La presse, 3 février 2000, D. Sortir
[" 4LP0101D0203 D 1 jeudi SORTIR 4LP0101D0203 ZALLCALL 67 01:02:10 02/03/00 B des le dimanche 6 février 2000, 20 h www.radio-canada.ca/masques À la télévision de L'ACADÉMIE QUÉBÉCOISE DU THÉÂTRE REMERCIE SES PARTENAIRES : La Soirée Masques présente FILL38 4LP0201D0203 D 2 jeudi SORTIR 4LP0201D0203 ZALLCALL 67 01:02:16 02/03/00 B D 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 3 FÉVRIER 2000 L'instinct du chaos FRÉDÉRIQUE DOYON collaboration spéciale Si votre conception de la danse, c'est la grâce des lignes pures et l'enfilade de mouvements sur des airs symphoniques, Benoît Lachambre risque de vous surprendre.Le spectre de son travail créatif va de l'utilisation de la voix à l'art visuel, la vidéo, en passant par la danse, bien entendu.De la performance plus que de la danse, direz-vous.Mais il insiste.La chorégraphie doit donc être comprise dans son sens large de déplacement du corps dans l'espace.« Pour moi, la chorégraphie, ça ne se limite pas à une seule définition, encore moins à la définition conventionnelle.Pourtant, il a bien dû s'y conformer dans ses premières années de formation en ballet classique et aux Ballets Jazz de Montréal, avant de comprendre que son identité artistique se trouvait ailleurs.« Pour servir le classicisme, il a fallu contraindre le corps pour le mouler d'une autre façon, pour en faire un outil particulier.Je me suis aperçu que, pour moi, ça ne fonctionnait pas.» C'est surtout depuis une dizaine d'années que son identité propre s'incarne dans ses oeuvres.Une identité fortement postmoderne, qui remet en question les choses acquises, comme le langage par exemple.Francophone ayant baigné dans les milieux anglophones de New York et Toronto, Benoît Lachambre y a découvert un sujet dont il ne finit plus d'épuiser les ressources : les mots déconstruits, la langue dont l'incompréhension est parfois source de significations nouvelles.« Voir la difficulté d'expression comme étant un atout et non simplement comme un handicap, reconsidérer les conventions du langage.» C'est la petite touche surréaliste de ses oeuvres.L'Aberration des traces, créée en résidence à Berlin et qui prend l'affiche ce soir à Tangente, s'inspire de La Disparition de Georges Perrec, roman où la lettre « e » fait défaut.Cette chorégraphie est la deuxième d'une trilogie avec l'interprète Diane Leduc.La première, Dédanse D'elles (1998), mettait en lecture des extraits d'Exercices de styles de Queneau.Mais déjà en 1996, Benoît Lachambre affiche son penchant pour les jeux de mots en fondant sa compagnie, par b.l.eux.Benoît Lachambre a toutefois une approche naïve de cette littérature.Plus instinctif qu'intellectuel, le bonhomme.Issu d'un milieu prolétaire (le mot est de lui, pour souligner son petit côté socialiste), il tient à ses ambitions modestes d'artiste de la scène alternative.Même s'il se fait élire jeune chorégraphe remarquable de l'année par une critique autrichienne.Même si l'Europe aime ce qu'il fait et en redemande.Même s'il est lauréat du prix Jacqueline-Lemieux de 1998, décerné dans le cadre du Off-FIND l'automne dernier.« C'est une reconnaissance professionnelle qui aide beaucoup, mais c'est pas ça qui me motive.Il ne faut pas s'installer dans nos idées alternatives pour qu'elles deviennent conventionnelles ! » Autre récurrence dans son travail, Benoît Lachambre aime évoluer ou faire évoluer les interprètes dans une installation d'art visuel.C'était particulièrement le cas dans Délire Défait, solo présenté au Musée d'art contemporain l'an dernier.« Une installation, c'est plus actif qu'un décor, ce n'est pas juste un arrière-plan.Ça questionne l'espace, ça questionne l'individu dans un lieu, ses références.» L'univers créatif de Benoît Lachambre n'est pourtant pas complexe.Il est surtout non conventionnel dans les diverses avenues qu'il permet de prendre, dans la multiplication des lectures possibles.« Le chaos, c'est quelque chose de très fructueux, ça permet vraiment de trouver des sources authentiques.On essaie d'enlever l'intellectualisation du mouvement, le mouvement tout préparé, et de prendre juste les impulsions primaires.» Voilà pourquoi il peut multiplier ses projets de création dans une même période de temps.En plus de L'Aberration des traces, il travaille à une chorégraphie pour Lisa Kovacs dans le cadre du Volet Interprète de Danse Cité, dont on pourra voir le résultat dans deux semaines à l'Agora de la danse.Sans compter le sextuor Confort et Complaisance, oeuvre qu'il prépare pour un événement spécial (hors-festival) du FIND l'automne prochain.Le secret de cette intrication de créations est dans la richesse de l'improvisation, qu'il pratique abondamment depuis 1985.« Je trouve que l'improvisation est primordiale.Ce qui est trop contrôlé, ça tue.Et c'est un outil très pratique, excessivement créatif et qui généralement se base sur l'essentiel.C'est une des façons de vivre la danse la plus immédiate.» On comprend que le secret de sa réussite est d'abord dans sa passion quasi obsessive de la danse, qui sert tant son travail que ses passe-temps.« Chez l'être humain, il y a le besoin primal de danser », nous rappelle Benoît Lachambre.L'aviez-vous oublié PHOTO ROBERT MAILLOUX, La Presse © Le chorégraphe Benoît Lachambre : « Le chaos, c'est quelque chose de très fructueux.» 4LP0301D0203 D 3 jeudi SORTIR 4LP0301D0203 ZALLCALL 67 01:07:26 02/03/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 3 FÉVRIER 2000 D 3 Le retour du dragon PHILIPPE RENAUD collaboration spéciale Pfff.l'an 2000.Rien pour impressionner les Chinois, qui achèvent leur 4697e année du calendrier lunaire ! Bientôt finie l'année du Lapin, l'année 2000 sera celle du Dragon, qu'on annonce chanceuse mais mouvementée.C'est l'année du Dragon « fâché » ! La fête du Nouvel An est la plus vieille et la plus importante des fêtes chinoises.Traditionnellement, elle se fête en famille autour d'un grand repas (de porc, de poulet ou de calmar).Après avoir souhaité bonheur et prospérité et rendu hommage aux aînés, les parents offrent aux enfants une enveloppe rouge dans laquelle ils auront glissé quelques billets, de préférence verts, couleur de la « salade du dragon », symbole de prospérité.L'occasion est donc toute désignée pour se replonger dans le joyeux chaos du Quartier chinois, visiter un restaurant, une épicerie ou une boutique intrigante.Vous saliverez d'exotisme face aux couleurs flamboyantes, aux saveurs inusitées, en feuilletant des mangas ou en mangeant un calmar frit fraîchement retiré de sa vitrine d'épicerie.Allez, faites un Marco Polo de vous-même : partez à la découverte de l'Orient ! Karaoke, opium du peuple Les grandes fenêtres du Red Opium donnent aux passants de la rue Prince-Arthur l'occasion de faire du voyeurisme tout en se payant une pinte de bon sang.Dans l'oeil du Nord-Américain, le karaoke, invention japonaise, est perçu comme un moyen de plus d'avoir l'air ridicule.Pour les Asiatiques toutefois, il s'agit d'une activité sociale hautement divertissante.« Avec l'arrivée du karaoke, c'est devenu moins ennuyeux de sortir dans un bar, clame David Chow, le jovial propriétaire.Et puis, tous les Asiatiques aiment chanter ! » Dirigez-vous vers la salle principale qu'on voit si bien de l'extérieur (à moins qu'en groupe, vous ayez réservé un des petits salons privés).À la table, on vous remettra deux menus.Le premier propose la cuisine vietnamienne, avec soupe, rouleaux du printemps, poulet à la citronnelle et tout le reste (notez, gourmands, que la cuisine est ouverte jusqu'à 2 h du matin).Le second contient, sur une douzaine de pages, la liste des chansons qui font partie de la discothèque de M.Chow.Le précieux catalogue est une anthologie de la pop commerciale très sucrée qui ratisse large : disco, power rock, balade crooner, hip-hop, années 80.En fermant les yeux, vous risquez de pointer au hasard vers Always on My Mind de Willie et Elvis, Here I Go Again de Whitesnake (!), I'll be Missing You, version Puff Daddy, ou encore Angelina de Richard Marx (qui ça ?) ! Frissons garantis.Ringard, soit, mais on s'amuse ferme là-dedans ! D'abord, il faut choisir sa chanson, en faire la requête auprès de M.Chow, puis monter sur la petite scène équipée d'un télésouffleur et d'un micro.Un gros écran diffuse devant le public les paroles de la chanson, appuyées par une reconstitution vidéo très bas de gamme ! Inénarrable ! À la table voisine, des hommes et des femmes jouent aux dés alors que d'autres font gan bei ! (cul sec !) au comptoir.Le Red Opium demeurera ainsi plein d'allégresse jusqu'à 3 h du matin.Pour une ambiance plus intime, mais tout aussi conviviale, dirigezvous vers le Café chinois Mei.Depuis treize ans, madame Monica accueille sa clientèle dans un décor chaleureux.Les tables, les comptoirs et le plancher, tous en bois vernis, y sont sûrement pour quelque chose.Au mur du fond, une ouverture laisse entrevoir les cuisiniers préparant les dumplings (cuits à la vapeur dans des paniers de bambou superposés) alors qu'un autre fait jaillir de son wok une imposante flamme.Bonne bouffe, belle atmosphère.Mangas et VCD Fans de culture pop asiatique, une visite au Lover's Music World s'impose.Les étalages regorgent de magasines japonais, de mangas, de romans et de livres de recettes.On y trouve aussi une large sélection de musique pop et traditionnelle du Japon et de Hong-Kong.De plus, la section cinéma compte son lot de policiers, kungfu, de films en DVD ainsi que des disques karaoke.Lors de notre dernier passage, un employé faisait la démonstration du nec plus ultra de la technologie karaoke, le Pioneer DV-K302CD, nouveau modèle de chargeur programmable à trois DVD, VCD (format embryon du DVD) ou CD, en spécial à 1099 $ ! Chez Pop Asie inc., vous trouverez la meilleure sélection de trames sonores de mangas, ainsi qu'une foule de produits dérivés de l'imaginaire futuriste ou parfois carrément absurde (Pikachu ?Tamagochi ?) des Japonais.Et des vrais, pas des copies ! Bonbons Ultraman et Red Bull Le Bazar Gui Gi est une caverne d'Ali Baba pour les enfants d'âge et de coeur.L'endroit vend, entre autres, une multitude de figurines miniatures tirées des bandes dessinées japonaises.C'est le moment de garnir votre collection de cartes Pokémon (certaines vendues jusqu'à 60 $).De l'autre côté du magasin, on trouve une centaine de sucreries différentes, dont les succulents bonbons Kopiko (au café) ainsi que les bonbons Ultraman ! Les Goldorak, eux, sont plus difficiles à trouver.Il ne faut pas oublier que la communauté asiatique s'est également enracinée autour du métro Jean-Talon, à proximité de l'ancien Hôpital chinois, aujourd'hui déménagé dans le Quartier chinois.Au Marché oriental Saint-Denis, le plus complet des marchés asiatiques en ville, on trouve de tout : de la vaisselle aux lychees, en passant par le Red Bull (boisson sucrée servie dans les afterhours) et le fameux gâteau du Nouvel An (une espèce de pâte de riz très colorée, sucrée et caoutchouteuse).La danse du lion Cet élément capital et spectaculaire des festivités du Nouvel An comporte plusieurs significations, la plus importante étant de propager la chance et la prospérité dans les commerces et les maisons que le lion visite.La danse du lion est généralement interprétée en pleine rue par les élèves d'une école d'arts martiaux, puisque son exécution requiert une dextérité d'acrobate.La chorégraphie est alors accompagnée de percussionnistes (tambours, cymbales, gongs), car le bruit effraie les mauvais esprits \u2014 d'où l'utilisation de pétards et feux d'artifice.La troupe de danseurs et musiciens se produira également en soirée et à l'intérieur.C'est donc dans cet esprit que les Productions Deuces Wild présenteront, demain, au bar Opium (415, boulevard de Maisonneuve) la soirée Enter the Dragon.