Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (6)

Références

La presse, 2000-02-03, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" 4LP0101A0203 A1 JEUDI 4LP0101A1 03 ZALLCALL 67 01:10:21 02/03/00 B 1 3 4 6 http://lapresse.infinit.net Montréal, jeudi 3 février 2000 60 ¢ TAXES EN SUS EST ET NORD-OUEST DU QUÉBEC, RÉGION HULL-OTTAWA 70 ¢ FLORIDE 1,75 $ U.S.6955, rue Jean-Talon Est Tout près du boul.Les Galeries d'Anjou Chez (514) 255-5244 NOUS PAYONS LES 2 TAXES SUR NOS MEUBLES 116e année No 103 DÉMONSTRATEURS 76 pages, 6 cahiers Le fardeau des Serbes Assurance-médicaments: une hausse est inévitable GILLES PAQUIN envoyé spécial, BELGRADE La plupart des voyageurs ressentent un jour le mal du pays lorsqu'ils sont à l'étranger, mais les exilés serbes, eux, sont atteints de ce syndrome en revenant dans leur patrie.Autrement dit, c'est le pays qui leur fait mal.Une douleur muette, un chagrin lancinant comme celui que l'on porte en nous quand la fatalité s'abat sur ceux qu'on aime.Une peine que l'on peut lire dans les yeux des trois passagers du minibus qui nous conduit ce matin en Yougoslavie.« Belgrade est une si grande ville que l'aéroport le plus rapproché, celui de Budapest, est à 400 kilomètres », lance tout à coup le plus jeune, Zack, dans un anglais impeccable.Les deux autres esquissent un sourire forcé, puis se tournent vers lui pour ajouter leur grain de sel.Le chandail des Maple Leafs de Toronto qu'il dévoile en enlevant son manteau les laisse indifférents, mais sa remarque provoque une discussion animée.Eux aussi en ont plein le dos de se taper cinq ou six heures de route parce que l'aéroport de la capitale yougoslave est frappé d'une interdiction de vol décrétée l'an dernier par la Communauté européenne, le Canada et les États-Unis.En fait, Belgrade est une ville en quarantaine depuis 1992 en raison des embargos.Les rares avions qui s'y posent viennent de Chine, de Russie ou du Monténégro.On dit aussi qu'il y a parfois des vols venant du Liban ou de Chypre.« Le gouvernement m'a littéralement mis à la porte de mon pays, affirme Zack.Je ne trouvais pas de travail lorsque j'ai terminé mes études en 1993 et j'ai été obligé de partir en Afrique du Sud pour gagner ma vie », dit-il.Trois ans plus tard, Zack a émigré à Toronto où il a ouvert une boutique d'informatique.Ses revenus sont maintenant suffisants, il revient chercher sa femme et sa fille.Selon l'économiste Milko Stimac, au moins 100 000 jeunes diplômés de l'agglomération de Belgrade, ont pris le chemin de l'exil au cours de la dernière décennie.Douze mille sont venus rejoindre les 225 000 Serbes déjà installés au Canada.Voir LE FARDEAU en A2 DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC Plus de 1,5 million de Québécois qui participent au régime public d'assurancemédicaments doivent s'attendre à une augmentation importante de leur prime annuelle.Le plafond actuel de 175 $ par année sera haussé à 275 $ ou même à 550 $ par année, selon le scénario choisi.Hier, la ministre de la Santé, Pauline Marois, a rendu publiques les orientations proposées par Québec pour la revue du programme créé par Jean Rochon en 1997.Selon le ministère de la Santé, le déficit du régime croîtra en flèche, à cause notamment d'une augmentation de 13 % par année du prix des médicaments.Il est passé de 14 millions en 1998, à 78 millions en 1999, et on atteindrait 189 millions l'an prochain, si aucun coup de barre n'est donné.Avec le vieillissement de la population, les coûts du régime vont doubler d'ici 2004-2005.Pour les personnes âgées et les bénéficiaires de l'aide sociale, la facture grimpera de 922 millions à 1,8 milliard en cinq ans.Pour les « adhérents », 1,5 million de salariés qui n'étaient couverts par aucun régime privé, la facture passera de 292 à 591 millions sur la même période.Mme Marois refuse de parler de dérapage.Le régime n'a que trois ans d'existence et une correction était, depuis le début, prévue après trois ans.Déjà, hier, le mouvement de protestation était palpable.Selon Nicole Moir, directrice de la Fédération des personnes âgées, les nouvelles hausse envisagées sont tout simplement « inacceptables et impensables » pour les personnes à bas revenus, gagnant moins de 17 000 $ par année.Voir ASSURANCE en A2 Encore.et encore! PHOTO AP Phil, la célèbre marmotte météorologiste de Punxsutawaney, en Pennsylvanie, a vu son ombre hier, un présage que l'hiver va durer encore un mois et demi, conformément à une tradition d'origine germanique, reprise aux États-Unis en 1887.Sortie un peu précipitamment de l'hivernation au milieu de curieux, Phil a humé l'air du petit matin et confié son oracle au président du club de la marmotte, Bill Deely, qui s'est empressé de le répercuter: « Encore.six semaines d'hiver.» Le stade en chantier dès avril Tremblant s'agrandit ÉRIC TROTTIER Des projets d'un milliard d'ici 2010 Le nouveau stade des Expos au centre-ville de Montréal pourra accueillir 36 215 spectateurs, aura un aspect architectural novateur avec une paroi extérieure en verre, ne coûtera que 175 millions et sa construction devrait débuter dès le mois d'avril.C'est ce qui ressort d'un document d'une soixantaine de pages remis hier matin aux membres du comité exécutif de la Ville de Montréal, et que La Presse a obtenu.Le comité exécutif a approuvé le projet des Expos pour qu'il soit transmis dès que possible à la Commission du développement urbain ( CDU ), qui doit en étudier les impacts ( bruit, circulation, etc.) à compter de jeudi prochain.« Nous avons obtenu les plans et les modifications.C'est un très beau projet et nous avons demandé à la CDU de l'étudier de toute urgence afin de pouvoir l'adopter définitivement à notre prochain conseil ( le 21 février ), de sorte que la construction puisse commencer en avril », a déclaré le maire Bourque à La Presse.Selon les plans déposés à la Ville par les architectes de la firme Axor/Provencher Roy et associés, le stade projeté ne ressemble en rien à celui qui avait été présenté en 1998 qui, tout en brique et aux allures des bons vieux stades américains, devait accueillir 35 000 spectateurs.Le nouveau projet est toujours situé dans le quadrilatère formé par les rues de la Montagne, Peel, Saint-Jacques et Notre-Dame, près du Centre Molson.Voir LE STADE en A2 LAURIER CLOUTIER Tremblant planifie deux autres phases d'investissements totalisant un milliard de dollars d'ici 2010.Des promoteurs de la région discutent en outre d'autres projets totalisant 500 millions.La grande station des Laurentides aura déjà investi près d'un milliard au terme des deux premières phases, en décembre 2001, soit un an plus tôt que prévu.Elle en a dépensé 700 millions jusqu'à maintenant.Le financement de la phase trois n'est pas encore amorcé, mais la planification est en marche, ont fait savcoir hier Michel Aubin, Serge Larivière et Peter Duncan, respectivement président, directeur de la planification et du développement et « ambassadeur » de Tremblant.La première phase, de 467 millions, concrétisée entre 1993 et 1997, a déjà métamorphosé le centre sauvé de la faillite en 1991 par Intrawest, de Vancouver.Voir TREMBLANT en A2 INDEX Petites annonces - index C2 - immobilier C2 et C3 - marchandises C3 et C4 - emplois C4 - automobile C4 et C5 - affaires E2 Arts et spectacles D5 à D13 - horaire spectacles D9 - horaire télévision D8 Bandes dessinées C3 Bridge C6 Cyberpresse D16 Décès C6 et C7 Économie E1 à E10 Êtes-vous observateur?C2 Feuilleton C5 Horoscope C4 Laval A7 Loteries A2 et A13 Monde C1 et C8 Mots croisés C4 et S10 Mot mystère C5 Opinions B3 Politique B1, B4 à B7 Quoi faire D15 Tabloïd Sports - Réjean Tremblay S5 ÉDITORIAL Un soulagement - Pierre Gravel page B2 MÉTÉO Ciel variable Max.-9, min.-15 cahier Sports page 16 4LP0201A0203 A2 JEUDI 4LP0201A0203 ZALLCALL 67 01:10:59 02/03/00 B A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 3 FÉVRIER 2000 Suite de la une Tremblant s'agrandit Assurance-médicaments: une hausse est inévitable TREMBLANT / Suite de la page A1 La deuxième phase de 500 millions, amorcée en octobre 1997, l'a propulsé au premier rang de la côte Est nord-américaine et au niveau des grandes attractions touristiques internationales.Ce n'est pas fini car Tremblant va encore doubler de taille.L'effectif passera de 2400 à 5000 ou 5500 employés à Tremblant, ce qui ne sera pas sans poser d'énormes défis ( voir autre texte en page A7 ).Au village actuel au pied des pentes, Michel Aubin en ajoutera deux autres, sur le versant soleil, qui a démarré son développement l'an dernier, et sur le versant nord, presque à l'état sauvage.Les deux nouvelles phases qui s'étendent sur cinq ans chacune, porteront en fait surtout sur la construction immobilière.Tremblant a ajouté l'an dernier 100 acres sur le versant soleil, soit 20 %, à son domaine skiable de 600 acres, dont 90 % profite de l'apport des systèmes de canons à neige.Si la station peut accueillir « confortablement » jusqu'à 12 000 skieurs par jour actuellement, elle portera ce total à 18 000 d'ici 10 ans.Elle n'aura qu'à investir dans encore trois ou quatre remontées sur les deux derniers versants pour y arriver.L'hébergement, en revanche, pourra tripler si la demande demeure aussi forte.Tremblant peut actuellement héberger au pied des pentes 4000 personnes, total qui passera à 10 000 ou 12 000 personnes d'ici 2010.Le nombre de visiteurs s'approche déjà de deux millions, dont 1,2 million l'été, grâce aux deux terrains de golf, Le Diable et Le Géant.Le nombre de skieurs grimperait de près de 700 000 à 900 000 ou un million par année.Le nombre d'unités d'hébergement doublera, de 3000 à 6000.Restera-t-il des arbres?Presque autant qu'avant, grâce notamment à un échange de terrains avec le parc du Mont- Tremblant par lequel la station lui redonne un troisième sommet au bon potentiel, le mont Johenson, et 10 kilomètres de terrains directement sur la berge de la rivière Le Diable.Elle gagne en échange l'autorisation de développer l'hébergement aux pieds des versants soleil et nord.Malgré tout, Tremblant restera l'une des plus petites stations internationales.Contre ses éventuelles 6000 unités d'hébergement, Blackcomb-Whisler ( autres stations jumelles d'Intrawest, en Alberta) en compte 11 000, comparativement à 15 000 à Vail, au Colorado, et encore plus dans les grands centres européens.ASSURANCE / Suite de la page A1 « Les gens en sont réduits à faire des choix entre la nourriture, le logement et les médicaments », dit-elle.Ils vont se retrouver à l'hôpital et finalement, il en coûtera plus cher au gouvernement, explique-t-elle.L'an dernier, dans un rapport percutant, le Dr Robin Tamblyn de Mc Gill avait montré que des démunis s'étaient privés de médicaments quand le nouveau régime les avait forcés à les rembourser en partie.Sept scénarios La commission parlementaire de cinq ou six jours qui débutera le 21 février aura à se pencher sur sept avenues.Selon Mme Marois, « aucune piste n'est privilégiée ».Mais la ministre a rapidement mis de côté l'un des scénarios qui n'utilisait qu'une hausse des plafonds de cotisations.Il serait porté alors à 550 $ par année.Il est certain, dit Mme Marois, que Québec profitera de cette revue pour mettre en place un mécanisme d'indexation des primes, recommandé par Claude Castonguay dès la conception du programme.Mme Marois a aussi clairement indiqué qu'elle favorisait l'application de la politique du « prix le plus bas » pour contrôler les coûts.Le remboursement serait plafonné au prix du produit générique.On pourrait aller plus loin en appliquant « le prix de référence », substituer le médicament par un autre de la même famille, aux mêmes propriétés, mais moins coûteux.Environ 48 millions par année pourraient ainsi être économisés.Les compagnies pharmaceutiques attirées au Québec avec la promesse que Québec achètera leurs produits pendant 15 ans avant de se tourner vers un générique vont grincer des dents.« Mais il y a d'autres moyens qu'un régime d'assurance pour aider ces firmes », dit Mme Marois, suggérant des aménagements fiscaux ou carrément des subventions.Mme Marois n'est guère tentée par des solutions qui obligeraient à réviser de fond en comble le régime existant, par exemple la mise en place d'un régime « catastrophe » comme en Ontario, où l'assurance ne s'enclencherait qu'au moment où les factures de pharmacies représentent plus de 4 % du revenu familial.Bien peu plausible aussi, le scénario où le fonds consolidé ramasserait la note de pharmacie de toute la population, qui représente une dépense de 2,3 milliards.D'autres scénarios paraissent plus plausibles pour équilibrer le régime.Les fonctionnaires ont visiblement davantage planché sur celui faisant passer de 175 $ à 275 $ les plafonds de prime annuelle.On l'assortit d'une série d'ajustements, en révisant d'autres barèmes ( la franchise mensuelle passerait de 8,33$ à 10 $, et le niveau de la coassurance est porté de 25 à 30 % ).Les plafonds actuels de 16,66 $ par mois seraient haussés de 20 %.En ce moment, personne ne paie plus que 750 $ par année pour ses médicaments; avec cette formule, le plafond serait de 900 $.D'autres voies concentrent l'effort sur le niveau de la prime.Une hausse à 300 $ permettrait d'équilibrer le fonds d'assurance.On pourrait faire en sorte que seuls les adhérents paient pour leur régime d'assurance.Les contributions des personnes âgées servent actuellement à financer en partie le régime général.Dans ce cas, la hausse des plafonds serait draconienne car ils passeraient subitement à 550 $.L'un des scénarios prévoit même la « mutualisation » des risques: les assureurs privés seraient forcés de couvrir les adhérents actuels pour une prime uniforme de 350 $.En fait, c'est le régime tel que conçu à l'époque par le gouvernement, avant que le secteur privé ne retire ses billes, estimant qu'il ne pouvait fournir l'assurance au niveau de la prime prévue par Québec alors, soit 175 $.Le stade en chantier dès avril LE STADE / Suite de la page A1 Mais là s'arrêtent les comparaisons: le projet présenté hier aura une superficie de 97 743 mètres carrés, soit 10 000 mètres carrés de plus que le stade en brique.Outre les 36 000 sièges, il comptera 64 loges corporatives et deux « loges de réception ».Ce nouveau stade se démarquera surtout par son concept architectural, croient les experts de la Ville, qui admirent surtout sa « forme ovoïde » et sa base, qui sera ceinturée par une paroi de verre servant à « unifier ses différentes composantes fonctionnelles ».Fait à signaler, ce deuxième stade a été déplacé de 16 mètres vers l'est pour l'éloigner d'un secteur résidentiel situé à l'ouest de la rue de la Montagne ( les Floralies ).Au départ, les Expos avaient prévu construire deux tours à bureaux de six étages à cet emplacement, mais, à la demande de la Ville, il a plutôt été convenu d'aménager une bande paysagée entre le stade et la rue de la Montagne, qui agira « comme un tampon ».Pour les mêmes raisons, l'entrée principale du stade, d'abord prévue au coin des rues Notre-Dame et de la Montagne, a été déplacée à l'intersection des rues Saint-Jacques et Peel, tout comme le stationnement intérieur, qui pourra accueillir 569 véhicules et qui sera situé dans la partie est du complexe sportif.Ces changements, en partie imputables à des architectes new-yorkais, selon le maire Bourque, l'ont ravi.