Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Lectures
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (4)

Références

La presse, 2000-01-30, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" 7LP0101B0130 B-1 DIMANCHE 7LP0101B0130 ZALLCALL 67 01:03:31 01/30/00 B 7LP0201B0130 B-2 DIMANCHE 7LP0201B0130 ZALLCALL 67 00:57:52 01/30/00 B 7LP0301B0130 B-3 DIMANCHE 7LP0301B0130 ZALLCALL 67 00:59:19 01/30/00 B FILL37 7LP0401B0130 B-4 DIMANCHE 7LP0401B0130 ZALLCALL 67 00:57:57 01/30/00 B 7LP0501B0130 B-5 DIMANCHE 7LP0501B0130 ZALLCALL 67 00:59:08 01/30/00 B 7LP0601B0130 B-6 DIMANCHE - ARTS 7LP0601B0130 ZALLCALL 67 00:58:40 01/30/00 B B 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 30 JANVIER 2000 Jane Campion: le sens du sacré Après l'anthropologie et les beaux-arts, la Néo-Zélandaise Jane Campion s'est naturellement tournée vers le cinéma pour réaliser une oeuvre très cohérente en forme de galerie de portraits.Toujours des femmes, depuis Sweetie ( 89 ) à Portrait de femme ( 95 ) en passant par La Leçon de piano ( 93 ).Le sujet de son dernier film, Holy Smoke, est une jeune Australienne en quête de spiritualité qui affronte un homme plus âgé.Le magazine Première s'est entretenu avec la réalisatrice de ce film trompeur à plusieurs points de vue.\u2014 Certains ont vu dans votre film une forme de guerre des sexes.\u2014 Cet aspect est évoqué dans le film, mais c'est pour spécifier clairement que l'opposition hommes-femmes ne mène à rien.Les problèmes relationnels dont parle le film ne peuvent être résolus que par des compromis.Pour une jeune fille, cela est particulièrement difficile ; pour elle, on est vieux à 30 ans.Il s'agit plutôt d'une lutte de pouvoir qui oppose la jeunesse à la vieillesse.\u2014 Qu'est-ce qui vous attire dans le thème de la croyance ?\u2014 Venant de l'anthropologie, je sais que chaque groupe ou culture construit son propre système d'int monde.Chacun de ces systèmes est différent du nôtre ; pourtant, il n'est pas moins valable.Tout est tellement relatif.C'est ça qui m'intéresse : la vulnérabilité de l'esprit et la facilité avec laquelle on trahit ses propres croyances.L'amour relève d'un système de croyances : on croit être amoureux, jusqu'au jour où l'on prend conscience de toutes les raisons de ne pas l'être.Là, on se rend au scepticisme et on dit : « Je ne sais pas.» \u2014 À quel point avezvous été fidèle au script dans Holy Smoke ?\u2014 Lors des répétitions, on a précisé quelques éléments encore incertains.On avait tendance à explorer, mais Harvey Keitel tenait à ce qu'on reste proches du script.Notre histoire a une structure définie, il était important d'y rester fidèle.\u2014 Que représente l'endroit où vous avez tourné ?\u2014 Flinder's Ranges.C'est un lieu sacré pour les aborigènes.Les Australiens le reconnaissent comme un lieu chargé de spiritualité.Il représente le mythe de l'Arcadie, un endroit où, au dix-neuvième siècle, les poètes allaient se ressourcer.Ils retrouvaient l'inspiration grâce à la nature.C'est l'un des aspects très positifs de Holy Smoke, et qui m'a obligée à me documenter abondamment sur la mythologie.\u2014 Comment voyez-vous l'avenir du cinéma \u2014 Le cinéma est très sensible aux modes, beaucoup plus que la littérature.Il y a des exceptions évidemment ; certains classiques, comme Les Sept Samouraï, résistent au temps.En ce qui concerne toutes les nouveautés techniques, je me sens un peu intégriste, même si j'ai utilisé des images de synthèse dans Holy Smoke.Au fond, l'important, c'est la narration.Les pyrotechnies stylisées peuvent être une affectation irritante.Trop de style trahit un manque de foi dans l'histoire.Mathilde Seigner Kate Winslet, productrice J'en ai rien a foutre de jouer aux États-Unis.Toutes les actrices françaises rêvent de ça.Je vois Sophie Marceau qui est fière de jouer la James Bond girl.On croit rêver ! Si déjà elles faisaient des carrières correctes en France, ce serait pas mal.Quant à ma soeur ( Emmanuelle Seigner, la femme de Roman Polanski ), elle est trop belle pour la France.Elle est trop belle pour le jeune cinéma français.Ici, c'est la mode des moches.Même moi j'en profite, d'ailleurs.C'est la mode des brunes aux cheveux courts avec des tronches à boutons.Et je ne parle pas des jeunes acteurs, quels ploucs ! Ils sont immondes.Le Nouveau Cinéma « Kate Winslet, qui termine le tournage de Quills, inspiré de la vie du Marquis de Sade, sera la vedette et la productrice de son prochain film, Thérèse Raquin, basé sur le roman d'Émile Zola.Elle a accepté pour ce projet un cachet bien inférieur à ce qu'elle touche habituellement, mais elle encaissera, en contrepartie, une large part des profits du film.« Être productrice n'est pas seulement un titre pour moi.J'entends bien, a-t-elle précisé, mettre sérieusement la main à la pâte.» Charade de Jonathan Demme n Jonathan Demme a refusé de s'engager dans la suite du Silence des agneaux pour plutôt s'attaquer à un remake de Charade, de Stanley Donen, et dont la vedette sera Will Smith.Le film original, tourné en 1963, qui mettait en vedette Cary Grant et Audrey Hepburn, raconte l'histoire d'une jeune Parisienne qui découvre que son mari a été assassiné et qu'il a camouflé 250 000 $ durant la Guerre.Trois hommes la pourchassent, mais elle est aidée par un énigmatique et séduisant aventurier.Sean Connery piégé n Sean Connery sera encore un espion, de la CIA et des plus traditionnels cette fois, dans End Game, un thriller dans lequel il est chargé de démonter un trafic d'armes pendant la guerre froide.Jusqu'à ce qu'il découvre qu'il n'est qu'un pion dans une entreprise infiniment plus complexe dont il ne se sortira pas facilement.Si c'était à refaire.n « Si c'était à refaire, je recommencerais, mais plus tard, a confié Isabelle Adjani à Paris Match.Quelle est l'ambition qui mérite qu'on lui sacrifie une enfance à peine terminée, une adolescence à peine commencée ?J'ai été privée trop tôt de trop de choses nécessaires à un épanouissement progressif.Pour une débutante, il n'est pas rassurant d'être trop de fois quelqu'un d'autre avant même d'être une bonne fois pour toutes soimême.Caprice de star n Affublé d'un de ses habituels costumes criards, Elton John a fait irruption au restaurant Barney's de New York, réclamant deux tables, une pour lui et son groupe, une autre pour ses gardes du corps qui n'étaient pourtant pas là pour manger.Mais la direction a trouvé qu'il commençait à exagérer lorsqu'il a fait évacuer les toilettes par ses gardes du corps pour avoir la pleine et exclusive jouissance des lieux.Douleur et rancoeur n Ali Mac Graw, âgée de 61 ans, a confié au magazine Globe que son mariage avec Steve Mc Queen a été un véritable cauchemar.