« Beaucoup de jeunes Asiatiques viennent à Montréal pour y étudier, principalement aux universités Mc Gill et Concordia, explique Minh, de Deuces Wild.Nous organisons des soirées qui permettent à ces étudiants de rencontrer des gens qui leur feront apprécier leur séjour ».Six fois par année, la maison de production organise de telles rencontres où tous sont invités \u2014 c'est le temps de pratiquer votre cantonais ! Le lendemain, au Métropolis (59, rue Sainte-Catherine Est), les Productions Ronnie & Company présentent Return of the Dragon, avec spectacle de danse traditionnelle, champagne et sushis.PHOTOS BERNARD BRAULT, La Presse © Quand le cuisinier du Café Mei s'en donne à coeur joie ! Une scène croquée au bar karaoke Red Opium : un duo fredonnant Hotel California des Eagles.FILL93 4LP0401D0203 D 4 jeudi SORTIR 4LP0401D0203 ZALLCALL 67 01:02:23 02/03/00 B D 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 3 FÉVRIER 2000 Mois Multi À l'initiative des Productions Recto-Verso et du Théâtre La Chapelle, février devient le Mois Multi, 25 jours de performances et installations où la vidéo côtoie la danse, la peinture, le théâtre et la musique.La programmation s'étale sur Montréal et Québec.On inaugure le Mois Multi samedi, alors que, pour 20 $, vous prendrez un autobus, direction le studio d'essai In Vitro de Méduse à Québec, pour assister au dévoilement de l'installation Lumens, une oeuvre multimédia conçue par Caroline Ross qui servira de décor à la performance de Pascale Landry.Le départ de Montréal est à 16 h, retour à 1 h 30 du matin.Réservez ! Les places sont comptées.Théâtre La Chapelle, 514-843-7738.Salle Multi et studio In Vitro, 418-524-7577.Les Pays-d'en-Haut L'écrivain Claude-Henri Grignon a marqué l'imaginaire québécois avec Les Belles Histoires des Paysd'en- Haut.En fin de semaine, la maison de la culture des Pays-d'en-Haut propose une conférence sur l'histoire de la région, de Sainte-Adèle et du romancier.Le tout sera animé par le maire de Sainte- Adèle, Pierre Grignon, petit-neveu de Claude- Henri, à qui l'on consacre aussi une exposition (en collaboration avec la Bibliothèque nationale du Québec).Les conférences sont présentées gratuitement samedi à 19 h et dimanche à 14 h aux Jardins sous la nef de l'église de Sainte-Adèle.Église de Sainte-Adèle, 166, rue Lesage.Info : 450-229-7936.La Boum Le Cabaret du Musée Juste pour rire semblait détenir le monopole des soirées franco-swing.Voilà que la compétition offre une autre destination aux fêtards.Les Productions La Boum en annonce toute une, samedi soir au Medley, avec une veillée de chansons francophones.Le répertoire de La Boum sortira du créneau 60 et 70 pour s'étendre jusqu'à l'an 2000.On demande 7 $ à l'entrée.Le Medley, 1170, rue Saint-Denis, 21 h.Info : 514-842-6557.Philippe Renaud collaboration spéciale PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © Alain Aubut (violoncelle), Catherine S.Bolduc (violon) et Abdessattar Zitouni, chef exécutif de l'Omni Mont-Royal.I Musici en toute intimité Réservez avant le 9 février à midi et votre message d'amour sera également publié gratuitement dans le cahier « Sortir » de la Saint-Valentin du jeudi 10 février 2000.Cette soirée spéciale aura lieu le 25 février 2000.Tous les annonceurs qui auront publié un message d'amour dans les petites annonces de La Presse seront éligibles au concours.Le tirage aura lieu le 11 février à 17 heures aux bureaux de La Presse.Le gagnant devra répondre à une question d'habileté pour mériter son prix.Règlements du concours disponibles à La Presse.La valeur totale approximative des prix est de 650 $.Pour la Saint- Valentin Une paire de billets pour assister au spectacle La Cage aux folles au théâtre St-Denis.Un souper pour 2 personnes au Café de Paris/Jardin du Ritz-Carlton.(une valeur de 150 $) Démarquez-vous en ajoutant des petits coeurs à votre message d'amour pour seulement 4,92 $.offrez lui courez la chance de gagner le forfait Saint-Valentin de La Presse incluant : une soirée spectacle et le Ritz-Carlton, arrosés de Laurent-Perrier.Publiez votre message d'amour le 14 février dans la rubrique Saint-Valentin des petites annonces de La Presse pour seulement 2,46 $ la ligne (minimum 5 lignes) et.suivi d'une nuit au Ritz-Carlton ! Un emballage-cadeau de champagne Laurent-Perrier.(une valeur de 150 $) Les petites annonces : (514) 285.7111 Interurbain sans frais : 1 800 361.5013 Télécopieur : (514) 848.6287 GUY MARCEAU collaboration spéciale On entend trop peu souvent la musique de chambre jouée dans un cadre intime.I Musici de Montréal, qui se produit régulièrement dans les grandes salles de concert à travers le monde, sort des sentiers battus en nous offrant les premiers concerts de sa saison montréalaise dans l'atmosphère de petites enceintes.L'orchestre de chambre montréalais nous convie d'abord à sa série Concerts Ogilvy (qui se poursuit jusqu'en avril), dans ce petit bijou qu'est la salle Tudor, témoin intemporel de l'époque des années 20.D'inspiration Art Déco, avec ses chaudes boiseries et ses candélabres, la salle peut accueillir tout au plus 225 personnes.On comprend pourquoi l'orchestre de chambre a tant de plaisir à y jouer à l'occasion, lui dont la feuille de route ne manque pourtant pas d'engagements internationaux qui l'amènent à se produire dans de grandes salles aussi prestigieuses que le Lincoln Center de New York ou le Gewandhaus de Leipzig.D'ailleurs, I Musici rentre tout juste au pays après avoir fait vibrer ses cordes sensibles en Europe et aux États-Unis.C'est que la musique de chambre, si on veut être puriste, gagne à être écoutée dans ce type de salle où musiciens et public communient dans la proximité.Et si l'acoustique d'un cadre aussi enchanteur rehausse ce qu'on entend, ce sont les auditeurs présents qui y gagnent au change, privilégiés qu'ils sont de vivre l'expérience musicale, décorum à l'appui.On est loin, certes, des séances familiales ou des prestations de fortune où trios, quatuors s'esquintaient, pour plaire, à jouer des mélodies racoleuses comme ont dû le faire certains grands musiciens au début du siècle (Cortot, Thibault, Casals).Il faut bien vivre ! Aujourd'hui, les rôles sont heureusement inversés.Les petits ensembles choisissent eux-mêmes de se produire dans des cadres plus intimes et l'auditoire change.I Musici compte manifestement, parmi ses inconditionnels, un jeune public plus connaisseur, et curieux surtout, qui se déplace d'emblée pour écouter autant les classiques revisités que la musique de son siècle.C'est ce que nous propose I Musici aujourd'hui et demain, salle Tudor, à 11 h et à 17 h 45, en présentant un concert d'une heure où le romantisme voisine le baroque et la musique contemporaine.Au programme, Robert Schumann (les Kinderszenen, arrangées pour cordes par A.Dubinsky), Jean Lesage (Élégie sur la mort de Marie-Antoinette, pour violon, clavecin et cordes) et Carl Philip Emanuel Bach (Concerto pour clavecin et cordes en la majeur).Ici, le clavecin est à l'honneur grâce au talent de Catherine Perrin qui, après le Schumann, se joindra à l'Orchestre de chambre, sous la direction énergique du chef Yuli Turovsky.Brunch Musici Toujours dans l'esprit de l'époque des salons, I Musici offre les Brunch Musici à l'hôtel Omni Mont-Royal dans une des plus belles salles de banquet de Montréal.Selon la formule de ces brunchs classiques dominicaux, qui en est à sa dixième année, le mousseux est servi à 11 h 30, suivi à midi d'un concert donné par l'orchestre au grand complet au chic salon Pierre-de-Coubertin sous les quatre grands chandeliers de cristal.À 12 h 30, les convives sont invités au brunch gastronomique accompagné par un ensemble formé de quatre membres d'I Musici.Éclectique, ce Brunch Musici du 6 février présente un concert tout à fait de son temps : Mozart (Divertimento K.136), Frank Martin (Études pour orchestre à cordes) et Arthur Honegger (2e symphonie pour cordes).Sur la table, préparée par M.Zitouni, chef exécutif de l'hôtel, rien n'a été négligé pour satisfaire les meilleures fourchettes.Ce brunch aux influences méditerranéennes en laissera plus d'un pantois : saumon fumé, pâtes, salades composées, fruits de mer, fromages fins et desserts.Une ripaille, pour 150 convives, à l'image de la réputation du grand hôtel.Il faut se réjouir de ces rendez-vous de prédilection que sont les Brunch Musici.Ils réussissent à préserver l'esprit « musique de chambre » et à rapprocher intimement le public de la musique classique dans un confort et une chaleureuse atmosphère loin de l'austérité des parfois trop grandes salles de concert modernes.Épicuriens, rassurez-vous, ces Brunch- Musici se poursuivent un dimanche par mois jusqu'en mai.Des petits happenings où se mélangent couleurs et saveurs, à se demander qui, des papilles ou de l'oreille, nous procure de tels délices.Et si c'était les deux ?SÉRIE CONCERTS OGILVY, aujourd'hui et demain, à 11 h et 17 h 45, salle Tudor du magasin Ogilvy, 1307, Sainte-Catherine Ouest, 5e étage.Billets : 514-982-6038.BRUNCHMUSICI, à l'hôtel Omni Mont-Royal, 1050, Sherbrooke Ouest.Les dimanches 6 février, 19 mars, 16 avril et 14 mai.Billets : 44 $.Réservations : 514-985-6221.6 février 2000 LADIES' MORNING MUSICAL CLUB EWA PODLES, contralto Ewa Poblocka, piano Au programme: Chopin, Karlowicz, Lutoslawski, Tchaïkovski, de Falla Salle Pollack - 15 h 30 555, rue Sherbrooke Ouest Billets: 25 $ / Étudiants (22 ans): 15 $ Renseignements: (514) 932-6796 4LP0501D0203 D 5 Jeudi Arts 4LP0501D0203 ZALLCALL 67 01:07:42 02/03/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 3 FÉVRIER 2000 D 5 Arts et spectacles Prix Juno: l'année Morissette Céline, Steve Hill, La Chicane et Lilison Di Kinara représentent le Québec Le triste tableau de la pauvreté des artistes Presse Canadienne TORONTO Rien de tel qu'Alanis Morissette et une bonne dose de Prozzak pour enflammer les prix Juno.Morissette a reçu cinq mises en nomination, hier, dont une pour la réalisation du clip ayant accompagné son single So Pure.Elle a également été retenue dans les catégories des meilleure artiste féminine, meilleur compositeur, meilleur album pop et meilleur album, dans ces deux derniers cas pour Supposed Former Infatuation Junkie.Quant à Prozzak, duo pop formé par Simon et Milo, alter ego de Jason Levine et James Mc Collum, membres des Philosopher Kings, il se retrouve en lice dans quatre catégories : meilleur single, meilleur album, meilleur nouveau groupe et meilleur clip.Pour sa part, le nouveau venu Tal Bachman, fils de Randy Bachman, effectue une entrée fracassante dans le petit monde des Junos en vertu de ses mises en nomination dans les sections des meilleurs découverte solo, compositeur, album pop et producteur.Du côté des artistes québécois, Céline Dion reste une incontournable.En dépit de son retrait de la scène largement publicisé, le 31 décembre, elle fera sentir sa présence lors du gala prévu au Sky Dome de Toronto, le 12 mars.La diva de Charlemagne est en effet la seule Canadienne a avoir été retenue dans la catégorie de l'album s'étant le mieux vendu (These Are Special Times).Elle pourrait en outre se voir décerner le trophée du meilleur album et celui de la meilleure artiste féminine, à moins que ce titre ne soit attribué à Lynda Lemay.Fort apprécié de la critique, le groupe rock montréalais Tricky Woo pourrait quant à lui triompher dans la catégorie du meilleur album alternatif, au sein de laquelle il sera opposé à Julie Doiron, Trush Hermit, Danko Jones et Len.Par ailleurs, le titre de l'album francophone s'étant le mieux vendu ira à D'autres rives, de Bruno Pelletier ; En Catimini, de La Chicane, qui pourrait aussi être sacré meilleur groupe ; Les Fourmis, de Jean Leloup ; Live, de Lynda Lemay ; ou encore Notre-Dame de Paris \u2014 version intégrale, comportant des pièces de différents artistes.Le Juno du meilleur album instrumental de jazz contemporain pourrait d'autre part aller à Puzzle City, du saxophoniste