« Ils ont bien fait leurs devoirs, a-t-il dit.Ils ont apporté plusieurs améliorations aux plans initiaux.Ma préoccupation, c'était que les gens qui habitent dans le secteur à l'ouest du futur stade soient incommodés à cause du bruit et de l'achalandage générés par un tel ouvrage.Mais les Expos ont écouté les citoyens et ils ont bien fait les choses.» Par conséquent, la Ville estime que le projet, même s'il déroge au plan d'urbanisme ( c'est d'ailleurs pourquoi il doit maintenant passer par la CDU ), s'intégrera bien dans le mobilier urbain actuel.C'est du moins la conclusion du Service de développement économique et urbain de la Ville, qui a été entérinée hier matin par le comité exécutif.Le 14 janvier dernier, le projet avait également obtenu un avis favorable de la commission Jacques-Viger, qui doit évaluer la qualité architecturale des projets d'envergure soumis à la Ville.Les Expos de Montréal, qui sont presque parvenus à trouver tout l'argent nécessaire à la construction de ce stade, dévoileront la maquette finale de l'immeuble mardi prochain.Toutefois, le nouveau président de l'équipe, Jeffrey Loria, pourrait en apprendre un peu plus à la communauté d'affaires, ce matin, quand il s'adressera à la chambre de commerce de Montréal.Le fardeau des Serbes LE FARDEAU / Suite de la page A1 « J'étais mort de peur l'an dernier lorsque l'OTAN a bombardé l'ambassade de Chine parce que notre appartement était à quelques centaines de mètres de là », ajoute Zack.Pour sa famille, les Balkans, c'est fini.Zoran aimerait bien en faire autant, mais à 59 ans il croit que c'est trop tard.Mécanicien sur des cargos depuis la fin des années soixante-dix, il avait renoncé à naviguer il y a cinq ans pour vivre avec sa famille.L'usine où il travaillait a fermé ses portes pendant la guerre du Kosovo et Zoran a repris du service sur un navire allemand.Un contrat de six mois qui se terminait la semaine dernière.« J'ai demandé au capitaine si je pouvais revenir, mais il m'a dit que mes chances étaient minces avec mon passeport yougoslave.La plupart des pays refusent maintenant de nous délivrer des visas.On ne peut même plus descendre dans les ports », dit-il avec amertume.Pour Zoran il n'y a rien à faire dans ce pays.Ceux qui sont jeunes comme Zack, ou qui ont de l'expérience comme lui, veulent tous partir.Le plus grave problème de la Yougoslavie n'est pas de reconstruire ce qui a été détruit par l'OTAN, c'est l'exode des cerveaux qui hypothèque l'avenir, croit-il.Écrasé dans son coin, Micha écoute ses deux compagnons et encaisse les coups sans faire de commentaire.Il semble refuser de croire que ce pays de cocagne qu'il n'a pas vu depuis neuf ans est devenu invivable.Puis, se tournant vers moi, il soupire et laisse tomber une question aux allures de constat: « Vous ne seriez certainement pas venu si vous aviez su ça?» Ce qui l'inquiète le plus, c'est ce qu'il adviendra de son frère qui avance maintenant dans la soixantaine avec une retraite qui fond comme neige au soleil.Dire qu'il devait venir le rejoindre, au New Jersey, il y a neuf ans, et qu'il a changé d'idée.Aujourd'hui, il ne peut même plus rêver d'avoir un visa pour l'Amérique.Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : (514) 285-6931 National, Télé Plus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : (514) 285-6892 Les petites annonces : (514) 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse, Ltée, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.http://lapresse.infinit.net Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne - Contrat de vente numéro 0531650» Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 527 à quatre chiffres : 1053 6/49: 8 20 34 36 41 43 Compl.31 Extra: 2 7 7 7 0 4 DEMAIN DANS LA PRESSE Après l'ordinateur! Bientôt, l'ordinateur ne sera plus le seul appareil permettant aux internautes de naviguer sur le Web, prévoit notre chroniqueur Éric Bernatchez.On parle déjà de frigos, de fours à micro-ondes grâce auxquels on pourra se balader sur la Grande Toile, sans compter une plaque à surfer sur le Web.Les fabricants d'autres appareils, tels le WebTV, cherchent même à supplanter l'ordinateur, mais on n'a pas fini de voir des « flops »avant d'en arriver là, souligne notre chroniqueur.QUESTION DU JOUR Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour: \u2014 par téléphone, en composant le 514-285-7333; \u2014 par Internet : http://lapresse.infinit.net Vous attendiez-vous à une hausse aussi importante de la prime de l'assurance-médicaments?La décision de Bill Johnson de ne pas se représenter à la présidence d'Alliance Québec vous satisfait- elle?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 88 % Non: 12 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n'a aucune prétention scientifique.COLLECTES DE SANG Aujourd'hui, Héma-Québec attend les donneurs aux endroits suivants: à Montréal: Centre des donneurs, centre commercial Maisonneuve, 2991, Sherbrooke Est ( métro Préfontaine ), de 10 h à 19 h 30; à Longueuil: Place Longueuil, 825, rue Saint-Laurent Ouest, de 10 h à 20 h 30.Objectif: 400 donneurs; à Sherbrooke: Carrefour de l'Estrie, 3050, boul.de Portland, de 10 h à 20 h.Objectif: 550 donneurs. 4LP0301A0203 a03-jeudi-PE 4LP0301A0203 ZALLCALL 67 01:11:12 02/03/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 3 FÉVRIER 2000 A 3 STCUM : les usagers pris en otages Les moyens de pression ralentissent le service sur certaines lignes MARIE-CLAUDE GIRARD Par un temps plutôt frisquet, de nombreux Montréalais ont attendu parfois plus d'une demi-heure avant de voir apparaître, bondé, l'autobus devant théoriquement passer aux cinq à dix minutes.Plein à craquer, des véhicules ne se sont pas arrêtés.Brrr.L'accumulation des moyens de pressions des chauffeurs et du personnel d'entretien de la STCUM a provoqué hier matin un important ralentissement de service sur certaines lignes, rapporte la société de transport.Les plaintes ont afflué : 95 au cours de la journée, quatre fois plus qu'à l'habitude par temps froid, d'après la STCUM.Ce matin, le service de transport prévoit déjà qu'il y aura des retards car une trentaine de véhicules ne sortiront pas, les vérifications ou réparations n'ayant pas été faites.Le dixième des autobus, soit 131 sur 1300, n'étaient pas en service à l'heure de pointe hier matin.Lorsqu'ils ont pu prendre la route, il était trop tard, indique Odile Paradis, porte-parole de la STCUM.Dans quatre des huit garages, les chauffeurs ont fait du zèle de la propreté, refusant d'utiliser des véhicules sales avec des pare-brise et miroirs maculés.Santé et sécurité obligent, a justifié le syndicat.« Contrairement à ce que la STCUM dit, seulement la moitié de la flotte est lavée chaque jour », souligne le président du syndicat des chauffeurs, Serge Lavoie.Tout en présentant ses excuses pour les retards causés sur 70 circuits, il souligne « qu'on ne peut pas faire une omelette sans casser des oeufs ».La dernière grève des chauffeurs remonte à 1987, rappelle M.Lavoie, se défendant de diriger un groupe trop prompt à débrayer.Après les concerts de klaxons et marteaux des derniers jours, quelques employés du secteur de l'entretien auraient aussi empêché des véhicules de sortir des garages, selon la direction de la STCUM.Une cinquantaine de véhicules n'ont pu sortir du tout en raison du ralentissement du travail au secteur entretien.Le coeur du conflit repose sur la volonté de la STCUM de cesser de cotiser à la caisse de retraite de ses employés pendant l'équivalent de quatre ans et demi.En négociations pour le renouvellement de leurs conventions collectives, les deux syndicats réclament que les surplus servent à bonifier le régime et à indexer les chèques des retraités.La société assure que sa proposition améliore le régime et en garantit la survie.Les syndicats rétorquent qu'ils ne veulent pas payer pour les compressions imposées par la CUM à la STCUM.Les chauffeurs, guichetiers et opérateurs de métro ont commencé par se présenter au travail en t-shirt il y a trois semaines.Puis ils se sont amusés à intervertir les véhicules sur les circuits.Le syndicat CSN des 2000 employés d'entretien, actuellement en période de conciliation, a refusé la proposition faite la semaine dernière par l'employeur.Le syndicat SCFP-FTQ des 3600 chauffeurs, guichetiers et opérateurs de métro a fait de même hier.Un mandat de grève d'un jour pourrait être appliqué bientôt par le syndicat des chauffeurs, mais celui- ci s'engage à en avertir une semaine à l'avance le Conseil des services essentiels.« Si ça ne fonctionne pas, on va chercher à avoir un mandat de grève générale », prévient M.Lavoie.Le syndicat des chauffeurs a été mandaté par quatre autres syndicats pour défendre également le régime de retraite des commis, employés de bureau, agents de surveillance et professionnels.Depuis 1992, la caisse de retraite de la STCUM a été scindée en deux entre les employés d'entretien et tous les autres employés.Ce matin, le service de transport prévoit déjà qu'il y aura des retards car une trentaine de véhicules ne sortiront pas.PHOTOS RÉMI LEMÉE, La Presse L'accumulation des moyens de pression des chauffeurs et du personnel d'entretien de la STCUM a provoqué hier matin un important ralentissement de service sur certaines lignes.Les plaintes ont afflué : quatre fois plus qu'à l'habitude par temps froid, d'après la STCUM.Le métro à Laval : pas à n'importe quel prix, prévient Chevrette Montréal prône toujours la fusion des services ISABELLE HACHEY d'incendie de l'île Le prolongement du métro à Laval ne devra pas se faire à des coûts astronomiques, prévient le ministre des Transports, Guy Chevrette.Il en va de la survie de cette promesse électorale péquiste.M.Chevrette exhorte les organismes responsables du projet à la « rigueur » et à la « sobriété ».S'il y avait de nouveaux dépassements de coûts, le ministre retournera devant le Conseil des ministres pour discuter de la pertinence du projet qui devait coûter, à l'origine, 179 millions.On sait depuis plusieurs mois que la carte utilisée par le gouvernement, lorsqu'il a annoncé en grande pompe le prolongement du métro en octobre 1998, comportait une grossière erreur d'échelle.Résultat, la station terminale se trouve à un kilomètre plus loin que prévu, une erreur qui fait en sorte que le projet coûtera en réalité entre 60 et 65 millions supplémentaires.Pour le reste, rien n'est encore déterminé, soutient Florence Junca- Adenot, présidente de l'Agence métropolitaine de Transport (AMT).« Nous en sommes encore à l'étape du concept.Plusieurs scénarios seront évalués en fonction du meilleur coût possible.C'est un peu comme pour une maison ; selon notre budget, on peut choisir du marbre et du chêne, ou alors du carrelage et de la mélamine ! » Dans ce contexte, il est « prématuré » d'annoncer une flambée des coûts de construction, affirme la présidente de l'AMT, l'organisme gouvernemental responsable du projet.Mme Adenot réagissait ainsi à l'article du Journal de Montréal qui rapportait, hier, que les coûts du métro à Laval étaient passés de 179 à 450 millions.Dans un mois, l'AMT devrait remettre au ministre Chevrette son rapport final, le fruit d'une année STCUM, de la STL, de la Ville de Laval et de différents experts.« Une centaine de personnes travaillent sur le dossier », dit Mme Adenot.Ce n'est qu'à ce moment qu'on connaîtra les véritables coûts du métro.Le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, serait « très étonné » que la facture puisse grimper à 450 millions.Mais si un tel rapport existe, selon lui, c'est qu'il y a des gens incompétents ou alors, des gens qui veulent faire dérailler le projet du métro.« C'est l'un ou l'autre, cela ne peut pas être une troisième hypothèse », dit-il.Le maire Vaillancourt ajoute que certaines comparaisons dans l'article « ne résistent pas à l'analyse très longtemps ».On y écrit notamment que le coût moyen des stations de métro montréalaises est de trois à quatre millions, alors que la station terminale lavalloise serait d'un faramineux 30 millions.« C'est de la foutaise, dit M.Vaillancourt.On ne peut construire la plus modeste des stations de coin de rue en bas de dix millions ! » Vérifications faites auprès de l'AMT, les stations coûtent quatre millions.pour être rénovées.À elle seule, la rénovation de la station terminale de Longueuil coûtera 15 millions.De plus, M.Vaillancourt constate que le Journal a calculé deux fois le coût du kilomètre manquant (63,5 millions) pour en arriver à 450 millions.En réalité, l'analyse du quotidien s'élève donc à 387,5 millions ! « Les chiffres ne concordent pas, le journaliste calcule le kilomètre deux fois, mais je ne veux pas commenter l'article », dit le maire, un peu mal à l'aise.D'autre part, le ministre Serge Ménard, député de Laval-des-Rapides, défend le projet du métro.« Sur le plan de la circulation dans une métropole, c'est ce qu'il y a de plus structurant, de plus efficace, de meilleur marché et de plus écologique.» Tous ne sont pas aussi chauds à l'idée.Le chef du parti d'opposition de Laval, Philippe Garceau, exprime certaines réserves sur la pertinence de prolonger le métro.« Si nous n'avons pas les moyens de nous payer un métro, et si l'achalandage ne le justifie pas, pensons à d'autres solutions pour améliorer le transport en commun à Laval.» MARTIN PELCHAT du bureau de La Presse, QUÉBEC L'avant-projet de loi du ministre Serge Ménard sur la sécurité-incendie ne fera que perpétuer le statu quo dans la région métropolitaine, estime la Ville de Montréal, qui continue de prôner la fusion des services d'incendie de l'île de Montréal.« Montréal continuera de servir de police d'assurance à la banlieue sans que celle-ci soit tenue d'en défrayer la prime », déplore la Ville dans son mémoire à la commission parlementaire qui a entrepris hier l'étude de cet avant-projet.Plutôt que d'imposer aux villes des fusions de leurs services de protection, le ministre a fait le pari qu'elles y viendront de leur plein gré dans le cadre de l'exercice visant à établir, sur trois ans, un « schéma de couverture de risque » à l'échelle des communautés urbaines et des MRC.« Il y a une telle disparité entre le service d'incendie de Montréal et celui des villes voisines qu'il est assuré que personne dans les autres villes de la CUM n'acceptera de mettre en commun ses ressources avec la Ville de Montréal, croit cependant Montréal.Les municipalités s'y refuseront en raison de leurs craintes de voir la mise en commun des services d'incendie devenir le prélude à la fusion des villes, ce qu'elles rejettent également.» La Ville qualifie également de « bureaucratique, technocratique, lourd, coûteux et peu efficace » le mécanisme proposé par le ministre pour amener les villes à adopter un plan de protection contre les incendies à l'échelle de la CUM.