n\u2019avons plus besoin de tout changer à chaque nouveau cycle de création.« Pour le spectacle Ancienne modernité (monté il y a deux ans et dont une bonne partie du contenu se retrouve dans l\u2019album), j\u2019ai obligé les musiciens à jouer des mêmes instruments afin qu\u2019ils les maîtrisent parfaitement.Par ailleurs, j\u2019ai élargi la palette compositionnelle de Tuyo à des instruments \u2018\u2018 traditionnels \u2019\u2019 comme le violon, la flûte ou la clarinette basse.« La lutherie est donc passée au second plan.L\u2019important, c\u2019est la musique qui sort de ces affaireslà.Si la musique n\u2019est pas pertinente lorsque jouée par des instruments traditionnels, elle ne le sera pas davantage avec des instruments inventés.» Carol Bergeron a longtemps hésité avant d\u2019accepter d\u2019endisquer cet album éponyme lancé en novembre dernier, qui témoigne du concert Ancienne modernité.« J\u2019avais des réticence parce qu\u2019il y a une dimension très visuelle, très gestuelle dans ce qu\u2019on fait.Les doutes se sont dissipés en studio.» Le directeur artistique de Tuyo dit toujours s\u2019appuyer sur un thème lorsqu\u2019il imagine un spectacle.« Ancienne modernité aborde les modernistes du début du siècle, entre autres le mouvement bruitiste de Luigi Russolot.Le spectacle Rouge de Vinci est ainsi intitulé parce qu\u2019il s\u2019inspire de la Renaissance italienne et Léonard de Vinci.On utilise des textes tirés de ses carnets, la musique a été composée ou choisie selon des principes qui faisaient partie de ses préoccupations \u2014 mouvement perpétuel, roulement à billes, etc.» Chaque spectacle de Tuyo comporte une dimension visuelle : chorégraphies, costumes, projections.Rouge de Vinci n\u2019y fait pas exception.« Il y aura des films du cinéaste Pierre Hébert (reconnu pour sa gravure sur pellicule), annonce Carol Bergeron.Il m\u2019a donné l\u2019autorisation de piger dans ses oeuvres.Et puisqu\u2019il a déjà travaillé sur le même sujet.» Rouge de Vinci sera livré par l\u2019équipe actuelle de Tuyo : la violoniste Mélanie Bélair, le flûtiste et clarinettiste Allan Laforest, les percussionnistes Benoît Brodeur, Fabienne Bélair et Carol Bergeron, auxquels s\u2019ajoutera Jean Sabourin.Les chorégraphies seront signées Louise Lussier et les costumes, Caroline Mercier.Et le répertoire ?« Il y aura des pièces de Jean Derome, mon compositeur fétiche, parce qu\u2019il crée dans toutes les palettes.Il y aura une pièce de René Lussier, Four In One de Thelonious Monk, deux de Michel Gonneville, une de Louis Sclavis, un solo de percussion à trois.» Musique actuelle, musique contemporaine de souche européenne, jazz contemporain.De quel tuyo se chauffe-t-on au juste ?« On est inclassables, mettons, croit Carol Bergeron.On peut faire du Frank Zappa, du Monk, du Jean Derome ou du Michel Gonneville.Donc, nous sommes difficilement associables à un courant X.Nous ne nous réclamons d\u2019aucun courant précis.Nous puisons dans une époque ou une tendance, nous en faisons ce que nous voulons.Un chien dans un jeu de quilles.» «Si la musique n\u2019est pas pertinente lorsque jouée par des instruments traditionnels, elle ne le sera pas davantage avec des instruments inventés.» La Presse 29 janvier 2000 Pages D11-D12 manquantes La Presse 29 janvier 2000 Pages D13-D14 manquantes 6LP1501D0129 D 15 samedi ARTS 6LP1501D0129 ZALLCALL 67 01:07:53 01/29/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 JANVIER 2000 D 15 Rock Semaine du 30 janvier 2000 SD CS 1 1 THE RHYTHM DIVINE Enrique Iglesias 2 2 TAKE A PICTURE Filter 3 3 BEST OF ME Bryan Adams 6 4 LEARN TO FLY Foo Fighters 5 5 NEW YORK CITY BOY Pet Shop Boys 9 6 WHEN THE HEARTACHE IS OVER Tina Turner 8 7 RIGHT NOW Chris Gaines (Garth Brooks) 10 8 TRICKY TRICKY Lou Bega 12 9 THE MESSENGER The Tea Party 4 10 HANGINAROUND Counting Crows 15 11 SHOW ME THE MEANING OF BEING LONELY Backstreet Boys 7 12 UNDERGROUND Moist 14 13 I BELEIVE IN LOVE Paula Cole 17 14 LOVE WINS EVERYTIME Mc Master & James 11 15 THAT\u2019S THE WAYS IT IS Céline Dion 18 16 WHAT A GIRL WANTS Christina Aguilrera 19 17 IF YA GETTIN\u2019 DOWN Five 20 18 THE FINAL COUNTDOWN 99 Europe 24 19 FALLS APART Sugar Ray 21 20 MOVE YOUR BODY Eiffel 65 23 21 IF YOU SLEEP Tal Bachman 25 22 RUN TO THE WATER Live 26 23 FEELIN\u2019 SO GOOD Jennifer Lopez 28 24 NEVER LET YOU GO Third Eye Blind 29 25 IT FEELS SO GOOD Sonique 22 26 ALL THE SMALL THINGS Blink 182 30 27 IS ANYBODY HOME?Our Lady Peace \u2014 28 BYE BYE BYE N\u2019Sync \u2014 29 OTHERSIDE Red Hot Chili Peppers \u2014 30 ENOUGH OF ME Melissa Etheridge 1 1 AMALGAME Les Respectables 3 2 DÉCOLLER See Spot Run 4 3 LA PLUIE Jean Leloup 6 4 LE BON GARS ET LE SALAUD Bruno Pelletier 5 5 J\u2019ATTENDS France D\u2019Amour 2 6 JUSTE POUR VOIR LE MONDE La Chicane 8 7 TU ME FAIS LA LOI Jodie Resther 10 8 VIENS DANS MA CHAMBRE Marc Déry 7 9 J\u2019AI BESOIN Sylvain Cossette 12 10 JUSTE TOI ET MOI Indochine 11 11 COMME Roch Voisine 14 12 À CHAQUE FOIS Jacinthe 17 13 COULEUR CAFÉ Kid Fléo 9 14 RACK À BÉCYK Noir Silence 18 15 DANS LE VENT DU CIEL Sky 16 16 I MISS YOU SO Judith Bérard 13 17 J\u2019EN VEUX ENCORE Mario Pelchat 15 18 LES DOIGTS Kevin Parent 20 19 LA SQUADRA LMDS 21 20 QU\u2019EST-CE QUE TU VAS FAIRE Paul Piché SD CS 2815440 Le monde selon Our Lady Peace JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE Le rock canadien ne l\u2019a jamais eu facile à l\u2019étranger.Bien sûr, il y a eu The Guess Who dans les années 60, Rush dans les années 70, Loverboy et Bryan Adams dans les années 80.Mais ces exceptions, comme on dit, confirmaient surtout la règle.Depuis quelques années, la situation s\u2019améliore un peu.Dans le sillon de la mégastar Alanis Morrissette, les groupes « feuille d\u2019érablisés » s\u2019imposent de plus en plus comme de nouvelles puissances mondiales du pop-rock.On pense au succès des Barenaked Ladies (5 millions d\u2019exemplaires de l\u2019album Stunt vendus dans le monde), mais aussi, et surtout, à celui d\u2019Our Lady Peace, qui s\u2019amène cette semaine au Centre Molson, avec son troisième album sous le bras (Happiness.Is Not A Fish That You Can Catch) paru cet automne.Évidemment, Our Lady Peace n\u2019est pas Céline Dion.Mais son album précédent (Clumsy) s\u2019est suffisamment bien vendu aux États (plus de 800 000 exemplaires) pour qu\u2019on cesse d\u2019ignorer son existence.Il y a deux ans, Starseed, chanson tirée de son premier disque (Naveed), a été retenue pour la bande-son du film Armageddon et, signe d\u2019une reconnaissance, le groupe a même été invité à l\u2019émission nocturne de Conan O\u2019Brian ! Rejoint à Houston, le chanteur et parolier Raine Maida s\u2019avoue surpris d\u2019une telle réussite : le « post-grunge-mélodique-sophistiquéet- réfléchi » de son groupe ne correspond pas exactement à ce qui marche en ce moment chez l\u2019Oncle Sam, soit le rap-métal et l\u2019industriel façon Nine Inch Nails.Mais il ajoute qu\u2019Our Lady Peace n\u2019a pas volé son succès.« Cette percée américaine ne s\u2019est pas faite du jour au lendemain.Et nous y avons mis énormément d\u2019efforts.Depuis 1994, on a dû faire 800 shows aux States.Je ne sais pas si beaucoup de groupes canadiens sont prêts à s\u2019investir jusqu\u2019à ce point.La plupart viennent s\u2019y tremper les pieds quelques semaines et s\u2019en retournent, alors que nous y sommes déjà restés pendant un an sans interruption.Imagine, je connais par coeur tous les bars et restos de Houston.C\u2019est tout dire.» Fini alors, ce tenace complexe du rock canadien vis à vis celui des Américains ?« Tu sais, nous n\u2019avons jamais pensé à Our Lady Peace en terme de groupe canadien.J\u2019aime la musique pour ce bon vieux cliché qu\u2019elle est universelle.J\u2019étais un immense fan de U2, ils étaient Irlandais et parlaient de problèmes qui leur étaient propres, mais ça ne m\u2019empêchait pas de m\u2019y retrouver.J\u2019ose croire qu\u2019avec nos chansons, la communication ne se fait pas exclusivement sur des bases culturelles.Le contact se fait aussi par des résonnances émotives.» Our Lady Peace ne « communique » pas qu\u2019aux États-Unis d\u2019ailleurs.En Allemagne et en France, le groupe trouve un certain écho à son rock existentiel.Selon Maida, la Grande Bretagne serait aussi en train d\u2019ouvrir sa porte : au mois de décembre, le groupe a fait la tournée des stades en première partie du groupe Stereophonics, les nouvelles coqueluches du brit-pop et de la presse anglaise.Maida parle d\u2019une réaction positive et d\u2019une « connection quasi immédiate » avec ce nouveau public.