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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2000-02-02, Collections de BAnQ.

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[" 3LP0101A0202 Page A1/2f vrier 3LP0101A0202 ZALLCALL 67 01:04:46 02/02/00 B 1 3 4 6 http://lapresse.infinit.net Montréal, mercredi 2 février 2000 60 ¢ TAXES EN SUS EST ET NORD-OUEST DU QUÉBEC, RÉGION HULL-OTTAWA 70 ¢ FLORIDE 1,75 $ U.S.www.bijouterieleroy.com RIEN À PAYER AVANT 4 MOIS MÊME PAS LES TAXES Une seule adresse 7139, rue ST-HUBERT (coin Jean-Talon) (514)277-3127 116e année No 102 76 pages, 6 cahiers Pénurie de médecins à l'horizon L'augmentation des admissions dans les facultés de médecine est impérative, selon une étude DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC Le Québec sera confronté à une pénurie dramatique de médecins dans une quinzaine d'années s'il n'appuie pas immédiatement sur l'accélérateur en ouvrant plus largement les portes des facultés de médecine.Avec une population vieillissante et une augmentation des femmes dans la profession médicale, le Québec aura besoin de 2800 médecins de plus en 2017, estime l'avis de la « Table de concertation permanente sur la planification de l'effectif médical » dans une recommandation faite fin décembre, et dont La Presse a obtenu copie.La ministre de la Santé, Pauline Marois, doit dans les prochains jours confirmer qu'elle donne le feu vert à l'augmentation réclamée des admissions en médecine.Selon l'avis du groupe consultatif, aux 471 étudiants admis en médecine en septembre 1999, Québec devra, chaque année, en ajouter 55 autres.Le but est de faire en sorte qu'en septembre 2003, 636 étudiants par année soient admis en faculté, précise le groupe où siègent des omnipraticiens, des spécialistes et des fonctionnaires du ministère de la Santé.En se contenant de maintenir le rythme actuel, Québec aura 2300 médecins de plus en 2017, mais parce que cette profession comptera davantage de femmes et de gens âgés, les effets de cette croissance d'effectifs seront à 60 % annulés par une baisse de productivité.Même si un coup de barre est donné immédiatement, le Québec devra d'abord vivre avec les conséquences des diminutions des admissions entre 1994 et 1997.La croissance des effectifs chez les omnipraticiens se fera sentir à compter de l'an prochain, et en 2004 du côté des spécialistes.Pendant ce temps, la demande de soins Voir PÉNURIE en A2 Autre textes en page A6 Un arbitre confirme le renvoi d'un employé ayant abusé d'Internet La banlieue fourbit ses armes contre une fusion imposée Le triomphe d'un outsider MARIE-ANDRÉE AMIOT Pour la première fois au Québec, un tribunal d'arbitrage a rejeté le grief d'un employé congédié pour avoir abusé d'Internet durant ses heures de travail.La décision, rendue la semaine dernière, devrait faire jurisprudence.Dominic Petruzzi, de CAE Électronique, a été congédié en juin pour avoir utilisé Internet de façon « inappropriée et non autorisée » durant les heures de travail ainsi que durant les heures supplémentaires facturées à l'employeur.On l'accusait également d'avoir violé la politique de l'entreprise en accédant à des sites pornographiques.M.Petruzzi avait passé 329 heures sur Internet entre les mois de janvier 1999 et mai 1999 durant ses heures de travail.Son congédiement a fait l'objet d'un grief et la décision a été rendue le 26 janvier.Depuis l'implantation d'Internet dans les bureaux, bon nombre d'entreprises ont dû s'interroger sur l'utilisation de ce nouveau mode de communication, particulièrement en ce qui a trait à l'utilisation personnelle qu'en font les employés.Si aux États-Unis, des causes célèbres ont fait les manchettes, le cas de CAE Électronique est une première ici.L'histoire de M.Petruzzi a commencé peu après qu'il eut reçu un mot de passe lui permettant d'accéder à Internet à partir de son lieu de travail, le 12 novembre 1998.Bénéficiant d'une grande autonomie à son poste, il occupait, au moment de son congédiement, le titre d'inspecteur technicien mécanique.CAE Électronique conçoit et fabrique des simulateurs de vol et d'autres équipements pour des appareils civils et militaires.Au moment où on lui a remis son mot de passe, l'employeur a rappelé à M.Petruzzi les politiques de l'entreprise concernant notamment la confidentialité des informations, les téléchargements (pouvant entraîner la propagation d'un virus), l'utilisation de matériel sexiste ou pornographique, etc.Sur ce dernier point, l'employeur affichait une attitude de « tolérance zéro ».On précisait en outre que l'usage d'Internet devait être Voir UN ARBITRE en A2 MARIE-CLAUDE GIRARD Observant d'un oeil très intéressé l'injonction obtenue par les opposants à la fusion forcée à Mont- Tremblant, les municipalités de la banlieue de Montréal fourbissent leurs armes juridiques contre une éventuelle fusion imposée par Québec.La ville de Mont-Royal a invité Outremont, Westmount et Saint- Laurent à partager avec elle les frais d'un avis juridique sur les recours légaux contre une fusion forcée.Une version sommaire de l'avis a déjà été présentée aux élus d'Outremont et de Mont-Royal.La seconde partie de l'étude, plus étoffée, devrait être dévoilée dans ces municipalités d'ici quelques semaines.Mont-Royal et Westmount ont déjà accepté de payer une part de la facture de 51 700 $.Les autres devront se prononcer d'ici peu.Mais l'étude suscite de l'intérêt dans plusieurs autres municipalités, y compris celles de la couronne nord et de la Rive-Sud, estime le président de l'Union des municipalités de banlieue sur l'île de Montréal, Georges Bossé.Les maires de Voir LA BANLIEUE en A2 Autres textes en page A3 PHOTO REUTERS « Le changement s'en vient », a lancé hier soir un John Mc Cain radieux, après sa large et convaincante victoire face à George W.Bush dans l'élection primaire républicaine du New Hampshire.Le sénateur de l'Arizona et héros du Vietnam a en effet devancé le gouverneur du Texas par près de 20 points.«Le changement s'en vient», proclame Mc Cain après sa retentissante victoire RICHARD HÉTU collaboration spéciale, MANCHESTER, New Hampshire Récompensé par les électeurs du New Hampshire pour une campagne électrisante, le sénateur de l'Arizona, John Mc Cain, a secoué l'establishment républicain hier en remportant une victoire spectaculaire contre le gouverneur du Texas, George W.Bush, lors des premières primaires de la campagne à la présidence des États-Unis.Chez les démocrates, le vice-président Al Gore a repoussé le défi de son unique rival, l'ex-sénateur du New Jersey, Bill Bradley.Il a remporté une victoire courte \u2014 52 % contre 48 % \u2014, mais importante.Sans l'imprimatur du New Hampshire, Bradley part défavorisé dans les prochaines primaires démocrates, qui auront lieu le 7 mars dans 14 États, dont New York et la Californie.Mais c'est la victoire de Mc Cain qui retient aujourd'hui l'attention.Elle couronne une d e s p l u s belles campagnes de l ' h i s t o i r e , une campagne qui a contribué à une participation rec o r d d e l'électorat.« Nous avons envoyé un puissant message à Washington : le changement s'en vient, a déclaré Mc Cain à ses supporters en liesse.Aujourd'hui, les républicains ont retrouvé leurs origines réformatrices.Mc Cain a récolté 49 % des voix exprimées dans la primaire républicaine contre 31 % pour Bush, qui détenait pourtant une avance considérable dans les sondages de l'État de la Nouvelle-Angleterre, il y a quelques semaines à peine.Parmi les autres candidats républicains en lice \u2014 Steve Forbes, Alan Keyes et Gary Bauer \u2014, aucun n'a amassé plus de 14 % des votes.La saison des primaires sert à déterminer l'affiliation des délégués envoyés par chaque État aux congrès d'investiture des deux grands partis américains, qui se dérouleront l'été prochain.Dix-sept délégués étaient en jeu au New Hampshire chez les républicains, 22 chez les démocrates.L'élection présidentielle aura lieu en novembre.L'ampleur de la victoire de Mc Cain remet en question l'inévitabilité de l'investiture de Bush à la tête des républicains.Le gouverneur du Texas, qui tente de suivre son père à la Maison-Blanche, avait l'appui de tous les bonzes de son parti au New Hampshire et dans le reste des États-Unis.Depuis 1952, seulement un politicien a été élu à la Maison-Blanche sans avoir emporté le New Hampshire.Il s'agit de Bill Clinton, en Voir LE TRIOMPHE en A2 La Davie se meurt Les Industries Davie se retrouvent le bec à l'eau après une année et demie de démarches pour trouver un acheteur, de réunions de créanciers et de vérifications d'avocats.Hier, le consortium Desgagnés-Océan-Syntek a annoncé qu'il abandonnait son projet d'acheter les chantiers maritimes de Lévis.N'écartant pas une faillite, le ministre des Finances, Bernard Landry, a répété que Québec continuerait à chercher un acheteur.À lire en page D1 INDEX Petites annonces - index C6 - immobilier C6 - marchandises C7 - emplois D17 - automobile E6, E8 - affaires D8 Arts et spectacles E1 à E5 - horaire spectacles E4 - horaire télévision E2 - télévision E1 Bandes dessinées C7 Bridge A17 Cyberpresse B8 Décès E6, E7 Économie D1 à D14 - Pub.-marketing D18 Feuilleton D15 Êtes-vous observateur C6 Horoscope C5 Loteries A2, A8, D8 Mode C1 à C3 Monde C4, C5, C8 Mots croisés A14, S10 Mot mystère D15 Opinions B3 Politique B1, B4, B5, B7 Tabloïd Sports - Michel Blanchard S5 ÉDITORIAL Un pari téméraire - Frédéric Wagnière page B2 MÉTÉO Nuageux avec percées de soleil Max.-9 Min.-15 Cahier Sports, page 16 8397, rue St-Denis M o n t r é a l ( Q c ) T é l .: ( 5 1 4 )858-0011 1 888 302-6221 Permis du Québec Acapulco $ Puerto Vallarta $ Cancun 0 $ Huatulco 0 $ Ixtapa 1 $ Manzanillo 0 $ Varadero 0 $ Cayo Coco 1 $ Cayo Largo 0 $ Margarita Costa Rica 3 $ Ha.ti Puerto Plata Bayahibe 2 $ Punta Cana 2 $ Cartagne 0 Nicaragua 0 $ San Andres 0 $ .p d / p 1 s Ha.ti .partir de PARIS $ COSTA RICA $ GUATEMALA $ HONG KONG BANGKOK FT.LAUDERDALE $ ACAPULCO $ CANCUN $ MARTINIQUE $ Appelez-nous NOUS VOUS GARANTISSONS LES MEILLEURS PRIX PUERTO PLATA $ Tout inclus À partir de / Taxes incluses Jama.que Sandals 1 528 $ Destination Primeurs Br.sil 8 jours1 399 $ Volls seulls JÕAI BESOIN DE VACANCES ¥JÕAI BESOIN DE VACANCES ¥JÕAI BESOIN DE VACANCES ¥JÕAI BESOIN DE VACANCES ¥JÕAI BESOIN DE VACANCES 3LP0201A0202 Page A2/2f vrier 3LP0201A0202 ZALLCALL 67 01:05:01 02/02/00 B A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 2 FÉVRIER 2000 Suites de la une Pénurie de médecins à l'horizon PÉNURIE / Suite de la page A1 croît de un pour cent par année \u2014 une augmentation causée au tiers par la croissance de la population et aux deux tiers par son vieillissement.Le comité rappelle que ses projections dépendent beaucoup de l'année de référence : on parle d'un surplus ou d'un déficit de plus de 150 médecins en 2002 selon que l'on opte pour 1997 ou pour 1995 comme année de référence.Adoptant des scénarios conservateurs, le comité souligne qu'avec le niveau actuel des admissions (471 par année), il y aura 2300 médecins de plus en 2017.Toutefois, parce qu'on y trouvera davantage de femmes et de médecins en fin de carrière, leur productivité globale ne sera pas plus grande que celle de l'ensemble des effectifs médicaux de 1997.Deux raisons expliquent cette prédiction.Les femmes, qui comptaient pour 9 % des médecins il y a 20 ans, étaient passées à 31 % en 1997.Elles comptent pour 60 % des admissions maintenant.En 2017, il y aura 52 % de femmes chez les généralistes et 38 % chez les spécialistes.Or, cette donnée « conditionnera significativement » l'offre des services médicaux : les femmes travaillent moins de jours par année et posent moins d'actes par jour.Actuellement, le revenu moyen des femmes généralistes équivaut à 76 % de celui de leurs collègues masculins.Autre facteur important : la cohorte des médecins vieillira vite si un coup de barre n'est pas donné.En 2017, 27 % des omnipraticiens auront plus de 60 ans.Ces sexagénaires comptent actuellement pour 6 % et 17 % des effectifs chez les omnipraticiens et les spécialistes.Ce groupe « dont le niveau d'activité est plus faible que leurs collègues sera beaucoup plus nombreux qu'aujourd'hui », constate le comité.La banlieue fourbit ses armes contre une fusion imposée LA BANLIEUE / Suite de la page A1 l'UMBM rencontreront sous peu les représentants de la firme d'avocats mandatée par Mont-Royal, a indiqué hier M.Bossé.« Quand je vois le gouvernement payer de pleines pages de publicité sur le respect de la démocratie dans le contexte fédéral-provincial, j'aimerais qu'il ait la même « attitude » entre le provincial et le municipal.» Les arguments développés par l'équipe de Me Jean Marois se basent sur le fondement constitutionnel de l'autonomie locale des villes ainsi que sur des principes de démocratie et de droit international.On pourrait tenter également de transposer aux municipalités des éléments de l'avis de la Cour suprême sur le droit du Québec à la sécession.Si elles s'avèrent, les conclusions de l'étude pourraient avoir une portée générale dans toutes les villes canadiennes, ce qui explique le vif intérêt qu'y porte la Fédération canadienne des municipalités, laquelle s'intéresse depuis plusieurs années au principe d'autonomie locale.Au cours des prochaines semaines, la firme d'avocats cherchera à valider ses hypothèses et à élaborer une stratégie.Le maire de Mont-Royal, Ricardo Hrtschan, préfère garder confidentiels les résultats de l'étude jusqu'à une rencontre publique qui devrait avoir lieu vers le 18 février.La ville de Mont-Tremblant et les citoyens opposés à la fusion forcée avec Saint-Jovite ont adopté des arguments plus spécifiques, donc plus difficilement applicables dans d'autres cas de fusion.On invoque que le gouvernement ne peut priver Mont-Tremblant des mécanismes d'expression politique qu'il a garanti à d'autres villes.Les 407 villes que Québec avait invitées à fusionner dans le cadre du programme de regroupement pouvaient le faire de façon volontaire, fait-on valoir.Or, le gouvernement a agi sans tenir compte des résultats du référendum tenu à Mont-Tremblant, quoique la ville ne faisait pas partie des villes ciblées par Québec.On avance aussi que la loi 81 adoptée en décembre prive la municipalité du droit d'être consultée, en vertu de la Loi sur l'organisation territoriale municipale.On soutient également que la fusion vise à imposer à Mont- Tremblant une tutelle politique sous prétexte que la municipalité ne répond pas aux aspirations du gouvernement et de la compagnie Intrawest dans le développement de Tremblant.Les parties doivent retourner en cour le 13 mars pour les plaidoiries sur l'injonction interlocutoire.Les opposants souhaitent obtenir le statu quo jusqu'à ce qu'un tribunal tranche sur le fond.L'avocat de la municipalité, Daniel Chénard, laisse entendre que la cause pourrait se rendre jusqu'en Cour suprême.Un arbitre confirme le renvoi d'un employé ayant abusé d'Internet UN ARBITRE / Suite de la page A1 effectué en dehors des heures de travail.M.Petruzzi avait déclaré connaître ces politiques, mais indiquait avoir besoin de recourir à Internet pour les fins de son travail.Il a également admis avoir visité des sites pornos, mais nié les avoir téléchargés.Pour sa défense, il affirmait que ses heures passées sur Internet étaient beaucoup moins longues que ce que disait l'entreprise, alléguant que les chiffres montraient les temps d'ouverture des sites, mais ne faisaient pas la preuve des temps de visionnement.Il estimait à une heure son usage quotidien et jusqu'à deux heures ou deux heures et demie certains mois, tout au plus, reconnaissant toutefois que ces visites avaient été faites durant les heures de travail.Pour expliquer les différences de temps, M.Petruzzi soulignait que son branchement à Internet pouvait rester en fonction sans qu'il le regarde.Or, les rapports d'utilisation de l'entreprise tracent un portrait bien différent.Selon le chef de groupe de sécurité, le temps d'activité des rapports produits est exprimé en temps réel puisque le relais Internet est interrompu s'il s'écoule plus de 15 minutes sans qu'aucune activité soit relayée au site visité.Ainsi, les données indiquaient 852 visites pour un total de 329 heures soit l'équivalent de huit semaines de travail ! Des rapports mensuels indiquent qu'il a utilisé 223 fois son mot de passe, qu'il a activé son clavier ou sa souris 41 209 fois durant le mois de mars seulement.Il a aussi visité 25 sites durant cette même période, certains à plus de 50 reprises, particulièrement entre 7 h et 19 h, peu importe le jour de la semaine.L'employeur s'interrogeait également sur le nombre d'heures supplémentaires de M.Petruzzi.Pendant la période de quatre mois et demi, il a travaillé 378,9 heures supplémentaires payées à 150% et 87,7 payées à 200%.Selon son superviseur, M.Petruzzi encourait des délais d'inspection de plus en plus longs malgré toutes ces heures supplémentaires.L'arbitre a conclu que non seulement M.Petruzzi a abusé de ses droits, mais qu'il a volé du temps à son employeur dans une proportion importante et l'a fait en dérogation des politiques en vigueur.L'employeur était donc justifié de prendre une sanction aussi sévère.Le triomphe d'un outsider LE TRIOMPHE / Suite de la page A1 1992.Politicien rebelle, Mc Cain a fait campagne au New Hamsphire en promettant notamment de s'attaquer à l'influence corruptrice de l'argent sur la politique américaine.Il a également mis l'accent sur la valeur d'intégrité.