« Les délais sont tellement longs que dans cinq ans, nous en serons encore à discuter et à argumenter sur le sujet.» L'amélioration de la sécurité passe obligatoirement par les fusions, plaide encore la Ville.« Nous sommes toujours convaincus que sans mise en commun des services d'incendie, ces objectifs seront impossibles à réaliser de façon satisfaisante, pour la simple et bonne raison que les limites territoriales imposées aux services d'incendie retardent l'acheminement des pompiers situés le plus près du lieu d'une intervention.» Dans ce contexte, Montréal propose une « variante » : plutôt que de confier à la CUM la responsabilité d'établir le schéma, elle suggère que le gouvernement donne aux municipalités la responsabilité de convenir entre elles, d'ici le premier juin, d'un rapport « d'optimisation des ressources », mais sous l'oeil attentif d'un observateur gouvernemental.« Cette approche amènera le gouvernement en bout de ligne à prendre une décision concernant l'avenir de Montréal en ayant offert à tous les acteurs une chance d'être entendus », conclut la Ville.Chevrette exhorte les organismes responsables du projet à la « rigueur » et à la « sobriété ». 4LP0499A0203 A04jeudi 4LP0499A0203 ZALLCALL 67 09:14:25 02/03/00 B A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 3 FÉVRIER 2000 De la publicité dans les écoles.avec le concours du ministère Les cadres des commissions scolaires sous haute tension MARC THIBODEAU Le ministère de l'Éducation contribue à la production d'une revue gratuite qui permet à des entreprises de faire valoir leurs produits ou leur logo directement dans l'ensemble des écoles secondaires de la province.La revue en question, qui paraît quatre fois par année, se nomme Le Magazine jeunesse.Elle est produite par une « agence de communication jeunesse », le Groupe Jeunesse, en collaboration avec le ministère qui y a injecté près de 600 000 $ depuis cinq ans.À titre d'exemple, le numéro d'hiver 1999 comprend, en plus d'une multitude d'annonces payées par des institutions d'enseignement supérieur, deux pages de publicité pour un jeu vidéo, Donkey Kong 64.Le gouvernement du Canada annonce par ailleurs un concours national pour lutter contre le racisme commandité par Panasonic.Les lecteurs ciblés, qui sont âgés de 12 à 18 ans selon le Groupe Jeunesse, sont aussi priés de signer la pétition « cyber Pepsi » contre le racisme.L'Office de la protection du consommateur indique que nul ne peut faire de la publicité ciblant des enfants de moins de 13 ans.Les publications ayant le profil du Magazine jeunesse échappent à ce règlement s'ils sont vendus, notait hier son porte-parole, Georges- André Levac.« Si c'est gratuit, la restriction s'applique », dit-il.Le ministère est l'instigateur de la revue, indiquait hier Jean-Yves Daigle, qui est rattaché à la Direction de la formation générale des jeunes.Son but premier était de permettre aux élèves de s'exprimer tout en illustrant la qualité de leur français.Une firme privée, en l'occurrence le Groupe jeunesse, a été associée au projet pour assurer sa viabilité financière, disait-il hier.N'est-il pas paradoxal pour le ministère de soutenir indirectement la distribution de publicité dans les écoles tout en multipliant les mises en garde à ce sujet ?« Ça fait partie des contradictions de la vie », note M.Daigle.Yves Waddell, un enseignant mandaté par le ministère pour faire le point sur la présence de publicité dans les manuels scolaires, estime pour sa part que le gouvernement a créé « son propre cheval de Troie » avec cette revue.M.Daigle juge pour sa part que des documents sensiblement plus problématiques en matière de publicité sont distribués actuellement dans les écoles « et personne n'en parle ».Le ministère, ajoutet- il, garde un droit de veto sur tous les messages publicitaires présentés dans la revue.L'agence de communication utilise son association avec le gouvernement pour attirer de nouveaux clients.Dans un document qui leur est destiné, elle note que « l'implication du ministère de l'Éducation dans le Magazine jeunesse, le plus beau fleuron du Groupe jeunesse, est un gage de haute crédibilité de ce groupe dynamique auprès des institutions, des intervenants et.des jeunes ».L'agence, dans le même document, affirme pouvoir rejoindre les jeunes de tout âge « au coeur de l'école ».Sa présence « grandissante » dans les services de garde leur offrirait par ailleurs « un lieu privilégié pour communiquer avec les tout-petits ».Elle soutient que les campagnes de marketing entreprises par le passé donnent de bons résultats pour ses clients puisque 80 % d'entre eux « répètent et intensifient leur implication pendant plusieurs années ».Il a été impossible hier de joindre la présidente de l'agence, Ginette Flynn.La personne responsable des relations publiques, Nathalie Roy, s'est dite incapable par ailleurs de répondre aux questions de La Presse.MARC THIBODEAU Les cadres des commissions scolaires de la province sont durement affectés par les compressions et les réformes que le ministère de l'Éducation a imposées au cours des dernières années.Les résultats préliminaires d'un sondage mené par l'Association des cadres scolaires du Québec, qui recrute principalement ses membres parmi le personnel administratif des commissions scolaires, indiquent que 57 % d'entre eux souffrent de « stress psychologique élevé ».De plus, 20 % présentent des symptômes de dépression, indiquait hier Andrée Tousignant, conseillère en relations de travail de l'Association.« C'est un résultat alarmant.Pour moi, ça ne constitue cependant pas vraiment une surprise puisqu'il y a beaucoup de détresse sur le terrain.Les gens ressentent énormément de pression.Ils se demandent jusqu'où ça va aller », note Mme Tousignant.Plusieurs facteurs, estime-t-elle, contribuent au phénomène.Les compressions, qui touchent durement les commissions scolaires, ont notamment créé bien des tensions.L'Association estime que les cadres se retrouvent souvent pris entre deux feux puisqu'ils doivent gérer des mesures qui sont parfois impopulaires avec la « base » tout en étant eux-mêmes directement soumis aux menaces de mises à pied.Les fusions de commissions scolaires ont également entraîné d'importants bouleversements.Dans le processus, plusieurs cadres ont dû être rétrogradés ou replacés, ce qui suscite aussi des difficultés.Enfin, le programme de départs à la retraite a aussi contribué à l'alourdissement de la tâche, note Mme Tousignant.La principale association de directeurs d'établissement ne dispose pas de données équivalentes à celles de l'association.Le président de la Fédération québécoise des directeurs d'établissement d'enseignement, Robert Morin, estime néanmoins que la pression sur ses membres a considérablement augmenté au cours des dernières années.« La réforme a entraîné la décentralisation vers les écoles de beaucoup de pouvoirs.C'est sûr que ça crée beaucoup de stress », dit-il.Le stress touche également les enseignants, indique de son côté la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCQS), qui ne dispose que de données partielles pour évaluer leur santé mentale.Selon Guy Perreault, conseiller en relations de travail à la FCQS, plus de 30 % des cas d'absentéisme relevés parmi les enseignants sont attribuables à l'épuisement professionnel.L'absentéisme, précise-t-il, touche 2 % des membres de cette catégorie de personnel.Pour sensibiliser les acteurs du réseau scolaire aux problèmes de santé mentale, l'organisme organise conjointement avec l'Association des cadres scolaires du Québec un colloque qui se tiendra à la fin du mois de mars.Le Groupe jeunesse, « une agence de communication jeunesse », affirme qu'elle peut rejoindre les élèves de tout âge « au coeur de l'école » avec ses campagnes de publicité.On voit ici la page couverture d'un document produit à l'attention de clients potentiels.Les enseignants épuisés et peu valorisés LIA LEVESQUE de la Presse Canadienne Le comportement des jeunes, de même que le peu d'appui dont jouissent les professeurs dans la société, expliquent, entre autres, la croissance de l'épuisement professionnel chez les enseignants, croit la présidente de la CEQ Monique Richard.La présidente de la Centrale de l'enseignement du Québec a été appelée à commenter, hier, la nouvelle voulant que de 30 à 40 % des cas d'invalidité chez les professeurs du primaire et du secondaire soient reliés à l'épuisement professionnel, au burn-out.Ces chiffres ont été cités par la Fédération des commissions scolaires du Québec et rapportés dans l'édition de mercredi du Devoir.Appelée à expliquer ce phénomène en recrudescence, Mme Richard cite toute une panoplie de causes, plusieurs étant de nature sociale : la violence, le manque de respect des jeunes envers les adultes, la pauvreté, l'éclatement des familles, l'accroissement des difficultés d'apprentissage chez l'enfant.« Les jeunes reproduisent ce qu'ils vivent.Quand, entre les jeunes, ce sont des rapports de violence, d'ultimatums, de chantage », relate Mme Richard, les professeurs subissent le même traitement.« Je connais des enseignants, quand ils entrent dans leur classe, leur premier objectif, c'est d'en sortir, parce que le climat de la classe est assez ardu », rapporte la dirigeante syndicale.Ce climat tendu, jumelé au peu d'appui dont jouissent les enseignants dans la société, alimente la recette parfaite pour l'épuisement professionnel.Certains enseignants avisent les parents, mais ceux-ci ne s'en soucient pas tous autant, répliquant parfois au professeur qu'il lui appartient de « faire sa job », rapporte Mme Richard. 4LP0502A0203 a5 jeudi 4LP0502A0203 ZALLCALL 67 01:11:41 02/03/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 3 FÉVRIER 2000 R A 5 Les voleurs d'équerre On a peine à croire que cela se passe dans la métropole du Canada : le syndicat de la police de Toronto a mené auprès du public une campagne de financement par téléphone (télémarketing) pour amasser des fonds devant notamment servir à enquêter sur certains politiciens, ceux-là bien sûr qui refusent de se plier aux quatre volontés de la police.Les donateurs à la campagne de financement reçoivent un autocollant à apposer sur le pare-brise de leur véhicule, autocollant variant de couleur selon l'importance du don.Comme ça le flic qui arrête un automobiliste à Toronto, peut savoir à la couleur de son autocollant si c'est un vrai ami de la police ! Le maire de Toronto ne dit pas un mot de tout ça parce que son fils est, semble-t-il, vice- président de la compagnie de télémarketing qui organise cette campagne de financement.Pincez-moi, quelqu'un.Dites-moi qu'on est à la Sierra Leone, en Guinée, en Moldavie, pas à Toronto, métropole de ce vaniteux pays qui se mêle souvent de donner des leçons de démocratie au monde entier.Un syndicat de flics ramasse du fric pour faire chanter les politiciens, et le président de ce syndicat, loin de s'excuser, invite tous les syndicats de policiers du pays à l'imiter.J'imagine combien le projet doit faire frétiller d'aise son ex-homologue montréalais, ce cher Yves Prud'Homme, devenu récemment président de la Fédération des policiers municipaux du Québec.À quand un Parlement composé uniquement de flics ?Après les républiques de bananes menées par des généraux, voici que s'annoncent des temps nouveaux.Voici qu'on aura bientôt des raies-publiques menées par des troud'cul.Sûr que M.Florent Gagné, directeur général de la Sûreté du Québec, s'offusquera de mes propos outranciers, lui qui trouve le langage pourtant châtié du rapport Poitras « un peu excessif ».Dans l'entrevue qu'il a accordée à mon collègue Yves Boisvert, dans La Presse de samedi dernier, M.Florent Gagné avance que « la plupart des policiers n'ont aucun dossier disciplinaire et sont très honnêtes ».Il affirme que la déviance est sévèrement sanctionnée à la SQ, et raconte, à l'appui, cette édifiante anecdote.« C'est en tremblant que j'ai signé le congédiement d'un policier qui avait changé le prix d'une équerre dans un Ro-Na, pour économiser 12 $.J'hésitais, mais mes policiers me disaient : c'est une police, on n'a pas besoin d'un gars qui vole des équerres dans la police ! » Votre histoire ne rassure personne M.Gagné.Personne ne pense sérieusement que les rangs de la police abritent un réseau de voleurs à l'étalage.Deux choses inquiètent dans la police, M.Gagné, et aucune des deux n'est les voleurs d'équerre.Deux choses.La première, le cover-up dans les cas de fautes professionnelles.Exemple, la présente affaire des flics de Cowansville.Une fille se plante en auto, cause un accident avec blessés.Elle était ivre.Les policiers appelés sur les lieux reconnaissent la fille d'un de leurs collègues et lui bricolent un gentil petit rapport pour arranger ça.On est devant une faute professionnelle.J'entendais l'autre jour à la télé M.Prud'Homme reconnaître qu'il arrivait aux policiers, comme à n'importe qui, de commettre des fautes professionnelles, que les médias cessent donc d'en faire un sujet de scandale permanent.Très bien.Sauf que le scandale n'est pas dans la faute professionnelle.Il est dans ce qui arrive après.Dans l'affaire de Cowansville, un des policiers a refusé de souscrire au cover-up, c'est là que c'est devenu scandaleux.Le dissident a été menacé, rejeté par ses collègues, abandonné par ses supérieurs.Et il ne s'est pas trouvé un boss, pas une seule autorité s y n d i c a l e , M .Prud'Homme, pour le défendre.Le scandale c'est ça, le silence dans les rangs.Le scandale, c'est cette culture mafieuse qui rejette le juste comme un déviant.Le scandale, ce n'est pas la faute professionnelle, c'est son avalisation par le clan.Il est plus facile de congédier un voleur d'équerre que d'aller contre la loi du clan.Quand un citoyen se plaint d'un abus policier, neuf fois sur dix, c'est le citoyen qui se retrouve accusé d'entrave à la justice, ou d'avoir résisté à son arrestation ou d'avoir causé du trouble sur la voie publique.Tout le monde sait que c'est un mensonge corporatif fabriqué pour étouffer la plainte du citoyen.Je me souviens de m'être rendu à un congrès de flics (à l'invitation de Duchesneau), et de leur avoir exhibé sur scène une victime d'abus policiers qui avait été molestée et insultée.Après ce témoignage, ils avaient été nombreux à me dire leur indignation, et ils étaient sincères.N'empêche qu'ils n'ont rien pu faire contre le clan.La jeune fille a été déboutée en déontologie.Il est plus facile de congédier un voleur d'équerre que de suspendre un flic qui brutalise une citoyenne en la traitant de lesbienne et de chienne.Deux choses inquiètent disais-je, la seconde c'est la fabrication de preuve.Le raccourci que prennent les soi-disant flics