« Grandir au Canada nous a permis d\u2019avoir le meilleur des deux mondes.L\u2019influence des États-Unis, mais aussi celle des groupes anglais.Je crois qu\u2019en nous entendant, les gens ont réalisé que tous les groupes canadiens ne faisaient pas du rock typiquement américain.» Question de renvoyer l\u2019ascenseur, Our Lady Peace a d\u2019ailleurs invité ces mêmes Stereophonics à assurer sa première partie pour la tournée canadienne qui débute cette semaine.Il est question d\u2019un concept « unique, exclusif » à cette virée nationale, incluant notamment des courts métrages tournés par les gars d\u2019OLP euxmêmes.Un road-movie de leurs voyages à l\u2019étranger ?Dans tous les cas, voilà un groupe qui suit la route de l\u2019allégresse.même si son dernier disque parle d\u2019un bonheur insaisissable.Le groupe Our Lady Peace se produit le mercredi 2 février au Centre Molson avec Stereophonics en première partie.2824241 6LP1601D0129 D 16 samedi ARTS 6LP1601D0129 ZALLCALL 67 01:13:22 01/29/00 B D 16 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 JANVIER 2000 Exposition Le design, un plaisir contagieux JENNIFER COUËLLE collaboration spéciale Un mariage parfait entre forme et fonction, le design ?Mais encore.C\u2019est qu\u2019ils s\u2019éclatent tout autant que les artistes, les designers.« Leur contribution est d\u2019abord et avant tout culturelle », estime Georges Labrecque, chargé de projets au Centre de design de l\u2019UQAM et co-responsable avec Marc Choko, directeur de ce même centre, du séduisant et piqué Designland : panorama du design actuel.En place dans l\u2019édifice de la rue Sanguinet depuis mercredi, cette expo peut-être pas à gogo mais inspirée, trahit un sentiment certain de plaisir, ici insufflé dans du mobilier, des systèmes d\u2019éclairage, montres, accessoires de cuisine, vélos et caméras vidéo.Sans compter le célèbre petit chien-robot Aibo de Sony, né, lui, pour le plaisir.En procurer à son maître est sa fonction ultime ! Il faut croire que tous ces objets (il y en a plus de 100) sont la matérialisation d\u2019un état d\u2019esprit, voire d\u2019une lubie.« Pourquoi concevoir encore une autre chaise, poursuit M.Labrecque, si ce n\u2019est pour exprimer quelque chose.Pour s\u2019asseoir, on a déjà tout ce qu\u2019il faut.» On aura compris que l\u2019ergonomie n\u2019est pas un sine qua non du design.L\u2019esthétique, par contre.Du moins dans cette exposition où cohabitent les concoctions de formes, couleurs et matériaux notamment des Ron Arad, Renzo Piano et Philippe Starck, de même que des Québécois Michel Dallaire, Jean- Guy Chabauty et Morin & Tardif.C\u2019est bien parce que c\u2019est beau, que ça fait sourire et que ça titille les pupilles, qu\u2019on a envie, par exemple, d\u2019avoir à sa portée un briquet de table Bruce de Stefano Giovannoni (Alessi), avec la douce ironie de ses couleurs bonbon et sa tête de chien au museau chromé.Aussi, ce n\u2019est pas pour la qualité de sa lumière, mais plutôt parce qu\u2019elle fait penser à une bête de fonds marins qu\u2019on voudrait bien s\u2019éclairer avec l\u2019une des lampes molles en mousse de polyester de Massayo Ave (Autonangelli illuminazione SRL).Même principe à l\u2019oeuvre avec la chaise empilable Tom Vac de Ron Arad (Vitra).Posée sur quatre tubes d\u2019acier, sa coque de plastique ondulée, presque nacrée et impeccablement moulée, a quelque chose d\u2019une conque aux saillies aplanies, polies par la mer.Puis, il y a l\u2019aérodynamique Bombo, un ensemble tabourets- guéridon à hauteur réglable du même Giovannoni (Magis).Mi-rétro mi-futuriste, son petit look inoffensif à la Jetsons est irrésistible.Mais c\u2019est loin d\u2019être tout.Puisque trône également dans ce « showroom hétéroclite », pour reprendre le terme de ses concepteurs, une voiture (la Coupé TT Quattro 2000 de Audi), une rangée de sièges de l\u2019auditorium IBM des HEC signée Michel Dallaire et le véhicule électrique NEV (neighbourhood vehicle) de Bombardier.La liste est longue.Longue et variée.Et ce, non pas tant dans les objets que dans les styles : ici du streamline années 30, là du pop sixties, là encore du lounge années 50.Pas de barrières temporelles, donc, dans le design actuel.Quant au but avoué de cette entreprise d\u2019échantillonnage, il s\u2019agit un peu d\u2019un pied de nez à l\u2019endroit de la boulimie du virtuel.« La plupart du temps, explique M.Labrecque, l\u2019expérience qu\u2019on a du design est bidimensionnelle.Pour bien des gens, elle se limite aux pages de magazines.Nous, on a voulu rassembler et montrer de vrais objets.Ça peut sembler banal, mais je crois néanmoins que la nécessité d\u2019être en contact avec une réalité tangible, concrète, se fait de plus en plus sentir.» Une expo antidote ?Peut-être bien que oui.Et si elle ne l\u2019est à l\u2019emprise du virtuel, elle l\u2019est certainement à la grisaille de l\u2019hiver.DESIGNLAND : PANORAMA DU DESIGN ACTUEL, Centre de design de l\u2019UQAM, 1440, rue Sanguinet, jusqu\u2019au 27 février.Les briquets de table Bruce de Stefano Giovannoni (Alessi).PHOTO ROBERT NADON, La Presse © Le célèbre petit chien-robot Aibo de Sony.ÉCOLES 2823753 2825610 2814127 6LP1701D0129 D 17 samedi ARTS 6LP1701D0129 ZALLCALL 67 01:09:42 01/29/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 JANVIER 2000 D 17 NOUVELLES DU DISQUE OSM : un retard n Pendant que les magazines européens annoncent la sortie du premier disque réalisé par Dutoit et l\u2019OSM selon leur nouvelle entente avec Philips \u2014 les Concertos pour violon de Mendelssohn et Glazounov avec la jeune Leila Josefowicz \u2014, le distributeur canadien Universal nous informe d\u2019un retard dans la parution.La cause : un défaut de manufacture.Pletnev et Grieg n Après Bach, Beethoven et Chopin, le pianiste russe Mikhaïl Pletnev se tourne vers Grieg.Chez Deutsche Grammophon, il vient de graver plusieurs Pièces lyriques, la Sonate en mi mineur et sept fugues de jeunesse dont c\u2019est, annonce-ton, une première discographique.Concertos de Rota n EMI consacre un disque à Nino Rota, compositeur de musique de film, mais aussi de concert.Le contenu : deux concertos pour piano, avec Giorgia Tomassi comme soliste et la Filarmonia della Scala, dir.Riccardo Muti.Perlman-Argerich n EMI sort le live d\u2019un récital donné au Festival de Saratoga en août 1998 par le violoniste Itzhak Perlman et la pianiste Martha Argerich.Le programme : Sonate Kreutzer de Beethoven et Sonate de Franck.Teldec historique n Teldec lance une nouvelle collection historique, Legacy, consacrée aux anciennes gravures Telefunken.Parmi les artistes représentés : les chefs Erich Kleiber et Clemens Krauss, les sopranos Elisabeth Schwarzkopf, Hilde Konetzni et Erna Sack, le ténor Helge Roswaenge.Intégrale Prokofiev n Harmonia Mundi vient de compléter son intégrale des oeuvres pour piano seul de Prokofiev confiée au jeune pianiste américain Frederic Chiu.Le neuvième et dernier disque contient des raretés : des valses d\u2019après Schubert, une fugue d\u2019après Buxtehude.Photothèque ROBERT MAILLOUX, La Presse © Charles Dutoit 2824234 6LP1801D0129 D 18 samedi ARTS 6LP1801D0129 ZALLCALL 67 01:10:42 01/29/00 B D 18 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 JANVIER 2000 Danse Comme un bon repas entre amis STÉPHANIE BRODY collaboration spéciale Trinité (ou quand t\u2019es né pour un p\u2019tit pain), c\u2019est un bon repas entre amis, une véritable bouffée d\u2019air frais.Présentée dans le cadre de la série des Majeurs à Tangente, cette collaboration entre les chorégraphes Catherine Tardif, Harold Rhéaume et Jacques Moisan est tendre, farfelue, intime et surtout sans prétention.Chacun a créé un duo pour les deux autres et il est évident qu\u2019ils ont eu un plaisir fou à travailler ensemble.Le spectateur glisse avec bonheur d\u2019un univers à l\u2019autre, porté par une mise en scène qui lie les trois duos avec ingéniosité, et par le collage musical hétéroclite de Michel F.Côté où se mêlent des musiques de différentes époques.Les styles chorégraphiques de Moisan, de Rhéaume et de Tardif demeurent très distincts, mais leurs propos se fondent à merveille puisqu\u2019ils explorent, chacun à leur façon, les beautés et les tares de l\u2019être humain, de manière très théâtrale, dans un monde où l\u2019intime côtoie le familier.Ici, même les plus petits gestes ont un sens.Harold Rhéaume signe une oeuvre touchante de réalisme dans laquelle on surprend un couple d\u2019amoureux, une paire d\u2019êtres un peu disfonctionnels comme seul Rhéaume sait les imaginer.La gestuelle cassée de Jacques Moisan contraste avec la fluidité de celle de Catherine Tardif.La femme semble apprivoiser