« Une grande croisade nationale vient de commencer », a déclaré l'ex-prisonnier de guerre au Vietnam, hier soir.Dès aujourd'hui, Mc Cain se trouvera en Caroline du Sud, où aura lieu la prochaine primaire d'importance chez les républicains, le 19 février.Pour prouver le sérieux de sa candidature, il doit empêcher Bush de se relever dans cet État conservateur.Bush, qui détient un avantage colossal sur le plan de l'argent et de l'organisation, a décrit sa défaite au New Hampshire comme un « contretemps sur la route » de la Maison- Blanche.Le favori des démocrates a pour sa part accueilli sa victoire comme un tonus.« Je crois que ce combat nous a fortifiés », a dit Gore, qui tirait de l'arrière sur Bradley dans les sondages du New Hampshire il n'y pas longtemps.Bradley, dont la caisse électorale est bien garnie, a promis de continuer la lutte.Il a même mis Gore au défi de participer à au moins un débat par semaine.FIDELITY INVESTMENTS Précision Dans La Presse du samedi 29 janvier 2000, l'annonce de Fidelity Investments, parue en page 3 du fascicule sur Vos finances personnelles, aurait dû porter la mention Publicité.Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : (514) 285-6931 National, Télé Plus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : (514) 285-6892 Les petites annonces : (514) 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse, Ltée, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.http://lapresse.infinit.net Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne - Contrat de vente numéro 0531650» Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 9-5-0 à quatre chiffres : 8-0-8-7 COLLECTES DE SANG Aujourd'hui, Héma-Québec attend les donneurs aux endroits suivants : n à Montréal : Centre des donneurs de sang, Centre commercial Maisonneuve, 2991, Sherbrooke Est (métro Préfontaine), de 10 h à 17 h 30 ; n à Saint-Hubert : École nationale d'aérotechnique, collège Édouard-Montpetit, 5555, Place de la Savane, de 9 h 30 à 15 h 30.Objectif : 100 donneurs ; n à Montréal : École polytechnique, hall d'entrée, 2500, chemin Polytechnique, de 9 h 30 à 16 h 30.Objectif : 125 donneurs ; n à Anjou : Centre Anjou-Propulsion Compétence, 5515, avenue de l'Aréna, de 9 h à 16 h.Objectif : 100 donneurs ; n à Vimont Laval : Cité de la Santé de Laval, auditorium, 1755, boul.René-Laennec, de 9 h à 17 h.Objectif : 150 donneurs ; n à Saint-Charles-Borromée : organisée par le Service de la prévention des incendies, centre Saint-Jean-Bosco, 249, chemin du Golf, de 14 h à 20 h.Objectif : 275 donneurs.DEMAIN DANS LA PRESSE Le retour du dragon Saluant l'arrivée, samedi, du Nouvel An chinois, notre collaborateur Philippe Renaud vous propose, demain dans le cahier Sortir, de célébrer l'événement dans une fête du dragon, de vous époumonner dans un bar karaoke, de dénicher une trame sonore de manga ou des bonbons au gingembre dans une boutique orientale.Exit le lapin, le dragon est de retour ! QUESTION DU JOUR Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour: \u2014 par téléphone, en composant le 514-285-7333; \u2014 par Internet : http://lapresse.infinit.net La décision de Bill Johnson de ne pas se représenter à la présidence d'Alliance Québec vous satisfait-elle?La proposition d'un taux d'imposition unique de 17 % pour tous les Canadiens, adoptée le weekend dernier par l'Alliance canadienne, vous apparaît- elle réaliste?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 61 % Non: 39 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n'a aucune prétention scientifique. 3LP0301A0202 a3-mercredii 3LP0301A0202 ZALLCALL 67 01:05:10 02/02/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 2 FÉVRIER 2000 A 3 Bourque vante la « méthode Mike Harris » De passage à Ottawa, le maire de Montréal « étudie » le projet de fusion de la capitale fédérale avec ses dix voisines ÉRIC TROTTIER OTTAWA De passage à Ottawa pour « étudier » le projet de fusion de la capitale fédérale avec ses dix voisines, le maire de Montréal, Pierre Bourque, a suggéré hier au gouvernement Bouchard de s'inspirer de la « méthode Mike Harris », qui consiste à agir rapidement, sans regarder en arrière.« Je reviens d'Ottawa plus convaincu que jamais », a déclaré le maire Bourque, en début de soirée, après une journée passée à faire du porte-à-porte entre l'hôtel de ville d'Ottawa et la Chambre des Communes.« Depuis deux ans, le gouvernement Harris a réduit à 600 le nombre de municipalités en Ontario, pendant qu'au Québec, on a encore 1600 villes.Je pense que les fusions, à Toronto et maintenant à Ottawa, vont faire progresser l'Ontario.Le Québec se doit de suivre ce rythme.On a eu des débats, des consultations, mais à un moment donné, il faut trancher ; le gouvernement doit exercer sa capacité de décider », a déclaré le maire Bourque, qui dit attendre les orientations gouvernementales au cours du mois de février.Le maire de Montréal a rencontré la semaine dernière le premier ministre Lucien Bouchard et la ministre des Affaires municipales, Louise Harel, afin de leur exposer son plan de mise sur pied d'une « commission » ou d'un « comité de médiation » réunissant partisans et opposants à la fusion des 28 municipalités de l'île de Montréal.Objectif de ce comité, selon le maire : « Faire avancer les choses, trouver un échéancier, se parler, discuter des enjeux, faire partager les chiffres, et non pas refuser le dialogue.» « M.Bouchard et Mme Harel étudient ma demande, a-t-il poursuivi.La réponse va venir dans quelques semaines.On verra à ce moment où le gouvernement loge.» M.Bourque a profité de son passage dans la capitale fédérale pour aller faire un brin de causette avec son homologue d'Ottawa, Jim Watson.Après les échanges de cadeaux d'usage (le maire Bourque a donné un chandail du Canadien et un sac de bagels au maire Watson, qui a retourné la politesse en lui offrant Pierre Bourque un pot de confitures de sirop d ' é r a b l e ) , l e maire Watson a à son tour conseillé aux Québécois de suivre l'exemple ontarien.« Suivez mon conseil : plus vite le processus ira, mieux ce sera.À Ottawa, le débat a duré 30 ans.Je sais qu'à Montréal aussi les discussions s'éternisent.Mais les gens veulent que les politiciens prennent des décisions et agissent.Ils veulent voir de l'action.De l'action, le premier ministre ontarien, Mike Harris, en a donné à ses contribuables.À la fin de l'été dernier, il a donné 90 jours à un ancien haut fonctionnaire fédéral, Glen Shortliffe, pour lui soumettre un rapport sur la restructuration des municipalités.« Ce fut la clé du succès », affirme le maire Watson.En novembre, M.Shortliffe a déposé un rapport recommandant au gouvernement la fusion d'Ottawa et de ses dix municipalités voisines (rapport que le maire Bourque s'est empressé d'envoyer à Québec).Le gouvernement Harris a aussitôt adopté la Loi sur la fusion d'Ottawa.Un comité de transition a été nommé la semaine dernière ; en novembre prochain, les résidants de la nouvelle ville de 750 000 habitants éliront un maire et 20 conseillers.Âgé de 38 ans, le maire Watson, qui a fait ses études en journalisme, veut passer à autre chose et a déjà annoncé qu'il ne briguerait pas les suffrages.Le 1er janvier 2001, le mariage aura été consommé.« Bien sûr, nous avions des opposants à la fusion, qui provenaient en majorité de la banlieue, tout comme à Montréal, a expliqué hier le maire Watson.Mais aussitôt que le gouvernement a adopté la loi, tout a été plus facile.Les opposants ont cessé de s'opposer.Certains maires de la banlieue qui n'appuyaient pas le projet au départ acceptent la loi et travaillent maintenant avec nous pour créer la nouvelle ville.» C'est le cas notamment de Claudette Cain, mairesse de Gloucester, vigoureusement opposée à la fusion d'Ottawa, mais qui « songe sérieusement » à se présenter à la mairie d'Ottawa, l'automne prochain.« Ce qu'il faut retenir du cas d'Ottawa, c'est la vitesse à laquelle tout s'est joué, a conclu le maire Bourque.Avec pour résultat que la nouvelle ville d'Ottawa va avoir une force extraordinaire au plan national et international ; sa capacité d'emprunt va plus que doubler ; son développement vient de passer dans les ligues majeures.» Après le maire de Toronto, Mel Lastman, Pierre Bourque vient donc de se trouver un nouveau supporter en Jim Watson.Ce dernier se dit même prêt à se rendre à Montréal pour convaincre les gens de la banlieue des bienfaits de la fusion.Il faut dire que M.Watson est originaire de Beaconsfield, dans l'ouest de l'île, et qu'il y a passé une partie de sa jeunesse.« Chaque fois qu'on me demande d'où je viens, je répond Montréal, et c'est normal.Non seulement les gens des villes de banlieue s'identifientils à une grande ville comme Montréal, ou Ottawa, mais ils profitent aussi de certains de ses services.En fait, les banlieues n'existeraient pas sans Montréal.C'est pourquoi elles doivent accepter la fusion.» Le maire attend de voir le communiqué avant de se réjouir Dix jeunes « illégaux » resteront en détention ANDRÉ NOËL Dix jeunes Chinois de 14 à 17 ans entrés illégalement au Canada resteront dans un centre de détention d'Immigration Canada à Laval, où ils se trouvent déjà depuis cinq mois, a décidé hier un arbitre de la Commission de l'Immigration et du statut de réfugié (CISR).L'arbitre Rolland Ladouceur a rendu cette décision même si la ministre de l'Immigration, Elinor Kaplan, lui a demandé de confier les dix adolescents, sept garçons et trois filles, à la Direction de la protection de la jeunesse en attendant que leur sort soit scellé.Les jeunes ont été interceptés au poste-frontière de Derby Line au Vermont, le 2 septembre.Ils faisaient partie d'un groupe de 29 immigrants illégaux, cachés dans un camion, entre des rouleaux de papier journal.« Je suis outrée que les jeunes soient encore emprisonnés, a dit Rita Augenfeld, présidente de la Table de concertation des organismes de Montréal au service des réfugiés.C'est seulement à Montréal qu'on garde des mineurs dans un centre de détention pour adultes.À Vancouver, les jeunes Chinois ont été confiés à des familles d'accueil.À Windsor, d'autres jeunes Chinois sont dans un centre de détention pour jeunes.Thomas Tou, prêtre à la Communauté chinoise catholique, s'est dit étonné que la CISR refuse même une libération sous caution, alors que plusieurs membres de l'Église sont prêts à se porter garants des jeunes en versant des montants substantiels.M.Ladouceur a déclaré qu'il n'est pas convaincu que les jeunes ressortissants chinois ne s'évaderont pas s'ils sont remis à la DPJ.On ne sait pas comment ces adolescents, qui viennent de la province de Fujian, sont arrivés à Vancouver l'été dernier, mais il est certain qu'ils étaient encadrés par des passeurs appartenant à un réseau criminel bien organisé, a-til dit.Ils ont ensuite été dirigés vers un hôtel de Toronto, où ils sont restés cloîtrés pendant plusieurs jours.Puis ils ont voyagé vers Montréal dans deux ou trois camions et ont été transférés dans un semi-remorque vers les États- Unis.Une fois renvoyés au Québec par les Américains, ils ont demandé le statut de réfugié au Canada, mais ont essuyé un refus.Leurs avocats ont porté leur cause en appel.Ils espèrent qu'ils obtiendront la résidence permanente pour raisons humanitaires.Certains jeunes disent qu'ils souffraient de persécution religieuse en Chine.Johanna Jakubowski, du CLSC Côte-des-Neiges, agit comme leur représentante à Montréal.Elle a dit hier à M.Ladouceur qu'il était cruel de les garder détenus, dans un lieu où il n'y a strictement rien à faire.La représentante de la ministre de l'Immigration a cependant indiqué qu'ils recevraient bientôt la visite d'enseignants.Mme Jakubowski a plaidé que la DPJ garderait secrets les noms et adresses des familles d'accueil.Selon elle, les passeurs qui les ont amenés ici seraient incapables d'entrer en contact avec eux.M.Ladouceur est resté sceptique.« Plusieurs mineurs chinois ont été libérés à Vancouver et confiés à l'équivalent de la DPJ en Colombie- Britannique, a dit l'arbitre.Aujourd'hui, beaucoup d'entre eux font face à des mandats d'arrestation car ils ont disparu.» Puis, s'adressant aux jeunes (six d'entre eux comparaissaient hier), M.Ladouceur a ajouté : « Si je vous libère, il est raisonnable de penser que je vous remets dans les mains d'une organisation criminelle et que je vous expose à des risques très élevés, peut-être même de servitude.Je dois tenir compte de votre intérêt comme mineurs.» L'arbitre croit que les jeunes auront l'obligation de payer leurs dettes à leurs passeurs.De son côté, Mme Augenfeld croit qu'ils risquent la prison s'ils sont renvoyés en Chine.« Quitter la Chine sans autorisation est un crime », a-t-elle souligné.La procédure de renvoi est en cours, mais est retardée par les autres démarches.Le Haut Commissariat pour les réfugiés, qui dépend des Nations unies, a signalé à Immigration Canada qu'il était contre les règles internationales d'emprisonner des jeunes réfugiés, sauf exception et pour un très court laps de temps.ÉRIC TROTTIER OTTAWA Y aura-t-il, oui ou non, un nouveau programme d'infrastructures du gouvernement fédéral en 2000 ?Une dépêche de l'agence Presse Canadienne soutenait hier soir que « le prochain budget du gouvernement fédéral comportera un nouveau programme d'infrastructures » qui pourrait atteindre « jusqu'à 7,5 milliards de dollars ».L'information n'a pu être confirmée, mais le maire de Montréal, Pierre Bourque, qui revenait justement d'une série de rencontres à ce sujet avec des ministres seniors du gouvernement Chrétien, à Ottawa, a éclaté de rire quand La Presse l'a joint au téléphone dans sa voiture : « Ah oui ?Ils ont annoncé ça ?J'aime mieux attendre de voir un communiqué écrit pour commenter.Mais si c'est vrai, c'est tant mieux.Ce serait une nouvelle extraordinaire pour Montréal ! » Une heure plus tôt, le maire Bourque avait fait le bilan de ses rencontres à la Chambre des Communes avec le vice-premier ministre Herb Gray, la présidente du Conseil du Trésor, Lucienne Robillard et le ministre des Travaux publics, Alfonso Gagliano.Les deux derniers sont responsables du programme d'infrastructures tant attendu par les villes canadiennes.À ce moment-là, bien qu'il se soit dit « plutôt confiant » de voir le gouvernement Chrétien aller de l'avant avec son nouveau programme national d'infrastructures, le maire de Montréal envisageait devoir mettre sur la glace pour « 40 à 50 millions » de travaux de réfection de l'aqueduc et du réseau d'égout de la métropole, prévus en 2000 dans le plan triennal d'immobilisation adopté par la Ville en novembre dernier.« Tout ce que je souhaite, c'est qu'il y ait une annonce afin qu'on puisse entreprendre la planification (des travaux) et qu'on puisse démarrer certains chantiers, peut-être à la fin de l'année, peut-être en début de 2001 », a dit le maire.Du programme d'infrastructures, Montréal compte obtenir 175 millions en subventions de Québec et d'Ottawa au cours des trois prochaines années.Le mois dernier, La Presse a écrit que le programme était reporté à 2001 pour des raisons « électorales ».M.Bourque a d'abord cru à une rumeur.« Selon ce qu'on me dit, il ne manque plus que les ententes à signer entre les provinces et Ottawa, a-t-il dit hier.