de l'élite pour coincer les grands criminels est un déni de l'État de droit.Lucien Landry, Pierre Duclos, Dany Fafard, Michel Barry, quatre enquêteurs accusés d'avoir fabriqué de la preuve dans le procès Matticks, ont été tous les quatre acquittés par un jury.Le voleur d'équerre n'a pas eu cette chance.QUESTION RADIOACTIVE \u2014 Mme Gagné, une lectrice de Québec me reproche de ne pas avoir abordé dans mes papiers sur l'Irak, le problème de l'uranium appauvri : « N'estil pas vrai que les cas de leucémies infantiles ont considérablement augmenté en Irak ?» Je n'en sais rien madame.La propagande irakienne dit oui.On nous a parlé aussi d'un très grand nombre d'enfants nés avec des malformations.Dans un hôpital de Bassora, on en a même fait une sorte de musée des horreurs de très mauvais goût.Mais aucune confirmation, aucun chiffre officiel du côté de l'Unicef ou de l'OMS (Organisation mondiale de la santé).Pour le lecteur peu familier avec l'armement, l'uranium appauvri est utilisé pour renforcer les ogives des balles, les rendre perforantes.En principe l'uranium appauvri n'est dangereux que si on entre directement en contact avec, mais justement, sous l'impact, les ogives se pulvérisent en une très fine poussière qui reste en suspension dans l'air.Propagande ?Peut-être pas totalement.Sur leurs bases, en Arabie Saoudite, les Américains ont posé des avertissements près de leurs dépôts de munitions : « Attention matériel radioactif ».Pierre Prix du diesel et du mazout: des sommets rarement vus LISA BINSSE Pour la première fois depuis plusieurs années, le prix à la pompe du litre de carburant diesel, le gazole, est supérieur à celui de l'essence ordinaire.Le mazout pour le chauffage coûte plus cher que pendant la guerre du Golfe.L'impact de la flambée du prix de ces deux carburants se fait sentir dans plusieurs secteurs, dont le camionnage, le transport aérien, le transport scolaire et même le secteur manufacturier.Sans compter les hausses de l'essence qui font maugréer les automobilistes, qui doivent aussi payer plus pour se chauffer.Pour le moment, un relâchement des prix ne pointe pas à l'horizon.Trois facteurs, parmi d'autres, jouent contre les consommateurs qui se sentent égorgés : la température hivernale, les stocks de brut des pétrolières à leur plus bas depuis 23 ans aux États-Unis où, enfin, le gouvernement a décidé de ne pas puiser dans ses propres réserves de brut pour pallier la situation.De plus, les stocks sont bas dans l'essence et le distillat qui sert à la préparation du gazole, du mazout et du carburéacteur pour avions.Présentement, dans la région de Montréal, le gazole à la pompe coûte environ 80 cents le litre avec taxes.Le litre d'essence ordinaire coûte dans les 70 cents.Dans les relais routiers où les camionneurs font le plein, le prix est en moyenne de 76 cents le litre.Il faut débourser de 46 à presque 50 cents pour un litre de mazout, vendu au plus cher 42 cents le litre pendant la crise du Golfe.« C'est la première fois depuis au moins 15 ans que je vois ça, dit Louis Forget, vice-président aux relations publiques et gouvernementales chez Ultramar.C'est une situation anormale et temporaire.» L'analyste Ian Ollers, de Maison Placements Canada, parle aussi d'une situation temporaire.Il ne pense pas que le cours du brut puisse se maintenir à cette hauteur longtemps.Mais, ajoute-t-il, les réserves baissent et la demande croît, deux ingrédients qui font pression à la hausse sur les prix.Temporaire ou pas, elle fait mal à tout le monde : les compagnies aériennes qui augmentent le prix du billet entre le Canada et les États-Unis pour compenser, les manufacturiers qui assument les coûts de transport de leur marchandise et les transporteurs scolaires et les camionneurs qui veulent se prémunir contre cette volatilité des prix.Pour Gabriel Berberi, porte-parole de l'Association nationale des camionneurs artisans, il ne fait aucun doute que « pétrolières mènent le monde ».La flambée du prix du gazole n'a pas d'impact à la STCUM, qui s'est protégée par un échange de contrat financier contre les fluctuations des prix jusqu'en août.Par ailleurs, quelle que soit la croyance populaire, un analyste note que les pétrolières ne font pas d'argent avec leurs activités en aval, soit le raffinage et la commercialisation.Il parle d'une marge moyenne au Canada d'un demicent par litre pour l'année.Ultramar, qui n'est pas une pétrolière intégrée « mange ses bas » dans le gazole, dit M.Forget.Elle commence à peine à dégager une marge positive sur le prix.Pourquoi cette flambée ?La première raison demeure la hausse du cours du pétrole brut, qui découle de la décision des membres de l'OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole) de reconduire l'accord conclu en mars 1999 réduisant l'offre mondiale de pétrole.Autre facteur : plusieurs raffineurs européens, qui doivent respecter de nouvelles normes antipollution, ont acheté le distillat disponible en Amérique du Nord, qui a une plus faible teneur en soufre, alors que les stocks sont déjà peu élevés.Pour compliquer le tout, une raffinerie produisant 85 000 barils-jour à Philadelphie est en arrêt de production pour cause de problèmes techniques.Reste à espérer maintenant que le printemps soit hâtif et que les stocks se redressent.mais la marmotte n'a pas vu son ombre.PHOTO ROBERT SKINNER, La Presse © Les prix du diesel, du gazole et du mazout dépassent celui de l'essence.Un présumé terroriste est libéré Associated Press SEATTLE Un Marocain arrêté aux États-Unis comme témoin, dans le cadre d'une affaire de complot terroriste présumé, a été libéré mercredi, ont annoncé les services du ministère de la Justice à Seattle.Youssef Karroum, 35 ans, qui habite à Surrey, en Colombie-Britannique, avait été arrêté la semaine dernière à Blaine, à 160 kilomètres au nord de Seattle, après avoir essayé de franchir la frontière canadienne pour passer aux États- Unis.Selon le Seattle Times, citant une source non identifiée au ministère de la Justice, Youssef Karroum a été arrêté dans le cadre de l'affaire Ahmed Ressam, un Algérien soupçonné d'avoir préparé un attentat aux États-Unis.L'avocat de M.Karroum, Gene Grantham, a déclaré que son client n'était pas un suspect dans cette affaire. 4LP0601A0203 a06-jeudi-PE 4LP0601A0203 ZALLCALL 67 01:10:51 02/03/00 B A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 3 FÉVRIER 2000 Île de Montréal L'EXPRESS DU MATIN Les urgences débordent encore n Après une courte accalmie, les patients ont recommencé à affluer en grand nombre dans les urgences des hôpitaux de l'île de Montréal.Hier matin, le taux d'occupation des 17 salles d'urgence atteignait 176 %, selon les chiffres fournis par la régie régionale de Montréal-Centre.Trente patients attendaient sur des civières depuis plus de 48 heures.À l'hôpital Notre- Dame du CHUM, ça débordait carrément avec 61 malades dans les corridors, alors que la capacité des urgences se chiffre à 28 civières.Les infirmières de l'hôpital Maisonneuve-Rosemont n'ont pas chômé non plus hier : 70 personnes attendaient aux urgences pour 34 civières au permis.La ministre de la Santé, Pauline Marois, a cependant annoncé lundi que 8,9 millions seront injectés aux urgences de l'hôpital de l'est de Montréal pour doubler leur surface.Les urgences de l'hôpital Santa Cabrini accueillaient hier plus du double de patients que leur capacité normale.L'engorgement était également persistant à l'hôpital du Sacré-Coeur et à l'Hôpital général de Montréal.À la Cité de la Santé de Laval, 51 patients étaient alités aux urgences, qui ne peuvent accueillir que 33 civières.Portes ouvertes à l'UQAM n L'Université du Québec à Montréal organise une journée portes ouvertes dimanche prochain dans quatre secteurs (sciences, sciences de la gestion, musique et mode), afin de renseigner les personnes intéressées aux programmes d'études, aux activités de formation, à la vie étudiante, aux perspectives d'emploi, et leur permettre de faire un choix éclairé.Un service gratuit de navette sera disponible entre les pavillons.Les visiteurs pourront rencontrer des professeurs, des étudiants, des diplômés et des partenaires du milieu, visiter les installations de l'université, voir des expositions de réalisations étudiantes, assister à des concerts et recevoir de l'information sur les activités de formation à l'étranger.L'horaire complet des activités peut être consulté sur le site Internet : www.uqam.ca.Balles Pokémon n Les Restaurants Burger King du Canada ont rappelé les balles Pokémon offertes à l'achat d'un repas pour enfant.Les balles pourraient présenter un danger pour les bébés et les jeunes enfants qui risquent de s'étouffer.On recommande à la clientèle de jeter et de détruire immédiatement ces balles distribuées avec les repas Burger King pour enfants en novembre et en décembre 1999.Le 25 janvier dernier, un nourrisson de quatre mois se serait étouffé à Indianapolis, en Indiana, lorsque la moitié de la balle Pokémon qui était dans son berceau est restée coincée sur son visage.Les balles Pokémon sont en plastique et sont de petits contenants mesurant entre 6,99 et 7,62 cm de diamètre.Elles s'ouvrent pour laisser voir un des 57 jouets de la collection Pokémon logés à l'intérieur.Les balles sont de différentes couleurs, notamment, rouge et blanc, et rose indien.La mention « sécurité éprouvée » était inscrite sur l'emballage et le jouet était recommandé pour les enfants de tous les âges.Hausse des loyers n Considérant les différentes données économiques et l'état du marché locatif dans la région de Montréal, CORPIQ-Montréal recommande aux propriétaires d'immeubles à logements une augmentation des loyers de 2 à 2,5 %.De plus, CORPIQ conseille à ses membres d'examiner et de considérer plusieurs données particulières à leur immeuble avant l'envoi d'un avis de reconduction de bail : situation géographique, qualité des services et de gestion, dépenses majeures, taux d'inoccupation.Afin d'aider les propriétaires dans leur décision, CORPIQ met à la disposition de ses membres de la documentation traitant de l'état du marché régional.Chaque propriétaire doit respecter certaines normes légales quant à l'avis qui sera envoyé à ses locataires.À cet effet, la Corporation recommande d'utiliser le formulaire reproduit dans le Guide de formules-type, document exclusif aux membres de la Corporation.PHOTO RÉMI LEMÉE, La Presse Les travaux se poursuivent au centre interactif des sciences et technologie i Sci, qui devrait ouvrir comme prévu le 10 mai prochain dans le Vieux-Port de Montréal.Le Centre i Sci ouvrira en mai MARIE-CLAUDE GIRARD La Société du Vieux-Port de Montréal dévoile ce matin une partie des installations du nouveau Centre i Sci, un grand complexe interactif de sciences et de divertissement qui occupera tout le quai King Edward dès le mois de mai.Le centre compte 18 000 mètres carrés de bâtiments comprenant trois grandes salles d'exposition scientifique, une boutique, un restaurant de type familial de 1000 places, le cinéma Imax rénové, un café bistro et un nouveau cinéma interactif « Immersion », où les spectateurs peuvent intervenir dans le déroulement du film.On y présentera en mai un voyage dans le corps humain.Face à la rue de la Commune, un ensemble de comptoirs-restaurants s'ouvriront sur une terrasse extérieure.On a réservé une grande place à 500 espaces de stationnement intérieur.Le Centre i Sci, pour science, individu, interactivité et innovation, sera érigé dans deux anciens hangars du Vieux-Port reliés par une passerelle.Les édifices ont été modifiés en misant sur la transparence et de nombreuses fenêtres et vitrines.Le bâtiment ouest sera dévoilé aujourd'hui.Quant à l'édifice est, il sera terminé dans quelques semaines.Le projet de centre interactif des sciences a été lancé il y a deux ans sur l'initiative de la Société du Vieux-Port de Montréal, un organisme fédéral relevant du ministère des Travaux publics.Le projet de 49 millions de dollars a bénéficié d'une contribution de 29 millions du gouvernement fédéral.Quinze millions ont été amassés lors d'une campagne de financement auprès des entreprises canadiennes et québécoises du secteur industriel.Les cinq autres millions proviennent des investissements en aménagement faits par les concessionnaires.L'aménagement du centre permettra au public de se rendre jusqu'au fleuve par le quai King- Edward.Une place publique et une scène seront aménagées au bout du quai, à l'extrémité de la nouvelle rue du Quai King-Edward.Pendant l'été, des boutiques extérieures logeront le long de la promenade dans de véritables conteneurs, rappel du rôle commercial du port.Un belvédère sera érigé aussi sur le toit de l'édifice est.Le centre i Sci a pour mission de « contribuer à ce que chaque individu devienne capable de s'approprier les sciences et les technologies pour construire son avenir ».Il vise aussi à faire connaître les réalisations et innovations en sciences et technologies des entreprises d'ici.Il s'adresse tant aux touristes qu'aux familles, aux professeurs et à leurs élèves.On espère attirer deux millions de visiteurs cette année.Un musée retraçant l'histoire de la communauté noire ?ÉRIC TROTTIER S'il n'en tient qu'au maire Bourque, les Noirs auront leur musée.Le maire de Montréal a annoncé hier le financement d'une étude de faisabilité pour implanter un musée historique de la communauté noire de Montréal dans le quartier Petite-Bourgogne, dans le sud-ouest de la métropole.« C'est un projet qui a déjà existé, mais qui n'a jamais vraiment décollé.Je veux le relancer ; ça devrait coûter trois ou quatre millions », a déclaré M.Bourque à La Presse, au lancement du mois de l'histoire des Noirs.Pour l'instant, aucun autre détail sur le projet n'a été divulgué, si ce n'est que l'emplacement de cet éventuel musée pourrait se trouver dans un « immeuble abandonné » de la Petite-Bourgogne.Pour le lancement du mois de l'histoire des Noirs, le maire a reçu près de 300 personnes de la communauté noire de Montréal, hier, à l'hôtel de ville.« Le mois de l'histoire des Noirs est une excellente occasion de favoriser une meilleure connaissance des communautés noires de même qu'une meilleure compréhension de leur apport à l'essor de Montréal », a déclaré le maire Bourque.La présidente du mois de l'histoire des Noirs, Élisabeth Dembil, a d'ailleurs rappelé que les Noirs ont, de tout temps, fait partie de l'histoire de Montréal et du Canada.« Les premiers Noirs accompagnaient les grands explorateurs et sont arrivés vers 1605, en provenance d'Afrique.Plus tard, au 19e siècle, on a connu une vague d'immigration en provenance des États-Unis : les Noirs se réfugiaient ici pour fuir l'esclavage », a expliqué Mme Dembil, qui déplore que ces éléments ne se retrouvent pas assez dans les livres d'histoire.