La presse, 31 janvier 2000, Cahier A
[" 1LP0102A0131 Page A1/31janvier 1LP0101A0131 ZALLCALL 67 01:12:49 01/31/00 B 1 3 4 6 http://lapresse.infinit.net Montréal, R lundi 31 janvier 2000 60 ¢ TAXES EN SUS EST ET NORD-OUEST DU QUÉBEC, RÉGION HULL-OTTAWA 70 ¢ FLORIDE 1,75 $ U.S.MONTRES avec votre LOGO de COMPAGNIE AYEZ L'HEURE JUSTE AUSSI BAGUES, STYLOS, ETC Une seule adresse 7139, rue ST-HUBERT (coin Jean-Talon) www.bijouterieleroy.com (514)277-3127 116e année No 100 64 pages, 4 cahiers Auto La voiture verte attend au feu rouge page C1 Souriez, c'est le temps de l'impôt! page A19 Hockey page S7 Quoifairecette semaine page C7 03 Duceppe se range derrière Bouchard Le chef du Bloc minimise les reproches de Parizeau Le Super Bowl aux Rams Un Airbus s'abîme en mer après son décollage d'Abidjan Il y aurait au moins 10 survivants d'après AP, AFP et Reuter ABIDJAN Un avion de la Kenya Airways, qui transportait 169 passagers et dix membres d'équipage, s'est abîmé en mer hier soir peu après son décollage de l'aéroport d'Abidjan, ont annoncé des responsables de l'aéroport.Il y au moins dix survivants, selon le ministre ivoirien des Transports, le général Abdoulaye Coulibaly.De « nombreux cadavres » ont été retrouvés dans la zone où s'est abîmé l'Airbus, ont indiqué des responsables ivoiriens de la sécurité des transports aériens.Le ministère canadien des Affaires étrangères a fait savoir hier soir que deux Canadiens se trouvaient à bord de l'avion Airbus A310.Six survivants ont été retrouvés tôt ce matin flottant dans l'épave de l'appareil et ils ont été transportés dans un hôpital situé à proximité, a déclaré Raymond Kesse, un responsable de la Croix-Rouge ivoirienne.Un peu plus tôt, un autre survivant, un Français souffrant de coupures et de contusions, avait été conduit au même hôpital.« C'était un bon nageur.C'est la raison pour laquelle il a réussi à survivre », a ajouté le Dr Tanoh Koutoua, qui a soigné cet Voir UN AIRBUS en A2 VINCENT MARISSAL QUÉBEC Prenant avec un grain de sel la mission de champion de la souveraineté dont l'a chargé Jacques Parizeau, Gilles Duceppe croit lui aussi que le moment est venu pour Lucien Bouchard de parler davantage de souveraineté.Élevé samedi au rang de « fer de lance de la souveraineté » par Jacques Parizeau, le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a senti le besoin hier de prêter allégeance à Lucien Bouchard, le seul « chef du mouvement souverainiste ».« Si nous sommes le fer de lance de la souveraineté, la lance est pointée vers Ottawa, a lancé M.Duceppe à ses militants dans son discours de clôture du congrès Voir DUCEPPE en A2 Autre texte en page A6 PHOTO REUTERS Kurt Warner a de quoi célébrer.Hier, lors du match du Super Bowl présenté au Georgia Dome, à Atlanta, le quart-arrière des Rams de St.Louis a lancé une passe de touché de 73 verges à Isaac Bruce, avec moins de deux minutes à faire au quatrième quart, et mené les siens à un triomphe de 23-17 aux dépens des Titans du Tennessee.Warner a été choisi le joueur par excellence de ce XXXIVe Super Bowl.Nos informations en pages S2, S3, S4, S10 et S11 Mc Cleary est hors de danger Le joueur du Canadien se remet d'une fracture du larynx subie samedi MATHIAS BRUNET La vie de Trent Mc Cleary n'est plus en danger.L'attaquant du Canadien, atteint d'un violent tir à la gorge samedi après-midi lors du match contre les Flyers, prend du mieux et, même s'il demeure dans un état critique, il est en mesure de communiquer avec ses proches à l'hôpital.« Il ne peut évidemment pas parler parce que nous lui avons pratiqué une trachéotomie (incision à la gorge) pour qu'il puisse respirer, mais il nous reconnaît et il répond en écrivant des notes », a déclaré le médecin du Canadien et chirurgien en chef de l'Hôpital général de Montréal, David Mulder, hier, lors d'une conférence de presse avant le match au Centre Molson.L'autre médecin de l'équipe, Vincent Lacroix, a lui aussi noté une amélioration notable de l'état de Mc Cleary, 27 ans, depuis la veille.« Quand je l'ai visité à l'hôpital, il était assis sur son lit, et il portait déjà ses lunettes.» Mc Cleary, qui souffre d'une fracture du larynx, a même laissé une note à ses coéquipiers en prévision du match d'hier après-midi : « Tout va bien, bataillez fort pour moi contre les Hurricanes, j'ai parié 500 $ sur votre victoire, j'écouterai le match à la radio, Go Habs Go ! Trent.» Son grand copain, le gardien Jeff Hackett, s'est empressé d'afficher la note dans le vestiaire.Mc Cleary Voir McCLEARY en A2 Autres textes en pages S5 ewt S8 PHOTO PC Trent Mc Cleary Malade, mais en santé.C'était à l'été 1989, le thérapeute Guy Corneau venait de publier Père manquant, f i l s manqué, le livre qui allait le propulser sur la scène publique québécoise et internationale.Les entrevues, les conférences, les signatures d'autographes se bousculaient à un train d'enfer.En apparence, tout allait pour le mieux pour cette étoile montante de la thérapie jungienne.En réalité, son monde s'écroulait.Tendu, sous pression, l'estomac ravagé par une colite ulcéreuse, Corneau était incapable d'avaler quoi que ce soit sans être assailli par des hémorragies et des diarrhées.Épuisé, maigre comme un clou, son médecin recommande l'hospitalisation.Mais Corneau, un adepte des médecines douces, ne veut rien entendre.Plutôt que de prendre le chemin de l'hôpital, il prend celui d'une clinique de jeûne dans la région de Chicoutimi où il est né, convaincu que son intestin a seulement besoin de repos.Guy Corneau se souvient encore exactement du moment où il est mort.C'était au matin du septième jour de son jeûne.Il venait de sortir de sa chambre, de faire trois pas et de s'écrouler sur le gazon.Les yeux grands ouverts, il aperçut comme dans un songe ses valises au bout du chemin.Il comprit qu'on ne les avait pas balancées aux vidanges par mégarde, mais bien parce que leur propriétaire, Guy Corneau, était mort.Au lieu de crier d'effroi, il poussa un énorme soupir et fut envahi par un incroyable sentiment de délivrance, qui se mua en pure béatitude.« Je m'en foutais d'être mort.Ce qui m'importait c'était d'être enfin délivré de Guy Corneau ! » racontet- il aujourd'hui.Après cet épisode délirant, Guy Corneau est passé à un doigt de la vraie mort avant d'être arraché in extremis de la clinique par son père, puis hospitalisé d'urgence.Cet épisode constitue le premier chapitre de La guérison du coeur, le nouveau livre de Corneau lancé aujourd'hui à Montréal.Le thérapeute presque guéri y développe plusieurs théories dont une voulant que la maladie soit en réalité un signe.de santé.À lire, l'entrevue en page A16 Nathalie Petrowski rencontre GUY CORNEAU PHOTO ARMAND TROTTIER, La Presse Guy Corneau INDEX Petites annonces - index C8 - immobilier C8, C9 - marchandises C9 - emplois C9, C10 - automobile C10, C12 - affaires B5 Arts et spectacles B8 à B12 - horaire spectacles B12 - horaire télévision B9 - cinéma maison B9 Bandes dessinées C9 Bridge C11 Décès C11 Économie B1, B4 à B7 Éditorial B2 Êtes-vous observateur C8 Feuilleton C10 Horoscope C12 Le monde A12 Loteries A2, A11 Mots croisés C10 Mot mystère C9 Opinions B3 Politique A6, A7 Quoi faire C7 Tabloïd Sports - Mathias Brunet S5 ÉDITORIAL Rouler plus vite - Pierre Gravel page B2 MÉTÉO Nuageux avec faible neige Max.-1 Min.-15 Cahier Sports, page 16 LES CONCESSIONNAIRES CHEVROLET OLDSMOBILE DU QUÉBEC Offres d'une durée limitée, réservées aux particuliers, s'appliquant aux Venture 2000 neuves en stock.Sujet à l'approbation du crédit.Photo à titre indicatif seulement.Première mensualité et dépôt de sécurité exigés à la livraison.Immatriculation, assurance et taxes en sus.Versement ou échange équivalent requis (voir tableau).Frais de 12 ¢ du km après 60 000 km.Taux de financement de 1,9% à l'achat disponible jusqu'à 48 mois ou taux de 2,9% à la location disponible jusqu'à 36 mois.Voyez votre concessionnaire pour tous les détails.238$ /mois Lo c a t i o n 3 6 m o i s Transport et préparation inclus La Maxi Mini Van.Comptant Mensualité 0 $ 349 $ 1 784 $ 298 $ 3 855 $ 238 $ 0U 1,9% à l'achat 2,9% à la location 0U Maxi valeur.Mini prix. 1LP0202A0131 Page A2/31janvier 1LP0201A0131 ZALLCALL 67 01:12:57 01/31/00 B Suites de la une A 2 R LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 31 JANVIER 2000 Duceppe se range derrière Bouchard DUCEPPE / Suite de la page A1 du Bloc à Québec.Nous travaillons avec le Parti québécois, nous sommes des alliés indéfectibles.Minimisant les reproches de Jacques Parizeau au gouvernement Bouchard, le chef bloquiste souligne qu'il est difficile pour un gouvernement aux prises avec de graves compressions budgétaires et des négociations avec la fonction publique de faire en même temps la promotion du projet souverainiste.« Maintenant, les négociations avec le secteur public sont réglées, dit-il.Le congrès du Parti québécois s'en vient (en mai) et je suis très optimiste en ce sens-là.» Dans un long discours, samedi soir, M.Parizeau a reproché au gouvernement Bouchard de ne pas parler suffisamment de souveraineté et lui a suggéré d'y revenir de manière à tenir un référendum gagnant avant la fin de son mandat.Ce faisant, affirme Gilles Duceppe, M.Parizeau n'a fait que répéter l'engagement de Lucien Bouchard à tenir effectivement un référendum gagnant avant les prochaines élections.« J'ai pleinement confiance que le gouvernement tiendra un référendum gagnant, et sera réélu ensuite pour son bon travail », a précisé M.Duceppe devant ses militants.Et à Jacques Parizeau, qui qualifiait le paysage politique québécois de « drabe », M.Duceppe réplique que « l'action n'a pas manqué au Québec depuis deux ans ».L'ancien chef du PQ et ex-premier ministre a quitté le congrès du Bloc samedi soir, mais son discours résonnait encore hier parmi le millier de bloquistes réunis à Québec.De nombreux députés du Bloc étaient visiblement ravis de l'électrochoc administré aux péquistes par Jacques Parizeau.Le quatrième congrès du Bloc québécois était vraisemblablement le dernier avant les prochaines élections fédérales.À moins de 24 mois du prochain rendez-vous électoral, le Bloc est déjà sur le pied de guerre, affirme Gilles Duceppe, qui a demandé à ses militants d'organiser dès maintenant la prochaine campagne.Les assemblées d'investiture dans les comtés se dérouleront dans les prochains mois, ajoute-t-il.D'ici là, le Bloc lancera un nouveau « chantier », portant cette fois sur la démocratie et qui devrait durer un an, a annoncé M.Duceppe.Au terme des premiers chantiers, le parti souverainiste fédéral a adopté une nouvelle définition de l'identité québécoise basée sur la géographie plutôt que l'origine.Est Québécois qui vit au Québec, ont en substance tranché les bloquistes.Pour boucler la boucle, le chef Duceppe est revenu sur la question du financement par des dons corporatifs, le sujet le plus âprement discuté au cours du congrès.« La question n'a pas été facile, dit-il, mais personne n'a à s'inquiéter de la façon dont nos députés se comporteront.» Un Airbus s'abîme en mer après son décollage d'Abidjan UN AIRBUS / Suite de la page A1 homme dont l'identité n'a pas été révélée.L'appareil, un Airbus A310 en partance pour Lagos, au Nigeria, a décollé à 21 h 08 locales et s'est écrasé seulement une minute plus tard, a précisé George Dapre Yao, responsable du trafic aérien à l'aéroport Félix Houphouet-Boigny, d'Abidjan.Il a ajouté que l'avion transportait 167 passagers adultes et deux enfants.Selon des responsables de Kenya Airways, la destination finale de l'avion était Nairobi, au Kenya.Alors que des équipes de secours étaient en route, on ne savait pas exactement à quelle distance en mer l'avion s'était abîmé.Selon Albert Acho, agent de voyages installé à l'aéroport Félix Houphouet-Boigny, les rues environnantes étaient encombrées de policiers et pompiers, ainsi que de passants ou passagers affolés, en proie à la panique.L'aéroport d'Abidjan se trouve à quelques mètres d'une plage sur l'Atlantique.Plusieurs bateaux de pêche tournaient en mer ainsi qu'un hélicoptère à la recherche d'éventuels survivants.Selon un responsable du ministère français des Affaires étrangères, le 43e bataillon d'infanterie de marine, basé à Abidjan, participe aux opérations de reconnaissance avec les autorités ivoiriennes.Mc Cleary est hors de danger MCCLEARY / Suite de la page A1 est chanceux d'être encore en vie.Sans l'intervention rapide des médecins et des techniciens d'Urgences Santé, il aurait pu y laisser sa peau.« C'était une question de minutes, c'est le plus proche qu'on puisse passer (de mourir) », a dit le docteur Mulder.Les médecins, en effet, ont dû agir rapidement.« Il nous a beaucoup aidés en quittant la patinoire par ses propres moyens, avant de perdre connaissance dans le corridor, a dit David Mulder.Il nous a sauvé beaucoup de temps.On l'a emmené dans la clinique, il nous disait d'une voix rauque qu'il avait peine à respirer.On a tenté de lui insérer des tubes par la gorge, mais à cause de l'enflure, c'était impossible.» Il fallait alors le transporter à l'hôpital le plus rapidement possible.« Les techniciens d'Urgences Santé ont été sensationnels, mentionne le docteur Mulder.C'est le voyage en ambulance le plus rapide que j'ai fait de ma vie ! Nous tenions le larynx de Trent de façon à faciliter sa respiration, pendant que le docteur Lacroix, du Centre Molson, téléphonait aux gens à l'urgence de l'Hôpital général pour les prévenir de notre arrivée.Ils ont été rapides, un ascenseur nous attendait.Par chance, un anesthésiste d'expérience, Michel Gervais, était de service.Il a endormi Trent, j'ai pratiqué la trachéotomie pour qu'on lui insère des tubes respiratoires dans la gorge.» Mais, même après l'opération, Mc Cleary éprouvait de la difficulté à respirer.« Nous avons alors remarqué un affaissement du poumon et nous avons corrigé la situation, a précisé Mulder.Dès lors, il a commencé à prendre du mieux.Vers minuit, il me reconnaissait déjà.Sa mère, qui est infirmière, s'inquiétait de savoir si ses signes vitaux étaient atteints à cause du manque d'air au cerveau, mais ça ne nous inquiète pas.Il est vif et il semble avoir gardé le même sens de l'humour.Nous sommes heureux qu'il ait pu éviter le pire.Les blessures au larynx constituent la hantise des médecins, c'est la pire qui puisse survenir à un athlète.» Mc Cleary a survécu miraculeusement ; il pourra peut-être reprendre un jour sa carrière de hockeyeur, mais il pourrait néanmoins conserver des séquelles de son accident.« Nous sommes surtout inquiets pour sa voix car ses cordes vocales ont été atteintes, mentionne Vincent Lacroix.Nous attendons le rapport de spécialistes en la matière pour savoir si on reconstruit son larynx au plus tôt ou si on attend.» « Vous vous rappelez sans doute comment Dave Manson (l'ancien défenseur du Canadien) parlait, ajoute David Mulder.Trent pourrait avoir cette voix rauque en permanence.Mulder, Lacroix et tous les autres secouristes peuvent cependant se féliciter d'avoir sauvé la vie à Mc Cleary.« C'est la première fois de ma vie que j'opérais un patient qui avait encore ses patins aux pieds.», a conclu le docteur Mulder en souriant.PHOTO BERNARD BRAULT, La Presse Le Dr David Multer a montré aux journalistes les mots d'encouragement écrits par Trent Mc Cleary à ses coéquipiers en prévision du match d'hier après-midi : « Tout va bien, bataillez fort pour moi contre les Hurricanes, j'ai parié 500 $ sur votre victoire, j'écouterai le match à la radio, Go Habs Go ! Trent.» LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 3-4-1 à quatre chiffres : 4-7-3-8 COLLECTES DE SANG n à Montréal: Université de Montréal, pavillon 3200, (2e étage), 3200, rue Jean- Brillant, de 10 h à 17 h.Objectif: 100 donneurs; n à Brossard: Loisirs du secteur A de Brossard, Centre communautaire Nathalie- Croteau, 2210, rue André, de 14 h à 20 h.Objectif: 100 donneurs; n à Varennes: organisée par la Fraternité des policiers et le Syndicat des pompiers de Varennes, École secondaire Le Carrefour (cafétéria), 123, chemin du Petit-Bois, de 12 h à 20 h 30.Objectif: 300 donneurs; n à Sainte-Anne-de-Bellevue: cégep John- Abbott \u2014 campus Sainte-Anne, agora de l'Édifice Casgrain, 21 272, chemin Lakeshore, de 9 h 30 à 16 h 30.Objectif: 140 donneurs; n à Saint-Léonard-d'Aston: Chambre de commerce de Saint-Léonard-d'Aston, école La Découverte, 401, rue Germain, de 15 h à 20 h 30.Objectif: 100 donneurs.Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : (514) 285-6931 National, Télé Plus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : (514) 285-6892 Les petites annonces : (514) 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse, Ltée, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.http://lapresse.infinit.net Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne - Contrat de vente numéro 0531650» Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.QUESTION DU JOUR Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour: \u2014 par téléphone, en composant le 514-285-7333; \u2014 par Internet : http://lapresse.infinit.net La LNH devrait-elle obliger les joueurs de hockey à porter un protège-cou pour éviter des accidents comme celui survenu à Trent Mc Cleary samedi?Selon vous, l'accord sur le commerce des OGM vat- il contribuer à lutter contre les dommages à l'environnement?