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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2000-02-05, Collections de BAnQ.

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[" 5SA0199A0205 A1 SAMEDI 5SA0199A0205 ZALLCALL 67 13:02:11 02/07/00 B 1 3 4 6 http://lapresse.infinit.net Montréal, R samedi 5 février 2000 2$ TAXES EN SUS ÎLES - DE - LA - MADELEINE 2,50 $ / FLORIDE 2,60 $ U.S.116e année No 105 242 pages, 16 cahiers AUJOURD'HUI Le terrain du futur CHUM est imbibé d'huiles usées BRUNO BISSON Les terrains choisis pour recevoir le futur Centre hospitalier de l'Université de Montréal ( CHUM ), un projet estimé à 850 millions, n'ont fait l'objet d'aucune étude environnementale détaillée même si on sait qu'ils sont contaminés par des hydrocarbures, après un demisiècle d'activités industrielles ininterrompues.De plus, a appris La Presse, cet emplacement aurait été choisi sans tenir compte de la présence, à proximité, d'une voie ferrée.Celle-ci, toujours utilisée, pourrait poser de graves problème de sécurité si un déraillement, suivi d'un déversement toxique ou d'un incendie, se produisait.Selon un urbaniste de réputation consulté par La Presse, qui a demandé que son nom ne soit pas mentionné, c'est pourtant en matière d'urbanisme un principe presque élémentaire.Les hôpitaux ne sont pas des édifices qu'on peut évacuer facilement, en cas de force majeure, et devraient en conséquence être situés le plus loin possible d'une source potentielle de sinistre technologique, surtout quand cette source est aussi facilement identifiable.« C'est juste étonnant qu'on n'y ait pas songé dans le cas d'un hôpital de 850 lits, qui coûtera probablement plus d'un milliard.On vient pourtant juste de vivre un déraillement de train à Mont-Saint-Hilaire, avant le Nouvel An.Un violent incendie a suivi et des évacuations préventives ont été nécessaires.» Voir LE TERRAIN en A2 nUn coffre d'outils tout grand ouvert un encart de 14 pages Vienne vit son vendredi noir La Presse était présente à Belgrade l'an dernier lorsque les avions de l'OTAN ont bombardé la Yougoslavie pendant 77 jours.Elle a décidé d'y revenir dix mois plus tard afin de voir comment le pays se relevait de ce troisième conflit en moins d'une décennie.nDes ressources à utiliser De l'essence.un encart de 12 pages GILLES PAQUIN envoyé spécial, BELGRADE Le marché noir était discret l'an dernier à Belgrade, mais aujourd'hui on voit autant de litres d'essence en vente le long des rues de la capitale yougoslave qu'il y a de pommes offertes le long des routes de l'Estrie en automne.Ainsi sur le boulevard Tzar Dusan, au centreville, des dizaines de vendeurs installent chaque jour leurs bidons d'essence surmontés d'un entonnoir en plastique.Le prix, 23 dinars ( 70 cents ), est affiché sur un carton placé à leurs pieds.Milan, un étudiant en géodésie de 22 ans, s'est ajouté à eux il y a deux mois.Il vend une centaine de litres de carburant par jour et soutient que cela lui rapporte autant en une semaine qu'il gagnait auparavant en un mois.Voir DE L'ESSENCE en A2 PHOTO AP La mort dans l'âme, le président autrichien Thomas Klestil a investi hier, à Vienne, le gouvernement de coalition, pendant que des manifestants protestaient contre la présence du parti d'extrême droite de Jorg Haider au gouvernement.Nos informations, page A24 n Les années 70: des crises et des héros cahier Plus Le petit «Moïse» cubain ne semontre plus FRANÇOIS BERGER envoyé spécial, MIAMI Le minuscule bungalow de stuc situé en plein coeur de la Petite Havane, le quartier cubain traditionnel de Miami, ressemble aux autres petites propriétés du coin.Il est entouré de quelques arbustes désolés par le climat de février et d'une étroite bande d'herbe longue qui fait office de gazon.C'est le calme plat dans le quartier, et les quelques résidants croisés sur le trottoir ont, comme les résidences, l'air fatigué.Est-ce là la demeure d'un célèbre personnage, adulé par ses compatriotes et convoité par d'autres, épié sans cesse par les photographes, les caméramans et les simples curieux?Une célébrité au centre d'une controverse qui mobilise jusqu'au Congrès des États-Unis?Pourtant, c'est bien l'adresse où vit Elian Gonzalez, ce petit Cubain de 6 ans devenu malgré lui une vedette internationale, après avoir été rescapé miraculeusement au large de la Floride et pris en charge dans la controverse par des parents de Miami.Le petit garçon est devenu le « Moïse » des exilés cubains de Miami quand il a été repêché, le 25 novembre dernier, accroché à un pneumatique, après le naufrage de la frêle embarcation dans laquelle il se trouvait en compagnie de 13 autres personnes, dont sa mère qui s'est noyée.Seul un couple dans la vingtaine a également survécu.À Miami, on a vite fait de l'orphelin le symbole vivant des milliers de Cubains qui risquent leur vie chaque année en tentant de traverser le détroit de Floride séparant le continent du pays de Fidel Castro, où la crise économique est aiguë.Le grand-oncle d'Elian, Lazaro Gonzalez, qui héberge l'enfant depuis plus de deux mois et réclame sa garde légale, vient de sortir de la maison et s'appuie sur la clôture d'acier galvanisé.Il n'est pas chômeur, précise-t-il, même si c'est le statut de nombreux habitants de la Petite Havane.Non, il est peintre d'automobiles et.d'avions, précise-t-il.\u2014 Peut-on parler au petit Elian?\u2014 Non, il est à l'école, et vous ne pourrez pas non plus lui parler à son retour, répond Lazaro, qui s'en tient à la consigne donnée par son « conseiller spécial », Armando Gutierrez, un militant anticastriste de la Fondation nationale cubano-américaine ( FNCA ), le très puissant lobby des Cubains de Miami qui a littéralement pris en charge « l'affaire Elian » dès son commencement.C'est la FNCA qui a mobilisé d'influents membres du Congrès, à Washington, afin de tenter \u2014 en vain jusqu'à maintenant \u2014 de faire accorder par voie législative la citoyenneté américaine au jeune Elian, dont le père réclame le retour à Cuba.Voir LE PETIT en A2 n Autres textes en page B1 nLe Maroc: pour un dépaysement assuré cahier H INDEX Petites annonces - index B9 - immobilier B9, E1 - marchandises E2 - emplois E2, E11 - automobile E11 et E12 - affaires F4 Arts et spectacles cahiers C et D - horaires-spectacles D19 - Télé-horaire D2 Actualités A23 Avis F12 et G9 Bridge H23 Carrières cahiers I et J - professions cahier I, J1 à J9 - formation J9 et J12 Décès G8 et G9 Échecs H23 Économie F1 à F12 Éditorial B2 Êtes-vous observateur?H22 Feuilleton H22 Horoscope H21 Jardiner K12 Loteries A2 et G10 Météo G10 Monde A24 à A27 Mon toit cahier K Mots croisés H21 et H22 Mot mystère H22 Ni bête ni méchant! H23 Opinions B3 Philatélie H23 Plus B1, B4 à B7 Politique B8 et B12 Restaurants D20 Vacances - voyage cahier H Vin D21 Sports cahier G - Réjean Tremblay G4 - Michel Blanchard G5 MÉTÉO Faible neige Max.-7, min.-20 page G10 8397, rue St-Denis M o n t r é a l ( Q c ) T é l .: ( 5 1 4 )858-0011 1 888 302-6221 Permis du Québec Acapulco $ Puerto Vallarta $ Cancun 0 $ Huatulco 0 $ Manzanillo $ St-Martin 4 $ Varadero 0 $ Cayo Coco 1 $ Cayo Largo 0 $ Margarita Costa Rica 3 $ Ha.ti Puerto Plata 0 $ Bayahibe 2 $ Punta Cana 3 $ Cartagne 0 Nicaragua 0 $ San Andres 0 $ .p d / p 1 s Ha.ti .partir de PARIS $ COSTA RICA $ GUATEMALA $ HONG KONG BANGKOK FT.LAUDERDALE $ ACAPULCO $ CANCUN $ MARTINIQUE $ Appelez-nous NOUS VOUS GARANTISSONS LES MEILLEURS PRIX PUERTO PLATA $ Tout inclus À partir de / Taxes incluses Jama.que Sandals 1 528 $ Destination Primeurs Br.sil 8 jours1 399 $ Volls seulls JÕAI BESOIN DE VACANCES ¥JÕAI BESOIN DE VACANCES ¥JÕAI BESOIN DE VACANCES ¥JÕAI BESOIN DE VACANCES ¥JÕAI BESOIN DE VACANCES Playa Blanca 1 299 $ Huatulco 1 399 $ Cancun 1 899 $ Ixtapa 1 499 $ Martinique 1 899 $ Carte Atout 1 599 $ 5LP0299A0205 A2 SAMEDI 5LP0299A0205 ZALLCALL 67 13:03:28 02/07/00 B A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 5 FÉVRIER 2000 Suite de la une Le petit «Moïse» cubain ne se montre plus Le terrain du futur CHUM est imbibé d'huiles usées LE PETIT / Suite dela page A1 C'est la FNCA qui a organisé des manifestations de rue à Miami pour exiger que l'enfant reste aux États-Unis.C'est encore la FNCA qui paie tous les frais et les honoraires des avocats qui se présenteront devant une cour fédérale, le 22 février, afin de faire casser l'ordre de renvoi de l'enfant rendu par l'Immigration américaine.C'est aussi la FNCA qui a mis fin abruptement, au début de cette semaine, à toute apparition publique de l'enfant, après l'avoir exhibé sur toutes les tribunes, y compris jusqu'au Disney World d'Orlando.Le grandoncle Lazaro a même érigé, au début de la semaine, une clôture de bois haute de deux mètres derrière la première clôture d'acier qui entoure la résidence.Il a demandé aux télévisions de ne plus poster en permanence des caméras devant la petite maison et aux curieux de ne plus venir pour surprendre Elian dans la cour où il joue parfois.Les caméras ont disparu et les cars de touristes ne font plus le détour exprès, mais Lazaro a dû défaire sa clôture parce qu'il n'avait pas demandé de permis municipal, chose qu'il s'est empressé de corriger.« Je vais rebâtir la clôture de bois », avoue-t-il.Désormais, Elian est tenu à l'écart du public et des regards indiscrets des médias, le temps que s'engage la bataille juridique qui pourrait se rendre jusqu'en Cour suprême.Les exilés de Miami et leur puissant lobby jugent bon désormais de cacher leur petit « Moïse », d'autant plus que les sondages d'opinion montrent que la majorité des Américains est favorable au retour du petit à Cuba.LE TERRAIN / Suite de la page A1 Le 25 janvier, la ministre de la Santé et des Services sociaux, Pauline Marois, a confirmé que le CHUM unifié sera construit sur des terrains délimités par les rues Bellechasse et Saint- Denis, et les boulevards Rosemont et Saint-Laurent, au centre géographique de Montréal.Depuis, c'est le tollé.L'architecte réputé Jean- Claude Marsan a qualifié ce choix de « planification de gros village ».La Presse a publié hier l'opinion d'urbanistes connus, Paul Lewis et Gérard Beaudet, qui ont aussi critiqué ce projet.Selon eux, « des enjeux urbains de toute nature n'ont aucunement été considérés » durant le processus de sélection.Des coûts énormes vont venir s'ajouter au budget initial de 850 millions, notamment pour la reconversion des bâtiments abritant les trois pavillons actuels du CHUM, qu'on semble avoir oublié au centre-ville.Le lieu choisi est présentement un centre d'entretien pour les autobus de la Société de transport de la CUM.Cet usage est resté le même depuis la Deuxième Guerre mondiale.En conséquence, il est probable que des sols soient contaminés aux hydrocarbures dans ce périmètre, selon des responsables régionaux de la direction de la santé publique et du ministère de l'Environnement ( MEQ ).À la direction régionale du MEQ, le directeur Jean Rivet a dit à La Presse cette semaine qu'on ne disposait d'aucune donnée sur l'endroit.M.Rivet a convenu qu'il est « probable » qu'on trouve des résidus d'huile et de diesel sous le garage de la STCUM.« Quant à l'étendue et à la profondeur de la contamination, nous n'en avons aucune idée.Pour nous, ce dossier n'est pas \u2018actif' parce que le ministère de la Santé ne nous a pas encore impliqués.Cela devrait venir assez rapidement.» Pour sa part, la STCUM a fourni à La Presse un document récent relatif à l'état de ces terrains.Cette étude de caractérisation, réalisée en 1998, confirme la présence d'huiles, d'essences et de diesel mélangés, flottant sur une nappe phréatique peu profonde.Des contaminants ont été détectés au même endroit, il y a déjà dix ans.Des pompages réguliers, réalisés au cours des travaux de remplacement de réservoirs perforés, n'ont apparemment pas suffi.Des traces d'hydrocarbures apparaissent à la surface des eaux des puits témoins.L'étude de la STCUM concluait tout de même à une contamination « limitée », sous les réservoirs de carburant diesel.Le consultant a noté de faibles concentrations d'huiles imprégnées dans le roc.Il conclut qu'« à l'exception d'une possibilité de migration vers l'égout, l'impact de cette eau contaminée nous apparaît faible et en conformité avec la vocation commerciale du site ».Cette possibilité d'« impact », aussi mince soit-elle, ne serait pas « conforme » pour l'implantation d'un hôpital.Un faible risque d'infiltration de contaminants par les conduites d'eau alimentant l'édifice serait inacceptable.À la CHQ, qui a commandé l'étude sur l'emplacement de l'hôpital, le PDG Michel Salvasse a affirmé à La Presse que selon un avis d'experts \u2014 lequel n'est pas annexé à l'étude \u2014 une pollution des sols par des hydrocarbures ne représente pas un problème si grave qu'il faille envisager de changer d'endroit.En fait, comme on doit excaver de grandes quantités de terre pour couler les fondations, « les sols contaminés vont être retirés du site de toute façon.Il faudra ensuite décontaminer cette terre, et en disposer selon les règlements en vigueur.Cela représente un coût très marginal, qui sera absorbé par le budget de contingences ».De l'essence.Coût de l'essence: pas de collusion L'ESSENCE / Suite de la page A1 En principe, c'est un trafic illégal puisque son fournisseur importe l'essence de Bulgarie en contrebande.Milan assure néanmoins qu'il n'a jamais de problèmes avec la police ou les agents du fisc.« La semaine dernière j'ai même vendu de l'essence à deux policiers », dit le jeune homme avec un sourire malicieux.La plupart de ses clients en achètent de cinq à dix litres à chaque fois.L'essence est rationnée depuis que l'OTAN a détruit les raffineries yougoslaves l'an dernier.Théoriquement, tout propriétaire de voiture peut obtenir des « coupons » lui permettant d'en acheter 20 litres par mois au prix officiel de 10 dinars.Mais en réalité on ne peut pas.Les stations de Yugopetrol, le monopole d'État, sont presque toujours à sec.Certains pompistes ont des réserves pour les clients capables de payer en marks allemands ou en dollars.Le commun des mortels s'approvisionne dans la rue.Le marché noir s'est développé parce que le gouvernement a imposé un contrôle des prix sur de nombreux produits dans l'espoir de freiner l'inflation.Lors de la guerre en Bosnie et en Croatie, en 1993, la Yougoslavie avait enregistré une hausse des prix de 10 000 %, rappelle l'économiste Milko Stimac.En revanche, le coût de la vie n'a augmenté que de 45 % l'an dernier, dit Stimac.Selon lui, c'est grâce à la croissance de la production agricole et au marché noir, deux facteurs qu'il qualifie « d'amortisseurs sociaux » puisqu'ils rendent la crise plus tolérable.Cela ne change rien au fait que le pays s'enfonce dans une profonde récession.La production industrielle a reculé de 24 % en 1999; le pouvoir d'achat de la population est retombé au même niveau qu'en 1994; les exportations ont chuté de 33 % et les importations de 46 %.« Tout cela veut dire que nous étions un pays moyennement industrialisé en 1989 et que nous sommes maintenant redevenus un pays agricole », ajoute Milko Stimac.En raison du chômage généralisée et du marché noir, l'État a moins de revenus et ne parvient pas à payer les salaires des fonctionnaires et les prestations sociales.Les salaires des enseignants, par exemple, accusent trois mois de retard.Le versement des retraites est également en retard de trois mois.Pour Stimac, la crise économique s'explique surtout par la désintégration du marché intégré de 20 millions d'habitants qui existait en Yougoslavie avant la guerre de 1993 et le retour à l'économie planifiée socialiste du régime actuel.« Les bombardements de l'OTAN, au printemps 1999, ont achevé le travail en faisant diminuer encore davantage la production industrielle du pays, affirme Stimac.Tout le monde trouve à manger, mais la qualité de l'alimentation est nettement inférieure », dit-il.Les vieux n'ont pas assez d'argent pour bien se nourrir parce que les pensions ne valent pas grandchose et les chômeurs ont encore plus de difficulté.La santé de chacun s'en ressent, explique le docteur Miodrag Stevic.En janvier cette année le nombre de décès a augmenté de 40 % par rapport à la même époque l'an dernier.Les gens ont une santé plus fragile et des maladies qui avaient disparu de ce pays refont maintenant surface.Et puis les médicaments c'est comme l'essence, dit le Dr Stevic.L'État maintient les prix artificiellement bas, mais ils sont souvent introuvables sur le marché.Presse Canadienne OTTAWA Le Bureau fédéral de la concurrence conclut que les hausses du prix de l'essence au détail de l'été dernier étaient dues à celles du prix du pétrole brut et non à des gestes anticoncurrentiels.Après avoir reçu 243 plaintes de consommateurs, en juillet, le Bureau de la concurrence a procédé à l'examen des ces hausses soudaines imposées par de nombreuses compagnies au lendemain du long week-end de la Fête du Canada.Hier, le sous-commissaire de la concurrence, Harry Chandler, a indiqué que les enquêteurs du bureau s'étaient penchés sur quelque 20 000 documents émanant de l'industrie pétrolière et avaient interrogé un grand nombre de ses dirigeants.Ils n'ont trouvé aucune preuve de collusion de leur part.Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : 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Thibaudeau explique comment un club de ski permet de rompre du même coup avec la sédentarité et avec l'isolement.Ça fait longtemps que vous n'avez pas skié?Skiez! QUESTION DU JOUR Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour: \u2014 par téléphone, en composant le 514-285-7333; \u2014 par Internet : http://lapresse.infinit.net Selon vous, le gouvernement aurait-il dû exiger des études environnementales avant de choisir l'emplacement du futur hôpital universitaire?L'Europe a-t-elle raison de vouloir isoler l'Autriche à la suite de l'entrée de l'extrême droite dans le gouvernement?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 50 % Non: 50 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n'a aucune prétention scientifique. 6LP0301A0205 a03 ilede sam 5 f vrier 6LP0301A0205 ZALLCALL 67 00:46:05 02/05/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 5 FÉVRIER 2000 A 3 (voir en page H-9) Pas question d'une île, une ville! Des résidants d'Anjou manifestent contre le projet du maire Bourque MARIE-CLAUDE GIRARD En riposte au discours sur la fusion que répète inlassablement le maire Bourque sur toutes les tribunes, des villes de banlieue se tournent vers leur population pour faire entendre un autre son de cloche au gouvernement du Québec.Pendant que Côte-Saint-Luc présentait hier midi les résultats d'un sondage maison sur la fusion avec Montréal, un groupe de résidants d'Anjou manifestait contre le projet « Une île, une ville » à l'occasion du passage du maire de Montréal à la chambre de commerce et d'industrie de l'est de Montréal.Côte-Saint-Luc a envoyé près de 13 000 cartes à ses citoyens, leur demandant s'ils étaient favorables à une fusion avec Montréal.Quatre-vingt-seize pour cent des 1300 personnes qui ont répondu au sondage s'opposent à la fusion.De plus, la municipalité a joint au compte de taxes une carte postale préaffranchie adressée au premier ministre Bouchard.Deux mille personnes l'ont envoyée, comme en fait foi la facture reçue de Postes Canada.« Il est très clair que les gens ne veulent rien savoir.Cela montre que c'est un mouvement de grass-roots (de la population) », souligne le maire de Côte-Saint-Luc, Robert Libman.Dans l'attente du livre blanc sur la réorganisation municipale, qui pourrait conduire à des fusions, il croit qu'il vaut mieux réagir.La publication du livre blanc pourrait bien être reportée à la mi-mars, après une décision sur la demande d'injonction contre la fusion de Mont-Tremblant, croit-il.D'autre part, le conseil municipal de Côte- Saint-Luc examinera lundi l'avis juridique contre les fusions forcées commandé par Mont-Royal.Il devra décider s'il participe au financement d'une étude plus approfondie.« M.Bourque dit que la population est d'accord avec une fusion.Au contraire, elle n'est pas d'accord du tout », note pour sa part le maire d'Anjou, Luis Miranda, qui estime que ses citoyens ont fait plus que leur part pour aider Montréal, entre autres en payant pour un métro qui ne se rend pas chez eux.« Les gens ont choisi la banlieue à cause de la qualité des services, pas seulement pour le compte de taxes », soutient-il.Il y a quelques semaines, la Ville d'Anjou a créé un comité anti-fusion formé de conseillers, de fonctionnaires et de citoyens.Une campagne d'information et d'affichage dans les résidences a aussi été lancée par la municipalité.Un groupe de citoyens est né il y a quelques jours, avec l'appui de la Ville qui lui fournit un local, une ligne téléphonique et une assistance matérielle.C'est ce même groupe qui a organisé la manifestation d'hier à l'occasion d'une conférence de M.Bourque sur le thème d'« Une île, une ville ».À son arrivée dans un restaurent de Saint-Léonard, le maire a été accueilli par des huées.« Si Mme Harel décide de faire la fusion malgré tout, elle devra nous passer sur le corps », dit Guy Fillion, un des organisateurs de la manifestation.Selon lui, il s'agit bel et bien d'un mouvement de citoyens.Anjou est une ville sûre, les taxes y sont basses, les citoyens s'y entraident et les associations pullulent, explique-t-il.« Il est facile de parler au maire ou aux conseillers directement.» Dans un méga-Montréal, ce ne serait pas possible, dit-il.