« Toute sa vie, a-t-elle dit, il a été aigri, amer, parce qu'il n'a jamais pardonné à sa mère de l'avoir mis en maison de correction.Et à partir de là, il n'a plus respecté les femmes.Toute sa vie n'a été que douleur et rancoeur.E X P R E S S n Michel Sardou, qui triomphe actuellement au Gymnase, à Paris, dans Comédie privée, vient de racheter le Théâtre de la Porte Saint-Martin dont il prendra possession en septembre 2001.Los Angeles est trop tranquille pour Tony Curtis, 74 ans, qui aime sortir tous les soirs avec sa femme, Jill.Aussi, déménage-t-il à Las Vegas.Les plus grands designers ont beau offrir régulièrement leurs plus belles créations à Johnny Depp, sa garde-robe ne comporte aucun habit ; il les refile systématiquement à ses amis.Trop « habillé » à son goût.SOURCES : Film Review, People, Star, Movieline Kate Winslet Le journal du petit déjeuner C'est un luxe paradoxal.Communier avec le monde dans la paix la plus parfaite, dans l'arôme du café.Sur le journal, il y a surtout des horreurs, des guerres, des accidents.Entendre les mêmes informations à la radio, ce serait déjà se précipiter dans le stress des phrases martelées en coups de poing.Avec le journal, c'est tout le contraire.On le déploie tant bien que mal sur la table de la cuisine, entre le grille-pain et le beurrier.On enregistre vaguement la violence du siècle, mais elle sent la confiture de groseilles, le chocolat, le pain grillé.Le journal par lui-même est déjà pacifiant.La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules Philippe Delerm Lorsque je termine un film et que je me demande pourquoi je fais ce métier, je pense constamment à arrêter.Pourquoi est-ce que je me plonge dans de tels traumas ?Kate Winslet J'ai toujours trouvé Marilyn Monroe absolument fabuleuse, mais je me tuerais si j'étais aussi grosse.Elizabeth Hurley Côté premiers rôles, le cinéma américain ne propose aux femmes que des personnages identiques ! Il faut être sexy, mais fragilisée par son succès, volontaire et dure, et toujours avec une petite fille qui se cache derrière tout cela.Alors qu'est-ce que vous voulez que je fasse ?Je dis cela avec le sourire, mais c'est un peu vrai.Il faut trouver des nuances.Kristin Scott Thomas Je n'aime pas les effets enfantins qui inondent régulièrement les films américains contemporains.Tous ces trucs techniques qui proviennent des clips musicaux dénotent, au fond, un grand amateurisme.Roman Polanski VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION La Fête des 20es prix Génie CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC Les Nouvelles Découverte / Les mystères du corps humain: le cerveau La Vie d'artiste Les Beaux Dimanches / 15 Secondes Les Beaux Dimanches Les Nouvelles Cinéma Le TVA Décibel Musicographie Claude Dubois Cinéma / LA FIRME (4) avec Tom Cruise, Jeanne Tripplehorn Le TVA, édition réseau Sports (23:24) Zone X Branché La Grande Illusion La Face cachée de la une Le plaisir croît avec l'usage./ André Gagnon L'Oeil ouvert / La Culture dans tous ses états Chasseurs d'idées / Doit-on interdire le clonage humain?Cinéma Catastrophes Cinéma / LA FLORIDA (6) avec Rémy Girard, Pauline Lapointe Cinéma / PARENTS À TOUT PRIX (5) avec Tanya Roberts, Jeff Conaway Grand Journal (23:25) Pulse Travel, Travel Canadian Figure Skating Championships Felicity Once and Again CTV News Pulse / Sports News News Cinéma (17:00) Wind at my Back The Genie Awards Sunday Report Undercurrents Sunday Report Canadian Refl.Football / Super Bowl: Titans - Rams The Practice (22:15) Politic.(23:45) News Friends 60 Minutes Touched by an Angel Cinéma / EMMA'S WISH (6) avec Joanna Kerns, William Moses News ER NBC News Cinéma / IT TAKES TWO (5) avec Mary-Kate Olsen, Ashley Olsen Cinéma / THE BEAUTICIAN AND THE BEAST (5) Remarkable.(16:00) Anyplace Wild Birdwatch Naturescene Nature / The Joy of Pigs Masterpiece Theatre Britannia: Palace at Sea Mystery / Touching Evil (3/6) World News Religion.The Composers' Special Ballroom Fever: Live at the Imperial Palace in Vienna World News Cinéma Murder, she Wrote / Diffusion de seize épisodes.(12:00) Starring Natalie Wood Arts & Minds Chihuly: River of Glass Cinéma / FIDDLER ON THE ROOF (3) avec Chaim Topol, Norma Crane Contact Animal / Tire-d'aile Hors Série / Le Cirque en Amérique: 200 ans d'histoire Filière D / KANATA Documentaire Cinéma / UNE HISTOIRE.(17:30) Environnement et Communication Évaluation environnementale Mémoire, arts Passionnés.Deux mille et un cégep Prévention des toxicomanies Forbidden Places: Demolitions Sunday@Discovery.ca Discovery's Sunday Showcase: Why Dogs Smile.Storm Warning! Sunday@Discovery.ca So Weird Mentors Honey.Cinéma / THE THIRTEENTH YEAR Cinéma / NEVER CRY WOLF (3) avec Charles Martin Smith Cinéma (23:15) 7th Heaven .Funniest King of the Hill The Simpsons Malcolm.The X-Files Roswell The X-Files Football / Super Bowl: Titans - Rams The Practice (22:15) E.T.(23:45) War Stories (17:00) Danger UXB Cinéma / CATHERINE THE GREAT (4) avec C.Zeta Jones (1/2) Cinéma / CATHERINE THE GREAT (4) avec C.Zeta Jones (2/2) Flick Weddings Little Miracles Real Families Moving Stories Weird Homes Weekender: Sydney, Australia Real World .do for Love Moving Stories Weird Homes Chic Planète Duo Benezra Ed Sullivan Pop up vidéo Musicographie / Chris Gaines Présentation spéciale Cat Stevens Hist.chansons Musicographie / Chris Gaines d.Box-office Groove Concert Plus / MTV Europe Music Awards 99 Clip Motown Live World News Foreign.The Passionate Eye Sunday Showcase Cent.of Sport Sunday Report Mansbridge.Pamela Wallin & Company Antiques Roadshow Toute une époque vue par l'ONF Monde ce soir Culture-choc Tintin, le petit vingtième Le Journal RDI Scully RDI Point, presse Sec.Regard Portraits de notre temps Football / Super Bowl: Titans - Rams (17:00) Sports 30 Mag Tir au poignet Karaté Prime Suspect Showcase Revue F/X: The Series Cracker Cinéma / SUNDAY (3) (23:02) .(17:00) Walking.Earth: Final Conflict III Cinéma / HERCULES (6) avec Lou Ferrigno, Sybil Danning Cinéma / MASTERS OF THE UNIVERSE (22:15) Sports Central Skiing Wrestling: WWF Heat Golf / Heineken Golf Classic Sports Central Rugby / European Cup Panorama Volt Les Grands Artistes / Edison Ô Zone .chansons Cinéma / ANNE TRISTER (3) avec Albane Guilhe, Louise Marleau Panorama Ô Zone Paramedics / Chaos Theory Trauma - Life in the ER FBI Profile: Criminal Minds Charles Manson Case Reopened: The Zodiac FBI Profile: Criminal Minds .