québécois Jean-Pierre Zanella.Sur le front de la musique classique, Rzewski : The People United Will Never Be Defeated, du pianiste québécois Marc-André Hamelin, se retrouve en lice dans la catégorie du meilleur album réalisé par un artiste solo ou un orchestre de chambre, Handel : Arias And Dances Excerpts From Agrippina And Alcinala, endisqué par l'ensemble torontois Tafelmusik et la soprano québécoise Karina Gauvin, l'étant dans celui du meilleur album classique réalisé par un grand orchestre, à l'instar d'ailleurs de Respighi : La Boutique fantasque, de l'Orchestre symphonique de Montréal, et Vivaldi : Concerti For Strings, des Violons du Roy, de Québec.Toujours côté classique, le Juno de la meilleure performance vocale ou chorale dans un album classique sera peut-être décerné à Christopher Jackson, du Studio de musique ancienne de Montréal, pour son travail dans Heavenly Spheres, ou encore à Karina Gauvin, Michael Mc Mahon et Nora Shulman (Images de Noël).Un autre Québécois, Fanchon, se retrouve en nomination, cette fois dans la section du meilleur album pour enfants (Les Petites merveilles de Fanchon).Enfin, Xième/Rock & Reel, de La Bottine Souriante, pourrait bien être sacré meilleur album d'un groupe traditionnel, tandis que Call It What You Will, du Trifluvien Steve Hill, et Gust of Wind, du Montréalais d'adoption Ray Bonneville, se feront la lutte pour le titre du meilleur album de blues.Un autre Montréalais d'adoption, Lilison Di Kinara, originaire de Guinée-Bissau, est en nomination dans la catégorie du meilleur album de musique du monde (Bambatulu).Le gala des prix Juno, décernés annuellement par la Canadian Academy of Recording Arts and Sciences, sera animé cette année par le groupe adolescent The Moffats, le 12 mars.Il sera diffusé en direct sur les ondes de CBC, réseau anglais de la Société Radio-Canada, à compter de 20 h.SUZANNE COLPRON « Les artistes en arts visuels sont tous pauvres.Peu importe qu'ils soient au début, au milieu ou en fin de carrière.Ils sont également pauvres.» Présidente du Regroupement des artistes en arts visuels du Québec (RAAV), Danielle April témoignait hier, à la première journée des audiences de la Commission de la culture sur l'examen du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) et de la Société de développement des industries culturelles (SODEC), des préoccupations du secteur des arts visuels.Au premier plan : la pauvreté des artistes et l'insuffisance de fonds publics consacrés à la création et à la diffusion artistique au Québec et à l'étranger.Le RAAV, comme les autres organismes culturels subventionnés par Québec, « exige » une augmentation de 100 % du budget du CALQ, dont le mandat est de soutenir, dans toutes les régions du Québec, la création, l'expérimentation et la production dans les domaines des arts et des lettres.La plupart des artistes sont pauvres, c'est connu.Mais ceux qui oeuvrent dans le domaine des arts visuels \u2014 les peintres, les sculpteurs et les autres artistes en arts plastiques \u2014, le sont plus que d'autres.Combien gagnent-ils par année ?Autour de 9000 $ pour les seuls revenus provenant des activités de création artistique.La moyenne annuelle grimpe à 18 000 $ si on additionne l'ensemble des revenus.Le RAAV, fort de ses 1400 membres, note dans son mémoire, déposé à la Commission de la culture, en prévision de ces audiences, que seulement sept des 45 millions $ du budget du CALQ ont été distribués aux artistes et aux organismes en arts visuels.La précarité de la situation de ces artistes n'est pas nouvelle, mais elle ne s'améliore pas avec les années.D'autant plus que le budget du CALQ stagne depuis sa création, en 1994.De 42 millions $ qu'il était il y a six ans, il est passé à 46 millions $.Pourtant, si on se rappelle bien, il devait être de 60 millions $ dès sa première année d'existence.Pour les artistes et les organismes artistiques, cela représente un manque à gagner de 50 %.Les principales préoccupations du secteur des arts visuels concernent d'ailleurs le sous-financement.Le refrain est connu et repris à l'unisson depuis plusieurs semaines par tous les intervenants du milieu, y compris par le CALQ qui réclame une augmentation de son budget de 30 millions $ (plus de 50 %), pour mieux répondre à la demande et nourrir la création.Actuellement, le tiers des organismes subventionnés affiche un déficit accumulé et la moitié des artistes québécois vivent avec moins de 20 000 $ par an.Dans sa présentation, hier, le CALQ a rappelé qu'il reçoit 3600 demandes par an et répond favorablement à une demande sur quatre.Il subventionne 300 organismes culturels sur une base régulière.« La demande est extrêmement forte et croît sans cesse », affirme la pdg Marie Lavigne.Dans le cas des organisations en arts visuels, c'est plus dramatique parce que le Conseil des arts du Canada (CAC) ne leur offre aucun soutien.Ce secteur s'interroge, par ailleurs, sur la composition des jurys du CALQ qui attribuent les bourses aux artistes en arts visuels et sur le choix des membres qui siègent à son conseil d'administration.Le RAAV et le Regroupement des centres d'artistes autogérés du Québec (RCAAQ) voudraient avoir leur mot à dire.Principales représentantes de l'ensemble des artistes en arts visuels, ces deux associations constatent également que la SODEC, dont le mandat consiste à « promouvoir et soutenir l'implantation et le développement des entreprises culturelles », ignore complètement les arts visuels.Les galeries d'art et les marchands d'art ne font-ils pas partie des entreprises culturelles ?, demande le RAAV.Alors, pourquoi la SODEC ne s'y intéresse-telle pas ?« Le besoin de commercialiser les oeuvres des créateurs est primordial et la galerie d'art à but lucratif est une courroie indispensable pour faire transiger une oeuvre d'art vers son point de chute, l'acheteur.» Or, selon le RAAV, la SODEC ne soutient pas le marché de l'art au Québec parce qu'elle juge les risques trop élevés.PHOTO Archives PC La chanteuse Alanis Morissette est en nomination pour cinq prix Juno.Tammy Hoy, Fabienne Sallin - PC Nominations aux principales catégories des Prix JUNO 2000 MEILLEUR SINGLE Bobcaygeon The Tragically Hip Heaven Coming Down The Tea Party Hello Time Bomb Matthew Good Band Steal My Sunshine Len Sucks To Be You Prozzak MEILLEUR ALBUM Hot Show Prozzak On a Day Like Today Bryan Adams Supposed Former Infatuation Junkie Alanis Morissette These are Special Times Céline Dion Tuesday's Child Amanda Marshall ALBUM FRANCOPHONE D'autres rives: Bruno Pelletier En Catimini: LA Chicane Les Fourmis: Jean Leloup Live: Linda Lemay Notre-Dame-de-Paris: intégrale MEILLEURE ARTISTE FÉMININE Céline Dion Chantal Kreviazuk Lynda Lemay Amanda Marshall Alanis Morissette MEILLEUR ARTISTE MASCULIN Bryan Adams Paul Brandt Choclair Tom Cochrane Edwin MEILLEUR GROUPE La Chicane Matthew Good Band Moist Our Lady Peace The Tea Party Les artistes visuels gagnent autour de 9000$ pour les seuls revenus provenant des activités de création artistique.PHOTOTHÈQUE La Presse © Le bluesman trifluvien Steve Hill.Pas tous heureux, les abonnés de Vidéotron ! L'arrivée des quatre nouvelles chaînes n'enchante pas tout le monde, même si elles sont gratuites jusqu'au 1er avril.Surtout pour les abonnés de Super Écran qui habitent l'ouest de Montréal \u2014 l'ancien territoire de CF Cable \u2014 qui ont découvert depuis lundi soir qu'ils n'avaient plus trois chaînes de films le soir comme avant, mais seulement deux.Claude Sauvé de Saint-Laurent est outré.« Je paie près de 20 $ par mois juste pour avoir Super Écran.Mon magazine Super Écran parle des films disponibles sur trois canaux.Avant je les avais, maintenant je n'ai plus que deux canaux.M.Sauvé songe à réclamer un crédit à Vidéotron.Chez Vidéotron, le porte-parole Jean-Paul Galarneau a confirmé que les abonnés de Super Écran dans la partie ouest de Vidéotron n'ont plus que deux chaînes disponibles le soir.« Ça va se régler avec l'arrivée du numérique partout », dit-il en guise de consolation.Il explique qu'en analogique, il ne reste plus de place disponible pour loger toutes les chaînes.M.Sauvé n'est pas consolé.Hier après-midi, il était enragé.Les abonnés du côté Est ont toujours trois chaînes Super Écran le soir.Par ailleurs, les abonnés du côté Est ont eu le plaisir de découvrir depuis lundi, jour J des nouvelles chaînes, que CNN était livré en clair juste à côté du Canal Z.Pauvres de vous, c'est fini ! Une erreur d'aiguillage de la part de Vidéotron.On a corrigé le tir et l'image s'est rebrouillée pour les non-abonnés hier après-midi.Et selon M.Galarneau, il est faux que Vidéotron songe à offrir CNN en prime à ses abonnés de l'Est qui prendront les quatre nouvelles chaînes, en majorant le prix à 3,99.Correction pour tous les abonnés de Vidéotron.Contrairement à ce que j'ai écrit samedi dernier, seuls les abonnés qui désirent les nouvelles chaînes devront téléphoner à Vidéotron pour les commander.Elles seront gratuites jusqu'au 1er avril, après c'est payant.Vous ne les voulez pas, vous tenez ça mort.Avec un peu de chance, on n'ira pas poser de filtre dans votre poteau avant un bout de temps.Si j'ai écrit une fausseté, c'est que nous avions eu des informations contraires de la part d'un grand patron d'Astral, qui possède trois des nouvelles chaînes.Un homme pourtant pas menteur d'habitude.Belle musique, mais naïveté politique n Je ne suis pas ignorante de la musique latino au point de penser que la salsa est juste une sauce pour tremper les chips, mais j'ignorais que cette musique était une invention cubaine.Et je n'avais jamais songé sérieusement à aller en vacances à Cuba.Jusqu'à ce que je voie ce documentaire de Jocelyn Cano qui sera à l'affiche ce soir à 21h à Musi Max.« La salsa, les Portoricains nous l'ont volée, affirme Barbara Araya, la chanteuse cubaine devenue montréalaise.Nous, on l'a inventée, tout le monde le sait.» Cuba- La Révolution musicale raconte comment la musique cubaine a longtemps été méconnue, à cause de l'embargo des Américains depuis 1960.Pendant ce temps, des musiciens de La Havane continuaient de jouer au Buena Vista Social Club.Et puis Wim Wenders a fait un film et hop ! les « super grands-pères », comme les appellent les Cubains, ont été invités autour du monde pour régaler.Le documentaire est parfois répétitif, et trop louangeur à mon goût du système cubain.Pour parler des changements, il se borne à interroger Francine Grimaldi, une touriste sans doute éclairée, mais pas une Cubaine qui passe toute sa vie là-bas.On avait sans doute trop de commanditaires officiels.Mais c'est un film charmant, et fort bien documenté côté musique.On craint que la mondialisation ne noie ces rythmes doux dans la brusquerie du hip hop.Allons-nous tous finir rappers ?Le pénis du chum de Marie n Décidément, la télévision est de plus en plus révélatrice.Mardi soir à TVA, l'émission Le Bonheur est dans la télé s'est consacrée au pénis.J'avais des messages dans ma boîte vocale, pestant contre le fait que l'émission passait à 19h30.Certains même jugeaient qu'elle n'aurait jamais dû aller en ondes.Que voulez-vous, il n'y a plus de sujets tabous à la télé.La preuve ?L'émission s'est terminée avec un échange entre l'animatrice Stéphanie Allaire et son invitée, la journaliste Marie Plourde.Coudon, Marie, parle-moi donc du pénis de ton chum F.N.?Marie Plourde ne s'est pas vraiment démontée et a fini par déclarer sans rougir qu'il était bien équipé.Tout le monde en ville sait que Marie Plourde est la compagne de Franco Nuovo, également chroniqueur au Journal de Montréal.Tous deux animent une émission de radio.Et maintenant tout le monde sait que Franco est « bien équipé ».TVA devrait demander une licence de chaîne éducative.TÉLÉVISION Louise Cousineau La Presse 3 février 2000 Page D6 manquante 4LP0701D0203 D 7 Jeudi Arts CC 4LP0701D0203 ZALLCALL 67 01:08:48 