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 41 % Non: 59 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n'a aucune prétention scientifique.DEMAIN DANS LA PRESSE Le commerce électronique La venue d'Internet et le progrès du com-e constituent une onde de choc sur l'économie comparable à l'impact qu'ont eu des nouvelles technologies comme le transport par rail ou l'apparition du moteur électrique.Dans un environnement de com-e, les entrepreneurs doivent revoir leur façon de faire des affaires.Les employés devront s'adapter à de nouveaux modes de travail et développer de nouvelles habiletés.Un dossier en quatre parties signé par l'économiste Yves Rabeau, à lire à compter de demain dans le cahier Économie. 1LP0301A0131 A03 lundi 1LP0301A0131 ZALLCALL 67 01:11:30 01/31/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 31 JANVIER 2000 A 3 L'EXPRESS DU MATIN Les employés d'entretien de la STCUM augmentent la pression Ils se prononcent à 96% en faveur de la grève MARIE-CLAUDE GIRARD Mécontents de la décision de la STCUM de suspendre sa contribution à leur caisse de retraite, les employés d'entretien de la société de transport ont lancé un avertissement à l'employeur en votant à 96% en faveur d'une grève.Celle-ci ne pourrait toutefois être déclenchée à court terme puisque les 2000 syndiqués devront se réunir à nouveau en assemblée générale pour décider de la date et du type de grève: grève d'un jour ou générale.De leur côté, les chauffeurs et guichetiers de métro affiliés au Syndicat canadien de la fonction publique-FTQ pourront déclencher dès jeudi une grève légale en autant qu'ils fournissent un avis de sept jours au Conseil des services essentiels.Comme les employés d'entretien, les commis de division et employés de bureau, ils sont actuellement en négociation pour le renouvellement de leur convention collective.Le 24 janvier, la société a décidé de suspendre sa contribution à la caisse de retraite de ses 7000 employés.Les syndiqués souhaitent que ces surplus servent à bonifier le régime de retraite et à indexer de façon permanente le chèque des retraités.Pour éviter d'augmenter leur quote-part à la CUM, les élus ont demandé à la société de transport des compressions de 23 millions à son budget 2000.Or, la caisse de retraite du secteur de l'entretien déborde de 98 millions.Celle des autres employés affiche un surplus de 310 millions.De plus, la société de transport souligne que la loi fixe des limites aux surplus.Ainsi, on constate un excédent de 54 millions pour les travailleurs de l'entretien et de 182 millions pour les autres.«On ne peut plus en rajouter», souligne la porte-parole de la STCUM, Odile Paradis.«Il n'y a jamais eu de fonds de pension désaccrédité parce qu'il avait trop de surplus», rétorque Marc Laviolette président de la CSN.Pour le syndicat de l'entretien, la contribution de l'employeur à la caisse de retraite fait partie de l'ensemble des avantages du contrat de travail.Sans une telle caisse de retraite, il aurait pu négocier de meilleurs salaires ou autres avantages, fait-on valoir.Le président du syndicat, Gaétan Châteauneuf, souhaite laisser encore quelques semaines à la négociation.Mais si la STCUM durcit sa position, la prochaine assemblée pourrait être convoquée rapidement.Les travailleurs ont rejeté hier la dernière proposition de l'employeur faite mercredi en présence de la conciliatrice.Deux mises en demeure ont été adressé au syndicat.La première lui reproche d'avoir exercé des moyens de pression concertés et illégaux, notamment par le déclenchement d'alarmes d'incendie, de coups de marteaux et klaxons, sabotage de véhicules.La seconde lui ordonne de retirer tous les tracts et chandails «comportant des photographies ou propos calomnieux» à l'endroit du directeur général de la STCUM, Jacques Fortin et du président, Frank Zampino.Le syndicat réfute les affirmations de la STCUM mais invite les syndiqués à porter ce matin leur t-shirt à l'effigie de M.Fortin.«Les gens ont fait sentir leur grogne par une séance collective de coups de marteaux», admet M.Châteauneuf.Le président du syndicat soutient que l'objectif n'est pas de perturber le service.«Ce qu'on cherche, c'est de mettre des moyens collectifs pour éviter que les gens partent de leur propre chef.» «L'intention de la STCUM est d'arrêter la pleine cotisation pendant trois ans mais avec reprise progressive par la suite.Donc, ça s'étalerait sur cinq ans», explique Mme Paradis.«Nous, on reste confiants qu'avec ce qu'on a mis sur la table, on est capables d'en arriver à une entente.» La STCUM n'est pas le premier employeur à vouloir utiliser les surplus des caisses de retraite.«La CUM l'a fait, le service de police de la CUM l'a fait.Hydro-Québec a réussi à négocier récemment un congé de contribution pour les employeurs et les employés», rappelle Mme Paradis.Aucun mort sur les routes n Malgré les nombreux accidents routiers et carambolages survenus sur l'île de Montréal hier et sur différentes voies rapides ailleurs au Québec depuis le début du week-end, la Sûreté du Québec ne déplore aucune perte de vie sur son territoire.Le déneigement reprend n Le déneigement reprend ce matin à compter de 7 h à Montréal après la pause du weekend.Le chargement de la neige qui avait débuté vendredi mobilise 2 800 personnes.Les résidants sont appelés à être vigilants et à respecter la signalisation mise en place interdisant le stationnement.S'il n'y a pas d'autres tempêtes de neige, l'opération chargement devrait être complétée vers le milieu de la semaine.Profs satisfaits n Les professeurs de cégeps sont satisfaits du résultat des négociations et c'est à une très grande majorité qu'ils ont approuvé l'entente de principe intervenue le 23 décembre entre leurs représentants et ceux du gouvernement.Des 34 assemblées générales qui se sont prononcées, 30 ont voté en faveur de l'entente.Les membres ont entériné l'entente dans une proportion de 80 %.Les enseignants n'auront plus à subir le prélèvement salarial de 3,57 % et les 9,3 jours de congés sans solde forcés qui en découlaient.Incendie à St-Lambert n Un incendie qui s'est déclaré dans des commerces sur la rue Victoria, en plein centre-ville de Saint-Lambert, a nécessité l'intervention de 45 pompiers dans la nuit de samedi à dimanche.Les sapeurs de Saint-Lambert, Brossard, Longueuil et Lemoyne ont combattu les flammes durant près de deux heures avant de les circonscrire.Sept commerces ont été endommagés, dont quatre lourdement.Les flammes auraient causé des dommages pouvant dépasser les 300 000 $.La police de Saint-Lambert a demandé l'assistance des enquêteurs de la section des incendies criminels de la Sûreté du Québec afin de déterminer la cause exacte de l'incendie.La bougie toujours aussi populaire n Si le Comité de la bougie du Carnaval de Québec n'avait pas osé augmenter son objectif de vente, en 2000, un public enthousiaste, lui, a répondu en améliorant la marque déjà exceptionnelle de 1999.En tout, 97 225 bougies ont trouvé preneur, soit 150 de plus que l'an dernier.« Cela représente un peu plus de 1 % de la vente.Nous sommes très très contents », a commenté, hier, le président du Carnaval, Jean-Paul Desjardins.Selon le président, cet important appui démontre le sentiment d'appartenance qu'entretient la population de la région envers son Carnaval et les 185 organismes à but non lucratif qui en bénéficient.Pas d'armes pour les gardes forestiers n La décision du directeur de Parcs Canada de refuser aux gardes forestiers des parcs nationaux le droit de porter une arme pourrait dégénérer en conflit de travail, alors que les principaux intéressés menacent de recourir au débrayage.Le président-directeur général de Parcs Canada, Tom Lee, ne semble pourtant pas prêt de revenir sur sa décision et a prévenu les gardiens qu'ils pouvaient rester à la maison s'ils n'étaient pas d'accord avec sa décision.Le règlement a suscité une réponse aussi immédiate que furieuse de la part des gardes forestiers, mais M.Lee croit que les armes ne constituent pas une solution valable en cas de problème.Selon M.Lee, les gardes doivent plutôt éviter les situations dangereuses, comme, par exemple, les rencontres avec des braconniers ivres.PHOTO ROBERT SKINNER, La Presse Trois personnes ont été légèrement blessées hier matin dans un carambolage impliquant 22 véhicules survenu à la sortie du pont Mercier à La Salle.67 véhicules impliqués dans sept carambolages RAYMOND GERVAIS Pas moins de sept carambolages impliquant au total 67 véhicules, sont survenus hier sur les voies rapides de l'île de Montréal.Huit personnes ont été blessées légèrement dans ces multiples accidents.Le plus important carambolage est survenu vers 10 h 20 hier matin sur la route 138 Est, à la sortie du pont Mercier.Vingt-deux véhicules qui circulaient dans la voie de droite se sont emboutis.L'agent Isabelle Gendron, de la Sûreté du Québec, a expliqué hier que quatre ou cinq collisions se sont d'abord produites et que le carambolage est survenu au moment où les véhicules se sont immobilisés.Trois personnes ont été légèrement blessées dans cet accident.La route 138 Est a été fermée durant de longues heures et la circulation automobile laquelle a été déviée vers la rue Airlie à La Salle.Le pont Mercier n'a pas été fermé, mais la circulation s'est faite au comptegouttes dans les deux sens durant près de trois heures.La chaussée glissante pourrait être à l'origine de ce carambolage.Deux autres carambolages impliquant chacun 12 véhicules, sont survenus vers 1 h 15 sur l'autoroute Ville-Marie.Un premier à la hauteur de la rue de La Montagne et un autre à la hauteur de la rue Panet.À la même heure, sur l'autoroute Métropolitaine, trois autres carambolages se sont produits à la hauteur de l'avenue Des Lauriers à Saint-Laurent.Trois personnes ont été blessées dans ces accidents.La chaussée humide, le soleil aveuglant et les pare-brise sales, sont autant de facteurs qui ont contribué aux collisions.Finalement, cinq véhicules sont entrés en collision sur le pont Jacques- Cartier, faisant deux blessés.Deux premiers véhicules se sont heurtés dans la voie du centre à la hauteur de l'île Sainte-Hélène et trois autres les ont emboutis.Face à ce nombre effarant d'accidents, la Sûreté du Québec a décidé de faire des patrouilles de retenues sur le pont Jacques-Cartier ainsi que sur les autres voies rapides.Des camionneurs doivent débrayer aujourd'hui pour dénoncer la hausse du prix de l'essence Presse Canadienne Les camionneurs forestiers doivent déclencher une grève dès aujourd'hui pour protester contre la hausse du prix de l'essence.Les propriétaires de camions se disent incapables de continuer à rouler dans les conditions actuelles.Selon le président de l'Association nationale des camionneurs artisans, Clément Bélanger, il faut que les employeurs accordent des compensations salariales d'un minimum de 12 %.Les compagnies qui exploitent la forêt publique du Québec ont jusqu'ici fait la sourde oreille à ces revendications, soutiennent-ils.Parmi les moyens de pression envisagés, on pense à rencontrer les autres centrales syndicales pour harmoniser les actions et les moyens de pression auprès du gouvernement, on veut sensibiliser la population à la réalité du travail des camionneurs et on suggère d'organiser des actions qui affecteront le transport des marchandises sur des sites stratégiques.Une manifestation de camionneurs devant le Parlement du Québec et les bureaux des députés responsables des caucus régionaux du parti québécois et un ralentissement généralisé des camionneurs sur les routes du Québec font également partie du plan d'action.Une grève du camionnage n'est pas écartée de la liste des moyens de pression.La grogne qui règne présentement chez les camionneurs indépendants du Québec n'est pas nouvelle.Elle s'était manifestée l'automne dernier par des blocus qui avaient paralysé plusieurs routes de la province et qui avaient ralenti la livraison de marchandises diverses.L'injonction émise par le gouvernement pour casser cette contestation a laissé amers les camionneurs et des centrales syndicales.La hausse du prix du carburant des derniers jours a particulièrement fait mal aux camionneurs qui doivent exécuter des contrats signés à un prix fixe tout en devant, soutiennent-ils, assumer seuls une augmentation des coûts de transport. 1LP0499A0131 A04, lundi, G N RAL 1LP0499A0131 ZALLCALL 67 08:03:27 01/31/00 B A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 31 JANVIER 2000 Un accident d'un train de Via Rail fait une dizaine de blessés Presse Canadienne MIRAMICHI, Nouveau-Brunswick Une dizaine de personnes ont été blessées et un membre d'équipage a été hospitalisé pour des brûlures sérieuses après qu'un train voyageur de Via Rail eut percuté une série de wagons stationnés sur une voie d'évitement à Miramichi, au Nouveau- Brunswick, hier matin.Huit personnes ont été transportées dans trois hôpitaux du Nouveau- Brunswick, cinq d'entre elles pour des blessures graves mais qui ne mettent toutefois pas leur vie en danger.La majorité des passagers ont pu être examinés à l'Hôpital régional de Miramichi ou à une caserne de pompiers située à proximité du lieu de l'accident, et ils ont plus tard obtenu leur congé.Une porte-parole de Via Rail, Catherine Kaloutsky, a fait savoir que le train comptait à son bord 113 passagers et 14 membres d'équipage au moment de l'accident.La collision est survenue vers 10 h 15, heure locale, alors que le train se trouvait à une heure et demie de trajet de Moncton.Le train Via 14, appelé Océan, était en route pour Halifax en provenance de Montréal.Une passagère non identifiée a déclaré avoir entendu un grincement puis avoir senti plusieurs chocs, juste avant la collision.« C'est arrivé tellement vite, a déclaré Sandy Le Blanc à un reporter de la télévision.Tout le monde a été projeté à peu près dans tous les sens.» Le membre d'équipage blessé se trouvait dans la cuisine au moment de l'accident.On l'a transféré dans un hôpital de Moncton, au Nouveau- Brunswick, où il sera traité pour ses brûlures.« Il souffre essentiellement de contusions et de brûlures », a indiqué une porte-parole de l'Hôpital régional de Miramichi, Sonya Green-Hache, qui a précisé qu'une quarantaine d'employés de l'hôpital avaient été rappelés pour traiter les passagers blessés.Selon un autre porte-parole de Via Rail, les enquêteurs examinent la possibilité qu'un relais d'aiguillage soit resté ouvert, ce qui aurait amené le train à emboutir les wagons stationnés sur la voie d'évitement.« Il semble que ça se soit produit ainsi, mais je ne peux pas expliquer pourquoi », a déclaré en conférence de presse Dave De Wolfe, directeur des relations avec les clients pour l'Est du Canada.Les secouristes ont eu du mal à se rendre sur le site de l'accident, la route la plus proche étant recouverte de neige.Les blessés ont finalement été évacués par motoneiges jusqu'aux ambulances.Entre-temps, des enquêteurs du Bureau de la sécurité des transports se sont affairés à récupérer la boîte noire du train, ce qui devrait permettre notamment de connaître la vitesse du train au moment de la collision.Hier soir, Via Rail faisait savoir que l'accident n'aurait pas d'impact sur le service régulier.PHOTO PC Un policier de la ville de Miramichi, au Nouveau-Brunswick, se tient près des boîtes d'aiguillage qui pourraient expliquer pourquoi un train de passagers de Via Rail est venu emboutir des wagons sur une voie d'évitement, faisant une dizaine de blessés. 1LP0501A0131 A5 lundi 1LP0501A0131 ZALLCALL 67 01:07:54 01/31/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 31 JANVIER 2000 A 5 Les policiers de l'extérieur arriveront au compte-gouttes Un trou de 30 millions à la SQ L'application du plan de redressement en sera compliquée MARTIN PELCHAT du bureau de La Presse, QUÉBEC Le plan de redressement de la Sûreté du Québec, attendu depuis le dépôt du rapport Poitras, il y a plus d'un an, sera passablement compliqué par l'impasse budgétaire de 30 millions à laquelle est confronté cette année son directeur général, Florent Gagné.Raclant les fonds de tiroirs pour garnir les coffres de la Santé, le Conseil du Trésor oblige la SQ à contribuer par des compressions de 30 millions et lui demande de financer à même son enveloppe régulière la mise en oeuvre du plan de renouvellement, auquel M.Gagné entend consacrer, quoiqu'il advienne, six millions en 2000.Les contraintes budgétaires ont forcé la direction de la SQ à étaler sur cinq années au lieu de trois la mise en oeuvre de ce plan, dont le coût global est déjà passé de 100 millions dans sa première version à environ 60 millions aujourd'hui.M.Gagné doit de plus se croiser les doigts en espérant que le ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard, saura convaincre au printemps le Conseil du Trésor d'avancer à la SQ les 15 millions nécessaires à l'embauche de 150 patrouilleurs.La demande sera présentée en mars ou avril.La SQ aurait pourtant besoin de 200 policiers de plus sur les routes pour réaliser de façon adéquate son mandat.En entrevue avec La Presse, mercredi, Florent Gagné n'a pas caché qu'il avait connu plusieurs situations budgétaires difficiles pendant sa carrière de sous-ministre, mais que celle qu'il vivait présentement à la SQ constituait un de ses plus grands défis.« J'en ai rarement vécu d'aussi difficile », ditil.