l\u2019homme qui renaît peu à peu à son contact et alors sa danse se fait plus large et mouvante.Le duo de Jacques Moisan s\u2019égraine en sections entre les chorégraphies de Catherine Tardif et d\u2019Harold Rhéaume, faisant office d\u2019élément rassembleur.Sur une musique techno très à propos, les interprètes répètent mécaniquement une suite de gestes, un peu comme un film que l\u2019on avance et que l\u2019on recule.Des gestes banals et quotidiens que nous répétons tous à coeur de jour, mais qui ici fascinent : tirer sur un chandail, passer son bras dans une manche, ajuster sa ceinture ou placer ses lèvres avant d\u2019embrasser.Une des séquences porte uniquement sur les expressions du visage : c\u2019est à se rouler par terre.Moisan, qui est peu connu comme chorégraphe, nous offre ici une belle surprise, à partir d\u2019une proposition claire et simple.Le duo de Catherine Tardif est la plus débridée, et peut-être aussi la moins polie des trois pièces.Rhéaume et Moisan sautillent et s\u2019épivardent à coeur joie.Leurs gestes rappellent ceux des petits enfants qui n\u2019ont pas encore tout à fait le contrôle de leurs membres.Soudain, les danseurs s\u2019immobilisent et se perdent dans de lointaines pensées.Puis, la course folle reprend de plus belle et le public rit à belles dents.Tout à coup, nouveau changement de cap : Rhéaume lève les bras au ciel et les baisse lentement avec un regard plein de détresse qui vous conserve le sourire aux lèvres, mais qui vous noue aussi l\u2019estomac.Catherine Tardif sait parfaitement jouer à la frontière du rire et du malaise.TRINITÉ (OU QUAND T\u2019ES NÉ POUR UN P\u2019TIT PAIN).Jusqu\u2019au 30 janvier à l\u2019Espace Tangente.2825965 Chanson Jérôme Lemay sort de l\u2019ombre JEAN BEAUNOYER Il n\u2019y a pas plus sympathique, plus acharné, plus sérieux et plus ponctuel que Jérôme Lemay.Du temps qu\u2019il était l\u2019un des Jérolas, c\u2019est lui qui écrivait les textes, composait les chansons, préparait les numéros et arrivait à l\u2019heure.Il était le parfait Jérolas.L\u2019autre, Jean Lapointe, avait tous les défauts, mais il avait aussi du coeur, du soul et presque trop de talent.C\u2019était la combinaison parfaite.On connaît l\u2019histoire de Lapointe et de son spectaculaire retour à la sobriété.On connaît aussi l\u2019immense succès qu\u2019il a obtenu en entreprenant une carrière solo.Jérôme Lemay restait dans l\u2019ombre, écrasé par les triomphes de son ancien compagnon.« J\u2019avais tellement écrit de textes pour le duo des Jérolas que je ne savais plus comment écrire de la comédie pour une seule personne », raconte Jérôme Lemay.En 1978, il s\u2019est tout de même produit à la Place des Arts lors d\u2019un spectacle solo et il a même enregistré un album, mais le succès n\u2019a pas été aussi phénoménal que celui de Lapointe.Après une dernière réunion à Hull, à l\u2019été 1998, les deux hommes ont convenu d\u2019enterrer définitivement les Jérolas et de ne plus travailler ensemble sur scène.Depuis, Jean Lapointe promène un spectacle intimiste alors que Jérôme Lemay pète le feu si j\u2019en crois l\u2019affiche très rock\u2019n\u2019roll de son spectacle et surtout un titre qui ne laisse aucun doute : Woe ! Woe ! Woe ! Jérôme Lemay, au Cabaret du Saint-Sulpice du 1er au 5 février.Évidemment, on aura compris que le titre s\u2019inspire du refrain de la chanson Méo Penché, qui est devenue un classique selon la SOCAN, après avoir tourné 37 000 fois à la radio.Jérôme Lemay nous fait entendre pendant le spectacle les nombreuses versions de cette chanson.Seul sur scène avec sa guitare et parfois l\u2019appui de bandes sonores, Jérôme Lemay entreprend une nouvelle tournée alors qu\u2019il dépasse la soixantaine : « Jamais je ne prendrai ma retraite, dit-il.La guitare, c\u2019est ma passion et je ne pourrais vivre sans jouer.» On comprend pourquoi, Lemay a été le premier guitariste rockeur du Québec.Son solo de guitare dans Yackety Yack et même dans Charlie Brown dans les années 50 était quelque chose de tout à fait nouveau au Québec.Quand le groupe a cessé de traduire des chansons américaines, Jérôme a eu la bonne idée d\u2019écrire Méo Penché qui a été interprétée par Marcel Amont en France et reprise par Pierre Bertrand, il y a quelques années et par le groupe Noir Silence, plus récemment.Méo Penché a été composée alors que les Jérolas étaient au sommet de leur gloire en 1963.Imaginez qu\u2019ils devaient interpréter la version anglaise de cette chanson à l\u2019émission d\u2019Ed Sullivan.Les Jérolas avaient déjà fait une apparition à l\u2019émission et Ed Sullivan avait dit en ondes que le duo allait revenir.Les Jérolas flottaient : c\u2019était une carrière américaine assurée.Ed Sullivan avait même fixé une date pour une deuxième prestation.Quelques jours avant la date prévue, Jean Lapointe fut impliqué dans un accident de la circulation.On a remis à plus tard la participation des Jérolas ; puis, on les a oubliés.Qui étaient les artistes invités lors de cette émission ?Rien de moins que les Beatles qui avaient battu, ce soir-là, le record des cotes d\u2019écoute, à leur première présence en Amérique.Les Jérolas n\u2019ont jamais oublié.PHOTO ROBERT MAILLOUX, La Presse © Jérôme Lemay 2823062 2823327 6LP1999D0129 D 19 samedi ARTS 6LP1999D0129 ZALLCALL 67 12:07:27 01/29/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 JANVIER 2000 D 19 À l\u2019affiche cette semaine Les horaires de cette page doivent parvenir avant mercredi au Service des arts et spectacles, LA PRESSE, 7 Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9 Théâtre THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE (84, Ste-Catherine O.) Dès mar., 20 h, L\u2019Odyssée, de Homère.Adapt.de Dominic Champagne et Alexis Martin.Mise en scène de Dominic Champagne.Avec François Papineau, Dominique Quesnel, Alexis Martin, Pierre Lebeau, Julie Castonguay, Sylvie Moreau et 10 autres comédiens et musiciens.THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE (Place des Arts) Noël de force, de Eugene Stickland.Mise en scène de Monique Duceppe.Trad.de René Gingras.Avec Louise Bombardier, Benoit Girard, Monique Joly, Marcel Leboeuf et Jacques L\u2019Heureux.Du mar.au ven., 20 h ; sam., 16 h et 20 h 30 ; dim., 14 h 30.Jusqu\u2019au 5 février.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT (4664, St-Denis) Dès mar., 20 h, Les Chaises, de Eugène Ionesco.Mise en scène de Paul Buissonneau.Avec Hélène Loiselle, Gérard Poirier.THÉÂTRE DE QUAT\u2019SOUS (100, av.des Pins E.) Le Désir de Gobi, de Suzie Bastien.Mise en scène de Pierre Bernard.Avec Annick Bergeron, Danny Gilmore et Raymond Legault : 20 h.Jusqu\u2019au 26 février.THÉÂTRE D\u2019AUJOURD\u2019HUI (3900, St-Denis) Jacynthe, de Laval, de René Gingras.Mise en scène de Yves Desgagnés.Avec Patrice Coquereau, Maude Guérin et Didier Lucien ; 20 h.Jusqu\u2019au 5 février.SALLE FRED-BARRY (4353, Ste-Catherine E.) Auj., 19 h 30, Code 99, théâtre musical de François Archambault et Yves Morin.Mise en scène de Normand Chouinard, assisté de Michel Bérubé.Avec Guillaume Champoux, Michel Girard, Brigitte Lafleur, Jean-Sébastien Lavoie, Isabelle Lemme, François Létourneau, Violaine Paradis, Marie-Ève Pelletier, Jean-François Poirier, Catherine- Anne Toupin, Catherine Trudeau et Catherine Vidal.THÉÂTRE DENISE-PELLETIER (4353, Ste-Catherine E.) Crime et Châtiment, de Fiodor Dostoïevski.Trad.et adapt.de Igor Ovadis et Serge Mandeville.Mise en scène de Igor Ovadis.Avec Catherine Allard, Marc Béland, Stéphane Brulotte, Violette Chauveau, Geneviève Cocke, Maxim Gaudette, Marie-Christine Lalande, Serge Mandeville, Igor Ovadis et Stefan Perreault.Mer., 19 h ; ven., 20 h, sam., 16 h.Jusqu\u2019au 19 février.ESPACE LIBRE (1945, Fullum) Dès mar., 20 h 30, Transit \u2014 section n°20, d\u2019Alexis Martin et Jean-Pierre Ronfard.Mise en scène d\u2019Alexis Martin.Avec Jacques Baril, Martin Beaulne, Daniele Brière, Michel Charette, Sophie Dion et Jean Maheux.THÉÂTRE PROSPERO (1371, Ontario E.) Les Bonnes, de Jean Genet.Mise en scène de Carmen Jolin.Avec Frédérique Collin, Léa-Marie Cantin et Annie Bienvenue.Du mar.au sam., 20 h.Jusqu\u2019au 12 février.THÉÂTRE ESPACE GO (4890, St-Laurent) Albertine en 5 temps, de Michel Tremblay.Mise en scène de Martine Beaulne.Avec Monique Mercure, Andrée Lachapelle, Sophie Clément, Élise Guilbault, Macha Limonchik et Guylaine Tremblay.Du mar.au sam., 20 h.Jusqu\u2019au 12 février.Représentations supplémentaires les 5 et 12 février, à 16 h, et du 15 au 19 février, à 20 h.CENTRE CALIXA-LAVALLÉE (3819, Calixa-Lavallée) Jeu.et ven., 20 h, Mort accidentelle d\u2019un anarchiste, de Dario Fo.Présentation