02/03/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 3 FÉVRIER 2000 D 7 Viva Notre-Dame de Las Vegas! Depuis la fin janvier, Notre- Dame de Paris est présentée dix fois par semaine dans le Théâtre des arts de l'hôtel Paris à Las Vegas.Dix fois par semaine, à raison de deux spectacles par soir, dans un théâtre de 1200 places.On ne rigole plus.Mais oubliez les chiffres un instant.Ce qu'il faut d'abord retenir, c'est que Notre- Dame de Paris se déploie chaque soir entre une fausse tour Eiffel en béton à peine plus petite que l'originale, un faux arc de triomphe en agrégat presque aussi imposant que le vrai et une fausse Académie de la musique de Paris dont les portes s'ouvrent sur un immense casino avec des vrais joueurs imperméables aux faux arbres et au faux ciel parisien.Dans de telles circonstances, on pourrait s'attendre à ce que cette troisième version de la célèbre comédie musicale soit aussi artificielle que son environnement et offre aux incultes de Las Vegas une pâle imitation des productions parisiennes et montréalaises.D'autant plus que sa distribution est uniquement constituée de jeunes Américains ne parlant pas un traître mot de français et n'ayant probablement jamais entendu parler avant cette année de Luc Plamondon et de Richard Cocciante.Eh bien! croyez-le ou non, malgré ces circonstances atténuantes, Notre-Dame de Las Vegas est de loin la meilleure production qu'il m'ait été donné de voir depuis un an.La meilleure.La plus touchante, la plus vivante, voire la plus vraie en dépit des circonstances.C'est pourtant la même musique, les mêmes chansons, les mêmes personnages, le même décor en carton et la même durée, à une dizaine de minutes près.On n'a pas ajouté de plumes, de paillettes, de marquises au néon ni de buffet chinois pour faire plus Las Vegas.Frollo ne joue pas aux machines à sous et Esmeralda ne danse pas nue aux tables du Ceasar's Palace.On n'a rien fait de spécial sinon demander à Will Jennings de traduire les textes pratiquement mot à mot, ce qu'il a fait avec beaucoup de doigté et de retenue.Et pourtant, il se passe quelque chose sur scène qui ne se passait pas avant.Il se passe que Notre-Dame n'est plus une succession de solos entièrement soumis à l'humeur et au talent de ses vedettes.Il se passe qu'à travers l'anonymat de ses interprètes, la comédie musicale a trouvé un équilibre et une forme fluide et coulante qu'elle n'avait jamais connus auparavant.Notre-Dame n'est plus le drame de Quasimodo comme à Paris avec Garou, ni celui de Frollo comme à Montréal avec Robert Marien.L'oeuvre existe pour la première fois par elle-même, propulsée en cela par des interprètes tous également doués et qui, à défaut d'avoir un nom, ont du métier.Énormément de métier.Ces interprètes ne font rien d'extravagant, hormis se mettre au service de l'oeuvre, un point et c'est tout.La différence vient du fait que ce sont des professionnels et non des dilettantes de la comédie musicale.Ils n'ont pas qu'un seul talent, ils en ont plusieurs.Ils savent chanter aussi bien que Garou ou Bruno Pelletier.Ils savent jouer la comédie.Ils savent danser.Ils savent tout faire en même temps parce que c'est leur métier.Et qu'on le veuille ou non, le métier est le nécessaire carburant d'une comédie musicale, que l'on soit à Paris ou à Las Vegas.n n n Évidemment, on m'aurait dit cela il y a une semaine, je ne l'aurai pas cru.Jusqu'à la dernière minute mardi, j'étais d'ailleurs convaincue que Notre-Dame de Las Vegas était une vaste plaisanterie.Je me revois encore mardi soir esquisser un sourire ironique en apercevant le grand carton à l'entrée du Théâtre des arts déclinant le nom des interprètes.Il était 22 h à Las Vegas, mais 1 h, heure de Montréal et la dernière chose dont j'avais envie, c'était de me taper ma troisième production de NDP en moins d'un an, avec Doug Storm (Doug who?) dans le rôle de Quasimodo.Ma mauvaise humeur s'est accentuée en entrant dans le théâtre de 1200 places.Le théâtre était pourtant magnifique, à la fois vaste et intime, mais il y avait un problème: la salle était pratiquement vide.Si nous étions 250 spectateurs en tout, c'était beau.Or, 250 personnes pour 1200 places, ça invite les courants d'air et ça tempère les enthousiasmes.Une dame s'est d'ailleurs écriée malgré elle : Why is There Nobody ?l'air de se demander si elle ne s'était pas trompée de soir comme de spectacle.À cette question d'un million, j'ai cru comprendre qu'il y a plusieurs réponses qui n'ont malheureusement rien à voir avec la qualité de la production.Visiblement, le bouche à oreille ne s'est pas encore mis en marche pour Notre-Dame malgré les bonnes critiques locales.C'est un peu normal dans la mesure où dans un lieu éclaté et intemporel comme Las Vegas, où personne ne se connaît et où tout le monde est de passage, le bouche à oreille prend dix fois plus de temps que n'importe où ailleurs.Ajoutez à cela le marché saturé d'une ville où il y a pratiquement autant de spectacles que de machines à sous qui se disputent jour et nuit leur lot de joueurs.Plus souvent qu'autrement, les joueurs et leurs épouses vont vers des valeurs sûres comme Sigfried and Roy, deux insupportables dresseurs d'animaux échappés de la Cage aux folles qui règnent sur Las Vegas depuis 2000 ans.Notre- Dame de Paris, pour un Américain de l'Idaho qui ne sait pas faire la différence entre la vraie et la fausse tour Eiffel, c'est malheureusement trop demander.Pour l'instant enfin, les producteurs américains de Notre-Dame refusent par orgueil ou par obstination de réduire le prix des billets ou même de les donner comme c'est pratique courante à Vegas.Tant et si bien que la meilleure production de Notre-Dame semble pour l'instant passer inaperçue malgré l'éclat de sa marquise devant l'hôtel de Paris.C'est, je l'espère, une question de temps.Tôt ou tard, un producteur de Broadway devrait passer par Vegas et ramener le spectacle avec lui dans ses valises.Ce jour-là, les joueurs et leurs épouses vont se précipiter sous la fausse tour Eiffel sans une seule pensée pour les dresseurs d'animaux de la Cage aux folles.Nathalie Les Rencontres professionnelles de l'industrie du disque et de la radio Les Rencontres professionnelles de l'industrie québécoise du disque et de la radio se tiendront à l'Hôtel du Parc les 24, 25 et 26 février prochains.Voilà certes le lieu d'échanges et de réflexion par excellence de notre showbusiness, là où le débat s'élève un peu au-dessus des préoccupations quotidiennes et de notre petite jungle.Voici le programme des Rencotres, programme qui témoigne d'un désir clair de plonger dans l'ère numérique.Le vendredi 25 Le rôle du producteur: un rôle en mutation ou en voie d'exctinction?Broadcast Data System: une nouveauté dans le palmarès.Des suites à la Politique radio 1998: propriété multiple et Fonds de commercialisation et de promotion de la musique canadienne.Nouvelles technologies / mise en marché de disques: l'Internet: une adaptation facultative ou impérative?Les règles dans le domaine du spectacle: un casse-tête facile à assembler?Mondialisation des marchés et diversité culturelle: la culture estelle menacée?Nouvelles technologies / vente au détail et distribution: les moyens traditionnels deviendrontils virtuels?La notion de territoire signifie-t-elle encore quelque chose?La radio numérique: bidule ou nouveau culte?Le samedi 26 Nouvelles technologies/ productions de spectacles: Un phénomène marginal mais pour combien de temps?Le nouveau régime de la copie privée: quels sont les plans des auteurs, des artistes-interprètes et des producteurs?Crédits d'impôt pour le disque et le spectale: enfin une réalité.Nouvelles technologies / radio conventionnelle: y a-t-il des avantages à diffuser sur le Net?L'édition musicale: des experts nous parlent de leur métier.Nouvelles technologies: comment déjouer les pirates?Financement des entreprises dnas le domaine du disque et du spectacle: pour un développement durable.Les inscriptions à taux réduits se terminent aujourd'hui.Pour de plus amples informations on contacte Ginette Gauthier au 842-5147. 4LP0801D0203 D 8 Jeudi Arts 4LP0801D0203 ZALLCALL 67 01:08:03 02/03/00 B D 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 3 FÉVRIER 2000 Naomi Campbell plaide coupable Presse Canadienne TORONTO Le mannequin Naomi Campbell a plaidé hier coupable à une accusation de voies de fait, mais n'aura pas pour autant de casier judiciaire au Canada.Lors du tournage du film Prisoner of love en 1998 à Toronto, Campbell a violemment poussé contre un mur son assistante, Georgina Galanis, et l'a frappée à la tête avec un téléphone.Néanmoins, la cour a décidé d'accorder une absolution inconditionnelle au mannequin dont le caractère coléreux fait régulièrement la une.Du coup, elle n'a aucune sentence à purger et aucun casier judiciaire au Canada.L'accusée, qui s'exposait à une amende de 2000 $ ou une peine de six mois, n'a évidemment pas comparu, c'est son avocat, Brian Greenspan, qui l'a représentée tout Naomi Campbell au long des procédures.« Elle n'a été reconnue coupable d'aucune infraction criminelle.Elle a reçu une absolution inconditionnelle, c'est-à-dire la sentence la plus clémente prévue par le droit canadien en cas d'inculpation », a-t-il commenté.Accusée de voie de fait avec lésions, Naomi Campbell a, par l'entremise de son avocat, plaidé coupable à une accusation réduite de voie de fait simple.Me Greenspan a rejeté les critiques voulant que la célébrité de l'accusée lui ait permis d'avoir à un traitement de faveur.Au contraire, a-t-il soutenu, la notoriété de sa cliente lui a peut-être nui.« N'eût été de sa richesse et de sa célébrité, il y a longtemps que cette affaire aurait été réglée.» Le procureur de la Couronne Calvin Barry a confié que la plaignante, Georgina Galanis, se réjouissait de la fin de cette histoire.« Elle est satisfaite de l'issue, a-til dit.Elle a évidemment été bouleversée lors de cette agression.» Il n'a cependant pu indiquer si le mannequin avait offert en personne ses excuses à son ex-assistante, mais a précisé que les deux femmes avaient conclu une entente au cours des derniers mois au terme d'une poursuite civile déposée devant un tribunal new-yorkais où vit désormais Mme Galanis.Il a été impossible d'obtenir ses commentaires.VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC Les Nouvelles Virginie Un gars, une fille Gypsies L'Écuyer / Jean-Luc Mongrain, Bernard Tapie Les Nouvelles Cinéma / PAS BESOIN DES HOMMES (5) avec W.Goldberg Le TVA Piment fort .records Guinness Caméra Choc Diva Fortier / Début Le TVA Le Poing J / Ginette Reno, Macha Grenon Sports / Lot.(23:52) Macaroni tout garni Improvissimo Les Choix de Sophie D.Le Tour des mondes / Opération Goliath J'aime / Fumer Grande Illusion / La Nudité Ace London Les Choix de Sophie Le Présent du passé Grand Journal (17:00) Flash / Francis Cabrel Coroner Cinéma / LE PARRAIN (2) avec Marlon Brando, Al Pacino (2/2) Le Grand Journal La fin du monde.110% Aphrodisia Flash Pulse A.Hollywood King, Queens Stargate SG-1 (1/2) Charmed ER CTV News Pulse / Sports News Wheel of.Jeopardy Whose Line is it Anyway?Who Wants to be a Millionaire?News Newswatch Mr.Bean Red Green Sh.Witness / One Man, Six Wives.CBC Thursday The National / CBC News Nat.Update News ABC News Judge Judy Frasier Whose Line is it Anyway?Who Wants to be a Millionaire?20/20 Downtown News Night.(23:35) News CBS News E.T.Diagnosis Murder Chicago Hope 48 Hours Late.(23:35) News Nightly News Jeopardy Wheel of.Friends Jesse Frasier Stark Raving.ER Tonight (23:35) Newshour Business Rep.Trailside Old House Hometime Mystery / Touching Evil (4/6) Cinéma / THE LONGEST DAY (3) avec J.Wayne, R.Mitchum World News Business Rep.Newshour Nature / The Joy of Pigs Nova / The Diamond Deception Secrets of Lost Empires World News Charlie Rose L.A.Law Law & Order Biography / Casanova Investigative / Russia for Love Inside Story / Red-Light.Law & Order Jane Urquhart - Ziggy Bravo! Videos Ignatieff Book TV Forsaken Cinéma / MYRA BRECKINRIDGE (6) avec R.Welch, J.Huston NYPD Blue Contact Animal / .crocodiles Le Monde du futur Mystères./ Ovnis Biographies / Conrad Hilton Kojak Cinéma / LA CONQUÊTE.