« Comme le fait que nous avons eu, en Nouvelle- France, des esclaves noirs, ou comme le fait que les Noirs ont participé en grand nombre à la construction du chemin de fer, ou aux deux guerres mondiales, ajoute-t-elle.De ça, l'histoire n'en parle jamais.» Les Montréalais ont donc tout le mois de février pour mieux connaître leur histoire, grâce à différentes activités organisées par la Ville.« Le mois de l'histoire des Noirs sert à reconnaître ce que les Noirs ont apporté à ce pays, conclut Mme Dembil, à reconnaître que ce sont des citoyens et non pas des fardeaux.» TÊTES D'AFFICHE Deux médecins de Joliette ont décidé de réaliser leur rêve : participer à la course des Gazelles dans le désert de l'Afrique.Geneviève Renaud a eu l'idée et a convaincu son amie Nathalie Allard d'embarquer dans l'aventure.Depuis un an et demi, les deux copines se préparent.Le plus difficile ?Ramasser les 30 000 $ nécessaires au voyage.Elles ont déjà vendu 590 chandails, donné une dizaine de conférences.Demain soir, elles organisent un événement-bénéfice qui donnera un goût d'Afrique aux gens qui ne partent pas avec elles : un souper marocain.Au menu : purée de pois chiches, couscous, salade à l'eau de fleurs d'orangers avec dattes et amandes.Le tout au son de musique arabe et avec une danseuse de baladi.La soirée se déroule dans le gymnase de l'hôpital de Joliette (CHRDL, 1000, boul.Ste-Anne) dès 19h.Il faut acheter les billets chez Kaki plein-air (67, place Bourget, Joliette), commanditaire officiel de l'équipe, ou réserver par téléphone au même endroit, 450-753-5332.Si tout va bien, les filles partiront le 1er mai.n n n Mikhaïl Gorbatchev, le Dalaï Lama, Nelson Mandela, Rigoberta Menchu, Shimon Peres et Desmond Tutu ont déjà apposé leurs noms au Manifeste 2000.Le public québécois est à son tour convié à signer cette proclamation rédigée par des lauréats du Prix Nobel de la paix dans le cadre du 50e anniversaire de la Déclaration des droits de l'homme.Dès aujourd'hui, le Manifeste pour une culture de la paix et de la non-violence est affiché dans le hall du Théâtre du Nouveau Monde.Cette idée vient des créateurs de la pièce L'Odyssée, l'oeuvre d'Homère adaptée pour la scène par Dominic Champagne et Alexis Martin.Les spectateurs du TNM, tout comme les passants, sont invités à signer le manifeste.L'UNESCO espère recueillir 100 millions de signatures et les transmettre lors de la prochaine assemblée générale de l'ONU, à l'automne 2000.n n n Les systèmes électroniques Matrox viennent de donner un coup de main au Groupe uni des éducateurs pour l'environnement (GUEPE) en leur remettant un chèque de 15 000 $.Le GUEPE est un organisme sans but lucratif dont la mission est d'éduquer et de sensibiliser la population en général, les jeunes en particulier, à l'importance de l'environnement.Pour ce faire, le groupe organise toutes sortes d'activités, comme des randonnées pédestres ou des stages d'initiation à l'astronomie ou à l'ornithologie.Matrox est une entreprise de 2300 employés qui fabrique des composantes électroniques.Le chèque de 15 000 $, remis par le président de Matrox, Lorne Trottier, aidera le GUEPE à poursuivre son mandat éducatif.n n n Pierre Pettigrew L'Organisation montréalaise des personnes atteintes de cancer (OMPAC) tiendra son encan d'oeuvres d'art annuel le dimanche 13 février, à l'hôtel Le Centre Sheraton (1201, boul.René-Lévesque).Plus de 80 oeuvres seront mises aux enchères, incluant des pièces d'artistes renommés tels Marcelle Ferron, Pierre Gauvreau, Armand Vaillancourt et Alfred Pellan.Pierre Pettigrew, ministre du Commerce international, est le président d'honneur de l'événement.La journée de l'encan, les oeuvres seront exposées dès 10h30, ce qui permettra à tout le monde de jeter un coup d'oeil, de faire son choix.Suivra un déjeuner-buffet à 11h30 et l'encan qui débutera aux alentours de 12h30.Le tout se terminera en fin d'après-midi, lorsque la dernière oeuvre aura été vendue.Les profits générés par la vente aux enchères représentent 25 % des revenus annuels de cette organisation qui vient en aide aux personnes qui vivent avec le cancer.L'organisme sans but lucratif fournit du support aux gens atteints en leur permettant d'extérioriser leurs angoisses.Conférences, ateliers, service d'écoute téléphonique ou de rencontre avec une personne ressource sont quelques-uns des services offerts gratuitement.Les billets pour l'encan coûtent 25 $ ; on peut se les procurer en communiquant avec OMPAC, au 729-8833.n n n Michel Côté Vous avez peut-être aperçu la publicité du Fonds de recherche de l'Institut de cardiologie de Montréal sur laquelle on voit Michel Côté tenant dans sa main un petit coeur.Il s'agit d'un coeur antistress que l'on peut presser pour faire passer un stress momentané.Chacun coûte 2 $ et les profits des ventes seront remis au Fonds de recherche.Il reste encore une dizaine de jours pour se les procurer, soit jusqu'au 14 février.On peut le faire dans les commerces suivants : Uniprix, Petro- Canada, Giorgio, Steak frites, Bentley, Jovin, Unic, Agnew, Voyageur, Excellence sports et Le Commensal.Adressez vos communiqués à : Têtes d'affiche La Presse, 7, rue Saint-Jacques Montréal, H2Y 1K9 4LP0799A0203 A 7 jeudi 4LP0799A0203 ZALLCALL 67 09:15:30 02/03/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 3 FÉVRIER 2000 A 7 Laurentides/Laval Encore plus d'emplois à Tremblant La station de ski prévoit doubler le nombre de ses employés en dix ans LAURIER CLOUTIER Tremblant, la grande station de ski des Laurentides détenue par Intrawest, de Vancouver, va plus que doubler le nombre de ses employés, qui passera de 2400 à 5000 ou 5500, après deux autres phases d'investissements d'un total de un milliard d'ici 2010.Le président, Michel Aubin, n'a pas déterminé le nombre de travailleurs de la construction qu'il faudra pour réaliser les travaux.Il a cependant compté 15 900 emplois/ année entre 1991 et 1999.Cette croissance phénoménale ne sera pas sans poser d'énormes défis à la petite équipe du président Aubin.Un comité régional, le CAMO (trois municipalités, deux chambres de commerce et Tremblant depuis l'an dernier), planche déjà sur le dossier afin que tout se fasse dans l'harmonie et le consensus.Le CAMO a fixé quatre priorités : le réseau routier, le transport en commun, le logement et la formation du personnel.On augmentera la capacité de la montée Ryan et on envisage l'aménagement d'une nouvelle voie d'accès, pour relier le réseau routier aux trois versants de la station.Tremblant ne pouvait compter sur le transport en commun en 1991, au moment de son rachat par Intrawest qui l'a sauvée d'une faillite technique.Des autobus de type scolaire assurent aujourd'hui le transport en commun dans les municipalités de Mont-Tremblant et de Saint-Jovite et on en planifie un de meilleure qualité, qui s'étendrait à Sainte-Adèle et Labelle, avec des autobus de type urbain : financement, exploitation, horaires et trajets.Autant que faire se peut, Saint- Jovite tentera de convaincre des entrepreneurs de construire des logements pour les employés de Tremblant qui ne peuvent souvent se payer les prix de la station.La municipalité voisine profiterait ainsi davantage des retombées du centre de villégiature international.Quant à la formation du personnel, on travaille déjà depuis deux ans sur différents programmes.Tremblant ne s'intéresse pas vraiment au dossier du regroupement des municipalités de la région, chaudement défendu par Québec, parce que ce n'est pas de son ressort.Michel Aubin reconnaît toutefois avoir écrit au ministre Jacques Léonard afin qu'il n'oublie pas l'option d'une structure régionale.Ce qui est clair cependant, c'est que toute la région aimerait profiter des retombées de Tremblant et que, pour ce faire, il faut prévoir du transport en commun (peut-être aussi un train) pour éviter la multiplication des automobiles.Déjà, Saint-Jovite a vu croître le nombre de ses emplois de 68,2 % entre 1991 et 1998 et les Laurentides, de 29,6 %, comparativement à 7,4 % pour l'ensemble du Québec.La municipalité de La Macaza, à 30 minutes de la station, a proposé d'utiliser son aéroport, abandonné par l'armée.Avec sa piste en béton de 6500 pieds, La Macaza pourrait accueillir d'ici deux ou trois ans des avions nolisés et des jets privés.D'ici 2010, Tremblant veut atteindre le cap du million de skieurs par saison, en provenance du marché local (30 %), de la côte Est américaine (30 %) et de l'Ontario (20 %), mais aussi de l'Europe, de l'Asie et de l'Amérique latine dans une proportion de 20 %.PHOTO ROBERT NADON, La Presse © Les grues règnent sur le ciel de la station de ski depuis le début de la décennie.Mont Saint-Sauveur rachète Edelweiss LAVAL Le sort de dix écoles fixé dans deux mois La commission scolaire veut les fermer JACQUES BENOIT Mont Saint-Sauveur International, qui exploite déjà six stations de sports d'hiver, vient de racheter pour 1,5 million de dollars les actifs de la station Edelweiss, dans l'Outaouais, à 20 minutes au nord de Hull.Le rachat comprend les 1250 acres de la station, mais également son petit motel de 16 chambres, alors que la famille Tommy, qui créa la station en 1960, conserve le club de golf, ont indiqué hier à La Presse le président des stations de Saint-Sauveur, Louis Dufour, et le vice-président, finances, du holding Mont Saint-Sauveur International, Louis-Philippe Hébert.Jusque-là active uniquement dans la vallée de Saint-Sauveur (cinq stations) et au Vermont où elle est propriétaire de Jay Peak, l'entreprise se trouve à entrer ainsi sur un nouveau marché, la région Hull-Ottawa qui compte un million d'habitants, expliquent-ils.« On voit qu'il y a un potentiel très intéressant pour les jeunes familles », note M.Dufour.Autres avantages de ce rachat, ajoute-til : les équipements d'enneigement d'Edelweiss sont de qualité, et Edelweiss, qui dispose de 27 pistes, a non seulement trois remonte-pentes, mais également un télésiège dernier cri.Considérée comme une station de taille moyenne, comparable par exemple à celle de Morin Heights, Edelweiss accueille quelque 100 000 skieurs par année, contre « plus de 800 000 pour les stations de la vallée de Saint-Sauveur, ce qui exclut Jay Peak », note M.Hébert.En haute saison comme à l'heure actuelle, 200 personnes travaillent à Edelweiss, et toutes restent en place, précise-til.Aux prises avec des difficultés financières à la suite du grand verglas de janvier 1998, Edelweiss se plaça à l'été de la même année sous la protection de la Loi sur les faillites.Mont Saint-Sauveur, elle, en rachète uniquement les actifs, et ne prend donc pas à son compte les dettes qui pourraient rester.Le bénéfice de Mont Saint-Sauveur a atteint l'an passé 600 000 $, pour un chiffre d'affaires de 33 millions.Enfin, histoire d'attirer plus de skieurs à toutes ses stations, l'entreprise offre depuis hier un rabais de 50 % sur les billets de ses stations de la vallée de Saint-Sauveur aux skieurs qui en achètent pour skier à Edelweiss.Les stations qu'exploite la firme sont celles de Saint-Sauveur elle-même, puis Avila, Morin Heights, Mont Olympia, Mont Gabriel et Jay Peak.JEAN-PAUL CHARBONNEAU Le piètre état de dix écoles et leur situation géographique forcent la Commission scolaire de Laval à prévoir leur fermeture.C'est ce qu'a affirmé hier le président de cette commission scolaire, Pierre Bourgeois, avant l'assemblée des commissaires où le plan triennal de répartition et de destination des immeubles a été présenté.Il s'agit, diton, d'un projet de plan réaliste et nécessaire.Il y aura une vaste consultation auprès des parents et une décision finale sera prise le 29 mars.Cette commission scolaire est dans le rouge de 9,9 millions et avec les fermetures envisagées on prévoit récupérer 1,5 million par an au cours des cinq prochaines années.Les écoles primaires ciblées sont d'Argenteuil et l'Érable, Notre-Dame-de-Pontmain et Brin d'Éveil, Saint-Christophe, Raymond- Labadie, Leblanc, Notre-Dame-du-Cap, Monseigneur-Laval, Saint-Pie-X, Notre- Dame et les Maisons Alpha.À l'exception de Notre-Dame et les Maisons Alpha (un centre d'éducation pour adultes) toutes ces écoles sont situées dans l'ancien territoire de la Commission scolaire Chomedey.Les deux autres appartenaient à l'ancienne Commission scolaire Les Écores.Afin de replacer les 4300 écoliers touchés par ce projet de fermetures, les écoles secondaires Marcel-Vaillancourt, Alphonse-Desjardins, Saint-Martin et Saint-François deviendraient des écoles primaires.Tandis que l'école Fleur-de-vie augmenterait ses espaces par l'ajout du pavillon A de l'école La Passerelle.Quant aux écoles Du Boisé, l'Envolée (secondaire) et Georges-Vanier, elles vivraient un partage différent des locaux mis à leur disposition.On n'a pas indiqué où les milliers d'élèves qui fréquentent ces écoles secondaires seront replacés si le plan présenté se réalise.Selon M.Bourgeois, les écoles vouées à la fermeture à la fin de la présente année scolaire sont plus que vétustes, ayant entre 35 et 72 ans.D'autre part, la population de la partie sud de Laval vieillit et elle ne se développe plus.« Il est devenu impossible pour la commission scolaire d'entretenir un parc immobilier trop grand et trop vieux compte tenu des budgets qui lui sont consentis à cette fin », ajoute M.Bourgeois.La commission scolaire qui dessert 44 000 élèves vit une situation paradoxale.Alors qu'elle doit fermer des écoles dans la partie sud, elle est en demande à Québec pour obtenir de nouvelles constructions dans les parties est, nord et ouest de l'île où la population augmente.Opposition des syndicats Tous les syndicats représentant le personnel de la commission scolaire ont vivement réagi à ces fermetures en dénonçant ce qui représente, selon eux, un échec des administrateurs scolaires.« Le bilan financier de la commission scolaire indique que sur les 108 millions reçus du ministère de l'Éducation pour les services d'enseignement, elle n'en a affecté que 106 millions.De quel droit avezvous détourné deux millions au profit d'autres dépenses ?» se demande la présidente du Syndical de l'enseignement, Ghislaine Raymond.Pour elle, ces deux millions manquants représentent 40 postes d'enseignants en moins.Elle croit que le montant manquant a servi pour permettre le départ « assisté » de plusieurs cadres.« Neuf des dix écoles ciblées par les fermetures se retrouvent parmi les 26 écoles les plus pauvres de Laval.C'est curieux qu'on songe à les fermer alors que six d'entre elles auraient pu profiter des mesures de soutien annoncées récemment par le ministre de l'Éducation », a renchéri Mme Raymond.Elle a conclu en disant que les syndicats de cette commission scolaire sont inquiets de la situation existante et qu'ils vont dénoncer immédiatement tous les projets de l'administration qui ne sont pas reliés directement à l'aspect pédagogique.