(15:00) Sportsdesk 100 Years of Canadian Sports Curling / Finale chez les hommes Sportsdesk Rocko & Co.Collège Rhino Redwall Sam et Max Drôle de voyou Ned.triton Les Simpson Animania Y'en a marre South Park Les Simpson Splat! Clip postal G.Gourmands Journal FR2 Vivement dimanche / Michel Serrault TV5 Infos Bouillon de culture (21:15) Journal belge Journal suisse Soir 3 Great Parks Your Health Dialogue Diplomatic.Imprint Alzheimer Disease Special Allan Gregg.4th Reading Vivre à deux Fête des bébés Trauma / Portland, Oregon L'Hôpital Chicago Hope Médecine.Santé en ved.Maigrir Les Copines Ça sex'plique Vivre à deux Gén.en jeu Place publique Question Santé Top 50 L'Ombudsman City Mag Place publique Watership Artist's Specials Shirley Holmes .Story Studio Flipper My Hometown Anti-Gravity Warp System Crash Radio Active Sport (23:15) News (23:15) The Boor (23:15) Louise Cousineau 18:00 ! W D - SUPER BOWL Les Rams de St.Louis contre les Titans du Tennessee.Les maniaques peuvent regarder le pregame show à compter de 14h à ABC.RDS offrira quelques publicités américaines.Lire ma chronique d'hier.19:00 r - MUSICOGRAPHIE: CLAUDE DUBOIS Vous apprendrez comment Dubois a inventé la version, maintenant définitive, du Blues du businessman.Entre autres choses.19:00 A - LA GRANDE ILLUSION La baise au cinéma: on verra des morceaux choisis, notamment des films de Carole Laure et de Romance de Catherine Breillat, et on entendra Guy Nadon et Pascale Montpetit.20:00 a - LES BEAUX DIMANCHES 15 secondes: le héros de cette dramatique est un jeune homme atteint de paralysie cérébrale qui tombe amoureux de la blonde de son frère.Le rôle est joué par Dave Richer.20:00 h - THE GENIE AWARDS Ces oscars du cinéma canadien donnent généralement un gala d'un ennui mortel.20:00 r - LA FIRME Tom Cruise est un jeune avocat qui croit avoir trouvé un job extraordinaire dans un gros bureau d'avocat.Un bon policier avec Gene Hackman.D'après le roman de John Grisham.21:15 P - BOUILLON DE CULTURE Les recettes des best-sellers avec Max Gallo, Marc Levy et Jo Soares.21:30 A - LA CULTURE DANS TOUS SES ÉTATS Une heure sur la poésie québécoise.Ça va vous changer du football.22:00 ! - SPORT 30 MAG On vous montrera quelques publicités américaines du Super Bowl. 7LP0702B0130 B-7 DIMANCHE - ARTS 7LP0701B0130 ZALLCALL 67 01:03:24 01/30/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 30 JANVIER 2000 R B 7 aujourd'hui! PHOTO ROBERT SKINNER, La Presse © Kids in the Hall ont fait une entrée remarquée hier, dans leurs costumes de secrétaires (Kevin Mc Donald, Bruce Mc Culloch, Scott Thompson et Mark Mc Kinney).De merveilleuses retrouvailles MARC CASSIVI Homosexualité, religion, routine banlieusarde, les retrouvailles de Kids in the Hall avec le public montréalais, hier soir au Théâtre Saint-Denis, avaient tous les ingrédients magiques de l'émission télé légendaire que le groupe d'humoristes torontois a abandonné il y a cinq ans déjà.Rien de mieux que la remise au goût du jour des thèmes récurrents de leur répertoire caustique, cynique et diablement efficace pour contenter un public « fin vingtaine, début trentaine » conquis d'avance et tremblant de joie à la seule vue des figures mythiques que sont déjà Dave Foley, Bruce Mc Culloch, Mark Mc Kinney, Kevin Mc Donald et Scott Thompson.Le Saint-Denis n'était d'ailleurs pas assez grand, hier, pour contenir tous ces jeunes venus du West-Island afin d'entendre les RBO du ROC se moquer des travers de la vie de banlieue.Les Kids seront de nouveau sur scène ce soir.Le fameux quintette, réuni récemment pour une tournée de dix-huit villes nordaméricaines, a fait une entrée remarquée \u2014 costumes de secrétaires aidant \u2014 au son de cette ritournelle de Shadowy Men on a Shadowy Planet (de mémoire de fan.) qui ouvrait autrefois leur émission.Un problème de micro (celui de Mc Donald) en lever de rideau, qui a obligé la troupe à exécuter quelques brillantes pirouettes d'improvisation comique, n'a fait qu'amplifier la joie palpable d'une légion d'admirateurs nostalgiques, au bord de la furie avant même qu'une blague ne soit prononcée.« Si Céline Dion peut seulement demeurer à la retraite, peut-être que ce millénaire sera merveilleux », a enchaîné au deuxième sketch Scott Thompson qui, comme avant la séparation des Kids en 1995, a volé la vedette avec son célèbre personnage de grande folle hypersexuée, Buddy Cole.« J'ai décidé d'adopter un enfant.J'allais adopter le petit Cubain que tout le monde s'arrache mais je me suis dit qu'un chien serait plus pratique », a poursuivi Cole-Thompson, en précisant qu'il avait décidé de convertir son chéri canin au judaïsme, « parce que les juifs ont plus de congés fériés ».Avec des blagues salaces à mille lieues du politically correct \u2014 multiples mimiques de fellations en prime \u2014 et autres sketches tournant en dérision la religion, la police et surtout, les banlieusards, Kids in the Hall a nourri davantage sa propre légende, hier (si cela est possible).Le spectacle s'est certes essoufflé à mi-parcours sans jamais retrouver, même avec The Chicken Lady et autres personnages familiers, l'élan des tirades de Buddy Cole (« J'ai goûté aux Arabes comme aux juifs ; s'ils savaient qu'ils goûtent la même chose, les conflits au Moyen-Orient seraient réglés en quelques semaines »).Rien pour gâcher les retrouvailles.SPECTACLES Salles de répertoire AMERICAN MOVIE Cinéma du Parc (3); 21h.BEAU TRAVAIL Ex-Centris: 13h15, 15h15, 17h15, 19h15, 21h15.BEING JOHN MALKOVICH Cinéma du Parc (2): 17h15, 19h15.BONS DÉBARRAS (LES) Cinémathèque québécoise (Claude-Jutra): 14h.CINÉMA VÉRITÉ - LE MOMENT DÉCISIF Ex-Centris (salle 1, le Parallèle): 17h, 21h05.GENGHIS BLUES Cinéma du Parc (3): 15h, 19h.GODFATHER (THE) Cinéma du Parc (2): 14h.HAUT LES COEURS! Ex-Centris (salle 2): 14h, 16h30, 19h, 21h20.LEGEND OF 1900 Cinéma Impérial: 16h30, 19h, 21h25.LES 30 ANS DU GROUPEMENT SUISSE DU FILM D'ANIMATION Cinémathèque québécoise (Claude-Jutra): 17h.LET IT COME DOWN: THE LIFE OF PAUL BOWLES Ex-Centris (salle 1): 13h, 15h, 19h30.LILIES Cinémathèque québécoise (Claude-Jutra): 21h.MARCEL PAGNOL OU LA SOURCE ET LE SECRET - JACQUES BECKER OU L'ÉLÉGANCE MORALE - JEAN RENOIR: PROPOS ULTIMES Cinémathèque québécoise: 19h30.NAKED LUNCH Cinémathèque québécoise (Claude-Jutra): 19h.PETIT ANGE (LITTLE ANGEL) Ex-Centris (Ciné-Kid): 11h.