(5) Contextes.des psychotropes Planète Terre La Peinture moderne au Québec Educational Psychology Initiation à l'astronomie Intro.à la peinture moderne How'd they do that?@discovery.ca Wild Discovery Wild Discovery Future Now: Stealing Time Science of Fun: Fireworks! @discovery.ca Honey./ .Angels (18:45) Dinos.(19:05) Are you Afraid Cinéma / FREAKY FRIDAY (5) avec B.Harris Cinéma / NAPOLEON AND SAMANTHA (21:40) Afraid (23:10) Garg.(23:35) Caroline.City Home Improv.Drew Carey 3rd Rock.Cinéma / DUMB AND DUMBER (6) avec Jim Carrey, Jeff Daniels Popular Drew Carey Star Trek Global News First Nat.News Sabrina E.T.Friends Jesse Frasier Stark Raving.Traders Outer Limits It Seems Like Way We Were Mansion A Scattering.It Seems Like Royal Secrets War Stories / Macarthur (2/2) Tour of Duty Pet Friends Gentle Doctor Images Moneysense.do for Love Weddings Extra Weird Home Flick .for Dinner?.do for Love Weddings Nostalgie Ed Sullivan Pop up Vidéo Musicographie / .from Anthem Spécial: Cuba, la révolution.Nostalgie Musicographie / .from Anthem Box-office M.Net Clip All Saints Live à Wembley La Courbe Beavis.Clip Artiste du mois: Foo Fighters World News Business News Newsworld Reports Pamela Wallin Counter Spin The National the fifth estate Newsworld Reports Euronews Capital Actions Le Monde ce soir Les Filles d'Évasan Le Journal RDI Maisonneuve à l'écoute Le Canada auj.Le Canada auj.Le Canada auj.Ski Mag Sports 30 Mag Hockey / Canadiens - Lightning Sports 30 Mag Sports 30 Madison Red Dwarf Degrassi Jr.Degrassi High Light.Force The Rez Due South Cinéma / MEDITERRANEO (3) avec D.Abatantuono, C.Bigagli Highlander Babylon 5 Sliders Angel Star Trek - Deep Space Nine X-Files Golf (15:30) NHL Fantasy.Hockey / Sénateurs - Sabres Sports Central Goin' Deep Sanctuaires.Volt Panorama Requins nucléaires (3/3) Cinéma / PIÈGE POUR UN FLIC (5) avec V.Genest, M.Diouf Panorama Bob Vila's Home again 48 Hours: In the Grand Canyon World's Deadliest Volcanoes Collapse: Overload Collapse: Under Pressure World's Deadliest Volcanoes Off the Record Sportsdesk That's Hockey World's Strongest Man Sailing: 2000 America's Cup Challenger Sportsdesk Ned.triton Johnny Bravo Minus, Cortex Daria Ren & Stimpy Cléo & Chico Les Simpson A.Anaconda Duckman South Park Les Simpson Johnny Bravo Des chiffres.Les Arts.Journal FR2 Union libre / José Garcia Écrans.Une aventure de Nestor Burma (21:03) Journal belge Journal suisse Soir 3 S.Bus / Zoo Dinosaur.Fragile Nature / Killing.Living Studio 2 Monsignor Renard (1/4) Vicar.(22:15) Studio 2 Le Feu sacré Les Copines.Guérir.Méd.enquête Cinéma / INTERDIT D'AMOUR (4) avec M.Leroux, M.de Jode Table ronde Les Copines.Cuisinez avec Jean / Épices Cité Mag Vos finances Place publique Cité Mag Action Emploi À la une Addams Fam.Watership.Boy Meets.System Crash Radio Active 3 Friends.A20 Boy Meets.Student Bodies Goosebumps Addams Fam.Beasties Les Espiègles Louise Cousineau 9:00 r - BLA BLA BLA Fabienne Larouche est l'invitée.Lui donnera-t-on une tête de producteur malhonnête en cadeau?21:00 a - L'ECUYER Encore des meilleurs moments avec notamment Marc Labrèche qui imite Ginette Reno.21:00 r - FORTIER Premier épisode d'une série où le suspense est extraordinaire mais les cas psychologiques quelque peu tirés par les cheveux.Sophie Lorain dans le rôle-titre, une psy qui s'enfarge dans ses pieds.21:00 A - J'AIME Fumer.Oh là là, le vilain péché! On explore le plaisir de fumer avec Jean-Claude Germain, l'ethnologue Marc Laberge, la conseillère en cigare Claire Chayer et le publicitaire Roger Tremblay.21:00 X - CUBA, LA RÉVOLUTION MUSICALE Un documentaire réchauffant sur des petits vieux extraordinaires, les musiciens du Buena Vista Social Club à Cuba.Ça donne le goût de partir par le premier vol d'Air Transat.2:30 r - LE POING J Dan Bigras reçoit Ginette Reno qui chantera en duo avec lui, Michel Courtemanche jouera de la batterie, Macha Grenon et le boxeur Gaëtan Hart causeront.PHOTOTHÈQUE La Presse © Sophie Lorain 4LP0901D0203 D 9 Jeudi Arts 4LP0901D0203 ZALLCALL 67 01:05:52 02/03/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 3 FÉVRIER 2000 D 9 SPECTACLES Salles de répertoire AMERICAN MOVIE Cinéma du Parc (3): 19h15.BEAU TRAVAIL Ex-Centris (salle 3, Cassavetes): 13h15, 15h15, 17h15, 19h15, 21h15.BEING JOHN MALKOVICH Cinéma du Parc (2): 17h, 19h15.École Polytechnique de Montréal (2500, chemin de Polytechnique, amphithéâtre Bell): 18h30, 21h.CABARET Cinéma du Parc (2): 21h30.CARNETS DE NOTES SUR VÊTEMENTS ET VILLES Goethe-Institut: 20h.CINÉMA VÉRITÉ - LE MOMENT DÉCISIF Ex-Centris (salle 1, le Parallèle): 17h, 21h05.CONFÉRENCES: ARTISTES WEB 11 Cinémathèque québécoise (salle Fernand-Séguin): 19h30.COURS LOLA COURS Ciné-Club He Ciné (3000, chemin de la Côte-Ste-Catherine): midi, 19h.DECLINE OF WESTERN CIVILIZATION Cinéma du Parc (3): 21h30.GENGHIS BLUES Cinéma du Parc (3): 17h15.HAUT LES COEURS! Ex-Centris (salle 2, Fellini): 14h, 16h30, 19h, 21h20.LEGEND OF 1900 Cinéma Impérial: 16h30, 19h, 21h25.LES YEUX GRAND FERMÉS Collège Édouard-Montpetit (945, chemin de Chambly, Longueuil): 20h.LET IT COME DOWN: THE LIFE OF PAUL BOWLES Ex-Centris (salle 1, le Parallèle): 13h, 15h, 19h30.MAN OF STRAW Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 19h.RAILROAD MAN (THE) Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 21h.THE WAY OF HOPE Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 17h.THIRD MAN (THE) Cinéma du Parc (1): 17h, 19h, 21h.DANSE AGORA DE LA DANSE (840, Cherrier E.) Fragile Lumière, de Lucie Grégoire.Avec Maria Kefirova, Sandra Lapierre et Lucie Grégoire: 20h.TANGENTE (840, Cherrier E.) L'Aberration des traces, de Diane Leduc et Benoît Lachambre.Avec Robin Poitras, Diane Leduc et Geneviève Pépin: 20h30.Musique CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR Quatuor Morency et Louis-Philippe Pelletier, pianiste.Hétu, Haydn, Brahms: 20h.BASILIQUE NOTRE-DAME Orchestre du Conservatoire.Dir.Raffi Armenian.Hermine Gagné, violoniste, Marjolaine Goulet, corniste.Concerto pour piano no 2 (Bartok), Concerto pour cor (Glière), Symphonie no 4 (Beethoven).Entrée libre: 20h.Théâtre THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE (84, Ste-Catherine O.) L'Odyssée, de Homère.Adapt.de Dominic Champagne et Alexis Martin.Mise en scène de Dominic Champagne.Avec François Papineau, Pierre Lebeau, Dominique Quesnel, Sylvie Moreau, Guillaume Chouinard, Julie Castonguay, Henri Chassé, Norman Helms, André Barnard, Pierre Benoit, Ludovic Bonnier, Jean-Robert Bourdage, Michel-André Cardin, Éric Forget et Jacinthe Laguë.Du mar.au ven., 20h; sam., 15h et 20h.THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE (Place des Arts) Noël de force, de Eugene Stickland.Mise en scène de Monique Duceppe.Du mar.au ven., 20h; sam., 16h et 20h30.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT (4664, St-Denis) Les Chaises, de Eugène Ionesco.Mise en scène de Paul Buissonneau.Avec Hélène Loiselle, Gérard Poirier et Georges Molnar.Du mar.au ven., 20h; sam., 15h et 20h; dim., 15h.2/3 THÉÂTRE DE QUAT'SOUS (100, av.des Pins E.) Le Désir de Gobi, de Suzie Bastien.Mise en scène de Pierre Bernard.Avec Annick Bergeron, Danny Gilmore et Raymond Legault: 20h.THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI (3900, St-Denis) Jacynthe, de Laval, de René Gingras.Mise en scène de Yves Desgagnés.Avec Patrice Coquereau, Maude Guérin et Didier Lucien: 20h.SALLE FRED-BARRY (4353, Ste-Catherine E.) Code 99, théâtre musical de François Archambault.Mise en scène de Normand Chouinard.Supplémentaires les 3, 4 et 5 février, à 19h30.THÉÂTRE DENISE-PELLETIER (4353, Ste- Catherine E.) Crime et Châtiment, de Fiodor Dostoïevski.Trad.et adapt.de Igor Ovadis et Serge Mandeville.Mise en scène de Igor Ovadis.Mer., 19h; ven., 20h; sam., 16h.ESPACE LIBRE (1945, Fullum) Transit - section no 20, d'Alexis Martin et Jean- Pierre Ronfard.Mise en scène d'Alexis Martin.Avec Jacques Baril, Martine Beaulne, Daniel Brière, Michel Charette, Sophie Dion et Jean Maheux.Du mar.au sam., 20h30.THÉÂTRE PROSPERO (1371, Ontario E.) Les Bonnes, de Jean Genet.Mise en scène de Carmen Jolin.Avec Frédérique Collin, Léa-Marie Cantin et Annie Bienvenue.Du mar.au sam., 20h.THÉÂTRE ESPACE GO (4890, St-Laurent) Albertine en 5 temps, de Michel Tremblay.Mise en scène de Martine Beaulne.Avec Monique Mercure, Andrée Lachapelle, Sophie Clément, Élise Guilbault, Macha Limonchik et Guylaine Tremblay.Du mar.au sam., 20h.CENTRE CALIXA-LAVALLÉE (3819, Calixa- Lavallée) Mort accidentelle d'un anarchiste, de Dario Fo: 20h.STUDIO-THÉÂTRE JEAN-VALCOURT (100, Notre-Dame E.) Bergman, d'après Ingmar Bergman.Mise en scène de Jean-Pierre Ronfard.Avec Karine Beauchamp, Patrice Bélanger, Salomé Corbo, Stanislas Da Col, Tristan Dubois, Eve Duranceau, Vladana Milicevic, Frédéric Paquet, Marie-Hélène Racicot et Dominique Théberge: 20h, sauf dim.LA LICORNE (4559, Papineau) Antarktikos, de David Young.Trad.d'André Ricard.Mise en scène de Michel Monty.Avec Réal Bossé, Normand D'Amour, Stéphane Demers, Richard Fréchette, Gérald Gagnon et Jean Turcotte.Du mar.au sam., 20h; mer., 19h.LA PETITE LICORNE (4559, Papineau) Journal intime d'une âme, de Nathaly Charrette.Mise en scène de Sylvio Archambault.Avec Sylvio Archambault, Nathaly Charrette et Valérie Gagné.Productions Théâtre Les Affamés des Âmes.Dim., lun., 20h.MONUMENT-NATIONAL (théâtre du Maurier, 1182, St-Laurent) Novembre, de Annabel Soutar.Mise en scène de Alex Ivanovici.Avec Daniel Simard, Monique Martel, François Guy, Sophie Vajda, Marcel Jeannin, Josée Beaulieu, Jean-Bernard Côté, Michel Bonneau, Jules Philip, Sylvie-Anne Siouï- Trudel, Josephine Bacon, Lou Vani, Stephanie Baptist, Gordon Masten et Jeannie Walker: 20h30.ESPACE GEORDIE (4001, Berri, espace 103) Lawrence & Holloman, de Morris Panych.Avec Adrian Burhop et Stephen Spreekmeester: 20h.CAFÉ-THÉÂTRE DE CHAMBLY (2447, av.Bourgogne, Chambly) Chapitre deux, de Neil Simon.Mise en scène de Danielle Anctil, en collaboration avec Marise Provencher.Avec Silvin Ferrandez, Michel de Champlain, Hélène Lessard et Chantal Therrien.Ven., sam., 20h.THÉÂTRE HECTOR-CHARLAND (225, boul.l'Ange-Gardien, L'Assomption) L'Auberge des morts subites, de Félix Leclerc.Mise en scène de Danielle Fichaud assistée de Éliane Fontaine.Avec Mireille Deyglun, Vincent Bilodeau, Jean-Pierre Chartrand, Philippe Côté, Jacynthe René, Pascal Rollin, Robert Toupin et Yvon Bilodeau.Jeu.et ven., 20h.Pour Enfants LA MAISON THÉÂTRE (245, Ontario E.) Charlotte Sicotte, de Pascale Rafie.Mise en scène de Michel Fréchette et Michel P.Ranger.Marionnettistes: Sylvain Gagnon, André Meunier, Louise-Anouk Ouellet et Jacques Piperni.Dim., 13h et 15h.(4 à 8 ans) Variétés THÉÂTRE DES VARIÉTÉS (4530, Papineau) Nostalgie, chorégraphie de Lorna Wayne.Avec Frank Olivier et Jacques Vallée.Du mer.au sam., 20h; dim., 14h.LA BALUSTRADE DU MONUMENT NATIONAL (1182, St-Laurent) Joël Blais: 20h.CABARET (2111, St-Laurent) L'âme qui sortait par la bouche du dormeur, avec Michel Faubert: 20h30.LA PLACE À CÔTÉ (4571, Papineau) Les Pères joyeux: 21h.LE PIERROT (114, St-Paul E.) Serge Lachapelle et Dany Pouliot: dès 20h.L'AIR DU TEMPS (191, St-Paul O.) Bansuri: 22h.BOÎTE À MARIUS (5885, Papineau) Alain François et Richard Lachapelle: 22h.CAFÉ LUDIK (552, Ste-Catherine E.) Léon Goupal: 21h.L'ESCOGRIFFE (4467, St-Denis) Claude Hamel: 22h.JAZZONS (300, Ontario E.) Trio Éric St-Jean: 22h.ZEST (2100, Bennett) Johanne Doré, Sylvie Tremblay, Nathalie Raymond et Hélène Godbout: 20h.CAFÉ CHAOS (1635, St-Denis) Rock'n'roll, avec Garage, DJ Moe et Roy: 22h.CABARET ST-SULPICE (1680, St-Denis) Woe! Woe! Woe!, avec Jérôme Lemay: 20h.SOFA (451, Rachel E.) Absolut Jonz: 22h30.JELLO (151, Ontario E.) Urban Roots: dès 21h.THÉÂTRE DU VIEUX-TERREBONNE (867, St-Pierre, Terrebonne) Bruno Pelletier: 20h30. 