« Parce que ça, il faut que je le fasse, argent pas argent », ajoute le directeur, exhibant les 100 pages de son plan de renouvellement.Un plan dont il a fait sa première priorité.« Si le Trésor ne me donne pas six millions, il faut que je trouve six millions ailleurs dans l'organisation, point final.J'ai 30 millions à trouver et les premiers six que je vais trouver vont aller là.» La moulinette des compressions a coûté près de 800 policiers à la SQ depuis cinq ans, l'effectif étant passé de 4500 à 3300 agents.« Les gens disent : il n'y a pas de polices sur les autoroutes, remarque Florent Gagné.Je comprends ! Il y en a 800 de moins.Il faut toujours bien que ça paraisse à quelque part.» Les coupures ont aussi forcé la SQ à réduire le nombre d'enquêtes qu'elle lance de son propre chef, alors que les changements et surtout l'internationalisation de la criminalité devraient l'inciter à faire le contraire, croit le directeur général.« Je pense qu'on a atteint un peu la limite là-dessus.On est conscients qu'il faut aller vers là et on va y aller, mais on n'y va pas toujours à la vitesse souhaitable.» La manifestation monstre de Seattle, à l'occasion des négociations de l'Organisation mondiale du commerce, qui a fait perdre les pédales aux policiers et a provoqué la démission de leur chef, a été fomentée sur Internet, rappelle M.Gagné.« La police a servi une réponse traditionnelle, c'est-à-dire sortir les matraques, les chevaux et les gaz lacrymogènes, à un phénomène de criminalité hyper-nouveau, parce qu'il aurait été impossible il y a 10 ans de convoquer un tel party à Seattle partout dans le monde.La prochaine fois, est-ce que ce sera à Montréal ?» Malgré ces contraintes, M.Gagné croit que son « plan de match » contribuera à faire de la SQ « une organisation parmi les meilleurs corps policiers, à la fine pointe ».Le plan de renouvellement compte 35 projets, mais pour l'an 1, on se contentera d'en mettre sept en marche, au coût de 5,9 millions.L'énoncé de mission et de valeurs sera redéfini, comme le réclamait la commission Poitras.Le règlement de discipline interne sera revu \u2014 en vue d'une éventuelle sanction du Conseil des ministres en juin.On grossira la direction des affaires internes, durement esquintée par la commission, qui passera de 12 à 26 employés d'ici le 1er avril.La gestion des processus d'enquêtes criminelles \u2014 critiquée aussi dans le rapport Poitras \u2014sera modernisée d'ici juin ; un modèle sera développé à partir de la méthode anglaise Holmes et de techniques utilisées à Toronto et New York.« Matticks n'aurait pas pu arriver avec un système comme ça », soutient M.Gagné.La gestion des ressources humaines sera elle aussi modernisée.Enfin, le budget de formation passera de 3,5 à 5 millions.Quant au projet de doter les voitures de patrouille de terminaux d'ordinateurs \u2014 comme cela existe déjà à la CUM et dans plusieurs corps de police de moindre envergure \u2014, il pourrait aussi voir le jour, mais à condition que l'incontournable Conseil du Trésor accepte d'étaler sur une plus grande période le contrat qui lie présentement la SQ à un consortium de télécommunications.MARTIN PELCHAT du bureau de La Presse, QUÉBEC En raison de plusieurs obstacles, ce n'est qu'au compte-gouttes qu'on pourra injecter, dans une Sûreté du Québec trop traditionnellement repliée sur elle-même, du sang neuf provenant des universités ou d'autres corps de police.Le virage des « entrées latérales » aux enquêtes et aux postes de commande, pourtant appelé par plusieurs experts et fortement recommandé par la commission d'enquête Poitras, ne se négociera donc pas cette année, reconnaît à mots couverts le directeur général de la SQ, Florent Gagné.« Cette \u2018fertilisation' dans les organisations de police, au niveau des policiers, on n'en a pas suffisamment, dit-il.Il faudrait ouvrir là-dessus.Mais c'est bien compliqué.» « Archi-compliqué », renchérit- il, en évoquant l'écheveau des fonds de pension et des grades et l'opposition farouche du syndicat.« J'ai demandé au ministère de regarder la question des fonds de pension, explique-t-il.C'est un empêchement extraordinaire.J'ai approché un directeur de police qui était intéressé à s'en venir avec nous autres à un niveau supérieur.Il m'a dit : \u2018Racheter mon fonds de pension, ce serait 400 000 $ ; la municipalité fait des problèmes'.» Quant aux grades, ils diffèrent d'un service à l'autre, compliquant les transferts.« Peut-être qu'il devrait y avoir une politique du ministère qui ferait une certaine normalisation des grades.Qu'un gars qui est capitaine à Montréal pourrait s'en venir capitaine à la SQ à peu près aux mêmes conditions.» Craignant que l'arrivée de bacheliers ou d'officiers d'autres services n'anéantisse les espoirs des policiers de la base d'accéder aux 140 postes d'officiers \u2014 dont 120 sont actuellement comblés \u2014, l'Association des policiers provinciaux fait elle aussi obstacle aux entrées latérales et demande plutôt que la direction investisse dans la formation de ses propres policiers.Réaction « excessive », croit M.Gagné.Mais le directeur ne s'en donne pas moins des objectifs.prudents.« Je ne pense pas qu'on ait besoin d'avoir 50 entrées latérales par année, mais s'il y en avait quatre ou cinq dans une année et trois l'autre année.» La SQ attend également de voir si les sept diplômés universitaires (avocats, criminologues, etc.) embauchés aux enquêtes dans le cadre d'un projet pilote passeront leurs examens pratiques.Après avoir suivi le cours de base à l'Institut de police de Nicolet, le groupe est présentement à l'essai pour six mois sur la patrouille.Sous le parrainage d'enquêteurs seniors, les sept aboutiront ensuite aux enquêtes criminelles.L'espoir de M.Gagné est qu'ils amènent un éclairage que les enquêteurs de carrière, tout compétents soient-ils, n'ont peut-être pas.« On ne sait pas encore ce que ça va donner, note-t-il cependant.On pense que ça va améliorer.» PHOTOTHÈQUE, La Presse Florent Gagné 1LP0601A0131 A06lundi 1LP0601A0131 ZALLCALL 67 01:11:37 01/31/00 B A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 31 JANVIER 2000 Politique La solution pour le Québec: un rôle international dans une vraie francophonie Le livre du politicien Philippe Séguin propose une issue à l'impasse constitutionnelle Il ne le dit pas crûment, mais ne cache pas le fond de sa pensée.Pour celui qui passait ces dernières années pour le « souverainiste en chef » de la politique française, le Québec se trouve actuellement dans une véritable « impasse » : pas de vraie perspective de référendum gagnant avant dix ou quinze ans \u2014 à moins que Jean Chrétien par son « agressivité » ne parvienne à réveiller le camp souverainiste.Dans ces conditions, un véritable rôle pour le Québec au travers d'une vraie francophonie politique ne serait-il pas une solution acceptable à la fois pour le nationalisme québécois.et pour le gouvernement d'Ottawa, qui y tiendrait toute sa place ?C'est ce que dit aujourd'hui le meilleur et le plus important « ami du Québec » en France : Philippe Séguin, 56 ans, hier encore chef du principal parti de droite, le RPR, et qui reste en France un présidentiable de premier plan.Malgré une carrure imposante, Philippe Séguin n'a rien de l'éléphant égaré dans un magasin de porcelaine.Ce qu'il adore de la politique et de l'histoire (c'est sa formation universitaire), ce sont les infinies subtilités, les paradoxes.Et même quand il lui est arrivé de plonger dans le combat politique surchauffé, il préférait le plus souvent l'ironie et l'euphémisme à l'attaque frontale.Bref, s'il passe pour colérique dans le privé, il est plutôt diplomate \u2014 et même très convivial \u2014 en public.Mais sans renoncer à dire ce qu'il pense.« Exilé » au Québec une semaine par mois pour y donner des conférences à l'UQAM, l'ancien président de l'Assemblée nationale \u2014 et chef démissionnaire du Rassemblement pour la République \u2014 sort cette semaine un livre sur les lancinantes relations entre la France et le Québec où, finalement, il ne se prive pas de dire ses vérités à la ronde, mais en les enrobant de prudentes formules de courtoisie.On n'est pas forcé de le croire lorsque, dans son bureau de l'Assemblée nationale ces jours-ci, il jurait qu'il n'avait « jamais été souverainiste » \u2014 car « cela n'a aucun sens pour un Français de se prononcer sur les choix à venir des Québécois ».Reconnaissons avec lui, cependant, que « vous ne trouverez pas une seule parole de ma part allant dans ce sens ».En revanche, il réaffirme solennellement que « le droit à l'autodétermination pour le Québec » est pour lui un principe intangible.Et que, bien entendu, « le nationalisme est l'indispensable oxygène des Québécois ».Voilà de quoi rassurer ses amis souverainistes \u2014 et conforter les autres dans la mauvaise opinion qu'ils ont de celui que l'ambassadeur canadien Benoît Bouchard avait eu la mauvaise et soudaine inspiration de traiter de « loose canon » de la politique française.Dans le même sens, il ne s'est pas privé \u2014 toujours les euphémismes \u2014 de trouver « hardie » la « manoeuvre » de Jean Chrétien pour imposer par la loi un principe de « clarté » sur la question du référendum.« En tout cas, c'est une bonne façon de réveiller le nationalisme québécois et même de lui permettre de refaire son unité dans cette affaire », dit-il.M.Séguin n'en dira pas beaucoup plus, mais laisse tomber : « Jean Chrétien est très agressif.très agressif.» Et il s'étonne, pour le déplorer, que ni la France ni ses médias n'aient réagi à cette loi limitant en somme l'usage du référendum.Voilà pour les paroles agréables aux oreilles gouvernementales.En revanche, l'historien qui vient de réussir ce tour de force d'écrire sur le sujet québécois 200 pages pratiquement dépourvues d'erreurs factuelles, a profité de ses séjours mensuels à Montréal pour se faire quelques idées personnelles, dont certaines peu conformistes.« Même avant d'aller enseigner cette année, plaisante-t-il, je n'avais jamais sous-estimé la complexité et l'ambiguïté de la situation politique.» Il a cependant mis à profit les six derniers mois pour approfondir quelques constatations.Sur l'attraction exercée par les États-Unis, par exemple : « Il est certain, nous dit-il, que des gens comme Bernard Landry croient qu'un rapprochement avec les États-Unis est une bonne façon de contrebalancer la domination canadienne-anglaise.Que c'est une manière de donner de la crédibilité économique au projet souverainiste.Il faut se méfier : à une époque où convergent la mondialisation et l'existence d'une superpuissance unique, le danger d'uniformisation totale est énorme, et il est assez paradoxal de voir le Canada anglais souvent mieux résister aux pressions américaines que les souverainistes québécois.» Lui qui décrit fidèlement l'histoire du 19e siècle au Québec l'admet devant nous : « Si l'insurrection des Patriotes avait obtenu le rattachement à la fédération américaine, tout le monde parlerait aujourd'hui anglais au Québec.» Lui qui se défend \u2014 dans une situation justement ambiguë \u2014 d'avoir une idée toute faite sur la « bonne » solution pour le Québec, il constate au passage que « tout le monde ou presque est nationaliste au Québec, y compris le parti libéral \u2014 québécois, pas fédéral.» Avec prudence et circonlocutions, il constate que « les souverainistes n'ont pas voulu ou pas su gagner à leur cause les citoyens de l'immigration, ce qui n'était pas impossible.à condition bien sûr de ne pas enfermer le Québec dans des notions de « pure laine ».» Dans le même ordre d'idées, il s'étonne \u2014 avec une fausse naïveté ?\u2014 du fossé abyssale existant entre Québec et Montréal : « Ce sont deux mondes séparés, Ancien régime et Nouveau-Monde.Actuellement, les ministres viennent faire une courte apparition à Montréal.Je me demande si un jour il ne faudra pas poser la question de savoir si le gouvernement ne doit pas se trouver au coeur de la métropole.» Sacrilège furtif, mais sacrilège tout de même.Enfin, sur la situation politique actuelle, il ne craint pas de dire que « nous sommes comme en 1983-84.» Ce qui sous-entend diverses choses : que le régime péquiste commence à fatiguer, que, comme à l'époque Lévesque et Trudeau, Bouchard et Chrétien pourraient également songer à passer la main.Que les perspectives d'un référendum gagnant s'éloignent de nouveau à l'horizon : dix ans, quinze ans.(« D'ailleurs, ajoute-til, d'un simple point de vue de la démocratie, il faudrait se poser la question de l'intervalle nécessaire entre deux référendums.On ne peut pas en faire un tous les quatre ans.») Mais aussi peut-être que, comme à l'époque, un compromis pourrait être tenté entre Ottawa et Québec.à la faveur du renouvellement des personnels politiques.Au lieu d'attendre « le grand soir » hypothétique, le Québec ne pourrait-il tenter de sortir de l'impasse actuelle \u2014 un camp souverainiste à la fois puissant et trop faible pour gagner un référendum \u2014« par le haut » ?« Dans la mesure, dit Philippe Séguin, où le Québec ne peut pas ou ne veut pas opter radicalement pour la souveraineté, la francophonie moderne, renouvelée sur des bases politiques et par un traité solennel, ne pourrait- elle pas constituer l'espace dans lequel le Québec pourrait exercer, y compris sur la scène internationale, une souveraineté « limitée », acceptable par Ottawa et qui lui donnerait les moyens de son épanouissement ?Sur le sujet, les blocages actuels peuvent être contournés : si la Communauté française de Belgique a aujourd'hui plus d'autonomie sur la scène internationale que le Québec, pourquoi ne trouverait-on pas une formule juridique et politique de compromis qui respecterait le statut d'État souverain du Canada, mais aussi la personnalité nationale du Québec ?« Rien d'utopique dans ce projet d'avancée \u2014 modeste ?\u2014 pour le Québec, mais les joueurs actuels sont-ils encore capables de compromis ?Plus français que moi, tu meurs !, Albin Michel et VLB éditeur, Paris-Montréal, 204 pages, janvier 2000.Louis-Bernard Robitaille collaboration spéciale, PARIS PHOTO ROBERT MAILLOUX, La Presse Philippe Séguin publie cette semaine un livre sur les lancinantes relations entre la France et le Québec.Il ne se prive pas d'y dire ses vérités à la ronde.Le Bloc réclamera en Chambre qu'on décriminalise la possession de cannabis L'Ontario sans squeegees à partir d'aujourd'hui VINCENT MARISSAL QUÉBEC Premier parti à militer en faveur de l'usage thérapeutique de la marijuana, le Bloc québécois fait un pas de plus vers la légalisation de la fameuse herbe.Le parti souverainiste a adopté hier à son congrès une proposition de son aile jeunesse demandant à ses 44 députés de réclamer au gouvernement fédéral la fin de la prohibition du cannabis.Mais attention, préviennent ces députés, il ne faut pas confondre fin de la prohibition avec légalisation de la marijuana.Le pas franchi par les militants bloquistes est prudent, timide même pour certains, et tous ne s'entendent pas sur la réelle signification de la proposition.Le sujet est controversé, les craintes nombreuses et la vigueur des débats parmi les militants bloquistes expliquent les réticences de l'aile parlementaire à partir en croisade en faveur d'une légalisation complète.Le député de Saint-Hyacinthe- Bagot, Yvan Loubier, devenu bien malgré lui une référence en la matière, s'est empressé de préciser, sitôt la proposition adoptée, qu'il ne s'agit pas d'exiger d'Ottawa la légalisation pure et simple du pot.En fait, précise M.Loubier, le Bloc militera pour décriminaliser la possession de marijuana, mais non sa culture, son trafic et sa vente.Le Bloc croit que la répression envers les petits consommateurs est inefficace et même contre-productive, puisqu'elle engorge les tribunaux et transforme en criminel des gens le plus souvent inoffensifs qui n'ont commis d'autres crimes que de fumer un joint.Le Bloc rejoint ainsi un point de vue exprimé par l'Association des chefs de police du Canada, qui demande aussi à Ottawa de décriminaliser la possession simple de petites quantité de cannabis.« Il ne faut plus considérer la consommation de cannabis comme un acte criminel, résume Nicolas Brisson, le président du Forum jeunesse du Bloc, mais comme un problème de santé publique.» Mais contrairement aux députés qui devront soutenir le débat aux Communes, M.Brisson estime que la proposition adoptée par le congrès va plus loin et pourrait mener à la légalisation.« On ne parle pas de légalisation de drogue douce, d'ailleurs, avec le Québec gold qui a gagné deux prix récemment à Amsterdam.Avec les niveaux de concentration de THC que l'on retrouve dans le pot québécois, on ne peut plus vraiment parler de drogue douce », corrige Yvan Loubier qui vit depuis plus de quatre mois sous la protection de la GRC pour avoir dénoncé les producteurs de marijuana.M.Loubier et sa famille ont reçu des menaces très sérieuses après que le député eut dénoncé sur la place publique le crime organisé qui s'approprie de force des lopins de terre et terrorise les agriculteurs.