Ça pourrait donc se conclure assez rapidement, puisque nous avons déjà une entente avec Québec.J'attends le budget de Paul Martin.Je suis assez confiant.» M.Bourque a rappelé que Montréal avait un grand besoin de cet argent pour refaire ses réseaux d'aqueduc et d'égout vieillissants, des « travaux majeurs » pour la ville, qui perd notamment, selon des études, près de 40 % de son eau potable, en raison des failles de son système d'aqueduc.PHOTO ARMAND TROTTIER, La Presse© Six des dix jeunes Chinois ont comparu devant la Commission de l'immigration et du statut de réfugié.Montréal intervient pour faire annuler une conférence sur les fusions, dénonce l'UMBM MARIE-CLAUDE GIRARD Avec l'accord du maire Bourque, le conseiller Gerry Weiner serait intervenu pour empêcher la tenue à Montréal d'une conférence de la Fédération canadienne des municipalités sur l'autonomie et les fusions municipales, dénonce l'Union des municipalités de banlieue sur l'île de Montréal.Prévue pour avril, la rencontre devait porter sur le rôle futur des gouvernements municipaux et particulièrement sur l'existence légale des municipalités, leur droit à l'autonomie et les moyens d'empêcher les fusions forcées.Un thème qui n'a rien pour plaire au promoteur d'« une île, une ville ».« Je ne connaissais pas Pierre Bourque sous cet angle.S'il se donne le pouvoir de censurer une conférence, il y a de quoi s'inquiéter tant pour la démocratie que pour la croissance économique du Grand Montréal » dans l'hypothèse d'« une île, une ville », commente le président de l'UMBM et maire de Verdun, Georges Bossé.Quelque 300 maires d'un peu partout au Canada devaient se rendre à Montréal pour l'occasion.Les réservations avaient déjà été faites à l'hôtel Reine-Élizabeth.De passage à Ottawa hier, M.Bourque a nié toute intervention auprès de la FCM.Le maire préférait obtenir pour Montréal une autre conférence, celle sur le crime organisé, les 2 et 3 avril.Il fallait choisir une ou l'autre des conférences, dit-il.« On a préféré la sécurité publique dans les circonstances spécifiques à Montréal (de criminalité).» Le débat sur les fusions est un débat québécois, justifie-t-il.« C'est la décision de la FCM.Nous, on ne le savait pas.» La présidente de la CUM, Vera Danyluk, cherchait depuis septembre à attirer à Montréal la conférence sur les fusions de la FCM, rapporte M.Bossé.Apprenant que M.Weiner intervenait dans le sens contraire, le maire de Verdun soutient avoir demandé des explications au maire Bourque.Celui-ci lui aurait confirmé le 21 janvier qu'il ne voulait pas de cette conférence à Montréal et des gens qui la président, affirme M.Bossé.À la Fédération canadienne des municipalités, on confirme que le symposium prévu pour les 13 et 14 avril à Montréal a été annulé et aura lieu à Toronto à l'automne.On a craint qu'en tenant le symposium à Montréal, la question des fusions accapare toutes les discussions, explique Joseph Dion, directeur des politiques et affaires publiques de la FCM.On aurait aussi pu penser que la fédération allait prendre position sur les fusions, dit-il. 3LP0499A0202 A 4 Mercredi CC 3LP0499A0202 ZALLCALL 67 17:30:54 02/02/00 B A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 2 FÉVRIER 2000 Chevrette: non à l'augmentation de la limite de vitesse, oui au virage à droite Au tour des policiers de négocier «Le rattrapage, c'est majeur pour nous» MARTIN PELCHAT du bureau de La Presse, QUÉBEC Le ministre des Transports, Guy Chevrette, accueille assez froidement la recommandation du plus grand syndicat policier du Québec, la Fédération des policiers municipaux, de hausser la limite de vitesse sur les autoroutes.« J'aurai toujours à l'esprit que la vitesse est responsable de 40 % des accidents au Québec et de plusieurs mortalités », dit-il, en rappelant qu'il avait même plutôt évoqué, il y a quelques mois, une baisse des limites de vitesse pour les véhicules lourds.« 40 % de 717 morts, c'est 300 morts par année à la vitesse de 100 km/h, ajoute M.Chevrette.Mettre ça à 120 km/h ?S'il y a une tolérance au-dessus de 120 ?» Le ministre donnera ce matin le coup d'envoi à au moins huit jours d'étude en commission parlementaire de son livre vert sur la sécurité routière.Les débats à venir : doit-on implanter les cinémomètres photographiques ?Autoriser les virages à droite sur les feux rouges ou la pratique du patin à roues alignées sur la chaussée ?Imposer le port du casque à vélo ou pénaliser encore plus sévèrement la conduite sous l'influence de l'alcool ?Sur deux de ces sujets, l'implantation des cinémomètres photographiques et du virage à droite sur les feux rouges, M.Chevrette ne cache pas qu'il est favorable \u2014 à certaines conditions \u2014 en dépit de l'opposition qui se manifeste déjà.L'Union des municipalités du Québec et la Ville de Montréal, par exemple, s'opposent au virage à droite, tandis que la Fédération des policiers municipaux et l'Association des policiers provinciaux ne veulent pas des cinémomètres photographiques.« Je pense que la commission va me permettre de dégonfler les ballounes, lance toutefois le ministre.Je prends la question du virage à droite.Les gens pensent que du jour au lendemain, tout le monde va tourner à droite.» « Ce n'est pas l'anarchie que je veux apporter.Je fais la suggestion d'un virage à droite avec contraintes.S'il faut mettre des contraintes additionnelles, je vais les mettre.Tu peux avoir un plan quinquennal d'implantation.Je suis ouvert à tout.» L'autre « balloune » que le ministre dit vouloir dégonfler est celle des cinémomètres photographiques.« Ce n'est pas une machine à piastres, ni un État policier.Selon nos évaluations, par rapport à ce qui s'est fait en Australie, c'est 100 vies humaines par année qu'on sauverait.Est-ce qu'il faut donner un avis avant ?Avant de donner des infractions, qu'on fasse de l'éducation, de la sensibilisation, un projet pilote ?Je suis prêt à écouter ça très sérieusement.«Ce n'est pas l'anarchie que je veux apporter.Je fais la suggestion d'un virage à droite avec contraintes.» MARTIN PELCHAT du bureau de La Presse, QUÉBEC Maintenant que fonctionnaires et infirmières ont une entente en poche avec le gouvernement, les policiers de la Sûreté du Québec reprendront mercredi prochain les négociations, rompues depuis l'automne.Le ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard, Tony Cannavino affirme cependant que les 3300 agents devront se résigner à une entente basée sur ce qu'ont obtenu les autres employés du secteur public.« Ça va rester à l'intérieur des cadres de ce qui a été offert à l'ensemble des employés du gouvernement », explique le ministre.En plus de hausses salariales de 7,5 % sur trois ans, les policiers réclament un rattrapage de 6,9 % \u2014 au coût de 20 millions \u2014 qui les placerait sur le même pied que ceux de la CUM.Québec a conclu avec ses fonctionnaires une entente leur assurant une hausse de 9 % sur quatre ans.« Le rattrapage, c'est majeur pour nous », insiste le président de l'Association des policiers provinciaux, Tony Cannavino, selon lequel le gouvernement s'y était engagé par lettre d'entente en 1996.« Ils ont fini par l'admettre l'automne dernier, mais en disant qu'ils n'avaient pas le mandat de le négocier », ajoute le leader syndical.Depuis la rupture des pourparlers, en septembre dernier, les policiers ont mis en oeuvre plusieurs moyens de pression.Ils ont notamment fait mal au Trésor public en ralentissant considérablement l'émission de contraventions.Compressions Le ministre Ménard a par ailleurs reconnu hier que les contraintes budgétaires forceront la SQ à étaler sur une plus longue période son plan de redressement, qui doit répondre à une partie des recommandations du rapport Poitras.Le premier plan « triennal » de 100 millions de l'été dernier a été remplacé par un plan quinquennal plus Serge Ménard « réaliste » de 60 millions, dont seulement six millions seront dépensés cette année.De plus, le directeur de la SQ, Florent Gagné, doit composer avec des compressions de 30 millions imposées par Québec.« Les priorités des Québécois actuellement, c'est quoi ?lance M.Ménard.Ils veulent un système de santé qui rivalise avec les meilleurs au monde, ils veulent un bon système d'éducation, mais ils veulent aussi des baisses d'impôts.Dans un domaine où moi je suis, où la criminalité diminue, c'est évident qu'on doit faire notre part.» « C'est évident qu'il va falloir reporter ça sur une plus longue période que ce qu'on aurait souhaité, mais ça va se faire », poursuit le ministre, en soulignant que la commission Poitras donnait sept ans à la SQ pour opérer son redressement.PHOTO PC Le ministre des Transports, Guy Chevrette Novabus prend les devants à Québec MARTIN PELCHAT du bureau de La Presse, QUÉBEC C'est la compagnie Nova Bus, de Saint-Eustache, qui a produit la soumission la plus basse parmi les trois compagnies canadiennes s'affrontant pour l'important contrat de construction de 498 autobus à plancher surbaissé destinés à huit sociétés de transport du Québec.La partie n'est cependant pas gagnée pour le fabricant québécois puisque la Société de transport de la CUM, mandatée pour gérer cet appel d'offres au nom de l'Association des transporteurs urbains, doit encore analyser les volumineuses propositions en fonction des autres critères d'adjudication de ce contrat de plus de 200 millions.Nova Bus offre de construire chaque autobus au coût de 411 800$ incluant taxes, tandis que le manitobain New Flyer Industries, de Winnipeg, propose 467 300$ et que l'ontarien Orion Bus Industries, de Mississauga, propose 488 800$.La facture totale oscille donc de 205 à 243 millions en fonction des soumissions.Les règles d'adjudication précisent que le contrat sera accordé au «plus bas soumissionnaire conforme», mais que ce soumissionnaire devra aussi satisfaire aux exigences du devis technique et de l'ensemble du document d'appel d'offres.«On a établi une liste de critères, comme la nécessité que l'autobus ait été éprouvé en service», explique la porte-parole de la STCUM, Odile Paradis.L'amélioration de la douceur de roulement, du système de freinage et du système pneumatique, ainsi qu'une capacité d'au moins 80 passagers figurent parmi les exigences que devront remplir les soumissionnaires.Une recommandation finale devrait être faite au conseil d'administration de la STCUM en mars ou avril.Les autobus pourraient donc être livrés au début de 2001.La STCUM a passé la plus importante commande (300 véhicules).Le ministère des Transports du Québec rembourse aux sociétés la moitié des coûts.BAT aurait encouragé la contrebande de cigarettes AP et PC Deux grands quotidiens affirment être en possession de documents internes indiquant que la société British American Tobacco a encouragé la contrebande de milliards de cigarettes pour augmenter ses ventes.Selon le quotidien londonien Guardian et le Los Angeles Times, la société BAT, le deuxième plus grand fabricant de tabac au monde et commanditaire de l'écurie de Formule Un de Jacques Villeneuve, a accepté de fournir d'énormes stocks de cigarettes aux vendeurs en gros et distributeurs, tout en sachant qu'ils les feraient passer dans d'autres pays.En agissant ainsi, la compagnie basée à Londres évitait de payer les taxes et tarifs d'importation imposés par les gouvernements, précisent les deux quotidiens, dans une série d'articles publiés dimanche et lundi. 3LP0502A0202 A5 mercredi 3LP0501A0202 ZALLCALL 67 01:03:43 02/02/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 2 FÉVRIER 2000 R A 5 Postes Canada forme son équipe d'étoiles du hockey VINCENT MARISSAL du bureau de La Presse, OTTAWA Maurice Richard et Jacques Plante seront réunis de nouveau dans une équipe d'étoiles qui fera rêver autant les amateurs de hockey que les philatélistes.Postes Canada dévoilera demain matin à Toronto, à l'occasion des festivités entourant le match des étoiles, une nouvelle série de six timbres en l'honneur de son équipe d'étoiles canadiennes.Sous le thème « 50 ans de joueurs étoiles », Poste Canada a composé son équipe autour de Jacques Plante dans les buts, Doug Harvey et Bobby Orr à la défense et les avants Maurice Richard, Gordie Howe et Wayne Gretzky.Postes Canada profite du 50e match des étoiles disputé à Toronto, comme le tout premier d'ailleurs, il y a 50 ans, pour lancer une série réclamée depuis longtemps par les amateurs de hockey et les collectionneurs de timbres.C'est un peu différent pour Wayne Gretzky, qui a pris sa retraite il y a moins d'un an, mais dont la carrière exceptionnelle explique la présence parmi les héros d'une autre époque.La Chambre des communes avait voté, quelques jours après la retraite du célèbre 99, une résolution demandant à Postes Canada d'émettre un timbre à son effigie.Par ailleurs, André Ouellet, le président de Postes Canada, songeait apparemment depuis longtemps à honorer le Rocket.Protocole L'équipe d'étoiles de Postes Canada bouscule toutefois un peu le protocole.Non pas par le choix des joueurs (quoique d'interminables débats auront certainement lieu sur le sujet à travers le Canada), mais parce que la société d'État n'honore généralement pas une personnalité de son vivant, sauf la reine Élizabeth, souveraine du Canada.Il faut donc une exception pour MM.Richard, Orr, Howe et Gretzky.Prudente, Postes Canada veut ainsi éviter de se retrouver un jour dans une controverse après avoir honoré une personnalité sur laquelle on apprendrait plus tard des choses peu reluisantes.Des héros sont parfois malencontreusement déboulonnés de leur piédestal par quelque mauvais coup du sort, la chute de Diego Maradona, pour rester dans le monde du sport, en étant une éloquente illustration.Ces messieurs de l'équipe d'étoiles n'inspirent évidemment aucune crainte du genre à Postes Canada.Mais, question de ne pas créer de précédent, on n'inscrira pas leur nom, du moins pas directement sur le timbre, mais plutôt sur la bordure détachable qui reste dans le feuillet.Il s'agit du même modèle utilisé pour le feuillet sur la série du siècle, lancée en 1997, à l'occasion du 25e anniversaire de la victoire canadienne sur les Soviétiques.Les croquis seront suffisamment clairs pour que l'on reconnaisse le joueur, par la couleur de son chandail notamment, mais il n'y aura aucune identification écrite en toutes lettres sur le timbre.Postes Canada mettra en circulation six millions de feuillets de six timbres de 46 cents.PHOTOTÈQUE LA PRESSE Une équipe de rêve pour les philatélistes et les amateurs de hockey : Maurice Richard, Jacques Plante, Wayne Gretzky, Bobby Orr et Doug Harvey. 3LP0601A0202 A6 mercredi 3LP0601A0202 ZALLCALL 67 01:03:03 02/02/00 B A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 2 FÉVRIER 2000 Santé Le conseil d'administration du CHUM veut maintenir tous les lits actuels Le Collège des médecins demande que l'argent suive le patient HUGO DUMAS Le nouveau CHUM, qui sera érigé d'ici la fin de 2006 dans la Petite-Patrie, doit garder tous les lits actuellement à sa disposition, soit 400 de plus que les 850 qui ont été prévus par la ministre de la Santé Pauline Marois dans les plans de construction du mégahôpital de 900 millions.Réuni hier soir à l'Hôtel-Dieu, le conseil d'administration du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM) a adopté une résolution visant à réitérer au gouvernement de Lucien Bouchard sa volonté de bien obtenir les 1250 lits.Deux membres du conseil se sont abstenus de voter, dont le doyen de la faculté de médecine de l'Université de Montréal, le Dr Patrick Vinay.Selon lui, le CHUM n'a pas besoin de plus de 1200 lits pour accomplir sa mission académique.Le CHUM actuel, qui est formé des hôpitaux Saint-Luc, Notre-Dame et Hôtel-Dieu, renferme près de 1250 lits.La ministre Marois a annoncé la semaine dernière que le nouvel hôpital universitaire compterait environ 850 lits et qu'un des trois hôpitaux du centre-ville resterait ouvert pour combler les besoins.Cet établissement de santé ne ferait toutefois pas partie du CHUM et n'aurait donc pas le statut universitaire.