4LP1001D0203 D 10 Jeudi Arts 4LP1001D0203 ZALLCALL 67 01:08:12 02/03/00 B D 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 3 FÉVRIER 2000 Cayouche, entre Plume et Willie Nelson JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE Barbe grise de trois pieds, veste de bûcheron, bandeau de vieux hippy, sourire de Père Noël sur la brosse.Réginal Charles Gagnon, alias Cayouche, n'a pas exactement le profil d'une star.Et pourtant.Chez lui en Acadie, le gars est un véritable phénomène.Depuis son apparition publique en 1994, chacun de ses trois albums s'est écoulé à 25 000 exemplaires \u2014 ce qui en fait le plus gros vendeur acadien depuis le groupe 1755.Et tout ça avec quoi ?Des chansons western tirant sur la musique traditionnelle, des sujets qui parlent de la vie de tous les jours (La Reine du Bingo, Tu m'as flushé, La vie) une sacrée bonne bouille et quelques caisses de petites bouteilles brunes parce que bon, dans son cas, ça fait partie du trip.Entre Plume et Willie Nelson, Cayouche semble avoir trouvé son créneau.Pas du genre à théoriser pendant des heures, notre homme ose une petite explication.« Les gens m'aiment parce que je chante des affaires qu'ils connaissent.Un bonhomme m'a dit un jour que je chantais la musique du p'tit monde.C'est vrai.Y a beaucoup de chanteurs country qui braillent dans leur bière.Mais ça c'est pas mon genre.Moi, je conte des histoires pis je relaxe le monde.C'est sûr que des fois je passe des messages, mais je les passe en drôle.Parce que j'aime mieux la follerie.Le jour où j'aurai plus de fun, j'arrête tout ça.» Parlant d'histoires, Cayouche en a justement une belle à raconter, même s'il n'insiste pas trop dessus.C'est celle de sa vie, peut-être la plus incroyable parce que la plus vraie, du genre à être sortie d'un livre de Jack London.Car Cayouche, qui vient de fêter ses 51 ans, n'a pas toujours été chanteur professionnel, loin s'en faut.Né à Moncton, sa famille s'exile aux États-Unis quand il a 13 ans.Début vingtaine, il est recruté par l'armée américaine et envoyé en pleine guerre du Viet-Nam.« Je déchargeais des bateaux.J'ai pas tué personne », s'empresse-t-il de préciser.« J'vois pas pourquoi j'aurais fait ça à du monde qui m'ont rien fait.» Ici, la suite devient floue.Cayouche dit être revenu au Nouveau- Brunswick « à cause du FBI » en ajoutant que « mes chums motards m'ont sorti du système ».Marginal pur et dur, il vit sur la route pendant huit ans, puis se retire au fond des bois, avec sa guitare et ses chansons de Johnny Cash.L'histoire ne dit pas si Cayouche avait un grizzly et un Indien comme compagnons, mais on sait qu'il aboutit dans les haltes de motoneige, où il teste ses tounes sur les motoneigistes en goguette, pour le salaire d'une caisse de bière par soirée.Son nom fait bientôt le tour des chaumières au point où l'étiquette Isba, filiale de Sony, manifeste son intérêt.« Ils me donnaient 20 % et prenaient 80 %, j'ai laissé faire », raconte celui qui, bien que peu doué en affaires (c'est lui qui le dit) n'est pas nono pour autant.Cayouche lancera finalement son premier disque de compos (Un Vieux Hippy) sur l'étiquette Péninsule, qu'il fonde avec son gérant et ami Jean-Marc Dufour.Six ans plus tard, l'ineffable personnage est devenu plus qu'une curiosité.Fort de ses milliers de disques vendus, Cayouche devait fatalement venir tenter sa chance au Québec, ce qu'il fait aujourd'hui, mais pas à n'importe quel prix.On sait que la Belle Province n'est pas un marché facile pour les chanteurs acadiens, que la concurrence est féroce et la critique exigeante.À en juger par son spectacle automnal, dans une taverne de la rue Papineau, le Vieux Hippy a déjà quelques admirateurs dans la Métropole.Mais la grande ville, dit-il, est bien le dernier de ses soucis.Quant au succès médiatique, il s'en tape, vous ne pouvez pas savoir.« Ça a d'lair qui faut aller à Montréal pour se faire connaître.Ben moi, j'vas te dire, Montréal j'aime pas ça.J'aime ben mieux les régions : Côte- Nord, Beauce, Abitibi.C'est là que je veux aller parce que c'est là qu'est mon monde.L'an passé, j'ai passé trois jours dans un Festival de bûcherons à Notre-Dame de Lorette, au fond du Lac-Saint-Jean.Le boutte du monde.Tellement que quand le chemin finit, les oiseaux revirent de bord ! Là mon garçon, j'ai vraiment eu du fun.» CAYOUCHE et ses musiciens, les 4 et 5 février au Kola Note (anciennement le Club Soda) 5240 avenue du Parc.«Ça a d'lair qui faut aller à Montréal pour se faire connaître.Ben moi, j'vas te dire, Montréal j'aime pas ça.J'aime ben mieux les régions.» Cayouche: «Y a beaucoup de chanteurs country qui braillent dans leur bière.Mais moi, c'est pas mon genre.» 4LP1102D0203 D 11 Jeudi Arts CC 4LP1102D0203 ZALLCALL 67 01:12:42 02/03/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 3 FÉVRIER 2000 R D 11 Jérôme Lemay au naturel JEAN BEAUNOYER L'homme est assez vieux pour taire son âge mais assez jeune pour tenir la scène pendant près de deux heures au Cabaret du St-Sulpice et en étonner plusieurs.Jérôme Lemay qui a déjà laissé beaucoup de place à Jean Lapointe, à la belle époque des Jérolas, présente finalement un spectacle qui lui ressemble dans l'intimité du St-Sulpice.Manifestement en grande forme physique, celui qui fut le sage Jérolas, a su protéger sa santé, sa voix et ses talents.Lemay est d'abord un excellent guitariste qui a tout joué pendant le spectacle, même un Pot poureel endiablé à la guitare.C'est également un compositeur qui n'a jamais été reconnu à sa juste valeur.Il avait remporté quelques prix au Concours de la chanson canadienne, si je me souviens bien, et interprète justement, l'une de ses premières chansons, Un tien vaut mieux que deux tu l'auras qu'avait popularisé Yolanda Lisi dans les années 60.On sait qu'il a également composé Méo Penché qui a enregistrée par de nombreux artistes dans des versions différentes.Pendant le spectacle, Lemay nous fait entendre les versions twist, reggae, ball room, country et heavy metal avant de la chanter lui-même dans une version rock fort bien soutenue par son jeu de guitare.Lemay raconte ses débuts avec ses trois partenaires.Le premier était trompétiste, le second était Lapointe et le troisième, son fils.Débarassé de sa timidité et de ses complexes, Lemay se produit définitivement seul sur scène, avec une belle assurance et n'hésite même pas à se moquer de lui-même, allant jusqu'à présenter un certificat du magazine Croc qu'on lui avait décerné après 5000 blagues à son endroit.Ce magazine n'est plus alors que Lemay est plus vivant que jamais.« Voilà ma vengeance » qu'il dit sur scène.Lemay n'a jamais été délirant en spectacle mais c'est un pince-sans-rire qui s'amuse à imiter et à parodier Julio Iglesias, Gilles Vigneault, Bocelli avec une joyeuse insolence et à se raconter dans Traversant Matane ou Baie-Como.En somme, un spectacle fort sympathique, absolument pas prétentieux, fort divertissant qui nous permet de découvrir un peu plus, un Jérôme Lemay assumé.PHOTO MARTIN C.CHAMBERLAND, La Presse © Jérôme Lemay présent son nouveau spectacle au St-Sulpice.Mick Jagger (MD) Son élégance et sa bonne mine sont des actifs que Mick Jagger entend protéger, rapporte l'agence Press Association.Il veut en fait éviter qu'un débrouillard tente d'usurper son nom.Le chanteur des Rolling Stones, âgé de 56 ans, a enregistré le label Mick Jagger auprès de l'Union européenne pour d'éventuelles gammes de vêtements, chaussures, cosmétiques et articles de toilette.Jagger pourrait tirer des revenus dans ces secteurs de la consommation, s'il le voulait, mais il appert qu'il a pris cette initiative à titre préventif.PHOTOTHÈQUE La Presse 4LP1201D0203 D 12 Jeudi Arts 4LP1201D0203 ZALLCALL 67 01:03:29 02/03/00 B D 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 3 FÉVRIER 2000 Le vaudou jazz est né, envers et contre tout ALAIN BRUNET Au fil des ans, le talent et l'imagination de Harold Faustin, flamboyant personnage s'il en est, ont dû cohabiter avec la désorganisation, la pauvreté des moyens, l'adversité, quoi.Et, contre toute attente, de petits miracles se sont produits.Des fenêtres se sont entrouvertes sur l'art unique de ce guitariste de 43 ans, compositeur, improvisateur.Ces fenêtres se sont ensuite refermées.Et voilà qu'elles semblent de nouveau laisser passer l'air et la lumière.Comme la plupart des créateurs atypiques, Harold Faustin a dû patienter et garder le cap, perdre et retrouver confiance, profiter des conjonctures propices après avoir vécu des passages à vide.C'est vous dire qu'un concert donné en Haïti (son pays natal) en août dernier l'a vraiment remis sur les rails.« C'est le meilleur band que j'aie eu jusqu'à maintenant.Ce groupe joue enfin ma musique telle que je l'entends lorsque je la compose », affirme le musicien, gonflé à bloc.Pour avoir assisté à une répétition de cette nouvelle formation, je puis corroborer ; deux Québécois de souche, deux Africains de l'Ouest, deux Haïtiens québécois et une Haïtienne québécoise mènent effectivement la musique de Faustin à un niveau exceptionnel \u2014 le pianiste Jean Beaudet, le saxophoniste et clarinettiste Michel Dubeau, le bassiste Brian Di Manu, le percussionniste Karim Diouf, la chanteuse et danseuse Sarah Rénélique.À l'endroit de ses collègues, Faustin ne tarit pas d'éloges.« De tous les batteurs avec qui j'ai travaillé, Evans Baptiste est celui qui a le mieux circonscrit le point de jonction entre vaudou et jazz.Et mon bassiste ivoirien est tellement tight ! Il se dégage de Jean Beaudet un incroyable sens harmonique.Sarah Rénélique est ouverte d'esprit, elle est là pour apprendre.Les gens se sentent bien dans le band, ils s'expriment librement, je porte attention à leurs commentaires.Ma musique s'achemine enfin au top niveau.» Bonne nouvelle, car Harold Faustin demeure à mon sens le compositeur de jazz créole le plus doué, l'accoucheur d'un style qu'il se plaît désormais à nommer vaudou jazz.Nous parlons de la première fusion concluante entre le jazz moderne et ces rythmes sacrés parfaitement conservés dans la plus africaine des îles de la Caraïbe.Les rythmes rada, congo, nago ou pétro se mêlent ainsi aux polyrythmes prisés par des jazzmen contemporains.La caboche et le bas-ventre sont simultanément nourris.Qui s'en plaindra ?« Je tiens à ce qu'on offre un vrai spectacle, dit Faustin.Ma musique est faite pour qu'on l'écoute, mais aussi pour danser.Si les gens ne peuvent bouger lorsque je joue, ça ne fonctionne pas dans ma tête.» Pour Harlod Faustin, donc, le chant profane ou sacré peut se fondre dans une musique sérieuse, résolument actuelle.