« Il faut agir sur l'offre, et non la demande, et utiliser les fonds consacrés à la répression à des fins de prévention », reprend le député de Saint-Hyacinthe.Selon le député Loubier, il est faux de croire que la légalisation chasserait le crime organisé du lucratif marché de la marijuana.Au contraire, dit-il, la légalisation entraînerait une baisse des prix d'une marijuana d'une excellente qualité, ce qui aurait un effet domino sur les autres drogues dites dures.Le débat divise le caucus bloquiste et même le compromis défendu par Yvan Loubier et son chef Gilles Duceppe ne rallie pas tout le monde.Cela peut paraître curieux, mais même Bernard Bigras, le député de Rosemont qui a mené le combat en faveur de la légalisation de la marijuana à des fins thérapeutiques, s'oppose à la proposition du Forum jeunesse.Selon M.Bigras, il faut d'abord tenir un sérieux débat de société sur la question avant même d'entrouvrir la porte à la légalisation.Presse Canadienne TORONTO Selon leurs défenseurs, les « squeegees » sont de jeunes entrepreneurs.Mais pour le gouvernement ontarien, dont la loi interdisant les squeegees entre en vigueur aujourd'hui, ils représentent la terreur de la vie urbaine.Désormais, tous les jeunes qui tenteront de faire quelques sous avec leur raclette risquent de devoir payer des amendes en vertu de la Loi sur la sécurité dans les rues.Depuis sa présentation devant l'Assemblée législative, le gouvernement conservateur n'a cessé de répéter fièrement que cette loi était faite pour protéger les résidants de la province.Chaque fois, les critiques ont rétorqué en affirmant qu'elle était cruelle et inconstitutionnelle.La Coalition ontarienne contre la pauvreté désire mettre à l'épreuve la loi l'été prochain en organisant des manifestations massives de squeegees dans les rues du centre-ville de Toronto.La loi interdit également la mendicité agressive et elle défend à quiconque de jeter des condoms et des seringues usagées dans les endroits publics.L'amende peut aller jusqu'à 500 $ pour une première infraction et elle peut s'élever jusqu'à 1000 $ ou six mois de prison pour les récidivistes.Le président de la coalition, John Clarke, désire forcer le gouvernement à intervenir pour porter la contestation devant les tribunaux.Le président de l'Association des libertés civiles du Canada, Alan Borovoy, est convaincu que cette loi contrevient à la Charte des droits et libertés en violant le droit à la liberté d'expression.PHOTO PC Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, serre la main à des délégués à l'issue du congrès du parti qui s'est tenu à Québec cette fin de semaine. 1LP0701A0131 A 7 (lundi) 1LP0701A0131 ZALLCALL 67 01:11:45 01/31/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 31 JANVIER 2000 A 7 Politique Manning a gagné ANALYSE GILLES TOUPIN du bureau de La Presse, OTTAWA Preston Manning a gagné une partie de son pari en fin de semaine.Il a réussi coup sur coup à donner naissance à une formation de droite élargie, l'Alliance canadienne, et à conserver la confiance de ses réformistes qui ont accepté, sans grand enthousiasme il est vrai, la mort éventuelle de leur cher parti.Mais ces coups d'éclat pourraient bien être des victoires à la Pyrrhus pour le chef de l'opposition officielle.Tout ceux qui sont à droite de l'échiquier politique sur la scène fédérale s'entendent pour dire que la clé d'une victoire électorale aux prochaines élections, c'est l'Ontario et ses 103 sièges.C'est d'ailleurs là que l'Alliance canadienne entend concentrer ses efforts.C'est en partie en raison de la division du vote en Ontario en 1997, entre les progressistes conservateurs et les réformistes, que cette coalition « élargie » a vu le jour.Il fallait trouver la façon d'offrir aux conservateurs de Mike Harris, désenchantés de Joe Clark, un projet politique à la mesure du conservatisme fiscal de la « révolution du bon sens » ; pas trop garni, autant que possible, du conservatisme social de l'aile ultra du Parti réformiste.La plate-forme politique de l'Alliance canadienne n'a pas repoussé le conservatisme social, celui qui s'incarne dans les valeurs familiales traditionnelles, le refus des couples de même sexe, le droit de posséder des armes à feu, la loi et l'ordre.Preston Manning a répété hier, à l'intention des réformistes récalcitrants, que le nouveau parti n'avait pas laissé derrière lui ses traditions.En fait, la récupération des valeurs réformistes est telle qu'il ne reste plus de place à droite pour le parti, advenant qu'il survive, avec quelques inconditionnels, à l'Alliance canadienne.Le nouveau parti ira donc jouer dans les mêmes plates-bandes que Mike Harris avec ce fonds de commerce réformiste mais avec tout de même quelques différences, dont une opposition beaucoup moins féroce au bilinguisme.Il tentera de convaincre les conservateurs de l'Ontario qu'il entend lui aussi suivre l'exemple du premier ministre de la province et soulager les Canadiens d'un fardeau fiscal trop lourd.La décision des délégués d'endosser la politique d'un taux d'imposition uniforme (17 %) allait d'ailleurs dans ce sens.Or, si vous demandiez aux conservateurs de Mike Harris dans les couloirs du congrès de l'Alternative unie \u2014 relativement visibles au sein du comité de direction \u2014 s'ils envisageaient la conquête de l'électorat ontarien avec Preston Manning à la tête de l'Alliance canadienne, ils vous répondaient immanquablement : « Tout, mais pas cela ! » La bataille de l'Ontario ne peut être gagnée avec Preston Manning à la tête des troupes, disent- ils.Il faut du sang neuf, il faut un disciple de Harris ou de Ralph Klein, quelqu'un en qui les Ontariens auraient confiance.Ainsi, avec une capacité déclarée de recruter des dizaines de milliers de membres dans la province pour faire contrepoids aux membres de l'Ouest, les tories de l'Ontario ont déjà commencé à planifier leur tentative de prise de contrôle.La question est de savoir si Manning réussira à contrer cette charge.PHOTO CP Preston Manning pose fièrement devant le slogan « Think Big ».La guerre du Reform n'a pas eu lieu Preston Manning reçoit l'appui de 74,5 % des délégués au congrès GILLES TOUPIN du bureau de La Presse, OTTAWA Preston Manning, le chef réformiste, a gagné une autre manche hier dans sa quête d'un renouvellement de la droite au Canada lorsque les membres de son parti, réunis en congrès national, lui ont signifié sa confiance en repoussant à 74,5 % une course à la direction du parti.Même si M.Manning n'a pas obtenu les 86 % qu'il avait enregistrés en 1996, la guerre annoncée depuis l'été dernier entre une faction de mécontents du Parti réformiste et les partisans de M.Manning et de sa nouvelle coalition de droite, l'Alliance canadienne, n'a pas eu lieu.Quelque 651 délégués contre 222 ont donc confié au chef de l'opposition officielle le mandat de mener le parti à sa fusion avec la nouvelle Alliance réformiste conservatrice canadienne, fondée samedi lors du congrès de l'Alternative unie à Ottawa.La vraie course à la direction du parti aura lieu, elle, lorsqu'il s'agira de choisir un chef à la nouvelle formation politique.Auparavant, les 70 000 réformistes devront approuver aux deux tiers des voix, lors d'un référendum dont le résultat sera dévoilé le 25 mars, la nouvelle constitution et l'énoncé politique qui ont été mis au point par les délégués au cours de la fin de semaine.Au-delà de ces questions de mécanique interne, Preston Manning a affirmé, à l'issue du vote de confiance, que la journée d'hier était une journée tout à fait spéciale pour « ceux qui payent des impôts » au Canada.« Nous savons, a-t-il dit, d'après nos sondages, qu'il y a des millions et des millions de gens au pays qui veulent des réductions d'impôt qu'ils n'obtiendront jamais des libéraux.» L'Alliance canadienne rassemblera, selon lui, tous les groupes qui travaillaient chacun de leur côté dans le passé, « rendant pratiquement impossible la conquête par la droite conservatrice des 151 sièges nécessaires pour former le gouvernement et pour réduire les impôts ».Les débats d'hier matin sur la pertinence de mettre fin à l'existence du Parti réformiste pour miser sur la nouvelle Alliance canadienne n'ont donc pas produit les étincelles annoncées.Les mécontents réformistes étaient peu nombreux.Quelques délégués ont certes reproché à M.Manning d'avoir fait germer en vase clos, c'est-à-dire loin de la base militante, l'idée d'une alliance élargie de la droite, mais ils n'ont pu convaincre la majorité des participants qu'il s'agissait là d'une manoeuvre visant exclusivement à donner à leur chef une autre chance « de remporter le gros lot », c'est-à-dire devenir premier ministre du Canada.Même le député albertain Myron Thompson, qui la veille jurait qu'il ferait faillite bien avant de laisser « ces gens aller de l'avant avec leur projet », est rentré dans le rang en déclarant publiquement son appui à la nouvelle formation.Preston Manning a d'ailleurs profité de sa conférence de presse hier pour régler quelques comptes avec les prophètes de malheur, ceux qui ont annoncé que les divisions internes au Reform allait faire éclater la droite.« C'est bien loin d'être aussi profond que certains commentateurs l'ont indiqué, a-t-il lancé.Sans être impatient, je dois dire que j'en ai marre et que je suis fatigué des titres de presse et des commentateurs qui disent que tout est en train de se disloquer.» Le nouveau nom du Parti réformiste ouvre la porte aux plaisanteries.Presse Canadienne OTTAWA L'acronyme anglais du nouveau nom du Parti réformiste, CCRAP, a fait démarrer la machine à blagues à la suite du congrès du parti, qui s'appellera l'Alliance réformiste conservatrice canadienne, si ses membres acceptent ce changement lors d'un vote en mars prochain.En effet, l'expression « Canadian Conservative Reform Alliance party », se rend par CCRAP, et le mot « crap » en anglais signifie « merde » ou « connerie ».Le député fédéral néo-démocrate Lorne Nystrom se demande, mi-sérieux, mi-moqueur, s'il pourra utiliser l'acronyme CCRAP lors des travaux aux Communes.La session parlementaire reprend le 7 février prochain.Le député réformiste Ian Mc Clelland a répondu qu'aucun mot en soit n'est innaproprié, mais que ce qui compte, c'est l'intention mise dans l'utilisation de ce mot.Autrement dit, si les autres députés de la Chambre des communes utilisent l'acronyme dans le but de se moquer du parti, cela sera jugé impropre aux règles parlementaires.Dans les ébauches, en anglais, de la constitution du nouveau parti, qui circulaient à la fin du congrès, toutes les mentions de l'Alliance canadienne comportaient le mot « party » à la fin et ce même après que les dirigeants du parti se soient battus samedi pour que le nom anglais se termine avec le mot « alliance ».Le porte-parole du parti, Phil von Finkenstein, précise que ces documents ne sont pas définitifs et que le mot « party » sera enlevé.Ian Mc Clelland conclut tout de même que le mot « crap » restera dans la mémoire du public et il ajoute que les gens peuvent bien s'amuser avec cela et que ce n'est pas quelque chose d'inquiétant.Si les membres du Parti réformiste acceptent ce changement en mars prochain, ils feront désormais partie de l'Alliance canadienne, le nom abrégé utilisé par les militants.Par ailleurs, une autre bévue s'est ajoutée et elle concerne la traduction en français du nouveau slogan de l'Alliance canadienne.Les organisateurs du congrès ont choisi l'expression « Faites l'avenir » qui, involontairement, contient une connotation sexuelle.Il y a fort à parier que cela sera aussi modifié.et aux poursuites GILLES TOUPIN du bureau de La Presse, OTTAWA Le Parti progressiste conservateur de Joe Clark a la ferme intention de contester devant les tribunaux l'appellation du nouveau parti politique fondé samedi par une coalition de réformistes et de conservateurs.Le PPC estime que l'utilisation du mot anglais Conservative, dans l'appellation officielle de Canadian Conservative Reform Alliance, usurpe ses droits de propriété.Les conservateurs affirment qu'ils ont, selon la loi, l'exclusivité d'utilisation de ce mot.Un porte-parole du parti, Bill Rogers, a confirmé à La Presse qu'une plainte avait été adressée par le PPC au directeur général des élections, Jean-Pierre Kingsley, afin que celui- ci ne reconnaisse pas la nouvelle appellation officielle de l'Alliance canadienne.« Si Élections Canada ne se rend pas à notre requête, a déclaré Bill Rogers, nous irons devant les tribunaux.» Élections Canada est tenu de se prononcer prochainement sur la validité du nouveau nom.Le comité directeur de l'Alternative unie, en proposant les divers noms qui ont été débattus samedi, avait reconnu que l'emploi du mot Conservative pouvait mener à certaines complications.« S'ils veulent une bagarre, a déclaré Jim Armour, le porte-parole du Parti réformiste, ils l'auront ! Ils veulent une bagarre pour savoir qui sont les vrais conservateurs dans ce pays ?Nous, nous ne pensons pas que les vrais conservateurs soient Joe Clark et les progressistes-conservateurs.Nous avons bien hâte de les affronter en cour, surtout que nous avons beaucoup plus d'argent qu'eux.» Le PPC n'a pas réussi à effacer sa dette électorale de 1997 qui est estimée à 10 millions de dollars.Et M.Clark lui-même aurait du mal, selon des sources, à régler les quelque 100 000 $ qu'il doit encore pour sa course à la direction du parti.Le Parti réformiste, en revanche, ne cesse d'améliorer sa situation financière, ses recettes ayant augmenté de 19,3 % depuis 1995. 1LP0899A0131 A 8 (lundi) 1LP0899A0131 ZALLCALL 67 10:55:23 02/01/00 B A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 31 JANVIER 2000 Rive-Sud/Montérégie Prolongement du métro Longueuil: projet utopique?MARTHA GAGNON Le projet de prolongement du métro Longueuil au collège Édouard- Montpetit soulève plus de scepticisme que d'enthousiasme.À l'Agence métropolitaine de transport, Bernard Théorêt, porteparole, précise qu'il ne s'agit, pour l'instant, que d'une « hypothèse » que des spécialistes analysent dans le cadre de la planification de tout le transport en commun sur la Rive- Sud.En plus du prolongement du métro, on examine aussi la possibilité de mettre en service un train léger sur rail dans l'axe du boulevard Roland-Therrien qui partirait du collège Édouard-Montpetit pour se rendre jusqu'à Saint-Hubert dans le secteur de l'aéroport.Le président du conseil d'administration du Collège Édouard Montpetit, Jacques Goyette, évite de s'emballer.« Il est difficile de se prononcer sur un projet dont on n'a jamais discuté et dont on ignore la faisabilité.Pour nous, c'est encore une rumeur.» Il ajoute que le prolongement du métro serait évidemment un atout majeur pour le collège qui est un pôle d'attraction.Le centre sportif et les autres activités communautaires offertes à la population attirent 236 000 personnes par année.Le collège comprend le campus de Longueuil qui compte plus de 5000 élèves et l'École nationale d'aéronautique de 1500 étudiants à Saint-Hubert.Les élèves proviennent de Longueuil (21 %) et des villes environnantes.Seulement deux pour cent sont de Montréal.Le maire de Longueuil et président de la Société de transport de la Rive-Sud de Montréal, Claude Gladu, affirme que le prolongement du métro est un « projet emballant » qui doit être analysé avec attention.Comme la population diminue en raison de l'étalement urbain, un service de métro plus étendu pourrait avoir un effet positif.Si l'on se fie à Marcel Robidas, qui a dirigé la ville pendant plusieurs années, ce projet a déjà fait l'objet de discussions au début des années 80 à l'époque où Pierre Marois était député.« On voulait réduire l'affluence des autobus.Mais il n'y a jamais eu d'études poussées, dit-il.On ne s'entendait pas sur le trajet et la destination.Pourtant, il faudra un jour prolonger le métro pour donner de meilleurs services à la population.» Lors de sa récente visite à Longueuil, le ministre des Transports, Guy Chevrette, a affirmé que son plan de développement comprendrait trois projets importants de transport en commun sur la Rive- Sud.Il a mentionné la réalisation du train de banlieue entre Mont- Saint-Hilaire et Montréal, ainsi que l'utilisation de l'estacade du pont Champlain pour un train léger ou un monorail.L'autre projet, dont il a refusé de dévoiler le contenu, serait celui du prolongement du métro Longueuil et du train léger vers Saint-Hubert dont le coût global pourrait dépasser 400 millions.La construction d'un métro souterrain représente un investissement de 50 à 60 millions le kilomètre.« Les gens ne vont pas acheter des tickets de train demain matin.C'est de la planification à très long terme, affirme Michel Latendresse, maire de Saint-Hubert.À moins que le gouvernement sorte, par magie, de l'argent d'un chapeau, on ne peut pas réaliser tous les projets de transport actuellement à l'étude.Il faut être réaliste et espérer qu'Ottawa apportera aussi sa contribution.Germain Paré, directeur de la Corporation de la base militaire et de la zone aéroportuaire de Saint- Hubert, doute que l'achalandage actuel dans le corridor Roland- Therrien justifie la mise en place d'un train léger sur rail.« Pour investir dans un tel projet, j'imagine qu'il faut un achalandage considérable, dit-il.Je ne suis pas convaincu que ce soit le cas présentement.Mais le développement de l'ancienne base militaire devrait créer des milliers d'emplois et amener cet achalandage d'ici cinq ou dix ans.À long terme, le projet d'un train léger serait loin d'être farfelu.» La présidente du caucus libéral de la Montérégie et députée de La Pinière, Fatima Houda-Pepin, estime que le prolongement du métro Longueuil n'est pas une priorité.