(dès 8 ans) RUN LOLA RUN Cinéma du Parc (3): 17h.SLEEPY HOLLOW Cinéma du Parc (2): 21h30.THIRD MAN (THE) Cinéma du Parc (1): 15h, 17h, 19h, 21h.Danse TANGENTE (840, Cherrier E.) Trinité (ou quand t'es né pour un p'tit pain), de Jacques Moisan, Harold Rhéaume et Catherine Tardif: 19h30.Musique CONSERVATOIRE Martin Beaver et Zoé Dumais, violonistes, Douglas Mc Nabney, altiste, Guy Fouquet et Élizabeth Dolin, violoncellistes.Kodaly, Schubert, Arensky: 15h.CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR Trio 3 (basson, clarinette et piano): 15h30.PLACE DES ARTS (Piano Nobile) Stephen Ham, pianiste.Sons et brioches: 11h.CHÂTEAU RAMEZAY Les Voix Médiévales: 13h30, 14h30, 15h30.ÉCOLE VINCENT-D'INDY Les Petits Violons.Haydn, Bach: 16h; Alexandre Solopov, pianiste.Brahms, Chopin, Debussy, Ravel: 19h.Variétés THÉÂTRE DES VARIÉTÉS Nostalgie, chorégraphie de Lorna Wayne.Avec Frank Olivier et Jacques Vallée.Du mer.au sam., 20h; dim., 14h.CABARET (2111, St-Laurent) Yannick Jaulin: 20h30.LA PLACE À CÔTÉ (4571, Papineau) James Correa: 18h.L'ESCOGRIFFE (4467, St-Denis) Saüd et les Fous du Roi: 22h30.JAZZONS (300, Ontario E.) Skip Bey et Tim Jackson: 22h.LE LAURIER (5141, St-Denis) Trio Sonia Johnson: 22h.CAFÉ CHAOS (1635, St-Denis) Soirée Gin Tonic avec DJX Caféine: 22h.SOFA (451, Rachel E.) Futur Shock: 22h30.CAFÉ SARAJEVO (2080, Clark) René Lapalme et ses invités: 20h.LE SERGENT RECRUTEUR (4650, St-Laurent) Contes moi la pomme, avec Évelyne Ménard: 19h30.THÉÂTRE DE LA VILLE (Longueuil) Bruno Pelletier: 20h.SALLE DU COLLÈGE LIONEL-GROULX Carmen Campagne: 13h. 7LP0801B0130 B-8 DIMANCHE - ARTS 7LP0801B0130 ZALLCALL 67 01:01:24 01/30/00 B B 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 30 JANVIER 2000 Du théâtre qui s'attaque au politique perdu JENNIFER COUËLLE collaboration spéciale Ingénieux, Annabel Soutar et Alex Ivanovici.Mine de rien, ils nous tiennent captifs d'un fabuleux exercice de réflexion.Leur ruse ?Le théâtre.Du théâtre documentaire qui nous convie à un face-à-face avec nous-mêmes.Avec notre désintérêt déconcertant pour la politique qui nous gouverne.Le fruit d'une série d'entretiens menés par ces deux jeunes Montréalais auprès de citoyens de toutes les régions du Québec lors des élections provinciales de 1998, Novembre tient discrètement (trop) l'affiche au Théâtre du Maurier du Monument- National pour encore quelque temps.« Quelle est votre relation avec le gouvernement du Québec ?» « En quoi votre voix contribue-telle à la démocratie dans la province ?» « Qui définit les modalités de la discussion politique au Québec ?» Celles-ci furent au nombre des questions posées par Soutar et Ivanovici durant leur enquête à l'échelle provinciale.Quant aux réponses, elles furent colligées pour composer le texte de Novembre, sorte de reality show, bilingue, bien sûr, qu'interprète dans l'ensemble avec conviction une distribution de seize comédiens.Et sous la direction d'Alex Ivanovici, ils deviennent les protagonistes d'un échantillonnage social qui ne craint pas la complexité.Ils discutent entre eux dans un bar du Vieux-Québec, s'adressent à nous depuis un magasin vidéo à Rimouski, une cuisine à Westmount, une église à Murdochville, un casse-croûte à Grosses-Roches, un local électoral de l'ADQ à Baie- Comeau, un bureau d'affaires à Montréal, jusqu'à une réserve autochtone de la Côte-Nord.Ça, c'est le fond, le souffle factuel de cette production qui ne prête à la fiction que sa forme, dont le superbe décor de Peter Roper : simple et efficace, sa façade tissée de mille branches et percée de fenêtres, sortes de cubes dans lesquels se tiennent, isolés, les personnages-citoyens de cette pièce qui se laisse tout naturellement regarder pendant deux heures.L'aventure démarre cependant un peu lentement, s'embarrasse d'une manière de chorégraphie inutile en guise d'introduction, où se heurtent et s'évitent des passants indifférents masqués de blanc.Il faut attendre le second acte pour que les discours, les réponses en fait, évacuent de leur propos le trivial et atteignent une dimension proprement politique.Pour avoir droit à ces saynètes qui cognent.À celle, notamment, où Sophie Vajda, en proprio d'un gîte à Matane, raconte avec force révolte réprimée l'absurde tragédie d'un suicide dû à la gestion inhumaine et bêtement comptable d'un centre hospitalier.De même sent-on le poids de l'autocensure que trahit le sourire bêta de Josée Beaulieu en volontaire du PLQ.On y croit à sa petite madame souriante qui se tord les doigts en offrant pour toute réponse aux questions qui lui sont directement adressées quelque chose comme « y vont arriver là, les responsables, ça devrait pas être bien long ».Également à signaler du côté des comédiens, les présences soutenues de François Guy, Jules Philip et Jean-Bernard Côté.Quant à la fièvre de Lou Vani, on y aurait cru si ce n'était de son trop-plein d'accents qui débordent là où il ne le faut pas.Difficile, il faut croire, de jouer un même soir un vendeur d'électroniques italo-montréalais, un prof d'économie juif d'origine russe et un journaliste du Globe and Mail originaire d'on ne sait trop où.Imparfaite, Novembre ?C'est sûr.Mais pour une pièce qui tente et qui ose, qui palpe comme matière première un lieu obscur de notre psyché collective, on ne peut qu'admirer l'effort déployé.D'autant plus que c'est l'adresse qui fait ici le poids dans la balance.Un savoir- faire qui nous sert une pièce à la fois intelligente, drôle et troublante.Chapeau ! NOVEMBRE, une production de I Spy/ Projet Porte-Parole, jusqu'au 5 février au Théâtre du Maurier du Monument-National; mise en texte: Annabel Soutar, mise en scène: Alex Ivanovici.Info: 514 871-2224.Stephanie Baptist, Daniel Simard et Josée Beaulieu, dans une scène de Novembre, une pièce de théâtre documentaire bilingue présentée au Monument-National.Trois films français à Berlin Associated Press, BERLIN Les organisateurs du 50e Festival cinématographique de Berlin ont levé le voile, hier sur la sélection officielle.Trois films français figurent parmi les 21 films en compétition pour l'obtention de l'Ours d'or, enjeu de cet événément qui se déroulera sur la Potsdamer Platz du 9 au 20 février prochains.Ainsi, Love Me de Laetitia Masson, La Chambre des magiciennes de Claude Miller, et Gouttes d'eau sur pierres brûlantes de François Ozon, feront la lutte à plusieurs films allemands et américains, parmi lesquels The Million Dollar Hotel de Wim Wenders (présenté en ouverture), Man on the Moon de Milos Forman, The Beach de Danny Boyle, The Talented Mr.Ripley d'Anthony Minghella, Any Given Sunday d'Oliver Stone, et The Hurricane de Norman Jewison. 