« L'impression que ça dégage, c'est qu'il va falloir larguer des médecins et des infirmières dans la réalisation du CHUM, alors que tous les médecins, toutes les infirmières et tout le personnel doivent en faire partie », dit l'ancien vice-président du conseil, Yvon Turcot.Les besoins de l'Université de Montréal sont de 850 lits alors que les besoins de la clientèle du CHUM sont de 1250 lits, ajoute M.Turcot.Pourquoi alors bâtir un plus petit hôpital ?Et qu'adviendra-t-il des patients ?Comment départager les dossiers qui seront transférés à l'hôpital universitaire et ceux qui iront à l'établissement de soins généraux et spécialisés ?Voilà autant de questions soulevées par l'annonce de la ministre de la Santé.Le conseil d'administration a également souligné qu'il faudra de l'argent pour assurer la transition entre un CHUM à trois têtes et un seul mégahôpital.« Nous devons être les maîtres d'oeuvre du projet », rappelle le nouveau président du conseil, Claude Benjamin.LIA LEVESQUE de la Presse Canadienne Même les médecins sont inquiets de la médecine qui se pratique au Québec.C'est le président du Collège des médecins, le Dr Yves Lamontagne, qui l'a souligné hier, lors d'une rencontre avec la presse pour lancer un cri d'alarme et, à la fois, un appel à ses propres membres, au ministère et aux fédérations de médecins.Le document dévoilé par le Collège se veut très critique envers certains médecins qui pratiquent le « 9 à 5 », qui font de la médecine « fast food », lucrative, en cabinet privé, alors que leurs collègues écopent des soins plus lourds et moins payants.Pendant ce temps, dit-il, les priorités sont négligées ou bien les médecins sont en nombre insuffisant pour fournir les soins à certaines clintèles : les urgences, les soins aux malades chroniques, les soins à domicile.C'est pourquoi le Dr Lamontagne demande ni plus ni moins « que l'argent suive le patient » et que l'allocation des ressources, par le ministère, suive les priorités des patients.Quant aux médecins qui pratiquent le 9 à 5, le Collège ne suggère pas de les conscrire dans les urgences, dans les régions, ou d'abaisser leur rémunération.Le Dr Lamontagne croit plutôt aux incitatifs, à la rémunération améliorée pour ceux qui se consacrent aux tâches plus difficiles.La rémunération des médecins devra être revue, mais le Dr Lamontagne affirme que ce n'est pas le rôle du Collège des médecins de dire comment.La négociation de la rémunération relève plutôt, en effet, des fédérations de médecins, en quelque sorte leur syndicat.Revoir l'organisation des services est un autre moyen suggéré par le Collège des médecins pour soigner les maux de notre système de santé.Personne ne sait où aller, à part l'urgence, quand il est malade hors des heures d'ouverture normale des CLSC et cliniques.Il faudrait prolonger les heures d'ouverture des cliniques, des CLSC, et que chaque médecin y fasse sa part, plaidait le Dr Lamontagne.La Fédération des médecins omnipraticiens avait déjà suggéré l'établissement de départements régionaux de médecine générale, censés justement mieux organiser la pratique médicale sur une base régionale, mais ceux-ci n'ont jamais donné leur juste mesure.À bout de souffle, Roxanne s'éteint L'adolescente a attendu plus d'un an une greffe pulmonaire RIMA ELKOURI « Elle était prête à partir.Tu le voyais dans ses yeux qu'elle avait abandonné le combat.On lui a permis de partir.» Faute d'avoir trouvé un donneur à temps, Roxanne Saint-Denis, cette adolescente atteinte d'une pneumonie interstitielle, une maladie très rare et incurable qui détruit les poumons, est décédée lundi.Son père, Yvon Saint-Denis, est brisé par la douleur.La soeur aînée de Roxanne, Nathalie, encore plus.Elle souffre de la même maladie et elle a très peur.À un point tel qu'elle ne veut plus fermer les yeux la nuit.« On la fait suivre de très près.Elle sait qu'elle peut vivre la même chose », confie M.Saint-Denis, qui habite à Sherrington, en Montérégie.Heureusement, l'état de santé de Nathalie, 15 ans, n'est pas aussi grave que celui de sa soeur, dit-il.Ses poumons fonctionnent à 40 % de leur capacité.« Pour l'instant, elle est stable, dit son père.On espère que ça va rester comme ça.Ça fait quelques mois que la maladie ne semble pas progresser.Les mois à venir vont déterminer si la maladie s'est arrêtée ou pas.» Roxanne, qui aurait eu 14 ans le 10 février, avait fait preuve depuis trois ans d'une combativité exceptionnelle, dit-on.Inscrite sur la liste d'attente de Québec Transplant depuis plus d'un an, elle vivait d'espoir et d'encouragements.Mais dénicher un donneur compatible n'était pas une mince tâche, notamment parce qu'il fallait trouver à tout prix des poumons d'enfant.À bout de souffle, Roxanne est décédée dans son sommeil, vers 1 h lundi, à l'hôpital de Montréal pour enfants.Bouleversé, son père a alors demandé que Nathalie soit inscrite sur la liste d'attente dès maintenant, même si, pour le moment, son état ne rend pas nécessaire une transplantation.Mais les médecins lui ont conseillé d'attendre.« Ils m'ont expliqué que c'était un risque, explique-t-il.Après une transplantation, l'espérance de vie est de deux à cinq ans.Si la maladie de Nathalie s'est arrêtée, elle pourrait vivre de même jusqu'au bout.» Selon une amie de la famille, Michèle Gravel-Turgeon, la mort de Roxanne est le signe qu'il faut continuer à sensibiliser la population au don d'organes.« Les gens ne sont pas informés, déplore l'étudiante de 23 ans.Si elle avait eu un donneur, elle serait vivante.Il faut que les gens fassent des dons à la Fondation Diane-Hébert.Et il faut qu'ils discutent avec leurs proches de leur intention de donner leurs organes.» PHOTO PIERRE McCANN, La Presse Si Roxanne Saint-Denis avait eu un donneur à temps, elle serait toujours vivante, croit son amie Michèle Gravel-Turgeon.Le directeur de l'hôpital Charles-Le Moyne dénonce le manque de 600 lits en Montérégie 100 millions pour de l'équipement médical à Laval MARTHA GAGNON Le directeur de l'hôpital Charles- Le Moyne, Michel Larivière, a dénoncé hier le manque de 600 lits en Montérégie par rapport à Montréal où les ressources sont plus abondantes.S'il est favorable à la construction du nouveau Centre hospitalier de l'université de Montréal de 800 lits, M.Larivière comprend mal que l'on veuille, en plus, maintenir 400 lits de courte durée au centre- ville dans l'un des hôpitaux actuels.« Ces lits devraient être transférés en Montérégie où la population est plus nombreuse et les besoins croissants, dit-il.Selon la norme souhaitée de 1,8 lit par 1000 habitants, la Montérégie est en déficit de 600 lits, alors que Montréal en a trop.» S'adressant aux membres de la Chambre de commerce et d'industrie de la Rive-Sud, le directeur a expliqué que la population desservie par la régie de la santé et des services sociaux de Montréal-Centre avait diminué de 5 % au cours des cinq dernières années, alors que celle de la Montérégie s'était accrue de 22 %.M.Larivière trouve illogique de vouloir « dépenser annuellement de 80 à 100 millions pour maintenir 400 lits dans le centre de Montréal, alors que les vrais besoins sont ailleurs ».À moins, dit-il, que ces « lits ne servent aux soins prolongés, ce qui pourrait être une bonne chose.Je comprends que lorsqu'on a des acquis, on ne veuille pas les perdre.Mais la réalité exige une meilleure répartition des ressources.» Le directeur affirme que l'hôpital Charles-Le Moyne, affilié à l'Université de Sherbrooke, manque de ressources pour mieux assumer son leadership et développer des services spécialisés et ultraspécialisés.Depuis un an, l'établissement s'est vu confier par la régie le rôle de pôle régional, ce qui en fait le centre de référence des autres hôpitaux de la région.En plus des besoins en résonance magnétique et en radio-oncologie, le directeur soutient qu'il faudrait 233 lits supplémentaires pour les soins spécialisés.« Nous avons le titre de centre régional, mais pas encore les ressources.Avec le vieillissement de la population, la pression sera énorme sur les hôpitaux de la Montérégie dans les prochaines années, dit-il.À cause du manque de ressources, nous répondons actuellement aux besoins de 65 % de la clientèle.Les gens ne veulent plus se rendre à Montréal pour obtenir des services qu'ils devraient recevoir dans leur région.» M.Larivière a toutefois bon espoir de voir se réaliser la construction d'un centre ambulatoire de 70 millions qui devrait s'autofinancer.« Au lieu de travailler dans les cliniques spécialisées autour de l'hôpital, les spécialistes viendraient fournir leurs services au centre ambulatoire de l'hôpital, explique-t-il.La rémunération supplémentaire de 30 % qu'ils reçoivent présentement serait versée au centre et servirait à générer des revenus, ainsi que la location des salles d'opération et des frais de stationnement.» Le directeur est convaincu que le centre ambulatoire peut s'autofinancer.« Nous en avons fait la démonstration aux responsables du ministère, dit-il.C'est un projet novateur et viable.On prévoit réaliser des revenus de 12 millions par an qui serviront à payer les coûts de fonctionnement du centre.C'est un prêt sur 20 ans que nous demandons au gouvernement pour la construction du centre.Les médecins sont d'accord avec le projet et nous attendons le feu vert.On estime que le centre pourrait accueillir jusqu'à 800 000 personnes par année.» JEAN-PAUL CHARBONNEAU La régie régionale de la santé et des services sociaux de Laval injectera 100 millions de dollars à court terme dans son programme d'aménagement et d'immobilisation afin d'améliorer les services offerts à la population de cette ville.La Presse a appris hier que cette somme sera versée à sept institutions pour l'achat d'équipement et l'agrandissement de locaux.Il s'agit des quatre CLSC de l'île Jésus, de l'Hôpital de réadaptation juif, du tout nouveau centre hospitalier ambulatoire et de la Cité de la Santé.Les modalités de la répartition de l'enveloppe budgétaire seront connues lors d'une conférence de presse.Le conseil d'administration de la Cité de la Santé a établi ses besoins à 20 millions et on est fort confiant d'obtenir le montant réclamé.Joint au téléphone, le président du conseil d'administration de cet hôpital, Jean Desautels, a déclaré qu'un montant de 6,9 millions sera utilisé pour rendre les urgences plus fonctionnelles, sans toutefois ajouter de civières.Une somme de 2,3 millions servira à l'amélioration de l'équipement de deux laboratoires.« Pour le moment, il n'est pas question d'ajouter des lits à la Cité de la Santé.Nous avons toutefois présenté une demande pour l'obtention de lits de courte durée et une réponse nous sera donnée plus tard », a indiqué M.Desautels.Il se pourrait, selon nos sources, qu'une partie de la somme octroyée aux CLSC serve à mieux les équiper et à augmenter leurs heures d'ouverture de façon à décongestionner les urgences de la Cité de la Santé qui débordent presque chaque jour depuis les derniers mois.La régie régionale suit de très près la situation.À 16 h 25 hier, l'attente aux urgences de cet hôpital était de six heures et 56 patients y étaient gardés alors que le nombre de civières est de 33.PHOTO ARMAND TROTTIER, La Presse Selon le directeur de l'hôpital Charles-Le Moyne, Michel Larivière, 400 lits de courte durée devraient être transférés du centre-ville de Montréal vers la Montérégie, où « la population est plus nombreuse et les besoins croissants ».On le voit ici en compagnie de l'infirmière-chef Diane Bousquet. 3LP0799A0202 A7 mercredi 3LP0799A0202 ZALLCALL 67 17:45:31 02/02/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 2 FÉVRIER 2000 A 7 Île de Montréal Vagn Larsen et Charles Staunton attendent l'expulsion Ils sont associés à un important « courtier en haschisch » ANDRÉ CÉDILOT Après trois années de prison, le Hollandais Vagn Larsen et l'ex-policier australien Charles Staunton, tous deux associés à un important « courtier en haschisch » actif sur la scène internationale, attendent impatiemment d'être expulsés vers leur pays d'origine.Il y a quelques semaines, la Commission nationale des libérations conditionnelles (CNLC) a permis à Staunton de passer ses derniers mois au Canada dans une maison de transition, tandis que Larsen demeure détenu dans un pénitencier.Arrêtés au terme d'une longue et coûteuse opération d'infiltration du Bureau antidrogue américain (DEA) et de la GRC, Larsen et Staunton ont été condamnés en 1997 à neuf ans et demi d'emprisonnement pour un complot d'importation de 4,3 tonnes de haschisch à Montréal.Les deux trafiquants travaillaient pour l'Américain David Kulik, considéré par les policiers comme l'un des gros négociants de drogue de la planète.La cargaison de 4,3 tonnes de haschisch expédiée à Montréal faisait partie d'un lot de 25 tonnes destinées au Canada et à l'Australie.Dans les semaines précédentes, Kulik, arrêté aux États-Unis, et ses acolytes s'étaient fait saisir 60 tonnes de haschisch en Australie.Canadien naturalisé américain, Kulik achetait le cannabis au Moyen-Orient.La drogue était acheminée partout dans le monde.Outre Larsen et Staunton, une antiquaire de Vancouver, Wanda Halpert, avait été arrêtée en sol canadien.Au total, l'ex-femme de Norman Rosenblum, un intermédiaire de la mafia montréalaise incarcéré depuis 1994 pour un trafic de 554 kilos de cocaïne, avait commandé pas moins de neuf tonnes de haschisch à Kulik.Larsen était chargé de superviser son transport, alors que Staunton s'occupait du financement.Alléguant être davantage pénalisés parce qu'ils venaient de l'étranger et, par le fait même, qu'ils ne pouvaient voir leur famille aussi souvent que les autres détenus, Larsen et Staunton avaient demandé d'être libérés plus tôt que prévu, mais la CNLC a refusé de faire exception.Originaire de Hollande, Larsen, 47 ans, en est à sa deuxième condamnation depuis 1984.Il préférait être gardé dans un pénitencier jusqu'à son expulsion afin que sa femme et son fils puissent continuer de le visiter quand ils traversent l'Atlantique.Ces rencontres, il importe de le préciser, sont interdites dans les maisons de transition.Staunton, 41 ans, n'en est pas non plus à son premier séjour derrière les barreaux.En 1985, il a été condamné au civil pour son refus de témoigner contre des collègues impliqués dans le fameux scandale qui a entaché le service de police de Nouvelle-Galles-du-Sud, en Australie.Plusieurs dizaines de policiers avaient alors été congédiés et même accusés de meurtre, trafic de drogue et corruption.Staunton a profité de sa détention au Canada pour suivre des cours de morale, par correspondance.À son retour dans son pays, il entend renouer avec sa femme et ses deux fils.Son beau-frère, qui possède une entreprise de marketing, a promis de l'embaucher.Avant d'être arrêté, il était détective privé.PHOTO RÉMI LEMÉE, La Presse© Le cinéma Centre-Ville, à la station de métro Mc Gill, a accueilli ses premiers clients en 1981.Depuis quelques années, on pouvait y voir, à prix réduits, des longs métrages qui avaient quitté les écrans des grands complexes depuis peu.Le cinéma Centre-Ville ferme HUGO DUMAS Les mégacomplexes cinématographiques, qui poussent comme des champignons depuis quelques années dans la région de Montréal, auront eu la peau du cinéma Centre-Ville de la chaîne Cinéplex Odéon, qui a définitivement fermé ses portes lundi, sans grand bruit.Le complexe de neuf salles du 2001, rue University, n'avait plus les ressources techniques pour rivaliser avec les nouveaux géants de l'image qui offrent une qualité de son supérieure, des sièges plus confortables et beaucoup d'autres services, dit Anna Leroux, directrice des communications de Cinéplex Odéon à Montréal.« Les gens veulent du plus gros, du plus fort et du plus puissant.Ils recherchent du confort, de l'espace pour leurs jambes.C'est devenu un concept familial et le cinéma Centre-Ville était rendu désuet », explique Mme Leroux.« Il n'était tout simplement plus rentable.Nous perdions de l'argent », ajoute Marcy Davies, vice-présidente du marketing chez Cinéplex Odéon à Toronto.Le bail du cinéma expirait à la fin de décembre, mais une « opportunité » s'est présentée à la compagnie pour le terminer avant son échéance, dit Mme Davies.Et moderniser les petites salles aurait coûté beaucoup trop cher, indique Cinéplex Odéon.Treize personnes, dont deux projectionnistes, ont ainsi perdu leur gagne-pain.Mais en vertu de leur convention collective, ils pourront être replacés dans d'autres cinémas de la chaîne.Le cinéma Centre-Ville, à la station de métro Mc Gill, a accueilli ses premiers clients en 1981.Depuis quelques années, on pouvait y voir, à prix réduits, des longs métrages qui avaient quitté les écrans des grands complexes depuis peu.Par exemple, le cinéma présentait, la semaine dernière, des films comme The Sixth Sense ou The Insider, ce qui leur donnait une deuxième vie.