des Productions Histrion.MONUMENT-NATIONAL (salle La Balustrade, 1182, St-Laurent) Lun., 19 h 30 Écrire pour le jeune public, avec Jasmine Dubé, Hélène Ducharme, Marie-Louise Guay, Louis-Dominique Lavigne et Pascale Rafie.Soirées Carte blanche aux auteurs.STUDIO-THÉÂTRE JEAN-VALCOURT (100, Notre-Dame E.) Bergman, d\u2019après Ingmar Bergman.Mise en scène de Jean-Pierre Ronfard.Avec Karine Beauchamp, Patrice Bélanger, Salomé Corbo, Stanislas Da Col, Tristan Dubois, Eve Duranceau, Vladana Milicevic, Frédéric Paquet, Marie-Hélène Racicot et Dominique Théberge : 20 h 30, sauf dim.Jusqu\u2019au 5 février.LA LICORNE (4559, Papineau) Antarktikos, de David Young.Trad.d\u2019André Ricard.Mise en scène de Michel Monty.Avec Réal Bossé, Normand D\u2019Amour, Stéphane Demers, Gérald Gagnon, Richard Fréchette et Jean Turcotte.Du mar.au sam., 20 h ; mer., 19 h.Jusqu\u2019au 12 février.THÉÂTRE LA PETITE LICORNE (4559, Papineau) Dim.et lun., 20 h, Journal intime d\u2019une âme, de Nathaly Charrette.Mise en scène de Sylvio Archambault.Avec Sylvio Archambault, Nathaly Charrette et Valérie Gagné.THÉÂTRE LA CHAPELLE (3700, St-Dominque) Auj., 20 h, La Terre est tellement grande., de Margaret McBrearty, et MonRoi, MaReine, de Mélanie Faucher.Avec Marylène Breault, Chantale Christin et Jod Léveillé : 20 h.Jusqu\u2019au 29 janvier.ESPACE GEORDIE (4001, Berri, espace 103) Lawrence & Holloman, de Morris Panych.Avec Adrian Burhop et Stephen Sprekmeester.Du lun.au sam., 20 h ; dim., 14 h.Jusqu\u2019au 5 février.CAFÉ-THÉÂTRE DE CHAMBLY (2447, av.Bourgogne, Chambly) Chapitre deux, de Neil Simon.Mise en scène de Danielle Anctil, en collaboration avec Marise Provencher.Avec Silvin Ferrandez, Michel de Champlain, Hélène Lessard et Chantal Therrien.Ven., sam., 20 h.Jusqu\u2019au 15 février.THÉÂTRE HECTOR-CHARLAND (225, boul.l\u2019Ange-Gardien, L\u2019Assomption) Jeu.et ven., 20 h, L\u2019Auberge des morts subites, de Félix Leclerc.Mise en scène de Danielle Fichaud assistée de Éliane Fontaine.Avec Mireille Deyglun, Vincent Bilodeau, Jean-Pierre Chartrand, Philippe Côté, Jacynthe René, Pascal Rollin, Robert Toupin et Yvon Bilodeau.À L\u2019ÉCART (245, St-Jean, Longueuil) Auj., 20 h, La Dame de cent ans, de Françoise Loranger.Mise en espace d\u2019Hélène Pedneault et Huguette Oligny.Avec Huguette Oligny.Pour Enfants LA MAISON THÉÂTRE (245, Ontario E.) Mer., jeu., 10 h et 13 h ; ven., 10 h et 19 h 30, Charlotte Sicotte, de Pascale Rafie.Mise en scène de Michel Fréchette et Michel P.Ranger.Marionnettistes : Sylvain Gagnon, André Meunier, Louise-Anouk Ouellet et Jacques Piperni.(4 à 8 ans) CENTRE SAIDYE BRONFMAN (5170, chemin de la Côte-Ste-Catherine) Dim., 14 h ; lun., 10 h, L\u2019Homme, Chopin et le petits tas de bois.(4 à 8 ans) Danse AGORA DE LA DANSE (840, Cherrier) Mer., jeu., ven., 20 h, Fragile Lumière, de Lucie Grégoire.Avec Maria Kefirova, Sandra Lapierre et Lucie Grégoire.TANGENTE (840, Cherrier) Auj., 20 h 30 ; dim., 19 h 30, Trinité (ou quand t\u2019es né pour un p\u2019tit pain, de Jacques Moisan, Harold Rhéaume et Catherine Tardif.THÉÂTRE HECTOR-CHARLAND (225, boul.l\u2019Ange-Gardien, L\u2019Assomption) Auj., 20 h, Burning Skin et Chaï, de Roger Sinha.Musique CONSERVATOIRE Auj., de 9 h 30 à 16 h, Journée portes ouvertes.Dim., 15 h, Martin Beaver et Zoé Dumais, violonistes.Douglas McNabney, altiste, Guy Fouquet et Élizabeth Dolin, violoncellistes.Kodaly, Schubert, Arensky.CHRIST CHURCH CATHEDRAL Auj., 17 h, Ensemble de cuivres de l\u2019OSM.UNIVERSITÉ McGILL (Pollack Hall) Auj., 19 h 30 et dim., 14 h, Les Contes d\u2019Hoffmann (Offenbach).Atelier d\u2019opéra de McGill.Lun.et mar., 20 h, Orchestre symphonique de McGill.Dir.Louis Lavigueur.Myriam Carrier, clarinettiste, Tristan Green, percussionniste, Maya Delich, pianiste.Copland, Mayuzumi, Chopin.Ven., 20 h, Ensemble de musique contemporaine de McGill.Dir.Denys Bouliane.Strauss, Xenakis, Nikitin, Berio.CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR Auj., 20 h, Orchestre Baroque de Montréal.Dir.Joël Thiffault.Dim., 15 h 30, Trio 3 (basson, clarinette et piano).Jeu., 20 h, Quatuor Morency et Louis-Philippe Pelletier, pianiste.Hétu, Haydn, Brahms.Ven., 22 h, Dan Noseworthy Trio.Jazz nocturne.ÉGLISE SAINT-PIERRE-APÔTRE Auj., 20 h, Les Voix Médiévales.PLACE DES ARTS (Piano Nobile) Dim., 11 h, Stephen Ham, pianiste.Sons et brioches.CHÂTEAU RAMEZAY Dim., 13 h, 14 h 30, 15 h 30, Les Voix Médiévales.ÉCOLE VINCENT-D\u2019INDY Dim., 16 h, Les Petits Violons.Haydn, Bach ; 19 h, Alexandre Solopov, pianiste.Brahms, Chopin, Debussy, Ravel.ÉGLISE ST-ENFANT-JÉSUS (5030, St-Dominique) Mar., 20 h, Grande Fanfare classique.Dir.Alain Cazes.Nelson, Bach, Barber, Villa-Lobos.BASILIQUE NOTRE-DAME Jeu.et ven., 20 h, Orchestre du Conservatoire.Dir.Raffi Armenian.Hermine Gagné, violoniste, Marjolaine Goulet, corniste.Concerto poour piano no 2 (Bartok), Concerto pour cor (Glière), Symphonie no 4 (Beethoven).Entrée libre.PAVILLON DES ARTS (Sainte-Adèle) Auj., 20 h, Cristina Mihalachi-Mondiru, violoniste.Enescu, Dragoi, Lipatti.Variétés THÉÂTRE DES VARIÉTÉS (4530, Papineau) Nostalgie.Avec Frank Olivier et Jacques Vallée.Présentation des Productions Apollon Enr.Du mer.au sam., 20 h ; dim., 14 h.Jusqu\u2019au 20 février.THÉÂTRE ST-DENIS Auj., 20 h ; dim., 19 h, The Kids in the Hall.CENTRE MOLSON Mer., 19 h 30, Our Lady Peace et Stereophonics ; ven., 20 h, Francis Cabrel.CABARET (2111, St-Laurent) Dim., 20 h 30, Yannick Jaulin.SALON ÉMILE-NELLIGAN (Maison des écrivains, 3492, Laval) Mer., 20 h, fête de la place aux poètes, avec Janou Saint-Denis.SALLE DE CONCERT OSCAR PETERSON (7141, Sherbrooke O.) Auj., 20 h, Patricia Conroy, Mack Mackenzie et Nathalie Michel.CAFÉ CAMPUS (57, Prince-Arthur E.) Auj., 20 h 30, Lil Ed et The Blues Imperials ; lun., 20 h, Child, Green Apple, Human et Butonic.LA PLACE À CÔTÉ (4571, Papineau) Dim., 18 h, James Correa.LE PIERROT (114, St-Paul E.) Auj., dès 20 h, Yan Parenteau et Alain F.Lamontagne.LES DEUX PIERROTS (104, St-Paul E.) Auj., dès 20 h, Alex Sohier et le groupe Dany Pouliot.L\u2019AIR DU TEMPS (191, St-Paul O.) Auj., 22 h, Thibaud et les fumeurs de Havane chante Gainsbourg.BOÎTE À MARIUS (5885, Papineau) Auj., 21 h, Mario Fredette et Érik Desranleau.L\u2019ESCOGRIFFE (4467, St-Denis) Dim., 22 h 30, Saüd et les Fous du Roi ; lun., 22 h, Nick Payne et Guy Bélanger.JAZZONS (300, Ontario E.) Dim., 22 h, Skip Bey et Tim Jackson.P\u2019TIT BAR (3451, St-Denis) Auj., 22 h, soirée Brassens avec Jean Viau ; lun., 21 h 30, Thomas Jensen chante Brel, Desjardins ; mar., 21 h 30, Raphaël Torr chante Joe Dassin.BALATTOU (4372, St-Laurent) Mar., 21 h 30, Island Boy and His Band ; mer., 21 h 30, Youssou Seck.LE ZEST (2110, Bennett) Auj., 20 h, Éric Poulin ; lun., 20 h, Les Cowboys Fringants, Volume 10 et Arseniq 33 ; jeu., 20 h, hommage à Clémence Desrochers, avec Johanne Doré, Sylvie Tremblay, Nathalie Raymond et Hélène Godbout.LE SWIMMING (3643, St-Laurent) Auj., dès 21 h, Le Burt Nielson Band.KOLA NOTE (5240, av.du Parc) Auj., 20 h 30, festival de musique du Maghreb, avec la troupe Beni Ameur, El Hadi, Salaam et Azal ; ven., 21 h 30, Cayouche et ses musiciens.SOFA (451, Rachel E.) Auj., Fresh ; dim., Futur Shock : 22 h 30.CABARET DU ST-SULPICE (1680, St-Denis) Mer., jeu., ven., 20 h, Woe ! Woe !Woe ! avec Jérôme Lemay.CAFÉ CHAOS (1635, St-Denis) Auj., 20 h 30, Spell down et Coronation.SERGENT RECRUTEUR (4650, St-Laurent) Dim., 19 h 30, Contes moi la pomme, avec Évelyne Ménard.BRUTOPIA (1219, Crescent) Auj., dès 21 h, Gary Davis et Pat Lesyk.JELLO (151, Ontario E.) Auj., dès 21 h, Danny Blanko.PUB ST.PAUL (124, St-Paul E.) Auj., dès 21 h, groupe Bolero.O\u2019BLUES (7567, Taschereau, Brossard) Auj., dès 21 h, Blues Express.THÉÂTRE DE LA VILLE (150, de Gentilly E., Longueuil) Auj., 20 h, Richard Séguin ; dim., 20 h, Bruno Pelletier.CENTRE CULTUREL DE JOLIETTE (20, St-Charles-Borromée S., Joliette) Auj., 20 h, Deux pianos, quatre mains.Mise en scène de Denise Filiatrault.Avec Gregory Charles et Jean Marchand.CABARET-THÉÂTRE DU VIEUX ST-JEAN (190, Laurier, St-Jean-sur-Richelieu) Auj., 20 h, groupe Secret World.SALLE DU COLLÈGE LIONEL-GROULX (100, Duquet, Ste-Thérèse) Auj., 20 h, Laurence Jalbert et Dan Bigras ; dim., 13 h, Carmen Campagne.BOURBON STREET (2045, route 117, Ste-Adèle) Auj., 21 h, Mathieu Gratton.LE VIEUX CLOCHER DE SHERBROOKE (1590, Galt O., Sherbrooke) Auj., 20 h 30, François Massicotte.Expositions MUSÉE D\u2019ART CONTEMPORAIN Oeuvres de Roland Poulin et expositions Culbutes : oeuvre d\u2019impertinence et Autour de la mémoire et de l\u2019archive.Du mar.au dim., de 11 h à 18 h ; mer., de 18 h à 21 h.MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL (pavillon Jean-Noël Desmarais) Expositions L\u2019art moderne mexicain, 1900-1950, Moi et ma circonstance : la mobilité dans l\u2019art mexicain contemporain.Du mar.au dim., de 11 h à 18 h ; mer., jusqu\u2019à 21 h.Exposition Terrain de jeux artistiques.Du mar.au dim., de 11 h à 18 h.Dès jeu., exposition De Gauguin à Toulouse-Lautrec : l\u2019estampe en France dans les années 1890 .