« Je siège au Conseil régional de développement de la Montérégie et jamais ce projet n'a fait l'objet de discussions sérieuses, explique-telle.Je vois mal comment le ministre pourrait l'inclure dans son plan de transport.Il y a des besoins plus urgents.Le prolongement de l'autoroute 30 vers l'Ouest pour le transport commercial et l'utilisation de l'estacade pour décongestionner le pont Champlain sont les seuls projets autour desquels il y a un consensus dans le milieu.» Michel Rheault, directeur de la Chambre de commerce et d'industrie de la Rive-Sud, est, lui aussi, d'accord avec ces priorités.« Il y a beaucoup de gens qui poussent sur ces deux projets, dit-il.On ne peut pas être contre le prolongement du métro mais c'est encore du domaine théorique.Nous ne savons rien.» Le maire de Brossard, Paul Leduc, abonde dans le même sens.« C'est un projet intéressant pour Longueuil.Je n'ai rien contre mais le ministre des Transports devra choisir parmi les priorités les plus criantes, là où l'achalandage est le plus important.Les besoins sont énormes sur la Rive-Sud et nous sommes à l'heure de faire des choix.» Normand Parisien, de Transport 2000 qui fait la promotion du transport en commun, explique que les « gens privilégient le métro mais qu'il est impensable de l'étendre partout ».Selon lui, le train de banlieue demeure le projet le moins coûteux susceptible de desservir le plus grand nombre de personnes.« La population de la Rive- Sud est majoritairement favorable.Il n'est pas inopportun de réfléchir à un prolongement éventuel du métro Longueuil mais, encore faudrait- il, que le projet soit soutenu par le milieu.On doit analyser les bénéfices en fonction des investissements.Endeavour doit décoller aujourd'hui Associated Press CAP CANAVERAL, Floride Pour le premier vol de navette de l'an 2000, Endeavour doit s'envoler aujourd'hui pour une mission ambitieuse et passionnante, qui devrait modifier radicalement notre vision de la Terre : dresser en détail et en 3D une nouvelle carte de la quasi-totalité du globe.Si tout se passe bien, la navette spatiale américaine, avec six astronautes à bord dont l'Allemand Gerhard Thiele, doit décoller de la base de Cap Canaveral, en Floride, à 12h47 heure locale (17h47 GMT), pour une mission de 11 jours.Toutefois, la découverte d'une pièce défectueuse dans un moteur pourrait retarder le lancement.Dès le début de cette mission de cartographie, l'équipage devra s'acquitter d'une tâche délicate : déployer un mât de 60 mètres de long, au bout duquel sera fixée une antenne radar.Ce mât sera la structure rigide la plus longue jamais déployée dans l'espace.Outre l'antenne déployée au bout de ce mât, un autre radar sera déployé dans la soute de la navette.Les images qui seront prises simultanément donneront des représentations d'un même endroit avec un léger décalage.En combinant les deux représentations, les scientifiques pourront établir des cartes topographiques en trois dimensions. 1LP0901A0131 A09, lundi, ACTUALIT S 1LP0901A0131 ZALLCALL 67 01:09:55 01/31/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 31 JANVIER 2000 A 9 Sommet sur les OGM : l'étiquetage reste en suspens LAURENCE BENHAMOU Agence France-Presse Le Protocole sur la biosécurité, adopté samedi par plus de 130 pays à Montréal, laisse en suspens la question de l'étiquetage séparé des produits transgéniques arrivant dans un pays, et empêchera pour l'instant un suivi à la trace de ces produits, du conteneur à l'assiette du consommateur.Les grands exportateurs d'organismes génétiquement modifiés (OGM), États-Unis, Canada, Argentine et Australie, ont catégoriquement rejeté la demande de l'Union européenne d'étiqueter chaque OGM, un par un \u2014 tel ou tel maïs qui résiste aux insectes, tel colza qui tolère des herbicides, etc.Leur seule obligation sera d'indiquer si une cargaison « peut contenir des OGM », sans préciser de quel produit transgénique il s'agit.Une décision qui changera peu la réalité actuelle : les conteneurs qui arrivent en Europe mélangent en vrac récoltes classiques et modifiées.États-Unis et Canada affirment que séparer les livraisons serait impossible ou hors de prix : les produits sont mélangés dans les wagons, dans les navires, dans les silos.Le surcoût serait de 15 %, selon le ministre canadien de l'Environnement David Anderson.Il existe pourtant des productions séparées : le maïs pour le pop corn, suit une filière différenciée et le surcoût est largement compensé par son prix de vente élevé, a indiqué l'Association nationale des producteurs américains.Le Protocole prévoit de nouvelles négociations sur un étiquetage séparé des OGM, devant aboutir deux ans au plus tard après l'entrée en vigueur du traité.Mais les délais pour la ratification (deux ans au moins) reportent cette contrainte au moins à quatre ans.Les négociations seront « très dures », a pronostiqué un diplomate américain.La tendance du marché semble rendre cependant inévitable à terme un étiquetage et des filières différenciées.Interrogé sur ce qui surviendrait si l'Union européenne refusait un maïs OGM donné, le sous-secrétaire américain à l'Environnement David Sandalow a reconnu qu'une filière séparée serait nécessaire « jusqu'à un certain point ».Le marché décidera.Plusieurs grandes entreprises agro-alimentaires aux États-Unis ou en Europe (Heinz, Gerber, Erblé, Mc Cain.), des chaînes de distribution, des labels (Poulets de Loué, Agriculture biologique) ont annoncé qu'elles n'utiliseraient pas d'OGM.Le Japon se prépare à exiger un étiquetage des produits contenant plus de 5 % d'OGM, et l'Europe impose déjà un strict étiquetage des produits finaux.Mais l'UE voulait bien davantage : elle comptait instaurer une traçabilité des OGM, c'est-à-dire l'identification de chaque produit transgénique tout au long de la filière agro-alimentaire, comme pour la viande de boeuf.Ainsi, si un OGM présentait un jour un défaut, il serait possible de le retirer du marché, a souligné à l'AFP Fabrice Marty, expert auprès du Secrétariat d'État français aux PME, du Commerce et de l'Artisanat.Biosécurité : un traité pour prévenir plutôt que guérir Une analyse de GRIFFIN SHEA Agence France-Presse Avec le Protocole sur la biosécurité, adopté à l'arraché à Montréal, le monde tente pour la première fois de prévenir, et non de guérir, un problème d'environnement, estiment les diplomates ce week-end.Cet accord, adopté samedi dans la nuit par plus de 130 pays, permet à un État de s'opposer aux importations d'organismes génétiquement modifiés (OGM) s'il les juge dangereux pour l'environnement ou la santé, en vertu du « principe de précaution », et donc même sans certitude scientifique quant à leur nocivité.« Les autres accords internationaux d'environnement, qu'ils concernent les espèces animales en danger, les produits chimiques dangereux, les CFC (chlorofluorocarbones \u2014 qui détruisent la couche d'ozone) ou les déchets toxiques, ont tous essayé de traiter d'un problème après qu'on en ait eu connaissance », a déclaré un diplomate européen après la signature du protocole.« Aujourd'hui c'est différent.On essaie de regarder vers l'avant », ajoute-t-il.Le Protocole sur la biosécurité a été difficile à conclure parce que, contrairement aux autres accords sur les espèces animales ou les CFC, il veut réguler toute une branche de l'industrie, et non pas l'éliminer, relève de son côté un négociateur américain.De plus, il est difficile de prévoir l'accueil des marchés à un secteur en progression constante et les accords précédents en matière d'écologie n'ont jamais concerné un secteur aussi vaste que l'agriculture et les biotechnologies.Le texte de Montréal place sous haute surveillance tous les échanges d'OGM, qu'il s'agisse de semences, particulièrement suspectes de transmission de gènes indésirables à d'autres espèces, ou de produits agricoles non transformés destinés à l'alimentation humaine ou animale.Les OGM sont censés produire des souches de meilleur qualité, plus productives et plus résistantes aux maladies et parasites.Mais certains scientifiques craignent notamment que les OGM ne se transmettent de façon incontrôlée aux autres plantes et insectes dans la nature, en les rendant résistants aux herbicides, aux insecticides ou aux antibiotiques.L'accord permet à des pays ou régions comme l'Union européenne de garder leur étiquetage séparé des OGM et vise à aider les pays en développement à mettre en place leurs propres systèmes de régulation.Cependant, des gros exportateurs agricoles comme le Canada et surtout les États-Unis, qui produisent les deux tiers des cultures génétiquement modifiées, redoutent que les restrictions adoptées à Montréal au nom de l'environnement, ne servent en fait au protectionnisme des Européens.« Si l'UE, par exemple, continue à bloquer les importations de produits d'Amérique du Nord, nous irons vers la guerre commerciale qu'il y ait ou non un protocole sur la biosécurité », estime Willy de Greef, un responsable de Novartis, le géant pharmaceutique suisse, qui fabrique aussi des semences génétiquement modifiées.On relève encore de sources diplomatiques que le lien entre l'Organisation mondiale du Commerce (OMC) et l'accord de Montréal a volontairement été laissé dans le flou parce que personne ne sait vraiment ce qui se passera quand un différend dans le secteur de la biotechnologie devra être arbitré à l'OMC.En tout cas, les négociateurs européens à Montréal mettent en garde l'OMC contre la tentation d'ignorer le protocole.Si l'organisation de Genève « ignorait les traités internationaux, on irait vers des problèmes énormes », souligne l'un d'entre eux. 1LP1001A0131 A10lundi 1LP1001A0131 ZALLCALL 67 01:10:13 01/31/00 B A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 31 JANVIER 2000 Le Sommet de la jeunesse: le cadet des soucis des jeunes RAYMOND GERVAIS Le Sommet du Québec et de la jeunesse annoncé avec enthousiasme par le ministre de l'Éducation, François Legault, est bien loin des préoccupations des étudiants qui se dirigent vers l'université.Les étudiants sont plus intéressés par leurs études, leur vie sociale et par la recherche d'un emploi à temps partiel pour défrayer le coût de leurs études que par les politiques ministérielles de Québec.Une quinzaine d'étudiants rencontrés au hasard hier, lors du Salon des études de la Faculté des arts et des sciences de l'Université de Montréal, ont tous sans exception, déclaré ne pas être au courant de la tenue du Sommet du Québec et de la jeunesse, ne pas s'y intéresser et s'interrogent sur la nécessité d'un tel événement.Dominic Letendre, 19 ans, s'interroge plus sur son avenir et sur les choix de cours ainsi que sur les débouchés possibles d'un baccalauréat en lettres et en sciences humaines.«Je ne crois pas que le Sommet m'apporte beaucoup.C'est politique avant tout, ces choses là.Ils font des rapports, des études, des grands discours, puis les rapports sont placés sur des tablettes.Moi, ce qui me préoccupe, c'est de m'inscrire dans un programme qui correspond à mes aspirations au terme duquel je pourrai dénicher un emploi.Tant mieux si des décisions sont prises afin de permettre aux jeunes d'accéder pleinement et à part entière à la société, mais je ne retiens pas mon souffle et je ne crois pas que les étudiants seront touchés personnellement.Josée Desruisseaux, 18 ans, est attirée par un baccalauréat bidisciplinaire.Un B.Sc.spécialisé en mathématiques et en économie l'intéresse vivement et elle s'est fait dire hier que la combinaison pourrait être son passeport vers le marché du travail.Le Sommet de la jeunesse, elle sait en gros ce que c'est, mais ne s'y intéresse pas vraiment.«Je suis d'avis que nos associations étudiantes sont beaucoup mieux placées que les étudiants pris individuellement pour discuter lors de ces sommets et pour défendre nos droits.» Même son de cloche au sujet des bourses du millénaire octroyées par Ottawa.Les étudiants interrogés ne savent pas en quoi elles consistent.Pourtant, ces bourses peuvent réduire leur endettement de 400$ à 500$ par année selon le niveau collégial ou universitaire de l'étudiant.Encore une fois, les étudiants s'en remettent à leurs associations, chapeautées par la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), pour les éclairer et les guider dans la jungle des prêts et bourses.La pauvreté, l'exclusion et la précarité au menu du Sommet MARIE-CLAUDE GIRARD Le regroupement Concertation Jeunesse fera de la lutte contre la pauvreté, l'exclusion et la précarité des jeunes ses principales revendications au Sommet du Québec et de la jeunesse qui aura lieu en février.L'organisme regroupant plus de vingt associations de jeunes dont plusieurs du monde communautaire et de l'éducation, craint toutefois de tenir un discours marginal.Le gouvernement n'a toujours pas fait connaître l'ordre du jour de la rencontre.Si on se contente de discuter du remboursement de la dette, des baisses d'impôt ou du vieillissement de la population, « on ne réglera rien pour la jeunesse », estime Marlyne Harpin, la porte-parole qui ira défendre à Québec les revendications de Concertation Jeunesse.« Pour nous, la dette va se payer au fil des jours.Ce n'est pas urgent.Il est plus urgent de réinvestir dans les services sociaux, l'éducation.La coalition Concertation Jeunesse a réuni hier 146 personnes à une journée de préparation au cégep Édouard-Montpetit, à Longueuil.Les délégués se sont entendus pour réclamer un revenu minimum garanti, y compris pour les adolescents de 16 et 17 ans sans soutien financier.Ils demandent une augmentation du salaire minimum ainsi que des modifications au Code du travail et à la Loi sur les normes du travail de façon à accorder les mêmes droits à tous les travailleurs.Ils souhaitent également que tous les jeunes \u2014 chômeurs, assistés sociaux ou sans chèques \u2014 aient accès à un parcours de formation et de réinsertion sociale assorti d'un soutien financier.L'aide à la famille est aussi au nombre des revendications.Les groupes prônent un accès universel aux congés parentaux, la bonification des allocations familiales, des garderies en milieu de travail et de la souplesse dans l'aménagement du travail.Dans leur déclaration commune, les groupes réclament que le gouvernement assure à tous une solide formation de base, du primaire à l'université.Ils réclament également qu'une formation à la citoyenneté soit au programme des écoles et que la participation à la vie démocratique soit favorisée dès l'adolescence.Au cours des prochains jours, les membres de Concertation Jeunesse décideront de la stratégie à adopter au sommet.« C'est la première fois qu'autant de groupes de jeunes s'entendent sur des priorités », note Mme Harpin.Concertation Jeunesse organisera des manifestations « présommet » le 16 février à Montréal, Québec et Rimouski. 1LP1199A0131 A11lundi 1LP1199A0131 ZALLCALL 67 08:05:24 01/31/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 31 JANVIER 2000 A 11 Lanaudière Des sentiers aménagés et une piste cyclable dès le printemps à Lavaltrie JEAN-PAUL CHARBONNEAU Lancé en 1995, le projet récréotouristique de Lavaltrie et de la région de Lanaudière verra le jour dès le prochain printemps au coût de 250 000 $ avec l'implantation de la phase environnementale.Si ce projet, qui a pour nom « Boisé du chemin du Roy », peut enfin voir le jour, c'est en grande partie grâce à une subvention de 200 000 $ du Conseil régional de développement Lanaudière (CRDL).Pour soutenir cette initiative, il a fallu la collaboration de plusieurs partenaires, dont la municipalité régionale de comté (MRC) d'Autray, le Conseil de la culture de Lanaudière, Tourisme Lanaudière et le ministère de la Culture et des Communications.Dès la fonte des neiges, le projet prévoit l'aménagement de sentiers d'interprétation de la nature dans un petit bois et la mise en place d'une liaison cyclable qui sera transformée en patinoire l'hiver.Caractère unique, cet espace boisé est situé en plein coeur de la municipalité de Lavaltrie, entre le chemin du Roy (route 138 qui longe le fleuve) et la rue Tricentenaire.Sa superficie est de plus de 350 000 pieds carrés et on y retrouve un nombre important de pins.Pour ce qui est de la phase deux \u2014 la réalisation du volet culturel \u2014, on veut procéder au cours des cinq prochaines années à l'acquisition de la résidence construite en 1875, située au 1251, rue Notre-Dame.La superficie approximative de son terrain est de 40 000 pieds carrés, dont la majeure partie est dans un bois.Cette maison a été construite par Lucien Benoit, doreur et sculpteur, qui était le grand-père du côté maternel du propriétaire actuel de cette maison, Raymond Lefebvre.Le projet de cette phase comprend l'aménagement d'une exposition permanente de photographies, une exposition d'objets historiques, un centre de documentation sur l'histoire, le patrimoine et la culture, une présentation vidéo des sites d'intérêts régionaux, des activités champêtres, culturelles et sociales, une organisation des festivals portant sur diverses thématiques, l'aménagement d'une agora extérieure et d'un pavillon en aire de service.La maîresse du village de Lavaltrie, Sylvie Thouin, a indiqué que pour en arriver à la deuxième phase, il est essentiel d'obtenir l'implication de partenaires financiers publics et privés.Elle s'est toutefois dite confiante de pouvoir réussir et permettre aux citoyens de Lavaltrie et de la région de Lanaudière ainsi qu'aux générations futures de découvrir et d'apprécier une telle richesse.Lors d'une conférence de presse la semaine dernière, il a été indiqué qu'une étude de mise en valeur du territoire de la municipalité avait été réalisée en 1995 conjointement avec le ministère de la Culture et des Communications.Parmi les recommandations touchant le chemin du Roy, on pouvait lire : « Il faut tout mettre en oeuvre pour que l'exceptionnelle maison de monsieur Raymond Lefebvre ainsi que son terrain boisé servent à moyen terme à toute la communauté de Lavaltrie : le terrain boisé en continuité avec le grand parc allant au fleuve, et la maison devenant un centre culturel en complémentarité avec l'aménagement du boisé du parc.» Mme Thouin est confiante de pouvoir arriver à un accord avec M.Lefebvre dans un proche avenir.Une entente a d'ailleurs été conclue par laquelle il consent à la municipalité un droit d'acquisition exclusif de la maison et du terrain résiduel.