« Les instruments doivent chanter comme la voix, soulève l'interviewé.La coloration world de ce vaudou jazz, cela dit, n'exclut pas une harmonie moderne, une utilisation rigoureuse du contrepoint.Sa facture vise la complexité et l'excellence.» Prêts pour la naissance du vaudou jazz ?Le septuor de Harold Faustin se produira ce soir à la Maison de la culture Mont- Royal, le 15 février à la Maison de la culture Côte-des-Neiges, le 25 au Patro Le Prévost, le 26 à la Maison de la Culture Rivière- des-Prairies, le 29 à la Maison de la culture Rosemont/Petite Patrie.Harold Faustin La Presse 3 février 2000 Page D13 manquante La Presse 3 février 2000 Page D14 manquante 4LP1502D0203 Quoi faire jeudi D15 4LP1501D0203 ZALLCALL 67 01:08:41 02/03/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 3 FÉVRIER 2000 R D 15 Quoi faire ce week-end Adressez vos communiqués à: Rubrique Quoi faire La Presse 7, rue St-Jacques Montréal H2Y 1K9 Spectacle de marionnettes à la Maison théâtre Voir En famille Les peintures de Saint-Denys Garneau au Musée d'art de Joliette Voir Dans les Musées Ski de fond nocturne au parc-nature de l'Île-de-la-Visitation Voir Plein air FÊTE DES NEIGES n Voici quelques activités de la fête des Neiges qui se déroulent au parc des Îles de Montréal, les samedi 5 et dimanche 6 février de 10 h à 17 h.Entrée libre.Un laissez-passer de 5 $ valable pour les jours de la fête permet des rabais sur certaines activités (gratuit aux enfants de 5 ans et moins).Rens.: 514 872-3383.n Les Joueurs des Alouettes font quelques courses dans le circuit de traîneaux à chiens pour enfants, le samedi 5 février de midi à 14 h.Suivi d'une séance d'autographes avec les joueurs et les meneuses de claques.Coût : 3 $, 2,75 $.n Les Anciens joueurs des Canadiens s'exercent à des lancers de précision avec la participation du public, le dimanche 6 février de 13 h 30 à 15 h 30, sur la glace située à la sortie du métro Île-Sainte-Hélène.n Randonnées en raquette dans les sentiers de l'île au fort de l'île Sainte- Hélène.Départ à 13 h et 15 h.Coût : 6 $, 5 $, 12 $.n Exposition Cousteau et chocolat chaud à la Biosphère.Coût : 6,50 $, 5 $, 4 $, gratuit enfants de 6 ans et moins.n Rose des mondes de Boule de Neige.Danses sur des airs folkloriques traditionnels ; aventure en Amazonie ; rencontre avec une bande de pirates ; envol à bord du tapis volant d'Aladin.n Jeux de neige.Les enfants et les ours bruns parcourent ensemble une forêt enchantée, des tunnels et s'amusent sur les glissoires.n Château de Boule de neige.Piste d'hébertisme, mur d'escalade, glissoire, ferme miniature, etc.(pour les jeunes).n Sentier des patineurs.Une piste de 1,5 km aux abords du fleuve Saint- Laurent pour les amateurs de patins sur glace (ouverte jusqu'à 20 h le samedi).PLEIN AIR n Soirée de ski de fond.Le parc-nature de l'Île-de-la-Visitation offre des randonnées de ski de fond à la lueur de flambeaux installés le long des sentiers, tous les vendredis de février de 19 h à 21 h, sous la supervision de patrouilleurs.Rendez-vous au chalet d'accueil, 2425, boul.Gouin Est, Montréal.Coût : 5 $, 8 $.Rens.: 514 280-6733.n Le Défi hivernal.Le Club de course à pied Les Traîne-savates organise Le Défi hivernal de l'Île-Bizard, le dimanche 6 février.Inscription à 7 h 30 (matin) au centre socio-culturel (490, rue de L'Église, Île Bizard).Compétitions de 1 km, 2 000 mètres, 5 km et 10 km.Coût : 3 $, 5 $, 13 $.Rens.: 514 727-7359.n La Promenade Bellerive offre un sentier de marche, une piste de ski de fond et un anneau de glace au bord du fleuve, du lundi au vendredi de 9 h à 17 h et les samedis et dimanches de 11 h à 17 h.Située dans l'est de Montréal, accessible par la rue Lebrun via la rue Notre-Dame (métro Honoré- Beaugrand, bus 185).Entrée libre.Rens.: 514 493-1967.n Patinage sur la rivière l'Assomption.Le Groupe Célibaction organise une activité de patinage sur la rivière l'Assomption, le dimanche 6 janvier.Un repas est prévu à 11 h 30 à Repentigny (86, boul.Brien).Départ vers Joliette à 13 h.Coût : 12 $ (adulte), 4 $ (enfant).Apportez patins, sac à dos, jeux, etc.Réservation nécessaire : 514 990-3934.n Escalade de glace.Le Service de tourisme et de plein-air de Val-David offre des initiations au sport de la grimpe, à tous les week-ends de 11 h à 16 h, à la tour d'escalade de glace.Moniteur qualifié sur place et équipement nécessaire fourni.Pour s'y rendre : par la rue de l'Église et chemin de La Sapinière, à Val-David.Coût : 10 $ par ascension.Rens.: 1 800 322-7030, poste 235.n Glissade en chambre à air.Le Centre de la montagne offre des activités de glissade en chambre à air au lac aux Castors dans le parc du Mont-Royal, du mercredi au vendredi de 10 h à 17 h, les samedis de 10 h à 20 h et les dimanches de 10 h à 18 h.Coût : 7 $, 3,50 $ et 18 $ pour les familles.Pour s'y rendre : métro Mont-Royal, bus 11.Rens.: 514 843-8240.n La patinoire Bonsecours.La Société du Vieux-Port de Montréal offre aux amateurs une patinoire extérieure réfrigérée, ouverte tous les jours de 10 h à 22 h.Coût : 2 $, gratuit aux moins de 6 ans.Rens.: 514 496-7678.n La Patinoire du Lac Chambly permet la pratique du patin libre mais aussi de la luge, la marche et le hockey, du lundi au vendredi de 8 h à 22 h et les samedis et dimanches de 10 h à 22 h (entrée au 1 840, av.Bourgogne, Chambly).Entrée libre.Pour s'y rendre : autoroute 10, sortie 22, route 112.Rens.: 514 990-0139.SPECTACLES n Mort accidentel d'un anarchiste.Les productions Histrion présentent Mort accidentel d'un anarchiste, de Dario Fo, les jeudi 3, vendredi 4 et samedi 5 février à 20 h, au Centre culturel Calixa- Lavallée, 3 700, rue Calixa-Lavallée, Montréal.Entrée : 12 $.Réservations : 514 890-6613.n Jubilations et spasmes.Neuf finissantes des Ateliers de danse moderne de Montréal présentent Jubilations, spasmes et autres petits dérangements, du jeudi 3 au dimanche 6 février à 20 h, au Théâtre La Chapelle (3 700, rue Saint- Dominique, Montréal).Entrée : 8 $.Rens.: 514 843-7738.n Danses et performances nouvelles.Dans le cadre de la série des majeurs, Tangente présente L'aberration des traces de Benoît Lachambre, les jeudi 3, vendredi 4 et samedi 5 février à 20 h 30 et le dimanche 6 février à 18 h 30 et 19 h 30.À l'Agora de la danse, 840, rue Cherrier \u2014 métro Sherbrooke.Entrée : 15 $, 13 $.Rens.: 514 525-1500.n Ni Sarpe ni branche.La Société pour la promotion de la danse traditionnelle québécoise présente un concert- veillée avec le groupe Ni Sarpe ni branche, le vendredi 4 février à 21 h, à la Place à côté (4571, rue Papineau, Montréal).Entrée : 9 $.Rens.: 514 273-0880.n Théâtre d'improvisation.L'Impro Théâtre présente un spectacle d'improvisation sans compétition avec huit comédiens et un meneur de jeu, le samedi 5 février à 20 h, à la Salle des Ateliers (4273, rue Drolet, Montréal).Entrée : 7 $.Rens.: 514 350-8881.n Le Noyau dur.Dans le cadre des Dimanches du conte, les Productions du Diable Vert présentent Le Noyau dur, avec les conteuses et conteurs Claudette L'Heureux, Renée Robitaille, Edwige Bage, André Lemelin, Yves Robitaille, entre autres.Le dimanche 6 février à 19 h 30, au Sergent recruteur (4 650, boul.Saint-Laurent, Montréal).Entrée libre.Rens.: 514 287-1412.EN FAMILLE n Charlotte Sicotte.La Maison théâtre présente Charlotte Sicotte de Pascale Rafie, le samedi 5 février à 13 h (au 245, rue Ontario Est, Montréal).Marionnettes animées par le Théâtre de l'Avant-Pays.Pour les 4 à 8 ans.Entrée : 15 $, 11 $.Réservation et rens.: 514 288-7211.n Le Porteur.La Ville de Kirkland présente Le Porteur, le samedi 5 février à 15 h, au complexe sportif de Kirkland, 16 950, boul.Hymus.Spectacle sans parole qui allie poésie visuelle, musique et fantaisie.Entrée : 3 $.Rens.: 514 630-2719.n Tournoi national pee wee.Organisé par Hockey mineur de Longueuil, le 22e Tournoi national pee wee de Longueuil se poursuit du vendredi 4 au dimanche 6 février à partir de 8 h, au Colisée Jean-Béliveau (1 755, boul.Jacques-Cartier Est), à l'aréna Olympia (2 950, rue Dumont), au Centre sportif communautaire (200, rue De Gentilly Est) et à l'aréna Jacques-Cartier (1143, rue De Lorimier).Entrée : 3 $, 1 $.Rens.: 450 651-0060.n L'Ornithorynque.Le Théâtre Les Lucioles présente L'Ornithorynque, le dimanche 6 février à 13 h, salle Anthony Lessard, maison de la culture du Vieux-Palais (185, rue du Palais, Saint- Jérôme).Pour les 5 à 12 ans.Entrée : 5 $.Réservation et rens.: 450 436-1580, poste 265.n Baba O'Rom et la poule de cristal.Le Théâtre de l'Esquisse présente Baba O'Rom et la poule de cristal d'Alain Boisvert, les dimanches 6, 13 et 20 février à 14 h, au 1 650, rue Marie-Anne Est, Montréal.Spectacle de marionnettes, enfants de cinq ans et plus.Entrée : 10 $, 8 $.Rens.: 514 527-5197.n Parade.Le Centre culturel Jacques- Ferron présente Parade, le dimanche 6 février à 14 h, au centre communautaire Le Trait D'Union, 3 100, rue Mousseau, Longueuil.Spectacle de marionnettes produit par le Théâtre Endimanché pour les 3 à 9 ans.Entrée : 5 $, 3 $.Rens.: 450 646-8610.n Les Îles de l'océan Indien.Dans la série Les Grands Explorateurs, l'Association de Repentigny pour l'avancement de la musique présente Splendeurs de Îles de l'océan Indien, avec Marc Grenier, cinéaste et conférencier, le dimanche 6 février à 14 h, à l'auditorium Jean-Baptiste- Meilleur (777, boul.Iberville, Repentigny).Entrée : 12 $, 10 $.Rens.: 450 582-6714.CONCERTS n Le Quatuor Morency.Le Centre culturel de Pointe-Claire, Stewart hall, présente un concert du Quatuor Morency, le vendredi 4 février à 20 h, à l'église Saint-Joachim (2, rue Sainte- Anne, Pointe-Claire).Oeuvres classiques et contemporaines.Entrée : 10 $, 5 $.Rens.: 514 630-1220.n Récital de piano.L'église St-Columba- du-lac présente un récital de Minna Re Shin, piano, le samedi 5 février à 17 h 30, au 11, av.Rodney, Pointe-Claire.Au programme : Chopin, Liszt et Schumann.Entrée : 10 $.Rens.: 514 695-5206.n Le Jardin botanique, dans le cadre de la série Envol, présente un concert, le dimanche 6 février à 14 h, au 4101, rue Sherbrooke Est \u2014 métro Pie-IX.Au programme : Beethoven, Schulhoff et Kraft.Entrée gratuite, laissez-passer disponible le jour même.Rens.: 514 872-1400.n L'Ensemble Capriole.À l'occasion de ses Concerts Sons et brioches, le module services à la communauté de la ville de Verdun présente un récital de l'Ensemble Capriole (flûtes et clavecin), le dimanche 6 février à 14 h, au Centre culturel de Verdun (5955, rue Bannantyne).Musique baroque.Entrée : 4 $.Rens.: 514 765-7150.CAMPUS n L'École nationale d'aérotechnique du Collège Édouard-Montpetit organise une journée porte ouverte, le dimanche 6 février de 9 h 30 à 17 h 30 (au 5555, place de la Savane, à Saint-Hubert).Au programme : visites des lieux et informations sur les cours, les stages, les activités étudiantes, etc.Entrée libre.Rens.: 450 678-3560, 1 800 897-4687.n Classe de maître de guitare.La Société de guitare de Montréal présente une classe de maître avec Roland Dyens, guitare, le samedi 5 février de 9 h 30 à 12 h 30 et de 14 h 30 à 18 h 30, au local F-3130 du pavillon de musique de l'UQAM (1 140, rue Saint- Denis \u2014 métro Berri-UQAM).Entrée : 10 $.Rens.: 514 281-8010.n Symposium de chimie.Les finissants de l'Université de Montréal présentent un Symposium de chimie, le samedi 5 février de 10 h 30 à 16 h 30, dans le hall d'honneur du pavillon principal de l'Université, 2 900, rue Édouard-Montpetit (salle M-415) \u2014 métro Université-de-Montréal.Au programme : conférences, stands d'informations, etc.Coût : 7 $.Rens.: 514 343-7601.n Récital de trompette.La Faculté de musique de l'Université de Mc Gill présente un récital de William Osinski, trompette, le samedi 5 février à 20 h (au 3 461, rue Mc Tavish, Montréal).Au programme : Stravinski, Hindemith, Bozza, Bernstein et Ewazen.Entrée libre.Rens.: 514 398-4547.n Festival vidéo de New York 1999.L'Université Concordia présente les meilleurs moments du Festival de vidéo de New York 1999 (en 5 programmes thématiques), les samedi 5 février à 19 h et 21 h et dimanche 6 février à 14 h, 19 h et 21 h, au cinéma De Sève, édifice Webster Library (1 455, boul.de Maisonneuve Ouest, Montréal).Coût : 3 $.Rens.: 514 848-4681.n Le Département de musique de l'UQAM organise une journée portes ouvertes, le dimanche 6 février de 11 h à 16 h 30 (au 1 440, rue Saint-Denis \u2014 métro Berri-UQAM).Au programme : ateliers, concerts, table ronde, conférences et classe de maître.Entrée libre.Rens.: 514 987-3000, poste 0294.n Contes traditionnels québécois L'Association des étudiants en linguistique de l'Université de Montréal présente Contes dans la plus pure tradition québécoise, le dimanche 6 février à 14 h, au centre d'exposition de l'Université de Montréal, 2 940, chemin de la Côte- Sainte-Catherine \u2014 métro Universitéde- Montréal.Entrée libre.Rens.: 514 343-6111, poste 4694.n Concerts à la Basilique Notre- Dame.L'Orchestre symphonique du Conservatoire de musique du Québec à Montréal présente deux concerts à la Basilique Notre-Dame, les jeudi 3 et vendredi 4 février à 20 h (au 116, rue Notre-Dame