« Jamais, nous n'accepterons que la commission scolaire déroge à la mission première de l'école publique : assurer des services directs aux élèves.» LAVAL Les organismes communautaires veulent que Québec double leur budget La Presse La Corporation de développement communautaire de Laval demande à la ministre de la Santé et des Services sociaux une somme additionnelle de 6,2 millions par année pour pouvoir donner un service adéquat à ses 45 000 clients.Le budget actuel accordé aux organismes communautaires par la régie régionale est de 6,3 millions, somme qui est insuffisante, estime-t-on, pour répondre à la demande grandissante provenant d'une centaine d'organismes.Le président de la Corporation, Robert Cormier, a expliqué que ces organismes offraient un service comparable aux CLSC, mais « nous sommes considérés comme les enfants pauvres du système ».Il croit qu'il revient à la ministre Marois d'injecter les sommes nécessaires à la consolidation des organismes communautaires du Québec en respect avec les volontés régionales.« En regard du contexte de précarité du mouvement communautaire de notre région, il est du devoir des élus lavallois à l'Assemblée nationale de revendiquer auprès du gouvernement du Québec l'octroi des sommes nécessaires à la consolidation des organismes communautaires de Laval », a précisé M.Cormier. 4LP0899A0203 A8 jeudi 4LP0899A0203 ZALLCALL 67 09:16:13 02/03/00 B A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 3 FÉVRIER 2000 La Couronne et l'avocat de deux flics de la SQ se crêpent le chignon Les listes saisies sur des motards n'étaient pas des secrets d'État, dit Ménard ANDRÉ CÉDILOT Le procès des policiers de la Sûreté du Québec compromis dans une histoire de faux rapports visant à contrer les procédures intentées contre la fille d'un de leurs collègues ne passera pas à l'histoire comme un modèle de sérénité et de.célérité.Comme ce fut le cas durant les six semaines du procès, qui s'est terminé par un verdict de culpabilité des agents Pierre-Yves Deragon et Marcel Brodeur, la tension était de nouveau palpable, hier, à la poursuite des plaidoiries au sujet de la sentence.Il n'y avait pas deux minutes que la séance était ouverte que le principal avocat de la défense, Thomas Walsh, et l'avocate de la Couronne, Josée Grandchamp, se lançaient dans des débats en droit fort animés qui, finalement, ont marqué une bonne partie de la journée.C'est que Me Walsh, en dépit des réponses contraires d'au moins deux témoins entendus jusqu'à maintenant, persiste à vouloir démontrer que le faux rapport du policier Pierre-Yves Deragon n'a pas entaché le déroulement des procédures pour conduite avec facultés affaiblies entamées contre Sophie Brodeur.Pour appuyer sa thèse, l'avocat de la défense a rappelé à la barre le procureur-chef de Longueuil, Michel Breton.Dans un français qui le fait souvent mal paraître, Me Walsh l'a de nouveau bombardé de questions afin de savoir ce qui l'a amené à mettre la jeune femme en accusation à la suite de l'accident qui a fait trois blessés, à Sutton, en 1997.De son côté, Me Grandchamp soutient que les avocats de la Couronne n'ont pas à s'expliquer sur les raisons qui motivent leur décision.« Ce n'est pas pertinent à l'étape des représentations sur sentence », a-t-elle insisté à maintes reprises, accusant surtout Me Walsh d'aller trop loin et de vouloir refaire un procès qu'il a perdu.« Il est en train de mettre sur pied une commission d'enquête sur les agissements de la Couronne.Et cela en se fondant sur des allégations non fondées.Il tente d'aller chercher des choses qu'il a été incapable d'obtenir au procès.Il va à la pêche », s'est plainte Me Grandchamp.Les esprits se sont échauffés quand Me Walsh a dit au juge qu'il soupçonnait la Couronne d'avoir fait preuve « d'incurie, ou à tout le moins d'incohérence » dans le traitement du dossier de Sophie Brodeur.« Ses questions sont illégales et ses arguments ne reposent sur rien.S'il a des plaintes déontologiques à faire, il sait où s'adresser (en parlant du Barreau) », a répliqué Me Grandchamp, irritée.D'une patience rare, le juge Reynald Fréchette a plus souvent qu'autrement donné raison à la Couronne.En fin de journée, à la suite d'une décision qui restreignait pour la énième fois son champ de questions, Me Walsh s'en est pris au juge.Après un long et vif échange, ils sont convenus de reporter l'audience à aujourd'hui.MARTIN PELCHAT du bureau de La Presse, QUÉBEC Le ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard, a minimisé hier l'impact de la saisie récente, sur des motards membres de la bande des Rock Machine, de documents réservés aux policiers.Ces saisies, réalisées dans la région de Québec, ne font en aucun cas la preuve que l'escouade antimotards Carcajou a été infiltrée par les motards, plaide le ministre.« Il s'agit de documents qui ont été produits à la cour à plusieurs reprises et qui ont été distribués à 500 policiers pour leur permettre d'identifier les membres de groupes de motards criminels », explique- t-il.M.Ménard rappelle que la Couronne est obligée par la jurisprudence de communiquer certains documents à la défense : « Ce sont des documents qui, sans être publiés dans les journaux, étaient accessibles à un très vaste public », ajoute-t-il.Ces documents n'étaient pas non plus d'un grand intérêt stratégique pour les motards, selon le ministre.S'ils l'avaient été, certaines dispositions auraient permis à la Couronne de demander qu'ils demeurent secrets, fait-il valoir.Il s'agissait en fait, selon la Sûreté du Québec, d'un « aide-mémoire » dressant la liste des motards, avec leurs photographies et leurs surnoms.La SQ a souligné que Carcajou avait mené depuis 1997 26 opérations qui ont conduit à 179 arrestations dans la région de Québec.« Aucune de ces opérations n'a été interrompue à cause d'une fuite quelle qu'elle soit », affirme le caporal Richard Bourdon.PHOTOTHÈQUE La Presse © Me Thomas Walsh Jonquière n'est pas la pire.Presse Canadienne JONQUIÈRE Jonquière n'est pas la ville la plus polluée au Canada, ont démontré hier des scientifiques d'Environnement Canada, bien que le taux d'hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) soit toujours le plus élevé et que celui des dioxines et furannes se soit trouvé, à deux moments donnés, extrêmement haut.Voilà le fil conducteur des explications d'un rapport accablant sur le qualité de l'air au Canada, qui consacrait Jonquière la ville la plus affectée au pays par la teneur de HAP, dioxines et furannes dans l'atmosphère.Environnement Canada a été invité par le Conseil régional de l'environnement à expliquer un rapport qui a dormi plus d'un an sur Internet avant qu'un journaliste ne le trouve. 4LP0901A0203 a9 jeudi 4LP0901A0203 ZALLCALL 67 01:09:07 02/03/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 3 FÉVRIER 2000 A 9 Le pénitencier pour le meurtre d'un vieillard Guillemette écope de 12 ans CHRISTIANE DESJARDINS Luc Guillemette, 34 ans, vient d'écoper une peine de 12 ans de pénitencier pour avoir battu à mort un homme malade de 72 ans, Biagio Luigi, dans la nuit du 3 septembre 1998.Le mobile en est un de vengeance pour une sombre histoire de télévision.Le crime est survenu chez M.Luigi, soit à l'appartement 1 du 2365, rue des Érables.La victime était un homme malade, qui souffrait notamment d'un cancer du poumon et d'Alzheimer.Dans le même immeuble demeurait Michel Sparrow, un ami de Luc Guillemette.Dans la soirée du 2 septembre, Guillemette rend visite à Sparrow.À un certain moment, des policiers arrivent pour enquêter sur Sparrow parce que le téléviseur de M.Luigi a été volé et revendu.Finalement, Sparrow est arrêté pour une autre affaire.Guillemette croit que « le vieux » est responsable de l'arrestation, et il va le trouver pour l'obliger à retirer sa plainte.Mais M.Luigi ne comprend pas très bien ce qui se passe.C'est alors que Guillemette le tabasse à coups de pied, de poing et le frappe avec des bouteilles de bière.Le vieillard agonise longtemps, parce que quelqu'un, vers 4h du matin, l'entend gémir.« Le vieux s'est fait battre par des putes », dit Guillemette à un témoin qui vient d'entrevoir le vieil homme toujours vivant et à demi vêtu.Peu après, Guillemette retourne achever M.Luigi.Il le déshabille complètement, peutêtre pour faire croire à un crime sexuel, puis il crache sur la victime à deux reprises.L'homme sera découvert mort dans la journée du 3 septembre par un de ses deux fils.Guillemette sera arrêté et écroué à la fin d'octobre 1998.La preuve d'ADN faite avec les crachats retrouvés sur la victime le relie directement à ce crime crapuleux.L'accusé a plaidé coupable le 27 janvier à une accusation réduite d'homicide involontaire.Mardi, le juge Claude Vaillancourt a entériné la suggestion commune des avocats et lui a imposé une peine de 12 ans de pénitencier.Comme Guillemette était détenu depuis octobre 1998, il lui reste neuf ans et trois mois à tirer.Une première depuis le IXe siècle Associated Press LONDRES Cela ne s'était pas produit depuis le IXe siècle.Le mardi 2 février 2000, soit 2/2/2000, est la première date composée uniquement de chiffres pairs depuis le 28 août 888, 28/8/888.Le plus beau, c'est que le phénomène va se reproduire huit fois au cours du mois de février, et pas plus tard que vendredi, le 4/2/2000.Les mathématiciens sont bien entendu très sensibles à l'ironie de la chose.« C'est un peu comme un bus mathématique », reconnaît David Jerwood, chef de l'unité de mathématiques à l'université de Bardford.« On en attend un pendant plus de 1000 ans et ils arrivent tous en même temps ». 4LP1001A0203 a10-jeudi-PE 4LP1001A0203 ZALLCALL 67 01:05:19 02/03/00 B A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 3 FÉVRIER 2000 La compagnie mère d'Imperial Tobacco a trempé dans la contrebande, selon l'ICIJ ANDRÉ NOËL British American Tobacco, propriétaire d'Imperial Tobacco qui fabrique les marques du Maurier et Players à Montréal, a participé activement à la contrebande de cigarettes, révèle une enquête faite par le International Consortium of Investigative Journalists (ICIJ) à Washington.« BAT, le second fabricant de tabac au monde, a pendant des décennies encouragé l'évasion fiscale et la contrebande de cigarettes, dans un effort global pour raffermir sa part du marché et séduire des générations de nouveaux fumeurs, montrent des documents internes de la compagnie », affirme l'ICIJ.Les chercheurs de l'ICIJ ont analysé plus de 11 000 pages de documents de BAT et de ses filiales, parmi des milliers de documents que la compagnie a dû rendre accessibles au public à la suite d'une entente avec l'État du Minnesota.« Les documents, qui couvrent surtout la période de 1990 à 1995, ne suggèrent pas que les employés de BAT ont eux-mêmes transporté les cigarettes de contrebande aux frontières.En revanche, ils montrent que les dirigeants de la compagnie en Grande-Bretagne, aux États-Unis et ailleurs ont contrôlé les volumes, les marques, les campagnes de marketing et le niveau des prix dans les réseaux de contrebande qu'ils exploitaient.» Ces efforts ont été particulièrement importants en Amérique latine.De larges quantités de cigarettes ont été envoyées dans l'île d'Aruba, puis, de là, ont été transportées en Colombie et ailleurs.Fanny Kertzman, directeur général des taxes et des douanes en Colombie, a dit que les gouverneurs de 20 États colombiens préparaient une poursuite contre l'industrie pour recouvrer les taxes perdues à cause de la contrebande.Le gouvernement canadien a déjà déposé une poursuite semblable contre R.J.Reynolds (qui fabrique les Export A) à cause de ses activités de contrebande présumées à la frontière américaine.Au début des années quatre-vingt-dix, les compagnies de cigarettes installées au Canada ont envoyé des milliards de cigarettes de l'autre côté de la frontière en sachant qu'elles reviendraient ici illégalement.Elles ont ensuite lancé une campagne de relations publiques pour convaincre les gouvernements qu'ils devaient baisser les taxes pour contrer la contrebande, ce qu'ils ont fait.Depuis, le tabagisme a cessé de diminuer chez les jeunes, qui constituent un marché cible pour les fabricants de tabac.L'IJCJ affirme que près de 30 % des cigarettes exportées dans le monde sont distribuées par les réseaux de contrebande.« Il est évident que les compagnies savent ce qu'elles font, a commenté hier Francis Thompson, de l'Association canadienne pour les droits des non-fumeurs.La contrebande fait partie de leurs opérations courantes.Le gouvernement fédéral devrait déclencher une commission d'enquête.» Le Globe and Mail affirme de son côté que le président d'Imperial Tobacco, Don Brown, a personnellement assisté aux efforts lancés par la compagnie mère BAT pour profiter de la contrebande.D'autres dirigeants canadiens, comme Brian Levitt, président d'Imasco (qui contrôlait BAT au Canada) ont assisté à des réunions stratégiques du groupe où il était question de livraisons de produits pour lesquels les taxes n'étaient pas payées, affirme le quotidien torontois.De son côté, BAT et Imperial Tobacco nient toute complicité dans la contrebande. 4LP1101A0203 A11 jeudi 4LP1101A0203 ZALLCALL 67 01:06:23 02/03/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 3 FÉVRIER 2000 A 11 Multi-Marques : les employés de bureau en grève depuis deux mois CLAUDE-V.MARSOLAIS « Nous nous battons pour obtenir un minimum de respect et pour que cesse l'intimidation des patrons », lance Sandra Pratt, présidente du syndicat des 49 employées de bureau de Multi-Marques (CSN), une mégaboulangerie de Laval qui fabrique des pains de marques privées et des pâtisseries.Les employées ont déclenché la grève le 4 décembre après avoir rejeté une offre globale de l'employeur.Anciennement affiliées au syndicat international des travailleurs de la boulangerie, confiserie et du tabac (SITBCT-FTQ), les travailleuses décidaient l'hiver dernier de changer d'allégeance syndicale en constatant que leur contrat de travail ne répondait plus à l'évolution enregistrée dans le monde du travail.« Environ 80 % des articles de notre convention équivalent aux dispositions de la Loi des normes du travail, dont le congé de maternité sans salaire », signale Mme Pratt.Le négociateur syndical, Sylvain Couture, précise que le principal objectif des syndiquées est d'obtenir les conditions de travail des employées de bureau de Multi-Marques à Québec, qui sont aussi membres de la CSN.Jusqu'à présent, il y a eu 19 séances de négociations, mais les pourparlers ne progressent qu'à pas de tortue.Les principales demandes syndicales ont trait à la sécurité d'emploi, la contribution de l'employeur à une caisse de retraite et à l'amélioration du régime d'assurance-maladie.M.Couture note que la partie patronale est disposée à protéger les emplois, mais en se réservant le droit de confier à d'autres filiales le travail fait à Laval par les employées de bureau, ce qui amoindrit considérablement la portée de l'article.De même, le syndicat n'a pas eu de réponse à sa demande de prévoir une clause engageant un futur acquéreur à reconnaître l'unité syndicale.