« Lavaltrie est stratégiquement bien située entre Berthierville et Repentigny d'une part, et Joliette d'autre part.Le Boisé du chemin du Roy se révélera un des points de départ d'une éventuelle chaîne d'attractions sur le chemin du Roy.L'emplacement du boisé est unique.Une véritable forêt en plein coeur d'une ville », a souligné Mme Thouin.Lors du lancement du « Boisé du chemin du Roy », le député-ministre du comté de Berthier, Gilles Baril, a mentionné que Lavaltrie était en plein essor et que ce projet récréotouristique démontre la volonté et la persévérance d'une municipalité à développer « non seulement l'économie, mais aussi le sentiment d'appartenance à son milieu nécessaire à toute collectivité.» Pour le ministre Baril, la piste cyclable incluse dans le « Boisé du chemin du Roy » constitue une valeur ajoutée au réseau de pistes cyclables dans le comté de Berthier et au projet de la Route verte.« L'an dernier, a-t-il souligné, j'ai alloué 40 000 $ pour l'asphaltage du tronçon de la Route verte sur la 138 entre Berthierville et Sainte-Geneviève-de-Berthier.Toujours en 1999, le ministère des Transports a asphalté les accotements sur 10 km permettant aux cyclistes de rouler en sécurité.L'été prochain, les travaux de la Route verte s'étendront de Berthierville à Yamachiche.Pour le secteur sud du comté de Berthier, il ne manquera plus que le tronçon reliant Lanoraie et Berthierville et je peux vous assurer de ma collaboration pour sa réalisation.» PHOTO ROBERT MAILLOUX, La Presse La mairesse de Lavaltrie, Sylvie Thouin, devant la maison qu'elle souhaite voir servir à l'aménagement du volet culturel du projet récréotouristique de Lavaltrie et de la région de Lanaudière.On prévoit y mettre sur pied d'ici cinq ans, entre autres, un centre de documentation sur l'histoire, le patrimoine et la culture.2 2 500 000,00 $ 16 47 837,10 $ 286 2 140,90 $ 15 440 76,00 $ 306 952 10,00 $ 00-01-29 9 18 160 327 $ 2 000 000 $ 0 1 000 000,00 $ 1 50 000,00 $ 20 500,00 $ 918 50,00 $ 19 595 5,00 $ 00-01-29 15 616 767, 50 $ 00-01-29 977059 00-01-30 1 4 7 12 14 00-01-30 00-01-30 1LP1202A0131 A12, lundi, MONDE 1LP1201A0131 ZALLCALL 67 01:12:39 01/31/00 B A 12 R LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 31 JANVIER 2000 Monde L'EXPRESS INTERNATIONAL Un pilier d'Israël tué par le Hezbollah MUNTASSER ABDALLAH Agence France-Presse, TYR Le Hezbollah intégriste chiite a porté un coup dur hier à l'Armée du Liban sud (ALS) en tuant le numéro deux de cette milice supplétive d'Israël dans une attaque à l'explosif dans la zone occupée par l'État hébreu.Israël a aussitôt promis de venger la mort du colonel Akl Hachem, chef des services de sécurité de l'ALS et qui commandait la plus importante brigade de cette milice, déployée dans le secteur occidental de la zone occupée.Le Hezbollah a revendiqué l'assassinat de ce «traître», en affirmant qu'un de ses commandos avait fait exploser une charge au passage de son convoi dans son village natal de Debel, où il résidait.Hachem est mort sur le coup.Un officier de l'ALS, qui se trouvait avec lui en voiture, a été blessé, selon des services de sécurité dans la région.Quatre membres de l'ALS ont été tués et neuf blessés depuis le début de l'année dans des attaques du Hezbollah.La milice avait eu au moins 23 morts et 82 blessés en 1999, la plupart dans des attaques du Hezbollah, qui lutte avec l'appui de Beyrouth, Damas et Téhéran pour mettre fin à 21 ans d'occupation au Liban sud.Dans l'après-midi, les partisans de la formation intégriste distribuaient des douceurs à la population dans leurs fiefs de la banlieue sud de Beyrouth et à Baalbeck, dans l'est du Liban sous contrôle syrien, suivant l'exemple des habitants des villages limitrophes de la zone occupée, descendus spontanément dans les rues à l'annonce de sa mort pour exprimer leur joie.Hachem, 48 ans, était sergent-chef dans l'armée libanaise lorsqu'il a rejoint en 1975 la milice aujourd'hui appelée ALS, née d'une scission de l'armée libanaise financée par Israël.Il était monté en grade sous le commandement de l'actuel chef de cette milice, le général à la retraite Antoine Lahad, condamné à mort par contumace par la justice libanaise pour «collaboration avec l'ennemi israélien».Hachem était «supposé succéder au général Lahd», selon le chroniqueur de la radio publique israélienne, cité par la radio de l'ALS.Selon des «diplomates arabes», cités par la télévision officielle libanaise, «sa mort va mener à la désintégration de ce qui reste» de l'ALS, qui compte aujourd'hui moins de 2500 hommes, contre plus de 3000 en 1997.En effet, les défections ont nettement augmenté au sein de l'ALS au cours des deux dernières années, notamment celles de responsables de ses services de renseignements, suivies d'un démantèlement de plusieurs réseaux d'espionnage en faveur d'Israël à Beyrouth et dans le reste du Liban.RUSSIE Reddition tchétchène n Les forces russes ont annoncé la reddition de dizaines de combattants rebelles à Grozny, mais de violents combats et des bombardements intenses se poursuivaient dans la capitale de la Tchétchénie ainsi que dans le sud montagneux de la république indépendantiste.Quelque 128 combattants tchétchènes se sont rendus aux forces fédérales dans le quartier de Staraïa Sounja, à l'est de la capitale tchétchène.Selon NTV, environ 200 combattants se sont rendus ces dernières 48 heures.d'après AFP COLOMBIE Négociations n Les pourparlers de paix en Colombie ont connu une nouvelle impulsion avec la décision des émissaires du pouvoir et de la guérilla des FARC d'élaborer en 18 mois un projet de société ni néolibéral ni communiste.Les négociations entre le gouvernement du président conservateur Andrés Pastrana et les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC-communistes), la principale guérilla du pays, se sont engagées le 24 octobre dernier, sans cessez-le-feu préalable, pour tenter de mettre fin à une guerre civile qui a fait plus de 120 000 morts depuis 1964.d'après AFP CORÉE DU NORD Délégation aux É.-U.n La Corée du Nord a accepté d'envoyer vers la fin mars pour la première fois une « délégation officielle de haut niveau » à Washington, marquant un nouveau progrès dans les relations tendues entre les deux pays depuis un demi-siècle, a annoncé le porte-parole du département d'État, James Rubin.Cette visite répondra à celle effectuée en mai 1999 à Pyongyang par le représentant spécial américain pour la Corée du Nord, l'ancien secrétaire à la Défense, William Perry.La décision d'accepter une invitation américaine a été notifiée lors de la dernière série de discussions entre les États-Unis et la Corée du Nord à Berlin.d'après AFP ALLEMAGNE Le comptable avoue n L'ancien expert-comptable de l'Union chrétienne-démocrate allemande (CDU), Horst Weyrauch, a reconnu pour la première fois publiquement les transferts financiers illégaux de la CDU de Hesse à l'étranger.Pour se prémunir contre le durcissement de la législation sur le financement des partis en 1984, la CDU hessoise a transféré 20,8 millions de marks (153 millions $CAN) déposés à la Metallbank de Francfort sur des comptes de la banque SBG à Zurich qu'il avait lui-même ouverts et gérés, a concédé M.Weyrauch par l'entremise de son avocat, Me Eberhard Kempf.d'après AFP MONTÉNÉGRO Visite à Washington n Le premier ministre monténégrin Filip Vujanovic, dont le pays forme avec la Serbie la République fédérale de Yougoslavie (RFY), a quitté Podogorica pour une visite officielle aux États-Unis.À Washington, M.Vujanovic aura des entretiens au département d'État, au Pentagone et au Congrès, ainsi qu'avec des responsables de plusieurs entreprises américaines.d'après AFP ROYAUME-UNI Pinochet en attente n La libération d'Augusto Pinochet est suspendue à un verdict de la Haute Cour de Londres, qui donnera aujourd'hui le coup d'envoi ou d'arrêt à la grâce médicale que projette le ministre britannique de l'Intérieur, Jack Straw, en faveur de l'ancien dictateur chilien.Les autorités chiliennes paraissent confiantes dans un jugement confirmant la libération d'Augusto Pinochet, puisque le Boeing 707 censé ramener le sénateur chilien dans son pays a atterri samedi soir sur la base militaire de Brize Norton (ouest de Londres).d'après AFP PHOTO AP Les mémés d'Elian rentrent à Cuba Mariela Quintana (à dr.) et Raquel Rodriguez, les deux grand-mères d'Elian, le petit rescapé cubain, rentrées sans lui, ont néanmoins été reçues hier comme des héroïnes à Cuba.Elles ont été accueillies à l'aéroport de La Havane par le père de l'enfant de six ans.Puis, c'est une foule immense, agglutinée sur un trajet de 25 km à l'appel du régime castriste, qui a salué leur entrée dans La Havane, en agitant de petits drapeaux cubains.Semaine cruciale pour l'accélération du processus de paix au Proche-Orient Associated Press JÉRUSALEM Dimanche a marqué le premier jour d'une semaine cruciale pour la paix au Proche-Orient.Les négociateurs israélo- palestiniens se sont retrouvés pour de nouvelles discussions destinées à définir un accord-cadre sur le statut définitif.Mais, à l'heure du pessimisme quant au respect de la date-butoir du 13 janvier, les diplomaties américaine et égyptienne se sont mobilisées pour donner un coup de pouce à un processus qui en a bien besoin.Accusé de traîner les pieds sur le dossier palestinien et de l'oublier au profit du volet syrien, le premier ministre israélien Ehoud Barak était donc hier en visite chez l'Égyptien Hosni Moubarak, avant de regagner Tel Aviv en soirée.Au cours d'une conférence de presse conjointe, il s'est montré rassurant, réaffirmant son « engagement », sa volonté d'« aller de l'avant », et ce « sur tous les dossiers en parallèle », sans « jouer l'un contre l'autre ».Chef d'orchestre diplomatique, la secrétaire d'État américaine, Madeleine Albright, s'entretenait pour sa part, en marge du Forum économique de Davos en Suisse, avec son homologue égyptien Amr Moussa, et appelait Le Caire à la rescousse pour insuffler une nouvelle vigueur au processus.Avant de rencontrer Yasser Arafat, dont l'entretien avec Bill Clinton la veille n'avait apparemment rien donné, elle a constaté : « Ce n'est pas facile, mais nous avançons.» L'implication américaine est capitale aux yeux des Palestiniens, mais les Israéliens tentent de s'y soustraire.La rencontre Barak-Arafat prévue jeudi au point de passage d'Erez s'annonce cruciale : si les négociateurs n'ont pas avancé entretemps, tous deux pourraient décider de passer à la vitesse supérieure en installant leurs discussions à Washington.Et peut-être aussi accepter l'idée de repousser cette fameuse date-butoir à laquelle plus personne ne croit.Alors qu'au Caire Ehoud Barak ne se prononçait pas sur cette affaire de date, son conseiller politique Danny Yatom en minimisait l'importance : « Même si nous n'arrivons pas à la respecter et avons besoin d'un mois de plus, peut-être plus, peut-être moins, ce n'est pas si horrible.» Côté palestinien, le chef des négociateurs et ministre de l'Information Yasser Abed Rabbo n'excluait pas que les Palestiniens acceptent un report, mais uniquement en cas de progrès.« Si Israël fait preuve de sérieux dans ces négociations, alors nous pouvons reporter la date-butoir pour l'accordcadre d'une courte durée ».C'est donc investis d'une lourde tâche que les négociateurs se sont retrouvés pour dix jours, dans un endroit tenu secret pour éviter la pression des médias.Au menu, les thèmes plus qu'épineux à boucler avant la signature d'une paix définitive, prévue pour septembre : le statut de Jérusalem, les frontières, le sort des réfugiés palestiniens et celui des colonies juives.Quant à Hosni Moubarak, appelé à la rescousse par Washington, il agit sur plusieurs fronts : ayant récemment rendu visite au Rais de Damas, il a notamment informé Barak des intentions réelles d'Hafez el-Assad sur le dossier du Golan, actuellement en suspens.De son côté, le roi Abdallah de Jordanie, qu'Ehoud Barak doit rencontrer à son tour la semaine prochaine, a lancé à Davos un vibrant plaidoyer aux dirigeants politiques et économiques de la planète, les appelant à « saisir la chance historique » de faire la paix.« Commençons ce siècle de la manière que nous avons toujours souhaitée », at- il déclaré.Le coeur de Bill Bradley «Si je remporte la victoire mardi (demain), je vous promets de revenir dans ce gymnase pour \u2018 dunker ' le ballon dans le panier comme Michael Jordan ! » s'écrie Bill Bradley en s'élançant dans les airs pour imiter le dieu du basketball.Bradley retombe sur ses pieds devant plus de 200 personnes, réunies dans une école de Plymouth, une charmante ville située au pied des White Mountains, en plein coeur du New Hampshire.L'aspirant à la candidature démocrate à la présidence des États-Unis veut projeter une image de vigueur.L'assemblée réagit à sa promesse en applaudissant chaleureusement.Mais, à un jour de la première primaire de la campagne présidentielle, la question demeure entière : Bill Bradley a-t-il le coeur à la lutte politique ?À 56 ans, l'ex-sénateur du New Jersey est déjà une légende.Il a étudié dans les plus grandes universités avant de s'illustrer au basketball professionnel avec les Knicks de New York.Le voici aujourd'hui face au vice-président Al Gore, son unique adversaire dans la course à l'investiture du Parti démocrate.« La prémisse radicale de cette campagne est la suivante : on peut dire ce qu'on croit, et gagner », déclare Bradley à l'assemblée de Plymouth, prononçant le dernier discours d'une autre éreintante journée de campagne électorale.Bradley est un idéaliste.Peutêtre le dernier.Il veut sérieusement s'attaquer aux problèmes les plus criants de son pays : 14 millions d'enfants sous le seuil de la pauvreté ; 40 millions d'Américains sans assurance-santé ; des écoliers armés ; un gouvernement « corrompu » par l'argent des lobbys et des corporations.Bradley se veut le Franklin Delano Roosevelt du 21e siècle, un leader qui voit grand et loin.« Qu'allons-nous faire de cette prospérité économique ?demande le candidat aux gens de Plymouth.À mon avis, nous devrions réparer le toit pendant qu'il fait soleil.» Et d'ajouter : « Nous devrions être guidés par nos convictions les plus profondes.» Bradley est un pur.Peut-être le dernier.Il voulait rester au-dessus de la mêlée.Il voulait tourner le dos aux « mille attaques et aux mille promesses » de la « vieille politique », pour reprendre ses propres mots.Bradley est un naïf.Pendant qu'il se drapait d'intégrité, Gore jouait dur, attaquant sans relâche les propositions de son adversaire en matière de santé.Pendant des semaines, Bradley a refusé de répondre aux allégations démagogiques ou mensongères de Gore.Il se pensait au-dessus de ça.Jusqu'aux derniers jours de la campagne du New Hampshire.À 24 heures du vote du Granite State, Bradley tire de l'arrière sur Gore dans tous les sondages locaux.Contrairement à John Mc Cain, le challenger de George W.Bush chez les républicains, Bradley pourrait survivre à une défaite au New Hampshire.Il a encore 20 millions dans sa caisse électorale, une somme considérable.Et il mise beaucoup sur les primaires qui auront lieu le 7 mars dans une dizaine d'États, dont New York et la Californie.Mais il peut difficilement se permettre une défaite sévère demain.D'où le changement radical de sa stratégie au cours des derniers jours.Bradley s'est mis à jouer du coude.Il a attaqué Gore là où il est le plus vulnérable, l'honnêteté.Le vice-président a tendance à exagérer, à fabuler, à jouer avec la vérité, comme son boss, Bill Clinton.Il s'est déjà vanté d'avoir inventé Internet, d'avoir servi de modèle au personnage principal de Love Story, d'avoir été élevé à la dure (son père était sénateur du Tennessee).Et mercredi soir, lors d'un débat télévisé, il a affirmé avoir toujours été pro-choix en matière d'avortement.Pourtant, au début de sa carrière au Congrès, le politicien de 52 ans a déjà voté contre le financement public des cliniques d'avortement.En 1987, il a également dit que l'avortement était « l'interruption d'une vie humaine ».Samedi, après avoir essuyé les critiques de Bradley et des médias, Gore a finalement passé aux aveux.