-30- PHOTO ALAIN ROBERGE, La Presse © Un groupe de citoyens est né il y a quelques jours, avec l'appui de la Ville d'Anjou, qui lui fournit un local, une ligne téléphonique et une assistance matérielle.C'est ce même groupe qui a organisé la manifestation d'hier à l'occasion d'une conférence de M.Bourque sur le thème d'« Une île, une ville ».Ci-dessus, M.Jacques Desmarais, un résidant d'Anjou depuis bientôt 37 ans, crie son désaccord.Manif de chauffeurs de la STCUM au centre-ville MARIE-CLAUDE GIRARD Les chauffeurs de la STCUM ont déplacé leurs moyens de pression au siège social de la Société de transport, bloquant la circulation pendant une heure en tournant sans arrêt tout autour de la Place Bonaventure.Sitôt l'heure de pointe du matin terminée, entre 80 et 100 autobus et minibus de transport adapté ont pris la direction du 800, de la Gauchetière Ouest, plutôt que de retourner dans leurs garages respectifs.La STCUM a répliqué par une mise en demeure sommant les chauffeurs de rentrer au garage à défaut de quoi elle appliquerait des mesures disciplinaires.L'utilisation des véhicules à d'autres fins que le service aux usagers est illégale, ditelle.Loin de se plier à cette directive, les chauffeurs ont mélangé certains véhicules en quittant la manifestation.Quatre ou cinq autobus ont été abandonnés au coin d'une rues, ce qui a forcé les chefs des opérations à aller les récupérer, a indiqué la porte-parole de la STCUM, Odile Paradis.En outre, les batteries de deux bus étaient à plat hier matin, les lumières ayant été laissées allumées toute la nuit, rapporte la STCUM.Un certain nombre d'autobus ont dû aussi être réparés parce que les boutons d'urgence bloquant le fonctionnement des véhicules avaient été actionnés.Il semble que les employés d'entretien ont continué leur grève du zèle, bien que le nombre de véhicules retenus au garage pour réparations ait été beaucoup moins grand hier.Il manquait 90 autobus à l'heure de pointe du matin, 50 à celle de l'après-midi.Des réparations ont donc été faites depuis jeudi.De légers ralentissements ont toutefois été constatés sur la ligne orange du métro.Des problèmes techniques à l'ouverture des portes et « l'oubli » des radios portatives par certains opérateurs ont déréglé l'horaire des trains.Le président de la chambre de commerce du Montréal métropolitain a dénoncé les moyens de pression des employés de la STCUM.« Si la STCUM est impuissante à contrer ces gestes odieux, une intervention législative vigoureuse doit être envisagée dès maintenant », estime Pierre Laferrière.L'employeur et les syndicats de l'entretien et des chauffeurs restent sur leurs positions.Le premier affirme que sa proposition, qui comprend un congé de cotisation à la caisse de retraite, permettra d'en arriver à une entente.Les seconds considèrent comme de la provocation la décision unilatérale de la STCUM de cesser de suspendre ses cotisations.Aucune séance de négociation ou de conciliation n'est encore prévue pour la semaine prochaine.PHOTO ROBERT SKINNER, La Presse © Un aperçu du bouchon causé par les manifestants et leurs véhicules hier.Les travaux du plan Chevrette commencent dès cet été MARIE-CLAUDE GIRARD Les travaux prévus au plan de transport du ministre Chevrette commenceront cet été et feront de la région de Montréal un vaste chantier de plusieurs milliards pour les cinq à huit prochaines années.Le ministre présentera son plan au Conseil des ministres dans une quinzaine de jours et devrait le rendre public à la fin du mois.« Le vaste chantier, il faut qu'il commence dès cet été », a déclaré hier le ministre des Transports, à la sortie d'une rencontre avec le maire de Montréal, à qui il a présenté sa vision du plan de transport et discuté des priorités de la Ville.Les ententes déjà annoncées avec Montréal \u2014 prolongement de l'autoroute Ville-Marie, raccordement de Cavendish et autres \u2014, seront intégrées au plan, a indiqué M.Chevrette, sans préciser les coûts et la teneur des projets.Certains travaux vont nécessiter des études environnementales, d'autres des discussions avec la Ville.« Ce que j'ai trouvé bien, c'est qu'il veut faire plus vite.On parle de sept ou huit ans (plutôt que 15).C'est beaucoup plus réaliste », a commenté le maire Bourque.Selon lui, le plan nécessitera des investissements de « quelques milliards ».Le maire a insisté sur la nécessité d'améliorer le transport des personnes au centre-ville.« On demande une forme de monorail ou de train léger intégré avec le projet de la Rive-Sud », peut-être par l'estacade du pont Champlain.Autre dossier majeur pour Montréal : la congestion du Métropolitain, la rue Notre-Dame, le transport en commun, le développement de l'est de Montréal et un meilleur accès à l'aéroport de Dorval.« Le centre-ville étouffe et les gens de la Rive-Sud sont étouffés », a convenu M.Chevrette.Tout en cherchant à éviter l'étalement urbain, le ministre a répété qu'il ne voulait pas « punir » les banlieusards pour s'être éloignés du centre.« On ne peut plus avoir des attitudes revanchardes les uns contre les autres.Ces gens-là qui sont allés s'établir partout, ils l'ont fait en vertu des lois existantes.» M.Bourque convient que le plan de transport doit être global et que la région compte d'autres pôles de développement : Saint-Laurent, Anjou, Laval, la Rive-Sud.« Mais on ne voudrait pas que ce plan encourage la deuxième et troisième couronnes.Il faut commencer par le centre-ville.» Le maire compte servir d'intermédiaire entre les gouvernements provincial et fédéral.Lors de son récent séjour à Ottawa, M.Bourque a beaucoup parlé de transport avec le chef de cabinet du premier ministre, le ministre des Travaux publics, Alfonso Gagliano, et la présidente du Conseil du Trésor, Lucienne Robillard.Il semble toutefois que le réaménagement du Métropolitain ne sera pas la toute première priorité du plan de transport.« On doit nécessairement faire des travaux avant de monter sur la Métropolitaine », a insisté M.Chevrette.Il faut trouver d'abord une solution de rechange avant de le bloquer, dit-il.On songe à élargir les voies de service pour accélérer la circulation et réaménager des échangeurs problématiques.PHOTO ARMAND TROTTIER, La Presse © Le ministre Chevrette et son plan de transport. 6LP0499A0205 A04 ACTUS sam 05 f vrier 6LP0499A0205 ZALLCALL 67 20:06:06 02/06/00 B A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 5 FÉVRIER 2000 La crédibilité de la justice minée par l'incident de Cowansville ANDRÉ CÉDILOT Le comportement indigne des policiers de la Sûreté du Québec de Cowansville dans l'affaire Sophie Brodeur a non seulement entraîné des coûts énormes, mais aussi entaché la crédibilité de l'ensemble du système de justice.C'est la toute dernière réponse qu'a donnée, hier, le procureur-chef de la Couronne de Longueuil, Michel Breton, après avoir été interrogé pendant quatre longues journées par l'avocat Thomas Walsh, qui défend l'agent Pierre-Yves Deragon.Reconnus coupables de tentative d'entrave à la justice par un jury des assises, Deragon et son collègue Marcel Brodeur, père de la jeune femme, sont passibles de 10 ans de pénitencier.On en est actuellement aux plaidoiries sur la sentence.Le plus ironique, c'est que la question, combien prévisible pourtant, est venue de la procureure de la.Couronne.« Quel impact le faux rapport du policier Pierre- Yves Deragon a-t-il eu sur le dossier de Sophie Brodeur ?» a lancé Me Sophie Grandchamp.La réaction de Me Breton, son patron à Longueuil, a été tout aussi directe : selon lui, les agissements du policier Deragon ont causé « énormément » de tort à la crédibilité de la police et de l'appareil judiciaire en général.Son faux rapport, estime- t-il, est la source même des problèmes entourant les poursuites intentées contre Sophie Brodeur.À ce propos, il a mentionné que la Sûreté du Québec avait dû reprendre à zéro l'enquête sur l'accident qui avait fait quatre blessés à Sutton, dans la nuit du 1er janvier 1997.La direction de ce corps de police avait également investi des « énergies énormes » dans l'enquête interne qui a permis de faire la lumière sur la conduite des policiers.Selon Me Breton, la gestion et surtout le budget de son propre bureau de la Couronne en ont également subi les contrecoups.En temps normal, si l'agent Deragon avait fait son travail correctement, il y aurait eu des poursuites seulement contre Sophie Brodeur.Or, à la suite des entourloupettes du policier Deragon, Me Breton a dû désigner trois procureurs pour piloter les différentes plaintes criminelles issues de l'enquête interne de la SQ.Ces poursuites touchent évidemment Sophie Brodeur, ainsi que Pierre-Yves Deragon, Marcel Brodeur et Pierre Boileau (il a été acquitté) et, enfin, l'agent Jean-François Cloutier, qui les a tous dénoncés.D'après Me Breton toujours, ce sont toutefois les quatre victimes de l'accident qui subissent les pires inconvénients puisqu'elles auront à témoigner lors de ces multiples procédures.Le cas échéant, autant à l'enquête préliminaire qu'au procès.« Leur seule faute, pourtant, est de s'être trouvées à la mauvaise place au mauvais moment », a-t-il précisé.De son point de vue, la crédibilité de la police et du système judiciaire est aussi grandement écorchée.« Ça donne l'impression aux citoyens que les proches des policiers profitent d'une immunité, qu'ils peuvent faire ce qu'ils veulent, quand ils veulent », estime Me Breton.« Dans le contexte actuel, ce sont des éclaboussures que le système de justice ne peut se permettre », d'ajouter le procureur- chef de la Couronne de Longueuil, en faisant bien sûr allusion aux retombées négatives considérables de l'affaire Matticks et des travaux de la commission Poitras.Après avoir donné congé à Me Breton, l'avocat Walsh, manifestement agacé, a entrepris cette fois de cuisiner le capitaine Normand Gosselin, l'un des responsables de l'enquête interne de la SQ.Ces interrogatoires en règle, et pour le moins inusités à l'étape des plaidoiries sur la sentence, ont amené l'avocate de la Couronne à douter de la pertinence, voire de la légalité de plusieurs questions.Le juge Raynald Fréchette lui a d'ailleurs donné raison à maintes reprises.À moins de changement, ce procès devrait se poursuivre toute la semaine prochaine.Il est rare que les plaidoiries sur la sentence s'étirent autant.Une journée ou deux suffisent habituellement.On en sera lundi à la.cinquième journée, ce qui n'est sans doute pas loin d'un record.Ci-dessus, à gauche, le procureur de la Couronne, Stéphane Forest, et l'avocat de la défense, Claude Robitaille, lors d'un ajournement au palais de justice de Saint-Hyacinthe.Accusation d'infanticide portée contre un couple de St-Hyacinthe JEAN-PAUL CHARBONNEAU Un homme de 41 ans, André Marion, a été accusé, hier, au palais de justice de Saint- Hyacinthe, du meurtre non prémédité de sa fille de deux ans et demi, Nadia, dont la mort remonte au 21 janvier.Sa conjointe, Diana Seyer, 24 ans, mère de la victime, a été accusée de négligence criminelle causant la mort.Les membres de l'escouade des crimes contre la personne de la Sûreté du Québec ont mis du temps avant de demander à un substitut du procureur général de porter des accusations parce que l'examen du corps de l'enfant à l'hôpital n'a démontré aucune trace de violence.Mais à l'autopsie, menée quelques jours après cet examen, le pathologiste a décelé que le foie de l'enfant était perforé, que les intestins étaient déchirés et que d'autres organes étaient abîmés.La fillette avait été retrouvée inanimée vers 19 h à l'intérieur du domicile familial, rue Calixa-Lavallée, à Saint-Hyacinthe.Les parents avaient appelé le 911 et des policiers et ambulanciers avaient fait des manoeuvres de réanimation sur place et durant son transport à l'hôpital.La mort a été constatée à 20 h.Aux ambulanciers, les parents avaient indiqué que Nadia somnolait depuis quelques jours.La police municipale de Saint-Hyacinthe avait entrepris une enquête et quelques jours plus tard, après avoir pris connaissance du rapport d'autopsie, le coroner a demandé aux policiers de pousser plus loin leur investigation.C'est à ce moment que les spécialistes de la SQ ont été appelés.Au cours des derniers jours, plusieurs personnes demeurant dans le secteur de la rue Calixa-Lavallée ont été interrogées.« Jeudi matin, les enquêteurs ont convenu qu'ils en avaient assez pour procéder à l'arrestation d'André Marion et de sa conjointe », a souligné le caporal Mathias Tellier, des affaires publiques de la SQ.Peu de temps après la mort de Nadia, le père avait déclaré que le jour du décès de sa fille, cette dernière jouait et riait jusqu'à ce que, tout d'un coup, le silence se fasse.« Ma femme m'a demandé d'aller voir si elle ne dormait pas ou quoi que ce soit d'autre.Lorsque je suis arrivé près d'elle, je l'ai virée de bord et il n'y avait plus de pouls, plus rien », avait-il précisé.Au moment du drame, il n'y avait que la famille dans la maison.Les policiers ont rencontré les personnes qui avaient vu le couple dans les heures précédant la mort de Nadia.André Marion, qui est détenu tout comme sa conjointe, reviendra devant le tribunal le 17 février pour fixer la date de son enquête préliminaire.Diana Seyer doit revenir devant un juge lundi pour sa requête de libération sous caution. 6LP0501A0205 A 5 samedi, 5 f vrier 6LP0501A0205 ZALLCALL 67 00:39:39 02/05/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 5 FÉVRIER 2000 A 5 Un ciel d'un bleu splendide une époque, mon bureau à La Presse était voisin de celui de ma collègue éditorialiste Agnès Gruda.Nous avions des relations courtoises, il nous arrivait même de mémérer, enfin surtout elle.Pensez-vous qu'elle m'aurait dit que sa mère écrivait des livres ?Jamais.Pensez-vous qu'elle m'aurait dit que sa mère parlait l'ouzbek ?Me semble que ce sont des choses qui se disent.Ce n'est quand même pas banal une mère qui parle l'ouzbek, une mère qui a vécu en Ouzbékistan, près de Samarkand, la ville des caravanes, sur la route de la soie.Une mère qui a peutêtre connu la mère de Djamolidine Abdoujaparov.Je suis sûr, Agnès, que tu ne sais même pas qui est Abdoujaparov.Tu veux que je te dise un truc, Agnès ?En fait, deux trucs.Un, tu ne mérites pas de savoir qui est Abdoujaparov.Deux, tu ne mérites pas d'avoir une mère qui cause l'ouzbek et qui écrit des livres admirables.Voilà.C'est tout.Quand les grands jouaient à la guerre est donc un livre remarquable sur l'enfance, écrit par Ilona Flutsztejn-Gruda, publié chez Actes Sud, dans la collection « junior », \u2014 et à mon avis c'est une erreur.Quand les grands jouaient à la guerre n'est pas un livre junior.Il s'adresse à tous les publics.Un enfant se souvient de la guerre, mais ce n'est pas la guerre dont il sera question.C'est de l'extraordinaire appétit de la vie qu'ont les enfants, même barouettés sur les chemins de l'exil, même quand ils ont faim et froid, même au plus noir de la guerre.Nous les enfants jouions comme d'habitude .Ainsi commence le récit.On pense forcément à celui d'Anne Frank : même guerre, même martyre, mais pour le reste, cela n'a rien à voir.Anne se délivre de sa terreur en écrivant, Ilona fuit avec ses parents, une grande cavale qui la mènera jusqu'en Ouzbékistan.C'est dans un ciel d'un bleu splendide que les avions allemands ont commencé à lancer des bombes.Ilona avait neuf ans.Elle habitait un petit village à 30 kilomètres de Varsovie, elle était juive et ne savait rien des juifs, « élevée dans la plus totale ignorance des différences de religion.par des parents qui croyaient qu'il suffisait d'être honnête et de ne faire de tort à personne, le reste important peu ».Ce n'était pas l'avis des nazis.Septembre 1939, les premières patrouilles allemandes arrivent dans le village d'Ilona.Les soldats se comportent plutôt correctement au début, mais cela tournera vite à l'horreur.Ilona et ses parents seraient morts comme des millions d'autres juifs polonais dans les camps de concentration s'ils ne s'étaient enfuis d'abord en Lituanie, puis en Union soviétique.C'est cette errance que raconte le livre.Nous avons empaqueté nos affaires dans trois sacs à dos, et notre voyage vers l'est a commencé, le plus loin possible des bombes.Dans la cohue de l'exode, Ilona perd son père, monté dans un autre camion.Sa mère et elle ne le retrouveront qu'un mois plus tard, par miracle, à Gorki (Nijni-Novgorod aujourd'hui), d'où ils continueront leur voyage vers Namangan, une petite ville à la frontière de l'Ouzbékistan et du Tadjikistan.Livre de voyage qui ignore l'exotisme.Des routes, des trains, des villes, des gens.Rythme sourd d'une fuite vers l'inconnu.Ilona s'habitue, son jardin d'enfant s'étend petit à petit jusqu'aux confins de l'Asie.On pense, en tout cas moi j'ai pensé à Cendrars (beaucoup plus qu'à Anne Frank, en fait), le meilleur Cendrars, celui de La Prose du Transsibérien et de la petite Jehanne de France.La guerre finira.La famille d'Ilona rentrera en Pologne après un séjour à Moscou.Notre maison était occupée par des gens qui n'avaient nullement l'intention de s'en voir déloger.Le livre s'arrête là.Il y a des choses qu'on se rappelle toute sa vie, d'autres qu'on oublie vite, il y a des blancs dans ma mémoire mais aussi des vérités enracinées dans mon être.Le livre s'arrête sur l'énumération de ces vérités, la vie comme une courte liste d'épicerie : \u2014 J'ai foi en l'amitié et en la solidarité., , \u2014 Je crois que le courage et la dignité l'emportent sur la force physique.\u2014 Je déteste les dromadaires.Après des études et un doctorat en chimie, Ilona arrivera au Québec en 1968.Elle enseignera 23 ans à l'Université du Québec à Trois-Rivières, elle vit aujourd'hui à Montréal.Agnès ne me l'a jamais présentée, évidemment, et c'est bien pour ça que je ne lui dirai pas qui est Djamolidine Abdoujaparov.PLUS ÇA CHANGE \u2014 Quand les grands jouaient à la guerre.Pourquoi « jouaient » ?Soixante ans plus tard, le monde est toujours plein de grands qui jouent à la guerre.La différence, c'est qu'ils n'ont même plus besoin d'y aller pour la faire : ils envoient leurs bombes de très haut, de très loin, ne se salissent plus les mains.Après ils ferment le pays comme on ferme un appartement qu'on veut désinfecter.Sauf qu'ils laissent les enfants dedans.C'est dans un ciel d'un bleu splendide que les avions allemands ont commencé à lancer des bombes.Ilona avait neuf ans.Je reviens tout juste d'un pays, l'Irak, où les enfants qui ont neuf ans n'ont aucune idée de ce que peut bien être « un ciel d'un bleu splendide ».LA CHRONIQUE DU SIÈCLE \u2014 Cela n'a rien à voir, enfin si un peu quand même, cela a rapport avec l'Histoire.Je voulais vous demander si, dans le fouillis des bilans qui ont submergé le passage à l'an 2000, vous avez trouvé un seul document qui fasse un survol intelligent du siècle.Moi oui.Cela s'appelle L'Âge des extrêmes (aux éditions Complexe).C'est écrit par un historien anglais, Eric Hobsbawm, membre de la British Academy.Tous les grands événements, les grands courants du siècle sont regardés tantôt à travers la grille de la géopolitique, tantôt de la statistique, de l'économie, de la démographie.Les grands soubresauts, mais aussi les mondial de foot, un poème de Neruda, une photo de Cartier-Bresson.L'Âge des extrêmes a été publié en 1994 en Grande-Bretagne \u2014 succès phénoménal, réédité maintes fois, traduit même en albanais et en islandais, mais pas en français avant l'automne dernier.Le livre vient seulement d'arriver au Québec.Une préface spéciale à l'édition française apporte une explication toute simple à ce retard : la bêtise est aussi un des grands courants du siècle.Vous le savez bien, vous qui me lisez ! C'est de l'autodérision, bon.Cela consiste à se traiter de con pour décourager les autres de le faire.Lalalère.Pierre 6LP0602A0205 A6 samedi 6LP0602A0205 ZALLCALL 67 00:47:42 02/05/00 B A 6 R LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 5 FÉVRIER 2000 Les infirmières ont obtenu le maximum, croit Jennie Skene Les accusations de la FIIQ sont réfutées à la Cité de la Santé PIERRE GINGRAS Après des années de relations tendues, le divorce entre le Syndicat des infirmiers et infirmières de la Cité de la Santé, à Laval et la FIIQ est bel et bien consommé, estime la vice-présidente du syndicat, Louise Paquette.Elle ne s'étonne pas outre mesure des menaces de poursuite contre le syndicat proférées par Fédération des infirmières et infirmiers du Québec (FIIQ) à la suite du vote massif des syndiqués du centre hospitalier de Laval en faveur de leur désaffiliation de la centrale.« Nous sommes déjà poursuivies par la FIIQ parce que nous avons refusé de payer une hausse rétroactive de nos cotisations.D'ailleurs, nous nous attendions à ce que la centrale nous poursuive dès que la désaffiliation serait votée.Cela fait partie de sa stratégie », dit-elle.Le syndicat rejette d'ailleurs du revers de la main les accusations de la FIIQ voulant que plusieurs irrégularités se soient déroulées durant le vote.Mardi, la présidente de la centrale, Jennie Skene, avait mentionné que le syndicat avait distribué sur les lieux de scrutin des chèques de compensation pour les heures de salaire perdues lors de la grève illégale de juillet, une situation qui aurait pu influencer le vote, avait-elle laissé entendre.La FIIQ mentionnait aussi que 400 membres du syndicat (sur les 900 qu'il compte) avaient voté jeudi avant même que les offres de l'entente de principe signée entre le gouvernement et la centrale ne soient connues.Mme Skene estimait que les résultats de la négociation avec le gouvernement auraient pu amener plusieurs syndiquées à se prononcer contre la désaffiliation.La FIIQ étudie d'ailleurs la situation avec ses procureurs et doit annoncer mardi prochain si elle contestera ou non le vote devant les tribunaux.Pour le syndicat de la Cité de la Santé, les accusations de la centrale ne tiennent pas debout.La date du vote sur la désaffiliation était connue depuis au moins un mois et nul ne pouvait présumer du moment d'une entente, fait-on valoir.Mme Paquette soutient que seulement trois chèques de 5 $ à 30 $ ont été distribués à autant d'infirmières durant les trois jours de scrutin.Louise Paquette reconnaît que son syndicat s'est toujours considéré comme le mouton noir de la centrale.