« Les étudiants l'aimaient bien et le cinéma était extrêmement bien situé », dit Mme Leroux.À la fin de 1998, Cinéplex Odéon a aussi fermé le cinéma Berri avec l'érection du complexe du Quartier Latin, quelques rues plus loin.Débrayage possible Par ailleurs, les projecteurs pourraient bientôt s'éteindre dans les 18 cinémas de Cineplex Odeon de la région de Montréal.La quarantaine de projectionnistes, dont la convention collective est échue depuis le 31 décembre, menacent de débrayer devant les négociations qui piétinent.Le 26 janvier, un vote de grève a été pris à l'unanimité, dit le président du syndicat (AIEST-FTQ), Michel Lemire.Le syndicat allègue que la compagnie veut congédier la moitié des projectionnistes et confier leurs tâches aux gérants et à leurs assistants.Cinéplex Odéon a répondu hier ne pas vouloir « négocier à travers les journaux ».Une rencontre de négociation est prévue pour le 10 février en présence d'un conciliateur du ministère du Travail.Têtes d'affiche Samedi dernier, les Lavallois ont patiné pour de bonnes causes.Le 29e patinorama a été couronné de succès : 3925 personnes ont chaussé leurs patins et se sont rendues dans l'un ou l'autre des six arénas participants.La journée aura permis de ramasser 120 110 $, soit 55 % plus d'argent que l'année dernière ! Les profits du patinorama seront remis à des organismes sans but lucratif de la région de Laval.n n n Nadya Toto Votre cravate rayée va-t-elle avec votre veston à carreaux ?Devriez- vous porter une robe cocktail ou un tailleur pour cette rencontre sans prétention avec un client ?L'Ordre des conseillers en relations industrielles du Québec et l'Ordre des comptables en management accrédités du Québec se sont associés pour donner des réponses à ces questions qui causent tant de maux de tête ! L'étiquette en affaires est une soirée originale où l'on donnera des conseils sur le comportement à adopter dans certaines situations spécifiques, incluant des suggestions vestimentaires pratiques.Pour informations, 879-1636, poste 237.Les billets coûtent 75 $ pour les nonmembres et incluent la conférence, le goûter et un défilé de mode mettant à l'honneur des créations de designers québécois, notamment celles de Nadya Toto.La soirée a lieu jeudi le 10 février, à compter de 18h15, à la Salle Désilets du Collège Marie-Victorin.n n n Bernard Landry L'UQAM lance deux invitations à ses diplômés.La première s'adresse aux diplômés des départements de d r o i t e t de science politique.Lundi prochain, le 7 février, l'université organise une soirée retrouvailles pour souligner la création de sa nouvelle Faculté de science politique et de droit.Ce cocktail sera sous la présidence d'honneur de Paule Leduc.Bernard Landry, vicepremier ministre du Québec, Pierre A.Michaud, juge en chef du Québec, et Yves-Marie Morissette, professeur à la Faculté de droit de l'Université Mc Gill, prononceront de brèves allocutions.La rencontre débute à 17 h et l'entrée est libre.La nouvelle faculté regroupe les activités de formation et de recherche des départements de science politique et de droit et elle offre des programmes d'études aux trois cycles.La seconde invitation s'adresse plutôt aux diplômés en éducation.Le jeudi 10 février, à 17 h 30, diplômés, étudiants et membres de la communauté universitaire se retrouvent pour une causerie avec Nicole Ranger, directrice générale du Conseil scolaire de l'île de Montréal.Mme Ranger parlera de la formation, des enjeux et des perspectives d'emploi ainsi que des carrières en éducation.Son discours sera suivi d'une période d'échange.Les frais d'inscription sont de 15 $ et comprennent un léger goûter.Ces deux soirées de retrouvailles ont lieu au Foyer de la salle Marie-Gérin-Lajoie, pavillon Judith-Jasmin.Pour les inscriptions ou des informations, on compose le 987-3098.n n n Sophie Thibault On peut toujours se procurer des billets pour la soirée spéciale qui a lieu demain au Musée des beaux-arts au profit du Centre des femmes de Montréal.Il s'agit d'une visite de l'exposition L'art moderne mexicain, 1900-1950, présentée jusqu'à dimanche.La soirée comprend une dégustation des vins de la maison Univins et une visite guidée de l'exposition, le tout sous la présidence d'honneur de la journaliste Sophie Thibault, chef d'antenne du réseau TVA.Le Centre des femmes a aidé 37 000 femmes dans le besoin l'année dernière.La maison de la rue Saint-Urbain offre divers services tels de l'aide alimentaire et vestimentaire, des groupes d'entraide ou des ateliers de recherche d'emploi.Il y a un an, les gens du Centre ont demandé l'aide de Mme Thibault.Depuis, elle est maître de cérémonie de tous les événements pour recueillir du financement pour le Centre.Les billets pour la soirée de demain coûtent 100 $ et sont en vente au Centre, au 842-1066.n n n Des chercheurs québécois sont honorés d'un prestigieux prix de la Société de métallurgie de Pittsburgh.Guy Simard, Rémy Hachette et Rung Tien Bui, de l'Université du Québec à Chicoutimi, ainsi que Jean Perron, du Centre de recherche Arvida d'Alcan, et Jean-François Dessureault, du Centre de produits cathodiques de l'Usine de Jonquière d'Alcan, sont les récipiendaires du prix.Le groupe de la Chaire CRSNG-Alcan sur l'ingénierie des procédés s'est illustré dans la catégorie du carbone.Leur prix est attribué en reconnaissance des travaux sur le développement du modèle du four de calcination de l'anthracite présentés à San Diego l'année dernière.Adressez vos communiqués à : Têtes d'affiche La Presse, 7, rue Saint-Jacques Montréal, H2Y 1K9 3LP0801A0202 A8 mercredi 3LP0801A0202 ZALLCALL 67 01:03:11 02/02/00 B A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 2 FÉVRIER 2000 Les Cris veulent un casino à Val-d'Or Ils peaufinent un projet qui créerait de 60 à 120 emplois Norbor résolue à couper dans la cour de Richard Desjardins CAMILLE BEAULIEU collaboration spéciale, VAL-D'OR Cree Co, un consortium d'entreprises (Air Creebec, Cree Construction, Servinor, Valpiro) propriété de la communauté des Cris du Nord québécois, peaufine depuis plusieurs mois le projet de construire un casino à Val-d'Or, en Abitibi.Le maître d'oeuvre du casino est la Cree Construction and Development Company, l'un des membres du consortium Cree Co (Cree regional economic enterprises company) dont le chiffre d'affaires atteignait 75 millions de dollars en 1999.Le projet créerait de 60 à 120 emplois directs, mais l'importance des investissements et le lieu exact de la construction du casino ne sont pas encore déterminés, a confirmé hier Jack Blacksmith, président de Cree Co.Ses instigateurs désignent le projet de casino sous le nom de « charitable casino » puisque les profits seront consacrés à la réalisation de projets communautaires cris.Un grand mystère plane sur ce projet en Abitibi.La nouvelle a d'abord été éventée en décembre dernier par le journaliste Alex Roslin qui titrait « Viva Las Vegas Del Norte » dans The Nation, un bimensuel cri indépendant du Grand Conseil.The Nation a été suivi peu après par le mini-quotidien de la Vallée de l'Or, Parlemenu, qui a aussitôt réclamé en éditorial un grand débat sur le projet.Divisions en perspective Le casino valdorien va très certainement diviser profondément les Abitibiens et la communauté crie, comme en témoigne la réaction à chaud, hier, du directeur général du Conseil régional de développement, Guy Lemire.« Je ne me réjouis pas qu'on se mette un instrument comme celui-là dans les jambes.À chaque endroit où on a construit un casino, l'impact positif s'est limité à la création d'emplois de croupiers, de balayeurs et de serveurs.Par contre, des projets de cette importance, 120 emplois directs, on n'en voit plus de nos jours.Il n'y a pas une région qui à première vue va cracher sur un investissement comme celui-là.Mais on peut se demander si c'est une bonne nouvelle au plan social.» Le député libéral fédéral de l'Abitibi-Témiscamingue\u2014Baie James\u2014Nunavik, Guy St-Julien, a lui aussi des réserves.« Je veux une étude avant.À Hull, le casino a fait chuter de 10 % le chiffre d'affaires de plusieurs épiceries.» On manifeste davantage d'enthousiasme du côté du Centre local de développement (CLD).Le directeur général, Serge Martel, y voit une confirmation de la vocation touristique de Val-d'Or.« Si ça peut amener du tourisme extrarégional, c'est un acquis intéres sant.Mais les casinos ont les défauts de leurs qualités.» Impossible de joindre hier le maire de Val-d'Or, Ronald Tétreault, et le commissaire industriel Serge Maillé, mais la rumeur les dit favorables au projet.Le Grand Conseil des Cris a souhaité que la communauté soit consultée sur la question.Québec étudie actuellement quelques projets de casinos autochtones, a confirmé hier Édith Rochette, attachée de presse du ministre délégué aux Affaires autochtones, Guy Chevrette, dont celui de Val-d'Or.Jean-Pierre Roy, porte-parole de Loto Québec, prévoit que Québec va exiger des études approfondies sur la clientèle visée, les emplois, le chiffre d'affaires potentiel, avant de réviser sa position actuelle à l'effet que trois casinos au Québec suffisent.On trouve actuellement des casinos autochtones ou à participation autochtone en Ontario, en Colombie-Britannique, en Saskatchewan et au Manitoba.CAMILLE BEAULIEU collaboration spéciale, ROUYN-NORANDA Un porte-parole de la compagnie Norbor de La Sarre a reconnu hier que l'entreprise coupera d'ici deux ans 187 000 mètres cubes de bois dans le secteur des lacs Johannès- Vaudray, près de Rouyn-Noranda, où la famille du chanteur-poète Richard Desjardins possède un chalet depuis de nombreuses décennies.« Tous les arbres de dimensions commerciales seront récoltés.Est-ce que c'est une coupe à blanc ?» a demandé hier en entrevue Gérard Laforêt, directeur de la foresterie et de l'environnement chez Norbor.La méthode de coupe qu'utilisera Norbor, explique-t-il, s'appelle « coupe avec protection de la régénération ».C'est une appellation que les milieux écologistes québécois dénoncent depuis toujours comme un euphémisme prudent pour « coupe à blanc ».Le plan quinquennal d'approvisionnement de Norbor, qui effectue les travaux de coupe pour un consortium de compagnies forestières, estime que les coupes dans le secteur Johannès-Vaudray représenteront 10,8 % des approvisionnements de sept usines de sciage, bois de poteau, de panneaux et de pâte pour les cinq prochaines années.Norbor récoltera 187 000 mètres cubes de bois d'ici 2002 dans cette forêt boréale de 230 kilomètres carrés, que Richard Desjardins et de nombreux militants espèrent voir éventuellement déclarée site protégé à des fins de conservation par le gouvernement québécois.À titre de comparaison, l'ensemble de la récolte forestière effectuée par toutes les compagnies pendant un an sur l'ensemble du territoire du Québec s'élève à 38 millions de mètres cubes.« On pense qu'il y a moyen de rencontrer les préoccupations des gens par nos mesures de coupe », ajoute M.Laforêt.« On veut faire ça conjointement avec les gens ! Le moratoire, c'est pas nous autres qui allons le décider ! » M.Laforêt précise que les coupes sur le territoire des lacs Johannès- Vaudray respecteront des bandes de protection de 240 mètres autour des plans et des cours d'eau.Le chanteur et le Groupe de travail pour la protection de la forêt Johannès-Vaudray réclament un moratoire sur les coupes forestières dans ce secteur d'ici l'adoption du nouveau régime forestier promis par Québec.Cours de rédaction et conversation Mardi soir I 8 février au 2 mai Petits groupes: 3 à 7 personnes école de langues postmoderne accréditée par Emploi-Québec 5268, av.du Parc www.converlang.com (514) 278-5309 Recherchons Volontaires non fumeurs, 30-75 ans, qui ont déjà été diagnostiqués comme faisant de la haute pression, pour participer à une étude de cardiologie à l'hôpital Royal Victoria.But de l'étude: Mesurer le potentiel d'un médicament à améliorer la fonction artérielle.Contactez Jackie au: (514) 842-1231, poste 5661 00-02-01 00-02-01 00-02-01 3LP0999A0202 A 9 mercredi, 2 f vrier 3LP0999A0202 ZALLCALL 67 17:48:23 02/02/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 2 FÉVRIER 2000 A 9 Laval Cité de la Santé : la FIIQ estime que le vote de désaffiliation a été entaché d'irrégularités PIERRE GINGRAS La présidente la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec (FIIQ), Jennie Skene, soutient que le vote de désaffiliation tenu à la Cité de la Santé, à Laval, a été empreint d'irrégularités.Selon la présidente, on a distribué aux infirmières sur les lieux du scrutin des chèques de compensation pour la grève de juillet dernier, une situation pour le moins irrégulière, fait-elle valoir.Elle estime aussi que le fait que 400 des 900 membres aient voté jeudi, avant même que ne soit connu le contenu de l'entente bonifiée signée entre la FIIQ et le gouvernement, a favorisé le mouvement de désaffiliation.« Certaines infirmières nous ont confié qu'elles auraient voté autrement si elles avaient su le résultat de l'entente », soutient Mme Skene.Les dirigeants de la Fédération étudient la situation avec leur avocat et décideront bientôt des actions à prendre.« Il faudra décider si nous acceptons qu'elles quittent nos rangs en dépit des irrégularités constatées, ou si nous contestons le vote devant un tribunal.» Plus tôt au cours de la journée, la Fédération avait indiqué par voie de communiqué qu'elle était prête « à accepter et respecter des résultats qui expriment la volonté des membres de quitter la FIIQ lorsque le processus de vote est fait démocratiquement.Malheureusement, cela ne semble pas être le cas pour le Syndicat des infirmières et infirmiers de la Cité de la santé de Laval », peut-on y lire.Il n'en reste pas moins que la FIIQ est contestée par plusieurs de ses membres et la grève illégale de 23 jours qui s'est terminée par un déluge d'amendes n'a rien fait pour arranger les choses, d'autant plus que les 41 000 membres de la Fédération doivent verser 447 $ chacun pour rembourser les salaires perdus par les grévistes.L'automne dernier, les 1300 membres du Syndicat des infirmières de l'Est du Québec quittaient la FIIQ pour regagner les rangs de la CEQ.Jeudi et vendredi derniers, de même que lundi, les infirmières de la Cité de la Santé décidaient à leur tour par référendum de quitter la Fédération.La grogne s'est aussi manifestée parmi les syndiqués des Infirmières et infirmiers unis, le plus important syndicat de la FIIQ avec ses 7500 membres qui travaillent dans 75 établissements de santé, dont Maisonneuve-Rosemont, Lakeshore et La Salle.La vice-présidente du syndicat, Sonia Ryan, reconnaît que des membres ont demandé une désaffiliation, mais dit que, pour l'instant, la priorité de l'exécutif syndical reste de mettre un terme définitif à la négociation, notamment par le vote sur l'entente provinciale, le 24 février.« Il n'était pas question que nous laissions nos membres voter sur un coup de tête sur cette question.Votons d'abord sur les ententes avec le gouvernement.Après, nous verrons », dit-elle.Mme Skene souligne pour sa part que les gains obtenus lors des négociations sont des acquis importants pour les infirmières et que cette situation a probablement changé la perception de plusieurs membres du syndicat des Infirmières et infirmiers unis.Elle rappelle aussi que les délégués de ce syndicat ont voté presque à l'unanimité pour l'entente.La présidente de la FIIQ fait valoir que, plus que jamais, l'union fait la force.