« Pour les employées c'est important, car nous savons que la compagnie négocie présentement la vente de l'entreprise à Corporated Food, un géant canadien de la boulangerie », dit-il.En ce qui concerne le régime de retraite, Multi-Marques offre de contribuer dans le REER des employés à raison de 3 $ par semaine alors que le syndicat réclame 2 % sur l'ensemble des gains.Sept jours Un point d'achoppement majeur concerne l'exigence de l'employeur d'obliger ses employées à répartir le travail sur sept jours alors que dans cette industrie, la semaine de travail est échelonnée sur cinq jours.De même, l'employeur refuse aux employées le droit de prendre des vacances entre le 15 décembre et le 15 janvier.Les employées de Multi-Marques ont déjà un régime d'assurances collectives dans lequel elles contribuent à 50 % mais l'employeur refuse de dévoiler comment se calcule le coût de la prime.Les femmes ne disposent que d'une banque personnelle de dix heures en congé de maladie par an.Elles exigent un minimum de sept jours.Enfin, la direction de l'entreprise offre des augmentations de 0,69 $ l'heure pour un contrat de deux ans, tandis que le syndicat réclame la parité avec ce que gagnent les employées de Québec, une différence d'au moins 1 $ l'heure.Actuellement les salaires horaires payés à Laval varient de 13 $ pour un commis à 15,75 $ pour une technicienne.La compagnie Multi-Marques a été créée en 1984.Elle est la propriété de la famille R.Samson (30 %), de Canada Bread (25 %), de la famille C.Durivage (17,5 %) et de la famille R.Doyon (11,25 %).Les revenus annuels de la compagnie s'élèvent à 300 millions dont 220 millions au Québec.Il n'a pas été possible de connaître la version de l'employeur malgré un message laissé au bureau de M.Louis-E.Roberge, vice- président aux ressources humaines.Le syndicat veut dicter les négos chez Mométal Les employés ont rejeté à 98 % la proposition patronale de règlement MC Marque de commerce de La Banque de Nouvelle-Écosse.Si vous préférez investir prudent, nous vous donnons le choix entre trois CPG indiciels parmi nos CPG musclés.Le fait est que nous dominons nettement le marché canadien de ces produits.Avec nos CPG Indi Bourse, vous pouvez viser des rendements boursiers costauds tout en sachant que votre capital reste à l'abri.Deux de nos CPG musclés Scotia vous permettent en outre d'investir dans les marchés internationaux sans que cela compte comme contenu étranger.Une autre solution rapide, intelligente et simple.Profitez-en dès maintenant.Appelez le 1 800 575-8888, visitez notre site au www.banquescotia.ca ou passez à l'une de nos succursales.Ç TÕai-je d.j.dit que jÕavais horreur du risque ?È CPG musclés ScotiaMC Rendement maximum Marchés de référence Indi Bourse canadien 30 % sur 3 ans Canada Indi Bourse G7 30 % sur 3 ans É.-U., Japon, Allemagne, France, R.-U., Canada, Italie Indi Bourse américain 30 % sur 3 ans États-Unis La vie vous sourit RER CLAUDE-V.MARSOLAIS La direction de la compagnie Mométal a échoué dans sa tentative de faire accepter par les 136 employés en grève depuis le 19 octobre une proposition globale qui ne satisfaisait pas le comité syndical de négociations.En effet, les membres réunis en assemblée générale mardi ont rejeté à 98 % et à scrutin secret l'offre de l'employeur qualifiée de globale.Le négociateur du syndicat des travailleurs de Mométal (CSN), Vincent Dagenais, a indiqué que la tentative avortée de la partie patronale de faire un « coup de force » en insistant pour la tenue d'un vote va se retourner contre elle puisque le syndicat exigera dorénavant que la poursuite des négociations se fasse sur la base de son projet de convention.La proposition globale de l'employeur contenait une série de clauses déjà refusées par le comité syndical de négociations, plus une offre salariale de 3 % par an pour une majorité d'employés, mais limitée à 1,5 % pour 25 personnes.Le syndicat réclame des augmentations de 12 % pour un contrat de trois ans.Mométal tentait de faire accepter une clause discriminatoire qui ferait en sorte que les nouveaux employés ne gagneraient pas les mêmes salaires que ceux actuellement à son emploi.L'employeur voulait créer 12 nouvelles classifications, ce qui aurait porté à 27 le nombre de catégories d'emploi dans cette entreprise moyenne.« Dans son désir de baisser les coûts, la direction de l'entreprise voulait faire disparaître la classification « opérateurs de production A », là où se retrouvent 80 des 136 employés de l'usine de fer ornemental et de structures métalliques », signale M.Dagenais.En rebaptisant ce titre d'emploi « ouvrier général », le salaire horaire diminuait de 1,40 $ l'heure pour les nouveaux embauchés.Catégories En ce qui concerne l'ancienneté, l'employeur voulait diviser l'usine en deux catégories, la menuiserie métallique et le département des charpentes, tout en empêchant les employés d'en supplanter d'autres dans une autre catégorie en cas de mises à pied.L'entreprise voulait aussi garder le privilège d'accorder des salaires supérieurs à qui bon lui semble dans toutes les classifications, risquant, selon le syndicat, de créer du mécontentement, voire des conflits de travail inopinés.M.Dagenais soutient que l'entreprise est très rentable puisque les propriétaires ont déjà planifié la construction ce printemps d'une nouvelle usine de 15 millions à Varennes.Les propriétaires, MM.Arrigo et Cicarelli, ont déjà fait savoir à La Presse leur intention de ne pas commenter le conflit de travail.La direction du syndicat a communiqué avec la conciliatrice afin de lui faire part du rejet de l'offre patronale et de sa disponibilité à reprendre les négociations. La Presse 3 février 2000 Page A12 manquante 4LP1399A0203 A 13 jeudi, 3 f vrier 4LP1399A0203 ZALLCALL 67 09:17:00 02/03/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 3 FÉVRIER 2000 A 13 Un an après la mort d'Isabelle Brûlé, ses parents portent plainte contre trois médecins ROLLANDE PARENT Presse Canadienne Un an après la mort de leur fille Isabelle, survenue le 3 février 1999, Carole et Marc Brûlé réclament du Collège des médecins une enquête sur la méthode et la qualité du travail fourni par les médecins montréalais Giovanni Siviero, Aad Devette et André Valade, qui l'ont examinée dans les jours précédant sa mort.Le temps passé n'a aucunement entamé la détermination des parents d'Isabelle, cette finissante du collège de Rosemont, âgée de 23 ans.Ils demeurent révoltés de sa fin tragique, malgré les quatre consultations en dix jours faites auprès de trois médecins de la Clinique du Boulevard.Elle est finalement décédée dans son appartement, en présence de ses parents venus à sa rescousse, d'un problème à l'intestin (une thrombose de la grande veine mésentérique), une maladie rare dont se remettent 80 % cent des gens atteints, sauf les personnes âgées qui consultent tardivement.Indifférence des médecins ?À la suite de l'enquête menée par le coroner Gilles Perron, M.Brûlé demeure convaincu que sa fille est décédée « en raison de l'indifférence de trois médecins qui exercent leur profession pour l'argent, sans se préoccuper de la santé de leurs clients », a-t-il dit hier en interview téléphonique.« Trois médecins ont laissé mourir ma fille.Ils ne l'ont pas examinée.On ne peut pas les laisser continuer et laisser mourir d'autres personnes », a-t-il soutenu .« Ils nous ont enlevé ce que nous avions de plus précieux », a-t-il dit.Heureusement, ils ont un autre enfant, un fils de 21 ans.« Nous pleurons encore tous les jours.Nous avons un tel vide.J'ai eu une boule à l'estomac jusqu'à tout dernièrement.Je ne dors presque pas.Depuis janvier, je suis au bureau (une entreprise de fabrication d'équipements contre les incendies à Saint-Louis-de-France, près de Trois-Rivières) à compter de cinq heures du matin.Avant j'arrivais vers 3 h ou 4 h », a-t-il rapporté.Pas question d'abandonner Pas question pour le couple Brûlé de lancer la serviette.« Mon épouse et moi sommes très fatigués, mais une main nous pousse dans le dos et nous dit de ne pas lâcher pas, de continuer », a-t-il relaté.Outre la plainte au Collège des médecins, les Brûlé tentent d'obtenir qu'une plainte criminelle soit portée contre un des trois médecins qu'ils soupçonnent d'avoir falsifié les notes prises lors de la visite de leur fille.À l'issue de son enquête, le coroner Perron avait qualifié « d'expéditive » la conduite professionnelle des trois médecins en cause et soumis qu'Isabelle Brulé « aurait pu bénéficier de meilleures chances de guérison s'il en avait été autrement ».Le coroner note en outre que l'évolution de la santé de la patiente Brûlé était en soi une indication suffisante pour justifier autre chose comme conduite à suivre que la prescription d'un calmant, d'une diète et d'un repos.Au sujet du Collège des médecins, M.Brûlé s'attend à savoir, d'ici deux à trois mois, si la plainte portée sera entendue ou non par un comité de discipline.« Une enquête est en cours depuis le mois de mai.Le syndic a été présent à presque toutes les journées de l'enquête du coroner », a-til signalé.Un jour viendra, prévoit M.Brûlé, où le combat sera terminé.« Dans mon bureau, j'ai une belle photo de ma fille, et un jour je veux lui dire que j'ai tout fait.Si on abandonne parce qu'on est fatigué, dans quelques années on va le regretter.« Je ne serais pas capable de vivre avec ça.« Si vous saviez combien de gens regrettent d'avoir baissé les bras.« Même si on ne réussit pas tout, on aura tout essayé », a-t-il conclu.VENTE 3 1 POUR VENTE 3 pour 1 VOUS OBTENEZ: 1.TAPIS 1 re Qualit 2.SOUS-TAPIS Gratuit 3.INSTALLATION Gratuite VENTE SP CIALE TPS, TVQ TAPIS CARPETTES PRÉLARTS 50% 12 mois sans intérêts SP CIAL INVENTAIRE INSTALLATION 48 h MISE DE C T GRATUITE de rabais 3645, boul.St-Joseph Est, Montréal (514) 729-0891 (entre St-Michel et Pie IX) 00-02-02 00-02-02 00-02-02 1 000 000,00 $ 50 000,00 $ 500,00 $ 50,00 $ 5,00 $ 531 811 $ 00-02-02 00-02-02 00-02-02 4LP1401A0203 A14jeudi 4LP1401A0203 ZALLCALL 67 01:11:34 02/03/00 B A 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 3 FÉVRIER 2000 Île de Montréal Dernier feu vert à Bombardier pour construire à Saint-Laurent La Presse se distingue en graphisme La Presse s'est distinguée à trois reprises, hier soir, au gala des prix Grafika 2000, qui s'est déroulé au Spectrum de Montréal.Dans la catégorie des périodiques, le graphiste et illustrateur de La Presse, Steve Adams, s'est retrouvé finaliste trois fois pour des pages frontispices du cahier Santé du dimanche, toutes publiées en 1999.Cette année, 1265 pièces ont été présentées au concours par 202 entreprises différentes.Ce gala a récompensé les meilleures réalisations graphiques au Québec.HUGO DUMAS La commission de l'aménagement de la Communauté urbaine de Montréal (CUM) a donné, hier soir, le dernier feu vert qu'il manquait à une filiale de Bombardier pour la construction d'un parcours de golf ainsi que l'implantation d'industries légères sur des terrains de Saint-Laurent, qui étaient zonés résidentiels jusqu'à tout récemment.Inquiets, une vingtaine de citoyens, de même que deux conseillers municipaux de Saint-Laurent, ont de nouveau pesté contre certains aspects du projet résidentiel Bois-Franc, mis en branle par le géant de l'aéronautique Bombardier, et qui s'élève sur l'ancien aéroport de Cartierville.Les plans du chantier ont été modifiés et le promoteur désire maintenant diminuer le nombre d'habitations pour faire place à un golf de 18 trous et à des industries légères sur une bande de terrain qui longe le boulevard Henri-Bourassa, entre les boulevards Marcel- Laurin et Toupin.Plusieurs résidants ont décrié l'enclave industrielle qui venait d'être créée au coeur d'une zone résidentielle.Le conseil municipal de Saint- Laurent a autorisé le changement de zonage des terrains de Bombardier le 14 décembre, non sans que plusieurs citoyens, en majorité des résidants du district Leduc, viennent exprimer leur désaccord à la nouvelle mouture du projet.Hier soir, la commission de l'aménagement, présidée par le conseiller municipal de Montréal Giovanni de Michele, a adopté unanimement les modifications au schéma d'aménagement de la CUM.Cette commission est normalement dirigée par le maire de Saint-Laurent, Bernard Paquet, qui était cependant malade hier.Une perte « C'était notre dernier moyen pour exprimer notre mécontentement.Nous avons été carrément méprisés par l'administration de Saint-Laurent », dit Francine Corbeil, qui habite tout près du développement Bois-Franc.Elle a envoyé cette semaine une lettre à la ministre des Affaires municipales, Louise Harel, pour lui demander d'intervenir dans ce « litige grave ».« Les autres voient leur intérêt dans le projet, mais pour nous autres, c'est une perte.Une perte de tranquillité et une perte de la valeur de nos maisons.Pourquoi on peut toujours tromper le petit résidant ?» demande Marie Rechtschaffer, une autre résidante de Saint-Laurent.M.de Michele a expliqué que la commission ne devait étudier que le pourcentage d'occupation des terrains et de la conformité des lots vacants, sans égard à ce qui doit être bâti dessus.« Nous ne discutons pas du projet de Bombardier.C'est la municipalité qui s'occupe de ça », a-t-il dit.Ces modifications au schéma d'aménagement pourraient entrer en vigueur à la fin du printemps 2000.Entente de principe controversée avec les cols bleus à Mont-Royal Transfert d'écoles de la CSEM : le ministre peut toujours attendre Cela devait être une bonne nouvelle : le maire de Mont-Royal est parvenu à une entente de principe avec les cols bleus en grève et une séance extraordinaire du conseil aura lieu lundi soir pour en débattre.Mais comme dans le cas de la suspension surprise du directeur général par le maire, cinq conseillers dissidents reprochent à Ricardo Hrtschan de ne pas avoir consulté le conseil avant d'agir.« Nous avions une réunion lundi.Pourquoi ne nous en a-t-il pas parlé ?» s'inquiète le conseiller Georges Badeaux.Le maire agit seul, sans consulter le directeur général, l'administration, le comité de négociation et les conseillers, dénonce- t-il.Il ne laisse par le temps d'analyser l'entente avant d'en débattre en public.« On va être très heureux si l'entente est bonne », ajoute-t-il.Les conseillers recevront une copie de l'entente vendredi.Lundi, ils pourraient refuser de l'adopter pour pouvoir l'analyser, quitte à soulever à nouveau l'indignation des partisans de M.Hrtschan.En échange d'une plus grande souplesse dans les horaires et la prise de congés, l'entente de principe redonne aux cols bleus le droit de refuser une affectation temporaire, a indiqué hier le nouveau maire de Mont-Royal.MARC THIBODEAU Le ministre de l'Éducation, François Legault, qui presse la commission scolaire English-Montréal (CSEM) de transférer trois écoles à la Commission scolaire de Montréal (CSDM), ne recevra pas de réponse rapide.Les commissaires de la CSEM devaient aborder hier soir la lettre qui leur a été transmise à ce sujet le 20 janvier dernier.Aucune proposition n'a été présentée en réponse au document, les commiss essentiellement de François Legault passer en revue son contenu, déjà amplement diffusé par les médias.Le président de la commission scolaire ang l o p h o n e , George Vathilakis, a noté que l'une des trois écoles demandées par le ministre, Francesca Cabrini, devait rester ouverte.Il n'a pas soufflé mot des deux autres, soit Somerled et Saint-Kevin.Les commissaires ont par la suite approuvé une proposition du conseil d'établissement de Francesca Cabrini, qui suggère de louer une partie de l'établissement à la CSDM pour « soulager » l'une de ses écoles surchargées, soit Saint- Barthélémy.La proposition est cependant conditionnelle à la conclusion d'une entente avec la commission scolaire francophone, qui réclame 3250 places de plus pour la rentrée scolaire.L'absence de décision de la CSEM relativement à la demande du ministre a choqué les parents de la CSDM qui étaient présents.