7LP0901B0130 B-9 DIMANCHE - ARTS 7LP0901B0130 ZALLCALL 67 01:00:55 01/30/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 30 JANVIER 2000 B 9 Pentaèdre + 4 = 10/10 CLAUDE GINGRAS Conscient des limites auxquelles se heurte une formation comme la sienne, principalement au plan du répertoire, l'Ensemble Pentaèdre diversifie ses programmes en s'adjoignant occasionnellement d'autres musiciens.Ainsi, vendredi soir, quatre cordistes (non pas un quatuor à cordes traditionnel mais plutôt un violon, un alto, un violoncelle et une contrebasse) s'ajoutaient à l'habituelle formation flûte-hautbois-clarinette-basson- cor pour l'exécution du grand Nonet op.139 du post-romantique allemand Josef Rheinberger.Pentaèdre lui-même, qui normalement aurait monopolisé la soirée, n'y figurait qu'une fois, au tout début, dans une oeuvre absolument inconnue d'un compositeur qui l'est presque autant.Certains connaissent le nom de Ferenc Farkas.Hongrois, né en 1905, auteur de pièces pour formations très inhabituelles (par exemple, quatre clarinettes).Mais l'homme est-il toujours vivant ?Et cette suite intitulée Lavottiana ?.Je n'ai absolument rien trouvé làdessus, Pentaèdre non plus (sauf la partition et la date de composition !).On entend là des échos de danses nationales, mais on n'en sait pas plus.On connaît un peu mieux le Quintette op.39 de Prokofiev.La suite de six morceaux, composée à l'origine pour un petit ballet se déroulant dans un cirque, trouve symboliquement Pentaèdre réduit à deux personnes et les invités en majorité.Après l'entracte, c'est la pièce de résistance : le Rheinberger, avec les cinq de Pentaèdre à droite et leurs invités à gauche, pour 35 minutes de brillante et séduisante conversation.Je n'ai qu'admiration et qu'éloges pour ces neuf musiciens.Ils avaient établi un programme très original, ils l'avaient préparé avec soin, ils ne se laissèrent pas décourager par la très faible assistance (il fait parfois très froid dans cette ville où la préférence va hélas ! aux baroquetteries) et ils livrèrent le fruit de leur travail avec le plus haut professionnalisme \u2014 davantage même, avec un engagement et une inspiration extraordinaires.Tellement réussi, ce concert, qu'il aurait pu être porté presque sans retouches au disque.Les membres de Pentaèdre sont davantage que des professionnels d'un niveau technique supérieur, jouant juste et avec ensemble.La suite de Farkas, par exemple, découvrait chez chacun une sonorité bien personnelle et, chez les cinq réunis, ce sens très aigu du rythme qui donne du relief à une musique qui n'en aurait guère autrement.Il semble aussi que le hautbois continuellement irréprochable de Normand Forget serve de modèle à tout ce qui l'entoure.Chez les cordistes : mention, tout d'abord, à l'humour que le violon de Yehonatan Berick et la contrebasse de Jacques Beaudoin apportèrent au lourd et dissonant Prokofiev.Par ailleurs, les quatre s'étaient tellement bien intégrés au quintette à vent que cette exécution du Nonet de Rheinberger rejoignait celle de l'Ensemble Wien-Berlin en fait de précision, la surpassait même au niveau du phrasé et du charme.ENSEMBLE PENTAÈDRE DE MONTRÉAL, avec cordes.Vendredi soir, église Notre-Dame-du-Très-Saint-Sacrement.Programme: «Lavottiana», pour quintette à vent (1951) - Farkas Quintette pour vents et cordes en sol mineur, op.39 (1924) - Prokofiev Nonet pour vents et cordes en mi bémol majeur, op.139 (1884) - Rheinberger L'Ensemble Pentaèdre : la flûtiste Danièle Bourget, le clarinettiste Martin Carpentier, le corniste Jean-Marc Dugré, le bassoniste Mathieu Lussier et le hautboïste Normand Forget.Le film Jeanne d'Arc honoré Associated Press, PARIS Le film Jeanne d'Arc de Luc Besson est le grand vainqueur du cinquième palmarès des prix lumières du cinéma français, décernés hier soir par les journalistes étrangers en poste en France.Le film a obtenu le lumière du meilleur film, et Luc Besson le lumière du meilleur réalisateur.Le lumière de la meilleure actrice a été décerné à Karine Viard pour Haut les coeurs ! de Solveig Anspach et celui du meilleur acteur à Philippe Torreton pour Ça commence aujourd'hui de Bertrand Tavernier.Le lumière du meilleur scénario est allé à Danièle et Christopher Thomson pour La Bûche, de Danièle Thomson.Les deux meilleurs espoirs couronnés sont Audrey Tautou dans Vénus beauté (institut) de Tonie Marshall et Romain Duris dans Peut-être de Cédric Klapisch.Enfin le lumière du meilleur film étranger a été décerné à Tout sur ma mère de l'Espagnol Pedro Almodovar.Créés en 1996 par le journaliste américain Edward Behr et le président d'Unifrance Daniel Toscan du Plantier, les lumières sont l'équivalent français des Golden Globe américains : ils sont décernés par l'Association des journalistes étrangers correspondants de la presse internationale.Comme les Golden Globe sont un avant-goût des oscars, les lumières se veulent un avant-goût des césars, dont la 25e présentation aura lieu le 19 février. 7LP1001B0130 B10 dimanche 7LP1001B0130 ZALLCALL 67 00:59:26 01/30/00 B B 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 30 JANVIER 2000 Voir Mercure en février SUD NORD EST OUEST Saturne Jupiter Arcturus Capella Procyon Pollux Algol La Polaire Sirius Rigel Bételgeuse Aldébaran Régulus Castor Le Bouvier La Vierge Le Lion L'Hydre Le Cancer Le Petit Chien Le Grand Chien Les Gémeaux Orion Le Taureau Le Cocher Persée Le Bélier Andromède Cassiopée Céphée La Petite Ourse La Grande Ourse Le Dragon Le Lièvre PIERRE LACOMBE collaboration spéciale De toutes les planètes visibles à l'oeil nu, Mercure est sans conteste la plus difficile à repérer et à observer.Heureusement pour nous, Mercure est également la planète la plus proche du Soleil.De notre point de vue, elle ne s'en éloigne donc jamais beaucoup.La proximité de Mercure et du Soleil dans le ciel de la Terre représente autant d'avantages que d'inconvénients.D'une part, cela nous aide à repérer la planète plus facilement, puisqu'on sait toujours dans quelle direction la chercher.En effet, Mercure apparaît toujours dans la même direction que le Soleil, soit à l'aube au-dessus de l'horizon Est, ou au crépuscule au-dessus de l'horizon Ouest.L'inconvénient, c'est que la petite planète est facilement « noyée » dans les lueurs de notre étoile.Il faut donc attendre les périodes durant lesquelles Mercure s'éloigne suffisamment du Soleil, pour que la séparation angulaire des deux astres soit la plus grande