(Pavillon Benaiah Gibb) Exposition Triomphes du Baroque : l\u2019architecture en Europe, 1600-1750 .Du mar.au dim., de 11 h à 18 h ; mer., jusqu\u2019à 21 h.Jusqu\u2019au 9 avril.LA GALERIE D\u2019ART (1390, Sherbrooke O.) Auj.et dim., de midi à 16 h, exposition La Magie du Millennium.MUSÉE MARC-AURÈLE FORTIN (118, St-Pierre) Exposition Marc-Aurèle Fortin.Du mar.au dim., de 11 h à 17 h.Jusqu\u2019au 2 avril.MUSÉE DE LA POUPÉE (105, St-Paul E.) Exposition Poupées et merveilles.Du jeu.au dim., de 11 h à 18 h.POINTE-À-CALLIÈRE \u2014 MUSÉE D\u2019ARCHÉOLOGIE ET D\u2019HISTOIRE DE MONTRÉAL (350, place Royale) Exposition Trésors d\u2019Italie du Sud, artéfacts du VIIIe au IIIe siècle avant J.-C.Jusqu\u2019au 26 mars 2000.MUSÉE D\u2019ART DE ST-LAURENT (615, av.Ste-Croix) Expositions Trajectoires, la céramique au Québec des années 30 à nos jours, Cols et manchettes de dentelle.Du mer.au dim., de midi à 17 h.Jusqu\u2019au 30 avril.MUSÉE JUSTE POUR RIRE (2111, St-Laurent) Exposition Les Amuseurs.Jeu., ven., de 9 h 30 à 15 h 30 ; sam., dim., de 10 h à 17 h.Jusqu\u2019au 30 juin.(pour les enfants de 4 à 10 ans) ARTICULE (4001, Berri, espace 105) Oeuvres de Claudine Cotton.Du mer.au dim., de midi à 17 h.Jusqu\u2019au 13 février.ATELIER CIRCULAIRE (40, Molière E., espace 401) Exposition Atelier Rops, oeuvres de Jean-Marie Benoit, René Donais, Martin Lacroix, Marc Séguin, Gabriel Belgeonne, Cyril Bihain, Claude Celli, Frédéric Penelle et Sarah V.Jusqu\u2019au 8 février.ATELIER ZÉRO ZOO (3615, St-Denis) Exposition Virtuosité Zérozoïste, oeuvres de Zéro Zoo.Du jeu.au lun., de midi à 17 h.Jusqu\u2019au 27 février.B-312 (372, Ste-Catherine O., espace 403) Peintures de Marc-André Soucy.Du mar.au sam., de midi à 18 h.Jusqu\u2019au 5 février.BORDUAS (207, Laurier O.) Oeuvres de Michel Lancelot et Natasha Turovsky.Du lun.au ven., de 9 h à 18 h ; sam., de 10 h à 17 h.LA CENTRALE (460, Ste-Catherine O., espace 506) Auj., de midi à 17 h, oeuvres de Christine Major.CENTRE SAIDYE BRONFMAN (Galerie Liane et Danny Taran, 5170, chemin de la Côte-Ste-Catherine) Peintures et dessins de Leon Golub.Du lun.au jeu., de 9 h à 21 h ; ven., de 9 h à 14 h ; dim., de 10 h à 17 h.Jusqu\u2019au 5 mars.Oeuvres de Nicholas Amberg, Jackie Rae et Eric Simon.Jusqu\u2019au 29 février.CENTRE CANADIEN D\u2019ARCHITECTURE (1920, Baile) Expositions Cedric Price : de tout temps et En chantier : les collections du CCA.Du mar.au ven., de 11 h à 18 h ; jeu., de 11 h à 21 h ; sam., dim., de 11 h à 17 h.CENTRE COPIE-ART (813, Ontario E.) Auj., de 10 h à 17 h ; lun., de 10 h à 18 h, oeuvres d\u2019Isabelle Lelarge.CENTRE DE CRÉATIVITÉ DE MONTRÉAL (1200, de Bleury) Oeuvres de Stephen Grenier Stini.Du lun.au sam., de midi à 18 h.Jusqu\u2019au 24 février.CENTRE DE DESIGN DE L\u2019UQAM (1440, Sanguinet) Exposition Designland : panorama du design actuel.Du mer.au dim., de midi à 18 h.Jusqu\u2019au 27 février.CENTRE D\u2019EXPOSITION CIRCA (372, Ste-Catherine O., espace 444) Sculptures de Pierre Bourgault-Legros et Marie- Josée Laframboise.Du mer.au sam., de midi à 17 h 30.Jusqu\u2019au 5 février.CENTRE D\u2019EXPOSITION DE L\u2019UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL (Faculté de l\u2019aménagement, 2940, Côte Ste-Catherine) Exposition La langue à travers les âges, des origines au Québec.Mar., mer., jeu., dim., de midi à 18 h.Jusqu\u2019au 10 février.CENTRE DES ARTS CONTEMPORAINS DU QUÉBEC (4247, St-Dominique) Oeuvres de Jacques Blanchet.Du mar.au sam., de 11 h à 17 h.Jusqu\u2019au 18 février.CENTRE DES ARTS ACTUELS SKOL (460, Ste-Catherine O., espace 511) Oeuvres de Nataly Nato, Nicolas Renaud et Karen Spencer.Du mar.au sam., de midi à 17 h.Jusqu\u2019au 12 février.CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE (335, de Maisonneuve E.) Raoul Servais \u2014 Itinéraire d\u2019un ciné-peintre.Du mar.au dim., de 13 h à 18 h ; entrée libre le mercredi de 18 h à 20 h 30.Jusqu\u2019au 30 avril.GALERIE SIMON BLAIS (4521, Clark) Auj., de 10 h à 17 h 30, exposition Hommage à Jean McEwen.GALERIE FRANCOIS-PIERRE BLEAU (3615, St-Denis) Oeuvres de Zéro Zoo.Du jeu.au lun., de midi à 17 h.Jusqu\u2019au 27 février.GALERIE CLARK (1591, Clark) Oeuvres de Randall Finnerty et Laurent Roberge.Du mer.au sam., de midi à 18 h.Jusqu\u2019au 19 février.GALERIE D\u2019ARTS CONTEMPORAINS (2165, Crescent) Oeuvres de Riopelle, Borduas, Lemieux, Mousseau, Dumouchel, Fortin, Surrey, Hurtubise, Brandtner, Castelli.GALERIE D\u2019AVIGNON (102, av.Laurier) Exposition Transitions, oeuvres d\u2019étudiants en enseignement des arts de l\u2019Université Concordia.Jusqu\u2019au 4 février.GALERIE DAZIBAO (4001, Berri, espace 202) Auj.et dim., de midi à 17 h, exposition D\u2019Elles, de Loly Darcel et Lorraine Oades.GALERIE DE BELLEFEUILLE (1367, av.Greene) Oeuvres de James Lahey, Danièle Rochon, Walter Bachinski.Du lun.au sam., de 10 h à 18 h ; dim., de 11 h 30 à 17 h.GALERIE DE LA VILLE (12 001, de Salaberry) Oeuvres de Claudine Ascher, Diane Collet, Janette Haggar, Daphna Leibovici, Deirdre McCay, Sheryl Medicoff et John Reid.Du mar.au ven., de 14 h à 17 h ; sam., de 13 h à 16 h ; dim., de 13 h à 16 h.Jusqu\u2019au 20 février.GALERIE DE L\u2019ISLE (1451, Sherbrooke O.) Oeuvres de Brochard.Lun., de 13 h à 19 h ; mar.au sam., de 10 h 30 à 18 h.GALERIE DES MÉTIERS D\u2019ART DU QUÉBEC (350, St-Paul E.) Exposition Oeuvre à deux.Tous les jours de 10 h à 18 h.Jusqu\u2019au 12 mars.GALERIE ERIC DEVLIN (460, Ste-Catherine O., espace 403) Auj., de midi à 17 h, oeuvres de Suzelle Levasseur.GALERIE D\u2019ART D\u2019OUTREMONT (41, St-Just) Exposition Parvis et portails, sculptures de Yves Trudeau.Du mar.au ven., de 13 h à 18 h ; sam., dim., de 13 h à 16 h.Jusqu\u2019au 6 février.GALERIE DU GAZON-COUTURE (1460, Sherbrooke O.) Oeuvres de Claire Beaulieu, Anne Billy, Suzanne Boucher, Jean Brillant, Claude Guertin, Normand Hamel, Marie-Claude Pratte, Guy Saint-Arneault, Denis St-Pierre, John Shaw et Éric Simon.Jusqu\u2019au 18 mars.GALERIE FÔKUS (68, av.Duluth E.) Oeuvres de Loraine Galarneau.Jusqu\u2019au 11 février.GALERIE GORA (460, Ste-Catherine O., espace 502) Oeuvres de Lorraine Hudson.Du mar.au sam., de 13 h à 18 h.Jusqu\u2019au 4 février.GALERIE KLIMANTIRIS (742, Décarie) Peintures de Manon Carrier, Didier Chrétien, Juan Cristobal et Jan Delikat.GALERIE D\u2019ART LEONARD & BINA ELLEN (1400, boul.de Maisonneuve O.) Exposition de la faculté des Beaux-Arts de l\u2019Université Concordia.Du mar.au ven., de 11 h à 19 h ; sam., de 13 h à 17 h.Jusqu\u2019au 5 février.GALERIE LES MODERNES (460, Ste-Catherine O., espace 305) Oeuvres de Luc Bergeron.GALERIE OLIVIER MARTIN (4021, Dandurand) Petits formats, de Violaine Gaudreau, Ann McCall et François Vincent.GALERIE MAZARINE (1448, Sherbrooke O.) Gravures anciennes, de Keuleman, Edwards, Wilson, Nozeman, Lewin, Morris, Martin, de Puydt, Sweet, Curtis et Antoine Watteau.GALERIE MICHEL-ANGE (430, Bonsecours) Auj.et dim., de 11 h à 17 h, exposition d\u2019art figuratif d\u2019artistes québécois.GALERIE MISTRAL (372, Ste-Catherine O., espace 424) Oeuvres d\u2019Alain Chagnon, Iva Zimova et Lutz Dille.Du mer.au sam., de midi à 18 h.Jusqu\u2019au 19 février.GALERIE MONARO (34, St-Paul O.) Oeuvres de Monique Harvey, Pierre Patry, Janusz Migacz et Manon Otis.GALERIE MONTRÉAL TÉLÉGRAPHE (206, de l\u2019Hôpital) Auj., de 13 h à 18 h, oeuvres de Jean-Pierre Gilbert.GALERIE NEXUS (1350, av.Greene) Peintures de Esauht Hernandez Solano, Juan Murrieta, Nolasco Martinez, Juan Jose Camacho, Richard Leon Garcia, Enrique Nunez.Sculptures de Chucho et de Juan Estrada.Du lun.au sam., de 10 h à 18 h GALERIE PORT-MAURICE (8420, boul.Lacordaire) Exposition Un lieu où tout commence, oeuvres de Josette Villeneuve.Jusqu\u2019au 5 février.GALERIE LILIAN RODRIGUEZ (372, Ste-Catherine O.) Oeuvres de Françoise Sullivan.Du mer.au sam., de midi à 18 h.Jusqu\u2019au 26 février.GALERIE SEAGRAM\u2019S DU THÉÂTRE CENTAUR (453, St-François-Xavier) Oeuvres de Scott MacLeod.Jusqu\u2019au 6 février.GALERIE SHAYNE (5471, av.du Mont-Royal) Oeuvres des artistes de la galerie (peintures, sculptures et verre d\u2019art).Du mar.au ven., de 10 h à 17 h 30 ; sam., de 10 h 30 à 17 h.GALERIE SOLEIL (207, Laurier O.) Auj.et dim., oeuvres de Robert Elibekian.GALERIE TOURNESOL (5175B, Sherbrooke O.) Photographies de Lola Gordon.Jusqu\u2019au 28 février.GALERIE TURENNE (1476, Sherbrooke O.) Tableaux anciens du XVIe au XXe siècle.GALERIE UQAM (1400, Berri) Expositions Là où Ça est, doit advenir le Je, oeuvres de Johanne Gagnon, Manon Lbrecque, Lani Maestro et David Tomas, et Je vous salue Adonaï, oeuvres de Chantal Dahan.Du mar.au sam., de midi à 18 h.Jusqu\u2019au 19 février.GALERIE JEAN-PIERRE VALENTIN (1490, Sherbrooke O.) Oeuvres de Riopelle, MacDonald, A.Duhamel et L.Muhlstock.Du mar.au ven., de 10 h à 17 h 30 ; sam., de 10 h à 17 h.GALERIE VERMEILLE (4464, Ste-Catherine O.) Oeuvres des artistes de la galerie.Jusqu\u2019au 1er février.GALERIE VOX (460, Ste-Catherine O., espace 320) Exposition Les rituels parcours de chasse, oeuvres d\u2019André Barrette.Du mar.au sam., de midi à 17 h.Jusqu\u2019au 13 février.GALERIE WEST END (1358, av.Greene) Oeuvres de Ingrid Harrison, Richard Bélanger et Sylvie Hétu.GUILDE CANADIENNE DES MÉTIERS D\u2019ARTS (2025, Peel) Tapisseries de Baker Lake.Jusqu\u2019au 30 mars.GUILDE GRAPHIQUE (9, St-Paul O.) Oeuvres de Cyril Desmet, Kittie Bruneau et Richard Lacroix.Du lun.au sam., de 10 h à 18 h ; dim., de midi à 17 h.Jusqu\u2019au 4 février.MONUMENT-NATIONAL (La Balustrade, 1182, St-Laurent) Photographies de Maxime Côté.Jusqu\u2019au 4 mars.OBORO (4001, Berri, espace 301) Oeuvres de Lynne Marsh.Du mer.au dim., de midi à 17 h.Jusqu\u2019au 13 février.OBSERVATOIRE 4 DE MONTRÉAL (372, Ste-Catherine O., espace 426) Exposition Métamorphoses \u2014 Les chants de tolérance, oeuvres d\u2019Imaïla Manga.Jusqu\u2019au 26 février.USINE C (1345, av.Lalonde) Peintures d\u2019Anne Bertoin.Du mar.au sam., de midi à 18 h.Jusqu\u2019au 26 février.2825501 2822265 2825289 6LP2001D0129 D 20 samedi ARTS 6LP2001D0129 ZALLCALL 67 01:08:16 01/29/00 B D 20 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 JANVIER 2000 La couleur du bonheur Tables de Montréal en lumière Le Festival Montréal en lumière est lancé et, avec lui, le volet baptisé Les Arts de la table.Dans cette grande manifestation culturelle, qui englobe les arts de la scène et les arts de la lumière, la gastronomie a été choisie pour constituer le troisième volet.Il est fort rare que la cuisine et ses artisans soient considérés comme.des intervenants culturels.Peut-être est-ce une première.Il faudra s\u2019en souvenir.Comme dans tous les festivals de théâtre, de danse, de musique.de jazz, des artistes ont été invités.Dix-neuf personnalités, de France, du Portugal, des États- Unis et d\u2019Italie seront à Montréal du 11 février au 4 mars pour animer nos tables hivernales.Parmi ces invités, dix-sept cuisiniers (dont plusieurs font partie de la constellation Michelin) seront en poste dans des restaurants avec leurs confrères montréalais, et participeront à des conférences, des dégustations, des ateliers.Paul Bocuse a accepté la présidence d\u2019honneur de ce premier festival des Arts de la table.En plus de ce programme officiel, M.Bocuse sera à l\u2019UQAM, le lundi 14 février, pour parler de la cuisine du prochain millénaire.Parmi la cinquantaine de restaurants montréalais participant au festival, une quinzaine recevront des chefs invités.Francesco Beradinelli (Toscane) sera au Bice ; Pascal Bouvier (Val de Loire), au Café de Paris du Ritz ; Patrice Caillault, à l\u2019Opus II de l\u2019Omni ; Joël Cesari (Jura), aux Caprices de Nicolas ; Josiah Citrin (Santa Monica), aux Continents de l\u2019Intercontinental ; Pierre Schaedelin (Le Cirque, N.Y.), à Nuances du Casino ; Jean-Pierre Sennelet (Beaune), au Lutétia de l\u2019hôtel de La Montagne ; Victor- Manuel Sobral (Portugal), au Café Ferreira ; Gilles Tournadre (Rouen), au Castillon du Hilton- Bonaventure ; Charlie Trotter (Chicago), au Toqué ! ; Gérard Vié (Versailles), au Café de Paris du Ritz ; Jeffrey Vigilla (Floride), au Café de Paris du Ritz ; Gian Carlo Manzo (Sicile), au Quelli della Notte ; Jacques Le Divellec (Paris) à la salle Gérard-Delage de l\u2019ITHQ ; Émile Jung (Strasbourg), au Beaver Club du Reine Elizabeth.M.Jacques Puisais, président de l\u2019Institut français du goût, a accepté d\u2019animer des dégustations, de tenir des ateliers et de commenter de nombreux dîners.M.Carlo Pétrini, du mouvement Slow Food, animera un atelier.La SAQ est le commanditaire officiel des Arts de la table.Neuf maisons ont été sélectionnées pour devenir les fournisseurs officiels de ce festival.D\u2019autre part, dans tous les magasins de la Société, des Tripaq seront proposés, chacun accompagné de conseils de trois chefs montréalais.C\u2019est aussi dans ces magasins que l\u2019on pourra se procurer des passeports qui donneront droit à des escomptes.Le programme complet des Arts de la table est disponible dans les magasins SAQ.Pour tout renseignement : www.montrealenlumiere.com GASTRONOTES RESTAURANTS Françoise Kayler Françoise Kayler Ce restaurant n\u2019a pas choisi le Quartier chinois.Il a franchi la barrière de l\u2019autoroute et s\u2019est installé dans le Vieux-Montréal où les enseignes qui défendent les cuisines asiatiques se multiplient.La Lanterne Rouge affiche « nouvelle cuisine chinoise ».Le terme ne doit cependant pas nous faire craindre de retomber dans les assiettes d\u2019une autre nouvelle cuisine.Celleci est différente de celle que l\u2019on sert là où veillent les lions des grandes portes.Le décor est particulier.Et nouveau.Nouveau aussi dans le sens où ce vaste local abrite un restaurant pour la première fois.Deux étages y sont installés, le deuxième suspendu et tournant autour du premier comme une sorte de mezzanine à laquelle on accède par un grand escalier central.Cela pourrait être une ancienne manufacture, un ancien entrepôt.Et c\u2019est un restaurant.intéressant.La cuisine ouverte où s\u2019activent des cuisiniers strictement vêtus et coiffés de blanc, offre un spectacle en continu.Et en plongée pour certaines tables du haut.D\u2019immenses lanternes rouges égayent le haut comme le bas.Une fresque Nouvelle- France, surprenante dans ce décor, ferme la salle du haut tandis que, sur les murs badigeonnés de carmin, des toiles modernes sont accrochées et mises en vente.Le service est fait avec minutie et une attention tout sourire.La Lanterne Rouge propose une carte et une table d\u2019hôte.Les menus par numéros sont exclus et les baguettes ne sont fournies que sur demande.Les plats peuvent être mis en commun.Mais, instinctivement, le service est assuré par le personnel.Le rouge est la couleur du bonheur et la couleur fétiche de ce restaurant qui propose, aussi, un menu « rouge ».Les deux soupes d\u2019ouverture étaient aussi bonnes l\u2019une que l\u2019autre, faites de bouillons « à petits yeux », soutenus en saveur aussi bien dans le cas de l\u2019aigre-piquant que dans celui du doux, et nourris tous les deux de beaux éléments.Rouleau de crevettes, feuilleté de crabe, bouchée au porc et bouchée vapeur, avec de petites marinades, composaient une assiette de dim sum proposée en entrée.La Lanterne Rouge ne lésine pas sur les portions.Elle sont copieuses.L\u2019assiette de poulet aurait pu être partagée.Un blanc de volaille tendre, enveloppé de panure blonde, légère et friable, servi avec une sauce courte plus parfumée que sucrée et une multitude de lamelles de citron.L\u2019ensemble est séduisant.Le canard laqué est présenté, canard d\u2019un côté et crêpes de l\u2019autre, puis il est préparé par le service et cinq crêpes roulées sur la volaille sont mises sur assiette.Viande un tout petit peu sèche ce soir-là, plat agréable cependant.Un dessert en gelée compacte, doux sans être sucré, rafraîchissant, est servi dans une petite coupe, accompagné du traditionnel biscuit qui livre un message rassurant.La Lanterne Rouge propose thé ou café et présente une carte de vins.LANTERNE ROUGE 230, rue Notre-Dame Ouest Vieux-Montréal 514-282-9996 Soupe aigre-piquante Soupe au tofu Dim sum Poulet miel et citron Canard laqué Riz aux légumes Gelée à la noix de coco Menu (table d\u2019hôte), pour deux, avant vin, taxes et service : 38 $ 2825864 2825759 2825787 2819293 2820148 2817933 15 2820125 2817908 2825064 2822689 2822696 2825781 6LP2101D0129 D 21 Samedi Arts 6LP2101D0129 ZALLCALL 67 01:05:01 01/29/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 JANVIER 2000 D 21 Malescasse 96 et de nouveaux arrivages Personnage opiniâtre et n\u2019ayant qu\u2019une seule idée en tête, l\u2019amateur chevronné est constamment à la recherche de nouveautés.Il s\u2019informe, fouine, dévore les magazines spécialisés, déguste à qui mieux mieux.