« Nous sommes une organisation syndicale homogène, très proche de nos membres et de leurs préoccupations.Et nous avons une grande cohésion.C'est pour cette raison que nous avons eu gain de cause dans nos négociations avec le gouvernement.» On compterait environ 52 000 infirmières et infirmiers syndiqués au Québec dont 41 000 sont membres de la FIIQ.Dans le passé, les ententes salariales signées entre le gouvernement et la FIIQ ont été appliquées à l'ensemble du secteur infirmier du Québec.STL : un recours collectif pourra être intenté contre les chauffeurs Not Ready JEAN-PAUL CHARBONNEAU La grève sauvage déclenchée par les chauffeurs d'autobus de la Société de transport de Laval (STL), au début de l'heure de pointe de l'après-midi du 27 avril 1999, risque de leur coûter très cher, puisque que la Cour supérieure a accordé hier aux usagers l'autorisation d'intenter un recours collectif contre eux.Ils ont déjà été condamnés à payer deux jours de passage gratuit aux utilisateurs du transport en commun de Laval.La décision du juge Marc Beaudoin signifie que les usagers qui ont été lésés peuvent entreprendre une action en dommages et intérêts pour obtenir une compensation monétaire à la suite du préjudice causé par l'arrêt de travail illégal.Lors d'un premier débat devant le Conseil de services essentiels, le Syndicat des chauffeurs d'autobus de la STL avait allégué que 16 000 usagers avaient été privés de transport cette journée là.C'est ce chiffre qu'a retenu le juge Beaudoin.Mais Me Ghyslain Raymond, qui représente \u2014 avec Me Denis Sauvé \u2014 Luc Dufresne, qui a présenté la requête pour l'autorisation d'un recours collectif au nom des usagers de la STL, estime que c'est plutôt 30 000 personnes qui ont été prises en otage, à 16 h 15 le 27 avril, au terminus de Montréal de la STL.« Nous allons tout mettre en oeuvre pour le démontrer lors des auditions », a souligné Me Raymond.Si le tribunal accorde le recours collectif et l'indemnisation réclamée et retient que c'est bien 30 000 personnes qui ont été pénalisées, le syndicat devra débourser 1,5 million de dollars.Le 20 décembre, le Conseil des services essentiels avait ordonné au syndicat d'accorder deux jours de passage gratuit aux usagers.Cette décision a été contestée en Cour supérieure et le tribunal a maintenu l'ordonnance.Dans sa contestation de la requête pour obtenir un recours collectif déposée par M.Dufresne au nom des usagers de la STL, le syndicat a plaidé devant le juge Beaudoin qu'il a déjà été condamné par le Conseil des services essentiels et qu'il ne pouvait pas l'être une deuxième fois.Le tribunal en vient à la conclusion que la décision du Conseil ne peut affecter les droits des usagers.Not Ready 2826730?+ 04X075.00 INSO 1 INS 3LP1099A0202 a10-mercredi 3LP1099A0202 ZALLCALL 67 17:49:34 02/02/00 B A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 2 FÉVRIER 2000 Éducation Les manuels scolaires sont exempts de publicité, mais.MARC THIBODEAU Les manuels scolaires utilisés par les écoles primaires et secondaires ne contiennent pas de publicité payée, conclut une étude inédite produite à la demande du ministère de l'Éducation, qui s'inquiète parallèlement du contenu du matériel « périphérique » provenant du secteur privé.L'auteur de l'étude, Yves Waddell, qui livrait récemment ses conclusions lors d'une allocution dont La Presse a obtenu hier le compterendu, n'a relevé dans les manuels scolaires approuvés par le ministère que la présence sporadique de « publicité fortuite ».Il désigne ainsi les cas où des logos ou des symboles faisant référence à un produit se retrouvent dans un manuel sans que le fournisseur concerné n'ait payé.Dans un des cas relevés, un éditeur utilisait le symbole de Mc Donald's ainsi que d'autres symboles à des fins pédagogiques pour démontrer à l'élève qu'il sait déjà reconnaître des lettres ou des mots.Un autre éditeur souhaitait reproduire visuellement les pochettes de disques et les affiches de spectacles du Cirque du Soleil dans un manuel d'enseignement de l'anglais.Il avait même pris soin de payer des droits de reproduction à l'entreprise.Le ministère a cependant refusé.Aucun des éditeurs concernés n'avait l'intention de faire de la publicité, précise l'auteur, qui presse le ministère de « prendre position » relativement à ce phénomène.« Il faut comprendre que, pour l'enfant, le manuel est la vérité, le professeur est la vérité, toute l'école est la vérité.Pour lui donc, la puissance de la marque vient d'être décuplée quand elle est présentée dans ce contexte scolaire », indiquait-il en octobre dernier.Les grands éditeurs scolaires, ajoute M.Waddell, sont très soucieux d'éviter toute publicité pour ne pas affecter la « qualité » et le « sérieux » de leurs ouvrages.Son étude doit être dévoilée officiellement à la fin du mois par le ministère, qui souhaitait ainsi faire le point sur la situation.Les conclusions de M.Waddell, un enseignant, n'étonnent pas outre mesure Jean-Guy Hamel, responsable du dossier de la publicité dans les écoles à la division de la coordination régionale du ministère.Chaque manuel « de base » est passé au peigne fin par un comité et les normes interdisant la publicité sont très strictes, dit-il.Il en va cependant tout autrement du matériel « périphérique », comme les cahiers d'exercices, pouvant provenir du secteur privé.« Là, on trouve vraiment de tout.Il y en a tellement que le ministère ne fait pas de contrôle », indique M.Hamel.La Loi sur l'instruction publique, indique-t-il, confie aux conseils d'établissements des écoles la responsabilité de veiller à ce qu'aucun matériel contenant des messages publicitaires ne puisse entrer dans leurs établissements.« Tout ce qui peut inciter les jeunes à acheter est clairement interdit », indique M.Hamel, qui se réfère notamment à la politique sur la publicité et les contributions financières à l'école mise de l'avant à l'automne par le ministre Legault.Le ministère, ajoute-t-il, est fort conscient que les parents, voire les enseignants, qui siègent aux conseils d'établissement ne sont pas nécessairement toujours sensibles à la question de la publicité.Les fonctionnaires envisagent dès lors de travailler de concert avec les commissions scolaires pour publiciser les dispositions légales pertinentes.CSDM : le projet de loi entraînerait un nouveau délai Profs, étudiants et employés pressent Québec de réinvestir dans les universités MARC THIBODEAU La solution définitive aux problèmes d'espace de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) pourrait être retardée de plus d'un mois si le ministre de l'Éducation, François Legault, doit présenter un projet de loi contraignant la Commission scolaire English- Montréal (CSEM) à transférer certaines écoles.Le porte-parole du ministre Legault, Alain Leclerc, a indiqué hier qu'un tel projet de loi devrait être soumis à l'approbation de l'Assemblée nationale qui ne siégera qu'à la mimars.« Le contentieux (du ministère de l'Éducation) examine toutes les autres avenues possibles pour voir s'il est possible de procéder plus rapidement », a précisé M.Leclerc.Le négociateur de la CSDM, Robert Cadotte, estime que le ministre a déjà « tous les outils qu'il lui faut pour intervenir dès maintenant ».Il invoque par exemple la possibilité d'une mise en tutelle « de 48 heures » de la CSEM, qui permettrait d'officialiser le transfert.Le ministre ne peut attendre, juge M.Cadotte, puisque les parents qui inscrivent actuellement leurs enfants dans les écoles convoitées de la commission scolaire anglophone risquent de contester en cour un éventuel transfert.Les parents des secteurs de la CSDM touchés par le problème d'espace n'apprécient guère non plus l'idée d'avoir à attendre encore plus d'un mois.« Ce serait très, très tardif », estime Ron Morissette, qui agit comme porte-parole de la coalition que les parents ont formée.Il espère que le ministre, à défaut de régler rapidement la question du transfert d'écoles, fera connaître le reste des mesures qu'il entend prendre pour venir en aide à la CSDM.« Il n'y a pas que les écoles.Il y a notamment des réaménagements, des agrandissements qui sont requis », dit M.Morissette.La CSDM juge qu'il lui manque 3250 places pour pouvoir répondre adéquatement aux besoins de ses élèves en septembre.Plusieurs doivent actuellement être transportés en autobus sur de grandes distances faute de place dans leur école de quartier.La CSEM doit discuter aujourd'hui de la demande de transfert présentée par le ministre, qui offre, en contrepartie de trois écoles, de bonifier le programme de réfection de la commission scolaire de 3,6 millions de dollars.Son président, George Vathilakis, a déjà indiqué que l'une des écoles ciblées, Francesca Cabrini, ne peut être transférée puisqu'elle doit demeurer ouverte.Les commissaires étudient par ailleurs la possibilité de placer les élèves de l'école John Grant dans une autre des écoles demandées par le ministre, soit Somerled.« Il est aussi possible que les élèves de John Grant soient transférés à Francesca Cabrini, ce qui laisserait Somerled libre », indique le porte-parole de la CSEM, Michael Cohen.LIA LÉVESQUE Presse Canadienne Combien faudra-t-il de départs comme celui de la rectrice de l'UQAM Paule Leduc pour que le gouvernement comprenne qu'il doit réinvestir dans les universités ?C'est la question qu'ont posée hier six groupes représentant des professeurs, des étudiants et des employés des universités.Ceux-ci ont évoqué la démission de la rectrice de l'Université du Québec à Montréal, annoncée la semaine dernière, pour illustrer à quel point il est urgent de mieux financer les universités.Les universités québécoises ont subi pour près de 500 millions de dollars de compressions budgétaires depuis 1994, affirme le président de la Fédération étudiante universitaire du Québec Daniel Baril, soit 25 pour cent de leur budget.Ces compressions de budget se sont traduites par des classes plus nombreuses, une diminution de l'encadrement, une offre de cours réduite, des pertes d'emploi chez les chargés de cours et des services de soutien moins importants.Les six organisations ont donc plaidé en faveur d'un réinvestissement gouvernemental important et rapide dans l'ensemble des universités, non seulement l'UQAM.Ils rappellent que le gouvernement Bouchard s'y était déjà engagé et prétend faire prendre au Québec le virage de l'économie du savoir.Il appartient au ministre de l'Éducation François Legault, selon eux, de se battre face à ses collègues du conseil des ministres pour les convaincre de la justesse d'un réinvestissement dans l'enseignement universitaire, et ce dès le prochain budget.« L'éducation, c'est aussi important que la santé », a lancé Mme Lorraine Saumure, présidente du Conseil provincial du soutien universitaire.Fait à noter, la rectrice de l'UQAM n'avait pas seulement évoqué la situation financière difficile de son université pour justifier sa démission.Mme Leduc avait également déploré l'absence d'appui de sa communauté, « en particulier du corps professoral ».Elle appréhendait des négociations difficiles avec le syndicat d'enseignants et soulignait que la tâche des professeurs de l'UQAM était moindre que celle des enseignants d'autres universités.Interrogée sur ce point, la présidente de la Fédération québécoise des professeurs d'université Mme Arpi Hamalian a répliqué : « C'est une question de style de gérance à l'intérieur », style qui relève de l'autonomie de chaque établissement. 3LP1199A0202 A11 mercredi 3LP1199A0202 ZALLCALL 67 17:50:54 02/02/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 2 FÉVRIER 2000 A 11 Santé Il perd un oeil et poursuit son médecin pour 4 $ Les technologistes médicaux feront la grève si les négos ne débloquent pas LILIANNE LACROIX Insatisfaits de leur classification salariale qu'ils jugent trop basse, frustrés par la précarité qui est le lot de plus de la moitié de leurs membres et par la charge de travail trop lourde qu'ils doivent assumer, les 4 000 technologistes médicaux réunis en association pourraient déclencher la grève à tout moment si les pourparlers des prochaines semaines avec le gouvernement ne débouchent pas sur une entente satisfaisante.« Depuis 1990 que nous discutons avec les représentants du gouvernement et qu'ils refusent toujours la reclassification que justifient pourtant les chiffres et les études », déclare Francine Genest, présidente de l'Association professionnelle des technologistes médicaux du Québec.Les technologistes effectuent les analyses de laboratoire dans les hôpitaux et CLSC (analyses de sang, d'urine, dépistage de cancer, analyse de compatibilité du sang, analyse de biologie moléculaire, etc.) Selon Mme Genest, les très forts pointages de leur profession dans certaines catégories (jugement-raisonnement-déductions et risques inhérents au travail, notamment) justifieraient une reclassification en catégorie 15 où l'on retrouve les infirmières plutôt qu'en catégorie 14, où les technologistes sont présentement logés.En moyenne, cela signifierait une augmentation de 4 % pour les technologistes qui touchent entre 28 000 $ et 40 000 $ annuellement.Ils avancent aussi comme argument que les techniciens en informatique des commissions scolaires, par exemple, sont payés beaucoup plus (24,48 $ au neuvième échelon contre 20,19 $ pour les technologistes qui n'atteignent leur maximum de 22,23 $ qu'au douzième échelon).Toujours sur le plan salarial, on réclame aussi que la formation acquise soit reconnue concrètement et en argent sonnant même une fois que l'employé a atteint le dernier échelon.Les conditions salariales ne constituent toutefois pas le seul motif d'insatisfaction, loin de là.« Il y a quelques années, 45 % de nos membres ne détenaient pas de poste à temps plein, explique la présidente.Avec les coupes dans la santé, plein d'employés ont quitté, mais on n'a pas créé de postes permanents.Maintenant, 60 % travaillent à temps partiel ou se retrouvent sur des listes de disponibilité.Ça ne peut plus durer.Il faut qu'on stabilise la main-d'oeuvre.» Au-delà de ces irritants, la charge de travail constitue sans doute le problème le plus stressant au quotidien.« Si ça déborde aux urgences, dites-vous bien que ça déborde tout autant au labo.Tous les médecins veulent leurs résultats en même temps.La marge d'erreur n'est pas grande et le rythme est infernal.On ne peut pas travailler indéfiniment avec de la broue dans le toupet de 7 h à 16 h.Alors, on vit tous dans la crainte de commettre un jour une erreur fatale.» Les technologistes donnent un délai de deux semaines aux négociations pour déboucher sur une entente, dit Mme Genest.Sinon, on pourrait bien déclencher, avec une semaine d'avis au Conseil des services essentiels, une grève légale, qui contribuera à allonger encore plus les listes d'attente de diagnostics.CHRISTIANE DESJARDINS Jean-Marie Babeu, un résidant de L'Île-Perrot, vient d'intenter une poursuite de 400 000 $ contre le Dr Barbara Teboul, qui l'a opéré à l'oeil gauche en juillet 1998.Devenu aveugle de cet oeil, M.Babeu affirme qu'il n'avait donné son consentement qu'à une partie de la chirurgie.Dans sa poursuite, M.Babeu, un chef de pompier à la retraite, signale qu'un optométriste et un ophtalmologiste avaient diagnostiqué chez lui des cataractes à l'oeil gauche.Le 23 juillet 1998, il se présente donc au Centre hospitalier régional du Suroît, à Valleyfield, pour subir cette opération aux mains du Dr Barbara Teboul.Il donne son consentement par écrit pour cette chirurgie exclusivement.Or, allègue- t-il, le Dr Teboul l'a aussi opéré pour un glaucome.Cet acte médical a été ajouté à la main sur la feuille de consentement qu'il avait préalablement signée, soutient M.Babeu.Il a perdu l'usage de son oeil et affirme avoir subi une grande souffrance et des inconvénients multiples.Pour tout cela, il réclame 400 000 $ au Dr Teboul, à qui il reproche sa négligence et le fait d'avoir pratiqué une opération contre-indiquée. 3LP1202A0202 A12 mercredi 3LP1201A0202 ZALLCALL 67 01:06:40 02/02/00 B Actualités A 12 R LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 2 FÉVRIER 2000 Les motards ont infiltré Carcajou, croit la GRC Le «bon docteur» Shipman se prenait pour Dieu Presse Canadienne QUÉBEC La Gendarmerie royale du Canada est convaincue que les Rock Machine ont réussi à infiltrer l'escouade Carcajou ou, à tout le moins, des gens proches de l'entourage des policiers chargés de faire la lutte aux bandes de motards criminels.Pour la deuxième fois en cinq semaines, des policiers ont saisi sur deux membres officiels des Rock Machine une copie d'un aide- mémoire rédigé par les analystes de la Sûreté du Québec et de la Sûreté municipale de Québec.Outre qu'ils indiquent la liste complète des membres et des personnes qui gravitent dans l'organisation des Rock Machine et des Hell's Angels, ces documents affichent une photo de chacun de ces individus, leur âge et le surnom dont on les affuble dans leur organisation.