possible.Une telle configuration favorable se produira justement en février.Pour les observateurs de l'hémisphère Nord, Mercure sera visible au crépuscule, peu de temps après le coucher du Soleil en direction ouest-sudouest.La meilleure période d'observation s'échelonnera du 10 au 20 février.Pour vous montrer la voie à suivre, un très mince croissant de Lune se trouvera à gauche de Mercure le soir du 6 février.Des jumelles devraient vous aider à repérer la planète dans les lueurs du crépuscule.Assurez-vous toutefois d'observer d'un endroit où l'horizon Ouest est bien dégagé.Si vous avez de la difficulté à retrouver Mercure, ne vous découragez pas.Certains astronomes amateurs ont attendu des années avant d'enfin pouvoir contempler Mercure à l'oeil nu ! Rendez-vous planétaire Mercure ne sera pas le seul astre visible au crépuscule en février.Un magnifique attroupement nous attend du 6 au 12 février en direction du sud-ouest.Outre Mercure, Saturne, Jupiter et Mars s'y sont donné rendezvous.En prime, la Lune croissante passera en revue chacune des planètes.Le 6 février, elle apparaîtra tout près de Mercure.Le 8, toujours en début de soirée, nous assisterons à une belle conjonction entre la Lune et la planète Mars.Le croissant de Lune se rapprochera ensuite de Jupiter, qu'elle croisera dans la nuit du 10 au 11 février, et finalement Saturne le 12 février.Il va sans dire qu'un tel regroupement en début de soirée représente une excellente opportunité pour initier vos voisins et vos amis à l'observation du ciel.Quant à la planète Vénus, elle se retrouve seule dans le ciel du matin.Elle apparaît audessus de l'horizon Sud-Est avant le lever du Soleil et domine par sa brillance toute cette région du ciel étoilé.À l'aube du 2 février, ne manquez pas le lever spectaculaire du couple Vénus-Lune.L'hexagone d'hiver Le mois de février est le moment idéal pour observer les constellations hivernales, regroupées au sein d'un fameux astérisme que les astronomes ont baptisé « le grand hexagone d'hiver ».En effet, les étoiles les plus brillantes de ces constellations dessinent un polygone à six côtés dont la régularité a de quoi surprendre.Constituées d'étoiles brillantes et colorées, riches en amas d'étoiles, nébuleuses et galaxies, les constellations du ciel d'hiver sont de véritables coffres aux trésors astronomiques ! Orion est sans doute la plus connue de ces constellations, et la plus facile à repérer.Elle se trouve plein sud après le coucher du Soleil.La région centrale de la constellation, là où s'alignent les trois étoiles de la ceinture d'Orion, est riche en amas d'étoiles et nébuleuses, et constitue un magnifique terrain de chasse pour l'observateur muni de jumelles ou d'un petit télescope.Les étoiles de la ceinture d'Orion pointent, vers la gauche, en direction de l'étoile la plus brillante du ciel (après le Soleil, bien sûr).Il s'agit de Sirius, l'étoile principale de la constellation du Grand Chien (et première étoile de l'hexagone d'hiver).Au-dessus de Sirius, une autre étoile brille de mille feux : c'est Procyon, de la constellation du Petit Chien.Toujours plus haut au-dessus de l'horizon Sud, les étoiles Pollux et Castor marquent la tête des deux frères de la constellation des Gémeaux.Un joli amas d'étoiles visible aux jumelles se situe légèrement à droite des pieds des Gémeaux, en direction de la constellation du Cocher.La brillante Capella est l'étoile principale de cette dernière constellation.En redescendant vers l'horizon à partir du Cocher, l'observateur rencontre une surprenante étoile rouge, Aldébaran, dans la constellation du Taureau.Selon la légende, Aldébaran représente l'oeil du Taureau furieux qui fonce vers Orion.La tête de l'animal est dessinée par les étoiles de l'amas des Hyades, qui forment un « V » avec Aldébaran sur l'un des côtés.Plus loin derrière, le magnifique amas ouvert des Pléiades représente le coeur du Taureau.Les Pléiades sont un objet spectaculaire à observer aux jumelles ou au télescope.Finalement, l'hexagone se referme sur Rigel, magnifique diamant bleu qui scintille dans les froides nuits hivernales.Rigel représente l'un des genoux d'Orion, le grand chasseur.Comparez l'éclat bleuté de Rigel avec celui, orangé, de Bételgeuse, située à égale distance de l'autre côté de la ceinture d'Orion.Une preuve de plus que les étoiles sont loin d'être toutes semblables les unes aux autres ! Pierre Lacombe est astronome et directeur du Planétarium de Montréal.À l'affiche au Planétarium de Montréal : pour tout savoir du maximum solaire de l'an 2000 et de ses conséquences sur notre planète, ne manquez pas Soleil en colère présenté en après-midi.L'approche du nouveau millénaire soulève encore beaucoup de questions, auxquelles le spectacle La fin du monde, présenté en soirée, apporte toutes les réponses.Pour initier les plus jeunes aux merveilles du ciel, La Nuit Magique (3-5 ans) et L'Univers du Petit Prince (5-8 ans) présentés en matinée les week-ends.Horaire et informations : (514) 872-4530.Renseignements astronomiques : (514) 861-CIEL Site Internet : http : www.planetarium.montreal.qc.ca ILLUSTRATION MARC JOBIN, Planétarium de Montréal La carte représente le ciel tel qu'on pourra le voir à la mi-février vers 22 h 30 (heure normale de l'Est), une heure plus tard au début du mois, une heure plus tôt à la fin.Pour l'utiliser, tenez la carte au-dessus de votre tête, en alignant les points cardinaux.Les lignes pleines identifient les constellations, tandis que le pointillé fin montre les contours de la Voie lactée.Génies en herbe En collaboration avec Génies en herbe Pantologie Inc., 3535, boul.Rosemont, Montréal H1X 1K7 A FEU 1 Qui a composé le ballet L'Oiseau de feu ?2 Quel prophète de la Bible s'est élevé au ciel sur un char de feu ?3 Comment appelle-t-on la technique de la préparation des feux d'artifice 4 Quel mot complète le proverbe : Il n'y a pas de .sans feu ?5 Quelle capitale européenne a été ravagée par un grand incendie en 1666 ?B BALLON 1 Quel exploit ont réalisé Bertrand Picard et Brian Jones à bord du ballon Breitling Orbiter 3 ?2 Quel panier, fixé sous un aérostat, sert au transport des passagers ?3 Quel est le nom de famille des deux frères qui ont inventé le ballon à air chaud ?4 Quel gaz, inflammable mais peu coûteux, remplace fréquemment l'hélium dans les ballons à gaz ?5 Quelle science utilise les ballons-sondes pour étudier les phénomènes atmosphériques Il a composé l'Oiseau de Feu.D PÈRE 1 Quel romancier a écrit Le Père Goriot ?2 Quel mot complète le surnom