« Nous étions un syndicat autonome et nous avons toujours été contestataires.Maintes fois par le passé, nous avons reproché à la FIIQ son manque d'efficacité en matière de services à nos membres.Mais c'est maintenant du passé.» Le syndicat compte signer une entente de services avec une autre centrale d'ici deux semaines, soit avec la CSN, la CEQ ou encore le Syndicat canadien de la fonction publique qui regroupe notamment des infirmières-auxiliaires.LIA LEVESQUE Presse Canadienne, ST-HYACINTHE La présidente de la Fédération des infirmières, Jennie Skene, estime avoir réalisé des gains significatifs dans l'entente de principe conclue avec les négociateurs patronaux.En conférence de presse à Saint-Hyacinthe, où sont réunies encore aujourd'hui les déléguées qui se penchent sur ce projet d'entente, Mme Skene a précisé que les hausses obtenues équivalaient à environ 12 à 16 % sur quatre ans pour les infirmières de niveau collégial et de 16 à 17 % pour celles qui détiennent un baccalauréat.D'abord, elles ont obtenu les mêmes augmentations de salaire que les autres employés de l'État, soit 9 % sur quatre ans.Ensuite, elles ont obtenu le versement d'un forfaitaire de 3 %, qui vaut 60 millions $ à lui seul.Aussi, les échelles de salaires seront rehaussées à compter du 1er avril 2000.Ce rehaussement vaut un autre 17 millions $.De plus, l'étude sur la relativité- équité salariale se poursuivra, dans le cas des infirmières, jusqu'en septembre prochain.S'ensuivra une période de discussions avec le gouvernement, qui mènera au versement d'une autre augmentation d'au moins deux ou 2,5 %, à compter du 1er janvier 2001, précisait Mme Skene.En plus de ces hausses de salaires, les infirmières ont réalisé des gains sur l'accessibilité aux postes et la période de vacances.Et, lors de la grève de l'été 1999, d'autres clauses d'importance avaient été réglées touchant la précarité d'emploi, le fardeau de tâche et la notion d'invalidité.Tout en soulignant qu'il vaut mieux « être prudent » et ne pas crier victoire trop vite, Mme Skene laissait entendre que le comité de négociation avait tiré le maximum de ce qu'il pouvait tirer du gouvernement.« Graffigner plus que ça, on ne serait plus capable de se servir de nos doigts.» Les 600 déléguées du conseil fédéral reviendront samedi scruter à la loupe ce projet d'entente.« Il ne faut jamais prendre pour acquis que ça satisfera tous les besoins », prévenait Mme Skene, tout en affirmant, un peu plus tard, qu'elle croyait que les infirmières accepteront cette entente de principe.La convention collective des infirmières est échue depuis le 30 juin 1998.Elles ont débrayé illégalement durant une vingtaine de jours, à l'été 1999.La plupart des autres employés de l'État sont parvenus à une entente de principe avec le gouvernement, juste avant la période des Fêtes en 1999.Une bonne entente, selon Marois Interrogée dans le cadre d'une conférence de presse portant sur un autre sujet, à Montréal, la ministre de la Santé et des Services sociaux Pauline Marois souhaitait vivement que les déléguées, puis les infirmières, entérinent le projet.« Je pense que c'est une bonne entente.C'est une entente correcte, qui permet de reconnaître mieux la fonction d'infirmière, et qui est satisfaisante, je l'espère.» Par ailleurs, l'Association des hôpitaux du Québec s'est réjouit qu'une entente soit intervenue, mais estime que certaines concessions accordées par le gouvernement « pourraient s'avérer lourdes de conséquences, notamment en ce qui a trait aux vacances ».Selon l'AHQ, l'entente de principe n'offre pas assez de garanties pour assurer une disponibilité adéquate durant la saison estivale.Par ailleurs, l'application d'une grille de sélection pour les postes d'assistantes-infirmières-chefs soulève à l'AHQ « beaucoup d'appréhensions sur la capacité de recruter les meilleures candidates pour ces postes clés ».Enfin, l'AHQ insiste pour que les hausses salariales consenties ainsi que les coûts de l'application de l'entente soient assurés par le gouvernement.Un hôpital américain qui inspire le président du Collège des médecins LIA LÉVESQUE Presse Canadienne Le président du Collège des médecins du Québec, Yves Lamontagne, est revenu impressionné d'un voyage à Plattsburgh, au Champlain Medical Center, et croit que le Québec pourrait y puiser quelques idées pour l'organisation de ses soins.En entrevue, le Dr Lamontagne n'a pas tari d'éloges envers le Champlain Medical Center, un des centres aux États-Unis où une trentaine de Québécois atteints de cancer suivent des traitements de radiothérapie.Le Dr Lamontagne y a passé la journée de jeudi, en compagnie de la secrétaire général du Collège, Joëlle Lescop.Ils y ont rencontré la direction, ont visité le centre et ont échangé avec des patients québécois venus y suivre leur traitement cette journée-là.« Tout m'a intéressé, tout m'a enthousiasmé », lançait le président du Collège des médecins : tant la qualité des soins que l'organisation du travail et le mode de financement.Les longues attentes à l'urgence, « ils ne connaissent pas ça », rapportait le Dr Lamontagne.Le temps d'attente moyen y serait d'une heure, selon ce qu'il s'est fait dire.« Si un patient reste couché sur une civière plus de trois heures à l'urgence, c'est que ça va très mal et qu'il y a du monde qui va se faire parler.» Fait à noter, il ne s'agit pas d'un hôpital privé, mais d'un organisme sans but lucratif.Lorsque l'hôpital dégage un profit, il le réinvestit dans l'équipement, les soins ou les installations.Par exemple, l'hôpital s'est déjà porté acquéreur d'un centre commercial à proximité pour en faire un centre ambulatoire pour les interventions de courte durée.Le Dr Lamontagne affirme avoir interrogé des patients là-bas et tous étaient très satisfaits des soins et services reçus.Au Québec, les gens se disent en général aussi satisfaits, d'après les sondages, mais c'est davantage l'accessibilité à certains services qui pose problème.Photothèque La Presse Le président du Collège des médecins, Yves Lamontagne.1 888 270-3941 www.invesnet.com Cotisez en 2 temps, 3 mouvements Rendements sur 1 an au 30 novembre 1999.Des informations importantes sur les Fonds Banque Nationale figurent dans les prospectus simplifiés qui sont disponibles dans toutes les succursales de la Banque Nationale du Canada ou du Trust Général du Canada.Il est important de les lire avant d'investir.Les rendements, les revenus de placements et les valeurs liquidatives des parts des Fonds fluctuent.Les parts des Fonds Banque Nationale ne sont pas assurées en totalité ou en partie par la Société d'assurance-dépôts du Canada, par la Régie de l'assurance-dépôts du Québec ou par un fonds public d'assurance-dépôts et ne sont pas garanties en totalité ou en partie par la Banque Nationale du Canada.Source : Globe Hy Sales.ÉCLAIREER MON CHOIX AVEC L'AIDE DE CONSEILLERS AVERTIS En 3 questions simples, mon conseiller me guide vers une gamme de fonds performants : les Fonds Banque Nationale.66% d'entre eux ont offert un rendement supérieur à la moyenne de l'industrie, ce qui classe la Banque Nationale au premier rang des six grandes banques canadiennes pour la performance de sa famille de Fonds.Tentative d'entente salariale avec les médecins DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC Le gouvernement Bouchard entamera cette semaine une opération délicate.Après l'ensemble de la fonction publique puis les infirmières, on tentera d'en arriver à une entente avec les médecins omnipraticiens et spécialistes.Québec offrira le même traitement que pour l'ensemble des employés du secteur public \u2014 2,5 % l'an prochain \u2014 dans sa revue de la masse totale des honoraires des deux fédérations qui totalisent environ 14 000 professionnels.Selon les évaluations de Québec, l'ensemble des demandes des médecins généralistes et spécialistes représenterait une facture de 240 millions en 2000-2001 pour le gouvernement.Il y aura mardi une rencontre préliminaire entre les négociateurs du Conseil du Trésor et ceux de la Fédération des omnipraticiens (regroupant 7 000 médecins).Le lendemain, on reprendra l'exercice avec les représentants des spécialistes.L'an dernier, la masse totale des honoraires avait atteint 2,3 milliards.Les actes rétribués aux médecins ont dépassé de 120 millions environ ce qui avait été prévu au début de 1999-2000.Québec demandera que ce dépassement soit épongé par une compression équivalente cette année, mais les médecins rétorqueront qu'ils n'ont fait que répondre à la demande de soins.La masse totale des honoraires est pratiquement le double en Ontario pour une population qui est loin d'être deux fois plus importante, feront valoir les médecins.Avant les Fêtes, les médecins avaient menacé de recourir à des moyens de pression si Québec ne répondait pas aux attentes des professionnels.Président de la Fédération des omnis, Renald Dutil s'était engagé toutefois à ce que les services essentiels ne soient pas touchés.La Fédération avait réagi avec virulence à l'intention de Québec de récupérer les 57 millions de dépassements l'an dernier à la masse des honoraires des généralistes. 6LP0799A0205 a7 samedii 6LP0799A0205 ZALLCALL 67 20:04:11 02/06/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 5 FÉVRIER 2000 R A 7 Les régions résolues à dompter les médecins Un assureur poursuit une compagnie de tabac Agence France-Presse WASHINGTON La compagnie d'assurance américaine Hartford Financial Services (HFS) a annoncé vendredi avoir engagé une action en justice contre le groupe de tabac Liggett qui lui demande de couvrir les pertes liées à ses procès dont il fait l'objet par des États et des anciens fumeurs.Liggett, la plus petite des compagnies de tabac américaine, a d'abord soumis à HFS en janvier une demande d'indemnisation pour ses pertes financières résultant de ces procédures, a indiqué un porte-parole de HFS, Joyce Willis.En réponse, HFS a engagé une action demandant la confirmation par la justice, que Liggett ne peut, aux termes du contrat d'assurance, réclamer un dédommagement pour de telles pertes, a-t-elle expliqué.CAMILLE BEAULIEU collaboration spéciale ROUYN-NORANDA Écoeurées des pénuries de médecins, les régions vont prendre les moyens pour que soient exclus de la RAMQ les médecins récalcitrants au service public.Les syndicats, régies de la santé, établissements de santé et autres organismes, sous l'égide des conseils régionaux de développement (CRD) des régions du Québec, sont en train de constituer un front commun suffisamment influent pour modifier le rapport de force entre Québec et les fédérations médicales.Un front commun assez pesant pour obliger Québec à agir, et pour contraindre les deux fédérations de médecins à renoncer à des privilèges qui dénaturent l'exercice de la médecine, prédit André Brunet, porte-parole du conseil régional de développement d'Abitibi-Témiscamingue, instigateur du front commun.Au fil des ans, le gouvernement et les fédérations ont conclu pas moins de 4375 ententes particulières sur la rémunération et les conditions d'exercice de la médecine, dit-il.C'est pour cela que le système est devenu ingérable.Plutôt que d'assumer leurs responsabilités, estiment les CRD, les médecins tiennent la population en otage et le gouvernement n'a pas la force politique nécessaire pour résister.Le front commun regroupe actuellement les conseils régionaux de développement d'Abitibi-Témiscamingue, du Saguenay/ Lac-Saint-Jean, de l'Outaouais, de l'Estrie, de la Mauricie et du Bas- Saint-Laurent, et on espère que les autres CRD vont emboîter le pas au cours des prochains jours.Les comités de stratégie de toutes les régions doivent se réunir à Montréal le week-end prochain.L'analyse du front commun et ses recommandations pour rétablir une médecine au service de la population rejoignent largement la position rendue publique le 1er février dernier par le Collège des médecins.De façon plus pointue cependant, les CRD entendent faire des pieds et des mains pour que le gouvernement exclue du régime de rémunération de la Régie de l'assurance- maladie du Québec tous les médecins ne satisfaisant pas aux deux conditions suivantes : effectuer sa part du service public dans les hôpitaux, CLSC, etc.et assumer la responsabilité de 1000 patients (chiffre établi en fonction du prorata médecins-population).Ensuite seulement, d'après André Brunet, les médecins pourrontils travailler en clinique privée aussi longtemps qu'ils le voudront.Ce front commun des régions veut donc par des pressions politiques et sociales concrétiser l'objectif fixé mardi dernier par le Collège des médecins : « L'argent devra suivre le client et être affecté d'abord à des interventions efficaces et prioritaires.Le culturisme peut dénoter un désordre psychologique Associated Press WASHINGTON Certains culturistes seraient victimes d'un désordre psychologique.C'est du moins la conclusion d'un scientifique new-yorkais, le De Eric Hollander, selon lequel ces adeptes de la musculation à outrance seraient obsédés par une image difforme de leur corps, notamment de leurs muscles.Selon ce praticien de l'École de médecine du Mont Sinai, « l'obsession d'une difformité corporelle touche 1 à 2% de la population américaine, mais la population masculine est tout particulièrement atteinte de bigorexia », un néologisme anglo-saxon inventé en référence à l'anorexie, ce trouble qui frappe des personnes refusant de s'alimenter, car se croyant trop grosses.Cette bigorexie, qui frapperait des personnes se croyant trop chétives, n'est pas encore reconnue comme un désordre psychologique, a-t-il ajouté, mais la prochaine édition du guide de l'Association psychiatrique américaine devrait l'évoquer.La dysmorphophobie musculaire est un trouble compulsif qui contraint la personne à effectuer en permanence le même geste. 6LP0801A0205 A 8 samedi, 5 f vrier 6LP0801A0205 ZALLCALL 67 00:41:22 02/05/00 B A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 5 FÉVRIER 2000 La publicité dans les écoles doit être balisée plus sévèrement, dit la CEQ Prix de l'ACDI à l'Université de Sherbrooke Presse Canadienne SHERBROOKE L'Institut de recherche et d'enseignement pour les coopératives de l'Université de Sherbrooke a reçu un prix d'excellence, hier, décerné par l'Agence canadienne de développement international (ACDI).Ce prix lui a été remis « pour la qualité et les excellents résultats obtenus lors de la réalisation d'un programme de coopération internationale avec l'Université fédérale rurale de Pernambuco, au Brésil ».Ce projet a eu \u2014 il a encore \u2014 un impact important sur l'amélioration des conditions de vie des populations appauvries du Nord-Est brésilien.Le prix d'excellence vient récompenser les résultats durables et l'impact du projet sur le milieu, la compétence démontrée par l'équipe de l'institut auprès des communautés locales et la qualité du partenariat avec l'université brésilienne.Plus de 5000 personnes ont pu bénéficier d'un appui ou d'une formation grâce au programme.L'Université fédérale rurale de Pernambuco offre depuis deux ans un projet national d'incubateurs de coopératives.NORMAN DELISLE Presse Canadienne, QUÉBEC Il faut baliser de façon plus sévère la publicité dans les écoles, juge la présidente de la CEQ, Monique Richard.« Avec l'ampleur que ça prend, il est temps d'y mettre un holà et de baliser de façon très sévère la capacité de l'entreprise d'entrer dans l'école », a dit Mme Richard à l'occasion d'un colloque organisé par la CEQ sur la publicité dans les écoles.La syndicaliste a été très dure à l'endroit de ceux qui veulent faire du marketing à l'école.« Les publicitaires qui abusent de la naïveté d'enfants vulnérables ne sont rien d'autres que des abuseurs », a soutenu Mme Richard.« Nous devons nous objecter à l'invasion de nos écoles par des manipulateurs de toutes espèces pour qui l'action éducative est un obstacle à leur liberté d'expression », croit Mme Richard.Pour sa part, Claude Cossette, professeur au département de communications de l'Université Laval et fondateur de la maison de marketing qui porte son nom, a dressé une liste des pressions que subissent les enfants face à la publicité.Aux États-Unis, les entreprises commerciales consacrent annuellement 500 millions pour la publicité dans les écoles.Au Québec, M.Cossette a dit comprendre l'intérêt des commerçants pour les adolescents, qui constituent des consommateurs de choix : ces derniers achètent directement pour 1,5 milliard par année, mais influencent leurs parents pour des achats de plus de 6 milliards.Par ailleurs, un enfant qui écoute la télévision régulièrement est exposé à 20 000 messages publicitaires par an.Une loi votée par l'Assemblée nationale en 1978 interdit la publicité commerciale spécifiquement à l'intention des enfants de moins de 13 ans.Une autre loi, celle de l'Instruction publique, précise que la sollicitation est contraire à la vocation des écoles.C'est à partir de ces deux lois que peut être empêchée la publicité dans les écoles, a expliqué Me André Allard, avocat auprès de l'Office de protection du consommateur.L'avocat a rappelé que dans une décision rendue en 1989 et connue comme l'arrêt Irwin Toys, la Cour suprême du Canada avait reconnu que la loi interdisant la publicité aux enfants de moins de 13 ans brimait la liberté d'expression.Mais cette brimade était justifiable dans une société libre et démocratique, et donc conforme à la Charte des droits, avait statué le plus haut tribunal canadien.Enfin, l'universitaire André Caron, professeur de communications à l'Université de Montréal, a expliqué que l'interdiction de la publicité destinée aux enfants n'avait pas réduit le nombre d'heures d'émissions télévisées préparées pour les enfants.En 1987, 49 heures d'émissions par semaine au total étaient destinées aux enfants sur les quatre réseaux québécois francophones (SRC, TVA, TQS et Télé-Québec) contre 54 heures maintenant.PHOTO PC « Avec l'ampleur que ça prend, il est temps d'y mettre un holà », a clamé hier la présidente de la CEQ, Monique Richard, au colloque sur la publicité dans les écoles. 6LP0901A0205 a9 samedii 6LP0901A0205 ZALLCALL 67 00:42:30 02/05/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 5 FÉVRIER 2000 A 9 L'avenir du Stade: plus de projets que de réalisations STÉPHANIE BÉRUBÉ Cinémas, pistes cyclables, foires internationales.Lorsqu'on parle de l'avenir du Parc olympique et de son stade, les projets sont plus nombreux que les réalisations.Le dernier en lice, le parc récréotouristique, ne semble pas déplaire aux spécialistes d'architecture et d'urbanisme, qui y voient une façon de redonner au Stade sa fonction d'origine : la célébration du sport amateur.Si on peut en finir avec les problèmes de toiture.« On a tendance à créer des besoins et non à répondre à des besoins », dit Jean-Claude Marsan, architecte et professeur à l'École d'architecture de l'Université de Montréal.M.Marsan déplore l'attitude de la RIO qui se lance dans des grands projets qui n'ont pas été correctement réfléchis au préalable.« Comme si on se disait : « Fantastique, on va faire un hôtel ! », sans se demander si on pourra le remplir ! » dit-il, en faisant référence aux projets envisagés par la RIO.Ceux-ci, d'abord dévoilés dans La Presse en juillet et août derniers, ont de nouveau alimenté la chronique au cours des derniers jours.Rappelons que la RIO a déposé à la Ville de Montréal un plan directeur afin de réaménager le Parc olympique : construction de bâtiments voués au commerce et à l'hôtellerie, établissement d'une voie piétonne cérémoniale dans l'axe de la Tour et ouverture d'un supercomplexe cinématographique, une idée qui ne plaît guère à M.Marsan : « Des cinémas, on en a assez ! » Famous Players a prévu construire un complexe de 16 salles près du Stade, ce qui en ferait, avec ses 3800 places, le plus grand centre de cinémas de l'île de Montréal.Famous Players vient d'obtenir l'ensemble des permis nécessaires et devrait annoncer le début de la construction au plus tard à la mimars.Quant à l'idée du parc récréotouristique avec pistes cyclables, elle ne déplaît pas à M.Marsan, si besoin il y a.« Peut-être un anneau cyclable intérieur : mais on a fermé le Vélodrome.Il faut être cohérent.Philippe Lupien, de la firme d'architecture Scheme Consultants, est d'accord.Selon lui, lorsque le Stade a été construit, il avait comme mandat post-olympique de servir les sportifs amateurs.Il trouve dommage qu'on ait par la suite modifié cette mission et détruit le Vélodrome : « Maintenant, les associations de cyclistes se plaignent de ne pas avoir de lieu pour pratiquer à l'intérieur, dit-il.Après les Jeux olympiques, on voulait mettre les gens à l'activité sportive : le besoin est toujours là.Ce n'est peut-être pas des athlètes rémunérés qu'il faut mettre là-dedans.L'impact sur l'est de Montréal Jean-Guy Chaput, PDG de Pro- Est, organisme voué au développement économique de l'est de l'île de Montréal, croit que la seule solution est de créer une masse critique dans le Parc olympique.Le Planétarium annoncera au printemps s'il déménage ou non à cet endroit.M.Chaput le souhaite.Selon lui, pour que les gens se rendent dans l'Est, il faut que cela vaille la peine.Et pour cela, il faudrait qu'ils puissent retrouver en un même lieu plusieurs activités complémentaires.« Il faut revenir à un ensemble dans le Parc olympique », dit M.Chaput qui critique la situation actuelle où les visiteurs doivent payer à différents endroits et franchir un nouveau tourniquet à chaque activité.Selon lui, créer un ensemble logique est la façon d'attirer les foules dans l'Est.Il croit toutefois que la RIO devrait commencer par le rendre plus attrayant, ce stade de béton : « Il faudrait mettre un peu plus de verdure, un peu plus de couleur ! » Quant à l'idée de démolir le Stade, de nouveau évoquée en janvier 1999 après la chute d'une partie du toit conçu par la firme américaine Birdair, elle ne rallie guère de partisans.« Il n'est pas exclu que Birdair trouve une solution au toit », espère Jean-Claude Marsan.La RIO, qui souhaite exploiter le filon des foires internationales d'hiver, attend avec impatience une solution permanente.M.Marsan s'était intéressé à l'hypothèse de la démolition après les Jeux.Encore aujourd'hui, l'opération serait extrêmement coûteuse.Et d'ailleurs, la population, après avoir investi des sommes colossales dans ce stade, laisserait-elle un démolisseur l'anéantir ?Non, selon l'architecte Raouf Boutros, qui pense que le Stade a une grande valeur pour les Montréalais.« Il est néanmoins dommage que le toit de Birdair soit opaque et coupe toute lumière naturelle », dit-il.Jean-Guy Chaput, de Pro-Est, en profite pour faire remarquer que si la population se mobilise pour éviter la démolition d'élévateurs à grains, elle devrait réagir violemment si on veut démolir le Stade olympique : « On s'est ruiné à le payer : mais ce n'est pas encore une ruine ! » ironise-t-il.Les spécialistes interrogés sont d'accord sur un point : le problème est que l'on se retrouve avec une pièce d'architecture inadaptée avec laquelle on veut absolument faire quelque chose.Or Philippe Lupien mentionne que bien souvent, il coûte moins cher de construire du neuf plutôt que de rénover ou d'adapter du vieux.Alors pourquoi ne pas le laisser à l'abandon ?Jean-Claude Marsan croit que ça serait envisageable.