« C'est sûr que Carcajou a été infiltrée », s'est exclamé le gendarme Guy Amyot, le porte-parole de la GRC à Québec.« Il n'y a pas un char et une barge de ces documents qui circulent à Québec.Ils ont été conçus à l'intention d'un groupe restreint de policiers.» Ce dernier n'est cependant pas en mesure de dire combien de personnes ont accès à ces précieux documents d'information.La première saisie d'un albumphoto des Hell's Angels, confectionné par Carcajou, a eu lieu le 23 décembre 1999 dans la résidence de Jean-Judes Faucher, un membre des Rock Machine et le frère de Frédéric Faucher, considéré comme l'une des personnes les plus puissantes de l'organisation.La seconde a eu lieu samedi dernier quand les policiers ont intercepté Michel Patry, un autre membre des Rock Machine, à l'intersection des rues Caron et des Commissaires, à Québec.Dans les milieux policiers, il est connu que les bandes de motards réussissent à s'infiltrer dans les plus hauts milieux pour tenter de connaître les intentions des policiers et procureurs à leur égard.C'est cependant la première fois qu'un document, saisi chez des membres de ces organisations, prouvent qu'ils ont poussé l'audace jusqu'à obtenir et photocopier l'album photo que les policiers ont établi sur eux.« À ce que je sache, a poursuivi l'agent Amyot, seuls les Rock Machine ont réussi à obtenir ces photos.Ils en ont ensuite fait des photocopies au laser.Jamais, nous n'en avons trouvé chez les Hell's Angels.» Michel Patry, né le 8 décembre 1960, a été arrêté samedi, au volant de son véhicule, à la suite d'une longue opération de filature.« Nous avons ouvert un dossier à son sujet en mars 99 et nous avons obtenu l'assistance de la GRC en octobre« , a fait savoir l'agent Lyne Jacques, de la police de la Ville de Québec.Au moment de son arrestation, le motard avait camouflé 50 grammes de PCP sous le capuchon du réservoir d'essence de son automobile.Les policiers, qui avaient volontairement caché son arrestation, sont revenus à la charge, hier, en procédant à des perquisitions dans deux logements de la ville.Trois hommes et une femmes reliés à Patry ont été arrêtés et comparaîtront en Cour aujourd'hui.Patry avait été victime d'une tentative d'assassinat en mai 1997 dans le cimetière juif de Sillery.Le 7 janvier 1990, il avait été impliqué dans un meurtre dans un bar du quartier Saint-Sauveur.Il avait été par la suite condamné à sept années de prison.DENIS HIAULT Agence France-Presse, LONDRES À défaut de mobile avéré, les psychiatres se hasardent à pronostiquer une forme de nécrophilie débarrassée de toute connotation sexuelle, à propos « du bon docteur » Harold Shipman : l'un des pires meurtriers en série au monde qui pourrait bien emporter son secret dans la tombe.D'autres explications ont été avancées lors du procès-marathon du médecin de famille de la région de Manchester, condamné lundi à perpétuité pour avoir tué 15 de ses patientes, et soupçonné par la police de 141 autres meurtres.À la barre, des policiers ont dénoncé sa volonté d'exercer « le pouvoir absolu », et sa schizophrénie aigue.L'euthanasie n'a jamais été envisagée, et l'esprit de lucre parait absent si l'on excepte le grossier détournement d'héritage d'une octogénaire.Élève studieux à défaut d'être brillant, sportif mais peu sociable, il aurait été traumatisé à 17 ans par la mort de sa mère Vera, à laquelle il a assisté, prostré à son chevet.À 42 ans, elle était emportée par un cancer du poumon, avec pour ultime prescription du médecin traitant des doses quotidiennes de morphine.Shipman a couru plusieurs milles sous la pluie, avant d'enfouir son chagrin au plus profond de lui.Mais à ses 15 victimes, des femmes âgées de 49 à 81 ans, il a administré des doses mortelles de morphine ou de diamorphine, nom médical de l'héroïne dont les policiers ont découvert plus d'un millier d'ampoules à son cabinet.Contrôle Unique spécialiste des maladies mentales à l'avoir interrogé, le docteur Richard Badcock diagnostique « un cas classique de nécrophilie où le patient serait obsédé non pas par l'envie d'avoir des rapports sexuels avec un mort, mais par l'acte de donner la mort, de contrôler le processus, d'observer le moment où la vie quitte le corps ».Dans une interview au Daily Telegraph, il évoquait hier « un désordre psychologique plutôt qu'une maladie, transcendant les disciplines conventionnelles de la médecine, de la psychologie, de la religion.avec probablement un élement démoniaque ».« L'impression de contrôler les événements effaçait son sentiment de vulnérabilité », explique le praticien.Le docteur a avoué « sa volonté de contrôle sur la vie et la mort », avait déclaré le superintendent Bernard Postes appelé comme témoin à charge.« Je suis un être supérieur », aurait-il confié à l'inspecteur- en-chef Mike Williams.Il se prenait pour Dieu, a traduit la presse.Le médecin de 54 ans à la barbe poivre et sel et au regard gris un peu trop fixe, plaidait non-coupable.Il n'a manifesté aucune émotion, n'a exprimé aucun regret lundi à l'énoncé du verdict.La plupart de ses victimes ont été retrouvées bras croisés, assises dans leur sofa ou allongées sur leur lit, leur blouse sagement boutonnée en une scène macabre qu'il devait apprécier autant que le plaisir d'annoncer un brusque décès aux proches, selon le docteur Badcock.Des témoins l'on décrit admirant paisiblement les porcelaines d'une veuve de 81 ans, Marie West, en train d'agoniser après une injection fatale.Durant 20 ans, le praticien a donné le change.À sa femme Primrose et à ses quatre enfants, à ses collègues qui le trouvent a posteriori un peu arrogant, mais compétent.Quant à ses clients, ils se bousculaient à son cabinet de Hyde qui comptait pas moins de 3 100 clients en 1998, l'année de son arrestation.« Le plus remarquable, chez lui, c'est qu'il n'avait rien de remarquable », se souvient un étudiant en médecine, Peter Costen.C'est tout juste si avait été relevé un écart de conduite, en 1976.Cette année là, un tribunal avait condamné le jeune praticien à 600 livres d'amende pour détournement de stupéfiants.Pendant six mois, le jeune praticien s'était administré des doses massives d'analgésique, la pethidine.« J'étais sérieusement déprimé et déstabilisé », a-t-il expliqué à ses pairs.Tueurs en série Les crimes en série les plus récents et leurs auteurs avérés ou supposés Noms Pays Nombre de victimes Modus operandi Situation actuelle Andre Crawford USA Inculpé pour 10 meurtres Viol et assassinat de femmes Arrêté en janvier 2000 Dr Harold Shipman Angleterre Au moins Assassinat de ses patients 15 peines de prison à vie Charles Ng USA Au moins Viol, torture et assassinat de femmes Condamné à mort en 1999 Moses Sithole Afrique du sud Au moins Viol et assassinat de femmes Condamné à 2 410 ans de prison en déc.1997 Gerald Stano USA 41 Assassinat de femmes Exécutés en mars 1998 Ahmad Suradji Indonésie 42 Assassinat de femmes Condamné à mort en 1998 Anatoly Onoprienko Ukraine 52 avoués Divers assassinats d'hommes, femmes et enfants Condamné à mort en 1999 Andrei Tchikatilo Russie Au moins Assassinat d'enfants, cannibalisme, sadisme Exécuté en 1994 3LP1301A0202 a13 mercredi 3LP1301A0202 ZALLCALL 67 01:03:53 02/02/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 2 FÉVRIER 2000 A 13 Actualités Enquête criminelle sur l'entretien des avions d'Alaska Airlines Aucun nouveau corps repêché; les fouilles se concentrent aussi sur les précieuses boîtes noires Agence France-Presse SAN FRANCISCO Le FBI enquête depuis plus d'un an sur des accusations de falsification de rapports d'entretien d'avions d'Alaska Airlines, dont un MD-80 s'est abîmé en mer lundi, au large des côtes de la Californie avec 88 personnes à bord.Les documents amassés sur cette enquête, ouverte en 1998, ont fait l'objet d'une attention renouvellée de la presse, mardi au lendemain de la catastrophe.Entre-temps, les recherches au large de Los Angeles, auxquelles participent une dizaine de navires de la garde côtière, de la marine américaine et quelques bateaux de pêche n'ont pas permis hier de trouver de nouveaux corps.Ces recherches se poursuivent néanmoins et sont également concentrées sur les précieuses boîtes noires, qui permettront, espère-t-on, d'expliquer la tragédie.En octobre 1998, un mécanicien de l'atelier d'Alaska Airlines à Oakland (Californie), où sont entretenus les 39 MD-80 de la compagnie, avait déclaré à l'aviation civile américaine (FAA) qu'un questionnaire de contrôle pour un de ces appareils avait été rempli en dépit des règlements.Depuis, la FAA, dont l'enquête est toujours en cours, a demandé que trois cadres du service d'entretien, à Oakland, soient révoqués pour avoir rempli frauduleusement des questionnaires.John Liotine, l'agent d'entretien à l'origine de la plainte, avait déclaré qu'un cadre avait rempli un formulaire de vérification d'entretien pour un MD-80 sans avoir pour cela la qualification requise, selon un document publié par la FBI.Un inspecteur de la FAA à Oakland a établi, qu'à cause des inscriptions frauduleuses sur les formulaires, deux MD-80 avaient effectué 844 vols entre le 7 octobre 1998 et le 19 janvier 1999 alors qu'ils « n'étaient pas en état de voler », selon lui.Des responsables d'Alaska Airlines ont pour leur part déclaré qu'il ne s'était agi que d'erreurs dans le remplissage des questionnaires ne remettant pas en cause la sécurité de ses avions.En 1997, la FAA avait déjà infligé une amende de 40 000 dollars à Alaska Airlines pour ne pas avoir réparé le réservoir d'un MD-80, fabriqué par Mc Donnel Douglas, un constructeur qui fait maintenant partie du groupe Boeing.La compagnie Air Alaska, basée à Seattle (Etat de Washington), organise environ 500 vols par jour et transporte un total de 13 millions de passagers par an.Elle n'a connu que trois accidents mortels en 68 ans d'histoire.Par ailleurs, les secours qui ratissent depuis lundi la zone où s'est abîmé, dans l'océan Pacifique, au large de la Californie, le vol 261 d'Alaska Airlines n'ont récupéré mardi aucun nouveau corps.Outre les quatre corps sur 88 personnes à bord \u2014 un bébé, deux femmes et un homme \u2014 récupérés dans les heures qui ont suivi la catastrophe, les secpirostes n'ont retrouvé que des débris, a indiqué le vice-amiral Tom Collins, des garde- côtes.Les sauveteurs ratissent une zone de cinq km sur huit, où la profondeur peut atteindre plus de 200 mètres.Ils se concentrent sur les victimes mais également sur les boîtes noires de l'appareil, qui pourraient fournir les raisons de l'accident.PHOTO AP Sur la grève de La Janelle Park, Californie, une femme, accompagnée de son chien, scrute la mer, près d'une espèce de Mémorial naïf, formé d'une croix de bois au pied de laquelle elle a déposé des fleurs, en hommage aux victimes de l'écrasement du vol 261.La catastrophe du vol 261 d'Alaska Airlines: un film de 10 minutes Agence France-Presse PORT HUENEME, Californie Le pilote de l'avion d'Alaska Airlines qui s'est abîmé en mer lundi après-midi, au large de la Californie, avec 88 personnes à bord s'est battu pendant sept minutes, aux commandes de l'appareil en perdition, avant la catastrophe.Selon les communications enregistrées par les contrôleurs de la tour de l'aéroport de Los Angeles, tout allait bien dans le cockpit à 15h55 (heure locale) lors du passage, dans la région, du vol 261 venant de Puerto Vallarta (Mexique) et allant à Seattle (État de Washington, nord-ouest des États- Unis).Le feu vert lui a été donné pour qu'il poursuive sa route vers San Francisco, a précisé mardi à Port Hueneme (Californie) le porte-parole du Bureau national de la sécurité des transports (NTSB), John Hammerschmidt.Quelques minutes plus tard, à 16h10, le pilote fait savoir qu'il a des « difficultés à contrôler » l'avion et qu'il souhaite descendre à 26 000 pieds.Dans les dix secondes qui suivent, Los Angeles demande au pilote à quelle altitude il souhaite voler et, à 16h11, la tour de contrôle lui fait préciser sa situation.Il déclare qu'elle « se stabilise quelque peu et qu'il va tenter une manoeuvre ».Les contrôleurs approuvent.L'avion vole alors à une altitude approximative de 20 000 à 25 000 pieds.À 16h14, la tour dit au pilote de « lui faire savoir s'il a besoin de quoi que ce soit ».« Nous sommes toujours en train de travailler » sur le problème, répond le vol 261.À 16h15, l'avion passe dans la zone d'une autre tour de contrôle, qui est au courant de la situation et prend le relais, a noté M.Hammerschmidt.Le pilote annonce que son « stabilisateur est bloqué et qu'il a des difficultés à maintenir l'altitude ».Il demande l'autorisation de se poser à Los Angeles.À un peu plus de 16h16, « le vol reçoit le feu vert (pour atterrir) à Los Angeles », a poursuivi le porteparole du NTSB et le pilote déclare qu'il a « besoin de descendre à 10 000 pieds ».Il annonce qu'il va effectuer une manoeuvre au-dessus de l'eau.Le contrôleur lui en donne la permission à 16h17 mais le pilote ne confirme pas qu'il a reçu le message.« Ce sera la dernière transmission connue avec le vol 261 », a souligné M.Hammerschmidt.À 16h21, le MD-80 d'Alaska Airlines disparaît des écrans radars et les secours sont lancés. 3LP1401A0202 A 14 mercredi, 2 f vrier 3LP1401A0202 ZALLCALL 67 01:01:16 02/02/00 B A 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 2 FÉVRIER 2000 3LP1599A0202 A 15 mercredi 3LP1599A0202 ZALLCALL 67 17:53:03 02/02/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 2 FÉVRIER 2000 A 15 Le «senteux» de pieds écope d'une sentence avec sursis Le policier Dominic Gagnon réhabilité par la Cour CHRISTIANE DESJARDINS Blâmé et suspendu huit jours par le Comité de déontologie policière, Dominic Gagnon, un policier de Saint-Hubert, vient de se voir complètement réhabilité par la Cour du Québec.Le juge Denis Charette estime en effet qu'il a agi correctement dans le cadre d'une « poursuite digne d'un film western ».L'incident est survenu le 8 septembre 1995 à Saint-Hubert.À bord d'une voiture de police en compagnie d'un collègue, l'agent Gagnon voit une voiture griller un stop.Gagnon actionne le gyrophare et sa sirène et part à la poursuite de la voiture.Au lieu de s'arrêter, celle-ci accélère, bifurque à gauche, puis à droite, franchit un trottoir puis une butte de terre, pour se retrouver dans le stationnement d'un marché aux puces.La voiture passe en trombe à côté d'une femme et de son bébé, aboutit sur une rue, brûle un feu rouge et s'arrête finalement dans le stationnement d'un Canadian Tire.C'est de cette façon que Christian Lefebvre, employé de ce magasin et conducteur de la voiture en question, arrive à son travail ce jour-là avec un collègue.Mais voilà, l'attitude du conducteur a laissé croire aux policiers qu'ils étaient en présence de quelqu'un qui vient peut-être de commettre un crime majeur, ou d'un dangereux criminel.Dès que la voiture de police rejoint l'autre, l'agent Gagnon pointe son arme dans la direction de Lefebvre et lui demande de sortir de son automobile.Et sans attendre qu'il le fasse, le policier prend Lefebvre par l'épaule et le sort, l'appuie sur le véhicule et le fouille sommairement.Lefebvre s'excuse, et l'agent Gagnon réalise qu'il ne s'agit pas d'un criminel, mais d'un écervelé.Après avoir discuté avec son collègue de la possibilité d'imputer une charge de conduite dangereuse à Lefebvre, Gagnon décide plutôt de lui remettre cinq contraventions au Code de la sécurité routière.Lefebvre sera d'ailleurs reconnu coupable plus tard pour chacune de ces contraventions.Lefebvre n'avait toutefois pas apprécié et avait porté plainte au Comité de déontologie.Ce dernier, en 1998, en venait à la conclusion que l'agent Gagnon avait fait une fouille abusive, avait utilisé une force plus grande que nécessaire en sortant l'individu de la voiture, et n'avait pas utilisé son arme de service avec prudence et discernement en la pointant vers Lefebvre.Le policier a porté cette décision en appel.Le juge Charette fait une toute autre lecture des événements que le Comité de déontologie.Après une telle poursuite, l'agent Gagnon avait raison de croire qu'il pouvait être en présence d'un dangereux individu, estime le juge.Dans le feu de l'action, alors qu'il devait se protéger et prévenir la fuite de l'individu possiblement dangereux, il était justifié d'agir comme il l'a fait.Par ailleurs, de l'avis même de Lefebvre, après que l'affaire fut clarifiée dans le stationnement du Canadian Tire, l'agent Gagnon a été poli et ne l'a aucunement malmené.Le juge blanchit donc complètement le policier, qui cumule 15 ans d'ancienneté sans faille.CHRISTIANE DESJARDINS Surnommé le « senteux de pieds » pour sa vilaine manie de tâter et sentir les pieds de femmes qu'il ne connaît pas, Paul Désilets, 38 ans, a écopé une sentence de deux ans moins un jour à purger dans la société, pour une série d'événements du genre commis en 1999 dans les régions de Saint-Jérôme et de Montréal.Ce n'est pas la première fois que Désilets, marié et père de famille, se retrouve devant les tribunaux pour ce genre d'incident.En fait, depuis quelques années, sa manie lui a valu une liste interminable d'apparitions devant les cours de diverses localités du Québec.Sur l'ordre d'un juge, il a passé les derniers mois à l'hôpital psychiatrique Louis-H.