« Apparemment, ils s'en foutent complètement.Ils parlent de n'importe quoi alors qu'il y a urgence d'agir », a déclaré Youri Soubolev, qui réside dans le quartier Côtedes- Neiges.Ron Morissette, qui agit comme porte-parole d'une coalition regroupant les parents des quartiers surchargés, déplorait également l'attitude du conseil.Il juge qu'il sera très difficile de trouver une solution pour la rentrée même si le ministre menace de faire appel à un projet de loi spécial pour forcer la main à la CSEM.« Le ministre est en train de manquer le bateau, juge M.Morissette.Nous allons dire aux parents qu'ils doivent s'attendre à une rentrée chaotique.» Présumé braqueur de banques arrêté MARCEL LAROCHE Soupçonné d'avoir attaqué plusieurs institutions bancaires pour se payer ses doses quotidiennes de stupéfiants, Jeffrey Wallace a finalement été appréhendé jeudi chez son revendeur de drogues, selon la police.Jeffrey Wallace En capturant Wallace qui se terrait dans un logement du quartier Notre- Dame-de-Grâce, dans l'ouest de Montréal, la police croit avoir élucidé une série de hold-up commis par ce récidiviste de 39 ans.S u r n o m m é « le noteux » parce qu'il avait l'habitude de glisser une note manuscrite aux caissières, le bandit aurait ainsi dévalisé 27 succursales d'institutions financières sur le territoire mon Deborah Laframboise tréalais, entre le 30 novembre 1999 et le 27 janvier 2000.Il aura fallu plusieurs semaines de recherches avant que les sergentsdétectives Michel Ranger, Normand Provost et Michel Lebeau, de la section des vols qualifiés du SPCUM, finissent par mettre le grappin sur Wallace.Par ailleurs, un mandat d'arrestation a été lancé contre Deborah Laframboise, 42 ans, qui aurait été la compagne et complice de Wallace au cours des derniers mois. 4LP1501A0203 A15jeudi 4LP1501A0203 ZALLCALL 67 01:09:27 02/03/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 3 FÉVRIER 2000 A 15 Un détenu des Maritimes accusé de deux meurtres commis à Montréal CHRISTIANE DESJARDINS Déjà accusé de trois meurtres au Nouveau- Brunswick, Michael Mc Gray vient d'en voir deux autres s'ajouter à son tableau.L'homme de 34 ans a comparu au palais de justice de Montréal, hier, pour répondre des meurtres de deux homosexuels commis dans la métropole en 1991.Robert Assaly et Gaétan Éthier avaient été retrouvés morts à une journée d'intervalle seulement.Le 31 mars 1991, le corps d'Assaly, un enseignant retraité de 59 ans, était découvert dans la chambre de son condo, rue Corot à l'Île-des-Soeurs.Il avait été roué de coups et poignardé.Le 1er avril, c'est le corps d'Éthier, un représentant des ventes pour une firme de Laval, âgé de 46 ans, qui était trouvé dans son logement de la rue Saint-André, dans le Plateau Mont-Royal.Lui aussi avait été poignardé.Les policiers avaient établi des similitudes entre ces deux meurtres, dont le fait que les deux victimes fréquentaient les cabarets gays du centre-ville de Montréal.Mais ils n'avaient pas de suspect.À l'époque, ces crimes avaient créé une véritable commotion dans le milieu gay, puisqu'ils faisaient partie d'une série noire chez les homosexuels.De 1989 à 1991, au moins huit homosexuels avaient été assassinés à Montréal.Malgré l'enquête, les meurtres d'Assaly et d'Éthier n'avaient jamais pu être élucidés, et ils seraient sans doute restés un mystère si Mc Gray ne s'était pas montré si bavard, des années plus tard.Alors qu'il était incarcéré au pénitencier fédéral de Renous, au Nouveau- Brunswick pour les meurtres d'une femme et de son enfant, ainsi que celui d'un partenaire de hold-up, Mc Gray a raconté à son compagnon de cellule les détails de deux meurtres qu'il avait aussi commis à Montréal, huit ans plus tôt.Ces confidences ont fait leur chemin jusqu'à la direction, qui a alerté les autorités policières montréalaises.Les enquêteurs ont vite établi un lien avec les meurtres d'Assaly et d'Éthier et sont allés interroger Mc Gray au Nouveau- Brunswick.Avec le dénouement que l'on sait.L'accusé, un récidiviste originaire de Toronto, reviendra devant le tribunal sous peu pour connaître la date de son enquête préliminaire.Michael Mc Gray Son jumeau a péri dans l'accident François Leblond inculpé pour conduite dangereuse CHRISTIANE DESJARDINS Les jumeaux Leblond étaient pressés de se rendre au travail le matin du 8 février 1998.François conduisait, Philippe était passager.Après quelques dépassements, la glace invisible et c'est le crash.Accusé de conduite dangereuse ayant entraîné la mort de son jumeau identique, François Leblond, 28 ans, subira son procès sous peu.Une bien triste affaire, d'autant plus que les jumeaux Leblond étaient comme deux doigts de la main.Mais, au terme de l'enquête préliminaire qui se déroulait récemment au palais de justice de Montréal, le juge Jean B.Falardeau n'a pas hésité à citer François Leblond à son procès.« Ma seule hésitation, c'est que je me demande si je ne devrais pas le citer sur négligence criminelle ayant causé la mort », a dit le juge, avant d'ajouter qu'il s'en tiendrait toutefois à l'accusation choisie par la Couronne.L'accident est survenu rue Sherbrooke Est, entre le boulevard du Tricentenaire et la 16e Avenue, un peu avant 9 h.La vitesse à cet endroit est limitée à 50 km/h.Il faisait froid, et le soleil était aveuglant, a soutenu Robert Coutu, un témoin.« Je m'en allais prendre un café avec un collègue, de dire M.Coutu.On suivait la circulation à environ 60 km /h.On était dans le milieu de cette rue à trois voies.Dans mon rétroviseur, j'ai vu une voiture arriver très vite.J'ai dit à mon chum : as-tu vu le fou ?» Selon M.Coutu, la voiture de Leblond a fait des dépassements à droite et à gauche, est passée à côté de lui, a doublé de nouveau pour se retrouver dans la voie près du trottoir à droite, puis s'est mise à déraper.L'automobile a percuté un banc de neige, puis s'est écrasée sur un poteau.François s'en est tiré avec des blessures mineures, mais son frère a subi un traumatisme crânien fatal.Il est mort peu après son arrivée à l'hôpital.François Leblond évalue sa vitesse à 80 km/h.Un policier spécialisé en scène d'accident la situe plutôt autour de 114 km/h.Et à l'endroit où la voiture a dérapé, il y avait une plaque de glace invisible, que les automobilistes prennent souvent à tort pour de l'asphalte mouillé.L'avocat de l'accusé, Stéphan Beaudin, a fait valoir que la conduite de son client ne mérite pas une accusation criminelle.Selon lui, il s'agit plutôt d'infractions au Code de la sécurité routière.Mais le juge n'a pas vu les choses du même oeil, et n'a même pas voulu entendre les arguments de la Couronne avant de prendre sa décision.François Leblond, un jeune père de famille sans antécédent judiciaire, reviendra devant le tribunal le 28 février prochain pour connaître la date de son procès.L'accusation à laquelle il fait face est passible au maximum d'une peine de 14 ans de pénitencier.Armes à feu : la cause entendue par la Cour suprême fin février PIERRE GINGRAS Le débat sur les armes à feu se transportera devant la Cour suprême du Canada les 21 et 22 février lorsque le plus tribunal du pays entendra les procureurs de l'Alberta qui conteste la constitutionnalité d'une partie de la loi sur leur contrôle.Le gouvernement albertain estime que le gouvernement fédéral n'a pas le droit d'exiger l'enregistrement des armes à feu et des permis de possession des propriétaires d'armes longues, ce qui regroupe toutes les armes de chasse, soit la plus grande partie de l'arsenal privé au pays.Au cours de l'automne 1998, la Cour d'appel de l'Alberta avait donné raison au gouvernement fédéral.À l'heure actuelle, l'Alberta est soutenue par l'Ontario, la Saskatchewan, le Manitoba, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse, le Yukon et les Territoires du Nord-Ouest.Parmi ceux qui soutiennent le gouvernement fédéral et qui ont obtenu le droit d'intervenir devant le tribunal on note les villes de Montréal, Toronto et Winnipeg, l'Association canadienne des chefs de police, la Coalition pour le contrôle des armes à feu et l'Association pour la santé publique du Québec.Plusieurs groupes de propriétaires d'armes et des associations provinciales de chasseurs et de pêcheurs sont au nombre des opposants.Rappelons que la loi sur le contrôle des armes à feu a été adoptée en 1995, mais que c'est en décembre 1998 que sont entrés en vigueur ses règlements les plus controversés.Depuis, tous les propriétaires d'armes à feu du pays sont tenus d'obtenir un permis de possession et ils ont jusqu'au 31 décembre prochain pour se conformer à la loi.Par ailleurs, toutes les armes devront être enregistrées individuellement au plus tard le 31 décembre 2001.Ces deux mesures visent avant tout les armes de chasse, les armes à autorisation restreinte étant soumises à l'enregistrement depuis des décennies.Depuis le 1er décembre 1998, près de 600 000 demandes de permis de possession ont été reçues par le Centre canadien des armes à feu.De ce nombre, 212 000 ont été examinées et 106 000 personnes ont reçu leur permis plastifié avec leur photo d'identification.Le nombre de propriétaires d'armes à feu au Canada est estimé à 2,2 millions.Jusqu'à maintenant, 1,5 million d'armes ont été enregistrées sur les 7 millions qui seraient en circulation au pays.Environ 1,2 million sont des armes à autorisation restreinte enregistrées pour la plupart avant l'application de la loi.Selon le Centre canadien des armes à feu, c'est au Québec que les propriétaires ont été les plus nombreux à se conformer à la loi.C'est aussi au Québec que la loi connaît les plus fort soutien au Canada.De 25 à 30 % des propriétaires d'armes québécois auraient fait leur demande de permis de possession.Les pourcentages seraient presque aussi élevés à Terre-Neuve, en Ontario et en Colombie- Britannique.Par contre, ils seraient très bas dans les provinces où l'opposition à la loi est la plus vive, notamment les Prairies. 4LP1601A0203 A 16 jeudi 4LP1601A0203 ZALLCALL 67 01:08:35 02/03/00 B A 16 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 3 FÉVRIER 2000 Le témoin d'un hold-up intercepte le voleur Il le pourchasse jusque dans la station de métro Place-des-Arts et bloque sa fuite en attendant la police MARCEL LAROCHE Témoin d'un hold-up, un citoyen qui n'a pas froid aux yeux a suivi le voleur à l'extérieur de la banque et l'a pourchassé dans une station du métro de Montréal pour ensuite bloquer sa fuite en attendant l'arrivée des policiers de la CUM.En fouillant Noël Barbeau, les policiers ont trouvé une fausse arme à feu et un sac de plastique rempli de billets de banque, dont un « paquet voleur » ne laissant aucun doute quant à sa provenance.De plus, le revolver-jouet trouvé dans les goussets de Barbeau, un récidiviste de 38 ans au lourd casier judiciaire, tout comme le sac en plastique contenant le butin volé, étaient souillés d'une poudre rouge provenant de trois autres vols à main armée ! L'affaire est survenue lundi après-midi à la succursale de la banque Toronto-Dominion du 1401, rue Bleury, au centre-ville de Montréal.Au moment de pénétrer dans l'établissement, le citoyen a remarqué un individu à l'allure louche, la tête recouverte d'un capuchon et portant des lunettes fumées, en train de commettre un hold-up.Après avoir rebroussé chemin, il a demandé à un passant d'alerter le 911 pendant qu'il surveillait le bandit à l'intérieur de la banque.Quand le voleur est sorti en trombe de la succursale pour se diriger vers la station de métro Placedes- Arts, le client l'a suivi pour ensuite lui bloquer le chemin.Les deux hommes se bagarraient lorsque les policiers Labade et Mc Garr, du poste de quartier 21 du SPCUM, sont intervenus dans le métro pour capturer le bandit.Les sergents-détectives Jean Bissonnette, Daniel Barbeau et Gérald Baril, des vols qualifiés du SPCUM, ont pu relier le suspect avec trois autres hold-up perpétrés la semaine dernière au centre-ville de Montréal.« On ne peut passer sous silence l'intervention risquée de ce citoyen qui a conduit à l'arrestation du bandit », a précisé le lieutenant-détective Jacques Dextradeur, responsable de la section des vols qualifiés.Noël Barbeau, originaire de la région de Hull-Ottawa, a été formellement accusé, hier, de vols à main armée, possession d'arme et port de déguisement, au palais de justice de Montréal.Policier blâmé pour avoir injurié un détenu handicapé Presse Canadienne Le policier Ronald Charette, de Longueuil, vient de recevoir un blâme de la part d'un comité de déontologie policière pour avoir injurié un individu qui se trouvait en détention.« T'es bon à faire des plaintes et te sauver après.T'es rien qu'un restant de prison, un trou-de-cul et un chien sale », avait dit le policier Charette à un individu âgé et par surcroît handicapé.Au moment de déterminer la sanction, le président du comité de déontologie, Me Jacques Monette, a tenu compte du fait que l'agent en cause n'avait aucune faute à son dossier disciplinaire et déontologique, après 24 années de carrière.À l'avocate du policier qui soulignait que son client avait déjà été puni par la publicité ayant entouré la décision défavorable rendu à son égard, le président du comité a signalé que la sanction disciplinaire vise non seulement à dissuader le policier de récidiver mais vise aussi à dissuader les autres policiers d'en faire autant.Me Monette juge que les propos tenus par l'agent Charette démontrent un mépris inacceptable à l'égard du citoyen en cause, au moment où il était détenu et qu'il était par conséquent sans défense face au policier.Le commissaire a rappelé que la Charte des droits et libertés de la personne protège pour toute personne le droit à la sauvegarde de sa dignité, de son honneur et de sa réputation.« Cet article s'applique à tous, même aux plus démunis de la société.« Le manque de respect est inacceptable.Dans le présent dossier, il n'y a eu aucune provocation de la part du plaignant et les propos tenus sont méprisants », ajoute Me Monette qui impose un blâme au policier Monette."]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.