« Ne pas l'utiliser sans le détruire », dit-il.Cela, en s'assurant d'un entretien minimum, afin d'éviter de mettre le public en danger.La question est de savoir si la population du Québec veut encore investir dans le Stade pour lui donner une nouvelle vie.« Si oui, c'est un choix de société avec lequel nous devrons tous vivre », conclut Jean-Claude Marsan.PHOTOTHÈQUE La Presse© L'aménagement d'un parc récréotouristique au Parc olympique permettrait de redonner au Stade sa vocation première : la célébration du sport amateur, estiment certains spécialistes. La Presse 5 février 2000 Page A10 manquante La Presse 5 février 2000 Page A11 manquante 6LP1201A0205 A12 samedi 6LP1201A0205 ZALLCALL 67 00:44:53 02/05/00 B A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 5 FÉVRIER 2000 EN BREF Le camionneur Claude Désormeaux coupable de conduite dangereuse causant la mort Mort suspecte n Le corps d'un homme a été découvert par la Sûreté du Québec, hier matin, à Notre-Damede- la-Merci, dans la région de Lanaudière.Trouvée en bordure de la route 125, l'homme avait les chevilles ligotées et le visage recouvert d'un sac, des circonstances rappelant des meurtres impliquant des bandes de motards.La SQ refuse pour le moment de relier cette mort à des gangs criminels.Une autopsie sera pratiquée sur le corps de la victime, dont l'identité n'a pas été dévoilée.C'est un camionneur circulant dans le secteur qui a alerté la SQ.Une nuit pour le café équitable n Dans le cadre de la Semaine internationale de la solidarité, une quarantaine d'élèves du Collège de Maisonneuve, membres d'organismes d'entraide humanitaire, ont milité, dans la nuit de jeudi à vendredi, en faveur du commerce du « café équitable ».Installés dans une maison de « caféculteur » qu'ils ont construite au coin des rues Sherbrooke et Bourbonnière, les cégépiens ont distribué du café aux passants pour les sensibiliser aux conditions de travail pénibles des cueilleurs de café des pays du Sud et à la nécessité d'encourager les milliers de familles qui ont choisi de devenir producteurs autonomes.En sortant du circuit traditionnel de commercialisation du café, ces dernières, tout en bénéficiant d'un salaire décent, peuvent pratiquer l'agriculture biologique et ainsi protéger leur environnement, ont rappelé les militants.JEAN-PAUL CHARBONNEAU SAINT-JÉRÔME Claude Désormeaux, un chauffeur de camion qui compte 25 ans d'expérience, a été reconnu coupable, hier à Saint-Jérôme, de conduite dangereuse causant la mort.Au volant d'un camion 10 roues surchargé de sable, dont les freins étaient défectueux, il a heurté, le 29 juin 1998, Jonathan Giguère, 15 ans, qui roulait en cyclomoteur à l'angle du boulevard Labelle et de la 84e Avenue, à Blainville.Désormeaux, 48 ans, a happé l'adolescent après avoir grillé un feu rouge et il l'a traîné sous son cyclomoteur sur une distance de près de 135 mètres.L'alcool n'est aucunement en cause dans cette tragédie.Dans sa décision, la juge Michèle Toupin, de la Cour du Québec, rappelle qu'au moment de l'accident, Désormeaux en était à son neuvième voyage de la journée et qu'il conduisait avec un permis suspendu à la suite du non-paiement d'une amende.Travaillant pour le ministère des Transports depuis 25 ans, il bénéficiait de prestations d'assurance-chômage.Il conduisait occasionnellement des camions de Jasmin Excavation et ne déclarait pas les journées travaillées.Dans son témoignage, Désormeaux a déclaré que quelques jours avant l'accident, il avait signalé à son employeur que les freins de son camion étaient défectueux.Il a repris le volant de ce véhicule le lundi matin suivant même si aucune réparation n'avait été faite.Il a aussi prétendu que lorsqu'il s'était rendu au poste de police de Blainville, le 6 juillet, il était sous l'effet de médicaments affectant son état mental, et qu'il n'avait aucun souvenir des circonstances de sa déclaration.Dans sa décision, le tribunal souligne que cette partie du témoignage n'a pas été retenue et que la cour n'y accorde aucune crédibilité.Un expert de la Sûreté du Québec, le caporal Pierre Bellemare, a établi à 64 km/h la vitesse du camion.À la suite d'une demande de l'avocat de la défense, Yves Poulin, il a accepté, en tenant compte de divers facteurs, de réduire la vitesse à 54,5 km/h.« Il est possible, mentionne la juge Toupin, que l'accusé n'ait pas aperçu le cyclomoteur arrêté.Cependant, lors du passage à l'intersection, il savait ne pas pouvoir s'arrêter.Avec la connaissance de la surcharge et de la déficience des freins, il aurait dû redoubler de prudence.Cependant, comme camionneur occasionnel, possiblement afin de conserver cet emploi précaire, il a accepté ce 29 juin 1998 de conduire un camion qu'il savait déficient au niveau du système de freinage et il a accepté des charges excessives afin de maximiser les voyages.Il a conduit avec un permis suspendu et a certainement estimé pouvoir franchir l'intersection sur le feu rouge sans conséquence.Il s'est comporté en conducteur négligent.» Avant les plaidoiries sur la sentence, Me Poulin a demandé la confection d'un rapport, tandis que son collègue de la Couronne, Me Pierre-Luc Rolland, a demandé un certain temps afin de prendre connaissance de trois jugements qui viennent d'être rendus dans des cas semblables à celui de Désormeaux.C'est donc seulement à la fin d'avril ou au début de mai que les parties se retrouveront devant la juge Toupin.Tout indique que la poursuite va réclamer l'emprisonnement de l'accusé.Yvan Demers s'est enfin trouvé un «bon» avocat JEAN-PAUL CHARBONNEAU Yvan Demers s'est trouvé un « bon » avocat, Stéphane Dallaire, et le juge Paul Chevalier lui a accordé hier jusqu'au 29 mars pour prendre connaissance des notes sténographiques et de tous les autres documents déposés par la Couronne au procès du mari de la chanteuse et comédienne Michèle Richard.Le 10 janvier, Demers, qui subit à Laval son procès pour 41 accusations de fraude, avait indiqué au juge Chevalier, de la Cour du Québec, qu'il avait été incapable de se trouver un « bon » avocat parce qu'ils étaient tous en vacances pendant les Fêtes.Le 22 novembre, Me Michel Dorais, qui représentait Demers depuis le début, a obtenu la permission de la cour de se retirer.Me Dallaire, un tout jeune avocat, a donc quitté le palais de justice avec des boîtes pleines de documents.Me Francine Chartrand, procureure de la Couronne, a terminé sa preuve et à la reprise de l'audience, la défense fera entendre ses témoins.Si tout se déroule comme prévu, les audiences se poursuivront les 30 et 31 mars ainsi que les 3,10 et 17 avril.Les deux complices allégués d'Yvan Demers, son cousin François Demers et André Laporte, qui ont reconnu leur culpabilité le 14 septembre dernier, étaient au palais de justice afin de recevoir leur sentence.Mais étant donné que la cause d'Yvan Demers n'est pas terminée, le juge Chevalier a remis provisoirement sa décision au 26 avril au palais de justice de Saint-Jérôme.Avec François Demers et Laporte, Yvan Demers était à la tête des galeries d'art Or du temps, à Saint-Sauveur, et Sommet, à Sainte- Adèle.Tous trois auraient revendu des tableaux à plusieurs reprises sans que les oeuvres changent de mains, ce qui aurait permis de récolter 1,2 million.Ces toiles avaient été achetées par des professionnels pour des abris fiscaux. 6LP1301A0205 a13 samedi 6LP1301A0205 ZALLCALL 67 00:45:24 02/05/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 5 FÉVRIER 2000 A 13 Meurtre de Donald Duval: Vincent change sa version Accusé d'agression sexuelle armée et de tentative de suicide CHRISTIANE DESJARDINS Sentant l'étau policier se resserrer autour de lui, André Vincent a confié à un enquêteur de la SQ, le 15 octobre 1997, que c'est Gaston Saint-Pierre qui, un an plus tôt, avait assassiné l'homme d'affaires Donald Duval pour 20 000 $.« J'ai menti parce que Saint- Pierre, je l'haïs », dit maintenant André Vincent.Vincent, 28 ans, désigne aujourd'hui son propre frère, Marcel Vincent, et un employé du garage de celui-ci, Mario Bernard, comme étant les auteurs du meurtre de Donald Duval.Ce dernier a été enlevé à la sortie du restaurant Le Cristopher, dans le nord-est de Montréal, vers 21 h, le 9 octobre 1996.Son corps avait été découvert environ deux heures plus tard en bordure du boulevard Gouin.La victime avait été affreusement battue, étranglée, puis volée.Gaston Saint-Pierre, 48 ans, subit son procès pour le meurtre prémédité de M.Duval.Selon la Couronne, pour effacer une dette de plusieurs centaines de milliers de dollars qu'il devait à Duval, Louis-Philippe Rochon a confié à Saint-Pierre le contrat de liquider Duval.Saint-Pierre aurait commis le meurtre avec André Vincent.Incarcéré dans le cadre de cette affaire, André Vincent a été appelé à la barre comme témoin pour le ministère public.Mais il nie son implication et disculpe maintenant Saint-Pierre, qu'il dit pourtant « haïr toujours autant.» André Vincent a raconté qu'il venait de sortir de prison quand il a travaillé au garage de Saint-Pierre, en 1992-93, et qu'il lui a acheté une voiture.La transmission a brisé, et Saint-Pierre n'a pas voulu la réparer.Furieux, Vincent a volé une radio et un cellulaire dans un camion du garage, puis est parti.Saint-Pierre a porté plainte et Vincent a été arrêté.« Je lui ai redonné ses affaires et il a témoigné contre moi pareil.J'ai perdu ma libération conditionnelle et j'ai pogné d'autre temps », a dit Vincent.Il affirme qu'il n'a pas reparlé à Saint-Pierre par la suite, même s'il l'a rencontré à quelques occasions.Selon André Vincent, son frère Marcel devait 62 500 $ à Donald Duval, et c'est pour ça qu'il l'a tué.« Marcel m'a dit qu'il avait réglé le problème », affirme André Vincent.Quant aux nombreux détails sur le meurtre que le témoin a donnés à l'enquêteur en octobre 1997, il affirme qu'il les tenait de son frère Marcel.L'interrogatoire de ce témoin ne s'est pas éternisé, et le contre-interrogatoire a été très bref.Le procès, devant jury, doit s'étendre encore sur quelques semaines.CHRISTIANE DESJARDINS Après avoir séquestré pendant toute une nuit une ex-conjointe et l'avoir violée à répétition en la menaçant d'une mitraillette, le 20 août 1999, Alain Joly s'était tiré une balle dans le ventre en voyant arriver les policiers.Hier, l'homme de 37 ans a été cité à son procès pour des accusations d'agression sexuelle armée, de séquestration et de voies de fait.Joly avait connu la victime, âgée elle aussi de 37 ans, par une agence de rencontre.Tous deux s'étaient fréquentés pendant quelques mois.Au début, selon la femme, Joly était gentil comme tout, la douceur même.Mais après quelque temps, il était devenu un tyran, contrôlant, jaloux et possessif, si bien que la femme a rompu en août 1999.Joly ne l'a pas pris, et quelques jours plus tard, soit le 20 août, il est arrivé chez son ex-conjointe, à Saint-Basile-le-Grand, avec une mitraillette et une boîte de balles.« Personne d'autre ne va t'avoir.Si tu veux pas venir avec moi vivante, tu vas venir morte », lui aurait dit l'homme, enragé.Sous la menace de son arme, la femme a passé une nuit d'enfer, persuadée que sa dernière heure était venue.Joly l'aurait violée et sodomisée à quatre reprises.Au matin, il aurait obligé la femme à se rendre à Montréal en voiture avec lui.À un certain moment, elle a pu fuir seule avec l'automobile, et a alerté le 9-1-1.Cerné par la police, il s'est tiré une balle dans le ventre.Acquitté du meurtre d'une danseuse Presse Canadienne Un jury a acquitté hier, au Palais de justice de Saint-Hyacinthe, François Beauregard, du meurtre non prémédité de la danseuse Marlène Hogue, la soeur du hockeyeur Benoit Hogue, des Coyotes de Phoenix.Le meurtre de sa soeur était survenu à l'issue d'une tournée des bars un soir d'Halloween, dans la région de Saint-Hyacinthe, soit le 31 octobre 1998.Marlène Hogue, 30 ans, avait eu la gorge tranchée.Un co-accusé dans cette affaire, Yan Desrosiers, a déjà plaidé coupable à une accusation de complicité après le fait.Faute de juge, il réclame sa liberté Parce qu'il n'y a aucun juge disponible à Laval le samedi, un motard arrêté hier par la police de Laval pour violence conjugale pourrait comparaître ce matin au palais de justice de Montréal.Pourtant, les individus arrètés le vendredi doivent généralement demeurer en détention jusqu'au lundi.L'avocat du motard a d'ailleurs entrepris les démarches juridiques afin que son client puisse recouvrer la liberté dès aujourd'hui, ce qui lui éviterait de passer le week-end derrière les barreaux. 6LP1499A0205 A 14 samedi, 5 f vrier 6LP1499A0205 ZALLCALL 67 20:01:16 02/06/00 B A 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 5 FÉVRIER 2000 Pétrolière à l'amende La compagnie Super Gaz, située au 14 339, boulevard Pierrefonds, à Pierrefonds, a reconnu sa culpabilité hier, en Cour municipale de Montréal, à une accusation de n'avoir pas pourvu ses installations d'une unité en boucle de vapeur afin de capter les vapeurs nocives de l'essence lors du transbordement de camions- citernes.La compagnie a écopé une amende de 2000 $.Depuis plus un an et demi, toutes les stations-service doivent posséder un tel appareil, doté d'un tuyau permettant de retourner à la citerne du camion les vapeurs qui s'échappent lors du remplissage des citernes de la station- service.Canadian Tire et le bogue Presse Canadienne TORONTO Le titre de Canadian Tire a reculé hier, à la Bourse de Toronto, cédant 3,60 $ pour fermer à 22,90 $, une baisse de 14 %, suivant l'annonce de résultats décevants pour 1999.La société a inscrit une provision de 50 millions, à son quatrième trimestre, pour couvrir une perte due aux problèmes de conformité de l'informatique pour le passage à l'an 2000.PHOTO MICHEL ST-AMANT, collaboration spéciale Carambolage monstre sur la 55 Un carambolage monstre, impliquant une cinquantaine de véhicules, a paralysé la circulation, hier, sur l'autoroute 55, à Trois- Rivières-Ouest.Le carambolage est survenu hier matin, vers 8 h, et la circulation normale a pu être rétablie durant l'aprèsmidi.Un camion est venu en collision avec d'autres véhicules en direction sud, à cause du brouillard.Le poids lourd s'est immobilisé au milieu de la voie rapide, bloquant toute circulation.Pendant ce temps, d'autres automobiles sont entrées en collision en direction nord.L'incident n'a fait aucun blessé grave. 6LP1599A0205 A15 samedi 6LP1599A0205 ZALLCALL 67 20:05:12 02/06/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 5 FÉVRIER 2000 A 15 Le CAA ne veut plus de patineurs sur la chaussée MARTIN PELCHAT du bureau de La Presse, QUÉBEC Le Club automobile du Québec profitera de la commission parlementaire sur la sécurité routière du ministre des Transports, Guy Chevrette, pour réclamer le bannissement complet de la pratique du patin à roulettes sur la chaussée.Estimant que la cohabitation avec les patineurs est impraticable, le CAA-Québec, qui représente 675 000 automobilistes, juge que cette pratique devrait être circonscrite aux pistes cyclables et à des aménagements hors rues.Dans son mémoire, le CAA encourage le gouvernement à mettre en place de telles infrastructures, comme il en existe sur les plaines d'Abraham à Québec, dans le Vieux-Port de Montréal ou en Estrie, sur l'Estriade.La pratique du patin à roulettes est présentement défendue par le Code de la sécurité routière, mais l'interdiction n'est ni respectée par les patineurs ni appliquée par les policiers, à plus forte raison depuis que le nombre d'adeptes connaît une croissance considérable.Dans son livre vert sur la sécurité routière, le ministre Chevrette propose d'en permettre la pratique, mais dans des zones restreintes, comme les rues où la limite de vitesse est de 50 km/h ou moins.« Même dans ce cas, objecte le CAA, on assiste à des situations où côtoyer un patineur est impraticable, l'amplitude des mouvements de ce dernier lui commandant de prendre beaucoup d'espace.» Le club demande aussi au gouvernement de serrer la vis aux cyclistes, non pas en leur imposant le port du casque, mais par l'intermédiaire de contrôles policiers plus sévères.« CAA-Québec constate qu'environ 80 % des cyclistes enfreignent systématiquement la réglementation et la signalisation, ce qui causerait de nombreux accidents.Virage et radars : oui mais.Sur deux autres propositions du livre vert, le virage à droite sur les feux rouges (VDFR) et l'implantation des photoradars sur nos routes, le CAA fait montre d'ouverture, mais à des conditions très strictes.« Le VDFR pourrait être permis au Québec mais à moyen terme, et à la condition expresse de pouvoir observer des changements quant aux habitudes des automobilistes », croit le club, qui évoque des campagnes de sensibilisation et une surveillance policière accrue pour empêcher que les piétons fassent les frais de ce changement.Entre- temps, le CAA demande un « ménage » dans le nombre de feux de circulation au Québec.Quant aux photoradars, ils ne devront être utilisés que là où la présence policière est presque impossible.« L'utilisation du photoradar n'a pas sa raison d'être sur les autoroutes du Québec », précise le mémoire, sauf à l'approche de travaux de réfection ou sur certaines sections de l'autoroute Métropolitaine, de tunnels ou de ponts.« Puisque le photoradar doit être utilisé à des fins de résolution d'un problème de sécurité routière, il devra être retiré lorsque les résultats visés auront été atteints », exige aussi le club.Un sondage réalisé en janvier auprès de 841 membres du club démontre par ailleurs que 69 % d'entre eux estiment les limites de vitesse trop basses sur les autoroutes, tandis que 86 % les jugent adéquates dans les villes.Les répondants ont d'autre part placé la question de la conduite avec facultés affaiblies au sommet de leurs préoccupations, devant les autres thèmes abordés par le livre vert.À cet égard, le CAA recommande de prolonger à trois mois la suspension administrative du permis, mais uniquement dans le cas des récidivistes et des gros buveurs, dont le taux d'alcoolémie dépassait 0,16.Dans les cas de plus de 0,16, le club propose aussi que le conducteur soit évalué dans un centre spécialisé et contraint de fréquenter un groupe de soutien.Une des boîtes noires de l'Airbus de la Kenya Airways retrouvée Associatad Press ABIDJAN L'une des deux boîtes noires de l'Airbus A310 de Kenya Airways qui s'est abîmé dimanche au large de la Côte-d'Ivoire a été retrouvée hier par les équipes de recherche.La boîte noire récupérée est l'enregistreur des données de vol, a déclaré un responsable français qui a souhaité conservé l'anonymat.Les équipes de recherche s'efforçaient désormais de repêcher l'enregistreur des conversations dans la cabine de pilotage.La boîte noire retrouvée hier gisait par environ 53 mètres de fond, à trois kilomètres des côtes.Elle avait été localisée jeudi.L'Airbus A310, qui transportait 179 personnes à destination de Lagos, au Nigeria, s'est abîmé juste après son décollage d'Abidjan.Dix personnes ont survécu à la catastrophe qui a fait 169 morts.Seuls 86 coprs ont été retrouvés.www.aubergeduparc.com 6LP1699A0205 A16, samedi, G N RAL 6LP1699A0205 ZALLCALL 67 20:06:57 02/06/00 B Lanaudière A 16 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 5 FÉVRIER 2000 PHOTOS ROBERT NADON, La Presse Des artisans ont trimé dur cette semaine dans le petit village de Saint-Côme, pour réaliser une soixantaine de scuptures sur glace qui s'offrent à la vue du public, rue Principale.À Saint-Côme, la rue Principale devient musée de glace JEAN-PAUL CHARBONNEAU Le village de Saint-Côme est en effervescence ! Des sculptures de glace réalisées par des résidants ont commencé à décorer la rue Principale et certaines de ces oeuvres atteignent jusqu'à 11 pieds de haut.Une soixantaine de sculptures seront exposées sur cette artère en direction de la 65e Avenue qui conduit au chalet municipal de cette localité de 1920 habitants de la région de Lanaudière.Pas moins de 350 blocs de glace pesant entre 300 et 400 livres chacun sont taillés dans un lac artificiel et transportés dans le village pour servir aux « artistes ».Cette exposition a une particularité : aucun prix n'est accordé à la plus belle sculpture.« S'il y avait des prix, les moins bons ne feraient pas de sculpture, ce qui enlèverait un cachet à cet événement.Nous faisons les sculptures pour notre plaisir et c'est bien qu'il n'y ait pas de prix », dit Chantal Carrière qui s'apprêtait à recommencer sa sculpture qui représente un hippocampe.À la suite d'un mauvais coup donné dans la partie inférieure de son oeuvre, la sculpture presque terminée s'est brisée en mille morceaux.L'un des instigateurs de ce festival, Pierrot Larochelle, a indiqué qu'il existait à Saint-Côme il y a 18 ans un concours de sculptures sur glace dont les gagnants recevaient des prix.Il y a eu des actes de vandalisme et de la discorde chez les participants ce qui a entraîné la disparition du concours.« Nous avons repris depuis huit ans sur une base amicale et le nombre de participants augmente à chaque année », a indiqué M.Larochelle qui était à mettre la dernière main à son « cheval tirant une voiture remplie de billots de bois conduite par un bûcheron » qu'on verra devant son commerce de la rue Principale.À sa huitième participation, Yvon Massicotte croit qu'il lui faudra une soixantaine d'heures de travail pour terminer son cheval et son cavalier, figures tirées du film à succès Histoire de jouets.