« Oui, ma position a changé, a-t-il dit.J'appuie fortement le droit des femmes à l'avortement.» Bradley veut convaincre les citoyens du New Hampshire que Gore est prêt à dire n'importe quoi pour gagner.Mercredi soir, lors du débat télévisé, l'ex-sénateur du New Jersey a même comparé le vice- président à Richard (Tricky Dick) Nixon.Samedi soir, à Plymouth, il a demandé : « Si vous ne faites pas assez confiance aux gens pour leur dire la vérité en campagne, comment les gens peuvent-ils avoir confiance que vous leur direz la vérité une fois élu président des États-Unis ?» La question est pertinente, mais elle vient peut-être trop tard.Bill Bradley a-t-il le coeur à la lutte politique ?On en revient toujours au coeur du candidat.Bradley souffre d'arythmie cardiaque, un mal généralement anodin.La semaine dernière, il s'est encore plaint de palpitations.Il est en excellente santé, assurent ses docteurs.Mais ses inconforts illustrent peut-être l'état de sa campagne.Richard Hétu collaboration spéciale PLYMOUTH, New Hampshire La Presse 31 janvier 2000 Page A13 manquante La Presse 31 janvier 2000 Page A14 manquante 1LP1501A0131 A 15(lundi) 1LP1501A0131 ZALLCALL 67 01:10:25 01/31/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 31 JANVIER 2000 A 15 Le Comité de déontologie policière blanchit cinq agents RAYMOND GERVAIS Trois policiers de la Communauté urbaine de Montréal et deux agents du Service de police de Saint- Hyacinthe ont été blanchis par le Comité de déontologie policière.Le 20 novembre 1998, le Commissaire à la déontologie policière a cité devant le Comité le lieutenant- détective Jean Roger et le sergent- détective Stephen Rudman du SPCUM.Le Commissaire avait alors reçu une plainte de M.Ming Ham, un citoyen qui, après avoir reçu des menaces de mort au téléphone, avait communiqué avec la police de la CUM.Le sergent-détective chargé de l'enquête par son supérieur a rencontré le plaignant ainsi que la personne qui lui avait proféré des menaces.À la suite de son enquête, le policier en est arrivé à la conclusion que le suspect avait agi de façon irréfléchie en proférant des menaces, mais qu'il n'avait pas l'intention de causer des blessures au plaignant.Utilisant son pouvoir discrétionnaire, le policier a décidé de ne pas transmettre le dossier au substitut du procureur de la Couronne, estimant que cette démarche n'était pas nécessaire pour assurer la sécurité du plaignant.Mécontent de la décision du policier, M.Ham avait alors porté plainte auprès du Commissaire à la déontologie policière.Le Comité de déontologie rejette la plainte contre le lieutenant-détective Roger, qui n'a eu aucun contact avec le plaignant.Quant à l'enquêteur au dossier, M.Rudman, le Comité en arrive à la conclusion que le policier a agi correctement en appliquant la directive écrite lui permettant d'exercer son pouvoir discrétionnaire et qu'il n'a pas usurpé sur la discrétion dévolue au Procureur général.Par ailleurs, le Comité de déontologie en arrive à la même conclusion à l'égard de l'agent Éric Guilbault du SPCUM et des agents Gilles Legrand et Martin Thibault du Service de police de Saint-Hyacinthe.Au moment des événements reprochés aux policiers, l'agent Guilbault était policier temporaire à la Ville de Saint-Hyacinthe.Les trois agents étaient accusés de ne pas avoir respecté l'autorité de la loi et des tribunaux en ne collaborant pas à l'administration de la justice à l'égard de M.Onil Parent, en l'arrêtant sans droit et abusivement, en le détenant sans droit et de manière abusive ainsi qu'en ne le renseignant pas sur ses droits fondamentaux.L'agent Guilbault était de plus accusé de s'être comporté de manière contraire à préserver la confiance et la considération que requiert sa fonction.Les événements reprochés remontent au 6 août 1997.Le véhicule conduit par M.Parent, qui est accompagné de sa fille, est intercepté pour une banale vérification, après que l'attention des policiers a été attirée par le vrombissement du moteur et le crissement des pneus.En vérifiant les papiers du conducteur, les policiers sont informés par le répartiteur que les droits du permis de conduire du chauffeur n'ont pas été acquittés.La fille de ce dernier proteste, affirmant qu'elle a acquitté elle-même les droits d'immatriculation et du permis de conduire de son père.Afin d'éclaircir le mystère, les policiers demandent à Mme Parent d'aller chercher le reçu tandis que M.Parent suivra les policiers au poste.Le plaignant a affirmé que les agents ne lui ont pas laissé le choix, qu'il est arrêté et détenu et que ses droits ne lui ont pas été communiqués.Les policiers ont affirmé le contraire, précisant avoir offert au plaignant de les suivre au poste, qu'il n'a jamais été mis en état d'arrestation, qu'il n'était pas menotté et qu'il était libre de ses mouvements au poste de police.M.Parent a même quitté le poste à l'insu des agents.Après le dépôt de la transcription des communications sur les ondes radio, le Comité en arrive à la conclusion que les agents Guilbault et Thibault n'étaient pas présents lors de l'interception de M.Parent.De plus, la preuve révèle que le plaignant n'a jamais été mis sous arrêt et que par conséquent, les policiers n'avaient pas à lui faire la lecture de ses droits constitutionnels.Il rejette donc les citations contre les agents.La mortalité due au sida est plus élevée chez les prêtres que dans le reste de la population américaine ANGLAIS COURS AXÉS SUR LA CONVERSATION Petits groupes : 3 à 7 personnes ; admission continue COURS INTENSIFS de jour, 25 h/semaine 135 $/semaine à temps partiel et semi-intensifs matin, après-midi, soir, samedi 1 à 7 fois/sem.I 190 $/30 h matériel pédagogique inclus, pas de taxe, déductible d'impôt, frais d'inscription : 40$ école de langues postmoderne accréditée par Emploi-Québec 5268, av.du Parc www.converlang.com (514) 278-5309 Associated Press KANSAS CITY Le sida a tué silencieusement des centaines de prêtres catholiques aux États-Unis, même si d'autres causes figurent sur leur certificat de décès, affirmait hier The Kansas City Star.Selon le journal, le taux de mortalité due au VIH, le virus du sida, serait au moins quatre fois plus élevé chez les prêtres que pour l'ensemble de la population américaine.Dans la première partie d'une enquête consacrée au sujet, ce journal de Kansas City dans le Missouri explique que l'examen de plusieurs certificats de décès et des entretiens avec des experts permettent de penser que plusieurs centaines de prêtres sont morts de maladies liées au sida depuis le milieu des années 80 et que plusieurs centaines d'autres vivent actuellement avec le virus.Le Star a envoyé des questionnaires confidentiels à 3 000 des 46 000 prêtres aux États-Unis à l'automne dernier et reçu des réponses de 801 prêtres, soit un taux de réponse de 27 %.Six prêtres sur dix qui ont répondu disent connaître au moins un prêtre décédé du sida et un tiers d'entre eux disent connaître un prêtre vivant avec le virus.Interrogés sur leur orientation sexuelle, 75 % se disent hétérosexuel, 15 % homosexuel et 5 % bisexuel.Les autorités ecclésiastiques ont refusé de commenter ces informations, selon le journal.Le Vatican aurait renvoyé l'affaire au clergé local.Selon le Star, le nombre exact de décès dûs au sida ou de prêtres contaminés par le virus est difficile à établir, la plupart souffrant dans la solitude.Par ailleurs, lorsqu'ils se confient à leurs supérieurs, les cas sont traités avec beaucoup de discrétion.Le journal cite le cas de l'évêque Emerson Moore qui avait quitté le diocèse de New York en 1995 pour gagner le Minnesota où il est décédé dans un hospice du sida.Sur son certificat de décès est mentionné une « cause naturelle inconnue » tandis qu'il est inscrit comme « ouvrier » dans l'industrie.Après une plainte de militants engagés dans la lutte contre le sida, la cause du décès fut modifiée pour indiquer « maladie liée au VIH », en revanche l'activité ne fut pas modifiée, raconte le Star. 1LP1699A0131 A16, lundi, ENTREVUE 1LP1699A0131 ZALLCALL 67 08:06:06 01/31/00 B Entrevue avec.Guy Corneau A 16 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 31 JANVIER 2000 Les leçons de la maladie Nathalie Petrowski Guy Corneau se souvient encore du jour où il est mort.Pas cliniquement, mais psychiquement.Il se souvient aussi du moment où il est tombé malade.C'était bien avant qu'il n'écrive des livres à succès et qu'il donne des conférences à travers le monde.La maladie s'est déclarée chez Guy Corneau alors qu'il n'avait que 27 ans.Elle a pris la forme d'une colite ulcéreuse, mais ce qui importe est le moment où elle s'est déclenchée.Le moment et les circonstances.À 27 ans, celui qui allait devenir le porte-étendard de la thérapie jungienne québécoise, était plongé dans un entre-deux des plus affolants.Entre deux professions, le théâtre et la psychiatrie ; entre deux villes, Montréal et Zurich ; et entre deux femmes, une Montréalaise et une Américaine.Le monde de Guy Corneau avait glissé dans un état de désorganisation extrême.En principe, Corneau aurait dû s'asseoir seul avec luimême et se livrer à un examen de conscience afin de régler les conflits internes qui le tiraillaient.En lieu et place, il fit comme bien des hommes et des femmes qui ne comprennent pas ce qui leur arrive : il laissa les choses aller, ne régla rien et s'enfonça progressivement dans l'inertie et l'impuissance.C'est à ce moment-là, à ce moment- là seulement, que le corps « trahi » de Guy Corneau flancha.« C'est un peu comme si mon corps avait décidé de produire une maladie pour me signifier que les choses ne pouvaient pas continuer ainsi », dit-il aujourd'hui.Nous sommes 22 ans plus tard : Guy Corneau n'a plus 27 mais 49 ans.Il habite toujours Outremont mais il est sur le point de quitter le vieil appartement de la rue Querbes pour un condo moderne.Il est encore, à l'occasion, affligé de colites mais les épisodes sont de plus en plus espacés.« Pour tout dire, je n'ai jamais été aussi bien de toute ma vie, aussi intégré et serein.J'ai l'impression d'avoir retrouvé l'élan de ma jeunesse », raconte-t-il assis sur un divan crème dans le salon, dos à un immense tableau vert et rouge de sa soeur, la peintre Corno.Physiquement, l'ex-thérapeute (il a abandonné la pratique privée) n'a pas changé, mais c'est vrai qu'il a l'air mieux dans sa peau.Ce nouveau bien-être se traduit par un simple détail.Guy Corneau se permet de dire et de faire des choses qu'il n'aurait jamais osées auparavant de peur de saboter son image de bon gars et de monument de perfection.Des exemples ?Dans La guérison du coeur qui paraît aujourd'hui, Corneau y va d'un grand plaidoyer pour le couple et l'amour.Il nous balance des statistiques voulant que les gens mariés vivent plus longtemps que les célibataires, veufs ou divorcés.Il propose même de remplacer sur les paquets de cigarettes la mention « L'usage du tabac est dangereux pour votre santé » par « Le manque d'amour et d'intimité nuit à votre survie.» L'ennui, c'est que Corneau ne pratique pas ce qu'il prêche.Il n'est pas marié, n'a pas d'enfants et ne vit même pas sous le même toit que celle qui partage sa vie depuis sept ans.Bonjour, la contradiction.« C'est vrai que je ne vis pas avec ma blonde, mais je ne m'en fais plus avec ça, dans la mesure où le jour où j'ai décidé que je n'étais pas parfait, j'ai compris que j'avais le droit de faire ce qui me convenait à moi personnellement, sans en avoir honte.» Auparavant, Guy Corneau se serait sans doute excusé de la contradiction.Il aurait peut-être poussé sa bonne foi jusqu'à emménager avec sa bien-aimée parce que socialement, c'était la chose à faire.Plus aujourd'hui.Depuis que Guy Corneau admet et chérit ses imperfections, il s'est donné tous les droits.Celui de se contredire tout comme celui de parler de spiritualisme, de se comparer à une fleur en éclosion, d'écrire des chansons furieusement quétaines comme « Si tu veux rentrer chez toi » et de se rapprocher dangereusement des mouvements de croissance personnelle New Age comme « Écoute ton corps.» Mais qu'on ne s'y méprenne pas, Guy Corneau n'envisage pas de fonder une secte.Il n'aime pas les idéologies ni les programmes qui promettent des guérisons miracles en deux semaines.« Ça m'a pris 49 ans à comprendre Guy Corneau, blague-t-il, alors je suis conscient que ces choses-là prennent du temps.Tout ce que je dis aux gens, c'est écoutez votre corps oui, mais écoutez aussi vos émotions, vos pensées, le sang et la vie qui coule en vous en laissant de côté les préceptes, les dogmes et les religions.» Certains jours, si Guy Corneau s'écoutait, il serait même prêt à faire des enfants.« L'autre fois, j'étais en train de conduire.J'ai freiné un peu brusquement et spontanément j'ai tendu mon bras vers le siège du passager comme s'il y avait un enfant qui y prenait place et que je voulais le protéger.Ce geste-là à mes yeux, voulait tout dire.» Évidemment, pour en arriver là, la route fut cahoteuse.Pendant des années, Corneau a souffert en silence à l'insu de ses lecteurs qui le croyaient parfaitement sain, heureux et équilibré.Révélé au grand public par la publication de Père manquant, fils manqué, un livre qui s'est vendu à 55 000 exemplaires au Québec et à 70 000 en Europe, Guy Corneau est passé du jour au lendemain de simple thérapeute à grand gourou et conférencier invité à travers le monde entier.Avec L'amour en guerre vendu à 150 000 exemples en Europe seulement et traduit dans une douzaine de langues, sa popularité s'est accrue.Mais à mesure qu'il accumulait les succès professionnels, Corneau multipliait les échecs et les déceptions dans sa vie privée.Physiquement, les choses n'allaient guère mieux.Au lieu de calmer sa colite, le succès ne faisait que l'aggraver.Ajoutez à cela, un cortège de ruptures amoureuses, des tensions avec ses parents blessés par certains passages de ses livres, la mort de son frère Réjean et enfin une quasi-collision avec sa propre mort à l'été 1989 alors que maigre, épuisé et affaibli, Corneau faillit laisser sa peau dans une clinique de jeûne du Saguenay où il avait échoué pour éviter d'être opéré.Cette rencontre avec sa propre finalité marque un point tournant dans sa vie.Croyant qu'il était vraiment mort, Corneau n'a pas paniqué.Au contraire.Il s'est senti libéré, soulagé, enfin délivré de Guy Corneau.Puis événement encore plus important, il a été sauvé par son père, chose qu'il attendait depuis longtemps.La dernière nuit dans la clinique de jeûne, au moment où il était en train de sombrer dans le coma, son père a rêvé qu'il mourait.Le lendemain à la première heure, Alcide Corneau s'est précipité pour sortir son fils de la clinique et le rentrer d'urgence à l'hôpital.« Je crois que cet épisode était une sorte d'appel à l'aide inconscient que je lançais à mon père, comme si j'avais besoin qu'il me prouve une fois pour toutes qu'il m'aimait.» Corneau affirme aujourd'hui qu'il a eu des bons parents aimants mais que cela ne l'a pas empêché de vivre intérieurement des choses difficiles.Il sait que ce qu'il a écrit sur ses rapports avec une mère trop admirative et un père trop absent, n'était pas facile à digérer mais reconnaît que ses parents y ont répondu avec énormément de courage et de philosophie.Fils aîné d'Alcide et de Cécile Vaillancourt, Guy Corneau est né un 13 janvier 1951 à Chicoutimi.Son père était grossiste en quincaillerie.Sa mère, institutrice au primaire, renonça à son métier pour élever ses quatre enfants.Mal lui en prit car Cécile s'ennuyait tellement de l'enseignement qu'elle transforma sa cuisine en classe.Tous les jours entre 11 heures et midi, elle fit l'école à son fils.Tant et si bien qu'à 5 ans, en entrant à l'école, Guy Corneau savait déjà lire et écrire.Ce n'était pas le meilleur service à lui rendre puisque l'ennui aidant, il devint rapidement l'élève le plus dissipé de la classe.À la fin du primaire, Corneau se retrouve pensionnaire au Petit séminaire qui n'est pourtant qu'à 20 minutes de la maison.« À l'époque dans les régions éloignées, l'Église catholique avait encore une grosse emprise sur les gens de sorte que même si j'avais pu rentrer à la maison, les curés insistaient pour que je sois pensionnaire afin d'exercer un contrôle absolu sur moi et les autres.» Corneau échappe à la noirceur culpabilisante de l'époque par le théâtre.Il quitte Chicoutimi pour Montréal et s'inscrit en Communications à l'Université Loyola, tout en participant à la fondation de la troupe de théâtre Organisation O avec les comédiennes Danielle Proulx et Joanne Fontaine.Tranquillement pourtant, l'intérêt pour le comportement humain prend le pas sur ses velléités d'acteur et de dramaturge.Corneau prolonge ses études par une maîtrise et un doctorat en Sciences de l'éducation puis entreprend une formation de quatre ans en psychiatrie à l'Institut Jung de Zurich.« L'erreur, dit-il aujourd'hui, c'est d'avoir abandonné l'aspect créatif et fantaisiste de ma personnalité.C'est ça qui m'a déséquilibré.Le théâtre me servait d'exutoire.Quand l'exutoire a disparu, j'ai ouvert la porte à la maladie ».Pour éviter de tomber dans les mêmes écueils, Corneau a fondé Coeur.Com, un regroupement d'artistes et de thérapeutes qui produisent des spectacles-conférences et des ateliers visant à stimuler « l'expression créatrice et l'ouverture du coeur ».