« Vous avez goûté ceci ?cela ?» demande-t-il autour de lui.Si on a également goûté, il est un peu mortifié.Ne sait-on rien des vins en question, il les décrit avec force détails, heureux comme un roi.Quelle belle vie ! Or, chose qu\u2019il sait fort bien, il y a de nouveaux arrivages de vins déjà vendus précédemment, qu\u2019il ne faut pas rater.En pareil cas, toutefois, l\u2019amateur préfère se taire.jusqu\u2019au moment où il a lui-même fait ses provisions.Après quoi il en parle d\u2019abondance.Un bordeaux Voici de la sorte trois vins dont il faut saluer la réapparition en ce début d\u2019année, d\u2019autant plus qu\u2019en cette période de flambée des prix ils restent tous trois à des prix sensés.L\u2019un est du Bordelais, le deuxième de Californie et le troisième du Portugal.Vin d\u2019appellation Médoc (la plus modeste de ce vignoble célébrissime), le Château Ramafort 95, sans être un vin à mettre en cave pour très longtemps, est à mon sens la quintessence du bon bordeaux moderne.D\u2019une belle couleur violacée soutenue, c\u2019est en effet un vin à la texture distinguée, aux saveurs alléchantes et aux tannins tendres, arrondis par l\u2019élevage en barriques.Relativement corsé, d\u2019une classe certaine sans que ce soit un grand vin, il se situe néanmoins, par son élégance, aux échelons supérieurs de son appellation.Délice.875880, 25,65 $, HHH(H) $$$ 3-4 ans.De Californie Maison qui compte parmi les plus importantes de Californie par son volume de production, Fetzer, comme tant de firmes californiennes, boise très fortement la plupart de ses vins, ce qui finit par rebuter bien des amateurs dont le goût privilégie avant tout le fruit.Son Viognier California 97 Barrel Select Fetzer Vineyards fait exception.Typé Viognier, et donc pourvu de ces arômes au fruit expansif évoquant quelque chose comme les abricots, son boisé est parfaitement marié à l\u2019ensemble, ce vin possédant une pureté, un éclat irrésistibles à la fois sur le plan olfactif et gustatif.Encore plus étonnant : la bouteille une fois ouverte, on la garde debout au réfrigérateur, par exemple à moitié pleine, où, sans doute grâce à son bois, le vin résiste à toute oxydation pendant plusieurs jours.Délice aussi.868778, 24,10 $, HHH(H) $$($) 2-3 ans.On le servira (à l\u2019aveugle préférablement) soit à l\u2019apéritif, soit avec de la cuisine asiatique, chinoise ou vietnamienne, par exemple, soit encore pour accompagner une viande blanche ou des fruits de mer en sauce.Plaisir garanti ! Du Portugal L\u2019une des principales beautés du monde viticole est qu\u2019il se produit des vins de tous les styles, pour tous les goûts.Ainsi en va-t-il des tawnies 10 ans, chaque producteur ayant son style particulier de 10 ans, qu\u2019il met tous ses soins à reproduire d\u2019une cuvée à l\u2019autre.Certains les aiment bien colorés, presque brunâtres, avec des saveurs marquées, presque de bois brûlé, d\u2019autres maisons, à l\u2019autre extrême, les aiment moins colorés, d\u2019une teinte fauve pâle, tout en finesse et en nuances.À noter, donc, le nouvel arrivage du Cockburn\u2019s 10 ans, qui vient de réapparaître sur les tablettes, mais qui, à chaque nouveau lot, a l\u2019art de disparaître aussitôt ! C\u2019est un vin qui a de fervents admirateurs (je suis du nombre), moins coloré que beaucoup d\u2019autres tawnies 10 ans, au bouquet d\u2019un charme parfait, nuancé, subtil, avec aussi du fruit, moyennement corsé, et aux saveurs tout aussi éclatantes et complexes.Délice encore.156844, 29 $, HHH(H) $$$($) 6-7 ans.Un bourgogne blanc La prudence et la sagesse demandent d\u2019avoir toujours, en réserve, au moins quelques bouteilles de bourgognes blancs.Toujours fiable, toujours pourvu d\u2019un beau fruit d\u2019une netteté indiscutable, riche en bouche, mais sans lourdeur, et boisé de façon savante, le Mercurey Château de Chamirey \u2014 une des valeurs les plus sûres pour les bourgognes blancs, année après année \u2014 reste fidèle à cette description dans le millésime 97 présentement en vente.À boire maintenant, ou à garder quelques années sans souci.179156, 29,25 $, HHH $$$($) 2-3 ans.Un bordeaux rouge La dégustation à l\u2019aveugle (ou à la demi-aveugle, en sachant quels vins on déguste tout en ignorant l\u2019ordre de service) réserve immanquablement de fortes surprises.Ainsi, à la dégustation de 132 vins du millésime 96 du Grand jury européen dont j\u2019ai fait état il y a deux semaines, le cru bourgeois d\u2019appellation Haut-Médoc 96 Château Malescasse s\u2019est classé au 60e rang, devant.le Pomerol Château Pétrus (61e), les Pauillacs Clerc-Milon (62e) et Grand-Puy- Ducasse (63e), le Saint-Julien Beychevelle (64e), le Saint-Émilion Troplong-Mondot (65e), le Mondavi Private Reserve (66e), etc.Or, ce Haut-Médoc est en vente sur notre marché à un prix raisonnable.C\u2019est, en deux mots, un de ces bordeaux que les dégustateurs anglais qualifieraient de text book claret, c\u2019est-à-dire un vin de facture classique.La couleur est bien soutenue sans être opaque, le bouquet, dans lequel s\u2019imposent avant tout des nuances de fruits noirs, étonnamment complexe (cuir, pruneaux cuits, avec aussi comme des notes de crayon à mine de plomb, résine, etc.), avec une bouche qui suit, passablement charnue et corsée, des tannins fermes, le tout sur ce mode austère de tant de bordeaux.728667, 31 $, HHH(H) $$$($) 4-5 ans.DU VIN Jacques Benoit Galerie 2824588 Le charme immuable de la galerie Dominion RENÉ VIAU collaboration spéciale Ici, votre grand-père, s\u2019il en avait les moyens, faisait ses emplettes.Près du Musée des beaux-arts, la galerie Dominion est tellement considérée comme allant de soi que nombre d\u2019amateurs négligent de l\u2019inclure à leur tournée des galeries.L\u2019enseigne, inaugurée en 1941, offre pourtant un fonds surprenant.Nulle part ailleurs au Canada, comme en témoigne l\u2019accrochage actuel, peut-on trouver autant de grands noms et de petits maîtres de la peinture canadienne qui réjouiront le collectionneur novice ou chevronné.Tandis que le marché reprend doucement, ces surprises accrochées aux murs de « la vénérable dame de la rue Sherbrooke » démontrent que la galerie mérite mieux que cette métaphore convenue.Dufy, Lyman, Roberts, Riopelle, Mathieu, Arp, Marino Marini ou les soeurs Bouchard de Charlevoix.Ces artistes ont à un certain moment exposé ici.De telles pointures s\u2019écoulent désormais plus facilement.Pas d\u2019emballement cependant.Comme dans les années 50, nombre d\u2019amateurs aujourd\u2019hui, constate le directeur Michel Moreault, « achètent pour léguer les oeuvres à leurs enfants.Nous sommes loin de la spéculation de la fin des années 80.» Dans un décor délicieusement Art Déco, aux côtés de quelques bronzes de Moore et d\u2019un petit Alex Colville, le visiteur rencontre deux magnifiques petits panneaux aux tons nacrés, chauds et métalliques, de Lyman.Ces vues si calmes de la Barbade commandent désormais des prix aux alentours de 6000 $.Toujours très années 30, une scène intimement croquée par le crayon de cet élève de Matisse qu\u2019était Lyman (1886-1967), La Touche finale (3800 $) montre sa femme, coupe à la Chanel, finissant sa toilette d\u2019un trait de rouge à lèvres.À côté, une toile de Jori Smith, datant de 1946, s\u2019est vendue 7500 $.On monte à l\u2019étage.Hérodiade nous accueille.C\u2019est l\u2019oeuvre de ce copiste, apprécié autrefois de l\u2019aristocratie européenne, qu\u2019était le chevalier Antoine-Sébastien Falardeau.Né en 1822, ce fils de cultivateur québécois est mort à Florence en 1889.Après un petit collage de Arp et un grand Warhol, sous verrière, se retrouvent un paysage breton de Morrice (45 000 $), une vue parisienne de Dufy, voilée de lilas, et un admirable tableautin brossé avec une fougue contenue par Fantin-Latour.À quel prix cette oeuvre du peintre français du XIXe, portraitiste de Rimbaud et Verlaine, est-elle proposée ?Silence.« Làdessus, répond M.Moreault, affable mais ferme, je ne peux vous répondre.» De telles oeuvres se vendent généralement à l\u2019étranger.Mais n\u2019allez pas croire qu\u2019ici tout est cher.Les photographies récentes au sténopé de Ian Patterson sont offertes à 900 $.Une fondation et une galerie La majorité de ces tableaux ont été achetés à l\u2019époque avec flair par le docteur Stern.Fuyant le nazisme, ce jeune historien d\u2019art, fils d\u2019un marchand de tableau de Düsseldorf, entre en 1942 à la galerie fondée par Rose Millman.Il en deviendra vite le directeur.Audacieux et pragmatique, Stern sera l\u2019un des pionniers du marché de l\u2019art canadien, quasi inexistant avant lui.Tout en ouvrant, dans les années 40, le marché des collectionneurs de Montréal et d\u2019ailleurs aux artistes canadiens et à l\u2019art vivant, il présente alors un art international de qualité.Et beaucoup de sculpture.Le docteur Stern s\u2019est intéressé à Henry Moore durant les années 50.Le sculpteur britannique qui était aussi collectionneur l\u2019a guidé vers Zadkine, Archipenko, Arp.