« Je fais la tête du cheval sur ma galerie et je la place dans le congélateur afin qu'elle garde sa forme.Autrement, avec les caprices de la météo, elle pourrait perdre certains traits », a expliqué M.Massicotte.Devant le succès que connaît cet événement, la municipalité et la caisse populaire ont accordé une subvention de 2500 $ chacune pour aider à payer certains coûts, comme le transport des blocs de glace.Dans le cadre des activités de ce festival, cinq anciens bûcherons qui ont marqué la région seront honorés ce soir au chalet municipal.Ils recevront chacun une gravure représentant une hache chromée.Dimanche, au même endroit, il y aura un concours de bûcherons avec de l'équipement dernier cri.Grande soirée Le clou des festivités aura lieu le samedi 19 février au chalet de la station de ski Val-Saint-Côme lors d'une grande soirée à laquelle devraient participer 500 personnes.Des ceintures fléchées seront remises à ceux qui ont présenté une sculpture pour la première fois. La Presse 5 février 2000 Page A17 manquante 6LP1801A0205 A 18 samedi, 5 f vrier 6LP1801A0205 ZALLCALL 67 00:39:46 02/05/00 B A 18 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 5 FÉVRIER 2000 Des mythes s'effondrent au sujet du travail autonome RECHERCHE UNIVERSITAIRE ANDRÉ PRATTE À en croire le discours des gouvernements et des médias depuis quelques années, le marché du travail ne sera plus jamais ce qu'il a été, l'emploi autonome prenant de plus en plus le dessus sur le salariat.La ministre Louise Harel parlait il y a deux ans d'un « changement structurel » qui était en train « de bouleverser le marché traditionnel du travail.» Un quotidien a annoncé une « mutation » qui ferait du travail autonome « la norme ».Mais, selon une nouvelle étude préparée par l'économiste américain David Blanchflower, la proportion de travailleurs autonomes est plutôt à la baisse qu'à la hausse dans les pays industrialisés.1 Cette étude, qui sera publiée prochainement dans la revue spécialisée Labor Economics , indique que certains mythes concernant le travail autonome semblent peu fondés dans la réalité statistique.« Les journalistes et les politiciens répètent ces choses, et les gens finissent par y croire.Ce que j'essaie de montrer, c'est qu'il n'y a pas de preuves ! Ils peuvent le prétendre, mais montrez-moi les preuves ! » a expliqué à La Presse le professeur Blanchflower, un économiste du travail qui enseigne au Dartmouth College, au New Hampshire, et est associé au prestigieux National Bureau of Economic Research.Selon lui, les données de l'OCDE indiquent que dans plusieurs pays industrialisés, la proportion de travailleurs autonomes (agriculture exclue) est aujourd'hui plus faible qu'il y a 30 ans.C'est le cas, notamment, en Autriche, en France, en Allemagne, au Japon et aux États-Unis.« Il y a eu une croissance de l'emploi autonome au Canada depuis quelques années ; mais, de façon générale, la tendance est plutôt à la baisse », notet- il.Certains ont vu dans la croissance de l'emploi autonome la preuve d'une économie dynamique, flexible, qui se modernise.M.Blanchflower a tenté de vérifier cette thèse.Il a découvert au contraire que dans les 23 pays étudiés, la hausse de l'emploi autonome est plutôt associée à une baisse de la croissance.« Ce sont seulement des calculs préliminaires, concède-t-il en entrevue.Mais nous n'avons aucune indication en faveur de la relation que les gens supposaient.» Le cas américain est particulièrement frappant : alors que les États- Unis affichent une baisse continue du taux de chômage depuis presque une décennie, la proportion de travailleurs autonomes n'a pas bronché.Le prochain Bill Gates L'image généralement véhiculée du travailleur autonome est la suivante : jeune, diplôme universitaire en poche, ferré en informatique ou en affaires.Le prochain Bill Gates, quoi ! La réalité découverte par l'économiste de Dartmouth College est fort différente.Dans les pays industrialisés, la probabilité d'être travailleur autonome augmente avec l'âge.Il est vrai qu'on trouve beaucoup de travailleurs autonomes parmi les diplômés universitaires ; mais il y en a aussi une concentration parmi les personnes les moins scolarisées.« Plusieurs travailleurs autonomes sont des plombiers, des menuisiers, des gens de métier qui n'ont pas un niveau d'éducation très élevé, dit M.Blanchflower.Il y a certes des gens hautement qualifiés qui lancent des entreprises de logiciels ; mais, à part quelques cas anecdotiques, ces gens-là ne sont pas des jeunes.» Le cas canadien Les plus récentes statistiques canadiennes tendent à appuyer le scepticisme de David Blanchflower au sujet du supposé déclin du salariat dans les économies capitalistes.Des 336 000 emplois créés dans le secteur privé en 1999, 85 % étaient salariés.Il apparaît donc que la croissance de l'emploi autonome au Canada, au cours des années 1990, résultait essentiellement de la stagnation du marché de l'emploi.« Il se peut qu'en 1996 et 1997 \u2014 années au cours desquelles on voit vraiment une forte augmentation du travail autonome \u2014, c'est l'accumulation d'années de faible création d'emplois qui a poussé les gens à tenter de créer leur propre travail », remarque Garnett Picot, spécialiste du marché du travail à Statistique Canada.Selon M.Picot, il est trop tôt pour savoir dans quelle mesure l'augmentation de l'emploi autonome constatée au cours de la dernière décennie était conjoncturelle ou structurelle.À Emploi-Québec, l'économiste Yves Fortier penche plutôt pour l'hypothèse d'un changement conjoncturel, et donc temporaire.Au Québec, la proportion de travailleurs autonomes est retombée à 15,3 % l'an dernier, après avoir atteint un sommet de 15,5 % en 1998.« Il y a probablement une partie du changement des dernières années qui est structurel, estime M.Fortier.Mais pas au point de dire que tout le monde va devenir travailleur autonome dans 12 ans, comme on l'a déjà entendu.» /roule 1 David G.Blanchflower, Self-employment in OECD countries, National Bureau of Economic Research, Working Paper no.7486.Espions cubains condamnés Agence France-Presse MIAMI Un couple reconnu coupable d'activités d'espionnage aux États-Unis au profit de Cuba a été condamné à 48 mois de prison pour le mari et 42 mois pour la femme, a-t-on appris de source judiciaire.Joseph Santos, un Américain d'origine cubaine, et Amarilis Silverio Santos, de nationalité cubaine, avaient reconnu en octobre 1998 avoir mené des activités d'espionnage sur le sol américain et n'avoir pas été déclaré être fonctionnaires d'un gouvernement étranger. 6LP1902A0205 A19 ACTUS sam 05 f vrier 6LP1902A0205 ZALLCALL 67 15:18:32 02/06/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 5 FÉVRIER 2000 R A 19 «Festival» d'amendes dans les fruiteries et les pâtisseries Bijoux RAYMOND GERVAIS La fruiterie Reine Camel Fruits, 5338, chemin Queen Mary, à Montréal, a écopé d'une amende totale de 3600 $ la semaine dernière en cour municipale de Montréal, après avoir reconnu sa culpabilité à des accusations de malpropreté et d'avoir eu des rongeurs.Il s'agissait de la cinquième amende relative à des infractions semblables pour ce commerce d'alimentation.La fruiterie a déjà écopé par le passé d'amendes totalisant 8200 $.En prononçant la sentence, le juge Antonio Discepola a expliqué au propriétaire de la fruiterie qu'il serait beaucoup plus économique de garder son établissement propre et exempt de rongeurs que de payer des amendes.Selon les témoignages entendus, la situation est désormais corrigée.Lorsque les inspecteurs du Service de l'environnement de la Communauté urbaine de Montréal, division des aliments, se sont présentés à la fruiterie le 17 juin dernier, de nombreux excréments de souris se trouvaient sur une étagère de l'entrepôt ainsi que dans les coins du plancher, le long des murs.De nombreuses drosophiles (petites mouches) volaient au-dessus de la table de préparation.Au chapitre de la malpropreté, les rapports des inspecteurs déposés en preuve précisent notamment que des boîtes d'asperges étaient placées sur une étagère collante, couverte de terre et de légumes séchés.Des melons d'eau entiers, empilés les uns sur les autres, étaient placés sur des morceaux de carton noircis et déchirés.Certains murs étaient encroûtés et couverts d'aliments séchés.Le plancher était gommeux et noirci par la saleté.La chambre froide était encrassée, noircie et couverte de moisissures.De l'eau s'échappant de l'unité de ventilation dégouttait à l'intérieur d'une caisse contenant des laitues.Un évier servant à laver les légumes était encrassé.Par ailleurs, un autre magasin de fruits et légumes, Chez Carmello, 244, place du Marché-du-Nord, à Montréal, a reconnu sa culpabilité hier à une accusation d'avoir conservé des aliments périssables à la température de la pièce et a été condamné à une amende de 300 $.L'infraction a été signalée le 28 juillet 1998 et la situation est maintenant corrigée.Lorsque les fonctionnaires de la CUM se sont présentés à la fruiterie, ils ont découvert deux demi-melons d'eau ainsi qu'un quart de melon qui étaient offerts en vente sur une table, à l'extérieur de l'établissement.La température ambiante était de 26 degrés.Une fois tranchés, les melons doivent être conservés au réfrigérateur, soit à une température inférieure à 4 degrés.Une fruiterie voisine, Cybelle Fruits, 231, place du Marché-du-Nord, à Montréal, a péché elle aussi contre les règles de conservation des aliments et a écopé une amende de 350 $ le 26 novembre dernier, pour avoir conservé des aliments à une température inadéquate le 28 juillet 1998.Le restaurant le Roi du Smoke Meat, 6705, rue Saint-Hubert, a été condamné à une amende de 1200 $ après avoir été reconnu coupable de malpropreté.L'infraction a été constatée le 15 octobre 1998.La Boulangerie-pâtisserie charcuterie Laura Enr., 6055, boulevard Robert à Saint-Léonard, a écopé une amende de 850 $ après avoir été reconnue coupable de malpropreté.L'infraction a été constatée le 9 novembre 1998.Le casse-croûte Café Dépot, 7999, boulevard Les Galeries d'Anjou, à Anjou, a été condamné à une amende de 500 $ pour ne pas avoir obligé ses employés à porter une résille ou un couvrechef.L'infraction a été constatée le 26 août 1998.La Pâtisserie Pêche Délice, 73, rue de la Gauchetière Ouest, dans le Quartier chinois montréalais, a été condamnée à verser une amende de 1500 $ pour avoir conservé des aliments périssables à une température inadéquate.L'infraction a été constatée le 30 juin dernier.Finalement, la Pâtisserie Irréductible, 8501, boulevard Saint-Michel, à Montréal, a écopé d'une amende de 1000 $ pour avoir elle aussi, conservé des aliments à des températures potentiellement dangereuses pour la santé.L'infraction a été signalée le 22 juillet 1999.Violent combat pour un territoire de cantine mobile CHRISTIANE DESJARDINS Un exploitant de cantine mobile, Michel Pelletier, vient d'intenter une poursuite en dommages de 50 000 $ contre un concurrent qui l'avait battu pour une question de territoire.Michel Pelletier allègue que Dominic Cécyre et lui s'étaient préalablement entendus pour se partager le territoire qu'ils desservent tous deux avec leur cantine mobile.Or, le 12 mars 1997, Dominic Cécyre a « attaqué sauvagement et sans aucune provocation » son concurrent, peut-on lire dans la poursuite.Pelletier a subi une entorse à l'épaule, de multiples contusions au visage et aux mains.Outres les douleurs, il dit avoir éprouvé des problèmes de sommeil pendant six mois par la suite.Cette affaire a rebondi en cour criminelle, où Cécyre, 42 ans, a été reconnu coupable de voies de fait.En 1998, un juge le condamnait à une amende de 300 $ ainsi qu'à une probation de six mois.Pelletier se tourne maintenant vers la Cour supérieure pour obtenir un dédommagement qu'il chiffre à 50 000 $, et dont la majeure partie est constituée de dommages moraux et exemplaires.Bien que la tension semble moindre actuellement, il fut un temps où ça jouait dur dans le milieu des cantines mobiles. 6LP2001A0205 A20 samedi 6LP2001A0205 ZALLCALL 67 00:45:00 02/05/00 B A 20 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 5 FÉVRIER 2000 L'accès Internet par cellulaire: un succès phénoménal.programmé Un supermarché en réalité virtuelle FRANÇOISE KADRI Agence France-Presse, TOKYO Kei-ichi Enoki est un homme heureux : il est l'inventeur avec deux compères d'un service d'accès à Internet depuis les téléphones portables, lancé il y a seulement un an par le géant japonais NTT Do Co Mo et en passe d'atteindre les 5 millions d'utilisateurs, dont 80 % de moins de 30 ans.« À la fin de cette année, nous aurons environ 10 millions d'abonnés.Et en 2001, nous comptons sur au moins 5 millions de plus », indique M.Enoki, 50 ans, directeur général du département créé spécialement pour superviser le système i-mode (i comme information).Le succès du i-mode, qui permet de se connecter à tout moment à des services Internet à partir d'un menu restant visible à l'écran sans composer un numéro, a été dès le début soigneusement programmé.« Nous avons déterminé le prix avant même de commencer à le développer », souligne M.Enoki, dans un entretien à l'AFP.300 yens c'est le prix d'un manga (bande dessinée japonaise) ou d'une revue hebdomadaire, « de quelque chose que l'on peut acheter le coeur léger », lui a expliqué Mari Matsunaga, 45 ans, venue de la presse de type magazine, qui fait partie de son équipe aux côtés de Takeshi Natsuno, 34 ans, un expert en sociétés innovantes d'Internet.L'abonnement mensuel à i-mode a donc été fixé à seulement 300 yens (environ 3,70 $), un prix auquel s'ajoutent les tarifs de chaque service utilisé (courrier électronique, réservation de billets d'avion, météo, horoscope, guides de restaurants, virements bancaires, etc.).Do Co Mo a calculé que les abonnés i-mode dépensent en moyenne pas plus de 900 yens par mois.Le raisonnement de Do Co Mo est clair : le marché de la téléphonie cellulaire, qui compte actuellement 54 millions d'abonnés au Japon (dont 43 % de clients de Do Co Mo), ne pourra pas éternellement grossir et atteindra son maximum à 80 millions d'utilisateurs sur une population de 120 millions.« La première mission de i-mode est donc d'accroître nos profits et nos ventes en encourageant les gens à utiliser davantage nos services.Ce que nous voulons aussi, c'est devenir un portail d'Internet, comme AOL ou Yahoo.Enfin, l'idée est de préparer les gens à la troisième génération de portables », indique M.Enoki.NTT espère être le premier opérateur au monde à lancer au printemps 2001 la téléphonie mobile de troisième génération (fondée sur la norme nippo-européenne W-CDMA) deux ans avant l'Europe et les États-Unis.Cette technologie sur réseaux à large bande améliorera nettement la qualité et la vitesse de transmission et permettra de décharger des images vidéo ou de la musique depuis Internet.En diffusant rapidement i-mode, dont M.Enoki admet qu'il est à peine rentable en raison « des milliards de yens » investis, la stratégie de Do Co Mo est de capter un marché potentiellement lucratif en espérant qu'une bonne partie des abonnés passera ensuite à la troisième génération.« Cela lui permet aussi de complètement asphyxier financièrement ses concurrents », souligne Fabrice Lelouvier, attaché commercial au poste d'expansion économique.Les rivaux de Do Co Mo, J-Phone de Nippon Telecom (dont ATT et BT sont actionnaires) et IDO/DDI (contrôlé par Kyocera-Toyota), ont lancé un service similaire à i-mode, mais moins perfectionné et bien plus tard que Do Co Mo.Exporter i-mode fait aussi partie des ambitions de Do Co Mo qui fournira probablement cette technologie à Hutchinson, un opérateur de Hong Kong dont il a acquis 19 % en décembre.LAURENCE BENHAMOU Agence France-Presse, PARIS Planté avec un chariot à quelques centimètres d'un écran géant, un consommateur cobaye manipule virtuellement des paquets de yaourts, de café ou de lessive au sein du premier supermarché en réalité virtuelle au monde.Cette simulation est le fruit d'une collaboration entre In Vivo, institut spécialiste des tests marketing, l'École des mines de Paris et la société de réalité virtuelle Sim Team.Elle met en scène pour la première fois un environnement de supermarché en dimensions assez grandes pour permettre une « immersion mentale », a expliqué au cours d'une présentation Philippe Fuchs, directeur du Centre de robotique de l'École des mines de Paris.Cette simulation n'est destinée qu'à tester les comportements du consommateur dans des magasins bien réels, et non à des sites d'achat sur Internet, où les comportement sont tout à fait différents.Six vidéo-projecteurs synchronisés et un logiciel sophistiqué reconstituent, sur un écran de quatre mètres sur deux, l'ambiance d'un supermarché avec ses nombreux rayonnages remplis de produits, ses allées dallées et son éclairage au néon.Le champ de vision d'une personne collée à l'écran reproduit grosso modo ce que voit une personne devant une gondole de grande surface.En manoeuvrant un chariot (lui bien réel) posé sur un socle relié à des capteurs, le consommateur se promène virtuellement dans les allées, un peu comme les utilisateurs de jeux vidéos.Le cube qu'il brandit et retourne dans sa main fait bouger en temps réel sur l'écran une main en image de synthèse, qui peut saisir un paquet, le retourner dans tout les sens pour l'examiner, et lire les informations de l'emballage.L'objet de la simulation est d'éviter la fabrication de maquettes de nouveaux emballages, de visualiser l'aspect du produit tel qu'il apparaîtra en réalité dans un rayon \u2014 en grande quantité et au milieu de produits concurrents \u2014 et d'examiner les réactions de consommateurs en conditions proches de la réalité.Le système permet d'observer si un consommateur choisit ou non tel ou tel produit, préfère un paquet de 4 à un paquet de 8, remarque ou non un nouvel emballage, s'arrête ou non devant un rayon.« Ce système est assez intéressant, nous allons l'essayer », a commenté Éric Lombard, directeur des Études marketing du groupe Danone, qui assistait à la démonstration.« Cet immense écran permet de bien visualiser les produits, de les prendre en main virtuellement.On peut cacher aux personnes testées le produit objet du test, alors que dans les tests habituels, le consommateur le voit, et repère facilement les faux emballages ».« Nous pourrons surtout tester les emballages qui n'existent pas encore, voire de multiples variantes », a ajouté M.Lombard.« Il s'agit d'une immersion sensorimotrice », a assuré Philippe Fuchs.« le chariot offre une interface fonctionnelle qui exploite les schémas mentaux inconscients d'une personne qui fait ses courses ».Reste que ce logiciel de réalité virtuelle, malgré une excellente résolution graphique qui restitue avec réalisme un paquet de yaourts, doit encore s'améliorer : pour l'instant, il ne permet de visualiser que des paquets cubiques ou rectangulaires.Les flacons ou bouteilles viendront plus tard.L'ancien directeur de la CIA appelé à s'expliquer au Sénat Il possédait des milliers de pages de documents confidentiels Agence France-Presse WASHINGTON Un influent sénateur républicain a appelé hier l'ancien directeur de la CIA, John Deutch, impliqué dans un scandale qui embarrasse les services du renseignement américains, à venir s'expliquer au Sénat sur un comportement qu'il a qualifié de « suspect ».« Nous lui avons demandé (de témoigner), il devrait venir », a déclaré sur la chaîne de télévision CBS Richard Shelby (Alabama), qui préside la commission sénatoriale chargée des affaires du renseignement.Peu après son départ de la CIA, en décembre 1996, les services de sécurité de l'agence avaient découvert au domicile de John Deutch des milliers de pages de documents hautement confidentiels ainsi que des disquettes informatiques que le directeur utilisait sur son ordinateur personnel.Cet ordinateur disposait d'un accès à Internet, impliquant des risques de piratage.Ces révélations avaient conduit en août dernier, à la suite d'une enquête interne, l'actuel directeur George Tenet à interdire à M.Deutch l'accès privilégié aux documents top secrets.« C'est un comportement étrange, très suspect », a cependant estimé le sénateur Shelby.« C'est, à ma connaissance, sans précédent », a-t-il dit.John Deutch a reconnu avoir violé les règles du secret défense, et a expliqué avoir transféré ces documents à son domicile par la nécessité de travailler chez lui.AP John Deutch, qui a quitté son poste de directeur de la CIA en décembre 1996.Delta fournira des ordinateurs personnels à tous ses employés Agence France-Presse ATLANTA La compagnie aérienne américaine Delta Air Lines va proposer à tous ses employés un ordinateur personnel et un accès à Internet depuis chez eux pour 12 dollars par mois.« Les PC ne sont pas seulement un équipement de base au bureau, Ils constituent aussi un outil de communication essentiel au 21e siècle », a déclaré hierle PDG de la compagnie, Leo F.Mullin, en annonçant le programme.« Ce programme va aider les employés de Delta à être mieux informés et plus efficaces dans leur vie à la fois professionnelle et privée », a-t-il ajouté.La compagnie fournira l'équipement de base (desktop, souris, hauts-parleurs) ainsi qu'un accès à Internet et au réseau Internet (intranet) de Delta, le tout pour 12 dollars par mois pendant 36 mois.Il en coûtera ainsi à chaque employé intéressé 432 dollars au total contre environ 1 600 dollars s'il s'équipait lui-même dans un magasin.Les employés qui disposent déjà d'un PC à la maison se verront offrir un accès gratuit à Internet.L'accès à l'internet via AOL ou MSN coûte environ 20 dollars par mois aux États-Unis.Delta emploie quelque 70 000 personnes dans le monde.La compagnie choisira dans les prochaine semaines son fournisseur entre les américains Compaq, Hewlett- Packard, IBM et le japonais Toshiba.« Nous sommes en train de négocier le meilleur accord possible », a précisé M.Mullin.Le constructeur automobile américain Ford a déjà annoncé jeudi qu'il allait donner à tous ses employés dans le monde un ordinateur, une imprimante couleur et l'accès à Internet pour cinq dollars par mois.Le groupe emploie plus de 360 000 personnes. 6LP2101A0205 A 21 Samedi CC 6LP2101A0205 ZALLCALL 67 00:43:30 02/05/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 5 FÉVRIER 2000 A 21 Maître Bocuse et la cuisine de l'an 2000 STÉPHANIE BÉRUBÉ Il y a dix ans, alors qu'on lui parlait de cuisine minceur, Paul Bocuse s'exclamait : « Je ne suis pas médecin ! » Aujourd'hui, lorsqu'on lui parle des OGM, il répond : « Je ne suis pas chimiste ! » Joint plus tôt cette semaine à son célèbre restaurant de Lyon, à quelques jours de son arrivée à Montréal où il participera au festival Montréal en lumière, Paul Bocuse cause bouffe : celle d'hier et celle de demain.