de Staline : le petit père des.?3 Quel acteur français a été exhumé pour subir un test de paternité posthume en 1998 ?4 Quel crime consiste à tuer son propre père ?5 Quelle troupe de théâtre a été fondée par le père Émile Legault en 1937 ?5 Quel appareil d'urgence administre des chocs électriques pour remédier aux contractions désordonnées du coeur ?G JEANNE D'ARC 1 Pendant quelle guerre Jeanne d'Arc a-t-elle combattu ?2 Quel personnage de contes aurait été inspiré par Gilles de Rais, un compagnon de Jeanne d'Arc ?3 Dans quelle ville peuton visiter la maison natale de Jeanne d'Arc ?4 Quel cinéaste québécois a réalisé une minisérie sur Jeanne d'Arc pour la télévision américaine 5 Quel roi a confié à Jeanne d'Arc la direction de son armée ?E MONTAGNE 1 Quelle est la plus haute montagne des Laurentides 2 Quel pays est relié à la France par le tunnel du mont Blanc ?3 Quelle montagne de l'Estrie a inspiré un recueil au poète Alfred Desrochers ?4 Quel chien de montagne, à pelage roux et blanc, porte le nom d'un col des Alpes ?5 Dans quelle chaîne de montagnes se trouve le mont K2 ?H HOCKEY 1 Quel trophée récompense le meilleur gardien de but de la LNH ?2 Quelle équipe représentera le Minnesota dans la LNH à partir de la saison prochaine ?3 Quel numéro a été retiré en l'honneur de Howie Morenz chez le Canadien de Montréal ?4 Quelle est la nationalité du défenseur Darius Kasparaitis ?5 Quel ancien entraîneur était surnommé le Tigre?F COEUR 1 Quelle grande artère prend naissance à la base du ventricule gauche du coeur ?2 Quel mot anglais désigne un stimulateur cardiaque 3 Quelle valvule du coeur rappelle par sa forme une coiffure d'évêque ?4 Quelle phase du battement de coeur alterne avec l a systole ?Panier fixé sous un aérostat.C MUSÉE 1 Quel musée parisien, fondé en 1882, expose des personnages de cire ?2 Quel album de Tintin débute par le vol d'un fétiche arumbaya au musée ?3 Dans quelle ville russe se trouve le musée de l'Ermitage ?4 À quel accessoire vestimentaire est consacré le musée Bata de Toronto 5 Dans quelle ville de la Montérégie peut-on visiter le Musée ferroviaire canadien ?Ancien entraîneur surnommé Le Tigre.SOLUTION DANS LE CAHIER DES PETITES ANNONCES La Presse 30 janvier 2000 Page B11 manquante 7LP1201B0130 B12 dimanche sciences 7LP1201B0130 ZALLCALL 67 01:00:21 01/30/00 B B 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 30 JANVIER 2000 Des scientifiques américains ont déc o u v e r t q u ' u n e grande partie du gaz carbonique de l'atmosphère, aspiré et stocké en grandes quantités dans l'océan Antarctique, n'y restait pas et migrait vers les mers sub-tropicales, selon une étude publiée dans la revue Science.Une équipe du Laboratoire national de Lawrence Livermore a découvert que le gaz carbonique (CO2) était bien présent dans l'océan austral mais en quantité très inférieure par rapport à ce que prévoyaient leurs hypothèses, a expliqué le climatologiste Kenneth Caldeira.Les scientifiques craignent que le réchauffement de la planète déjà en cours ne réduise les capacités de l'océan austral à absorber le CO2.« Le risque est de fermer la porte d'entrée du gaz carbonique dans l'océan, et partant d'accentuer le réchauffement du climat », prévient M.Caldeira.Agence France-Presse La Russie envisage d'envoyer une sonde vers Mars et son satellite Phobos en 2005, pour examiner le sol de la planète rouge, ont affirmé des scientifiques russes.« Grâce à ce lancement nous pourrons recueillir des informations qui nous aideront peut-être à comprendre pourquoi il n'y a pas de vie sur Mars », a estimé un responsable de l'Institut des études spatiales de l'Académie russe des sciences, Leonid Ksanfomaliti.Agence France-Presse Des thérapies contre le sida l'extension de la maladie, même avec les pires scénarios, au lieu d'augmenter les cas d'infection comme certains le prévoient, indique une étude parue dans la revue Science.Une modélisation sur l'évolution de l'épidémie dans la communauté homosexuelle de San Francisco, réalisée par des spécialistes de l'université de Californie (UCSF), estime que la politique recommandant des traitements virulents contre le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) fournira des résultats positifs sur le long terme.Agence France-Presse Des cellules souches, ou indifférenciées, du cerveau humain ont été pour la première fois isolées, a annoncé la société Stem Cells, ce qui pourrait permettre de grandes avancées dans le traitement d'affections comme les maladies d'Alzheimer ou de Parkinson.Les applications potentielles de cette découverte portent notamment sur la thérapie de maladies telles que Parkinson, Alzheimer ou l'épilepsie, ou bien pour réparer des dommages au cerveau consécutifs à une congestion cérébrale, a précisé la société.En effet, il sera désormais possible d'obtenir et de faire proliférer ces cellules indifférenciées pour les greffer.Cela permettra également de mieux les comprendre et éventuellement de les modifier génétiquement pour traiter des maladies particulières.Agence France-Presse La Terre a roulé comme une balle sur elle-même à la fin du Crétacé il y a 84 m i l l i o n s d'années, résultant en un basculement des pôles de 15 à 20 degrés sur une période de deux millions d'années, affirment des chercheurs dans la revue américaine Science.Ce basculement de l'axe de la Terre, soudain et abrupt, pourrait avoir eu pour effet de déplacer à la surface de la planète les continents et les océans dix fois plus rapidement que la dérive tectonique des plaques.Ce bouleversement aurait également eu pour effet de complètement modifier les climats en diverses régions du globe, peuplé alors par les dinosaures, selon William Sager, de l'Université A&M du Texas et son collège Anthony Koppers de l'Université de Californie, à La Jolla.Agence France-Presse Environnement Espace Médecine GRAPHIQUES BERNARD CHAMPOUX, collaboration spéciale Le CAIL est divisé en deux, avec des icones pour le vocabulaire, et des figures géométriques pour la grammaire.Avec des icones, le problème de l'orthographe ne se pose pas.MATHIEU PERREAULT NARA, Japon Les cracks de l'informatique n'ont pas tous suivi la lucrative « route du futur » de Bill Gates.La plupart des pères d'Internet voulaient créer un monde meilleur, libertaire, bref mettre une fois pour toutes la communication à l'abri du mercantilisme.Wall Street a fait capoter l'utopie d'un Web sans argent.Mais les humanistes de l'écran cathodique persistent.