À voir le fils manqué d'Alcide et de Cécile parler avec effusion de ce nouveau projet et surtout de sa nouvelle vie, saine et intégrée, on se dit que la maladie a parfois du bon.Pourvu, évidemment, qu'on en sorte.PHOTO ARMAND TROTTIER, La Presse Guy Corneau, l'écrivain qui se souvient de sa mort.« Pour tout dire, je n'ai jamais été aussi bien de toute ma vie, aussi intégré et serein.J'ai l'impression d'avoir retrouvé l'élan de ma jeunesse » La Presse 31 janvier 2000 Page A17 manquante 1LP1801A0131 A 18(lundi) 1LP1801A0131 ZALLCALL 67 01:08:29 01/31/00 B A 18 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 31 JANVIER 2000 Hydro-Québec discute des projets du E7 RÉJEAN BOURDEAU DAVOS, Suisse Le président du conseil d'Hydro-Québec, Jacques Ménard, profite du Forum économique mondial pour discuter des projets du E7, qui regroupe huit des plus importantes entreprises d'électricité des sept plus grands pays industrialisés.Président du groupe pour l'année, il veut profiter de sa charge pour « affirmer le leadership » de la société d'État et promouvoir le concept de développement durable pour le secteur de l'électricité.« Il faut s'assurer que tous les partenaires fonctionnent au même diapason, a-t-il dit en entrevue.On en profite notamment pour mettre en commun nos expertises en matière d'interconnexion.» Le E7 a été créé à la Baie James en 1992.En plus du Québec, ses membres sont situés en Ontario, aux États-Unis, au Japon, en France, en Allemagne et en Italie.Le Royaume-Uni n'en fait pas partie.À Davos, M.Ménard a rencontré François Roussely, d'Électricité de France, Yosako Fuji de Kansai Electric Power et l'Italien Enrico Testa d'Enel SPA.Parmi ses plans à venir, le E7 implantera des vitrines technologiques dans les pays en voie de développement.« Ces projets de démonstration hydroélectrique permettront d'appuyer leur croissance de façon durable dans le respect de l'environnement », a-t-il souligné.On est à mettre sur pied un fonds de plusieurs millions pour démarrer les mises en chantier.Les sites ne sont pas encore définis, mais on regarde du côté de la Bolivie.De façon plus générale, ces projets auront lieu en Amérique latine et en Afrique.En Suisse, M.Ménard joue également un rôle de vigie dans les colloques portant sur l'énergie et le commerce international.« Cela est d'autant plus important qu'Hydro- Québec élargit ses activités sur les autres continents », a rappelé le président du conseil.En septembre, Hydro-Québec International a annoncé qu'elle se consacrait au démarchage de projets à l'étranger.Cette filiale prend de l'essor depuis deux ans.En décembre seulement, elle a obtenu deux contrats : avec une compagnie d'électricité du Venezuela pour le transport et la production d'électricité et avec le Bangladesh Power Development Board, pour moderniser un centre de conduite de réseau et former des techniciens opérateurs.Hydro-Québec International a aussi réussit des percées en Chine, au Sénégal, au Pérou et au Panama.Côté nord-américain, les enjeux sont aussi importants.« Avec la déréglementation de l'industrie, il faut se concentrer sur la question des interconnexions et sur la fiabilité des réseaux de transmission de chaque compagnie », a expliqué M.Ménard.Pour s'assurer de nouvelles parts de marché dans le nord-est des États-Unis, Hydro-Québec négocie présentement avec une société américaine pour prendre une participation de 12,5 %, a-t-il confié.Pendant son séjour, M.Ménard rencontre aussi des firmes-conseils comme Agra, Bechtel, SNC-Lavalin, et des équipementiers comme ABB, et Pirelli.« On se voit pour faire des approches nouvelles, pour se rappeler les projets que nous avons en commun ou pour discuter de projets à venir », a-t-il ajouté.Sans oublier qu'il consacre une partie de son temps aux réunions avec des investisseurs étrangers.« Mon rôle est de leur faire valoir le Québec et le Canada, comme des lieux intéressants pour faire des affaires », a-t-il dit.Le ministre Pettigrew veut attirer une firme de communications à Montréal SNC-Lavalin lorgne un contrat d'environ 200 millions en Égypte RÉJEAN BOURDEAU DAVOS, Suisse La firme d'ingénierie SNC-Lavalin discute d'un important contrat d'environ 200 millions pour réaliser un projet d'infrastructures en Égypte.« On étudie le dossier avec beaucoup d'attention et on souhaite en arriver à une conclusion assez rapidement », a confié à La Presse, Jacques Lamarre, lors du cocktail du gouvernement du Québec, tenu hier après-midi.Le président et chef de la direction a indiqué que le « dossier est en marche depuis l'an dernier », alors que SNC-Lavalin a installé son bureau de représentation en Égypte.C'est la cinquième fois que M.Lamarre participe au Forum économique mondial.« Et ça s'est toujours terminé par des occasions d'affaires », a-t-il ajouté.Cette année, ses « espoirs » reposent au Moyen-Orient, en Afrique du nord (Algérie, Maroc) et en Asie.Laurent Beaudoin, le président du conseil de Bombardier, est un autre habitué du Forum de Davos, auquel il participe pour une dixième fois.« Ce n'est pas seulement pour rencontrer des clients, a-t-il précisé.J'en profite aussi pour assister aux conférences qui portent, par exemple, sur le commerce international et sur l'Internet.Il considère que c'est un endroit unique pour rencontrer les dirigeant mondiaux et les chefs d'État.Pour cela, il participe à de nombreux dîners et réceptions.Hier, le cocktail du Québec a connu un beau succès.Les invités ont apprécié la performance des deux couples de danseurs des Grands Ballets canadiens et de la soprano Colette Boky, accompagnée de sa pianiste.Mme Boky, qui avait chanté au cocktail de l'an dernier, a remplacé à pied levé le pianiste André Laplante qui s'était blessé à une main.Quelque 272 personnes étaient présentes, sans compter la délégation québécoise, a indiqué Jean- Yves Duthel, un des organisateurs, et porte-parole de la Société générale de financement.RÉJEAN BOURDEAU DAVOS, Suisse Le ministre fédéral du Commerce international, Pierre Pettigrew, travaille fort depuis son arrivée au Forum économique mondial pour attirer des investissements au pays.Jusqu'à hier, il avait discuté avec une vingtaine d'entreprises, dont un investisseur britannique intéressé à venir implanter une firme de communications à Montréal.« Je l'ai rencontré une première fois à Londres l'an passé et je lui ai vanté les mérites de Montréal, a dit M.Pettigrew en entrevue.Je l'ai revu à nouveau ici et j'ai continué mon pitch de vente.» Dans son carnet, il y a des rendez- vous avec des gens de tous les secteurs : mines, télécommunications, automobile, aéronautique, etc.Pendant les prochains mois, il compte faire un suivi serré des différents dossiers traités à Davos.Il faut dire que le ministre à l'habitude de rencontrer des gens d'affaires et de travailler à la promotion des investissements.Avant de faire de la politique, il a longtemps été conseiller d'entreprises, à titre de vice-président pour Samson Bélair Deloitte Touche International.« Le fait d'avoir été dans le monde des affaires me donne de la crédibilité quand je discute avec les investisseurs », a-t-il souligné.Celui qui fête son quatrième anniversaire comme ministre fédéral ce mois-ci a aussi rappelé son « devoir d'équité » envers toutes les régions canadiennes quand vient le temps de rencontrer des investisseurs.« Mais c'est certain que si on discute de pharmaceutique ou de télécoms, par exemple, je pense tout de suite au Québec », a dit M.Pettigrew.Selon lui, l'image du Canada comme terrain d'investissement a pris du mieux depuis quatre ans étant donné l'amélioration de la situation économique et fiscale du pays.Quand à l'avenir politique du Québec, il veut demeurer très objectif en donnant « l'heure juste et en évitant les lignes de propagande » aux investisseurs.Il leur souligne que la très grande majorité des Québécois ne souhaitaient pas avoir un autre référendum sur la question de la souveraineté.« Les investisseurs sont satisfaits des réponses qu'on leur donne », a-t-il ajouté.Le ministre a aussi profité de son voyage en Suisse pour poursuivre le dossier des négociations commerciales.Pendant qu'il était à Genève, il a rencontré Mike Moore, le directeur général de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).À Davos, il a eu des réunions avec Juan Somavia, le directeur général de l'Organisation internationale du travail et avec les ministres du Commerce international de l'Afrique du Sud, de la Colombie, de l'Inde et du Mexique. 1LP1901A0131 A19, lundi, CYBER 1LP1901A0131 ZALLCALL 67 01:06:46 01/31/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 31 JANVIER 2000 A 19 technologie@lapresse.ca Souriez, c'est le temps de l'impôt ! Jean-François Parent collaboration spéciale Investissements, placements, spéculations, cotisations aux régimes de retraites : il y a des gens qui étudient des années pour s'y connaître.Les conseillers financiers, avec toute leur science, n'en finissent donc pas de se répandre en savantes analyses boursières sur la fluctuation du peso à la suite de l'effondrement du cours du café, mais la tomate en serre du Québec renflouera votre portefeuille, alors ne vous inquiétez pas, disent-ils.Oui, mais encore ?Une récente étude américaine rapportée dans Les Affaires nous apprenait que la justesse d'une analyse boursière était fonction du salaire de l'analyste.Hé ben.Heureusement, les ressources disponibles actuellement permettent à toute personne un tant soit peu autodidacte de faire sa propre gestion, ou à tout le moins de choisir son gestionnaire, de façon efficace.Tout ça, donc, pour nous amener au sujet du jour, le Web financier.À peu près tous les sites d'information, portails et engins de recherche offrent des informations boursières ou des analyses de marchés.Cependant, peu de détails sur les conseils dont le commun des mortels a besoin pour sa planification financière et ses transactions.Dieu merci, les courtiers et autres conseillers financiers donnent les moyens de les aider à faire ce pour quoi nous les payons, ce qui est tout à leur honneur.Il est à noter que toutes les institutions financières offrent leur propres services de transactions en ligne pour les placements, la gestion de revenus et les conseils d'investissements, mais le but aujourd'hui est d'aller faire un tour du côté des sites d'informations financières.Allons-y donc, puisqu'il paraît que le temps, c'est de l'argent ! Canoë Quickenwww.quicken.ca/fra Voici une petite mine d'or pour les besoins en informations claires, précises et d'actualité.Des sections qui se développent en sous-sections donnent des indications sur les Fonds communs, la Bourse, la fiscalité, l'immobilier, les assurances, la consommation générale et maintes analyses sur à peu près tous les concepts, produits et services financiers.Besoin de savoir si un placement rapportera assez pour financer un renouvellement d'hypothèque ?Toutes les réponses sont là.On offre de plus des guides de compréhension des rapports annuels, un ABC de la fiscalité et tout ça, ô joie, avec une rapidité surprenante, compte tenu des centaines de ressources du site.En prime, des sections « Info-REER » et « Placements » très étoffées.Économédia www.economedia.com Un portail sur l'actualité financière, Économédia se démarque surtout par la qualité des liens qu'il propose avec son « Répertoire de l'investisseur ».Les divers sites mondiaux parlant d'argent y sont référés avec description de chaque site ; le tout est classé en sites de références, vitrines commerciales ou répertoires.C'est là qu'on trouve des forums et des tutorats sur le merveilleux monde de la finance, personnelle ou corporative.La plupart des sites référencés sont en anglais, mais quelques perles en français existent.Société canadienne d'hypothèque et de logement www.cmhc-schl.gc.ca/schl.html Le site de la SCHL est utile pour la vaste collection de ressources sur la propriété ou la location à laquelle on a accès.En plus de feuillets d'information sur le financement d'une première maison à l'aide, par exemple, des REER autogérés, toutes les données pour calculer le taux de financement en vigueur en fonction de votre situation sont disponibles.Rapide, sobre et efficace, fourmillant de liens vers d'autres sources d'information, ce site est remarquable pour les questions d'habitation.Les Affaires www.lesaffaires.com Les chroniques « Vigilance Internet » sont très utiles pour les placements et le commerce.De plus, la section « Cartes d'affaires » est riche en hyperliens regroupés par thèmes : s'initier à la Bourse, la veille Internet, les finances personnelles, comment s'informer sur une entreprise, des outils de travail et maintes autres fonctionnalités pour les investisseurs.Réseau d'information des aînées et des aînés du Québec w w w .c o m m .u q a m .c a / ~ r i a q / francais/information/privileges Un savoureux petit guide, « Vous et les privilèges de l'âge », sur les finances personnelles avant et pendant la retraite.De la planification de retraite au moyen de vivre de ses rentes, voilà un site qui devrait plaire à plusieurs.Le Web financier www.webfin.com Portail pour investissements et placements personnels.Sont inclus un glossaire spécialisé et des jeuxquestionnaires pour tester ses connaissances.De plus, des forums sur la gestion, la spéculation, les fonds communs de placement et tant d'autres choses.Social Investment Organization (anglais) www.web.net/~sio Palmarès des fonds mutuels et autres placements qui vous donneront une conscience tranquille.On y décrit l'éthique des compagnies qui composent votre portefeuille, pour être sûr que vous ne financerez pas la guerre civile au Soudan, par exemple.La Commission des valeurs mobilières du Québec www.cvmq.com Pour des informations précises sur les aspects juridiques et les propriétés des placements personnels, avec une section spéciale sur les placements Internet.On offre gratuitement, à la section « Épargne et placements », neuf brochures en format Acrobat lisibles à même le site, ce qui l'alourdit inutilement.Mégagiciel www.megagiciel.com/175.html Un site qui offre des liens vers des boîtes ou des particuliers qui produisent des partagiciels et des gratuiciels de gestion financière personnelle.Industrie Canada s t r a t e g i s .i c .g c .c a / S S G F / ca01012f.html Outil de calcul des frais bancaires et des coûts des cartes de crédit selon votre profil d'épargnant.Je n'ai évidemment pas fait le tour de toutes les ressources offertes en ligne, car j'aurais besoin d'un bouquin pour ça.Finalement, tous les sites mentionnés regorgent d'informations qui vous permettront de continuer votre exploration de la grande toile et, accessoirement, d'accroître vos revenus.On peut joindre l'auteur de cette chronique à jfparent@caramail.com Les stars du Festival Imagina ISABELLE DENIEUIL Agence France-Presse, MONACO Couple de l'année, l'Internet et la télévision numérique seront en vedette au Festival Imagina 2000, rendez-vous des professionnels de l'audiovisuel numérique, qui s'ouvre aujourd'hui à Monaco et se poursuivra à Paris, jeudi et vendredi.À sa création en 1981, Imagina rassemblait d'abord les passionnés d'images, de réalités virtuelles et d'effets spéciaux.Près de 20 ans plus tard, le fulgurant développement d'Internet a fait évoluer cette manifestation, qui accueille chaque année quelques 6000 visiteurs.« Imagina 2000 a voulu s'inscrire dans le passage de l'image numérique (trucages, effets spéciaux.) à l'audiovisuel numérique », explique Philippe Bailly, directeur général adjoint de l'Institut national de l'audiovisuel (INA), qui organise la manifestation avec le Festival de télévision de Monte-Carlo.« Aujourd'hui, avec l'apparition des bouquets numériques de télévision et le développement de l'Internet, il existe une véritable filière du numérique, qui va du tournage et la captation des images jusqu'au foyer du télespectateur et consommateur ».Chaîne de télés sur le Web, émissions et services interactifs sur le petit écran, la convergence entre le monde de l'audiovisuel et d'Internet apparaît de plus en plus incontournable, comme le montre la récente alliance entre le géant américain AOL et Time Warner.Imagina donnera la parole lors de plusieurs tables rondes aux acteurs de la « webtélévision« : Jacques Rosselin, PDG de la société francaise Canal Web et son homologue américain de Pseudo.com, qui édite un bouquet de programmes de télévision interactive sur Internet.Chef de file de la culture cyber, Nirvanet, dont le rédacteur en chef Pascal Josèphe viendra s'exprimer à Imagina, fut également l'un des premiers sites à intégrer la dimension audiovisuelle avec sa télé « Nirva (not TV) ».Dans la mouvance d'Internet, Imagina s'intéresse cette année aux prometteuses start-up du secteur.Du développement d'un concept jusqu'à l'introduction en bourse en passant par la course au financement, via les business angels et les capitals-risqueurs, le financement de l'innovation donnera lieu à plusieurs tables rondes.Huit jeunes sociétés spécialisées dans l'audiovisuel numérique et Internet, viendront présenter leur plans d'affaires.Les conférences sur la création numérique (3D, animation, réalité virtuelle, jeux vidéo) seront à l'honneur, avec pour le régal des yeux, l'alchimie des effets spéciaux décortiqués par les professionnels. La Presse 31 janvier 2000 Page A20 manquante "]
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