« Quand j'ai commencé, en 1958, on nous disait qu'en l'an 2000 on se nourrirait de pilules, qu'il n'y aurait plus de cuisine ! » s'exclame le maître queux, en souhaitant clore ce sujet délicat des organismes génétiquement modifiés, qui semble l'agacer un brin.Alors vous insistez, juste un peu.Parce que Bocuse a de tout temps affirmé qu'il avait la santé des gens à coeur.Il avoue finalement que, bien que nous devions être prudents avec ce qui se trouve dans nos assiettes, la planète surpeuplée fait face à un sérieux problème : « La mer n'est pas inépuisable.Il va bien falloir nourrir tout le monde ! » À Montréal, Bocuse prononcera une conférence sur la gastronomie du prochain millénaire.Pour lui, la cuisine de l'avenir se trouve dans une attitude plutôt que dans la composition chimique des ingrédients.« Le prochain millénaire en cuisine sera à peu près le même que celui qu'on vient de passer : bons produits, bonne cuisine.» Au début des années quatre-vingt-dix, Bocuse était monté aux barricades alors que la nouvelle cuisine était en vogue.Le maître prônait un retour à la « vraie » cuisine française ; celle faite avec du beurre, de la crème et du vin ; celle qu'on partage entre amis, avec une bonne bouteille.Bocuse a beau être considéré comme le plus grand chef du monde par plusieurs, il reste attaché à ses souvenirs culinaires.Il n'a jamais oublié le rôti de veau de sa grand-mère ; les meilleurs repas sont ceux où il y a une marmite fumante au milieu de la table dans laquelle les convives se servent eux-mêmes.La cuisine, c'est une joie, pas une souffrance.Trois brasseries Les temps ont changé, heureusement.« On a retrouvé une certaine identité culinaire : la cuisine revient à la brasserie.C'est fini le temps où il y avait tout sur l'addition et rien dans l'assiette.» Au milieu des années quatre-vingt-dix, Bocuse a ouvert trois brasseries à Lyon : chacune porte le nom d'un point cardinal.Il y a d'abord eu le Nord, qui propose la cuisine française traditionnelle, puis, le Sud, dont les plats ont des accents méditerranéens.Environ un an plus tard est arrivé l'Est, qui offre une cuisine inspirée de la gastronomie d'Europe centrale.Bientôt viendra l'Ouest dont le menu devrait contenir des plats aux saveurs des îles, qu'elles soient les Antilles ou Hawaii.Avec lui dans cette aventure, des copains qui détiennent 48 % du capital, « pour doubler le plaisir », précise-t-il.Le maître dort tranquille, les actionnaires voient à leurs affaires : « Je sais bien déléguer, et puis, certains sont avec moi depuis 35 ans, alors.» Par contre, dans la cuisine, Bocuse est très présent.Et il n'est pas avare en conseils.Luimême a profité de l'expertise de grands de ce monde, la Mère Brazier ou Fernand Point, qu'il ne manque jamais de louer lorsque l'occasion se présente.« En cuisine, il n'y a pas de secret, c'est comme en musique : il faut aimer les choses.» Selon Bocuse, la tradition culinaire est orale beaucoup plus qu'écrite.Les secrets se révèlent devant un four, de chef à chef.« Nous sommes des manuels : la cuisine, ça se transmet d'homme à homme », dit-il, heureux d'avoir lui-même contribué à la formation de nombreux cuisiniers.Il est fier aujourd'hui de trouver « des petits Bocuse à Singapour, Sydney ou Tokyo ».Quant à la globalisation de la cuisine, elle l'enchante.Il est ravi de savoir que l'on trouve désormais du fromage de chèvre au Québec ou au Japon.De toute façon, chacun trouvera toujours le moyen de donner un goût local à une nourriture importée.« Le chèvre sur le mont Fuji ne goûtera pas la même chose qu'en France : c'est une question de terroir », ajoute-t-il.Maître Bocuse a accepté avec plaisir la présidence d'honneur du volet « Les arts de la table » de ce premier festival Montréal en lumière, très conscient du prestige que son nom apporte à un événement comme celuilà.Il se dit toujours heureux d'être parmi ses pairs.« Quand on parle cuisine, il faut que j'aille les soutenir », déclare-t-il, tout simplement.Et il a hâte de revenir au Québec, pays qu'il connaît bien peu, selon ses propres aveux.Il y a cinq ans, Bocuse avait visité le Grand Nord québécois.Il avait alors goûté les oursins de mer et le phoque, mentionnant que ce dernier produit, quoique bon au goût, ne serait pas acceptable en France, patrie de Brigitte Bardot.Bocuse, qui aura 75 ans dans quelques jours, dit, à qui veut bien l'entendre, qu'il a ralenti.Il court pourtant toujours d'un continent à l'autre ; se retrouve souvent en Floride où, avec Roger Vergé et Gaston Lenôtre, il supervise la gastronomie servie au pavillon français de Epcot Center à Disney World, où son fils se trouve aussi.Et en France, lorsqu'il n'est pas dans l'un ou l'autre de ses restaurants (donc pas souvent.), il chasse un peu, lit des ouvrages historiques ou se prépare un bon pot-au-feu.« Tout va très bien : je suis en bonne santé ! » dit-il allègrement, en précisant que non seulement il ne compte pas arrêter bientôt, mais qu'il en est de plus venu à se demander s'il avait vraiment commencé PHOTOTHÈQUE La Presse © Le grand chef lyonnais Paul Bocuse doit participer au volet gastronomique du festival Montréal en lumière. La Presse 5 février 2000 Page A22 manquante 6LP2301A0205 A23, samedi, ACTUALIT 6LP2301A0205 ZALLCALL 67 00:43:36 02/05/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 5 FÉVRIER 2000 A 23 Entrer au Soleil du quartier du Plateau Mont- Royal, c'est comme décrocher le gros lot.« Je dis aux parents qu'ils ont une chance sur cinq, dit la directrice France Cantin.Ma liste d'attente dépasse les 200 noms, et làdessus, en septembre, j'en prendrai peut-être une douzaine.» PHOTO ROBERT MAILLOUX, La Presse Décrocher une place en garderie: la loi de la jungle En créant des places en garderie à 5 $ par jour, le gouvernement du Québec a répondu à un besoin criant des familles.En revanche, leur popularité cause des maux de tête aux parents, souvent prêts à tout pour s'arracher les trop rares places disponibles.Voici la première tranche d'une série de trois sur les impacts imprévus de ce programme.Au centre de la petite enfance Narnia, nichée dans une école de Westmount, les foetus envahissent depuis longtemps une incroyable liste d'attente.« Leurs bébés n'ont pas encore de nom, pas de sexe, mais les parents paniquent ! » confie la directrice Mabyn Armstrong, inondée d'appels depuis que Québec a lancé son alléchant programme de places à 5 $ par jour.À Boucherville, à Rivière-des- Prairies, sur le Plateau Mont- Royal : partout, c'est la même frénésie.« Avant, j'inscrivais la date à laquelle les parents appelaient.Maintenant, je suis obligée d'ajouter l'heure ! » résume la directrice du Soleil du quartier, France Cantin, qui ne compte plus les couples venus pleurer, crier ou tempêter contre le manque de places entre ses murs jaune soleil.« Les parents débarquent comme un cheveu sur la soupe.En total désarroi.On va bientôt les inscrire pour l'an 3000 ! » renchérit la directrice de La Petite Ardoise de Rosemère, Lucie Biondi, dépassée par une liste de 700 noms, alors que seulement une douzaine de ses 56 places se libèrent chaque rentrée.Le problème ?Depuis l'aubaine du 5 $ par jour, des dizaines de milliers de familles qui ne faisaient pas garder leurs bambins ou payaient le gros prix pour avoir quelqu'un à la maison se pressent aux portes.Sans oublier les milliers d'autres, qui lèvent soudain le nez sur la garde au noir.Résultat : deux familles sur trois vivent aujourd'hui un stress inimaginable, réduites à se disputer les 90 000 places qui manquent aujourd'hui et que les nouveaux centres à la petite enfance leur livreront graduellement en pâture d'ici 2005.Autrement dit, c'est la loi de la jungle.« Tout le monde met son nom partout, intéressé ou pas.À Boucherville, la garderie ne voulait même pas me laisser visiter pour Benjamin.Tu t'inscris sans savoir où.C'est complètement loufoque ! » constate ainsi Geneviève Boisvert.Désespoir Sa cousine Mélanie Boivin trouve les choses nettement moins drôles.Obligée de reprendre son poste d'éditrice juridique dans moins d'un mois, elle ne sait toujours pas à qui confier sa petite Flavie, même si elle « appelle désespérément » toutes les garderies du secteur depuis le tout début de sa grossesse.« Dès le départ, on me disait que c'était plein pour son année.Comment est-ce possible ?C'est quoi le truc ?Il y a des femmes qui doivent s'inscrire avant même de tomber enceinte ! » (Petite anecdote : une jeune femme du Plateau Mont- Royal a bel et bien tenté la chose.) Résignée, la jeune maman de Rosemère s'apprête à revivre les mêmes maux de tête que pour son fils de quatre ans, Jérémie, un petit bonhomme adorable qui parle comme un dictionnaire.Premier acte : alors qu'elle habitait Ahunstic, elle annule un voyage in extremis pour ne pas manquer la journée portes ouvertes des Coccinelles chéries.« La responsable m'avait fait comprendre que je nuirais à mes chances si je partais.Mais je n'ai pas eu de place quand même.» Deuxième acte : inscrit de peine et de misère dans une garderie privée à 27 $ par jour, Jérémie a perdu sa place du jour au lendemain lorsque les inspecteurs du ministère ont décidé de fermer ce local.Un moindre mal puisqu'il n'y avait qu'une porte et pas de téléphone, que les éducatrices changeaient sans cesse et que des dossiers médicaux ultra importants aboutissaient derrière des meubles pleins de poussière.« Les toilettes étaient sales et personne ne m'a jamais avertie quand Jérémie s'est cassé le pied, continue sa mère.Mais j'avais beau poser plein de questions, la directrice savait que je travaillais et que je n'aurais pas de place ailleurs.Je me sentais prise en otage, comme dans un pays du bloc soviétique, où les étalages sont tellement vides que tu prends n'importe quoi qui passe ! » Bref, avec ses beaux conseils, le livret du ministère de la Famille \u2014 Choisir un système de garde \u2014 la fait bien rire.« Quand tu trouves, tu ne peux même plus déménager », conclutelle, découragée d'apprendre que des gens désormais installés à Laval ou Brossard continuent de faire un « crochet » pour déposer leurs petits au coeur du Plateau Mont- Royal.Le gros lot Le bon côté : ceux qui décrochent une place gagnent rien de moins que le gros lot.Comme Sophie Beaudouin, enchantée d'avoir très vite inscrit son bambin aux grands yeux noirs, qui aura bientôt trois ans.« La garde à 5 $, il n'y a pas un gouvernement qui va m'enlever ça, lance-t-elle.Moi qui ne suis pas militante pour deux cents, je vais descendre dans la rue ! Je n'en reviens pas de tout ce que fait Simon en une journée.Avec le travail, le ménage, le lavage, je n'aurais jamais eu le temps.» Pour connaître ce bonheur, les parents ne reculent devant rien.À Westmount, Mabyn Armstrong reçoit des boîtes de chocolat à Noël : « Un parent m'a même dit, je suis prêt à payer n'importe quoi de plus.Les gens deviennent très désemparés, très émotifs.» « On m'a déjà promis une bouteille de vin toutes les semaines, un repas un restaurant, un chèque de 500 $, énumère de son côté France Cantin, qui reste chaque fois imperturbable.Ça me faisait rire au début, maintenant je trouve ça pathétique.Rien de pire, par contre, que les parents qui la rappellent en la blâmant pour leur perte d'emploi.Ou encore que ce père, qui lui a plaqué de force son enfant dans les bras.« Il a fallu courir derrière lui, t'es tout mal, mais qu'est-ce que tu peux faire ?Tout est plein et on n'a pas le droit de favoriser les gens qui travaillent.J'envoie les gens comme lui au CLSC.» Ailleurs, certains admettent jouer les Robin des bois.« J'ai fait passer une étudiante monoparentale qui n'aurait jamais pu retourner aux études sans place à 5 $, admet ainsi un éducateur.Mais je n'ai pas toujours de trou au bon moment.« Il n'y a pas de règles, conclut Mélanie Boivin.J'ai compris qu'il faut se faire insistante quand une directrice m'a dit : OK, vous êtes sérieuse, je vais mettre trois petites étoiles à côté de votre nom.» « Ça marche un peu par piston, confirme Murielle Blanc, qui gardait six enfants chez elle jusqu'en décembre dernier.Quand j'ai fermé, j'ai pu en replacer quatre chez des gens que je connais.C'est pas juste pour les autres, mais c'est comme ça.» « Ma gardienne a reçu les parents en entrevue.C'est normal, elle ne voulait pas se retrouver avec des hystériques », révèle enfin un père qui a ainsi fait passer ses deux garçons devant tout le monde.En attendant, les directrices de garderies se tapent crise après crise.« C'est bien simple, résume Lucie Biondi, je suis rendue réceptionniste, psychologue et travailleuse sociale en même temps.» DEMAIN : La guerre entre parents riches et parents pauvres Type de garde Avant le à 5$ (1996-97) Au 31 décembre Prévisions pour 2001-2002 Source : Ministère de la Famille et de l'enfance Infographie La Presse Évolution du nombre de places à 5$ pour les 0-5 ans Garderie sans but lucratif Garde dans une famille supervisée Garderie à but lucratif TOTAL Selon la dernière enquête du ministère de la Famille et de l'Enfance, environ 253 400 familles faisaient garder leurs enfants de moins de cinq ans en 1999 et elles étaient 132 000 à vouloir abandonner leur garderie hors de prix, la garde à domicile ou la garde au noir pour profiter de la nouvelle politique familiale.Une masse à laquelle il faut ajouter les 54 300 familles qui ne faisaient pas garder leur enfant et souhaiteraient désormais le faire.Réseau des centres à la petite enfance (public) Réseau privé Marie-Claude Malboeuf Doubler le nombre de places d'ici 2005 La ministre a un gros contrat : c'est 300 nouvelles places par semaine MARIE-CLAUDE MALBOEUF Depuis le début de la tournée qu'elle mène un peu partout au Québec, la ministre de la Famille et de l'Enfance se fait toujours répéter le même message.« D'aller plus vite, qu'on se dépêche de créer des places à 5 $.C'est partout pareil ! » rapporte Nicole Léger, tout en restant convaincue que le mieux à faire reste de prendre son mal en patience.« Quand j'explique aux parents et aux éducateurs que je veux un réseau de qualité, ils comprennent », a-t-elle assuré lors d'une entrevue accordée à La Presse au beau milieu de ses consultations.« Le système fait fureur, mais je ne crois pas que ce soit dans l'intérêt des parents qu'on développe des boîtes à savon avec n'importe quoi.Il faut assurer la formation des éducatrices, la sécurité des enfants, avoir un bon programme.» Même si les garderies la trouvent optimiste, la ministre se promet par ailleurs de satisfaire d'ici cinq ans les deux familles sur trois qui se meurent de profiter du programme.Après sa vaste enquête de l'an dernier, Nicole Léger a décidé de doubler le nombre de places disponibles d'ici la rentrée de 2005 pour les faire passer à 200 000.Autrement dit, il lui faudra créer près de 300 nouvelles places chaque semaine (dont 25 à Montréal), contre une quarantaine jadis.Gros contrat.En attendant, les parents hurlent en voyant le ministère éliminer de l'autre main les dizaines de places que des garderies ont pris l'initiative d'offrir sans attendre l'aval des fonctionnaires.« Je ne favoriserai pas une garderie qui a un permis pour tant d'enfants et qui fait miroiter aux parents des places que le ministère n'a jamais autorisées, s'indigne la ministre.Qu'ils assument leurs responsabilités.Dans le même territoire, il y a d'autres garderies qui ont passé toutes les étapes.On a un plan à suivre, des cartes ont été faites.Il faut développer harmonieusement, en consultant le milieu.» La ministre Nicole Léger 6LP2401A0205 A24, samedi, MONDE 6LP2401A0205 ZALLCALL 67 00:46:14 02/05/00 B A 24 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 5 FÉVRIER 2000 Monde L'EXPRESS INTERNATIONAL Européens et Américains tiennent Vienne à l'oeil Washington et Tel Aviv rappellent leur ambassadeur d'après AFP VIENNE Les Européens ont placé Vienne sous surveillance et les États-Unis et Israël ont rappelé leurs ambassadeurs, hier, après la prestation de serment d'un gouvernement autrichien comprenant des ministres du parti d'extrême droite de Joerg Haider.Cette cérémonie a déclenché une violente manifestation à Vienne.Le président Thomas Klestil demandait hier soir à l'Union européenne de « donner une chance » à l'Autriche, quelques heures après l'intronisation du nouveau chancelier, le conservateur Wolfgang Schuessel, 54 ans, dans une atmosphère glaciale.Des milliers de Viennois se sont rassemblés devant la présidence pour protester contre l'arrivée de l'extrême droite au pouvoir pour la première fois depuis la guerre, dans une manifestation où vingtcinq policiers ont été blessés.La Bourse de Vienne a chuté hier, l'indice ATX passant sous la barre des 1100 points pour la première fois depuis février 1999.Dans un discours télévisé, Klestil a mis les conservateurs et l'extrême droite en garde contre « les graves conséquences à l'intérieur et à l'étranger » s'ils ne respectaient pas leurs engagements sur les valeurs démocratiques de l'Europe.Haider, qui n'est pas entré au gouvernement, se trouvait en Carinthie hier.Il a assuré n'avoir aucune intention de faire le tour du monde « pour s'excuser de tout et n'importe quoi ».Les États-Unis ont décidé de rappeler « pour consultations » leur ambassadeur en Autriche, Kathryn Hall, a annoncé le secrétaire d'État Madeleine Albright.« L'idée est pour l'instant qu'elle retournera » en Autriche, a-t-elle ajouté.Washington a aussi décidé de « limiter ses contacts » avec Vienne, mais Albright n'a pas précisé ce que cela signifiait.Le Canada n'envisage aucune sanction pour l'instant, mais le ministre des Affaires étrangères, Lloyd Axworthy, abordera le sujet lundi prochain avec des représentants de l'Union européenne (UE).Plus tôt dans la journée, Israël avait officiellement rappelé son ambassadeur à Vienne pour une période de temps indéterminée.À l'ONU, le secrétaire général Kofi Annan a affirmé que « toute personne ayant une conscience de l'Histoire devrait être préoccupée par les récents développements politiques en Autriche ».Les partenaires de l'Autriche au sein de l'UE ont annoncé la mise en oeuvre immédiate ou rapide des sanctions politiques annoncées lundi par la présidence portugaise.« Nous sommes pleins d'inquiétude pour l'Europe », a déclaré le chef de la diplomatie allemande, Joschka Fischer, en soulignant le caractère xénophobe du programme du parti de Haider.Fischer a souligné que les mesures décidées, principalement un gel des contacts officiels bilatéraux avec Vienne, seraient mises en place.Restée plutôt discrète depuis le début de la crise, la Grande-Bretagne a, elle aussi, indiqué qu'elle appliquerait les sanctions.Le ministre britannique des Affaires étrangères, Robin Cook, s'est néanmoins « félicité des engagements du gouvernement autrichien » de respecter les valeurs européennes, de combattre toute discrimination et d'effectuer un examen du passé nazi du pays.Le ministère français des Affaires étrangères a vu dans ces engagements de Vienne un premier effet des menaces proférées par les « quatorze ».Le premier ministre néerlandais, Wim Kok, a estimé que l'arrivée au pouvoir de l'extrême droite ne devait « pas paralyser l'Union européenne ».À l'extérieur de l'UE, le président bulgare, Petar Stoïanov, s'est dit « inquiet » qu'un « nouveau gouvernement en Autriche empêche en quelque sorte la politique de l'UE d'élargissement vers l'Est ».Le chef de la diplomatie russe Igor Ivanov a de son côté indiqué : « Nous jugerons le gouvernement autrichien sur des mesures concrètes.» Le président élu du Chili, le socialiste Ricardo Lagos, s'est distingué en affirmant que l'Autriche a « parfaitement le droit de former une coalition comme il lui convient ».Haider a jugé que les partenaires européens de l'Autriche avaient commis « une faute tactique », parce que l'UE, en vertu du principe d'unanimité, « a besoin de la voix de l'Autriche » pour prendre des décisions.MAROC Anti-monarchistes n Quatre militants de l'association islamiste marocaine « Justice et Spiritualité » ont été interpellés à Tanger et Sidi Slimane alors qu'ils distribuaient un pamphlet anti-monarchique.Dans ce document, qui avait été adressé par courrier au Palais royal, le leader du mouvement, Abdesslam Yassine, 71 ans, qui est assigné à résidence depuis 10 ans, interpelle directement le roi Mohammed VI, en lui demandant de se « racheter » en « restituant au peuple la fortune fabuleuse » amassée par son père, Hassan II.Les militants islamistes devraient comparaître prochainement en justice pour « trouble à l'ordre public ».d'après AP GENÈVE Enfants exploités n Le groupe de travail de l'ONU sur le renforcement de la lutte contre l'exploitation sexuelle des enfants a une nouvelle fois échoué, hier à Genève, dans l'élaboration d'un texte visant à la criminaliser davantage.Après 15 jours de travail, le groupe a décidé de renvoyer à la Commission des droits de l'Homme de l'ONU l'ensemble du texte, qui se présente sous la forme d'un protocole additionnel et facultatif à la Convention des droits de l'enfant de 1989.La France et l'Allemagne ont en effet rejeté une des clauses du document prévoyant qu'un pays peut y adhérer sans avoir ratifié la Convention de 1989, ce qui vise très explicitement les États-Unis qui ne sont pas signataires de ce texte fondamental.d'après AFP ÉTATS-UNIS 1 million sur Internet n Selon son organisation, l'outsider républicain John Mc Cain a récolté un million de dollars sur l'internet en 48 heures après son écrasante victoire mardi face à George W.Bush dans les élections primaires du New Hampshire.« Les supporteurs de John www.mcain.2000.com de contributions, obligeant son organisation à renforcer son serveur internet et à en mettre un deuxième en réserve », peut-on lire sur le site de campagne, qui rappelle qu'avant la primaire, il ne récoltait que 10 000 dollars par jour.d'après AFP IRAK Municipales kurdes n L'Union patriotique du Kurdistan (UPK) a remporté une victoire écrasante aux premières élections municipales depuis 1992 dans des zones kurdes qui échappent au contrôle de Bagdad.Des représentants des candidats ont suivi le scrutin, supervisé également par 16 observateurs des Nations unies.d'après AFP OMAN Pétrolier russe n Le sultanat d'Oman a accepté d'accueillir le pétrolier russe arraisonné cette semaine par la marine américaine et qui est soupçonné de transporter du pétrole irakien en violation de l'embargo de l'ONU, a fait savoir hier le Département d'État à Washington.d'après AFP INDONÉSIE 5 milliards du FMI n Le Fonds monétaire international (FMI) a approuvé hier l'octroi à l'Indonésie d'une marge de crédit de 5 milliards de dollars sur trois ans, dont une première tranche de 349 millions est immédiatement disponible.