À Nara, au Japon, le Montréalais Martin David tente de rafraîchir l'idéal d'espéranto, cette langue créée au début du siècle à partir de langues européennes.Son Langage iconique assisté par ordinateur (CAIL selon l'acronyme anglais) remplace les mots par des icones et la grammaire par des flèches et des figures géométriques.Éventuellement, il rêve d'un langage en constante évolution, unifié par Internet.« Pour que deux personnes qui n'ont aucune langue en commun arrivent à communiquer, il y a trois solutions », indique M.David, qui fait sa maîtrise de génie électrique à l'Université de Kyoto et au laboratoire Advanced Telecommunications Research (ATR) de Nara.« On peut passer par une machine, mais la traduction informatisée n'est pas au point et je ne pense pas qu'elle le sera dans un avenir proche.On peut imaginer que tout le monde apprenne l'anglais, mais personne ne veut un monde comme ça.Il y a aussi l'espéranto, mais c'est une langue aussi difficile à apprendre que l'anglais.Un million de personnes parlent espéranto, mais c'est souvent des gens qui ont déjà sept ou huit langues ou font un trip de linguistes.» Le CAIL ne serait pas parlé, mais uniquement écrit.Il ne s'écrirait qu'avec un ordinateur.« Dans un langage, il y a la sémantique, c'est-à-dire le vocabulaire, et la grammaire, dit M.David.La syntaxe n'est pas assez forte pour assurer seule le sens, et la sémantique est parfois ambiguë, comme dans le cas des homonymes.C'est pour ça que le CAIL est divisé en deux, avec des icones pour le vocabulaire, et des figures géométriques pour la grammaire.Aussi, avec des icones, le problème de l'orthographe est réglé.» Un icone de maison dans un triangle signifie par exemple que la maison est le sujet de la phrase.Le même icone dans un carré signifie que la maison est le complément d'objet direct.Des étiquettes dans la langue de l'utilisateur préciseraient le sens des icones au cas où il ne serait pas évident.« Le programme pourrait reconnaître la langue du fureteur Internet et ajuster les étiquettes en conséquence, dit M.David.Mais je pense qu'avec une utilisation régulière, il sera facile de se souvenir des icones.» Pour le moment, le CAIL n'a qu'une quinzaine d'icones et autant de règles de grammaire : sujet, quelques compléments, le temps des verbes, quelques conjonctions.Martin David ignore combien de temps il faudra pour que le CAIL soit opérationnel.« Faire des icones, c'est très long.C'est ce qui nous limitera.» Le premier objectif est de concevoir une manière scientifique de prouver que les symboles grammaticaux peuvent traduire adéquatement la plupart des phrases.Ensuite, il faudra construire des icones.« On vise 800 icones pour le début, estime M.David.C'est souvent cité comme « langage naturel », ou par des études sur les mots utilisés dans le langage courant en anglais.» Martin David se penche sur le « Martin Go » (go veut dire langue en japonais) en marge de sa maîtrise et travaille avec son compatriote Bernard Champoux, artiste invité à ATR, et l'étudiant au doctorat de psycholinguistique Alain Huot, de Mc Gill.M.Champoux travaille sur les icones et espère avoir terminé une interface informatique en mai.M.Huot a travaillé sur la grammaire et a eu l'idée de l'« indexeur », un écran contenant une liste d'icones et une liste de règles de grammaire.L'usager construirait ses phrases avec ces deux listes.« La forme des icones indique les liens grammaticaux qu'il y a dans la phrase, explique M.Huot.On a essayé que la grammaire ne soit pas trop proche d'une langue existante.Martin, connaissant le japonais, avait un point de vue supplémentaire.Finalement, on a choisi un système grammatical accusatif, c'est-à-dire avec des compléments d'objet direct.Environ 90 % des langues ont des grammaires accusatives.» M.Huot a prêté une attention particulière à la simplicité de la grammaire.« Plus elle est complexe, plus elle est complète, plus elle est difficile à apprendre et plus elle est proche d'une langue en particulier.Elle est donc plus facile pour ceux qui parlent cette langue.Avec le Martin Go, tu ne peux pas avoir les nuances d'une langue naturelle.» Les phrases pourront être arrangées en deux dimensions, ce qui donne un avantage par rapport aux écritures existantes, selon M.David.En deux dimensions, un mot peut être directement relié à quatre autres mots, contre seulement deux si la phrase est écrite sur une seule ligne (une dimension).« L'ordre est très important si on n'a qu'une dimension.Le défaut des deux dimensions, c'est que c'est moins compact.Mais sur un ordinateur, on n'est pas limité par le nombre de pages.» Les fichiers seraient écrits en un langage comme le HTML à la base des pages Web, pour que tous les ordinateurs puissent les lire.« On peut penser qu'un message envoyé à une personne qui n'a pas le programme fera référence à un « centre CAIL » sur le Web.Les cartes postales électroniques fonctionnent de la même manière, en faisant référence à un site Web.Sur le site Internet, il y aura l'indexeur d'icones et de syntaxe, avec les étiquettes dans différentes langues.» Le langage pourrait même évoluer avec les suggestions, en autant qu'il n'y ait pas de problèmes de versions multiples.« Il faudra aussi qu'il y ait une unité visuelle : si les icones sont en couleurs, il ne faut pas en insérer en noir et blanc », précise M.David.Pour le moment, Martin David, qui a 29 ans, envisage que l'une des premières applications concernera les relations épistolaires.« On veut dire où on habite, ses hobbies, ses sports et sa musique préférés.C'est facile à mettre en icones.» D'autres langages iconiques ont déjà été imaginés, a constaté M.David.Le chercheur allemand Timothy Ingen Housz a concocté récemment Mémoire d'éléphant , qui sert à étudier l'apprentissage d'une langue seconde.Alain Huot fait justement son doctorat sur « l'acquisition et le traitement automatique de la grammaire d'une langue seconde ».Le Juif autrichien Charles Bliss a quant à lui imaginé, durant la Deuxième Guerre mondiale, un langage symbolique, Blissymbolics.« Bliss considérait qu'un langage symbolique éliminerait les équivoques et les sousentendus des autres langages », dit M.David.Le Blissymbolics est maintenant utilisé avec les enfants aveugles ou ayant des difficultés de développement.Recherche Le premier objectif est de concevoir une manière scientifique de prouver que les symboles grammaticaux peuvent traduire adéquatement la plupart des phrases.Martin David dans son laboratoire de Nara.Astronomie "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.