À sa mort en 1987, explique M.Michel Moreault, une fondation philanthropique a été créée.Sa collection personnelle d\u2019art canadien et international est en partie donnée à des musées régionaux et nationaux.Mais la galerie continue de fonctionner sur une base commerciale.Ce qui n\u2019exclut pas des manifestations quasi muséologiques.« Je suis en train de monter, confie-t-il, une grande exposition qui honorerait la mémoire du docteur Stern, rassemblant des oeuvres qu\u2019il a laissées aux musées canadiens.» 6LP2201D0129 D 22 samedi ARTS 6LP2201D0129 ZALLCALL 67 01:04:43 01/29/00 B Télévision D 22 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 29 JANVIER 2000 Dans la tête de Michel Chartrand ISABELLE MASSÉ collaboration spéciale La tête droite, la lèvre inférieure retroussée, le regard qui ne demande qu\u2019à être capté et cette voix forte toujours prête à défendre le travailleur opprimé.À voir aller Luc Picard en Michel Chartrand, on jurerait que le comédien a passé des heures devant un miroir à apprivoiser, geste par geste, l\u2019attitude du syndicaliste, les cordes vocales branchées sur le 220.« Michel parle tout le temps fort et prend beaucoup de place », rappelle- t-il en haussant la voix pour faire comprendre à quel point elle peut alerter tout le personnel d\u2019un restaurant.Le tournage de Chartrand et Simonne est terminé depuis plus d\u2019un an, mais Luc Picard est loin d\u2019avoir accroché son personnage au vestiaire.Incarner Chartrand est un réflexe acquis.Du coup, on oublie l\u2019imitation loufoque de Dominique Michel, celle du Chartrand enragé à la chemise à carreaux qui épice plus qu\u2019il n\u2019en faut ses discours de jurons bien sentis.Pour qu\u2019on croit au sien, Luc Picard a privilégié l\u2019incarnation plutôt que la caricature.Il ne s\u2019est posté devant aucune glace ! « J\u2019ai croisé mes bras, comme lorsqu\u2019il est assis, j\u2019ai fermé les yeux et je suis entré dans un état second.» Sa rencontre avec l\u2019homme de 83 ans a sûrement aidé.Le comédien a eu la chance de dîner avec lui en tête-à-tête, deux semaines avant le tournage.« J\u2019ai ressenti son énergie sans même lui poser de questions.Il est arrivé au restaurant avec des fleurs en récitant du latin.J\u2019en ai appris beaucoup plus sur lui en deux heures qu\u2019en visionnant tous ses discours et entrevues pendant un mois.On a parlé d\u2019art, d\u2019amour, des femmes, de la vie.Il m\u2019a fait rire.Il m\u2019a vraiment charmé.Ce fut très révélateur.» Le comédien de 37 ans venait de voir défiler devant lui tout un pan de l\u2019histoire du Québec.Lui qui aime tant l\u2019histoire.« Ça m\u2019aide à comprendre le monde dans lequel je vis.Adolescent, j\u2019aimais les films politiques comme ceux de Costa- Gavras.J\u2019étais idéaliste et assez politisé même si je changeais tout le temps d\u2019opinion ! J\u2019écoutais du John Lennon, parce qu\u2019il écrivait des chansons sur la paix.J\u2019étais anti-américain.J\u2019ai donc toujours eu un faible pour les personnages qui ont des convictions politiques, spirituelles ou amoureuses.» Luc Picard a toutefois exigé une semaine de réflexion avant d\u2019accepter le rôle de Michel, offert par son fils Alain.« Il ne m\u2019a même pas demandé de lancer quelques répliques avant de me l\u2019offrir.J\u2019ai eu peur.C\u2019est un rôle casse-gueule.Mon interprétation devait être juste, sinon toute la série en aurait souffert.Je devais rendre les traits spécifiques au personnage pour qu\u2019il corresponde à l\u2019imaginaire des téléspectateurs.» La commande était lourde pour le comédien qui a l\u2019habitude d\u2019agir par instinct après la lecture d\u2019un scénario.Un instinct qui l\u2019a bien servi jusqu\u2019à présent à la télévision et au cinéma : Noum de L\u2019Ombre de l\u2019épervier, François Pelletier d\u2019Omertà, Laurent Vaillancourt du polar Le Dernier Souffle.« Je suis peut-être chanceux.Je désirais vraiment le rôle de François dans Omertà, car les textes étaient très bons.Mais la télésérie aurait pu être mauvaise si elle avait été mal réalisée.» Cette fois, c\u2019est en grande partie sur ses épaules que repose le succès de Chartrand et Simonne (en ondes le mercredi à Radio-Canada).Incarner Michel lui a donné des sueurs froides, dans les scènes de discours notamment.« C\u2019est sa marque de commerce.J\u2019ai été pris d\u2019un trac digne des grandes premières de théâtre quand il est venu sur le plateau.» Mais le vénérable homme est resté muet en voyant son double.« Il est extrêmement respectueux.Il n\u2019a jamais fait de commentaires sur mon jeu.Son fils Alain m\u2019a aussi permis d\u2019interpréter Chartrand comme je le sentais.Ainsi, je n\u2019étais pas intimidé par mon personnage.» Un personnage qui déplace beaucoup plus d\u2019air et qui parle beaucoup plus fort que lui.Mais comme Chartrand, Luc Picard sent le besoin de s\u2019exprimer pour faire avancer les choses.Comme lors du gala des Gémeaux où, trophée à la main, Picard a dénoncé les horaires de fou des comédiens sur les plateaux des téléséries.Et comme lorsqu\u2019il a été interrogé à l\u2019émission Enjeux sur la mollesse des hommes à la télé québécoise ?« Mes commentaires ont été perçus comme une plainte et une accusation envers les auteurs.Comment pourrais-je me plaindre de Noum ou de François ?Quand on me pose une question délicate sur un enjeu de société, j\u2019essaie d\u2019y répondre le plus sincèrement possible.J\u2019aime alimenter les débats.Avoir la parole est un privilège.» Prendre celle de Chartrand l\u2019est tout autant.avec tous les inconvénients que ça suppose, comme le port de la moustache pendant les trois mois de tournage, mais surtout celui de la perruque, disons peu discrète ! « On finit par l\u2019oublier.» « On a parlé d\u2019art, d\u2019amour, des femmes, de la vie.Il m\u2019a fait rire.Il m\u2019a vraiment charmé.» PHOTO DENIS COURVILLE, La Presse © Incarner Michel Chartrand a donné des sueurs froides à Luc Picard, dans les scènes de discours notamment.« C\u2019est sa marque de commerce.J\u2019ai été pris d\u2019un trac digne des grandes premières de théâtre quand il est venu sur le plateau.» Rock 2819460 Le rêve américain de Flangers JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE La porte du succès s\u2019ouvrirait-elle pour Flangers ?Le jeune groupe rock de Québec, pratiquement inconnu en dehors de la Vieille Capitale, s\u2019envolera le 3 février pour Hollywood où il participera avec trois autres formations à la grande finale de Battle of the Bands, le plus gros concours de rock nord-américain.L\u2019événement, sponsorisé entre autres par le Rolling Stone Magazine, en est à sa troisième année d\u2019existence.Outre une prime non négligeable de 25 000 $ US, le vainqueur court la chance d\u2019être remarqué par les dépisteurs du disque, qui seront présents en grand nombre au Bonaventure Hotel de Los Angeles.Le concours a déjà fait connaître le groupe 311 (qui était de passage au Spectrum de Montréal il y a quelques mois) et on dit que l\u2019an dernier, trois des quatre finalistes ont signé un contrat avec des labels américains.Fondé en 1997, Flangers est un groupe « rock alternatif mélodique » composé de Julien Martre (micro, guitare), P.O.Gosselin (guitare), Fred Asselin (basse) et Serge Poulin (batteur).Inscrit parmi 4000 autres participants, le quatuor a traversé quatre étapes de préliminaires avant d\u2019atterrir en finale.C\u2019est un vote de popularité, organisé sur le site Web du Rolling Stone Magazine, qui a permis à la formation de se retrouver en demifinale à Dallas (Texas), le 15 janvier dernier devant jury.Il faut savoir que les nouvelles technologies occupent une place de choix dans Battle of the Bands : lors la grande finale, 20 % de la note sera déterminée par les internautes (1).Il sera possible de suivre le show à compter de 22 h, jeudi le 3 février.Premier groupe canadien à figurer à la grande finale de Battle of The Bands, Flangers est en train de vivre son rêve américain.Des images vidéo de cette aventure californienne seront éventuellement diffusées à l\u2019émission Flash.Mais, gagne ou perd, la formation a la ferme intention d\u2019enregistrer son premier album dès le mois de mars.Histoire à suivre ?1.Si vous voulez voter, contactez le site suivant : ernieball.com "]
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