« Les autorités indonésiennes ont engagé un programme global et audacieux avec l'objectif de restaurer la croissance, de faire reculer l'inflation et de réduire l'endettement public », a indiqué Stanley Fischer, directeur général adjoint du FMI, à l'issue d'une réunion du conseil d'administration.Le prêt est remboursable dans une période de 5 à 10 ans.d'après AFP PHOTO AP Des manifestants ont brûlé du matériel électoral à l'effigie du leader d'extrême droite Joerg Haider hier en face des bureaux de la présidence à Vienne.Londres donne sept jours à l'IRA pour progresser sur le désarmement d'après AFP LIVERPOOL Le ministre britannique responsable de l'Irlande du Nord, Peter Mandelson, a souligné hier que l'IRA avait sept jours pour faire la preuve de sa volonté de neutraliser son arsenal, à défaut de quoi les institutions autonomes seront gelées.« S'il n'y a pas de changement en vue d'établir avec confiance que le désarmement va se produire, je suspendrai le fonctionnement des institutions d'ici à sept jours », a dit Mandelson dans un discours à Liverpool.Le gouvernement britannique a choisi l'option d'un gel des institutions pour éviter leur sabordage par les protestants unionistes, qui menacent d'en démissionner faute d'un début de désarmement de l'IRA.Les partis catholiques nationalistes (SDLP et Sinn Fein) soutiennent pour leur part que la seule date limite pour le désarmement est celle de mai 2000, fixée par l'accord de paix.Le Sinn Fein, aile politique de l'Armée républicaine irlandaise (IRA), juge en outre impossible une reddition des armes par le groupe armé sous la contrainte des protestants.« A-t-on déjà vu une armée invaincue faire une chose pareille ?», a demandé le chef du Sinn Fein, Gerry Adams, lors d'une conférence de presse à Belfast.« Si les institutions s'écroulent, je doute fort que nous puissions arriver (au désarmement) d'ici le 22 mai » 2000, a déclaré pour sa part le président du Sinn Fein, Mitchel Mc Laughlin, en réaction à l'ultimatum de Mandelson.« L'IRA ne s'est jamais, à aucun moment, engagée à désarmer », a aussi affirmé Mc Laughlin en soulignant qu'il « n'y a pas eu d'accord avec l'IRA.Les unionistes ont signé un accord avec nous ».Il a jugé « inexplicable la menace de suspension des institutions politiques, alors que les armes sont silencieuses.Nous avons usé de notre influence pour arriver au silence des armes, c'est un pas en avant significatif », a-t-il dit.Le quotidien The Independent affirme dans son édition d'aujourd'hui que le gouvernement britannique est d'avis que l'IRA ne désarmera pas avant « un an ou deux », soit bien après la date limite prévue par l'accord de paix en irlande du Nord.Selon le journal, qui est généralement bien informé sur les dossiers nord-irlandais, Londres pense que le groupe armé républicain finira à terme par accepter le principe d'une neutralisation de son arsenal, mais que ce processus prendra plus de temps que prévu.L'accord signé en avril 1998 par les frères ennemis protestants et catholiques de la province prévoit en principe que le désarmement des paramilitaires sera achevé en mai prochain.Un objectif qui paraît de plus en plus illusoire compte tenu de la crise politique actuelle née du refus de l'IRA d'envisager toute restitution de son arsenal.Selon le Independent, Londres estime dorénavant que l'IRA ne bougera pas d'ici-là.« C'est la fin d'une ère pour le mouvement républicain mais cela va prendre davantage de temps pour passer à la suivante.Les dividendes (concernant le désarmement) ne vont pas apparaître immédiatement.Nous pensons que cela se produira d'ici un ou deux ans », souligne une source gouvernementale haut placée citée dans le quotidien, sous couvert de l'anonymat.Une suspension des institutions autonomes de l'Ulster, qui avaient été remises sur les rails il y a seulement deux mois, entraînerait un retour à l'administration directe (« direct rule ») imposée en 1972 par Londres sur la province et plongerait l'ensemble du processus de paix dans une période lourde d'incertitudes.REPÈRES / Élections croates Des idées et des hommes LOUIS-MARIE TATTEVIN Agence France-Presse, ZAGREB Stipe Mesic et Drazen Budisa s'affronteront après-demain pour succéder au président croate Franjo Tudjman dans un duel de personnalités plutôt que d'idées entre deux alliés au sein de la nouvelle majorité de centre-gauche.Signataires l'un et l'autre de l'accord électoral qui a mené l'alliance de l'opposition à la victoire aux législatives il y a un mois, les deux hommes ont sensiblement le même programme : renouveau démocratique et ouverture sur l'Europe.Le centriste Mesic, 65 ans, est favori pour ce second tour de scrutin.Il a remporté le premier tour avec 41,11 % contre 27,71 % à Budisa.Aucun des concurrents n'ambitionne d'exercer, pendant son mandat de cinq ans, le pouvoir absolu qui a été celui de Tudjman, de l'indépendance en 1991 à sa mort d'un cancer le 10 décembre dernier.Au contraire, Mesic et le libéral Budisa, 51 ans, se sont engagés en faveur d'un renforcement des pouvoirs du parlement, où la nouvelle majorité de centre-gauche à laquelle ils appartiennent contrôle près des deux tiers des voix.« Tudjman dirigeait tout, le HDZ (Communauté démocratique croate) dont il était resté président, l'État, le gouvernement », souligne un diplomate occidental.« Mais ni Mesic ni Budisa ne veulent être un nouveau Tudjman.Le vrai leader du pays aujourd'hui c'est (le nouveau premier ministre Ivica) Racan », ajoute-t-il.Pour Racan, chef de la nouvelle majorité, une victoire de Budisa serait la confirmation du triomphe de la coalition de leurs deux partis, le Parti social-démocrate (SDP) et le Parti socio-libéral croate (HSLS), principal artisan de la victoire de l'opposition aux législatives du 3 janvier.Budisa, de l'avis général, n'a pas su pourtant gommer pendant la campagne son image un peu froide et lointaine.À l'inverse, Mesic, bien que candidat de la plus petite des deux coalitions de l'alliance, a bénéficié de son expérience \u2014 il a été le dernier président de la Yougoslavie jusqu'à son éclatement en 1991 \u2014 et de son charisme.Son avance dans les intentions de vote a cependant diminué dans les derniers jours de la campagne, après avoir dépassé les dix points : 45 % contre 40 % à Budisa dans les plus récents sondages.Les commentateurs attribuent le recul relatif de Mesic à une campagne hostile dans la presse pro- HDZ, semant le doute sur le financement de sa campagne et sur ses rapports avec les anciens services secrets yougoslaves.Budisa a quant à lui tenté dimanche dernier une manoeuvre pour rattraper son retard par une invitation surprise à Mate Granic, ministre des Affaires étrangères de l'ancien gouvernement HDZ, à devenir son conseiller diplomatique en cas de victoire.Cette proposition, interprétée comme une tentative d'attirer les électeurs du HDZ, a tourné court : Granic a immédiatement décliné l'offre.Les deux candidats ont en commun d'avoir fait de la prison \u2014 Mesic un an, Budisa quatre \u2014 comme meneurs du Printemps croate, mouvement de protestation en 1971 contre la domination de Belgrade, durement réprimé par le régime communiste yougoslave.Mesic a été nommé en 1990 secrétaire du HDZ, mais il a quitté le parti en 1994, mécontent de la politique de Tudjman, dont il est devenu un opposant virulent.Budisa, militant historique anticommuniste, n'a pas occupé de fonction politique dans l'ancienne fédération yougoslave.Il est passé de l'opposition au socialisme yougoslave à l'opposition au nationalisme de Tudjman. 6LP2501A0205 A25, samedi, MONDE 6LP2501A0205 ZALLCALL 67 00:39:54 02/05/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 5 FÉVRIER 2000 A 25 Monde Primakov parti, Poutine élu dès le premier tour ?d'après AFP MOSCOU L'ancien Premier ministre russe Evgueni Primakov, l'un des seuls hommes politiques qui passait pour « présidentiable » ces derniers mois, a retiré hier sa candidature, ouvrant une voie royale au chef de l'État par intérim, Vladimir Poutine.« Après de longues réflexions, j'ai pris la décision définitive de ne pas me présenter », a déclaré Primakov.« Je ne le cache pas, c'était une décision difficile.» Primakov, un ancien leader soviétique aujourd'hui considéré comme un homme de centre-gauche, passait il y a un an pour le favori de l'élection présidentielle.Mais son étoile a décliné depuis août, à mesure que grimpait vers les sommets celle de Vladimir Poutine, qui semble en passe aujourd'hui d'être élu le 26 mars dès le premier tour.Dans une dernière tentative pour mobiliser ses partisans, Primakov avait annoncé sa candidature à la présidentielle le 17 décembre, juste avant les législatives.En vain.Son parti a subi une sévère déconvenue, recueillant environ 13 % des voix alors qu'il en espérait plus de 20 %, à l'issue d'une campagne médiatique violente orchestrée contre lui et ses alliés par le Kremlin.Son retrait de la course à la présidence « est le point final de toute cette campagne.Psychologiquement, Poutine doit être très satisfait de lui-même », a commenté le politologue Andreï Piontkovski.Dans le camp non-communiste, il ne reste désormais plus aucun candidat sérieux face à Poutine, le populaire maire de Moscou Iouri Loujkov ayant également annoncé récemment qu'il ne serait pas candidat.Le seul homme capable, éventuellement, de forcer Poutine à un second tour pourrait être le candidat communiste Guennadi Ziouganov, l'homme qui avait perdu, également au second tour, contre Boris Eltsine en 1996.Selon un récent sondage, Ziouganov est crédité de 23 % des intentions de vote (contre 58 % à Poutine).Mais les politologues estiment que l'électorat communiste est stable, et que la marge de progression de Ziouganov entre le premier et le second tour est très faible.« Après avoir annoncé ma candidature à la présidentielle, j'ai reçu des milliers de lettres de soutien », a dit Primakov en expliquant sa décision : « Il semblait que cela aurait dû me conforter dans ma décision, mais avec les élections (législatives) et le début de mon travail à la Douma, j'ai senti combien notre société était loin de la démocratie véritable.Je ne pense pas que la situation puisse radicalement changer dans les prochains mois.» L'ancien premier ministre fait allusion non seulement à la campagne menée contre lui \u2014 avec des moyens parfois peu reluisants \u2014, mais également aux circonstances qui l'ont privé du fauteuil de président de la Douma (chambre basse du parlement), poste qu'il espérait utiliser comme tremplin pour une éventuelle campagne présidentielle.Une alliance inattendue et contre nature entre les députés fidèles au Kremlin et le PC a en effet permis au communiste Guennadi Seleznev d'être élu au perchoir au premier tour de scrutin.« Primakov n'avait plus aucune chance d'atteindre le second tour de la présidentielle », selon l'analyste politique Evgueni Volk « C'était clair depuis sa défaite aux législatives.L'affaire de la présidence de la Douma a été le dernier clou sur le cercueil : le Kremlin a atteint tous ses objectifs.» Les Russes achèvent de « nettoyer » Grozny et préparent la victoire d'après AFP GROZNY Les Russes achevaient hier le « nettoyage » de Grozny et ont poursuivi leurs attaques contre les combattants rebelles au sud, prévoyant une victoire prochaine dans la république indépendantiste.L'incertitude persistait par ailleurs sur le sort du journaliste russe Andreï Babitski de radio Svoboda (antenne russe de Radio Europe libre), arrêté le 18 janvier, que le FSB (ex-KGB) a affirmé avoir échangé contre deux soldats prisonniers des Tchétchènes.Le viceprésident tchétchène, Vakha Arsanov, a démenti un tel échange.À Moscou, le général Valeri Manilov a fait savoir hier que les forces russes avaient eu 1290 tués et 3970 blessés depuis le début, en août dernier, des combats dans le Caucase du nord.Selon les nouveaux chiffres, les militaires ont eu 940 tués, dont 150 officiers, et 2608 blessés et les troupes du ministère de l'Intérieur 350 tués et 1362 blessés.Les chiffres officiels indiquent également que depuis le commencement de l'opération militaire en Tchétchénie, le 1er octobre, les troupes russes ont eu 1063 tués, soit 822 du ministère de la Défense et 241 du ministère de l'Intérieur.Sur le plan militaire, le chef d'état-major adjoint de l'armée russe, le général Valeri Manilov, a déclaré que Moscou était d'ores et déjà en train de « préparer le retrait d'une partie considérable » de ses troupes.Le ministre russe des Affaires étrangères, Igor Ivanov, a aussi fait preuve d'optimisme, estimant que la situation à Grozny marque « un changement qui ouvre la perspective d'une issue prochaine » de la guerre.L'aviation russe a mené des bombardements intenses sur plusieurs villages situés entre 15 et 30 km au sud-ouest de Grozny, notamment sur les localités de Valerik et Katyr-Iourt.Selon les Russes, un millier de combattants se trouvaient encore dans cette zone après avoir quitté Grozny.Des habitants de Katyr-Iourt ont rapporté à l'AFP que de nombreux cadavres jonchaient les rues de cette localité.Selon des officiers russes interrogés par un correspondant de l'AFP à Grozny, de nombreux combattants se trouvent toujours à peu de distance de la ville et parviennent à se déplacer malgré des affrontements épisodiques.Une autre partie des combattants a rejoint les montagnes du sud de la république, selon eux.Dans Grozny, les forces fédérales ont continué de prendre le contrôle des rues une par une, ne rencontrant aucune résistance, selon le correspondant de l'AFP sur place.Des hélicoptères survolaient la ville, des coups de feu se faisaient entendre de temps à autre, mais seulement « au cas où », indiquait un soldat.Un drapeau russe a été hissé sur le bâtiment ravagé du palais présidentiel, au centre-ville, selon les images de la télévision publique ORT.Une autre télévision, TVtsentr, a montré des habitants sortant de caves d'immeubles pour aller à la rencontre des militaires.Les Russes ont affirmé avoir tué 1500 rebelles dans les dernières 72 heures dans les gorges d'Argoun et de Vedeno (sud) où sont regroupés de 6000 à 7000 combattants.Ils avaient déjà estimé à 1500 également les pertes des Tchétchènes dans les trois derniers jours autour de Grozny.Les Tchétchènes affirment pour leur part avoir quitté Grozny avec des pertes minimales.L'accès éventuel de la Grèce à la zone euro conduit le pays à des élections anticipées d'après AFP ATHÈNES Le premier ministre socialiste grec, Costas Simitis, a décidé hier de recourir à des élections anticipées le 9 avril pour mieux négocier avec l'Union européenne l'adhésion de la Grèce dans la zone euro.« Le pays a besoin d'un gouvernement fort avec un verdict populaire clair pour progresser dans les dures négociations qui suivront la demande d'adhésion à l'Union économique et monétaire (UEM) », a déclaré Simitis à l'issue d'une réunion du conseil de ministres.« L'intérêt national exige que la Grèce ait une voix et une autorité », a-t-il ajouté.Les élections législatives étaient prévues en septembre, terme de la législature de quatre ans.Les élections anticipées seront convoquées officiellement après la prestation de serment, le 11 mars, du chef de l'État qui doit être élu par le parlement monocaméral le 8 février, et après le dépôt, le 8 mars, du dossier grec pour l'adhésion du pays à l'Union économique européenne (UEM).Simitis, qui a le vent en poupe, a affirmé vouloir lever les rumeurs incessantes depuis de longues semaines sur la probabilité d'élections anticipées, qui ont notamment nourri un climat d'attentisme parmi les opérateurs économiques et financiers.Ce climat, a-t-il indiqué, crée « un doute » chez les partenaires européens de la Grèce sur la capacité du gouvernement à garder le cap de la rigueur et de l'assainissement pour l'adhésion à la zone euro qu'Athènes veut intégrer le 1er janvier 2001.De l'avis des grands instituts spécialisés, des réformes structurelles (protection sociale et gestion des entreprises publiques) seront plus que jamais nécessaires si la Grèce veut rester durablement dans l'UEM.Les discussions avec les instances européennes commenceront en mai.Le sort de la candidature grecque sera tranchée au sommet européen de Porto en juin.M.Simitis a affirmé que le critère de l'inflation, le dernier que la Grèce doit respecter pour pouvoir adhérer à l'euro, sera atteint dans le courant du mois de février.Le déficit public est proche de zéro, la dette publique diminue, les taux d'intérêt se rapprochent de ceux de la zone euro et la monnaie est stable, a-t-il dit.Vainqueur des élections de septembre 1996, M.Simitis a misé tout au long de la législature sur l'entrée de la Grèce dans la zone euro en soulignant auprès de ses compatriotes qu'ils seraient ainsi sur « un pied d'égalité avec les grands pays de l'UE ».Il a mis de l'ordre dans les comptes et fait décoller l'économie nationale, qui connaît des taux de croissance de plus de 3 % depuis trois ans, s'attirant les jugements flatteurs de grands organismes internationaux (OCDE, FMI, Commission européenne) qui pronostiquent l'entrée du pays dans l'euro.M.Simitis a également profité d'une amélioration sensible de l'image de la Grèce, surtout après le sommet d'Helsinki en décembre, où Athènes a débloqué la perspective européenne de la Turquie, amorçant même un rapprochement remarqué avec sa voisine longtemps rivale.Selon un sondage dans l'agglomération athénienne (40 % de la population nationale) publié mardi, 50,7 % des 900 personnes interrogées préfèrent Simitis comme premier ministre à son principal adversaire conservateur, Costas Caramanlis, qui ne recueille que 26,5 %.Selon le même sondage, 55,1 % des personnes interrogées prévoient la victoire du PASOK dirigé par Simitis, contre 15,9 % à la Nouvelle Démocratie de Caramanlis.Le chef de l'opposition réclamait depuis plusieurs semaines des élections anticipées pour mettre un terme à la « politique catastrophique » du gouvernement en matière économique. 6LP2601A0205 A26, samedi, MONDE 6LP2601A0205 ZALLCALL 67 00:40:04 02/05/00 B A 26 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 5 FÉVRIER 2000 Monde Flambée de violence au Kosovo : évacuation massive d'Albanais d'après AFP KOSOVSKA MITROVICA, Yougoslavie La force multinationale (KFOR) a entrepris hier, après une nuit de violences qui a fait sept morts, d'évacuer une grande partie des Albanais habitant dans la partie nord, à majorité serbe, de la ville de Kosovska Mitrovica.Les troupes de la force de l'OTAN, qui se sont heurtées dans la matinée à des manifestants albanais, ont imposé un couvre-feu sur la ville divisée du nord du Kosovo.Elles menaient des patrouilles renforcées et bloquaient les ponts sur la rivière Ibar, qui relient les deux parties de la ville.Les affrontements survenus dans la nuit de jeudi à hier entre Serbes et Albanais ont été décrits comme « une augmentation terrifiante et effroyable de la violence multi-ethnique » par Susan Manuel, une porte-parole de la mission de l'ONU (MINUK), qui administre la province.Depuis que les forces de Belgrade ont évacué le Kosovo en juin 1999, Mitrovica est divisée en deux zones, une partie nord peuplée en majorité de Serbes et une partie sud habitée presque uniquement par des Albanais.La KFOR a évacué hier de la partie nord le personnel humanitaire international et le personnel de l'ONU.Le Haut Commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR) a annoncé que trois de ses véhicules avaient été détruits par des civils en colère et l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a perdu deux véhicules.Devant la gravité de la situation, la KFOR a évacué une grande partie des 4500 Albanais qui vivaient dans la partie nord vers la partie sud, a annoncé Paula Ghedini, porte- parole du HCR à Pristina, cheflieu du Kosovo.Les évacuations se poursuivaient en fin d'après-midi et devaient continuer après l'entrée en vigueur d'un couvre-feu imposé de 20 h à 05 h locales par la KFOR, selon un porte-parole de la brigade nord de la force multinationale.Une journaliste de l'AFP a vu trois gros blindés de la KFOR arriver dans un quartier de la partie nord pour prendre en charge deux femmes et six enfants albanais, puis repartir vers la partie sud.Des hélicoptères de la KFOR survolaient Mitrovica en larguant des tracts rédigés en serbe, en albanais et en anglais et annonçant l'instauration du couvre-feu.Selon la KFOR, sept Albanais sont morts à la suite des violences survenues dans la nuit et au moins six autres ont été blessés.Parmi les victimes, une adolescente de 14 ans.Du côté des Serbes, au moins quinze blessés ont été dénombrés à la suite d'une attaque à la grenade contre un café de la ville.Onze jeunes Serbes blessés, tous atteints grièvement, se trouvaient hier à l'hôpital de Mitrovica, selon une source hospitalière.Dans la matinée, quelque 400 Albanais en colère se sont rassemblés près du pont central qui relie les deux parties de la ville et ont jeté des pierres et des bouteilles sur les soldats de la KFOR qui en empêchaient l'accès.Les soldats ont répliqué par des tirs de grenades lacrymogènes.Cinq soldats français ont été légèrement blessés, selon la KFOR.PHOTO AFP Un Kosovar albanais lance une grenade lacrymogène contre les forces de l'ordre lors d'affrontements violents survenus dans la ville de Mitrovica, où cohabitent populations serbes et albanophones.Derni re semain 6LP2702A0205 A27, samedi, MONDE 6LP2702A0205 ZALLCALL 67 00:47:56 02/05/00 B Monde LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 5 FÉVRIER 2000 R A 27 Bolivie : violente manif contre la hausse du prix de l'eau Des paysans de Cochabamba armés de bâtons, de frondes et de pierres affrontent 1500 militaires d'après AFP LA PAZ De violents affrontements entre manifestants et forces de l'ordre ont fait au moins 18 blessés hier à Cochabamba (centre de la Bolivie) et se sont intensifiés dans la soirée dans le centre de la ville.