-La Fontaine, où il a subi des évaluations.Au départ, les psychiatres ont cru que Désilets souffrait d'une maladie bipolaire, puis ils se sont ravisés.L'homme souffrirait en fait de « paraphilie non spécifiée » et de troubles de la personnalité.La paraphilie est une déviance en ce sens que l'excitation sexuelle est provoquée par des choses inhabituelles.Dans le cas de Désilets, il s'agit des pieds et des souliers de femmes.Incapable de résister à ses pulsions, Désilets a abordé des femmes dans des lieux publics pour les inciter à se déchausser.Pour y arriver, il utilisait des subterfuges, par exemple en les complimentant sur leurs souliers.« Ma soeur en voudrait des pareils », disait-il, en leur demandant un soulier afin de le voir de plus près.Une fois en possession du soulier, il allait à l'écart pour le renifler, ou faisait cela carrément devant la femme.Il lui est aussi arrivé de se masturber.Après, il s'excusait poliment et s'en allait.Même si Désilets a été décrit par les victimes comme un gentleman, celles-ci ont été intriguées et choquées par ce comportement bizarre et elles ont porté plainte.Ce n'est pas d'hier que Désilets est affecté par ce comportement qui, en fait, remonterait à l'enfance.Il a l'habitude de plaider coupable quand il se fait pincer, et c'est ce qu'il a fait à Saint-Jérôme la semaine dernière, et à Montréal, hier.Hier, la procureure de la Couronne, Martine Leclerc, tout comme l'avocate de Désilets, Lucie Bourgoin, s'accordaient pour dire que son cas relève de la psychiatrie et qu'une peine de prison ne réglerait rien.Le juge Claude Vaillancourt était aussi de cet avis, et c'est pourquoi il a imposé une peine avec sursis, avec l'obligation de suivre un traitement à l'Institut de psychiatrie légale de Montréal, et une probation.Les relations sexuelles buccales transmettent aussi le virus du sida Agence France-Presse SAN FRANCISCO, Californie Les relations sexuelles buccales permettent la transmission du virus de l'immunodéficience humaine (VIH), ce qui va à l'encontre des théories considérant que ces pratiques ne sont pas dangereuses, indique une étude publiée hier à San Francisco.« Les rapports sexuels par voie buccale peuvent être un important mode de transmission du VIH étant donné leur fréquence, même si le risque est moins sévère » qu'avec les relations classiques ou anales, ont souligné des chercheurs des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) d'Atlanta (Georgie) et de l'Université de Californie à San Francisco (UCSF).Cette étude, présentée à la Conférence sur les rétrovirus et les infections opportunistes, a porté sur l'examen de 122 hommes alors qu'ils avaient été récemment contaminés, de 1996 à 1999.Sur cet échantillon, ont précisé les auteurs des travaux, les premiers résultats laissaient penser que 16,4 % de ces personnes avaient été infectées à l'occasion de relations par voie buccale.Mais après avoir affiné l'enquête menée auprès d'elles, il s'est avéré qu'il s'agissait de seulement 6 % des cas.« Tous ces hommes pensaient que les rapports par voie buccale ne présentaient aucun risque, ou alors minimal », notent les auteurs de l'étude.« Ces résultats ont des implications importantes pour la prévention », soulignent-ils enfin, car les recherches sur les rapports sexuels par voie buccale « sont nécessaires pour comprendre l'épidémiologie et les risques associés à ce comportement ». 3LP1601A0202 A 16 mercredi 3LP1601A0202 ZALLCALL 67 01:04:18 02/02/00 B A 16 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 2 FÉVRIER 2000 Le patron de First Marathon se défend d'avoir congédié un cadre sidéen Deux marmottes sont prêtes à remplacer Willie ALLAN SWIFT Presse Canadienne Le directeur d'une importante maison de courtage a déclaré hier qu'il accordait beaucoup d'importance aux « valeurs familiales », mais qu'il n'aurait jamais congédié un cadre supérieur parce qu'il était homosexuel et sidéen.« Absolument pas », a ronchonné Lawrence Bloomberg, coprésident- directeur général des Services financiers Banque Nationale, alors qu'il était pressé de questions par De Wolf Shaw, qui était auparavant vice-président et directeur du bureau de Montréal de First Marathon Securities.« Lawrence Bloomberg, First Marathon et son conseil d'administration n'agiraient jamais de cette façon », a déclaré M.Bloomberg alors qu'il témoignait devant la Commission des normes du travail du Québec, qui se penche sur le licenciement de M.Shaw, survenu en janvier 1999.M.Bloomberg, dont l'entreprise a été rachetée par la Banque Nationale en août dernier, a reconnu que First Marathon avait adopté une politique de « tolérance zéro » à l'égard de tout ce qui risquait d'atteindre sa réputation, à la suite des scandales impliquant Bre-X, YBM Magnex et Cartaway Resources.Il a également indiqué que les employés de l'entreprise parlaient de M.Shaw et racontaient que son mariage était terminé, qu'il était atteint du sida et qu'il avait été exclu du mariage de sa fille.« Je crois beaucoup dans les valeurs familiales », a poursuivi le dirigeant de l'entreprise.« Je préférerais que les gens qui travaillent avec moi aient un mariage fort et intact.» Mais cela n'a rien à voir avec le fait d'être homosexuel ou contaminé, a-t-il ajouté.« Ce que vous aviez ne m'intéresse pas ; la question était de savoir si vous étiez compétent ou pas.» M.Bloomberg a dit que depuis plusieurs années, des clients et des collègues lui demandaient de rétrograder M.Shaw en raison de son comportement indésirable.M.Shaw, qui est âgé de 49 ans, a été rétrogradé au poste de directeur adjoint en février 1997.M.Bloomberg dit qu'il n'a pas congédié M.Shaw à ce moment parce qu'il avait l'impression qu'il vivait des moments difficiles à cause de la rupture de son mariage, et qu'il voulait l'aider à traverser cette période.M.Shaw a finalement été licencié parce qu'il avait « un caractère difficile, qu'il était excessif, peu fiable, qu'il ne contribuait pas à l'amélioration de l'entreprise, et qu'il ne faisait pas preuve du leadership et du discernement requis.De Wolf Shaw, qui gagnait jusqu'à 500 000 $ par année, allègue qu'il a été congédié injustement.Il réclame le salaire qu'il a perdu ainsi que des excuses, et il demande que la Banque Nationale verse une contribution de 120 millions $ à la recherche sur le sida.M.Bloomberg affirme lui avoir accordé une généreuse indemnité de départ, mais M.Shaw dit qu'il reçoit des prestations d'assuranceemploi.Presse Canadienne WIARTON, Ontario Avec deux rongeurs prêts à assumer le rôle de Willie, dès aujourd'hui à Wiarton, en Ontario, il est assuré que le Jour de la marmotte aura lieu.Un an après qu'il ne se soit éteint avant son entrée en scène printanière, Willie, célèbre dans le monde entier pour sa prédiction du moment du dégel, n'a jamais été aussi omniprésent.La croyance veut que si la marmotte sort de son terrier et voit son ombre, l'hiver durera encore six semaines.À l'occasion du Jour de la marmotte, événement qui s'étale en fait sur une durée de cinq jours, Wiarton, petite communauté ontarienne située sur le bord de la baie Georgienne, est tapissée d'affiches à l'effigie du fameux rongeur.Des rubans violets, roses et blancs décorent en outre les boîtes postales ainsi que les panneaux de signalisation routière.Les autorités municipales ont pris le contrôle de la marque de commerce Willie, l'animal se retrouvant sur toute une gamme de produits, allant du t-shirt au tapis à souris d'ordinateur.« Ces trois ou quatre derniers jours, les téléphones n'ont pas cessé de sonner au bureau », a déclaré Mary-Dale Ashcroft, l'une des organisatrices du festival.L'an dernier, quelques instants à peine avant que Willie ne fasse sa prédiction annuelle, il avait été annoncé que la marmotte, âgée de 22 ans, était morte.La nouvelle avait semé le désarroi parmi les écoliers s'étant déplacés en grand nombre dans l'espoir de voir l'animal émerger de son terrier.Au lieu du spectacle offert lors de chacune des 44 années précédentes, les organisateurs, qui n'avaient pas prévu de doublure, furent contraints d'organiser des funérailles publiques pour Willie.Par la suite, il fut révélé que les organisateurs avaient eu recours à la carcasse d'un autre animal, celle de Willie n'ayant été retrouvée que quelques semaines après sa mort.L'affaire avait donné lieu à un scandale que l'on avait baptisé Williegate.Les routiers grondent à travers le Canada Presse Canadienne TORONTO Alors que des débrayages menacent un peu partout au Canada, les routiers du Québec ont commencé hier à immobiliser leurs camions pour forcer les expéditeurs à les aider face aux coûts du carburant.Environ 900 camionneurs artisans ont cessé de travailler en début de semaine, au Saguenay et au Lac-Saint-Jean ainsi qu'en Gaspésie.Toutefois, environ 90 % d'entre-eux dans les six principales régions forestières du Québec ont repris le travail après avoir conclu des ententes avec leurs employeurs respectifs au sujet des prix du carburant diesel.Le débrayage se poursuit cependant en Gaspésie pour une cinquantaine de camionneurs, ainsi qu'au Saguenay où une quarantaine de transporteurs ont maille à partir avec quelques compagnies forestières.Ailleurs au Québec, les camionneurs artisans spécialisés dans le transport du bois ont obtenu des concessions monétaires rétroactives au 1er janvier dernier et une clause leur permettant de préserver leurs revenus contre de nouvelles hausses de prix du diesel.À cause de la montée du prix du pétrole brut, qui a triplé depuis un an, celui du diesel a aussi grimpé, jusqu'à représenter actuellement 30 % des coûts d'exploitation des transporteurs routiers.Pour compenser ces frais, les associations et syndicats de camionneurs souhaitent que des frais temporaires de carburant soient pris en charge par les donneurs d'ouvrage, les expéditeurs.Mais plusieurs d'entre eux refusent, indique Paul Landry, un représentant des camionneurs mécontents de la Colombie-Britannique, ce qui soulève une « formidable frustration ».La disponibilité du transport des marchandises va forcément en souffrir, ajoute M.Landry.« Il faut être cinglé pour continuer à tourner, en perdant de l'argent à chaque mille parcouru, alors il faut que ça change.» EN BREF Deux policiers réaniment une septuagénaire n Deux policiers de la Communauté urbaine de Montréal (CUM) et une infirmière ontarienne ont pratiquement sauvé la vie d'une septuagénaire terrassée par un arrêt cardiaque hier en début de soirée.Vers 18 h 15, les policiers Joël Richard et Alain Pitre se sont présentés au restaurant Score's du 5350, rue Sherbrooke Est, pour s'y chercher un lunch.Dans l'établissement, une dame de 74 ans était effondrée par terre.Elle n'avait plus de pouls et ne respirait plus quand les policiers ont pratiqué les manoeuvres de réanimation avec l'aide de l'infirmière Annie Teletcha.À l'arrivée des ambulanciers, le coeur de la victime avait recommencé à battre, dit l'agent Christian Émond du SPCUM.Tard hier soir, la septuagénaire reposait dans un état stable à l'hôpital Maisonneuve- Rosemont.La route fait un mort et un blessé en Montérégie n Un accident de la route a fait un mort et un blessé grave en fin d'après-midi, hier, à Sainte-Angèle- de-Monnoir, en Montérégie.Le véhicule dans lequel les deux personnes prenaient place a effectué plusieurs tonneaux et a terminé sa course dans un fossé, après avoir dérapé sur la route 227.La personne blessée gravement a été transportée au Centre hospitalier du Haut-Richelieu.La route 227 a été fermée à la circulation, tandis que les enquêteurs de la Sûreté du Québec tentaient de déterminer exactement ce qui avait occasionné la perte de contrôle. 3LP1701A0202 A 17 mercredi, 2 f vrier 3LP1701A0202 ZALLCALL 67 01:02:48 02/02/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 2 FÉVRIER 2000 A 17 Nouvelle carrière pour l'ex-juge Lamer Forfaits vacances sur Internet YVES BOISVERT Moins d'un mois après avoir quitté ses fonctions de juge en chef de la Cour suprême du Canada, Antonio Lamer s'est joint à la firme d'avocats Stikeman Elliott, mais n'y sera pas avocat.« Je ne pratiquerai pas le droit canadien », a dit le juge à la retraite dans un entretien avec La Presse , hier.« Il n'y a pas de règle me l'interdisant, mais j'en ai fait une règle personnelle.Je serais mal à l'aise de retourner au droit canadien, je suis comme un initié.Par exemple, je sais ce que le juge X pense de telle question.Je pourrais dire aux avocats du bureau : n'allez pas plaider cela devant lui ! » Une règle non écrite veut simplement qu'un juge à la retraite qui redevient avocat ne retourne pas plaider devant « sa » cour ou une cour inférieure.Les juges retraités de la Cour suprême ne plaident donc plus du tout.Dans le cas du juge Lamer, comme il a décidé de ne pas être membre du barreau, il lui sera interdit de donner des conseils juridiques au Canada.« Comme ça, ce sera bien clair », dit-il.Et puis, dit-il, il a fait le tour du droit canadien et veut faire autre chose.Autre chose, en l'occurrence, ce sera de l'arbitrage international et du conseil auprès de sociétés ou même d'États étrangers.M.Lamer travaille au bureau d'Ottawa de la firme fondée en 1952 à Montréal et qui compte 360 avocats au pays.Il demeurera à Ottawa pour un avenir prévisible : sa femme, Danielle Tremblay-Lamer, doit y demeurer en tant que juge de la Cour fédérale.M.Lamer joindra la section dont fait partie l'ancien ministre des Finances du cabinet Trudeau, Marc Lalonde, qui fournit des arbitres pour régler des litiges internationaux.Pas de retraite, donc, pour le juriste de 66 ans.« J'ai simplement voulu cesser d'être juge », dit-il.Un métier qu'il a exercé pendant 31 ans, de la Cour supérieure à la Cour d'appel, puis à la Cour suprême.« On devient saturé après un certain temps ; on a vidé son sac et on commence à gérer le passé au lieu de préparer l'avenir.» Selon M.Lamer, l'expertise judiciaire canadienne est hautement recherchée à l'étranger.« Il y a présentement 17 projets d'entraide avec d'autres pays au Canada.Notre système de justice est tenu en haute estime, même s'il est inabordable pour plusieurs pays », dit-il.Le « juge » Lamer, qui ne veut plus se faire appeler juge, au fait, fera le tour des bureaux de Stikeman Elliott dans le monde, de Hong Kong à Londres.C'est précisément le volet international des activités du bureau qui l'a incité à s'y joindre, dit-il.Presse Canadienne HULL Un premier site Internet de forfaits vacances voit le jour.Transat A.T.a lancé hier exit.ca, un site sur lequel on retrouvera des informations sur les forfaits vacances offerts par différents grossistes canadiens.Bien que mis sur pied par le Groupe Transat, qui comprend Air Transat et Voyage Air Transat, le site ne se limite pas aux activités de cette compagnie, car il offre aussi de l'information sur les forfaits de Signature et Conquest.Regent Holidays et World of Vacations s'ajouteront bientôt à la liste.« En naviguant sur notre site, les voyageurs canadiens pourront recueillir toute l'information nécessaire et même réserver leurs places.Je pense que c'est un service qui attirera la clientèle, mais qui ne remplacera pas les agences de voyages.En bout de ligne, le consommateur décidera », a déclaré Philippe Sureau, vice-président exécutif de Transat.Le site exit.ca n'est offert qu'en anglais, mais M.Sureau a déclaré que la version française sera disponible plus tard cette année. La Presse 2 février 2000 Page A18 manquante "]
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