Ouest, Montréal).Au programme : Berlioz, Bartok, Glière et Beethoven.Entrée libre.Rens.: 514 873-4031.n Panorama du design actuel.Le Centre de design de l'Université du Québec à Montréal présente Designland, panorama du design actuel, du mercredi au dimanche de 12 h à 18 h (au 1 440, rue Sanguinet \u2014 métro Berri-UQAM).Exposition de 130 objets de créations récentes en design industriel et en design d'intérieur.Entrée libre.Rens.: 514 987-3395.DANS LES MUSÉES n L'Univers de Saint-Denys Garneau.Le Musée d'art de Joliette présente L'Univers de Saint-Denys Garneau, soixante tableaux peints par le poète, du mercredi au dimanche de 12 h à 17 h, jusqu'au 9 avril (au 145, rue Wilfrid- Corbeil, Joliette).Entrée : 4 $, 3 $, 2 $.Rens.: 450 756-0311.n Marc-Aurèle Fortin.Le Musée Marc-Aurèle Fortin présente une sélection de chefs-d'oeuvres et d'expérimentations picturales de Marc-Aurèle Fortin, du mardi au dimanche de 11 h à 17 h, jusqu'au 2 avril (au 118, rue Saint-Pierre, Montréal).Entrée : 4 $, 3 $, 2 $, gratuit enfants de moins de 12 ans.Rens.: 514 845-6108.n Phantasses et soucoupes.Le Musée d'art de Saint-Laurent présente Phantasses et soucoupes, céramiques par Léopold L.Foulem, jusqu'au 30 avril, du mercredi au dimanche de 12 h à 17 h (au 615, av.Sainte-Croix \u2014 métro Du Collège).Démonstration par l'association des décorateurs de porcelaine, le dimanche 6 février à 14 h.Entrée : 3 $, 2 $.Rens.: 514 747-7367.n Terrain de jeux artistiques.Le Musée des beaux-arts présente Terrain de jeux artistiques et De Gauguin à Toulouse- Lautrec : L'estampe en France dans les années 1890, du mardi au dimanche de 11 h à 18 h, au pavillon Jean-Noël Desmarais (au 1 380, rue Sherbrooke Ouest, Montréal).Entrée libre.Rens.: 514 285-1600.n Millénaire, mon oeil ! Le Musée d'art contemporain présente Culbutes : Oeuvre d'impertinence (Millénaire, mon oeil !), travaux aux techniques variées réalisés par 23 artistes, Roland Poulin, sculptures, et Autour de la mémoire et de l'archive, du mardi au dimanche de 11 h à 18 h (mercredi soir jusqu'à 21 h), au 185, rue Sainte-Catherine Ouest \u2014 métro Place-des-Arts.Entrée : 6 $, 4 $, 3 $, famille 12 $ (gratuit enfants de moins de 12 ans).Rens.: 514 847-6226.n Nipper, le chien emblématique de RCA Victor.À l'occasion du 100e anniversaire de Nipper, le Musée des ondes Émile Berliner présente une exposition sur ce bull terrier qui orna gramophones, disques, appareils radio, etc.Ouvert les vendredis, samedis et dimanches, au 1 050, rue Lacasse, local 220 \u2014 métro Place Saint-Henri.Entrée : 3 $, 2 $.Rens.: 514 932-9663.EXPOSITIONS n Oeuvres de professeurs en arts plastiques.La Galerie de la ville de Dollard-des-Ormeaux présente les oeuvres des professeurs en arts plastiques de Dollard Récréart, jusqu'au 20 février, aux heures d'ouverture habituelles de la galerie (12 001, rue de Salaberry).Entrée libre.Rens.: 514 684-1012.n Le Passé au présent.pour le futur.La Bibliothèque multiculturelle de Laval présente Le Passé au présent.pour le futur, photographies et tableaux, jusqu'au 27 février, du mardi au vendredi de 12 h à 21 h, le samedi de 9 h à 17 h et le dimanche de 13 h à 17 h (au 1 535, boul.Chomedey, Laval).Entrée libre.Rens.: 450 878-5995.n Le Bois qui chante.La Maison de l'arbre du Jardin botanique de Montréal présente Le Bois qui chante : de l'arbre à la musique, tous les jours de 9 h à 17 h (entrée par le boul.Rosemont, angle de la 29e Avenue).Exposition interactive sur la fabrication d'instruments de musique (clavecins, flûtes, violons, etc.) Entrée libre.Rens.: 514 872-1400.n L'Histoire de Montréal.Le Centre d'histoire de Montréal présente Toute une histoire.en un clin d'oeil (de 1642 à nos jours), et L'Oeil de la Métropole, 120 photographies réalisées par 30 photojournalistes internationaux, du mardi au dimanche de 10 h à 17 h (au 335, place d'Youville).Entrée : de 1,75 $ à 6,25 $.Rens.: 514 872-3207.n La Maison des arts de Laval présente Ceci n'est pas un livre, oeuvres aux techniques variées de quatorze artistes, et Le scénario visuel de la page : 100 livres d'artistes, du samedi 29 janvier au 27 février, du mercredi au dimanche de 13 h à 17 h (le jeudi de 13 h à 20 h).Au 1 395, boul.de la Concorde Ouest, Laval.Entrée libre.Rens.: 450 667-2040.Recherche et textes : André Cloutier L'avionique, un métier exaltant L'École nationale d'aérotechnique ouvre ses portes dimanche aux personnes intéressées par ses programmes de construction aéronautique, d'entretien d'aéronefs et d'avionique.À cette occasion, tous pourront visiter les hangars d'avions et d'hélicoptères, les bancs d'essais, les centres d'usinage et les laboratoires spécialisés.Voir sous la section Campus. 4LP1699D0203 D16jeudi 4LP1699D0203 ZALLCALL 67 09:19:04 02/03/00 B D 16 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 3 FÉVRIER 2000 technologie@lapresse.ca Navigation gratuite contre publicité Mon ado m'est arrivé avec l'offre de la compagnie Freeweb qui dit offrir des abonnements à Internet gratuitement.Estce que c'est vrai et si oui, où est l'arnaque Jacques Tremblay Vous ne rêvez pas.Ça existe bel et bien, ce genre de service, et heureusement pour nous, cette alternative au modèle commercial traditionnel arrive enfin ici.Le concept de cet abonnement à l'Internet est simple : vous acceptez de vous brancher sans avoir à débourser un seul cent, en échange de quoi le fournisseur de service Internet vous fait parvenir de la publicité sur des sujets qui vous intéressent.C'est ainsi, par le placement publicitaire très ciblé fait par des annonceurs, que les fournisseurs Internet arrivent à couvrir leurs frais et, pour certains, à générer des profits intéressants.Dans le cas de la compagnie dont vous me parlez, Freeweb.com, la dernière semaine semble avoir été très bonne pour elle en fait de publicité à l'ancienne (bouche à oreille), car j'ai reçu des questions relatives à cette entreprise de la part d'une vingtaine de parents.Tous ces parents ont vu leur jeune arriver à la maison en brandissant le nom du serveur (ou sauveur !) qui leur permettrait enfin de se brancher sur le Net.Après quelques heures de recherche et une conversation téléphonique fort intéressante avec Steven Daum, le PDG de l'entreprise new-yorkaise Smart World Technologies à qui appartient Freeweb, je peux vous dire que selon moi, vous pouvez sans crainte vous brancher à ce service.J'ai vérifié de très près la politique de l'entreprise quant à la confidentialité de l'information obtenue des abonnés.Smart World Technologies s'engage par écrit à ne jamais divulguer ou vendre à un tiers l'information reçue par les consommateurs.Avec un tel service, c'est vraiment la chose dont vous devez absolument être certain, sinon vous finirez vos jours enseveli sous des tonnes de courriels et de documents promotionnels qui apparaîtront en nombre toujours plus grand de jour en jour.C'est sans parler des offres qui vous seront envoyées par la poste.Pour le moment et pour encore quelques mois, selon les propos de Steven Daum, Freeweb présentera de la publicité aux abonnés de deux façons.Premièrement, lors de chaque début de session Internet en arrivant par défaut sur la page Web de Snap/Freeweb et puis en envoyant aux abonnés des courriels publicitaires.Freeweb est aussi à mettre au point une nouvelle facon d'introduire des messages publicitaires dans l'environnement de navigation, une facon de faire qui remplacera la méthode actuelle.Mais le président n'a pas voulu en dire plus sur le sujet.Il annonce seulement que cette nouvelle facon de faire sera révolutionnaire.On verra bien.Entre-temps et pour revenir chez nous, même si on annonce le service haute-vitesse gratuit sur le site de Freeweb, celui-ci n'est pas encore offert en sol canadien.Pour le moment, il est uniquement possible de se brancher sur ce service à des vitesses allant jusqu'à 56 Kbps.Pour ce faire, vous devez passer sur le site Web du fournisseur pour télécharger le logiciel ou reconfigurer le vôtre en passant prendre les informations sur le site Web de l'entreprise et le tour est joué.Déjà, près d'un demi-million d'internautes en Amérique du Nord sont abonnés au service de Freeweb.Pour la majorité, des gens qui vivent dans les grands centres urbains américains et puis maintenant au Canada.Au Québec, pour l'instant, le service est offert dans l'île de Montréal et la grande région de Québec, c'est-à-dire pour les gens qui habitent dans les zones où l'indicatif régional téléphonique est 514 et 418.La seule ombre au tableau, c'est le service de dépannage technique.Si vous devez avoir recours à ce service chez Freeweb, vous devrez débourser quelques dollars américains pour avoir un technicien anglophone en chair et en os au bout du fil.Cela dit, je trouve cette offre très intéressante.C'est une façon très abordable de découvrir le Net.Sans parler du fait que c'est une excellente solution pour un deuxième ou troisième ordinateur à la maison que vous voudriez brancher à Internet.Freeweb www.freeweb.com Pour communiquer avec Bruno Guglielminetti question@guglielminetti.com Bruno Guglielminetti collaboration spéciale Clinton investit 2 milliards pour mettre Internet à la portée de tous Agence France-Presse WASHINGTON Le président Bill Clinton a annoncé mercredi son intention d'investir près de 2,4 milliards de dollars supplémentaires pour mettre la technologie Internet à la portée de tous et en particulier des secteurs les moins « branchés » de la population.L'essentiel de ces investissements, deux milliards de dollars, irait à des incitations fiscales pour encourager l'industrie informatique à donner davantage d'ordinateurs, à installer des réseaux de communication à haute vitesse, à soutenir la création de centres communautaires technologiques et à parfaire la formation d'enseignants aux technologies d'Internet.M.Clinton, qui veut combler le « fossé technologique » divisant l'Amérique en deux, s'est fixé pour objectif de rendre l'usage d'Internet aussi courant que celui du téléphone.Nombre de grandes compagnies informatiques américaines sont déjà activement engagées dans des initiatives allant dans ce sens.« Nous n'avons pas à laisser des gens à la traîne.Nous pouvons tous aller de l'avant (.) et il ne devrait y avoir aucune barrière pour vous empêcher de réaliser vos rêves.Nous ferons de notre mieux pour démanteler ces barrières », a déclaré M.Clinton.Il avait à ses côtés le patron de la firme AOL, Steve Case, alors qu'il annonçait son programme devant les enseignants et les étudiants d'un école de quartier à Washington.Internet donne les résultats d'une primaire avant la fin du vote Agence France-Presse WASHINGTON Un site Internet a donné des estimations de l'élection primaire du New Hampshire mardi après-midi, alors que les gens votaient encore, en violation d'un accord existant entre les médias traditionnels pour ne pas divulguer des chiffres avant la fin du vote.Il suffisait aux internautes de cliquer sur le site Slate pour être informés des tendances du vote.Ils ont ainsi appris que le sénateur John Mc Cain semblait l'emporter par 49 % des suffrages contre 30 % sur le gouverneur du Texas, George W.Bush, tous deux candidats à l'investiture du parti républicain pour l'élection présidentielle de novembre.Ils ont également pu savoir qu'à un moment du vote, l'ancien sénateur Bill Bradley était en tête avec 50 % des voix contre 48 % à son rival démocrate, le vice-président Al Gore, qui l'a finalement emporté de justesse.Les grandes chaînes de télévision respectent volontairement depuis des années la règle consistant à ne pas diffuser les estimations d'un scrutin avant sa clôture pour éviter d'influencer les électeurs.Un journaliste de Slate, Jack Shafer, à l'origine des données fournies par le site Internet, a dénoncé « le tabou qui veut que l'on protège les votants de toute influence »."]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.