« La police, qui tient ses positions à 100 mètres de la place des Armes, affronte les habitants de Cochabamba qui se servent de bâtons, de frondes et de pierres », a raconté Marco Carrillo, du journal local Los Tiempos.Environ 1500 soldats et policiers avaient pris position dans la ville, plus tôt dans la journée, pour tenter de disperser une foule de plusieurs milliers de manifestants, des paysans essentiellement, qui voulaient marcher sur le centre ville, a indiqué le porte-parole du gouvernement, Jorge Landivar.La police a fait usage de gaz lacrymogènes contre les manifestants, qui protestaient contre une hausse du prix de l'eau décidée par le gouvernement.Les manifestants ont pour leur part allumé des centaines de feux dans les rues de la ville, afin de tenir les forces de l'ordre à l'écart, et le face à face se poursuivait hier soir.Le nombre de blessés a été confirmé par Landivar.Il a ajouté que plusieurs personnes avaient été arrêtées, sans en préciser le nombre.Une « coordination pour la défense de l'eau », qui regroupe des associations de citoyens, des paysans et des syndicats, et qui appelait à manifester, a comptabilisé de son côté un mort et 50 blessés lors de ces affrontements.Ce chiffre a été démenti par M.Landivar, contacté par l'AFP.En Amérique centrale, un tiers de la population manque d'eau d'après AFP SAN JOSE, Costa Rica Un tiers de la population d'Amérique Centrale, soit environ 12 millions de personnes, ne dispose pas d'eau potable, a révélé hier le Tribunal centre-américain de l'eau, dont le siège est à San Jose.« Un tiers des habitants d'Amérique Centrale n'ont pas accès à l'eau potable ou doivent payer dix à vingt fois le prix payé par les classes aisées ou moyennes », a indiqué le tribunal dans un communiqué.La pollution, l'érosion et les très importantes précipitations durant la saison des pluies sont présentées comme les principales causes de la mauvaise qualité de l'eau dans six pays de la région : Costa Rica, Guatemala, Panama, Nicaragua, Salvador et Honduras.Le tribunal a reçu une centaine de plaintes l'année dernière, dénonçant la pollution due notamment à l'exploitation minière et pétrolière, aux déchets industriels et aux engrais ainsi qu'à l'extension anarchique des zones urbanisées.Selon le tribunal, la mauvaise qualité de l'eau constitue la cause principale de la mortalité infantile.Une vingtaine de pathologies sont directement liées à l'existence de maladies très répandues dans ces pays, notamment le choléra, la dengue, la malaria et les hépatites.Le rapport, qui préconise des solutions d'urgence en relation avec les différents gouvernements et associations écologistes de la région, précise enfin que la quantité d'eau potable a chuté de 62 % depuis 1955, en raison notamment du développement de la cultures de la banane, du café, des fruits et des fleurs, et la réalisation de plusieurs grands projets hydroélectriques.Venezuela : le président Chavez célèbre le 8e anniversaire de son putsch militaire manqué d'après AFP CARACAS Le président vénézuélien Hugo Chavez, en tenue de combat et coiffé d'un béret rouge, a célébré avec des milliers de ses partisans le 8e anniversaire de son putsch militaire manqué du 4 février 1992, hier soir sur une place du centre de Caracas.De grandes banderoles et une photo géante du chef de l'État dominaient la place Caracas, animée par des groupes de musique populaire et folklorique.Le colonel Chavez, qui a remporté l'élection présidentielle du 6 décembre 1998, a pris ses fonctions le 2 février 1999 et fait adopter une nouvelle constitution par l'Assemblée nationale constituante (ANC). 6LP2801A0205 A28 ACTUS sam 05 f vrier 6LP2801A0205 ZALLCALL 67 00:43:12 02/05/00 B A 28 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 5 FÉVRIER 2000 Le Dôme du Millénaire ne fait pas ses frais Agence France-Presse LONDRES Le gouvernement britannique a dû verser vendredi une première aide financière exceptionnelle au Dôme du Millénaire, un gigantesque chapiteau futuriste à Londres censé constituer le clou des célébrations du millénaire mais qui est boudé par le public.La société gérant l'édifice, New Millennium Experience Company (NMEC), s'est vue accorder un prêt de 32 millions de livres (53 millions d'euros) par une commission chargée de superviser les finances du Dôme au nom du gouvernement, a indiqué un porteparole de NMEC.Cette somme doit permettre au complexe situé sur les bords de la Tamise à Greenwich, dans la banlieue est de Londres, de continuer à fonctionner.Elle pourrait être complétée ultèrieurement par un deuxième prêt équivalent, a précisé le porte-parole.Au mois de janvier, le Dôme n'a accueilli qu'un tiers des visiteurs espérés.Selon les chiffres publiés, 366 420 visiteurs se sont rendus dans ce complexe à la forme d'une assiette à soupe renversée qui abrite une exposition à mi-chemin entre fête foraine et spectacle éducatif.Or, les exploitants du Dôme tablent sur 12 millions de visiteurs sur l'ensemble de l'année 2000 pour pouvoir couvrir leurs frais pharaoniques.Douze femmes victimes d'un tueur en série AFP MOSCOU Douze femmes âgées de 16 à 49 ans ont été victimes d'un tueur en série en neuf mois dans la région d'Arkhangelsk (nord-ouest), a rapporté hier l'agence Itar- Tass en citant la police régionale.L'homme, âgé de 40 ans et arrêté en octobre 1999, a déjà mené les enquêteurs vers les sépultures de neuf de ses victimes, selon la police qui cherche encore les trois derniers corps.Les assassinats se sont déroulés entre décembre 1998 et septembre 1999.Le tueur présumé avait pris toutes ses victimes en stop sur les autoroutes de la région.AVIS LÉGAUX - APPELS D'OFFRES - SOUMISSIONS - ENCANS AVIS PUBLIC LECTRONIQUES - ORDINATEURS - MEUBLES STYLE ANTIQU SERONT VENDUS PAR: ENCAN LE: Dimanche 6 février 2000 à 12 h AU: Plaza Ste-Thérèse (300 rue Sicard) à Ste-Thérèse - sortie 23 - autoroute 15 nord INSPECTION: Samedi 3 février de 12 h à 17 h - Dimanche avant la vente à compter de 9 h.ÉLECTRONIQUE: v.c.r.4 têtes I 4 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s'oblige à aucune garantie envers l'acheteur, même pour les défauts cachés pouvant affecter les biens.Les taxes (TPS, TVQ) ainsi que des frais de 5 % du montant de la vente sont payables par l'acheteur au moment du règlement de ses achats.Un dépôt de 25 % est exigible lors de l'adjudication.Argent comptant, Interac, cartes Visa et Mastercard.Visite le matin de l'encan à 8 h.Récupération des achats: le jour de l'encan ou le lundi suivant de 9 h à 16 h.2827414 EXPORTATION ENCAN NATIONAL I NOUVELLE ADRESSE I 9801, La Martinière, MTL-EST (coin Rivière-des-Prairies) (514) 648-0202 ENCAN PUBLIC VENTE SOUS CONTRÔLE DE JUSTICE AVIS EST DONNÉ QUE FOURNIER ENCANTEURS, a été désigné pour procéder par vente SOUS CONTRÔLE DE JUSTICE AUX ENCHÈRES seront vendus item par item et/ou en bloc Le mercredi 16 février 2000 à 10 h Au: 2380, Montée Masson, Duvernay, Laval (Aut.Laval Est (440) ou Aut.25, sortie 16 à gauche) Cour du Québec, Canada, province de Québec District de Montréal No.500-02-082703-005 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Mandats: Banques I Caisses Pop.I Inst.fin.Syndics de faillite I Grossistes I Saisies légales et ventes sous contrôle de justice (aucun véhicule de particulier) 6 motoneiges Yamaha 1996 à 1999 2 motocyclettes Enduro Yamaha XT 350 (1999) XT 225 (1998) 3 VTT Yamaha 1 Big Bear SE 1999 1 Wolverine 1999 1 Grizzly 1998 INSPECTION ET VÉRIFICATION PAR LES ACHETEURS Le vendredi 11 février 2000 de 12 h à 20 h CONDITIONS: Dépôt de 10% à l'adjudication (min.500 $) Les Ench res Automobiles de Laval Inc.2380 Mont e Masson, Laval H7E 4P2 T l.: (450) 666-1254 Fax: (450) 666-8129 www.auction-sales.net La Presse 5 février 2000 Page A29 manquante 6LP3002A0205 a30 samedi 6LP3001A0205 ZALLCALL 67 00:44:47 02/05/00 B A 30 R LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 5 FÉVRIER 2000 « Homicide involontaire » d'un foetus Agence France-Presse REIMS Une automobiliste française, responsable d'un accident de la route, a été condamnée jeudi soir pour « homicide involontaire » d'un foetus de huit mois, porté par la conductrice du véhicule qu'elle avait percuté.En décembre 1997, Danielle Populus, 48 ans, avait perdu la maîtrise de son véhicule dans un virage et était venue en collision avec un véhicule roulant en sens inverse.La jeune femme au volant de la voiture percutée avait souffert d'une fracture du bassin et avait perdu le bébé qu'elle portait.Mme Populus avait été condamnée en décembre à 5000 francs (762 euros) d'amende et 10 mois de retrait de permis de conduire pour « blessure involontaire ».Relaxée du chef d'« homicide involontaire » du foetus, elle avait cependant dû verser 50 000 F de dommages et intérêts à la victime pour la mort du foetus.La mère du futur bébé avait fait appel.La Cour d'appel de Reims (est de la France) n'a pas modifié les peines infligées à Mme Populus, mais l'a jugée coupable d'« homicide involontaire » sur le futur bébé, en plus des « blessures involontaires » sur la mère.Les magistrats ont considéré qu'un foetus de huit mois était une « personne humaine » et « bénéficiait de protection pénale ».Pour la Cour, « un enfant, après huit mois de grossesse, a franchi le seuil de viabilité, étant jusqu'à terme apte à vivre de façon autonome ».Transports amoureux Associated Press AMSTERDAM L'une des maisons de tolérance les plus huppées d'Amsterdam a décidé de poursuivre en justice l'aéroport international de Schipol, après le refus des autorités aéroportuaires de l'autoriser à ouvrir.une succursale de relaxation pour voyageurs harassés.La société Yab Yum, qui offre déjà à ses clients un menu fait de caviar, de champagne et de sexe dans plusieurs établissements d'Amsterdam et de La Haye, assure qu'elle souhaite proposer aux voyageurs des hors d'oeuvre et des massages classiques.Schipol a opposé un refus catégorique expliquant que les services de la maison de passe de luxe ne correspondaient pas à la philosophie générale de l'aéroport bien que celui-ci exploite un casino.« Je voudrais bien que Schipol m'explique la différence entre un casino et une « station service » de Yab Yum », a souligné le propriétaire de Yab Yum Theo Heuft dans les colonnes du quotidien « De Telegraaf », mercredi.Heuft explique notamment qu'il a poursuivi Schipol en justice pour contraindre l'aéroport à donner l'autorisation d'exploitation à Yab Yum d'ici le 1er octobre prochain, date à laquelle les maisons de passe seront officiellement légalisées aux Pays-Bas.La nouvelle loi, qui abolit l'interdiction des bordels datant de 1912, doit permettre un meilleur contrôle, notamment sanitaire, sur une industrie du sexe qui emploie quelque 30 000 personnes et génère un chiffre d'affaires annuel de quelque 2,5 milliards de florins (7,15 milliards de FF/1,09 milliard d'euros).Mort de Willie B.Agence France-Presse ATLANTA Willie B., le plus vieux gorille en captivité aux États-Unis, est décédé à l'âge de 41 ans au zoo d'Atlanta (Géorgie, sud) et ses cendres seront dispersées en Afrique, a-t-on appris jeudi auprès du zoo.« Willie B., un des animaux les plus célèbres et les plus aimés du pays, s'est éteint tranquillement mercredi durant son sommeil », a annoncé le zoo.Capturé à l'âge de trois ans par un marchand d'animaux en Afrique, il était arrivé au zoo d'Atlanta au printemps 1961.Il avait été baptisé du nom de l'ancien maire de la ville, William B.Hartsfield.Durant 27 ans, il avait été confiné dans une vaste cage avec des barreaux.Les conditions honteuses de sa détention avait suscité un vaste élan populaire de mobilisation en sa faveur.Les responsables du zoo avaient alors décidé de faire construire un vaste enclos pour ses gorilles, recréant au mieux les conditions naturelles de la forêt tropicale.C'est en véritable héros que Willie B.emménagea dans son nouvel habitat en 1988, avant d'être rejoint par d'autres gorilles. 6LP3101A0205 A 31 samedi, 5 f vrier 6LP3101A0205 ZALLCALL 67 00:41:58 02/05/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 5 FÉVRIER 2000 A 31 La grive litorne, un oiseau rare JEAN GUÉNETTE collaboration spéciale Fin janvier, une grive litorne s'est arrêtée plus d'une semaine à Grande- Cascapédia, en Gaspésie.Cet oiseau venu d'Eurasie a attiré des ornithologues de partout au Québec.Les plus chanceux l'ont observé confortablement installés chez Helen et Arthur Campbell, qui habitent une maison chaleureuse.Comme si on visitait nos grandsparents à la campagne un dimanche matin.Dehors, la grive litorne vole d'une branche à l'autre du pommetier et y déguste de petits fruits rouges.Le pic mineur, les mésanges à tête noire et quelques gros becs se régalent dans les mangeoires.Mme Campbell sert le café accompagné de beignets chauds.Des dizaines de livres d'ornithologie sont bien rangés dans la bibliothèque.Sur la table du salon, près du plateau de service, on peut voir des magazines américains d'ornithologie.On se croirait dans la bibliothèque d'un aristocrate britannique où dorment des souvenirs de toutes sortes.Une lumière claire pénètre par les grandes fenêtres ouvrant sur le jardin.La bonne humeur plane dans la pièce.Arthur Campbell, qui s'intéresse aux oiseaux depuis plus de 70 ans, s'empresse de sortir ses guides ornithologiques pour expliquer le voyage qu'a effectué sa trouvaille.Il explique que la grive est ici depuis une semaine, que les autres oiseaux (même le geai bleu) ne lui font aucune concurrence.« Plus de 50 personnes sont venues d'un peu partout pour l'observer, dit-il.Un couple de Québec est parti à 1 h du matin pour arriver en Gaspésie au lever du jour afin de la voir quelques minutes, sans compter les appels de partout pour des informations.» Plusieurs ornithologues discutent également de cet oiseau sur Internet dans des groupes de discussion spécialisés.La grive litorne fait partie de la famille des turpidés.Proche parente du merle d'Amérique, elle est abondante en Europe du Nord.On la retrouve même en Iran, en Turquie, en Inde et en Sibérie.Sa population mondiale est estimée entre quatre et huit millions de couples.Au Service canadien de la faune, le biologiste Yves Aubry explique que la présence de la grive litorne en Gaspésie est exceptionnelle.C'est seulement la quatrième mention au Québec dans les 25 dernières années.« Il y a plusieurs hypothèses possibles.L'oiseau a pu immigrer ici à cause des conditions climatiques en passant par le Groenland où l'espèce a niché jusque dans les années 70.Mais il a pu se retrouver ici à cause d'un passage assisté, nichant à bord d'un navire pour sa traversée.Il faut aussi noter qu'il aurait pu se rendre par vol direct », dit-il.Sur leur terrain, les Campbell ont installé des mangeoires.Et au sol, des graines et des petits fruits de pimbina ont été disposés afin de voir la grive litorne sous un autre angle.La journée ensoleillée ne fait que donner plus d'éclat aux couleurs de la grive, qui se donne en spectacle pour autant que l'observateur se tienne à environ 20 mètres de distance.« Observer les oiseaux, c'est une façon de se conscientiser et de protéger l'environnement, affirme M.Campbell, avec la sagesse que lui confèrent ses 77 ans.Et comme il y a plusieurs personnes qui viennent voir cette grive, je me dis que de les accueillir ici, c'est un moyen efficace de faire ma part pour l'environnement.La grive litorne n'a été signalée que quatre fois au Québec au cours des 25 dernières années.Les Campbell, Arthur et Helen, devant leur bibliothèque meublée de livres sur l'ornithologie. 6LP3201A0205 a32 samedi 6LP3201A0205 ZALLCALL 67 00:47:08 02/05/00 B A 32 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 5 FÉVRIER 2000 Trafic d'immigrants entre Windsor et Detroit Les services gouvernementaux sont débordés par l'arrivée massive de clandestins Presse Canadienne WINDSOR, Ont.La quantité impressionnante d'immigrants chinois qui ont envahi récemment le sud-ouest de l'Ontario complique de plus en plus la tâche des responsables de l'Immigration, indique un directeur de service, Gerry Bélanger.Comme il n'y a pas de juges de l'Immigration à Windsor, le ministère a dû avoir recours à des vidéoconférences avec des juges de Toronto pour interroger les immigrants, rapporte-t-il.Des problèmes d'horaires et de disponibilité entraînent parfois des retards pour les premières audiences, qui se tiennent au-delà du minimum de 48 heures requis en vertu de la loi canadienne, indique M.Bélanger.C'est aussi un problème de trouver un endroit où les loger.Les 26 immigrants \u2014 parmi lesquels se trouvent plusieurs mineurs \u2014 dont le service de M.Bélanger a la garde sont détenus parce que les autorités craignent qu'ils ne prennent la fuite s'ils recouvrent leur liberté avant les audiences.Des audiences sont prévues à Windsor, la semaine prochaine, pour les 10 Chinois arrêtés le 10 janvier près de Wallaceburg, en Ontario.Quatre des sept Chinois qui ont été arrêtés au pont Ambassador mardi dernier comparaîtront devant un juge des services d'immigration lundi, rapporte M.Bélanger.Quatre hommes de ce groupe sont dans une prison de Windsor, et un jeune homme et deux femmes sont détenus ailleurs dans cette ville.Neuf immigrants interceptés à Sarnia jeudi matin, maintenant emprisonnés à Windsor, avaient déjà comparu devant des responsables de l'Immigration à Toronto et à Vancouver, au cours des trois dernières semaines.Garrett Cuzner, directeur de Citoyenneté et Immigration Canada, précise que ces gens étaient connus de ses services.Ils auraient eu l'intention de se rendre aux États-Unis en passant par le Canada.Après l'arrestation et une première comparution, les responsables de l'immigration entreprennent une enquête qui mène éventuellement à une audience en déportation.Si les immigrants demandent le statut de réfugié, d'autres audiences sont requises.Alarmés par la quantité d'immigrants illégaux, les politiciens d'Ottawa et de Washington réclament des mesures énergiques contre les gens qui entrent illégalement en Amérique du Nord.Camionneur canadien arrêté pour avoir tenté de faire entrer neuf Chinois aux États-Unis Associated Press DETROIT Un groupe de neuf Chinois a tenté, mardi, d'entrer illégalement aux États-Unis, via Detroit, en se cachant dans un camion conduit par un Canadien.Le chauffeur, Shannon Yoell, un citoyen canadien âgé de 22 ans, a été arrêté puis accusé d'avoir tenté de faire entrer illégalement des étrangers aux États-Unis.Une telle accusation pourrait entraîner un emprisonnement de cinq ans.Les douaniers américains ont découvert par hasard la présence des Chinois lors d'une vérification de routine effectuée au poste-frontière qui sépare Windsor, en Ontario, et Detroit, mardi après-midi, a expliqué un enquêteur des services d'immigration américains, George Matheos.« Ils ont regardé dans la boîte du camion et ils étaient là », a-t-il dit.Le groupe de Chinois comptait deux jeunes adultes (une femme de 19 ans et un homme de 23 ans) et sept mineurs, âgés entre 15 et 17 ans.Les adultes sont détenus aux Etats-Unis mais les jeunes ont été renvoyés en Ontario.On prendra leur déposition avant de les remettre aux services d'immigration américains.Par ailleurs, on apprenait hier que les autorités canadiennes de l'Immigration ont ordonné l'expulsion d'un immigrant clandestin coréen trouvé grelottant de froid dans une cabine téléphonique de Glen Walter, près de Cornwall.Jae Sow a été découvert littéralement frigorifié en compagnie de quatre immigrants clandestins chinois.La décision a été prise par le représentant du Bureau de l'immigration et des réfugiés, Michel Beauchamp.Ce dernier a statué que Jae Sow, 27 ans, devait être expulsé le plus tôt possible, car il était entré au Canada avec de faux documents à l'aéroport international Pearson de Toronto.Sow a nié que l'objet de sa venue au Canada était d'entrer aux États-Unis illégalement.M.Beauchamp a dit trouver la version donnée par Sow totalement invraisemblable et qu'il appuyait la demande d'expulsion de Citoyenneté et Immigration Canada.Les quatre immigrants chinois, deux hommes et deux femmes, attendent que le ministère statue sur leur sort.CP Trois Chinoises qui ont été arrêtées à Sarnia jeudi matin.Louis Rochette à la Cour d'appel JULES RICHER Presse Canadienne, OTTAWA Le siège laissé vacant à la Cour d'appel du Québec, à la suite de la nomination du juge Louis Le Bel à la Cour suprême, a été comblé hier.La ministre fédérale de la Justice, Anne Mc Lellan, a annoncé que le juge Louis Rochette, de la Cour supérieure du Québec, accédait à ce poste.Le juge Rochette siégeait à la Cour supérieure depuis 1994.Il était également président de la Conférence des juges de cours supérieures du Québec.Natif de La Malbaie, il a été admis au Barreau du Québec en 1974.Avant d'accéder à la magistrature, il a été avocat au ministère québécois de l'Environnement de 1975 à 1984.Ensuite, il est passé au bureau des plaideurs du ministère de la Justice.En 1991, son nom a été associé à une affaire difficile et délicate qui a ému le Québec.Il s'agissait du cas de Nancy B., une jeune femme atteinte d'une maladie dégénérescente qui demandait à ce qu'on la débranche des appareils la maintenant en vie.Me Rochette représentait le gouvernement québécois dans le dossier.Il avait demandé au juge chargé de la cause de faire preuve de compassion et de compréhension envers la jeune femme.Il avait dit qu'il y avait pas de cause à gagner ou à perdre et qu'il fallait donner une interprétation large et libérale au Code criminel.Le gouvernement du Québec ne s'opposait pas à la volonté de Nancy B., mais l'hôpital où elle se trouvait souhaitait que la cour donne son approbation à l'arrêt des traitements.Nancy B.a eu gain de cause et elle est ensuite décédée.Me Rochette a été également actif au sein du Barreau du Québec de 1989 à 1994, où il a présidé le comité de formation professionnelle après avoir enseigné à l'école de formation.À titre du président de ce comité, il a eu à faire face en 1993 à un mouvement de contestation de la part des étudiants, qui se plaignaient du taux d'échec élevé lors des examens.Encore là, il avait adopté une attitude compréhensive en affirmant que le taux d'échec pouvait s'expliquer par le fait que bon nombre d'étudiants devaient travailler à l'extérieur de la profession pendant leurs cours."]
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